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Il était une fois... une organisation Lutte Ouvrière qui ne s'alignait pas sur les centrales syndicales et n'attendait pas des situations révolutionnaires pour développer des perspectives qui l'étaient - Matière et Révolution
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Il était une fois... une organisation Lutte Ouvrière qui ne s’alignait pas sur les centrales syndicales et n’attendait pas des situations révolutionnaires pour développer des perspectives qui l’étaient

vendredi 13 janvier 2012, par Robert Paris

Hier, ils écrivaient :

"Quelque chose ne changera réellement dans ce monde que lorsque les fusils changeront de camp"

Voix Ouvrière (le groupe avant LO) du 23 aout 1965

conclusion de l’édito "Du même coté de la trique"

L’éditorial de nos anciens camarades sur la journée d’action syndicale du 17 mai... 1966

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Lutte Ouvrière d’hier et d’aujourd’hui...

L’organisation Lutte Ouvrière ... d’il y a plus de trente ans ...

vendredi 31 juillet 2009

Il y a quelques années (trente ans) L’organisation Lutte Ouvrière écrivait dans un texte intitulé « Les révolutionnaires dans les luttes revendicatives » :

« Nous luttons bien sûr pour la révolution. Mais, à l’époque actuelle, les révolutionnaires ont surtout l’occasion de connaître des luttes de bien moindre envergure. Ce n’est pas nous qui choisissons la forme ni les objectifs des luttes des travailleurs (…) mais il ne faut pas perdre de vue que nous participons à ces luttes avec comme objectif d’élever la conscience des travailleurs. (…) Mais, à travers de ces mouvements, petits et grands, qui sont des moments privilégiés où les travailleurs sont réceptifs aux idées et où leur conscience peut progresser d’un bond, nous voulons leur apprendre, grâce à nos interventions, à diriger eux-mêmes leurs luttes, à les prendre en mains dans les moindres détails. (…) Et, pour nous, il est préférable et de loin que des travailleurs aient appris à s’organiser et à diriger démocratiquement leurs mouvements même s’ils n’ont rien obtenu, plutôt qu’obtenir une bricole, tout en restant spectateurs, en laissant aux militants syndicaux le soin de s’occuper de tout. (…) Journées d’action nationales, régionales, locales et par branche : souvent les syndicats lancent des actions pour le communiqué, et elles son sans lendemain. (…) Dès qu’un mouvement devient un peu plus profond qu’une simple protestation, qu’une simple demande, nous devons alors nous poser le problème de la mise en place d’une organisation et d’une direction démocratique de la grève : ce que l’on appelle le comité de grève.

Cela nous devons le proposer systématiquement, même si les syndicats ont une attitude correcte dans la grève, même si c’est eux qui l’ont déclenchée, et même si c’est nous-mêmes qui dirigeons la grève dès le début grâce à nos responsabilités syndicales. Ce comité de grève, nous devons le proposer, même si les travailleurs n’en voient pas au premier abord la nécessité.

Et ce comité de grève n’a rien à voir avec un comité inter-syndical auquel on adjoint quelques travailleurs, qui sont là en tant qu’assistants ou spectateurs plutôt que représentants des grévistes. Le comité de grève, c’est le groupe de travailleurs, syndiqués ou non syndiqués, ayant des responsabilités syndicales ou non, élu par l’ensemble des travailleurs en grève, syndiqués ou non, avec le mandat précis d’organiser et de diriger la grève.

Tout d’abord, nous sommes, en tant que révolutionnaires, pour que ce soit les travailleurs qui dirigent la société. Alors cela doit commencer en donnant les moyens aux travailleurs de prendre directement la direction de leurs grèves, quelque soit par ailleurs l’influence des organisations syndicales dans les entreprises.

En dirigeant leurs grèves à travers des comités de grève, les travailleurs ayant à résoudre les problèmes quotidiens du mouvement (propagande, occupation des locaux, animation et même certaines tâches de gestion, par exemple la nourriture des grévistes, les problèmes de financement, etc), ils font l’apprentissage qui leur servira à l’avenir.

Des comités de grève pour l’apprentissage du pouvoir ouvrier : nous sommes pour la démocratie ouvrière, c’est pour nous une conception fondamentale qui nous différencie de tous les autres syndicats et partis de gauche.

Des comités de grève pour la démocratie : les syndicats étant minoritaires dans la classe ouvrière, ils ne peuvent pas prétendre représenter les travailleurs lorsqu’ils sont en lutte. (…)

Des comités de grève pour l’efficacité du mouvement : il s’agit de placer le mouvement sous le contrôle de tous les travailleurs et non pas sous le contrôle des bureaucraties syndicales.

