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République du Congo : un nouveau crime contre les droits de l'homme ! - Matière et Révolution
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République du Congo : un nouveau crime contre les droits de l’homme !

mardi 5 octobre 2010

Armand Tungulu vient d’être retrouvé mort dans sa cellule. Il avait été emprisonné suite à son acte de protestation contre la dictature en RDC consistant à envoyer un caillou contre la voiture du président Kabila. Une avocate présente par hasard sur les lieux (elle était en panne de voiture) a été arrêtée et n’est toujours pas relâchée. Elle est accusée d’avoir voulu photographier la scène avec son téléphone portable. Est-ce un crime ? Visiblement tout ce qui accuse la dictature de Kabila est un crime d’Etat !!!

Armand Tungulu à Bruxelles

Tungulu Mudiandambu Armand, l’homme qui a jeté la pierre sur le cortège présidentiel le mercredi 29 septembre à Kinshasa, est décédé, d’après un communiqué signé par le directeur de cabinet du Procureur général de la République (PGR) et lu samedi 2 octobre sur les antennes de la RTNC. Les enquêtes préliminaires indiquent qu’il se serait suicidé dans la nuit du 1er au 2 octobre au sein de l’Amigo de la Garde républicaine à l’aide d’un tissu dont il se servait comme oreiller.

« Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès de M. Tungulu Mudiandambu Armand ; de même que le médecin légiste a été requis pour fixer les enquêteurs sur les causes réelles et l’heure de son décès. », ajoute le communiqué.

Sujet congolais résidant en Belgique en séjour à Kinshasa, Tungulu a été interpellé le mercredi 29 septembre au moment où il lapidait le cortège du chef de l’Etat sur l’Avenue de Libération, à la hauteur du marché Comette.

En rapport avec ces incidents, les ONG de défense des droits de l’homme congolaises ont dénoncé la détention qu’elles qualifient d’arbitraire de deux de leurs militantes, accusées d’avoir filmé la scène de l’arrestation de Tungulu Mudiandambu Armand.

Personne ne croit à cette histoire du suicide en prison « à l’aide d’un tissu qui lui servait d’oreiller », version donnée dimanche par le Procureur Général. D’ailleurs ce matin, sur la radio nationale, on ne parlait plus de suicide, mais de décès – sans autre précision – d’Armand Tungulu en détention. De quoi est-il mort alors ? Une autopsie est annoncée.

Des défenseurs des droits de l‘homme parlent d’une nouvelle affaire Chebeya ; référence à Floribert Chebeya, militant de la voix des sans voix retrouvé mort en juin dernier après être passé entre les mains de la police. Armand Tungulu a-t-il succombé aux coups de crosse sur la tête qu’il a reçus mercredi dernier lors de son arrestation en flagrant délit, alors qu’il se débattait ? Ou bien a-t-il subi d’autres violences en détention ?

Dans cette affaire on s’inquiète aussi du sort des autres personnes arrêtées lors de cet incident. Notamment deux femmes juristes, qui se trouvaient à bord d’une voiture qui – selon nos informations - était tombée en panne au même endroit. Elles essayaient de téléphoner, les policiers ont cru qu’elles étaient en train de filmer avec leur portable. Elles sont en détention depuis mercredi, alors que le délai de garde à vue de 48 heures est dépassé depuis vendredi.

Des ONG ont dénoncé lundi "tous les actes ignobles commis" sur M. Tungulu et réclamé une "commission d’enquête objective et impartiale" pour déterminer les circonstances exactes de sa mort.

"On ne peut pas comprendre qu’une personne se soit tuée avec un tissu d’oreiller alors que nous savons tous qu’il n’y a pas d’oreiller dans les cachots de la RDC", a déclaré à l’AFP Me Jacob Baluishi, de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH).

Selon le communiqué du parquet général, une enquête a été ouverte et un médecin légiste a été requis pour déterminer les "causes réelles" du décès de M. Tungulu.

Composée de militaires, la garde républicaine, anciennement nommée Groupe spécial de sécurité présidentielle, est chargée de la protection du chef de l’Etat.

Les mêmes ONG organisaient lundi midi une manifestation devant les locaux de l’agence nationale de renseignement (ANR), pour demander la libération d’une avocate et d’une autre femme, arrêtées "arbitrairement" mercredi sur les lieux de l’incident contre le convoi de M. Kabila.

