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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>A bas l'intervention imp&#233;rialiste am&#233;ricaine au Venezuela !</title>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


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&lt;p&gt;A bas l'intervention imp&#233;rialiste am&#233;ricaine au Venezuela ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Venezuela attaqu&#233; et bombard&#233; par l'arm&#233;e am&#233;ricaine, le pr&#233;sident Maduro enlev&#233; et enferm&#233; aux USA o&#249; il sera jug&#233; et maintenant, Trump annonce que les &#201;tats-Unis &#171; dirigeront &#187; le Venezuela jusqu'&#224; nouvel ordre ! On ne se g&#234;ne pas dans le nouvel ordre Trump... &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Europe s'est content&#233;e de dire que la chute de Maduro &#233;tait une bonne nouvelle, car c'est un dictateur ! Ah oui ! Et pas Z&#233;lensky ? Et pas leurs petits copains (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - TRAVAILLEURS SANS FRONTIERES - WORKERS HAVE NO FRONTIERS AND A WORLD TO CONQUER&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_17075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/1200x680-5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH283/1200x680-5-1aedd.jpg?1777612786' width='500' height='283' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/intervention-americaine-venezuela-caracas-janvier-2026.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/intervention-americaine-venezuela-caracas-janvier-2026-fbe4d.jpg?1777612786' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A bas l'intervention imp&#233;rialiste am&#233;ricaine au Venezuela !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela attaqu&#233; et bombard&#233; par l'arm&#233;e am&#233;ricaine, le pr&#233;sident Maduro enlev&#233; et enferm&#233; aux USA o&#249; il sera jug&#233; et maintenant, Trump annonce que les &#201;tats-Unis &#171; dirigeront &#187; le Venezuela jusqu'&#224; nouvel ordre ! On ne se g&#234;ne pas dans le nouvel ordre Trump...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe s'est content&#233;e de dire que la chute de Maduro &#233;tait une bonne nouvelle, car c'est un dictateur ! Ah oui ! Et pas Z&#233;lensky ? Et pas leurs petits copains d'Afrique ou d'ailleurs ? Et pas Trump par exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce sont les arm&#233;es imp&#233;rialistes qui suppriment les dictatures et ram&#232;nent la d&#233;mocratie ? Comme elles l'ont fait en Afghanistan, en Syrie, en Libye et ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule nouveaut&#233;, c'est que, pour les d&#233;mocraties, le bombardement et l'enl&#232;vement sont les nouvelles m&#233;thodes d&#233;mocratiques ! Mais est-ce tout &#224; fait nouveau ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler que l'emploi de la force ne signifie pas qu'on est tr&#232;s fort... Que le monde capitaliste bascule dans la guerre est un signe de son tr&#233;pas et pas de sa bonne sant&#233; ! Qu'il s'agisse de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain ou des autres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puissances occidentales se sont gard&#233;es de trop condamner l'intervention imp&#233;rialiste de Trump contre le peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien et contre le pr&#233;sident Maduro. Les d&#233;mocrates aux USA ont &#233;t&#233; tr&#232;s mod&#233;r&#233;s dans leurs reproches. Quand Trump leur reproche quelque chose, il ne parle pas sur le m&#234;me ton. Par exemple, les d&#233;mocrates ne menacent Trump de rien, m&#234;me s'ils pouvaient d&#233;montrer que l'intervention militaire, si elle persiste, serait ill&#233;gale (faute d'un vote du Congr&#232;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les actes et les d&#233;clarations de Trump sont tr&#232;s violentes, m&#234;me dans un monde o&#249; la guerre monte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grossi&#232;ret&#233; des pr&#233;textes de Trump pour intervenir militairement au Venezuela