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Bulletin La Voix des Travailleurs des hôpitaux de l'APHP - Hôpital en danger ! - Matière et Révolution
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Bulletin La Voix des Travailleurs des hôpitaux de l’APHP - Hôpital en danger !

lundi 4 février 2013, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx


La Voix des Travailleurs de l’APHP - Hôpital public parisien

Hôpital en danger !

Un enfant à naître est mort in utero faute de place à l’hôpital public, et surtout faute de personnel. La direction de l’hôpital, la direction de l’APHP et le gouvernement , ministère de la santé en tête, disent ne pas comprendre comment une femme qui devait accoucher à la maternité Port-Royal a pu se voir refuser l’hospitalisation pour cause de manque de place. Et toute ces autorités sont indignées et se présentent en victimes et elles prétendent enquêter pour comprendre ce qui a bien pu se passer, les hypocrites, alors qu’ils sont les responsables, les organisateurs de la situation qui a mené à ce drame, c’est eux qui d’année en année réduisent les capacités des maternités parisiennes au point que c’est par miracle qu’il n’y ait pas eu plus de catastrophes.

Depuis des années, la direction de la Santé fait fermer des maternités comme celle de Saint-Antoine et les moyens mis en place pour remplacer sont largement inférieurs, en particulier en termes de personnel, aux anciennes capacités d’accueil. Depuis des années, les pressions en vue de la rentabilité maximale signifient non seulement des fermetures de lits, de services, d’hôpitaux et des restrictions de personnel mais aussi une augmentation des charges qui va à la limite du faisable. Et Port-Royal est une maternité qui prenait des dossiers à la limite du faisable et même au-delà, pour des raisons financières...

Bien sûr, les seuls qui seront accusés dans cette affaire, comme dans bien d’autres qu’on a connues, seront les personnels qui sont contraints de prendre la responsabilité de décisions, critiques dangereuses dans tous les cas, que ce soit accepter des patients alors que le personnel fait défaut ou que ce soit les refuser.

Et la vie des personnels est elle aussi mise en danger.

Le 22 décembre 2012, une de nos collègues, auxiliaire de puériculture de l’hôpital Robert Debré, s’est donnée la mort par désarroi, laissant une lettre faisant état d’un travail dans des conditions insupportables, étant contrainte de faire de plus en plus d’autres tâches (ménage, hôtellerie,…) se rajoutant aux siennes et lui laissant peu de temps pour accomplir les tâches de sa propre fonction d’auxiliaire. Elle a pris soin de tenter de faire entendre raison à sa hiérarchie mais n’a bénéficié d’aucune écoute et rien n’a été fait pour améliorer la situation. Si bien que, complètement désemparée, elle a préféré en finir. La famille, indignée, a porté plainte pour faire reconnaître la responsabilité de l’hôpital.

On n’a nullement affaire à une exception et les personnels poussés à bout par le manque d’effectifs, par le surcroît des tâches et les pressions pour le faire réaliser par un personnel insuffisant se retrouvent régulièrement dans des situations de stress qui débouchent sur des maladies ou sur des impasses.

A Lille, c’est un infirmier qui travaillait dans le service de Réanimation qui a mis fin à ses jours. A Roubaix, au centre du Vert-pré, une infirmière a tenté de se suicider en avalant des anxiolytiques.

Aucune loi des séries, aucun hasard dans tout cela : l’hôpital est devenu une entreprise quasiment privée avec des méthodes de gestion de la rentabilité à tout prix d’autant plus féroce qu’il faut imposer ces nouvelles normes du privé. On se souvient que des entreprises comme Disneyland, Renault avaient été rejointes dans le palmarès des suicides par France Telecom venant d’être privatisée. La course aux économies, liée à la politique de rentabilisation et de privatisation, amène à accueillir toujours plus de patients avec moins de personnel, moins de matériel et à travailler toujours plus vite en n’ayant plus le temps de bien s’occuper des malades. Si les personnels, épuisés, en souffrance, en arrivent parfois à des gestes désespérés, cela n’étonne aucun d’entre nous.

Les directions nient ces gestes, en disant qu’elles n’ont rien à voir avec les conditions de travail dans l’hôpital, mais nous savons tous que la dégradation des conditions de travail n’a fait que s’aggraver ces dernières années. Le phénomène s’est même amplifié avec la crise et les restrictions budgétaires toujours plus drastiques n’ont nullement été enrayées par le nouveau gouvernement qui n’est pas avare de belles déclarations mais d’argent et d’effectif, il l’est autant que son prédécesseur…

Or, nous venons d’avoir une nouvelle preuve que le manque d’effectifs tue. En effet, le 18 janvier, une patiente de l’hôpital Sainte-Périne de l’APHP a été retrouvée morte dans le jardin, étant sortie la nuit dans le froid sans que personne ne s’en soit rendu compte. C’est la deuxième fois que cela se produit dans le même établissement. L’insuffisance des effectifs a été de nombreuses fois dénoncé par les personnels de cet établissement au point que c’est sur ce motif que les personnels ont dû faire deux mois de grève pour dénoncer la situation sans être entendus de leur direction. Et les conditions de travail étaient si dégradées que des souris couraient même dans les services…

