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Le bouddhisme et les femmes - Matière et Révolution
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Le bouddhisme et les femmes

lundi 26 décembre 2011, par Robert Paris

Des hommes seulement entre hommes, que ce soit au Tibet, au Cambodge, en Inde, au Japon ou ailleurs car, pour le bouddhisme, la pureté vient de l’homme délivré de la femme et des attirances physiques réputées sales qu’elle cause....

Le bouddhisme et les femmes

L’histoire religieuse du Bouddha ne cesse de placer la femme comme une inférieure au plan civil comme religieux. Sa mère, la reine du Magadha devenue veuve, souhaite devenir nonne dans sa nouvelle religion et emmener avec elle toute une série de princesses. Il commence par refuser et ne se laisse plier que par les supplications de son disciple servant Ananda. Mais il impose pour les nonnes des règles beaucoup plus strictes qu’aux moines. Et il affirme que le fait d’avoir choisi d’intégrer les femmes diminuera la période durant laquelle les mystiques pourront vivre sous la loi religieuse : 500 ans au lieu de 1000 ans. Une punition pour avoir cédé aux femmes en les acceptant. Admettre les femmes n’était cependant pas leur reconnaître une pleine égalité avec les hommes.

Le Bouddha ne remit pas plus en question les castes qu’il ne bouleversa l’ordre social indien en rehaussant le statut des femmes. Le code de discipline des nonnes (Bhikshuni-vinaya) et ses commentaires les placent en effet systématiquement à un rang inférieur. Ainsi, " une nonne ordonnée depuis cent ans doit se prosterner aux pieds d’un moine ordonné le jour même ". Ce glissement du social dans le religieux est aussi vraisemblablement à l’origine du principe selon lequel seul un homme peut atteindre l’état de Bouddha, les femmes ne pouvant prétendre qu’aux premiers degrés de l’éveil spirituel.

Les propos négatifs à l’égard des femmes auraient été proférés par Bouddha au bord de l’agonie et ont été consignés dans les soutras , ils ont fortement influencé la rédaction des codes civils et contribuent largement au maintien du statut d’inférieure à la femme religieuse ou laïque en pays bouddhistes.

<> la naissance d’une fille est perçue comme un malheur : (dot )

<> une fois mariée, la fille ne doit pas faire un pas sans autorisation de sa belle-famille. C’est toujours d’actualité.

<> à son mariage, elle coupe tout lien avec sa famille.

<> elle doit alors vivre aux dépens de sa belle-famille les belles-mères ont peu de considération pour leurs belles-filles.

<> la femme craint sans cesse d’être abandonnée par son mari de nombreux pays bouddhistes ne garantissent aucune protection à la femme délaissée.

<> accaparée par son devoir d’épouse et de mère, la femme n’a aucune marge de liberté.

Quand Bouddha meurt, Ananda devient le principal transmetteur des paroles du maître, mais auparavant il doit s’accuser et se repentir d’une faute : avoir soutenu l’admission des nonnes ! Un des plus grands auteurs de cette période, Nagarjuna (ier siècle), décrivait encore la femme comme ayant une " odeur indélicate et comprenant neuf ouvertures " (Suhrlleka). Objet de louanges spirituelles, elle était toujours prisonnière du même carcan social : inférieure, elle était aussi l’objet du désir qui peut faire chuter l’homme vers une renaissance inférieure. Aujourd’hui : aucun voeu ne permet de devenir pleinement nonne (bhiksuni) au Tibet. Le dernier document où on mentionne une nonne au Népal, date de l’année 1069.

Les femmes bouddhistes, aux débuts du bouddhisme, jouissaient d’une position plus élevée que celles qui les ont suivi, et pourtant, elles sont montrées, dans de nombreux textes bouddhistes, comme jalouses, stupides, passionnées et pleines de haine. Les prototypes pour cette image négative de la femme, sont les filles de Mara, personnifications de la luxure, de l’avidité, et de l’envie. Eil est conseillé-e aux hommes pratiquants qui ont mis leurs corps et leurs esprits sur la "voie de la libération" de tenir les femmes à distance. On dit que les femmes ont cinq obstacles, c’est-à-dire qu’elles sont incapables de devenir un roi Brahma, Shakra, un roi Mara, akravartin ou Bouddha. Le corps de la femme est considéré impur et honteux.

"Les femmes peuvent détruire les purs préceptes

Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs

En empêchant les autres de renaître au paradis

Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

L’ancien Dalaï Lama qui vient de rendre son poste, réputé comme plus moderne, plus démocratique et plus ouvert vis-à-vis des femmes que les anciens chefs religieux féodaux, a écrit dans son grand ouvrage intitulé "Comme la lumière avec la flamme" :

"L’attirance pour une femme vient surtout

De la pensée que son corps est pur

Mais il n’y a rien de pur

Dans le corps d’une femme

De même qu’un vase décoré rempli d’ordures

Peut plaire aux idiots

De même l’ignorant, l’insensé

Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps

Avec ses trous excrétant les éléments,

Est appelée par les stupides

Un objet de plaisir".

Sans commentaire...

Lorsque Tenzin Palmo se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte :

« L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était ’inférieur’ à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?

« Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin.’ En moi-même, j’ai pensé ’L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin.’ »

Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »" Le Bouddhisme n’a pas particulièrement opprimé les femmes mais il reste marqué par son époque. Le conservatisme religieux a ainsi figé les anciennes relations. Dans l’Inde ancienne, à l’époque de la naissance du Bouddhisme, pendant l’ère védique, le statut des femmes était aussi bas que celui des esclaves. La naissance d’une fille était considérée comme une malchance. Elle n’était qu’un objet d’échange entre familles, lesquelles étaient patrilinéaires. La naissance d’un fils était une obligation religieuse puisque seul un fils pouvait accomplir les rites nécessaires au père défunt. "Les femmes peuvent détruire les purs préceptes Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs En empêchant les autres de renaître au paradis Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

Dans ces sûtras, les femmes sont reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles

Si la vertu d’une femme, son mérite et sa sagesse sont extraordinaires, elle peut, par un changement de sexe, devenir un bodhisattva ou un bouddha dans sa vie présente ou future. Le changement de sexe symbolise une transition de la condition imparfaite de l’être humain représenté par le corps féminin, à la perfection mentale d’un bodhisattva et d’un bouddha, représentée par le corps masculin.

Raoûl Vaneigem dit, dans son livre "De l’Inhumanité de la Religion" :

"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d’émancipation, il n’est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d’approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

"L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme. De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots de même l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes. La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir".

Le canon pali, un texte pilier du bouddhisme se montre lui aussi ouvertement misogyne :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »=

Il faut savoir en effet que la concession au monachisme que fit Bouddha aux femmes était accompagnée de nombreuses restrictions. Bien qu’étant admises dans l’Ordre, elles devaient céder le pas aux moines dans toutes les circonstances de la vie monastique. "... Une nonne, prescrit Bouddha, eût-elle 100 ans, doit révérer un moine, se lever à sa rencontre, le saluer les mains jointes, et l’honorer de ses respects, ne fût-il reçu dans les ordres que du jour même ..." Une nonne n’a pas le droit de blâmer officiellement un moine, alors que la réciproque est communément admise.

Il ne semble d’ailleurs pas que les communautés de nonnes bouddhistes aient jamais été très nombreuses. L’élément féminin qui représente dans la culture occidentale la charité et le dévouement total, reste étranger à la pensée du bouddhisme originel. Bouddha est mort sans qu’une présence féminine lui ait rendu les derniers moments plus "faciles", si l’on peut dire...

Ce qui est flagrant, c’est que les femmes n’ont le pouvoir, ni dans le bouddhisme, qu’il soit théravada, ni mahayana, ni tantrique avec quelques exceptions au Tibet, mais rares et dans les femmes, comme le dit Vicky Mackenzi dans son livre Un ermitage dans la neige, elle explique que les nonnes sont largement dévaluées. Autrement dit, le bouddhisme, comme le christianisme a privilégié les hommes, aux postes de pouvoir et de décision.

Le Sutra du Nirvana dit que, de même que toutes les rivières et les ruisseaux font des détours, toutes les femmes sont tortueuses et retorses. Parce que l’eau est liquide, lorsqu’un objet solide comme un roc ou une montagne lui barre la route, elle se divise en deux bras, passant tantôt ici, tantôt là. Le sutra dit qu’ il en va de même des femmes, et les compare à l’eau. Leur esprit est malléable et indécis. Même lorsqu’elles croient qu’un certain cours est juste, si elles butent sur l’opposition déterminée d’un homme, comme l’eau bloquée par un barrage, elles prennent une direction différente.

Des dessins faits sur l’eau, il ne subsiste pas trace. L’inconstance est une donnée fondamentale de la nature des femmes. Elles pensent d’une certaine manière à un moment donné, quitte à être plus tard d’un avis entièrement différent. Or, la caractéristique principale du Bouddha est l’honnêteté et la droiture. Des femmes au comportement tortueux ne pourront donc jamais devenir bouddha.

Les femmes sont gênées par les cinq entraves et soumises aux trois types d’obéissance. C’est pourquoi il est dit dans le Sutra Gonjikinyo : "Même si les yeux de tous les bouddhas du passé, du présent et du futur devaient tomber à terre, une femme ne pourrait toujours pas devenir bouddha." Et on lit dans le Daichido Ron : "Il est plus facile d’attraper le vent que de saisir l’esprit d’une femme."

Bien que tous les êtres féminins soient ainsi décriés dans divers sutras, le bodhisattva Manjushri n’eut pas plutôt prononcé le seul caractère Myo qu’une femme devint instantanément bouddha. L’événement était si extraordinaire que le bodhisattva Chishaku, le meilleur disciple du bouddha Taho dans le monde du Trésor de Pureté, et Shariputra, considéré comme le plus sage des disciples du Bouddha Shakyamuni, protestèrent. Ils dirent que, d’après tous les sutras du Mahayana et du Hinayana enseignés par le Bouddha pendant plus de quarante ans, il était impossible que la fille du Roi-Dragon devienne bouddha. Mais en définitive leur argumentation fut vaine, car elle devint bel et bien bouddha.

On trouve, dans les textes bouddhiques aussi bien que non bouddhiques, de graves critiques à leur encontre. Les ouvrages intitulés Les Trois Recueils et Les Cinq Canons, qui décrivent le règne des Trois Augustes et Cinq Empereurs de la Chine ancienne, les qualifient d’inconstantes et de fourbes. Ainsi, on prétend que trois femmes maléfiques furent à l’origine d’un désastre. Ce sont des femmes que l’on rendit responsables de la chute d’un pays et de son peuple.

Quant aux textes bouddhiques, on lit dans le Sutra Kegon*, premier enseignement important exposé par le Bouddha après son Eveil : "Les femmes sont des messagers de l’enfer, capables de détruire les graines de la boddhéité. Elles peuvent prendre l’apparence de bodhisattva, mais, dans leur coeur, elles sont comme des démons yaksha." Et dans le Sutra du Nirvana, le dernier enseignement du Bouddha qu’il exposa dans le bosquet de shala, il est dit : "Tous les fleuves et les ruisseaux sont inévitablement sinueux et tortueux et toutes les femmes sont inévitablement inconstantes et fourbes." Il y est dit encore : "Les désirs et les illusions de tous les hommes d’un kalpa majeur ne pèsent pas plus lourd que l’entrave karmique d’une seule femme."

Quand on lit dans le Sutra Kegon* que les femmes sont "capables de détruire la graine de la boddhéité", cela veut dire qu’elles dessèchent et brûlent les graines qui pourraient leur permettre d’atteindre la boddhéité. Quand des nuages s’amoncellent dans le ciel, après une période de grande sécheresse et qu’une forte pluie tombe sur le sol, partout, d’innombrables plantes et arbres assoiffés vont bourgeonner et donner des fruits. Mais cela n’est pas vrai des graines que l’on a brûlées. Elles ne germeront jamais. Au contraire, une pluie abondante les fera pourrir. Le Bouddha est comparé à l’amoncellement des nuages, ses enseignements, aux pluies abondantes, et les plantes et arbres assoiffés, à tous les êtres vivants. Quand ces derniers sont arrosés par la pluie des enseignements bouddhiques et quand ils observent les cinq préceptes, les dix préceptes de bien, et les pratiques de méditation, ce qui est source de bienfaits, ils fleurissent et portent des fruits. Mais les graines brûlées ne germeront jamais, même si elles sont exposées à la pluie. Au contraire, elles pourriront. Les femmes sont comparées à ces graines. Même après avoir rencontré les enseignements bouddhiques, elles ne parviennent pas à se libérer des souffrances de la naissance et de la mort et, tournant le dos à la vérité bouddhique, elles tombent dans les Voies mauvaises. Voilà ce que veut dire "capables de détruire la graine de la boddhéité".

Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.

Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que : celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé, celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées, celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.

Bonjour la non-violence !

Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C’est d’ailleurs au début des années 1400 que l’empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l’armée chinoise. » [1]

Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n’ayant pas le droit d’avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu’un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l’âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l’âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.

Richesse des monastères et servage

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2] La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse.

En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, >>> les serfs environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000 forment la majeure partie de la population ». Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

Avant l’exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour !

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

Le 28 avril 1253, au temple Seicho-ji, Nichiren déclare que Nam(u) Myoho Renge Kyo (titre du sutra du Lotus) est le seul enseignement qui permette à tous les êtres humains, à l’époque des Derniers Jours de la Loi, de parvenir à l’Eveil en cette vie. C’est à ce moment-là qu’il prend le nom de Nichiren ("Lotus du soleil"), et c’est cette date qui est retenue comme point de départ de sa mission.

Dans un texte célèbre, le Rissho Ankoku Ron ou "Traité sur la pacification du pays par l’établissement de la Loi correcte" (1260), il attribue les différents désastres naturels survenus au Japon, tremblements de terre, famines, aux bouddhistes dont la pratique n’est pas centrée sur le sutra du lotus, mais sur d’autres cultes, comme celui d’Amida, une des principales cible de cette critique étant Honen accusé d’entraîner ses concitoyens dans de fausses voies. Donc une religion très sectaire.

Dans le "Traité sur le sens de la substance", il écrit : "Même les femmes, même les mauvais hommes obtinrent l’attestation de la fleur du lotus du Bouddha originel".

