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Film égyptien à ne pas manquer : les femmes du bus 678 - Matière et Révolution
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Film égyptien à ne pas manquer : les femmes du bus 678

mardi 4 septembre 2012, par Robert Paris

Films contre l’oppression des femmes

Film égyptien à ne pas manquer : les femmes du bus 678

Comment une femme de milieu populaire peut-elle vivre en travaillant dans la ville du Caire, en s’occupant de ses enfants, en prenant les transports en commun bondés, serrés contre des hommes aux désirs violemment développés et violemment réfrenés ? Comment deux autres femmes, de milieu bourgeois et petit bourgeois cette fois peuvent être happées elles aussi par la violence de la relation entre hommes et femmes dans cette société déchirée entre une tradition d’un autre âge et une société apparemment moderne et libre, virtuellement permissive, entre un imaginaire sexuel masculin exacerbé et des possibilités de relations réelles avec des femmes complètement bloquées ? Ce n’est pas seulement la sexualité, l’oppression des femmes que décrit ainsi l’auteur de « Les femmes du bus 678 » mais toute une société déchirée de haut en bas par des contradictions monstrueuses entre une morale traditionnelle imposée et une réalité sociale complètement opposée.

Trois femmes, chacune à sa manière personnelle, chacune aussi selon les propres contradictions de sa classe sociale, refusent d’accepter la fatalité de la soumission et de la violence faites aux femmes, tentent de sortir de l’enfermement, de réagir par l’action et la parole. Elles constatent alors qu’elles se heurtent bien plus qu’aux mentalités retardataires des hommes : à tout l’édifice social et aux pressions de tous les milieux sociaux. Même les femmes de milieux bourgeois ou petit bourgeois, apparemment bien plus libres, sont également menacées de voir toute leur vie s’effondrer du fait des actes violents d’hommes qui les harcèlent. Devant l’impossibilité de compter sur la justice, sur la police, faut-il se faire justice soi-même, peut-on directement retourner la violence contre ses auteurs ? Quelles sont les limites de l’autodéfense et pour quelle efficacité ?

Quand il ne s’agit pas seulement de quelques fous ou harceleurs mais de tout un système social fondé sur la division profonde de la société entre hommes et femmes et même sur l’opposition violente affichée entre les deux, quand toute la société est organisée pour justifier et défendre ce système, peut-on seulement s’attaquer à des individus ?

Les hommes sont eux aussi piégés par cette société qui leur donne le droit de dominer, d’opprimer et de considérer l’ensemble des femmes comme des inférieures. Et d’abord, cette société ne leur permet pas de relations sexuelles et de relations humaines en général libres avec les femmes. Soit ils se marient – et encore faut-il qu’ils soient acceptés par la famille et aient assez d’argent et une bonne situation sociale, pour cela – soit ils ne peuvent nullement avoir des relations libres. Les plus démunis socialement trouvent dans les transports une forme de relation physique détournée en agressant des femmes. Et l’ensemble de la société qui prétend, au nom de la morale, que les pères, les mères et les maris sont là pour protéger les femmes et les enfants, traités au même titre en inférieurs en mineurs, accepte et justifie que des femmes agressées doivent le cacher, doivent se taire, doivent même se culpabiliser.

Mais le film ne se contente pas de montrer tout cela, de dénoncer le sort réservé aux femmes, de dénoncer le comportement des hommes. Il montre que le carcan est en train d’exploser en même temps que l’ensemble du carcan social. Il va au fond de la question sociale qui est inséparable de l’oppression des femmes, oppression bien entendu qui prend des formes différentes suivant les classes sociales. Alors que les femmes de milieux sociaux aisés sont éveillées à la liberté par leur famille, celles de milieu populaire sont éduquées à la soumission sociale. Comme on le voit dans le film quand l’heure de la révolte sonne, elles sont loin d’être les dernières à se révolter.

Alors que la question de l’agression des femmes est une question majeure, elle est loin d’être de plus en plus portée par la société. L’oppression des femmes a été un des éléments déterminants de la révolte en Egypte comme dans le monde arabe, mais, dans la mesure où cette révolution s’est arrêtée en chemin, renversant le dictateur Moubarak mais pas la dictature militaire, cette dernière a pu tenter de se sauver en s’adjoignant l’aide des intégristes qui, loin d’aider à la défense et à la libération des femmes, sont au contraire des défenseurs du fascisme contre les femmes. Et le terme de fascisme n’est pas un mot trop fort. Il s’agit bel et bien de tenter d’opposer violemment deux fractions de masses populaires pour en faire un instrument de destruction des liens sociaux, des libertés, des capacités des travailleurs de se défendre. En donnant aux hommes de milieux pauvres un droit de tyranniser les femmes, la société de classe cherche à se protéger des risques de la révolution sociale.

Le sort des femmes n’est pas un simple problème social, en Egypte ou ailleurs, mais un élément clef de la dictature sociale. Ce film qu’il faut absolument voir rappelle qu’on ne peut nullement séparer la question des femmes de la question sociale et politique, et aucune de ces questions du combat militant.

145 Messages de forum

  • Je salue le tour de force : le film est probablement très intéressant, mais le compte-rendu qui en est ici fait de manière plutôt développée réussit à ne pas citer une seule fois le mot islam ! Chapeau bas !

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    • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 5 septembre 2012 22:22, par Robert Paris

      Ta remarque est judicieuse et il est de fait qu’on ne voit pas comment dénoncer la situation de la femme en Égypte sans dénoncer le rôle de la religion. C’est effectivement ce que fait le film. Cela provient sans doute du fait qu’il s’agit d’un film égyptien sorti en Egypte. Faire autrement signifiait sans doute rendre impossible la sortie du film ou passer sa vie en taule !

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 6 septembre 2012 11:54, par Robert Paris

    Il convient de souligner que la diabolisation actuelle en occident de l’Islam est autant notre ennemi que sa défense, au nom de l’oppression du monde musulman.

    C’est un faux débat engendré par nos adversaires, impérialistes occidentaux d’un côté, nationalistes et intégristes de l’autre.

    Le camp des opprimés, des femmes, des exploités, des jeunes n’est pas représenté ni par un ni par l’autre bord.

    Le vrai débat en l’occurrence n’est pas sur le contenu des religions mais sur leur utilisation par les classes dirigeantes, exactement comme elles utilisent les traditions, les moeurs, la culture : utilisation pour justifier, approfondir la division des peuples et leur exploitation.

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    • Diabolisation de l’islam en Occident ?
      C’est de l’humour, je pense...

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    • Allah akbar, M. Robert. Grâce à vous, nous savons quel est le VRAI débat.
      L’islam, tu ne critiqueras pas.
      Ce n’est pas le VRAI débat.

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      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 6 septembre 2012 21:15, par Robert Paris

        As tu lu ce texte d’un dénommé Robert Paris que ne semble pas dire ni allah ni akhbar !


        Un débat au sein de l’extrême gauche

        En 1978-79, la gauche et l’extrême gauche iraniennes se sont politiquement complètement alignées derrière l’islamisme, en particulier vis-à-vis de Khomeiny. Bien des groupes révolutionnaires dans le monde ont prêté un rôle révolutionnaire à Khomeiny et encore plus nombreux sont ceux qui lui ont vu des capacités démocratiques et même anti-impérialistes. Le Secrétariat Unifié de la IVème Internationale titrait alors « La troisième révolution iranienne a commencé » (Intercontinental Press, 7 mai 1979) et affirmait qu’une démocratisation et la mise en place d’un "gouvernement ouvrier et paysan" pouvait découler du nouveau régime. Depuis la montée de l’islamisme puis du terrorisme en Algérie et l’affaire du voile en France (exclusion de trois élèves voilées à Creil en octobre 1989), un débat a eu lieu dans l’extrême gauche sur l’attitude à avoir vis-à-vis des mouvements islamistes. Certains groupes d’extrême gauche, notamment la LTF (Ligue Trotskyste de France) et le courant Socialisme International (en Angleterre SWP – Socialiste Workers Party – et en France aujourd’hui Socialisme par en bas) ou encore Pouvoir ouvrier ont expliqué que le racisme d’Etat était seul responsable du défi des collégiennes voilées et que l’islamisme pouvait être l’expression de sentiments nationaux ou communautaires des musulmans de France qu’il fallait défendre contre l’Etat et l’Ecole. Comme si les jeunes filles musulmanes auxquelles on prétendait "donner le droit de choisir le foulard" n’allaient pas alors tomber sous les pressions des frères islamistes qui voulaient le leur imposer. Comme s’il ne s’agissait pas d’un combat contre des courants politiques qui gagnent du terrain justement en imposant leurs règles de vie. Et comme si, pour ces jeunes filles, l’ennemi principal était l’école laïque ! En tout cas, on a pu constater qu’en cette période où des militants islamistes ont commencé à mener une politique de recrutement en France, certains groupes d’extrême gauche étaient gênés de les combattre au nom de la solidarité avec les opprimés d’origine musulmane et de l’anti-impérialisme. En Algérie, le PT (Parti des Travailleurs, groupe trotskyste de Luisa Hanoune proche du PT français) a eu un discours opportuniste vis-à-vis des islamistes (mettant particulièrement en avant la libération des dirigeants du FIS, Madani et Belhadj, ou surtout signant le pacte de Rome avec le FIS, c’est-à-dire la proposition de conciliation avec les islamistes censée arrêter la guerre civile et mettre en place la démocratie). Durant la guerre civile algérienne, certains groupes comme la LIRQI en France ou le POR espagnol proposaient que les révolutionnaires fassent un front avec le FIS au nom de la lutte anti-impérialiste et contre la dictature algérienne. Avec les guerres de Bosnie, du Kosovo et du Golfe, puis le 11 septembre, d’autres débats sont apparus dans les organisations révolutionnaires. Certains courants, notamment les morénistes d’Amérique latine ou dans certains cas le SWP anglais, ont voulu voir dans l’islamisme radical un anti-impérialisme. Ils ont craint, par une démarcation trop grande vis-à-vis des islamistes, d’apparaître soutenir l’impérialisme ou d’apparaître renvoyer dos à dos violence islamiste et violence impérialiste. L’Internationale Communiste avaient pourtant montré, en ses premières années, que l’on pouvait à la fois combattre radicalement le panislamisme (comme le préconisaient par exemple les résolutions des congrès de l’IC sur la question nationale et coloniale) et prendre la tête des luttes des peuples musulmans sur des bases révolutionnaires. Reconnaître les sentiments anti-impérialistes des masses ne signifie pas vouloir que ces mêmes masses soient mises à la remorque de dirigeants réactionnaires qui, eux, peuvent très bien s’accommoder de l’impérialisme et du capitalisme. D’autres groupes encore ont carrément considéré que l’on devait faire alliance avec les courants islamistes qui paraissaient s’opposer à l’impérialisme et les aider. Certains groupes morénistes d’Amérique latine (comme le MST ou le PTS) ont proposé, par exemple, d’envoyer des armes aux organisations militaires de Bosnie et du Kosovo et considèrent que les révolutionnaires pourraient faire un accord de lutte avec des groupes comme Al Quaïda ou les talibans. C’est le courant Socialisme International qui a le plus théorisé que l’islamisme n’était pas seulement réactionnaire et ne devait surtout pas être caractérisé comme fasciste, polémiquant d’ailleurs là dessus avec la IVème Internationale dans Inprecor à l’occasion du rapprochement entre les deux tendances. Dans sa brochure intitulée "Le prophète et le prolétariat", Chris Harman, dirigeant du SWP (Angleterre), affirme développer "une nouvelle politique marxiste" au sujet de l’attitude à adopter vis-à-vis de l’islamisme. On y trouve des affirmations comme celle-ci : « Ceux qui considèrent l’islamisme comme un monolithe entièrement réactionnaire oublient qu’il y eu des conflits entre islamistes sur l’attitude à adopter lorsque l’Arabie saoudite et l’Iran étaient dans deux camps opposés pendant la première guerre du Golfe. Il y a eu des divergences qui ont conduit le FIS à rompre avec ses sponsors saoudiens. » Des divergences d’intérêt certes puisque le FIS a préféré rompre avec ses financiers plutôt qu’avec sa base populaire pro-irakienne, mais pas des divergences qui aurait rapproché l’un de ces islamismes des travailleurs ou des intérêts des peuples. On trouve les mêmes positions dans les écrits de Hassan Berber, dirigeant du groupe français Socialisme (articles "Algérie : à la croisée des chemins" et "Fascisme ou cri populaire" notamment, parus dans la revue Socialisme International). De son côté, Chris Harman déclarait également que c’est une erreur de considérer les islamistes comme fascistes car cela mène nécessairement à s’allier contre eux à l’Etat ou à l’impérialisme. Comme s’il fallait soutenir l’Etat bourgeois allemand en 1932 sous prétexte de lutter contre le fascisme ! Harman affirme que "les mouvements de masse islamistes en Algérie ou en Egypte jouent un rôle différent de celui du fascisme. Ils ne sont pas prioritairement dirigés contre les organisations ouvrières et ne proposent pas leurs services aux fractions dominantes du capital". C’est oublier que le FIS est intervenu contre des grèves comme celle des éboueurs en juin 1990, qu’ils ont contesté le syndicat UGTA en créant le syndicat jaune SIT, syndicat opposé au droit de grève. Les islamistes se sont radicalisés d’abord contre les femmes bien sûr mais les fascistes allemands s’étaient radicalisés d’abord contre les juifs. A chacun sa cible démagogique. C’est oublier que dans un pays comme l’Egypte, si le pouvoir a réprimé durement le mouvement islamiste, il a commencé par s’en servir pour démolir les organisations ouvrières, de gauche et d’extrême gauche. Dans l’hebdomadaire de la LCR, des débats ont eu lieu sur ces questions, notamment autour de la position minoritaire de Luiza Toscane, auteur de "l’Islam, un autre nationalisme ?" qui affirmait dans Rouge qu’ "il ne faut pas conspuer l’islamisme en vain". Selon elle, l’islamisme "conteste la domination du Nord sur les plans militaire, culturel et idéologique" et pour montrer qu’il ne s’agit plus de l’ancien fondamentalisme réactionnaire fondé sur la paysannerie arriérée, elle expliquait que la base des islamistes est désormais "une jeunesse instruite aspirant à un futur inconnu et en rupture avec toutes les traditions nationales, locales, patriarcales, paysannes et passéistes, qui entend se débarrasser de tous les oripeaux identitaires qui ont été annexés à l’Islam". Comme si le fait que de jeunes citadins cultivés soient une des bases de l’islamisme empêchait ce courant de prendre une orientation réactionnaire et même fasciste.

