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Chine : il n'y aura pas d'atterissage en douceur... - Matière et Révolution
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Chine : il n’y aura pas d’atterissage en douceur...

lundi 28 novembre 2011, par Robert Paris

Il n’y aura pas d’atterrissage en douceur ! Si la production baisse du fait de la demande internationale en recul et que le chômage monte, ça va sauter… Déjà des centaines d’ouvrières de Shenzhen font la grève pour leur salaire. Le Guangdong s’échauffe…

Au troisième trimestre, la croissance chinoise a ralenti, pour revenir à ses niveaux de début 2009. Toutefois, à 9,1%, l’augmentation du PIB a de quoi faire rêver les pays développés...

La croissance économique de la Chine a décéléré au troisième trimestre pour tomber à son rythme le plus faible depuis le début de 2009, mais cela ne devrait pas pour autant inciter la banque centrale du pays à assouplir sa politique monétaire étant donné que les fondamentaux restent solides.

Selon Zhang Qizi, directeur adjoint de l’institut de l’Académie des sciences sociales chinoises (CASS), « en 2012, la part de la Chine dans les exportations mondiales pourrait reculer pour la première fois depuis seize ans. Même si les produits ‘made in china’ demeurent compétitifs ». A l’origine de ce déclin, l’expert chinois évoque un phénomène de baisse de la demande mondiale conjugué à un renforcement du yuan.

Rappelons que la Chine avait vu sa part dans les exportations mondiales passer de 4,3 % en 2001 à 10,3 % en 2010. Selon Zhang Qizi, les très faibles taux de croissance aux Etats-Unis et en Europe pourraient susciter des mesures protectionnistes visant les produits chinois.

Le ralentissement de l’économie chinoise a déclenché les mouvements de grèves les plus importants en Chine depuis l’été 2010, affirme le Financial Times. Des troubles sociaux qui inquiètent les autorités et risquent d’empirer au fur et à mesure que l’économie mondiale s’enfonce dans la crise.

Et pas plus tard que cette semaine un millier d’ouvriers d’un sous-traitant d’Apple et d’IBM dans le sud de la Chine ont fait grève pour protester contre des heures supplémentaires imposées, des accidents du travail et des licenciements, selon une ONG installée à l’étranger. Dans la province méridionale du Guangdong qui joue un rôle moteur dans les exportations chinoises, les mouvements de protestation se multiplient.

Plus de 7.000 salariés d’une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance du sud de la Chine ont fait grève contre des licenciements et des réductions de salaires et des heurts avec la police ont fait plusieurs blessés, a annoncé un groupe de défense des droits de l’homme.

Des dizaines d’ouvriers ont été blessés jeudi lorsque la police a tenté de démanteler un barrage installé par les grévistes sur la rue principale de la ville située près de Dongguan, dans la province de Guangdong, a indiqué vendredi soir dans un communiqué le China Labor Watch (CNW), organisation spécialisée dans la défense des droits de l’homme.

Les salariés de l’usine de Yucheng, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation, a ajouté CNW dont le siège est à New York.

L’un des cadres licenciés a déclaré au China Business News que son départ faisait partie d’un projet de déménagement de la production dans la province de Jiangxi afin de réduire les coûts qui sont plus élevés dans le vaste pôle manufacturier de Dongguan.

Cette grève est la dernière d’une série d’incidents et de mouvements sociaux qui ont éclaté dans le Guangdong, région connue comme le grand atelier du monde qui attirent des dizaines de millions de travailleurs migrants.

La suppression de primes de rendement et des heures supplémentaires sont également à l’origine de la colère des ouvriers de l’usine de Yucheng qu’ils estiment indispensables pour faire face au coût de la vie.

"Notre salaire de base mensuel n’est que de 1.100 yuan (173 dollars)" et nous avons vraiment besoin de faire heures supplémentaires, a déclaré une ouvrière au Yangcheng Evening.

Selon le journal, les interventions des autorités locales pour un maintien des heures supplémentaires, sont restées sans réponse de la part de la direction de l’usine qui est la propriété d’un groupe d’investissement de Taïwan.

Plus de 7.000 salariés d’une fabrique de chaussures pour les marques Adidas, Nike et New Balance, du sud de la Chine, ont manifesté pour s’opposer à un potentiel projet de délocalisation vers une province du sud-est. D’autres Chinois se sont pour leur part opposés aux saisies de terres.

