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A bas les préparatifs de la troisième guerre mondiale entre les anciens impérialismes et les nouveaux - Matière et Révolution
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A bas les préparatifs de la troisième guerre mondiale entre les anciens impérialismes et les nouveaux

mardi 18 juin 2013, par Robert Paris

A bas les préparatifs de la troisième guerre mondiale entre les anciens impérialismes et les nouveaux

Le capitalisme en bout de course, la course aux armements et la marche à la troisième guerre mondiale

Les USA contre la Russie et la Chine - De la concurrence, guerre économique, à la guerre tout court ?

Course aux armements maintenue aux USA

La guerre, une solution face à la crise

Les classes dirigeantes sur le sentier de la guerre

La crise économique et la guerre

Les huit guerres d’Obama et le terrorisme US intitulé honteusement « contre-terrorisme »

Les États-Unis, la Grande Bretagne et la France entraîneraient des rebelles syriens en Jordanie

L’impérialisme, la Syrie et le risque d’une guerre mondiale

La Maison Blanche organise des réunions pour discuter d’une plus grande implication en Syrie

Syrie : Un rapport des Nations unies révèle des crimes de l’opposition tandis que les puissances impérialistes poussent à une intervention

Les puissances européennes lèvent l’embargo et vont armer l’opposition syrienne

Obama et Cameron se réunissent pour un sommet de guerre à Washington

Vers la troisième guerre mondiale ?

La situation mondiale basculera-t-elle en mer de Chine ?

Vers la 4ème guerre mondiale Chine-USA ?

Un groupe de réflexion australien présente les projets de guerre américains contre la Chine

Le scénario préconçu d’Obama et la menace de guerre nucléaire en Asie Washington invente le prétexte des armes chimiques pour justifier une guerre contre la Syrie

La "guerre juste" d’Obama contre le peuple haïtien

La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l’Iran

Les Etats-Unis envoient des avions de chasse en Corée alors que le risque de guerre s’accroît

La Russie poursuit la reconstruction de ses forces armées

L’impérialisme prévoit « des décennies de guerre » en Afrique

Vers une troisième guerre mondiale occidentalo-eurasienne

Washington se prépare à une guerre mondiale

Par Patrick Martin

Un document extraordinaire publié le 31 juillet sur les préparatifs militaires américains demande au Pentagone de se préparer à mener en même temps pas moins d’une demi douzaine de guerres, dont des guerres où l’adversaire dispose d’armes nucléaires.

Ce document intitulé “Ensuring a Strong Defense for the Future,” (Assurer une défense forte pour l’avenir) a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d’anciens haut responsables militaires et civils, chargés par le Congrès de fournir un examen critique du document officiel de préparatifs du Pentagone publié en début d’année, le Quadrennial Defense Review 2014.

Le National Defense Panel est dirigé conjointement par William Perry, ministre de la Défense du gouvernement Clinton et le général John Abizaid, ancien chef du commandement central américain. Parmi ses membres on compte quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michèle Flournoy, ancienne ministre adjoint à la Défense sous Obama et Eric Edelman, néoconservateur en vue et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.

Ce groupe est donc bipartite et représente l’ensemble du spectre de l’élite responsable de la sécurité dans le Washington officiel. Son rapport est sorti sous les auspices d’une agence financée au niveau fédéral et qui se consacre à l’étude de la guerre et dont le nom, dans la plus pure logique orwellienne, est l’ US Institute of Peace (l’Institut américain pour la Paix.)