        Gêné de dire du mal du sort des femmes sous l’Islam ?

        Ah bon !

        Lire ici : http://www.matierevolution.org/spip...

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    • Elle a bonne mine, ta diabolisation :

      François Hollande adresse ses vœux aux musulmans pour la fin du Ramadan

      François Hollande serait-il en train de marcher sur les pas de son prédécesseur ? Alors que ses électeurs du 6 mai espéraient une rupture radicale avec le cléricalisme de Sarkozy, Hollande a témoigné une attention indue aux musulmans à l’occasion de la fin du Ramadan. Dans son message "à la communauté musulmane à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr", il "adresse tous [s]es vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France." Pourquoi ce traitement de faveur envers un groupe particulier d’individus ? Fera-t-il part de la même courtoisie à l’égard des pêcheurs à la ligne quand viendra la fin de la saison de pêche ?

      Mais le Président est allé un peu plus loin que la simple courtoisie en souhaitant "que cette fête du pardon, du partage et du souci de l’autre, contribue à la concorde, dont notre Nation a tant besoin." Bigre, l’islam et son humanisme imaginaire à la rescousse de la Nation !

      Les amabilités de François Hollande sont particulièrement malvenues dans un pays où on sait, par les enseignements de l’Histoire, la nécessité de tenir les religions à distance. On ne tente d’amadouer que ce qui inquiète et dont un profit est espéré.

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 7 septembre 2012 21:55, par Robert Paris

    Cher débatteur, merci de ton débat.

    Mais pour le faire avancer, peux-tu me dire après lecture si tu estimes que ce que lis dans ce site est un refus de critiquer l’Islam ou une autre religion ?

    Tu devais me tenir au... Coran.

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    • On en est pas ici au niveau de la prose du NPA, et des pointures de l’islamogauchisme.

      Mais tout de même, écrire islam avec une majuscule n’est pas anodin, quand on évoque cette religion. Les partisans de cet obscurantisme ont tant avancé leurs pions, que l’on finit par les singer, y compris dans les milieux qui se veulent éclairés...

      Le matraquage sur l"islamophobie", qui serait une forme de "racisme",, relève de la même logique. Le terme lui-même fut inventé par les mollahs iraniens.

      Je ne suis pas étonné des mamours de Hollande envers les obscurantistes verts. Je pense en revanche, qu’à compter du moment où un chef d’Etat français donne ce type de signal, il n’est pas cohérent de parler de diabolisation de l’islam en France.

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      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 8 septembre 2012 20:27, par Robert Paris

        L’islamophobie avec ou sans I majuscule existe. Ce n’est pas de l’anti-religion. C’est un courant politique et social qui a pour but de faire croire que l’ensemble des problèmes de la planète serait lié à une religion. C’est un courant qui a été lancé par l’impérialisme américain pour faire suite à la politique des blocs.

        Les antireligieux, comme nous, ne sont pas hostiles particulièrement à l’Islam (islam si cela te chante, ce qui n’est pas bien différent - j’écris bien France sans être nationaliste pour autant).

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        • Islam avec majuscule et islam ont des sens forts différents. Ce n’est pas parce que cela me chante, mais parce que cela est.
          Ecris-tu Christianisme ? Ecris-tu Judaïsme  ?
          Pas de majuscules aux religions. en français, c’est ainsi. Et si tu veux le savoir, ça me plaît ainsi.
          En France, certes fille aînée d’autres obscurantistes, il existe une histoire laïque, une histoire athée, qui méritent mieux que la manière dont tu traites l’orthographe relatif à cette culture autrefois efficace, parce portée par une gauche qui ne se vautrait pas dans les curetonneries.
          Ta définition de ce que tu appelles islamophobie est elle-même parfaitement suspecte. Si le concept existait, cela signifierait que la critique de cet obscurantisme constituerait une pathologie. Etre "anti-religieux" impliquerait en conséquence de s’abstenir de critiquer l’islam sous peine d’être considéré comme un malade ?
          Il serait infiniment préférable de laisser le terme aux mollahs qui l’ont créé, et à leurs adorateurs, et laisser s’exprimer et agir sans les insulter ceux qui n’acceptent pas les crimes de l’islam.
          Sauf à vouloir à toute force être considéré comme un anti-religieux très sélectif.
          Le choix des photos présentées sur ce site à la rubrique religions, qui ne concernent que l’obscurantisme catholique pourrait inciter à penser en ce sens. Que cela soit conscient ou non, il y a ici comme ailleurs à "gauche" une méchante pudeur quand il est question de parler de l’islam. Pour les fascistes verts, ça commence à ressembler de plus en plus bien davantage à une divine surprise qu’à une diabolisation.

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          • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 11 septembre 2012 15:01, par Robert Paris

            Pas de problème. Si tu y tiens, on peut enlever les majuscules y compris sur les noms des religions, des pays, des chefs d’Etat. mais l’essentiel serait plutôt d’enlever les illusions sur eux...

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            • Ce n’est pas moi qui le veut. Ce sont les règles de la langue française, cet outil qui a le mérite de nous permettre d’échanger des idées de manière contradictoire, ce qui n’est pas possible entre un athée en terre d’islam et un musulman, sauf si l’athée a vraiment envie de prendre des risques pour son intégrité physique, sinon pour sa vie.
              De manière symétrique, libre à toi d’enlever les majuscules à certains noms propres. mais de même qu’en affublant islam d’une majuscule, tu marques à l’endroit de cet obscurantisme une déférence étrange pour un anti-religieux, de même en t’en prenant ainsi à des pays (indifféremment ou selon une sélection qui te serait propre...? plutôt la première option, vraisemblablement) tu choisirais une position qui serait un peu vaine. A fortiori tant que toi et tes camarades anti-"islamophobes" continueront d’écrire Islam pour islam sans même avoir conscience de ce que cela traduit...

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          • Ce qui Existe aussi , ce sont des penseurs et en même temps personnes courageuses comme Giordano Brunoqui ont décidé que leur vie valait d’être vécue si la vérité l’emportait sur le mensonge.

            "La condamnation pour hérésie de Bruno, indépendamment du jugement qu’on veuille porter sur la peine capitale qui lui fut imposée, se présente comme pleinement motivée » déclara le prélat.. Il alla même jusqu’à affirmer que l’église avait tout fait pour ne pas tuer Bruno mais que c’est, au contraire, son attitude à lui, bornée et dogmatique qui a été cause de sa perte !

            Le 3 février 2000 déclaration du cardinal Poupard, président du conseil pontifical pour la culture , justifiant le crime des inquisiteurs il y a 400 ans.

            Qu’est ce qui a changé ? RIEN. Le vatican aide tous les fascistes à nous plonger dans la nuit de cristal.

            Dans cette hexagone impérialiste, c’est la morale chrétienne qui est enseigné beaucoup plus que celle de l’Islam, du Judaisme, etc....

            Mais leur point commun à toutes, c’est de convaincre les enfants de prolétaires qu’il faudrait tendre l’autre joue, s’estimer heureux de savoir lire, écrire et compter.

            De plus qui apprend par exemple en France le rôle joué par le Vatican ou le grand Conseil Juif pendant la 2eme guerre mondiale pour camoufler les plus grands crimes et criminels ?
            Jean-François Steiner écrit ainsi dans « Treblinka, la révolte d’un camp d’extermination » :
            « Un des grands dirigeants de la grande insurrection de Varsovie constate cette solitude dans un message prophétique : « Le monde se tait (…) Le représentant de dieu au Vatican se tait ; on se tait à Londres et à Washington ; les Juifs en Amérique se taisent. Ce silence est étonnant et épouvantable.

            Qui nous parle de la prise de pouvoir fascsite des religieux Islamistes en Iran en 79, qui commencent par exterminer le peuple révolté et les comités ouvriers révolutionnaires ?
            Mais sinon les majuscules sont vraiment 1 point fondamental...

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            • "Dans cette hexagone impérialiste, c’est la morale chrétienne qui est enseigné beaucoup plus que celle de l’Islam, du Judaisme, etc..."

              Max, sais-tu qu’en français "islam" s’écrit sans majuscule ?

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              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 06:26, par Robert Paris

                Tu écris : sais-tu qu’en français "islam" s’écrit sans majuscule ?

                Mais sais-tu que France s’écrit avec une majuscule qui a du sang en Algérie, au Rwanda et en Afghanistan ?

                Pn s’en moque de tes questions d’orthographe. Le point n’est pas là !

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                • Gustave Flaubert "Je trouve qu’on aurait dû condamner aux galères toute la Commune et forcer ces sanglants imbéciles à déblayer les ruines de Paris, la chaîne au cou, en simples forçats. Mais cela aurait blessé l’humanité. On est tendre pour les chiens enragés, et point pour ceux qu’ils ont mordus." (dans une lettre à George Sand, le 18 octobre 1871)

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                  • Intéressante citation...Tu l’as entendue dans le film du bus 678 ?

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                    • est ce que pour toi les "maitres" de la langue francaise sont une garantie de quelque chose en matiere d idee et d humanisme ; je pense que les enseignants qui ne connaissent pas les ecrits de Goncourt, Flaubert etc...sur la commune, se bercent avec la version romantique de la realite.

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                    • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 22 septembre 2012 07:13, par F. Kletz

                      Marine Le Pen veut interdire voile et kippa dans la rue, provoque un tollé

                      Voilà où mène le véritable combat contre les religions : la discrimination, l’indexation, de parties de la population comme bouc émissaire pour éviter de parler de la mort su système.

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                      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 22 septembre 2012 22:37, par F. Kletz

                        ce qui est très éclairant dans cette affaire, c’est comment Le Pen aide le gouvernement, et comment Charlie Hebdo a permis d faire la passerelle entre le gouvernement PS et les positions de la porte-parole du FN.

                        La manifestation "sauvage" appelée par réseaux sociaux était dénoncé par les médias mais le gouvernement a laissé faire pour donner une apparence démocratique. Un spécialiste parlait lundi sur les ondes de radio france en disant qu’on ne pouvait pas fliquer les réseaux sociaux ! comme s’ils ne l’étaient pas depuis longtemps et depuis l’affaire des appéros géants.

                        L’affaire n’est pas qu’intérieure elle est internationale. Sur le plan intérieur, P. Val a aidé le gouvernement en mettant en avant des caricatures et en se faisant aider par l’état et sa police.

                        Un coup monté en somme, entre Charlie Hebdo et le gouvernement.

                        Dans quel but ? faire passer pour des agresseurs les musulmans qui voulaient juste manifester... et leur interdire les manifs ce 22 septembre !

                        Tout cela pour signifier qu’il va être de moins en moins possible de manifester si on ne le fait pas dans les clous... des manifs légales, syndicales, et des "représentants" officiels de telle ou telle religion ou manifestation.

                        Bref, Le Pen Charlie Hebdo, Hollande et Valls même combat... avec un Mélanchon en embuscade et une CGT qui a déjà enterré le mouvement des sans papiers le 1er septembre et qui s’apprête avec l’aide de LO et de l’extrême gauche à enterrer toute contestation concernant les licenciements de l’automobile, en ce moment PSA et en novembre ou décembre Renault.

                        Et le gouvernement de faire croire qu’il va créer des emplois dans l’EN pour encore plus détourner toute colère alors qu’il ne les créera pas !

                        le gouvernement affirme qu’il va créer des postes (40000 en ce moment, 60000 dans la campagne électorale, ça c’est du changement !)

                        face à cela le prolétariat ne doit et ne peut compter que sur lui-même, et pas sur toux ceux qui croient en Charlie, Le Pen, Hollande, Thibault, Mercier, Mélenchon, Valls ou autre. Car ils sont nombreux les tribuns à postuler au poste du prochain sauveur suprême qui n’aura rien d’un sauveur mais qui aura tout d’un bourreau !

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                      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 23 septembre 2012 12:41, par F. Kletz

                        Un spécialiste de l’iris vient dire que Le Pen a commis une maladresse en parlant de kippa.