Les Chinois continuent de se révolter. Des milliers d’entre eux ont fait grève contre des licenciements et des réductions de salaires dans une fabrique de chaussures pour les marques Adidas, Nike et New Balance. Dans la province du Guangdong, ce mouvement social a provoqué des heurts avec la police causant de nombreux blessés, selon le China Labor Watch (CNW), groupe de défense des droits de l’homme.

Dans la même région, d’autres Chinois ont manifesté ce lundi contre la saisie de terres. Ils étaient des milliers à défiler dans la ville de Lufeng, selon les habitants. Cette manifestation intervient deux mois après des émeutes au même endroit et pour les mêmes motifs lors desquelles des manifestants avaient attaqué un commissariat et saccagé des véhicules. Des photos publiées sur le site de microblogs weibo montrent des manifestants portant des bannières sur lesquelles on peut lire : "A bas la dictature", "Punissons la corruption" ou "Redonnez-nous nos droits".

Des milliers de salariés, dans l’usine de chaussures de Yucheng, près de Huangjiang ont fait grève suite au licenciement le mois dernier de dix-huit de leurs cadres qui faisait partie d’un projet de déménagement de la production dans la province de Jiangxi afin de réduire les coûts qui sont plus élevés dans le vaste pôle manufacturier de Dongguan.

A l’origine également de la contestation : la rémunération des salariés déjà faible qui risque encore d’être réduite. La suppression de primes de rendement et des heures supplémentaires sont aussi à l’origine de la colère des ouvriers de l’usine de Yucheng. "Notre salaire de base mensuel n’est que de 1.100 yuans (130 euros)" et "nous avons vraiment besoin de faire des heures supplémentaires", a déclaré une ouvrière au Yangcheng Evening. Les interventions des autorités locales pour un maintien des heures supplémentaires sont restées sans réponse de la part de la direction de l’usine qui est la propriété d’un groupe d’investissement de Taïwan, selon la presse chinoise.

Le "grand atelier du monde" ne parvient pas à calmer ses salariés mécontents. En effet, cette grève est la dernière d’une série d’incidents et de mouvements sociaux qui ont éclaté dans le Guangdong, région connue pour attirer des dizaines de millions de travailleurs migrants.

La crise économique mondiale touche aussi la deuxième économie mondiale. Le patronat du pays compense ses pertes en réduisant les salaires des ouvriers et en rallongeant les heures de travail. Dans le sud du pays, des ouvrières d’une fabrique de soutiens-gorge se révoltent contre cette pratique.

Elles sont 400 et désormais payées à la pièce, mesure qui a fait baisser leurs revenus. Elles refusent d’accepter le gel de l’augmentation du salaire minimum exigé par leurs patrons. Jeudi dernier, ces Chinoises ont pointé mais elles ont refusé de travailler, comme elles ont refusé d’assembler des soutiens-gorge jusqu’à deux heures du matin. Leurs dirigeants entendaient faire tourner l’usine jusqu’au petit matin pour éviter de rétribuer les heures du weekend. Comme elles, d’autres ouvriers chinois manifestent. La province méridionale du Guangdong a connu ces dernières semaines une nouvelle vague de grèves. Ils protestent pour les mêmes raisons que leurs collègues de Shenzhen dans le sud du pays : la faiblesse de leurs salaires et des conditions de travail souvent exténuantes dangereuses et humiliantes.

D’après l’organisation China Labor Watch, plus de 7 000 salariés d’une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance dans le Guangdong, ont fait grève à la mi-novembre contre des licenciements et des réductions de salaires. La récente vague de protestations est la plus importante depuis la série de grèves de l’été 2010. L’atelier du monde se révolte.

La Chine connait actuellement une montée en puissance des conflits sociaux. Les ouvriers protestent contre des salaires trop bas et des conditions de travail inadmissibles, dans des conditions parfois dangereuses ou humiliantes.

Ces salariés sont, le plus souvent, des Chinois venus de l’intérieur du pays et qui ont quitté leur région natale pour trouver du travail. C’est la province méridionale du Guangdong qui est surtout concernée par ces conflits, car c’est dans cette zone que se situent bon nombre d’usines et de manufactures.

