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Après PSA, Renault s'attaque aux travailleurs - Matière et Révolution
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Après PSA, Renault s’attaque aux travailleurs

lundi 31 octobre 2011, par Robert Paris

Renault doit payer...

PSA supprime 6 à 7000 emplois ! Et Renault ?

La direction de Renault ne s’engage à rien ! Rassurant… Faut-il que les salariés de Renault attendent que PSA en ait fini avec eux et que Renault prenne la suite, comme on a attendu que les sous-traitants licencient et ferment les usines ? Et si on se battait, tous ensemble, plutôt que d’être battus séparément…

La direction fait payer les PRV

192 à Sandouville, trente à Flins, etc…, c’est le nombre des salariés partis en PRV en 2009, à qui on fait payer un plan social déguisé, se retrouvent sans rien, dans un trou entre la fin des indemnités Pôle emploi et le début des allocations de retraite. Et le trou peut aller jusqu’à un an et demi ! C’est Renault qui est responsable de la situation. La direction de Renault s’en lave les mains et prétend « faire du cas par cas » ou avoir résolu le problème en leur proposant « une « mission d’activité » !!! Renault doit simplement payer leur départ en retraite anticipé.

Renault continuera de discriminer

Renault vient d’être condamné pour discrimination syndicale par le tribunal de prud’hommes de Poissy. Le trust doit payer à un élu la somme de 248.000 euros dont 10.000 de préjudice moral. Et ce n’est pas un cas isolé comme l’a encore rappelé le secrétaire de la CGT de Flins. Les condamnations se sont succédé sans que la direction arrête sa politique discriminatrice. Les pénalités ne sont pas assez pénalisantes !

D’où vient le chômage technique ?

Renault suspend l’assemblage du Scénic à Douai du 26 octobre au 2 novembre. Flins (Clio), Sandouville (Laguna, Espace), Novo Mesto en Slovénie (Twingo) feront le pont de la Toussaint. En revanche, les usines d’utilitaires Renault à Batilly et Maubeuge tournent à plein régime, travaillant même les samedis, ce qui prouve que les ventes de fourgons et fourgonnettes restent, elles, soutenues. Il n’y a pas de décrochage significatif des commandes. Ghosn vient de déclarer : « Beaucoup de journées non travaillées [sont] programmées d’ici à la fin de l’année ». Pourquoi ? Les ventes baissent ? Ghosn dit que non : « Il n’y a pas de décrochage significatif des commandes. Le consommateur achète encore. Mais si jamais il commence à s’inquiéter, on plongera alors dans l’inconnu ».

Renault annonce que ses ventes vont progresser de 2% à 8% en 2011. Alors ? Pourquoi Ghosn relie le chômage technique à la crise grecque et italienne ? Parce que les finances de Renault sont jouées sur les marchés financiers et, comme tous les financiers, il joue le cash flow sur les dettes souveraines des Etats européens endettés. Ces dernières étaient si rentables qu’aucun capitaliste ne pouvait se retenir d’y investir. Renault plonge donc avec la Société Générale ou la BNP et cela n’a rien à voir avec les automobiles…

D’où vient la menace de chômage technique ?

Ghosn vient de déclarer : « Beaucoup de journées non travaillées [sont] programmées d’ici à la fin de l’année ». Pourquoi ? Les ventes baissent ? Ghosn dit que non : « Il n’y a pas de décrochage significatif des commandes. Le consommateur achète encore. Mais si jamais il commence à s’inquiéter, on plongera alors dans l’inconnu ». Alors ? Pourquoi relie-t-il le chômage technique à la crise grecque et italienne ? Parce que Les finances de Renault sont jouées sur les marchés financiers et, comme tous les financiers, jouent sur les dettes souveraines. Ces dernières étaient si rentables qu’aucun capitaliste ne pouvait se retenir d’y investir. Renault plonge donc avec la Société Générale ou la BNP et cela n’a rien à voir avec les automobiles…

