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Les films de grève - Matière et Révolution
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Les films de grève

samedi 11 février 2012, par Robert Paris

La grève ouvrière chez Lip, le film

les travailleurs peuvent se passer de patron, le film

La grève des mineurs à Chatillon

La grève des mineurs de 1948

Chine : grève dans une usine de composants électroniques

Grève Citroën, le film

La classe ouvrière chinoise vue par Jia Zhang

Paris en grève en mai 68, le film

Ouvrières du Bangladesh

Le cinéma militant

Films de grève

Le sel de la terre de Herbert J. Biberman

La grève Pennaroya

Les camarades de Mario Monicelli

24 City de Jia Zhang-ke

Norma Rae de Martin Ritt

Maria Vandamme de Jacques Ertaud

Penn sardines de Marc Rivière

Journal d’une meneuse de grève de Clara Lemlich

Made in Dagenham de Nigel Cole

Un hiver rouge de jean-Michel Devos

Harlan County USA de Barbara Kopple

Oser lutter, oser vaincre de Jean-Pierre Thorn

Les virtuoses de Mark Herman

Germinal de Claude Berri

A l’ouest des rails de Wang Bing

Grands soirs et petits matins de William Klein

Citroën-Nanterre d’Edouard Hayem

Bread and Roses de Ken Loach

Week-end à Sochaux du groupe Medvedkine

Le rendez-vous des quais de Paul Carpita

Tout va bien de Jean-Luc Godard

Grève des ouvriers de la Margoline de Jean-Pierre Thorn

Les Sucriers de Colleville d’Ariane Doublet

Un homme est mort de René Vautier

Les dockers de Liverpool de Ken Loach

Classe de lutte de René Vautier

We want sex equality de Nigel Cole

Quand tu disais Valéry de René Vautier

Chemin de traverse de Sabrina Malek & Arnaud Soulier

Penarroya Saint-Denis du groupe Medvedkine

Penarroy : les deux visages du trust – Dominique Dubosc

La reprise du travail aux usines Wonder de Jacques Willemont et Pierre Bonneau

Le dos au mur (1978) de Jean-Pierre Thorn

Reprise de Hervé Leroux

Le fond de l’air est rouge de Chris Marker

Les LIP, l’imagination au pouvoir de Christian Rouaud

La grève de Einsenstein

A pas lentes du collectif cinéluttes

A bientôt j’espère de Chris Marker

film 1975 L’autre façon d’être une banque avec Arlette Laguiller très critique vis-à-vis de la CGT à la tête d’un comité de grève des banques de 1974 comprenant des syndiqués et non-syndiqués

Mai 68, étrange mécanique de Jean-Luc Marino & Nicolas Poinsignon

Sochaux, 11 juin 68 de Groupe Medvedkine de Sochaux

Scènes de grève en Vendée

Au piquet de Jean-Jacques N’Diaye

Les 16 de basse pointe de Camille Mauduech

Nadia et les hippopotames de Dominique Cabrera

Hiver 60 de Thierry Michel

Un monde plus propre de Jérémie Reichenbach

Ex Moulinex, mon travail c’est capital de de Marie-Pierre Brêtas, Raphaël Girardot, Laurent Salters

La suite...

et encore d’autres

A lire aussi

Et encore...

On peut lire également sur Thorn

Et sur Ken Loach

Cinéma et mouvement des femmes

Cinéma militant

La classe ouvrière, c’est pas du cinéma

Mai 68 au cinéma

Traces de luttes

5 Messages de forum

  • Les films de grève 19 mai 2012 09:12, par Robert Paris

    les travailleurs, ouvriers et employés, constituent toujours plus de 50% de la population active, l’idéologie dominante tente, depuis 30 ans, de les rendre invisibles et de nous convaincre que les ouvriers, et donc la lutte des classes, ont disparu : le titre du nouveau film de Christine Thépénier et Jean-François Priester : Disparaissez les ouvriers ! dénonce cette ambiance.

    C’est pourquoi les films qui leur redonnent leur juste place dans la société doivent être salués. Certes ils décrivent en général un processus économique maintenant bien connu : la destruction calculée des entreprises les plus prospères et prestigieuses au nom des intérêts d’un actionnariat de rapine ; elles sont achetées et rachetées, dans le cadre de la mondialisation, générant pour certains d’énormes bénéfices, et pour les travailleurs, plans sociaux en cascade, avant fermeture définitive (ou délocalisation). Alors pourquoi aller encore voir ces films ? L’article de Stéphane Delorme sur le cinéma "poudre aux yeux" (dans Les Cahiers du Cinéma de mai) nous suggère la réponse : "Si le monde est tout ce qui a trait à l’humain, avouons que, plus encore que le cinéma, c’est ce monde qui nous manque aujourd’hui." Et c’est ce que nous apporte, au contraire, le cinéma militant : le monde, un point de vue sur le monde, et le plaisir du cinéma, par exemple par la révélation de personnalités marquantes, qui suscitent plus d’émotions que les insipides acteurs du cinéma commercial ou prétentieux.

