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A bas la sale guerre de la France en Afrique : au Mali, au Niger, au Centrafrique et en Somalie ! - Matière et Révolution
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A bas la sale guerre de la France en Afrique : au Mali, au Niger, au Centrafrique et en Somalie !

lundi 14 janvier 2013, par Robert Paris

Troupes françaises au Gabon Troupes françaises en Côte d’Ivoire

Troupes françaises au Centrafrique Guerre de la France au Mali

A bas la sale guerre de la France en Afrique : au Mali, au Niger, au Centrafrique et en Somalie !

La déclaration d’Hollande, pour justifier une intervention militaire directe sans le moindre mandat de l’ONU et en contradiction avec toutes les déclarations précédentes, expliquant que le Mali est quasiment riverain de la France, aurait eu de quoi faire rire si la situation n’était pas celle d’une guerre où des civils vont être tués dans leurs maisons détruites au nom de la guerre contre le terrorisme. Cette justification était déjà, rappelons-le, celle de la guerre d’Algérie, bien avant les autres guerres des impérialismes français ou américain.

Il n’a donc pas fallu plus que quelques semaines entre les regrets du président Hollande pour la guerre d’Algérie et le retrait d’une partie des troupes françaises d’Afghanistan jusqu’à deux nouvelles interventions impérialistes en Somalie et au Mali, sans oublier l’occupation militaire au Niger et l’intervention française en Centrafrique, après celle de la France en Côte d’Ivoire et d’autres interventions au Tchad. La gauche gouvernementale n’est visiblement pas moins guerrière en Afrique que la droite ! Hollande a même saisi l’occasion pour recevoir des « représentants » de la communauté malienne en France ! D’habitude, c’est la police et les centres de rétention de Valls qui les reçoivent !

Le terrorisme au Mali, Hollande ne l’a certes pas inventé. Il existe bel et bien mais tel l’était pas vraiment la préoccupation des gouvernants français ou américain quand ils ont pactisé avec des groupes armés islamistes pour abattre le régime de Kadhafi en Libye ou pour abattre celui de Assad en Syrie. Le déplacement des troupes islamistes depuis la Libye à travers le Sahel, les Français et les Américains ne l’ignoraient pas mais ils préféraient que ces troupes, des pro et des anti-Kadhafi quittent la Libye pour le moment, suite à la chute du dictateur. Donc c’est bel et bien eux qui ont laissé se former un regroupement islamiste au nord du Mali, avec la passivité complice des gouvernants algérien et mauritanien. Maintenant, ils affirment qu’illeur faut faire une guerre au Mali.

Une autre remarque indispensable pour comprendre les buts de la France au Mali, c’est qu’immédiatement les troupes françaises ont occupé la capital Bamako qui n’était pourtant pas envahie par des groupes terroristes que l’on sache ! Car l’ennemi de l’impérialisme français, c’est aussi la révolution qui menaçait à Bamako depuis plusieurs mois avec le soulèvement des petits soldats contre la hiérarchie, la révolte des femmes, des jeunes, des ouvriers (tout récemment encore la grève des transports Sotra contre les exactions des forces de l’ordre). Et, même au nord du Mali, occupé par les groupes intégristes armés, ce qui inquiétait le plus l’impérialisme, c’est que les forces populaires qui s’étaient plusieurs fois mobilisées massivement dans les villes occupées puissent renverser eux-mêmes la dictature des groupes terroristes. Il y avait eu des manifestations massives et explosives de femmes, de jeunes, des grèves aussi (notamment celle dans un hôpital).

La révolte du peuple malien ne date pas d’hier et elle n’est pas seulement motivée par l’incapacité de l’Etat malien corrompu et des classes dirigeantes maliennes ou africaines à faire face à l’invasion de la moitié du territoire par des bandes armées. Elle est d’abord due à la situation sociale de plus en plus explosive dans ce pays qui était pourtant systématiquement cité en exemple par les classes dirigeantes du monde et par le FMI à la fois pour sa « bonne gestion », le paiement en temps et en heure de ses dettes, et pour son « alternance démocratique » au pouvoir ! Tant que le peuple malien était sous la coupe de dictateurs « amis de la France », l’Etat français n’envisageait nullement d’intervenir en faveur du peuple malien, bien au contraire car les richesses du sol et du sous-sol malien profitent aux trusts occidentaux, à commencer par l’or, les pierres précieuses, le pétrole et l’uranium… Ce sont justement ceux qui félicitaient la dictature qui se félicitent aujourd’hui de l’intervention militaire française. C’est dire que cette intervention n’a pas seulement lieu contre les troupes terroristes qui occupent le nord mais contre le peuple malien lui-même.

Une partie de ce dernier a pu croire un moment que les troupes françaises étaient un moindre mal vu la situation catastrophique et l’occupation des terroristes au nord ainsi que les visées d’occupation de toute la région par ces bandes armées.

