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Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme
mercredi 5 août 2026, par ,
Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme tout en prétendant dénoncer radicalement les méfaits du système
Avertissement : nous appelons soviets une forme d’organisation du peuple travailleur à la base qui n’est nullement liée à la Russie et que l’on peut aussi appeler communes, conseils, comités, organisation des délégués des assemblées décisionnelles et souveraines de travailleurs. Ces formes d’organisation peuvent avoir pour base les entreprises mais aussi les quartiers.
Ceux qui refusent la révolution prolétarienne le justifient par de nombreux prétextes :
Les faux socialistes affirment qu’il faut d’abord réformer le capitalisme et défendre la démocratie…
Les faux écologistes prétendent que chacun doit faire sa propre révolution car chaque humain serait la cause du réchauffement global et de la pollution de la planète…
Les faux humanistes affirment que la révolution ne fera que tuer des êtres humains et qu’il faut être pacifiste…
Les faux révolutionnaires affirment qu’eux sont prêts mais pas les travailleurs et qu’il faut, en attendant, s’occuper seulement de syndicalisme et d’élections dans le cadre du système afin de préparer les travailleurs et leur parti…
Les faux détenteurs de leçons de l’Histoire prétendent que le socialisme s’est dissous dans le capitalisme et que le communisme a échoué… en Russie…
Les faux anarchistes et gauches communistes affirment qu’il ne faut pas construire un Etat ouvrier…
Les gauches patriotiques affirment qu’il ne faut pas détruire l’Etat bourgeois mais le construire mieux…
Les faux insoumis affirment qu’il faut construire la sixième république bourgeoise…
Les faux pacifistes affirment qu’il faut d’abord combattre la guerre…
Les faux antifascistes affirment qu’il faut d’abord combattre le fascisme…
Les faux trotskistes affirment qu’il faut d’abord s’unir aux réformistes parce que les travailleurs ne sont pas encore prêts…
Aucun des précédemment cités ne propose ni la formation de soviets du peuple travailleur par l’élection de délégués révolutionnaires dans des assemblées prolétariennes décisionnelles et souveraines, ni le désarmement de la bourgeoisie et l’armement du prolétariat, ni la démoralisation de l’armée, le refus d’obéissance des petits soldats et des petits policiers à la hiérarchie militaire et policière et leur organisation en soviets, ni la suppression du pouvoir capitaliste (ses institutions gouvernementales, parlementaires, administratives, religieuses, médiatiques, judiciaires, etc.), ni la prise de tout le pouvoir par les soviets, ni la mainmise du peuple travailleur sur tous les capitaux et toutes les grandes entreprises, ni la fin du patriarcat capitaliste, ni la fin du racisme d’Etat, ni l’union de toutes les républiques soviétiques du monde, ni la suppression définitive du colonialisme et de l’impérialisme… Et pourtant, rien ne peut changer que par ces moyens fondamentaux qui doivent être à la base de tout proogramme de lutte du prolétariat de tout programme d’organisation se revendiquant du prolétariat révolutionnaire.
Le premier moyen d’empêcher les prolétaires de changer le monde est de les démunir de leur programme révolutionnaire…
Le deuxième moyen, c’est d’affirmer qu’il est souhaitable d’annuler ou retarder toute révolution, car il y aurait mieux à faire avant…
Le troisième moyen, c’est d’affirmer que, si nous ne sommes pas capables de réformer, nous seront encore moins capables de révolutionner le monde…
Le quatrième moyen, c’est de prétendre que, si nous ne pouvons pas organiser des syndicats et des partis qui soient vraiment à nos côtés, nous serons encore moins capables de construire des soviets qui aillent jusqu’à la prise du pouvoir…
Le cinquième moyen, c’est d’affirmer qu’on a déjà perdu avant d’avoir commencé puisque toutes les révolutions ont été battues ou sont tombées dans le stalinisme…
Le sixième moyen, c’est de prétendre qu’il faut plutôt défendre la paix que la révolution, la défense de la planète que la révolution, la défense des emplois que la révolution, la défense de la sécurité que la révolution, la défense du bien-être, la défense du progrès que la révolution…
Les faux révolutionnaires affirment qu’il faut écrire qu’on est pour la révolution mais surtout pas défendre un seul des points cruciaux du programme révolutionnaire cités précédemment…
Les uns et les autres font tout ce qu’ils peuvent pour que les luttes sociales ne posent pas le problème de la révolution, ne préparent pas la formation de soviets, n’en montrent pas la nécessité, ni celle de la prise de pouvoir par les soviets et ne mènent pas à la destruction de l’ordre capitaliste et de son Etat…
Tous les précédemment cités, organisations politiques, syndicales et associatives, sont des grands organisateurs de toutes les défaites, mais cela ne signifie pas que le prolétariat révolutionnaire ne devra pas lutter avec un front unique prolétarien dans lequel les militants de ces groupes participeront pleinement. Cela signifie que les soviets qui se formeront devront mener à l’intérieur des soviets le même combat qu’il faut aujourd’hui mener sans soviets.