Avec le comité de grève, si au cours de la lutte, les travailleurs entrent en contradiction avec les syndicats, ils disposent alors d’un instrument, d’une direction, pour la poursuite de la lutte, au lieu de devoir s’incliner devant les diktats des bureaucrates et de terminer leur mouvement non seulement battus, mais déçus et démoralisés de se sentir impuissants, même de décider de leurs propres actions. (…)

Ce que nous cherchons dans un comité de grève, c’est qu’il soit le plus représentatif possible des travailleurs en lutte. C’est pourquoi nous sommes pour que les travailleurs qui le composent soient élus directement par leurs camarades de travail.

Le comité de grève doit être sous le contrôle des travailleurs et, pour cela, rendre compte, le plus souvent possible, de son activité devant l’assemblée générale des grévistes.

Bien évidemment, le comité de grève a pour rôle de préparer par ses délibérations, ce qu’il propose et comment il le propose en ce qui concerne la poursuite du mouvement à l’assemblée générale des grévistes. Mais il est en tout cas nécessaire que tous les grands problèmes engageant la grève (revendications, négociations, tactique, actions diverses, reprise) soit décidée par les travailleurs en assemblée générale. (…)

Les révolutionnaires doivent tenter d’influencer le comité de grève, mais en veillant à ce que celui-ci n’apparaisse pas comme un appendice de notre organisation politique. Le comité de grève doit rester un organe représentant les travailleurs en lutte et ouvert à tous. » signé Lutte Ouvrière – il y a quelques temps ….

Comparez la différence des politiques de Lutte Ouvrière lors de ces deux élections municipales de 2001 et 2007 :

Dans l’éditorial des bulletins d’entreprise publié dans l’hebdomadaire du 9 mars 2001, sous la signature d’Arlette Laguiller, LO écrivait :« Les élections n’ont jamais, par elles-mêmes, changé le sort de la population laborieuse, et les élections municipales pas plus que les autres. Un maire est élu pour six ans par les conseillers municipaux qui, après, ne peuvent plus le changer. »

Dans l’éditorial des bulletins d’entreprise publié dans l’hebdomadaire du 9 mars 2001, sous la signature d’Arlette Laguiller, LO écrivait : « Bien évidemment, les candidats de Lutte Ouvrière n’ont pratiquement aucune chance de conquérir une municipalité, et se présenter sur un programme de gestion municipale serait dépourvu de sens. Mais justement aucun des grands problèmes qui touchent aujourd’hui la population laborieuse, que ce soit le chômage, la multiplication des emplois précaires ou des temps partiels imposés, les menaces contre la retraite à soixante ans, la possibilité d’accéder à des logements de qualité aux loyers accessibles, ou encore la qualité des soins hospitaliers et les remboursements de la Sécurité sociale, ne sont pas du ressort des maires. »

En 2001, dans l’hebdomadaire Lutte Ouvrière n°1705 du 16 mars 2001, LO écrivait : « Nous avons annoncé par avance qu’il n’était question pour nos listes de céder au chantage de la gauche gouvernementale et qu’il n’était pas question pour nous d’accepter la fusion de nos listes là où nous aurions dépassé les 5%, ni de les retirer là où nous pourrions rester en lice au deuxième tour. Cela a été parfaitement compris par cette fraction de l’électorat populaire qui a voté pour nos listes. Comme a été compris le fait que nous ne voulions pas trafiquer les votes de nos électeurs en leur disant : « vous avez voté pour nous au premier tour, votez donc PS ou PC au deuxième tour ».

En 2007, dans le même hebdomadaire n°2051 du 23 novembre 2007, LO écrivait : « Pour 2008, nous préparons à nouveau des listes Lutte Ouvrière qui seront au moins aussi nombreuses qu’en 2001. Le problème est que nous ne voulons pas que, dans la situation politique actuelle, nos listes puissent nuire aux listes de gauche. C’est pourquoi nous avons engagé des discussions avec les listes de gauche qui nous sollicitaient et, dans d’autres cas, nous avons pris l’initiative (…) »

Le communiqué de presse du congrès de LO de 2007 affirmait :

« Le congrès a, par ailleurs, approuvé le fait de discuter de nos participations éventuelles sur des listes de gauche. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, c’est loin d’être uniquement avec le Parti Socialiste car c’est toujours avec des listes unitaires comprenant le PCF. Cela pour reprendre des municipalités que la gauche avait perdues en 2001, voire pour en gagner sur la droite. Cette attitude est certes nouvelle, mais la possibilité de l’envisager n’est, pour nous, pas nouvelle. »

Donc on est passé de : choisir un maire gauche ne change rien à il faut faire élire des maires de gauche et de pas question de listes communes au deuxième tour à des listes communes dès le premier tour !!!!

