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Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? - Matière et Révolution
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Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ?

jeudi 19 juillet 2012, par Robert Paris

Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ?

Depuis des mois, les syndicats d’Aulnay déclarent qu’ils savent que le patron va fermer le site et ils ont eu tout le temps de développer leurs perspectives. Certes, ce même patron prétendait publiquement que c’était un projet ancien abandonné par la direction.

Mais les syndicats affirmaient qu’ils ne croyaient pas la direction. Quelle perspective défendaient-ils donc ? Il y a bien sûr des grandes différences entre ces syndicats mais on peut dire qu’ils se rejoignaient pour la plupart pour :
- dénoncer spécialement les licenciements dans le cas d’une famille de grands patrons très riche
- développer une lutte concernant spécifiquement les salariés d’Aulnay et exigeant la non-fermeture du site sur l’argument du caractère indispensable de ce site et de la réfutation de la nécessité de sa fermeture dans l’intérêt de la firme.
- s’adresser à la population de la région et lui proposer de soutenir les ouvriers de PSA Aulnay
- exiger du gouvernement qu’il intervienne comme intermédiaire entre les salariés et le patron

Ces axes étaient en gros acceptés largement par plusieurs dirigeants syndicaux et n’étaient pas contestés par les salariés qui voulaient dénoncer la fermeture. Pourtant, nous voulons montrer que telle ne devait pas être la manière de poser le problème de dirigeants syndicaux se fondant sur les intérêts de classe des travailleurs.

Tous les points précédents méritent d’être discutés :

- les licenciements sont à dénoncer dans une grande entreprise qui fait des bénéfices autant que dans une petite entreprise qui en fait ou dans une grande qui, en ce moment, n’en fait pas. Les licenciements ne doivent pas être combattus entreprise par entreprise au nom de la situation de l’entreprise ni du type d’activité. Contester les licenciements, du point de vue des intérêts de classe des travailleurs, ce n’est pas entrer dans la logique du rentable, de l’efficacité, du site productif, soi disant nécessaire à l’entreprise. Même si bien des travailleurs pensent que leur travail est indispensable à l’entreprise et croient que cet argument renforce leur mobilisation. Cela a un autre inconvénient : cela les isole des autres entreprises. Faut-il se résigner dans les entreprises qui sont réellement en faillite ? N’est-ce pas une seule et même lutte qui doit être menée contre les licenciements dans les deux cas. Ne faut-il pas que toute la classe ouvrière s’unisse si elle veut avoir le rapport de forces permettant de remettre en question les licenciements et faire penser aux classes dirigeantes qu’elle représente un véritable danger social ?
- comment faire d’une lutte locale une lutte générale de la classe ouvrière ? En mobilisant la région contre la fermeture d’un seul site d’une seule entreprise ou s’adresser aux travailleurs de toutes les entreprises qui licencient et aussi de celles qui licencieront demain pour les appeler à s’unir. Partir peut-être de la mobilisation d’un site important menacé de fermeture mais pour en faire le point de regroupement des salariés de toutes les entreprises qui licencient, de toutes les catégories, professions et statuts.

- tous les mois dont ces syndicats ont disposé n’ont nullement servi à développer une telle propagande car aucun des syndicats d’Aulnay n’avaient cette volonté. Ils ont mobilisé les salariés de l’usine contre la fermeture d’Aulnay seulement et sans la relier aux menaces sur les autres sites de PSA et sans du tout les relier aux autres entreprises de l’Automobile ou d’autres secteurs de la classe ouvrière. Le simple fait de mettre sans cesse en avant des banderoles « non à la fermeture d’Aulnay » et des badges avec la même inscription exclusivement témoignait de cette orientation.

Pourtant, à l’époque celui qui le voulait savait déjà qu’une grande vague de suppressions d’emplois allaient concerner les travailleurs de tous les secteurs d’activité sitôt les élections terminées. Toutes les professions, toutes les régions allaient être touchées. Tout le monde pouvait le savoir, les syndicats comme les hommes politiques et les média. Le fait de ne pas relier l’attaque à venir contre les ouvriers d’Aulnay et celle contre tous les autres travailleurs était un choix d’autant plus remarquable que s’il existait à Aulnay un syndicat voix de son maître à Aulnay comme la CGC ou un syndicat patronal fasciste comme le SIA, la CGT par contre était dirigée par des militants de Lutte Ouvrière, organisation d’extrême gauche se revendiquant du trotskysme… dont le leader Mercier était même le second porte parole de l’organisation, conseiller municipal et candidat aux législatives pour cette organisation.

Son discours était sans conteste radical contre les mensonges patronaux mais sans conteste aussi il ne développait qu’un seule thème : le patron va fermer l’usine d’Aulnay. Et il s’en tenait strictement à ce point alors qu’il avait de multiples fois la parole dans les média en tant que représentant central de la CGT PSA…

Les discours des autres leaders syndicaux, que ce soit de la CGT ou d’autres syndicats, étaient le plus souvent encore bien pires…

A Aulnay, ils soutenaient comme on l’a dit au dessus la seule perspective syndicale qui disait que PSA se porte bien, n’a aucun problème, ne doit pas fermer, que les coffres sont pleins et que le gouvernement doit intervenir comme intermédiaire.

Ils ont co-signé une demande à Sarkozy dans ce sens. Ils n’ont cessé de demander des concertations Etat/patron/ syndicats, comme si le salut devait venir de là. Bien entendu, ils s’appuyaient sur le fait que les travailleurs voient l’Etat comme l’intermédiaire indispensable, mensonge très généralement diffusé dans la population. Il n’y a rien d’étonnant que des syndicalistes diffusent la même thèse, sauf si l’un de ces syndicats est dirigé par des révolutionnaires comme le prétend la CGT d’Aulnay…

Ces syndicats d’Aulnay ne se sont donc pas tus pendant la campagne électorale, contrairement aux centrales nationales. Mais était-ce pour dire à l’ensemble des travailleurs, ceux de PSA, de l’Automobile, de toute la classe ouvrière : battons-nous ensemble et nous aurons les moyens d’interdire, nous, les licenciements ? Pas du tout ! Etait-ce pour dénoncer le silence complice des centrales concernant la vague de licenciements qui allait concerner tous les secteurs économiques et appeler tous ces secteurs à se mobiliser ? Du tout ! Non ! Ils disaient mobilisons Aulnay et demandons au gouvernement d’interdire les licenciements à Aulnay parce que, là, ils sont choquants vus que les profits de la famille Peugeot se portent bien, ce qui est un discours très différent…

Le simple fait que l’intersyndicale ait pu mener des actions, des manifestations, des pétitions, des mobilisations dans l’usine conjointement de la CGT-LO au SIA ex CFT, syndicat fasciste, en dit long sur le caractère de la politique menée par cette intersyndicale qui n’était nullement une politique de classe donnant une véritable perspective à la lutte…

Par exemple, le fait que la syndicaliste du SIA ait présenté les suppressions d’emploi comme une fatalité n’a pas représenté une gêne pour la CGT qui ne cessait de se féliciter de militer avec un syndicat patronal !!! Le discours pseudo radical de la CGT de PSA Aulnay et de son leader Mercier posait lui-même problème. Nombre de ses arguments étaient fallacieux. Il a publiquement déclaré que les licenciements étaient dus à des délocalisations alors qu’au contraire PSA avait maintenu l’essentiel de ses investissements en France, contrairement à son concurrent Renault.

L’explication du patron était certes contrée mais avec des arguments faux et dangereux car ils accusaient les travailleurs étrangers de leur voler leur travail. Mercier lui-même disait des choses allant dans ce sens, comme l’aurait fait Le Pen ou d’autres nationalistes comme le PCF… La perspective était tout aussi fausse quand Mercier parlait de transformer Aulnay en une forteresse ouvrière comme si la lutte devait s’y cantonner… Encore faux quand Mercier refusait de citer dans ses discours les menaces contre les salariés de Madrid et Sevelnord et de lier, lui qui se revendique d’appartenir à une organisation internationaliste révolutionnaire, les luttes par delà les frontières.

Certains discours apparemment radicaux étaient encore faux comme celui où il affirmait que « les travailleurs d’Aulnay vont vendre chèrement leur peau ».

Déjà à vendre la peau des travailleurs d’Aulnay le camarade Mercier ?!!!

C’est du défaitisme qui n’est pas révolutionnaire…

Bien sûr, Mercier est loin d’être le pire des dirigeants syndicaux, bien au contraire.

Depuis que PSA a dévoilé son plan de licenciements, on a pu remarquer que les dirigeants d’autres sites sont largement plus catastrophiques…

Anne Valleron, ingénieur chez PSA depuis 36 ans, déléguée CFE-CGC au comité de groupe européen a développé des arguments allant dans le sens de la direction. Elle a affirmé que personne, pas même la direction, « ne pouvait prévoir en 2007 que le marché européen allait passer de 18 à 14 millions de véhicules » et elle a déclaré qu’ « il est facile de relire le passé à la lumière du présent. » Donc le patron serait victime des circonstances. Elle est compréhensive vis-à-vis d’une direction qui supprime 10.000 emplois. Par contre, elle condamne les propos radicaux de la CGT d’Aulnay ! Le dirigeant CFTC de PSA Franck Don a estimé qu’il devait s’agir de circonstances exceptionnelles et il a déclaré que « Philippe Varin est un chrétien pratiquant et un homme de valeurs" et pour cette raison, estime Franck Don (CFTC), qui le côtoie à chaque CCE, "la façon dont a été géré ce dossier ne ressemble pas au Philippe Varin que je connais". La presse rajoute que « D’un naturel discret, l’ancien rugbyman, également amateur de voile, de tennis et de clarinette, n’hésite pas à entrer dans la mêlée pour défendre son cheval de bataille : la défense de la compétitivité en France. » Voilà un dirigeant syndical chrétien qui ne va pas se commettre dans une lutte de classe… contre un autre chrétien aussi adepte que lui de la compétitivité dans l’exploitation des travailleurs !!!

Dans la CGT, elle-même, le discours de Mercier est loin d’être le pire.

On a pu entendre le dirigeant de la CGT de Rennes affirmer que les licenciements à Rennes étaient dus au fait que l’on avait favorisé les salariés des autres sites et les entreprises situées à l’étranger !!!! Opposer les salariés de PSA entre eux, voilà ce qu’est le discours d’un dirigeant syndical CGT de Rennes !

Pendant des mois, la CGT a annoncé que la lutte visait à lutter contre la fermeture d’Aulnay et seulement d’Aulnay et elle vient seulement de changer son fusil d’épaule… mais c’est pour expliquer que la lutte va être longue et qu’il ne faut pas perdre ses forces. Il ne faut même pas faire grève plus d’une journée contre le plan de licenciements car il faudra garder des cartouches. Mercier explique que la lutte n’est pas un sprint mais un marathon et donc pas la peine de commencer à courir !

Pour Sud, il faudrait bloquer l’usine mais la CGT explique que 15 jours de blocage entraîne une perte de salaire, met les ouvriers sur les genoux financièrement et les épuise. De plus, cela peut servir à PSA pour accélérer son plan de supprimer une équipe pour le 31 janvier.

