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Demain, le fascisme en France ?
jeudi 19 février 2026, par ,
Demain, le fascisme peut revenir à nouveau en France ?
La France a connu la collaboration, qui n’était pas seulement un « pacte avec les allemands », les vainqueurs, qui n’était pas seulement un produit de la guerre et de l’occupation allemande, mais aussi une revanche de la bourgeoisie française et du personnel politique envers la menace de la révolution prolétarienne qui avait marqué les grèves ouvrières révolutionnaires de 1936. Loin d’aider au combat contre le fascisme mené par le prolétariat plusieurs années auparavant, la gauche les avait éteintes, détournées, étouffées et trompées avant de venir au gouvernement puis en venant au gouvernement et même en le quittant, puis en cautionnant le vichysme. L’essentiel du personnel politique et syndical s’est incliné, s’est aligné ou a collaboré. La majorité de la population, déboussolée, a cédé à la pression des pétainistes et une partie importante a cautionné ses crimes ou y a participé. La honte de cette lâcheté générale n’habite plus trop la population française et un nouveau pétainisme renait et pas seulement du côté de l’extrême droite. Les droites visent à collaborer avec l’extrême droite. Le centre le fait aussi parfois. La gauche a, par sa politique au gouvernement, tout fait pour ouvrir un boulevard à la venue de l’extrême droite au pouvoir. Les Hollande-Macron-Valls-Retailleau en sont les responsables de gauche, du centre et de la droite… Mais il y a bien pire, la politique d’extrême droite a progressivement envahi toute la politique des gouvernants. Bien sûr, ce n’est pas encore le fascisme mais tout, dans la situation d’effondrement financier, économique, social et politique du pays, peut y mener très vite aussi bien que ces éléments sont aussi porteurs de guerre…
Le fascisme, c’est la solution extrême d’une classe possédante qui se sent mortellement menacée et recourt à la violence antisociale radicale contre son propre peuple. Dans ces cas là, elle choisit d’entrainer militairement une fraction importante de la population civile à l’usage direct de la violence contre une autre fraction (dépassant ainsi les limites de l’intervention des forces de répression étatiques classiques). Elle vise ainsi la contre-révolution préventive sanglante, faisant croire aux masses fanatisées et embriagadées que la révolution politique et sociale qui monte va avoir leur peau, en leur inoculant une idéologie réactionnaire, violente, ultra-nationaliste, hostile à d’autres fractions de la population, afin de la fanatiser, de la tromper. Il s’agit essentiellement de terroriser les exploités et les opprimés qui menacent le pouvoir, à la faveur d’un effondrement économique, mais aussi politique et social, découlant d’une faillite financière, d’un pouvoir battu, d’un pays en déclin brutal et de la misère et de la honte qui en découlent dans les couches moyennes de la population.
