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Où va l'Amérique de Trump ? - Matière et Révolution
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Où va l’Amérique de Trump ?

mercredi 1er février 2017, par Robert Paris

Avec ce programme d’attaques tout prêt, il est clair que le délire qui frappe l’Amérique et le monde n’est pas celui d’un individu, ni celui d’une opinion publique, mais celui d’une classe dirigeante aux abois !

Avec Trump et ses semblables du reste du monde, les classes dirigeantes iront très très loin, et sont prêtes à toutes les horreurs pour conserver leur pouvoir malgré l’effondrement du capitalisme. Leur seule limite sera le moment où nous, travailleurs, femmes et jeunes, décideront de nous mettre nous-mêmes à faire de la politique, à nous organiser en conseils, à choisir nos délégués et à décider de l’avenir de la société.

Edito

Où va l’Amérique de Trump ?

Trump semble vouloir aller vite et changer bien des choses dans la politique de l’Etat américain en termes de politique économique et sociale, d’immigration, de relations internationales. Cela apparaît comme un changement radical et même comme un retournement de politique. En fait, il avance dans un sens qui lui est permis par la politique menée par Obama-Clinton, en matière de guerre sociale et de guerre tout court, et il en profite pour aller encore plus loin, en détournant la colère sociale de nombreux milieux sociaux vers une aggravation des attaques et des reculs, sociaux comme politiques, que ce soit à l’égard des femmes, des Noirs, des Mexicains, des étrangers, des immigrés, des travailleurs, des aides sociales, des services publics… Il change également la relation des USA avec le reste du monde, en plongeant la planète dans le protectionnisme tous azimuts. Il confirme sa campagne plus agressive envers les femmes qu’aucun autre président précédent par de premières mesures contre les droits des femmes et notamment le droit à l’avortement ! Il développe sa pression contre les média et contre la liberté d’internet. Il se proclame favorable à la torture, aux prisons secrètes dans les pays étrangers, à la défense des forces spéciales américaines qui ont commis des actes répréhensibles, etc.

Trump s’est constitué un appareil politique, les postes clefs et l’entourage de la présidence, qui n’est pas identique au parti républicain et qui est le plus à l’extrême droite que l’Amérique ait connu depuis belle lurette, avec de véritables fascistes, et pas seulement en paroles. Des organisateurs de l’extrême droite, des racistes virulents, des généraux bellicistes, des militants anti-femmes, des potentats du capital assoiffés de casse des droits sociaux, des xénophobes violents, des partisans de la suppression des libertés, des droits politiques, des droits sociaux, des partisans de la torture, et bien d’autres brigands qui sont depuis longtemps passés des discours aux actes et que Trump est en train de mettre au plus haut niveau de l’Etat. Le gouvernement Trump s’affiche comme celui des mâles sexistes blancs, et agressifs, prônant une politique violente des USA à l’intérieur comme à l’extérieur. Le gouvernement de Trump, ce n’est pas seulement le Ku Klux Klan au pouvoir, ce sont les milliardaires, du pétrole notamment, directement au pouvoir politique, ce sont les généraux bellicistes directement au pouvoir, ce sont les fascistes ayant mis un premier pied dans l’Etat américain.

Dès ses premiers jours et même avant d’avoir été intronisé président, Trump a fait quelques pas en avant qui ne sont pas négligeables. Et ils vont tous dans le même sens, celui qu’indiquaient ses discours de candidature : de protectionnisme économique américain sous prétexte de reconstruire une Amérique forte, de mesures répressive et liberticides, de suppressions des taxes et impôts pour les capitalistes.

Trump a déjà commencé à mettre en cause les délocalisations d’emplois, ou à s’en donner l’air, en exerçant des pressions sur quelques trusts productifs comme ceux de l’Automobile. Il a également commencé à remettre en question les accords commerciaux internationaux signés jusque là par les USA : l’accord transpacifique, l’accord avec l’Amérique latine et aussi les liens économiques avec l’Europe que Trump affirme vouloir remplacer par une alliance avec l’Angleterre post-Brexit tournée vers une guerre économique contre l’Europe. Si cela devait aller au-delà des discours et des déclarations d’intention, ou même des pressions pour renégocier ces accords, cela signifierait un changement radical, non seulement pour les USA mais pour le monde… Déjà d’autres pays comme le Canada semblent prendre la mesure du changement et se diriger eux aussi vers un protectionnisme accentué, ce qui signifierait à terme une baisse massive des échanges mondiaux…

En réalité, le Brexit avait déjà montré, avec l’appui d’une partie de la bourgeoisie américaine à la fraction de la bourgeoisie anglaise pro-Brexit, que la classe dirigeante US avait commencé de prendre le tournant, bien avant l’élection de Trump et que c’est, au contraire, cette élection qui est le produit du tournant de la politique de la classe dirigeante US et non l’inverse, même si cette élection accélère considérablement le tournant, tournant américain et mondial.

Le caractère agressif de l’impérialisme américain est également accentué, même si on ne peut pas dire que la politique d’Obama-Clinton se soit caractérisée par une phase pacifique, sans guerre, sans accroissement des interventions militaires aux quatre coins du monde, sans menaces de la paix mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme, contre l’intégrisme musulman, contre les dictatures ou contre la Russie… Au contraire, avec des discours quasi pacifistes, Obama-Clinton représentent une phase d’accroissement mondial des guerres et des tensions.

Un exemple : les liens entre les USA et l’Etat israélien plus belliqueux, violent, colonialiste que jamais, avec une extrême droite au pouvoir. Sous Obama-Clinton, officiellement le gouvernement a combattu les excès de Nétanyahou mais, réellement, jamais le soutien financier et militaire des USA à l’Etat d’Israël n’a été à un tel niveau élevé.

La logique guerrière des USA n’a pas attendu Trump et elle s’est confirmée, après Bush, sous Obama-Clinton, que ce soit en Syrie, en Irak, au Pakistan, au Yémen, en Libye, etc… et aussi à l’égard de la Russie et de la Chine…

Le but affiché de Trump, remettre les USA au premier rang mondial, n’est pas autre chose qu’un but de propagande et un drapeau idéologique pour camoufler une politique américaine qui se tourne un cran de plus vers la guerre mondiale, politique que la présidence précédente préparait aussi….

Le protectionnisme nationaliste est la politique économique qui correspond à un monde se tournant vers la guerre mondiale, vers un affrontement militaire entre puissances impérialistes.

Que cela ramène les USA comme puissance dominante sur le plan économique n’est certainement pas le cas. Au contraire, le protectionnisme américain va favoriser la Chine dans ses aspirations à remplacer les USA, qui se replient sur eux-mêmes, comme investisseur sur de nombreux continents. En dressant des frontières économiques soi-disant pour préserver les emplois américains, les USA ne font que reconnaître qu’ils doivent renoncer au leadership mondial et ne peuvent plus espérer le maintenir.Ils reconnaissent ainsi la montée irrésistible de l’ensemble Chine-Russie-Inde dirigé par la Chine.

Plus les USA tiennent un discours agressif et protectionniste vis-à-vis du reste du monde, plus ils laissent place à la Chine, comme le récent sommet de Davos l’a bien montré.