L’origine du problème tient à ce que les exportateurs chinois sont confrontés à une hausse des coûts et à des difficultés sur les marchés européen et américain. « Lorsque les commandes et les profits diminuent et que les coûts augmentent pour les employeurs... leur première réaction est de le faire payer aux ouvriers », explique un journaliste chinois.

D’après l’organisation China Labor Watch, plus de 7 000 salariés d’une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance de Dongguan, dans le Guangdong, ont fait grève à la mi-novembre contre des licenciements et des réductions de salaires, et ont affronté les forces de l’ordre.

A la même période, ce sont 400 ouvrières d’une usine de soutiens-gorge qui ont cessé le travail à Shenzhen (sud), pour demander des hausses de salaire et l’abolition d’un nouveau système de rémunération à la pièce qui a fait baisser leurs revenus. Une vague de chômage avait frappé la Chine au moment de la crise financière mondiale, fin 2008, en provoquant quelque 20 millions de licenciements chez les travailleurs migrants. « Si la détérioration dans la zone euro est aussi grave qu’en 2008, la même chose pourrait arriver de nouveau », avertit un économiste.

La province méridionale du Guangdong, cœur de l’atelier du monde en Chine, voisine de Hong Kong, a connu ces dernières semaines une nouvelle vague de grèves tandis que les exportateurs chinois sont confrontés à une hausse des coûts et à des difficultés sur les marchés européen et américain. Les grévistes et manifestants ont fait face à un fort déploiement policier, avec parfois des heurts. Les ouvriers, en général des migrants venus de l’intérieur du pays, protestent contre la faiblesse de leurs salaires et des conditions de travail souvent exténuantes, dangereuses et humiliantes.

Plusieurs milliers de chauffeurs de taxi ont manifesté dans la ville d’Hangzhou, en Chine. La profession a décrété l‘état de grève afin de protester contre l’absence de mesures du gouvernement face à la hausse des prix de l’essence.

« Lorsque les commandes et les profits diminuent et que les coûts augmentent pour les employeurs… leur première réaction est de le faire payer aux ouvriers » , a déclaré à l’Agence France-Presse Geoffrey Crothall, rédacteur en chef du China Labour Bulletin. « C’est pourquoi davantage d’ouvriers sont prêts à faire grève et à protester », ajoute cet observateur qui précise que la récente vague de protestations est la plus importante depuis la série de grèves de l’été 2010. D’après l’organisation China Labor Watch, plus de 7000 salariés d’une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance de Dongguan, dans le Guangdong, ont fait grève à la mi-novembre 2011 contre des licenciements et des réductions de salaires, et ont affronté les forces de l’ordre.

« Face à un environnement extérieur qui se détériore, il va y avoir beaucoup de pression sur les industries exportatrices et les ouvriers dans ces secteurs vont subir de plein fouet le ralentissement mondial », selon Alistair Thornton, analyste chez IHS Global Insight. « Les travailleurs exercent davantage de pression pour demander des hausses de salaire mais parallèlement la marge de manœuvre se réduit pour les exportateurs chinois », poursuit cet économiste. Une vague de chômage avait frappé la Chine au moment de la crise financière mondiale, fin 2008, en provoquant quelque 20 millions de licenciements chez les travailleurs migrants. « Si la détérioration dans la zone euro est aussi grave qu’en 2008, la même chose pourrait arriver de nouveau », avertit M. Thornton.

Un millier d’ouvriers d’un sous-traitant d’Apple et d’IBM dans le sud de la Chine ont fait grève cette semaine pour protester contre des heures supplémentaires imposées, des accidents du travail ... Un millier d’ouvriers d’un sous-traitant d’Apple et d’IBM dans le sud de la Chine ont fait grève cette semaine pour protester contre des heures supplémentaires imposées, des accidents du travail et des licenciements, selon une ONG installée à l’étranger. Ce nouveau mouvement de grève fait suite à plusieurs autres mouvements de protestation ces dernières semaines dans la province méridionale du Guangdong qui joue un rôle moteur dans les exportations chinoises. Des centaines de policiers, dont certains en tenue anti-émeutes, ont été déployés mardi à Shenzhen (sud) alors que les ouvriers sont sortis manifester dans la rue et ont bloqué une route nationale, a précisé China Labour Watch. L’usine de la société Jingmo Electronics emploie 3.000 personnes et appartient au groupe taïwanais Jingyuan computer.

Accidents de travail, licenciements massifs de personnes âgés, insultes à leur encontre...