et la m&#233;thode brutale et dictatoriale de cette intervention ouvertement int&#233;ress&#233;e par la mainmise sur le p&#233;trole donne la mesure de l'hypocrisie de ses d&#233;sirs d&#233;mocratiques et pacifiques pour l'Ukraine ou pour Gaza et aussi ceux de ses amis occidentaux dont la France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trump menace toujours le peuple du Venezuela au travers de ses dirigeants... Et il menace aussi le peuple cubain et les autres peuples latino-am&#233;ricains. Mais la r&#233;alit&#233;, c'est qu'il aura &#233;t&#233; plus facile d'enlever le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien que d'imposer un ordre au pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/05/en-direct-enlevement-de-maduro-au-venezuela-le-president-venezuelien-comparaitra-lundi-devant-un-juge-de-new-york_6660411_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/05/en-direct-enlevement-de-maduro-au-venezuela-le-president-venezuelien-comparaitra-lundi-devant-un-juge-de-new-york_6660411_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trump a annonc&#233; que son pays s'occuperait du p&#233;trole du Venezuela d&#232;s que la situation serait stabilis&#233;e... On ne peut pas &#234;tre plus clair. L'&#233;conomie de la canonni&#232;re fonctionne &#224; fond !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prix Nobel de la Paix v&#233;n&#233;zu&#233;lienne salue l'intervention militaire ! Elle a bien m&#233;rit&#233; son prix...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque acte de piraterie de Trump que le monde laisse faire ou cautionne en permet un autre. On l'a bien vu avec l'Iran, le Y&#233;men, la Syrie et on passe&#8230; D&#233;j&#224; Trump annonce qu'il va passer au Groenland qu'il veut annexer rapidement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.franceinfo.fr/replay-radio/d-un-monde-a-l-autre/apres-la-capture-de-nicolas-maduro-au-venezuela-donald-trump-reaffirme-sa-volonte-d-annexer-le-groenland_7695331.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.franceinfo.fr/replay-radio/d-un-monde-a-l-autre/apres-la-capture-de-nicolas-maduro-au-venezuela-donald-trump-reaffirme-sa-volonte-d-annexer-le-groenland_7695331.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puissances imp&#233;rialistes, qui affirmaient que la Russie &#233;tait le grand danger, se trouvent en face d'un imp&#233;rialisme am&#233;ricain qui s'attaque y compris &#224; l'Europe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs doivent tirer la le&#231;on et arr&#234;ter d'&#233;couter les fausses d&#233;mocraties faussement pacifiques et les pr&#233;tendus d&#233;mocrates des partis et syndicats pro-capitalistes en fait : la seule paix qu'ils nous pr&#233;parent tous est la paix des cimeti&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'autre perspective pour les travailleurs que la pr&#233;paration de l'organisation autonome des travailleurs en vue du pouvoir (les soviets) et l'armement du prol&#233;tariat. Quiconque se refuse &#224; cette perspective (parti ou syndicat) sera du mauvais c&#244;t&#233; dans la p&#233;riode qui vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A BAS L'INTERVENTION IMPERIALISTE DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la classe ouvri&#232;re de faire barrage aux guerres imp&#233;rialistes ! Tous les syndicats doivent prendre clairement position ! Les travailleurs r&#233;volutionnaires doivent &#234;tre en premi&#232;re ligne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un soldat, pas une arme pour la guerre imp&#233;rialiste !