Commentaires sur le chômage technique

« Renault et surtout PSA donnent un coup d’arrêt à la production » titre le journal de la bourgeoisie, « La Tribune ». Les usines des constructeurs automobiles français freinent sur la production. PSA va suspendre cette semaine la fabrication des petites Citroën C3 à Aulnay, en région parisienne. Une des lignes du site voisin de Poissy a été arrêtée vendredi dernier, et de nouvelles interruptions sont programmées les 28 et 31 octobre. Renault suspend l’assemblage du Scénic à Douai du 26 octobre au 2 novembre. Flins (Clio), Sandouville (Laguna, Espace), Novo Mesto en Slovénie (Twingo) feront le pont de la Toussaint. En revanche, les usines d’utilitaires Renault à Batilly et Maubeuge tournent à plein régime, travaillant même les samedis, ce qui prouve que les ventes de fourgons et fourgonnettes restent, elles, soutenues. Il n’y a pas de décrochage significatif des commandes. La porte-parole a expliqué qu’il s’agit de « réguler le stock, même si l’activité reste très forte », « Le consommateur achète encore. Mais, si jamais il commence à s’inquiéter, on plongera alors dans l’inconnu », affirmait en fin de semaine le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en marge des essais de voitures électriques au Portugal. En revanche, « si la France et l’Allemagne n’arrivent pas à se mettre d’accord » sur un sauvetage de la zone euro, le marché automobile pourrait chuter « de 5 % ou plus ». Chez le site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) chôme six jours, ceux de Poissy (Yvelines) et de Rennes cinq jours, celui de Mulhouse deux jours - mais sur une seule ligne de montage -et celui de Sochaux durant une journée. Quel rapport direct entre les ventes de véhicules et la chute du marché automobile ? Aucun ! Par contre, il y a un rapport avec les affaires de Renault si le trust, via ses banques et organismes financiers, est détenteur de titres de la dette grecque, ce que l’on peut aisément deviner… La CGT a dénoncé « une certaine opacité de la direction sur les raisons qui motivent les décisions de journées chômées », via son délégué, Fabien Gâche. Mais la CGT, comme les autres syndicats, se garde de mettre les pieds dans le plat. Il est pourtant évident que tous les capitalistes jouent au jeu des titres pourris et que le casino de la bourse est bien plus leur « cœur de métier » aujourd’hui que les véhicules, qu’ils soient électriques ou pas.

TFN et ISOR en grève !

La semaine passée les salariés de ISOR et TFN (nettoyage) étaient en grève à Rueil et Lardy. Ils réclamaient des embauches, une meilleure rémunération, et, pour TFN, ne plus venir travailler le samedi, et les moyens de faire leur boulot sans mettre en danger leur santé. En effet, les salaires et les conditions de travail sont plus que dégradés et les samedis travaillés servent surtout à faire les boulots les plus dangereux, lorsqu’il n’y a pas de témoins salariés Renault. C’est donc ce jour que sont ramassés les déchets contenant des FCR (considérés comme aussi dangereux que l’amiante !). Les salariés d’ISOR de TFN ont raison de refuser de se laisser empoisonner au boulot et aussi de travailler pour des clopinettes ! Si la responsabilité de ISOR et de TFN est claire, celle de la direction de Renault l’est tout autant : c’est elle qui organise cette politique en exigeant des contrats les moins couteux possibles et en ne se préoccupant de la manière dont sont éliminés ces déchets dangereux. Les grévistes de ISOR et de TFN ont droit à tout notre soutien !

Le retour des petits chefs tyrans

Pas la peine de mettre de pointeuse, certains chefs (Renault ou Presta) la remplacent avec zèle ! On pensait cette sorte de chef disparue, mais non ! Encouragés par une direction qui a toujours protégé les harceleurs (chez Renault, c’est comme à l’armée : on donne toujours raison au plus gradé), ces chefs se sont multipliés. Le seul moyen d’arrêter cette prolifération, c’est, dans les équipes concernées, une action solidaire pour harceler les harceleurs.

Il y a de l’eau dans l’électrique !

Interrogé sur les risques de chauffe des batteries au magnésium, Koskas s’est voulu rassurant. Le magnésium, qui est associé au lithium dans les batteries choisies par Renault, peut chauffer, émettre des produits toxiques et même brûler le véhicule ! Aucun problème avec les batteries ? Alors pourquoi la direction a reculé d’au moins trois ans l’installation de l’usine de batteries à Flins ? En tout cas, la voiture est électrique c’est en France la voiture au nucléaire - voir Tchernobyl et Fukushima ! – et ailleurs, c’est la voiture au charbon !!! Le capitalisme vert ne vaut toujours pas un pet de lapin…

Nobel, c’est explosif ?

Thierry Koskas, défendant le « tout électrique » : « Idéalement, il me faudrait l’aide du Prix Nobel de chimie pour résoudre le casse-tête des batteries, celle du Prix Nobel d’économie pour inventer un nouveau business model, et je n’aurais rien contre un coup de main du Prix Nobel de la paix pour négocier avec les Etats l’installation des zones de recharge. » Et, pour le blabla, le Nobel de littérature ?