Les sans papiers

LO soutient la CGT contre les sans-papiers de la Bourse du travail : "Après des mois de vaines négociations, le 24 juin, des militants CGT ont évacué de force des sans-papiers de la Coordination de Paris (CSP-75) qui occupaient les locaux syndicaux de la Bourse du Travail de Paris, depuis quatorze mois. Durant ces quatorze mois, le gouvernement a volontairement entretenu ce conflit en ne régularisant qu’une centaine des 1 200 demandes déposées par la CSP-75.

Depuis l’évacuation, les responsables de la CSP-75, encouragés par certains gauchistes irresponsables, maintiennent leur animosité contre les syndicats. Un campement permanent de 200 à 300 travailleurs africains sans papiers a été installé sur le trottoir du boulevard du Temple, continuant ainsi de bloquer, en partie, la Bourse du Travail. Pour le moment, heureusement, la police n’a pas opéré de rafle.

Depuis le lancement en 2004, avec RESF (Réseau éducation sans frontière) du mouvement de solidarité contre les expulsions d’enfants scolarisés de familles sans papiers, depuis les grèves de 2008, organisées par la CGT, dans des entreprises et des grands restaurants pour la régularisation de salariés sans papiers, l’opinion publique est majoritairement contre ces expulsions et pour les régularisations.

Aussi Sarkozy et Besson ne seraient pas mécontents, en exploitant les événements de la Bourse du Travail et le désespoir des sans-papiers, de diviser les soutiens et affaiblir les solidarités. Pour cela, ils laissent volontairement la situation se dégrader en bloquant toute délivrance de papiers."

Ci-joint le tract CGT de PSA Aulnay écrit par les militants de LO !

Syndicat de site CGT Aulnay PCA, ISS, Géodis

PCA AULNAY Le 30 / 06 / 09

Depuis quelques jours une campagne anti CGT s’est développée dans les médias sur l’évacuation de la Coordination des Sans Papiers 75 (CSP 75) qui occupait depuis 14 mois la Bourse du travail de Paris. Cette organisation, la CSP 75, toute seule et contre l’avis de toutes les organisations qui luttent sur les terrains des papiers, avait décidé de s’attaquer aux syndicats en, occupant la Bourse du travail au lieu de s’en prendre au gouvernement. Pour le syndicat CGT de Citroën Aulnay, le seul ennemi c’est le gouvernement. Il n’y a que les préfectures qui délivrent les papiers. Essayer de faire croire autre chose c’est un mensonge. C’est pourquoi nous ne cautionnerons sous aucune manière ceux qui par démagogie, ou autre, s’attaque aux syndicats au lieu de s’en prendre au patronat et à son gouvernement.

Nous portons à votre connaissance le communiqué de l’Union Départemental CGT de Paris.

Union des syndicats CGT de Paris 85 rue Charlot 75140 PARIS cedex 03 Téléphone 01 40 29 14 40 Télécopie 01 48 87 89 97 Courriel : cgt.paris@wanadoo.fr www.cgtparis.fr CCP 27 46 74 P Paris

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 24 juin 2009, vers 12h30, les organisations syndicales CGT de Paris et l’UD CGT ont effectivement procédé à l’évacuation de la Bourse du Travail.

Nous avons choisi un jour où la CSP 75 était en manifestation, ceci pour éviter au maximum les confrontations et les provocations.

Dès le début, nous avons proposé à la trentaine de sans papiers présents de sortir. Une dizaine d’entre eux l’ont fait de plein gré. Immédiatement, la vingtaine restante s’est emparée de tout ce qu’elle avait sous la main pour le jeter violemment sur les militants de la CGT : tables, chaises, caddies, bacs à ordures, pelles, racloirs balais, gamelles…

Nos militants ont reculé, attendu que les choses se calment et ont refoulé sans violence les sans papiers dans la grande salle ouverte sur le Boulevard du Temple. Dans les minutes qui ont suivi, plusieurs sans papiers ont démonté des bancs sur la voie publique et cassé des vitres du bâtiment. Ce sont ces derniers incidents qui ont déclenché l’intervention des forces de police à l’extérieur de la Bourse sur appel de tierces personnes.

