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L'élection présidentielle en France : belle démocratie, en vérité ! - Matière et Révolution
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L’élection présidentielle en France : belle démocratie, en vérité !

vendredi 20 avril 2012, par Robert Paris

Belle démocratie, en vérité !

C’est beau, la démocratie française ! On va prochainement élire le président de la république française et la population aura eu toute possibilité de choisir contrairement à ce qui se passe dans un grand nombre de dictatures. On va ensuite élire les députés… Et puis, pour continuer, autant élire, pourquoi pas, les patrons des trusts et des grandes entreprises publiques, semi publiques ou privées comme Total, Renault, SNCF, La Poste ou L’Oréal ? De toutes manières, c’est bien l’argent de nos impôts qui va dans ces entreprises ! Et puis aussi les patrons des grands média, de télévision, radio, AFP, presse. Puisque c’est eux qui font l’opinion populaire, pourquoi cette dernière, qui les finance, ne choisirait pas qui est à leur tête ? Et aussi tous les autres grands de ce monde que notre travail et notre argent finance : les banquiers, les organismes financiers,… Pourquoi nous n’élirions pas les dirigeants de la Banque de France, de la BCE, des banques publiques, semi publiques et privées qui font le rodéo grâce à notre argent en misant sur les dettes, sur la chute de l’économie, sur notre ruine à tous ? On est en démocratie, oui ou non ?

L’Etat, c’est nous en démocratie, on nous l’a suffisamment répété ? Donc, en démocratie élective, on devrait élire les généraux, les grands officiers de l’Etat, à la tête de la police, de la justice, des finances, de l’administration, des prisons, de la construction, de la santé, de l’industrie. On devrait choisir ainsi les chefs de la diplomatie, des forces spéciales, des polices spéciales, de la sécurité intérieure et extérieure, des religions, des centrales syndicales et autre organismes sociaux qui contrôlent le chômage, les aides sociales, la santé….

Et pas seulement élire les responsables et les contrôler. Mais voter aussi sur les grandes décisions. Eh oui ! Puisqu’on nous bassine que nous sommes en démocratie où « le peuple décide », pourquoi ce ne serait pas nous qui déciderions par vote de la guerre et de la paix, des licenciements, des mesures face à la crise, des salaires et des prix, des profits, des sacrifices, des aides ou pas aux banques et aux capitalistes. Pourquoi on ne voterait pas sur les questions qui nous concernent directement ?

Bien sûr, me direz-vous, j’ai rêvé. On ne nous donnera jamais de tels droits électifs sous le capitalisme et je le sais très bien. On a juste le droit, par le vote, de cautionner le système qui nous exploite et nous opprime comme il opprime et exploite toute la planète. Ces élections ont été mises en place par les classes dirigeantes et pour elles. Elles ne peuvent absolument pas représenter l’expression des aspirations des travailleurs et des classes populaires, même de manière déformée. Et ne parlons pas de changer la société. Les élections dans le cadre bourgeois sont d’abord là pour que rien ne change dans les classes qui dominent et exploitent et dans les classes qui subissent et sont exploitées. En période de crise, c’est pire encore : il s’agit de camoufler la réalité économique, sociale et politique, c’est-à-dire les sacrifices sanglants qui nous sont réservés par du blabla de professionnels du mensonge…

D’ailleurs, le président de la République est certes élu mais il cumule des pouvoirs, des finances et des empires plus importants que ceux des anciens rois de France. Choisir parmi des hommes vendus au grand capital ceux qui vont poser leur pied sur notre tête n’a rien de démocratique ! Si les peuples ont coupé la tête des rois et renversé les royautés, ce n’est pas pour les rendre électorales…

Même dans la révolution française de 1789 dont tous les politiciens se réclament, les masses populaires n’ont pas attendu les élections des hommes politiques ni les décisions des parlements et des gouvernements et ont mené l’action directe. Et c’est ainsi qu’elles ont imposé le changement social et démoli l’ancien ordre féodal. Par contre, ces masses populaires des révolutions françaises de 1789, 1793 et 1871 ont toujours mis en place leurs propres organes de décision et de direction : des communes, des comités, des conseils de travailleurs.

Telle est la voie pour nous aussi. La politique, ce n’est pas de politiciens bourgeois, de gauche, de droite ni d’extrême droite, qu’il faut que nous l’attendions. Faisons nous-mêmes la politique, décidons-la ensemble en nous réunissant entre travailleurs, dans nos entreprises et nos quartiers, et aussi en dépassant les limites de nos entreprises, de nos villes, en nous fédérant à l’échelle nationale. Et apprenons ensemble à discuter et à décider en fonction de nos intérêts de travailleurs. Voilà où seront nos parlements, nos gouvernements, nos partis, nos syndicats : en train de nous proposer leurs idées, leurs programmes dans nos assemblées. Et ce sera à nous de trancher entre ces propositions, à nous de décider de l’avenir.

