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 l’homme !

La femme est plus que pour moitiĂ© dans l’émergence et l’évolution de
 l’homme !

lundi 13 avril 2026, par Robert Paris

La femme (de l’homo sapiens) est plus que pour moitiĂ© dans l’émergence et l’évolution de
 l’homme (homo sapiens) !

Nous sommes souvent triomphants d’annoncer que seule notre espĂšce (homo sapiens) a survĂ©cu mais il faut bien prĂ©ciser que nous n’avons pas encore vĂ©cu aussi longtemps que nos prĂ©dĂ©cesseurs !

DurĂ©e d’existence de l’homo habilis : 1,1 millions d’annĂ©es

DurĂ©e d’existence de l’homo erectus : 1,8 millions d’annĂ©es

DurĂ©e d’existence de l’homo neanderthal : 400.000 ans

DurĂ©e d’existence de l’homo sapiens : 200.000 ans

Et c’est sans doute parce que nous sommes croisĂ©s avec des nĂ©anderthaliens que nous sommes survivants


D’autre part, il semble bien que ce soit grñce à la femme sapiens que cela se soit produit


Josef H. Reichholf dans « L’émergence de l’homme » :

« L’évolution qui a menĂ© Ă  l’apparition de l’homme ne peut pas reposer sur un enchaĂźnement de purs hasards. Jamais l’évolution ne produit d’élĂ©ment nouveau sans raison, sans contrainte, sans « pression Ă©volutionniste ». Tant que l’état de choses existant convient et qu’il n’est pas prouvĂ© qu’un changement opĂšrera une amĂ©lioration, la sĂ©lection naturelle ne peut pas agir dans le sens du changement. Si l’environnement demeure constant, il exerce un effet de stabilisation, qui fait disparaĂźtre ce qui s’écarte de la norme et perpĂ©tue ce qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© valable. Il n’en sort rien de neuf.

L’évolution ne « joue » pas librement avec toutes les possibilitĂ©s, elle ne le fait que dans le cadre d’un rapport d’interaction avec l’environnement. Seules les transformations de l’environnement, surtout lorsque le nouvel Ă©tat des choses s’établit assez rapidement, canalisent le hasard et confĂšrent au processus Ă©volutionniste son orientation


Du point de vue génétique, les femmes ont apporté autant de caractÚres héréditaires que la lignée masculine.

Or d’aprĂšs Alan Wilson, qui a eu l’idĂ©e gĂ©niale de rechercher l’origine de l’homme par l’intermĂ©diaire des nouvelles possibilitĂ©s qu’offrait la gĂ©nĂ©tique, cette contribution des femmes reprĂ©sente justement un petit peu plus que celle des hommes. Et jusqu’à prĂ©sent ce « lĂ©ger plus » Ă©taot tout simplement restĂ© ignorĂ© parce qu’on ne lui avait accordĂ© aucune signification. Il faut dire qu’il ne se trouve pas inscrit dans la vĂ©ritable information gĂ©nĂ©tique concentrĂ©e dans le noyai cellulaire, le gĂ©nome, mais contenu dans d’infimes petites particules rĂ©parties sur l’ensemble du corps cellulaire. Nous voulons parler de ces curieuses structures, les mitochondries, qui ont dĂ» attendre pour ĂȘtre dĂ©couvertes que fussent mis au point des microscopes assez puissants


Ce sont des composants indispensables de la cellule que l’on a trĂšs judicieusement appelĂ©s les « centrales de la cellule » parce que les processus qui se dĂ©roulent dans les mitochondries sont d’une importance vitale. Elles transforment l’énergie par des moyens chimiques pour l’adapter aux besoins des processus biologiques qui se dĂ©roulent Ă  l’intĂ©rieur de la cellule. La cellule est donc dĂ©pendante du fonctionnement des mitochondries.

Ces derniĂšres ne font pourtant pas vĂ©ritablement partie de la cellule. Ce seraient plutĂŽt les descendantes de minuscules bactĂ©ries qui, Ă  un moment ou Ă  un autre du passĂ© le plus reculĂ© de l’histoire gĂ©ologique, ont Ă©tĂ© absorbĂ©es par les cellules qui existaient alors isolĂ©ment


En tout cas, les mitochondries ne font pas partie des composants cellulaires que la cellule produit elle-mĂȘme. C’est pourquoi la biologie moderne tend Ă  penser que les mitochondries sont des corps Ă©trangers Ă  la cellule qui participent Ă  son fonctionnement et qui croissent et se dĂ©veloppent Ă  l’intĂ©rieur de la cellule dans des conditions contrĂŽlĂ©es


Les mitochondries possÚdent un patrimoine héréditaire propre, indépendant du patrimoine génétique de la cellule, lequel est concentré dans le noyau sous la forme de chromosomes


Une fois que les mitochondries ont rassemblĂ© suffisamment de matĂ©riau autour d’elles, elles se divisent et donnent Ă  chacune de leurs parties une copie intĂ©grale de leur patrimoine gĂ©nĂ©tique


Le patrimoine gĂ©nĂ©tique des mitochondries se copie donc inlassablemen, des milliers de fois dans la vie d’une cellule, des millions et des millions de fois au cours de l’histoire des ĂȘtres vivants. Ce faisant, il reste totalement indĂ©pendant du patrimoine gĂ©nĂ©tique des cellules hĂŽtes. C’est lĂ  l’élĂ©ment essentiel. Car il suit son propre chemin.

Ce « chemin » suivi tout au long de l’histoire de l’homme est prĂ©cisĂ©ment l’aspect significatif, derriĂšre lequel se cachait la dĂ©couverte scientifique sensationnelle. L’information gĂ©nĂ©tique contenue dans les mitochondries se modifie avec le temps : elle subit une mutation. Les finesses de la composition se modifient lĂ©gĂšrement, particule par particule. C’est ce que l’on appelle le « tic-tac de l’horloge molĂ©culaire », en voulant dire par lĂ  que sur de longues pĂ©riodes, les structures molĂ©culaires les plus fines du gĂ©notype, les plus petites liaisons chimiques, mutent


Les chercheurs rĂ©unis autour de Jim Wainscoat de l’universitĂ© d’Oxford se sont dit que si l’on comparait la variation de l’ADN des mitochondries chez les diffĂ©rentes races et chez les diffĂ©rents groupes humains, les rĂ©sultats devraient permettre de dĂ©terminer si l’homme moderne avait fait son apparition en plusieurs endroits, autrement dit s’il Ă©tait issu d’une « espĂšce de prĂ©curseurs », rĂ©pandu sur un vaste Ă©ventail gĂ©ographique, ou bien s’il avait fait son apparition en un seul endroit prĂ©cis.

En admettant que la premiĂšre hypothĂšse soit juste, la variation de l’ADN des mitochondries devrait ĂȘtre Ă  peu prĂšs Ă©quivalente chez les reprĂ©sentants de l’espĂšce humaine d’origines gĂ©ographiques diffĂ©rentes. Mais si c’est la deuxiĂšme hypothĂšse qui est juste, la variation doit se rĂ©duire au fur et Ă  mesure que l’éloignement de l’origine augmente dans l’espace et dans le temps.