Italie 1922 et 1975, Allemagne 1918, 1923 et 1933, Portugal 1933, Autriche 1934, Espagne 1936, Chili 1973, Argentine 1976, Iran 1978, Yougoslavie 1988 et Rwanda 1994 sont quelques exemples divers du fascisme arrivé au pouvoir, mais bien d’autres exemples de mouvements de masse fascistes sous des formes et dans des situations variées existent dans le monde. La contre-révolution en Russie aussi en a donné plusieurs exemples qui n’ont pas été jusqu’au bout car ils ont été battus par le prolétariat révolutionnaire organisé et armé. Partout, le fascisme a eu pour but de briser un élan révolutionnaire des travailleurs, de casser durablement ces derniers, y compris dans leurs droits démocratiques, et, pour cela, de briser aussi la démocratie bourgeoise, ses parlements, ses associations, ses partis, ses syndicats. Cependant, le fascisme a prospéré sous la démocratie et grâce à elle. La démocratie n’a quasiment pas levé le petit doigt pour s’opposer à la montée fasciste quand elle ne l’a pas elle-même mis en place. La gauche elle-même a pactisé avec le fascisme contre la révolution prolétarienne comme en 1918 en Allemagne ou avec le pétainisme en France, la majorité des députés socialistes français votant par exemple les pleins pouvoirs à Pétain et une partie de l’appareil syndical passant directement du soutien au front populaire à l’appui au fascisme…
Bien sûr, que l’extrême droite gouverne ou participe au gouvernement dans un pays n’est pas nécessairement synonyme de pouvoir fasciste, de destruction violente de tout mouvement ouvrier organisé, de démolition systématique de la démocratie, d’Etat gouvernant par la terreur directe et systématique et esclavagisant le prolétariat, lui interdisant tout droit démocratique ainsi qu’à l’essentiel de la population, supprimant même la démocratie électorale et les droits démocratiques. D’autant que la mise en place d’un pouvoir fasciste ne dépend pas que des partis d’extrême droite. Quand cela s’est fait, la droite et même le centre et la gauche y ont contribué, soit en soutenant directement l’opération, soit en refusant systématiquement de la combattre. Le fascisme a même été appelé à agir contre le prolétariat par des pouvoirs dirigés par la gauche. Et des gouvernements d’extrême droite peuvent être parfois plus faibles face au prolétariat et plus complices des syndicats que des gouvernements de droite, du centre ou de la gauche. Les comédies parlementaires, les mensonges politiciens n’ont qu’un très lointain rapport avec de tels choix : décider brutalement d’en finir avec la démocratie (celle des parlements comme de la vie quotidienne, celle des droits syndicaux et sociaux), terroriser les travailleurs et les milieux populaires en s’appuyant sur une mobilisation de masse de pauvres et de jeunes fanatisés, constituant une force paramilitaire ultra-violente. C’est un changement extrêmement radical qui ne peut venir que de la menace révolutionnaire que fait peser sur les classes possédantes et les gouvernants à leur service la classe ouvrière qui semble capable de s’allier à toutes les couches sociales opprimées et exploités, en tout cas menacées par l’effondrement économique et social. C’est ce dernier qui explique un tel choix radical. Si le système ne chutait pas inexorablement, si les classes possédantes ne craignaient pas d’être emportées dans cette chute, d’y perdre le pouvoir, elles n’enclencheraient pas une contre-révolution violente. Car la première caractéristique du fascisme, c’est d’être une contre-révolution, donc aussi radicale et violente que la révolution prolétarienne elle-même mais dans un sens diamétralement opposé.
Quels sont les ingrédients qui peuvent conduire la classe possédante et toute la société bourgeoise à basculer dans le fascisme ? Est-ce que ces conditions sont aujourd’hui réunies en France ou commencent-elles de l’être ?
Pour qu’une telle politique contre-révolutionnaire soit lancée, il faut une bourgeoisie qui est au bout du rouleau, dont les perspectives sont complètement bouchées, dont la route est bloquée par l’ensemble de l’impérialisme mondial lui-même, qui ne fait que perdre des points au plan international comme au plan économique national, qui n’a aucune chance de redresser la tête sans une fuite en avant, qui ne voit devant elle qu’un effondrement financier de l’Etat, qu’une chute économique, qu’une régression productive, qu’un effondrement boursier, que des catastrophes sociales, qui est menacée par un mouvement de la base, des opprimés et des exploités, qui voit les illusions dans la mascarade démocratique s’effondrer, où le crédit du président, des gouvernements, du parlement et des partis politiciens est usé et archi usé, qui voit monter l’aspiration à la démocratie directe du peuple, aspiration dont les travailleurs pourraient prendre la tête en cas de crise aigüe avec un mouvement de la base s’organisant par lui-même et balayant l’encadrement étouffant des bureaucraties syndicales et politiques…
Un tel choix peut très bien venir de l’appareil politique de la démocratie bourgeoise lui-même. Il existe deux options pour cela : soit utiliser un mouvement d’organisation fasciste de masse pour tétaniser et apeurer les luttes prolétariennes et pour justifier un pacifisme social des appareils réformistes, soit carrément mener le fascisme vers une montée au pouvoir. Et il existe une troisième option fasciste plus militaire. Cela permet de nombreuses variantes suivant les possiblités et les situations.