                        Mais pas de voile.

                        "Et les robes des bonzes, on ne nous en dit rien" dit-il en substances.

                        "et les voiles des religieuses [chrétiennes, faut-il préciser], on ne nous en dit rien".

                        Et ni la gauche ni la droite ne parle de TOUTES les religions, ni un certain anonyme qui s’exprime ici de manière hors sujet en disant que ce sont ceux avec qui il est en désaccord qui sont hors-sujet.

                        TOut cela fait partie du sujet qu’il a lancé.
                        L’académisme orthographique ou religieux reste le contrôle de l’état et pas de la société civile.

                        Répondre à ce message

            • Tu as parfaitement le droit d’adopter l’expression des obscurantistes, dont les actes des plus fracassés contribuent aux souffrances de centaines de millions d’individus, notamment de femmes. Cela en effet est parfaitement anodin.

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              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 13 septembre 2012 22:30, par Robert Paris

                Et les nationalistes qui cultivent la France contribuent aux souffrances des victimes du génocide rwandais, cela ne te gêne pas !

                Ce n’est pas l’orthographe qui opprime...

                Répondre à ce message

                • A ce stade, il est vraiment temps de s’interroger sur la trajectoire que prend la discussion.
                  Pour t’éviter de la faire dévier continûment je te confirme que je suis du côté des victimes du génocide et hostile à ceux, qui pour des raisons qui ne me paraissent pas fondamentalement liées au "nationalisme" français, en ont été les doctrinaires et les exécutants. La discussion ne portait pas là-dessus, mais admettons que pour frapper les nationalismes, nous nous lancions dans une opération de masse afin d’obtenir la suppression des noms de majuscules aux pays qui se sont rendus coupables de nationalisme. Certains objecteront qu’on pourrait la rétablir, pour les peuples ayant au contraire fait preuve d’internationalisme, non ? Ils n’auraient pas moins raison que toi, qui t’en prend à l’orthographe des noms de pays.

                  Plusieurs problèmes se posent :

                  1. Nous attendons toujours de connaître ton évaluation du rôle de l’islam dans l’oppression des musulmanes, (et en extrapolant, des musulmans) sujet initial, sur lequel tu ne souhaites visiblement pas t’étendre.
                  2. Nous avons bien compris pourquoi tu souhaitas torturer l’orthographe pour les noms de pays. Mais pourquoi vouloir le culbuter, quand tu es contraint d’admettre que ta culbute valorise l’ obscurantisme ? Quel intérêt de modifier une norme pour le pire ? La langue est précieuse. Les modifications peuvent être intéressantes...ou pas.
                  3. Ton bord politique, qui se veut "progressiste", représente une frange ultra-minoritaire de "l’opinion publique". Valoriser un système d’arriération intellectuelle, sociale, et politique en l’orthographiant comme tu le fais, en ne proposant en présentation de la rubrique aucune illustration relative à cette cochonnerie, en ayant bien peu d’articles sur elle, est-ce habile politiquement ?

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                  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 16:26, par Robert Paris

                    Tu dis :

                    « Nous attendons toujours de connaître ton évaluation du rôle de l’islam dans l’oppression des musulmanes, (et en extrapolant, des musulmans) sujet initial, sur lequel tu ne souhaites visiblement pas t’étendre. »

                    Lire ici :

                    http://www.matierevolution.org/spip...

                    Répondre à ce message

                  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 16:32, par Robert Paris

                    “La langue est précieuse.” dis-tu.

                    Non, la langue est piégeuse.

                    Elle met dans le même sac des croyances des milieux populaires qui sont à combattre et des pièges utilisant l’étiquette de ces croyances dans un but très différent, celui des classes dirigeantes.

                    Combattre l’islam (tu vois je m’en moque des majuscules ou pas et de ce qu’écrit la langue française ou pas) mais cela n’est pas clair si tu cherches à t’attaquer à des peuples qui subissent une oppression parce qu’ils sont musulmans. Tu ne le sais pas qu’il y a une oppression à être un peuple africain ou à être un peuple musulman ? Dommage !

                    Oui, l’oppression nationale, et même l’oppression religieuse existent.

                    Alors les mots de la France, ce sont aussi les mots de l’impérialisme ! Cela aussi tu le sais ! Splendide ! Alors cesse de t’en glorifier...

                    L’oppression des femmes chargées de s’occuper des gamins, elle est dans le vocabulaire !

                    Un exemple ? La maternelle ! C’est aux mères de s’occuper des petits. On ne dit pas la paternelle...

                    Alors je ne compte pas sur le vocabulaire français pour protéger les femmes, les peuples, les travailleurs !!!

                    Répondre à ce message

                    • Langue piégeuse ?La langue mérite infiniment mieux que le misérabilisme tendance paranoïaque dont tu l’affubles. La langue se décrypte, il serait nécessaire de faire confiance à ceux qui ont la volonté et les connaissances pour le faire, plutôt que leur imposer de manière si moutonnière la déférence à l’obscurantisme musulman.
                      Non, en effet, on ne dit pas la paternelle. De même, on ne dit pas l’homme enceint. Dans l’ensemble du règne animal, la femelle est infiniment plus proche de ses enfants que la mâle. Bien entendu les animaux sont terriblement sexistes. Bien entendu les mâles humains sont terriblement sexistes. Bien entendu la société occidentale est terriblement sexiste. et toi, tu penches tant vers le politiquement correct que tu oublies au passage que dans nos sociétés occidentales, les femmes sont les grandes gagnantes des séparations des couples...Tu ne t’intéresses qu’aux femmes battues pour mieux perdues de vue la violence psychologique dont bien des femmes sont de remarquables spécialistes. Pour sortir de cette étrange digression que tu nous imposes, je suis obligé de te rappeler qu’ici personne ne s’est attaqué à quelque peuplez que ce soit. C’est l’éternel fantasme islamophile, toujours la même équation islamophobie (sic) = racisme qui est sous-jacente dans ton propos.

                      Répondre à ce message

                      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 22:33, par Robert Paris

                        Tu écris :

                        « en effet, on ne dit pas la paternelle. De même, on ne dit pas l’homme enceint. »

                        Mais ne vois tu pas que ta langue fourche.

                        On ne peut pas parler d’accouchement masculin mais un père peut parfaitement chercher ses enfants à l’école "paternelle" !

                        Répondre à ce message

                        • Il semble que le grand défenseur des femmes contre les musulmans considère que l’homme n’a pas de responsabilité dans l’enfantement. Voilà bien nos occidentaux supérieurs…

                          Répondre à ce message

                          • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 12:53, par Robert Paris

                            Effectivement, les femmes sont concernées par l’éducation des enfants qu’elles maternent et vont chercher à la maternelle et les hommes par les richesses dont ils constituent ... un patrimoine ! Comme tu dis, 40 années glorieuses de sociétés occidentales, quelle richesse !

                            Répondre à ce message

                            • Depuis ce petit demi-siècle, les quasi totalité des femmes est parvenue à priver le hommes de la garde des enfants après séparation du couple. Les écarts de salaires pour des emplois à temps complet se sont considérablement réduits.
                              Allez donc voir comment se présente ce genre de situations en terre d’islam.

                              Répondre à ce message

                              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 18:46, par Robert Paris

                                Depuis ce petit demi-siècle, les quasi totalité des femmes est parvenue à priver le hommes de la garde des enfants après séparation du couple.

                                Les hommes sont opprimés par la société en somme !

                                Eh oui, le but n’était pas de libérer les hommes mais de les enchaîner aussi !

                                Répondre à ce message

                                • Le but était d’accroître la consommation, donc la production, donc les profits du Capital. Cela passe par l’autonomisation de la femme. Certians sur ce forum seraient prêts à affirmer que rien n’a changé depuis le XIXe siècle. Quelle perte de temps...Je vais finir par jeter l’éponge, je crois, et vous laisser à vos fantasmes..

                                  Répondre à ce message

                              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 18:58, par Robert Paris

                                Désolé, mais pour moi il n’y aucune terre que j’appellerais "terre d’islam" avec ou sans majuscule et j’espère que dans ta caboche, tu n’es pas en "terre chrétienne" !

                                Répondre à ce message

                                • Il y eut une terre chrétienne dans la mesure même où la quasi-totalité de la population se réclamait du christianisme. Ta caboche sait bien que cet obscurantisme a été relégué à une place secondaire dans la gestion de la Cité, (ce qui ne signifie pas que son influence est nulle), fait historique qui a permis une très substantielle amélioration de la condition féminine. Que l’on accepte ou non, il est logique de parler, encore aujourd’hui de terre d’islam, dans la mesure ou la Oumma y est toute puissante afin de régir les rapports sociaux. S’insurger contre ce terme-là semble démontrer qu’on y a jamais mis les pieds. Il serait temps d’arrêter de fantasmer et de commencer à raisonner à partir de la réalité.

                                  Répondre à ce message

                                  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 22:20, par Robert Paris

                                    N’importe quoi ! En France, la séparation de l’église et de l’Etat c’est le début du siècle et les prétendus progressions du droit des femmes c’est à peine à l’après guerre.

                                    Je me demande dans quel pays tu as mis les pieds !

                                    Répondre à ce message

                                  • A mon avis, ton expression "terre chrétienne" doit te venir de ton idéal de croisé !

                                    Répondre à ce message

                                  • Les chiffres vous seraient utiles pour vous rendre compte à quel point ce que vous dites semble éloigné de la réalité :

                                    « quasi-totalité de la population se réclamait du christianisme » la chrétienté royale imposait tellement sa religion que le protestants furent massacrés à la saint-barthélémy (tient j’ai pas mis de majuscule, à votre demande).

                                    Les Marannes étaient obligés de cacher leur culte judaïque sous couvert de religion chrétienne et même catholique.

                                    C’était peut-être cela "se réclamer du christianisme" ? se cacher sous peine d’inquisition ? faire semblant d’être chrétien pour éviter les tortures et assassinats de l’institution de l’église catholique ?

                                    Et cela vous fait dire que la « quasi-majorité de la population se réclamait du christianisme » ?

                                    Toute la population était terrorisée. Elle se réclamait donc du christianisme. Spontanément ? librement ?

                                    Répondre à ce message

                                    • Vous donnez l’impression d’ignorer que les Cathares, les Réformés et d’autres groupes n’ont nullement abjuré le christianisme...

                                      Répondre à ce message

                                      • Ce que nous n’ignorons pas c’est le massacre contre les protestants, car ils représentaient une menace révolutionnaire pour l’ordre sociale.

                                        il suffit de voir les chateaux cathares, les églises fortifiées des Pyrénnées pour être persuader de la ferveur guerrière de l’Eglise chrétienne avec les autres courants.

                                        La reconquista en Espagne a elle aussi laissé de nombreux témoignage architecturaux dont la Mezquita de Cordoux : cette mosquée au milieu de laquelle s’est plantée une ....cathédrale.
                                        - 1236 à Cordoux est une date de massacre contre les habitants par des armées chrétiennes.

                                        Extrait de Wikipédia :

                                        "Lorsque Cordoue fut reprise par les chrétiens en 1236, ceux-ci en firent à nouveau une église, comme à l’origine, puis une cathédrale. Ils murèrent l’ouverture entre la cour et la salle de prière, ne conservant qu’une porte d’entrée (Puerta de Las Palmas). Ils abattirent quelques rangs de colonnes pour dégager la place de la Chapelle Royale décorée de stucs mudéjars. Ils divisèrent également la dernière travée d’Al Mansour, à l’est, pour y délimiter des chapelles.

                                        Au XVe siècle, les chanoines du chapitre décidèrent de doter leur cité d’un édifice beaucoup plus somptueux et dans le goût du jour. Ils firent démolir une partie importante du centre de l’édifice pour y édifier une cathédrale qui apparaît comme incrustée dans la mosquée, rompant les perspectives de la forêt de colonnes. Ce monument allie les styles gothique, renaissance et baroque et est magnifiquement décoré ; par la suite, Charles Quint regretta la transformation de cet édifice : « Vous avez détruit ce qui était unique au monde pour faire ce que tout le monde fait. »

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                                        • Rien de très étonnant...Mais il ne t’a pas échappé que les musulmans détruisent aujourd’hui, et non voici huit siècles les mausolées à Tombouctou, les statues bouddhistes en Afghanistan. Il ne t’’a pas échappé que le lynchage sexuel collectif des travailleuses dHassi Messaoud c’était en 2001, et non au Moyen-Age.

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                                          • Cher internaute défenseur de "l’occident", défenseur ... prétendu ! de la langue française, tu as tort d’écrire LES musulmans, il faut au pire écrire DES, CERTAINS musulmans. Respectons la grammaire de notre langue qui dispose d’articles définis et indéfinis ! Ce dont ne dispose pas certaines autres langues.

                                            Même cette formulation, après correction, serait un choix politique, que tu as le droit de faire, mais que des héritiers de la philosophie des Lumières, en grande partie française (Condorcet, Diderot parmi les meilleurs), que sont les marxistes du monde entier, doivent combattre. Pour toi le danger est constitué par LES non chrétiens, c’est un point de vue mediatiquement très majoritaire : les analyses de ce qui se passe dans les pays dominés par l’impérialisme français ne parlent que des religions, chrétiennes ou non chrétiennes, ces dernières étant assimilées au terrorisme, au fanatisme. Ne rentrons pas dans ce piège, que la plupart des chrétiens sincèrement attachés à leur religion ne partagent d’ailleurs pas.