Or c’est prĂ©cisĂ©ment ce qu’ont montrĂ© les rĂ©sultats des recherches. Mieux encore : on a pu distinguer deux groupes. L’un se caractĂ©rise par une haute variabilitĂ© : ce sont les Africains. L’autre rĂ©unit tous les autres hommes. Ils prĂ©sentent une variabilitĂ© sensiblement plus restreinte en ce qui concerne les diffĂ©rences d’ADN des mitochondries. On dirait mĂȘme qu’il s’est formĂ© une sorte de « goulot » qui assure la transition entre la multitude de variations dans la population africaine et un taux de variations bien moindre au sein des groupes humains extĂ©rieurs Ă  l’Afrique. Plus ces groupes sont Ă©loignĂ©s du continent africain, plus les diffĂ©rences s’accentuent, et plus la pĂ©riode qui doit ĂȘtre Ă©coulĂ©e pour produire ces diffĂ©rences doit ĂȘtre longue
 Une seule explication est conciliable avec ce phĂ©nomĂšne : l’homme est nĂ© en Afrique
 Toutes les dĂ©couvertes semblent montrer que c’est un petit groupe d’hommes qui quitta initialement l’Afrique et conquit ensuite le monde par sa dispersion. »

“On sait depuis 2010 qu’il y a eu des mĂ©tissages entre Homo sapiens – Ă©galement appelĂ© ‘homme moderne’ – et Neandertal aprĂšs que quelques membres de notre espĂšce ont quittĂ© l’Afrique pour l’Eurasie”, rappelle New Scientist. Et ces mĂ©tissages ont Ă©tĂ© si frĂ©quents qu’aujourd’hui “tous les humains non africains possĂšdent de l’ADN de Neandertal”. La nature des relations entre ces deux hominidĂ©s fait couler beaucoup d’encre et suscite de nombreux fantasmes. On peut parier que ce n’est pas fini : des chercheurs, dont les rĂ©sultats de l’étude viennent de paraĂźtre dans Science, montrent en effet l’existence d’un biais sexuel Ă©tonnant.

Ce qui a conduit l’équipe de Sarah Tishkoff, de l’universitĂ© de Pennsylvanie, aux États-Unis, Ă  se plonger dans ce travail, c’est la volontĂ© de “trouver l’explication la plus plausible Ă  la quasi-absence d’ADN nĂ©andertalien sur le chromosome X des humains modernes”, indique le journal quĂ©bĂ©cois.

Pour expliquer les “dĂ©serts nĂ©andertaliens” du chromosome X – c’est-Ă -dire la prĂ©sence de vastes rĂ©gions sans ADN nĂ©andertalien sur ce chromosome sexuel –, Ă  la diffĂ©rence des autosomes (les chromosomes non sexuels) qui, eux, ont conservĂ© des traces d’ADN nĂ©andertalien, “l’hypothĂšse qui circulait avançait que le gĂ©nome de l’humain moderne Ă©tait meilleur que celui de Neandertal pour ces rĂ©gions”, explique Ă  IFLScience Alexander Platt, premier auteur de l’étude. Autrement dit, les individus hybrides qui possĂ©daient de l’ADN nĂ©andertalien sur le chromosome X n’auraient par exemple vĂ©cu pas assez longtemps pour se reproduire. “Je dĂ©testais cette hypothĂšse”, lance le jeune chercheur.

Pour les auteurs, “la meilleure explication est que les nĂ©andertaliens et les humains modernes avaient des prĂ©fĂ©rences marquĂ©es pour leurs partenaires sexuels”, rĂ©vĂšle The New York Times. Avant de dĂ©tailler : “Les humaines modernes auraient eu des prĂ©fĂ©rences pour les hommes descendants de Neandertal – lesquels transmettent en moyenne un chromosome X Ă  la moitiĂ© de leur descendance.” Les mĂąles transmettent en effet Ă  leur progĂ©niture soit un chromosome sexuel X, soit un chromosome sexuel Y, tandis que les femelles transmettent seulement un chromosome X. “Au fil du temps, il y a eu de moins en moins d’ADN nĂ©andertalien dans les chromosomes X des humains modernes”, explique le journal amĂ©ricain.

New Scientist rappelle quant Ă  lui que la prĂ©fĂ©rence d’accouplement entre mĂąles d’ascendance principalement nĂ©andertalienne et femelles d’ascendance principalement humaine moderne peut avoir eu diverses raisons. “Peut-ĂȘtre que les mĂąles Neandertal aimaient plus les femelles Sapiens que celles de leur propre espĂšce, ou peut-ĂȘtre que c’étaient les femelles Sapiens qui Ă©taient plus attirĂ©es par les Neandertal, ou les deux.”

“Je pense qu’on peut affirmer trĂšs peu de choses”, commente Alexander Platt. On ne peut pas dire par exemple si les rapports Ă©taient consentis ou forcĂ©s. Le chercheur confie Ă  l’hebdomadaire britannique :

“Ce que l’on sait, en revanche, c’est que [ce phĂ©nomĂšne de prĂ©fĂ©rence] s’est produit sur plusieurs gĂ©nĂ©rations.”

“Pendant au moins 200 000 ans”, complĂšte Le Devoir.

Que NĂ©anderthal et Sapiens soient deux espĂšces diffĂ©rentes ou deux sous-espĂšces, il est certain qu’ils se sont croisĂ©s en donnant des enfants viables. D’autre part, il est certain que les ĂȘtres humains ont connu des transformations trĂšs diffĂ©rentes en formant d’une part NĂ©anderthal et d’autre part Sapiens. Et aussi que leur apparition est un changement brutal et radical. Enfin, il semble bien que le croisement des deux n’ait pas Ă©tĂ© anecdotique et soit pour quelque chose dans la disparition de NĂ©anderthal. Les enfants de femmes sapiens nĂ©s du croisement ont eu une supĂ©rioritĂ© dans leur immunitĂ© que les enfants de femmes NĂ©anderthal. Les hommes nĂ©anderthaliens semblent avoir Ă©tĂ© particuliĂšrement portĂ©s sexuellement vers les femmes sapiens, ce qui aurait eu des consĂ©quences dĂ©terminantes pour les enfants. En effet, il semble bien que joue un rĂŽle important le fait que le changement d’espĂšce soit portĂ© plutĂŽt par la femme que par l’homme. Le fait que l’enfant soit portĂ© dans le ventre de la femme entraine qu’elle a une bien plus grande influence que l’homme en termes d’épigĂ©nĂ©tique. Cette derniĂšre est la contradiction interne de l’hĂ©ritage des parents chez les enfants. En ce qui concerne les mitochondries, l’influence fĂ©minine est de 100% et 0% pour l’homme. Cela signifie que la prĂ©sence des mitochondries au sein de la cellule vivante est dĂ©jĂ  une contradiction interne. Or les mitochondries peuvent Ă©voluer rapidement et notamment subir l’influence d’un changement brutal et radical en termes de mĂ©tĂ©orologie ou d’environnement des autres Ă©lĂ©ments du vivant.

Tout d’abord, il convient de rappeler une question philosophique concernant l’évolution des espĂšces. « Normalement », une espĂšce (conçue de maniĂšre non contradictoire) ne devrait pas Ă©voluer. En effet, deux parents de la mĂȘme espĂšce ne devraient pas pouvoir donner des enfants d’une autre espĂšce. DeuxiĂšmement, deux parents de deux espĂšces diffĂ©rentes ne devraient pas pouvoir avoir d’enfants viables capables eux-mĂȘmes d’enfanter. La gĂ©nĂ©tique de deux espĂšces diffĂ©rentes ne devrait pas pouvoir se croiser. A moins que les changements soient infinitĂ©simaux et sans grand effet. Donc le changement radical et brutal serait exclu. Il n’y aurait que des tout petits changements neutres et qui ne donneraient une Ă©volution que trĂšs lentement et par la sĂ©lection darwinienne sur de trĂšs longues pĂ©riodes.