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vive la construction des soviets d'ouvriers, de salari&#233;s, de retrait&#233;s, de ch&#244;meurs, de femmes, de jeunes, de paysans pauvres, de commer&#231;ants, artisans, p&#234;cheurs et d'autoentrepreneurs pauvres ! Vive leur organisation se f&#233;d&#233;rant, s'armant, contr&#244;lant tout, et d&#233;t&#226;chant la base des forces de r&#233;pression, arm&#233;e et police, se liant &#224; des soviets de petits soldats et petits policiers refusant d'ob&#233;ir aux officiers ! Vive la destruction de l'ancien appareil d'Etat et la mise en place du pouvoir au peuple travailleur ! Vive la destruction de l'imp&#233;rialisme ! Vive l'union du pouvoir des travailleurs r&#233;volutionnaires et des peuples opprim&#233;s en r&#233;volte pour renverser mondialement et d&#233;finitivement l'imp&#233;rialisme ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien volontiers que nous diffusons le&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Communiqu&#233; du GIGC sur l'attaque am&#233;ricaine sur le V&#233;n&#233;zuela (4 janvier 2026)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est l'Am&#233;rique d'abord. C'est la paix par la force. Bienvenu en 2026. &#187; (Pete Hegseth at Trump's press conference of January 3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque am&#233;ricaine sur le Venezuela et le kidnapping de son pr&#233;sident Maduro dans la nuit du 2 au 3 janvier marquent une nouvelle &#233;tape dans la course &#224; la guerre imp&#233;rialiste g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Personne n'en doutera vraiment. &#171; Personne ne remettra plus en question la domination am&#233;ricaine dans l'hemisph&#232;re occidental &#187; a clam&#233; Trump lors de cette m&#234;me conf&#233;rence de presse. L'intervention am&#233;ricaine en dehors de tout cadre juridique international ou m&#234;me national signifie que le moment est &#224; la force militaire pure et simple, sans pr&#233;tention de l&#233;galit&#233;, et que cette tendance est d&#233;sormais d&#233;finitive. Tout comme la Soci&#233;t&#233; des nations au milieu des ann&#233;es 1930, surtout &#224; partir de l'invasion de l'&#201;thiopie par l'Italien mussolinienne, &#233;tait devenue une coquille vide, l'ONU ne compte plus. N'est plus. Il n'y aura pas de retour en arri&#232;re. Le droit du plus fort et de la cannonni&#232;re ne se masque plus, ne se cache plus derri&#232;re un quelconque droit international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles du jeu imp&#233;rialiste qui pr&#233;valaient depuis 1945 ne sont plus. Et beaucoup ne peuvent plus y participer. Seuls les &#201;tats-Unis, la Chine et, &#224; un degr&#233; moindre, la Russie ont dor&#233;navant les cartes pour acc&#232;der &#224; la table de jeu, au grand dam des vieilles puissances europ&#233;ennes qui en sont exclues depuis l'&#233;clatement de la guerre en Ukraine. Compte tenu des pr&#233;c&#233;dents &#233;tablis par la politique &#233;trang&#232;re de Trump, aucune r&#232;gle formelle n'emp&#234;che la Chine d'imposer un blocus naval, voire d'envahir Ta&#239;wan, et les menaces militaires am&#233;ricaines sur&#8230; le Groeland rentrent dans l'ordre du possible, sinon du probable, au grand effroi du Danemark et des Europ&#233;ens. Trump a &#233;galement menac&#233; le Mexique, la Colombie et Cuba1. M&#234;me la bourgeoisie canadienne, qui fait depuis longtemps partie int&#233;grante du bloc imp&#233;rialiste dirig&#233; par les &#201;tats-Unis, doit commencer &#224; s'inqui&#233;ter compte tenu de la volont&#233; des &#201;tats-Unis de prendre par la force tout ce qu'ils peuvent prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assaut sur Caracas n'avait pas pour seul objectif de mettre la main sur le p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lien et d'en priver la Chine et, en passant, Cuba. Il faut aussi faire pression et isoler encore plus les gouvernements sud-am&#233;ricains non encore align&#233;s sur les politiques trumpiennes. En particulier, le Br&#233;sil de Lula est dans la ligne de mire. Apr&#232;s le Panama, puis l'Argentine de Millei, puis le Chili, l'&#201;quateur, le P&#233;rou, etc., le continent sud et centre-am&#233;ricain est mis au pas. La griffe am&#233;ricaine s'&#233;tend et menace. L'acc&#232;s de la Chine et des autres concurrents, europ&#233;ens en particulier, aux march&#233;s d'Am&#233;rique du sud va devenir de plus en plus difficile et leur influence et pr&#233;sence imp&#233;rialistes vont diminuer d'autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, le sort