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Syndicalisme de classe, oui, mais de quelle classe ? La bourgeoisie ou le prolétariat ? - Matière et Révolution
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Syndicalisme de classe, oui, mais de quelle classe ? La bourgeoisie ou le prolétariat ?

dimanche 3 février 2013, par Robert Paris

Les négociations syndicales sont passées par là Avec leurs résultats !

Syndicalisme de classe, oui, mais de quelle classe ? La bourgeoisie ou le prolétariat ?

La thèse officielle prétend que les centrales syndicales seraient des représentants des travailleurs. Mais les faits de tous les jours ne cessent de démentir cette version. Un fait parmi tant d’autres mérite d’être relevé : au moment même où l’Etat soutient les patrons qui licencient, de PSA à Renault en passant par Goodyear, deux dirigeants syndicaux nationaux de la CFDT ont choisi de prendre des responsabilités au gouvernement tout en gardant leurs postes syndicaux. La CFDT fait justement partie des syndicats qui ont choisi de signer un accord avec le patronat et le gouvernement pour casser les contrats fixes, les précariser, flexibiliser les salaires, les charges de travail, imposer la mobilité des sites, des horaires et diminuer les droits légaux de contestation des licenciements, entre autres mesures anti-sociales.

Eh bien, c’est ce même syndicat qui se permet de lancer une polémique publique, avec trois autres prétendus syndicats connus pour des positions très pro-patronales mais avec lesquels la CGT voulait absolument faire croire qu’elle maintenait une « intersyndicale », polémique anti-gréviste et anti-CGT contestant le droit des salariés de PSA Aulnay de bloquer leur entreprise, soi-disant parce qu’ils empêchent des salariés de travailler, alors que chacun sait que la totalité des travailleurs vont être empêchés par le patron… d’y travailler justement !

Ils emploient même le terme de dictature à ce propos dans une usine où, durant des années le patron n’autorisait pas le droit syndical qu’il a fallu conquérir de haute lutte et sans l’aide de la CFDT et dans lequel un syndicat, l’actuel SIA, était même une adhésion imposée des nouveaux embauchés alors qu’il s’agissait de l’héritier de l’ancien syndicat fasciste assassin de militants syndicalistes !

A Goodyear, où les salariés font face à une menace de fermeture, Laurent Pierre Berger, nouveau leader national de la CFDT, critiquait la gestion de la CGT sur le site Goodyear d’Amiens-Nord. Le syndicaliste estimait que la CGT, majoritaire à Amiens-Nord, était responsable " à part égale" (avec la direction) de la fermeture de l’usine. En cause : "l’intransigeance" et les "dogmes".

La même CFDT s’est encore distinguée en signant au nom des travailleurs un accord de flexibilité appelé Gestion des effectifs GPEC et grâce auquel le patron de Renault prétend virer 7500 emplois…

Mais la CFDT n’est pas un cas à part. Ce n’est pas un mouton noir parmi des moutons blancs ! Ainsi, toujours à Renault, la CGT, souvent présentée comme l’inverse de la CFDT, avait également signé le CSC, le Contrat Social de Crise, présenté par le patron Ghosn. Elle avait même , contre l’avis des divers syndicats de Renault, voté la confiance au conseil d’administration du groupe au PDG Ghosn alors que celui-ci tentait de sortir de la crise du faux espionnage dont il était accusé…

Le dernier coup d’éclat du syndicat CGT n’est-il pas d’avoir choisi pour prendre la tête de son appareil, qui n’est même plus essentiellement payé par les syndiqués mais par les patrons des trusts et par l’Etat bourgeois, du dénommé Thierry Lepaon, un curieux syndicaliste avec un sacré palmarès contre-productif…

N’est-ce pas le même Lepaon qui a pu conserver un poste de rapporteur grâce aux membres de l’UMP de l’assemblée où il a été nommé : le Conseil Economique, Social et Environnemental, le CESE, une des institutions bourgeoises réactionnaires qui complètent le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel… N’est-ce pas lui qui a été chargé par cette institution de réaliser en son nom personnel le rapport sur la privatisation de la SNCF ? N’est-ce pas lui qui y a présenté celle-ci comme inévitable et montré comment on pouvait faire pour éviter que les cheminots lèvent le drapeau rouge selon sa propre expression ? Son rapport n’a-t-il pas reçu l’approbation unanime de ce conseil, membres patronaux, gouvernementaux (ceux de Sarkozy) et syndicaux, tous syndicats confondus ? Mais oui, mais oui !

