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La Voix des Travailleurs de l'Hôpital public APHP - Matière et Révolution
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La Voix des Travailleurs de l’Hôpital public APHP

dimanche 25 septembre 2016, par Robert Paris

La réforme Hirsch à l’oeuvre

C’est en septembre qu’a commencé à être mis en place partout la réforme Hirsch et les plus zélés des cadres ne cessent de dire partout que « ça va changer ! » Les nouveaux plannings de travail en témoignent les suppressions des repos, les RH se retrouvent coupés sans même être couplés avec un RT. Un RH seul, sans RT couplée, devient la norme. Et bientôt, on nous dira que les RT sont carrément supprimés ! Premier résultat : des repos de deux jours qui se retrouvent coupés, empêchant qu’on puisse récupérer. On voit l’effet sur l’accroissement de fatigue mais aucun effet positif pour l’amélioration du service.

Le choix entre la peste et le choléra

On nous demande de choisir entre 7h30 et 7h36 et, bien entendu, ceux qui « choisissent » 7h30 reçoivent de menus avantages : pour les seules années 2016 et 2017, dix-huit heures payées en heures sup. Mais cet « avantage » cache la perte de 3 jours de RT dans l’année ! La direction de l’APHP compte bien imposer à tous les 7h30 à la longue, en l’imposant d’abord aux nouveaux arrivants, à ceux qui reviennent de longue maladie ou d’un retour de dispo ainsi qu’à ceux qui arrivent dans un nouveau service… Rappelons nous que ce que certains syndicats appelaient comme un recul de Hirsch, n’était qu’illusoire car finalement Hirsch arrive à faire passer par la fenêtre ce qu’il n’a pas réussi à faire passer par la porte.

Plus l’équipe est « grande », moins il y a de personnel

Là aussi, il s’agit progressivement d’imposer partout la « grande équipe » qui est un moyen d’imposer aux personnels de travailler indifféremment de matin ou d’après-midi afin de remplir les plannings sans pratiquer d’embauches conséquentes. Bien sûr, les cadres jouent en finesse : elles prétendent accepter que des couplages fonctionnent avec des collègues qui s’arrangent pour fonctionner en binômes, matin/après-midi. Mais à la moindre occasion où se binôme se défait, elles remettent en cause cet arrangement… Le résultat de la grande équipe c’est de réduire au maximum les effectifs.

Les suicides et le mal-être des personnels ne sont pas accidentels

C’est l’annonce d’une journée d’action de la Coordination infirmière qui nous a appris le fait qu’au moins six infirmières s’étaient suicidées au cours de l’été. Ce n’est en tout cas pas le ministère de la Santé ni les média qui s’en étaient spontanément alarmés ! Nous savons bien que les nouvelles « réformes » ne sont pas pour rien dans la transformation de nos métiers en véritables enfers où la meilleure des bonnes volontés ne permet pas d’exercer correctement un métier dont le but devrait être les soins aux patients et devient l’économie de moyens financiers et en effectifs, au détriment des patients et des personnels. La prétention de la direction de l’APHP de prendre des mesures contre les suicides nous choque tous, nous qui savons combien les mesures qu’elle prend augmentent au contraire le surmenage, la menace du mal-être et les suicides…

Salaires en retard

Les fiches de paie arrivent de plus en plus tard, le plus souvent en fin de mois, avec un retard d’un mois… Si on a besoin de la feuille de paie pour remplir des formulaires administratifs comme pour obtenir une prime d’activité, c’est tant pis pour nous : tout sera reculé d’autant et notre argent nous parviendra encore plus tard. Pas moyen non plus de vérifier à temps les erreurs possibles sur la feuille de paie. Et s’il fallait intervenir, c’est deux mois qu’on peut perdre !!

Vous avez dit « mutuel » ?

Le terme de mutuel était resté comme une expression indiquant la mise en commun des moyens mais pas leur réduction massive comme c’est aujourd’hui la signification des mutuellisations : les labos en savent quelque chose, eux qui sont en train de subir le regroupement des labos par GH. Le but est d’avoir, comme en Allemagne, mille labos sur tout le pays au lieu des 4000 labos (privés et publics) actuellement en France. Bilan : la suppression d’autant d’emplois… On vous le dit : les gouvernants luttent contre le chômage et quand un emploi public est utile, ou même nécessaire, voire indispensable mais supprimable, ils le suppriment le plus vite possible !

Seul au travail !

