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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Un Sud-africain noir &#8211; Lettre ouverte &#224; Mandela : Vous avez trahi et vendu le peuple noir</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un Sud-africain noir &#8211; Lettre ouverte &#224; Mandela : Vous avez trahi et vendu le peuple noir &lt;br class='autobr' /&gt;
Cher ancien pr&#233;sident Nelson Mandela, &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais seulement 5 ans quand vous avez &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; par ma grand-m&#232;re. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premi&#232;res &#233;lections d&#233;mocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-m&#232;re, &#233;tait ravi &#224; l'id&#233;e de pouvoir voter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;16- Nelson Mandela et le Parti communiste sud-africain ou comment le prol&#233;tariat s'est fait voler sa r&#233;volution contre l'apartheid&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Sud-africain noir &#8211; Lettre ouverte &#224; Mandela : Vous avez trahi et vendu le peuple noir &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cher ancien pr&#233;sident Nelson Mandela,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais seulement 5 ans quand vous avez &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; par ma grand-m&#232;re. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premi&#232;res &#233;lections d&#233;mocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-m&#232;re, &#233;tait ravi &#224; l'id&#233;e de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l'ANC. Malheureusement, ma grand-m&#232;re est d&#233;c&#233;d&#233;e avant d'avoir pu voter en d&#233;but d'Avril en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secr&#232;tes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien pr&#233;sident de 84-89) pour avoir un r&#232;glement n&#233;goci&#233;. Ceci nous a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; plus tard par le pr&#233;sident de l'ANC, Oliver Reginald Tambo, se r&#233;f&#233;rant &#224; vos r&#233;unions avec le r&#233;gime colonial-apartheid dans les ann&#233;es 1980, ann&#233;es cruciales. Il avait d&#233;clar&#233; : &#171; Les prisonniers ne peuvent pas n&#233;gocier leur libert&#233; &#187;. Tambo semblait perturb&#233; sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assur&#233; vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des min&#233;raux &#233;taient vos objectifs premiers. Cette croyance avait form&#233; la doctrine de base de l'ANC et avait m&#234;me &#233;t&#233; inscrite dans un document connu sous le nom &#171; Freedom Charter &#187; (La Charte de la Libert&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'h&#233;ritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple : Les richesses min&#233;rales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent &#234;tre transf&#233;r&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent &#234;tre contr&#244;l&#233;s par le gouvernement afin d'aider au bien-&#234;tre du peuple &#187;. Disait &#171; La Charte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il est apparu plus tard que vous et d'autres dirigeants de l'ANC vous &#233;tiez affair&#233;s &#224; r&#233;interpr&#233;ter avec cr&#233;ativit&#233; l'un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, &#224; savoir &#171; une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d'industries blancs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA NATURE DE LA TRAHISON&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque vous n&#233;gociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien pr&#233;sident 1984-89) avec l'intention d'obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tir&#233;s des masses noires exploit&#233;es, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir pr&#233;visible. Comme il le disait fermement : &#171; Je n'ai pas l'intention de n&#233;gocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir &#187;. Bien au contraire, les n&#233;gociations ont eu pour but d'emp&#234;cher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un pi&#232;ge pour les noirs et nous avons &#233;t&#233; pris dans ce pi&#232;ge gr&#226;ce &#224; vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute &#171; n&#233;gociation &#187; faite avec le Diable DOIT, par d&#233;faut, nous conduire en Enfer ! A vrai dire, vous vous &#234;tes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec du transfert du pouvoir lors des n&#233;gociations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations ont port&#233; sur deux aspects : l'un politique, l'autre &#233;conomique. Quand vous n&#233;gociez avec les Nationalistes, et &#224; partir du moment o&#249; vous avez choisi de s&#233;parer le pouvoir politique et &#233;conomique, l&#224; &#233;tait votre plus grande erreur et c'est de l&#224; que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propri&#233;t&#233; des richesses et des terres est au c&#339;ur d'un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a &#233;t&#233; CLAIREMENT stipul&#233; dans la Charte de la Libert&#233;. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l'ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de vos n&#233;gociations toute intelligentsia sud-africaine avait l'oeil riv&#233; sur les tractations d'ordre politiques et n&#233;gligeait l'aspect &#233;conomique. Vous craigniez le fait que si les n&#233;gociations politiques &#233;chouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n'&#233;taient pas int&#233;ress&#233;s par les n&#233;gociations &#233;conomiques et lorsque les n&#233;gociateurs &#233;conomiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c'&#233;tait trop technique, du coup personne ne s'y int&#233;ressait par manque d'&#233;ducation. Mais vous, M. l'ancien pr&#233;sident, vous &#233;tiez plus instruit que le peuple. Vous auriez d&#251; le savoir que ces deux aspects du pouvoir &#233;taient intimement li&#233;s. C'est l&#224; que nous avons rat&#233; &#224; jamais l'occasion d'obtenir notre libert&#233; totale et vous l'avez vendue aux Nationalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt; Ici, Nationalistes, r&#233;f&#232;re au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un &#233;clatement de l'Afrique du Sud, m&#234;me bien qu'ils pratiquaient ouvertement une s&#233;gr&#233;gation raciale. Comme quoi, on voit qu'un parti politique peut s'appeler &#171; Nationaliste &#187;, mais en fait il ne vise qu'a la destruction de la Nation qu'il pr&#233;tend pourtant d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivons la lecture de la lettre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec des n&#233;gociations &#233;conomique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. l'Ancien Pr&#233;sident, votre mandat obtenu par le peuple &#233;tait de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en &#339;uvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous r&#233;unissiez r&#233;guli&#232;rement avec Harry Oppenheimer, ancien pr&#233;sident de la g&#233;ante compagnie mini&#232;re anglo-am&#233;ricaine et De Beers, la 1&#232;re compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies &#233;taient les symboles &#233;conomiques m&#234;me du r&#233;gime de l'Apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s l'&#233;lection de 1994, vous avez m&#234;me pr&#233;sent&#233; le programme &#233;conomique de l'ANC &#224; Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs r&#233;visions cl&#233;s pour r&#233;pondre &#224; ses pr&#233;occupations, ainsi qu'&#224; celles des autres grands industriels du pays. Honte &#224; vous pour la vente de min&#233;raux et des terres aux Imp&#233;rialistes. Les r&#233;sultats de ces r&#233;unions &#233;taient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l'or et les diamants de l'Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contr&#244;laient auparavant. Avez-vous oubli&#233; ce que la Charte de la Libert&#233; disait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous le rappelle : &#171; La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'h&#233;ritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple : Les richesses min&#233;rales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent &#234;tre transf&#233;r&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent &#234;tre contr&#244;l&#233;s par le gouvernement afin d'aider au bien-&#234;tre du peuple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des aspects les plus r&#233;v&#233;lateurs de la transition &#233;conomique a &#233;t&#233; la propri&#233;t&#233; de la Banque Centrale d'Afrique du Sud. Sans aucun doute l'institution la plus puissante du pays. Son sort nous a &#233;t&#233; expliqu&#233; par un homme d'affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demand&#233; de r&#233;diger un document pour votre &#233;quipe de n&#233;gociation sur les avantages et les inconv&#233;nients d'avoir une Banque Centrale autonome, g&#233;r&#233;e en totale autonomie par votre gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Padayachee ne pouvait pas croire ce qu'il entendait : &#171; Quelle question ?!!! Mais bien s&#251;r que nous devons prendre contr&#244;le de cette Banque &#187;. Lui et son &#233;quipe ont r&#233;dig&#233; et pr&#233;sent&#233; le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale &#224; rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a r&#233;v&#233;l&#233;, que votre &#233;quipe de n&#233;gociation : &#171; N'avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Nelson Mandela, &#224; l'&#233;poque, la Banque Centrale &#233;tait une propri&#233;t&#233; priv&#233;e appartenant aux Blancs et aujourd'hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont &#224; 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laiss&#233; cette Banque Centrale aux mains des m&#234;mes Blancs imp&#233;rialistes qui profitaient de l'Apartheid dans notre pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des n&#233;gociations que vous avez accept&#233; et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait &#234;tre g&#233;r&#233;e comme une entit&#233; autonome au sein de l'Etat sud-africain, avec son ind&#233;pendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirig&#233;e par le m&#234;me homme qui la dirigeait sous l'Apartheid : Chris Stals. Une autre figure de proue de l'Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a &#233;galement conserv&#233; son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux m&#234;mes personnes qui nous ont opprim&#233;s d'&#234;tre en charge de la Banque Centrale du pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Padayachee a d&#233;plor&#233; qu'avec la perte de la Banque Centrale, &#171; tout serait perdu en termes de transformations &#233;conomiques &#187;. C'est bien vrai : Tout a &#233;t&#233; perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, r&#233;serve de notre pays !!! L'un des engagements de la Charte &#233;tait aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible &#224; r&#233;aliser &#224; cause d'une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui prot&#232;ge la propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez pr&#234;ch&#233; ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n'existe pas ; seulement dans votre t&#234;te. R&#233;conciliation n'a signifi&#233; rien d'autre que &#171; les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu'ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de d&#233;possession, d'humiliation et de souffrance &#187;. Je ressens une douleur indescriptible &#224; chaque fois qu'un Sud-africain Blanc &#8211; &#224; la boutique, dans un bar, &#224; la Radio ou sur des forums en ligne &#8211; dit que : &#171; Nous devons oublier le pass&#233; et nous tourner vers l'avenir. &#187; C'est comme nous dire &#224; nous, Noirs, que nous devons &#171; oublier notre douleur et nos souffrances &#187;. Et surtout venant de gens qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de ce syst&#232;me raciste et s&#233;gr&#233;gationniste ! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd'hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez pass&#233; sous silence notre douleur et notre peine &#8211; au grand soulagement des Blancs. Ces m&#234;mes Blancs qui ne parviennent pas &#224; reconna&#238;tre leur tort : notre douleur et notre souffrance &#8211; et surtout leur r&#244;le en tant que principaux b&#233;n&#233;ficiaires de ce syst&#232;me. Vous &#233;tiez trop pr&#233;occup&#233; &#224; ne ne pas semer le trouble dans la mesure o&#249; les Blancs auraient &#233;t&#233; les principales victimes de repr&#233;sailles. C'est l'unique raison pour laquelle vous faites l'objet d'un v&#233;ritable culte de la personnalit&#233; dans la communaut&#233; blanche, plut&#244;t que dans la communaut&#233; noire, votre propre communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous &#234;tes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt;Eh oui !!! Voil&#224; comment les Sud-africains ont &#233;t&#233;&#8230;, sans pr&#233;servatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu'un qu'on prenait comme l'un des n&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un &#171; environnement LIBRE et JUSTE &#187; pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel : Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous d&#233;crivez la libert&#233; comme &#233;tant la capacit&#233; d'&#234;tre en mesure de voter et le fait de ne pas avoir &#224; transporter un carte d'identit&#233; 24h/24 comme au temps de l'Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe tr&#232;s peu de justice en Afrique du Sud ! Tout cela, gr&#226;ce &#224; vous. Monsieur Nelson Mandela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ETAT ACTUEL DE L'AFRIQUE DU SUD&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-aliment&#233;s, sans abris, sous-employ&#233;s et mal repr&#233;sent&#233;s dans les postes de cadres sup&#233;rieurs ? L'&#233;tat de sant&#233; et d'&#233;ducation pour les noirs reste tel qu'il &#233;tait, si ce n'est pire que durant l'Apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vestiges de l'Apartheid et des structures &#233;conomiques coloniales, la propri&#233;t&#233; et le contr&#244;le restent intactes malgr&#233; l'acquisition du pouvoir politique dont vous r&#234;viez tant. Etes-vous conscient que la libert&#233; politique sans &#233;mancipation &#233;conomique est vide de sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'emploi est &#233;galement d&#233;finie selon des crit&#232;res raciaux en raison du fait que, dans le troisi&#232;me trimestre de 2010, 29,80% des Noirs &#233;taient officiellement au ch&#244;mage, contre 22,30% de m&#233;tis, 8,60% d'Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains re&#231;oivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de r&#233;partition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (m&#233;tis, indiens, chinois) en 2008 n'&#233;tait que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement &#224; 10,9% et 19,3% en 1993. L'&#233;cart de revenu pour les Indiens a diminu&#233;, le revenu par habitant indien en 2008 &#233;tant &#224; 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt; Il faut savoir que sous l'Apartheid, les Blancs avaient &#233;tabli une soci&#233;t&#233; de caste en Afrique du Sud, comme en Inde o&#249; il &#233;taient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit : les Blancs &#233;taient au sommet de la pyramide des &#234;tres humains, suivi des chinois qui &#233;taient les plus blancs apr&#232;s eux, venaient ensuite des Indiens qui &#233;taient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs &#224; la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs : Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques &#8211; Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc &#8211; qui avaient &#233;t&#233; emmen&#233;s de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et avec &#231;a, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres s&#233;gr&#233;gations raciales qui ont eu lieu dans l'Histoire &#233;taient des accidents de parcours ??? Ce n'&#233;tait pas des accidents, c'&#233;tait des syst&#232;mes de pens&#233;e bien planifi&#233;s et bien &#233;tudi&#233;s. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le syst&#232;me et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c'&#233;tait un acte conscient et bien pens&#233; (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, d&#233;sol&#233; je sais que c'est tr&#232;s long, mais je suis s&#251;r que vous sortirez d'ici plus instruits que la grande majorit&#233; de nos fr&#232;res. Il faut souffrir pour s'instruire n'est-ce pas ? &#199;a fait pr&#232;s de 6h de temps que je suis en train de traduire et d'&#233;crire ce texte en m&#234;me temps, alors imaginez &#224; quel point j'ai souffert ; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, la m&#233;diane des d&#233;penses par habitant parmi les Noirs &#233;tait de R333 par mois par rapport &#224; celui des Blancs qui &#233;tait &#224; R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les d&#233;penses m&#233;dianes par habitant pour les Africains &#233;taient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : [Leibbrandt, M. et al. (2010), &#171; Tendances de la Distribution des revenus et pauvret&#233; en Afrique du Sud depuis la chute de l'Apartheid &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;volution prol&#233;tarienne en Afrique du sud, trahie par la petite bourgeoisie nationaliste et le parti stalinien, pr&#233;tendument &#034;communiste&#034;</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7583</link>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalism - le syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un Sud-africain noir &#8211; Lettre ouverte &#224; Mandela : Vous avez trahi et vendu le peuple noir &lt;br class='autobr' /&gt;
Cher ancien pr&#233;sident Nelson Mandela, &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais seulement 5 ans quand vous avez &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; par ma grand-m&#232;re. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premi&#232;res &#233;lections d&#233;mocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-m&#232;re, &#233;tait ravi &#224; l'id&#233;e de pouvoir voter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;16- Nelson Mandela et le Parti communiste sud-africain ou comment le prol&#233;tariat s'est fait voler sa r&#233;volution contre l'apartheid&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Fascisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_15686 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Sud-africain noir &#8211; Lettre ouverte &#224; Mandela : Vous avez trahi et vendu le peuple noir &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cher ancien pr&#233;sident Nelson Mandela,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais seulement 5 ans quand vous avez &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; par ma grand-m&#232;re. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premi&#232;res &#233;lections d&#233;mocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-m&#232;re, &#233;tait ravi &#224; l'id&#233;e de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l'ANC. Malheureusement, ma grand-m&#232;re est d&#233;c&#233;d&#233;e avant d'avoir pu voter en d&#233;but d'Avril en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secr&#232;tes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien pr&#233;sident de 84-89) pour avoir un r&#232;glement n&#233;goci&#233;. Ceci nous a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; plus tard par le pr&#233;sident de l'ANC, Oliver Reginald Tambo, se r&#233;f&#233;rant &#224; vos r&#233;unions avec le r&#233;gime colonial-apartheid dans les ann&#233;es 1980, ann&#233;es cruciales. Il avait d&#233;clar&#233; : &#171; Les prisonniers ne peuvent pas n&#233;gocier leur libert&#233; &#187;. Tambo semblait perturb&#233; sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assur&#233; vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des min&#233;raux &#233;taient vos objectifs premiers. Cette croyance avait form&#233; la doctrine de base de l'ANC et avait m&#234;me &#233;t&#233; inscrite dans un document connu sous le nom &#171; Freedom Charter &#187; (La Charte de la Libert&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'h&#233;ritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple : Les richesses min&#233;rales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent &#234;tre transf&#233;r&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent &#234;tre contr&#244;l&#233;s par le gouvernement afin d'aider au bien-&#234;tre du peuple &#187;. Disait &#171; La Charte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il est apparu plus tard que vous et d'autres dirigeants de l'ANC vous &#233;tiez affair&#233;s &#224; r&#233;interpr&#233;ter avec cr&#233;ativit&#233; l'un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, &#224; savoir &#171; une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d'industries blancs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA NATURE DE LA TRAHISON&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque vous n&#233;gociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien pr&#233;sident 1984-89) avec l'intention d'obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tir&#233;s des masses noires exploit&#233;es, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir pr&#233;visible. Comme il le disait fermement : &#171; Je n'ai pas l'intention de n&#233;gocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir &#187;. Bien au contraire, les n&#233;gociations ont eu pour but d'emp&#234;cher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un pi&#232;ge pour les noirs et nous avons &#233;t&#233; pris dans ce pi&#232;ge gr&#226;ce &#224; vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute &#171; n&#233;gociation &#187; faite avec le Diable DOIT, par d&#233;faut, nous conduire en Enfer ! A vrai dire, vous vous &#234;tes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec du transfert du pouvoir lors des n&#233;gociations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations ont port&#233; sur deux aspects : l'un politique, l'autre &#233;conomique. Quand vous n&#233;gociez avec les Nationalistes, et &#224; partir du moment o&#249; vous avez choisi de s&#233;parer le pouvoir politique et &#233;conomique, l&#224; &#233;tait votre plus grande erreur et c'est de l&#224; que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propri&#233;t&#233; des richesses et des terres est au c&#339;ur d'un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a &#233;t&#233; CLAIREMENT stipul&#233; dans la Charte de la Libert&#233;. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l'ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de vos n&#233;gociations toute intelligentsia sud-africaine avait l'oeil riv&#233; sur les tractations d'ordre politiques et n&#233;gligeait l'aspect &#233;conomique. Vous craigniez le fait que si les n&#233;gociations politiques &#233;chouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n'&#233;taient pas int&#233;ress&#233;s par les n&#233;gociations &#233;conomiques et lorsque les n&#233;gociateurs &#233;conomiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c'&#233;tait trop technique, du coup personne ne s'y int&#233;ressait par manque d'&#233;ducation. Mais vous, M. l'ancien pr&#233;sident, vous &#233;tiez plus instruit que le peuple. Vous auriez d&#251; le savoir que ces deux aspects du pouvoir &#233;taient intimement li&#233;s. C'est l&#224; que nous avons rat&#233; &#224; jamais l'occasion d'obtenir notre libert&#233; totale et vous l'avez vendue aux Nationalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt; Ici, Nationalistes, r&#233;f&#232;re au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un &#233;clatement de l'Afrique du Sud, m&#234;me bien qu'ils pratiquaient ouvertement une s&#233;gr&#233;gation raciale. Comme quoi, on voit qu'un parti politique peut s'appeler &#171; Nationaliste &#187;, mais en fait il ne vise qu'a la destruction de la Nation qu'il pr&#233;tend pourtant d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivons la lecture de la lettre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec des n&#233;gociations &#233;conomique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. l'Ancien Pr&#233;sident, votre mandat obtenu par le peuple &#233;tait de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en &#339;uvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous r&#233;unissiez r&#233;guli&#232;rement avec Harry Oppenheimer, ancien pr&#233;sident de la g&#233;ante compagnie mini&#232;re anglo-am&#233;ricaine et De Beers, la 1&#232;re compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies &#233;taient les symboles &#233;conomiques m&#234;me du r&#233;gime de l'Apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s l'&#233;lection de 1994, vous avez m&#234;me pr&#233;sent&#233; le programme &#233;conomique de l'ANC &#224; Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs r&#233;visions cl&#233;s pour r&#233;pondre &#224; ses pr&#233;occupations, ainsi qu'&#224; celles des autres grands industriels du pays. Honte &#224; vous pour la vente de min&#233;raux et des terres aux Imp&#233;rialistes. Les r&#233;sultats de ces r&#233;unions &#233;taient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l'or et les diamants de l'Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contr&#244;laient auparavant. Avez-vous oubli&#233; ce que la Charte de la Libert&#233; disait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous le rappelle : &#171; La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'h&#233;ritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple : Les richesses min&#233;rales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent &#234;tre transf&#233;r&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent &#234;tre contr&#244;l&#233;s par le gouvernement afin d'aider au bien-&#234;tre du peuple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des aspects les plus r&#233;v&#233;lateurs de la transition &#233;conomique a &#233;t&#233; la propri&#233;t&#233; de la Banque Centrale d'Afrique du Sud. Sans aucun doute l'institution la plus puissante du pays. Son sort nous a &#233;t&#233; expliqu&#233; par un homme d'affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demand&#233; de r&#233;diger un document pour votre &#233;quipe de n&#233;gociation sur les avantages et les inconv&#233;nients d'avoir une Banque Centrale autonome, g&#233;r&#233;e en totale autonomie par votre gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Padayachee ne pouvait pas croire ce qu'il entendait : &#171; Quelle question ?!!! Mais bien s&#251;r que nous devons prendre contr&#244;le de cette Banque &#187;. Lui et son &#233;quipe ont r&#233;dig&#233; et pr&#233;sent&#233; le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale &#224; rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a r&#233;v&#233;l&#233;, que votre &#233;quipe de n&#233;gociation : &#171; N'avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Nelson Mandela, &#224; l'&#233;poque, la Banque Centrale &#233;tait une propri&#233;t&#233; priv&#233;e appartenant aux Blancs et aujourd'hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont &#224; 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laiss&#233; cette Banque Centrale aux mains des m&#234;mes Blancs imp&#233;rialistes qui profitaient de l'Apartheid dans notre pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des n&#233;gociations que vous avez accept&#233; et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait &#234;tre g&#233;r&#233;e comme une entit&#233; autonome au sein de l'Etat sud-africain, avec son ind&#233;pendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirig&#233;e par le m&#234;me homme qui la dirigeait sous l'Apartheid : Chris Stals. Une autre figure de proue de l'Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a &#233;galement conserv&#233; son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux m&#234;mes personnes qui nous ont opprim&#233;s d'&#234;tre en charge de la Banque Centrale du pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Padayachee a d&#233;plor&#233; qu'avec la perte de la Banque Centrale, &#171; tout serait perdu en termes de transformations &#233;conomiques &#187;. C'est bien vrai : Tout a &#233;t&#233; perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, r&#233;serve de notre pays !!! L'un des engagements de la Charte &#233;tait aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible &#224; r&#233;aliser &#224; cause d'une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui prot&#232;ge la propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez pr&#234;ch&#233; ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n'existe pas ; seulement dans votre t&#234;te. R&#233;conciliation n'a signifi&#233; rien d'autre que &#171; les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu'ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de d&#233;possession, d'humiliation et de souffrance &#187;. Je ressens une douleur indescriptible &#224; chaque fois qu'un Sud-africain Blanc &#8211; &#224; la boutique, dans un bar, &#224; la Radio ou sur des forums en ligne &#8211; dit que : &#171; Nous devons oublier le pass&#233; et nous tourner vers l'avenir. &#187; C'est comme nous dire &#224; nous, Noirs, que nous devons &#171; oublier notre douleur et nos souffrances &#187;. Et surtout venant de gens qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; de ce syst&#232;me raciste et s&#233;gr&#233;gationniste ! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd'hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez pass&#233; sous silence notre douleur et notre peine &#8211; au grand soulagement des Blancs. Ces m&#234;mes Blancs qui ne parviennent pas &#224; reconna&#238;tre leur tort : notre douleur et notre souffrance &#8211; et surtout leur r&#244;le en tant que principaux b&#233;n&#233;ficiaires de ce syst&#232;me. Vous &#233;tiez trop pr&#233;occup&#233; &#224; ne ne pas semer le trouble dans la mesure o&#249; les Blancs auraient &#233;t&#233; les principales victimes de repr&#233;sailles. C'est l'unique raison pour laquelle vous faites l'objet d'un v&#233;ritable culte de la personnalit&#233; dans la communaut&#233; blanche, plut&#244;t que dans la communaut&#233; noire, votre propre communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous &#234;tes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt;Eh oui !!! Voil&#224; comment les Sud-africains ont &#233;t&#233;&#8230;, sans pr&#233;servatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu'un qu'on prenait comme l'un des n&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un &#171; environnement LIBRE et JUSTE &#187; pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel : Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous d&#233;crivez la libert&#233; comme &#233;tant la capacit&#233; d'&#234;tre en mesure de voter et le fait de ne pas avoir &#224; transporter un carte d'identit&#233; 24h/24 comme au temps de l'Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe tr&#232;s peu de justice en Afrique du Sud ! Tout cela, gr&#226;ce &#224; vous. Monsieur Nelson Mandela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ETAT ACTUEL DE L'AFRIQUE DU SUD&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-aliment&#233;s, sans abris, sous-employ&#233;s et mal repr&#233;sent&#233;s dans les postes de cadres sup&#233;rieurs ? L'&#233;tat de sant&#233; et d'&#233;ducation pour les noirs reste tel qu'il &#233;tait, si ce n'est pire que durant l'Apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vestiges de l'Apartheid et des structures &#233;conomiques coloniales, la propri&#233;t&#233; et le contr&#244;le restent intactes malgr&#233; l'acquisition du pouvoir politique dont vous r&#234;viez tant. Etes-vous conscient que la libert&#233; politique sans &#233;mancipation &#233;conomique est vide de sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'emploi est &#233;galement d&#233;finie selon des crit&#232;res raciaux en raison du fait que, dans le troisi&#232;me trimestre de 2010, 29,80% des Noirs &#233;taient officiellement au ch&#244;mage, contre 22,30% de m&#233;tis, 8,60% d'Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains re&#231;oivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de r&#233;partition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (m&#233;tis, indiens, chinois) en 2008 n'&#233;tait que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement &#224; 10,9% et 19,3% en 1993. L'&#233;cart de revenu pour les Indiens a diminu&#233;, le revenu par habitant indien en 2008 &#233;tant &#224; 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&gt; Il faut savoir que sous l'Apartheid, les Blancs avaient &#233;tabli une soci&#233;t&#233; de caste en Afrique du Sud, comme en Inde o&#249; il &#233;taient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit : les Blancs &#233;taient au sommet de la pyramide des &#234;tres humains, suivi des chinois qui &#233;taient les plus blancs apr&#232;s eux, venaient ensuite des Indiens qui &#233;taient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs &#224; la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs : Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques &#8211; Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc &#8211; qui avaient &#233;t&#233; emmen&#233;s de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et avec &#231;a, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres s&#233;gr&#233;gations raciales qui ont eu lieu dans l'Histoire &#233;taient des accidents de parcours ??? Ce n'&#233;tait pas des accidents, c'&#233;tait des syst&#232;mes de pens&#233;e bien planifi&#233;s et bien &#233;tudi&#233;s. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le syst&#232;me et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c'&#233;tait un acte conscient et bien pens&#233; (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, d&#233;sol&#233; je sais que c'est tr&#232;s long, mais je suis s&#251;r que vous sortirez d'ici plus instruits que la grande majorit&#233; de nos fr&#232;res. Il faut souffrir pour s'instruire n'est-ce pas ? &#199;a fait pr&#232;s de 6h de temps que je suis en train de traduire et d'&#233;crire ce texte en m&#234;me temps, alors imaginez &#224; quel point j'ai souffert ; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, la m&#233;diane des d&#233;penses par habitant parmi les Noirs &#233;tait de R333 par mois par rapport &#224; celui des Blancs qui &#233;tait &#224; R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les d&#233;penses m&#233;dianes par habitant pour les Africains &#233;taient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : [Leibbrandt, M. et al. (2010), &#171; Tendances de la Distribution des revenus et pauvret&#233; en Afrique du Sud depuis la chute de l'Apartheid &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du Sud, l'ann&#233;e 1973 avait vu une premi&#232;re grande vague de gr&#232;ves d&#233;fier le r&#233;gime de l'apartheid. Si ces gr&#232;ves portaient sur les salaires (ceux des mineurs quadrupl&#232;rent entre 1972 et 1975) elles prenaient aussit&#244;t un caract&#232;re politique, les syndicats noirs ind&#233;pendants &#233;tant ill&#233;gaux et tout mouvement &#233;tant du coup dirig&#233; contre la dictature. Les luttes se multipli&#232;rent pour imposer la reconnaissance des syndicats noirs ind&#233;pendants, et d&#232;s 1983, le patronat des mines lui-m&#234;me, en toute ill&#233;galit&#233;, se r&#233;solut &#224; organiser une rencontre avec les dirigeants du NUM, le syndicat noir des mines. 740000 travailleurs noirs &#233;taient alors syndiqu&#233;s. Le pays connut par la suite plusieurs vagues de gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales, notamment de 1984 &#224; 1986. Le gouvernement de l'apartheid fut contraint de recourir &#224; l'&#233;tat d'urgence, mais la bourgeoisie n'en avait pas moins saisi qu'elle devrait faire des concessions. Le r&#233;gime de l'apartheid &#233;tait condamn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du sud a &#233;t&#233; l'objet d'un changement politique et social parmi les plus &#233;tonnants et rapides de l'Histoire. En un petit nombre d'ann&#233;es, on a vu le Parti national au pouvoir, celui qui avait organis&#233; un r&#233;gime semi-fasciste pour imposer la supr&#233;matie blanche, le r&#233;gime dit d'apartheid, d&#233;cider de prendre contact avec le principal parti nationaliste noir, l'ANC, n&#233;gocier puis sortir le leader de l'ANC de prison pour le porter &#224; la pr&#233;sidence de l'Etat sud-africain. Que ce parti des tortionnaires racistes se retourne ainsi, il y a de quoi &#233;tonner. De Klerk, le dirigeant du Parti national, le parti de l'apartheid, a en Afrique du sud, l'une des dictatures les plus f&#233;roces du monde, a pris la t&#234;te d'un des changements politique et sociaux le plus impressionnants. De tels retournements m&#233;ritent plus d'explications que n'en donnent les commentateurs, les politiques comme les historiens ou les journalistes. L'imp&#233;rialisme, en particulier les Etats am&#233;ricain et anglais, qui avait assist&#233; jusque l&#224; sans r&#233;gir &#224; toutes les exactions et atrocit&#233;s du r&#233;gime sud-africain a apport&#233; un soutien total et m&#234;me a pris la t&#234;te des n&#233;gociations de changement de r&#233;gime. Le Parti communiste sud-africain a &#233;t&#233; en t&#234;te des n&#233;gociations, en liaison avec la direction du r&#233;gime russe. En fait, le tournant en Afrique du sud a fait partie d'un tournant mondial, la fin de la politique des blocs. D'autres participants de ce changement sont tout aussi mobilis&#233;s en sa faveur : la grande bourgeoisie blanche d'Afrique du sud. Les plus grands patrons sud-africains, ceux des mines, sont m&#234;me &#224; l'origine des premi&#232;res rencontres en Suisse. C'est &#224; cette bourgeoisie que la direction de l'ANC, de l'UDF (alliance de toute la bourgeoisie noire avec les leaders populaires noirs et quelques militants d&#233;mocrates blancs), du Parti communiste, des dirigeants des syndicats qui leur sont li&#233;s ont donn&#233; des garanties sur le type de soci&#233;t&#233; qui d&#233;coulerait d'une venue au pouvoir de l'ANC. Il faut dire que jusque l&#224; ANC et Parti communiste &#233;taient rest&#233;s sur la lanc&#233;e d'un discours sur la mise en place d'une &#171; soci&#233;t&#233; socialiste &#187;. Le tournant en mati&#232;re de discours a &#233;t&#233; pris sans difficult&#233; et &#224; grande vitesse : aucune remise en cause du capitalisme ni de la propri&#233;t&#233; du grand capital en &#233;change de la venue au pouvoir d'une partie de la direction nationaliste noire. La place des dirigeants syndicaux a &#233;t&#233; particuli&#232;rement n&#233;goci&#233;e. Certains d'entre eux ont re&#231;u un v&#233;ritable pont d'or, &#224; la mesure de la peur que la classe ouvri&#232;re suscitait dans la grande bourgeoisie. A la mesure aussi de la trahison de cette lutte que repr&#233;sentait la mani&#232;re dont la fin de l'apartheid a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte de la classe ouvri&#232;re, et la menace que celle-ci constituait non seulement pour le r&#233;gime, mais pour l'oppression capitaliste en Afrique du sud et m&#234;me au-del&#224;, &#233;tait le principal probl&#232;me qui explique un tournant aussi radical. En cas d'explosion r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat sud-africain, tout le continent africain pouvait &#234;tre une immense caisse de r&#233;sonance de l'insurrection, offrant d'&#233;normes perspectives au d&#233;veloppement de la lutte. Les r&#233;gimes de parti unique &#233;taient us&#233;s dans tout le continent noir. Les espoirs d&#233;&#231;us des ind&#233;pendances, une population jeune sans aucune sympathie pour les classes dirigeantes corrompues et d&#233;go&#251;tantes et une population pauvre ayant une grande sympathie pour le combat des opprim&#233;s d'Afrique du sud offraient un grand nombre de possibilit&#233;s d'extension d'une lutte explosive en Afrique du sud.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la peur de la r&#233;volution, il faut le souligner clairement, qui a amen&#233; la grande bourgeoisie, tant imp&#233;rialiste que sud-africaine et aussi que la bureaucratie russe, de se r&#233;soudre &#224; prendre le tournant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons voir que ce changement radical de la politique mondial s'appuie sur l'usure constat&#233;e dans tous les pays piliers de la politique des blocs, &#224; l'est comme &#224; l'ouest. C'est tr&#232;s exactement dans tous ces pays (Iran, Irak, Turquie, Cor&#233;e du sud, Afrique du sud, Pologne, &#8230;) que la classe ouvri&#232;re commence &#224; devenir une force mena&#231;ante et qui intervient non seulement par des gr&#232;ves mais aussi par une action politique du plus en plus dangereuse pour les poss&#233;dants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du sud &#233;galement, c'est la classe ouvri&#232;re qui repr&#233;sentait l'&#233;l&#233;ment le plus mena&#231;ant de la situation pour les classes poss&#233;dantes. Contrairement &#224; l'image donn&#233;e par bien des auteurs, l'ANC n'&#233;tait pas le repr&#233;sentant naturel des travailleurs noirs d'Afrique du sud. Ayant fait le choix d'envoyer ses militants organiser des gu&#233;rillas &#224; partir des pays voisins, l'organisation nationaliste &#233;tait peu implant&#233;e dans la classe ouvri&#232;re au milieu des ann&#233;es 80 et son discours d'alliance de classe ne lui permettait pas d'y recruter ais&#233;ment parmi les leaders syndicalistes. Lorsque la bourgeoisie blanche d'Afrique du sud a choisi de d&#233;tourner le danger prol&#233;tarien en pactisant avec l'ANC, personne ne pouvait dire si cela suffirait &#224; calmer la situation. Et le pouvoir blanc acceptait d'int&#233;grer les dirigeants noirs si ceux-ci s'en av&#233;raient capables. Le 29 octobre 1989 a eu lieu le premier meeting autoris&#233; de l'ANC. Les leaders nationalistes noirs y ont d&#233;clar&#233; que l'ANC venait d'avoir un premier succ&#232;s : d&#233;montrer qu'ils &#233;taient capables de contr&#244;ler leurs troupes ! Walter Sisulu y d&#233;clarait : &#171; Nous n&#233;gocierons avec le r&#233;gime blanc s'il fait preuve de sinc&#233;rit&#233; et cr&#233;e le climat n&#233;cessaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis juin 1976, les travailleurs et les opprim&#233;s d'Afrique du sud ont commenc&#233; &#224; se faire craindre. En juin 1976, l'explosion de la jeunesse de Soweto ouvre une des p&#233;riodes les plus explosives sur le terrain social et politique qu'ait connu l'Afrique du sud. Dix mille &#233;coliers noirs d&#233;filent dans Soweto pour protester contre l'enseignement obligatoire en afrikaans, la langue du colonisateur hollandais. La police tire sur les manifestants et tue un adolescent de treize ans. Ce meurtre d&#233;clenche la col&#232;re des jeunes &#233;coliers auxquels se sont joints des ch&#244;meurs de ce ghetto le plus peupl&#233; d'Afrique du sud (un million cinq cent mille habitants). Contre des hommes casqu&#233;s qui tirent dans le cas, les &#233;meutiers dressent des barricades, mettent le feu aux b&#226;timents administratifs, &#224; tout ce qui symbolise le pouvoir blanc. A l'exemple de Soweto, dans presque toutes les villes noires, autour de Johannesburg, puis de Pretoria, la jeunesse descend dans la rue. Le 11 ao&#251;t 1976, une grande gr&#232;ve des travailleurs noirs paralyse la moiti&#233; des activit&#233;s de Johannesburg et, deux jours plus tard, une &#233;meute se d&#233;clenche au Cap. Malgr&#233; les morts et les emprisonn&#233;s, le mouvement gagne l'ensemble du pays, ce qui ne s'&#233;tait jamais encore produit. On &#233;tait loin du pont de d&#233;part : une contestation de l'enseignement en afrikaans par les seuls &#233;tudiants. Ce sont les coll&#233;giens, encore adolescents, qui ont anim&#233; et dirig&#233; le mouvement, appelant &#224; plusieurs reprises et avec succ&#232;s les travailleurs &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Si la r&#233;pression a d&#233;capit&#233; pour quelques ann&#233;es le mouvement, les militants &#233;tant morts, emprisonn&#233;s ou exil&#233;s, la classe ouvri&#232;re avait commenc&#233; &#224; reprendre confiance dans ses propres forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;but des ann&#233;es 80, la contestation repart de plus belle. Et, sur ce point, l'Afrique du sud fait partie d'un mouvement qui concerne l'ensemble de l'Afrique noire, et m&#234;me qui concerne le monde &#224; la m&#234;me p&#233;riode. Il y a un r&#233;veil g&#233;n&#233;ral qui concerne particuli&#232;rement les pays de la politique des blocs. Au nom de la n&#233;cessit&#233; des blocs, l'imp&#233;rialisme a soutenu des r&#233;gimes cens&#233;s s'opposer au bloc adversaire, r&#233;gimes qui se maintenaient malgr&#233; leur impuissance, leur corruption et la haine des populations, uniquement parce que les imp&#233;rialisme s'interdisaient, pour l'essentiel, toute concurrence entre eux au nom des blocs. C'est ainsi que les partis uniques avaient pu se maintenir, des deux c&#244;t&#233;s, dans les deux blocs. Ces partis uniques, par exemple au Gabon ou en C&#244;te d'ivoire, n'&#233;taient m&#234;me pas synonymes d'une pr&#233;tention au socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1981-82, il y a une recrudescence des affrontements en Afrique du sud. La crise &#233;conomique entra&#238;ne gr&#232;ves, manifestations, luttes dans les entreprises et dans les townships. La police et l'arm&#233;e interviennent violemment mais, cette fois, ils s'av&#232;rent incapables de venir &#224; bout de la r&#233;volte. Des milliers de jeunes, des &#233;coliers aux jeunes ch&#244;meurs, ne craignent plus de s'affronter aux forces de l'ordre et ces combats sont quotidiens. Malgr&#233; l'intervention des cars blind&#233;s de l'arm&#233;e qui enl&#232;vent les manifestants, la r&#233;volte s'installe en permanence dans les townships et cr&#233;e un climat insurrectionnel qui va bient&#244;t &#234;tre compl&#233;t&#233; par la mont&#233;e du militantisme et de la mobilisation dans la classe ouvri&#232;re, puis par le d&#233;veloppement de luttes ouvri&#232;res d'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite et la moyenne bourgeoisie noire tente aussi d'influencer la mont&#233;e militante et de lui donner un cadre. En ao&#251;t 1983, 700 associations, li&#233;es aux partis nationalistes et r&#233;formistes et aux &#233;glises et appuy&#233;s par la &#171; lib&#233;raux &#187; blancs, se sont f&#233;d&#233;r&#233;es au sein de l'UDF, au nom de la lutte contre la r&#233;forme constitutionnelle de Botha. C'est une tentative pour l'ANC de p&#233;n&#233;trer le mouvement social qui se d&#233;veloppe. En effet, cette organisation qui a un important cr&#233;dit dans la population noire, en particulier dans la jeunesse, a fait le choix de la &#171; lutte arm&#233;e &#187;, ce qui signifie que la majorit&#233; de ses militants sont dans des maquis et sont coup&#233;s de leur milieu. La mont&#233;e sociale a lieu sans que les militants de l'ANC eux-m&#234;mes puissent y jouer v&#233;ritablement un r&#244;le au d&#233;but. En particulier, la mont&#233;e militante dans la classe ouvri&#232;re n'est pas dirig&#233;e par le courant de l'ANC, ni par celui de la &#171; conscience noire &#187;, les courants du nationalisme noir s'&#233;tant d&#233;tourn&#233;s de la classe ouvri&#232;re consid&#233;r&#233;e comme seulement capable de luttes &#233;conomiques. Le militantisme ouvrier monte en fl&#232;che et se radicalise. Les syndicats d'ouvriers noirs, qui ne comptaient que 16.000 adh&#233;rents en 1969, passent de 223.000 en 1980 &#224; 741.000 en 1983. Les nouveaux syndicats de travailleurs noirs se s&#233;parent de la f&#233;d&#233;ration TUSCA contr&#244;l&#233;e par les syndicats blancs. En 1979, est apparu notamment le FOSATU, importante f&#233;d&#233;ration de syndicats noirs organis&#233;s par branche industrielle et qui va rapidement se radicaliser et se politiser. Le syndicalisme ouvrier passe tr&#232;s rapidement du corporatisme &#224; la contestation politique et sociale du r&#233;gime. Il est remarquable que, vers le milieu des ann&#233;es 80, la plupart des directions des plus grands syndicats ouvriers noirs soit form&#233;e de militants trotskystes. Cela souligne la mont&#233;e du radicalisme ouvrier en m&#234;me temps que l'absence de l'ANC dans la classe ouvri&#232;re des entreprises, m&#234;me si l'ANC a commenc&#233; &#224; appara&#238;tre dans la jeunesse mobilis&#233;e des townships et dans les organisations de la petite bourgeoisie noire. La fraction militante de la classe ouvri&#232;re se distingue des jeunes radicaux dans le sens d'une conscience de classe affirm&#233;e. Par exemple, l'immense majorit&#233; des syndicats refuse d'adh&#233;rer &#224; l'UDF, front ouvertement bourgeois. Seul le SACTU, dirig&#233; par l'ANC, y participe. Le FOSATU vote coup sur coup des r&#233;solutions contre la collaboration de classe pr&#244;n&#233;e par l'ANC et l'UDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative du r&#233;gime d'assouplir un peu les r&#232;gles de l'apartheid (notamment la suppression de l'interdiction des mariages mixtes, de la s&#233;gr&#233;gation dans les salles de th&#233;&#226;tre, les plages et les h&#244;tels de luxe, la cr&#233;ation d'un parlement consultatif pour les M&#233;tis, d'un autre pour les Indiens, la nomination d'un ministre indien et d'un ministre m&#233;tis &#8211; sans portefeuille), depuis 1984, n'a nullement permis de d&#233;mobiliser la jeunesse, ni n'a diminu&#233; le soutien de l'ensemble de la population &#224; son combat contre l'apartheid. En t&#233;moignent les chiffres impressionnants de la r&#233;pression, et l'augmentation consid&#233;rable du nombre de jeunes arr&#234;t&#233;s. Selon les chiffres officiels, truqu&#233;s bien entendu, parmi le nombre de personnes d&#233;tenues entre le 2 juillet 1985 et le 7 mars 1986, il y avait 21.000 jeunes de moins de 16 ans. Des centaines, des milliers d'associations communautaires naissent dans les townships qui t&#233;moignent d'une mont&#233;e du militantisme dans les milieux populaires. Certaines associations organisent le boycott des transports dont le prix augmente, d'autres organisent la gr&#232;ve des loyers des logements g&#233;r&#233;s par les municipalit&#233;s. Des comit&#233;s de quartier sont charg&#233;s d'emp&#234;cher l'entr&#233;e des forces de l'ordre. Des enfants de parents d&#233;tenus ou &#171; disparus &#187; se regroupent. Les gens s'organisent pour abattre les mouchards ou les conseillers municipaux vendus au syst&#232;me. L'&#233;norme majorit&#233; des organisations noires appellent au boycott des &#233;lections en Afrique du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement de Botha pr&#233;tend qu'il va r&#233;former l'apartheid, si depuis 1986 il affirme vouloir aller doucement vers la suppression du &#171; pass &#187; (le fameux passeport int&#233;rieur cause de nombreuses &#233;meutes) et d&#233;clare : &#171; Je suis engag&#233; dans un processus de r&#233;formes destin&#233;es &#224; &#233;largir la d&#233;mocratie &#187;, ce n'est pas seulement pour am&#233;liorer son image &#224; l'ext&#233;rieur mais parce que, depuis l'&#233;t&#233; 1984, l'insurrection populaire et ouvri&#232;re gagne chaque ann&#233;e en ampleur dans tout le pays. En ao&#251;t 1984, quelques jours apr&#232;s les &#233;lections, des &#233;meutes &#233;clatent dans la r&#233;gion de Johannesburg, violemment r&#233;prim&#233;es et faisant 29 mort officiellement. A Sabokeng, une grande cit&#233; noire, les forces de l'ordre tentent de d&#233;truire les groupes noirs arm&#233;s. 7000 policiers occupent la ville, fouillent les maisons, et se heurtent &#224; la population noire, faisant officiellement 95 morts. Le maire de Tembissa, une autre grande cit&#233; noire, a d&#251; fuir devant la haine de la population qui manifestait et mena&#231;ait de s'occuper de lui. En avril 1985, dix conseillers municipaux noirs, accus&#233;s de collaboration avec le pouvoir blanc, ont &#233;t&#233; tu&#233;s et 174 d'entre eux ont d&#251; d&#233;missionner. En juillet 1985, 410 policiers ont &#233;t&#233; soit tu&#233;s soit ont vu leur maison br&#251;l&#233;e par les jeunes manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie (imp&#233;rialiste et sud africaine), inqui&#232;te de la mont&#233;e ouvri&#232;re et populaire, cherche &#224; trouver une issue politique qui int&#232;grerait les nationalistes et les r&#233;formistes, en d&#233;tournant le risque social. Les n&#233;gociations de la grande bourgeoisie blanche sud africaine avec l'ANC d&#233;butent en 1985. Le 18 septembre 1985, une d&#233;l&#233;gation d'hommes d'affaire blancs sud africains se rend en Zambie pour rencontrer la direction de l'ANC. L'un d'entre eux est Oppenheimer, principal actionnaire de la De Beer, premier producteur de diamant qui contr&#244;le les deux tiers de la production mondiale de diamant. Il affirme qu'il va falloir rapidement supprimer l'apartheid. Ces patrons blancs n'ont cure des souffrances de la majorit&#233; de la population pauvre d'Afrique du sud, ni des exactions particuli&#232;res subies par les Noirs mais le danger d'explosion ouvri&#232;re incontr&#244;lable, de plus en plus &#233;vident pour tous, les pousse &#224; vouloir changer de r&#233;gime au plus vite. Ils trouvent dans l'ANC (et ses alli&#233;s de l'UDF) un partenaire pr&#234;t &#224; sacrifier la r&#233;volution pour obtenir une part du pouvoir en sauvant la grande bourgeoisie. L'ANC qui affirmait vouloir le socialisme et diriger &#171; une r&#233;volution d&#233;mocratique assurant la lib&#233;ration des opprim&#233;s &#187; rassure les poss&#233;dants d'Afrique du sud. En fait, l'ANC n'avait jamais d&#233;fendu une perspective de renversement de la bourgeoisie, mais seulement de mise place d'une bourgeoisie noire, comme le dit clairement son programme : &#171; la charte de la libert&#233; &#187;. En 1956, Nelson Mandela la commentait ainsi : &#171; Si la Charte proclame la n&#233;cessit&#233; de changement d&#233;mocratique, il ne s'agit en aucune mani&#232;re d'une prise de position pour un Etat socialiste, mais d'un programme pour l'unification des diff&#233;rentes classes et groupements populaires sur une base d&#233;mocratique. &#187; Il concluait : &#171; Le d&#233;mant&#232;lement de ces monopoles (banques et mines d'or) ouvrira un horizon au d&#233;veloppement d'une classe bourgeoise prosp&#232;re non-europ&#233;enne. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de ce pays, une bourgeoisie non-europ&#233;enne aura l'opportunit&#233; de poss&#233;der en son propre nom et en toute l&#233;gitimit&#233; les mines et les usines. Le commerce et l'entreprise priv&#233;e conna&#238;tront un boom et fleuriront comme jamais auparavant. &#187; Rien &#224; voir avec l'image socialiste, et m&#234;me communiste, que les partis communistes ont donn&#233; de Nelson Mandela. Lui, n'a jamais cautionn&#233; cette image. M&#234;me si la mobilisation ouvri&#232;re a contraint, par la suite, l'ANC &#224; parler des travailleurs, le docteur Montlana, num&#233;ro deux de l'ANC, d&#233;clarait : &#171; La solution, c'est que les Noirs travaillent plus dur au sein du syst&#232;me capitaliste. (&#8230;) Laissez ceux qui ont l'ambition, l'ambition capitaliste, individuelle et priv&#233;e, de travailler &#224; la satisfaire et ne leur tournez pas le dos parce qu'ils ne veulent pas devenir des vagabonds avec leur sac sur le dos. (&#8230;) Il y a des gens qui attendent d'un r&#233;gime socialiste qu'il les conduise au pays du lait et du miel. A ces gens-l&#224;, je dis : vous &#234;tes des idiots. Trop de nos gens sont simplement fain&#233;ants. Trop souvent nous reprochons au syst&#232;me nos propres limites. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1986, la situation a tellement empir&#233; que le gouvernement Botha est contraint de d&#233;cr&#233;ter l'Etat d'urgence. La r&#233;pression qui s'abat alors est massive et f&#233;roce. Des organisations d'opposition jusque l&#224; tol&#233;r&#233;es sont interdites, leurs membres arr&#234;t&#233;s, tortur&#233;s, tu&#233;s. Cependant, les gr&#232;ves continuent de se multiplier. L'une des plus grandes est la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de la r&#233;gion du Triangle de Vaal, en novembre 1984, dans laquelle 150.000 travailleurs sont soutenus par 250.000 &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants. Les mots d'ordre sont : d&#233;part des forces de r&#233;pression des cit&#233;s noires, suppression des augmentations de loyers, des tarifs de l'eau et de l'&#233;lectricit&#233;, abolition de taxes pour les habitants, am&#233;lioration du syst&#232;me &#233;ducatif pour les noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nationalistes, qu'il s'agisse de l'ANC, des autres r&#233;formistes, bourgeois, religieux noirs ou du mouvement de la conscience noire, s'implantent massivement dans les comit&#233;s de la jeunesse des townships et les autres associations qui y fleurissent, les civics. Ils y organisent des actions de harc&#232;lement mais utilisent aussi ces structures pour encadrer le mouvement et se pr&#233;parer au pouvoir. Les comit&#233;s font la loi contre les Noirs eux-m&#234;mes. C'est l'objet des &#171; tribunaux populaires &#187;. Le dirigeant du comit&#233; de Mamelody explique que les comit&#233;s doivent faire la loi, imposer une politique et punir ceux qui pr&#233;tendent s'en affranchir. C'est le but des &#171; campagnes de nettoyage &#187; qui punissent les &#171; d&#233;linquants &#187;. Un embryon d'appareil d'Etat-ANC et des forces de r&#233;pression nouvelles sont ainsi mises en place, d&#233;tournant le d&#233;sir des jeunes de se donner les moyens de lutter contre le r&#233;gime. L'un des objectifs de l'ANC et du PC sud-africain dans les civics est de s'en servir pour intimider les organisations syndicales qui refusent la tutelle de l'ANC et de son alliance avec la bourgeoisie noire et blanche, l'UDF. Des syndcalistes sont violemment attaqu&#233;s. Des gr&#232;ves sont impos&#233;es par les civics aux salari&#233;s de certaines entreprises et tous les syndicats qui ne se conforment pas &#224; la gr&#232;ve impos&#233;e sont frapp&#233;s. La non-participation &#224; l'UDF est stigmatis&#233;e comme une complicit&#233; au pouvoir. La principale centrale ouvri&#232;re, la FOSATU, qui refuse la tutelle de l'ANC et l'appartenance &#224; l'UDF, voit sa direction violemment attaqu&#233;e, politiquement et parfois physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux pressions conjugu&#233;es de l'ANC, du PC, de la bourgeoisie et de l'Etat, les principaux dirigeants syndicaux firent finalement le choix de renoncer &#224; la perspective qu'ils d&#233;fendaient jusque l&#224; : une Afrique du Sud post-apartheid o&#249; les travailleurs auraient le contr&#244;le du pouvoir et des richesses de la soci&#233;t&#233;, ont accept&#233; progressivement de devenir le prolongement politique de l'ANC dans la classe ouvri&#232;re, c'est-&#224;-dire d'&#234;tre la monnaie d'&#233;change contre laquelle l'ANC est arriv&#233;e au pouvoir. C'est sur cette base que se constitua le COSATU, la grande centrale syndicale unifi&#233;e. L'unification des forces de la classe ouvri&#232;re a servi &#224; cacher un changement complet d'orientation. Pour l'ANC, le PC sud-africain et pour la bourgeoisie comme pour l'imp&#233;rialisme, les dirigeants nationalistes noirs n'&#233;taient une bou&#233;e de sauvetage face &#224; la menace r&#233;volutionnaire que s'ils s'av&#233;raient capables de canaliser et de freiner le mouvement r&#233;volutionnaire des masses ouvri&#232;res d'Afrique du sud. Ils ont d&#251; en faire progressivement la d&#233;monstration pendant que l'Afrique du sud faisait &#224; pas compt&#233;s quelques gestes de d&#233;sengagement dans le syst&#232;me de l'apartheid et dans ses interventions militaires contre les pays voisins. Le 22 d&#233;cembre 1988, l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba signent &#224; New York deux trait&#233;s qui pr&#233;voient, l'un le retrait des soldats cubains d'Angola et l'autre, l'accession de la Namibie &#224; l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 ao&#251;t 1988, Nelson Mandela, chef historique du Congr&#232;s national africain (ANC), emprisonn&#233; depuis 1963, est hospitalis&#233; au Cap apr&#232;s avoir contract&#233; la tuberculose. En fait, il s'agit du r&#233;sultat d'une n&#233;gociation au sommet entre les dirigeants de la grande bourgeoisie sud-africaine et les dirigeants de l'ANC qui suit une autre n&#233;gociation au sommet entre la haute bureaucratie russe et l'imp&#233;rialisme US. La fin de l'apartheid accompagne la fin de la politique des blocs et la r&#233;int&#233;gration de la haute bureaucratie russe au sein de la bourgeoisie mondiale. Les gestes se multiplient et les pas de chaque partie se succ&#232;dent. Le 23 novembre 1988, le pr&#233;sident Botha d&#233;cide de gracier les &#034; six de Sharpeville &#034;, tous les recours judiciaires ayant &#233;t&#233; &#233;puis&#233;s apr&#232;s le sursis &#224; ex&#233;cution obtenu le 17 mars. Le 15 mars 1989, Pieter Botha reprend ses fonctions &#224; la t&#234;te de l'Etat apr&#232;s la congestion c&#233;r&#233;brale dont il a &#233;t&#233; victime le 18 janvier. Le Parti national, au pouvoir depuis 1948, a souhait&#233;, le 13, que Frederik De Kerk, qui dirige le parti depuis la d&#233;mission, le 2 f&#233;vrier, de Pieter Botha, devienne pr&#233;sident de la R&#233;publique &#034; dans l'int&#233;r&#234;t du pays &#034;. Le 5 juillet 1989, le pr&#233;sident Pieter Botha re&#231;oit, dans sa r&#233;sidence du Cap, Nelson Mandela, chef historique de l'ANC emprisonn&#233; depuis 1963, qui se prononce pour &#034; une &#233;volution pacifique de la situation &#034;. Le 25 ao&#251;t 1989, Frederik De Klerk, nouveau pr&#233;sident sud africain, confirme ses intentions r&#233;formistes : supprimer l'apartheid de fa&#231;on n&#233;goci&#233;e. Le 2 mai 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent leur premi&#232;re s&#233;rie de discussions directes au Cap : ils s'engagent &#224; &#034; lutter contre la violence et l'intimidation, d'o&#249; qu'elles viennent &#034;. Le 15 octobre 1989, huit dirigeants nationalistes, dont Walter Sisulu, compagnon de Nelson Mandela, sont lib&#233;r&#233;s apr&#232;s vingt cinq ans pass&#233;s en prison. Les sept membres de l'ANC lib&#233;r&#233;s participent, le 29, au premier rassemblement autoris&#233; par le r&#233;gime depuis 1960, qui r&#233;unit soixante mille personnes dans le stade de Soweto. Le 2 f&#233;vrier 1990, le pr&#233;sident sud africain Frederik De Klerk annonce devant le Parlement la l&#233;galisation des mouvements nationalistes noirs, dont le Congr&#232;s national africain (ANC), interdit depuis 1960, la lib&#233;ration des prisonniers politiques qui n'ont pas commis de violences, la fin de la censure et la suspension des ex&#233;cutions capitales. Le 11 f&#233;vrier 1990, Nelson Mandela est lib&#233;r&#233; apr&#232;s vingt sept ans de captivit&#233;. Le 13 f&#233;vrier 1990, parlant devant plus de cent mille personnes au stade de Soweto, &#224; Johannesburg, Nelson Mandela multiplie les appels &#034; au calme et &#224; la discipline &#034;. Le16 f&#233;vrier 1990, le comit&#233; ex&#233;cutif de l'ANC, r&#233;uni depuis le 14 &#224; Lusaka (Zambie) en l'absence de Nelson Mandela, accepte de rencontrer Frederik De Klerk. Le 4 mars 1990, Lennox Sebe, &#034; pr&#233;sident &#224; vie &#034; du bantoustan du Ciskei, est renvers&#233; par un coup d'Etat militaire dirig&#233; par le g&#233;n&#233;ral Josh Gqozo. Le nouveau pouvoir r&#233;clame la r&#233;int&#233;gration du Ciskei au sein de l'Afrique du Sud. Le 2 mai 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent leur premi&#232;re s&#233;rie de discussions directes au Cap : ils s'engagent &#224; &#034; lutter contre la violence et l'intimidation, d'o&#249; qu'elles viennent &#034;. Le 7 juin 1990, l'&#233;tat d'urgence, instaur&#233; le 12 juin 1986, est lev&#233;, sauf dans la province du Natal, o&#249; se poursuivent des affrontements entre factions rivales dans les cit&#233;s noires. Le 19, la loi abolissant, &#224; partir du 15 octobre, la s&#233;gr&#233;gation raciale dans les lieux publics est vot&#233;e par les d&#233;put&#233;s. Le 6 ao&#251;t 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent, &#224; Pretoria, leur deuxi&#232;me s&#233;rie de pourparlers pr&#233;alables &#224; des n&#233;gociations sur une nouvelle Constitution. Dans l'accord sign&#233; apr&#232;s quinze heures de discussions, l'ANC annonce qu'elle suspend la lutte arm&#233;e, tandis que le gouvernement s'engage &#224; lib&#233;rer tous les prisonniers politiques et &#224; autoriser le retour des exil&#233;s avant la fin de l'ann&#233;e. Le 13, &#233;clatent de tr&#232;s violents affrontements entre partisans de l'ANC et partisans du mouvement zoulou Inkatha dans les cit&#233;s noires autour de Johannesburg. Le 18 octobre 1990, l'&#233;tat d'urgence est lev&#233; au Natal, seule r&#233;gion o&#249; il &#233;tait encore en vigueur en raison des affrontements entre membres de l'Inkatha et militants de l'ANC, qui ont fait plus de quatre mille morts en quatre ans. Le 27 juin 1991, apr&#232;s le vote du Parlement, le pr&#233;sident Frederik De Klerk signe l'abrogation des trois derni&#232;res lois qui r&#233;gissaient l'apartheid. Le 14 septembre 1991, le pr&#233;sident De Klerk et une vingtaine d'organisations politiques, syndicales et religieuses, dont l'ANC et le Parti Inkatha &#224; dominante zouloue, signent un accord de paix destin&#233; &#224; mettre fin aux violences entre factions noires rivales, qui ont fait pr&#232;s de dix mille morts depuis 1984. Le 20 d&#233;cembre 1991, dix neuf partis et organisations participent, pr&#232;s de Johannesburg, &#224; la premi&#232;re r&#233;union de la Convention pour une Afrique du Sud d&#233;mocratique, charg&#233;e d'&#233;laborer une nouvelle Constitution, qui consacrera la fin de l'apartheid. Le 17 mars 1992, le succ&#232;s massif du &#034; oui &#034; (68,7 % des 3,29 millions d'&#233;lecteurs blancs) au r&#233;f&#233;rendum sur la politique de r&#233;formes, demand&#233; par le pr&#233;sident Frederik De Klerk, ouvre la voie &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la politique de partage du pouvoir entre les Blancs et les Noirs. Les 26-29 avril 1994, les premi&#232;res &#233;lections multiraciales mettent fin au r&#233;gime de l'apartheid. Le Congr&#232;s national africain (ANC) de Nelson Mandela recueille 62,65 % des voix, soit 252 si&#232;ges sur 400, contre 20,39 % (82 si&#232;ges) au Parti national (PN) du pr&#233;sident sortant, Frederik De Klerk, et 10,54 % (43 si&#232;ges) &#224; l'Inkatha de Mangosuthu Buthelezi. Le 10 mai 1994, &#233;lu le 9 &#224; la pr&#233;sidence de l'Etat par le Parlement, Nelson Mandela, est investi en pr&#233;sence de quarante-deux chefs d'Etat ou de gouvernement. Le 25, le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU vote la lev&#233;e de l'embargo impos&#233; &#224; l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants syndicaux, qui avaient jou&#233; le r&#244;le de pompiers du soul&#232;vement ouvrier, re&#231;urent leur r&#233;compense. Sur les 400 si&#232;ges du parlement national issu des premi&#232;res &#233;lections multiraciales de l'histoire du pays, en 1994, 76 &#233;taient occup&#233;s par des syndicalistes du COSATU, 80 par des membres du Parti communiste (SACP), tous &#233;lus sous une &#233;tiquette ANC. Mais le &#171; Programme de Reconstruction et de D&#233;veloppement &#187; du nouveau gouvernement Mandela, qui devait apporter aux pauvres des emplois, des maisons, l'&#233;lectricit&#233; et l'eau potable, confi&#233; &#224; la tutelle de l'ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du COSATU, resta sur le papier. Et une loi interdisait d&#232;s 1995 les gr&#232;ves dans les services dits &#171; essentiels &#187; et rendait ill&#233;gale toute gr&#232;ve organis&#233;e contre des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; sud-africaine a fait dispara&#238;tre l'apartheid formel mais elle reste plus que jamais l'une des plus in&#233;galitaires au monde. Les Noirs sont toujours exclus et exploit&#233;s au profit des m&#234;mes soci&#233;t&#233;s capitalistes mais ils le sont en tant que prol&#233;taires, plus en tant que noirs ! Mais la bureaucratie du COSATU a pu se lancer dans les affaires. Les milliards de dollars vers&#233;s dans des caisses de retraite et de pr&#233;voyance par les 3,2 millions de syndiqu&#233;s ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par les organisations syndicales pour monter des fonds d'investissement. Le NUM, le syndicat des mineurs, a investi 1,5 milliard de francs&#8230; dans une holding du trust minier Anglo American. Son ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Cyril Ramaphosa, devenu millionnaire, r&#233;suma bien le singulier destin de ces chefs syndicalistes : &#171; Voil&#224; les syndicats qui se mettent aux affaires pour leur propre compte. (&#8230;) Je n'ai aucun scrupule moral &#224; m'engager dans cette voie nouvelle, parce que j'y travaillerai avec des camarades et que nous nous conformerons &#224; certains principes. Inutile de nous voiler la face : ce faisant, nous allons bien s&#251;r nous enrichir. Mais en m&#234;me temps, nous dirons que nos syndicats aussi doivent pouvoir s'enrichir. Bient&#244;t le NUM nagera dans les millions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 2000, il est devenu clair que le cr&#233;dit de l'ANC ne suffisait plus &#224; calmer le m&#233;contentement social. La police sud-africaine est intervenue violemment durant tout la fin du mois de mai 2005 pour disperser des manifestations massives d'habitants des townships, les anciens ghettos noirs devenus des ceintures de la mis&#232;re. Cela fait plus de deux mois que des troubles ont lieu non seulement dans un grand nombre de townships de la ville du Cap (avec de v&#233;ritables soul&#232;vements &#224; Blackheath, Khayelitsha et Gugulethu) et de l'Etat de Western Cape (Sud-Ouest du pays) dont la ville du Cap fait partie mais touchent &#233;galement d'autres Etats comme l'Eastern Cape (r&#233;gion sud-est) ou de Free State (une r&#233;gion du centre). A Harrismith (Free State) et &#224; Port Elisabeth (Eastern Cape) o&#249; les affrontements ont dur&#233; quatre jours, les forces de l'ordre ne peuvent plus circuler sans &#234;tre prises &#224; partie. Des responsables locaux ont &#233;t&#233; escort&#233;s vers la sortie par la population r&#233;volt&#233;e. La population pauvre, lasse d'attendre des logements d&#233;cents et des services sociaux de base, s'est r&#233;volt&#233;e. A Kommitjie (un bidonville &#224; 45 km au sud du Cap), les &#233;meutes ont explos&#233; le lundi 30 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a d&#233;but&#233; en f&#233;vrier 2005 dans deux townships de la r&#233;gion de Free State, pr&#232;s de Ventersburg (r&#233;gion de Free State), avant de s'&#233;tendre &#224; Harrismith, Warden et Vrede (townships &#233;galement de Free State). Il n'a cess&#233; de se d&#233;velopper, atteignant en avril les bidonvilles de la ville du Cap. Le 27 avril, des centaines d'habitants de plusieurs townships proches du Cap, dont Langa, Gugulethu et Nyanga, ont march&#233; sur la ville. Un leader du bidonville de Gugulethu d&#233;clarait : &#171; Des maisons maintenant ou des terres. Sinon, nous sommes pr&#234;ts &#224; mourir pour cette cause. &#187; Les manifestants ont r&#233;ussi &#224; faire reculer le gouvernement local qui a propos&#233; quelques logements et ont &#233;t&#233; suivis par de nombreux autres township qui ont affront&#233; les forces de l'ordre dans de v&#233;ritables batailles rang&#233;es impliquant parfois un grand nombre de gens. Pneus br&#251;l&#233;s, jets de pierre contre les v&#233;hicules de police, barricades, tirs contre les &#233;meutiers et arrestations massives, on se croirait revenu &#224; l'&#233;poque o&#249; le parti raciste blanc imposait la dictature des blancs sur les noirs. Devant le Parlement du Cap, le pr&#233;sident Thabo Mbeki d&#233;clarait que &#171; ce n'est pas encore un danger imm&#233;diat pour notre d&#233;mocratie. Mais ils (les mouvements) refl&#232;tent les failles dont nous avons h&#233;rit&#233; du pass&#233; et qui, s'ils s'enracinaient et gagnaient un v&#233;ritable soutien populaire, ils repr&#233;senteraient une menace pour la stabilit&#233; de l'Afrique du sud d&#233;mocratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques squats et bidonvilles pourraient d&#233;stabiliser un pays ? En fait, la r&#233;volte des townships avait contribu&#233; &#224; d&#233;stabiliser le r&#233;gime de l'apartheid en 1976-77 et en 1985-88. Elle peut encore menacer le r&#233;gime post-apartheid parce que la population qui ne dispose que d'un logement pr&#233;caire repr&#233;sente toujours l'essentiel et 5 millions d'habitants sont dans des bidonvilles. Selon Jeune Afrique du 4 mai 2004, &#171; 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvret&#233;. Les noirs ont un taux de ch&#244;mage de 50% contre 10% pour les blancs et de 75% pour les 16-24 ans. Les townships o&#249; vivent plusieurs millions de personnes offrent un environnement insalubre et dangereux. Contrairement &#224; la parano&#239;a d&#233;velopp&#233;e par les riches et les blancs, les principales victimes de violence sont bien les noirs. &#187; La mis&#232;re, le ch&#244;mage, la violence sont toujours le pain quotidien de la grande majorit&#233; de la population noire m&#234;me si une grande bourgeoisie et une petite bourgeoisie noires ont fait leur apparition. Les in&#233;galit&#233;s se sont accrues et, face &#224; un enrichissement d'une minorit&#233; de noirs, 22 millions de sud-africains vivent avec moins de un dollar par jour alors que la croissance du PIB &#233;tait de 3,7% en 2004. La hausse massive du ch&#244;mage est ni&#233;e par le gouvernement qui publie des statistiques en contradiction flagrante avec la r&#233;alit&#233; v&#233;cue par la population. Dans sa lettre hebdomadaire aux membres de l'ANC de fin mai 2005, le pr&#233;sident Thabo Mbeki d&#233;clarait qu'il &#233;tait impossible que 26,9% (contre 23% en 2003) soit douze millions sur 44 millions soient sans emploi. &#171; C'est un nombre trop grand pour qu'on ne les ait pas remarqu&#233; &#187;. Il affirmait que &#171; La question est plus un manque de qualification qu'un manque de travail. (..) Le ch&#244;mage n'a augment&#233; que dans la mesure de la hausse des aides aux plus pauvres. &#187;, une mani&#232;re de dire que c'est la faute des travailleurs s'ils ne sont pas assez qualifi&#233;s et que les pauvres ne devraient plus &#234;tre aid&#233;s pour &#234;tre oblig&#233;s &#224; travailler. Les syndicats r&#233;pondaient que Thabo Mbeki avait mis des ann&#233;es &#224; admettre que le virus HIV causait le sida et qu'il n'&#233;tait pas &#233;tonnant qu'il nie l'existence d'un ch&#244;mage massif. Le sida est d'ailleurs la principale catastrophe de l'Afrique su sud avec la mis&#232;re car elle condamne une grande partie des enfants &#224; devenir des orphelins et les malades n'ont pas les moyens de se soigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est telle que la centrale syndicale COSATU, qui fait pourtant partie int&#233;grante de la coalition au pouvoir, s'est crue oblig&#233;e de faire mine de s'opposer publiquement au projet de r&#233;forme du droit du travail propos&#233; par le gouvernement ANC, un v&#233;ritable plan de d&#233;r&#233;glementation sociale pour favoriser le bourgeoisie. Sous pr&#233;texte de favoriser l'embauche des jeunes, il s'agit s'imposer la flexibilit&#233; des salaires, des horaires et des conditions de travail. L'Afrique du sud est le th&#233;&#226;tre d'une offensive anti-sociale tous azimuts. L'Etat intervient violemment contre les gr&#233;vistes, r&#233;prime les townships, r&#233;duit les aides aux ch&#244;meurs et aux sans logis. Les municipalit&#233;s font de m&#234;me et r&#233;duisent &#233;galement les aides aux pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, avec la fin de l'Apartheid, la bourgeoisie sud-africaine a eu gain de cause : la r&#233;volte a &#233;t&#233; pacifi&#233;e et le pays dirig&#233; par des noirs a pu se tourner vers un r&#244;le de leader &#233;conomique (vendeur d'armes notamment) et politique du continent africain. Le pays p&#232;se un quart du PIB de toute l'Afrique soit l'&#233;quivalent de la Gr&#232;ce. &#171; L'Afrique du sud n'existera que si elle a sa place dans le monde &#187; d&#233;clare un ministre. Et le pays intervient dans un nombre de plus en plus grand de conflits africains, prenant la place de la France notamment aupr&#232;s des dictateurs africains. Pour les travailleurs noirs, la fin de l'Apartheid en 1994 signifiait l'espoir d'une vie meilleure, et ils ont fait, &#224; tort, cr&#233;dit aux dirigeants de l'ANC. Dor&#233;navant, ils savent qu'ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la force des travailleurs reste la principale du pays comme le retour des grandes gr&#232;ves le d&#233;montre. Le 10 ao&#251;t 2005, pr&#232;s de 100000 mineurs sud-africains en gr&#232;ve illimit&#233;e. Premier arr&#234;t national depuis 18 ans. Les gr&#233;vistes, membres du syndicat national des mineurs (NUM) protestent &#224; la fois contre les conditions de salaire et de travail dans l'industrie. La direction propose d'augmenter les salaires de 5-6% mais le syndicat dit que cela ne prend pas en compte la hausse du prix de l'or. En m&#234;me temps, 800 000 travailleurs municipaux sont aussi en gr&#232;ve pour les salaires et s'affrontent &#224; la police. Le syndicat appelle &#224; la gr&#232;ve illimit&#233;e apr&#232;s que trois journ&#233;es d'action en ao&#251;t et une autre en juillet. L'arr&#234;t des mines co&#251;te environ une perte de $12m par jour, selon un analyste. C'est une des plus grandes luttes de travailleurs depuis la fin de l'apartheid. &#171; Je ne pense pas que l'industrie peut se permettre une gr&#232;ve, mais je suis absolument convaincu qu'elle ne peut pas se permettre une augmentation des salaires &#187; a dit Bernard Swanepoel, PDG de Harmony Gold. Mais selon le NUM, puisque les cours de l'or et du rand montent en fl&#232;che depuis deux ans, les mineurs &#8211; qui travaillent souvent &#224; 40&#176;C &#224; 3 km sous terre &#8211; r&#233;clament une meilleure r&#233;partition des b&#233;n&#233;fices. Et un autre syndicat, Solidarity, semble se joindre &#224; la lutte. La plupart des membres de ce syndicat Solidarit&#233; sont blancs et c'est rare de sa part de prendre part &#224; une action aux c&#244;t&#233;s du syndicat NUM, principalement noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2006, les mineurs sont &#224; nouveau en gr&#232;ve, rappelant que d&#233;sormais la fin de l'apartheid n'est plus un argument anti-gr&#232;ve. Des Noirs gouvernent et d'autres travaillent. Entre eux, il n'y a aucune solidarit&#233; mais une opposition claire et franche : une opposition de classe, comme partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Extraits de &#171; Une gauche syndicale en Afrique du sud (1978-1993) &#187; de Claude Jacquin :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les ann&#233;es quatre-vingt ont &#233;t&#233;, dans l'histoire sud-africaine, celles des plus grandes mobilisations politiques et sociales. Le mouvement syndical fut l'un des principaux protagonistes. (&#8230;) La gauche syndicale forma notamment la F&#233;d&#233;ration syndicale FOSATU en 1979 (Federation of South African Trade Unions). (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Durant les ann&#233;es soixante-dix, plusieurs courants syndicaux se sont d&#233;velopp&#233;s et se sont progressivement diff&#233;renci&#233;s sur fond de reprise des conflits sociaux. (&#8230;) Le premier s'est constitu&#233; autour de la tradition syndicale du South African Congress Trade Union (SACTU) et de son lien &#224; l'African National Congress (ANC). Le second s'est form&#233; &#224; partir de la mouvance Black Consciousness (Mouvement de la Conscience noire). Il formera notamment le Council of Unions of South Africa (CUSA), un certain nombre de dirigeants du CUSA &#233;tant li&#233;s &#224; l'organisation politique Azanian People's Organization (AZAPO). Le dernier, enfin, est apparu de mani&#232;re originale, sans lien apparent avec un courant politique connu. Il a donn&#233; naissance, en 1979, &#224; la Federation of South African Trade Unions (FOSATU), la nouvelle f&#233;d&#233;ration unitaire. (&#8230;) Ce courant a donn&#233; naissance aux principaux syndicats de l'industrie (hormis celui des mines) c'est-&#224;-dire, entre autres, de l'automobile, de la m&#233;tallurgie, de la chimie, du textile. Il a d&#233;velopp&#233; au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt un projet syndical original et ce, &#224; partir d'une conception explicitement ind&#233;pendante des principales forces politiques. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut comprendre pourquoi un pays semi-industrialis&#233; et disposant d&#233;j&#224; d'un appareil d'Etat solide &#171; s'aventure &#187;, apr&#232;s 1947, dans l'aggravation d'un syst&#232;me de s&#233;gr&#233;gation raciale produit du colonialisme, &#224; une &#233;poque o&#249; commence &#224; se poser le probl&#232;me des formes nouvelles de contr&#244;les politique et &#233;conomique des empires. (&#8230;) Le danger d'une nouvelle r&#233;sistance des ouvriers noirs avait &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; par la gr&#232;ve des mineurs africains de 1946. Bien que cette gr&#232;ve ait &#233;t&#233; d&#233;faite et que les tentatives de solidarit&#233; parmi les travailleurs urbains aient &#233;chou&#233;, l'Etat avait besoin de trouver une solution &#224; long terme au probl&#232;me du contr&#244;le social. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, au-del&#224; des professions de foi politiques ou id&#233;ologiques des uns et des autres sur la sup&#233;riorit&#233; de la race blanche ou sur une meilleure int&#233;gration des Noirs, divers secteurs discutaient depuis plusieurs ann&#233;es de la meilleure mani&#232;re de maintenir une main d'&#339;uvre au moindre co&#251;t tout en &#233;vitant la dislocation du syst&#232;me politique. La victoire &#233;lectorale du Parti national en 1948 sanctionna la victoire de la seconde option, ouvrant une nouvelle p&#233;riode de l'histoire sud-africaine, jusqu'&#224; ce que ce choix s'&#233;puise progressivement au cours des ann&#233;es soixante-dix. (&#8230;) L'observation des taux de production des mines d'or montre que la production augmente substantiellement et r&#233;guli&#232;rement de 1952 jusqu'&#224; 1970 avec un seul petit recul en 1967. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, les deux principales f&#233;d&#233;rations de syndicats enregistr&#233;s &#233;taient le Trade Union Council of South Africa (TUCSA) avec environ 234.000 membres (60% &#233;tant m&#233;tis) et la South African Confederation of Labour (SACOL) avec 180.000 adh&#233;rents (en fait uniquement des syndicats de travailleurs blancs). (&#8230;) Des soixante syndicats non enregistr&#233;s qui existaient en 1961, trente-six avaient &#233;t&#233; affili&#233;s au South African Congress of Trade Unions (le SACTU li&#233; &#224; l'ANC) et seize &#224; la Federation of Free African Trade Union of South Africa (la FOFATUSA li&#233;e au PAC qui s'&#233;teint en 1966). (&#8230;) L'essentiel des cadres du SACTU quitt&#232;rent le pays pour l'exil malgr&#233; le fait que le SACTU ne fut jamais interdit. (&#8230;) Ce fut le tournant de l'ANC vers une &#171; strat&#233;gie de lutte arm&#233;e &#187; &#224; partir d'un &#233;tat-major en exil. En tout cas, au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, l'influence de l'ANC dans le mouvement syndical est fortement affaiblie et ne passe plus par une structure sp&#233;cifique comme cela avait pu l'&#234;tre avec le SACTU. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec les gr&#232;ves du Natal en 1973 (&#8230;) D. du Toit &#233;crit (&#8230;) Les travailleurs africains qui avaient peur de rejoindre des syndicats jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es soixante ne craignaient plus quelques ann&#233;es plus tard de participer ) des gr&#232;ves ill&#233;gales. &#187; (&#8230;) 69 gr&#232;ves en 1971 pour 4.196 gr&#233;vistes, 71 gr&#232;ves en 1972 avec 8.814 participants, 370 conflits du travail en 1973 avec 98.029 gr&#233;vistes et, en 1974, 384 gr&#232;ves engageant 58.975 travailleurs. (d'apr&#232;s Darcy du Toit)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Darcy du Toit &#233;crit : &#171; Les militants radicaux sur le terrain syndical n'avaient pas grand-chose &#224; faire avec leurs homologues du mouvement de la Conscience noire. Alors m&#234;me qu'en un sens les activit&#233;s des intellectuels noirs et blancs &#233;taient parall&#232;les, elles demeuraient s&#233;par&#233;es du fait m&#234;me de l'id&#233;ologie de la Conscience noire. Ironiquement ce furent les intellectuels blancs qui furent les plus capables d'approcher les ouvriers africains sur la base des int&#233;r&#234;ts de classe. Le Mouvement de la Conscience noire, en g&#233;n&#233;ral, a minimis&#233; ces int&#233;r&#234;ts et a approch&#233; des travailleurs noirs non pas comme des ouvriers mais comme des Noirs. &#187; (dans &#171; Capital et Travail en Afrique du sud, luttes de classe des ann&#233;es 70 &#187;) (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;v&#233;nements de Soweto, de juin 1976, allaient confirmer le changement politique en cours dans le pays. La r&#233;volte des jeunes du Transvaal s'ajouta &#224; la renaissance du mouvement ouvrier noir pour d&#233;boucher sur les grands mouvements sociaux et politiques des ann&#233;es quatre-vingt. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fondation de la FOSATU en avril 1979 repr&#233;sentait, depuis la disparition de la SACTU et l'autodissolution de la FOSATUSA, la r&#233;apparition d'une f&#233;d&#233;ration majoritairement compos&#233;e de syndicats non-enregistr&#233;s. (&#8230;) A son lancement cette derni&#232;re annon&#231;ait 45.000 membres au sein de douze syndicats. Parmi ceux-ci, seuls deux &#233;taient n&#233;s avant la p&#233;riode 1973-74 : le National Automobile and Allied Workers Union (1967) et le Jewellers and Goldsmiths Union (1939). La philosophie g&#233;n&#233;rale &#233;tait : &#171; refus de la division raciale, contr&#244;le ouvrier, syndicats de branche, organisation &#224; la base, ind&#233;pendance ouvri&#232;re, solidarit&#233; ouvri&#232;re internationale, unit&#233; syndicale. &#187; (&#8230;) Cette position exprima tout &#224; la fois la pr&#233;occupation d'une ind&#233;pendance organique par rapport &#224; tout mouvement politique, dont l'ANC, et celle d'un projet strat&#233;gique ind&#233;pendant identifiant classe ouvri&#232;re, mouvement ouvrier et mouvement syndical. (&#8230;) La FOSATU est implant&#233;e dans les secteurs industriels repr&#233;sentatifs de l'&#233;volution r&#233;cente de l'&#233;conomie du pays : la m&#233;tallurgie (Metal and Allied Workers Union) et surtout l'Automobile (National Automobile and Allied Workers Union) avec une nette croissance au niveau de concentration de la main d'&#339;uvre : le textile (NUTW), l'alimentation (SFAWU), et la chimie (CWIU) qui ont connu eux aussi une forte croissance des effectifs (&#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut tout d'abord noter l'importance des dirigeants blancs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Alec Erwin, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du TUACC puis de la FOSATU (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; John Copelyn, dirigeant du syndicat du textile, bas&#233; &#224; Durban&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rob Crompton, dirigeant de la chimie, bas&#233; &#224; Durban&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Berny Fanaroff, astrophysicien de formation, dirigeant de la m&#233;tallurgie, bas&#233; &#224; Johanesburg.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Leur motivation comportant un fort volet politique consistant, en g&#233;n&#233;ral, &#224; faire le choix de la construction syndicale pour &#233;tablir un instrument plus sp&#233;cifiquement &#171; ouvrier &#187; dans la lutte anti-apartheid. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait aussi souligner la tr&#232;s grande collaboration entre Alec Erwin et Enver Motala, intellectuel de Durban. Ce dernier dirigeait le bureau local du SACHED-Lacon, un organisme ind&#233;pendant et f&#233;d&#233;ratif de publication et de formation au profit des mouvements sociaux. Enver Motala travailla avec Alec Erwin &#224; l'&#233;laboration du programme de formation des cadres de la FOSATU (&#8230;) qui comportait un volet sur la crise bureaucratique de l'Union sovi&#233;tique. C'est l'organisme de Durban du Lacon qui publia en 1987 un livre de formation sur l'histoire du mouvement syndical tout &#224; fait proche des analyses de l'ancienne FOSATU. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers la fin des ann&#233;es vingt, des militants adh&#233;rant aux critiques trotskystes se d&#233;tachaient du Parti communiste. Certains d'entre eux furent les dirigeants d'un mouvement assez large dans les ann&#233;es quarante, portant le nom de Unity Movement. Par ailleurs, un syndicaliste de renom dans les ann&#233;es trente et quarante, Max Gordon, &#233;tait trotskyste. Ce courant s'est fragment&#233; et fortement affaibli dans les ann&#233;es cinquante. Mais il existait toujours au Cap, dans les ann&#233;es soixante-dix, une forte implantation de ces groupes, principalement parmi les enseignants et la jeunesse militante noire. (&#8230;) Le dirigeant du syndicat des travailleurs municipaux du Cap avait &#233;t&#233; membre du Unity Movement. Marcel Golding, avant de devenir un dirigeant du syndicat des mineurs, a fait partie d'un petit groupe d'&#233;tude d'orientation trotskyste. Il faut souligner que d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, ces cadres syndicaux consid&#232;rent tous ces groupes comme sectaires et obsol&#232;tes. (&#8230;) Alec Erwin souligne par ailleurs qu'ils pensaient d&#232;s cette &#233;poque que la perspective de fondation d'un parti &#233;tait pr&#233;matur&#233;e et qu'ils &#233;taient effray&#233;s par les d&#233;g&#226;ts de la division et du sectarisme dans l'extr&#234;me gauche britannique. (&#8230;) Les orientations suivantes leur sont communes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une opposition &#224; l'ANC &#224; partir d'une lecture critique de la &#171; Charte de la Libert&#233; &#187; consid&#233;r&#233;e comme un document &#171; nationaliste &#187;, ne distinguant pas les int&#233;r&#234;ts divergents entre classes sociales au cours de la lutte de lib&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une opposition aux relations avec les lib&#233;raux blancs, avec le Parti f&#233;d&#233;ral progressiste (PFP) voire avec l'association des &#233;tudiants blancs, NUSAS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une affirmation du r&#244;le central, si ce n'est exclusif, de la classe ouvri&#232;re dans les luttes d'&#233;mancipation et de transformation de la soci&#233;t&#233;, et ce, en opposition avec la strat&#233;gie de l'ANC et du Parti communiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une critique du Parti communiste comme courant prosovi&#233;tique, sectaire et &#171; stalinien &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cadre, c'est la FOSATU qui apparaissait, en ce d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, comme la seule vraie tentative, large et repr&#233;sentative, de mettre en pratique une telle identit&#233; politique. (&#8230;) Le d&#233;bat va s'acc&#233;l&#233;rer &#224; partir du d&#233;but de l'ann&#233;e 1982. En avril de cette ann&#233;e-l&#224;, la FOSATU tient son second congr&#232;s. Un rapport politique g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; par le noyau de direction et est pr&#233;sent&#233; par Joe Foster. (&#8230;) Le rapport Foster semble correspondre &#224; une p&#233;riode d'euphorie au sein de la FOSATU. Il faut en effet souligner qu'en 1982 l'ANC reste une force relativement faible. Il n'a pas reconstruit son h&#233;g&#233;monie politique sur toute l'opposition &#224; l'apartheid comme il sera capable de la faire &#224; partir de 1984. Il peut m&#234;me appara&#238;tre comme un mouvement handicap&#233; par l'exil de sa direction et incapable de saisir les changements profonds survenus dans le pays. Le noyau dirigeant de la FOSATU se sent, &#224; l'inverse, en phase avec les &#233;volutions socio-&#233;conomiques : importance grandissante des conflits du travail, &#233;mergence d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration ouvri&#232;re, formation de nouvelles exp&#233;riences de confrontation avec l'Etat et le patronat. Le rapport de Joe Foster souligne la possibilit&#233; nouvelle de placer la lutte contre l'apartheid sous le drapeau des &#171; luttes anti-capitalistes &#187;. C'est une orientation qui s'&#233;carte ouvertement des postulats politiques de l'ANC et du Parti communiste. (&#8230;) Foster parle &#224; ce propos de &#171; construire le mouvement ouvrier &#187; apr&#232;s avoir parl&#233; de &#171; parti des travailleurs &#187;, en opposition &#224; la notion de mouvement de lib&#233;ration incarn&#233; par l'ANC. Le contexte international de 1982, marqu&#233; entre autres par l'essor de Solidarnosc en Pologne, permet alors &#224; la direction de la FOSATU de pr&#233;senter ses vues sur le &#171; socialisme r&#233;ellement existant. &#187; (&#8230;) En octobre 1983, le journal &#171; Fosatu &#8211; workers news &#187; publia un article en double page centrale sur Solidarnosc et la Pologne. (&#8230;) Au Br&#233;sil, c'est une &#233;quipe de syndicalistes de la m&#233;tallurgie qui, en 1979, avait lanc&#233; l'id&#233;e d'un &#171; parti des travailleurs &#187;. C'est finalement ce qu'ils r&#233;alis&#232;rent en fondant ce parti autour d'Ignacio Lula da Silva, dirigeant syndical de la banlieue de Sao Paulo. En 1985, les num&#233;ros 39 et 40 de &#171; Fosatu &#8211; workers news &#187; publiaient un long article de reportage sur le Parti des Travailleurs du Br&#233;sil. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut garder en m&#233;moire que les ann&#233;es 1980-1982 voient une nouvelle acc&#233;l&#233;ration des conflits du travail et un renforcement des organisations syndicales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ann&#233;es 1978 1979 1980 1981 1982&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nb de gr&#232;ves 106 101 207 342 281&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nb de gr&#233;vistes 14160 22803 61785 92842 189022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Ce sont les syndicats de la FOSATU qui totalisent le plus de gr&#232;ves &#224; leur actif, et notamment ceux de la m&#233;tallurgie et de l'automobile. (&#8230;) Seul le secteur des mines totalise, en 1982, un nombre sup&#233;rieur de gr&#233;vistes, malgr&#233; un nombre total de d&#233;brayages plus modeste. Mais il s'agit pour l'essentiel d'un seul conflit en juillet, sur des questions de salaires, impliquant neuf mines du Transvaal et trois autres au Natal. La r&#233;pression fut tr&#232;s dure et de nombreux gr&#233;vistes furent renvoy&#233;s dans leurs bantoustans. Il s'agissait du plus grand conflit dans les mines depuis la gr&#232;ve de 1946, annonciateur de la place qu'allait bient&#244;t prendre ce secteur dans le mouvement syndical.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) L'un des grands probl&#232;mes auquel d&#251; faire face le mouvement syndical fut singuli&#232;rement celui du d&#233;veloppement d'une autre forme d'organisation de la population noire : les civics ou community associations. Sous ce vocable ont &#233;t&#233; souvent regroup&#233;es toutes les formes associatives se d&#233;veloppant au niveau des townships. (&#8230;) Les civics se sont rapidement d&#233;velopp&#233;es au Cap &#224; la fin des ann&#233;es soixante-dix. Elles prolongeaient d'une certaine mani&#232;re les formes d'organisation au sein des townships qui &#233;taient apparues au cours des mouvements de juin 1976 au Transvaal. (&#8230;) Beaucoup ont pu appara&#238;tre sous la forme de comit&#233; de lutte, soit pour le boycott des transports en commun contre une augmentation des tarifs, soit pour un boycott des loyers contre l'augmentation de ceux-ci. Certains ont pris la forme de comit&#233; politique traitant de tous les probl&#232;mes de la communaut&#233;. (&#8230;) Il semble que le d&#233;veloppement des civics se soit surtout fait au d&#233;part au Cap sous l'impact de deux courants politiques concurrents &#224; l'&#233;poque dans cette r&#233;gion : celui de la gauche politique ind&#233;pendante (la n&#233;buleuse politique h&#233;riti&#232;re du Unity Movement) et celui li&#233; ou influenc&#233; par l'ANC. C'est ainsi qu'au Cap les militants du Unity Movement form&#232;rent avec les associations qu'ils contr&#244;laient Federation of Cape Civic Associations et que les militants de l'ANC et du Parti communiste form&#232;rent de leur c&#244;t&#233; le Cape Area Housing Action Committee (CAHAC). S'y est rajout&#233;e l'activit&#233; propre du parti Azapo et celle des militants du PAC. (&#8230;) Pour la gauche syndicale le probl&#232;me &#233;tait donc assez complexe. Elle voyait se d&#233;velopper une forme compl&#233;mentaire d'organisation sociale susceptible de toucher la grande masse de ceux et celles qui ne travaillent pas ou &#233;teint employ&#233;s dans des entreprises inaccessibles au mouvement syndical. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nombre de ces associations avaient comme principaux activistes des gens socialement stables ayant une certaine habilet&#233; politique. Beaucoup de ceux-l&#224; &#233;taient des enseignants, des hommes d'&#233;glises, des m&#233;decins et plus g&#233;n&#233;ralement des membres de familles &#224; revenus moyens au sein des quartiers. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus l'ANC &#233;tendait son influence sur les civics plus cela devenait un face-&#224;-face entre ce parti (avec ses militants apparaissant sous le drapeau de leur association et d&#233;fendant la &#171; Charte de la Libert&#233; &#187; et les principaux syndicats de la FOSATU. (&#8230;) Les exemples abondent avec parfois des cas de violence physique. Les dirigeants de la FOSATU se plaignent que (&#8230;) des groupes de jeunes li&#233;s aux civics s'en prennent parfois &#224; des travailleurs effectuant normalement leur travail. (&#8230;) &#171; Au d&#233;but du mois de mai, il y eut les fun&#233;railles d'un membre du FOSATU qui avait &#233;t&#233; tu&#233; durant les heurts. Au cours de la procession des groupes de jeunes ont lanc&#233; des pierres contre celle-ci. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Les 5 et 6 novembre 1984 se d&#233;roula une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale dans la r&#233;gion du Transvaal. Cette gr&#232;ve fut conjointement appel&#233;e par le mouvement syndical, dont la FOSATU, et des organisations affili&#233;es &#224; l'UDF (dont l'organisation &#233;tudiante COSAS). (&#8230;) Cette gr&#232;ve du Transvaal de novembre 1984 fut un &#233;norme succ&#232;s et le gouvernement ne s'y trompant pas r&#233;prima essentiellement des syndicalistes. Plusieurs dirigeants dont Chris Dlamini (FOSATU), Moses Mayekiso (FOSATU), P Camay (CUSA) furent arr&#234;t&#233;s. L'entreprise d'Etat Sasol (P&#233;trole), par exemple, licencia 90% des 6.500 travailleurs. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'ANC ne r&#233;ussit jamais, jusqu'an 1985, &#224; s'affirmer de mani&#232;re h&#233;g&#233;monique dans le mouvement syndical, il n'en fut pas de m&#234;me au niveau des civics et du mouvement de la jeunesse scolaris&#233;e. Le projet originel de Joe Foster et de la FOSATU impliquait une intervention syndicale hors des entreprises, dans les townships. Le projet existait, il &#233;tait discut&#233; mais ne fut jamais vraiment tent&#233;. L'ANC disposa ainsi d'un espace suppl&#233;mentaire pour se reconstruire &#224; l'int&#233;rieur du pays. Il le fit en utilisant sa modeste pr&#233;sence syndicale (SAAWU, MACWUSA,&#8230;), ses rapports avec les &#233;glises (Desmond Tutu et Alan Boestak) ainsi que ses relations avec des milieux lib&#233;raux d&#233;mocrates blancs (par exemple le syndicat &#233;tudiant NUSAS ou des &#233;l&#233;ments du Parti F&#233;d&#233;ral Progressiste). L'occasion fut l'annonce par le gouvernement d'une modification constitutionnelle en vue d'un syst&#232;me &#224; trois chambres (blanche, m&#233;tis et indienne) et d'un conseil pr&#233;sidentiel consultatif. L'ensemble des forces d'opposition d&#233;nonc&#232;rent ce projet. Et appel&#232;rent au boycott (&#8230;) mais s'oppos&#232;rent le courant ANC et celui des divers groupes de la gauche &#171; trotskyste &#187;. Alors qu'une partie de ces derniers fondaient le National Forum Committee avec l'Azapo, l'ANC de son c&#244;t&#233; mit en place l'UDF, en prenant bien soin de donner, dans un premier temps, une place substantielle aux repr&#233;sentants des &#233;glises. (&#8230;) La mise en place de l'UDF produisit une aggravation de la tension entre le courant ANC et la gauche syndicale. (&#8230;) Il est facile de voir la contradiction qu'il y a entre la fondation de l'UDF et le projet du rapport Foster. (&#8230;) Le comit&#233; central du FOSATU prit position le 15 et 16 octobre 1983 : &#171; La FOSATU a d&#233;cid&#233; de ne pas s'affilier &#224; l'UDF. (&#8230;) L'UDF repr&#233;sente une vari&#233;t&#233; d'int&#233;r&#234;ts de classe (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;plique de l'ANC fut d'une extr&#234;me v&#233;h&#233;mence. (&#8230;) En substance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les syndicats qui ne sont pas dans l'UDF m&#232;nent une politique &#171; &#233;coomiciste &#187; et se refusent &#224; participer au combat politique pour la fin de l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ces syndicats sont dirig&#233;s par des gens qui ont eux-m&#234;mes un projet politique, et celui-ci est enti&#232;rement tourn&#233; contre la direction historique et l&#233;gitime que sont l'ANC et la SACTU (voire le Parti communiste).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ces directions sont incapables de comprendre l'importance des alliances sociales dans un pays comme l'Afrique du sud et dans la lutte contre l'apartheid. (&#8230;) Le Parti communiste (SACP) joua &#233;galement un r&#244;le de tout premier plan dans ces pol&#233;miques. (&#8230;) Dans le couple ANC-SACP, le premier est en effet consid&#233;r&#233; comme le cadre large, mais cependant dirigeant, de la lutte de lib&#233;ration nationale et de &#171; la r&#233;volution d&#233;mocratique nationale &#187;. (&#8230;) Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, une partie de la direction de l'ANC est form&#233;e de membres du PC et l'appareil de la SACTU est essentiellement compos&#233; de membres du parti. Il faut aussi rappeler que l'aile arm&#233;e, Umkhonto we Sizwe, n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue au d&#233;part comme un simple pseudopode de l'ANC, mais comme un organe conjoint de l'ANC et du PC. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche syndicale sous-estime le poids de l'ANC et du Parti communiste. C'est avec retard qu'elle d&#233;couvre le prestige de l'ANC et de Nelson Mandela, l'impact sur la jeunesse des actions de propagande arm&#233;e et surtout la capacit&#233; des cadres du SACP &#224; reconstituer dans les civics puis dans les syndicats la base large qu'ils n'avaient pas encore au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt. De ce point de vue la cr&#233;ation de l'UDF marque un tournant dans la course de vitesse que se livrent ces deux forces. (&#8230;.) Si l'on compare les textes de l'ANC et ceux de la FOSATU ayant valeur de propagande g&#233;n&#233;rale, on constate que le premier a plut&#244;t tendance &#224; annoncer un d&#233;bouch&#233; victorieux sur court ou moyen terme (&#8230;) La direction de l'ANC opta pour une propagande ultra-radicale, d&#233;crivant une situation insurrectionnelle et un mouvement de masse aux portes du pouvoir. (&#8230;.) Durant toute cette p&#233;riode le sectarisme des activistes de l'UDF sera &#224; son comble &#224; l'encontre de tous ceux qui ne dressent pas banni&#232;re de la Charte de la Libert&#233;, que certaines directions syndicales vont vivre comme une menace pour le mouvement ouvrier. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en septembre 1985 que se d&#233;roula la premi&#232;re grande initiative publique de contact entre les lib&#233;raux blancs et la direction de l'ANC. Une d&#233;l&#233;gation importante se rendit &#224; Lusaka dont Garvin Relly, dirigeant de l'Anglo American. Il dira &#224; ce propos : &#171; ce fut une des journ&#233;es les plus agr&#233;ables que j'ai jamais pass&#233;e. &#187; (&#8230;) Le 27 septembre 1985, 90 des plus grands noms du monde des affaires et de la haute finance, appartenant essentiellement &#224; la communaut&#233; anglophone, signaient un document r&#233;clamant la fin de l'apartheid. (&#8230;) L'&#233;v&#234;que Desmond Tutu et le leader de l'Inkhata Buthelezi soutinrent ce document. Parmi les signataires se trouvaient les patrons de la Nedbank, de Toyota, de la banque Barclays, de l'Anglo American (dont H.F.Oppenheimer), d'IBM, de Data, de Coca-Cola, du groupe de presse Argus, de Colgate, de Volkswagen, de General Motors&#8230; (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le congr&#232;s du COSATU, le South African Trade Union Congress, eut lieu du 29 novembre au 1er d&#233;cembre 1985, &#224; Durban. (&#8230;) Le rapport de forces interne r&#233;el va &#234;tre d&#233;termin&#233; par le syndicat des mines, la NUM. Celui-ci avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1982 et avait adh&#233;r&#233; au CUSA. Mais il avait rompu avec ce dernier et bascul&#233; dans le camp de ceux qui formeront le COSATU. Sa direction vient donc majoritairement de la Conscience noire mais, tr&#232;s vite, son principal dirigeant, Cyril Ramaphosa, s'affiche comme le plus chaud partisan du courant chartiste &#224; la t&#234;te du plus gros syndicat de la nouvelle f&#233;d&#233;ration. (&#8230;) Les relations internes allaient demeurer tr&#232;s tendues jusqu'en 1987. De forts doutes na&#238;tront chez les anciens de la FOSATU sur la viabilit&#233; de l'unit&#233;. Les attaques des partisans de l'ANC seront incessantes. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des personnalit&#233;s lib&#233;rales (&#8230;) vont rencontrer les dirigeants de la COSATU. Un premier contact se fait &#224; Harare avec Jay Naidoo, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, fin 1985, puis les 5 et 6 mars 1986, une r&#233;union se tient &#224; Lusaka avec des d&#233;l&#233;gations du COSATU, de l'ANC et de la SACTU. (&#8230;) La mise en forme concr&#232;te de cette &#171; alliance &#187; se fit, de mani&#232;re privil&#233;gi&#233;e, entre le COSATU et le South African Youth Congress (SAYCO). (&#8230;) L'axe COSATU-SAYCO est pr&#233;sent&#233; comme un axe usines-townships et comme un moyen de r&#233;gler pacifiquement le passif entre syndicalistes et jeunes activistes des civics. (&#8230;) Le courant chartiste avait progressivement pr&#233;sent&#233; l'alliance COSATU-UDF et COSATU-SAYCO comme &#233;tant fond&#233;e sur la Charte de la Libert&#233;. La pr&#233;paration du congr&#232;s de 1987 sera l'occasion de pousser l'avantage et de r&#233;clamer que chaque syndicat fasse du programme de l'ANC sa propre r&#233;f&#233;rence. (&#8230;) Pour la NUM, la Charte &#233;tait alors &#171; un guide pour la lutte contre l'oppression nationale &#187;. (&#8230;) Le Parti communiste, pour sa part et sans surprise, donne son aval aux positions de la NUM : &#171; L'adoption de la Charte de la Libert&#233; par le r&#233;cent congr&#232;s de la NUM refl&#232;te correctement le sentiment et la compr&#233;hension des masses populaires. C'est un signe donn&#233; au mouvement syndical pour un lien plus r&#233;aliste, dans la p&#233;riode actuelle, entre lutte &#233;conomique et lutte politique. &#187; (&#8230;) Finalement Jay Naidoo, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la COSATU, cherchera &#224; concilier les diff&#233;rentes positions (&#8230;) : &#171; En adoptant la Charte, nous voyons cela comme un cadre de r&#233;f&#233;rence et non comme un sch&#233;ma. (&#8230;) Il n'y aura pas de suspension de la lutte pour une soci&#233;t&#233; sans exploitation. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les d&#233;bats de cette p&#233;riode doivent se comprendre dans le cadre d'une tr&#232;s forte activit&#233; syndicale et gr&#233;viste. (&#8230;) Le d&#233;but de l'ann&#233;e 1987 voit des mouvements gr&#233;vistes d'une tr&#232;s grande intensit&#233; : la gr&#232;ve des cheminots et des postiers, la gr&#232;ve des employ&#233;s de commerce (&#8230;) Pour une partie des syndicats (essentiellement l'aile chartiste) la question du pouvoir est bien entrain de se poser. La question du programme politique est ainsi per&#231;ue comme une question de court ou moyen terme : quelle sera la nature d'un &#171; gouvernement ANC &#187; ? (&#8230;) La question de la Charte de Libert&#233; (adopt&#233;e par la majorit&#233; des syndicats de la COSATU) est celle de l'acceptation d'un monopole accord&#233; au seul ANC (&#8230;) En 1987 et 1988, la gauche syndicale n'a plus le monopole des r&#233;f&#233;rences au &#171; socialisme &#187;. Dans le mouvement syndical, l'aile li&#233;e au SACP en a &#233;galement fait sa banni&#232;re. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le Parlement, le 2 f&#233;vrier 1990, Frederick De Klerck annon&#231;ait qu'il avait d&#233;cid&#233;, dans la perspective d'une n&#233;gociation globale, la l&#233;galisation de l'ANC, du Parti communiste et de toutes les organisations interdites : &#171; La dynamique en cours dans la politique internationale a &#233;galement cr&#233;&#233; de nouvelles opportunit&#233;s pour l'Afrique du sud. (&#8230;) L'&#233;croulement du syst&#232;me &#233;conomique en Europe de l'Est constitue aussi un signal. &#187; (&#8230;) Le Parti communiste sud-africain &#233;tait d&#233;sormais sous la pression sovi&#233;tique (&#8230;) La direction du SACP avait toujours montr&#233; un suivisme sans faille envers les positions du Parti communiste d'Union sovi&#233;tique. (&#8230;) L'ANC et le Parti communiste d&#233;cid&#232;rent &#224; la suite de leur l&#233;galisation en 1990 la &#171; suspension de l lutte arm&#233;e &#187;. La Charte de la Libert&#233; fut progressivement oubli&#233;e au profit d'une s&#233;rie de propositions constitutionnelles ou &#233;conomiques de l'ANC qui s'&#233;loignaient de plus en plus des professions de foi ant&#233;rieures. La perspective de la nationalisation des plus grandes entreprises fut &#233;cart&#233;e (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1989-1990, le cadre de r&#233;flexion est donn&#233; par Alec Erwin : &#171; Nous devons nous pr&#233;parer &#224; gouverner et &#224; reconstruire le pays. (&#8230;) Notre priorit&#233; est de renforcer nos organisations politiques &#8211; l'ANC et le Parti communiste &#8211; et les syndicats, les civics. &#187; (&#8230;) Au d&#233;but d'ann&#233;e 1994, alors qu'en apparence le gouvernement et la direction de l'ANC se dirigent avec qui&#233;tude et &#224; l'amiable vers les &#233;lections du 27 avril, la soci&#233;t&#233;, elle, reste une norme marmite bouillonnante. (&#8230;) L'ANC et le parti national de F.W. De Klerk s'appr&#234;tent d&#233;sormais &#224; cog&#233;rer l'Etat sud-africain (&#8230;) ce choix politique ne lib&#232;re pas pour autant la soci&#233;t&#233; sud-africaine de son h&#233;ritage raciste. La pauvret&#233; des plus pauvres s'est m&#234;me aggrav&#233;e au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de &#171; Vers le pouvoir populaire, un pari &#224; gagner &#187;, d&#233;claration du Comit&#233; central du Parti communiste sud-africain de novembre 1979 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans notre situation, la lutte pour mettre fin &#224; l'exploitation capitaliste ne peut &#234;tre s&#233;par&#233;e de la lutte contre la tyrannie nationale. Une &#171; lutte de classe &#187; qui ignorerait cette v&#233;rit&#233; ne pourrait combattre s'en amphith&#233;&#226;tre et non dans la v&#233;ritable ar&#232;ne de combat. C'est cette r&#233;alit&#233; qui permet d'expliquer pourquoi nous estimons qu'&#224; l'&#233;tape actuelle de notre lutte la principale strat&#233;gie est de lutter pour remporter notre r&#233;volution d&#233;mocratique nationale, premi&#232;re &#233;tape vers une transformation socialiste. (&#8230;) Notre histoire nous apprend qu'une large alliance des forces sociales renforce plut&#244;t qu'elle n'affaiblit la volont&#233; de lib&#233;ration. (&#8230;) Nier toute possibilit&#233; pour les couches moyennes noires de jouer un r&#244;le aux c&#244;t&#233;s de la r&#233;volution serait une simplification grossi&#232;re et dangereuse. (&#8230;) Il faut prendre toutes les mesures possibles pour consolider et &#233;largir le v&#233;ritable mouvement syndical qui refuse tous les efforts d&#233;ploy&#233;s pour &#233;loigner les ouvriers de la lutte de lib&#233;ration nationale. (&#8230;) Les ouvriers doivent refuser de s'inscrire aux syndicats &#171; multiraciaux &#187; qui en feraient des pions dans le jeu des ouvriers blancs. (&#8230;) La politique de la lutte arm&#233;e, les attentats contre l'ennemi et les mesures prises pour que l'arm&#233;e de lib&#233;ration nationale puisse se retrancher dans les villes comme dans les campagnes sont un &#233;l&#233;ment vital de la strat&#233;gie de lib&#233;ration. (&#8230;) Notre parti est une composante essentielle de l'alliance r&#233;volutionnaire en vue de la lib&#233;ration nationale que dirige l'ANC. En tant que tel, il n'a aucun int&#233;r&#234;t qui le s&#233;pare de l'un quelconque des &#233;l&#233;ments de cette alliance que nous avons toujours cherch&#233; &#224; renforcer. (&#8230;) Construisons en 1980, 25e anniversaire de la Charte de la Libert&#233;, un large front de toutes les forces patriotiques et anti-racistes sous la banni&#232;re de l'ANC. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le combat du Parti communiste sud-africain contre le courant &#171; lutte de classe &#187; au sein du FOSATU :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits d'un article de Ruth Nhere de la revue &#171; The African Communist &#187; du Parti communiste sud-africain n&#176;99 de septembre 1984 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un ouvri&#233;risme &#233;conomiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes avanc&#233;es du mouvement syndical ind&#233;pendant en Afrique du sud depuis 1973 ont &#233;t&#233; bien appr&#233;ci&#233;es comme fondamentales dans notre lutte r&#233;volutionnaire. Il y a cependant d'importantes divergences de vue concernant le r&#244;le et les possibilit&#233;s de ces luttes syndicales. Un des courants de pens&#233;e les concernant peut &#234;tre appel&#233; &#171; ouvri&#233;risme &#187; ou &#171; classisme &#187; est en fait une variante de ce que L&#233;nine avait appel&#233; &#171; l'&#233;conomisme &#187; en Russie et qu'il avait combattu en ces termes : &#171; La pr&#233;tention que la politique doit suivre avec ob&#233;issance l'&#233;conomie est une pens&#233;e &#224; la mode, qui exerce une influence irr&#233;sistible sur la masse de la jeunesse attir&#233;e par le mouvement, mais qui, dans la majorit&#233; des cas, ne conna&#238;t du marxisme que ce qu'en ont dit les publications l&#233;gales. &#187; C'est un &#233;conomisme de ce type qui forme la base d'adresse de Joe Foster &#224; la conf&#233;rence de 1982 du FOSATU, conf&#233;rence si bien critiqu&#233;e par Toussaint dans son article pour la revue &#171; The African Communist &#187;, article intitul&#233; &#171; Un syndicat n'est PAS un parti politique &#187;. La question du r&#244;le du mouvement syndical et son alliance avec le mouvement d&#233;mocratique dans son ensemble sont toujours chaudement d&#233;battues comme le montrent les d&#233;bats sur la question de l'adh&#233;sion des syndicats &#224; l'United Democratic Front. Dans une r&#233;cente publication du Cap, &#171; Social Review &#187;, un auteur anonyme r&#233;pondait &#224; un article d'un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent qui d&#233;fendait la ligne ouvri&#233;riste contre les alliances entre classes sociales : &#171; Je voudrait r&#233;pondre que, si ce sont les travailleurs qui dirigent la lutte, une plus grande conscience socialiste sera d&#233;velopp&#233;e au sein de la classe ouvri&#232;re si celle-ci m&#232;ne des alliances entre classes et les dirige elle-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) L'id&#233;e d'une spontan&#233;it&#233; du mouvement de la classe ouvri&#232;re et sa &#171; puret&#233; &#187; semblent caract&#233;ristiques des conceptions d'une partie des intellectuels travaillant dans le mouvement syndical ind&#233;pendant. Argumentant contre les alliances avec d'autres classes et groupes sociaux dans la lutte politique, ils proclament que &#171; les travailleurs eux-m&#234;mes doivent d&#233;cider &#224; quel moment et &#224; quelles conditions une telle alliance serait souhaitable. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Les avocats de l'ouvri&#233;risme nient farouchement que leurs arguments servent &#224; combattre le r&#244;le du parti politique de classe. Ils affirment qu' &#171; il n'y a pas, pour le moment, une telle organisation sp&#233;cifique de la classe ouvri&#232;re en Afrique du sud. &#187; Ces sentiments sont ceux qui sont repris dans la direction du FOSATU. On pourrait penser qu'il s'agit de gens qui esp&#232;rent, et attendent, qu'une telle organisation politique de la classe ouvri&#232;re, sur la base d'une conscience socialiste, apparaisse dans le cours des &#233;v&#233;nements mais il semble au contraire que cela ne soit pas leur but. En lisant leurs publications, on discerne une autre strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d'entre eux ont &#233;t&#233; fascin&#233;s par l'exemple du Br&#233;sil. Un article r&#233;cent sur ce pays dans le &#171; South African Labour Bulletin &#187; tente de dresser un parall&#232;le avec les d&#233;veloppements r&#233;cents en Afrique du sud. Au br&#233;sil, ils rappellent que le militantisme syndical de masse a donn&#233; naissance &#224; un parti politique qui &#171; s'est rapidement d&#233;velopp&#233; chez les travailleurs, les ch&#244;meurs, la base de l'Eglise, la jeunesse progressiste et les intellectuels de gauche&#8230; &#187; L'auteur mentionne en passant que ce parti &#171; a attir&#233; beaucoup d'hostilit&#233; de la part du Parti communiste br&#233;silien ill&#233;gal qui pr&#233;tend (nous soulignons) qu'ils d&#233;tiennent historiquement le titre de parti des travailleurs. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Br&#233;sil sert aussi de base d'&#233;tude au programme de formations militantes du FOSATU et &#224; son journal. Dans ce cas, le raisonnement et les critiques contre le Parti communiste sont d'avantage sous-entendues qu'explicites : &#171; Ce sont les travailleurs de la M&#233;tallurgie et du Textile qui ont lanc&#233; la r&#233;organisation des syndicats ill&#233;gaux. Chaque ann&#233;e depuis 1977, les travailleurs avaient men&#233; des gr&#232;ves pour leurs droits et pour de meilleurs salaires&#8230; Il en est sorti un Parti des Travailleurs afin de repr&#233;senter les ouvriers dans les futures &#233;lections. Cela rencontra l'opposition de l'Etat, des autres partis et des dirigeants des syndicats officiels. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probablement que les auteurs de ce type de document ont conscience qu'un anticommunisme trop ouvert ne leur permettrait pas d'obtenir le soutien qu'ils recherchent au sein de la classe ouvri&#232;re. Cependant, ils font semblant d'ignorer le programme et m&#234;me l'existence de l'ANC et du Parti communiste sud-africain. (&#8230;) Les tentatives de cacher l'histoire, la strat&#233;gie et les tactiques des organes existants du mouvement de lib&#233;ration, l'ANC et le Parti communiste sud-africain, doivent &#234;tre combattues dans les syndicats et au niveau du d&#233;bat th&#233;orique, dans la propagande l&#233;gale et ill&#233;gale. Certains de ces &#233;crits li&#233;s &#224; ce groupe jouent un r&#244;le important de division contre le mouvement de masse. Un article dans la presse estudiantine &#171; Work in progress &#187; caract&#233;rise par exemple le United Democratic Front comme mouvement &#171; lib&#233;ral radical &#187; ayant sa base de classe &#171; au sein de la petite-bourgeoisie noire et surtout indienne. &#187; (&#8230;) Ils n'ont pas du tout per&#231;u les interactions entre oppression nationale et oppression de classe qui donnent aux r&#233;volutionnaires d'Afrique du sud des t&#226;ches strat&#233;giques sp&#233;cifiques fondant les programmes de l'ANC et du Parti communiste sud-africain. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte id&#233;ologique sur le front syndical&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de Toussaint intitul&#233; &#171; Un syndicat n'est PAS un parti politique &#187; dans le num&#233;ro 93 de 1983 de la revue &#171; The African Communist &#187; est une des plus importantes contributions de cette revue depuis longtemps. (&#8230;) Nous avions remarqu&#233; que notre parti avait tard&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; la d&#233;claration de Joe Foster qui constituait une attaque id&#233;ologique contre nous et contre tout le mouvement de lib&#233;ration nationale. Nous devons nous reprocher de ne pas avoir donn&#233; une r&#233;ponse imm&#233;diate et scientifiquement fond&#233;e &#224; Foster. Pour faire des progr&#232;s et gagner notre lutte id&#233;ologique, pour rester proches des masses, nous devons leur expliquer la nature des bases id&#233;ologique de Joe Foster, leurs racines sociales et le danger qu'elles repr&#233;sentent pour la classe ouvri&#232;re et les masses opprim&#233;es d'Afrique du sud. (&#8230;) Depuis les ann&#233;es 70, un nombre croissant de personnalit&#233;s de l'intelligentsia blanche ont pris une part active dans le travail des syndicats. Une partie d'entre eux sont sur nos bases. Mais on voit tr&#232;s clairement qu'un certain nombre d'entre eux adoptent des positions ultra-gauches. (&#8230;) Il est int&#233;ressant de remarquer que le FOSATU a le m&#234;me type de soutiens qu'avaient autrefois le Gang des Quatre et ils ont &#233;galement en commun leur rejet du parti communiste et du syndicat SACTU. Le Gang des Quatre voulait, comme Foster, cr&#233;er une alternative &#224; notre Parti. Dans la r&#233;alit&#233; de la situation de l'Afrique du sud, rejeter le r&#244;le du parti communiste et du SACTU, sous-estimer la contribution de l'ANC dans notre r&#233;volution, est le moyen de faire d&#233;vier la lutte de son vrai chemin en l'amenant vers une impasse tout en se cachant derri&#232;re des slogans sonnant comme tr&#232;s r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le langage de Foster a une tonalit&#233; tr&#232;s r&#233;volutionnaire mais son essence est de d&#233;sarmer la classe ouvri&#232;re et, en cons&#233;quence, de servir les int&#233;r&#234;ts des r&#233;formistes que les ultra-gauches favorisent finalement. Ultragauches et r&#233;formistes ont le m&#234;me but : rejeter les principes du marxisme-l&#233;ninisme dans le processus r&#233;volutionnaire et rejeter les formes correctes de lutte. Comme Toussaint l'a justement remarqu&#233;, Foster d&#233;veloppe l'illusion que la lutte &#233;conomique des travailleurs peut d&#233;velopper leur conscience politique. Foster consid&#232;re que ce qui est n&#233;cessaire n'est pas un Parti, auquel il ne fait m&#234;me pas r&#233;f&#233;rence, ni un syndicat comme le SACTU, auquel il reproche de s'occuper de politique, et pas non plus une ANC qui tendrait &#224; devenir une organisation populiste, mais un mouvement ouvrier du type de Solidarnosc (en Pologne). Cette id&#233;ologie repr&#233;sente un danger pour le mouvement ouvrier et pour toute la lutte des masses en Afrique du sud. (&#8230;) Dans &#171; Que faire ? &#187;, L&#233;nine &#233;tablit une distinction claire entre politique syndicaliste et politique communiste dans la lutte pour l'&#233;mancipation compl&#232;te des millions d'opprim&#233;s, et souligne le r&#244;le dirigeant du parti dans la lutte contre tous les opportunismes visant &#224; limiter la lutte &#224; quelques am&#233;liorations de salaires, du niveau de vie et &#224; de petites r&#233;formes l&#233;gales. L'Afrique du sud n'est pas une exception &#224; cette r&#232;gle. La politique syndicale doit &#234;tre subordonn&#233;e &#224; la politique communiste. Toussaint d&#233;finit clairement la n&#233;cessit&#233; et le r&#244;le du d&#233;tachement avanc&#233; de la classe ouvri&#232;re, le Parti communiste sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a une seule critique &#224; faire &#224; l'article de Toussaint, c'est qu'il est trop gentil avec Foster. Bien que Foster &#233;vite soigneusement d'attaquer directement le Parti communiste, son point de vue est une attaque directe contre tout le mouvement de lib&#233;ration nationale et toutes les forces qui constituent cette alliance. Les prises de position de Foster et tous ceux qui suivent des positions du m&#234;me type sont un poison pour la classe ouvri&#232;re et peuvent amener, comme le remarquait L&#233;nine, &#224; une subordination des int&#233;r&#234;ts des travailleurs derri&#232;re ceux de la bourgeoisie. De tels courants vont se poursuivre au cours de l'intensification de la lutte. C'est pour cette raison que nous ne devons pas &#234;tre gentils avec Foster et que nous devons le consid&#233;rer comme un ennemi id&#233;ologique et adopter une attitude plus offensive. Cette attaque de Foster doit &#234;tre comprise non seulement comme un combat contre l'opportunisme mais comme un moyen d'&#233;duquer les masses. Il ne faut pas le comprendre comme une attaque contre le FOSATU, ou toute autre organisation de masse, mais comme des &#233;l&#233;ments s'adressant &#224; ces organisations pour leur &#233;viter de se tromper de direction dans la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de Toussaint appelle l'attention sur les t&#226;ches du Parti communiste en relation avec la dynamique croissante du mouvement syndical et, en g&#233;n&#233;ral, avec les luttes politiques en Afrique du sud. Selon nous, le Parti a devant lui les t&#226;ches suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est urgent d'augmenter notre travail dans les syndicats, un domaine vital pour notre Parti et o&#249; il doit absolument consolider sa position. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) En m&#234;me temps, nous devons combattre la prolif&#233;ration des id&#233;es ultra-gauches et de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Dans notre programme en direction des masses, nous devons d&#233;velopper de diverses mani&#232;res des concepts comme &#171; le colonialisme d'un type sp&#233;cial &#187; pour en d&#233;duire notre place vis-&#224;-vis des autres organisations et leurs relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les relations de Mandela et de l'ANC avec le Parti communiste sud-africain et avec les communisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de la d&#233;claration de Nelson Mandela &#224; son Proc&#232;s de Rovonia d'octobre 1963-mai 1964 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; (&#8230;) Je nierai pas le fait que j'ai &#233;t&#233; un des fondateurs de l'Umkonto we Sizwe, (organisation militaire clandestine de la lutte arm&#233;e contre l'Apartheid), et que j'y ai jou&#233; un r&#244;le important jusqu'&#224; mon arrestation en ao&#251;t 1962. mais je veux dire d'embl&#233;e que l'id&#233;e &#233;mise par l'accusation dans son r&#233;quisitoire selon laquelle la lutte en Afrique du sud serait dirig&#233;e par des &#233;trangers ou des communistes est d&#233;nu&#233;e de fondement. (...) Les fondateurs de l'Umkonto &#233;taient tous membres du Congr&#232;s National Africain et nous avions derri&#232;re nous une longue tradition de non-violence et de recours &#224; la n&#233;gociation pour r&#233;soudre les conflits politiques. (&#8230;) En 1956, cent cinquante-six membres dirigeants de l'Alliance du Congr&#232;s (r&#233;unissant l'ANC, le Congr&#232;s indien, l'union nationale des gens de couleur, le Congr&#232;s d&#233;mocrate, enfin le syndicat SACTU), dont j'&#233;tais furent arr&#234;t&#233;s sous l'inculpation de haute trahison, et inculp&#233;s en vertu de la Loi sur la suppression du communisme. L'accusation mit en doute la politique non violente de l'ANC, mais la Cour en vint &#224; la conclusion qu'il ne pratiquait pas une politique de violence, lorsque cinq ans plus tard nous f&#251;mes acquitt&#233;s de tous les chefs d'accusation, parmi lesquels la pr&#233;tendue intention d'&#233;tablir un Etat communiste &#224; la place du r&#233;gime existant. Le gouvernement a toujours cherch&#233; &#224; qualifier ses adversaires de communistes. Aujourd'hui il a de nouveau repris ce grief, mais ainsi que je le montrerai, l'ANC n'est pas et n'a jamais &#233;t&#233; une organisation communiste. (&#8230;) Depuis longtemps le peuple souhaitait la violence en parlant du jour o&#249; il combattrait l'homme blanc et reconqu&#233;rrait son pays, tandis que nous, dirigeants de l'ANC, nous efforcions de faire pr&#233;valoir notre point de vue : le recours aux voies pacifiques. (&#8230;) Chaque d&#233;sordre exprimait clairement la conviction qui se r&#233;pandait parmi les Africains que la violence devenait la seule solution ; il montrait aussi qu'un gouvernement qui utilise la force pour maintenir son pouvoir apprend aux opprim&#233;s &#224; se servir de la force pour lutter contre lui. D&#233;j&#224;, de petits groupes s'&#233;taient form&#233;s dans les r&#233;gions urbaines et pr&#233;paraient spontan&#233;ment les bases d'une action violente. (&#8230;) D&#233;but juin 1961, apr&#232;s avoir m&#251;rement &#233;tudi&#233; la situation, nous arriv&#226;mes &#224; cette conclusion que les dirigeants africains feraient preuve de peu de r&#233;alisme et de clairvoyance s'ils continuaient &#224; pr&#234;cher la paix et la non-violence, au moment o&#249; le gouvernement r&#233;pondait &#224; nos requ&#234;tes pacifiques par la force. Nous n'about&#238;mes pas de gaiet&#233; de c&#339;ur &#224; une telle conclusion. Ce fut seulement quand tout le reste eut &#233;chou&#233;, quand toutes les voies de protestation pacifique nous eurent &#233;t&#233; barr&#233;es, que la d&#233;cision fut prise de s'engager dans les formes violentes d'action et de constituer l'Umkonto we Sizwe. (&#8230;) Il y a quatre formes d'action violente possible : le sabotage, la gu&#233;rilla, le terrorisme et la r&#233;volution ouverte. Nous avons choisi d'adopter la premi&#232;re m&#233;thode (&#8230;) Notre Manifeste proclamait : &#171; (&#8230;) Nous esp&#233;rons ramener le pouvoir et ses partisans au bon sens avant qu'il ne soit trop tard. Nous esp&#233;rons qu'une transformation du gouvernement et de sa politique interviendront avant qu'on ait atteint le seuil irr&#233;vocable de la guerre civile. &#187; (&#8230;) Les attaques contre les points vitaux de l'&#233;conomie du pays devaient s'accompagner de sabotage des b&#226;timents gouvernementaux et d'autres symboles de l'apartheid. Ces attaques devaient constituer un signal de ralliement pour notre peuple, et l'encourager &#224; participer &#224; des actions de masse non-violentes, comme des gr&#232;ves et des manifestations. Constituant par ailleurs un exutoire pour les partisans des m&#233;thodes violentes, elles nous permettraient de prouver concr&#232;tement &#224; nos militants que nous avions adopt&#233; une ligne plus dure et que nous riposterions d&#233;sormais aux diverses positions de force du gouvernement. (&#8230;) Les activit&#233;s de l'Umkonto &#233;taient contr&#244;l&#233;es et dirig&#233;es par le haut commandement national qui avait pouvoir de cooptation et de nommer des commandements r&#233;gionaux. (&#8230;) Je signale au passage que les termes &#171; haut commandement &#187; et &#171; commandement r&#233;gional &#187; avaient &#233;t&#233; emprunt&#233;s &#224; l'organisation nationale juive clandestine Irgoun Zvai Leumi, qui op&#233;ra en Isra&#235;l entre 1944 et 1948. (Mandela fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'organisation d'extr&#234;me droite juive). (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accusation assure encore que les faits et les objectifs de l'ANC et du Parti communiste sont identiques. Je voudrai en parler, ainsi que de ma propre position politique. Je cite ces all&#233;gations car il est &#224; craindre que l'accusation ne se fonde sur certaines pi&#232;ces pour affirmer que j'ai tent&#233; d'introduire le marxisme dans l'ANC. L'all&#233;gation, en ce qui concerne l'ANC, est totalement fausse. Ce n'est pas un argument neuf : il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;fut&#233; au proc&#232;s de trahison. Mais, puisqu'on le ressort, j'en parlerai ici, de m&#234;me que des relations entre l'ANC et le Parti communiste d'une part et avec le parti Umkonto d'autre part.&lt;br class='autobr' /&gt;