Ce document met en garde contre les dangers confrontant les Etats-Unis, avec en premier lieu le pouvoir grandissant de la Chine et de la Russie, suivi par la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’ensemble du Moyen-Orient, puis l’Afrique. La Chine et la Russie sont ainsi placées en haut de la liste des cibles potentielles pour une action militaire américaine, devant les trois pays choisis par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l’Axe du mal. »

Ce document fait remarquer que depuis les deux dernières décennies, depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, la doctrine de défense des Etats-Unis exige qu’il soit possible de mener de front deux guerres majeures. Puis il exige que l’on procède à un changement radical dans cette doctrine :

« Etant donné que le climat de menace empire, nous estimons qu’une structure plus expansive des forces militaires, une qui soit différente de celle permettant de mener de front deux guerres, mais tout aussi puissante, est appropriée. »

Un peu plus loin des précisions sont apportées :

« Nous estimons … que la capacité à mener une guerre mondiale est la condition sine qua non d’une superpuissance et donc une condition essentielle à la crédibilité de la stratégie de sécurité nationale globale des Etats-Unis. Dans le climat actuel de menace, il serait possible que l’on fasse appel aux Etats-Unis pour dissuader ou combattre dans plusieurs régions durant des périodes qui se recoupent : sur la péninsule coréenne, en Mer de Chine orientale ou du Sud, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et très probablement en Europe. Les Etats-Unis sont aussi confrontés à la perspective de combattre des adversaires disposant de l’arme nucléaire. De plus, la propagation d’Al Qaïda et de ses dérivés dans de nouvelles régions en Afrique et au Moyen-Orient signifie que l’armée américaine doit être capable de supporter des opérations de contre-terrorisme et de défendre la patrie américaine même lorsqu’elle est engagée dans des conflits régionaux à l’étranger. [caractères gras ajoutés]

Cette liste suggère que les Etats-Unis doivent se préparer à combattre cinq ou six guerres majeures simultanément. Ce n’est rien de moins que d’exiger que l’impérialisme américain commence à se préparer à mener une guerre mondiale qui menacerait d’extinction l’humanité entière.

Présenter la Chine et la Russie comme des cibles probables de l’action militaire américaine a des implications des plus sinistres, étant donné que ces deux pays disposent des deuxième et troisième plus importants arsenaux nucléaires de la planète, derrière les Etats-Unis.

Le rapport soutient la position du gouvernement Obama de « ré-équilibrage » des forces militaires américaines afin de confronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme étant un effort visant à réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts sécuritaires des Etats-Unis. »

Quant à la probabilité qu’une telle guerre éclate, il faut faire remarquer que le National Defense Panel discute des détonateurs possibles pour une conflagration majeure, notamment en Extrême-Orient. Le langage est peut-être truffé de jargon mais il n’empêche que la perspective fait froid dans le dos.

« La prolifération de systèmes ne nécessitant pas de pilote et qui sont de plus en plus autonomes en Asie-Pacifique ainsi qu’au Moyen-Orient, par exemple, aura un impact préjudiciable sur la capacité à maintenir la stabilité lors d’une crise ou à gérer l’escalade si un conflit survenait. Ces systèmes, combinés à la prolifération d’armes offensives et défensives dans le cyberespace et l’espace lui-même, affecteront grandement la relation entre la capacité militaire offensive et défensive dans les régions clé, augmentant le risque qu’une crise ne se transforme rapidement en un conflit avant que les décideurs politiques et les commandants militaires n’aient le temps nécessaire pour réagir. »

Pour dire les choses simplement, une guerre majeure peut être déclenchée par l’interaction d’armes fixées sur des drones et de systèmes de riposte automatisés des deux côtés, sans même qu’il y ait d’intervention humaine.

Le rapport ne met pas ouvertement en question la professionnalisation de l’armée, mais se concentre sur son coût en augmentation et exige « des réformes des salaires et des prestations sociales qui soient significatives et permettent de réduire le coût » afin de le rendre plus abordable. La logique des pressions conjointes de l’augmentation des coûts et de l’expansion des déploiements militaires est cependant inexorable : cela veut dire que tôt ou tard, et cela viendra plus tôt qu’on ne le croit, la classe dirigeante américaine devra opter pour une forme de conscription qui aille encore plus loin que la conscription économique actuelle où les couches les plus pauvres de la classe ouvrière s’engagent dans l’armée de « volontaires » de façon disproportionnée.