De plus en plus souvent, ce n’est pas de manière occasionnelle mais en permanence que l’on impose à l’aide-soignante de travailler seule sur des postes où on devrait être plusieurs. C’est le cas par exemple, en Endocrino ou en Ortho, ou en Hémato, en Oncologie, en Médecine Interne, en Chirurgie digestive et ce ne sont que des exemples car cela arrive partout, dans tous les hôpitaux et tous les services.

La vague des suppressions d’emplois …

Après les sous-traitants automobiles, après PSA, après la sidérurgie, les trusts pharmaceutiques, le Bâtiment et la Téléphonie, c’est la Métallurgie qui supprime massivement des emplois : Alstom ferme son site historique de Belfort. Les syndicats se disent indignés, comme ils se sont dits indignés des suppressions d’emplois massives à SFR ou des mêmes attaques à Total, Areva ou EDF, et comme dans ces cas, ils en appellent au gouvernement et, sinon, mènent la lutte site par site, au mieux sur le trust. Pas question d’unir ces salariés de l’Alstom à ceux d’Areva, de l’EDF, de Total, de SFR et de bien d’autres entreprises qui suppriment des emplois en un seul mouvement, combattant aussi bien les suppressions d’emplois dans le privé que dans le public : à la SNCF, à l’Hôpital public, dans l’Enseignement et à La Poste. Au contraire, il s’agit de diviser la lutte catégorie par catégorie, secteur par secteur, profession par profession et de diviser la lutte aussi dans le temps, journée d’action par journée d’action. Ce que vaut cette stratégie, pas la peine de poser la question : il suffit de regarder le bilan de toutes ces actions parcellisées, ce ne sont que des défaites ! Il est plus que temps de prendre en mains nous-mêmes nos luttes en nous organisant en comités de luttes et en comités de grève, et en organisant des assemblées interprofessionnelles où nous déciderons nous-mêmes de nos revendications, de nos mots d’ordre, de nos moyens d’action et de nos buts…

Et si on changeait de manière de lutter…

L’intersyndicale a appelé à manifester contre la loi El Khomri le 15 septembre dernier. Et, effectivement, ce n’est pas parce que, formellement, la loi est passée qu’on a nécessairement perdu. Non, c’est parce que nous avons mal organisé nos luttes ! Et, les mêmes qui les ont dirigées vers l’échec, nous proposent de faire comme si on n’avait pas déjà tenté cette même méthode, celle des journées d’action, sans grève générale, pendant des semaines et des mois, sans succès. Appellent-ils à des assemblées générales interprofessionnelles, appellent-ils à se retrouver dans des réunions inter-entreprises, appellent-ils à des formes d’organisation de nature à faire peur au patronat et aux gouvernants à son service comme des comités d’organisation de la lutte, des comités de grève, des conseils unissant actifs et chômeurs, unissant service public et secteur privé, unissant les salariés avec ou sans CDI, unissant les sans papiers et les travailleurs avec papiers, unissant les cheminots et les usagers, unissant toute la classe ouvrière pour discuter du bilan des luttes passées, des causes des échecs et des moyens de faire avancer la lutte, pour discuter de l’effondrement du capitalisme et des perspectives sociales que devrait défendre la classe ouvrière ?

Les anciens organisateurs de la mobilisation contre la loi El Khomri sont les mêmes qui nous disent aujourd’hui d’aller nous cogner contre le même mur avec la même inefficacité, et aussi les mêmes qui ont amené les cheminots, les personnels de l’hôpital public, les salariés d’Areva, d’Air France, de la banque, de France Telecom, de PSA, de Renault et d’ailleurs vers des défaites organisées et annoncées. L’étalement organisé des mouvements c’est : Air France en juillet, les animateurs périscolaires le 5 septembre, SFR le 6 septembre, les bus les 5 et 6 septembre, les collèges le 8 septembre, la loi El Khomri le 15 septembre, les écoles le 19 septembre, et ainsi de suite…

Comme si on pouvait faire reculer patronat et gouvernement, dans une phase offensive de ceux-ci liée à un effondrement annoncé du système, à une véritable agonie du capitalisme ayant perdu toute dynamique des investissements productifs, ayant atteint son sommet d’accumulation de la plus-value extraite du travail humain, comme si dans ces conditions, les classes dirigeantes pouvaient reculer sans être menacées mortellement dans ce qu’elles ont de plus cher : la propriété privée des moyens de production.

Comment croire que l’on peut lutter en isolant la loi El Khomri, comme si aux autres lois anti-sociales comme la réforme Hirsch ou la loi santé et aussi à la privatisation de tous les services publics, de la SNCF, de l’EDF, d’Areva, de l’hôpital public, de l’enseignement, de Radio France, etc. Comme si ce n’était pas lié à la guerre intérieure et extérieure au nom du combat contre le terrorisme qui est en fait menée pour détruire les droits démocratiques sous prétexte d’Etat d’urgence, à interdire les manifestations, les grèves, les revendications, à casser les syndicats, à mettre en place l’état policier et militaire permanent.