La CGT d’Aulnay, notamment par la voix de Mercier explique que « La syndicalisation à PSA est égale à la moyenne en France, entre 10 et 15% du personnel. Il faut donc mettre en place, dans la lutte contre PSA, une structure regroupant bien sûr les syndicalistes mais aussi les non-syndiqués, un comité d’organisation pour mener la lutte prolongée contre PSA, recueillir les sujétions, etc. Il faut respecter les points de vue différents et ne pas faire de différence entre syndiqués et non-syndiqués. Il ne faut rester pas enfermer dans l’usine mais élargir la résistance aux usines du groupe, puis sur les usine et entreprises du 93, près des centaines d’usines en France où les ouvriers et travailleurs sont menacés de licenciements, et élargir aussi à d’autres usines automobiles en Europe. »

Bien entendu, nous ne pouvons qu’être d’accord qu’il ne convient pas d’enfermer la lutte dans la seule usine d’Aulnay, d’autant que celui qui le dit était celui qui aprlait de transformer Aulnay en forteresse en se renfermant dans les murs…

Perspective fausse difficile à défendre maintenant qu’il est évident que les licenciements à PSA ne se cantonnent pas à Aulnay et que la vague de licenciements touche tous les secteurs, de la Téléphonie à l’Automobile et d’Air France au secteur public om le gouvernement pratique le non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite et les suppressions de contrats précaires de manière plus dur que son prédécesseur de droite !

S’il se revendique de l’extrême gauche, en étant un des responsables de l’organisation Lutte Ouvrière, le responsable CGT de PSA Aulnay, Mercier, de famille PCF-CGT, qui est délégué syndical à plein temps de PSA, a développé sa dénonciation de la politique de PSA à la manière classique des délégués de la CGT et des militants du PCF. Loin de dire aux travailleurs que la perspective consiste à s’attaquer à l’ensemble des patrons, il a continué à revendiquer, comme un syndicaliste classique, des négociations avec le pouvoir d’Etat considéré par lui comme un intermédiaire nécessaire. Il jugé "insuffisants" samedi les propos de François Hollande sur le plan social au sein du groupe, estimant que l’Etat avait "les moyens d’interdire la fermeture" du site et "les licenciements".

"Pour nous, l’Etat a les moyens d’interdire la fermeture de l’usine et les licenciements. Récemment, il a interdit à Peugeot de vendre près de 200.000 véhicules à l’Iran, qui est le premier marché international de Peugeot. S’il peut faire cela, il peut interdire les licenciements", a-t-il affirmé.

C’est faux ! La classe ouvrière a les moyens de faire reculer les classes dirigeantes mais, en ce qui concerne l’Etat qui est au service de ces mêmes classes dirigeantes, c’est une illusion dangereuse de faire croire qu’il peut les interdire ! C’est donner une fausse perspective à la lutte qui vient.

« Il n’y a aucune raison que PSA annonce le moindre plan de suppressions d’emploi et encore moins de fermetures d’usine ». Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT - PSA Aulnay fait la preuve, dans un communiqué de presse daté du 8 juillet 2012, que « les ventes sont loin d’être en recul et que PSA n’est absolument pas en difficulté. Au contraire, c’est un groupe multimilliardaire. ».

Certes, il y a un mensonge de la direction en la matière. Il faut donc expliquer pourquoi, aujourd’hui, les exploiteurs ne veulent plus exploiter autant de travailleurs. Mercier lui-même a un moment parlé de délocalisations. Mais la vraie réponse est dans l’analyse de la crise actuelle et Mercier se garde bien d’expliquer celle-ci.

L’opinion publique a, selon lui, assisté à « une véritable campagne mensongère de la part de la direction de PSA qui voudrait faire croire que les ventes de voitures pour le premier semestre ont considérablement chuté ». Si ce n’est pas la baisse des ventes, ni des délocalisations, le désinvestissement de PSA comme de l’ensemble des capitalistes, c’est quoi ? Mercier se garde d’expliquer que la lutte actuelle n’est pas une lutte classique contre des licenciements dans une ou plusieurs entreprises mais une lutte contre un système qui n’a plus d’avenir car il a atteint ses limites.

Il se garde de dire que les travailleurs, pour offrir de nouvelles perspectives, doivent dépasser le cadre syndical réformiste… Il continue à discuter comme s’il n’y avait rien de changé au capitalisme depuis 2008…

A la veille du comité central d’entreprise où la direction doit annoncer l’ampleur de la restructuration du groupe, « il était impératif, pour PSA, d’annoncer une baisse des ventes et de rendre catastrophique la situation pour mieux justifier l’injustifiable ! », précise Jean-Pierre Mercier, avant de rappeler les chiffres records de 2010, ayant atteint 3 600 000 véhicules vendus et ceux de 2011, qui s’élevant à 3 550 000.

De plus, en décidant de suivre l’embargo sur l’Iran -2e marché pour le groupe, après le marché français-, suite à l’alliance avec la General Motors, « PSA a fait une croix sur une vente de plus de 450 000 véhicules par an ». En maintenant ses ventes en Iran, le groupe aurait dû annoncer le même niveau de ventes que celui de l’année dernière -un des meilleurs cru de son histoire.

« Évidement, conclut Jean-Pierre Mercier, en annonçant un même niveau de ventes mondiales qu’en 2011, il devient plus difficile à PSA de justifier l’injustifiable : la fermeture de l’usine d’Aulnay ainsi que le vaste plan de suppression d’emploi dans le groupe. »

« Une lutte contre une fermeture d’usine, c’est un marathon, pas un sprint ». Avec son sens de la formule, Jean-Pierre Mercier, leader CGT à l’usine PSA d’Aulnay, jongle avec les journalistes et incarne la mobilisation des salariés sur le site qui fermera en 2014.

« Une grève illimitée serait une erreur tactique : ça nous épuiserait rapidement financièrement et ça aurait un pouvoir de nuisance limité », martèle le leader CGT, 2e syndicat à PSA Aulnay.

« Nous seuls, on ne pourra pas empêcher la fermeture, […] il faut que les camarades de Rennes, Poissy, Sochaux entrent dans la bataille ». « On est une bombe sociale, politique, et ça, on va l’utiliser », dit Jean-Pierre Mercier, tout en rejetant la violence. « On n’a même pas fait brûler un pneu » depuis le début du conflit. « Il faut être plus intelligent ».

« On apprend des Total, des Molex, des Contis (de l’usine Continental, ndlr) que j’ai suivis de très près », dit-il. « Il y a eu deux documentaires sur les Contis. On les a visionnés plusieurs fois au syndicat, pour apprendre où ils se sont cassé le nez et leur succès ».

« C’est pas le fait qu’ils aient cassé la sous-préfecture (de Compiègne, en avril 2009, ndlr) qui a fait plier, mais leur mobilisation constante », affirme-t-il.

Oui, ce n’est pas la colère qui tient lieu de politique mais la haute stratégie de Lutte ouvrière et de la CGT PSA Aulnay semble bien ne pas en tenir lieu o plus. Elle n’appelle nullement à constituer partout de comités de travailleurs ni ne donne la dimension réelle de la lutte…

66 Messages de forum

  • La CGT PSA appelle à la préparation d’un comité de lutte, dans untract CGTdu17/07 :

    "Le comité de préparation de lutte : Pour organiser efficacement notre lutte, il a été décidé de créer un comité où tous les syndicats qui le veulent, tous les salariés syndiqués ou non doivent trouver leur place à égalité."

    "Trouver leur place" : la formule est belle mais interroge fortement sur la conception de la démocratie.

    quand on sait que les syndicats font tout partout dans les entreprises pour monopoliser la lutte et le crachoir des assemblées, on peut se poser la question de savoir si cette invitation aux salariés est celle de figurants dans une intersyndicale ou de futurs dirigeants de la lutte ?

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 juillet 2012 22:21, par Robert Paris

    Léon Trotsky dans « L’ILP et la nouvelle internationale »
    « C’est dans le domaine du mouvement syndical que se manifeste le plus clairement l’incapacité d’un parti à établir des rapports corrects avec la classe ouvrière… Les syndicats sont apparus dans la période de croissance et de montée du capitalisme. Leur tâche était d’élever le niveau matériel et culturel du prolétariat, et d’étendre ses droits politiques. Ce travail a donné en Angleterre aux trade-unions une autorité immense au sein du prolétariat. La décadence du capitalisme britannique, dans les conditions du déclin du capitalisme mondial, a sapé les bases même du travail réformiste des trade-unions. Le capitalisme ne peut se maintenir plus longtemps qu’en abaissant le niveau de vie des travailleurs. Dans ces conditions, les syndicats doivent, ou bien se transformer en organisations révolutionnaires, ou bien se faire les agents du capital pour renforcer l’exploitation des ouvriers. La bureaucratie syndicale, qui a résolu d’heureuse façon sa propre question sociale, a choisi la deuxième voie. Toute l’autorité accumulée des syndicats, elle l’a tournée contre la révolution socialiste et même contre toutes les tentatives des ouvriers pour s’opposer à l’offensive du capital et de la réaction.
    A partir de là, la tâche la plus importante du parti révolutionnaire est devenue la libération de l’influence réactionnaire de la bureaucratie syndicale. Dans ce domaine décisif, le Comintern (Internationale communiste passée entre les mains de Staline et de ses bureaucrates) a fait preuve d’une carence totale. En 1926-1927, surtout dans la période de la grève des mineurs et de la grève générale en Angleterre débutée le 1er mai 1926, au moment par conséquent des pires trahisons du conseil général du T.U.C., le Comintern a cherché humblement les faveurs des briseurs de grève bien placés, les a couverts devant les masses de son autorité et les a aidés à se maintenir en selle : c’est ainsi qu’on porta un coup mortel au « Mouvement minoritaire » (tendance dirigée par les communistes au sein des syndicats qui avait progressé de manière foudroyante et a été transformée par la bureaucratie stalinienne en opposition platonique à la bureaucratie trade-unioniste). (…)
    Le rôle des syndicats, nous l’avons dit plus haut, n’est plus un rôle progressif, mais un rôle réactionnaire. Ils regroupent cependant des millions d’ouvriers. Il ne faut pas croire que les ouvriers soient aveugles et n’aient pas vu ce changement dans le rôle historique des syndicats. Mais que faire ? La voie révolutionnaire est gravement compromise, à leurs yeux et à ceux de leur aile gauche, par les zigzags et les aventures du communisme officiel. Les ouvriers se disent que les syndicats sont mauvais, mais que, sans eux, ce pourrait être pire. Ils ont la psychologie des gens qui sont dans une impasse. Pendant ce temps, la bureaucratie syndicale remplace toujours plus impudemment la démocratie interne par l’action arbitraire d’une clique, transformant, au fond, les syndicats en des espèces de camps de concentration pour ouvriers dans la période de déclin du capitalisme. (…)
    L’appareil syndical s’est acquis une grande indépendance à l’égard des masses. La bureaucratie est capable de conserver ses positions longtemps après que les masses se soient retournées contre elle. Mais, c’est précisément dans une telle situation, dans laquelle les masses sont déjà hostiles à la bureaucratie syndicale, mais où la bureaucratie est encore capable de déformer la représentation de l’opinion et de l’organisation et de saboter de nouvelles élections, qui est la plus favorable pour la création de comités d’ateliers, de conseils ouvriers et autres organisations répondant aux exigences du moment. (…) Il faut absolument préparer dès maintenant les ouvriers avancés à l’idée des comités d’atelier et des conseils ouvriers au moment du tournant brutal. »

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  • Voilà comment s’exprime un leader CGT de Rennes :

    Noël Alix, ouvrier de production, représentant la CGT au CE. La CGT proposera un débrayage cet après-midi lors d’une consultation du personnel.

    "PSA a fait des choix stratégiques au détriment d’autres sites, PSA veut sacrifier des emplois par rapport à certains sites, notamment à l’étranger", a-t-il dit. "On nous a toujours dit qu’on était les meilleurs, qu’on faisait du haut de gamme et que c’était une reconnaissance du savoir-faire. Ici on sait faire de la bagnole, il faut qu’on nous donne les moyens pour faire de la bagnole", a-t-il poursuivi.

    Aucune conscience de classe ! Il oppose les salariés des sites entre eux. il glorifie la production au lieu de défendre les intérêts des salariés. Il déclare qu’on est les meilleurs à produire, les meilleurs pour se faire exploiter !!!

