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Que penser du réchauffement anthropique (d'origine humaine) - Matière et Révolution
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Que penser du réchauffement anthropique (d’origine humaine)

samedi 2 avril 2011, par Robert Paris

Que penser de la thèse du "réchauffement global d’origine anthropique" ?

Bernard Sapoval dans « Universalités et fractales :

« Certaines questions relèvent de phénomènes non-linéaires dont nous verrons qu’ils mettent en jeu les limites essentielles de la prévisibilité. Prenons un exemple, celui du réchauffement de l’atmosphère par l’effet de serre. Ce que l’on sait avec certitude, c’est que l’effet de serre, en lui-même, existe, et dire que cet effet de serre ne peut pas exister est contraire à la science constituée. En revanche, dire comment, quand, et même répondre à la simple question de savoir quelle est la mesure qui prouve ou prouvera le réchauffement de l’atmosphère reste une question totalement ouverte pour les spécialistes. Le chaos déterministe entraîne que certains phénomènes connus ont un comportement à long terme impossible à prédire. » Un article du CEA de 2008 montre que le changement de climat est une véritable révolution qui n’est pas fondée sur une température globale mais sur le taux de poussières venues des déserts dans l’air des pôles : "le climat a basculé de façon extrêmement brutale"

Le CEA l’a retiré de son site mais...

Heureusement le CNRS, coauteur, le publie encore

PLAN

.

Introduction

Le consensus des scientifiques est-il véritable sur cette question ?

0- Vrai ou faux ?

1- Le recul des glaciers alpins, une preuve du « réchauffement global » ?

2- Les glaciers et les pôles fondent ? Les mers montent ? Les catastrophes climatiques s’aggravent ? Et tout cela en fonction d’un paramètre augmentant continûment : la température moyenne. Qu’y a-t-il de vrai ?

3- Que vaut l’interprétation d’un réchauffement global par l’effet de serre ? Est-ce la seule interprétation possible ? Quel est le rôle du volcanisme dans le climat ? Quel est rôle du vivant ? Quelle évolution possible du rayonnement solaire ? Les vrais liens entre géophysique du globe, biosphère et climatologie

4- Qu’y a-t-il derrière le GIEC-IPCC ? Pourquoi les trusts de l’électricité et du nucléaire, ainsi que les gouvernants liés, se font les « défenseurs de la planète » ? De la crise du dollar, de la surproduction et de la crise pétrolière au rapport Meadows du MIT-Club de Rome. Puis de la nouvelle crise du capitalisme au GIEC. Comment les pollueurs Rhône-Poulenc (chimie) et EDF-Areva (déchets nucléaires) lancent un Nicolas Hulot. Couvrir les objectifs capitalistes (guerre des énergies, mesures de sacrifices pour la population face à la crise de surproduction capitaliste) par une idéologie "développement durable".

5- Peut-on prédire l’évolution ou les révolutions du climat ? Les discontinuités, les rétroactions et les non-linéarités, la dynamique chaotique de la géophysique et de la climatologie.


Introduction

L’idée de base est la suivante : l’activité humaine produirait un surcroit de gaz carbonique, de méthane et de vapeur d’eau qui sont les principaux gaz d’un phénomène appelé effet de serre. Il se produirait l’équivalent de ce qui se passe dans une serre : les rayons qui entrent par la verrière changent de longueur d’onde quand ils sont réémis et ne franchissent pas la barrière de verre. Ici, c’est la barrière des gaz dits à "effet de serre".

L’industrie aurait produit ainsi un réchauffement progressif de la planète que les mécanismes naturels ne seraient pas capables d’absorber et qui entrainerait à terme des destructions considérables de la nature. Les projections sont faites à partir de simulations sur modèle informatiques et prédisent des catastrophes.

Telle est du moins la thèse des partisans de ce "réchauffement dit anthropique", thèse que nous ne partageons nullement et pour plusieurs raisons.

Les simulations informatiques ne prennent pas en compte toutes les données des nuages, du soleil, des océans, du volcanisme et du magma....

Les mesures de température sont très discutables. Le calcul des moyennes encore plus. Les estimations de la perte de biodiversité tout à fait illégitimes, etc, etc...

Tout d’abord, beaucoup nous disent que tous les scientifiques sont d’accord avec l’organisme scientifique qui pilote les recherches : le GIEC (IPCC en anglais). C’est faux et d’abord le GIEC est une organisation intergouvernementale et non un organisme scientifique. ces derniers ne sont qu’associés et recrutés en fonction de leur point de vue...

C’est un moyen pour le GIEC de refuser le débat contradictoire.

Loin d’être une autorité indiscutable, le GIEc a été secoué par de nombreux scandales (finances, transparence de fonctionnement, faux rapports, dissimulations de données, pressions, etc...).

Le GIEC a des liens très évidents avec le lobby nucléaire qui est très intéressé à mettre en avant les risques du CO² pour détourner l’attention des risques du nucléaire...

Que des scientifiques participent à une telle arnaque n’est pas une preuve de sérieux : voir Jancovici ...

La thèse n’est nullement issue de recherches scientifiques mais du rapport Meadows de 1968 (encore appelé "croissance zéro") dont les rédacteurs ne comprenaient aucun climatologue ni même météorologue ou physicien mais des économistes, des financiers, des politiciens, des journalistes !!!! Elle vise à expliquer, après la crise économique de 1978-70 que le monde doit se serrer la ceinture pour sauver... la planète ! La crise du pétrole entraînait le choix... du nucléaire selon ces auteurs... Quant à l’effet de serre, ce n’est nullement une découverte de 1968 mais un phénomène connu de longue date !

Le rapport Meadows a déjà été contredit sur plusieurs points puisqu’il prédisait une croissance démographique exponentielle alors que la croissance démographique ralentit. Elle prédisait la fin du pétrole à court terme ce qui ne s’est pas produit.

Une discussion sérieuse sur le réchauffement climatique doit répondre aux questions suivantes :

0°) Un réchauffement nécessite-t-il un effet de serre ? Pas du tout ! Un effet de serre est-il nécessairement produit par l’activité humaine ? Non ! Le CO² est-il le principal gaz à effet de serre ? Non ! Est-il la principale pollution industrielle ? Pas du tout ! Mettre en avant le CO² comme calamité écologique a-t-il un intérêt ? Oui, pour le nucléaire qui n’en produit pas !!!! Nos modélisations sont-elles suffisantes pour réellement prédire des réchauffements catastrophiques ? Non !

Et les questions suivantes amènent les mêmes réponses négatives :

1°) Avons-nous des données de températures remontant suffisamment loin dans le passé en ce qui concerne les zones loin des villes, particulièrement les zones tropicales, les océans, les régions désertiques ?

2°) Avons-nous des données suffisantes sur la température du fond des mers et sur les montées de laves, le volcanisme sous-marin ?

3°) Savons-nous modéliser les nuages, les océans, les diverses rétroactions entre fabrication de plancton et production de CO² par exemple.

4°) Savons-nous véritablement calculer la part du CO² d’origine humaine et savons-nous calculer exactement ce que cela peut entraîner de hausse des températures ?

5°) Pouvons-nous véritablement faire confiance sur ce genre de thèmes à un organisme qui ne soit pas exclusivement scientifique ?

6°) Peut-on nous expliquer comment le rapport Meadows qui n’était nullement le fait de scientifiques de la spécialité auraient pu, avant les scientifiques, prévoir le réchauffement climatique ?

7°) Pourquoi met-on l’accent sur le CO² alors que ce n’est pas l’essentiel gaz à effet de serre alors que la vapeur d’eau est bien plus essentiel mais a un effet de rétroaction ...

8°) Pourquoi présenter une augmentation moyenne de la température comme contre-nature alors que de telles augmentations se sont produites sans que l’homme existe...

etc, etc...

La communauté scientifique est-elle d’accord avec la thèse du réchauffement anthropique ?

Les climatologues sont tous d’accord ?

Faux ! Voici une liste de grands climatologues qui n’approuvent pas la thèse du réchauffement anthropique dû à l’effet de serre lié au gaz carbonique : Yury Izrael, Wallace Broeker, Khabibullo Abdoussamatov, Richard Lindzen, Marcel Leroux, Bill Gray, Paul Reiter, Frederick Seitz, Vincent Gray, Antonio Zichichi, Augie Auer, Michael Griffin, Robert Carter, Reid Bryson, Nils-Axel Mörner, Tom V. Segalstad, Madhav L. Khandekar, Al Pekarek, Tim Patterson, Freeman Dyson, Tim Ball, John Coleman, Daniel Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun Akasofu, Rosa Compagnucci, Juan Minetti, Eduardo Toni, Oleg Sorokhtin, Jose Joaquim Delgado Domingos, Hendrik Tennekes, Art Douglas ; Howard C. Hayden ... En fait, en dehors de cette liste, on a recencé environ 20.000 climatologues qui sont dans le même cas !!! Généralités sur le climat

Précision : nous citons des scientifiques sur cette question controversée mais ceux-ci peuvent avoir changé de position dans un sens ou dans l’autre comme Mr Kandel vient de nous en faire part et nous n’avons pas forcément rectifié l’article au fur et à mesure. Nous les remercions de nous en excuser... Robert Paris Voici une liste non exhaustive mais actualisée de scientifiques sceptiques sur la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine :

* Khabibullo Abdusamatov, mathématicien et astronome à l’observatoire de Pulkovskaya de l’académie des sciences russe : il montre que l’évolution de la température peut être majoritairement imputée à l’activité solaire, qui a été inhabituellement élevée.

* Arun D. Ahluwalia, Géologue à l’Université de Punjab, membre du comité International Year of the Planet parrainé par l’ONU. Il déclare que « le GiEC fonctionne en circuit clos, il n’écoute pas les autres. Ses membres manquent de largeur de vue. ... Je suis étonné que le Prix Nobel ait été donné pour des conclusions inexactes par des gens qui ne sont pas des géologues ».

* Ralph B. Alexander, physicien, diplômé d’Oxford. Ralph Alexander a été chercheur dans différents laboratoire en Europe et en Australie et professeur à l’université d’état de Wayne, Detroit. Il est auteur du livre Global Warming False Alarm[1].

* Syun-Ichi Akasofu, ancien professeur de géophysique, fondateur de l’International Arctic Research Center au sein de l’université d’Alaska : « la méthode d’étude adoptée par le GIEC est déficiente à la racine, ce qui entraine des conclusions sans fondement. [...] Contrairement à ce qu’affirme le GIEC, il n’y à ce jour aucune preuve définitive que "la plupart" du réchauffement actuel soit du à l’effet de serre. [...] [Le GIEC] aurait du reconnaitre que les variations climatiques passées ne devaient pas être ignorées et donc que leurs conclusions étaient très approximatives. Le terme "la plupart" dans leurs conclusions est sans fondement. »

* Claude Allègre, géochimiste, lauréat de nombreux prix de premier plan, dont l’équivalent du Nobel de la géologie, Institut de physique du globe (Paris), un des premiers à avoir soulevé la possibilité d’un réchauffement climatique : il souligne que l’on ne connaît à peu près rien du rôle du CO2 d’origine humaine dans le réchauffement climatique et que d’autres facteurs sont bien plus importants : vapeur d’eau, formation des nuages, nuages de poussières et activité volcanique. Le plus important facteur est l’activité solaire selon Allègre, « mieux corrélée avec le réchauffement que les variations du CO2 ».

* David Archibald, scientifique australien, spécialiste de l’activité solaire et de son interaction avec le climat : il estime que c’est le soleil qui est le véritable responsable de l’évolution du climat et prédit un refroidissement climatique au vu de l’évolution de l’activité solaire.

* Robert H. Austin, physicien à Princeton, Ph.D. : signataire de l’Oregon Petition, il signe une lettre ouverte dans laquelle est écrit que « Les enregistrements de températures, mesurées ou reconstruites, indiquent que les changements climatiques du 20e et du 21e siècle ne sont ni exceptionnels, ni persistants, et les relevés historiques ou géologiques montrent de nombreuses périodes bien plus chaudes qu’aujourd’hui. [..] Les modèles climatiques actuels semblent insuffisamment fiables pour mesurer la part respective des contributions naturelles et humaines aux changements climatiques passés et, plus encore, futurs »[2].

* Sallie Baliunas, astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, Ph.D. en astrophysique à Harvard : elle a souligné l’impossibilité que le réchauffement climatique soit causé par les rejets humains de CO2. Elle a reçu de nombreuses récompenses et a écrit plusieurs dizaines d’articles scientifiques dans des revues de premier plan.

* Tim Ball, Ph.D. en climatologie, ancien professeur à l’université de Winnipeg (Canada) : il rappelle les faiblesses des modes de mesure de la température et l’absence de fondement scientifique à la théorie liant émissions de CO2 et réchauffement climatique

* Reid Bryson, professeur émérite de météorologie à l’université du Wisconsin, Ph.D. en météorologie, un des pères fondateurs de la climatologie moderne : il considère que les variations climatiques ont toujours existé et que le réchauffement climatique depuis le XIXe siècle est du à la sorti du Petit Age Glaciaire.

* Bob Carter, paléoclimatologue australien, professeur à la James Cook University (Australie) : il rappelle que même les mesures du GIEC ne montrent aucun réchauffement depuis 1998 et que les températures semblent au contraire baisser. Il écrit ainsi : « Il y a tout lieu de douter que le moindre réchauffement climatique soit en train d’avoir lieu, et plus encore qu’il soit causé par l’activité humaine »[3].

* John Christy, professeur de sciences de l’atmosphère et directeur du centre des sciences de la terre à l’université de l’Alabama, ancien rédacteur des rapports du GIEC : « je ne vois venir ni la catastrophe qu’on nous annonce, ni la preuve évidente que l’activité humaine doive être mise en cause dans le réchauffement que l’on peut observer. Je vois plutôt l’utilisation aveugle de modèles climatiques (utiles mais qui ne sont jamais des "preuves") et la coïncidence entre augmentation de la concentration en CO2 et réchauffement qui fonctionne de moins en moins avec le temps ».

* Ian Clark, hydrogéologiste, professeur à l’université d’Ottawa et auteur de plus d’une cinquantaine d’articles académiques : il écrit que les modèles climatologiques fondés sur l’augmentation du CO2 et de la vapeur d’eau sous-estiment l’effet des nuages qui font baisser la température atmosphérique. Pour Clark, c’est le soleil et la variation de son activité qui est le principal responsable des changements climatiques, comme dans le passé.

* Piers Corbyn, astrophysicien, spécialiste de la prévision météorologique à long terme dont il fait une activité commerciale, notamment par le site www.weatheraction.com.

* Vincent Courtillot, géophysicien français, docteur en physique, professeur à l’université de Paris VII et auteur de nombreux articles scientifiques dans Science ou Nature

* Delgado Domingos, professeur en science environnementale au Portugal, avec plus de 150 publications à son actif. Pour le professeur Domingos, « créer une idéologie à partir du dioxide de carbone est un non-sens dangereux… L’alarmisme actuel sur le changement climatique est un instrument de contrôle social, un prétexte pour des batailles politiques et économiques. Cela devient une idéologie préoccupante ».

* Diane Douglas, paléoclimatologue, auteur et éditeur de plus de 200 rapports scientifiques. Pour elle, les facteurs naturels et non le CO2 dominent le climat

* Geoffrey G. Duffy, physicien, professeur de mécanique des fluides au Department of Chemical and Materials Engineering de l’Université d’Auckland[4]. Selon Geoffrey Duffy, « même si l’on double ou triple la quantité de dioxide de carbone, cela aurait virtuellement peu d’impact, car la vapeur d’eau a dominé et domine tout l’effet de serre ».

* Freeman Dyson, physicien, professeur émérite à l’université de Princeton, récompensé par de très nombreux prix : selon lui, la menace du réchauffement climatique est « largement exagérée »[5][6]

* Don J. Easterbrook, professeur émérite de géologie à l’Université de Western Washington, spécialiste en glaciologie, auteur de 8 livres et de 150 papiers scientifiques. Même s’il croit à la nécessité d’une réduction des gaz à effet de serre, il critique les projections de températures du GIEC. Lors d’une présentation à la conférence annuelle de la Société de Géologie Américaine, en 2006, il affirma que "si les cycles continuent comme par le passé, le cycle de réchauffement actuel va bientôt se terminer et la température va se refroidir légèrement jusqu’en 2035 environ... Le réchauffement total pour le 21e siècle devrait être autour de 0,3°C et non celui catastrophique de 3-6°C prédit par le GIEC".[7]

* David Evans, mathématicien, ex-collaborateur du Bureau Australien sur l’effet de serre. Il a mis au point des modèles du cycle du carbone destiné au mécanisme de réduction de CO2 dans le cadre du protocole de Kyoto (1999-2005). Sur la base de nouvelles données, il a déclaré ne plus croire à l’influence du CO2 dans le réchauffement climatique.

* Chris de Freitas, professeur au sein de la faculté de géographie, de géologie et de sciences de l’environnement de l’université d’Auckland : « il y a des preuves du réchauffement climatique mais ce réchauffement ne confirme pas que c’est le dioxyde de carbone qui en est à l’origine. Le climat se réchauffe ou se refroidit perpétuellement ».

* Serge Galam, physicien, docteur en physique, Ecole Polytechnique (France) : il estime que la cause des évolutions climatiques actuelles est encore inconnue et que le seul lien entre CO2 et réchauffement climatique est une coïncidence temporelle : « l’homme a été déclaré coupable simplement parce que pour l’heure on n’a pas trouvé d’autre coupable et aussi parce que les apparences sont contre lui »[8].

* David Gee, géologue, président du Comité des sciences du Congrès International de Géologie, avec à son actif plus de 130 publications. Selon lui, la théorie du réchauffement anthropique ne relève pas de la science falsifiable : « Combien d’années la planète doit-elle se refroidir pour que nous commencions à comprendre qu’elle ne se réchauffe pas ? »

* Ivar Giaever, Prix Nobel de physique : il s’oppose tout particulièrement aux dévoiements de l’écologie à des fins politiques qu’organisent des individus comme Al Gore, Phil Jones ou James Hansen et des organismes comme le GIEC. Il a ainsi déclaré : « je suis un sceptique, le réchauffement climatique est devenu une nouvelle religion »[5]

* Stanley Goldenberg, météorologue à la division de recherche sur les ouragans de la NOAA, ex-directeur au National Hurricane Center. Selon lui, « c’est un mensonge éhonté colporté par les médias que de faire croire qu’il n’y aurait qu’une frange marginale de scientifiques sceptiques sur l’origine humaine du réchauffement climatique ».

* Thomas B. Gray, météorologue américain au National Oceanic and Atmospheric Administration : Sur la base de ses travaux sur le climat passé, il s’est opposé à la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique, insistant sur la dimension naturelle du phénomène. Il qualifia ainsi en 2007 le changement climatique de « phénomène naturel ». Il rappelle que « rien de ce qui est en train d’arriver sur le plan climatique ne peut être considéré comme anormal à la lumière de notre connaissance des variations climatiques passées ». Il accuse directement les tenants de la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique (AGW ou Anthropologic Glowal Warming) de ne s’appuyer « sur aucune donnée fiable »[5].

* Vincent R. Gray, scientifique britannique, Ph.D. en chimie, fondateur de la New Zealand Climate Science Coalition : il estime que les mesures du GIEC sont biaisées et pointe que rien ne montre un réchauffement exceptionnel du globe et, plus encore, une éventuelle origine humaine

* William M. Gray, spécialiste des ouragans, Ph.D, auteur de très nombreux articles académiques : pour lui, le réchauffement climatique est essentiellement un phénomène naturel et non lié à l’activité humaine. Il s’est en particulier opposé à l’alarmisme de Gore et du GIEC en matière d’ouragans. Il a ainsi rappelé que les ouragans suivaient généralement un cycle multi-décennal et qu’il n’y avait rien d’anormal à observer des variations dans leur nombre et leur intensité.

* Michael Griffin, ancien directeur de la NASA, astrophysicien réputé, Ph.D. : « Je ne doute pas qu’une tendance actuelle au réchauffement climatique. Je ne suis pas sur qu’il soit adapté de dire que le réchauffement climatique est un problème qu’il faut combattre. Supposer que c’est un problème, c’est supposer que le climat de la terre actuellement est le climat optimal, le meilleur climat que nous puissions avoir ou ayons jamais eu, et que nous devons prendre des mesures pour qu’il ne change plus. »[9]

* William Happer, physicien, Ph.D. en physique à Princeton, faculté de physique atomique de l’université Princeton : il déclara à propos des tenants de la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique et en particulier du GIEC que « ce qui était une science est devenue une religion »

* Craig Idso, docteur en géographie de l’université d’état d’Arizona, fondateur du Center for the Study of Carbon Dioxide éditeur du site CO2science.org. Dr Idso fait la promotion du CO2 qui selon lui n’influence pas la température et est bénéfique à la croissance des plantes [10].

* Kiminori Itoh, Ph.D. en chimie industrielle, diplômé de l’université de Tokyo, actuellement au Département d’Ingénierie de l’Université de Yokohama, contributeur au rapport 2007 du GIEC (AR4), auteur de quatre livres sur le changement climatique dont le dernier s’intitule Mensonges et Tromperies dans l’Affaire du Réchauffement Climatique (en japonais).

* Zbigniew Jaworowski, Président du Conseil scientifique et professeur au Laboratoire Central de Protection radiologique de Varsovie, spécialiste de l’étude des carottes glaciaires. Après avoir réalisé 11 expéditions polaires entre 1972 et 1980 pour analyser des carottes glaciaires en vue d’étudier les disséminations radioactives dues aux essais des bombes nucléaires dans l’atmosphère, conclut que les mélanges gazeux contenus dans les glaces subissent des transformations physiques telles que leur composition ne correspond plus à celle de l’atmosphère captée à l’origine. Il conteste ainsi les mesures du GIEC, fondées pour une part importante sur des extrapolations issues de l’étude de ces carottes. Il parle de "manipulation impropre de données" et dénonce les supercheries dans la présentation statistique des résultats[11].

* Andrei Kapitsa, géographe, spécialiste de l’Antarctique, membre de l’académie des Sciences de Russie. Selon lui, "les théoriciens de Kyoto ont mis la charrue avant les bœufs. [L’étude des carottes glaciaires démontre que] c’est le réchauffement global qui est la cause de hauts niveaux de CO2 dans l’atmosphère et non le contraire".

* Richard Keen, climatologue américain au sein du département des sciences atmosphériques et océanographiques de l’université du Colorado : il est très critique vis-à-vis de l’existence même d’un réchauffement climatique et rappelle que les températures depuis 1998 ont baissé et que 2007 a été l’année la plus froide de la décennie.

* Madhav Khandekar, docteur en météorologie de l’université d’état de Floride, il a travaillé plus de 51 ans dans la climatologie, la météorologie et l’océanographie. Il est expert reviewer du GIEC 2007, membre de l’AMS depuis 1966, de l’AGU depuis 1986 et de la Canadian Meteorological and Oceanographic Society depuis 1970. Selon Dr Khandekar, « le réchauffement des années 80 et 90 a été principalement d’origine naturelle et la contribution du CO2 d’origine humaine est et sera très faible »[12].

* William Kininmonth, ancien directeur du centre national du climat australien, il a dirigé pendant douze ans son centre national du climat et a représenté l’Australie à l’organisation météorologique mondiale pendant seize ans (1982-1998) : Il s’oppose à la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique actuel et met en valeur les phénomènes naturels qui l’expliquent, aujourd’hui comme au cours des variations passées du climat. Il critique par conséquent le simplisme des modèles climatiques du GIEC, qui parte du présupposé, non démontré, que c’est l’homme qui affecte le plus le climat, et occulte les facteurs naturels comme l’activité solaire.

* Christopher Landsea, météorologue à la NOAA, spécialiste des ouragans, Ph.D. : « le réchauffement climatique augmente peut-être la force du vent des ouragans, mais de surement pas plus que 1 ou 2% ». Ancien rédacteur du rapport du GIEC, il l’a quitté en en dénonçant l’instrumentalisation : « je ne peux pas continuer, en conscience, à contribuer à un processus que je considère être et conduit par des objectifs préconçus et scientifiquement non valable »[13].

* David Legates, Ph.D., climatologue américain, professeur associé à l’université du Delaware et climatologue de l’état. Il considère que l’homme a une influence sur le climat mais qu’il faut la minorer fortement et que les modèles climatiques actuels, utilisés pour prévoir des situations apocalyptiques, occultent les phénomènes naturels bien plus importants comme l’activité solaire. Il a signé l’Oregon Petition, qui liste plusieurs dizaines de milliers de scientifiques et de spécialistes qui rejettent cette thèse et l’existence d’un « consensus scientifique ».

* Marcel Leroux, climatologue français, né le 27 août 1938, décédé le 12 août 2008. Professeur émérite de climatologie à l’Université Jean-Moulin - Lyon-III, il était directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement. Il a été nommé Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques le 31 octobre 2002. Marcel Leroux était connu pour ses concepts scientifiques originaux comme celui des AMP, et ses remises en cause de concepts climatiques comme le réchauffement climatique. iMarcel Leroux (2003) résumait ainsi son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : « Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annonce une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique".

* Horst Malberg, professeur en météorologie et climatologie, ancien directeur de l’Institut de Météorologie de l’Université de Berlin. Il a été co-signataire d’une lettre ouverte de plus de 100 scientifiques allemands à la Chanlière allemande en juillet 2009 qui dénonce la croyance du réchauffement anthropique comme une pseudo-science.[14]

* Jean-Louis Le Mouël, géophysicien français, ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris, médaille d’argent du CNRS, lauréat de la Flemming Medal, spécialiste du magnétisme terrestre. Il souligne que l’origine humaine du réchauffement climatique n’est qu’une hypothèse et qu’un débat scientifique est nécessaire. Il estime en particulier que le rôle de l’activité solaire et du magnétisme terrestre sont très sous-estimés.

* Richard Lindzen, climatologue au MIT, Ph.D. en climatologie à Harvard, il a publié plus de 200 livres et articles dans des revues à comité de lecture : il est sceptique de la réalité d’un réchauffement exceptionnel et écrit : « Les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au début du 21ème siècle, le monde développé s’est plongé dans une panique hystérique à propos d’une augmentation globale moyenne de température de quelques dixièmes de degré, et, sur la base d’exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s’est trouvé en face d’un recul de l’âge industriel »[15]

* Anthony Lupo, professeur de sciences de l’atmosphère à l’université du Missouri, Ph.D : « Je ne crois pas que le changement climatique soit une urgence, ou qu’il y ait de preuves valides pour accuser l’humanité du réchauffement climatique actuel. Il est indéniable que le réchauffement climatique a lieu, mais il pourrait ne rien devoir (0%) ou très peu (10%) à l’activité humaine »[5]

* Augusto Mangini, paléoclimatologue et physicien à l’université de Heidelberg : sur la base de l’étude des climats anciens, il montre que les variations actuelles n’ont rien d’anormal : « Le GIEC estime que le CO2 a une influence déterminante sur les températures et que les variations naturelles sont négligeables. Or mes travaux montrent que le climat a toujours été soumis à des variations considérables, parfois lentes, parfois brutales. »[16]. Il accuse par ailleurs le GIEC de volontairement occulter ces variations passées pour faire naître la peur, ainsi que de nier le rôle du soleil, premier contributeur aux variations climatiques.

* Ryan Maue, Florida State University : Maue a montré que l’activité cyclonique était en baisse depuis 30 ans, et que les prévisions alarmistes du GIEC étaient infondées.

* Stephen McIntyre, Bachelor of science en mathématiques à l’université de Toronto : avec Ross McKitrick, il a fait reculer le GIEC sur l’utilisation de la courbe en crosse de hockey de Michael E. Mann, qui s’est révélée être une manipulation totale

* Patrick Moore, Ph.D, co-fondateur de Greenpeace : il estime que le lien entre activité humaine et réchauffement n’est pas fondé scientifiquement.

* Nils-Axel Mörner, océanographe suédois, ancien directeur du département de paléogéophysique et de géodynamique de l’université de Stockholm. Mörner s’oppose fermement à l’alarmisme d’organismes comme le GIEC sur une éventuelle montée du niveau des océans liée au changement climatique[17]. Il montre par exemple dans The Greatest Lie Ever Told que, sur trois cents ans, il existe des variations cycliques du niveau des eaux, sans tendance discernable. Il pointe également les lacunes des modèles informatiques sur lesquels est fondée l’hypothèse de l’origine humaine du réchauffement et dénonce l’instrumentalisation du GIEC à des fins politiques.

* Kary Mullis, Prix Nobel de chimie. Il est sceptique de l’alarmisme actuel, pointant en particulier du doigt l’erreur de croire que l’on peut prévoir le climat à dix ou trente ans, alors que notre connaissance du climat est très parcellaire[18].

* Tad Murty, Ph.D., océanographe indo-canadien, spécialiste des tsunamis et ancien président de la Tsunami Society.

* James Peden, physicien atmosphérique, anciennement de la Space Research and Coordination Center à Pittsburgh. Il affirme que « de nombreux scientifiques cherchent maintenant une manière de s’en sortir facilement sans ruiner leur carrière professionnelle ».

* Ian Plimer, géologue australien, Ph.D. et auteur de plus d’une centaine d’articles scientifiques. Il a également écrit six livres et reçu de nombreuses récompenses, professeur émérite de géologie à l’Université de Western Washington, spécialiste en glaciologie, auteur de 8 livres et de 150 papiers scientifiques.

* Tom Quirk, Ph.D. en physique : il a montré que le CO2 émis par les activités humaines étaient très largement absorbés par l’écosystème et que la hausse des concentrations en CO2 atmosphériques ne pouvait pas être imputée à l’action humaine * Denis Rancourt, professeur de physique à l’Université d’Ottawa, spécialiste en spectroscopie. Rancourt, qui se déclare activiste de gauche, pense que les écologistes ont été trompés par la promotion du réchauffement climatique au rang de crise planétaire. Son essai contre la théorie du réchauffement climatique sur son blog a été qualifié par le journaliste Alexander Cockburn comme "un des meilleurs essais sur la fabrication du mythe de l’effet de serre dans la perspective d’un homme de gauche".[19]

* Josef Reichholf, directeur du Département des Vertébrés au Conservatoire National Zoologique de Munich, professeur en science environnementale et conservation dans les 2 universités munichoises. Selon Reichholf, un climat plus doux est bon pour la diversité et ne va poser aucun problème majeur à l’humanité dans l’ensemble.[20]

* Benoît Rittaud, enseignant-chercheur en mathématiques, maître de conférences à l’université Paris 13, au sein du laboratoire d’analyse, géométrie et applications (Institut Galilée).

* Tom V. Segalstad,géologue norvégien au Museum Géologique de l’Université d’Oslo. Ancien directeur du Museum d’Histoire Naturelle et du Jardin Botanique d’Oslo, il a enseigné la géochimie et la géophysique à l’université d’Oslo et à l’université d’Etat de Pensylvanie USA. Selon Segalstad qui s’appuie sur des dizaines d’études de cycle de vie du CO2 atmosphérique, le CO2 d’origine humaine n’aurait qu’un effet de serre faible car la majorité de ce CO2 est absorbé par les océans bien plus rapidement que ne laisse entendre le GIEC.[21]

* Nir Shaviv, physicien américano-israëlien, Ph.D., professeur associé à l’université de Jérusalem, spécialiste d’astrophysique et du changement climatique. Auteur de nombreux articles dans des revues de premier plan, il a été honoré par de nombreux prix. Il souligne le rôle de l’activité solaire et des rayons solaires pour expliquer le changement climatique, qui ne dépendrait que peu du CO2.

* Joanne Simpson, météorologue américaine à la NASA, première femme Ph.D. dans cette discipline, récompensée par de nombreux honneurs et auteur de plus de 190 articles académiques : elle estime que la théorie de l’origine anthropique du réchauffement climatique ne s’appuie que sur des modèles informatiques à la fiabilité douteuse : « La thèse qui attribue le réchauffement climatiques aux émissions de gaz à effet de serre par l’homme se fonde quasi exclusivement sur des modèles climatiques. Nous connaissons tous la fragilité de ces modèles concernant le système air-terre »[22]

* Hajo Smit, météorologiste hollandais, ancien membre du comité hollandais du GIEC. Il a déclaré : « Gore m’obligea à plonger dans la science de nouveau et je me retrouvai rapidement dans le camp sceptique. Les modèles climatiques sont utiles tout au plus à expliquer après-coup les changements climatiques. »

* Willie Soon, Ph.D., astrophysicien américain au Solar and Stellar Physics Division du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Il a montré que le principal facteur influençant le climat était le soleil et non les gaz à effets de serre.

* Oleg Sorochtin, scientifique russe, institut océanologique de l’académie des sciences russe : il est très critique de la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique et insiste sur le rôle de l’évolution de l’activité solaire pour expliquer les variations de la température terrestre. Il écrit ainsi dans le journal russe Ria Novosti du 9 octobre 2007 que « l’augmentation de température a une origine humaine prononcée et n’est pas déterminée par l’"effet de serre" ou les "gaz à effet de serre". »

* Gerald Stanhill, climatologue britannique, professeur au département de physique environnementale de l’institut des sols, de l’eau et des sciences environnementales d’Israël : il estime que le GIEC occulte l’influence solaire, en particulier le phénomène de global dimming (assombrissement mondial) et considère qu’il ne peut absolument pas être représentatif de la communauté scientifique : « Cette omission de référence à ces changements dans les rapports du GIEC amène à se poser la question de la confiance que l’on peut placer dans un système de consensus scientifique imposé par le haut (top-down) qui ignore un élément aussi majeur et significatif dans le changement climatique. Une autre question, plus fondamentale, est de savoir si notre compréhension du changement climatique est actuellement suffisante pour produire une vue consensuelle utile. »

* Henrik Svensmark, physicien danois, directeur du Center for Sun-Climate Research au centre de la recherche spatiale danoise, lauréat de nombreux prix : il souligne que l’activité humaine a un effet négligeable par rapport aux effets du soleil sur le climat

* Kunihiko Takeda, Vice Chancelier de l’Institut des Sciences et Technologies, Université de Chubu/Japon. Selon lui, « le CO2 n’a rien à voir avec le réchauffement global, quelle qu’en soit la quantité produite par l’activité humaine ».

* Hendrik Tennekes, ancien directeur de la recherche de l’institut météorologique hollandais, pionner de la modélisation climatique : il dénonce l’utilisation de ces modèles, peu fiables selon lui, pour imposer le « dogme du réchauffement climatique » alors que le climat est à la « limite de la prévisibilité [scientifique] ».

* Victor Manuel Velasco Herrera, physicien, institut de géophysique du National Autonomous University of Mexico (UNAM) : « [Les modèles et les prévisions du GIEC] sont incorrects car fondés uniquement sur des modèles mathématiques et les résultats prétendus de scénarios qui n’incluent pas, entre autres, l’activité solaire »[23]

* Frank Tipler, physicien-mathématicien, professeur à l’Université de Tulane. Pour Dr Tipler, "la théorie du réchauffement anthropique est un parfait exemple de pseudo-science, comme l’astrologie" car n’importe quel événement confirme cette théorie, selon ses défenseurs.

* Anastasios Tsonis, physicien, spécialiste de la théorie du chaos appliquée à la météorologie, Professeur au département de sciences mathématiques à l’Université de Wisconsin-Milwaukee, responsable du groupe de recherche en science atmosphérique. Selon lui, on ne peut pas dire grand chose sur la part de l’homme dans les changements climatique du siècle passé. Il a déclaré en 2009 : "la température a atteint un plateau et est en fait en baisse. Nous assistons à un nouveau changement de régime vers des températures plus basses qui va durer probablement trois décennies"[24].

* William W. Vaughan, spécialiste de l’atmosphère à la NASA, ancien chef de division au Marshall Space Flight Center, récipiendaire de la Médaille de la NASA pour Service Exceptionnel et auteur de plus de 100 articles dans des revues à comité de lecture. Selon lui, les changements climatiques récents sont de causes naturelles : "les causes de ces changement globaux sont dues au soleil et aux mouvements de la Terre sur son orbite. Pas les activités humaines".

* Robert Vivian, glaciologue, docteur en glaciologie : il souligne que les glaciers sont plutôt en extension qu’en recul, mais que l’on occulte les endroits où ils se développent pour se focaliser sur les reculs locaux. Il rejette l’explication du réchauffement climatique par l’activité humaine : « [...] Ce disant, c’est oublier que les hommes ne sont pas grand chose au regard des vicissitudes de la planète-terre dans l’univers. [...] La part du réchauffement provoqué par les industries humaines est tout à fait insuffisante pour expliquer, seule, les variations glaciaires. Elle n’en est pas la cause première. »[25] * Duncan Wingham, professeur de physique climatique à University College London et directeur du centre pour l’observation polaire et la modélisation, Ph.D. en physique : il a montré que, contrairement à l’idée reçue propagée par des organismes comme le GIEC, la banquise antarctique était en stable ou en expansion. D’après ses travaux de 2006, 72% de la banquise antarctique croit, au rythme de cinq millimètres par an.

* Frederick Wolf, climatologue américain qui a enseigné la météorologie et la climatologie au Keene State College dans le New Hampshire pendant 25 ans. Il est très critique de la théorie de l’origine humaine du réchauffement climatique. Il insiste en particulier sur la compréhension très incomplète que les scientifiques ont actuellement de l’atmosphère terrestre et rappelle que les variations climatiques de bien plus grande ampleur qu’aujourd’hui ont toujours existé.

* Antonino Zichichi, professeur émérite de physique nucléaire à l’université de Bologne et président de la World Federation of Scientists : il souligne que l’alarmisme du GIEC n’est fondé que sur des modèles informatiques qui sont « incohérents et invalides d’un point de vue scientifique »[26].

Cette liste est loin d’être complète évidemment et vise seulement à nier que "toute la communauté scientifique soutient la thèse du GIEC"....