Loin de tirer un bilan sérieux de l’échec les directions syndicales, de celles des associations, de la gauche de la gauche et de l’extrême gauche qui les suit, ils se proposent seulement de recommencer afin de ne pas perdre la direction des opérations et de continuer à tromper le monde du travail en faisant croire que leur stratégie réformiste n’a pas abouti à un échec définitif, qu’ils peuvent encore continuer à jouer le même jeu.

Qui détruit l’hôpital public ?

Selon un sondage, plus de huit Français sur dix jugent les dirigeants politiques responsables de l’aggravation de la situation financière des hôpitaux publics. Et ce sondage ne demande pas l’avis des personnels car, là, ce serait encore bien plus de huit sur dix qui le diraient !!! Car le « rouge » des hôpitaux, c’est bel et bien une politique qui l’a décidé, politique qui avait commencé par la T2A et qui a continué avec les différents « plans de réforme » et « projets stratégiques », en passant par les regroupements, les mutuellisations de moyens et autres politiques d’austérité et finir par des réductions d’effectifs et la précarisation permanente des personnels !


Pourquoi gouvernent-ils par la peur ?

Les enfants des écoles, y compris les petites classes du primaire vont faire des entraînements à la riposte au terrorisme, plus même que leurs parents ! Déjà le gouvernement avait tenu à ce que la rentrée scolaire se fasse sous l’égide de la lutte contre le terrorisme. Les gouvernants français envisagent même de mettre les enfants dans le coup de la lutte contre le terrorisme, en les amenant à en parler avec des adultes… Pourquoi en pleine rentrée des classes, est-il utile de clamer dans tous les média, avec des opérations très médiatisées des ministres dans les écoles, que ces dernières sont une cible principale des terroristes afin d’affoler les parents et de les exciter tout autant en cherchant des responsables, trouvés bien entendu dans l’ensemble de la communauté musulmane. Et ce n’est qu’un exemple de la manière dont l’Etat se débrouille pour que le terrorisme soit omniprésent dans la vie quotidienne et que la crainte soit sans cesse présente. D’un côté, on nous dit qu’il faut battre Daesh en Syrie mais, de l’autre, on nous explique que, plus Daesh sera battu en Syrie et plus il y aura d’attentats ici. D’autres rajoutent qu’on en a au moins pour dix ans !!! Rien d’étonnant si au bout de quelques années d’une telle pression, on ait préparé les peuples au fascisme et à une nouvelle guerre mondiale et, dès maintenant, à un surcroît de mesures policières.

La peur est devenue l’arme de guerre des gouvernants contre les peuples du monde. Partout, on cultive la peur, peur du terrorisme, peur des musulmans désignés du doigt, peur des Roms, peur des migrants, peur des Russes, peur des Chinois, peur des nord-coréens, peur de la guerre mondiale et on en passe... Sans parler des multiples peurs que suscitent le monde actuel : peur des nouveaux virus, peur du réchauffement global, peur des épidémies, peur des manipulations génétiques, peur des robots et autres peurs comme celle d’une chute d’astéroïde…

Le terrorisme est déjà en soi un fait affolant et qu’il devienne ainsi le centre de l’actualité, évoqué mile fois par jour dans les actualités sans que l’on comprenne davantage d’où vient son danger ni comment le combattre, le rend d’autant plus susceptible d’engendrer la peur parmi les peuples. Et ce d’autant plus que les gouvernants ne cessent de nous répéter que cela va recommencer, que cela peut survenir n’importe où et de la part de n’importe qui et à tout moment, enfin sans qu’on n’y puisse rien, pas même comprendre qui manipule, finance et arme ces tueurs, les commentateurs s’en tenant aux motivations individuelles sans nous expliquer pourquoi le monde bascule ainsi dans la violence…

En quoi le fait d’affoler la population française ou, au moins, de la tenir en haleine entre deux attentats pour maintenir la peur à un haut niveau, en quoi est-ce un élément positif dans la lutte contre le terrorisme ? Puisqu’on ne sait pas d’où viendra un coup mortel qu’on nous annonce imminent, la tendance classique est de s’en prendre à des gens qu’on estime des coupables idéals ! Les gouvernants qui font cela savent sans doute ce qu’ils font puisqu’il est évident que de telles déclarations peuvent donner des idées aux terroristes mais certainement pas les empêcher d’agir. Ce n’est pas de misérables moyens de sécurité dans l’école qui empêchent des attentats aux abords des écoles, par exemple.