De nombreuses fois cet enseignement désigne les mauvais hommes, les personnes en proie au désir (Icchantika) dans le même sac que les femmes mais il affirme qu’ils ont une voie vers le bouddhisme. "La réfutation des erreurs permet de sauver ceux qui se trouvent dans les états de vie malheureux. La révélation de la rectitude permet de propager le bon Dharma dans toutes les couches de la société". C’est une pensée tout à fait moyenâgeuse dont voici un exemple : Le véritable aspect des dharmas, autrement dit l’éveil du Bouddha, est révélé dans le chapitre des « Moyens » par le principe des « dix ainsi ». Ce principe est le point de départ de Zhiyi pour élaborer son principe de "Une pensée trois mille", ou contemplation de trois mille mondes en une seule opération de pensée.

Les dix ainsi sont :

Ainsi est l’aspect (nyoze sô)

Ainsi est la nature (nyoze shô)

Ainsi est la substance (nyoze tai)

Ainsi est la force (nyoze riki)

Ainsi est l’action (nyoze sa)

Ainsi est la cause (nyoze in)

Ainsi est la condition (nyoze en)

Ainsi est l’effet (nyoze ka)

Ainsi est la rétribution (nyoze hô)

Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin (nyoze honmatsu kukyô tô)

Ces dix ainsi possèdent deux significations : le sens général et le sens particulier. Le premier réside dans l’opération d’une pensée, le second dans la discrimination entre la forme et l’esprit.

Ainsi est l’aspect est uniquement dans la forme

Ainsi est la nature est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la substance est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est la force est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est l’action est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est la cause est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la condition est à la fois dans la forme et l’esprit

Ainsi est l’effet est uniquement dans l’esprit

Ainsi est la rétribution est uniquement dans la forme

Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin est à la fois dans la forme et l’esprit

La substance des dix ainsi est constituée des causes et des effets des dix mondes :

Le monde des enfers

Le monde des esprits affamés

Le monde des animaux

Le monde des asuras

Le monde des hommes

Le monde des cieux

Le monde des auditeurs

Le monde des Bouddhas pour soi

Le monde des bodhisattvas

Le monde des Bouddhas

Nichiren :

"Je m’adresse maintenant à vos épouses : n’ayez jamais de regret, même si vos maris devaient vous maltraiter à cause de votre foi en cet enseignement. "

"je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu’il fallait persévérer sur la voie qui mène à la boddhéité. "

Là où Nichiren demande de ne pas faire de discrimination entre homme et femme contrairement aux autres moines bouddhistes, c’est dans l’accès au bouddhisme... Il ne faut pas faire de discrimination entre ceux qui propagent les cinq caractères de Myoho Renge Kyo, qu’ils soient hommes ou femmes dans la période des Derniers jours du Dharma.

Par contre dans la vie réelle, la femme n’existe que pour l’homme : "Une femme est comparable à l’eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une flèche, elle a besoin d’être ajustée à l’arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail. Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son destin est lié à celui de son mari." Extrait de L’Offrande d’un Kimono d’Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo) On n’est pas sortis du racisme anti-femmes !!!

Histoire du bouddhisme et du lamaïsme au Tibet

Le Tibet est « pacifié » au viiie siècle par le maître indien Padmasambhava, lorsque celui-ci soumet tous les « démons » locaux (en réalité, les anciens dieux) grâce à ses formidables pouvoirs. Un siècle auparavant, le premier roi bouddhique Trisong Detsen a déjà soumis les forces telluriques (énergies terrestres de nature « magique » qui influencent individus et habitats), symbolisées par une démone, dont le corps recouvrait tout le territoire tibétain, en « clouant » celle-ci au sol par des stûpas (monuments commémoratifs et souvent centres de pèlerinage) fichés aux douze points de son corps. Le temple du Jokhang à Lhasa, lieu saint du bouddhisme tibétain, serait le « pieu » enfoncé en la partie centrale du corps de la démone, son sexe.

Ce symbolisme, décrivant la « conquête » bouddhique comme une sorte de soumission sexuelle, se retrouve dans un des mythes fondateurs du bouddhisme tantrique, la soumission du dieu Maheshvara par Vajrapâni, émanation terrifiante du bouddha cosmique Vairocana. Maheshvara est l’un des noms de Shiva, l’un des grands dieux de la mythologie hindoue. Ce dernier, ravalé par le bouddhisme au rang de démon, n’a commis d’autre crime que de se croire le Créateur, et de refuser de se soumettre à Vajrapâni, en qui il ne voit qu’un démon. Son arrogance lui vaut d’être piétiné à mort ou, selon un pieux euphémisme, « libéré », malgré la molle intercession du bouddha Vairocana pour freiner la fureur destructrice de son avatar Vajrapâni. Pris de peur, les autres démons (dieux hindous) se soumettent sans résistance. Dans une version encore plus violente, le dieu Rudra (autre forme de Shiva) est empalé par son redoutable adversaire. Le mythe de la soumission de Maheshvara se retrouve au Japon, même si, dans ce dernier pays, les choses se passent dans l’ensemble de manière moins violente. Certes, on voit ici aussi de nombreux récits de conversions plus ou moins forcées des dieux autochtnones. Mais bientôt, une solution plus élégante est trouvée, avec la théorie dite « essence et traces » (honji suijaku). Selon cette théorie, les dieux japonais (kami) ne sont que des « traces », des manifestations locales dont l’« essence » (honji) réside en des bouddhas indiens. Plus besoin de conversion, donc, puisque les kamis sont déjà des reflets des bouddhas.

Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.

Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :

celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé, celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées, celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.

Bonjour la non-violence !

Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C’est d’ailleurs au début des années 1400 que l’empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l’armée chinoise. » [1]

Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n’ayant pas le droit d’avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu’un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l’âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l’âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.

Richesse des monastères et servage

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2]

La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse. En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, « les serfs (environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000) forment la majeure partie de la population ». [3] Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif. Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

Avant l’exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour !

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

Quel était le sujet de son discours à Vancouver déjà ? Ah oui ! La nature temporaire des désirs humains !

Impact des croyances religieuses Les superstitions transmises au peuple par le lamaïsme étaient nombreuses. Ainsi, lorsqu’une personne tombait malade, elle était tenue responsable de son état, puisqu’elle n’avait probablement pas été assez pieuse. Plus tard, les moines ont même dénoncé l’utilisation des antibiotiques ainsi que les campagnes de santé publiques organisées par les maoïstes. Pour eux, la seule façon de guérir, c’était de prier davantage et de donner de l’argent ou des offrandes aux monastères.

Alors que la famine régnait constamment sur tout le territoire (75% des familles devaient, à l’occasion, se contenter de manger l’herbe des pâturages afin de survivre), un tiers de la production de beurre, la principale source de protéines pour cette population, était brûlée quotidiennement en offrandes aux dieux.

De plus, la notion de karma avait un impact considérable sur le maintien de ce système d’oppression. En effet, selon cette croyance, quand quelqu’un meurt, son âme se voit accorder un nouveau corps. Cette nouvelle vie dépend de la qualité de l’ancienne vie. Ainsi, si une personne a été très pieuse durant son ancienne vie, elle pourra peut-être se réincarner en riche propriétaire d’esclaves. Par contre, quelqu’un qui n’a pas suivi les règles de vie exigée par le lamaïsme risque de renaître dans le corps d’un insecte ou d’une femme !

On le comprend assez vite, l’idée du karma et de la réincarnation encourage l’oppression et l’exploitation, au lieu de dénoncer les injustices. Après tout, si quelqu’un exploite un grand nombre de serfs et d’esclaves, c’est parce qu’il l’a mérité !

En fait, les connaissances étaient jalousement conservées dans les monastères. Pour la population, les moines préféraient inventer une multitude de légendes et de superstitions afin que les gens acceptent leur exploitation.

Au Tibet s’instaure alors une forme particulière de régime féodal, dans lequel les grands seigneurs (moines et séculiers) dominaient la masse de paysans privés de droits. Le pouvoir politique était accaparé par les hauts dignitaires bouddhistes. Au plus haut de la hiérarchie se trouvait le Panchem-Lama, considéré comme le père spirituel du Dalaï-lama, qui était celui qui tenait le pouvoir temporel.

Selon l’auteur chinoise Han Suyin : « 626 personnes possédaient le 93 % de la terre et de la richesse nationale et 70 % des troupeaux de yaks (ruminants à long pelage) au Tibet. Parmi eux, on trouvait trouvaient 333 chefs de monastères, 287 personnes relevant du pouvoir séculier (noblesse, hauts dirigeants de l’armé) et six ministres du cabinet ». La classe dirigeante représentait 2 % de la population. 3 % travaillait comme des agents du pouvoir : contremaîtres, administrateurs de propriétés et commandants d’armées privées. 80 % de la population tibétaine était serf, 5 % esclaves et 10 % regroupait les moines pauvres qui travaillaient en tant qu’ouvriers agricoles pour les monastères. Malgré la prétendue règle lamaïste de la non-violence, ces moines étaient continuellement passés au fouet pour le moindre « délit ».

Aujourd’hui, l’actuel Dalaï Lama se présente au monde comme étant une figure sacrée à qui importent peu les choses matérielles. Dans les faits, il a été aussi l’un des principaux propriétaires de serfs dans son pays. Selon la loi, il détient le pouvoir sur le pays et ses habitants. Sa famille possédait 27 granges, 36 prairies, 6’170 serfs et 102 esclaves domestiques.

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108 Messages de forum

  • Le bouddhisme et les femmes 6 janvier 2012 10:11, par M. D.

    Il existe effectivement une forme de sexisme chez certains bouddhistes, cependant il ne faut pas étendre ceci à tout les bouddhistes, car ce n’est absolument pas le cas, y compris dans le Bouddhisme tibétain. Il faut cesser de croire que le bouddhisme tibétain se résume au dalaï lama (il n’est le chef que d’une des 5 écoles officielles du bouddhisme tibétain) et il n’est en aucun cas l’équivalent du "pape" pour la religion bouddhiste, d’autres écoles comme la lignée kagyupa (bien plus ancienne que celle du dalai lama, les gelugpa) a compté nombre de maîtres accomplis féminins. En aucun cas tous les bouddhistes pensent que la femme ne peut pas accomplir l’éveil, bien loin de là, en témoignent les nombreux maîtres féminins accomplis du bouddhisme tibétain (outre la lignée gelugpa que le dalai lama dirige) : Jetsunma Tenzin Palmo (grand maître du bouddhisme tibétain qui a fait la promesse d’atteindre l’éveil sous forme d’une femme), Khandroma Tsering Paldron Rinpoché, Urgyen Tsomo (dont on dit entre autre qu’elle était déjà réalisé à l’age de 16 ans), Khandro Tséring Chödrön, pour n’en citer que quelque uns...

    Bien à vous,

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    • Le bouddhisme et les femmes 23 août 2014 12:36, par Mireille Tavel

      De fait il y a une contradiction flagrante à ne pas considérer les femmes et à prétendre atteindre l’illumination du bouddha, laquelle se base sur la bonté à l’égard des ennemis entre autre.
      Soit les femmes considérées par les bouddhistes doivent inspirer de la compassion car autrement pas d’illumination ! Donc les femmes sont autant capables que les hommes d’atteindre les illuminations et les femmes aussi ressentent de la compassion pour le genre masculin !

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      • Le bouddhisme et les femmes 23 août 2014 17:03, par Robert Paris

        En fait, il y a une contradiction flagrante à se tourner vers les religions révélées et à souhaiter la prise en compte des femmes comme aussi capables que les hommes car les religions révélées ont en commun de souhaiter rabaisser les femmes.

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    • Le bouddhisme et les femmes 26 février 2015 14:02, par Nafi

      Le bouddhisme est la voie d’éveil...
      Une femme est un être humain...dotée quelques fois de la précieuse existence humaine.
      Peut être est il temps que la femme s’exprime pour la femme et cesse de chercher l’approbation du genre masculin ?
      Peut être que notre genre mondialement méprisé est la clef d’une compassion universelle authentique ?
      Un esprit est par nature neutre, les pensées et émotions occupent indifféremment un corps masculin ou féminin, nous ne devrions pas être indignées par ces propos sexistes et lutter inutilement contre des conceptions dépassées...car la libération est intérieure.
      Beaucoup de femmes méditent authentiquement, cheminent la voie d’éveil et ont conscience de tous les êtres vivants les entourant. Cela se suffit.
      Paix mes soeurs

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      • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 00:47, par Robert Paris

        « nous ne devrions pas être indignées par ces propos sexistes », dites vous !

        Et pourquoi ?

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        • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 07:19, par Robert Paris

          Vous affirmez que « Le bouddhisme est la voie d’éveil... » mais d’éveil à quoi ? A la nécessité de se taire sur l’oppression et l’exploitation ?!!!

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          • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 12:48, par Nafi

            L’éveil est un processus interne et non un objet magique d’institutions bouddhistes ou religieuses.
            Le problème, il me semble, pour nous les femmes est de nous approprier le débat plutôt que de réagir systématiquement à un discours masculin.

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        • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 12:41, par Nafi

          Ça ne reste que l’opinion d’hommes sur les femmes, il serait temps qu’on s’émancipe réellement et qu’on communique notre humanité plutôt que notre genre.
          Il serait temps qu’on actualise le féminisme et qu’on lui applique les principes bouddhistes de non violence (verbale ou physique) et de sagesse descriminante. Nous n’avons fondamentalement pas besoin de prouver notre légitimité spirituelle...
          La réalisation personnelle est notre meilleure réponse et la solidarité notre meilleure arme.

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          • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 17:30, par Robert Paris

            Vous dites :

            « Il serait temps qu’on actualise le féminisme et qu’on lui applique les principes bouddhistes de non violence (verbale ou physique) et de sagesse descriminante. »

            Je ne vois pas comment le bouddhisme qui est, du début à la fin, une voix et une voie d’hommes sur les femmes, pourrait être féminisé et comment, en étant violemment hostile aux femmes, on pourrait le considérer comme un principe de non-violence et une sagesse !!!

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            • Le bouddhisme et les femmes 28 février 2015 10:53

              Je suis une réalisatrice solitaire, je fais confiance à ma propre intelligence avant tout.
              La pratique de l’éveil n’implique pas l’adhésion à des structures ou organismes établis, ni la reconnaissance d’un "chef" spirituel.
              je conseille à tous la lecture du texte de la libération naturelle par la vision nue, l’intelligence identifié par le fameux padma sambhava, aucune distinction de genre n’y apparait et il renvoit en touche tout les pseudo détenteurs de vérités.
              Ce qui est dénoncé dans l’article est très pertinent mais pas nouveau, il serait intéressant d’être des source créatives plutôt que d’adhérer à ces institutions masculines. La vérité et l’éveil sont à tous et pas seulement des propriétés monastiques, leur intérêt, il ne faut pas se tromper, est purement matériel...etc...
              Je suis une femme, je suis bouddhiste, ni dieu ni maître à penser...c’est l’enseignement la clef non les enseignants, il faut distinguer l’essence philosophique du contexte historique. La condition de la femme est en évolution très lente dans des structures trop rigide, un peu plus rapide dans des démocraties et fulgurante à l’intérieur de soi.