Notes et références 1. ↑ Global Warming False Alarm par Raph B. Alexander 2. ↑ Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]Regarding the National Policy Statement on Climate Change of the APS Council : An Open Letter to the Council of the American Physical Society 3. ↑ "High price for load of hot air", 4. ↑ Présentation sur le site de l’université d’Auckland 5. ↑ 5,0, 5,1, 5,2 et 5,3 Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]U. S. Senate Minority Report : More Than 700 International Scientists Dissent Over Man-Made Global Warming Claims. 6. ↑ "The Civil Heretic", The New York Times, 25 mars 2009, [lire en ligne] 7. ↑ The cause of global warming and predictions for the coming century, Don Easterbrook 8. ↑ « Pas de certitude scientifique sur le climat », Le Monde, 7 février 2007, 9. ↑ NASA Chief Questions Urgency of Global Warming 10. ↑ "Center for the Study of Carbon Dioxide", 11. ↑ "Climate change, incorrect information on pre-industrial CO2", 19 mars 2004. 12. ↑ "Dr. Madhav Khandekar, Retired Environment Canada Scientist" 13. ↑ Chris Landsea Leaves, Colorado University. 14. ↑ Lettre ouverte à la Chancelière allemande 26/07/2009 15. ↑ Cité par Václav Klaus dans "Freedom, not climate, is at risk", Financial Times, 13 juin 2007, 16. ↑ Augusto Mangini, physicien : « Ce débat est trop émotionnel », Le Matin, 17 janvier 2009, 17. ↑ "Estimating future sea level changes from past records", Global and Planetary Change, 40, 1-2, 2004, pp.49–54 18. ↑ Talks Kary Mullis celebrates the experiment, TED 19. ↑ Denis Rancourt, page Wikipedia 20. ↑ Nous sommes originaires des tropiques 21. ↑ CO2 and the "Greenhouse Effect" Doom by Tom V. Segalstad 22. ↑ Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]U. S. Senate Minority Report : More Than 700 International Scientists Dissent Over Man-Made Global Warming Claims. 23. ↑ "The models and forecasts of the U.N. IPCC "are incorrect because they only are based on mathematical models and presented results at scenarios that do not include, for example, solar activity." 24. ↑ « The temperature has flattened and is actually going down », Anastasios Tsonis 25. ↑ « Ne faisons pas dire aux glaciers ce qu’ils ne disent pas », Robert Vivian, 26. ↑ "Global Warming Natural, Says Expert", Zenit, avril 2007,


Vrai ou faux ?

On entend et on profère chaque jour bien des jugements sur l’état climatique de notre planète. Mais sont-ils exacts ? Ou s’agit-il d’idées reçues ? Voici quelques éléments de réponse.

Le climat de la Terre a toujours varié.

Vrai La variabilité est le propre du climat. Les éléments de stabilité n’y sont en fait induits qu’artificiellement par les chercheurs (sous forme de moyenne de référence par exemple). Durant l’essentiel des ères Secondaire et Tertiaire (soit 220 millions d’années), la Terre a été bien plus chaude qu’aujourd’hui. La période actuelle est dite interglaciaire, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une période chaude entre les glaciations régulières de l’ère Quartenaire.

Le climat présente des variations cycliques.

Vrai Les principaux cycles sont de nature astronomique et ont été mis en lumière par M. Milankovitch dans les années 1920 : cycle d’excentricité de l’orbite (tous les 100.000 ans env.), cycle d’inclinaison de l’axe polaire (tous les 40.000 ans env.), cycle de précession des équinoxes (tous les 20.000 ans env.). Le schéma ci-dessous montre les variations de températures des 400 000 dernières années d’après les forages des glaces à Vostok (CO2, deutérium). Nous nous situons dans une période chaude, mais moins que d’autres interglaciaires récents.

Le climat actuel est exceptionnellement chaud.

Faux Comme le démontre à nouveau le schéma ci-dessus, nous ne nous situons pas dans une période exceptionnellement chaude. Si l’on se concentre sur les 20.000 dernières années (schéma ci-dessous, source identique), le constat est le même. Les températures ont même connu dans les 10.000 dernières années des hausses plus importantes que celles constatées aujourd’hui. Les chercheurs débattent sur ce point, en fonction des techniques d’évaluation retenues pour connaître les températures passées. Mais les débats en question se jouent à des dixièmes de degré seulement. Ils ne remettent pas en cause le caractère normal des températures actuelles du globe à l’échelle des temps géologiques.

Notre interglaciaire est malgré tout le plus chaud du Quarternaire.

Faux. A nouveau, les forages glaciaires et les études paléoclimatiques ont montré que précédent interglaciaire (appelé Eemien) était 1 à 3 °C plus chaud lors de son maximum thermique. Or, par rapport à cette époque, notre atmosphère a déjà connue une hausse de 30% de CO2 et de 130% de CH4 (méthane). La variabilité naturelle du climat à l’échelle des temps géologique est pour l’instant plus forte que sa variabilité forcée par l’homme.

Isoler une donnée du climat n’a pas de sens.

Vrai La notion de « climat global » elle-même n’a pas vraiment de réalité. Il existe un système complexe de circulation et de transformation de certaines grandeurs physiques (énergie, eau, chaleur, pression, etc.) se traduisant par des régularités locales (les climats de la Terre). Les chercheurs et le grand public se focalisent souvent sur des données isolées, comme la hausse moyenne des températures, qui n’ont guère de sens en elles-mêmes. Tous les scientifiques considèrent par exemple qu’un réchauffement global peut se traduire par des refroidissements locaux impossibles à prévoir.

Le réchauffement actuel est global.

Faux Une réévaluation des données du XXe siècle par le Climatic Research Unit (CRU) a montré en 2003 que le réchauffement constaté dans les deux périodes 1920-1944 et 1977-2001 n’est statistiquement significatif que dans 10 à 20 % des grilles de la planète. Ces grilles correspondent à un maillage tridimensionnel ayant 5° de latitude et de longitude de côté, utilisé par les chercheurs pour modéliser le climat. Cela signifie donc que les évolutions de températures constatées dans 80 à 90% des grilles ne sont pas assez significatives pour les inscrire dans un réchauffement à long terme.

Le climat s’apprécie sur le long terme.

Vrai Les médias ont coutume de faire grand bruit des « records » (année-record, sécheresse-record, tempête-record, cyclone-record, innondation-record) et ces événements exceptionnels en viennent à masquer la réalité, à savoir les tendances lourdes et lentes du climat. Il est rare que l’on puisse statuer sur une telle tendance sans avoir des données fiables sur plusieurs décennies de recul. La carte ci-dessous montre les variations de l’année 2004 par rapport à la décennie précédente. Un sceptique de mauvaise foi pourrait dire : l’année 2004 montre un arrêt brutal du réchauffement, avec d’évidentes tendances au refroidissement dans la majeure partie de l’Hémisphère Nord. Mais ce serait bien sûr une extrapolation non fondée. Le camp des alarmistes ne se prive pas de ce genre de subterfuges. (Source)

Gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre sont dangereux pour la planète.

Faux Sans eux, la Terre serait invivable ! L’effet de serre désigne le piégeage par l’atmosphère du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Sans l’effet de serre naturel de notre atmosphère, les températures moyennes de globe seraient de 30 °C inférieures à celles que nous connaissons et la vie ne pourrait exister, si même elle existait, que sous des formes bactériennes rudimentaires.

Les gaz émis par les activités humaines occupent désormais une part prépondérante dans l’effet de serre.

Faux Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines (gaz carbonique, méthane, ozone, protoxyde d’azote, halocarbones) sont bien sûr en augmentation constante depuis la Révolution Industrielle et le boom démographique de l’humanité. Mais leurs effets cumulés comptent pour 3 W/m2, bien loin des 155 W/m2 dus à l’effet de serre naturel.

On ne sait pas quantifier la part humaine (anthropique) dans le réchauffement actuel

Vrai Les modèles affirment que l’homme a une responsabilité dans le réchauffement constaté depuis 1860, mais ils ne savent pas la mesurer : l’amplitude des températures est trop faible, la résolution des modèles trop grossières, certains forçages trop mal connus. Autant dire que l’on nage dans le brouillard : les gaz à effet de serre peuvent représenter 30, 60 ou 80% du réchauffement observé (ce qui reste peu de toute façon). Les décisions prises en ce domaine (comme le protocole de Kyoto) reposent sur des incertitudes majeures.

Une diminution du CO2 atmosphérique pourrait elle aussi aboutir à des catastrophes.

Vrai En l’état actuel de nos connaissances et des modèles informatiques, les chercheurs sont incapables de prévoir avec certitude les effets locaux d’une variation quelconque d’un élément du climat. Cela signifie qu’une baisse du CO2 pourrait aussi bien avoir des conséquences néfastes pour telle ou telle partie du monde. Par définition, l’imprévisibilité structurelle de la météo (et du climat local) se traduit par toutes sortes de catastrophes locales (sécheresses, inondations, cyclones, etc.). Les gaz à effet de serre ne sont pas l’alpha et l’oméga du climat sur Terre. Et l’idée que l’homme pourrait stabiliser un système aussi complexe par des décisions simples n’a guère de sens.

Le réchauffement récent est directement associé aux concentrations de CO2 et autres gaz à effet de serre.

Faux Si « directement » signifie un rapport de causalité direct et immédiat. Entre 1918 et 1940, la surface s’est réchauffée assez vite (de l’ordre de 0,4 K) avec une concentration de CO2 croissant de 7 ppm. Entre 1940 et 1970, la surface s’est refroidie (de l’ordre de 0,1 K) avec des concentrations de CO2 augmentant de 18 ppm. La relation n’est donc pas linéaire (cf. schéma ci-dessous). En fait, l’évolution des températures du globe dépend de bien d’autres facteurs, dont la plupart sont naturels. A commencer par l’activité du Soleil, qui est la vraie centrale énergétique du climat. Et d’autres facteurs anthropiques (usages des sols, aérosols) influent le climat, mais ils sont aujourd’hui très mal pris en compte par les modèles, et même très mal mesurés à la base.

Le CO2 est un fertilisant naturel.

Vrai Les plantes l’utilisent pour leur croissance et des études ont d’ailleurs permis de constater que des concentrations importantes de CO2 au-dessus des villes favorisent la pousse de la végétation. Inversement, l’idée qu’il suffirait de planter des arbres pour piéger le CO2 ne fonctionne pas. D’une part, après leur première phase de croissance, les végétaux émettent plus de CO2 qu’ils n’en consomment du fait de la décomposition. D’autre part, on a récemment découvert que les plantes émettent du méthane, dont l’effet de serre est plus puissant que celui du gaz carbonique.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre fait l’unanimité politique.

Faux Car cela dépend de quel point de vue on se place. Les pays riches peuvent se permettre de financer une évolution (relativement) rapide de leur modèle énergétique. Mais pour beaucoup de pays en voie de développement, ce genre de mesures est perçu comme un frein à leur croissance, donc au bien-être matériel de leurs populations. Le principe du rachat de « droits de polluer » aux pays les plus pauvres est aussi analysé par certains comme une forme déguisée d’impérialisme. Il faut donc se méfier des interprétations à sens unique, dont les Occidentaux sont familiers.

Causes et effets du réchauffement

Le réchauffement récent (depuis 1977) est très élevé.

Faux. Il suffit de regarder les bases de données internationales, notamment Nasa Giss. Le réchauffement 1977-2006 s’élève à 0,49°C. Le réchauffement 1916-45 à 0,41 °C. Sur ces deux périodes de trente ans, neuf centièmes de degré de différence seulement... alors qu’il y a beaucoup plus de gaz à effet de serre aujourd’hui qu’hier.

Seuls les gaz à effet de serre humains peuvent expliquer le réchauffement récent.

Faux. Bien d’autres facteurs y contribuent. Par exemple, l’activité solaire 1950-2000 a été plus forte qu’à toute autre période de 50 ans depuis 1750 (et même depuis 7.000 à 12.000 ans selon certains astrophysiciens). Les nuages bas, qui reflètent le plus le rayonnement entrant du soleil, ont régulièrement diminué depuis 1990, ce qui représente un forçage positif supérieur à celui des gaz à effet de serre sur la période récente. Les émissions d’aérosols sulfatés (SO2) ont diminué depuis les années 1980 en Europe, aux Etats-Unis, puis en Asie. Or, ces aérosols ont plutôt pour effet de refroidir. El Nino a connu ses records du XXe siècle dans la période récente (en 1997-98 notamment). Tous ces phénomènes sont mal modélisés, donc mal pris en compte par les modèles.

Un réchauffement peut avoir des conséquences positives.

Vrai Les experts du GIEC sont mandatés pour évaluer des risques et se concentrent logiquement sur ceux-ci. Mais un réchauffement de la planète n’aurait pas de que de conséquences négatives. Exemple parmi d’autres : les modèles annonçant une hausse simultanée des températures, des précipitations et du CO2 atmosphérique prévoient de facto un accroissement des zones fertiles, ce qui peut être une bonne nouvelle pour des populations déshéritées.

La tempête de 1999 et la canicule de 2003 sont des effets du réchauffement climatique.

Faux On ne peut pas rattacher un événement unique au réchauffement. Il faut une succession anormale de tels événements sur une période longue (plusieurs décennies) pour y voir la marque d’une modification durable des conditions climatiques. Et avant d’accuser le réchauffement, il faut vérifier que des mécanismes plus simples ou plus précis n’expliquent pas les phénomènes étudiés.

Les cyclones sont de plus en plus fréquents.

Faux Le nombre annuel de cyclones tropicaux (ouragans dans l’Atlantique, typhons en Asie) est resté stable depuis un siècle, entre 80 et 90 par an en moyenne. On a récemment émis l’hypothèse que les cyclones gagnent en intensité (classe 4 à 5), mais ce résultat est incertain car les techniques de mesure ont varié depuis 20 ans et ne permettent pas de délimiter clairement entre les cyclone d’intensité 3, 4 ou 5 (le nombre des cyclones des classes d’intensité 3, 4, 5 est quant à lui resté stable).

Les Alpes perdent leurs neiges du fait du seul réchauffement anthropique.

Faux Il est exact que les glaciers alpins reculent et que le réchauffement est en partie en cause, mais ils ont augmenté dans les années 1960 et 1970 (alors que les émissions humaines de gaz à effet de serre augmentaient aussi) et ils étaient plus petits voici 3500 ans qu’aujourd’hui. La perte des glaces actuelle s’est amorcée dès le XIXe siècle, à la sortie d’un épisode européen très froid appelé Petit Age Glaciaire (1550-1850).

Le Kilimandjaro fond depuis longtemps.

Vrai Comme dans le cas des Alpes, le grand glacier tropical n’a pas attendu les récentes émissions de gaz à effet de serre pour amorcer son recul. Il avait déjà perdu 45% de la surface de ses glaces entre 1912 et 1953. Et il en a encore perdu 21% dans les années 1960 et 1970, malgré un refroidissement global constaté à l’époque.

Les pôles fondent à une vitesse accélérée depuis plusieurs décennies.

Faux Les pôles présentent des variations décennales fortes, notamment dues à de larges oscillations du couple océan-atmopshère (oscillations australe, arctique, nord-atlantique : NAM, AO, NAO...). Dans l’ensemble, l’Antarctique aurait tendance à refroidir et ses glaces à progresser (à l’exception de la Péninsule) ; l’Arctique présente un bilan plus contrasté, avec des pertes en surface, des gains en altitude (pour le Groendland), et une diminution depuis deux décennies de la banquise permanente sur l’Océan arctique, surtout en été. En 2006, certains chercheurs estiment encore que l’on se situe dans le cadre de la variabilité naturelle, notamment pour le Pôle Nord dont les fluctuations sont fréquente.

Le réchauffement met déjà un grand nombre d’espèces en péril.

Faux Les trois principales menaces sur la biodiversité sont la surexploitation locale de ressources, la fragmentation de l’habitat naturel et la pollution. Les chercheurs ont identifié de nombreuses modifications dans le comportement des espèces liées au climat, comme par exemple la relative précocité du bourgeonnement ou des pontes, les changements d’aires ou les variations d’altitude de populations. Dans l’ensemble, ces variations sont de faible amplitude et constituent des adaptations prévisibles à des changements locaux. La vie procède en permanence par de telles adaptations : il serait anormal de ne pas constater des modifications dans le comportement des organismes et des espèces.

Des maladies comme le paludisme vont resurgir rapidement du fait du réchauffement.

Faux La température n’est qu’un élément parmi d’autres du cycle de vie des agents infectieux (virus, bactéries ou parasites). Si l’on prend l’exemple souvent cité du paludisme, il était encore endémique dans le sud de la France jusqu’au milieu du XXe siècle, malgré des températures plus froides qu’aujourd’hui, et même fort répandu dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, qui battait des records de froid. La majeure partie des microbes tropicaux bénéficient de températures relativement constantes tout au long de l’année et ne supportent pas les amplitudes thermiques des zones tempérées. Ils ne peuvent s’y installer durablement. Des épidémies circonscrites dans un temps et un lieu donnés sont possibles – elles ont déjà lieu aujourd’hui, mais tiennent à la circulation des hommes et des marchandises (infectés) plus qu’au réchauffement.

Le GIEC, la science et le climat

Il existe aujourd’hui un consensus scientifique sur le climat.

Faux Le seul accord concerne quelques données de base : la température s’est élevée de 0,6°C entre 1860 et 2000, les concentration de CO2 ont augmentée de 30% en 200 ans. Mais l’interprétation de ces données et leur projection dans l’avenir divisent encore les climatologues. Les rapports publiés par le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat – IPCC en anglais) ne représentent que cet organisme. Par ailleurs, le consensus est néfaste aux progrès de la science, qui repose sur l’autocritique permanente des hypothèses concurrentes.

Les modèles informatiques des climatologues ne sont pas fiables.

Vrai Ces modèles sont des formes très rudimentaires du fonctionnement du climat, en particulier de la circulation océan-atmosphère, des échanges radiatifs et convectifs entre la surface et la tropopause (sommet de l’atmosphère). Pour que de tels modèles soient valides, au moins deux conditions sont nécessaires : que les mécanismes du climat soient biens simulés et que les données existantes (le passé) soient fiables. Aucune de ces conditions n’est remplie. A titre d’exemple, les modèles climatiques sont incapables de représenter précisément le cycle de la vapeur d’eau, qui est le principal gaz à effet de serre sur Terre (entre 60 et 80% de l’effet de serre) et la principale rétroaction attendue d’ici 2100. Et il existe de nombreux débats entre experts sur la fiabilité des données paléoclimatiques aussi bien que sur les données actuelles.

Les prévisions actuelles des experts ont une marge d’erreur de 300%.

Vrai La dernière fourchette en date proposée par le GIEC pour l’augmentation de la température au XXIe siècle se situe entre 1,4 et 5,8 °C, soit 300% d’incertitude. Le problème, c’est que ces experts sont explicitement mandatés pour évaluer les risques et conseiller les décideurs politiques. Des prévisions aussi floues ne remplissent pas vraiment leur rôle. Les principales incertitudes viennent des émissions humaines.

Faux. Les scénarios d’émission (SRES) expliquent une partie des variations de la fourchette 2100. Mais une autre partie (plus importante, même dans le rapport GIEC AR4 2007) de l’incertitude vient de l’incapacité des modèles actuels à estimer la sensibilité climatique au doublement CO2 (c’est-à-dire l’effet sur les températures de surface d’une hausse de 280 ppm du CO2 et de toutes ses rétroactions qui s’ensuivent). Les modèles ont très peu progressé depuis quinze ans sur l’estimation de la vapeur d’eau, du gradient thermique, de la nébulosité qui forment aujourd’hui encore les principales sources d’incertitude pour l’évolution du climat.

Le GIEC est objectif et n’a pas de préjugé

Faux Plusieurs experts internationaux travaillant pour le GIEC dans des domaines très différents (réchauffement de l’atmosphère, validité des modèles, activité cyclonique) se sont plaint des parti-pris des auteurs principaux mandatés par cet organisme. Deux ont démissionné pour cette raison, considérant qu’il est impossible de réaliser un travail scientifique correct si l’on a déjà une idée préconçue du résultat de ses recherches.

1- Le recul des glacier alpins, une preuve du « réchauffement global » ?

Un des exemples les plus connus de manifestations présentées comme preuves évidentes de l’effet de serre d’origine humaine et de ses conséquences en termes de réchauffement est certainement le recul des glaciers. Certains parlent même de menace de disparition des glaciers. L’activité industrielle en serait la cause avec un accroissement régulier et continu de l’émission de gaz carbonique et sa conséquence une hausse petite mais régulière de la température moyenne de la planète depuis les années 1800 jusqu’à nos jours, hausse ayant tendance à s’accélérer avec l’augmentation de la production des gaz à effet de serre (gaz carbonique et méthane essentiellement). On se souvient des photos indiquant le recul impressionnant du front des glaciers des Alpes, par exemple ceux du Massif du Mont Blanc.

Citons ce type d’article qui prédit une catastrophe pour ces glaciers :

"Deux études réalisées notamment par des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE, CNRS / Université Grenoble (1)) montrent que le réchauffement climatique a un impact fort sur les glaciers de montagne. La première étude concerne le glacier de Saint Sorlin (Massif des grandes Rousses, 3400 m d’altitude). Une simulation de l’évolution de ce glacier au cours du XXIe siècle, réalisée dans le cadre du scénario B1 du GIEC sur les émissions futures des gaz à effet de serre, montre que, malgré un scénario climatique relativement optimiste (+1,8°C d’ici 2100), il devrait avoir pratiquement disparu en 2060, laissant augurer une destinée analogue pour l’ensemble des petits glaciers des Alpes situés à basse ou moyenne altitude. La seconde étude porte sur le glacier du Dôme du Goûter (Massif du Mont Blanc, 4250 m d’altitude). Des mesures de température effectuées dans ses glaces mettent en évidence son réchauffement récent et notable jusqu’à 60 mètres de profondeur et de fait l’existence d’un réchauffement atmosphérique à ces altitudes. Une simulation réalisée dans le cadre de différents scénarios de réchauffement climatique montre que les glaciers froids de haute altitude pourraient devenir tempérés au cours de ce siècle." Pour examiner ce qu’il faut en conclure, donnons la parole au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (CNRS). Voici des extraits du fascicule qu’il édite sous le titre « Observations glaciologiques sur le glacier d’Argentière » - travaux de Christian Vincent, Emmanuel Le Meur et Delphine Six : « Le glacier d’Argentière, comme les autres glaciers, est très sensible au climat puisque sa survie dépend directement des précipitations solides (accumulation) et de la fonte. »

Le laboratoire présente la courbe des gains et des pertes de masse annuelle du glacier exprimé en mètre d’eau, avec des effets de pointe rapidement suivis d’effets de chute brutale. De 1900 à 2010, la ligne de compensation des gains et des pertes reste une ligne médiane, malgré des chutes brutales. Le niveau actuel est bas mais trois fois, au cours de cette période il a été encore plus bas : en 1920, en 1950 et en 1975. Les effets de pointe ont continué à se produire au cours de la période récente : par exemple, en 1985, 1994 et 2000. Si on examine le recul du glacier (diminution de longueur), on n’assiste pas à un retrait continu depuis l’époque industrielle comme le laisserait entendre, mais à deux hausses qui interrompent et contredisent en partie la baisse avec des sommets environ en 1925 et en 1990. Ils concluent : « La récession du glacier n’est pas du tout uniforme au cours du temps. Suite à la décennie sèche et chaude de 1940, les bilans de masse sont à nouveau positifs à partir de 1954 jusqu’en 1981. Au cours de cette période (1954-1981), le glacier a donc gagné de la masse grâce à une fonte estivale limitée. A partir de 1982, les chaleurs estivales seront beaucoup plus marquées et vont provoquer une récession générale des glaciers alpins. (…) Entre 1970 et 1980, la langue terminale s’est épaissie de 89 mètres et le front de glacier a avancé de 369 mètres. Suite à la très forte baisse des bilans de masse à partir de 1982, les épaisseurs et les vitesses du glacier vont fortement diminuer. Cette décrue sera ressentie à partir de 1985. » Un autre fascicule intitulé « Evolution des glaciers des Alpes et changement climatique au cours du 20ème siècle » éditée par le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement – CNRS datant de septembre 2004 notait : « Le Laboratoire de Glaciologie et de Géophysique de l’Environnement de Grenoble réalise des observations bi-annuelles sur l’ensemble de la surface de quatre glaciers des Alpes françaises, entre 1600 et 3600 mètres d’altitude : Mer de Glace, glacier d’Argentières, glacier de Gébroulaz et glacier de Saint Sorlin. Une étude récente a permis de retracer l’histoire précise des fluctuations de volume glaciaires et donc des variations climatiques au dessus de 2500m d’altitude dans les Alpes françaises au cours du 20ème siècle. L’évolution du climat en haute montagne est souvent évaluée à partir des fluctuations des fronts de glaciers. Néanmoins, les fluctuations des fronts des glaciers ne peuvent pas être interprétées directement en termes climatiques. D’une part, elles sont dépendantes des processus d’écoulement propres à chaque glacier ; d’autre part, les fronts réagissent aux conditions climatiques de plusieurs années ou décennies antérieures, avec des retards qui varient d’un glacier à l’autre. En revanche, les variations de volume annuelles des glaciers (que l’on nomme bilans de masse, analogue à des bilans comptables) reflètent directement le climat. Les bilans hivernaux (accumulation) dépendent des précipitations hivernales et les bilans estivaux (fusion) des variations des flux d’énergie en surface (fortement corrélées aux fluctuations des températures estivales). Ces variations de volume sont mesurées soit directement d’une années sur l’autre à l’aide de carottages et de balises implantées dans la glace, soit par comparaison de cartes topographiques détaillées. (…) Grâce à ces cartes et aux mesures récentes, nous avons reconstitué les variations de volume glaciaires de quelques glaciers français depuis une centaine d’années. Il apparaît que la diminution des glaciers n’est pas du tout uniforme au cours du 20ème siècle : deux périodes de fortes décroissances caractérisent ce siècle : 1942-1953 et 1982-2000. La forte décrue de la décennie 40 est la conséquence d’hivers peu enneigés et d’étés très chauds. La forte perte de masse des glaciers enregistrée depuis 1982 est également le résultat d’une augmentation très importante de la fusion estivale. Ces deux périodes de décrue ont été précédées par des périodes au cours desquelles les glaciers ont peu perdu de volume ou même en ont gagné entre 1954 et 1981 ; les glaciers ont grossi suite à une série d’étés frais puis d’hivers bien arrosés à partir de 1977. Cette crue s’est répercutée sur les fronts des glaciers. Le front du glacier d’Argentières a avancé (avec un temps de retard) de près de 400 mètres entre 1970 et 1990 et celui des Bossons de 535 mètres entre 1953 et 1981. On peut remarquer que cette période de crue glaciaire a déjà disparu de la mémoire de nombreux usagers de la haute montagne. Depuis 1982, nous assistons à une forte diminution des volumes glaciaires, également très sensible au niveau des fronts des glaciers (le glacier des Bossons a reculé de 548 mètres depuis 1982). A titre d’exemple, entre 1954 et 1981 et entre 1982 et 2000, la fonte estivale moyenne à 2800 mètres d’altitude est passée de 21 mètres à 31 mètres de glace ! (…) La variabilité pluricentennale est aussi très forte. La régression des glaciers alpins date en réalité du début du 19ème siècle, c’est-à-dire de la fin du Petit Age de Glace qui s’est étendu sur plusieurs siècles, avec des glaciers plus longs de 0,8 à 1,6 km par rapport à l’actuel ou au Moyen-Age. En conclusion (…) les glaciers ont fortement régressé depuis la fin du Petit Age de Glace (qui s’est terminé vers le milieu du 19ème siècle) et cette tendance est générale à l’échelle de la planète. (…) » CNRS – Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement – septembre 2004 Des travaux sur le glacier des Bossons, dans le même massif, cités par l’exposition scientifique « Hommes et glaciers » indiquaient qu’il avait gagné 535 mètres de longueur entre 1955 et 1982, puis perdu 600m de longueur depuis 1983. En fait, les glaciers alpins ne cessaient de grandir depuis vingt ans quand, en 1970, la revue « Sciences et avenir » titrait : « Vers un nouvel âge glaciaire ? », reflétant les préoccupations des média à l’époque…

Article du Professeur Robert Vivian, glaciologue :

"A propos du soi-disant réchauffement « global » Non, les glaciers (et en particulier les glaciers alpins) ne sont pas menacés de disparition ! "Le discours « ambiant » La terre enregistre depuis quelques dizaines d’années un réchauffement de l’atmosphère de l’ordre de 1,5°C à 2° ou même 3°C selon les scénarios, réchauffement - dit “global”- dû à l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre produits par les industries humaines (C02, CH4, CFC....). La preuve ? les glaciers fondent, le niveau de la mer s’élève ; mieux ! Les glaciers des Alpes sont, à court terme, menacés de disparition !

Quelques pistes de réflexion critique *Une remarque d’abord : en matière scientifique, les “moyennes” ne veulent rien dire : elles peuvent recouvrir des états et des notions complètement contradictoires (ex. suite à la déglaciation quaternaire il a été enregistré aux latitudes moyennes des transgressions marines tandis qu’aux latitudes polaires au contraire, la conséquence a été le phénomène de landhöjning = allègement, donc avec émersion des terres et “terrasses soulevées”). Incontestablement l’utilisation abusive des “moyennes” nuit à la crédibilité de certains modèles. *La « mondialisation » en matière de climat est un leurre. Elle n’existe pas Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène . On le redécouvre aujourd’hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l’Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe etc. Il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l’environnement chimique des régions polaires. Qu’on se le dise !! *Par ailleurs il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à températures négatives, iI signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à terme, une crue glaciaire. Autre remarque : pour certains glaciers alpins et pour les glaciations d’ inlandsis (travaux de la NASA au Groënland) les conclusions des études de bilans glaciaires doivent être nuancées : des bilans positifs peuvent correspondre sur les fronts à des reculs linéaires et volumétriques (et vice-versa). *Ensuite les glaciers n’ont pas attendu l’aube du troisième millénaire, ni le développement des industries humaines pour fluctuer (grosso modo) en fonction du climat . Depuis la fin des temps quaternaires, la décrue en Europe a ainsi ramené les glaciers des zones de piémont jusque dans le coeur de la montagne alpine.. enregistrant alors des fluctuations qui ont été beaucoup plus importantes que celles enregistrées aujourd’hui, et en des temps où il n’y avait ni voitures, ni chauffages urbains, ni aucune autre trace sensible de civilisation humaine ! *En fait, ce qu’il faut surtout savoir, c’est que les glaciers -surtout les glaciers dits “de montagnes” tels que ceux que l’on rencontre dans les Alpes- ne sont que des indicateurs “imparfaits” du climat. D’autres facteurs que le climat interviennent, en particulier ceux liés au cadre physique dans lequel s’inscrivent les glaciers (géologie, altitude moyenne, altitude du front, pente longitudinale, hypsométrie, couverture morainique, hydrographie...). On ne peut donc, en aucune façon, faire systématiquement d’une variation glaciaire (positive ou négative) le test d’une fluctuation de même sens du climat.., donc, à fortiori, de “ l’artificialité” du climat mise en avant en cette fin du XXe siècle. L’expérience du terrain.., mais que disent donc les glaciers ? L’holocène a marqué depuis 12000 ans le grand recul des glaciers alpins jusqu’à leur position actuelle. Depuis le Boréal, les glaciers ont oscillé sur un espace assez restreint, celui des marges des glaciers actuels, permettant à ces altitudes une présence continue des espèces arborées (cf. bois datés C14) Alors que dans le dernier tiers du XlXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, les glaciers des Alpes ont subi, surtout de 1925 à 1965, un très intense recul qui a marqué... et les esprits et les paysages glaciaires.... le dernier tiers du siècle (période centrée sur l’intervalle 1970-1990) a vu - au contraire- , dans le massif du Mont-Blanc et dans d’ autres régions du monde, les fronts des glaciers avancer et les volumes de glace s’accroître. Ne parlait-on pas dans la presse, en 1986, de “nouvelle glaciation” ? Que les glaciers reculent ou avancent, il faut se rappeler que leur comportement ne doit être analysé qu’à l’aune de la durée (historique et géologique) ...et non de l’année ou d’un tout petit groupe d’années. Sinon, il devient facile de prouver tout et n’importe quoi, y compris de mettre en contradiction avec eux-mêmes les tenants du tout “ réchauffement global dû aux industries humaines”. Un seul exemple ? Dans le même temps où l’on nous annonce qu’à cause des gaz à effet de serre, les années 80 ont été les plus chaudes du siècle (cf. R.Houghton et G Woodwell in “Pour la Science” 1989 avec comme années “record”, dans l’ordre : 1988, 1987, 1983, 1981, 1980, et 1986), ces mêmes années 80 ont été marquées dans les Alpes (et ailleurs), sur le plan glaciologique, par une des deux crues glaciaires les plus significatives du XXe siècle :  en France (les glaciers du Mont-Blanc avancent ; sur la rive gauche du glacier d’Argentière “destruction” du pylone de téléphérique…même le minuscule glacier de Sarennes -Oisans- enregistre des bilans positifs),  en Suisse (crue glaciaire nécessitant la transformation de la prise d’eau du torrent en prise sous-glaciaire au glacier de Biferten, bassin de la Linth cf photos dans la revue du CAS),  en Italie (augmentation localisée des pourcentages de glaciers en crue),  en Autriche (id). Aujourd’hui, une analyse allant dans le même sens ( cf. études de la NASA) est faite pour les inlandsis et les calottes polaires. L. Reynaud (2003) insiste sur la crue enregistrée par les glaciers scandinaves depuis quelques années. Alors pourquoi cette perception erronée de la réalité-terrain ? On peut y voir trois raisons : 1) D’abord, souvent, à cause d’une évidente méconnaissance de la vérité scientifique (la “glaciologie d’autoroute” est mauvaise conseillère !) et d’un manque de culture “glaciologique” et de la géographie du monde... dont la conséquence est de faire apparaître le glacier comme le simple - et seul- reflet du dimat ambiant. 2) Ensuite, il faut le reconnaître, cette période de crue des années 80 a été complètement masquée aux yeux du grand public par la réalité de nombreux reculs concomitants (qu’il n’est point nécessaire de nier pour rester dans la normalité millénaire), enregistrés principalement sur de petits glaciers, exposés au sud, de faible altitude moyenne ou situés en marge de glaciation, mais ne concernant que des volumes restreints de glaœ. L’exemple souvent invoqué est le glacier de Sarennes (50 ha) dans les Alpes Dauphinoises, glacier dont le bilan de masse est mesuré in situ depuis plus de 50 ans… Le phénomène de recul est d’autant plus voyant que le nombre des petits glaciers est important dans les Alpes occidentales ( 75 % du nombre de glaciers - dont la taille est inférieure ou égale à 50 ha -représentent à peine 19 % du volume de glace accumulée du Léman à la Méditerranée). Par ailleurs le nombre de petits glaciers s’accroît au cours de la déglaciation (par morcellements successifs des grands glaciers) : il convient donc, pour ne pas trahir la “réalité-terrain” , d’évoquer des surfaces -ou mieux encore des volumes- plus que des nombres et surtout que des pourcentages de populations de glaciers. 3) Le discours mondialiste “triomphant”, “martelé aussi inlassablement qu’un tube de Michael Jackson “(dixit Luc Ferry), prêchant l’échauffement global et le recul des glaciers de par le monde (cf “le discours ambiant”)... et correspondant, dès les années 80, à la mise en place du discours-programme – géopolitique plus que scientifique - de l’IPCC (IPCC=lntergovernmental Panel on Climatic Changes ; GIEC en français).

Conclusion NON, LES GLACIERS ALPINS NE PEUVENT PAS SERVIR DE PREUVE OU D ‘ALIBI A L’IDENTIFICATION DE LA PART ANTHROPIQUE D’UN SOI-DISANT RECHAUFFEMENT GLOBAL.

Le réchauffement d’origine anthropique reste largement masqué par les fluctuations « naturelles » du climat. ... ce qui , bien sûr, ne disqualifie en aucune façon le discours et les recherches sur les effets des activités humaines (CO2, CH4, CFC..) dans les évolutions climatiques très récentes. Professeur Robert Vivian

L’effet de serre a été reconnu ayant comme origine le volcanisme et non l’homme à la fin du Crétacé il y a 10.000 ans produisant alors 65 m de recul d’épaisseur du glacier.

2- Les glaciers et les pôles fondent ? Les mers montent ? Les catastrophes climatiques s’aggravent ? Et tout cela en fonction d’un paramètre augmentant continûment : la température moyenne ? Qu’y a-t-il de vrai ?

« News Glaciers-climat » écrit en octobre 2007 : « Dans les Alpes, les glaciers étaient aussi petits qu’aujourd’hui il y a 3500 ans, ce qui montre qu’il ne s’agit pas nécessairement de phénomènes d’origine humaine et qu’il peut très bien s’agir d’une variabilité naturelle. D’ailleurs, loin d’avoir diminué durant toute l’époque industrielle, les glaciers alpins ont grandi entre 1954 et 1981. Le glacier des Bossons, après le recul important des années 90, a stoppé son recul et avancé d’un centaine de mètres 3 à 4 ans vers 1997, grâce à 3 ou 4 étés plutôt humides. Puis a de nouveau reculé dans les années 2000. Ce n’est pas l’ensemble des glaciers du monde qui décroît. Il y a aussi des glaciers qui s’accroissent, comme ceux de Nouvelle Zélande et de la côte scandinave. En Amérique du sud, Pio XI et les glaciers Moreno grandissent. Depuis 1980, il y a eu une avance de plus de 55 % des 625 glaciers de montagne sous surveillance par le groupe de Contrôle de Glacier du Monde. Aux Etats-Unis, sur sept glaciers, (Colorado - Washington - La Californie - Le Montana - L’Alaska , Mt. McKinley et Hubbard ), trois d’entre eux ont doublé leur taille depuis 1950. Un article dans la Nature a annoncé que les vallées de désert de glace de l’Antarctique, qui ont longtemps considérés comme un indicateur de tendance pour le changement climatique global sont devenu remarquablement plus froides depuis le milieu des années 1980. En Russie, Le mur de 500 pieds de glace du glacier Maili a grandi pendant six ans. Le Glacier Maili est l’un de plusieurs glaciers au Nord des Montagnes du Caucase qui s’est étendu à un taux alarmant. Des villes dans la région ont été partiellement enterrées par ces murs d’avancement de la progression glaciaire. Au Groenland, il y a une baisse des températures particulièrement dans la côte sud-ouest. L’antarctique est une des seules zones du globe ou la tendance est au refroidissement ces 20 dernières années (excepté pour la petite péninsule de l’inlandis). Il y a cependant un réchauffement : la température de l’eau augmente. Cela est dû à : un accroissement des éruptions volcanique et comme 80% des volcans sont sous l’eau. (…) Les événements tectoniques majeurs peuvent totalement bouleverser le régime des températures. Selon la disposition des continents et des océans, le flux de chaleur que l’on mesure à la surface de la planète et qui traduit l’intense activité interne du globe varie totalement." Un gros mensonge revient régulièrement à la une de nos grands médias : la fonte des pôles fera monter le niveau des mers. Tous les scientifiques de bonne foi reconnaitront dans ce postulat une imprécision et un mensonge.