Quant aux otage français des bandes armées terroristes, leur vie est tellement le cadet des soucis d’Hollande et de l’Etat français que leur vie est bien plus mise en danger par l’intervention militaire qu’elle ne risque de les sauver comme vient de le montrer l’intervention militaire en Somalie. Cet Etat français n’avait-il pas envoyé ces Français alors qu’il savait qu’en travaillant pour l’uranium ou les services secrets, ils risquaient leur vie ?

La guerre que vient de débuter la France au Mali n’est qu’à ses débuts et, loin d’en voir tous les aboutissements, les peuples n’en sont qu’à s’interroger dessus. L’occupation française, même si elle se transforme partiellement en occupation militaire africaine, risque fort de faire du Mali un nouveau Zaïre c’est-à-dire un pays en guerre permanente.

Une autre des prétentions de la France en Afrique est d’y défendre ses ressortissants ! Et en Afghanistan, la France a défendu ses ressortissants ?!!! Et si Mali ou l’Algérie intervenaient militairement pour défendre leurs ressortissants maliens et algériens en France, maltraités par Valls et enfermés dans des centres de rétention ?!!! Une petite attaque d’avions de combat sur la France, qu’en diriez-vous ?

La France reste coloniale : elle est chez elle dans toute l’Afrique, peut y faire des interventions militaires, peut y exploiter les richesses, peuvent y faire tomber les régimes et en soutenir d’autres sans la moindre considération de ce que veulent les peuples. On ne peut pas à la fois défendre les peuples et les intérêts d’Areva, de Bouygues, de Total et autres trusts exploiteurs de l’Afrique ! Hollande est tout entier du côté de ces trusts comme du côté des souhaits de l’impérialisme depuis Bush de polariser le monde dans une guerre soi disant contre le terrorisme, en réalité contre les peuples eux-mêmes. Certes, une partie des Maliens peut croire être libérée demain des islamistes mais ils se trompent. Tout d’abord, l’intervention militaire a fait reculer ces bandes armées mais elles tiennent les villes du nord, et là, pour les en déloger, c’est le civils qui vont payer le prix fort.

Les guerres de la France en Afrique n’ont nullement pour but la défense des intérêts des peuples contre des terroristes. En Centrafrique ou au Tchad, elle défend la dictature. En Côte d’Ivoire, elle a fait chuter un dictateur et en a mis un autre. Et dans tous ces pays, la misère et la dictature sont plus féroces que jamais ! Et ne parlons pas des interventions françaises au Rwanda ou au Zaïre où la France a cautionné des massascres quand elle ne les a pas organisé elle-même !!!

Quant au discours selon lequel on ne discute pas avec des preneurs d’otages, on leur fait la guerre, les travailleurs feraient bien de l’appliquer quand les patrons prennent les emplois en otage et font un chantage pour exiger des salaires flexibles, des emplois flexibles, des sites et des conditions de travail flexibles et des crédits d’impôts pour les patrons alors que nous, salariés, payons plein pot nos impôts !!!

C’est à tous les peuples que les classes dirigeantes déclarent la guerre et nous ferions bien de nous sentir nous aussi attaquées par elles. Même si un Bayrou ne connaît comme lutte des classes que celle des classes d’âge, les patrons, eux, connaissent et pratiquent la lutte classe contre classe, Capital contre Travail !!!

31 Messages de forum

  • L’intervention militaire française au Mali a été baptisée du nom de code “Serval”. Le serval est un petit félin africain qui a la particularité d’uriner trente fois par heure pour marquer son territoire. La France a ainsi décidé de faire l’impasse sur les résolutions onusiennes pour partir en guerre contre le terrorisme au Sahel. Toute seule, comme le serval, elle n’a pas résisté à la tentation épidermique de revenir dans son ancien pré carré pour montrer à tout le monde qu’elle est la seule à vraiment connaître les intérêts des Maliens, ses anciens colonisés.

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  • François Hollande a démontré qu’il ne peut rien changer à la réalité de la Françafrique. Quand l’intérêt français est menacé en Afrique (Côte d’Ivoire, Rwanda, Tchad, Gabon, Centrafrique…), Paris sort son costume de gendarme et envoie ses hélicoptères. Protéger les gisements d’uranium du Niger vaut tous les sacrifices de dépenses militaires même en pleine crise économique. »

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  • La France, rentrée dans le rang, en tant que grande puissance, avait besoin de s’affirmer à la face du monde qu’elle pouvait encore intervenir aux quatre coins de la planète. C’est le prix de la reconnaissance par ses pairs. Comme les États-Unis, qui avaient suscité des guerres en Irak et en Afghanistan, où la France a joué ou joue les utilités, Paris « voulait » sa guerre de « référence ».

    Et puis, en vue de la montée des guerres dans le monde, il faut préparer les forces armées à intervenir partout ! Peut-être demain en Iran ou en Syrie ou encore au Liban...

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  • Etrange parallèle entre Nicolas Sarkozy et François Hollande qui, quelques mois seulement après leur accession au pouvoir, reçoivent leur baptême du feu en Afrique, l’un au Tchad, en 2008, l’autre, aujourd’hui au Mali.