Un petit problĂšme pour cette thĂšse non dialectique en ce qui concerne par exemple l’évolution des humains. Il semble bien qu’elle se soit faite par des Ă©tapes brutales de changement radical, directement d’une espĂšce Ă  une autre sans passer par toutes les Ă©tapes intermĂ©diaires.

En fait, l’évolution n’est possible que si on comprend que le systĂšme appelĂ© Ă  Ă©voluer contient en lui-mĂȘme des capacitĂ©s de changement brutal que l’on peut appeler des contradictions internes.

Pourquoi parler d’une dialectique Ă  propos de l’évo-dĂ©vo ? Parce que cette dynamique oppose sans cesse la conservation et la transformation, ne cesse de construire et de dĂ©truire des formes nouvelles, refuse le changement et l’organise sans cesse, crĂ©e et supprime la diversitĂ© en permanence


C’est Ă  la fois la dialectique de l’individu et de l’espĂšce, la dialectique du rapide et du lent, la dialectique des sauts dans les Ă©chelles de la matiĂšre, dialectique de l’émergence, dialectique de la forme et du contenu, dialectique des patterns (canevas) et process (mĂ©canismes), dialectique du continu et du discontinu, du rĂ©ductionnisme et du holisme, dialectique de l’anagenĂšse et de la cladogenĂšse, dialectique du micromonde et du marcomonde, dialectique du saltationnisme et du gradualisme, etc.

Evolution et dĂ©veloppement sont deux modes de transformation des ĂȘtres vivants. Le premier agit sur les espĂšces et le second sur les individus. Mais ils agissent nĂ©cessairement en mĂȘme temps et de maniĂšre interactive. Il est impossible d’étudier l’un sans l’autre, de les considĂ©rer sĂ©parĂ©ment ou indĂ©pendamment.

Par exemple, si on s’en tient Ă  la gĂ©nĂ©tique de l’ADN des cellules vivantes, on ne peut pas avoir de changement radical et brutal parce que les enfants ont simplement la moitiĂ© des gĂšnes du pĂšre et la moitiĂ© des gĂšnes de la mĂšre Ă  condition que les deux parents soient de la mĂȘme espĂšce et les enfants sont donc aussi de la mĂȘme espĂšce.

C’est seulement si on examine au-delĂ  du contenu biochimique des gĂšnes les modes de rĂ©gulation de leur activation, ce qu’on appelle l’« Ă©pigĂ©nĂ©tique », que l’on a cette contradiction dialectique qui permet l’évolution. Que l’épigĂ©nĂ©tique soit indispensable pour piloter la gĂ©nĂ©tique ouvre la possibilitĂ© d’influencer l’évolution gĂ©nĂ©tique de l’extĂ©rieur et de permettre des changements radicaux et brutaux.

L’apport de l’homme (du pĂšre) et de la femme (de la mĂšre) est de mĂȘme type en termes de gĂ©nĂ©tique de l’enfant, mais il est plus important du cĂŽtĂ© de la femme en termes d’épigĂ©nĂ©tique.

Prenons l’exemple des mitochondries. Les premiers ĂȘtres vivants, qui regroupent les bactĂ©ries et les algues cyanophycĂ©es, sont structuralement plus simples, et n’ont pas d’organites dans leur cellule – ni noyau, ni mitochondries.

On considĂšre que l’accroissement de complexitĂ© reprĂ©sentĂ© par le passage des procaryotes aux eucaryotes est fondamental, en partie parce que l’on estime que l’organisation eucaryote est le facteur crucial qui a conditionnĂ© l’apparition Ă©volutive ultĂ©rieure des organismes multicellulaires.

Pour ne citer qu’un seul argument classique : l’évolution darwinienne productrice de complexitĂ© a besoin d’abondantes variations dans les caractĂ©ristiques des organismes, ceci afin de fournir le matĂ©riau nĂ©cessaire Ă  la sĂ©lection naturelle ; la plupart de ces variations se forment grĂące Ă  la reproduction sexuelle, car celle-ci assure le mĂ©lange de deux systĂšmes gĂ©nĂ©tiques diffĂ©rents chez chaque rejeton ; la reproduction sexuelle nĂ©cessite un mĂ©canisme pour rĂ©aliser de façon exacte la division du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique, de telle sorte que chaque parent fournissant 50%, les 100% sont reconstituĂ©s chez le rejeton ; la mĂ©iose, avec sa division rĂ©ductionnelle des paires de chromosomes, est l’invention biologique qui a permis la division du patrimoine gĂ©nĂ©tique de chaque parent en deux moitiĂ©s Ă©gales ; les procaryotes, dĂ©pourvus de paires de chromosomes et d’autres organites, ne peuvent rĂ©aliser une division gĂ©nĂ©tique exacte.

Nous comprenons bien que les organismes multicellulaires avaient besoin de l’apparition Ă©volutive des organites, mais les unicellulaires eucaryotes sont apparus au moins 800 millions d’annĂ©es avant les animaux multicellulaires - de sorte que le progrĂšs dans la complexification reprĂ©sentĂ©e par la vie multicellulaire ne peut avoir Ă©tĂ© la source de l’apparition des organites.

Il existe une thĂ©orie en vogue pour expliquer l’apparition Ă©volutive de certains organites (les mitochondries et les chloroplastes), mais, hĂ©las, pas le noyau - Il n’y a, actuellement, pas de thĂ©orie satisfaisante pour celui-ci -. Elle fait appel Ă  un processus de symbiose.

Les mitochondries et les chloroplastes ressemblent de maniĂšre Ă©trange Ă  des organismes procaryotes complets (ils possĂšdent leur propre ADN et ont les mĂȘmes dimensions que les bactĂ©ries).

Il est presque certain qu’ils ont dĂ» commencer par ĂȘtre des symbiontes au sein des cellules d’autres espĂšces bactĂ©riennes, et se sont intĂ©grĂ©s plus tard Ă  celles-ci de façon plus Ă©troite, ce qui a donnĂ© la cellule eucaryote (de telle sorte qu’actuellement chaque cellule de notre corps a le statut Ă©volutif de ces anciennes colonies).

Or, on peut soutenir que les ancĂȘtres des mitochondries ont entamĂ© une vie en symbiose parce qu’ils y ont Ă©tĂ© poussĂ©s par le processus local.

Ces bactĂ©ries ont ainsi obtenu une protection ou quelque autre avantage, et n’ont donc pas pĂ©nĂ©trĂ© dans les cellules eucaryotes primitives afin de permettre Ă  la vie multicellulaire complexe d’apparaĂźtre par Ă©volution un milliard d’annĂ©es plus tard.