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      • Le bouddhisme et les femmes 21 septembre 2015 20:13, par indignée

        jwe pense que les femmes ne sont pas d’objets. Elles ont les mêmes droits que les hommes.

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      • Le bouddhisme et les femmes 29 octobre 2015 20:42, par Marysina

        Bien vu, je suis de votre avis. L’intelligence vient du coeur lorsque l’on suit la voie spirituelle. Les êtres éveillés ne se posent pas de question du genre, ils englobent tout être quelqu’il soit "végétal, animal, minéral et humain" Ils sont avant tout Tout Amour et ont de loin dépassé leur égo.

        Bien fraternellement.

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        • Le bouddhisme et les femmes 29 octobre 2015 21:21, par Robert Paris

          Je ne sais pas en quoi consiste être "éveillé" mais ce que je sais c’est que les pouvoirs spirituels dans le monde sont aux mains d’hommes qui veulent que les femmes ne partagent pas leur pouvoir, n’aient pas le droit d’ouvrir leur bouche, de participer aux décisions. Et tout cela est le produit d’une société d’exploitation qui a besoin de l’oppression des femmes pour se maintenir. Rien dans tout cela n’a de rapport avec une quelconque spiritualité.

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      • Le bouddhisme et les femmes 1er décembre 2015 23:39

        Comment ne pas être indigné face à ces propos de Bouddha lui même ? Cet être sensément avoir atteint l’éveil complet tout en ayant une attitude sexiste ? Cet être représentant l’idéal bouddhiste, permettant à l’apprenti bouddhiste d’avoir foi en l’éveil lui même. Cela me fait penser aux idées courantes vis à vis des animaux dans le bouddhisme, consciences prétendument inférieures. N’est-ce pas là également une vue de l’esprit, n’auraient-ils pas eux aussi la nature de Bouddha ? Sachant que certains animaux sont violents et d’autres bienveillants, ils ne seraient alors pas tous à ranger dans le même sac nous permettant de nous considérer comme supérieurs.
        Cependant il est difficile d’avoir une claire vision de la chose et cet article n’abonde que dans un sens. Sachant que le Dalai Lama a aussi dit "Selon le bouddhisme, hommes et femmes possèdent sans la moindre différence ce qu’on appelle la nature de Bouddha, ou potentiel de l’Eveil. Ils sont donc, en essence, parfaitement égaux". Ou encore "Puisqu’il n’y a pas de différences fondamentales entre hommes et femmes, il va de soi qu’ils ont les mêmes droits et que toute discrimination est injustifiée". Cet article a sans doute de bonnes sources nous montrant que tout n’est pas rose au pays des Lamas, mais s’évertue à faire des amalgames simplificateurs. Attention à garder du recul par rapport à ce genre de dénonciation.

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        • Le bouddhisme et les femmes 2 décembre 2015 07:27, par Robert Paris

          Vous dites : « Attention à garder du recul par rapport à ce genre de dénonciation. »

          Le seul recul que je vois et qu’il faille garder, c’est de ne pas jeter les adeptes d’une religion avec les arriérations propres à des idéologies du passé.

          La signification de toutes les anciennes religions n’est pas identique aux buts qu’ont ceux qui y croient aujourd’hui même s’ils pensent exactement le contraire.

          Toutes les religions anciennes qui ont perduré sont violemment hostiles aux femmes puisque les anciennes religions de l’époque du matriarcat sont mortes en même temps que la vieille société matriarcale.

          Il ne faut pas cacher que ces vieilles religions patriarcales le soient et cela ne signifie nullement mépriser les peuples qui y croient encore...

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    • Le bouddhisme et les femmes 26 juin 2016 17:04, par petitcosmos

      Je me permets de préciser qu’il existe un Sûtra, le Sûtra du Lotus, qui aboli toutes différences entre les hommes et les femmes pour atteindre la bouddhéité.

      Ce Sûtra est souvent considéré comme ’trop difficile’ à comprendre et donc on ne l’enseigne pas (ou rarement).

      Effectivement, que les femmes puissent devenir bouddha sans même avoir besoin de changer d’apparence (et donc de renaître en tant qu’homme), cela doit être difficile à comprendre.

      En tout cas, moi je le pratique. Mais je suis une pauvre femme...

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      • Le bouddhisme et les femmes 27 juin 2016 22:41, par Robert Paris

        Il n’y a pas de "pauvre femme", seulement des femmes et des hommes qui ont besoin de plus de libertés que n’en prévoient les religions afin de construire un monde libéré de toutes les formes d’oppression et d’exploitation.

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        • Le bouddhisme et les femmes 6 juillet 2016 14:02, par petitcosmos

          Allons…
          Quand je me définis comme une pauvre femme c’est du second degré ironique, et je suis bien certaine que vous l’aviez compris ainsi.

          Mais vous ne dites rien du Sûtra du Lotus…

          C’est de l’auto censure ou cela ne fait pas partie du bouddhisme tibétain ?

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          • Le bouddhisme et les femmes 6 juillet 2016 20:01, par Robert Paris

            Petit cosmos, vous voilà nous prêchant évidemment que par le Sûtra du Lotus, les femmes accèderaient via le bouddhisme (au moins celui de Nichiren) à l’Eveil. Comme c’est généreux pour elles de trouver ainsi une passerelle pour accéder à un monde qui leur serait interdit ! Mais où sont au fait les interventions civiles des bouddhistes de Nichiren contre les violences réelles faites aux femmes dans les sociétés à dominante bouddhistes ? Vous n’en parlez pas !

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            • Le bouddhisme et les femmes 30 août 2016 20:35, par petitcosmos

              La question n’est pas claire.

              Quels pays à dominantes bouddhistes ? Le seul où le bouddhisme de la Soka GakkaÏ (celui que je pratique) a réellement de l’importance, c’est le Japon.
              Le Japon n’est certainement pas un pays connu pour son féminisme, mais pas au point de parler de ’violences réelles’...
              Et je souhaite de tout cœur que les femmes japonaises de la Soka GakkaÏ œuvrent sans relâche pour que la société japonaise les respectent, elles et toutes les japonaises.

              Pour ma part, je pratique le bouddhisme en France et lorsque j’entends des hommes (ou même des femmes) qui sont dans le même mouvements que moi, et qu’ils ou elles ont des propos ou des comportements sexistes, je fais vertement savoir que je ne suis pas d’accords.
              Heureusement ce type de dérapages est de moins en moins fréquents.

              Il n’en est pas forcement de même dans la société française, mais à mon modeste niveau j’œuvre pour que cela change.

              Et je maintiens que le Sûtra du Lotus explique très clairement que les femmes peuvent atteindre la bouddhéité au même titre que les hommes.
              Il ne s’agit pas d’une passerelle !!!

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              • Le bouddhisme et les femmes 30 août 2016 20:39, par Robert Paris

                Vous écrivez « Et je maintiens que le Sûtra du Lotus explique très clairement que les femmes peuvent atteindre la bouddhéité au même titre que les hommes. »

                Avez-vous l’impression que les bouddhistes du Japon en soient aussi convaincus que vous ?!!!

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                • Le bouddhisme et les femmes 2 septembre 2016 06:19, par petitcosmos

                  Le sûtra du Lotus fait parti de ce qu’on appelle le bouddhisme du ’grand véhicule’. Ce terme n’est pas neutre et ceux du ’petit véhicule’ le juge injurieux.
                  Sans rentrer dans de multiples controverses historiques du bouddhisme, il en est de celui-ci comme des 3 grands courants : judaïsme, chrétienté et islam.
                  C’est toujours la religion du Dieu d’Abraham, mais les divergences s’accumulent.
                  Revenons donc au Sûtra du Lotus, dernier enseignement du bouddha Shakyamuni.
                  Son statut est ambivalent au sein du grand véhicule : 1) certaines écoles le rejette 2) d’autres le déclare trop compliqué à comprendre et donc ne doit être étudié que par une minuscule élite 3) il existe une transmission, de l’Inde jusqu’au Japon, qui le considère comme le plus important des sûtras, et que l’on doit largement l’enseigner.
                  Au Japon le moine Nichiren, au 13ème siècle, en fait le pivot exclusif de son enseignement. Ce qui lui a valu beaucoup d’embêtements.
                  Parce que le sûtra du Lotus est trop subversif : l’égalité homme/femme mais aussi énormément d’éléments ’choquants’.
                  Et qu’il y ait sans doute beaucoup de japonais, et plus spécialement de japonais qui pratique le bouddhisme Nichiren soient de sacrés macho, ce n’est pas étonnant, c’est tristement banal.
                  Il en est de la liberté des femmes que de toutes les libertés : les victimes doivent la conquérir parce que ce n’est pas les oppresseurs qui vont leur en faire cadeau.
                  Cette dernière phrase est un peu pompeuse, mais parfaitement juste, hélas !

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                  • Le bouddhisme et les femmes 2 septembre 2016 08:37, par Robert Paris

                    Tu écris : « Et qu’il y ait sans doute beaucoup de japonais, et plus spécialement de japonais qui pratique le bouddhisme Nichiren soient de sacrés macho, ce n’est pas étonnant, c’est tristement banal. »

                    Mais non ! Ce n’est pas comme cela que les choses se passent : des individus macho. C’est une société qui les formes, ces individus !

                    S’il n’y a plus des samouraï au Japon, ce n’est pas à l’évolution des individus qu’on le doit mais à celle des classes dirigeantes.

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                    • Le bouddhisme et les femmes 2 septembre 2016 21:57, par petitcosmos

                      Vous dites : c’est une société qui les forment ces individus.
                      Et moi, je dis une société, n’importe laquelle, est formée par les individus qui la compose.

                      Répondre à ce message

                      • Le bouddhisme et les femmes 3 septembre 2016 07:29, par Robert Paris

                        Il est évident qu’entre nous, il y a une différence de conception, de croyance dites-vous...

                        Mais explorons ce fossé...

                        Des individus partout, certes, mais est-ce eux où des machines étatiques qui décident ?

                        Ces Etats, me direz-vous, ce ne sont encore que des hommes...

                        Bien, bien...

                        Les usines, les matières premières, les entreprises, les machines, en somme le système d’exploitation, les banques, l’argent, les bourses, la spéculation, ce ne sont encore que des hommes ?!!!

                        Mais savez-vous par exemple que les étoiles, ce ne sont que des particules, que les hommes ce ne sont que des particules, que tout l’univers n’est fait que de particules !

                        Alors, votre croyance devrait vous amener au niveau le plus fondamental...

                        Sauf si vous comprenez que ce réductionnisme est faux et qu’il faut le remplacer par un émergentisme, selon lequel des niveaux différents d’organisation n’ont plus les mêmes lois !

                        Le microscopique n’obéit pas aux mêmes lois que le macroscopique et ce qui se passe dans un soleil n’est, heureusement, pas identique à ce que nous vivons. Pourtant, tous sont des particules !!!

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                        • Le bouddhisme et les femmes 3 septembre 2016 10:39, par Robert Paris

                          Ce n’est pas les aspirations individuelles qui déterminent les hommes mais des critères économiques et sociaux.

                          Marx écrit : « Dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté ; ces rapports de production correspondent à un degré de développement donné de leurs forces productives matérielles. L’ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base réelle, sur quoi s’élève superstructure juridique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le procès de vie social, politique et intellectuel en général. »

                          « Les mêmes hommes qui établissent les rapports sociaux conformément à leur productivité matérielle, produisent aussi les principes, les idées, les catégories conformément à leurs rapports sociaux. » écrit Marx, dans "Misère de la philosophie", chapitre VI.

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                          • Le bouddhisme et les femmes 4 septembre 2016 08:39, par Robert Paris

                            Karl Marx :

                            « Les hommes font leur histoire, quelque tournure qu’elle prenne, en poursuivant chacun leurs fins propres, consciemment voulues, et c’est précisément la résultante de ces nombreuses volontés agissant dans des directions différentes et de leurs répercussions variées sur le monde extérieur qui constitue l’histoire. Ce qui importe donc également ici, c’est ce que veulent les nombreux individus. La volonté est déterminée par la passion ou la réflexion. Mais les leviers qui déterminent directement à leur tour la passion ou la réflexion sont de nature très diverse. Ce peuvent être, soit des objets extérieurs, soit des motivations d’ordre spirituel : ambition, « passion de la vérité et de la justice », haine personnelle ou encore toutes sortes de lubies purement individuelles. Mais, d’une part, nous avons vu que les nombreuses volontés individuelles qui agissent dans l’histoire ont, pour la plupart, des résultats tout à fait différents de ceux qu’elles s’étaient proposés - et souvent directement contraires, - et que par conséquent leurs mobiles aussi n’ont qu’une importance secondaire pour le résultat final. D’autre part, on peut encore se demander quelles sont à leur tour les forces motrices cachées derrière ces motivations, et quelles sont les causes historiques qui prennent dans les cerveaux des hommes qui agissent, la forme de ces mobiles. »

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                        • Le bouddhisme et les femmes 4 septembre 2016 21:59, par petitcosmos

                          Je dois piteusement confesser (!) que je ne connais pas le mot émergentisme.

                          Cependant le bouddhisme que je pratique affirme que c’est la même loi qui régit le moindre grain de sable, les être humains jusqu’au plus lointaines galaxies de l’univers.

                          Donc, c’est toujours une question de croyance.

                          Que nous n’ayons pas la même n’a plus besoin d’être démontré.

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                          • Le bouddhisme et les femmes 5 septembre 2016 08:15, par Robert Paris

                            Si tu as envie de savoir ce que signifie l’émergence en sciences, voici quelques lectures

                            Quand à expliquer que nous n’avons pas la même croyance, c’est un classique des religions. Elles ne sont jamais discutables, contrairement à la science...

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                            • Le bouddhisme et les femmes 5 septembre 2016 18:31, par petitcosmos

                              Ce qui indiscutable, c’est que la science répond indéfiniment à la question du "comment".

                              Et que la religion répond indéfiniment à la question du "pourquoi".

                              C’est une grave erreur, la plus grave de toutes, que de croire qu’un jour l’une de ces deux questions a reçu, ou recevra une réponse.

