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La grève de Decazeville

vendredi 14 juin 2024, par Robert Paris

Une grève spontanée éclate le 26 janvier, les ouvriers au nombre de 2 000 cessent le travail. Des raisons ? Les houillères de l’Aveyron ont placé à la direction de l’exploitation des mines un ingénieur, Watrin, qui sous une apparence paternaliste ne fait en fait qu’accélérer la baisse des salaires. Un économat était institué directement payé par la Compagnie, par des prélèvements sur le salaire des ouvriers, si bien qu’on voyait leurs femmes s’endetter à l’économat pour revendre pain et viande afin de payer leurs loyers. Il faut ajouter la pression inouïe du point de vue politique exercée par la Compagnie en faveur de ses candidats, monarchistes ou cléricaux. Aux élections d’octobre 1885, ils n’obtiennent pourtant que 300 voix sur les 2000 voix des mineurs. Dans ces conditions, l’explosion était inévitable. La grève générale déclarée, les ouvriers envoient une délégation auprès de Watrin. Arrogant, brutal, l’ingénieur ne veut rien entendre et se refuse à toute concession. L’entrevue a lieu à la mairie. L’ingénieur en sort, est sifflé, hué, prend peur et se réfugie dans un bâtiment voisin. La maison est assiégée, elle est envahie, Watrin est entouré, assailli, frappé ; puis jeté par une fenêtre et achevé par la foule.

A la suite de cette défenestration, des régiments de cavalerie et d’infanterie sont expédiés en toute hâte à Decazeville, les troupes parcourent les campagnes baïonnette au canon pour effrayer la population. Sur l’intervention du préfet, quelques concessions sont promises par la Compagnie et le travail reprend le 29 janvier. Le calme règne, les troupes n’en demeurent pas moins sur place. Mais les améliorations promises le 29 janvier ne sont pas accordées, la Compagnie compte sur la terreur des baïonnettes mises à sa disposition par le Gouvernement pour, au contraire, sous le couvert d’une augmentation d’une partie du salaire, diminuer le salaire total des mineurs. Cette décision est placardée le 25 février ; malgré l’occupation militaire, la grève reprend le jour même. Elle durera jusqu’au 14 juin, soit 108 jours.

Cette grève va être dans tout le pays l’objet d’une gigantesque propagande socialiste : le lendemain de la mort de Watrin, Jules Guesde écrit dans le « Cri du Peuple » : « Mardi matin, la grève éclatait. Et le même jour le sang avait coulé. Par extraordinaire, pour la première fois peut-être, ce n’est pas du sang ouvrier... ». « ... Devant ce cadavre d’employeur, de tortureur, qui va tirer des larmes de tous les yeux bourgeois et des condamnations d’une justice également bourgeoise, il nous est impossible de penser à autre chose qu’aux souffrances, aux injures et aux provocations dont une pareille mort n’est que le couronnement, pour ne pas dire le châtiment ». A la Chambre, les socialistes interviennent pour défendre les mineurs, cela donne lieu à des débats houleux. Un ancien ouvrier, mineur du Nord, élu député de la Seine, Basly, défend avec emportement les grévistes. Jean Jaurès. - qui vient d’être élu et siège sur les bancs de la gauche opportuniste - vote dans tous les scrutins pour le Gouvernement et pour la Compagnie, justifiant son attitude plus tard en écrivant : « Lorsque les ouvriers de Decazeville eurent tué l’ingénieur Watrin, Basly, novice encore à la politique sociale, portait au Parlement une déclaration rédigée par les hommes du « Cri du Peuple » qui contenait presque un commencement d’apologie anarchiste du meurtre, bien plus que la revendication du droit ouvrier et l’affirmation de la pensée socialiste, En vain couvrit-il cet attentat du souvenir des violences de la révolution bourgeoise et promenait-il au bout d’une pique la tête de Flesselles et la tête de Foulon... » ; plus loin, il parle de la « choquante et inutile violence du discours de Basly sur les événements de Decazeville » ’.

