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A bas la guerre ! - Matière et Révolution
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A bas la guerre !

lundi 17 février 2014, par Alex

A bas la guerre !

Les statistiques de ventes d’armes dans le monde sont reparties à la hausse en 2013. Les grandes puissances impérialistes, les principaux belligérants de la guerre de 14-18 (Etats-Unis, Grande Bretagne Russie France et Allemagne) arrivent en tête pour les dépenses et les ventes d’armes, rejoints par un nouveau venu, la Chine.

Le commerce des armes est toujours en temps de crise une des politiques favorites des gouvernements au service du capitalisme. Tout d’abord ce sont dans ces pays des milliards d’euros et de dollars de dépenses publiques dont les bénéfices vont directement dans la poche de grands groupes privés de ce secteur comme le français Thalès. Ces groupes privés profitent en plus des dépenses publiques des « protectorats » de ces grandes puissances, qui, au détriment des besoins et des salaires de leurs populations, assurent des bénéfices aux trusts de l’armement. L’argent des hydrocarbures du Qatar et des Emirats, deux petits pays qui ensemble dépensent trois fois plus que l’Iran en armements, sont une des poules aux œufs d’or des marchands de canon. Le budget militaire du sultanat d’Oman a été multiplié par deux en deux ans, celui de l’Arabie saoudite par dix en dix ans.

L’industrie de la guerre n’est pas qu’une question d’argent. Qu’un micro-Etat comme Singapour soit le deuxième client de la France est lié à sa situation stratégique : le contrôle de détroits par les USA (et son allié la France) permet à ces vieux impérialismes de tenir à la gorge un impérialisme émergeant, la Chine, dont la quasi-totalité des flux commerciaux est ainsi sous le contrôle de ses concurrents.

Cette montée des dépenses d’armement et des tensions militaires n’a donc rien d’étonnant car la guerre est le produit de la crise du système. Certes c’est toujours pour la « défense de la paix » que les impérialismes rentrent en guerre. Mais Jean Jaurès dénonçait déjà au parlement, près de vingt ans avant la guerre de 14-18, la marche inéluctable à la guerre du capitalisme de son époque, marche déjà camouflée derrière des opérations de « maintien de la paix » : Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage.

On fête le centième anniversaire de la première guerre mondiale et ce n’est pas une simple évocation historique et encore moins la « der des der ». Comme dans les années qui précédèrent 1914, de plus en plus, les gouvernements cherchent à faire monter les haines nationales, raciales, ethniques, religieuses, régionales entre les peuples. Les identitaires se sentent le vent en poupe, ceux de l’extrême droite bien sûr mais aussi ceux de la droite et de la gauche.

La petite bourgeoisie, affolée par la crise, se raccroche à nouveau aux idéologies barbares. La classe ouvrière, influencée par le nationalisme des partis de gauche et des syndicats, n’est pas étanche aux idéologies nationalistes et racistes. A bas les Roms !, nous dit la gauche de Hollande et Valls. Les appareils syndicaux se gardent de donner aux travailleurs l’objectif de s’adresser aux couches moyennes pour un combat contre le grand capital. La gauche gouvernementale a du métier dans l’envoi des classes ouvrières au massacre. En France, elle fit sa grande entrée aux affaires lors de l’Union Sacrée en 1914. A Jaurès, assassiné pour avoir dénoncé la guerre, succédèrent des leaders comme Léon Blum qui commença sa carrière en organisant la boucherie.

Ce n’est pas entre ces clans politiciens, de la gauche ou l’extrême droite, que le combat décisif se déroulera. Ils ne sont que des candidats en concurrence pour jouer le même rôle : désarmer politiquement les travailleurs face aux guerres conduites par des impérialismes en crise. Ces derniers dominent militairement le monde, mais deviennent de moins en moins capables de le faire fonctionner économiquement. La machine productive du capitalisme s’est bloquée en 2008, ayant atteint ses limites de capitalisation et noyée dans un excédent de capitaux fictifs de la finance et de liquidités des banques centrales.

Aux quatre coins du monde, s’affrontent deux blocs : d’un côté les anciennes puissances comme USA, Angleterre et France et de l’autre les nouveaux impérialismes comme Russie, Chine, Afrique du sud et Inde, alliés à l’Iran et à la Corée du nord. Les guerres locales se multiplient sous prétexte de lutte contre le terrorisme et les dictatures. Et la montée des hostilités, pour le moment limitée à des affrontements sur la Syrie, sur l’Iran, sur l’Ukraine, deviendra plus violente dès que le système estimera que l’économie ne peut plus tenir avec des bouts de ficelle d’aide étatique.