L’avocate, Me Nicole Bondo Muaka, membre de l’ONG de défense des droits de l’Homme les "Toges noires", avait été arrêtée avec son amie "au motif qu ?elle aurait filmé" la scène, selon l’Asadho.

Le secrétaire général des Toges noires, qui était venu rendre visite à Me Bondo, avait aussi été arrêté par les services spéciaux de la police, puis relâché quelques heures plus tard.

Son ordinateur et son téléphone portables et une clé USB avaient été "violemment arrachés" par les policiers et il n’avait pas été autorisé à voir l’avocate, selon l’Asadho.

Benjamin Kalombo, président de l’organisation de défense des droits de l’homme Aprodec :

« Je suis choqué par la disproportion et je me pose des questions sur la nature de ce régime. »

Sur l’assassinat de la voix des sans voix

Où va la RDC Congo ?

Qui était Patrice Lumumba ?

2 Messages de forum

  • Repose en paix Armand. Tu n’auras pas vécu pour rien, tu n’auras pas vécu une minable vie de menteur et de lèche-culs comme d’autres, tu n’auras pas vécu par ordonnance ni prisonnier de ta chair, tu n’auras pas vécu sans âme ni sans intérêts pour d’autres. Ton jeune âge ne t’aura pas empêché de revendiquer, comme il se doit, ta liberté et celle des tiens au point de faire reconnaître ton leadership civique par tes compatriotes. Tu aurais pu te contenter de ta réussite personnelle et passer des vacances paresseuses à Kinshasa à te voiler la conscience devant des fontaines d’eau de la Gombe, construites pour tromper des faibles d’esprit. Tu aurais peut-être pu ainsi raconter des boniments à ta propre conscience pour passer au travers de l’injustice palpable à Kinshasa et tenter de supporter l’insupportable. Mais tu as choisi d’assumer convenablement ton humanité et ton devoir civique et de montrer à d’autres ta façon à toi de mépriser un dirigeant méprisable. Tu n’étais pas le premier à agir ainsi, on a vu faire plus fort en Irak, mais l’État congolais n’est pas le plus corrompu pour rien ; il est le plus immoral, le plus bogué.

    Tu n’étais pas un terroriste, tu ne t’es jamais caché la face ni cherché à tuer, tu as ouvertement défendu la liberté et dis haut ton amour pour ton peuple. Tu as posé à un acte politique de bravoure et de révolte qui sied à la cause et qui n’avait pas du tout la gravité que certains esprits tordus ont prétendu, pour peut-être justifier à l’avance ton assassinat qu’ils savaient probable. Ces gens sont tous des tueurs potentiels que nous méprisons et c’est ce que tu as voulu leur faire savoir et pour cela, tes frères et sœurs te disent : bravo, repose-toi l’âme en paix !

    Certains naissent et meurent faibles d’esprit ; leurs vies comme leurs fins n’intéressent personnes et n’ajoute rien de positif à l’humanité, malgré leurs abondantes gesticulations. Mais toi, comme Chebeya, Bazana, Ngycke, Boteti, etc. vous ne faites pas partie des invertébrés, des gastérocrates qui ont la panse à la place du cerveau. Vous avez donné votre vie pour le triomphe de la raison et de la moralité dans la patrie congolaise. Vous n’aurez pas vécu sans exister, ni seulement pour manger, vos vies comme vos départs serviront l’intelligence et le savoir de la nation congolaise et resteront associées à sa quête de liberté et de justice sociale.

    La nature souveraine finit toujours par reprendre ses droits. Inexorablement, en cohérence avec le mouvement vital dont elle détermine seule le sens, elle se charge d’arrêter l’autodestruction et de réhabiliter la vie par des parcours dont elle a seule le secret et qui sont imparables. De la même manière qu’elle peut faire repousser l’herbe sur l’asphalte ou le béton, elle finit toujours par réhabiliter la raison et la moralité même dans les communautés sous l’emprise d’un Pouvoir immoral et destructeur comme celui de la RDC. Ton assassinat ne changera plus rien au destin scellé de ces gouvernants fêlés qui finiront bientôt dans des tournements qu’ils méritent. La souveraine nature offre déjà des momentums qui augurent la fin de ce calvaire initié avec leur AFDL depuis plus de 10 ans. Ce long cauchemar de tortures, de massacres et d’assassinats s’achève et leur crime sur toi ne servira qu’à avancer l’heure de l’épilogue. Ils ont tué ton corps mais ton esprit restera avec nous comme celui de Chebeya, Bazana, Ngycke, Boteti, Prigogine, etc.