du Venezuela n'est pas encore d&#233;fini quant &#224; l'&#233;quipe au pouvoir. Cet &#233;pisode souligne l'incapacit&#233; de la Russie et de la Chine &#224; projeter leur puissance bien au-del&#224; de leurs c&#244;tes, une capacit&#233; dont seuls les &#201;tats-Unis disposent pour l'instant. Ils furent impuissants pour emp&#234;cher les bombardements am&#233;ricains et le kidnapping de Maduro, qui avait rencontr&#233; un envoy&#233; du gouvernement chinois quelques heures d'&#234;tre captur&#233; par les forces am&#233;ricaines. Cela ne peut qu'inciter les successeurs, qu'ils soient du r&#233;gime en place ou bien de l'opposition pro-am&#233;ricaine &#8211; tout aussi corrompue et cela depuis toujours2 &#8211; &#224; r&#233;pondre aux diktats am&#233;ricains. &#171; Les &#201;tats-Unis fourniront une vision de la mani&#232;re dont le Venezuela devrait &#234;tre dirig&#233; et attendront du gouvernement int&#233;rimaire qu'il la mette en oeuvre pendant une p&#233;riode de transition, sous la menace d'une nouvelle intervention militaire3. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retour, les autres puissances imp&#233;rialistes, &#224; commencer par la Chine et sans doute aussi les europ&#233;ens, seront renforc&#233;s dans leur conviction que seules des mesures d'ordre militaire peuvent assurer leur survie puisqu'au final seule la force compte. La course mondiale aux armements va encore s'acc&#233;l&#233;rer. Pire m&#234;me, l'offensive am&#233;ricaine pour exclure la Chine du continent am&#233;ricain participe de la politique imp&#233;rialiste classique de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dite de &#171; containment &#187;, celle-l&#224; m&#234;me qui &#233;tranglait toujours plus le Japon dans les ann&#233;es 1930 et qui l'a amen&#233; &#224; se lancer dans l'aventure de Pearl Habour. Nous ne pouvons pas pr&#233;juger ici de l'efficacit&#233; de cette politique d'&#233;tranglement de la Chine aujourd'hui. N&#233;anmoins, il ne fait gu&#232;re de doute que celle-ci ne pourra que r&#233;agir d'une mani&#232;re ou d'une autre, y compris en acc&#233;l&#233;rant le d&#233;veloppement de sa puissance navale, au risque sinon d'accepter les diktats am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque am&#233;ricaine contre le Venezuela rend Ta&#239;wan plus directement menac&#233;e. Si la Chine ne dispose pas de la capacit&#233; de projection de puissance des &#201;tats-Unis, elle a les moyens et la motivation n&#233;cessaires pour utiliser une puissance coercitive pr&#232;s de ses propres c&#244;tes. Elle peut &#233;trangler Ta&#239;wan &#233;conomiquement et exercer des pressions en saisissant des navires commerciaux. Elle peut &#233;galement faire pression sur les &#201;tats-Unis en limitant les exportations de gallium et de terres rares, deux min&#233;raux strat&#233;giques qui constituent des mati&#232;res premi&#232;res importantes pour tout projet am&#233;ricain visant &#224; rapatrier la fabrication de puces &#233;lectroniques de pointe, actuellement concentr&#233;e &#224; Ta&#239;wan. M&#234;me avant la derni&#232;re escalade avec le Venezuela, la Chine avait annonc&#233; la construction de neuf porte-avions pour 2025. La course &#224; la guerre est bien lanc&#233;e et l'assaut sur le Venezuela ne peut que convaincre les derniers h&#233;sitants sur sa r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas du Venezuela, le prol&#233;tariat local comme international doit se garder de tout soutien &#224; un camp ou l'autre, au camp Maduro dit &#171; bolivarien &#187; comme au camp pro-am&#233;ricain dit &#171; d&#233;mocratique &#187;. Soutenir un camp ou l'autre ne pourrait qu'aggraver encore plus la situation des ouvriers et salari&#233;s du pays, ne serait-ce que parce qu'ils ne peuvent servir que de chair &#224; canon en cas de conflit arm&#233;. Une participation, ou m&#234;me ne serait-ce qu'un soutien passif, &#224; un camp ou &#224; l'autre ne pourrait qu'handicaper toute future r&#233;sistance aux conditions d'exploitation, salaire, emplois, r&#233;pression, etc., qui ne pourront qu'empirer, quel