On peut également se demander à quoi sont utiles les multiples déclarations de Hollande, de Valls ou de Cazeneuve selon lesquelles « la France est en guerre intérieure et extérieure » ? Si affoler le peuple ne sert à rien en termes de sécurité, alors à quoi cela sert-il ?

Le gouvernement allemand, lui aussi, diffuse un message de peur. Il lance ainsi dans les média un programme de mobilisation des moyens du pays en cas de guerre… Tiens, tiens, qu’est-ce que cela signifie à l’heure où l’Etat allemand s’autorise à se lancer dans la marche forcée aux armements et aux interventions à l’étranger alors que ce pays se l’interdisait depuis la deuxième guerre mondiale et la défaite du nazisme.

Etonnez-vous que les citoyens allemands affolés se retournent contre les migrants dont l’afflux les inquiète et que la chancelière allemande prétend accueillir en masse. En réalité, certains se retrouvent dans des conditions effroyables et même certains migrants sont parqués dans un ancien camp de la mort !!

Que ce soit Hollande ou Merkel, les dirigeants européens qui ont fait semblant de vouloir accueillir massivement des migrants on surtout réussi à pousser à une réaction violente d’extrême droite dans les populations européennes. Bien entendu, ils se sont gardés de dire que ces populations fuyaient aussi les bombardements des puissances occidentales ou des forces armées locales parfois soutenues par ces puissances et notamment celles de bandes armées qui se cachent derrière l’islam mais sont soutenues et même manipulées par les USA ou la France.

La peur est aussi le produit d’une situation où on fait exprès de laisser planer la menace mortelle sans jamais expliquer quels sont les réels dangers et qui sont les vrais responsables. Les gouvernants savent parfaitement bien que la poussée à l’extrême droite sera le résultat inévitable de ces politiques de peur.

Toutes ces méthodes de prise en otage de l’opinion ne sont pas seulement le produit du terrorisme lui-même mais aussi de la manière dont les gouvernants entendent l’instrumentaliser. Par exemple, le fait de désigner du doigt toute une communauté pour des crimes qui ne sont le fait que d’un nombre infime d’individus, dont la plupart n’a rien à voir avec une religion quelconque ni avec une communauté, n’est plus seulement le discours des Le Pen mais aussi de la gauche de Valls-Hollande-Cazeneuve et aussi de la droite.

Dans la campagne médiatique de diffusion de la peur, on trouve des diffusions de messages menaçants non de la part des terroristes mais de la part des gouvernants. Par exemple, à chaque occasion : noël, rentrée scolaire et autres. Mais cela ne signifie pas pour autant que des mesures exceptionnelles soient réellement prises comme on l’a vu à Nice où un camion a pu aborder un passage qui lui était théoriquement interdit, du fait que les forces de l’ordre en étaient absentes.

Le pire est qu’à chaque annonce d’un quelconque chef de Daesh, son message n’a pas besoin d’être diffusé clandestinement et difficilement : il l’est par le gouvernement français et via les média français !!! De même qu’à l’époque où la plupart des jeunes français ignoraient tout à fait les appels à la mobilisation en Syrie aux côtés de Daesh, c’est le gouvernement français qui se chargeait de le faire savoir en intervenant en ce sens tous les jours dans les média !!! Curieux non ? On se serait attendu plutôt à ce que le gouvernement interdise aux média de relayer les appels à la djihad sur les ondes !!! C’est exactement le contraire qui se passe…

Pourtant, il est difficile de cacher que tous les plans anti-terroristes du gouvernement n’ont rien empêché des attentats en réalité et que les présences armées massives en France n’ont empêché aucun attentat. D’autant que le gouvernement a même interdit l’intervention durant l’attentat du Bataclan des soldats de l’opération antiterroriste !!! Et aussi, à Nice, ces forces armées qui circulent dans les villes ne sont pas intervenues…

Le climat de « guerre intérieure et extérieure », pour reprendre les termes des gouvernants français, est seulement efficace pour tenir en mains, politiquement socialement, la population française, gouvernée ainsi par sa peur.

C’est parce que les classes dirigeantes capitalistes veulent augmenter le niveau des attaques antisociales contre toutes les couches populaires et ont besoin de la peur pour gouverner. La peur des violences pour combattre l’envie des gens de protester. La peur des attentats pour combattre leur envie de se rassembler ou de manifester, l’état d’urgence étant justifié par le terrorisme.