Le rapport sur la défense exprime l’inquiétude de voir les préparatif de guerre du Pentagone être affectés par les contraintes financières sur l’impérialisme américain, notamment les limitations auto-imposées comme le blocage budgétaire (« sequester ») de certaines dépenses militaires choisies et imposées conformément à la Budget Control Act (loi de contrôle du budget) de 2011.

Les auteurs déplorent à maintes reprises les limites imposées sur les dépenses militaires des Etats-Unis du fait du fardeau des programmes sociaux dans le pays, en attirant l’attention sur « l’énorme fossé grandissant entre le montant collecté pour soutenir les programmes sociaux, notamment la sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et l’argent dépensé pour ces programmes. »

Ils déclarent, « Les Etats-Unis doivent mettre de l’ordre dans leur fiscalité tout en finançant simultanément et de façon robuste les dépenses militaires. Une maîtrise agressive du coût des soins de santé doit certainement être poursuivie à la fois au sein du Département militaire [c’est à dire pour les soldats et leur famille] et plus largement dans tous les programmes du gouvernement. »

Il faut le répéter : Il s’agit d’un rapport bipartite. Démocrates et Républicains, libéraux et conservateurs ont approuvé les exigences exprimées dans ce rapport de réduire drastiquement les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs afin de s’assurer que des milliers de milliards soient disponibles pour les déverser dans la gueule insatiable de la machine de guerre américaine.

Le caractère bipartite de ce document atteste de l’unité de toutes les sections de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes régions du monde. Cela confirme que la lutte contre la guerre impérialiste ne peut être menée que par la classe ouvrière qui se libère du système politique existant au Etats-Unis et qui construise un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme socialiste révolutionnaire et internationaliste.

10 Messages de forum

  • Le président russe Vladimir Poutine n’a pas exclu mardi de nouvelles livraisons d’armes au régime de Damas, à peine terminé le sommet du G8 qui a accouché d’un difficile compromis sur le conflit syrien.

    "Nous fournissons des armes au gouvernement légitime, conformément à des accords légaux", a expliqué le président russe, allié indéfectible du régime du président Bachar al-Assad auquel il fournit des armes.

    "Si nous concluons des contrats de cette nature, alors nous les remplirons", a ajouté Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse.

    Cette déclaration est intervenue juste après la présentation du communiqué final a minima sur la Russie sur lesquels se sont laborieusement mis d’accord les dirigeants des huit pays les plus riches, profondément divisés sur ce conflit.

    Le président russe a défendu contre vents et marées le régime du président Assad pendant ce sommet, alors que ses partenaires souhaitent accroître leur soutien aux rebelles et parlent désormais ouvertement de leur fournir des armes.

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  • La Syrie devient de plus en plus le terrain d’entrainement de la prochaine guerre mondiale entre les blocs impérialistes !

    En Syrie, Poutine ordonne de détruire « toute cible menaçant les unités russes »…

    La candidate démocrate favorite pour la présidentielle, Hillary Clinton, est l’un des principaux défenseurs de l’escalade de l’intervention militaire américaine dans la guerre civile syrienne, exigeant dans un entretien télévisé dimanche, « une campagne aérienne beaucoup plus robuste contre des cibles de l’État islamique, contre l’infrastructure pétrolière, contre leurs dirigeants », ainsi qu’une augmentation du nombre de forces spéciales américaines.

    Quant à son principal rival pour l’investiture, le soi-disant « socialiste » Bernie Sanders, il cherche à éviter toute discussion de la politique étrangère, parce qu’il est partisan de longue date de la guerre impérialiste au Moyen-Orient.

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  • Tout pour la guerre : recrutements massifs, nouveaux matériels, préparatifs, nouvelles oppositions de puissances, nouvelle politique des blocs...

    Et maintenant le drones de combat : Paris et Londres y investissent "plus de 2 milliards d’euros".

    La grande bourgeoisie s’investit dans la guerre faute d’être capable d’investir dans l’économie !!!