La bourgeoisie est prête à utiliser, dans les cas extrêmes, des populations paupérisées et excitées y compris carrément des bandits et des assassins, mais, bien entendu, elle n’acceptera que quelques chefs triés sur le volet pour participer au pouvoir et les masses fascistes, fanatisées et trompées n’auront fait que sauver momentanément le pouvoir du grand capital. Les sections d’assaut brunes ont été démissionnées un an après la prise du pouvoir par Hitler. Il n’est pas question bien entendu d’un pouvoir fasciste qui serait autre chose qu’une forme particulièrement barbare d’un pouvoir du grand capital.
Le fascisme balaie un moment la démocratie, mais il n’est pas diamétralement opposé à celle-ci. Ils peuvent se composer et se soutenir éventuellement, à condition que ce soit contre une révolution directement menaçante. Par contre, le fascisme est l’opposé de la révolution sociale ! C’est elle qu’il est chargé de combattre, d’abattre ou de tuer dans l’œuf. C’est une contre-révolution et cela signifie qu’il ne sort de terre que lorsque la révolution en fait autant ou, au moins, que la situation de crise aigüe de la domination bourgeoise mène inéluctablement à une révolution.
Et voilà pourquoi seule la révolution peut battre le fascisme ! Ceux qui se battent, même par erreur, avec comme seule perspective le retour à la démocratie bourgeoise, ne peuvent que désorienter et désarmer la lutte.
Le pacifisme, la dénonciation de la violence politique en général, de la guerre civile en général, des affrontements au sein de la société civile en général, de l’utilisation des armes en général, de l’extrémisme en général ne peuvent pas désarmer le fascisme ni la bourgeoisie mais seulement le prolétariat et le peuple travailleur.
Ce n’est pas en démontrant que les travailleurs, eux, sont pacifiques et se font pacifiquement balayer et massacrer, que l’on fait reculer fascisme, bourgeoisie et répression.
Le combat aura lieu dans la rue, par la violence, mais la victoire des travailleurs n’est pas simplement l’emploi de la violence, c’est l’organisation de ceux-ci indépendamment des réformistes, c’est l’armement des travailleurs et le désarmement de la bourgeoisie, en cassant ou divisant l’appareil de répression, c’est le renforcement du prolétariat sur le terrain social en gagnant la population au programme prolétarien et notamment les couches moyennes menacées.
Oui, le fascisme peut menacer à nouveau du fait de l’effondrement du capitalisme, de la faillite des Etats, de la chute économique et sociale.
Le fascisme menace tous les pays dont le rôle et la domination sont en chute, dont l’effondrement économique et social est inéluctable, et, depuis la chute historique de 2007 puis celle du covid-19, ces pays sont légion…
Ce qui se passe aux USA, en Israël, en Hongrie, en Italie, en Inde, en Russie et dans nombre d’autres pays montre bien que le fascisme n’est pas de l’histoire passée.
Tout cela ne signifie pas que, pour le moment, les fascistes soient prêts ou aux portes du pouvoir et que la démocratie bourgeoise soit déjà effondrée partout et notamment en France, que le pouvoir n’ait pas les moyens de réprimer classiques, qu’il ne puisse plus manœuvrer les appareils politiques et syndicaux. Au contraire, ces derniers essaient de montrer qu’ils peuvent encore sauver le système et s’y accrochent comme des noyés. Cela ne signifie pas que les travailleurs vont forcément mettre en place des soviets demain. Il n’y a aucune fatalité en Histoire. Tout dépend des travailleurs eux-mêmes et ils peuvent surprendre tous les états-majors du monde. Ils l’ont montré maintes fois. Certes, ils attendent d’être persuadés qu’il n’y a pas d’autre solution mais ils peuvent du jour au lendemain se décider à entrer directement dans l’action. Et nul ne peut ensuite dire où ils s’arrêteront.