Le premier des moyens de retarder ou rejeter la révolution sociale consiste à prétendre que l’on va devoir attendre que le prolétariat ou la population ou le peuple travailleur ait atteint le niveau de révolte ou de conscience pour décider qu’il veut en finir avec le système dominant. Cela écarte les situations intermédiaires, pré-révolutionnaires or c’est justement la situation actuelle. Du coup, ces organisations décrètent qu’il n’y a que deux états possibles : révolution ou pas révolution et bien entendu elles en profitent pour dire que c’est le deuxième qui est la situation actuelle. Du coup, les seules pratiques justifiées sont les réformistes et la révolution n’est à évoquer que comme propagande générale abstraite et pas comme objectif concret, ni les soviets comme forme d’organisation, ni l’action directe, ni la lutte pour la démoralisation des forces étatiques, etc. Ces organisations affirment que les travailleurs sont d’accord avec le maintien du capitalisme et que l’on doit en tenir compte. En fait, personne ne demande jamais (ni ne sompte demander) au peuple travailleur s’il est favorable au maintien du système. Seuls les Gilets jaunes et d’autres mouvements dans le monde du peuple travailleur l’ont fait et leur réponse est tout autre…
Pire encore, tout est fait bien au contraire par les multiples trompeurs des travailleurs pour que cette question, pouvoir capitaliste ou pouvoir prolétarien, ne soit jamais posée et d’aucune manière, au travers des luttes et mobilisations sociales et politiques, dans aucun rassemblement, dans aucune réunion, dans aucune instance quelconque de la lutte et aucune organisation syndicale et politique qui se revendique des travailleurs.
Par contre, bien des sondages montrent que le soutien du peuple travailleur au système, à ses institutions, à son fonctionnement, à ses buts se réduit comme peau de chagrin en même temps que le système en fin de vie épuise ses soins palliatifs pour aider les capitalistes et leurs Etats et ses efforts pour faire durer.
Bien sûr la popularité du système d’exploitation n’est pas directement liée à sa durabilité : il n’a pas besoin d’être populaire auprès des exploités. Les révolutions sociales d’ampleur n’ont pas lieu seulement quand les exploités ne veulent plus subir mais aussi quand les classes possédantes ne peuvent plus continuer et que le système lui-même est en bout de course du fait de ses propres contradictions internes.
Mais ce ne sont pas seulement les classes possédantes et leurs représentants des forces politiques gouvernantes qui ne comptent pas tenir compte du fait que les exploités et les opprimés se révoltent et ne veulent plus subir, ce sont aussi les faux amis des travailleurs, les syndicats et les partis de gauche et de l’extrême gauche. On l’a bien vu lors des diverses révoltes et révolutions récentes, depuis les mouvements du Maghreb et du monde arabe de 2011 et qui ont atteint le monde entier y compris les pays riches. Ces faux amis n’ont cessé de trahir ces mouvements, allant jusqu’à les dénoncer dès le début comme en France avec les Gilets jaunes…
Ce sont les partis, groupes, associations, syndicats, organisations diverses, réseaux sociaux, y compris ceux qui dénoncent de manière apparemment radicale le capitalisme et les Etats capitalistes, les jugent coupable de crime contre l’humanité, appellent à marcher, à faire grève, à bloquer même éventuellement, mais qui n’appellent pas le peuple travailleur à prendre lui-même toutes les décisions, sans obéir à aucun appareil lié au système. Et même ils militent en réalité contre une telle prise en charge du prolétariat par lui-même et contre les premiers pas d’une mise en place des organes d’un pouvoir aux travailleurs, les soviets c’est-à-dire les comités, conseils, communes révolutionnaires, toutes formes des assemblées des délégués des travailleurs révolutionnaires élus par le peuple travailleur s’auto-organisant et prenant lui-même toutes les décisions pour ses luttes comme pour la direction de toute la société.
Au cours des luttes actuelles, chacune de ces organisations s’est ingéniée à militer contre cette auto-organisation et pour la mainmise des bureaucraties politiques et syndicales liées au pouvoir capitaliste, contre les gilets jaunes, contre les comités et conseils élus, sous prétexte d’intersyndicale, d’appels d’organisations, de luttes défensives, de manque de niveau de combativité et de conscience des travailleurs, de faiblesse de la lutte, d’impréparation, etc.
Cela peut paraitre contradictoire : pourquoi se revendiquer de la révolution sociale si en réalité on n’y croit pas et qu’on ne veut pas s’y préparer ? Si de telles organisations reconnaissent qu’elles veulent à l’avenir renverser le capitalisme, alors que la majorité des travailleurs ne le réclame pas, pourquoi ne pas les croire ? Pourquoi s’accuseraient-elles elles-mêmes d’être révolutionnaires si elles ne gagneraient rien à mentir sur ce point ?
Eh bien, c’est là la naïveté populaire typique ! Pourquoi le parti stalinien continue-t-il à s’appeler parti communiste alors que ce n’est que l’un des partis bourgeois ? Pourquoi le parti socialiste qui est depuis belle lurette l’un des partis reconnus de soutien à l’impérialisme et au capitalisme continue-t-il à se dire socialiste ? Pourquoi des organisations qui n’ont rien à voir avec la révolution permanente de Léon Trotsky continuent-elles de se dire trotskystes alors qu’elles ne sont que la dernière roue du carosse des appareils syndicaux SUD et CGT ? Pourquoi la CGT et SUD continuent à prétendre qu’elles seraient lutte de classes contrairement aux « syndicats réformistes » FO, CFDT, CFTC, etc ?