La Chine peut ainsi se positionner, à l’opposé des USA, comme une nation commerçante, non agressive, non impérialiste, pacifiste, prête à tous les accords commerciaux égalitaires et développant la prospérité des deux côtés, prête à des investissements extérieurs comme à des investissements étrangers à l’intérieur, prête à « sauver » des entreprises étrangères menacées, etc… Ce faisant, la Chine fait un pas de plus, grâce à Trump, pour se positionner comme la puissance capitaliste dominante du monde !

Bien entendu, le pacifisme de la Chine n’est pas à prendre au mot. Il n’est que momentané et tactique et la montée de cette nouvelle puissance est celle d’un Etat bourgeois développant des investissements financiers dans le monde entier, conquérant les matières premières, l’énergie, les marchés et les investissements, en somme d’une puissance capitaliste impérialiste, au sens que lui donnait Lénine.

Trump est donc très loin de réussir, dans un premier temps, l’opération consistant à replacer les USA comme la puissance dominante incontestée du monde. Il faut dire qu’une telle opération ne pourrait pas être qu’économique, commerciale ou protectionniste. Elle ne peut être que militaire et menée par le moyen de la guerre mondiale inter-impérialiste !!!

Si, dans un premier temps, la politique protectionniste de Trump, en exerçant des chantages auprès des trusts pour combattre l’externalisation des emplois, peut ramener quelques embauches aux USA ou faire croire en la démagogie de Trump à une fraction de la population américaine, elle va nécessairement nuire massivement aux échanges économiques mondiaux, et du coup aux investissements productifs privés, déjà le principal point faible du capitalisme depuis les années 2000…

Trump ne va pas faire remonter les investissements productifs mais plutôt les investissements spéculatifs !!

Il prétend diminuer les dettes de l’Etat américain tout en diminuant les taxes et impôts des capitalistes ! Il ne diminuera pas les aides aux banquiers et capitalistes, aux bourses et aux financiers, qui sont la source essentielle des dettes de l’Etat, particulièrement depuis l’effondrement de 2007-2008 !

Trump n’a d’ailleurs jamais critiqué les politiques d’aides massives sur fonds publics des capitalistes et banquiers lors de la crise mondiale…. Ce n’est pas son gouvernement qui comprend plus de milliardaires que jamais dans l’histoire des USA qui risque de rompre avec ces politiques de défense des intérêts sacrés du grand capital !!!

La démagogie anti-étrangers, anti-délocalisations, nationaliste et protectionniste satisfera, dans un premier temps les classes dirigeantes et les sentiments xénophobes d’une partie de la population américaine, en particulier de la petite bourgeoisie et des petits blancs racistes mais elle ne résoudra aucun des problèmes économiques et sociaux liés à la crise du historique capitalisme car ceux-ci ont de toutes autres racines… Mais personne, ni Trump ni Clinton ni aucun gouvernant bourgeois ne pourrait les résoudre. Tous ne peuvent que botter en touche, retarder les problèmes politiques et sociaux liés à l’effondrement économique, détourner les colères sociales, diviser les travailleurs et les peuples et préparer la marche à la guerre mondiale en la présentant comme une défense des intérêts de la population. Trump ne défendra ni les « emplois américains », ni la grandeur de l’Amérique, ni les « classes moyennes » paupérisées, et même pas l’avenir de la classe capitaliste. Il n’y peut rien. Il peut tout juste agiter l’opinion publique, la détourner de la compréhension de la situation, éventuellement concentrer sur son nom tout le mécontentement d’une partie de la population laborieuse et concentrer contre les immigrés, contre les étrangers, contre les noirs, contre les femmes, contre les libertés tous les mécontentements de l’autre partie de la population, celle des petits blancs, des petits-bourgeois racistes et xénophobes.

De toutes les manières, il vise autant qu’Obama ou Clinton à protéger les intérêts du grand capital d’une situation de plus en plus explosive et menaçante pour la classe capitaliste.

Pour dédouaner les capitalistes de l’accusation des milieux populaires, la politique de Trump vise à désigner du doigt l’étranger, la mondialisation, les accords économiques, les délocalisations. Il ne fait ainsi que suivre une tendance montante du capitalisme mondial, celle vers le protectionnisme qui s’est déjà développée en Europe, en Angleterre mais aussi dans le reste de l’Europe qui se détourne de l’Union européenne, qui s’oppose aux migrants, aux étrangers, à la mondialisation, aux délocalisations et se tourne vers le nationalisme exacerbé comme la campagne du Brexit anglais l’a montré. Et, Trump et May le savent, le nationalisme économique ne peut que mener au nationalisme guerrier…

Accuser la mondialisation des problèmes du capitalisme, c’est cacher le fait réel : la libéralisation, la mondialisation, la financiarisation ont permis au capitalisme d’accumuler plus de capital que jamais, d’augmenter plus que jamais les échanges économiques, et c’est ce succès qui a mené le capitalisme non à une maladie, non à un échec mais à un niveau maximal qu’il n’avait jamais atteint et qu’il est incapable de dépasser. La limite, ce sont les investissements productifs qui l’ont montrée : ils ont complètement cessé d’augmenter et auraient même massivement chuté sans l’intervention massive en sens inverse des fonds publics, ceux de l’Etat, ceux des banques centrales.

Le cadre de la propriété privée des moyens de production et des capitaux est devenu trop étroit pour permettre à la production de continuer à se développer or la production de biens est à la source de toutes les richesses développées par le capital, les autres formes d’enrichissement provenant toutes de la production, que ce soit le commerce, la finance, la spéculation et autres formes bancaires. Sans la plus-value extraite du travail humain productif, pas de profit, pas d’accumulation du capital, pas d’augmentation de la taille des biens et des richesses qui est au fondement de la dynamique du système.

Les politiques, celle de Trump comme celle d’Obama, visent surtout à cacher qu’aujourd’hui ce sont les capitalistes eux-mêmes, qui par leurs investissements non seulement spéculatifs mais pourris, nécrophiles, misant sur les dettes, sur les chutes, sur les échecs, sur l’effondrement, qui détruisent le système, pas pour des raisons politiques ni idéologiques bien entendu mais pour des raisons économiques très simples : parce qu’ils continuent à rechercher la voie du profit individuel et immédiat le plus assuré et le plus grand. Et aujourd’hui, les titres pourris, la titrisation des dettes et autres moyens spéculatifs qui spéculent sur la chute sont de loin plus rentables que les investissements productifs ! C’est le cas aux USA mais c’est aussi le cas en Chine où l’intervention de l’Etat n’est pas plus capable, malgré son pouvoir répressif, d’interdire aux capitalistes de miser sur la chute !

Pour le moment, les bourses réagissent favorablement aux excès de Trump mais ce n’est que provisoire. L’inquiétude et le scepticisme perce. Trump risque bien plus de favoriser la spéculation que l’investissement productif, aggravant plutôt le sens même de la crise du capitalisme.

C’est à propos de la politique protectionniste de Trump que les dirigeants du FMI déclaraient peureusement : « Nous entrons dans un territoire inexploré et inquiétant. »

Trump ou pas Trump, avec un chef d’Etat ou un autre, le capitalisme n’est pas capable de sortir de son effondrement de 2007-2008. Bush n’y est pas parvenu avec ses interventions financières massives. Obama n’a fait mieux qu’en intervenant encore plus massivement et sans y parvenir davantage. Toutes les politiques bourgeoises mènent à l’impasse et ne font que faire durer la situation et que préparer la marche à la guerre mondiale, à la barbarie mondiale, au massacre généralisé et à la destruction de la civilisation humaine.