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  • Des avions russes frôlent un navire américain en mer Baltique : les impérialismes jouent à se faire peur en préparant la guerre mondiale…

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  • Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a fait monter la tension avec la Chine au sujet de la mer de Chine méridionale durant son voyage aux Philippines la semaine dernière. Le 15 avril, il a défendu à bord du porte-avions USS John C Stennis la présence dans cette mer de cet immense navire de guerre, disant : « Nous avons été ici des décennies et des décennies. » Il a rendu « le comportement chinois » responsable de la confrontation croissante dans ces eaux contestées.

    Par ses remarques, Carter déclarait que les États-Unis avaient l’intention de maintenir par la force militaire leur position dominante dans la région Asie-Pacifique, une menace à peine voilée à l’égard de la Chine. La propagande américaine condamne régulièrement la « militarisation » par la Chine de la mer de Chine méridionale, mais l’USS Stennis, son escorte d’attaque navale et ses 90 avions et hélicoptères, sont une force gigantesque comparés à la présence militaire limitée de Pékin sur les îlots de cette zone.

    Depuis l’annonce en 2011 du « pivot » ou « rééquilibrage » du gouvernement Obama vers l’Asie, les États-Unis ont envoyé dans cette région leurs armes les plus avancées, y ont renforcé les liens militaires et forgés de nouveaux accords de bases militaires. Carter est arrivé aux Philippines au moment où 8.000 soldats américains et philippins participaient aux manœuvres annuelles conjointes « Balikatan ». « Avec chaque exercice Balikatan et passage du Stennis, avec chaque nouvel exercice multilatéral et chaque nouvel accord de défense, nous ajoutons un nouvel élément au réseau de sécurité de la région », a-t-il dit.

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  • Lors d’une conférence de presse conjointe le 14 avril, Carter a annoncé que les Etats-Unis commenceraient leur stationnement aux Philippines par des avions de combat et des troupes des Forces spéciales dont cinq avions d’attaque A-10 Thunderbolt, trois hélicoptères H-60G Pavehawk et un avion de combat MC-130H Talon utilisé pour infiltrer des unités des forces spéciales.

    Le Wall Street Journal a qualifié ces mesures d’« avant-garde d’un déploiement majeur dans ce pays d’Asie du Sud-Est alors que Washington et ses alliés montent une réponse coordonnée à la hardiesse de Pékin en mer de Chine méridionale. »

    Carter a justifié ce déploiement en disant que les actions de la Chine en mer de Chine méridionale « causaient l’anxiété et augmentaient les tensions régionales. » Il a dit que la présence des États-Unis préparerait le terrain à des patrouilles aériennes conjointes dans la région. Le secrétaire philippin à la Défense Voltaire Gazmin a dit espérer que le renforcement américain dissuaderait « la Chine d’entreprendre des mesures indésirables ».

    Carter a aussi annoncé 40 millions de dollars d’aide militaire pour stimuler le partage de renseignement, la surveillance et les patrouilles navales dans le cadre de l’Initiative de sécurité maritime de Washington (425 millions de dollars sur 5 ans), la plus grande partie étant destinée aux Philippines. Il a révélé pour la première fois que les USA et les Philippines avaient déjà effectué deux opérations maritimes conjointes en mer de Chine méridionale depuis mars. Il y eut aussi des patrouilles conjointes avec le Japon.

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  • Sur instigation de Washington, la réunion au Japon des ministres des Affaires étrangères du G7 avait exprimé le 11 avril « une forte opposition à toute action unilatérale d’intimidation, de coercition ou de provocation qui pourrait modifier le statu quo et accroître les tensions. » La déclaration, clairement dirigée contre la Chine, avait provoqué une réponse furieuse de Pékin qui a convoqué tous les diplomates de haut rang des pays du G7 pour leur adresser une protestation formelle.