    Il ne suffit pas de gueuler qu’on va lutter, il faut armer les travailleurs et non les désarmer !

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  • Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, à l’AFP.
    "Il faut construire un front uni des salariés face à la direction".

    Quelle unité ? Sur quelles bases ?

    L’unité seulement des travailleurs d’Aulnay, de ceux de PSA, de toute l’automobile ou de la classe ouvrière ?

    Ou celle factice des intersyndicales ?

    Premières fissures syndicales chez PSA

    Certaines organisations entérinent déjà le départ du constructeur d’Aulnay et pensent aux reclassements. D’autres veulent continuer la lutte.

    « Au moins 1000 emplois, et sans doute plus, pourraient être conservés, sur les 3000 qui doivent être supprimés, affirme Christian Lafaye, délégué central FO chez PSA. Si on arrive à 50% de reclassement, c’est un beau sauvetage. »

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  • Jean-Pierre Mercier de la CGT critique point par point les arguments de la direction. À la suite, interventions tristes des CGC, CFDT et SIA sur le thème : c’est dégueulasse, ils annoncent ça la veille des vacances et cela va nous les gâcher, profitons de ces congés pour réfléchir... Seul le représentant de SUD prononce le mot «  grève  ». Pour conclure, intervention très déterminée de Philippe Julien de la CGT  : «  Nous ne nous laisserons pas faire, nous nous battrons et nous ôterons l’envie à PSA de fermer une usine  ». En même temps, une longue tirade contre la «  grève immédiatement  » dont, selon lui, s’accommoderait la direction dans sa politique de réduction de l’activité et de suppression d’une équipe. La seule perspective précise est une assemblée générale, le 11 septembre, préparée par la constitution d’un comité de mobilisation ouvert aux syndiqués et non-syndiqués. Mais élu sur quelle politique ? Mener une grève ? Etendre la lutte aux divers sites, à toute l’Automobile, aux autre secteurs qui licencient ? Il ne le dit pas !

    Vendredi 13 juillet, à l’usine de La Janais, près de Rennes, après un débrayage à 200 la veille, des militants CGT sont passés dès 7 heures du matin sur les chaînes pour convaincre leurs collègues d’arrêter le travail. À 11 heures, à l’appel de l’ensemble des syndicats, plus de 1 000 salariés ont cessé le travail. L’annonce des 1 200 suppressions de postes sur le site a déclenché colère et désarroi. La CFDT s’est fait huée avec son discours soporifique «  partons tranquillement en vacances et on en reparle à la rentrée  », «  laissons travailler les experts  »...

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  • Plusieurs syndicats du site PSA à Aulnay (CGT-SIA-CFDT-CFTC-Sud), où la production doit s’arrêter d’ici 2014, appellent à un rassemblement le 25 juillet devant le siège du groupe à Paris à l’occasion d’un CCE sur le plan de suppressions de 8.000 postes en France, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.
    Ces syndicats invitent aussi les salariés des autres sites de production, notamment celui de Rennes, à les rejoindre.
    Il y a un appel à la grève à Aulnay, mais pas sur les autres sites du groupe, ont indiqué les syndicats CGT et CFTC.

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  • "Nous appelons les salariés d’Aulnay à un rassemblement devant le siège et nous appelons les salariés des autres sites à les rejoindre car l’attaque de PSA contre l’emploi concerne tous les sites du groupe", a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, à l’AFP.

    Il manque la perspective : nous allons appeler tous les salariés de France qui sont menacès de suppressions d’emplois, de licenciements ou de fermetures de site à nous rejoindre dans une même lutte qui fera d’Aulnay le point central d’une mobilisation de tous les travailleurs, depuis Doux jusqu’à Sanofi et d’Air France à Hewlett-Packard !

    Mais cela, Mercier ne le dit pas et il ne donne aucune raison aux patrons de faire réellement pression sur PSA.

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  • Reçu lundi par Jean-Marc Ayrault, Philippe Varin, le patron de PSA, a assuré avoir eu « un dialogue très constructif » avec un premier ministre « extrêmement attentif ». Concernant le plan de restructuration, Matignon a déclaré attendre des « engagements forts » en termes de « limitation de l’impact sur l’emploi » et « d’accompagnement de chaque salarié jusqu’à l’obtention d’un emploi ». Le gouvernement demande aussi « le maintien d’une activité industrielle à Aulnay, la mise en place par PSA d’un plan de revitalisation sur le bassin rennais et l’accompagnement des sous-traitants et prestataires de ces deux sites ». PSA prévoit de supprimer 1400 postes dans son usine de Rennes.

    En revanche, le patron de PSA n’a pas semblé accepter de réduire le nombre de suppressions d’emploi, comme le réclamait le président de la République. Le 14 juillet, François Hollande avait jugé le plan « en l’état inacceptable » et demandé à ce qu’il soit « renégocié ». PSA détaillera la mise en œuvre de ce plan ce mercredi, jour de l’annonce de ses résultats financiers.

    En somme, merci de nous donner des milliards mais on licencie quand même et on est bons amis...

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  • La tendance Claire du NPA dit "la bataille de PSA a commencé".

    Non rien justement n’est commencé, tant que les salariès n’interviennent pas eux mêmes.

    Et espèrons que la bataille de PSA n’existe jamais. Car ces usines ne méritent pas qu’on les sauvent.
    Je veux travailler ailleurs que dans ces putains d’usines, ou il fait bon crever.

    Je veux lever un drapeau : celui ou nous travaillons 2 jours par semaines au bon air avec des salaires de P.D.G.!
    Ca nous le méritons !

    Et il ne sert à rien de se payer de formule sur "l’auto organisation" et les comités de lutte ou "tous délégués", quand la perspective d’élargissement de la lutte se contenterait d’une manifestation.

    Le NPA ne propose pas à la classe ouvrière une politique ou elle prend la tête de toutes les revendications sociales.

    Pourtant nous savons que cette politique est la seule qui fassent peur à l’Etat et au patronat.

    Nous savons que seul la coordination des comités de grève de chaque usine, atelier, entreprise, peut montrer la voie à la population ouvrière au chomage, sans logement, sans ressource, endettée.

    PSA par ci PSA par là mais quelle revendication va unir tous les salariés ?

    Ceux déjà à la porte des usines, ceux en surcis, les sous traitants, intérimaires, ceux d’Espagne, avec ceux du monde, car PSA est juste une multinationale !

    Non ces organisations croient que tout peut s’arranger en nationalisant PSA (et d’autres peut être) sous le contrôle des travailleurs.
    Et comment contrôlent il les travailleurs ? avec leur syndicat dans les C.E.? en allant au gouvernement ?

    Le rôle de l’Etat est flou et même s’il parle d’Etat bourgeois, à aucun moment il ne parle qu’il faudra engager la bataille contre celui ci ....jusqu’au bout ! Jusqu’à son renversement complet par le pouvoir des conseils ouvriers et de la population organisée en soviet.

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  • «  Tous les syndicats que vous voyez ici ont toujours accompagné le changement à la Janais  », revendique d’ailleurs le délégué FO, Pierre Contesse, au nom d’une intersyndicale qui rassemble la CFDT, la CGC, la CFTC, FO, le SIA et l’Unsa. Le point commun de ces syndicats est effectivement d’avoir signé le précédent accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (Gpec) de novembre qui prévoyait de supprimer 220 postes dans une usine qui a déjà perdu plus de la moitié de ses effectifs en sept ans.

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  • Les syndicats ne connaissent pas le mot "grève générale " et encore moins "auto organisation" des travailleurs.

    Par contre ils savent laisser isoler les luttes :

    en 2011 il y a eu des réactions des salariés chez les sous traitants ou filiales de PSA,

    Grève illimitée chez Faurecia à Nompatelize contre la suppression de plus de la moitié des emplois de l’usine

    Chez Faurecia, à Nompatelize dans les Vosges une grève illimitée de 90% des 270 salariés bloque la production depuis le 13 septembre. Le plan de la direction visant à supprimer la moitié des emplois est combattu par les salariés.

    En Juillet dernier, Faurecia avait annoncé son intention d’en finir d’ici à 2013 avec les activités traditionnelles de l’usine organisant avec PSA la fin des commandes. et avait déclaré réfléchir à un avenir du site. Parmi les projets, un micro véhicule électrique. Mais ces projets aboutiraient au mieux au maintien de 100 emplois sur le site et de 30 dans une usine située à 3 kilomètres. Cela voudrait donc dire la suprresion de 140 emplois

    La baisse de l’activité de production de l’usine spécialisé dans les armatures de sièges pour les groupes automobiles BMW, PSA Peugeot Citroën et Renault. n’est pas la fatalité d’un marché invisible.

    C’est d’abord le résultat des choix de restructuration de Faurecia, cette filiale de PSA propriétaire de l’usine.Faurecia et PSA préfèrent produitre dans d’autres usines

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  • FO se dit surtout inquiète pour l’image médiatique du groupe. Ce syndicat est plus préoccupé que la direction de sa propre image.

    Voici son discours :

    « FO, syndicat indépendant des pouvoirs politiques, refuse de laisser salir ainsi l’image de Notre Entreprise sur l’autel du journal de 20 heures.

    Si cela continue, ce ne sont pas les seuls emplois de nos Collègues d’Aulnay qui seront menacés, mais les 200 000 postes du Groupe PSA tout entier.

    Aujourd’hui FO n’a qu’un seul objectif : sauver les emplois de chaque Salarié menacé par le plan social, maintenant et toujours, surtout après le départ des caméras !

    Pour sauver nos emplois, FO adresse aujourd’hui un message fort à la Direction :

    messieurs les Directeurs, vous devez reconnaître vos erreurs

    et les corriger en vous retroussant les manches. »

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  • "Il en résulte, à notre échelle, que nos camarades d’entreprise participent aux luttes petites et grandes que les travailleurs et les exploités en général mènent pour défendre leurs conditions d’existence. Comme il en résulte qu’ils doivent se donner une activité syndicale. Mais, dans les luttes petites et grandes contre la bourgeoisie et son État, comme dans l’activité syndicale, les révolutionnaires communistes, pour reprendre l’expression du Manifeste communiste, « représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité ».

    Extrait dutexte : les fondements programmatiques de la politique de Lutte Ouvrière.

    LES INTERETS DU MOUVEMENT DANS SA TOTALITE ; pas les intérêts d’une usine isolée, pas les intérêts qu’auraient des ouvriers à "produire de la bagnole", pas les intérêts des ouvriers français contre ceux du reste du monde....

    Cette organisation dépasse largement la ligne blanche qu’elle s’est elle même fixée, et ce n’est pas la première fois. Elle le fait en connaissance de cause et cette soi disant tactique va la mener dans le fossé, car il n’y pas d’autres issues pour ceux qui roule pour l’opportunisme.
    Surtout dans des situations ou les conséquences sont réelles car ils sont à la tête d’une lutte, non pas grâce à une politique d’auto organisation de la classe ouvrière, mais grace à la bienveillance de la grande CGT et aux médias bourgeois !

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  • Partis en vacances fin juillet sous le choc de l’annonce des 8.000 suppressions de postes et de la fin d’Aulnay, le gros des salariés de PSA Peugeot Citroën retrouvent la semaine prochaine les usines, sans ordre de bataille précis et dans l’attente de différentes expertises.

    Avant la pause, des salariés avaient promis d’être le cauchemar de la direction. Dans l’intervalle, les vacances ont retardé l’organisation d’une éventuelle mobilisation, et les regards sont désormais tournés vers les rapports d’expertise mandatés par les syndicats.

    La rentrée s’annonce donc calme dans le groupe automobile, à l’image de Rennes-La Janais où la CGT et FO, principaux syndicats du site breton qui doit perdre 1.400 postes, n’envisagent aucune action.