D’autre part, les élus socialistes : Basly, Camélinat, Antide Boyer, Clovis Hugues, vont à Decazeville, groupent les travailleurs, multiplient les réunions. Depuis deux ans seulement, les syndicats viennent d’être reconnus par la loi. Les socialistes, eux, sont groupés dans le « Parti Ouvrier » fondé en 1879, avec Guesde. Les blanquistes se sont eux aussi organisés. Ce sont donc eux, bien plus que les syndicats qui organiseront la lutte sur place.

Deux rédacteurs, Duc-Quercy au « Cri du Peuple », Ernest Roche à « L’Intransigeant » tiennent le public parisien au courant de la grève, et les deux journaux ouvrent des souscriptions en faveur de la grève. Les deux rédacteurs sont arrêtés sous prétexte d’avoir : « à l’aide de violences, de menaces et de manœuvres frauduleuses, porté atteinte au libre exercice du travail » : quinze mois de prison ! Mais une élection législative complémentaire a lieu dans la Seine et tous les socialistes, à l’exception de, la fraction possibiliste, décident de présenter l’un des condamnés de Decazeville, le nom d’Ernest Roche est tiré au sort. D’autre part aucun manifeste ni programme n’est élaboré pour cette élection car c’est d’une protestation qu’il s’agit. Les socialistes recueillent 100 820 voix, l’élu n’en a que 146 000, c’est un radical. Cette double candidature socialiste et radicale est la manifestation de la rupture intervenue à la Chambre entre radicaux et socialistes élus sur une liste commune en 1885. C’est la prise de position ferme des socialistes pour le soutien intégral des mineurs qui provoqua la rupture et aboutit à la constitution d’un « groupe ouvrier » à la Chambre.

Parallèlement aux discours d’agitation à la Chambre, des meetings sont organisés (quatre durant le seul mois d’avril à Paris). Sous la pression de l’opinion publique, un grand nombre de municipalités votent des crédits pour venir en aide aux grévistes (à Paris, Marseille, Lyon, etc...). Un de ces meetings a d’ailleurs son épilogue en Cour d’Assises ; Jules Guesde, Paul Lafargue, Susini, sont poursuivis pour excitation au meurtre et au pillage et transforment leur procès en cours d’éducation socialiste. Ils sont acquittés et le public présent à l’audience fait une ovation.

Le 1er juin, la Compagnie cède et la grève se termine. Du 15 au 20 juin, cependant, se déroulera devant les Assises de l’Aveyron le procès de dix travailleurs, dont deux femmes, accusés du meurtre de Watrin. Quatre sont condamnés à 26 ans en tout de travaux forcés, et six sont acquittés.


Paul Lafargue

La grève de Decazeville

(1886)

La grève de Decazeville, par les incidents et les complications qu’elle a entraînés, et l’influence qu’elle a exercée sur le mouvement socialiste en France, est un des événements les plus considérables de ces quinze années de Basse République.

La grève s’ouvrit par l’exécution de l’ingénieur Watrin, qui fut l’explosion d’une population ouvrière torturée et exaspérée par l’injustice de la compagnie minière. Les ouvriers, fous de fureur, se jetèrent sur un des agents de la compagnie, et après l’avoir assommé à coups de bâtons, le jetèrent par la fenêtre. Des révoltes similaires se sont produites dans les prisons contre les gardiens. Le gouvernement, parmi lesquels se trouvaient deux radicaux, MM. Lockray et Jeanet, résolut de ramener les mineurs à la raison. Nous avons vu en Belgique le cours des événements. Les ouvriers exaspérés, n’ayant d’autre idée que de détruire, de se venger, ravagent le pays comme des taureaux fous, brûlant des usines, mettant les bourgeois sous le tribut, et produisant généralement « un putain d’enfer » ; l’armée sur le Continent, toujours employée à la fois contre les ouvriers, mitrailleuses ces pauvres diables, qui faisaient plus de bruit qu’autre chose, et au bout de quelques jours le, glorieux Van der Smissen annonce au bourgeois tremblant qu’il a sauvé la société et rétabli l’ordre. En effet, les mineurs et verriers belges, sévèrement et brutalement réprimés, ont regagné leurs galères industrielles, et le calme le plus parfait régnerait dans cet eldorado du libéralisme bourgeois, si les socialistes organisés ne poursuivaient l’agitation en le transportant. sur le terrain du suffrage universel. Cette agitation ; qui ne brûle pas les usines ni ne soumet les bourgeois au tribut ; ne sera pas supprimée par Van der Smissen.