La symbiose a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour des raisons darwiniennes immĂ©diates ; puis la roue a tournĂ© et le caoutchouc de la symbiose a permis de faire les premiers pas en direction de la vie multicellulaire complexe. »

A l’origine de l’ « Ă©pigĂ©nĂ©tique », il y a la dĂ©couverte du fait que l’hĂ©rĂ©ditĂ© n’est pas entiĂšrement contenue dans les molĂ©cules d’ADN, d’ARN et de protĂ©ines. En effet, les gĂšnes situĂ©s dans l’ADN peuvent ĂȘtre inactivĂ©s ou activĂ©s Ă  des moments diffĂ©rents pour des raisons qui ne sont pas inhĂ©rentes au contenu molĂ©culaire de l’ADN ou d’autres molĂ©cules citĂ©s prĂ©cĂ©demment. Un exemple : le mode d’enroulement de l’ADN autour des histones, qui sont des protĂ©ines, peut modifier les gĂšnes de l’ADN qui sont activĂ©s et ceux qui sont inactivĂ©s. Tant que les histones ne se dĂ©tachent pas de l’ADN, les gĂšnes sont inactivĂ©s et leur activation dĂ©pend donc du type de liens entre histones et ADN, types qui sont hĂ©rĂ©ditaires. DeuxiĂšme exemple d’hĂ©rĂ©ditĂ© Ă©pigĂ©nĂ©tique : la mĂ©thylisation de l’ADN au niveau des cytosines. TroisiĂšme exemple : des petits ARN dits non codants qui interviennent dans l’état d’activation des gĂšnes. QuatriĂšme exemple de l’importance de l’épigĂ©nĂ©tique dans le mĂ©canisme cellulaire : toutes les cellules d’un mĂȘme individu contiennent le mĂȘme ADN et pourtant elles sont spĂ©cialisĂ©es, les unes Ă©tant neuronales, les autres musculaires ou sanguines. Ce qui les diffĂ©rencie n’est pas le contenu gĂ©nĂ©tique mais le fonctionnement Ă©pigĂ©nĂ©tique du mode d’expression de tels ou tels gĂšnes et pas tels autres au sein de la bibliothĂšque des gĂšnes que reprĂ©sente l’ADN. Aucun gĂšne qui n’y figure pas ne peut s’exprimer. Par contre, la plupart des gĂšnes est naturellement inactivĂ© s’il n’est pas activĂ© par les protĂ©ines et encore faut-il que celles-ci puissent y accĂ©der en fonction de la disposition de l’ADN dans l’espace et de son enveloppement par les molĂ©cules de protection spĂ©cialisĂ©es. Il y a des marqueurs Ă©pigĂ©nĂ©tiques (des enzymes) qui indiquent que tel ou tel gĂšne est activĂ© et tel ou tel autre inactivĂ©. Et, lors de la division cellulaire, ces propriĂ©tĂ©s sont transmises Ă©galement : l’épigĂ©nĂ©tique fait donc partie de l’hĂ©rĂ©ditĂ©.

Les mĂ©canismes de rĂ©gulation des gĂšnes homĂ©otiques interviennent dans les trois dimensions de l’espace. Expliquons l’importance de la forme des protĂ©ines, Ă©galement en trois dimensions. En effet, les molĂ©cules auxquelles elles peuvent se lier pour jouer le rĂŽle d’enzyme des rĂ©actions sont celles qui ont une forme volumique oĂč la protĂ©ine s’emboĂźte exactement. Or, on constate que les protĂ©ines ont une surface fractale, propriĂ©tĂ© dĂ©montrĂ©e par Michelle Lewis et exposĂ©e dans un numĂ©ro du magazine amĂ©ricain « Science » datant de 1985. Ce phĂ©nomĂšne est Ă©pigĂ©nĂ©tique c’est-Ă -dire en surface du gĂ©nĂ©tique. Cela signifie que ce qui compte n’est pas seulement le contenu chimique des gĂšnes mais la forme des macromolĂ©cules. On se trouve en prĂ©sence d’une cascade d’interactions entre diffĂ©renciation et forme : une diffĂ©renciation entraĂźne une modification de la forme qui produit une nouvelle diffĂ©renciation, etc... C’est un contrĂŽle Ă©pigĂ©nĂ©tique du dĂ©veloppement. Cette interaction avec influence de la forme est une rĂ©gulation topo-biologique, comme le dit Edelman. On est trĂšs loin de l’idĂ©e de programmation du type ordinateur qui avait Ă©tĂ© utilisĂ©e pour reprĂ©senter l’ADN. Un programme informatique est quelque chose de figĂ© et qui n’évolue pas. Le processus est programmĂ© parce qu’il agit sous la dĂ©pendance de gĂšnes. Pourtant il est fondĂ© sur un processus alĂ©atoire Ă  un niveau diffĂ©rent, celui des interactions cellulaires et molĂ©culaires. Avec la diversification, le mĂȘme ADN, le mĂȘme programme gĂ©nĂ©tique peut produire des cellules diverses suivant les messages reçus des autres cellules. Donc l’histoire suivie par les cellules n’est pas strictement dĂ©terminĂ©e par les gĂšnes.

Le rĂŽle de l’ADN, en tant que programme, se trouve trĂšs relativisĂ© au profit de l’épigĂ©nĂ©tique, impliquant des interactions molĂ©culaires et tissulaires. Cela change l’histoire des tissus, entraĂźne l’apparition d’une forme, d’une morphogenĂšse en trois dimensions conçue comme brisure spontanĂ©e de symĂ©trie. On appelle brisure de symĂ©trie l’apparition d’une nouvelle dimension dans un phĂ©nomĂšne. C’est par exemple le cas dans la segmentation du corps embryonnaire. C’est encore le cas lors de l’apparition des bras puis des doigts qui sont des brisures de symĂ©trie. C’est ce qui explique comment dans la multiplication cellulaire apparemment identique dans toutes les directions, une orientation particuliĂšre est donnĂ©e Ă  la forme.

L’épigĂ©nĂ©tique rajoute aux habituelles molĂ©cules gĂ©nĂ©tiques (ADN, ARN et protĂ©ines) d’autres molĂ©cules influentes elles aussi dans les procĂ©dures hĂ©rĂ©ditaires : chromatine, cytosine, histones, etc, qui ne contiennent aucun Ă©lĂ©ment gĂ©nĂ©tique et qui sont dĂ©terminants pour savoir si un gĂšne peut ou ne peut pas ĂȘtre accessible Ă  des enzymes appelĂ©s « facteurs de transcription » et sans lesquels les gĂšnes ne s’expriment pas mĂȘme s’ils sont en bon Ă©tat et prĂ©sents au bon endroit dans l’ADN.

Le génome mitochondrial humain

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nome_mitochondrial_humain

L’ADN mitochondrial

https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/genetique-adn-mitochondrial-4449/

L’apport des hommes et des femmes dans l’hĂ©ritage biologique des enfants est il identique ?

https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/focus-sciences/entre-mere-et-pere-des-apports-genetiques-pas-tout-a-fait-equivalents

https://www.wishforababy.be/actus/epigenetique/

https://www.santelog.com/actualites/epigenetique-la-relation-mere-enfant-se-lit-dans-lepigenome-de-lenfant

https://www.genetique-medicale.fr/la-genetique-l-essentiel/les-notions-cles-de-la-genetique/article/les-notions-cles-de-la-genetique-medicale

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/sante-et-biotech/microchimerisme-ces-cellules-etrangeres-qui-nous-veulent-du-bien/

Les mitochondries se transmettent par les femmes


https://www.afm-telethon.fr/fr/vivre-avec-la-maladie/je-m-informe-sur-les-maladies/comprendre-les-maladies-genetiques/transmission-genetique-mitochondriale