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  • En tous cas, tout est fait, dit, montré, pour que les crédules impénitents acceptent cette nouvelle sale guerre. Mais est-ce vraiment pour défendre la souveraineté du Mali, et pour lutter contre le terrorisme, que les Français envoient leurs troupes se battre ? En tous cas, on polarise notre attention sur les Islamistes en vue du Choc de civilisations programmé à terme par les puissants sionistes talmudistes (ils tiennent le monde à travers la Haute Finance, les grandes banques comme Goldman Sachs, les Médias, les marionnettes au pouvoir, etc), leurs alliés anglo-saxons et les toutous européens.

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  • Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néocoloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

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  • Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

    Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections.

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  • A lire sur l’uranium dont l’armée française défend l’exploitation pour Areva les armes à la main !

    ici

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    • L’ ARMEE FRANCAISE AU SECOURS DES MINES DU ROI AREVA

      Vue satellite des mines d’ Arlite au Niger -

      Article du site Fukushima Information :

      Après la catastrophe de Fukushima, c’est maintenant une guerre pour l’uranium que nous impose le village nucléaire, qui a litéralement saccagé et contaminé tout un pays .

      En effet sous couvert d’aller faire la chasse aux méchants islamistes d’ Aqmi au Niger, qui avaient accusé les autorités françaises de bloquer tout dialogue à propos de la libération des quatre otages français, le gouvernement a décidé d’intervenir militairement.

      C’ est un dossier à deux versants : l’un qui concerne la construction d’un état islamique dans le Nord Mali, l’autre, moins évoquée mais pas moins importante qui concerne la présence envahissante d’Areva dans le pays. Car ce n’est pas un hasard si la plupart de ces otages sont des employés de la firme nucléaire française et ont été enlevés à Arlit, ville-champignon créée de toutes pièces autour d’une des plus importantes mines d’uranium. Car depuis l’indépendance du pays en 1960, des accords secrets lient la France et le Mali pour cette exploitation qui dans les années 80 représentait 40 % de la production mondiale et 90 % des exportations du Niger ! À des prix aux tiers inférieurs au prix mondial !

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  • Hollande successeur de Mitterrand alias génocide rwandais pour lequel hollande n’a jamais demandé pardon !

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  • "la priorité consiste à accélérer l’opération militaire" selon Ayrault....

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  • Après coup, le gouvernement a le soutien de l’opposition, du parlement, du sénat, de l’ONU, de l’Otan. Mais, avant, il n’a pas demandé d’autorisation à personne. C’est sans aucun mandat international que la France s’est toute seule autorisée à pénétrer militairement dans un pays d’Afrique. Comme d’habitude, pourrait-on dire...

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  • Sur une moto toute seule à 22 h ? Vous ne savez pas Mademiselle qu’on est en Etat d’urgence ?

    - Madame, pas mademoiselle. D’ailleurs, le terme de mademoiselle n’est plus politiquement correct. Une femme, c’est Madame.

    - Même si pas mariée comme vous ?

    - Suis mariée…

    - Hélas ?

    - J’adore mon mari.

    - De toute façon, ce n’est pas la raison de votre arrestation…

    - Arrestation ?

    - – Affirmatif. Une moto à 22 h comme les gens de Boko Haram. Sans pot d’échappement en plus pour imiter un bruit de char dans un pays en guerre. Montez dans le panier à salade, on vous amène à Konna.

    - Comprenons-nous.

    - Ok mais vite, car nous avons-nous des tas d’urgences.

    - Votre « compréhension » est conséquente. Vous pouvez disposer. Sergent, sifflez cette voiture qui passe !

    - Patron, c’est Ramsès, de Tata Pound, pas de phare, carte grise effacée, permis de conduire totalement chiffonné. Il se moque…

    - Mais laisse-le partir. Vaut mieux se battre contre Aqmi qu’avec le Rap national. Siffle cette dame à moto ! Tu me la laisses. (Un peu après). Madame, en vertu de l’Etat d’urgence, nous allons procéder à une fouille corporelle. Pas d’arme sous le soutien-gorge ?

    - Mais jamais ! Pourquoi ?

    - Qui sait ? Vos hanches sont protubérantes. Y a rien ?

    - Ce sont mes pistolets comme vous dites

    - Port d’armes interdit. Montez pour Konna !

    - Mais ce sont des pistolets en chair.

    - Faites-voir. Et ça c’est quoi

    - Mes perles.

    - Dans le cadre de l’Etat d’urgence, c’est interdit. Konna !

    - Vous aussi, comprenons-nous…

    - Mais vite. J’ai un tas d’urgence.

    - (Une voix masculine derrière ). Ce que vous faites n’est pas bien, ce n’est pas l’Etat d’urgence qui demande ça.

    - Mêlez-vous de ce qui vous regarde… D’ailleurs, montez on vous amène à Konna

    - Capitaine Ouattara, de la Police militaire. Voici ma carte.