                                            Conservons une analyse de classes, la seule qui fournit une boussole !

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                                    • Elle était parfaitement endoctrinée, beaucoup plus que terrorisée, à vrai dire. Parce que l’état des connaissances permettait l’hégémonie des obscurantismes religieux sur les mentalités. Cela est infiniment plus malaisé aujour’hui... en Occident

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                          • Il semble surtout que tu ne comprends pas ce qui est écrit...

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                      • "les femmes sont les grandes gagnantes des séparations des couples...Tu ne t’intéresses qu’aux femmes battues pour mieux perdues de vue la violence psychologique dont bien des femmes sont de remarquables spécialistes"

                        Celui qui écrit cela est donc assurément du coté des esclavagistes .

                        Théoriser sur les "femmes gagnantes" est tellement faux et inverse de la réalité, que cela te juge très nettement comme un intégriste toi aussi.

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                      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 15:10, par F. Kletz

                        « Non, en effet, on ne dit pas la paternelle. De même, on ne dit pas l’homme enceint. »

                        Et pourquoi si mon père et allemand et ma mère yougoslave, ne puis-je dire la paternelle pour désigner la langue que m’a transmis mon père ?

                        Et si j’ai un tour de taille un peu proéminent, doit-je m’interdire de m’amuser à dire que je suis enceint ? même si précisément personne ne le dit ?

                        Et que dire des néologismes universitaires ou poétiques qui sont si utiles pour créer un vocable désignant un sens qui a besoin d’être synthétisé sous un concept qui n’existait pas avant la thèse que j’ai produite ?

                        Et si pour mon poème j’ai besoin pour faire une contrepèterie ou un calembour d’inventer un nouveau vocable parce que l’image sonore et l’évocation qui se dégagera du vers que j’ai écrit me paraît belle ?

                        Bigre ! j’espère que le-la polémiqueu-r-se anonyme qui écrit ici des phrases choquantes ne sera jamais, mais jamais académicien, il serait bien pire que les académiciens actuels !

                        Que les individus créassent leur propre langue, cela doit-il être interdit ?

                        Ne doit-on réfléchir en linguistique sans l’apport de la diachronie et de la sociolinguistique ? cela ne revient-il pas simplement à figer les règles de syntaxe et de grammaire ?

                        Si tel est votre souhait, pourquoi ne pas écrire en latin ou autre langue morte ?

                        Là au moins, vous serez serez sûre et certaine que personne ne touchera à la grammaire puisque ces langues ne sont plus étudiées que pour comprendre les idées de penseurs ou écrivains, historiens morts et revenus en poussière depuis des lustres !

                        Défendre la langue française sans accepter qu’elle puisse évoluer cela revient à creuser sa propre tombe et construire en même temps son propre cercueil ou mausolée, cela revient à penser à la protection de son propre corps lorsqu’il ne sera plus en vie, lorsqu’il n’aura plus d’envie.

                        Avez-vous jamais pensé à vivre en liberté, poétiquement et joyeusement ?

                        Votre propos semble être de pleurer que les mots que les enfants utilisent ne soient plus ceux de Villon ou de Ronsard mais leurs propres mots. Et s’ils n’en veulent pas ? vous faites quoi ? vous les battez ? vous tombez dans le rôle de l’oppresseur ?

                        Répondre à ce message

                      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 15:50, par F. Kletz

                        « misérabilisme tendance paranoïaque »

                        Je ne suis pas du tout sûr que les noms d’oiseau fassent plus avancer la discussion que de parler des institutions d’un pays, et précisément de son Etat : le même qui légifère et impose une langue aux alsaciens, aux bretons, aux basques, dans les colonies, en territoire métropolitain ou d’outre-mer en même temps qu’il envoie son génie militaire aux quatre coins de l’afrique et même du monde !

                        Oui, qu’on le veuille ou non, le génocide du Rwanda a été orchestré gauche et droite réunies.

                        Oui, ces acteurs qui ont décidé de servir une classe et son Etat ont hérité d’une langue et d’institutions qui la transmettent. Oui, le ministère de l’éducation, celui de la francophonie, celui de la police et celui des armées font partie d’un même GOUVERNEMENT centralisé. Oui, le lien entre le débat sur la langue française et sur les génocides est légitime.

                        En effet, ceux qui propagent l’impérialisme, le fascisme en utilisant cette langue et en la propageant les armes à la main, savent ce qu’il font, et je n’ai rien à leur dire, je n’ai rien à envier à la langue qu’ils m’imposent chaque jour.

                        Oui, ces impérialistes propagent une LANGUE DOMINANTE les armes à la mains. Comme il préfèrent ne pas côtoyer les prolos ignorants qui détestent apprendre parce qu’on leur a mis la détestation de la culture dans la tête, cela se réalise en sous-payant des valets que sont les profs pour défendre la langue française sans s’occuper de ce que font les troupes de choc de la police ou de l’armée pour pouvoir laisser bien tranquillement les enseignants propager leur moralisme linguistique.

                        Ce n’est pas parce qu’un prof ou un enseignant explique à ses élèves que bien parler la langue de leur bourreau leur aidera à décrocher plus facilement un gagne-misère qu’il est nécessaire de transformer cet argument en une morale républicaine laïcarde bien connue.

                        Car la laïcité est le cache sexe du nationalisme français. C’est la religion de l’instituteur qui se fiche pas mal des massacres des colonies. L’instituteur laïcard est prêt à vendre ses connaissances pour aller imposer à l’autre bout du monde une langue à des élèves plus dociles que dans son pays.

                        La laïcité était la religion de la 3e république, certains la défendent encore. D’autres reprennent les idées d’un Nietzschéisme de gauche derrière le religieux de l’anti-religion et de l’athéologie dont la figure de proue se nomme aujourd’hui Onfray. Mais tout cela au fond revient au même : différentes formes de "défense de la patrie", c’est à dire un nationalisme qui avance masqué sous d’autres noms : laïcité, anti-religion, athéologie, etc.

                        Le camarade qui lance le débat a-t-il conscience à quel point il est empêtré dans cette idéologie nationale voire nationaliste de la conquête par la france -avec la notion inventée et utilisée depuis 20 ans francophonie - par la propagation de sa langue d’un empire colonial qui a quelque peu reculé sur ses possessions coloniales ? Par conséquent, il avance masqué.
                        D’une part il dégoute ses profs ici pour les besoins budgétaires étatiques. Ensuite, la seule alternative qu’ont les profs c’est d’aller enseigner à des civilisations trop disciplinées parce qu’elles ont connu leur propre nationalisme après avoir cru chasser l’oppresseur parce qu’elles ont chassé (et avec raison et mes applaudissement) la france.

                        Oui, les enseignants, plutôt qu’entrer dans une religion laïcarde et républicaine ont intérêt de par leurs intérêts propre, soit la prolétarisation et la dégradation de leur conditions de vie et de travail, à rejoindre le combat de tous les opprimés.

                        Il est difficile à un opprimé de se libérer de son oppression, mais pour un valet de l’oppression, il est au moins aussi difficile de remettre en cause ses idées que l’oppresseur lui a mis dans la tête pour opprimer ses élèves pour comprendre à quel point ses élèves sont bien plus de son coté qu’il n’y paraît.

                        C’est pour cela que cette discussion est importante, et que, je l’espère elle continuera.

                        Car le simple fait de l’avoir entamée est une volonté de la part du camarade de chercher des arguments pour sortir du rôle qui lui a été assigné et dans lequel tant d’individus s’empêtrent tellement il est difficile de ne pas sombrer dans une religion ou une autre dans ce monde barbare du grand-capital.

                        Car il est mille fois plus courageux de chercher à changer ses idées que de chercher à mourir pour ses idées.

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                    • Je t’espère polyglotte, en ce cas !!!
                      Et je te souhaite de maîtriser une langue qui t’apportera toutes les satisfactions dont ta langue vraisemblablement maternelle (zut, encore un coup des sexistes !) te prive aussi cruellement...

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                  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 19:38, par Robert Paris

                    admettons que pour frapper les nationalismes, nous nous lancions dans une opération de masse afin d’obtenir la suppression des noms de majuscules dis-tu...

                    Ce n’est pas du tout le sens de mon propos.

                    Je me contentais de te faire remarquer que, pour combattre la nationalisme français - et je ne t’accusais pas de ne pas le faire, m’appuyant au contraire sur le fait que, pour le combattre, tu n’avais pas ressenti le besoin de changer la majuscule ce que tu aurais fait de toi même si cela t’avait paru nécessaire sans attendre l’orthographe officielle française.

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                • "ce n’est pas l’orthographe qui opprime". Mais la langue est piégeuse, quand même, ne l’oublie pas, cher RP !

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 8 septembre 2012 19:11, par Robert Paris

    Les Femmes du Bus 678 ne reprend que des faits réels. Tous les exemples de harcèlement sexuel montrés dans le film sont inspirés de témoignages d’agresseurs, recueillis par le réalisateur. Ce dernier s’est surtout inspiré de l’affaire Noha Rushdi en 2008, qui représente le premier procès pour harcèlement sexuel en Égypte. Victime agressée par un inconnu dans les rues égyptiennes, cette femme a été la première à oser affronter son agresseur et porter plainte contre lui. Elle a finalement réussi à le faire condamner à trois ans de prison. Mohamed Diab aborde cette affaire dans la partie du film qui concerne le personnage de Nelly, interprété par Nahed El Sebaï : "Quand j’ai commencé le script, Noha Rushdi ne voulait plus parler aux médias ; je ne l’ai rencontrée que plus tard, elle a vu le film chez moi, elle était très émue", confie-t-il.

    Les Femmes du Bus 678 est le premier film en égyptien qui traite le sujet du harcèlement sexuel de manière aussi ouverte. Le réalisateur souligne l’audace de ce parti-pris en citant One-Zero, le film de Kamla Abu Zekry, qui aborde le sujet, mais sans toutefois en faire sa problématique essentielle. Il rajoute : "C’est un grand non-dit, et je le répète, le sujet fait peur !"

    Mohamed Diab se défend des interprétations de son film qui voient dans l’Islam une cause du harcèlement sexuel en Egypte. Le metteur en scène, étant lui-même musulman pratiquant, montre que les pays qui souffrent le plus de ce fléau sont l’Inde et le Mexique, et que le point commun entre ces pays et le sien reste l’économie, pas la religion. Par ailleurs, il explique l’attitude des personnages masculins dans le film comme Sheriff, le mari qui refuse de voir sa femme après son agression, par le côté traditionnel : "Là encore, cela n’a rien à voir avec l’Islam, mais remonte à une tradition plus ancienne. L’image de la masculinité est faussée, déformée. Rien ne doit arriver à votre femme, même si ce n’est pas de sa faute."

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 8 septembre 2012 19:20, par Robert Paris

    L’Islam est loin d’être un cas à part pour le traitement des femmes !

    Nouvelle-Zelande

    D’après une étude du gouvernement, 1 femme sur 16 est victime de violence chaque année.
    35 % des hommes ont abusé physiquement d’une femme qui leur était proche à un moment ou à un autre de leur vie.

    Mexique

    Une enquête révèle que dans la seule ville de Mexico, un viol est commis toute les 7 minutes.
    Seulement 17 % des viols sont connus et la justice n’inculpe que 23 % des hommes qui ont commis un viol.
    Depuis l’année 1993 et selon la police de l’état de Chihuahua, 180 femmes ont été trouvée assassinées dans la région de Ciudad Juarez. 30 corps étaient non-identifiables, 88 cas ont été résolus et 62 assassins font encore l’objet d’une enquête.
    Dans la ville de Mexico et durant les 8 premiers mois de 1997, près de 9 000 cas de violence domestique ont été recensés par le Centre contre la Violence Familiale et 12 000 personnes ont reçu une assistance.

    Japon

    70 % sur 4 022 femmes japonaises interrogées ont indiqué qu’elles avaient été victimes de harcèlement sexuel.

    Israël

    Selon une enquête officielle, plus de 200 000 femmes souffrent de violence domestique chaque année.


    Grande-Bretagne

    Les femmes battues représentent près de 1/4 de la totalité des femmes.

    Brésil

    26,2% des femmes sont victimes de violences physiques ; 16,4% de menace de mort ; 3% de "crimes d’honneur" ; 1,8% de viol, 1,9% de séduction et 0,5% d’homicides...

    etc, etc...

    Ces pays ne sont pas musulmans !

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 8 septembre 2012 19:22, par Robert Paris

    La religion est un élément mais seulement un élément de l’oppression des femmes et c’est un moyen et pas une cause directe. La cause numéro est un est l’intérêt des classes dirigeantes de diviser ainsi les peuples en accordant aux opprimés le moyen de trouver encore plus opprimé qu’eux. L’oppression des femmes ressort du fascisme. Ce n’est pas seulement le produit d’une idéologie mais d’intérêts sociaux et politiques.

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 17:22, par Robert Paris

    Politiquement, socialement, d’un point de vue de classe, dans l’intérêt des classes ouvrières et des peuples, contrairement aux bourgeoisies impérialistes et arabes (ou de pays musulmans) nous n’avons nullement intérêt à polariser les peuples sur la question religieuse, sur la question nationale, ethnique, raciale, et donc pas sur la question que tu appelles islam et pas Islam, ce qui ne change pas le fait que tu te polarises là-dessus !