Au cours de l’Ă©volution, les mitochondries ont conservĂ© leur propre gĂ©nome, qui, bien que trĂšs rĂ©duit par rapport Ă  celui d’une bactĂ©rie, est essentiel au bon fonctionnement de ces organites. ConfinĂ© Ă  l’intĂ©rieur des mitochondries, organites qui produisent l’Ă©nergie cellulaire, le gĂ©nome mitochondrial (ADNmt) est distinct de l’ADN contenu dans le noyau. La transmission de cet ADN est non mendĂ©lienne car il est uniquement transmis par la mĂšre. Mais il existe de nombreuses exceptions chez les plantes, les champignons et mĂȘme chez les animaux.
Le gĂ©nome mitochondrial est particuliĂšrement utilisĂ© en gĂ©nĂ©tique des populations humaines, ou en agronomie, comme marqueur gĂ©nĂ©tique pour la biologie Ă©volutive (« marqueur direct et non ambigu de la gĂ©nĂ©alogie maternelle et de la structuration gĂ©ographique au sein d’une espĂšce, ainsi que des Ă©changes gĂ©nĂ©tiques entre populations, entre sous-espĂšces »[1]). Il se distingue du reste du gĂ©nome des cellules eucaryotes par son asexualitĂ©, qui est Ă  l’origine du phĂ©nomĂšne de « stĂ©rilitĂ© mĂąle cytoplasmique ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nome_mitochondrial

Quel croisement NĂ©anderthal/Sapiens ?

Les mitochondries ne se transmettant que par les mĂšres, ces Ă©tudes sur l’ADN mitochondrial suggĂšrent qu’il n’y aurait pas de femmes de NĂ©andertal parmi nos ancĂȘtres. Mais il pourrait y avoir eu croisement entre des hommes de NĂ©anderthal et des femmes Sapiens !

« NĂ©andertal et Sapiens ont eu des relations sexuelles, et des enfants, il y a 80 000 ans, au Proche-Orient. C’est ce que suggĂšre l’analyse de l’ADN nĂ©andertalien publiĂ©e aujourd’hui dans la revue « Science ». »
« Ce serait donc lors de sa sortie d’Afrique, qu’Homo sapiens aurait rencontrĂ© sur sa route des populations nĂ©andertaliennes, avant de se rĂ©pandre dans tout l’ancien monde. « C’est finalement la rĂ©gion oĂč les traces de cohabitation sont les plus claires », estime Pascal Depaepe, archĂ©ologue spĂ©cialiste de NĂ©andertal, directeur scientifique de l’Institut national de recherches archĂ©ologiques prĂ©ventive. Les sites archĂ©ologiques du Proche-Orient montrent que les deux espĂšces ont partagĂ© cet espace durant plus de 30 000 ans. A l’époque, d’ailleurs, « ils avaient la mĂȘme technologie lithique [de la pierre, ndlr], le moustĂ©rien, et rien ne permettait de le distinguer d’un point de vue culturel alors que leurs diffĂ©rences anatomiques sont Ă©videntes », souligne Depaepe. »

Publiant leurs travaux dans PLoS Genetics, des chercheurs allemands et amĂ©ricains ont pu dater (approximativement) le dernier passage de gĂšnes entre NĂ©andertal et l’Homme anatomiquement moderne. Ils confirment que ces croisements ont eu lieu lorsque le second est sorti d’Afrique pour coloniser l’Eurasie, oĂč il a rencontrĂ© le premier. Des recherches antĂ©rieures ont mis en Ă©vidence, chez les Eurasiens actuels, des traces gĂ©nĂ©tiques issues de l’Homme de NĂ©andertal, attestant d’accouplements anciens entre les deux espĂšces. La raretĂ© de ces gĂšnes nĂ©andertaliens chez les Africains actuels laissait supposer que ce phĂ©nomĂšne s’était produit au moment ou Homo sapiens, sortant d’Afrique vers -70 000 Ă  -50 000 ans, avait rencontrĂ© au Moyen-Orient son cousin NĂ©andertal. Cependant, il existait aussi une deuxiĂšme possibilitĂ©. Cet Ă©pisode pouvait Ă©galement avoir eu lieu bien plus tĂŽt, il y a plusieurs centaines de milliers d’annĂ©es, alors que les ancĂȘtres de chacune des deux espĂšces cohabitaient encore en Afrique. Lles croisements n’auraient alors concernĂ© qu’une partie de la population sapiens, celle ayant par la suite quittĂ© le continent noir. Pour en avoir le cƓur net, des chercheurs de l’UniversitĂ© de Harvard (Massachussetts) et de l’Institut Max Planck (Allemagne) ont estimĂ© Ă  quand remontait le dernier ancĂȘtre commun aux NĂ©andertaliens et aux EuropĂ©ens modernes. Pour ce faire, le Dr Sriram Sankararaman et ses collĂšgues ont mesurĂ© la longueur des fragments d’ADN communs aux deux gĂ©nomes, et tenu compte de la rĂ©duction de taille des gĂšnes qui, Ă  chaque gĂ©nĂ©ration, survient lors de la recombinaison chromosomique. En effet, plus les gĂšnes sont anciens, plus ils ont eu le temps de ‘raccourcir’. RĂ©sultats : NĂ©andertaliens et Hommes modernes auraient eu leur dernier Ă©change gĂ©nĂ©tique il y a entre 37.000 et 86.000 ans, une fourchette de dates qui corrobore la premiĂšre des 2 hypothĂšses, celle du mĂ©tissage hors d’Afrique il y a quelques dizaines de milliers d’annĂ©es ‘seulement’.
Alors que de plus en plus de preuves gĂ©nĂ©tiques du croisement entre les homo-sapiens et les nĂ©andertaliens sont dĂ©couvertes, leurs ossements restent dĂ©sespĂ©rĂ©ment muets. Une Ă©tude sur deux espĂšces de singes d’AmĂ©rique Centrale montre que l’hybridation entre primates donne ici des individus qu’il n’est pas possible de distinguer Ă  l’Ɠil nu. Seul leur ADN permet de rĂ©vĂ©ler leurs origines. Pourquoi ne trouve-t-on pas de traces physiques de l’hybridation entre les homo-sapiens et les hommes et femmes de Neandertal ? Cette question reste la plus vive au sujet de la derniĂšre Ă©poque oĂč plusieurs espĂšces du genre homo ont coexistĂ©. Si la gĂ©nĂ©tique a montrĂ© de bonnes preuves, l’étude des ossements n’a pour l’instant rien donnĂ©. Pour cause une Ă©tude, publiĂ©e le 7 dĂ©cembre dans American Journal of Physical Anthropology, indique grĂące Ă  deux espĂšces de singes hurleurs qu’il risque d’ĂȘtre compliquĂ© de dĂ©couvrir et d’identifier un individu hybride autrement que par son ADN.Entre 1998 et 2008, des populations mexicaines et guatĂ©maltĂšques de singes hurleurs Ă  manteau, alouatta palliata, et de singes hurleurs du Guatemala, alouatta pigra, ont Ă©tĂ© soigneusement Ă©tudiĂ©es par une Ă©quipe de l’universitĂ© du Michigan. Ces deux espĂšces se sont diffĂ©renciĂ©es il y a trois millions et ne se retrouvent en contact que dans une petite zone partagĂ©e dans l’État de Tabasco oĂč des mĂ©langes de population ont lieu. Des hybrides que l’on ne distingue pas Ă  l’Ɠil nuPar analyse gĂ©nĂ©tique, 128 individus hybrides ont pu ĂȘtre identifiĂ©s grĂące Ă  leur ADN mitochondrial ou nuclĂ©aire. Ces singes ont un ADN qui reste pourtant loin d’ĂȘtre rĂ©parti Ă©quitablement, il est toujours extrĂȘmement proche d’une seule des deux espĂšces. Visuellement, il est impossible aux chercheurs de distinguer ces hybrides des autres."Ces rĂ©sultats impliquent que les caractĂ©ristiques physiques ne sont pas toujours fiables pour identifier les individus dont les ancĂȘtres Ă©taient des hybrides, conclu Liliana CortĂ©s-Ortiz de l’universitĂ© du Michigan. Du coup, il est possible que l’hybridation ait Ă©tĂ© sous-estimĂ©e lors de l’étude de fossiles humains."Le gĂ©nome de l’homme de Neandertal a enfin Ă©tĂ© sĂ©quencĂ© en 2010, ce qui avait permis aux chercheurs de constater qu’1 Ă  4 % de l’ADN des hommes modernes provenait bien de ce lointain cousin, disparus il y a 30 000 ans. Reste Ă  savoir si cela est bien dĂ» Ă  des croisements car, comme l’affirment certains chercheurs, une telle reproduction n’aurait eu qu’un succĂšs statistiquement trĂšs faible.

