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Tract 8 mars 2012 de La Voix des Travailleurs - Matière et Révolution
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Tract 8 mars 2012 de La Voix des Travailleurs

vendredi 9 mars 2012

L’oppression de la femme, ce n’est pas autrefois ni ailleurs : c’est maintenant et chez nous !

En France, il est de bon ton de croire que l’oppression des femmes serait un produit des traditions arabo-musulmanes... Il est bien vrai que ce que l’on appelle à tort des traditions sert à opprimer les femmes.

Il est bien vrai que les religions du Moyen-Orient, dont la religion chrétienne et juive, n’ont fait qu’affirmer l’infériorité de la femme. Du « Je te remercie mon dieu de ne pas m’avoir fait femme » que l’homme juif dit comme prière à son lever à « la femme née d’une côte de l’homme » et « présentant la pomme à Adam » suite de quoi l’homme est chassé du paradis terrestre....

Il est bien vrai qu’aucune des grandes religions ne date de l’époque, ancienne, où la propriété privée n’était pas encore assez développée pour faire de la femme et des enfants des attributs liés à celle-ci. La religion musulmane n’est en rien différente sur ce point des religions occidentales ou asiatiques. Dans toutes, les femmes sont impures et de simples instruments. Toutes ces idéologies d’un autre âge sont des chaînes pour les femmes et .... les hommes !

Et la source de cette oppression n’est pas à chercher dans des traditions culturelles très anciennes mais dans une société d’oppression bien actuelle : le capitalisme. C’est lui qui a bien besoin des anciennes chaînes pour raffermir les siennes qui faiblissent ... On nous présente donc les traditions comme la cause de l’oppression des femmes. Certes, le voile est oppressif. Mais d’abord la domination de l’homme soi-disant voulue par un être supérieur est oppression ...

Par contre, ce n’est pas dans des pays musulmans ou africains mais en France, pays très bien organisé administrativement et étatiquement, il existe maintenant un « Observatoire national de la délinquance » qui délivre chaque année ses statistiques et on apprend ainsi que, dans cette bonne France, bien policée et toute pétrie de bons sentiments, il meurt une femme tous les trois jours, sous les coups de son mari !

47 573 faits ont été enregistrés en 2008 par la gendarmerie et la police, ce qui constitue une hausse de plus de 30 % par rapport à 2004 (36 231). Sans parler des formes d’oppression liées à la prostitution et à la pornographie avec des violences filmées qui inondent le monde moderne sans émouvoir aucune de ces fameuses autorités qui défendent les "droits de l’homme" et, théoriquement de la femme.

Quant aux femmes d’Asie, d’Afrique, d’Amérique (du nord comme du sud), elles subissent elles aussi les avanies multiples. Vitriolées, violées, brûlées, abandonnées ou répudiées sans que les puissants s’en émeuvent car leur domination s’appuie sur cette division et cette oppression.

Femmes opprimées, travailleurs, jeunes révoltés, votre combat est une seule et même lutte pour en finir avec toute forme d’exploitation et de sujétion !!!

Le rôle de la sociale-démocratie contre les femmes

En Grèce comme en Tunisie, les sociaux-démocrates pactisent avec l’extrême-droite. C’est comme si le PS participait à un gouvernement avec Le Pen. Pourtant, le programme du FN n’a jamais tant prôné des mesures le rapprochant d’une politique fasciste. Les socialistes, partout dans le monde sont prêts, quand ils ne le font pas directement, à participer à des politiques fascistes.

Rappelons le nombre de femmes mortes dans le génocide orchestré par la France au Rwanda ! Rappelons-nous que le gouvernement Jospin a couvert ce génocide français.

Les socialistes d’Ettakatol participent au gouvernement d’Ennahda, parti islamiste. Les socialistes grecs ont établi un gouvernement avec les fascistes. Les socialistes assassinent les femmes : Rosa Luxembourg en est le plus frappant exemple. Qui se rappelle aujourd’hui que c’est la gauche qui a massacré dès 1848 les ouvrières et ouvriers à Paris ? Femmes, organisons-nous nous-mêmes ! Car l’émancipation des femmes sera l’œuvre des prolétaires elles-mêmes... et du prolétariat organisé.