N’est-ce pas le même Lepaon qui était dénoncé par l’autre délégué de la CGT des Moulinex pour avoir pactisé au conseil d’administration avec le patron licencieur qui ne tarissait pas d’éloges sur lui ? Mais si, mais si !

N’est-ce pas lui qui, poursuivant la tâche, participait à l’un des conseils secrets de la bourgeoisie appelé « Le Quadrilatère », un conseil institué par le syndicat patronal que la CGT qualifie officiellement comme le pire de tous : l’UIMM, Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie, plus réactionnaire même que le MEDEF... Et quand on l’interrogeait là-dessus, n’est-ce pas Lepaon qui répondait qu’on peut encore discuter avec les patrons ! Mais des discussions ultra-secrétes, au point qu’il est interdit à tout membre de ce club de rapporter les conversations à l’extérieur ? Drôle de négociations !!! Inutile de s’en indigner, ce n’est pas nouveau puisque Bernard Thibaut lui-même participait à un club de la bourgeoisie, secret aussi et du même type intitulé « Le Siècle »… Bien entendu, même en pleine lutte des retraites, Thibaut s’est bien gardé de rompre la solidarité et le secret de cet organisme patronal !

La dernière intervention forte de Bernard Thibaut, alors secrétaire général de la CGT, n’était-t-elle pas celle du mouvement des retraites quand il affirmait que la grève générale ne devait surtout pas être la perspective de cette lutte car la tradition du mouvement ouvrier français excluait, selon lui, ce type d’action !!! Pendant ce temps, sous prétexte de maintenir à tout prix « l’unité intersyndicale », il fallait laisser seuls les grévistes des raffineries pétrolières, en allant jusqu’à prétendre qu’à elles seules elles allaient gagner la bataille des retraites… Au même moment, alors que les travailleurs étaient prétendument mobilisés, les syndicats laissaient se battre seuls les ouvriers des sous-traitants de l’Automobile licenciés et des hospitaliers en grève.

Thibaut ne rompait ainsi en rien avec ses propres prises de position qui, contrairement à ce que croient bien des militants, n’ont jamais rien eu de radical, en tout cas pas aux côtés de travailleurs. On rappellera son intervention pour faire céder les syndicalistes locaux face au patronat de choc de Périer… Il avait ainsi cassé la grève des fonctionnaires de 1995, ayant réalisé des négociations séparées pour les cheminots avec le ministère du travail et était sorti de ces négociations en rendant publique un appel de fin de grève, sans consulter les assemblées interprofessionnelles, en lâchant les autres catégories de fonctionnaires qui avaient rejoint les cheminots, en particulier les travailleurs de la RATP, lesquels n’ont plus jamais fait grève avec les cheminots ! La division des travailleurs, la CGT en avait d’ailleurs donné la démonstration cette année-là, celle du fameux « tous ensemble » des syndicats en laissant isolés les mouvements des travailleurs du privé, de Renault à Thomson ou à l’Aérospatiale, quelques mois auparavant…

Aujourd’hui, il en va de même et la stratégie de la division est permanente pour tous les syndicats. Ils viennent par exemple d’appeler à part les cadres des hôpitaux séparément des autres qui se mobilisaient quelques jours plus tard.

Bien sûr, l’extrême gauche monte en épingle le cas, unique de meeting commun de salariés de Renault Flins et de PSA Aulnay, mais ainsi tout ce que fait l’extrême gauche, c’est faire croire que la CGT nationale serait pour ce type d’action, ce qui est totalement faux. Cette action de l’extrême ne peut avoir lieu que parce que dans ces deux usines des militants d’extrême gauche jouent un rôle dirigeant ou influent dans la CGT. Par contre, les syndicats qu’ils dirigent se gardent de combattre le refus de leur centrale d’unir les travailleurs dans les autres sites. Et cette extrême gauche respecte très consciencieusement les interdits de leur centrale.