Les gĂ©nĂ©ticiens ont Ă©tudiĂ© l’ADN d’une nĂ©andertalienne retrouvĂ©e dans la grotte de l’AltaĂŻ, oĂč ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© trouvĂ©s des restes d’une autres espĂšce (appelĂ©e pour l’instant l’Homme de Denisova).
L’équipe a isolĂ© le chromosome 21 issu de l’ADN de cette nĂ©andertalienne de SibĂ©rie et l’a comparĂ© avec le chromosome 21 de l’ADN de l’homme moderne et celui de deux autres NĂ©andertaliens (grotte El SidrĂłn, en Espagne, et grotte Vindija, en Croatie). Le rĂ©sultat est inattendu puisque le NĂ©andertalien de l’AltaĂŻ partage plus d’ADN avec les hommes modernes qu’avec les deux autres NĂ©andertaliens europĂ©ens ! Au global, les chercheurs ont trouvĂ© qu’environ 1 % Ă  7,1 % de l’ADN de cette nĂ©andertalienne sibĂ©rienne de 50 000 ans avait des traces d’ADN d’Homo sapiens.
Les prĂ©cĂ©dentes Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques montraient que les premiers hommes modernes et les NĂ©andertaliens s’étaient mĂ©langĂ©s il y a environ 47 000 Ă  65 000 ans. La preuve de mĂ©tissage palĂ©olithique a Ă©tĂ© dĂ©couverte lorsque les chercheurs ont trouvĂ© des traces de l’ADN nĂ©andertalien dans celui de l’homme moderne. Aujourd’hui, on estime qu’environ 1,5 % Ă  4% du gĂ©nome des non-Africains est composĂ© ADN de NĂ©andertal.
Avec cette nouvelle Ă©tude, il apparaĂźt que les premiers mĂ©tissages ont eu lieu il y a bien plus longtemps. Lorsque les premiers groupes d’humains modernes se sont dĂ©placĂ©s hors de l’Afrique, ils ont pu rencontrer et s’accoupler avec des NĂ©andertaliens il y a un peu plus de 100 000 ans. Cette rencontre a pu se faire dans la riche vallĂ©e du Nil, le long des collines cĂŽtiĂšres du Moyen-Orient, ou dans la pĂ©ninsule arabique. Lorsque Homo sapiens s’est rĂ©pandu ensuite en Eurasie, il portait dĂ©jĂ  en lui de l’ADN de NĂ©andertal dans ses cellules.
Ce premier groupe d’hommes modernes s’est ensuite Ă©teint, mais son ADN a persistĂ© dans la NĂ©andertaliens qui ont migrĂ© en SibĂ©rie. Il y a 50 000 ans, un autre groupe d’hommes modernes a quittĂ© l’Afrique et a croisĂ© Ă  nouveau les NĂ©andertaliens d’Eurasie. A nouveau les deux espĂšces ont eu des rapports sexuels fĂ©conds.
En rĂ©sumĂ©, Homo sapiens s’est mĂ©tissĂ© au moins Ă  deux reprises avec les NĂ©andertaliens puis, ensuite, avec l’Homme de Denisova. Ce dernier, par ailleurs, porte Ă©galement en lui de l’ADN archaĂŻque d’un hominidĂ© que certains chercheurs identifient comme Homo erectus.
On savait l’histoire de l’humanitĂ© buissonnante, avec des rameaux qui naissent et d’autres qui disparaissent. On dĂ©couvre maintenant avec la gĂ©nĂ©tique que plusieurs espĂšces ont Ă©tĂ© suffisamment proches pour se mĂ©tisser et dissĂ©miner quelques morceaux d’ADN...

Pour que l’évolution ait lieu, il faut un choc appelĂ© « stress » qui suspend les mĂ©canismes de conservation internes comme les hsp ou les mĂ©canismes immunologiques qui sĂ©lectionnent le soi et Ă©liminent le non-soi. Les chocs climatiques, environnementaux (comme l’apparition d’une atmosphĂšre d’oxygĂšne, les changements des pĂŽles ou celle des plantes ou encore un volcanisme intense) sont la cause de ces agressions qui mobilisent les mĂ©canismes de conservation et libĂšrent les tendances spontanĂ©es du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique Ă  produire de la diversitĂ©. Une espĂšce ou une sĂ©rie d’espĂšces se voient ainsi capables de produire, brutalement donc sans grand changement du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique de base, des espĂšces nouvelles. Ce n’est nullement un changement lent et continu mais une spĂ©ciation brutale d’une ou plusieurs espĂšces et chaque espĂšce pouvant ouvrir une ou plusieurs voies nouvelles. Dans le cas de l’homme, il semble bien qu’il se soit agi d’une Ă©volution en buisson avec plusieurs voies diffĂ©rentes ouvertes en mĂȘme temps. Donc il n’y a pas eu Ă©volution des prĂ©-singes vers les prĂ©-hommes mais multiplication des Ă©volutions des prĂ©-singes vers toutes sortes de singes nouveaux dont les humanoĂŻdes. Ces nouvelles espĂšces semblent bel et bien s’ĂȘtre croisĂ©es et notamment on remarque que les lignĂ©es humaines ont des points communs avec les lignĂ©es orang-outan, les lignĂ©es chimpanzĂ©s et les lignĂ©es gorilles. Aucune de ces quatre lignĂ©es, homme compris, n’est directement issue d’un arbre prĂ©cĂ©dent. Il y a eu recroisement entre les prĂ©-espĂšces. C’est ce type de phĂ©nomĂšne que l’on peut Ă  bon droit appeler dĂ©veloppement inĂ©gal et combinĂ©. Les transformations sont inĂ©gales et se recombinent ensuite.