La seule véritable issue à la situation d’impasse du capitalisme est la remise en cause du cadre trop étroit de la propriété privée des entreprises et des capitaux, cadre dans lequel le capitalisme lui-même étouffe désormais, sans parler des classes ouvrières et des milieux populaires. Il est plus que temps pour les travailleurs de quitter le chemin sans issue des réformistes du capitalisme, des syndicalistes et des « gauches », et d’entrer dans la voie de la remise en cause radicale de l’ancien mode de production et d’exploitation, dépassé désormais pas l’Histoire.

27 Messages de forum

  • Le président américain a signé deux décrets visant à détricoter les règles qui ont encadré la finance après la crise de 2008.

    L’un ordonne au département du Trésor de revoir la manière dont la réforme bancaire de 2010 doit être appliquée. Baptisée « Dodd-Frank » du nom des législateurs qui l’ont rédigée, cette loi a renforcé la surveillance des banques dans leurs prises de risque, imposé de nouvelles normes prudentielles et crée un Bureau de protection financière du consommateur (CFPB). Sa mission : mieux défendre les droits des particuliers qui empruntent auprès d’établissements financiers après la crise des subprimes. Or ces derniers affirment que le CFPB freine l’offre de crédit, argument repris par les républicains. « “Dodd-Frank” est un désastre, résume l’ancien promoteur immobilier devenu président, dans son style direct. Il est devenu presque impossible de créer une entreprise et pratiquement impossible de développer une entreprise à cause des réglementations en place. »

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  • « Dans une interview, Kellyanne Conway a réussi à placer deux énormités en 19 secondes », relève avec stupéfaction le site américain Vox, à la suite de la prestation de la conseillère de Donald Trump. Au micro de la chaîne MSNBC, celle qui fut la directrice de campagne du milliardaire a affirmé qu’en 2011, deux Irakiens ont été identifiés comme les « cerveaux du massacre de Bowling Green » dans le Kentucky. « Ce massacre n’est pas connu, selon elle, parce qu’il n’a pas été couvert [par les médias]. » Et pour cause : il n’a jamais existé !!!

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  • Où va l’Amérique de Trump ? 9 février 08:29, par R.P.

    DeVos, la ministre de l’Education de Trump qui rêve de faire "progresser le royaume de Dieu"…

    Mon dieu !!!

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  • Le supplice de Tantale….

    Le Tantale est très recherché pour la production de certaines pièces industrielles. Pour le produire, les mines de Coltan sont la source essentielle or la plupart des plus rentables sont situées en République du Congo et y financent la guerre civile. La présidence de Trump vient de lever l’obligation pour les sociétés qui achètent le tantale de s’assurer que sa production n’enrichit pas les responsables de la guerre civile et du terrorisme. Les terroristes et les massacreurs du peuple congolais disent merci à Trump !!! Quant aux sociétés capitalistes, le fait de ne pas pouvoir profiter de la région produisant le coltan au prix le plus bas était vraiment un supplice de Tantale…

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  • C’est déjà la deuxième fois que Trump utilise son poste de président pour s’attaquer à des sociétés privées qui lui semblent des adversaires sur le plan privé. Cette fois-ci, c’est une chaîne de magasins qui a retiré les produits vendus par sa fille et qui est mise en cause par les tweets de la présidence des USA sous ce prétexte !!!

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  • Bloqué par la justice pour son action de blocage aux frontière, Trump lance son action inti-immigrés sur territoire américain.

    La première vague d’arrestations de clandestins, décrites comme routinières par les autorités, ont visé des centaines de sans-papiers dans tout le pays.

    Aux États-Unis, les sans-papiers ont peur. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées et expulsées cette semaine. C’est la première vague d’opérations anti-clandestins de l’ère Trump. Les opérations des agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), l’agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière, ont ciblé des foyers d’immigrés clandestins à Los Angeles, New York, Chicago, Austin et d’autres villes.

    Dans les villes visées, c’est la panique. Au Texas, des élèves n’osent plus aller à l’école. A New York, des parents expliquent à leurs enfants quels sont les numéros à contacter en cas d’urgence. Des travailleurs n’osent plus prendre les transports en commun pour rentrer chez eux. Des messages de prévention inondent les réseaux sociaux et même le Mexique met en garde ses ressortissants. Des témoins parlent de barrages routiers de la police de l’immigration.

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  • Les téléspectateurs des programmes télévisés du dimanche matin ont pu voir de près hier pour la première fois Stephen Miller, l’un des hauts conseillers de Trump et « conseiller politique en chef » à la Maison Blanche. Ce que le public américain a vu était répugnant. Si les producteurs de Hollywood cherchent quelqu’un pour jouer le rôle d’un officier SS dans le prochain film sur la Seconde Guerre mondiale, ils ont l’homme qu’il faut en Miller.

    Miller est apparu sur les chaînes de Fox News, ABC, NBC et CBS. Les yeux fixés droit devant au regard vide, ses réponses aux questions consistaient exclusivement en des mensonges préprogrammés sur les pouvoirs illimités du président dans les domaines de l’immigration et de la sécurité nationale. Il a dénoncé les juges fédéraux qui ont bloqué l’exécution de l’ordre exécutif de Trump interdisant l’arrivée aux États-Unis de tous les réfugiés et visiteurs de sept pays à prédominance musulmane.

    George Stephanopoulos de ABC a été obligé de faire remarquer que Miller mentait sans gêne, et lui a lancé un défi de fournir une once de preuves pour étayer ses affirmations de fraude électorale massive privant Trump d’une majorité du vote populaire. Même le journaliste de Fox News Chris Wallace semblait surpris par la prestation de Miller.

    Interrogé directement pour savoir pourquoi Trump lançait des attaques personnelles contre les juges, les médias et même contre ses collègues républicains, Miller a employé le thème démagogique central de la cabale de Trump pour justifier son assaut sur les droits démocratiques. « Notre position est que nous sommes l’allié de millions d’hommes et de femmes qui travaillent dur dans tout le pays », a-t-il déclaré, « et le président Trump est leur champion. C’est notre coalition. Notre coalition est des millions et des millions et des millions de citoyens patriotiques décents qui veulent juste une augmentation de salaire, qui veulent juste une bonne école, qui veulent juste une communauté sûre. »

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  • Le New York Times et le Washington Post ont fait le profil de Miller dimanche. Ce conseiller de 31 ans a été un activiste d’extrême-droite depuis son adolescence. Né dans une famille juive libérale de classe moyenne supérieure, quelque chose a sérieusement mal tourné dans le développement personnel de Miller.

    Il a développé une fascination pour l’extrême droite. À l’Université Duke, il a trouvé un ami en personne de Richard Spencer, le néo-nazi antisémite et suprémaciste blanc qui a été soutenu par Breitbart News. Après l’université, Miller est devenu un porte-parole pour toute une série de personnalités de l’extrême-droite au Congrès, y compris la représentante Michelle Bachmann et le sénateur Jeff Sessions. Au début de 2016, il a rejoint la campagne de Trump, devenant finalement le rédacteur en chef du discours du candidat et servait fréquemment de première partie aux rassemblements de campagne de Trump.