 La fonte des pôles n’est pas avérée. En certains points, on constate un accroissement du volume de glace, et une fonte en d’autres points. Les moyens de mesure actuels ne permettent pas de trancher sur la variation de la cryosphère (en bref les masses glacées de la terre).

 La fonte des glaces n’entrainera pas d’augmentation du niveau des mers. Ce constat politiquement incorrect est largement répandu dans la communauté scientifique. En revanche la fonte des pôles, si elle se confirme, participe au phénomène de réchauffement climatique.

1. La fonte des pôles n’est pas avérée. En certains points, on constate un accroissement du volume de glace, et une fonte en d’autres points. Les moyens de mesure actuels ne permettent pas de trancher sur la variation de la cryosphère (en bref les masses glacées de la terre).

Regardons ce qu’il en est sur la période 1992-2002 :

Au Groenland, on constate une croissance du centre (en épaisseur), et une fonte des bordures extérieures. L’Antarctique occidentale voit sa masse diminuer, alors que l’Antarctique Orientale voit sa masse augmenter. Le cas de l’Antarctique est particulièrement fondamental puisque le "continent" réuni 90% de la glace de la planête. Or les scientifiques ne sont pas en mesure d’expliquer la croissance de la masse glaciaire dans la partie orientale : elle "pourrait être due" aux précipitations plus importantes du siècle passé. ( source : Journal of Glaciology, dec. 2005)

L’incertitude est de mise par exemple dans le cas du Groenland, puisque des données contradictoires ressortent des études de l’ESA et de la NASA, mais pas dans le sens habituel : l’ESA concluant à une croissance de la masse glaciaire, et la NASA à une décroissance. Incertitudes donc sur l’évolution de la "cryosphère" mondiale, même s’il apparaît que la fonte de certains glaciers (subpolaires ou alpins) se confirme. De nouvelles études concluent néanmoins que cette fonte des glaciers, si elle se confirme et se prolonge, ne devrait pas entraîner d’ici à 2100 une hausse du niveau des mers de plus de 10 cm.

2. La fonte des glaces n’entrainera pas d’augmentation du niveau des mers. Ce constat politiquement incorrect est largement répandu dans la communauté scientifique. En revanche la fonte des pôles, si elle se confirme, participe au phénomène de réchauffement climatique. Citons par exemple le site PlanêteTerre de l’ENS de Lyon, peu suspect d’anti-écologisme.

Enfin n’oublions pas que pour l’instant la dilatation thermique de l’océan est le facteur principal de variation du niveau marin en cas de réchauffement du climat. La fonte de la banquise quant à elle, n’influence pas les variations du niveau de la mer, mais ce n’est pas pour autant qu’elle est sans conséquence sur l’évolution du climat. En effet, la banquise, par sa couleur claire, a un fort pouvoir de réflexion des rayons solaires, et donc un rôle dans les variations de l’albédo de la surface de la Terre. Une augmentation de sa taille favorise le refroidissement naturel de la Terre alors que sa fonte amplifie le réchauffement climatique en diminuant l’albédo moyen de la surface terrestre.

Il suffit de mettre un glaçon dans un verre et d’attendre sa fonte pour constater que le niveau de l’eau ne varie pas. Bien sûr la mer n’est pas un verre d’eau, et l’équation est compliquée par des phénomènes comme la salinité de l’eau, ou la présence de glace non immergée - comme les glaciers, qui s’ajoute effectivement au volume des mers. Toutefois de nombreux scientifiques s’accordent pour voir là un phénomène mineur.

En revanche, c’est le réchauffement climatique lui-même qui pourrait entraîner une variation du niveau des eaux. Cela a été observé dans tous les épisodes climatiques récents de la terre, comme les transgressions marines à grande échelle qui ont façonné les paysages à l’ère quaternaire, mais également pour les transgressions mineures qui n’ont affecté que localement - ainsi les trangressions dunkerquoises, en particulier entre le IV ème et le XII ème siècle. L’eau se dilate avec la variation des températures, et son volume varie. En bref, le volume de l’eau augmente avec un réchauffement de la terre.

Ajoutons à cela que du CO2 fossile ( et autres gaz à effet de serre ) est conservé dans le permafrost (ou pergélisol, sous-sol gelé en permanence), qui se libérera en cas de fonte de ce dernier, accélérant le réchauffement sans que sa mesure puisse être évaluée (toujours des hypothèses, car encore faut-il que cette fonte se produise). On a fait grand cas depuis l’année dernière de l’accélération de la fonte du Groënland, mesurée depuis 2002 par le nouvel instrument satellitaire GRACE. Toutefois, des estimations variant de plus d’un facteur 2 ont été proposées : 248 Gt/an pour Velicogna 2006 (2002-2006), 101 Gt/an pour Luthcke 2006 (2002-2005). Une nouvelle analyse centrée sur l’observation de deux grands glaciers émissaires montre la forte variabilité annuelle de leur décharge. Et l’impossibilité d’en déduire pour le moment la moindre projection à long terme. Les glaciers Kangerdlugssuaq (KL) et Helheim (HH), localisés sur la côte centre-Est du Groënland, sont des glaciers émissaires côtiers (outlet glaciers) Ils représentent à eux seuls 35 % de la décharge glaciaire vers l’océan de la région.

Le bilan de masse des glaciers ne se résume pas au rapport gain / perte à la surface (en proportion des chutes de neige et des fontes saisonnières), mais aussi à la vitesse d’écoulement, liée à la dynamique des glaces. Le travail de Ian M. Howat et al. a consisté à mesurer par satellite (ASTER, Terra) le comportement du KL et du HH entre 2000 et 2006. Sur cette période, la décharge totale a été de 52 Gt pour le KL, 30 Gt pour le HH. Mais l’intérêt de l’étude est de montrer la variabilité annuelle forte des vitesses d’écoulement. Ainsi, 80 % de la décharge du KL s’est tenue en une seule année (2005), suivi d’une chute du rythme de décharge de 25%. Le rythme d’écoulement du HH s’est élevé de 5 Gt/an entre 2000 et 2003, puis encore de 7Gt/an entre 2004 et 2005. Mais il a chuté de 13 Gt/an en 2006, de sorte que le glacier a retrouvé ses valeurs de l’année 2000. « Leur rythme combiné de perte de masse a doublé en moins d’une année, notent les auteurs, puis il a diminué en 2006 à un niveau proche du rythme précédent, sans doute en raison d’un ré-équilibrage rapide du front de vêlage après le retrait ».

Il est à noter que, selon Howat et al., l’ensemble de ces deux glaciers ne peut expliquer que 13 % environ des mesures totales de perte mesurée par la mission GRACE, alors que d’autres chercheurs avaient donné des proportions bien plus élevées pour la zone (Velicogna 2006). Les auteurs suggèrent qu’il faut chercher ailleurs le déficit du bilan de masse – cet « ailleurs » étant peut-être tout simplement le calibrage incertain de l’instrument lui-même.

Nous l’avions déjà exprimé sur ce site à plusieurs reprises : les analyses courtes avec des instruments nouveaux ne permettent aucune conclusion robuste, les sciences du climat réclamant l’observation des tendances à long terme, dégagées de la variabilité annuelle. Le travail de Howat et al. l’illustre sur deux glaciers groenlandais ayant retrouvé en 2006 un rythme de décharge comparable à 2000. Comme d’habitude, les travaux issus des mesures GRACE avaient connu une couverture médiatique importante, celui-ci ne risque pas de faire les gros titres. Tout comme la réévaluation à la baisse des mesures GRACE par l’équipe de S.B. Luthcke à la fin 2006 n’avait pas refroidi les rédactions surchauffées de l’alarmisme médiatique.

Références Howat I.M. et al. (2007), Rapid changes in the ice discharge from Greenland outlet glaciers, Science, scienceexpress doi : 10.1126/science.1138478 Luthcke, S.B. et al. (2006), Recent Greenland ice mass loss by drainage system from satellite gravity observations, Science, 314, 1286-1289 Velicogna I., J. Wahr, (2006), Acceleration of Greenland ice mass loss in spring 2004, Nature, 443, 329-331.

Non seulement l’antarctique ne se réchauffe pas dans son ensemble mais l’origine de ce réchauffement qui n’est que local pourrait bien n’avoir rien de global, lié à une température terrestre en hausse. Un volcan subglaciaire serait en partie à l’origine de la diminution de l’épaisseur de la calotte à l’ouest du continent antarctique. Le site des monts Hudson, en terre d’Ellsworth, près du glacier de l’île de Pine, est aujourd’hui recouvert d’un lit de cendres, enfouies sous des couches successives d’enneigement. Cette découverte apporte une piste d’explication à la fonte du glacier de l’île de Pine. L’écoulement du glacier vers la côte s’est accéléré au cours des décennies récentes et il est possible que la chaleur provenant du volcan ait participé à cette accélération. Car si la calotte polaire est plutôt stable dans la partie est de l’Antarctique, il n’en va pas de même à l’ouest. Ce phénomène s’accélère même. Des données d’interférométrie radar obtenues par satellite, couvrant 85 % des côtes du pôle Sud, ont pu démontrer que la fonte des glaces de l’Antarctique Ouest a représenté 132 milliards de tonnes en 2006, contre 83 milliards en 1996, soit une hausse de 75 % en dix ans.

« Tous les 7000 à 10.000 ans, les glaces du Groenland indiquent un brusque réchauffement de 7 à 10°C en quelques dizaines d’années. (..) Les glaces du Groenland montrent que de tels réchauffements se produisent également tous les 1500 à 2000 ans, mais plus atténués. (..) Dans ce cas, les changements d’ensoleillement ne peuvent être mis en cause et nous faisons face à une interaction complexe entre l’atmosphère, les océans et les calottes de glace. (..) Les archives glaciaires montrent que gaz à effet de serre et climat ont varié de concert au cours des cycles glaciaires- interglaciaires. Ces variations de gaz à effet de serre ne sont pas une cause des glaciations mais une conséquence. » La climatologue Sylvie Joussaume Dans sa conférence pour l’Université de tous les savoirs de janvier 2000 L’étude des glaces antarctiques des climatologues Monaghan et al, spécialistes de l’Antactique, va justement à l’encontre des prédictions des modèles du GIEC : « If anything, our 50-year perspective suggests that Antarctic snowfall has slightly decreased over the past decade, while global mean temperatures have been warmer than at any time during the modern instrumental record... It may be necessary to revisit GCM assessments that show increased precipitation over Antarctica by the end of this century in conjunction with projected warming (29). » (Cette note 29 renvoie au rapport du GIEC 2001) Traduction rapide : les précipitations neigeuses sont stables ou ont légèrement baissé alors que les températures ont augmenté sur cette zone. Les dernières mesures le confirment : l’équipe de Winnikov (2006) considère que nous sommes toujours dans le cadre de la variabilité naturelle en Antarctique comme en Arctique. D’autres études récentes semblent prouver le contraire ? Effectivement, Velicogna 2006) indiquant que « la perte de glace au Groënland est passée de 90 à 220 kilomètres cubes par an » - preuve bien sûr de la catastrophe imminente si nous ne faisons rien. Les chiffres sont impressionnants, le contexte l’est un peu moins. Cette perte de glace est mesurée par une mission satellitaire (GRACE) lancée en 2002, voici donc cinq ans seulement. Aucun scientifique sérieux ne dira que des mesures sur cinq années permettent d’établir une quelconque tendance climatique. Ainsi, les températures actuelles du Groënland sont plus fraîches qu’elles ne l’étaient au cours des décennies 1930-1940. Et le cercle arctique est connu pour ses fluctuations rapides et amples à l’échelle des décennies, des siècles et des millénaires. D’innombrables travaux ont déjà montré que la région était plus chaude qu’elle ne l’est aujourd’hui au cours du Holocène. A l’époque où le réchauffement anthropique était évidemment insignifiant (voir notre synthèse à ce sujet ainsi que ce papier récent sur les températures estivales du Groënland depuis un siècle).

Un Entretien avec le climatologue Marcel Leroux :

"Tout le monde s’accorde à dire que la planète se réchauffe. Qu’en pensez-vous ? En me parlant de réchauffement, vous voulez sûrement me faire peur, moi qui ai vécu 40 ans en Afrique ! Personnellement, je souhaite que la terre se réchauffe. C’est d’ailleurs la position de la Russie, qui considère qu’un réchauffement serait bénéfique. En effet, cela nous ferait faire d’immenses économies de chauffage, et donc de matières premières comme le pétrole. En outre, nous gagnerions de larges étendues de terres cultivables en direction des régions subpolaires, comme cela fut le cas dans les années 1930 à 60. A l’époque, les exploitations agricoles du nord du Canada et de la Scandinavie s’étaient en effet déplacées vers le nord. Dans les années 1970, lorsqu’il était plutôt à la mode de parler du retour du petit « âge de glace », elles ont rétrogradé vers le sud. La même chose s’est d’ailleurs produite en Afrique subsaharienne, où les éleveurs se sont d’abord déplacés vers le nord, puis sont redescendus vers le sud, lorsque la sécheresse a commencé dans les années 1970. Car lors de toute période chaude, à l’échelle paléoclimatique comme à l’échelle récente, les pluies tropicales sont plus abondantes. Ce qui veut dire que paradoxalement, si le réchauffement était effectif, la sécheresse cesserait dans le Sahel ! Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Pourquoi parle-t-on alors de réchauffement climatique ?

Parce ce que tout le monde accorde foi à la courbe de température globale publiée tous les ans par l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et le GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique). Or, cette courbe n’est autre qu’une moyenne des températures mesurées dans 7.000 stations de la planète, traitées à l’Université d’East Anglia, à Londres, sous la direction de Philipp Jones. L’augmentation serait de 0,6° de 1860 à nos jours, soit la différence de température qu’on observe à l’échelle moyenne annuelle entre Nice et Marseille. Quel extraordinaire bouleversement ! Une telle valeur, donnée avec une fourchette de précision de plus ou moins 0,2° sur un siècle et demi, est ridicule, car elle est de l’ordre de la précision de la mesure. Cette courbe n’est d’ailleurs pas validée par les mesures récentes effectuées par les capteurs de satellites qui, depuis 1978, ne montrent au contraire aucune évolution notoire, pas plus que les mesures issues de millions de radio-sondages. En outre, comment parler de moyenne à l’échelle globale en mélangeant des températures marines, continentales, urbaines et surtout des températures de régions qui se refroidissent alors que d’autres se réchauffent ? Par exemple, l’Arctique occidental (au nord du Canada) se refroidit, alors que l’Arctique au nord de la mer de Norvège se réchauffe. Que fait-donc alors vraiment l’Arctique ? On ne peut pas du tout dire avec certitude que la terre se réchauffe. Les modèles ne prévoient-ils pas pourtant une augmentation de la température de 2 à 6°C d’ici l’an 2100 ? On n’a pas besoin de modèle pour faire une telle prédiction. Le chimiste suédois Svante Arrhénius (1859-1927) avait déjà « prédit » exactement la même chose en 1903 ! Il avait appliqué une règle de trois entre le taux de CO2 de son époque, celui du futur et la température correspondante. C’est exactement ce que font les modèles informatiques en insistant sur l’effet de serre. Un modèle n’est qu’un super calculateur qui dépend entièrement des données qu’on lui fournit et de la démarche qu’on lui impose pour traiter ces données. Il ne faut pas prêter aux modèles des vertus « magiques », d’autant plus qu’ils ne donnent qu’une vision très incomplète et déformée de la réalité météorologique. En particulier, ils ne tiennent pas compte de la circulation générale de l’atmosphère, de son organisation et de son mouvement. Pour ces modèles, les discontinuités, pourtant présentes partout dans la nature, ne sont tout simplement pas prises en considération. Les modèles utilisés pour la prédiction climatique sont fondés sur les mêmes principes que ceux utilisés pour la prévision météorologique. Or, ces derniers se trompent constamment : ils n’ont pas été capables de prévoir les tempêtes de 1999, les inondations de Nîmes ou Vaison la Romaine, la canicule de 2003 et l’été pourri de 2004. Comment pourraient-ils être fiables à l’horizon de 2100 ? D’ailleurs, comme le rappelle l’océanographe Robert Stevenson, ces modèles prévoyaient une augmentation de la température de 1,5° pour l’an 2000 ; or, c’est six fois plus que ce que l’on a observé. Pourtant, il y a unanimité chez les climatologues pour dire que le réchauffement est une réalité ... Non, on insiste sur un prétendu consensus chez les climatologues, alors que celui-ci n’existe pas. Ensuite, il y a plusieurs sortes de « climatologues ».

Prenons le GIEC, présenté comme l’autorité en la matière. En réalité, il s’agit d’un groupement intergouvernemental, c’est-à-dire que la nomination de ses membres est politique, et ne répond pas à des critères scientifiques. D’ailleurs, la grande majorité de ses membres ne sont pas climatologues, à l’instar de Michel Petit, ingénieur en télécommunications, ou bien Jean Jouzel, qui est un excellent chimiste glaciologue, mais dont les connaissances scientifiques sur le climat sont limitées. Depuis l’avènement de l’informatique, nombre de ceux qui s’autoproclament « climatologues » sont en réalité des informaticiens-modélisateurs, qui accordent de très loin la préférence à la statistique et aux téléconnexions, sans se préoccuper des liens physiques réels. Il existe toutefois des climatologues météorologues, comme le spécialiste suédois de l’élévation du niveau de la mer Nils-Axel Mörner, ou encore le météorologiste canadien Madhav Khandekar, qui en revanche se préoccupent en priorité de l’observation des phénomènes réels et des principes physiques qui les relient. C’est aussi, naturellement, le souci premier de notre laboratoire. Ces derniers sont loin d’être convaincus par les résultats des modèles. Même parmi les modélisateurs, certains, comme l’Américain Richard Lindzen, restent très sceptiques concernant l’hypothèse du réchauffement climatique. Le problème du GIEC, comme d’ailleurs de Météo France, c’est que depuis les années 1980, ces organismes sont dominés par les modélisateurs, vedettes des médias. Les climatologues réellement soucieux de l’analyse du temps se sont d’ailleurs regroupés en association, dont l’une particulièrement active est intitulée « climat sceptics ». Le rôle nocif sur le climat des gaz à effet de serre est quand même une donnée objective ? Il n’y a rien de moins objectif qu’une telle affirmation ! Mettre l’accent sur les gaz à effet de serre donne une vision très simpliste du climat, alors que d’autres facteurs sont beaucoup plus importants ; en particulier, ceux qui déterminent la dynamique de l’atmosphère, les transferts méridiens d’air et d’énergie, et pour faire simple, les transferts d’air froid et d’air chaud. Chacun est capable d’observer que la température est fonction de ces brusques changements, et qu’elle n’évolue pas de façon linéaire. L’important, c’est d’abord de savoir pourquoi et comment des masses d’air froid se forment et se déplacent ; pourquoi elles remplacent ou sont remplacées par de l’air chaud - autrement dit de préciser le mécanisme de la machine atmosphérique. Le temps dépend au jour le jour de ces changements de masses d’air ; en revanche, sur le long terme, la variation dépend de l’activité solaire (tâche, magnétisme, éruption et vent solaires), des projections volcaniques, de la turbidité de l’air, des paramètres astronomiques, etc... Comment voulez-vous que leur responsabilité dans le climat puisse être mise en évidence dans des modèles qui ne prennent tout simplement pas en compte l’ensemble de ces paramètres ? L’effet de serre est donc totalement marginal, sinon même insignifiant, d’autant plus que le principal effet de serre n’est pas réalisé par le CO2 ou le CH4, mais par la vapeur d’eau. Or, même la part réelle de la vapeur d’eau dans l’effet de serre n’est pas considérée à sa juste valeur dans les modèles. Qu’observe-t-on alors à l’échelle globale ?

On n’observe rien, car il n’y a pas de « climat global ». En revanche, on connaît parfaitement l’évolution des climats régionaux qui suivent des évolutions fort dissemblables. D’ailleurs, il est très révélateur de constater que, de l’aveu même du GIEC, leurs modèles sont incapables de restituer ces variations régionales ! Dans son deuxième rapport de 1996, le GIEC écrit : « Les valeurs régionales des températures pourraient être sensiblement différentes de la moyenne globale, mais il n’est pas encore possible de déterminer avec précision ces fluctuations. » Cela signifie que les modèles du GIEC seraient capables de donner une valeur moyenne sans connaître les valeurs régionales qui permettent d’établir précisément cette moyenne ! Ce n’est pas très sérieux ! Dans l’Atlantique Nord, on observe un refroidissement de la façade ouest (Canada, Etats-Unis à l’est des Rocheuses), alors que l’Europe occidentale se réchauffe, notamment la Scandinavie. L’Europe centrale, elle, se refroidit, comme la Méditerranée orientale, ou comme la Chine. Ces différences de comportement résultent de la dynamique aérologique. Cela dépend en effet des trajectoires des anticyclones mobiles polaires (AMP). Ceux-ci sont de vastes lentilles d’air glacial de 1500 km de rayon, générées quotidiennement par les pôles. Ces lentilles glissent au ras du sol, sous les couches d’air chaud plus légères, contournant les reliefs pour se diriger vers l’équateur. Sur leurs faces avant, elles provoquent le retour vers leur pôle respectif de l’air réchauffé sous les tropiques. Les AMP représentent l’exemple même de discontinuité que les modèles informatiques refusent d’incorporer. En outre, ils pointent du doigt le comportement particulier et l’importance des régions polaires qui, contrairement aux prédictions des modèles, ne se réchauffent pas, mais au contraire se refroidissent. Vous voulez dire qu’il n’y a pas de fonte des calottes glaciaires ?

C’est un fait incontestable ! Cependant, évitons de généraliser : dans le détail, la glace de mer fond au nord de la mer de Norvège ou dans la région des Aléoutiennes dans le Pacifique nord, où arrivent de l’eau marine et de l’air chauds. En revanche, la banquise ne varie pas au Nord du Canada. Comme l’écrit correctement M. Postel-Vinay, rédacteur de la revue La Recherche, « le gros de la calotte antarctique n’a pas fondu depuis sa formation, voici 60 millions d’années. » L’observation satellitale montre même qu’au cours de la période 1979-1999, qui est celle de la plus forte hausse supposée de la température, la surface de la banquise a globalement augmenté autour du continent antarctique. Au Groenland, certaines régions fondent, notamment sur les pourtours, mais la masse de glace augmente au centre de l’île, comme la masse de la plupart des glaciers scandinaves. Le refroidissement des pôles a atteint 4 à 5°C pendant la période 1940-90 - c’est-à-dire plus de la moitié, mais en négatif, de la valeur prévue pour 2100 ! C’est le démenti le plus flagrant apporté aux prévisions des modèles. Il est d’ailleurs surprenant que ceux-ci aient pu concevoir un tel réchauffement alors qu’il n’y a aucune raison physique qui puisse le justifier ! Est-ce seulement pour faire peur aux gens avec une prétendue montée des eaux qui en résulterait ? En revanche, ce qui est sûr, c’est que comme les pôles se refroidissent, la puissance et la fréquence des AMP augmentent, les contrastes de températures s’élèvent, les confrontations entre l’air froid et l’air chaud sont plus vigoureuses et le temps devient de plus en plus violent et de plus en plus contrasté dans nos latitudes. Il devient aussi toujours plus irrégulier, avec des périodes étendues de froid puis de chaud, des pluies abondantes et des sécheresses. Des records de chaleur comme de fraîcheur sont d’ailleurs constamment dépassés. Par exemple, le Canada a subi la pire tempête de verglas de son histoire en 1998, et la Mongolie a connu deux hivers successifs tellement rigoureux que l’Etat a dû faire appel à l’aide internationale. Il serait donc plus judicieux de tenir compte de cette évolution réelle, plutôt que d’un hypothétique scénario à l’horizon 2100, pour assurer, par exemple, une meilleure gestion de l’eau, notamment dans le domaine agricole. La France n’est pas plus épargnée qu’une autre région du monde. Nous avons déjà eu des chutes de neige sur la forêt méditerranéenne, en 2002.

La canicule de l’été 2003 est encore un autre exemple, bien qu’elle ait été présentée comme la preuve du réchauffement climatique par M. Besson, Président de Météo France. Cette erreur de jugement est à la base de la mise en place du plan anti-canicule pour l’été 2004, canicule qui n’a bien sûr pas eu lieu. J’avais pourtant adressé, en août 2003, une note rectificative aux principaux médias écrits et audiovisuels pour expliquer les causes de la canicule. Il s’agissait tout simplement d’une hausse de pression, elle-même conséquence d’une augmentation de fréquence des AMP, visibles sur les images satellitales, mais dont les modélisateurs ne veulent pas entendre parler ! Un article paru dans le quotidien Le Monde du 18 septembre explique que la violence du cyclone Ivan constitue précisément une preuve du réchauffement climatique. C’est très ironique car Ivan a connu des prédécesseurs plus redoutables que lui, comme Hugo, ou Andrews. En outre, le GIEC, dans les années 1990, prétendait que les modèles sont incapables de prévoir l’évolution de la cyclogenèse, qui ne montre aucune tendance à la hausse sur l’Atlantique Nord depuis un siècle. Les modèles annonçaient alors que le réchauffement allait nous apporter une plus grande clémence climatique : « Les tempêtes aux latitudes moyennes (...) résultent de l’écart de température entre le pôle et l’équateur (...). Comme cet écart s’affaiblira avec le réchauffement (...), les tempêtes aux latitudes moyennes seront plus faibles », écrivait le GIEC en 1990. Mais aujourd’hui, puisque le temps n’est pas conforme aux prévisions, le même GIEC oublie ses propres dires et récupère la violence - plus médiatique - du temps, en annonçant qu’il est précisément dû au réchauffement. Comment expliquez-vous une telle désinformation sur ce sujet ?

Prédire le temps a toujours été une passion. Or, prédire que rien d’alarmant ne va se produire n’est pas très intéressant. Au début du XXe siècle, les prédictions alarmistes étaient déjà très à la mode. Cependant, elles n’ont jamais réussi à s’imposer, car tous les faits les contredisaient. C’est seulement à partir des années 1985 que sont réapparus, lorsque la climatologie a été monopolisée par les informaticiens, les scénarios les plus catastrophistes. Oubliant tout simplement la météorologie, les modélistes ont appliqué des calculs en vérité extrêmement simplistes dans des modèles super sophistiqués pour imposer leurs concepts. Mais les hypothèses sur le réchauffement climatique n’ont jamais été vérifiées par l’observation, pas plus au début du XXe siècle qu’au début du XXIe. La fameuse courbe du GIEC n’est qu’un artefact, constamment démenti par les mesures et les observations satellitaires. En réalité, le problème dit du climat est en permanence confondu avec celui de la pollution, deux domaines pourtant bien séparés, qui ne seront bien traités l’un et l’autre que lorsqu’ils seront dissociés. Il sert également de prétexte pour imposer une restriction à l’activité humaine, considérée à tort comme à l’origine du réchauffement climatique. La connexion d’intérêt qui s’est établie entre certains laboratoires, plusieurs institutions internationales et certains hommes politiques, a imposé la notion de réchauffement global. Suivre aveuglément les « recommandations pour décideurs » du GIEC fait passer à côté des phénomènes réels, dépenser vainement des sommes colossales pour des réunions par définition inutiles, et n’autorise pas des mesures de prévention efficaces contre les véritables aléas climatiques que nous allons connaître. A quoi sert de préparer l’économie d’un pays à un réchauffement, alors que tous ses thermomètres signalent un refroidissement ? Finalement, le réchauffement climatique revêt de plus en plus un caractère de manipulation, qui ressemble vraiment à une imposture « scientifique », et dont les premières victimes sont les climatologues qui ne perçoivent de financements que lorsque leurs travaux vont dans le sens du GIEC. Gil Rivière-Wekstein Publié dans le Numéro 18 d’A&E de Octobre 2004

Extraits de l’ouvrage de Robert Kandell (du Laboratoire de météorologie dynamique) intitulé « Le devenir des climats » :

« La terre, dit-on, est en péril. La menace se présente comme globale et radicale : la planète tout entière court à la catastrophe. Depuis quelque temps, c’est avec des accents apocalyptiques que l’on parle du « devenir des climats ». Là où on ne voyait naguère que stabilité et invariances, on met en avant la fragilité potentielle de la biosphère – c’est-à-dire l’ensemble des règnes animal et végétal – face au développement des activités humaines. (…) Les hommes politiques, pendant longtemps peu sensibles aux avertissements lancés par les scientifiques et par les mouvements de défense de l’environnement, s’alarment soudain et prennent à témoin l’opinion publique. Ils demandent aux chercheurs des estimations et, surtout, des certitudes ; ils annoncent et prennent des décisions de portée internationale. Les médias, par nature portés au spectaculaire, retiennent des travaux sur la couche d’ozone ou sur l’effet de serre ce qui est le plus affectivement chargé : la menace universelle et nue. Une idéologie nouvelle gagne les consciences ; elle est fondée sur la rationalisation des vieux cauchemars dont les religions ont depuis longtemps éprouvé la puissance d’envoûtement et de terreur on dénonce l’irrémédiable corruption de la nature par la faute de l’homme, on annonce pour demain la fin du monde. (…) la science se trouve sommée de fournir sa caution à cette mystification. Dans les quelques pages qui vont suivre, je propose de laisser de côté un instant le catastrophisme à la mode, et aborder le problème du devenir des climats en tant que scientifique, en tant que chercheur (…) Le premier (phénomène météorologique), c’est la transformation et le transport de l’énergie solaire. (…)

Remarquons tout de suite que, localement et à un instant donné, le bilan radiatif n’est presque jamais nul. Dans les régions équatoriales et tropicales, il est positif, c’est-à-dire qu’il y a excédent de flux solaire absorbé par rapport au flux infrarouge envoyé vers l’espace ; cela est vrai aussi en été à des latitudes moyennes, en Europe ou aux Etats-Unis. C’est bien sûr l’inverse en hiver, ou dans les régions polaires. Ce phénomène est possible parce que l’atmosphère et les océans transportent la chaleur des zones « excédentaires » vers les zones « déficitaires ». (…) Cette redistribution de la répartition fort inégalitaire de l’énergie solaire est la première fonction essentielle de ce que l’on peut appeler le système climatique. (…) Le système climatique est donc fondé sur le mouvement, et notamment sur les vents qui ont pour origine les diiférences de température et de pression, et sur les courants marins qui sont justement mis en mouvement par les vents, mais qui, parce qu’ils véhiculent eux-mêmes de la chaleur, modifient en retour les conditions qui donnent naissance aux vents. (…) Cette circulation comprend aussi des structures plus petites et plus variables, à savoir les tourbillons atmosphériques que sont les systèmes dépressionnaires, les anneaux d’eau chaude ou froide que l’on observe par satellite dans l’océan. Ces structures jouent un rôle de premier ordre dans les transports de chaleur et d’eau. (…) Nul ne contestera que les va riations du temps sont difficilement prévisibles. Les spécialistes de la météorologie en font chaque jour les frais et l’opinion populaire ne manque jamais de se gausser de leurs faux-pas. (…) A force d’ironiser, on en viendrait pour un peu à oublier ce qui définit précisément un climat : une certaine régularité qui sous-tend l’apparent désordre. (…) Mais, bien entendu, régularité ne signifie ni constance ni même périodicité parfaite. (…) Les valeurs moyennes – soit les températures et les précipitations moyennes mensuelles – ne suffisent pas à caractériser complètement un climat. Il faut aussi connaître les valeurs extrêmes autour de ces moyennes et la variété des situations qui peuvent s’y rencontrer. (…) D’une façon générale, la notion de moyenne doit être maniée avec précaution. (…) Si on fait la moyenne de deux situations extrêmes, on aboutit parfois à une situation qui ne se rencontre jamais dans la réalité. (…) Bien plus que la moyenne, c’est dans ce cas, la « bascule » entre les deux situations opposées, et leurs fréquences relatives, qui définissent le climat. (…) Dans les « modèles » utilisés pour étudier le climat, il s’agit d’une représentation plus ou moins simplifiée des composants du système climatique et des processus gouvernant son état et son évolution. (…) On sait écrire les équations qui décrivent les mouvements et l’état physique des masses d’air en chaque point et à chaque instant. Cependant, pour pouvoir procéder de façon pratique, on doit opérer un découpage spatial (…) Ce découpage nous oblige alors à représenter assez grossièrement des processus qui se déroulent à des échelles spatiales plus petites. (…) Nous venons de l voir, la météorologie est une affaire de mouvements et de transports d’énergie et d’eau dans l’atmosphère ; même avec le découpage spatial décrit plus haut, qui constitue une simplification grossière, il s’agit d’étudier une centaine de milliers de « cellules » atmosphériques obéissant à la gravitation et aux lois de la mécanique des fluides, chacune ayant de nombreuses interactions – mécaniques, thermiques, radiatives et même chimiques – avec les autres, et aucune n’ayant un rôle réellement prédominant. (…) l’observation d’une différence d’une décennie à la suivante, constitue-t-elle un vrai changement de climat, ou plutôt une anomalie – une fluctuation – à l’intérieur d’un même climat ? La question se pose notamment pour le Sahel, le « rivage » sud du Sahara (…) Y a-t-il eu un changement du climat sahélien depuis 1970 ? (…) Il y a eu des sécheresses particulièrement aiguës en 1972 et 1973, puis en 1983 et 1984, avec des conséquences dramatiques pour les populations, conséquences portées devant la cosncience mondiale par la presse et la télévision. Les victimes de la sécheresse de 1941 – tout aussi grave – n’ont pas eu droit à autant d’égards. S’agissait-il d’un changement de climat ? (…) On a détecté de brusques changements dans le passé, notamment la disparition des forêts à 16°N dans l’Afrique de l’ouest, il y a 2000 ans. Cependant, depuis 1985, les pluies sont plus abondantes, parfois même excessives. Si le terme d’ »anomalie » est trop faible pour désigner ce cruel épisode qui a duré une vingtaine d’années, il ne s’agit pas pour autant de changement climatique. (…)

On sait qu’il s’est produit des petites fluctuations climatiques à l’échelle de quelques centaines d’années : le livre d’Emmanuel Leroi Ladurie sur « L’histoire du climat depuis l’An Mil » le montre très bien. (…) Depuis deux millions d’années, nous vivons une période où se succèdent avancées et reculs des glaces, le dernier maximum glaciaire se situant dans un passé tout récent il y a 18.000 ans. (…) ces changements obéissent à un rythme semi-regulier : quasi-périodicités de 20.000, 40.000 et 100.000 ans. Depuis quelques années, on prend au sérieux les calculs du chercheur serbe Miliutin Milankovitch qui, se fondant sur des idées plus anciennes, liait le flux et le reflux des glaces aux variations des paramètres de l’orbite et de la rotation de la Terre, et donc de la répartition et du cycle saisonnier du rayonnement solaire sur la surface du globe. (…) Il est incontestable qu’il y a eu depuis trente ans une augmentation importante et assez régulière de la proportion de gaz carbonique dans l’atmosphère. (…) Cette question du gaz carbonique, si nouvelle qu’elle puisse paraître à l’opinion publique, a en fait été soulevée avant même le début de notre siècle par le suédois Svante Arrhenius. (…) Depuis que l’homme a commencé à brûler du charbon et du pétrole, il a introduit dans le système Terre-océans-atmosphère un nouveau processus de conversion du carbone en gaz carbonique. , qui vient s’ajouter aux processus naturels préexistants, processus qui continuent à fonctionner par ailleurs. Aujourd’hui, l’atmosphère se charge chaque année d’une dizaine de milliards de tonnes supplémentaires de CO2 – ce qui ne représente à peu près que la moitié de ce qui est produit par la combustion des carburants fossiles ; on pense que l’autre moitié doit s’engloutir de l’atmosphère dans l’océan (…) Le gaz carbonique est utilisé dans la photosynthèse, et l’on pourrait penser qu’une partie du CO2 supplémentaire irait enrichir la biosphère et augmenter la biomasse. Mais le déboisement, qui a dû commencer il y a 8.000 ans, produit l’effet contraire : comme une grande partie du bois coupé est brûlé, on peut dire que, là encore, on a transformé du carbone en gaz carbonique. (…) Cette destruction des forêts a des conséquences majeures. Pourtant, si l’on veut apprécier correctement la gravité du phénomène, il ne faut pas se laisser abuser par le discours alarmiste ambiant qui ferait disparaître l’oxygène au fur et à mesure de la destruction des forêts. C’est mal comprendre en quel sens les forêts sont les « poumons de la planète ». Il est vrai que les plantes produisent de l’oxygène lors de la photosynthèse, qui est à l’origine de leur croissance, mais elles en consomment aussi, par la respiration et lors de leur décomposition. C’est parce qu’une partie de la matière végétale morte finit sous terre, et donc abritée de l’oxydation, qu’il a pu y avoir un petit excès de production et d’accumulation d’oxygène dans notre atmosphère, rendant la vie animale possible. (…) Les effets du développement du gaz carbonique se font sentir sans qu’il y ait aucun effet décelable sur l’oxygène, qui constitue près de 20% de notre atmosphère. Notons de plus que si l’on utilisait tout le bois coupé pour faire des maisons, des meubles, ou simplement pour l’enterrer, cela n’aurait aucune incidence directe ni sur le CO2 ni sur l’oxygène atmosphérique. (…) Si l’on suppose que la moitié du CO2 produit par l’homme restera dans l’atmosphère, on arrive à la conclusion, que d’ici une centaine d’années, la concentration en CO2 dans l’atmosphère pourrait doubler. (…) On a découvert que, pour d’autres gaz, la concentration dans l’atmosphère augmentait bien plus rapidement que celle du CO2.. (…) C’est en particulier le cas du méthane (CH4). En analysant l’air piégé dans les glaces antarctiques, on a montré que la concentration en méthane de l’air avait plus que doublé pendant les 300 dernières années. On estime que cette augmentation est environ de 1% par an (..) or, cela est grave, car gramme pour gramme, le méthane constitue une barrière calorifique beaucoup plus efficace que la carbonique. Le méthane est dégagé naturellement (…) dans les mines de charbon. (…) Il est produit dans l’estomac des ruminants et se retrouve en particulier dans la bouse des vaches. (…) La question se pose de la stabilité de l’environnement climatique par rapport à cette perturbation très brusque de l’ »effet de serre ».