Ce n’est pas par hasard si les militants d’extrême gauche qui dirigent la CGT de PSA Aulnay ont choisi comme porte-parole non Julien le militant ouvrier élu des travailleurs et connu depuis de longues années mais Mercier, un jeune devenu rapidement permanent syndical de la CGT PSA, ce qui est très différent. Ce n’est pas par hasard si ces militants d’extrême gauche se gardent de rendre vraiment publique l’existence d’un comité de grève car cela gênerait l’appareil syndical. C’est là toute la limite de leur radicalisme prétendu : le comité de grève fait des tracts non signés, il ne signe pas les banderoles, il ne participe pas aux négociations, il ne parle pas aux journalistes, n’appelle pas les travailleurs des autres sites, par exemple à PSA ou à Renault ou à Goodyear à faire eux-mêmes des comités de grève… En somme, c’est un faux comité de grève qui élargit seulement la base syndicale CGT-SUD de l’extrême gauche LO-NPA.

Le pire est que cette extrême gauche fait ainsi croire qu’à PSA les syndicats auraient une attitude ferme contre le patron ce qui n’est pas vrai du tout ! Même les toutes petites audaces de cette extrême gauche ne sont nullement la politique des centrales…

L’attaque de l’ensemble des patrons des trusts en France a été savamment orchestrée sans que les syndicats n’en préviennent les travailleurs et ne préparent la contre-attaque, pas même ceux de cette extrême gauche.

C’est le trust PSA qui a lancé l’attaque, en faisant filtrer longtemps à l’avance l’information selon laquelle il allait fermer le site d’Aulnay. Le patron avait ainsi une possibilité de lancer un ballon d’essai pour étudier les réactions dans la classe ouvrière, la CGT lui servant de diffuseur d’informations… mensongères. Eh oui, mensongères parce que ce n’était pas spécifiquement Aulnay que le patron comptait frapper mais tous les sites. Et effectivement, on verra que son annonce sera des licenciements encore plus nombreux dans les autres sites qu’à Aulnay. Mais pendant des mois, comme si cela allait renforcer les salariés, le dirigeant de la CGT de PSA Aulnay, Mercier, a répété dans tous les média son refrain qui disait une seule chose : « le patron va fermer Aulnay », « le patron va fermer Aulnay », « le patron va fermer Aulnay »,… etc.

Comme si cette déclaration était de nature à donner confiance en sa propre force au prolétariat et alors que la réalité est que les patrons allaient licencier dans tous les secteurs d’activité…

Les déclarations de Mercier peuvent passer pour des affirmations de combativité aux travailleurs qui ne font pas de politique mais elles sont exactement l’inverse car il ne développait aucune propagande pour faire comprendre que cela concernait toute la classe ouvrière et pas seulement les salariés de PSA Aulnay…

Et on pouvait le savoir des mois avant l’élection présidentielle…

Aucun syndicat n’a utilisé la période électorale pour en faire une tribune de la classe ouvrière face aux licenciements massifs qui allaient venir, en unissant dans leur propagande tous les secteurs, du public au privé et semi-privé, tous menacés massivement dans leurs emplois…

Au contraire, les syndicats ont tous utilisé la période électorale pour affirmer que tout était de la faute de Sarkozy et qu’on ne pouvait pas lutter tant que Sarkozy serait président. Et ont voit aujourd’hui combien cela est faux : la gauche gouvernementale est beaucoup plus offensive contre les travailleurs que ne l’était la droite qui ne disposait pas de la sympathie des syndicats. Ce n’est pas sous Sarkozy que les dirigeants CFDT ont accepté des postes au gouvernement. Ce n’est pas non pus sous Sarkozy qu’ont pu avoir lieu des négociations nationales où toutes les centrales ont accepté de se réunir avec comme seule ordre du jour celui imposé par le syndicat patronal, le MEDEF !!!

Et quel ordre du jour !!! L’attaque la pire depuis longtemps contre les contrats fixes, les salaires fixes, les grilles, pour la flexibilité du salaire, des charges, des sites, des emplois…

Eh bien, les syndicats les plus pro-patronaux ont signé et les autres ont… participé jusqu’au bout, ce qui était l’essentiel pour préserver la fiction d’une négociation à laquelle tenait le gouvernement de gauche pour faire croire que c’est pour « sauver les emplois » qu’il impose la casse des contrats de travail !!!

Le simple fait que les centrales syndicales, y compris celles qui n’ont pas signé l’accord, fassent comme si il était acquis que les conditions de travail, les salaires, les sites, les charges de travail allaient désormais suivre l’accord en dit long sur leur complicité réelle avec le patronat et le gouvernement.