Il n’y a eu aucun blessé et aucune arrestation, il n’y avait aucun enfant dans la Bourse et, seules, 2 femmes y étaient présentes. La police n’est pas intervenue à l’intérieur de la Bourse du travail.

Après 14 mois d’occupation stérile, l’UD CGT 75 a été malheureusement contrainte de prendre cette décision d’évacuation. Lorsque l’on dit combattre des décisions politiques, on cible les adversaires qui en sont les auteurs. En l’occurrence les dirigeants de la CSP 75 ont fait le choix, inexpliqué à ce jour d’investir un lieu de lutte de leurs collègues travailleurs et syndicalistes.

Les plus de 2500 salariés qui se sont mis en grève dans plus de 100 entreprises depuis le 15 avril 2008 ont fait le choix de combattre patronat et gouvernement, de revendiquer sur leur lieu de travail et ont obtenu plus de 2000 régularisations dont 500 pour des travailleurs individuels.

Après plus de 200 heures de réunions unitaires ou bilatérales, la CSP 75 a refusé toutes les propositions qui leur ont été faites. La CGT, en février 2009 leur a soumis un projet de relevé de décision, dans le cadre d’une médiation sous l’égide du Haut Conseil des Maliens de France qui n’a pas ménagé son énergie.

Pourquoi la CSP 75, alors que nous étions proches d’un accord, a-t-elle repoussé toutes les propositions de travail et d’initiatives faites pendant 14 mois par les associations et organisations syndicales ?

Pourquoi le CSP 75, depuis 14 mois, expose t-elle les 1300 adhérents qu’elle revendique sans expliquer sa stratégie et sans prendre pleinement sa place de manière constructive dans l’ensemble des associations et organisations syndicales ?

Nous réaffirmons une fois de plus que l’adversaire c’est le patronat et le gouvernement, pas les autres salariés et leurs représentants.

Maintenant, il est temps de rassembler toutes les énergies disponibles dans leurs diversités, pour continuer à construire, à se rassembler dans le cadre d’un réel rapport de force efficace avec des objectifs clairement identifiés et définis.

Les luttes à mener sont nombreuses sur les salaires, contre les licenciements, contre les précarités, contre les discriminations, pour la régularisation des sans papiers dans et hors des entreprises, pour le développement des services publics, contre les centaines de milliers de licenciements.

La CGT y est prête, y travaille dans l’unité. Les salariés avec papiers ou pas ont besoin de ce rassemblement.

Fait à Paris le 25 juin 2009 à 15 h 45

Hier et aujourd’hui

Pourquoi une organisation révolutionnaire ne peut-elle pas assumer des choix radicaux, lorsqu’elle est grande et connue, alors qu’elle avait su le faire quand elle était petite et isolée ?

Quel grand écart entre une organisation défenseur intransigeant du communisme face aux staliniens et aux social-démocrates et la même qui, sur la défensive sur ses intérêts de groupe (dans le style : ne nous isolons pas), appelle à voter Ségolène Royal et parle de défendre les mairies de gauche ! Ou encore appelle à voter sur un référendum pour une constitution... Et surtout ne dit pas clairement quelle est la politique des centrales syndicales quand celles-ci trahissent ouvertement... Ou encore se met à considérer que sa participation aux élections est un point plus central que son travail d’entreprise...

Arlette Laguiller, qui s’était fait connaitre par une critique ferme et claire de la gauche refusant de soutenir toute illusion sur celle-ci, déclarait en 2006 :