Parce que ces affichages pseudo-radicaux comme ceux des prétendus « insoumis » servent à prétendre qu’ils ne cautionnent des soutiens aux réformistes que par volonté d’unité mais qu’ils préparent des lendemains beaucoup plus radicaux si on leur en donne la force, si on vote pour eux, si on participe à leurs manifestations, si on les soutient…
Ils se tiennent tous par la main, de prétendus plus à gauche aux plus ouvertement réformistes, qu’ils soient politiques ou syndicaux. Et tous sont attachés au système d’exploitation qu’ils cogèrent en réalité et tous sont liés aux institutions de la classe capitaliste et particulièrement à l’Etat capitaliste. Aucun ne dénonce de manière systématique et précise les compromissions des autres. Aucun ne prend parti contre son propre Etat, contre son propre impérialisme, aucun n’appelle à les démolir, aucune n’appelle à l’insoumission des forces de l’ordre, aucun n’appelle à la défaite de sa propre classe possédante. Aucune ne rompt avec l’union sacrée patriotique qui présente la défense des intérêts nationaux comme inévitable.
Le monde politique, syndical et associatif d’un pays fait partie intégrante du monde économique de l’ancienne société, de ses structures sociales, institutionnelles, religieuses, médiatiques, judiciaires, administratives, étatiques, capitalistes, impérialistes. De l’extrême droite à l’extrême gauche opportuniste, en passant par la droite, le centre et la gauche, de la CGT à la CFTC en passant par SUD et FO, tous sont liés à l’ordre établi qu’aucun ne dénonce, ne combat, ne cherche à renverser sur tout ce qui est fondamental. Aucun ne donne au prolétariat la perspective de profiter d’une crise économique, sociale ou politique, d’une faillite, d’un krach, d’une guerre, d’une conflagration mondiale, de n’importe quelle chute de la société dominante pour en finir avec elle.
En période de crise révolutionnaire, quand l’explosion du prolétariat révolutionnaire menace l’ordre établi, ces organisations faux amis des travailleurs auront un rôle crucial à jouer et la bourgeoisie le sait qui ne les entretient pas pour rien… C’est toute l’expérience de l’Histoire des révolutions ! Et elle s’en encore confirmée lors de la dernière vague des « printemps » commencée en 2010-2011 et qui, partie du monde arabe et musulman, a parcouru le monde entier. Le mouvement a été détourné, limité, dévoyé, affaibli, isolé, démoralisé par les réformistes avant même d’être écrasé par la répression.
Les plus grandes révolutions prolétariennes de l’Histoire ont montré la même chose et notamment celles de la vague révolutionnaire débutée en 1917. Les pires ennemis des révolutions russe, finlandaise, géorgienne, allemande, ukrainienne, hongroise, italienne, polonaise, suisse, française, tchèque, bulgare, etc. ont été des prétendus socialistes, syndicalistes, radicaux, des « gauches » de toutes sortes, des faux amis des travailleurs qui ont été jusqu’à prendre les armes… pour écraser la révolution aux côtés de l’Etat-major de l’armée et des troupes fascistes comme en Russie ou en Allemagne. Ces faux amis des travailleurs ont été les ennemis les plus capables et efficaces de la révolution prolétarienne, le plus sûr soutien des classes dirigeantes et de leur ordre. Ils ne se sont pas contentés d’affirmer que la révolution n’était pas à l’ordre du jour, ils ont œuvré activement pour l’écraser. Et les périodes suivantes n’ont fait que rajouter aux anciens réformistes les staliniens et les nationalistes de tous poils.
Tous ces faux amis des travailleurs nous disent que le monde actuel est injuste, qu’ils veulent faire aboutir les revendications et les aspirations des travailleurs mais que le rapport de forces et le niveau de conscience actuel de la classe ouvrière ne le permet pas et c’est FAUX !
Tous ces faux amis des travailleurs soulignent tout ce qui ne va pas pour les milieux populaires mais pas du tout ce qui ne va pas pour le système capitaliste. Ils prétendent même qui ce qui ne marche pas dans le capitalisme n’est que prétexte à refuser les revendications des travailleurs.
Aucune de ces organisations n’est capable de dire aux travailleurs que le système qui a longtemps dominé la planète est MORT, que sa dynamique n’existe plus, qu’il l’a lui-même reconnu depuis longtemps, exactement depuis 2008 quand il a décidé qu’aucun trust important, qu’aucun financier important, qu’aucune banque importante, qu’aucun capitaliste important ne pourra plus faire faillite sans risquer d’emporter dans sa chute toute la société capitaliste mondiale. Cette décision de « sauver » les capitalistes était toute nouvelle et aucune organisation faux ami des travailleurs n’a voulu décrypter la signification historique de cette décision du monde capitaliste tout entier en 2008 et qui ne s’est jamais démentie depuis.
Pourtant, cette décision remarquable n’est rien d’autre qu’un aveu de FIN définitive du système.