Le combat contre le fascisme, le vrai et le faux…
Partis de gauche, de la gauche de la gauche, de l’extrême gauche opportuniste et appareils syndicaux parlent souvent de « lutte contre le fascisme ». La plupart du temps, ils ne se réfèrent là qu’à un appel à « bien voter » aux élections de la bourgeoisie, à ne pas voter à l’extrême droite, et, pour cela, à voter avec le centre, avec la droite, qui pourtant, eux, sont bien capables de pactiser avec l’extrême droite ! Et même, ils justifient d’introduire de plus en plus des politiques d’extrême droite par la nécessité de… combattre le fascisme ! Les opportunistes aussi justifient leurs compromissions par la nécessité de défendre la démocratie. On a vu des syndicats et des gauches appeler à voter pour Macron sous prétexte de lutte contre le fascisme ! Pourtant, le même Macron a fait monter l’extrême droite plus que jamais… Et sa politique pousse de plus en plus de gens vers le racisme et le fascisme.
Les travailleurs n’ont rien à gagner à se cahcer à eux-mêmes que le système capitaliste ne peut pas durer et qu’il va s’effondrer, qu’il va aussi faire s’effondrer sur nous le plus de violences possibles et de toutes sortes, fascismes, dictatures militaires et guerres. Ce sont les capitalistes et les réformistes qui ont intérêt à le cacher. Les travailleurs n’ont rien à gagner au mensonge réformiste selon lequel la démocratie bourgeoise combattra le fascisme.
Le fascisme ne sera développé massivement que si la classe possédante pense que son pouvoir est en danger de mort, que s’il est menacé par la révolution. Les cris de haine contre le communisme des Trump et Musk ne sont pas seulement du bluff pour accuser leurs adversaires dans les rues de communisme. La révolution prolétarienne et communiste n’est pas seulement une crainte réelle de la bourgeoisie, c’est une possibilité très réaliste vue la situation Les réformistes et les opportunistes prétendent qu’on est très loin d’une situation révolutionnaire car cela justifie leur refus d’une politique combattant réellement ce risque. Les fausses extrêmes gauches ont besoin de ne pas se donner de responsabilités révolutionnaires dans la situation de crise aigüe parce qu’ils tiennent à leur place dans les appareils syndicaux et dans le jeu politique. Et aussi parce qu’ils sont incapables d’une pensée politique et sociale réellement audacieuse, faisant confiance aux capacités révolutionnaires des prolétaires. Ils se contentent de courbettes à l’égard des offensives révolutionnaires passées de prolétaires mais ne font rien pour que leur politique actuelle s’appuie sur ces exemples historiques sous prétexte que les révolutions ne sont pas lancées par les révolutionnaires et qu’il ne faut pas se couper des masses en se portant trop en avant de leur niveau actuel de conscience et d’organisation.