    "On va laisser les gens reprendre tranquillement. On n’a pas prévu d’action spécifique", explique Pierre Comtesse, délégué FO.

    Sur ce site, lundi et mardi matin étant chômés en raison du manque de charge, la reprise se fera mardi à 13H00.

    L’intersyndicale menée par FO (dont la CGT ne fait pas partie) se réunit lundi pour "faire un point après les annonces d’avant les vacances et les dernières actualités", a indiqué M. Comtesse. "Les plans d’action seront élaborés au fur et à mesure, le contexte est très mouvant", a-t-il ajouté, et "prévoir des actions la semaine prochaine n’aurait pas beaucoup de sens à part se faire mousser".

    "On va faire le tour des ateliers pour voir ce que les gens pensent", explique Michel Bourdon, délégué CGT. Outre des réunions en interne et avec des sous-traitants mercredi, le syndicat convie jeudi les autres syndicats à une concertation en vue d’une manifestation départementale.

    A Sochaux, la CGT peaufine une journée-concert le 8 septembre autour du centenaire du site, précise Bruno Lemerle.

    Quant à Aulnay (Seine-Saint-Denis) où la production doit cesser en 2014, une semaine de chômage partiel décale la rentrée au 4, et des assemblées générales sont prévues à cette date, selon Jean-Pierre Mercier (CGT). La veille, les syndicalistes CGT de tous les sites se réuniront à Montreuil.

    Quant à la CFDT du groupe, elle se retrouvera en séminaire du 28 au 30 août.

    Côté direction, rien n’est prévu en matière de stocks pour parer à d’éventuels blocages d’usines.

    Le plan de restructuration (plan de sauvegarde de l’emploi à Aulnay et Rennes, plan de départs volontaires pour les effectifs hors production), est momentanément suspendu par l’expertise votée en comité central d’entreprise et dont les conclusions seront, selon PSA, connues le 15 octobre.

    "Le plan d’avant est arrêté et le suivant est bloqué. Il ne se passe plus rien, il n’y a plus de départ, donc plus de pression au départ", commente Anne Valleron de la CFE-CGC. "Le groupe de travail, formé par l’ensemble des syndicats, va travailler et discuter au fur et à mesure avec l’expert Secafi pour essayer de trouver des pistes alternatives et examiner ce qui est proposé. Le premier rendez-vous doit avoir lieu la semaine prochaine", dit-elle.

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  • Quelle est la politique des syndicats et quelle devrait être la politique des travailleurs pour gagner dans leurs luttes contre les licenciements et le chômage, voilà une question qui ne vient pas sous la plume de nos camarades du NPA de PSA Poissy : voir ici

    Pourtant telle est la question clef, non pas celle d’après-demain ou de demain, celle d’aujourd’hui pour les salariés de PSA et les autres...

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 30 août 2012 22:04, par Tendance claire

    SIA, syndicat maison autonome qui arrive légèrement devant la CGT aux élections
    professionnelles dans l’usine d’Aulnay et qui réclame aujourd’hui de meilleures indemnités de
    licenciements : il revendique une indemnité de base de 50 000 euros par salarié alors que la
    direction envisage 1000 euros par année d’ancienneté5. Cela revient à accepter le principe de la
    fermeture et des licenciements avant même que la lutte ait vraiment commencé.

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  • A Aulnay, 6 Comités de lutte se sont mis en
    place, soit un par bâtiment (ferrage, montage, peinture) et par équipe (matin/après-midi) ; ils
    rassemblent en tout plus de 150 délégués syndiqués (essentiellement de la CGT, le SIA refusant d’y
    participer) et non syndiqués.

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 1er septembre 2012 11:24, par Robert Paris

    Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a appelé fin août les syndicats de PSA à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur. Les syndicats doivent penser aux "100.000 salariés qui restent à Peugeot", a-t-il affirmé.
    "On a été responsables ces derniers mois", lui répond Tanja Sussest. "Il a été le premier à promettre : +on va sauver le site d’Aulnay+ et maintenant, il ose nous dire : +soyez responsables+. Ca me choque".

    Certes ! Le syndicat patronal SIA a été responsable vis-à-vis des intérêts patronaux. Cela ne devrait avoir rien d’étonnant. Sauf pour les autres syndicats qui collaborent avec le SIA soi disant pour défendre l’emploi ensemble....

    Ceux qui disaient que "la guerre est déclarée" avant les vacances, expliquant que c’est mieux d’attendre la rentrée pour démarrer la lutte, expliquent maintenant qu’ils vont consulter la base et qu’ils ne s’interdisent rien.

    On va être le cauchemar du patron, on ne s’interdit rien, c’est a guerre, voilà le langage de dirigeants syndicalistes mais pas celui de travailleurs conscients des intérêts de leur classe.

    En effet, cela n’arme en rien les travailleurs, ceux de PSA comme les autres. cela ne leur apprend rien sur la situation, sur les enjeux, sur les perspectives. Cela ne permet nullement de s’adresser aux travailleurs des autres sites, des autres entreprises qui licencient, de montrer que notre sort est lié, de les engager à se contacter, à s’organiser.

    Le discours, même le plus radical des dirigeants syndicalistes, ne fait en rien avancer la cause ouvrière...

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 4 septembre 2012 17:22, par Robert Paris

    Les délégués syndicaux avancent avec prudence. Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, veut d’abord faire la tournée des ateliers. « On va discuter sur la manière d’agir, et d’agir sans tarder ! Le premier jour, c’est un peu spécial, les gens se retrouvent, mais si les gars veulent y aller, on ne s’interdit rien ! » Un mouvement de grève dès le premier jour ? Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) n’y croit pas : « Même en juillet, on n’a pas fait sortir les gars de l’usine ! » Elle mise plutôt sur des actions coup de poing, pour peser sur les négociations avec la direction : « Ses propositions sont insuffisantes, et si l’action PSA sort du CAC40, elle va pleurer en disant qu’elle ne peut pas donner plus d’argent. »

    Des vraies perspectives de lutte de la part des dirigeants syndicaux ? Pas du tout !

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  • Trois ans après la fermeture de l’usine et deux ans après la fin de la période de reclassement, une cinquantaine de salariés n’a pas retrouvé d’emploi. Cinquante autres enchaînent les petits boulots.

    À l’heure où la firme pharmaceutique Sanofi s’apprête à dévoiler son plan social, et l’entreprise Freescale vient de licencier plusieurs centaines d’employés, nombreux sont ceux qui se tournent vers les anciens Molex, « exemple de lutte des salariés » et sorte de thermomètre de « l’après ». Or, la météo n’est pas forcément au beau fixe. Une cinquantaine d’anciens salariés de l’usine de composants, fermée depuis octobre 2009, n’ont pas retrouvé de travail alors que leurs droits chômage prennent fin d’ici le mois de septembre.

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  • Les représentants CGT de PSA ont appelé lundi tous les salariés et syndicats du groupe à manifester au Salon de l’Automobile le 9 octobre. Un rassemblement est par ailleurs prévu le 29 septembre à la "Cité des 3.000" d’Aulnay, où habitent plusieurs centaines de salariés de l’entreprise.

    "Ces deux propositions ont recueilli ce matin un accueil très favorable", a assuré M. Mercier, qui doit participer à 14H00 à une réunion avec les différents syndicats à l’usine PSA de Poissy (Yvelines).

    On est loin de la prétention d’"être e cauchemar de la direction" et de "c’est la guerre" qui étaient les propos de Mercier !!!

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  • Epouvantable émission ce soir sur France Inter "le téléphone sonne" consacrée à la crise de l’automobile et à PSA Aulnay.

    La représentante du SIA, Tanya S, s’est faite l’avocate d’une bonne reconversion en avançant "des congés de reconversion plus longs" (sic). Car, empêcher la fermeture, elle n’y croit pas. Il n’y avait donc personne pour mettre en avant la lutte des travailleurs et la nécessité d’une riposte générale, qui ne se limite pas à chaque site concerné. On n’a d’ailleurs pas entendu ces prétendus syndicalistes parler de lutte...

    Pire, Tanya S a appelé les Français à acheter des voitures françaises pour aider les salariés de PSA.

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  • JP Mercier interviewé sur France Inter vers 7H 30.

    Ce camarade, dirigeant de LO, cantonne son discours à Peugeot Aulnay sans jamais évoquer la nécessité de faire converger les luttes des travailleurs des boîtes qui licencient. En guise de tactique, il se contente de réclamer une énième réunion paritaire patronat/syndicats/gouvernement !!!

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  • M. Mercier peaufine sa stratégie. Les exemples des Contis, Total ou Molex ont été étudiés. Il parle de " phase 1 ", de " phase 2 ", de " coup d’avance " sur la direction.

    La " phase 1 ", c’était avant le 12 juillet. " On a amorti le choc et entre 600 et 800 salariés ont appris à organiser une manif, à se réunir, à discuter collectivement, bref, à faire l’apprentissage du militantisme ", explique-t-il. Il ajoute que son rôle, " c’est de faire en sorte que ça marche ".

    Pour ça, la CGT, deuxième syndicat de l’usine, n’a pas hésité à se rapprocher du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA), le syndicat maison, majoritaire. L’impensable pour certains. " C’est Mercier qui a fait alliance avec le SIA, le syndicat du patron qui se bat pour des primes, raconte un syndicaliste qui préfère rester anonyme. Ça n’aurait jamais eu lieu avant. " " Avec le SIA, on a réussi extrêmement vite à combler le fossé qui s’était créé pendant des années, reconnaît M. Mercier. Ils ont compris qu’ils avaient été trahis par la direction. On s’est mis sur la figure pendant des années, mais maintenant il faut faire l’union. "

    Le délégué syndical pense que c’est un " marché de dupes " qui attend les salariés de PSA et dénonce " le jeu du gouvernement " engagé dans " un soi-disant bras de fer " avec la direction de l’entreprise. " Si vous voulez vendre votre voiture 4 000 euros, vous l’affichez à 8 000 euros ", explique-t-il.

    Dans quelques jours, au lendemain d’un second comité central d’entreprise extraordinaire, mercredi 25 juillet, l’usine fermera ses portes pour les vacances d’été. " On est à deux doigts de monter sur Paris ", souffle Jean-Pierre Mercier, qui donne rendez-vous en septembre. " Si les salariés veulent faire la grève générale, on la fera. S’ils veulent travailler à leur vitesse et engager des actions ponctuelles, on le fera aussi ", explique-t-il avant de se faire plus menaçant. " Nous, on n’a pas fait cramer un pneu, rappelle-t-il. Mais on ne s’interdit rien. La violence, elle est du côté du patron. Les salariés menacés de licenciement ont tous les droits. "

    A quoi ça sert d’avoir une formation de militant d’extrême gauche ? A être simplement un dirigeant syndical CGT classique ?

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  • Le responsable syndical CGT à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, Jean-Pierre Mercier, a jugé "insuffisants" samedi les propos de François Hollande sur le plan social au sein du groupe, estimant que l’Etat avait "les moyens d’interdire la fermeture" du site et "les licenciements".
    "Le seul point commun qu’on a avec François Hollande, c’est la reconnaissance du fait que Peugeot a menti pendant 12 mois à l’opinion publique. Les dirigeants avaient décidé de fermer l’usine d’Aulnay dès 2010, la fermeture de l’usine n’a rien à voir avec la baisse des ventes en 2012", a dit M. Mercier à l’AFP.
    "Pour le reste", les propos du chef de l’Etat sont "insuffisants", a poursuivi le leader syndical.
    "Pour nous, l’Etat a les moyens d’interdire la fermeture de l’usine et les licenciements. Récemment, il a interdit à Peugeot de vendre près de 200.000 véhicules à l’Iran, qui est le premier marché international de Peugeot. S’il peut faire cela, il peut interdire les licenciements", a-t-il affirmé.
    Faut-il susciter des illusions sur ce que pourrait faire le gouvernement capitaliste contre les capitalistes ?