La doctrine de l'ANC consiste et a toujours consist&#233; dans un nationalisme africain. (&#8230;.) Le document politique le plus important qu'ait adopt&#233; l'ANC est la Charte de la libert&#233;, qui n'est en aucune fa&#231;on un manifeste pour un Etat socialiste. Elle appelle &#224; une redistribution, mais non &#224; une nationalisation de la terre. (&#8230;) Selon la Charte de la libert&#233;, les nationalisations s'inscriraient dans une &#233;conomie fond&#233;e sur l'entreprise priv&#233;e. La r&#233;alisation de la Charte de la libert&#233; offrirait de nouvelles perspectives &#224; toutes les classes &#8211; bourgeoisie comprise &#8211; d'une population africaine d&#232;s lors prosp&#232;re. L'ANC n'a jamais, &#224; aucune p&#233;riode de son histoire, pr&#233;conis&#233; un changement r&#233;volutionnaire de la structure &#233;conomique du pays. Il n'a jamais non plus, autant que je m'en souvienne, condamn&#233; la soci&#233;t&#233; capitaliste. (&#8230;) Je suis entr&#233; &#224; l'ANC en 1944. Quand j'&#233;tais jeune, je pensais que l'admission des communistes au sein de l'ANC et la coop&#233;ration &#233;troite qui existait parfois sur des probl&#232;mes particuliers entre cette organisation et le parti communiste finiraient par alt&#233;rer le concept de nationalisme africain. J'&#233;tais alors membre de la Ligue de la jeunesse de l'ANC, et j'appartins &#224; un groupe qui demanda l'expulsion des communistes de l'ANC. Cette motion fut repouss&#233;e &#224; une grosse majorit&#233;. On trouvait parmi ceux qui votaient contre quelques uns des &#233;l&#233;ments les plus conservateurs de l'opinion africaine. Ils disaient que, depuis sa cr&#233;ation, l'ANC s'&#233;tait form&#233; et d&#233;velopp&#233; non comme un parti exprimant une politique rigoureuse, mais comme un Parlement du peuple africain accueillant des gens d'opinions politiques diff&#233;rentes unis par un but commun : la lib&#233;ration nationale. Je fus finalement converti &#224; cette fa&#231;on de voir. Je l'ai soutenue depuis lors. (&#8230;) La t&#226;che fondamentale, en ce moment, doit &#234;tre l'&#233;limination de toute discrimination raciale et l'&#233;tablissement de droits d&#233;mocratiques sur la base de la Charte de la libert&#233;. La lutte pour ces droits devrait &#234;tre men&#233;e par un ANC fort. Dans la mesure o&#249; le parti communiste fait sien cet objectif qu'il soit le bienvenu. De mes lectures d'ouvrages marxistes et de mes conversations avec des communistes, j'ai tir&#233; l'impression que les communistes consid&#232;rent le syst&#232;me parlementaire occidental comme non d&#233;mocratique et r&#233;actionnaire. Moi, au contraire, je l'admire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation dans l'Afrique du sud post-apartheid&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Si une bourgeoisie noire a r&#233;ussi &#224; tirer son &#233;pingle du jeu, l'apartheid social est plus grave que jamais. Les illusions de l'apr&#232;s-apartheid sont retomb&#233;es. Les travailleurs sud-africains et la population des townships ont repris le chemin de la lutte.ont repris &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police sud-africaine est intervenue violemment durant toute la fin du mois de mai 2005 pour disperser des manifestations massives d'habitants des townships, les anciens ghettos noirs devenus des ceintures de la mis&#232;re. Cela fait plus de deux mois que des troubles ont lieu non seulement dans un grand nombre de townships de la ville du Cap (avec de v&#233;ritables soul&#232;vements &#224; Blackheath, Khayelitsha et Gugulethu) et de l'Etat de Western Cape (Sud-Ouest du pays) dont la ville du Cap fait partie mais touchent &#233;galement d'autres Etats comme l'Eastern Cape (r&#233;gion sud-est) ou de Free State (une r&#233;gion du centre). A Harrismith (Free State) et &#224; Port Elisabeth (Eastern Cape) o&#249; les affrontements ont dur&#233; quatre jours, les forces de l'ordre ne peuvent plus circuler sans &#234;tre prises &#224; partie. Des responsables locaux ont &#233;t&#233; escort&#233;s vers la sortie par la population r&#233;volt&#233;e. La population pauvre, lasse d'attendre des logements d&#233;cents et des services sociaux de base, s'est r&#233;volt&#233;e. A Kommitjie (un bidonville &#224; 45 km au sud du Cap), les &#233;meutes ont explos&#233; le lundi 30 mai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mouvement a d&#233;but&#233; en f&#233;vrier 2005 dans deux townships de la r&#233;gion de Free State, pr&#232;s de Ventersburg (r&#233;gion de Free State), avant de s'&#233;tendre &#224; Harrismith, Warden et Vrede (townships &#233;galement de Free State). Il n'a cess&#233; de se d&#233;velopper, atteignant en avril les bidonvilles de la ville du Cap. Le 27 avril, des centaines d'habitants de plusieurs townships proches du Cap, dont Langa, Gugulethu et Nyanga, ont march&#233; sur la ville. Un leader du bidonville de Gugulethu d&#233;clarait : &#171; Des maisons maintenant ou des terres. Sinon, nous sommes pr&#234;ts &#224; mourir pour cette cause. &#187; Les manifestants ont r&#233;ussi &#224; faire reculer le gouvernement local qui a propos&#233; quelques logements et ont &#233;t&#233; suivis par de nombreux autres township qui ont affront&#233; les forces de l'ordre dans de v&#233;ritables batailles rang&#233;es impliquant parfois un grand nombre de gens. Pneus br&#251;l&#233;s, jets de pierre contre les v&#233;hicules de police, barricades, tirs contre les &#233;meutiers et arrestations massives, on se croirait revenu &#224; l'&#233;poque o&#249; le parti raciste blanc imposait la dictature des blancs sur les noirs. Devant le Parlement du Cap, le pr&#233;sident Thabo Mbeki d&#233;clarait que &#171; ce n'est pas encore un danger imm&#233;diat pour notre d&#233;mocratie. Mais ils (les mouvements) refl&#232;tent les failles dont nous avons h&#233;rit&#233; du pass&#233; et qui, s'ils s'enracinaient et gagnaient un v&#233;ritable soutien populaire, ils repr&#233;senteraient une menace pour la stabilit&#233; de l'Afrique du sud d&#233;mocratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 juin manif nationale Cosatu contre le ch&#244;mage et la pauvret&#233; et mouvement sur plusieurs mois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COSATU condamne encore les actes de la police contre les manifestants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberationafrique.org/auteur.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.liberationafrique.org/auteur.php3&lt;/a&gt; ?id_auteur=COSATU - 14 July 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La COSATU est choqu&#233;e par la r&#233;action de la police de Cape Town, qui a ouvert le feu sur des gr&#233;vistes de Lithotech Africa Mail le 12 juillet et en a arr&#234;t&#233; plus de 200.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous adressons nos meilleurs v&#339;ux de r&#233;tablissement aux quatre travailleurs qui sont encore &#224; l'h&#244;pital. Nous exprimons aussi notre solidarit&#233; et notre soutien &#224; la CEPPWAWU avec le communiqu&#233; de pression ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La COSATU demande la lib&#233;ration imm&#233;diate de tous les travailleurs arr&#234;t&#233;s et le retrait des accusations contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois que les SAPS ont r&#233;pondu avec une violence excessive contre les manifestations syndicales. D&#233;j&#224; &#224; Cape Town, pendant la marche des agents de s&#233;curit&#233; le 16 mai 2006, la police avait aussi ouvert le feu et arr&#234;t&#233; les secr&#233;taires provinciaux de la COSATU et de la SATAWU. A la fronti&#232;re du Swaziland le 12 avril 2006, la police avait tir&#233; sur des membres du COSATU et arr&#234;t&#233; des dirigeants qui tentaient de n&#233;gocier avec la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA COSATU appuie l'appel de la CEPPWAWU &#224; la Western Cape MEC for Safety &amp; Security &#224; prendre des mesures pour assurer la &#171; s&#233;curit&#233; des gr&#233;vistes contre la brutalit&#233; de la police qui abuse de son pouvoir &#187;. Le droit de faire gr&#232;ve et de manifester inscrit dans notre constitution d&#233;mocratique est ainsi r&#233;duit, et nous n'accepterons pas que ces droits gagn&#233;s de haute lutte soient attaqu&#233;s et ni&#233;s par une police &#224; la g&#226;chette facile, pas plus que les arrestations massives de gr&#233;vistes et manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve persiste en Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; le 25-11-06 &#224; 19:03&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les n&#233;gociations entre les dirigeants de Mines d'Or et le gouvernement d'Afrique du Sud, la gr&#232;ve persiste et s'&#233;tend dans tout le pays. La gr&#232;ve s'&#233;tend d&#233;sormais &#224; tous les secteurs d'activit&#233; du pays et plus seulement au secteur minier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Detroit a d&#233;cid&#233; de fermer l'acc&#232;s &#224; la mine d'or de Gold Corporation, pour &#233;viter tout d&#233;rapage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : World Agency of Press&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud conna&#238;t la plus grande gr&#232;ve dans les mines d'or depuis 18 ans. 10 000 mineurs blancs affili&#233;s au syndicat Solidarity se sont joints aux 100 0000 mineurs noirs du NUM qui ont commenc&#233; la gr&#232;ve, il y a trois jours. Les mineurs demandent une augmentation de salaires de 7 &#224; 8%. La gr&#232;ve paralyse les mines des compagnies AngloGoldAshanti, GoldFields, Harmony et South Deep, soit pr&#232;s de 90% de la production d'or du pays. Source Cosatu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de la mine Centurion Gold protestent par la gr&#232;ve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johannesburg, South Africa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;07 December 2006 04:15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des centaines de mineurs de la mine Centurion Gold &#224; Primrose, Germiston, ont pos&#233; les outils pour protester contre leurs conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat national des mineurs (NUM) a dit jeudi dernier qu'environ 600 travailleurs s'&#233;taient mis en gr&#232;ve &#224; partir de mercredi. Cela parce que la nouvelle direction de la mine Centurion Gold est revenue sur des conditions de travail accord&#233;es par les pr&#233;c&#233;dents patrons quand la mine &#233;tait encore aux mains de JC Mining. Le porte-parole du NUM, Mike Fafuli, a dit les plaintes de mines concernent notamment l'annulation des allocations en cas de d&#233;c&#232;s, de la diminution des jours de repos annuels et des indemnit&#233;s amput&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fafuli dit que les travailleurs veulent une augmentation de salaire alors qu'actuellement ils sont pay&#233;s avec un maigre salaire de 1000 R par mois. &#171; Quand la nouvelle direction est arriv&#233;e il y a trois ans, ils avaient promis de respecter tous les accords mis en place avec les anciens patrons, mais ils sont revenus sur leurs promesses&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand un travailleur mourait au travail, l'entreprise donnait 7400 R pour les fun&#233;railles. La nouvelle direction a supprim&#233; cette pratique. Ils ont m&#234;me r&#233;duit les jours de repos annuels de 24 &#224; 18 jours. Les travailleurs demandent le r&#233;tablissement de ces accords &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fafuli ajoute qu'au lieu d'&#234;tre ouverte &#224; des n&#233;gociations, la direction chasse les travailleurs de leur logement et leur coupe l'eau et l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La nouvelle direction ne reconna&#238;t pas le syndicat et donc n'est pas pr&#234;te &#224; n&#233;gocier avec lui. Demain vendredi nous allons prendre un avis juridique et d&#233;poser une plainte pour obtenir un arr&#234;t interdisant l'expulsion des mineurs de leur logement&#8221; dit Fafuli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la mince Centurion Gold Mine et CEO Keith Hart ont refus&#233; tout commentaire au sujet de cette gr&#232;ve &#8212; Sapa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 ao&#251;t 2005 ICEM InBrief Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve sud-africaine d'extraction de l'or&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re gr&#232;ve industrielle dans le secteur sud-africain d'or en 18 ans a fini le 10 ao&#251;t quand une offre am&#233;lior&#233;e de salaire a &#233;t&#233; accept&#233;e par les membres de l'union nationale de filiale d'ICEM des mineurs (NUM&#201;RIQUES) et de deux autres plus petits syndicats. Participant &#224; une gr&#232;ve pour laquelle l'appui accablait ainsi qu'il n'y avait aucun besoin de piquet de gr&#232;ve, autour 110.000 ouvriers &#233;taient rest&#233;s du travail, affectant toutes les grandes entreprises dans le secteur, tel que Goldfields, harmonie et AngloGold Ashanti. Le compromis a &#233;t&#233; atteint entre la chambre sud-africaine des mines, n&#233;gociant au nom des compagnies d'or, et les syndicats, convenant sur une &#233;l&#233;vation de salaire entre 6 et 7%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 aout 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 100000 mineurs sud-africains en gr&#232;ve illimit&#233;e : premier arr&#234;t national depuis 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes, membres du syndicat national des mineurs (NUM) protestent &#224; la fois contre les conditions de salaire et de travail dans l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction propose d'augmenter les salaires de 5-6% mais le syndicat dit que cela ne prend pas en compte la hausse du prix de l'or.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une entrevue mardi n'a pas combl&#233; le foss&#233; entre les deux parties m&#234;me si on a rapport&#233; une &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;800 000 travailleurs municipaux sont aussi en gr&#232;ve pour les salaires et s'affrontent &#224; la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des n&#233;gociations entre le syndicat des travailleurs municipaux, Samwu et South African Local Government Association continuent malgr&#233; tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syndicat appelle &#224; la gr&#232;ve illimit&#233;e apr&#232;s que trois journ&#233;es d'action en ao&#251;t et une autre en juillet n'aient pas r&#233;ussi &#224; obtenir de meilleurs propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Co&#251;ts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arr&#234;t des mines co&#251;te environ une perte de $12m par jour, selon un analyste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une des plus grandes luttes de travailleurs depuis la fin de l'apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne pense pas que l'industrie peut se permettre une gr&#232;ve, mais je suis absolument convaincu qu'elle ne peut pas se permettre une augmentation des salaires &#187; a dit Bernard Swanepoel, PDG de Harmony Gold.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais selon le NUM, puisque les cours de l'or et du rand montent en fl&#232;che depuis deux ans, les mineurs &#8211; qui travaillent souvent &#224; 40&#176;C &#224; 3 km sous terre &#8211; r&#233;clament une meilleure r&#233;partition des b&#233;n&#233;fices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et un autre syndicat, Solidarity, semble se joindre &#224; la lutte.&lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des membres de ce syndicat Solidarit&#233; sont blancs et c'est rare de sa part de prendre part &#224; une action aux c&#244;t&#233;s du syndicat NUM, principalement noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;gociations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud est encore le premier producteur d'or mondial, avec 15% de la production mondiale, et le secteur repr&#233;sente &#224; peu pr&#232;s 8% du produit national brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sa part dans le march&#233; mondial a recul&#233; fortement au cours des derni&#232;res d&#233;cennies &#224; cause de l'apparition d'autres producteurs dans les pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve a commenc&#233; dimanche apr&#232;s des n&#233;gociations entre le NUM et la Chambre des Mines, repr&#233;sentant les employeurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, la rencontre avait conduit &#224; une meilleure proposition de salaire, plus que les pr&#233;c&#233;dents 4,5 &#8211; 5% ainsi que la promesses de primes au syndicat, pour prix de la hausse du cours de l'or. Mais les n&#233;gociateurs du NUM ont dit que ce n'&#233;tait pas assez. Le syndicat revendique une augmentation de salaire de 12%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hostels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment majeur du m&#233;contentement du syndicat, c'est que c'est aux grosses compagnies mini&#232;res - AngloGold Ashanti, Gold Fields and South Deep &#8211; de prendre en charge le probl&#232;me des conditions de vie des mineurs, qui se pose depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'apartheid les mineurs &#233;taient oblig&#233;s de vivres dans des casernes et de laisser leurs famille loin d'eux dans les townships.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si les lois racistes ont &#233;t&#233; abolies en 1991, bien avant les fameuses &#233;lections multiraciales de 1994, les trois quarts des 200000 mineurs sud africains vivent encore dans des h&#244;tels.&lt;br class='autobr' /&gt;
AngloGold Ashanti dit qu'il y a en moyenne 6 hommes par chambre dans ces h&#244;tels, et que c'est bien moins que 12 il y a une d&#233;cennie. Harmony dit qu'il y a une moyenne de 4,2 hommes par chambre dans ses h&#244;tels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat demande maintenant un doublement de l'allocation de logement pour trouver un moyen de loger la famille, tandis que les compagnies ne proposent de l'augmenter que de 10%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les employeurs disent qu'ils am&#233;liorent les h&#244;tels, mais qu'ils ne peuvent pas aller plus vite sans menacer des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une t&#226;che terriblement co&#251;teuse &#187; a dit Mr Barkers &#224; l'agence Reuters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NUM dit que les h&#244;tels surpeupl&#233;s sont un foyer pour la tuberculose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il attire aussi l'attention sur le fait que la pand&#233;mie de sida en Afrique du Sud est aggrav&#233; par le syst&#232;me, puisque les mineurs &#233;loign&#233;s de chez eux sont plus enclins &#224; aller voir des prostitu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vendetta des &#171; priv&#233;s &#187; en Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; le 06 Juin 2006 Le Monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait : Une atmosph&#232;re de vendetta plane sur l'industrie de la s&#233;curit&#233;, l'un des secteurs les plus prosp&#232;res de l'&#233;conomie sud-africaine. La gr&#232;ve des agents de s&#233;curit&#233;, qui dure depuis deux mois, a d&#233;j&#224; fait 21 morts parmi les non-gr&#233;vistes et des centaines de milliers de rands de d&#233;g&#226;ts lors de manifestations qui ont d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;. Mardi 30 mai, un garde qui n'avait pas suivi le mouvement a &#233;t&#233; pendu, plusieurs agents charg&#233;s de la s&#233;curit&#233; dans les trains ont &#233;t&#233; jet&#233;s sur les voies, d'autres ont &#233;t&#233; froidement abattus. Les non-gr&#233;vistes ne portent plus leur uniforme de travail et &#233;vitent de se d&#233;placer en train.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chausse-trapes de l'apr&#232;s-apartheid en Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pretoria aux prises avec la crise sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pouvoir depuis douze ans, le Congr&#232;s national africain (ANC) est de plus en plus critiqu&#233; par ses alli&#233;s communistes et syndicaux. En effet, si le taux de croissance s'&#233;l&#232;ve &#224; 4 %, la soci&#233;t&#233; sud-africaine demeure l'une des plus in&#233;galitaires du monde. A la question sociale s'ajoute celle des s&#233;quelles de l'apartheid, que l'ANC a d&#233;cid&#233; de combattre par des mesures contest&#233;es de &#171; discrimination positive &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Johann Rossouw&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, pour la premi&#232;re fois depuis 1960, le taux de croissance de l'Afrique du Sud approche 4 %. Le gouvernement du pr&#233;sident Thabo Mbeki, successeur de M. Nelson Mandela en 1999, met tout en &#339;uvre pour obtenir une croissance de 6 %, chiffre magique martel&#233; depuis 1994, ann&#233;e des premiers scrutins populaires. L'objectif affich&#233; est d'&#233;radiquer la pauvret&#233;, dont le taux s'&#233;l&#232;ve &#224; 30,9 % (1), et le ch&#244;mage (officiel), qui atteint 30 %. Cependant, ce &#171; succ&#232;s &#187; cache plusieurs d&#233;fis que le gouvernement de M. Mbeki n'a pas su affronter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous la direction du Congr&#232;s national africain (African National Congress, ANC), la &#171; nouvelle &#187; Afrique du Sud est loin d'avoir tenu ses promesses sociales (2). D'apr&#232;s le social-d&#233;mocrate Sampie Terreblanche, doyen des historiens sud-africains sp&#233;cialistes de l'&#233;conomie, la strat&#233;gie &#233;conomique de l'ANC a conduit &#224; un creusement des in&#233;galit&#233;s. Selon lui, &#171; la soci&#233;t&#233; sud-africaine s'est restructur&#233;e : jadis rigidement divis&#233;e sur une base raciale, elle s'est tr&#232;s nettement stratifi&#233;e en classes sociales (3) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en 1996, l'ANC a op&#233;r&#233; un virage historique en optant pour une politique n&#233;olib&#233;rale classique, notamment sous la pression de grandes entreprises, comme Anglo American, le plus puissant conglom&#233;rat du pays. Le symbole de cette nouvelle orientation est l'adoption du programme GEAR (Growth, Employment and Redistribution ; &#171; croissance, emploi et redistribution &#187;). Il pr&#233;voit notamment la privatisation des entreprises d'Etat et fonde sa strat&#233;gie &#233;conomique sur la recherche de la croissance (politique de l'offre). L'Afrique du Sud est ainsi le seul pays du continent &#224; se soumettre volontairement aux traitements g&#233;n&#233;ralement impos&#233;s par le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une v&#233;ritable volte-face de l'ANC, dont le programme &#233;conomique avait traditionnellement pour priorit&#233; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s sociales (politique de la demande). Ce choix initial refl&#233;tait la base sociologique du mouvement ainsi que l'influence id&#233;ologique du Parti communiste sud-africain (South African Communist Party, SACP). La nationalisation des banques et des mines &#233;tait m&#234;me un des projets-phares de l'ANC, et M. Mandela l'&#233;voqua dans un des premiers discours qu'il pronon&#231;a apr&#232;s sa lib&#233;ration en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'influence du SACP sur l'ANC d&#233;clina au moment o&#249;, au milieu des ann&#233;es 1980, ce dernier fut secr&#232;tement approch&#233; par les milieux d'affaires sud-africains. A l'&#233;poque, le Parti national au pouvoir, confront&#233; &#224; la pression internationale, semblait ne plus pouvoir garantir la stabilit&#233; politique et &#233;conomique du pays, si ce n'est au prix d'une r&#233;pression accrue. Selon M. Moeletsi Mbeki, fr&#232;re du pr&#233;sident et intellectuel respect&#233;, &#171; progressivement, des pans entiers du capital national commenc&#232;rent &#224; retirer leur soutien au nationalisme afrikaner et &#224; r&#233;clamer la modification de la r&#233;glementation &#233;conomique. Au milieu des ann&#233;es 1980, des discussions clandestines d&#233;but&#232;rent avec les partis politiques en exil dans le but de pr&#233;parer l'apr&#232;s-apartheid (4) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomiste Sampie Terreblanche, l'ANC, malgr&#233; sa brillante victoire politique sur le Parti national, s'est laiss&#233; dominer par les milieux d'affaires et &#233;conomiques. Les discussions discr&#232;tes qui eurent lieu &#224; la fin de la p&#233;riode clandestine ont durablement influenc&#233; ses choix. Le pr&#233;sident Mbeki a jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant dans le succ&#232;s des options lib&#233;rales. En effet, le GEAR a &#233;t&#233; adopt&#233; sous son impulsion, alors qu'il &#233;tait vice-pr&#233;sident de M. Mandela (5).&lt;br class='autobr' /&gt;
Dipl&#244;m&#233; en &#233;conomie, M. Mbeki jouait de facto le r&#244;le de premier ministre tandis que la figure historique de l'ANC se concentrait sur la r&#233;conciliation raciale. Le vice-pr&#233;sident &#233;tait fascin&#233; par l'&#233;volution des sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens dans les ann&#233;es 1990. La &#171; troisi&#232;me voie &#187; du premier ministre britannique Anthony Blair repr&#233;sentera pour lui un mod&#232;le (6). En outre, M. Mbeki ne voulait pas voir se r&#233;p&#233;ter, dans son pays, l'&#233;chec &#233;conomique des pays africains &#171; socialistes &#187; dans la p&#233;riode qui suivit les ind&#233;pendances. Le pr&#233;sident s'est d'ailleurs constitu&#233; un groupe de conseillers, pour la plupart des dirigeants de grandes soci&#233;t&#233;s multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le revirement lib&#233;ral de l'ANC provoqua d'autant plus la col&#232;re de ses alli&#233;s, le SACP et la puissante centrale syndicale Cosatu, qu'il fut effectu&#233; sans les consulter. Cette gestion autoritaire, centralis&#233;e et technocratique de l'Etat et de l'ANC est la caract&#233;ristique de la pr&#233;sidence de M. Mbeki depuis son &#233;lection en 1999. Pendant ses trente ann&#233;es d'exil, il a en effet pris l'habitude de compter sur un cercle tr&#232;s restreint de confidents, dont les fr&#232;res Aziz et Essop Pahad ; le premier occupe le poste de vice-ministre des affaires &#233;trang&#232;res, et le second celui de ministre attach&#233; &#224; la pr&#233;sidence. En outre, le pr&#233;sident Mbeki accepte mal les critiques. M&#234;me le tr&#232;s respect&#233; eccl&#233;siastique et chef de file de la lutte contre l'apartheid, M. Desmond Tutu, a essuy&#233; une violente col&#232;re du chef de l'Etat, en novembre 2004, pour avoir formul&#233; quelques critiques pourtant feutr&#233;es (7).&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux mauvais r&#233;sultats sociaux du GEAR s'ajoutent les tensions politiques dues &#224; la politique dite de &#171; transformation &#187;, cl&#233; de vo&#251;te du nationalisme africain de M. Mbeki. C'est fin 1997, lors de la cinquanti&#232;me conf&#233;rence nationale de l'ANC, que M. Mandela fixa un nouvel objectif &#224; l'Afrique du Sud : une &#171; transformation sociale fondamentale (8) &#187;, dont l'objectif principal est la repr&#233;sentation des diff&#233;rentes composantes de la population &#224; tous les niveaux de la soci&#233;t&#233;. Apr&#232;s une si longue histoire d'exploitation et de discrimination, cette priorit&#233; s'imposait naturellement. Par exemple, aujourd'hui encore, seuls 2 % des d&#233;tenteurs des actifs cot&#233;s en Afrique du Sud sont des Noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, progressivement, la &#171; transformation &#187; s'est mu&#233;e en un programme totalement bas&#233; sur la &#171; race &#187;, faisant de l'ANC le parti de la classe moyenne noire et non plus le parti des pauvres et des travailleurs. Celui-ci se justifie en soulignant la n&#233;cessit&#233; d'emp&#234;cher le d&#233;veloppement de la contestation sociale chez les Noirs alors qu'une grande partie d'entre eux ne voient toujours pas leurs conditions de vie s'am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pi&#232;ces centrales de cette politique, la loi sur l'embauche &#233;quitable (Employment Equity Act) d'avril 1999 et celle sur la promotion des Noirs dans le secteur &#233;conomique (Broad-based Black Economic Empowerment Act) de 2003, connue sous le nom de BEE. La premi&#232;re concerne toutes les cat&#233;gories victimes de discrimination, y compris les femmes et les personnes handicap&#233;es. Si les femmes en ont tir&#233; profit, la loi est &#224; pr&#233;sent orient&#233;e explicitement vers les Noirs, provoquant chez certains l'accusation d'&#171; apartheid &#224; l'envers &#187;. Ainsi, en cherchant &#224; corriger les injustices du pass&#233;, l'Afrique du Sud s'&#233;carte de plus en plus du non-racialisme pourtant prescrit par la Constitution. Le choix de la &#171; race &#187; comme crit&#232;re, plut&#244;t que la classe sociale ou la langue &#8211; le pays en compte onze, qui se trouvent dispers&#233;es dans chacune des neuf r&#233;gions administratives &#8211;, contribue &#224; ce qu'elle demeure la r&#233;f&#233;rence sociopolitique en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les tensions politiques et sociales viennent surtout du fait que le BEE est devenu le paravent d'un nouvel &#233;litisme clanique. Ancien responsable de l'ANC sous l'apartheid et plus tard cofondateur de l'Institut Gor&#233;e, M. Frederik Van Zyl Slabbert &#233;voque une &#171; cooptation constitutionnelle &#187; de l'ANC, qui installe partout ses cadres loyaux. D&#232;s 1998, M. Joel Netzhitenzhe, bras droit du pr&#233;sident Mbeki devenu porte-parole du gouvernement, laissait pr&#233;voir cette politique : &#171; La transformation de l'Etat consiste d'abord et surtout &#224; &#233;tendre le contr&#244;le de notre mouvement &#224; tous les leviers du pouvoir : l'arm&#233;e, la police, la bureaucratie, les organes de renseignement, le syst&#232;me judiciaire, les structures para-&#233;tatiques, et diff&#233;rents organismes tels que la radio et t&#233;l&#233;vision nationale et la banque centrale (9)... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
De fait, les accusations de favoritisme et de pr&#233;varication se multiplient. Une poign&#233;e d'oligarques noirs proches du pouvoir (10) sont presque chaque fois impliqu&#233;s dans les transactions effectu&#233;es en vertu du BEE, qui veut que les actions des grandes entreprises soient transf&#233;r&#233;es vers des soci&#233;t&#233;s sous contr&#244;le noir (11). Pour M. Moeletsi Mbeki, ce type de comportement, qu'on retrouve dans beaucoup de pays du continent, contribue &#224; freiner le d&#233;veloppement d'un secteur priv&#233; dynamique au sud du Sahara (12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du secteur &#233;conomique, le pr&#233;sident sud-africain a b&#226;ti progressivement un discours afro-nationaliste par lequel il justifie l'ensemble de ses choix politiques. Cette attitude peut d'ailleurs expliquer en partie ses positions controvers&#233;es sur le sida (13). Il a souvent mis en doute le lien entre le VIH et le sida et pr&#233;sent&#233; les causes de la pand&#233;mie comme avant tout sociales et &#233;conomiques. Il a ainsi emp&#234;ch&#233;, jusqu'en 2001, la mise en place d'une politique sanitaire dans ce domaine. S'il est revenu sur cette position, sa ministre de la sant&#233;, Mme Manto Tshabalala-Msimang, vante les m&#233;rites d'une saine nourriture, y compris la pomme de terre africaine, plut&#244;t que ceux des m&#233;dicaments antir&#233;troviraux, dont ne b&#233;n&#233;ficiaient, fin 2004, qu'entre 47 000 et 62 000 sud-africains infect&#233;s. La catastrophe sanitaire est patente : selon les Nations unies, plus de 5,3 millions de Sud-africains, dont 230 000 enfants de moins de 15 ans, seraient aujourd'hui frapp&#233;s par le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choix &#233;conomiques et politiques de l'ANC de M. Mbeki isolent de plus en plus le pouvoir de ses alli&#233;s et de sa base sociale. Depuis 2000, la contestation prend des formes multiples : sociales, comme la cr&#233;ation du Forum antiprivatisation ou du Comit&#233; de crise de Soweto, ou bien identitaires, comme l'action de la F&#233;d&#233;ration des associations afrikaners pour la culture et celle du syndicat Solidarit&#233;. Durant toute l'ann&#233;e 2005, des manifestations ont eu lieu contre la corruption et l'insuffisance des services sociaux. Quant &#224; l'Afrique du Sud rurale, une r&#233;volte a commenc&#233; au milieu de 2004, quand des milliers des gens ont protest&#233; dans les petits villages tels que Harrismith contre l'absence des services essentiels. Au mois de mars 2006, le ghetto noir de Khutsong, pr&#232;s de Carletonville, dans la province du Nord-Ouest (30 000 habitants), a refus&#233; en masse de voter aux &#233;lections locales parce que l'ANC lui a impos&#233; ses candidats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le limogeage du vice-pr&#233;sident Jacob Zuma, le 13 juin 2005, pour son implication suppos&#233;e dans une affaire de corruption, a cristallis&#233; la crise politique, certains voyant dans cette &#233;viction une manifestation d'autoritarisme de trop et la volont&#233; d'&#233;vincer un &#233;ventuel concurrent. L'ancien vice-pr&#233;sident a organis&#233; de grands rassemblements partout dans le pays et n'a pas manqu&#233; d'exploiter le ressentiment de la Cosatu et du SACP contre M. Mbeki, mais aussi celui des pauvres. Jouant de son style affable, M. Zuma adopte des accents gauchistes... sans que ses positions connues manifestent de grandes convictions de gauche. Briguant la pr&#233;sidence de l'ANC et celle du pays, il devra, d&#233;but septembre, r&#233;pondre aux accusations de corruption devant la Cour supr&#234;me, o&#249; il menace de faire citer M. Mbeki comme t&#233;moin...&lt;br class='autobr' /&gt;
La contestation se propage au sein m&#234;me de l'ANC. L'autorit&#233; du pr&#233;sident est ouvertement chahut&#233;e par la Ligue de jeunesse de l'ANC (cofond&#233;e par M.Mandela en 1943) et par la Ligue des femmes de l'ANC. Aux &#233;lections locales de mars 2006, des centaines de dissidents se sont pr&#233;sent&#233;s pour la premi&#232;re fois contre le parti. La menace d'un divorce avec le SACP et la Cosatu plane sans cesse. M. Mbeki tente de la conjurer en &#233;voquant un mod&#232;le &#233;conomique inspir&#233; de Singapour et de la Cor&#233;e du Sud o&#249; l'Etat jouerait un r&#244;le significatif dans l'&#233;conomie. Il a donn&#233; des gages &#224; ses alli&#233;s en repoussant la privatisation de certaines entreprises publiques, sans aucun effet sur la vigueur des d&#233;bats &#224; l'int&#233;rieur de l'ANC, de la Cosatu et du SACP. Dans un discours, prononc&#233; en hommage &#224; M. Mandela, il a plaid&#233; pour une soci&#233;t&#233; plus &#171; compatissante &#187; sans convaincre les critiques. Ceux-ci font valoir qu'un tel objectif est an&#233;anti par la politique n&#233;olib&#233;rale que m&#232;ne le gouvernement depuis des ann&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johann Rossouw.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (1) Selon le &#171; rapport sur le d&#233;veloppement humain &#187; du Programme des Nations unies pour le d&#233;veloppement (PNUD), 2005, &lt;a href=&#034;http://www.undp.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.undp.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Lire Charlene Smith, &#171; La jeunesse sud-africaine face aux violences sexuelles &#187;, Le Monde diplomatique, octobre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Sampie Terreblanche, A History of Inequality in South Africa (1652-2002), University of Natal Press, Pietermaritzburg, 2002, p. 33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Moeletsi Mbeki, &#171; A growing gap between the black elite and the black masses ? Elites and political and economic change in South Africa since the Anglo Boer War &#187;, 1er juillet 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Lire Claude Wauthier, &#171; L'Afrique du Sud se pr&#233;pare &#224; l'apr&#232;s-Mandela &#187;, Le Monde diplomatique, mars 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) William Mervin Gumede, &#171; ANC-woelinge oor meer as Mbeki, Zuma &#187;, Die Vrye Afrikaan, Durbanville, 21 octobre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) Thabo Mbeki, &#171; Letter from the president &#187;, ANC Today, 26 novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) &lt;a href=&#034;http://www.anc.org.za/ancdo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.anc.org.za/ancdo&lt;/a&gt; cs/history/conf...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(9) &lt;a href=&#034;http://www.anc.org.za/ancdo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.anc.org.za/ancdo&lt;/a&gt; cs/pubs/umrabul...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(10) Il s'agit surtout de MM. Cyril Ramaphosa, Tokyo Sexwale et Saki Macozoma, tous les trois aussi membres du Comit&#233; ex&#233;cutif national de l'ANC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(11) Lire St&#233;phane Roman, &#171; Afrique du Sud : l'introuvable &#8220;capitalisme noir&#8221; &#187;, Mani&#232;re de voir, no 51, &#171; Afriques en renaissance &#187;, mai-juin 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(12) Moeletsi Mbeki, &#171; Hoe om Afrika suid van die Sahara ekonomies op te hef &#187;, Die Vrye Afrikaan, Durbanville, 3 septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(13) Lire Philippe Rivi&#232;re, &#171; Vivre &#224; Soweto avec le sida &#187;, Le Monde diplomatique, ao&#251;t 2002.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Communisme et stalinisme en Afrique du sud - Communism and Stalinism in South Africa</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7347</link>
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		<dc:date>2021-10-22T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>IV&#176; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>communisme</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>
		<dc:subject>Trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Lettre aux r&#233;volutionnaires sud-africains &lt;br class='autobr' /&gt;
(avril 1933) &lt;br class='autobr' /&gt;
(La lettre suivante &#233;crite par L&#233;on Trotsky, le 20 avril 1933, &#233;tait adress&#233;e aux r&#233;volutionnaires sud-africains du Parti des Travailleurs. Le texte actuel est tir&#233; d'une r&#233;impression de la lettre dans la Voix des Travailleurs de novembre 1944, &#224; l'&#233;poque le organe de la Quatri&#232;me organisation internationale d'Afrique du Sud.) &lt;br class='autobr' /&gt;
* * * &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;ses sont clairement &#233;crites sur la base d'une &#233;tude s&#233;rieuse des conditions (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot229" rel="tag"&gt;communisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;on Trotsky
&lt;p&gt;Lettre aux r&#233;volutionnaires sud-africains&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(avril 1933)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(La lettre suivante &#233;crite par L&#233;on Trotsky, le 20 avril 1933, &#233;tait adress&#233;e aux r&#233;volutionnaires sud-africains du Parti des Travailleurs. Le texte actuel est tir&#233; d'une r&#233;impression de la lettre dans la Voix des Travailleurs de novembre 1944, &#224; l'&#233;poque le organe de la Quatri&#232;me organisation internationale d'Afrique du Sud.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses sont clairement &#233;crites sur la base d'une &#233;tude s&#233;rieuse des conditions &#233;conomiques et politiques de l'Afrique du Sud, ainsi que de la litt&#233;rature du marxisme et du l&#233;ninisme, en particulier celle des bolcheviks-l&#233;ninistes. Une approche scientifique s&#233;rieuse de toutes les questions est l'une des conditions les plus importantes pour le succ&#232;s d'une organisation r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de nos amis sud-africains confirme encore le fait qu'&#224; l'&#233;poque actuelle seuls les bolcheviks-l&#233;ninistes, c'est-&#224;-dire les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens cons&#233;quents, adoptent une attitude s&#233;rieuse envers la th&#233;orie, analysent les r&#233;alit&#233;s et apprennent eux-m&#234;mes avant d'enseigner aux autres. La bureaucratie stalinienne a depuis longtemps substitu&#233; au marxisme un m&#233;lange d'ignorance et d'impudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les lignes qui suivent, je souhaite faire certaines remarques sur le projet de th&#232;ses qui servira de programme au Parti des travailleurs d'Afrique du Sud. En aucun cas je ne fais ces remarques &#224; l'encontre du texte des th&#232;ses. Je suis trop insuffisamment au courant des conditions sud-africaines pour pr&#233;tendre &#224; une opinion compl&#232;te et concluante sur une s&#233;rie de questions pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'&#224; certains endroits que je suis oblig&#233; d'exprimer mon d&#233;saccord avec certains aspects du projet de th&#232;se. Mais l&#224; aussi, pour autant que je puisse en juger de loin, nous n'avons pas de divergences de principes avec les auteurs des th&#232;ses. Il s'agit plut&#244;t de certaines exag&#233;rations pol&#233;miques d&#233;coulant de la lutte contre la politique nationale pernicieuse du stalinisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est dans l'int&#233;r&#234;t de la cause de ne pas aplanir les inexactitudes m&#234;me l&#233;g&#232;res dans la pr&#233;sentation, mais, au contraire, de les exposer &#224; des d&#233;lib&#233;rations ouvertes afin d'arriver au texte le plus clair et le plus irr&#233;prochable. Tel est le but des lignes suivantes dict&#233;es par le d&#233;sir d'apporter quelque aide &#224; nos bolcheviks-l&#233;ninistes sud-africains dans cette grande et responsable &#339;uvre &#224; laquelle ils se sont adonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possessions sud-africaines de la Grande-Bretagne ne forment une domination que du point de vue de la minorit&#233; blanche. Du point de vue de la majorit&#233; noire, l'Afrique du Sud est une colonie d'esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun bouleversement social (en premier lieu une r&#233;volution agraire) n'est envisageable avec le maintien de l'imp&#233;rialisme britannique dans la domination sud-africaine. Le renversement de l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud est tout aussi indispensable pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud que pour la Grande-Bretagne elle-m&#234;me. La lutte pour l'expulsion de l'imp&#233;rialisme britannique, de ses outils et agents, entre ainsi comme une partie indispensable du programme du parti prol&#233;tarien sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une R&#233;publique noire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de l'h&#233;g&#233;monie de l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud peut r&#233;sulter d'une d&#233;faite militaire de la Grande-Bretagne et de la d&#233;sint&#233;gration de l'Empire. Dans ce cas, les Blancs sud-africains pouvaient encore pendant une certaine p&#233;riode &#8211; &#224; peine consid&#233;rable &#8211; conserver leur domination sur les Noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre possibilit&#233;, qui en pratique pourrait &#234;tre li&#233;e &#224; la premi&#232;re, est une r&#233;volution en Grande-Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population sud-africaine (pr&#232;s de six millions sur pr&#232;s de huit millions au total) sont compos&#233;s de non-europ&#233;ens. Une r&#233;volution victorieuse est impensable sans le r&#233;veil des masses indig&#232;nes. A son tour, cela leur donnera ce qui leur manque aujourd'hui : la confiance en leur force, une conscience personnelle accrue, une croissance culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la R&#233;publique sud-africaine &#233;mergera d'abord comme une r&#233;publique &#171; noire &#187; ; cela n'exclut, bien entendu, ni la pleine &#233;galit&#233; des Blancs, ni les relations fraternelles entre les deux races &#8211; d&#233;pendant principalement de la conduite des Blancs. Mais il est tout &#224; fait &#233;vident que la majorit&#233; pr&#233;dominante de la population, lib&#233;r&#233;e de la d&#233;pendance servile, imprimera une certaine empreinte &#224; l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; une r&#233;volution victorieuse changera radicalement non seulement les rapports entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux noirs la place dans l'&#233;tat qui correspond &#224; leurs nombres, dans la mesure o&#249; la r&#233;volution sociale en Afrique du Sud aura aussi un caract&#232;re national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur ce c&#244;t&#233; de la question ou d'en diminuer l'importance. Au contraire, le parti prol&#233;tarien devrait, en paroles et en actes, prendre ouvertement et avec audace la solution du probl&#232;me national (raciale) entre ses mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, le parti prol&#233;tarien peut et doit r&#233;soudre le probl&#232;me national par ses propres m&#233;thodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arme historique de lib&#233;ration nationale ne peut &#234;tre que la lutte des classes. Le Komintern, &#224; partir de 1924, a transform&#233; le programme de lib&#233;ration nationale du peuple colonial en une abstraction d&#233;mocratique vide qui est &#233;lev&#233;e au-dessus de la r&#233;alit&#233; des relations de classe. Dans la lutte contre l'oppression nationale, diff&#233;rentes classes se lib&#232;rent (temporairement) des int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels et deviennent de simples forces &#171; anti-imp&#233;rialistes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que les &#171; forces &#187; spirituelles remplissent bravement la t&#226;che qui leur est assign&#233;e par le Komintern, on leur promet, en r&#233;compense, un &#201;tat spirituel &#171; national-d&#233;mocratique &#187; - avec l'in&#233;vitable r&#233;f&#233;rence &#224; la formule de L&#233;nine : &#171; dictature d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et la paysannerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne qu'en 1917 L&#233;nine a ouvertement et une fois pour toutes &#233;cart&#233; le mot d'ordre de &#171; dictature d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et de la paysannerie &#187; comme s'il s'agissait d'une condition n&#233;cessaire &#224; la solution de la question agraire. [1] C'est tout &#224; fait exact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour &#233;viter tout malentendu, il faut ajouter : a) L&#233;nine a toujours parl&#233; d'une dictature d&#233;mocratique bourgeoise r&#233;volutionnaire, et non d'un Etat &#171; populaire &#187; spirituel ; b) dans la lutte pour une dictature d&#233;mocratique bourgeoise, il n'a pas offert un bloc de toutes les &#171; forces anti-tsaristes &#187;, mais a men&#233; une politique de classe ind&#233;pendante du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bloc &#171; anti-tsariste &#187; &#233;tait l'id&#233;e des social-r&#233;volutionnaires russes et des cadets de gauche, c'est-&#224;-dire les partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre ces partis, les bolcheviks ont toujours men&#233; une lutte irr&#233;conciliable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la th&#232;se dit que le slogan d'une &#171; R&#233;publique noire &#187; est tout aussi nuisible pour la cause r&#233;volutionnaire que l'est le slogan d'une &#171; Afrique du Sud pour les Blancs &#187;, alors nous ne pouvons pas &#234;tre d'accord avec la forme de la d&#233;claration. Alors que dans le second, il s'agit de soutenir une oppression compl&#232;te, dans le premier, il s'agit de faire les premiers pas vers la lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons accepter avec d&#233;termination et sans aucune r&#233;serve le droit complet et inconditionnel des Noirs &#224; l'ind&#233;pendance. Ce n'est que sur la base d'une lutte mutuelle contre la domination des exploiteurs blancs que la solidarit&#233; des travailleurs noirs et blancs peut &#234;tre cultiv&#233;e et renforc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix leur appartient&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible qu'apr&#232;s la victoire les Noirs trouvent inutile de former un &#201;tat noir s&#233;par&#233; en Afrique du Sud. Nous ne les forcerons certainement pas &#224; &#233;tablir un &#201;tat s&#233;par&#233;. Mais qu'ils prennent cette d&#233;cision librement, sur la base de leur propre exp&#233;rience, et non forc&#233;s par le sjambok [fouet] des oppresseurs blancs. Les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalit&#233;s opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination, y compris la s&#233;paration totale, et le devoir du prol&#233;tariat de la nation opprimante de d&#233;fendre ce droit les armes &#224; la main si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne &#224; juste titre le fait que la solution de la question nationale en Russie a &#233;t&#233; apport&#233;e par la R&#233;volution d'Octobre. Les mouvements nationaux d&#233;mocratiques &#224; eux seuls &#233;taient impuissants &#224; faire face &#224; l'oppression nationale du tsarisme. Ce n'est qu'en raison du fait que le mouvement des nationalit&#233;s opprim&#233;es, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie, ont donn&#233; au prol&#233;tariat la possibilit&#233; de prendre le pouvoir et d'&#233;tablir sa dictature, que la question nationale aussi bien que l'agraire ont trouv&#233; un terrain audacieux et d&#233;cisif. solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la conjonction m&#234;me des mouvements nationaux avec la lutte du prol&#233;tariat pour le pouvoir n'a &#233;t&#233; rendue politiquement possible que gr&#226;ce au fait que les bolcheviks durant toute leur histoire ont men&#233; une lutte inconciliable avec les grands oppresseurs russes, soutenant toujours et sans r&#233;serve le droit des nations opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination, y compris la s&#233;paration d'avec la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de L&#233;nine &#224; l'&#233;gard des nations opprim&#233;es n'avait pourtant rien de commun avec la politique des &#233;pigones. Le Parti bolchevique a d&#233;fendu le droit des nations opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination avec les m&#233;thodes de la lutte de classe prol&#233;tarienne, rejetant enti&#232;rement les blocs charlatan &#171; anti-imp&#233;rialistes &#187; avec les nombreux partis &#171; nationaux &#187; petits-bourgeois de la Russie tsariste (PPS, le parti de Pilsudski est la Pologne tsariste, Dashnaki en Arm&#233;nie, le nationaliste ukrainien, les sionistes juifs, etc., etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alliances temporaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bolcheviks ont toujours impitoyablement d&#233;masqu&#233; ces partis, ainsi que les sociaux-r&#233;volutionnaires russes, leurs h&#233;sitations et leur aventurisme, mais surtout leur mensonge id&#233;ologique d'&#234;tre au-dessus de la lutte des classes. L&#233;nine n'a pas arr&#234;t&#233; sa critique intransigeante m&#234;me lorsque les circonstances lui ont impos&#233; tel ou tel accord &#233;pisodique, strictement pratique, avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne saurait &#234;tre question d'alliance permanente avec eux sous la banni&#232;re de &#171; l'anti-tsarisme &#187;. Ce n'est que gr&#226;ce &#224; sa politique de classe inconciliable que le bolchevisme a r&#233;ussi, au temps de la R&#233;volution, &#224; &#233;carter les mencheviks, les sociaux-r&#233;volutionnaires, les partis nationaux petits-bourgeois, et &#224; rassembler autour du prol&#233;tariat les masses paysannes et les nationalit&#233;s opprim&#233;es. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne devons pas &#187;, dit la th&#232;se, &#171; rivaliser avec le Congr&#232;s national africain dans les slogans nationalistes afin de gagner les masses indig&#232;nes. &#187; L'id&#233;e est en elle-m&#234;me correcte, mais elle n&#233;cessite une amplification concr&#232;te. Ne connaissant pas assez les activit&#233;s du Congr&#232;s national, je ne peux qu'esquisser notre politique &#224; son &#233;gard sur la base d'analogies, en me d&#233;clarant d'avance pr&#234;t &#224; compl&#233;ter mes recommandations par toutes les modifications n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bolcheviks-l&#233;ninistes se sont mis &#224; la d&#233;fense du Congr&#232;s, dans tous les cas lorsqu'il est attaqu&#233; par les oppresseurs blancs et leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bolcheviks-l&#233;ninistes placent les tendances progressistes sur les tendances r&#233;actionnaires dans le programme du Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bolcheviks-l&#233;ninistes d&#233;masquent devant les masses indig&#232;nes l'incapacit&#233; du Congr&#232;s &#224; r&#233;aliser m&#234;me ses propres revendications, &#224; cause de sa politique superficielle et conciliante. Contrairement au Congr&#232;s, les bolcheviks-l&#233;ninistes d&#233;veloppent un programme de lutte de classe r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des accords &#233;pisodiques s&#233;par&#233;s avec le Congr&#232;s, s'ils sont forc&#233;s par les circonstances, ne sont autoris&#233;s que dans le cadre de t&#226;ches pratiques strictement d&#233;finies, avec le maintien de l'ind&#233;pendance pleine et enti&#232;re de notre propre organisation et de la libert&#233; de critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se fait ressortir comme slogan politique principal non pas un &#171; &#201;tat national d&#233;mocratique &#187;, mais un &#171; octobre &#187; sud-africain. La th&#232;se prouve, et prouve de fa&#231;on convaincante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que la question nationale et agraire en Afrique du Sud co&#239;ncident dans leurs bases ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que ces deux questions ne peuvent &#234;tre r&#233;solues que d'une mani&#232;re r&#233;volutionnaire ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que la solution r&#233;volutionnaire de ces questions conduit in&#233;vitablement &#224; la dictature du prol&#233;tariat qui guide les masses paysannes indig&#232;nes ; et,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que la dictature du prol&#233;tariat ouvrira une &#232;re de r&#233;gime sovi&#233;tique et de reconstruction socialiste. Cette conclusion est la pierre angulaire de toute la structure du programme. Ici, nous sommes tout &#224; fait d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les masses doivent &#234;tre amen&#233;es &#224; cette formule &#171; strat&#233;gique &#187; g&#233;n&#233;rale par le biais d'une s&#233;rie de slogans tactiques. Il n'est possible d'&#233;laborer ces mots d'ordre, &#224; chaque &#233;tape donn&#233;e, qu'&#224; partir d'une analyse des circonstances concr&#232;tes de la vie et de la lutte du prol&#233;tariat et de la paysannerie et de l'ensemble de la situation int&#233;rieure et internationale. Sans entrer dans le d&#233;tail, je voudrais aborder bri&#232;vement les relations mutuelles des slogans nationaux et agraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne &#224; plusieurs reprises que les revendications agraires et non nationales doivent &#234;tre mises en avant. C'est une question tr&#232;s importante qui m&#233;rite une attention s&#233;rieuse. &#201;carter ou affaiblir les mots d'ordre nationaux dans le but de ne pas contrarier les chauvins blancs dans les rangs de la classe ouvri&#232;re serait, bien s&#251;r, de l'opportunisme criminel, ce qui est absolument &#233;tranger aux auteurs et partisans de la th&#232;se. Cela d&#233;coule assez clairement du texte de la th&#232;se qui est impr&#233;gn&#233; de l'esprit de l'internationalisme r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se dit admirablement de ces &#171; socialistes &#187; qui se battent pour les privil&#232;ges des blancs que &#171; nous devons les reconna&#238;tre comme les plus grands ennemis de la r&#233;volution &#187;. Il faut donc chercher une autre explication, qui est bri&#232;vement indiqu&#233;e dans le texte lui-m&#234;me : Les masses paysannes indig&#232;nes arri&#233;r&#233;es ressentent directement l'oppression agraire beaucoup plus qu'elles ne ressentent l'oppression nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tout &#224; fait possible. La majorit&#233; des indig&#232;nes sont des paysans ; la majeure partie du territoire est aux mains d'une minorit&#233; blanche. Les paysans russes pendant leur lutte pour la terre ont longtemps fait confiance au tsar et ont refus&#233; obstin&#233;ment de tirer des conclusions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du slogan traditionnel de l'intelligentsia r&#233;volutionnaire &#171; Terre et libert&#233; &#187;, le paysan n'a longtemps accept&#233; que la premi&#232;re partie. Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pauvre Bantou asservi n'entretient gu&#232;re plus d'espoir dans le roi britannique ou dans Macdonald. Mais ce retard politique extr&#234;me s'exprime aussi dans son manque de conscience de soi. En m&#234;me temps, il ressent tr&#232;s fortement la servitude fonci&#232;re et fiscale. Dans ces conditions, la propagande peut et doit d'abord d&#233;couler des mots d'ordre de la r&#233;volution agraire, afin que, pas &#224; pas, et sur la base de l'exp&#233;rience de la lutte, la paysannerie soit amen&#233;e aux n&#233;cessaires politiques et conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#244;le des travailleurs avanc&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces consid&#233;rations hypoth&#233;tiques sont correctes, alors nous ne sommes pas concern&#233;s par le programme lui-m&#234;me, mais plut&#244;t par les voies et moyens de porter le programme &#224; la conscience des masses indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu du petit nombre des cadres r&#233;volutionnaires et de l'extr&#234;me diffusion de la paysannerie, il sera possible d'influencer la paysannerie, au moins dans l'imm&#233;diat, principalement sinon exclusivement, par l'interm&#233;diaire des ouvriers avanc&#233;s. Par cons&#233;quent, il est de la plus haute importance de former des travailleurs avanc&#233;s dans l'esprit d'une compr&#233;hension claire de l'importance de la r&#233;volution agraire pour le destin historique de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat du pays se compose de parias noirs arri&#233;r&#233;s et d'une caste privil&#233;gi&#233;e et arrogante de Blancs. C'est l&#224; que r&#233;side la plus grande difficult&#233; de toute la situation. Comme la th&#232;se l'&#233;nonce &#224; juste titre, les convulsions &#233;conomiques du capitalisme pourrissant doivent &#233;branler fortement les anciennes barri&#232;res et faciliter le travail de coalescence r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, le pire crime de la part des r&#233;volutionnaires serait de faire les moindres concessions aux privil&#232;ges et aux pr&#233;jug&#233;s des blancs. Quiconque donne son petit doigt au diable du chauvinisme est perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti r&#233;volutionnaire doit proposer &#224; chaque ouvrier blanc l'alternative suivante : soit avec l'imp&#233;rialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d'Afrique du Sud, soit avec les ouvriers et paysans noirs contre les f&#233;odaux blancs et les propri&#233;taires d'esclaves et leurs agents dans les rangs de la classe ouvri&#232;re. classer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de la domination britannique sur la population noire d'Afrique du Sud ne signifiera bien s&#251;r pas une rupture &#233;conomique et culturelle avec l'ancienne m&#232;re patrie, si celle-ci se lib&#232;re de l'oppression de ses pillards imp&#233;rialistes. [2] Une Angleterre sovi&#233;tique sera en mesure d'exercer une puissante influence &#233;conomique et culturelle sur l'Afrique du Sud par l'interm&#233;diaire de ces Blancs qui, en fait, dans la lutte r&#233;elle, ont li&#233; leur destin &#224; celui des esclaves coloniaux actuels. Cette influence sera bas&#233;e non sur la domination, mais sur la coop&#233;ration mutuelle prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus importante sera probablement l'influence qu'une Afrique du Sud sovi&#233;tique exercera sur l'ensemble du continent noir. Aider les n&#232;gres &#224; rattraper la race blanche, afin de monter main dans la main avec eux vers de nouveaux sommets culturels, ce sera l'une des grandes et nobles t&#226;ches d'un socialisme victorieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, je veux dire quelques mots sur la question d'une organisation l&#233;gale et ill&#233;gale, concernant la constitution du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne &#224; juste titre le lien indissociable entre organisation et t&#226;ches r&#233;volutionnaires, compl&#233;tant l'appareil l&#233;gal par un appareil ill&#233;gal. Personne, bien s&#251;r, ne propose de cr&#233;er un appareil ill&#233;gal pour de telles fonctions qui, dans les conditions donn&#233;es, peuvent &#234;tre ex&#233;cut&#233;es par des fonctions l&#233;gales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans les conditions d'une crise politique imminente, il faut cr&#233;er des noyaux ill&#233;gaux sp&#233;ciaux de l'appareil du parti, qui se d&#233;velopperont selon les besoins. Une certaine partie, et soit dit en passant, une partie tr&#232;s importante, du travail ne peut en aucun cas &#234;tre ex&#233;cut&#233;e ouvertement, c'est-&#224;-dire sous les yeux des ennemis de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, pour la p&#233;riode donn&#233;e, la forme la plus importante du travail ill&#233;gal ou semi-l&#233;gal des r&#233;volutionnaires est le travail dans les organisations de masse, en particulier dans les syndicats. Les dirigeants des syndicats sont la police officieuse du capitalisme ; ils m&#232;nent une lutte sans merci contre les r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons avoir la capacit&#233; de travailler dans des organisations de masse, ne pas tomber sous les coups de l'appareil r&#233;actionnaire. C'est une partie tr&#232;s importante &#8211; pour la p&#233;riode donn&#233;e, la plus importante &#8211; du travail ill&#233;gal. Un groupe r&#233;volutionnaire dans un syndicat qui a appris dans la pratique toutes les r&#232;gles n&#233;cessaires de la conspiration pourra transformer son travail en statut ill&#233;gal lorsque les circonstances l'exigeront.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Leon Trotsky
&lt;p&gt;Letter to South African Revolutionaries&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(April 1933)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(The following letter written by Leon Trotsky, April 20, 1933, was addressed to South African revolutionaries of the Workers Party. The present text was taken from a reprint of the letter in the Workers' Voice of November 1944, at that time the theoretical organ of the Fourth International organization of South Africa.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The theses are clearly written on the basis of a serious study of both the economic and political conditions of South Africa, as well as of the literature of Marxism and Leninism, particularly that of the Bolshevik-Leninists. A serious scientific approach to all questions is one of the most important conditions for the success of a revolutionary organization.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The example of our South African friends again confirms the fact that in the present epoch only the Bolshevik-Leninists, that is, the consistent proletarian revolutionaries, take a serious attitude to theory, analyze the realities, and are learning themselves before they teach others. The Stalinist bureaucracy has long ago substituted a combination of ignorance and impudence for Marxism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the following lines I wish to make certain remarks in regard to the draft theses which will serve as a program for the Workers' Party of South Africa. Under no circumstances do I make these remarks in opposition to the text of the theses. I am too insufficiently acquainted with the South African conditions to pretend to a full conclusive opinion on a series of practical questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Only in certain places am I obliged to express my disagreement with certain aspects of the draft theses. But here also, insofar as I can judge from afar, we have no differences in principles with the authors of the theses. It is rather a matter of certain polemical exaggerations arising from the struggle with the pernicious national policy of Stalinism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it is in the interest of the cause not to smooth over even slight inaccuracies in presentation, but, on the contrary, to expose them for open deliberations in order to arrive at the most clear and blameless text. Such is the aim of the following lines dictated by the desire to give some assistance to our South African Bolshevik-Leninists in this great and responsible work to which they have set themselves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The South African possessions of Great Britain form a dominion only from the point of view of the white minority. From the point of the black majority, South Africa is a slave colony.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No social upheaval (in the first instance, an agrarian revolution) is thinkable with the retention of British imperialism in the South African dominion. The overthrow of British imperialism in South Africa is just as indispensable for the triumph of socialism in South Africa as it is for Great Britain itself. The struggle for the expulsion of British imperialism, its tools and agents, thus enters as an indispensable part of the program of the South African proletarian party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Black Republic ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The overthrow of the hegemony of British imperialism in South Africa can come about as the result of a military defeat of Great Britain and the disintegration of the Empire. In this case, the South African whites could still for a certain period &#8211; hardly a considerable one &#8211; retain their domination over the blacks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another possibility, which in practice could be connected with the first, is a revolution in Great Britain and her possessions. Three-quarters of the population of South Africa (almost six million of the almost eight million total) is composed of non-Europeans. A victorious revolution is unthinkable without the awakening of the native masses. In its turn, that will give them what they are so lacking today &#8211; confidence in their strength, a heightened personal consciousness, a cultural growth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Under these conditions the South African Republic will emerge first of all as a &#8220;black&#8221; republic ; this does not exclude, of course, either full equality for the whites, or brotherly relations between the two races &#8211; depending mainly on the conduct of the whites. But it is entirely obvious that the predominant majority of the population, liberated from slavish dependence, will put a certain imprint on the state.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insofar as a victorious revolution will radically change not only the relation between the classes, but also between the races, and will assure to the blacks that place in the state which corresponds to their numbers, insofar will the social revolution in South Africa also have a national character.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have not the slightest reason to close our eyes to this side of the question or to diminish its significance. On the contrary, the proletarian party should in words and in deeds openly and boldly take the solution of the national (racial) problem in its hands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless, the proletarian party can and must solve the national problem by its own methods.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The historical weapon of national liberation can be only the class struggle. The Comintern, beginning in 1924, transformed the program of national liberation of colonial people into an empty democratic abstraction which is elevated above the reality of class relations. In the struggle against national oppression different classes liberate themselves (temporarily) from material interests and become simple &#8220;anti-imperialist&#8221; forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In order that the spiritual &#8220;forces&#8221; bravely fulfill the task assigned to them by the Comintern, they are promised, as a reward, a spiritual &#8220;national-democratic&#8221; state-with the unavoidable reference to Lenin's formula : &#8220;democratic dictatorship of the proletariat and the peasantry.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis points out that in 1917 Lenin openly and once and for all discarded the slogan of &#8220;democratic dictatorship of the proletariat and the peasantry&#8221; as if it were a necessary condition for the solution of the agrarian question. [1] This is entirely correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But to avoid misunderstanding, it should be added : a) Lenin always spoke of a revolutionary bourgeois democratic dictatorship, and not about a spiritual &#8220;people's&#8221; state ; b) in the struggle for a bourgeois democratic dictatorship he offered not a bloc of all &#8220;anti-czarist forces,&#8221; but carried out an independent class policy of the proletariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An &#8220;anti-czarist&#8221; bloc was the idea of the Russian Social-Revolutionaries and the Left Cadets, that is, the parties of the petty and middle bourgeoisie. Against these parties the Bolsheviks always waged an irreconcilable struggle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the thesis says that the slogan of a &#8220;Black Republic&#8221; is equally harmful for the revolutionary cause as is the slogan of a &#8220;South Africa for the Whites,&#8221; then we cannot agree with the form of the statement. Whereas in the latter there is the case of supporting complete oppression, in the former there is the case of taking the first steps toward liberation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must accept decisively and without any reservations the complete and unconditional right of the blacks to independence. Only on the basis of a mutual struggle against the domination of the white exploiters can the solidarity of black and white toilers be cultivated and strengthened.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Choice is Theirs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is possible that after victory the blacks will find it unnecessary to form a separate black state in South Africa. Certainly we will not force them to establish a separate state. But let them make this decision freely, on the basis of their own experience, and not forced by the sjambok [whip] of the white oppressors. The proletarian revolutionaries must never forget the right of the oppressed nationalities to self-determination, including full separation, and the duty of the proletariat of the oppressing nation to defend this right with arms in hand if necessary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis quite correctly underlines the fact that the solution to the national question in Russia was brought about by the October Revolution. National democratic movements by themselves were powerless to cope with the national oppression of czarism. Only because of the fact that the movement of the oppressed nationalities, as well as the agrarian movement of the peasantry, gave the proletariat the possibility of seizing power and establishing its dictatorship, did the national question as well as the agrarian find a bold and decisive solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the very conjuncture of the national movements with the struggle of the proletariat for power was made politically possible only thanks to the fact that the Bolsheviks during the whole of their history carried on an irreconcilable struggle with the Great Russian oppressors, supporting always and without reservations the right of the oppressed nations to self-determination, including separation from Russia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The policy of Lenin in regard to the oppressed nations did not, however, have anything in common with the policy of the epigones. The Bolshevik Party defended the right of the oppressed nations to self-determination with the methods of proletarian class struggle, entirely rejecting the charlatan &#8220;anti-imperialist&#8221; blocs with the numerous petty-bourgeois &#8220;national&#8221; parties of czarist Russia (PPS, the party of Pilsudski is czarist Poland, Dashnaki in Armenia, the Ukrainian nationalist, the Jewish Zionists, etc., etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temporary Alliances&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Bolsheviks have always mercilessly unmasked these parties, as well as the Russian Social-Revolutionaries, their vacillations and adventurism, but especially their ideological lie of being above the class struggle. Lenin did not stop his intransigent criticism even when circumstances forced upon him this or that episodic, strictly practical, agreement with them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There could be no question of any permanent alliance with them under the banner of &#8220;anti-czarism.&#8221; Only thanks to its irreconcilable class policy was Bolshevism able to succeed in the time of the Revolution to throw aside the Mensheviks, the Social-Revolutionaries, the national petty-bourgeois parties, and gather around the proletariat the masses of the peasantry and the oppressed nationalities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We must not,&#8221; says the thesis, &#8220;compete with the African National Congress in nationalist slogans in order to win the native masses.&#8221; The idea is in itself correct, but it requires concrete amplification. Being insufficiently acquainted with the activities of the National Congress, I can only outline our policy concerning it on the basis of analogies, stating beforehand my readiness to supplement my recommendations with all the necessary modifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The Bolshevik-Leninists put themselves in defense of the Congress, in all cases when it is being attacked by the white oppressors and their chauvinistic agents in the ranks of the workers' organizations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The Bolshevik-Leninists place the progressive over the reactionary tendencies in the program of the Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The Bolshevik-Leninists unmask before the native masses the inability of the Congress to achieve the realization of even its own demands, because of its superficial, conciliatory policy. In contradistinction to the Congress, the Bolshevik-Leninists develop a program of revolutionary class struggle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Separate episodic agreements with the Congress, if they are forced by circumstances, are permissible only within the framework of strictly defined practical tasks, with the retention of full and complete independence of our own organization and freedom of political criticism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis brings out as the main political slogan not a &#8220;national democratic state,&#8221; but a South African &#8220;October.&#8221; The thesis proves, and proves convincingly :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that the national and agrarian question in South Africa coincide in their bases ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that both these questions can be solved only in a revolutionary way ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that the revolutionary solution of these questions leads inevitably to the dictatorship of the proletariat which guides the native peasant masses ; and,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that the dictatorship of the proletariat will open an era of a soviet regime and socialist reconstruction. This conclusion is the cornerstone of the whole structure of the program. Here we are in complete agreement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the masses must be brought to this general &#8220;strategic&#8221; formula through the medium of a series of tactical slogans. It is possible to work out these slogans, at every given stage, only on the basis of an analysis of the concrete circumstances of the life and struggle of the proletariat and the peasantry and the whole internal and international situation. Without going deeply into this matter, I would like briefly to deal with the mutual relations of the national and agrarian slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis several times underlines that the agrarian and not the national demands must be put in the first place. This is a very important question which deserves serious attention. To push aside or to weaken the national slogans with the object of not antagonizing the white chauvinists in the ranks of the working class would be, of course, criminal opportunism, which is absolutely alien to the authors and supporters of the thesis. This flows quite clearly from the text of the thesis which is permeated with the spirit of revolutionary internationalism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis admirably says of those &#8220;socialists&#8221; who are fighting for the privileges of the whites that &#8220;we must recognize them as the greatest enemies of the revolution.&#8221; Thus we must seek for another explanation, which is briefly indicated in the text itself : The backward native peasant masses directly feel the agrarian oppression much more than they do the national oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is quite possible. The majority of the natives are peasants ; the bulk of the land is in the hands of a white minority. The Russian peasants during their struggle for land put their faith in the Czar for a long time and stubbornly refused to draw political conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From the revolutionary intelligentsia's traditional slogan, &#8220;Land and Liberty,&#8221; the peasant for a long time only accepted the first part. It required decades of agrarian unrest and the influence and action of the town workers to enable the peasantry to connect both slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The poor enslaved Bantu hardly entertains more hope in the British King or in Macdonald. But this extreme political backwardness is also expressed in his lack of self-consciousness. At the same time, he feels very sharply the land and fiscal bondage. Given these conditions, propaganda can and must first of all flow from the slogans of the agrarian revolution, in order that, step by step, and on the basis of the experience of the struggle, the peasantry may be brought to the necessary political and national conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Role of Advanced Workers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If these hypothetical considerations are correct, then we are not concerned with the program itself, but rather with the ways and means of carrying the program to the consciousness of the native masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considering the small numbers of the revolutionary cadres and the extreme diffusion of the peasantry, it will be possible to influence the peasantry, at least in the immediate future, mainly if not exclusively, through the medium of the advanced workers. Therefore, it is of the utmost importance to train advanced workers in the spirit of a clear understanding of the significance of the agrarian revolution for the historical fate of South Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The proletariat of the country consists of backward black pariahs and a privileged, arrogant caste of whites. In this lies the greatest difficulty of the whole situation. As the thesis correctly states, the economic convulsions of rotting capitalism must strongly shake the old barriers and facilitate the work of revolutionary coalescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In any case, the worst crime on the part of the revolutionaries would be to give the smallest concessions to the privileges and prejudices of the whites. Whoever gives his little finger to the devil of chauvinism is lost.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The revolutionary party must put before every white worker the following alternative : either with British imperialism and with the white bourgeoisie of South Africa, or with the black workers and peasants against the white feudalists and slave-owners and their agents in the ranks of the working class.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The overthrow of the British domination over the black population of South Africa will not, of course, mean an economic and cultural break with the previous mother-country, if the latter will liberate itself from the oppression of its imperialist plunderers. [2] A Soviet England will be able to exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who in deed, in actual struggle, have bound up their fate with that of the present colonial slaves. This influence will be based not on domination, but on proletarian mutual cooperation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But more important in all probability will be the influence which a Soviet South Africa will exercise over the whole of the black continent. To help the Negroes catch up with the white race, in order to ascend hand in hand with them to new cultural heights, this will be one of the grand and noble tasks of a victorious socialism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In conclusion, I want to say a few words on the question of a legal and illegal organization, concerning the constitution of the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis correctly underlines the inseparable connection between organization and revolutionary tasks, supplementing the legal apparatus with an illegal one. Nobody, of course, is proposing to create an illegal apparatus for such functions as in the given conditions can be executed by legal ones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But in the conditions of an approaching political crisis, there must be created special illegal nuclei of the party apparatus, which will develop as need arises. A certain part, and by the way, a very important part, of the work cannot under any circumstances be carried out openly, that is, before the eyes of the class enemies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless, for the given period, the most important form of the illegal or semi-legal work of revolutionaries is the work in mass organizations, particularly in the trade unions. The leaders of the trade unions are the unofficial police of capitalism ; they conduct a merciless struggle against revolutionaries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must have the ability to work in mass organizations, not falling under the blows of the reactionary apparatus. This is a very important &#8211; for the given period, most important-part of the illegal work. A revolutionary group in a trade union which has learned in practice all the necessary rules of conspiracy will be able to transform its work to an illegal status when circumstances require this.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;on Trotsky
&lt;p&gt;Les questions agraires et nationales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarques sur le projet de th&#232;se du Parti des travailleurs d'Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Introduction originale des r&#233;dacteurs du magazine Fourth International&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lettre suivante, traitant des questions nationales et agraires, fut envoy&#233;e par L&#233;on Trotsky aux trotskystes sud-africains le 20 avril 1935, en r&#233;ponse &#224; la th&#232;se que lui avait envoy&#233;e le Parti des travailleurs sud-africains. Nous r&#233;imprimons le texte int&#233;gral, en omettant seulement la derni&#232;re courte section qui traite des probl&#232;mes internes d'organisation du parti. &#8212; Les r&#233;dacteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses sont &#233;crites sans aucun doute sur la base d'une &#233;tude s&#233;rieuse des conditions &#233;conomiques et politiques de l'Afrique du Sud ainsi que de la litt&#233;rature du marxisme et du l&#233;ninisme, en particulier celle des bolcheviks-l&#233;ninistes. Une approche scientifique s&#233;rieuse de toutes les questions est l'une des conditions les plus importantes pour le succ&#232;s d'une organisation r&#233;volutionnaire. L'exemple de nos amis sud-africains confirme encore le fait qu'&#224; l'&#233;poque actuelle seuls les bolcheviks-l&#233;ninistes, c'est-&#224;-dire les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens cons&#233;quents, adoptent une attitude s&#233;rieuse envers la th&#233;orie, analysent les r&#233;alit&#233;s et apprennent eux-m&#234;mes avant d'enseigner aux autres. La bureaucratie stalinienne a depuis longtemps substitu&#233; au marxisme un m&#233;lange d'ignorance et d'impudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les lignes qui suivent, je souhaite faire certaines remarques sur le projet de th&#232;ses qui servira de programme au Parti des travailleurs d'Afrique du Sud. En aucun cas, je n'avance ces remarques &#224; l'encontre du texte des th&#232;ses. Je suis trop insuffisamment au courant des conditions en Afrique du Sud pour pr&#233;tendre &#224; une opinion compl&#232;te et concluante sur une s&#233;rie de questions pratiques. Ce n'est qu'&#224; certains endroits que je suis oblig&#233; d'exprimer mon d&#233;saccord avec certains aspects du projet de th&#232;se. Mais ici aussi, pour autant que j'en juge de loin, nous n'avons pas de divergences de principes avec les auteurs des th&#232;ses. Il s'agit plut&#244;t de certaines exag&#233;rations pol&#233;miques d&#233;coulant de la lutte contre la politique nationale pernicieuse du stalinisme. Mais il est dans l'int&#233;r&#234;t de la cause de ne pas aplanir les moindres inexactitudes dans la pr&#233;sentation, mais,au contraire, les exposer &#224; des d&#233;lib&#233;rations ouvertes afin d'arriver au texte le plus clair et le plus irr&#233;prochable. Tel est le but des lignes suivantes dict&#233;es par le d&#233;sir d'apporter quelque aide &#224; nos bolcheviks-l&#233;ninistes sud-africains dans cette grande et responsable &#339;uvre &#224; laquelle ils se sont adonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possessions sud-africaines de la Grande-Bretagne ne forment un Dominion que du point de vue de la minorit&#233; blanche. Du point de vue de la majorit&#233; noire, l'Afrique du Sud est une colonie d'esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun bouleversement social (en premier lieu, une r&#233;volution agraire) n'est envisageable avec le maintien de l'imp&#233;rialisme britannique dans le Dominion sud-africain. Le renversement de l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud est tout aussi indispensable pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud que pour la Grande-Bretagne elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, comme on peut le supposer, la r&#233;volution commence d'abord en Grande-Bretagne, moins la bourgeoisie britannique trouvera de soutien dans les colonies et les dominions, y compris une possession aussi importante que l'Afrique du Sud, plus rapide sera leur d&#233;faite &#224; l'int&#233;rieur. La lutte pour l'expulsion de l'imp&#233;rialisme britannique, de ses outils et de ses agents, entre ainsi comme une partie indispensable du programme du parti prol&#233;tarien sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;publique noire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de l'h&#233;g&#233;monie de l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud peut r&#233;sulter d'une d&#233;faite militaire de la Grande-Bretagne et de la d&#233;sint&#233;gration de l'Empire ; dans ce cas, les Blancs sud-africains peuvent encore pendant un certain temps, &#224; peine consid&#233;rable, conserver leur domination sur les Noirs. Une autre possibilit&#233;, qui en pratique pourrait &#234;tre li&#233;e &#224; la premi&#232;re, est une r&#233;volution en Grande-Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population sud-africaine (pr&#232;s de six millions sur pr&#232;s de huit millions) sont compos&#233;s de non-europ&#233;ens. Une r&#233;volution victorieuse est impensable sans le r&#233;veil des masses indig&#232;nes ; &#224; son tour, elle leur donnera ce qui leur manque aujourd'hui, la confiance en leur force, une conscience personnelle accrue, une croissance culturelle.Dans ces conditions, la R&#233;publique sud-africaine &#233;mergera d'abord comme une R&#233;publique &#171; noire &#187; ; cela n'exclut, bien entendu, ni la pleine &#233;galit&#233; des blancs ni les relations fraternelles entre les deux races (qui d&#233;pendent principalement de la conduite des blancs). Mais il est bien &#233;vident que la majorit&#233; pr&#233;dominante de la population, lib&#233;r&#233;e de la d&#233;pendance servile, imprimera une certaine empreinte &#224; l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; une r&#233;volution victorieuse changera radicalement non seulement les rapports entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux noirs la place dans l'Etat qui correspond &#224; leur nombre, autant la R&#233;volution sociale en Afrique du Sud aura elle aussi un caract&#232;re national. Nous n'avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur ce c&#244;t&#233; de la question ou d'en diminuer l'importance. Au contraire, le parti prol&#233;tarien devrait, en paroles et en actes, prendre ouvertement et hardiment la solution du probl&#232;me national (raciale) entre ses mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, le parti prol&#233;tarien peut et doit r&#233;soudre le probl&#232;me national par ses propres m&#233;thodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arme historique de lib&#233;ration nationale ne peut &#234;tre que la lutte des classes. Le Komintern, &#224; partir de 1924, a transform&#233; le programme de lib&#233;ration nationale du peuple colonial en une abstraction d&#233;mocratique vide qui est &#233;lev&#233;e au-dessus de la r&#233;alit&#233; des relations de classe. Dans la lutte contre l'oppression nationale, diff&#233;rentes classes se lib&#232;rent (temporairement !) des int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels et deviennent de simples forces &#171; anti-imp&#233;rialistes &#187;. Pour que ces &#171; forces &#187; spirituelles remplissent bravement la t&#226;che qui leur est assign&#233;e par le Komintern, on leur promet, en r&#233;compense, un &#201;tat spirituel &#171; national-d&#233;mocratique &#187; (avec la r&#233;f&#233;rence incontournable &#224; la formule de L&#233;nine, &#171; dictature d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et paysannerie &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine en 1917&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne qu'en 1917 L&#233;nine a ouvertement et une fois pour toutes &#233;cart&#233; le mot d'ordre de &#171; dictature d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et de la paysannerie &#187; comme s'il s'agissait d'une condition n&#233;cessaire &#224; la solution de la question agraire. C'est tout &#224; fait correct. Mais pour &#233;viter tout malentendu, il faut ajouter (a) L&#233;nine a toujours parl&#233; d'une dictature d&#233;mocratique bourgeoise r&#233;volutionnaire et non d'un Etat &#034;peuple&#034; spirituel, (b) dans la lutte pour une dictature d&#233;mocratique bourgeoise il n'a pas offert un bloc de tous les &#034;anti- -forces tsaristes &#187;, mais menait une politique de classe ind&#233;pendante du prol&#233;tariat. Un bloc &#171; anti-tsariste &#187; &#233;tait l'id&#233;e des socialistes-r&#233;volutionnaires russes et des cadets de gauche, c'est-&#224;-dire les partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre ces partis, les bolcheviks ont toujours men&#233; une lutte irr&#233;conciliable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la th&#232;se dit que le mot d'ordre d'une &#171; R&#233;publique noire &#187; est tout aussi n&#233;faste pour la cause r&#233;volutionnaire que l'est le mot d'ordre d'une &#171; Afrique du Sud pour les blancs &#187;, alors on ne peut pas souscrire &#224; la forme de cette affirmation : alors que dans cette derni&#232;re il y a est le cas de soutenir l'oppression compl&#232;te, dans le premier, il y a le cas de faire les premiers pas vers la lib&#233;ration. Nous devons accepter avec toute la fermet&#233; et sans aucune r&#233;serve le droit complet et inconditionnel des Noirs &#224; l'ind&#233;pendance. Ce n'est que sur la base d'une lutte mutuelle contre la domination des exploiteurs blancs que peut &#234;tre cultiv&#233;e et renforc&#233;e la solidarit&#233; des travailleurs noirs et blancs. Il est possible qu'apr&#232;s la victoire les Noirs trouvent inutile de former un &#201;tat noir s&#233;par&#233; en Afrique du Sud ; nous ne les forcerons certainement pas &#224; &#233;tablir un &#201;tat s&#233;par&#233; ;mais qu'ils fassent cet aveu librement, sur la base de leur propre exp&#233;rience, et non forc&#233;s par le sjambok (b&#226;ton de marche sud-africain) des oppresseurs blancs. Les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalit&#233;s opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination, y compris la s&#233;paration totale, et le devoir du prol&#233;tariat de la nation opprimante de d&#233;fendre ce droit les armes &#224; la main si n&#233;cessaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne &#224; juste titre le fait que la solution de la question nationale en Russie a &#233;t&#233; apport&#233;e par la r&#233;volution d'Octobre. Les mouvements nationaux d&#233;mocratiques &#224; eux seuls &#233;taient impuissants &#224; faire face &#224; l'oppression nationale du tsarisme. Ce n'est que du fait que le mouvement des nationalit&#233;s opprim&#233;es, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie ont donn&#233; au prol&#233;tariat la possibilit&#233; de s'emparer du pouvoir et d'&#233;tablir sa dictature, la question nationale ainsi que l'agraire ont trouv&#233; une solution audacieuse et d&#233;cisive. Mais la conjonction m&#234;me des mouvements nationaux avec la lutte du prol&#233;tariat pour le pouvoir n'a &#233;t&#233; rendue politiquement possible que gr&#226;ce au fait que les bolcheviks durant toute leur histoire ont men&#233; une lutte inconciliable avec les grands oppresseurs russes,soutenant toujours et sans r&#233;serve le droit des nationalit&#233;s opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination, y compris la s&#233;paration d'avec la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodes de lutte de classe de L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de L&#233;nine &#224; l'&#233;gard des nations opprim&#233;es n'avait cependant rien de commun avec la politique des &#233;pigones (staliniens). Le Parti bolchevique a d&#233;fendu le droit des nations opprim&#233;es &#224; l'autod&#233;termination, avec des m&#233;thodes de lutte de classe prol&#233;tarienne, rejetant enti&#232;rement les blocs charlatan &#171; anti-imp&#233;rialistes &#187; avec les nombreux partis &#171; nationaux &#187; petits-bourgeois de la Russie tsariste (PPS, le parti de Pilsudski en Pologne tsariste, Dashnaki en Arm&#233;nie, les nationalistes ukrainiens, les sionistes juifs, etc., etc.). Les bolcheviks ont toujours impitoyablement d&#233;masqu&#233; ces partis, ainsi que les socialistes-r&#233;volutionnaires russes, leurs h&#233;sitations et leur aventurisme, mais surtout leur mensonge id&#233;ologique d'&#234;tre au-dessus de la lutte des classes. L&#233;nine n'a pas arr&#234;t&#233; sa critique intransigeante m&#234;me lorsque les circonstances lui ont impos&#233; tel ou tel &#233;pisode,accord strictement pratique avec eux. Il ne saurait &#234;tre question d'alliance permanente avec eux sous la banni&#232;re de &#171; l'anti-tsarisme &#187;. Ce n'est que gr&#226;ce &#224; sa politique de classe inconciliable que le bolchevisme a r&#233;ussi au temps de la R&#233;volution &#224; &#233;carter les mencheviks, les sociaux-r&#233;volutionnaires, les partis nationaux petits-bourgeois, et &#224; rassembler autour du prol&#233;tariat les masses paysannes et les nationalit&#233;s opprim&#233;es. .et rassembler autour du prol&#233;tariat les masses paysannes et les nationalit&#233;s opprim&#233;es.et rassembler autour du prol&#233;tariat les masses paysannes et les nationalit&#233;s opprim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne devons pas &#187;, dit la th&#232;se, &#171; rivaliser avec le Congr&#232;s national africain dans les slogans nationalistes afin de gagner les masses autochtones. &#187; L'id&#233;e est en elle-m&#234;me correcte, mais elle n&#233;cessite une amplification concr&#232;te. Ne connaissant pas suffisamment les activit&#233;s du Congr&#232;s national, je ne peux que sur la base d'analogies esquisser notre politique &#224; son &#233;gard, en d&#233;clarant &#224; l'avance ma disposition &#224; compl&#233;ter mes recommandations avec toutes les modifications n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bolcheviks-l&#233;ninistes se sont mis &#224; la d&#233;fense du Congr&#232;s tel qu'il est dans tous les cas lorsqu'il est attaqu&#233; par les oppresseurs blancs et leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvri&#232;res. Les bolcheviks-l&#233;ninistes placent les tendances progressistes contre les tendances r&#233;actionnaires dans le programme du Congr&#232;s. Les bolcheviks-l&#233;ninistes d&#233;masquent devant les masses indig&#232;nes l'incapacit&#233; du Congr&#232;s &#224; r&#233;aliser m&#234;me ses propres revendications, &#224; cause de sa politique superficielle et conciliante, et d&#233;veloppent, contrairement au Congr&#232;s, un programme de Lutte R&#233;volutionnaire de Classe. Des accords s&#233;par&#233;s et &#233;pisodiques avec le Congr&#232;s, s'ils sont contraints par les circonstances, ne sont autoris&#233;s que dans le cadre de t&#226;ches pratiques strictement d&#233;finies,avec le maintien de l'ind&#233;pendance pleine et enti&#232;re de notre propre organisation et de la libert&#233; de critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se fait ressortir comme slogan politique principal non pas un &#171; &#201;tat d&#233;mocratique national &#187;, mais un &#171; octobre &#187; sud-africain. La th&#232;se prouve, et prouve de mani&#232;re convaincante, (a) que les questions nationales et agraires en Afrique du Sud co&#239;ncident dans leurs bases ; (b) que ces deux questions ne peuvent &#234;tre r&#233;solues que d'une mani&#232;re r&#233;volutionnaire ; (c) que la solution r&#233;volutionnaire de ces questions conduit in&#233;vitablement &#224; la dictature du prol&#233;tariat qui guide les masses paysannes indig&#232;nes ; (d) que la dictature du prol&#233;tariat ouvrira une &#232;re de r&#233;gime sovi&#233;tique et de construction socialiste. Cette conclusion est la pierre angulaire de toute la structure du programme. Ici, nous sommes tout &#224; fait d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Slogans tactiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les masses doivent &#234;tre amen&#233;es &#224; cette formule &#171; strat&#233;gique &#187; g&#233;n&#233;rale par le biais d'une s&#233;rie de slogans tactiques. Il n'est possible d'&#233;laborer ces mots d'ordre, &#224; chaque &#233;tape donn&#233;e, qu'&#224; partir d'une analyse des circonstances concr&#232;tes de la vie et de la lutte du prol&#233;tariat et de la paysannerie et de l'ensemble de la situation int&#233;rieure et internationale. Sans entrer dans le d&#233;tail, je voudrais aborder bri&#232;vement les relations mutuelles des slogans nationaux et agraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se souligne &#224; plusieurs reprises que les revendications agraires et non nationales doivent &#234;tre mises en avant. C'est une question tr&#232;s importante qui m&#233;rite une attention s&#233;rieuse. &#201;carter ou affaiblir les mots d'ordre nationaux dans le but de ne pas contrarier les chauvins blancs dans les rangs de la classe ouvri&#232;re serait, bien entendu, de l'opportunisme criminel, absolument &#233;tranger aux auteurs et partisans de la th&#232;se : cela coule assez clairement du texte de la th&#232;se, qui est impr&#233;gn&#233; de l'esprit de l'internationalisme r&#233;volutionnaire. La th&#232;se dit admirablement de ces &#171; socialistes &#187; qui se battent pour les privil&#232;ges des blancs que &#171; nous devons les reconna&#238;tre comme les plus grands ennemis de la R&#233;volution &#187;. Il faut donc chercher une autre explication, qui est bri&#232;vement indiqu&#233;e dans le texte m&#234;me :les masses paysannes indig&#232;nes arri&#233;r&#233;es ressentent directement l'oppression agraire beaucoup plus que l'oppression nationale. C'est tout &#224; fait possible : la majorit&#233; des indig&#232;nes sont des paysans ; la majeure partie du territoire est aux mains d'une minorit&#233; blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s'&#233;taient obstin&#233;ment refus&#233;s &#224; tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l'intelligentsia r&#233;volutionnaire &#171; Terre et libert&#233; &#187;, le paysan n'a longtemps accept&#233; que la premi&#232;re partie. Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.la majeure partie du territoire est aux mains d'une minorit&#233; blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s'&#233;taient obstin&#233;ment refus&#233;s &#224; tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l'intelligentsia r&#233;volutionnaire &#171; Terre et libert&#233; &#187;, le paysan n'a longtemps accept&#233; que la premi&#232;re partie. Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.la majeure partie du territoire est aux mains d'une minorit&#233; blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s'&#233;taient obstin&#233;ment refus&#233;s &#224; tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l'intelligentsia r&#233;volutionnaire &#171; Terre et libert&#233; &#187;, le paysan n'a longtemps accept&#233; que la premi&#232;re partie. Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.Il a fallu des d&#233;cennies de troubles agraires et l'influence et l'action des ouvriers de la ville pour permettre &#224; la paysannerie de relier les deux slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pauvre Bantou asservi n'entretient gu&#232;re plus d'espoir dans le roi britannique ou dans MacDonald. Mais son extr&#234;me retard politique s'exprime aussi dans son manque de conscience nationale. En m&#234;me temps il ressent tr&#232;s fortement la servitude fonci&#232;re et fiscale. Dans ces conditions, la propagande peut et doit d'abord d&#233;couler des mots d'ordre de la r&#233;volution agraire, afin que, pas &#224; pas, sur la base des exp&#233;riences de la lutte, la paysannerie puisse &#234;tre amen&#233;e aux conclusions politiques et nationales n&#233;cessaires. . Si ces consid&#233;rations hypoth&#233;tiques sont correctes, alors nous ne nous int&#233;ressons pas ici au programme lui-m&#234;me, mais plut&#244;t aux voies et moyens de porter ce programme &#224; la conscience des masses indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu du petit nombre des cadres r&#233;volutionnaires et de l'extr&#234;me diffusion de la paysannerie, il sera possible d'influencer la paysannerie, au moins dans l'imm&#233;diat, principalement sinon exclusivement, par l'interm&#233;diaire des ouvriers avanc&#233;s. Par cons&#233;quent, il est de la plus haute importance de former les travailleurs avanc&#233;s dans l'esprit d'une compr&#233;hension claire de l'importance de la r&#233;volution agraire pour le destin historique de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par les ouvriers avanc&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat du pays se compose de parias noirs arri&#233;r&#233;s et d'une caste privil&#233;gi&#233;e de Blancs arrogants. C'est l&#224; que r&#233;side la plus grande difficult&#233; de toute la situation. Comme la th&#232;se l'&#233;nonce &#224; juste titre, les convulsions &#233;conomiques du capitalisme pourrissant doivent &#233;branler fortement les anciennes barri&#232;res et faciliter le travail de coalescence r&#233;volutionnaire. En tout cas, le pire crime de la part des r&#233;volutionnaires serait de donner la moindre concession aux privil&#232;ges et aux pr&#233;jug&#233;s des blancs. Quiconque donne son petit doigt au diable du chauvinisme est perdu. Le Parti r&#233;volutionnaire doit proposer &#224; chaque ouvrier blanc l'alternative suivante : soit avec l'imp&#233;rialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d'Afrique du Sud, soit,avec les ouvriers et les paysans noirs contre les f&#233;odaux blancs et les propri&#233;taires d'esclaves et leurs agents dans les rangs de la classe ouvri&#232;re elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de la domination britannique sur la population noire d'Afrique du Sud ne signifiera bien s&#251;r pas une rupture &#233;conomique et culturelle avec l'ancienne m&#232;re patrie, si celle-ci se lib&#232;re de l'oppression de ses pillards imp&#233;rialistes. Une Angleterre sovi&#233;tique pourra exercer une puissante influence &#233;conomique et culturelle sur l'Afrique du Sud par l'interm&#233;diaire de ces Blancs qui, en fait, en lutte r&#233;elle, auront li&#233; leur sort &#224; celui des esclaves coloniaux actuels. Cette influence sera bas&#233;e, non sur la domination, mais sur la coop&#233;ration mutuelle prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus importante sera probablement l'influence qu'une Afrique du Sud sovi&#233;tique exercera sur tout le continent noir. Aider les n&#232;gres &#224; rattraper la race blanche, afin de &#171; monter main dans la main avec eux vers de nouveaux sommets culturels, ce sera l'une des grandes et nobles t&#226;ches d'un socialisme victorieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Leon Trotsky
&lt;p&gt;The Agrarian and National Questions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarks on the Draft Theses of&lt;br class='autobr' /&gt;