Le gouvernement s’est servi de la peur des violences des casseurs, lors des manifestations, pour nous faire peur et pour justifier les violences policières comme il s’est servi des violences terroristes pour justifier les violences de l’armée française et pour crédibiliser les forces de répression dans la population en les faisant passer pour les héros du bataclan qui prennent des risques pour nous sauver ! Pourtant tel n’est nullement ce que démontrent les faits. Les forces policières ont cent fois laissé passer les terroristes qu’ils avaient pourtant fichés. Au Bataclan lui-même, ce sont des forces de répression spécialisées, BRI et RAID, qui ont laissé deux heures et demi aux terroristes pour tuer les gens dans le Bataclan un par un, alors qu’ils savaient parfaitement ce qui se passait à l’intérieur, un commissaire ayant pu pénétrer dans les lieux au début des assassinats et tuer un terroriste.

La peur, c’est bien utile pour faire reculer le peuple et les travailleurs français. Car il va falloir justifier non seulement la recrudescence des guerres extérieures mais aussi celle de la guerre intérieure : état d’urgence, régime policier, police en arme sans cesse prête à tirer, arrestations arbitraires, interdictions de presse arbitraire, pleins pouvoirs au gouvernement, suppression des libertés et des droits, attaques non seulement anti-terroristes mais anti-sociales, antigrève, anticritiques médiatiques au nom des prétendues nécessités de la sécurité.

Les classes dirigeantes sèment la peur parce qu’elles mêmes ont une peur panique des réactions des travailleurs et des peuples, quand il s’avèrera patent que le capitalisme est à l’agonie… Oui, les classes dirigeantes du monde occidental comme du monde oriental ont peur du peuple travailleur du monde !

Oui, nous travailleurs, sommes capables de ce dont nous soupçonnent ces capitalistes ! De leur ôter la propriété des moyens de production et des capitaux, qu’ils nous ont volée, et de leur ôter aussi leur mainmise sur les Etats de la planète. C’est pourquoi nous avons d’autres moyens que de nous paniquer : nous pouvons préparer notre avenir qui est celui de l’humanité si elle ne veut pas couler avec le navire capitalisme !

30 Messages de forum

  • Depuis lundi 19 septembre, le personnel du SMUR (Service mobile d’urgence et de réanimation – 15 personnes) de l’hôpital d’Alençon est en grève. Ambulanciers, infirmiers-anesthétistes et médecins refusent la réorganisation de leur service telle que voulue par la direction du CHIC (Centre hospitalier intercommunal) Alençon-Mamers. Un projet de réorganisation faisant suite aux préconisations de l’ANAP (Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé), qui a réalisé un audit fin 2015 à l’hôpital.

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  • On attend encore les chiffres des dépenses folles de Hirsch !

    On nous dit dans la presse que l’APHP, hôpital public, aurait « perdu » 80 millions d’euros. On apprend par le Canard Enchainé (la presse libre n’est pas si mal !) que la somme se monte en réalité à 138,5 millions d’euros perdus par le simple changement de logiciel de gestion financière. Mais la presse s’étend beaucoup moins sur le rapport de la cour régionale des comptes qui relève carrément 272,7 millions de pertes en tout dont 130 millions d’euros pour le logiciel Orbis qui n’a finalement servi à rien, et 530.000 euros perdus par Mireille Faugère, ancienne patronne de l’APHP, ou encore 3,7 millions d’euros de « coaching » complètement inutiles selon cette caisse. Le personnel, mis au régime sec (pas de RTT, pas d’embauche, pas le temps de s’occuper correctement des malades ni de passer les consignes aux collègues au changement de service et on en passe) appréciera !

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  • Les RTT volées au personnel hospitalier ne rapportent que 20 millions d’euros par an alors qu’en quatre opérations, l’APHP a déjà jeté par les fenêtres 272,7 millions sans compter tout l’argent volé par les labos pharmaceutiques, par des travaux immobiliers exagérés et bien d’autres...

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  • Le torchon brûle à l’Hôpital Henri-Duffaut d’Avignon. Treize des vingt-huit médecins du service des urgences de l’établissement ont donné leur démission à leur directeur mercredi. D’après les informations du site ledauphine.com, ils entendent protester contre leurs conditions de travail et le management qu’ils qualifient de « catastrophiques ».

    Depuis plusieurs mois, « la pression est de plus en plus forte, ce qui génère des tensions en termes de prises en charge, de plages horaires et d’effectivité des gardes, auxquelles s’est ajoutée une défiance vis-à-vis de la gouvernance du pôle des urgences », a expliqué à l’Agence France Presse (AFP), Patrick Bourdillon, secrétaire général de la CGT au centre hospitalier. Il a aussi rappelé que les Urgences d’Avignon se situent au troisième rang en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) en terme d’activité, avec en moyenne 180 à 200 passages d’adultes au quotidien et une augmentation de 6 % par an. Mais d’après le syndicaliste, elles sont surtout soumises à des contraintes budgétaires. Bref, la cocotte-minute a explosé.