L’affrontement entre des blocs capitalistes se développe. La perspective pour les travailleurs n’est certainement pas de se jeter contre les peuples d’à côté pour la nouvelle « der des der » ! D’autant que rien ne dit que cette fois, le capitalisme repartira après la crise et que celle-ci ne nous mène pas droit à la barbarie. N’acceptons pas d’être la nouvelle chair à canons !

5 Messages de forum

  • A bas la guerre ! 21 février 2014 15:18, par Robert Paris

    Einstein, lui aussi, pensait qu’après la troisième guerre mondiale le monde sombrerait dans la barbarie :

    « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, disait-il, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. »

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  • A bas la guerre ! 1er mars 2014 08:12

    Les communications entre la Crimée et le reste de l’Ukraine étaient coupées vendredi 28 février dans la soirée confirmant la prise de contrôle de cette région par les troupes russes.

    Toujours vendredi mais à l’aube des troupes de marines russes venues des bases sur la mer noire et des parachutistes avaient pris le contrôle des principaux aéroports de Crimée ainsi que des principaux ponts, noeuds routiers et les centrales électriques. Et cela même si les sources occidentales décrivaient seulement comme « des hommes armés », les parachutistes qui ont saisi l’aéroport de la capitale de la Crimée Simferopol et qui la veille ont pris le contrôle du Parlement régional et des bâtiments publics de la ville.

    Si des doutes subsistaient, ils ont été levés par le ministre de l’intérieur ukrainien, Arsen Avakov qui a appelé un chat un chat et a parlé « d’une invasion armée et d’une occupation qui viole toutes les lois internationales ».

    Jeudi, Moscou a pu mesurer le manque de volonté des Etats-Unis de s’engager quand le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé le ministre des affaires étrangères russe Sergey Lavrov pour proposer un dialogue afin de stabiliser la situation. John Kerry et le Secrétaire américain à la défense Chuck Hagel ont même expliqué avoir reçu l’assurance que l’important exercice militaire russe impliquant 150 000 hommes à la frontière avec l’Ukraine avait été programmé depuis longtemps... Les Etats-Unis font partie avec le Royaume-Uni et la Russie des pays qui se sont portés garants de l’indépendance de l’Ukraine dans le Mémorandum de Budapest, signé en 1994, en échange de son renoncement aux armes nucléaires après la chute de l’Union soviétique dont elle faisait partie.

    Manifestement, Moscou et Washington estiment que le nouveau pouvoir à Kiev va être confronté à un tel effondrement économique qu’il ne pourra pas rester en place longtemps...

    Les deux camps en profitent pour faire monter la tension...

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  • A bas la guerre ! 4 mars 2014 00:11, par Frédéric

    Déclaration des anarchistes contre la guerre en Ukraine

    Guerre à la guerre ! Pas une goutte de sang pour la "nation" !

    La lutte de pouvoir entre les clans de l’oligarchie en Ukraine menace de se transformer en conflit international armé. Le capitalisme russe tente d’utiliser la redistribution du pouvoir au sein de l’Etat ukrainien pour mettre en oeuvre ses vieilles aspirations impériales et expansionnistes en Crimée et en Ukraine orientale, régions où il a d’importants intérêts économiques, financiers et politiques.

    Dans le contexte de la prochaine crise imminente en Russie, le régime tente d’attiser le nationalisme russe afin de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes socio-économiques des travailleurs : salaires et pensions de misère, démantèlement des soins accessibles, de l’éducation et d’autres services sociaux. Dans la tempête d’une rhétorique nationaliste et agressive, il est plus facile d’instaurer un Etat autoritaire et corporatiste basé sur des valeurs réactionnaires et des politiques répressives.

    En Ukraine, la crise politique et économique aiguë a conduit à exaspérer la confrontation entre les "nouveaux" et "vieux" clans oligarchiques, et a pour la première fois utilisé des formations ultra-nationalistes et ultra-droitières pour réaliser un coup d’Etat à Kiev. L’élite politique de Crimée et d’Ukraine orientale n’a pas l’intention de partager son pouvoir et ses propriétés avec les nouveaux dirigeants de Kiev et se tourne vers le gouvernement russe pour avoir de l’aide. Des deux côtés, on a recours à l’hystérie nationaliste, respectivement ukrainien et russe. Il y a des affrontements armés et effusion de sang. Les puissances occidentales ont leurs propres intérêts et leurs propres aspirations, et leur intervention dans le conflit pourrait mener à une troisième guerre mondiale.