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 20 septembre 2012 17:50, par Doctor No

    C’est désolant de betise...
    Un seul dirigeant qui doit composer avec une base qui n’est syndicalisée qu’à 10% et avec des autres dirigeants syndicaux qui sont "pires".
    Que voulez-vous que Mercier fasse ?
    Des déclarations révolutionnaires afin de se faire isoler, de diviser les travailleurs ?
    Que des conneries des gens qui ne se sont jamais vus devant un conflit syndical réel.
    Il faut aller petit à petit au rythme des gens, qu’ils vont tout faire peter à leur moment et à leur temps comme cela arrive souvent. Il faut accompagner un pas en avant et non penser à proclamer la révolution mondiale et faire capoter tout. Ca c’est bon pour des jean-foutres qui ne savent rien et pontifient de leur ignorance de ce qu’est un mouvement social.
    Et celui-ci en est un très difficile de tout point de vue et le plus probable est qu’il sera perdu, comme tant d’autres. Le rapport des forces et la psycholigie des gens n’est pas préparée pour ce genre d’attaques.
    Il faudra une ou deux générations, la misère d’une large couche de la population pour qu’il puisse avoir un réveil comme vous le souhaitez.
    Pour le moment...il faut faire comme on peut et c’est déjà beaucoup. Et les "révolutionnaires" doivent soutenir et fermert leur gueules au moins jusqu’à la fin du conflit.
    Que voulez-vous, que l’autre en plus de se coltiner les autres délégués, les dirigeants syndicaux nationaux, les politiciens de tous poils, le patron et un nombre de grèvistes de 1000 sur 8000 licenciables, il fasse des miracles ?
    Merde alors !

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    • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 20 septembre 2012 19:03, par Robert Paris

      « le plus probable est qu’il sera perdu, comme tant d’autres. » dis-tu...

      Tu m’as l’air du parfait organisateur des défaites !

      Le plus probable, c’est que cela te semble parfaitement imbécile de demander aux salariés avant les vacances le 16 septembre s’ils veulent ou pas entrer en grève.

      Au lieu de cela, tu prétends que c’est une course de fond et pas une course de vitesse et qu’on ne perd rien d’attendre.

      Et si ! On perd l’élan !

      Mais la dynamique des mouvements sociaux n’est pas dans tes conceptions ni dans celles actuelles de ton groupe...

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  • Tu écris :

    « Le rapport des forces et la psychologie des gens n’est pas préparée pour ce genre d’attaques.
    Il faudra une ou deux générations, la misère d’une large couche de la population pour qu’il puisse avoir un réveil comme vous le souhaitez. »

    Je pense que c’est ta psychologie qui n’y est pas adaptée.

    Une ou plusieurs générations dis tu et qu’en sais tu ? Cela ne dépend pas de ta psychologie ni de ta comprenette mais de la gravité de la crise comme vous dites, c’est-à-dire en fait de la rapidité de l’effondrement du système !

    Pour ma part, j’ai été à l’école pendant quelques dizaines d’années d’un certain Pierre Bois (son secrétaire de Cellule de Renault) et je ne connais donc rien à la lutte de classe...

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 20 septembre 2012 19:32, par Robert Paris

    Que voulez-vous que Mercier fasse ?

    Qu’il ne déclare pas qu’on va être le cauchemar du patron Varin et qu’on va l’empêcher de fermer Aulnay et ensuite fasse passer gratis les automobilistes aux péages autoroutiers, car cela ressemble trop à des rodomontades sans rien derrière...

    Qu’il ne demande pas sans cesse des négociations syndicats/patron/gouvernement car c’est un piège et qu’il ne se dise pas satisfait quand il y en a de programmées.

    Qu’il ne contribue pas à faire tomber les salariés dans le piège de retarder la lutte à coups d’expertises et de négociations.

    Qu’il ne prétende pas que les travailleurs d’Aulnay doivent, seuls, défendre les emplois à Aulnay.

    Qu’il se serve du micro qu’on n’a cessé de lui tendre pour autre chose que répéter que le patron va fermer Aulnay alors qu’il ne licencie pas qu’à Aulnay, qu’il appelle à la lutte d’ensemble.

    Qu’il propose aux salariés d’Aulnay d’aller voir les salariés des entreprises qui licencient.

    Qu’il dise publiquement que les travailleurs doivent s’organiser en comités de lutte et ne pas compter sur les directions syndicales.

    etc, etc...

    Mais je sais pertinemment qu’il ne fera rien de tout cela car telle n’est plus la politique de ses mentors de Lutte Ouvrière devenus réformistes.

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 20 septembre 2012 19:37, par Robert Paris

    Que pourraient faire les travailleurs d’Aulnay, les travailleurs de PSA pour devenir véritablement le cauchemar des patrons et de l’Etat qui est au service des patrons ?

    Tout d’abord, ils pourraient se proposer de prendre la tête de la lutte contre la vague de licenciements en France.

    Ils pourraient décider que chacune de leurs actions « coup de poing » ira vers une entreprise menacée par les licenciements, par les fermetures. Ils pourraient y aller à plusieurs centaines, à un millier et plus. Ils pourraient y tenir une assemblée générale avec ces salariés menacés eux aussi dans leurs emplois. Puis ils pourraient proposer au vote à main levée de venir avec lors de leur prochaine action pour aller dans une autre entreprise où les emplois sont attaqués ou menacés.

    Chaque action serait ainsi la construction d’une véritable armée ouvrière de lutte. Cela supposerait, d’abord, que les militants qui dirigent un tel combat n’aient pas de fil à la patte qui les attache aux directions des centrales syndicales et qu’ils militent ouvertement et publiquement pour l’organisation de comités de travailleurs indépendants des appareils (même s’il n’est nullement question d’en exclure les militants syndicalistes).

    Bien sûr, certains pourraient faire remarquer que Mercier, dirigeant CGT a déclaré vouloir que les salariés décident eux-mêmes quels types d’action coups de poing ils devaient choisir. Mais ce n’est pas une AG des salariés qui a décidé qu’il n’y aurait pas grève à Aulnay avant les vacances, quand la révolte était au sommet. Non, c’est l’appareil CGT et cela signifie que c’est sa direction de Lutte ouvrière sans permettre aux salariés de le décider. Qu’est-ce que la démocratie ouvrière là-dedans ?

    Que signifie dire que nous sommes prêts à tout, que nous n’avons pas encore fait brûler de pneus mais que nous ne nous interdisons rien ? Nous ne nous interdisons rien égale faire brûler de pneus ? Quelle belle radicalité que voilà !

    Et pourquoi ne pas avoir enclenché la lutte quand toute la classe ouvrière était choquée par l’annonce de Varin ?

    Mercier, toujours lui, a démocratiquement décidé que « c’est une course de fond » et que rien ne sert de partir en avance. Résultat : on pousse les salariés à attendre après les vacances pour déclencher la grève et on ne la déclenche pas après. Car on attend toujours quelque chose. On attend le rapport du gouvernement puis le rapport d’expertise. On attend ce que seront les propositions à chaque salarié du trust PSA. On attend ceux qui seront dans des charrettes de licenciement secs. On attend que les couperets tombent. Et qui nous a conseillé d’attendre ainsi : nos braves dirigeants syndicaux !

    Soi-disant, Mercier pense qu’il faut que les licenciements attendent jusqu’en novembre. Et pour quoi faire ? Reculer pour mieux sauter ?

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  • Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "les négociations auront lieu site par site". On ne sait pas si lui serait pour globaliser les négociations, s’il pense que négocier c’est du pipeau.

    Mais non ! Lui, il sait ce qu’est du syndicalisme et c’est même un syndicaliste à la mode tout ce qu’il y a de classique.

    Jamais, au grand jamais, notre camarade Pierre Bois ancien dirigeant de LO n’aurait cosigné une telle politique syndicale invraisemblable, en collaboration qui plus est avec le syndicat patronal et fasciste SIA...

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    • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 00:00, par Doctor No

      De l’un, Mercier est un vendu...je ne le crois pas.
      De deux, il se trouve en minorité et ne peux qu’essayer d’influencer pour que cela n’aille pas encore pire.
      Mais lui charger le dos de tout ce qui sont les accords entre syndicats et les moments tactiques de la lutte, il faut être bien peu de chose pour le faire.
      Il a proclamé des trucs qu’il ne peut pas tenir, et alors ? Connaissez-vous la dmocratie ouvrière ? Le respet de la volonté des travailleurs ? N’avez vous lu les interviews de ceux qui n’attendent que du pognon pour se barrer ? Ne savez-vous pas que le nombre des grèvistes et manifestants est ridicule quant on le compare au nombre des licenciés ?
      Etre solidaires avec ceux qui luttent, cela ne vous vient pas à l’esprit ?
      Ou vous vous attendez à qu’il fasse des jolies déclarations et qu’il se fasse désavouer par les jaunes et démoralisés qui doivent être un paquet ?
      Je m’en fous et recontre fous de ce qui peuvent penser ou croire ses camarades ou les autres. Je vois seulement, parce que je sais ce que c’est qu’une lutte, et plus qu’une, que cela n’a rien de facile, moins encore dans des boites comme Peugeot. D’ailleurs, s’il est tout seul, le Mercier, je vois mal comment peut-il "diriger"...
      S’il est passé des accords avec un autre syndicat comment savoir si ce n’était pas sous la pression de la base ? Sur un nécessité tactique du moment afin de montrer aux gens la nature de ce syndicat majoritaire parmi les travailleurs ?
      Tenez vous compte des conditions réelles de la lutte ou que des joiles phrases de vos livres ?
      Des gens qui ne comprenent pas des trucs aussi simples, feraient encore pire si par aventure ils se trouvaient, en minorité forcement, à la tête d’un syndicat.
      Qui vivra, verra. En attendant, fermez vos grandes gueules et solidarissez comme vous pouvez. Après si vous voulez vous deversez vos biles.

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 08:43, par Robert Paris

        C’est toi qui emploie le terme de vendu, pas nous !

        Par contre, il a une organisation qui lui fait mener, sous prétexte de réalisme, une classique politique réformiste.

        Voilà tout ! La montagne révolutionnaire ou pseudo LO et pseudo communiste a accouché d’une souris : on ne peut que suivre les masses...

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        • Je me marre !
          "La montagne LO"...
          Avec de tels "montagnes" on a l’horizon bien caché...
          Il faut être vraiment minuscule pour prendre une motte de terre pour une montagne...
          Et la mentalité...de bureaucrate ! Un autre ou le même écrit que "LO ’tient’ des syndicats" Bah oui, il les tient mais de loin...Quelle affirmation ridicule ! Ils ont totu au plus quelques militants sur des boites de centaines d’ouvriers sasn envie de se battre, parce u’il y a personne d’autre qui veut faire le boulot de syndicaliste, pas pour autre chose ! .
          Mais pour les Trotsky à la petite semaine qui se croient au Palais Tauride en pleine révolution, ils "planifient" des "stratégies" de "masses" et prenent un petit groupe sans influence pour ...des montagnes !
          Laissez tranquille Mercier qu’il fait suremment ce qu’il peut, vu que vous ne savez pas qu’un camarade en lutte et dans une lutte difficile, il faut le soutenir et le critiquer quand il peut se défendre, c’est à dire après.
          Mais le tirer dans le dos le moment où il se bat, cela sent les rencoeurs de chapelle (des tout petites chapelles), cela sent le pourri et cela me met en colère ! Ah les troskardistes, toujours les mêmes.
          C’est pour cela que vous ne ser’vez à rien d’autre qu’à diviser et à semer la confusion dan les rangs, et au milieu de la lutte.
          Vous n’avez jamais entendu parler de la "cinquième colonne", des traitres parmi les troupes qui se battent, des emmerdeurs enfin ?
          Fermez vos gueules enfin, cela vous ferait service. Si vou voyez le spectacle que vous donnez, moi je ne faisais que passer par votre site, vous en auriez honte.
          Vous prennez tout ce qu’il fait de travers pour conforter vos partis pris d’avance, mais vous que est ce donc ce que vous faites ? Compter les points et deverser votre bile ? Laissez le le temps, il aura legement le temps de se justifier.
          Il va se faire démolir par tous, le patronat et le gouvernement les premiers, vosu après surement...
          Mais, maintenant il n’y a qu’une seule possibilité. Le soutenir. Point barre. En tout cas, c’est ce que tout travailleur qui a vécu une grève ferait. Pas vous ?