The Workers Party of South Africa&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Original introduction from the Editors of Fourth International magazine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The following letter, dealing with the National and Agrarian questions was sent by Leon Trotsky to the South African Trotskyists on April 20, 1935, as a reply to the thesis sent him by the South African Workers Party. We are reprinting the full text, omitting only the last short section which deals with internal party problems of organization.&#8212;The Editors&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The theses are written without doubt on the basis of a serious study of both the economic and political conditions of South Africa as well as of the literature of Marxism and Leninism, particularly that of the Bolshevik-Leninists. A serious scientific approach to all questions is one of the most important conditions for the success of a revolutionary organization. The example of our South African friends again confirms the fact that in the present epoch only the Bolshevik-Leninists, i.e., the consistent proletarian revolutionists, take a serious attitude to theory, analyze the realities, and are learning themselves before they teach others. The Stalinist bureaucracy has long ago substituted a combination of ignorance and impudence for Marxism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the following lines I wish to make certain remarks with regard to the draft theses which will serve as a program for the Workers Party of South Africa. Under no circumstances do I bring forward these remarks in opposition to the text of the theses. I am too insufficiently acquainted with the conditions in South Africa to pretend to a full conclusive opinion on a series of practical questions. Only in certain places I am obliged to express my disagreement with certain aspects of the draft theses. But here, also, insofar as I can judge from afar, we have no differences in principles with the authors of the theses. It is rather a matter of certain polemical exaggerations arising from the struggle with the pernicious national policy of Stalinism. But it is in the interest of the cause not to smooth over even slight inaccuracies in presentation, but, on the contrary, to expose them for open deliberations in order to arrive at the most clear and blameless text. Such is the aim of the following lines dictated by the desire to give some assistance to our South African Bolshevik-Leninists in this great and responsible work to which they have set themselves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The South African possessions of Great Britain form a Dominion only from the point of view of the white minority. From the point of view of the black majority South Africa is a Slave Colony.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No social upheaval (in the first instance, an agrarian revolution) is thinkable with the retention of British Imperialism in the South African Dominion. The overthrow of British Imperialism in South Africa is just as indispensable for the triumph of Socialism in South Africa as it is for Great Britain itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If, as it is possible to assume, the revolution will start first in Great Britain, the less support the British bourgeoisie will find in the Colonies and Dominions, including so important a possession as South Africa, the quicker will be their defeat at home. The struggle for the expulsion of British Imperialism, its tools and agents, thus enters as an indispensable part of the program of the South African proletarian party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Black Republic&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The overthrow of the hegemony of British Imperialism in South Africa can come about as the result of a military defeat of Great Britain and the disintegration of the Empire ; in this case the South African whites can still for a certain period, hardly a considerable one, retain their domination over the blacks. Another possibility, which in practice could be connected with the first, is a revolution in Great Britain and her possessions. Three-quarters of the population of South Africa (almost six million of almost eight million) is composed of non-Europeans. A victorious revolution is unthinkable without the awakening of the native masses ; in its turn it will give them what they are so lacking today, confidence in their strength, a heightened personal consciousness, a cultural growth. Under these conditions the South African Republic will emerge first of all as a &#8220;black&#8221; Republic ; this does not exclude, of course, either full equality for whites or brotherly relations between the two races (which depends mainly upon the conduct of the whites). But it is entirely obvious that the predominant majority sf the population, liberated from slavish dependence, will put a certain imprint on the State.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insofar as a victorious revolution will radically change not only the relation between the classes, but also between the races, and will assure to the blacks that place in the State which corresponds to their numbers, so far will the Social Revolution in South Africa also have a national character. We have not the slightest reason to close our eyes to this side of the question or to diminish its significance. On the contrary the proletarian party should in words and in deeds openly and boldly take the solution of the national (racial) problem in its hands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless the proletarian party can and must solve the national problem by its own methods.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The historical weapon of national liberation can be only the class struggle. The Comintern, beginning from 1924 transformed the program of national liberation of colonial people into an empty democratic abstraction which is elevated above the reality of the class relations. In the struggle against national oppression different classes liberate themselves (temporarily !) from material interests and become simple &#8220;anti-imperialist&#8221; forces. In order that these spiritual &#8220;forces&#8221; bravely fulfill the task assigned to them by the Comintern, they are promised, as a reward, a spiritual &#8220;national-democratic&#8221; state (with the unavoidable reference to Lenin's formula, &#8220;democratic dictatorship of the proletariat and peasantry&#8221;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in 1917&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis points out that in 1917 Lenin openly and once and for all discarded the slogan of &#8220;democratic dictatorship of the proletariat and peasantry&#8221; as if it were a necessary condition for the solution of the agrarian question. This is entirely correct. But to avoid misunderstanding it should be added (a) Lenin always spoke of a revolutionary bourgeois democratic dictatorship and not about a spiritual &#8220;peoples&#8221; State, (b) in the struggle for a bourgeois democratic dictatorship he offered not a bloc of all &#8220;anti-czarist forces&#8221; but carried out an independent class policy of the proletariat. An &#8220;anti-czarist&#8221; bloc was the idea of the Russian Social Revolutionists and the Left Cadets i.e., the parties of the petty and middle bourgeoisie. Against these parties the Bolsheviks always waged an irreconcilable struggle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the thesis says that the slogan of a &#8220;Black Republic&#8221; is equally harmful for the revolutionary cause as is the slogan of a &#8220;South Africa for the whites,&#8221; then we cannot agree with the form of this statement : whereas in the latter there is the case of supporting complete oppression, in the former, there is the case of taking the first steps towards liberation. We must accept with all decisiveness and without any reservations the complete and unconditional right of the blacks to independence. Only on the basis of a mutual struggle against the domination of the white exploiters, can be cultivated and strengthened the solidarity of black and white toilers. It is possible that the blacks will after victory find it unnecessary to form a separate black State in South Africa ; certainly we will not force them to establish a separate State ; but let them make this admission freely, on the basis of their own experience, and not forced by the sjambok (South African walking stick) of the white oppressors. The proletarian revolutionists must never forget the right of the oppressed nationalities of self-determination, including full separation, and of the duty of the proletariat of the oppressing nation to defend this right with arms in hand when necessary !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis quite correctly underlines the fact that the solution of the national question in Russia was brought about by the October revolution. National democratic movements by themselves were powerless to cope with the national oppression of czarism. Only because of the fact that the movement of the oppressed nationalities, as well as the agrarian movement of the peasantry gave the proletariat the possibility of seizing power and establishing its dictatorship, the national question as well as the agrarian found a bold and decisive solution. But the very conjunction of the national movements with the struggle of the proletariat for power was made politically possible only thanks to the fact that the Bolsheviks during the whole of their history carried on an irreconcilable struggle with the Great Russian oppressors, supporting always and without reservations the right of the oppressed nationalities to self-determination including separation from Russia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's Class Struggle Methods&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The policy of Lenin in regard to the oppressed nations did not, however, have anything in common with the policy of the (Stalinist) epigones. The Bolshevik Party defended the right of the oppressed nations to self-determination, with methods of proletarian class struggle, entirely rejecting the charlatan &#8220;anti-imperialist&#8221; blocs with the numerous petty-bourgeois &#8220;national&#8221; parties of czarist Russia (PPS, the party of Pilsudski in czarist Poland, Dashnaki in Armenia, the Ukrainian nationalists, the Jewish Zionists, etc., etc.). The Bolsheviks have always mercilessly unmasked these parties, as well as the Russian Social Revolutionists, their vacillations and adventurism, but especially their ideological lie of being above the class struggle. Lenin did not stop his intransigent criticism even when circumstances forced upon him this or that episodic, strictly practical agreement with them. There could be no question of any permanent alliance with them under the banner of &#8220;anti-czarism.&#8221; Only thanks to its irreconcilable class policy was Bolshevism able to succeed in the time of the Revolution to throw aside the Mensheviks, the Social-Revolutionists, the national petty-bourgeois parties, and gather around the proletariat the masses of the peasantry and the oppressed nationalities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We must not,&#8221; says the thesis, &#8220;compete with the African National Congress in nationalist slogans in order to win the Native masses.&#8221; The idea is in itself correct, but it requires concrete amplification. Being insufficiently acquainted with the activities of the National Congress, I can only on the basis of analogies outline our policy concerning it, stating beforehand my readiness to supplement my recommendations with all the necessary modifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The Bolshevik-Leninists put themselves in defense of the Congress as it is in all cases when it is being attacked by the white oppressors and their chauvinistic agents in the ranks of the workers' organizations.&lt;br class='autobr' /&gt; The Bolshevik-Leninists place the progressive over against the reactionary tendencies in the program of the Congress.&lt;br class='autobr' /&gt; The Bolshevik-Leninists unmask before the Native masses the inability of the Congress to achieve the realisation of even its own demands, because of its superficial, conciliatory policy, and develop in contradistinction to the Congress a program of Class Revolutionary Struggle.&lt;br class='autobr' /&gt; Separate, episodic agreements with the Congress, if they are forced by circumstances, are permissible only within the framework of strictly defined practical tasks, with the retention of full and complete independence of our own organization and freedom of political criticism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis brings out as the main political slogan not a &#8220;national democratic State,&#8221; but a South African &#8220;October.&#8221; The thesis proves, and proves convincingly, (a) that the national and agrarian questions in South Africa coincide in their bases ; (b) that both these questions can be solved only in a revolutionary way ; (c) that the revolutionary solution of these questions leads inevitably to the Dictatorship of the Proletariat which guides the Native peasant masses ; (d) that the Dictatorship of the Proletariat will open an era of a Soviet regime and Socialist construction. This conclusion is the cornerstone of the whole structure of the program. Here we are in complete agreement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tactical Slogans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the masses must be brought to this general &#8220;strategic&#8221; formula through the medium of a series of tactical slogans. It is possible to work out these slogans, at every given stage, only on the basis of an analysis of the concrete circumstances of the life and struggle of the proletariat and peasantry and the whole internal and international situation. Without going deeply into this matter, I would like briefly to deal with the mutual relations of the national and agrarian slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The thesis several times underlines that the agrarian and not the national demands must be put in the first place. This is a very important question which deserves serious attention. To push aside or to weaken the national slogans with the object of not antagonising the white chauvinists in the ranks of the working class would be, of course, criminal opportunism, which is absolutely alien to the authors and supporters of the thesis : this flows quite clearly from the text of the thesis, which is permeated with the spirit of revolutionary internationalism. The thesis admirably says of those &#8220;socialists&#8221; who are fighting for the privileges of the whites that &#8220;we must recognise them as the greatest enemies of the Revolution.&#8221; Thus we must seek for another explanation, which is briefly indicated in the very text : the backward Native peasant masses directly feel the agrarian oppression much more than they do the national oppression. It is quite possible : the majority of the Natives are peasants ; the bulk of the land is in the hands of a white minority. The Russian peasants during their struggle for land had for long put their faith in the czar and stubbornly refused to draw political conclusions. From the revolutionary intelligentsia's traditional slogan, &#8220;Land and Liberty,&#8221; the peasant for a long time accepted only the first part. It required decades of agrarian unrest and the influence and action of the town workers to enable the peasantry to connect both slogans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The poor enslaved Bantu hardly entertains more hope in the British King or in MacDonald. But his extreme political backwardness is also expressed in his lack of national self-consciousness. At the same time he feels very sharply the land and fiscal bondage. Given these conditions, propaganda can and must first of all flow from the slogans of the agrarian revolution, in order that, step by step, on the basis of the experiences of the struggle, the peasantry may be brought to the necessary political and national conclusions. If these hypothetical considerations are correct, then we are not concerned here with the program itself, but rather with the ways and means of carrying this program to the consciousness of the Native masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considering the small numbers of the revolutionary cadres and the extreme diffusion of the peasantry, it will be possible to influence the peasantry, at least in the immediate future, mainly if not exclusively, through the medium of the advanced workers. Therefore it is of the utmost importance to train the advanced workers in the spirit of a clear understanding of the significance of the Agrarian Revolution for the historical fate of South Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Through the Advanced Workers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The proletariat of the country consists of backward black pariahs and a privileged arrogant caste of whites. In this lies the greatest difficulty of the whole situation. As the thesis correctly states, the economic convulsions of rotting capitalism must strongly shake the old barriers and facilitate the work of revolutionary coalescence. In any case, the worst crime on the part of the revolutionists would be to give the smallest toncessions to the privileges and prejudices of the whites. Whoever gives his little finger to the devil of chauvinism is lost. The revolutionary Party must put before every white worker the following alternative : either with British Imperialism and with the white bourgeoisie of South Africa, or, with the black workers and peasants against the white feudalists and slave-owners and their agents in the ranks of the working class itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The overthrow of the British domination over the black population of South Africa will not, of course, mean an economic and cultural break with the previous mother-country, if the latter will liberate itself from the oppression of its imperialist plunderers. A Soviet England will be able to exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who in deed, in actual struggle, will have bound up their fate with that of the present colonial slaves. This influence will be based, not on domination, but on proletarian mutual co-operation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But more important in all probability will be the influence which a Soviet South Africa will exercise over the whole black continent. To help the negroes to catch up to the white race, in 'order to ascend hand in hand with them to new cultural heights, this will be one of the grand and noble tasks of a victorious Socialism.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;on Trotsky
&lt;p&gt;Le probl&#232;me national et les t&#226;ches du parti prol&#233;tarien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 avril 1935&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses [1] ont sans doute &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es sur la base d'une &#233;tude s&#233;rieuse, tant des conditions &#233;conomiques et politiques de l'Afrique du Sud que de la litt&#233;rature du marxisme et du l&#233;ninisme, celle des bolcheviks&#8209;l&#233;ninistes en particulier. Aborder de fa&#231;on scientifique et s&#233;rieuse toutes les questions, c'est une des conditions les plus importantes de succ&#232;s pour une organisation r&#233;volutionnaire. L'exemple de nos amis sud&#8209;africains confirme une fois de plus qu'&#224; l'&#233;poque actuelle, seuls les bolcheviks-l&#233;ninistes, c'est&#8209;&#224;&#8209;dire les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens cons&#233;quents, s'int&#233;ressent s&#233;rieusement &#224; la th&#233;orie, analysent la r&#233;alit&#233;, apprennent eux-m&#234;mes avant d'apprendre aux autres. La bureaucratie stalinienne, elle, a depuis longtemps remplac&#233; le marxisme par une combinaison d'ignorance et d'insolence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les lignes qui suivent, je veux faire quelques remarques au sujet du projet de th&#232;ses qui doivent servir de programme &#224; la Ligue communiste d'Afrique du Sud. Je n'oppose en aucun cas mes remarques au texte de ces th&#232;ses. Ma connaissance des conditions en Afrique du Sud est trop insuffisante pour que je puisse pr&#233;tendre &#224; une opinion pleinement achev&#233;e sur toute une s&#233;rie de questions pratiques. C'est seulement dans quelques cas qu'il m'arrivera d'exprimer mon d&#233;saccord avec certaines affirmations du projet. Mais, m&#234;me l&#224;, et autant que j'en puisse juger de loin, il n'y a pas de d&#233;saccords principiels avec les auteurs des th&#232;ses : il s'agit plut&#244;t de quelques formulations politiques exag&#233;r&#233;es dans la lutte contre la n&#233;faste politique du stalinisme [2]. Mais il est de l'int&#233;r&#234;t de notre cause de ne pas dissimuler m&#234;me l'impr&#233;cision de certaines formulations, et, au contraire, de les soumettre &#224; examen public, afin de parvenir &#224; un texte le plus clair possible, irr&#233;prochable. Tel est le but des lignes suivantes, dict&#233;es par le d&#233;sir d'apporter aux bolcheviks-&#173;l&#233;ninistes sud&#8209;africains une coop&#233;ration, m&#234;me mince, dans l'immense travail, lourd de responsabilit&#233;s, qu'ils ont entrepris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possessions sud&#8209;africaines de la Grande&#8209;Bretagne ne constituent un &#171; dominion &#187; que du point de vue de la minorit&#233; blanche. Du point de vue de la majorit&#233; noire, l'Afrique du Sud est une colonie esclave [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune r&#233;volution sociale &#8209; et au premier chef aucune r&#233;volution agraire &#8209; n'est concevable avec le maintien de la domination de l'imp&#233;rialisme britannique sur le dominion sud&#8209;africain. Le renversement de la domination britannique en Afrique du Sud est aussi n&#233;cessaire pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud qu'en Grande&#8209;Bretagne m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, comme on peut le supposer, la r&#233;volution commence d'abord en Grande&#173;-Bretagne, la bourgeoisie anglaise sera battue d'autant plus rapidement dans la m&#233;tropole que moindre sera l'appui qu'elle pourra trouver dans ses colonies et dominions, y compris dans une possession aussi importante pour elle que l'Afrique du Sud. La lutte pour chasser l'imp&#233;rialisme britannique, ses instruments, ses agents, s'inscrit ainsi n&#233;cessairement dans le programme du parti prol&#233;tarien de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de la domination de l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud peut &#234;tre le r&#233;sultat de la d&#233;faite militaire de la Grande&#8209;Bretagne et de la d&#233;sagr&#233;gation de son empire ; dans ce cas, les Blancs d'Afrique du Sud peuvent encore maintenir pendant une certaine p&#233;riode, sans doute pas tr&#232;s longtemps, leur domination sur les Noirs. Une autre variante, qui peut en fait &#234;tre li&#233;e &#224; la premi&#232;re, serait la r&#233;volution en Grande&#8209;Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population de l'Afrique du Sud &#8209; presque 6 millions sur 8 &#8209; sont des gens de couleur. La r&#233;volution victorieuse, inconcevable sans l'&#233;veil des masses indig&#232;nes, leur donnera &#224; son tour ce qui leur manque tellement aujourd'hui : la confiance dans leurs propres forces, une conscience accrue de leur personnalit&#233;, le d&#233;veloppement de leur culture. Dans ces conditions, la R&#233;publique sud&#8209;africaine deviendra avant tout une r&#233;publique &#171; noire &#187; : cela n'exclut, bien entendu, ni une compl&#232;te &#233;galit&#233; de droits pour les Blancs, ni de fraternelles relations entre les deux races (ce qui d&#233;pend surtout de la conduite des Blancs). Mais il est absolument &#233;vident que la majorit&#233; &#233;crasante de la population, affranchie de la d&#233;pendance servile, marquera l'Etat d'une empreinte d&#233;terminante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; la r&#233;volution victorieuse changera radicalement les rapports non seulement entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux Noirs la place dans l'Etat qui correspond &#224; leur nombre, la r&#233;volution sociale en Afrique du Sud aura &#233;galement un caract&#232;re national. Nousn'avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur cet aspect de la question, ou de minimiser son importance. Au contraire, le parti prol&#233;tarien doit, et en paroles et en actes, ouvertement et hardiment, prendre entre ses mains la r&#233;solution du probl&#232;me national (racial).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;solution de ce probl&#232;me, le parti prol&#233;tarien peut et doit la r&#233;aliser par ses propres m&#233;thodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instrument historique de l'&#233;mancipation nationale ne peut &#234;tre que la lutte de classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internationale communiste, depuis 1924 [4], a transform&#233; le processus d'&#171; &#233;mancipation nationale &#187; des peuples coloniaux en une abstraction d&#233;mocratique creuse, &#233;lev&#233;e au&#8209;dessus de la r&#233;alit&#233; des rapports de classes. Pour lutter contre l'oppression nationale, les diff&#233;rentes classes s'affranchissent &#8209; pour un temps &#8209; de leurs int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels et deviennent de simples forces &#171; anti&#8209;imp&#233;rialistes &#187;. Pour que ces &#171; forces &#187; immat&#233;rielles remplissent de bon c&#339;ur la t&#226;che que leur a confi&#233;e l'Internationale communiste, on leur promet en r&#233;compense un Etat &#171; national-d&#233;mocratique &#187; immat&#233;riel (avec l'in&#233;vitable r&#233;f&#233;rence &#224; la formule de L&#233;nine sur la &#171; dictature d&#233;mocratique des ouvriers et des paysans &#187;) [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses indiquent qu'en 1917 L&#233;nine a ouvertement et, une fois pour toutes, liquid&#233; la formule de la &#171; dictature d&#233;mocratique des ouvriers et des paysans &#187;, en tant que condition pr&#233;tendument n&#233;cessaire pour r&#233;soudre la question agraire. C'est absolument exact. Mais, pour &#233;viter tout malentendu, il faut ajouter : a) que L&#233;nine parlait toujours de dictature r&#233;volutionnaire bourgeoise-d&#233;mocratique, et pas d'un Etat &#171; populaire &#187; immat&#233;riel, b) que, dans la lutte pour la dictature bourgeoise&#8209;d&#233;mocratique, il ne proposait pas un bloc de toutes les &#171; forces antitsaristes &#187;, mais menait une politique ind&#233;pendante de classe du prol&#233;tariat. Le bloc &#171; antitsariste &#187; &#233;tait une id&#233;e des socialistes r&#233;volutionnaires russes et des cadets [6] de gauche, c'est&#8209;&#224;&#8209;dire des partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre eux, le bolchevisme a toujours men&#233; une lutte implacable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les th&#232;ses disent que le mot d'ordre de &#171; r&#233;publique noire &#187; est aussi nuisible (&#171; equally harmful &#187;) &#224; la cause de la r&#233;volution que celui de &#171; l'Afrique du Sud aux Blancs &#187;, nous ne pouvons &#234;tre d'accord avec cette affirmation [7]. De la part des Blancs, il s'agit du maintien d'une domination inf&#226;me ; de la part des Noirs, des premiers pas vers leur &#233;mancipation. Le droit total et inconditionnel des Noirs &#224; l'ind&#233;pendance, il nous faut le reconna&#238;tre absolument et sans r&#233;serves. C'est seulement sur la base d'une lutte commune contre la domination des exploiteurs blancs que pourra s'&#233;lever et se renforcer la solidarit&#233; des travailleurs noirs et des travailleurs blancs. Il est possible qu'apr&#232;s la victoire les Noirs tiennent pour inutile la cr&#233;ation en Afrique du Sud d'un Etat noir particulier. Naturellement, nous ne leur imposerons pas un s&#233;paratisme d'Etat. Mais qu'ils le reconnaissent librement, sur la base de leur exp&#233;rience propre, pas sous les verges des oppresseurs blancs. Les r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalit&#233;s opprim&#233;es &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, y compris leur droit &#224; la s&#233;paration compl&#232;te, et le devoir du prol&#233;tariat de la nation qui opprime &#224; d&#233;fendre ce droit, y compris, s'il le faut, les armes &#224; la main !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses soulignent &#224; juste titre le fait que c'est la r&#233;volution d'Octobre qui a apport&#233; en Russie la solution de la question nationale. Les mouvements nationaux d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; en eux-m&#234;mes impuissants &#224; venir &#224; bout de l'oppression nationale du tsarisme. C'est seulement gr&#226;ce au fait que les mouvements des nationalit&#233;s opprim&#233;es, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie, ont donn&#233; au prol&#233;tariat la possibilit&#233; de conqu&#233;rir le pouvoir et d'&#233;tablir sa dictature, que la question nationale, ainsi que la question agraire, ont trouv&#233; une solution hardie et radicale. Mais la combinaison m&#234;me des mouvements nationaux avec la lutte du prol&#233;tariat pour le pouvoir n'a &#233;t&#233; possible politiquement que parce que le parti bolchevique, tout au long de son histoire, avait men&#233; une lutte implacable contre les oppresseurs grand&#8209;russiens et soutenu toujours et sans r&#233;serves le droit des nations opprim&#233;es &#224; leur ind&#233;pendance, jusques et y compris la s&#233;paration d'avec la Russie [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de L&#233;nine vis&#8209;&#224;&#8209;vis des nations opprim&#233;es n'avait pourtant rien de commun avec celle des &#233;pigones [9]. Le parti bolchevique d&#233;fendait le droit des nations opprim&#233;es &#224; disposer d'elles-m&#234;mes par les m&#233;thodes de la lutte de classe prol&#233;tarienne, rejetant nettement les blocs &#171; anti&#8209;imp&#233;rialistes &#187; charlatanesques avec les nombreux partis &#171; nationaux &#187; petits&#8209;bourgeois de la Russie tsariste (le P.P.S., le parti de Pilsudski [10] en Pologne, les &#171; dachnaki &#187; en Arm&#233;nie [11], les nationalistes ukrainiens [12], les sionistes chez les Juifs, etc.). Le bolchevisme d&#233;masque toujours impitoyablement ces partis, de m&#234;me que les &#171; social-r&#233;volutionnaires &#187;, leur double nature et leur aventurisme, et surtout le mensonge de leur id&#233;ologie pr&#233;tendument au&#8209;dessus des classes. Il ne suspendait m&#234;me pas son impitoyable critique lorsque les conditions l'obligeaient &#224; conclure tel ou tel accord &#233;pisodique strictement pratique avec ceux. Il ne pouvait &#234;tre question d'une quelconque alliance permanente avec eux sous le drapeau de l'&#171; antitsarisme &#187;. C'est seulement gr&#226;ce &#224; une politique de classe implacable que le bolchevisme a r&#233;ussi, dans les conditions de la r&#233;volution, &#224; &#233;carter les mencheviks, les social&#8209;r&#233;volutionnaires, les partis nationaux petits&#8209;bourgeois, et &#224; souder autour du prol&#233;tariat les masses de la paysannerie et des nationalit&#233;s opprim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne devons pas, disent les th&#232;ses, concurrencer le congr&#232;s national africain [13] dans le domaine des mots d'ordre nationalistes avec l'objectif de conqu&#233;rir les paysans indig&#232;nes. &#187; L'id&#233;e en elle-m&#234;me est juste, mais exige d'&#234;tre concr&#233;tis&#233;e. Faute de conna&#238;tre de fa&#231;on pr&#233;cise l'activit&#233; du congr&#232;s national, je ne puis esquisser notre politique &#224; son &#233;gard que par analogie, tout en pr&#233;cisant d'ailleurs que je suis pr&#234;t &#224; apporter &#224; mes propositions toute correction n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les bolcheviks&#8209;l&#233;ninistes sont pour la d&#233;fense du congr&#232;s, tel qu'il est, dans tous les cas o&#249; il re&#231;oit les coups des oppresseurs blancs et de leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvri&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt; Les bolcheviks opposent, dans le programme du congr&#232;s, les tendances progressistes et les tendances r&#233;actionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt; Les bolcheviks d&#233;masquent aux yeux des masses indig&#232;nes l'incapacit&#233; du congr&#232;s &#224; obtenir la r&#233;alisation m&#234;me de ses propres revendications, du fait de sa politique superficielle, conciliatrice, et lancent, en opposition au congr&#232;s, un programme de lutte de classe r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt; S'ils sont impos&#233;s par la situation, des accords temporaires avec le congr&#232;s ne peuvent &#234;tre admis que dans le cadre de t&#226;ches pratiques strictement d&#233;finies, en maintenant la compl&#232;te ind&#233;pendance de notre organisation et notre totale libert&#233; de critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses lancent comme mot d'ordre politique central non pas l'&#171; Etat national&#173;-d&#233;mocratique &#187;, mais l'&#171; Octobre &#187; sud-africain. Elles montrent &#8209; et ce, avec une &#233;vidence parfaite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; que les questions nationale et agraire en Afrique du Sud co&#239;ncident quant au fond,&lt;br class='autobr' /&gt; que ces deux questions ne peuvent &#234;tre r&#233;solues que par la voie r&#233;volutionnaire,&lt;br class='autobr' /&gt; que la r&#233;solution r&#233;volutionnaire de ces t&#226;ches conduit &#224; la dictature du prol&#233;tariat dirigeant les masses paysannes indig&#232;nes,&lt;br class='autobr' /&gt; que la dictature du prol&#233;tariat ouvre l'&#232;re du r&#233;gime sovi&#233;tique et de l'&#233;dification socialiste. Cette conclusion constitue la pierre angulaire de tout l'&#233;difice du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;&#8209;dessus, notre solidarit&#233; est totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut amener les masses &#224; cette formule &#171; strat&#233;gique &#187; en g&#233;n&#233;ral par une s&#233;rie de mots d'ordre &#171; tactiques &#187;. On ne peut les &#233;laborer &#224; chaque &#233;tape que sur la base d'une analyse des conditions concr&#232;tes de la vie et de la lutte du prol&#233;tariat et de la paysannerie, ainsi que de toute la situation nationale et internationale. Sans entrer dans ce domaine, je veux seulement m'arr&#234;ter bri&#232;vement sur la question de la corr&#233;lation entre les mots d'ordre nationaux et les mots d'ordre agraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses soulignent &#224; plusieurs reprises qu'il faut d'abord lancer, non des revendications nationales, mais des revendications agraires. C'est une question tr&#232;s importante, qui m&#233;rite une s&#233;rieuse attention. Rejeter &#224; l'arri&#232;re&#8209;plan les mots d'ordre nationaux ou les att&#233;nuer pour ne pas repousser les chauvins blancs au sein de la classe ouvri&#232;re serait, bien entendu, un opportunisme criminel, absolument &#233;tranger aux auteurs et partisans des th&#232;ses : cela d&#233;coule tr&#232;s clairement de ces th&#232;ses, impr&#233;gn&#233;es d'internationalisme r&#233;volutionnaire. De ces socialistes qui luttent pour les privil&#232;ges des Blancs, les th&#232;ses disent fort justement : &#171; Il faut voir que ces &#034;socialistes&#034; sont les pires ennemis de la r&#233;volution. &#187; Reste une autre explication, indiqu&#233;e au passage dans le texte lui-m&#234;me : les masses paysannes arri&#233;r&#233;es ressentent de fa&#231;on beaucoup plus imm&#233;diate l'oppression agraire que l'oppression nationale. C'est tout &#224; fait possible : la majorit&#233; des Noirs sont des paysans [14], et la plus grande partie des terres est entre les mains de la minorit&#233; blanche. Dans leur lutte pour la terre, les paysans russes ont longtemps plac&#233; leurs espoirs dans le tsar, et ils se tenaient soigneusement &#224; l'&#233;cart de toutes conclusions politiques. Du mot d'ordre traditionnel de l'intelligentsia r&#233;volutionnaire &#171; Terre et Libert&#233; ! &#187;, le moujik n'a longtemps retenu que la premi&#232;re partie. Il a fallu des dizaines d'ann&#233;es d'agitation agraire et d'influence des ouvriers des villes pour que le paysan en vienne &#224; lier ces deux mots d'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bantou pauvre et esclave nourrit &#224; peine plus d'espoirs dans le roi d'Angleterre ou en MacDonald. Mais son extr&#234;me arri&#233;ration politique s'exprime aussi par son manque de conscience nationale. Et en m&#234;me temps, il ressent tr&#232;s vivement la servitude agraire et fiscale. Dans ces conditions, notre propagande peut et doit avant tout partir des mots d'ordre de la r&#233;volution agraire, afin d'amener pas &#224; pas, sur la base de leur exp&#233;rience de la lutte, les paysans aux conclusions politiques et nationales n&#233;cessaires. Si ces consid&#233;rations politiques sont exactes, il ne s'agit pas de la question du programme en lui-m&#234;me, mais de celle de savoir par quelle voie faire p&#233;n&#233;trer ce programme dans la conscience des masses indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de la faiblesse num&#233;rique des forces r&#233;volutionnaires et de l'extr&#234;me dispersion de la paysannerie, il ne sera pas possible, au moins dans la prochaine p&#233;riode, d'agir sur ces derniers autrement qu'avant tout, sinon exclusivement, par l'interm&#233;diaire de l'avant&#8209;garde ouvri&#232;re. Il est d'autant plus important d'&#233;duquer cette derni&#232;re dans l'esprit d'une claire compr&#233;hension de l'importance de la r&#233;volution agraire pour la destin&#233;e de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat du pays comprend des parias noirs arri&#233;r&#233;s et une caste privil&#233;gi&#233;e arrogante de Blancs. C'est l&#224; que r&#233;side la plus grande difficult&#233; dans toute cette situation. Les secousses &#233;conomiques de l'&#233;poque du capitalisme pourrissant, comme l'indiquent justement les th&#232;ses, doivent profond&#233;ment &#233;branler les vieilles cloisons et faciliter le travail de rassemblement r&#233;volutionnaire. Le pire des crimes serait en tout cas pour les r&#233;volutionnaires de faire la moindre concession aux privil&#232;ges et aux pr&#233;jug&#233;s des Blancs. Celui qui donne le petit doigt au d&#233;mon du chauvinisme est perdu. A tout ouvrier blanc, le parti r&#233;volutionnaire doit poser l'alternative : ou bien avec l'imp&#233;rialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d'Afrique du Sud, ou bien avec les ouvriers et paysans noirs contre les f&#233;odaux et esclavagistes blancs et leurs agents au sein de la classe ouvri&#232;re m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de la domination britannique sur la population noire de l'Afrique du Sud ne signifiera pas, bien entendu, la rupture &#233;conomique et culturelle avec l'ancienne m&#233;tropole, si cette derni&#232;re s'est elle-m&#234;me affranchie des pillards imp&#233;rialistes qui l'oppriment. Par l'interm&#233;diaire des Blancs qui lieront dans les faits, dans une lutte commune, leur sort &#224; celui des esclaves coloniaux actuels, l'Angleterre sovi&#233;tique pourra exercer sur l'Afrique du Sud une puissante influence &#233;conomique et culturelle, cette fois, non plus sur la base d'une domination, mais sur celle des principes de l'entraide prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'influence que l'Afrique du Sud sovi&#233;tique exercera sur tout le continent noir sera peut-&#234;tre plus importante encore. Aider les n&#232;gres &#224; rattraper la race blanche, afin de s'&#233;lever, la main dans la main, &#224; de nouvelles hauteurs de la culture, telle sera l'une des t&#226;ches les plus grandioses et les plus nobles du socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux, pour conclure, dire quelques mots de l'organisation l&#233;gale et ill&#233;gale (&#171; Concerning the Constitution of the Party &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses soulignent &#224; juste titre le lien indispensable entre l'organisation, le programme et la tactique du parti. L'organisation doit assurer l'accomplissement de toutes les t&#226;ches r&#233;volutionnaires en compl&#233;tant l'appareil l&#233;gal par un appareil ill&#233;gal. Personne ne propose, bien entendu, de cr&#233;er un appareil ill&#233;gal pour des fonctions qui, dans les conditions actuelles, peuvent &#234;tre remplies par l'appareil l&#233;gal. Mais d&#232;s qu'approche une crise politique, il faut cr&#233;er des cellules de r&#233;serve, ill&#233;gales, de l'appareil, lesquelles pourront, en cas de besoin, s'&#233;tendre. Une certaine partie du travail, d'ailleurs tr&#232;s importante, ne peut en outre, sous aucune condition, &#234;tre faite ouvertement, c'est&#8209;&#224;&#8209;dire sous les yeux de l'ennemi de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la forme la plus importante &#8209; pour la p&#233;riode actuelle &#8209; du travail ill&#233;gal ou semi&#8209;l&#233;gal pour des r&#233;volutionnaires est le travail dans les organisations de masse, avant tout les syndicats [15]. Les chefs des trade&#8209;unions constituent une police officieuse du capital ; ils m&#232;nent contre les r&#233;volutionnaires lutte impitoyable. il faut savoir travailler au sein des organisations de masse sans tomber sous les coups de l'appareil r&#233;actionnaire Le groupe r&#233;volutionnaire &#224; l'int&#233;rieur des syndicats qui apprend par son exp&#233;rience toutes les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires de la conspiration saura poursuivre son travail dans une situation d'ill&#233;galit&#233; quand les circonstances l'exigeront [16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Les &#171; th&#232;ses &#187; en question avaient &#233;t&#233; r&#233;sum&#233;es dans le Bulletin de la L.C.I., n&#176; 2, avec un premier commentaire de Ruth Fischer. Les militants d'Afrique du Sud proches de l'Opposition de gauche qui avaient &#233;t&#233; exclus &#224; partir de 1930 du Communist Party of South Africa (C.P.S.A.) s'&#233;taient regroup&#233;s en 1933 dans le Lenin Club fond&#233; au Cap. Deux tendances s'y affrontaient qui avaient l'une et l'autre r&#233;dig&#233; des th&#232;ses en vue de l'&#233;laboration d'un programme pour l'Afrique du Sud et les avaient envoy&#233;es &#224; Trotsky. Trotsky r&#233;pond ici aux th&#232;ses de la majorit&#233; (qui va devenir le Spartacus Club et le Workers Club, avec comme organe Umlilo Mollo &#8209; la Flamme &#8209;), et il est vraisemblable qu'il ne re&#231;ut pas les th&#232;ses de la minorit&#233; (qui allait devenir le 4th International Club avec comme organe Workers Voice &#8209; Izwi Bazebenzi). Cette derni&#232;re, dans son texte fondamental (manifeste du Lenin Club du 1&#176; mai 1934), opposait l'unit&#233; entre travailleurs blancs et travailleurs noirs au mot d'ordre avanc&#233; par le C.P.S.A. depuis le d&#233;but de la &#171; 3&#176; p&#233;riode &#187;, celui d'une &#171; R&#233;publique noire &#187;, en expliquant qu'il aboutissait &#224; faire des paysans arri&#233;r&#233;s l'avant&#173;garde de la r&#233;volution. Elle soulignait l'opposition d'int&#233;r&#234;ts entre les colons d'origine hollandaise, la &#171; bourgeoisie des Boers &#187;, et l'imp&#233;rialisme britannique, et insistait pour le d&#233;veloppement d'activit&#233;s l&#233;gales de l'organisation r&#233;volutionnaire. La majorit&#233; &#8209; dont Trotsky avait les th&#232;ses en main &#8209; affirmait au contraire que la r&#233;volution agraire &#233;tait en Afrique du Sud le probl&#232;me n&#176; 1, auquel la question nationale &#233;tait subordonn&#233;e. Elle consid&#233;rait la bourgeoisie boer comme une fraction de l'imp&#233;rialisme britannique dominant, affirmait en outre que les conditions sp&#233;cifiques de la soci&#233;t&#233; sud-africaine condamnaient les r&#233;volutionnaires &#224; l'action clandestine. Une note dans le Bulletin n&#176; 5 pr&#233;cisait que les th&#232;ses auxquelles Trotsky r&#233;pondait &#233;tait celles de la Communist League : il n'y avait pourtant pas d'organisation portant ce nom en Afrique du Sud, mais seulement le projet de la fonder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Trotsky fait allusion ici au fait que le mot d'ordre stalinien de &#171; r&#233;publique noire &#187; propos&#233; par Boukharine et le militant de couleur du C.P.S.A. La Guma et adopt&#233; en 1928, avait amen&#233;, en r&#233;action, les bolcheviks &#8209;l&#233;ninistes sud&#8209;africains auteurs des th&#232;ses &#224; affirmer que c'&#233;tait la question agraire qui constituait l'alpha et l'om&#233;ga de la r&#233;volution en Afrique du Sud, en sous&#8209;estimant du coup la question nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Le terme de dominion &#233;tait alors employ&#233; pour ceux des territoires du Commonwealth britannique qui &#233;taient dot&#233;s d'un gouvernement &#171; autonome &#187; et &#224; qui le droit de s&#233;cession avait &#233;t&#233; express&#233;ment reconnu en 1931. Mais, dans le dominion d'Afrique du Sud, la majorit&#233; de la population, les Noirs, expropri&#233;s et priv&#233;s de tout droit, se trouvaient soumis &#224; un perp&#233;tuel va&#8209;et&#8209;vient entre le travail v&#233;ritablement servile dans les plantations, les ports, les mines, les usines des villes, d'un c&#244;t&#233;, et les conditions de famine qui leur &#233;taient faites dans les &#171; r&#233;serves &#187; par un Etat repr&#233;sentant l'imp&#233;rialisme et les capitalistes Sud&#8209;Africains. Selon le t&#233;moignage de M. Hosea Jaffe, l'historien du mouvement de lib&#233;ration d'Afrique du Sud, cette d&#233;finition de Trotsky est entr&#233;e &#224; cette date dans le langage du mouvement de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Le 5&#176; congr&#232;s de I'I.C., tenu au lendemain de la mort de L&#233;nine et de la victoire dans le parti de la tro&#239;ka Zinoviev&#8209;Kamenev&#8209;Staline sur l'opposition de gauche de 1923, avait marqu&#233;, selon Trotsky, le d&#233;but de l'abandon des positions th&#233;oriques et programmatiques &#233;labor&#233;es par les quatre premiers congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] La &#171; dictature d&#233;mocratique des ouvriers et des paysans &#187; &#233;tait la formule propos&#233;e par L&#233;nine, avant avril 1917, pour les pays coloniaux et semi&#8209;coloniaux, y compris la Russie. Elle avait servi et servait encore de cheval de bataille &#224; la direction stalinienne de l'Internationale communiste, qui l'opposait &#224; celle de la &#171; dictature du prol&#233;tariat &#187; qui d&#233;coulait de la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Les constitutionnels d&#233;mocrates &#8209; K.D. ou cadets &#8209; &#233;taient en Russie tsariste le parti d&#233;mocrate bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Adress&#233;e formellement &#224; la majorit&#233; dont il connaissait les th&#232;ses, cette critique valait &#233;galement pour la minorit&#233; du Lenin Club. Les deux groupes &#233;taient en effet anim&#233;s par des militants d'origine europ&#233;enne dont la majorit&#233; avaient tendance &#224; maintenir la balance &#233;gale entre travailleurs noirs opprim&#233;s et travailleurs blancs privil&#233;gi&#233;s. La prise de position tr&#232;s ferme de Trotsky sur ce point levait toute ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Les bolcheviks&#8209;l&#233;ninistes d'Afrique du Sud, qui refusaient le mot d'ordre de &#171; r&#233;publique noire &#187; n'acceptaient pas pour autant ce &#171; droit &#224; la s&#233;paration &#187;, lequel pouvait en effet impliquer une partition de l'Afrique du Sud sur une base raciale, rejetant les Noirs dans les parties les plus pauvres. Hosea Jaffe, huit ans plus tard, soulignait que la situation en Afrique du Sud &#233;tait &#224; l'oppos&#233; de celle de la Russie tsariste. Le r&#233;gime tsariste avait opprim&#233; les nationalit&#233;s en tant que telles et leur avait appliqu&#233; une rigoureuse russification alors que le syst&#232;me sud&#8209;africain favorisait un tribalisme artificiel : le peuple noir aspirait, selon eux, non &#224; l'&#171; autod&#233;termination &#187;, mais &#224; l'unit&#233;. Majorit&#233; et minorit&#233; &#233;taient d'accord l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Le terme d'&#171; &#233;pigones &#187; &#8209; &#233;quivalent p&#233;joratif de &#171; successeurs &#187; - est utilis&#233; couramment par Trotsky pour d&#233;signer la direction apr&#232;s L&#233;nine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Le parti socialiste polonais (P.P.S.) que dirigeait le vieux conspirateur Jozef Pilsudski (1867&#8209;1935), futur mar&#233;chal et dictateur, constituait dans les r&#233;gions polonaises de l'empire tsariste l'une des principales organisations politiques nationalistes, bien qu'il f&#251;t par ailleurs membre de la II&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Le Dachnaktsoutioun &#233;tait le parti r&#233;volutionnaire arm&#233;nien, fond&#233; &#224; Tiflis en 1890 avec comme objectif l'ind&#233;pendance de l'Arm&#233;nie turque. Il &#233;tait devenu le parti de l'ind&#233;pendance arm&#233;nienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Dans une Ukraine o&#249; les traditions nationales &#233;taient tr&#232;s vivaces, les mouvements nationalistes unis avaient occup&#233; le pouvoir pendant quelque temps en 1917&#8209;1918. Mais une partie des nationalistes s'&#233;tait ralli&#233;e au pouvoir sovi&#233;tique, avec l'ancien chef du gouvernement Vinnichenko, tandis que le chef de l'arm&#233;e, Petljura, s'alliait &#224; la Pologne blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Le Congr&#232;s national indig&#232;ne d'Afrique du Sud avait &#233;t&#233; fond&#233; en janvier 1912 par diverses personnalit&#233;s originaires d'Afrique du Sud exer&#231;ant des professions lib&#233;rales ou intellectuelles en Grande&#8209;Bretagne et aux Etats&#8209;Unis. Il &#233;tait devenu en 1925 le Congr&#232;s national africain (A.N.C.) Premi&#232;re organisation politique d'Afrique du Sud &#224; pr&#233;senter un programme qui reposait sur l'unit&#233; bantou, l'&#233;galit&#233; politique, &#233;conomique et sociale entre Noirs et Blancs dans l'Eglise et l'Etat, la suppression de toute forme d'apartheid, etc. Il &#233;tait le principal parti nationaliste dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Commentant dix ans plus tard cette lettre de Trotsky, un dirigeant trotskyste d'Afrique du Sud jusqu'en 1946, M. Awerbuch, dit A. Mon, relevait le manque d'information de Trotsky qui avait l'impression qu'il &#171; existait r&#233;ellement, &#233;conomiquement et mat&#233;riellement, une paysannerie parmi les Africains, vivant avant tout de la terre et qui ne faisait que vouloir plus de terre &#187;. Il soulignait au contraire que la v&#233;rit&#233; &#233;tait que des millions d'Africains avaient faim de terre et aspiraient &#224; devenir paysans, mais qu'ils n'&#233;taient en fait &#171; paysans que dans leurs aspirations. &#187; Il soulignait n&#233;anmoins que le fait qu'il n'existe pas en Afrique du Sud de paysannerie africaine ne faisait que donner plus de poids au mot d'ordre de la terre. (A. Mon, &#171; A Comment on Trotsky's Letter to South Africa &#187;, Worker's Voice, organe de la Fourth International Organisation of South Africa (F.I.O.S.A.) , juillet 1945, vol. 1, n&#176;2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] Les th&#232;ses ne mentionnaient pas la &#171; question syndicale &#187; car une th&#232;se sp&#233;ciale sur cette question avait au pr&#233;alable &#233;tait adopt&#233;e unanimement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Selon M. Hosea Jaffe (Lettre &#224; P. Brou&#233; du 2 octobre 1978), ce texte de Trotsky constitua le point de d&#233;part d'une longue et riche discussion &#224; l'int&#233;rieur de toutes les organisations antiracistes et anti&#8209;imp&#233;rialistes sud&#8209;africaines, &#224; laquelle prirent part des hommes et des femmes qui allaient figurer parmi les fondateurs et animateurs d'organisations comme la All&#8209;African Convention (1936) la National Liberation League (1938), le Non European United Front (1939), le Non European Unity Movement (1943), etc. M. Jaffe consid&#232;re en effet que le programme du mouvement de lib&#233;ration d'Afrique du Sud a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; &#224; partir des id&#233;es fondamentales exprim&#233;es par Trotsky dans ce texte, &#224; ses yeux historique. Dans l'imm&#233;diat, les id&#233;es d&#233;velopp&#233;es par Trotsky : importance de la question agraire, refus de la diff&#233;renciation entre &#171; imp&#233;rialisme britannique &#187; et &#171; bourgeoisie boer &#187;, accent mis sur l'unit&#233; des opprim&#233;s &#171; non europ&#233;ens &#187; l'emport&#232;rent dans le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Baruch Hirson
&lt;p&gt;Les groupes trotskystes en Afrique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vue r&#233;trospective&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'HISTOIRE des trotskystes sud-africains dans les ann&#233;es 1930 et dans la d&#233;cennie suivante n'a jamais &#233;t&#233; rendue disponible ni discut&#233;e avec les nouvelles recrues. Il y avait des histoires vagues, mais pas de faits concrets. Aucun ancien membre des groupes n'a &#233;crit sur ses exp&#233;riences, et il y a eu un silence si profond que certains noms de camarades n'ont pu &#234;tre mentionn&#233;s. J'ai appris dans les ann&#233;es 40 qu'il y avait eu une nonne &#224; la t&#234;te du Parti des travailleurs d'Afrique du Sud. Mais aucun d&#233;tail n'&#233;tait disponible, m&#234;me si elle &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;e (comme je l'ai d&#233;couvert plus tard) en 1942. Le membre dirigeant de la WPSA, s'il &#233;tait mentionn&#233;, &#233;tait toujours appel&#233; &#171; M. B &#187;. C'&#233;tait tout. M&#234;me lorsque nous avons appris dans les ann&#233;es 1970 qu'il &#233;tait M. Burlak, on ne nous a jamais dit son pr&#233;nom. L'autre groupe principal, la quatri&#232;me Organisation internationale d'Afrique du Sud (un nom pr&#233;tentieux), &#233;tait ouvert,mais nous avons peu appris sur ses membres ou sur ce qu'ils ont fait. Il y avait peut-&#234;tre peu de choses &#224; cacher sur leurs activit&#233;s, car ils le faisaient tr&#232;s peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des groupes &#224; Johannesburg &#233;tait &#233;galement inconnue. Personne &#224; Johannesburg n'avait tenu de registre, il n'y avait ni lettres ni proc&#232;s-verbaux, et les noms de la plupart de ceux qui avaient rejoint les groupes trotskystes n'&#233;taient pas enregistr&#233;s. Il n'y avait rien, jusqu'&#224; ce que les documents de l'Institut lib&#233;ral d'Afrique du Sud soient disponibles et que les dossiers de Lynn Safferys aient &#233;t&#233; ouverts. Ce n'est qu'alors que l'histoire de Max Gordon est devenue disponible. Il y a eu quelques d&#233;couvertes plus tard, mais comme l'histoire des trois singes, rien n'a &#233;t&#233; vu, dit ou entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, dans une maison d&#233;serte du Cap, autrefois r&#233;sidence de Clare Goodlatte, une bo&#238;te de documents a &#233;t&#233; retrouv&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1980. Il y a encore un myst&#232;re autour de cette d&#233;couverte. Ils sont apparemment entr&#233;s en possession d'une &#171; poussette &#187; (une personne qui vivait du produit de mat&#233;riaux pr&#233;lev&#233;s sur des propri&#233;t&#233;s abandonn&#233;es ou d&#233;molies) qui les a vendues en deux portions. J'ai pu obtenir des copies des deux sections. Apr&#232;s avoir maintenu le secret absolu pendant cinq d&#233;cennies, les documents r&#233;v&#233;lant le fonctionnement interne de la section principale ont &#233;t&#233; colport&#233;s et vendus. Les documents comprenaient des projets d'articles pour la revue The Spark, des proc&#232;s-verbaux de r&#233;unions, des documents, des lettres, des formulaires d'adh&#233;sion et des proc&#232;s-verbaux. Ces documents (au total un millier ou plus), une fois d&#233;m&#234;l&#233;s, offraient une image unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette collection a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;e par des lettres &#233;crites par Clare Goodlatte (la nonne rouge) &#224; un ancien &#233;tudiant, trouv&#233;es dans la biblioth&#232;que sud-africaine et compl&#233;t&#233;es par une recherche dans le d&#233;partement d'&#233;ducation de l'Universit&#233; de Rhodes, Grahamstown, o&#249; elle avait autrefois si&#233;g&#233; en tant que directrice de l'&#233;cole de formation des enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai trouv&#233; aucun document de FIOSA. Mais lorsque j'ai visit&#233; la Biblioth&#232;que des Documents Internationaux Contemporains &#224; Nanterre en 1991 pour regarder les papiers du Secr&#233;tariat Uni de la Quatri&#232;me Internationale, j'ai trouv&#233; une carte faisant r&#233;f&#233;rence aux papiers de la FIOSA. Ceux-ci ne peuvent &#234;tre consult&#233;s qu'&#224; la fin des ann&#233;es 1990 sans l'autorisation du d&#233;posant inconnu. Cela continue la politique de la folie. M&#234;me les journaux publics en Europe n'ont qu'une r&#232;gle de 30 ans, ce qui est absurde. Je n'avais pas le temps d'attendre la permission et je n'&#233;tais pas int&#233;ress&#233;. Si un historien souhaite enqu&#234;ter sur ces documents &#224; une date ult&#233;rieure, ce don &#224; l'homme ou &#224; la femme leur sera offert. &#192; l'exception du mat&#233;riel de la collection WPSA et de quelques documents des archives Trotsky &#224; Harvard, rien d'autre n'a &#233;t&#233; trouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents de la WIL ont &#233;t&#233; en grande partie d&#233;truits lorsque ses chambres ont &#233;t&#233; incendi&#233;es par des incendiaires. Les papiers et publications imprim&#233;es que j'ai r&#233;cup&#233;r&#233;s &#224; l'&#233;poque ont &#233;t&#233; plac&#233;s sous la garde de l'Universit&#233; du Witwatersrand, et ceux-ci ont &#233;t&#233; photographi&#233;s &#224; une date ult&#233;rieure pour l'Institut Hoover. J'ai copi&#233; d'autres documents de la collection d&#233;tenue par Nachum Such &#224; Beer Sheba. Personne, &#224; part moi, n'a &#233;crit sur les activit&#233;s ou les membres de la WIL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut un temps o&#249; les adh&#233;rents sud-africains de l'Opposition de gauche (trotskystes) auraient eu un impact substantiel sur la politique de l'Afrique du Sud et avaient fourni des cadres dirigeants pour les mouvements trotskystes en Chine, en Inde, aux &#201;tats-Unis et en Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau international, au cours de la premi&#232;re d&#233;cennie d'existence du mouvement, Frank Glass (Li Fu-jen / Furen) a d&#233;m&#233;nag&#233; en Chine puis aux &#201;tats-Unis, Murray Gow Purdy en Inde, Ted Grant, Max Basch (Sid Frost), Charlie van Gelderen, Ralph et Millie Lee, Heaton Lee, Ann Keen et d'autres en Grande-Bretagne. Il y avait aussi des personnes qui ont rejoint ou ont &#233;t&#233; associ&#233;es &#224; des groupes trotskystes et ont &#233;t&#233; acclam&#233;es plus tard pour avoir travaill&#233; dans leurs propres sp&#233;cialit&#233;s. Parmi ceux-ci figuraient Peter Abrahams, le romancier, Frederick Bodmer, dont le travail en linguistique a &#233;t&#233; largement acclam&#233; lors de la publication de son Loom of Language, Dorothea Krook, une experte reconnue sur les &#233;crits ult&#233;rieurs de Henry James, et Joseph Sandier, actuellement pr&#233;sident de l'Internationale Association de psychanalyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins connus sont ceux qui ont rejoint les groupes sud-africains et constitu&#233; un cadre. Ils ont publi&#233; les journaux marxistes les plus importants du pays, distribu&#233; des journaux et publi&#233; le Manifeste communiste en afrikaans, particip&#233; &#224; des manifestations contre la conqu&#234;te italienne de l'&#201;thiopie, se sont joints aux luttes contre les Greyshirts (le mouvement fasciste local) et ont &#233;t&#233; parmi les d'abord pour condamner les crimes de Staline. De leurs rangs sont sortis des membres qui, s&#233;par&#233;ment ou collectivement, ont contribu&#233; &#224; la construction de la Ligue de lib&#233;ration nationale, puis des organes qui composaient le Mouvement d'unit&#233; non europ&#233;enne, un mouvement de lib&#233;ration nationale qui a attir&#233; des milliers d'hommes et de femmes dans la province du Cap. Leur chef, IB Tabata,aurait exerc&#233; une puissante influence sur Nelson Mandela et les hommes qui devaient devenir les dirigeants du Congr&#232;s national africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Cap, leurs membres sont devenus les dirigeants de la (Coloured) Teachers League d'Afrique du Sud et de la Cape African Teachers Association ; ils ont domin&#233; la gauche intellectuelle de Cape Town &#224; travers le Club L&#233;nine, le Club Spartacus et ensuite le New Era Fellowship. [1] Ils recrutaient dans leurs rangs des universitaires et, dans une moindre mesure, des ouvriers, et pouvaient m&#234;me compter une ancienne religieuse comme membre dirigeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des groupes du Transvaal &#233;tait diff&#233;rente. L&#224;, les premiers membres de l'opposition de gauche ont &#233;t&#233; impliqu&#233;s dans le travail syndical. Ils ont &#233;t&#233; succ&#233;d&#233;s par Max Gordon, un trotskyste qui avait d&#233;m&#233;nag&#233; du Cap, et avait construit le premier grand mouvement syndical noir du Transvaal. &#192; un stade ult&#233;rieur, apr&#232;s le retour de Gordon au Cap, un nouveau groupe trotskyste, la Workers International League (WIL), est entr&#233; et a eu une position influente dans les syndicats noirs. La WIL a &#233;galement convaincu des hommes et des femmes qui ont jou&#233; un r&#244;le important dans les luttes communautaires et (comme au Cap) a produit un certain nombre de journaux et de revues. Les groupes, au Cap et &#224; Johannesburg, &#233;taient toujours petits, mais ils avaient un effet bien sup&#233;rieur &#224; leur nombre. Pourtant, malgr&#233; l'espoir qu'ils ont inspir&#233; avec leur message, les groupes ont tous disparu,ne laissant aucun mouvement dans le pays. [2] Apr&#232;s la construction d'un mouvement syndical renaissant, amenant des milliers de travailleurs dans les rues apr&#232;s 1973, une r&#233;volte &#233;tudiante en 1976-77 qui a balay&#233; l'Afrique du Sud et a attir&#233; des communaut&#233;s locales enti&#232;res, et une nouvelle vague de r&#233;voltes en 1984-86, il Il n'y a pas de mouvement trotskyste efficace dans le pays, seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affili&#233;s aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun r&#244;le de premier plan dans les &#233;v&#233;nements du pays.seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affili&#233;s aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun r&#244;le de premier plan dans les &#233;v&#233;nements du pays.seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affili&#233;s aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun r&#244;le de premier plan dans les &#233;v&#233;nements du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y a-t-il quelque chose dans l'histoire de ces groupes dont on peut tirer des le&#231;ons pour qu'un nouveau mouvement dynamique puisse &#233;merger ? Qu'est-ce qui a mal tourn&#233; en Afrique du Sud pour nier le travail qui semblait si prometteur avant et pendant la Seconde Guerre mondiale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;buts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes trotskystes en Afrique du Sud ne sont pas n&#233;s dans le sang, mais dans la confusion. Ils ne sont pas apparus &#224; la suite de puissantes luttes ouvri&#232;res ou communautaires. Ils ont vu le jour lorsque les travailleurs sud-africains (ou la petite main-d'&#339;uvre qui avait r&#233;cemment vu le jour) ont &#233;t&#233; confus et d&#233;courag&#233;s, s'accrochant &#224; leur emploi pendant la d&#233;pression massive qui a frapp&#233; le pays en 1929-1931. Ils sont apparus alors que la classe ouvri&#232;re internationale &#233;tait encore sous le choc de la victoire du nazisme en Allemagne et des d&#233;faites massives ailleurs, et quand il y avait une d&#233;sillusion croissante au sein de l'Internationale communiste et du Parti communiste local. Les groupes qui sont apparus localement ont attir&#233; leurs membres parmi les socialistes expuls&#233;s par le Parti communiste d'Afrique du Sud (CPSA) ou ses organisations de fa&#231;ade,ou des individus qui recherchaient une solution socialiste pour contrer une soci&#233;t&#233; raciale et exploiteuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Cap, le petit groupe de r&#233;volutionnaires &#233;tait issu du Parti communiste, du Parti travailliste ind&#233;pendant, de groupes auxiliaires communistes comme le Gezerd 2, des groupes culturels et litt&#233;raires [3] ou de nouveaux arrivants d'Europe de l'Est. Ils avaient un certain nombre de positions communes sur les questions &#233;trang&#232;res, y compris un antifascisme sans compromis, un soutien inconditionnel &#224; l'URSS dans la guerre qui &#233;tait anticip&#233;e et une condamnation du Komintern et de sa politique. L'un des facteurs les plus importants qui ont contribu&#233; &#224; pr&#233;cipiter la formation de groupes trotskystes en Afrique du Sud a &#233;t&#233; l'imposition du slogan de la R&#233;publique noire par le Komintern au CPSA - la question qui a conduit Frank Glass puis Manuel Lopes &#224; &#233;crire au journal trotskyste am&#233;ricain, Le Militant. [4] Beaucoup n'&#233;taient trotskystes que de nom. Comme d'autres en Europe et ailleurs,ils en savaient peu sur la plate-forme de l'opposition de gauche ou sur la situation en Union sovi&#233;tique, mais tous &#233;taient constern&#233;s par les nouvelles des &#233;v&#233;nements en URSS. Ce n'est qu'apr&#232;s que des exemplaires de The Militant ont &#233;t&#233; re&#231;us en Afrique du Sud que certaines questions sont devenues plus claires, mais il y avait beaucoup de choses qui restaient opaques pour les nouveaux adh&#233;rents &#224; l'Opposition de gauche internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets des m&#233;thodes staliniennes sur ceux qui ont form&#233; les premiers groupes trotskystes n'ont pas re&#231;u suffisamment d'attention de la part des historiens. Premi&#232;rement, il faut souligner que les troubles au sein des partis communistes locaux ont affect&#233; l'ensemble du mouvement socialiste. Les expulsions, les attaques vicieuses (verbales et physiques), ou les tactiques changeant rapidement pour r&#233;pondre aux demandes de Moscou, ont rendu difficile pour tout groupe socialiste d'attirer un large public. Mais la pourriture est all&#233;e plus loin et a in&#233;vitablement affect&#233; le fonctionnement des groupes d'opposition. Malgr&#233; toute la r&#233;pugnance contre les m&#233;thodes utilis&#233;es &#224; l'int&#233;rieur des partis communistes, ceux qui &#233;taient venus du CPSA ont &#233;t&#233; touch&#233;s par la r&#233;duction grossi&#232;re du marxisme aux clich&#233;s, l'idolisation excessive des dirigeants, le singe des dirigeants du Komintern dans leur utilisation des invectives. et la brutalisation des relations au sein du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont apport&#233; avec eux de la CPSA, avec leur d&#233;go&#251;t pour la politique du Komintern, les luttes intestines, l'amertume et la boue rustre qui &#233;taient devenus la marque de la propagande et des r&#233;unions du Parti communiste. Bien que d&#233;termin&#233;s &#224; travailler selon de nouvelles lignes, ils s'&#233;taient impr&#233;gn&#233;s des traits tr&#232;s staliniens qu'ils s'&#233;taient engag&#233;s &#224; combattre. Leur vision du monde s'&#233;tait form&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de la CPSA, et leur cadre th&#233;orique avait &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233;, dans une large mesure, par la litt&#233;rature du Komintern. En cons&#233;quence, les trotskystes se sont chamaill&#233;s, ils se sont s&#233;par&#233;s et ils semblaient parfois, en particulier au Transvaal, ne gu&#232;re mieux que les communistes dans leurs relations internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leur honneur, ils ont rompu avec la CPSA et le Komintern, mais les cons&#233;quences n'&#233;taient que trop &#233;videntes. Ils ont d&#251; faire face non seulement &#224; des groupes de droite hostiles regroup&#233;s en gangs fascistes, mais aussi &#224; l'assaut acharn&#233; des membres de la CPSA. Ils &#233;taient assi&#233;g&#233;s et isol&#233;s, et trouvaient qu'il &#233;tait trop facile de se replier dans un sectarisme pharisa&#239;que. La d&#233;fense des positions r&#233;volutionnaires s'est transform&#233;e en affirmations dogmatiques, et &#224; partir de l&#224;, il ne s'agissait que d'un pas vers des allumettes internes, des suspensions, des expulsions et m&#234;me des coups de poing. En cela, ils n'&#233;taient pas sans rappeler de petits groupes partout qui essayaient de r&#233;cup&#233;rer ce qu'ils pouvaient du marxisme dans les activit&#233;s contre-r&#233;volutionnaires insensibles des apparatchiks du Komintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers trotskystes ont &#233;galement d&#251; &#233;laborer un nouveau programme et une nouvelle perspective pour le socialisme. Ils pensaient qu'eux seuls pouvaient &#234;tre les d&#233;fenseurs des r&#233;alisations de 1917, donner une avance &#224; la classe ouvri&#232;re sud-africaine et sauver le marxisme de l'extinction. Leurs id&#233;es internationalistes ont &#233;t&#233; tir&#233;es en grande partie des pages des quelques revues qui ont atteint l'Afrique du Sud des &#201;tats-Unis ou de l'Europe, et des points de presse du Secr&#233;tariat international de l'opposition de gauche. [5] Leur programme de revendications locales a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; dans des discussions de groupe avec le peu qu'ils pouvaient sauver du Parti communiste - bien que certaines de leurs formulations semblaient in&#233;vitablement comme si elles n'&#233;taient que de vieilles id&#233;es r&#233;&#233;crites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres des nouveaux groupes ont entrepris de se forger une position qui les distinguerait de l'ACSP et deviendrait la base de l'activit&#233;. Ils ont commenc&#233; par proposer des alternatives &#224; la CPSA, en particulier la position adopt&#233;e par le Komintern en 1928, alors que la r&#233;volution mondiale &#233;tait dite imminente et que chaque section devait adapter son programme pour faire face &#224; cette &#233;ventualit&#233;. La CPSA a &#233;t&#233; charg&#233;e de travailler pour une R&#233;publique noire et d'adopter une politique syndicale impliquant le contr&#244;le du parti et utilisant des m&#233;thodes &#171; r&#233;volutionnaires &#187; pour &#233;lever la conscience des travailleurs. Au d&#233;part, les trotskystes se sont oppos&#233;s au slogan de la R&#233;publique noire, mais l'ont invers&#233; (au moins th&#233;oriquement) apr&#232;s avoir demand&#233; l'avis de Trotsky. Mais sur la question syndicale, ils ont continu&#233; dans le m&#234;me sens que les staliniens. En th&#233;orie, ils voulaient prendre le contr&#244;le des syndicats,ou du moins cr&#233;er une fraction serr&#233;e dans ces organisations gr&#226;ce &#224; laquelle ils pourraient contr&#244;ler les activit&#233;s. Ils ont &#233;galement persist&#233; &#224; appeler &#224; une action directe jusqu'&#224; ce que Max Gordon, l'organisateur le plus remarquable du Transvaal, ait recours &#224; la lente construction des syndicats noirs avec un recours minimum &#224; la gr&#232;ve et utilisant les institutions de l'&#201;tat pour garantir leurs revendications. [6]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du Cap&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes en Afrique du Sud qui adh&#233;raient &#224; l'Opposition de gauche internationale &#233;taient toujours minuscules et frapp&#233;s par la pauvret&#233;. Il n'y avait que des succursales au Cap et &#224; Johannesburg, avec une poign&#233;e de partisans &#224; Durban et &#224; Port Elizabeth. Ce n'&#233;tait pas tr&#232;s diff&#233;rent de la propagation du Parti communiste : cela refl&#233;tait la raret&#233; de la population et l'implantation des transports, des coll&#232;ges et de l'industrie. Les diff&#233;rentes structures sociales des provinces ont in&#233;vitablement affect&#233; les perceptions et les activit&#233;s des groupes ; ils devaient trouver leurs &#233;lecteurs parmi la population locale et proposer des id&#233;es qui obtiendraient une r&#233;ponse. Dans certaines r&#233;gions, cela s'est av&#233;r&#233; presque impossible. Les travailleurs blancs ont &#233;t&#233; pris dans un r&#233;seau de racisme qui les a rendus inaccessibles pour la plupart, et &#224; Natal, les travailleurs et &#233;tudiants indiens, s'ils sont actifs politiquement,&#233;taient fortement attir&#233;s par Gandhi, Nehru et le Congr&#232;s national indien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Cap occidental, les groupes devaient &#233;galement trouver des moyens de gagner le peuple de couleur, un peuple pris par la l&#233;gislation s&#233;gr&#233;gatoire dans le gouffre entre les blancs et les africains. Par cons&#233;quent, les trotskystes du Cap, apr&#232;s avoir p&#233;niblement recrut&#233; des individus, se sont concentr&#233;s sur le travail dans des clubs de discussion, organisant les enseignants (de couleur et africains), et un groupe a fait appel aux groupes paysans du Transkei et de Ciskei dans l'est du Cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joe Pick, un membre fondateur de l'ACSP, a &#233;t&#233; le premier &#224; &#233;crire au nom d'un groupe au Secr&#233;tariat international pour l'affiliation &#224; l'opposition de gauche. R&#233;dig&#233;e en 1932, sa lettre &#233;tait br&#232;ve et ne fournissait aucun d&#233;tail. Il semble que le groupe se composait principalement de Juifs, dont la plupart avaient fait partie de la CPSA ou d'organisations associ&#233;es &#224; ce parti. Le point de rep&#232;re suivant fut le lancement du Club L&#233;nine le 29 juillet 1933. Ses membres &#233;taient majoritairement juifs. [7] Cela a chang&#233; en 1934 lorsque certains membres de l'ILP ont fusionn&#233; avec le Club L&#233;nine et que les acad&#233;mies ont &#233;t&#233; invit&#233;es &#224; donner des conf&#233;rences. Par la suite, le club semble &#234;tre devenu un centre de discussions socialistes s&#233;rieuses attirant un public important, offrant des r&#233;unions de c&#233;l&#233;bration le 1er mai ou l'anniversaire de la r&#233;volution russe et mettant en sc&#232;ne des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cherchant des pistes d'activit&#233; politique, les membres du club ont trouv&#233; plusieurs probl&#232;mes sociaux autour desquels s'agiter et s'organiser. Premi&#232;rement, il y a eu un ch&#244;mage &#224; grande &#233;chelle &#224; la suite de la d&#233;pression, qui a touch&#233; le plus durement les travailleurs de couleur et africains. [8] Cela a conduit &#224; la formation d'une organisation de ch&#244;meurs dans laquelle &#233;taient actifs des personnes engag&#233;es dans l'opposition de gauche, dont le Dr Goolam Gool et Max Gordon - Gool &#233;tant un futur dirigeant du mouvement d'unit&#233; non europ&#233;enne, Gordon des syndicalistes de la Transvaal. Cependant, les organisations de ch&#244;meurs ont une dur&#233;e limit&#233;e. Au milieu de 1935, ce travail &#233;tait termin&#233; [9].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un petit groupe de membres du Club L&#233;nine, r&#233;solus &#224; lancer un parti politique, a commenc&#233; &#224; r&#233;diger un programme en ao&#251;t 1934. Cela a conduit &#224; une scission qui a domin&#233; la politique trotskyste jusqu'&#224; ce que tous les groupes se dissolvent. Ceux qui formaient la majorit&#233; s'appelaient le Parti des travailleurs d'Afrique du Sud (WPSA). La minorit&#233; a pris le nom de Ligue communiste d'Afrique du Sud (CLSA), mais semble avoir &#233;t&#233; connue uniquement sous le nom de Club L&#233;nine. Quatre th&#232;mes sont devenus le sujet de &#171; th&#232;ses &#187; : l'&#233;conomie politique du pays, la guerre mondiale attendue, la nature de l'organisation socialiste et la n&#233;cessit&#233; de travailler dans les syndicats. Celles-ci ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es, diffus&#233;es et envoy&#233;es au Secr&#233;tariat international. D'autres questions divisaient les membres des groupes en lice, mais elles n'apparaissaient pas dans les projets de programmes. Le plus important d'entre eux &#233;tait la soi-disant tactique entr&#233;eniste,sur lequel il y a eu une discussion approfondie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rences qui sont apparues parmi ces premiers trotskystes &#233;taient &#224; la fois de principe et personnelles. Cela a conduit &#224; des attaques vitup&#233;ratives contre l'honn&#234;tet&#233;, la sinc&#233;rit&#233; et la capacit&#233; des membres individuels. Certaines des critiques personnelles auraient pu &#234;tre justifi&#233;es, mais les attaques n'ont rien fait pour clarifier les diff&#233;rences th&#233;oriques fondamentales entre les groupes. En cons&#233;quence, certains membres sont pass&#233;s d'un groupe &#224; un autre, et certains se sont de nouveau crois&#233;s. D'autres ont laiss&#233; les factions d&#233;sesp&#233;r&#233;es. Avec chaque groupe comptant probablement une douzaine au plus (bien que la Ligue communiste en revendiqu&#226;t un plus grand nombre), il s'agissait d'une s&#233;rie de temp&#234;tes en d&#233;s qui n'&#233;taient pas pertinentes pour les luttes politiques dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun document ne montre pourquoi ceux qui ont form&#233; le Parti des travailleurs ont plac&#233; la question fonci&#232;re au sommet de leurs revendications. Cela provenait peut-&#234;tre d'une lecture des premiers travaux de L&#233;nine sur la Russie, ou pourrait-il avoir &#233;t&#233; extrait de l'accent mis par le Komintern sur la question fonci&#232;re dans les pays coloniaux au d&#233;but des ann&#233;es 1930. Elle pourrait aussi avoir &#233;t&#233; influenc&#233;e par la s&#233;v&#233;rit&#233; de la d&#233;pression dans les zones rurales (qui avait pr&#233;c&#233;d&#233; le marasme de l'&#233;conomie nationale), ou par les &#233;crits sur la question fonci&#232;re en Afrique du Sud de l'historien lib&#233;ral W MacMillan. Quelle que soit la raison, locale ou internationale, ou les deux, le projet qui est devenu le centre de toutes les discussions futures, tel que formul&#233; par le groupe majoritaire parmi les militants du Club L&#233;nine, portait sur la question fonci&#232;re. [10] Burlak, qui a r&#233;dig&#233; le document (intitul&#233; The Native Question),a produit des statistiques gouvernementales pour montrer qu'il y avait une forte concentration de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re entre les mains d'un petit nombre d'agriculteurs blancs. Parall&#232;lement, les Africains pouvaient poss&#233;der des terres presque exclusivement dans les r&#233;serves, qui couvraient &#224; l'&#233;poque environ 7% de la superficie du pays. C'&#233;tait la reprise de cette terre, pr&#233;tendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l'axe, l'alpha et l'om&#233;ga) de la prochaine r&#233;volution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejet&#233; le slogan de la R&#233;publique noire, qui aurait pu &#234;tre un corollaire &#233;vident de leur programme.C'&#233;tait la reprise de cette terre, pr&#233;tendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l'axe, l'alpha et l'om&#233;ga) de la prochaine r&#233;volution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejet&#233; le slogan de la R&#233;publique noire, qui aurait pu &#234;tre un corollaire &#233;vident de leur programme.C'&#233;tait la reprise de cette terre, pr&#233;tendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l'axe, l'alpha et l'om&#233;ga) de la prochaine r&#233;volution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejet&#233; le slogan de la R&#233;publique noire, qui aurait pu &#234;tre un corollaire &#233;vident de leur programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; tout ce qui a ensuite &#233;t&#233; revendiqu&#233; par la minorit&#233;, aucune contre-th&#232;se formelle sur la question autochtone n'a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e au comit&#233; de r&#233;daction, et le document ou les notes pr&#233;par&#233;s par MN Averbach (le chef de la minorit&#233;) ont &#233;t&#233; plut&#244;t consid&#233;r&#233;s comme une contre-r&#233;solution. qu'une th&#232;se &#224; part enti&#232;re. Le document original r&#233;dig&#233; par Averbach et les documents envoy&#233;s au Secr&#233;tariat international &#224; une date ult&#233;rieure n'ont pas &#233;t&#233; retrouv&#233;s. Cependant, un article paru en f&#233;vrier 1936 dans la Workers Voice, l'organe de la CLSA, sur la question fonci&#232;re est obtus. Le &#171; simple appel &#224; la terre &#187;, a-t-il soutenu, &#171; ne constitue pas un probl&#232;me agraire &#187;. Les Africains chass&#233;s de la terre souffraient principalement des imp&#244;ts. Leur besoin principal n'&#233;tait pas de terres, mais d'all&#233;gements fiscaux. Averbach semble avoir mal compris la position majoritaire. Si les Africains ont plus de terres,&#233;crit-il, les paysans souffriraient encore de ces imp&#244;ts pernicieux qui &#233;taient destin&#233;s &#224; les conduire dans les mines, l'industrie et les fermes. [11] Mais la position majoritaire, aussi sensible qu'elle soit &#224; la faim de terres, n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue pour fournir plus de terres &#224; l'Africain dans un pays inchang&#233;, mais pour trouver un levier pour renverser le capitalisme. La position minoritaire &#233;tait si peu claire sur ce point qu'elle a occult&#233; leur principal argument : &#224; savoir que c'&#233;tait la lutte des travailleurs africains qui serait la cl&#233; du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu &#234;tre prise sans aucun recours &#224; la th&#233;orie et, s'agissant de la th&#233;orie, Averbach et la minorit&#233; n'avaient pas grand-chose &#224; offrir.aussi sensible que ce soit &#224; la faim de terres, n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue pour fournir plus de terres &#224; l'Africain dans un pays inchang&#233;, mais pour trouver un levier par lequel renverser le capitalisme. La position minoritaire &#233;tait si peu claire sur ce point qu'elle a occult&#233; leur principal argument : &#224; savoir que c'&#233;tait la lutte des travailleurs africains qui serait la cl&#233; du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu &#234;tre prise sans aucun recours &#224; la th&#233;orie et, s'agissant de la th&#233;orie, Averbach et la minorit&#233; n'avaient pas grand-chose &#224; offrir.aussi sensible que ce soit &#224; la faim de terres, n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue pour fournir plus de terres &#224; l'Africain dans un pays inchang&#233;, mais pour trouver un levier par lequel renverser le capitalisme. La position minoritaire &#233;tait si peu claire sur ce point qu'elle a occult&#233; leur principal argument : &#224; savoir que c'&#233;tait la lutte des travailleurs africains qui serait la cl&#233; du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu &#234;tre prise sans aucun recours &#224; la th&#233;orie et, s'agissant de la th&#233;orie, Averbach et la minorit&#233; n'avaient pas grand-chose &#224; offrir.que c'&#233;tait la lutte des travailleurs africains qui serait la cl&#233; du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu &#234;tre prise sans aucun recours &#224; la th&#233;orie et, s'agissant de la th&#233;orie, Averbach et la minorit&#233; n'avaient pas grand-chose &#224; offrir.que c'&#233;tait la lutte des travailleurs africains qui serait la cl&#233; du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu &#234;tre prise sans aucun recours &#224; la th&#233;orie et, s'agissant de la th&#233;orie, Averbach et la minorit&#233; n'avaient pas grand-chose &#224; offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur une question d'organisation litigieuse, la majorit&#233; a appel&#233; &#224; un parti r&#233;volutionnaire &#233;troitement structur&#233; avec un secteur clandestin (un point rejet&#233; par la minorit&#233;, qui a dit qu'il fallait exploiter toutes les voies d'activit&#233; tout en tenant les conditions du travail l&#233;gal). Les cons&#233;quences &#233;taient &#233;videntes. La Ligue communiste semblait mener ses activit&#233;s ouvertement et recrutait avec un minimum d'enqu&#234;te sur les ant&#233;c&#233;dents de ses membres. Le Parti des travailleurs du Cap &#233;tait tr&#232;s, sinon excessivement, s&#233;lectif, maintenait une discipline stricte et &#233;tait secret dans nombre de ses activit&#233;s internes du parti. Il y avait des r&#232;gles sur les documents qui pouvaient &#234;tre lus lors des r&#233;unions des sections et sur ce qui ne devait &#234;tre lu que par les membres de l'ex&#233;cutif. C'&#233;tait un r&#233;gime qui a conduit &#224; des commentaires d&#233;risoires de la part des membres de la Ligue [12] Il y avait une certaine logique &#224; l'argument de la majorit&#233;,non seulement parce que c'&#233;tait ce que L&#233;nine avait exig&#233; pour la Russie, mais aussi parce que l'avenir de la d&#233;mocratie (quoi que cela signifiait en Afrique du Sud) n'&#233;tait en aucun cas assur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la terre a &#233;t&#233; trait&#233;e en premier en raison de son importance ult&#233;rieure, mais la premi&#232;re division concernait la guerre &#224; venir. [13] Les th&#232;ses des deux c&#244;t&#233;s s'opposaient &#224; la guerre attendue, mais la minorit&#233; pensait que les Afrikaners blancs pouvaient &#234;tre attir&#233;s vers le mouvement r&#233;volutionnaire en raison de leur position &#171; anti-imp&#233;rialiste &#187; de base. Ils ont donc plaid&#233; pour une position de neutralit&#233; et de collaboration avec l'opposition malanite (c'est-&#224;-dire nationaliste) au parlement. L'analyse de la guerre par Burlak, d'abord dans la th&#232;se, puis dans The Spark, attribue la menace de guerre au financement du capital et condamne &#224; la fois l'Ouest et l'Allemagne pour leur position de guerre. Il ne pouvait y avoir de soutien ni pour l'un ni pour l'autre, et les socialistes devaient appeler &#224; la r&#233;volution pour &#233;liminer le capitalisme, la cause de la fi&#232;vre de la guerre et finalement de la guerre elle-m&#234;me, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, dans une lettre du 12 juin 1935 adress&#233;e au Secr&#233;tariat international, le Parti des travailleurs a fustig&#233; la Ligue communiste. Sa th&#232;se de guerre, disaient-ils, &#233;tait le document le plus meurtrier, et celui qui &#233;tait &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&#233;gal au suicide '' car il contrarierait les populations color&#233;es et africaines:&lt;/code&gt; Nous ne pouvons en aucun cas soutenir les plus d&#233;test&#233;s de la population bantoue, la bourgeoisie blanche, les Malanites. La politique, disaient-ils, &#233;tait l'opportunisme de la pire esp&#232;ce et ils ont ajout&#233; : &#034;Il est regrettable que ni vous ni LD [Trotsky] n'ayez exprim&#233; d'opinion sur les th&#232;ses de guerre.&#034; Il n'y a pas eu de r&#233;ponse &#224; cette plainte. Au lieu de cela, plusieurs lettres du SI ont insist&#233; sur le fait que les groupes &#233;taient trop petits et que les diff&#233;rences n'&#233;taient pas suffisamment importantes pour justifier la scission. Cela a &#233;t&#233; rejet&#233; par la WPSA:ils ont &#233;crit qu'il ne pouvait y avoir d'union avec des gens qui diff&#233;raient si profond&#233;ment sur des questions fondamentales. Il y avait une autre th&#232;se, accept&#233;e par tous, sur la n&#233;cessit&#233; de travailler au sein du mouvement syndical. Malheureusement, les membres de la majorit&#233; et de la minorit&#233; n'ont rien fait &#224; cet &#233;gard au Cap. Bien que les staliniens aient cr&#233;&#233; de nombreux nouveaux syndicats au Cap, les trotskystes &#233;taient plus remarquables pour leur absence dans ce domaine. [14]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, il y avait quatre pr&#233;tendues th&#232;ses (deux sur la guerre) et une contre-th&#232;se sur la question fonci&#232;re. Tous ont &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; l'EI et &#224; Trotsky pour commentaires. [15] Il y a eu deux r&#233;ponses &#224; la th&#232;se principale sur la question autochtone : une de Ruth Fischer (pseudonyme Dubois) et une de Trotsky. Frank Glass &#224; Shanghai et Ted Grant et Max Basch en Grande-Bretagne ont &#233;t&#233; invit&#233;s par l'EI &#224; commenter. Il n'y a eu aucune r&#233;ponse, bien que Basch ait &#233;crit de longues lettres &#224; la WPSA pour soutenir sa position contre l'entr&#233;eisme (voir ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques de Ruth Fischer &#233;taient grossi&#232;res et insensibles [16]. La th&#232;se originale a &#233;t&#233; mal cit&#233;e et l'attention a &#233;t&#233; attir&#233;e sur ce point dans la version traduite qui a &#233;t&#233; distribu&#233;e. Fischer a d&#233;clar&#233; que les statistiques n'&#233;taient pas un substitut &#224; la th&#233;orie (et en cela elle avait raison), puis a d&#233;clar&#233;, en effet, que la th&#232;se &#233;tait inutile parce qu'elle ne prenait pas comme enjeu central la lutte contre l'imp&#233;rialisme britannique. Le slogan &#171; Une terre pour les autochtones &#187; &#233;tait tout &#224; fait correct, mais inad&#233;quat. Puis, arguant que la lib&#233;ration nationale &#233;tait un slogan correct pour l'Afrique du Sud (car, comme le pr&#233;tendait la majorit&#233;, il n'y avait pas de bourgeoisie noire), elle a affirm&#233; que les travailleurs blancs, dont le soutien &#233;tait essentiel, ne pouvaient &#234;tre gagn&#233;s que sur le slogan &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;A bas L'imp&#233;rialisme britannique &#187;. Cela signifierait:&lt;/code&gt; A bas les privil&#232;ges de la race blanche, avancez les autochtones,et aussi la proclamation du droit de se s&#233;parer totalement de l'Empire britannique &#187;. Et ainsi le document a continu&#233;. C'&#233;tait un document de l'&#233;poque, et aurait pu aussi facilement provenir du Komintern. L'imp&#233;rialisme &#233;tait l'ennemi, l'imp&#233;rialisme devait &#234;tre d&#233;truit et tout document qui ne partait pas de cette proposition &#233;tait faux. Mais Fischer avait, en fait, lu trop &#233;troitement. Les membres de la WPSA n'&#233;taient rien sinon des l&#233;ninistes orthodoxes. La lutte contre l'imp&#233;rialisme a &#233;t&#233; le th&#232;me de leur th&#232;se dans tous leurs documents, et plus particuli&#232;rement dans le document sur la guerre, question qui a d'abord divis&#233; les factions. En outre, son accent, &#224; juste titre, portait sur le r&#244;le du capital financier en Afrique du Sud. On peut soutenir que la formulation de la WPSA, fond&#233;e sur sa d&#233;finition du capital financier, &#233;tait plus pr&#233;cise que celle de Fischer. (Entre parenth&#232;ses, il faut ajouter,la WPSA n'a plus jamais omis de placer la lutte contre l'imp&#233;rialisme britannique en t&#234;te de leurs revendications. L'autorit&#233; des membres du Secr&#233;tariat &#233;tait telle qu'ils n'&#233;taient pas souvent oppos&#233;s. Toute ressemblance avec le fonctionnement du Komintern n'&#233;tait pas tout &#224; fait accidentelle.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; une date ult&#233;rieure, la WPSA a &#233;crit : &#171; &#192; ce moment-l&#224;, nous vous avons fait appel, nous vous avons approch&#233; pour d&#233;cider sur la base des documents r&#233;dig&#233;s par les deux factions. C'est l&#224; que commence la com&#233;die. Vous avez renvoy&#233; un document r&#233;dig&#233; par le camarade Dubois qui a fait la ris&#233;e non seulement des camarades du Cap, mais de tous les camarades du monde entier qui avaient &#233;tudi&#233; la question coloniale, qui savaient rien du tout des probl&#232;mes de l'Afrique du Sud. Nous vous avons fait appel &#224; ce moment-l&#224; et nous avons re&#231;u de vous ... le chef-d'&#339;uvre de l'ignorance de Dubois. &#187;[17]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution de Trotsky est probablement encore controvers&#233;e. Bien qu'il pr&#233;tende ne pas pouvoir vraiment commenter les conditions en Afrique du Sud faute des informations n&#233;cessaires, il accepte n&#233;anmoins la th&#232;se sur la terre (affirmant cependant que la r&#233;volution agraire ne peut avoir lieu qu'avec la participation active des travailleurs avanc&#233;s. ), et s'est oppos&#233; au rejet du slogan de la R&#233;publique noire. Ce dernier n'&#233;tait pas une aberration temporaire, mais co&#239;ncidait avec les autres d&#233;clarations de Trotsky sur la position du Komintern sur un &#201;tat noir ind&#233;pendant dans la ceinture m&#233;diane des &#201;tats-Unis. Rejeter d'embl&#233;e la R&#233;publique noire, a-t-il dit, r&#233;sultait des exag&#233;rations de la pol&#233;mique contre le Komintern. Les Noirs formeraient la majorit&#233; dans une Afrique du Sud transform&#233;e, et le pays constituerait &#233;videmment une R&#233;publique noire.Il a ajout&#233; qu'en aucune condition les r&#233;volutionnaires ne pouvaient offrir le moindre doigt au chauvinisme blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les remarques de Trotsky s'inscrivaient dans une perspective internationale. Il a d&#233;clar&#233; d'embl&#233;e que l'on pouvait supposer que la r&#233;volution britannique pr&#233;c&#233;derait celle de l'Afrique du Sud. Dans ce cas, il &#233;tait essentiel qu'il n'y ait aucun soutien &#224; la bourgeoisie des colonies et des dominions. Cela faisait de la lutte pour l'expulsion de l'imp&#233;rialisme britannique une partie indispensable du programme du parti prol&#233;tarien sud-africain. &#192; la fin de sa lettre, il parlait d'un avenir dans lequel la Grande-Bretagne sovi&#233;tique exercerait une puissante influence &#233;conomique et culturelle sur l'Afrique du Sud par l'interm&#233;diaire de ces Blancs qui avaient manifest&#233; leur solidarit&#233;, par la lutte, avec les travailleurs noirs. Une Afrique du Sud socialiste, &#224; son tour, exercerait une influence profonde sur tout le continent noir. [18]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les remarques de Trotsky sur le projet de th&#232;se, qui ont &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;es &#224; plusieurs reprises dans les pol&#233;miques &#224; l'int&#233;rieur du mouvement trotskyste sud-africain, ont &#233;t&#233; importantes pour orienter la gauche vers le peuple africain, mais elles ont &#233;galement rendu un tr&#232;s mauvais service au mouvement socialiste. J'en discute dans un document pr&#233;sent&#233; &#224; Aberdeen en ao&#251;t 1990 et je ne souhaite pas r&#233;p&#233;ter les arguments ici. [19] Le seul point qui doit &#234;tre soulign&#233; est que la principale affirmation de Trotsky &#233;tait doublement fausse. en ce qui concerne son propre travail original en Russie en 1904-06, il aurait d&#251; &#234;tre conscient de l'impact du capital financier sur un pays arri&#233;r&#233;. Il savait d'apr&#232;s la litt&#233;rature sur l'Afrique du Sud (ou aurait d&#251; savoir) que l'investissement dans l'extraction de l'or avait jou&#233; un r&#244;le crucial dans l'ouverture du pays aux capitaux &#233;trangers, et il aurait d&#251; savoir (du Luxembourg et de L&#233;nine,sinon de sources primaires) que cela avait donn&#233; lieu &#224; une forte concentration de main-d'&#339;uvre. Pourtant, l&#224; aussi, il n'a pas donn&#233; de direction. Il a parl&#233; du prol&#233;tariat compos&#233; de &#171; parias noirs arri&#233;r&#233;s et d'une caste privil&#233;gi&#233;e de blancs &#187;, mais n'a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d'un puissant mouvement prol&#233;tarien. Il savait &#233;galement qu'il n'&#233;tait pas possible de parler de groupes ethniques comme s'ils &#233;taient homog&#232;nes. Comme il l'avait soulign&#233; dans ses &#233;crits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le r&#244;le que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n'offrait aucune allusion &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de telles id&#233;es pour l'Afrique du Sud.Il a parl&#233; du prol&#233;tariat compos&#233; de &#171; parias noirs arri&#233;r&#233;s et d'une caste privil&#233;gi&#233;e de blancs &#187;, mais n'a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d'un puissant mouvement prol&#233;tarien. Il savait &#233;galement qu'il n'&#233;tait pas possible de parler de groupes ethniques comme s'ils &#233;taient homog&#232;nes. Comme il l'avait soulign&#233; dans ses &#233;crits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le r&#244;le que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n'offrait aucune allusion &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de telles id&#233;es pour l'Afrique du Sud.Il a parl&#233; du prol&#233;tariat compos&#233; de &#171; parias noirs arri&#233;r&#233;s et d'une caste privil&#233;gi&#233;e de blancs &#187;, mais n'a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d'un puissant mouvement prol&#233;tarien. Il savait &#233;galement qu'il n'&#233;tait pas possible de parler de groupes ethniques comme s'ils &#233;taient homog&#232;nes. Comme il l'avait soulign&#233; dans ses &#233;crits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le r&#244;le que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n'offrait aucune allusion &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de telles id&#233;es pour l'Afrique du Sud.il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le r&#244;le que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n'offrait aucune allusion &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de telles id&#233;es pour l'Afrique du Sud.il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le r&#244;le que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n'offrait aucune allusion &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de telles id&#233;es pour l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; leur r&#233;ponse en col&#232;re au ton de la lettre de Fischer, il n'y a pas de r&#233;ponse compl&#232;te &#224; la substance de ses remarques de la WPSA. Cependant, dans une lettre du 14 mai 1935 adress&#233;e au Secr&#233;tariat international, ils d&#233;clar&#232;rent que leur th&#232;se critiquait le slogan stalinien des &#171; R&#233;publiques autochtones ind&#233;pendantes comme un pas vers une r&#233;publique ouvri&#232;re et paysanne &#187;. Leur position, ont-ils soulign&#233;, soulignant la nature de classe de la lutte, portait sur la strat&#233;gie de la r&#233;volution et non sur la tactique. dans un autre commentaire, ils ont d&#233;clar&#233; que les divergences initiales concernaient la question de la guerre. Ce n'est qu'apr&#232;s que la minorit&#233; eut fait face &#224; l'opposition sur leur appel &#224; une future alliance avec les nationalistes afrikaners dans une guerre, qu'ils produisirent des arguments suppl&#233;mentaires pour &#171; aplanir les contradictions &#187; dans leur politique. [20]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; a lanc&#233; le Parti des travailleurs d'Afrique du Sud &#224; la fin du mois de janvier 1935. Ils se sont sentis confirm&#233;s par la lettre de Trotsky et, dans la lettre qu'ils lui ont adress&#233;e, ils ont dit que ses commentaires indiquaient qu'il n'y avait pas de d&#233;saccord de principe. Ils ont avou&#233; avoir &#233;crit en termes exag&#233;r&#233;s pour s'opposer au slogan de la R&#233;publique noire en raison de leur lutte contre les politiques nationales pernicieuses du stalinisme. Bien s&#251;r, la lib&#233;ration compl&#232;te de l'Afrique du Sud conduirait &#224; une r&#233;publique noire. Ils ont r&#233;it&#233;r&#233; leur rejet du slogan d'une &#171; R&#233;publique indig&#232;ne comme un pas vers une r&#233;publique ouvri&#232;re et paysanne &#187;. Ils ne se livraient pas au chauvinisme blanc, disaient-ils, ni n'&#233;vitaient une lutte ouverte pour les pleins droits, mais rejetaient le slogan qui &#233;tait bas&#233; sur l'id&#233;e d'une r&#233;volution nationale. dans toute future gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et insurrection arm&#233;e,la participation des travailleurs blancs &#233;tait essentielle car ils occupaient des postes cruciaux dans l'industrie lourde, l'&#233;lectricit&#233;, l'approvisionnement en eau, les communications et les transports, et dans toutes les branches de l'appareil r&#233;pressif. Le soutien actif d'une partie du prol&#233;tariat blanc et la neutralisation de l'autre &#233;taient essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lettre a ensuite continu&#233;. Ils ont confirm&#233; que le parti r&#233;volutionnaire devait se tourner principalement vers les travailleurs noirs. Leur conscience de soi nationale devait &#234;tre d&#233;velopp&#233;e, mais pas en allumant et en d&#233;veloppant le chauvinisme. Les questions nationales et agraires ne pouvaient trouver leur solution que gr&#226;ce &#224; la r&#233;volution sociale. Pour faire bonne mesure, ils ont ajout&#233; que le slogan central &#233;tait &#171; Le renversement de l'imp&#233;rialisme britannique et du capitalisme colonial &#187;, et pour une R&#233;publique sud-africaine sovi&#233;tique avec le droit de toutes les races &#224; l'autod&#233;termination et des garanties pour les droits des minorit&#233;s. [ 21] C'est probablement cet ensemble d'id&#233;es qui a amen&#233; leurs membres, d'abord &#224; la Convention panafricaine, l'organe appel&#233; &#224; s'opposer aux projets de loi autochtones du Hertzog, puis plusieurs ann&#233;es plus tard &#224; fusionner avec une organisation color&#233;e, le D&#233;partement des affaires anti-couleurs,ou Anti-CAD (&#233;galement entre les mains des membres du Parti des travailleurs), pour &#233;tablir le Mouvement d'unit&#233; non europ&#233;enne, le NEUM. Cela allait devenir l'activit&#233; presque exclusive des membres du Parti des travailleurs de 1943 &#224; au moins 1958, bien que la WPSA semble avoir finalement disparu au d&#233;but des ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une certaine confusion sur le groupe qui constituait la majorit&#233; ou la minorit&#233; dans les discussions pr&#233;liminaires pour un programme et une constitution. Premi&#232;rement, le Club L&#233;nine &#233;tait un corps ouvert. Les personnes impliqu&#233;es dans le diff&#233;rend ne repr&#233;sentaient qu'une fraction du club. Deuxi&#232;mement, il semble que Burlak, l'auteur des principaux documents programmatiques, &#233;tait dans une minorit&#233; d'un sur le comit&#233; de r&#233;daction de quatre, mais a ensuite remport&#233; une majorit&#233; &#224; son poste. [22] Le groupe qui a accept&#233; le journal Burlak a par la suite pr&#233;tendu &#234;tre majoritaire et a &#233;t&#233; appel&#233; tel par l'EI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est pour l'avenir. Les deux groupes sont rest&#233;s &#224; l'int&#233;rieur du club L&#233;nine pendant au moins six mois, mais le club n'a plus prosp&#233;r&#233;. Il y a eu des conf&#233;rences, mais aucune activit&#233; : pas de d&#233;pliants, pas de r&#233;unions en plein air. Les diff&#233;rences sur presque toutes les questions &#233;taient &#233;videntes et une scission ne pouvait pas &#234;tre arr&#234;t&#233;e. Finalement, les membres de la WPSA sont partis et ont cr&#233;&#233; leur propre club Spartacus en juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre question s&#233;parait la majorit&#233; et la minorit&#233;, l'argument sur le &#171; virage fran&#231;ais &#187;. Telle est la politique d'entrisme qui avait &#233;t&#233; accept&#233;e par les trotskystes fran&#231;ais afin d'&#233;largir leurs rangs. [22a] La WPSA a soutenu qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de construire un parti r&#233;volutionnaire non entach&#233; de r&#233;formisme. Il y avait de longues lettres de Basch, qui s'opposait &#224; l'entr&#233;eisme, et la question a &#233;galement &#233;t&#233; soulev&#233;e avec le SI. Outre le fait que ces derniers &#233;taient d'accord avec le groupe fran&#231;ais, ils ont &#233;galement d&#233;clar&#233; qu'ils n'avaient aucune indication dans les th&#232;ses qu'il s'agissait d'un sujet de discorde entre la majorit&#233; et la minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'EI s'est oppos&#233; &#224; la scission et a appel&#233; la minorit&#233; &#224; rejoindre les rangs de la WPSA. ce faisant, ils ont &#233;galement exhort&#233; la majorit&#233; &#224; accepter le groupe Averbach dans ses rangs. en r&#233;ponse, et avec r&#233;ticence, la WPSA a d&#233;clar&#233; qu'elle accepterait les membres de la minorit&#233; &#224; titre personnel, mais pas en tant que groupe, et qu'elle avait apparemment l'intention d'exclure certains des principaux membres. Purdy &#224; Johannesburg a &#233;galement appel&#233; &#224; l'unit&#233;. Il a &#233;crit pour Workers Voice et ses motivations ont &#233;t&#233; remises en question par Burlak et al. Il n'y avait pas d'unit&#233; et les groupes se sont s&#233;par&#233;s. [23]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1935, alors que les groupes du Cap s'&#233;taient &#224; peine install&#233;s, il y avait un nouveau facteur qui allait s'av&#233;rer d'une grande port&#233;e dans ses effets sur le mouvement trotskyste. Le Premier ministre, le g&#233;n&#233;ral Hertzog, faisait pression depuis 1926 pour une l&#233;gislation qui conduirait &#224; une d&#233;limitation d&#233;finitive des terres que les Africains pourraient occuper, et voulait que le petit nombre d'&#233;lecteurs africains de la province du Cap soit ray&#233; de la liste commune. Cela exigeait une majorit&#233; des deux tiers lors d'une s&#233;ance conjointe des deux chambres du Parlement, et cela devint possible lorsque le Parti national fusionna avec le Parti sud-africain de Smuts en 1934. La double menace de restriction fonci&#232;re et de suppression du vote devint une question politique qui empi&#233;tait sur toutes les parties &#224; l'&#233;poque. Cette menace ne pouvait &#234;tre ignor&#233;e,plus particuli&#232;rement au Cap o&#249; la Cape Native Voters Association et les associations rurales (entre autres) &#233;taient agit&#233;es sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation au parlement des quatre projets de loi indig&#232;nes (comme les propositions de Hertzog &#233;taient connues) [24] en 1935 intervint peu de temps avant l'invasion de l'Abyssinie par l'arm&#233;e italienne, et la vague d'agitation sur cette derni&#232;re, avec la CPSA au premier plan, pourvut un exutoire pour les groupes naissants. L'invasion s'est heurt&#233;e au refus des dockers noirs de charger des navires italiens, puis, lorsque la guerre a commenc&#233; et que les troupes abyssines ont obtenu des succ&#232;s initiaux, il y avait un enthousiasme g&#233;n&#233;ralis&#233; pour la guerre. Les trotskystes se sont joints aux manifestations et ont sans aucun doute attir&#233; des gens vers eux, mais l'agitation s'est dissip&#233;e et, lorsque les troupes abyssines ont &#233;t&#233; refoul&#233;es, le probl&#232;me a tourn&#233; au vinaigre et les manifestations ont cess&#233;.Dans la campagne, la WPSA a rejet&#233; une ouverture de la Ligue communiste &#224; travailler ensemble parce que les d&#233;clarations de cette derni&#232;re comprenaient un appel &#224; la Soci&#233;t&#233; des Nations. [25]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait un troisi&#232;me probl&#232;me en Afrique du Sud qui a g&#233;n&#233;r&#233; plus de chaleur dans le Transvaal qu'ailleurs, mais qui a touch&#233; des groupes partout. Les Greyshirts pro-allemands (compos&#233;s de nationalistes afrikaners et renforc&#233;s par des ch&#244;meurs blancs), sont apparus &#224; la suite de la mont&#233;e au pouvoir d'Hitler. Une Ligue antifasciste, compos&#233;e des syndicats ouvriers blancs les plus militants, des sionistes et des membres du Parti travailliste et du Parti communiste, s'est affront&#233;e avec les Greyshirts dans une s&#233;rie de batailles. Certains membres de la WPSA &#224; Johannesburg ont rejoint ce front. Bien que le groupe du Cap n'ait peut-&#234;tre pas approuv&#233; le front, la politique de la branche de Johannesburg, qui impliquait une autonomie compl&#232;te pour elle-m&#234;me et pour tout autre groupe participant, a &#233;t&#233; accept&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'indique que les groupes du Cap avaient un plan d'activit&#233;s concr&#232;tes. Leur seule intervention a &#233;t&#233; de se joindre &#224; l'appel lanc&#233; aux dockers pour qu'ils arr&#234;tent de charger les navires italiens, mais rien n'indique qu'ils se soient mis &#224; organiser des ouvriers ou des paysans. C'&#233;taient des groupes de propagande qui tenaient des r&#233;unions au coin de la rue, utilisaient le th&#233;&#226;tre de rue pour attirer le public et, &#224; quelques reprises (ill&#233;galement), p&#233;n&#233;traient dans l'un des lieux noirs pour parler aux r&#233;sidents. Les membres de la Ligue communiste ont &#233;galement confront&#233; les travailleurs de certaines professions et les ont exhort&#233;s &#224; former des syndicats, mais ceux-ci &#233;taient le r&#233;sultat d'initiatives individuelles plut&#244;t que d'un plan r&#233;fl&#233;chi. [26]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur t&#226;che la plus importante &#233;tait la production de revues. La WPSA a publi&#233; The Spark, une revue mim&#233;ographi&#233;e contenant des articles radicaux et th&#233;oriques, y compris des r&#233;impressions d'articles de Trotsky et de membres du Parti des travailleurs socialistes am&#233;ricains. Il reste l'une des revues marxistes les plus importantes &#224; avoir &#233;merg&#233; d'Afrique du Sud. Pourtant, &#224; l'exception des rapports de leurs membres qui &#233;taient membres de la Ligue de lib&#233;ration nationale ou &#233;taient pr&#233;sents aux conf&#233;rences de la Convention panafricaine, il y avait peu d'indications d'activit&#233;s au Cap, dans les syndicats ou dans tout organisme communautaire. Le journal de la Ligue communiste, Workers Voice, &#233;tait agit&#233; avec peu de th&#233;orie dans ses pages. Il ne donnait aucune indication d'activit&#233; politique, la publication &#233;tait irr&#233;guli&#232;re et a cess&#233;, probablement apr&#232;s la dissolution du Club L&#233;nine en septembre 1936. [27]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars ou avril 1937, le diff&#233;rend unique sur le virage fran&#231;ais devint r&#233;el. Les membres de la CLSA, encore plus isol&#233;s qu'auparavant, se sont joints aux staliniens et aux nationalistes de couleur du Parti socialiste bas&#233; au Cap et ont temporairement abandonn&#233; leur organisation. [28] Le Parti socialiste &#233;tait un groupe centr&#233; sur Cape Town lanc&#233; par Duncan Burnside, un parlementaire et ancien membre du Parti travailliste, qui a d&#233;missionn&#233; et form&#233; le Parti socialiste en avril 1937. Mais le parti s'est effondr&#233; lorsque Burnside a rejoint le SALP pour contester le 1938. &#233;lections. Lorsque les membres de l'&#201;LCV sont sortis de cette aventure douteuse, leur nombre aurait peu chang&#233;. Mais le club L&#233;nine avait disparu, la Ligue avait perdu toute initiative et il fallait repartir de z&#233;ro. Au d&#233;part, ils se sont regroup&#233;s sous le nom de Quatri&#232;me Club International,s'est r&#233;uni dans une maison priv&#233;e en tant que cercle d'&#233;tude et a cherch&#233; l'unit&#233; avec la WPSA. Il y a eu des discussions sur des pourparlers, mais la WPSA n'avait pas l'intention de s'entendre. Plusieurs jeunes intellectuels de couleur et une jeune &#233;tudiante, Hosea Jaffe, ont rejoint le Club en 1939, et &#224; un moment donn&#233;, il a &#233;t&#233; rebaptis&#233; Quatri&#232;me Organisation internationale d'Afrique du Sud (FIOSA). &#192; un moment donn&#233;, probablement en 1942, une voix de travailleurs mim&#233;ographi&#233;e a &#233;t&#233; publi&#233;e. Il pr&#233;tendait &#234;tre le volume 1 et, ce faisant, annula le journal de 1935-36. Son r&#233;dacteur et principal contributeur &#233;tait Jaffe, et il a maintenu ce contr&#244;le partout o&#249; il allait. Il n'y a aucune trace du groupe ayant lanc&#233; une activit&#233;, bien que certains de ses membres aient &#233;t&#233; impliqu&#233;s dans les manifestations des gens de couleur lorsque le gouvernement a menac&#233; de retirer leur vote avant la guerre. cependant,il n'est pas clair si ces personnes ont agi en tant qu'individus ou en tant que membres de leur groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du Transvaal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johannesburg &#233;tait le seul autre centre dans lequel les trotskystes ont r&#233;ussi &#224; former un groupe. [29] Au d&#233;but, il n'y avait que Frank Glass et sa femme Fanny Klenerman. [30] Cherchant une activit&#233;, Glass se rendit &#224; Shanghai en 1931 o&#249; il joua un r&#244;le plus important dans la Quatri&#232;me Internationale que n'importe quel &#233;migrant d'Afrique du Sud, mais &#224; l'exception de sa lettre au Militant, il n'appartient pas &#224; ce compte. Fanny Klenerman (qui avait autrefois organis&#233; le syndicat des travailleuses) a repris la librairie laiss&#233;e par Glass et, apr&#232;s une p&#233;riode de difficult&#233;s financi&#232;res qui a affect&#233; le stock dont elle disposait, s'est forg&#233; une r&#233;putation de meilleure libraire du pays et un centre de livres marxistes &#224; Johannesburg. Sans cette boutique, les livres de Trotsky et de ses coll&#232;gues, et d'autres penseurs socialistes, n'auraient pas &#233;t&#233; disponibles dans cette ville.Son propre r&#244;le dans le mouvement trotskyste n'est pas clair. Elle se tenait &#224; l'&#233;cart de la WPSA, et en plus de soutenir Gordon lorsqu'il organisait des syndicats africains dans le Transvaal, elle &#233;tait surtout efficace en &#233;tant une mine connue d'informations sur les &#233;v&#233;nements dans les mouvements socialistes europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de Johannesburg &#233;tait tr&#232;s diff&#233;rent de celui du Cap. D'avril &#224; octobre 1932, des lettres ont &#233;t&#233; envoy&#233;es &#224; l'EI et &#224; la Ligue communiste d'Am&#233;rique par WT Thibedi. Il a dit qu'il &#233;crivait au nom de 22 Africains du Transvaal qui &#233;taient ou avaient &#233;t&#233; dans la CPSA, et a affirm&#233; avoir plusieurs syndicats sous son contr&#244;le. Les Am&#233;ricains &#224; qui cela a &#233;t&#233; &#233;crit ont r&#233;f&#233;r&#233; Thibedi &#224; M Lopes &#224; Cape Town. Rien de plus ne s'est produit, et sans ressources et avec des hommes peu form&#233;s, le groupe s'est effondr&#233;. [31] Son importance ne r&#233;sidait pas seulement dans le fait qu'il &#233;tait noir, mais dans sa pr&#233;tention d'avoir amen&#233; avec lui plusieurs des syndicats cr&#233;&#233;s par la CPSA dans leur organisation syndicale rouge. La liste de Thibedi incluait Alpheus Maliba, qui devait devenir le chef paysan le plus important du nord du Transvaal au d&#233;but des ann&#233;es 1940. [32] cependant,plusieurs des hommes, y compris Maliba, qui auraient &#233;t&#233; d'accord avec les lettres de Thibedi avaient des doutes ; ils n'ont pas accept&#233; la n&#233;cessit&#233; d'un nouveau parti et plusieurs sont rest&#233;s &#224; l'ACSP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky a &#233;crit une lettre des plus enthousiastes quand il a entendu que les travailleurs noirs souhaitaient travailler avec l'opposition de gauche. La continuit&#233; entre cette premi&#232;re lettre de Trotsky sur l'Afrique du Sud et sa r&#233;ponse ult&#233;rieure &#224; la th&#232;se de la WPSA est &#233;vidente. Trotsky a cherch&#233; un contact avec des travailleurs sans contact avec le monde du capital et sans racisme. Qui mieux qu'un Africain qui pr&#233;tendait avoir amen&#233; avec lui des camarades r&#233;volutionnaires et le noyau des syndicats noirs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, Thibedi &#233;tait un homme t&#233;n&#233;breux. Malgr&#233; sa longue adh&#233;sion &#224; la CPSA et sa p&#233;riode en tant qu'organisateur syndical, il n'avait pas critiqu&#233; les &#233;v&#233;nements de la CPSA ou de l'URSS et n'avait apport&#233; aucune id&#233;e notable au mouvement de gauche. [33] On dit qu'il a produit un exemplaire d'un journal en langues africaines (dont aucun exemplaire ne subsiste), mais il n'y a aucune trace d'activit&#233; dans son nouveau groupe, ni de travail syndical. Il a disparu apr&#232;s une longue correspondance avec les 15, consacr&#233;e en grande partie &#224; ses demandes d'aide financi&#232;re, ce que le SI n'a pas pu satisfaire. Thibedi a quitt&#233; la sc&#232;ne politique pendant plus d'une d&#233;cennie et n'a r&#233;apparu qu'en 1945 lorsqu'il a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; et rejoint la Ligue internationale des travailleurs. Son approche &#233;tait &#233;troitement nationaliste et, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; accus&#233; de chauvinisme, il a &#233;t&#233; expuls&#233;.Il s'est ensuite fondu dans l'anonymat dont il &#233;tait temporairement sorti. [34]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans le sud, les groupes qui ont vu le jour se sont inspir&#233;s des expuls&#233;s de la CPSA. Ceux-ci comprenaient Ralph Lee (ou Levy) mais, dans son cas, il est parti apr&#232;s avoir purg&#233; une peine de prison pour cambriolage de chat. Lee a dit r&#233;trospectivement, &#224; sa mani&#232;re ironique, qu'il avait expropri&#233; la bourgeoisie une par une ! En fait, &#224; part la couleur de sa peau, Lee n'&#233;tait pas exceptionnel. Un grand nombre de m&#233;tis et d'Africains de la CPSA avaient pass&#233; un ou plusieurs sorts en prison pour des accusations de petit vol. D'autres membres de la CPSA qui avaient rejoint Lee dans ces entreprises ont &#233;chapp&#233; &#224; l'arrestation et sont rest&#233;s en tant que membres fid&#232;les du parti. Le groupe qui s'est &#233;tabli &#233;tait la Ligue bolchevique-l&#233;niniste. Form&#233; en avril 1934, il s'est affili&#233; &#224; la WPSA au moment o&#249; cette derni&#232;re s'appr&#234;tait &#224; annoncer son existence.[35] Ses membres (et en particulier Ralph et Millie Lee) ont &#233;tabli des contacts en dehors de Johannesburg, mais n'ont jamais fond&#233; un groupe stable dans d'autres centres urbains. [36] Une fois de plus, il y a eu la lenteur du recrutement des membres, mais en m&#234;me temps, le groupe s'est impliqu&#233; dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqu&#233;s. Apr&#232;s Thibedi, Purdy a organis&#233; les travailleurs de la blanchisserie, avec des r&#233;sultats douteux. Par la suite, le syndicat a &#233;t&#233; remis &#224; Max Gordon, qui avait quitt&#233; Cape Town au d&#233;but de 1935, et c'est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu'organisateur syndical. Les activit&#233;s dans les syndicats sont discut&#233;es dans un article d'accompagnement.mais en m&#234;me temps, le groupe &#233;tait impliqu&#233; dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqu&#233;s. Apr&#232;s Thibedi, Purdy a organis&#233; les travailleurs de la blanchisserie, avec des r&#233;sultats douteux. Par la suite, le syndicat a &#233;t&#233; remis &#224; Max Gordon, qui avait quitt&#233; Cape Town au d&#233;but de 1935, et c'est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu'organisateur syndical. Les activit&#233;s dans les syndicats sont discut&#233;es dans un article d'accompagnement.mais en m&#234;me temps, le groupe &#233;tait impliqu&#233; dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqu&#233;s. Apr&#232;s Thibedi, Purdy a organis&#233; les travailleurs de la blanchisserie, avec des r&#233;sultats douteux. Par la suite, le syndicat a &#233;t&#233; remis &#224; Max Gordon, qui avait quitt&#233; Cape Town au d&#233;but de 1935, et c'est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu'organisateur syndical. Les activit&#233;s dans les syndicats sont discut&#233;es dans un article d'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; Johannesburg ne s'est pas limit&#233; &#224; l'organisation de syndicats. Il y avait les r&#233;unions habituelles, les cours, l'&#233;tablissement de succursales (en particulier dans le canton d'Alexandra, un township noir &#224; la pointe nord de Johannesburg), des r&#233;unions en plein air, etc. Au moins &#224; l'ext&#233;rieur, le groupe fonctionnait comme n'importe quel petit groupe radical. Mais &#224; l'int&#233;rieur, il y avait des troubles. Sur le groupe initial de neuf ou 10, il y a eu sept expulsions ou retraits au cours des huit premiers mois. Par la suite, la croupe a &#233;t&#233; dissoute et le groupe reconstitu&#233;. Les seuls membres du groupe d'origine qui sont rest&#233;s &#233;taient Lee et sa femme. Il y avait des allumettes, des coups de poing, des accusations et des contre-accusations, et un flot de plaintes au Cap. Mais Cape Town ne voulait pas, ou ne pouvait pas, intervenir. Le groupe s'est litt&#233;ralement d&#233;chir&#233;,et &#224; partir de cette distance, il n'est pas possible de d&#233;m&#234;ler les droits et les torts de ce qui s'est pass&#233;. [37]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gordon s'est retir&#233; de la section de Johannesburg et, condamn&#233; pour sa non-participation par le comit&#233; du Cap, a poursuivi son travail syndical ind&#233;pendamment de la WPSA. Ses activit&#233;s n'ont pas &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans The Spark, et ses succ&#232;s n'ont pas &#233;t&#233; mentionn&#233;s dans d'autres correspondances. La seule question dont les trotskystes auraient pu &#234;tre vraiment fiers, et celle dont les staliniens ont trouv&#233; la plus grande menace pour leur h&#233;g&#233;monie politique, a &#233;t&#233; &#233;crite dans les annales trotskystes. Plusieurs ann&#233;es plus tard, une nouvelle g&#233;n&#233;ration de trotskystes, qui n'a entendu que des histoires sur le travail de Gordon, a cherch&#233; &#224; imiter ses activit&#233;s dans les syndicats noirs. [38]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;veloppements &#224; Cape Town&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le WPSA et le CLSA ont &#233;t&#233; form&#233;s en janvier 1935, le Secr&#233;tariat international a soutenu que les groupes &#233;taient trop petits pour former un parti, et a appel&#233; &#224; une discussion plus approfondie sur les questions programmatiques. Mais c'&#233;tait trop tard. Les partis s'&#233;taient form&#233;s et avaient d&#233;clar&#233; leur existence. De plus, les deux groupes &#233;taient au tirage au sort et ne pouvaient s'entendre sur aucune question. Les lettres du Secr&#233;tariat avaient contrari&#233; les principaux membres de la WPSA, et ils n'&#233;taient pas dispos&#233;s &#224; &#233;couter. Pourtant, la situation &#233;tait absurde. La WPSA comptait au d&#233;part 11 membres, dont seulement trois semblaient &#234;tre actifs et capables de contribuer &#224; sa revue. Au milieu de l'ann&#233;e, deux des 11 avaient d&#233;missionn&#233;. L'ELCV, &#224; commencer par quatre membres, semblait en avoir recrut&#233; neuf autres, mais il est douteux que plus de trois ou quatre &#233;taient actifs. &#201;galement &#224; la mi-1935, il y avait deux clubs,donnant une p&#233;riph&#233;rie d'environ 25 ou 30 autres personnes, dont aucune ne se livrait directement &#224; une activit&#233; politique. Le groupe de Johannesburg &#233;tait encore plus petit, plus brouillon et centr&#233; sur une ou deux personnes. Ils n'&#233;taient pas non plus tous attach&#233;s aux th&#232;ses de la majorit&#233;. Purdy &#233;tait plus proche de la minorit&#233;, mais il a &#233;t&#233; expuls&#233; du groupe de Johannesburg (pour avoir agress&#233; Lee), et sa th&#232;se n'a jamais &#233;t&#233; formellement discut&#233;e au sein de la WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Ligue communiste et certains des expuls&#233;s du groupe de Johannesburg ont adopt&#233; la ligne de l'EI. Ils ont appel&#233; &#224; l'unification et &#224; une structure plus souple. Ils ont &#233;galement plaid&#233; pour une discussion plus approfondie sur le programme et les activit&#233;s. En vain : les principaux membres de la WPSA au Cap, et Lee au nord, &#233;taient in&#233;branlables. Les dirigeants de la WPSA ont &#233;t&#233; accus&#233;s de bureaucratie et de m&#233;thodes staliniennes, et ils ont &#224; leur tour r&#233;pondu par des contre-attaques de &#171; mench&#233;visme &#187;, de manque de principes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le moment n'&#233;tait pas venu pour un parti centralis&#233; et il &#233;tait absurde de croire qu'un programme achev&#233; avait &#233;t&#233; formul&#233;. Au contraire, c'&#233;tait le moment de poursuivre les discussions et les &#233;tudes, ainsi que pour les activit&#233;s qui recruteraient de nouveaux membres et fourniraient l'exp&#233;rience qui pourrait conduire &#224; la correction et &#224; l'amplification des formulations ant&#233;rieures. Les groupes du Cap &#233;taient principalement blancs et majoritairement juifs. Beaucoup connaissaient mieux le yiddish que l'anglais et leurs articles devaient &#234;tre r&#233;&#233;crits. Au d&#233;part, il y avait peu d'Africains ou de Color&#233;s et le recrutement &#233;tait extr&#234;mement lent. Conscient du probl&#232;me, le secr&#233;taire de la WPSA a expliqu&#233; dans une lettre qu'il n'&#233;tait pas possible de travailler l&#233;galement avec des noirs. Sa r&#233;f&#233;rence, vraisemblablement, concernait les quelques cantons africains o&#249; les Blancs n'&#233;taient pas autoris&#233;s &#224; entrer sans permis de visiteur.Il n'y avait pas d'organisateurs &#224; plein temps et il semble que personne au sein de la WPSA ou de la CLSA n'&#233;tait impliqu&#233; dans le travail syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier engagement crucial dans le travail politique, bien que gu&#232;re plus que la participation &#224; une conf&#233;rence, a &#233;t&#233; de d&#233;placer la politique de la WPSA &#224; une date ult&#233;rieure dans des canaux enti&#232;rement nouveaux. Cela est venu de la pr&#233;sence de Tabata, Jaineb Gool (plus tard Mme Tabata) et Goolam Gool &#224; la Convention panafricaine, convoqu&#233;e en 1935, pour organiser une campagne contre les projets de loi autochtones de Hertzog. [39] Ce qui s'est pass&#233; lors des conf&#233;rences n'est toujours pas clair. Les proc&#232;s-verbaux officiels des conf&#233;rences ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s et publi&#233;s par le pr&#233;sident, DDT Jabavu, un conf&#233;rencier au coll&#232;ge s&#233;par&#233; de Fort Hare, et il &#233;tait tr&#232;s s&#233;lectif dans ce qu'il a enregistr&#233;. [40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Spark publiait des rapports sur les d&#233;bats chaque ann&#233;e (1935-37) et critiquait vivement les tactiques (ou singeries) des dirigeants autoproclam&#233;s. Ils ont fustig&#233; le pr&#233;sident et critiqu&#233; sa politique et son comportement autocratique. Il y a une description encore plus caustique des &#233;v&#233;nements de 1937 dans le journal r&#233;cemment publi&#233; de Ralph Bunche, &#224; l'&#233;poque un ailier gauche radical, qui a fait une tourn&#233;e en Afrique du Sud. Il a d&#233;crit des caucus, qui comprenaient des membres de la WPSA et de la Ligue communiste, o&#249; des politiques plus radicales &#233;taient exig&#233;es. [41]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la nouvelle organisation semblait offrir une plate-forme id&#233;ale. Les deux questions en jeu &#233;taient la terre et le vote. La demande de plus de terres et la fin du syst&#232;me de r&#233;serve &#233;taient des demandes qui cadraient avec la th&#232;se de la WPSA. La question du vote a co&#239;ncid&#233; avec l'appel de Trotsky &#224; politiser la question fonci&#232;re, et elle a &#233;galement indiqu&#233; la direction d'une R&#233;publique noire. En outre, la base f&#233;d&#233;rale sur laquelle la Convention avait &#233;t&#233; convoqu&#233;e permettait aux groupes de gauche une autonomie au sein d'une organisation potentiellement importante. Cependant, c'&#233;tait un exutoire qui ne conduisait pas &#224; la classe ouvri&#232;re, et dans lequel toute r&#233;f&#233;rence au socialisme &#233;tait r&#233;duite au silence. L'intervention cruciale des ouvriers avanc&#233;s dans toute solution de la question fonci&#232;re, qui avait &#233;t&#233; soulign&#233;e par Trotsky dans sa lettre, a &#233;t&#233; contourn&#233;e et n'est jamais apparue dans les contributions de Tabata et al &#224; l'AAC.