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L’humanitĂ© se relĂšvera, le capitalisme jamais !

mercredi 31 décembre 2025, par Karob, Robert Paris

éditorial

L’humanitĂ© se relĂšvera, le capitalisme jamais !

Les travailleurs rĂ©volutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans pĂȘcheurs artisans commerçants et auto-entrepreneurs, l’humanitĂ©, le communisme, tous se relĂšveront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se relĂšvera jamais ! Il a atteint des limites indĂ©passables, non seulement du point de vue des exploitĂ©s et des opprimĂ©s mais aussi du point de vue de son propre systĂšme.

YĂ©men, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, ZaĂŻre, Rwanda, Afghanistan, Pakistan, Sahel, Burkina Faso, Syrie, Liban, Cisjordanie, rien que des massacres voulus, approuvĂ©s, organisĂ©s, armĂ©s par les grandes puissances impĂ©rialistes ! Et il n’y pas que les guerres et les guerres civiles ! Il y a les dictatures, les fascismes qui s’étendent partout ! De mĂȘme que les rĂ©voltes et rĂ©volutions s’étendent partout, en Asie, en Afrique, en AmĂ©rique du sud, en Europe


La plupart des pays du monde ont connu des rĂ©voltes et rĂ©volutions depuis 2010, suite Ă  l’effondrement Ă©conomique capitaliste de 2007-2008. La pandĂ©mie covid-19, encore une horreur mondiale due au capitalisme, a partiellement Ă©touffĂ© la rĂ©volte Ă  partir de 2019. Et les politiques dictatoriales soi-disant anti-covid ont fait le reste.

Pendant que les horreurs dues aux Etats capitalistes s’aggravent sans cesse, les rĂ©voltes et rĂ©volutions tĂ©moignent des capacitĂ©s de courage, de dĂ©vouement, de solidaritĂ©, de spontanĂ©itĂ©, d’auto-organisation des jeunes, des femmes, des travailleurs des villes et des campagnes, et montrent d’oĂč viendra l’avenir de l’humanitĂ© : du peuple travailleur rĂ©volutionnaire.

Ce caractĂšre mondial des rĂ©volutions et des contre-rĂ©volutions dĂ©montre que c’est bien les fondements du monde qui sont Ă©branlĂ©s et non tel ou tel rĂ©gime (Moubarak ou Ben Ali), telle ou telle rĂ©gion (monde arabe ou Afrique), tel ou tel gouvernement, telle ou telle situation particuliĂšre (des femmes, des jeunes, des plus dĂ©munis, etc.), telle ou telle usure du pouvoir, telle ou telle situation politique ou Ă©conomique particuliĂšre qui sont en cause. Cela touche aussi bien les pays riches que les pays pauvres, les pays occidentaux que orientaux, du nord et du sud, de l’est et de l’ouest, les dictatures que les prĂ©tendues dĂ©mocraties.

Une telle situation mondiale a une cause qui est fondamentalement Ă©conomique (la saturation en capitaux par rapport aux capacitĂ©s limitĂ©es des investissements productifs) et c’est le rĂ©sultat inĂ©vitable de la chute historique, elle aussi mondiale, du systĂšme de domination capitaliste (de son mode de production) qui a atteint ses limites et ne peut plus se relancer. En effet, ce qui a causĂ© la chute mondiale des marchĂ©s capitalistes en 2007 et qui continue de saper l’économie capitaliste n’est ni une rĂ©cession, ni l’inflation, ni la dĂ©mondialisation de Trump, ni les effondrements des monnaies, ni les bulles boursiĂšres, ni les problĂšmes de l’énergie, ni la faillite des Etats et des banques centrales, tout cela n’étant que des consĂ©quences.

On ne peut pas prĂ©dire de quoi l’avenir sera fait (Ă  quel moment, Ă  quel rythme, pour quelle raison occasionnelle, cette chute se produira, avec quel point de dĂ©part, avec quelle consĂ©quence), mais on peut ĂȘtre certains d’une chose : le systĂšme Ă  l’agonie nous menace tous de mort, de barbarie, de violences de masse, quelque soit notre pays, notre rĂ©gion, nos situations, nos origines, etc.