Maintenant que c’est la gauche qui gouverne, loin d’être freinée l’attaque patronale prend de l’ampleur et peut s’appuyer sur l’aide de ce gouvernement…

Il n’y a pas d’exigence patronale à laquelle le gouvernement ne satisfasse finalement : aides aux trusts et aux banques, crédits d’impôts, non paiement de taxes sociales par les patrons et on en passe…

Eh bien, cela n’empêche pas les syndicats de créditer ce gouvernement d’une prétendue capacité à négocier avec les syndicats…

Loin d’unir tous les travailleurs et milieux populaires attaqués par patronat et gouvernement, les centrales syndicales divisent à l’envi les luttes.

Certes, le gouvernement saucissonne autant qu’il peut l’attaque retarde les licenciements à Renault, retarde l’annonce de nouvelles attaques contre les retraites, retarde l’annonce d’attaques contre les allocations chômage mais les centrales qui ont parfaitement conscience que la classe ouvrière va être attaquée de tous les côtés, se gardent de le dire, se gardent d’unir ces luttes. Pensez donc, ils ne veulent même pas unir dans une manifestation commune tous les salariés des usines de PSA alors que c’est un même plan qui les licencie !!!

Quiconque maintient des illusions sur le caractère pro-patronal de la politique des centrales, même s’il se dit d’extrême gauche, agit pour affaiblir les travailleurs car il les désarme.

Quiconque se refuse à lancer une propagande large et publique en faveur de formes autonomes d’organisation des travailleurs les trahit en réalité.

Quiconque prétend même que c’est seulement des attaques entreprise par entreprise, attaques dans lesquelles il s’agirait seulement de développer une solidarité, ment et désarme les salariés.

Quiconque laisse croire que c’est une petite attaque économique à laquelle on assiste et non une offensive polit que générale du patronat, c’est-à-dire une offensive de classe dans laquelle droite, gauche et extrême droite sont du même bord, trompe les travailleurs et leur bande les yeux, quelque soient les raisons de prétendues tactiques qu’ils prétendent se donner…

Non, il s’agit pas d’une simple attaque de quelques patrons qui veulent s’enrichir, non il ne s’agit pas seulement d’une menace de perdre un peu d’argent et quelques emplois, non, c’est tous les emplois, tous les salaires, tous les travailleurs qui sont directement menacés.

Non, il ne s’agit pas seulement de défendre quelques acquis économiques des travailleurs. Il s’agit d’un système qui ne fonctionne plus et qui, craignant les risques révolutionnaires, doit d’abord démoraliser la classe ouvrière en dévoilant très progressivement ses attaques…

Oui, le capitalisme n’a plus rien de favorable à offrir que l’enfer et quiconque le cache ne peut permettre aux travailleurs de décider en conscience comment ils souhaitent réagir à cette situation totalement nouvelle…

Les centrales syndicales françaises n’ont pas fait que laisser les travailleurs des sous-traitants automobiles se battre seuls contre les licenciements et empêcher les travailleurs des trusts automobile de les joindre dans une lutte qui allait très vite les concerner directement, ils ont aussi laissé les peuples grecs et espagnols se battre seuls contre leur gouvernement mais aussi contre le nôtre ou celui de l’Allemagne qui voulaient faire un exemple pour démontrer que la lutte ne paie pas. Nous payons aujourd’hui le fait de ne pas nous être solidarisés à ce moment-là.

Quiconque prétend que la lutte des travailleurs n’est pas la même par delà les frontières, qui défend en somme « l’emploi en France », ne défend pas les intérêts de classe des travailleurs !

Des syndicats qui ont été incapables de dire leur mot quand la France commet le génocide rwandais ou reprend des guerres coloniales comme en ce moment au Mali n’a rien à voir avec les intérêts de classe du prolétariat et tout avec ceux de la bourgeoisie !

La suite

8 Messages de forum

  • Après PSA, Goodyear, c’est Alcatel-Lucent...

    Voici ce qu’en dit le patronat :

    L’invention des transistors, c’est eux. Le premier satellite de communication et les écrans tactiles, aussi. Ces innovations et bien d’autres encore ont germé dans les fertiles Bell Labs, le coeur de l’équipementier en télécoms Alcatel-Lucent. Pourtant, les joyaux de la couronne sont aujourd’hui en danger. Ou plutôt gagés. Cette semaine, quatre-vingt sept années de découvertes, protégées par plus de 29 000 brevets, vont être apportées aux banques Goldman Sachs et Crédit suisse contre l’obtention d’un prêt de 1,99 milliard d’euros.