[42]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re conf&#233;rence de l'AAC en 1935 a appel&#233; au rejet des projets de loi Hertzog, et une d&#233;l&#233;gation a &#233;t&#233; nomm&#233;e pour interviewer le Premier ministre. C'est &#224; la suite des rencontres avec Hertzog et d'autres parlementaires qu'un &#171; compromis &#187; a &#233;t&#233; annonc&#233;. Au lieu d'abolir le vote du Cap-Africain, ceux d&#233;j&#224; affranchis seraient plac&#233;s sur une liste distincte. Un conseil consultatif des repr&#233;sentants autochtones serait &#233;lu, tout comme les Blancs qui repr&#233;senteraient les Africains au parlement et au s&#233;nat. Personne n'admettrait avoir accept&#233; le &#171; compromis &#187;, ce qui devait &#234;tre une source de frictions dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des premi&#232;res ann&#233;es de son existence, l'impact de l'AAC sur la WPSA &#233;tait minime. L'AAC se limitait &#224; un rassemblement annuel (plus tard tous les deux ans) sans activit&#233; interm&#233;diaire, et peu &#233;tait exig&#233; de ceux qui se r&#233;unissaient &#224; la conf&#233;rence. Le fait que les cadres dirigeants de la WPSA assumeraient la direction du mouvement et deviendraient des dirigeants nationalistes avec une fa&#231;ade trotskyste, &#233;tait une caricature de la signification de Trotsky dans sa r&#233;ponse aux th&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles sur les Native Bills et l'AAC dans The Spark ont &#8203;&#8203;conduit &#224; la premi&#232;re rupture entre Johannesburg et Cape Town. Il y a eu un &#233;change entre Lee et Burlak sur les facteurs qui ont conduit au &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;compromis '', Lee insistant sur le fait que c'&#233;tait une ruse pour gagner le soutien africain pour la guerre &#224; venir, tandis que Burlak soutenait que Hertzog avait fait la concession afin de gagner le n&#233;cessaire. majorit&#233; des deux tiers au parlement. La nature du d&#233;saccord entre Lee et Burlak n'a plus qu'un int&#233;r&#234;t acad&#233;mique maintenant. On ne sait pas non plus pourquoi tant de chaleur a &#233;t&#233; g&#233;n&#233;r&#233;e par le groupe de Johannesburg sur cette question. Ils ont refus&#233; de vendre The Spark, se sont distanc&#233;s du journal et ont lanc&#233; leur propre publication Umlilo Mollo (The Flame). Puis, sur l'insistance de Lee, le d&#233;bat a &#233;t&#233; publi&#233; dans The Spark. Les arguments de Lee ne tiennent pas debout et on n'en entend plus parler. La distance entre Le Cap et Johannesburg a rendu le travail conjoint presque impossible, et l'&#233;tat imp&#233;cunieux des groupes signifiait qu'il n'y avait pas d'argent pour les billets de train sur 1000 miles. Par cons&#233;quent, il n'y a pas eu de visites de consultations, pas de conf&#233;rences et pas d'&#233;lection de comit&#233;s. Le contact a &#233;t&#233; maintenu par la poste et de nombreuses d&#233;cisions ont &#233;t&#233; prises sans consultation compl&#232;te. au Cap, presque tous les travaux ont &#233;t&#233; men&#233;s par Burlak, Koston et Goodlatte. Ils ont trait&#233; le courrier avec des groupes aux &#201;tats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, traduit des documents du SI, tap&#233; le Spark mensuel et maintenu le travail du groupe au Cap ainsi que du Spartacus Club. C'&#233;tait une charge &#233;crasante, mais il n'y avait pas de travailleurs du parti &#224; plein temps et rien n'indiquait que d'autres membres apportaient une aide substantielle. Au d&#233;but, le comit&#233; de r&#233;daction de The Spark &#233;tait compos&#233; du trio du Cap et de trois de Johannesburg. Ce devait &#234;tre Lee et deux autres. Cependant, la composition en constante &#233;volution du groupe de Johannesburg a laiss&#233; Lee comme le seul membre effectif. Ses contributions &#224; la revue ont &#233;t&#233; spasmodiques, puis, avec le diff&#233;rend sur les Native Bills, les membres de Johannesburg se sont retir&#233;s du comit&#233; de r&#233;daction et pendant deux mois, ils n'ont pas distribu&#233; The Spark. De plus, en avril 1936 (avant le conflit), lorsque Koston d&#233;missionna pour des raisons personnelles, Lee avait &#233;t&#233; nomm&#233; secr&#233;taire national de la WPSA. C'&#233;tait un rendez-vous plus symbolique que r&#233;el. Le fait que le secr&#233;taire soit &#224; Johannesburg n'a pas chang&#233; grand-chose, mais le diff&#233;rend a mis tout le parti en danger. Les membres africains semblent partir aussi vite qu'ils ont &#233;t&#233; recrut&#233;s et la formation propos&#233;e est rudimentaire. Un nouveau membre qui semblait diff&#233;rent &#233;tait CBI Dladla, un membre &#233;minent de la CPSA de Nigel, une ville mini&#232;re &#224; l'extr&#233;mit&#233; ouest du Witwatersrand. Son apparition en tant que trotskyste a &#233;t&#233; annonc&#233;e au public &#224; Umlilo. Il devait devenir secr&#233;taire du groupe de Johannesburg. [43] Dans tout cela, il y avait plus qu'une touche d'excentricit&#233; dans les activit&#233;s de Lee. Dans une lettre &#233;crite par Gordon (aigri), Lee a &#233;t&#233; accus&#233; d'&#234;tre inactif dans le syndicat des travailleurs de la blanchisserie et de comportement dissolu. De plus, selon Heaton Lee, &#224; un moment donn&#233;, il &#233;tait convaincu qu'il savait o&#249; se trouvaient les millions de Kruger. Pendant des semaines, il a fait creuser des membres du groupe &#224; des endroits choisis pour trouver ce tr&#233;sor. [44] Le retrait de The Spark &#233;tait la politique du sectarisme, et il a &#233;t&#233; suivi en juillet 1937 par la d&#233;cision de Ralph et Millie Lee, Heaton Lee et Dick Freislich de quitter Johannesburg pour la Grande-Bretagne. Il n'y a eu aucun avertissement de la d&#233;cision imminente et le groupe de Johannesburg a &#233;t&#233; d&#233;pouill&#233; de son leadership. La WPSA a d&#251; trouver un nouveau secr&#233;taire. Il a &#233;t&#233; reconstruit &#224; Johannesburg avec Max Sapire comme secr&#233;taire. Le groupe, qui &#233;tait principalement blanc, avait une certaine implication dans le travail syndical, mais ses pr&#233;tentions de succ&#232;s &#233;taient exag&#233;r&#233;es. Autrement dit, certains de ses membres &#233;taient des syndicalistes de base et les tentatives de red&#233;marrage des syndicats africains ont &#233;chou&#233;. Puis le groupe a pratiquement disparu. &#192; un certain stade, d'autres groupes sont apparus. L'un &#233;tait connu sous le nom de Groupe de propagande pour une Quatri&#232;me Internationale, dont Gordon et Klenerman &#233;taient membres.Un autre &#233;tait le Groupe de Johannesburg de la Quatri&#232;me Internationale dirig&#233; par Saperstein (un membre original de la WPSA qui s'&#233;tait heurt&#233; &#224; Lee) et Leon Sapire. Ces groupes ont laiss&#233; peu de documents et on en sait peu sur eux. [45] Puis un nouveau groupe (ou un groupe reconstitu&#233;), la Socialist Workers League, appara&#238;t &#224; Johannesburg en d&#233;cembre 1938 apr&#232;s une scission au sein du Groupe de Johannesburg pour une Quatri&#232;me Internationale. Il avait un programme et une constitution de plusieurs pages. Le programme a pris le WPSA &#224; la t&#226;che pour deux raisons, premi&#232;rement, parce qu'il n'a accord&#233; aucune attention au paysan blanc ou au travailleur blanc, et, deuxi&#232;mement, parce que le WPSA, en appelant au soutien de la Convention panafricaine (sans un mot sur ' son r&#244;le perfide &#034;avait:&#034; Pas un mot de la lutte de classe des masses opprim&#233;es. Juste une lutte nationale pour la lib&#233;ration et ignorer les travailleurs blancs. &#034; Le SWL a &#233;vit&#233; l'organisation nationale noire ou le chauvinisme noir, tout en condamnant le chauvinisme blanc de sup&#233;riorit&#233; et de s&#233;gr&#233;gation. Ils ont accept&#233; des organisations parall&#232;les jusqu'&#224; ce que des conditions objectives permettent &#224; ces organes de se rapprocher. Il semble que ce soit ce groupe qui ait produit trois num&#233;ros d'Action socialiste en 1939. [46] Le journal &#233;tait en anglais et en afrikaans, mais en plus d'&#234;tre antifasciste (ce qui indiquait une ancienne association avec la Ligue antifasciste), il n'a donn&#233; aucun soutien &#224; Gordon, bien qu'il ait appel&#233; &#224; travailler dans les syndicats noirs. Puis en septembre, lorsque la guerre a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e, le groupe s'est &#233;chapp&#233; et s'est enfui. Son programme et sa constitution ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s et sa position anti-guerre oubli&#233;e. Certains de ses membres devaient r&#233;appara&#238;tre temporairement en 1944 avant de finalement quitter les lieux. Aucun n'a apport&#233; de contribution (connue) &#224; la th&#233;orie,et aucun n'a lev&#233; le petit doigt dans le travail politique pratique. &#192; la fin de 1937, avec une sant&#233; d&#233;faillante, Clare Goodlatte a abandonn&#233; son r&#244;le de secr&#233;taire de la WPSA, mais a continu&#233; son travail au sein du comit&#233; de r&#233;daction de The Spark. Fin 1938, elle se retire de toute activit&#233;, affaiblissant consid&#233;rablement le groupe. Il y avait maintenant beaucoup trop peu de membres pour soutenir la revue ou pour avoir l'id&#233;e de se lancer dans une nouvelle activit&#233;. Au milieu de 1938, les souches &#233;taient visibles. &#201;crivant &#224; Basch &#224; Londres, Koston a &#233;crit: &#171;&#192; propos de nous ... pas si bien. Notre tirage Spark augmente lentement, maintenant environ 900 sont imprim&#233;s chaque mois et 800 &#233;limin&#233;s. Nous avons plus de 400 personnes sur la liste de diffusion. R&#233;cemment, nous avons distribu&#233; environ 400 questionnaires aux lecteurs bantous ... Le r&#233;sultat a &#233;t&#233; d&#233;cevant, seulement environ 15 ont pris la peine de le remplir et de le renvoyer .., peut-&#234;tre trois ou quatre semblent tr&#232;s encourageants. &#171;Fondamentalement, notre probl&#232;me [au Cap] est le suivant. Aucun de nous n'est en mesure de donner plus que nos soir&#233;es au travail qui devait &#234;tre fait. Bien s&#251;r, c'est sans espoir. Nous avons donn&#233; une certaine formation th&#233;orique &#224; un certain nombre de membres bantous ici, mais comme ils sont totalement sans connaissances pratiques et pas en mesure de sortir et de s'organiser et d'apprendre par leurs erreurs, on ne fait pas grand-chose. Si nous avions un bon organisateur europ&#233;en, nous pourrions le soutenir ainsi que nos camarades bantous, et si nous pouvions organiser une victoire syndicale, tout changerait ici. Il y a eu au cours des 18 derniers mois, une vague de gr&#232;ves spontan&#233;es lanc&#233;es par les Bantous dans des endroits aussi &#233;loign&#233;s que Durban, Piquetberg, la banlieue de Johannesburg, etc. Chacune d'entre elles a &#233;chou&#233;, pas seulement parce que les patrons se rendent compte qu'ils ne doivent pas. laissez les Bantous gagner une gr&#232;ve,mais aussi parce que les Bantous ne savent pas comment lancer une gr&#232;ve. Une frappe victorieuse signifierait beaucoup. Cela montrerait aux Bantous qu'il n'y a pas moyen d'am&#233;liorer leur sort, et ils seraient pr&#234;ts &#224; &#233;couter ceux qui leur ont montr&#233; le chemin. Apr&#232;s tout, pourquoi les Bantous ou les ouvriers du monde entier devraient-ils nous &#233;couter et nous prendre sur notre valeur nominale? Le fait que nous ayons r&#233;ussi &#224; pr&#233;dire l'issue d&#233;sastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas: cela n'affecte que quelques individus, ceux qui suivent et &#233;tudient les &#233;v&#233;nements ...pourquoi les Bantous ou les ouvriers, n'importe o&#249; d'ailleurs, devraient-ils nous &#233;couter et nous prendre sur notre valeur nominale? Le fait que nous ayons r&#233;ussi &#224; pr&#233;dire l'issue d&#233;sastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas: cela n'affecte que quelques individus, ceux qui suivent et &#233;tudient les &#233;v&#233;nements ...pourquoi les Bantous ou les ouvriers, n'importe o&#249; d'ailleurs, devraient-ils nous &#233;couter et nous prendre sur notre valeur nominale? Le fait que nous ayons r&#233;ussi &#224; pr&#233;dire l'issue d&#233;sastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas: cela n'affecte que quelques individus, ceux qui suivent et &#233;tudient les &#233;v&#233;nements ... &#171;Le Spark est destin&#233; &#224; l'intellectuel bantou. De lui, son message devrait s'infiltrer. Mais l'intellectuel bantou, tout d'abord est une couche tr&#232;s mince [sic] du pays, ensuite tr&#232;s arri&#233;r&#233; et ignorant (ne peut en aucun cas &#234;tre compar&#233; &#224; l'indien, au chinois, pour ne pas parler de l'intellectuel europ&#233;en), se sent tellement mieux ( ce qu'il est) que les masses bantoues qu'il veut diriger les masses &#224; sa mani&#232;re, ce qui n'est naturellement pas une voie r&#233;volutionnaire. L'intellectuel ne ressent pas toute la force de l'oppression, il mange, il esp&#232;re et croit aux dirigeants ... En ao&#251;t 1939, les r&#233;dacteurs en chef de The Spark annon&#231;aient que l'imposition par le gouvernement de contr&#244;les sur les publications signifiait la fin des discussions ouvertes dans le pays. En fait, les triumvirats &#233;taient fatigu&#233;s et probablement d&#233;courag&#233;s. Goodlatte, apr&#232;s une longue maladie, a d&#233;missionn&#233; de tous ses postes en 1939. Elle est d&#233;c&#233;d&#233;e en 1942. [47] L'&#233;tincelle n'est pas r&#233;apparue et le groupe n'a publi&#233; ni d&#233;pliants ni brochures. Il semble avoir continu&#233; pendant les premi&#232;res ann&#233;es de la guerre, ne faisant aucune nouvelle d&#233;claration, mais ses membres, Tabata, Jaineb et Goolam Gool, Ben Vies et d'autres &#233;taient l'esprit &#233;mouvant derri&#232;re le NEUM, l'AAC et l'Anti-CAD, et ses principaux mouvements associ&#233;s - les deux organisations d'enseignants et le Transkei Organized Body. Ce n'&#233;tait pas de l'entrisme au sens formel du mot, car les principaux corps devaient &#234;tre soit reconstruits, soit form&#233;s.Mais c'&#233;tait un entrisme invers&#233; dans lequel des mouvements populistes se sont &#233;tablis pour que les trotskystes puissent y entrer, et m&#234;me &#234;tre leurs dirigeants. Dans le processus, ils ont cess&#233; d'&#234;tre trotskystes, bien que ces mouvements aient &#233;t&#233; qualifi&#233;s de trotskystes par leurs opposants. La guerre La guerre en Europe, &#224; partir de septembre 1939, n'&#233;tait pas inattendue. Les staliniens et les trotskystes avaient averti que la guerre &#233;claterait, mais il y avait peu d'accord sur o&#249; elle commencerait ou quoi faire lorsqu'elle commencerait. Les staliniens ont suivi aveugl&#233;ment l'URSS, changeant de politique en fonction des changements en Europe, et, ayant &#233;t&#233; si impliqu&#233;s dans les mouvements du Front populaire, anti-guerre et anti-fasciste, ont h&#233;sit&#233; lorsque la guerre a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e jusqu'&#224; ce que&lt;/code&gt; la ligne '' soit clairement &#233;tablie &#224; partir de Moscou. . Jusqu'&#224; l'invasion de la Russie, ils &#233;taient anti-guerre : ils ont alors imm&#233;diatement bascul&#233;. Les trotskystes &#233;taient anti-guerre mais il y avait confusion sur la politique. Au sein de la WPSA, il y avait eu un d&#233;bat houleux sur l'endroit o&#249; la guerre commencerait. Burlak a dit que cela commencerait comme une guerre entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne ; d'autres ont dit que les premiers coups seraient contre l'URSS.Tous ont convenu qu'ils s'opposeraient &#224; la guerre et, conform&#233;ment &#224; la position de L&#233;nine en 1915, ont appel&#233; &#224; la d&#233;faite de leur propre gouvernement. En m&#234;me temps, ils ont soutenu l'appel de Trotsky pour la d&#233;fense inconditionnelle de l'URSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas eu de d&#233;clarations publi&#233;es de la WPSA apr&#232;s la d&#233;claration de guerre. Le groupe s'est retir&#233; de la vue du public et, m&#234;me s'il s'agissait d'un mouvement vers une activit&#233; secr&#232;te, c'&#233;tait l'action souterraine du cimeti&#232;re. Il y a des histoires qui indiquent qu'ils ont continu&#233; &#224; se rencontrer, mais leur silence auto-impos&#233; les a rendus politiquement inefficaces. M&#234;me ceux li&#233;s &#224; l'AAC et, apr&#232;s 1943, au NEUM, gard&#232;rent discr&#232;tement le silence sur la guerre. Ils n'ont m&#234;me pas r&#233;fut&#233; la d&#233;claration des dirigeants de l'AAC, avec l'ANC, soutenant le gouvernement dans son effort de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les premiers mois de la guerre, le groupe qui s'appelait d&#233;sormais la FIOSA a maintenu sa politique absurde : qu'il serait possible de former un front avec des &#233;l&#233;ments du Parti national qui &#233;taient anti-guerre. [48] &#192; un moment donn&#233;, cela a &#233;t&#233; discr&#232;tement abandonn&#233; et on n'y a plus jamais fait allusion. Jaffe a &#233;crit une brochure de 66 pages intitul&#233;e World War or World Socialism. Le chapitre sur la guerre occupe 11 pages et Jaffe y d&#233;finit le fascisme comme l'universalisation vers laquelle tendait la &#171; soci&#233;t&#233; bourgeoise d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e &#187; et comme &#171; l'ach&#232;vement de la fusion du capital financier monopoliste avec l'&#201;tat politique capitaliste &#187;. Il a &#233;galement discern&#233; &#171; l'&#233;mergence du fascisme hors de la menace de la r&#233;volution &#187;. Ce n'&#233;tait en fait gu&#232;re plus que la d&#233;finition du Komintern. Puis il a ajout&#233;:le conflit &#233;tait entre deux forces qui se ressemblaient tellement qu'il ne voyait pas de fin sur un 'plan purement militaire' - 'seule la r&#233;volution socialiste peut enfin mettre fin &#224; la guerre'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proclamant la n&#233;cessit&#233; d'un &#171; d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire &#187;, Jaffe avait des conseils pour tout le monde. Pour les travailleurs allemands, c'&#233;tait simple. Ils ont d&#251; saboter l'effort de guerre. Pour l'Afrique du Sud, la prescription &#233;tait &#233;galement &#233;vidente - face &#224; une &#233;ventuelle invasion japonaise, les gens de couleur seraient neutres dans les batailles entre le gouvernement et l'envahisseur, et entre le gouvernement et les Afrikaners pro-Axis. Encore une fois, il n'y avait aucune r&#233;f&#233;rence &#224; la position pr&#233;c&#233;dente de la Ligue communiste. Pour les travailleurs des pays alli&#233;s qui craignaient le nazisme, Jaffe recommandait des gr&#232;ves, des combats &#233;lectoraux contre la guerre, des r&#233;unions de masse, des manifestations et &#171; d'autres moyens de lutte ouverte &#187;. [49] Loin du &#171; d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire &#187;, et sans appel au travail des forces arm&#233;es, son appel &#224; un tel d&#233;faitisme &#233;tait obscur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a peu de signes d'activit&#233; dans le groupe FIOSA au Cap. Ils ont tenu des r&#233;unions, ils ont produit un document et ils ont distribu&#233; des brochures. Ils ont &#233;galement apport&#233; un soutien verbal au NEUM - et cela semble &#234;tre tout. [50] Plus tard, Jaffe a produit un article intitul&#233; Militant Worker qui pr&#233;tendait repr&#233;senter un ensemble de syndicats - mais il n'y a aucune trace de ces syndicats et rien n'indique qu'ils &#233;taient autre chose qu'une fa&#231;ade pour la participation de Jaffe &#224; des conf&#233;rences syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute activit&#233; trotskyste &#224; Johannesburg a ostensiblement cess&#233; apr&#232;s septembre 1939, bien qu'un groupe semble s'&#234;tre form&#233; &#224; l'Universit&#233;. Gordon avait la particularit&#233; d'&#234;tre le seul trotskyste &#224; &#234;tre intern&#233; pendant la guerre, mais les syndicats sont rest&#233;s comme un monument &#224; son travail. Puis, &#224; la mi-1942 et &#224; nouveau au d&#233;but de 1943, Jaffe d&#233;m&#233;nage &#224; Johannesburg pour fonder un groupe. Il a rassembl&#233; une demi-douzaine de membres (dont Fanny Klenerman et quelques syndicalistes noirs). C'&#233;tait un groupe de discussion, et en plus d'aider Jaffe &#224; produire le journal, il n'y avait aucune autre activit&#233;. En ao&#251;t 1943, le groupe fut rejoint par une demi-douzaine de membres du groupe sioniste de gauche, Hashomer Hatzair, et, en l'absence de tout autre membre form&#233;, ils prirent bient&#244;t la direction &#224; Johannesburg. [51]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait un malaise dans le mouvement qui s'est accentu&#233; au cours des prochaines ann&#233;es. Les membres de la WPSA, Tabata, les Gools, Ben Kies et d'autres, ne portant plus le manteau du trotskisme, ont pris l'initiative au Cap en 1943 de r&#233;unir l'AAC presque d&#233;funte, d'organiser l'Anti-CAD et de lancer le NEUM. D&#233;sormais, les trotskystes ont agi en tant que dirigeants d'un mouvement de lib&#233;ration nationale, ont fond&#233; leur travail sur les termes vagues d'un programme minimum de revendications d&#233;mocratiques et ont &#233;vit&#233; toute politique de classe [52]. Les membres de la FIOSA ont suivi dans l'ombre de leurs anciens opposants et ont consacr&#233; l'essentiel de leur &#233;nergie &#224; promouvoir la cause de la NEUM, d'abord en tant qu'invit&#233;s ind&#233;sirables, mais plus tard en tant que membres de la direction. Pourtant, en fait, il y avait peu &#224; faire. L'AAC, l'Anti-CAD et le NEUM &#233;taient tous des organismes f&#233;d&#233;raux,et toute activit&#233; &#233;tait laiss&#233;e aux parties constituantes pour commencer. Il n'y a pas eu d'initiatives nationales, pas de campagnes et pas de directives - en dehors du slogan de &#171; non-collaboration &#187;, ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coop&#233;rant avec le gouvernement, les autorit&#233;s provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a &#233;t&#233; vitup&#233;ratif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;quislings '' comme on les appelait), a attaqu&#233; la classe dirigeante blanche comme&lt;/code&gt; herrenvolk '' et a d&#233;clar&#233; sa sup&#233;riorit&#233; organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le r&#244;le du travailleur et l'internationalisme &#233;taient des mots verbotens.et pas de directives - en dehors du branding du slogan de &#171; non-collaboration &#187;, ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coop&#233;rant avec le gouvernement, les autorit&#233;s provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a &#233;t&#233; vitup&#233;ratif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;quislings '' comme on les appelait), a attaqu&#233; la classe dirigeante blanche comme&lt;/code&gt; herrenvolk '' et a d&#233;clar&#233; sa sup&#233;riorit&#233; organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le r&#244;le du travailleur et l'internationalisme &#233;taient des mots verbotens.et pas de directives - en dehors du branding du slogan de &#171; non-collaboration &#187;, ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coop&#233;rant avec le gouvernement, les autorit&#233;s provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a &#233;t&#233; vitup&#233;ratif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;quislings '' comme on les appelait), a attaqu&#233; la classe dirigeante blanche comme&lt;/code&gt; herrenvolk '' et a d&#233;clar&#233; sa sup&#233;riorit&#233; organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le r&#244;le du travailleur et l'internationalisme &#233;taient des mots verbotens.a attaqu&#233; la classe dirigeante blanche comme &#171; herrenvolk &#187; et a d&#233;clar&#233; sa sup&#233;riorit&#233; organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le r&#244;le du travailleur et l'internationalisme &#233;taient des mots verbotens.a attaqu&#233; la classe dirigeante blanche comme &#171; herrenvolk &#187; et a d&#233;clar&#233; sa sup&#233;riorit&#233; organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le r&#244;le du travailleur et l'internationalisme &#233;taient des mots verbotens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'AAC, et Tabata en particulier, se sont tourn&#233;s vers la population rurale dans les r&#233;serves, mais plus particuli&#232;rement dans le Ciskei et le Transkei, ils ont men&#233; une campagne contre la mise en &#339;uvre du plan de r&#233;habilitation, une politique gouvernementale de r&#233;installation des fermes, l'abattage du b&#233;tail et un syst&#232;me de rotation des cultures impos&#233;. Le probl&#232;me, ont d&#233;clar&#233; Tabata et ses partisans, n'&#233;tait pas le surstockage, mais trop peu de terres. Pour cela, ils ont obtenu un soutien. En cela, ils ne faisaient que maintenir une position qui remonte au moins au 15 septembre 1938. dans une lettre de cette date, de la WPSA &#224; MS Njisane dans le Transkei, l'&#233;crivain a d&#233;clar&#233; que : &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Le probl&#232;me du surstockage est le probl&#232;me de la surpopulation, et ceci &#224; son tour est le probl&#232;me de l'insuffisance des terres. C'est le n&#339;ud du probl&#232;me,et toute &#171;solution&#187; qui ne touche pas &#224; ce probl&#232;me fondamental - le probl&#232;me de la terre - est une pure hypocrisie et ne peut rien r&#233;soudre &#187;. La lettre a continu&#233;, citant le nombre de fermes sans terre dans la r&#233;gion et le manque d'argent pour am&#233;liorer le b&#233;tail. C'&#233;tait une longue lettre qui disait ensuite: &#171;Les r&#233;serves ne sont pour le gouvernement qu'un r&#233;servoir de main-d'&#339;uvre indig&#232;ne bon march&#233; pour les mines et les fermes, et la mis&#232;re dans les r&#233;serves est favoris&#233;e &#224; cette fin. Le gouvernement n'a pas donn&#233; aux Africains suffisamment de terres pour labourer, et un fardeau suppl&#233;mentaire a &#233;t&#233; impos&#233; par le biais de la taxe de vote pour forcer les Africains &#224; quitter les r&#233;serves pour travailler. La lettre a conclu en d&#233;clarant qu'il ne pouvait y avoir de solution sous le capitalisme. Le socialisme a fourni la seule solution avec ses plans pour &#171;une distribution et une utilisation scientifiques de la terre&#187; dans un syst&#232;me &#171;qui se pr&#233;occupera des besoins du peuple et non de faire des profits&#187;. Cependant, le NEUM n'avait rien fait d'autre que de lancer des appels au ralliement, il n'avait aucun plan d'action et on ne parlait plus de socialisme. Oubli&#233;s &#233;taient les derniers mots de cette lettre de 1938 qui disait que la devise de la soci&#233;t&#233; qu'ils voulaient &#233;tait &#171;de chacun selon ses capacit&#233;s; &#224; chacun selon ses besoins &#187;. Quand finalement il y eut une r&#233;volte paysanne arm&#233;e dans le Pondoland en 1960, l'AAC fut scind&#233;e - la direction centrale refusant de s'impliquer dans une campagne qui, disaient-ils, ne pouvait pas r&#233;ussir. Cependant, le probl&#232;me n'est pas ce que ces trotskystes d'autrefois faisaient - ou ne faisaient pas. En devenant les dirigeants d'un mouvement national, ils se sont comport&#233;s comme des nationalistes. On peut affirmer qu'il &#233;tait permis d'entrer dans un tel mouvement, de participer &#224; ses activit&#233;s, et m&#234;me d'&#234;tre &#233;lu &#224; ses comit&#233;s, et &#233;galement, lorsque requis, de quitter ses rangs, de le critiquer et m&#234;me de le condamner pour ses fausses politiques. [ 53] Cependant, lorsque les r&#233;volutionnaires &#233;tablissent de tels mouvements et se mettent &#224; la t&#234;te, ils sont li&#233;s par leur esprit et leur id&#233;ologie &#224; de tels mouvements - et en ce qu'ils m&#233;langent la rh&#233;torique du radicalisme avec le conservatisme des politiques nationalistes. [54] Pendant ce temps, le groupe FIOSA &#224; Johannesburg, incapable de progresser avant le retour de Jaffe au Cap, persuada Lee, qui &#233;tait retourn&#233; &#224; Johannesburg, de les rejoindre. Il est devenu impatient avec un groupe d'amateurs, a essay&#233; de les galvaniser dans l'action, et il a &#233;galement pr&#233;vu une position active pour lui-m&#234;me. Cela a alarm&#233; Jaffe, qui a relanc&#233; de vieilles accusations contre Lee, bien qu'elles se soient av&#233;r&#233;es fausses en Grande-Bretagne. d'une mani&#232;re qui rappelle les jours d'avant-guerre (mais inconnue des nouveaux venus), Lee a &#233;t&#233; expuls&#233; en 1944. La proc&#233;dure &#233;tait &#224; la fois imprudente et corrompue, mais peut-&#234;tre &#233;tait-elle chanceuse. Lee, piqu&#233; par cet &#233;v&#233;nement, a contact&#233; de nombreux anciens trotskystes de Johannesburg et, en lan&#231;ant la Workers International League (WIL), a lanc&#233; un programme d'activit&#233;s ambitieux et, surtout, il a trouv&#233; certains des anciens organisateurs syndicaux de Gordon.Cela a fourni &#224; la WIL un moyen de travailler avec et d'influencer le mouvement syndical africain. Jaffe &#233;tait retourn&#233; au Cap et pendant plusieurs mois le groupe de Johannesburg a surv&#233;cu. [55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus &#233;loign&#233;e, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants&lt;/code&gt; Pourquoi le deuxi&#232;me front ne sera pas ouvert '', le groupe d&#233;clara qu'il ne pouvait pas vendre le journal : le deuxi&#232;me front avait &#233;t&#233; ouvert sur le 6e. La r&#233;ponse de Jaffe &#233;tait que la pr&#233;diction &#233;tait peut-&#234;tre fausse, mais l'analyse &#233;tait correcte. Cela a ouvert une br&#232;che qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg &#224; faire la paix avec Lee et &#224; rejoindre la WIL.[55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus &#233;loign&#233;e, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Pourquoi le deuxi&#232;me front ne sera pas ouvert '', le groupe d&#233;clara qu'il ne pouvait pas vendre le journal: le deuxi&#232;me front avait &#233;t&#233; ouvert sur le 6e. La r&#233;ponse de Jaffe &#233;tait que la pr&#233;diction &#233;tait peut-&#234;tre fausse, mais l'analyse &#233;tait correcte. Cela a ouvert une br&#232;che qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg &#224; faire la paix avec Lee et &#224; rejoindre la WIL.[55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus &#233;loign&#233;e, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants&lt;/code&gt; Pourquoi le deuxi&#232;me front ne sera pas ouvert '', le groupe d&#233;clara qu'il ne pouvait pas vendre le journal : le deuxi&#232;me front avait &#233;t&#233; ouvert sur le 6e. La r&#233;ponse de Jaffe &#233;tait que la pr&#233;diction &#233;tait peut-&#234;tre fausse, mais l'analyse &#233;tait correcte. Cela a ouvert une br&#232;che qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg &#224; faire la paix avec Lee et &#224; rejoindre la WIL.Cela a ouvert une br&#232;che qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg &#224; faire la paix avec Lee et &#224; rejoindre la WIL.Cela a ouvert une br&#232;che qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg &#224; faire la paix avec Lee et &#224; rejoindre la WIL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee s'est av&#233;r&#233; remarquable en fournissant les moyens d'approcher les syndicats, et aussi de trouver les moyens d'imprimer un journal &#224; un co&#251;t minime. Le groupe &#233;tait vivant et a trouv&#233; les moyens d'influencer les &#233;v&#233;nements. Leur position anti-guerre, qui &#233;tait plus une question de rh&#233;torique que d'activit&#233;, signifiait n&#233;anmoins qu'ils &#233;taient pr&#234;ts &#224; encourager et &#224; s'engager dans une action de gr&#232;ve, et bien que les Africains n'&#233;taient pas int&#233;ress&#233;s par la politique de la WIL, ils ont r&#233;pondu au militant. syndicalisme encourag&#233; par la WIL. [56]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de la WIL se faisaient peu d'illusions sur leur travail dans les syndicats. Ils savaient qu'ils ne faisaient pas passer leur message politique aux travailleurs, ne r&#233;pondaient qu'aux besoins de la bureaucratie syndicale (militante comme ils l'&#233;taient parfois), et ne pouvaient esp&#233;rer obtenir des convertis imm&#233;diats de ces quartiers. Pourtant, l'impact de l'activit&#233; d'AIT a r&#233;sonn&#233; l&#224;-bas et ailleurs. Au moment du boycott des autobus d'Alexandra en 1944, une section du comit&#233; de boycott, impressionn&#233;e par les activit&#233;s de la WIL, a rejoint le groupe et lui a donn&#233; une pr&#233;sence dans ce canton. Il a &#233;galement donn&#233; un coup de fouet &#224; la WIL en amenant &#224; ses rangs Vincent et Lilian Swart, deux intellectuels talentueux avec un large cercle de contacts. [57] Mais il y a aussi eu des victimes. Les anciens avaient pour la plupart abandonn&#233;, et Lee, dans une r&#233;p&#233;tition du comportement que Gordon avait not&#233; en 1935,arr&#234;t&#233; de venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe est pass&#233; &#224; plus de 50. Ses activit&#233;s se sont &#233;tendues &#224; l'assistance aux enseignants africains dans leur campagne pour des salaires plus &#233;lev&#233;s, &#224; l'intervention dans les communes o&#249; des personnes &#233;taient en conflit avec l'administration, et &#224; la s&#233;rie habituelle de brochures, de convocation de r&#233;unions, etc. L'influence de la WIL dans les syndicats s'est &#233;tendue &#224; pr&#232;s de la moiti&#233; des organisations existantes, et ses membres (ou sympathisants comme Koza) ont jou&#233; un r&#244;le important dans les syndicats et lors des conf&#233;rences du Conseil des syndicats non europ&#233;ens. [58] C'est peu de temps apr&#232;s cet &#233;v&#233;nement que les Swarts ont rencontr&#233; David Schrire de l'ancien club Spartacus. Il les a apparemment persuad&#233;s que l'organisation syndicale &#233;tait une perte de temps et qu'ils seraient mieux occup&#233;s &#224; &#233;tudier le marxisme. Ils &#233;taient d'accord, et se fondant sur l'argument fallacieux que l'industrie locale &#233;tait une bulle de guerre,et que la classe ouvri&#232;re noire serait d&#233;mantel&#233;e lorsque les forces arm&#233;es seraient d&#233;mobilis&#233;es, a appel&#233; &#224; l'abandon du travail syndical de la WIL. Au lieu de cela, ils ont appel&#233; &#224; une &#233;tude et &#224; une retraite dans l'organisation communautaire. Des factions ont &#233;t&#233; &#233;tablies, avec Hirson &#224; la t&#234;te d'une minorit&#233; de huit, s'opposant &#224; l'abandon du travail syndical. [59] Le groupe Swart, solidement implant&#233; dans le groupe Alexandra, l'emporte massivement et esp&#232;re apparemment la d&#233;mission de la minorit&#233;.fermement ancr&#233; dans le groupe Alexandra, l'emporte massivement et esp&#232;re apparemment la d&#233;mission de la minorit&#233;.fermement ancr&#233; dans le groupe Alexandra, l'emporte massivement et esp&#232;re apparemment la d&#233;mission de la minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la minorit&#233; est rest&#233;e, protestant qu'elle accepterait la discipline de groupe et qu'il serait d&#233;montr&#233; qu'elle avait raison. Peu de temps apr&#232;s, les membres de la majorit&#233;, y compris les dirigeants, ont annonc&#233; leur d&#233;mission conjointe par lettre. Ils n'avaient m&#234;me pas pris la peine de convoquer une r&#233;union ou d'informer leurs partisans, laissant derri&#232;re eux une majorit&#233; compl&#232;tement d&#233;moralis&#233;e. En moins de deux mois, en avril 1946, la WIL a cess&#233; d'exister - juste avant la gr&#232;ve des mineurs africains, un &#233;v&#233;nement avort&#233; mal organis&#233; et un &#233;chec mis&#233;rable. Cela aurait pu donner &#224; la WIL une opportunit&#233; en or dans le mouvement syndical si elle ne s'&#233;tait pas autod&#233;truite. [60]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la fin de la guerre, les trotskystes, qui avaient cru qu'ils &#233;mergeraient localement, ainsi qu'internationalement, avec une masse qui suivait, gisaient en &#233;clats dans le Transvaal, avaient un petit groupe (FIOSA) au Cap, et la direction de un mouvement nationaliste au Cap. Ce dernier semblait encore prometteur en tant que noyau d'un mouvement de lib&#233;ration. Telle &#233;tait la promesse, m&#234;me si cela ne signifiait pas que les trotskystes auraient prosp&#233;r&#233; - m&#234;me si ses adversaires (et certains de ses amis) d&#233;signaient tous le NEUM comme un mouvement trotskyste. Cette promesse s'est av&#233;r&#233;e vide, mais cela appartient &#224; une autre &#233;tude. En 1947 ou 1948, le groupe FIOSA d&#233;cide de se dissoudre. Jaffe et quelques autres ont rejoint la direction du NEUM et en ont fait le centre de leur travail. Averbach a rejoint sa famille lorsqu'ils sont all&#233;s en Isra&#235;l.L&#224;, il &#233;tait apparemment isol&#233; et incapable de trouver une place pour lui-m&#234;me dans un pays qu'il trouvait &#233;tranger. La WPSA aurait poursuivi ses activit&#233;s souterraines au d&#233;but des ann&#233;es 1950, puis dissoute. &#192; ce stade (en 1950), le gouvernement avait adopt&#233; la loi sur la r&#233;pression du communisme (qui d&#233;finissait les communistes comme ceux qui suivaient les enseignements de Marx, Engels, L&#233;nine et Trotsky), et les groupes qui s'&#233;taient form&#233;s apr&#232;s cela existaient sous forme de clubs, ou travaill&#233; secr&#232;tement.et les groupes qui se sont form&#233;s apr&#232;s cela existaient soit en tant que clubs, soit travaillaient secr&#232;tement.et les groupes qui se sont form&#233;s apr&#232;s cela existaient soit en tant que clubs, soit travaillaient secr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la p&#233;riode &#224; venir, de petits groupes sont apparus au Cap et &#224; Johannesburg. au Cap, certaines &#233;taient des ramifications de la FIOSA et d'autres &#233;taient constitu&#233;es de nouvelles recrues. La plupart avaient disparu &#224; la fin des ann&#233;es 50. &#192; Johannesburg, il y avait plusieurs petits groupes &#233;ph&#233;m&#232;res, pour la plupart sous forme de groupes d'&#233;tude. C'est une histoire tortueuse de regroupement ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e jusqu'&#224; ce qu'il semble enfin y avoir un certain succ&#232;s. La Ligue socialiste d'Afrique a &#233;t&#233; form&#233;e et certains de ses membres ont travaill&#233; au sein de l'alliance du Congr&#232;s (c'est-&#224;-dire les groupes alli&#233;s &#224; l'ANC). Apr&#232;s le massacre de Sharpeville en 1960 et l'&#233;tat d'urgence qui a suivi, ce groupe s'est alli&#233; &#224; plusieurs autres groupes pour former le Comit&#233; national de lib&#233;ration, et s'est lanc&#233; dans une campagne de sabotage, pr&#233;c&#233;dant d'autres groupes similaires. C'&#233;tait un faux mouvement,g&#233;n&#233;r&#233; par une humeur de d&#233;sespoir alors que la machine d'&#201;tat r&#233;primait toute opposition politique. Il a pris fin lorsque la plupart de ses membres ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en 1964 et condamn&#233;s &#224; de longues peines de prison. [61] Remarques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. De nombreux groupes socialistes avaient des clubs associ&#233;s dans lesquels ils recrutaient des membres. Le Club L&#233;nine a &#233;t&#233; lanc&#233; le 29 juillet 1933. D'autres groupes, comme le Parti travailliste ind&#233;pendant (ou au moins certains de ses membres), ont fusionn&#233; avec le club L&#233;nine &#224; une date ult&#233;rieure. Le Club L&#233;nine s'est s&#233;par&#233; au milieu de 1935 lorsque le Club Spartacus a &#233;t&#233; lanc&#233;. Il y a moins d'informations sur les origines du New Era Fellowship, qui a attir&#233; des intellectuels de couleur, et dont sont issus les dirigeants du d&#233;partement des affaires anti-couleurs. Il y avait des clubs socialistes similaires &#224; Johannesburg, mais ils avaient moins de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Ce fut une p&#233;riode de flux. Ainsi, la Marxist Education League, apparemment un groupe qui &#233;tudiait les textes marxistes, &#233;tait l'un des groupes qui sont entr&#233;s dans l'ILP, lui-m&#234;me un groupe qui avait travers&#233; et avait &#233;t&#233; repouss&#233; par le racisme du Parti travailliste sud-africain. Le Gezerd parlant yiddish (Gezelshaft far Erd) - Soci&#233;t&#233; pour la Terre - &#233;tait un club pro-sovi&#233;tique qui soutenait l'installation des Juifs russes &#224; Birobidjan, &#224; l'extr&#234;me est de l'URSS. Lorsque Gina Medem, une stalinienne de premier plan, est arriv&#233;e d'outre-mer, en visite officielle au Gezerd, elle a pr&#233;sid&#233; &#224; l'expulsion de tous ceux qui auraient critiqu&#233; la ligne de Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Cf B. Hirson, &#171; Ruth Schechter : Friend to Olive Schreiner &#187;, Searchlight South Africa, n &#176; 9 (1992) pour un r&#233;cit des radicaux &#224; l'Universit&#233; du Cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La controverse en Afrique du Sud est examin&#233;e dans des articles de Searchlight South Africa, nos 3 et 4 (1989/90). Frank Glass et Manuel Lopes &#233;taient toujours en contact &#233;troit et auraient pu coop&#233;rer &#224; la r&#233;daction de ces lettres. Cependant, je n'ai pas vu la lettre de Lopes et je ne la connais que par un &#233;ditorial hostile dans Umsebenzi, journal de la CPSA, du 12 septembre 1930. Il y a peu d'informations sur Lopes (ou son fr&#232;re), les membres fondateurs de la CPSA et parmi les premi&#232;res voix critiques de la gauche contre les &#233;v&#233;nements en URSS. Ils se sont ensuite d&#233;plac&#233;s vers la droite, mais il y a peu d'informations sur leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Le Secr&#233;tariat, mis en place en Europe, &#233;tait compos&#233; d'anciens membres des partis communistes europ&#233;ens, tous partisans de l'une ou l'autre des tendances de l'Opposition de gauche au Comintem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Cette position est controvers&#233;e et est examin&#233;e plus en d&#233;tail dans l'article sur les syndicats. Voir aussi mon livre Yours For the Union, Zed, Londres, 1989, pour plus de d&#233;tails sur le travail syndical dans le Transvaal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Les membres du Club ont envoy&#233; des cartes postales annon&#231;ant son inauguration, sous des photographies de Marx, L&#233;nine et Trotsky, en yiddish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Cette situation a &#233;t&#233; exacerb&#233;e par la politique gouvernementale de promotion de l'emploi des Blancs dans les secteurs nationaux de l'&#233;conomie. Cela comprenait les chemins de fer, les aci&#233;ries et les institutions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Rapport&#233; &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Club L&#233;nine &#224; la mi-1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Bien qu'il semble qu'il y ait eu des fronti&#232;res nettes entre les deux partis politiques qui ont &#233;t&#233; form&#233;s, il n'est pas possible de d&#233;terminer quelles influences &#233;taient en jeu sur les membres individuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Il s'agissait d'une vision simpliste du processus qui force les Africains &#224; entrer sur le march&#233; du travail. Les hommes africains &#233;taient &#224; l'origine dirig&#233;s par les chefs tribaux pour travailler dans les fermes et les mines pour gagner de l'argent pour l'achat d'armes &#224; feu. &#192; une date ult&#233;rieure, le gouvernement de Rhodes au Cap a introduit la fiscalit&#233; pour augmenter l'offre d'hommes et les maintenir au travail. Mais la plupart des travailleurs venaient de l'ext&#233;rieur de l'Afrique du Sud : du Mozambique, du Basutoland, du Nyassaland et d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Averbach a &#233;crit au SI critiquant la conception du parti de la WPSA (voir lettre du 24 avril 1935 de l'EI &#224; Averbach). Mais il n'y a aucune r&#233;f&#233;rence &#224; d'autres critiques des th&#232;ses de la WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Lettre de WPSA au SI, 14 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Dans une lettre (WPSA, 12 avril 1935), C van Gelderen fut critiqu&#233; pour &#234;tre &#171; trop proche &#187; de Ray Alexander, le principal organisateur syndical stalinien. Je connais trop peu les circonstances, mais je ne peux pas croire qu'Alexandre aurait permis &#224; un trotskyste avou&#233; de travailler au sein de ses syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Ceux qui ont rejoint le mouvement trotskyste en 1943 se sont fait dire par les dirigeants de la minorit&#233; que leurs th&#232;ses n'avaient jamais &#233;t&#233; re&#231;ues par l'EI. Cela a &#233;t&#233; maintenu au cours des ann&#233;es suivantes. Pourtant, les proc&#232;s-verbaux de l'EI du 7 mai 1935, envoy&#233;s aux deux groupes, montrent que des &#171; contre-th&#232;ses de la minorit&#233; &#187; venaient d'arriver. Il a &#233;t&#233; dit en outre qu'ils seraient s&#233;rieusement &#233;tudi&#233;s, mais il n'y a aucune autre indication de d&#233;lib&#233;rations ou de discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. Il existe une traduction litt&#233;rale compl&#232;te (dactylographi&#233;e) dans les articles de la WPSA. Une traduction partielle, qui m'a &#233;t&#233; envoy&#233;e par Ian Hunter en 1990, a un ton diff&#233;rent. La version WPSA est imprim&#233;e ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. Lettre au SI, 8 f&#233;vrier 1939. Poursuivant, ils ont dit que la contribution de Trotsky sur la question autochtone avait clarifi&#233; toute la position. L'IS n'a plus entendu parler des divergences politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. Il s'agissait d'une appr&#233;ciation plausible en 1935, mais, conform&#233;ment &#224; d'autres pr&#233;dictions qui n'ont pas &#233;t&#233; confirm&#233;es, ne semble pas avoir &#233;t&#233; not&#233;e ou, si cela est not&#233;, n'a pas conduit &#224; des commentaires critiques de la part des groupes trotskystes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Voir Terry Brotherstone et Paul Dukes (ed) The Trotsky Reappraisal, University of Edinburgh Press, 1992, o&#249; je discute de l'acceptation par Trotsky de l'appel du Komintern pour un &#201;tat noir ind&#233;pendant dans la ceinture m&#233;diane des &#201;tats-Unis, et de son soutien aux Noirs. R&#233;publique d'Afrique du Sud. Son raisonnement, bien que manifestement diff&#233;rent de celui du Komintern, &#233;tait n&#233;anmoins erron&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Il n'est pas possible de commenter cela car les documents minoritaires n'ont jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. Lettre au Secr&#233;tariat international, 26 juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Les d&#233;tails sur la r&#233;daction des th&#232;ses figurent dans un rapport au SI. Les th&#232;ses minoritaires ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es par M Averbach, J Pick et C van Gelderen. J Burlak a r&#233;dig&#233; les documents relatifs &#224; la minorit&#233;. Il a ensuite dirig&#233; la majorit&#233; des membres de la WPSA. Les th&#232;ses ont &#233;t&#233; vot&#233;es lors de diff&#233;rentes r&#233;unions. La majorit&#233; a obtenu entre 15 et 19 voix. Un ou deux se sont abstenus. Sept ou moins ont vot&#233; avec la minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22a. Pourtant, &#233;trangement, dans tous les arguments que j'ai entendus en Afrique du Sud au sujet de la scission, cette question n'a jamais &#233;t&#233; mentionn&#233;e. Voir aussi l'article pol&#233;mique r&#233;dig&#233; par A Mon - c'est-&#224;-dire MN Averbach - dans le Workers Voice Theoretical Supplement, 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. La th&#232;se de Purdy, dont une copie a &#233;t&#233; envoy&#233;e au Cap, n'a pas &#233;t&#233; retrouv&#233;e. Une lettre du WG Duncan de la Ligue communiste (juin ou juillet 1935) &#224; GJ Lambley a affirm&#233; que ce document &#233;tait en accord fondamental avec la position de la Ligue, mais &#233;tait plus d&#233;taill&#233;, Selon Duncan, Purdy a &#233;galement d&#233;clar&#233; que le probl&#232;me autochtone et &#171; Les &#233;l&#233;ments n'&#233;taient des probl&#232;mes que pour la classe dirigeante et ne devraient pas &#234;tre trait&#233;s comme tels par les marxistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Bien que quatre mesures aient &#233;t&#233; annonc&#233;es, seuls deux projets de loi, sur le droit de vote et l'attribution des terres, ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s en 1935. Ces mesures devaient &#234;tre prises en m&#234;me temps que les terres suppl&#233;mentaires qui avaient &#233;t&#233; promises, agissant en guise de proposition de suppression du vote. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. Les deux groupes ont protest&#233; s&#233;par&#233;ment, incapables de parvenir &#224; un accord sur la politique, la WPSA accusant la CLSA de se plier aux id&#233;es lib&#233;rales en appelant la Soci&#233;t&#233; des Nations &#224; intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. Dans un m&#233;moire non publi&#233;, Bernhard Herzherg dit que des membres de la Ligue communiste ont tent&#233; de convaincre les travailleurs africains de la distribution qu'ils devaient adh&#233;rer &#224; un syndicat. Cependant, les travailleurs avaient peur d'&#234;tre expuls&#233;s s'ils &#233;taient impliqu&#233;s dans une organisation, et le projet s'est sold&#233; par un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. Les quelques membres restants du Club L&#233;nine ont ensuite assist&#233; aux r&#233;unions du Club Spartacus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. Cette entr&#233;e dans le Parti socialiste n'a jamais &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e en Afrique du Sud dans les ann&#233;es 40. Pendant les ann&#233;es de guerre, The Workers Voice a toujours dit que leur groupe avait un record ininterrompu depuis 1935. Ce n'est qu'&#224; la fin des ann&#233;es 1980 que j'ai entendu parler de l'entr&#233;e dans le SP d'Herzberg. Il d&#233;clare dans ses m&#233;moires que c'est &#224; son initiative que le groupe est entr&#233; dans le SP. Les seuls documents disponibles de la Ligue communiste, outre leur publication irr&#233;guli&#232;re, sont les lettres que le secr&#233;taire de la WPSA a d&#233;pos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. Au d&#233;part, il y avait au moins un partisan du mouvement trotskyste &#224; Durban et quelques partisans individuels ailleurs. Il y avait apparemment une petite section de la Ligue communiste (ou plus tard FIOSA) &#224; Port Elizabeth, mais je n'ai aucune connaissance de leurs activit&#233;s. Lorsque Gordon a &#233;t&#233; invit&#233; &#224; organiser des syndicats dans cette ville en 1941, il ignorait leur existence. Il a remis les syndicats qu'il a form&#233;s aux membres de l'ACSP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. Dans une interview &#224; Los Angeles en 1986, Glass a d&#233;clar&#233; qu'ils n'avaient eu de contact qu'avec un intellectuel, dont il ne se souvenait pas du nom. Cela aurait pu &#234;tre son ami proche, Manuel Lopes. Je discute de la vie et du travail de Glass dans ma prochaine biographie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31. Thibedi, form&#233; comme enseignant, a &#233;t&#233; l'un des premiers Africains &#224; adh&#233;rer &#224; la CPSA et l'un de ses premiers organisateurs syndicaux. Il a &#233;crit pour dire qu'il avait &#233;t&#233; aid&#233; dans son nouveau r&#244;le d'opposition de gauche par V Danschen. Bien que Danschcn ait &#233;t&#233; membre des principaux comit&#233;s de la CPSA, il n'y a aucune trace de ses activit&#233;s, ni de son implication dans le mouvement trotskyste. Je ne l'ai rencontr&#233; que deux fois en 1946 dans un groupe d'&#233;tude de courte dur&#233;e, mais il en a r&#233;v&#233;l&#233; tr&#232;s peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32. Voir mon chapitre sur Maliba dans Yours For the Union. J'ignorais &#224; l'&#233;poque le lien possible de Maliba avec Thibedi. La relation est encore opaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33. Thibedi a &#233;t&#233; expuls&#233; de la CPSA pour d&#233;tournement de fonds. De telles accusations, vraies ou fausses, &#233;taient souvent utilis&#233;es par la CPSA pour expulser des dissidents. Il n'est pas possible de v&#233;rifier cette charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34. Cela ne justifie pas l'expulsion. De tels mouvements ont &#233;t&#233; trop facilement utilis&#233;s dans les groupes trotskystes. Mais Thibedi a suscit&#233; des soup&#231;ons &#224; l'&#233;poque (sur l'occupation et les ressources financi&#232;res), et ses sentiments nationalistes n'&#233;taient pas en accord avec la politique de la WIL. Nathan Adler est venu &#224; son soutien et est parti avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35. La premi&#232;re information sur la cr&#233;ation du groupe se trouve dans le Bulletin de la Ligue communiste internationale d'Am&#233;rique, en septembre 1934. Ses membres comprenaient plusieurs Noirs, mais la plupart n'&#233;taient pas form&#233;s et la plupart ne rest&#232;rent pas longtemps. Ses premiers membres comprenaient Ralph et Millie Lee, J Saperstein et Murray Purdy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36. Il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; leurs activit&#233;s &#224; Pretoria dans Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African, University of California Press, 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37. Tout cela est relat&#233; dans les lettres trouv&#233;es avec les papiers de la WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38. Je n'ai pu red&#233;couvrir qu'au milieu des ann&#233;es 70 le travail de Gordon, Dan Koza et d'autres. Jusque-l&#224;, &#224; l'exception des r&#233;cits brefs et d&#233;form&#233;s dans les &#339;uvres des staliniens, il &#233;tait presque oubli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39. Tabata et Jaineb Gool &#233;taient membres du Spartacus Club ou de la WPSA. Goolam Gool, pr&#233;sident du Club L&#233;nine, a rejoint la WPSA, l'a quitt&#233;e pour rejoindre la CLSA et est ensuite retourn&#233;e &#224; la WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40. Tabata, devenu chef de facto de l'AAC apr&#232;s l943, ne fait pas allusion aux conflits de la conf&#233;rence dans son histoire de l'AAC, The Awakening of a People, 1950, Johannesburg, et pr&#233;sente un r&#233;cit de ros&#233;e totalement trompeur .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;41. Voir Bob Edgar (ed), An African American in South Africa : The Travel Notes of Ralph J.Bunche, 28 septembre 1937-1 janvier 1938, Ohio University Press, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;42. Dans L'&#201;veil d'un peuple, Tabata n'a pas associ&#233; le changement social &#224; l'intervention de la classe ouvri&#232;re, avanc&#233;e ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;43. Les informations sur Diadla sont rares, mais il semble qu'il &#233;tait un membre &#233;minent de l'ACPS &#224; Nigel. &#192; un certain moment, il quitta le Transvaal et r&#233;apparut &#224; Durban, la mouche du Front uni non europ&#233;en (un mouvement domin&#233; par les staliniens), et fut bient&#244;t en d&#233;saccord avec les dirigeants locaux. Ce qui lui est arriv&#233; par la suite est inconnu. Seuls deux exemplaires d'Umlilo ont &#233;t&#233; trouv&#233;s dans la section des journaux de la British Library. On ne sait pas si d'autres probl&#232;mes sont apparus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44. L'or que le pr&#233;sident Kruger aurait enterr&#233; avant de fuir la R&#233;publique sud-africaine pendant la guerre des Boers (1899-1902). Cette histoire m'a &#233;t&#233; racont&#233;e par Heaton Lee en 1975 &#224; Merthyr Tydlil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45. On a d&#233;couvert peu de choses sur les groupes de Johannesburg de cette p&#233;riode. J'ai trouv&#233; un document dactylographi&#233; (incomplet) qui s'opposait au lancement de la Quatri&#232;me Internationale comme pr&#233;matur&#233;. Gordon, pour le Propaganda Group, a imprim&#233; une brochure de quatre pages sur la terreur GPU (police secr&#232;te sovi&#233;tique) en Europe, mais c'&#233;tait tout. L&#233;on Sapire, &#233;crivant en d&#233;cembre 1937, a d&#233;clar&#233; que la branche WPSA, dirig&#233;e par son fr&#232;re, comptait un membre et qu'il &#233;tait hors de la ville depuis trois mois. Cependant, trois mois plus tard, cinq membres du groupe Saperstein ont transf&#233;r&#233; leur all&#233;geance &#224; la WPSA, de m&#234;me que deux membres du groupe de propagande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46. &#8203;&#8203;Des exemplaires du programme et de la constitution se trouvent dans les journaux Trotsky &#224; Cambridge, Mass (T216596). Des exemplaires du journal se trouvent &#224; l'Institut international des sciences sociales d'Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;47. La carri&#232;re de Goodlatte est racont&#233;e dans Searchlight South Africa, n &#176; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48. Bernhard Herzberg, qui a fui l'Allemagne et avait &#233;t&#233; r&#233;dacteur en chef de Workers Voice, dit dans ses m&#233;moires qu'il &#233;tait contre la guerre avant septembre, mais qu'il ne pouvait accepter l'affirmation d'Averbach selon laquelle il pourrait y avoir une alliance avec des Afrikaners qui &#233;taient contre la guerre. Maintenant que la guerre est d&#233;clar&#233;e, dit-il, il faut lutter contre le nazisme. Jaffe l'a accus&#233; d'&#234;tre pr&#234;t &#224; tuer des ouvriers allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;49. Le sujet est manifestement mort et il n'y a gu&#232;re d'int&#233;r&#234;t &#224; faire une analyse d&#233;taill&#233;e de ce document politique infantile. Cependant, je signale certaines de ces d&#233;clarations parce qu'elles ont d&#233;termin&#233; les &#233;crits de Workers Voice pendant la guerre et ont pr&#233;cipit&#233; une partag&#233; entre le groupe de Johannesburg et Cape Town.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50. Je connais peu les membres de FlOSA car aucun n'a &#233;crit sur eux-m&#234;mes, il n'y a pas de d&#233;tails sur leurs activit&#233;s. Ce n'est qu'apr&#232;s la dissolution du mouvement et la formation de clubs de discussion plus l&#226;ches que certains ont fleuri. Les &#233;crits historiques de Kenneth Jordaan, bien que d&#233;pass&#233;s par des chercheurs plus r&#233;cents, sont la preuve d'un talent qui n'a jamais re&#231;u de soutien organisationnel. Il a par la suite d&#233;clar&#233; qu'il n'y avait pas de marxistes dans les groupes qu'il connaissait. Voir mon r&#233;cit dans &#171; Une question de classe : les &#233;crits de Kenneth Jordaan &#187;, Searchlight South Africa, n &#176; 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51. Hashomer Hatzair ou HH (The Young Guard), &#233;tait un mouvement de jeunesse sioniste de gauche qui a form&#233; ses membres pour le kibboutz en Palestine. Son credo sioniste affirmait que ce n'&#233;tait qu'en cr&#233;ant une paysannerie et une classe ouvri&#232;re juives que les juifs pouvaient devenir de &#171; vrais &#187; socialistes ; jusque-l&#224;, ils pratiqueraient le socialisme dans les kolkhoz. Le m&#233;lange du sionisme et du socialisme &#233;clectique a conduit &#224; des tensions internes, avec des membres adh&#233;rant &#224; des positions diff&#233;rentes sur l'URSS, l'Espagne, la Chine et la guerre &#224; venir. Les dirigeants palestiniens, malgr&#233; leurs critiques des puissances occidentales, &#233;taient favorables &#224; la guerre. En cons&#233;quence, en ao&#251;t 1943, une douzaine de membres &#224; Johannesburg et au Cap d&#233;missionn&#232;rent et rejoignirent la FIOSA - le seul groupe trotskyste visible. Cela comprenait Baruch Hirson, Itzke Skikna, Shimon Joffe, Charlie Manoim et Bertel Hertz.Ceux du Cap ont &#233;t&#233; d&#233;&#231;us par ce qu'ils ont trouv&#233; et ont abandonn&#233; toute activit&#233; politique. &#192; Johannesburg, les membres de HH ont occup&#233; des postes de direction et y sont rest&#233;s jusqu'&#224; la disparition du groupe trotskyste en 1946. Lorsque des d&#233;saccords ont &#233;clat&#233; au sein de la FIOSA, ou avec la FIOSA, ces camarades ont &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s avec m&#233;pris comme &#171; les ex-sionistes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;52. L'Anti-CAD (Anti-Colored Affairs Department) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour s'opposer &#224; la cr&#233;ation de d&#233;partements gouvernementaux qui imposeraient des contr&#244;les suppl&#233;mentaires aux personnes de couleur. Les dirigeants du NEUM, dont beaucoup &#233;taient membres de la WPSA, ont ni&#233; leur marxisme jusqu'&#224; ce qu'ils partent en exil dans les ann&#233;es 1960 et y proclament leur v&#233;ritable internationalisme rouge. Pourtant, m&#234;me en dehors de l'Afrique du Sud, Tabata, qui a continu&#233; &#224; diriger le NEUM, a proclam&#233; dans une interview que la politique du NEUM ne pouvait &#234;tre que petite-bourgeoise. Voir l'extrait dans le livre autrement absurde de Julie Frederick, Non-Racialism, The Unbroken Thread, 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53. Dans les ann&#233;es 30, Goolam Gool, membre de la WPSA, a &#233;t&#233; &#233;lu &#224; un poste de direction au sein de la Ligue de lib&#233;ration nationale au Cap. Il a agi en sa propre capacit&#233; et, sur l'insistance de WPSA, a s&#233;par&#233; ses activit&#233;s NIL de celles de ses fonctions WPSA. Mais il n'a pas cach&#233; ses croyances marxistes, et quand il a d&#233;missionn&#233;, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; en d&#233;saccord avec les actions de la direction du CPSA, il a publi&#233; ses raisons dans la presse Coloured.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;54. Tout au long des ann&#233;es de guerre et dans la p&#233;riode d'apr&#232;s-guerre, les hauts postes de l'AAC &#233;taient occup&#233;s par des fonctionnaires qui avaient &#233;t&#233; condamn&#233;s par la WPSA avant la guerre. Leurs politiques sont rest&#233;es inchang&#233;es, mais, &#224; l'exception du tr&#233;sorier, le Dr Moroka, qui a &#233;t&#233; contraint de partir quand il a refus&#233; de d&#233;missionner du Conseil des repr&#233;sentants autochtones - et est ensuite devenu pr&#233;sident de l'ANC - il n'y a pas eu de critique ouverte des principaux membres conservateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;55. L'activit&#233; principale consistait &#224; vendre le mensuel Workers Voice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;56. Cela ne signifiait pas qu'ils renon&#231;aient &#224; recourir &#224; la Commission des salaires. Ils ont utilis&#233; tous les moyens pour am&#233;liorer les conditions de vie des travailleurs. Cela signifiait &#233;galement qu'ils n'&#233;taient pas particuli&#232;rement int&#233;ress&#233;s par le message r&#233;volutionnaire du journal de la WIL, Socialist Action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;57. Cela avait ses propres probl&#232;mes. Vincent et Lilian Swap, aussi brillants soient-ils, avaient tous les traits de l'intellectuel sans racine. Ils vivaient de fa&#231;on dissolue sur un h&#233;ritage, et combinaient une action radicale avec une irresponsabilit&#233; dans leur vie personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;58. Les &#233;v&#233;nements de la conf&#233;rence de 1945 sont enti&#232;rement relat&#233;s dans Socialist Action et Yours For the Union. Un bref r&#233;sum&#233; ne rendrait pas justice &#224; un &#233;v&#233;nement qui a &#233;t&#233; l'un des points forts de la r&#233;alisation de la WIL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59. La minorit&#233; comprenait quatre anciens membres de Hashomer Hatzair et les deux syndicalistes actifs, Dick Mfili et John Motau. Skikne a vot&#233; avec la majorit&#233;. Les positions prises ont &#233;t&#233; publi&#233;es dans des articles du Bulletin interne de la WIL. Les lettres envoy&#233;es par Hirson &#224; la WIL britannique, demandant de l'aide, n'ont pas &#233;t&#233; retrouv&#233;es. Il est fort possible qu'ils aient &#233;t&#233; intercept&#233;s par des censeurs en temps de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60. Le r&#244;le de Gordon dans la cr&#233;ation du syndicat, le contr&#244;le exerc&#233; par les staliniens qui ont mis fin &#224; plusieurs tentatives des travailleurs de se mettre en gr&#232;ve et la d&#233;b&#226;cle qui a suivi le d&#233;clenchement de la gr&#232;ve sont tous d&#233;crits dans Yours For the Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;61. Cela sera d&#233;crit dans mon autobiographie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'historien, j'ai &#233;t&#233; ravi d'obtenir les documents pour cet essai. En tant que trotskyste, je dois avouer que parfois je pr&#233;f&#233;rerais que ces papiers n'aient jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;s. Mais l'histoire doit &#234;tre racont&#233;e telle qu'elle &#233;tait, si nous voulons apprendre de ce qui s'est pass&#233;. Je tiens &#224; accuser r&#233;ception des documents et de l'aide que j'ai re&#231;ue de nombreuses personnes et institutions. J'esp&#232;re que ce faisant, je n'ai exclu personne ni peut-&#234;tre mentionn&#233; les noms de ceux qui auraient pr&#233;f&#233;r&#233; l'anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les papiers de la WPSA, sans lesquels cela n'aurait pas pu &#234;tre &#233;crit, Jaco Malan et Ciraj Rassool. Pour une copie compl&#232;te de The Spark, Louis Sinclair. Pour les papiers de la WIL, Nachum Sneh. Pour les documents, Bob et Renate Kamener, Myrtle et Monty Berman, Tony Southall, Jenny (Curtis) Schoon, Tom Lodge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des r&#233;cits d'&#233;v&#233;nements dans les diff&#233;rents groupes trotskystes, Shimon Joffe, D.Stuart Linney, Bernhard Herzberg, Selim Gool, Ann (Averbach) Bloch, Charlie van Gelderen, Paul Koston, Heaton Lee, Millie Lee Haston, Joe Urdang et Hosea Jaffe ( mais on m'a dit que cette derni&#232;re conversation ne devait pas &#234;tre cit&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions qui ont fourni des documents ou des microfilms : Institute of Commonwealth Studies, Londres ; le Prometheus Documentary Center, New York ; Collection de l'&#201;glise de la province, Universit&#233; du Witwatersrand ; La biblioth&#232;que sud-africaine, Cape Town the Bodleian Oxford, Harvard University Library, Cambridge Mass.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Baruch Hirson
&lt;p&gt;The Trotskyist Groups in South Africa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Retrospective View&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;THE HISTORY of the South African Trotskyists during the 1930s and into the next decade was never made available or discussed with new recruits. There were vague stories, but no hard facts. No former member of the groups wrote about his experiences, and there was a silence that was so extensive that some comrades names could not be mentioned. I learnt in the 1940s that there had been a one-time nun in the leadership of the Workers Party of South Africa. But no details were available, even though she had died (as I later found) in 1942. The leading member of the WPSA, if mentioned at all, was always referred to as &#8216;Mr B'. That was all. Even when we learnt in the 1970s that he was Mr Burlak we were never told his first name. The other main group, the Fourth International Organisation of South Africa (a pretentious name), was open, but we learnt little about its members or what they did. There was perhaps little to conceal about their activities, because they did so very little.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The history of the groups in Johannesburg was also unknown. Nobody in Johannesburg had kept any records, there were no letters or minutes, and the names of most of those who joined the Trotskyist groups were not recorded. There was nothing, until the documents of the liberal Institute of South Africa became available and Lynn Safferys files were opened. Only then did the story of Max Gordon become available. There were a few later discoveries, but like the tale of the three monkeys, nothing was seen, said, or heard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Then, in a deserted house in Cape Town, once the residence of Clare Goodlatte, a box of documents was found in the early 1980s. There is still a mystery surrounding this discovery. They apparently came into the possession of a &#8216;stroller' (a person who lived on the proceeds of materials taken from deserted or demolished properties) who sold them in two portions. I was able to get copies of both sections. After maintaining absolute secrecy over five decades, the documents disclosing the inner working of the major section were hawked and sold. The papers included draft articles for the journal The Spark, minutes of meetings, documents, letters, membership forms and minutes. These documents (totalling a thousand or more), once unravelled, provided an unique picture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This collection was complemented by letters written by Clare Goodlatte (the Red Nun) to a former student, found in the South African Library and supplemented by a search in the Department of Education at Rhodes University, Grahamstown, where she had once sat as principal of the teachers training college.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have found no documents of FIOSA. But when I visited the Library of Contemporary International Documents at Nanterre in 1991 to look at the papers of the United Secretariat of the Fourth International, I found a card referring to the papers of FIOSA. These cannot be viewed until the late 1990s without the permission of the unknown depositor. This continues the politics of madness. Even public papers in Europe only have a 30 years rule, and that is absurd. I had no time to wait for permission, nor was I interested. If some historian wishes to investigate these documents at a later date, that gift to man- or woman-kind will be available to them. Except for the material in the WPSA collection, and a few documents in the Trotsky archives at Harvard, nothing else has been found.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The documents of the WIL were largely destroyed when its rooms were burnt by arsonists. The papers and printed publications I salvaged at the time were placed in the care of the University of the Witwatersrand, and these were photographed at a later date for the Hoover Institute. I copied other materials from the collection held by Nachum Such in Beer Sheba. Nobody, other than myself, has written about the activities or members of the WIL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;****&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was a time when South African adherents of the Left Opposition (Trotskyists) were said to have made a substantial impact on the politics of South Africa, and having provided leading cadres for the Trotskyist movements in China, India, the USA and Great Britain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internationally, in the first decade of the movement's existence, Frank Glass (Li Fu-jen/Furen) moved to China and then the US, Murray Gow Purdy to India, Ted Grant, Max Basch (Sid Frost), Charlie van Gelderen, Ralph and Millie Lee, Heaton Lee, Ann Keen and others to Britain. There were also persons who joined, or were associated with, Trotskyist groups and received later acclaim for work in their own specialities. Among these were Peter Abrahams, the novelist, Frederick Bodmer, whose work in linguistics was widely acclaimed when his Loom of Language was published, Dorothea Krook, an acknowledged expert on the later writings of Henry James, and Joseph Sandier, currently President of the International Association of Psychoanalysis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Less well known are those who joined the South African groups and built up a cadre. They published the most important Marxist journals in the country, distributed newspapers and published the Communist Manifesto in Afrikaans, participated in demonstrations against the Italian conquest of Ethiopia, joined in the struggles against the Greyshirts (the home grown Fascist movement), and were among the first to condemn the crimes of Stalin. From their ranks came members who, separately or collectively, helped to build the National Liberation League and then the bodies that made up the Non-European Unity Movement, a national liberation movement that attracted thousands of men and women in the Cape Province. Their leader, IB Tabata, is said to have exercised a powerful influence on Nelson Mandela and the men who were to become the leaders of the African National Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the Cape their members became the leaders of the (Coloured) Teachers League of South Africa and the Cape African Teachers Association ; they dominated the intellectual left of Cape Town through the Lenin Club, the Spartacus Club and then the New Era Fellowship.[1] They recruited to their ranks academics and to a lesser extent workers, and could even count a former nun as a leading member.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The history of the groups in the Transvaal was different. There, the earliest members of the Left Opposition were involved in trade union work. They were succeeded by Max Gordon, a Trotskyist who had moved from Cape Town, and had built the first major black trade union movement in the Transvaal. At a later stage, after Gordon had returned to the Cape, a new Trotskyist group, the Workers International League (WIL), entered into and had an influential position in the black unions. The WIL also won over men and women who played an important role in community struggles and (as in Cape Town) produced a number of newspapers and journals. The groups, in Cape Town and in Johannesburg, were always small, but they had an effect that was far greater than their number. Yet, despite the hope that they inspired with their message, the groups all disappeared, leaving no movement in the country.[2] After a resurgent trade union movement was built, bringing thousands of workers onto the streets after 1973, a student revolt in 1976-77 that swept through South Africa and drew in entire local communities, and a further wave of revolts in 1984-86, there is no effective Trotskyist movement in the country, only a number of small groups, mostly affiliated with the many tendencies in Britain and Europe, but playing no prominent role in the events of the country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Is there anything in the history of those groups from which lessons can be learnt so that a new vibrant movement can emerge ? What was it that went wrong in South Africa to negate the work that seemed so promising before and during the Second World War ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Early Beginnings&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Trotskyist groups in South Africa were born not in blood, but in confusion. They did not emerge in the wake of powerful working class or community struggles. They came into existence when the South African workers (or the small workforce that had recently come into existence) were confused and dispirited, clinging to their jobs during the massive depression that hit the country in 1929-31. They appeared when the international working class was still reeling from the victory of Nazism in Germany and massive defeats elsewhere, and when there was growing disillusionment in the Communist International and the local Communist Party. The groups that appeared locally drew their members from those Socialists expelled by the Communist Party of South Africa (CPSA) or its front organisations, or individuals who sought a Socialist solution to counter a race-ridden and exploitative society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Cape Town the small band of revolutionaries were drawn from the Communist Party, the Independent Labour Party, Communist auxiliary groups like the Gezerd,2 cultural and literary groups,[3] or from new arrivals from Eastern Europe. They had a number of common positions on foreign issues, including an uncompromising anti-Fascism, an unconditional support for the USSR in the war that was anticipated, and a condemnation of the Comintern and its policies. One of the most important factors helping to precipitate the formation of Trotskyist groups in South Africa was the imposition of the Black Republic slogan by the Comintern on the CPSA&#8212;the issue that led Frank Glass and then Manuel Lopes to write to the American Trotskyist paper, The Militant .[4] Many were Trotskyists only in name. Like others in Europe and elsewhere, they knew little about the platform of the Left Opposition or about the situation in the Soviet Union, but all were appalled by news of events in the USSR. It was only after copies of The Militant were received in South Africa that some issues became clearer, but there was much that remained opaque for the new adherents to the International Left Opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The effects of Stalinist methods upon those who formed the first Trotskyist groups have not received sufficient attention from historians. Firstly, it must be stressed that the turmoil inside local Communist parties affected the entire Socialist movement. Expulsions, vicious attacks (verbal and physical), or rapidly changing tactics to meet Moscow's demands, made it difficult for any Socialist group to attract large audiences. But the rot went further, and inevitably affected the operation of opposition groups. Despite all the repugnance against the methods used inside the Communist parties, those who had come from the CPSA were affected by the crude reduction of Marxism to clich&#195;&#169;s, the excessive idolisation of leaders, the aping of the Comintern leaders in their use of invective, and the brutalisation of relations inside the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They brought with them from the CPSA, along with their disgust over Comintern policy, the infighting, bitterness and boorish mud slinging that had become the hallmark of Communist Party propaganda and meetings. Although determined to work along new lines, they had imbibed the very Stalinist features that they were committed to fight. Their world outlook had been formed inside the CPSA, and their theoretical framework had been shaped, to a large degree, by Comintern literature. As a result, the Trotskyists squabbled, they split, and they seemed at times, particularly in the Transvaal, to be little better than the Communists in their internal relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To their credit, they did break with the CPSA and the Comintern, but the consequences were all too obvious. They had to face, not only hostile right wing groups who were grouped into Fascist gangs, but also the bitter onslaught of members of the CPSA. They were beleaguered and isolated, and found it all too easy to retreat into self-righteous sectarianism. The defence of revolutionary positions was transformed into dogmatic assertions, and from there it was only one step to internal slanging matches, suspensions, expulsions and even fisticuffs. In this they were not unlike small groups everywhere who tried to retrieve what they could of Marxism from the callous counter-revolutionary activities of the Comintern apparatchiks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The early Trotskyists also had to carve out a new programme and a new perspective for Socialism. They believed that they alone could be the defenders of the achievements of 1917, give a lead to the South African working class, and save Marxism from extinction. Their internationalist ideas were taken largely from the pages of the few journals that reached South Africa from the USA or Europe, and from the news briefings of the International Secretariat of the Left Opposition.[5] Their programme of local demands was hammered out in group discussions with the little that they could salvage from the Communist Party &#8212; although some of their formulations inevitably looked as if they were just the old ideas written anew.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The members of the new groups set out to fashion a position that would set them apart from the CPSA and become the basis for activity. They commenced by posing alternatives to the CPSA, particularly the position adopted by the Comintern in 1928, when world revolution was said to be imminent and every section had to adapt its programme to meet this eventuality. The CPSA was instructed to work for a Black Republic, and to adopt a trade union policy that involved control by the party, and used &#8216;revolutionary' methods to raise the workers's consciousness. Initially the Trotskyists opposed the Black Republic slogan, but reversed this (at least theoretically) after seeking Trotsky's opinion. But on the trade union question they continued on the same lines as the Stalinists. In theory they wanted to gain control of the trade unions, or at least build a tight fraction in such organisations through which they could control activities. They also persisted in calling for direct action until Max Gordon, the most outstanding organiser in the Transvaal, resorted to the slow building of the black trade unions with minimum recourse to strike action and using state institutions to secure their demands.[6]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Cape Town Experience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Groups in South Africa that adhered to the International Left Opposition were always minuscule and poverty stricken. There were only branches in Cape Town and Johannesburg, with a handful of supporters in Durban and Port Elizabeth. This was not very different from the spread of the Communist Party : it reflected the sparseness of population and the siting of transport, colleges and industry. The different social structures of the provinces inevitably affected the perceptions and activities of the groups ; they had to find their constituents from the local population and had to advance ideas that would get a response. In some regions this proved almost impossible. The white workers were caught in a web of racism that made most of them unapproachable, and in Natal the Indian workers and students, if active politically, were strongly attracted to Gandhi, Nehru and the Indian National Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the western Cape, the groups also had to find ways of winning the Coloured people, a people caught by segregatory legislation in the chasm that lay between the whites and the Africans. Consequently, the Cape Town Trotskyists, after painfully recruiting individuals, concentrated on work in discussion clubs, organising the teachers (Coloured and African), and one group appealed to peasant groups in the Transkei and Ciskei in the eastern Cape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joe Pick, a foundation member of the CPSA, was the first to write on behalf of a group to the International Secretariat for affiliation to the Left Opposition. Written in 1932, his letter was brief and provided no details. It seems that the group consisted mainly of Jews, most of whom had been in the CPSA or in organisations associated with that party. The next landmark was the launching of the Lenin Club on 29 July 1933. Its members were overwhelmingly Jewish.[7] This changed in 1934 when some members of the ILP merged with the Lenin Club, and academies were invited to lecture. Thereafter the club seems to have become a centre of serious Socialist discussion attracting sizable audiences, offering celebratory meetings on May Day or the anniversary of the Russian Revolution, and staging Socialist plays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seeking avenues of political activity, the club members found several social problems around which to agitate and organise. Firstly, there was large-scale unemployment in the wake of the depression, which affected Coloured and African workers most severely.[8] This led to the formation of an organisation of the unemployed in which persons committed to the Left Opposition were active, including Dr Goolam Gool and Max Gordon&#8212;Gool being a future leader of the Non-European Unity Movement, Gordon of the trade unionists in the Transvaal. However, unemployed organisations are of limited duration. By the middle of 1935 this work had come to an end.[9]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A small group of Lenin Club members, intent on launching a political party, started drafting a programme in August 1934. This led to a split that dominated Trotskyist politics until all the groups dissolved themselves. Those who formed the majority called themselves the Workers Party of South Africa (WPSA). The minority took the name Communist League of South Africa (CLSA), but seem to have been known only as the Lenin Club. Four topics became the subject matter of &#8216;theses' the political economy of the country, the expected world war, the nature of Socialist organisation, and the need to work in trade unions. These were drawn up, circulated and sent to the International Secretariat. Other issues divided the members of the contending groups, but these did not appear in the draft programmes. Foremost among these was the so-called entryist tactic, about which there was extensive discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The differences that emerged among these early Trotskyists were both principled and personal. This led to vituperative attacks on the honesty, sincerity and ability of individual members. Some of the personal criticisms might have been justified, but the attacks did nothing to clarify the basic theoretical differences between the groups. As a consequence some members crossed from one group to another, and some crossed again. Others left the factions in despair. With each group probably numbering a dozen at most (although the Communist League was to claim a larger number), these were a series of storms in thimbles which were irrelevant to the political struggles in the country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are no documents to show why those who formed the Workers Party placed the land question at the top of their demands. Perhaps it came from a reading of Lenin's early work on Russia, or it might have been extracted from the Comintern's focus on the land issue in the colonial countries in the early 1930s. It could also have been influenced by the severity of the depression in the rural areas (which had preceded the slump in the national economy), or by the writings on the land question in South Africa by the liberal historian, W MacMillan. Whatever the reason, local or international, or both, the draft that became the centre of all future discussion, as formulated by the majority group among the activists in the Lenin Club, was on the land question.[10] Burlak, who drafted the document (entitled The Native Question ), produced government statistics to show that there was a heavy concentration of land ownership in the hands of a small number of white farmers. Alongside this, Africans could own land almost exclusively in the Reserves, which covered at that time about seven per cent of the country's land surface. It was the repossession of this land, they claimed, that would be the rallying point (the axis, the alpha and the omega) of the coming South African revolution. Paradoxically, they rejected the Black Republic slogan, which might have been an obvious corollary to their programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrary to all that was subsequently claimed by the minority, no formal counter-thesis on the Native Question was presented at the drafting committee, and the paper or notes prepared by MN Averbach (the leader of the minority) was deemed a counter-resolution rather than a thesis in its own right. The original paper written by Averbach and documents sent to the International Secretariat at a later date have not been found. However, an article that appeared in February 1936 in the Workers Voice, the organ of the CLSA, on the land question is obtuse. The &#8216;mere cry for land', it argued, &#8216;does not constitute an agrarian problem'. The Africans who were driven off the land suffered mainly from taxes. Their chief need was not for land, but relief from taxation. Averbach seems to have misunderstood the majority position. If the Africans got more land, he wrote, the peasants would still suffer from these pernicious taxes which were designed to drive them into the mines, industry and the farms.[11] But the majority position, sensitive as it was to land hunger, was not designed to provide more land for the African in an unchanged country, but to find a lever through which to overthrow capitalism. The minority position was so unclear on this point that it obscured their main contention : namely, that it was the struggle of the African workers that would be the key to change in South Africa. This position could have been taken without any recourse to theory, and, when it came to theory, Averbach and the minority had little to offer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a contentious organisational issue, the majority called for a tightly structured revolutionary party with a clandestine sector (a point rejected by the minority, who said that it was necessary to exploit every avenue of activity while conditions for legal work held ). The consequences were obvious. The Communist League seemed to conduct its activities openly, and recruited with a minimum of enquiry into the background of its members. The Workers Party in Cape Town was highly, if not overly, selective, maintained a tight discipline, and was secretive in many of its inner party activities. There were rules as to what documents could be read at branch meetings, and what was to be read only by Executive members. It was a regime that led to derisive comment from members of the League[12] There was a certain logic to the majority's argument, not only because this was what Lenin had demanded for Russia, but also because the future of democracy (whatever that meant in South Africa) was by no means assured.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The land question has been dealt with first because of its later significance, but the first division was over the coming war.[13] The theses of both sides opposed the expected war, but the minority believed that the white Afrikaners could be drawn towards the revolutionary movement because of their basic &#8216;anti-imperialist' position. They therefore argued for a position of neutrality and collaboration with the Malanite (that is, Nationalist) opposition in parliament. Burlak's analysis of the war, firstly in the thesis and then in The Spark, ascribed the war threat to finance capital and condemned both the west and Germany for their war-like stance. There could be no support for either side, and Socialists had to call for revolution to remove capitalism, the cause of the war fever and ultimately war itself, he said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Then, in a letter of 12 June 1935 to the International Secretariat, the Workers Party lambasted the Communist League. Its war thesis, they said, was the most deadly of documents, and one which was &#8216;equal to suicide' because it would antagonise the Coloured and African populations : &#8216;Under no circumstances can we support the most hated by the Bantu population, part of the white bourgeoisie, the Malanites.' The policy, they said, was opportunism of the worst kind and they added : &#8216;It is regrettable that neither you nor LD [Trotsky] expressed an opinion about the war theses.' There was no response to this complaint. Instead, several letters from the IS urged that the groups were too small and the differences not important enough to justify the split. This was dismissed by the WPSA : they wrote that there could be no union with people who differed so profoundly on basic issues. There was one further thesis, accepted by all, on the necessity for work inside the trade union movement. Unfortunately, the members of both the majority and minority did nothing in this regard in Cape Town. Although the Stalinists set up numerous new trade unions in Cape Town, the Trotskyists were more notable for their absence in this sphere.[14]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originally there were four so-called theses (two on the war) and one counter-thesis on the land question. All were sent to the IS and to Trotsky for comment.[15] There were two responses to the main thesis on the Native Question : one from Ruth Fischer (pseudonym Dubois), and one from Trotsky. Frank Glass in Shanghai, and Ted Grant and Max Basch in Britain were asked by the IS to comment. There were no responses, although Basch wrote long letters to the WPSA in support of their stand against entryism (see below).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ruth Fischer's criticisms were crude and insensitive.[16] The original thesis was misquoted, and attention was drawn to this in the translated version that was circulated. Fischer said that statistics were not a substitute for theory (and in this she was correct), and then said, in effect, that the thesis was useless because it did not take as its central issue the struggle against British imperialism. The slogan &#8216;Land for the Natives' was wholly correct, but inadequate. Then, arguing that national liberation was a correct slogan for South Africa (because, as the majority claimed, there was no black bourgeoisie), she claimed that the white workers, whose support was essential, could only be won on the slogan &#8216;Down with British Imperialism'. That would mean : &#8216;Down with the privileges of the white race, forward the Natives, and also proclamation of the right of total separation from the British Empire.' And so the document went on. It was a document of the time, and could as easily have come from the Comintern. Imperialism was the enemy, imperialism had to be destroyed, and any document that did not start with this proposition was false. But Fischer had, in fact, read too narrowly. The members of the WPSA were nothing if not orthodox Leninists. The fight against imperialism was the theme of their thesis in all their documents, and more particularly in the document on the war, the issue that first divided the factions. Furthermore, its stress, correctly, was on the role of finance capital in South Africa. It can be argued that the WPSA's formulation, based on its definition of finance capital, was more accurate than that of Fischer. (Parenthetically, it must be added, the WPSA never again omitted to place the struggle against British imperialism at the head of their demands. Such was the authority of members of the Secretariat that they were not often opposed. Any resemblance to the way the Comintern functioned was not altogether accidental.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, at a later date the WPSA wrote : &#8216;At that time we appealed to you, we approached you to decide on the basis of the documents written by the two factions. This is where the comedy begins. You sent back a document written by Comrade Dubois which was the laughing stock not only of the Cape Town comrades, but of all comrades everywhere who had studied the colonial question, who knew anything at all of the problems of South Africa. We appealed to you at that time and we received from you... Dubois's masterpiece of ignorance.'[17]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's contribution is probably still contentious. Although he claimed that he could not really comment on conditions in South Africa because he lacked the necessary information, he nevertheless accepted the thesis on the land (claiming, however, that the agrarian revolution could only take place with the active participation of the advanced workers), and argued against the rejection of the Black Republic slogan. This latter was not a temporary aberration, but coincided with Trotsky's other statements on the Comintern's position on an independent Negro state in the middle belt of the USA. To reject the Black Republic out of hand, he said, arose from exaggerations in the polemic against the Comintern. The blacks would form the majority in a transformed South Africa, and the country would obviously constitute a Black Republic. He further said that under no condition could revolutionaries offer the smallest finger to white chauvinism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's remarks were set inside an international perspective. He stated at the outset that it could be assumed that the revolution in Britain would precede that of South Africa. In that case, it was essential that there be no support for the bourgeoisie from the colonies and dominions. That made the struggle for the expulsion of British imperialism an indispensable part of the programme of the South African proletarian party. At the end of his letter, he spoke of a future in which Soviet Britain would exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who had shown their solidarity, through struggle, with the black workers. A Socialist South Africa, in turn, would exercise a profound influence on the whole black continent.[18]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's remarks on the draft thesis, which were referred to repeatedly in the polemics inside the South African Trotskyist movement, were important in orientating the left towards the African people, but they also did a grave disservice to the Socialist movement. I discuss this in a paper presented in Aberdeen in August 1990, and do not wish to repeat the arguments here.[19] The one point that must be stressed is that Trotsky's major contention was doubly false. in terms of his own original work in Russia in 1904-06, he should have been aware of the impact of finance capital on a backward country. He knew from the literature on South Africa (or should have known) that investment in gold mining had played a crucial role in opening up the country to foreign capital, and he should have known (from Luxemburg and from Lenin, if not from primary sources) that this had given rise to a large concentrated workforce. Yet, in this too, he failed to provide direction. He spoke of the proletariat consisting of &#8216;backward black pariahs and a privileged caste of whites', but failed to say that the black workers would one day provide the base for a powerful proletarian movement. He also knew that it was not possible to talk of ethnic groups as if they were homogeneous. As he had pointed out in his writings on China, there had to be a discussion of the class forces and the role that each class would play in any struggle for change. But his letter offered no hint of the need to develop such ideas for South Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite their angry response to the tone of Fischer's letter, there is no full length reply to the substance of her remarks from the WPSA. However, in a letter of 14 May 1935 to the International Secretariat, they said that their thesis criticised the Stalinist slogan of &#8216;Independent Native Republics as a step towards a Workers' and Peasants' Republic'. Their position, they stressed, pointing to the class nature of the struggle, dealt with the strategy of the revolution and not the tactics. in a further comment they said that the original differences had been on the war question. Only after the minority had faced opposition on their call for a future alliance with the Afrikaner Nationalists in a war, did they produce supplementary arguments to &#8216;iron out contradictions' in their policy.[20]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The majority launched the Workers Party of South Africa at the end of January 1935. They felt vindicated by Trotsky's letter, and in their letter to him they said that his comments indicated that there was no disagreement in principle. They confessed to having written in exaggerated terms in opposing the Black Republic slogan because of their struggle against the pernicious national policies of Stalinism. Of course, the full liberation of South Africa would lead to a black republic. They repeated their rejection of the slogan of a &#8216;Native Republic as a step towards a Workers' and Peasants' Republic'. They were not pandering to white chauvinism, they said, or avoiding an open fight for full rights, but rejected the slogan which was based on the idea of a national revolution. in any future general strike and armed insurrection, the participation of the white workers was essential because they held crucial positions in heavy industry, electricity, water supply, communication and transport, and in all branches of the repressive apparatus. The active support of one part of the white proletariat and the neutralisation of the other was essential.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The letter then continued. They confirmed that the revolutionary party had to turn primarily towards the black workers. Their national self-consciousness had to be developed, but not by kindling and developing chauvinism. Both the national and agrarian questions could only find their solution through the social revolution. For good measure, they added that the central slogan was for &#8216;The overthrow of British Imperialism and Colonial Capitalism', and for a Soviet South African Republic with the right of all races to self-determination, and guarantees for the rights of minorities.[21] It was probably this set of ideas that took their members, first to the All-African Convention, the body called to oppose the Hertzog Native Bills, and then several years later to merge with a Coloured organisation, the Anti-Coloured Affairs Department, or Anti-CAD (also in the hands of members of the Workers Party), to establish the Non-European Unity Movement, the NEUM. That was to become the almost exclusive activity of members of the Workers Party from 1943 until at least 1958, although the WPSA seems to have gone out of existence finally in the early 1950s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is some confusion about which group constituted the majority or minority in the preliminary discussions for a programme and constitution. Firstly, the Lenin Club was an open body. Those involved in the dispute were a fraction of the club. Secondly, it seems that Burlak, the writer of the main programmatic papers, was in a minority of one on the drafting committee of four, but then won a majority to his position.[22] The group that accepted the Burlak paper thereafter claimed to be the majority, and were called such by the IS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But that is looking ahead. Both groups stayed inside the Lenin Club for at least six months, but the club no longer prospered. There were lectures, but no activity : no leafleting, no open air meetings. Differences on almost every issue were obvious, and a split could not be stopped. Finally, the WPSA members walked out and set up their own Spartacus Club in July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One other issue separated the majority and minority, the argument over the &#8216;French turn'. That is the policy of entryism that had been accepted by the French Trotskyists in order to widen their ranks.[22a] The WPSA argued that it was necessary to build a revolutionary party untainted by reformism. There were long letters from Basch, who opposed entryism, and the issue was also raised with the IS. Besides the fact that the latter agreed with the French group, they also said that they had no intimation from the theses that this was a matter of contention between the majority and minority.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The IS opposed the split, and appealed to the minority to join ranks with the WPSA. in so doing they also urged the majority to accept the Averbach group into their ranks. in response, and with reluctance, the WPSA said that they would accept the members of the minority on a personal basis, but not as a group, and they apparently meant to exclude some of the leading members. Purdy in Johannesburg also urged unity. He wrote for the Workers Voice, and his motives were questioned by Burlak et al. There was no unity, and the groups went their separate way.[23]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1935, when the groups in Cape Town had barely settled down, there was a new factor that was to prove far reaching in its effects on the Trotskyist movement. The Prime Minister, General Hertzog, had been pressing since 1926 for legislation that would lead to a final demarcation of lands that Africans could occupy, and wanted the small number of African voters in the Cape Province removed from the common roll. This required a two-thirds majority in a joint sitting of both Houses of Parliament, and this became feasible when the National Party fused with Smuts' South African Party in 1934. The twin threat of land restriction and removal of the vote became a political issue that impinged on all parties at the time. This threat could not be ignored, more particularly in the Cape where the Cape Native Voters Association and rural associations (among others) were agitated over these issues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The presentation to parliament of the Four Native Bills (as Hertzog's proposals were known)[24] in 1935 came shortly before the invasion of Abyssinia by the Italian army, and the groundswell of agitation over the latter, with the CPSA in the foreground, provided an outlet for the fledgling groups. The invasion was met by a refusal by black dockers to load Italian ships, and then, when the war began and the Abyssinian troops gained initial successes, there was widespread enthusiasm for the war. The Trotskyists joined in the protests and undoubtedly attracted some people to themselves, but the agitation died away, and, when the Abyssinian troops were turned back, the issue turned sour and the demonstrations stopped. In the campaigning the WPSA rejected an overture from the Communist League to work together because the latter's statements included an appeal to the League of Nations.[25]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was a third issue in South Africa that generated more heat in the Transvaal than elsewhere, but impinged on groups everywhere. The pro-German Greyshirts (composed of Afrikaner nationalists and reinforced by white unemployed), emerged in the wake of Hitler's rise to power. An Anti-Fascist League, composed of the more militant white workers' unions, Zionists and members of the Labour Party and the Communist Party, clashed with the Greyshirts in a series of battles. Some members of the WPSA in Johannesburg joined this front. Although the Cape Town group might not have approved of the front, the policy of the Johannesburg branch, which involved complete autonomy for themselves and any other participating group, was accepted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no indication that the Cape Town groups had any plan for concrete activity. Their one intervention was to join the call to dockers to stop loading Italian ships, but there is little to indicate that they set out to organise workers or peasants. They were propaganda groups who held street corner meetings, used street theatre to attract audiences, and on a few occasions (illegally) entered one of the black locations to speak to residents. Members of the Communist League also confronted workers in some occupations, and urged them to form trade unions, but these were the result of individual initiatives rather than a thought out plan.[26]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Their most important task was the producing of journals. The WPSA published The Spark, a mimeographed journal with radical and theoretical articles, including reprints of articles by Trotsky and members of the American Socialist Workers Party. It remains one of the most important Marxist journals to have emerged from South Africa. Yet, except for reports by their members who were members of the National Liberation League or were present at conferences of the All-African Convention, there were few indications of activities in Cape Town, in the trade unions or in any community body. The Communist League's paper, Workers Voice, was agitational with little theory in its pages. It gave no indication of political activity, publication was erratic, and ceased, probably after the dissolution of the Lenin Club in September 1936.[27]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In March or April 1937 the one-time dispute over the French turn became real. The members of the CLSA, even more isolated than before, joined with Stalinists and Coloured nationalists in the Cape Town based Socialist Party, and temporarily abandoned their organisation.[28] The Socialist Party was a Cape Town centred group launched by Duncan Burnside, a parliamentarian and one-time member of the Labour Party, who resigned and formed the Socialist Party in April 1937. But the party collapsed when Burnside rejoined the SALP to contest the 1938 elections. When the members of the CLSA emerged from that dubious adventure, their numbers were said to have been little changed. But the Lenin Club had disappeared, the League had lost all initiative, and they had to start as from scratch. Initially, they regrouped as the Fourth International Club, met in a private house as a study circle, and sought unity with the WPSA. There were talks about talks, but the WPSA had no intention of agreeing. Several young Coloured intellectuals and a young student, Hosea Jaffe, joined the Club in 1939, and at some stage it was renamed as the Fourth International Organisation of South Africa (FIOSA). Sometime, probably in 1942, a mimeographed Workers Voice was published. It claimed to be Volume 1, and in so doing negated the journal of 1935-36. Its editor and main contributor was Jaffe, and he maintained this control wherever he went. There is no record of the group initiating any activity, although some of its members were involved in the protests of the Coloured people when the government threatened to remove their vote before the war. However, it is not clear whether these people acted as individuals or as members of their group.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Transvaal Experience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johannesburg was the only other centre in which the Trotskyists managed to form a group.[29] At first, there were only Frank Glass and his wife Fanny Klenerman.[30] Seeking activity, Glass went to Shanghai in 1931 where he played a more important role in the Fourth International than any emigrant from South Africa, but except for his letter to The Militant he does not belong to this account. Fanny Klenerman (who had once organised the trade union of women workers) took over the bookshop that Glass left behind, and, after a period of financial difficulty which affected the stock she had available, established a reputation as the finest bookseller in the country and a centre for Marxist books in Johannesburg. Without that shop, books by Trotsky and his co-workers, and other Socialist thinkers, would not have been available in that city. Her own role in the Trotskyist movement is unclear. She stood aloof from the WPSA, and besides providing support for Gordon when he organised African trade unions in the Transvaal, was effective mainly in being a known mine of information on events in the European Socialist movements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The process in Johannesburg was very different to that of the Cape. From April to October 1932 letters were sent to the IS and the Communist League of America by WT Thibedi. He said he was writing on behalf of 22 Africans in the Transvaal who were or had been in the CPSA, and claimed to have several trade unions under his control. The Americans to whom this was written referred Thibedi to M Lopes in Cape Town. Nothing further happened, and without resources and with men who had little training, the group collapsed.[31] His importance lay not only in his being black, but in his claim to have brought with him several of the trade unions initiated by the CPSA in their Red Trade Union organisation. Thibedi's list included Alpheus Maliba, who was to become the most important peasant leader in the northern Transvaal during the early 1940s.[32] However, several of the men, including Maliba, who were said to have agreed with Thibedi's letters had second thoughts ; they did not accept the need for a new party, and several stayed in the CPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky wrote a most enthusiastic letter when he heard that black toilers wished to work with the Left Opposition. The continuity between this first letter by Trotsky on South Africa with his later response to the WPSA thesis is obvious. Trotsky sought contact with workers untainted with the world of capital and free of racism. Who better than an African who claimed to have brought with him fellow revolutionaries and the nucleus of black trade unions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, Thibedi was a shadowy man. Despite his long membership of the CPSA and his period as a union organiser, he had not criticised events in the CPSA or in the USSR, and had not contributed any ideas of note to the left wing movement.[33] He is said to have produced one copy of a newspaper in African languages (no copy of which survives), but there is no record of activity in his new group, or of any trade union work. He disappeared after an extended correspondence with the 15, in large part devoted to his requests for financial assistance, something the IS was unable to satisfy. Thibedi left the political scene for over a decade, and only reappeared in 1945 when he was introduced to, and joined, the Workers International League. His approach was narrowly nationalist, and, after being accused of chauvinism, he was expelled. He then melted back into the anonymity from which he had temporarily emerged.[34]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As in the south, the groups that came into being drew on those expelled from the CPSA. These included Ralph Lee (or Levy) but, in his case, he left after serving a jail sentence for cat burglary. Lee said retrospectively, in his own wry way, that he had been expropriating the bourgeoisie one by one ! Actually, except for the colour of his skin, Lee was not exceptional. A large number of Coloureds and Africans in the CPSA had spent one or more spells in jail on charges of petty larceny. Other members of the CPSA who had joined Lee in these ventures escaped arrest, and stayed on as loyal members of the party. The group that did establish itself was the Bolshevik-Leninist League. Formed in April 1934, it affiliated with the WPSA just as the latter was about to announce its existence.[35] Its members (and in particular Ralph and Millie Lee) established contacts outside Johannesburg, but never founded a stable group in other urban centres.[36] Once again, there was the slow recruiting of members, but at the same time the group was involved in trade union work, concentrating on the unorganised African workers. After Thibedi, Purdy organised the laundry workers, with dubious results. Thereafter, the union was handed over to Max Gordon, who had left Cape Town in early 1935, and it was Gordon, more than anybody else, who made his mark as a trade union organiser. The activities in the trade unions are discussed in an accompanying article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The work in Johannesburg was not confined to the organising of trade unions. There were the usual meetings, classes, establishment of branches (particularly in Alexandra Township, a black township on the northern tip of Johannesburg), open air meetings, and so on. Externally, at least, the group functioned as any small radical group might be expected to perform. But internally there was turmoil. Of the original group of nine or 10, there were seven expulsions or withdrawals in the first eight months. Thereafter, the rump was disbanded and the group reconstituted. The only members of the original group that remained were Lee and his wife. There were slanging matches, fisticuffs, accusations and counter-accusations, and a stream of complaints to Cape Town. But Cape Town would not, or could not, intervene. The group literally tore itself apart, and from this distance it is not possible to disentangle the rights and wrongs of what happened.[37]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gordon withdrew from the Johannesburg branch, and, condemned for his non-participation by the Cape Town committee, continued his trade union work independently of the WPSA. His activities went unrecorded in The Spark , and his successes were not mentioned in further correspondence. The one matter of which the Trotskyists could have been truly proud, and the one that the Stalinists found the greatest threat to their political hegemony, was written out of the Trotskyist annals. Several years later, a new generation of Trotskyists, who only heard stories of Gordon's work, sought to emulate his activities in the black trade unions.[38]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Developments in Cape Town&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the WPSA and CLSA were formed in January 1935, the International Secretariat maintained that the groups were too small to form a party, and called for further discussion on programmatic issues. But it was too late. The parties had formed themselves, and had declared their existence. Furthermore, the two groups were at daggers drawn, and could not agree on any issue. Letters from the Secretariat had antagonised the leading members of the WPSA, and they were not inclined to listen. Yet the situation was absurd. The WPSA had an initial membership of 11, only three of whom seemed to be active and able to contribute to its journal. By mid-year two of the 11 had resigned. The CLSA, starting with four members, seemed to have recruited another nine, but it is doubtful whether more than three or four were active. Also by mid-1935 there were two Clubs, giving a periphery of about 25 or 30 others, none of which engaged directly in political activity. The Johannesburg group was even smaller, more fractious and centred on one or two persons. Nor were they all committed to the majority's theses. Purdy was closer to the minority, but he was expelled from the Johannesburg group (for assaulting Lee), and his thesis was never formally discussed inside the WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Communist League and some of those expelled from the Johannesburg group adopted the IS' line. They called for unification and for a looser structure. They also argued for more discussion on programme and on activities. To no avail : the leading members of the WPSA in Cape Town, and Lee in the north, were immovable. The leaders of the WPSA were accused of bureaucracy and of Stalinist methods, and they in turned replied with counter-attacks of &#8216;Menshevism', of lack of principles, and so on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet the time was not ripe for a centralised party, and it was absurd to believe that a finished programme had been formulated. On the contrary, it was a time for further discussion and study, and also for activity that would recruit new members and provide the experience which could lead to correction and amplification of earlier formulations. The Cape Town groups were mainly white and predominantly Jewish. Many were more familiar with Yiddish than with English, and their articles required rewriting. Initially there were few Africans or Coloureds, and recruiting was painfully slow. Aware of the problem, the Secretary of the WPSA explained in one letter that it was not possible to work legally with blacks. His reference, presumably, was to the few African townships where whites were not allowed entry without a visitor's permit. There were no full-time organisers, and it seems that nobody in the WPSA or CLSA was involved in trade union work.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first crucial engagement in political work, although little more than attendance at a conference, was to move WPSA politics at a later date into entirely new channels. This came from the presence of Tabata, Jaineb Gool (later Mrs Tabata) and Goolam Gool at the All-African Convention, convened in 1935, to organise a campaign against the Hertzog Native Bills.[39] What happened at the conferences is still unclear. The official minutes of the conferences were written and published by the President, DDT Jabavu, a lecturer at the segregated college at Fort Hare, and he was highly selective in what he recorded.[40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Spark carried reports of the proceedings each year (1935-37), and was sharply critical of the tactics (or antics) of the self-appointed leaders. They lambasted the President, and criticised his policies and his autocratic behaviour. There is an even more caustic description of events in 1937 in the recently published diary of Ralph Bunche, at that time a radical left winger, who toured South Africa. He described caucuses, which included members of the WPSA and Communist League, where more radical policies were demanded.[41]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet the new organisation seemed to offer an ideal platform. The two issues at stake were land and the vote. The demand for more land and the ending of the reserve system were demands that fitted in with the WPSA's thesis. The question of the vote coincided with Trotsky's call to politicise the land question, and it also pointed in the direction of a Black Republic. Furthermore, the federal basis upon which the Convention had been summoned allowed left wing groups an autonomy within a potentially large organisation. However, it was an outlet which did not lead to the working class, and in which all reference to Socialism was silenced. The crucial intervention of the advanced workers in any solution of the land question, which had been stressed by Trotsky in his letter, was by-passed and never appeared in the contributions of Tabata et al at the AAC.[42]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first conference of the AAC in 1935 called for a rejection of the Hertzog Bills, and a delegation was nominated to interview the Prime Minister. It was following the meetings with Hertzog and other members of parliament that a &#8216;compromise' was announced. Instead of abolishing the Cape African vote, those already enfranchised would be placed on a separate roll. An advisory Native Representative Council would be elected, as would whites who would represent Africans in parliament and the senate. No one would confess to having agreed to the &#8216;compromise', and this was to be a source of friction in the years to come.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the first years of its existence, the impact of the AAC on the WPSA was minimal. The AAC was confined to an annual gathering (later biannual) with no intervening activity, and little was required of those who gathered at conference. The fact that leading cadre of the WPSA would assume leadership of the movement, and in the process become Nationalist leaders with a Trotskyist fa&#195;&#167;ade, was a caricature of Trotsky's meaning in his reply to the theses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The articles on the Native Bills and the AAC in The Spark led to the first rift between Johannesburg and Cape Town. There was an exchange between Lee and Burlak on the factors that led to the &#8216;compromise', Lee insisting that it was a ruse to win African support for the coming war, whilst Burlak maintained that Hertzog had made the concession in order to win the necessary two-thirds majority in parliament. The nature of the disagreement between Lee and Burlak is only of academic interest now. Nor is it clear why so much heat was generated by the Johannesburg group over the issue. They refused to sell The Spark, distanced themselves from the journal, and started their own publication Umlilo Mollo (The Flame ). Then, at Lee's insistence, the debate was published in The Spark. Lee's arguments did not stand up, and no more was heard of the matter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The distance between Cape Town and Johannesburg made joint work almost impossible, and the impecunious state of the groups meant that there was no money for train fares across 1000 miles. Consequently, there were no visits for consultations, no conferences, and no election of committees. Contact was maintained through the post, and many decisions were taken without full consultation. in Cape Town almost all the work was conducted by Burlak, Koston and Goodlatte. They handled the mail with groups in the US, the UK and Australia, translated documents from the IS, typed the monthly Spark, and maintained the work of the group in Cape Town as well as the Spartacus Club. It was an overwhelming load, but there were no full time party workers, and no indication that other members assisted in any substantial way.