Nous voyons sous nos yeux nos conditions de travail se dégrader de jour en jour dangereusement, des tâches se rajouter aux tâches, des postes être discrètement supprimés à la faveur notamment des départs en retraite, des maladies, des transferts de services, etc. La direction impose aux cadres (qui commencent aussi à en avoir assez) de nous imposer des cadences infernales. A courir en tous sens, on est encore plus épuisés et c’est aux collègues de se débrouiller si cela se traduit en arrêts maladie de ceux qui n’en peuvent plus…

Quant à la direction, elle ne se préoccupe pas si le travail peut être fait, si la sécurité des patients n’en pâtit pas, elle ne considère que les normes comptables. Le Guen, dirigeant du conseil de surveillance de l’APHP, a même centré ses vœux à la population parisienne sur la proposition que chacun lui écrive pour dénoncer les personnels défaillants…

On vient de voir, avec la décision de cette direction de retirer 150 millions aux hôpitaux parisiens, que la situation ne va pas aller en s’améliorant !

Il est plus que temps que les personnels s’expriment pour dire que la coupe déborde et le fassent autrement que service par service, hôpital par hôpital, ou catégorie par catégorie, mais pas tous ensemble. Et pas seulement par une journée d’action sans effet. Même si cela n’agrée pas aux directions syndicales, ce n’est pas grave. Il importe que nous décidions nous-mêmes à la fois de nos moyens d’action, de nos revendications chiffrées et précises en personnel et que nous organisions nos propres organes de décision pour mener cette action, comités de grève et coordinations.


Les personnels sont les plus mal lotis

Les logements de l’APHP sont devenus une denrée rare pour les personnels qui en ont besoin. Quand il y en a un qui se libère, cela ne signifie pas que quelqu’un d’autre va pouvoir en bénéficier. En effet, la direction de l’APHP traîne les pieds pour faire effectuer les travaux de réfection, économies oblige. En fait elle prévoit de revendre aussi ces appartements. Quand il s’agit des appartements de fonction des directeurs, par contre, il n’y a pas de telles économies sur les travaux !

Les centrales en grève… de syndicalisme ?

Pour la grève du 31 janvier, on n’a jamais vu aussi peu d’informations et de travail syndical pour contacter les collègues alors que le ras-le-bol des personnels ne fait pas défaut ! A croire que les centrales syndicales, tout à leurs bonnes relations avec la gauche gouvernementale, renoncent à faire en sorte que le mécontentement général puisse s’exprimer. Ce n’est pas un vrai problème : quand nous déciderons nous-mêmes de nous mettre en colère, nous saurons bien aussi mettre en place nos comités de grève et nos coordinations.

Le réfectoire est plastiqué !

Non ! Il n’y a pas eu d’attentat dans la cantine de l’hôpital Tenon, ni des attaques terroristes. C’est seulement la direction qui a attaqué en continuant à nous imposer de manger dans du plastique ce qui, comme chacun sait, est bien moins agréable. On n’est peut-être pas des rupins mais on ne mange pas avec les mains ! En tout cas, on voit qu’elle considère qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes…

Diviser pour régner

Les syndicats tiennent à maintenir à part le mouvement des cadres. Pas question pour eux de le mêler avec les revendications de toutes les catégories de l’hôpital public. AG à part, rassemblements à part, revendications séparées, réunions avec le DRH de l’AP indépendantes, et rassemblement à part le 29 au lieu du 31, c’est décidément toute une politique de division qui ne servira finalement que la direction de l’APHP même si elle correspond aux préjugés de nombre de cadres. Au lieu de « L’union fait la force », le mot d’ordre syndical devient de plus en plus « La division fait la centrale ».

Coup de bistouri

Les quatorze groupes hospitaliers de l’APHP sont encore une fois agressés par la direction et vont devoir économiser : 150 millions d’euros en 2013 alors qu’ils en avaient économisé 130 en 2012 en ponctionnant les dépenses de médicaments, d’hôtellerie et de personnel. A eux seuls, Saint-Antoine, Rothschild, Trousseau et Tenon devront ponctionner sur leur budget la somme colossale de 29 millions d’euros. Autant dire que cela signifie travailler comme des fous pour une santé qui n’est plus du tout au service des patients et ne leur assure aucune garantie, sans parler qu’elle tue de fatigue les personnels.

Les fameuses économies n’empêchent pas la multiplication des travaux immobiliers, irriguant le secteur du Bâtiment, avec des énormes bâtiments neufs sans personnel, sans investissements et sans matériel neuf.

Critiquant les nouvelles restrictions imposées aux hôpitaux parisiens, le professeur Bernard Granger, psychiatre à Cochin et porte-parole du mouvement de défense de l’hôpital public a déclaré que « c’est une saignée ! » et le professeur Loïc Capron a affirmé qu’ « on sort de quatre années d’efforts, ça suffit ! » Mais ces prises de position ne remplaceront pas notre action.

Fermeture de l’Hôtel-Dieu

L’Hôtel-Dieu reçoit des fonds pour travaux mais c’est pour être transformé en maison de santé ou dispensaire. Sans urgences ni hôpital de jour, il disparaît en tant qu’hôpital. C’est l’hôpital Cochin qui est chargé de récupérer services et personnels, en calculant ouvertement qu’il y aura de la perte… Quant à Cochin, cela devient de plus en plus un lieu de passage, on y vient, on en part : un peu une espèce de gare de triage plutôt qu’un hôpital !