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          • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 18:52, par Robert Paris

            « vous ne servez à rien d’autre qu’à diviser et à semer la confusion dan les rangs » dis tu, ardent défenseur de la politique de Lutte ouvrière et membre sans doute de LO toi même, mais sais-tu que tu reprends exactement mot à mot l’argumentation qui était celle des staliniens contre les trotskystes à l’époque où LO pouvait être combattue par les staliniens.

            Je te conseille de voir comme l’Humanité, journal stalinien encense, cite à tout bout de champ votre leader Mercier, pour te rendre compte que ce n’est pas qu’une ressemblance mais un véritable rapprochement politique.

            Mercier aurait très bien pu être un leader de l’ancienne CGT/PCF et il n’aurait pas agi autrement qu’il le fait aujourd’hui.

            Quant à toi, au lieu de discuter, tu fais comme les staliniens, tu calomnies, tu déclares qu’on n’ets rien, qu’on ne comprend rien.

            Si on est si nul, n’injurie pas, contente toi de démolir les raisonnements et explique au lecteur ce qui est faux dans nos raisonnements.

            car la différence entre notre site et le tien, à part qu’on ne défend pas la même perspective, est que tu peux écrire dans nos forums mais que nos contributions ne paraissent pas dans les vôtres, du fait d’une censure là aussi stalinienne...

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          • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 18:54, par Robert Paris

            Je me marre ! "La montagne LO" dis-tu, mais cite en entier : la montagne LO a accouché d’une souris.

            Oui, le même Mercier qui, avant les vacances, disait qu’on reportait la grève totale d’Aulnay à après les vacances, par juste tactique, ne la propose plus !

            C’est la guerre disait-il.

            Nous allons être le cauchemar du patron, disait-il.

            Où sont ces cauchemars ?

            Dans les passages gratuits des voitures aux péages autoroutiers ?

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          • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 18:56, par Robert Paris

            « Vous n’avez jamais entendu parler de la "cinquième colonne", des traitres parmi les troupes qui se battent, des emmerdeurs enfin ? »

            Si justement ! J’ai entendu parler de cinquième colonne, quand les staliniens traitaient les trotskystes d’hitléro-trotskystes. Les nouveaux staliniens, c’est LO !

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          • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 20:20, par Robert Paris

            C’est Dr No ou Dr Lo ?

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          • bonjour,

            Les éboueurs sont en grève et les orduriers parlent à coeur ouvert : docteur NO.

            Donc déjà tu es sacrément courageux de nous demander de "nous" taire alors qu’on est tous derrière un clavier.

            Je ne suis pas d’accord avec toi pour dire que les syndicats ils font ce qu’ils peuvent.

            Autre chose, tu dis savoir ce qu’est une grève. Mais dans une grève (une vraie, ou tout le monde intervient !), les salariés apprécieraient surement ta façon de t’exprimer (comme un cheffaillon) et je pense que c’est toi qui finirait par ..."dégager" comme d’autre il y a 1 an et demi.....

            Ne rien critiquer dans un mouvement, sous prétexte qu’on s’appelle la CGT, LO, le SIPE, la CSL, SIA, UNSA, CFDT, le PS, le NPA, le PCF, la CNT et que les autres sont bons pour suivre, ç’est bien tu auras 1 bon point par les secrétaires du syndicat.

            en tout cas Le mouton est plus intelligent que toi !

            Mohand, travailleur chez Renault internationaliste et révolutionnaire

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      • Non, Mercier n’est pas vendu, les critiques de ce site ne se placent pas sur le terrain de la corruption. Lénine avait déjà critiqué la théorie de la "trahison des chefs". Mercier est le porte-parole d’une organisation qui mène une politique non pas minoritaire comme tu as l’air de le croire, mais la politique des appareils syndicaux, le B-A BA de la phrase de bons bureaucrates pseudo-radicaux (la guerre, l’injustice, les riches, les pauvres, les larmes, les lamentations, cf les psaumes bibliques)

        « Connaissez-vous la démocratie ouvrière ? Le respect de la volonté des travailleurs ? » C’est une des marques de fabrique de ce site tenter de placer cette question au centre de la réflexion théorique. Mercier se présente comme CGT, or il n’a même pas utilisé les outils de la démocratie syndicale pour diffuser son point de vue. La cellule de base de la confédération qu’est la CGT (=fédération de fédérations de syndicats) est le syndicat. Chaque syndicat est souverain (lis les statuts). A ma connaissance Mercier n’a pas envoyé à chaque secrétaire de syndicat un texte voté par le syndicat CGT de PSA Aulnay, qui appellerait chaque syndicat CGT à discuter ce texte en AG syndicale CGT, ainsi que la situation à Aulnay, le point de vue de la CGT Aulnay. Ce serait déjà un moyen de montrer comment des révolutionnaires peuvent utiliser cet outil. Mercier ne fait même pas sur ce plan-là le travail d’un syndicaliste démocrate modéré qui utiliserait les structures syndicales.

        A ce propos et à propos des difficultés que rencontreraient Mercier, la CGT d’Aulnay n’a pas l’air de ton avis : aucun texte sur le site cgt PSA Aulnay n’en fait part ! aucun texte s’adressant aux syndicats de la Confédération CGT n’est posté ! Des AG syndicales locales pourraient se transformer en AG départementales, régionales puis nationales de syndiqués CGT. Même si 10% de l’effectif de chaque syndicat y participait, ce serait un exemple, une force. La CGT PSA Aulnay a-t-elle essayé de faire vivre une démocratie syndicale même minoritaire ? Non ! Or LO tient des syndicats CGT de grosses boites. Elle pourrait très bien le faire sans crainte de l’échec trop visible.

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 09:18, par Robert Paris

    Quand Mercier, dirigeant CGT PSA et porte-parole de Lutte Ouvrière, dit que "La guerre est déclarée sur l’usine d’Aulnay", il ne donne pas la véritable perspective. La guerre, c’est l’ensemble des patrons et de l’Etat qui nous l’ont déclarée. Le seul slogan valable pour les salariés de PSA comme pour tous les autres, est : "Un pour tous, tous pour un !" Laisser fermer une usine, c’est les laisser fermer toutes.

    La guerre de classe, ce n’est pas ce que Mercier appelle "transformer Aulnay en forteresse ouvrière"... Cela c’est enfermer la lutte à venir dans une impasse ! C’est la même impasse à laquelle se sont heurtés les salariés de Continental ou New Fabris, la lutte seulement dans les entreprises qui licencient sans l’étendre à toute la classe ouvrière qu’on licenciera demain et sans même unir toutes les entreprises où on licencie... C’est la stratégie des syndicats mais ce n’est pas forcément celle des travailleurs pour peu qu’ils s’organisent par eux-mêmes, constituent leurs comités de lutte, leurs conseils de salariés, les fédèrent à l’échelle locale, puis nationale.

    Mercier avait déclaré devant les caméras de télévision qui diffusaient partout son discours ce jour-là lors de la mobilisation à PSA :

    « S’ils veulent investir à l’étranger, qu’ils piochent dans leur caisse, cela ne doit pas se faire au détriment de l’emploi en France »

    "Nous n’avons rien contre le fait que PSA embauche des travailleurs chinois ou brésiliens. Ils ont besoin comme nous de travailler et ce sont des frères de classe, mais cela ne doit pas se faire en supprimant des emplois de travailleurs en France."

    Et il rajouté :

    "Aujourd’hui nous sommes compétitifs en France et nous allons nous battre pour garder nos emplois".

    Donc LO (il n’y a rien de personnel sur Mercier là-dedans) a fait dire le contraire à un de ses militants : un discours politique et un autre syndical.

    Rien de pire pour y voir clair politiquement.

    Un discours sous-entend que c’est des délocalisations et l’autre dit le contraire.

    Un est pour le grand public au vu des bureaucrates CGT aussi et l’autre en petit comité de soutien de LO…

    « S’ils veulent investir à l’étranger, qu’ils piochent dans leur caisse, cela ne doit pas se faire au détriment de l’emploi en France », s’est indigné Jean-Pierre Mercier, de la CGT. Sous-entendu : c’est pour délocaliser que le patron supprime des emplois : pour investir "à l’étranger". Et c’est faux. Les patrons suppriment des emplois parce qu’ils ne veulent pas investir dans la production et qu’ils ne veulent plus que spéculer. Le capitalisme est en phase de destruction...

    Or Jean-Pierre Mercier est de Lutte Ouvrière, une organisation d’extrême gauche....

    Déclarer "Aujourd’hui nous sommes compétitifs en France et nous allons nous battre pour garder nos emplois". signifie que "nous" sommes donc en compétition avec les "travailleurs étrangers" !!!

    "Nous" sommes des Français et pas des prolétaires du monde !!!

    Jean-Pierre Mercier a assuré que le groupe avait d’"autres solutions que de supprimer des emplois pour faire face à des possibles baisses de ventes".

    Comme si c’était les baisses des ventes qui nécessitaient des suppressions d’emplois...

    L’extrême gauche a des solutions pour les patrons...

    Comme si c’était une bonne idée d’entrer dans la logique des "solutions" qui est celle des syndicalistes réformistes !

    La CGT PSA se donne des objectifs industriels : " Des garanties sur Aulnay :

    C’est-à-dire l’application de la motion signée par 2200 salariés d’Aulnay en juin demandant un engagement par écrit de la Direction dans un accord tripartite (Syndicats, PSA , gouvernement) pour le maintien de la fabrication de la C3 à Aulnay jusqu’à son terme (au minimum décembre 2016) en deux équipes, avec un plan de charge permettant de garantir tous les emplois existant actuellement sur l’usine, intérimaire compris ; et l’attribution à Aulnay d’un futur modèle après la C3." (tract CGT du 8 novembre 2011 - la CGT PSA est tenue par Lutte Ouvrière)

    Mais peut-on mener une lutte qui s’élargisse au delà de PSA Aulnay sur de tels objectifs ? Non !

    On a pu entendre des militants syndicalistes d’extrême gauche déclarer au rassemblement des salariés de PSA contre les suppressions d’emplois : "Nous n’avons rien contre le fait que PSA embauche des travailleurs chinois ou brésiliens. Ils ont besoin comme nous de travailler et ce sont des frères de classe, mais cela ne doit pas se faire en supprimant des emplois de travailleurs en France." C’est une manière hypocrite de sous-entendre que ce sont les emplois en Chine ou au Brésil qui cassent les emplois en France. C’est faux ! Les emplois baissent partout dans le monde en ce moment, y compris en Chine : la mondialisation n’en est pas la cause, pas plus que les délocalisations. Si le patron veut le faire croire, ce n’est pas un hasard...

    Le patronat n’est plus en train de mondialiser l’économie, il est en train de mondialiser la chute irrévocable de son système....

    Le raisonnement précédent sous-entend qu’il s’agit simplement de délocalisations en vue d’augmenter les profits et que la racine de cette politique n’a rien à voir avec la crise que connait le système mondial. C’est faux.