En plus de leur horaire normal de travail, de 07H00 à 11H30 le matin et de 13H00 à 17H00 l’après-midi, la direction avait « décidé d’exiger des ouvriers qu’ils travaillent de 18H00 à minuit et parfois même jusqu’à 02H00 du matin », ce qui représente entre 100 et 120 heures supplémentaires par mois, selon l’organisation dont le siège est à New York.

Les ouvriers dénoncent aussi la fréquence des accidents du travail, les licenciements massifs des plus âgés d’entre eux ainsi que les insultes à leur encontre de la part de l’encadrement, rapporte China Labour Watch. L’organisation précise que la grève a pris fin à la suite d’une promesse de la direction de réduire le nombre d’heures supplémentaires.

la suite...

La bulle immobilière

Chute des transactions, fermetures d’agences immobilières, baisse de prix des appartements généralisée dans les grandes villes, l’immobilier chinois entre dans une sévère dépression. Aux répercussions encore incertaines...

Le marché immobilier chinois résistera-t-il ? Les prix des logements sont en baisse dans près de la moitié des plus grandes métropoles chinoises en novembre, selon le Bureau d’Etat des Statistiques (BES). Les prix moyens à Shanghai, par exemple, montrent une contraction de 40 % par rapport à leur pic observé à la mi-2009. Il ne faut plus compter en moyenne que 176 000 dollars (133 400 euros) pour un 90 mètres carrés, constate le Los Angeles Times.

Les ventes sont également en berne, entraînant la fermeture de plus de 1 000 agences immobilières cette année, expose le quotidien. En novembre dernier, le quotidien chinois Xinjing Bao rapportait que quelque 120 000 biens restaient invendus sur le mois. Un phénomène qui a engendré des pratiques pour le moins inhabituelles, dans ce marché en proie il y a quelques semaines encore à une vive spéculation : à Wenzhou, ville de l’est du pays où la baisse des prix est des plus conséquentes (-5 % sur un mois, selon le BES), un réseau s’est ainsi mis en tête d’offrir une BMW à tout acquéreur d’un bien immobilier qui passerait par ses services...

L’indice de production industrielle compilé par la banque HSBC montre que les commandes des entreprises chinoises ont reculé, en novembre, à leur niveau le plus bas depuis trente-deux mois. Il y a même une contraction de l’activité. Et novembre a également été le mois le plus tumultueux dans les usines, les grèves se multiplient ici ou là.

Au moment où la demande mondiale ralentit sérieusement, les marges de manœuvre du patronat sont limitées. Il faut augmenter les salaires en période d’inflation pour retenir des ouvriers qui n’hésitent plus à se rebiffer et se coordonnent par messages SMS et microblogs. A Shenzhen, les autorités locales imposent une augmentation de 15 % du salaire minimum en janvier 2012.

D’autant que la bulle immobilière construite afin de capitaliser leur nouveau pouvoir d’achat est en train d’éclater. Baisse de 25% des valeurs immobilières cette année. A cela s’ajoute un bulle du crédit privé qui avait compensé la hausse des taux mise en place par le gouvernement pour éviter l’emballement économique et vous avez une méga bombe sociale.

Il faut bien comprendre que cette marche en avant forcée débutée dans les années 80 à Shenzhen par la volonté de Deng Xiaoping a été nourrie par la mondialisation et aussi une volonté farouche de revanche contre l’étranger du peuple chinois à cause des humiliations vécues depuis le XIXème siècle. Ils ont mis toutes leurs forces contre la promesse d’une réussite. Cette réussite semble tourner au cauchemar pour la nouvelle classe moyenne qui voit son capital (appartement) fondre comme neige au soleil alors que l’élite, elle, comme partout dans le monde, s’en sort très bien, voire s’enrichit par la situation.

Il n’y a rien de pire qu’une espérance trahie, surtout quand les gens y ont mis tout leur âme. Cette situation peut entraîner de fortes secousses et peut très bien faire évoluer les intérêts des dirigeants chinois. Jusqu’à présent, leurs ambitions belliqueuses pouvaient facilement être calmées par les intérêts du développement économique dans une situation globale. Cela va peut être changé si ce développement est remis en question et que la richesse investie en bons du trésor US disparaît.