    L’entreprise franco-américaine n’a pas le choix. Ce ballon d’oxygène, aucune banque européenne n’a daigné le lui apporter. Trop risqué. Et pour cause, le groupe ne cesse de puiser dans sa trésorerie pour faire face à ses seuls frais de fonctionnement. Du coup, ALU, son surnom, n’a d’autre option que de s’endetter à nouveau pour payer... ses crédits. Quitte à hypothéquer un trésor valorisé de deux à trois fois la somme empruntée !
    Les opérateurs téléphoniques sont inquiets

    Comment, en l’espace de dix ans, l’un des fleurons du secteur des télécommunications a-t-il pu en arriver à une telle extrémité ? L’un des cinq géants mondiaux, né d’une fusion transatlantique avec l’américain Lucent, en 2006, a, bien sûr, subi la montée en puissance de concurrents asiatiques aux noms exotiques, tels Huawei ou ZTE. Mais, surtout, ses dirigeants n’ont pas su anticiper le virage de l’Internet mobile, la 3G. La chute n’en a été que plus brutale. La sanction est sans appel. En six ans, le titre a perdu, en Bourse, les neuf dixièmes de sa valeur, entraînant sa sortie, en décembre dernier, de l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40.

    Derrière cette dégringolade, ce sont d’abord les salariés qui en font les frais : le groupe a lancé, l’été dernier, son cinquième plan de licenciements depuis la fusion. "Notre avenir va se retrouver entre les mains de requins de la finance, qui peuvent s’emparer de nos brevets et de certaines de nos filiales", se désole Stéphane Dubled, élu CGT. Sur les 5 490 suppressions de poste en cours, la France paie un lourd tribut, avec 1 430 départs.

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  • J. Tourtaux publie sous le titre "DU BEAU LINGE : A EN TOMBER SUR LE CUL ! "

    un encart publicitaire édifiant :

    ...
    Nos actions // Les clubs
    Principe des clubs :
    Ouverts à nos adhérents, le "club RH" regroupe les DRH plusieurs fois par an, autour d’un sujet d’actualité et d’un thème spécifique.
    Le Club "Protection Sociale", pour sa part, avec les responsables RH en charge de ces dossiers, pointe les questions que soulève, au sein des entreprises, l’évolution des garanties sociales.

    Les clubs sont réservés à nos adhérents.
    Le contenu des textes issus des clubs est rendu public avec l’accord des acteurs concernés.

    Club RH

    > Bruno DUPUIS, Membre du cabinet du Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
    En charge du dossier sur le stress et les risques psychosociaux au sein du Minsitère, M. Bruno DUPUIS se propose de préciser les attentes du Ministre et de répondre à vos questions
    01-12-2009 Paris
    > Marcel GRIGNARD, Secrétaire Général Adjoint à la CFDT
    Analyse de la situation économique et sociale, Congrès de la CFDT - Marcel GRIGNARD, Secrétaire Général Adjoint
    17-11-2009 Paris
    > Jean-Denis COMBREXELLE
    Nouveaux dispositifs : Emploi des séniors, apprentissage, formation professionnelle et bilan de l’application de la Loi du 20 août 2008 sur la représentativité. Jean-Denis COMBREXELLE, Directeur Général de la D.G.T.
    15-10-2009 Paris
    > Maryse DUMAS, Secrétaire Confédérale CGT
    Rentrée sociale 2009 : Analyse de la situation économique et sociale et Congrès de la CGT (décembre 2009), Maryse DUMAS, Secrétaire Confédérale
    09-09-2009
    > Jean-François PILLIARD, Délégué Général de l’UIMM
    Formation Professionnelle - Accord interprofessionnel national du 7/01/2009
    15-06-2009 Paris Club Protection Sociale
    > Yves TRUPIN, associé du Cabinet WINTER
    Club Protection sociale : Accord d’interprétation applicable au 01/07/2009 de l’article 14 de l’ANI janvier 2008 relatif
    02-07-2009 Paris
    > Yves TRUPIN, associé du Cabinet WINTER
    Club Protection sociale : Article 14 de l’Accord National Interprofessionnel de janvier 2008 relatif "à la portabilité des droits"
    03-03-2009 Paris
    > La portabilité des droits en matière de protection sociale complémentaire
    19-12-2007
    > Philippe JUVIN, R esponsable programme santé UMP
    28-03-2007

    il faut aller « voir toutes les actions »
    ça vaut le jus : clubs, colloques, dialogues-idées et dîner-débats, sans oublier les « groupes de travail » avec :

    Gérard Larcher (ministre)
    Marcel Grignard (CFDT)
    Maryse Dumas (CGT)
    Laurence Laigo (CFDT)
    Eric Aubry inspecteur général des affaires sociales, devenu conseiller au cabinet de François Fillon, ministre des Affaires sociales. Il est nommé deux ans plus tard directeur de cabinet de Gérard Larcher, ministre délégué aux Relations du travail, et directeur adjoint du cabinet de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi.