                              Une autre erreur est de mélanger la question du pourquoi et du comment.

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                              • Le bouddhisme et les femmes 6 septembre 2016 08:37, par Robert Paris

                                Que la quête de la vérité soit un chemin plus qu’un point de chute, certes mais cela ne signifie que l’on puisse en dire des platitudes...

                                Le pourquoi et le comment concerne malheureusement aussi bien sciences que religions et il y a eu autant de religieux qui ont eu une attitude philosophique de type scientifique qu’il y a de scientifiques qui ont une attitude philosophique religieuse.

                                Une bonne part de l’effort des religions consiste à expliquer comment ils doivent vivre sans leur expliquer vraiment pourquoi et une bonne part de l’effort des sciences consiste à dire pourquoi les phénomènes se déroulent de la manière dont ils le font en ne se contentant pas de dire ce qu’ils font, le comment.

                                Tu confonds le "pour" et le pourquoi. Effectivement les religions disent que ce qui se passe le fait "pour" quelque chose et pas les sciences.

                                La particule en sciences n’est pas apparue pour construire l’homme !

                                Ceci dit, je te fais remarquer que tu évacues ainsi les remarques précédentes et notamment toi qui n’est qu’un individu pourquoi suis tu une religion au lieu de suivre ton propre chemin et pourquoi une religion qui, très clairement, a été un racisme anti-femmes comme la plupart des religions révélées actuelles ?

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                                • Le bouddhisme et les femmes 6 septembre 2016 09:00, par Robert Paris

                                  Pour en revenir à émergentisme ou réductionnisme, cela signifie qu’il y a des niveaux d’organisation de l’univers qui ne se ramènent pas tous au même niveau et que ces niveaux émergent les uns des autres. Le niveau macroscopique émerge du niveau microscopique. le niveau microscopique émerge du vide quantique qui a lui-même plusieurs sous-niveaux...

                                  Les individus existent bien entendu et ne se ramènent pas exclusivement aux classes sociales mais le niveau des classes sociales émerge des interactions entre individus. Qu’un niveau soit à la base d’un autre ne signifie nullement que les lois à la base soient suffisantes à l’échelon "supérieur".

                                  C’est bien entendu un résumé plus que succinct et expliqué vite fait mais voilà un des éléments qui ressort des études de la matière en sciences physiques.

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                                  • Le bouddhisme et les femmes 6 septembre 2016 10:44, par Robert Paris

                                    La civilisation ne se réduit pas seulement aux classes sociales, les classes sociales ne se réduisent pas à l’homme, l’homme ne se réduit pas à la vie, la vie ne se réduit pas à la matière, la matière ne se réduit pas au microscopique, le microscopique ne se réduit pas au quanta, le quanta ne se réduit pas au quanta virtuel du vide, le virtuel ne se réduit pas au virtuel de virtuel.

                                    Chaque niveau a une base, chaque base interagit avec le niveau supérieur et le niveau inférieur mais ces interactions ne sont pas de simples dépendances. L’existence de ces niveaux entraîne des contradictions dialectiques qui sont irréductibles au sens où chaque contradiction entraîne une dynamique et que celle-ci mène à une nouvelle contradiction.

                                    Donc, loin d’évacuer les classes sociales, les individus sont marqués par elles, les forment et interagissent avec elles. Ils sont même déterminés par elles collectivement même s’ils ne sont pas entièrement déterminés individuellement.

                                    De même, les particules quantiques sont déterminées collectivement même si elles ne le sont pas individuellement, ce qui explique le caractère pobabiliste du niveau quantique que l’on ne retrouve pas au niveau classique.

                                    Bien sûr, on peut dire qu’on retrouve tel ou tel propos dans les religions mais la démarche est autre. Elle ne cherche pas la vérité sur le monde réel mais une vérité purement intérieure à l’homme. La religion est un anthropocentrisme et c’est pour cela qu’elle a eu du succès car l’homme blessé a besoin de repli sur soi. Il cherche pourquoi il souffre et il pense trouver une réponse dans la religion. C’est malheureux parce que la véritable réponse est bien plus dans la science, dans la médecine et dans la psychanalyse. La religion l’empêche de faire sa psychanalyse et de permettre à son cerveau inconscient de se libérer en laissant sortir les pensées enfouies qui étouffent à l’intérieur. Avec la religion, l’homme se donne des neurotransmetteurs et inhibe ainsi ses sentiments. C’est un soulagement provisoire mais pas une libération. Bien sûr, tous les psychanalystes ne sont pas des vrais et il y a des arnaques partout, en médecine comme ailleurs. Mais la démarche de la science est différente : elle cherche un fond objectif à ce qui se produit.

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                        • Le bouddhisme et les femmes 22 septembre 2016 18:23, par Laurent

                          Dommage que petitcosmos soit partie.
                          Dialogue spirituel contre dialogue marxiste... dont rien de bon n’est jamais sorti par ailleurs depuis 1 siècle...

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                          • Le bouddhisme et les femmes 23 septembre 2016 16:54, par Robert Paris

                            Pourquoi regretter si tu penses qu’il ne sort rien de bon du dialogue ? D’ailleurs, pourquoi attendre du dialogue autre chose que le contenu, intéressant ou pas, du dialogue ?!!!

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  • Le bouddhisme et les femmes 24 février 2012 07:25, par Robert Paris

    Il y a bien sûr des versions libérales des religions, mais celles-ci sont cependant violemment hostiles aux femmes.

    On me cite, par exemple, des juifs libéraux qui intronisent des femmes rabbins. C’est certes étonnant pour une religion où l’homme est censé se réveiller en récitant : "je te remercie mon dieu de ne pas m’avoir fait femme !"

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  • Le bouddhisme et les femmes 24 février 2012 07:28

    La question de savoir si une femme peut atteindre l’Eveil sans renaissance préalable dans un corps d’homme reçut dès l’origine une réponse positive, ce qui ne l’empêcha pas de revenir de façon récurrente. L’ordre des nonnes bouddhistes, un temps disparu, ne renait qu’avec difficultés, et il est d’ailleurs subordonné à l’ordre des moines. Une femme peut-elle atteindre l’Eveil directement, ou doit-elle passer par une renaissance dans un corps masculin ? En théorie, il ne devrait même pas y avoir de question, puisque celle-ci fut rêglée dès l’origine par le Bouddha lui-même, lorsqu’il accepta, quoique avec réticence, la création d’un ordre féminin. Plaidant la cause des femmes, son ami le plus proche, Ananda, lui demanda :

    " Seigneur, des femmes qui s’engageraient dans la vie sans demeure selon ton Dhamma et ta discipline pourraient-elles atteindre la perfection (c’est-à-dire l’illumination) ?

    - Oui, Ananda."

    C’est dès l’origine que les femmes eurent du mal à se faire admettre dans les ordres bouddhistes.

    La communauté monastique des femmes est née officiellement lorsque le Bouddha revint pour la première fois à Kapilavastu après son illumination. Sa tante l’attendait pour lui demander de la recevoir comme bhikkhuni avec cinq cents autres dames. Tout d’abord réticent, le Bouddha aurait fini par accepter devant l’insistance des femmes et celle d’Ananda. Gautama aurait néanmoins prédit que son enseignement s’éteindrait plus tôt du fait de la présence des femmes. Il posa comme condition qu’elles acceptent huit règles suivantes qui les plaçaient sous l’autorité des moines.

    Au fil de l’histoire, la communauté des nonnes disparut, soit complètement soit presque complètement selon les écoles. Restaient des femmes qui menaient la vie ascétique, mais sans le statut de nonne pleinement ordonnée, dans des conditions économiques précaires, et en accomplissant principalement des tâches domestiques au service des moines.

    La renaissance d’un véritable ordre féminin est laborieuse.

    Voici un exemple de ce qu’on peut lire, sous la plume de moines, pour maintenir les pratiquantes dans un statut inférieur :

    "Si je me trompe, tant mieux, car j’ai l’impression que des personnes très sympathiques et manifestement pleines de bonne volonté mettent (sans le vouloir) l’Enseignement du Bouddha en péril, sous le prétexte de "faire progresser les droits des femmes, et tout particulièrement des nonnes, dans le bouddhisme".

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  • Le bouddhisme et les femmes 1er mars 2013 09:08

    "Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »"

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  • Le bouddhisme et les femmes 1er mars 2013 09:09

    Le Dalaï Lama :

    L’attirance pour une femme vient surtout

    De la pensée que son corps est pur

    Mais il n’y a rien de pur

    Dans le corps d’une femme


    C’est clair !!!

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    • Le bouddhisme et les femmes 11 octobre 2014 05:40, par !so

      Quelle hypocrisie...vous me faites bien rire, tous les hommes qui argumentent sur ce sujet. Un homme né d’une femme et d’un homme. Si vous considérez qu’il est normal de défendre des préceptes immémoriaux, donc forcément "contre" les femmes, alors dites vous que vous avez encore un très long chemin à accomplir avant de comprendre l’essence même de la vie.
      Quelles que soient les religions, elles devraient toutes disparaître, afin que l’homme (au sens universel) EVOLUE enfin dans le bons sens. EGALITE, FRATERNITE ...Pauvres pêcheurs sachant pêcher tout en gardant dans un coin de leur tête, qu’ils sont supérieurs. A mourir de rire, beurk, vous vous mélangez à un être "inférieur" pour procréer ? Faire une fille, ou un garçon ?
      Quant aux moines Bouddhistes, ne sauriez vous pas par hasard, toutes les beuveries dans lesquelles ils se noient parce qu’ils sont des hommes, avant d’être des bandes d’hypocrites refoulés ?

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  • Le bouddhisme et les femmes 15 mars 2013 10:53, par Robert Paris

    Le moine homme est appelé so et la femme niso. So est en fait un terme général, sans genre, qui signifie « monastique ». Les hommes se sont donc autodésignés comme référents pour tous les monastiques.

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  • Le bouddhisme et les femmes 15 mars 2013 10:59, par Robert Paris

    Le Thibet bouddhiste s’exprime ainsi :

    « Si tu veux un maître, fais de ton fils un moine. Si tu veux une servante, fais de ta fille une nonne. »

    L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées, y compris par elles-mêmes.

    Pour beaucoup, les filles qui deviennent religieuses sont seulement les « impossibles à marier ».

    Une bouddhiste écrit : « Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin. Les moines étaient très gentils et je n’ai rencontré aucun problème relationnel avec eux, mais j’avais la malchance d’être une femme. ils m’ont confié qu’ils priaient afin que dans une existence future je renaisse sous une forme masculine et que je puisse ainsi participer à toutes les activités du monastère. En attendant, disaient-ils, ils ne m’en tenaient pas trop rigueur. Ce n’était pas vraiment de ma faute si j’avais ce corps féminin. »

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  • Le bouddhisme et les femmes 14 juillet 2013 12:26, par moshe

    Sexe, drogue et luxe : quand les moines bouddhistes dérapent

    Renoncer à toute possession matérielle, méditer et mener une vie exemplaire... pour certains moines, le quotidien est tout autre.

    Des moines bouddhistes thaïlandais prient lors d’une cérémonie, au temple Phra Dhammakaya (Thaïlande), le 20 juillet 2010. Des moines bouddhistes thaïlandais prient lors d’une cérémonie, au temple Phra Dhammakaya (Thaïlande), le 20 juillet 2010. (PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP)Par Jelena Prtoric

    Mis à jour le 12/07/2013 | 15:12 , publié le 12/07/2013 | 15:12

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    Le bouddhisme ? C’est le dalaï-lama, les moines qui s’immolent par le feu pour dénoncer la tutelle chinoise sur le Tibet, et la méditation. Mais c’est aussi ces 31 moines "exclus", mercredi 10 juillet, pour avoir consommé de la drogue. Et ils ne sont pas les seuls à avoir failli aux principes de leur philosophie.

    Ces hommes qui se repèrent par leur crâne rasé et leur tenue orange sont en effet loin d’être à l’abri des tentations et des excès. Francetv info vous présente quelques exemples de moines bouddhistes au profil "sexe, drogue et rock’n roll".

    Le goût des stupéfiants...

    Il n’y a pas que les sportifs dopés qui craignent les analyses. Les 31 bouddhistes thaïlandais de la province de Saraburi, dans le centre du pays, ont en effet été "contrôlés positifs" aux méthamphétamines lors de tests urinaires. Le supérieur d’un monastère a été inculpé pour trafic de stupéfiants.

    Les autorités locales ont été alertées par des villageois qui se plaignaient de rassemblements suspects devant certains temples. La plupart des participants à ces "réunions" étaient liés au trafic de drogue. Pourtant, l’un des préceptes du bouddhisme est : "Je m’abstiendrai de consommer de l’alcool et quelque intoxicant que ce soit."

    ... et du bling-bling

    Un jet privé, des lunettes de soleil dorées et des bagages d’une grande marque de luxe. Les protagonistes de cet épisode bling-bling sont trois moines bouddhistes, filmés ainsi parés lors d’un vol en Thaïlande, alors que le cœur de l’enseignement bouddhiste repose sur un rejet complet du matérialisme.

    L’un des moines, réprimandé par sa hiérarchie, a expliqué que le jet avait été affrété par un fidèle pour le ramener depuis Bangkok à son monastère. Mais en Thaïlande, où 95% de la population pratique le bouddhisme, la vidéo - qui a été vue près de 900 000 fois sur YouTube - a fait polémique. Surtout parce que, comme l’explique The New York Times (lien en anglais), les moines ont perdu leur autorité religieuse dans le pays. Si la "modernisation" de la société thaïlandaise joue un rôle, leur perte d’influence est surtout due à leur comportement, souvent jugé indigne.

    Quinte flush !

    En avril 2012, peu avant la célébration nationale qui marque la naissance du Bouddha, un scandale a éclaté en Corée du Sud. Une caméra cachée a capturé les images de moines en train de boire, fumer et pire encore s’adonner au poker alors que dans le pays, les jeux d’argent sont interdits partout, sauf au casino.

    Les fauteurs appartenaient à l’ordre Jogye, la plus grande obédience bouddhiste de Corée du Sud, revendiquant environ 10 millions de membres, soit un cinquième de la population du pays. Six membres de l’exécutif de l’ordre ont présenté leur démission et se sont excusés publiquement, promettant des actes de repentance, a indiqué The Independant (lien en anglais).