L’APHP disparaît

Selon les projets de la direction, l’APHP devrait disparaître en tant que telle pour devenir une agence de la santé, distribuant les malades au privé, aux médecins libéraux et autres agences. Il changerait même de nom et deviendrait « Cité Universitaire de Santé » divisée en « Groupements d’Organisation Sanitaire ». La casse de l’hôpital public est bel et bien confirmée avec la gauche gouvernementale. La seule différence étant dans la forme puisque le gouvernement est sans cesse en négociations avec les syndicats, ce qui, on le voit, n’empêche pas les attaques…

La politique du médicament ne s’améliore pas

Le gouvernement mène campagne pour nous convaincre de prendre les génériques, campagne appuyée sur le non-remboursement… Pourtant, malgré leurs déclarations, il est prouvé que certains génériques ont des adjuvants qui ne sont pas supportés par les malades. Par contre, il s’avère que l’industrie pharmaceutique française est celle qui fait le plus son beurre sur les génériques.

Le gouvernement continue d’ailleurs de rembourser de nombreux médicaments que lui-même reconnaît ne pas être inutiles ou dangereux. Il dérembourse même la pilule de troisième génération tout en conseillant aux femmes de ne pas l’arrêter. D’ailleurs, même s’il y a danger, sa politique est une aberration : s’il y a risque, il faut interdire le médicament et sinon continuer à le rembourser…

Quant aux malades, victimes du Mediator et du trust qui a caché sciemment les risques, le laboratoire Servier, ils ne parviennent pas à déposer leurs dossiers en vue d’indemnisation et prise en compte par la justice. Et ce n’est pas le gouvernement qui se met en quatre pour les aider…

Tout pour le privé !

Les cliniques vont bénéficier du « crédit d’impôt compétitivité » ce qui va les rendre plus compétitifs que l’hôpital public ! C’est quand même un comble : c’est l’argent public qui va directement servir à casser le service public !!! Et, pendant ce temps-là, le gouvernement poursuit la politique de « convergence privé-public », tout en prétendant officiellement le contraire.

L’hôpital sert… les fournisseurs

Les hôpitaux publics se préparent à la certification des comptes prévue en 2014. Cela nécessitera un inventaire des moyens humains et techniques ce qui est impossible vu l’ampleur de la tâche et le manque de personnel déjà pour réaliser les tâches courantes. En effet, il faudrait tout comptabiliser et notamment toutes les sortes de locaux et de matériels ! Le but est de « rationaliser les achats » sous prétexte d’économies. En fait, plus que jamais, l’hôpital public deviendra un simple acheteur de produits des sociétés privées de matériels !

Est-ce que la direction nous mentirait ?

Une prime de 500€ avait été promise à la Pneumo de Saint-Antoine par la direction de l’hôpital le 29 mai 2012 et le personnel aurait dû la toucher en juillet 2012. Depuis, rien… La direction a répondu dans un courrier que les personnels l’avaient effectivement touchée ainsi que ceux de la Maternité de Saint-Antoine, eux aussi du fait de leur déménagement imposé. Or, on peut le confirmer, personne n’a rien touché de ces 500€. De qui se moque-t-on ?

On ne donne pas notre Aval

Le département d’aval des urgences (le DAU) de l’hôpital Saint-Antoine est mobilisé pour l’embauche de personnel. Il réclame l’embauche d’aides soignants. C’est en dépit du bons sens que le service porte a été installé dans le bâtiment de l’ancienne maternité, éloigné des urgences et de la radiologie. Les aides soignants se retrouvent donc à parcourir tous les sous-sols de l’hôpital en passant une grande partie de leur temps à brancarder et c’est d’autant plus rageant que leur travail d’aide soignant reste à faire !!

Embauchez tous les CDD !

Le personnel aide soignant est de plus en plus souvent embauché en CDD. Avec des contrats de quelques mois, le travail est précaire. Pourtant le travail demandé par l’APHP est permanent ! La direction en profite car elle compte bien qu’un personnel précaire n’osera pas se plaindre de la dégradation permanente des conditions de travail et du sous-effectif. Comme cela, la boucle est bouclée et, pour la direction, tout est réglé…

Ils ont négocié notre esclavage

Les négociations nationales patronat/syndicats/ gouvernement ont rendu leurs fruits pourris : vive la flexibilité des emplois, des salaires, des conditions de travail et des sites. Si on refuse de travailler au SMIC, comme, où et quand cela plait au patron, c’est la porte ! Tout cela soi disant pour éviter les licenciements. Et les patrons auront leur crédit d’impôt et des taxes sociales en moins, toujours sous le même prétexte alors que nous, on paie toujours nos impôts. Les syndicats CGT et FO ont voté contre, mais cela n’empêche pas que la réforme est votée.

Ces deux syndicats disent que, dès le départ, la négociation était truquée mais pourquoi l’ont-ils cautionnée en y participant ? Parce qu’ils sont copains avec le gouvernement de gauche et que celui-ci leur a demandé de les aider à cautionner les négociations, c’est-à-dire de contribuer à faire croire qu’un chantage avec prise d’otage serait une discussion de gentleman !!! Même en ne signant pas, ils ont crédibilisé la discussion à laquelle ils n’auraient jamais dû participer si ces dirigeants avaient, comme ils le prétendent, à coeur les intérêts des salariés.