    On regrettera d’avoir manqué :
    > 07-05-2006 Professionnalisation et reconnaissance des parcours militants
    > 23-06-2009 Jean-Dominique SIMONPOLI, Directeur de DIALOGUES
    Carrière Syndicale - Déroulement de carrière - Évaluation - IRP - Relève syndicale
    > 05-10-2009 - Carrières syndicales - Déroulement de carrière - Evaluation - IRP - Relève syndicale, 3ème réunion Paris
    Mais on aura le plaisir de retrouver Jean-Dominique Simonpoli, ex Secrétaire général de la fédération CGT des secteurs financiers, dans le groupe de travail du 16-11-2009 sur le thème « Carrières syndicales, IRP, Relève syndicale, 4ème rencontre »

    Un plan de carrière syndicale, ça s’organise non ?

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  • Ils ont négocié notre esclavage

    Les négociations nationales patronat/syndicats/ gouvernement ont rendu leurs fruits pourris : vive la flexibilité des emplois, des salaires, des conditions de travail et des sites. Si on refuse de travailler au SMIC, comme, où et quand cela plait au patron, c’est la porte ! Tout cela soi disant pour éviter les licenciements. Et les patrons auront leur crédit d’impôt et des taxes sociales en moins, toujours sous le même prétexte alors que nous, on paie toujours nos impôts. Les syndicats CGT et FO ont voté contre, mais cela n’empêche pas que la réforme est votée.

    Ces deux syndicats disent que, dès le départ, la négociation était truquée mais pourquoi l’ont-ils cautionnée en y participant ? Parce qu’ils sont copains avec le gouvernement de gauche et que celui-ci leur a demandé de les aider à cautionner les négociations, c’est-à-dire de contribuer à faire croire qu’un chantage avec prise d’otage serait une discussion de gentleman !!! Même en ne signant pas, ils ont crédibilisé la discussion à laquelle ils n’auraient jamais dû participer si ces dirigeants avaient, comme ils le prétendent, à coeur les intérêts des salariés.

    Voilà où mène le syndicalisme de négociation, de proposition par opposition à la lutte de classe, à l’action directe, à l’opposition entre la classe des travailleurs et celle des capitalistes. Et, même s’ils organisent des petites actions de protestation, ces syndicats CGT et FO en restent à la nécessité selon eux, d’accords avec les patrons, et récusent la lutte de classe.

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  • Arnaud Leenhardt, un de ses prédécesseurs à la tête de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (1985-1999), avait affirmé mercredi que les bénéficiaires des enveloppes d’argent liquide étaient « les cinq syndicats représentatifs ». « Ce sont bien les syndicats, comme il l’a dit », a acquiescé Denis Gautier-Sauvagnac, qui s’était jusqu’alors toujours refusé à se prononcer sur ce sujet.

    « Ces contributions étaient une forme d’appui que depuis des décennies l’UIMM apportait à des organisations de salariés et patronales », a-t-il ajouté. Il a précisé que ces aides se présentaient sous deux formes. La première, sous forme de chèques, « concernait des achats d’espaces publicitaires à prix d’or ou des locations de stands, également à prix d’or, ou encore par l’achat de journaux syndicaux », a énuméré l’ancien patron en précisant qu’il s’agissait là en réalité « d’une façon d’habiller les contributions » de sa fédération.

    « Mais, cela n’était pas suffisant, c’était un prétexte qui avait ses limites », a-t-il poursuivi en expliquant que le reste des aides étaient données « en liquide » de façon « plus discrète ». Interrogé sur le nom de ses interlocuteurs, Denis Gautier Sauvagnac a réaffirmé qu’il ne souhaitait pas « trahir leur confiance ». « Ce n’est conforme ni à mes convictions, ni à mes valeurs. Je suis coincé. Je ne peux pas aller plus loin », a-t-il estimé.