Le tout électrique bat son plein…

La Zoé, dernier modèle 100 % électrique de Renault, sera commercialisée en septembre 2012. Le groupe travaille déjà sur la suite avec Daimler.

Pas de répit pour les ingénieurs de Renault-Nissan. Alors que les deux groupes n’ont pas encore commercialisé, loin de là, tous les véhicules 100 % électriques inclus dans leur programme commun (soit quatre modèles chez Renault et autant dans la gamme Nissan), ils sont déjà en train de réfléchir à la suite. Elle se fera avec l’appui de l’allemand Daimler, nouveau membre associé de l’alliance. Côté Renault, les milliards de crédits déjà engagés en quelques années ont permis de mettre au point la version électrique de la grande berline Fluence, de la fourgonnette Kangoo, du quadricycle urbain Twizy, annoncé pour l’an prochain, et surtout la Zoé -la plus chère des quatre à développer, car entièrement dessinée à partir d’une feuille blanche. Ces modèles n’ont pas encore trouvé leur public que déjà Daimler est dans la boucle pour la suite du programme. A quoi servira l’argent frais du groupe de Stuttgart ? « Avec Daimler, nous allons développer une petite voiture électrique », a expliqué le PDG, Carlos Ghosn, en fin de semaine dernière -sans doute une allusion aux versions électriques des Twingo et Smart de prochaine génération. « Puis il y aura le développement de nos capacités industrielles, dans le cadre de la fabrication des 500.000 premières voitures électriques de l’alliance Renault-Nissan. » Autre sujet de nature à rapprocher les groupes français et allemand : les capacités en matière de batteries, le nerf de la guerre pour ce genre de modèles verts. « Daimler travaille déjà sur le sujet et nous, nous avons nos propres opérations de batteries, mais nous avons besoin de toute la force de frappe possible sur ce sujet. Il n’est pas choquant d’avoir plusieurs sources de fournisseurs de batteries. A terme, on ira vers une certaine convergence », estime Carlos Ghosn. A condition de rester dans la technologie lithium-ion. En tout cas, ça ne vend pas le tout électrique et… Renault s’y engage sans se retourner en misant tout sur cette impasse… Le « tout électrique », aussi explosif que Nobel ? Thierry Koskas, défendant le « tout électrique » de Ghosn : « Idéalement, il me faudrait l’aide du Prix Nobel de chimie pour résoudre le casse-tête des batteries, celle du Prix Nobel d’économie pour inventer un nouveau business model, et je n’aurais rien contre un coup de main du Prix Nobel de la paix pour négocier avec les Etats l’installation des zones de recharge. » Et, pour le blabla mensonger le prix Nobel de littérature ne serait pas de trop. En effet, tout au plus 2% en 2010, l’électrique ne s’annonce pas du tout comme le marché du siècle. Ghosn joue donc nos emplois à la roulette russe.

La nouvelle politique offensive de la CGT :

Comment faire connaître à la direction sa propre politique !

Avec l’appui de chercheurs, des militants syndicaux CGT ont mené l’enquête deux ans durant au plus près du terrain sur le travail tel qu’il se fait, et fait souffrir les salariés. Au bout de cette recherche action, une nouvelle méthodologie pour gagner la transformation du travail. On peut lire dans « L’Humanité » ce compte-rendu de la méthode syndicale…

« Soudain, il y eut un silence. La direction restait coite… » La scène que relate, non sans gourmandise, le délégué syndical central CGT de Renault, Fabien Gâche, se déroule, en juin 2010, lors d’une ces innombrables réunions de « dialogue social » organisées régulièrement par la direction du groupe. Des séances où celle-ci s’emploie d’ordinaire, avec force experts, statistiques et tableaux Excel, à prouver la justesse de ses choix, en termes de qualité de travail, de coûts… Ce jour-là, les « conditions de travail » sont au menu. D’entrée, les représentants de la CGT demandent à présenter leur vision du sujet, comme le règlement le prévoit, sous forme d’un diaporama. Trois-quarts d’heure durant, à l’aide de témoignages précis recueillis auprès des salariés, ils font apparaître que l’organisation du travail, placée sous le diktat de la rentabilité, est à la fois « destructrice du point de vue de la santé et inefficiente du point de vue économique car génératrice de gâchis et au final de surcoûts », indique Fabien Gâche. Au montage des portes, dans une usine d’assemblage, par exemple, objectif est fixé un jour de « n’avoir aucun arrêt de la chaîne, avec un niveau de qualité optimum ». Lorsque l’atelier se retrouve face à un manque d’approvisionnement en portes, consigne est donnée, au nom de cet objectif, de laisser la chaîne avancer… sans les portes. Lesquelles devront être montées plus tard à la main, et au prix fort, tant financier que pour la santé des salariés… À la fin du diaporama CGT, la direction cherche son souffle, tente de trouver du renfort chez les autres syndicats, en vain – ceux-ci confirment le diagnostic en apportant leurs propres illustrations. Moyennant quoi, elle met fin à la réunion. Depuis, le « dialogue social » sur le sujet est « gelé ». Qu’est-ce que le syndicalisme a gagné à ces nouvelles méthodes, l’histoire ne le dit pas !