    Cette manière de raisonner laisse entendre que les suppressions d’emplois ne sont pas liées aux désordres financiers, boursiers, monétaires et économiques du système mondial. Et c’est faux.

    C’est une manière de dire que le patron de PSA mène une politique particulière qui est particulièrement hostile aux travailleurs et qu’il suffirait que les travailleurs de PSA se mobilisent contre ce plan pour le faire reculer. Et c’est faux.

    C’est faux parce que l’offensive contre les travailleurs n’est nullement cantonnée à PSA. La première des choses à faire pour élever le niveau de conscience et le rapport des forces serait de montrer aux travailleurs de PSA qui veulent se mobiliser que la lutte doit être générale et qu’il est vital de se mobiliser à des niveaux plus important qu’un site comme Citroën Aulnay et même qu’un groupe comme PSA. Il va falloir entraîner toute l’Automobile et même toute la classe ouvrière.

    Les licenciements à PSA sont un ballon d’essai qui suit les licenciements et fermetures d’usines chez les sous-traitants de l’Automobile.

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 16:44, par Robert Paris

    Mercier s’est dit déçu par le fait que le gouvernement n’avait rien donné mais satisfait qu’il y ait des négociations syndicats/gouvernement/patron de programmées comme si les salariés devaient passer par les négociations autour du tapis vert.

    Mercier a même déclaré : « Il faudra que les salariés imposent leur ordre du jour. »

    Donc l’objectif de la lutte deviendrait d’imposer … dans quel ordre devront être discutés les points lors de la négociation comme si on allait, juste en bavardant, faire changer d’avis le patron ?

    Si les salariés veulent imposer leurs revendications, à commencer par celui de ne pas être jetés à rue, il faudra qu’ils imposent d’abord un autre ordre du jour à tous les … Mercier et autres dirigeants réformistes des syndicats !

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  • Les salariés de Sanofi, la banque CIF, la banque de France, tous menacés de licenciement, manifestent contre les licenciements. Pourquoi Mercier n’utilise pas le micro que tous les média lui tendent pour appeler à agir ensemble ?

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 22:24, par Doctor Oui

    Dr NO écrit :

    Ah oui, en effet...et pourquoi vu que tu est là, tu n’appelle pas à la révolution mondiale ? Tu n’est qu’un traitre...

    Dis Mercier, salaud, pourquoi tu n’appelles pas hein ? Parce que t’es une salopperie de la chapelle rivale, hein ?

    On va profiter pour te rentrer dedans vu que t’est dans la merde. A bas la "montagne" LO et son larbin Mercier !

    Vive la lutte contre les dirigeants LO (les autres qui tirent vers l’arrière, on s’en fout) et qui se battent dans des condiutions très difficiles ! Vous etes contents ? Je vien de changer d’avis et "je passe" à vos "positions". J’ai bon ? Non ? Il faut solidariser avec les ouvriers en lutte ? Non, ce n’est pas ça ? C’est quoi alors ? Les critiquer pendant qui se battent contre le gouvernement, le pâtronat, les jaunes et la démoralisation des ouvriers ?

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    • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 21 septembre 2012 22:26, par Robert Paris

      Non, nous n’écrivons pas comme cela, nus n’insultons pas, nous n’imposons pas, nous ne nous contentons pas d’appeler à la révolution mondiale, nous ne méprisons pas les capacités des travailleurs et ils peuvent gagner cette lutte malgré ton pessimisme et tes insultes.

      Nous appelons les travailleurs à étendre leur lutte, tout simplement et à l’auto-organiser.

      Tu es contre et c’est pour cela que tu es violent.

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 22 septembre 2012 11:25, par Doctor No

        Bah, Mercier, selon ce que j’ai pu piger à la télé, dit faire la même chose...
        Alors, il réussi ou il ne réussi pas.
        Cela ne depends, je pense, pas que de lui, non ?
        Vous dites dejà que c’est la faute à LO. C’est absurde. Comment LO peut faire quoi que ce soit sinon à travers lui ?
        Et ils disent comme vous.
        Alors c’est Mercier qui est un incapable, un lache ou un vendu...c’est cela que vous insinuez, et cela s’appelle poignarder dans le dos un mec qui est en première ligne. Et ça fait le jeu OBJECTF du patronat et du gouvernement.
        Vous ne saviez pas ça ?
        Alors si vous ne le saviez pas, aprennez le et arretez de vous prendre pour les dirigeants de la révolution mondiale et mettez vous à l’école de l’ABC de la solidarité entre prolétaires. Compris ?
        Quand on lutte on lutte tous ensemble, après on discute. Le cas est complexe, difficile, il y a un décalage total entre la conscience des quelques uns et la masse, l’opposition est puissante. Et on laisse ceux qui sont en première ligne se démerder tant qu’ils ne trahissent pas ouvertement et ce n’est pas le cas. Vous contribuez à quoi avec vos "critiques de la montagne LO" ? Vous aidez qui en critiquant "la montagne" (montagne pour vous peut-être...) ? Quel puissant ennemi est le chat pour les souris !
        Dès qu’il ouvre la bouche vous trouvez à rédire. L’impatience du petit-bourgeois qui se prend pour "théoricien" (de mes deux) pue jusqu’ici. Vous gagneriez à être plus solidaires et plus fraternels avec des camarades qui sont au milieu d’un combat.
        Mais peut-on demander des pommes à un poirier ? Vos querelles de chapelle étouffent tout raisonnement chez vous...et chez les autres aussi. Tous les mêmes et nous dans la merde. Trotskystes un jour, trotskystes toujours !
        Cela ne vous sufft pas 70 années des querelles impuissantes et stériles ?

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    • Es tu sûr, Docteur OuI/No, que les ouvriers « se battent contre le gouvernement, le pâtronat, les jaunes et la démoralisation des ouvriers ? » Si c’est le cas je suis d’accord avec toi (pas avec la grossièreté dans le vocabulaire, relis Trotsky : Les questions du mode de vie, pour comprendre le lien entre dégénérescence de l’URSS et grossièreté dans le vocabulaire, même sous le coup de l’émotion).

      Or as tu remarqué que l’organisation LO que tu défends, n’emploie pas ces mots, tes mots ? C’est là une des arnaques de de LO. C’est pour cela que Mercier sur-utilise le ton prophétique (Nous les pauvres, vous les riches, la guerre, la morale etc). Pour masquer l’abandon par LO du vocabulaire marxiste, et donc de la politique marxiste dans une fermeture d’usine. Pas masquer cet abandon aux yeux du patronat, non, qui sait lire entre les lignes. LO est très clair vi-à-vis d’eux, ils connaissent notre prose après avoir éliminé la friture (les gesticulations verbales d’un Bakounine propre-sur-lui comme Mercier). C’est aux yeux des travailleurs et de l’opinion publique que LO fait semblant d’incarner la révolution.

      Tu n’es pas convaincu ? Lis un récent article PSA — Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : contre le plan de fermeture Premières actions des travailleurs de LO et leur affiche qui se veut radicale car en titre on lit communisme : Le communisme c’est l’avenir. Dans ces deux textes on ne lit pas "classe ouvrière", même pas le mot "ouvrier", ou "notre ennemi le gouvernement de gauche, l’Etat" "Les dirigeants des organisations syndicales" "capitalisme", "bourgeoisie", "paysans", "impérialisme" etc. LO recopie la mélasse du PC, parlant de "classes populaires" etc et les références à 1789, aux "privilégiés". Lorsque le PC fit son grand tournant patriotique en 1935, il abusa de cette réthorique.

      Le seul terme bien marxiste, référence à Lénine que LO en interne continue largement à utiliser c’est le terme de "gauchisme", appliqué à des sites comme le notre, ou à des ouvriers qui oseraient parler de soviet, de comité de grève etc.

      Un des précurseurs du marxisme, le philosophe Spinoza, l’a bien dit : « ni rire, ni pleurer, (ni injurier...), mais comprendre »

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 22 septembre 2012 14:04, par Doctor No

        Pas compris la première phrase...c’est quoi ?

        Je ne défends pas LO, chuis pas troskard moi, je défends rien, seulement je sais que ce n’est pas juste ce que vous écrivez. Point barre.

        Alors on est déjà à la création des "soviets" ?.... C’est sur, je n’ai pas fini de rigoler sur votre site.
        Je ne sais pas si Mercier "utilise le ton prophétique"...peut-être qu’il n’est pas bon, qu’il ne sait pas faire...peut-être aussi qu’il ne peut parler que comme cela vu le niveau de conscience de ses collegues...etes vous dedans pour le savoir ?
        Ayant vu ce qu ce sont les opinions des copains, même ceux qui se battent qui ne sont pas tous souvent, et surtout les manoeuvres des appreil lors d’une grève, je comprends les difficultés et la nécessité de louvoyer, coller à l’opinion fausse des gens pour les entrainer dans la lutte et après faire avancer leur concience.
        Si lors de notre grève, on se serait amusé à balancer des trucs sur la création des "soviets" on aurait trouvé l’incompréhension absolue des copains, on serait pris pour des fous et on aurait plombé le mouvement ; même sans cela on a échoué. L’expértience se paie et les forces en face, les bureaucrates aidant ont été plus fortes. Et pourtant, "élargir" et tout le tremblement on a essayé. Des fois on perd, le savez-vous ?
        Mais vous qui ne connaissez que les livres, vous, vous savez mieux. Le malheur est que vous etes nulle part pour nous faire profiter de votre science infuse.
        Une science qui s’apprenne en se cognant la tête contre des obstacles bien réels malgré tout ce que l’on a pu lire aux livres.
        Alors, lachez lu ila grappe à Mercier qui fait comme il peut et songez à militer comme lui, dans les boites. Peut-être que vous avez raison, mais j’aimerais bien vous voir chanter la guitarre en main. Des fois que vous chantez faux aussi... dans les livres tout marche parfait, mais autre chose est dans la vie réelle.
        alors si vous etes capables et vous faites mieux, à la bonheur ! Mais pour l’instant sont eux en première ligne, alors, fermez vos gueules et soutenez ! Après qu’ils auront perdu, comme c’est presque sur, vous l’ouvrez.
        Ce n’est pas écrit dans un livre ça quelque part ? Non ? Eh ben...

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 22 septembre 2012 14:22, par Doctor No

        Bon je lis ton lien et voici un extrait
        "Les réactions dans l’usine

        Le changement de ton du gouvernement, suite au rapport Sartorius, n’a échappé à personne à l’usine. Montebourg et Hollande, qui ont brassé un peu d’air en juillet en décrétant le plan de licenciements « inacceptable en l’état », ont reculé en rase campagne et disent à présent qu’il sera impossible de sauver Aulnay. Pour les travailleurs qui y croyaient encore, c’est une déception, et l’écœurement était perceptible chez ceux qui disaient « On se fait encore lâcher, ils nous enterrent vivants. » Si certains craignent que cela signifie la mort inéluctable de l’usine, bien d’autres écoutent d’une autre oreille le discours des militants qui expliquent depuis le début que les travailleurs ne pourront compter que sur leurs propres forces. "
        Ca doit pas être folichonne l’ambiance. Les gens sont "écouerés" et surement en train de chercher des solutions individuelles vu qu’ils croyaient aux promesses de Montebourg.
        C’est cela la réalité, c’est avec cet sprit que le Mercier essaie de faire quelque chose.
        S’il se met à parler comme vous le désirez (et surement il doit avoir d’autres qui désirent autre "parler" aussi farfelue) il s’isole et laisse passer le plan de la direction et du gouvernement comme une lettre à la poste.
        N’importe qui avec un minimum de sens tactique, sait qu’il faut coller aux préjugés des copains tout en étant un tout petit peu plus en avant, et continuer à expliquer aux copains les enjeux jusqu’à provoquer le déclic, mais parler des "soveits"...n’importe quoi !
        Bon, mais vous avez lu, à la page 123 du texte eminentissime du Prophète que...et vous l’écrivez et vous croyez faire de la politique. Ah les naifs !
        Allez apprendre plutot des travailleurs, des luttes, de leurs difficultés et une fois que vous ayez participé réellement à une (pas deux) d’elles, revenez lire vos trucs. Sur que vous trouverez autre chose.
        Pour le moment, solidarissez, si vous pouvez, autrement fermez la !