    Interrogé sur l’existence d’éventuelles compensations en échange de l’argent versé, l’ex-homme fort du patronat a affirmé qu’il n’y avait « aucune complaisance » de la part des syndicats. « C’était en quelque sorte une forme d’abonnement. Mon prédécesseur m’avait indiqué les montants qu’il fallait verser et je m’y suis tenu », a-t-il expliqué, en racontant qu’un des bénéficiaires lui avait même dit un jour : « Vous êtes plus radin que votre prédécesseur. »

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  • Marx n’avait pas d’illusions dans la signification du syndicalisme en termes de lutte des classes qui était cependant très loin de ce qu’elle est devenue avec l’époque impérialiste. Il affirmait le 17 août 1869 au conseil général de l’Association internationale de travailleur, l’AIT :

    « Aussi longtemps que la société est divisée en classes opposées – d’un côté les capitalistes qui monopolisent l’ensemble des moyens de production ; de l’autre, les ouvriers qui travaillent et sont privés de toute propriété sur leurs moyens de production, et ne disposent que de leur force de travail – et que subsiste cette organisation sociale, la loi du salaire restera toute-puissante et resserrera chaque jour davantage les chaînes qui rendent le travailleur esclave du produit de ses propres mains, produit que monopolise le capitaliste. Depuis près de soixante ans, les syndicats anglais ont lutté contre cette loi capitaliste. Or, quel en a été le résultat ? Ont-ils réussi à libérer la classe ouvrière anglaise de l’esclavage dans lequel la tient le capital, qui n’est pourtant que le produit du travail des ouvriers ? Ont-ils permis, ne serait-ce qu’à une petite fraction de la classe ouvrière, de s’élever au-dessus de sa condition d’esclave salarié, en devenant propriétaire des moyens de production, matières premières, instruments et machines nécessaires à son industrie, et en conséquence aussi du produit de son propre travail ? Il est de notoriété publique que, non seulement ils n’ont jamais atteint ce but, mais qu’ils ne l’ont jamais poursuivi. Nous ne voulons absolument pas prétendre par là que les syndicats ne sont d’aucune utilité, parce qu’ils ne l’ont pas fait. Au contraire, les syndicats – aussi bien en Angleterre que dans tout autre pays industriel – sont indispensables à la classe ouvrière pour lutter contre le capital…. Le grand mérite des syndicats, dans leur lutte pour le maintien de ce taux de salaire et la diminution des heures de travail, est qu’ils s’efforcent d’augmenter ce standard de vie… Cependant la lutte des syndicats n’enfreint pas la loi du salaire ; au contraire, elle ne fait que l’appliquer. Sans l’arme syndicale de résistance, l’ouvrier ne recevrait même pas ce qui lui est dû conformément au statut du salariat… Ainsi donc, les syndicats n’attaquent pas le système salarial lui-même. Or, la dégradation économique de la classe ouvrière n’est pas due au niveau, bas ou élevé, des salaires, mais au fait qu’au lieu de percevoir le produit intégral de son travail, la classe ouvrière doit se satisfaire d’une fraction de ce produit, celle que l’on appelle salaire. »

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  • L’Etat policier français interdit aux salariés de se défendre contre des licenciements !!!

    Huit anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens (Somme) ont été condamnés à neuf mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Amiens. Ils étaient poursuivis pour la séquestration de deux cadres il y a deux ans. En janvier 2014, les salariés dénoncent la fermeture de l’usine d’Amiens et retiennent le directeur de production et le DRH de l’usine. 30 heures de bras de fer.

    Les deux cadres et la direction ont renoncé à porter plainte. C’est le parquet qui a maintenu les poursuites. "C’est clairement une attaque comme jamais le monde du travail ne l’a vécu depuis que le monde du travail existe. Jamais des salariés ou des syndicalistes n’ont été condamnés à de la prison ferme", explique Mickael Wamen, syndicaliste CGT. Dans l’usine Goodyear d’Amiens, 1 143 emplois ont été supprimés.

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  • A bas la dictature contre la classe ouvriere en France comme ailleurs dans ce monde capitaliste sans avenir. le proletariat doit se liberer des syndicats qui l’enferment dans des luttes corporatistes ou dans des utopies electoraliste. vive l’auto organisation des travailleurs et la destruction de l’Etat de la bourgeoisie.

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  • GE veut supprimer 6.500 postes dans l’ex-pôle énergie d’Alstom !!!

    On va encore se battre entreprise par entreprise, chacun dans son coin !!

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