que soit le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va de m&#234;me pour les prol&#233;taires des pays voisins d'Am&#233;rique centrale ou du sud, Colombie ou Br&#233;sil en particulier, tout comme du prol&#233;tariat international en g&#233;n&#233;ral. Il est probable que des forces de gauche vont chercher &#224; organiser des manifestations de soutien contre &#171; l'imp&#233;rialisme yanqui &#187;. C'est d&#233;j&#224; le cas aux &#201;tats-Unis, o&#249; des manifestations contre l'intervention am&#233;ricaine se sont tenues dans les principales villes, New York, Chicago, San Francisco, Washington, etc. ce 3 janvier. Il en est de m&#234;me en Europe et au Canada. &#192; l'appel de la France insoumise et du PCF, une manifestation forte de quelques centaines de personnes a eu lieu &#224; Paris. Ce n'est certainement pas en y participant que les prol&#233;taires peuvent apporter une quelconque solidarit&#233; effective aux ouvriers du Venezuela, voire m&#234;me &#224; sa population comme un tout. Le seul terrain sur lequel ils peuvent exprimer leur solidarit&#233; de classe se trouve dans le combat contre leur propre capitalisme, y compris contre les gouvernements de gauche anti-am&#233;ricains, du moins anti-Trump, des pr&#233;sidents Lula &#8211; Br&#233;sil - et Gustavo Preto &#8211; Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, l'attaque am&#233;ricaine interpelle un peu plus le prol&#233;tariat des principales puissances imp&#233;rialistes qui nous pr&#233;cipitent vers le drame, &#224; commencer par les &#201;tats-Unis bien s&#251;r. La bourgeoisie am&#233;ricaine s'engage dans une fuite en avant qui, malgr&#232; les rodomontades de Trump et de son &#233;quipe, masque mal une sorte de panique devant son d&#233;clin et l'affirmation croissante et massive de la puissance chinoise. &#171; Les &#201;tats-Unis ne permettront jamais &#224; des puissances &#233;trang&#232;res de voler notre peuple4 et de nous chasser hors de notre hemisph&#232;re &#187; affirme Trump. Mais pour aujourd'hui d&#233;fendre ses int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes au niveau requis par la situation, la bourgeoisie am&#233;ricaine va devoir aussi redoubler ses attaques contre son propre prol&#233;tariat. Il en va in&#233;vitablement de m&#234;me pour les autres rivaux imp&#233;rialistes. Ils doivent attaquer leur propre classe ouvri&#232;re s'ils veulent pouvoir avoir ne serait-ce qu'un strapotin &#224; la table de jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une course de vitesse qui s'est engag&#233;e entre le capitalisme et le prol&#233;tariat de plus en plus mis&#233;rable. Le premier, aux abois, nous pr&#233;cipitent dans la guerre. Le second doit faire face &#224; l'aggravation de ses conditions de vie et de travail du fait m&#234;me de cette pr&#233;paration g&#233;n&#233;rale pour la guerre. R&#233;volution prol&#233;tarienne internationale ou guerre imp&#233;rialiste g&#233;n&#233;ralis&#233;e, telle est l'alternative devant laquelle l'humanit&#233; se trouve. La responsabilit&#233; historique du prol&#233;tariat, classe exploit&#233;e et r&#233;volutionnaire &#224; la fois, tout comme celle de ses minorit&#233;s communistes s'en trouvent d'autant plus engag&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &lt;a href=&#034;https://www.axios.com/2026/01/03/trump-maduro-venezuela-mexico-sheinbaum&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.axios.com/2026/01/03/trump-maduro-venezuela-mexico-sheinbaum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La bourgeoisie venezuelienne a toujours &#233;t&#233; une bourgeoisie parasitaire, vivant de la rente p&#233;troli&#232;re. Il en a r&#233;sult&#233; que le personnel dont elle se dote pour gouverner le pays a toujours &#233;t&#233; des plus corrompus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. New York Times,Trump Plunges the U.S. Into a New Era of Risk in Venezuela, January 3th 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. C'est-&#224;-dire que la bourgeoisie am&#233;ricaine consid&#232;re que le p&#233;trole v&#233;n&#233;zuelien lui appartient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Venezuela : Capitalisme et Lutte de classes</title>