Si nous élargissons notre perspective pour embrasser toute l’histoire de notre planète, le plus frappant est la relative stabilité du climat. Certes, celui-ci a connu des changements majeurs, liés notamment à la dérive des continents, des alternances entre âges glaciaires et périodes plus chaudes. La Terre a également connu des catastrophes, des vraies, comme celle qui a mis fin au règne des dinosaures. Mias, justement, la biosphère a survécu à cette catastrophe, sinon nous ne serions pas ici pour en parler. Nous avons des preuves de l’existence, depuis au moins 3 milliards d’années, de l’eau liquide en quantité (celle des océans) sur notre planète. Or, d’après la théorie de la structure interne de l’évolution des étoiles (…) la luminosité solaire a dû augmenter sensiblement (peut-être de 40%) depuis cette époque, par suite de la conversion en Hélium d’une partie de l’hydrogène du noyau et aux ajustements de structure qui y sont associés. (…) Deux éléments propres à l’atmosphère terrestre doivent entrer en ligne de compte si l’on veut prendre la mesure de la complexité du phénomène. Le premier tient à l’existence, sur la « planète bleue » d’une masse océanique considérable qui échange de la chaleur et de la matière avec l’atmosphère, notamment sous forme de vapeur d’eau, si bien que les changements de température entraînent nécessairement des modifications dans le cycle hydrologique. Et ces changements ‘avèrent à bien des égards plus importants que les changements de température que l’on peut attribuer directement à l’enrichissement de l’atmosphère en gaz carbonique, en méthane, en CFC, etc. Si l’on commence à faire monter la température à la surface, on intensifie l’évaporation et donc on augmente la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. (…) Il se produit alors un intensification accrue de l’effet de serre dû à l’humidification supplémentaire de l’atmosphère. (…) Le deuxième élément propre à l’atmosphère terrestre, peut–être plus décisif encore, tient à l’existence des nuages. (…) Les nuages réfléchissent en effet très bien la lumière solaire. On pense donc d’habitude que si l’on augmente la nébulosité, on refroidit du même coup la surface de la Terre, et c’est bien souvent le cas. Mais en même temps les nuages bloquent aussi le rayonnement infrarouge. Or l’étude de la nébulosité n’en est encore qu’à ses commencements, surtout si l’on veut connaître son rôle à l’échelle globale.

La formation, la dissipation des nuages, leurs interventions dans les fux de rayonnement font apparaître des processus d’une très grande complexité. Le pouvoir réfléchissant des nuages – leur albédo – dépend de leur épaisseur, du nombre et de la taille des gouttelettes d’eau ou des cristaux de glace dont ils sont composés, et éventuellement de leur contenu en polluants de diverses sortes. Leur effet de serre, en ce qui concerne la planète dans son ensemble dépend surtout – en plus de ces paramètres – de l’altitude de leurs sommets. Les nuages élevés (…) rayonnent peu dans l’infrarouge (…) Les champs étendus de stratus et stratocumulus jouent essentiellement un rôle de refroidissement, puisqu’ils réfléchissent la majeure partie du rayonnement solaire, empêchant aisni son absorption à la surface de la mer. (…) Le système Terre – bien plus complexe que le système Soleil – comporte beaucoup plus de mécanismes de variabilité à des échelles de temps différentes. Il y a trente ans seulement, on se préoccupait encore d’un retour des glaces, en envisageant même un retour extrêmement rapide sous la forme de ce que l’on appelait un snowblitz : un enneigmenet massif au cours de l’hiver de vastes étendues continentales, réfléchissant le flux solaire et conduisant à une persistance du froid et à une accumulation de plus en plus grande de la couverture de neige. La température moyenne à la surface du globe avait en effet commencé à diminuer pendant les années 1950 et 1960, après une période d’accroissement irrégulier entre 1850 et 1945. (…) L’hypothèse aujourd’hui la plus communément admise, et redoutée, est celle d’un réchauffement global de la surface terrestre, lié à l’intensification de l’effet de serre. Ce scénario est en fait le résultat d’un échafaudage constitué de trois étages de modélisations. Une modélisation économique et industrielle (…) une modélisation bio-géochimique (…), enfin une modélisation climatique pour prédire comment le climat, avec ses composants atmosphériques et océaniques, va changer en réponse à ces modifications de la composition de l’atmosphère. En s’appuyant sur certaines projections de l’activité économique, sur certains modèles des échanges bio-géochimiques, on conclut que la concentration effective des gaz à effet de serre dans l’atmosphère pourrait avoir doublé vers l’an 2030. Certains modèles climatiques prédisent alors une augmentation de la température moyenne à la surface du globe de 2 à 4°C. Ce réchauffement, qui peut paraître modeste, aurait des conséquences considérables, surtout s’il devait se produire en moins d’un siècle – un temps très bref pour un ajustement des écosystèmes bien adaptés au climat actuel. (…) D’autres issues spectaculaires sont souvent évoquées : la fonte des calottes glaciaires continentales, entraînerait une montée du niveau de la mer (…) Si deux millions de kilomètres cube de glace venaient à fondre ou à glisser dans l’océan, cela provoquerait une hausse de six mètres du niveau de la mer ! Ce serait suffisant pour submerger des régions très peuplées comme le Bangladesh ! (…) Tout cela est bien spectaculaire mais ne tient pas compte de l’échelle de temps de ces changements. (…) Il faut un certain temps pour bouger les glaces. A la fin de la dernière glaciation, le niveau de la mer est monté de plus de 100 mètres, mais sur une période d’environ 10.000 ans. Que la mer monte de six mètres en deux ou trois siècles n’est donc pas du tout inconcevable. (…) La pluaprt des spécialistes ne prennet pas cette menace au sérieux et pensent plutôt que la montée sera limitée à un mètre environ à la fin du prochain siècle ; les estimations vont entre vingt et 150 centimètres.

Cette montée serait d’ailleurs surtout le résultat de la dilatation thermique des eaux. (…) Il faut faire entrer en ligne de compte un facteur qui reste énigmatique : l’inertie du système, essentiellement lié au rôle de l’océan. (…) L’intensification de l’effet de serre, c’est le piégeage du rayonnement infrarouge dans les basses couches de l’atmosphère qui réchauffe la surface. Il y a certes une couche superficielle des océans qui interagit directement avec l’atmosphère, et qui va donc être réchauffée par ces quelques watts supplémentaires par mètre carré. Dans la mesure où cette couche superficielle a un volume restreint, sa température peut répondre relativement rapidement, comme elle le fait selon les saisons. Mais ce ne serait pas du tout le cas s’il fallait réchauffer tout le volume de l’océan. Or, en fin de compte, c’est bien tout le volume de l’océan qu’il faut réchauffer, et cela conduit à un retard dans le réchauffement global, retard qui déped de la circulation en profondeur de l’océan. Celle-ci est encore relativement mal connue. On sait qu’elle est très lente, le mélange complet pouvant prendre des siècles, voire plus de 1.000 ans dans le Pacifique. (…) A chaque étape de la modélisation, il existe donc des processus que l’on comprend encore fort mal, et qui sont autant de sources d’incertitudes. De plus, ces différentes étapes interagissent. Les changements de température doivent avoir une influence sur les échanges de gaz entre atmosphère et océan et donc sur l’évolution de la concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère. Les effets des changements climatiques sur la biosphère ont des rétroactions sur les échanges de gaz carbonique entre biosphère et atmosphère, mais aussi sur les processus climatiques eux-mêmes. Si la végétation change, cela modifie l’albedo et l’évapotranspiration. (…)

Et, bien sûr, le financement de beaucoup de ces recherches est largement motivé par le désir d’obtenir des prédictions qui, si elles son jugées suffisamment fiables et alarmantes, dicteront des révisions de notre politique économique (…) C’est la dernière rétroaction (…) Equilibre. Plusieurs fois, ce mot est venu sous notre plume. Mais cette notion, essentielle en physique, reste équivoque et porte en elle le danger de multiples confusions pour l’activité théorique des chercheurs lorsuq’il s’agit de l’environnement. Elle est la source de bien des partis pris idéologiques et politiques qui invoquent abusivement l’autorité de la science. Comment, en effet, ne pas voir, sur les exemples que nous avons analysés, que la notion d’équilibre est toujours relative à l’échelle de temps du phénomène considéré ? Or nous avons montré qu’il existe, en ce qui concerne l’évolution des climats, des échelles de temps très différentes selon les processus. On peut dire que si l’on considère la planète dans son ensemble, on a toujours affaire à des phénomènes qui se produisent hors équilibre. Lorsqu’on examine le « système Terre », avec sa partie solide, sa partie liquide, sa partie vivante et l’atmosphère, on s’aperçoit bien que chacun des éléments qui le composent a une échelle de temps qui lui est propre. Ainsi, la partie solide évolue très lentement. (…) C’est que, justement, il n’y a pas d’équilibre, d’ajustement immédiat à l’ensoleillement : il faut au contraire emmagasiner de la chaleur. Ce retard est plus prononcé près de la mer, justement parce que le eaux peuvent se mélanger et qu’il faut donc les chauffer jusqu’à une certaine profondeur (plusieurs dizaines de mètres). On se trouve donc là encore presque toujours dans une situation hors équilibre (…) On voit donc que, même si l’atmosphère seule avait tendance à se mettre rapidement en équilibre avec l’intensification de l’effet de serre, elle ne le pourrait pas, parce que sur les deux tiers de la surface du globe elle reste en contact avec l’océan, échangeant de la chaleur et de l’humidité (et du gaz carbonique) avec lui, et donc affectée par son inertie thermique. (…) Depuis la fin de la dernière glaciation, de nombreuses espèces ont essayé de tirer profit de la nouvelle donne climatique qui s’est installée ; parmi elles l’espèce humaine, qui a inventé l’agriculture et s’est mise à couper les forêts, irriguer les déserts, provoquant des déséquilibres spécifiques. Dans certaines régions de l’Asie, on est incapable de dire quelle était la végétation « naturelle » avant l’agriculture. L’illusion serait de croire que l’équilibre aurait été soudain rompu ; en réalité, comme on vient de le dire, même avant l’invention de l’agriculture, il ne régnait déjà aucun équilibre. Si donc la notion d’ »équilibre de la nature » a pu être forgée et d’imposer longtemps à la pensée des philosophes, c’est parce qu’au cours d’une génération, il ne semblait pas qu’il y eût beaucoup de changements dans les relations de l’homme avec son milieu et dans le milieu lui-même. (…) Mais ce n’est pas une raison pour croire que, sans l’homme, il règnerait « l’équilibre de la nature ». (…)

Cette notion d’équilibre apparaît aujourd’hui comme un mythe, si nous la voyons comme un équlibre statique. (…) Ce qui s’impose, c’est une idée d’équilibre dynamique qui puisse tenir compte des évolutions différentes qui affectent notre planète dans l’atmosphère, l’océan, les glaces, la biosphère, l’activité humaine. Mais, ce n’est pas tout. Il faut de surcroît prendre la mesure de ce que nous appelons la stabilité. Si nous abandonnons la notion d’équilibre statique, nous sommes quand même amenés à considérer un équilibre dynamique comprenant des fluctuations autour d’un ou plusieurs états d’un système. (…) Mais si les fluctuations vont jusqu’à faire changer l’état moyen du système, il y a instabilité. Evidemment, il faut préciser sur quelle échelle de temps on raisonne. (…) et cela se fera-t-il graduellement ou par à coups ? (…) Tout dépend de ce que nous appelons les rétroactions. Nous en avons donné quelques exemples. Si, pour une raison ou une autre, le climat se met à s’écarter d’un état donné, les changements dans les différents processus climatiques auront-ils tendance à accélérer ou à freiner cet écart ? Dans le premier cas, il s’agit d’une rétroaction positive, et s’il n’y a pas un frein par une rétroaction négative sur un autre processus, le système devient instable : toute fluctuation finira par le conduire vers un état très différent. (…) Si on a oublié ou sous-estimé les rétroactions négatives, on aura exagéré le réchauffement de la Terre. Mais, s’il y a des rétroactions positives insoupçonnées, le changement pourrait à la longue être plus important que celui qui est envisagé aujourd’hui. Ne devrait-on pas, déjà, pouvoir détecter le réchauffement ? C’est là un point très controversé. Certains climatologues mettent en valeur l’augmentation de la température moyenne globale depuis 1850. D’autres contestent ce résultat, faisant valoir qu’il traduit surtout le fait que beaucoup de stations des réseaux météorologiques sont sitéues dans les villes et que l’on a mesuré le réchauffement des villes avec leur développement. Il s’agit là d’un effet bien connu : l’ »île de chaleur » des grandes villes, devenues depuis une centaine d’années systématiquement plus chaudes que leurs banlieues. De plus, la courbe des températures montre des variations – telles que le refroidissement entre 1950 et 1970 – qui ne sont pas expliquées, laissant penser que l’ensemble des variations pourrait faire partie des fluctuations inhérentes au climat actuel, sans pour autant démontrer une tendance durable vers le réchauffement. »

sur le réchauffement climatique global

toujours sur le réchauffement global

1- LA THESE DU RECHAUFFEMENT GLOBAL ANTHROPIQUE

2- QUELQUES CONTRADICTIONS DE CETTE THESE

1- En l’absence de gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, méthane...), la température moyenne à la surface de la Terre atteindrait à peine -18°C. Dans ces conditions, toute vie parait impossible. Aujourd’hui, la concentration de ces gaz dans l’atmosphère a considérablement augmenté du fait des activités humaines (combustion des énergies fossiles, développement de l’agriculture). Etudier leur évolution passée permet de mieux comprendre leurs interactions avec le climat terrestre. Une telle étude est possible à partir des carottes de glace qui constituent les seules archives disponibles à ce jour pour reconstruire avec précision les teneurs passées en gaz à effet de serre.

Dans le cadre du projet EPICA, une carotte de glace forée en Antarctique, à proximité de la base franco-italienne Concordia (Dôme C), a atteint en décembre 2004 une profondeur de 3 270 mètres, s’arrêtant à quelques mètres au-dessus du socle rocheux. A ce niveau se situe une glace "âgée" de 800 000 ans, soit 8 cycles climatiques glaciaire-interglaciaires. Il s’agit de la glace la plus ancienne jamais extraite à ce jour. L’analyse des bulles de gaz piégées dans cette glace a ainsi permis d’étendre les enregistrements de la composition de l’atmosphère en dioxyde de carbone (CO2) et méthane (CH4) jusqu’à 800 000 ans (le précédent enregistrement n’avait atteint "que" 650 000 ans). A la lumière de ces nouvelles mesures, les chercheurs disposent, pour la première fois, de courbes de référence des teneurs en CO2 et CH4 témoignant de l’évolution de ces gaz sur cette période très ancienne. Une véritable aubaine pour les scientifiques qui tentent de comprendre les corrélations entre les changements climatiques terrestres et le cycle du carbone. Ces résultats laissent espérer une meilleure prédiction de l’évolution future des gaz à effet de serre, et a fortiori, du climat de la Terre.

Ce travail a déjà permis des avancées fondamentales sur plusieurs points. Il confirme, tout en l’étendant, l’étroite corrélation observée entre les températures enregistrées en Antarctique dans le passé et les teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Autre observation capitale : jamais, sur les derniers 800 000 ans, n’ont été relevées des teneurs en gaz à effet de serre aussi élevées qu’aujourd’hui (les valeurs actuelles dépassent 380 ppmv (5) pour le CO2 et 1 800 ppbv (6) pour le CH4). La courbe du CO2 révèle d’ailleurs les concentrations les plus basses jamais enregistrées, de 172 ppmv il y a 667 000 ans De plus, les chercheurs ont mis en évidence une modulation (variations plus ou moins élevées) des teneurs moyennes en CO2 atmosphérique sur une échelle de temps relativement longue, c’est-à-dire de plusieurs centaines de milliers d’années. Ce phénomène inédit pourrait résulter de l’intensité plus ou moins importante de l’érosion continentale qui affecte le cycle du carbone sur de grandes échelles de temps.

Concernant l’enregistrement remarquablement détaillé du méthane atmosphérique, les chercheurs constatent une augmentation de la périodicité de la composante dite « de précession » (7) au cours du temps. Bien corrélé aux intensités de la mousson relevées en Asie du Sud-est à travers les millénaires, ce signal reflète sans doute une intensification des moussons en régions tropicales sur les 800 000 dernières années. Enfin, la courbe du méthane révèle des fluctuations rapides à l’échelle millénaire, récurrentes au cours de chaque glaciation. L’empreinte de tels événements s’observe aussi dans le signal CO2 daté de 770 000 ans, lorsque la Terre entrait de nouveau en glaciation à la suite de l’inversion magnétique terrestre survenue il y a 780 000 ans. Cette variabilité climatique rapide serait liée aux fluctuations du courant thermohalin (circulation à grande échelle des masses d’eau qui participe à la redistribution de la chaleur sur Terre). Reste à expliquer pourquoi elle se manifeste dès le début des glaciations…

Notes :

(1) Coordonné par la Fondation européenne pour la science (ESF) et la communauté européenne, le projet EPICA ou "European Project for Ice Coring in Antarctica" a obtenu le soutien financier de l’Union européenne et des 10 pays européens participants au forage (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Suisse et Royaume-Uni). Les chercheurs français sont notamment soutenus par l’Agence nationale de la recherche (ANR), l’Institut national des sciences de l’univers (INSU-CNRS) et le CEA. La logistique sur le terrain à Dôme C a été assurée par l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), en partenariat avec le Programme national italien de recherche antarctique. EPICA a reçu le Prix Descartes pour la recherche en mars 2008. (2) Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement, CNRS / Université Joseph Fourier (3) Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, CNRS / CEA / Université Versailles Saint Quentin (4) l’Institut de Physique et le Centre Oeschger sur la recherche climatique de l’Université de Berne (Suisse), entre autres.

(5) Cela signifie que parmi 1 million de molécules dans l’air, 172 seront des molécules de CO2. Un ppmv = une partie par million en volume.

(6) Cela signifie que parmi 1 milliard de molécules dans l’air, 1800 seront des molécules de CH4. Un ppbv = une partie par milliard en volume.

(7) La précession est le nom donné au changement graduel d’orientation de l’axe de rotation d’un objet ou, de façon plus générale, d’un vecteur sous l’action de l’environnement. Prenons le cas de la Terre : on peut considérer que l’axe des pôles « précesse » du fait des interactions gravitationnelles avec le Soleil.

Source : CNRS / INSU Illustration : © Université de Berne. LGGE

2- QUELQUES CONTRADICTIONS DE CETTE THESE

La thèse que nous discutons est celle d’un effet de serre artificiel (d’origine humaine) se rajoutant à l’effet de serre naturel et appelé forçage, qui serait dû aux émissions supplémentaires dues aux activités humaines. Ces rejets et ces variations de l’effet de serre dues aux rejets de gaz carbonique existent certainement mais quelle en est l’importance ? Il y a un effet de serre incontestable, c’est celui qui entraîne l’augmentation de température constatée au dessus des villes. Il faut rappeler que dès que l’on s’éloigne de la périphérie des villes, on ne ressent plus la petite augmentation qui était mesurée jusque dans la banlieue. Et c’est encore une tout autre question de savoir si cela a un effet sur le climat global, si cela entraîne un effet cumulatif sur le long terme dans le sens d’une augmentation continuelle de la température en bloquant les rétroactions capables d’absorber ce surcroît de gaz carbonique ou ce surcroît de température. Une étude de Goodridge sur les températures en Californie de 1996 montre que le réchauffement ne concerne que les zones urbanisées.

En tout cas, on est très loin d’avoir une relation simple et directe entre production humaine de gaz carbonique et augmentation de la température, comme pourrait le faire croire. Et d’abord parce qu’il y a une amplification. L’augmentation de la température des mers modifie les capacités de celles-ci d’absorber du gaz carbonique dissous. En effet, l’équilibre entre CO² gazeux et dissous est déplacé par le changement de température. La hausse de température pousse au dégazage océanique. Cela signifie qu’il y a une rétroaction positive. Mais inversement, il y a une rétroaction négative : la hausse de température augmente la productivité du vivant, en particulier des plantes et des animaux marins. Et du coup, elle augmente considérablement les possibilités d’absorption de gaz carbonique. Il y a donc rétroaction positive et négative. Et la conséquence d’une augmentation du CO² atmosphérique est loin d’être évidente. D’autant moins que c’est arbitrairement que certains climatologues en ont fait le point de départ d’une chaîne de réactions alors que nous verrons qu’elle en est probablement plutôt un des aboutissements. Un autre mécanisme peut indiquer comment un réchauffement local produit une hausse du gaz carbonique atmosphérique : ce sont les courants marins profonds. Ces derniers peuvent ramener en surface des sédiments carbonés. L’étude de l’évolution du gaz méthane dans l’air exhibe la même augmentation présentée comme inquiétante et les sources artificielles de cette augmentation. Mais l’augmentation du taux de méthane dans l’atmosphère peut, elle aussi, tout aussi bien être une conséquence plutôt qu’une cause du réchauffement, toujours du fait dégazage océanique causé par la hausse de température. Le gaz carbonique et méthane suivent la même évolution qui accompagne celle de la température. On s’en aperçoit si on examine les sommets de chaque courbe : les sommets pour les gaz suivent au lieu de précéder les sommets de la courbe de température. Ils seraient donc un effet et non une cause.

D’ailleurs suffit-il de mettre en évidence des accroissements de productions humaines de gaz pour analyser l’évolution de ces gaz dans l’atmosphère ? L’homme est loin d’être la seule ou la principale cause de production de ces gaz : citons par exemple les volcans terrestres ou sous-marins et les courants marins pour le gaz carbonique ou encore les termites pour le méthane. Il faut préciser que le gaz carbonique d’origine humaine est une toute petite partie du gaz carbonique naturel, pas même 6% ! Sans compter le gaz carbonique piégé sous différentes formes qui peuvent réapparaître à tout moment, par exemple si un courant marin fait remonter en surface les résidus du fond des mers. Il y a d’abord le gaz carbonique piégé par les animaux marins dont la carapace s’accumule au fond des mers et qui forment les roches calcaires des continents. Une autre objection à la thèse est la remarque suivante : le gaz carbonique de l’atmosphère ne suit pas, même pas avec une certaine réduction, la croissance de celui qui est produit par l’activité humaine. D’autre part, la hausse prévue des températures ne correspond pas à l’évolution réelle observée comme le montre la figure 15.. Pour comprendre le lien réel entre gaz carbonique atmosphérique et climat, analysons la présence de gaz carbonique sur terre.

Deux climatologues du laboratoire de climatologie dynamique, Hervé Le Treut et Robert Kandel, ont indiqué les diverses proportions de gaz carbonique : * 2 750 milliards de tonnes présents naturellement dans l’atmosphère * 39 000 milliards de tonnes dans l’océan dont mille seulement dans les couches chaudes superficielles * 1 500 milliards de tonnes dans le sol, dans les premiers mètres de profondeur * 550 milliards de tonnes piégés dans la biomasse végétale * et surtout 20 millions de milliards de tonnes piégés dans les sédiments calcaires Là aussi il importe non seulement d’examiner des chiffres globaux moyens mais leur dynamique. Ainsi, c’est 700 milliards de tonnes qui sont échangés en permanence entre l’océan et l’atmosphère et entre la biosphère et l’atmosphère. Comparons ces chiffres au gaz carbonique lié à l’activité humaine : 28 milliards de tonnes de CO² sont rejetées chaque année du fait des activités humaines, dont 43% par l’activité énergétique, 19% par l’industrie, 24% par les transports. Et dans l’activité énergétique, le pétrole représente 43% des rejets de gaz carbonique. Cela signifie que la totalité des rejets annuels d’origine humaine représente moins d’un millième de la capacité d’absorption des océans, capacité qui est largement augmentée dès que l’atmosphère contient plus de gaz carbonique.

Les chercheurs de l’Université d’Oslo, après une analyse détaillée des rapports entre isotopes du carbone entrant dans les composés carbonés concluaient en 1992 leur étude : " Au moins 96% du CO² atmosphérique actuel vient de sources non fossiles ; autrement dit de sources marines naturelles et de sources volcaniques. Donc les dégazages marin et volcanique sont très importants dans le budget du CO² atmosphérique et la combustion de combustibles fossiles ou de matières organiques est beaucoup moins importante que l’on ne l’estimait jusqu’ici. " Cette conclusion du climatologue Segalstad était publiée en 1994 et confirmée ensuite par les travaux d’autres climatologues comme Dave Keeling, Scripps et Mauna Loa. Avec tout le gaz carbonique émis par les industries depuis cent ans, la teneur de l’atmosphère en ce gaz aurait dû augmenter deux fois plus qu’elle ne l’a fait. On pense donc que le gaz carbonique manquant a été absorbé par l’océan et par la biosphère continentale. Mais comment et pourquoi ? Le gaz carbonique dans l’air est deux fois moindre que celui produit par l’homme : il faut donc prendre en compte l’absorption et considérer aussi que l’absorption peut grandir quand la quantité de CO² grandit. Il existe en effet d’autres corrélations, par exemple entre le taux de gaz carbonique et la température : c’est la quantité de gaz carbonique piégé par les sédiments sous forme de carbonate de calcium CaCO3. On a remarqué que ce taux varie avec la même périodicité de 20 000 ans que la précession des équinoxes dont on a déjà parlé précédemment. Cela sous-entend, à moins d’un hasard, que c’est la modification du mouvement terrestre qui a entraîné un changement de température et que c’est ce dernier qui a provoqué des courants marins qui ont raclé le fond des océans et ramené en surface des sédiments carbonés, augmentant ainsi le gaz carbonique atmosphérique. On trouve ainsi un lien entre température mesurée par la variation de l’isotope O18, quantité de CO² et mouvement terrestre, sans faire appel au seul effet de serre. Le mouvement de la terre produirait un accroissement de température, lui-même responsable d’un accroissement de la production d’animaux dont les carcasses riches en CaCO3 iraient au fond des mers et diminueraient ainsi la teneur de l’eau et de l’atmosphère en CO². Avec le CO² dissous, avec les plantes et animaux, l’océan régule donc l’essentiel du CO². Dans " la Recherche " de mai 1992, Minster et Merlivat écrivaient : " On a calculé que si l’on injectait dans le système atmosphère-océan une quantité de carbone équivalent à la totalité du réservoir atmosphérique, l’essentiel serait absorbé par l’océan et l’atmosphère n’aurait qu’un excédent de 17%. (..) On peut finalement considérer que c’est l’océan qui contrôle la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et non l’inverse. " Or la capacité d’absorption de CO² par les océans, loin d’être une constante au cours du temps, varie considérablement. Elle indique aussi que l’interprétation inverse de celle de l’effet de serre est tout aussi crédible : ce serait la hausse des températures qui provoquerait l’augmentation des gaz atmosphériques. En effet la capacité d’absorption des océans en gaz dissous diminue quand la température augmente. La même courbe de corrélation peut être lue en sens inverse de l’hypothétique effet de serre artificiel. Un dégazage marin, amenant l’océan à relâcher les gaz dissous et à augmenter la teneur de l’atmosphère en CO², peut être une conséquence de la présence d’une zone chaude se situant dans un secteur océanique. On remarque en effet que les hausses de température de la surface de l’océan précédent les hausses de présence de gaz carbonique alors qu’elles coïncident à peu près avec les hausses de la température de l’air. Or on sait que c’est la température de l’océan qui commande celle de l’air et non le contraire. Le dégazage peut également être dû à la modification d’un autre facteur : la pression atmosphérique. Si la pression diminue, il y a dégazage de l’océan qui perd une partie du CO² dissous. Donc même s’il y a augmentation de la production de gaz carbonique mais hausse de pression au dessus des océans, le gaz dissous augmente et le gaz dans l’atmosphère diminue. Plus l’eau est à température élevée, moins elle absorbe de gaz en solution et notamment de gaz carbonique. Là il s’agit d’une rétroaction négative : quand la pression atmosphérique baisse, le dégazage des mers fait remonter cette pression. Ceci montre que l’on doit faire attention à n’utiliser que la température globale pour décrire le climat : la pression est également importante ; la présence de vapeur d’eau l’est aussi. Du coup, bien des climatologues contestent cette manière de dresser comme un concept de base la température moyenne globale de la planète, et même d’interpréter les hauts et les bas climatiques en isolant le seul facteur température. On a déjà dit précédemment que la pression joue aussi un rôle important : cela est vrai aussi pour les vents ; ainsi la température locale ne suffit pas à décrire l’interaction entre atmosphère et océan. L’échange n’est pas le même s’il y a du vent ou s’il n’y en a pas. En effet, si le vent renouvelle l’air froid au dessus de l’océan, ce dernier doit sans cesse fournir de l’énergie pour réchauffer l’air. Le vent crée donc une température apparente différente de la température réelle. C’est pour cela que, s’il y a du vent, nous avons beaucoup plus froid en hiver. On ne peut, même par approximation, décrire la météorologie par un seul facteur, la température. Il en faut au moins trois : pression, température et force des vents. Je vais donner un exemple des conséquences prétendues d’une hausse de température globale. En effet, cela semble du bon sens de dire que le réchauffement fait fondre la glace et favorise aussi l’évaporation de l’eau des mers, donc la formation de plus de nuages et de plus de pluies. Et pourtant on ne peut raisonner de façon aussi simpliste sur le climat. Voici pourquoi. Tout d’abord il faut préciser que les nuages, les pluies et la neige ne sont directement le produit ni d’une hausse ni d’une baisse de la température moyenne. L’eau existe en permanence dans l’air sous forme de vapeur d’eau invisible car transparent aux rayons lumineux. La capacité de l’air à absorber de la vapeur d’eau dépend effectivement de la température mais dans le sens inverse de ce que dirait le bons sens : l’air est d’autant plus capable d’absorber de la vapeur d’eau sans la transformer en eau liquide, en gouttelettes, que la température est plus chaude. La deuxième remarque fondamentale indique que ce n’est pas une température basse ou élevée qui produit les nuages et les pluies mais la lutte entre une masse d’air froide et une masse d’air chaude. Ensuite que c’est la différence de température entre les deux et pas leur moyenne qui est déterminante. D’autre part, les deux masses chaude et froide, loin de se mélanger pour arriver à une température moyenne, se combattent. L’une passe au dessus de l’autre et l’une pousse l’autre. C’est toujours l’air chaud qui passe au dessus. Or quand l’air chaud monte, il se refroidit et, du coup, la capacité d’absorption de vapeur d’eau diminue. Un nuage se forme. Pourquoi cela ne forme pas immédiatement de la pluie. Pourquoi un cumulus qui contient en moyenne 100 tonnes d’eau liquide sous forme de gouttelettes de l’ordre de grandeur du micron ne tombe pas immédiatement en pluie par gravitation ? En fait, les gouttelettes tombent mais subissent aussi la pression de l’air qui monte. Quand une goutte descend, elle se réchauffe et l’eau vaporise. Il y a donc des mouvements ascendants et descendants au sein d’un nuage. Je vais vous épargner la suite de l’explication sur la formation des pluies, grêles et neige d’autant que les types de nuages ont tous des évolutions différentes qui dépendent de leur altitude dans l’atmosphère et de la force des mouvements ascendants turbulents. Il s’agit d’une dynamique des oppositions entre chaud et froid et non d’une évolution de la température moyenne. Et du coup, une augmentation moyenne des températures n’implique pas forcément globalement plus de pluies. Par contre, plus de différences régionales entre pôle chaud et pôle froid, entre hautes pressions et basses pressions entraînera non seulement plus de nuages et de pluies mais aussi plus de vents et de tempêtes. L’importance des vents est considérable dans la formation des nuages et la pluviométrie. Il convient de rappeler que les vents accentuent tous les échanges d’énergie, soit par évaporation soit par condensation. Les vents activent l’évaporation en remplaçant l’air au dessus d’une surface d’eau. Les vents peuvent aussi bien accentuer un effet de réchauffement qu’un effet de refroidissement. Ils servent dans les deux cas d’amplificateur. On le sait bien en hiver où l’on ressent beaucoup plus le froid s’il y a du vent. La nature réagit de même. Les vents sont également déterminants en poussant les masses d’air chaud vers le haut des montagnes ou au dessus des masses d’air froid, produisant les nuages comme on l’a dit plus haut. Enfin, il y a des mouvements d’air encore plus importants en météorologie, ce sont les mouvements d’air ascendants ou descendants qui donnent ce que l’on appelle les courants de convection. Sans des mouvements capables de faire monter des masses d’air porteuses de vapeur d’eau, celles-ci ne donnent pas de nuage ou pas de pluie. Ainsi, avec la même température, les côtes bretonnes connaissent actuellement plus de pluie car les anticyclones descendus du pôle en plus grand nombre soulèvent des masses chaudes et leur permettent de tomber en pluie. Contrairement à la croyance, c’est en l’occurrence une descente d’air froid et pas un réchauffement qui provoque des pluies exceptionnelles. Nous examinerons plus loin la cause du phénomène El Nino qui cause des plus diluviennes par exemple sur le Pérou et nous verrons que là aussi il s’agit à l’origine d’une descente d’air froid très au sud et non d’un réchauffement. Les vents ont aussi une grande importance en ce qui concerne le dégazage des océans. Plus de vent signifie un renouvellement de l’air situé au dessus des surfaces marines. Du coup, cela déstabilise l’équilibre entre CO² dissous et CO² gazeux dans le sens d’une augmentation du dégazage. Comme on le voit l’hypothèse effet de serre artificiel supplémentaire est loin d’être la seule envisageable pour interpréter les résultats. Nous allons voir plus avant qu’elle est même loin d’être celle qui décrit le mieux les phénomènes réels observés et les dérèglements climatiques récents, contrairement à ce que certains ont affirmé.

Sensibilité climatique : ça baisse, ça baisse… La sensibilité climatique désigne l’évolution des températures à l’équilibre en situation de doublement CO2, lorsque toutes les rétroactions climatiques à ce doublement ont été intégrées. Cela répond à la question : que se passerait-il en surface si nous passions de 270 ppm CO2 (1750) à 540 ppm (futur) et que nous laissions ensuite le climat réagir pour retrouver son équilibre ? Le rapport GIEC 2007 a donné sa version : entre 2,0 et 4,5°C avec env. 3°C comme meilleure estimation. Ce qui fait une sensibilité climatique de 0,8 K/W/m2 environ. Mais voilà, deux nouveaux travaux suggèrent que cette valeur devrait être diminuée d’un facteur 2, voire plus. Ce qui impliquerait une hausse modérée des températures de surface dans le siècle à venir. Quelques explications (que vous ne lirez jamais dans Libération, Le Monde, Le Figaro...)

Dans un papier récent (critique ici), Gerald H. Roe et Marcia B. Baker ont rappelé que les modèles progressent très peu depuis trente ans dans la diminution de la fourchette d’incertitude de cette sensibilité. Et que l’on ne peut exclure que sa valeur réelle se situe en dehors de cette fourchette. C’est ce que suggèrent deux travaux nouveaux et indépendants, concluant à une sensibilité climatique beaucoup plus faible que les valeurs habituellement avancées.

Petr Chylek (Laboratoire national de Los Alamos, Etats-Unis), Ulrike Lohmann (Institut des sciences de l’atmosphère et du climat, Zurich, Suisse) et leurs collègues ont travaillé sur les dernières années (depuis 2000) pour obtenir une contrainte empirique de la sensibilité climatique. Depuis l’éruption du Pinatubo (1991), le volcanisme a été très modéré. Le soleil connaît des cycles très comparables depuis 1980. La concentration de méthane est stable depuis le début des années 2000, après que la hausse se soit ralentie depuis les années 1990. Les principaux forçages à l’œuvre sont donc le gaz carbonique côté positif, les aérosols côté négatif. La situation présente est donc « idéale » pour essayer d’examiner leurs effets sur les températures de surface. La hausse du niveau atmosphérique de CO2 est bien mesurée, de même que son effet radiatif (environ 0,027 W/m2 / an, pour 1,9 ppmv/an de moyenne récente). Pour les aéorosols, Chylek et al. ont utilisé les dernières données des radiomètres (MISR et AVHRR), qui sont remarquablement convergentes pour l’évolution de leur profondeur optique (AOD) depuis 2000 : -0,0014/an ou -0,0014/an. Cette valeur a été utilisée pour déduire leur effet radiatif direct et indirect (0,036W/m2). La valeur est positive (bien que les aérosols refroidissent en contribuant à refléter plus de rayonnement solaire entrant) car les observations récentes ont conclu à la baisse des émissions totales d’aérosol (voir nos articles sur le "global brightening" ici et ici), ce qui est donc confirmé par la baisse de leur épaisseur optique dans l’atmopshère.

Au total, les années récentes auraient connu un forçage de 0,063 W/m2/an, ce qui conduit à une sensibilité climatique empirique de 0,29-0,48 K/W/m2 (+/- 0,12). C’est deux à trois fois moins que la valeur moyenne des modèles du GIEC. C’est en revanche comparable à la valeur obtenue par les modèles de circulation générale couplés à des modèles de résolution des nuages (Miura 2005, Wyant 2006). Cela signifie qu’un doublement CO2 pourrait se traduire par une hausse des températures de surface de 1,07 à 1,77°C (par rapport à 1750). C’est évidemment très faible. Le tableau ci-après indique les estimations de la sensibilité climatique empirique selon diverses estimations de flux de chaleur dans les océans (qui modèrent plus ou moins le signale sur les températures de surface).

Comme le rappelle ce tableau, les océans sont habituellement supposés « retarder » le signal du réchauffement de surface en emmagasinant une bonne part de la chaleur en surcroît. Ce point est adressé par le papier de Stephen E. Schwartz (division des sciences de l’atmosphère et de l’envronnement du Laboratoire national Brookhaven, Etats-Unis). Autant l’atmosphère s’ajuste très rapidement aux forçages (sa sensibilité est quasi-immédiate), autant les océans ont une réponse plus lente. Une analyse du déséquilibre énergétique de la Terre suppose donc une estimation du contenu de chaleur des océans et du temps que mettent les températures de surface à s’ajuster au transfert d’une partie de cette chaleur vers l’atmosphère. A partir des données océaniques 1880-2004, Schwartz obtient pour ces deux grandeurs 14 W/m2/K/an (+/6) et 5 ans (+/- 2). Cette dernière valeur signifie que l’inertie thermique de l’océan serait faible et que les températures de surface s’ajusteraient rapidement aux forçages. La sensibilité climatique à l’équilibre déduite par Schwartz est de 0,30 K W/m2 (+/- 0,14). A nouveau très faible (environ 1,1 K +/- 0,5 pour un doublement CO2), mais compatible avec la fourchette obtenue par l’équipe de Chylek et par d’autres méthodes.