    Luxure

    Selon les préceptes du bouddhisme, les moines doivent s’abstenir de toute pratique sexuelle. Même un flirt innocent est considéré comme un péché. En 2008, le gouvernement thaï a ouvert une enquête. Des moines étaient soupçonnés de draguer en ligne, rapportait The Daily Mail (lien en anglais). Déjà en 2000, le Telegraph (lien en anglais) démontrait que certains ne résistent aux charmes des dames. Le journal britannique a raconté qu’un moine thaïlandais a été filmé en train de parader tête perruquée, en uniforme militaire, avec plusieurs filles, avec lesquelles il a eu des relations sexuelles.

    Pourtant, le scandale le plus retentissant est probablement l’affaire de deux moines accusés d’avoir racolé un jeune de 14 ans, raconte encore The Telegraph (lien en anglais).

    Symbole de toutes ces turpitudes, l’un des moines bouddhistes filmé dans le jet privé arborant des accessoires de luxe, fait actuellement l’objet d’une enquête pour possession de drogue, blanchiment d’argent et relations sexuelles avec un mineur.

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 décembre 2013 09:36

    Le bouddhisme tibétain n’est ni philanthropique ni tolérant, et son plus haut représentant, le Dalai Lama, n’est pas un saint. Cette déclaration émane de deux anciens collaborateurs du Prix Nobel de la Paix.

    Selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles, le Dalai Lama, au lieu d’être le véritable champion de la tolérance religieuse et de la co-existence des croyances, est le chef d’un système religieux dont le but est de conquérir le monde.

    Pendant les années 80, Herbert Roettgen faisait partie du groupe de soutien allemand au Dalai Lama. Il publiait ses écrits et organisait ses meetings. Mariana Roettgen était activement engagée dans la promotion du dialogue inter-religieux.

    Plus tard, ils décidèrent de réaliser une étude critique sur l’arrière-plan occulte et politique du bouddhisme tibétain. Les résultats de cette recherche furent publiés sous les pseudonymes de Victor et Victoria Trimondi sous le titre " L’ombre du Dalai Lama ".

    Le Dalai Lama a récemment visité Munich et a été reçu par le Ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schily du Parti Social Démocrate (SPD). Mariana et Herbert Roettgen, interrogés par Idea, ont critiqué le SPD pour avoir courtisé le chef d’une religion sans prendre garde à son contenu inhumain.

    Le Tantra Kalachakra préféré du Dalai Lama contient " une manipulation consciente des croyants, l’usage flagrant d’images d’ennemis et d’une éthique de guerriers agressifs. " Le Tantra prône également un " scénario apocalyptique qui est censé arriver en 2327 lorsqu’une ‘bouddhocratie’ sera établie après la destruction des tenants d’autres confessions. " Il a inspiré des groupes fascistes aussi bien que le fameux gourou de la secte japonaise Shoka Ashara responsable de l’empoisonnement de foules au gaz sarin.

    Le bouddhisme tibétain est centré sur la magie, la croyance aux esprits et les rituels de sacrifice dans lesquels l’invocation d’esprits impurs joue un rôle vital. En fait, la " déesse protectrice personnelle " du Dalai Lama est un démon (nommé Palden Lhamo) dont le rôle est de détruire " les ennemis de la vraie doctrine ".

    On dit que ce démon a tué son propre fils parce qu’il refusait d’adhérer au bouddhisme. Des illustrations iconographiques dépeignent Palden Lhamo traversant un lac de sang. " Comment un homme saint comme le Dalai Lama peut parler de tolérance religieuse s’il possède une déesse protectrice comme celle-là ? " demande Mariana Roettgen.

    Selon M. et Mme Roettgen, les discours œcuméniques du Dalai Lama sont une farce à moins que les pratiques secrètes du Tantra Kalachacra soit dévoilées également. Les théologiens en vue ne prennent pas assez au sérieux les propres affirmations du bouddhisme tibétain, plaident-ils.

    Lors de réunions inter-religieuses, il est parfois affirmé que les bouddhistes sont des chrétiens en mieux. Pour des raisons politiques et religieuses évidentes, les représentants officiels du bouddhisme tibétain et leurs disciples occidentaux ne tolèrent aucune critique sur le Dalai Lama et sur l’exploitation des femmes en leur sein. Les contrevenants sont calomniés et reçoivent même des menaces de mort.

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 décembre 2013 09:37

    Le Tibet d’avant 1951 n’avait rien du paradis démocratique que nous dépeignent les adeptes des sectes bouddhistes et ceux qui, par bêtise ou par anticommunisme, reprennent leurs mensonges. C’était un pays féodal, pratiquant le servage et même l’esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs - nobles, autorités locales et chefs de monastères - possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, plus grand propriétaire de serfs, chef religieux et chef politique autoproclamé.

    Les serfs étaient accablés de taxes et obligés de labourer gratuitement et avec leurs propres bêtes de trait les 70% de terres que se réservait le seigneur. Ils étaient en outre tenus d’effectuer diverses corvée : la " corvée de conscription " (service militaire avec ses propres vêtements et sa propre nourriture) ; la " corvée de pied " (transport de denrées au profit du seigneur) ; la " corvée de main " (tonte de l’herbe et approvisionnement des officiels du gouvernement local en bois de chauffage, en beurre et autres biens). Le " Ula " était la forme de corvée la plus courante. Elle obligeait les pauvres à servir chaque seigneur de passage dans leur village, en lui apportant tout ce qu’il demandait : matelas, cheval, paille, tente, table, viande, beurre, thé et jeunes filles. Il n’était pas rare, sur les routes de l’ancien Tibet, de voir un serf courir derrière un noble à cheval, dans l’espoir de récupérer son unique monture à l’arrivée...

    "On parle de droits de l’homme ? Alors parlons de la justice telle qu’elle était pratiquée dans le Tibet féodal. L’exécution publique des serfs était courante.
    Parfois, ils étaient d’abord éventrés, puis traînés dans la ville avant leur exécution. Le code pénal (écrit), qui fut rédigé par le gouvernement local tibétain d’avant 1951, divisait la société en trois classes. La classe supérieure comportait les " Bouddhas vivant ", les nobles et les hauts fonctionnaires d’État. La classe inférieure comportait les serfs et les esclaves. Si un membre de la classe inférieure offensait un membre des classes supérieures, l’une des peines suivantes était appliquée : yeux arrachés, jambes hachées, mains ou langue coupés ou encore être jeté du haut d’une falaise. Une simple accusation suffisait ; l’accusé, s’il était membre de la classe inférieure, n’était pas entendu. Si un membre de la classe inférieure assistait incidemment au viol de sa fille ou de sa femme par un seigneur, il devait avoir les yeux arrachés."

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  • Le bouddhisme et les femmes 5 février 2014 12:34

    Tenzin Palmo, femme bouddhiste, se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte : « L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était ’inférieur’ à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?« Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin. En moi-même, j’ai pensé ’L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin. »

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  • Le bouddhisme et les femmes 5 février 2014 12:40, par Robert Paris

    Le Dalaï Lama reconnaît lui-même que les nonnes bouddhistes sont tellement mises à l’écart qu’elles meurent de faim dans leurs couvents.

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  • Le bouddhisme et les femmes 20 avril 2014 10:07, par RP

    Le bouddhisme au Thibet en 1850

    « Les femmes ont une robe semblable à celle des hommes, mais elles y ajoutent une tunique courte et bigarrée de diverses couleurs ; leurs cheveux sont toujours divisés en deux tresses qu’elles laissent pendre ; un petit bonnet jaune, taillé comme le bonnet de la liberté, sert de coiffure aux femmes du peuple ; les grandes dames ont une couronne de perles pour tout ornement de tête. Ce costume est gracieux ; néanmoins toutes les Thibétaines sont hideuses à voir, même pour ceux qui aiment les yeux petits et bridés, les pommettes saillantes, le nez court et les bouches largement fendues : c’est que jamais elles ne sortent de leurs maisons sans avoir le visage barbouillé d’une espèce de vernis noir et gluant, assez semblable à du raisiné. La mode n’a point à se reprocher cet usage, qui vient de la dévotion ; le nomekhan ou lama roi qui gouvernait le Thibet il y a deux siècles, trouvant que les mœurs de son peuple étaient très dissolues, imagina qu’il remédierait au désordre en prescrivant aux femmes de ne jamais montrer au public qu’un visage affreusement noirci : l’obéissance fut complète, et aujourd’hui la chose est considérée comme point de dogme ; les femmes perdues de réputation osent seules avoir une figure propre. Il est douteux, du reste, que l’édit du nomekhan ait fait grand bien à la moralité publique. La partie du Thibet directement soumise au pouvoir temporel du Talé-lama n’est pas, en effet, plus morale que les contrées où on ne reconnaît que sa suprématie religieuse, et cependant, dès que la frontière du Thibet intérieur est franchie, on ne voit plus de visages vernissés. Sauf l’obligation de porter cet affreux masque, les femmes jouissent au Thibet d’une assez grande liberté ; elles mènent une vie laborieuse et active, tiennent les boutiques, participent largement aux travaux agricoles ; en un mot, elles sont mêlées aux relations d’affaires et même de société. Il ne faudrait pas croire, cependant, que le bouddhisme donne à la femme tartare la position que le christianisme garantit partout à la femme chrétienne. Non ; le bouddhisme permet le divorce et la polygamie, seulement la première épouse est toujours la maîtresse du ménage. Les paga-éme ou femmes secondaires lui doivent obéissance et respect : c’est là le droit ; mais on comprend que la paga-éme, en sa qualité de dernière venue, puisse souvent mettre le fait au-dessus du droit. Quant au divorce, il s’effectue avec une facilité admirable : le mari déclare aux parens de sa femme qu’il ne veut plus d’elle, et tout est dit. On est si bien habitué à ce procédé, que personne ne s’avise de le trouver choquant. »

    Le Thibet et les missions françaises dans la Haute-Asie

    Eugène Veuillot

    A l’époque aucune femme n’était prêtre bouddhiste ni ne vivait dans une lamaserie !

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  • Le bouddhisme et les femmes 17 octobre 2014 11:16

    Dans la réalité monastique, les nonnes restent inférieures aux moines, et sont souvent réduites à des conditions d’existence précaires. Avec l’accès des cultures asiatiques à la modernité, les nonnes revendiquent une plus grande égalité. Toutefois, leurs tentatives se heurtent à de fortes résistances de la part des autorités ecclésiastiques. Tout récemment, les médias ont rapporté le cas d’une nonne thaïe physiquement agressée par certains moines pour avoir demandé une amélioration du statut des nonnes.

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang. Le clergé bouddhique offrait bien sûr un remède, en l’occurrence les rites, exécutés, moyennant redevances, par des prêtres. Car le bouddhisme, dans sa grande tolérance, est censé sauver même les êtres les plus vils...

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  • Le bouddhisme et les femmes 17 octobre 2014 11:19

    Bien qu’il aime à se parer d’oripeaux exotiques, le bouddhisme n’a pas plus de considération pour les femmes que ses collègues mono ou polythéistes. Seule sa distance des sociétés européennes semble lui conférer une aura de respectabilité, la lecture des textes ne la justifiant pas.

    Les femmes doivent obéir aux moines. Il est à noter que les femmes en général sont considérées comme impures et n’ont donc pas le droit de toucher les Bouddhas sacrés.

    Les femmes bouddhistes, aux débuts du bouddhisme, jouissaient d’une position plus élevée que celles qui les ont suivi, et pourtant, elles sont montrées, dans de nombreux textes bouddhistes, comme jalouses, stupides, passionnées et pleines de haine. Les prototypes pour cette image négative de la femme, sont les filles de Mara, personnifications de la luxure, de l’avidité, et de l’envie. Il est conseillé aux hommes pratiquants qui ont mis leurs corps et leurs esprits sur la " voie de la libération " de tenir les femmes à distance. On dit que les femmes ont cinq obstacles, c’est-à-dire qu’elles sont incapables de devenir un roi Brahma, Shakra, un roi Mara, akravartin ou Bouddha. Le corps de la femme est considéré impur et honteux.

    " Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
    Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
    En empêchant les autres de renaître au paradis
    Elles sont la source de l’enfer " (T. 11, p.543)

    Dans ces sûtras, les femmes sont reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles

    Si la vertu d’une femme, son mérite et sa sagesse sont extraordinaires, elle peut, par un changement de sexe, devenir un bodhisattva ou un bouddha dans sa vie présente ou future. Le changement de sexe symbolise une transition de la condition imparfaite de l’être humain représenté par le corps féminin, à la perfection mentale d’un bodhisattva et d’un bouddha, représentée par le corps masculin.

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  • Le bouddhisme et les femmes 30 janvier 2015 12:50

    Le premier roi bouddhique Trisong Detsen du Tibet a déjà soumis les forces telluriques (énergies terrestres de nature « magique » qui influencent individus et habitats), symbolisées par une démone, dont le corps recouvrait tout le territoire tibétain, en « clouant » celle-ci au sol par des stûpas (monuments commémoratifs et souvent centres de pèlerinage) fichés aux douze points de son corps. Le temple du Jokhang à Lhasa, lieu saint du bouddhisme tibétain, serait le « pieu » enfoncé en la partie centrale du corps de la démone, son sexe.

    Ce symbolisme, décrivant la « conquête » bouddhique comme une sorte de soumission sexuelle, se retrouve dans un des mythes fondateurs du bouddhisme tantrique, la soumission du dieu Maheshvara par Vajrapâni, émanation terrifiante du bouddha cosmique Vairocana.

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  • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 07:47

    En Occident, cette religion est vue comme prônant la non-violence. Pourtant, en Asie du Sud-Est, des communautés musulmanes sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

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  • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 07:48

    En Birmanie en 2012, des affrontements entre les deux minorités avaient fait plus de 180 morts et 110.000 déplacés dans le nord. En mars dernier, trois jours d’émeutes anti-musulmanes dans le centre du pays se concluaient sur le tragique bilan de 40 morts tandis que début mai, de nouveaux heurts éclataient au nord de Rangoun.

    Un mouvement bouddhiste extrémiste, le « 969 », qui prétend protéger « la race et la religion birmane » serait même à l’origine de ces émeutes sanglantes. A la tête de ce groupuscule nationaliste dont le nom fait référence à trois principes de base du bouddhisme ( les neuf attributs spéciaux de Bouddha, les six attributs de son enseignement et les neuf attributs spéciaux de l’ordre bouddhiste, la « Sangha »), le moine Wintharu, sorti de prison en 2012 après une condamnation pour « incitation à la haine envers les musulmans ».

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  • Le bouddhisme et les femmes 27 février 2015 07:50

    Tout juste après l’entrée des troupes de la Chine communiste au Tibet, la pratique du servage, était encore en vigueur sous le Dalaï Lama.