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		<dc:date>2017-06-06T11:49:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Venezuela</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nous recevons ce texte de nos camarades de Tridni Valka - Guerre de Classe et nous le publions bien volontiers. &lt;br class='autobr' /&gt; L'autoproclam&#233;e r&#233;volution bolivarienne n'est pas le moins du monde oppos&#233; au capitalisme. Le socialisme du XXI&#176; si&#232;cle, c'est du r&#233;formisme tout court, encadr&#233; dans la continuit&#233; des t&#226;ches d&#233;mocratiques bourgeoises, &#224; savoir : la d&#233;fense de l'&#233;conomie, de la valeur, de l'&#201;tat, de la nation, du progr&#232;s d&#233;veloppementaliste. De plus, ni Hugo Chavez ni Maduro n'ont &#233;t&#233; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nous recevons ce texte de nos camarades de Tridni Valka - Guerre de Classe et nous le publions bien volontiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autoproclam&#233;e r&#233;volution bolivarienne n'est pas le moins du monde oppos&#233; au capitalisme. Le socialisme du XXI&#176; si&#232;cle, c'est du r&#233;formisme tout court, encadr&#233; dans la continuit&#233; des t&#226;ches d&#233;mocratiques bourgeoises, &#224; savoir : la d&#233;fense de l'&#233;conomie, de la valeur, de l'&#201;tat, de la nation, du progr&#232;s d&#233;veloppementaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, ni Hugo Chavez ni Maduro n'ont &#233;t&#233; des dictateurs fascistes, tout au contraire, ils sont aussi d&#233;mocrates que leurs homologues exigeant &#171; la lib&#233;ration des prisonniers politiques au Venezuela &#187; (&#233;videmment en se r&#233;f&#233;rant exclusivement aux prisonniers de la MUD). Tous les citoyennistes, conservateurs, d&#233;mocrates qui cyniquement et hypocritement s'indignent et d&#233;noncent la r&#233;pression polici&#232;re men&#233;e par le gouvernement bolivarien, simultan&#233;ment dans &#171; leurs propres pays &#187;, agissent aussi comme complices, d&#233;nonciateurs, commanditaires et m&#234;me participants directs &#224; la r&#233;pression et au massacre des prol&#233;taires pr&#233;caires, paup&#233;ris&#233;s et marginalis&#233;s qui luttent contre l'exploitation et le pillage effectu&#233; par les entreprises p&#233;troli&#232;res, gazi&#232;res et mini&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte r&#233;volutionnaire que nous revendiquons pour d&#233;truire le Capital doit s'opposer dans la m&#234;me veine &#224; tous les &#201;tats nationaux, en les r&#233;duisant &#224; moins que des d&#233;combres ; ind&#233;pendamment de l'adjectif qui les caract&#233;rise, l'id&#233;ologie qu'ils proclament, ou le personnage ou le groupe qui est &#224; la t&#234;te ; ceci est une affirmation incontournable de notre programme historique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LE MYTHE DE LA GAUCHE EST M&#219;R POUR S'&#201;CROULER&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La situation &#233;conomique et sociale au Venezuela, apr&#232;s 14 ans de gouvernement de Chavez et plus d'un an de gouvernement maduriste, ne pouvait pas donner plus que les r&#233;sultats que nous voyons aujourd'hui. Il est alors n&#233;cessaire de faire un examen historique afin de contextualiser la pr&#233;sente explosion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette succession de gouvernements &#171; socialistes &#187; et la crise actuelle ne peut &#234;tre comprise et d&#233;nonc&#233;e qu'en tenant compte du fait que le socialisme dont on parle est, sans aucun doute, un &#171; socialisme &#187; bourgeois. C'est la social-d&#233;mocratie qui instaure ses gouvernements &#171; ouvriers &#187;, revendiquant la souverainet&#233; nationale, la d&#233;fense de l'&#233;conomie nationale, pr&#233;tendant gouverner pour la classe qu'ils &#233;crasent. Ainsi, la r&#233;volution bolivarienne se con&#231;oit avec des nationalisations, une