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At first the Editorial Board of The Spark was made up of the Cape Town trio and three from Johannesburg. This was to be Lee and two others. However, the constantly changing membership of the Johannesburg group left Lee as the only effective member. His contributions to the journal were spasmodic, and then, with the dispute over the Native Bills, the Johannesburg members withdrew from the Editorial Board, and for two months they did not distribute The Spark. Also, in April 1936 (prior to the dispute) when Koston resigned for personal reasons, Lee had been appointed National Secretary of the WPSA. It was an appointment that was more nominal than real. Little was altered by the Secretary being in Johannesburg, but the dispute placed the whole party in jeopardy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;African members seemed to leave as fast as they were recruited, and the training on offer was rudimentary. One new member who seemed to be different was CBI Dladla, a prominent member of the CPSA from Nigel, a mining town on the western edge of the Witwatersrand. His appearance as a Trotskyist was announced to the public in Umlilo . He was to became Secretary of the Johannesburg group.[43]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In all this there was more than a touch of eccentricity in Lee's activities. In one letter written by (an embittered) Gordon, Lee was accused of being inactive in the Laundry Workers Union, and of dissolute behaviour. Also, according to Heaton Lee, at one stage he was convinced that he knew where the Kruger millions were to be found. For weeks he had members of the group digging at selected spots for this treasure trove.[44]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The withdrawal from The Spark was the politics of sectarianism, and it was followed in July 1937 by the decision of Ralph and Millie Lee, Heaton Lee and Dick Freislich to leave Johannesburg for Britain. There was no warning of the impending move, and the Johannesburg group was stripped of its leadership. The WPSA was left to find a new Secretary. It was reconstructed in Johannesburg with Max Sapire as secretary. The group, which was mainly white, had some involvement in trade union work, but its claims of success were exaggerated. That is, some of its members were rank and file trade unionists, and attempts to restart African trade unions were not successful. Then the group all but disappeared. At some stage other groups appeared. One was known as the Propaganda Group for a Fourth International, of which Gordon and Klenerman were members. Another was the Johannesburg Group of the Fourth International led by Saperstein (an original member of the WPSA who had clashed with Lee) and Leon Sapire. These groups left few documents, and little is known about them.[45]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Then a new group (or a reconstituted group), the Socialist Workers League appeared in Johannesburg in December 1938 after a split in the Johannesburg Group for a Fourth International. It had a programme and a constitution that ran to several pages. The programme took the WPSA to task on two grounds, firstly, because it gave no attention to the white peasant or white worker, and, secondly, because the WPSA, in calling for support for the All-African Convention (without one word on &#8216;its treacherous role' had : &#8216;Not one word of the class struggle of the oppressed masses. Just national struggle for liberation and ignoring the white workers.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The SWL eschewed black national organisation or black chauvinism, whilst condemning the white chauvinism of superiority and segregation. They accepted parallel organisations until objective conditions made it possible for such bodies to draw closer. It seems that it was this group that produced three issues of Socialist Action in 1939.[46] The paper was in English and Afrikaans, but besides being anti-Fascist (which indicated a former association with the Anti-Fascist League), it gave no support to Gordon, although it called for work in the black trade unions. Then in September, when war was declared, the group scuttled and ran. Its programme and constitution were surrendered, and its anti-war stand forgotten. Some of its members were to reappear temporarily in 1944 before finally leaving the scene. None made any (known) contribution to theory, and none lifted a finger in practical political work.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In late 1937, with failing health, Clare Goodlatte relinquished her role as Secretary of the WPSA, but continued with her work on the Editorial Board of The Spark . At the end of 1938 she withdrew from all activity, weakening the group considerably. There were now far too few members to sustain the journal or to entertain the idea of embarking on new activity. By mid-1938 the strains were showing. Writing to Basch in London, Koston wrote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;About us... not so good. Our Spark circulation increases slowly, now about 900 are printed monthly and 800 disposed of. We have more than 400 individuals on the mailing list. Recently we circulated about 400 questionnaires to Bantu readers... The result has been disappointing, only about 15 bothering to fill it up and send it back.., perhaps three or four sound very hopeful.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;Basically our trouble [in Cape Town] is this. None of us is in a position to give more than our evenings to the work that had to be done. Of course this is hopeless. We have given a certain theoretical training to a number of Bantu members here, but as they are wholly without practical knowledge and not in a position to go out and organise and learn by their mistakes, nothing much is done. If we had one good European organiser we could support him and our Bantu comrades, and if we could organise one trade union victory everything would change here. There have been in the last 18 months, a wave of spontaneous strikes started by the Bantu at such widely separate places as Durban, Piquetberg, Johannesburg suburbs, etc. Every one of them has failed, not only because the bosses realise that they mustn't let the Bantu win a strike, but also because the Bantu don't know how to run a strike. One victorious strike would mean a lot. It would show the Bantu that there is away, some way, of bettering their lot, and they would be ready to listen to those who have shown them the way. After all, why should the Bantu or the workers anywhere for that matter listen to us and take us on our face value ? The fact that we have successfully predicted the disastrous outcome of Stalinist policies is not enough : this effects only a few individuals, those who follow and study events...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;The Spark is intended for the Bantu intellectual. From him its message should percolate down. But the Bantu intellectual, first of all is a very thin strata [sic] in the country, secondly very backward and ignorant (cannot in anyway be compared with Indian, Chinese, not to speak of European intellectual), feels so much better off (which he is) than the Bantu masses that he wants to lead the masses in his own way, which is naturally not a revolutionary way. The intellectual does not feel the full force of the oppression, he eats, and he hopes and believes in the rulers...'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In August 1939 the editors of The Spark announced that the government's imposition of controls on publications spelt the end of open discussion in the country. In fact, the triumvirate were tired and probably dispirited. Goodlatte, after a long illness, resigned form all positions in 1939. She died in 1942.[47] The Spark did not appear again, and the group published no leaflets or pamphlets. It seems to have continued through the first years of the war, making no new statement, but its members, Tabata, Jaineb and Goolam Gool, Ben Vies and others were the moving spirit behind the NEUM, the AAC and the Anti-CAD, and its main associated movements &#8212; the two teachers' organisations and the Transkei Organised Body. This was not entryism in the formal sense of the word, because the main bodies had either to be reconstructed or formed. But it was an inverted entryism in which populist movements were established so that Trotskyists could enter them, and even be their leaders. In the process they ceased being Trotskyists, although these movements were called Trotskyist by their opponents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The War&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The war in Europe, starting in September 1939, was not unexpected. Both Stalinists and Trotskyists had warned that war would break out, but there was little agreement on where it would begin or what to do when it commenced. The Stalinists followed the USSR blindly, switching policy in line with changes in Europe, and, having been so involved in Popular Front, anti-war and anti-Fascist movements, vacillated when war was declared until &#8216;the line' was made clear from Moscow. Until the invasion of Russia they were anti-war : then they switched immediately. The Trotskyists were anti-war but there was confusion on policy. Inside the WPSA there had been heated debate over where the war would begin. Burlak said that it would start as a war between Britain and Germany ; others said that the opening shots would be against the USSR. All were agreed that they would oppose the war and, in line with Lenin's position in 1915, called for the defeat of their own government. At the same time, they supported Trotsky's call for the unconditional defence of the USSR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There were no published statements from the WPSA after war was declared. The group withdrew from public sight, and, even if this was a move to covert activity, it was the underground action of the graveyard. There are stories that indicate that they continued to meet, but their self-imposed silence rendered them politically ineffectual. Even those connected with the AAC and, after 1943, with the NEUM, kept discretely silent on the war. They did not even refute the statement of the leaders of the AAC, together with the ANC, supporting the government in its war effort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Through the first months of the war, the group that now called itself the FIOSA maintained its absurd policy : that it would be possible to form a front with elements in the National Party who were anti-war.[48] At some point, this was discretely dropped and never alluded to again. Jaffe wrote a 66 page pamphlet entitled World War or World Socialism . The chapter on the war occupies 11 pages, and in it Jaffe defined Fascism as the universalisation to which &#8216;degenerate bourgeois society' tended, and as &#8216;the completion of the merging of monopoly finance capital with the capitalist political state'. He also discerned &#8216;the emergence of Fascism out of the threat of revolution'. This was in fact little more than the Comintern's definition. Then he added : the conflict was between two forces that were so much alike that he could see no end on a &#8216;purely military plane' &#226;&#8364;&#8220;&#8216;only the Socialist revolution can finally end the war'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proclaiming the need for &#8216;revolutionary defeatism', Jaffe had advice for everyone. For the German workers, this was simple. They had to sabotage the war effort. For South Africa, the prescription was also obvious&#8212;in the face of a possible Japanese invasion the coloured people would be neutral in the battles between the government and the invader, and between the government and the pro-Axis Afrikaners. Once again, there was no reference to the previous stand of the Communist League. For workers in the Allied countries who feared Nazism, Jaffe recommended strikes, election fights against the war, mass meetings, demonstrations and &#8216;other ways of open struggle'.[49] A far cry from &#8216;revolutionary defeatism', and with no call for work on the armed forces, his call for such defeatism was obscure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are few signs of activity in the FIOSA group in Cape Town. They held meetings, they produced a paper, and they distributed leaflets. They also gave verbal support to the NEUM&#8212;and that seems to be all.[50] At a later date Jaffe produced a paper with the title Militant Worker which purported to represent a set of trade unions&#8212;but there is no record of these unions and no indication that they were anything more than a front for Jaffe's participation in trade union conferences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All Trotskyist activity in Johannesburg ostensibly ceased after September 1939, although a group seems to have been formed at the University. Gordon had the distinction of being the only Trotskyist to be interned during the war, but the trade unions remained as a monument to his work. Then, in mid-1942 and again at the beginning of 1943, Jaffe moved to Johannesburg to start a group. He gathered together half a dozen members (including Fanny Klenerman and a few black trade unionists). This was a talking group, and besides assisting Jaffe in producing the paper, there was no other activity. In August 1943 the group was joined by half a dozen members of the left wing Zionist group, Hashomer Hatzair, and, in the absence of any other trained members, they soon assumed the leadership in Johannesburg.[51]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was a malaise in the movement which grew ever sharper in the next few years. Members of the WPSA, Tabata, the Gools, Ben Kies and others, no longer wearing the mantle of Trotskyism, took the initiative in the Cape in 1943 in calling together the almost defunct AAC, organising the Anti-CAD and launching the NEUM. Henceforth, the Trotskyists acted as leaders of a national liberation movement, based their work on the vague terms of a minimum programme of democratic demands, and eschewed all class politics.[52] The members of the FIOSA followed in the shadow of their erstwhile opponents, and devoted most of their energy to promoting the cause of the NEUM, first as unwelcome guests, but later as part of the leadership. Yet, in effect, there was little to be done. The AAC, the Anti-CAD and the NEUM were all federal bodies, and all activity was left to the constituent parts to initiate. There were no national initiatives, no campaigns, and no directives&#8212;outside of the brandishing of the slogan of &#8216;non-collaboration', the latter calling for boycotts of persons or institutions cooperating with government, provincial or local bodies. Torch , the newspaper of the NEUM, was vituperative in its attacks on all collaborators (the &#8216;quislings' as they were called), attacked the white ruling class as &#8216;herrenvolk' and declared its organisational superiority in having a programme that demanded the vote, and the policy of non-collaboration. Socialism, the role of the worker and internationalism, were verboten words.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The AAC leaders, and Tabata in particular, turned their attention to the rural population in the Reserves, but most particularly in the Ciskei and the Transkei, they mounted a campaign against the implementation of the rehabilitation scheme, a government policy of resettlement of homesteads, cattle culling, and an enforced system of crop rotation. The problem, said Tabata and his followers, was not overstocking, but of too little land. For this they won support. In this they were only continuing a position that can be traced back to at least 15 September 1938. in a letter of that date, from the WPSA to MS Njisane in the Transkei, the writer said that : &#8216;The problem of overstocking is the problem of overpopulation, and this in turn is the problem of insufficiency of land. This is the crux of the matter, and any &#8220;solution&#8221; that does not touch this fundamental problem&#8212;the land problem&#8212;is sheer hypocrisy and can solve nothing.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The letter continued, citing the number of landless homesteads in the region, and the lack of money to improve stock. It was a long letter which then went on to say : &#8216;The Reserves are for the government nothing but a reservoir of cheap Native labour for the mines and for the farms, and the misery in the Reserves is fostered towards this end.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The government would not give the African sufficient land to plough, and an additional burden was imposed through the poll tax to force Africans out of the Reserves to work. The letter concluded by stating that there could be no solution under capitalism. Socialism provided the only solution with its plans for &#8216;a scientific distribution and use of land' in a system &#8216;which will be concerned with the needs of the people and not with making profits.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, the NEUM had done nothing beyond issuing rallying calls, it had no plans for action, and there was no more talk about Socialism. Forgotten were the concluding words of that letter of 1938 which said that the motto of the society they wanted was &#8216;from each according to his ability ; to each according to his need'. When finally there was an armed peasant revolt in Pondoland in 1960, the AAC was split -with the central leadership refusing to be involved in a campaign that, they said, could not possibly succeed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, the issue is not what these erstwhile Trotskyists were doing&#8212;or not doing. By becoming the leaders of a national movement they behaved as nationalists. It can be argued that it was permissible to enter such a movement, participate in its activities, and even be elected to its committees, and equally, when required, to leave its ranks, criticise it and even condemn it for its false policies.[53] However, when revolutionaries establish such movements and put themselves at the head, they are tied in spirit and ideology to such movements&#8212;and in that they mix the rhetoric of radicalism with the conservatism of nationalist policies.[54]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, the FIOSA group in Johannesburg, unable to make progress before Jaffe's return to the Cape, persuaded Lee, who had returned to Johannesburg, to join them. He grew impatient with a set of amateurs, tried to galvanise them into action, and he also planned some active position for himself. This alarmed Jaffe, who revived old accusations against Lee, although they had been shown to be false in Britain. in a manner reminiscent of the pre-war days (but unknown to the newcomers), Lee was expelled in 1944. The procedure was both reckless and corrupt, but perhaps it was fortunate. Lee, stung by this event, contacted many of the former Johannesburg Trotskyists, and, launching the Workers International League (WIL), initiated an ambitious programme of activity, and, most important of all, he found some of Gordon's old trade union organisers. This provided the WIL with a means to work with and to influence the African trade union movement. Jaffe had returned to Cape Town, and for several months the Johannesburg group survived.[55] But it could not last. The Workers Voice became increasingly remote, and when the paper arrived at the end of June 1944 with blazing headlines &#8216;Why The Second Front Will Not Be Opened', the group said they could not sell the paper : the second front had been opened on the 6th. Jaffe's response was that the prediction might have been wrong, but the analysis was correct. That opened a gap that finally led the Johannesburg group to make their peace with Lee and join the WIL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee proved remarkable in providing the means of approaching the trade unions, and also of finding the means to print a newspaper at minimal cost. The group was alive and found the means to influence events. Their anti-war position, which was more a matter of rhetoric than of activity, nonetheless meant that they were prepared to encourage and engage in strike action, and although the Africans were not interested in the politics of the WIL, they responded to the militant trade unionism that the WIL encouraged.[56]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The members of the WIL had few illusions about their work in the unions. They knew that they were not getting their political message across to the workers, were meeting only the needs of the trade union bureaucracy (militant as they sometimes were), and could not hope to gain immediate converts from these quarters. Yet, the impact of WIL activity resonated there and elsewhere. At the time of the Alexandra bus boycott in 1944, a section of the boycott committee, impressed by the activities of the WIL, joined the group and gave it a presence in that township. It also gave the WIL a fillip by bringing to its ranks Vincent and Lilian Swart, two talented intellectuals with a wide circle of contacts.[57] But there were also casualties. The old-timers had mostly dropped out, and Lee, in a repetition of the behaviour that Gordon had noted in 1935, stopped coming.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The group grew to over 50. Its activities extended to assistance for the African teachers in their campaign for higher wages, intervention in townships where persons were in conflict with the administration, and the usual run of pamphleteering, calling meetings, and so on. The WIL's influence in the trade unions extended to nearly half the existing organisations, and its members (or sympathisers like Koza) played a significant role in the unions and at the conferences of the Council of Non-European Trade Unions.[58] It was soon after this event that the Swarts met with David Schrire of the old Spartacus Club. He apparently persuaded them that trade union organisation was a waste of time and that they would be better occupied in studying Marxism. They concurred, and basing themselves on the spurious argument that local industry was a wartime bubble, and that the black working class would be dismantled when the armed forces were demobilised, called for the abandonment of the WIL's trade union work. Instead, they called for study and a retreat to community organisation. Factions were established, with Hirson leading a minority of eight, opposing the abandonment of trade union work.[59] The Swart group, firmly established in the Alexandra group, won overwhelmingly, and apparently hoped for the resignation of the minority.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, the minority stayed, protesting that they would accept group discipline and would be shown to have been correct. Shortly thereafter, members of the majority, including the leaders, announced their joint resignation by letter. They had not even bothered to call a meeting or inform their supporters, and left behind them a majority that was completely demoralised. Within two months, in April 1946, the WIL ceased to exist&#8212;just before the African mine workers' strike, an abortive event which was poorly organised and was a miserable failure. This could have given the WIL a golden opportunity in the trade union movement if it had not self-destructed.[60]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the war at an end, the Trotskyists, who had believed that they would emerge locally, as well as internationally, with a mass following, lay shattered in the Transvaal, had a tiny group (FIOSA) in the Cape, and the leadership of a nationalist movement in the Cape. The latter still seemed to have promise as the nucleus of a liberation movement. That was the promise, although it did not mean that the Trotskyists would have prospered&#8212;even if its opponents (and some of its friends) all referred to the NEUM as a Trotskyist movement. That promise turned out to be empty, but that belongs to a different study. In 1947 or 1948 the FIOSA group decided to disband. Jaffe and some others joined the leadership of the NEUM, and made this the centre of their work. Averbach joined his family when they went to Israel. There he was apparently isolated and unable to find a place for himself in a land he found alien. The WPSA is said to have continued its underground activities in the early 1950s and then dissolved. By this stage (in 1950) the government had passed the Suppression of Communism Act (which defined Communists as those who followed the teachings of Marx, Engels, Lenin and Trotsky), and the groups that were formed after this either existed as clubs, or worked covertly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For the coming period little groups appeared in Cape Town and Johannesburg. in Cape Town some were offshoots of the FIOSA, and others were made of new recruits. Most had disappeared by the late 1950s. In Johannesburg there were several small and ephemeral groups, mostly existing as study groups. It is a tortuous story of regrouping year after year until at last there seemed to be some success. The Socialist League of Africa was formed, and some of its members worked inside the Congress alliance (that is, the groups allied to the ANC). After the Sharpeville massacre in 1960 and the state of emergency that followed, this group allied itself with several other groups to form the National Committee of Liberation, and embarked on a campaign of sabotage, preceding other similar groups. It was a false move, generated by a mood of desperation as the state machine clamped down on all political opposition. It ended when most of its members were arrested in 1964 and given long jail sentences.[61]&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Many Socialist groups had associated clubs from which they recruited members. The Lenin Club was launched on 29 July 1933. Other groups, like the Independent Labour Party (or at least some of its members), merged with the Lenin club at a later date. The Lenin Club split in mid-1935 when the Spartacus Club was launched. There is less information on the origins of the New Era Fellowship, which attracted Coloured intellectuals, and from which the leaders of the Anti-Coloured Affairs Department emerged. There were similar Socialist clubs in Johannesburg but they were less successful.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. This was a period of flux. Thus, the Marxist Education League, ostensibly a group that studied Marxist texts, was one of the groups that entered the ILP, itself a group that had passed through and been repelled by the racism of the South African labour Party. The Yiddish speaking Gezerd (Gezelshaft far Erd)&#8212;Society for Land&#8212;was a pro-Soviet club which supported the settlement of Russian Jews in Birobidjan, in the far east of the USSR. When Gina Medem, a leading Stalinist, arrived from overseas, on an official visit to the Gezerd, she officiated over the expulsion of all those who were said to he critical of the Moscow line.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Cf B Hirson, &#8216;Ruth Schechter : Friend to Olive Schreiner', Searchlight South Africa , no 9 (1992) for an account of the radicals at the University of Cape Town.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. The controversy in South Africa is discussed in articles in Searchlight South Africa , nos 3 and 4 (1989/90). Frank Glass and Manuel Lopes were always in close contact and might have cooperated in writing these letters. However, I have not seen Lopes's letter and know of it only from a hostile editorial in Umsebenzi , paper of the CPSA, of 12 September 1930. There is little information on Lopes (or his brother), founding members of the CPSA and among the first critical voices from the left against events in the USSR. They later moved to the right, but there is little information on their activities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. The Secretariat, set up in Europe, consisted of former members of European Communist parties, all of them supporters of one or other of the Left Opposition tendencies in the Comintem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. This is a contentious position and is discussed in more detail in the article on trade unions. See also my book Yours For the Union , Zed, London, 1989, for details of union work in the Transvaal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. The members of the Club sent out postcards, announcing its inauguration, under photographs of Marx, Lenin and Trotsky, in Yiddish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. This was exacerbated by the government's policy of promoting the employment of whites in national sectors of the economy. This included the railways, steel works and state institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Reported at the General Meeting of the Lenin Club in mid-1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Although it seems that there were sharp boundaries between the two political parties that were formed, it is not possible to determine what influences were at play on individual members.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. This was a simplistic view of the process forcing Africans into the labour market. African men were originally directed by the tribal chiefs to work on the farms and the mines to earn money for the purchase of guns. At a later date the Rhodes government at the Cape introduced taxation to increase the supply of men and to keep them at work. But the bulk of the workers came from outside South Africa : from Mozambique, Basutoland, Nyasaland and elsewhere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Averbach wrote to the IS criticising the WPSA's conception of the party (see letter of 24 April 1935 from the IS to Averbach). But there is no reference to other criticisms of the WPSA's theses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Letter from WPSA to the IS, 14 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. In one letter (WPSA, 12 April 1935) C van Gelderen was criticised for being &#8216;too close' to Ray Alexander, the leading Stalinist trade union organiser. I know too little of the circumstances, but cannot believe that Alexander would have allowed an avowed Trotskyist to work inside her unions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Those who joined the Trotskyist movement in 1943 were told by the minority leaders that their theses were never received by the IS. This was maintained through the subsequent years. Yet the minutes of the IS of 7 May 1935, sent to both groups, show that &#8216;counter-theses from the minority' had just arrived. It was said further that they would be seriously studied, but there is no further intimation of any deliberations or discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. There is a full (typed) literal translation in the WPSA papers. A part translation, sent to me by Ian Hunter in 1990, differs in tone. The WPSA version is printed below.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17.	Letter to the IS, 8 February 1939. Continuing, they said that Trotsky's contribution on the Native Question had clarified the whole position. No more was heard from the IS on the political differences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. This was a plausible appraisal in 1935, but, in line with other predictions that were not borne out, does not seem to have been noted, or, if noted, has not led to any critical comment from Trotskyist groups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19.	See Terry Brotherstone and Paul Dukes (ed) The Trotsky Reappraisal , University of Edinburgh Press, 1992, where I discuss Trotsky's acceptance of the Comintern's call for an independent Negro state in the middle belt of the US, and his support for the Black Republic in South Africa. His reasoning, although obviously different to that of the Comintern, was nonetheless faulty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20.	It is not possible to comment on this because the minority documents have never been found.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21.	Letter to International Secretariat, 26 July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22.	Details about the drafting of the theses are contained in a report to the IS. The minority theses were drawn up by M Averbach, J Pick and C van Gelderen. J Burlak drafted the minority documents. He then led the majority of members in the WPSA. The theses were voted on at different meetings. The majority obtained between 15 and 19 votes. One or two abstained. Seven or less voted with the minority.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22a. Yet strangely, in all the arguments that I heard in South Africa about the split, this issue was never mentioned. See also the polemical article written by A Mon&#8212;that is, MN Averbach&#8212;in the Workers Voice Theoretical Supplement , 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. Purdy's thesis, a copy of which was sent to Cape Town, has not been found. A letter from WG Duncan of the Communist League (June or July 1935) to GJ Lambley claimed that this document was in basic agreement with the League's position, but was more detailed, According to Duncan, Purdy also said that the Native Problem and &#8216;poorwhite' elements were problems to the ruling class only, and should not be treated as such by Marxists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Although four measures were foreshadowed only two Bills, on the franchise and the allocation of land, were presented in 1935. These measures were to be taken together with the extra land that was promised acting as a sop for the proposed removal of the vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. The two groups protested separately, unable to reach agreement on policy, the WPSA accusing the CLSA of pandering to liberal ideas by calling on the League of Nations to intervene.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. In an unpublished memoir, Bernhard Herzherg says that members of the Communist League set out to convince African distributive workers that they should join a trade union. However, the workers were afraid that they might be deported if they were involved in an organisation, and the project ended in failure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. The few remaining members of the Lenin Club then attended meetings of the Spartacus Club.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. This entry into the Socialist Party was never alluded to in South Africa in the 1940s. The Workers Voice during the war years always said that their group had an unbroken record since 1935. It was only in the late 1980s that I heard about entry into the SP from Herzberg. He states in his memoir that it was on his initiative that the group entered the SP. The only available documents of the Communist League, besides their irregular publication, consists of the letters that the Secretary of the WPSA filed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. Initially there was at least one supporter of the Trotskyist movement in Durban, and some individual supporters elsewhere. There was apparently a small section of the Communist League (or the later FIOSA) in Port Elizabeth, but I have no knowledge of their activities. When Gordon was invited to organise trade unions in that town in 1941, he was unaware of their existence. He handed the unions that he formed to members of the CPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. In an interview in Los Angeles in 1986, Glass said that they only had contact with one intellectual, whose name he could not recall. This might have been his close friend, Manuel Lopes. I discuss Glass's life and work in my forthcoming biography.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31. Thibedi, trained as a teacher, was one of the first Africans to join the CPSA and one of its first trade union organisers. He wrote to say that he was assisted in his new role as a Left Oppositionist by V Danschen. Although Danschcn was on leading committees of the CPSA, there is no record of his activities, nor of his involvement in the Trotskyist movement. I met him only twice in 1946 in a short-lived study group, but he revealed very little.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32. See my chapter on Maliba in Yours For the Union . I was unaware at the time of Maliba's possible connection with Thibedi. The relation is still opaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33. Thibedi was expelled from the CPSA for misappropriation of funds. Such accusations, true or false, were often used by the CPSA to remove dissidents. It is not possible to verify this charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34. This is not a justification for the expulsion. Such moves were too easily resorted to in Trotskyist groups. But Thibedi aroused suspicion at the time (over occupation and financial resources), and his nationalist sentiments were not in accord with the policies of the WIL. Nathan Adler came to his support and left with him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35. The first information about the establishment of the group is in the Bulletin of the International Communist League of America, in September 1934. Its members included several blacks, but most were untrained, and most did not stay long. Its early members included Ralph and Millie Lee, J Saperstein and Murray Purdy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36. There are reference to their activities in Pretoria in Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African , University of California Press, 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37. This is all chronicled in the letters found with the papers of the WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38. I was only able to rediscover in the mid-1970s the work done by Gordon, Dan Koza and others. Until then, except for brief and distorted accounts in works by Stalinists, it was almost forgotten.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39. Tabata and Jaineb Gool were members of the Spartacus Club or the WPSA. Goolam Gool, Chairperson of the Lenin Club, joined the WPSA, left it to join the CLSA and later returned to the WPSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40. Tabata, who became de facto leader of the AAC after l943, does not refer to the conflicts at the conference in his history of the AAC, The Awakening of a People , 1950, Johannesburg, and presents a roseate account that is totally misleading.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;41. See Bob Edgar (ed), An African American in South Africa : The Travel Notes of Ralph J Bunche , 28 September 1937-1 January 1938, Ohio University Press, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;42. In The Awakening of a People , Tabata did not associate social change with the intervention of the working class, advanced or otherwise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;43. Information on Diadla is scant, but it seems that he was a leading member of the CPSA in Nigel. At some stage he left the Transvaal and reappeared in Durban, the gadfly of the Non-European United Front (a Stalinist dominated movement), and was soon at loggerheads with the local leadership. What happened to him thereafter is unknown. Only two copies of Umlilo have been found in the newspaper section of the British Library. It is not known whether other issues appeared.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44. The gold that President Kruger was said to have buried before he fled the South African Republic during the Boer War (1899-1902). I was told this story by Heaton Lee in 1975 in Merthyr Tydlil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45. Little has been discovered about the Johannesburg groups of this period. I have found one (incomplete) typed document that opposed the launching of the Fourth International as premature. Gordon, for the Propaganda Group, printed a four page pamphlet on GPU (Soviet secret police) terror in Europe, but that was all. Leon Sapire, writing in December 1937, said that the WPSA branch, led by his brother, had one member, and he had been out of town for the past three months. However, three months later, five members of the Saperstein group transferred their allegiance to the WPSA, as did two members of the Propaganda Group.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46. Copies of the programme and constitution are in the Trotsky papers in Cambridge, Mass (T216596). Copies of the newspaper are in the International Institute of Social Sciences, Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;47. Goodlatte's career is recounted in Searchlight South Africa , no 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48. Bernhard Herzberg who fled Germany and had been editor of the Workers Voice , says in his memoir that he was anti-war before September, but could not accept Averbach's contention that there could be an alliance with Afrikaners who were anti-war. Now that war had been declared he said, it was necessary to fight against Nazism. Jaffe accused him of being prepared to kill German workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;49. The subject is obviously dead, and there is little purpose in doing a detailed analysis of this infantile political document However, I point to some of these statements because they did determine the writings in the Workers Voice during the war, and did precipitate a split between the Johannesburg group and Cape Town.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50. I have little knowledge of FlOSA members because none have written about themselves, there are no details of their activities. Only after the dissolution of the movement and the formation of looser discussion clubs did some flower. The historical writings of Kenneth Jordaan, although surpassed by more recent researchers, are evidence of a talent that never received organisational backing. He subsequently said that there were no Marxists in the groups he knew. See my account in &#8216;A Question of Class : the Writings of Kenneth Jordaan', Searchlight South Africa , no 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51. Hashomer Hatzair or HH (The Young Guard), was a left wing Zionist youth movement that trained its members for the kibbutz in Palestine. Its Zionist creed maintained that only by creating a Jewish peasantry and working class could the Jews become &#8216;real' Socialists ; until then they would practice Socialism on the collective farms. The mix of Zionism and eclectic Socialism led to internal strains, with members cleaving to different positions on the USSR, Spain, China and the coming war. The leaders in Palestine, despite their criticism of the western powers, were pro-war. Consequently, in August 1943, a dozen members in Johannesburg and Cape Town resigned and joined FIOSA&#8212;the only visible Trotskyist group. This included Baruch Hirson, Itzke Skikna, Shimon Joffe, Charlie Manoim and Bertel Hertz. Those in Cape Town were disillusioned by what they found, and dropped out of all political activity. In Johannesburg the members from HH moved into leading positions and remained in such until the demise of the Trotskyist group in 1946. When disagreements arose inside the FIOSA, or with the FIOSA, these comrades were referred to sneeringly as &#8216;the ex-Zionists'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;52. The Anti-CAD (Anti-Coloured Affairs Department) was formed to oppose the setting up of government departments that would place further controls on the Coloured people. Leaders of the NEUM, many of them members of the WPSA, denied their Marxism until they went into exile in the 1960s and there proclaimed their true red internationalism. Yet even outside South Africa Tabata, who continued to act as head of the NEUM, proclaimed in an interview that the politics of the NEUM could be no other than petit-bourgeois. See extract in Julie Frederick's otherwise absurd book Non-Racialism, The Unbroken Thread , 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53. In the 1930s Goolam Gool, a member of the WPSA, was elected to a leading position in the National Liberation League in Cape Town. He acted in his own capacity and, at WPSA insistence, kept his NIL activities separate from that of his WPSA functions. But he did not conceal his Marxist beliefs, and when he resigned, after disagreeing with the actions of the CPSA leadership, he published his reasons in the Coloured press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;54. Throughout the war years and into the postwar period, the top offices of the AAC were held by the officials who had been condemned by the WPSA before the war. Their policies continued unchanged, but, except for the treasurer, Dr Moroka, who forced to leave when he refused to resign from the Native Representative Council&#8212;and then became the president of the ANC&#8212;there was no open criticism of the leading conservative members.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;55. The main activity consisted of selling the monthly Workers Voice .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;56. This did not mean that they eschewed the use of the Wage Board. They used any means to improve the living conditions of the workers. That also meant that they were not particularly interested in the revolutionary message of the WIL's paper, Socialist Action .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;57. This had its own problems. Vincent and Lilian Swap, brilliant as they were, had all the traits of the rootless intellectual. They lived dissolutely on an inheritance, and combined radical action with an irresponsibility in their personal lives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;58. The events at the conference in 1945 are reported fully in Socialist Action , and in Yours For the Union . A brief summary would not do justice to an event that was one of the high points of the WIL's achievement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59. The minority included four ex-members of Hashomer Hatzair and the two active trade unionists, Dick Mfili and John Motau. Skikne voted with the majority. The positions taken appeared in articles in the Internal Bulletin of the WIL. Letters sent by Hirson to the British WIL, appealing for assistance, have not been found. It is quite possible that they were intercepted by wartime censors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60. Gordon's role in starting the union, the control exercised by the Stalinists who stopped several attempts by the workers to come out on strike, and the debacle after the strike was called, are all described in Yours For the Union .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;61. This will be described in my autobiography.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As an historian, I was thrilled to get the documents for this essay. As a Trotskyist, I must confess that at times I would rather these papers had never been found. But the story must he told as it was, if we are to learn from what happened. I wish to acknowledge the receipt of documents and the assistance I received from many people and institutions. I hope that in so doing I have not excluded anyone or perhaps mentioned names of those who would have preferred anonymity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For the papers of the WPSA, without which this could not have been written, Jaco Malan and Ciraj Rassool. For a complete copy of The Spark , Louis Sinclair. For papers of the WIL, Nachum Sneh. For documents, Bob and Renate Kamener, Myrtle and Monty Berman, Tony Southall, Jenny (Curtis) Schoon, Tom Lodge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For accounts of events in the various Trotskyist groups, Shimon Joffe, D. Stuart Linney, Bernhard Herzberg, Selim Gool, Ann (Averbach) Bloch, Charlie van Gelderen, Paul Koston, Heaton Lee, Millie Lee Haston, Joe Urdang and Hosea Jaffe (but I was told that this last conversation was not to be quoted).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The institutions that provided documents or microfilms : Institute of Commonwealth Studies, London ; the Prometheus Documentary Centre, New York ; The Church of the Province Collection, University of the Witwatersrand ; The South African Library, Cape Town the Bodleian Oxford, Harvard University Library, Cambridge Mass.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Communisme et stalinisme en Afrique du Sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme &#233;tait aussi destructeur en Afrique du Sud qu'ailleurs, d&#233;chirant les fondements que l'inspiration de la r&#233;volution russe avait pos&#233;s pour la cr&#233;ation d'un mouvement marxiste r&#233;volutionnaire de masse. En Afrique du Sud, le r&#233;sultat a &#233;t&#233; vraiment catastrophique, car il a bris&#233; les fondations laborieuses qui &#233;taient en train d'&#234;tre pos&#233;es pour l'int&#233;gration des travailleurs noirs dans le mouvement ouvrier et syndical. Dans les circonstances de cette catastrophe, les premiers groupes trotskystes se sont r&#233;unis au Cap et &#224; Johannesburg, d&#233;termin&#233;s &#224; r&#233;affirmer les traditions authentiques de Marx, Engels, L&#233;nine et Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1928, la politique du Komintern n'avait jamais &#233;t&#233; r&#233;solue de mani&#232;re satisfaisante par rapport aux probl&#232;mes particuliers de l'Afrique du Sud. En 1924, le soutien aux efforts du Parti communiste sud-africain (CPSA) pour organiser les travailleurs et les jeunes noirs avait pu &#234;tre lu dans cette partie de la r&#233;solution de politique syndicale Profintern qui stipule que &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;lorsque les bureaucrates syndicaux ... pour admettre les travailleurs noirs dans les syndicats, les adh&#233;rents du Profintern doivent proc&#233;der &#224; la formation de syndicats n&#232;gres, tout en faisant de la pierre angulaire de leur programme la lutte pour unifier les syndicats dans la m&#234;me branche de production &#187;. [1] En r&#233;alit&#233;, cependant, l'ACSP a &#233;t&#233; livr&#233;e &#224; elle-m&#234;me. Le d&#233;bat s&#233;rieux du Komintern sur la question raciale s'est concentr&#233; principalement sur les &#201;tats-Unis et, malheureusement, la dimension sud-africaine a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme un &#171;intrus ind&#233;sirable&#187;. [2] Les circonstances imm&#233;diates dans lesquelles le trotskisme trouva un &#233;cho &#224; Johannesburg d&#233;coulaient directement de la premi&#232;re intervention directe du Komintern, maintenant sous contr&#244;le stalinien, dans les affaires de la CPSA en 1929. Jusque-l&#224;, la CPSA, sous la direction de son fondateur Sidney Percival Bunting, avait poursuivi ligne de promotion de la conscience de classe et de la solidarit&#233; - non pas que ce soit un cours facile dans le climat racial de l'Afrique du Sud. La Ligue Socialiste Internationale pr&#233;-CPSA de Bunting avait tent&#233; une Industrial Workers of Africa inspir&#233;e par l'IWW en 1917, [3] et par la suite l'ISL et la CPSA avaient tent&#233; d'intervenir dans le syndicat des travailleurs noirs politis&#233;s de l'industrie et du commerce (ICU) fond&#233; par Klements Kadalie en 1914. [4] La position relativement privil&#233;gi&#233;e de Kadalie, cependant, le rendit en proie &#224; des illusions de courtiser la respectabilit&#233; lib&#233;rale, et en 1926,&#224; la suite de cela, il a expuls&#233; les communistes de l'ICU. [5] Imperturbables, Bunting et ses associ&#233;s, y compris le pionnier socialiste noir TW Thibedi, ont tent&#233; de former leurs propres syndicats. L'USI a d&#233;clin&#233; en tant que ph&#233;nom&#232;ne urbain, m&#234;me si elle est rest&#233;e un vecteur de m&#233;contentement rural. Le probl&#232;me des dirigeants comme Kadalie devait &#234;tre r&#233;current, comme les trotskystes le d&#233;couvriront plus tard. L'organisation des travailleurs noirs posait de nombreux probl&#232;mes particuliers, notamment le fait qu'il y avait tr&#232;s peu d'industries dans lesquelles les noirs avaient un pouvoir ind&#233;pendant des travailleurs blancs privil&#233;gi&#233;s. Ce n'est que dans les mines et dans certaines industries secondaires urbaines qu'il existe un r&#233;el potentiel pour les travailleurs noirs d'agir efficacement de mani&#232;re isol&#233;e. Les mines, cependant, posaient encore d'autres probl&#232;mes particuliers, une grande partie de la main-d'&#339;uvre &#233;tant compos&#233;e de travailleurs migrants d&#233;tenus dans des locaux &#233;troitement surveill&#233;s. La perc&#233;e pour les communistes a eu lieu en 1927. Bennie Weinbren, un blanchisseur communiste blanc, et Thibedi ont r&#233;ussi &#224; cr&#233;er un syndicat autochtone de blanchisserie. Cela a &#233;t&#233; suivi en succession rapide par les syndicats de travailleurs indig&#232;nes pour les industries de la boulangerie, de l'habillement, de la fabrication de matelas et du meuble, tous dans la r&#233;gion de Johannesburg. [6] 1928 voit l'extension des activit&#233;s au m&#233;tal,entrep&#244;t frigorifique, laiterie, les travailleurs des transports et de la corde, et l'&#233;rection d'une f&#233;d&#233;ration syndicale non europ&#233;enne parapluie. L'ensemble de l'&#233;difice dirig&#233; par Weinbren et Thibedi pr&#233;tendait accueillir pr&#232;s de 10 000 ouvriers &#224; la fin de 1929 [7]. Les effectifs r&#233;els de l'ACPS ont augment&#233; en parall&#232;le de 200 &#224; 1750, dont 1600 noirs. [8] L'intervention stalinienne fut un coup terrible en 1929. En 1928, Staline cherchait de plus en plus des alli&#233;s parmi les mouvements nationalistes bourgeois opprim&#233;s et coloniaux. L'exemple le plus notoire a &#233;t&#233; la d&#233;b&#226;cle en Chine. L'application logique de cette orientation &#224; l'Afrique du Sud a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e par Boukharine et le staliniste sud-africain noir La Guma. C'&#233;tait la lutte pour &#171;une r&#233;publique indig&#232;ne d&#233;mocratique ind&#233;pendante comme &#233;tape vers le renversement final du capitalisme&#187;. [9] En ce qui concerne la partie sud-africaine, il s'agissait d'un &#171;renversement total de toute ligne pr&#233;c&#233;demment &#233;tablie&#187;. [10] La dissidence &#233;tait hors de question et la CPSA a re&#231;u l'ordre de r&#233;orienter tout son travail vers une &#171;r&#233;publique indig&#232;ne ind&#233;pendante&#187;. [11] Un front uni nouvellement form&#233;, la Ligue des droits africains, a &#233;t&#233; ferm&#233; en d&#233;cembre 1929 sur ordre direct de Moscou,[12] et une petite &#233;quipe de fonctionnaires staliniens a commenc&#233; une purge du parti. Thibedi a &#233;t&#233; l'un des premiers &#224; partir, [13] et au cours des 24 mois suivants, CB Tyler, WH Andrews, Solly Sachs et Bennie Weinbren, tous les principaux organisateurs syndicaux, sont &#233;galement all&#233;s. Enfin, il y avait SP Bunting lui-m&#234;me, l'homme d&#233;crit comme &#171;le grand leader aux yeux de la base africaine&#187;. [14] Il a &#233;t&#233; expuls&#233; en septembre 1931. Tout cela a eu des effets d&#233;vastateurs sur l'ACSP:[14] Il a &#233;t&#233; expuls&#233; en septembre 1931. Tout cela a eu des effets d&#233;vastateurs sur l'ACSP:[14] Il a &#233;t&#233; expuls&#233; en septembre 1931. Tout cela a eu des effets d&#233;vastateurs sur l'ACSP: &#171;Il a r&#233;ussi &#224; &#233;craser ou &#224; contrarier les nouveaux syndicats africains&#8230; il a rendu impossible toute forme de coop&#233;ration entre le parti et d'autres organes, qu'ils soient noirs ou blancs; et il a chass&#233; presque tous les Africains qui avaient &#233;t&#233; attir&#233;s par le parti sous la direction de Bunting. [15] Il restait moins de 150 membres dans la CPSA [16], mais elle devait rester un incubus de poids &#233;crasant. Ainsi, la th&#233;orie suicidaire de la r&#233;volution en deux &#233;tapes de Staline et sa troisi&#232;me p&#233;riode ultra-gauche, toutes deux si f&#233;rocement critiqu&#233;es dans les contextes chinois et allemand, ont &#233;galement trouv&#233; leur expression en Afrique du Sud. Les premiers trotskystes Les initiatives remarquables des trotskystes am&#233;ricains ont conduit leur journal, The Militant, lanc&#233; en novembre 1928, &#224; &#234;tre disponible &#224; Johannesburg en quelques mois [17]. Le d&#233;bouch&#233; de The Militant &#233;tait une librairie radicale dirig&#233;e par Frank Glass et sa femme Fanny Klenerman. Glass &#233;tait un membre fondateur de la CPSA, mais qui avait eu diverses diff&#233;rences avec eux au fil des ans. Il a &#233;t&#233; gagn&#233; &#224; l'opposition de gauche presque imm&#233;diatement. C'est Glass qui a &#233;tabli le premier contact politique avec l'opposition de gauche depuis l'Afrique du Sud. Il l'a fait en 1930, puis, au d&#233;but de 1931, il est parti &#224; la recherche d'une action en Chine, o&#249; il devait devenir l'un des agents les plus efficaces de Trotsky. Klenerman a &#233;t&#233; expuls&#233; peu de temps apr&#232;s en tant que sympathisant de l'opposition de gauche. Glass, cependant, n'a laiss&#233; qu'un seul vrai disciple trotskyste: un jeune Murray Gow Purdy. [18] Le prochain contact enregistr&#233; avec le trotskysme en Afrique du Sud a eu lieu en avril 1932. Il s'agissait du chef du syndicat noir expuls&#233; Thibedi. Thibedi &#233;tait toujours confus quant &#224; la cause de sa situation difficile, mais la raison principale de sa d&#233;saffection avec la CPSA &#233;tait claire. Il a &#233;crit: &#171;Aujourd'hui, il n'y a plus un seul syndicat sous le contr&#244;le du parti. Presque toutes les branches sont maintenant mortes sont volontairement laiss&#233;es &#224; mourir par les bureaucrates staliniens. Pourtant, en m&#234;me temps, il a r&#233;v&#233;l&#233; qu'il pensait que Staline lui-m&#234;me ne pouvait pas &#234;tre au courant de ce qui se passait r&#233;ellement, et il a fait cause commune avec le Bunting tout aussi na&#239;f en demandant sa r&#233;admission au parti! Ni Bunting ni Thibedi n'ont jamais d&#233;velopp&#233; ou accept&#233; une critique compl&#232;te du stalinisme. Bunting est rest&#233; hostile &#224; l'id&#233;e d'une rupture organisationnelle avec le Komintern, malgr&#233; le traitement qu'il a re&#231;u. [19] Thibedi a propos&#233; une Ligue communiste d'opposition, mais elle s'est av&#233;r&#233;e avort&#233;e. Le seul num&#233;ro de son article propos&#233;, Maraphanga, illustre son &#233;chec &#224; devenir &#171;un trotskyste id&#233;ologique&#187;, il &#171;ne semble pas avoir de ligne politique d&#233;finie ... [autre que] divers griefs indig&#232;nes&#187;.[20] Thibedi n'a eu aucun autre contact avec le mouvement trotskyste autre qu'une rencontre &#233;ph&#233;m&#232;re et &#233;galement infructueuse avec la Ligue internationale des ouvriers de Raff Lee en 1945 (voir ci-dessous). Le fait que Thibedi se soit rapproch&#233; au plus pr&#232;s du trotskysme en 1932 semble avoir &#233;t&#233; d&#251; &#224; l'influence du prot&#233;g&#233; de Glass Purdy et de son nouvel associ&#233; Raff Lee. Purdy et Lee ont indiqu&#233; qu'ils avaient &#233;t&#233; en contact avec l'initiative de Thibedi de 1932 lorsqu'ils ont &#233;crit au Militant pour le vouloir comme base pour l'&#233;ducation. Comme l'avait r&#233;v&#233;l&#233; Thibedi, ils n'avaient r&#233;ussi qu'&#224; maintenir une classe du soir dans l'intervalle. Au moment de l'initiative de 1932, Thibedi avait encore le contr&#244;le des restes de l'Union des travailleurs autochtones de la blanchisserie d'origine, mais celui-ci s'&#233;tait &#233;galement effondr&#233;, et l'&#233;mergence du premier groupe v&#233;ritablement trotskyste &#224; Johannesburg en 1934 allait de pair avec la reconstruction de cette union. Au moment o&#249; ce contact permanent fut r&#233;tabli entre Johannesburg et l'opposition de gauche, un groupe trotskyste formellement constitu&#233; avait &#233;galement &#233;merg&#233; au Cap. En 1930, les membres fondateurs de la CPSA, Manuel et Francis Lopes, avaient &#233;t&#233; attaqu&#233;s pour &#171;trotskysme&#187;, aux c&#244;t&#233;s de leur ami de Johannesburg Frank Glass, par l'organe du Parti communiste Umsebenzi. [21] Joe Pick, un autre membre du parti fondateur, a &#233;t&#233; expuls&#233; en septembre 1931 pour activit&#233;s contre les dirigeants &#187;et le&#171; trotskysme &#187;. [22] Aucun groupe formel n'existait &#224; ces premiers stades, cependant, mais The Militant &#233;tait clairement aussi accessible au Cap qu'&#224; Johannesburg. En 1932, Charlie Van Gelderen et son fr&#232;re rencontr&#232;rent The Militant vendu par des opposants de gauche individuels lors d'une r&#233;union d'un club &#233;clectique international socialiste.[23] Ils avaient d&#233;j&#224; rencontr&#233; les trois personnages cl&#233;s, Pick et les fr&#232;res Lopes, tenant une r&#233;union de rue sur l'invasion japonaise de la Mandchourie plus t&#244;t la m&#234;me ann&#233;e. Les Van Gelderen se sont joints &#224; ces trois, MN (&#171;Dick&#187;) Averbach et une poign&#233;e d'autres pour former une Ligue d'&#233;ducation marxiste, &#171;la premi&#232;re organisation trotskyste authentique du Cap&#187;. [24] Les fr&#232;res Lopes ont rapidement commenc&#233; une d&#233;rive opportuniste qui devait finalement les mener jusqu'au Parti nationaliste, &#224; la grande joie des hacks staliniens. [25] Pick et les jeunes militants, dont Max Gordon et le marin am&#233;ricain Paul Koston [26], ont continu&#233;. Le petit groupe a travaill&#233; comme une fraction dans l'ILP et dans une organisation juive domin&#233;e par le Parti communiste, le Gezerd, jusqu'&#224; ce qu'il soit expuls&#233;.[27] En commun avec les opposants de gauche dans de nombreux autres pays, ils form&#232;rent alors un club L&#233;nine public, &#224; la fois comme foyer pour les expuls&#233;s et comme forum pour se r&#233;orienter vers une nouvelle Internationale. Cette r&#233;orientation internationale faisait suite &#224; la d&#233;b&#226;cle en Allemagne au d&#233;but de l'ann&#233;e [28]. Le Club Cape L&#233;nine a &#233;t&#233; lanc&#233; le 29 juillet 1933. C'&#233;tait le groupe avec lequel l'organisation de Johannesburg cherchait &#224; entrer en contact au d&#233;but de 1934. La gr&#232;ve des travailleurs africains de la blanchisserie en 1934 A peine les deux groupes trotskystes sud-africains s'&#233;taient-ils mis en contact que l'organisation de Johannesburg a &#233;t&#233; lanc&#233;e dans son premier test authentique. C'&#233;tait la gr&#232;ve des ouvriers africains de blanchisserie de 1934, le premier v&#233;ritable test public des responsabilit&#233;s &#224; assumer par l'un des trotskystes sud-africains. Le groupe de Johannesburg, qui s'est formellement constitu&#233; en tant que Ligue bolchevique-l&#233;niniste de Johannesburg en avril 1934, &#233;tait centr&#233; sur deux personnages cl&#233;s. Il s'agissait de Murray Gow Purdy, qui avait &#233;t&#233; amen&#233; &#224; l'activit&#233; politique par Glass, [29] et Raff Lee, un ancien membre de l'ACPS. Lee &#233;tait r&#233;put&#233; avoir rejoint la CPSA au moment de la R&#233;volte Rand de 1922 et, comme beaucoup d'autres, il avait d'abord trouv&#233; The Militant dans la librairie Vanguard [30] appartenant &#224; Glass. Les d&#233;veloppements &#224; Johannesburg de 1931 &#224; 1934 sont tr&#232;s flous. Il y a peu d'informations fermes &#224; l'exception de celle de l'avortement avort&#233; de Thibedi en 1932. Pendant cette p&#233;riode, cependant, Lee et Purdy avaient progressivement consolid&#233; autour d'eux un petit groupe d'activistes issu d'individus r&#233;unis pour la premi&#232;re fois en tant que lecteurs de The Militant. Lee a &#233;t&#233; expuls&#233; de la CPSA,mais m&#234;me la date et les circonstances exactes de l'expulsion restent incertaines. Il a &#233;t&#233; pr&#233;tendument fait persona non grata par Bunting apr&#232;s un affrontement sur une participation &#224; une escapade de cambriolage de chat qui a ensuite &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e dans certains fils en&lt;/code&gt; expropriant la bourgeoisie une par une '' ! L'implication de Bunting aurait d&#251; placer la date en 1931 ou avant, mais s'il avait encore &#233;t&#233; dans le CPSA en 1927 [31], l'expulsion devait presque certainement avoir eu lieu apr&#232;s sa rencontre avec le trotskysme.[31] l'expulsion doit presque certainement avoir eu lieu apr&#232;s sa rencontre avec le trotskysme.[31] l'expulsion doit presque certainement avoir eu lieu apr&#232;s sa rencontre avec le trotskysme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers domaines de travail du groupe Lee-Purdy &#233;taient dans et autour de la CPSA &#224; Johannesburg et dans la communaut&#233; juive de Rand lituanienne dans laquelle la CPSA avait des racines profondes. Cette communaut&#233; juive lituanienne du Rand avait eu des liens avec les mouvements r&#233;volutionnaires russes remontant aux luttes au sein de l'ancien empire tsariste dans les ann&#233;es 1880 [32]. C'&#233;tait la communaut&#233; dont Lee lui-m&#234;me &#233;tait issu. Le propre nom de Lee est une anglicisation de ce qui &#233;tait &#224; l'origine Raphael Levy. [33] Un Club des travailleurs juifs mis en place sous l'influence stalinienne en 1931 [34] &#233;tait une base majeure de l'activit&#233; communiste. Comme d&#233;crit par Roux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Les membres du club &#233;taient pour la plupart des jeunes hommes et femmes, pour la plupart de Pologne ou de Lituanie, de fervents adh&#233;rents de l'Internationale communiste, mais n'ayant encore qu'une connaissance tr&#232;s limit&#233;e du mouvement en Afrique du Sud et des &#233;v&#233;nements qui avaient conduit &#224; L'expulsion de Bunting. Bach leur a dit que Bunting &#233;tait un tra&#238;tre et que cela leur suffisait. &#187;[35] Telles &#233;taient les forces avec lesquelles les staliniens avaient rompu les r&#233;unions de Bunting apr&#232;s son expulsion. Malgr&#233; les difficult&#233;s &#233;videntes de travailler sous l'&#339;il d'une telle domination stalinienne, Lee avait r&#233;ussi &#224; gagner des recrues. L'un &#233;tait Raymond Lake, qui, comme Lee lui-m&#234;me, avait rejoint la CPSA apr&#232;s la r&#233;volte Rand de 1922. Un autre, J Saperstein, avait eu une entr&#233;e similaire en politique, ayant en fait &#233;t&#233; emprisonn&#233; pour avoir utilis&#233; des armes pendant la r&#233;volte Rand. Max Basch, l'un de ceux qui sont venus plus tard en Angleterre, &#233;tait un plus jeune communiste. D'autres ont &#233;t&#233; gagn&#233;s directement au trotskisme: Millie Kahn, qui est devenue plus tard la femme de Lee, et Zena Blank, la petite amie de Lake. Enfin, un tr&#232;s jeune Ted Grant a &#233;galement &#233;t&#233; entra&#238;n&#233; dans la politique par Lee au cours de ces ann&#233;es: &#192; l'&#226;ge de 11 ans, il a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; aux &#233;crits de Bernard Shaw, HG Wells, Maxim Gorky, Jack London et d'autres par Ralph Lee, membre du Parti communiste et ami de la famille. En peu de temps, le mat&#233;riel de lecture est pass&#233; aux &#339;uvres de Marx, Engels et L&#233;nine, de sorte qu'&#224; l'&#226;ge de 15 ans, Ted Grant &#233;tait un marxiste confirm&#233;. &#187;[37] La langue dans la joue, Lee &#233;crivit plus tard qu '&#171;une friandise pour mes biographes dans le futur&#187; serait une photo de lui &#171;r&#234;vassant ses nuits &#224; la biblioth&#232;que!&#187;, [38] mais c'&#233;tait loin d'&#234;tre un groupe de fauteuils. Lee, Purdy et leur assemblage se sont constitu&#233;s dans la Ligue bolchevique-l&#233;niniste de Johannesburg en avril 1934. [39] Une d&#233;claration de politique et d'orientation a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e par Purdy. Basch, Saperstein et les quelques partisans restants encore au sein de l'ACPS ont envoy&#233; une d&#233;claration ouverte de critique &#224; la direction de l'ACSP, pr&#233;cipitant d&#233;lib&#233;r&#233;ment leur expulsion. La d&#233;claration se concentrait sur les luttes entre factions qui avaient entour&#233; les purges de Lazar Bach. Pr&#233;sentant une analyse du stalinisme, ils ont soulign&#233; que:&lt;/code&gt; Ce ne sont pas les individus qui sont responsables, mais le syst&#232;me, en l'occurrence le syst&#232;me ou le r&#233;gime des partis, qui rend possible l'&#233;levage de tels individus qui ne sont que son expression cristallis&#233;e ... les causes de l'impuissance du PC ne sont pas en raison des Bach et des Joffes [sud-africains], mais ont leurs racines dans la pourriture qui se trouve au c&#339;ur du Komintern - la bureaucratie stalinienne. [40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; expuls&#233;s sommairement le lendemain. La nouvelle Ligue revendiqua 12 membres, dont cinq indig&#232;nes, et fit l'effort imm&#233;diat d&#233;j&#224; not&#233; pour &#233;tablir des contacts &#224; la fois avec la Ligue communiste internationale elle-m&#234;me et avec le Club L&#233;nine du Cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1934, peu de temps apr&#232;s la constitution de la Ligue bolchevique-l&#233;niniste de Johannesburg, Purdy devint secr&#233;taire organisateur de l'Union africaine des travailleurs de la blanchisserie, relanc&#233;e et revitalis&#233;e. Peut-&#234;tre que trois ou quatre syndicats seulement avaient surv&#233;cu &#224; la rupture de la CPSA apr&#232;s 1929 [41]. Une perc&#233;e dans le domaine syndical &#233;tait essentielle pour que la Ligue bolchevique-l&#233;niniste devienne une v&#233;ritable force, d'autant plus que c'&#233;tait la trahison de l'activit&#233; syndicale par le Parti communiste qui &#233;tait &#224; la fois le stimulant le plus important et la plus grande ouverture pour l'opposition. activit&#233; &#224; Johannesburg. Le succ&#232;s signifiait d'abord briser l'emprise que les staliniens essayaient de r&#233;tablir sur les croupes syndicales. Une intervention dans le syndicat des boulangers a &#233;chou&#233;, mais l'activit&#233; autour des blanchisseries a rencontr&#233; un succ&#232;s spectaculaire.Les grandes blanchisseries du Rand employaient entre elles pr&#232;s de 1000 ouvriers. En juin 1934, une s&#233;rie de r&#233;unions &#224; la porte de l'usine a recrut&#233; pr&#232;s de 300 membres du syndicat. [42] Un atout crucial &#233;tait le lien conserv&#233; avec Z Mngabe, l'organisateur de l'usine, et d'autres militants noirs qui avaient &#233;t&#233; impliqu&#233;s dans l'avortement avort&#233; de Thibedi en 1932, et pour qui Lee et Purdy avaient dirig&#233; des cours politiques et &#233;ducatifs dans l'intervalle. [43]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau syndicat a rapidement fait face &#224; un test s&#233;v&#232;re, un test, d'ailleurs, pr&#233;cipit&#233; &#224; un moment o&#249; Lee &#233;tait absent pour visiter des contacts &#224; Durban. [44] Les n&#233;gociations pour &#233;tablir la reconnaissance syndicale, les heures suppl&#233;mentaires et la r&#233;mun&#233;ration hebdomadaire se sont sold&#233;es par une impasse. Le 28 ao&#251;t, une confrontation a eu lieu &#224; la Reliance, l'une des plus grandes blanchisseries. Les employeurs ont pr&#233;sent&#233; un ultimatum, acceptent leurs conditions ou partent. Les 90 membres noirs du syndicat sont sortis. [45] Le lendemain, ils sont revenus avec Purdy, ce qui a amen&#233; le syndicat &#224; donner son propre ultimatum aux trois plus grandes usines, la Reliance, la New York et l'Internationale. [46] La date d'expiration est pass&#233;e et, le 6 septembre, 90 autres membres des deux autres &#233;tablissements ont quitt&#233; le travail. [47] Un cort&#232;ge de gr&#232;ve le lendemain a conduit &#224; l'arrestation de Purdy pour incitation au d&#233;sordre,un stratag&#232;me fr&#233;quemment utilis&#233; par les autorit&#233;s contre les d&#233;fis politiques et industriels. [48] Millie Kahn, telle qu'elle &#233;tait alors, a d&#233;crit comment elle a march&#233; avec les travailleurs de la blanchisserie noire &#224; travers un gant de violence de la part des femmes blanches. L'habitation en t&#244;le ondul&#233;e qui abritait Lee et Kahn est devenue le quartier g&#233;n&#233;ral de la gr&#232;ve. [49]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes tactiques abondaient. Toute action de gr&#232;ve des indig&#232;nes &#233;tait menac&#233;e par une action des autorit&#233;s sous un certain nombre de pr&#233;textes. Purdy a tent&#233; de minimiser les possibilit&#233;s d'intervention en faisant un grand jeu de &#171; tactiques pacifiques &#187;, [50] et en s'abstenant d'utiliser des piquets de gr&#232;ve. Il a &#233;t&#233; critiqu&#233; par les communistes pour les deux raisons pour ne pas &#234;tre suffisamment agressif. [51] M&#234;me le seul rassemblement processionnel qui a eu lieu avait n&#233;anmoins conduit &#224; une confrontation avec les autorit&#233;s. D'un autre c&#244;t&#233;, le Parti communiste s'est montr&#233; dans une certaine mesure plus conciliant qu'on aurait pu s'y attendre. Bien qu'il ait critiqu&#233; le leadership de Purdy, le PC a offert publiquement son soutien et son aide. La d&#233;fense syndicale IKAKA a m&#234;me contribu&#233; &#224; la lib&#233;ration sous caution de Purdy. [52] &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;N&#233;anmoins, les staliniens &#233;taient tenus &#224; distance, leurs motivations &#233;tant &#224; juste titre interrog&#233;es,[53] et la seule aide organisationnelle demand&#233;e &#233;tait du Conseil des m&#233;tiers et du travail (le TUC sud-africain), qui impliquait moins de cha&#238;nes. [54] Le 6 septembre, le Johannesburg Star a fait &#233;tat d'une perc&#233;e apparente, les trois principales usines conc&#233;dant la reconnaissance du syndicat, et deux offrant en plus l'augmentation salariale de 2 / 6d n&#233;cessaire pour traduire le salaire mensuel en un cycle de quatre semaines. Est-ce que les choses auraient &#233;t&#233; si simples! En r&#233;alit&#233;, la concession de la reconnaissance syndicale n'&#233;tait que tacite et non formelle. Une reconnaissance formelle &#233;tait encore exig&#233;e, mais &#224; peine 50 pour cent des travailleurs de New York et du monde entier soutenaient la Reliance. Pire encore, aucune aide n'a &#233;t&#233; apport&#233;e par l'usine de Rand Steam et celle de Leonardo a &#233;t&#233; rachet&#233;e. Pendant ce temps, des remplacements commen&#231;aient &#224; &#234;tre trouv&#233;s m&#234;me pour les repasseurs qualifi&#233;s. Soixante-treize des gr&#233;vistes de Reliance se sont maintenant retrouv&#233;s arr&#234;t&#233;s pour rupture criminelle de contrat [55]. Des poursuites ont &#233;galement &#233;t&#233; engag&#233;es dans les autres usines.L'attention s'est maintenant d&#233;plac&#233;e vers ce qui &#233;tait soudainement devenu un cas type pour la l&#233;gislation des ma&#238;tres et des serviteurs. L'un des gr&#233;vistes, Oscar Maboa, qui avait &#233;t&#233; au centre de l'altercation qui avait conduit au d&#233;brayage initial, a &#233;t&#233; pris comme cas test le 20 septembre. [56] Il a &#233;t&#233; acquitt&#233;, mais uniquement au motif que certains des commentaires du directeur auraient pu &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme un cong&#233;diement. [57] Reconnus de l'accusation de gr&#232;ve ill&#233;gale, les 73 se sont donc retrouv&#233;s limog&#233;s. Ce fut une victoire &#224; la Pyrrhus avec une vengeance. Presque tous les gr&#233;vistes des trois entreprises avaient d&#233;j&#224; vu leur emploi &#234;tre repris par des rempla&#231;ants. L'organe stalinien Umsebenzi n'a pas tard&#233; &#224; mettre tout cela aux pieds de Purdy. [58] Peu de temps apr&#232;s la gr&#232;ve des travailleurs de la blanchisserie, deux des plus jeunes membres du groupe ont quitt&#233; Johannesburg pour commencer &#224; se diriger vers le centre de l'action mondiale en Europe. C'&#233;taient Max Basch et Ted Grant. Les groupes du Cap et de Johannesburg &#233;taient alors en contact l'un avec l'autre depuis un certain temps, et Grant et Basch ont pu s'arr&#234;ter avec les trotskystes du Cap en attendant un navire appropri&#233;. Grant a profit&#233; de l'occasion pour prononcer son premier discours public, un compte rendu des &#233;v&#233;nements de la gr&#232;ve de la blanchisserie, &#224; l'une des r&#233;unions de rue en plein air du Club L&#233;nine devant le bureau de poste de Castle Street, et pr&#233;sid&#233; &#224; cette occasion par Charlie Van Gelderen. [59 ] Une br&#232;ve mention de la gr&#232;ve est apparue dans un article de Lee qui a &#233;t&#233; imprim&#233; &#224; la fois dans The Spark et dans la New International en 1935. La gr&#232;ve n'a peut-&#234;tre pas &#233;t&#233; particuli&#232;rement r&#233;ussie, mais il s'agissait n&#233;anmoins d'une r&#233;affirmation du processus de prol&#233;tarisation et du potentiel de intervention r&#233;volutionnaire. [60] Une fois de plus, les d&#233;clarations publiques ont d&#233;guis&#233; une r&#233;&#233;valuation beaucoup plus complexe. Le&#231;ons et conflits Il y avait de nombreuses le&#231;ons &#224; tirer de l'exp&#233;rience de la gr&#232;ve de la blanchisserie, et beaucoup d'entre elles devaient &#234;tre apprises et devaient fortement fa&#231;onner les tactiques futures. Le tirage de ces le&#231;ons, cependant, est devenu impliqu&#233; dans une lutte plus large sur la direction future du trotskysme &#224; la fois &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur de l'Afrique du Sud, les deux d&#233;bats se compliquant, eux aussi, avec des affrontements de sensibilit&#233;s et de personnalit&#233;s. La r&#233;orientation de l'Opposition de gauche vers l'objectif de cr&#233;er de nouveaux partis r&#233;volutionnaires et une nouvelle Internationale a cr&#233;&#233; des probl&#232;mes majeurs. Le &#171;French (entrist) Turn&#187; a provoqu&#233; une controverse majeure au niveau international. Cela a eu son &#233;cho en Afrique du Sud, mais beaucoup plus fondamental dans ce cas a &#233;t&#233; la cr&#233;ation d'une perspective et d'un programme complets pour le nouveau parti.Cr&#233;er cela &#233;tait un d&#233;fi majeur qui consistait &#224; rouvrir toutes ces questions de l'analyse de la situation sud-africaine qui n'avaient pas &#233;t&#233; r&#233;solues depuis les d&#233;buts de la Troisi&#232;me Internationale elle-m&#234;me. Les controverses se sont polaris&#233;es et ont finalement provoqu&#233; une scission entre les deux principaux th&#233;oriciens du Cap, MN Averbach et Judel Burlak. Les ondulations ont eu un impact sur Johannesburg. Ils ont &#233;t&#233; aggrav&#233;s par la n&#233;cessit&#233; de tirer les le&#231;ons de la gr&#232;ve du linge, et ils ont &#233;galement s&#233;par&#233; Purdy et Lee. Nulle part la formation des cadres d'une nouvelle Internationale &#224; partir de ceux r&#233;unis en r&#233;action au stalinisme n'&#233;tait facile, et l'Afrique du Sud ne devait pas faire exception. Pour le 1er mai 1934, le Club L&#233;nine du Cap publia un manifeste public soulignant l'appel &#224; un nouveau parti r&#233;volutionnaire et &#224; une nouvelle Internationale [61]. L'intention de suivre l'appel &#224; la cr&#233;ation d'un nouveau mouvement r&#233;volutionnaire &#233;tait une chose, mais trouver comment le mettre en pratique, surtout dans les conditions particuli&#232;res de l'Afrique du Sud, en &#233;tait une autre. Au cours de sa premi&#232;re ann&#233;e, le Club L&#233;nine &#233;tait encore un groupe assez l&#226;che. En ao&#251;t 1934, quatre camarades de premier plan, Pick, Averbach, Burlak et C Van Gelderen, ont &#233;t&#233; charg&#233;s de d&#233;busquer les th&#232;ses n&#233;cessaires sur les questions cl&#233;s des syndicats, les perspectives de guerre et la question indig&#232;ne. [62] Burlak, un th&#233;oricien juif remarquable, r&#233;put&#233; autrefois membre d'un soviet estonien ou letton au d&#233;but de la r&#233;volution russe,[63] a forc&#233; la question sur la question de la constitution d'un parti de type bolchevique. Pour Burlak, la n&#233;cessit&#233; et la viabilit&#233; d'un tel parti avaient une base simple. La majeure partie de la population noire indig&#232;ne avait &#233;t&#233; r&#233;duite par des mesures l&#233;gislatives et fiscales &#224; une paysannerie asservie formant une vaste arm&#233;e de r&#233;serve de travail. La population indig&#232;ne rurale pourrait ainsi &#234;tre entra&#238;n&#233;e directement derri&#232;re la r&#233;volution sociale par la promesse unique de la r&#233;volution sociale de r&#233;soudre simultan&#233;ment &#224; la fois le probl&#232;me de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re et la question nationale [64]. C'&#233;tait une application classique de la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente. Le prol&#233;tariat noir urbain r&#233;volutionnaire, a postul&#233; Burlak, trouverait &#233;galement le soutien des travailleurs blancs. La classe ouvri&#232;re blanche serait amen&#233;e &#224; reconna&#238;tre une cause commune avec les ouvriers noirs r&#233;volutionnaires, car sa position privil&#233;gi&#233;e &#233;tait min&#233;e par les effets de la r&#233;cession et de la d&#233;qualification,un d&#233;veloppement inexorable, malgr&#233; un certain int&#233;r&#234;t de la classe dirigeante &#224; maintenir les divisions entre travailleurs noirs et blancs. [65] D'une position initiale d'&#234;tre dans une minorit&#233; d'un sur la commission de quatre hommes, Burlak a rapidement remport&#233; une majorit&#233; &#233;crasante de l'ensemble des membres du Cap, ainsi que le soutien des trotskystes de Johannesburg. [66] Des perspectives profond&#233;ment diff&#233;rentes et une vision proportionnellement diff&#233;rente de l'organisation du parti ont &#233;clair&#233; l'opinion de la minorit&#233; Averbach. Le n&#339;ud de la question &#233;tait l'&#233;valuation des nationalistes afrikaners malanites. En pr&#233;parant les th&#232;ses de guerre, trois des commissions de th&#232;ses, Averbach, Pick et Van Gelderen, ont rejet&#233; la vision des Afrikaners malanites comme le&lt;/code&gt; vieil oppresseur '' et les avaient pr&#233;sent&#233;es comme &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;toujours une force progressiste capable de mener une v&#233;ritable lutte. contre l'imp&#233;rialisme et la guerre &#187;. [67] La suggestion &#233;tait que les nationalistes afrikaners de Malan, s'appuyant d&#233;j&#224; sur la rh&#233;torique de gauche anti-imp&#233;rialiste, deviendraient la direction d'un mouvement anti-imp&#233;rialiste, et qu'en s'adaptant au sentiment de neutralit&#233; malanite, plut&#244;t que de s'opposer carr&#233;ment &#224; la guerre, la vraie gauche trouverait un ouverture &#224; &#171;de grandes sections de travailleurs noirs et blancs&#187;.[68] La minorit&#233; d'Averbach, cependant, ayant mal &#233;valu&#233; la situation en ce qui concerne les nationalistes, a ensuite r&#233;vis&#233; les perspectives relatives aux questions indig&#232;nes et de classe, remettant en question &#224; la fois l'analyse des forces de classe paysannes rurales et la coalescence des int&#233;r&#234;ts de classe noirs et blancs. , pour donner une importance accrue &#224; la lutte nationale dans la sph&#232;re &#233;galement [69], et ils se sont finalement prononc&#233;s contre un mod&#232;le de parti de type bolchevique &#233;galement. [70][69] et ils se sont finalement prononc&#233;s contre un mod&#232;le de parti de type bolchevique &#233;galement. [70][69] et ils se sont finalement prononc&#233;s contre un mod&#232;le de parti de type bolchevique &#233;galement. [70] Un &#339;il m&#233;chant aurait pu percevoir une diff&#233;rence entre une perspective claire et dure, discutable peut-&#234;tre seulement dans son &#233;chelle de temps, et une pr&#233;dilection pour une d&#233;rive opportuniste relativement facile. Burlak et son groupement majoritaire ont trait&#233; les deux principaux points de divergence soulev&#233;s par Averbach avec un m&#233;pris non d&#233;guis&#233; qui a renforc&#233; leur d&#233;termination &#224; accepter une scission si n&#233;cessaire. L'id&#233;e d'une &#233;ventuelle coalescence avec l'opposition malanite afrikaner a &#233;t&#233; rejet&#233;e comme une &#171;folie ridicule&#187; par la majorit&#233; burlak, qui a correctement per&#231;u que les v&#233;ritables int&#233;r&#234;ts de classe de Malan et la &#171;d&#233;magogie dangereuse&#187; n&#233;cessitaient une exposition et une opposition pure et simple. [71] Les Malanites n'&#233;taient certainement pas des forces &#224; &#171;exploiter&#187;, &#224; &#171;utiliser&#187; ou &#224; &#171;utiliser&#187;. [72] De m&#234;me,le tableau optimiste du r&#233;gime politique utilis&#233; pour renforcer la proposition de conserver un simple parti &#171;ouvert&#187; a &#233;t&#233; rejet&#233; avec cingl&#233;e comme tout aussi opportuniste et ne tenant aucun compte des conditions r&#233;elles qui pr&#233;valaient d&#233;j&#224; pour les couches noires et color&#233;es de la population. [73 ] Le groupe de Johannesburg n'&#233;tait pas directement impliqu&#233; dans le diff&#233;rend sur les perspectives au Cap. La question syndicale, qui empi&#232;te le plus clairement sur le programme imm&#233;diat de Johannesburg, n'est en tout cas pas un probl&#232;me. Les deux factions du Cap ont convenu, du moins en principe, de la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper des organisations syndicales noires. Lee, cependant, a activement soutenu Burlak dans sa recherche d'une r&#233;solution pr&#233;cipit&#233;e du d&#233;bat et, dans ce contexte, c'est le groupe de Johannesburg qui a fourni la solution au probl&#232;me du nom du nouveau parti putatif. Le probl&#232;me &#233;tait de trouver une meilleure alternative que le titre de Ligue communiste initialement adopt&#233; au Cap &#224; la suite d'un pr&#233;c&#233;dent international. Cependant, la Ligue communiste ne pouvait pas &#234;tre traduite dans les langues maternelles d'une mani&#232;re qui ne la confondait pas avec le Parti communiste.Lee a fait valoir qu'une distinction claire avec les communistes discr&#233;dit&#233;s &#233;tait n&#233;cessaire et a propos&#233; d'adopter le nom de Parti des travailleurs conform&#233;ment &#224; la r&#233;cente d&#233;cision am&#233;ricaine. [74] Tel fut donc le nom que prit le nouveau parti lorsqu'il se constitua par des d&#233;cisions prises au Cap le 17 janvier 1935 [75] et &#224; Johannesburg le 7 f&#233;vrier [76]. Lee et Burlak se sont montr&#233;s r&#233;sistants aux appels &#224; la retenue du Secr&#233;tariat international. Le Secr&#233;tariat international avait ses propres difficult&#233;s &#224; arbitrer sur la complexit&#233; des probl&#232;mes soulev&#233;s. Il n'existe pas de pr&#233;c&#233;dent facile de troisi&#232;me international auquel on puisse se r&#233;f&#233;rer. En raison &#224; la fois de cela et du souci de ne pas diviser inutilement la petite base du trotskisme en Afrique du Sud, le Secr&#233;tariat a d&#233;conseill&#233; la pr&#233;cipitation pr&#233;cipit&#233;e dans la formation du nouveau parti. [77] Il est difficile de dire dans quelle mesure cet avis aurait &#233;t&#233; entendu, mais les d&#233;lib&#233;rations du Secr&#233;tariat international &#233;taient en tout cas des semaines en retard sur les &#233;v&#233;nements en Afrique du Sud. Lorsque le Secr&#233;tariat international a finalement r&#233;pondu en d&#233;tail &#224; la fin de mars 1935 [78], d'autres probl&#232;mes ont &#233;t&#233; soulev&#233;s. La r&#233;ponse a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e par Ruth Fischer, sous le nom de &#171;Dubois&#187;, dans des termes proches de ceux de la minorit&#233; Averbach &#224; certains &#233;gards, mais encore plus proches du &#171;r&#233;publicanisme noir&#187; du Parti communiste!&lt;/code&gt; Seul un imb&#233;cile critiquerait si hardiment et si acharn&#233; dans un domaine dans lequel il [sic] est consciemment tout &#224; fait ignorant '', a r&#233;pondu Lee, concluant que la seule chose que cette r&#233;ponse prouvait &#233;tait que m&#234;me &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;notre EI n'est &#233;videmment pas compos&#233; de surhommes. . &#187;[79] C'&#233;tait la premi&#232;re, mais en aucun cas la derni&#232;re occasion o&#249; Lee devait faire preuve d'une telle assurance et d'une telle ind&#233;pendance d'esprit face &#224; l '&#171; autorit&#233; &#187;du Secr&#233;tariat international.Lee ne devait pas savoir alors que le Secr&#233;tariat international lui-m&#234;me avait &#233;t&#233; s&#233;rieusement divis&#233; sur la fa&#231;on de r&#233;pondre [80], que Trotsky lui-m&#234;me n'avait pas encore r&#233;pondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secr&#233;tariat international serait , bien qu'en vain, conseillent finalement &#224; la minorit&#233; d'Averbach de se r&#233;unir avec le groupe principal. [82] La minorit&#233;, au moment o&#249; cette d&#233;cision fut finalement prise, avait constitu&#233; sa propre organisation avec le m&#234;me ancien titre, que la majorit&#233; venait de rejeter, de la Ligue communiste d'Afrique du Sud [83]. L'antagonisme entre les deux groupes &#233;tait intense et devait contribuer &#224; l'aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les le&#231;ons de la gr&#232;ve du blanchissage &#233;taient envisag&#233;es.[80] que Trotsky lui-m&#234;me n'avait pas encore r&#233;pondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secr&#233;tariat international, bien qu'en vain, conseillerait finalement &#224; la minorit&#233; d'Averbach de se r&#233;unir avec le groupe principal. [82] La minorit&#233;, au moment o&#249; cette d&#233;cision fut finalement prise, avait constitu&#233; sa propre organisation avec le m&#234;me ancien titre, que la majorit&#233; venait de rejeter, de la Ligue communiste d'Afrique du Sud [83]. L'antagonisme entre les deux groupes &#233;tait intense et devait contribuer &#224; l'aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les le&#231;ons de la gr&#232;ve du blanchissage &#233;taient envisag&#233;es.[80] que Trotsky lui-m&#234;me n'avait pas encore r&#233;pondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secr&#233;tariat international, bien qu'en vain, conseillerait finalement &#224; la minorit&#233; d'Averbach de se r&#233;unir avec le groupe principal. [82] La minorit&#233;, au moment o&#249; cette d&#233;cision fut finalement prise, avait constitu&#233; sa propre organisation avec le m&#234;me ancien titre, que la majorit&#233; venait de rejeter, de la Ligue communiste d'Afrique du Sud [83]. L'antagonisme entre les deux groupes &#233;tait intense et devait contribuer &#224; l'aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les le&#231;ons de la gr&#232;ve du blanchissage &#233;taient envisag&#233;es.au moment o&#249; cette d&#233;cision fut finalement prise, avait constitu&#233; sa propre organisation avec le m&#234;me ancien titre, que la majorit&#233; venait de rejeter, de Ligue communiste d'Afrique du Sud. [83] L'antagonisme entre les deux groupes &#233;tait intense et devait contribuer &#224; l'aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les le&#231;ons de la gr&#232;ve du blanchissage &#233;taient envisag&#233;es.au moment o&#249; cette d&#233;cision fut finalement prise, avait constitu&#233; sa propre organisation avec le m&#234;me ancien titre, que la majorit&#233; venait de rejeter, de Ligue communiste d'Afrique du Sud. [83] L'antagonisme entre les deux groupes &#233;tait intense et devait contribuer &#224; l'aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les le&#231;ons de la gr&#232;ve du blanchissage &#233;taient envisag&#233;es. La d&#233;faite qu'a subie le syndicat de la blanchisserie ne peut &#234;tre ignor&#233;e. Au moment de la gr&#232;ve de septembre 1934, le syndicat avait atteint un sommet de 309 membres, mais en f&#233;vrier 1935, huit seulement payaient encore des cotisations. Les perspectives d'avenir exigeaient que les erreurs soient reconnues et dont il fallait tirer des le&#231;ons, et les travailleurs africains ont fait pression pour que le rejet de la conciliation du Conseil des salaires soit reconsid&#233;r&#233;. [84] Lee a r&#233;dig&#233; une autocritique de la gestion initiale de la gr&#232;ve, avec des propositions pour r&#233;viser les tactiques futures. Au centre de la critique de Lee &#233;tait la reconnaissance implicite que certaines des tactiques utilis&#233;es en 1934 n'avaient pas encore &#233;t&#233; suffisamment &#233;mancip&#233;es de l'ultra-gauchisme de la troisi&#232;me p&#233;riode du Parti communiste. Une attention insuffisante a &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; la cr&#233;ation de vraies fractions au sein de la base, par opposition &#224; la direction des postes de contr&#244;le. Le refus de compromis avec une victoire partielle alors que cela &#233;tait encore possible et l'opposition dogmatique &#224; une demande de commission des salaires avaient &#233;galement &#233;t&#233; des erreurs [85]. Les trotskystes de Johannesburg ont d&#251; apprendre de ces erreurs, mais Lee a &#233;galement reconnu que les Africains pourraient avoir &#224; vivre leurs propres exp&#233;riences d'apprentissage pratique et que les trotskystes devraient les accompagner pour tirer les le&#231;ons de la th&#233;orie de la pratique r&#233;elle.Sur cette base, Lee proposa de prendre un nouveau d&#233;part en convoquant une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des travailleurs de la blanchisserie pour discuter de la question de la d&#233;termination des salaires. Les objections aux m&#233;canismes de conciliation de classe seraient r&#233;it&#233;r&#233;es, mais si la majorit&#233; souhaitait toujours demander une d&#233;cision, &#171;notre devoir serait d'ex&#233;cuter leurs v&#339;ux, tout en poursuivant nos critiques&#187;. [86] Lee a &#233;t&#233; soutenu dans cette proposition par Max Gordon encore inexp&#233;riment&#233;, qui venait juste d'arriver du Cap. [87]qui venait tout juste d'arriver du Cap. [87]qui venait tout juste d'arriver du Cap. [87] Les r&#233;flexions sur les limites et les responsabilit&#233;s du leadership ont clairement pes&#233; lourdement sur Lee en ce moment. Ce n'est pas un hasard si quelques semaines plus tard, il a &#233;t&#233; retrouv&#233; en train de r&#233;diger les critiques les plus d&#233;taill&#233;es d'un projet d'article pour la revue th&#233;orique de la WPSA The Spark, critiques visant toutes &#224; obtenir des pr&#233;cisions sur la question de la relation entre le parti et la classe. Une phrase disant &#171;Nous devons lutter pour&#8230; l'augmentation du salaire de tous les non qualifi&#233;s&#8230;&#187; n&#233;cessaire, &#233;crivait-il, pour &#234;tre &#171;remplac&#233; par&#171; Le Parti des travailleurs &#187;doit mener la lutte des travailleurs urbains&#8230; pour le augmentation de leur salaire, car &#187;, a-t-il poursuivi,&#171; c'est par la lutte des travailleurs et pas seulement de leur parti que les salaires peuvent &#234;tre augment&#233;s &#187;. En apportant cela et d'autres changements similaires, a-t-il soutenu,&lt;/code&gt; nous soulignons l'importance de la classe (dirig&#233;e par son parti) ...c'est mieux que de parler du parti (soutenu par la classe) &#187;. [88]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purdy n'a pas &#233;t&#233; convaincu par les protestations de Lee qu'il n'y avait rien de personnel dans ses critiques sur la fa&#231;on dont la gr&#232;ve avait &#233;t&#233; g&#233;r&#233;e. En m&#234;me temps, Purdy cherchait des explications sur les &#233;v&#233;nements du Cap et remettait en question l'hostilit&#233; de Burlak envers le &#171; French Turn &#187;. Lee a not&#233; que Purdy &#233;tait &#171; bien fourni avec les documents de la Ligue communiste &#187;, [89] et Paul Koston du Cap a exprim&#233; le soup&#231;on, confirm&#233; plus tard, [90] que la source &#233;tait les Van Gelderen. Peut-&#234;tre que le lien de la Ligue communiste avec Purdy avait ses origines dans le partenariat original Glass-Lopes. Quelle qu'en soit la cause, la route &#233;tait trac&#233;e vers une confrontation qui briserait les groupes d'origine de Johannesburg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'intervalle, en surface, les activit&#233;s se sont poursuivies &#224; une &#233;chelle de plus en plus large. Max Gordon a sugg&#233;r&#233; de cr&#233;er un forum de discussion ouvert sur le mod&#232;le du Club L&#233;nine du Cap, Molefe, l'un des Africains, a organis&#233; un comit&#233; des travailleurs dans le canton d'Alexandra, et certains membres du groupe sont &#233;galement intervenus contre les staliniens dans la Ligue antifasciste. [92] Max Gordon a &#233;galement &#233;t&#233; introduit dans le syndicat des travailleurs de la blanchisserie par Purdy en vue de sa prise de fonction de secr&#233;taire pour lib&#233;rer ce dernier pour d'autres travaux. [93] Gordon a succ&#233;d&#233; &#224; Purdy en mai 1935 ; [94] les comptes qui d&#233;clarent que Lee &#233;tait &#224; un moment donn&#233; secr&#233;taire du syndicat ainsi que de la branche du Parti des travailleurs de Johannesburg semblent &#234;tre confus. [95] Malgr&#233; l'accumulation dynamique des activit&#233;s, les nuages &#8203;&#8203;d'orage ont continu&#233; &#224; se rassembler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat de la blanchisserie n'&#233;tait toujours pas sorti de ses ennuis. Pooe, le tr&#233;sorier, &#171; l'un des militants les plus prometteurs &#187; et le champion original de l'application de la Commission des salaires, a &#233;t&#233; d&#233;couvert pour avoir d&#233;tourn&#233; des fonds. [96] En m&#234;me temps, Gordon, en tant que nouveau secr&#233;taire, a &#233;t&#233; accus&#233; d'avoir &#233;t&#233; extr&#234;mement tardif dans le traitement de la demande &#224; la Commission des salaires qui avait maintenant &#233;t&#233; accept&#233;e. Les choses sont all&#233;es de mal en pis quand on s'est souvenu de l'opposition pr&#233;c&#233;dente du parti &#224; aller &#224; la Commission des salaires, et la col&#232;re des Africains est descendue sur Lee quand il a essay&#233; de d&#233;fendre Gordon. Lee, cependant, s'est &#233;galement ali&#233;n&#233; Gordon en se plaignant en priv&#233; que &#171; la man&#339;uvre de la Commission des salaires [avait] &#233;t&#233; rendue presque futile gr&#226;ce &#224; [sa] n&#233;gligence exasp&#233;rante &#187;. [97] Gordon devait finalement reconstruire le syndicat avec succ&#232;s au cours des 18 prochains mois (lui aussi apprenait des le&#231;ons),mais dans les r&#233;criminations ult&#233;rieures, les ennemis de Lee devaient tout sauf inverser les r&#244;les que lui et Gordon avaient jou&#233; en initiant la reconstruction dans les mois troubl&#233;s du d&#233;but de 1935. [98] Au moment o&#249; la reconstruction &#233;tait pleinement en cours, les &#233;v&#233;nements entourant la confrontation qui s'&#233;tait d&#233;velopp&#233;e avec Purdy avaient irr&#233;m&#233;diablement alt&#233;r&#233; les relations entre Lee et Gordon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le lancement d'un club L&#233;nine pour Johannesburg en mai 1935 qui a mis les choses au point. [99] Le club, comme pr&#233;vu, a imm&#233;diatement attir&#233; une s&#233;lection diversifi&#233;e d'&#233;l&#233;ments, &#171; int&#233;ress&#233;s par le travail de la Quatri&#232;me Internationale &#187; mais &#171; pas strictement trotskystes &#187; ; l'un de ceux qui &#233;taient si attir&#233;s &#233;tait Fanny Klenerman, l'ex-&#233;pouse de Frank Glass et un anti-stalinien ind&#233;pendant. [100] Malheureusement, le parall&#232;le avec le Club du Cap L&#233;nine commen&#231;ait &#224; &#234;tre beaucoup plus proche que pr&#233;vu. Le petit groupe du Parti des travailleurs ne pouvait pas n&#233;cessairement &#234;tre assur&#233; de contr&#244;ler sa propre cr&#233;ation. La r&#233;union inaugurale a vu le d&#233;but des affrontements qui devaient finalement d&#233;chirer les groupements d'origine. Klenerman s'est oppos&#233;e &#224; Lee d&#232;s le d&#233;but, ignorant apparemment le r&#244;le dans les coulisses du Parti des travailleurs dans le lancement du club.[101] &#171; D'abord, elle a obtenu le titre de&#171; Club international des travailleurs &#187;adopt&#233; par une majorit&#233; substantielle &#224; la place du&#171; Club L&#233;nine &#187;. [102] Puis elle s'est oppos&#233;e avec succ&#232;s &#224; l'intention de faire consacrer le club &#224; la tradition de &#171; Marx, Engels, L&#233;nine et Trotsky &#187;, et ainsi par une marge d'un seul vote, la r&#233;f&#233;rence &#224; L&#233;nine et Trotsky a &#233;t&#233; exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-m&#234;me n'a pas r&#233;ussi &#224; agir comme un bloc solide. La question centrale, comme pr&#233;c&#233;demment au Cap, &#233;tait le choix entre une conf&#233;d&#233;ration anti-stalinienne l&#226;che ou la voie vers un nouveau parti r&#233;volutionnaire ; &#224; Johannesburg &#233;galement, ce probl&#232;me doit maintenant &#234;tre r&#233;solu.et ainsi par une marge d'un seul vote, la r&#233;f&#233;rence &#224; L&#233;nine et Trotsky a &#233;t&#233; exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-m&#234;me n'a pas r&#233;ussi &#224; agir comme un bloc solide. La question centrale, comme pr&#233;c&#233;demment au Cap, &#233;tait le choix entre une conf&#233;d&#233;ration anti-stalinienne l&#226;che ou la voie vers un nouveau parti r&#233;volutionnaire ; &#224; Johannesburg &#233;galement, ce probl&#232;me doit maintenant &#234;tre r&#233;solu.et ainsi par une marge d'un seul vote, la r&#233;f&#233;rence &#224; L&#233;nine et Trotsky a &#233;t&#233; exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-m&#234;me n'a pas r&#233;ussi &#224; agir comme un bloc solide. La question centrale, comme pr&#233;c&#233;demment au Cap, &#233;tait le choix entre une conf&#233;d&#233;ration anti-stalinienne l&#226;che ou la voie vers un nouveau parti r&#233;volutionnaire ; &#224; Johannesburg &#233;galement, ce probl&#232;me doit maintenant &#234;tre r&#233;solu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purdy, pr&#233;sident du groupe jusqu'alors, fut le premier &#224; partir. Il a &#233;t&#233; expuls&#233; le 22 juin 1935. [103] Lorsqu'elle est survenue, l'expulsion &#233;tait le r&#233;sultat final d'un conflit prolong&#233; et qui s'intensifiait. Son acceptation de la WPSA n'avait pas &#233;t&#233; inconditionnelle et il y avait des probl&#232;mes d'acceptation de la discipline de groupe qui &#233;taient m&#234;me ant&#233;rieurs &#224; cela. Purdy &#233;tait le seul membre &#224; avoir des scrupules sur les perspectives de la fondation, partageant en fait certaines des critiques d'Averbach-Fischer sur les th&#232;ses de la question autochtone, mais, contrairement &#224; la minorit&#233; du Cap, il avait initialement poursuivi une ligne d'unit&#233;. [105] Les divergences sur les th&#232;ses de la question autochtone n'&#233;taient pas r&#233;solues, il y avait les probl&#232;mes qui s'&#233;taient pos&#233;s sur la gestion du syndicat des travailleurs de la blanchisserie [106] et la finalit&#233; de la scission du Cap. Le pr&#233;texte de son expulsion, saisi avec empressement par Lee,Saperstein et la direction du Cap, c'est lorsqu'il a lanc&#233; unilat&#233;ralement un appel ouvert &#224; la r&#233;unification des deux groupes du Cap en sa qualit&#233; de pr&#233;sident de branche le 7 juin. [107] Le sentiment peut avoir &#233;t&#233; louable, mais l'action a soulign&#233; une incapacit&#233; &#224; saisir les n&#233;cessit&#233;s organisationnelles &#224; plus long terme ; l'action pr&#233;cipit&#233;e, non la lutte organis&#233;e, &#233;tait le fort de Purdy. Apr&#232;s de nouveaux affrontements avec Lee &#224; l'IWC, que l'on verra ci-dessous, Purdy quitta l'Afrique du Sud, se dirigeant d'abord vers l'Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, o&#249; il devint une figure presque l&#233;gendaire &#224; la marge putschiste du trotskyste mouvement. [109]mais l'action a soulign&#233; une incapacit&#233; &#224; saisir les n&#233;cessit&#233;s organisationnelles &#224; plus long terme ; l'action pr&#233;cipit&#233;e, non la lutte organis&#233;e, &#233;tait le fort de Purdy. Apr&#232;s de nouveaux affrontements avec Lee &#224; l'IWC, que l'on verra ci-dessous, Purdy quitta l'Afrique du Sud, se dirigeant d'abord vers l'Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, o&#249; il devint une figure presque l&#233;gendaire &#224; la marge putschiste du trotskyste. mouvement. [109]mais l'action a soulign&#233; une incapacit&#233; &#224; saisir les n&#233;cessit&#233;s organisationnelles &#224; plus long terme ; l'action pr&#233;cipit&#233;e, non la lutte organis&#233;e, &#233;tait le fort de Purdy. Apr&#232;s de nouveaux affrontements avec Lee &#224; l'IWC, que l'on verra ci-dessous, Purdy quitta l'Afrique du Sud, se dirigeant d'abord vers l'Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, o&#249; il devint une figure presque l&#233;gendaire &#224; la marge putschiste du trotskyste. mouvement. [109]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me cela, cependant, n'&#233;tait toujours pas la fin des troubles. Saperstein, violent, anarchiste, un &#171; ex-clochard, marin et passager clandestin &#187;, selon Lee, certainement conflictuel, dur et autonome, un tireur de gr&#232;ve de 1922 [110] &#233;laborait son propre programme. La principale pr&#233;occupation de Saperstein &#233;tait le mouvement antifasciste, et en effet plus tard, il devait r&#233;ussir &#224; se rendre en Espagne pendant la guerre civile. [111] Les Greyshirts fascistes antis&#233;mites &#233;taient une v&#233;ritable force en Afrique du Sud en 1934-35. Le Parti communiste a cr&#233;&#233; une Ligue antifasciste au d&#233;but de 1934. [112] Le Cap &#233;tait l'objectif initial, mais en mars 1935, Umsebenzi, l'organe du Parti communiste, annon&#231;a que &#171; le centre antifasciste des temp&#234;tes se d&#233;place vers Johannesburg &#187;. Les trotskystes sont intervenus pour faire pression pour une v&#233;ritable politique antifasciste de front uni. [114] cependant,m&#234;me des critiques relativement discrets comme Klenerman souffraient d&#233;j&#224; d'un certain degr&#233; d'ostracisme [115], et il n'&#233;tait pas surprenant qu'en avril 1935, la BLL et le Club L&#233;nine aient &#233;t&#233; expuls&#233;s de la Ligue. [116] Saperstein &#233;tait de plus en plus impliqu&#233; avec les d&#233;fenseurs anarchistes de l'action directe dans la Ligue militante de d&#233;fense des travailleurs. Avec ces nouveaux alli&#233;s, il a plaid&#233; de mani&#232;re irr&#233;aliste en faveur de l'&#233;tablissement d'un rival s&#233;paratiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la r&#233;union inaugurale de l'International Workers Club, il a vot&#233; avec les anarchistes contre le d&#233;vouement &#224; Trotsky. [118] Les fissures dans l'ancien BLL se creusaient.[116] Saperstein &#233;tait de plus en plus impliqu&#233; avec les d&#233;fenseurs anarchistes de l'action directe dans la Ligue militante de d&#233;fense des ouvriers. Avec ces nouveaux alli&#233;s, il a plaid&#233; de mani&#232;re irr&#233;aliste en faveur de l'&#233;tablissement d'un rival s&#233;paratiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la r&#233;union inaugurale de l'International Workers Club, il a vot&#233; avec les anarchistes contre le d&#233;vouement &#224; Trotsky. [118] Les fissures dans l'ancien BLL se creusaient.[116] Saperstein &#233;tait de plus en plus impliqu&#233; avec les d&#233;fenseurs anarchistes de l'action directe dans la Ligue militante de d&#233;fense des ouvriers. Avec ces nouveaux alli&#233;s, il a plaid&#233; de mani&#232;re irr&#233;aliste en faveur de l'&#233;tablissement d'un rival s&#233;paratiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la r&#233;union inaugurale de l'International Workers Club, il a vot&#233; avec les anarchistes contre le d&#233;vouement &#224; Trotsky. [118] Les fissures dans l'ancien BLL se creusaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, au Cap, les groupements rivaux du Parti ouvrier et de la Ligue communiste avaient rompu leurs tout derniers liens. Pendant un court moment, ils avaient continu&#233; &#224; cohabiter au Club L&#233;nine. Mais maintenant, le Parti des travailleurs s'&#233;tait s&#233;par&#233; pour cr&#233;er son propre club spartaciste. [119] Raymond Lake et Zena Blank, qui avaient sympathis&#233; avec les espoirs de r&#233;unification de Purdy, &#233;taient plus qu'un peu m&#233;contents de cette nouvelle tournure des &#233;v&#233;nements, et leur m&#233;contentement n'&#233;tait pas cach&#233;. [120] Lee, d&#233;sesp&#233;r&#233; de l'attitude nonchalante et &#171; anti-parti &#187; des m&#233;contents [121], &#233;tait d&#233;termin&#233; &#224; dissoudre la branche pour repartir &#224; z&#233;ro. Il ne souffrait pas volontiers les imb&#233;ciles et pouvait &#234;tre implacable et impitoyable dans son traitement de tout ce qu'il consid&#233;rait comme des obstacles au mouvement. Pour ses opposants, c'&#233;tait un sectarisme vindicatif. [122]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements se d&#233;pla&#231;aient d&#233;sormais &#224; une vitesse vertigineuse. Le 17 ao&#251;t, Lee a demand&#233; &#224; la succursale de se dissoudre par trois voix contre deux. [123] Seulement trois jours plus tard, le 20, une nouvelle succursale a &#233;t&#233; provisoirement cr&#233;&#233;e. [124] Blank, Lake et Saperstein ont &#233;t&#233; exclus et trois nouveaux membres ont &#233;t&#233; amen&#233;s. Max Gordon est devenu une victime involontaire des &#233;v&#233;nements. Il a &#233;t&#233; invit&#233; dans la nouvelle succursale, mais a d'abord d&#233;cid&#233; de garder ses distances, m&#233;content de la gestion des probl&#232;mes par Lee. M&#234;me alors, cependant, l'affaire n'&#233;tait toujours pas termin&#233;e. Les factions rivales se r&#233;unissaient encore au malheureux Club International des Travailleurs. Il y a eu des disputes et Purdy s'est tourn&#233; vers les coups apr&#232;s une r&#233;union, [125] et Lee a appel&#233; &#224; son expulsion de ce corps aussi. Bloqu&#233;s par Klenerman, Saperstein et les propres partisans de Purdy, Lee et les membres de la nouvelle branche du parti se sont retir&#233;s de la CBI.[126] Purdy s'est dirig&#233; vers l'Abyssinie le 5 septembre, mais les &#233;v&#233;nements avaient suivi leur cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants du Cap ont applaudi le &#171; balayage net &#187;, [127] tandis que Lee a proclam&#233; avec optimisme que &#171; en se d&#233;barrassant des scories accumul&#233;es autour du&#171; trotskysme &#187;, nous testons nos nerfs pour le vrai combat. Rien n'est m&#234;me perdu ... &#187;[128] &#201;tait-ce le processus n&#233;cessaire de tamisage et de s&#233;lection dict&#233; par les exigences des t&#226;ches &#224; venir, ou, comme le voudraient les m&#233;contents, s'il ne s'agissait que d'une pulsion destructrice de&#171; Kostan [sic], Lee et Burlak pour l'unit&#233; monolithique &#187;, qui avait laiss&#233;&#171; beaucoup plus de trotskystes en dehors du Parti des travailleurs qu'en lui &#187; ? [129] Seuls les &#233;v&#233;nements le diraient. Avant septembre, Lake, sa petite amie Blank et Max Gordon avaient tous remis leur d&#233;mission. [130] Gordon s'est associ&#233; &#224; Klenerman pour commencer sa carri&#232;re en tant qu'organisateur syndical bien connu, important, mais essentiellement non partisan.[131] Les deux premiers ont simplement commenc&#233; &#224; d&#233;river, leurs r&#234;ves douillets d'une r&#233;injection facile et indolore du &#171; v&#233;ritable esprit r&#233;volutionnaire de retour [dans] le mouvement ouvrier de l'Afrique du Sud &#187; bris&#233;. Ils peuvent, comme Klenerman et Gordon, avoir eu des contacts avec un club socialiste de gauche plus tardif qui a exist&#233; pendant un certain temps &#224; la p&#233;riph&#233;rie du Parti socialiste. [132] Lee a poursuivi sa route vers la classe ouvri&#232;re noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res ann&#233;es &#224; Johannesburg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contraste entre les luttes intestines st&#233;riles de l'&#233;t&#233; 1935 et la p&#233;riode suivante n'aurait pas pu &#234;tre plus grand. Des le&#231;ons avaient &#233;t&#233; tir&#233;es, les nouveaux membres se sont montr&#233;s &#233;nergiques et engag&#233;s, et un nombre important de Noirs ont commenc&#233; &#224; appara&#238;tre pour la premi&#232;re fois depuis les d&#233;buts du syndicat des travailleurs de la blanchisserie. Le nouveau visage public &#233;tait le Spartacus (sic) Club, et des r&#233;unions ont eu lieu non seulement &#224; Johannesburg, mais &#233;galement dans le canton d'Alexandra et &#224; Pretoria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par un accident historique remarquable, survit un r&#233;cit illustrant les tentatives de Lee pour atteindre les travailleurs noirs &#224; cette &#233;poque. C'est dans l'autobiographie du militant syndical noir Naboth Mokgatle. Mokgatle n'a jamais rejoint les trotskystes, bien qu'il ait gard&#233; une distance saine avec le Parti communiste pendant de nombreuses ann&#233;es, mais il n'a jamais oubli&#233; sa rencontre ant&#233;rieure avec Lee, et il l'a rappel&#233; quand il a &#233;crit ses m&#233;moires 30 ans plus tard dans les ann&#233;es 1960 ! [133] des visites particuli&#232;res &#224; Pretoria rappel&#233;es par Mokgatle se sont av&#233;r&#233;es infructueuses. C'&#233;tait en partie &#224; cause des dommages d&#233;j&#224; caus&#233;s par les &#171; lourdes bottes &#187; du stalinisme. Toutes les initiatives n'ont pas fonctionn&#233; ou pourraient fonctionner. La nouvelle branche &#233;tait encore essentiellement de composition blanche. Les nouveaux chiffres cl&#233;s dans ce domaine &#233;taient les ing&#233;nieurs miniers Heaton Lee et Dick Frieslich,et au moins Max et peut-&#234;tre L&#233;on des fr&#232;res Sapire, tous deux avocats. Le grand probl&#232;me &#233;tait toujours de savoir comment atteindre et organiser les travailleurs noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky et Ruth Fischer, dans leurs commentaires sur les th&#232;ses du Parti des travailleurs, avaient critiqu&#233; ce qu'ils avaient vu comme un rejet ind&#251;ment brutal du nationalisme noir en r&#233;action &#224; la position de la CPSA sur la &#171; R&#233;publique noire &#187;. Le fait que cette critique n'avait pas &#233;t&#233; pleinement justifi&#233;e &#233;tait clairement indiqu&#233; dans la r&#233;ponse du Parti des travailleurs [134], mais les efforts pratiques d&#233;ploy&#233;s pour essayer d'atteindre les travailleurs noirs restaient la r&#233;futation la plus efficace de cette critique. Il y avait cependant de graves probl&#232;mes. Les minutes r&#233;v&#232;lent une grande frustration face &#224; la &#171; lenteur exasp&#233;rante &#187; des tentatives d'obtenir une r&#233;ponse de la &#171; tristesse dosto&#239;evskienne &#187; d'Alexandra. [135] Frieslich et Heaton Lee ont fait des efforts pour entrer en contact avec les mineurs africains,mais ont &#233;t&#233; repouss&#233;s par le syst&#232;me disciplinaire et s&#233;curitaire par lequel les compagnies mini&#232;res maintenaient ces travailleurs migrants dans des conditions d'ignorance et d'isolement telles qu'ils &#233;taient beaucoup plus difficiles &#224; organiser que les noirs dans les industries secondaires urbaines. [136]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, une nouvelle ouverture a &#233;t&#233; impos&#233;e au groupe &#224; la fin de 1935, le mettant enfin en contact direct avec la politique nationaliste noire, on oublie souvent aujourd'hui que certains Africains noirs ont &#233;t&#233; &#233;mancip&#233;s dans la colonie du Cap dans les premi&#232;res d&#233;cennies de ce si&#232;cle. &#192; la fin de 1935, cependant, la pression des partis afrikaners a conduit &#224; des mesures visant &#224; r&#233;duire m&#234;me cet affranchissement tr&#232;s limit&#233;, et simultan&#233;ment &#224; imposer des restrictions suppl&#233;mentaires &#224; la propri&#233;t&#233; et &#224; l'achat de terres par les autochtones. Une Convention panafricaine a &#233;t&#233; r&#233;unie pour relever le d&#233;fi de ces menaces, en s'appuyant sur toutes les nuances d'opinion et d'organisation au sein des communaut&#233;s noires, indiennes et de couleur. [137] Le Parti des travailleurs est intervenu dans l'AAC avec l'organe th&#233;orique The Spark, offrant des critiques constructives,et les groupes du Cap et de Johannesburg ont envoy&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; ses d&#233;bats. Mais l'intervention a &#233;galement r&#233;v&#233;l&#233; des probl&#232;mes au sein de la propre pratique du Parti des travailleurs, qui &#233;tait jusqu'ici rest&#233;e cach&#233;e, et a conduit &#224; un moment donn&#233; &#224; un d&#233;bat ouvert dans les pages de The Spark entre Lee et les dirigeants du Cap sur les questions en jeu. [138]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan dans la pratique de la direction du Parti des travailleurs du Cap commen&#231;ait &#224; prendre une forme assez diff&#233;rente de ce que l'on aurait pu attendre d'une lecture arrondie de leurs th&#232;ses th&#233;oriques. Trotsky, comme d&#233;j&#224; not&#233;, avait critiqu&#233; ce qu'il avait vu comme une hostilit&#233; d&#233;plac&#233;e au nationalisme noir, mais cette carence, si elle s'&#233;tait jamais produite, &#233;tait plus que compens&#233;e dans la pratique. En effet, il y avait ceux qui finiraient par rompre avec le parti, l'accusant d'&#234;tre obs&#233;d&#233; par la politique nationaliste noire &#224; l'exclusion de tout le reste ! [139] La cl&#233; de cette transformation probl&#233;matique r&#233;sidait dans le degr&#233; et la nature de l'accent mis sur la politique nationaliste noire. question fonci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les documents de discussion originaux de Burlak, une approche correcte de la question fonci&#232;re avait &#233;t&#233; pos&#233;e comme &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;l'axe, l'alpha et l'om&#233;ga de la r&#233;volution '', et comme en Russie, elle &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme le seul moyen d'attirer la majorit&#233; opprim&#233;e encore rurale derri&#232;re la r&#233;volution. . [140] Il avait dit, cependant, qu'il ne faisait aucun doute que le r&#244;le dirigeant dans la r&#233;volution devait &#234;tre assum&#233; par la classe ouvri&#232;re, et que, par cons&#233;quent,&lt;/code&gt; la premi&#232;re t&#226;che ... doit &#234;tre d'apporter la conscience de classe &#224; chaque membre de la classe ouvri&#232;re &#187;. C'&#233;tait la classe ouvri&#232;re, avait-il dit, qui devait amener la direction r&#233;volutionnaire aux pauvres ruraux &#171; opprim&#233;s &#187; et &#171; arri&#233;r&#233;s &#187; ; &#171; une r&#233;volution pour r&#233;ussir &#187;, avait-il dit, &#171; doit &#234;tre men&#233;e par la classe ouvri&#232;re. Jamais dans l'histoire la paysannerie n'a r&#233;ussi &#224; elle seule une r&#233;volution.&#171; [141] L'intervention des dirigeants du Cap dans la Convention panafricaine, cependant, a pris la forme d'une tentative de&#171; vendre &#187;le programme foncier aux dirigeants noirs existants. [142]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accent est mis sur la recherche d'une base parmi les intellectuels petits-bourgeois noirs et les dirigeants ruraux. [143] Aucune tentative comparable n'a &#233;t&#233; faite par les dirigeants du Cap pour s'occuper de l'organisation des travailleurs noirs. [144] S'il y avait des moments dans les discussions pr&#233;c&#233;dentes qui semblaient trahir une identification involontaire de la &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;classe ouvri&#232;re '' avec les travailleurs blancs, [145] cela &#233;tait maintenant aggrav&#233; par la substitution par les dirigeants du Cap d'eux-m&#234;mes &#224; la classe ouvri&#232;re r&#233;volutionnaire dans leur approche de l'AAC. Il y avait apparemment plus de substance dans la critique acerbe de Lee de certaines des formulations de Burlak qu'il ne l'avait d'abord rencontr&#233;. La pr&#233;sentation de la question fonci&#232;re comme &#171;l'alpha et l'om&#233;ga&#187; se poursuivait au m&#233;pris du d&#233;veloppement de la section noire la plus r&#233;volutionnaire de la classe ouvri&#232;re elle-m&#234;me. Les intellectuels du Cap,dans leur isolement, ils tombaient sous le coup du danger contre lequel Bunting avait jadis mis en garde de consid&#233;rer les Noirs opprim&#233;s comme de simples &#171;masses indig&#232;nes&#187;. Ils devaient finalement rejeter les masses avec une attitude incroyablement condescendante comme &#171;trop opprim&#233;es et ignorantes de leur oppression pour accepter une doctrine r&#233;volutionnaire&#187;. [146] La pratique de la succursale de Lee &#224; Johannesburg, deuxi&#232;me p&#244;le du Parti des travailleurs, continuait &#224; se d&#233;velopper selon des lignes assez diff&#233;rentes. Cela n'a pas &#233;t&#233; difficile car &#171;comme une distance de 1000 miles nous s&#233;pare, chaque branche est pratiquement autonome et il n'y a pas de direction nationale dans le sens d'un seul comit&#233; contr&#244;lant les deux&#187;. [147] Lee avait implicitement remis en question le placement de Burlak de la question fonci&#232;re au-dessus de toutes les autres questions lorsqu'il avait demand&#233; la suppression des mots&lt;/code&gt; la r&#233;volution agraire est la t&#226;che fondamentale qui doit &#234;tre abord&#233;e en premier '' dans l'un des premiers articles de Spark, et leur remplacement par la formulation : &#034;En gagnant le soutien des ouvriers ruraux indig&#232;nes pour ... renverser le capitalisme et briser ... la domination imp&#233;rialiste, nos principaux slogans doivent &#234;tre ...