    Si les femmes sont opprimées, fondamentalement pour moi, c’est parce que cela arrange les classes dirigeantes et si elles le sont plus dans le tiers monde, ce n’est pas du fait d’une cause idéologique, mais parce que les luttes de classes étant plus violentes, le détournement l’est aussi plus...

    Cela, ce n’est pas du vocabulaire ni de l’orthographe, mon camarade !

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    • Dramatique faille dans l’appréciation de la situation sociale des musulmans...mais en tant état de cause, on commence à bien discerner ton mode de pensée : toute oppression ne saurait que provenir de l’oppression de classe. On se demande bien pourquoi il y a plusieurs rubriques ici, mon camarade. Une seule rubrique "luttes des classes" ne suffirait-elle pas ?

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      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 22:30, par Robert Paris

        Tu écris :

        « ton mode de pensée : toute oppression ne saurait que provenir de l’oppression de classe. On se demande bien pourquoi il y a plusieurs rubriques ici, mon camarade. Une seule rubrique "luttes des classes" ne suffirait-elle pas ? »

        Mon mode de pensée est résumé excellement ici :
        « 

        D’après la conception matérialiste de l’histoire, le facteur déterminant dans l’histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n’avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu’un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. La situation économique est la base, mais les divers éléments de la superstructure – les formes politiques de la lutte de classes et ses résultats, – les Constitutions établies une fois la bataille gagnée par la classe victorieuse, etc., – les formes juridiques, et même les reflets de toutes ces luttes réelles dans le cerveau des participants, théories politiques, juridiques, philosophiques, conceptions religieuses et leur développement ultérieur en systèmes dogmatiques, exercent également leur action sur le cours des luttes historiques et, dans beaucoup de cas, en déterminent de façon prépondérante la forme. Il y a action et réaction de tous ces facteurs au sein desquels le mouvement économique finit par se frayer son chemin comme une nécessité à travers la foule infinie de hasards (c’est-à-dire de choses et d’événements dont la liaison intime entre eux est si lointaine ou si difficile à démontrer que nous pouvons la considérer comme inexistante et la négliger). Sinon, l’application de la théorie à n’importe quelle période historique serait, ma foi, plus facile que la résolution d’une simple équation du premier degré.

        Nous faisons notre histoire nous-mêmes, mais, tout d’abord, avec des prémisses et dans des conditions très déterminées. Entre toutes, ce sont les conditions économiques qui sont finalement déterminantes. Mais les conditions politiques, etc., voire même la tradition qui hante les cerveaux des hommes, jouent également un rôle, bien que non décisif. Ce sont des causes historiques et, en dernière instance, économiques, qui ont formé également l’Etat prussien et qui ont continué à le développer. Mais on pourra difficilement prétendre sans pédanterie que, parmi les nombreux petits Etats de l’Allemagne du Nord, c’était précisément le Brandebourg qui était destiné par la nécessité économique et non par d’autres facteurs encore (avant tout par cette circonstance que, grâce à la possession de la Prusse, le Brandebourg était entraîné dans les affaires polonaises et par elles impliqué dans les relations politiques internationales qui sont décisives également dans la formation de la puissance de la Maison d’Autriche) à devenir la grande puissance où s’est incarnée la différence dans l’économie, dans la langue et aussi, depuis la Réforme, dans la religion entre le Nord et le Sud. On parviendra difficilement à expliquer économiquement, sans se rendre ridicule, l’existence de chaque petit Etat allemand du passé et du présent ou encore l’origine de la mutation consonnantique du haut allemand qui a élargi la ligne de partage géographique constituée par les chaînes de montagnes des Sudètes jusqu’au Taunus, jusqu’à en faire une véritable faille traversant toute l’Allemagne.

        Mais, deuxièmement, l’histoire se fait de telle façon que le résultat final se dégage toujours des conflits d’un grand nombre de volontés individuelles, dont chacune à son tour est faite telle qu’elle est par une foule de conditions particulières d’existence ; il y a donc là d’innombrables forces qui se contrecarrent mutuellement, un groupe infini de parallélogrammes de forces, d’où ressort une résultante – l’événement historique – qui peut être regardée elle-même, à son tour, comme le produit d’une force agissant comme un tout, de façon inconsciente et aveugle. Car, ce que veut chaque individu est empêché par chaque autre et ce qui s’en dégage est quelque chose que personne n’a voulu. C’est ainsi que l’histoire jusqu’à nos jours se déroule à la façon d’un processus de la nature et est soumise aussi, en substance, aux mêmes lois de mouvement qu’elle. Mais de ce que les diverses volontés – dont chacune veut ce à quoi la poussent sa constitution physique et les circonstances extérieures, économiques en dernière instance (ou ses propres circonstances personnelles ou les circonstances sociales générales) – n’arrivent pas à ce qu’elles veulent, mais se fondent en une moyenne générale, en une résultante commune, on n’a pas le droit de conclure qu’elles sont égales à zéro. Au contraire, chacune contribue à la résultante et, à ce titre, est incluse en elle. Je voudrais, en outre, vous prier d’étudier cette théorie aux sources originales et non point de seconde main, c’est vraiment beaucoup plus facile. Marx a rarement écrit quelque chose où elle ne joue son rôle. Mais, en particulier, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte est un exemple tout à fait excellent de son application. Dans Le Capital, on y renvoie souvent. Ensuite, je me permets de vous renvoyer également à mes ouvrages Monsieur E. Dühring bouleverse la science et Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, où j’ai donné l’exposé le plus détaillé du matérialisme historique qui existe à ma connaissance. C’est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu’il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié par eux, et alors nous ne trouvions pas toujours le temps, le lieu, ni l’occasion de donner leur place aux autres facteurs qui participent à l’action réciproque. Mais dès qu’il s’agissait de présenter une tranche d’histoire, c’est-à-dire de passer à l’application pratique, la chose changeait et il n’y avait pas d’erreur possible. Mais, malheureusement, il n’arrive que trop fréquemment que l’on croie avoir parfaitement compris une nouvelle théorie et pouvoir la manier sans difficulté, dès qu’on s’en est approprié les principes essentiels, et cela n’est pas toujours exact. Je ne puis tenir quitte de ce reproche plus d’un de nos récents “ marxistes ”, et il faut dire aussi qu’on a fait des choses singulières." »

        Lettre de F. Engels à Joseph Bloch du 21-22 septembre 1890

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    • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 22:14, par nt qu’elle

      C’est largement une négation des 40 dernières années dans les sociétés occidentales, ce que tu écris. Le Capital a largement profité de l’émancipation de l’homme de la femme occidentale. Et a fini par l’encourager.

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      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 14 septembre 2012 22:22, par Robert Paris

        Tu écris : « Le Capital a largement profité de l’émancipation de l’homme de la femme occidentale. Et a fini par l’encourager. »

        C’est une illusion d’optique.

        Vous prenez l’hypocrisie occidentale pour argent comptant !

        La femme en France ou en Europe est loin d’être libre.

        Allez seulement jeter un coup d’oeil sur les statistiques de femmes tuées par leur conjoint en Europe ou sur celles du nombre de femmes victimes de maqueraux.

        Pas entendu parler de tous les DSK ? DSK doit au moins être musulman ?

        Voici ce que j’en pense :

        http://www.matierevolution.org/spip...

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        • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 09:58, par Robert Paris

          Voilà ce qu’en dit Marx, qui introduit lui aussi la lutte des classes dans ces question, dans le Manifeste communiste (1848) :

          « Les déclamations bourgeoises sur la famille et l’éducation, sur les doux liens qui unissent l’enfant à ses parents deviennent de plus en plus écoeurantes, à mesure que la grande industrie détruit tout lien de famille pour le prolétaire et transforme les enfants en simples articles de commerce, en simples instruments de travail.

          Mais la bourgeoisie tout entière de s’écrier en choeur : Vous autres, communistes, vous voulez introduire la communauté des femmes !

          Pour le bourgeois, sa femme n’est autre chose qu’un instrument de production. Il entend dire que les instruments de production doivent être exploités en commun et il conclut naturellement que les femmes elles-mêmes partageront le sort commun de la socialisation.

          Il ne soupçonne pas qu’il s’agit précisément d’arracher la femme à son rôle actuel de simple instrument de production.

          Rien de plus grotesque, d’ailleurs, que l’horreur ultra-morale qu’inspire à nos bourgeois la prétendue communauté officielle des femmes que professeraient les communistes. Les communistes n’ont pas besoin d’introduire la communauté des femmes ; elle a presque toujours existé.

          Nos bourgeois, non contents d’avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement.

          Le mariage bourgeois est, en réalité, la communauté des femmes mariées. Tout au plus pourrait-on accuser les communistes de vouloir mettre à la place d’une communauté des femmes hypocritement dissimulée une communauté franche et officielle. Il est évident, du reste, qu’avec l’abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c’est-à-dire la prostitution officielle et non officielle. »

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          • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 10:08, par Robert Paris

            La religion justifie, organise, soutient de mille manières la domination sociale dont l’oppression des femmes est un élément indispensable, indissociable de la dictature de classe, que ce soit le Christianisme, le Taoïsme, le Judaïsme, le protestantisme ou l’islam (avec ou sans majuscule).

            Mais la justification, pour très importante qu’elle soit, ne veut pas dire la cause.

            Et la forme que prend cette oppression n’a pas essentiellement besoin de religion.

            La pornographie, la prostitution, les violences faites aux femmes n’ont pas directement besoin de religion.

            - Aux États-Unis, une femme est battue par son partenaire toutes les 9 secondes.

            - 200.000 femmes des pays d’ex-URSS sont victimes, chaque année, du trafic d’êtres humains pour la prostitution

            - 59% des femmes japonaises, 42% des femmes au Kenya et 80% des pakistanaises sont victimes de violences conjugales.

            - Chaque jour 6.000 filles subissent des mutilations génitales.

            - Chaque année 5.000 jeunes mariées en Inde sont assassinées ou se suicident car leur dot est considérée trop maigre.

            - Chaque année, 5.000 femmes et jeunes filles sont assassinées « au nom de l’honneur familial ».

            - En Afrique du sud, une femme est violée toutes les 80 secondes.

            La religion n’en est pas directement responsable.

            Il ne s’agit pas pour nous de la blanchir de son crime qui consiste à présenter la femme comme une coupable de pêcher et une inférieure.

            Et dans bien des pays, les femmes restent toujours des citoyennes de seconde zone, subissant des lois discriminatoires (interdiction de sortir du territoire sans l’autorisation d’un homme de la famille comme aux Émirats Arabes Unis, peines réduites ou exemption de peines en cas de meurtre d’un membre féminin de la famille comme en Syrie ou en Jordanie, exemption de peine si le violeur épouse la victime comme au Liban ou au Pérou, etc.) ou même un véritable apartheid basé sur le sexe (comme en Arabie Saoudite), sans parler des violences et pressions exercées contre les droits des femmes par des groupes réactionnaires le plus souvent religieux (24 meurtres et tentatives de meurtres commis par des fondamentalistes « pro-vie » aux Etats-Unis entre 1993 et 2004, exécution par décapitation de Nahla Hussein, militante féministe au Kurdistan d’Irak par un groupe intégriste fin décembre 2008, campagne menée par une bande armée proche des talibans pour interdire l’accès des filles à l’école début 2009 dans la vallée de Swat au Pakistan, etc.).

            Si les réactionnaires justifient ces discriminations et ces violences au nom de la tradition, de la religion, ou même parfois de la nature, il est important de souligner qu’aux quatre coins du monde, des femmes et des hommes se lèvent et luttent, parfois en risquant la prison et parfois la mort, pour l’égalité.

            L’oppression des femmes n’est en rien un « phénomène naturel ». Comme toute oppression, elle peut et doit être brisée.

            Engels affirmait que l’oppression des femmes était non seulement la première forme de division du travail, mais aussi la première forme d’oppression d’une partie de l’humanité sur l’autre.

            Marx disait : ni dieu, ni césar, ni tribun et nous nous en revendiquons hautement.

            Cela ne nous aveugle pas sur la culpabilité particulière de l’islam...

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            • Pas de culpabilité particulière de l’islam dans les violences faites aux femmes en terre d’islam et ailleurs ? Mais, elle est, l’erreur. Les textes des obscurantistes et fascistes verts sont infiniment plus hostiles que les autres. Lis-les, bon sang !

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              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 18:52, par Robert Paris

                « Pas de culpabilité particulière de l’islam dans les violences faites aux femmes en terre d’islam et ailleurs ? Mais, elle est là, l’erreur. Les textes des obscurantistes et fascistes verts sont infiniment plus hostiles que les autres. Lis-les, bon sang ! »

                Ah bon !

                Connais-tu les autres religions ?

                Le judaïsme ? La première prière de l’homme qui il se lève est "je te remercie mon dieu de ne pas m’avoir fait femme".

                Le christianisme ? Jamais entendu dire que le diable avait pris barre sur l’homme via le serpent et grâce à la femme dans le jardin d’Eden ?

                Le bouddhisme ?