En même temps que le chômage technique…

La direction de Renault estime que ses ventes de voitures devraient progresser de 2% à 8% en 2011, grâce à une amélioration de sa part de marché, a déclaré le directeur général délégué du constructeur automobile à Automotive News Europe.

Selon Carlos Tavares, 2011 devrait à nouveau être une année record en termes de ventes de voitures, malgré les incertitudes économiques mondiales.

"Nous allons battre le record de l’an passé, où nous avions vendu un peu plus de 2,6 millions de voitures. Cette année, nous tablons sur une hausse de quelques pourcents", a-t-il déclaré à la publication spécialisée, en ajoutant que la hausse devrait, en volumes, "dépasser 2%" par rapport à 2010 "sans toutefois dépasser 8%".

Renault cherche à augmenter ses ventes de voitures à 3 millions d’unités en 2013, contre 2,6 millions en 2010, et à accroître sa trésorerie de 2 milliards d’euros sur les trois prochaines années. S’il y parvient, le groupe pourra se fixer des objectifs "plus ambitieux après 2016", a ajouté le dirigeant.

Fils de pub…

La nouvelle publicité RENAULT, reprend un spot d’Opel, mais en mettant en avant « la qualité française ». Il faut dire que le concurrent allemand fait valoir la « Deutsche Qualität » dans ses spots publicitaires depuis plus d’un an. C’est donc avec humour que la marque française RENAULT, parodie leurs publicités. Renault se met donc à vendre la qualité française. Curieux pour un trust qui vante ses alliances avec Nissan ou Daimler ? Non le nationalisme des trusts pour leur pub ne les empêche pas d’être mondialistes pour leurs profits !

La direction de Renault, de plus en plus c… hosn !

L’Etat, premier actionnaire (à 15%) du groupe Renault était en colère après l’affaire d’espionnage. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs profité du scandale pour réclamer à Carlos Ghosn qu’il reprenne la main chez Renault et qu’il s’attelle au redressement du constructeur tricolore. Le PDG s’est calé sur cette feuille de route. « J’avais probablement trop délégué et j’en ai payé les conséquences. […] Il faut qu’il y ait un seul patron, et c’est moi », a-t-il lancé au Brésil, selon le Figaro. Un retour confirmé par l’annonce, le 15 octobre, de la profonde réorganisation du groupe, destinée à éviter que l’affaire ne se reproduise. Après l’éviction du numéro 2, Patrick Pélata (remplacé par Carlos Tavares), la quasi-totalité des patrons des services défaillants (juridique, sécurité, ressources humaines, etc.) ont été renouvelés. L’ensemble des affaires internes a été confié à Mouna Sepehri, une proche de Ghosn. Elle rapporte, c’est nouveau, directement au PDG. Carlos Ghosn est également plus présent en France. Il y passe désormais 55% de son temps contre 25% seulement au Japon. « Ma priorité, c’est de rétablir le cœur du business de Renault », a-t-il confié jeudi. Au fait, le cœur, c’est quoi ? C’est l’automobile ou la finance ? Bien sûr, c’est la deuxième réponse puisque toute la compétence de Ghosn n’est que du domaine financier !!!

La suite

2 Messages de forum

  • PSA supprime 6 à 7000 emplois ! Et Renault ?

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  • Pas volontaires… pour être au chômage !

    D’anciens salariés de l’usine Renault de Sandouville ont manifesté, sur la zone portuaire du Havre. Ils sont privés de ressources pour plusieurs mois, vont même peut-être devoir être obligés de chercher du travail. D’anciens salariés de l’usine Renault de Sandouville ont manifesté hier près du site, implantant un barrage sur la zone industrialo-portuaire du Havre, contre la réforme des retraites. Agés aujourd’hui de 58 ou 59 ans, partis dans le cadre d’un vaste plan de « départs volontaires » en 2008-2009, ces ex-Renault devaient être pris en charge par les Assedic. Seulement voilà, réforme de la retraite oblige, ils se retrouvent aujourd’hui, on l’a dit, sans ressources.

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