&#034; [148] Maintenant, pour compl&#233;ter l'&#233;tincelle th&#233;oriquement orient&#233;e,mais aussi en contraste avec cela, Lee a essay&#233; de lancer un journal d'agitation. Bien que le journal Umlilo Mollo (The Flame), ne paraisse que pour trois num&#233;ros dans la seconde moiti&#233; de 1936, il nous permet d'entrevoir l'approche adopt&#233;e par le d&#233;l&#233;gu&#233; de Johannesburg CBI Dladla &#224; la section Transvaal de la Convention panafricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dladla &#233;tait la nouvelle recrue noire la plus importante du parti de Johannesburg. Il a gagn&#233; le CPSA au d&#233;but de 1936 par la critique de la n&#233;gligence des communistes des questions de classe sous son orientation &#171; R&#233;publique noire &#187;. [149] Diadla a plaid&#233; &#224; l'AAC pour la cr&#233;ation d'une opposition r&#233;volutionnaire au sein du mouvement, plut&#244;t que d'essayer d'influencer le leadership de l'AAC, compromis et recherchant une place. [150] Si les fondateurs du Parti des travailleurs avaient eu auparavant des doutes sur le &#171; French Turn &#187;, dans la pratique, Lee et Dladla l'ont mis en &#339;uvre ici. Lee a &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'exp&#233;rience des mouvements pass&#233;s (l'ANC et l'ICU) a d&#233;montr&#233; qu'une plate-forme r&#233;volutionnaire propag&#233;e par une bande d&#233;termin&#233;e d'agitateurs trouve un soutien enthousiaste parmi les mineurs. [Mais] l'ANC et l'ICU ... ont d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en r&#233;formisme ... D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de la formation d'une aile r&#233;volutionnaire dans la Convention panafricaine. &#187;[151]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention n'a &#233;t&#233; con&#231;ue que comme une voie vers les masses. D'autres actions mises en &#233;vidence en 1936 montrent que Dladla et Lee sont profond&#233;ment impliqu&#233;s dans l'agitation visant &#224; rassembler des lieux disparates et des comit&#233;s et associations de vigilance qui existaient parmi les travailleurs noirs du Witwatersrand. Tout dans l'organisation de Johannesburg &#233;tait impr&#233;gn&#233; d'une reconnaissance de l'importance centrale de la classe ouvri&#232;re noire ; le contraste avec les groupes du Cap n'aurait pas pu &#234;tre plus marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions de Lee &#224; l'organe principal du Parti des travailleurs, The Spark, &#233;taient peu nombreuses, malgr&#233; le fait qu'il ait &#233;t&#233; secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Parti des travailleurs dans son ensemble pendant une p&#233;riode de 1936 &#224; 1937. N&#233;anmoins, tels qu'ils &#233;taient, ils ont fourni pratiquement les seuls commentaires directs sur le d&#233;veloppement dans les syndicats noirs, [152] et ils ont &#233;galement incorpor&#233; quelques aper&#231;us d'autres diff&#233;rences intrigantes d'accentuation dans les perspectives. Particuli&#232;rement notables ont &#233;t&#233; mis &#224; l'&#233;cart sur la question de la s&#233;gr&#233;gation. La principale ligne &#233;ditoriale de The Spark &#233;tait simplement que la s&#233;gr&#233;gation faisait partie int&#233;grante de la strat&#233;gie du capitalisme imp&#233;rialiste. [153] Lee a sugg&#233;r&#233; quelque chose d'un peu plus sophistiqu&#233;. Les propri&#233;taires fonciers et les agriculteurs afrikaners et les travailleurs blancs s&#233;gr&#233;gationnistes avaient clairement int&#233;r&#234;t &#224; perp&#233;tuer la s&#233;gr&#233;gation,mais il y avait une contradiction dialectique dans la position du capitalisme industriel. La s&#233;gr&#233;gation, bien que politiquement avantageuse &#224; un moment donn&#233;, entrerait de plus en plus en conflit avec les cons&#233;quences et les besoins du d&#233;veloppement &#233;conomique. [154] Voici un &#233;cho de l'affirmation de Bunting selon laquelle le d&#233;veloppement &#233;conomique finirait par renforcer le pouvoir de n&#233;gociation des travailleurs noirs au profit de l'unit&#233; de la classe ouvri&#232;re, avec ou sans les effets de la r&#233;cession. M&#234;me en Afrique du Sud, le capitalisme cr&#233;erait ses propres fossoyeurs.[154] Voici un &#233;cho de l'affirmation de Bunting selon laquelle le d&#233;veloppement &#233;conomique augmenterait &#233;ventuellement le pouvoir de n&#233;gociation des travailleurs noirs au profit de l'unit&#233; de la classe ouvri&#232;re, avec ou sans les effets de la r&#233;cession. M&#234;me en Afrique du Sud, le capitalisme cr&#233;erait ses propres fossoyeurs.[154] Voici un &#233;cho de l'affirmation de Bunting selon laquelle le d&#233;veloppement &#233;conomique augmenterait &#233;ventuellement le pouvoir de n&#233;gociation des travailleurs noirs au profit de l'unit&#233; de la classe ouvri&#232;re, avec ou sans les effets de la r&#233;cession. M&#234;me en Afrique du Sud, le capitalisme cr&#233;erait ses propres fossoyeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de la direction du Parti des travailleurs du Cap dans la Convention panafricaine n'a pas eu beaucoup d'effet &#224; court terme, mais elle devait laisser un h&#233;ritage probl&#233;matique dans les mouvements de l'unit&#233; et panafricanistes aujourd'hui. [155] A Johannesburg, l'accent est rest&#233; r&#233;solument sur la question de l'organisation des travailleurs noirs. Le noyau viable du syndicat des travailleurs de la blanchisserie transmis &#224; Max Gordon grandit et surv&#233;cut &#224; une autre gr&#232;ve difficile en 1936, mais les relations tendues entre Gordon et Lee limit&#232;rent gravement l'influence du Parti des travailleurs ici. [156] Pour essayer d'atteindre de nouveaux groupes de travailleurs, une immense pers&#233;v&#233;rance et une concentration d'efforts ont &#233;t&#233; consacr&#233;es aux cours du Spartacus Club pour les travailleurs noirs tenus chaque semaine, et parfois m&#234;me quotidiennement, par Lee, Dladla et leurs associ&#233;s &#224; Johannesburg, Alexandra, Orlando et Benoni. [157 ] Les d&#233;marches aupr&#232;s des mineurs ont &#233;chou&#233;,comme d&#233;j&#224; li&#233;, mais finalement une base substantielle a &#233;t&#233; &#233;tablie parmi les travailleurs de Scaw Works, l'une des plus grandes usines de m&#233;taux de Johannesburg. Une Union africaine des m&#233;tiers de la m&#233;tallurgie a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e sur cette base en janvier 1937. [158] Ce devait &#234;tre le dernier acte des premiers trotskystes de Lee et de Johannesburg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Lee subissait une immense pression. Lee &#233;tait trop connu des staliniens maintenant comme &#171; le principal protagoniste et d&#233;fenseur de L&#233;on Trotsky de Johannesburg &#187;. [159] Un diff&#233;rend pr&#233;matur&#233; a &#233;t&#233; pr&#233;cipit&#233; par le renvoi d'un des Africains &#224; la mi-f&#233;vrier. [160] Les ouvriers ne pouvaient &#234;tre tenus &#224; l'&#233;cart de la confrontation ; m&#234;me les staliniens ne l'ont pas ni&#233;. [161] &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Le camarade RL nous a dit &#224; plusieurs reprises que la meilleure fa&#231;on de faire est d'organiser plus de travailleurs, autant que possible d'autres usines m&#233;tallurgiques, nous avons trouv&#233; que c'&#233;tait une t&#226;che difficile qui prendra des ann&#233;es, alors que nous souffrions &#224; cause des bas salaires. '' [162] Lee a d&#251; mener la gr&#232;ve ou perdre la face. &#171;En menant la premi&#232;re gr&#232;ve de 1937&#187;, d&#233;clara-t-il, &#171;les trotskistes&#171; contre-r&#233;volutionnaires &#187;jettent le mensonge au visage des mis&#233;rables staliniens.&#187; [163] Les travailleurs noirs des Steel Coilings et Aluminium Works ont donn&#233; un pr&#233;avis de 48 heures, puis ont fait gr&#232;ve, exigeant une augmentation de salaire de 25 pour cent, deux semaines de vacances pay&#233;es par an et d'autres conditions de travail am&#233;lior&#233;es. La gr&#232;ve a commenc&#233; le 23 f&#233;vrier et devait durer 10 jours. Pendant ces 10 jours, Lee et Max Sapire ont tent&#233; en vain d'obtenir l'aide des ing&#233;nieurs blancs, du D&#233;partement du travail et du Conseil des m&#233;tiers et du travail; &#224; chaque tournant, ils faisaient face &#224; l'indiff&#233;rence ou &#224; l'obstruction stalinienne. [164] L'arrestation de 16 des gr&#233;vistes a commenc&#233; la phase famili&#232;re suivante. [165] La gr&#232;ve a &#233;t&#233; interrompue, m&#234;me si une seule des personnes arr&#234;t&#233;es a finalement &#233;t&#233; condamn&#233;e. L'amende de 2,10 livres sterling a &#233;t&#233; pay&#233;e par Lee et Sapire. [166] Au total, Lee, Sapire et le Parti des travailleurs ont d&#233;pens&#233; pr&#232;s de 150 &#163; pour soutenir les gr&#233;vistes et le syndicat au cours du conflit, alors que le syndicat lui-m&#234;me avait &#224; peine 20 &#163; dans ses fonds au d&#233;part. [167] Lee avait &#171;travaill&#233; sans rel&#226;che ... accomplissant une vingtaine de t&#226;ches, en contactant d'autres organisations, en collectant des fonds et m&#234;me en vendant ses quelques biens pour le faire&#187;. [168] Les Africains ont &#233;galement t&#233;moign&#233; du soutien qu'ils avaient re&#231;u des &#171;coms Heaton, Frieslich, Kahn, etc.&#187; [169]. M&#234;me &#224; la fin, Lee a eu du mal &#224; persuader certains des travailleurs de rentrer pour pr&#233;server la base syndicale, [170] &#171;tandis que d'autres, il a aid&#233; &#224; trouver un emploi ailleurs. [171] La d&#233;faite, cependant, &#233;tait la d&#233;faite. Seule une victoire pure et simple aurait pu sauver Lee. Maintenant, les staliniens sont entr&#233;s pour la mise &#224; mort. Il y a eu une attaque contre le trotskysme. [172] Les faits saillants les plus sinistres des proc&#232;s de Moscou &#233;taient diffus&#233;s sur toutes les plates-formes; et le travailleur sud-africain stalinien a hurl&#233;:&lt;/code&gt; La ligne suivie par Lee est la ligne habituelle des cascadeurs aventuristes poursuivis par les trotskystes du monde entier o&#249; ils ont mis leur museau dans le mouvement ouvrier ... Leurs tactiques doivent &#234;tre expos&#233;es &#224; tous les travailleurs d'Afrique du Sud ... Ils doivent &#234;tre chass&#233;s. de chaque section du mouvement ouvrier, car ils sont les ennemis des ouvriers. &#187;[173]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les menaces n'&#233;taient pas vaines. Les trotskystes ont &#233;t&#233; malmen&#233;s hors des r&#233;unions lorsqu'ils ont contest&#233; les proc&#232;s. [174]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand espoir avait &#233;t&#233;, que ce soit par le biais de l'AAC ou du travail syndical, [175] d'atteindre les mineurs. &#171; Le syndicat des mineurs indig&#232;nes, &#233;tant donn&#233; la direction r&#233;volutionnaire, est le b&#233;lier qui &#233;crasera l'imp&#233;rialisme britannique en Afrique du Sud &#187;, [176] avait &#233;crit Lee, mais les difficult&#233;s pratiques pour atteindre ces travailleurs &#171; dans notre isolement actuel [ont fait la t&#226;che ] presque trop audacieux pour r&#234;ver &#187;. Il a ajout&#233; qu'ils &#233;taient &#171; presque hors de port&#233;e de notre propagande non seulement &#224; cause ... de la langue, de l'inexp&#233;rience politique et du retard, mais aussi &#224; cause de difficult&#233;s physiques &#187;, car ils &#233;taient &#171; pratiquement emprisonn&#233;s dans les&#171; enceintes &#187;sous la garde de la police &#187;. [177 ]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait cependant peu d'alternative. Lee avait d&#251; conclure un an avant la gr&#232;ve du m&#233;tal que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Parmi les intellectuels [indig&#232;nes], rares sont ceux qui ont la compr&#233;hension n&#233;cessaire de la langue &#224; atteindre par notre propagande &#233;crite, et ces quelques-uns sont soumis &#224; un bombardement id&#233;ologique de la part des &#233;glises, de la Chambre des mines, des bourgeois n&#233;grophiles et des nationalistes africains. , sans parler des privil&#232;ges que l'imp&#233;rialisme est autoris&#233;&#8230; &#224; accorder aux dirigeants soumis. &#187;[178]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici la situation 'Catch 22' que Paul Koston au Cap devait &#233;galement reconna&#238;tre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;L'intellectuel ne ressent pas toute la force de l'oppression, il mange, il esp&#232;re et il croit aux dirigeants ... Le fait que nous ayons r&#233;ussi &#224; pr&#233;dire l'issue d&#233;sastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas: cela n'affecte que quelques individus. . Pour gagner la confiance des travailleurs, il est n&#233;cessaire de les mener avec succ&#232;s dans leur vie de tous les jours. &#187;[179] C'est pr&#233;cis&#233;ment ce que le groupe Lee avait tent&#233; de faire. Mais il &#233;tait maintenant clair que la main morte du stalinisme bloquait l'acc&#232;s &#224; cette t&#226;che depuis la base limit&#233;e des r&#233;volutionnaires blancs. La foi que la cl&#233; de l'avenir de l'Afrique du Sud r&#233;sidait dans la classe ouvri&#232;re noire restait intacte [180], mais il n'y avait aucun moyen de sortir de l'impasse cr&#233;&#233;e par le stalinisme en Afrique du Sud dans le d&#233;lai tr&#232;s court cr&#233;&#233; par la plong&#233;e dans la guerre en Afrique du Sud. L'Europe &#61655;. En juin 1937, trois mois apr&#232;s la fin de la gr&#232;ve, Lee, Kahn, Heaton Lee et Frieslich quitt&#232;rent Johannesburg pour rejoindre la lutte en Angleterre. [181] &#201;pilogue L'incubation du stalinisme, cependant, n'&#233;tait toujours pas termin&#233;e avec les trotskystes sud-africains. Un &#233;trange m&#233;lange de d&#233;sinformation et de calomnie a &#233;t&#233; mis au point par les staliniens pour noircir le souvenir de tout ce que le groupe Lee avait d&#233;fendu. Des &#233;l&#233;ments de la gr&#232;ve de la blanchisserie, de la gr&#232;ve du m&#233;tal et du d&#233;tournement de fonds de Pooe ont &#233;t&#233; jet&#233;s ensemble dans un cocktail scandaleux d'all&#233;gations et d'insinuations qui a &#233;t&#233; avec cr&#233;dulit&#233; transmis par Hermann Van Gelderen de la Ligue communiste &#224; son fr&#232;re Charlie, qui &#233;tait maintenant &#233;galement en Grande-Bretagne, [ 182] Le r&#233;sultat de ces histoires malicieuses fut la d&#233;sormais tristement c&#233;l&#232;bre &#171;Affaire Lee&#187; qui divisa la principale organisation militante trotskyste britannique avec des cons&#233;quences qui devaient fondamentalement affecter tout le d&#233;veloppement futur du trotskysme en Grande-Bretagne.[183] &#8203;&#8203;La gravit&#233; des r&#233;percussions a conduit l'Internationale &#224; obliger tardivement la direction du groupe Militant &#224; v&#233;rifier la source des all&#233;gations avec des contacts sud-africains plus fiables. La v&#233;rit&#233;, cependant, n'a &#233;t&#233; pleinement d&#233;couverte qu'en mars 1938 [184], &#171;trop tard pour &#233;viter que le mal ne soit fait. Lee lui-m&#234;me retourna en Afrique du Sud &#224; la fin de 1940. Aucun des petits groupes qu'il avait laiss&#233;s derri&#232;re n'avait rien fait entre-temps. M&#234;me The Spark avait cess&#233; de para&#238;tre. Seul Gordon avait un exploit &#224; son actif, car entre 1937 et 1940, il avait r&#233;ussi &#224; d&#233;velopper la petite ouverture pour le syndicalisme noir l&#233;gal disponible par le biais des commissions des m&#233;tiers pour nourrir plusieurs bases syndicales noires avec des effets durables. [185] Il n'avait r&#233;ussi qu'avec ses syndicats, cependant, en &#233;vitant la politique ouverte et en travaillant avec l'Institut probl&#233;matique des relations raciales et des organisateurs staliniens et r&#233;formistes. Malgr&#233; cela, il avait &#233;t&#233; intern&#233; en mai 1940 avant d'&#234;tre lib&#233;r&#233; en 1941, mais il a ensuite &#233;t&#233; chass&#233; de la r&#233;gion de Johannesburg. Lee s'est lanc&#233; dans la derni&#232;re phase de sa vie politique. Un d&#233;but avort&#233; avec la Quatri&#232;me Organisation internationale d'Afrique du Sud (comme les restes de la Ligue communiste &#233;taient devenus) &#224; la fin de 1942 ou au d&#233;but de 1943 fut suivi par Lee organisant une nouvelle Ligue internationale des travailleurs en 1944. Quelques-uns des anciens militants r&#233;apparurent fugitivement, mais c'&#233;tait surtout une nouvelle g&#233;n&#233;ration qui recherchait une exp&#233;rience et un soutien qu'elle ne parvenait manifestement pas &#224; obtenir du Cap. [186] L'un de ces nouveaux militants, Baruch Hirson, 22 ans, r&#233;cemment converti du sionisme de gauche, est devenu le secr&#233;taire de la WIL. Lee, se souvient Hirson, &#171;a fourni des id&#233;es sur l'organisation, et de lui nous avons beaucoup appris sur la mani&#232;re de travailler avec les syndicalistes, ainsi que sur l'utilisation d'une machine &#224; imprimer, de mettre du papier, etc.&#187;. La WIL s'est lanc&#233;e dans une nouvelle phase de luttes syndicales et communautaires de telle sorte qu'en 1945-46, elle est devenue l'une des trois principales forces organisatrices derri&#232;re la plus grande recrudescence du militantisme syndical noir depuis les ann&#233;es 1920. Cela et l'implication de la WIL dans les boycotts d'autobus du canton d'Alexandra en 1944 et 1945 sont maintenant enti&#232;rement relat&#233;s ailleurs. [187] Vers la fin de 1945 et dans la premi&#232;re moiti&#233; de 1946, cependant, la mar&#233;e montante des gr&#232;ves fut f&#233;rocement r&#233;prim&#233;e, et l'&#233;crasement d'un conflit de mineurs en ao&#251;t 1946 rompit finalement l'&#233;lan du mouvement. Un Lee &#233;puis&#233; a cess&#233; ses activit&#233;s et une d&#233;cision extraordinaire du nouveau groupe d'abandonner le travail syndical en 1946 a mis fin &#224; la WIL. [188] La d&#233;cision fatidique est survenue juste avant l'acte final de la recrudescence industrielle d'apr&#232;s-guerre: la r&#233;volte avort&#233;e des mineurs. Ce fut la fin non seulement de la WIL, mais de toute une p&#233;riode historique de la lutte sud-africaine, tout aussi certainement que la disparition du Parti communiste r&#233;volutionnaire en Grande-Bretagne et la d&#233;g&#233;n&#233;rescence imminente de la Quatri&#232;me Internationale furent &#233;galement la cl&#244;ture des &#233;poques historiques. Le monde d'apr&#232;s-guerre &#233;tait en train de devenir un monde tr&#232;s diff&#233;rent. Une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'intelligentsia noire radicale &#233;tait en train de na&#238;tre, anim&#233;e par la menace d'un apartheid id&#233;ologique rigide. Nelson Mandela et Oliver Tambo, dirigeants de la nouvelle ANC Youth, avaient fait certaines de leurs premi&#232;res interventions majeures dans la gr&#232;ve des mineurs, tandis que le d&#233;sint&#233;r&#234;t contrast&#233; de l'ancienne ANC les avait amen&#233;s &#224; transformer cette organisation. Mais leur pr&#233;occupation &#233;tait d'un point de vue nationaliste, leur groupe &#171;n'&#233;tait pas connu pour son encouragement au mouvement de la classe ouvri&#232;re, et ses membres ne consid&#233;raient pas non plus l'ouvrier africain comme un &#233;l&#233;ment central de la lutte en Afrique du Sud&#187;. [189] Lors de sa conf&#233;rence de 1949, l'ANC a adopt&#233; &#171;le credo du nationalisme africain comme base de la lib&#233;ration nationale&#187;. [190]&lt;/code&gt; Ce nationalisme a ses racines dans la Ligue de la jeunesse du Congr&#232;s qui a &#233;t&#233; form&#233;e en 1944 ...Walter Sisulu, Oliver Tambo ... &#233;taient membres de la fondation. &#187;[191]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme revitalis&#233; de l'ANC, et non le socialisme, devait &#234;tre au premier plan dans le monde d'apr&#232;s-guerre. Voici l'h&#233;ritage final de la mont&#233;e du stalinisme. Ayant ali&#233;n&#233; la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration de militants ouvriers noirs et bloqu&#233; tout d&#233;bouch&#233; pour un marxisme authentique, le stalinisme avait laiss&#233; le champ libre &#224; des forces tr&#232;s diff&#233;rentes de celles du socialisme r&#233;volutionnaire. Il faudra attendre pr&#232;s de 45 ans avant que de nouveaux d&#233;veloppements cr&#233;ent la possibilit&#233; de remettre s&#233;rieusement en question la mainmise du stalinisme sur la gauche r&#233;volutionnaire. Raff Lee avait tout donn&#233; &#224; cette phase du mouvement qui &#233;tait maintenant termin&#233;e, et quand il s'est suicid&#233;, il est mort avec. Il ne devait y avoir aucune continuit&#233; dans l'organisation trotskyste, seulement l'h&#233;ritage probl&#233;matique du mouvement d'unit&#233; non europ&#233;enne. On a presque oubli&#233; que les pionniers de Johannesburg avaient m&#234;me exist&#233;.Pourtant, l&#224; o&#249; d'autres avaient parl&#233; et allaient parler, le groupe de Lee avait &#233;galement d&#233;fi&#233; le stalinisme par des actes. Pour le marxisme, la classe ouvri&#232;re noire &#233;tait encore un champ vierge. Lib&#233;r&#233;s du poids &#233;touffant du stalinisme, les travailleurs sud-africains ont pourtant besoin de r&#233;cup&#233;rer ces exp&#233;riences et ces le&#231;ons afin de se relancer dans la lutte pour le socialisme. Remarques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Cit&#233; par EH Carr, Foundations of Planned Economy, Volume 3, 1978, p999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Ibid, pages 007, 1011 ; cf E Roux, SP Bunting : A Political Biography, Cape Town, 1944, p91.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Roux, op. Cit, p. 39.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Ibid, p. 69.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Ibid, p 75, 83.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. E Roux, Time Longer Than Rope, 1948, p215.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Roux, SP Bunting, op cit, p83 ; cf lettre de Thibedi &#224; Trotsky, 10 ao&#251;t 1932.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Roux, SP Bunting, op cit, p95.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Carr, op cit, p 1003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Ibid, p1004 ; cf M Lopes cit&#233; dans Umsebenzi, 12 septembre 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Carr, op cit, p1004 ; cf Searchlight South Africa, n &#176; 3, juillet 1989, qui contient une discussion compl&#232;te, &#171; Boukharine, Bunting et le slogan de la&#171; R&#233;publique indig&#232;ne &#187; &#187;, par Baruch Hirson, et r&#233;imprime &#233;galement le texte int&#233;gral des interventions de Bunting au Congr&#232;s du Comintern de 1928.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Carr, op cit, p1015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Roux, SP Bunting, op cit, p118 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p215.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Roux, SP Bunting, op cit, p132.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p264.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. M Benson, La lutte pour un droit d'a&#238;nesse, IDAF, p60 ; Roux, SP Bunting op cit, p144.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. T Grant, The Unbroken Thread, 1989, p. Vii ; MG Purdy, lettre &#224; Shachtman and Cannon, d&#233;cembre 1938, Exile Papers, Trotsky Archive, Houghton Library, Harvard University.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. B Hirson, &#171; Death of a Revolutionary &#187;, Searchlight South Africa, n &#176; 1, septembre 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Roux, SP Bunting, op cit, pp95, 146.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Ibid, p145.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. Umsebenzi, 12 septembre 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Roux, SP Bunting, op cit, p134.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. C Van Gelderen, transcription de l'entretien avec Al Richardson, 4 octobre 1979, p. 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. Umsebenzi, 17 juillet 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. Cf Cape ILP 1933 minutes et listes des membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. Van Gelderen, op cit, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. LD Trotsky, &#201;crits de L&#233;on Trotsky 1933-34, 1975, pages 10, 14, 17-24, 26-7, 340 ; cf JP Cannon, Une histoire du trotskysme am&#233;ricain, 1972, ppll2-20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. Purdy &#224; Shachtman et Cannon, d&#233;cembre 1938, Trotsky Archive Exile Papers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. Grant, op. Cit, p. Vii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31. F Klenerman au Militant Group, Londres, 12 janvier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32. S Johns, &#171; The Birth of the Communist Party of South Africa &#187;, International Journal of Historical African Studies, Volume 9, no 3 (1976), pp378-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33. M Haston (Kahn / Lee) &#224; l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34. Roux, SP Bunting, op cit, p1138.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35. E et W Roux, Rebel Pity, 1970, p103.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36. Lee &#224; Koston, 4 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37. Grant, op cit, p. Vii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38. Lee au cap WPSA, 25 juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39. Communication de la Ligue bolchevique-l&#233;niniste de Johannesburg dans le Bulletin international de la LCI (&#233;dition anglaise), septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40. Basch, &#171; Lettre ouverte &#187;, cit&#233;e par Lee dans le projet d'article, 30 septembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;41. B Hirson, V&#244;tre pour l'Union, 1990, p. 40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;42. Communication de la Ligue bolchevique-l&#233;niniste de Johannesburg dans le Bulletin international de l'ICI, (&#233;dition anglaise), septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;43. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44. M Sapire, lettre dat&#233;e du 21 f&#233;vrier 1938, Haston Archive, Hull ; Haston &#224; l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45. Umsebenzi, 8 septembre 1934 ; Star, Johannesburg, 20 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46. &#8203;&#8203;Star, 1er et 20 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;47. Star, 6 septembre 1934 ; Umsebenzi, 15 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48. Umsebenzi, 15 septembre 1934 ; cf Purdy, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;49. Haston &#224; l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50. Purdy, cit&#233; dans Umsebenzi, 15 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51. Umsebenzi, 15 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;52. Umsebenzi, 8 et 15 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53. Cf Umsebenzi, 15 et 29 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;54. Hirson, Yours For The Union, op cit, p41.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;55. Umsebenzi, 15 et 22 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;56. Star, 20 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;57. Star, 22 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;58. Umsebenzi, 29 septembre 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59. Van Gelderen et Grant &#224; l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60. R Lee, &#171; Quelques aspects de la question autochtone &#187;, New International, mai 1935 ; m&#234;me article, non sign&#233;, The Spark, juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;61. B Hirson, &#171; The Spark and the&#171; Red Nun &#187;, Searchlight South Africa, n &#176; 2, f&#233;vrier 1989, p75.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;62. &#171; Un rapport sur les proc&#233;dures qui ont conduit &#224; la formation du ... Parti des travailleurs d'Afrique du Sud &#187;, WPSA, 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;63. Van Gelderen, op cit, p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;64. Projet de th&#232;se de la WPSA &#171; La question autochtone &#187; ; cf 'The Native Question', The Spark, n &#176; 1,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cap, mars 1935 ; cf RMonroe, &#171; The Rise and Fall of the Zulu Kingdom &#187;, Inqaba ya Basebenzl, n &#176; 28, janvier 1990, p28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;65. Projet de th&#232;se de la WPSA &#171; The Native Question &#187;, op cit, ppl-2 ; Cf &#171; La marche des &#233;v&#233;nements &#187;, The Spark, n &#176; 1, mars 1935, p4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;66. Pour l'&#233;quilibre des forces cf. Van Gelderen, op cit, p6 ; Compte rendu du Secr&#233;tariat de l'ICL, 23 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;67. WPSA au Secr&#233;tariat international, 14 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;68. &#171; Th&#232;ses de guerre &#187; des minorit&#233;s ; Workers Voice, no 3, octobre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;69. Van Gelderen, op cit, p. 5 ; Workers Voice, Cape Town, f&#233;vrier 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;70. Projet de th&#232;se de la WPSA, &#171; Concernant la Constitution du Parti &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;71. Cf r&#233;f&#233;rences &#224; Malan dans The Spark, juillet, ao&#251;t, septembre et novembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;72. Workers Voice, cit&#233; dans &#171; Malan : Foe of British Imperialism &#187;, The Spark, n &#176; 8, novembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;73. WPSA &#224; IS, 14 mai 1935 ; cf The Spark, Volume 5, n &#176; 6, juin 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;74. BLL &#224; la Ligue communiste d'Afrique du Sud, 23 janvier 1935 ; WPSA, &#171; A Record of Proceedings ... &#187;, op cit ; &#201;ditorial, The Spark, n &#176; 1, mars 1935 ; WPSA &#224; ICL (BL) IS, 14 mai 1935 ; Koston &#224; Barclay, 21 f&#233;vrier 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;75. WPSA, &#171; Report on Proceedings ... &#187;, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;76. BLL (Johannesburg), proc&#232;s-verbal, 7 f&#233;vrier 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;77. Proc&#232;s-verbaux du Secr&#233;tariat de la LCI, 26 mars et 23 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78. Remarques du Camarade Dubois (Ruth Fischer) dans ICL, n &#176; 2, mai 1935 ; voir Van Gelderen, op cit, p5 ; WPSA to IS, 8 f&#233;vrier 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;79. Lee &#224; Koston, 17 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80. Compte rendu du Secr&#233;tariat de la LCI, 23 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;81. LD Trotsky, &#171; Sur les th&#232;ses sud-africaines &#187;, &#201;crits de L&#233;on Trotsky 1934-35, New York, 1974, pp 248-55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;82. Compte rendu du Secr&#233;tariat de l'ICL, 7 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;83. WPSA &#224; IS, 14 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;84. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935 ; Lee &#224; Koston, 10 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;85. R Lee, &#171; Lessons of the Laundry Workers Strike &#187;, dactylographi&#233;, Johannesburg, 9 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;86. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;87. Johannesburg WPSA au cap WPSA, 16 f&#233;vrier 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;88. Lee &#224; Koston, 17 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;89. Lee &#224; Koston, 9 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;90. Koston &#224; Lee, 26 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;91. Lee &#224; Militant EC, 5 f&#233;vrier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;92. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;93. Lee &#224; Koston, 10 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;94. Lee &#224; Koston, 17 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;95. Hirson, Yours For The Union, op cit, p. 40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;96. Lee &#224; Koston, 17 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;97. Lee &#224; Koston, 9 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;98. Groupe de Johannesburg pour la Quatri&#232;me Internationale &#224; l'ESJ, 20 janvier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;99. Lee &#224; Cape WPSA, 25 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100. Klenerman, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;101. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;102. Lee &#224; Cape WPSA, 25 mai 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;103. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 22 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;104. Koston &#224; Lee, 12 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;105. Duncan &#224; Lambley, sd, (1935), extrait les papiers WPSA ; cf Gordon &#224; Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Koston &#224; Basch, 18 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;106. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935 ; Lee &#224; Koston, 10 avril 1935 ; Gordon &#224; Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Klenerman, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;107. Koston &#224; Lee, 12 juin 1935 ; Z Blank au cap WPSA, le 24 juin 1935 ; Gordon &#224; Cape WPSA, 9 juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;108. Gordon &#224; Cape WPSA, 3 septembre 1935 ; Lee &#224; Koston, 5 septembre 1935 (&#171; Purdy part aujourd'hui pour l'Abyssinie ! - Pauvre Mussolini ! &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;109. CW Ervin, &#171; Trotskysme en Inde &#187;, Histoire r&#233;volutionnaire, volume 1, no 4, hiver 1988-89 ; cf P Brou&#233;, &#171; Notes sur l'histoire des oppositions et du mouvement trotskyste en Inde &#187;, traduit des Cahiers L&#233;on Trotsky, n &#176; 21, mars 1985, par John Archer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;110. Lee &#224; Koston, 4 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;111. J Saperstein &#224; Koston, 12 avril 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;112. Umsebenzi, 17 f&#233;vrier et 10 mars 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;113. Umsebenzi, 9 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;114. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935 ; Manifeste, 15 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;115. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 f&#233;vrier 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;116. Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 10 avril 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;117. Lee &#224; Koston, 4 mars 1935 ; Blank &#224; Cape WPSA, 24 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;118. Lee &#224; Koston, 9 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;119. Lake and Blank, lettre de d&#233;mission de WPSA, 13 septembre 1935 ; Lee &#224; Koston, 5 septembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;120. Lake and Blank, op. Cit ; Proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 17 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;121. Lee &#224; Koston, 22 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;122. Gordon &#224; Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Klenerman, op cit ; Lake and Blank, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;123. Compte rendu de la succursale WPSA de Johannesburg, 17 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;124. Compte-rendu de la succursale WPSA de Johannesburg, 20 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;125. Lake and Blank, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;126. Ibid, cf. proc&#232;s-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 30 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;127. uWPSA &#224; Johannesburg WPSA, 27 ao&#251;t 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;128. Lee &#224; Koston, 5 septembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;129. Lake et Blank, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;130. Ibid ; Gordon &#224; Cape WPSA, 18 septembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;131. Gordon au cap WPSA, 18 septembre 1935 ; cf Hirson, Yours For The Union, op cit, pour une carri&#232;re ult&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;132. Klenerman, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;133. Naboth Mokgatle, L'Autobiographie d'un Sud-Africain inconnu, Londres, 1971, pages 93-4 ; cf pp2l2-3, 222, 228-30, 233-5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;134. WPSA &#224; LD Trotsky, 20 juin 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;135. Lee &#224; Koston, 1er d&#233;cembre 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;136. The Spark, n &#176; 4, juillet 1935 ; Lee &#224; Adolphe, 1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juillet 1936 ; Hirson, Yours For The Union, op cit, pp38,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;137. Benson, op cit, pages 64-74 ; Hirson, &#171; The Black Republic Slogan, Part 2 : The Response of the Trotskists &#187;, Searchlight South Africa, n &#176; 4, janvier 1990, p49-50.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;138. R Lee, &#171; The Native Bills &#187;, dat&#233; du 21 juin 1936 et imprim&#233; dans The Spark, volume 2, n &#176; 8, ao&#251;t 1936 ; r&#233;ponse imprim&#233;e sous le nom de &#171; Clare Goodlatte &#187;, m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;139. Socialist Workers League (Johannesburg), &#171; Statement of Policy and Program for Work in South Africa &#187;, nd (1939), p2 (Trotsky Archive 12 16596).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;140. Parti des travailleurs d'Afrique du Sud, &#171; Projet de th&#232;se : la question autochtone &#187;, nd (1934), pp5-6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;141. Ibid, p. 2-4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;142. The Spark, Cape Town, num&#233;ros de 1935 &#224; 1938 ; cf 'Lettre ouverte &#224; l'AAC', Volume 4, n &#176; 1, janvier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;143. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;144. Hirson, &#171; Black Republic &#187;, partie 2, op cit, p54.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;145. WPSA, &#171; Projet de th&#232;se : la question autochtone &#187;, pp2, 6,7 ; WPSA, &#171; Projet de th&#232;se : concernant la constitution du parti &#187;, p. 4 ; Hirson, &#171; Black Republic &#187;, partie 2, op cit, pp48-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;146. The Spark, volume 5, n &#176; 6, juin 1939 ; cf Hirson, &#171; Black Republic &#187;, partie 2, op cit, p49.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;147. Lee &#224; Adolphe, 1er juillet 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;148. Lee &#224; Koston, 17 mars 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;149. CBI Dladla au Bureau politique de l'ACSP, 17 juillet 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;150. Umlilo Mollo (The Flame), Johannesburg, 3 num&#233;ros, septembre-novembre 1936 (catalogue du British Museum n &#176; pp3558ibo) ; L'&#233;valuation de Lee de la direction de l'AAC comme de simples convoitises de la &#171; position des interm&#233;diaires &#187; entre les masses indig&#232;nes et le gouvernement appara&#238;t dans Lee, &#171; The Native Bills &#187;, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;151. Lee &#224; Adolphe, 1er juillet 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;152. Lee, &#171; Quelques aspects de la question autochtone &#187;, op cit ; R Lee, &#171; The Native Bills &#187;, op cit ; un article sur une gr&#232;ve des ouvriers du v&#234;tement dans The Spark, mai 1936, est d'un auteur incertain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;153. &#171; Marche des &#233;v&#233;nements &#187;, The Spark, n &#176; 1, mars 1935 ; 'Divide and Rule', The Spark, Volume 4, no 10, octobre 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;154. Lee, &#171; Quelques aspects de la question autochtone &#187;, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;155. Hirson, &#171; Black Republic &#187;, partie 2, op cit, p55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;156. Groupe de Johannesburg pour la Quatri&#232;me Internationale &#224; l'ESJ, 20 janvier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;157. Voir les avis dans Umlilo Mollo, septembre-novembre 1936 ; The Spark, &#233;dite de 1935 &#224; ao&#251;t 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;158. RTR Molefe (et 10 autres gr&#233;vistes), suppl&#233;ment &#224; Sapire, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;159. South African Worker, 18 mars 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;160. Union africaine des m&#233;tiers de la m&#233;tallurgie &#224; MM. Scaw Works, 21 f&#233;vrier 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;161. Travailleur sud-africain, 18 mars 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;162. Molefe, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;163. Lee &#224; WPSA (Cape), 21 f&#233;vrier 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;164. Lee &#224; WPSA (Cape), 22 mars 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;165. Star, 24 f&#233;vrier 1937 ; Lee &#224; WPSA (Cape), 26 f&#233;vrier 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;166. Molefe, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;167. Sapire, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;168. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;169. Molefe, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;170. Lee &#224; WPSA (Cape), 22 mars 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;171. Molefe, op cit ; Sapire, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;172. South African Worker, num&#233;ros de janvier-juillet 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;173. Travailleur sud-africain, 18 mars 1937, italiques originaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;174. South African Worker, 13 f&#233;vrier 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;175. Lee &#224; Adolphe, 1er juillet 1936 ; Lee &#224; WPSA (Cape), 21 f&#233;vrier 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;176. Lee &#224; Adolphe, 1er juillet 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;177. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;178. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;179. Koston &#224; Basch, 10 juin 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;180. Lee &#224; WPSA (Cape), 12 mai 1937 ; WPSA (Cape) &#224; Sapire, 12 juillet 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;181. S Bornstein et A Richardson, War and the International, 1986, p2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;182. Van Gelderen, op cit, pages 11-12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;183. Cf Bornstein et Richardson, op. Cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;184. Cf. r&#233;ponses des diff&#233;rents groupes sud-africains, la majorit&#233; n'&#233;tant affich&#233;e que bien en f&#233;vrier 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;185. M Benson, La lutte pour un droit de naissance, IDAF, 1985, p74 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, pp335-7 ; Hirson, Yours For The Union, op cit, pp4l-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;186. Le ROSA, ou du moins une partie importante de ses membres, trouvait une nouvelle ouverture dans l'agitation du D&#233;partement des affaires de couleur du Cap en 1943-44 ; cf Roux, Time Longer Than Rope, op cit, pp32l, 366-7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;187. Hirson, Yours For The Union, op cit, chapitres 9 &#224; 14 ; cf Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p341.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;188. Hirson, Yours For The Unizon, op cit, p189.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;189. Ibid, ppl87-8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;190. D&#233;claration du &#171; Programme d'action &#187; de l'ANC 1949, cit&#233;e dans Searchlight South Africa, n &#176; 7, juillet 1991, p61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;191. C&#226;ble de presse de James Fairburn de 1958 Transvaal ANC Conference, cit&#233; dans Searchlight South Africa, n &#176; 7, juillet 1991, p61.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Communism and Stalinism in South Africa&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Stalinism was as destructive in South Africa as elsewhere, tearing apart the foundations which the inspiration of the Russian Revolution had laid for the creation of a mass revolutionary Marxist movement. In South Africa the result was truly catastrophic, as it shattered the painstaking foundations which had been in the process of being laid for the integration of black workers into the labour and trade union movement. Out of the circumstances of this catastrophe, the first Trotskyist groups came together in Cape Town and Johannesburg, determined to reassert the genuine traditions of Marx, Engels, Lenin and Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prior to 1928 Comintern policy had never been satisfactorily resolved in relation to the peculiar problems of South Africa. In 1924 backing for the efforts of the Communist Party of South Africa (CPSA) to organise black workers and youth had been able to be read into that part of the Profintern trade union policy resolution which states &#8216;when trade union bureaucrats.., categorically refuse to admit black workers into the unions, the adherents of the Profintern must proceed to form negro unions, whilst making the cornerstone of their programme the struggle to unify unions in the same branch of production'.[1] Effectively, however, the CPSA was left to its own devices. Serious Comintern debate on the racial question focused mainly on the USA, and, unfortunately, the South African dimension was regarded as an &#8216;unwelcome interloper'.[2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The immediate circumstances in which Trotskyism found an echo in Johannesburg stemmed directly from the first direct intervention of the Comintern, now under Stalinist control, into CPSA affairs in 1929. Until that time the CPSA, under its founder Sidney Percival Bunting, had pursued a straightforward line of fostering class consciousness and solidarity - not that this was an easy course in the racial climate of South Africa. Bunting's pre-CPSA International Socialist League had attempted an IWW-inspired Industrial Workers of Africa in 1917,[3] and subsequently the ISL and the CPSA had tried to intervene in the politicised black Industrial and Commercial Workers Union (ICU) founded by Klements Kadalie in 1914.[4] Kadalie's relatively privileged position, however, made him prey to illusions of courting liberal respectability, and in 1926, in pursuance of this, he expelled the Communists from the ICU.[5] Undaunted, Bunting and his associates, including the pioneer black Socialist TW Thibedi, set about trying to form their own unions. The ICU declined as an urban phenomenon, although it remained a vehicle for rural discontent. The problem of leaders like Kadalie was to be a recurring one as the Trotskyists were to find out later.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organising black workers had many special problems, not least amongst which was that there were very few industries in which blacks had any power independent of privileged white workers. Only in the mines and in certain urban secondary industries was there any real potential for black workers to act effectively in isolation. The mines, however, posed yet further peculiar problems with much of the workforce being composed of migrant workers kept in closely guarded compounds. The breakthrough for the Communists came in 1927. Bennie Weinbren, a white Communist laundry worker, and Thibedi succeeded in establishing a Native Laundry Workers Union. This was followed in rapid succession by native workers &#8216;unions for the bakery, clothing, mattress making and furniture industries, all in the Johannesburg area.[6] 1928 saw an extension of activities to metal, cold store, dairy, transport and rope workers, and the erection of an umbrella Non-European Trade Union Federation. The whole edifice headed by Weinbren and Thibedi claimed to embrace nearly 10,000 workers by the end of 1929.[7] Actual CPSA membership rose in parallel from 200 to 1750, with 1600 of these being black.[8]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Stalinist intervention came as a shattering blow in 1929. Stalin by 1928 had been increasingly seeking allies amongst oppressed and colonial bourgeois nationalist movements. The most notorious instance was the debacle in China. The logical application of this orientation to South Africa was worked out by Bukharin and the black South African Stalinist La Guma. It was the struggle for &#8216;a democratic independent native republic as a stage towards the final overthrow of capitalism'.[9] As far as the South African party was concerned, this was a &#8216;total reversal of any line previously laid down'.[10] Dissent was out of the question, and the CPSA was ordered to redirect all of its work towards an &#8216;independent native republic'.[11] A newly formed united front, the League of African Rights, was closed down in December 1929 on direct orders from Moscow,[12] and a small team of Stalinist functionaries began a purge of the party. Thibedi was one of the first to go,[13] and within the following 24 months so too went CB Tyler, WH Andrews, Solly Sachs and Bennie Weinbren, all key trade union organisers. Finally there was SP Bunting himself, the man described as &#8216;the great leader in the eyes of the African rank and file'.[14] He was expelled in September 1931. The effect of all of this on the CPSA was utterly devastating :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;It successfully smashed or antagonised the new African trade unions&#8230; it made any sort of cooperation between the party and other bodies, whether black or white, impossible ; and it drove away almost all the Africans who had been attracted to the party under Bunting's leadership.[15]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Less than 150 members were left in the CPSA,[16] yet it was to remain an incubus of crushing weight. Thus Stalin's suicidal two stage theory of revolution and his ultra-left Third Period, both so fiercely criticised in the Chinese and German contexts, found their expressions in South Africa too.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The First Trotskyists&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The remarkable initiatives of the American Trotskyists led to their paper, The Militant, launched in November 1928, becoming available in Johannesburg within a few months.[17] The outlet for The Militant was a radical bookshop run by Frank Glass and his wife Fanny Klenerman. Glass was a founder member of the CPSA, but one who had had various differences with them over the years. He was won to the Left Opposition almost immediately. It was Glass who made the first political contact with the Left Opposition from within South Africa. He did this in 1930, and then, early in 1931, he departed in search of action in China, where he was to become one of Trotsky's most effective agents. Klenerman was expelled shortly afterwards as a sympathiser of the Left Opposition. Glass, however, left only one true Trotskyist disciple : a young Murray Gow Purdy.[18]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The next recorded contact with Trotskyism in South Africa came in April 1932. This was from the expelled veteran black trade union leader Thibedi. Thibedi was still confused about the cause of his predicament, but the central reason for his disaffection with the CPSA was clear. He wrote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;Today there is no longer any single trade union under the control of the party. Almost all the branches are now dead are purposely left to die by the Stalin bureaucrats.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet at the same time he revealed that he thought that Stalin himself could not be aware of what was really happening, and he made common cause with the similarly naive Bunting in applying for readmission to the party ! Neither Bunting nor Thibedi ever developed or accepted any full critique of Stalinism. Bunting remained hostile to the idea of an organisational break from the Comintern, despite the treatment he received.[19] Thibedi did propose an oppositional Communist League, but it proved abortive. The one issue of his proposed paper, Maraphanga, exemplified his failure to become &#8216;an ideological Trotskyist', it &#8216;did not appear to have any definite political line... [other than] various native grievances'.[20] Thibedi had no further contact with the Trotskyist movement other than a fleeting and similarly unsuccessful encounter with Raff Lee's Workers International League in 1945 (see below).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The fact that Thibedi had come as close as he had to Trotskyism in 1932 seems to have been due to the influence of Glass &#8216;protege Purdy and his new associate Raff Lee. Purdy and Lee indicated that they had been in contact with Thibedi's initiative of 1932 when they wrote to The Militant wanting it as a basis for education. As Thibedi had revealed, they had managed only to maintain a night-class in the interim. At the time of the 1932 initiative, Thibedi still had control of the remnants of the original Native Laundry Workers Union, but this too had collapsed, and the emergence of the first truly Trotskyist group in Johannesburg in 1934 went hand in hand with the rebuilding of this union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By the time that permanent contact was re-established between Johannesburg and the Left Opposition, a formally constituted Trotskyist group had also emerged in Cape Town. In 1930 founding CPSA members Manuel and Francis Lopes had been attacked for &#8216;Trotskyism', alongside their Johannesburg friend Frank Glass, by the Communist Party organ Umsebenzi .[21] Joe Pick, another founder party member, was expelled in September 1931 for &#8216;fractional activities against the leadership' and &#8216;Trotskyism'.[22] No formal groups existed at these early stages, however, but The Militant was clearly as accessible in the Cape as it was in Johannesburg. In 1932 Charlie Van Gelderen and his brother encountered The Militant being sold by individual Left Oppositionists at a meeting of an eclectic International Socialist club.[23] They had already encountered the three key figures, Pick and the Lopes brothers, holding a street meeting on the Japanese invasion of Manchuria earlier the same year. The Van Gelderens joined these three, MN ('Dick') Averbach and a handful of others in forming a Marxist Education League, &#8216;the first authentic Trotskyist organisation in Cape Town'.[24] The Lopes brothers soon began an opportunistic drift that was eventually to take them all the way to the Nationalist Party, much to the glee of the Stalinist hacks.[25] Pick and the younger activists, now including Max Gordon and the American seaman Paul Koston,[26] carried on. The little group worked as a fraction in the ILP and in a Communist Party-dominated Jewish organisation, the Gezerd, until it was expelled.[27] In common with Left Oppositionists in many other countries they then formed a public Lenin Club, both as a home for expellees and as a forum to reorient outwards towards a new International. This international reorientation followed from the debacle in Germany at the beginning of the year.[28] The Cape Lenin Club was launched on 29 July 1933. This was the group with which the Johannesburg organisation sought contact early in 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The 1934 African Laundry Workers Strike&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barely had the two South African Trotskyist groups established contact with each other when the Johannesburg organisation was thrown into its first authentic test. This was the 1934 African laundry workers' strike, the first real public test of the responsibilities to be faced by any of the South African Trotskyists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Johannesburg group, which formally constituted itself as the Johannesburg Bolshevik-Leninist League in April 1934, was centred on two key figures. These were Murray Gow Purdy, who had been brought into political activity by Glass,[29] and Raff Lee, a former member of the CPSA. Lee was reputed to have joined the CPSA at the time of the 1922 Rand Revolt, and like many others he had first found The Militant in the Vanguard bookshop[30] belonging to Glass. Developments at Johannesburg from 1931 to 1934 are very hazy. There is little firm information except for that of Thibedi's abortive venture of 1932. During this period, however, Lee and Purdy had gradually consolidated around themselves a small activist group drawn from individuals first brought together as readers of The Militant. Lee was expelled from the CPSA, but even the exact date and circumstances of the expulsion remain uncertain. He was reputedly made persona non grata by Bunting after a clash over an involvement in a cat burgling escapade which was later elaborated in some yarns into &#8216;expropriating the bourgeoisie one by one' ! The involvement of Bunting would have to place the date in or before 1931, but had he still been in the CPSA in 1927,[31] the expulsion must almost certainly have occurred after his encounter with Trotskyism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The earliest fields of work for the Lee-Purdy group were in and around the CPSA in Johannesburg and the Rand Lithuanian Jewish community in which the CPSA had deep roots. This Lithuanian Jewish community on the Rand had had links with Russian revolutionary movements dating back to struggles within the old Czarist Empire in the 1880s.[32] This was the community from which Lee himself came. Lee's own name is an Anglicisation of what was originally Raphael Levy.[33] A Jewish Workers Club set up under Stalinist influence in 1931[34] was a major base of Communist activity. As described by Roux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;The members of the club were mostly young men and women, mostly from Poland or Lithuania, earnest adherents of the Communist International, but having as yet only a very limited knowledge of the movement in South Africa and of the events that had led up to Bunting's expulsion. They were told by Bach that Bunting was a traitor and that was enough for them.'[35]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These were the forces with which the Stalinists had broken up Bunting's meetings after his expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite the obvious difficulties of working under the eye of such Stalinist domination, Lee had succeeded in winning recruits. One was Raymond Lake, who, like Lee himself, had joined the CPSA after the Rand revolt of 1922. Another, J Saperstein, had had a similar entry into politics, having actually been imprisoned for gun running during the Rand Revolt.[36] Max Basch, one of those who later came to England, was a younger Communist. Others were won straight to Trotskyism : Millie Kahn, who later became Lee's wife, and Zena Blank, Lake's girlfriend. Finally a very young Ted Grant was first drawn into politics by Lee during these years, too :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;At the age of 11, he was introduced to the writings of Bernard Shaw, HG Wells, Maxim Gorky, Jack London, and others by Ralph Lee, a member of the Communist Party and a friend of the family. Within a short time, the reading material graduated onto the works of Marx, Engels and Lenin, so that by the time he was 15, Ted Grant was a confirmed Marxist.'[37]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tongue in cheek, Lee later wrote that &#8216;a titbit for my biographers in the future &#8216;would be a picture of him &#8216;daydreaming his nights away in the library !',[38] but this was far from an armchair grouping.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee, Purdy and their assemblage constituted themselves into the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in April 1934.[39] A statement of policy and orientation was drawn up by Purdy. Basch, Saperstein and the remaining few supporters still inside the CPSA sent an open statement of criticism to the CPSA leadership, deliberately precipitating their expulsion. The statement focused on the factional struggles which had surrounded Lazar Bach's purges. Outlining an analysis of Stalinism, they pointed out that :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;It is not the individuals who are responsible, but the system, in this case the party system or regime, which makes possible the breeding of such individuals who are only its crystallised expression... the causes of the impotence of the CP are not due to the Bachs and [South African] Joffes, but have their roots in the rottenness that lies at the heart of the Comintern - the Stalinist bureaucracy.[40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They were summarily expelled the next day. The new League claimed 12 members, including five natives, and made the immediate effort already noted to establish contact with both the International Communist League itself and with the Cape Town Lenin Club.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In June 1934, shortly after the constitution of the Johannesburg Bolshevik-Leninist League, Purdy became Organising Secretary of the revived and revitalised African Laundry Workers Union. Perhaps as few as just three or four unions had survived the break from the CPSA in the period after 1929.[41] A breakthrough into the trade union field was essential if the Bolshevik-Leninist League were to become a real force, especially since it was the betrayal of trade union activity by the Communist Party which was both the single most important spur and the greatest opening for oppositional activity in Johannesburg. Success meant first breaking the stranglehold which the Stalinists were trying to re-establish over the union rumps. An intervention into the bakers' union failed, but then activity around the laundries met with spectacular success. The large laundries on the Rand employed between them nearly 1000 workers. During June 1934 a series of factory gate meetings recruited nearly 300 to the union.[42] A crucial asset was the link retained with Z Mngabe, the factory organiser, and other black activists who had been involved in Thibedi's abortive venture of 1932, and for whom Lee and Purdy had been running political and educational classes in the interim.[43]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The new union soon faced a severe test, a test, moreover, precipitated at a time when Lee was away visiting contacts in Durban.[44] Negotiations to establish union recognition, overtime and weekly pay ran into an impasse. On 28 August a confrontation took place at the Reliance, one of the largest laundries. The employers presented an ultimatum, accept their terms, or leave. The 90 black union members walked out.[45] The next day they returned with Purdy, which resulted in the union giving its own ultimatum to all three of the largest plants, the Reliance, the New York and the International.[46] The expiry date passed, and on 6 September a further 90 members at the other two establishments left work.[47] A strike procession the next day led to Purdy's arrest on a charge of inciting disorder, a ploy frequently employed by the authorities against political and industrial challenges.[48] Millie Kahn, as she then was, has described how she walked with the black laundry workers through a gauntlet of abuse from white women. The corrugated iron dwelling which was home to Lee and Kahn became the strike headquarters.[49]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tactical problems abounded. Any strike action by natives faced the threat of action by the authorities on any number of pretexts. Purdy attempted to minimise the opportunities for intervention by making great play of &#8216;peaceful tactics',[50] and refraining from the use of pickets. He was criticised by the Communists on both accounts for not being sufficiently aggressive.[51] Even the one processional rally which was held had nevertheless led to confrontation with the authorities. On the other hand, the Communist Party was to some degree more conciliatory than might have been expected. Despite criticising Purdy's leadership, the CP publicly offered support and assistance. The IKAKA Labour Defence even contributed to Purdy's bail.[52] &#8216;Nevertheless, the Stalinists were kept at arms' length, their motives being rightly questioned,[53] and the only organisational help sought was from the Trades and Labour Council (the South African TUC), which involved fewer strings.[54]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On 6 September the Johannesburg Star reported an apparent breakthrough, with all three main plants conceding union recognition, and two offering in addition the 2/6d pay rise necessary to translate monthly pay to a four weekly cycle. Would that things had been so simple ! In reality the concession of union recognition was only tacit and not formal. Formal recognition was still demanded, yet barely 50 per cent of the New York and International workers were supporting the Reliance. Worse still, no help was forthcoming from the Rand Steam plant, and Leonardo's were bought off. Meanwhile, replacements were beginning to be found even for the skilled ironers. Seventy-three of the Reliance strikers now found themselves arrested for criminal breach of contract.[55] Prosecutions were started at the other plants as well. The focus of attention now shifted to what had suddenly become a test case for master and servant legislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One of the strikers, Oscar Maboa, who had been at the centre of the altercation which had led to the initial walkout, was taken as a test case on 20 September.[56] He was acquitted, but only on the grounds that certain of the manager's comments could have been construed as dismissal.[57] Acquitted of the charge of illegal strike, the 73 thus found themselves sacked. This was a pyrrhic victory with a vengeance. Almost all of the strikers at all three firms had already had their jobs taken by replacements. The Stalinist organ Umsebenzi was not slow to lay this all at Purdy's feet.[58]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not long after the laundry workers' strike, two of the younger members of the group left Johannesburg to begin making their way to the centre of the world action in Europe. These were Max Basch and Ted Grant. The Cape Town and Johannesburg groups had by then been in contact with each other for some time, and Grant and Basch were able to stop with the Cape Town Trotskyists whilst waiting for a suitable ship. Grant took the opportunity to deliver his first public speech, an account of the events of the laundry strike, to one of the Lenin Club's open air street meetings outside the Castle Street Post Office, and chaired on this occasion by Charlie Van Gelderen.[59]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A brief mention of the strike appeared in an article by Lee that was printed in both The Spark and the New International in 1935. The strike may not have been particularly successful, but nevertheless here was reaffirmation of the process of proletarianisation and of the potential for revolutionary intervention.[60] Once again the public pronouncements disguised a far more complex reassessment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lessons and Conflicts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There were many lessons to be derived from the experience of the laundry strike, and many of them were to be learnt, and were powerfully to shape future tactics. The drawing of these lessons, however, became embroiled in a wider struggle over the future direction of Trotskyism both inside and outside of South Africa, the two debates compounding, too, with clashes of sensibilities and personalities. The reorientation of the Left Opposition towards the objective of creating new revolutionary parties and a new International created major problems. The &#8216;French (entrist) Turn' provoked a major controversy internationally. This had its echo in South Africa, but much more fundamental in this case was the creation of a full perspective and programme for the new party. Creating this was a major challenge which was to reopen all of those questions of the analysis of the South African situation which had been left unresolved from the early days of the Third International itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The controversies polarised around and finally caused a split between the two leading theoreticians in Cape Town, MN Averbach and Judel Burlak. The ripples impacted on Johannesburg. They were compounded by the need to draw the lessons of the laundry strike, and they split Purdy and Lee too. Nowhere was the forging of the cadres of a new International from those thrown together in reaction to Stalinism easy, and South Africa was to be no exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For May Day 1934 the Lenin Club in Cape Town issued a public manifesto highlighting the call for a new revolutionary party and a new International.[61] The intention to follow the call for the creation of a new revolutionary movement was one thing, but actually working out how to put it into practice, especially in the peculiar conditions of South Africa, was quite another. In its first year the Lenin Club had still been a rather loose grouping. In August 1934 four leading comrades, Pick, Averbach, Burlak and C Van Gelderen, were assigned to thrash out the necessary theses on the key questions of the trade unions, war perspectives and the native issue.[62] Burlak, a remarkable Jewish theoretician reputedly once a member of an Estonian or Latvian soviet in the early days of the Russian Revolution,[63] forced the issue on the question of constituting a Bolshevik-type party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For Burlak the necessity and viability of such a party had a simple base. The bulk of the native black population had been reduced by legislative and fiscal measures to a subjugated peasantry forming a vast reserve army of labour. The rural native population could thus be drawn directly behind the social revolution through the unique promise of the social revolution to solve simultaneously both the land ownership problem and also the national question.[64] It was a classic application of the theory of Permanent Revolution. The revolutionary urban black proletariat, Burlak postulated, would also find support from amongst the white workers. The white working class would be driven to recognise common cause with the revolutionary black workers as its privileged position was undermined by the effects of recession and de-skilling, an inexorable development, notwithstanding a degree of interest in the ruling class in maintaining divisions between black and white workers.[65]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From an initial position of being in a minority of one on the four man commission, Burlak soon won an overwhelming majority of the Cape membership as a whole, and the backing of the Johannesburg Trotskyists as well.[66]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profoundly different perspectives and a correspondingly different view of party organisation informed the view of the Averbach minority. The crux of the issue was the assessment of the Malanite Afrikaner Nationalists. In preparing the War Theses, three of the theses commission, Averbach, Pick and Van Gelderen, rejected the view of the Malanite Afrikaners as the &#8216;old oppressor', and had presented them as &#8216;still a progressive force capable of putting up a real struggle against imperialism and war'.[67] The suggestion was that Malan's Afrikaner nationalists, already leaning on anti-imperialist left rhetoric, would become the leadership of an anti-imperialist movement, and that by adapting to the Malanite neutrality sentiment, rather than opposing war outright, the real left would find an opening to &#8216;large sections of black and white toilers'.[68] Averbach's minority, however, having misappraised the situation as regards the Nationalists, then went on to revise the perspectives relating to the native and class questions, questioning both the analysis of rural peasant class forces and the coalescence of black and white class interests, to give increased emphasis to the national struggle in t sphere as well,[69] and they finally came down against a Bolshevik-type party model as well.[70]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An unkind eye might have perceived a difference between a hard clear perspective, questionable perhaps only in its timescale, and a predilection for a relatively easy opportunist drift. Burlak and his majority grouping treated the two main points of difference raised by Averbach with an undisguised contempt that reinforced their determination to accept a split if necessary. The idea of any possible coalescence with the Malanite Afrikaner opposition was dismissed as &#8216;ridiculous foolishness &#8216;by the Burlak majority, who correctly perceived that Malan's real class interests and &#8216;dangerous demagogy &#8216;necessitated exposure and outright opposition.[71] The Malanites were certainly not forces to be &#8216;exploited', to &#8216;make use of &#8216;or to &#8216;utilise'.[72] Similarly, the rosy picture of the political regime used to bolster the proposal to retain a simple &#8216;open' party was scathingly dismissed as equally opportunistic and taking no account at all of the actual conditions already prevailing for the black and coloured sections of the population.[73]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Johannesburg group were not directly involved in the perspectives dispute in the Cape. The trade union question, which most clearly did impinge on the immediate programme in Johannesburg, was in any case not an issue. Both factions in the Cape agreed, at least in principle, on the necessity for developing black trade union organisations. Lee, however, did actively back Burlak in his drive for a precipitate resolution of the debate, and in this context it was the Johannesburg group that provided the solution to the problem of the name of the putative new party. The problem was to find a better alternative than the title Communist League originally adopted in the Cape following international precedent. Communist League, however, could not be rendered into native languages in any way that did not confuse it with the Communist Party. Lee argued that a clear differentiation from the discredited Communists was needed, and proposed adopting the name Workers Party in line with the recent American decision.[74] This was, then, the name taken by the new party when it constituted itself by decisions taken at the Cape on 17 January 1935,[75] and at Johannesburg on 7 February.[76]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Both Lee and Burlak proved resistant to the International Secretariat's pleas for restraint. The International Secretariat had its own difficulties in arbitrating on the complexities of the problems raised. There was no easy Third International precedent to which reference could be made. On account both of this and of concern not to split unnecessarily the small base of Trotskyism in South Africa, the Secretariat counselled against precipitous haste in the formation of the new party.[77] How far this advice would have been heeded it is difficult to say, but the deliberations of the International Secretariat were in any case weeks behind events in South Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the International Secretariat did finally respond in detail at the end of March 1935,[78] further problems were raised. The reply was drawn up by Ruth Fischer, under the name &#8216;Dubois', in terms which were close to those of the Averbach minority in some ways, but in others even closer to the &#8216;Black Republicanism &#8216;of the Communist Party ! &#8216;Only a fool would criticise so boldly and so slashingly in a field in which he [sic] is consciously quite ignorant', responded Lee, concluding that the only thing that this reply proved was that even &#8216;our IS is evidently not composed of supermen.'[79] This was the first but by no means the last occasion on which Lee was to display such self-assurance and independence of mind in the face of the &#8216;authority' of the International Secretariat. Lee was not to know then that the International Secretariat itself had been seriously divided on how to respond,[80] that Trotsky himself was yet to reply in terms far more favourable to the Workers Party perspectives,[81] or that the International Secretariat would, though in vain, eventually advise Averbach's minority to reunite with the main group.[82] The minority, by the time this decision was finally taken, had constituted its own organisation with the very same old title, which the majority had just rejected, of the Communist League of South Africa.[83] Antagonism between the two groups was intense and was to contribute to the souring of relations within the Johannesburg group when the lessons of the laundry strike were being considered.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The defeat which the laundry union had suffered could not be ignored. At the time of the strike in September 1934 the union had had a peak membership of 309, but by February 1935 only eight were still paying subscriptions. Future prospects demanded that mistakes had to be recognised and learnt from, and there was pressure from the African workers for the rejection of Wage Board conciliation to be reconsidered.[84] Lee drew up a self-criticism of the original handling of the strike, with proposals for revising future tactics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Central to Lee's critique was implicit recognition that some of the tactics used in 1934 had as yet been insufficiently emancipated from the Communist Party's Third Period ultra-leftism. Insufficient attention had been given to creating real fractions within the rank and file, as opposed to leading from the controlling positions. Refusal to compromise with a partial victory when that had still been possible, and dogmatic opposition to a Wage Board application, had also been blunders.[85] The Johannesburg Trotskyists had to learn from these mistakes, but Lee now also recognised that the Africans might have to go through practical learning experiences of their own, and the Trotskyists would have to go with them to draw out the lessons of theory from real practice. On this basis Lee proposed that a new start be made by calling a general meeting of the laundry workers to discuss the question of a wage determination. The objections to machineries of class conciliation would be repeated, but if the majority still wished to apply for a ruling &#8216;our duty would be to carry out their wishes, while continuing our criticism'.[86] Lee was supported in this proposal by the as yet inexperienced Max Gordon, who had only just arrived from the Cape.[87]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reflections on the limitations and responsibilities of leadership clearly weighed heavily on Lee at this time. It seems no accident that only weeks later he was found penning the most detailed criticisms of a draft article for the WPSA's theoretical journal The Spark, criticisms all aimed at attaining precision on the question of the relationship between the party and the class. A sentence reading &#8216;We must strive for&#8230; the raising of the wage of all the unskilled...' needed, he wrote, to be &#8216;replaced with &#8220;The Workers Party&#8221; must lead the struggle of the urban workers... for the raising of their wage, for', he continued, &#8216;it is by the struggle of the workers and not only of their party that wages can be raised'. By making this and other similar changes, he argued, &#8216;we emphasise the importance of the class (led by its party)... this is better than speaking of the party (supported by the class)'.[88]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purdy was not persuaded by Lee's protestations that there was nothing personal in his criticisms of how the strike had been handled. At the same time Purdy was probing for explanations of events in the Cape, and was questioning Burlak's hostility to the &#8216;French Turn'. Lee noted that Purdy was &#8216;well supplied with Communist League documents',[89] and Paul Koston from the Cape voiced suspicion, later confirmed,[90] that the source was the Van Gelderens.[91] Possibly the Communist League's link with Purdy had its origins in the original Glass-Lopes partnership. Whatever the root cause, the road was set to a confrontation which would break up the original Johannesburg groups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the meantime, on the surface, activities continued on an increasingly broad scale. Max Gordon suggested establishing an open discussion forum on the lines of the Cape Town Lenin Club, Molefe, one of the Africans, organised a Workers Committee in Alexandra Township, and some of the group were also intervening against the Stalinists in the Anti-Fascist League.[92] Max Gordon was also being introduced into the Laundry Workers Union by Purdy in preparation for his taking on the Secretary's position to free the latter for other work.[93] Gordon took over from Purdy in May 1935 ;[94] accounts which state that Lee was at some point Secretary of the union as well as of the Johannesburg Workers Party branch seem to be confused.[95] Despite the dynamic build up of activities, however, the stormclouds continued to gather.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Laundry Union was still not out of its troubles. Pooe, the Treasurer, &#8216;one of the most promising militants' and original champion of the Wage Board application, was discovered to have embezzled funds.[96] At the same time Gordon, as the new Secretary, was accused of being extremely tardy in processing the application to the Wage Board which had now been agreed. Things went from bad to worse when the party's previous opposition to going to the Wage Board was remembered, and the Africans' anger came down on Lee when he tried to defend Gordon. Lee, however, alienated Gordon, too, by complaining privately that &#8216;the Wage Board [manoeuvre had] been rendered almost futile thanks to [his] exasperating negligence'.[97] Gordon was eventually to rebuild the union successfully over the next 18 months (he too was learning lessons), but in later recriminations Lee's enemies were to all but reverse the roles which he and Gordon had played in initiating the reconstruction in the troubled months of early 1935.[98] By the time the reconstruction was fully underway, the events surrounding the confrontation which had been building up with Purdy had irredeemably soured relations between Lee and Gordon too.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was the launching of a Lenin Club for Johannesburg in May 1935 which brought matters to a head.[99] The club, as intended, immediately drew in a diverse selection of elements, &#8216;interested in the work of the Fourth International' but &#8216;not strictly Trotskyist' ; one of those so attracted was Fanny Klenerman, Frank Glass' former wife and an independent anti-Stalinist.[100] Unfortunately, the parallel with the Cape Lenin Club was beginning to be far closer than had been intended. The small Workers Party group could not necessarily be assured of controlling its own creation. The inaugural meeting saw the beginnings of the clashes which were finally to tear the original groupings apart. Klenerman set herself against Lee from the start, apparently unaware of the behind the scenes role of the Workers Party in launching the club.[101] &#8216;First she got the title &#8216;International Workers Club' adopted by a substantial majority in place of the &#8216;Lenin Club'.[102] Then she successfully opposed the intention to have the club dedicated to the tradition of &#8216;Marx, Engels, Lenin and Trotsky', and so by a margin of only one vote reference to Lenin and Trotsky was excluded. In the confusion the Workers Party group itself had failed to act as a solid block. The central issue, as earlier at the Cape, was the choice between a loose anti-Stalinist confederation or the road towards a new revolutionary party ; in Johannesburg, too, that issue now had to be faced.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purdy, Chairman of the group up to that time, was the first to go. He was expelled on 22 June 1935.[103] When it came, the expulsion was the final result of a drawn out and intensifying conflict. His acceptance of the WPSA had not been unconditional, and there were problems over the acceptance of group discipline which predated even that.[104] Purdy was the only member with qualms over the foundation perspectives, sharing in fact some of the Averbach-Fischer criticism of the Native Question theses, but, unlike the Cape minority, he had initially pursued a line of unity.[105] The differences over the Native Question theses were not resolved, there were the problems that had arisen over the handling of the Laundry Workers Union,[106] and the finality of the Cape split. The pretext for his expulsion, eagerly seized upon by Lee, Saperstein and the Cape leadership, was when he unilaterally issued an open call for reunification of the two Cape groups in his capacity as branch Chairman on 7 June.[107] The sentiment may have been laudable, but the action underlined an inability to grasp longer term organisational necessities ; precipitous action, not organised struggle, was Purdy's fort&#233;. After further clashes with Lee at the IWC, which will be seen below, Purdy left South Africa, at first headed for Abyssinia,[108] but finally he got to India, where he became an almost legendary figure on the putschist fringe of the Trotskyist movement.[109]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even this, however, was still not the end of the troubles. Saperstein, violent, anarchistic, an &#8216;ex-hobo, sailor and stowaway', according to Lee, certainly confrontational, tough and self-reliant, a 1922 strike gunrunner ;[110] was developing an agenda of his own. Saperstein's main preoccupation was with the anti-Fascist movement, and indeed later he was to succeed in getting to Spain during the Civil War there.[111] The anti-Semitic Fascist Greyshirts were a real force in South Africa in 1934-35. The Communist Party set up an Anti-Fascist League early in 1934.[112] The Cape was the initial focus, but in March 1935 Umsebenzi, the Communist Party organ, announced that the &#8216;Anti-Fascist Storm Centre Shifts to Johannesburg'.[113] The Trotskyists intervened to press for genuine united front anti-Fascist policies.[114] However, even relatively muted critics such as Klenerman were already suffering a certain degree of ostracism,[115] and it was not surprising when in April 1935 the BLL and Lenin Club were expelled from the League.[116] Saperstein was increasingly involved with the Anarchist advocates of direct action in the militant Workers Defence League. With these new allies he argued unrealistically for the establishment of a breakaway rival AFL which would have excluded the Communists.[117] At the International Workers Club inaugural meeting he voted with the Anarchists against the dedication to Trotsky.[118] The cracks in the old BLL were widening.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the meantime, at the Cape the rival Workers Party and Communist League groupings had severed their very last ties. For a short while they had continued to cohabit in the Lenin Club. But now the Workers Party had broken away to establish its own Spartacist Club.[119] Raymond Lake and Zena Blank, who had sympathised with Purdy's hopes for reunification, were more than a little unhappy at this new turn of events, and their dissatisfaction was not hidden.[120] Lee, despairing of the lackadaisical and &#8216;anti-party attitude' of the malcontents,[121] was determined to disband the branch in order to start afresh. He did not suffer fools gladly, and could be implacable and unforgiving in his treatment of any he came to see as hindrances to the movement. To his opponents this was vindictive sectarianism.[122]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Events now moved at breakneck speed. On 17 August Lee got the branch to dissolve itself by three votes to two.[123] Only three days later on the 20th a new branch was provisionally established.[124] Blank, Lake and Saperstein were excluded, and three new members brought in. Max Gordon become an unintentional casualty of the events. He was invited to the new branch, but initially decided to keep his distance, unhappy as he was with Lee's handling of the troubles. Even then, however, the affair still had not ended. The feuding factions still met at the ill-fated International Workers Club. There were arguments and Purdy turned to blows after one meeting,[125] and Lee called for his expulsion from this body too. Blocked by Klenerman, Saperstein and Purdy's own supporters, Lee and the members of the new party branch withdrew from the IWC.[126] Purdy headed off for Abyssinia on 5 September, but events had run their course.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Cape leadership applauded the &#8216;clean sweep',[127] whilst Lee optimistically proclaimed that &#8216;in shedding the dross that has accumulated around &#8220;Trotskyism&#8221; we are testing our sinews for the real fight. Nothing is even lost...'[128] Was this the necessary process of sifting and selection dictated by the demands of the tasks ahead, or, as the malcontents would have it, had it been no more than a destructive drive by &#8216;Kostan [sic], Lee and Burlak for monolithic unity', which had now left &#8216;far more Trotskyists outside the Workers Party than in it' ?[129] Only events would tell. Before September was out Lake, his girlfriend Blank, and Max Gordon had all tendered their resignations.[130] Gordon linked up with Klenerman to begin his career as a well-known, important, but essentially non-party-political trade union organiser.[131] The former two simply began to drift, their cosy dreams of an easy and painless reinjection of &#8216;the true revolutionary spirit back [in] to the workers movement of South Africa' shattered. They may, like Klenerman and Gordon, have had some contact with a later Left Wing Socialist Club which existed for a while around the fringes of the Socialist Party.[132] Lee forged ahead with his own drive towards the black working class.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Last Years in Johannesburg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The contrast between the sterile infighting of the summer of 1935 and the next period could not have been greater. Lessons had been learnt, the new members proved energetic and committed, and significant numbers of blacks began appearing for the first time since the early days of the Laundry Workers Union. The new public face was the Spartacus (sic) Club, and meetings were held not just in Johannesburg, but in Alexandra township and Pretoria as well.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By a remarkable historical accident, one account survives that is illustrative of Lee's attempts to reach black workers at this time. This is in the autobiography of the black trade union activist Naboth Mokgatle. Mokgatle never joined the Trotskyists, though he retained a healthy distance from the Communist Party for many years, but he never forgot his earlier encounter with Lee, and he recalled it when he wrote his memoirs 30 years later in the 1960s ![133] The particular visits to Pretoria recalled by Mokgatle proved fruitless. In part this was because of the damage already done by the &#8216;heavy boots' of Stalinism. Not every initiative worked or could work. The new branch was still essentially white in composition. Key new figures in this were the mining engineers Heaton Lee and Dick Frieslich, and at least Max and perhaps Leon of the Sapire brothers, both lawyers. The great problem was still how to reach and organise the black workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky and Ruth Fischer in their commentaries on the Workers Party theses had criticised what they had seen as an unduly curt dismissal of black nationalism in reaction to the CPSA's &#8216;Black Republic' stance. That this criticism had not been fully warranted was made clear in the Workers Party's response,[134] but the practical efforts made to try to reach black workers remained the most effective rebuttal of this criticism. There were, however, grave problems. Minutes reveal great frustration at the &#8216;exasperating slowness' of attempts to get a response from the &#8216;Dostoyevskian gloom' of Alexandra.[135] Frieslich and Heaton Lee made efforts to make contact with African mine workers, but were rebuffed by the disciplinary and security system through which the mine companies kept these migrant workers in such conditions of ignorance and isolation that they were far more difficult to organise than blacks in urban secondary industries.[136]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless, a new opening was thrust upon the group late in 1935, at last taking it into direct contact with black nationalist politics, it is often forgotten today that some black Africans were enfranchised in Cape Colony in the early decades of this century. Late in 1935, however, pressure from the Afrikaner parties led to moves to curtail even this very limited enfranchisement, and simultaneously to place yet further restrictions on native landownership and purchase. An All-African Convention was pulled together to take up the challenge of these threats, drawing on all shades of opinion and organisation within the Black, Indian and Coloured communities.[137] The Workers Party intervened in the AAC with the theoretical organ The Spark , offering constructive criticism, and both the Cape Town and the Johannesburg groups sent delegates to its debates. But the intervention also revealed problems within the Workers Party's own praxis, which had so far remained hidden, and led at one point to an open debate in the pages of The Spark between Lee and the Cape leaders on the issues at stake.[138]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The record in practice of the Cape Town leadership of the Workers Party was beginning to shape up rather differently to what might have been expected from a rounded reading of their theoretical theses. Trotsky, as already noted, had criticised what he had seen as a misplaced hostility to black nationalism, but this deficiency, if it had ever actually occurred, was more than compensated for in practice. Indeed, there were those who would eventually break from the party, accusing it of becoming obsessed with black nationalist politics to the exclusion of all else ![139] The key to this problematic transformation lay in the degree and nature of the emphasis placed on the land question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Burlak's original discussion documents a correct approach to the land question had been posed as &#8216;the axis, the alpha and omega of the revolution', and as in Russia it was posed as the only way of drawing the still rural oppressed majority behind the revolution.[140] He had said, however, that there was no question that the leading role in the revolution had to be taken by the working class, and that therefore &#8216;the first task... must be to bring class consciousness to every member of the working class'. It was the working class, he had said, that had to bring revolutionary leadership to the &#8216;downtrodden' and &#8216;backward' rural poor ; &#8216;a revolution to be successful', he had said, &#8216;must be led by the working class. Never in history has the peasantry by itself succeeded in a revolution.'[141] The intervention of the Cape leadership in the All-African Convention, however, took the form of attempting to &#8216;sell' the land programme to the existing black leadership.[142]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The emphasis became one of finding a base amongst the black petit-bourgeois intellectuals and rural leaders.[143] No comparable attempts were made by the Cape leadership to attend to the task of organising black workers.[144] If there were moments in the earlier discussions that seemed to betray an involuntary identification of the &#8216;working class' with the white workers,[145] this was now compounded by the Cape leaders' substitution of themselves for the revolutionary working class in their approach to the AAC. There was apparently more substance to Lee's nitpicking critique of some of Burlak's formulations than had at first met the eye. The presentation of the land question as the &#8216;alpha and omega' was being pursued to the neglect of the development of the most revolutionary, black, section of the working class itself. The Cape intellectuals, in their isolation, were falling foul of the danger Bunting had once warned against of regarding the oppressed blacks as mere &#8216;native masses'. They were eventually to dismiss the masses with an incredibly patronising attitude as &#8216;too oppressed and ignorant of their oppression to accept a revolutionary doctrine'.[146]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The practice of Lee's Johannesburg branch, the second pole of the Workers Party, was continuing to develop along rather different lines. This was not difficult since &#8216;as a distance of 1000 miles separates us, each branch is practically self-contained, and there is no national leadership in the sense of a single committee controlling both'.[147] Lee had implicitly questioned Burlak's placing of the land question above all other issues when he had asked for the deletion of the words &#8216;the agrarian revolution is the fundamental task that must be tackled first' from one of the early Spark articles, and their replacement by the formulation : &#8216;In winning the support of the rural native workers in... overthrowing capitalism and breaking... imperialist domination, our main slogans must be...'[148] Now to complement the theoretically orientated Spark, but also in contrast to it, Lee tried to launch an agitational paper. Though the paper, Umlilo Mollo (The Flame), only appeared for three issues in the latter half of 1936, it enables us to glimpse the approach taken by Johannesburg delegate CBI Dladla to the Transvaal section of the All-African Convention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dladla was the most important new black recruit to the Johannesburg party. He won over from the CPSA early in 1936 through the criticism of the Communists' neglect of class issues under its &#8216;Black Republic' orientation.[149] Diadla argued at the AAC for the creation of a revolutionary opposition within the movement, in preference to trying to influence the existing compromised and place-seeking AAC leadership.[150] If the founders of the Workers Party had earlier had doubts about the &#8216;French Turn', in practice Lee and Dladla were implementing it here. Lee wrote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;The experience of past movements (the ANC and the ICU) has demonstrated that a revolutionary platform propagated by a determined band of agitators finds enthusiastic support among the miners. [But] both the ANC and the ICU... degenerated into reformism... Hence the necessity for the formation of a revolutionary wing in the All-African Convention.'[151]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intervention was conceived as valuable only as a route to the masses. Other actions evidenced during 1936 show Dladla and Lee deeply involved in agitation aimed at drawing together disparate locations and vigilance committees and associations which existed amongst the black workers on the Witwatersrand. Everything about the Johannesburg organisation was permeated with a recognition of the central importance of the black working class ; the contrast with the Cape Town groups could not have been more marked.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee's contributions to the main Workers Party organ, The Spark, were few, despite the fact that he acted as General Secretary for the Workers Party as a whole for a period in 1936-37. Nevertheless, such as they were, they did provide virtually the only direct commentaries on development in the black trade unions,[152] and they incorporated some glimpses of further intriguing differences of emphases in perspectives as well. Particularly notable were asides on the segregation issue. The principle editorial line of The Spark was simply that segregation was an integral part of the strategy of imperialist capitalism.[153] Lee suggested something a little more sophisticated. The Afrikaner landowners and farmers and segregationist white labour had clear interests in perpetuating segregation, but there was a dialectical contradiction in the position of industrial capitalism. Segregation, though politically advantageous at one stage, would increasingly come into conflict with both the consequences and needs of economic development.[154] Here was an echo of Bunting's contention that economic development would eventually enhance the bargaining power of black workers to the advantage of working class unity, with or without the effects of recession. Even in South Africa capitalism would create its own gravediggers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The intervention of the Cape Workers Party leadership into the All-African Convention achieved little of substance in the short term, but it was to leave a problematic legacy in the Unity and Pan-Africanist movements today.[155] In Johannesburg the main focus remained firmly on the question of organising black workers. The viable nucleus of the Laundry Workers Union handed on to Max Gordon grew and survived another difficult strike in 1936, but strained relations between Gordon and Lee severely limited the Workers Party's influence here.[156] To try to reach new groups of workers, immense perseverance and concentration of effort went into Spartacus Club classes for black workers held weekly, and at times even daily, by Lee, Dladla and their associates in Johannesburg, Alexandra, Orlando and Benoni.[157] The approaches to mineworkers failed, as already related, but eventually a substantial base was established amongst workers at the Scaw Works, one of Johannesburg's largest metal works. An African Metal Trades Union was launched on this basis in January 1937.[158] This was to be the final act of Lee and Johannesburg's first Trotskyists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Lee group was under immense pressure. Lee was too well known to the Stalinists now as &#8216;Johannesburg's chief protagonist and defender of Leon Trotsky'.[159] A premature dispute was precipitated by the dismissal of one of the Africans in mid-February.[160] The workers could not be held back from confrontation ; even the Stalinists did not deny this.[161] &#8216;Comrade RL advised us several times that the best ccccccccccway is to organise more workers, as many as possible from other metal works, we found that to be a hard task that will take years, while we were suffering on account of low wages.'[162] Lee had to lead the strike or lose face. &#8216;In leading the first strike of 1937', he declared, &#8216;the &#8220;counter-revolutionary&#8221; Trotskyites are flinging the lie in the faces of the wretched Stalinists.'[163]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The black workers at the Steel Coilings and Aluminium Works gave 48 hours notice and then struck, demanding a 25 per cent wage increase, two weeks paid holiday per year, and other improved employment conditions. The strike began on 23 February, and was to last for 10 days. During these 10 days Lee and Max Sapire unsuccessfully attempted to gain assistance from the white engineers, the Labour Department and the Trades and Labour Council ; at every turn they faced indifference or Stalinist obstruction.[164] The arrest of 16 of the strikers began the next familiar phase.[165] The strike was broken, although only one of those arrested was actually convicted in the end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The fine of &#163;2.10/- was paid by Lee and Sapire.[166] In total, Lee, Sapire and the Workers Party expended nearly &#163;150 in support of the strikers and the union in the course of the dispute, whilst the union itself had had barely &#163;20 in its funds at the outset.[167] Lee had &#8216;worked tirelessly... performing a score of tasks, approaching other organisations, collecting funds and even selling his few possessions to do so'.[168] The Africans also paid testimony to the support they had received from &#8216;coms Heaton, Frieslich, Kahn, etc'.[169] Even at the end Lee had difficulty in persuading some of the workers to go back to preserve the union base,[170] &#8216;whilst others he helped get employment elsewhere.[171]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Defeat, however, was defeat. Only outright victory could have saved Lee. Now the Stalinists moved in for the kill. There was an onslaught on Trotskyism.[172] The most lurid highlights of the Moscow Trials were being trumpeted from every platform ; and the Stalinist South African Worker howled :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;The line pursued by Lee is the usual adventurist stuntist line pursued by Trotskyites all over the world where they put their snouts into the labour movement... Their tactics must be exposed to all workers in South Africa... They must be driven out of every section of the labour movement, as they are the enemies of the workers.'[173]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The threats were not empty. The Trotskyists were manhandled out of the meetings when they challenged the Trials.[174]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The great hope had been, whether through the AAC or union work,[175] to reach the miners. &#8216;The native miners &#8216;union, given revolutionary leadership, is the battering ram that will smash down British imperialism in South Africa',[176] Lee had written, but the practical difficulties of reaching these workers &#8216;in our present isolation [made the task] almost too audacious even to dream of'. He added that they were &#8216;almost out of reach of our propaganda not only through... language, political inexperience and backwardness but also through physical difficulties', as they were &#8216;virtually imprisoned in the &#8220;compounds&#8221; under police guard'.[177]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was, however, little alternative. Lee had had to conclude a year before the metal strike that :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;Amongst [native] intellectuals few.., have the necessary grasp of the language to be reached by our written propaganda, and these few are subjected to an ideological bombardment from the churches, the Chamber of Mines, the bourgeois negrophiles and the African nationalists, not to mention the privileges which imperialism is enabled&#8230;to dole out to submissive leaders.'[178]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here was the &#8216;Catch 22' situation that Paul Koston at the Cape was also to recognise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;The intellectual does not feel the full force of oppression, he eats, and he hopes and he believes in the rulers... The fact that we have successfully predicted the disastrous outcome of Stalinist policies is not enough : this only affects a few individuals. To win the confidence of the workers it is necessary to lead them successfully in their everyday life.'[179]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is precisely what the Lee group had tried to do. But it was now clear that the dead hand of Stalinism blocked access to this task from within the limited base of white revolutionaries. The faith that the key to the future for South Africa lay with the black working class remained undiminished,[180] but there was no way out of the impasse created by Stalinism in South Africa within the very short timescale created by the plunge to war in Europe. In June 1937, three months after the end of the strike, Lee, Kahn, Heaton Lee and Frieslich left Johannesburg to join the struggle in England.[181]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Epilogue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The incubus of Stalinism, however, had still not finished with the South African Trotskyists. A bizarre concoction of disinformation and slander was put about by the Stalinists to blacken the memory of all that the Lee group had stood for. Elements from the laundry strike, the metal strike and the Pooe embezzlement were thrown together into an outrageous cocktail of allegation and innuendo which was gullibly passed on by Hermann Van Gelderen of the Communist League to his brother Charlie, who was now also in Britain,[182] The result of these mischievous stories was the now infamous &#8216;Lee Affair' that split the main British Trotskyist Militant organisation with consequences that were fundamentally to affect the whole future development of Trotskyism in Britain.[183] The gravity of the repercussions led the International belatedly to oblige the Militant group leadership to check the source of the allegations with more reliable South African contacts. The truth, however, was not fully uncovered until March 1938,[184] &#8216;too late to prevent the damage being done.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee himself returned to South Africa late in 1940. None of the handful of grouplets that he had left behind had done anything in the meantime. Even The Spark had ceased publication. Only Gordon had any achievement to his credit, for between 1937 and 1940 he had succeeded in developing the small opening for legal black trade unionism available through the Trades Boards to nurture several black trade union bases with some lasting effects.[185] He had only succeeded with his unions, however, by eschewing overt politics and working with the problematical Institute for Race Relations, and Stalinist and reformist organisers. Even so, he had been interned in May 1940 before being released in 1941, but he was then hounded out of the Johannesburg area.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lee embarked on the last phase of his political life. An abortive start with the Fourth International Organisation of South Africa (as the remnants of the Communist League had become) in late 1942 or early 1943 was followed by Lee's organising a new Workers International League in 1944. A few of the old activists fleetingly reappeared, but mainly it was a new generation seeking experience and support that they were conspicuously failing to get from Cape Town.[186] One of these new activists, 22 year old Baruch Hirson, a recent convert from left-Zionism, became the WIL Secretary. Lee, Hirson recalls, &#8216;provided ideas on organisation, and from him we learnt much in the way of working with trade unionists, and also how to use a printing machine, set out paper, etc'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The WIL launched into a new phase of trade union and community struggles such that, in 1945-46, it became one of the three main organising forces behind the greatest upsurge of black trade union militancy since the 1920s. Both this and the WIL's involvement in the Alexandra township bus boycotts of 1944 and 1945 are now fully chronicled elsewhere.[187] Towards the end of 1945 and in the first half of 1946, however, the rising tide of strikes was ferociously suppressed, and the smashing of a mineworkers' dispute in August 1946 finally broke the momentum of the movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An exhausted Lee fell out of activity, and an extraordinary decision by the new group to abandon trade union work in 1946 brought the WIL to an end.[188] The fateful decision came just before the final act of the postwar industrial upsurge : the mineworkers' abortive revolt. This was the end not only of the WIL but of an entire historical period in the South African struggle, just as certainly as the demise of the Revolutionary Communist Party in Britain and the immanent degeneration of the Fourth International were similarly the closing of historical epochs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The postwar world was shaping up to be a very different world. A new generation of radical black intelligentsia was arising, animated by the threat of rigid ideological apartheid. Nelson Mandela and Oliver Tambo, leaders of the new ANC Youth, had made some of their first major interventions in the miners' strike, whilst the contrasting lack of interest by the old ANC led them to transform that organisation. But their concern was from a nationalist perspective, their group &#8216;was not noted for its encouragement of the working class movement, nor did its members conceive of the African worker as central to the struggle in South Africa'.[189] At its 1949 Conference the ANC adopted &#8216;the creed of African nationalism as a basis for national liberation'.[190] &#8216;This nationalism has its roots in the Congress Youth League which was formed in 1944... Walter Sisulu, Oliver Tambo... were foundation members.'[191]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revitalised ANC nationalism, not Socialism, was to be to the fore in the postwar world. Here was the final legacy of the rise of Stalinism. Having alienated the first generation of black worker activists, and blocked any outlet for genuine Marxism, Stalinism had left the field open to forces very different from those of revolutionary Socialism. It was to be nearly 45 years before new developments were to create the possibility of seriously challenging the stranglehold of Stalinism on the revolutionary left. Raff Lee had given everything to this phase of the movement which had now ended, and when he took his own life he died with it. There was to be no continuity in Trotskyist organisation, only the problematic legacy in the Non-European Unity Movement. It was all but forgotten that the Johannesburg pioneers had even existed. Yet where others had talked, and would talk, Lee's group had challenged Stalinism in deeds too. For Marxism the black working class was still a virgin field. Freed from the suffocating weight of Stalinism, South African workers yet have need to reclaim these experiences and lessons in order to re-embark on the struggle for Socialism.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Quoted by EH Carr, Foundations of Planned Economy , Volume 3, 1978, p999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Ibid, ppl007, 1011 ; cf E Roux, SP Bunting : A Political Biography , Cape Town, 1944, p91.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Roux, op cit, p39.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Ibid, p69.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Ibid, p75, 83.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. E Roux, Time Longer Than Rope , 1948, p215.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Roux, SP Bunting , op cit, p83 ; cf letter from Thibedi to Trotsky, 10 August 1932.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Roux, SP Bunting , op cit, p95.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Carr, op cit, p1003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Ibid, p1004 ; cf M Lopes quoted in Umsebenzi , 12 September 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Carr, op cit, p1004 ; cf Searchlight South Africa , no 3, July 1989, which contains a full discussion, &#8216;Bukharin, Bunting, and the &#8220;Native Republic&#8221; Slogan', by Baruch Hirson, and also reprints the full texts of Bunting's interventions at the 1928 Comintern Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Carr, op cit, p1015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Roux, SP Bunting , op cit, p118 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p215.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Roux, SP Bunting , op cit, p132.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Roux, Time Longer Than Rope , op cit, p264.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. M Benson, The Struggle for a Birthright , IDAF, p60 ; Roux, SP Bunting op cit, p144.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. T Grant, The Unbroken Thread , 1989, p vii ; MG Purdy, letter to Shachtman and Cannon, December 1938, Exile Papers, Trotsky Archive, Houghton Library, Harvard University.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. B Hirson, &#8216;Death of a Revolutionary', Searchlight South Africa , no 1, September 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Roux, SP Bunting , op cit, pp95, 146.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Ibid, p145.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. Umsebenzi , 12 September 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Roux, SP Bunting , op cit, p134.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. C Van Gelderen, transcript of interview with Al Richardson, 4 October 1979, p2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. Umsebenzi , 17 July 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. Cf Cape ILP 1933 minutes and membership lists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. Van Gelderen, op cit, p3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. LD Trotsky, Writings of Leon Trotsky 1933-34 , 1975, pp10, 14, 17-24, 26-7, 340 ; cf JP Cannon, A History of American Trotskyism , 1972, ppll2-20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. Purdy to Shachtman and Cannon, December 1938, Trotsky Archive Exile Papers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. Grant, op cit, p vii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31. F Klenerman to Militant Group, London, 12 January 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32. S Johns, &#8216;The Birth of the Communist Party of South Africa', International Journal of Historical African Studies , Volume 9, no 3 (1976), pp378-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33. M Haston (Kahn/Lee) to author.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34. Roux, SP Bunting , op cit, p1138.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35. E and W Roux, Rebel Pity , 1970, p103.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36. Lee to Koston, 4 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37. Grant, op cit, p vii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38. Lee to Cape WPSA, 25 July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39. Communication from the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in the International Bulletin of the ICL (English Edition), September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40. Basch, &#8216;Open Letter', quoted by Lee in draft article, 30 September 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;41. B Hirson, Yours For The Union , 1990, p40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;42. Communication from the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in the International Bulletin of the ICI, (English Edition), September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;43. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44. M Sapire, letter dated 21 February 1938, Haston Archive, Hull ; Haston to author.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45. Umsebenzi , 8 September 1934 ; Star, Johannesburg, 20 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46. Star , 1 and 20 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;47. Star , 6 September 1934 ; Umsebenzi , 15 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48. Umsebenzi , 15 September 1934 ; cf Purdy, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;49. Haston to author.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50. Purdy, quoted in Umsebenzi , 15 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51. Umsebenzi , 15 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;52. Umsebenzi , 8 and 15 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53. Cf Umsebenzi , 15 and 29 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;54. Hirson, Yours For The Union , op cit, p41.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;55. Umsebenzi , 15 and 22 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;56. Star , 20 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;57. Star , 22 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;58. Umsebenzi , 29 September 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59. Van Gelderen and Grant to author.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60. R Lee, &#8216;Some Aspects of the Native Question', New International , May 1935 ; same article, unsigned, The Spark , July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;61. B Hirson, &#8216;The Spark and the &#8220;Red Nun&#8221;, Searchlight South Africa , no 2, February 1989, p75.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;62. &#8216;A Report of Proceedings Which Have Led to the Formation of... the Workers Party of South Africa', WPSA, 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;63. Van Gelderen, op cit, p4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;64. WPSA draft thesis &#8216;The Native Question' ; cf &#8216;The Native Question', The Spark , no 1,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cape Town, March 1935 ; cf RMonroe, &#8216;The Rise and Fall of the Zulu Kingdom', Inqaba ya Basebenzl , no 28, January 1990, p28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;65. WPSA draft thesis &#8216;The Native Question', op cit, ppl-2 ; Cf &#8216;The March of Events', The Spark , no 1, March 1935, p4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;66. For the balance of forces cf Van Gelderen, op cit, p6 ; ICL Secretariat minutes, 23 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;67. WPSA to International Secretariat, 14 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;68. Minority &#8216;War Theses' ; Workers Voice , no 3, October 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;69. Van Gelderen, op cit, p.5 ; Workers Voice , Cape Town, February 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;70. WPSA draft thesis, &#8216;Concerning the Constitution of the Party'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;71. Cf references to Malan in The Spark , July, August, September and November 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;72. Workers Voice , quoted in &#8216;Malan : Foe of British Imperialism', The Spark , no 8, November 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;73. WPSA to IS, 14 May 1935 ; cf The Spark , Volume 5, no 6, June 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;74. BLL to Communist League of South Africa, 23 January 1935 ; WPSA, &#8216;A Record of Proceedings...', op cit ; Editorial, The Spark , no 1, March 1935 ; WPSA to ICL (B-L) IS, 14 May 1935 ; Koston to Barclay, 21 February 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;75. WPSA, &#8216;Report on Proceedings...', op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;76. BLL (Johannesburg), minutes, 7 February 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;77. ICL Secretariat minutes, 26 March and 23 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78. Remarques du Camarade Dubois (Ruth Fischer) in ICL , no 2, mai 1935 ; cf Van Gelderen, op cit, p5 ; WPSA to IS, 8 February 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;79. Lee to Koston, 17 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80. ICL Secretariat minutes, 23 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;81. LD Trotsky, &#8216;On the South African Theses', Writings of Leon Trotsky 1934-35 , New York, 1974, pp248-55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;82. ICL Secretariat minutes, 7 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;83. WPSA to IS, 14 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;84. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Lee to Koston, 10 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;85. R Lee, &#8216;Lessons of the Laundry Workers Strike', typescript, Johannesburg, 9 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;86. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;87. Johannesburg WPSA to Cape WPSA, 16 February 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;88. Lee to Koston, 17 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;89. Lee to Koston, 9 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;90. Koston to Lee, 26 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;91. Lee to Militant EC, 5 February 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;92. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;93. Lee to Koston, 10 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;94. Lee to Koston, 17 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;95. Hirson, Yours For The Union , op cit, p40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;96. Lee to Koston, 17 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;97. Lee to Koston, 9 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;98. Johannesburg Group for the Fourth International to ESJ, 20 January 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;99. Lee to Cape WPSA, 25 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100. Klenerman, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;101. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;102. Lee to Cape WPSA, 25 May 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;103. WPSA Johannesburg branch minutes, 22 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;104. Koston to Lee, 12 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;105. Duncan to Lambley, nd, (1935), extract WPSA papers ; cf Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Koston to Basch, 18 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;106. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Lee to Koston, 10 April 1935 ; Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Klenerman, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;107. Koston to Lee, 12 June 1935 ; Z Blank to Cape WPSA, 24 June 1935 ; Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;108. Gordon to Cape WPSA, 3 September 1935 ; Lee to Koston, 5 September 1935 (&#8216;Purdy leaves today for Abyssinia ! - Poor Mussolini !').&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;109. CW Ervin, &#8216;Trotskyism in India', Revolutionary History , Volume 1, no 4, Winter 1988-89 ; cf P Brou&#195;&#169;, &#8216;Notes on the History of the Oppositions and of the Trotskyist Movement in India', translated from Cahiers L&#195;&#169;on Trotsky , no 21, March 1985, by John Archer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;110. Lee to Koston, 4 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;111. J Saperstein to Koston, 12 April 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;112. Umsebenzi , 17 February and 10 March 1934.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;113. Umsebenzi , 9 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;114. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Manifesto , 15 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;115. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;116. WPSA Johannesburg branch minutes, 10 April 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;117. Lee to Koston, 4 March 1935 ; Blank to Cape WPSA, 24 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;118. Lee to Koston, 9 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;119. Lake and Blank, Letter of Resignation from WPSA, 13 September 1935 ; Lee to Koston,5 September 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;120. Lake and Blank, op cit ; WPSA Johannesburg branch minutes, 17 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;121. Lee to Koston, 22 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;122. Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Klenerman, op cit ; Lake and Blank, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;123. WPSA Johannesburg branch minutes, 17 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;124. WPSA Johannesburg branch minutes, 20 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;125. Lake and Blank, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;126. Ibid, cf WPSA Johannesburg branch minutes, 30 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;127. uWPSA to Johannesburg WPSA, 27 August 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;128. Lee to Koston, 5 September 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;129. Lake and Blank, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;130. Ibid ; Gordon to Cape WPSA, 18 September 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;131. Gordon to Cape WPSA, 18 September 1935 ; cf Hirson, Yours For The Union , op cit, for later career.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;132. Klenerman, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;133. Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African , London, 1971, ppl93-4 ; cf pp2l2-3, 222, 228-30, 233-5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;134. WPSA to LD Trotsky, 20 June 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;135. Lee to Koston, 1 December 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;136. The Spark , no 4, July 1935 ; Lee to Adolphe, 1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;July 1936 ; Hirson, Yours For The Union , op cit, pp38,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;137. Benson, op cit, pp64-74 ; Hirson, &#8216;The Black Republic Slogan, Part 2 : The Response of the Trotskyists', Searchlight South Africa , no 4, January 1990, p49-50.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;138. R Lee, &#8216;The Native Bills', dated 21 June 1936 and printed in The Spark , Volume 2, no8, August 1936 ; reply printed under the name of &#8216;Clare Goodlatte', same issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;139. Socialist Workers League (Johannesburg), &#8216;Statement of Policy and Programme for Work in South Africa', nd (1939), p2 (Trotsky Archive 12 16596).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;140. Workers Party of South Africa, &#8216;Draft Thesis : The Native Question', nd (1934), pp5-6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;141. Ibid, pp2-4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;142. The Spark , Cape Town, issues of 1935-1938 ; cf &#8216;Open Letter to the AAC', Volume 4, no 1, January 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;143. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;144. Hirson, &#8216;Black Republic', Part 2, op cit, p54.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;145. WPSA, &#8216;Draft Thesis : The Native Question', pp2, 6,7 ; WPSA, &#8216;Draft Thesis : Concerning the Constitution of the Party', p4 ; Hirson, &#8216;Black Republic', Part 2, op cit, pp48-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;146. The Spark , Volume 5, no 6, June 1939 ; cf Hirson, &#8216;Black Republic', Part 2, op cit, p49.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;147. Lee to Adolphe, 1 July 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;148. Lee to Koston, 17 March 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;149. CBI Dladla to CPSA Political Bureau, 17 July 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;150. Umlilo Mollo (The Flame ), Johannesburg, 3 issues September-November 1936 (British Museum cat. No.pp3558ibo) ; Lee's assessment of the AAC leadership as mere coveters of the &#8216;position of intermediaries' between the native masses and the government appears in Lee, &#8216;The Native Bills', op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;151. Lee to Adolphe, 1 July 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;152. Lee, &#8216;Some Aspects of the Native Question', op cit ; R Lee, &#8216;The Native Bills', op cit ; an article on a garment workers' strike in The Spark , May 1936, is of uncertain authorship.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;153. &#8216;March of Events', The Spark , no 1, March 1935 ; &#8216;Divide and Rule', The Spark , Volume 4, no 10, October 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;154. Lee, &#8216;Some Aspects of the Native Question', op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;155. Hirson, &#8216;Black Republic', Part 2, op cit, p55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;156. Johannesburg Group for the Fourth International to ESJ, 20 January 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;157. See notices in Umlilo Mollo , September-November 1936 ; The Spark , issues from 1935 to August 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;158. RTR Molefe (and 10 other strikers), supplement to Sapire, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;159. South African Worker , 18 March 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;160. African Metal Trades Union to Messrs Scaw Works, 21 February 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;161. South African Worker , 18 March 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;162. Molefe, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;163. Lee to WPSA (Cape), 21 February 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;164. Lee to WPSA (Cape), 22 March 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;165. Star , 24 February 1937 ; Lee to WPSA (Cape), 26 February 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;166. Molefe, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;167. Sapire, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;168. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;169. Molefe, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;170. Lee to WPSA (Cape), 22 March 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;171. Molefe, op cit ; Sapire, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;172. South African Worker , issues for January-July 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;173. South African Worker , 18 March 1937, original emphasis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;174. South African Worker , 13 February 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;175. Lee to Adolphe, 1 July 1936 ; Lee to WPSA (Cape), 21 February 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;176. Lee to Adolphe, 1 July 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;177. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;178. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;179. Koston to Basch, 10 June 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;180. Lee to WPSA (Cape), 12 May 1937 ; WPSA (Cape) to Sapire, 12 July 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;181. S Bornstein and A Richardson, War and the International , 1986, p2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;182. Van Gelderen, op cit, pp11-12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;183. Cf Bornstein and Richardson, op cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;184. Cf replies from the various South African groups, the majority not posted until well into February 1938.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;185. M Benson, The Struggle for a Birthright , IDAF, 1985, p74 ; Roux, Time Longer Than Rope , op cit, pp335-7 ; Hirson, Yours For The Union , op cit, pp4l-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;186. ROSA or at least some significant section of its membership was finding a new opening in the anti-Cape Coloured Affairs Department agitation in 1943-44 ; cf Roux, Time Longer Than Rope , op cit, pp32l, 366-7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;187. Hirson, Yours For The Union , op cit, chapters 9-14 ; cf Roux, Time Longer Than Rope , op cit, p341.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;188. Hirson, Yours For The Unizon , op cit, p189.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;189. Ibid, ppl87-8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;190. ANC 1949 &#8216;Programme of Action &#8216;statement, quoted in Searchlight South Africa , no 7, July 1991, p61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;191. Press cable from James Fairburn from 1958 Transvaal ANC Conference, quoted in Searchlight South Africa , no 7, July 1991, p61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4598&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire de la lutte des classes en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article95&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution prol&#233;tarienne en Afrique du sud, trahie par la petite bourgeoisie nationaliste et le parti stalinien, pr&#233;tendument &#034;communiste&#034;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1066&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une histoire de syndicalisme r&#233;volutionnaire en Afrique du Sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Category:Trotskyist_organisations_in_South_Africa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les groupes trotskistes sud-africains&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Category:South_African_Trotskyists&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les dirigeants trotskistes sud-africains&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sahistory.org.za/site-search?search_api_fulltext=trotskyists&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volte sociale en Afrique du sud</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7440</link>