    Miller fait partie d’un trio de fascistes de premier plan à la Maison Blanche. Les opinions d’extrême-droites du « stratège en chef » de la Maison-Blanche, Stephen K. Bannon, ont été largement diffusées dans les médias américains, allant des reportages dans les magazines hebdomadaires jusqu’aux profils des grands quotidiens. Bannon a dirigé le Breitbart News d’extrême-droite jusqu’en août dernier et en a fait le point de mire pour ce qu’on appelle l’alt-right.

    Un profil du New York Times publié dimanche a noté la familiarité de Bannon avec le travail de Julius Evola, un raciste et antisémite italien dont les écrits étaient un élément de base de la dictature fasciste de Mussolini, et qui a été cité comme inspirateur du parti néo-nazi grec de l’Aube dorée. Bannon a cité les écrits d’Evola dans un discours à une conférence du Vatican des catholiques de droite en 2014.

    Une personnalité moins connue mais aussi répugnante : Michael Anton, qui a récemment été nommé directeur des communications stratégiques du Conseil national de Sécurité, ce qui fait de lui le deuxième porte-parole d’importance de la Maison-Blanche après Sean Spicer. Ancien rédacteur de discours pour le maire de New York Rudy Giuliani, Anton était un conseiller de la Maison Blanche de Bush, poste auquel il a soutenu ardemment la décision d’envahir l’Irak. Il a ensuite occupé des postes de communication avec l’éditeur de droite (et propriétaire de Fox News) Rupert Murdoch et avec Citibank, puis un poste de directeur général de l’énorme fonds spéculatif BlackRock.

    La semaine dernière, William Kristol, éditeur de la revue néo-conservatrice Weekly Standard, a révélé que Anton était l’auteur, sous un pseudonyme, d’un pavé publié en septembre dernier, et largement diffusé dans les milieux d’extrême-droite, intitulé The Flight 93 Election (L’élection du vol 93). Cet essai dépeint une victoire de Trump comme le seul salut pour la survie de l’Amérique (et a comparé implicitement Hillary Clinton aux pirates de l’air d’Al Qaeda du vol malheureux de United Airlines le 11 septembre 2001).

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  • Selon l’agence Associated Press (AP), l’administration de Donald Trump envisagerait de mobiliser 100.000 soldats de la Garde nationale pour arrêter les immigrés sans papiers du pays. Le brouillon d’une note confidentielle de 11 pages, que l’agence a pu consulter, "propose une militarisation sans précédent de la politique aux frontières", explique AP.

    Plusieurs régions du pays seraient citées dans le document, de la région de Portland, dans l’Oregon, au nord-ouest du pays, jusqu’à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, dans le sud-est. Quatre États frontaliers du Mexique seraient également concernés : la Californie, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et le Texas. Sept États frontaliers de ces derniers sont aussi évoqués : l’Oregon, le Nevada, l’Utah, le Colorado, l’Oklahoma, l’Arkansas et la Louisiane.

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  • Le gouvernement est en train d’élargir la liste des migrants prioritaires pour l’expulsion, qui comprendrait jusqu’à deux millions de personnes. Il revendique en outre le pouvoir d’expulser ou d’emprisonner les parents sans papiers qui paient pour aider leurs enfants à traverser la frontière pour les rejoindre aux États-Unis.

    Les notes de service prescrivent également un réseau élargi d’installations d’internement pour loger ceux qui doivent être expulsés. Ils ordonnent au Service des douanes et de la protection des frontières (Customs and Border Protection, CPB) et au Service de l’immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement, ICE) de « prendre toutes les mesures nécessaires et d’allouer toutes les ressources disponibles pour étendre leurs capacités de détention à proximité de la frontière mexicaine au maximum. »

    Outre les mesures visant à construire un mur à la frontière, l’embauche de plus d’agents de l’ICE et le recours aux policiers municipaux, les notes de service établissent des procédures pour la publication des noms et des casiers judiciaires des immigrants mis en libertés par les autorités locales malgré une mesure d’expulsion ou d’expulsion. Le DHS espère attiser une hystérie fasciste visant les migrants comme s’ils étaient des criminels, et ciblant par la même occasion les autorités locales qui refusent de les remettre aux autorités fédérales pour déportation. Cela rappelle la tactique de la presse nazie, qui a publié des photographies de juifs à côté d’une liste de crimes qu’ils auraient prétendument commis.

    Le projet de Trump d’établir un réseau de camps d’internement a été préparé par les partis démocrate et républicain qui ont conjointement cultivé un climat de nationalisme et de xénophobie anti-immigrants pour faire avancer leurs politiques de guerre et de contre-révolution sociale.

    L’attaque contre les immigrants aux États-Unis a lieu dans le contexte d’une vague mondiale de xénophobie. Partout dans le monde, les classes dirigeantes cherchent à attiser le sentiment nationaliste pour faire des migrants les boucs émissaires du désastre social causé par le capitalisme. En Europe, la promotion du chauvinisme anti-immigrants rappelle les années 1930 et la période précédant le bain de sang de la Seconde Guerre mondiale.

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  • Plus de cent travailleurs américains ont été licenciés pour avoir manifesté contre Trump !!!

    Workers across the US faced retaliation from their employers for participating in last Thursday’s “A Day without Immigrants” protests. More than 100 workers throughout the country were fired due to their participation in the one-day event.

    According to NBC, 30 workers and a foremen were fired from JVS Masonry in Commerce City, Colorado after ignoring the company owner’s warnings that they would “pay the price” for not coming to work on Thursday. In addition, 25 catering service workers in Long Island, New York, 21 boat manufacturing workers in South Carolina and 18 workers at Bradley Coatings, Inc. in Nashville Tennessee were fired for similar reasons. In Oklahoma, 12 line cooks at a bar and grill were terminated for failing to call out of work, while two workers at a school in Bonita Springs, Florida were also terminated, with others quitting in protest.

    Many of the terminated workers were categorized as at-will, which meant that they could be fired without warning and without reason. Many more workers likely faced more subtle forms of workplace retaliation for choosing to participate in the protest.

    Last week, thousands of immigrant workers and others throughout the country stayed home, avoiding work, school, shopping and other activities as a way of showing opposition to the Trump administration’s draconian anti-immigrant measures. In many locations, spontaneous protests broke out, demonstrating the advanced state of social tensions in the US due to the policies enacted by both the Democratic and Republican Parties.

    Businesses provocatively sought to justify their decisions to fire protest participants, many of whom had been loyal employees for years, on grounds that their actions had left fellow co-workers shorthanded. “If you’re going to stand up for what you believe in, you have to be willing to pay the price,” said JVS Masonry owner Jim Serowski to CNN. “They were warned : ‘If you do this, you’re hurting the company, and if you go against the team, you’re not a member of the team,’” Serowski added.

    Workers at I Don’t Care Bar and Grill in Catoosa, Oklahoma were notified of their termination by text message, which glibly stated, “You and your family are fired. I hope you enjoyed your day off, and you can enjoy many more. Love you.”

    The decision to summarily fire workers for protesting met with outrage on social media, with many people, including friends and relatives of those turned out by their employers, speaking out against the companies.

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  • Le président américain Donald Trump a choisi H.R. McMaster, un général en exercice, vétéran d’Irak et d’Afghanistan, pour occuper le poste de conseiller à la sécurité nationale.