Ce qui est certain aussi, c’est que la cause principale n’est pas ce que l’on nous en dit : crise climatique, crise migratoire, crise Ă©cologique, crise dĂ©mographique, crise pandĂ©mique, crise des dĂ©penses de l’Etat, crise Ă©nergĂ©tique, crise gĂ©nĂ©rationnelle, crise interethnique, interreligieuse, inter-civilisationnelle, crise est-ouest, crise djihadiste et terroriste, crise des bitcoins, crise de l’IA, crise guerriĂšre, crise de la mondialisation ou de la financiarisation, crise de la robotisation, etc. La cause n’est mĂȘme pas la misĂšre des plus dĂ©munis et le grand Ă©cart entre riches et pauvres, ni la rĂ©volte des peuples. La cause est Ă©cconomique et pourtant, ce n’est mĂȘme pas une crise classique du capitalisme.

Le capitalisme pourrait parfaitement se remettre de n’importe laquelle des crises que nous venons de citer et mĂȘme de toutes mais pas du problĂšme crucial et fondamental qui le mine depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000 : la saturation complĂšte de l’accumulation des capitaux. La quantitĂ© mondiale du capital a augmentĂ© de maniĂšre folle toutes les derniĂšres dĂ©cennies et on pourrait se dire que c’est un grand succĂšs pour le grand capital. Seulement c’est un succĂšs qui dĂ©passe ses capacitĂ©s
 OĂč placer tous ces capitaux ? Dans la sphĂšre des investissements productifs s’investit une part sans cesse plus faible du capital total qui peut s’investir. Du coup, il devient vital que les Etats et les banques centrales comme les particuliers dĂ©tenteurs de capitaux inventent des investissements non productifs nouveaux et en quantitĂ©. En s’aidant des spĂ©culations, des dettes publiques et privĂ©es, des bitcoins, de l’intelligence artificielle et autres, on peut sans cesse crĂ©er des faux investissements et qui rapportent vraiment de l’argent. Mais toutes ces mĂ©thodes artificielles pour offrir des profits aux capitaux ont un dĂ©faut majeur : elles accroissent follement la masse des capitaux qui ne se tournent pas vers l’investissement productif et la part de ces capitaux dans le capital total grandit sans cesse, contribuant Ă  serrer le nƓud qui Ă©touffe le systĂšme capitaliste. Car la spĂ©culation permet Ă  un capitaliste de s’enrichir mais pas au systĂšme tout entier de s’enrichir. La richesse du capitalisme est toujours fondamentalement provenue de l’exploitation du travail humain (la plus-value accroissant le capital par son rĂ©investissemnt productif), mĂȘme si les capitalistes ont toujours entretenu l’illusion que ce seraient eux, le Capital et non le Travail, qui crĂ©eraient de la richesse. Or ce systĂšme n’a jamais Ă©tĂ© capable de vivre sans accroitre sans cesse le capital. Seules de brĂšves chutes des profits (les crises capitalistes) Ă©taient tolĂ©rables et la destruction de capital qu’elles engendraient Ă©tait compensĂ©e par le fait que ces crises Ă©puraient le capitalisme de ses canards boiteux, lui permettant de repartir de plus belle. Dans la situation actuelle, une telle crise n’est plus tolĂ©rable pour le capitalisme car il la juge « systĂ©mique », ce qui signifie qu’une simple crise de rĂ©gulation menacerait de mort le systĂšme tout en entier !

Nous ne pouvons pas empĂȘcher le capitalisme de s’effondrer n’en dĂ©plaise Ă  tous les fans des « solutions » rĂ©formistes. Nous ne pouvons que nous saisir de la situation et tenter de transformer chaque faiblesse du systĂšme en armes des prolĂ©taires rĂ©volutionnaires.

En somme, nous n’avons ni Ă  rire ni Ă  pleurer sur la fin du capitalisme. C’est lui-mĂȘme qui est la cause de cette autodestruction et qui annonce sa mort en sonnant le glas par maints symptĂŽmes plus atroces les uns que les autres. Aucune raison de regretter le vieux systĂšme d’exploitation et d’oppression, mais pas de raiosn de se rĂ©jouir non plus car rien n’est rĂ©glĂ© et seule l’intervention directe du prolĂ©tairat rĂ©volutionnaire peut nous permettre de tourner la page de l’Histoire de l’humanitĂ©.

Et plus les classes possĂ©dantes se convainquent que leur avenir est bouchĂ©, plus ils manipulent le racisme, le machisme, le fascisme, toutes les haines, toutes les peurs, toutes les divisions, tous les fantasmes, toutes les inepties, tous les appĂ©tits sales, horribles, toutes les brutes galonnĂ©es sanguinaires, tous les meutriers, tous les terroristes du monde entier. La barbarie ne meurt pas en mĂȘme temps que le capitalisme, elle s’accroit jusqu’au triomphe de la rĂ©volution sociale !