    Les États-Unis et leurs alliés exploiteront immédiatement une décision de la cour internationale, même relative, contre la Chine pour condamner comme "illégales" les activités chinoises en mer de Chine méridionale et justifier une nouvelle escalade des provocations militaires. Tout comme les invasions américaines de l’Afghanistan et de l’Irak n’avaient rien à voir avec une « guerre contre le terrorisme » ou des « armes de destruction massive », les actions irresponsables de Washington en Asie n’ont rien à voir avec la « liberté de navigation ». L’impérialisme américain a de nouveau recours à la force militaire pour assurer sa domination en Asie et dans le monde, malgré le danger croissant d’une guerre catastrophique entre puissances nucléaires.

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  • Le gouvernement britannique est en discussions avec le gouvernement Trump sur son rôle dans une confrontation militaire avec la Corée du Nord. Lundi, le Daily Mail a publié un article comprenant des informations détaillées sur les plans de l’armée britannique pour soutenir l’armée américaine. L’article citait des sources de la Royal Navy, du gouvernement et de fonctionnaires.

    Le Daily Mail a dit qu’une guerre contre la Corée impliquerait l’envoi par la Grande-Bretagne d’une flotte vers la péninsule coréenne, comme ce que la Grande-Bretagne a fait dans sa guerre contre l’Argentine en 1982. Le Mail a déclaré : « Une option consiste à déployer le nouveau porte-avions britannique – dont la mise en service est prévue plus tard cette année – dans la région avant de réaliser des essais de vols ».

    Dans cette optique, le vaisseau à 3 milliards de livres qu’est HMS Queen Elizabeth, transportant 12 avions chasseurs F-35B, rejoindrait les navires de guerre américains au large de la péninsule coréenne. Le porte-avions Queen Elizabeth est actuellement impliqué dans un essai en mer à proximité de son port d’attache Portsmouth et ne devrait pas entrer en service définitif avant 2020. Cependant, l’article a noté que le vaisseau « sera mis en service à la fin de cette année ». Il a ajouté que « des sources de la marine navale ont indiqué qu’il pourrait en principe être envoyé pour la guerre ».

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  • The Economist » et la perspective de la guerre entre grandes puissances

    Le magazine The Economist, l’influent hebdomadaire londonien décrit par Karl Marx il y a plus de 150 ans comme « l’organe européen » de « l’aristocratie des finances », a consacré son dernier numéro à « The Next War » (la prochaine guerre) et « The Growing Threat of Great Power Conflit » (la menace grandissante de conflit entre grandes puissances). Son éditorial principal démarre sur un avertissement effrayant :
    « Au cours des 25 dernières années, la guerre a coûté trop de vies. Pourtant, alors même que les luttes civiles et religieuses ont fait rage en Syrie, en Afrique centrale, en Afghanistan et en Irak, un affrontement dévastateur entre les grandes puissances mondiales est resté presque inimaginable. »
    « Ce n’est plus le cas […] de changements puissants et à long terme de la géopolitique et la prolifération des nouvelles technologies érodent la domination militaire extraordinaire dont jouissent l’Amérique et ses alliés. Un conflit d’une ampleur et d’une intensité jamais vues depuis la Seconde Guerre mondiale est encore une fois plausible. Le monde n’est pas préparé. »
    The Economist envisage un futur dystopique, violent, avec le déploiement de l’armée américaine pour intimider ou détruire les prétendus défis à sa domination partout.
    Au cours des 20 prochaines années, The Economist prédit que « le changement climatique, la croissance démographique et les conflits sectaires ou ethniques » sont susceptibles de faire plonger une grande partie du monde dans des « guerres intra-étatiques ou civiles ». De tels confits se dérouleront de plus en plus dans les villes entourées de « taudis » peuplées de millions d’habitants, donnant lieu à de « combats rapprochés, quartier par quartier ». L’avenir réservé à de grandes parties de l’humanité est celui du carnage qui a été observé lors des batailles meurtrières de l’an dernier contre la ville irakienne de Mossoul et la ville syrienne d’Alep.
    Mais plus effrayant encore, c’est la série de scénarios qu’il décrit comme une escalade majeure des tensions entre les Etats-Unis et la Russie et la Chine, présentés comme ses adversaires stratégiques, qui menacent à tout moment de provoquer un holocauste nucléaire.
    La conclusion avancée par The Economist est que l’Amérique doit mettre fin à « 20 ans de dérive stratégique » sous les gouvernements successifs, qui auraient « fait le jeu de la Russie et de la Chine ». Dans une série d’articles, son rapport spécial préconise que les États-Unis dépensent des sommes vertigineuses sur les nouvelles armes nucléaires et conventionnelles, y compris les technologies d’intelligence artificielle (AI) robotique, pour s’assurer qu’ils conservent la supériorité militaire qui, jusqu’à présent, a inspiré « la peur chez leurs ennemis ».
    Il met en garde contre : « Le danger pressant qui est la guerre dans la péninsule coréenne, peut-être cette année […] Des dizaines de milliers de personnes périraient, beaucoup plus si des armes nucléaires étaient utilisées. »