    Herbert Raymond "H.R." McMaster, 54 ans, est un spécialiste de la contre-insurrection, notamment en Irak où il été déployé pendant la guerre de 1991 et deux fois après l’invasion américaine de 2003, de 2004 à 2006, puis de 2007 à 2008. Il a également servi en Afghanistan.

    La « contre-insurrection » sert à s’opposer à une insurrection, comme son nom l’indique, mais en menant une contre-révolution, c’est-à-dire en s’affranchissant des lois et règles employées non seulement dans le civil mais même dans les armées en guerre, en s’autorisant toutes les méthodes terrorisme, torture, organisant de bandes fascistes, etc…

    voir ici

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    • L’année dernière, McMaster a dirigé une initiative connue sous le nom de « Étude nouvelle de la guerre avec la Russie », conçue pour réorienter l’armée américaine vers une confrontation militaire avec la Russie. Il est également l’auteur d’un rapport de 2015 intitulé « Continuité et changement : Le concept opérationnel de l’Armée et la réflexion claire sur la guerre future », qui appelle le Pentagone à se préparer afin d’« empêcher l’agresseur de faire ce que la Russie a fait en Ukraine. »

      À Moscou, ce choix a été prise comme un signal indubitable. « McMaster est […] à 100 pour cent une menace de la part des États-Unis pour la Russie, et cette menace ne faiblit pas ni ne diminue pas. L’aile de la défense et du renseignement à Washington mènera une politique russophobe », a déclaré mardi à Spoutnik le premier vice-président du Comité de la Défense et de la Sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, Franz Klintsevich.

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  • Les politiciens démocrates américains tentent de canaliser l’opposition populaire à Trump dans une offensive antirusse...

    Deux processus distincts sont apparus durant le mois qui a suivi l’investiture de Donald Trump. Des millions de personnes aux États-Unis et internationalement ont participé à des manifestations de masse contre les politiques fascisantes du nouveau gouvernement. Elles sont motivées par une colère réelle et ressentie envers l’attaque de l’administration contre les immigrants et son cabinet de milliardaires et réactionnaires.

    En même temps, une grande partie des médias et des principales sections de l’élite politique mènent de plus en plus farouchement une campagne contre Trump d’un caractère très différent. En coordination étroite avec les agences de renseignement des États-Unis, les critiques médiatiques et gouvernementales de Trump tentent de détourner l’opposition des travailleurs et des jeunes contre Trump et de la canaliser derrière leur propre programme impérialiste et militariste.

    Le Washington Post a résumé les inquiétudes fondamentales en ce qui concerne la politique étrangère de l’élite dirigeante dans un éditorial publié mercredi dernier, suivant la démission du conseiller en sécurité nationale de Trump, Michael Flynn. Le Post a écrit que Trump pourrait « commencer à réparer les dégâts » de son premier mois au pouvoir en sélectionnant « un nouveau conseiller en sécurité nationale ». Même si « M. Trump a effectué au cours des deux dernières semaines quelques corrections de décisions qui semblaient s’éloigner radicalement des politiques précédentes des États-Unis », a ajouté le journal, Trump a encore « quelques corrections à faire ». Cela voulait surtout dire améliorer les relations avec les puissances européennes et changer « sa posture dangereusement apaisante envers M. Poutine ».

    La même ligne essentielle est répétée dans d’innombrables éditoriaux, dans les programmes de nouvelles et les émissions télévisées, et autant de la part de politiciens démocrates que républicains.

    Le sénateur républicain Lindsey Graham, l’un des plus fervents russophobes, a déclaré mercredi dernier qu’un article sans preuves paru dans le New York Times sur des liens entre la campagne électorale de Trump et des agents de renseignement russe « changeait la donne » de façon à justifier une enquête bipartite.

    La sénatrice Elizabeth Warren, qui représente supposément l’aile gauche du Parti démocrate, a publié une déclaration affirmant que Trump « doit au peuple américain un rapport complet concernant les relations de son administration avec la Russie... le Congrès doit se sortir la tête du sable et lancer une enquête publique transparente et bipartite concernant la Russie. Notre sécurité nationale est en jeu. »

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  • Pour protester contre la politique anti-immigration de Donald Trump, une “journée sans immigrés” est organisée ce 16 février aux États-Unis. Les personnes d’origine étrangère sont appelées à faire grève afin de mettre en lumière le rôle fondamental qu’elles jouent dans la société et l’économie du pays. En réalité, c’est une réaction de tous les travailleurs qui répondrait vraiment à la politique de Trump. Opposer les travailleurs américains et immigrés, en les faisant faire grève séparément et pour "démontrer leur utilité" d’un point de vue capitaliste, ce n’est pas génial, puisque ça marche avec le point de vue de race et pas de classe. On voit que les opposants à Trump marchent dans les cassures que ce dernier veut mettre en place et sont liés aux démocrates et à la petite bourgeoisie, même s’ils ont toutes les bonnes intentions du monde.

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  • Donald Trump a signé le décret qui supprime toute limitation de la liberté de port d’armes. Il s’agissait d’une restriction concernant les personnes qui ne sont pas des malades mentaux !!! Elle imposait à la sécurité sociale américaine de transmettre les états-civils des personnes percevant des allocations pour troubles mentaux à un fichier de contrôle des ventes des armes à feu. C’était la toute petite restriction que s’était permis Obama !!!

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  • Les actions de Snap Inc., éditeur de l’application de messagerie Snapchat, ont bondi de 44 pour cent jeudi après son introduction en bourse (IPO). La société, qui compte un nombre infime d’employés, n’a jamais réalisé de profit et a perdu 514,6 millions de dollars l’an dernier, vaut maintenant plus que Target, un géant de la grande distribution qui emploie plus de 300 000 personnes.

    En quelques secondes de négociations du titre, plus ou moins une heure et demie après la cloche d’ouverture, la richesse de chacun des deux cofondateurs de l’entreprise, Evan Spiegel et Bobby Murphy, a été portée à 5,3 milliards, les actions bondissant d’un prix initial de 17 dollars à plus de 24 dollars – un bond de 44 pour cent. Elles ont augmenté encore plus au cours de la journée avant de retomber légèrement à la clôture de la négociation. D’autres ont également profité, y compris les sociétés de capital-risque Benchmark Capital et Lightspeed Venture Partners, qui ont réalisé respectivement 903 millions de dollars et 613 millions de dollars.

    L’explosion de la valeur des actions Snap illustre deux processus liés. C’est une autre preuve de la montée du parasitisme au cœur de l’économie américaine et du système financier. En même temps, c’est une autre approbation manifeste par Wall Street et les élites financières américaines des politiques du gouvernement Trump qui visent à lâcher les « instincts animaux » de la course capitaliste à l’argent, libérés de tout contrôle ou réglementation gouvernementale.

    Le fait que Snap Inc. ait averti qu’il se peut qu’elle ne puisse jamais faire un profit n’a pas empêché une ruée sur les actions. Les spéculateurs n’ont pas salivé à la perspective que les 158 millions d’utilisateurs de Snapchat, envoyant chaque jour plus de 2,5 milliards d’images et de messages et pour la plupart âgés de 18 à 34 ans, puissent être une source lucrative de revenus. Au contraire, la ruée a été motivée par la perspective à très court terme, mesurée en minutes ou même en secondes, qu’il y avait d’immenses gains immédiats à faire sur une hausse de la valeur de ses actions.