Les rĂ©voltes et rĂ©volutions ont agi dans le sens diamĂ©tralement opposĂ© Ă  cette montĂ©e de la barbarie dans les actes et dans les esprits. LĂ  oĂč les peuples sont le plus durement divisĂ©s en ethnies, en clans, en couleurs de peaux, en origines diveres, en religions, en rĂ©gions, entre nationaux et migrants, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, ces mouvements de masse ont justement mis en avant tous les opprimĂ©s et tous les exploitĂ©s, tous unis, reniant souvent le poids oppressif de tout un vieux passĂ© (les femmes en tĂȘte en Iran comme en Tunisie, en AlgĂ©rie, en Egypte ou au Soudan, les ethnies et clans balayĂ©s au Liban, par exemple).

Mais les Etats, ces pouvoirs du grand capital, sont plus prĂ©sents que jamais, disent les sceptiques en ce qui concerne la mort du capitalisme. Oui, mais le systĂšme ne peut se contenter des aides Ă©tatiques pour survivre. Son fonctionnement Ă©conomique est bien plus important. Plus il fait appel au soutien des Etats et des banques centrales plus sa chute s’aggrave car la part des capitaux non issus du secteur productif grandit d’autant plus et la plus-value n’est plus Ă  la base du profit. Un capitaliste individuel se moque d’oĂč vient l’argent pourvu qu’il remplisse sans cesse davantage les coffres mais le systĂšme tout entier ne peut pas s’en moquer ! Et le capitalisme accumule des capitaux sans accroitre la richesse rĂ©elle. Le gouffre grandit qui sĂ©pare la richesse fictive de la richesse rĂ©elle. Au point que ce gouffre fait peur aux classes dirigeantes elles-mĂȘmes et les pousse dans les voies folles de la marche Ă  la guerre mondiale, au fascisme mondial, Ă  la dictature et aux massacres de masse meançant toute l’humanité  Tout cela vaut mieux aux yeux des classes possĂ©dantes que les risques mortels de la rĂ©volution sociale renversant dĂ©finitivement le pouvoir Ă©conomique et politique de la classe capitaliste !

Pour le peuple travailleur, la rĂ©volution socialiste demandera de grands efforts mais elle nous coutera moins cher que les souffrances que les classes dirigeantes nous prĂ©parent !

La crise du capitalisme et les perspectives pour les révolutionnaires

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135

Le systĂšme capitaliste a-t-il dĂ©jĂ  chutĂ© de lui-mĂȘme ou ne pourra-t-il chuter que par la rĂ©volution ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988

La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d’autre ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794

Le point de vue de l’économiste François Chesnais sur la fin du capitalisme

https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf

Crise grave, crise systĂ©mique ou bout du monde pour le capitalisme ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431

Capitalisme : de la construction Ă  la destruction

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939

L’humanitĂ© est frappĂ©e mortellement mais c’est le grand capital qui est en soins palliatifs

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106

Comment nous allons vivre l’effondrement du capitalisme

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960

Les thĂ©ories de l’effondrement capitaliste, adeptes et dĂ©tracteurs

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441

Le capitalisme à l’agonie

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518

Le capitalisme meurt d’avoir... trop bien rĂ©ussi Ă  accumuler du capital

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478

Agir contre ses propres principes en s’autodĂ©truisant, personne n’imagine le capitalisme faire cela et pourtant


https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556

Crise ou mort du capitalisme ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976

Quand les gouvernants en sont rĂ©duits Ă  la seule violence directe, c’est que la dynamique capitaliste est morte

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174

Quel avenir pour le capitalisme ? ou quand la bourgeoisie mondiale serre les fesses


https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084

Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte Ă  ses propres limites : son succĂšs lui-mĂȘme Ă©touffe dans les limites de la propriĂ©tĂ© privĂ©e des moyens de production

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250

Les crises « classiques » ne sont plus possibles pour le systĂšme (trop dangereuses) et pourtant elles permettaient de le rĂ©guler

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771

Le systùme de cavalerie financiùre à la Madoff, une survie illusoire d’un capitalisme mondial en bout de course

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561

Capitalisme : chronique d’une mort annoncĂ©e

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686

Le capitalisme est-il mort ou vivant ? - Sur quels critĂšres se fonder ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975

Le capitalisme déliquescent et sous perfusion, plus antisocial et sanglant que jamais, est encore plus incompatible avec la liberté des femmes


https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743

Et si l’humanitĂ© changeait... de mode de production

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434

Le grand capital a encore peur... du communisme !

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912

Quel avenir : la barbarie de masse


https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694


 ou l’humanitĂ© maitresse d’elle-mĂȘme ?

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073

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