M. Clemenceau et ses radicaux, qui courtisent les ouvriers pour mieux les duper, avaient jugé politique de faire élire deux ouvriers, Basly et Camélinat. Ils les imaginaient comme des seconds Broadhurst et Burt, prêts à les servir en toutes circonstances. Ils ont été trompés. Basly, sans daigner consulter Clemenceau, partit aussitôt pour Decazeville, et après deux jours d’enquête il revint à Paris accuser le gouvernement d’avoir permis à une poignée de financiers voleurs d’exploiter cyniquement la population minière de Decazeville. Depuis 1848, aucun réquisitoire de l’ordre capitaliste n’avait été entendu au Palais Bourbon. L’effet fut immense à Paris et en France.

Le mineur de Basly, car il avait lui-même passé dix-huit ans dans les fosses d’Anzin, détraqua la machine parlementaire, arracha le prestigedu parti radical aux yeux des classes laborieuses et a ouvert une nouvelle voie à la propagande socialiste. Depuis près de dix ans, nous, socialistes militants, nous nous efforçons de répandre les idées du socialisme révolutionnaire, au moyen de journaux, de réunions, etc., à Paris et en province, sans exclure même les villages. Nous pouvons dire sans nous vanter que nous avons fait de notre « mieux », et malgré cela, notre action est restée limitée au cercle le plus étroit, comme cela s’est manifesté lors de l’élection de l’année dernière. En fait, c’étaient les déjà convaincus qui lisaient nos journaux et nos brochures, et assistaient à nos réunions. Notre propagande a pénétré lentement, très lentement ! Les masses sont si lentes à bouger. Tous les agitateurs qui commencent un mouvement se précipitent contre cette impénétrabilité des masses. Mais avec Basly, avec Camélinat, les députés socialistes, une nouvelle ère commence. Lorsqu’un député socialiste prend la parole à la « Tribune du Parlement », il ne s’adresse pas aux têtes plus ou moins chauves de la Chambre, mais à la France entière. Ses paroles pénètrent jusqu’aux plus petits villages. Les journaux bourgeois sont obligés bon gré mal gré de reproduire ses paroles, de les discuter et de les attaquer. Le socialisme s’étend ainsi du petit amphithéâtre à la place du marché. En France, ce sont cinq députés qui ont fait renaître l’idée républicaine sous l’Empire. Quand vous aurez vos Baslys et Camélinats à la Chambre des Communes, vous apprécierez comme nous, quels puissants instruments de propagande sont les députés socialistes. Ses paroles pénètrent jusqu’aux plus petits villages. Les journaux bourgeois sont obligés bon gré mal gré de reproduire ses paroles, de les discuter et de les attaquer. Le socialisme s’étend ainsi du petit amphithéâtre à la place du marché. En France, ce sont cinq députés qui ont fait renaître l’idée républicaine sous l’Empire. Quand vous aurez vos Baslys et Camélinats à la Chambre des Communes, vous apprécierez comme nous, quels puissants instruments de propagande sont les députés socialistes. Ses paroles pénètrent jusqu’aux plus petits villages. Les journaux bourgeois sont obligés bon gré mal gré de reproduire ses paroles, de les discuter et de les attaquer. Le socialisme s’étend ainsi du petit amphithéâtre à la place du marché. En France, ce sont cinq députés qui ont fait renaître l’idée républicaine sous l’Empire. Quand vous aurez vos Baslys et Camélinats à la Chambre des Communes, vous apprécierez comme nous, quels puissants instruments de propagande sont les députés socialistes.