    La réaction au lancement de Snap a été saluée à Wall Street comme un signe que le ralentissement des introductions en bourse au cours des deux dernières années était sur sa fin et que d’autres fortunes massives pourraient être faites si d’autres entreprises telles que le service de taxi d’Uber et le service de location Airbnb décidaient de s’introduire en bourse.

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  • Avec Trump, il n’y aura d’argent public que pour l’armée, la police et les trusts !!!!

    Afin de réduire les dépenses publiques, le nouveau président des États-Unis demande au Congrès de réduire massivement les crédits des grandes administrations de Washington, à quelques rares exceptions près.

    Le budget de l’aide au développement, géré par le Département d’État, serait par exemple réduit de 28%. La contribution des États-Unis à l’ONU serait coupée, tandis que la participation américaine aux opérations de maintien de la paix ne pourrait pas dépasser 25% du total de chaque opération. L’enveloppe de l’agence pour la protection de l’environnement (EPA) serait vidée de 31%, alors que 19% des effectifs de cette administration jugée bureaucratique et néfaste par la Maison-Blanche, car bloquant l’investissement et l’emploi au nom de la pureté de l’air ou de l’eau, seraient éliminés. Le Département des transports perdrait 13% de ses fonds, le service de contrôle du trafic aérien serait privatisé et toutes les subventions à la compagnie ferroviaire Amtrak pour les grandes lignes, seraient éliminées. Dans le même temps le Département de l’agriculture serait dépouillé de 21% de ses crédits.

    Les seuls postes gagnants dans le budget de Donald Trump sont la Défense et la Sécurité intérieure, avec respectivement des dotations en hausse de 10% et 6, 8%. Dans le budget du Département de la sécurité intérieure, figure une première ligne de 1,5 milliard de dollars pour entamer des projets pilotes de construction d’un mur sur la frontière mexicaine. Le budget du Pentagone, de loin le premier dans la catégorie des dépenses discrétionnaires, passerait à 574 milliards de dollars.

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  • L’abrogation d’Obamacare, qui a commencé la semaine dernière avec l’introduction de la loi rédigée par le Président de la Chambre des représentants républicain Paul Ryan en collaboration avec l’administration Trump, est devenue le véhicule d’un programme de réaction sociale beaucoup plus vaste.

    Cette nouvelle loi, qui va priver 24 millions de personnes de couverture de santé, mettra essentiellement fin à l’assurance maladie Medicaid, l’une des principales réformes sociales des années 1960, un programme qui finance des soins de santé pour des dizaines de millions de pauvres, d’aveugles et autres personnes handicapées, ainsi que les soins infirmiers à domicile pour les personnes âgées à faible revenu. Cette loi ouvre la voie, comme Ryan l’a indiqué, à une loi encore plus vaste pour miner et ultimement détruire Medicare, le programme qui fournit la couverture de santé pour la plupart des personnes âgées aux États-Unis depuis plus d’un demi-siècle.

    Les principaux acquis sociaux des années 1960 – la dernière période de réformes sociales importantes de l’histoire américaine – sont en phase de liquidation finale. C’est l’aboutissement d’un processus historique prolongé qui a commencé pratiquement dès que l’élite dirigeante américaine a pris sa décision, entraînée par la rupture du boom économique de l’après-Seconde Guerre mondiale, de passer des politiques de compromis relatif de classe à la guerre de classe impitoyable. Les premières mesures ont été prises dès l’époque de l’administration démocrate de Jimmy Carter (1977-1981), qui a commencé par limiter les dépenses en protection sociale et cibler les mineurs du charbon en grève avec l’intervention de son gouvernement en vertu du Taft-Hartley Act.

    Les attaques se sont fortement accélérées sous le président républicain Ronald Reagan qui, en brisant la grève des contrôleurs aériens du syndicat PATCO, a donné le feu vert à une décennie d’attaque patronale contre les syndicats et de compressions salariales, ainsi qu’à une compression massive des dépenses sociales fédérales pour financer de façon record les dépenses militaires.

    Reagan a établi le rythme des attaques subséquentes contre les programmes établis dans les années 1960, et même ceux remontant aux années 1930, depuis l’abolition par Clinton de l’aide aux familles avec des enfants à charge jusqu’aux attaques de Bush contre l’aide à l’éducation publique avec sa loi « No Child Left Behind », rédigée en collaboration avec le démocrate Edward Kennedy, sans oublier les premières étapes vers la privatisation de Medicare.

    Loin de renverser ce processus en cours depuis plusieurs décennies, l’administration Obama l’a intensifié. Obamacare n’était pas un élargissement de l’État-providence, comme le prétendaient ses apologistes, mais un programme réactionnaire pour refiler le coût des soins de santé des employeurs et du gouvernement aux travailleurs. Le soutien total des démocrates à cette loi, élaborée en collaboration avec l’industrie de l’assurance et les monopoles pharmaceutiques, témoigne du virage à droite du Parti démocrate depuis les 40 dernières années.

    Les huit années de l’administration Obama – commencées par des promesses d’« espoir » et de « changement » et qui finalement n’ont été que des années de guerre sans fin, d’assauts contre les emplois et les niveaux de vie et d’érosion constante des services sociaux tels l’éducation et les soins de santé – ont créé les conditions pour la prise du pouvoir par les républicains au Congrès et ultimement la victoire de Donald Trump.

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  • Trump est-il en train d’échouer ? Certes, ses deux mesures phares, blocage des migrants entrant aux USA et suppression de l’Obamacare, système de santé, ont été bloqués. Ses deux décrets anti-migrants ont été déclarés illégaux et il a dû retirer son projet de suppression de l’Obamacare car il n’allait pas être voté par les députés. Cependant, la réalité des Etats-Unis, elle, change du fait de la venue au pouvoir de Trump : les radicaux d’extrême droite sont plus forts que jamais ! La société se divise et la guerre civile s’implante...

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  • Donald Trump n’a pas fait encore grand-chose pour l’ouvrier américain de l’industrie, l’icône qu’il avait mise en avant pendant sa campagne. En revanche, pour les grands banquiers, c’est la fête. Le président a bien sûr complètement oublié ses envolées du candidat contre Wall Street. Comme lorsqu’il déclarait par exemple le 9 janvier 2016, à Ottumwa, dans l’Iowa (son discours du Bourget à lui ?) :

    "Je connais Wall Street. Je connais les gens de Wall Street... Je ne vais pas les laisser s’en tirer de l’accusation de meurtre. Wall Street a causé de très nombreux problèmes pour nous tous."

    Avec le recul, les accusations portées pendant la campagne contre Hillary Clinton, cette "marionnette de Wall Street", sont assez risibles. Jamais depuis Reagan un président n’aura autant excité les grandes banques que Donald Trump. Après son élection, la hausse des cours boursiers des banques a trahi un émoi quasi amoureux (+ 25% en moyenne).

    Vendredi, Trump est passé à l’acte. La Maison-Blanche a rendu public un "executive order" qui invite le Trésor à examiner les critiques des banques et des compagnies d’assurances contre les réformes qui leur ont été imposées après la gravissime crise de 2008. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, aura 180 jours pour rendre sa copie.