Dans une logique de préparation de la 3ème guerre mondiale, naturellement un acteur aussi puissant que la Chine (ce qui était voulu par le plan) doit en être pleinement engagé. L’asphyxie de la Chine a commencé. Face a la montée grandissante des tensions sociales, dans un pays fait de multiples peuples historiquement ennemis les un des autres, le parti communiste joue sa peau.

Comme en Occident les dirigeants chinois envisageront la guerre comme moyen de mobiliser le peuple autour du parti. Toutes les pièces se mettent donc en place pour une année décisive et qui changera la face du monde. Bientôt l’accès aux matières premières sera plus important pour les États que les échanges commerciaux. C’est une lutte à mort qui commence.

Les nationalistes de tous bord vont pouvoir s’éclater, toutes les nations seront bientôt en danger et par millions il faudra de la chair à canon.

9 Messages de forum

  • La Banque centrale chinoise a annoncé mercredi une baisse de 50 points de base du ratio de réserves obligatoires des banques, pour la première fois depuis trois ans.

    Entre deux maux - deux risques tout au moins -, la Chine a choisi le moindre. Entre l’inflation et l’essoufflement de la croissance, Pékin a estimé que le deuxième problème était le plus sérieux. La Banque centrale chinoise a annoncé mercredi une baisse de 50 points de base du ratio de réserves obligatoires des banques, pour la première fois depuis trois ans. Il passera ainsi de 21,5% à 21%. Un spectaculaire assouplissement du crédit, qui marque un tournant dans la politique de Pékin.

    Les analystes s’attendaient à une telle mesure, mais pas avant le début de l’année prochaine.

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  • Une grève s’est poursuivie dimanche pour la septième journée consécutive dans une usine de la ville méridionale de Shenzhen, les ouvriers s’inquiétant que leurs intérêts et leurs postes ne soient pas garantis à l’issue du récent rachat.

    Depuis le 4 décembre, environ un millier d’ouvriers ont bloqué l’entrée de l’usine Shenzhen Hailiang Storage Product Co. Ltd, filiale de Hitachi Global Storage Technologies (HGST).

    Les grévistes ont confié qu’ils craignaient que leurs intérêts ne soient compromis avec la vente de leur usine à Western Digital, un fabricant américain de disques durs.

    L’entreprise s’est engagée à augmenter les salaires et à améliorer les avantages, mais les ouvriers ne sont toujours pas satisfaits, a déclaré un ouvrier nommé Ding.

    La plupart d’entre eux espèrent que la société pourra leur fournir un plan de restructuration explicite quand à leur situation après ce rachat, et ils demandent des compensations en vertu de la loi, a-t-il ajouté.

    La grève continuera "tant que la société ne nous donnera pas une solution raisonnable", a-t-il déclaré.

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  • Au cours du dernier mois, une série de grèves a eu lieu en Chine. Bien que ces conflits soient encore petits et isolés, ils signalent un changement profond. L’entrée de la classe ouvrière internationale dans la lutte durant l’année 2011, à commencer par les soulèvements en Tunisie et en Egypte, et se propageant à l’Europe et au mouvement de protestation de l’Etat américain du Wisconsin, est en train de trouver un écho en Chine.

    Au moment où des millions de travailleurs en Europe et aux Etats-Unis sont confrontés à l’austérité et à l’augmentation du chômage, ce déclin de leur niveau de vie se traduit en Chine par une perte de commandes d’exportations. A leur tour, les patrons des ateliers de surexploitation de Chine, confrontés à la diminution de leurs marges de profits, font peser ce fardeau sur les épaules des travailleurs, et c’est ce qui est à l’origine de ces dernières contestations.

    Des grèves ont secoué les usines d’exportation du Delta de la rivière des Perles dans la province du Guangdong. Quelque 7 000 travailleurs de l’usine de chaussures de Yue Cheng ont fait grève le 17 novembre pour défendre les emplois contre le projet de la compagnie de déménager l’usine plus à l’intérieur du pays où le travail est moins cher. Ils ont été rejoints par des centaines de travailleurs de Top Form, grand producteur de sous-vêtements, et 1000 travailleurs d’une usine d’accessoires informatiques d’une entreprise taïwanaise. Dans les deux cas, les manifestations étaient contre les horaires de travail excessifs et les bas salaires.