Que devraient faire des vrais révolutionnaires ? Tout d’abord armer politiquement les travailleurs en expliquant inlassablement les enjeux de la situation, en montrant que l’on va à un affrontement sanglant et qu’il faut s’y préparer, que l’on doit d’abord et avant tout ne faire aucune confiance à aucun appareil réformiste dans une situation révolutionnaire ou préprévolutionnaire, que l’on doit s’organiser indépendamment d’eux, que l’on devra mettre en place des soviets, en réexpliquant quel est ce mode d’organisation, quel est son rôle et comment il prépare les travailleurs à décider de tout eux-mêmes, à tout contrôler et, finalement, à prendre le pouvoir de manière consciente et planifiée. Ils devraient montrer que déorénavant chaque lutte, chaque grève, chaque manifestation sociale ou politique même doit mener au développement de ce type d’organisation, à cette perspective. Ils doivent proposer sans cesse que les prolétaires progressent dans la mise en place de leur programme politique et social d’avenir, le fassent voter dans les entreprises, le diffusent dans tout le pays, le fassent connaitre à toutes les couches sociales qui sont révoltées par la situation ou le deviennent, qu’il s’agisse de petits paysans, artisans, commerçants, pêcheurs, chauffeurs de taxis, camionneurs, auto-entrepreneurs, femmes, jeunes, chômeurs, retraités. Il faut aussi que les travailleurs s’adressent aux forces de répression, aux policiers, aux soldats, les appelant ouvertement à se mutiner, à refuser de réprimer le peuple, à refuser d’obéir alors à leur hiérarchie, à construire comme le peuple travailleur des conseils en élisant leurs propres représentants de la lutte et à n’obéir qu’aux conseils de travailleurs, de paysans, de femmes, de chômeurs, de retraités, d’artisans, de pêcheurs, de soldats et de policiers.
C’est cela la seule véritable lutte face à la faillite générale de la société capitaliste, face à la menace de la dictature guerrière et du fascisme.
L’extrême gauche, la gauche, les syndicats et les militants antifascistes ne font pas le poids face aux bandes d’extrême droite s’ils ne mènent pas une telle politique, mais les soutiens du fascisme ne font pas le poids face au prolétariat révolutionnaire, s’il est instruit de son rôle, de ses intérêts et s’il s’auto-organise en masse.
La France est un pays propice au fascisme : ancien pays colonial qui n’a jamais rompu avec ce moyen d’oppression notamment des peuples d’Afrique et d’Afrique du nord, elle a formé des générations de militaires et de gestionnaires coloniaux qui justifient toutes les oppressions des peuples et tous les racismes. Le pays est en faillite, en perte de vitesse, son impérialisme est battu en brèche de partout, viré de ci delà, son économie périclite, la confiance dans son régime, dans ses gouvernants, dans sa classe dirigeante est au plus bas. Ces classes dirigeantes, divisées, dépassées, craignant le mouvement social de la base, apeurées d’un risque de retour des Gilets jaunes, d’un mouvement dirigé par des conseils de travailleurs, par des assemblées souveraines, avec personne avec qui négocier, ses classes possédantes corrompues, pleines de sous mais incapables de les investir, et une fraction grandissante de la population qui les rejette tous, voilà la recette pour une situation dans laquelle la contre-révolution peut apparaitre comme la solution pour les possédants !
Les gouvernements, de gauche, de droite et du centre, ont tous justifié des mesures racistes, anti-immigrés, anti sans papiers, anti-musulmans, etc, et ils ont tous semé des sentiments ultra-nationalistes et fascistes dans la population. Les Pétain de demain sont prêts… Aux travailleurs de se préparer à la riposte révolutionnaire. L’exemple des travailleurs russes face au fasciste Kornilov doit servir d’exemple !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7528
Les fausses interprétations du fascisme et la vraie
https://www.matierevolution.org/spip.php?article9227
Contre la montée fasciste, la voie prolétarienne
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4362
Que proposaient le réformisme, le stalinisme et le trotskysme face à la montée fasciste en Allemagne ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article468
La révolution sociale, seule voie pour battre le fascisme
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5125
Questions/Réponses sur la menace fasciste et la manière d’y faire face

Messages
1. Demain, le fascisme en France ?, 19 février, 05:03, par Florent
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Le néo-fascisme a en commun avec son ancêtre sa haine du socialisme et du communisme, son horreur de l’immigration et des étrangers, son goût prononcé pour le "pouvoir fort", pour l’ultra-nationalisme et la xénophobie, sa crainte cauchemardesque d’une prétendue invasion ! Il s’appuie sur l’effondrement historique du monde capitaliste, de son économie, de ses finances, de son impérialisme, de sa domination, de sa prospérité, de son ordre moral et politique. Il essaie de détourner le sentiment de révolte dans la population en l’utilisant contre la menace de révolution sociale tout en faisant croire qu’il est "anti-système" alors qu’il est appuyé par les milliardaires.