Les partis bourgeois, sans distinction d’opinion, se liguent contre Basly, Camélinat et Boyer. Tous les journaux, monarchistes et républicains, conservateurs et radicaux, en abusent. Un petit journal, le Prolétariat , l’organe des possibilistes, rejoint la foule bourgeoise. Les radicaux ont monté un complot contre Basly ; sous couvert d’intérêts commerciaux, ils convoquèrent une grande assemblée, choisissant pour président le ministre radical Lockroy, ils espéraient obtenir un vote de censure contre Basly et le forcer à donner sa démission. Mais les socialistes, prévenus, envahirent la salle et emportèrent l’assemblée, qui passa un vote de confiance à Basly par acclamation. Le coup est terrible pour le parti radical.

Basly part aussitôt pour Decazeville, et s’interpose entre les grévistes et les troupes. Il déclara qu’il se placerait à la tête des ouvriers sous ses insignes de député, et que les premières balles tirées par les soldats l’atteindraient. Jamais auparavant un député n’avait vu son mandat parlementaire sous cet angle. Le gouvernement a été intimidé. La Compagnie des Mines voulait un massacre, pour mettre fin brusquement à la grève. Le ministre a ordonné aux soldats de faire des démonstrations mais leur a interdit d’utiliser leurs armes. Les capitalistes, furieux d’être extirpés de leur massacre des mineurs, et ne pouvant toucher Basly et Camélinat dont l’inviolabilité comme députés les protégeait ; tournèrent leur colère contre Duc Quercy et Roche, correspondants du Cri du Peuple etIntransigeant , qu’ils firent arrêter et condamner à quinze mois de prison.

Basly avait été, avec Fauvian, l’organisateur de la grande grève d’Anzin de 1884. Il se mit à l’œuvre à Decazeville. En quelques semaines, il discipline et organise les mineurs. Les journaux bourgeois sont obligés d’avouer que son influence auprès des grévistes est immense. Les ouvriers de Decazeville ont commencé par n’être que des rebelles : ce sont aujourd’hui des socialistes, qui savent qu’ils ne s’émanciperont qu’après avoir exproprié les capitalistes : les scènes de désordre qui ont caractérisé le début de la grève ont fait place à l’ordre, à la grand désespoir des capitalistes, qui désirent des tumultes pour justifier l’intervention des baïonnettes et des fusils. Ils n’ont même pas eu recours aux armes anarchistes - charges de dynamite - qui déplacent des pierres innocentes. Mais ni les provocations ni les coups de dynamite des capitalistes n’ont ébranlé les grévistes,

Cette conduite ferme et calme des mineurs a donné à cette querelle économique entre salariés et patrons une grande importance sociale. Les ouvriers de Decazeville ne sont plus de simples grévistes réclamant quelques améliorations de leur situation sociale, mais des champions de l’idée socialiste, jetant le gant au capital au nom de toute la classe ouvrière. Et dans cette lutte ils sont soutenus par tous les socialistes et ouvriers ; les journaux ont ouvert une souscription, et un seul journal, le Cri du Peuple , a déjà reçu plus de quarante mille francs.