    Au début des années 1950, pour la cérémonie de l’anniversaire du Dalaï-lama, le Kashag ( le gouvernement théorique local du Dalaï-lama ) a même commandé une peau et des intestins humains. Les indépendantistes tibétains n’ont pas nié d’écorcher la peau des hommes existait, mais ils ont défendu qu’il existe aussi en Chine intérieure. Oui, ZHU Yuanzhang, le fondateur de la dynastie Ming a écorché plusieurs mandarin corrompus, mais c’est hors du cadre bouddhiste chinois.

    En 1959, l’occasion de rébellion, de nombreux tibétains fidèles de Pékin et les Hans civils se sont arrachés des yeux, castrés, ou tués par torture, sous les yeux des Lamas tibétains. Les lamas sont souvent les chefs des rebelles.

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  • Le bouddhisme et les femmes 31 mars 2015 08:06

    En Occident, cette religion est vue comme prônant la non-violence. Pourtant, en Asie du Sud-Est, des communautés musulmanes sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

    Ainsi depuis plus d’un an, en Birmanie comme au Sri Lanka, des communautés musulmanes, largement minoritaires, sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

    En Birmanie en 2012, des affrontements entre les deux minorités avaient fait plus de 180 morts et 110.000 déplacés dans le nord. En mars dernier, trois jours d’émeutes anti-musulmanes dans le centre du pays se concluaient sur le tragique bilan de 40 morts tandis que début mai, de nouveaux heurts éclataient au nord de Rangoun.

    Un mouvement bouddhiste extrémiste, le « 969 », qui prétend protéger « la race et la religion birmane » serait même à l’origine de ces émeutes sanglantes. A la tête de ce groupuscule nationaliste dont le nom fait référence à trois principes de base du bouddhisme ( les neuf attributs spéciaux de Bouddha, les six attributs de son enseignement et les neuf attributs spéciaux de l’ordre bouddhiste, la « Sangha »), le moine Wintharu, sorti de prison en 2012 après une condamnation pour « incitation à la haine envers les musulmans ».

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  • Le bouddhisme et les femmes 26 juillet 2015 12:36, par MIREILLE

    ils refusent les femmes et c’est pour ça qu’ils se sodomisent entre eux en quoi est plus pur ?

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  • Le bouddhisme et les femmes 27 juillet 2015 13:18

    N’y a-t-il donc aucune religion dont la chef spirituelle soit une femme, ad vitam æternam ?

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    • Le bouddhisme et les femmes 27 juillet 2015 18:27, par Robert Paris

      Toutes les religions antiques de toutes les régions du monde été représentées par des femmes à une époque où les femmes jouaient un rôle dirigeant dans la société car ce n’est pas la religion qui domine la société mais plutôt la société qui domine la religion.

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  • Le bouddhisme et les femmes 4 août 2015 19:43

    De tout temps les hommes et plus généralement les sociétés ont saisi les religions pour assoir leur pouvoir et leur domination.
    Il ne faut pas mélanger une voie spirituelle et une religion car on parle de 2 choses radicalement différentes. Il y a des choses qui me semblent inexactes dans l’article mais il serait beaucoup trop fastidieux de reprendre toutes les affirmations. Certaines publications dans le forum sont d’ailleurs intéressantes à lire qui font le contre poids de cet article.

    Il est certain qu’il existe depuis 40 ans aujourd’hui un bouddhisme occidental. Et c’est une voie spirituelle où les femmes sont considérées à l’égal des hommes. Il serait d’ailleurs très judicieux de réfléchir à ce sujet. Les problèmes d’inégalités viennent de contextes sociaux culturels et d’habitudes millénaires qui n’ont rien à voir avec les enseignements du Bouddha. Je n’ai jamais entendu un seul maitre spirituel tenir des propos sexistes. Il est à noter qu’il existe un très grand nombre de faux maitres.
    Bien à vous

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  • Le bouddhisme et les femmes 18 août 2015 09:29

    Avant 1959, le servage et l’esclavage étaient pratiqués au Tibet au profit d’une élite dont les moines font partie.

    L’éducation leur était réservée et l’analphabétisme touchait 95% de la population. La justice était l’apanage des seigneurs et pliée au service des conseillers du dalaï" lama et des aristocrates, l’indiscipline était souvent sanctionnée par la torture. Pour échapper aux sanctions, les serfs étaient obligés d’effectuer des corvées et de payer une redevance aux seigneurs, ce qui les contraignait souvent à s’endetter auprès des mêmes seigneurs, des moines et des propriétaires terriens. L’usage de la roue pour les transports était interdit, tout comme celui des brouettes (utilisées dans le reste de la Chine depuis un siècle avant notre ère) ou des charrettes tirées par des bêtes.

    Ce fonctionnement féodal, en place jusqu’au début des années 1960, a engendré une stagnation de la population sous un million d’habitants pendant deux siècles. Entre 1927 et 1952 le nombre de familles fuyant pour chercher un salut hors du Tibet atteignait parfois plus de 90% dans certains villages.

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  • Le bouddhisme et les femmes 5 novembre 2015 08:54, par Marc

    TOUTES les religions sont des SALOPERIES !!! Des créations mentales innomables, inventés par des impuissants sexuels et de véritables psychopathes assoiffés de sang et de domination !! Elles ne seront jamais autre chose !... Elles doivent DISPARAITRE !!! Pour la Libération des Humains et le Salut du Monde !

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    • Le bouddhisme et les femmes 5 novembre 2015 11:18, par Robert Paris

      Oui, nous sommes plutôt d’accord avec toi, mais encore faut-il préciser qu’elles sont des tromperies menées par les classes dirigeantes pour engluer les opprimés et les exploités. Celui qui combat les religions sans combattre l’exploitation et l’oppression se condamne non seulement à l’échec mais ne fait qu’enfoncer les peuples dans la tromperie.

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    • La religion et la génétique 29 juillet 2016 03:42, par petitcosmos

      Pour moi, la religion est comme l’art, l’amour des mathématiques ou même le besoin de se transcender dans un idéal politique.

      Quelque chose qui fait partie de la nature humaine : impossible de le retrancher de soi.

      Je me demande si cette aptitude, quelle qu’elle soit, n’est pas une sorte d’avantage génétique qu’aurait développé le genre hominidé au cours de son évolution.

      Une forme d’imagination. Un besoin de comprendre l’univers.

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      • La religion et la génétique 31 juillet 2016 15:10, par Robert Paris

        Oui, mai il y a un hic ! C’est au nom de cet idéal prétendu qu’on opprime d’autres religions, qu’on opprime femmes et enfants, qu’on justifie exploiteurs et oppresseurs !!!

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        • La religion et la génétique 11 août 2016 09:18, par petitcosmos

          Mais c’est le cas également de la politique.

          D’une manière générale de la fâcheuse tendance de chaque être humain (homme ou femme) à vouloir dominer l’autre.

          Par exemple les abus de pouvoir qu’il y avoir dans une famille.

          Humain, trop humain...

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  • Le bouddhisme et les femmes 17 novembre 2015 00:58, par Bernie Rabin

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  • Le bouddhisme et les femmes 12 décembre 2015 07:53, par Theryca

    Je suis une femme. Bien sûr, quand on recherche l’Eveil, l’opinion des hommes sur les femmes ne nous intéresse pas directement. Seulement voilà, atteindre l’Eveil passe par la rencontre des peuples et notre implication. Pour être cohérent, parce qu’il le faut, le prise de position contre les injustices faites aux femmes sera incontournable. Les hommes ont pour eux la supériorité physique et ils s’en servent pour accaparer plus que leur part. Il est du devoir pédagogique des femmes de le leur faire remarquer, dans leur propre intérêt, afin qu’eux aussi puissent atteindre l’Eveil. En fait, nulle femme ne peut être heureuse avec un mari abuseur. Elle peut se taire, certes, mais cela est sans rapport avec l’Eveil.

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    • Le bouddhisme et les femmes 12 décembre 2015 11:09, par Robert Paris

      Chère lectrice,
      les hommes ont pour eux autre chose qu’une supériorité individuelle (physique ou autre). Ils ont pour eux les classes dirigeantes et le pouvoir d’Etat à leur service, et les idéologies dominantes liées aux Etats et aux classes dirigeantes.
      Ce n’est pas une supériorité individuelle d’un homme sur SA femme mais une supériorité inscrite dans les fonctionnements collectifs de la société bourgeoise.

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  • Le bouddhisme et les femmes 4 janvier 2016 02:04, par Anc

    Bonjour,

    Pourrais-je savoir qui est M. Robert Paris, s’il vous plaît ?

    Merci

    Anc

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    • Le bouddhisme et les femmes 4 janvier 2016 07:34, par Robert Paris

      Définition est négation :

      Robert Paris n’est pas le chef d’une religion, n’est pas un chef du tout, n’est pas le dirigeant d’un courant politique ni idéologique, n’est pas l’inventeur d’une pensée quelconque, n’est pas spécialement hostile aux religions et aux religieux, n’est pas particulièrement hostile ni au bouddhisme, ni au judaïsme, ni au christianisme, ni au taoïsme.

      Robert Paris n’est pas un adepte de l’idéalisme sous aucune forme, pas davantage celle consistant à vouloir former des adeptes de ses conceptions.

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  • Le bouddhisme et les femmes 8 janvier 2016 16:27

    Bouddha refusa initialement, dans l’ordre qu’il venait de fonder, sa propre tante et mère adoptive, Mahâprâjapati. C’est après l’intervention réitérée de son disciple et cousin bien-aimé Ânanda que le Bouddha aurait fini par consentir à accepter l’ordination des femmes, non sans imposer à celles-ci quelques règles particulièrement sévères (en raison de l’extrême imperfection féminine). En outre, il prédit que, du fait de leur présence, la Loi (Dharma) bouddhique était condamnée à décliner au bout de cinq siècles.

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang. Le clergé bouddhique offrait bien sûr un remède, en l’occurrence les rites, exécutés, moyennant redevances, par des prêtres. Car le bouddhisme, dans sa grande tolérance, est censé sauver même les êtres les plus vils... Les femmes étaient parmi les êtres vils !!!

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  • Le bouddhisme et les femmes 20 février 2016 23:42, par dlyse

    Le bouddhisme vient bien de l’histoire de bouddha si je ne m’abuse, homme ayant eu des échanges dit "impur". Quelques personnes pourraient dire qu’il n’était à ce moment pas encore bouddha... certe. .mais dans l’histoire de bouddha, au moment où se dernier allé mourir de faim c’est une femme qui le sauva, une certaine Nandabala. Sans elle bouddha n’aurait jamais compris qu’il ne fallait pas affaiblir son corps au point de ne plus pouvoir méditer et ne sera jamais devenu bouddha)... De plus il accepta les nonnes.

    Alors une question, l’ingratitude ou encore l’aspiration au rejet d’un autre esprit serait-il pas un comble dans cette "religion" ?
    A moins que ce soit la peur de constater là force de l’esprit d’une femme.
    C’est belle est bien du sexisme, puisque toute personnes ayant rejeté toute forme de bien et d’envie se retrouve irrémédiablement identique à l’autre. En "uniforme" allant dans le même sens et méditant les choses rien ne différencie des êtres sinon la noirceur d’un esprit impur....

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 février 2016 06:01

    Le Tibet d’autrefois n’était pas le pays de cocagne tel que se le représentent certains Occidentaux fantasmant sur le pays des neiges qui, selon certaines images d’Epinal, incarne une sorte de "Shangri-La" paisible et bienheureux avant l’invasion chinoise. Le Tibet était un pays médiéval et un royaume théocratique. Les réalités sociales étaient cependant plus complexes ou différentes de ce que la propagande chinoise instrumentalise aujourd’hui pour justifier sa politique dans l’ancien royaume du dalaï-lama. Ces mêmes réalités continuent de faire débat et divisent les chercheurs occidentaux : A. Tom Grunfeld, un sinologue canadien pourtant plutôt bien en cour à Pékin, publie des chiffres différents de ceux présentés à l’exposition dans son livre sur l’histoire du Tibet : "Le clergé et la noblesse formaient 20 % de la population et 60 % des Tibétains étaient des serfs." Le grand tibétologue américain Melvyn Goldstein confirme que le Tibet d’avant 1950 était une "théocratie féodale" dirigée par "des leaders incompétents et corrompus". Il ajoute que le servage ne signifiait pas pour autant que la société était figée et qu’il n’existait pas une certaine forme de mobilité sociale chez les serfs où se distinguaient plusieurs sous-groupes, de conditions variables.

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 février 2016 06:02

    Melvyn Goldstein devait préciser que les conditions de vie du serf tibétain ressemblaient fort à celles du serf de l’Europe médiévale, utilisant les écrits de l’historien français Marc Bloch. Selon ce dernier, la condition de servage supposait un statut héréditaire, permettait à l’individu de jouir de certains droits sans qu’il lui soit possible de posséder les moyens de production, en l’occurrence les terres.

    En ce qui concerne les amputations et l’énucléation, si ces formes de punitions existaient bel et bien dans le Tibet médiéval, elles n’étaient pas employées de manière systématique et le treizième dalaï-lama les avait même fait évoluer dans les années 1930 en alternant curieusement d’une année sur l’autre châtiments corporels et peine de mort.

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 février 2016 06:05

    Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.

    Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.

    Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.

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  • Le bouddhisme et les femmes 15 juillet 2016 06:04, par alice

    Je pense que ceux qui on dit ses choses blessantes a propos des femmes ne sont guerre de vrais moines car l’un des préceptes les plus important de la religion bouddhiste est ne pas user de paroles blessantes ou dure et donc de ce fait ceux ci on enfreint une loi la et qui sait s’ils ne respectent pas celle la les quelles respectent ils vraiment ?

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  • Le bouddhisme et les femmes 19 juillet 2016 21:13

    Les trois sujétions du bouddhisme sont en général énoncées comme suit : "dans sa famille, la fille doit obéissance à son père ; dans sa belle-famille, elle doit obéissance à son époux ; à la mort de son époux, la mère doit obéissance à son fils."

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  • Le bouddhisme et les femmes 17 août 2016 06:51

    La tradition rapporte que le Bouddha refusa initialement, dans l’ordre qu’il venait de fonder, sa propre tante et mère adoptive, Mahâprâjapati. C’est après l’intervention réitérée de son disciple et cousin bien-aimé Ânanda que le Bouddha aurait fini par consentir à accepter l’ordination des femmes, non sans imposer à celles-ci quelques règles particulièrement sévères (en raison de l’extrême imperfection féminine). En outre, il prédit que, du fait de leur présence, la Loi (Dharma) bouddhique était condamnée à décliner au bout de cinq siècles.