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        • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 22 septembre 2012 16:01, par Robert Paris

          « solidarissez, si vous pouvez, autrement fermez la ! »

          Vous, vous ne solidarisez nullement avec la lutte des travailleurs parce que l’intérêt des travailleurs n’a jamais été que l’on la ferme !

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        • Docteur No tu révèles involontairement sans doute beaucoup d’arrières pensées de la CGT-LO d’Aulnay en écrivant ils croyaient aux promesses de Montebourg.
          C’est cela la réalité, c’est avec cet sprit que le Mercier essaie de faire quelque chose.
          S’il se met à parler comme vous le désirez (et surement il doit avoir d’autres qui désirent autre "parler" aussi farfelue) il s’isole et laisse passer le plan de la direction et du gouvernement comme une lettre à la poste.
          N’importe qui avec un minimum de sens tactique, sait qu’il faut coller aux préjugés des copains

          Tu anticipes un des arguments futurs de LO en cas de défaite : les travailleurs veulent cela, ils ont tels préjugés etc. C’est attribuer par avance la défaite aux travailleurs. Le NPA l’a déjà fait il y a quelques moi lorsque Besancenot a dit "nous avons essayé d’étendre les luttes, les travailleurs n’ont pas voulu".

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  • La phrase répétée quinze fois par Mercier au cours d’une interview à France info :


    "De toutes façons la direction a décidé de fermer le site d’Aulnay"

    C’est certainement comme cela qu’on prépare la lutte d’ensemble contre les licenciements !!!!

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    • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 22 septembre 2012 00:14, par Doctor No

      Encore une connerie de Mercier, il dit que "la direction à décidée de fermer Aulnay"...il le dit depuis un moment ça et il n’organise pas la classe ouvrière mondiale pour la prise du pouvoir par le prolétariat insurrecte...Un drôle de type vraiment. Ce n’est même pas vrai la direction a décidé de fermer le site d’Aulnay pour rigoler.
      J’ai bon ?
      Je "raisonne" Claire ?
      Il ne prépare rien ce mec, c’est louche il n’est pas au NPA d’ailleurs et pas à la tendance qui va bien, ce n’est pas ça ?
      C’est la faute à son orga, cherchez pas plus loin.
      Comment cela se fait que ce soient eux (ou lui, peut-être qu’il est seul) qui "dirige" et parle au micro et pas un mec plus Claire ? C’est la faute à ceux qui l’ont élu...Il n’a pas été élu ? Il est là parce que personne d’autre veut faire le receveur des claques ? Parce que son orga l’a envoyé servir de tête à claques ?
      Eh ben...
      Peut-être qu’il est louche, peut-être qu’il ne sait pas faire...peut-être que soin orga est réformiste...qu’es que j’en sais et je m’en fous tant qu’il y a la lutte et lui dirige ou fait comme si. J’appui et basta. Si ça foire je cherche à voir et je critique après, masi pendant la bagarre je ne fait pas celui qui le poignarde dans le dos.
      Des coutumes bizarres, je sais, mais bon j’ai été formé comme ça.
      Pas vous ?

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  • Quelle bagarre ? Relis sur la grève de renault en 1947, car pour l’instant il n’y qu’une grosse arnaque qui consiste à faire croire que les travailleurs doivent se défendre usine par usine.

    Pour un type qui dit à tout le monde de la "fermer", tu discutes beaucoup quand même docteur knock.

    alors toi à part "de ne pas critiquez les dirigeants syndicaux, ne pas les poignardez " , que proposes tu ?

    D’aller faire un grand ou petit tour...de périphique ou de A1 ?

    JE suis 100% opposé à tes actions ainsi qu’à ceux de tes syndicats.

    Je suis à 100% pour que les travailleurs de tous les sites de PSA, des sous traitants, des autres licenciés, anciens ou futurs se voient , discutent, et décident de diriger eux même la lutte CONTRE TOUS LES LICENCIEMENTS.

    Sinon tu peux "ta " solidarité de bon soldat du syndicat, tu peux te la garder.

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    • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 23 septembre 2012 11:23, par Doctor No

      Que est ce que je propose ?
      Que tu la ferme déjà et deux que tu fasses dans ton coin à la façon "révolutionnaire internationaliste" et tout le tremblement.
      On verra ce que cela donne. Pour l’instant rien du tout...Si, des critiques absurdes, de mauvaise foi, contre ceux qui sont dans la lutte.
      Mopi, je suis vieux et hors du circuit depuiis longtemps mai je sais que quand des travailleurs se battent, la moindre de choses est de ne pas les creer un autre front derrière le dos.
      Ils en ont plus qu’assez avec le patronat, le gouvernement et l’état d’esprit de la base.
      Si vous ne comprenez pas ça, alors...j’ai bien perdu mon temps avec des gens qui je croyais plus intelligents, moins jaloux pour des petites questions de chapelle.
      Quant à la grève de "Renault 1947" ? C’est quoi ça ? A quoi ça sert de "lire" en ce moment où toute la classe va avoir besoin de se battre ? Et pourquoi lire sur une grève de 1947 quand la situation était tout autre ? Vous semblez à des rats de bibliothèque et ne connaissez la lutte des travailleurs que par les livres.
      Allez-y sur place, si vous n’avez personne dans les lieux et renseignez vous avant de parler des conneris gauchistes absurdes.

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      • Tu dis :

        « je sais que quand des travailleurs se battent, la moindre de choses est de ne pas les creer un autre front derrière le dos. »

        Ce sont les gens comme toi, les syndicalistes réformistes à couleur soi disant plus à gauche qui tirent dans le dos des travailleurs !

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 23 septembre 2012 14:05, par Robert Paris

        « Vous ne connaissez la lutte des travailleurs que par les livres »

        C’est exactement ce que disaient les réformistes à Marx, Lénine et Trotsky ainsi que Pierre Bois...

        Merci ! On est en bonne compagnie !

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      • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 23 septembre 2012 14:13, par Robert Paris

        « Que est ce que je propose ? Que tu la ferme déjà » dis-tu...

        Qu’est-e que nous nous proposons ? De ne jamais la fermer sur rien... déjà !!!

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      • Connais tu cher Mr.perroquet (car à ce niveau de répétition d’un même son, je pense que nous avons la chance d’accueillir sur le site une nouvelle espèce de cette oiseau qui sait taper au clavier) la ferme des animaux, le roman de G.Orwell ?
        Ce sont des animaux qui se révoltent contre leurs fermiers et qui découvrent que leur pire ennemi, c’est un gros cochon "napoléon" qui prend le pouvoir et dit aux autres de la fermer.

        Est ce que tu connais la fin ? je suis sûr que oui.....

        extrait :
        "Napoleon, suivi de ses molosses, escaladait maintenant l’aire surélevé du plancher d’ou Sage l’Ancien, naguère, avait prononcé son discours. Il annonça que dorénavant il ne se tiendrait plus d’assemblée du dimanche matin. Elle ne servait à rien, déclara t il pure perte de temps...."

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      • Docteur No, 1947, la grève Renault qui eut pour conséquence le départ des ministres PC du gouvernement ; de Gaulle, Thorez, la fin de la seconde guerre mondiale, tu ne veux pas en entendre parler, il faut oublier ces leçons précieuse de l’histoire ? Tu saurais que le PC, la CGT de Frachon pronaient la Bataille de la production, le redressement économique national. Donc que le ministère de Montebourg reprend cette phraséologie de 1944-1947. C’est un appel du pied à a la CGT. Les Mercier sont appelés à être des Frachon municipaux. LO et NPA (dont sa Fraction l’Etincelle) ne dénoncent pas sous cet angle cette politique

        Marx et Engels dans leur Manifeste (désolé, un livre !) sont partisans du contraire de ce que tu écris en soutenant la politique de LO et du NPA : de la nécessité d’ouvrir en permanence un deuxième front idéologique dans toute lutte des ouvriers (car en fait c’est LE vrai front) :

        Ils (les communistes) combattent pour les intérêts et les buts immédiats de la classe ouvrière ; mais dans le mouvement présent, ils défendent et représentent en même temps l’avenir du mouvement.

        Tu ne te réclame pas du communisme apparemment, comprends donc qu’il est normal que l’on pense différemment.

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  • Comme tous ls sauveurs, Mercier prouve avec lo, les degats qu il fait dans les consciences !
    " il faut coller aux prejuges des gens".

    Moi ce que j ai appris : " Il faut elever au maximum la conscience de classe parmi les exploites".

    Les gens savent faire, mais ce qui manque c est des militants communistes internationalistes pour qui une lutte est une liberation pas un enchainement a des dirigeants qui leur expliquent qu il faut sauver la C3 et "obtenir des garanties" de la part de Sarko, Hollande, Varin, pour continuer a suer sur 1 chaine en attendant la prochaine charette.

    Ca cela s appelle entrainer les salaries au casse pipe comme les Conti et tous ceux prestataires, interimaires, a qui ont fait croire tant de chose jusqu au jour ou le badge sonne a l entree de la boite et la le travailleur ne trouve plus personne, plus de sauveur.

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  • "Ils en ont plus qu’assez avec le patronat, le gouvernement et l’état d’esprit de la base. " nous dit le perroke,

    Merci pour l’état ’d’esprit de la base’ qui va tout de suite mieux en t’écoutant.

    heureusement que tu te prépares tout seul ta caisse en sapin , histoire que tu arrête les frais sur le thème "le bon vieux temps des staliniens qui en faisaient baver aux gauchos".

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 26 septembre 2012 21:19, par Robert Paris

    Philippe Varin, PSA :« D’autres constructeurs devront fermer des usines »

    Mais les syndicats, eux, n’élargissent pas la lutte !!!

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  • Quelle est la politique des syndicats dans le conflit de PSA ? 26 septembre 2012 21:20, par Robert Paris

    Pour les syndicats même pas d’action commune avec Renault Flins qui supprime des emplois...

    D’ailleurs Renault planifie des licenciements !

    Les salariés du site automobile de Renault Douai vont à nouveau subir 15 jours de repos forcé en octobre, ce qui signifie un surcroît de stress voulu par la direction qui menace ainsi ouvertement les emplois à Douai. On savait déjà que Renault s’attaquait aux emplois à Flins. S’y rajoute maintenant les bruits qui courent contre le CTR de Rueil avec des projets ouverts de la mairie sur le site et des forages dans les terrains réalisés en ce moment. Renault jouerait ainsi le même jeu qui avait été celui du patron de PSA qui, jusqu’au dernier moment, niait planifier des suppressions massives d’emplois et la fermeture d’Aulnay. Il s’agirait pour Renault d’éviter la jonction avec les salariés de PSA. Battre séparément les uns puis les autres. Et si on ne marchait pas ?

    Le journal bourgeois « Le Figaro » titre : « Combien de temps Renault peut-il tenir sans plan social ? » Il écrit : « À ce stade, il n’y a pas de plan de suppressions d’emplois ou de fermetures de sites », a assuré vendredi Carlos Tavares, à latribune.fr, parlant de « la fragilité de l’entreprise ». Tout est fait par la direction pour préparer les salariés au pire, faire penser que les usines et centres techniques roulent au ralenti, à perte. Si ce n’est pas la préparation d’un « plan de sauvegarde » … des profits !

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