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  • Les réductions budgétaires dans les maisons de retraite déstabilisent le travail des personnels. Les repas, les soins, l’hygiène, de même que les activités proposées aux personnes âgées subissent de plein fouet ces politiques d’austérité – quand il s’agit du public – ou de « préservation des marges » – lorsqu’il s’agit du privé. Pour quelles conséquences ? Une pression devenue insupportable pour les soignants, et des conditions d’accueil à la limite – voire au delà – de la maltraitance pour les résidents.

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  • Les grèves de personnels de maisons de retraite se sont multipliées depuis le printemps, en Ile-de-France, à Niort, à Bordeaux, ou encore en Indre-et-Loire, dans des établissements privés comme publics. Les grévistes dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, le manque de personnel, le non remplacement des salariés malades, le recours systématique aux vacataires et CDD… et l’effet désastreux de ces politiques sur les conditions de vie des résidents.

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  • « Aujourd’hui, avec les réductions de personnel, nous ne pouvons plus donner qu’une vraie douche par semaine aux résidents. Et encore, parfois c’est une douche toutes les deux semaines », témoigne Anne, aide-soignante dans un établissement public d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dans une commune rurale près de Tours. Elle et ses collègues sont en grève depuis mai dernier pour demander davantage d’effectifs et de meilleures conditions de travail. Depuis cinq mois, tous les jours, elles se déclarent grévistes. Elles sont néanmoins assignées à travailler quand même pour dispenser les soins. Leur mouvement vient d’être reconduit...

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  • La Voix des Travailleurs de l’Hôpital public APHP 26 octobre 2016 19:07, par R.P.

    Il y a actuellement des grèves dans les hôpitaux suivants : Albi, Niort, Rodez, Alençon, Toulouse, Draveil, Bayonne, Orléans, Voiron, Brest, Lyon, etc…

    Quelqu’un s’est-il proposé de coordonner ces luttes ? Surtout pas !

    Il n’y a pas de grève d’hôpitaux ensemble et on continue la stratégie (si payante !!!!) des journées d’action de l’hôpital public avec une journée le 8 nombre….

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  • Bonjour ,

    Nous appelons le mardi 8 novembre à une manifestation de Montparnasse au Ministère départ 10h.

    Veuillez nous rejoindre mardi matin à 9h devant le local syndical FO rue de l’infirmière pour un départ collectif vers Montparnasse afin d’exprimer notre ras le bol et notre colère.

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  • Flux tendu, catastrophe préparée

    A l’hôpital public, nous sommes victimes de la politique du « flux tendu » et des ruptures de stocks qui se multiplient. Il s’agit bien entendu des stocks de médicaments qui arrivent en rupture alors que le flux tendu ne permet pas de le prévoir et que les labos en profitent pour effectuer leurs petits chantages sur les prix. Résultat : des morts en série en chimio à Nantes par exemple parce que le médicament d’habitude utilisé est en rupture de stock. Autre exemple : des matériels ayant subi un accident, comme la cuve de stérilisation à Tenon, ne peuvent pas être remplacés par du matériel jetable. En cause : la rupture de stocks ! la rupture de « stocks » et le « flux tendu », cela concerne bien sûr aussi les matériels, les stocks, les effectifs, les plannings et la gestion des personnels !

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  • Y a-t-il un médecin dans… le travail ?

    Il y a de moins en moins de médecins du travail à l’hôpital public. Cela signifie que les moins bien soignés sont les personnels de santé ! Bien sûr, la direction affirme que le recrutement marche mal : trop de travail et pas assez de salaire. C’est la même chose pour tous les personnels mais cela n’affole pas la direction. La santé la préoccupe moins que l’austérité et un médecin de moins, c’est autant d’économisé !

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  • La Voix des Travailleurs de l’Hôpital public APHP 17 décembre 2016 08:54, par R.P.

    La Haute Autorité de la Santé (HAS), la même qui mène la politique de casse de l’hôpital public, ferme des lits, supprime des postes, regroupe des hôpitaux, ferme des services, eh bien elle lance une notation des hôpitaux soi-disant fondée sur les sondages auprès des patients !!!