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		<dc:date>2021-07-22T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;volte sociale en Afrique du sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Une explosion de col&#232;re d&#233;ferle sur une grande partie de l'Afrique du Sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des milliers de personnes parmi les plus pauvres du pays ont d&#233;clench&#233; des &#233;meutes et pill&#233; des centres commerciaux, des supermarch&#233;s et des entrep&#244;ts. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volte a commenc&#233; dans la province du KwaZulu-Natal, centr&#233;e sur la ville de Durban. Ensuite, il s'est propag&#233; &#224; Johannesburg et &#224; la province environnante du Gauteng. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, il y a eu d'importants pillages dans deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;volte sociale en Afrique du sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une explosion de col&#232;re d&#233;ferle sur une grande partie de l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de personnes parmi les plus pauvres du pays ont d&#233;clench&#233; des &#233;meutes et pill&#233; des centres commerciaux, des supermarch&#233;s et des entrep&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte a commenc&#233; dans la province du KwaZulu-Natal, centr&#233;e sur la ville de Durban. Ensuite, il s'est propag&#233; &#224; Johannesburg et &#224; la province environnante du Gauteng.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a eu d'importants pillages dans deux autres provinces : Mpumalanga, juste &#224; l'est de Gauteng, et Northern Cape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, tout semblait li&#233; &#224; de petites manifestations initi&#233;es par les partisans de l'ancien pr&#233;sident Jacob Zuma, qui venait d'&#234;tre emprisonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela est rapidement devenu beaucoup plus - et la plupart des personnes impliqu&#233;es n'ont aucun int&#233;r&#234;t pour Zuma ou aucun des politiciens au sommet de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Duduzile vit dans le canton d'Alexandra, au nord de Johannesburg, o&#249; vivent environ 750 000 personnes. Elle a d&#233;clar&#233; : &#171; J'ai 40 ans et je n'ai jamais rien vu de tel. Les gens vidaient les magasins. C'&#233;tait gratuit pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour beaucoup, c'&#233;tait un d&#233;lice. Enfin, il y avait de la nourriture et d'autres choses. Il n'y a pas de travail, nous avons faim, nos enfants et nos a&#238;n&#233;s ont faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le coronavirus a fait des morts, beaucoup de morts, et nous sommes plus pauvres que jamais pendant les fermetures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 9 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/10/incarceration-de-zuma-affrontements-a-nkandla-kwazulu-natal-9-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/10/incarceration-de-zuma-affrontements-a-nkandla-kwazulu-natal-9-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10-11 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/12/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-a-johannesburg-dans-le-kwazulu-natal-et-durban-11-12-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/12/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-a-johannesburg-dans-le-kwazulu-natal-et-durban-11-12-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/13/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillage-dans-le-kwazulu-natal-a-johannesburg-et-tshwane-pretoria-12-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/13/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillage-dans-le-kwazulu-natal-a-johannesburg-et-tshwane-pretoria-12-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/14/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-a-durban-et-johannesburg-13-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/14/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-a-durban-et-johannesburg-13-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/15/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-mpumalanga-et-le-cap-nord-a-johannesburg-et-durban-14-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/15/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-mpumalanga-et-le-cap-nord-a-johannesburg-et-durban-14-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore 14 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2021/07/16/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-phoenix-ladysmith-a-johannesburg-14-juillet-2021/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2021/07/16/incarceration-de-zuma-emeutes-et-pillages-dans-le-kwazulu-natal-phoenix-ladysmith-a-johannesburg-14-juillet-2021/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le gouvernement de l'ANC est secou&#233; par des manifestations hostiles tandis que les Sud-Africains protestent contre la d&#233;t&#233;rioration des conditions sociales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud a &#233;t&#233; secou&#233;e par quatre jours de manifestations de col&#232;re et d'&#233;meutes &#224; travers le pays, dans ce qu'on a d&#233;crit comme les pires troubles depuis la fin du r&#233;gime d'apartheid d&#233;test&#233; et de la domination de la minorit&#233; blanche et la prise de pouvoir par le Congr&#232;s national africain (ANC) en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux provinces les plus dens&#233;ment peupl&#233;es d'Afrique du Sud, Gauteng, o&#249; se trouvent Johannesburg, la capitale commerciale et la plus grande ville du pays, et Pretoria, la capitale, et la province orientale du KwaZulu-Natal, ont &#233;t&#233; les plus touch&#233;es. Mais les protestations se sont &#233;tendues aux provinces du Cap Nord et de Mpumalanga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants, bien plus nombreux que la police, ont pill&#233; des magasins, des entrep&#244;ts, des d&#233;p&#244;ts et des usines, emportant des appareils &#233;lectriques, des v&#234;tements et des denr&#233;es alimentaires, tandis que d'autres ont mis le feu &#224; des magasins et des bureaux. La BBC a diffus&#233; une vid&#233;o qui montre une m&#232;re qui laisse tomber son enfant d'un immeuble en feu dans les bras d'un groupe de personnes en contrebas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs des principales autoroutes du pays ont &#233;t&#233; bloqu&#233;es apr&#232;s qu'on a incendi&#233; des camions, ce qui a incit&#233; la plus grande raffinerie de p&#233;trole d'Afrique du Sud &#224; annoncer la suspension de ses activit&#233;s en raison des troubles civils et de la perturbation des voies d'approvisionnement vers et depuis le KwaZulu-Natal. De longues files d'attente se sont form&#233;es devant les stations-service et les magasins de la ville portuaire orientale de Durban et de Johannesburg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence aurait touch&#233; les cliniques de soins de sant&#233; et le programme de distribution des vaccins qui s'essouffle. Des fournitures m&#233;dicales et des m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; pill&#233;s, alors m&#234;me que la troisi&#232;me vague d'infections au Covid frappe l'Afrique du Sud. Selon les statistiques officielles, le virus a tu&#233; au moins 64.000 personnes, bien que les chiffres de surmortalit&#233; indiquent que 100.000 autres personnes, sinon plus, sont mortes directement ou indirectement &#224; cause de la pand&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moins 72 personnes sont mortes et plus de 1.300 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es pendant les manifestations. Si la plupart des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es ont &#233;t&#233; tu&#233;es par des tirs &#224; balles r&#233;elles de la police, dix ont &#233;t&#233; tu&#233;es lors d'un mouvement de foule au centre commercial Ndofaya &#224; Soweto, Johannesburg, et d'autres ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;es dans un entrep&#244;t lorsqu'une pile de marchandises est tomb&#233;e sur des pillards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incarc&#233;ration, la semaine derni&#232;re, de l'ancien pr&#233;sident Jacob Zuma, condamn&#233; par la Cour constitutionnelle &#233;tait l'&#233;v&#233;nement qui a d&#233;clench&#233; les manifestations. Zuma a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; pour outrage au tribunal, ayant initialement d&#233;fi&#233; son ordre de compara&#238;tre lors d'une enqu&#234;te sur la corruption durant sa pr&#233;sidence de 2009 &#224; 2018. Craignant que ses actions en tant qu'ancien pr&#233;sident et celles de ses acolytes aient un impact n&#233;gatif sur les int&#233;r&#234;ts commerciaux de l'Afrique du Sud dans le pays et &#224; l'&#233;tranger, ainsi que sur le soutien &#233;lectoral de l'ANC, comme en t&#233;moignent les pertes importantes aux &#233;lections municipales de 2016, la fraction du pr&#233;sident Cyril Ramaphosa au sein de l'ANC l'avait contraint &#224; d&#233;missionner en tant que pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zuma, 79 ans, est un v&#233;t&#233;ran de la lutte antiapartheid qu'il a rejoint &#224; 17 ans, purgeant une peine de 10 ans de prison &#224; Robben Island dans les ann&#233;es 1960 aux c&#244;t&#233;s de Nelson Mandela. Zuma a &#233;galement &#233;t&#233; membre du Parti communiste stalinien sud-africain (SACP) jusqu'en 1990. Depuis lors, il joue un r&#244;le majeur au sein de l'ANC. Ce r&#244;le, son soutien avou&#233; aux agriculteurs et aux travailleurs pauvres, ainsi qu'un degr&#233; important de favoritisme, lui a permis de conserver un certain soutien populaire, bien qu'il soit embourb&#233; depuis des ann&#233;es dans des scandales et qu'il doive faire face &#224; un proc&#232;s longtemps report&#233; pour fraude, corruption et racket.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zuma et sa faction ont attaqu&#233; la d&#233;cision de justice, accusant le tribunal et ses adversaires politiques de partialit&#233; politique et d'avoir impos&#233; une peine de prison sans proc&#232;s qui &#233;tait inconstitutionnelle. Apr&#232;s avoir initialement refus&#233; de se rendre &#224; la police et appel&#233; ses partisans &#224; s'opposer &#224; la sentence, il a c&#233;d&#233; au dernier moment mercredi et s'est pr&#233;sent&#233; aux autorit&#233;s. Lundi, la Cour constitutionnelle a accept&#233; d'entendre sa demande d'annulation de l'ordonnance d'emprisonnement, mais elle n'a pas encore rendu sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations des partisans de Zuma, principalement dans sa province natale du KwaZulu-Natal, se sont rapidement transform&#233;es en un mouvement plus large contre le gouvernement de l'ANC. Des millions de personnes sont m&#233;contentes de sa mauvaise gestion de la pand&#233;mie et du d&#233;ploiement des vaccins, ainsi que de l'intensification de la crise &#233;conomique qui a laiss&#233; de nombreuses personnes sans emploi, sans revenu ou sans soutien financier du gouvernement, tandis que les &#233;chelons sup&#233;rieurs du parti au pouvoir s'enrichissent aux d&#233;pens du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'un des niveaux d'in&#233;galit&#233; des revenus les plus &#233;lev&#233;s au monde, les 20 pour cent les plus ais&#233;s de la population d'Afrique du Sud s'approprient plus de 68 pour cent des revenus. Selon les statistiques gouvernementales, p&#226;le reflet de la r&#233;alit&#233;, un tiers des travailleurs sont sans emploi, entra&#238;nant la paup&#233;risation de millions de personnes, tandis que le gouvernement a gel&#233; les salaires du secteur public, refusant de verser une augmentation salariale due &#224; partir d'avril 2020 en vertu de l'accord triennal de 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Ramaphosa a &#233;t&#233; contraint de reconna&#238;tre la col&#232;re g&#233;n&#233;ralis&#233;e suscit&#233;e par les conditions sociales qui ont transform&#233; le pays en poudri&#232;re, cela ne l'a pas emp&#234;ch&#233; d'ordonner &#224; l'arm&#233;e d'aider la police &#224; disperser les foules, &#224; r&#233;primer les manifestations et &#224; arr&#234;ter les pillards. S'adressant &#224; la nation &#224; la t&#233;l&#233;vision lundi, pour la deuxi&#232;me fois seulement depuis le d&#233;but des &#233;meutes, il a d&#233;clar&#233; : &#171; Que les choses soient claires : nous allons prendre des mesures pour prot&#233;ger chaque personne dans ce pays contre la menace de violence, d'intimidation, de vol et de pillage. &#187; Il voulait dire par l&#224; que l'arm&#233;e agirait pour prot&#233;ger les grandes entreprises et la bourgeoisie sud-africaine des masses furieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a annonc&#233; une prolongation de deux semaines des mesures de confinement limit&#233;es qui visent &#224; contrer une troisi&#232;me vague brutale d'infections au Covid le week-end dernier. Ces mesures comprennent l'interdiction des rassemblements et de la vente d'alcool, un couvre-feu de 21 h &#224; 4 h et la fermeture des &#233;coles, cherchant &#224; faire porter aux manifestants la responsabilit&#233; de la perturbation du programme de vaccination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ramaphosa a pr&#233;venu que le pays risquait de retomber dans les querelles ethniques du d&#233;but des ann&#233;es 1990, lorsque, sous le r&#233;gime de l'apartheid, &#171; des &#233;l&#233;ments sinistres attisaient les flammes de la violence dans nos communaut&#233;s pour essayer de nous monter les uns contre les autres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faction de Ramaphosa courtise plus ouvertement la finance et les grandes entreprises internationales pour qu'elles investissent en Afrique du Sud. Ramaphosa s'est engag&#233;e &#224; &#233;radiquer la corruption end&#233;mique au sein de l'ANC qui a rendu les capitaux &#233;trangers et les institutions financi&#232;res internationales r&#233;ticents &#224; traiter avec le pays. Il a cherch&#233; &#224; utiliser les tribunaux contre ses adversaires de l'ANC, en faisant valoir que ce qui est en jeu, c'est &#171; l'&#201;tat de droit &#187;. Il entend par l&#224; cet &#233;tat de droit capitaliste qui a permis &#224; Ramaphosa de se constituer une immense fortune personnelle ; qui sanctionne l'expropriation par l'&#233;lite financi&#232;re de la richesse cr&#233;&#233;e par la classe ouvri&#232;re sous la forme de b&#233;n&#233;fices et de dividendes vers&#233;s aux actionnaires ; et qui permet aux grandes entreprises de dissimuler leur criminalit&#233; derri&#232;re le &#171; voile d'entreprise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas que les travailleurs doivent soutenir Zuma, ouvertement corrompu, ou bien ses partisans. Les luttes intestines au sein de l'ANC sont l'expression de la crise prolong&#233;e qui frappe l'ensemble de la bourgeoisie sud-africaine. L'ANC est arriv&#233; au pouvoir en 1994 dans le but de sauver le capitalisme sud-africain dans une p&#233;riode de transition rapide. Avec la mondialisation de la production, le r&#233;gime nationaliste et autarcique de l'apartheid n'&#233;tait plus adapt&#233;, et l'on craignait que le militantisme croissant de la classe ouvri&#232;re sud-africaine n'entra&#238;ne la fin du r&#233;gime capitaliste dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ANC a &#233;t&#233; choisi comme m&#233;canisme pour r&#233;primer les efforts r&#233;volutionnaires de la classe ouvri&#232;re noire, une classe capitaliste noire &#233;tant form&#233;e pour prendre sa place aux c&#244;t&#233;s des capitalistes blancs, par le biais de programmes de l'&#233;mancipation &#233;conomique des Noirs (Black Economic Empowerment &#8211; BEE). Cette d&#233;marche a &#233;t&#233; sanctifi&#233;e politiquement par la th&#233;orie stalinienne en deux &#233;tapes du SACP, qui a proclam&#233; la fin officielle de l'apartheid comme une r&#233;volution d&#233;mocratique et une &#233;tape n&#233;cessaire avant toute lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La carri&#232;re de Ramaphosa ainsi que celle de Zuma expriment la trajectoire de l'ANC et sa politique. Apr&#232;s avoir dirig&#233; le plus grand syndicat d'Afrique du Sud, le National Union of Mineworkers, il a &#233;t&#233; &#233;lu secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ANC en 1991. Devenu rapidement multimillionnaire, en tant qu'actionnaire des mines Lonmin &#224; Marikana, Ramaphosa a appel&#233; en 2012 les autorit&#233;s &#224; intervenir contre les mineurs en gr&#232;ve. Cela a donn&#233; le feu vert aux forces de s&#233;curit&#233; pour tirer sur les gr&#233;vistes, tuant 34 personnes et en blessant 78 autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours de l'ANC &#8211; de l'opposition &#224; la cooptation &#8211; a &#233;t&#233; reproduit &#224; travers l'Afrique et le Moyen-Orient. La bourgeoisie nationale, d&#233;pendante de l'imp&#233;rialisme et craignant la r&#233;volution d'en bas, ne peut r&#233;soudre les probl&#232;mes d&#233;mocratiques, &#233;conomiques et sociaux fondamentaux auxquels font face les masses. Seule la classe ouvri&#232;re peut le faire. Cela signifie qu'elle doit rompre avec la politique capitaliste de l'ANC. Elle doit adopter un programme socialiste et international dans l'unit&#233; la plus &#233;troite avec ses fr&#232;res et s&#339;urs de classe sur le continent africain et dans les centres imp&#233;rialistes, pour prendre le pouvoir et renverser le capitalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La fin de l'apartheid en Afrique du Sud</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7116</link>
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		<dc:date>2020-11-05T23:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
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&lt;p&gt;La fin de l'apartheid en Afrique du Sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment la victoire de Mandela, soi-disant leader des travailleurs noirs, est aussi la victoire de De Klerk, leader du parti de l'apartheid ? &lt;br class='autobr' /&gt; En Afrique du Sud, l'ann&#233;e 1973 avait vu une premi&#232;re grande vague de gr&#232;ves d&#233;fier le r&#233;gime de l'apartheid. Si ces gr&#232;ves portaient sur les salaires (ceux des mineurs quadrupl&#232;rent entre 1972 et 1975) elles prenaient aussit&#244;t un caract&#232;re politique, les syndicats noirs ind&#233;pendants &#233;tant ill&#233;gaux et tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique76" rel="directory"&gt;1- 1 Cinq situations pr&#233;-r&#233;volutionnaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;Syndicalism - le syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot235" rel="tag"&gt;Mineurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin de l'apartheid en Afrique du Sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment la victoire de Mandela, soi-disant leader des travailleurs noirs, est aussi la victoire de De Klerk, leader du parti de l'apartheid ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14747 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH391/Frederik-De-Klerk-Nelson-Mandela-1992-Forum-economique-mondial-Davos-Suisse_1_730_570-67b6a.jpg?1779779481' width='500' height='391' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14746 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L323xH400/deklerk_mandela-497ad-19916.jpg?1779779481' width='323' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du Sud, l'ann&#233;e 1973 avait vu une premi&#232;re grande vague de gr&#232;ves d&#233;fier le r&#233;gime de l'apartheid. Si ces gr&#232;ves portaient sur les salaires (ceux des mineurs quadrupl&#232;rent entre 1972 et 1975) elles prenaient aussit&#244;t un caract&#232;re politique, les syndicats noirs ind&#233;pendants &#233;tant ill&#233;gaux et tout mouvement &#233;tant du coup dirig&#233; contre la dictature. Les luttes se multipli&#232;rent pour imposer la reconnaissance des syndicats noirs ind&#233;pendants, et d&#232;s 1983, le patronat des mines lui-m&#234;me, en toute ill&#233;galit&#233;, se r&#233;solut &#224; organiser une rencontre avec les dirigeants du NUM, le syndicat noir des mines. 740000 travailleurs noirs &#233;taient alors syndiqu&#233;s. Le pays connut par la suite plusieurs vagues de gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales, notamment de 1984 &#224; 1986. Le gouvernement de l'apartheid fut contraint de recourir &#224; l'&#233;tat d'urgence, mais la bourgeoisie n'en avait pas moins saisi qu'elle devrait faire des concessions. Le r&#233;gime de l'apartheid &#233;tait condamn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du sud a &#233;t&#233; l'objet d'un changement politique et social parmi les plus &#233;tonnants et rapides de l'Histoire. En un petit nombre d'ann&#233;es, on a vu le Parti national au pouvoir, celui qui avait organis&#233; un r&#233;gime semi-fasciste pour imposer la supr&#233;matie blanche, le r&#233;gime dit d'apartheid, d&#233;cider de prendre contact avec le principal parti nationaliste noir, l'ANC, n&#233;gocier puis sortir le leader de l'ANC de prison pour le porter &#224; la pr&#233;sidence de l'Etat sud-africain. Que ce parti des tortionnaires racistes se retourne ainsi, il y a de quoi &#233;tonner. De Klerk, le dirigeant du Parti national, le parti de l'apartheid, a en Afrique du sud, l'une des dictatures les plus f&#233;roces du monde, a pris la t&#234;te d'un des changements politique et sociaux le plus impressionnants. De tels retournements m&#233;ritent plus d'explications que n'en donnent les commentateurs, les politiques comme les historiens ou les journalistes. L'imp&#233;rialisme, en particulier les Etats am&#233;ricain et anglais, qui avait assist&#233; jusque l&#224; sans r&#233;gir &#224; toutes les exactions et atrocit&#233;s du r&#233;gime sud-africain a apport&#233; un soutien total et m&#234;me a pris la t&#234;te des n&#233;gociations de changement de r&#233;gime. Le Parti communiste sud-africain a &#233;t&#233; en t&#234;te des n&#233;gociations, en liaison avec la direction du r&#233;gime russe. En fait, le tournant en Afrique du sud a fait partie d'un tournant mondial, la fin de la politique des blocs. D'autres participants de ce changement sont tout aussi mobilis&#233;s en sa faveur : la grande bourgeoisie blanche d'Afrique du sud. Les plus grands patrons sud-africains, ceux des mines, sont m&#234;me &#224; l'origine des premi&#232;res rencontres en Suisse. C'est &#224; cette bourgeoisie que la direction de l'ANC, de l'UDF (alliance de toute la bourgeoisie noire avec les leaders populaires noirs et quelques militants d&#233;mocrates blancs), du Parti communiste, des dirigeants des syndicats qui leur sont li&#233;s ont donn&#233; des garanties sur le type de soci&#233;t&#233; qui d&#233;coulerait d'une venue au pouvoir de l'ANC. Il faut dire que jusque l&#224; ANC et Parti communiste &#233;taient rest&#233;s sur la lanc&#233;e d'un discours sur la mise en place d'une &#171; soci&#233;t&#233; socialiste &#187;. Le tournant en mati&#232;re de discours a &#233;t&#233; pris sans difficult&#233; et &#224; grande vitesse : aucune remise en cause du capitalisme ni de la propri&#233;t&#233; du grand capital en &#233;change de la venue au pouvoir d'une partie de la direction nationaliste noire. La place des dirigeants syndicaux a &#233;t&#233; particuli&#232;rement n&#233;goci&#233;e. Certains d'entre eux ont re&#231;u un v&#233;ritable pont d'or, &#224; la mesure de la peur que la classe ouvri&#232;re suscitait dans la grande bourgeoisie. A la mesure aussi de la trahison de cette lutte que repr&#233;sentait la mani&#232;re dont la fin de l'apartheid a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte de la classe ouvri&#232;re, et la menace que celle-ci constituait non seulement pour le r&#233;gime, mais pour l'oppression capitaliste en Afrique du sud et m&#234;me au-del&#224;, &#233;tait le principal probl&#232;me qui explique un tournant aussi radical. En cas d'explosion r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat sud-africain, tout le continent africain pouvait &#234;tre une immense caisse de r&#233;sonance de l'insurrection, offrant d'&#233;normes perspectives au d&#233;veloppement de la lutte. Les r&#233;gimes de parti unique &#233;taient us&#233;s dans tout le continent noir. Les espoirs d&#233;&#231;us des ind&#233;pendances, une population jeune sans aucune sympathie pour les classes dirigeantes corrompues et d&#233;go&#251;tantes et une population pauvre ayant une grande sympathie pour le combat des opprim&#233;s d'Afrique du sud offraient un grand nombre de possibilit&#233;s d'extension d'une lutte explosive en Afrique du sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la peur de la r&#233;volution, il faut le souligner clairement, qui a amen&#233; la grande bourgeoisie, tant imp&#233;rialiste que sud-africaine et aussi que la bureaucratie russe, de se r&#233;soudre &#224; prendre le tournant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons voir que ce changement radical de la politique mondial s'appuie sur l'usure constat&#233;e dans tous les pays piliers de la politique des blocs, &#224; l'est comme &#224; l'ouest. C'est tr&#232;s exactement dans tous ces pays (Iran, Irak, Turquie, Cor&#233;e du sud, Afrique du sud, Pologne, &#8230;) que la classe ouvri&#232;re commence &#224; devenir une force mena&#231;ante et qui intervient non seulement par des gr&#232;ves mais aussi par une action politique du plus en plus dangereuse pour les poss&#233;dants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du sud &#233;galement, c'est la classe ouvri&#232;re qui repr&#233;sentait l'&#233;l&#233;ment le plus mena&#231;ant de la situation pour les classes poss&#233;dantes. Contrairement &#224; l'image donn&#233;e par bien des auteurs, l'ANC n'&#233;tait pas le repr&#233;sentant naturel des travailleurs noirs d'Afrique du sud. Ayant fait le choix d'envoyer ses militants organiser des gu&#233;rillas &#224; partir des pays voisins, l'organisation nationaliste &#233;tait peu implant&#233;e dans la classe ouvri&#232;re au milieu des ann&#233;es 80 et son discours d'alliance de classe ne lui permettait pas d'y recruter ais&#233;ment parmi les leaders syndicalistes. Lorsque la bourgeoisie blanche d'Afrique du sud a choisi de d&#233;tourner le danger prol&#233;tarien en pactisant avec l'ANC, personne ne pouvait dire si cela suffirait &#224; calmer la situation. Et le pouvoir blanc acceptait d'int&#233;grer les dirigeants noirs si ceux-ci s'en av&#233;raient capables. Le 29 octobre (1989), a eu lieu le premier meeting autoris&#233; de l'ANC. Les leaders nationalistes noirs y ont d&#233;clar&#233; que l'ANC venait d'avoir un premier succ&#232;s : d&#233;montrer qu'ils &#233;taient capables de contr&#244;ler leurs troupes ! Walter Sisulu y d&#233;clarait : &#171; Nous n&#233;gocierons avec le r&#233;gime blanc s'il fait preuve de sinc&#233;rit&#233; et cr&#233;e le climat n&#233;cessaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis juin 1976, les travailleurs et les opprim&#233;s d'Afrique du sud ont commenc&#233; &#224; se faire craindre. En juin 1976, l'explosion de la jeunesse de Soweto ouvre une des p&#233;riodes les plus explosives sur le terrain social et politique qu'ait connu l'Afrique du sud. Dix mille &#233;coliers noirs d&#233;filent dans Soweto pour protester contre l'enseignement obligatoire en afrikaans, la langue du colonisateur hollandais. La police tire sur les manifestants et tue un adolescent de treize ans. Ce meurtre d&#233;clenche la col&#232;re des jeunes &#233;coliers auxquels se sont joints des ch&#244;meurs de ce ghetto le plus peupl&#233; d'Afrique du sud (un million cinq cent mille habitants). Contre des hommes casqu&#233;s qui tirent dans le cas, les &#233;meutiers dressent des barricades, mettent le feu aux b&#226;timents administratifs, &#224; tout ce qui symbolise le pouvoir blanc. A l'exemple de Soweto, dans presque toutes les villes noires, autour de Johannesburg, puis de Pretoria, la jeunesse descend dans la rue. Le 11 ao&#251;t 1976, une grande gr&#232;ve des travailleurs noirs paralyse la moiti&#233; des activit&#233;s de Johannesburg et, deux jours plus tard, une &#233;meute se d&#233;clenche au Cap. Malgr&#233; les morts et les emprisonn&#233;s, le mouvement gagne l'ensemble du pays, ce qui ne s'&#233;tait jamais encore produit. On &#233;tait loin du pont de d&#233;part : une contestation de l'enseignement en afrikaans par les seuls &#233;tudiants. Ce sont les coll&#233;giens, encore adolescents, qui ont anim&#233; et dirig&#233; le mouvement, appelant &#224; plusieurs reprises et avec succ&#232;s les travailleurs &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Si la r&#233;pression a d&#233;capit&#233; pour quelques ann&#233;es le mouvement, les militants &#233;tant morts, emprisonn&#233;s ou exil&#233;s, la classe ouvri&#232;re avait commenc&#233; &#224; reprendre confiance dans ses propres forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;but des ann&#233;es 80, la contestation repart de plus belle. Et, sur ce point, l'Afrique du sud fait partie d'un mouvement qui concerne l'ensemble de l'Afrique noire, et m&#234;me qui concerne le monde &#224; la m&#234;me p&#233;riode. Il y a un r&#233;veil g&#233;n&#233;ral qui concerne particuli&#232;rement les pays de la politique des blocs. Au nom de la n&#233;cessit&#233; des blocs, l'imp&#233;rialisme a soutenu des r&#233;gimes cens&#233;s s'opposer au bloc adversaire, r&#233;gimes qui se maintenaient malgr&#233; leur impuissance, leur corruption et la haine des populations, uniquement parce que les imp&#233;rialisme s'interdisaient, pour l'essentiel, toute concurrence entre eux au nom des blocs. C'est ainsi que les partis uniques avaient pu se maintenir, des deux c&#244;t&#233;s, dans les deux blocs. Ces partis uniques, par exemple au Gabon ou en C&#244;te d'ivoire, n'&#233;taient m&#234;me pas synonymes d'une pr&#233;tention au socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1981-82, il y a une recrudescence des affrontements en Afrique du sud. La crise &#233;conomique entra&#238;ne gr&#232;ves, manifestations, luttes dans les entreprises et dans les townships. La police et l'arm&#233;e interviennent violemment mais, cette fois, ils s'av&#232;rent incapables de venir &#224; bout de la r&#233;volte. Des milliers de jeunes, des &#233;coliers aux jeunes ch&#244;meurs, ne craignent plus de s'affronter aux forces de l'ordre et ces combats sont quotidiens. Malgr&#233; l'intervention des cars blind&#233;s de l'arm&#233;e qui enl&#232;vent les manifestants, la r&#233;volte s'installe en permanence dans les townships et cr&#233;e un climat insurrectionnel qui va bient&#244;t &#234;tre compl&#233;t&#233; par la mont&#233;e du militantisme et de la mobilisation dans la classe ouvri&#232;re, puis par le d&#233;veloppement de luttes ouvri&#232;res d'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite et la moyenne bourgeoisie noire tente aussi d'influencer la mont&#233;e militante et de lui donner un cadre. En ao&#251;t 1983, 700 associations, li&#233;es aux partis nationalistes et r&#233;formistes et aux &#233;glises et appuy&#233;s par la &#171; lib&#233;raux &#187; blancs, se sont f&#233;d&#233;r&#233;es au sein de l'UDF, au nom de la lutte contre la r&#233;forme constitutionnelle de Botha. C'est une tentative pour l'ANC de p&#233;n&#233;trer le mouvement social qui se d&#233;veloppe. En effet, cette organisation qui a un important cr&#233;dit dans la population noire, en particulier dans la jeunesse, a fait le choix de la &#171; lutte arm&#233;e &#187;, ce qui signifie que la majorit&#233; de ses militants sont dans des maquis et sont coup&#233;s de leur milieu. La mont&#233;e sociale a lieu sans que les militants de l'ANC eux-m&#234;mes puissent y jouer v&#233;ritablement un r&#244;le au d&#233;but. En particulier, la mont&#233;e militante dans la classe ouvri&#232;re n'est pas dirig&#233;e par le courant de l'ANC, ni par celui de la &#171; conscience noire &#187;, les courants du nationalisme noir s'&#233;tant d&#233;tourn&#233;s de la classe ouvri&#232;re consid&#233;r&#233;e comme seulement capable de luttes &#233;conomiques. Le militantisme ouvrier monte en fl&#232;che et se radicalise. Les syndicats d'ouvriers noirs, qui ne comptaient que 16.000 adh&#233;rents en 1969, passent de 223.000 en 1980 &#224; 741.000 en 1983. Les nouveaux syndicats de travailleurs noirs se s&#233;parent de la f&#233;d&#233;ration TUSCA contr&#244;l&#233;e par les syndicats blancs. En 1979, est apparu notamment le FOSATU, importante f&#233;d&#233;ration de syndicats noirs organis&#233;s par branche industrielle et qui va rapidement se radicaliser et se politiser. Le syndicalisme ouvrier passe tr&#232;s rapidement du corporatisme &#224; la contestation politique et sociale du r&#233;gime. Il est remarquable que, vers le milieu des ann&#233;es 80, la plupart des directions des plus grands syndicats ouvriers noirs soit form&#233;e de militants trotskystes. Cela souligne la mont&#233;e du radicalisme ouvrier en m&#234;me temps que l'absence de l'ANC dans la classe ouvri&#232;re des entreprises, m&#234;me si l'ANC a commenc&#233; &#224; appara&#238;tre dans la jeunesse mobilis&#233;e des townships et dans les organisations de la petite bourgeoisie noire. La fraction militante de la classe ouvri&#232;re se distingue des jeunes radicaux dans le sens d'une conscience de classe affirm&#233;e. Par exemple, l'immense majorit&#233; des syndicats refuse d'adh&#233;rer &#224; l'UDF, front ouvertement bourgeois. Seul le SACTU, dirig&#233; par l'ANC, y participe. Le FOSATU vote coup sur coup des r&#233;solutions contre la collaboration de classe pr&#244;n&#233;e par l'ANC et l'UDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative du r&#233;gime d'assouplir un peu les r&#232;gles de l'apartheid (notamment la suppression de l'interdiction des mariages mixtes, de la s&#233;gr&#233;gation dans les salles de th&#233;&#226;tre, les plages et les h&#244;tels de luxe, la cr&#233;ation d'un parlement consultatif pour les M&#233;tis, d'un autre pour les Indiens, la nomination d'un ministre indien et d'un ministre m&#233;tis &#8211; sans portefeuille), depuis 1984, n'a nullement permis de d&#233;mobiliser la jeunesse, ni n'a diminu&#233; le soutien de l'ensemble de la population &#224; son combat contre l'apartheid. En t&#233;moignent les chiffres impressionnants de la r&#233;pression, et l'augmentation consid&#233;rable du nombre de jeunes arr&#234;t&#233;s. Selon les chiffres officiels, truqu&#233;s bien entendu, parmi le nombre de personnes d&#233;tenues entre le 2 juillet 1985 et le 7 mars 1986, il y avait 21.000 jeunes de moins de 16 ans. Des centaines, des milliers d'associations communautaires naissent dans les townships qui t&#233;moignent d'une mont&#233;e du militantisme dans les milieux populaires. Certaines associations organisent le boycott des transports dont le prix augmente, d'autres organisent la gr&#232;ve des loyers des logements g&#233;r&#233;s par les municipalit&#233;s. Des comit&#233;s de quartier sont charg&#233;s d'emp&#234;cher l'entr&#233;e des forces de l'ordre. Des enfants de parents d&#233;tenus ou &#171; disparus &#187; se regroupent. Les gens s'organisent pour abattre les mouchards ou les conseillers municipaux vendus au syst&#232;me. L'&#233;norme majorit&#233; des organisations noires appellent au boycott des &#233;lections en Afrique du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement de Botha pr&#233;tend qu'il va r&#233;former l'apartheid, si depuis 1986 il affirme vouloir aller doucement vers la suppression du &#171; pass &#187; (le fameux passeport int&#233;rieur cause de nombreuses &#233;meutes) et d&#233;clare : &#171; Je suis engag&#233; dans un processus de r&#233;formes destin&#233;es &#224; &#233;largir la d&#233;mocratie &#187;, ce n'est pas seulement pour am&#233;liorer son image &#224; l'ext&#233;rieur mais parce que, depuis l'&#233;t&#233; 1984, l'insurrection populaire et ouvri&#232;re gagne chaque ann&#233;e en ampleur dans tout le pays. En ao&#251;t 1984, quelques jours apr&#232;s les &#233;lections, des &#233;meutes &#233;clatent dans la r&#233;gion de Johannesburg, violemment r&#233;prim&#233;es et faisant 29 mort officiellement. A Sabokeng, une grande cit&#233; noire, les forces de l'ordre tentent de d&#233;truire les groupes noirs arm&#233;s. 7000 policiers occupent la ville, fouillent les maisons, et se heurtent &#224; la population noire, faisant officiellement 95 morts. Le maire de Tembissa, une autre grande cit&#233; noire, a d&#251; fuir devant la haine de la population qui manifestait et mena&#231;ait de s'occuper de lui. En avril 1985, dix conseillers municipaux noirs, accus&#233;s de collaboration avec le pouvoir blanc, ont &#233;t&#233; tu&#233;s et 174 d'entre eux ont d&#251; d&#233;missionner. En juillet 1985, 410 policiers ont &#233;t&#233; soit tu&#233;s soit ont vu leur maison br&#251;l&#233;e par les jeunes manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie (imp&#233;rialiste et sud africaine), inqui&#232;te de la mont&#233;e ouvri&#232;re et populaire, cherche &#224; trouver une issue politique qui int&#232;grerait les nationalistes et les r&#233;formistes, en d&#233;tournant le risque social. Les n&#233;gociations de la grande bourgeoisie blanche sud africaine avec l'ANC d&#233;butent en 1985. Le 18 septembre 1985, une d&#233;l&#233;gation d'hommes d'affaire blancs sud africains se rend en Zambie pour rencontrer la direction de l'ANC. L'un d'entre eux est Oppenheimer, principal actionnaire de la De Beer, premier producteur de diamant qui contr&#244;le les deux tiers de la production mondiale de diamant. Il affirme qu'il va falloir rapidement supprimer l'apartheid. Ces patrons blancs n'ont cure des souffrances de la majorit&#233; de la population pauvre d'Afrique du sud, ni des exactions particuli&#232;res subies par les Noirs mais le danger d'explosion ouvri&#232;re incontr&#244;lable, de plus en plus &#233;vident pour tous, les pousse &#224; vouloir changer de r&#233;gime au plus vite. Ils trouvent dans l'ANC (et ses alli&#233;s de l'UDF) un partenaire pr&#234;t &#224; sacrifier la r&#233;volution pour obtenir une part du pouvoir en sauvant la grande bourgeoisie. L'ANC qui affirmait vouloir le socialisme et diriger &#171; une r&#233;volution d&#233;mocratique assurant la lib&#233;ration des opprim&#233;s &#187; rassure les poss&#233;dants d'Afrique du sud. En fait, l'ANC n'avait jamais d&#233;fendu une perspective de renversement de la bourgeoisie, mais seulement de mise place d'une bourgeoisie noire, comme le dit clairement son programme : &#171; la charte de la libert&#233; &#187;. En 1956, Nelson Mandela la commentait ainsi : &#171; Si la Charte proclame la n&#233;cessit&#233; de changement d&#233;mocratique, il ne s'agit en aucune mani&#232;re d'une prise de position pour un Etat socialiste, mais d'un programme pour l'unification des diff&#233;rentes classes et groupements populaires sur une base d&#233;mocratique. &#187; Il concluait : &#171; Le d&#233;mant&#232;lement de ces monopoles (banques et mines d'or) ouvrira un horizon au d&#233;veloppement d'une classe bourgeoise prosp&#232;re non-europ&#233;enne. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de ce pays, une bourgeoisie non-europ&#233;enne aura l'opportunit&#233; de poss&#233;der en son propre nom et en toute l&#233;gitimit&#233; les mines et les usines. Le commerce et l'entreprise priv&#233;e conna&#238;tront un boom et fleuriront comme jamais auparavant. &#187; Rien &#224; voir avec l'image socialiste, et m&#234;me communiste, que les partis communistes ont donn&#233; de Nelson Mandela. Lui, n'a jamais cautionn&#233; cette image. M&#234;me si la mobilisation ouvri&#232;re a contraint, par la suite, l'ANC &#224; parler des travailleurs, le docteur Montlana, num&#233;ro deux de l'ANC, d&#233;clarait : &#171; La solution, c'est que les Noirs travaillent plus dur au sein du syst&#232;me capitaliste. (&#8230;) Laissez ceux qui ont l'ambition, l'ambition capitaliste, individuelle et priv&#233;e, de travailler &#224; la satisfaire et ne leur tournez pas le dos parce qu'ils ne veulent pas devenir des vagabonds avec leur sac sur le dos. (&#8230;) Il y a des gens qui attendent d'un r&#233;gime socialiste qu'il les conduise au pays du lait et du miel. A ces gens-l&#224;, je dis : vous &#234;tes des idiots. Trop de nos gens sont simplement fain&#233;ants. Trop souvent nous reprochons au syst&#232;me nos propres limites. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1986, la situation a tellement empir&#233; que le gouvernement Botha est contraint de d&#233;cr&#233;ter l'Etat d'urgence. La r&#233;pression qui s'abat alors est massive et f&#233;roce. Des organisations d'opposition jusque l&#224; tol&#233;r&#233;es sont interdites, leurs membres arr&#234;t&#233;s, tortur&#233;s, tu&#233;s. Cependant, les gr&#232;ves continuent de se multiplier. L'une des plus grandes est la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de la r&#233;gion du Triangle de Vaal, en novembre 1984, dans laquelle 150.000 travailleurs sont soutenus par 250.000 &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants. Les mots d'ordre sont : d&#233;part des forces de r&#233;pression des cit&#233;s noires, suppression des augmentations de loyers, des tarifs de l'eau et de l'&#233;lectricit&#233;, abolition de taxes pour les habitants, am&#233;lioration du syst&#232;me &#233;ducatif pour les noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nationalistes, qu'il s'agisse de l'ANC, des autres r&#233;formistes, bourgeois, religieux noirs ou du mouvement de la conscience noire, s'implantent massivement dans les comit&#233;s de la jeunesse des townships et les autres associations qui y fleurissent, les civics. Ils y organisent des actions de harc&#232;lement mais utilisent aussi ces structures pour encadrer le mouvement et se pr&#233;parer au pouvoir. Les comit&#233;s font la loi contre les Noirs eux-m&#234;mes. C'est l'objet des &#171; tribunaux populaires &#187;. Le dirigeant du comit&#233; de Mamelody explique que les comit&#233;s doivent faire la loi, imposer une politique et punir ceux qui pr&#233;tendent s'en affranchir. C'est le but des &#171; campagnes de nettoyage &#187; qui punissent les &#171; d&#233;linquants &#187;. Un embryon d'appareil d'Etat-ANC et des forces de r&#233;pression nouvelles sont ainsi mises en place, d&#233;tournant le d&#233;sir des jeunes de se donner les moyens de lutter contre le r&#233;gime. L'un des objectifs de l'ANC et du PC sud-africain dans les civics est de s'en servir pour intimider les organisations syndicales qui refusent la tutelle de l'ANC et de son alliance avec la bourgeoisie noire et blanche, l'UDF. Des syndcalistes sont violemment attaqu&#233;s. Des gr&#232;ves sont impos&#233;es par les civics aux salari&#233;s de certaines entreprises et tous les syndicats qui ne se conforment pas &#224; la gr&#232;ve impos&#233;e sont frapp&#233;s. La non-participation &#224; l'UDF est stigmatis&#233;e comme une complicit&#233; au pouvoir. La principale centrale ouvri&#232;re, la FOSATU, qui refuse la tutelle de l'ANC et l'appartenance &#224; l'UDF, voit sa direction violemment attaqu&#233;e, politiquement et parfois physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux pressions conjugu&#233;es de l'ANC, du PC, de la bourgeoisie et de l'Etat, les principaux dirigeants syndicaux firent finalement le choix de renoncer &#224; la perspective qu'ils d&#233;fendaient jusque l&#224; : une Afrique du Sud post-apartheid o&#249; les travailleurs auraient le contr&#244;le du pouvoir et des richesses de la soci&#233;t&#233;, ont accept&#233; progressivement de devenir le prolongement politique de l'ANC dans la classe ouvri&#232;re, c'est-&#224;-dire d'&#234;tre la monnaie d'&#233;change contre laquelle l'ANC est arriv&#233;e au pouvoir. C'est sur cette base que se constitua le COSATU, la grande centrale syndicale unifi&#233;e. L'unification des forces de la classe ouvri&#232;re a servi &#224; cacher un changement complet d'orientation. Pour l'ANC, le PC sud-africain et pour la bourgeoisie comme pour l'imp&#233;rialisme, les dirigeants nationalistes noirs n'&#233;taient une bou&#233;e de sauvetage face &#224; la menace r&#233;volutionnaire que s'ils s'av&#233;raient capables de canaliser et de freiner le mouvement r&#233;volutionnaire des masses ouvri&#232;res d'Afrique du sud. Ils ont d&#251; en faire progressivement la d&#233;monstration pendant que l'Afrique du sud faisait &#224; pas compt&#233;s quelques gestes de d&#233;sengagement dans le syst&#232;me de l'apartheid et dans ses interventions militaires contre les pays voisins. Le 22 d&#233;cembre 1988, l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba signent &#224; New York deux trait&#233;s qui pr&#233;voient, l'un le retrait des soldats cubains d'Angola et l'autre, l'accession de la Namibie &#224; l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 ao&#251;t 1988, Nelson Mandela, chef historique du Congr&#232;s national africain (ANC), emprisonn&#233; depuis 1963, est hospitalis&#233; au Cap apr&#232;s avoir contract&#233; la tuberculose. En fait, il s'agit du r&#233;sultat d'une n&#233;gociation au sommet entre les dirigeants de la grande bourgeoisie sud-africaine et les dirigeants de l'ANC qui suit une autre n&#233;gociation au sommet entre la haute bureaucratie russe et l'imp&#233;rialisme US. La fin de l'apartheid accompagne la fin de la politique des blocs et la r&#233;int&#233;gration de la haute bureaucratie russe au sein de la bourgeoisie mondiale. Les gestes se multiplient et les pas de chaque partie se succ&#232;dent. Le 23 novembre 1988, le pr&#233;sident Botha d&#233;cide de gracier les &#034; six de Sharpeville &#034;, tous les recours judiciaires ayant &#233;t&#233; &#233;puis&#233;s apr&#232;s le sursis &#224; ex&#233;cution obtenu le 17 mars. Le 15 mars 1989, Pieter Botha reprend ses fonctions &#224; la t&#234;te de l'Etat apr&#232;s la congestion c&#233;r&#233;brale dont il a &#233;t&#233; victime le 18 janvier. Le Parti national, au pouvoir depuis 1948, a souhait&#233;, le 13, que Frederik De Kerk, qui dirige le parti depuis la d&#233;mission, le 2 f&#233;vrier, de Pieter Botha, devienne pr&#233;sident de la R&#233;publique &#034; dans l'int&#233;r&#234;t du pays &#034;. Le 5 juillet 1989, le pr&#233;sident Pieter Botha re&#231;oit, dans sa r&#233;sidence du Cap, Nelson Mandela, chef historique de l'ANC emprisonn&#233; depuis 1963, qui se prononce pour &#034; une &#233;volution pacifique de la situation &#034;. Le 25 ao&#251;t 1989, Frederik De Klerk, nouveau pr&#233;sident sud africain, confirme ses intentions r&#233;formistes : supprimer l'apartheid de fa&#231;on n&#233;goci&#233;e. Le 2 mai 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent leur premi&#232;re s&#233;rie de discussions directes au Cap : ils s'engagent &#224; &#034; lutter contre la violence et l'intimidation, d'o&#249; qu'elles viennent &#034;. Le 15 octobre 1989, huit dirigeants nationalistes, dont Walter Sisulu, compagnon de Nelson Mandela, sont lib&#233;r&#233;s apr&#232;s vingt cinq ans pass&#233;s en prison. Les sept membres de l'ANC lib&#233;r&#233;s participent, le 29, au premier rassemblement autoris&#233; par le r&#233;gime depuis 1960, qui r&#233;unit soixante mille personnes dans le stade de Soweto. Le 2 f&#233;vrier 1990, le pr&#233;sident sud africain Frederik De Klerk annonce devant le Parlement la l&#233;galisation des mouvements nationalistes noirs, dont le Congr&#232;s national africain (ANC), interdit depuis 1960, la lib&#233;ration des prisonniers politiques qui n'ont pas commis de violences, la fin de la censure et la suspension des ex&#233;cutions capitales. Le 11 f&#233;vrier 1990, Nelson Mandela est lib&#233;r&#233; apr&#232;s vingt sept ans de captivit&#233;. Le 13 f&#233;vrier 1990, parlant devant plus de cent mille personnes au stade de Soweto, &#224; Johannesburg, Nelson Mandela multiplie les appels &#034; au calme et &#224; la discipline &#034;. Le16 f&#233;vrier 1990, le comit&#233; ex&#233;cutif de l'ANC, r&#233;uni depuis le 14 &#224; Lusaka (Zambie) en l'absence de Nelson Mandela, accepte de rencontrer Frederik De Klerk. Le 4 mars 1990, Lennox Sebe, &#034; pr&#233;sident &#224; vie &#034; du bantoustan du Ciskei, est renvers&#233; par un coup d'Etat militaire dirig&#233; par le g&#233;n&#233;ral Josh Gqozo. Le nouveau pouvoir r&#233;clame la r&#233;int&#233;gration du Ciskei au sein de l'Afrique du Sud. Le 2 mai 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent leur premi&#232;re s&#233;rie de discussions directes au Cap : ils s'engagent &#224; &#034; lutter contre la violence et l'intimidation, d'o&#249; qu'elles viennent &#034;. Le 7 juin 1990, l'&#233;tat d'urgence, instaur&#233; le 12 juin 1986, est lev&#233;, sauf dans la province du Natal, o&#249; se poursuivent des affrontements entre factions rivales dans les cit&#233;s noires. Le 19, la loi abolissant, &#224; partir du 15 octobre, la s&#233;gr&#233;gation raciale dans les lieux publics est vot&#233;e par les d&#233;put&#233;s. Le 6 ao&#251;t 1990, le gouvernement et l'ANC tiennent, &#224; Pretoria, leur deuxi&#232;me s&#233;rie de pourparlers pr&#233;alables &#224; des n&#233;gociations sur une nouvelle Constitution. Dans l'accord sign&#233; apr&#232;s quinze heures de discussions, l'ANC annonce qu'elle suspend la lutte arm&#233;e, tandis que le gouvernement s'engage &#224; lib&#233;rer tous les prisonniers politiques et &#224; autoriser le retour des exil&#233;s avant la fin de l'ann&#233;e. Le 13, &#233;clatent de tr&#232;s violents affrontements entre partisans de l'ANC et partisans du mouvement zoulou Inkatha dans les cit&#233;s noires autour de Johannesburg. Le 18 octobre 1990, l'&#233;tat d'urgence est lev&#233; au Natal, seule r&#233;gion o&#249; il &#233;tait encore en vigueur en raison des affrontements entre membres de l'Inkatha et militants de l'ANC, qui ont fait plus de quatre mille morts en quatre ans. Le 27 juin 1991, apr&#232;s le vote du Parlement, le pr&#233;sident Frederik De Klerk signe l'abrogation des trois derni&#232;res lois qui r&#233;gissaient l'apartheid. Le 14 septembre 1991, le pr&#233;sident De Klerk et une vingtaine d'organisations politiques, syndicales et religieuses, dont l'ANC et le Parti Inkatha &#224; dominante zouloue, signent un accord de paix destin&#233; &#224; mettre fin aux violences entre factions noires rivales, qui ont fait pr&#232;s de dix mille morts depuis 1984. Le 20 d&#233;cembre 1991, dix neuf partis et organisations participent, pr&#232;s de Johannesburg, &#224; la premi&#232;re r&#233;union de la Convention pour une Afrique du Sud d&#233;mocratique, charg&#233;e d'&#233;laborer une nouvelle Constitution, qui consacrera la fin de l'apartheid. Le 17 mars 1992, le succ&#232;s massif du &#034; oui &#034; (68,7 % des 3,29 millions d'&#233;lecteurs blancs) au r&#233;f&#233;rendum sur la politique de r&#233;formes, demand&#233; par le pr&#233;sident Frederik De Klerk, ouvre la voie &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de la politique de partage du pouvoir entre les Blancs et les Noirs. Les 26-29 avril 1994, les premi&#232;res &#233;lections multiraciales mettent fin au r&#233;gime de l'apartheid. Le Congr&#232;s national africain (ANC) de Nelson Mandela recueille 62,65 % des voix, soit 252 si&#232;ges sur 400, contre 20,39 % (82 si&#232;ges) au Parti national (PN) du pr&#233;sident sortant, Frederik De Klerk, et 10,54 % (43 si&#232;ges) &#224; l'Inkatha de Mangosuthu Buthelezi. Le 10 mai 1994, &#233;lu le 9 &#224; la pr&#233;sidence de l'Etat par le Parlement, Nelson Mandela, est investi en pr&#233;sence de quarante-deux chefs d'Etat ou de gouvernement. Le 25, le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU vote la lev&#233;e de l'embargo impos&#233; &#224; l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants syndicaux, qui avaient jou&#233; le r&#244;le de pompiers du soul&#232;vement ouvrier, re&#231;urent leur r&#233;compense. Sur les 400 si&#232;ges du parlement national issu des premi&#232;res &#233;lections multiraciales de l'histoire du pays, en 1994, 76 &#233;taient occup&#233;s par des syndicalistes du COSATU, 80 par des membres du Parti communiste (SACP), tous &#233;lus sous une &#233;tiquette ANC. Mais le &#171; Programme de Reconstruction et de D&#233;veloppement &#187; du nouveau gouvernement Mandela, qui devait apporter aux pauvres des emplois, des maisons, l'&#233;lectricit&#233; et l'eau potable, confi&#233; &#224; la tutelle de l'ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du COSATU, resta sur le papier. Et une loi interdisait d&#232;s 1995 les gr&#232;ves dans les services dits &#171; essentiels &#187; et rendait ill&#233;gale toute gr&#232;ve organis&#233;e contre des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; sud-africaine a fait dispara&#238;tre l'apartheid formel mais elle reste plus que jamais l'une des plus in&#233;galitaires au monde. Les Noirs sont toujours exclus et exploit&#233;s au profit des m&#234;mes soci&#233;t&#233;s capitalistes mais ils le sont en tant que prol&#233;taires, plus en tant que noirs ! Mais la bureaucratie du COSATU a pu se lancer dans les affaires. Les milliards de dollars vers&#233;s dans des caisses de retraite et de pr&#233;voyance par les 3,2 millions de syndiqu&#233;s ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par les organisations syndicales pour monter des fonds d'investissement. Le NUM, le syndicat des mineurs, a investi 1,5 milliard de francs&#8230; dans une holding du trust minier Anglo American. Son ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Cyril Ramaphosa, devenu millionnaire, r&#233;suma bien le singulier destin de ces chefs syndicalistes : &#171; Voil&#224; les syndicats qui se mettent aux affaires pour leur propre compte. (&#8230;) Je n'ai aucun scrupule moral &#224; m'engager dans cette voie nouvelle, parce que j'y travaillerai avec des camarades et que nous nous conformerons &#224; certains principes. Inutile de nous voiler la face : ce faisant, nous allons bien s&#251;r nous enrichir. Mais en m&#234;me temps, nous dirons que nos syndicats aussi doivent pouvoir s'enrichir. Bient&#244;t le NUM nagera dans les millions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 2000, il est devenu clair que le cr&#233;dit de l'ANC ne suffisait plus &#224; calmer le m&#233;contentement social. La police sud-africaine est intervenue violemment durant tout la fin du mois de mai 2005 pour disperser des manifestations massives d'habitants des townships, les anciens ghettos noirs devenus des ceintures de la mis&#232;re. Cela fait plus de deux mois que des troubles ont lieu non seulement dans un grand nombre de townships de la ville du Cap (avec de v&#233;ritables soul&#232;vements &#224; Blackheath, Khayelitsha et Gugulethu) et de l'Etat de Western Cape (Sud-Ouest du pays) dont la ville du Cap fait partie mais touchent &#233;galement d'autres Etats comme l'Eastern Cape (r&#233;gion sud-est) ou de Free State (une r&#233;gion du centre). A Harrismith (Free State) et &#224; Port Elisabeth (Eastern Cape) o&#249; les affrontements ont dur&#233; quatre jours, les forces de l'ordre ne peuvent plus circuler sans &#234;tre prises &#224; partie. Des responsables locaux ont &#233;t&#233; escort&#233;s vers la sortie par la population r&#233;volt&#233;e. La population pauvre, lasse d'attendre des logements d&#233;cents et des services sociaux de base, s'est r&#233;volt&#233;e. A Kommitjie (un bidonville &#224; 45 km au sud du Cap), les &#233;meutes ont explos&#233; le lundi 30 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a d&#233;but&#233; en f&#233;vrier 2005 dans deux townships de la r&#233;gion de Free State, pr&#232;s de Ventersburg (r&#233;gion de Free State), avant de s'&#233;tendre &#224; Harrismith, Warden et Vrede (townships &#233;galement de Free State). Il n'a cess&#233; de se d&#233;velopper, atteignant en avril les bidonvilles de la ville du Cap. Le 27 avril, des centaines d'habitants de plusieurs townships proches du Cap, dont Langa, Gugulethu et Nyanga, ont march&#233; sur la ville. Un leader du bidonville de Gugulethu d&#233;clarait : &#171; Des maisons maintenant ou des terres. Sinon, nous sommes pr&#234;ts &#224; mourir pour cette cause. &#187; Les manifestants ont r&#233;ussi &#224; faire reculer le gouvernement local qui a propos&#233; quelques logements et ont &#233;t&#233; suivis par de nombreux autres township qui ont affront&#233; les forces de l'ordre dans de v&#233;ritables batailles rang&#233;es impliquant parfois un grand nombre de gens. Pneus br&#251;l&#233;s, jets de pierre contre les v&#233;hicules de police, barricades, tirs contre les &#233;meutiers et arrestations massives, on se croirait revenu &#224; l'&#233;poque o&#249; le parti raciste blanc imposait la dictature des blancs sur les noirs. Devant le Parlement du Cap, le pr&#233;sident Thabo Mbeki d&#233;clarait que &#171; ce n'est pas encore un danger imm&#233;diat pour notre d&#233;mocratie. Mais ils (les mouvements) refl&#232;tent les failles dont nous avons h&#233;rit&#233; du pass&#233; et qui, s'ils s'enracinaient et gagnaient un v&#233;ritable soutien populaire, ils repr&#233;senteraient une menace pour la stabilit&#233; de l'Afrique du sud d&#233;mocratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques squats et bidonvilles pourraient d&#233;stabiliser un pays ? En fait, la r&#233;volte des townships avait contribu&#233; &#224; d&#233;stabiliser le r&#233;gime de l'apartheid en 1976-77 et en 1985-88. Elle peut encore menacer le r&#233;gime post-apartheid parce que la population qui ne dispose que d'un logement pr&#233;caire repr&#233;sente toujours l'essentiel et 5 millions d'habitants sont dans des bidonvilles. Selon Jeune Afrique du 4 mai 2004, &#171; 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvret&#233;. Les noirs ont un taux de ch&#244;mage de 50% contre 10% pour les blancs et de 75% pour les 16-24 ans. Les townships o&#249; vivent plusieurs millions de personnes offrent un environnement insalubre et dangereux. Contrairement &#224; la parano&#239;a d&#233;velopp&#233;e par les riches et les blancs, les principales victimes de violence sont bien les noirs. &#187; La mis&#232;re, le ch&#244;mage, la violence sont toujours le pain quotidien de la grande majorit&#233; de la population noire m&#234;me si une grande bourgeoisie et une petite bourgeoisie noires ont fait leur apparition. Les in&#233;galit&#233;s se sont accrues et, face &#224; un enrichissement d'une minorit&#233; de noirs, 22 millions de sud-africains vivent avec moins de un dollar par jour alors que la croissance du PIB &#233;tait de 3,7% en 2004. La hausse massive du ch&#244;mage est ni&#233;e par le gouvernement qui publie des statistiques en contradiction flagrante avec la r&#233;alit&#233; v&#233;cue par la population. Dans sa lettre hebdomadaire aux membres de l'ANC de fin mai 2005, le pr&#233;sident Thabo Mbeki d&#233;clarait qu'il &#233;tait impossible que 26,9% (contre 23% en 2003) soit douze millions sur 44 millions soient sans emploi. &#171; C'est un nombre trop grand pour qu'on ne les ait pas remarqu&#233; &#187;. Il affirmait que &#171; La question est plus un manque de qualification qu'un manque de travail. (..) Le ch&#244;mage n'a augment&#233; que dans la mesure de la hausse des aides aux plus pauvres. &#187;, une mani&#232;re de dire que c'est la faute des travailleurs s'ils ne sont pas assez qualifi&#233;s et que les pauvres ne devraient plus &#234;tre aid&#233;s pour &#234;tre oblig&#233;s &#224; travailler. Les syndicats r&#233;pondaient que Thabo Mbeki avait mis des ann&#233;es &#224; admettre que le virus HIV causait le sida et qu'il n'&#233;tait pas &#233;tonnant qu'il nie l'existence d'un ch&#244;mage massif. Le sida est d'ailleurs la principale catastrophe de l'Afrique su sud avec la mis&#232;re car elle condamne une grande partie des enfants &#224; devenir des orphelins et les malades n'ont pas les moyens de se soigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est telle que la centrale syndicale COSATU, qui fait pourtant partie int&#233;grante de la coalition au pouvoir, s'est crue oblig&#233;e de faire mine de s'opposer publiquement au projet de r&#233;forme du droit du travail propos&#233; par le gouvernement ANC, un v&#233;ritable plan de d&#233;r&#233;glementation sociale pour favoriser le bourgeoisie. Sous pr&#233;texte de favoriser l'embauche des jeunes, il s'agit s'imposer la flexibilit&#233; des salaires, des horaires et des conditions de travail. L'Afrique du sud est le th&#233;&#226;tre d'une offensive anti-sociale tous azimuts. L'Etat intervient violemment contre les gr&#233;vistes, r&#233;prime les townships, r&#233;duit les aides aux ch&#244;meurs et aux sans logis. Les municipalit&#233;s font de m&#234;me et r&#233;duisent &#233;galement les aides aux pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, avec la fin de l'Apartheid, la bourgeoisie sud-africaine a eu gain de cause : la r&#233;volte a &#233;t&#233; pacifi&#233;e et le pays dirig&#233; par des noirs a pu se tourner vers un r&#244;le de leader &#233;conomique (vendeur d'armes notamment) et politique du continent africain. Le pays p&#232;se un quart du PIB de toute l'Afrique soit l'&#233;quivalent de la Gr&#232;ce. &#171; L'Afrique du sud n'existera que si elle a sa place dans le monde &#187; d&#233;clare un ministre. Et le pays intervient dans un nombre de plus en plus grand de conflits africains, prenant la place de la France notamment aupr&#232;s des dictateurs africains. Pour les travailleurs noirs, la fin de l'Apartheid en 1994 signifiait l'espoir d'une vie meilleure, et ils ont fait, &#224; tort, cr&#233;dit aux dirigeants de l'ANC. Dor&#233;navant, ils savent qu'ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la force des travailleurs reste la principale du pays comme le retour des grandes gr&#232;ves le d&#233;montre. Le 10 ao&#251;t 2005, pr&#232;s de 100000 mineurs sud-africains en gr&#232;ve illimit&#233;e. Premier arr&#234;t national depuis 18 ans. Les gr&#233;vistes, membres du syndicat national des mineurs (NUM) protestent &#224; la fois contre les conditions de salaire et de travail dans l'industrie. La direction propose d'augmenter les salaires de 5-6% mais le syndicat dit que cela ne prend pas en compte la hausse du prix de l'or. En m&#234;me temps, 800 000 travailleurs municipaux sont aussi en gr&#232;ve pour les salaires et s'affrontent &#224; la police. Le syndicat appelle &#224; la gr&#232;ve illimit&#233;e apr&#232;s que trois journ&#233;es d'action en ao&#251;t et une autre en juillet. L'arr&#234;t des mines co&#251;te environ une perte de $12m par jour, selon un analyste. C'est une des plus grandes luttes de travailleurs depuis la fin de l'apartheid. &#171; Je ne pense pas que l'industrie peut se permettre une gr&#232;ve, mais je suis absolument convaincu qu'elle ne peut pas se permettre une augmentation des salaires &#187; a dit Bernard Swanepoel, PDG de Harmony Gold. Mais selon le NUM, puisque les cours de l'or et du rand montent en fl&#232;che depuis deux ans, les mineurs &#8211; qui travaillent souvent &#224; 40&#176;C &#224; 3 km sous terre &#8211; r&#233;clament une meilleure r&#233;partition des b&#233;n&#233;fices. Et un autre syndicat, Solidarity, semble se joindre &#224; la lutte. La plupart des membres de ce syndicat Solidarit&#233; sont blancs et c'est rare de sa part de prendre part &#224; une action aux c&#244;t&#233;s du syndicat NUM, principalement noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2006, les mineurs sont &#224; nouveau en gr&#232;ve, rappelant que d&#233;sormais la fin de l'apartheid n'est plus un argument anti-gr&#232;ve. Des Noirs gouvernent et d'autres travaillent. Entre eux, il n'y a aucune solidarit&#233; mais une opposition claire et franche : une opposition de classe, comme partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de &#171; Une gauche syndicale en Afrique du sud (1978-1993) &#187; de Claude Jacquin :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les ann&#233;es quatre-vingt ont &#233;t&#233;, dans l'histoire sud-africaine, celles des plus grandes mobilisations politiques et sociales. Le mouvement syndical fut l'un des principaux protagonistes. (&#8230;) La gauche syndicale forma notamment la F&#233;d&#233;ration syndicale FOSATU en 1979 (Federation of South African Trade Unions). (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Durant les ann&#233;es soixante-dix, plusieurs courants syndicaux se sont d&#233;velopp&#233;s et se sont progressivement diff&#233;renci&#233;s sur fond de reprise des conflits sociaux. (&#8230;) Le premier s'est constitu&#233; autour de la tradition syndicale du South African Congress Trade Union (SACTU) et de son lien &#224; l'African National Congress (ANC). Le second s'est form&#233; &#224; partir de la mouvance Black Consciousness (Mouvement de la Conscience noire). Il formera notamment le Council of Unions of South Africa (CUSA), un certain nombre de dirigeants du CUSA &#233;tant li&#233;s &#224; l'organisation politique Azanian People's Organization (AZAPO). Le dernier, enfin, est apparu de mani&#232;re originale, sans lien apparent avec un courant politique connu. Il a donn&#233; naissance, en 1979, &#224; la Federation of South African Trade Unions (FOSATU), la nouvelle f&#233;d&#233;ration unitaire. (&#8230;) Ce courant a donn&#233; naissance aux principaux syndicats de l'industrie (hormis celui des mines) c'est-&#224;-dire, entre autres, de l'automobile, de la m&#233;tallurgie, de la chimie, du textile. Il a d&#233;velopp&#233; au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt un projet syndical original et ce, &#224; partir d'une conception explicitement ind&#233;pendante des principales forces politiques. (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut comprendre pourquoi un pays semi-industrialis&#233; et disposant d&#233;j&#224; d'un appareil d'Etat solide &#171; s'aventure &#187;, apr&#232;s 1947, dans l'aggravation d'un syst&#232;me de s&#233;gr&#233;gation raciale produit du colonialisme, &#224; une &#233;poque o&#249; commence &#224; se poser le probl&#232;me des formes nouvelles de contr&#244;les politique et &#233;conomique des empires. (&#8230;) Le danger d'une nouvelle r&#233;sistance des ouvriers noirs avait &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; par la gr&#232;ve des mineurs africains de 1946. Bien que cette gr&#232;ve ait &#233;t&#233; d&#233;faite et que les tentatives de solidarit&#233; parmi les travailleurs urbains aient &#233;chou&#233;, l'Etat avait besoin de trouver une solution &#224; long terme au probl&#232;me du contr&#244;le social. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, au-del&#224; des professions de foi politiques ou id&#233;ologiques des uns et des autres sur la sup&#233;riorit&#233; de la race blanche ou sur une meilleure int&#233;gration des Noirs, divers secteurs discutaient depuis plusieurs ann&#233;es de la meilleure mani&#232;re de maintenir une main d'&#339;uvre au moindre co&#251;t tout en &#233;vitant la dislocation du syst&#232;me politique. La victoire &#233;lectorale du Parti national en 1948 sanctionna la victoire de la seconde option, ouvrant une nouvelle p&#233;riode de l'histoire sud-africaine, jusqu'&#224; ce que ce choix s'&#233;puise progressivement au cours des ann&#233;es soixante-dix. (&#8230;) L'observation des taux de production des mines d'or montre que la production augmente substantiellement et r&#233;guli&#232;rement de 1952 jusqu'&#224; 1970 avec un seul petit recul en 1967. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, les deux principales f&#233;d&#233;rations de syndicats enregistr&#233;s &#233;taient le Trade Union Council of South Africa (TUCSA) avec environ 234.000 membres (60% &#233;tant m&#233;tis) et la South African Confederation of Labour (SACOL) avec 180.000 adh&#233;rents (en fait uniquement des syndicats de travailleurs blancs). (&#8230;) Des soixante syndicats non enregistr&#233;s qui existaient en 1961, trente-six avaient &#233;t&#233; affili&#233;s au South African Congress of Trade Unions (le SACTU li&#233; &#224; l'ANC) et seize &#224; la Federation of Free African Trade Union of South Africa (la FOFATUSA li&#233;e au PAC qui s'&#233;teint en 1966). (&#8230;) L'essentiel des cadres du SACTU quitt&#232;rent le pays pour l'exil malgr&#233; le fait que le SACTU ne fut jamais interdit. (&#8230;) Ce fut le tournant de l'ANC vers une &#171; strat&#233;gie de lutte arm&#233;e &#187; &#224; partir d'un &#233;tat-major en exil. En tout cas, au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, l'influence de l'ANC dans le mouvement syndical est fortement affaiblie et ne passe plus par une structure sp&#233;cifique comme cela avait pu l'&#234;tre avec le SACTU. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec les gr&#232;ves du Natal en 1973 (&#8230;) D. du Toit &#233;crit (&#8230;) Les travailleurs africains qui avaient peur de rejoindre des syndicats jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es soixante ne craignaient plus quelques ann&#233;es plus tard de participer ) des gr&#232;ves ill&#233;gales. &#187; (&#8230;) 69 gr&#232;ves en 1971 pour 4.196 gr&#233;vistes, 71 gr&#232;ves en 1972 avec 8.814 participants, 370 conflits du travail en 1973 avec 98.029 gr&#233;vistes et, en 1974, 384 gr&#232;ves engageant 58.975 travailleurs. (d'apr&#232;s Darcy du Toit)&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Darcy du Toit &#233;crit : &#171; Les militants radicaux sur le terrain syndical n'avaient pas grand-chose &#224; faire avec leurs homologues du mouvement de la Conscience noire. Alors m&#234;me qu'en un sens les activit&#233;s des intellectuels noirs et blancs &#233;taient parall&#232;les, elles demeuraient s&#233;par&#233;es du fait m&#234;me de l'id&#233;ologie de la Conscience noire. Ironiquement ce furent les intellectuels blancs qui furent les plus capables d'approcher les ouvriers africains sur la base des int&#233;r&#234;ts de classe. Le Mouvement de la Conscience noire, en g&#233;n&#233;ral, a minimis&#233; ces int&#233;r&#234;ts et a approch&#233; des travailleurs noirs non pas comme des ouvriers mais comme des Noirs. &#187; (dans &#171; Capital et Travail en Afrique du sud, luttes de classe des ann&#233;es 70 &#187;) (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;v&#233;nements de Soweto, de juin 1976, allaient confirmer le changement politique en cours dans le pays. La r&#233;volte des jeunes du Transvaal s'ajouta &#224; la renaissance du mouvement ouvrier noir pour d&#233;boucher sur les grands mouvements sociaux et politiques des ann&#233;es quatre-vingt. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
La fondation de la FOSATU en avril 1979 repr&#233;sentait, depuis la disparition de la SACTU et l'autodissolution de la FOSATUSA, la r&#233;apparition d'une f&#233;d&#233;ration majoritairement compos&#233;e de syndicats non-enregistr&#233;s. (&#8230;) A son lancement cette derni&#232;re annon&#231;ait 45.000 membres au sein de douze syndicats. Parmi ceux-ci, seuls deux &#233;taient n&#233;s avant la p&#233;riode 1973-74 : le National Automobile and Allied Workers Union (1967) et le Jewellers and Goldsmiths Union (1939). La philosophie g&#233;n&#233;rale &#233;tait : &#171; refus de la division raciale, contr&#244;le ouvrier, syndicats de branche, organisation &#224; la base, ind&#233;pendance ouvri&#232;re, solidarit&#233; ouvri&#232;re internationale, unit&#233; syndicale. &#187; (&#8230;) Cette position exprima tout &#224; la fois la pr&#233;occupation d'une ind&#233;pendance organique par rapport &#224; tout mouvement politique, dont l'ANC, et celle d'un projet strat&#233;gique ind&#233;pendant identifiant classe ouvri&#232;re, mouvement ouvrier et mouvement syndical. (&#8230;) La FOSATU est implant&#233;e dans les secteurs industriels repr&#233;sentatifs de l'&#233;volution r&#233;cente de l'&#233;conomie du pays : la m&#233;tallurgie (Metal and Allied Workers Union) et surtout l'Automobile (National Automobile and Allied Workers Union) avec une nette croissance au niveau de concentration de la main d'&#339;uvre : le textile (NUTW), l'alimentation (SFAWU), et la chimie (CWIU) qui ont connu eux aussi une forte croissance des effectifs (&#8230;). &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut tout d'abord noter l'importance des dirigeants blancs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Alec Erwin, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du TUACC puis de la FOSATU (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; John Copelyn, dirigeant du syndicat du textile, bas&#233; &#224; Durban&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Rob Crompton, dirigeant de la chimie, bas&#233; &#224; Durban&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Berny Fanaroff, astrophysicien de formation, dirigeant de la m&#233;tallurgie, bas&#233; &#224; Johanesburg. &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Leur motivation comportant un fort volet politique consistant, en g&#233;n&#233;ral, &#224; faire le choix de la construction syndicale pour &#233;tablir un instrument plus sp&#233;cifiquement &#171; ouvrier &#187; dans la lutte anti-apartheid. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait aussi souligner la tr&#232;s grande collaboration entre Alec Erwin et Enver Motala, intellectuel de Durban. Ce dernier dirigeait le bureau local du SACHED-Lacon, un organisme ind&#233;pendant et f&#233;d&#233;ratif de publication et de formation au profit des mouvements sociaux. Enver Motala travailla avec Alec Erwin &#224; l'&#233;laboration du programme de formation des cadres de la FOSATU (&#8230;) qui comportait un volet sur la crise bureaucratique de l'Union sovi&#233;tique. C'est l'organisme de Durban du Lacon qui publia en 1987 un livre de formation sur l'histoire du mouvement syndical tout &#224; fait proche des analyses de l'ancienne FOSATU. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers la fin des ann&#233;es vingt, des militants adh&#233;rant aux critiques trotskystes se d&#233;tachaient du Parti communiste. Certains d'entre eux furent les dirigeants d'un mouvement assez large dans les ann&#233;es quarante, portant le nom de Unity Movement. Par ailleurs, un syndicaliste de renom dans les ann&#233;es trente et quarante, Max Gordon, &#233;tait trotskyste. Ce courant s'est fragment&#233; et fortement affaibli dans les ann&#233;es cinquante. Mais il existait toujours au Cap, dans les ann&#233;es soixante-dix, une forte implantation de ces groupes, principalement parmi les enseignants et la jeunesse militante noire. (&#8230;) Le dirigeant du syndicat des travailleurs municipaux du Cap avait &#233;t&#233; membre du Unity Movement. Marcel Golding, avant de devenir un dirigeant du syndicat des mineurs, a fait partie d'un petit groupe d'&#233;tude d'orientation trotskyste. Il faut souligner que d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, ces cadres syndicaux consid&#232;rent tous ces groupes comme sectaires et obsol&#232;tes. (&#8230;) Alec Erwin souligne par ailleurs qu'ils pensaient d&#232;s cette &#233;poque que la perspective de fondation d'un parti &#233;tait pr&#233;matur&#233;e et qu'ils &#233;taient effray&#233;s par les d&#233;g&#226;ts de la division et du sectarisme dans l'extr&#234;me gauche britannique. (&#8230;) Les orientations suivantes leur sont communes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; une opposition &#224; l'ANC &#224; partir d'une lecture critique de la &#171; Charte de la Libert&#233; &#187; consid&#233;r&#233;e comme un document &#171; nationaliste &#187;, ne distinguant pas les int&#233;r&#234;ts divergents entre classes sociales au cours de la lutte de lib&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; une opposition aux relations avec les lib&#233;raux blancs, avec le Parti f&#233;d&#233;ral progressiste (PFP) voire avec l'association des &#233;tudiants blancs, NUSAS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; une affirmation du r&#244;le central, si ce n'est exclusif, de la classe ouvri&#232;re dans les luttes d'&#233;mancipation et de transformation de la soci&#233;t&#233;, et ce, en opposition avec la strat&#233;gie de l'ANC et du Parti communiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; une critique du Parti communiste comme courant prosovi&#233;tique, sectaire et &#171; stalinien &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cadre, c'est la FOSATU qui apparaissait, en ce d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, comme la seule vraie tentative, large et repr&#233;sentative, de mettre en pratique une telle identit&#233; politique. (&#8230;) Le d&#233;bat va s'acc&#233;l&#233;rer &#224; partir du d&#233;but de l'ann&#233;e 1982. En avril de cette ann&#233;e-l&#224;, la FOSATU tient son second congr&#232;s. Un rapport politique g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; par le noyau de direction et est pr&#233;sent&#233; par Joe Foster. (&#8230;) Le rapport Foster semble correspondre &#224; une p&#233;riode d'euphorie au sein de la FOSATU. Il faut en effet souligner qu'en 1982 l'ANC reste une force relativement faible. Il n'a pas reconstruit son h&#233;g&#233;monie politique sur toute l'opposition &#224; l'apartheid comme il sera capable de la faire &#224; partir de 1984. Il peut m&#234;me appara&#238;tre comme un mouvement handicap&#233; par l'exil de sa direction et incapable de saisir les changements profonds survenus dans le pays. Le noyau dirigeant de la FOSATU se sent, &#224; l'inverse, en phase avec les &#233;volutions socio-&#233;conomiques : importance grandissante des conflits du travail, &#233;mergence d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration ouvri&#232;re, formation de nouvelles exp&#233;riences de confrontation avec l'Etat et le patronat. Le rapport de Joe Foster souligne la possibilit&#233; nouvelle de placer la lutte contre l'apartheid sous le drapeau des &#171; luttes anti-capitalistes &#187;. C'est une orientation qui s'&#233;carte ouvertement des postulats politiques de l'ANC et du Parti communiste. (&#8230;) Foster parle &#224; ce propos de &#171; construire le mouvement ouvrier &#187; apr&#232;s avoir parl&#233; de &#171; parti des travailleurs &#187;, en opposition &#224; la notion de mouvement de lib&#233;ration incarn&#233; par l'ANC. Le contexte international de 1982, marqu&#233; entre autres par l'essor de Solidarnosc en Pologne, permet alors &#224; la direction de la FOSATU de pr&#233;senter ses vues sur le &#171; socialisme r&#233;ellement existant. &#187; (&#8230;) En octobre 1983, le journal &#171; Fosatu &#8211; workers news &#187; publia un article en double page centrale sur Solidarnosc et la Pologne. (&#8230;) Au Br&#233;sil, c'est une &#233;quipe de syndicalistes de la m&#233;tallurgie qui, en 1979, avait lanc&#233; l'id&#233;e d'un &#171; parti des travailleurs &#187;. C'est finalement ce qu'ils r&#233;alis&#232;rent en fondant ce parti autour d'Ignacio Lula da Silva, dirigeant syndical de la banlieue de Sao Paulo. En 1985, les num&#233;ros 39 et 40 de &#171; Fosatu &#8211; workers news &#187; publiaient un long article de reportage sur le Parti des Travailleurs du Br&#233;sil. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut garder en m&#233;moire que les ann&#233;es 1980-1982 voient une nouvelle acc&#233;l&#233;ration des conflits du travail et un renforcement des organisations syndicales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ann&#233;es : 1978 1979 1980 1981 1982&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nb de gr&#232;ves : 106 101 207 342 281&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nb de gr&#233;vistes : 14160 22803 61785 92842 189022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Ce sont les syndicats de la FOSATU qui totalisent le plus de gr&#232;ves &#224; leur actif, et notamment ceux de la m&#233;tallurgie et de l'automobile. (&#8230;) Seul le secteur des mines totalise, en 1982, un nombre sup&#233;rieur de gr&#233;vistes, malgr&#233; un nombre total de d&#233;brayages plus modeste. Mais il s'agit pour l'essentiel d'un seul conflit en juillet, sur des questions de salaires, impliquant neuf mines du Transvaal et trois autres au Natal. La r&#233;pression fut tr&#232;s dure et de nombreux gr&#233;vistes furent renvoy&#233;s dans leurs bantoustans. Il s'agissait du plus grand conflit dans les mines depuis la gr&#232;ve de 1946, annonciateur de la place qu'allait bient&#244;t prendre ce secteur dans le mouvement syndical. &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) L'un des grands probl&#232;mes auquel d&#251; faire face le mouvement syndical fut singuli&#232;rement celui du d&#233;veloppement d'une autre forme d'organisation de la population noire : les civics ou community associations. Sous ce vocable ont &#233;t&#233; souvent regroup&#233;es toutes les formes associatives se d&#233;veloppant au niveau des townships. (&#8230;) Les civics se sont rapidement d&#233;velopp&#233;es au Cap &#224; la fin des ann&#233;es soixante-dix. Elles prolongeaient d'une certaine mani&#232;re les formes d'organisation au sein des townships qui &#233;taient apparues au cours des mouvements de juin 1976 au Transvaal. (&#8230;) Beaucoup ont pu appara&#238;tre sous la forme de comit&#233; de lutte, soit pour le boycott des transports en commun contre une augmentation des tarifs, soit pour un boycott des loyers contre l'augmentation de ceux-ci. Certains ont pris la forme de comit&#233; politique traitant de tous les probl&#232;mes de la communaut&#233;. (&#8230;) Il semble que le d&#233;veloppement des civics se soit surtout fait au d&#233;part au Cap sous l'impact de deux courants politiques concurrents &#224; l'&#233;poque dans cette r&#233;gion : celui de la gauche politique ind&#233;pendante (la n&#233;buleuse politique h&#233;riti&#232;re du Unity Movement) et celui li&#233; ou influenc&#233; par l'ANC. C'est ainsi qu'au Cap les militants du Unity Movement form&#232;rent avec les associations qu'ils contr&#244;laient Federation of Cape Civic Associations et que les militants de l'ANC et du Parti communiste form&#232;rent de leur c&#244;t&#233; le Cape Area Housing Action Committee (CAHAC). S'y est rajout&#233;e l'activit&#233; propre du parti Azapo et celle des militants du PAC. (&#8230;) Pour la gauche syndicale le probl&#232;me &#233;tait donc assez complexe. Elle voyait se d&#233;velopper une forme compl&#233;mentaire d'organisation sociale susceptible de toucher la grande masse de ceux et celles qui ne travaillent pas ou &#233;teint employ&#233;s dans des entreprises inaccessibles au mouvement syndical. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Nombre de ces associations avaient comme principaux activistes des gens socialement stables ayant une certaine habilet&#233; politique. Beaucoup de ceux-l&#224; &#233;taient des enseignants, des hommes d'&#233;glises, des m&#233;decins et plus g&#233;n&#233;ralement des membres de familles &#224; revenus moyens au sein des quartiers. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus l'ANC &#233;tendait son influence sur les civics plus cela devenait un face-&#224;-face entre ce parti (avec ses militants apparaissant sous le drapeau de leur association et d&#233;fendant la &#171; Charte de la Libert&#233; &#187; et les principaux syndicats de la FOSATU. (&#8230;) Les exemples abondent avec parfois des cas de violence physique. Les dirigeants de la FOSATU se plaignent que (&#8230;) des groupes de jeunes li&#233;s aux civics s'en prennent parfois &#224; des travailleurs effectuant normalement leur travail. (&#8230;) &#171; Au d&#233;but du mois de mai, il y eut les fun&#233;railles d'un membre du FOSATU qui avait &#233;t&#233; tu&#233; durant les heurts. Au cours de la procession des groupes de jeunes ont lanc&#233; des pierres contre celle-ci. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Les 5 et 6 novembre 1984 se d&#233;roula une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale dans la r&#233;gion du Transvaal. Cette gr&#232;ve fut conjointement appel&#233;e par le mouvement syndical, dont la FOSATU, et des organisations affili&#233;es &#224; l'UDF (dont l'organisation &#233;tudiante COSAS). (&#8230;) Cette gr&#232;ve du Transvaal de novembre 1984 fut un &#233;norme succ&#232;s et le gouvernement ne s'y trompant pas r&#233;prima essentiellement des syndicalistes. Plusieurs dirigeants dont Chris Dlamini (FOSATU), Moses Mayekiso (FOSATU), P Camay (CUSA) furent arr&#234;t&#233;s. L'entreprise d'Etat Sasol (P&#233;trole), par exemple, licencia 90% des 6.500 travailleurs. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'ANC ne r&#233;ussit jamais, jusqu'an 1985, &#224; s'affirmer de mani&#232;re h&#233;g&#233;monique dans le mouvement syndical, il n'en fut pas de m&#234;me au niveau des civics et du mouvement de la jeunesse scolaris&#233;e. Le projet originel de Joe Foster et de la FOSATU impliquait une intervention syndicale hors des entreprises, dans les townships. Le projet existait, il &#233;tait discut&#233; mais ne fut jamais vraiment tent&#233;. L'ANC disposa ainsi d'un espace suppl&#233;mentaire pour se reconstruire &#224; l'int&#233;rieur du pays. Il le fit en utilisant sa modeste pr&#233;sence syndicale (SAAWU, MACWUSA,&#8230;), ses rapports avec les &#233;glises (Desmond Tutu et Alan Boestak) ainsi que ses relations avec des milieux lib&#233;raux d&#233;mocrates blancs (par exemple le syndicat &#233;tudiant NUSAS ou des &#233;l&#233;ments du Parti F&#233;d&#233;ral Progressiste). L'occasion fut l'annonce par le gouvernement d'une modification constitutionnelle en vue d'un syst&#232;me &#224; trois chambres (blanche, m&#233;tis et indienne) et d'un conseil pr&#233;sidentiel consultatif. L'ensemble des forces d'opposition d&#233;nonc&#232;rent ce projet. Et appel&#232;rent au boycott (&#8230;) mais s'oppos&#232;rent le courant ANC et celui des divers groupes de la gauche &#171; trotskyste &#187;. Alors qu'une partie de ces derniers fondaient le National Forum Committee avec l'Azapo, l'ANC de son c&#244;t&#233; mit en place l'UDF, en prenant bien soin de donner, dans un premier temps, une place substantielle aux repr&#233;sentants des &#233;glises. (&#8230;) La mise en place de l'UDF produisit une aggravation de la tension entre le courant ANC et la gauche syndicale. (&#8230;) Il est facile de voir la contradiction qu'il y a entre la fondation de l'UDF et le projet du rapport Foster. (&#8230;) Le comit&#233; central du FOSATU prit position le 15 et 16 octobre 1983 : &#171; La FOSATU a d&#233;cid&#233; de ne pas s'affilier &#224; l'UDF. (&#8230;) L'UDF repr&#233;sente une vari&#233;t&#233; d'int&#233;r&#234;ts de classe (&#8230;) &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;plique de l'ANC fut d'une extr&#234;me v&#233;h&#233;mence. (&#8230;) En substance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; les syndicats qui ne sont pas dans l'UDF m&#232;nent une politique &#171; &#233;coomiciste &#187; et se refusent &#224; participer au combat politique pour la fin de l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ces syndicats sont dirig&#233;s par des gens qui ont eux-m&#234;mes un projet politique, et celui-ci est enti&#232;rement tourn&#233; contre la direction historique et l&#233;gitime que sont l'ANC et la SACTU (voire le Parti communiste).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ces directions sont incapables de comprendre l'importance des alliances sociales dans un pays comme l'Afrique du sud et dans la lutte contre l'apartheid. (&#8230;) Le Parti communiste (SACP) joua &#233;galement un r&#244;le de tout premier plan dans ces pol&#233;miques. (&#8230;) Dans le couple ANC-SACP, le premier est en effet consid&#233;r&#233; comme le cadre large, mais cependant dirigeant, de la lutte de lib&#233;ration nationale et de &#171; la r&#233;volution d&#233;mocratique nationale &#187;. (&#8230;) Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, une partie de la direction de l'ANC est form&#233;e de membres du PC et l'appareil de la SACTU est essentiellement compos&#233; de membres du parti. Il faut aussi rappeler que l'aile arm&#233;e, Umkhonto we Sizwe, n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue au d&#233;part comme un simple pseudopode de l'ANC, mais comme un organe conjoint de l'ANC et du PC. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
La gauche syndicale sous-estime le poids de l'ANC et du Parti communiste. C'est avec retard qu'elle d&#233;couvre le prestige de l'ANC et de Nelson Mandela, l'impact sur la jeunesse des actions de propagande arm&#233;e et surtout la capacit&#233; des cadres du SACP &#224; reconstituer dans les civics puis dans les syndicats la base large qu'ils n'avaient pas encore au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt. De ce point de vue la cr&#233;ation de l'UDF marque un tournant dans la course de vitesse que se livrent ces deux forces. (&#8230;.) Si l'on compare les textes de l'ANC et ceux de la FOSATU ayant valeur de propagande g&#233;n&#233;rale, on constate que le premier a plut&#244;t tendance &#224; annoncer un d&#233;bouch&#233; victorieux sur court ou moyen terme (&#8230;) La direction de l'ANC opta pour une propagande ultra-radicale, d&#233;crivant une situation insurrectionnelle et un mouvement de masse aux portes du pouvoir. (&#8230;.) Durant toute cette p&#233;riode le sectarisme des activistes de l'UDF sera &#224; son comble &#224; l'encontre de tous ceux qui ne dressent pas banni&#232;re de la Charte de la Libert&#233;, que certaines directions syndicales vont vivre comme une menace pour le mouvement ouvrier. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en septembre 1985 que se d&#233;roula la premi&#232;re grande initiative publique de contact entre les lib&#233;raux blancs et la direction de l'ANC. Une d&#233;l&#233;gation importante se rendit &#224; Lusaka dont Garvin Relly, dirigeant de l'Anglo American. Il dira &#224; ce propos : &#171; ce fut une des journ&#233;es les plus agr&#233;ables que j'ai jamais pass&#233;e. &#187; (&#8230;) Le 27 septembre 1985, 90 des plus grands noms du monde des affaires et de la haute finance, appartenant essentiellement &#224; la communaut&#233; anglophone, signaient un document r&#233;clamant la fin de l'apartheid. (&#8230;) L'&#233;v&#234;que Desmond Tutu et le leader de l'Inkhata Buthelezi soutinrent ce document. Parmi les signataires se trouvaient les patrons de la Nedbank, de Toyota, de la banque Barclays, de l'Anglo American (dont H.F.Oppenheimer), d'IBM, de Data, de Coca-Cola, du groupe de presse Argus, de Colgate, de Volkswagen, de General Motors&#8230; (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le congr&#232;s du COSATU, le South African Trade Union Congress, eut lieu du 29 novembre au 1er d&#233;cembre 1985, &#224; Durban. (&#8230;) Le rapport de forces interne r&#233;el va &#234;tre d&#233;termin&#233; par le syndicat des mines, la NUM. Celui-ci avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1982 et avait adh&#233;r&#233; au CUSA. Mais il avait rompu avec ce dernier et bascul&#233; dans le camp de ceux qui formeront le COSATU. Sa direction vient donc majoritairement de la Conscience noire mais, tr&#232;s vite, son principal dirigeant, Cyril Ramaphosa, s'affiche comme le plus chaud partisan du courant chartiste &#224; la t&#234;te du plus gros syndicat de la nouvelle f&#233;d&#233;ration. (&#8230;) Les relations internes allaient demeurer tr&#232;s tendues jusqu'en 1987. De forts doutes na&#238;tront chez les anciens de la FOSATU sur la viabilit&#233; de l'unit&#233;. Les attaques des partisans de l'ANC seront incessantes. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Des personnalit&#233;s lib&#233;rales (&#8230;) vont rencontrer les dirigeants de la COSATU. Un premier contact se fait &#224; Harare avec Jay Naidoo, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, fin 1985, puis les 5 et 6 mars 1986, une r&#233;union se tient &#224; Lusaka avec des d&#233;l&#233;gations du COSATU, de l'ANC et de la SACTU. (&#8230;) La mise en forme concr&#232;te de cette &#171; alliance &#187; se fit, de mani&#232;re privil&#233;gi&#233;e, entre le COSATU et le South African Youth Congress (SAYCO). (&#8230;) L'axe COSATU-SAYCO est pr&#233;sent&#233; comme un axe usines-townships et comme un moyen de r&#233;gler pacifiquement le passif entre syndicalistes et jeunes activistes des civics. (&#8230;) Le courant chartiste avait progressivement pr&#233;sent&#233; l'alliance COSATU-UDF et COSATU-SAYCO comme &#233;tant fond&#233;e sur la Charte de la Libert&#233;. La pr&#233;paration du congr&#232;s de 1987 sera l'occasion de pousser l'avantage et de r&#233;clamer que chaque syndicat fasse du programme de l'ANC sa propre r&#233;f&#233;rence. (&#8230;) Pour la NUM, la Charte &#233;tait alors &#171; un guide pour la lutte contre l'oppression nationale &#187;. (&#8230;) Le Parti communiste, pour sa part et sans surprise, donne son aval aux positions de la NUM : &#171; L'adoption de la Charte de la Libert&#233; par le r&#233;cent congr&#232;s de la NUM refl&#232;te correctement le sentiment et la compr&#233;hension des masses populaires. C'est un signe donn&#233; au mouvement syndical pour un lien plus r&#233;aliste, dans la p&#233;riode actuelle, entre lutte &#233;conomique et lutte politique. &#187; (&#8230;) Finalement Jay Naidoo, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la COSATU, cherchera &#224; concilier les diff&#233;rentes positions (&#8230;) : &#171; En adoptant la Charte, nous voyons cela comme un cadre de r&#233;f&#233;rence et non comme un sch&#233;ma. (&#8230;) Il n'y aura pas de suspension de la lutte pour une soci&#233;t&#233; sans exploitation. &#187; (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les d&#233;bats de cette p&#233;riode doivent se comprendre dans le cadre d'une tr&#232;s forte activit&#233; syndicale et gr&#233;viste. (&#8230;) Le d&#233;but de l'ann&#233;e 1987 voit des mouvements gr&#233;vistes d'une tr&#232;s grande intensit&#233; : la gr&#232;ve des cheminots et des postiers, la gr&#232;ve des employ&#233;s de commerce (&#8230;) Pour une partie des syndicats (essentiellement l'aile chartiste) la question du pouvoir est bien entrain de se poser. La question du programme politique est ainsi per&#231;ue comme une question de court ou moyen terme : quelle sera la nature d'un &#171; gouvernement ANC &#187; ? (&#8230;) La question de la Charte de Libert&#233; (adopt&#233;e par la majorit&#233; des syndicats de la COSATU) est celle de l'acceptation d'un monopole accord&#233; au seul ANC (&#8230;) En 1987 et 1988, la gauche syndicale n'a plus le monopole des r&#233;f&#233;rences au &#171; socialisme &#187;. Dans le mouvement syndical, l'aile li&#233;e au SACP en a &#233;galement fait sa banni&#232;re. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Devant le Parlement, le 2 f&#233;vrier 1990, Frederick De Klerck annon&#231;ait qu'il avait d&#233;cid&#233;, dans la perspective d'une n&#233;gociation globale, la l&#233;galisation de l'ANC, du Parti communiste et de toutes les organisations interdites : &#171; La dynamique en cours dans la politique internationale a &#233;galement cr&#233;&#233; de nouvelles opportunit&#233;s pour l'Afrique du sud. (&#8230;) L'&#233;croulement du syst&#232;me &#233;conomique en Europe de l'Est constitue aussi un signal. &#187; (&#8230;) Le Parti communiste sud-africain &#233;tait d&#233;sormais sous la pression sovi&#233;tique (&#8230;) La direction du SACP avait toujours montr&#233; un suivisme sans faille envers les positions du Parti communiste d'Union sovi&#233;tique. (&#8230;) L'ANC et le Parti communiste d&#233;cid&#232;rent &#224; la suite de leur l&#233;galisation en 1990 la &#171; suspension de l lutte arm&#233;e &#187;. La Charte de la Libert&#233; fut progressivement oubli&#233;e au profit d'une s&#233;rie de propositions constitutionnelles ou &#233;conomiques de l'ANC qui s'&#233;loignaient de plus en plus des professions de foi ant&#233;rieures. La perspective de la nationalisation des plus grandes entreprises fut &#233;cart&#233;e (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1989-1990, le cadre de r&#233;flexion est donn&#233; par Alec Erwin : &#171; Nous devons nous pr&#233;parer &#224; gouverner et &#224; reconstruire le pays. (&#8230;) Notre priorit&#233; est de renforcer nos organisations politiques &#8211; l'ANC et le Parti communiste &#8211; et les syndicats, les civics. &#187; (&#8230;) Au d&#233;but d'ann&#233;e 1994, alors qu'en apparence le gouvernement et la direction de l'ANC se dirigent avec qui&#233;tude et &#224; l'amiable vers les &#233;lections du 27 avril, la soci&#233;t&#233;, elle, reste une norme marmite bouillonnante. (&#8230;) L'ANC et le parti national de F.W. De Klerk s'appr&#234;tent d&#233;sormais &#224; cog&#233;rer l'Etat sud-africain (&#8230;) ce choix politique ne lib&#232;re pas pour autant la soci&#233;t&#233; sud-africaine de son h&#233;ritage raciste. La pauvret&#233; des plus pauvres s'est m&#234;me aggrav&#233;e au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de &#171; Vers le pouvoir populaire, un pari &#224; gagner &#187;, d&#233;claration du Comit&#233; central du Parti communiste sud-africain de novembre 1979 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans notre situation, la lutte pour mettre fin &#224; l'exploitation capitaliste ne peut &#234;tre s&#233;par&#233;e de la lutte contre la tyrannie nationale. Une &#171; lutte de classe &#187; qui ignorerait cette v&#233;rit&#233; ne pourrait combattre s'en amphith&#233;&#226;tre et non dans la v&#233;ritable ar&#232;ne de combat. C'est cette r&#233;alit&#233; qui permet d'expliquer pourquoi nous estimons qu'&#224; l'&#233;tape actuelle de notre lutte la principale strat&#233;gie est de lutter pour remporter notre r&#233;volution d&#233;mocratique nationale, premi&#232;re &#233;tape vers une transformation socialiste. (&#8230;) Notre histoire nous apprend qu'une large alliance des forces sociales renforce plut&#244;t qu'elle n'affaiblit la volont&#233; de lib&#233;ration. (&#8230;) Nier toute possibilit&#233; pour les couches moyennes noires de jouer un r&#244;le aux c&#244;t&#233;s de la r&#233;volution serait une simplification grossi&#232;re et dangereuse. (&#8230;) Il faut prendre toutes les mesures possibles pour consolider et &#233;largir le v&#233;ritable mouvement syndical qui refuse tous les efforts d&#233;ploy&#233;s pour &#233;loigner les ouvriers de la lutte de lib&#233;ration nationale. (&#8230;) Les ouvriers doivent refuser de s'inscrire aux syndicats &#171; multiraciaux &#187; qui en feraient des pions dans le jeu des ouvriers blancs. (&#8230;) La politique de la lutte arm&#233;e, les attentats contre l'ennemi et les mesures prises pour que l'arm&#233;e de lib&#233;ration nationale puisse se retrancher dans les villes comme dans les campagnes sont un &#233;l&#233;ment vital de la strat&#233;gie de lib&#233;ration. (&#8230;) Notre parti est une composante essentielle de l'alliance r&#233;volutionnaire en vue de la lib&#233;ration nationale que dirige l'ANC. En tant que tel, il n'a aucun int&#233;r&#234;t qui le s&#233;pare de l'un quelconque des &#233;l&#233;ments de cette alliance que nous avons toujours cherch&#233; &#224; renforcer. (&#8230;) Construisons en 1980, 25e anniversaire de la Charte de la Libert&#233;, un large front de toutes les forces patriotiques et anti-racistes sous la banni&#232;re de l'ANC. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le combat du Parti communiste sud-africain contre le courant &#171; lutte de classe &#187; au sein du FOSATU :&lt;br class='autobr' /&gt;
Extraits d'un article de Ruth Nhere de la revue &#171; The African Communist &#187; du Parti communiste sud-africain n&#176;99 de septembre 1984 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un ouvri&#233;risme &#233;conomiste&lt;br class='autobr' /&gt;
Les grandes avanc&#233;es du mouvement syndical ind&#233;pendant en Afrique du sud depuis 1973 ont &#233;t&#233; bien appr&#233;ci&#233;es comme fondamentales dans notre lutte r&#233;volutionnaire. Il y a cependant d'importantes divergences de vue concernant le r&#244;le et les possibilit&#233;s de ces luttes syndicales. Un des courants de pens&#233;e les concernant peut &#234;tre appel&#233; &#171; ouvri&#233;risme &#187; ou &#171; classisme &#187; est en fait une variante de ce que L&#233;nine avait appel&#233; &#171; l'&#233;conomisme &#187; en Russie et qu'il avait combattu en ces termes : &#171; La pr&#233;tention que la politique doit suivre avec ob&#233;issance l'&#233;conomie est une pens&#233;e &#224; la mode, qui exerce une influence irr&#233;sistible sur la masse de la jeunesse attir&#233;e par le mouvement, mais qui, dans la majorit&#233; des cas, ne conna&#238;t du marxisme que ce qu'en ont dit les publications l&#233;gales. &#187; C'est un &#233;conomisme de ce type qui forme la base d'adresse de Joe Foster &#224; la conf&#233;rence de 1982 du FOSATU, conf&#233;rence si bien critiqu&#233;e par Toussaint dans son article pour la revue &#171; The African Communist &#187;, article intitul&#233; &#171; Un syndicat n'est PAS un parti politique &#187;. La question du r&#244;le du mouvement syndical et son alliance avec le mouvement d&#233;mocratique dans son ensemble sont toujours chaudement d&#233;battues comme le montrent les d&#233;bats sur la question de l'adh&#233;sion des syndicats &#224; l'United Democratic Front. Dans une r&#233;cente publication du Cap, &#171; Social Review &#187;, un auteur anonyme r&#233;pondait &#224; un article d'un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent qui d&#233;fendait la ligne ouvri&#233;riste contre les alliances entre classes sociales : &#171; Je voudrait r&#233;pondre que, si ce sont les travailleurs qui dirigent la lutte, une plus grande conscience socialiste sera d&#233;velopp&#233;e au sein de la classe ouvri&#232;re si celle-ci m&#232;ne des alliances entre classes et les dirige elle-m&#234;me. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) L'id&#233;e d'une spontan&#233;it&#233; du mouvement de la classe ouvri&#232;re et sa &#171; puret&#233; &#187; semblent caract&#233;ristiques des conceptions d'une partie des intellectuels travaillant dans le mouvement syndical ind&#233;pendant. Argumentant contre les alliances avec d'autres classes et groupes sociaux dans la lutte politique, ils proclament que &#171; les travailleurs eux-m&#234;mes doivent d&#233;cider &#224; quel moment et &#224; quelles conditions une telle alliance serait souhaitable. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Les avocats de l'ouvri&#233;risme nient farouchement que leurs arguments servent &#224; combattre le r&#244;le du parti politique de classe. Ils affirment qu' &#171; il n'y a pas, pour le moment, une telle organisation sp&#233;cifique de la classe ouvri&#232;re en Afrique du sud. &#187; Ces sentiments sont ceux qui sont repris dans la direction du FOSATU. On pourrait penser qu'il s'agit de gens qui esp&#232;rent, et attendent, qu'une telle organisation politique de la classe ouvri&#232;re, sur la base d'une conscience socialiste, apparaisse dans le cours des &#233;v&#233;nements mais il semble au contraire que cela ne soit pas leur but. En lisant leurs publications, on discerne une autre strat&#233;gie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains d'entre eux ont &#233;t&#233; fascin&#233;s par l'exemple du Br&#233;sil. Un article r&#233;cent sur ce pays dans le &#171; South African Labour Bulletin &#187; tente de dresser un parall&#232;le avec les d&#233;veloppements r&#233;cents en Afrique du sud. Au br&#233;sil, ils rappellent que le militantisme syndical de masse a donn&#233; naissance &#224; un parti politique qui &#171; s'est rapidement d&#233;velopp&#233; chez les travailleurs, les ch&#244;meurs, la base de l'Eglise, la jeunesse progressiste et les intellectuels de gauche&#8230; &#187; L'auteur mentionne en passant que ce parti &#171; a attir&#233; beaucoup d'hostilit&#233; de la part du Parti communiste br&#233;silien ill&#233;gal qui pr&#233;tend (nous soulignons) qu'ils d&#233;tiennent historiquement le titre de parti des travailleurs. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Br&#233;sil sert aussi de base d'&#233;tude au programme de formations militantes du FOSATU et &#224; son journal. Dans ce cas, le raisonnement et les critiques contre le Parti communiste sont d'avantage sous-entendues qu'explicites : &#171; Ce sont les travailleurs de la M&#233;tallurgie et du Textile qui ont lanc&#233; la r&#233;organisation des syndicats ill&#233;gaux. Chaque ann&#233;e depuis 1977, les travailleurs avaient men&#233; des gr&#232;ves pour leurs droits et pour de meilleurs salaires&#8230; Il en est sorti un Parti des Travailleurs afin de repr&#233;senter les ouvriers dans les futures &#233;lections. Cela rencontra l'opposition de l'Etat, des autres partis et des dirigeants des syndicats officiels. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Probablement que les auteurs de ce type de document ont conscience qu'un anticommunisme trop ouvert ne leur permettrait pas d'obtenir le soutien qu'ils recherchent au sein de la classe ouvri&#232;re. Cependant, ils font semblant d'ignorer le programme et m&#234;me l'existence de l'ANC et du Parti communiste sud-africain. (&#8230;) Les tentatives de cacher l'histoire, la strat&#233;gie et les tactiques des organes existants du mouvement de lib&#233;ration, l'ANC et le Parti communiste sud-africain, doivent &#234;tre combattues dans les syndicats et au niveau du d&#233;bat th&#233;orique, dans la propagande l&#233;gale et ill&#233;gale. Certains de ces &#233;crits li&#233;s &#224; ce groupe jouent un r&#244;le important de division contre le mouvement de masse. Un article dans la presse estudiantine &#171; Work in progress &#187; caract&#233;rise par exemple le United Democratic Front comme mouvement &#171; lib&#233;ral radical &#187; ayant sa base de classe &#171; au sein de la petite-bourgeoisie noire et surtout indienne. &#187; (&#8230;) Ils n'ont pas du tout per&#231;u les interactions entre oppression nationale et oppression de classe qui donnent aux r&#233;volutionnaires d'Afrique du sud des t&#226;ches strat&#233;giques sp&#233;cifiques fondant les programmes de l'ANC et du Parti communiste sud-africain. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte id&#233;ologique sur le front syndical&lt;br class='autobr' /&gt;
L'article de Toussaint intitul&#233; &#171; Un syndicat n'est PAS un parti politique &#187; dans le num&#233;ro 93 de 1983 de la revue &#171; The African Communist &#187; est une des plus importantes contributions de cette revue depuis longtemps. (&#8230;) Nous avions remarqu&#233; que notre parti avait tard&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; la d&#233;claration de Joe Foster qui constituait une attaque id&#233;ologique contre nous et contre tout le mouvement de lib&#233;ration nationale. Nous devons nous reprocher de ne pas avoir donn&#233; une r&#233;ponse imm&#233;diate et scientifiquement fond&#233;e &#224; Foster. Pour faire des progr&#232;s et gagner notre lutte id&#233;ologique, pour rester proches des masses, nous devons leur expliquer la nature des bases id&#233;ologique de Joe Foster, leurs racines sociales et le danger qu'elles repr&#233;sentent pour la classe ouvri&#232;re et les masses opprim&#233;es d'Afrique du sud. (&#8230;) Depuis les ann&#233;es 70, un nombre croissant de personnalit&#233;s de l'intelligentsia blanche ont pris une part active dans le travail des syndicats. Une partie d'entre eux sont sur nos bases. Mais on voit tr&#232;s clairement qu'un certain nombre d'entre eux adoptent des positions ultra-gauches. (&#8230;) Il est int&#233;ressant de remarquer que le FOSATU a le m&#234;me type de soutiens qu'avaient autrefois le Gang des Quatre et ils ont &#233;galement en commun leur rejet du parti communiste et du syndicat SACTU. Le Gang des Quatre voulait, comme Foster, cr&#233;er une alternative &#224; notre Parti. Dans la r&#233;alit&#233; de la situation de l'Afrique du sud, rejeter le r&#244;le du parti communiste et du SACTU, sous-estimer la contribution de l'ANC dans notre r&#233;volution, est le moyen de faire d&#233;vier la lutte de son vrai chemin en l'amenant vers une impasse tout en se cachant derri&#232;re des slogans sonnant comme tr&#232;s r&#233;volutionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le langage de Foster a une tonalit&#233; tr&#232;s r&#233;volutionnaire mais son essence est de d&#233;sarmer la classe ouvri&#232;re et, en cons&#233;quence, de servir les int&#233;r&#234;ts des r&#233;formistes que les ultra-gauches favorisent finalement. Ultragauches et r&#233;formistes ont le m&#234;me but : rejeter les principes du marxisme-l&#233;ninisme dans le processus r&#233;volutionnaire et rejeter les formes correctes de lutte. Comme Toussaint l'a justement remarqu&#233;, Foster d&#233;veloppe l'illusion que la lutte &#233;conomique des travailleurs peut d&#233;velopper leur conscience politique. Foster consid&#232;re que ce qui est n&#233;cessaire n'est pas un Parti, auquel il ne fait m&#234;me pas r&#233;f&#233;rence, ni un syndicat comme le SACTU, auquel il reproche de s'occuper de politique, et pas non plus une ANC qui tendrait &#224; devenir une organisation populiste, mais un mouvement ouvrier du type de Solidarnosc (en Pologne). Cette id&#233;ologie repr&#233;sente un danger pour le mouvement ouvrier et pour toute la lutte des masses en Afrique du sud. (&#8230;) Dans &#171; Que faire ? &#187;, L&#233;nine &#233;tablit une distinction claire entre politique syndicaliste et politique communiste dans la lutte pour l'&#233;mancipation compl&#232;te des millions d'opprim&#233;s, et souligne le r&#244;le dirigeant du parti dans la lutte contre tous les opportunismes visant &#224; limiter la lutte &#224; quelques am&#233;liorations de salaires, du niveau de vie et &#224; de petites r&#233;formes l&#233;gales. L'Afrique du sud n'est pas une exception &#224; cette r&#232;gle. La politique syndicale doit &#234;tre subordonn&#233;e &#224; la politique communiste. Toussaint d&#233;finit clairement la n&#233;cessit&#233; et le r&#244;le du d&#233;tachement avanc&#233; de la classe ouvri&#232;re, le Parti communiste sud-africain. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il y a une seule critique &#224; faire &#224; l'article de Toussaint, c'est qu'il est trop gentil avec Foster. Bien que Foster &#233;vite soigneusement d'attaquer directement le Parti communiste, son point de vue est une attaque directe contre tout le mouvement de lib&#233;ration nationale et toutes les forces qui constituent cette alliance. Les prises de position de Foster et tous ceux qui suivent des positions du m&#234;me type sont un poison pour la classe ouvri&#232;re et peuvent amener, comme le remarquait L&#233;nine, &#224; une subordination des int&#233;r&#234;ts des travailleurs derri&#232;re ceux de la bourgeoisie. De tels courants vont se poursuivre au cours de l'intensification de la lutte. C'est pour cette raison que nous ne devons pas &#234;tre gentils avec Foster et que nous devons le consid&#233;rer comme un ennemi id&#233;ologique et adopter une attitude plus offensive. Cette attaque de Foster doit &#234;tre comprise non seulement comme un combat contre l'opportunisme mais comme un moyen d'&#233;duquer les masses. Il ne faut pas le comprendre comme une attaque contre le FOSATU, ou toute autre organisation de masse, mais comme des &#233;l&#233;ments s'adressant &#224; ces organisations pour leur &#233;viter de se tromper de direction dans la r&#233;volution. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'article de Toussaint appelle l'attention sur les t&#226;ches du Parti communiste en relation avec la dynamique croissante du mouvement syndical et, en g&#233;n&#233;ral, avec les luttes politiques en Afrique du sud. Selon nous, le Parti a devant lui les t&#226;ches suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est urgent d'augmenter notre travail dans les syndicats, un domaine vital pour notre Parti et o&#249; il doit absolument consolider sa position. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) En m&#234;me temps, nous devons combattre la prolif&#233;ration des id&#233;es ultra-gauches et de droite. &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Dans notre programme en direction des masses, nous devons d&#233;velopper de diverses mani&#232;res des concepts comme &#171; le colonialisme d'un type sp&#233;cial &#187; pour en d&#233;duire notre place vis-&#224;-vis des autres organisations et leurs relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les relations de Mandela et de l'ANC avec le Parti communiste sud-africain et avec les communisme :&lt;br class='autobr' /&gt;