« Oh ! Il ne s’agit pas là d’une révolution : on n’en est pas à pouvoir leur arracher complètement leur pouvoir économique et à le remplacer par un autre système. Mais on peut limiter leur pouvoir, et d’abord en le contrôlant. Il faut imposer que la population ait un accès direct à tout ce que les Conseils d’administration envisagent pour l’avenir de leurs entreprises, ce qui concerne en premier lieu l’avenir de toute la société et de la population. Cela peut sembler utopique, c’est vrai ! Mais c’est nécessaire, indispensable, vital pour que nous tous puissions avoir une vie normale et décente. Et ce qui est vital n’est pas utopique car attendre qu’on nous écrase, sans réagir, est impossible. Il faut donc que tous puissent savoir d’où l’ensemble des patrons tirent leurs financements et ce qu’ils en font. Pourquoi ils n’investissent pas leurs profits dans la production de biens utiles à la population pour en faire baisser le coût, au lieu de spéculer dangereusement. Aujourd’hui, l’industrie des travaux publics se flatte de construire en un temps record des ponts gigantesques, comme le pont de Normandie ou le viaduc de Millau. Construire des logements n’est pas plus difficile. C’est l’argent qui manque ? Mais si on contrôle les profits des entreprises, si on contrôle d’où vient l’argent, par où il passe, quels sont les coûts réels de production, quels sont les profits et où ils vont, on pourrait empêcher qu’ils servent à racheter des entreprises existantes aux quatre coins du monde. Si l’on compare cela au coût du travail dans la valeur ajoutée, on pourrait vérifier s’il est vraiment impossible de créer des emplois nouveaux correctement payés et même, tellement les profits sont élevés, en diminuant les efforts ou le temps de travail de chacun. Les travailleurs font tant de choses pour la bourgeoisie que celle-ci peut en faire un peu pour les travailleurs ! On n’en est pas à tout leur prendre. Il s’agit seulement de les contrôler pour ne leur prendre que le superflu, voire le nuisible, qui permettra de sortir la société de l’ornière et de la misère qui nous menace. Evidemment, sur le plan politique, la droite est entièrement au service de ces gens-là et ce n’est pas la droite qui le fera. Mais de toute façon, ce ne sont pas les politiques car ils sont tous là pour défendre cette société, pour défendre la propriété privée et même pour l’avantager, pour défendre les profits, voire les faire augmenter artificiellement par les subventions. * * * Ne nous y trompons pas, nous ne disons et ne dirons pas que gauche et droite c’est pareil ! Elles sont, comme je le disais plus haut, les acteurs d’une même pièce. Il y a ceux qui jouent le rôle des méchants et ceux qui jouent le rôle des bons. Et il est vrai qu’il vaut mieux avoir affaire à des faux bons qu’à de vrais méchants. Mais il faut savoir que derrière eux, on trouve toujours les mêmes fauves qui ne changent pas au hasard des résultats électoraux. Les Lagardère, les Dassault, les Bouygues, personne, à part leur conseil d’administration ne les élit et encore, car leurs capitaux sont majoritaires dans les entreprises les plus importantes où ils participent ; et ces trois-là, à eux trois, ont plus de mainmise sur toute la société française que le gouvernement n’en a. Beaucoup d’électeurs populaires disent, et à juste titre, que “la gauche est moins pire que la droite”. C’est vrai ! Mais le moins pire, cela ne veut pas dire le meilleur ou même le bon ! Et, littéralement, c’est pire quand même. Alors, chasser ce gouvernement de droite, ces hommes de droite répugnants, cyniques, menteurs, viscéralement hostiles aux pauvres, aux travailleurs et aux classes populaires en général, hostiles à tout ce qui n’est pas leur classe sociale, oui, cela ferait plaisir de les chasser et de les renvoyer dans leur foyer, qui n’en doutons pas est loin d’être misérable. Cela nuirait peut-être seulement à leur amour propre et peut-être aussi à leurs revenus car ce n’est plus eux qui auraient tous les avantages, voire les pots de vin ! Évidemment, on ne peut pas, dans les circonstances actuelles, chasser cette droite sans ramener la gauche que nous connaissons pourtant déjà bien. Mais il ne faudrait pas la ramener au pouvoir les yeux fermés, sans rien lui demander en échange. Et par rien lui demander, j’entends rien exiger d’elle. »

Aux dernières élections municipales :

« Dans le contexte d’offensive brutale de la droite et du grand patronat, nous serions ouverts à l’idée de participer à une liste commune avec d’autres forces de gauche (…) Notre participation sur votre liste pourrait peut-être contribuer à la reconquête de la municipalité », écrit ainsi Arlette Laguiller à Danielle Bousquet, tête de liste socialiste à Saint-Brieuc, pour les municipales. Lutte Ouvrière proposait finalement l’alliance dans toute la France à la gauche....

Texte de congrès de LO en octobre 2008 :