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  • Pénurie de lits, pénurie de personnel, pénurie de moyens, pénurie d’hôpitaux, pénurie d’urgences, pénurie de maternités, les hôpitaux pâtissent dans tous les services et plus gravement en période de froid hivernal et de pauvreté accrue

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  • En grève depuis plus d’un mois, le personnel de l’hôpital public de Clamart dénonce un manque criant d’effectifs et une dégradation des conditions de travail. Cadences effrénées, des patients qui s’agglutinent dans les couloirs... ces infirmiers tiennent le centre hospitalier à bout de bras et se disent usés jusqu’à la corde.

    "J’ai une conscience professionnelle, je fais mon travail. Mais quand je rentre à la maison, je pleure", confie Florence, infirmière aux urgences psychiatriques de l’hôpital Antoine Béclère de Clamart. Épuisée, elle dit avoir "peur de faire une dépression alors que c’est un métier que j’ai choisi et que j’aime".

    Comme beaucoup de ses collègues, cette femme fait grève depuis la fin du mois de novembre afin de dénoncer les plans d’austérité successifs imposés par la direction de l’établissement. A bout de force, elle indique s’occuper seule d’un service où devraient "normalement" s’affairer quatre infirmiers. "J’étais en train de porter les urgences psychiatriques. Seule", s’indigne-t-elle. Face à cette situation, Florence estime qu’elle n’est "pas soutenue par l’encadrement de l’hôpital".

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  • Les 33 salariés de la société Atalian (anciennement TFN), chargée de cette tâche dans le nouvel hôpital, sont en grève. « Nous avons envoyé un cahier de revendications il y a plus d’un mois, mais nous n’avons pas eu de réponse. Donc nous nous sommes mis en grève », indique Mamadou, l’un des salariés.

    Leurs revendications portent essentiellement sur leur contrat de travail. « Tout le monde a le statut d’agent de propreté, or la convention collective prévoit différentes catégories. Par exemple, certains passent la monobrosse, ils doivent avoir la qualification correspondante ». Selon leur statut, les salariés sont tous payés au minimum : 9,94 € de l’heure.

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  • Il y a aussi la grève de l’hôpital de Chartres. a CGT et FO appellent à un préavis de grève dans l’ensemble des services à compter du lundi 2 janvier. Les syndicats contestent notamment le groupement hospitalier de territoire. Ils dénoncent l’état des effectifs catastrophiques de certains secteurs de soins et la mise en place d’un outil pour calculer le temps de travail annuel de chaque personnel de santé.

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  • Un collectif appelle à la réouverture de la maternité de Decazeville, fermée depuis dix mois après le décès d’une mère et de son bébé., par une manifestation le 28 janvier

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  • "Les hôpitaux font face et ne sont pas débordés", assure Marisol Touraine !

    Pas étonnant : ce n’est pas elle qui est au travail et elle compte même continuer à effectuer des coupes sombres dans les effectifs, tant qu’elle sera au pouvoir...

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  • Hôpitaux saturés, urgentistes au bord de la crise de nerfs, personnels pointant le résultat d’une politique obsédée par l’ambulatoire (sans hospitalisation) ayant conduit à une réduction du nombre de lits disponibles à l’hôpital. Le « service minimum » déjà remarqué de Marisol Touraine dans plusieurs crises sanitaires récentes (essais cliniques mortels de Rennes, chimiothérapies fatales à Nantes, Uvestérol responsable de la mort d’un nourrisson à Paris…) pourrait cette fois lui coûter cher, politiquement. L’ombre des 18.300 morts de l’épidémie de 2014-2015 est dans tous les esprits.

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  • Ce mercredi, les infirmiers qui interviennent au bloc opératoire de l’hôpital de Roanne sont en grève. Ils contestent une évolution de la rémunération des astreintes de nuit.
    Auparavant, ils touchaient un forfait d’astreinte et quand ils étaient appelés pour une intervention, les heures de travail au bloc étaient rémunérées en plus.
    Depuis septembre, ces heures sont déduites du forfait d’astreinte, ce qui fait selon les grévistes perdre 1000 à 1500€ par an. Le directeur de l’établissement indique qu’il n’a fait que modifier une disposition non réglementaire « car on ne peut pas payer les gens deux fois ».
    La grève se poursuivra ce jeudi. Mercredi, toutes les interventions chirurgicales dans les sept salles de bloc ont été annulées, à l’exception de celles d’oncologie.

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  • Face à l’épidémie de grippe, "l’hôpital se paie les dysfonctionnements de notre système", a déploré Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France et maire Les Républicains de Fontainebleau, ce jeudi matin sur RMC. "Le gouvernement a supprimé 16.000 lits, ces dernières années. C’était l’objectif du plan d’économies de Marisol Touraine de 2014."