Il en est résulté une inondation des marchés par des sommes colossales fournies par les Etats, les banques centrales et les institutions capitalistes mondiales afin de « sauver le système ». Aucune de ces organisations n’a annoncé aux travailleurs que la nouvelle époque, celle des faillites sytémiques, était aussi celle où les travailleurs révolutionnaires allaient devoir développer leurs propres perspectives de société nouvelle face au vieux monde finissant et pas se contenter de revendiquer. Aucune n’a relié cette situation nouvelle à la vague des révoltes et révolutions dans le monde. Aucune n’a relié cette fin du système à la montée des réactions, des fascismes, des dictatures, des guerres, des massacres, de la guerre mondiale…
Aucune organisation de gauche, de la gauche de la gauche, de la fausse extrême gauche, qu’elle soit politique, syndicale ou associative ne reconnait que le glas de la société capitaliste a déjà sonné. Aucune n’admet qu’objectivement le vieux système n’est plus capable de maintenir son ancien fonctionnement et qu’il ne subsiste que par un effort gigantesque fondé sur le mensonge et la contrefaçon, l’argent public tentant momentanément de suppléer au capital privé pour faire croire qu’on continue de distribuer des profits au sens classique (c’est-à-dire fondés sur la plus-value extraite du travail humain) au grand capital alors que l’essentiel des revenus du capital qui ne sont pas sortis de la production de marchandises réelles sont tirés des fonds publics.
Ces faux amis du peuple travailleur sont parfois capables de dénoncer virulemment les choix des classes dirigeantes en se donnant l’air de les contester sur le fond, et même en déclarant que c’est le capitalisme comme système qui es cause de tous les malheurs de l’humanité mais sans reconnaitre que la mécanique ne marche plus, que le système n’est plus capable d’accumuler du capital par l’exploitation du travail humain parce qu’il a atteint ses limites et que la part dédiée à la spéculation devient tellement élevée qu’on distribue des bénéfices qui n’ont jamais existé. Ce ne peut être qu’un palliatif juste pour faire durer et l’on ne peut nullement appeler cette gigantesque tromperie de continuation du capitalisme. Le capitalisme semble toujours dominant depuis 2008 mais ce n’est qu’en apparence. Et nos faux amis ne dénoncent pas cette supercherie. Bien au contraire, au lieu de reconnaitre que nous sommes objectivement en phase terminale, ils auraient plutôt tendance à faire comme si le capitalisme faisait semblant d’avoir des problèmes pour mieux extorquer de l’argent aux couches populaires ! Le fait que le grand capital se distribue encore des revenus colossaux, même si c’est purement en sangsue des fonds publics, apparait dans la bouche de ces faux amis comme une preuve que le grand capital se porterait encore bien…
Tout au plus, ces organisations réformistes et opportunistes nous disent que les capitalistes mentent et volent mais pas que c’est maintenant le meilleur moment pour les renverser ! Ils ne nous disent pas que nous pouvons profiter de toutes les crises et failles du système non pas pour nous plaindre et pleurnicher mais pour les aggraver, pour en tirer profit, pour prendre conscience de notre force, pour casser leur système d’exploitation. Ils nous maintiennent tous sur la défensive quand il faudrait au contraire tendre à tout prix à passer de la défensive à l’offensive, qu’il faudrait proclamer à tous que le prolétariat est porteur d’un autre avenir que le capitalisme et n’est ullement condamné à juste revendiquer en son sein.
Ils nous disent tous que le prolétariat est actuellement très faible face au système d’exploitation et que les classes dirigeantes sont très fortes et très méchantes alors que le prolétariat n’a jamais été aussi puissant potentiellement et le système aussi vascillant.
Qui a le plus peur des prolétaires qui craignent la misère, le chômage, la guerre, la dictature, la violence ou des capitalistes qui sont menacés de perdre tout le pouvoir et toutes les richesses qu’ils nous ont volé ? Que les classes dirigeantes basculent dans la violence montre que ce sont elles qui ont le plus peur parce qu’elles sentent que nous n’atteignons pas une crise mais une limite historique de leur domination. Les prolétaires ne le savent pas « leurs » organisations se gardent de le leur dire ! S’ils ne s’y préparent pas, s’ils ne constituent pas les formes d’organisation indispensables pour ces situations de crise, s’ils ne développent pas leurs propres perspectives, leurs programmes révolutionnaires, c’est d’abord et avant tout parce que ces faux amis les en détournent activement, les cantonnant dans un activisme réformiste sans aucun bénéfice pour les travailleurs qui ne fait que démontrer aux classes possédantes que les travailleurs sont bien encadrés. Ces faux amis sont le seul motif de satisfaction des classes possédantes. Il n’y a que les réformistes qui gardent absolument confiance dans la pérennité du système alors que les capitalistes eux-mêmes se désepèrent.
Les faux révolutionnaires ne valent pas mieux. Certains comme l’organisation Lutte ouvrière répètent à leurs militants que nous ne militons absolument pas en ayant l’assurance que la révolution sociale soit pour demain, qu’il n’y a pas besoin de penser que la révolution soit proche pour militer, qu’il n’y a rien qui se profile dans l’immédiat.
Pourtant les mêmes ne craignent pas de dire que le fascisme, la dictature, la guerre généralisée peuvent se propager à toute vitesse dans la situation actuelle. Ah bon, la contre-révolution c’est pour tout de suite mais pas… la révolution ?!!! Les classes possédantes déclenchent des contre-révolutions sans menace de révolution, quels beaux raisonnements que voilà ! Que de contorsions pour que de faux révolutionnaires, de faux insoumis, de faux anticapitalistes, de faux trotskystes, de faux marxistes tentent de se faire passer pour radicaux sans du tout s’opposer aux appareils syndicaux eux-mêmes pieds et poings liés au système d’exploitation au point de vouloir à tout prix rester attachés au Titanic en train de couler !