    Elles sont donc en voie de voler en éclats, avec des effets en chaîne sur toute la planète. En Europe, déjà, les banquiers commencent à couiner. Beaucoup suggèrent qu’on emprunte la même voie, avec un argument classique : "Si les Américains dérégulent nos concurrents, nous ne pouvons rester inactifs, car sinon nous ne serons plus compétitifs !" Tout semble se mettre en place pour qu’une nouvelle bulle incontrôlée gonfle et l’on sait, depuis la crise des tulipes au XVIIe siècle, comment se terminent les bulles.

    Le 3 février dernier, Trump avait reçu plusieurs grands patrons à la Maison-Blanche pour parler des impôts (trop élevés) et des réglementations (trop lourdes). A l’issue de ces discussions, le président a indiqué qu’il allait s’occuper de la loi Dodd-Frank. Le "Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act", adopté en 2010, vise à responsabiliser les grands acteurs de la finance. Ce texte impose une certaine transparence, des garde-fous, des coupe-feu, accroît les pouvoirs de contrôle de la SEC et autres agences fédérales. Autant dire qu’il s’agit, aux yeux de la haute finance, d’une véritable horreur, comme l’a d’ailleurs expliqué à Donald Trump, lors de cette journée pédagogique, le patron de JPMorgan Chase, James Dimon.

    "Il n’y a personne qui me parle mieux de Dodd-Franck que Jamie", a déclaré candidement Trump à l’issue de ces discussions, ledit Jamie trônant à ses côtés. A noter que quatre ans plus tôt, Trump qualifiait le même "Jamie" de "pire banquier des Etats-Unis", mais passons.

    Contre toute vérité statistique, Trump a ajouté :

    "J’ai tant d’amis qui ont des bons business, et qui ne peuvent pas emprunter d’argent… à cause des règles et régulations et de Dodd-Frank."

    Son ami, c’est la finance. Donald Trump n’a pas fait encore grand-chose pour l’ouvrier américain de l’industrie, l’icône qu’il avait mise en avant pendant sa campagne. En revanche, pour les grands banquiers, c’est la fête. Le président a bien sûr complètement oublié ses envolées du candidat contre Wall Street. Comme lorsqu’il déclarait par exemple le 9 janvier 2016, à Ottumwa, dans l’Iowa (son discours du Bourget à lui ?) :

    "Je connais Wall Street. Je connais les gens de Wall Street... Je ne vais pas les laisser s’en tirer de l’accusation de meurtre. Wall Street a causé de très nombreux problèmes pour nous tous."

    Avec le recul, les accusations portées pendant la campagne contre Hillary Clinton, cette "marionnette de Wall Street", sont assez risibles. Jamais depuis Reagan un président n’aura autant excité les grandes banques que Donald Trump. Après son élection, la hausse des cours boursiers des banques a trahi un émoi quasi amoureux (+ 25% en moyenne).

    Vendredi, Trump est passé à l’acte. La Maison-Blanche a rendu public un "executive order" qui invite le Trésor à examiner les critiques des banques et des compagnies d’assurances contre les réformes qui leur ont été imposées après la gravissime crise de 2008. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, aura 180 jours pour rendre sa copie.

    Elles sont donc en voie de voler en éclats, avec des effets en chaîne sur toute la planète. En Europe, déjà, les banquiers commencent à couiner. Beaucoup suggèrent qu’on emprunte la même voie, avec un argument classique : "Si les Américains dérégulent nos concurrents, nous ne pouvons rester inactifs, car sinon nous ne serons plus compétitifs !" Tout semble se mettre en place pour qu’une nouvelle bulle incontrôlée gonfle et l’on sait, depuis la crise des tulipes au XVIIe siècle, comment se terminent les bulles.

    Le 3 février dernier, Trump avait reçu plusieurs grands patrons à la Maison-Blanche pour parler des impôts (trop élevés) et des réglementations (trop lourdes). A l’issue de ces discussions, le président a indiqué qu’il allait s’occuper de la loi Dodd-Frank. Le "Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act", adopté en 2010, vise à responsabiliser les grands acteurs de la finance. Ce texte impose une certaine transparence, des garde-fous, des coupe-feu, accroît les pouvoirs de contrôle de la SEC et autres agences fédérales. Autant dire qu’il s’agit, aux yeux de la haute finance, d’une véritable horreur, comme l’a d’ailleurs expliqué à Donald Trump, lors de cette journée pédagogique, le patron de JPMorgan Chase, James Dimon.

    "Il n’y a personne qui me parle mieux de Dodd-Franck que Jamie", a déclaré candidement Trump à l’issue de ces discussions, ledit Jamie trônant à ses côtés. A noter que quatre ans plus tôt, Trump qualifiait le même "Jamie" de "pire banquier des Etats-Unis", mais passons.

    Contre toute vérité statistique, Trump a ajouté :

    "J’ai tant d’amis qui ont des bons business, et qui ne peuvent pas emprunter d’argent… à cause des règles et régulations et de Dodd-Frank."

    Donald Trump s’apprête donc à réécrire le Dodd-Frank Act. Notamment, il souhaite abroger deux chapitres : celui qui prévoit que le gouvernement fédéral puisse intervenir pendant une crise financière, à travers un nouvel instrument, l’Oderly liquidation Authority (OLA : autorité de liquidation ordonnée) ; et celui qui crée une commission de supervision, la Financial Stability Oversight (FSOC : Commission de supervision de la stabilité financière). Le conseiller de Trump sur l’économie, Gary Cohn, est à la manœuvre. Ancien numéro 2 de Goldman Sachs, il n’est pas le plus ardent défenseur des régulations et contrôles mis en place après la crise des subprimes.

    Malgré les nouvelles contraintes imposées après 2008, les banques affichent des profits toujours très confortables. Mais leur activité ne progresse pas assez vite à leur goût. Par ailleurs, sur les marchés financiers, la mémoire des krachs est une denrée rare ; celle de la crise de 2008, la plus grave depuis 1929, s’estompe. A quoi bon garder des béquilles et des attelles quand on piaffe d’impatience de courir très vite ? Qui freinera ce mouvement dangereux, surtout lorsqu’on sait qu’il se conjugue avec une abondance de liquidités fournies par les banques centrales ? Le sujet est trop technique pour que les politiciens s’en emparent. En France, l’ancien banquier Emmanuel Macron l’a bien abordé, mais pour aller… dans le même sens que Trump, celui d’un allègement des règles. Il juge notamment que les exigences de fonds propres imposées aux banques après la crise freinent leur capacité à prêter aux entreprises.

    Finalement, en dehors de certaines ONG et de quelques patrons (comme Bernard Arnault, ce mardi), seuls les banquiers centraux, ou ex-banquiers centraux, tentent de sonner l’alarme. "L’idée consistant à recréer les conditions qui étaient en place avant la crise est quelque chose de très inquiétant", avait déjà réagi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, à la suite des premières annonces de Trump, début février.

    L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a pris la plume sur le site de la Brookings pour s’inquiéter des projets en cours :

    "L’OLA [...] est un outil essentiel pour s’assurer que les tensions financières ne dégénèrent pas en crise catastrophique."