    Ton repos est celui du guerrier de la paix qui aura courageusement défendu le sens à donner au mot liberté. Nous disons notre respect envers ton esprit désormais vénérable.

    Nous présentons nos sincères condoléances à ta famille et encouragerons nos compatriotes à lui démontrer une reconnaissance exemplaire, elle qui a pu te donner à la RDC. C’est grâce aux sacrifices de vos vies que ce pays ne mourra pas et que ses survivants retrouverons leur dignité.

    Paix à ton âme petit frère.

    Njoli Bodjenga

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  • Armand Tungulu Mudiandambu a été interpellé le mercredi 29 septembre dernier pour avoir lancé un jet des projectiles sur le cortège présidentiel à la hauteur de l’Académie des Beaux Arts sur l’avenue de la Libération, ex. 24 Novembre dans la commune de la Gombe.

    Le communiqué du Procureur Général de la République indique que Monsieur Armand Tungulu Mudiandambu se serait suicidé à l’aide d’un fil qui était attaché à son oreiller. Un médecin légiste a été désigné et une enquête ouverte pour déterminer les causes exactes de sa mort.

    La télévision d’Etat congolaise (RTNC), captée dans la soirée du samedi 2 octobre, a annoncé que Armand Tungulu Mudiandambu, l’homme qui a lancé des pierres sur le convoi de Joseph Kabila mercredi 29 septembre, a été trouvé sans vie dans sa cellule au Camp Tshatshi. Selon le diagnostic établi par un « médecin », « Armand » « s’est suicidé dans la nuit de vendredi à samedi » à l’aide du tissu de son oreiller. Les esprits étaient surchauffés samedi à Bruxelles où la tragique nouvelle a été connue dans la soirée. A Bruxelles, des juristes sont occupés à imaginer « la meilleure réponse judiciaire » à donner à ce nouveau crime d’Etat. Les activistes politiques, eux, envisagent des manifestations et sit-in devant l’ambassade de la RD Congo à Bruxelles pour exiger la « démission » de Joseph Kabila.
    Un psychopathe au sommet de l’Etat

    « Armand Tungulu est mort ! » Ce message envoyé par SMS a été pris dans un premier temps pour un canular. Vers 22 heures, un ami bruxellois a téléphoné à la rédaction de Congoindependant.com : « Je viens de suivre le journal télévisé de la RTNC via l’Internet. La présentation a annoncé le « suicide » de l’homme qui avait lancé des projectiles sur le cortège de Kabila. » C’est la stupeur et la colère dans les milieux congolais de Belgique. Si cette nouvelle était confirmée, on peut sérieusement se poser des questions sur la santé mentale de Joseph Kabila et celle des membres de son entourage.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre. A l’appel de plusieurs organisations associatives de la diaspora congolaise de Belgique, un sit-in est prévu, dès lundi 4 octobre à partir de 10 heures devant l’ambassade de la RD Congo à Bruxelles. « Nous étudions la possibilité de manifester durant plusieurs jours afin de sensibiliser l’opinion tant nationale qu’internationale sur le fait que le Congo dit démocratique est dirigé par un psychopathe dont la place est dans une annexe psychiatrique d’une prison ». L’homme qui parle est un des organisateurs de la manifestation. Selon lui, l’objectif est d’exiger la « démission » de Joseph Kabila « de gré ou de force ». De leur côté, des juristes congolais étudient les « aspects judiciaires » de cette affaire. Une plainte pourrait être déposée dès ce dimanche. La constitution de partie civile pourrait avoir lieu mardi 5.
    Les « petits soldats » du « raïs »