Voilà où mène le syndicalisme de négociation, de proposition par opposition à la lutte de classe, à l’action directe, à l’opposition entre la classe des travailleurs et celle des capitalistes. Et, même s’ils organisent des petites actions de protestation, ces syndicats CGT et FO en restent à la nécessité selon eux, d’accords avec les patrons, et récusent la lutte de classe.

Les services généraux sont révoltés !

Un nouvel « effort » est demandé aux services généraux : une économie de six millions d’euros qui suppose des suppressions massives d’emplois, des fermetures de services, et le démantèlement de nombreux services techniques. Les personnels sont révoltés et la mesure de la direction ne va pas passer comme une lettre à la poste ! En termes de blanchisserie, c’est un véritable nettoyage par le vide et il ne passe pas !


Guerre au chômage ou guerre contre les travailleurs et les peuples ?

Les communiqués de victoire du gouvernement sur le front du chômage sont démentis par les chiffres de Pôle emploi : 400 000 inscrits de plus en 2012, au total plus de 5,6 millions dont 700 000 jeunes, et 2 millions inscrits depuis plus d’un an, un record. Deux des maillons faibles du capitalisme européen, l’Espagne et la Grèce, ont un taux de chômage des jeunes dépassant les 50%. Cette exclusion croissante des jeunes montre à elle seule que la prétendue « sortie de crise » est de même nature que les mécanismes qui ont conduit à la crise : de la finance-fiction. Après PSA, Virgin, Renault c’est sur le site d’Amiens du 3ème fabricant mondial de pneus Goodyear que plane la menace de suppressions d’emplois. Sans compter tous les plans de licenciements cachés par le non renouvellement des CDD, les pressions pour des départs « volontaires » y compris dans le secteur public. Depuis son effondrement financier de 2008, le capitalisme mondial est bloqué, et veut nous entraîner dans le précipice qu’il creuse.

Mais les travailleurs ne sont pas seuls. De nombreux « médecins de Molière » proposent aux travailleurs des saignées pour les sauver. En France, on a le ministère du « redressement productif ». Et les ouvriers sont appelés par des dirigeants syndicaux à y croire : « Monsieur le président, vous pouvez, donc vous devez sauver les emplois ! Nous sommes compétitifs ! » Par ces appels solennels voire de sonores menaces de « guerre sociale », des syndicats demandent à Hollande de les sauver. Cela ne marchant pas, ces mêmes leaders crient, comme depuis peu à PSA-Aulnay, à la trahison. Mais à chaque nouveau plan social, c’est le même scénario qui est proposé aux salariés. Un délégué CGT de Goodyear vient d’appeler François Hollande à la rescousse !

Pourquoi appeler au secours un gouvernement qui dans les services publics, est le premier licencieur et employeur de précaires ? Le fait que les salariés de Renault et PSA aient tenu récemment un meeting commun à Renault est certes positif. Mais si les travailleurs ne servent que de choristes chantant un texte écrit à l’avance par le gouvernement et les leaders syndicaux, ce n’est pas leur lutte qu’ils mèneront mais celle d’appareils politico-syndicaux qui défendent leurs emplois à eux : ceux de garde-chiourmes du capitalisme. L’alliance CGT-CFDT a offert dès 2008 au patronat ses services pour que les licenciements massifs se fassent « en douceur ». En 1936, l’unité syndicale retrouvée n’avait pas créé l’unité des travailleurs, mais celle de leurs faux amis, les amenant désarmés vers la guerre, après avoir laissé les ouvriers et paysans espagnols écrasés par leur fascisme.

Au Mali, l’ex-armée coloniale est le « sauveur » envoyé par F. Hollande. La mission « civilisatrice » de la gauche française est ancienne : le Cartel des gauches dans les guerres du Rif et de Syrie en 1925, Mitterrand dans la bataille d’Alger en 1956 et le génocide franco-rwandais de 1994.

En France pour le droit au travail, au Mali pour le droit de vivre sans être soumis à la terreur de bandes armées : voilà deux guerres auxquelles les travailleurs sont acculés par le capitalisme en crise. Ces deux guerres sont deux fronts d’une même guerre. Nos camarades de travail qui viennent d’Afrique, vivent et travaillent ici le savent : ils subissent actuellement ces deux attaques. Car l’or de Bouygues, le pétrole de Total, l’uranium d’Areva ne sont pas les seules ressources pillées en Afrique. Il y a aussi la force de travail des prolétaires qui viennent construire nos routes, nos écoles, nos hôpitaux, travailler dans la restauration, le nettoyage, faisant prospérer Manpower, Adecco et leurs donneurs d’ordre que sont le secteur BTP … et l’Etat. Le gouvernement prétend sauver les Maliens. Combien de sans-papiers maliens croupissent aujourd’hui dans les centres de rétention ? Si cette guerre du gouvernement PS-Ecolo est faite pour libérer les maliens de Tombouctou, Gao et Kidali des islamistes, pourquoi ne pas libérer ces amis maliens ? Ils ne demandent que la liberté de circuler et de travailler mais sont traqués, enfermés et ont contribué au record de 36 822 expulsés en 2012.