    The Economist pense qu’une « guerre pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires semble être une perspective plus spéculative pour l’instant, mais pourrait devenir plus probable dans quelques années ».
    Il affirme que les Etats-Unis sont menacés par la soi-disant « zone grise » dans laquelle la Chine, la Russie, l’Iran et d’autres pays cherchent à « exploiter » les « vulnérabilités » américaines dans certaines parties du monde sans provoquer un conflit ouvert. Il donne comme exemples les prétentions territoriales chinoises dans la mer de Chine méridionale, l’annexion de la Crimée par la Russie et l’influence politique de l’Iran en Irak, en Syrie et au Liban.
    L’ingérence impérialiste américaine, cependant, est considérée comme entièrement légitime par The Economist. En Syrie, les États-Unis ont mené sept années d’intrigues en vue d’un changement de régime visant à renverser le gouvernement soutenu par les Russes et les Iraniens. L’annonce par Washington de son intention d’occuper de facto un tiers du pays et de rassembler une armée par procuration de 30 000 hommes des milices kurdes et islamistes a créé des conditions non seulement pour des affrontements directs avec l’Iran ou la Russie, mais aussi avec la Turquie, censée être un de ses alliés dans le cadre de l’OTAN.
    Dans un écho involontaire au Newspeak de George Orwell, The Economist conclut qu’« une Amérique forte » – armée jusqu’aux dents et menaçant de façon permanente ses rivaux d’anéantissement – est « le meilleur garant de la paix mondiale ».
    L’aspect le plus effrayant de l’article, cependant, est qu’il est pessimiste de son propre pronostic que l’impérialisme américain peut intimider ses rivaux à la soumission. Le développement même d’une position militaire de plus en plus agressive à l’égard de la Chine et de la Russie augmente, et non diminue, la probabilité d’une guerre.
    « Le plus grand danger », dit-il, « réside dans une erreur de calcul due à une incapacité à comprendre les intentions d’un adversaire, conduisant à une escalade imprévue qui échappe à tout contrôle ».
    Ce dont il s’agit, c’est une escalade vers un holocauste nucléaire. L’article cite Tom Plant, analyste du groupe de réflexion RUSI : « Pour la Russie et les Etats-Unis, les armes nucléaires ont conservé leur primauté. Vous n’avez qu’à regarder comment ils dépensent leur argent. »

    sources de cet extrait

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  • "L’heure est venue d’établir la Force de l’espace des Etats-Unis", a déclaré Mike Pence devant les militaires au Pentagone.

    On dirait un mauvais film de fiction. L’administration américaine a annoncé hier la création de... sa "Force de l’espace", une sixième branche des forces armées souhaitée par le président Donald Trump qui veut ainsi s’assurer que les Etats-Unis "dominent l’espace".

    Dans une ambiance où la Russie annonce que toute nouvelle sanction contre elle sera considérée comme un acte de guerre...

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