    Dès le lendemain de l’ « incident » survenu sur l’avenue du 24 novembre, quelques « petits soldats » du pouvoir kabiliste ont donné de la voix pour exprimer l’indignation d’un pouvoir devenu illégitime. La première salve a été tirée par Jean-Marie Kasamba qui confond le métier de journaliste à celui de propagandiste. « La RDC étant un pays où les exécutions extrajudiciaires sont sévèrement réprimées, déclarait-il, Armand Tungulu se trouve présentement entre les mains des services de sécurité. Il sera transféré devant le parquet dans les tous prochains jours ». Drôle de procédure de la part d’un pays qui se dit un Etat de droit. Affabulateur, Kasamba a prétendu que Tungulu « a été d’abord maîtrisé par la population elle-même ». Alors que des témoins ont assisté au passage à tabac de ce citoyen par des membres de l’escorte de Kabila. Le journal pro-kabiliste « L’Avenir » le « professionnalisme » de la garde présidentielle.

    Sous le titre « Un Mwana Congo de Londres échappe à la mort », le journal écrit notamment : « Pour les Kinois, la garde de Joseph Kabila est étonnante. Partout en Afrique, quiconque oserait tel geste serait un homme mort. Le moins que l’on puisse dire sur cet incident (…), c’est que la garde rapprochée de Joseph Kabila est à visage humain. Le fait de n’avoir pas tiré sur cet homme est une preuve que les choses ont changé en RDC. Autrefois, une personne, dans les mêmes circonstances, aurait été purement et simplement abattue sur-le-champ pour avoir attenté à la vie du président de la République. Il y a lieu de féliciter cette garde. (…). » Aimée Kabila, Franck Kangundu dit Ngycke, Mwamba Bapuwa, Pascal Kabungulu, Serge Maheshe, Didace Namujimbo pour ne citer que ces quelques noms des victimes de la folie meurtrière d’un pseudo chef d’Etat qui est en réalité un bandit de grand chemin. Quatre mois après l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et la « disparition » de Fidèle Bazana, Kabila a frappé à nouveau en donnant la mort à Armand Tungulu qui l’a défié.
    Police politique

    Au moment où nous couchons ces lignes, l’avocate et militante des droits de l’homme Nicole Bondo Muaka est toujours détenue dans un cachot de la police politique de Kabila, la tristement célèbre « DRGS ». Dans un communiqué daté 1er octobre 2010, l’association de défense des droits de l’Homme « La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme » (VSV) s’est dit « vivement préoccupée par l’arrestation arbitraire » et la « détention illégale » de cette juriste. Celle-ci se trouvait sur l’avenue du 24 novembre au moment des faits en compagnie d’une dame répondant au nom de Mado Mangambu. « Nicole » est accusée d’avoir « filmé la scène violente de bastonnade infligée à l’auteur du jet de pierre », note la VSV. « Pour avoir exhibé sa qualité d’avocate et de défenseur des droits humains, les policiers se sont mis en courroux contre l’avocate et sa compagne d’infortune avant de les embarquer brutalement dans leurs jeeps et acheminer au siège de DRGS », ajoute le communiqué. Et de rappeler que « le jeudi 30 septembre 2010, dans la mi-journée, Me André Mwila Kayembe, voulant s’enquérir de la situation de sa collaboratrice en détention au siège de la DRGS, y sera séquestré avant de recouvrer la liberté vers 18h00 ». Il faut craindre que les deux dames aient eu à subir les pires outrages.

    Où va la RD Congo ? Les Zaïro-Congolais ont-ils vomi le système du parti unique en 1990 juste pour retomber entre les mains d’un despote non-éclairé bête et méchant ? Jusqu’à quand les Congolais vont-ils regarder sans réagir ? Il y a quatre mois mourrait Floribert Chebeya. L’émotion populaire est vite passée dans ce pays où les dirigeants ne sont pas tenus à l’obligation de rendre compte. Armand Tungulu vient d’être assassiné. L’émotion était vive samedi 2 octobre. Pour combien de temps ? Le moment n’est-il pas venu de dire "Basta !" et de croiser le fer avec tous les "voyous" déguisés en hommes d’Etat ? Jusqu’à quand va-t-on accepter l’inacceptable et tolérer l’intolérable ? Le temps de l’action est arrivé. A défaut, il ne reste plus qu’à poser la question fatidique : A qui le tour ?

    (avec Baudouin Amba Wetshi)

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