Les travailleurs sont entraînés dans des guerres sociales, ou des guerres nationales qui sont aussi des guerres sociales. C’est une révolte contre les bandes terroristes de Ben Ali, l’absence d’avenir pour les jeunes qui a déclenché la révolution tunisienne, la chute de Kadhafi, le printemps arabe. Ces germes de révolutions, les impérialismes n’en veulent pas, ni au Maghreb, ni au Mali. Les généraux algériens non plus, qui viennent de massacrer plus d’otages que de terroristes et sont une armée exemplaire pour F. Hollande. C’est aussi contre ces révolutions que les impérialismes sont en guerre.

Ces guerres sociales et politiques contre nos exploiteurs, l’impérialisme et leurs armées sont les seules guerres justes, les seules guerres que les travailleurs pourront gagner. Car elles nous uniront au lieu de nous diviser, comme veulent le faire les « sauveurs » du capitalisme.

11 Messages de forum

  • Hôpital en danger= patients en danger.

    Comment les réformateurs de l’hôpital ont transformé l’hôpital en assassin !

    Ils faut virer les réformateurs de l’hôpital, et en particulier les agences régionales d’hospitalisation.

    A bas les ARS !

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    Le Point - ‎Il y a 16 heures ‎

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    Le Parisien - ‎2 févr. 2013‎

    ... mobile. « C’est une très triste histoire », regrette Dominique Cabrol, gynécologue obstétricien réputé et patron de la maternité Port-Royal. Mes équipes sont choquées par le décès de ce bébé. » Dans cette maternité, comme dans tous les hôpitaux de cette ...

    Paris. Pas de place à la maternité, un bébé meurt in utéro

    Le Télégramme - ‎Il y a 22 heures ‎

    Un bébé est mort dans le ventre de sa maman, vendredi à Paris. Les parents mettent en cause la maternité de l’hôpital de Port-Royal (XIVe arrondissement) où, disent-ils, ils n’ont pu être accueillis faute de place. Le ministère de la Santé a annoncé ...

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    DRAME - Une maman pourrait avoir perdu le bébé qu’elle portait parce que la maternité de Port-Royal (14e arrondissement de Paris) l’a renvoyée chez elle faute de chambre disponible. Son compagnon a porté plainte et le parquet a ouvert une enquête ...

    Bébé mort : Touraine veut une enquête

    Le Figaro - ‎Il y a 17 heures ‎

    La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé une "enquête exceptionnelle" sur les circonstances de la mort d’un bébé in utero à Paris. "J’ai demandé une enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale, qui sera lancée dès demain pour ...

    Mort d’un bébé in utero : la ministre Touraine demande "une ...

    Midi Libre - ‎Il y a 16 heures ‎

    Mme Touraine assure aux parents de sa volonté que "tout soit mis en ouvre pour leur apporter les réponses qui leur sont dues", ajoutant que "la sécurité pour les mamans et leur bébé dans les maternités" reste "une exigence absolue". (AFP JACQUES ...

    Enquête "exceptionnelle" après la mort d’un bébé, faute de place à ...

    Francetv info - ‎Il y a 16 heures ‎

    La maternité a lancé une enquête interne mais reconnaît déjà une "saturation totale" le jour où le rendez-vous a été annulé. (SÉBASTIEN RABANY / PHOTONONSTOP / AFP). L’accouchement devait avoir lieu jeudi 31 janvier mais, faute de place à la ...

    Paris : décès d’un bébé in-utéro. La famille met en cause la ...

    France 3 - ‎Il y a 21 heures ‎

    Selon des informations révélées par le journal Le Parisien, une femme a perdu vendredi dernier l’enfant qu’elle portait faute de place à la maternité de Port-Royal. Les parents portent plainte. Par Emmanuelle Hunzinger ; Publié le 03/02/2013 | 10:05, mis à ...

    Mort d’un bébé in utero : le parquet de Paris ouvre une enquête

    Le Figaro - ‎Il y a 15 heures ‎

    Le parquet a ouvert aujourd’hui une enquête préliminaire après le décès d’un bébé in utero faute de place dans la maternité parisienne où devait avoir lieu l’accouchement selon les parents. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé par ailleurs ...

    Un bébé meurt in utero, faute de place à la maternité ?

    Elle - ‎Il y a 20 heures ‎

    Les parents veulent porter plainte. Ils accusent la maternité Port-Royal (XIVe arrondissement à Paris) d’être à l’origine du décès de leur bébé, mort in utero vendredi. En cause : un service débordé et un manque de place dans l’établissement.

    Paris : une mère incrimine la maternité de Port-Royal après avoir ...

    L’Express - ‎Il y a 15 heures ‎

    Le couple devait se rendre jeudi pour déclencher l’accouchement dans la maternité de Port-Royal, qui leur a finalement demandé de reporter le rendez-vous de quelques heures ; mais à leur arrivée il n’y avait plus de chambre libre, rapporte Le Parisien. AFP ...

    Un bébé meurt faute de place à la maternité Port-Royal

    RTL.fr - ‎Il y a 21 heures ‎

    C’est censé être le plus beau jour dans la vie d’une famille, mais ce jour a viré au drame pour un couple parisien. La maternité Port-Royal à Paris n’a pas pu recevoir la femme enceinte à la date prévue de l’accouchement, faute de place, et la maman a perdu ...