    Bouddha :

    « Il faut se méfier des femmes. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »

    Sûtra du Udayanavatsaraja-parivartah :

    « Les femmes peuvent détruire les purs préceptes

    Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs

    En empêchant les autres de renaître au paradis

    Elles sont la source de l’enfer »

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang.

    En théorie, le principe de non-dualité si cher au bouddhisme Mahâyâna semble pourtant impliquer une égalité entre hommes et femmes. Dans la réalité monastique, les nonnes restent inférieures aux moines, et sont souvent réduites à des conditions d’existence précaires.

    Tout récemment, les médias ont rapporté le cas d’une nonne thaïe physiquement agressée par certains moines pour avoir demandé une amélioration du statut des nonnes.

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  • Le bouddhisme et les femmes 28 août 2016 07:30

    C’est bien connu, les religions monothéistes sont maladivement misogynes. Mais peu de personnes savent que le bouddhisme ne cesse de clamer sa haine des femmes depuis 25 siècles...

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  • Le bouddhisme et les femmes 28 août 2016 07:31

    C’est bien naturel, le corps féminin hante le monde onirique des jeunes novices bouddhistes, alors leurs maîtres martèlent le dogme : La femme est impure. Son corps comprend cinq impuretés et a par conséquent cinq obstacles de plus que l’homme pour atteindre l’éveil. " Elle ne peut être ni reine du ciel de Brahma, ni Indra, ni Mâra, ni Çakravartin, ni Bouddha ", proclame le Sutra du Lotus.

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  • Le bouddhisme et les femmes 28 août 2016 07:31

    L’Éveillé, alias le Bouddha, répétait sans cesse :

    « La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand, et comme lui rusée. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle la vérité est pareille au mensonge et le mensonge pareil à la vérité. Souvent, à un disciple, j’ai conseillé d’éviter les femmes. »

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  • Le bouddhisme et les femmes 28 août 2016 07:32

    Bouddha :
    - Gardez-vous de regarder une femme.

    - Si vous voyez une femme, faites comme si vous ne la voyiez pas, et n’ayez aucune conversation avec elle.

    - « Si, après tout, vous êtes forcés de lui parler, que ce soit avec un cœur pur et pensez en vous-même : « Moi qui suis un çramana, je veux vivre dans ce monde plein de péchés comme la feuille sans tache du lotus qui n’est pas souillé par la vase dans laquelle il croît. »

    - « Si la femme est vieille, regardez-la comme votre mère ; si elle est jeune, comme votre sœur ; si elle est très jeune, comme votre fille.

    « Le çramana qui regarde une femme comme une femme, ou la touche comme une femme, rompt son vœu et n’est plus disciple de Çâkyamouni.

    - « La puissance de la luxure est grande sur les hommes et doit être redoutée en tout temps ; prenez alors l’arc de la persévérance fervente et la flèche aiguë de la sagesse.

    - « Couvrez votre tête du casque de la bonne pensée et combattez avec une ferme résolution contre les cinq désirs.

    - « La luxure embrume le cœur de l’homme, quand il est ébloui par la beauté de la femme, et son esprit est désemparé.

    - « O moines, bien mieux vaudrait être aveugle que d’encourager en vous des pensées sensuelles et regarder un corps de femme avec des désirs charnels.

    - « Mieux vaudrait tomber dans la gueule d’un tigre furieux que d’exciter en vous des pensées de luxure.

    - « La femme, dans le monde, est avide de montrer sa figure et sa taille, soit qu’elle marche, qu’elle se tienne debout, quelle soit assise ou qu’elle dorme. Même en peinture elle désire captiver par les charmes de sa beauté, et ainsi dérober aux hommes la fermeté de leur cœur.

    - « Comment alors devez-vous vous garder ?

    - « En regardant ses larmes et ses sourires comme des ennemis, son attitude penchée, ses bras pendants et ses cheveux dénoués comme des manœuvres en vue de prendre au piège le cœur de l’homme.

    - « C’est pourquoi, je vous le dis, maîtrisez votre cœur, ne lui donnez pas une liberté effrénée. »

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  • Le bouddhisme et les femmes 12 septembre 2016 11:34

    Un reportage sur le centre de retraite bouddhiste Lérab Ling, situé dans l’Hérault, à une heure de route de Montpellier, a fait savoir que le maître des lieux, un lama tibétain du nom de Sogyal Rinpoché, s’y livrait - et s’y livre encore – à d’étranges pratiques. Les humiliations publiques de ses collaborateurs, parfois agrémentées de gifles ou de coups assénés à l’aide de son gratte-dos, sont monnaie courante. Sogyal Rinpoché est également adepte des plaisanteries racistes et scande volontiers "Heil Hitler" lorsqu’il s’adresse à un disciple allemand. Celui qui avait posé en 2008 aux côtés du dalaï-lama, de Carla Bruni, Alain Juppé, Rama Yade ou encore Bernard Kouchner, reste aujourd’hui encore une figure incontournable du bouddhisme. Olivier Raurich rapporte notamment qu’"il abusait des jeunes femmes qui lui étaient confiées, pas par violence physique, mais par une emprise psychologique énorme. Mais tout cela était officiellement justifié par le concept de ’folle sagesse’, selon lequel les grands maîtres peuvent commettre des actes incompréhensibles pour le commun des mortels."

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  • Le bouddhisme et les femmes 12 septembre 2016 16:35

    Si la majorité des leaders de ce monde étaient des femmes, il y aurait moins de problèmes, moins de massacres. Car, biologiquement – et ce sont les scientifiques qui le disent – les femmes ont plus de sensibilité et de compassion pour les autres. C’est un fait biologique car, les mères, ce sont les femmes.

    Même parmi les chiens ou les oiseaux, les mères sont prêtes à sacrifier leur propre vie pour sauver celle de leur petit. C’est un fait biologique, rien à voir avec la religion.

    Le Dalaï-lama (à partir de 16 min 03).

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    • Le bouddhisme et les femmes 12 septembre 2016 16:46, par Robert Paris

      Il a effectivement dit cela mais cela n’efface pas tous les autres propos que nous avons rapportés... Ni les siens ni ceux des fondateurs de cette religion, ni les actes de ses dirigeants, comme d’ailleurs ceux de toutes les religions dominantes actuelles et de toutes les classes dirigeantes. Ce n’est pas particulier au bouddhisme. Le racisme contre les femmes domine le monde, le monde occidental comme les autres !

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  • Le bouddhisme et les femmes 28 octobre 2016 10:46, par Hamda

    Dans le bouddhisme, la femme est complètement et définitivement impure. Elle est carrément une « ordure », une insulte au genre humain.

    En fait, le bouddhisme, comme toutes les religions, s’adresse aux hommes. Seuls les hommes peuvent atteindre un niveau de savoir et de pureté divine. Les femmes sont sur terre pour le distraire de ses devoirs, pour l’écarter du bon chemin, pour le détourner de ses obligations religieuses : « Les femmes peuvent détruire les purs préceptes. Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs. En empêchant les autres de renaître au paradis. Elles sont la source de l’enfer » (T. 11, p.543)

    Le Dalaï-Lama a écrit dans son grand ouvrage intitulé ‘‘Comme la lumière avec la flamme’’ en citant ‘‘La Précieuse Guirlande des avis au roi’’, livre fondateur du bouddhisme : « L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme. De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots. De même, l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes. La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir. »

    Cet extrait démontre sans aucune ambiguïté à tous que le bouddhisme est un concept extrêmement discriminatoire envers les femmes. Elles ne sont que des « ordures ». Ici, nous sommes à mille lieues de la vision des religions monothéistes qui considère la femme comme une sous-catégorie. Ici, la femme est un mal absolu qui dépasse de loin toutes les théories de supériorité. C’est une insulte au genre humain.

    Dans cet extrait, on apprend donc que la femme est complètement et définitivement impure. D’autre part, on peut, sous un certain angle, être d’accord avec ce pauvre homme. Si pour certains hommes, la femme n’est qu’un objet de plaisir et rien d’autre ? Effectivement, ils ne sont que des stupides. Mais s’ils ont de l’attirance pour les femmes et trouvent aussi auprès d’elles beaucoup de plaisirs partagés, ce n’est que la loi de la nature sinon que feraient les hommes entre eux ? Il va de soi que selon le bouddhisme, la notion du respect ne peut en aucun cas s’appliquer aux femmes : On ne respecte pas une ordure n’est-ce pas ?

    Dans le Canon Pali, qui est un des textes fondamentaux du bouddhisme (cité dans ‘‘Le Bouddha’’, Henri Arvon, PUF, 1972), le Bouddha lui-même ne cesse de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse des femmes : « Il faut se méfier des femmes. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »

    Vous constaterez aisément que l’auteur de ces paroles est un grand manipulateur et un imposteur. Il parle de vérité et de mensonge. Il affirme que les femmes mélangent la vérité et le mensonge. Y a-t-il de plus mensonger et de plus calomnieux que cette affirmation ?

    La prière la plus répandue des femmes est celle qui consiste à prier fort pour renaître homme. Toutes les autres injustices dont les femmes hindouistes souffraient, le bouddhisme ne les abolit pas et ne les change pas, sauf pour les aggraver.

    Les mouvements féministes, les progressistes et tous les humanistes de la terre entière doivent réunir leurs forces pour combattre avec abnégation et détermination ces religions rétrogrades et inhumaines.

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  • Le bouddhisme et les femmes 22 novembre 2016 22:42, par Emmanuel D.

    Bonjour,
    Sans une analyse approfondie, le texte proposé dans cet article ("La Précieuse Guirlande des Avis au Roi" de Nagarjuna cité par le Dalaï Lama dans ‘‘Comme la lumière avec la flamme’’) peut, en effet, choquer et suggérer une infériorité intrinsèque du statut féminin dans le bouddhisme. Pourtant, étant étudiant en bouddhisme tibétain depuis déjà quelques années, je proposerais une tout autre interprétation :
    Le bouddhisme est pragmatique. Tous ses textes ne visent que la pratique de la méditation et l’actualisation de ’l’éveil spirituel’. La réalisation intérieure passe par, entre autre chose, l’obtention du ’calme mental’. Cet état est une capacité à rester concentré sur un seul ’objet’ (centré en un point) pendant des heures ou des jours... Une personne ayant réalisé le premier stade peu, à loisir, rester autant de temps qu’il le souhaite concentré sans distraction. Dans l’optique de réaliser ce ’calme mental’, il est nécessaire en amont d’apaiser les attachements et le désir envers tous les objets extérieurs. Pour la plupart des hommes, le désir envers le sexe opposé sera le plus grand obstacle.
    Ce texte s’adresse donc aux hommes qui veulent atteindre ce but. C’est une méditation qui vise non pas à rabaisser l’image de la femme, mais seulement à diminuer l’attirance sexuelle et l’attachement au désir sexuel.
    Les femmes (et les homosexuels) qui étudient ce textes doivent, pour préparer et réaliser le calme mental, méditer, en amont, non pas la nature ’impure’ du corps féminin mais celui du corps de l’homme ! D’un point de vue ’absolu’ le corps de la femme n’est ni pur, ni impur tout comme celui de l’homme.
    Dans le bouddhisme, il est très facile de trouver des textes qui semblent en contradiction les uns avec les autres. Mais ces contradictions s’effacent dès lors que l’on comprend ceci : ces différents textes répondent aux problèmes d’un individu à un instant donné de sa pratique. Le bouddhisme n’est pas un dogme. Ses réponses s’adaptent constamment aux pratiquants auxquelles il s’adresse. D’où les réponses des maitres et les textes qui semblent parfois en contradiction. Le contexte est donc la pierre angulaire dans l’analyse...
    Concernant le texte extrait du livre "Comme la lumière avec la flamme" : il s’agit seulement d’un texte proposant une méditation visant à diminuer l’appétit sexuel. Éroder le désir s’effectue en analysant en profondeur, et de l’intérieur, le corps humain tel qu’il est...
    Alors, on est en droit de se demander pourquoi ce texte n’existe pas sous sa forme ’féminine’ (description du corps impur de l’homme) ? Sans doute faut-il rechercher cela du côté du contexte historique et culturel. A l’époque, les hommes étaient-ils majoritaires à pratiquer le bouddhisme ? La culture était-elle trop patriarcale ?
    Toujours est-il que de nos jours, les pratiquants du bouddhisme sont en grande proportion (dans les pays occidentaux tout du moins) des pratiquantes... Sont-elles davantage touchée par l’humanisme pragmatique, compassionné et sage de cette philosophie ?
    Quant au propos du lama décrit par Tenzin Palmo, je proposerais trois interprétations (qui ne visent à aucune prétention exhaustive) :
    1/ La réponse était celle nécessaire à la progression intérieure de la pratiquante (dans un contexte autre, la réponse aurait-été différente)
    2/ Certain lama et pratiquant ne semblent pas comprendre le côté pragmatique des textes et leur utilité, seulement, dans un contexte donné... De ce point de vue tous les lamas ne sont pas des ’bouddhas’...
    3/ Cette méditation, une fois le désir diminué, doit être ’abandonné’. Trop méditer ces sujets peu amener à des déséquilibres psychologiques dont la misogynie est un exemple (la méditation est une question de dosage : l’importance du juste milieu...).

    Conclusion : Oui nous sommes toutes et tous des mammifères. Posséder un pénis ou un vagin n’est qu’un détail sans importance pour la pratique spirituelle. Pour les personnes ayant un intérêt à la pratique spirituelle, nos particularités biologiques et psychologiques doivent être le moteur d’une réflexion visant à adapter notre pratique à nos problèmes personnels. La voie bouddhiste se réalise par la vision directe de l’absence d’un égo solide et indépendant. L’un des outils proposé, pour y parvenir, consiste à trancher toutes forme de dualisme dans notre manière de ’penser’ le monde (voir par exemple le texte Zen « L’harmonie entre l’unité et la multiplicité » (Sandokaï) dans « La source brille dans la lumière » de Shunryu Suzuki, col. ’Spiritualités vivantes’ Ed :Albin Michel)
    Instrumentaliser les textes bouddhistes pour en déduire ou promouvoir des opinions tranchées et dualistes sur le statut homme/femme (ou sur tout autre sujet) semble donc être en contradiction avec le chemin proposé par cette philosophie.