    On peut donc voir actuellement, ou on a pu voir récemment, plusieurs films qui mettent l’accent sur le monde ouvrier : Les Jours comptés (1962) ont pour héros un plombier (l’auteur, Elio Petri, a remporté la Palme d’or à Cannes en 1972 pour : La classe ouvrière va au paradis). Le Chemin noir, d’Abdallah Badis, séduit d’abord par son titre : il s’agit des chemins de la mémoire dans le pays noir lorrain - même si le film ne parvient pas à atteindre l’intensité poétique promise et si les vieux ouvriers maghrébins interrogés ne transmettent pas grand-chose de leur expérience (du reste l’auteur semble mal à l’aise, ayant lui-même perdu contact avec son pays d’origine, l’Algérie, et sa classe sociale d’origine).

    Gilles Perret, au contraire, est un cinéaste enraciné : il n’a jamais quitté sa Savoie natale, et il a le chic pour dénicher des personnalités fortes. C’était le cas de son précédent film : Ma Mondialisation (2006), d’autant plus convaincant qu’il donnait la parole à un patron qui, ingénuité ou cynisme, mettait en évidence les impasses de la mondialisation. Son dernier film, De mémoires d’ouvriers, raconte l’histoire de la classe ouvrière et de l’industrie française à partir de Cluzes.

    Quant à la 1ère journée du Festival du film militant, organisé à Ivry par les cheminots de Solidaires, les 12 et 13 mai, il enchaînait 3 films, dans une savante progression, du privé : Moulinex, la mécanique du pire (2003), de Gilles Balbastre, coauteur des Nouveaux Chiens de garde, au public : Cheminots (2010) de Luc Joulé et Sébastien Jousse, et à l’universel : Les Lip, l’imagination au pouvoir (2007) de Christian Rouaud.

    Le film sur Moulinex nous rappelle opportunément le rôle joué par un financier proche du PS, Jean-Charles Naouri, qui, après avoir mis sur pied, comme chef de cabinet de Bérégovoy (en 1984-86) Big Bang, la réforme qui a déréglementé les marchés financiers, l’a utilisée pour créer sa propre société d’investissement, Euris, qui, en 1994, a travaillé au démantèlement de Moulinex. Et le film se clôt sur une séquence grinçante, où on voit Christian Pierret, secrétaire d’Etat à l’industrie dans le gouvernement Jospin (en 1997) s’étonner, "en tant qu’homme de gauche", que les ouvriers ne comprennent pas que la mondialisation est une réalité et qu’il ne sert à rien de lutter contre elle.

    Cheminots fait entendre le malaise des travailleurs face à la privatisation rampante, ou plutôt déclarée, depuis l’ouverture au privé du trafic voyageurs, au 1er janvier 2010, de la SNCF : cette mesure aboutit à la circulation de "trains fantômes", qui ne sont pas inclus dans les grilles des aiguilleurs, ce qui crée évidemment des problèmes de sécurité. Ce bilan est rythmé par les extraits de 3 films : l’ouverture juxtapose les images de la gare de La Ciotat aujourd’hui, et celles, de 1895, de L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, des Frères Lumière, qui nous rappelle l’importance des chemins de fer dans la société et l’économie au tournant des 19e et 20e siècles. Puis on voit un groupe de cheminots visionner le film magistral de Ken Loach sur la privatisation des British Railways, The Navigators (2002), et y reconnaître, 10 ans après, leur propre expérience, où domine une sensation de gâchis : gâchis de l’outil de travail, de savoir-faire, et de richesses humaines (solidarité au travail, sentiment du service public, capacités d’autonomie et de créativité). Enfin, une séquence de sabotage, dans le film de René Clément, La Bataille du rail (primé à Cannes en 1947), suggère que la situation actuelle appelle une autre Résistance (et ravive l’indignation face aux actions intentées à la SNCF pour sa participation, sous l’Occupation, au transport des déportés !).

    Et la journée se terminait en apothéose avec l’épopée des Lip. Ce film nous rappelle une époque déjà lointaine, où patrons et ouvriers pouvaient se sentir unis dans un même projet de production et de développement : c’était l’époque du gaullisme social, avec un ministre du Travail, Jean Charbonnel, qui, en 1974, place à la tête de Lip un patron proche du PSU, Claude Neuschwander, dans le but de faire redémarrer l’usine. Mais nous sommes au début d’une autre époque industrielle, où le CNPF travaille déjà à la destruction des usines, et où Giscard d’Estaing, prévoyant l’aggravation de la crise, décide de tuer Lip, pour éviter que l’expérience fasse tache d’huile.