                Le Dalaï Lama dans son ouvrage "Comme la lumière avec la flamme" :

                "L’attirance pour une femme vient surtout

                De la pensée que son corps est pur

                Mais il n’y a rien de pur

                Dans le corps d’une femme

                De même qu’un vase décoré rempli d’ordures

                Peut plaire aux idiots

                De même l’ignorant, l’insensé

                Et le mondain désirent les femmes

                La cité abjecte du corps

                Avec ses trous excrétant les éléments,

                Est appelée par les stupides

                Un objet de plaisir".

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              • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 19:02, par Robert Paris

                Tu écris : « Les textes des obscurantistes et fascistes verts sont infiniment plus hostiles que les autres. Lis-les, bon sang ! »

                Parce que tu as lu les textes des intégristes bouddhistes ?

                Parce que les mecs qui tuent des femmes à Ciudad Juarez ont besoin de l’islam ?

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          • "Nos bourgeois, non contents d’avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement."

            Pas de cocu prolétaire ? Et si le camarade avait perdu ici une occasion de se taire ?

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        • Je doute que tu aies beaucoup voyagé, M. Robert, pour te lancer ainsi dans ce type d’analyse comparée de la situation de la femme dans le monde.

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  • Cher lecteur, on ne sait pas ou porte exactement ta critique ?

    Qu’est ce que toi tu penses du film si tu l’as vu depuis ?

    Car si ta critique cible ce que robert écrit et n’écrit pas, je serai curieux de savoir comment toi tu expliques l’oppression des femmes dans tous les autres pays ou l’islam n’y est pas présent en tant que religion d’état.

    Là ou je suis d’accord c’est que la religion permet d’affermir cette oppression et en particulier l’islam.

    Le voile ou la mort, voilà ce qu’écrit Chahdortt Djavann dans son livre "Bas les voiles".

    Ce que nous voyons aussi depuis peu de temps, ce sont des femmes qui sont très avant dans la lutte contre les dictatures en iran, en égypte ou en tunisie. Cela est un élément qui doit nous aider à comprendre que ces femmes, sans remettre en cause forcément leur croyance, boulversent l’ordre social et s’attaquent aux exploiteurs qui seront aussi dans les rangs des frères musulman, du f.i.s. ou des gardiens de la révolution.

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  • laIl semble que la dictature contre les femmes soient pires quand celles ci representent 1 menace importante pour l ordre social.
    Le chomage, la precarite extreme des femmes, leur dependance par aux revenus de leur mari, la prostitution, l esclavage et la marchandisation du sexe sans limite,
    n ’ont jamais ete aussi fort dans les pays du nord.

    Mais on voit aussi dans ce film la violence de l etat et de la societe contre ces femmes qui veulent se battre.

    C est ansi que le fascisme prend aussi ces racines : il prend un visage d integrisme de la meme facon qu aux usa ou en france les commandos anti avortement sont plus que toleres, ils beneficent de l aide indirecte des etats qui legiferent contre les femmes et les laissent sans structure pour les acceuillir.

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  • Dans ce film, les hommes du monde entier prennent une claque violente contre leur propre comportement.

    Mais surtout le film n’est pas une lamentation, c’est la réalité d’un combat, pas contre les hommes mais contre le système social et l’Etat qui le défend.

    La religion n’explique pas pourquoi au Japon ou au Mexique, il existe des rames de Métro pour les femmes uniquement.

    Pourquoi à Ciudad Juarez, ce sont des milliers de femmes qui sont disparues ou tuées ?

    Pourquoi en France, à Paris, des travailleurs se vantent d’aller au salon de la pornographie et en même temps d’autres pensent que l’Islam en france est le problème n°1 pour la condition des femmes occidentales ?

    Pourquoi sur les lieux de travail, les discussions entre hommes d’origine européenne tournent toujours autour de la pornographie, scatologie, homophobie, banalisation du harcèlement (soutien explicite à DSK) .

    Pourquoi ce sont les travailleurs d’origine du maghreb qui sont choqués par ces comportements "européens" alors qu’ils sont croyants musulmans et que le fait de faire le ramadan attirent sur eux les sarcasmes ?

    Est ce que la liberté se résume à pouvoir écouter une émission aussi populaire que débile comme les Grosses têtes sur RTL avec tout ce que le show bizz comptent de maccho et de racistes.

    Pourquoi l’Etat français fabrique une loi contre le voile ou la burqua et pas contre la pornographie ?

    Cet Etat prétend défendre les femmes : non il ne fait qu’attiser le feu anti-arabe, anti musulman.

    En ce sens je pense que l’Etat travaille à fasciser la société : cet état qui se prétend laique mais qui finance tous les cultes et encourage l’école privé et religieuse.

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 15:52, par F. Kletz

    « l’Etat travaille à fasciser la société : cet état qui se prétend laique mais qui finance tous les cultes et encourage l’école privé et religieuse. »

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 15 septembre 2012 22:47, par F. Kletz

    « Dans ce film, les hommes du monde entier prennent une claque violente contre leur propre comportement.

    Mais surtout le film n’est pas une lamentation, c’est la réalité d’un combat, pas contre les hommes mais contre le système social et l’Etat qui le défend.

    La religion n’explique pas pourquoi au Japon ou au Mexique, il existe des rames de Métro pour les femmes uniquement.

    Pourquoi à Ciudad Juarez, ce sont des milliers de femmes qui sont disparues ou tuées ? »

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  • Cher lecteur combattant contre l’islam, ta révolte contre cette religion aurait bien plus de crédit si tu ne dissimulais pas ainsi que tu penses que les classes dirigeantes du monde capitaliste ne sont pour rien dans cette oppression de la femme et même si tu n’affirmais pas que ces classes dirigeantes auraient, dans le monde occidental, compris qu’ils avaient tout intérêt à libérer les femmes !

    Malheureusement, un certain Mitt Romney qui sera peut-être le futur président américain est mormon ce qui suppose qu’il peut avoir plusieurs femmes et son colistier a déclaré qu’une femme est un moyen de conception et que le viol n’est pas un motif pour le droit à l’avortement. il semble que dans le pays qui domine le monde capitaliste dit occidental, l’islam n’est pas nécessaire pour être un ennemi violent des droits des femmes.

    Sais-tu, cher lecteur, qu’aux USA des médecins et des infirmières ont été tués pas des intégristes parce qu’ils faisaient des avortements ? peut-être n’es-tu même pas pour le droit à l’avortement ou seulement contre dans les pays que tu appelles musulmans ?

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    • Les Etats-Unis sont en train de perdre leur hégémonie, ne le sais-tu pas ? Crois-tu réellement, d’autre part, t que le candidat républicain incarne l’ensemble de l’idéologie capitaliste ?

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      • Effectivement, perte de l’hégémonie américaine. Mais la perte n’est qu’une tendance. Les EU se battent déjà et se battront comme des lions et même des dragons pour tenter de recouvrer leur hégémonie. Ce qui est en train de mener le monde à la guerre mondiale.

        Or, vos propos semblent bien contenir l’ignorance de cette dynamique à l’œuvre depuis au moins 2001.

        Et une "nouvelle guerre froide" est en pleine discussion dans les propagandes électorales outre atlantique. Sauf que la guerre froide n’a jamais été froide... pour les population détruites, pour les victimes du napalm ou les morts de toutes les guerres que la dynamique de ce qui est appelé pudiquement "guerre froide" recouvrait ( en cela que l’expression est piégeuse, et je rejoins là l’idée que la langue peut totalemnent être piégeuse, idée profonde déjà élaborée chez Épicure).

        La place de la critique de l’islam, avec ou sans majuscule, peu importe, doit, selon moi, tenir compte de ces éléments. Parce que le discours majoritaire, qu’on le veuille ou non, est de stigmatiser les musulmans sous couvert de combattre le terrorisme. Cela permet de renforcer le fascisme vert.

        Ce fascisme, qu’il soit vert, brun, noir ou rouge, est une aubaine pour sauver la propriété privée et donc les profits, plus-value et les lois de l’accumulation du capital et compenser la perte tendancielle du taux de profit par la destruction de capital massivement investit dans les machines de guerre.

        De bon prétextes des discours dominants dans lesquels nous risquons tous d’être englués. Or, toutes vos interventions, cher lecteur, semblent aller dans le sens de cet enlisement. Vous vous trompez de combat, même si votre colère est légitime et que le fascisme est en train d’être fabriqué de toute pièces comme le fascisme coloré des interhamwe au rwanda.

        Car le fascisme ne sera pas que vert... il peut prendre des milliers de formes différentes. L’habit rouge ne fait pas le moine communiste... ou plutôt il fait un moine qui se croit communiste, alors qu’il est moine. C’est contre cela qu’il est important de se prémunir en discutant très très précisément de tout cela.

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 19:14, par Robert Paris

    Voilà un exemple des horreurs de l’islam contre les femmes aux USA...

    Dans le Dakota du Sud, une loi qui autoriserait à tuer les médecins pratiquant l’IVG

    Le Dakota du Sud, un des Etats américains où l’avortement est le plus sévèrement encadré, envisage d’adopter une loi qui "étendrait la définition de ’l’homicide justifié’ en y incluant les meurtres commis dans l’optique de défendre des fœtus", rapporte le magazine américain Mother Jones. Autrement dit, cette loi "pourrait faire en sorte que le meurtre d’un docteur qui pratique des avortements devienne légal".

    La loi, baptisée "House Bill 1171", a déjà été adoptée en commission (par 9 voix contre 3) et doit maintenant être examinée par la Chambre des représentants de l’Etat. Elle autoriserait, en théorie, "un père, une mère, un fils, une fille ou un mari à tuer quiconque tente de pratiquer un avortement sur une femme, même si elle est consentante", explique l’article.

    Le texte est défendu par l’élu républicain Phil Jensen, un ennemi farouche des droits à l’avortement, précise Mother Jones. Celui-ci récuse l’interprétation faite par le magazine, assurant qu’il ne souhaite que "rendre les lois du Dakota du Sud plus cohérentes en ce qui concerne l’homicide justifié". "Ici, on parle d’actes illégaux. L’avortement n’est pas illégal. Donc, cela n’a rien à voir avec l’avortement".

    L’Etat a déjà essayé à deux reprises de rendre l’avortement illégal par le biais de référendums, en 2006 et 2008. La proposition a été largement rejetée à chaque fois. Mais, depuis 1994, plus aucun hôpital ou service ne pratique l’avortement en Dakota du Sud.

    Planned Parenthood (l’équivalent du Planning familial) doit faire venir un docteur par avion une fois par semaine pour voir des patientes dans une clinique de Sioux Falls. Des femmes habitant dans des endroits plus isolés de ce grand Etat rural conduisent parfois pendant six heures pour se rendre dans cet hôpital. Et, selon les lois de l’Etat, elles sont obligées de suivre une orientation censée les décourager, puis attendre vingt-quatre heures avant de subir la procédure.

    Pour la National Abortion Federation, qui regroupe les professionnels qui pratiquent l’avortement aux Etats-Unis, cette loi n’est rien de moins qu’"une invitation à tuer ceux qui aident à l’avortement". L’association rappelle que, depuis 1993, huit docteurs ont été tués par des extrémistes anti-avortement, et dix-sept autres ont été victimes de tentatives de meurtre. "Certains agresseurs ont expliqué leur geste pendant leur procès en invoquant le meurtre justifié", se souvient Mother Jones.
    Le magazine rappelle enfin qu’outre le House Bill 1171 une autre loi, le House Bill 1217, pourrait bientôt être examinée par les législateurs de l’Etat.

    Elle forcerait les femmes voulant se faire avorter à suivre au préalable une orientation au Crisis Pregnancy Center (CPC). Ces organisations ne sont en aucun cas régulés, leurs employés ne sont pas des docteurs ou des infirmières mais des volontaires, et elles sont souvent contrôlées par des groupes chrétiens anti-avortement.

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  • Pour ta gouverne, lecteur anti-musulmans, voici un extrait de notre texte sur l’intégrisme en Algérie qui montre à quel point nous refusons de combattre les intégristes musulmans comme tu nous en accuses..