Les nĂ©andertaliens ont menĂ© une existence nomade en Europe et en Asie occidentale pendant 200.000 ans avant de disparaĂźtre de façon assez brutale et jusqu’ici inexpliquĂ©e malgrĂ© des tentatives d’hypothĂšses invĂ©rifiĂ©es. On est sĂ»r d’une seule chose : ils ont coexistĂ© avec les Cro-Magnon, dans certaines rĂ©gions, sur certains sites, aux mĂȘmes Ă©poques. On a pu rĂ©cupĂ©rer des ossements nĂ©andertaliens vieux par exemple de 30.000 ans et y rĂ©cupĂ©rer l’ADN. Cela a Ă©tĂ© fait pour la premiĂšre fois en 1997. GrĂące Ă  la technique de rĂ©action de polymĂ©risation en chaĂźne, les chercheurs ont pu amplifier un million de fois une sĂ©quence de 378 nuclĂ©otides d’ADN mitochondrial nĂ©andertalien. La rĂ©ponse de cette Ă©tude a Ă©tĂ© : pas de sĂ©quence commune dans l’ADN et donc pas de croisement. Cependant on a depuis rĂ©ussi Ă  trouver une sĂ©quence du gĂ©nome nĂ©andertalien rĂ©alisĂ©e par Svante PÀÀbo (2010. Science. 328 :710-721), qui suggĂšre plutĂŽt 2% de croisements. C’est trĂšs faible mais pas nul. Comment sait-on que ce n’est pas des gĂšnes communs dus Ă  l’ancĂȘtre commun ? Simplement par le fait que la plupart des humains n’ont pas ces gĂšnes communs. Ils ne proviennent donc pas des ancĂȘtres communs au Cro-Magnon et au NĂ©andertalien. Ils ne peuvent provenir que de croisements. La proximitĂ© gĂ©ographique, historique et morphologique permet de ne pas s’étonner de la possibilitĂ© de tels croisements, surtout en nombre faible. La seule chose qui reste inconnu, c’est si ces croisements sont Ă  la racine de la disparition des NĂ©andertaliens, par exemple du fait que les hommes nĂ©andertaliens auraient pu prĂ©fĂ©rer enlever des femmes Cro-Magnon, plus fines. Dans ce cas, les femmes nĂ©andertaliennes n’auraient plus eu de descendance et les quelques gĂšnes communs seraient le seul reste actuel de l’existence des NĂ©andertaliens. D’aprĂšs les Ă©tudes du gĂ©nome, les principaux caractĂšres nĂ©andertaliens apparaissent dĂšs 350.000 ans mais l’ensemble des caractĂšres ne sont acquis que vers 130.000 ans. Les plus anciens prĂ©-nĂ©andertaliens ont entre 500.000 et 350.000 ans. Lorsque des Ă©volutions gĂ©nĂ©tiques se retrouvent chez les nĂ©andertaliens et pas les prĂ©nĂ©andertaliens, et qu’on les retrouve chez CroMagnon, on peut ĂȘtre sĂ»r qu’il y a eu croisement. On pourrait aussi penser que NĂ©andertal est tout simplement notre ancĂȘtre mais on a dĂ» renoncer Ă  cette idĂ©e du fait de la dĂ©couverte dans l’ADN mitochondrial de paires de base qui diffĂšrent des nĂŽtres (sapiens sapiens). Actuellement, une majoritĂ© de chercheurs estiment au vu des rĂ©sultats des analyses gĂ©nĂ©tiques que le matĂ©riel commun (et non commun aux prĂ©-nĂ©andertaliens et prĂ©-sapiens) serait entre 12% et 25%. La plupart des chercheurs penchent plutĂŽt pour 12%.

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2981

Les liens entre Néanderthal et Sapiens

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6600

Différentes espÚces humaines se sont bel et bien croisées


https://www.20minutes.fr/sciences/2324255-20180822-os-enfant-prouve-deux-especes-humaines-bien-accouplees-50000-ans

Pourquoi NĂ©anderthal a disparu ? On a remarquĂ© notamment la plus grande attractivitĂ© physique des femmes sapiens sapiens pour les hommes nĂ©andertaliens, celles-ci Ă©tant plus fines et Ă©lĂ©gantes.

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5470

L’enfant de Lapedo, le squelette qui renforce la thĂ©orie du croisement entre NĂ©andertaliens et humains

ÂgĂ© d’environ 4 ans, ce squelette a Ă©tĂ© enterrĂ© sur ce site du Portugal il y a environ vingt-neuf mille ans.
La particularitĂ© de son corps a attirĂ© l’attention des archĂ©ologues qui ont commencĂ© Ă  fouiller le site.
"L’anatomie de l’enfant avait quelque chose d’Ă©trange. Lorsque nous avons trouvĂ© la mĂąchoire, nous savions qu’il s’agissait d’un humain moderne, mais lorsque nous avons exposĂ© le squelette complet (...) nous avons vu qu’il avait les proportions corporelles d’un NĂ©andertalien", a expliquĂ© Ă  la BBC JoĂŁo ZilhĂŁo, archĂ©ologue et chef de l’Ă©quipe qui a travaillĂ© sur la dĂ©couverte.

https://www.bbc.com/afrique/monde-67532838

On a cessĂ© de renier nos ancĂȘtres nĂ©andertaliens !

https://www.matierevolution.org/spip.php?article1940

On sait aujourd’hui que les humains et les NĂ©andertaliens se sont croisĂ©s pendant plusieurs milliers d’annĂ©es.

Il y a 150 000 Ă  300 000 ans, des unions entre des hommes modernes et des femmes nĂ©andertaliennes auraient conduit au remplacement du chromosome sexuel mĂąle nĂ©andertalien par celui de « sapiens », montre une Ă©tude dans « Science ».

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/09/29/les-tribulations-du-chromosome-y-entre-sapiens-et-neandertal_6053997_1650684.html