    Mort d’un bébé in utero : la ministre de la Santé réagit

    Elle - ‎Il y a 16 heures ‎

    L’affaire fait réagir le gouvernement. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé dimanche une « enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale » sur les circonstances du décès de l’enfant. Et a ajouté que tout serait « mis en œuvre ...

    Mort d’un bébé in utero : Marisol Touraine demande l’ouverture d ...

    Atlantico.fr - ‎Il y a 15 heures ‎

    Vendredi, une femme a perdu son enfant après avoir vu son accouchement différé par la maternité Port-Royal à Paris. La ministre de la Santé a demandé dimanche l’ouverture d’une "enquête exceptionnelle".

    Paris : faute de place à la maternité, son bébé meurt

    BFMTV.COM - ‎3 févr. 2013‎

    Une femme a perdu son bébé avant même d’avoir accouché, en raison d’un manque de place à la maternité de Port-Royal. M.G.. Le 03/02/2013 à 9:04. Mis à jour le 03/02/2013 à 9:07. - +. Imprimer cet article. réagir. Le service des urgences de la maternité ...

    Un bébé mort in utero faute de place à Port-Royal : l’AP-HP ouvre ...

    Le Quotidien du Médecin - ‎Il y a 9 heures ‎

    Une mère a perdu vendredi l’enfant qu’elle portait, mort in utero, alors qu’elle devait accoucher la veille à la maternité Port-Royal, à Paris. Selon les informations du « Parisien », elle avait été renvoyée chez elle, faute de place dans l’établissement. Le père de ...

    Une mère perd son bébé in utero et incrimine la maternité saturée

    Le Huffington Post - ‎Il y a 19 heures ‎

    FAITS DIVERS - Une femme a perdu vendredi 1er février l’enfant qu’elle portait, mort in utero, faute de place, selon elle et son compagnon, à la maternité Port-Royal à Paris où elle devait accoucher, rapporte dimanche Le Parisien. Le parquet a ouvert une ...

    Décès du bébé in-utero : Marisol Touraine, la ministre de la Santé ...

    France 3 Haute-Normandie - ‎Il y a 17 heures ‎

    La ministre de la Santé Marisol Touraine, exprime dimanche sa "très vive émotion" à l’égard du couple qui vient de perdre son bébé in utero à Paris, et demande une "enquête exceptionnelle" sur les circonstances de ce drame. Le parquet de Paris a ...

    Faute de place à la maternité, elle perd son bébé in utero

    Grazia - ‎Il y a 13 heures ‎

    C’est un nouveau drame qui secoue le monde hospitalier. Vendredi 1er février à Paris, une jeune femme a perdu son bébé in utero. La maternité Port-Royal où elle devait accoucher, saturée, ne l’a pas reçue à temps faute de place. Faute de place à la ...

    Mort d’un bébé in utero : Touraine demande une "enquête ...

    Boursorama - ‎Il y a 13 heures ‎

    La ministre de la Santé demande une "enquête exceptionnelle", après la mort d’un bébé in utero, dont la mère n’avait pas eu de place à la maternité Port Royal à Paris. De son côté, le parquet de Paris ouvre une enquête. Vidéos les plus récentes ...

    Maternité le bébé meure faute au manque de place ?

    Miwim (Blog) - ‎Il y a 17 heures ‎

    Mais y avait-il assez de place pour accueillir la jeune femme prête à accoucher ? Une enquête est en cours et une plainte pourrait être déposée. C’est le quotidien Le Parisien qui révèle l’affaire. Car il y avait un risque d’accouchement précoce et la venue de ...

    Un bébé meurt faute de place à la maternité

    Tribune de Genève - ‎Il y a 8 heures ‎

    Un bébé est décédé in utero à Paris après que la mère eut été renvoyée chez elle par le personnel de la maternité Port-Royal. Les parents ont déposé plainte pour « homicide involontaire par négligence ». Le couple n’a pas eu la chance de voir leur bébé en ...

    Mort d’un bébé in utero : le parquet de Paris ouvre une enquęte

    Clicanoo - ‎Il y a 2 heures ‎

    Le parquet a ouvert dimanche une enquęte préliminaire aprčs le décčs d’un bébé in utero faute de place dans la maternité parisienne oų, selon les parents, devait avoir lieu l’accouchement, a-t-on appris de source judiciaire. La ministre de la Santé, Marisol ...

    La maternité n’a pas de place, elle perd son bébé

    24matins - ‎Il y a 19 heures ‎

    Cette maternité parisienne est au cœur de l’actualité, car un couple met en cause leur responsabilité dans le décès de leur enfant. Le bébé est mort, car l’établissement n’avait pas assez de place. Une plainte pourrait donc être déposée. Aux alentours de 7 ...

    Raréfaction des maternités : plus de place pour de nouvelles vies ?

    MCE Ma Chaine Etudiante - ‎Il y a 18 heures ‎

    La plus grande maternité de Paris, celle de Port-Royal (14e), a été le théâtre, jeudi dernier, d’un drame. Une jeune maman a perdu son bébé, alors que sa naissance était imminente. Dimanche matin, Stéphane, le père du bébé, jeune pompier de 34 ans, ...