Une journée contre les violences envers les femmes ... et toute l’année d’exploitation par les classes dirigeantes de la division hommes/femmes !

Une affirmation mensongère circule selon laquelle la société moderne, capitaliste, occidentale, post-soixant’huitarde aurait davantage contribué à libérer les femmes que les décennies et les sociétés précédentes. La machine à laver et la contraception auraient complété pour cela les manifestations de 1968. C’est un grossier mensonge. Jamais les femmes n’ont été aussi méprisées, violentées, opprimées, traitées comme des objets, instrumentalisées socialement, politiquement, et sexuellement, dans le monde entier.

L’affaire DSK est, sur ce plan, non seulement un révélateur du silence complice qui entoure le mépris vis-à-vis des femmes des hauts personnages de la société occidentale, mais aussi un révélateur du silence des médias, du monde politique et de toutes les institutions de la société, pour ne pas dire des hommes et des femmes eux-mêmes. Comme le sont les affaires de pédophilie de la hiérarchie religieuse qui montrent à quel point le christianisme n’est pas à l’abri de l’utilisation sexuelle des femmes et des enfants. Mais il n’est pas besoin de ces exemples finalement médiatisés pour savoir que tous les jours la femme est objet de violence, d’oppression, de mépris, d’exploitation sur tous les plans : moral, économique, sexuel, idéologique. Il suffit de savoir qu’en France, les femmes n’ont pas accédé au niveau de la direction politique de la société pour constater que celles-ci restent en retrait sur tous les autres terrains.

La violence est le thermomètre premier de la valeur des rapports hommes/femmes. Le nombre de femmes tuées chaque année dans les pays occidentaux, loin de régresser, progresse… Et ce n’est pas de l’Inde, de la Chine ni du monde arabe qu’il s’agit mais de l’Europe, y compris la France. Il y a les mortes, les blessées, les violées, les violentées, les harcelées. Ce n’est pas une exagération. C’est la réalité. La vérité, c’est aussi que la majorité ne se plaint pas, ne se libère pas, culpabilise même, n’en parle même pas aux proches. Nous ne cherchons pas à nous contenter de culpabiliser les hommes. Ce n’est pas un phénomène qui ne concernerait que des individus. Toute la société est mise en cause. Nous voulons dire que le fait qu’une telle oppression ait lieu aussi aisément dans un pays où règne ce que l’on appelle l’état de droit, des lois, des médias dits libres, des possibilités pour les femmes de travailler, de sortir, de se déplacer, sans voile, tout cela devrait faire réfléchir à la question que nous soulevons à nouveau et qui s’est toujours posée aux révolutionnaires communistes : celle de l’oppression des femmes. Et nous voulons souligner que, contrairement à ce qu’affiche cette société dite moderne, démocratique, progressiste, libérée des carcans féodaux, elle cultive consciemment l’oppression des femmes qui lui est indispensable au maintien de l’exploitation !!!

Les religions oppriment les femmes 

« Merci, Mon Dieu de ne pas m’avoir fait naître femme… ». Ainsi débute la prière juive du matin. En Inde dans les célébrations de mariage, on souhaite rituellement à la jeune mariée de nombreux fils… mais pas de filles.

Plus bucolique enfin, mais niant toujours l’existence des filles pour le salut des parents, le psaume 127 de l’Évangile selon Saint Paul : « Heureux es-tu, ta femme est une vigne généreuse au fond de ta maison, et tes fils, des plans d’olivier autour de ta table ». Genèse 1:26-27

Le combat contre l’oppression des femmes est aussi le combat contre toutes les oppressions et contre l’exploitation

Ceux qui militent au quotidien pour la cause des femmes ont droit à tout notre soutien. Mais ils doivent cesser de tomber dans le panneau du discours moralisateur selon lequel il faut progressivement changer les conceptions des hommes. S’ils veulent vraiment servir la cause des femmes, il faut qu’ils comprennent que celle-ci est directement liée à la lutte sociale c’est-à-dire à la lutte des classes. C’est celle-ci qu’il faut mener pour combattre l’oppression des femmes, des enfants et ... des hommes. Quand les femmes bougent, le monde se soulève !

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