Ces travaux apportent-ils le dernier mot à la question complexe de la sensibilité climatique ? Sans doute pas. Le papier de Schwartz a d’ailleurs suscité des commentaires critiques de Annan et al. Mais ces papiers démontrent que l’incertitude physique la plus importante concernant l’avenir climatique est loin d’être tranchée et que des valeurs bien plus faibles que prévues sont désormais envisagées comme hypothèses de travail par les chercheurs. Plus que jamais, le « consensus » des scientifiques sur le climat est une illusion bureaucratique entretenue par une désinformation médiatique.

Références Chylek, P. et al. (2007), Limits on climate sensitivity derived from recent satellite and surface observations, J. Geophys. Res., doi:10.1029/2007JD008740. Miura, H. et al. (2005), A climate sensitivity test using a global cloud resolving model under an aqua planet condition, Geophys. Res. Lett., 32, L19717, doi:10.1029/ 2005GL023672. Schwartz S. E. J. (2007), Heat capacity, time constant, and sensitivity of Earth’s climate system, J. Geophys. Res., D24S05, doi:10.1029/2007JD008746. Wyant, M., M. Khairoutdinov, et C. Bretherton (2006), Climate sensitivity and cloud response of a GCM with a superparameterization, Geophys. Res. Lett., 33, L06714, doi:10.1029/2005GL025464.

Le réchauffement (ou le refroidissement) global peut être produit par d’autres mécanismes que l’effet de serre. Par exemple, le volcanisme.

Article de la Cité de sciences - Futura-Sciences :

De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique Par Jean Etienne, Futura-Sciences Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord.

Notre point de vue :

Le lien entre volcanisme et climatologie est maintenant bien établi. On connaît le « forçage négatif » lié à la réduction d’énergie solaire reçue par la terre du fait de l’émission de gaz et de poussières volcaniques dans l’atmosphère. Il s’agit de l’influence des volcans continentaux que nous allons d’abord développer même s’ils représentent moins de 30% des volcans, 70% se trouvant dans les océans. On estime que 75 % des volcans et des matériaux ignés émis par les volcans le sont au niveau des dorsales océaniques .(selon le Smithsonian Institute) Il ne faut jamais omettre la grande différence entre les deux car les volcans sous-marins transforment directement la température du globe via l’océan. Ils ont donc un effet inverse : « forçage positif ». Une éruption très importante sur un continent (ou une série d’éruptions proches dans le temps) peut avoir une influence refroidissante sur le climat du globe, alors qu’une très grande éruption sous-marine (ou des séries d’éruptions proches) peut avoir une influence réchauffante. Une baisse des éruptions sur les continents peut avoir le même effet réchauffant qu’une hausse des éruptions sous-marines.

D’autre part, l’effet de serre naturel (sans intervention humaine) peut avoir une origine volcanique. Ainsi, l’effet de serre a été reconnu ayant comme origine le volcanisme et non l’homme à la fin du Crétacé il y a 10.000 ans produisant alors 65 m de recul d’épaisseur du glacier des Bossons, dans les Alpes.

En somme, les volcans ont une importante rétroaction sur le climat global. Par exemple, en avril 1815, les grandes éruptions du Tambora, dans l’île indonésienne de Sumabawa, a entraîné un été particulièrement orageux en 1816. Les trois derniers minima d’énergie solaire à l’échelle du globe correspondent à trois éruptions volcaniques continentales de grande ampleur.

Les grandes éruptions continentales récentes sont : Akan (Japon) date : 1000 Quilotouf 1200 Pelée (Martinique) 1540 Kuwae (Nouvelle-Calédonie) 1452 Huaynaputina (Pérou) 1600 Tongkoko (Indonésie) 1680 Tambora (Indonésie) 1815 Krakatoa (Inde) 1883 Agung (Indonésie) 1963 Pinatubo (Philipinnes) 1991

Mais ces exemples ne signifient pas que toutes les éruptions volcaniques continentales entraînent une diminution de températures comme le montre l’article suivant : « De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique » Par Jean Etienne, Futura-Sciences « Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord. » Les éruptions volcaniques, imprédictibles, brutales et violentes, ont souvent été choisies pour imager la révolution sociale ou « volcan social ». Et ce n’est pas par hasard ! Les volcans sont créateurs de nouvelles structures, tant sur le plan physique de la terre (notamment l’apparition de l’oxygène et de l’eau en surface), sur le plan climatique, sur le plan de la biosphère (peut-être apparition de la vie sur le dorsales, en tout cas extinctions massives d’espèces et changements d’espèces en conséquence et finalement transformations de sociétés (apparitions de croyances, disparitions de régimes et de systèmes sociaux), ….

Selon l’ouvrage intitulé « Les volcans » de Jacques-Marie Bardintzeff, il y a 10.000 volcans dont 1500 actifs sur les continents et beaucoup plus dans les océans. Au cours des derniers 10.000 ans, il y a eu 8500 éruptions volcaniques. Le nombre d’éruptions sous –marines est plus important en nombre et en sortie en surface de magma : « Les océans recouvrant 70% de la surface du globe, il n’est pas étonnant que la plupart des volcans terrestres soient sous-marins. (….) Chaque année, l’ensemble des dorsales produit 21 kilomètres-cubes de magma soit beaucoup plus que les volcans situés sur les continents. » Près des dorsales, des fumeroles augmentent la température de l’eau. Les fumeroles noires sont à 330-400). Les fumeroles blanches sont à 160-300°. Ce sont des fumeroles hautes températures qui accompagnent les événements volcaniques. L’auteur explique dans « Volcanologie » qu’un volcanisme à grande échelle a parfois eu lieu au cours de l’histoire de la terre : « A l’échelle mondiale, des périodes de volcanisme plus intense sont mises en évidence. Ainsi, à partir de la comparaison des forages océaniques pour arcs volcaniques principaux autour du Pacifique, Combrey et Cadet (1994) identifient 2 crises majeures au Miocène moyen (18-13 Ma) et au Plio-Quaternaire (5-0 Ma). Ces pics d’activité coïncident avec des événements tectoniques majeurs dans les axes de subduction péri-pacifiques. »

Volcanisme, changement de régime du noyau terrestre, climats et modifications brutales de la biosphère

Selon J-P Poirier, dans « Les profondeurs de la terre », il y a un lien entre les phases de réchauffement, l’activité volcanique accrue et les mouvements du noyau terrestre : « Nous tenterons de montrer comment l’inaccessible noyau, malgré son éloignement, exerce sans doute une influence non négligeable sur la mince, mais combien importante, pellicule de matière vivante à la surface de la terre, la biosphère. Or, il est aussi possible de transférer du moment angulaire de la Terre solide à l’atmosphère, modifiant ainsi le régime de la circulation atmosphérique et la température moyenne à la surface du globe. On conçoit donc que des variations de régime des mouvements dans le noyau (mises en évidence par le comportement de la variation séculaire) puissent provoquer des variations de la longueur du jour, qui elles-mêmes pourraient causer des variations dans le régime de la circulation atmosphérique et un refroidissement ou un réchauffement du climat de quelques dixièmes de de degrés. C’est ce que parait suggérer la corrélation entre variation séculaire, longueur du jour et température globale moyenne : les impulsions de variation séculaire précèdent d’environ 10 ans les augmentations brusques de longueur du jour et d’environ 20 ans celles de température globale. (voir article de « Nature » 1982 de Courtillot - Le Mouël - Dacroix et Cazenave) » D’autre part, l’auteur remarque le lien entre les grandes éruptions volcaniques continentales et les extinctions d’espèces : « Il existe une excellent corrélation entre les dates des épanchements basaltiques continentaux de vaste ampleur et celles des extinctions majeures d’espèces. » On note en effet les correspondances suivantes : Eruption – Période d’extinctions Columbia – Miocène moyen Ethiopie - Eocène Arctique – Paléocène Deccan – Maestrichtien Madagascar – Cénomanien Rarnaira – Aotien Parana – Jurassique Antarctique – Bajocien Afrique de l’Est – Plansbachien Amérique du Nord-est – Trias Sibérie – Permien

L’ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l’Univers » dirigé par André Brahic et J-Yves Daniel « expose ainsi : « Le volcanisme de grande ampleur (…) peut avoir un cortège de conséquences (…) : refroidissements, acidification des océans et effet de serre. Une corrélation assez étroite peut être observée entre certains épanchements volcaniques et les extinctions majeures :
-  crise fini-permienne et trapps de Sibérie
-  - crise fini-triassique et trapps d’Amérique du Nord-est
-  crise fini-jurassqiue et trapps du paran
-  - crise fini-cénomanienne et plateau sous-marin d’Otong (Java)
-  - crise Eocène-oligocène et trapp d’Ethiopie, etc… (…) Les plus grandes éruptions volcaniques engendrent des effets climatiques. (…) La plupart des grands plateaux océaniques a été produite durant le Crétacé, entre – 135 Ma (plateau de Nauru) et – 90 Ma (plateau Caraïbe). Cette même période étant marquée par une élévation de plus de 100 mètres du niveau marin et par un réchauffement général de près de 10°C, on établit une corrélation entre une crise volcanique planétaire majeure et les modifications environnementales globales. » De nouvelles découvertes indiquent qu’une série d’éruptions volcaniques majeures serait la cause de l’extinction des dinosaures.

Les dinosaures ont régné sur la Terre durant près de 160 millions d’années. Apparus à la fin du Trias, il y a environ 230 millions d’années, ils ont brusquement disparu à la fin du Crétacé ne laissant pratiquement aucune descendance. Cette extinction brutale ne peut s’expliquer que par un évènement catastrophique de grande ampleur. Jusqu’à présent le coupable idéal semblait être un météore dont l’impact, dans le golfe du Mexique, aurait profondément perturbé le climat de la planète.

« Le plateau du Dekkan, en Inde, (…) est une zone bien connue des volcanologues : elle constituée d’immenses empilements de lave, témoins d’un épisode volcanique exceptionnel, connues sous le nom de trapps (mot d’origine suédoise signifiant escalier). La datation par les radio-isotopes montre que la lave s’est déposé il y a environ 65 millions d’années sur une période géologique assez brève (environ un million d’année) qui coïncide avec l’extinction des sauriens. Pour en avoir le cœur net, des géologues ont donc étudié en détail ces coulées de lave ainsi que les fossiles qu’elles contiennent. Ils ont découvert sur la dernière coulée des fossiles d’espèces apparues après l’extinction massive du Crétacé et ont pu estimer la date de la dernière éruption à quelques 280 000 ans après cette extinction. Selon eux, c’est cette série d’éruptions (l’une des plus importante que la Terre ait connu) qui est responsable de la disparition des dinosaures. La puissance des éruptions a en effet projeté d’immenses quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère causant d’importants changements climatiques qui ont éliminé la plupart des espèces vivantes à l’époque. Ils expliquent aussi que l’apparition des nouvelles espèces a pris du temps car les éruptions successives modifiaient à chaque fois les paramètres climatiques. C’est la lenteur de ce rétablissement qui ne « collait » pas avec la théorie du météore.

Le mécanisme par lequel la chaleur s’évacue vers la surface de la terre n’a rien de graduel. Adolphe Nicolas expose, dans son ouvrage « Les montagnes de la mer », le mode révolutionnaire d’évacuation de la chaleur du centre de la Terre : « L’extraction du magma basaltique à partir du manteau par les fractures-filons est donc un phénomène violent. La fracture qui ouvre la voie au magma se propage très vite, produisant des secousses sismiques. Ces mêmes secousses, senties sous les volcans, sont annonciatrices d’une montée de magma. Le magma lui-même circule dans le filon-fracture avec une vitesse de l’ordre du km/h tant qu’il est dans le manteau ; près de la surface, cette vitesse peut être accélérée par la poussée des gaz se libérant du liquide par baisse de pression. (…) Ainsi la croûte volcanique se crée de façon discontinue à chaque fois qu’une colonne de liquide magmatique s’ouvre et draine le manteau. »

suite à venir ....

À PROPOS

DU PRETENDU " RECHAUFFEMENT GLOBAL D’ORIGINE ANTHROPIQUE "

ET DE LA DISPARITION PROGRAMMEE DES GLACIERS ALPINS.

Communication du Professeur Robert VIVIAN, glaciologue, membre de l’Académie Drômoise des Lettres, des Sciences, et des Arts.

Robert Vivian - 2005 Journées du livre de Sablé

I - RETOUR À UNE ÉVIDENCE : " L’EXCEPTION CLIMATIQUE " DE 2003 SE SITUE BIEN DANS LA NORMALITÉ DU CLIMAT TEMPÉRÉ.

Ainsi va la vie sous les latitudes tempérées où, en matière de climat, l’exception confirme souvent la règle…et où, à chaque fois, chacun s’étonne et s’inquiète de ces " exceptions " qui pourraient devenir la réalité de demain. Au XVIIe siècle déjà, Madame de Sévigné, depuis le château de Grignan, évoquait ces " dérèglements du climat ". Mais bien avant elle, les chroniques avaient souligné les facéties du climat de l’ouest européen marqué, comme le disent les scientifiques, par de " fortes variabilités inter-annuelles " : périodes de grande sècheresse, phases de fortes chaleur, hivers sans neige ou hivers tardifs, années pluvieuses ou hivers précoces et fortement enneigés, tempêtes… et bien après elle, les phénomènes climatiques rares perdureront !

a - Dans la Drôme

Grâce au recueil d’observations météorologiques de l’an 359 à l’an 1900 rassemblées par Albert Gourjon (Valence 1968) et aux richesses publiées dans le Bulletin de la Société archéologique et de Statistique de la Drôme, nous savons que ce département n’a pas été exempt de canicules et sècheresses telles que celles que nous avons endurées en 2003… et que cette année là n’a pas constitué une exception. Quand bien même il est difficile, à distance, d’apprécier le contenu d’informations peu documentées, les situations exceptionnelles telles qu’elles nous sont relatées, se sont succédé à un bon rythme pendant des siècles : en l’an 627 avec " des sources qui se tarissent et de nombreux morts de soif " ; en 640 où l’on enregistre des chaleurs tropicales : " les hommes et les femmes tombaient morts n’ayant plus en bouche la salive nécessaire " ; en 850, famine résultant de la chaleur et de la sècheresse enregistrées ; en 987 " chaleur épouvantable déclenchant une famine qui durera cinq ans " ; en 995 été excessivement chaud au cours duquel " les arbres s’enflammaient spontanément " en 1000, en 1135, en 1232, en 1393, en 1473, en 1504, en 1518, en 1540, en 1583, en 1605, en 1612, en 1642, en 1660, en 1681, en 1706, en 1719 (" 1719 fut une des années les plus sèches et les plus chaudes qu’on ait encore vues en France ")… Et ainsi de suite : plusieurs fois par siècle en moyenne de graves canicules se sont exercées sur le Sud-Est français.

b - Dans les Alpes

Les Archives de la Société des Amis du vieux Chamonix regorgent également de témoignages précieux… sur les hivers tardifs par exemple. Par chance, cela s’est passé au XVIIIe et au XIXe, une époque où les sports d’hiver ne représentaient pas le gros de l’activité économique de la Vallée et dans un temps où l’année " commençait bien " lorsqu’il n’y avait pas de neige !
- 1744 : " L’an 1744 commença par un beau temps. On eut très peu de neige. Les mulets roulaient facilement toute la commune aussi librement qu’au mois d’août. Jamais homme vivant n’avait vu un temps si agréable dans cette saison. L’hiver commença le 9 mai… "
- 1765 : " L’année 1765 débuta sous d’heureux auspices car depuis le 10 décembre jusqu’au 30 janvier on eut une température délicieuse. Le 24 février on partit pour aller travailler les vignes à Martigny…. "
- 1783 : " Pour à l’égard de l’hiver, il fut tout à fait léger jusqu’au commencement du mois de mars, qui fit une grande quantité de neige le premier et le second jour… "
- 1797 : " Janvier, léger, de même en février ..puis beau temps continu en février-mars. Hiver remarquable : manque de neige pour la luge ; début des labours le 8 avril. "
- 1815 : " L’an 1815 commença bien et fut beau jusqu’au 11 mars où il tomba beaucoup de neige. Nous avons commencé de semer le 8 avril. "

c - Sur le territoire français

Au XXe siècle, les périodes de sécheresse vinrent pareillement bouleverser le bel ordonnancement du climat français :
- 1921 est le cœur d’un épisode sec qui s’étend sans interruption d’octobre 1920 à mars 1922. La Loire à Blois connaît un déficit de 57% sur ses débits moyens ;
- 1949. La Loire connaît ses débits d’été les plus faibles du siècle tandis que toute la décennie 1940-1950 connaît des sècheresses successives marqués par des hivers froids et secs et des étés caniculaires. Notons que ces années de sècheresse préparent le grand étiage glaciaire des années cinquante (100% des glaciers alpins sont en recul en 1950 d’après la commission glaciologique de l’Académie Suisse des Sciences) ;
- 1976. La sècheresse est comparable en sévérité à 1921 mais est moins longue…encore qu’ elle dure d’octobre 1975 à août 1976 ! ;
- 1989. Longue sècheresse de juillet 1988 à février 1990. Le semestre mai-octobre1989 est le plus sec depuis 40 ans. Du 1er novembre 1988 au 1er décembre 1989 : 13 mois pendant lesquels le déficit global est de 30 % en Bretagne. Les deux mois de juillet-août ont le même ensoleillement que 1976 mais septembre et octobre ont un ensoleillement supérieur de 50% à la normale. Dans ce XXIe siècle débutant, la sècheresse de 2003 n’a cédé en rien aux périodes de chaleur du passé : de mai à septembre pour ce qui est de la longueur de l’épisode (donc sècheresse d’été mais aussi de printemps) mais surtout avec des températures caniculaires en juillet-août (proches de…et dépassant même 40 degrés centigrades l’après-midi… en particulier sur le sud-est de la France). Au jour le jour, les Français ont réappris à vivre la sécheresse et la canicule : le jour, baisser les volets tout en laissant les fenêtres fermées ; vivre dans l’ombre ; puis le soir à la tombée de la nuit ouvrir tout grand fenêtres et volets pour laisser pénétrer la fraîcheur nocturne et tout spécialement celle du petit matin. Survivre en somme, à la calamité… ce que n’ont pu faire nombre de nos aînés aux organismes affaiblis et aux conditions de vie difficiles, dans des structures d’habitation peu adaptées (murs minces, absence de climatisation…). Le drame sanitaire a été immédiat et implacable : surmortalité avec 13500 décès… chiffre soulignant, si besoin était, le caractère exceptionnel - social, plus encore que climatique - de l’épisode. Ce caractère exceptionnel du phénomène " canicule " rentre bien, on le voit par les exemples présentés ci-dessus, dans une certaine forme de normalité du climat tempéré. Normalité donc…, ce serait le contraire qui serait anormal ! Lorsque Madame de Sévigné parlait de dérèglements climatiques, elle évoquait d’éventuelles anomalies physiques, une sorte de " chaos " dans le Landerneau des climats. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que l’on veut trouver la cause de cette fluctuation climatique dans le contexte économique et social de nos sociétés industrielles (c’est-à-dire hors de la sphère astro et géophysique). Faire de l’événement exceptionnel, le point de départ d’une évolution inexorable où les activités anthropiques joueraient désormais le rôle essentiel. Glissement sémantique : la " fluctuation climatique " des uns est devenue le " réchauffement global " des autres. Et dans la discussion engagée, les fluctuations glaciaires (qui apparemment, pour certains, ne peuvent plus être que négatives !) sont apparues très souvent comme la seule preuve évidente de ce fameux réchauffement global qui affecterait aujourd’hui notre planète terre. Or, il en va des glaciers comme des fluctuations climatiques : notre connaissance du passé glaciaire est là pour prouver que les glaciers du monde ont déjà connu des hauts (très hauts) et des bas (très bas) et que la situation et l’évolution des glaciations dans le monde en cette fin de XXe siècle n’annonce rien de particulièrement catastrophique !

II - " CE QUI EST DIT PARTOUT, PAR TOUS ET TOUJOURS… A TOUTES LES CHANCES D’ÊTRE FAUX ! " (Paul VALERY).

a- Un discours bien " huilé ", mais géopolitique plus que scientifique !

Depuis bientôt un quart de siècle s’est mis en place un discours " mondialiste ", discours ambiant auquel personne n’a pu échapper, selon lequel " la terre enregistre depuis quelques dizaines d’années un réchauffement de l’atmosphère (de l’ordre de 1,5°C à 2° ou même 5°C pour le siècle…. selon les scénarios), réchauffement - dit " global " - dû à l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre produits par les industries humaines : C02, CH4, CFC..... La preuve ? Les glaciers fondent, le niveau de la mer s’élève ; mieux ! Les glaciers - et tout spécialement ceux des Alpes - sont, à court terme, menacés de disparition. "

Une remarque d’abord : en matière scientifique, les " moyennes " ne veulent rien dire : elles peuvent recouvrir des états et des notions complètement contradictoires (ex. suite à la déglaciation quaternaire il a été enregistré aux latitudes moyennes des transgres-sions marines tandis qu’aux latitudes polaires au contraire, la conséquence a été le phénomène de landhöjning = allègement, donc avec émersion des terres et " terrasses soulevées "). Incontestablement l’utilisation abusive des " moyennes " nuit à la crédibilité de certains modèles.

La " mondialisation " en matière de climat est un leurre. Elle n’existe pas. Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène. On le redécouvre aujourd’hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l’Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe, entre le domaine antarctique et le reste du monde. En octobre 2005, les équipes nationales de ski se plaignaient de ne pas pouvoir faire d’entraînements : parce qu’il y avait trop de neige dans les Alpes Orientales… et pas assez dans la vallée de Tarentaise (P. Jolly, Le Monde). En 2005-2006, pendant que l’Europe subit une vague de froid sans précédent, l’Australie enregistre des records de chaleur générateurs d’incendies monstres, etc. On comprendra qu’il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l’environnement chimique des régions polaires. Qu’on se le dise !

Par ailleurs, il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à températures négatives, iI signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à terme, une crue glaciaire. Autres remarques montrant que sur le terrain, les choses ne sont pas si simples que cela :
- pour certains glaciers alpins et pour les glaciations d’inlandsis (travaux de la NASA au Groënland) les conclusions des études de bilans glaciaires sont à nuancer : des bilans positifs peuvent correspondre, sur les fronts, à des reculs linéaires et volumétriques tandis que des bilans négatifs peuvent fort bien se traduire dans certaines circonstances par des avancées glaciaires ;
- phénomène souvent méconnu : dans les pays de mousson (Himalaya), l’accumulation en neige des glaciers se fait en été plus qu’en hiver, au contraire des autres régions du monde où l’hiver est la saison d’alimentation et l’été la saison d’ablation. Et avec tout cela, on voudrait que les glaciers obéissent au doigt et à l’œil aux fluctuations climatiques !

Ensuite, les glaciers n’ont pas attendu l’aube du troisième millénaire, ni le développement des industries humaines pour fluctuer (grosso modo) en fonction du climat. Depuis la fin des temps quaternaires, la décrue en Europe a ainsi ramené les glaciers des zones de piémont jusque dans le coeur de la montagne alpine.. enregistrant alors des fluctuations qui ont été beaucoup plus importantes que celles enregistrées aujourd’hui, et en des temps où il n’y avait ni voitures, ni chauffages urbains, ni aucune autre trace sensible de civilisation humaine !

En fait, ce qu’il faut surtout savoir, c’est que les glaciers - surtout les glaciers dits " de montagnes " tels que ceux que l’on rencontre dans les Alpes - ne sont que des indicateurs " imparfaits " du climat. D’autres facteurs que le climat interviennent, en particulier ceux liés au cadre physique dans lequel s’inscrivent les glaciers (géologie, altitude moyenne, altitude du front, pente longitudinale, hypsométrie, couverture morainique, hydrographie...).

On ne peut donc, en aucune façon, faire systématiquement d’une variation glaciaire (positive ou négative) le test d’une fluctuation de même sens du climat.., donc, a fortiori, de " l’artificialité " du climat mise en avant à la fin du XXe siècle.

b - L’expérience du terrain..., mais que disent donc les glaciers ?

Un point d’actualité d’abord : oui, aujourd’hui, beaucoup des glaciers alpins reculent, comme ils l’ont souvent fait dans leur histoire ! Mais cela joue chaque année sur des pourcentages variables de la population des glaciers. Pendant que certains ou beaucoup de glaciers reculent, certains autres… ou beaucoup d’autres sont, dans le même temps, en position stationnaire ou en position d’avancée. Pour bien s’en persuader il suffit de consulter le schéma, très pédagogique, des variations suisses au cours du XXe siècle (in " Les variations des glaciers suisses ", Revue du Club Alpin Suisse). Les longueurs des langues des glaciers alpins diminuent, mais les volumes de glace restants sont encore considérables. Ainsi le minuscule glacier de Sarennes (dont beaucoup pressentent la fin prochaine !) juxtapose aujourd’hui trois sous-bassins où la glace dépasse encore 70 à 80 mètres d’épaisseur. A Saint-Sorlin, l’épaisseur maximum relevée est de 135 mètres ! (sources : Labo de glaciologie CNRS). Un retour sur la période holocène : l’ Holocène a marqué depuis 12000 ans le grand recul des glaciers alpins jusqu’à leur position actuelle. Depuis le Boréal (9000-7000 BP), les glaciers ont oscillé sur un espace assez restreint, celui des marges des glaciers actuels, permettant à ces altitudes une présence continue des espèces arborées (cf. bois datés C14). Alors que dans le dernier tiers du XlXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, les glaciers des Alpes ont subi, surtout de 1925 à 1965, un très intense recul qui a marqué... et les esprits et les paysages glaciaires... le dernier tiers du siècle (période centrée sur l’intervalle 1970-1990) a vu - au contraire - , dans le massif du Mont-Blanc et dans d’autres régions du monde, les fronts des glaciers avancer et les volumes de glace s’accroître. Ne parlait-on pas dans la presse, en 1986, de " nouvelle glaciation " ? Que les glaciers reculent ou avancent, il faut se rappeler que leur comportement ne doit être analysé qu’à l’aune de la durée (historique et géologique) ...et non de l’année ou d’un tout petit groupe d’années, voire d’une vie humaine. Le glaciologue suisse F.A. Forel, en 1902, allait plus loin encore lui qui constatait : " Hélas ! la mémoire de l’homme est bien courte et ses comparaisons bien incertaines. " Sinon, il devient facile de prouver tout et n’importe quoi, y compris de mettre en contradiction avec eux-mêmes les tenants du tout " réchauffement global dû aux industries humaines ". Quelques exemples ? Les glaciers ont été, dans le passé, beaucoup plus réduits qu’aujourd’hui. À preuve l’existence de ce village de Saint Jean de Perthuis (aujourd’hui disparu) qui occupait, avant le XVe siècle, l’emplacement actuel de la langue frontale actuelle du glacier de la Brenva… ou bien encore, ces multiples vestiges archéologiques révélés çà et là lors des phases du recul glaciaire récent. Un fort recul peut ne pas être inexorable et ne doit pas aboutir automatiquement à la disparition du glacier. Il y a plusieurs millénaires, la croissance de pins cembro, pins à crochets ou mélèzes, à des altitudes et en des lieux et des temps où aujourd’hui l’on ne trouve que de la glace, est un fait avéré. Les glaciers ont, depuis, reconquis les espaces. Flux et reflux au fil du temps ; ainsi vivent les glaciers du monde ! Dans le même temps où l’on nous annonçait qu’à cause des gaz à effet de serre, les années 80 étaient les plus chaudes du siècle (cf. R. Houghton et G Woodwell in Pour la Science, 1989, avec comme années " record ", dans l’ordre : 1988, 1987, 1983, 1981, 1980, et 1986), ces mêmes années 80 étaient marquées dans les Alpes, sur le plan glaciologique, par une des deux crues glaciaires les plus significatives du XXe siècle :
- en France (les glaciers du Mont-Blanc avancent ; sur la rive gauche du glacier d’Argentière " destruction " - consécutive à la crue glaciaire - du pylone de téléphérique situé en rive gauche, sur la bordure du glacier… ;
- en Suisse (crue glaciaire nécessitant la transformation de la prise d’eau du torrent en prise sous-glaciaire au glacier de Biferten, bassin de la Linth (cf. photos dans la revue du CAS) ;
- en Autriche et en Italie (augmentation localisée des pourcentages de glaciers en crue).

c- Pourquoi cette perception apparemment erronée de la " réalité -terrain " ?

Il y a à cela au moins trois raisons. 1) D’abord une certaine méconnaissance de la vérité scientifique (la " glaciologie d’autoroute " est mauvaise conseillère !) et géographique... dont la conséquence est de faire apparaître le glacier comme le simple - et seul - reflet du climat ambiant. 2) Ensuite, nous l’avons dit, la période de crue des années 80 a été complètement masquée aux yeux du grand public par la réalité de nombreux reculs concomitants (qu’il n’est point nécessaire de nier pour rester dans la normalité millénaire), enregistrés principalement sur de petits glaciers, exposés au sud, de faible altitude moyenne, ou situés en marge de glaciation, mais ne concernant que des volumes restreints de glace. L’exemple souvent invoqué est le petit glacier de Sarennes (50 ha) en Oisans, glacier dont le bilan de masse est mesuré in situ depuis plus de 50 ans (avec 30% de bilans annuels positifs tout de même !). Le phénomène de recul est d’autant plus voyant que le nombre des petits glaciers est important dans les Alpes occidentales (75 % du nombre de glaciers - dont la taille est inférieure ou égale à 50 ha - représentent à peine 19 % du volume de glace accumulée du Léman à la Méditerranée). Par ailleurs, le nombre de petits glaciers s’accroît au cours de la déglaciation (par morcellements successifs des grands glaciers) : il convient donc, pour ne pas trahir la fameuse " réalité -terrain " , d’évoquer des surfaces - ou mieux encore des volumes - plus que des nombres et surtout que des pourcentages de populations de glaciers. 3) Le discours mondialiste " triomphant ", martelé inlassablement, partout et par tous (ou presque !) prêchant le réchauffement global et le recul des glaciers de par le monde (cf. " le discours ambiant " résumé plus haut)... et correspondant, dès les années 80, à la mise en place du discours-programme, géopolitique plus que scientifique, de l’IPCC (lntergovernmental Panel on Climatic Changes ; GIEC en français).

d- Non les glaciers alpins ne peuvent pas servir de preuve ou d’alibi à l’identification de la part anthropique d’un soi-disant réchauffement global.

Le réchauffement d’origine anthropique (dont nous affirmons nous aussi la réalité) reste largement masqué par les fluctuations " naturelles " du climat. ... ce qui , bien sûr, ne disqualifie en aucune façon le discours et les recherches sur les effets des activités humaines (CO2, CH4, CFC..) dans les évolutions climatiques très récentes. Alors pourquoi cette contradiction entre notre analyse et celle soutenue par l’internationale écologiste et diffusée à l’envi par les médias du monde entier (ce qui ne constitue ni une vérité, ni une preuve, Paul Valéry l’a dit avant nous !) ? Tout d’abord, rappelons que le catastrophisme a toujours fait partie du discours scientifique. En 1901, un géologue grenoblois, W.Kilian annonçait déjà la disparition prochaine des glaciers alpins ; ce qui poussa le grand glaciologue suisse F.A. Forel à répliquer, dans la Revue du Club alpin suisse, par un article retentissant intitulé " Les glaciers alpins vont-ils disparaître ? " ; article dans lequel le Maître mettait en pièces les arguments de son éminent collègue ! On part trop souvent du postulat selon lequel il faut faire peur aux gens si l’on veut qu’ils changent leurs comportements. Le discours des écologistes est simple, mais aussi schématique… Et pour toutes ces raisons, pas toujours scientifiquement juste ! Ainsi, que penser de ce commentateur-journaliste suisse, défaitiste en diable, qui nous assène pour mieux nous persuader - croit-t-il - : " D’ici l’an 2070, 80% de nos glaciers suisses auront disparu "... ou de la publicité utilisée en 2003 comme appel pour l’exposition " Climax " au parc de la Villette : " La terre se réchauffe, les glaciers fondent, la mer monte "… ou, mieux encore, de celle du Ministère de l’Environnement (2001) clamée sur les ondes par un fringant Fabrice Lucchini : " Plus les voitures avancent, plus les glaciers reculent ". Ce discours n’a qu’un seul objectif : convaincre. Il répond à une noble cause : la défense de l’environnement ; laisser à nos enfants une terre propre. Qui ne peut être d’accord avec cette profession de foi là ? Mais l’approche de la relation " glaciers/climats " tient alors, nous l’avons dit, beaucoup plus de l’argumentaire géopolitique que du discours scientifique… avec des dérapages inacceptables car ils conduisent à l’énoncé de contre - vérités scientifiques graves qui, à terme, ne peuvent que discréditer une cause au départ généreuse.

CONCLUSION

Un réchauffement climatique global ? NON. Des changements climatiques ? OUI.

Retour à l’année 2003 et aux futures années caniculaires. Canicule sur la France ! Oui mais… l’année 2003 n’est qu’un de ces épisodes extrêmes qui peuvent toujours survenir chez nous. Il y en aura d’autres ! Mais sans doute aurons-nous oublié ! Au niveau du drame sanitaire et des problèmes humains qui ont été rencontrés tout au long de ce long épisode chaud et sec de 2003, la question qui se pose à nous est sans ambiguïté : pourquoi nos modes de vie sont-ils à ce point ignorants des excès (non anormaux) du climat tempéré dans lequel nous évoluons ?

Et voilà que l’hiver 2005-2006 nous rappelle à l’ordre. Froid et neige sur toute l’Europe ; fleuves et lacs gelés, canalisations éclatées, les " sans domiciles fixes " qui meurent sur les trot-toirs… Ah bon !, ça existe encore le froid ? Où sont passés les partisans du réchauffement global ? On ne les entend pas ! À force de nous rabâcher que l’évolution ne pouvait se faire que dans un sens, celui du réchauffement, des habitudes étaient en train de se perdre : les états eux-mêmes, dans leurs perspectives de gouvernement ne traitent plus avec la même rigueur, les problémati-ques du froid. À quoi bon puisque la terre se réchauffe ! Les scientifiques qui ne s’appuyaient que sur un côté de la fourchette de leurs estimations (l’hypothèse du réchauffement) vont ils enfin se rendre compte qu’il y a un symétrique à leur mise en équation : l’hypothèse du refroidissement ; avec, entre les deux, un vaste no man’s land de solutions intermédiaires ?

Dans notre société qui aime à ce que tout soit prévisible et prévu en temps et lieu , qui pense que tout peut se négocier en terme d’assurance, de contrat ou d’assistance, force est de constater que nous sommes loin du compte ! Il est grand temps de revenir sur nos fausses croyances et crier bien fort qu’à côté des espaces de certitudes…bien minces, de larges espaces d’incertitudes subsisteront partout et toujours. C’est la raison pour laquelle l’observation naturaliste - longue, continue, sérieuse…, ingrate quelquefois - doit être privilégiée afin que son exploitation permette d’exprimer toute la complexité des phénomènes et d’accompagner nos politiques si souvent prises en défaut.

Robert VIVIAN (février 2006)

(c) 2006 Robert VIVIAN

www.virtedit.org

à suivre

...

4- Qu’y a-t-il derrière le GIEC-IPCC ? Pourquoi les trusts de l’électricité et du nucléaire, ainsi que les gouvernants liés, se font les « défenseurs de la planète » ? De la crise du dollar, de la surproduction et de la crise pétrolière au rapport Meadows du MIT-Club de Rome. Puis de la nouvelle crise du capitalisme au GIEC. Comment les pollueurs Rhône-Poulenc (chimie) et EDF-Areva (déchets nucléaires) lancent un Nicolas Hulot. Couvrir les objectifs capitalistes (guerre des énergies, mesures de sacrifices pour la population face à la crise de surproduction capitaliste) par une idéologie "développement durable".

Le GIEC-IPCC pourrait-l mentir ?

Juste pour montrer l’honnêté du GIEC

Yury Izrael, Directeur de l’Institut de l’Ecologie et du Climat du Globe de l’Académie des Sciences Russe et Vice -Président du GIEC contredit en juin 2005 la veille du sommet du g8 les positions officielles de sa propre organisation en disant :

QUOTE

One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them. There is no proven link between human activity and global warming.

Je sais que l’anglais est-peut etre une langue non comprise pour certains mais pour moi c’est asez claire surtout la derniere phrase...

trad :

QUOTE Le lien entre l’activité humaine et le réchauffement global n’est pas prouvé.

C’est clair c’est d’une honnêteté affolante...qui ment là ? parce que c’est soit la position générale du GIEC soit leur vice-président.

Abdoussamatov, un "petit" scientifique, seulement chef du Laboratoire d’études spatiales de l’Observatoire de Poulkovo de l’Académie des sciences russe et directeur du projet d’Astrométrie de la Station Spatiale Internationale pour la Russie dit fin 2006 :

QUOTE C’est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n’influant pratiquement pas sur ce processus

(source Agence RIA Novosti)

Lindzen du MIT, blindé de prix en tout genre et spécialiste dit dans un article du wall street journal :

QUOTE Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty—far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge—and that the NAS report has hardly ended the debate

QUOTE

La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d’autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C’est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l’Académie des Sciences. C’est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu’il existe encore une très grande marge d’incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l’Académie des Sciences est très loin d’avoir clos le débat

Dans ecoworld en Janvier 2008 : http://www.ecoworld.com/home/articl...

Voici quelques extraits traduits :

QUOTE L’idée d’un climat statique et invariable est étrangère à l’histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d’un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l’inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l’exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l’environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d’autres aussi

QUOTE Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi on assiste à un tel alarmisme de nos jours et plus particulièrement pourquoi il existe une recrudescence de cet alarmisme depuis 2 ans. Quand une affaire comme le réchauffement climatique est rabâchée depuis plus de 20 ans, de nombreuses structures se sont mises en place pour en tirer profit. Les bénéfices du mouvement environnementaliste sont assez clairs. Il en est de même de l’intérêt des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve devenu réalité

QUOTE Avec tout ce qui est en jeu, on peut facilement imaginer qu’il doit y avoir un sentiment d’urgence provoqué par le fait que le réchauffement a peut-être cessé. Pour ceux qui sont impliqués dans ces affaires d’argent, le besoin d’agir rapidement avant que le public apprécie la situation, doit être très impérieux. Vraiment.