Extraits de la d&#233;claration de Nelson Mandela &#224; son Proc&#232;s de Rovonia d'octobre 1963-mai 1964 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; (&#8230;) Je nierai pas le fait que j'ai &#233;t&#233; un des fondateurs de l'Umkonto we Sizwe, (organisation militaire clandestine de la lutte arm&#233;e contre l'Apartheid), et que j'y ai jou&#233; un r&#244;le important jusqu'&#224; mon arrestation en ao&#251;t 1962. mais je veux dire d'embl&#233;e que l'id&#233;e &#233;mise par l'accusation dans son r&#233;quisitoire selon laquelle la lutte en Afrique du sud serait dirig&#233;e par des &#233;trangers ou des communistes est d&#233;nu&#233;e de fondement. (...) Les fondateurs de l'Umkonto &#233;taient tous membres du Congr&#232;s National Africain et nous avions derri&#232;re nous une longue tradition de non-violence et de recours &#224; la n&#233;gociation pour r&#233;soudre les conflits politiques. (&#8230;) En 1956, cent cinquante-six membres dirigeants de l'Alliance du Congr&#232;s (r&#233;unissant l'ANC, le Congr&#232;s indien, l'union nationale des gens de couleur, le Congr&#232;s d&#233;mocrate, enfin le syndicat SACTU), dont j'&#233;tais furent arr&#234;t&#233;s sous l'inculpation de haute trahison, et inculp&#233;s en vertu de la Loi sur la suppression du communisme. L'accusation mit en doute la politique non violente de l'ANC, mais la Cour en vint &#224; la conclusion qu'il ne pratiquait pas une politique de violence, lorsque cinq ans plus tard nous f&#251;mes acquitt&#233;s de tous les chefs d'accusation, parmi lesquels la pr&#233;tendue intention d'&#233;tablir un Etat communiste &#224; la place du r&#233;gime existant. Le gouvernement a toujours cherch&#233; &#224; qualifier ses adversaires de communistes. Aujourd'hui il a de nouveau repris ce grief, mais ainsi que je le montrerai, l'ANC n'est pas et n'a jamais &#233;t&#233; une organisation communiste. (&#8230;) Depuis longtemps le peuple souhaitait la violence en parlant du jour o&#249; il combattrait l'homme blanc et reconqu&#233;rrait son pays, tandis que nous, dirigeants de l'ANC, nous efforcions de faire pr&#233;valoir notre point de vue : le recours aux voies pacifiques. (&#8230;) Chaque d&#233;sordre exprimait clairement la conviction qui se r&#233;pandait parmi les Africains que la violence devenait la seule solution ; il montrait aussi qu'un gouvernement qui utilise la force pour maintenir son pouvoir apprend aux opprim&#233;s &#224; se servir de la force pour lutter contre lui. D&#233;j&#224;, de petits groupes s'&#233;taient form&#233;s dans les r&#233;gions urbaines et pr&#233;paraient spontan&#233;ment les bases d'une action violente. (&#8230;) D&#233;but juin 1961, apr&#232;s avoir m&#251;rement &#233;tudi&#233; la situation, nous arriv&#226;mes &#224; cette conclusion que les dirigeants africains feraient preuve de peu de r&#233;alisme et de clairvoyance s'ils continuaient &#224; pr&#234;cher la paix et la non-violence, au moment o&#249; le gouvernement r&#233;pondait &#224; nos requ&#234;tes pacifiques par la force. Nous n'about&#238;mes pas de gaiet&#233; de c&#339;ur &#224; une telle conclusion. Ce fut seulement quand tout le reste eut &#233;chou&#233;, quand toutes les voies de protestation pacifique nous eurent &#233;t&#233; barr&#233;es, que la d&#233;cision fut prise de s'engager dans les formes violentes d'action et de constituer l'Umkonto we Sizwe. (&#8230;) Il y a quatre formes d'action violente possible : le sabotage, la gu&#233;rilla, le terrorisme et la r&#233;volution ouverte. Nous avons choisi d'adopter la premi&#232;re m&#233;thode (&#8230;) Notre Manifeste proclamait : &#171; (&#8230;) Nous esp&#233;rons ramener le pouvoir et ses partisans au bon sens avant qu'il ne soit trop tard. Nous esp&#233;rons qu'une transformation du gouvernement et de sa politique interviendront avant qu'on ait atteint le seuil irr&#233;vocable de la guerre civile. &#187; (&#8230;) Les attaques contre les points vitaux de l'&#233;conomie du pays devaient s'accompagner de sabotage des b&#226;timents gouvernementaux et d'autres symboles de l'apartheid. Ces attaques devaient constituer un signal de ralliement pour notre peuple, et l'encourager &#224; participer &#224; des actions de masse non-violentes, comme des gr&#232;ves et des manifestations. Constituant par ailleurs un exutoire pour les partisans des m&#233;thodes violentes, elles nous permettraient de prouver concr&#232;tement &#224; nos militants que nous avions adopt&#233; une ligne plus dure et que nous riposterions d&#233;sormais aux diverses positions de force du gouvernement. (&#8230;) Les activit&#233;s de l'Umkonto &#233;taient contr&#244;l&#233;es et dirig&#233;es par le haut commandement national qui avait pouvoir de cooptation et de nommer des commandements r&#233;gionaux. (&#8230;) Je signale au passage que les termes &#171; haut commandement &#187; et &#171; commandement r&#233;gional &#187; avaient &#233;t&#233; emprunt&#233;s &#224; l'organisation nationale juive clandestine Irgoun Zvai Leumi, qui op&#233;ra en Isra&#235;l entre 1944 et 1948. (Mandela fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'organisation d'extr&#234;me droite juive). (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accusation assure encore que les faits et les objectifs de l'ANC et du Parti communiste sont identiques. Je voudrai en parler, ainsi que de ma propre position politique. Je cite ces all&#233;gations car il est &#224; craindre que l'accusation ne se fonde sur certaines pi&#232;ces pour affirmer que j'ai tent&#233; d'introduire le marxisme dans l'ANC. L'all&#233;gation, en ce qui concerne l'ANC, est totalement fausse. Ce n'est pas un argument neuf : il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;fut&#233; au proc&#232;s de trahison. Mais, puisqu'on le ressort, j'en parlerai ici, de m&#234;me que des relations entre l'ANC et le Parti communiste d'une part et avec le parti Umkonto d'autre part.&lt;br class='autobr' /&gt;
La doctrine de l'ANC consiste et a toujours consist&#233; dans un nationalisme africain. (&#8230;.) Le document politique le plus important qu'ait adopt&#233; l'ANC est la Charte de la libert&#233;, qui n'est en aucune fa&#231;on un manifeste pour un Etat socialiste. Elle appelle &#224; une redistribution, mais non &#224; une nationalisation de la terre. (&#8230;) Selon la Charte de la libert&#233;, les nationalisations s'inscriraient dans une &#233;conomie fond&#233;e sur l'entreprise priv&#233;e. La r&#233;alisation de la Charte de la libert&#233; offrirait de nouvelles perspectives &#224; toutes les classes &#8211; bourgeoisie comprise &#8211; d'une population africaine d&#232;s lors prosp&#232;re. L'ANC n'a jamais, &#224; aucune p&#233;riode de son histoire, pr&#233;conis&#233; un changement r&#233;volutionnaire de la structure &#233;conomique du pays. Il n'a jamais non plus, autant que je m'en souvienne, condamn&#233; la soci&#233;t&#233; capitaliste. (&#8230;) Je suis entr&#233; &#224; l'ANC en 1944. Quand j'&#233;tais jeune, je pensais que l'admission des communistes au sein de l'ANC et la coop&#233;ration &#233;troite qui existait parfois sur des probl&#232;mes particuliers entre cette organisation et le parti communiste finiraient par alt&#233;rer le concept de nationalisme africain. J'&#233;tais alors membre de la Ligue de la jeunesse de l'ANC, et j'appartins &#224; un groupe qui demanda l'expulsion des communistes de l'ANC. Cette motion fut repouss&#233;e &#224; une grosse majorit&#233;. On trouvait parmi ceux qui votaient contre quelques uns des &#233;l&#233;ments les plus conservateurs de l'opinion africaine. Ils disaient que, depuis sa cr&#233;ation, l'ANC s'&#233;tait form&#233; et d&#233;velopp&#233; non comme un parti exprimant une politique rigoureuse, mais comme un Parlement du peuple africain accueillant des gens d'opinions politiques diff&#233;rentes unis par un but commun : la lib&#233;ration nationale. Je fus finalement converti &#224; cette fa&#231;on de voir. Je l'ai soutenue depuis lors. (&#8230;) La t&#226;che fondamentale, en ce moment, doit &#234;tre l'&#233;limination de toute discrimination raciale et l'&#233;tablissement de droits d&#233;mocratiques sur la base de la Charte de la libert&#233;. La lutte pour ces droits devrait &#234;tre men&#233;e par un ANC fort. Dans la mesure o&#249; le parti communiste fait sien cet objectif qu'il soit le bienvenu. De mes lectures d'ouvrages marxistes et de mes conversations avec des communistes, j'ai tir&#233; l'impression que les communistes consid&#232;rent le syst&#232;me parlementaire occidental comme non d&#233;mocratique et r&#233;actionnaire. Moi, au contraire, je l'admire. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoire de la lutte des classes en Afrique du sud</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article5678</link>
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		<dc:date>2017-11-13T00:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>prol&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Mineurs</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Histoire de la lutte des classes en Afrique du sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Chronologie de l'Afrique du sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes San ou Bochimans &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes Kho&#239;kho&#239; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes Ko&#239;sans &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes Bantous &lt;br class='autobr' /&gt;
1075 : Royaume de Mapungubwe &lt;br class='autobr' /&gt;
1652 : Fondation de la Colonie du Cap &lt;br class='autobr' /&gt;
1652 : D&#233;but des guerres anglo-n&#233;erlandaises qui s'&#233;ch&#232;veront en 1784 &lt;br class='autobr' /&gt;
1795 : D&#233;buts des r&#233;publiques boers &lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de 1797 : les d&#233;buts sanglants du colonialisme capitaliste anglais en Afrique du sud &lt;br class='autobr' /&gt;
1816 : Le Royaume zoulou de Shaka (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;prol&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot235" rel="tag"&gt;Mineurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire de la lutte des classes en Afrique du sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27Afrique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chronologie de l'Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bochimans&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les groupes San ou Bochimans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Kho%C3%AFkho%C3%AF&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les groupes Kho&#239;kho&#239;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Kho%C3%AFsan&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les groupes Ko&#239;sans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bantous&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les groupes Bantous&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mapungubwe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1075 : Royaume de Mapungubwe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Colonie_du_Cap&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1652 : Fondation de la Colonie du Cap&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_anglo-n%C3%A9erlandaises&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1652 : D&#233;but des guerres anglo-n&#233;erlandaises qui s'&#233;ch&#232;veront en 1784&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publiques_boers&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1795 : D&#233;buts des r&#233;publiques boers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4446&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A partir de 1797 : les d&#233;buts sanglants du colonialisme capitaliste anglais en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_zoulou&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1816 : Le Royaume zoulou de Shaka&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Trek&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1835 : Le Grand Trek&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cafrerie_britannique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1835 : La cafrerie britannique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Boers&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1880 : D&#233;but de la Guerre des Boers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchisme_en_Afrique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1880 : Naissance du mouvement anarchiste qui joue un r&#244;le important jusqu'en 1920&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1552&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1899 : Le massacre des Boers par l'arm&#233;e anglaise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_d%27Afrique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1910 : Fondation de l'Union d'Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national_(Afrique_du_Sud)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1914 : Fondation du Parti National, parti bourgeois des Afrikaners les plus racistes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/international/comintern/sections/sacp/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1917 : Le communisme r&#233;volutionnaire ne s&#233;parait pas la lutte des Noirs de la lutte des classes (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_sud-africain&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1921 : Fondation du Parti communiste sud-africain, qui deviendra ensuite stalinien puis l'un des piliers de la trahison de Mandela aux c&#244;t&#233;s de l'imp&#233;rialisme et de la bourgeoisie sud-africaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/international/comintern/sections/sacp/1921/manifesto.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1921 : Le Manifeste du Parti communiste sud-africain, quand il &#233;tait r&#233;volutionnaire et visait au renversement mondial du capitalisme comme le bolchevisme russe (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_du_Rand&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1922 : La r&#233;volte arm&#233;e des mineurs du rand&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/etol/revhist/backiss/vol4/no4/hirson04.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1930 : Naissance des groupes trotskystes en Afrique du sud (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1935/04/lt19350420.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1935 : Le point de vue de Trotsky sur les t&#226;ches des bolcheviks-l&#233;ninistes en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1017&#034;&gt;1937 : La question coloniale en Afrique du sud (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3548&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les premi&#232;res luttes du prol&#233;tariat sud-africain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=966&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1946 : Gr&#232;ve des mineurs dans la r&#233;gion de Witwatersrand&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=498&amp;langue=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1948 : &#201;lection du Parti national de Daniel Malan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1948 : Mise en place de l'Apartheid&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.internationalism.org/revue-internationale/201501/9181/contribution-a-histoire-du-mouvement-ouvrier-afrique-du-sud-naissan&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Capitalisme et mouvement ouvrier en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sharpeville&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1960 : Massacre de Sharpeville&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%27Afrique_du_Sud_(1961-1994)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1961 : Mise en place de la R&#233;publique d'Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/international/comintern/sections/sacp/1962/road-freedom.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1962 : La mani&#232;re dont les staliniens justifient leur politique (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Biko&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1968 : Steve Biko fonde le Mouvement de la Conscience noire, tr&#232;s critique de la politique r&#233;formiste de l'ANC, et sera arr&#234;t&#233; par la police le 18 ao&#251;t 1977, et assassin&#233; le 11 septembre 1977 apr&#232;s avoir &#233;t&#233; tortur&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/015097.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1973 : Vague de gr&#232;ves ouvri&#232;res contre l'Apartheid et les patrons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/025067.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ann&#233;es 1970-1980 : le renouveau du syndicalisme noir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=Qm-cKIJCpq8C&amp;pg=PT265&amp;dq=luttes+de+classes+en+afrique+du+sud&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=luttes%20de%20classes%20en%20afrique%20du%20sud&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'aile radicale du syndicalisme sud-africain de classe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1066&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le syndicalisme r&#233;volutionnaire en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?client=firefox-b&amp;dcr=0&amp;q=syndicalisme+afrique+du+sud&amp;oq=syndicalisme+afrique+du+sud&amp;gs_l=psy-ab.3..0i7i5i30k1.9688.13539.0.13734.16.15.1.0.0.0.137.1450.8j6.14.0....0...1.1.64.psy-ab..3.11.1118...0i7i30k1j0i13i30k1.XixX9-yxBog&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le syndicalisme en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4078&#034;&gt;L'apartheid et la lutte pour le combattre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#244;le des syndicats dans la lutte contre l'apartheid en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/subject/africa/slovo/1988/national-democratic-revolution.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1988 : Pour le parti stalinien, la r&#233;volution n'est plus socialiste et internationale mais d&#233;mocratique et nationale, donc bourgeoise (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gociations_sur_le_d%C3%A9mant%C3%A8lement_de_l%27apartheid_en_Afrique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1990 : D&#233;but des n&#233;gociations pour la sortie de l'Apartheid sans heurts et sans dommages pour le grand capital&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/etol/document/ltt/sa-crossroads91.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1991 : Les grandes man&#339;uvres de la bourgeoisie, de l'ANC et des staliniens pour d&#233;tourner la menace r&#233;volutionnaire (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/etol/document/ltt/sa-negs-rdca.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1992 : La petite bourgeoisie nationaliste et les staliniens trahissent la lutte r&#233;volutionnaire contre l'Apartheid (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://conflits.revues.org/137&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1999-2000 : Les pr&#233;tendus &#171; affrontements intercommunautaires &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article120&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La fin de l'apartheid en Afrique du Sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique73&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment le prol&#233;tariat s'est fait voler sa r&#233;volution contre l'apartheid par la bourgeoisie gr&#226;ce &#224; Mandela et au parti stalinien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://socialisme.free.fr/bulletin/2014_03_19_cps_53_afrique_du_sud.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le v&#233;ritable r&#244;le de Mandela pour sauver les capitalistes et d&#233;tourner la lutte des classes r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1598&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qui est Nelson Mandela ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique49&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1988-1991 : L'Afrique noire &#233;tait, elle aussi, en &#233;bullition ; la trahison n'a pas seulement tromp&#233; et &#244;t&#233; leurs perspectives propres aux masses sud-africaines mais &#224; toute l'Afrique noire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Afrique-du-sud-la-nouvelle-revolte-des-townships&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2005 : La nouvelle r&#233;volte des townships&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ted_Grant&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2006 &#8211; D&#233;c&#232;s de Ted Grant, dirigeant trotskiste sud-africain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_de_2007_en_Afrique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2007 : Gr&#232;ve des mineurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codePays=JPN&amp;codeEve=1128&amp;grandesRegions=100&amp;slide=2000&amp;codeStat2=x&amp;mode=carte&amp;langue=fr&amp;afficheNom=aucun&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2008 : La classe dirigeante manipule les d&#233;rives x&#233;nophobes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve69&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2009 : &#233;meute dans les townships&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve58&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2009 : r&#233;volte sociale en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve113&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2009 : Gr&#232;ve &#224; General Motors (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article937&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2009 : o&#249; va l'Afrique du sud ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve85&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2009 : Gr&#232;ve dans la plus grande mine de platine du monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2014/12/15/31144924.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2010 : La plus importante vague de luttes de classes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1666&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2010 : Afrique du sud, la coupe est pleine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve225&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2010 : Emeutes en Afrique du sud pour comm&#233;morer le d&#233;tournement de la lutte contre l'apartheid&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve375&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2010 : Gr&#232;ve de l'aluminerie de Hillside&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1735&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Octobre 2010 : Les syndicats sud-africains arr&#234;tent une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de la fonction publique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve437&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2011 : Les townships s'embrasent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve252&#034;&gt;2011 : gr&#232;ves en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve467&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2011 : trois jours de batailles de rue dans le township d'Ermelo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2772&#034;&gt;2012 : Les mineurs contestent les syndicats officiels proches du pouvoir et des patrons (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve484&#034;&gt;2012 : c'est toujours l'apartheid !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve431&#034;&gt;2012 : la gr&#232;ve des mineurs noy&#233;e dans le sang&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2012/08/14/emeute-ouvriere-neuf-morts-a-la-mine-de-lonmin-marikana-13-aout-2012/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2012 : Emeute ouvri&#232;re, neuf morts &#224; la mine de Lonmin (Marikana)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2012/09/04/affrontements-et-fusillade-a-la-mine-de-rustenburg-3-septembre-2012/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2012 : Affrontements et fusillade &#224; la mine de Rustenburg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve482&#034;&gt;2012 : Assassinats et licenciements pour casser la lutte des mineurs (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_%C3%A0_Marikana&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2012 : La gr&#232;ve des mineurs de Marikana et le massacre des mineurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=1452&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2012 : La r&#233;volte sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve588&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : Le monde capitaliste pleure Nelson Mandela&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve551&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : Vers une grande gr&#232;ve dans les mines sud-africaines&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2013/02/18/mineurs-affrontements-a-rustenburg-18-fevrier-2013/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : Nouveaux affrontements dans la mine de Rustenberg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve589&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : Lettre ouverte &#224; Mandela, Vous avez trahi et vendu le peuple noir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve555&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : B&#226;timent, Automobile, Mines, Pompistes, BTP, Transports, etc.. en gr&#232;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rfi.fr/afrique/20130907-afrique-sud-mineurs-or-cessent-leur-mouvement-greve&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2013 : Les syndicats font arr&#234;ter la gr&#232;ve des mineurs d'or&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve612&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2014 : Le plus puissant syndicat sud-africain cr&#233;e un parti politique ouvrier&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve602&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Janvier 2014 : la gr&#232;ve se poursuit chez les trois premiers producteurs mondiaux de platine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve641&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mai 2014 : L'ANC soutient les patrons des mines de platine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve633&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mai 2014 : les patrons font &#224; nouveau assassiner les mineurs de Marikana&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2014/11/30/contre-la-mine-de-platine-emeute-a-mahwelereng-limpopo-27-novembre-2014/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2014 : Emeute &#224; la mine de platine de Mahwelereng&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/06/30/20002-20140630ARTFIG00169-afrique-du-sud-les-greves-sement-le-trouble-dans-le-secteur-automobile.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2014 : Le syndicat Numsa, jaune de la gr&#232;ve des mines, tente de se recr&#233;dibiliser par une gr&#232;ve automobile&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve697&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2015 : Mort de l'&#233;crivain sud-africain Andr&#233; Brink&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2015/05/14/confllit-minier-affrontements-a-limpopo-13-mai-2015/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2015 : Conflit minier&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2016/09/08/conflit-des-taxis-affrontements-a-durban-7-septembre-2016/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2016 : Conflit des taxis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2016/05/26/emeute-de-leau-a-jozini-kwazulu-natal-24-25-mai-2016/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2016 : Emeute de l'eau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2016/03/13/greve-affrontements-a-johannesburg-11-mars-2016/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2016 : affrontements des piquets de gr&#232;ve avec la police&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=2017+afrique+du+sud+expulsions+bertho+alain+&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b&amp;gfe_rd=cr&amp;dcr=0&amp;ei=CWSkWdHQDI2CaK6IgeAD&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : expulsions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2017/06/23/emeutes-de-lelectricite-a-mamelodi-pretoria-21-22-juin-2017/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : Emeutes de l'&#233;lectricit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.amnesty.fr/presse/afrique-du-sud-cinq-ans-aprs-les-faits-les-victime&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : Les mineurs victimes du massacre de Marikana et leurs familles n'ont toujours pas obtenu justice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://apanews.net/fr/news/effondrement-dune-mine-dor-en-afrique-du-sud-un-mort-quatre-autres-pieges-dans-les-decombres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : Effondrement d'une mine d'or&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revolutionpermanente.fr/APDUSA-Point-de-vue-d-extreme-gauche-sur-la-situation-politique-en-Afrique-du-Sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : La situation politique en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxiste.org/international/afrique/afrique-du-sud/2159-crise-politique-en-afrique-du-sud&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2017 : La crise politique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/emeutes-en-afrique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emeutes en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=gr%C3%A8ve+afrique+du+sud&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b&amp;gfe_rd=cr&amp;dcr=0&amp;ei=9HekWe7BDNGDaNLBu0A&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les gr&#232;ves r&#233;centes en Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.labourstart.org/cgi-bin/newsquery2.pl?searchtext=afrique+du+sud&amp;number=1000&amp;language=fr&amp;Go=OK&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les derni&#232;res luttes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.investigaction.net/fr/afrique-du-sud-le-paradis-des-inegalites-de-races-et-de-classes-23/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Conclusion : L'Afrique du Sud reste le paradis des in&#233;galit&#233;s de races et de classes, le paradis des exploiteurs et l'enfer pour les Noirs pauvres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?num=30&amp;domains=www.marxists.org&amp;hl=en&amp;biw=1024&amp;bih=643&amp;ie=ISO-8859-1&amp;oe=ISO-8859-1&amp;q=allintext%3A++africa+OR+south+site%3Awww.marxists.org&amp;oq=allintext%3A++africa+OR+south+site%3Awww.marxists.org&amp;gs_l=psy-ab.3...5125.9193.0.9612.7.7.0.0.0.0.341.734.5j1j0j1.7.0....0...1.1.64.psy-ab..0.0.0.QUdyDBCvBN8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read in english&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;buts sanglants du colonialisme capitaliste anglais en Afrique du sud</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article5518</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.org/spip.php?article5518</guid>
		<dc:date>2017-07-03T23:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>Angleterre Great Britain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; La d&#233;couverte des contr&#233;es aurif&#232;res et argentif&#232;res de l'Am&#233;rique, la r&#233;duction des indig&#232;nes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conqu&#234;te et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l'Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voil&#224; les proc&#233;d&#233;s idylliques d'accumulation primitive qui signalent l'&#232;re capitaliste &#224; son aurore. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx, Le Capital &#8211; Livre premier, L'accumulation (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot115" rel="tag"&gt;Angleterre Great Britain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La d&#233;couverte des contr&#233;es aurif&#232;res et argentif&#232;res de l'Am&#233;rique, la r&#233;duction des indig&#232;nes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conqu&#234;te et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l'Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voil&#224; les proc&#233;d&#233;s idylliques d'accumulation primitive qui signalent l'&#232;re capitaliste &#224; son aurore. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx, Le Capital &#8211; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Livre premier, L'accumulation primitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH198/-3598-ef37e.jpg?1779779481' width='300' height='198' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L457xH342/-3597-15020.jpg?1779779481' width='457' height='342' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L189xH266/-3596-59395.jpg?1779779481' width='189' height='266' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9213 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L370xH246/-3595-55243.jpg?1779779481' width='370' height='246' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH202/-3594-9cb22.jpg?1779779481' width='320' height='202' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les d&#233;buts sanglants du colonialisme capitaliste anglais en Afrique du sud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du sud (y compris le Zimbabwe) est, avec l'Inde et l'Am&#233;rique, l'une des colonies qui a le plus enrichi la bourgeoisie anglaise, nourrissant ses banques, ses sp&#233;culateurs, des compagnies mini&#232;res et commerciales. Aucun grand capitaliste de l'&#233;poque qui n'ait plus ou moins gagn&#233; d'argent sur le dos des exploit&#233;s sud-africains. Mais la mainmise de la couronne d'Angleterre sur cet immense et riche territoire n'a pas &#233;t&#233; sans luttes et sans guerres. La concurrence a &#233;t&#233; rude, en particulier avec les colons hollandais, les &#171; boers &#187;, et avec les royaumes africains. Car le territoire &#233;tait tr&#232;s loin d'&#234;tre inoccup&#233; et les colonisateurs savaient parfaitement bien que les peuples africains y avaient connu plusieurs civilisations prosp&#232;res et, m&#234;me, ils s'appuyaient sur cette connaissance pour penser que des mines d'or &#233;taient pr&#233;sentes et tr&#232;s riches. Cela ne les emp&#234;chait pas, bien entendu, de traiter les Africains comme des sauvages ou comme des enfants, de les massacrer all&#232;grement. L'empire anglais &#233;tait bien d&#233;cid&#233; &#224; mettre cet immense et riche territoire sous sa coupe et s'en &#233;tait donn&#233; les moyens, appuyant politiquement, financi&#232;rement et militairement les initiatives d'un Cecil Rhodes&#8230; Tout le pouvoir d'Etat de la royaut&#233; anglaise s'est mis au service de cet objectif et l'efficacit&#233; a &#233;t&#233; au rendez-vous, sans crainte de couvrir ainsi des horreurs sanguinaires, l'hypocrisie morale de l'&#233;poque victorienne (celle de la reine Victoria) couvre tous ces crimes d'un voile de respectabilit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; avec les explorateurs, les Stanley et Livingstone, suivis des aventuriers, bandits conqu&#233;rants, comme Jameson ou Cecil Rhodes, pr&#234;ts &#224; tout, &#224; tous les crimes, &#224; toutes les actions arm&#233;es, &#224; tous les engagements mensongers avec les chefs traditionnels africains, &#224; tous les &#233;changes pourris pour mettre ce territoire sous sa coupe, avec la caution de la royaut&#233; anglaise. Les grands profiteurs de l'&#233;poque ont pour nom la Compagnie Imp&#233;riale d'Afrique du sud, la Barclays Bank, la Bank of Scotland, et bien d'autres grands profiteurs et exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;buts de la course &#224; l'Afrique du sud sont pleins d'annonces spectaculaires de profits extraordinaires, comme l'exploitation des mines de diamant de Kimberley.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la conqu&#234;te anglaise devait d'abord se heurter aux Noirs avant de se heurter aux autres colonialismes europ&#233;ens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;leveurs, les Bantous sont aussi des agriculteurs, ma&#238;trisant, entre autres cultures, celle des c&#233;r&#233;ales. Ils travaillent aussi le fer et vivent dans des villages. Ce sont les anc&#234;tres des peuples parlant les langues nguni, xhosa, zoulou et diverses autres. Les Xhosas sont les seuls &#224; &#234;tre organis&#233;s en &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nord, dans la vall&#233;e du fleuve Limpopo et de la Shashe, s'&#233;tablit un premier royaume indig&#232;ne r&#233;gional &#224; partir du xe si&#232;cle. &#201;conomiquement fond&#233; sur l'extraction de l'or et le commerce de l'ivoire, la position strat&#233;gique de ce royaume de Mapungubwe permet &#224; ses habitants de commercer via les ports d'Afrique de l'Est avec l'Inde, la Chine et le sud de l'Afrique. Ce royaume prosp&#232;re est alors le plus important lieu de peuplement &#224; l'int&#233;rieur des terres de l'Afrique subsaharienne. Il le demeure jusqu'&#224; sa chute &#224; la fin du xiiie si&#232;cle, le r&#233;gime &#233;tant renvers&#233; par l'insurrection populaire et le syst&#232;me d'exploitation abandonn&#233;, amenant les habitants &#224; se disperser. Le si&#232;ge du pouvoir royal se d&#233;place alors au nord vers le Grand Zimbabwe et vers Khami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les N&#233;erlandais d&#233;barquent, la p&#233;ninsule du Cap est habit&#233;e des Kho&#239;kho&#239; et des San, peu nombreux, que les Hollandais baptisent du nom de Hottentot (b&#233;gayeur). Dans le reste de l'Afrique du Sud, les peuples Sothos occupent alors les hauts plateaux au sud du fleuve Limpopo (actuelle province du Limpopo), les Tsongas vivent dans l'est (actuel Mpumalanga) tandis que les peuples Ngunis (Zoulous, Xhosas et Swazis) se partagent la r&#233;gion m&#233;ridionale &#224; l'est de la Great Fish River, &#224; 1 500 km &#224; l'est du Cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les premi&#232;res ann&#233;es de cohabitation avec les N&#233;erlandais, les Kho&#239;kho&#239;s sont bien dispos&#233;s &#224; l'&#233;gard des nouveaux arrivants. Des relations commerciales se nouent. Les Bochimans &#233;changent leur b&#233;tail contre toutes sortes d'objets manufactur&#233;s hollandais. Une partie d'entre eux est n&#233;anmoins d&#233;cim&#233;e par la variole, apport&#233;e par les Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1657, van Riebeeck recommande que les hommes lib&#233;r&#233;s de leurs obligations vis-&#224;-vis de la compagnie, soient autoris&#233;s &#224; commercer et &#224; s'installer comme citoyens libres. En f&#233;vrier 1657, les premi&#232;res autorisations d'&#233;tablissement sont d&#233;livr&#233;es &#224; neuf ex-salari&#233;s de la compagnie, qui re&#231;oivent le titre de burgher (citoyen libre). Les Burghers sont autoris&#233;s &#224; cultiver la terre pour y planter du bl&#233; et des vignes. Des parcelles de terres leur sont attribu&#233;es, spoliant les Kho&#239;kho&#239;s qui y vivaient. Priv&#233;s de leurs meilleurs p&#226;turages, ces derniers tentent de vendre des b&#234;tes malades aux burghers. Les relations d&#233;g&#233;n&#232;rent et, en f&#233;vrier 1659, les Kho&#239;kho&#239;s, f&#233;d&#233;r&#233;s sous l'autorit&#233; du chef Doman, assi&#232;gent les N&#233;erlandais, oblig&#233;s de se retrancher dans le fort de Bonne Esp&#233;rance. La contre-attaque de ces derniers d&#233;cime les assaillants, r&#233;duits en esclavage ou refoul&#233;s vers le nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1657 et 1667, plusieurs exp&#233;ditions sont organis&#233;es pour reconna&#238;tre l'int&#233;rieur des terres. Quand van Riebeeck quitte le territoire en 1662, le comptoir commercial du Cap compte 134 salari&#233;s de la Compagnie des Indes Orientales, 35 colons libres, 15 femmes, 22 enfants et 180 esclaves d&#233;port&#233;s de Batavia et de Madagascar. La colonie est tr&#232;s hi&#233;rarchis&#233;e, les fonctionnaires de la compagnie des Indes se trouvant au sommet de l'ordre social et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1679, Simon van der Stel est nomm&#233; commandeur de la ville du Cap. Sous son impulsion, Le Cap devient une colonie de peuplement. Des immigrants n&#233;erlandais, allemands, danois, su&#233;dois, fuyant la mis&#232;re et les atrocit&#233;s commises lors de la guerre de Trente Ans, se joignent aux Burghers. Le territoire que van der Stel doit administrer s'&#233;tend de la r&#233;gion du Muizenberg sur l'oc&#233;an Indien aux montagnes de Steenberg et de Wynberg. Il entreprend de d&#233;velopper l'agriculture en conc&#233;dant des terres aux burghers, que l'on commence &#224; appeler Boers, afin de d&#233;velopper les cultures et fait planter plus de huit mille arbres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1685, le groupe de 800 colons est rejoint par 200 huguenots chass&#233;s de France par la r&#233;vocation de l'&#233;dit de Nantes. Simon van der Stel leur conc&#232;de des terres riches en alluvions dans les vall&#233;es d'Olifantshoek et de la rivi&#232;re Berg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1713 et 1755, deux &#233;pid&#233;mies de variole ravagent la colonie, tuant un millier de Blancs mais d&#233;cimant les peuples Kho&#239;kho&#239;. Au bout de 60 ans de nomadisme et de progression ininterrompue, les Trekboers se retrouvent bloqu&#233;s au nord par l'aridit&#233; extr&#234;me du Namaqualand, au nord-est par le fleuve Orange o&#249; les tribus San leur opposent une forte r&#233;sistance, d&#233;termin&#233;s &#224; sauvegarder leur territoire de chasse, et &#224; l'est, o&#249; les Trekboers atteignent la Great Fish River, &#224; 1 500 km de la cit&#233;-m&#232;re, et se heurtent &#224; des peuples bantous, en l'occurrence de puissantes chefferies Xhosas. En 1779, les premi&#232;res escarmouches ont lieu entre Boers du Zuurveld (en aval de la Fish River) et tribus indig&#232;nes Xhosas pour la possession de b&#233;tail dans les zones frontali&#232;res (premi&#232;re guerre Cafre). En 1780, le gouverneur n&#233;erlandais, Joaquim van Plettenberg, fixe alors la fronti&#232;re est de la colonie du Cap &#224; la rivi&#232;re Great Fish et &#224; la rivi&#232;re Gamtoos. Mais les ann&#233;es qui suivent sont marqu&#233;es par de multiples guerres de fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Royaume-Uni conquiert la r&#233;gion du cap de Bonne-Esp&#233;rance en 1797 pendant les guerres anglo-n&#233;erlandaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1806, la colonie est de nouveau occup&#233;e par le Royaume-Uni &#224; qui elle est officiellement annex&#233;e en 1814 apr&#232;s le trait&#233; de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La colonie britannique est alors &#233;tablie avec 25 000 esclaves, 20 000 colons blancs, 15 000 Kho&#239; et San et 1 000 esclaves noirs lib&#233;r&#233;s. Comme les N&#233;erlandais, les Britanniques voient le Cap comme un point strat&#233;gique de ravitaillement, non pas comme une colonie. Les relations avec les Boers ne sont pas meilleures que durant la pr&#233;c&#233;dente administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1807, la colonie du Cap est rattach&#233;e au Colonial Office, repr&#233;sent&#233;e localement par un gouverneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1820, pr&#232;s de 5 000 colons britanniques d&#233;barquent au sud-est du Cap. et fondent la ville de Port Elizabeth, &#224; la fronti&#232;re des territoires Xhosas. L'id&#233;e est de cr&#233;er une zone tampon entre les fortifications du Cap et les territoires Xhosas. Cette strat&#233;gie &#233;choue et, d&#232;s 1823, la moiti&#233; des colons s'est retir&#233;e dans les villes, notamment Grahamstown et Port Elizabeth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foss&#233; entre les Britanniques et les Boers s'&#233;largit ; les premiers dominent la politique, la culture et l'&#233;conomie et les seconds sont rel&#233;gu&#233;s dans les fermes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du xixe si&#232;cle, les Zoulous sont une petite chefferie lignag&#232;re compos&#233;e d'environ 2 000 personnes, vivant sur les rives du fleuve Umfolozi, dans l'actuelle province du KwaZulu-Natal. Deux puissances se partagent &#224; l'&#233;poque le pouvoir dans la r&#233;gion, la conf&#233;d&#233;ration dirig&#233;e par le roi Dingiswayo, chef de la tribu des Mthethwa et la grande tribu des Ndwandwe du chef Zwide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1816, &#224; la mort du chef zoulou Senzangakhona, son fils ill&#233;gitime, Shaka, parvint &#224; &#233;vincer ses fr&#232;res et &#224; prendre la t&#234;te de la chefferie. Shaka avait &#233;t&#233; auparavant un brillant officier de Dingiswayo et &#224; la mort de celui-ci, il lui succ&#232;de, prenant en 1818 la t&#234;te de la conf&#233;d&#233;ration formant la nation des Ngunis-Amazoulou, &#171; ceux du ciel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shaka conquiert en quatre ann&#233;es un territoire plus vaste que la France, au prix de v&#233;ritables massacres et de nettoyages ethniques. Seuls les clans qui font all&#233;geance au chef zoulou &#233;chappent &#224; la destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1816 et 1828, Shaka constitue ainsi un vaste empire. Tous les clans, entre les montagnes Drakensberg et le sud de la rivi&#232;re Tugela, sont ainsi soumis &#224; Shaka, de gr&#233; ou de force. Les indociles fuient vers le nord, dispersant sur leur passage les Sothos et les Tsongas, provoquant ainsi de tr&#232;s profonds bouleversements dans toute l'Afrique australe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrogance des autorit&#233;s britanniques finit de convaincre des milliers de Trekboers de choisir l'&#233;mancipation du pouvoir colonial et de s'exiler &#224; l'int&#233;rieur des terres pour y fonder une r&#233;publique boer ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Optant pour un nouveau d&#233;part vers l'int&#233;rieur des terres, quelque 4 000 Boers embarquent pour l'inconnu &#224; bord de leurs chars &#224; b&#339;ufs, avec femmes, enfants et serviteurs. Les premiers groupes organis&#233;s quittent les r&#233;gions et villes du Cap, de Graaff-Reinet, de George et de Grahamstown, avec &#224; leur t&#234;te, des chefs &#233;lus par leurs communaut&#233;s comme Andries Pretorius, Louis Trichardt, Hendrik Potgieter et Piet Retief. Le nombre de ces pionniers s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 14 000 dans les dix ann&#233;es qui suivent. On les appelle les Voortrekkers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les convois men&#233;s par Hendrik Potgieter et Gert Maritz se heurtent aux guerriers de Mzilikazi. Celui-ci est d&#233;fait lors de la bataille de Vegkop et s'enfuit avec ses nd&#233;b&#233;l&#233;s au nord du fleuve Limpopo, o&#249; il fonde le Matabeleland. Apr&#232;s avoir repouss&#233; plus au sud les Sothos de Moshoeshoe dans les montagnes de l'actuel Lesotho, les Boers proclament la cr&#233;ation de la r&#233;publique des Voortrekkers &#224; Potchefstroom, mais les conditions de vie les poussent &#224; redescendre vers le Natal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confrontation lors de la bataille de Blood River, entre 500 Boers repli&#233;s derri&#232;re leurs chariots rang&#233;s en cercle (laager) et 10 000 guerriers zoulous, se solde par une v&#233;ritable h&#233;catombe zouloue, colorant de leur sang la rivi&#232;re Ncome dor&#233;navant connue sous le nom de Blood River, alors que les voortrekkers n'ont que quelques bless&#233;s. Cette victoire conforte la foi des Boers en leur destin biblique. Ils occupent emGungundlovu, qui fait office de capitale zouloue. Ils reconnaissent Mpande, le demi-fr&#232;re de Dingane, comme roi des Zoulous, avec qui ils s'allient pour d&#233;faire les r&#233;giments de Dingane. Celui-ci s'enfuit vers le nord, o&#249; il est tu&#233; par les Swazis. Quant &#224; Mpande, qui maintiendra l'unit&#233; du royaume zoulou pendant trente ans, il c&#232;de la moiti&#233; du Natal aux Voortrekkers qui y proclament la r&#233;publique de Natalia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant que les Boers ne d&#233;veloppent des relations avec des puissances &#233;trang&#232;res, les Britanniques envoient un corps exp&#233;ditionnaire au Natal en 1842, ce qui aboutit &#224; l'annexion de la r&#233;gion le 12 mai 1843 par les Britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Boers reprennent alors leur grand trek vers le Nord, au-del&#224; des fleuves Orange et Vaal, rejoignant des communaut&#233;s d&#233;j&#224; &#233;tablies mais ils se heurtent encore aux Gricquas, des m&#233;tis kho&#239;kho&#239;, et aux Sothos de Moshoeshoe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la fronti&#232;re orientale de la colonie du Cap, les escarmouches entre colons boers et Xhosas sont de plus en plus violentes. En 1834, un chef de haut rang Xhosa est tu&#233; lors d'un raid des commandos boers. Une arm&#233;e de 10 000 guerriers, franchit alors la fronti&#232;re orientale de la colonie, proc&#232;de &#224; un pillage syst&#233;matique des fermes et abat tous ceux qui r&#233;sistent. Un contingent militaire britannique est alors envoy&#233; dans la r&#233;gion sous le commandement du Colonel Harry Smith en janvier 1835. Pendant neuf mois, de s&#233;v&#232;res combats opposent troupes britanniques et guerriers Xhosas. Le 10 mai 1835, la r&#233;gion situ&#233;e en amont de la rivi&#232;re Keiskamma et en aval de la rivi&#232;re Kei, est annex&#233;e &#224; la colonie du Cap sous le nom de province de la Reine Ad&#233;la&#239;de, en hommage &#224; l'&#233;pouse du Roi Guillaume IV. Cependant, le secr&#233;taire d'&#233;tat aux colonies exige que la r&#233;gion soit restitu&#233;e aux indig&#232;nes et en 1836, les troupes britanniques se retirent de la zone tampon pour s'&#233;tablir pr&#232;s de la rivi&#232;re Keiskamma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1846, une nouvelle guerre Cafre est d&#233;clench&#233;e sur la fronti&#232;re orientale et se conclut par la d&#233;faite des guerriers Xhosas. Le district de la Reine Ad&#233;laide est d&#233;plac&#233; &#224; King William's Town et devient la Cafrerie britannique, administr&#233;e s&#233;par&#233;ment de la colonie du Cap en tant que possession de la Couronne britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 d&#233;cembre 1850, les Xhosas se soul&#232;vent de nouveau. Les colons &#233;tablis dans les villages frontaliers sont attaqu&#233;s par surprise, la plupart sont tu&#233;s et leurs fermes incendi&#233;es. Le conflit d&#233;bouche finalement sur une nouvelle d&#233;faite Xhosa en 1853. La Cafrerie britannique change alors de statut pour devenir une colonie de la Couronne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1866, tout le territoire de la cafrerie britannique est incorpor&#233;e &#224; la colonie du Cap pour former les districts de King William's Town et de East London.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'annexion du Natal par les Britanniques au d&#233;but des ann&#233;es 1840, l'&#233;pop&#233;e boer recommence pour atteindre son apog&#233;e dans les ann&#233;es 1852-1854 avec la cr&#233;ation des deux r&#233;publiques ind&#233;pendantes, la Zuid Afrikaansche Republiek (&#171; R&#233;publique sud-africaine &#187;) au Transvaal et l'Oranje Frystaat (&#171; &#201;tat libre d'Orange &#187;), reconnues par les Britanniques par le Trait&#233; de Sand River.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t &#233;conomique nouveau et consid&#233;rable que repr&#233;sentaient pour la Grande-Bretagne les territoires occup&#233;s par les deux R&#233;publiques boers et en particulier le Transvaal, l'amena &#224; tout faire pour briser leur r&#233;sistance. C'&#233;tait l'&#233;poque de la conqu&#234;te coloniale du continent africain et de son d&#233;pe&#231;age par les puissances europ&#233;ennes. Les Portugais &#233;taient pr&#233;sents au Mozambique, au nord-est du Natal et du Transvaal, en bordure de l'Oc&#233;an Indien, tandis que l'Allemagne de Bismarck avait mis la main sur le territoire du Sud-Ouest africain, l'actuelle Namibie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment a &#233;t&#233; crucial dans l'int&#233;r&#234;t de l'Angleterre pour l'Afrique du sud, c'est la d&#233;couverte de min&#233;raux, tout d'abord de diamants dans le Griqualand en 1867 et &#224; Kimberley en 1870, puis d'or dans le Transvaal en 1886. Cinq ans apr&#232;s la d&#233;couverte du Griqualand, les exportations de diamants s'&#233;levaient &#224; plus de 1,6 million de livres sterling. En 1880, elles &#233;taient pass&#233;es &#224; plus de 5 millions de livres sterling, repr&#233;sentant &#224; elles seules plus que toutes les autres exportations sud-africaines r&#233;unies. D&#233;j&#224;, avant 1899, la firme De Beers Consolidated Mines Ltd avait entrepris de &#171; faire des mines un secteur moderne fortement concentr&#233; et largement dot&#233; en capital, employant &#224; cette fin les techniques les plus nouvelles et &#233;tablissant un monopole mondial des ventes par l'interm&#233;diaire du Diamond Syndicate de Londres &#187;, de sorte que la valeur des exportations de diamants continua de monter, atteignant environ 10 millions de livres en 1905 et plus de 15 millions en 1910. Quant aux mines d'or, d&#233;couvertes en 1886, elles connurent une croissance plus rapide encore. D&#232;s 1890, l'or &#233;tait devenu la principale exportation de l'Afrique du Sud, qui en vendit cette ann&#233;e-l&#224; pour une valeur de 10 millions de livres sterling, chiffre qui passa &#224; 25 millions de livres en 1905 pour atteindre 45-50 millions de livres en 1910. L'expansion de ce secteur eut en Afrique du Sud des cons&#233;quences v&#233;ritablement extraordinaires dans tous les domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, sur le plan politique, la d&#233;couverte des mines de diamants fut &#224; l'origine de l'annexion de la zone de Kimberley, puis, en 1877, du Transvaal m&#234;me, et enfin, en 1879, apr&#232;s la cuisante d&#233;faite essuy&#233;e par les Britanniques &#224; Isandhlwana, de la conqu&#234;te du Zululand. Elle contribua &#233;galement, en 1881, au d&#233;clenchement de la premi&#232;re guerre anglo-boer, qui se solda par la victoire des Boers. De m&#234;me, la d&#233;couverte de l'or conduisit &#224; l'annexion de tous les &#201;tats africains situ&#233;s au sud du Limpopo, au raid op&#233;r&#233; en 1896 par Jameson et enfin, en 1899, &#224; la deuxi&#232;me guerre anglo-boer qui d&#233;boucha, en 1910, sur la cr&#233;ation de l'Union sud-africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme incarne cette volont&#233; de la bourgeoisie anglaise de conqu&#234;te de tout le sud de l'Afrique, c'est Rhodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cecil John Rhodes (5 juillet 1853 - 26 mars 1902) est un homme d'affaires, magnat des mines, homme politique et philanthrope britannique. Fondateur de la British South Africa Company et de la compagnie diamantaire De Beers, il est premier ministre de la colonie du Cap en Afrique du Sud de 1890 &#224; 1896.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.J. Rhodes r&#233;alise ses premiers profits par la vente de mat&#233;riels et de denr&#233;es alimentaires, avec lesquels il rach&#232;te progressivement les concessions mini&#232;res &#224; des prospecteurs qui ne trouvent rien et qu'il rassemble en une concession unique. Il tisse &#233;galement un r&#233;seau de relations d'affaires avec les diamantaires influents de Kimberley avec lequel il s'engage &#224; travailler. Parmi ses hommes figurent Charles Rudd, Barney Barnato, Alfred Beit, Leander Starr Jameson ainsi que John X. Merriman. C'est &#224; Charles Rudd que Rhodes confie ses int&#233;r&#234;ts financiers &#224; Kimberley en 1873 quand il retourne en Angleterre pour compl&#233;ter ses &#233;tudes au Oriel College &#224; Oxford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1885, toutes les mines de diamants de la r&#233;gion de Kimberley lui appartiennent &#224; quelques exceptions pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1888, apr&#232;s avoir triomph&#233; de son unique rival, Barney Barnato, Rhodes forme l'entreprise De Beers Consolidated Mines contr&#244;lant 90 % de la production mondiale de diamants. Il investit &#233;galement dans la Niger Oil Company au c&#244;t&#233; de Charles Rudd et fonde Rhodes Fruit Farms dans le district viticole de Stellenbosch o&#249; il ach&#232;te plusieurs fermes dont notamment les domaines viticoles de Rhone et Boschendal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rhodes passe alors plusieurs mois du printemps 1889 &#224; rassembler des soutiens &#224; sa cause dans le West End, la Cit&#233; de Londres mais aussi dans les propri&#233;t&#233;s rurales de l'aristocratie fonci&#232;re. Il parvient ainsi &#224; rallier des personnalit&#233;s influentes comme Harry Johnston et &#224; recevoir celui de la presse britannique pour la cr&#233;ation d'une compagnie &#224; charte dans le centre-est de l'Afrique. Le 29 octobre 1889, pr&#232;s d'un an jour pour jour apr&#232;s la signature de la concession Rudd, la nouvelle compagnie de Rhodes, la British South Africa Company (BSAC ou &#171; Compagnie britannique d'Afrique du Sud &#187;), re&#231;oit officiellement la charte royale de la part de la reine Victoria garantissant la l&#233;gitimit&#233; de la concession par la Couronne britannique. La charte, accord&#233;e pour une dur&#233;e de 25 ans, donne &#224; la BSAC l'autorisation d'exploiter la concession et lui attribue tous les pouvoirs similaires &#224; ceux des compagnies d'Afrique de l'Est, du Niger et de Nord-Born&#233;o. La zone d'op&#233;ration de la BSAC est cependant d&#233;finie de mani&#232;re extr&#234;mement vague : elle a le droit d'op&#233;rer au nord du Bechuanaland et du Transvaal et &#224; l'ouest du Mozambique portugais mais les limites septentrionale et occidentale ne sont pas indiqu&#233;es. La Compagnie est enfin rendue responsable du maintien de la paix et de l'ordre dans ses territoires et a non seulement ainsi l'autorit&#233; pour entretenir des forces de police mais aussi pour missions d'abolir l'esclavage, d'interdire la vente d'alcool aux autochtones et de prot&#233;ger les traditions locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Cecil Rhodes est d&#233;sormais un homme riche, l'argent n'est pas pour lui une finalit&#233; mais un moyen au service d'une grande ambition : la supr&#233;matie de la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cecil Rhodes ambitionnait la r&#233;alisation d'un vaste empire britannique allant du Cap au Chic Mais le Transvaal recherchait un soutien du c&#244;t&#233; de l'Allemagne contre les pr&#233;tentions britanniques. C'&#233;tait l&#224; une raison suppl&#233;mentaire et urgente pour l'imp&#233;rialisme anglais de pr&#233;parer la guerre contre le Transvaal et l'Orange. Ce fut la guerre des Boers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1894, plusieurs banques anglaises sont n&#233;es en liaison avec les profits fabuleux du colonialisme anglais en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique occidentale, la premi&#232;re banque fut lanc&#233;e en 1894.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait de la Bank of British West Africa, qui fut suivie, en 1926, par la Barclays Bank (Dominion, Colonial and Overseas). Ces deux institutions eurent le monopole des activit&#233;s bancaires en Afrique occidentale britannique pendant toute la p&#233;riode coloniale. Quant &#224; l'Afrique orientale et &#224; l'Afrique centrale, elles devinrent le fief de la National Bank et de la Grindlay's Bank.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces banques eurent une action pr&#233;judiciable au d&#233;veloppement &#233;conomique des colonies pour trois raisons essentielles. D'abord, elles investissaient tous leurs capitaux, y compris les &#233;conomies des Africains eux-m&#234;mes, en Angleterre, favorisant ainsi la formation de capital et, par cons&#233;quent, le d&#233;veloppement &#233;conomique dans le pays riche qu'&#233;tait la m&#233;tropole, aux d&#233;pens de ses colonies d&#233;j&#224; pauvres. Mais il y a plus grave encore : des recherches r&#233;centes ont montr&#233; qu'en mati&#232;re de pr&#234;ts tous ces &#233;tablissements appliquaient une politique discriminatoire &#224; l'&#233;gard des entrepreneurs africains et favorable aux Britanniques et aux Asiatiques. Enfin, la banque &#233;tant devenue l'apanage des Europ&#233;ens, les Africains se virent refuser la possibilit&#233; d'acqu&#233;rir une formation et de l'exp&#233;rience dans ce domaine vital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre commen&#231;a en octobre 1899. Elle fut men&#233;e avec tous les moyens d'une grande puissance industrielle comme l'Angleterre. Ceux qui la conduisirent du c&#244;t&#233; anglais tuent d'ailleurs deux v&#233;t&#233;rans des massacres coloniaux : Lord Kitchener qui venait d'&#233;craser les populations du Soudan, et Lord Roberts qui venait de l'Arm&#233;e des Indes. Ce fut une guerre coloniale men&#233;e avec la m&#234;me f&#233;rocit&#233; que celle dont les arm&#233;es anglaises - comme d'ailleurs les arm&#233;es fran&#231;aises ou allemandes avaient fait preuve dans les pr&#233;c&#233;dentes guerres de conqu&#234;te en Afrique ou ailleurs, la diff&#233;rence &#233;tant que cette guerre se menait cette fois contre une population blanche de souche europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre dura deux ans et demi, au cours desquels la population opposa une r&#233;sistance acharn&#233;e. Les paysans boers men&#232;rent contre l'arm&#233;e anglaise une lutte de gu&#233;rilla. Pour en venir &#224; bout, les Anglais coup&#232;rent les combattants boers de leurs arri&#232;res. Les troupes incendi&#232;rent syst&#233;matiquement les fermes et les cultures, massacr&#232;rent les troupeaux et proc&#233;d&#232;rent &#224; la rafle des femmes, des vieillards et des enfants qu'ils rassembl&#232;rent dans des campements de fortune gard&#233;s militairement. Les Anglais appel&#232;rent ces camps &#171; camps de concentration &#187;. Le mot &#233;tait promis &#224; un grand avenir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays d&#233;vast&#233; par la politique de la terre br&#251;l&#233;e, les Boers &#233;puis&#233;s capitul&#232;rent le 31 mai 1902. 4 000 d'entre eux &#233;taient morts au combat et 1 100 avaient &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s dans de lointaines colonies anglaises. 28 000 personnes &#233;taient mortes de maladie dans les camps, dont 22 000 enfants, dans un pays o&#249; les Boers &#233;taient, avant la guerre, sans doute moins de 500 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme anglais avait ainsi &#233;cras&#233; dans le sang les vell&#233;it&#233;s d'ind&#233;pendance des R&#233;publiques boers. L'ensemble de l'Afrique du Sud devint une colonie anglaise. Au sein de la population blanche de cette colonie, il subsistait deux groupes bien distincts : la population de langue et d'origine anglaise, form&#233;e des immigrants arriv&#233;s &#224; la fin du 19e si&#232;cle d'une part, et d'autre part la population boer. La guerre des Boers contribua &#224; faire que cette population boer se sentit soud&#233;e, acquit une conscience nationale, ressentit une haine durable pour l'Angleterre qui repr&#233;sentait pour elle le colonialisme et la conqu&#234;te &#233;trang&#232;re. Il y eut un nationalisme &#171; boer &#187;, un peuple &#171; boer &#187; qui se nomma aussi &#171; afrikaner &#187;, qui revendiqua sa propre culture, sa propre langue, &#171; l'afrikaans &#187;, langue d&#233;riv&#233;e du hollandais et comportant des mots africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois gagn&#233;e la guerre des Boers, l'imp&#233;rialisme anglais chercha un accommodement avec les dirigeants boers. Il chercha &#224; mettre en place dans la colonie, un &#201;tat et un gouvernement disposant d'un soutien local. Il accorda &#224; la population d'origine anglaise les droits politiques que les R&#233;publiques boers lui refusaient lorsqu'elles &#233;taient ind&#233;pendantes, mais il reconnut aussi des droits politiques &#224; la population boer. Il n'y a qu'&#224; la population africaine qu'on ne reconnut aucun droit. On peut m&#234;me dire que c'&#233;tait l&#224; la base de l'accord conclu entre les Boers et les Anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, huit ans apr&#232;s la guerre des Boers en 1910, la colonie fut unifi&#233;e sous le nom d'Union-Sud-Africaine, avec un gouvernement si&#233;geant &#224; Pr&#233;toria, un parlement si&#233;geant au Cap et &#224; l'&#233;lection duquel la population d'origine anglaise pouvait d&#233;sormais participer. Elle prit la forme d'une f&#233;d&#233;ration comprenant le Natal, la province du Cap, l'&#201;tat libre d'Orange et le Transvaal. La colonie re&#231;ut le statut de dominion, c'est-&#224;-dire qu'elle disposa d'une tr&#232;s grande autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la fondation de l'Union-Sud-Africaine, la r&#233;conciliation entre la Grande-Bretagne et une fraction des dirigeants boers correspondait aussi &#224; une alliance de classe que l'on a nomm&#233;e, de fa&#231;on imag&#233;e, &#171; l'alliance de l'or et du ma&#239;s &#187; : celle des classes dirigeantes boers, c'est-&#224;-dire en fait les secteurs capitalistes de l'agriculture sud-africaine avec le grand capital imp&#233;rialiste de la puissance coloniale, l'Angleterre. De plus en plus d'ailleurs, &#224; la diff&#233;rence de ce qui se passait dans les autres colonies, ce grand capital imp&#233;rialiste tendit &#224; r&#233;investir sur place et &#224; devenir en fait un capital sud-africain. Sous la poigne de ces deux classes qui progressivement n'en firent plus qu'une, le nouvel &#201;tat acc&#233;l&#233;ra l'entr&#233;e de l'Afrique du Sud dans l'&#232;re capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empire britannique pr&#233;tendait lutter pour la civilisation et contre l'esclavage, d&#233;non&#231;ant d'ailleurs &#224; juste titre le traitement r&#233;serv&#233; aux noirs par les Boers. Ces derniers, eux, se battaient purement et simplement pour leur survie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but, les combats tourn&#232;rent &#224; l'avantage des Boers. Les g&#233;n&#233;raux britanniques accumul&#232;rent les maladresses et firent preuve d'une rare incomp&#233;tence, envoyant leurs hommes &#224; la mort en rangs serr&#233;s sous les tirs d'une pr&#233;cision meurtri&#232;re de l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais petit &#224; petit, le d&#233;s&#233;quilibre des forces finit par jouer en leur faveur. Malgr&#233; la pr&#233;sence &#224; leurs c&#244;t&#233;s de volontaires &#233;trangers, dont de nombreux Fran&#231;ais, les Boers durent c&#233;der du terrain. De plus, cette guerre, pour Londres, fut la premi&#232;re &#224; &#234;tre v&#233;ritablement &#171; imp&#233;riale &#187;, puisque des Canadiens et des Australiens y prirent &#233;galement part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la seconde guerre des Boers fut une &#171; guerre de blancs &#187; qui se battaient en fin de compte pour d&#233;terminer qui aurait la haute main sur la r&#233;gion, et si la population des r&#233;gions concern&#233;es par les op&#233;rations &#233;tait aux quatre cinqui&#232;mes compos&#233;e de noirs, il faut souligner que des noirs se joignirent au combat dans les deux camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001843/184322f.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;voltes et gr&#232;ves des mineurs dans le monde</title>
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		<dc:date>2015-08-03T23:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;rou - Per&#249;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie Bolivia</dc:subject>
		<dc:subject>Mineurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;voltes et gr&#232;ves des mineurs dans le monde &lt;br class='autobr' /&gt;
Potosi &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore Potosi &lt;br class='autobr' /&gt;
La Paz &lt;br class='autobr' /&gt;
Codelco Salvador &lt;br class='autobr' /&gt;
Cochabamaba &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcona &lt;br class='autobr' /&gt;
Pologne &lt;br class='autobr' /&gt;
Inde &lt;br class='autobr' /&gt;
Afrique du sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Marikana &lt;br class='autobr' /&gt;
Mauritanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Madagascar &lt;br class='autobr' /&gt;
Suppressions d'emplois dans le monde &lt;br class='autobr' /&gt;
La suite&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et encore &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours sur les gr&#232;ves des mineurs&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;10- SYNDICALISME ET AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS - SYNDICALISM AND SELF-ORGANISATION OF WORKERS &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;P&#233;rou - Per&#249;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot154" rel="tag"&gt;Bolivie Bolivia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot235" rel="tag"&gt;Mineurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;voltes et gr&#232;ves des mineurs dans le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rfi.fr/ameriques/20150725-greve-potosi-risque-embrasement-bolivie-morales-la-paz-comcipo/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Potosi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/bolivie-la-ville-miniere-de-potosi-s-enfonce-dans-la-crise-26-07-2015-4970765.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encore Potosi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://berthoalain.com/2015/07/23/mineurs-emeute-a-la-paz-22-juillet-2015/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Paz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://berthoalain.com/2015/07/25/mineurs-affrontements-a-codelco-salvador-nord-de-latacama-24-juillet-2015/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Codelco Salvador&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://berthoalain.com/2014/04/02/mouvement-des-mineurs-affrontements-a-cochabamaba-1-avril-2014-avec-videos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cochabamaba&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://berthoalain.com/2015/05/26/greve-des-mineurs-affrontements-a-marcona-ica-25-mai-2015-avec-video/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marcona&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rfi.fr/emission/20150113-charbon-greve-mineurs-durcit-pologne/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pologne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.industriall-union.org/fr/un-demi-million-de-mineurs-de-charbon-font-greve-en-inde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.latribune.fr/economie/international/le-producteur-de-platine-lonmin-va-supprimer-6000-emplois-en-afrique-du-sud-494202.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique du sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.boursorama.com/actualites/afrique-du-sud-les-victimes-de-marikana-reclament-une-indemnisation-cd38864e8e7520ace327b40a5a87b0e2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marikana&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.latribune.fr/economie/international/le-producteur-de-platine-lonmin-va-supprimer-6000-emplois-en-afrique-du-sud-494202.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mauritanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la1ere.fr/2015/03/26/madagascar-la-rouge-les-mineurs-du-nickel-sont-en-greve-242021.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Madagascar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.wsws.org/fr/articles/2015/jul2015/pers-j28.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Suppressions d'emplois dans le monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=mineurs+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2532&#034;&gt;Et encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4259&#034;&gt;Toujours sur les gr&#232;ves des mineurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les chasseurs-cueilleurs bushmen sont menac&#233;s</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article4484</link>
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		<dc:date>2014-11-25T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>Bostwana</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les chasseurs-cueilleurs bushmen sont menac&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Bushmen repr&#233;sentent une population d'environ 100 000 personnes dispers&#233;es dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l'Afrique du Sud et l'Angola o&#249; ils vivent depuis des dizaines de milliers d'ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Bochimans (ou bushmen) sont les plus anciens habitants de l'Afrique australe o&#249; ils vivent depuis au moins 44 000 ans. Leur habitat actuel est r&#233;duit au d&#233;sert du Kalahari. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot257" rel="tag"&gt;Bostwana&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4779 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-100.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-100-999dd.jpg?1779779481' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chasseurs-cueilleurs bushmen sont menac&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Bushmen repr&#233;sentent une population d'environ 100 000 personnes dispers&#233;es dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l'Afrique du Sud et l'Angola o&#249; ils vivent depuis des dizaines de milliers d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Bochimans (ou bushmen) sont les plus anciens habitants de l'Afrique australe o&#249; ils vivent depuis au moins 44 000 ans. Leur habitat actuel est r&#233;duit au d&#233;sert du Kalahari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs occupait jadis toute l'Afrique australe. L'arriv&#233;e successive des Hottentots vivant d'&#233;levage et parlant une langue de la m&#234;me famille, puis des Bantous, agriculteurs s&#233;dentaires, a d&#233;cim&#233; cette population et l'a repouss&#233;e vers des terres de plus en plus ingrates. L'arriv&#233;e des Hollandais (Boers) et huguenots au XVIIe si&#232;cle puis des Britanniques acheva de les r&#233;duire &#224; la mis&#232;re en les chassant de leurs terres ancestrales. Au XVIIIe si&#232;cle, les fermiers se regroupaient en milices (kommando) qui lanc&#232;rent des exp&#233;ditions punitives contre les Bochimans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui rel&#233;gu&#233;s sur l'une des terres les plus ingrates du monde, le d&#233;sert du Kalahari, les Bochimans risquent encore de devoir migrer car le gouvernement du Botswana affirme vouloir les int&#233;grer aux bienfaits de la civilisation mais, selon les int&#233;ress&#233;s, il s'agit surtout de laisser la place &#224; la prospection diamantaire que projetterait la De Beers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991, le Botswana Christian Council a publi&#233; un rapport &#224; propos d'une affaire concernant des Bochimans suspect&#233;s de chasser sur une propri&#233;t&#233; priv&#233;e et qui ont &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233;s et tortur&#233;s par des gardes des &#171; Game reservations &#187; (r&#233;serves pour safaris).&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1997, beaucoup furent expuls&#233;s de chez eux dans le Kalahari et ceux qui sont rest&#233;s ont subi des diminutions draconiennes de leur territoire de chasse, un harc&#232;lement continuel et des tortures. Au d&#233;but de l'ann&#233;e 2002, le harc&#232;lement s'est intensifi&#233; : leurs pompes &#224; eau ont &#233;t&#233; d&#233;truites, les r&#233;serves d'eau vid&#233;es dans le d&#233;sert et la chasse et la cueillette interdites. Consid&#233;r&#233;s comme des braconniers, pratiquement tous les Bochimans ont alors &#233;t&#233; expuls&#233;s de la R&#233;serve du Kalahari mais un grand nombre d'entre eux est depuis retourn&#233; sur leurs terres ancestrales et beaucoup d'autres veulent en faire autant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les raisons de cette expulsion mises en avant diff&#232;rent grandement selon les parties. Le gouvernement botswanais met en avant le fait que les Bochimans ne vivaient plus selon leurs traditions, &#233;levant du b&#233;tail et troublant ainsi l'&#233;quilibre &#233;cologique de la r&#233;serve. L'ONG britannique Survival International soup&#231;onne quant &#224; elle des int&#233;r&#234;ts li&#233;s aux mines de diamants. En 2006, un tribunal botswanais a reconnu l'ill&#233;galit&#233; et l'inconstitutionnalit&#233; de l'expulsion des Bochimans de la r&#233;serve animale du centre du Kalahari. Le gouvernement ne semble cependant pas enclin &#224; leur faciliter la t&#226;che, il n'a pas obligation de r&#233;tablir les services de base dans la r&#233;gion (eau). Fin 2007, Les Bochimans ont annonc&#233; au Botswana qu'ils intenteraient un nouveau proc&#232;s au gouvernement s'ils ne peuvent retourner sur leur territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 juillet 2010, l'annonce du verdict de la Haute Cour botswanaise refusant l'acc&#232;s &#224; l'eau aux Bushmen du Kalahari a suscit&#233; une vive indignation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'exprimant sur le site de la plus importante mine de diamant du pays, le pr&#233;sident du Botswana a qualifi&#233; dans une brusque envol&#233;e les Bushmen du Kalahari d'&#234;tres &#034;archa&#239;ques&#034;, &#034;primitifs&#034; et &#034;arri&#233;r&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Khama a accus&#233; les Bushmen de vivre &#034;une vie d'attard&#233;s&#034;, &#034;une vie primitive faite de privations en coexistence avec la faune sauvage&#034;, selon &#034;le mode archa&#239;que d'un &#226;ge r&#233;volu o&#249; r&#233;gnaient indigence et indignit&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khama avait d&#233;j&#224; insinu&#233; que les Bushmen &#233;taient &#034;une fantaisie archa&#239;que&#034;, un point de vue partag&#233; par les membres de son cabinet. Le mois dernier, s'exprimant &#224; la BBC, le ministre botswanais de l'Environnement, de la faune sauvage et du tourisme avait d&#233;clar&#233; qu'il ne croyait pas qu'il &#233;tait &#034;encore possible de consid&#233;rer comme un choix le fait que votre propre esp&#232;ce continue &#224; vivre &#224; l'&#226;ge des t&#233;n&#232;bres au milieu de nulle part, alors que le monde a &#233;volu&#233; et est devenu si technologique&#034;. Le vice-pr&#233;sident s'&#233;tait demand&#233; en 2002 pourquoi les Bushmen devaient &#034;continuer &#224; communier avec la faune et la flore&#034; alors qu'ils pouvaient &#034;jouir de choses bien meilleures dans la vie, comme de conduire des Cadillacs&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La R&#233;serve naturelle de gibier du Kalahari central est situ&#233;e au c&#339;ur du Botswana ; elle avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e pour prot&#233;ger le territoire ancestral des 5000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils d&#233;pendent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, on d&#233;couvrit d'importants gisements de diamants dans la r&#233;serve. Peu de temps apr&#232;s, des repr&#233;sentants du gouvernement se rendirent dans la r&#233;serve et annonc&#232;rent aux Bushmen qu'ils devaient partir en raison de la pr&#233;sence de ces gisements sur leur territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois vagues d'expulsion eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chass&#233;s de la r&#233;serve. Leurs huttes furent d&#233;mantel&#233;es, leur &#233;cole et leur poste de sant&#233; furent ferm&#233;s, leurs sources d'eau d&#233;truites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situ&#233;s en dehors de la r&#233;serve. Rarement autoris&#233;s &#224; chasser, ils sont arr&#234;t&#233;s et battus lorsqu'ils sont pris sur le fait et sont devenus d&#233;pendants des rations alimentaires distribu&#233;es par le gouvernement. Beaucoup d'entre eux sont confront&#233;s &#224; l'alcoolisme, l'ennui, la d&#233;pression et &#224; des maladies telles que la tuberculose ou le SIDA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://mai68.org/spip/spip.php?article8134&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Bushmen seront-ils g&#233;nocid&#233;s par Harry, le Prince le nazi, et son organisation United for Wildlife ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.survivalfrance.org/peuples/bushmen&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qui sont les bushmen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.icrainternational.org/actualites/141&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les bushmen du Bostwana menac&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2012/06/destins-de-chasseurs-cueilleurs2les-bushmenmythe-et-histoire.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le destin des bushmen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.survivalfrance.org/actu/10477&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Exactions contre les bushmen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.survivalfrance.org/actu/10414&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mauvais traitement des bushmen du Bostwana&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.survivalfrance.org/actu/10403&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les chasseurs bushmen sont pourchass&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3219&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que sont les chasseurs-cueilleurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.survivalfrance.org/sur/chasse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des chasseurs&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.notre-planete.info/actualites/705-Botswana_Bushmens_persecutes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bushmen pers&#233;cut&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://blogs.mediapart.fr/blog/watayaga/310113/redoublement-de-la-repression-au-botswana-des-enfants-bushmen-arretes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des enfants bushmen arr&#234;t&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lebatondeparole.com/pages/general/index-peuple-du-monde/peuples-du-monde-en-voie-de-disparition-ou-en-danger/bochimans-d-afrique-du-sud-un-peuple-perdu-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire des Bochimans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/bochiman/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le matriarcat des bushmen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3261&#034;&gt;Les peuples de la for&#234;t &#233;quatoriale et tropicale en danger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les patrons des mines tuent partout dans le monde !!!!</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article4259</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.org/spip.php?article4259</guid>
		<dc:date>2014-05-14T06:59:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud South Africa</dc:subject>
		<dc:subject>Turquie</dc:subject>
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		<dc:subject>Mineurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;240 &#224; 400 morts en Turquie et aussi partout dans le monde &lt;br class='autobr' /&gt;
TURQUIE &lt;br class='autobr' /&gt;
Une violente explosion a eu lieu ce lundi dans une houill&#232;re pr&#232;s de la ville de Soma, &#224; l'ouest de la Turquie, d&#233;clenchant un incendie. L'explosion s'est produite dans une houill&#232;re de la ville de Soma, &#224; l'ouest de la Turquie, ce samedi apr&#232;s-midi. Plusieurs centaines de mineurs &#233;taient alors au travail. Un incendie s'est d&#233;clench&#233; dans la foul&#233;e de l'explosion, qui est survenue &#224; pr&#232;s de 2 kilom&#232;tres de profondeur, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Afrique du sud South Africa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot116" rel="tag"&gt;Turquie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot167" rel="tag"&gt;Guin&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot188" rel="tag"&gt;Colombie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot213" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot235" rel="tag"&gt;Mineurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;240 &#224; 400 morts en Turquie et aussi partout dans le monde&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH300/Catastrophe_Soma-e6fda.jpg?1779779481' width='500' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;TURQUIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une violente explosion a eu lieu ce lundi dans une houill&#232;re pr&#232;s de la ville de Soma, &#224; l'ouest de la Turquie, d&#233;clenchant un incendie. L'explosion s'est produite dans une houill&#232;re de la ville de Soma, &#224; l'ouest de la Turquie, ce samedi apr&#232;s-midi. Plusieurs centaines de mineurs &#233;taient alors au travail. Un incendie s'est d&#233;clench&#233; dans la foul&#233;e de l'explosion, qui est survenue &#224; pr&#232;s de 2 kilom&#232;tres de profondeur, et &#224; 4 kilom&#232;tres de l'entr&#233;e de la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan s'aggrave encore en Turquie apr&#232;s l'explosion survenue mardi dans une mine de Soma (ouest du pays). On d&#233;nombre 240 victimes, alors que des centaines de mineurs restent coinc&#233;s sous terre. Quelque 787 employ&#233;s se trouvaient dans cette mine de charbon de la province de Manisa, quand une explosion et un incendie sont survenus mardi apr&#232;s-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; 400 mineurs sont ensevelis sous les d&#233;combres, a affirm&#233; mardi un d&#233;put&#233; du parti au pouvoir AKP. &#034;Vingt mineurs ont &#233;t&#233; tu&#233;s et une trentaine ont &#233;t&#233; bless&#233;s dans l'accident. Ils sont morts asphyxi&#233;s et br&#251;l&#233;s&#034;, a annonc&#233; Muzaffer Yurttas, un &#233;lu du parti au pouvoir, le Parti de la justice et du d&#233;veloppement (AKP), interrog&#233; par la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision locale NTV. Ce parti avait essay&#233; de minimiser l'accident parlant d'un seul mort !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accident s'est produit &#224; 2 km sous terre &#224; la suite d'un incendie provoqu&#233; par l'explosion d'une unit&#233; de distribution d'&#233;nergie, selon le site du quotidien turc Hurriyet. La d&#233;flagration a provoqu&#233; l'effondrement de galeries...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pompiers tentaient d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de pomper de l'air frais dans les galeries de la mine pour les ouvriers pi&#233;g&#233;s &#224; environ deux kilom&#232;tres sous terre et &#224; une distance de quatre kilom&#232;tres de l'entr&#233;e de cette mine. L'effondrement de la mine dans le district de Soma est d&#251; &#224; une explosion &#224; la suite d'un probl&#232;me &#233;lectrique, a indiqu&#233; le gouverneur de la r&#233;gion &#224; NTV, sans autre pr&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les m&#233;dias locaux, 580 personnes au total auraient &#233;t&#233; pi&#233;g&#233;es dans la mine au moment de l'explosion, mais certaines ont pu s'&#233;chapper. &#034;Je ne veux avancer aucun chiffre. Notre priorit&#233; est d'arriver &#224; nos mineurs sous terre&#034;, a d&#233;clar&#233; pour sa part le ministre de l'&#201;nergie, Taner Yildiz, &#224; des journalistes avant de se rendre &#224; Manisa, sur les lieux de l'accident. &#034;Quatre &#233;quipes de secours travaillent actuellement dans la mine. Le probl&#232;me c'est le feu, mais on envoie de l'oxyg&#232;ne dans les galeries qui n'ont pas &#233;t&#233; endommag&#233;es&#034;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temel Korkmaz, le chef des pompiers de la ville, a expliqu&#233; qu'une premi&#232;re &#233;quipe de secours avait pu p&#233;n&#233;trer dans la mine pour sauver trente bless&#233;s, qui ont &#233;t&#233; hospitalis&#233;s dans les environs. Muzaffer Yurttas a quant &#224; lui pr&#233;cis&#233; qu'il y avait entre 300 et 400 personnes toujours pi&#233;g&#233;es en fin d'apr&#232;s-midi. D'autres estimations font &#233;tat de 200 &#224; 300 personnes ensevelies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les premiers t&#233;moignages, l'explosion s'est produite vers 13h30, heure fran&#231;aise, apparemment provoqu&#233;e par un transformateur &#233;lectrique. Elle aurait caus&#233; un effondrement bloquant les mineurs dans les galeries. La compagnie mini&#232;re Soma Komur d&#233;plore, dans un communiqu&#233;, la mort d'employ&#233;s dans &#171; cet accident tragique &#187; et assure que &#171; l'accident est survenu malgr&#233; un maximum de mesures de s&#233;curit&#233; et des inspections &#187;. Le minist&#232;re turc du Travail et de la S&#233;curit&#233; sociale a indiqu&#233; que la mine avait &#233;t&#233; inspect&#233;e la derni&#232;re fois le 17 mars et qu'elle appliquait les normes en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tonalit&#233; n'est pas la m&#234;me du c&#244;t&#233; des mineurs. &#171; Il n'y aucune s&#233;curit&#233; dans cette mine. Les syndicats ne sont que des pantins et la direction ne pense qu'&#224; l'argent &#187;, assure l'un d'entre eux. &#171; Il y a des gens qui sont en train de mourir l&#224;-dedans, des bless&#233;s, et tout &#231;a pour des histoires de pognon &#187;, rench&#233;rit un autre. &#171; S'il y a eu n&#233;gligence, nous ne fermerons pas les yeux &#187;, a garanti le ministre de l'Energie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explosions dans les mines sont fr&#233;quentes en Turquie, en particulier dans celles du secteur priv&#233; o&#249;, souvent, les consignes de s&#233;curit&#233; ne sont pas respect&#233;es. L'accident le plus grave est survenu en 1992, quand 263 mineurs ont &#233;t&#233; tu&#233;s dans une explosion de gaz dans la mine de Zonguldak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement est sous le feu des critiques pour une &#233;ventuelle n&#233;gligence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les m&#233;dias locaux, trois semaines auparavant, le parlement a refus&#233; de former une commission pour faire un &#233;tat des lieux sur la s&#233;curit&#233; des mines en Turquie. Les trois partis d'opposition ont introduit des propositions qui ont &#233;t&#233; toutes refus&#233;es par l'AKP, le parti majoritaire de la justice et du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son intervention devant les m&#233;dias &#224; la mairie de Soma, M. Erdogan a balay&#233; les critiques, donnant des exemples d'accidents survenus au 19&#232;me et 20e si&#232;cle dans plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa sortie, plusieurs dizaines d'habitants en col&#232;re de la ville ont hu&#233; M. Erdogan, certains scandant &#034;gouvernement d&#233;mission&#034; malgr&#233; un nombre important de policiers qui sont imm&#233;diatement intervenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants ont donn&#233; des coups de pieds au v&#233;hicule dans lequel se trouvait le Premier ministre, selon l'agence de presse Dogan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re du Travail a, quant &#224; lui, publi&#233; un communiqu&#233; dans lequel il affirme que la mine de Soma a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233;e en mars et qu'aucune infraction aux r&#232;glements en vigueur n'a &#233;t&#233; relev&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accident a provoqu&#233; une nouvelle pouss&#233;e de fi&#232;vre anti-gouvernementale avec plusieurs manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police anti-&#233;meutes a dispers&#233; avec des grenades lacrymog&#232;nes une manifestation d'&#233;tudiants &#224; Ankara qui conspuaient le gouvernement de M. Erdogan et d'autres manifestation sporadiques ont &#233;t&#233; organis&#233;es dans les grandes villes, notamment Istanbul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette ville la police a &#233;galement dispers&#233; une manifestation d'une cinquantaine de personnes pr&#232;s de la place embl&#233;matique de Taksim, qui, dans la soir&#233;e, a &#233;t&#233; cern&#233;e par la police pour emp&#234;cher toute manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime turc a &#233;t&#233; la cible d'une fronde in&#233;dite l'&#233;t&#233; dernier qui est partie d'un projet d'urbanisation &#224; Taksim pendant laquelle des millions de personnes sont descendues dans les rues &#224; travers le pays pour d&#233;noncer son &#034;autoritarisme&#034; et sa &#034;d&#233;rive islamiste&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 80 personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es dans le drame, dont quatre gri&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Soma mercredi, des &#233;quipes de secouristes continuaient en d&#233;but de soir&#233;e &#224; travailler sur le site, tenant les journalistes et les badauds &#224; distance. Le ballet des ambulances a repris d&#232;s le petit jour autour du puits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un mobile home, des agents de l'AFAD, l'agence turque en charge des situations d'urgence, ont affich&#233; de longues listes portant les noms de bless&#233;s, avec leur lieu d'hospitalisation. Bahar Galici la parcourt longuement puis se retourne. &#034;Toujours rien&#034;, soupire la jeune femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasan Celik, mineur, travaille dans le puits accident&#233; mais &#233;tait de repos mardi : &#034;En ce moment il y a dix, quinze personnes qui sont en cours de remont&#233;e et les volontaires essaient d'en sortir d'autres&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'attente est insupportable pour les proches des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'ai des parents &#224; l'int&#233;rieur, notamment mon petit-fils, le fils de ma soeur. Je suis l&#224; depuis 16h hier apr&#232;s-midi. Les trois travaillaient dans le m&#234;me puits&#034;, explique Cemile Dag, une femme d'une cinquantaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explosion a apparemment &#233;t&#233; provoqu&#233;e par un transformateur &#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explosions dans les mines sont fr&#233;quentes en Turquie, en particulier dans celles du secteur priv&#233; o&#249;, souvent, les consignes de s&#233;curit&#233; ne sont pas respect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accident le plus grave est survenu en 1992 quand 263 mineurs ont &#233;t&#233; tu&#233;s dans une mine de Zonguldak (nord).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;BURKINA FASO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;boulement sur le site aurif&#232;re &#224; Kari Nord, dans la province du Tuy,a fait 8 morts et trois bless&#233;s l&#233;gers, le 8 mai dernier, rapporte le quotidien Sidwaya. C'est suite &#224; des pr&#233;cipitations ayant atteint 70,6mm dans ce site, entour&#233; de collines, o&#249; op&#232;rent environ 20 000 orpailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fortes eaux de ruissellement ont drain&#233; les terres rejet&#233;es par les orpailleurs et qui ont obstru&#233; les voies de sorties de certaines galeries, alors que des orpailleurs s'obstinaient &#224; poursuivre leurs op&#233;rations. &#171; C'est aux environs de 17 h que nous avons constat&#233; qu'une pluie se pr&#233;parait. Pour pr&#233;venir tout risque, j'ai envoy&#233; des gens informer les orpailleurs de quitter les trous. Heureusement, certains ont ob&#233;i et ils ont eu la vie sauve &#187;, a expliqu&#233; le responsable du site, Ibrahim Diomand&#233;, dit &#171; Ivoirien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Burkina Faso est devenu, depuis quelques ann&#233;es, un carrefour des compagnies aurif&#232;res qui ont tr&#232;s rapidement &#233;volu&#233; de l'&#233;tape exploratoire &#224; l'&#233;tape de production, &#224; c&#244;t&#233; d'une activit&#233; d'orpaillage qui a pris de l'ampleur dans ce pays attirant m&#234;me les ressortissants des pays voisins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CANADA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re du Travail de l'Ontario confirme la mort de deux travailleurs &#224; la mine Lockerby au sud-ouest de Sudbury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233;, la compagnie First Nickel rapporte que l'accident est survenu mardi matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux victimes sont des employ&#233;s d'un sous-traitant de la mini&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie indique que tous les autres travailleurs sont sains et saufs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mineur avait perdu la vie &#224; la mine Lockerby en 1998, alors que les installations appartenaient toujours &#224; la compagnie Falconbridge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victime, un homme de 50 ans, est morte alors qu'elle installait des boulons d'ancrage et des grillages pour solidifier des parois rocheuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2012, le minist&#232;re du Travail avait forc&#233; la fermeture de la mine parce qu'un des deux puits d'acc&#232;s avait &#233;t&#233; jug&#233; non conforme par les inspecteurs du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re avait expliqu&#233; que toutes les galeries doivent avoir au moins deux sorties. First Nickel avait apport&#233; les changements exig&#233;s et rouvert la mine une semaine plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, un travailleur des sables bitumineux ait &#233;t&#233; victime d'un accident de travail, le deuxi&#232;me cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est avec consternation que nous vous informons du d&#233;c&#232;s d'un membre au travail &#187;, a &#233;crit la secr&#233;taire&#8209;tr&#233;sori&#232;re de la section locale 707A dans une lettre aux membres de la section locale de Fort MacMurray.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shane Daye, 27 ans, qui a grandi &#224; Fort MacMurray, a perdu la vie le 20 avril dans un secteur o&#249; se trouvent des panneaux &#233;lectriques. L'employ&#233; de Suncor venait &#224; peine d'obtenir sa licence de compagnons d'apprentissage en &#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Chaque ann&#233;e, des centaines de milliers de personnes subissent des blessures ou sont atteintes de maladies en raison de leurs conditions de travail &#187;, a d&#233;clar&#233; Jerry Dias dans une lettre r&#233;cente aux sections locales d'Unifor au Canada. &#171; Et certaines de ces personnes perdent la vie au travail. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jerry Dias a exhort&#233; les dirigeants et militants &#224; appuyer activement le Jour de deuil national au Canada dans leur communaut&#233; le 28 avril, souvent organis&#233; par les conseils du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Assurons-nous collectivement que le Jour de deuil national de cette ann&#233;e envoie un message sans &#233;quivoque &#224; tous les gouvernements quant &#224; leurs obligations et leurs responsabilit&#233;s d'appliquer fermement les lois en mati&#232;re de sant&#233; et s&#233;curit&#233; et la r&#233;glementation pertinente &#187;, &#233;crivait Jerry Dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons dire &#224; nos politiciens &#233;lus que nous voulons qu'ils agissent et que nous avons l'intention d'appuyer seulement celles et ceux qui vont nous donner leur engagement &#224; cet &#233;gard. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, le Canada a d&#233;plor&#233; 977 victimes d'accident de travail, une augmentation de 29 % depuis 1993. La Saskatchewan et le Yukon affichent le plus haut taux de d&#233;c&#232;s par habitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes d'&#234;tre tu&#233;es au travail par une arme &#224; feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, le Canada d&#233;plorait 245 365 cas de blessure au travail suffisamment s&#233;rieux pour forcer les victimes &#224; arr&#234;ter de travailler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;COLOMBIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mine d'or ill&#233;gale en Colombie, o&#249; ont p&#233;ri 12 personnes ensevelies dans un &#233;boulement la semaine pass&#233;e, a &#233;t&#233; scell&#233;e &#224; l'issue des recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On a proc&#233;d&#233; &#224; la fermeture apr&#232;s avoir termin&#233; les op&#233;rations de recherches et les agents de police restent dans le secteur&#034;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP le lieutenant-colonel Mauricio Cardenas, responsable des op&#233;rations dans la province du Cauca (ouest), o&#249; s'est produite la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but de semaine, les secours recherchaient encore quatre personnes, en se basant sur les t&#233;moignages de familles, mais il s'est av&#233;r&#233; que certaines d'entre elles ne se trouvaient m&#234;me pas dans la mine au moment de l'accident, a pr&#233;cis&#233; M. Cardenas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;boulement s'&#233;tait produit dans une mine &#224; ciel ouvert situ&#233;e pr&#232;s d'une rivi&#232;re, dans la localit&#233; rurale de Santander de Quilichao. Dans ce terrain instable, les secours, aid&#233;s par les &#233;quipes cynophiles, ont effectu&#233; les recherches &#224; la main pour ne pas endommager les corps. Les douze corps r&#233;cup&#233;r&#233;s ont &#233;t&#233; remis &#224; leurs proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, 25 accidents miniers ont eu lieu, dont 50% correspondent &#224; l'extraction illicite d'or, selon l'Agence nationale des mines (ANM). L'exploitation mini&#232;re ill&#233;gale est une pratique &#233;tendue en Colombie, o&#249; plus de la moiti&#233; des sites n'ont pas de licence d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CHINE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bilan de l'inondation d'une mine dans la province du Yunnan (sud-ouest) s'est alourdi &#224; dix-neufs morts vendredi apr&#232;s la d&#233;couverte de quatorze nouveaux corps. Trois personnes sont toujours port&#233;es disparues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident s'est produit le 7 avril &#224; 4h50 dans la mine Xiahaizi de la ville de Qujing. Vingt-deux mineurs ont &#233;t&#233; pris au pi&#232;ge, et quatre autres ont &#233;t&#233; secourus, a indiqu&#233; le bureau des secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une enqu&#234;te, l'inondation serait due &#224; une explosion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace confin&#233; et la topographie complexe de la mine entravent les op&#233;rations de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les secouristes tentent toujours de retrouver des trois autres mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement d'un plafond dans une autre mine de charbon de la province chinoise du Guizhou (sud-ouest) dans la nuit de jeudi &#224; vendredi a fait officiellement sept morts et un bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accident s'est produit vers 00h45 dans la mine de charbon priv&#233;e de Wantian, dans la ville de Liupanshui, a-t-on appris des autorit&#233;s charg&#233;es des op&#233;rations de secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les secouristes continuent de rechercher les personnes disparues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'ouvriers qui travaillaient sous terre au moment de l'incident n'a pas &#233;t&#233; communiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te sur l'origine de l'incident est en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mine de charbon Wantian est une mine priv&#233;e qui a une capacit&#233; de production annuelle de 450.000 tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;GUIN&#201;E&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Un effondrement s'est produit mardi &#224; l'aube dans une mine d'or &#224; Siguiri, &#224; plus de 700 km de Conakry, faisant sept morts dont cinq femmes, a-t-on appris mardi de sources polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes se livraient &#224; une exploitation artisanale de l'or sans aucune mesure de s&#233;curit&#233; ou de protection pour &#233;pargner la vie des exploitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un t&#233;moin constat&#233;, le drame qui a endeuill&#233; plusieurs familles s'est produit dans la sous pr&#233;fecture de Kintinian, situ&#233;e &#224; plus de 30 km du centre ville de Siguiri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inform&#233;es, les autorit&#233;s pr&#233;fectorales se sont rendues sur les lieux pour constater la trag&#233;die, avant d'engager une enqu&#234;te afin de situer les responsabilit&#233;s de tous ceux qui sont charg&#233;s de la gestion de la mine dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement n'a pas encore r&#233;agi face &#224; cette trag&#233;die qui frappe cette localit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que des accidents meurtriers son fr&#233;quents &#224; Siguiri durant l'exploitation artisanale de l'or qui ne conna&#238;t aucune mesure de pr&#233;caution &#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;AFRIQUE DU SUD&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Trois mineurs ont &#224; nouveau &#233;t&#233; tu&#233;s &#224; Marikana (nord), dans la &#171; ceinture de platine &#187; sud-africaine affect&#233;e par une longue gr&#232;ve qui dure depuis le 23 janvier, a indiqu&#233; lundi le Syndicat national des mineurs (NUM, minoritaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mineurs ont &#233;t&#233; tu&#233;s &#224; la machette en se rendant au travail et le troisi&#232;me a &#233;t&#233; attaqu&#233; chez lui, avec sa femme - qui est &#233;galement d&#233;c&#233;d&#233;e -, alors que le groupe britannique Lonmin rouvrait sa mine de Marikana pour les non-gr&#233;vistes lundi matin, a indiqu&#233; &#224; l'AFP Livhuwani Mammburu, porte-parole du NUM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Deux de nos membres ont &#233;t&#233; tu&#233;s au (puits) Eastern Platinum t&#244;t ce matin (de lundi). Un autre de nos membres a &#233;t&#233; attaqu&#233; chez lui &#224; Batong, pas loin de Lonmin, et sa femme et lui ont &#233;t&#233; tu&#233;s &#187;, selon M. Mammburu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police s'est content&#233;e de dire qu'elle pr&#233;parait un rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques proviennent alors que Lonmin, num&#233;ro trois mondial du platine, a rouvert sa mine de Marikana, paralys&#233;e depuis plus de trois mois par une gr&#232;ve tr&#232;s dure men&#233;e par le syndicat rival Amcu. Court-circuitant Amcu, la direction a approch&#233; directement les mineurs pour les inciter &#224; revenir au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amcu r&#233;clame depuis le d&#233;but un salaire de base de 12.500 rands (860 euros) mensuels, hors primes. Sans bouger sur le fond, le syndicat a accept&#233; d'&#233;taler l'augmentation sur quatre ans, ce qui, selon les patrons, correspondrait &#224; 30% de plus par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois groupes touch&#233;s par la gr&#232;ve, Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin, ont propos&#233; d'arriver &#224; une somme minimum pour les mineurs de fond, primes de logement et cong&#233;s pay&#233;s compris, de 12.500 rands par mois d'ici juillet 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mines sud-africaines avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; secou&#233;es par une vague de gr&#232;ves en 2012 et le conflit chez Lonmin avait fait une cinquantaine de morts, dont 34 gr&#233;vistes abattus par la police &#224; la mine de Marikana (nord) en ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://berthoalain.com/2014/05/13/greve-des-mineurs-affrontements-a-marikana-12-mai-2014/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur les nouveaux affrontements &#224; la mine de Marikana&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun responsable public sud-africain autre que la police n'aura de compte &#224; rendre sur la mort de 34 mineurs &#224; Marikana en 2012, le gouvernement ayant brusquement restreint le mandat de la commission d'enqu&#234;te, a-t-on appris mardi aupr&#232;s d'une ONG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Fondamentalement, le gouvernement veut maintenant h&#226;ter la fin des travaux et il a impos&#233; une restriction au mandat de la commission&#034;, a indiqu&#233; mardi &#224; l'AFP Lawson Naidoo, secr&#233;taire ex&#233;cutif du Conseil pour les progr&#232;s de la Constitution sud-africaine (Casac).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initialement, la commission devait examiner le r&#244;le jou&#233; par l'entreprise mini&#232;re Lonmin, la police sud-africaine, le syndicat radical Amcu et de son rival le Num, mais aussi celui du &#034;minist&#232;re des Mines et de tout autre minist&#232;re ou agence gouvernementale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le mandat a &#233;t&#233; restreint dans la derni&#232;re ligne droite des travaux de la commission par d&#233;cision du gouvernement publi&#233;e au journal officiel le 5 mai, excluant tous les minist&#232;res et agences gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un changement &#034;profond&#233;ment inqui&#233;tant&#034; selon Casac qui l'impute au pr&#233;sident Jacob Zuma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre de la mine de platine Marikana (nord) qui a fait 34 morts et 270 bless&#233;s quand la police a ouvert le feu sur un rassemblement de mineurs en gr&#232;ve sauvage, reste une t&#226;che ind&#233;l&#233;bile sur la pr&#233;sidence de M. Zuma, en passe d'&#234;tre d'entamer un nouveau mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cette restriction du mandat va r&#233;duire significativement le champ du rapport final de la commission et nuira &#224; sa cr&#233;dibilit&#233;&#034;, a d&#233;plor&#233; M. Naidoo, dans un communiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mise &#224; part la police sud-africaine, aucune autre institution de l'Etat ne sera soumise &#224; l'enqu&#234;te de la commission et nous n'aurons pas une photographie compl&#232;te des circonstances ayant conduit &#224; ce massacre honteux&#034;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fusillade polici&#232;re la plus grave jamais survenue depuis la fin du r&#233;gime raciste d'apartheid il y a vingt ans, le massacre de Marikana n'a d&#233;bouch&#233; &#224; ce jour sur aucune sanction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission d'enqu&#234;te instaur&#233;e par M. Zuma devait rendre ses conclusions en janvier 2013, mais l'&#233;ch&#233;ance a &#233;t&#233; repouss&#233;e plusieurs fois et la nouvelle date butoir est fix&#233;e au 31 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police a toujours plaid&#233; la l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'enqu&#234;te a montr&#233; qu'une partie des victimes ont &#233;t&#233; pourchass&#233;es apr&#232;s la fusillade et abattues ou achev&#233;es par des balles tir&#233;es dans le dos ou &#224; bout portant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission a aussi indiqu&#233; en septembre 2013 que la police lui avait menti, dissimul&#233; des &#233;l&#233;ments de preuve ou les avait contrefaits et antidat&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#201;N&#201;GAL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Samedi dernier, le site d'orpaillage de Diyabougou dans le d&#233;partement de Bakel a fait les frais de l'exploitation anarchique des mines d'or. En effet, l'affaissement d'un puits &#224; fait deux morts et un bless&#233;. Les victimes de cet accident son de nationalit&#233; Malienne. Avec les nombreux accidents sur les sites d'orpaillage, on pourrait &#234;tre tent&#233; de croire que ce m&#233;tal est un mal&#233;fice pour l'&#201;tat et la population locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des l'annonce de cette nouvelle, les orpailleurs des autres sites ont investit les lieux de l'accident. Ils ont pr&#234;t&#233; main forte aux personnes en danger. Des recherches ont &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;es pendant que quatre personnes &#233;taient coinc&#233;es sous le sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'un des victimes s'en est tir&#233; avec quelques &#233;gratignures, les autres n'ont pas eu la m&#234;me chance. Les deux sont morts alors que l'autre est gravement bless&#233; selon Lib&#233;ration. Cet incident vient se greffer &#224; la liste des accidents pr&#233;c&#233;dents...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;AFGHANISTAN&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au moins 27 personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es et plusieurs autres se trouvent coinc&#233;s &#224; la suite d'une explosion survenue ce mercredi dans une mine de charbon de la province de Samangan dans le nord de l'Afghanistan, a fait savoir un porte-parole des autorit&#233;s provinciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement d'une mine de charbon dans la province de Samangan, dans le nord de l'Afghanistan, a fait samedi au moins 27 morts, ont annonc&#233; dimanche des responsables locaux, tandis que les secours tentaient de retrouver douze mineurs pi&#233;g&#233;s sous terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vingt-sept mineurs ont &#233;t&#233; tu&#233;s alors qu'ils travaillaient dans une mine de charbon (...) dans le district de Ruyi Doab &#187;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP le porte-parole du gouvernement provincial, Mohammad Sediq Azizi, pr&#233;cisant que l'accident avait &#233;galement fait 20 bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une partie de la mine s'est effondr&#233;e &#187;, a-t-il expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douze autres mineurs sont encore pi&#233;g&#233;s sous terre, a indiqu&#233; de son c&#244;t&#233; Mosadiqullah Muzafari, le chef adjoint de la police locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des recherches entreprises pour les localiser, &#171; quatre membres de l'&#233;quipe de secours ont &#233;t&#233; gravement bless&#233;s &#187;, a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;MALI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mali : deux morts et 14 bless&#233;s, suite &#224; un affrontement entre les villageois et les forces de s&#233;curit&#233; &#224; la mine d' or de Syama, commune rurale de Fourou, cercle de Kadiolo. Un affrontement a oppos&#233; un groupe de jeunes et de chasseurs aux forces de s&#233;curit&#233;, faisant deux morts parmi les villageois et 14 bless&#233;s dont 4 graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la demande du responsable de la mine, qui pr&#233;tendait avoir &#233;t&#233; agress&#233;, que les forces de l'ordre sont intervenues contre la population sans m&#234;me entendre le point de vue de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a mensong&#232;rement d&#233;clar&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cet incident malheureux est survenu suite &#224; une plainte d&#233;pos&#233;e &#224; la justice par un responsable de la mine qui a &#233;t&#233; agress&#233; nuitamment &#224; domicile le 2 novembre 2012. Dans le cadre de cette plainte, trois individus dont un responsable du comit&#233; local de la jeunesse, ont &#233;t&#233; plac&#233;s sous mandat de d&#233;p&#244;t. Aussi, pour exiger la lib&#233;ration de ceux-ci, un groupe de jeunes et de chasseurs des villages environnants de la mine ont-ils &#233;rig&#233; des barricades emp&#234;chant tous acc&#232;s &#224; la mine &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte poursuit que &#034; Malgr&#233; les pourparlers men&#233;s par l' administration locale, ils n' ont pas voulu c&#233;d&#233;. Devant leur refus cat&#233;gorique de lever les barricades, les forces de s&#233;curit&#233; sont intervenues pour d&#233;gager les voies&#034;, ajoutant que &#034;C' est en ce moment que celles-ci ont essuy&#233; des coups de feu tir&#233;s par les chasseurs. Dans la panique, les coups de feu ont mortellement touch&#233; deux villageois&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le communiqu&#233;, &#034;Face &#224; cette situation dramatique, le gouvernement pr&#233;sente ses condol&#233;ances les plus attrist&#233;es aux familles endeuill&#233;es et souhaite prompt r&#233;tablissement aux bless&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me texte conclut que &#034;le gouvernement appelle les populations au calme et rassure qu' une enqu&#234;te est ouverte pour faire toute la lumi&#232;re sur l' incident&#034;. Fin du commentaire gouvernemental...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;MAROC&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les habitants de la ville de Mrirt, situ&#233;e dans la province de Kh&#233;nifra, se sont r&#233;veill&#233;s, mardi, en apprenant la terrible nouvelle de la mort de deux ouvriers travaillant dans une mine exploit&#233;e par la compagnie mini&#232;re de Touissit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ouvriers ont trouv&#233; la mort et dix autres ont &#233;t&#233; gri&#232;vement bless&#233;s dans un accident survenu, dans la nuit de lundi &#224; mardi, dans une mine exploit&#233;e par la compagnie mini&#232;re de Touissit dans la province de Kh&#233;nifra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drame s'est produit dans la mine d'Ighram Aoussar, situ&#233;e pr&#232;s de la ville de Mrirt, quand le skip &#224; bord duquel remontaient une douzaine d'ouvriers, apr&#232;s avoir achev&#233; leur travail, a chut&#233; suite &#224; une d&#233;faillance au niveau du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrier avait d&#233;j&#224; trouv&#233; la mort, en novembre 2012i, dans une mine exploit&#233;e par la compagnie mini&#232;re de Touissit (CMT) dans la province de Kh&#233;nifra, a annonc&#233; hier la compagnie. La victime, a &#233;t&#233; pi&#233;g&#233;e sous les d&#233;combres dans la mine d'Ighram Aoussar, situ&#233;e pr&#232;s de la ville de Mrirt, pr&#233;cise la m&#234;me source. A noter que c'&#233;tait le 2&#232;me d&#233;c&#232;s en l'espace de seulement quelques jours enregistr&#233; dans la m&#234;me mine en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les criminels r&#233;cidivent ainsi plus de trois fois, c'est que rien n'a &#233;t&#233; fait pour changer les conditions de travail...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CONCLUSION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mourir du travail reste une r&#233;alit&#233; d&#233;termin&#233;e par la soif de profits, la flexibilit&#233;, l'absence de d&#233;mocratie au travail. Enfin le fait que tous les Etats soient aux mains de la grande bourgeoisie et incapables de la freiner dans son besoin absolu d'augmentation de la rentabilit&#233; du travail. Dans l'Union europ&#233;enne, des donn&#233;es minimales calcul&#233;es par l'Agence europ&#233;enne pour la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; font &#233;tat de 400 &#224; 500 morts par jour. Plus de 160 000 morts par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire ouvri&#232;re a retenue quelques dates clefs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 mars 1906, catastrophe de Courri&#232;res dans le Nord de la France, avec un bilan officiel de 1 099 morts. L'incendie avait &#233;t&#233; d&#233;tect&#233; d&#232;s le 7 mars. La pr&#233;sence de grisou avait &#233;t&#233; signal&#233;e par des mineurs. La compagnie n'a pas suspendu le travail. Elle ne voulait pas perdre d'argent. Ce sont les ouvriers des mines voisines qui ont spontan&#233;ment organis&#233; les op&#233;rations de secours, alors que le gouvernement envoyait 26 000 soldats pour &#233;craser les mouvements de protestations qui avaient &#233;clat&#233; dans la r&#233;gion &#224; la suite de la trag&#233;die.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 mars 1911, incendie de l'usine textile Triangle Waist Company &#224; Manhattan, en plein c&#339;ur de New York : 123 ouvri&#232;res et 23 ouvriers meurent parce que les patrons avaient ferm&#233; les portes &#224; cl&#233;. Ces patrons seront acquitt&#233;s au cours du proc&#232;s p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 juillet 1988, 167 ouvriers meurent sur la plateforme de forage p&#233;trolier de Piper Alpha au large des c&#244;tes &#233;cossaises. On est dans les ann&#233;es Thatcher avec une attaque syst&#233;matique contre les droits syndicaux et l'affaiblissement de l'inspection du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 mai 1993, 188 ouvriers (en grande majorit&#233; des femmes) trouvent la mort dans l'incendie de la Kader Toy Factory (en Tha&#239;lande) qui produisait des jouets pour les grandes multinationales du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 avril 2013, c'&#233;tait il y a pr&#232;s d'un an. Plus de 1 100 ouvri&#232;res et ouvriers meurent au Bangladesh, exploit&#233;s dans des conditions extr&#234;mes par les grandes marques d'habillement d'Europe et des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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