Mais, en réalité, jamais les classes possédantes ne jettent le monde dans la violence massive, systèmatique, barbare sans avoir à craindre que les exploités et les opprimés ne cherchent à les renverser de manière révolutionnaire…
Et aujourd’hui, les classes possédantes viennent avec peine de se tirer d’affaire d’une grande vague mondiale de révoltes et de révolutions débutée en 2010-2011 et qu’ils ne sont parvenus à vraiment éradiquer qu’avec la répression mais aussi avec des guerres et avec l’aide de… la pandémie covid ! Là non plus nos faux révolutionnaires, nos faux marxistes, nos faux trotskistes, nos faux anticapitalistes, nos faux radicaux, nos faux insoumis, tout comme la fausse gauche, les faux socialistes et les faux syndicalistes de la bureaucratie se gardent bien de dire cela aux travailleurs, de tirer de telles leçons des événements récents…
Ainsi, les politiques antisanitaires des gouvernements face à la pandémie covid sont incompréhensibles si on refuse de voir qu’ils ont utilisé le virus de 2019 pour casser les peuples et la vague mondiale des révoltes et révolutions commencée en 2010-2011. De même que cette vague est incompréhensible sans la compréhension du caractère systémique de la chute de l’économie mondiale en 2007-2008. Et cette dernière toujours incompréhensible sans le stade atteint par le capitalisme de saturation des investissements productifs, ce qui signifie que l’accumulation du capital dépasse largement toutes les possibilités d’investissements productifs rentables et donc que le capital va exiger des profits sans produire de la plus-value, ce qui est impossible en termes capitalistes. Le système devient non viable non d’un point de vue socialiste, non pour le peuple travailleur, mais du point de vue capitaliste ! Bien sûr, tous nos faux amis se refuseront violemment à dire de telles vérités…
Tout comme ils vont se refuser à relier les politiques devenues ultra-violentes des classes dirigeantes au combat contre la révolution prolétarienne et même sa seule menace.
Quel lien peut-on établir par exemple entre des politiques violentes des classes dirigeantes et la volonté de casser un risque révolutionnaire ? Ces liens sont partout ! De même que nous avons signalé plus haut un lien entre le refus de traiter correctement la pandémie covid et l’utilisation de celle-ci pour casser un élan révolutionnaire ou une menace, nous pouvons en dire autant par exemple de la politique violemment anti-immigrés dans le monde, de la montée des mouvements fascistes se fondant sur la haine des migrants, la politique meurtrière de l’ICE aux USA par exemple mais aussi celle meurtrière de l’armée anti-immigrés de l’Europe en Méditérranée. Désigner du doigt les étrangers pour en faire des boucs émissaires de tout ce qui va mal dans le monde capitaliste est un moyen contre-révolutionnaire et cela a pour but de casser… la révolution bien entendu…
On peut en dire autant des guerres actuelles. Toutes sont présentées uniquement comme des affrontements entre Etats et entre grandes puissances. Toutes visent pourtant à casser des menaces révolutionnaires… Toutes ont succédé à des tentatives de montées révolutionnaires. Et jamais nos faux amis politiques, syndicaux ou associatifs n’accepteront de montrer ce lien. Un lien qui seul peut permettre de comprendre quelle politique le prolétariat révolutionnaire devrait mener.
La guerre en Syrie a succédé à la révolution. La guerre entre Ukraine et Russie a succédé aux menaces révolutionnaires en Ukraine et en Russie. La guerre du Moyen-Orient a succédé aux menaces révolutionnaires en Palestine, en Israël, au Liban et… aux USA ! Jamais nos faux amis ne souligneront ce point crucial concernant les guerres impérialistes actuelles. Jamais ils ne l’ont fait pour les deux guerres mondiales qui avaient pourtant exactement le même caractère crucial de viser à être des contre-révolutions.
Hitler n’aurait jamais choisi la guerre mondiale s’il ne pensait l’Allemagne menacée par la révolution sociale au cas où il ne s’y lançait pas. Jamais les classes dirigeantes mondiales n’auraient laissé Hitler prendre le pouvoir et ne l’auraient même encouragé et parfois financé s’ils ne pensaient pas que l’Allemagne en risquant une révolution communiste pouvait relancer la révolution en Russie et dans le monde, détruisant le fragile pouvoir de la bureaucratie russe contre le prolétariat. Aucune de nos faux amis, même ceux qui se disent révolutionnaires et même qui se disent trotskystes, n’écrira une telle analyse. Et pas par hasard. Cela nuirait à leurs bonnes relations avec les bureaucraties syndicales et autres appareils réformistes. Les appareils d’Etat ne les laisseraient pas tranquillement construire leurs petits appareils d’organisation, prendre des positions syndicales et se déverser tranquilement dans les médias sous prétexte d’élections politiques s’ils démasquaient tout cela.