Marcel Leroux, climatologue français,et pas des moindres, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS) a écrit en 2005 : "Global Warming : Myth or Reality ? The Erring ways of Climatology"

Ou il dit p 120

QUOTE Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires ; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse ; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables ; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus

En 2003, il avait déjà signifié la chose :

CITATION Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique

On continue avec l’un des plus grands experts sur les Ouragans Bill gray du laboratoire de Sciences Atmosphériques de l’Université de l’Etat du Colorado :

CITATION I am of the opinion that this is one of the greatest hoaxes ever perpetrated on the American people ! I ’ve been in meteorology over 50 years. I’ve worked damn hard, and I’ve been around. My feeling is some of us older guys who’ve been around have not been asked about this. It’s sort of a baby boomer, yuppie thing. They’ve been brainwashing us for 20 years, starting with the nuclear winter and now with the global warming. This scare will also run its course. In 15-20 years, we’ll look back and see what a hoax this was. Plenty of young people tell me they don’t believe it, but they won’t touch this at all. If they’re smart, they’ll say : ’I’m going to let this run its course.’ It’s a sort of mild McCarthyism. I just believe in telling the truth the best I can. I was brought up that way.

Paul Reiter, grand spécialiste des maladies propagées par les moustiques telles que la malaria. Il est directeur de l’équipe "insectes et maladies infectieuses" de l’Institut Pasteur et a participé à de nombreuses institutions internationales comme l’OMS.

Le 8 mars 2007 sur C4 documentaire "The great Global Warming Swindle", il dit texto :

CITATION The global warming is dressed up as science but it is not science : it is propaganda !

CITATION I was horrified to read the second assessment report. There was so much misinformation, without any kind of recourse to the scientific literature, the truly scientific literature by specialists in those fields !

Le rapport 2 parle des possibles épidémies liées au réchauffement climatique donc son domaine dont il est une sommité.

Frederick Seitz, un incompétent il parait au vu de ces diplomes et medailles, ancien président de l’Académie des Sciences Américaines dit :

CITATION I have never witnessed a more disturbing corruption of the peer review process than the events that lead to this IPCC report

Vincent Gray, RELECTEUR DU GIEC !!!! dit texto :

CITATION The evidence that greenhouse forcing cannot be detected in the lower troposphere for long periods shows that the warming which is evident in surface measurements cannot be caused by greenhouse forcing

On peut lire un de ces articles : http://www.megaupload.com/?d=XNVBAACO (fichier pdf)

Je peux aussi te donner les dires de Augie Auer, ancien chef métorologiste de l’orgnisation mondiale de la météorologie, de Michael Griffin, directeur de la NASA, de Roobert Carter, géologue avec ses :

CITATION atmospheric CO2 is not a primary forcing agent for temperature change," arguing instead that "any cumulative human signal is so far undetectable at a global level and, if present, is buried deeply in the noise of natural variation

janvier 2006

CITATION

the Intergovernmental Panel on Climate Change had uncovered no evidence the warming of the planet was caused by human activity.

2007

CITATION It is extremely dangerous for an unelected and unaccountable body like the IPCC to have a monopoly on climate policy advice to governments. And even more so because, at heart, the IPCC is a political and not a scientific agency

Reid Bryson, père de la climatologie en 2007 :

CITATION There is no credible evidence that it is due to mankind and carbon dioxide. We’ve been coming out of a Little Ice Age for 300 years. We have not been making very much carbon dioxide for 300 years. It’s been warming up for a long time

Nils-Axel Mörner , là aussi peu connu....juste l’ancien responsable du Département de Paleogéophysique et de Géodynamique de l’Université de Stockholm en Suède dit :

CITATION J’ai été expert relecteur pour le GIEC en 2000 et l’année dernière. La première fois que j’ai lu le rapport, j’ai été abasourdi. Le rapport émanait de 22 auteurs mais aucun d’entre eux, -aucun !- n’est un spécialiste du niveau des mers. Ils ont reçu cette mission parce qu’ils avaient promis de répondre ce qu’on attendait d’eux. Une fois de plus, c’était une affaire d’ordinateur. C’est tout à fait typique : La communauté des météorologues travaille avec des ordinateurs, de simples ordinateurs. Les géologues ne font pas comme ça ! Nous allons sur le terrain et nous observons. Puis nous essayons de bâtir un modèle sur ordinateur, mais l’ordinateur ne vient jamais en premier

Texte entier : http://www.mitosyfraudes.org/Calen7...

Tom V. Segalstad ancien expert reviewer du GIEC !!! :

CITATION

Le GIEC a besoin de leçons en géologie pour ne pas faire des erreurs fondamentales

CITATION La majorité des géologues de premier plan, à travers le monde, sait que le point de vue du GIEC sur le fonctionnement de la Terre est improbable pour ne pas dire impossible

Mike Hulme qui est le Directeur du Centre de Recherche Tyndall sur le changement climatique au Royaume Uni l’un des plus connus à l’époque comme alarmiste sur le réchauffement climatique, et hop il change d’avis :

CITATION The IPCC is not going to talk about tipping points ; it’s not going to talk about five-meter rises in sea level ; it’s not going to talk about the next ice age because the Gulf Stream collapses ; and it’s going to have none of the economics of the Stern Review. It’s almost as if a credibility gap has emerged between what the British public thinks and what the international science community think.

CITATION Over the last few years a new environmental phenomenon has been constructed … - the phenomenon of ‘catastrophic’ climate change. It seems that mere ‘climate change’ was not going to be bad enough, and so now it must be ‘catastrophic’ to be worthy of attention. The increasing use of this pejorative term - and its bedfellow qualifiers ‘chaotic’, ‘irreversible’, ‘rapid’ - has altered the public discourse around climate change

CITATION The language of catastrophe is not the language of science

Madhav L. Khandekar, expert en climatologie d’"Environnement Canada" et ancien relecteur du dernier rapport de 2007 du GIEC voici ce qu’il dit dans une note publié en 2007 : http://www.thehilltimes.ca/html/cov...

CITATION

As one of the invited expert reviewers for the 2007 IPCC documents, I have pointed out the flawed review process used by the IPCC scientists in one of my letters (The Hill Times, May 28, 2007). I have also pointed out in my letter that an increasing number of scientists are now questioning the hypothesis of GHG-induced warming of the earth’s surface and suggesting a stronger impact of solar variability and large-scale atmospheric circulation patterns on the observed temperature increase than previously believed.

Et j’en passe encore et encore, je peux te fournir de nombreux témoignages, articles etc de grands scientifiques et même d’ancien du GIEC et meme de certains membres encore actifs disant clairement que le GIEC dit tout sauf des conclusions scientifiques.

(exemple de témoignages en stock : Tim Patterson, Freeman Dyson (!), Tim ball, Daniel B. Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun-Ichi Akasofu, Oleg Sorokhtin, Augusto Mangini, George Kukla, Robert Durrenberger, Ian Plimer, Eduardo Ton etc)

« Sauver la planète » … ou le grand capital ?

On entend tous les jours dans les média la « thèse du GIEC », le fameux groupement intergouvernemental selon laquelle il y aurait un réchauffement de la terre qui s’accroîtrait régulièrement de manière catastrophique et aurait pour origine l’activité humaine (un effet de serre dû à la pollution). Bien difficile de discuter cette thèse vus les moyens extraordinaire de diffusion de la thèse officielle. C’est une véritable propagande à laquelle on se heurte. Elle tend à faire croire d’abord que les scientifiques seraient unanimes à affirmer cela. Elle tend d’autre part à faire penser que les faits sont indiscutables. Enfin, elle mène à l’idée que les peuples vont devoir faire des sacrifices pour « sauver la planète ». La première remarque à faire est que l’idée n’est pas aussi récente qu’il y paraît. Elle a été lancée par le « club de Rome », des responsables d’état, des entreprises capitalistes et des économistes. Sans avoir aucune spécialité de climatologues ni de démographes, ils ont lancé à l’époque deux idées ayant pour but de préconiser la « croissance zéro » et des sacrifices pour la population pour « sauver la planète » : l’idée que la démographie prend un tour exponentiel incontrôlable et catastrophique qui doit être bloqué par des mesures anti-croissance de la population drastiques imposées à la Chine, à l’Asie ou à l’Afrique et une deuxième idée affirmant qu’il faut réduire la croissance économique en exigeant des sacrifices de la population (thèse de la « décroissance ») du fait que la diminution de l’énergie prend un tor lui aussi catastrophique et que l’activité humaine produit un accroissement catastrophique de température. Toutes ces catastrophes prédites en 1968 devaient avoir pris un tour visible et cataclysmique en 2006. La thèse de la démographie exponentielle a été abandonnée sans le dire, sans s’en expliquer. D’où venait cette erreur de pronostic ? D’où vient le retournement de la démographie ? Là-dessus, silence radio. C’est seulement sur la disparition des énergies en hydrocarbures et sur la hausse des températures que les successeurs du club de Rome (le GIEC) sont intarissables et occupent, jour après jour, les média.

Mais quelle est la réalité dans leurs affirmations ? Leur point de vue sur la démographie a déjà été contredit par la réalité : à l’échelle mondiale, le taux de croissance de la population a graduellement diminué depuis les années 1970, alors qu’il avait atteint un sommet au cours des années 1960, avec plus de 2,0% par année. La température du globe n’a pas cessé d’augmenter depuis les débuts de l’industrie ? Faux ! Tous les glaciers reculent ? Faux ! La seule source possible de hausse de température est d’origine humaine et c’est l’effet de serre dû au gaz carbonique et au méthane ? Faux ! On a examiné par des estimations tenant compte de tous les mécanismes de la géophysique les possibilités concernant la température du globe et toutes donnent une hausse dramatique ? Faux ! On a une preuve de l’origine « effet de serre » de la hausse de température du globe, c’est la comparaison des trois courbes au cours des millénaires : température, gaz carbonique et méthane ? Faux ! Le gaz carbonique peut donner une hausse de température. Le méthane également. Les deux peuvent croître en même temps du fait de la hausse de l’activité humaine. Mais les courbes donnent le même résultat bien avant l’existence de l’homme ! Et là, il faut trouver une explication au fait que les courbes du méthane et du gaz carbonique aient des pointes qui ont une allure semblable à celle de la température avec ces pics situés dans les mêmes périodes. Or, on ne voit pas de relation de causalité entre hausse du gaz carbonique et hausse du méthane. Il faut donc trouver une autre source de telles hausses, une source à la fois de la hausse de température, de celle du méthane et de celle du gaz carbonique. Cette interprétation existe : c’est la dynamique du magma qui cause la hausse des trois facteurs. En effet, quoi d’étonnant que la température globale monte lentement puisque c’est une marmite située sur un feu ! La terre se réchauffe du fait de la décomposition de ses matériaux radioactifs. L’énergie que celle-ci produit est loin d’être épuisée. Elle est emmagasinée dans les roches. Elle ne sort que très lentement. Par conséquent, la température interne du globe augmente, ce qui se ressent progressivement en surface. La plupart du temps, les montées de magma ne provoquent pas des cratères volcaniques du fait que les fissures des roches ne sont pas situées dans les bonnes direction. Par contre, les montées de magmas provoquent des hausses de température de surface. C’est le cas aussi bien sur les continents que dans les mers et océans. Quant au volcanisme, il est lui aussi proportionnel aux montées de magma et il peut provoquer des irruptions de gaz carbonique et de méthane. L’effet de serre n’y est pour rien.

La question est donc celle de la validité du schéma du réchauffement de la planète, autrement appelé effet de serre. En fait, il faut distinguer l’effet de serre naturel de l’effet de serre artificiel c’est-à-dire d’origine humaine. Le premier est connu et c’est seulement le deuxième qui est en discussion. Cet effet artificiel, qui est appelé le forçage thermique, serait une augmentation de température causée surtout par le rejet dans l’air de gaz carbonique et de suie produits par l’activité économique de l’homme. Les nombreux dérèglements météorologiques ramènent régulièrement ce thème à la une de l’actualité. Les multiples cas de pollution de la nature liés à l’activité humaine rappellent que nous sommes capables de modifier certains équilibres naturels de la planète. C’est le cas notamment avec la déforestation, ou encore avec la production de gaz carbonique liée à l’activité industrielle et à la multiplication des transports utilisant la consommation des énergies fossiles. La pollution atmosphérique et son effet réchauffant sur le climat global est un thème qui a pris de l’ampleur en 1985 du fait de l’augmentation des températures des années 80. Et depuis, ce n’est plus seulement quelques scientifiques qui défendent ce point de vue mais également les média et les gouvernements qui s’en sont emparés et discutent, lors de sommets internationaux, des moyens d’y remédier. Les média lancent même fréquemment des nouvelles à faire frémir sur les risques encourus. « Le Monde », journal peu enclin d’ordinaire à jouer sur le sensationnel, titre son numéro du 18 novembre 2000 : " Enquête sur le réchauffement de la planète, les déserts progressent, les glaciers fondent et le niveau de la mer monte ".

Reid Bryson (Professeur Emerite de Météorologie, de Géographie et de Sciences Environnementales, Université de Wisconsin) qui est considéré comme le père de la climatologie moderne, auteur de 230 publications et 5 livres, climatologue le plus cité au monde selon le British Institute of Geographers, s’exprime sur le sujet du réchauffement global et le moins que l’on puisse dire c’est que ses propos vont à l’encontre du consensus scientifique dominant sur la question.

"Pas un jour ne se passe sans une nouvelle dans les médias contenant une référence à l’opinion de quelqu’un au sujet du "réchauffement global". Une recherche rapide par Internet dévoile littéralement des centaines d’articles sur le "réchauffement global". Chaque numéro de journal spécialisé sur la science atmosphérique contient normalement au moins un article sur le changement climatique, le plus souvent synonyme de "réchauffement global" ou certains de ses aspects. Des générations entières d’étudiants diplômés ont été formées à croire que nous connaissons le mécanisme principal du changement climatique et qu’il n’y a juste qu’à approfondir les détails. Pourquoi alors devrais-je vous ennuyer à parler de ce sujet avec un titre aussi ridicule ? Je fais cela parce que, en tant que quelqu’un qui a passé de nombreuses décennies à étudier le sujet dans le cadre professionnel, je trouve qu’il y a d’énormes lacunes dans le niveau de compréhension de ceux qui font des déclarations les plus stridentes sur le changement climatique. Pour lire les nouvelles de manière rationnelle, un lecteur éduqué a besoin de quelques notions clés pour faire un tri rapide entre ce qui carrément absurde et ce qui est probablement correct. Je propose de fournir ces clés pour que le lecteur ait au moins un détecteur d’absurdité rudimentaire.

Quelques absurdités courantes :

Le réchauffement atmosphérique du siècle dernier est sans précédent.

FAUX. Il y a littéralement des milliers de publications scientifiques avec des données qui montrent que le climat a changé d’une manière ou d’une autre pendant au moins 1 million d’années.

C’est un fait que le réchauffement du siècle dernier est d’origine humaine et dû aux émissions de CO2.

FAUX. C’est une théorie qui n’a aucune preuve crédible. Il y a un certain nombre de causes du changement climatique et tant qu’on n’a pas pu exclure toutes les autres causes, on ne peut attribuer le changement au seul CO2.

Le gaz le plus important avec un effet de serre est le CO2.

FAUX. La vapeur d’eau est au moins 100x plus efficace que le CO2 donc de petites variations de la vapeur d’eau ont plus d’influence que de larges changements de CO2.

On ne peut pas contredire les modèles informatiques qui prédisent l’effet d’un doublement du CO2 ou autre "gaz à effet de serre".

FAUX. Pour démontrer cela, on devrait démontrer que les modèles sont capables au moins de reproduire le climat présent. Ils ne peuvent pas faire cela même en rêve. Il y a des études qui montrent que la plage d’erreur des simulations des précipitations est de l’ordre de 100% et que la simulation de la température actuelle donne des plages à peu près identiques à celles prédites suites à un doublement de CO2. Pour de nombreuses régions, l’erreur sur les précipitations est de 300-400%.

Je prétends que les mesures de CO2 sont mal faites.

FAUX. Les mesures de CO2 sont faites correctement mais c’est leur interprétation qui est le plus souvent anti-scientifique.

Il y a en général un consensus des scientifiques que la cause du CO2 sur un réchauffement du climat est un fait.

Probablement FAUX. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un vote et je sais que si un tel vote était organisé pour ceux qui sont les plus activistes sur la question, cela concernerait une part importante de gens qui ne connaissent pas suffisamment le climat pour avoir une opinion crédible. Faire un vote est une manière risquée de découvrir la vérité scientifique.

Alors Que Pouvons Nous Dire au sujet du Réchauffement Global ?

* Nous pouvons dire que la Terre s’est très probablement réchauffée au siècle dernier.

* Nous ne pouvons pas dire quelle part de ce réchauffement est due aux émissions de "gaz à effet de serre" de l’homme tant que nous n’avons pas considéré d’autres facteurs comme les aérosols. La quantité d’aérosol dans l’atmosphère a été mesurée au siècle dernier mais à ma connaissance, les données n’ont jamais été utilisées. * Nous pouvons dire que la question des modifications d’origine humaine du climat est importante - trop importante pour être ignorée. Cependant, c’est devenu désormais une roue-libre médiatique et politique plutôt qu’un problème scientifique. Quel changement par rapport à 1968, l’année où je présentais un papier dans un congrès scientifique national où l’on me riait au nez pour avoir suggéré que l’homme pourrait changer le climat !"

Interview de Marcel Leroux, climatologue et directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement, par Entreprises Rhône-Alpes :

Propos recueillis par Didier Durand Entreprises Rhône-Alpes : Le monde scientifique semble unanime sur le fait que la planète se réchauffe et sur les conséquences à venir : fonte des pôles, montée du niveau des océans... Marcel Leroux : C’est un mensonge, un psittacisme* du “climatiquement correct”. Et même s’il arrivait, ce réchauffement serait plutôt un bienfait : il s’accompagnerait d’un plus grand confort de vie dans les régions froides, d’une diminution des budgets de chauffage, d’une plus grande clémence du temps et d’une extension des terres cultivables. Ainsi, dans les années 1930 à 1960, une élévation régionale de la température a permis aux forêts canadiennes et scandinaves de s’étendre vers le nord. Et au Sahel d’accroître la pluviométrie, permettant aux populations d’empiéter sur un Sahara devenu plus fertile. Mais le réchauffement global n’est pas démontré. Entre 1960 et 1990, on observe des réchauffements et des refroidissements selon les régions. Des baisses de température touchent l’Europe du Nord, le nord de l’Asie ou la Vallée du Nil, tandis que l’ouest de l’Amérique du Nord ou l’Ukraine se réchauffent. Sur la décennie passée, les observations sont de même nature.

ERA : Mais les prévisions pour le siècle qui vient parlent d’une augmentation importante, de l’ordre de 5 à 6 °C...

M. L. : Comment peut-on accorder du crédit à des modèles météorologiques incapables de reconstituer l’évolution du climat au cours du dernier siècle, qui ne parviennent pas à prédire le climat à plus de trois jours... et qui auraient la prétention d’annoncer des températures de la Terre en 2100 ? De toute façon, il n’existe pas de climat global terrestre, seulement des climats régionaux. Une moyenne planétaire n’a aucune signification climatique.

ERA : Il n’empêche que l’Humanité n’avait jamais généré, avant la révolution industrielle, une telle pollution.

M. L. : Depuis 150 ans, la Terre n’aurait connu (apparemment) qu’une hausse présumée comprise entre 0,4 et 0,8 °C. Or, on pollue moins l’atmosphère aujourd’hui qu’à l’époque du charbon, même s’il est indéniable que dans les villes, la pollution est importante. Personne n’a jamais démontré que les actions humaines pouvaient élever la température.

ERA : Si l’imposture est si évidente, pourquoi n’a-t-elle pas encore trouvé de véritable opposition ?

M. L. : Souvenez-vous de la sécheresse du Sahel, dans les années 70, qui fut attribuée à l’activité des pays industrialisés. L’idée du réchauffement de la planète, elle, a été relancée après la grande sécheresse de 1988 aux Etats-Unis. Des lobbies (écologistes en particulier) en ont profité pour nous replonger dans la psychose climatique. De même, plus personne ne parle du trou dans l’ozone : on sait que c’était un mensonge. L’affaire avait été montée par DuPont de Nemours qui avait besoin d’accuser les CFC pour mieux vendre ses substituts. Tout cela me fait penser aux prédicateurs américains qui rendent l’Homme responsable de tous les maux de la Terre. Il y a dans ce mouvement une vraie dimension psychologique et sociologique. Mais aucune réalité scientifique.

ERA : Cette fois, à qui profiterait le mensonge ?

M. L. : A des groupes de pression comme, par exemple, la caste du nucléaire : EDF ne cesse de nous dire qu’elle produit une énergie sans effet de serre ! L’angoisse face à l’avenir sert aussi les médias : faire peur aux gens a toujours fait vendre du papier. Pour Météo France, le catastrophisme est aussi le meilleur bailleur de fonds : il l’aide à financer ses ordinateurs.

ERA : La multiplication des phénomènes naturels violents est-elle un effet du réchauffement de la planète ?

M. L. : Non. Sous nos latitudes, on sait que c’est le froid qui commande la violence des perturbations : les tempêtes se produisent plutôt en hiver. La multiplication, réelle, de ces phénomènes, serait donc à rechercher plutôt dans un refroidissement du climat... et pas le contraire. Un refroidissement que les Canadiens et les Américains des Rocheuses ont d’ailleurs relevé depuis quelques années.

ERA : N’êtes-vous pas fatigué de prêcher dans le désert ?

M. L. : Je ne prêche pas dans le désert. Je fais beaucoup de conférences. Mais nul n’est prophète en son pays. Il est vrai que la thèse du réchauffement de la planète est beaucoup plus critiquée aux Etats-Unis qu’en Europe.

* Psittacisme : répétition mécanique de phrases entendues, sans que le sujet les comprennent (phénomène normal chez les enfants, fréquent chez les débiles mentaux). Petit Robert. Lire le compte-rendu du colloque ’Comment naissent les idées ? ’ ....

3- Que vaut l’interprétation d’un réchauffement global par l’effet de serre ? Est-ce la seule interprétation possible ? Quel est le rôle du volcanisme dans le climat ? Quel est rôle du vivant ? Quelle évolution possible du rayonnement solaire ? Les vrais liens entre géophysique du globe, biosphère et climatologie

Le concept de température du globe, a-t-il une signification ? Par construction c’est une moyenne. Les disparités qu’elle recouvre ont-elles été étudiées ? Difficilement, on s’en doute puisque les prélèvements sont extraits des zones où règne en permanence une température inférieure à zéro. Quant à la température moyenne entre la calotte arctique et le Mozambique elle est dénuée de sens.

Pourtant c’est sur ce type de raisonnement qu’est bâti l’écologiquement correct que l’on nous impose.

La focalisation sur le réchauffement de la planète et sur ses conséquences néfastes fait pointer le spectre d’une température « normale » ou optimale. Qu’elle est-elle ? Celle qui baignait le globe lors de la soupe primitive, celle d’il y a 10.000 ans qui se situait à 7 degrés en dessous de ce que nous connaissons aujourd’hui, celle du climat tempéré à l’avènement de Jésus Christ, ou celle plutôt glaciale au temps de nos aïeux du Moyen Age. Qui est habilité à décider de cet optimum, le voyagiste, le climatologue ou le frigoriste ?

Les fluctuations de la température atmosphérique sont régies par des paramètres nombreux dont la connaissance exhaustive n’est pas assurée et dont les effets combinés compliquent à l’extrême leur modélisation – la théorie du chaos infirme même cette possibilité. N’en déplaise aux fans du GIEC aucun test de régression n’a permis à ce jour de valider un modèle et de prévoir…le passé. Les variations décelées par les carottes glaciaires ont été, dans les temps reculés comme récents (an 1000 et période précédant la révolution), d’une amplitude supérieure et d’une soudaineté identique à ce que nous connaissons depuis 10 ans. Souvenons nous qu’il y a tout juste 40 ans les climatologues parlaient d’un refroidissement général affectant nos contrées : c’était juste avant mai 1968 !

Au rang des facteurs qui contribuent à déterminer la température de notre environnement, hors effet de serre :

L’ensoleillement, lui même dépendant du taux de vapeur d’eau, fonction de la température.

La dissipation par effet Joule de l’énergie sismique. La tectonique des plaques a un effet incommensurable (stricto sensu) sur la température terrestre par l’énergie colossale qui s’y déploie.

Le volcanisme par le volume d’émission de gaz et de particules affectant l’ensoleillement.

L’activité solaire qui varie en intensité selon des périodicités mal connues mais aux effets brutaux

Les aérosols qui agissent selon l’effet parasol et contribuent à refroidir le système terre atmosphère.

Les cycles de Milankovitch expliquent les variations des 3 paramètres réglant la rotation de la terre, c’est à dire l’angle d’attaque de l’atmosphère par les rayons solaires et donc leur effet sur la température. . Quant à l’effet de serre il pilote la biodiversité. Or il est notoire que l’élévation de température accompagnée d’une augmentation du pourcentage de C0² a un effet multiplicateur sur le développement de la végétation et donc de l’absorption du CO², de l’expansion des espèces animales dont la nourriture est plus abondante. Et si il y a moins de bébés phoques et il y a plus de caïmans, c’est la loi qui régit l’évolution de la biodiversité depuis bientôt 4 milliards d’année, avec le succès que l’on sait.

Le dioxyde de carbone CO² dont la notoriété est sortie des classes de chimie par la magie des propagandistes du « tous coupables » est l’un des gaz qui contribue à l’effet de serre. Ce n’est pas le plus important. La vapeur d’eau H²0, et le méthane CH4 issu de la fermentation des matières organiques contribuent davantage à la rétention du rayonnement infra rouge. L’un et l’autre ne sont pas dans des quantités significatives affectés par l’activité humaine, du moins chez les gens civilisés. Le CO² est produit par la fermentation naturelle en milieu aérobie de matières organiques et par l’activité humaine – combustion des matières fossiles, charbon, pétrole…Le paramètre critique pour déterminer l’impact de ces gaz sur l’effet de serre est le stock de gaz en circulation dans l’atmosphère et non pas le solde émission absorption. Pour enfoncer le clou, les plantes, la surface des océans absorbent le dioxyde de carbone, l’homme le rejette. Le flux annuel d’accroissement du C0² représente environ 30 milliards de tonnes pour un stock de 3.000 milliards soit environ 1%. Ce sont ces 3000 milliards plus ou moins 30 qui affectent le climat et non pas les seuls 30 comme on voudrait nous le faire croire ! Imaginez l’incidence d’une réduction de 10% de ces 30 milliards soit 0,1% : imperceptible ! Les études climatologiques ont mise en évidence la corrélation entre température et densité de C0². Mais pas dans le sens suspecté. Depuis l’origine des temps la hausse des températures a précédé d’environ 800 ans l’augmentation du taux de C0². Perturbant pour nos écolos qui préfèrent dès lors n’en point parler.

A ce stade nécessairement elliptique de notre démarche on remarque qu’il n’existe pas de certitudes sur la chaîne de causalité du réchauffement. Pas plus qu’il n’existe un consensus sur la température optimale du globe. En revanche que d’idéologie ! Idéologie qui se résume en une croyance : depuis les Evangiles l’Homme est responsable de tout. Il est donc coupable du dérèglement climatique et il doit payer….

SUR LA VALIDITE DES ANALYSES SUR L’EFFET DE SERRE, LIRE : UNE ANALYSE SUR INTERNET aspofrance.viabloga.com/files/JL-FIG-climat-part3.pdf

L’effet de serre est un phénomène physique connu dont la validité ne peut être remise en question mais cela ne signifie pas qu’il soit nécessairement en cause dans les phénomènes étudiés. En fait, il faut vérifier tout une série d’affirmations qui sont généralement assenées comme des évidences :

 l’augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère est essentiellement d’origine humaine ? Il pourrait avoir pour origine le volcanisme terrestre ou sous-marin ou encore les mécanismes de formation des animaux marins qui consomment le gaz carbonique, pour ne citer que ceux-là.

 l’effet de serre fondé sur la gaz carbonique est suffisant pour produire une telle augmentation de température ? En effet, l’effet de serre essentiel est fondé sur la vapeur d’eau et le méthane. Qu’en est-il de ces deux éléments ? Comment évoluent-ils ?

 l’augmentation de la température moyenne est-elle un paramètre valide en climatologie ? Cela nécessite une étude des climats du passé. Une telle hausse est-elle exceptionnelle ? Comment se fait-il qu’elle se soit déjà produite, accompagnée ou pas d’effet de serre, sans présence humaine. En somme, l’origine anthropique du phénomène est-elle prouvée ? Examinons donc les études et le raisonnement qui ont étayé la thèse du réchauffement global causé par l’homme. L’argument principal et qui semble convaincant est la constatation que la courbe de température suit les hauts et les bas du gaz carbonique et du méthane. Or nous savons qu’actuellement nous augmentons notre production de ces deux gaz et nous remarquons que la température globale augmente. Et, pour finir, nous connaissons effectivement un mécanisme physique capable d’expliquer la corrélation entre l’augmentation du CO² et du méthane et l’augmentation de température : c’est l’effet de serre naturel qui est connu depuis longtemps qui produit une hausse naturelle de température de la terre. Sont associés à la découverte de cet effet naturel les noms de Bénédict de Saussure (en 1750), de Joseph Fourier (en 1824), de John Tyndall (en 1861) et d’Arrhénius (en 1903). Dans une serre, l’énergie entre par les verrières transparentes aux rayons lumineux et est conservée parce que l’air est bloqué et accumule la chaleur. Les verrières laissent passer les rayons lumineux mais bloquent les rayons infrarouges. Ces rayons infrarouges sont produits par tout corps chauffé donc par les plantes à l’intérieur de la serre. Du coup, la température de la serre augmente. Chacun d’entre nous a eu l’occasion d’expérimenter cet effet, ne serait-ce qu’à l’intérieur d’une voiture qui reçoit les rayons du soleil. En ce qui concerne l’atmosphère, on a également un effet de serre naturel. Il ne s’agit bien sûr pas d’air bloqué par des verrières mais il y a également un piégeage de l’énergie calorifique car certains gaz présents dans l’atmosphère, transparents aux rayons lumineux, bloquent par contre les rayons infrarouges renvoyés par la surface terrestre. Ces gaz, appelés du coup gaz à effet de serre, sont notamment la vapeur d’eau, le gaz carbonique et le méthane. La cause de cet effet n’a rien de mystérieux : c’est la longueur d’onde des radiations infrarouge qui fait que ceux-ci sont captées par les molécules de ces gaz. Si la terre renvoyait des radiations de même longueur d’onde que le soleil, l’atmosphère serait transparente pour les laisser passer dans les deux sens. Cet effet de serre là est bien connu et n’est remis en question par personne. C’est un phénomène fondamental pour la terre puisqu’il cause une augmentation de 32° de la température globale. C’est dire que sans l’effet de serre naturel nous ne serions pas là pour en parler ! Et la vie telle que nous la connaissons n’aurait pas pu se développer. Sur une période de 150 000 ans, on a diffusé largement les graphiques comparés soulignant, nous dit-on, la corrélation entre la température du centre et les gaz à effet de serre, gaz carbonique et méthane. On peut tirer encore bien d’autres observations de la courbe du gaz carbonique indiquée. Elle est utilisée pour souligner la corrélation entre CO² et hausse de température. Mais elle montre aussi qu’il y a eu dans l’histoire de la terre des hausses de CO² bien avant toute activité humaine et qu’il y a eu aussi des effets inverses puisque le taux de CO² a ensuite baissé de façon naturelle. Et cela se déroule sur des périodes de dizaines de milliers d’années, loin de toute activité anthropique.

Brahic explique ainsi dans "Sciences de la terre et de l’univers" que "Pendant la dernière interglaciaire, l’Eernien, la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère était supérieure à celle de la période industrielle et atteignit 300 ppm. Sans nier l’importance de l’industrialisation sur la teneur en CO² de l’atmosphère et les problème environnementaux, force est de constater que la teneur de dioxyde de carbone atmosphérique fluctue de façon natuelle, indépendant de l’influence anthropique. (....) La pompe biologique et la production de carbonate de calcium sont donc des mécanismes qui semblent les plus appropriés pour expliquer les variations de teneur de dioxyde de carbone atmosphérique lors des transitions glaciaire-interglaciaire."

La thèse que nous discutons est celle d’un effet de serre artificiel (d’origine humaine) se rajoutant à l’effet de serre naturel et appelé forçage, qui serait dû aux émissions supplémentaires dues aux activités humaines. Ces rejets et ces variations de l’effet de serre dues aux rejets de gaz carbonique existent certainement mais quelle en est l’importance ? Il y a un effet de serre incontestable, c’est celui qui entraîne l’augmentation de température constatée au dessus des villes. Il faut rappeler que dès que l’on s’éloigne de la périphérie des villes, on ne ressent plus la petite augmentation qui était mesurée jusque dans la banlieue. Et c’est encore une tout autre question de savoir si cela a un effet sur le climat global, si cela entraîne un effet cumulatif sur le long terme dans le sens d’une augmentation continuelle de la température en bloquant les rétroactions capables d’absorber ce surcroît de gaz carbonique ou ce surcroît de température. Une étude de Goodridge sur les températures en Californie de 1996 montre que le réchauffement ne concerne que les zones urbanisées.

En tout cas, on est très loin d’avoir une relation simple et directe entre production humaine de gaz carbonique et augmentation de la température, comme pourrait le faire croire. Et d’abord parce qu’il y a une amplification. L’augmentation de la température des mers modifie les capacités de celles-ci d’absorber du gaz carbonique dissous. En effet, l’équilibre entre CO² gazeux et dissous est déplacé par le changement de température. La hausse de température pousse au dégazage océanique. Cela signifie qu’il y a une rétroaction positive. Mais inversement, il y a une rétroaction négative : la hausse de température augmente la productivité du vivant, en particulier des plantes et des animaux marins. Et du coup, elle augmente considérablement les possibilités d’absorption de gaz carbonique. Il y a donc rétroaction positive et négative. Et la conséquence d’une augmentation du CO² atmosphérique est loin d’être évidente. D’autant moins que c’est arbitrairement que certains climatologues en ont fait le point de départ d’une chaîne de réactions alors que nous verrons qu’elle en est probablement plutôt un des aboutissements. Un autre mécanisme peut indiquer comment un réchauffement local produit une hausse du gaz carbonique atmosphérique : ce sont les courants marins profonds. Ces derniers peuvent ramener en surface des sédiments carbonés. L’étude de l’évolution du gaz méthane dans l’air exhibe la même augmentation présentée comme inquiétante et les sources artificielles de cette augmentation. Mais l’augmentation du taux de méthane dans l’atmosphère peut, elle aussi, tout aussi bien être une conséquence plutôt qu’une cause du réchauffement, toujours du fait dégazage océanique causé par la hausse de température. Le gaz carbonique et méthane suivent la même évolution qui accompagne celle de la température. On s’en aperçoit si on examine les sommets de chaque courbe : les sommets pour les gaz suivent au lieu de précéder les sommets de la courbe de température. Ils seraient donc un effet et non une cause.

D’ailleurs suffit-il de mettre en évidence des accroissements de productions humaines de gaz pour analyser l’évolution de ces gaz dans l’atmosphère ? L’homme est loin d’être la seule ou la principale cause de production de ces gaz : citons par exemple les volcans terrestres ou sous-marins et les courants marins pour le gaz carbonique ou encore les termites pour le méthane. Il faut préciser que le gaz carbonique d’origine humaine est une toute petite partie du gaz carbonique naturel, pas même 6% ! Sans compter le gaz carbonique piégé sous différentes formes qui peuvent réapparaître à tout moment, par exemple si un courant marin fait remonter en surface les résidus du fond des mers. Il y a d’abord le gaz carbonique piégé par les animaux marins dont la carapace s’accumule au fond des mers et qui forment les roches calcaires des continents. Une autre objection à la thèse est la remarque suivante : le gaz carbonique de l’atmosphère ne suit pas, même pas avec une certaine réduction, la croissance de celui qui est produit par l’activité humaine. D’autre part, la hausse prévue des températures ne correspond pas à l’évolution réelle observée comme le montre la figure 15.. Pour comprendre le lien réel entre gaz carbonique atmosphérique et climat, analysons la présence de gaz carbonique sur terre.

Deux climatologues du laboratoire de climatologie dynamique, Hervé Le Treut et Robert Kandel, ont indiqué les diverses proportions de gaz carbonique :

* 2 750 milliards de tonnes présents naturellement dans l’atmosphère * 39 000 milliards de tonnes dans l’océan dont mille seulement dans les couches chaudes superficielles * 1 500 milliards de tonnes dans le sol, dans les premiers mètres de profondeur * 550 milliards de tonnes piégés dans la biomasse végétale * et surtout 20 millions de milliards de tonnes piégés dans les sédiments calcaires Là aussi il importe non seulement d’examiner des chiffres globaux moyens mais leur dynamique. Ainsi, c’est 700 milliards de tonnes qui sont échangés en permanence entre l’océan et l’atmosphère et entre la biosphère et l’atmosphère. Comparons ces chiffres au gaz carbonique lié à l’activité humaine : 28 milliards de tonnes de CO² sont rejetées chaque année du fait des activités humaines, dont 43% par l’activité énergétique, 19% par l’industrie, 24% par les transports. Et dans l’activité énergétique, le pétrole représente 43% des rejets de gaz carbonique. Cela signifie que la totalité des rejets annuels d’origine humaine représente moins d’un millième de la capacité d’absorption des océans, capacité qui est largement augmentée dès que l’atmosphère contient plus de gaz carbonique.