Avec la crise profonde et historique de l’ancien système qui a longtemps dominé le monde et dont nous n’avons encore vu que les premières horreurs, il est vital pour nous de compter sur nos propres forces, sur notre propre organisation, pour déterminer la politique qui nous est nécessaire. Plus vite nous nous en convaincrons, et moins nous paierons cher les combats inévitables vers la sortie du capitalisme.

N’oublions jamais qu’inorganisés, nous ne sommes rien. Organisés en comités sur des bases de classe, et décidés à défendre nos objectifs de classe, nous, les prolétaires, sommes tout !

3 Messages de forum

  • Un texte du GARAP : Groupe d’action pour la recomposition de l’autonomie prolétarienne.
    Commentaire :nous avons des divergences de fond mais sur l’électoralisme de l’extrême gauche et les illusions démocratiques semées par les exploiteurs, beaucoup de convergences.

    DIX DOIGTS POUR NOUS ETRANGLER
    Dix candidats pour un seul programme : sauver le capitalisme

    Tous bons à jeter aux ordures, eux et leurs partis, de l’extrême droite à l’extrême gauche ? Oui, et sans attendre.
    C’est une question de survie, qui s’imposera au plus grand nombre dans les années, les mois, qui viennent. La crise
    planétaire du capitalisme s’aggravant, la bourgeoisie redouble déjà de férocité, ailleurs comme en France, pour
    s’accrocher au pouvoir. Cette classe parasitaire qui pille les travailleurs, saccage l’environnement naturel, met le
    monde à feu et à sang, doit être définitivement vaincue et son mode de production remplacé par une société sans
    classes sociales ni Etat. C’est cette nécessaire vérité, transformée bientôt en besoin élémentaire de l’humanité, que
    les candidats guignols se chargent présentement d’étouffer à l’occasion d’un énième pathétique cirque électoraliste.
    Histoire de repousser l’avènement de la révolution prolétarienne, chacun s’attache à intoxiquer les consciences, en
    se positionnant sur le large éventail du verbiage politicien. De la franche haine xénophobe au « communisme »
    frelaté, en passant par la « révolution citoyenne » et les apologies de l’austérité, cette propagande en batterie
    poursuit l’unique but de préserver l’exploitation de l’homme par l’homme, de colmater la dictature capitaliste aux
    abois. Dans ces conditions, voter c’est, au mieux, revendiquer sa servitude. Si tu n’en es pas convaincu, un bref
    passage en revue du chenil de garde du système permettra de te mettre les idées au clair :
    ...
    Philippe POUTOU (NPA) : Au bord de l’éclatement, le NPA se livre, durant cette campagne électorale, à un
    exercice de communication aussi ridicule qu’éhonté, digne de la ligne capitularde et opportuniste qui l’a toujours caractérisé. Le parti d’extrême gauche a choisi d’exposer publiquement l’intégralité des facteurs de dégénérescence
    qui le minent en la personne de son candidat, bozo le clown. A l’aube d’une bataille de classe historique, cette vieille
    remorque du stalinisme, qui a tant participé à souiller la symbolique révolutionnaire, en rajoute une épaisse couche :
    elle amalgame l’image de l’ouvrier combatif, qui se matérialisera bientôt dans la réalité de la lutte des classes, avec
    celle de l’imbécile heureux, discrédité et battu d’avance. Des cadres historiques de la LCR ont déjà tiré les
    conclusions qui s’imposaient devant l’achèvement de la mission historique de leur mouvement. Ils ont donc rejoint,
    sans plus attendre, la maison mère, le FdG. Ceux qui restent encore dans cette petite embarcation à la dérive
    avancent sous la consigne fumeuse « Dégager Sarkozy sans faire confiance à Hollande » ; en langage moins
    torsadé : « Votez Hollande ! ». Dans la foulée, ils invitent dès le 7 mai à « construire l’opposition la plus unitaire qui
    soit, à la gauche » d’un gouvernement dirigé par les socialistes, et qui réunirait avec le NPA « le Front de gauche,
    Lutte ouvrière et les centaines de milliers de militants du mouvement social ». Toute la démarche du NPA consiste à
    raccrocher le mouvement social à la gauche de gouvernement, voire à la droite. Pour cela, il use en permanence du
    langage de la revendication, à l’encontre de l’évidence selon laquelle le prolétariat n’a rien à revendiquer dans son
    combat pour sa libération du joug capitaliste. En matière de liquidation des potentialités révolutionnaires, cette
    formation possède une longue expérience derrière elle : elle intégra les appareils sociaux-démocrates et staliniens
    pendant 12 longues années durant la guerre froide, elle en sortit pour contribuer au sabotage de l’amorce
    révolutionnaire de mai 1968, elle soutint la candidature de F. Mitterrand et son règne, vota pour Jacques Chirac dans
    la formidable manipulation de 2002, rejoignit mécaniquement les listes de gauche au second tour des élections. Sur
    le terrain du mouvement social, elle se garde bien de lutter contre la bureaucratie syndicale, participe à obstruer
    toute perspective de lutte prolétarienne autonome. Son antifascisme sélectif se double d’un encouragement au
    communautarisme et à la réaction religieuse (jusqu’à présenter une femme voilée aux dernières élections
    régionales). Inutile de dire que le NPA, qui d’ailleurs a abandonné les références à la révolution prolétarienne encore
    timidement présentes à la LCR, ne souhaite absolument pas se débarrasser du système capitaliste et construire le
    communisme. « Toutou » le dit lui-même : « C’est 10% du PIB, à peu près, donc du total des richesses nationales,
    qui est détourné de la poche des salariés vers la poche des capitalistes. Donc, nous on dit : il faut récupérer ces
    10% là... ». Partager les richesses pour stimuler la croissance, en guise de mot d’ordre censé attirer les masses, une
    ligne conforme à la bonne marche du capitalisme, qui permettrait de relancer la consommation et donc les marchés.
    L’OCDE ne dit pas autre chose dans un récent rapport : « Les pays doivent lutter contre l’accentuation des inégalités
    au moyen de politiques qui, simultanément, limitent l’écart de revenu entre riches et pauvres et stimulent la
    croissance économique. »