    - Garde à vous mon capitaine ! Je monte de moi-même pour Konna.

    Adam Thiam

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  • La géométrie variable du droit internationale et nationale :

    "Quand il y a une intervention contre un Etat, celle-ci est encadrée par une résolution de l’ONU à laquelle la France se plie. En 1991, la France, bien qu’agissant en concert avec d’autres nations, a bel et bien été en guerre contre l’Irak, Etat souverain. Le 16 janvier 1991, l’article 35 de la Constitution a été appliqué par le gouvernement d’alors, sous Mitterrand. 523 voix à l’Assemblée et 290 au Sénat. Y a pas photo ! En 2001, quand la France a envoyé des troupes en Afghanistan aux côtés des Etats-Unis avec à ses côtés l’Alliance du Nord, la situation aurait pu faire l’objet d’un vote, mais 11-Septembre oblige, nous étions tous Américains en cette période. Et c’est de bonne guerre, François Fillon a rappelé qu’il n’y a pas eu de vote alors que Jospin était à Matignon. En 2008, l’Afghanistan est un pays souverain, reconnu internationalement, la France intervenant dans ce qu’on peut appeler une guerre contre le terrorisme, mais qui ressemble tout aussi bien à une opération de police internationale. Pourquoi un vote ? Quand la France envoie un contingent supplémentaire en Côte-d’Ivoire, l’opposition n’en fait pas tout un plat."

    Article d’Agoravox à propos de l’envoi de militaires supplémentaire en Afghanistan en 2008.

    Droit ou pas, c’est celui des peuples qui est inexistant et qui sert de prétexte frauduleux à la politique de la canonniere impérialiste.

    Quand le PCF/ Front de gauche regrette les formes de l’intervention au Mali, il oublie juste de rappeler les vrais enjeus de toutes les guerres et les buts de toutes les armées du monde. Il y a juste 3 ans, les USA, la France etc... ont envoyé les pires commandos de leur armée pour réprimer la population haitienne et sauver les restes de l’appareil d’Etat démoli par le séisme —>l’aide a été l’excuse pour envahir à nouveau l’Ile et l’ONU a laissé par l’intermédiaire des soldats minustah la mort et le choléra.

    La guerre en ex-Yougoslavie, Irak, en Afghanistan, au Sahel, en Israel/Palestine, au Liban, en Lybie, sont des guerres qui depuis 30 ans, ont écrasé la population "civile" et surtout écrasé les révoltes politiques et sociales du prolétariat, contre des régimes aussi autoritaires que ceux d’Egypte ou de Tunisie.

    D’autres guerres dites civiles (fasciste) ont été soutenu par la France, les USA, l’Europe, la Chine, la Russie etc..comme celle en Algérie, en Iran, au Kurdistan, au nom de la lutte anti terroriste alors que ces intégristes sont les anciens dirigeants des partis nationalistes bourgeois, et le terrorisme organisé par les Etats avec le recours à la police et des commandos .

    Des génocides ont été dirigé par la France, au Rwanda, par la Russie en Tchechenie (plus d’1/4 de la population massacrée).

    Pour lire sur ces guerres—>cliquez ici.
    et
    ici.

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  • La raison officielle invoquée par les pouvoirs malien/ français seraient d’empêcher la conquête du pays par les islamistes/terroristes.

    Dans un contexte ou la montée de la contestation des pouvoirs en place prend depuis 2011 un caractère endémique, on a vu comment en Egypte, le pouvoir réel des militaires et de la bourgeoisie égyptienne, avaient intérêt à faire monter des courants politiques intégristes comme les Frères Musulmans, soutenus par les USA et absolument pas contesté par la France. Mais nous voyons aussi que ces tromperies et détournement des révolutions populaires sont très contestés de l’intérieur même du pays.

    Cela permet aux impérialismes de retourner rapidement leur veste et de se dégager de tout soutien officiel à un gourvenement bourgeois dit "islamiste", car ils agissent indirectement.

    L’Algérie à partir de 1988 et de la révolte contre le pouvoir, va créer de toute pièce une véritable guerre ...contre le prolétariat.

    "Protéger le peuple algérien contre les intégristes, c’était toute la justification politique du pouvoir depuis le coup d’Etat de janvier 1992 à la suite de l’annulation du deuxième tour des législatives dont le FIS avait remporté le premier tour avec 48 % des voix. Le gouvernement Zéroual annonce depuis plus de trois ans n’avoir affaire qu’à un "terrorisme résiduel". Qu’on en juge : en 1997, le bilan des massacres est passé de cent morts par semaine en juillet-août, à cent morts par jour au cours des mois suivants. Le massacre de la région de Relizane de la fin décembre aurait fait 412 victimes en une nuit, soit 750 en dix jours. Une barbarie sans précédent, celle qui sévit en cette année 1997 ? C’est à voir, si l’on en croit, entre autres, la déclaration d’un journaliste d’un grand quotidien d’Alger publiée par Courrier International du 2 octobre sous couvert d’anonymat : "Revendiquées par les GIA, ces tueries rappellent par leur sauvagerie les effroyables massacres perpétrés par l’armée durant la période 1993-1995 contre les familles d’intégristes ayant pris le maquis". Le même journaliste évoque par ailleurs un rapport établi par la Sécurité de l’Armée (SA) "dont les conclusions sont particulièrement alarmantes. Selon ce document, 50 % des "faux barrages" sont l’oeuvre des miliciens (organisés par le régime pour défendre les villages). Certains rançonnent et parfois tuent les civils avant d’imputer ces morts aux GIA".