« La situation intérieure

« Les luttes peuvent surgir spontanément, mais elles pourrzient être aussi organisées par les directions syndicales. (…) En fait, là encore, c’est leur propre base qui peut leur imposer d’organiser les luttes nécessaires. Une offensive générale du monde du travail ne se déclenche pas en claquant des doigts, disent les dirigeants ! C’est vrai, mais elle peut se préparer. Les journées d’action, si elles sont renouvelées, peuvent démontrer aux travailleurs eux-mêmes qu’ils sont nombreux à pouvoir et à vouloir se battre. (…) Des journées d’action se succédant et se renforçant dans un temps relativement court peuvent préparer et conduire à une grève générale. C’est pourquoi d’ailleurs nos camarades, dans les entreprises, participent à la vie syndicale et y prennent leurs responsabilités. Pas pour y recruter des militants politiques mais pour amener les syndicats à jouer leur rôle. Cependant, si l’on prépare et si on fait de la propagande pour une offensive générale, une contre-offensive, il ne faut pas se contenter de revendications particulières ou secondaires. Il faut viser à changer le rapport de forces entre les dirigeants de l’économie et les travailleurs. Il n’est pas question de révolution dans n’importe quelle situation. Mais, entre le pouvoir absolu des maîtres de l’économie et une révolution sociale, il y a des rapports de forces intermédiaires. Et l’une des premières étapes dans ce domaine est d’imposer le contrôle des travailleurs, de la population, sur les comptes, de toutes les grandes et moyennes entreprises. Nous vivons aujourd’hui dans une situation économique où il est évident qu’on ne peut pas, sans risques majeurs, laisser les financiers gouverner la société et le monde. On a vu avec la crise de l’immobilier et des prêts à risque aux Etats-Unis combien le monde de la finance était opaque (…) Cette crise, en apparence mineure au départ, a failli déboucher sur une crise mondiale. Et il n’est pas dit que ce soit terminé. La population, la société, ne peuvent pas vivre sous la menace permanente que font peser les tractations financières sur toute l’économie. (…) Il faut au moins contrôler ces puissances d’argent et éclairer ce qui se passe dans les Conseils d’administration, savoir qui détient l’argent, d’où il vient, où il va, par où il passe et quels sont les projets de ces gens-là. C’est cela qui, pour nous, est une partie essentielle d’un programme qui puisse, pour une période, changer les rapport de forces entre financiers et travailleurs. (…) Congrès LO – texte écrit en Octobre 2007 »

« Municipales 2008

(…) Aucune liste d’extrême-gauche ou de la gauche de la gauche n’a l’assurance d’obtenir 10% ou même 5% des voix. C’est pourquoi ces organisations et nous-mêmes seront ouverts à la conclusion d’alliances dès le premier tour (…) Aux élections présidentielles, notre participation est uniquement destinée à populariser des idées, tout ou partie de notre programme social, le faire connaître afin qu’il soit repris, espérons-nous, lors des luttes sociales à venir. (…) Pour des élections municipales, le problème est différent puisque la campagne est divisée en un grand nombre de communes. Même en faisant une campagne nationale, nous ne pourrons nous présenter partout. (…) Nous aurons bien sûr le problème d’alliances éventuelles. Nous ne sommes plus en 2001. (..) La situation peut être très défavorable à la gauche de la gauche et à l’extrême gauche. (…) Mais quelle que soit la situation, nous devons quand même faire l’effort d’une campagne car, obtenir des élus municipaux est extrêmement important pour notre rayonnement politique. Ces élus sont un point d’ancrage dans une ville et l’axe autour duquel peuvent graviter nos activités locales. (…) La conclusion est que nous devons essayer de constituer des listes dans le maximum de localités. Cela ne nous empêchera cependant pas d’étudier et d’être ouverts à toute proposition d’alliance, que nous étudions en fonction des situations, des rapports de forces locaux et des possibilités d’élus que ces alliances pourraient réellement nous ouvrir. Nous n’avons en effet aucun intérêt à conclure des alliances sur un programme d’accords avec nos éventuels alliés si cela ne nous permettait pas d’avoir des élus (…) »

la suite

3 Messages de forum

  • Mercier en tant que représentant CGT sur PSA :

    Parmi les réactions syndicales aux suppressions d’emploi annoncées par PSA :

    Jean-Pierre Mercier, délégué CGT central de PSA :: "si ces chiffres sont vrais, ce serait considérable, une véritable déclaration de guerre contre l’emploi". "Cela sous-entendrait forcément des arrêts entiers d’équipe de production [...] alors qu’il n’y a aucune justification à ce que ces postes soient supprimés", a-t-il poursuivi.

    Le groupe a d’"autres solutions que de supprimer des emplois pour faire face à des possibles baisses de ventes". "C’est répartir le travail entre tous les salariés, ce qui est techniquement possible", a-t-il dit, estimant qu’il fallait aussi "demander aux actionnaires de faire des économies".

    Comme si c’était un problème technique concernant seulement PSA...

    Mais il ne dit pas que cela. Il souligne que les emplois sont délocalisés..

    Pourquoi choisir alors de souligner les délocalisations comme le fait Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière, quand elle déclare : " je veux me faire connaître, partager mes idées dans la lutte contre les licenciements, contre les délocalisations, faire partager aux travailleurs les richesses du pays."