    Mais ce que le film transmet c’est justement l’élan d’enthousiasme qui, pendant les années 1973-74, permet aux ouvriers de Lip, soutenus par la France entière, de se dépasser et de concevoir des formes de lutte innovantes, menés par une équipe de militants exemplaires, qui sont aussi des personnalités exceptionnelles, et qui crèvent l’écran. Ils nous racontent les anecdotes qui ont marqué cette période avec une véritable éloquence, avec un humour de paysans matois, et leur savoureux accent franc-comtois : tantôt c’est deux cars de pèlerins, retour de Lourdes, qui débarquent en pleine nuit ; tantôt, des actualités d’époque nous montrent un Charles Piaget très digne, faisant visiter, à un public admiratif et respectueux, la salle où les administrateurs avaient été séquestrés ; ou bien, une petite bonne femme, toute blonde et menue, raconte qu’avant de rentrer à l’usine, elle était passée chez elle se changer, "ne se voyant pas soutenir l’assaut imminent des flics en mini-jupe" ; Piaget, lui, (un maigrichon qui peut survivre trois jours avec une simple pomme), raconte comment, lors d’une journée stratégique, la police intercepte la voiture où il circule avec une camarade, pour lui confisquer son haut-parleur ; à quoi il répond : "Alors, la fille et moi, on va se battre". Et les policiers, après en avoir référé à la préfecture, s’avouent battus. Mais le plus drôle, c’est l’organisation mise au point pour planquer leur trésor de guerre, la réserve de montres de l’usine, qu’ils ont décidé de commercialiser eux-mêmes, pour se payer leurs salaires ; Jean Raguenès, le prêtre-ouvrier dominicain, donne sa bénédiction, et les curés du secteur vont jouer le rôle de receleurs : Raymond Burgy, le responsable de la logistique, raconte comment, une nuit, il a longuement frappé à la porte d’un presbytère, avant qu’une fenêtre s’entrouvre et que le curé chuchote : "Tais-toi : je distille !" Lorsque, en 1974, les Lip sont obligés de rentrer dans le rang, contre la promesse (qui sera tenue par Neuschwander) de réintégrer tous les ouvriers, ils livrent leur trésor de guerre, mais refusent de révéler leurs caches :"ça peut resservir !"

    En effet, malgré l’émotion qui perce souvent, ce ne sont pas des récits nostalgiques : "Je m’adresse à la génération qui a envie de bouger aujourd’hui", déclare Christian Rouaud, à propos de son dernier film, Tous au Larzac (récompensé par le César du meilleur documentaire 2012). On sortait du Festival d’Ivry avec l’idée que les temps sont peut-être mûrs pour réactiver cette mémoire et cette expérience des luttes ouvrières.

    Rosa Llorens

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  • Les films de grève 5 octobre 2012 00:23, par Max

    Pour voir le film documentaire "les 16 de Basse-Pointe" en 6 parties : cliquezici

    En 1948, en Martinique, dans un climat de grève sur une habitation sucrière, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ de cannes de la plantation qu’il administre. Après une chasse à l’homme de plusieurs semaines, seize coupeurs de cannes noirs sont arrêtés et maintenus en détention préventive pendant trois ans. En 1951, leur procès, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, avec l’assurance d’un verdict exemplaire et sans appel, deviendra le premier procès du colonialisme français aux Antilles, jugé devant ses pères.

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  • Les films de grève 26 juin 2014 18:50, par Max

    Les Pirogues des hautes terres, réalisé par Olivier Langlois (diffusion prochaine sur France O jeudi 26 juin 2014 à 20H45)
    C’est l’histoire de la grande grève des cheminots de Thiès, au Sénégal, en 1947, qui paralysa pendant des mois l’activité ferroviaire d’une grande partie de l’Afrique noire. Sujet inédit en télévision mais pas seulement. Cette grève qui fut un des événements déclencheurs de la décolonisation est curieusement aussi absente des livres d’histoire. « Avant d’être productrice, j’étais éditrice scolaire et je n’en avais jamais entendu parler », a d’ailleurs reconnu Françoise Castro qui produit le film.

    Dans un premier temps, les scénaristes Olivier Langlois et Sophie Deschamps songent à adapter l’œuvre phare du romancier sénégalais Ousmane Sembène, Les Bouts de bois de Dieu, qui a fait de cette longue grève un grand roman naturaliste à la Zola. Piste vite abandonnée, les droits du livre ont été préemptés depuis douze ans par la Warner, sans qu’elle les aient jamais utilisés

    lire aussi ici.

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  • Les films de grève 8 novembre 2015 05:53

    A propos des films sur la classe ouvrière :

    Voir ici

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