    Extrait de l’article : Algérie : le fascisme et la dictature comme pare-feux face à la lutte sociale

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  • Appétits et rivalités au Sahel

    L’ancienne puissance coloniale française est très présente au Mali où elle maintient d’importants intérêts économiques : ses capitaux et ses dirigeants se trouvent à la tête de banques, d’entreprises du bâtiment, du commerce, de l’ali­mentation, ou de communication comme Orange Mali (filiale de France Télécom) qui se targue de peser assez lourd pour contribuer à la hauteur de 5% du budget de l’Etat malien (Site web Investir en Zone Franc et Orange Mali). Quant au nord du Mali, il représente une zone hautement stratégique pour la fameuse « sécurisation de l’accès aux matières premières », expression qui revêt une double signification.

    Sécurisation de l’existant d’abord avec les mines d’uranium d’Areva au nord du Niger, primordiales pour le nucléaire civil et militaire français. Areva a prévu d’y investir 1,2 milliards d’euros pour la nouvelle mine géante d’Imouraren. Même avec 600 soldats nigériens affectés à la sécurisation du site d’Areva, (Rapport d’information sur la situation sécuritaire dans les pays de la zone sahélienne, 6 mars 2012, Assemblée nationale) l’exploitation de l’uranium peut être directement visée par les terroristes au Sahara, vivant de trafics et de prises d’otages.

    Sécurisation ensuite pour s’assurer l’accès futur aux ressources minérales, alors que la donne internationale s’est profondément transformée. Si le Sahel était traditionnellement la chasse gardée de la France, la course aux ressources minérales et les changements d’équilibre mondiaux ont amené les grandes puis­ sances, les « pays émergents », les puissances régionales comme l’Algérie et les investisseurs, à s’intéresser également au gâteau sahélien.

    A cet égard, la militarisation croissante du pourtour sahélien est un signe fort, en plus des investissements américains ou chinois, comme l’ouverture, en 2010, de la mine d’uranium chinoise d’Azelik au nord du Niger, le montage d’un joint-venture en 2005 entre Total, Sipex (filiale de l’algérienne Sonatrach) et Qatar Petroleum International pour l’exploration du pétrole du bassin de Taoudeni côté Mauritanie, etc.

    Pour lire la suite de l’article sur le siteSurvie.

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  • Les rumeurs se multiplient concernant des exactions de l’armée malienne contre des personnes soupçonnées d’appartenance et d’intelligence avec les groupes islamistes armés, qui ont conquis le nord du Mali. L’habitant de la ville, qui a préféré garder l’anonymat, dit avoir été témoin d’une exaction vendredi 11 janvier. Depuis la route qui longe un camp militaire situé non loin de l’hôpital de Mopti, il aurait vu un homme être fusillé par l’armée au sein du camp. Certaines personnes de son entourage lui ont dit avoir vu des personnes emmenées dans le cimetière et tuées.

    Dans la ville, les rumeurs font état de dizaines de cas. Les militaires enquêtent, viennent arrêter les suspects chez eux ou lors de contrôles dans la rue, confirme l’habitant de Mopti. Tout ce qui peut paraître suspect est à bannir, comme les longs manteaux d’hiver que portent habituellement les hommes de la ville.

    Le risque de représailles est grand, notamment envers les Touareg, qui ont été vus nombreux à quitter Tombouctou et Gao après le début de l’intervention française.

    Ça fait six jours que l’armée française bombarde et tue à Konna, mais on nous a dit qu’il y a encore des rebelles cachés dans la ville.

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  • Hier était annoncé à la radio que l’intervention au Mali ne s’arrêterait pas là. Evidemment, ceux qui, chassés de Lybie se retrouvent au Mali, s’ils se font déloger par les troupes impérialistes, se déplaceront.

    Ce déplacement se réalisera-t-il vers l’Algérie ? depuis des années l’ALgérie est en proie à de nombreuses grèves, après avoir connu la guerre civile.

    Des réfugiés du nord-Mali se déplceront naturellement vers l’Algérie, ce qui déstabilisera la société algérienne. Au vu de l’ambiance qu’on réussit à mettre les capitalistes et l’Etat en Algérie, la fascisation en Algérie est un risque. Précisément parce que l’ambiance de grèves dans tous les secteurs peut mener à la révolution. Les impérialistes de France savent que l’intervention au Mali qu’ils prévoient depuis un an, est nécessaire pour la stabilité de leur propre pays et de l’Europe.