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  • Comment un événement récurrent comme la grippe hivernale peut-il engendrer de telles tensions dans les hôpitaux ? L’épidémie en cours met en lumière l’exaspération de toute une profession. Notre système de santé est malmené par des choix politiques radicaux, qui ne datent pas d’hier, et qui se révèlent bien plus dangereux pour la santé des citoyens que le virus grippal lui-même…

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  • « Les services sont pleins de patients en attente d’intervention. Les absences ne seront pas remplacées, vous savez que l’hôpital doit être à l’équilibre. J’en conviens, le bilan de cette épidémie risque de ne pas être bon, mais c’est de la faute du virus. » a déclaré la ministre de la santé, la responsable en chef de la catastrophe actuelle...

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  • Onze médecins sur 26 menacent de démissionner aux urgences de l’hôpital de Dreux.
    Ils dénoncent ainsi le manque de moyens et d’effectifs qui les empêche de faire normalement le travail médical.

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  • Comme à Renault et à France Telecom, une direction qui nie sa responsabilité

    Hirsch s’est déplacé à l’HEGP. Il ne l’a pas fait à la suite du suicide d’un infirmier ni à cause du suicide d’un cardiologue. Toujours pas à cause du malade trouvé mort dans les sous-sols ! Non, c’est pour féliciter sa directrice à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle plateforme de chimiothérapie à l’HEGP ! Ce n’est donc pas par inquiétude pour les personnels qui sont pourtant gravement perturbés dans leur travail par les conditions inadmissibles dans la manière de traiter les personnels. Et avec comme direction générale ce sinistre individu qui se déplace mais seulement pour défendre sa directrice, une fois encore mise en cause et que Hirsch a traité de « cible vivante » avant de « lui rendre hommage ». Hirsch a cependant annoncé que la directrice de l’HEGP allait quitter son poste tout en affirmant que ce n’est pas parce qu’elle aurait démérité !!! Quant à la direction de l’hôpital, pour éviter les suicides, selon elle, il suffirait de fermer la terrasse !!! Depuis cet été, sans aucune réaction de Hirsch, c’est presque une dizaine d’infirmiers qui se seraient suicidés. La direction de l’APHP n’en sait rien puisqu’elle ne tient aucun compte, considérant que, même quand la personne se suicide au travail, cela ne serait pas des accidents du travail et elle n’aurait aucune responsabilité même quand des pressions inadmissibles de la direction ont été exercées juste avant contre les personnels en question, comme cela a été le cas à l’HEGP !

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  • Quel vaccin contre les labos pharmaceutiques ?

    Le gouvernement français ne le dit pas, pas plus que la direction des hôpitaux mais une étude scientifique canadienne le révèle : le vaccin contre la grippe saisonnière n’est efficace au maximum qu’à 42 % et c’est moins pour les personnes les plus âgées. Cette étude rappelle que l’efficacité était encore moindre pour l’hiver 2014-2015 et estimée à 18% !!! Le gouvernement a affirmé que le pic de mortalité provenait du fait qu’on ne voulait pas faire confiance aux vaccins. La réalité, c’est qu’il provient du vaccin lui-même et que le gouvernement couvre d’abord les profits des labos, tout comme l’avait fait avant lui le gouvernement de Bachelot !

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  • Sur le harcèlement moral à l’hôpital public lire ici

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  • Bonjour,

    Afin de vous manifester contre la politique du logement mise en œuvre par l’APHP, nous vous invitons à vous rassembler devant le siège de l’APHP le 30 mars prochain à 10h30
    Nous nous associons à certaines organisations syndicales et associations dans ce combat contre cette injustice qui vise les retraités et futurs retraités, les actifs et demandeurs de logement salariés ou anciens salariés de l’AP

    Nous vous invitons à reproduire le tract et à le diffuser partout (dans les boîtes à lettres de votre immeuble, sur votre lieu de travail, parmi vos amis, etc..).
    En attendant de se retrouver le 30 mars prochain

    Bien cordialement

    La Coordination des Amicales de Locataires de l’APHP

    Confédération Nationale du Logement (CNL)

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  • Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi en début d’après-midi à Corte pour exiger un vrai service d’urgence et un scanner à l’hôpital de Corte-Tattone.

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  • le Centre Hospitalier Universitaire de Pointe-à-Pitre, a entamé une grève illimitée. Tous les services se sont mobilisés pour dénoncer la situation précaire de l’établissement. Une situation qui pour le personnel gréviste est insoluble par la direction régionale, l’ARS ou encore le Conseil de Surveillance. Une défaillance de management dénoncé y compris au sein même de l’administration du CHU.

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