    Le Nouvel Observateur

    Le Parisien

    Metro France

    RTL.fr

    France 3

    Francetv info

    BFMTV.COM

    Ouest-France

    auFeminin.com

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  • Selon le président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens Syngof, Jean Marty, la situation illustre "le dévoiement" du plan périnatalité et de la classification des maternités en trois types, allant de la prise en charge des grossesses normales à la prise en charge de celles à haut risque et des nouveau-nés présentant des détresses graves.

    Cette classification, scellée par un décret de 1998, a "abouti au discrédit des maternités qui n’étaient pas de niveau élevé", estime Jean Marty. "Les gens ont pensé qu’ils étaient plus en sécurité dans les maternités de type III et donc on a eu un engorgement de ces établissements, avec, dans le même temps, la volonté de l’administration de fermer les maternités privées de type I pour récupérer ce volume économique."

    La maternité Cochin-Port-Royal, maternité de type III qui dispose d’unités obstétriques, de néonatalogie et de réanimation néonatale, a enregistré 5.000 naissances en 2012.

    "On voit le résultat aujourd’hui, avec le refoulement d’accouchements qui devraient se faire en maternité de type III. Ce n’est pas une défaillance humaine, c’est un problème structurel, et tant qu’on n’imposera pas ce qui peut se faire en toute sécurité au plus près, dans la personnalisation, dans les établissements de type I, on aura ce genre de problème", assure M. Marty.

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  • "Il faudra combien de faits divers et à quels intervalles pour arriver à dire que les urgences de l’hôpital public ne s’en sortent plus ?" Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France, a réagi sur BFMTV au drame qui a coûté la vie à un bébé, vendredi à la maternité de Cochin Port-Royal, à Paris.

    "L’hôpital se bat contre des certitudes économiques [...] il y avait 1350 maternités en France en 1975, il n’en reste plus que 550 et ça, en raison uniquement de critères économiques. Une sélection élitiste s’est faite. Beacoup de personnes sont aujourd’hui sur liste d’attente, il faut réouvrir des maternités", a-t-il demandé.

    Patric Pelloux n’est pas convaincu par l’annonce de l’ouverture d’une enquête par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Des enquêtes il y en a plein les tiroirs", raille-t-il avant de prévenir qu’avec de tels manques de moyens "on met les personnels en difficulté".

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  • Il n’y a plus en France "d’indicateur fiable" pour ce qui concerne les enfants morts avant la naissance, informait la Cour des comptes dans son rapport de 2012, qui soulignait d’ailleurs "l’urgence d’une remobilisation des acteurs nationaux et locaux" en matière de périnatalité. Pour l’institution, "cette lacune est d’autant plus préoccupante" que, selon le rapport Euro-Peristat de 2008, la France avait en 2004 le taux de mortalité avant la naissance le plus élevé d’Europe (9,1 pour 1.000).

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  • Cette annonce intervient au lendemain de l’ouverture d’une triple enquête (médicale, administrative et judiciaire) sur la mort in utero d’un bébé il y a quelques jours dans cette maternité, décès imputé par les parents à la saturation de l’établissement. L’autopsie du bébé pourrait avoir lieu mardi, selon une source judiciaire.

    "Je vais déposer plainte dans les jours qui viennent" au nom de la jeune femme qui était suivie en 2011 pour une "grossesse à risque" à la maternité de Port-Royal, a déclaré Me Nedjma Abdi.

    "Ça a été très dur pour moi. Je n’avais pas eu la force jusqu’ici de le faire. Mais je me dis aujourd’hui qu’il ne faut plus laisser passer de pareilles choses", a confié la jeune femme à Libération.

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    • Bravo pour ce courage : son combat est celui de toutes les femmes et de tous les salariés de la santé !

      En tant que père je rêve la nuit de mettre le feux à toutes ces cabanes qui abritent les terroristes de la destruction de la santé publique, de l’école, de l’énergie, des transports, etc....

      Ils tuent nos enfants et nous devrions ne rien dire !

      Ils nous poussent au suicide, révoltons nous comme à Sidi Bousid, comme au Caire et ailleurs.

      En tant que travailleurs ou esclaves des temps modernes, organisons nous ! Arrêtons le massacre , prenons la société et dirigeons là pour le bien commun, pas pour les capitalistes et leur personnel politique ou syndical.

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  • Les coupables se disculpent : et pourquoi les tueurs se sentiraient-ils coupables ? ils tuent les personnels, ils virent les patients, ils tuent les bébés, mais qu’ont-ils encore à être dirigeants de ces hôpitaux et de cette société ? Puisque c’est leur rôle de nous tuer, virons-les !

    Mort du bébé de Port-Royal : pas de dysfonctionnement selon l’AP-HP

    Publié le 04.02.2013, 22h54 | Mise à jour : 23h33

    Stéphane et sa compagne avaient été reçus aux urgences de la maternité de Port-Royal avant d’être renvoyés chez eux. Mais selon l’AP-HP, la maternité n’a pas commis la moindre faute.
    | LP/Jeremie Jung

    L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a affirmé lundi soir qu’il n’y a pas eu de dysfonctionnements apparents à propos du drame de la maternité de Port-Royal : les effectifs et les lits étaient en nombre suffisant et la prise en charge de la patiente n’était pas médicalement justifiée.