Les chercheurs de l’Université d’Oslo, après une analyse détaillée des rapports entre isotopes du carbone entrant dans les composés carbonés concluaient en 1992 leur étude : " Au moins 96% du CO² atmosphérique actuel vient de sources non fossiles ; autrement dit de sources marines naturelles et de sources volcaniques. Donc les dégazages marin et volcanique sont très importants dans le budget du CO² atmosphérique et la combustion de combustibles fossiles ou de matières organiques est beaucoup moins importante que l’on ne l’estimait jusqu’ici. " Cette conclusion du climatologue Segalstad était publiée en 1994 et confirmée ensuite par les travaux d’autres climatologues comme Dave Keeling, Scripps et Mauna Loa. Avec tout le gaz carbonique émis par les industries depuis cent ans, la teneur de l’atmosphère en ce gaz aurait dû augmenter deux fois plus qu’elle ne l’a fait. On pense donc que le gaz carbonique manquant a été absorbé par l’océan et par la biosphère continentale. Mais comment et pourquoi ? Le gaz carbonique dans l’air est deux fois moindre que celui produit par l’homme : il faut donc prendre en compte l’absorption et considérer aussi que l’absorption peut grandir quand la quantité de CO² grandit. Il existe en effet d’autres corrélations, par exemple entre le taux de gaz carbonique et la température : c’est la quantité de gaz carbonique piégé par les sédiments sous forme de carbonate de calcium CaCO3. On a remarqué que ce taux varie avec la même périodicité de 20 000 ans que la précession des équinoxes dont on a déjà parlé précédemment. Cela sous-entend, à moins d’un hasard, que c’est la modification du mouvement terrestre qui a entraîné un changement de température et que c’est ce dernier qui a provoqué des courants marins qui ont raclé le fond des océans et ramené en surface des sédiments carbonés, augmentant ainsi le gaz carbonique atmosphérique. On trouve ainsi un lien entre température mesurée par la variation de l’isotope O18, quantité de CO² et mouvement terrestre, sans faire appel au seul effet de serre. Le mouvement de la terre produirait un accroissement de température, lui-même responsable d’un accroissement de la production d’animaux dont les carcasses riches en CaCO3 iraient au fond des mers et diminueraient ainsi la teneur de l’eau et de l’atmosphère en CO². Avec le CO² dissous, avec les plantes et animaux, l’océan régule donc l’essentiel du CO². Dans " la Recherche " de mai 1992, Minster et Merlivat écrivaient : " On a calculé que si l’on injectait dans le système atmosphère-océan une quantité de carbone équivalent à la totalité du réservoir atmosphérique, l’essentiel serait absorbé par l’océan et l’atmosphère n’aurait qu’un excédent de 17%. (..) On peut finalement considérer que c’est l’océan qui contrôle la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et non l’inverse. " Or la capacité d’absorption de CO² par les océans, loin d’être une constante au cours du temps, varie considérablement. Elle indique aussi que l’interprétation inverse de celle de l’effet de serre est tout aussi crédible : ce serait la hausse des températures qui provoquerait l’augmentation des gaz atmosphériques. En effet la capacité d’absorption des océans en gaz dissous diminue quand la température augmente. La même courbe de corrélation peut être lue en sens inverse de l’hypothétique effet de serre artificiel. Un dégazage marin, amenant l’océan à relâcher les gaz dissous et à augmenter la teneur de l’atmosphère en CO², peut être une conséquence de la présence d’une zone chaude se situant dans un secteur océanique. On remarque en effet que les hausses de température de la surface de l’océan précédent les hausses de présence de gaz carbonique alors qu’elles coïncident à peu près avec les hausses de la température de l’air. Or on sait que c’est la température de l’océan qui commande celle de l’air et non le contraire. Le dégazage peut également être dû à la modification d’un autre facteur : la pression atmosphérique. Si la pression diminue, il y a dégazage de l’océan qui perd une partie du CO² dissous. Donc même s’il y a augmentation de la production de gaz carbonique mais hausse de pression au dessus des océans, le gaz dissous augmente et le gaz dans l’atmosphère diminue. Plus l’eau est à température élevée, moins elle absorbe de gaz en solution et notamment de gaz carbonique. Là il s’agit d’une rétroaction négative : quand la pression atmosphérique baisse, le dégazage des mers fait remonter cette pression. Ceci montre que l’on doit faire attention à n’utiliser que la température globale pour décrire le climat : la pression est également importante ; la présence de vapeur d’eau l’est aussi. Du coup, bien des climatologues contestent cette manière de dresser comme un concept de base la température moyenne globale de la planète, et même d’interpréter les hauts et les bas climatiques en isolant le seul facteur température. On a déjà dit précédemment que la pression joue aussi un rôle important : cela est vrai aussi pour les vents ; ainsi la température locale ne suffit pas à décrire l’interaction entre atmosphère et océan. L’échange n’est pas le même s’il y a du vent ou s’il n’y en a pas. En effet, si le vent renouvelle l’air froid au dessus de l’océan, ce dernier doit sans cesse fournir de l’énergie pour réchauffer l’air. Le vent crée donc une température apparente différente de la température réelle. C’est pour cela que, s’il y a du vent, nous avons beaucoup plus froid en hiver. On ne peut, même par approximation, décrire la météorologie par un seul facteur, la température. Il en faut au moins trois : pression, température et force des vents. Je vais donner un exemple des conséquences prétendues d’une hausse de température globale. En effet, cela semble du bon sens de dire que le réchauffement fait fondre la glace et favorise aussi l’évaporation de l’eau des mers, donc la formation de plus de nuages et de plus de pluies. Et pourtant on ne peut raisonner de façon aussi simpliste sur le climat. Voici pourquoi. Tout d’abord il faut préciser que les nuages, les pluies et la neige ne sont directement le produit ni d’une hausse ni d’une baisse de la température moyenne. L’eau existe en permanence dans l’air sous forme de vapeur d’eau invisible car transparent aux rayons lumineux. La capacité de l’air à absorber de la vapeur d’eau dépend effectivement de la température mais dans le sens inverse de ce que dirait le bons sens : l’air est d’autant plus capable d’absorber de la vapeur d’eau sans la transformer en eau liquide, en gouttelettes, que la température est plus chaude. La deuxième remarque fondamentale indique que ce n’est pas une température basse ou élevée qui produit les nuages et les pluies mais la lutte entre une masse d’air froide et une masse d’air chaude. Ensuite que c’est la différence de température entre les deux et pas leur moyenne qui est déterminante. D’autre part, les deux masses chaude et froide, loin de se mélanger pour arriver à une température moyenne, se combattent. L’une passe au dessus de l’autre et l’une pousse l’autre. C’est toujours l’air chaud qui passe au dessus. Or quand l’air chaud monte, il se refroidit et, du coup, la capacité d’absorption de vapeur d’eau diminue. Un nuage se forme. Pourquoi cela ne forme pas immédiatement de la pluie. Pourquoi un cumulus qui contient en moyenne 100 tonnes d’eau liquide sous forme de gouttelettes de l’ordre de grandeur du micron ne tombe pas immédiatement en pluie par gravitation ? En fait, les gouttelettes tombent mais subissent aussi la pression de l’air qui monte. Quand une goutte descend, elle se réchauffe et l’eau vaporise. Il y a donc des mouvements ascendants et descendants au sein d’un nuage. Je vais vous épargner la suite de l’explication sur la formation des pluies, grêles et neige d’autant que les types de nuages ont tous des évolutions différentes qui dépendent de leur altitude dans l’atmosphère et de la force des mouvements ascendants turbulents. Il s’agit d’une dynamique des oppositions entre chaud et froid et non d’une évolution de la température moyenne. Et du coup, une augmentation moyenne des températures n’implique pas forcément globalement plus de pluies. Par contre, plus de différences régionales entre pôle chaud et pôle froid, entre hautes pressions et basses pressions entraînera non seulement plus de nuages et de pluies mais aussi plus de vents et de tempêtes. L’importance des vents est considérable dans la formation des nuages et la pluviométrie. Il convient de rappeler que les vents accentuent tous les échanges d’énergie, soit par évaporation soit par condensation. Les vents activent l’évaporation en remplaçant l’air au dessus d’une surface d’eau. Les vents peuvent aussi bien accentuer un effet de réchauffement qu’un effet de refroidissement. Ils servent dans les deux cas d’amplificateur. On le sait bien en hiver où l’on ressent beaucoup plus le froid s’il y a du vent. La nature réagit de même. Les vents sont également déterminants en poussant les masses d’air chaud vers le haut des montagnes ou au dessus des masses d’air froid, produisant les nuages comme on l’a dit plus haut. Enfin, il y a des mouvements d’air encore plus importants en météorologie, ce sont les mouvements d’air ascendants ou descendants qui donnent ce que l’on appelle les courants de convection. Sans des mouvements capables de faire monter des masses d’air porteuses de vapeur d’eau, celles-ci ne donnent pas de nuage ou pas de pluie. Ainsi, avec la même température, les côtes bretonnes connaissent actuellement plus de pluie car les anticyclones descendus du pôle en plus grand nombre soulèvent des masses chaudes et leur permettent de tomber en pluie. Contrairement à la croyance, c’est en l’occurrence une descente d’air froid et pas un réchauffement qui provoque des pluies exceptionnelles. Nous examinerons plus loin la cause du phénomène El Nino qui cause des plus diluviennes par exemple sur le Pérou et nous verrons que là aussi il s’agit à l’origine d’une descente d’air froid très au sud et non d’un réchauffement. Les vents ont aussi une grande importance en ce qui concerne le dégazage des océans. Plus de vent signifie un renouvellement de l’air situé au dessus des surfaces marines. Du coup, cela déstabilise l’équilibre entre CO² dissous et CO² gazeux dans le sens d’une augmentation du dégazage. Comme on le voit l’hypothèse effet de serre artificiel supplémentaire est loin d’être la seule envisageable pour interpréter les résultats. Nous allons voir plus avant qu’elle est même loin d’être celle qui décrit le mieux les phénomènes réels observés et les dérèglements climatiques récents, contrairement à ce que certains ont affirmé. Sensibilité climatique : ça baisse, ça baisse… La sensibilité climatique désigne l’évolution des températures à l’équilibre en situation de doublement CO2, lorsque toutes les rétroactions climatiques à ce doublement ont été intégrées. Cela répond à la question : que se passerait-il en surface si nous passions de 270 ppm CO2 (1750) à 540 ppm (futur) et que nous laissions ensuite le climat réagir pour retrouver son équilibre ? Le rapport GIEC 2007 a donné sa version : entre 2,0 et 4,5°C avec env. 3°C comme meilleure estimation. Ce qui fait une sensibilité climatique de 0,8 K/W/m2 environ. Mais voilà, deux nouveaux travaux suggèrent que cette valeur devrait être diminuée d’un facteur 2, voire plus. Ce qui impliquerait une hausse modérée des températures de surface dans le siècle à venir. Quelques explications (que vous ne lirez jamais dans Libération, Le Monde, Le Figaro...) Dans un papier récent (critique ici), Gerald H. Roe et Marcia B. Baker ont rappelé que les modèles progressent très peu depuis trente ans dans la diminution de la fourchette d’incertitude de cette sensibilité. Et que l’on ne peut exclure que sa valeur réelle se situe en dehors de cette fourchette. C’est ce que suggèrent deux travaux nouveaux et indépendants, concluant à une sensibilité climatique beaucoup plus faible que les valeurs habituellement avancées. Petr Chylek (Laboratoire national de Los Alamos, Etats-Unis), Ulrike Lohmann (Institut des sciences de l’atmosphère et du climat, Zurich, Suisse) et leurs collègues ont travaillé sur les dernières années (depuis 2000) pour obtenir une contrainte empirique de la sensibilité climatique. Depuis l’éruption du Pinatubo (1991), le volcanisme a été très modéré. Le soleil connaît des cycles très comparables depuis 1980. La concentration de méthane est stable depuis le début des années 2000, après que la hausse se soit ralentie depuis les années 1990. Les principaux forçages à l’œuvre sont donc le gaz carbonique côté positif, les aérosols côté négatif. La situation présente est donc « idéale » pour essayer d’examiner leurs effets sur les températures de surface. La hausse du niveau atmosphérique de CO2 est bien mesurée, de même que son effet radiatif (environ 0,027 W/m2 / an, pour 1,9 ppmv/an de moyenne récente). Pour les aéorosols, Chylek et al. ont utilisé les dernières données des radiomètres (MISR et AVHRR), qui sont remarquablement convergentes pour l’évolution de leur profondeur optique (AOD) depuis 2000 : -0,0014/an ou -0,0014/an. Cette valeur a été utilisée pour déduire leur effet radiatif direct et indirect (0,036W/m2). La valeur est positive (bien que les aérosols refroidissent en contribuant à refléter plus de rayonnement solaire entrant) car les observations récentes ont conclu à la baisse des émissions totales d’aérosol (voir nos articles sur le "global brightening" ici et ici), ce qui est donc confirmé par la baisse de leur épaisseur optique dans l’atmopshère.

Au total, les années récentes auraient connu un forçage de 0,063 W/m2/an, ce qui conduit à une sensibilité climatique empirique de 0,29-0,48 K/W/m2 (+/- 0,12). C’est deux à trois fois moins que la valeur moyenne des modèles du GIEC. C’est en revanche comparable à la valeur obtenue par les modèles de circulation générale couplés à des modèles de résolution des nuages (Miura 2005, Wyant 2006). Cela signifie qu’un doublement CO2 pourrait se traduire par une hausse des températures de surface de 1,07 à 1,77°C (par rapport à 1750). C’est évidemment très faible. Le tableau ci-après indique les estimations de la sensibilité climatique empirique selon diverses estimations de flux de chaleur dans les océans (qui modèrent plus ou moins le signale sur les températures de surface).

Comme le rappelle ce tableau, les océans sont habituellement supposés « retarder » le signal du réchauffement de surface en emmagasinant une bonne part de la chaleur en surcroît. Ce point est adressé par le papier de Stephen E. Schwartz (division des sciences de l’atmosphère et de l’envronnement du Laboratoire national Brookhaven, Etats-Unis). Autant l’atmosphère s’ajuste très rapidement aux forçages (sa sensibilité est quasi-immédiate), autant les océans ont une réponse plus lente. Une analyse du déséquilibre énergétique de la Terre suppose donc une estimation du contenu de chaleur des océans et du temps que mettent les températures de surface à s’ajuster au transfert d’une partie de cette chaleur vers l’atmosphère. A partir des données océaniques 1880-2004, Schwartz obtient pour ces deux grandeurs 14 W/m2/K/an (+/6) et 5 ans (+/- 2). Cette dernière valeur signifie que l’inertie thermique de l’océan serait faible et que les températures de surface s’ajusteraient rapidement aux forçages. La sensibilité climatique à l’équilibre déduite par Schwartz est de 0,30 K W/m2 (+/- 0,14). A nouveau très faible (environ 1,1 K +/- 0,5 pour un doublement CO2), mais compatible avec la fourchette obtenue par l’équipe de Chylek et par d’autres méthodes. Ces travaux apportent-ils le dernier mot à la question complexe de la sensibilité climatique ? Sans doute pas. Le papier de Schwartz a d’ailleurs suscité des commentaires critiques de Annan et al. Mais ces papiers démontrent que l’incertitude physique la plus importante concernant l’avenir climatique est loin d’être tranchée et que des valeurs bien plus faibles que prévues sont désormais envisagées comme hypothèses de travail par les chercheurs. Plus que jamais, le « consensus » des scientifiques sur le climat est une illusion bureaucratique entretenue par une désinformation médiatique. Références Chylek, P. et al. (2007), Limits on climate sensitivity derived from recent satellite and surface observations, J. Geophys. Res., doi:10.1029/2007JD008740. Miura, H. et al. (2005), A climate sensitivity test using a global cloud resolving model under an aqua planet condition, Geophys. Res. Lett., 32, L19717, doi:10.1029/ 2005GL023672. Schwartz S. E. J. (2007), Heat capacity, time constant, and sensitivity of Earth’s climate system, J. Geophys. Res., D24S05, doi:10.1029/2007JD008746. Wyant, M., M. Khairoutdinov, et C. Bretherton (2006), Climate sensitivity and cloud response of a GCM with a superparameterization, Geophys. Res. Lett., 33, L06714, doi:10.1029/2005GL025464.

Le réchauffement (ou le refroidissement) global peut être produit par d’autres mécanismes que l’effet de serre. Par exemple, le volcanisme. Article de la Cité de sciences - Futura-Sciences : De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique Par Jean Etienne, Futura-Sciences Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord.

Notre point de vue :

Le lien entre volcanisme et climatologie est maintenant bien établi. On connaît le « forçage négatif » lié à la réduction d’énergie solaire reçue par la terre du fait de l’émission de gaz et de poussières volcaniques dans l’atmosphère. Il s’agit de l’influence des volcans continentaux que nous allons d’abord développer même s’ils représentent moins de 30% des volcans, 70% se trouvant dans les océans. On estime que 75 % des volcans et des matériaux ignés émis par les volcans le sont au niveau des dorsales océaniques .(selon le Smithsonian Institute) Il ne faut jamais omettre la grande différence entre les deux car les volcans sous-marins transforment directement la température du globe via l’océan. Ils ont donc un effet inverse : « forçage positif ». Une éruption très importante sur un continent (ou une série d’éruptions proches dans le temps) peut avoir une influence refroidissante sur le climat du globe, alors qu’une très grande éruption sous-marine (ou des séries d’éruptions proches) peut avoir une influence réchauffante. Une baisse des éruptions sur les continents peut avoir le même effet réchauffant qu’une hausse des éruptions sous-marines.

D’autre part, l’effet de serre naturel (sans intervention humaine) peut avoir une origine volcanique. Ainsi, l’effet de serre a été reconnu ayant comme origine le volcanisme et non l’homme à la fin du Crétacé il y a 10.000 ans produisant alors 65 m de recul d’épaisseur du glacier des Bossons, dans les Alpes.

En somme, les volcans ont une importante rétroaction sur le climat global. Par exemple, en avril 1815, les grandes éruptions du Tambora, dans l’île indonésienne de Sumabawa, a entraîné un été particulièrement orageux en 1816. Les trois derniers minima d’énergie solaire à l’échelle du globe correspondent à trois éruptions volcaniques continentales de grande ampleur.

Les grandes éruptions continentales récentes sont : Akan (Japon) date : 1000 Quilotouf 1200 Pelée (Martinique) 1540 Kuwae (Nouvelle-Calédonie) 1452 Huaynaputina (Pérou) 1600 Tongkoko (Indonésie) 1680 Tambora (Indonésie) 1815 Krakatoa (Inde) 1883 Agung (Indonésie) 1963 Pinatubo (Philipinnes) 1991

Mais ces exemples ne signifient pas que toutes les éruptions volcaniques continentales entraînent une diminution de températures comme le montre l’article suivant : « De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique » Par Jean Etienne, Futura-Sciences « Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord. » Les éruptions volcaniques, imprédictibles, brutales et violentes, ont souvent été choisies pour imager la révolution sociale ou « volcan social ». Et ce n’est pas par hasard ! Les volcans sont créateurs de nouvelles structures, tant sur le plan physique de la terre (notamment l’apparition de l’oxygène et de l’eau en surface), sur le plan climatique, sur le plan de la biosphère (peut-être apparition de la vie sur le dorsales, en tout cas extinctions massives d’espèces et changements d’espèces en conséquence et finalement transformations de sociétés (apparitions de croyances, disparitions de régimes et de systèmes sociaux), ….

Selon l’ouvrage intitulé « Les volcans » de Jacques-Marie Bardintzeff, il y a 10.000 volcans dont 1500 actifs sur les continents et beaucoup plus dans les océans. Au cours des derniers 10.000 ans, il y a eu 8500 éruptions volcaniques. Le nombre d’éruptions sous –marines est plus important en nombre et en sortie en surface de magma : « Les océans recouvrant 70% de la surface du globe, il n’est pas étonnant que la plupart des volcans terrestres soient sous-marins. (….) Chaque année, l’ensemble des dorsales produit 21 kilomètres-cubes de magma soit beaucoup plus que les volcans situés sur les continents. » Près des dorsales, des fumeroles augmentent la température de l’eau. Les fumeroles noires sont à 330-400). Les fumeroles blanches sont à 160-300°. Ce sont des fumeroles hautes températures qui accompagnent les événements volcaniques. L’auteur explique dans « Volcanologie » qu’un volcanisme à grande échelle a parfois eu lieu au cours de l’histoire de la terre : « A l’échelle mondiale, des périodes de volcanisme plus intense sont mises en évidence. Ainsi, à partir de la comparaison des forages océaniques pour arcs volcaniques principaux autour du Pacifique, Combrey et Cadet (1994) identifient 2 crises majeures au Miocène moyen (18-13 Ma) et au Plio-Quaternaire (5-0 Ma). Ces pics d’activité coïncident avec des événements tectoniques majeurs dans les axes de subduction péri-pacifiques. » Volcanisme, changement de régime du noyau terrestre, climats et modifications brutales de la biosphère.

Selon J-P Poirier, dans « Les profondeurs de la terre », il y a un lien entre les phases de réchauffement, l’activité volcanique accrue et les mouvements du noyau terrestre : « Nous tenterons de montrer comment l’inaccessible noyau, malgré son éloignement, exerce sans doute une influence non négligeable sur la mince, mais combien importante, pellicule de matière vivante à la surface de la terre, la biosphère. Or, il est aussi possible de transférer du moment angulaire de la Terre solide à l’atmosphère, modifiant ainsi le régime de la circulation atmosphérique et la température moyenne à la surface du globe. On conçoit donc que des variations de régime des mouvements dans le noyau (mises en évidence par le comportement de la variation séculaire) puissent provoquer des variations de la longueur du jour, qui elles-mêmes pourraient causer des variations dans le régime de la circulation atmosphérique et un refroidissement ou un réchauffement du climat de quelques dixièmes de de degrés. C’est ce que parait suggérer la corrélation entre variation séculaire, longueur du jour et température globale moyenne : les impulsions de variation séculaire précèdent d’environ 10 ans les augmentations brusques de longueur du jour et d’environ 20 ans celles de température globale. (voir article de « Nature » 1982 de Courtillot - Le Mouël - Dacroix et Cazenave) » D’autre part, l’auteur remarque le lien entre les grandes éruptions volcaniques continentales et les extinctions d’espèces : « Il existe une excellent corrélation entre les dates des épanchements basaltiques continentaux de vaste ampleur et celles des extinctions majeures d’espèces. » On note en effet les correspondances suivantes : Eruption – Période d’extinctions Columbia – Miocène moyen Ethiopie - Eocène Arctique – Paléocène Deccan – Maestrichtien Madagascar – Cénomanien Rarnaira – Aotien Parana – Jurassique Antarctique – Bajocien Afrique de l’Est – Plansbachien Amérique du Nord-est – Trias Sibérie – Permien

L’ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l’Univers » dirigé par André Brahic et J-Yves Daniel « expose ainsi : « Le volcanisme de grande ampleur (…) peut avoir un cortège de conséquences (…) : refroidissements, acidification des océans et effet de serre. Une corrélation assez étroite peut être observée entre certains épanchements volcaniques et les extinctions majeures :  crise fini-permienne et trapps de Sibérie  - crise fini-triassique et trapps d’Amérique du Nord-est  crise fini-jurassqiue et trapps du paran  - crise fini-cénomanienne et plateau sous-marin d’Otong (Java)  - crise Eocène-oligocène et trapp d’Ethiopie, etc… (…) Les plus grandes éruptions volcaniques engendrent des effets climatiques. (…) La plupart des grands plateaux océaniques a été produite durant le Crétacé, entre – 135 Ma (plateau de Nauru) et – 90 Ma (plateau Caraïbe). Cette même période étant marquée par une élévation de plus de 100 mètres du niveau marin et par un réchauffement général de près de 10°C, on établit une corrélation entre une crise volcanique planétaire majeure et les modifications environnementales globales. » De nouvelles découvertes indiquent qu’une série d’éruptions volcaniques majeures serait la cause de l’extinction des dinosaures. Les dinosaures ont régné sur la Terre durant près de 160 millions d’années. Apparus à la fin du Trias, il y a environ 230 millions d’années, ils ont brusquement disparu à la fin du Crétacé ne laissant pratiquement aucune descendance. Cette extinction brutale ne peut s’expliquer que par un évènement catastrophique de grande ampleur. Jusqu’à présent le coupable idéal semblait être un météore dont l’impact, dans le golfe du Mexique, aurait profondément perturbé le climat de la planète.

« Le plateau du Dekkan, en Inde, (…) est une zone bien connue des volcanologues : elle constituée d’immenses empilements de lave, témoins d’un épisode volcanique exceptionnel, connues sous le nom de trapps (mot d’origine suédoise signifiant escalier). La datation par les radio-isotopes montre que la lave s’est déposé il y a environ 65 millions d’années sur une période géologique assez brève (environ un million d’année) qui coïncide avec l’extinction des sauriens. Pour en avoir le cœur net, des géologues ont donc étudié en détail ces coulées de lave ainsi que les fossiles qu’elles contiennent. Ils ont découvert sur la dernière coulée des fossiles d’espèces apparues après l’extinction massive du Crétacé et ont pu estimer la date de la dernière éruption à quelques 280 000 ans après cette extinction. Selon eux, c’est cette série d’éruptions (l’une des plus importante que la Terre ait connu) qui est responsable de la disparition des dinosaures. La puissance des éruptions a en effet projeté d’immenses quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère causant d’importants changements climatiques qui ont éliminé la plupart des espèces vivantes à l’époque. Ils expliquent aussi que l’apparition des nouvelles espèces a pris du temps car les éruptions successives modifiaient à chaque fois les paramètres climatiques. C’est la lenteur de ce rétablissement qui ne « collait » pas avec la théorie du météore. Le mécanisme par lequel la chaleur s’évacue vers la surface de la terre n’a rien de graduel. Adolphe Nicolas expose, dans son ouvrage « Les montagnes de la mer », le mode révolutionnaire d’évacuation de la chaleur du centre de la Terre : « L’extraction du magma basaltique à partir du manteau par les fractures-filons est donc un phénomène violent. La fracture qui ouvre la voie au magma se propage très vite, produisant des secousses sismiques. Ces mêmes secousses, senties sous les volcans, sont annonciatrices d’une montée de magma. Le magma lui-même circule dans le filon-fracture avec une vitesse de l’ordre du km/h tant qu’il est dans le manteau ; près de la surface, cette vitesse peut être accélérée par la poussée des gaz se libérant du liquide par baisse de pression. (…) Ainsi la croûte volcanique se crée de façon discontinue à chaque fois qu’une colonne de liquide magmatique s’ouvre et draine le manteau. »

À PROPOS DU PRETENDU " RECHAUFFEMENT GLOBAL D’ORIGINE ANTHROPIQUE " ET DE LA DISPARITION PROGRAMMEE DES GLACIERS ALPINS.

Communication du Professeur Robert VIVIAN, glaciologue, membre de l’Académie Drômoise des Lettres, des Sciences, et des Arts. Robert Vivian - 2005 Journées du livre de Sablé

I - RETOUR À UNE ÉVIDENCE : " L’EXCEPTION CLIMATIQUE " DE 2003 SE SITUE BIEN DANS LA NORMALITÉ DU CLIMAT TEMPÉRÉ. Ainsi va la vie sous les latitudes tempérées où, en matière de climat, l’exception confirme souvent la règle…et où, à chaque fois, chacun s’étonne et s’inquiète de ces " exceptions " qui pourraient devenir la réalité de demain. Au XVIIe siècle déjà, Madame de Sévigné, depuis le château de Grignan, évoquait ces " dérèglements du climat ". Mais bien avant elle, les chroniques avaient souligné les facéties du climat de l’ouest européen marqué, comme le disent les scientifiques, par de " fortes variabilités inter-annuelles " : périodes de grande sècheresse, phases de fortes chaleur, hivers sans neige ou hivers tardifs, années pluvieuses ou hivers précoces et fortement enneigés, tempêtes… et bien après elle, les phénomènes climatiques rares perdureront !

a - Dans la Drôme

Grâce au recueil d’observations météorologiques de l’an 359 à l’an 1900 rassemblées par Albert Gourjon (Valence 1968) et aux richesses publiées dans le Bulletin de la Société archéologique et de Statistique de la Drôme, nous savons que ce département n’a pas été exempt de canicules et sècheresses telles que celles que nous avons endurées en 2003… et que cette année là n’a pas constitué une exception. Quand bien même il est difficile, à distance, d’apprécier le contenu d’informations peu documentées, les situations exceptionnelles telles qu’elles nous sont relatées, se sont succédé à un bon rythme pendant des siècles : en l’an 627 avec " des sources qui se tarissent et de nombreux morts de soif " ; en 640 où l’on enregistre des chaleurs tropicales : " les hommes et les femmes tombaient morts n’ayant plus en bouche la salive nécessaire " ; en 850, famine résultant de la chaleur et de la sècheresse enregistrées ; en 987 " chaleur épouvantable déclenchant une famine qui durera cinq ans " ; en 995 été excessivement chaud au cours duquel " les arbres s’enflammaient spontanément " en 1000, en 1135, en 1232, en 1393, en 1473, en 1504, en 1518, en 1540, en 1583, en 1605, en 1612, en 1642, en 1660, en 1681, en 1706, en 1719 (" 1719 fut une des années les plus sèches et les plus chaudes qu’on ait encore vues en France ")… Et ainsi de suite : plusieurs fois par siècle en moyenne de graves canicules se sont exercées sur le Sud-Est français.

b - Dans les Alpes

Les Archives de la Société des Amis du vieux Chamonix regorgent également de témoignages précieux… sur les hivers tardifs par exemple. Par chance, cela s’est passé au XVIIIe et au XIXe, une époque où les sports d’hiver ne représentaient pas le gros de l’activité économique de la Vallée et dans un temps où l’année " commençait bien " lorsqu’il n’y avait pas de neige !

 1744 : " L’an 1744 commença par un beau temps. On eut très peu de neige. Les mulets roulaient facilement toute la commune aussi librement qu’au mois d’août. Jamais homme vivant n’avait vu un temps si agréable dans cette saison. L’hiver commença le 9 mai… "

 1765 : " L’année 1765 débuta sous d’heureux auspices car depuis le 10 décembre jusqu’au 30 janvier on eut une température délicieuse. Le 24 février on partit pour aller travailler les vignes à Martigny…. "

 1783 : " Pour à l’égard de l’hiver, il fut tout à fait léger jusqu’au commencement du mois de mars, qui fit une grande quantité de neige le premier et le second jour… "

 1797 : " Janvier, léger, de même en février ..puis beau temps continu en février-mars. Hiver remarquable : manque de neige pour la luge ; début des labours le 8 avril. "

 1815 : " L’an 1815 commença bien et fut beau jusqu’au 11 mars où il tomba beaucoup de neige. Nous avons commencé de semer le 8 avril. "

c - Sur le territoire français

Au XXe siècle, les périodes de sécheresse vinrent pareillement bouleverser le bel ordonnancement du climat français :

 1921 est le cœur d’un épisode sec qui s’étend sans interruption d’octobre 1920 à mars 1922. La Loire à Blois connaît un déficit de 57% sur ses débits moyens ;

 1949. La Loire connaît ses débits d’été les plus faibles du siècle tandis que toute la décennie 1940-1950 connaît des sècheresses successives marqués par des hivers froids et secs et des étés caniculaires. Notons que ces années de sècheresse préparent le grand étiage glaciaire des années cinquante (100% des glaciers alpins sont en recul en 1950 d’après la commission glaciologique de l’Académie Suisse des Sciences) ;

 1976. La sècheresse est comparable en sévérité à 1921 mais est moins longue…encore qu’ elle dure d’octobre 1975 à août 1976 ! ;

 1989. Longue sècheresse de juillet 1988 à février 1990. Le semestre mai-octobre1989 est le plus sec depuis 40 ans. Du 1er novembre 1988 au 1er décembre 1989 : 13 mois pendant lesquels le déficit global est de 30 % en Bretagne. Les deux mois de juillet-août ont le même ensoleillement que 1976 mais septembre et octobre ont un ensoleillement supérieur de 50% à la normale. Dans ce XXIe siècle débutant, la sècheresse de 2003 n’a cédé en rien aux périodes de chaleur du passé : de mai à septembre pour ce qui est de la longueur de l’épisode (donc sècheresse d’été mais aussi de printemps) mais surtout avec des températures caniculaires en juillet-août (proches de…et dépassant même 40 degrés centigrades l’après-midi… en particulier sur le sud-est de la France). Au jour le jour, les Français ont réappris à vivre la sécheresse et la canicule : le jour, baisser les volets tout en laissant les fenêtres fermées ; vivre dans l’ombre ; puis le soir à la tombée de la nuit ouvrir tout grand fenêtres et volets pour laisser pénétrer la fraîcheur nocturne et tout spécialement celle du petit matin. Survivre en somme, à la calamité… ce que n’ont pu faire nombre de nos aînés aux organismes affaiblis et aux conditions de vie difficiles, dans des structures d’habitation peu adaptées (murs minces, absence de climatisation…). Le drame sanitaire a été immédiat et implacable : surmortalité avec 13500 décès… chiffre soulignant, si besoin était, le caractère exceptionnel - social, plus encore que climatique - de l’épisode. Ce caractère exceptionnel du phénomène " canicule " rentre bien, on le voit par les exemples présentés ci-dessus, dans une certaine forme de normalité du climat tempéré. Normalité donc…, ce serait le contraire qui serait anormal ! Lorsque Madame de Sévigné parlait de dérèglements climatiques, elle évoquait d’éventuelles anomalies physiques, une sorte de " chaos " dans le Landerneau des climats. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que l’on veut trouver la cause de cette fluctuation climatique dans le contexte économique et social de nos sociétés industrielles (c’est-à-dire hors de la sphère astro et géophysique). Faire de l’événement exceptionnel, le point de départ d’une évolution inexorable où les activités anthropiques joueraient désormais le rôle essentiel. Glissement sémantique : la " fluctuation climatique " des uns est devenue le " réchauffement global " des autres. Et dans la discussion engagée, les fluctuations glaciaires (qui apparemment, pour certains, ne peuvent plus être que négatives !) sont apparues très souvent comme la seule preuve évidente de ce fameux réchauffement global qui affecterait aujourd’hui notre planète terre. Or, il en va des glaciers comme des fluctuations climatiques : notre connaissance du passé glaciaire est là pour prouver que les glaciers du monde ont déjà connu des hauts (très hauts) et des bas (très bas) et que la situation et l’évolution des glaciations dans le monde en cette fin de XXe siècle n’annonce rien de particulièrement catastrophique !

II - " CE QUI EST DIT PARTOUT, PAR TOUS ET TOUJOURS… A TOUTES LES CHANCES D’ÊTRE FAUX ! " (Paul VALERY).

a- Un discours bien " huilé ", mais géopolitique plus que scientifique !

Depuis bientôt un quart de siècle s’est mis en place un discours " mondialiste ", discours ambiant auquel personne n’a pu échapper, selon lequel " la terre enregistre depuis quelques dizaines d’années un réchauffement de l’atmosphère (de l’ordre de 1,5°C à 2° ou même 5°C pour le siècle…. selon les scénarios), réchauffement - dit " global " - dû à l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre produits par les industries humaines : C02, CH4, CFC..... La preuve ? Les glaciers fondent, le niveau de la mer s’élève ; mieux ! Les glaciers - et tout spécialement ceux des Alpes - sont, à court terme, menacés de disparition. " Une remarque d’abord : en matière scientifique, les " moyennes " ne veulent rien dire : elles peuvent recouvrir des états et des notions complètement contradictoires (ex. suite à la déglaciation quaternaire il a été enregistré aux latitudes moyennes des transgres-sions marines tandis qu’aux latitudes polaires au contraire, la conséquence a été le phénomène de landhöjning = allègement, donc avec émersion des terres et " terrasses soulevées "). Incontestablement l’utilisation abusive des " moyennes " nuit à la crédibilité de certains modèles. La " mondialisation " en matière de climat est un leurre. Elle n’existe pas. Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène. On le redécouvre aujourd’hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l’Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe, entre le domaine antarctique et le reste du monde. En octobre 2005, les équipes nationales de ski se plaignaient de ne pas pouvoir faire d’entraînements : parce qu’il y avait trop de neige dans les Alpes Orientales… et pas assez dans la vallée de Tarentaise (P. Jolly, Le Monde). En 2005-2006, pendant que l’Europe subit une vague de froid sans précédent, l’Australie enregistre des records de chaleur générateurs d’incendies monstres, etc. On comprendra qu’il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l’environnement chimique des régions polaires. Qu’on se le dise ! Par ailleurs, il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à températures négatives, iI signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à terme, une crue glaciaire. Autres remarques montrant que sur le terrain, les choses ne sont pas si simples que cela :  pour certains glaciers alpins et pour les glaciations d’inlandsis (travaux de la NASA au Groënland) les conclusions des études de bilans glaciaires sont à nuancer : des bilans positifs peuvent correspondre, sur les fronts, à des reculs linéaires et volumétriques tandis que des bilans négatifs peuvent fort bien se traduire dans certaines circonstances par des avancées glaciaires ;  phénomène souvent méconnu : dans les pays de mousson (Himalaya), l’accumulation en neige des glaciers se fait en été plus qu’en hiver, au contraire des autres régions du monde où l’hiver est la saison d’alimentation et l’été la saison d’ablation. Et avec tout cela, on voudrait que les glaciers obéissent au doigt et à l’œil aux fluctuations climatiques ! Ensuite, les glaciers n’ont pas attendu l’aube du troisième millénaire, ni le développement des industries humaines pour fluctuer (grosso modo) en fonction du climat. Depuis la fin des temps quaternaires, la décrue en Europe a ainsi ramené les glaciers des zones de piémont jusque dans le coeur de la montagne alpine.. enregistrant alors des fluctuations qui ont été beaucoup plus importantes que celles enregistrées aujourd’hui, et en des temps où il n’y avait ni voitures, ni chauffages urbains, ni aucune autre trace sensible de civilisation humaine ! En fait, ce qu’il faut surtout savoir, c’est que les glaciers - surtout les glaciers dits " de montagnes " tels que ceux que l’on rencontre dans les Alpes - ne sont que des indicateurs " imparfaits " du climat. D’autres facteurs que le climat interviennent, en particulier ceux liés au cadre physique dans lequel s’inscrivent les glaciers (géologie, altitude moyenne, altitude du front, pente longitudinale, hypsométrie, couverture morainique, hydrographie...). On ne peut donc, en aucune façon, faire systématiquement d’une variation glaciaire (positive ou négative) le test d’une fluctuation de même sens du climat.., donc, a fortiori, de " l’artificialité " du climat mise en avant à la fin du XXe siècle.

b - L’expérience du terrain..., mais que disent donc les glaciers ?