Le résultat principal des guerres actuelles n’est pas de donner la victoire militaire à un camp contre un autre mais de détruire les possibilités révolutionnaires dans tous les pays en guerre ! Et ça a marché. C’est là qu’est la victoire des guerres des uns et des autres. La révolution est tout aussi étouffée en Syrie ou en Ukraine autant qu’en Russie, autant aux USA qu’au Moyen-Orient, en Palestinque qu’en Israël, au Liban autant qu’en Iran ! Il n’y a aucune paix qui sort de là ni aucune victoire d’aucune puissance contre une autre. Mais il y a là une victoire contre le prolétariat révolutionnaire, contre la révolte des peuples travailleurs… Et jamais nos faux amis ne souligneront cela même s’ils critiquent parfois virulemment ces guerres ou ces interventions militaires. Le rôle crucial pour toutes les classes dirigeantes de la lutte contre la révolution sociale, ils ne comptent nullement le mettre en évidence car cela soulignerait aussi que leurs prétendues tactiques de soutien aux appareils syndicaux et réformistes ne sont que du vent, ne répondent nullement à la situation prérévolutionnaire.
Alors que cette situation concerne maintenant autant les grands pays impérialistes que les autres, ces organisations se gardent de frapper l’adversaire principal : l’impérialisme et tout particulièrement les organisations des pays impérialistes ne dénoncent et ne combattent que les autres puissances impérialistes, pas la leur ! Même quand leur impérialisme mène des guerres, ces gauches politiques et syndicales peuvent s’en laver les mains mais pas les combattre véritablement, pas appeler à la rébellion des forces armées, pas appeler à la défaite de leur impérialisme, pas expliquer au prolétariat qu’une défaite de « leur » impérialisme peut devenir une victoire du prolétariat du pays impérialiste vaincu ni comment y parvenir. Ils rejettent en fait le défaitisme révolutionnaire aussi bien que la politique dite de « révolution permanente » qui était pourtant celle de révolutionnaires dont ils se revendiquent mensongèrement parfois, de Marx à Lénine et Trotsky.
Ils préfèrent noyer leurs critiques du capitalisme et parfois même de l’impérialisme ou des gouvernements sous des tonnes de considérations moralisatrices lamentables, sans force ni contenu, sans perspectives, sans avenir. Ils nous expliquent en somme que le capitalisme ne veut pas réellement défendre les êtres humains, ne sont pas bénéfiques pour les travailleurs, ne servent qu les intérêts d’une minorité et qu’on ferait bien de changer tout cela. Mais jamais, au grand jamais, ils ne vont nous donner les moyens de comprendre comment nous pourrions être en position offensive contre le système, comment nous pourrions profiter de sa sa situation critique au plan économique, des crises politiques, sociales, financières et guerrières que ses contradictions suscitent. Ils ne voient dans les travailleurs et les peuples que des victimes pas des forces d’avenir.
Le capitalisme a beau être un mort en survie artificielle, un système maintenu à bouts de bras au bord du gouffre, ils ne le diront pas et craindront le moindre geste qui pourrait l’y précipiter.
Quand la révolte ou la révolution éclate, ils ne mettent pas leurs forces à ses côtés mais agissent pour sauver le poids des appareils réformistes contre le prolétariat révolutionnaire. Ils laissent croire que ces bureaucraties pourraient et devraient s’unir aux travailleurs révolutionnaires au nom du front des travailleurs ou du front de la gauche. Ils font tout leur possible pour préserver (au lieu de tout faire ur casser) le poids des réformistes qui s’exerce contre la révolte et la révolution, qui sert de barrière pour atteindre les grandes entreprises, de l’Egyte aux USA, du Soudan à la Tunisie et de l’Algérie à la France. Au contraire, ils essaient de « réconcilier » la révolution et les réformistes syndicaux et politiques et ils contribuent à détourner, tromper, étouffer, diviser, discréditer, désarmer les révolutions quand ce n’est pas les écraser.
Ce qui caractérise les organisations soi-disant amies des travailleurs et qui, en réalité, sont pieds et poings liés aux classes possédantes et piègeront mortellement les travailleurs, les jeunes, les femmes, tous les exploités et opprimés en cas de lutte sociale d’ampleur…
Oui ! Il y a moyen de démasquer les trompeurs du peuple qui se camouflent derrière une démagogie pseudo-radicale pour pactiser en sous-main avec nos pires ennemis…
La première caractéristique de ces organisations est qu’elles militent afin de pénétrer les institutions du système qu’elles prétendent combattre. Elles disent qu’il faut lutter contre les buts actuels du système en… le pénétrant. Elles jouent le « cheval de Troie » mais c’est l’inverse : elles sont le cheval de Troie qui fait pénètrer le prolétariat par ses ennemis.
Pour cela, elles ont pris barre nons pas au sein des plus exploités mais parmi l’aristocratie ouvrière.
Elles flattent ses penchants à se croire « chez lui » dans « son » pays, dans « son » entreprise, dans « sa » société, dans « son » économie, avec « son » gouvernement et « son » parlement et dans « son » Etat. Mais, en réalité, rien de tout cela n’appartient ni au prolétariat ni à son aristocratie ouvrière, ni à ses manipulateurs, mais à la classe capitaliste, via ses gouvernants.