    Plus récemment, chez Shenzhen Hailiang Storage Products, 4 500 travailleurs sont en grève depuis dimanche dernier pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail, car l’usine va être vendue à la compagnie américaine de disque dur, Western Digital. Comme pour les autres arrêts de travail, les autorités chinoises ont réagi par des mesures d’Etat policier, et ont envoyé la police anti-émeute contre les 2000 travailleurs qui occupaient l’usine.

    Le régime du Parti communiste chinois (PCC) est tout à fait conscient que cette agitation sociale est différente de la vague de grèves pour les salaires qui avait commencé l’année dernière à l’usine Honda. Les grèves de ces dernières semaines ne sont pas pour des hausses de salaire mais pour la défense des emplois et des conditions de travail au moment où les employeurs réduisent brutalement les coûts à tous les niveaux et veulent allonger la durée du travail et ne pas payer les heures supplémentaires.

    Il y a déjà des inquiétudes sur le fait que les suppressions d’emplois pourraient être aussi importantes qu’en 2008 où 23 millions de travailleurs chinois avaient perdu leur emploi. Li Qiang, directeur du China Labour Watch (organisme de surveillance du travail en Chine) basé aux Etats-Unis, a récemment fait une mise en garde : « Des licenciements massifs dans les usines vont provoquer des manifestations et des bouleversements sociaux dans les zones urbaines et rurales de Chine, sous l’impulsion notamment des travailleurs des usines qui ont été licenciés et d’autre travailleurs migrants particulièrement marginalisés par la société. »

    Ce que Beijing craint le plus c’est une action coordonnée des travailleurs, telle celle organisée le mois dernier par des milliers de travailleurs de PepsiCo dans une manifestation commune organisée via internet sur cinq provinces contre un projet de fusion et de suppression d’emplois. Pris par surprise, Beijing a par la suite donné l’ordre à sa police du net de bloquer les termes « Grève à PepsiCo » des services de microblogging.

    La perspective d’une agitation de grande envergure a incité Zhou Yongkang, haut responsable du PCC à la sécurité de l’Etat à avertir cette semaine qu’à tous les niveau du gouvernement il fallait de toute urgence mettre en place « un système de gestion sociale », message codé signifiant des mesures d’Etat policier, « notamment lorsque l’on est confronté aux effets négatifs de l’économie de marché. »

    La bureaucratie du PCC est toujours hantée par la dernière crise révolutionnaire en Chine, les protestations de masse en 1989 de travailleurs et d’étudiants sur la Place Tiananmen de Beijing et d’autres villes chinoises. Le régime avait dû déployer des tanks et des dizaines de milliers de soldats pour écraser ce qui était l’émergence d’une rébellion de la classe ouvrière contre l’impact dévastateur de la restauration capitaliste sur le niveau de vie.

    L’expansion massive du capitalisme chinois durant ces deux dernières décennies n’a fait qu’accroître les tensions sociales. Avec la transformation de la Chine en atelier de surexploitation du capitalisme mondial, la classe ouvrière s’est développée pour englober 400 millions de personnes. La paysannerie qui n’était pas impliquée dans les manifestations de 1989 est à présent intimement liée aux villes du fait des millions de travailleurs qui migrent des campagnes vers les villes.

    Le régime stalinien ne peut compter sur les syndicats gérés par l’Etat pour contenir une classe ouvrière rétive. La fédération chinoise des syndicats fonctionne directement pour le compte du gouvernement et des entreprises pour surveiller les employés. Aucun travailleur ne se tourne vers cette organisation pour obtenir du soutien lors d’un mouvement de grève.

    Ainsi durant les récentes grèves chez PepsiCo, les travailleurs ont élu leurs propres représentants et tenu leurs propres assemblées générales pour conduire la lutte. Après qu’un accord conclu le 30 novembre ne les a pas satisfaits, les travailleurs de l’usine de mise en bouteille de Lanzhou ont décidé de poursuivre leur mouvement.

    Mais de nombreux travailleurs ont encore l’illusion que des syndicats indépendants, tel que le prône Han Dongfang, directeur du Bulletin du travail de Chine, basé à Hong-Kong, sont un moyen de lutter pour leurs intérêts. Le but de Han, un des leaders des travailleurs durant les protestations de 1989, est explicitement de « dépolitiser » tout mouvement de grève, en d’autres termes, d’empêcher toute remise en question du régime stalinien et de confiner les travailleurs à des revendications de réformes limitées et au coup par coup.

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  • Chongqing out of control the influx of thousands of People’s Liberation Army Pine Valley .