    Une manière importante d’aider à arrêter cette destabilisation serait de réaliser la révolution communiste en Europe, à Paris ou à Berlin en priorité, à Rome et à Bruxelles aussi.

    Cela aiderait beaucoup les camarades au Mali, en Agérie comme en Grèce ou en Espagne inféodés financièrement à l’Empire européen.

    Les 50 ans de l’Europe ont permi une propagande pour renforcer l’europe. La guerre de la France au Mali se présente donc au moins comme un double objectif :
    reprendre le contrôle des Colonies d’avant 1958/62,
    renforcer l’unité menacée de l’Union européenne, par une guerre mondiale de conquètes impérialistes comme après le grand marasme de 1873. N’oublions pas cependant que cela a abouti à 1914 et à la boucherie des tranchées puis celle des camps de concentration franco-allemands.

    N’oublions pas que l’Allemagne s’est unifiée autour de la Prusse qui a gagné en 1870 la guerre contre la France. Les impérialistes ont retenu cette leçon : aller faire la guerre aux quatre coins du monde, afin de se renforcer et de s’unifier sur le dos des défaites des autres, aujourd’hui l’Afrique (en començant par le Mali, et ensuite l’Algérie) va servir à renforcer l’Europe et la constitution possible d’un Etat européen de type bismarckien.

    L’Afrique sera pour l’Europe ce que la France fut pour l’Allemagne de 1870.

    Voilà les plans politiques à moyen ou long terme. Une nouvelle domination de l’Algérie par la France est envisageable.

    information (partielles) qui peuvent être écoutées :

    http://www.franceculture.fr/emissio...

    Au Sommaire :
    « Les forces françaises ont à nouveau bombardé plusieurs sites dans le nord du Mali.
    « Pour l’heure, 750 soldats français sont sur place.
    « Ils pourraient être 2.500 dans les semaines qui viennent.
    « C’est ce qu’annonce ce matin François Hollande, en visite dans les Emirats arabes Unis.
    « Nous l’entendrons et nous ferons le point avec avec Mathieu Laurent.

    « Les chefs d’état-major des pays d’Afrique de l’ouest se réunissent aujourd’hui à Bamako pour approuver une accélération du calendrier de déploiement d’une force ouest-africaine.
    Analyse de Claude Guibal. »

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  • Le Tchad envoie un contingent -Le président tchadien Idriss Déby a décidé d’envoyer au Mali un contingent de soldats « pour soutenir les efforts de la communauté internationale », sans préciser le nombre des militaires, a appris l’AFP de source officielle mercredi. « Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l’armée nationale tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République du Mali », a indiqué le président Déby dans un message adressé à l’Assemblée nationale.

    L’armée tchadienne est une succursale de l’armée française mais Déby avait prétendu ne pas vouloir y envoyer son armée. Un mensonge de plus...

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  • Les sénateurs, communistes et écologistes compris, ont été unanimes pour apporter leur soutien à la décision de François Hollande d’intervenir militairement au Mali.

    Les staliniens et les écolos sont tous verts... armée !!!

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  • Pour obtenir l’appui de l’ONU (soit-disant) la journaliste ce matin explique qu’il s’agit de mettre en avant que ce n’est pas une guerre française.

    Ha bon ?

    reprendre les anciennes colonies à cause du marasme bancaire et financier depuis 2008 n’est pas un intérêt de contrôle bancaire, économique et politique du monde ?

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  • Hubert Védrine, la tête pensante du génocide du Rwanda en 1994, numéro 1 de l’Elysée pour les questions africaines sous Mitterrand, puis ministre et penseur de l’impérialisme, s’exprime à la radio ce matin :

    Non non, nous n’intervenons pas pour l’enjeu énergétique : ni pétrole ni uranium, dit-il en substance.

    « Le Sahel est un test ». Les autres commentateurs surenchérissent : les raisons sont politiques et stratégiques.

    Et oui, ils ont raison ! Mais ils ne précisent pas ces enjeux politiques et stratégiques et le journaliste Voinchet ne leur demande pas de préciser les enjeux politiques.

    Quels sont ces enjeux ? Les enjeux sont ceux d’une révolution. Tous les facteurs sont présents. Citons quelques un de ces facteurs :


    - Les enjeux d’une incapacité du capital à continuer à fonctionner.
    - Un blocage et une faillite généralisée depuis 2008.
    - La déstabilisation de l’Afrique, l’intervention pour empêcher la déliquescence de l’état malien.

    L’armée actuelle au Mali est désorganisée, impuissante. La France intervient parce que la population risque de pouvoir être un exemple pour le monde entier d’une organisation spontanée face à cette déliquescence de l’état. Il est donc nécessaire pour les impérialistes d’intervenir.