Elles ne révèlent jamais aux travailleurs et au grand public combien le système socio-économique dominant est dépassé par l’Histoire, combien il est faible, combien il ne tient plus qu’en retardant sa chute, combien son propre fonctionnement le condamne car il ne peut plus le faire marcher. Elles dénoncent bien des choses qui se passent mais en faisant croire qu’il suffit de changer la politique qui est à la tête d’un pays. Elles font comme si c’était une mauvaise volonté dans le pouvoir central qui nuisait au reste du système, sans grand défaut par ailleurs.
Elles ont tissé mille liens entre leurs organisations et les Etats capitalistes, sont financées par eux, sont liées à de multiples appareils, se réunissent avec eux, s’entendent avec eux. Même s’ils se disputent sans cesse, ils s’entendent aussi toujours.
Ils se gardent bien de montrer aux travailleurs et aux peuples que leur sort n’est pas inéluctablement attaché à un capitalisme pourrissant.
Ils se gardent bien de montrer que les travailleurs et les peuples ne peuvent pas être défendus par les Etats capitalistes !
Ils gardent bien de démasquer le mensonge crucial du nationalisme qui voudrait nous faire croire que nous devons défendre d’abord « notre pays » et que nos principaux amis sont dans notre pays ! En fait, notre principal ennemi est dans « notre pays »… Ceux qui vont nous tirer desssus, ceux qui vont le décider, ceux qui vont nous envoyer à la boucherie, ceux qui nous exploitent, nous oppriment et nous mentent sont, en premier, dans « notre pays » ! Les exploités, nos frères, qui travaillent avec nous, ne sont pas des nationaux de « notre pays ». On voudrait ainsi nous diviser, nous prolétaires et aussi nous séparer des travailleurs et des peuples des « autres pays » !
Le prétendu « état national » dont ils sont tous les défenseurs, ouverts ou cachés,
Et ils se gardent bien de donner la possibilité aux travailleurs de décider par eux-mêmes. Ils ne réunissent jamais les travailleurs pour… décider. Mais seulement pour entendre leurs discours, pour discuter éventuellement, pour applaudir, pour huer, pour dénoncer mais pas pour prendre le pouvoir sur leurs propres vies ! Aucune décision ne revient aux travailleurs lors des assemblées générales de lutte sociale. Aucune décision ne revient aux grévistes lors des grèves. Aucune décision sur les revendications, les moyens d’action, les perspectives.
Jamais ils ne défendent la nécessité d’assemblées générales souveraines et décisionnelles, indépendantes des appareils bureaucratiques, ni de conseils ou de comités de travailleurs, de communes élues, de centralisation des luttes par l’élection de délégués, etc. En somme, pas de soviets pour eux !
Et bien entendu encore moins de pouvoir aux travailleurs, d’Etat des soviets ! Pas question de supprimer le pouvoir de la classe capitaliste ! Pas touche aux forces armées du grand capital ! Ils n’appellent pas les soldats à refuser la marche à la guerre, à refuser de devenir de la chair à canons !
Plus le prolétariat passe (par l’entremise de ses faux amis politiques, syndicaux, médiatiques et associatifs) pour être le défenseur du nationalisme, du pays, de l’entreprise, de l’emploi capitaliste, de la soumission au système, de la paix et de la guerre capitalistes, plus il apparaît enchaîné aux classes possédantes, plus ses ennemis se sentent les mains lbres pour l’attaquer, plus il est frappé par l’Etat des exploiteurs, plus il est victime de toutes les catastrophes que les classes dirigeantes lui préparent et de tous les sacrifices : attaques économiques et sociales, dictatures, fascismes, guerres, massacres, racismes, etc !
Plus les travailleurs s’avèrent indépendantes des appareils réformistes, plus ils affirment clairement qu’ils ne sont pas attachés au vieux monde, plus ils s’affirment capables de s’organiser par exu-mêmes, plus ils peuvent gagner à eux tous ceux que la société actuelle révolte, les femmes, les jeunes, les petits paysans, les petits commerçants, artisans, pêcheurs, les peuples opprimés et plus aussi la classe possédante doit être prudente dans ses attaques, moins elle peut jeter de l’huile sur le feu par des répressions, des dictatures et des fascismes.
Sont nos faux amis et de vrais ennemis tous ceux qui attachent notre avenir à celui du capitalisme, tous ceux qui veulent faire croire que nous pouvons seulement faire des demandes au pouvoir capitaliste et aux classes possédantes, que nous ne pouvons pas décider par nous-mêmes dès maintenant.
Toute organisation qui ne se donne pas comme objectifs l’auto-organisation des travailleurs, leur armement, leur prise du pouvoir, qui refuse de désarmer la classe exploiteuse et de casser son Etat, qui refuse d’appeler les exploités, le jeunes, les femmes et la petite bourgeoisie, ainsi que les petits soldats et petits policiers à refuser d’obéir, qui refuse de rompre avec la société capitaliste, même si elle semble compatir avec les travailleurs, même si elle dénonce des mesures antipopulaires, même si elle appelle à faire grève et à manifester, même si elle dénonce virulement le gouvernement, n’est qu’une ennemie qui se trouve de l’autre côté de la barricade.
Toutes les organisations qui appellent démocratie le respect des institutions, des pouvoirs, des possédants, des armées, des polices, de l’ordre mondial ne sont que des ennemis des travailleurs.