    Enfin, il y a quelques jours, devant le think tank Council of Foreign Relations, à New York, Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE, a enfoncé le clou. Selon lui, le durcissement des règles financières a "permis de freiner l’exubérance financière et de protéger les contribuables de sauvetages financiers coûteux". Loin de freiner l’activité, ces réformes ont, dit-il, soutenu la reprise de la croissance des crédits aux ménages et aux entreprises.

    Mais Trump préfère écouter ses amis banquiers. Et ceux qui accusent le fondateur du Trump Taj Mahal de vouloir de nouveau créer à Wall Street un casino géant ne peuvent probablement pas lui faire meilleur compliment.

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  • Le protectionnisme n’est nullement un garant des emplois : Ford licencie massivement...

    Le constructeur automobile Ford, confronté au ralentissement du marché automobile américain, envisage de supprimer des milliers d’emplois à travers le monde, afin de faire des économies et d’améliorer sa rentabilité. Le deuxième groupe automobile américain en termes de ventes devrait annoncer ces suppressions d’emplois dans les prochains jours, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi une source proche du dossier à l’AFP sous couvert d’anonymat.

    Ford, qui emploie actuellement 202.000 personnes, temps plein et partiel inclus, pourrait licencier jusqu’à 20.000 salariés, soit 10% de ses effectifs, a dit la source, confirmant des informations du Wall Street Journal (WSJ). Les suppressions de postes prochaines devraient toucher la plupart des marchés dans lesquels évolue Ford, selon la source proche du dossier. Sous la pression du président américain Donald Trump, Ford avait renoncé en début d’année à délocaliser vers le Mexique toute sa production de citadines, dont les ventes américaines ont pourtant plongé sous le coup de bas prix de l’essence à la pompe. Il s’est même engagé à créer 700 emplois dans l’Etat ouvrier du Michigan (nord des Etats-Unis).

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  • Etats-Unis : le protectionnisme de Trump ne paie pas pour la classe ouvrière et les géants de l’Automobile de Detroit suppriment massivement des emplois...

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  • "The Fourth Turning. An American Prophecy" ("le Quatrième Tournant. Une prophétie américaine") est le livre de chevet, la bible, du sulfureux Steve Bannon, ce militant d’extrême droite qui a dirigé la campagne victorieuse de Trump et qui est aujourd’hui son "conseiller stratégique" à la Maison-Blanche.

    L’ouvrage, qu’il a lu trois fois et dont il a tiré un documentaire télévisé en 2010, n’annonce rien de moins qu’un chaos imminent en Amérique – une guerre majeure suivie ou précédée par un bouleversement politique révolutionnaire de très grande ampleur.

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  • Où va l’Amérique de Trump ? 1er septembre 08:03

    Douze ans après que l’ouragan Katrina a dévasté la Nouvelle-Orléans, une région métropolitaine encore plus grande et plus peuplée est transformée en une scène de souffrances indescriptibles. Les innombrables exemples de solidarité humaine parmi les victimes, dont la grande majorité est de la classe ouvrière et de toutes les ethnies, contrastent avec l’indifférence et l’incompétence du gouvernement et de l’establishment politique.

    À l’instar de Katrina, l’ouragan Harvey a révélé la sordide réalité de la société américaine, montrant des niveaux colossaux d’inégalités sociales, de pauvreté endémique, et de criminalité des classes dirigeantes. Derrière les commentaires stupides des médias, généralement favorables à la Maison Blanche et au gouverneur républicain de droite du Texas, et les déclarations formatées des politiciens, on sent la nervosité et la peur que cette dernière démonstration de l’échec du capitalisme américain ne déclenche une éruption d’indignation sociale.

    Mais les autorités ne peuvent dissimuler leur suffisance et leur indifférence. Dans une performance dégoûtante, le président Donald Trump a donné une conférence de presse lundi où il a combiné des éloges pour la réponse officielle aux inondations désastreuses, les qualifiant d’« incroyables à regarder » et une démonstration de « coopération et d’amour », s’exprimant avec pathos sur « une famille américaine » qui « souffre et endure les privations ensemble ».

    Récitant ses remarques rédigées d’avance comme s’il lisait l’annuaire téléphonique, Trump n’a rien proposé pour soulager les souffrances des victimes ou pour leur fournir de l’argent pour reconstruire leur vie. Il a esquivé une question concernant sa proposition visant à réduire de centaines de millions de dollars le financement de l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA), y compris des coupes claires dans le Programme fédéral d’assurance contre les inondations.

    Lundi, l’administrateur de la FEMA William « Brock » Long s’est accordé à lui-même et au gouvernement une amnistie globale pour leur manquement à leurs devoirs, en déclarant : « On n’aurait pas pu prévoir cela. On ne pouvait même pas prévoir cela dans ses rêves. »

    Le Wall Street Journal a abondé dans ce sens dans un éditorial publié lundi. Le journal a déclaré : « L’immunité à la fureur de la nature est une illusion que les humains cultivent jusqu’à ce que nous soyons contraints à lui faire face à nouveau. Nous oublions les dégâts que les tempêtes et les tremblements de terre peuvent causer. »

    Cet abandon de toute responsabilité pour la catastrophe qui se déroule à Houston a été combinée avec l’éloge de l’accumulation massive de richesses parmi les couches supérieures de la société, déclarant que « les sociétés complexes peuvent mieux faire face aux dégâts si elles ont un réservoir de richesse accumulée [parmi] les sources privées ». Ainsi, selon le porte-parole principal de Wall Street, la bonne réponse à la tragédie qui se déroule au Texas est l’enrichissement de l’oligarchie financière !

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  • Où va l’Amérique de Trump ? 1er septembre 08:06

    Houston est la zone urbaine la plus souvent inondée du pays. Les scientifiques et les experts météorologiques ont prévenu à plusieurs reprises les autorités officielles du fait que la liberté accordée aux promoteurs immobiliers et aux spéculateurs de bétonner les zones humides, ainsi que le refus du gouvernement de construire des défenses adéquates contre les inondations, créaient les conditions pour des inondations catastrophiques sans précédent. Ces avertissements ont été ignorés.

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  • Où va l’Amérique de Trump ? 1er septembre 08:08

    Les catastrophes telles que l’inondation du Texas sont des crimes sociaux, commis par une aristocratie financière qui a passé le dernier demi-siècle à piller le pays et à négliger son infrastructure sociale tout en accumulant des sommes inimaginables de richesses personnelles. Selon les médias contrôlés par les grandes entreprises et l’ensemble de l’establishment politique – les démocrates pas moins que les républicains – il n’y a pas d’argent pour construire des défenses contre les inondations ou reconstruire des ponts, des routes et des systèmes d’eau en ruines, ni pour moderniser et étendre les transports publics ou fournir des écoles et des logements décents pour la population.

    Mais il y a des milliards de dollars cachés dans les comptes bancaires et les portefeuilles d’actions des riches et des super-riches. Des centaines de milliards sont gaspillés chaque année sur les instruments de guerre.

    Le pays chancelle d’une catastrophe qui aurait pu être évitée à l’autre : Katrina en 2005, la marée noire de BP en 2010, la super-tempête Sandy en 2012, et maintenant Harvey. Entre les innombrables inondations, tornades, incendies et autres événements qui causent des ravages pour la classe ouvrière et les familles pauvres, qu’une élite dirigeante noyée dans ses propres excès laisse se débrouiller toutes seules.

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