    Merci aux auteurs de ce site.
    Emmanuel D. Toulouse (22/11/2016)

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    • Le bouddhisme et les femmes 23 novembre 2016 12:38, par Robert Paris

      Cher lecteur, tu as tes convictions, visiblement et c’est tout à fait ton droit. Le bouddhisme n’est pas moins respectable qu’une autre religion mais pas plus non plus.

      Tu écris :

      « Concernant le texte extrait du livre "Comme la lumière avec la flamme" : il s’agit seulement d’un texte proposant une méditation visant à diminuer l’appétit sexuel. »

      Mais on pourrait se demander pourquoi ne pas dire que l’appétit de l’homme est parfois impur au lieu de dire que c’est le corps de la femme qui l’est ?

      On pourrait aussi se dire pourquoi l’appétit sexuel serait-il à combattre en soi, en général, hors de tout contexte ?

      Tu peux voir cette religion avec des yeux d’amour, je ne crois pas que le texte dise autre chose que ce qu’il dit ni soit interprétable autrement : la femme est fondamentalement impure !!!

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      • Le bouddhisme et les femmes 26 novembre 2016 14:12, par Emmanuel D.

        (J’expose dans ce message une interprétation des enseignements bouddhistes peut-être trop personnelle… J’assume entièrement et personnellement toute erreur d’interprétation et m’en excuse par avance auprès des lecteurs/lectrices spécialistes.)

        Bonjour M. Paris,

        Oui, tout à fait, le bouddhisme n’est pas moins respectable qu’une autre religion mais pas plus non plus. La culture humaine est riche de voies spirituelles et philosophiques, chaque individu peut suivre et/ou construire le chemin qui lui correspond.

        Le bouddhisme n’a pas de texte fondateur à proprement parler. Les soutras du Canon Pali sont une compilation d’enseignements oraux du bouddha achevée par ses disciples à sa mort. C’est avant tout une tradition orale. Beaucoup de ses enseignements sont des commentaires des soutras et des commentaires de commentaires enseignés par de grands disciples ayant vécu au long des siècles. Ces enseignements sont tous, et sans exceptions, des posologies applicables à l’esprit du pratiquant. Les textes bouddhistes contiennent une multitude de posologies, que le pratiquant utilise (médite) en fonction de ses problèmes du moment, tout comme l’on ingurgite un médicament en fonction de sa maladie. Ces médicaments visent à équilibrer l’esprit du pratiquant en développant les qualités psychologiques bénéfiques pour lui-même et autrui (ouverture, patience, amour, compassion, concentration…). Le bouddhisme est un corpus d’outils psychologiques pragmatiques. L’astuce de la méditation bouddhiste consiste à appliquer encore et toujours une ‘force’ opposée pour remettre l’esprit ‘à l’équilibre’, dans un état serein (cet état n’est pas le but principal mais est necessaire pour aller plus loin dans le cheminement). Par exemple, si nous avons des tendances à la colère, nous méditerons ses inconvénients (physiques et psychologiques) et méditerons également les bienfaits de la patience. Le but consiste à se défaire progressivement de nos habitudes psychologiques nuisibles à notre propre personne (nous empêchant d’être heureux) et par voie de conséquence, nuisibles aux autres individus (nos proches par exemple).

        La méditation mentionnée dans l’article ("La Précieuse Guirlande des Avis au Roi" de Nagarjuna) insiste sur l’aspect impur du corps car, du point de vue bouddhiste, un esprit, perturbé par le désir sexuel, perçoit son objet d’attirance comme pur et parfait. Ce désir est basé sur une surestimation des qualités du corps humain (que se soit celui de l’homme ou de la femme, il n’y a pas de différence). Pour contrer cette habitude psychophysiologique libidineuse, il faudra entraîner notre esprit à changer de point de vue sur l’objet désirable. Cela se fera en l’analysant en profondeur, de l’intérieur (avec l’œil de l’imagination) de sorte à voir son côté ’impur’. Cela ressemble à une forme d’autopsie imaginaire où l’aspect idyllique et pur du corps de l’être désiré s’étiolera au fur et a mesure de la méditation. Il apparaîtra d’une manière beaucoup plus réaliste et beaucoup moins désirable…

        Dans cette optique, et pour répondre à votre question : méditer l’aspect impur du désir sexuel ne sera pas efficace. En effet, comment méditer cela concrètement (la méditation ne consiste pas à penser : « le désir sexuel est impur ») ? Notre esprit n’adhérera pas à cette façon de percevoir le désir et cela ne le diminuera pas. Essayez les deux méthodes et jugez par vous-même…

        Cette méditation sur ‘le corps tel qu’il est de l’intérieur’ ne se pratique pas hors de tout contexte et les enseignants ne conseillent pas ce genre de méditation aux laïcs. Elle sera utile aux moines et aux nonnes pour diminuer leur libido. Pour les laïcs, elle est utile seulement dans le cas de longue retraite de méditation visant à obtenir un haut niveau de concentration (‘calme mental’). Par exemple, durant la retraite, si une trop forte énergie sexuelle submerge le pratiquant, il pourra avec cette méthode, saper ce désir et diriger l’énergie, par sublimation, dans la pratique de la concentration.
        En dehors de ces contextes très particuliers, cette méditation n’a, à ma connaissance, aucune utilité.

        Les enseignements du bouddhisme ne sont pas dogmatiques. Ils ne s’intéressent pas au statut de ceci ou de cela mais visent à entrainer notre esprit à atteindre un état libre des opinions dualistes et de toute forme d’attachement (surtout celui à notre égo...) : Le désir sexuel n’a rien d’impur, le corps de la femme tout comme celui de l’homme n’a rien d’impur non plus. Ces trois objets ne comportent pas davantage de qualités de pureté. Ces qualités de pureté ou d’impureté n’apparaissent que dans l’interdépendance entre les objets et l’esprit qui les conçoit ainsi. Simple imputation, simple désignation, simple conception, rien de concret et d’absolu en soi.

        De mon point de vue, le bouddhisme –ou toute autre voie spirituelle, philosophique ou religieuse- n’a pas de qualité, en soi, susceptible d’améliorer la condition humaine, notamment le statut de la femme dans notre société fortement phallique. Tout comme la masse des particules élémentaires dans le modèle standard, n’est pas une propriété intrinsèque de celles-ci, mais se trouve être une propriété émergente liée à leur interaction avec un champ scalaire (celui de Brout-Englert-Higgs), les qualités du pratiquant émergent de l’interaction avec les enseignements qu’il pratique (*)… Ainsi, ce sont seulement les qualités spirituelles que les femmes et les hommes auront développées qui seront porteur d’espoir pour l’humanité et non telle ou telle philosophie. Dans cette perspective, si le texte présenté dans cet article était une vue profonde du bouddhisme, les pratiquants (et pratiquantes) ne devraient-ils pas êtres tous sexistes ?

        Je vous ai humblement proposé un autre angle d’approche (peut être un peu moins aigu ?). Une interprétation ‘de l’intérieur’, en tant que pratiquant. Mais je comprends que vous ne soyez pas convaincu. Le bouddhisme bénéficie souvent d’une aura positive en occident. Il est souvent méconnu, qu’a l’instar des religions monothéistes, l’historicité bouddhiste comporte également son lot de contradictions et de tâches douloureuses. Toutefois, il serait tout de même regrettable de limiter son jugement sur la profondeur de cette philosophie à ces douloureuses tâches...

        Encore merci d’avoir publié le message précédent et d’y avoir répondu si promptement !

        Amicalement
        Emmanuel D. Toulouse (26/11/2016)

        (*) : J’apprécie particulièrement cette analogie car dans le mécanisme BEH, à ma connaissance, l’interaction constante avec le champ de Higgs n’engendre aucun effondrement du vecteur d’état des particules (ou celui d’un quelconque système quantique). Par analogie, la philosophie est le champ et le pratiquant est la particule : le pratiquant voit émerger, dans l’interaction, ses qualités tout en lui laissant toute latitude sur son chemin… (Je reste conscient que cette liberté psychologique n’est malheureusement pas l’apanage de tous les pratiquants de voie spirituelle…Mais, l’est-elle pour ceux qui ne suivent aucun chemin ?)

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        • Le bouddhisme et les femmes 27 novembre 2016 07:58, par Robert Paris

          « La méditation mentionnée dans l’article ("La Précieuse Guirlande des Avis au Roi" de Nagarjuna) insiste sur l’aspect impur du corps » dites vous, mais nous remarquons que le bouddhisme ne dit pas aux hommes qu’ils sont impurs mais surtout que les femmes sont impures, sales et que leur attirance est horrible. Désolé, mais c’est ce message qui est horrible !!!

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          • Le bouddhisme et les femmes 16 février 16:50, par Stradivarius

            Bonjour,

            Pas du tout.
            Le bouddhisme dit qu’idolâtrer un corps impur est une ânerie.

            Et ne vous est-il pas venu à l’idée, que le fait qu’il ne s’adresse pas aux femmes, révèle plutôt que sur ce sujet, il leur reconnait un détachement que les hommes n’ont pas.

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  • Le bouddhisme et les femmes 27 décembre 2016 00:29, par Adhara

    Les femmes sont la vie.

    Les femmes sont merveilleuses, maîtresses du coeur, de l’humilité, de la sagesse et du don de soi sur terre.

    L’essence de la vie est essentiellement féminine.

    Quand je lis un texte qui nie le potentiel des femmes, j’ai envie de rire aux éclats !!!

    Nier les femmes c’est nier la vie.

    On sait tous que seul l’ignorance peut oublier ça.

    Allons mesdames, vous êtes belles et tellement plus réceptives, sensibles et éveillées que nous.

    La suprême vertu est omniprésente, comme l’eau elle traverse tout les êtres sans effort.

    Je vois la nature de l’éveil très présente dans toutes les femmes autour de moi.

    En tant qu’homme je représente, la domination, la guerre, la hiérarchie, le mental, la violence.

    Tout ce que je rejette.

    J’ai presque honte d’être un homme sur cette planète.

    Le Taoïsme dans sa forme la plus ancienne, connais bien l’infinie puissance du féminin.

    L’absolue matrice de la vie.

    Mon seul plaisir en tant qu’homme est de voir le sourire de ma femme, et tout l’amour qu’elle porte en son coeur.

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  • Le bouddhisme et les femmes 13 février 07:06

    Ce n’est pas seulement les femmes qui étaient opprimées sous le féodalismes des chefs religieux bouddhistes au Tibet !

    En 1953, les serfs, exploités par les moines, étaient environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000, et formaient la majeure partie de la population. Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

    Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

    Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

    Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

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  • Le bouddhisme et les femmes 4 avril 07:11, par kawa

    Merci à Emmanuel D pour sa réponse époustouflante de vérité sur le sens de la pratique bouddhiste. Et il est très important de faire la différence entre le sens définitif des paroles du Bouddha et son sens relatif, à un instant donné pour une personne précise dans son contexte.
    Si nous sommes emplis de notre propres névroses et que nous les réalimentons en permanence, ça ne va pas faire avancer le schmilblick.
    Emmanuel D touche un point crucial lorsqu’il exprime le sens de la pratique, le dogme en soi ne sert qu’à amener le pratiquant à l’ouverture vers l’amour illimité (mais non, pas l’ouverture d’autre chose)
    Le point crucial de cet article touche surtout au fonctionnement de domination propre à l’humain, et surtout son habitude mentale à voir toujours chez l’autre le Mal et chez lui le Bien. Ce qui compte c’est la remise en question de nos fonctionnement mentaux : se remettre profondément en question pour se regarder sincèrement en face, c’est l’émancipation de l’humain, qu’importe sa manière, son approche.
    Mais seul, l’Ego : l’individualisme, fini toujours par tourner en rond et il a besoin de modèles, de pédagogies transformatrices (ça aide) pour voir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’il (l’Ego) se la projette.
    Les religions ancestrales qui ont évoluées au fils de millénaires de pratiques, construites par des érudits pratiquants authentiques constitues de bonnes bases d’approche pour un novice (le cumul de millions d’heures de pratiques méditatives aide celui qui a quelques heures de pratiques).
    Ensuite, ce que le hommes font de leur religion, c’est une autre histoire, mais doit-on condamner toutes les religions parce qu’elles sont souvent mal comprises, mal interprétées ?
    La domination masculine a toujours été et de tous temps, confortée par les pouvoirs établis car " pour contrôler un peuple, il faut d’abord soumettre les femmes " ainsi ceux qui se sentent valorisés en rabaissant l’autre conforte le système de domination.
    Le problème ce n’est pas la religion, c’est l’humain qui ne fonctionne que dans un mode binaire : soit je te domine, soit tu me domines (même dans les conversations). La pensée bouddhiste fonctionne en mode tétralemme (canon Pali).
    https://kawaweb.wordpress.com/

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    • Le bouddhisme et les femmes 4 avril 11:19, par Robert Paris

      Quand on lit dans les textes que la religion considère les femmes comme des saletés attirantes, ce n’est pas "ce que les hommes font des religions" mais ce qu’elles sont véritablement !!!

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      • Le bouddhisme et les femmes 5 avril 06:38, par kawa

        Je pratique le bouddhisme, et moi personnellement, cela m’apporte beaucoup, l’identité de genre n’a rien à voir avec ma pratique quotidienne.

        On leur souhaite d’aller mieux !

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        • Le bouddhisme et les femmes 5 avril 07:56, par Robert Paris

          La pratique bouddhiste, telle qu’on la voit dans les photos, indique clairement la séparation entre hommes et femmes. Elle n’a rien de naturel ni d’heureux !

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  • Le bouddhisme et les femmes 23 avril 02:25, par Maya Kayz

    Fort heureusement n’exister pas que des des cultes tantriques partriacales.

    Celui de Yogi Bhajan donne une place importante à la femme.

    Yogi Bajhan aimait profondément les femmes. Il leur a beaucoup parlé et les a entraînées spécialement dans le Kundalini Yoga.

    Et il nous invite à voir Dieu en tout sinon, on ne peut pas voir Dieu du tout.

    Une des citations du maitre Tantrique pour les femmes :

    "Chaque femme a tout le pouvoir de Dieu
    sans même avoir à le demander.
    Mais elle doit le reconnaitre".
    Yogi Bhajan

    "Quand une femme est détendue elle est automatiquement intuitive" Yogi Bhajan

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  • Le bouddhisme et les femmes 23 avril 10:15, par Robert Paris

    Même s’il existe des gens qui se disent religieux juifs pour former des rabbins femmes cela ne change pas le caractère antifemmes du judaïsme !!!

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