    « L’intégrisme, une option violente de la politique de la bourgeoisie

    La classe dirigeante algérienne a joué tous les jeux possibles avec l’intégrisme. Elle l’a aidé, crédité, reconnu, financé, lui a accordé la gestion locale, l’a amené jusque dans l’antichambre du pouvoir. Puis, en se retournant brutalement, elle l’a combattu à mort. Demain, elle peut à nouveau s’allier avec lui. Tout cela sans que la population ne comprenne ce qui motive ces retournements et la violence de la guerre civile. Privée d’une compréhension des enjeux, la population pauvre a été complètement désarmée politiquement devant l’islamisme comme devant l’ entreprise du pouvoir militaire appelée l’“ éradication ”. Elle a été glacée non seulement par la vague de violence qui s’est abattu sur elle mais aussi parce qu’elle ne reconnaissait pas d’où venaient les coups.
    Que représente l’intégrisme ? Quelle est sa force et comment le combattre ? Risquait-il de prendre le pouvoir ? Quels intérêts sociaux défend-t-il ? Quelle est la stratégie du pouvoir militaire à son égard ?
    La carte islamiste a été une option politique brandie plusieurs fois par les leaders nationalistes, en particulier à chaque fois que des contestations sociales revenaient à la surface. L’islamisme n’est pas l’expression spontanée de la croyance des plus démunis. C’est un jeu politique et social d’éléments de la classe dirigeante qui, pour certains, ne sont même pas croyants. Il s’agit de mettre en avant ce drapeau de la même manière que l’on a mis en avant celui du nationalisme, afin de mettre les plus pauvres à la remorque de la classe dirigeante bourgeoise ou petite bourgeoise. La religion là-dedans occupe la place du socialisme pour le nationalisme : c’est juste la complainte. Ce n’est pas dans le texte religieux que les dirigeants politiques en question trouvent leur programme politique et social mais dans les aspirations d’une classe : la bourgeoisie. Et c’est pour cela que ces leaders ont besoin que leurs objectifs restent cachés car leurs troupes sont des pauvres et les dirigeants islamistes, eux, font partie de la bourgeoisie ou y aspirent.
    Ainsi, lors de la montée du FIS, démasquer les islamistes aurait consisté d’abord à mettre en évidence ces liens entre FIS et bourgeoisie et entre FIS et pouvoir. Cela aurait nécessité qu’en face il existe une politique s’adressant aux travailleurs et à la jeunesse pauvre et qui ne soit pas seulement hostile à l’islamisme au nom de la démocratie bourgeoise républicaine mais radicalement opposée à la bourgeoisie et au pouvoir. Le radicalisme démagogique et faux des islamistes ne pouvait être dévoilé que par un véritable radicalisme social. Il n’y a pas de meilleur moyen de démasquer la démagogie islamiste vis-à-vis des milieux pauvres que de proposer aux opprimés de s’attaquer réellement aux classes dirigeantes. Mais c’est le contraire qui a été fait par les partis démocrates bourgeois.
    Ils ne se sont nullement adressés aux milieux pauvres au moment où les islamistes pénétraient dans les quartiers populaires et les organisaient. Leur politique n’était en rien hostile à la classe dirigeante puisqu’ils ne contestaient que la forme politique du régime et sur le terrain social se faisaient au contraire les chantres de la bourgeoisie privée et du libéralisme. Les milieux les plus pauvres ont eu à choisir entre des démocrates bourgeois qui se souciaient de leurs souffrances comme d’une guigne et des militants qui vivaient parmi eux la vie des pauvres, qui organisaient la solidarité contre la misère, le manque d’éducation ou les tremblements de terre. Les islamistes n’ont pas gagné seulement parce qu’ils proposaient le paradis mais parce qu’ils répondaient, à leur manière, aux problèmes cruciaux des plus opprimés. Personne n’a offert d’alternative. Au moment du discrédit profond du régime après 88, les partis démocrates ne sont nullement apparus comme un pôle pour les plus pauvres pour lutter radicalement contre le pouvoir. Ils sont apparus seulement comme des officines politiciennes pour occuper la place due l’ancien parti unique. Le succès du FIS a été le produit du soutien à la fois des plus démunis et de la bourgeoisie, y compris du pouvoir.
    En quoi le pouvoir et la bourgeoisie pouvaient avoir besoin d’un parti de démagogie religieuse se donnant une allure de parti radicalement opposé au pouvoir ? Au moment où le régime militaire venait de faire tirer sur la jeunesse algérienne d’octobre, le pouvoir et la classe dirigeante avaient besoin d’une fausse perspective vers laquelle orienter cette jeunesse révoltée. Il avait besoin de relancer l’option religieuse en un moment où c’est la lutte de classe, entre riches et pauvres, qui risquait de prendre le dessus avec la montée des luttes ouvrières menaçant de se lier à la révolte des jeunes et des quartiers pauvres. Après 88, le régime a choisi de reculer politiquement pour ne pas perdre le pouvoir. Il a supprimé le parti unique et organisé des élections mais il a eu besoin du coup d’un parti capable de capter les voix des plus pauvres sans être une menace pour la classe dirigeante. D’où le FIS. Jusqu’en 91, l’alliance du régime militaire et du FIS avec la caution de toute la bourgeoisie ne s’est pas démentie. Même les rodomontades des plus radicaux du FIS lors de la guerre du Golfe ne l’avaient pas vraiment remis en cause. Les attaques violentes, de type fasciste, des islamistes contre les femmes ou contre les intellectuels démocrates n’avaient pas interrompu cet idylle entre les galonnés et les barbus. Les attaques contre les grèves ouvrières, comme celle des éboueurs, avaient même enthousiasmé pouvoir et classe dirigeante.
    Mais il y avait une limite. Le pouvoir militaire et la bourgeoisie qui lui est liée n’avaient entretenu le FIS que dans le but de conserver, eux, le pouvoir réel quitte à donner des ministères aux dirigeants islamistes pour les charger des licenciements dans les entreprises et de faire accepter l’austérité nécessaire au développement de la bourgeoisie. Ils n’avaient pas du tout l’intention de lui laisser les rênes. Et encore moins les coffres et les armes.
    C’était compter sans la haine de la population pauvre à l’égard du pouvoir. Puisque l’on demandait à cette population de voter, elle a choisi de voter FIS pour exprimer non le soutien aux thèse réactionnaires des barbus du FIS mais son rejet violent du régime. Il s’en est suivi un raz de marée électoral au premier tour des élections, ce qui a amené le pouvoir à décider l’interruption du processus électoral. La guerre civile ne découlait pas immédiatement de cette seule décision. Elle provenait de causes plus profondes.
    Donner le gouvernement aux islamistes alors qu’ils surfaient sur une vague populaire contre le pouvoir militaire c’était risquer de finir par leur donner tout le pouvoir. L’armée avait connu le même engouement que la jeunesse et certains milieux pauvres en faveur des islamistes. Il y avait donc le risque du développement d’une division entre pro et anti-islamistes au sein de l’armée et jusqu’au plus haut niveau si le pouvoir ne tranchait pas dans le vif. Et surtout, il ne faut pas oublier que toute la politique pour favoriser le FIS était dictée par la crainte de radicalisation sociale. Si le FIS était incapable de canaliser le mouvement social pour recréditer le régime militaire, ce dernier n’avait plus intérêt à le laisser se développer et gagner des positions.
    Ce sont les chefs de l’armée qui ont décidé de la solution guerre civile pour pouvoir ainsi mener leur propre guerre, la guerre de classe, aux travailleurs et aux plus pauvres sous couvert de lutte contre les islamistes. Ils ont pu ainsi lancer des vagues d’arrestations, torturer, traiter violemment toute la population en se justifiant par la lutte contre le terrorisme. Quant à la lutte de maquisards du FIS, elle a très vite été circonscrite même si la guerre civile a continué comme mode de gestion de la société par le pouvoir, pour empêcher les grèves, les manifestations, pour faire pression sur toute la population. Pour punir les régions qui avaient voté FIS, le régime a laissé les terroristes écumer les villages, rançonner, enlever, violer, torturer. Pouvoir comme islamistes ont montré qu’ils étaient d’abord et avant tout des ennemis des classes populaires mais celles-ci étaient désarmées et prises entre deux feux.
     »

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  • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 17 septembre 2012 19:25, par Robert Paris

    Toujours pour ta gouverne voici un éditorial du même Robert Paris que tu accuses avec légèreté de complicité avec les intégristes islamistes, prouvant ainsi ton manque de sérieux politique.

    « LE DEVELOPPEMENT D’UNE DEUXIEME EXTREME DROITE EN FRANCE
    La manifestation de samedi dernier en faveur du voile islamique à l’école a surtout été une étape du développement d’un courant politique d’extrême droite dans le milieu maghrébin. C’est d’ailleurs le PMF, parti des musulmans de France, le parti de Mohamed Latrèche qui s’avoue ouvertement islamiste et extrémiste et qui développe une démagogie de type nationale-socialiste, qui en était l’organisateur. Ce courant qui existait surtout dans l’Est recrute depuis quelques temps dans la région parisienne. La réalité de la pression et de la concurrence entre groupes islamistes rivaux a été visible puisque l’UOIF, issue des Frères Musulmans et que le gouvernement prétendait avoir domestiquée en lui donnant de l’argent et du pouvoir au nom de l’organisation officielle de la communauté de confession musulmane, a finalement appelé à la manifestation. Même si le succès numérique de la manifestation était beaucoup plus modeste, du moins à Paris, que ne le prétendaient les organisateurs et les média, il n’empêche que cette manifestation témoigne d’un courant dont l’influence grandit. Plusieurs signes montrent qu’il serait erroné de minimiser les possibilités d’une telle radicalisation à l’extrême-droite d’une fraction du milieu maghrébin. Tout d’abord, il y a une situation réelle de mécontentement dans la fraction de ce milieu, en particulier jeune, vivant dans les cités de banlieue et qui subit, en plus du chômage et de la dégradation sociale générale, le racisme et l’exclusion spécifique et les vexations policières, au faciès. Ensuite, il y a les conséquences politiques de la situation internationale : la guerre permanente de l’Etat d’Israël contre les Palestiniens et la guerre anglo-américaine contre l’Irak. Enfin, il y l’évolution du Maghreb où la montée de l’islamisme a, depuis longtemps, poussé à une montée de la pratique religieuse et de l’islamisme dans l’immigration. La révolution iranienne puis la guerre civile algérienne ont constitué des étapes de cette évolution. Enfin, il faut rajouter un autre facteur fondamental : la dégradation de la situation de la femme dans tous ces pays mais aussi en France. Comme le disait Bebel, le sort réservé aux femmes est un thermomètre qui mesure l’état de barbarie de la société et le rapport de forces entre oppresseurs et opprimés. La situation des femmes dans les banlieues a été révélée notamment par les « Ni putes, ni soumises » est loin de toucher exclusivement le milieu maghrébin. Enfin, il y a eu le vote Le Pen qui, même s’il n’était pas numériquement particulièrement nouveau, est apparu en hausse du fait de l’effondrement du PS. Du coup, le rejet que ressentent nombre de maghrébin est pris un tour plus politique et l’appel au vote Chirac y compris par les partis de gauche a donné une fausse réponse au développement d’un vote raciste, y compris dans les milieux populaires français. Toutes ces causes sont d’origine diverses mais il est à craindre que, dans une situation où le mouvement ouvrier organisé est loin d’être à l’offensive, ces causes ne convergent vers une recrudescence de l’extrême-droite. Lepénisme et islamisme peuvent s’alimenter mutuellement.
    La question du voile à l’école n’est pas seulement un hasard dont les islamistes ont tiré parti. Cette question est le résultat d’une pression importante dans ce milieu, même si bien des jeunes filles croient vraiment l’avoir mis de façon volontaire et à leur propre initiative. Même s’il existe des femmes qui s’en revendiquent, le voile signifie une oppression. En Algérie, en Iran ou en Afghanistan, il existe aussi des femmes pour manifester volontairement pour l’Islam et le voile. Cela ne prouve pas que le voile soit une liberté ni que cela représente une défense face aux hommes, un signe de pureté, pour ces femmes. Les agressions que subissent les femmes dans ces pays, qu’elles soient voilées ou non, en témoigne. Les religions monothéistes, Islam comme Judaïsme ou Christianisme, propagent toutes la thèse selon laquelle la femme est impure, qu’elle est liée au diable et que l’homme doit s’en protéger. Rappelons que l’homme juif commence sa journée en priant « je te remercie mon dieu de ne pas m’avoir fait femme ! » et interdit de lire le texte sacré dans une pièce où une femme a pu entrer. Le christianisme, dans sa parabole du jardin d’Eden, affirme que c’est la femme qui s’est fait le porte-parole du serpent-diable. Elle a trompé l’homme, le poussant à ne pas respecter la voix de dieu et obligeant du coup l’homme à travailler à la sueur de sont front. Quant à l’Islam, il suffit de rappeler qu’il organise le droit d’avoir plusieurs femmes et la taille de la baguette pour les frapper. Le voile n’est qu’un attribut pour assurer la propriété privée du mari sur sa femme. La loi de Chirac sur le voile, indépendamment du fait qu’on ne sait pas comment elle sera formulée nu utilisée, ne peut seule résoudre le problème. Et d’abord parce que le but de Chirac n’est pas de libérer les jeunes filles de cette oppression ni de combattre l’obscurantisme religieux. Comme le disait Marx, la laïcité ce n’est que la libre concurrence entre les religions. Quant à combattre l’extrême droite, il ne faut certainement pas compter sur l’Etat ni sur les forces politiques liées à la bourgeoisie, ni la gauche ni la droite. C’est un combat militant qui est celui des femmes, celui des travailleurs et aussi celui des militants révolutionnaires. Les militants syndicalistes (ainsi que quelques révolutionnaires égarés) qui croient éviter le problème en se disant contre une loi sur la voile se trompent lourdement car on n’évitera pas le combat politique contre l’extrême-droite, que ce sont islamiste ou lepéniste. Seule la bourgeoisie ne peut que profiter d’une situation où le communautarisme diviserait les opprimés. On ne doit pas s’en remettre à l’Etat pour mener ce combat. Par contre, des jeunes filles du milieu maghrébin peuvent en partie s’appuyer sur une loi contre le voile pour faire face à la pression islamiste.
    Oui, les religions sont des résidus arriérés des vieilles sociétés dont le poids grandit d’autant plus que la société moderne, gangrenée par le chômage et l’insécurité, apparaît plus inquiétante, assure moins l’avenir de la société. Il y a une autre issue possible que ce retour en arrière : c’est la lutte de la classe ouvrière prenant la tête de tous les opprimés, les chômeurs, les exclus ou la jeunesse des banlieue, qui l’offre. Sans la mobilisation des travailleurs, la société française peut tout à fait être livrée à une radicalisation politique à l’extrême-droite qui serait une grave régression. C’est la radicalisation des luttes et l’intervention des révolutionnaires qui peuvent seules combattre ce danger. »

    Robert PARIS

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  • L’article ci dessus est vraiment à relire et j’ajouterai que malgré une propagande patrons/syndicats sur la parité et l’égalité homme femme au travail, la réalité est une oppression et une individualisation de rapport hierarchique extrèmement violent en entreprise :

    des hommes, manager en viennent au main devant des témoins , alors qu’une femme,employée, refuse de faire la bise !