"Certains gĂšnes de notre gĂ©nome, notamment des gĂšnes impliquĂ©s dans l’immunitĂ© et plus prĂ©cisĂ©ment des gĂšnes impliquĂ©s dans l’immunitĂ© innĂ©e, c’est-Ă -dire notre premiĂšre ligne de dĂ©fense contre les pathogĂšnes, seraient hautement enrichis en NĂ©andertal. Et chez les EuropĂ©ens, certains gĂšnes auraient jusqu’Ă  60% d’hĂ©ritage de NĂ©andertal, notamment des gĂšnes impliquĂ©s dans la rĂ©ponse aux infections virales", explique Lluis Quintana-Murci, directeur de recherche Ă  l’Institut Pasteur-CNRS. C’est en partie grĂące Ă  ce mĂ©tissage qu’Homo sapiens a pu poursuivre sa colonisation de l’Europe et de l’Asie.
En 2010, des scientifiques ont dĂ©cryptĂ© le gĂ©nome de l’homme de NĂ©andertal Ă  partir d’ADN, une Ă©tude majeure qui a confirmĂ© que les Homo Sapiens et les NĂ©andertaliens s’étaient effectivement croisĂ©s.
La plupart des gens vivant aujourd’hui possĂšdent quelques fragments rĂ©siduels d’ADN de cette espĂšce disparue, hĂ©ritĂ©s d’un mĂ©tissage qui a eu lieu entre les deux espĂšces.
Les recherches indiquent que les deux groupes descendent d’une population installĂ©e en Afrique il y a quelques millions d’annĂ©es. Au fil de centaines de millĂ©naires, les migrations humaines ont entraĂźnĂ© des mĂ©tissages entre les deux groupes.
Pourtant, les humains modernes prĂ©sentent peu ou pas d’ADN nĂ©andertalien sur le chromosome X, l’un des deux chromosomes humains qui dĂ©terminent le sexe du fƓtus.
On supposait que cela rĂ©sultait de la sĂ©lection naturelle. Mais une nouvelle Ă©tude menĂ©e par l’universitĂ© de Pennsylvanie suggĂšre que ce phĂ©nomĂšne rĂ©sulterait en fait de « prĂ©fĂ©rences de reproduction ».
L’équipe a analysĂ© de l’ADN humain moderne prĂ©servĂ© chez un homme de NĂ©andertal et a constatĂ© qu’il Ă©tait particuliĂšrement abondant sur le chromosome X, exactement l’inverse de ce que l’on observe chez l’humain.
Ce rĂ©sultat leur a permis d’écarter l’idĂ©e d’une incompatibilitĂ© reproductive entre les espĂšces.
Au contraire, le flux gĂ©nĂ©tique « s’est produit principalement entre des mĂąles nĂ©andertaliens et des femelles humaines anatomiquement modernes », explique Alexander Platt, chercheur principal de l’étude.
Étant donnĂ© que les femmes possĂšdent deux chromosomes X et les hommes un seul, alors si les mĂąles nĂ©andertaliens et les femelles humaines modernes s’accouplaient plus frĂ©quemment, davantage de chromosomes X humains pĂ©nĂ©traient le pool gĂ©nĂ©tique nĂ©andertalien et moins de chromosomes X nĂ©andertaliens se retrouvaient dans les populations humaines.
D’autres raisons pouvaient ĂȘtre avancĂ©es, mais ces pratiques d’accouplement anciennes « fournissent l’explication la plus simple », affirme Alexander Platt.
Une autre question subsiste : pourquoi ? Les hommes de NĂ©andertal et les femmes humaines auraient pu avoir des relations par choix, violence ou contrainte.
Les chercheurs espĂšrent dĂ©sormais analyser les raisons qui pourraient nous aider Ă  mieux comprendre comment ce modĂšle d’accouplement s’est dĂ©veloppĂ©.
Parmi les possibilités, les dynamiques entre les hommes et les femmes dans la société néandertalienne ou les habitudes migratoires. Il est possible, par exemple, que les hommes aient été plus enclins à quitter leur communauté tandis que les femmes restaient avec leurs familles.

https://www.lapresse.ca/actualites/sciences/2026-02-27/la-vie-sexuelle-des-hommes-de-neandertal-et-des-femmes-homo-sapiens-etudiee.php

L’étude de l’évolution de l’ADN mitochondrial a permis de dater avec plus de prĂ©cision les Ă©changes entre NĂ©anderthal et Sapiens


https://planet-vie.ens.fr/thematiques/evolution/lignee-humaine/adn-mitochondrial-homo-sapiens-et-homo-neanderthalensis

https://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/evolution/enseignement-de-levolution/analyses/adn-mitochondrial

Il y a 150 000 Ă  300 000 ans, des unions entre des hommes modernes et des femmes nĂ©andertaliennes auraient conduit au remplacement du chromosome sexuel mĂąle nĂ©andertalien par celui de sapiens. On savait dĂ©jĂ , en 2010, qu’il y avait rencontre entre 40 000 et 60 000, car des traces de 1% Ă  4% de notre ADN sont hĂ©ritĂ©es de NĂ©andertal, qui lui a disparu il y a 30 000 ans.

L’histoire gĂ©nĂ©tique des EuropĂ©ens est en partie dĂ©voilĂ©e grĂące Ă  une Ă©tude gĂ©nĂ©tique de grande ampleur sur l’ADN europĂ©en ancien. Les scientifiques ont sĂ©quencĂ© le gĂ©nome complet de 51 humains ayant vĂ©cu entre - 45 000 et - 7000 et ils ont dĂ©montrĂ© que jusque vers -14 000, tous les europĂ©ens Ă©taient issus de la mĂȘme population fondatrice elle mĂȘme divisĂ©e en deux branches distinctes. Cette Ă©tude montre aussi que diffĂ©rentes branches de cette population fondatrice ont contribuĂ© Ă  l’ADN des europĂ©ens actuels. Elle montre Ă©galement une diminution de 6 Ă  2% de la composante nĂ©andertalienne dans le gĂ©nome des premiers europĂ©ens et cette diminution rĂ©sulterait d’un processus de sĂ©lection nĂ©gative vis a vis de cet ADN.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/le-metissage-des-hommes-du-passe-2401593

Une nouvelle Ă©tude d’ADN montre que les femmes humaines avaient un faible pour les hommes de Neandertal

https://fr.euronews.com/culture/2026/03/09/une-nouvelle-etude-dadn-montre-que-les-femmes-humaines-avaient-un-faible-pour-les-hommes-d

L’Homme de NĂ©andertal Ă©tait-il le RomĂ©o de la prĂ©histoire ?

https://www.nationalgeographic.fr/sciences/evolution-homme-de-neandertal-etait-il-le-romeo-de-la-prehistoire

Unions prĂ©historiques : les hommes nĂ©andertaliens se tournaient davantage vers les femmes Homo sapiens

https://trustmyscience.com/unions-prehistoriques-hommes-neandertaliens-tournaient-davantage-vers-femmes-homo-sapiens/

Loin d’ĂȘtre anecdotiques, les unions entre NĂ©andertaliens et humains modernes ont marquĂ© durablement notre Ă©volution. Une nouvelle Ă©tude vient aujourd’hui dĂ©montrer que ces relations obĂ©issaient Ă  un schĂ©ma prĂ©cis, oĂč le sexe des partenaires jouait un rĂŽle clĂ©. Ce qui expliquerait une absence intrigante dans notre patrimoine gĂ©nĂ©tique.

De nouvelles analyses gĂ©nĂ©tiques, dont les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© publiĂ©s jeudi 26 fĂ©vrier dans la revue Science, viennent de rĂ©vĂ©ler un dĂ©sĂ©quilibre frappant dans ces unions prĂ©historiques. "Nous avons observĂ© un schĂ©ma indiquant une prĂ©dominance des croisements entre les sexes", expose le Dr Alexander Platt, auteur principal et chercheur Ă  l’UniversitĂ© de Pennsylvanie.

Ces "croisements" se faisaient principalement entre des hommes de Néandertal et des femmes Homo sapiens. Beaucoup plus rarement entre des Néandertaliennes et des hommes de Cro-Magnon. Un modÚle de reproduction ancestral qui a laissé une trace jusque dans notre ADN, car trÚs peu de séquences néandertaliennes se retrouvent dans le chromosome X humain.

https://www.geo.fr/sciences/les-chercheurs-identifient-un-biais-sexuel-dans-les-amours-prehistoriques-entre-neandertaliens-et-humains-modernes-231092

Les NĂ©andertaliens mĂąles se seraient davantage accouplĂ©s avec des femmes sapiens !

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-neandertaliens-males-seraient-davantage-accouples-femmes-sapiens-131781/

L’histoire du mĂ©tissage entre les "homo sapiens" et les hommes de NĂ©andertal Ă©clairĂ©e par deux Ă©tudes

https://www.franceinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/l-histoire-du-metissage-entre-les-homo-sapiens-et-les-hommes-de-neandertal-eclairee-par-deux-etudes_6960623.html

Croisement de nĂ©anderthal et sapiens : c’est la femme sapiens qui aurait gagnĂ© la partie en se croisant avec les hommes nĂ©anderthaliens, et en permettant ainsi Ă  l’immunitĂ© des sapiens de s’enrichir.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-neandertaliens-males-seraient-davantage-accouples-femmes-sapiens-131781/

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