    On partage au sein du pays ? Et si "le pays" vole les richesses du monde, parce que c’est un pays impérialiste ?

    « S’ils veulent investir à l’étranger, qu’ils piochent dans leur caisse, cela ne doit pas se faire au détriment de l’emploi en France », s’est indigné Jean-Pierre Mercier, de la CGT. Sous-entendu : c’est pour délocaliser que le patron supprime des emplois : pour investir "à l’étranger". Et c’est faux. Les patrons suppriment des emplois parce qu’ils ne veulent pas investir dans la production et qu’ils ne veulent plus que spéculer. Le capitalisme est en phase de destruction...

    Or Jean-Pierre Mercier est de Lutte Ouvrière, une organisation d’extrême gauche....

    Et il rajouté :

    "Aujourd’hui nous sommes compétitifs en France et nous allons nous battre pour garder nos emplois".

    "Nous" sommes donc en compétition avec les "travailleurs étrangers" !!!

    "Nous" sommes des Français et pas des prolétaires du monde !!!

    Jean-Pierre Mercier a assuré que le groupe avait d’"autres solutions que de supprimer des emplois pour faire face à des possibles baisses de ventes".

    Comme si c’était les baisses des ventes qui nécessitaient des suppressions d’emplois...

    L’extrême gauche a des solutions pour les patrons...

    Comme si c’était une bonne idée d’entrer dans la logique des "solutions" qui est celle des syndicalistes réformistes !

    La CGT PSA se donne des objectifs industriels : " Des garanties sur Aulnay :

    C’est-à-dire l’application de la motion signée par 2200 salariés d’Aulnay en juin demandant un engagement par écrit de la Direction dans un accord tripartite (Syndicats, PSA , gouvernement) pour le maintien de la fabrication de la C3 à Aulnay jusqu’à son terme (au minimum décembre 2016) en deux équipes, avec un plan de charge permettant de garantir tous les emplois existant actuellement sur l’usine, intérimaire compris ; et l’attribution à Aulnay d’un futur modèle après la C3." (tract CGT du 8 novembre 2011 - la CGT PSA est tenue par Lutte Ouvrière)

    Mais peut-on mener une lutte qui s’élargisse au delà de PSA Aulnay sur de tels objectifs ? Non !

    On a pu entendre des militants syndicalistes d’extrême gauche déclarer au rassemblement des salariés de PSA contre les suppressions d’emplois : "Nous n’avons rien contre le fait que PSA embauche des travailleurs chinois ou brésiliens. Ils ont besoin comme nous de travailler et ce sont des frères de classe, mais cela ne doit pas se faire en supprimant des emplois de travailleurs en France." C’est une manière hypocrite de sous-entendre que ce sont les emplois en Chine ou au Brésil qui cassent les emplois en France. C’est faux ! Les emplois baissent partout dans le monde en ce moment, y compris en Chine : la mondialisation n’en est pas la cause, pas plus que les délocalisations. Si le patron veut le faire croire, ce n’est pas un hasard...

    Le patronat n’est plus en train de mondialiser l’économie, il est en train de mondialiser la chute irrévocable de son système....

    Le raisonnement précédent sous-entend qu’il s’agit simplement de délocalisations en vue d’augmenter les profits et que la racine de cette politique n’a rien à voir avec la crise que connait le système mondial. C’est faux.

    Cette manière de raisonner laisse entendre que les suppressions d’emplois ne sont pas liées aux désordres financiers, boursiers, monétaires et économiques du système mondial. Et c’est faux.

    C’est une manière de dire que le patron de PSA mène une politique particulière qui est particulièrement hostile aux travailleurs et qu’il suffirait que les travailleurs de PSA se mobilisent contre ce plan pour le faire reculer. Et c’est faux.

    C’est faux parce que l’offensive contre les travailleurs n’est nullement cantonnée à PSA. La première des choses à faire pour élever le niveau de conscience et le rapport des forces serait de montrer aux travailleurs de PSA qui veulent se mobiliser que la lutte doit être générale et qu’il est vital de se mobiliser à des niveaux plus important qu’un site comme Citroën Aulnay et même qu’un groupe comme PSA. Il va falloir entraîner toute l’Automobile et même toute la classe ouvrière.

    Les licenciements à PSA sont un ballon d’essai qui suit les licenciements et fermetures d’usines chez les sous-traitants de l’Automobile.

    Les suppressions d’emplois à PSA ont le même motif que celles à la BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole, Philips, Areva et Air France, notamment... Au lieu de particulariser PSA, des travailleurs conscients devraient lier les luttes des travailleurs entre elles, dans l’Automobile et au delà.