Un point d’actualité d’abord : oui, aujourd’hui, beaucoup des glaciers alpins reculent, comme ils l’ont souvent fait dans leur histoire ! Mais cela joue chaque année sur des pourcentages variables de la population des glaciers. Pendant que certains ou beaucoup de glaciers reculent, certains autres… ou beaucoup d’autres sont, dans le même temps, en position stationnaire ou en position d’avancée. Pour bien s’en persuader il suffit de consulter le schéma, très pédagogique, des variations suisses au cours du XXe siècle (in " Les variations des glaciers suisses ", Revue du Club Alpin Suisse). Les longueurs des langues des glaciers alpins diminuent, mais les volumes de glace restants sont encore considérables. Ainsi le minuscule glacier de Sarennes (dont beaucoup pressentent la fin prochaine !) juxtapose aujourd’hui trois sous-bassins où la glace dépasse encore 70 à 80 mètres d’épaisseur. A Saint-Sorlin, l’épaisseur maximum relevée est de 135 mètres ! (sources : Labo de glaciologie CNRS). Un retour sur la période holocène : l’ Holocène a marqué depuis 12000 ans le grand recul des glaciers alpins jusqu’à leur position actuelle. Depuis le Boréal (9000-7000 BP), les glaciers ont oscillé sur un espace assez restreint, celui des marges des glaciers actuels, permettant à ces altitudes une présence continue des espèces arborées (cf. bois datés C14). Alors que dans le dernier tiers du XlXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, les glaciers des Alpes ont subi, surtout de 1925 à 1965, un très intense recul qui a marqué... et les esprits et les paysages glaciaires... le dernier tiers du siècle (période centrée sur l’intervalle 1970-1990) a vu - au contraire - , dans le massif du Mont-Blanc et dans d’autres régions du monde, les fronts des glaciers avancer et les volumes de glace s’accroître. Ne parlait-on pas dans la presse, en 1986, de " nouvelle glaciation " ? Que les glaciers reculent ou avancent, il faut se rappeler que leur comportement ne doit être analysé qu’à l’aune de la durée (historique et géologique) ...et non de l’année ou d’un tout petit groupe d’années, voire d’une vie humaine. Le glaciologue suisse F.A. Forel, en 1902, allait plus loin encore lui qui constatait : " Hélas ! la mémoire de l’homme est bien courte et ses comparaisons bien incertaines. " Sinon, il devient facile de prouver tout et n’importe quoi, y compris de mettre en contradiction avec eux-mêmes les tenants du tout " réchauffement global dû aux industries humaines ". Quelques exemples ? Les glaciers ont été, dans le passé, beaucoup plus réduits qu’aujourd’hui. À preuve l’existence de ce village de Saint Jean de Perthuis (aujourd’hui disparu) qui occupait, avant le XVe siècle, l’emplacement actuel de la langue frontale actuelle du glacier de la Brenva… ou bien encore, ces multiples vestiges archéologiques révélés çà et là lors des phases du recul glaciaire récent. Un fort recul peut ne pas être inexorable et ne doit pas aboutir automatiquement à la disparition du glacier. Il y a plusieurs millénaires, la croissance de pins cembro, pins à crochets ou mélèzes, à des altitudes et en des lieux et des temps où aujourd’hui l’on ne trouve que de la glace, est un fait avéré. Les glaciers ont, depuis, reconquis les espaces. Flux et reflux au fil du temps ; ainsi vivent les glaciers du monde ! Dans le même temps où l’on nous annonçait qu’à cause des gaz à effet de serre, les années 80 étaient les plus chaudes du siècle (cf. R. Houghton et G Woodwell in Pour la Science, 1989, avec comme années " record ", dans l’ordre : 1988, 1987, 1983, 1981, 1980, et 1986), ces mêmes années 80 étaient marquées dans les Alpes, sur le plan glaciologique, par une des deux crues glaciaires les plus significatives du XXe siècle :  en France (les glaciers du Mont-Blanc avancent ; sur la rive gauche du glacier d’Argentière " destruction " - consécutive à la crue glaciaire - du pylone de téléphérique situé en rive gauche, sur la bordure du glacier… ;  en Suisse (crue glaciaire nécessitant la transformation de la prise d’eau du torrent en prise sous-glaciaire au glacier de Biferten, bassin de la Linth (cf. photos dans la revue du CAS) ;  en Autriche et en Italie (augmentation localisée des pourcentages de glaciers en crue).

c- Pourquoi cette perception apparemment erronée de la " réalité -terrain " ?

Il y a à cela au moins trois raisons. 1) D’abord une certaine méconnaissance de la vérité scientifique (la " glaciologie d’autoroute " est mauvaise conseillère !) et géographique... dont la conséquence est de faire apparaître le glacier comme le simple - et seul - reflet du climat ambiant. 2) Ensuite, nous l’avons dit, la période de crue des années 80 a été complètement masquée aux yeux du grand public par la réalité de nombreux reculs concomitants (qu’il n’est point nécessaire de nier pour rester dans la normalité millénaire), enregistrés principalement sur de petits glaciers, exposés au sud, de faible altitude moyenne, ou situés en marge de glaciation, mais ne concernant que des volumes restreints de glace. L’exemple souvent invoqué est le petit glacier de Sarennes (50 ha) en Oisans, glacier dont le bilan de masse est mesuré in situ depuis plus de 50 ans (avec 30% de bilans annuels positifs tout de même !). Le phénomène de recul est d’autant plus voyant que le nombre des petits glaciers est important dans les Alpes occidentales (75 % du nombre de glaciers - dont la taille est inférieure ou égale à 50 ha - représentent à peine 19 % du volume de glace accumulée du Léman à la Méditerranée). Par ailleurs, le nombre de petits glaciers s’accroît au cours de la déglaciation (par morcellements successifs des grands glaciers) : il convient donc, pour ne pas trahir la fameuse " réalité -terrain " , d’évoquer des surfaces - ou mieux encore des volumes - plus que des nombres et surtout que des pourcentages de populations de glaciers. 3) Le discours mondialiste " triomphant ", martelé inlassablement, partout et par tous (ou presque !) prêchant le réchauffement global et le recul des glaciers de par le monde (cf. " le discours ambiant " résumé plus haut)... et correspondant, dès les années 80, à la mise en place du discours-programme, géopolitique plus que scientifique, de l’IPCC (lntergovernmental Panel on Climatic Changes ; GIEC en français).

d- Non les glaciers alpins ne peuvent pas servir de preuve ou d’alibi à l’identification de la part anthropique d’un soi-disant réchauffement global.

Le réchauffement d’origine anthropique (dont nous affirmons nous aussi la réalité) reste largement masqué par les fluctuations " naturelles " du climat. ... ce qui , bien sûr, ne disqualifie en aucune façon le discours et les recherches sur les effets des activités humaines (CO2, CH4, CFC..) dans les évolutions climatiques très récentes. Alors pourquoi cette contradiction entre notre analyse et celle soutenue par l’internationale écologiste et diffusée à l’envi par les médias du monde entier (ce qui ne constitue ni une vérité, ni une preuve, Paul Valéry l’a dit avant nous !) ? Tout d’abord, rappelons que le catastrophisme a toujours fait partie du discours scientifique. En 1901, un géologue grenoblois, W.Kilian annonçait déjà la disparition prochaine des glaciers alpins ; ce qui poussa le grand glaciologue suisse F.A. Forel à répliquer, dans la Revue du Club alpin suisse, par un article retentissant intitulé " Les glaciers alpins vont-ils disparaître ? " ; article dans lequel le Maître mettait en pièces les arguments de son éminent collègue ! On part trop souvent du postulat selon lequel il faut faire peur aux gens si l’on veut qu’ils changent leurs comportements. Le discours des écologistes est simple, mais aussi schématique… Et pour toutes ces raisons, pas toujours scientifiquement juste ! Ainsi, que penser de ce commentateur-journaliste suisse, défaitiste en diable, qui nous assène pour mieux nous persuader - croit-t-il - : " D’ici l’an 2070, 80% de nos glaciers suisses auront disparu "... ou de la publicité utilisée en 2003 comme appel pour l’exposition " Climax " au parc de la Villette : " La terre se réchauffe, les glaciers fondent, la mer monte "… ou, mieux encore, de celle du Ministère de l’Environnement (2001) clamée sur les ondes par un fringant Fabrice Lucchini : " Plus les voitures avancent, plus les glaciers reculent ". Ce discours n’a qu’un seul objectif : convaincre. Il répond à une noble cause : la défense de l’environnement ; laisser à nos enfants une terre propre. Qui ne peut être d’accord avec cette profession de foi là ? Mais l’approche de la relation " glaciers/climats " tient alors, nous l’avons dit, beaucoup plus de l’argumentaire géopolitique que du discours scientifique… avec des dérapages inacceptables car ils conduisent à l’énoncé de contre - vérités scientifiques graves qui, à terme, ne peuvent que discréditer une cause au départ généreuse. CONCLUSION Un réchauffement climatique global ? NON. Des changements climatiques ? OUI. Retour à l’année 2003 et aux futures années caniculaires. Canicule sur la France ! Oui mais… l’année 2003 n’est qu’un de ces épisodes extrêmes qui peuvent toujours survenir chez nous. Il y en aura d’autres ! Mais sans doute aurons-nous oublié ! Au niveau du drame sanitaire et des problèmes humains qui ont été rencontrés tout au long de ce long épisode chaud et sec de 2003, la question qui se pose à nous est sans ambiguïté : pourquoi nos modes de vie sont-ils à ce point ignorants des excès (non anormaux) du climat tempéré dans lequel nous évoluons ? Et voilà que l’hiver 2005-2006 nous rappelle à l’ordre. Froid et neige sur toute l’Europe ; fleuves et lacs gelés, canalisations éclatées, les " sans domiciles fixes " qui meurent sur les trot-toirs… Ah bon !, ça existe encore le froid ? Où sont passés les partisans du réchauffement global ? On ne les entend pas ! À force de nous rabâcher que l’évolution ne pouvait se faire que dans un sens, celui du réchauffement, des habitudes étaient en train de se perdre : les états eux-mêmes, dans leurs perspectives de gouvernement ne traitent plus avec la même rigueur, les problémati-ques du froid. À quoi bon puisque la terre se réchauffe ! Les scientifiques qui ne s’appuyaient que sur un côté de la fourchette de leurs estimations (l’hypothèse du réchauffement) vont ils enfin se rendre compte qu’il y a un symétrique à leur mise en équation : l’hypothèse du refroidissement ; avec, entre les deux, un vaste no man’s land de solutions intermédiaires ? Dans notre société qui aime à ce que tout soit prévisible et prévu en temps et lieu , qui pense que tout peut se négocier en terme d’assurance, de contrat ou d’assistance, force est de constater que nous sommes loin du compte ! Il est grand temps de revenir sur nos fausses croyances et crier bien fort qu’à côté des espaces de certitudes…bien minces, de larges espaces d’incertitudes subsisteront partout et toujours. C’est la raison pour laquelle l’observation naturaliste - longue, continue, sérieuse…, ingrate quelquefois - doit être privilégiée afin que son exploitation permette d’exprimer toute la complexité des phénomènes et d’accompagner nos politiques si souvent prises en défaut. Robert VIVIAN (février 2006) (c) 2006 Robert VIVIAN www.virtedit.org à suivre ... 4- Qu’y a-t-il derrière le GIEC-IPCC ? Pourquoi les trusts de l’électricité et du nucléaire, ainsi que les gouvernants liés, se font les « défenseurs de la planète » ? De la crise du dollar, de la surproduction et de la crise pétrolière au rapport Meadows du MIT-Club de Rome. Puis de la nouvelle crise du capitalisme au GIEC. Comment les pollueurs Rhône-Poulenc (chimie) et EDF-Areva (déchets nucléaires) lancent un Nicolas Hulot. Couvrir les objectifs capitalistes (guerre des énergies, mesures de sacrifices pour la population face à la crise de surproduction capitaliste) par une idéologie "développement durable". Le GIEC-IPCC pourrait-l mentir ? Juste pour montrer l’honnêté du GIEC Yury Izrael, Directeur de l’Institut de l’Ecologie et du Climat du Globe de l’Académie des Sciences Russe et Vice -Président du GIEC contredit en juin 2005 la veille du sommet du g8 les positions officielles de sa propre organisation en disant : QUOTE One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them. There is no proven link between human activity and global warming. Je sais que l’anglais est-peut etre une langue non comprise pour certains mais pour moi c’est asez claire surtout la derniere phrase... trad : QUOTE Le lien entre l’activité humaine et le réchauffement global n’est pas prouvé. C’est clair c’est d’une honnêteté affolante...qui ment là ? parce que c’est soit la position générale du GIEC soit leur vice-président. Abdoussamatov, un "petit" scientifique, seulement chef du Laboratoire d’études spatiales de l’Observatoire de Poulkovo de l’Académie des sciences russe et directeur du projet d’Astrométrie de la Station Spatiale Internationale pour la Russie dit fin 2006 : QUOTE C’est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n’influant pratiquement pas sur ce processus (source Agence RIA Novosti) Lindzen du MIT, blindé de prix en tout genre et spécialiste dit dans un article du wall street journal : QUOTE Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty—far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge—and that the NAS report has hardly ended the debate QUOTE La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d’autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C’est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l’Académie des Sciences. C’est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu’il existe encore une très grande marge d’incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l’Académie des Sciences est très loin d’avoir clos le débat Dans ecoworld en Janvier 2008 : http://www.ecoworld.com/home/articl... Voici quelques extraits traduits : QUOTE L’idée d’un climat statique et invariable est étrangère à l’histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d’un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l’inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l’exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l’environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d’autres aussi QUOTE Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi on assiste à un tel alarmisme de nos jours et plus particulièrement pourquoi il existe une recrudescence de cet alarmisme depuis 2 ans. Quand une affaire comme le réchauffement climatique est rabâchée depuis plus de 20 ans, de nombreuses structures se sont mises en place pour en tirer profit. Les bénéfices du mouvement environnementaliste sont assez clairs. Il en est de même de l’intérêt des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve devenu réalité QUOTE Avec tout ce qui est en jeu, on peut facilement imaginer qu’il doit y avoir un sentiment d’urgence provoqué par le fait que le réchauffement a peut-être cessé. Pour ceux qui sont impliqués dans ces affaires d’argent, le besoin d’agir rapidement avant que le public apprécie la situation, doit être très impérieux. Vraiment. Marcel Leroux, climatologue français,et pas des moindres, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS) a écrit en 2005 : "Global Warming : Myth or Reality ? The Erring ways of Climatology" Ou il dit p 120 QUOTE Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires ; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse ; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables ; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus En 2003, il avait déjà signifié la chose : CITATION Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique On continue avec l’un des plus grands experts sur les Ouragans Bill gray du laboratoire de Sciences Atmosphériques de l’Université de l’Etat du Colorado : CITATION I am of the opinion that this is one of the greatest hoaxes ever perpetrated on the American people ! I ’ve been in meteorology over 50 years. I’ve worked damn hard, and I’ve been around. My feeling is some of us older guys who’ve been around have not been asked about this. It’s sort of a baby boomer, yuppie thing. They’ve been brainwashing us for 20 years, starting with the nuclear winter and now with the global warming. This scare will also run its course. In 15-20 years, we’ll look back and see what a hoax this was. Plenty of young people tell me they don’t believe it, but they won’t touch this at all. If they’re smart, they’ll say : ’I’m going to let this run its course.’ It’s a sort of mild McCarthyism. I just believe in telling the truth the best I can. I was brought up that way. Paul Reiter, grand spécialiste des maladies propagées par les moustiques telles que la malaria. Il est directeur de l’équipe "insectes et maladies infectieuses" de l’Institut Pasteur et a participé à de nombreuses institutions internationales comme l’OMS. Le 8 mars 2007 sur C4 documentaire "The great Global Warming Swindle", il dit texto : CITATION The global warming is dressed up as science but it is not science : it is propaganda ! CITATION I was horrified to read the second assessment report. There was so much misinformation, without any kind of recourse to the scientific literature, the truly scientific literature by specialists in those fields ! Le rapport 2 parle des possibles épidémies liées au réchauffement climatique donc son domaine dont il est une sommité. Frederick Seitz, un incompétent il parait au vu de ces diplomes et medailles, ancien président de l’Académie des Sciences Américaines dit : CITATION I have never witnessed a more disturbing corruption of the peer review process than the events that l

12 Messages de forum

  • QUAND LE NUCLÉAIRE SE SERT DU PRÉTENDU RÉCHAUFFEMENT POUR FAIRE LA PUB ET DES SCIENTIFIQUES POUR LA PRÉSENTER :

    A quel point l’énergie nucléaire pourrait-elle réduire les émissions de gaz carbonique ?

    Dans le monde, la première cause anthropique d’émission de gaz carbonique est la production d’électricité par les centrales brûlant des combustibles fossiles. C’est ainsi que la Suède qui n’utilise pratiquement pas de combustibles fossiles pour produire son électricité, émet deux fois moins de gaz carbonique par kWh consommé que le Danemark qui utilise surtout du charbon pour sa production électrique (l’éolien ne participant qu’à moins de 10 % dans cette production, malgré tout le battage médiatique auquel il donne lieu). Nous savons donc, dès à présent, comment diminuer de façon importante les rejets de gaz carbonique sans exiger une diminution dramatique de la consommation d’énergie : il suffit de renoncer aux énergies fossiles pour produire de l’électricité en utilisant soit le nucléaire, soit l’hydraulique. Si les pays développés avaient eu la même politique que la France ou la Suède les rejets qui se montent actuellement à plus de 6 milliards de tonnes de Carbone (sous forme de gaz carbonique) seraient limités à 4 milliards de tonnes. Quand on sait que la concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère pourrait, éventuellement(selon les modèles) , se stabiliser si nos émissions étaient inférieures à 3 milliards de tonnes, on voit que nous aurions fait ainsi une bonne partie du chemin. Le complément, nous y reviendrons, pouvant être obtenu en renonçant à l’utilisation des combustibles fossiles pour le chauffage et autres applications basse température.

    A plus long terme , nous avons étudié dans quelle mesure le nucléaire pourrait contribuer à combattre le réchauffement climatique à l’horizon 2050. A titre d’exemple de référence nous avons retenu le scénario A2 du Conseil Mondial de l’Energie.

    Ce scénario suppose une augmentation du Produit Mondial Brut de 2,5% par an et une diminution de l’intensité énergétique de 0,9% par an. Il suppose une utilisation importante de charbon, ce qui paraît assez réaliste quand on sait que les réserves de charbon sont importantes, en particulier dans les pays qui seront de grands consommateurs comme les USA, la Chine et l’Inde. Dans ces conditions les rejets de gaz carbonique en 2050 atteindraient 15 milliards de tonnes de Carbone, soit deux fois et demi le niveau actuel. Ce scénario laisse une place aux énergies renouvelables, dont la production, y compris hydroélectrique, est multipliée par un facteur 10. La production d’électricité nucléaire n’est, elle, multipliée que par un facteur 2, diminuant en part relative.

    Notre exercice a été de supposer que le nucléaire prenait la place du charbon et du gaz sauf pour la Chine, l’ex URSS et les pays du Moyen Orient qui conserveraient une part significative de charbon pour la première et de gaz pour les deux autres. Le niveau de consommation de pétrole était laissé inchangé, puisque, à l’heure présente, il n’existe pas de substitution économiquement compétitive au pétrole pour les transports. Il ne s’agit ici que d’un calcul d’ordre de grandeur qui mériterait sans doute d’être raffiné et qui doit être considéré comme un théorème d’existence. Ce calcul montre que les rejets de gaz carbonique seraient ramenés à environ 4 milliards de tonnes de Carbone en 2050, soit près de quatre fois moins que ceux du scénario de référence et notablement plus faibles que les rejets actuels. On se trouverait ainsi dans un scénario où la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère ne dépasserait pas deux fois la concentration pré-industrielle. La production d’énergie nucléaire atteindrait alors 13 milliards de Tep, soit près de 30 fois plus qu’actuellement. Ce chiffre paraît énorme, mais, ramené à la population mondiale il devient beaucoup plus raisonnable puisque, atteignant 1,3 Tep/habitant il serait pratiquement égal à celui atteint en France dès à présent. La France est donc, déjà, dans le monde du scénario nucléaire intense que nous décrivons. En 2050 l’augmentation du PIB et de la part de l’électricité dans l’offre d’énergie (transports, chauffage, applications basse température) conduirait, en France, à un nombre de réacteurs de l’ordre de la centaine d’unités, à comparer à la soixantaine actuelle.

    A un tel niveau de développement du nucléaire la question des réserves fissiles se pose évidemment. La production d’une énergie nucléaire équivalente à 13 milliards de Tep exigerait en effet l’extraction de près d’un million de tonnes d’Uranium par an en utilisant les technologies actuelles (REP, REB, Candu). Les réserves probables estimées par l’OCDE correspondraient à une vingtaine d’années de fonctionnement. On voit donc que ce déploiement exigera sans doute l’utilisation de réacteurs surgénérateurs. Ceux ci peuvent être soit des réacteurs à neutrons rapides utilisant le cycle Uranium-Plutonium, soit des réacteurs à neutrons lents utilisant le cycle Thorium-Uranium. Nous avons pu vérifier que la puissance requise du parc de surgénérateurs pourrait être obtenue en 2050 à condition de construire environ 3000 réacteurs de type REP (ou REB) d’ici 2030 et d’utiliser le Plutonium qu’ils produiraient comme première charge des surgénérateurs. Il faut noter que le volume et la radiotoxicité des déchets nucléaires produits par les surgénérateurs seraient, par unité d’énergie produite, d’au moins deux ordres de grandeur plus faibles que ceux des réacteurs actuels, si bien que les besoins en stockage de longue durée nécessités par un parc de plusieurs milliers de surgénérateurs seraient inférieurs à ceux nécessaires actuellement.

    En conclusion nous constatons que, dès à présent, l’humanité a en main les technologies qui permettraient de stabiliser l’augmentation de la température globale à une valeur gérable, sans, pour autant, renoncer au développement, autrement dit qu’elle possède les instruments d’un développement durable. C’est à notre génération de décider de les utiliser ou non. Lourde responsabilité !

    H.Nifenecker

    Conseiller Scientifique au CNRS

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  • La courbe qu’utilise l’IPCC dans son rapport de 1996 est une courbe dite de "Michael Mann" (le mec qui l’a fabriquée) qui montre que la température baisse en moyenne depuis l’an 1200 et qu’à l’arrivée de l’industrialisation du XIXe siècle, apparaît une hausse brutale de température.

    Avant 1996, l’IPCC utilisait d’autres courbes qui indiquaient quelque chose de tout à fait différent. Mais la courbe de Michael Mann est devenue la vérité en 1996.
    Deux petits problèmes sont malheureusement apparus : d’une part le programme statistique utilisé par Mann s’est révélé buggé avec donc des résultats faux, et récemment la méthode utilisée pour calculer la température à partir des cercles de croissance des arbres est également mise en défaut.
    En tout cas, la fameuse courbe de Mann n’apparaît plus dans le rapport de l’IPCC de 2004.

    Donc, on ne parle plus vraiment de mesure de température en hausse grave depuis le XIXe siècle due à l’activité industrielle. Heureusement d’ailleurs, car l’Histoire nous dit bien qu’au Moyen Âge on faisait pousser du raisin et qu’on produisait du vin en quantité en Angleterre, ce que la température d’aujourd’hui après la brutale augmentation due à l’industrie que nous assène l’IPCC ne permet pas vraiment de faire...

    Le deuxième argument fort de l’IPCC sur l’influence l’activité industrielle sur le réchauffement climatique est basé sur le gaz à effet de serre et particulièrement la production de CO2.

    Il y a quand même également quelques petits problèmes de raisonnement. D’abord, selon les auteurs, le CO2 ne serait responsable qu’à hauteur de 40 % à 10 % de l’effet de serre. En effet, c’est surtout l’eau qui est responsable de l’effet de serre.
    Il y a quand même discussion sur le sujet, même si tous acceptent le fait que le CO2 a moins d’influence que notre bonne H2O. Une conférence contradictoire scientifique vient d’avoir lieu en 2007, avec un résumé des arguments des deux.

    Ensuite, leur courbe d’augmentation brutale du CO2 dans l’atmosphère est malheureusement fausse...
    En effet, depuis 1811, plus de 90 000 mesures directes du CO2 de l’atmosphère par des scientifiques très divers dont deux prix Nobels récompensé pour leurs travaux sur le sujet (Krogh en 1923 et Warburg en 1933) montrent des courbes totalement différentes ! Ernst-Georg Beck a bossé deux ans pour compiler toutes ces données et la courbe qu’il montre dans son rapport raconte une tout autre histoire avec en particulier un pic de CO2 à 480 ppm en 1820 et dans le début des années 1940 alors que le taux de CO2 dramatique d’aujourd’hui selon l’IPCC est de 384 ppm.

    Mais, là, ils n’en démordent pas, parce qu’ils ont "mesuré" le taux de CO2 dans les micro-bulles de la glace polaire qui leur dit le contraire. Comme si une méthode indirecte de mesure pouvait être meilleure que la mesure directe. C’est un peu comme si je refusais de considérer votre taille parce que mesurer la longueur de votre manche pour en déduire votre taille me permet d’arriver à un résultat différent, mais qui m’arrange !

    J’ai trouvé là-dessus des données qui me laissent rêveur, dans un article de Jean Martin (ancien directeur de recherche au CNRS, à la retraite) : voir "Carottages glaciaires et mesures directes du taux de CO2 dans l’atmosphère" vers la fin de page.
    Il apparaît que c’est un chercheur, G. S. Callendar, qui avait bâti sa théorie disant ce que l’IPCC dit aujourd’hui (à savoir l’augmentation du taux de CO2 due à l’activité industrielle) et qui, pour justifier sa théorie, a "choisi" les points qui l’arrangeaient pour fabriquer une courbe qui disait ce que lui-même disait. Quand on regarde le nuage de points d’origine, on se rend parfaitement compte que c’est du bidonnage complet !
    D’ailleurs, quand il a présenté son papier en 1938 devant la Royal Meteorological Society, il s’est fait jeté.

    En plus de ce bidonnage qui ne prouve donc rien (mais dont les données sont utilisées par le rapport de l’IPCC), la méthode même de mesure est mise en défaut.
    En effet, toute cette technique repose sur le fait que la composition des bulles est celle de l’atmosphère à l’époque. Mais rien ne permet de le dire : en effet, le CO2 se dissout dans l’eau et les molécules de CO2 peuvent passer dans la glace. D’ailleurs, les mesures actuelles tiennent compte de ce phénomène en corrigeant l’âge des bulles de 90 à 200 ans par rapport à la glace, parce que les bulles remontent. Tu parles d’une méthode scientifique... D’autres considérations physico-chimiques (Cf. la fin du papier de Jean-Martin) détruisent encore plus la méthode. Et l’IPCC ne se base que sur cette méthode fausse en ignorant volontairement les autres qui disent le contraire.

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  • ** Nouvelle glaciation ou réchauffement : quel avenir du climat terrestre _ ? **

    Bonjour,

    De mon côté, je constate que depuis la fin de la dernière glaciation,(
    11.000 ans) il y a eu des périodes ou il a fait plus chaud que
    maintenant, à savoir il y a 5000 /6000 ans 4° en plus, période romaine
    2° en plus, moyen âge 1° en plus que maintenant. Pourtant on a pas
    retiré massivement du charbon à ces époques. Si l’on s’en tient à
    toutes les variations depuis le début de l’holocène, l’augmentation de
    température depuis 1850 s’inscrit dans une certaine logique avec le
    passé. D’autre part, on pourrait partir comme dans la dernière période
    interglaciaire l’ ëmien ( 130.000 à 118.000 ans)avec un pic à plus de
    5° à 8 ° de plus que maintenant pendant 1500 ans. Encore une fois à ce
    moment, pas d’industrie ! Je pense pour ma part, que les émissions de CO2
    anthropiques donnent une explication trop simpliste pour une variation de
    climat.

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  • Une étude d’une équipe scientifique française parue dans Nature Geosciences révèle que tous les glaciers situés à la frontière de la Chine, de l’Inde et du Pakistan, dans la chaîne du Karakoram, dans l’Himalaya, grossissent et défient la fonte des glaces prétendue par les climato-croyants.

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  • Début 2008, Ferenc Miskolczi, physicien hongrois, publie un article dans une revue scientifique de Hongrie, dans lequel il présente une modélisation nouvelle de "l’effet de serre borné dans une atmosphère finie semi-transparente". Son étude, qui est encore discutée, aboutit d’une part à la conclusion que l’influence des gaz à effet de serre sur le réchauffement climatique est surestimée par le GIEC et qu’il faut rechercher d’autres causes à ce réchauffement ; d’autre part que l’effet de serre terrestre est « saturé », qu’il ne peut ni augmenter ni diminuer et que l’augmentation de la contribution d’un composant atmosphérique à cet effet est compensé par une diminution de celle d’un autre composant : une augmentation du CO2 serait ainsi compensée par une diminution de l’humidité relative.

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  • Le Professeur Phil Jones, du Climatic Resarch Unit (CRU), a déclaré en 2010 que depuis quinze ans, il n’y avait pas eu de réchauffement statistiquement significatif.

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  • Que penser du réchauffement anthropique (d’origine humaine) 9 juillet 2014 10:27, par Robert Paris

    Dans l’ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l’univers » de Brahic, Hoffert, Schaaf et Tardy dirigé par Jean-Yves Daniel :

    « Pendant le dernier interglaciaire, l’Eémien, la teneur en dioxyde de carbone était supérieure à celle de la période pré-industrielle et atteignait 300 ppm (contre 280 ppm dans la période préindustrielle). Sans nier l’impact de l’industrialisation sur la teneur en CO² de l’atmosphère et les problèmes d’environnement qu’il soulève, force est de constater que la teneur de dioxyde de carbone atmosphérique fluctue de façon naturelle, indépendamment de l’influence anthropique… La pompe biologique et la production de carbonates de calcium sont les mécanismes qui semblent les plus appropriés pour expliquer les variations de teneur du dioxyde de carbone atmosphérique lors des transitions glaciaire-interglaciaire… La destruction d’une chaîne de montagnes, l’accélération du taux d’expansion des dorsales ou les collisions continentales sont susceptibles de modifier les teneurs en dioxyde de carbone atmosphérique. »

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  • Que penser du réchauffement anthropique (d’origine humaine) 20 décembre 2014 08:39, par Robert Paris

    Faits d’Hiver

    S’il fait un hiver doux sur les continents, c’est qu’il fait un hiver hyper rude sur les océans. Ainsi, l’hiver frappe durement le Japon enseveli sous la neige. Cela n’empêche pas les commentateurs de parler de réchauffement climatique alors que les aléas des diverses saisons ne sont pas des preuves de changements sur le long terme, pas plus un hiver rude qu’un hiver doux…

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  • Pluies torrentielles en Chine, pluies exceptionnelles en Europe, pluies exceptionnelles au Niger, pluies exceptionnelles au Sénégal, pluies exceptionnelles au Japon et en Amérique du sud. Vous ne vous souvenez sans doute pas que les partisans de l’idée du « réchauffement global anthropique » nous annonçaient aussi une sécheresse globale à court terme ?!!!

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  • Encore une bonne lecture sur le mythe réchauffiste anthropique. Lire ici

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  • Ce qui est certain, c’est que les m^mes qui nous prédisent le réchauffement parlaient des risques imminents de la glaciation avec la même assurance pseudo-scientifique dans les années 70 !!!

    Michael Oppenheimer, Environmental Defense Fund, 1970 :

    “Le refroidissement rapide que la terre connaît depuis la deuxième guerre mondiale est cohérent avec la pollution de l’air associée avec l’industrialisation, la mécanisation, l’urbanisation et l’explosion démographique.”

    Paul Ehrlich,1969 :

    “Dans dix ans, toute vie animale importante dans la mer aura disparu. De grandes zones côtières devront être évacuées à cause de la puanteur du poisson mort”

    Et même, en 1976, soit 9 ans après, toujours le même Erlich :
    “ Cette tendance au refroidissement va réduire la productivité agricole pour le reste du siècle”

    Et encore Ehrlich, toujours aussi malthusien :

    “Je serais prêt à parier de l’argent que l’Angleterre n’existera plus en 2000.”

    "Donner à la société une énergie abondante serait la même chose que de donner une mitraillette à un enfant idiot " Ehrlich cité par R. Emmett Tyrrell dansThe American Spectator, September 6, 1992

    Eh bien, maintenant ce malthusien glaciaire est devenu un malthusien réchauffiste anthropique :

    "Du fait du réchauffement planétaire, des centaines de millions de personnes vont bientôt périr lors des désastres dus aux fumées de New York et de Los Angeles" et aussi que " l’espérance de vie des américains retombera à 42 ans en 1980 à cause d’épidémies de cancer"...

    Toujours très sûr de lui, Paul Ehrlich avait aussi prédit que certains métaux d’usage courant disparaîtraient, à court terme, du fait de l’épuisement des ressources. C’est alors qu’un économiste, Julian L. Simon, proposa un pari à Paul Ehrlich dans les colonnes du Social Quaterly Journal. Simon pariait que les prix de cinq métaux courants (chrome ; cuivre, nickel , étain et tungstène) diminueraient dans les 10 années à venir. Simon gagna le pari aisément et Ehrlich lui remit la somme de 576,07 dollars qui représente la différence entre les prix combinés des métaux en questions.
    De fait, et heureusement, toutes les prédictions d’Ehrlich se révélèrent erronées... Ehrlich fait actuellement des prédictions sur les conséquences du réchauffement climatique... Comme Al Gore et James Hansen aux USA, Jouzel et le Treut (avec Greenpeace) en france et Rahmstorf en allemagne...

    Georges Wald 1968 , prix Nobel de physiologie et de Médecine, déclarait que la fin du monde était pour 1985. En 1975, il consentit à repousser la date jusqu’en 1990. (The progressive, Décembre p. 22). Plus tard, il revint à sa première "prédiction" de la fin du monde pour 1985.

    Un livre (1977) : "Genesis Strategy, climate and global survival " par Stephen Henry Schneider qui prophétisait lui aussi avec beaucoup de schneidervéhémence, les graves dommages que subirait la planète du fait du nouvel âge glaciaire. Il est amusant (?) de noter que Schneider est à présent en tête des personnalités qui supportent la théorie du réchauffement climatique généré par les activités humaines. Il réclame à cors et à cris des mesures internationales sévères pour réduire les gaz à effet de serre. Dans les années 70, il conseillait de faire des stocks de boites de conserves pour résister au refroidissement. C’est le même qui déclarait en 1989, de manière péremptoire " Pour capturer l’imagination de la population, nous devons présenter des scénarios effrayants, proférer des affirmations simplistes et catastrophiques sans prêter attention aux doutes que nous pourrions avoir. Chacun d’entre nous doit choisir entre l’efficacité et l’honnêteté."
    NDLR : Il tempère cette déclaration inquiétante en ajoutant qu’il espère que ce sera les deux. Mais pour un scientifique la question de l’efficacité relève de la politique, pas de la science, et seule l’honnêteté est primordiale.

    jan77La National Academy of Sciences (Américaine), 1975

    "Le climat présente actuellement des symptômes alarmants. Il y a tout lieu de craindre que la Terre subira un refroidissement dramatique de ses températures au cours des cent prochaines années." En 2008, elle dit très exactement le contraire.

    Kenneth E. F. Watt, lors d’une conférence sur la pollution et le refroidissement de la planète, "Jour de la Terre" en 1970, repris par Lowell Ponte dans le livre intitulé “Le refoidissement” en 1976 :

    "En supposant que la tendance actuelle se maintienne, la Terre aura une température moyenne plus froide de quatre degrés en 1990 et de 11 degrés en 2000. Ces chiffres sont deux fois supérieurs au modèle d’une ère glaciaire".

    Du magazine américain Newsweek (28 avril 1975) , un texte à lire soigneusement parce qu’il nous rappelle quelque chose de très actuel :

    “Des signes de mauvaise augure montrent que les tendances météorologiques ont commencé à changer brutalement et que ces changements présagent une diminution radicale de la production alimentaire, avec de sérieuses implications politiques pour toutes les nations de la planète. La chute de la production de nourriture pourrait commencer bientôt (...) Les preuves de ces prédictions commencent à s’accumuler massivement (...)
    Pour les scientifiques, ces incidents, apparemment isolés, représentent les signaux avancés de changements fondamentaux dans le climat mondial. Le fait central est qu’après trois quart de siècle de conditions extraordinairement douces, le climat de la terre semble se refroidir. Les météorologistes ne sont pas d’accord sur la cause et la rapidité du refroidissement (...) mais ils ont presque unanimes sur le fait que cette tendance va réduire la production agricole pour le reste du siècle. Si le changement climatique est aussi profond que certains pessimistes le craignent, les famines qui en résulteraient pourraient être catastrophiques Un récent rapport de l’Académie des Sciences américaine (NDLR : Encore elle. Elle est actuellement à la pointe du réchauffement climatique.) avertit : “ Un changement climatique majeur pourrait forcer à des ajustements socio-économiques à l’échelle mondiale “(...) Une étude menée par Murray Mitchell de la NOAA ( NDLR : National Oceanic and Atmospheric Administration, le pendant américain de l’IPSL, l’Institut Pierre Simon Laplace des Sciences de l’Environnement dirigé par Jean Jouzel, représentant de la france au GIEC) révèle une chute d’un demi degré dans les températures moyennes de l’hémisphère nord entre 1945 et 1968 "...Plus grand sera le retard pris par les décideurs, plus il leur sera difficile de prendre les mesures nécessaires pour contrer ce changement climatique quand la dure réalité sera devant eux".

    Et encore, du même tonneau, des phrases que l’on répète de nos jours, dans un contexte inversé :

    Lowell Ponte en 1976 : "C’est une évidence brute : le refroidissement global de la planète représente pour l’humanité le défi le plus important qu’elle ait dû relever depuis dix mille ans, sur les plans social, politique et adaptatif. Votre engagement en faveur des décisions que nous allons prendre concernant ce problème est d’une importance vitale. Il s’agit de notre survie, et de la survie de nos enfants comme de toute l’espèce humaine."

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  • On va bientôt essayer de nous faire croire que ce n’est pas le capitalisme qui menace nos emplois mais… le réchauffement climatique !!!

    C’est même une vaste campagne de propagande mondiale !!!

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