    Nathalie ARTHAUD (LO) : La caserne Lutte Ouvrière a fabriqué le clone de son ancien porte-parole médiatique,
    Arlette Laguiller, pour opérer sa succession. Cela renseigne sur la conception de la singularité individuelle qui
    prévaut dans cette organisation marxiste-léniniste. Désormais Nathalie Arthaud peut brailler qu’elle est « la seule
    candidate communiste révolutionnaire », hurler contre les fermetures d’usine et promettre de mettre les patrons en
    prison s’ils ne respectent pas l’égalité professionnelle, elle et son parti ne se destinent aucunement à préparer la
    révolution sociale. Cet extrait d’un article d’Arthaud intitulé « Contre Sarkozy et les privilégiés : opposer un
    programme fondé sur les intérêts des exploités » permet d’en avoir le coeur net : « Le grand patronat a largement les
    moyens de financer le coût du maintien de tous les emplois ! » (donc, pas question d’en finir avec les patrons !). « 
    C’est aux capitalistes de financer tout cela sur les revenus du capital et au besoin sur leurs fortunes privées »
    (comme l’ont proposé Warren Buffet, Bill Gates et autres généreux milliardaires ?) « Il faut imposer la transparence
    sur les comptes des entreprises » (qui n’appartiendront donc pas aux travailleurs) « Il faut lui imposer une politique
    de grands travaux » (l’Etat bourgeois est maintenu comme outil de pouvoir séparé sur la société.). Les positions de
    Lutte Ouvrière sont celles de cette sous-classe de bureaucrates parée à prendre les commandes de l’Etat, dans les
    périodes de grande crise, pour sauver la société de classe. Comme les léninistes l’ont démontré en URSS et dans le
    reste des pays socialistes. Quand on demande à la représentante de LO pour qui elle votera au second tour, elle ne
    répond pas qu’elle s’abstiendra.
    « L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes » : A la veille d’un affrontement décisif
    avec la bourgeoisie, il est plus que temps de neutraliser tous ces politicards complices de l’exploitation, de
    l’oppression, de la dépossession qu’exerce impitoyablement la bourgeoisie sur nos vies. Elisons nos propres représentants, révocables à tout moment, dans les conseils d’usine, de bureaux, de quartiers. Organisons nos
    propres instruments de lutte, comités de grève, milices ouvrières, et balayons la bureaucratie syndicale. Préparons la
    révolution prolétarienne qui instaurera la société sans classes sociales ni Etat.

    Garap2011 hotmail.fr

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  • C’est quand même satisfaisant de s’apercevoir, après coup, que les présidents et présidentiables, de gauche comme de droite, étaient ceux qui avaient fait les pires avanies, détournements de fonds, crimes de toutes sortes, assassinats, et autres joyeusetés. Sarkozy s’en plaint mais il a bénéficié des mêmes droits que ses prédécesseurs : ne pas être embêté pendant son mandat et avoir tout le temps, au pouvoir, de nettoyer les dossiers.

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  • Le Frippon, La Penible, le Macro, le Merluchon, dieu que cette élection du plus bandit de l’Etat des grands bandits est jolie !!!!

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