    Lire l’article traduit du mandarin en anglais iciavec des photos qui rappellent celle de l’Egypte ou de la Tunisie, il y a plus d’un an.

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  • Les données du mois de juin du commerce extérieur chinois publiées mardi alimentent les inquiétudes sur le dynamisme de la deuxième économie mondiale, la progression des importations à un rythme deux fois moins élevé que prévu donnant un nouveau signe d’essoufflement de la croissance économique.

    La hausse des importations en rythme annuel n’a été que de 6,3% en juin contre 12,7% en mai et un consensus de 12,7%, traduisant à la fois un tassement de la demande intérieure et un mouvement de déstockage de la part des exportateurs, inquiets de voir le rythme de leurs commandes ralentir.

    Le vice-Premier ministre Wang Qishan a laissé entendre que la poursuite de la crise de la dette dans l’Union européenne - premier partenaire commercial de Pékin - pourrait empêcher la Chine d’atteindre son objectif de 10% de croissance du commerce extérieur cette année.

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  • En panne de croissance, la Chine abaisse à nouveau ses taux d’intérêt

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  • La Bourse de Shanghai a dévissé de quasiment 6% ce mercredi en clôture, dans un climat de panique générale en dépit de nouvelles mesures d’urgence des autorités et de la suspension des échanges sur quelque 1300 titres des marchés chinois.

    « C’est un véritable mouvement de panique, comme un couteau en train de tomber : je ne suggérerai à personne de l’attraper au vol », grinçait Tony Chu, gérant du fonds RS Investment Management, cité par Bloomberg News. Les places chinoises ont abandonné plus de 30% en trois semaines, voyant s’envoler plus de 3200 milliards de dollars (2890 milliards d’euros) en valeur — selon une estimation publiée par Bloomberg —, soit une douzaine de fois le PIB de la Grèce l’an dernier.

    La débâcle se poursuivait ce mercredi dans un climat d’affolement général, qu’aucune admonestation ou annonce du gouvernement ne parvenait à juguler. Et ce alors que la contagion gagnait la Bourse de Hong Kong, qui a plongé de 5,84%.

    Les autorités chinoises avaient pourtant dévoilé précipitamment tout un train de nouvelles mesures, adoptées à marche forcée mais impuissantes à inverser la tendance. Les compagnies d’assurance sont ainsi désormais autorisées à placer une proportion accrue de leurs actifs en Bourse. Pékin s’est également engagé à ouvrir des lignes de crédit de 260 milliards de yuans (43 milliards de dollars, 38,8 milliards d’euros) aux maisons de courtage pour qu’elles poursuivent leurs acquisitions de titres en Bourse.

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  • Chine : il n’y aura pas d’atterissage en douceur... 10 juillet 2015 14:00, par Robert Paris

    Il est remarquable que le monde capitaliste de la « libre entreprise » ne s’indigne pas du fait que la Chine interdise aux propriétaires d’actions chinoises de les vendre, suite à l’effondrement des cours, et que la presse occidentale se fasse très peu l’écho de cet effondrement arrêté de manière si peu orthodoxe pour au moins six mois…

    La seule explication, c’est que le monde occidental capitaliste serre les fesses à l’idée d’un effondrement boursier chinois, craignant l’effondrement mondial….

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  • L’économie chinoise s’essoufflant après plus de 20 ans de croissance stupéfiante, les mouvements de grève se multiplient dans tous le pays face à des entreprises qui retiennent les salaires et procèdent à d’importantes mises à pied. Selon le China Labor Bulletin (CLB), une organisation indépendante basée à Hong Kong, l’année 2015 a été marquée par 2700 grèves et manifestations liées au travail, soit plus du double qu’en 2014. La grogne face à la détérioration du marché du travail a continué de s’amplifier depuis le début de cette année, constate le CLB, et continuera à l’évidence d’enfler dans la mesure où le gouvernement veut s’engager dans une démarche de rationalisation des grandes industries de l’État, une démarche qui pourrait coûter d’ici deux ans leur emploi à près de cinq millions de travailleurs.

    Début mars, des centaines sinon des milliers d’employés de la société d’État Longmay Mining Group, la plus grande compagnie de charbon du nord-est de la Chine, ont manifesté contre le gouverneur de la province pour réclamer leurs salaires impayés. Des manifestations aux dimensions politiques inusitées, rapportait The New York Times.

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