    Les salaires, retraites, niveaux de vie sont de moitiè inférieures aux hommes.

    Pour un même travail, même statut, même ancienneté, la femme est payée 200 euros en moyenne en dessous d’un homme.

    Qui prend le temps partiel, et donc le salaire partiel, pour élever les enfants : la femme à 99%.

    Qui s’arrête de travailler pour rester à la maison et en être l’esclave : la femme à 100%.

    Qui est licencié quand elle annonce sa grossesse....

    Ses pressions économiques et cette répression patronnale, est le quotidien des femmes de tous les pays.

    C’est pour cela que les prolétaires femmes sont solidaires,voilées ou non, juives ou protestantes, musulmanes ou chrétienne.

    Ce sont les classes dirigeantes qui entretiennent et provoquent la division en braquant les femmes des années 70 qui ont combattu pour leur droit, contre les femmes immigrées subissant l’obligation des règles discriminantes dans leur façon d’être.
    Les hommes qui crachaient sur la liberté sexuelle de la fin des années 60, se sentent aujourd hui autorisés à défendre sous prétexte du droit des femmes, le droit dénigrer publiquement et ouvertement des femmes dans la rue qui sont voilées par exemple.
    Ces hommes qui ont la mémoire courte, voudraient faire oublier qu’ils sont les exploiteurs dans leur couple et à la manière d’un vulgaire patron, diviser pour mieux régner.

    Oui l’Islam, et surtout les femmes opprimées au nom de cette religion sont stigmatisées en France plus encore que toutes les autres !

    Et il existe aussi un courant d’extrème droite chez certaines femmes mais surtout chez les "barbus" pour imposer tel des gourous des pratiques discriminantes et humiliantes.

    Mais ces groupes de pression n’ont rien de comparable en France avec les fascistes des cammandos anti-IVG par exemple.
    Ils ont plus à voir avec les familles bien "françaises" qui apprenne aux petites filles a être bien soumises, à aller au catéchisme, à être bien polies.

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    • Bonjour,

      Un ami m’ conseillé de venir sur ce site où, m’avait-il dit, je trouverai des échanges intéressants à propos du film "Les femmes du bus 678"... J’ai pris le temps (et il m’en a fallu) pour lire l’intégralité des échanges. Je ne suis pas certaine d’avoir tout retenu, mais je suis frappée par le ton extrêmement cynique et provocateur de l’un d’entre vous, celui qui ne signe jamais. Je me dis qu’à ce point-là il ne peut s’agir que d’une personne fort peu occupée et qui s’amuse beaucoup aux dépends des autres, ou peut-être d’un homme frustré (eh oui, comme toutes les femmes, j’ai tendance à faire de l’interprétation psychologique, ce que vous, les hommes, détestez chez nous).

      Je suis très occupée entre le travail, le transport (j’ai plus de deux heures de transport chaque jour), le ménage et les enfants. Mais je tenais à prendre quelques instants pour réagir. Parce qu’il ne semble pas non plus avoir lu beaucoup de réactions de femmes sur ce site. Les maris s’accaparent souvent de l’ordinateur, pendant que leur épouse (parfois leurs épouses, car certains ont plusieurs femmes, ou mettent aussi leurs filles au boulot) prépare le repas, et sans doute consacrent-ils plus de temps qu’elle aux échanges sur les forums divers et variés, pendant que Madame s’occupe des enfants...

      Il me semble, en effet, que l’oppression de la femme commence déjà à la maison, et même auprès d’un mari aimant et respectueux. Peut-être aussi, parce qu’en tant que femme, j’ai intégré depuis l’enfance que ma place était à la cuisine et à m’occuper des enfants, et que mon mari devait assurer ma sécurité (pas le bricolage, puisqu’il ne sait pas planter un clou... ce qui, au passage, n’est pas bien grave d’ailleurs).

      Bref, au-delà de ce qui se passe dans la sphère domestique, je voulais apporter quelques éléments concernant la place des femmes dans nos sociétés, dites "occidentales".

      Voici ce que j’ai lu ce matin dans un tract syndical (du SNCH, syndicat des Directeurs et cadres hospitaliers" à propos de la réunion de lancement de la négociation professionnelle dans la Fonction Publique (eh oui, encore !) :"Malgré des chiffres apparemment exemplaires en la matière, avec plus de 77% de femmes dans la Fonction publique hospitalière, la faible représentation des femmes aux postes de direction ou d’encadrement supérieur dans la Fonction publique est également manifeste dans la Fonction Publique Hospitalière : 16% des femmes chefs d’établissement parmi les directeurs d’hôpital, lorsqu’elles représentent 45% des directeurs adjoints dans les mêmes établissements".

      En effet, je constate à l’hôpital que la majorité du personnel est féminin, mais que les chefs sont en majorité des hommes.

      Dans un autre registre, il est important de rappeler que l’avortement est un droit bien fragile, qu’Américains et Espagnols (entre autres) sont en train de reconsidérer. Comme l’a dit l’un d’entre vous, aux U.S. c’est même un enjeu majeur dans l’actuelle campagne éléctorale. Mais certains états ne se contentent pas d’interdire l’avortement, la fausse couche est, elle aussi, passible de prison. Une étude du quotidien anglais The Guardian rapportait qu’en 2011 des jeunes femmes américaines ont été jetées en prison pour avoir fait des fausses couches ! Plus de 40 femmes dans le seul état de l’Alabama. En Caroline du Sud, plus de 300 femmes ont été arrêtées pour avoir voulu interrompre leurs grossesses (cas de Rennie Gibbs, une jeune fille de 15 ans qui risque 15 ans de prison pour une fausse couche, de Bei Bei Shuai de l’état d’Indiana actuellement en prison, et de Amanda Kimborough d’Alabama, mère de trois enfants jugée pour fausse couche).
      Rennie Gibbs, 15 ans, a perdu son fœtus de 36 semaines à cause d’une addiction à la cocaïne. Elle est aujourd’hui accusée de meurtre et risque la prison à vie dans l’État du Mississippi. Bei Bei Shuai, alors qu’elle était enceinte, fit une tentative de suicide. Elle accoucha peu après et l’enfant mourut. Elle a été accusée de meurtre et risque elle aussi la prison à vie.

      Il n’y a donc pas qu’au maghreb que l’oppression des femmes existe. Elle existe partout dans le monde, à des degrés divers. Le poids de la religion a un impact chez les musulmans mais aussi dans toutes les autres religions. Et quelque soit le poids de la religion d’ailleurs, même dans des pays dits "démocratiques", quelle que soit la classe sociale, il existe encore et toujours une distinction importante entre les deux sexes. La soi-disante "démocratie" n’est pas coulée dans le marbre ; les sociétés reculent, et même en France, rien ne permet d’affirmer que demain ne sera pas pire qu’aujourd’hui pour les femmes.Cela va de pair avec le racisme, l’homophobie, etc.

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      • Film égyptien à ne pas pas manquer : les femmes du bus 678 21 septembre 2012 16:52, par Robert Paris

        Je trouve personnellement que ce que montre le lecteur anonyme anti-islam est qu’il se couvre de la défense des femmes de religion musulmane mais démontre par ses interventions qu’il se moque du sort des femmes qui ne lui servent que d’argument pro-chrétien...

        Dommage que l’ancien et le nouveau testament lui donnent tort en démontrant un mépris quand ce n’est pas une haine des femmes, femme qui a trompé l’homme au jardin d’Eden, femme dont on peut épouser plusieurs dans l’ancien testament, y compris ses filles comme Loth, femme que l’on peut trainer en esclavage, femme que l’on peut répudier, etc...

        Pour le reste, il y a plus de plaisir à vivre dans un pays riche que dans un pays pauvre. Ce n’est pas une question d’islam.

        Les relations de toutes sortes sont plus violentes dans un pays pauvre.

        D’ailleurs, avec la crise, les relations de toutes sortes deviennent plus dures dans les ex pays riches.

        La religion n’est pas sans importance et joue toujours un rôle réactionnaire, mais c’est vrai de la même manière de toutes les religions et pas spécifiquement l’islam. Kadosh, par exemple, est un film qui montre clairement comment le milieu intégriste juif ne vaut pas plus cher que le milieu intégriste musulman et comment il traite les femmes !

        Nous ne défendons nullement l’islam mais nous avons conscience que l’occident capitaliste fait oeuvre d’hypocrisie en dénonçant les musulmans en ce moment, pour mieux les jeter d’ailleurs dans les bras des islamistes et ainsi créer deux blocs opposés au sein des milieux populaires : pro et anti musulmans !

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  • Tes chiffres sont faux, max...

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  • Cher lecteur occidental imbu de fausses valeurs, tu sembles ignorer que ton excitation contre l’islam et les Musulmans est voulue par les classes dirigeantes et qu’elle est conçue par elles comme un des éléments de réponse politique et sociale à l’effondrement du système pour détourner de la colère des peuples contre le système suite à son effondrement.

    L’Arabie saoudite intégriste existe depuis belle lurette et les dirigeants qui mettent en avant aujourd’hui l’anti-islam comme drapeau ont toujours été les bons amis des dirigeants saoudiens, à commencer par les dirigeants américains de la « droite » américaine. Pourtant, c’est un des endroits où, sous prétexte de religion, on infériorise les femmes. Aucun homme politique français, de droite ni de gauche, n’a rien à dire là-dessus quand il fait partie du gouvernement… Non, l’anti-islam est une hypocrisie et si tu y crois honnêtement, c’est que tu es la dupe de ces gens-là. Cela ne donne pas une bonne idée de ta capacité à distinguer le vrai du faux !

    Parmi les « beautés » de la langue française qui inscrivent dans le marbre la différence entre hommes et femmes, notons qu’on continue à demander : « madame ou mademoiselle », alors qu’il y a belle lurette que l’on ne parle plus de damoiseau ! Et ne dites pas que c’est parce que les femmes enfantent ! Ni parce que les mères retirent la garde des enfants aux hommes ! Le simple fait que l’on demande dans toute information pour une embauche la mention « homme ou femme » en dit long sur ce que pensent les employeurs : les femmes sont une gêne dans le travail car elles s’arrêtent beaucoup pour des motifs liés à leur situation de femme et de mère. Cela aussi, c’est de la discrimination et elle existe partout au monde, quel que soit la religion dominante.

    Vous avez, d’autre part, voulu souligner que les guerres de religion en Occident avaient été des guerres au sein du Christianisme (notez le C majuscule ou pas !), soi disant pour montrer qu’on était en « terre chrétienne », mais vous avez oublié de noter que cette Saint-Barthélémy et ces « guerres de religions » au sein du christianisme étaient surtout causées par la lutte des classes, eh oui encore elle, entre bourgeoisie et féodialité ! Je te signale d’autre part que tes expressions terre d’islam et terre chrétienne sont absurde sur tous les plans. Notons par exemple que le christianisme s’est imposé aux peuples de manière violente contre les animismes locaux par le biais du pouvoir romain puis féodal. Quant à la terre, elle n’a rien à voir avec les religions. Elle n’est nullement attachée à l’une ou l’autre des religions mais son sort dépend des affrontements historiques en différents pouvoirs. Ainsi, il est fort probable que nous serions en France islamisés depuis belle lurette si l’empire arabe n’avait pas subi une cuisante défaite de la part de l’empire mongol de Chine ! Et ce n’est pas à Poitiers ni par des soldats français mais en Iran que l’empire arabe a subi une telle défaite qui l’a empêché d’étendre sa domination au nord de l’Europe. Et le choix des peuples n’y est pour rien !

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    • "Cher lecteur occidental imbu de fausses valeurs, tu sembles ignorer que ton excitation contre l’islam et les Musulmans est voulue par les classes dirigeantes."
      Incapable de penser par moi-même ? "imbu" ?
      Manifestement, de nos deux, c’est toi, l’excité ! Ta prose commence à ressembler à celles des autres...
      Tu vas pouvoir continuer à t’exciter, car le ridicule ne tue pas !

      "L’Arabie saoudite" Tu refuses la majuscule à France, ni Allemagne, mais retour de la majuscule pour cette théocratie...!
      "Non, l’anti-islam est une hypocrisie et si tu y crois honnêtement, c’est que tu es la dupe de ces gens-là. ". Prendre position sur un point en fonction de ce que pensent d’autres...comment dire ? Heureusement, le matérialisme, (le vrai) ce n’est pas cela...

      .

      "Vous avez", Tu, tout à l’heure ? Vous, maintenant ? Tu perds ton sang-froid, te dis-je..!

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