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    Mort d’un bébé in utero à Port-Royal : trois enquêtes sont en cours

    Pour le groupe hospitalier, il n’y a donc pas eu d’erreur selon cette première enquête rapidement menée.

    « L’examen de l’organisation de la maternité de Port-Royal au cours de cette période permet de dire que les effectifs soignants, médicaux et paramédicaux, étaient au complet et que la disponibilité des lits et des salles permettait de recevoir les urgences, poursuit le texte. Tout était donc en place au niveau des besoins de personnels et de matériel.

    Sur la décision de renvoyer chez elle la patiente, le groupe hospitalier est également affirmatif : « L’examen médical de cette patiente n’a pas conduit à la décision de la prendre en charge en urgence ».

    Une deuxième enquête va être conduite

    Mais une enquête administrative et médicale « exceptionnelle » va cependant être menée par une équipe de médecins et de sages-femmes, dirigée par le professeur Bruno Carbonne, président de la collégiale des gynécologues-obstétriciens, pour examiner notamment si la décision médicale de renvoyer chez elle la patiente était justifiée. Les conclusions de leurs investigations seront connues début mars.

    « L’objectif est d’apporter des réponses précises aux interrogations sur la prise en charge médicale de la patiente et la situation détaillée en matière de capacités d’hospitalisation en gynécologie-obstétrique et en salles de naissance », a expliqué le groupe hospitalier.

    Enquête ouverte par le Parquet de Paris

    Parallèlement, une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Paris sur cette affaire qui pose notamment le problème de l’engorgement de certaines maternités, dont celles de « niveau 3 », les plus équipées pour faire face aux risques des accouchements difficiles mais qui manquent de personnels, de sages-femmes principalement, selon différentes organisations professionnelles.

    Depuis le week-end dernier, l’affaire a causé un grand émoi. La patiente, qui était suivie à la maternité de Cochin-Port Royal, s’était présentée dans la nuit de jeudi à vendredi avec un foetus mort in utero, à terme. Elle était déjà venue le mardi précédent et dans la journée de jeudi « pour examen et déclenchement de l’accouchement ». Or, après l’examen médical, il lui avait été dit qu’elle pouvait « retourner à son domicile », selon l’AP-HP.

    Le père du bébé a mis en cause la maternité et un service « débordé ». Les syndicats ont critiqué le manque d’effectifs et les conditions de travail dans les maternités de l’AP-HP. L’autopsie du bébé doit être pratiquée mardi, selon des sources judiciaires.

    Moins de 60 sages-femmes pour 5 500 naissance par an, selon les syndicats

    Selon le Collège national des sages-femmes (CNSF), les grandes structures doivent disposer de davantage de sages-femmes alors que les dernières diplômées commencent à pointer au chômage.

    De leur côté, les syndicats de Port-Royal ont dénoncé la fermeture de 19 lits dans cette maternité récemment modernisée et qui a déjà accueilli 5 500 naissances en un an alors que, selon eux, le nombre de sages-femmes y est inférieur à 60.

    LeParisien.fr

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  • Nous organisons une réunion ouvrière, dimanche 17 fevrier, pour discuter entre exploités de notre avenir.

    Vous pouvez prendre contact en me laissant un message à cette adresse : g.beaugin@gmail.com

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  • Bonjour,
    Je viens de créer un blog au sujet du traitement des contractuels de l’APHP pour nous permettre peut être d’agir http://chmageaphp.unblog.fr/, je vous remercie de relayer le lien

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  • Les collègues du Pr Jean-Louis Megnien sont sous le choc Jeudi après-midi, ce cardiologue de 54 ans s’est suicidé à l’hôpital européen Georges Pompidou, où il travaillait, en se jetant par la fenêtre d’un étage de l’établissement. L’annonce a été faite ce vendredi par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), confirmant une information du Figaro.

    Selon l’AP-HP, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s’est tenu en urgence ce vendredi matin dans ce même hôpital, « en présence de Martin Hirsch », le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. « Celui-ci a indiqué combien l’institution, touchée par ce drame, prenait au sérieux cet événement tragique », annonçant « la saisine de la cellule d’analyse des suicides », a poursuivi l’AP-HP.

    C’est à cette cellule qu’il « appartiendra d’analyser les liens éventuels avec les conditions et l’environnement de travail » du médecin. « Comme elle l’a fait dans d’autres cas », elle procédera « à une analyse complète des circonstances qui ont pu provoquer ce geste », a souligné l’AP-HP. Une enquête policière a été ouverte et les policiers ont saisi les ordinateurs de Jean-Louis Megnien.

    En arrêt maladie pendant neuf mois pour une dépression, le cardiologue avait repris le travail lundi. Selon une source syndicale, il aurait notamment souffert des différents événements ayant égratigné l’image de l’hôpital Pompidou, comme les interdictions d’exercer visant le chirurgien star Lantieri ou les affaires de fichiers illégaux révélées en 2014.

    Il y a quelques mois, plusieurs de ses collègues avaient alerté Martin Hirsch et la directrice de l’hôpital, Anne Costa, ainsi que le patron de « risques suicidaires » en raison, selon eux, de « harcèlement moral ».

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