Jamais auparavant une lutte économique n’avait pris un tel caractère. Elle a séparé la société en deux classes : d’un côté les ouvriers et les socialistes, et même la petite bourgeoisie, qui sont spoliés et écrasés par les grandes sociétés, financières, industrielles et commerciales ; de l’autre les grands capitalistes, soutenus par le gouvernement, la presse bourgeoise et tous les partis politiques, des monarchistes aux radicaux. Aux dernières élections de mai, les choses se présentaient ainsi : Gaulier, le candidat du gouvernement et des grandes compagnies, était patronné par la presse radicale et soutenu de plus ou moins de bonne grâce par les opportunistes et les monarchistes ; Roche, condamné à quinze mois de prison pour avoir défendu les ouvriers, était soutenu par les socialistes et les radicaux révolutionnaires. Les radicaux Clemenceau, furieux de voir la consolidation du Parti révolutionnaire, tente de semer la division en présentant un candidat socialiste de l’opposition Soubrié. Dans ce dessein immonde, ils ont employé comme outils les possibilistes, qui depuis quelques années s’occupent de semer la division dans les rangs socialistes. Mais malgré cette perfide manœuvre, d’une agitation électorale de huit jours seulement, et d’une dépense n’excédant pas 216 livres sterling, nous parvînmes à réunir sous le nom de Roche plus de 100,000 électeurs. Que disent les braves gens qui déjeunent à la dynamite et soupent à la nitroglycérine sur la signification de ces 100 000 bulletins de vote ? Cela signifie que nous avons réussi à pénétrer les masses parisiennes, à les précipiter dans un mouvement de revendication sociale, que nous l’avons enfoncé dans la tête de 100 personnes, 000 électeurs qu’ils sont tenus de protester contre l’ordre social actuel et son gouvernement. Il est vrai que tous les électeurs n’étaient pas socialistes, mais ils ont fait un acte socialiste ; il est vrai que ces 100 000 bulletins de vote ne sont pas la révolution, mais ils sont un grand pas vers la Révolution. Les élections de 1866 portent un coup mortel à l’Empire, dont il ne se relèvera jamais. L’élection de mai a coupé en deux le parti radical, jetant ses éléments bourgeois dans le camp opportuniste, et attirant dans la galette socialiste révolutionnaire ses éléments ouvriers et socialistes. L’élection de mai est la pioche posée à la fondation de la république bourgeoise - l’appel de la trompette, ralliant les socialistes à la bataille finale. mais ils ont accompli un acte socialiste ; il est vrai que ces 100 000 bulletins de vote ne sont pas la révolution, mais ils sont un grand pas vers la Révolution. Les élections de 1866 portent un coup mortel à l’Empire, dont il ne se relèvera jamais. L’élection de mai a coupé en deux le parti radical, jetant ses éléments bourgeois dans le camp opportuniste, et attirant dans la galette socialiste révolutionnaire ses éléments ouvriers et socialistes. L’élection de mai est la pioche posée à la fondation de la république bourgeoise - l’appel de la trompette, ralliant les socialistes à la bataille finale. mais ils ont accompli un acte socialiste ; il est vrai que ces 100 000 bulletins de vote ne sont pas la révolution, mais ils sont un grand pas vers la Révolution. Les élections de 1866 portent un coup mortel à l’Empire, dont il ne se relèvera jamais. L’élection de mai a coupé en deux le parti radical, jetant ses éléments bourgeois dans le camp opportuniste, et attirant dans la galette socialiste révolutionnaire ses éléments ouvriers et socialistes. L’élection de mai est la pioche posée à la fondation de la république bourgeoise - l’appel de la trompette, ralliant les socialistes à la bataille finale. L’élection de mai a coupé en deux le parti radical, jetant ses éléments bourgeois dans le camp opportuniste, et attirant dans la galette socialiste révolutionnaire ses éléments ouvriers et socialistes. L’élection de mai est la pioche posée à la fondation de la république bourgeoise - l’appel de la trompette, ralliant les socialistes à la bataille finale. L’élection de mai a coupé en deux le parti radical, jetant ses éléments bourgeois dans le camp opportuniste, et attirant dans la galette socialiste révolutionnaire ses éléments ouvriers et socialistes. L’élection de mai est la pioche posée à la fondation de la république bourgeoise - l’appel de la trompette, ralliant les socialistes à la bataille finale.

PAUL LAFARGUE

Paris, le 22 mai 1886

Le 25 septembre 1886 : comparution pour « provocation au meurtre et au pillage »

https://paris-luttes.info/le-25-septembre-1886-comparution-10767

Le feu souterrain

https://lempaille.fr/le-feu-souterrain

Grève des mineurs de Decazeville

https://wikirouge.net/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_de_Decazeville

La grève des mineurs a 60 ans : c’était une révolte hors norme

https://www.ladepeche.fr/2021/12/18/la-greve-des-mineurs-a-60-ans-cetait-une-revolte-hors-norme-10000132.php

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