2. Demain, le fascisme en France ?, 19 février, 06:00, par Laurence
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Contre les migrants, l’alliance pro-fasciste est déjà en place...
En Europe...
https://www.wsws.org/fr/articles/2026/02/17/wrzc-f17.html
Et aussi en France...
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7570
3. Demain, le fascisme en France ?, 20 février, 06:14, par Robert
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A la faveur de l’assassinat (soi-disant antifasciste) de Quentin, le fascisme sort dans les rues au grand jour et avec les applaudissements ! L’opération fascisme suit son cours en France...
Pour l’extrême droite, la mort de Quentin sert surtout à faire une publicité incroyable au fascisme ! La démonstration que les antifascistes croient faire se retourne contre eux et contre l’antifascisme réel, celui de la révolution sociale.
4. Demain, le fascisme en France ?, 22 février, 05:03, par alain
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Ce n’est pas seulement l’extrême droite, ce sont toutes les forces politiques qui convergent vers le fascisme... y compris sous prétexte de défense de la démocratie !
La droite et l’extrême droite se rapprochent. La gauche se divise en tout pour Mélenchon et tout contre Mélenchon (le PS préférant RN à LFI), les deux devenant de plus en plus fascistes.
5. Demain, le fascisme en France ?, 22 février, 05:08, par Xavier
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La voie libre au fascisme, c’est de se détourner du mouvement de la base dirigé par elle-même, des Gilets jaunes et de l’auto-organisation du peuple travailleur, unissant salariés et paysans, chômeurs et retraités, jeunes et vieux, hommes et femmes, avec les étudiants, les petits commerçants, les petits artisans, les petits pêcheurs, les petits taxis, les petits professions libérales et autoentrepreneurs, etc.
6. Demain, le fascisme en France ?, 23 février, 05:38, par Cécile
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La révolte dans la population provient aussi du gouffre entre la dureté de l’Etat à leur égard et les facilités dont bénéficient les classes possédantes...
Les millionnaires ne paient pas d’impôts
https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/02/18/ces-13-335-millionnaires-qui-ne-paient-aucun-impot-sur-le-revenu_6667239_823448.html
https://contre-attaque.net/2026/02/19/la-republique-des-riches-en-france-au-moins-13-335-millionnaires-ne-paient-pas-dimpot-sur-le-revenu/
Des milliardaires qui savent comment réduire considérablement leurs impôts
https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/travail/j-aide-des-gros-riches-a-payer-moins-d-impots-comment-les-comptables-pratiquent-l-optimisation-fiscale_AV-202602190507.html
https://lessentieldeleco.fr/2501-impots-les-techniques-secretes-des-milliardaires-pour-ne-pas-payer/
En termes de logement aussi, l’Etat frappe les plus pauvres...
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/de-gre-et-de-force-comment-l-etat-expulse-les
Pour l’Etat, les pauvres sont des ennemis et doivent être traités comme tels...
https://droit.cairn.info/revue-deliberee-2024-2-page-13?lang=fr
7. Demain, le fascisme en France ?, 23 février, 05:44, par Mathilde
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Police et justice traitent gentiment les riches et puissants et méchamment les pauvres et les travailleurs...
Les Lang, les Aidan et autres Sarkozy et encore Rothschild, sans parler des banquiers et chefs des trusts, ont bénéficié des facilités à retarder les répressions qui n’ont été enclenchées que lorsque c’était devenu inévitable et encore, des capacités de l’Etat à fermer les yeux, à ne pas frapper dur, à relâcher les condamnés, etc.
Les pauvres et les travailleurs subissent toute la rigueur de l’Etat comme on vient de le voir pour les paysans en colère, les salariés licenciés, les chômeurs, etc.