    Car la déliquescence d’un état est, d’une manière générale, menaçante pour les états capitalistes, et en particulier dans la conjoncture rappelée ci-dessus. En effet, si déliquescence il y a et apparait à l’ensemble de la population mondiale, la crédibilité des états capitalistes risquent de devenir très faible, voire contestée. Car la spontanéité d’organisation des populations, la classe ouvrière en tête, si elle pouvait être visible sur un seul pays sur terre paraitrait bien plus pertinente que cette vieille machine grippée qu’est l’état.

    Les capitalistes risquent dans cette histoire d’apparaitre pour ce qu’ils sont : des techniciens qui n’en peuvent plus d’essayer de faire fonctionner cette vieille machine grippée. Alors que la machine doit être remplacée. Par quoi ? par la dictature du prolétariat et la libre association des travailleurs et des individus.

    Que vive le communisme définit par Engels et Marx dans « Prolétaires et communistes » :

    « A la place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. »

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  • Crise au Mali : De la prostitution pour survivre

    18 jan 2013 Rubrique : Faits Divers
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    Avec la crise économique qui sévit dans notre pays, de nombreuses femmes, souvent mariées et mères de famille, se prostituent pour gagner de quoi nourrir leurs familles ou monter un commerce. Aussi mettent-elles le plus souvent le cap sur les restaurants, les gargotes…

    Les coins prisés des quartiers populaires de Bamako (dont les devantures des restaurants, gargotes et autres lieux de détente) sont fréquentés par des hommes et femmes de tous âges. En fait, pour ces personnes, ces lieux constituent des points de rencontre où les prostituées et leurs clients se donnent rendez-vous toutes les nuits. Bien maquillées, assises ou debout, ces dames et demoiselles qui squattent ces lieux sont pour la plupart en tenue sexy : collants, minijupes, jupons…Avec cette crise qui sévit, elles ont fini par investir le maquis : c’est que la lutte pour la survie est devenue très âpre à Bamako. Aïcha est une ressortissante du Nord. Rencontrée à Lafiabougou au restaurant « Secousse » (non loin du rond-point « Cabral »), elle déclare être arrivée à Bamako depuis l’arrivée des islamistes au Nord. Faute de moyens et de soutien, elle s’y est mise, au mépris de toute la législation qui organise ce « métier ».

    Le sexe ne connaît pas la crise

    La fortune qu’exhibaient les copines d’Aicha a dopé son appétit et mis sa morale en berne. « Au nord, la vie est très difficile. Même lorsqu’on travaille, il faut se battre pour acheter de la nourriture, des habits ou des mèches pour se faire belle. Or ici, à Bamako, je trouve que la vie n’est pas très dure. Avec 1000 FCFA, tu peux faire le petit marché et manger jusqu’au soir si tu es seule. Avec un peu d’efforts, tu peux économiser et envoyer un peu d’argent aux parents », confie-t-elle. Quelques mètres plus loin, devant une « sandwicherie » sise en face de la Sotelma de Lafiabougou, une demoiselle se confie sous le couvert de l’anonymat, et la seule indication qu’elle donne est qu’elle est une ressortissante de la région de Gao. Son récit est identique à celui de nombreuses maliennes affectées par la crise et qui ont décidé un jour de se lancer dans la prostitution. Pour elles, cette activité est le seul moyen de survivre. Elles pratiquent des prix fixes : 1000 FCFA la passe avec préservatif. Mais on peut négocier jusqu’à 500 FCFA. Les « séances » se passent le plus souvent chez elles, dans des « cabanes » où elles s’entassent à plusieurs. Aux alentours des fast-foods, on rencontre facilement de belles jeunes filles. Mais avec elles, les prix sont plus élevés : 5000 à 10 000 FCFA.

    Des prix fixes, mais à débattre

    « Je me suis installée dans le quartier de Lafiabougou-Taliko depuis septembre dernier. Normalement, je n’en avais pas pour longtemps. Mais comme ça a l’air d’aller, je reste encore. Chaque mois, j’achète des marchandises que je pars donner à ma mère à Ségou pour qu’elle les revende », déclare une dame d’une trentaine d’années qui n’a pas voulu dévoiler son nom. Des rêves de commerce, elle dit en nourrir, mais pour le moment, elle ne dispose pas de la somme nécessaire pour se lancer dans cette activité. Parmi les prostituées clandestines qui officient autour des réfectoires, on compte de nombreuses femmes mariées. On raconte même que certaines d’entre elles sont envoyées par leurs époux. Une fois leur fortune faite donc, elles rejoignent leur foyer. Dans la plupart des cas, la présence de femmes mariées dans le maquis justifie qu’elles ont quitté leur village ou localité pour la grande ville et veulent simplement trouver un mari sur place et s’y installer définitivement. Aussi, certains Bamakois épousent certaines d’entre elles car elles sont très appréciées. « Ce que j’aime chez les clandestines, c’est qu’elles sont efficaces dans beaucoup de choses.