Faux amis
https://matierevolution.org/spip.php?article8222
https://matierevolution.fr/spip.php?article7011
https://www.matierevolution.org/spip.php?article9406
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4631
https://www.matierevolution.org/spip.php?article6296
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7118
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7219
Réformistes
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1754
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5702
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5778
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6101
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6843
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7042
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7257
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6909
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7143
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article124
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1346
Appareils bureaucratiques syndicaux et politiques
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7600
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5602
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7183
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7142
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7183
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve940
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5244
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2233
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2505
Trahisons
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8602
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8358
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8436
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8366
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6831
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5467
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1591
Tromperies
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7440
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7817
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3855
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2742
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2275
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2688
La « gauche »
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3392
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve383
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2332
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3459
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3640
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2532
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6181
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1210
La fausse extrême gauche
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8618
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8176
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7764
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve975
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7080
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7014
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6181
Les appareils syndicaux et leurs alliés, comparses et valets politiques font tout ce qu’ils peuvent pour éteindre la lutte des classes révolutionnaire et sauver l’Etat capitaliste
Ils font passer des pièges pour des issues, des défaites pour des victoires, des ententes avec l’ennemi pour des avancées et ils combattent violemment tout progrès de l’auto-organisation et de la conscience des prolétaires. Le combat de classe des travailleurs révlutionnaires passe inévitablement par le travail pour les démasquer, les détroner, les ruiner dans l’opinion des travailleurs.
Messages
1. Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme, 6 août, 12:39, par Pedro
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Un exemple de faux syndicaliste et homme de gauche cultivé par la fausse extrême gauche : Lula au Brésil...
« Je n’ai jamais été de gauche », assure Lula au FMI et aux puissances impérialistes lors du G7
https://blogs.mediapart.fr/braises-du-chaos/blog/210626/lula-da-silva-je-nai-jamais-ete-de-gauche
https://www.wsws.org/fr/articles/2026/06/23/lrec-j23.html
2. Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme, 8 août, 05:03, par Richard
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L’un des exemples de ces faux amis de gauche est le parti stalinien...
Le PCF de Roussel s’affirme "le parti pris du travail" mais pas celui des travailleurs ! Marx se gardait bien de "défendre le travail" ! Roussel affiche son nationalisme bleu-blanc-rouge qui n’est pas un drapeau du prolétariat. Il proclame son soutien à une politique d’union de la gauche qui ne consiste qu’à soutenir le réformisme alors que toute la situation mondiale confirme que le réformisme n’a plus aucun avenir. Il ne mène aucun combat contre l’impérialisme français... Il ne défend en rien le défaitisme révolutionnaire de Lénine. Il ne prône aucune politique de classe.
3. Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme, 9 août, 06:56, par Laurence
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Nathalie Arthaud : "Soit on accepte de subir les licenciements, soit on doit imposer des choses"
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/nathalie-arthaud-soit-on-accepte-de-subir-les-licenciements-soit-on-doit-imposer-des-choses-8271065
On demande à l’Etat capitaliste d’intervenir et c’est lui qui réquisitionne une usine qui va fermer !
Et ça se dit révolutionnaire marxiste, léniniste et trotskyste !!!
Elle parle d’ « interdire les licenciements » mais qui doit le faire ? L’Etat capitaliste ou les travailleurs organisés en soviets ?
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/l-invite-de-8h15/contre-le-chomage-nathalie-arthaud-veut-interdire-les-licenciements_1741725.html
Elle soutient les syndicats qui isolent chaque lutte entreprise par entreprise…
https://lutte-ouvriere.org/journal/article/valeo-saint-quentin-fallavier-nathalie-arthaud-soutien-auxsalaries-176966.html
https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/michelin/michelin-a-cholet-votre-lutte-ne-fait-que-commencer-previent-nathalie-arthaud-lutte-ouvriere-36d3138c-abff-11ef-9b54-3c56a96f72e2
Le groupe dit « Révolution permanente » ne fait pas mieux : des luttes isolées…
https://www.revolutionpermanente.fr/Construire-un-plan-de-bataille-contre-les-licenciements-les-grevistes-de-Grandpuits-montrent-la
L’extrême gauche se démarque des syndicats mais pas de la CGT et de SUD !
https://www.sudradio.fr/politique/nathalie-arthaud-lo-les-travailleurs-ne-peuvent-pas-compter-sur-fo-et-la-cfdt
https://www.revolutionpermanente.fr/Scandaleux-face-a-la-crise-la-CFDT-et-FO-signent-un-appel-a-la-stabilite-avec-le-MEDEF
https://www.revolutionpermanente.fr/Austerite-sur-l-assurance-chomage-FO-la-CFDT-et-la-CFTC-pretes-a-collaborer-avec-Barnier
https://www.revolutionpermanente.fr/Valeo-C-est-un-coup-de-poignard-dans-le-dos-La-CFDT-et-la-CFE-CGC-signent-un-accord-antigreve
4. Mille et un moyens pour refuser de renverser le capitalisme, 11 août, 05:42, par Mina
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Le parti "socialiste" de France débat à perte de vue sur le candidat "socialiste" aux présidentielles mais pas du tout sur son programme ! Et surtout pas sur un programme socialiste !
https://www.franceinfo.fr/politique/ps/candidats-dates-cout-cinq-questions-sur-la-primaire-du-parti-socialiste-en-vue-de-la-presidentielle-de-2027_8133077.html