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Les grands stratèges syndicaux de la grève perlée reviennent dessus... - Matière et Révolution
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Les grands stratèges syndicaux de la grève perlée reviennent dessus...

samedi 8 juin 2019, par Robert Paris

Rappelons-nous d’abord la fameuse stratégie de la "grève perlée"

Laurent Brun, dirigeant CGT cheminots, s’est dit « très satisfait » de la « très très bonne mobilisation » contre la nouvelle réforme de la SNCF (encore une journée d’action et pas une vraie grève). « Si le gouvernement ne réagit pas, c’est sûr que d’ici la fin de l’année, il y aura un conflit ». Oui, mais quel type de conflit ? Encore des journées d’action ? Pire, encore des fausses grèves dites perlées ?!!!

Laurent Brun, affirme dans un entretien à l’Huma dimanche, en douce et discrètement, mais un peu tard, qu’il regrette la grève perlée : « Si on reproduit le même schéma, le résultat risque d’être le même. ». A la fin de l article il dit : « Notre problème, c’est à la fois de remobiliser et de remobiliser différemment de 2018. » C’est vrai que ce n’est pas un aveu de stratégie d’échec... Mais ils ont tellement réussi, avec la grève perlée, à dégoûter bon nombre de cheminots et de militants qu’il est contraint d’annoncer d’avance qu’il ne recommencera pas la grève perlée !!! Sinon ce ne serait même pas la peine de lancer un mot d’ordre syndical : il ne serait même pas suvi des militants, sans parler des cheminots !

Mais Brun ne regrette pas d’avoir dirigé, en intersyndicale, la grève cheminote aux côtés de syndicats adeptes ouverts de la privatisation de la SNCF ! Il ne regrette pas de se prétendre dirigeant de la lutte en refusant cette direction aux cheminots eux-mêmes, en étant contre les comités de grève, les assemblées qui élisent elles-mêmes leurs représentants, qui négocient elles-mêmes ou en tout cas qui le décident par elles-mêmes, sur quelle revendication et décident aussi de leurs modes d’action.

Quant à la gauche des appareils syndicaux, l’extrême gauche opportuniste, elle ne tire pas davantage de leçons ! Révolution permanente déclare ainsi : « C’était sûrement la grève qu’il ne fallait pas perdre, c’est pour cela que nous avons fait le maximum, sur Paris Nord, mais aussi avec l’Intergare pour changer les choses, car c’était inévitable, que les cheminots auraient du mal à réagir aux futures attaques si nous perdions. Et ces attaques sont déjà là, on est en train de les subir de plein fouet, donc il est urgent de tirer des leçons de cette grève pour pouvoir repartir à l’offensive ! » Mais cette organisation s’est toujours refusée à faire élire des représentants de la grève dans les assemblées afin d’en contester la direction aux appareils bureaucratiques !

Lire ici

Cette organisation, tout comme LO et NPA, et tous les groupes de la gauche syndicale opportuniste se sont refusés à mettre en cause la stratégie consistant à faire se battre séparément les cheminots, en refusant de les relier aux postiers, aux hospitaliers, aux enseignants et autres…

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