    Dès la nuit, les abords de certains trottoirset restaurants se transforment en pègres. Les premières à s’installer dans les parages sont des étrangères qui ont envahi les lieux depuis longtemps avant de contaminer les locales. « Elles débauchent les adolescentes », déplore une habitante de Bamako rencontrée sur les lieux. Son point de vue est largement partagé par une autre habitante de Bamako. Dans certains quartier, dès 19 h, des filles à la recherche d’hommes portent des tenues extravagantes. Elles adoptent cette façon de faire pour être rapidement repérées par les hommes en vue de se remplir très vite les poches.

    Jean Pierre James

    SOURCE : Le Combat du 18 jan 2013.

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  • La France pouvait-elle laisser les bandes armées islamistes occuper le nord du Mali sans réagir ?

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  • Bien sûr qu’elle l’a pu puisque c’est bien elle ainsi que l’impérialisme américain qui ont mené la guerre contre Kadhafi en Libye qui ont vu et laissé faire les bandes armées qui ont quitté ce pays, après la chute du dictateur, faire mouvement au travers du Sahel avec des armements massifs vers le Mali. Ils n’ont alors pas levé le petit doigt et n’ont même pas informé le Mali de ce qui se tramait. Ils préféraient sans doute laisser le Mali se déstabiliser pour ensuite venir le sauver et ainsi le recoloniser…

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  • La ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été vivement secouée par une série de grèves ces trois derniers jours. Les manifestants n’ont pas attendu des jours après l’installation des nouveaux membres du gouvernement pour leur soumettre leurs revendications.

    A peine élu, le gouvernement de Nicolas Tiangaye est confronté à une série de manifestations. En plus de la situation sécuritaire qui reste incontrôlée puisque les chefs de la Séléka n’arrivent pas à soumettre leurs hommes sur le terrain, les grognes sociales ont repris de plus belle dans la capitale centrafricaine. En l’espace de 72 heures, l’on a assisté à quatre manifestations dont la première a été celle des enseignants vacataires du supérieur qui ont plombé prématurément la reprise des cours sur le campus. C’était pour réclamer du gouvernement le payement de leur émolument qu’ils n’ont pas perçu depuis 24 mois. Les professeurs du fondamental 1 en instance d’intégration se sont joints aux premiers grévistes le lundi dernier pour demander leur intégration dans la fonction publique.

    Pas plus tard que mercredi 13 février 2013, les habitants du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui ont crié leur ras-le-bol face à un manque cruel d’eau et d’électricité ces derniers temps dans leur secteur. Pour ces manifestants, c’est depuis plus de 3 jours qu’ils sont sans électricité en plus du fait que depuis des mois, l’eau potable est devenue denrée rare.

    Selon une dame qui était aussi au-devant de la scène, « nous nous levons à 3 heures du matin pour aller à la quête d’eau et ce, tous les jours de la semaine et ainsi de suite. On se demande quand est-ce que nos peines prendront fin. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) ne fait même pas un moindre effort pour nous soulager. On a décidé de ne pas rester les bras croisés et nous sommes sortis aujourd’hui appuyer nos enfants pour manifester nos colères ».

    Le ministre de l’hydraulique, M. Herbert Ndjono Ahaba, était lui-même descendu sur le terrain afin de constater les faits. Les manifestants ont résisté devant les gendarmes déployés massivement sur les lieux mais c’est l’arrivée du ministre avec quelques paroles douces et prometteuses qui a quelque peu calmé les nerfs mais la manifestation s’est poursuivie pendant toute la mi-journée.

    Qu’à cela ne tienne au même instant, au KM5, les vendeurs aussi se sont mis en colère parce que les forces de l’ordre les ont surpris tôt le matin du mercredi 13 février ces derniers en envahissant les abords des routes qu’utilisaient ces vendeurs pour leurs étalages, empêchant la circulation. On parle d’un premier baptême de feu pour Me Tiangaye qui va devoir faire face à toutes ces manifestations. La grogne va se poursuivre, puisque les syndicats de taxis et bus menacent eux-aussi d’entrer en grève.

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  • Le président du Niger, intronisé par la France après la destitution du précédent, toujours par la France a signé en catimini un accord de prospection et d’exploitation par le trust français Areva de l’uranium sur le sol du Niger à des conditions et des tarifs qui ont été contestés par de nombreuses personnes au Niger à commencer par le président de l’Assemblée nationale. Résultat : il a subi un procès pénal sous des accusations diverses. Il a été obligé de quitter en catastrophe le pays... Qui veut noyer son chien est aussi un proverbe nigérien...

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  • Deux soldats français soupçonnés d’"actes à connotation sexuelle" sur deux enfants au Burkina Faso ont été suspendus.

    C’est la deuxième affaire d’abus sexuels sur enfants impliquant l’armée française en Afrique, après les accusations portées contre des militaires de la force Sangaris en Centrafrique.
    14 militaires français avaient été mis en cause par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans.

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  • Les opérations militaires françaises en Afrique alimentent l’instabilité régionale et traduisent un « retour en force » de la France au Sahel, estime l’association Survie, à quelques jours d’un sommet Afrique-France au Mali.

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