    Les luttes des travailleurs des sous-traitants de Peugeot et Renault ayant été isolées et battues, il devient possible de s’attaquer à PSA d’abord puis, un peu plus tard, à Renault.

    Est-ce que ces syndicalistes mènent une propagande active permettant aux salariés du reste de l’Automobile de comprendre et combattre cette manœuvre de division ? Nullement !

    Les syndicalistes expliquent au contraire la situation site par site (défendre Aulnay), entreprise par entreprise, pays par pays.

    Pour quelle raison, les travailleurs de PSA seraient-ils suivis par ceux de Renault sur l’objectif unique de "sauver l’emploi à PSA" ?

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  • Quelle campagne électorale menait Lutte Ouvrière pour des révolutionnaires ? LO ne se contentait pas de parler d’interdiction des licenciements et de contrôle ouvrier. Sans mettre en avant la nécessité de comités de travailleurs, elle affirmait que les revendications les plus radicales restaient réformistes et pas révolutionnaires.
    Et parler de comités ouvriers, ce n’est pas seulement parler de comités de grève. C’est donner une perspective aux luttes mais c’est aussi donner une perspective sociale à la société. Donner comme perspective « le communisme » nécessite d’affirmer que la classe ouvrière doit s’organiser politiquement en masse et pas dans des syndicats.

    C’est gauchiste ? La période ne s’y prête pas ? Les révolutionnaires ne sont pas assez nombreux ?

    Et en 1971 ? La période était révolutionnaire ? Les révolutionnaires étaient plus nombreux ?

    Et pourtant dans la campagne de 1971 on l’avançait. J’y étais et je m’en souviens parfaitement.

    Pour le rappeler, de courtes citations d’une brochure de Lutte ouvrière, celle du meeting de LO du 3/12/1971 : « le programme de gouvernement du PCF ».

    Je cite ces passages :

    Les fondements d’un programme des travailleurs

    (…) Eh bien voilà la différence entre le programme des révolutionnaires et celui du Parti communiste français. Le Parti communiste français nous dit : pour résoudre la crise du logement, il faut avoir un bon gouvernement qui construise 70.000 logements par an. Nous disons : la solution à la crise du logement commence par des mesures immédiates. Il faut que les mal-logés forment partout des comités, enquêtent sur la situation réelle, s’emparent des logements inoccupés et les réquisitionnent au profit des plus nécessiteux d’entre eux. (…)

    Le contrôle ouvrier sur l’entreprise
    (…)
    La seule manière, c’est d’instituer le contrôle ouvrier sur l’entreprise. C’est que dans chaque usine existe un comité de travailleurs élus par l’ensemble de leurs camarades, rendant des comptes à chaque moment et révocables à tout instant, qui contrôle toute la marche de l’entreprise et veille à ce qu’elle ne se fasse pas aux dépens des travailleurs, qui contrôle l’embauche, les licenciements, les livres de compte, les prix, les cadences, etc…

    (…) A cette condition, et à cette seule condition (…) (des mesures comme) « aucune suppression de poste sans création au préalable d’un poste équivalent » pourrait peut-être être imposé aux entreprises. (…) Et finalement ce contrôle des travailleurs sur l’entreprise par leur comité élu et révocable, à un échelon plus large par les représentants élus et aussi révocables de ces comités, c’est bien aussi la seule manière pour que le plan et tous les projets (…) soient au service des travailleurs.

    Pour une union et une mobilisation des travailleurs

    Mais justement de tels comités de travailleurs appelés à se prononcer sur le programme qu’ils veulent, serait le moyen de mobiliser les masses populaires. Ce serait le moyen de les organiser et de leur permettre ensuite, au cas où le gouvernement qui se réclamerait des travailleurs viendrait au pouvoir, non seulement d’appliquer le programme (…) mais aussi de contrôler (…) »

    En somme pas de contrôle sans comités. Pas de programme électoral des révolutionnaires sans comités…

    ET AUJOURD’HUI ?

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  • Lutte Ouvrière écrit dans son éditorial des bulletins d’entreprise du 29/05/2012 :

    "Ceux qui commencent à comprendre que l’avenir du monde du travail n’est pas au fond des urnes... peuvent l’exprimer par ce vote."

    Bien sûr "ce vote" est le celui pour les candidats aux législatives de Lutte Ouvrière qui, parce que l’avenir n’est pas au fond des urnes, s’en voudra de manquer la moindre petite élection...

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