    Ces messieurs des différentes cliques belligérantes nous poussent, comme d’habitude, nous les gens ordinaires, les travailleurs salariés, les chômeurs, les étudiants, les retraités…, à nous battre pour leurs intérêts. Ils veulent nous saouler avec leur drogue nationaliste, nous pousser les uns contre les autres, nous faire oublier nos réels besoins et intérêts : que nous n’avons que faire de leurs "nations", alors que nous avons à régler d’autres problèmes urgents et vitaux : comment joindre les deux bouts dans ce système qu’ils ont instauré pour nous opprimer et nous réduire en esclavage.

    Nous ne succomberons pas à l’intoxication nationaliste ! Qu’ils aillent en enfer avec leurs Etats et "nations", leurs drapeaux et leurs discours ! Ce n’est pas notre guerre et nous ne devons pas y participer et payer avec notre sang leurs palais, leurs comptes en banque et leurs plaisirs de s’asseoir dans les confortables fauteuils du pouvoir. Et si les messieurs de Moscou, Kiev, Lvov, Kharkov, Donetsk et Simferopol commence cette guerre, notre devoir est d’y résister par tous les moyens !

    Pas de guerre entre les "nations" – pas de paix entre les classes !

    KRAS-AIT (Confédération Révolutionnaire Anarcho-Syndicaliste, Russie),
    Fédération Anarchiste de Moldavie (Moldavie),
    Fraction Socialisme Révolutionnaire (Ukraine),
    Internationalistes d’Ukraine, de Russie, de Lituanie, d’Israël et de Moldavie.

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  • A bas la guerre ! 7 mars 2014 11:52, par RP

    La Chine vient d’annoncer une nouvelle hausse de ses dépenses militaires de 12,2% en 2014. Elles avaient déjà augmenté de 11,2% en 2012 puis de 10,7% en 2013. Avec 95,9 milliards d’euros, le budget de la défense chinoise est le deuxième du monde, derrière les Etats-Unis avec ses 460 milliards d’euros.

    “Le Figaro” du 04/02/2014 écrit :

    « La Russie veut augmenter ses dépenses militaires de 44% sur les trois prochaines années. Le plan adopté par le Parlement a déjà doté la Russie du troisième plus gros budget de défense en 2013, avec 68 milliards de dollars, devant le Royaume-Uni et le Japon. Le budget militaire chinois était de 139 milliards de dollars en 2013, d’après IHS, le deuxième en importance derrière les États-Unis. D’après les projections des consultants, en 2015, la Chine dépensera plus pour sa défense que le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ensemble. L’Asie est d’ailleurs la seule région à avoir augmenté continuellement ses dépenses militaires depuis la crise de 2009. La région Asie-Pacifique sans la Chine dépassera l’Europe occidentale en 2015, avec des augmentations notables attendues en Australie, en Inde et en Corée du sud, prévoit l’étude. »

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  • A bas la guerre ! 10 mars 2014 21:44

    A preuve que le camp occidental veut seulement favoriser la paix, la concorde et le retour au calme !

    L’Otan a annoncé lundi l’envoi d’avions-radars Awacs pour effectuer des missions de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de "la surveillance" de la crise en Ukraine.

    Le Conseil de l’Atlantique nord, qui regroupe les ambassadeurs des 28 pays de l’Otan, "a décidé lundi de recourir à des vols de reconnaissance d’Awacs au-dessus de la Pologne et de la Roumanie", a indiqué un responsable de l’Otan.

    Ces vols "vont renforcer la capacité de surveillance de la situation" et "prendront place uniquement au-dessus du territoire" de pays appartenant à l’Alliance atlantique, a-t-il précisé.

    Appareils de technologie américaine, les Awacs (Airborne Warning and Control System) permettent de surveiller un espace aérien avec une portée accrue par rapport à un radar au sol.

    Les Awacs mobilisés par l’Otan vont "effectuer leur mission depuis leurs bases de Geilenkirchen, en Allemagne, et de Waddington, au Royaume Uni".

    Leur déploiement "est une action fondée et responsable" qui fait suite à la décision prise la semaine dernière par les ambassadeurs de renforcer la surveillance des pays membres voisins de l’Ukraine.

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