importante rente provenant du p&#233;trole, une &#233;norme bureaucratie, beaucoup de nationalisme et de populisme, et des coups et des miettes pour la majorit&#233; du prol&#233;tariat ; le Venezuela devenant le bastion du socialisme &#224; la mode du XXI&#176; si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le fait que les moyens de production soient nationalis&#233;s ou non ne change rien. Pour nous prol&#233;taires, cela ne fait aucune diff&#233;rence que celui qui nous exploite soit un propri&#233;taire particulier, le gouvernement national ou une multinationale. Le Capital n'a pas une m&#233;thode unique pour se reproduire, il utilise celle qui lui est utile aux fins d'une meilleure reproduction, &#224; sa propre valorisation. &#192; cet &#233;gard, s'il utilise l'interventionnisme &#233;tatique et la logique pseudo-&#171; socialiste &#187;, il ne le fait que dans les occasions o&#249; cela finit par lui &#234;tre rentable, tout en conciliant les int&#233;r&#234;ts antagoniques des classes et en lui permettant de continuer &#224; se d&#233;velopper, &#224; s'agrandir et &#224; utiliser la population avec l'excuse de la croissance de l'&#233;conomie nationale. En tant que grande illusion, le &#171; socialisme &#187; bourgeois pr&#233;tend qu'existe le socialisme dans un seul pays, ce qui en tant qu'int&#233;r&#234;t nationaliste (r&#233;gional, partiel) ne peut pas &#234;tre plus que les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie qui vise &#224; l'atomisation du prol&#233;tariat. Quelle que soit la forme qu'il prenne, tout &#201;tat est imp&#233;rialiste. Tout diff&#233;rend ou toute alliance entre les &#201;tats n'est simplement que la cons&#233;quence du d&#233;veloppement des &#233;conomies nationales, &#224; savoir des int&#233;r&#234;ts bourgeois individuels et jamais des int&#233;r&#234;ts du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises au Venezuela ont toujours &#233;t&#233; associ&#233;es, tant par Chavez que Maduro, aux tentatives de coups d'&#201;tat ou de complots yankees, et codifi&#233;es comme &#233;tant la lutte contre la droite ou l'&#171; imp&#233;rialisme &#187;. En coh&#233;rence absolue, le discours de Nicol&#225;s Maduro r&#233;it&#232;re qu'il confronte un &#171; Coup d'&#201;tat &#187; qui serait semblable &#224; ce qui s'est pass&#233; en avril 2002 avec Hugo Ch&#225;vez. La fausse dichotomie entre pays socialiste et puissance imp&#233;rialiste que nous d&#233;noncions plus haut se met &#224; nu &#224; son tour dans les accords commerciaux entre ces pays. La recherche de profit, ainsi que dans d'autres contextes, la n&#233;cessit&#233; de r&#233;primer le prol&#233;tariat dans des moments de grands bouleversements sociaux, oblige &#224; chercher de nouvelles subtilit&#233;s discursives pour justifier alliances et mesures. Ceci est d&#233;montr&#233; par les mesures prises par Chavez par rapport &#224; la production de p&#233;trole sur son territoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s la gr&#232;ve du secteur p&#233;trolier en 2002, le gouvernement dirig&#233; par Chavez a propos&#233; de r&#233;cup&#233;rer les compagnies p&#233;troli&#232;res du pays. &#192; partir de 2005, une s&#233;rie d'actions ont &#233;t&#233; entreprises pour r&#233;cup&#233;rer la ceinture p&#233;trolif&#232;re de l'Or&#233;noque, consid&#233;r&#233;e comme le plus grand gisement de p&#233;trole sur la plan&#232;te. D&#233;j&#224; en 2007, la Loi 5.200 instituant la nationalisation de la ceinture est d&#233;cr&#233;t&#233;e. De nombreuses entreprises mixtes p&#233;troli&#232;res sont form&#233;es, dans lesquelles le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien a obtenu une participation majoritaire gr&#226;ce &#224; sa compagnie &#233;tatique de p&#233;trole et de gaz naturel &#171; Petr&#243;leos de Venezuela SA &#187; (PDVSA), reprenant de cette fa&#231;on le contr&#244;le &#8211; ainsi qu'une grande partie des redevances &#8211; des entreprises qui appartenaient &#224; des capitaux internationaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de la propagande m&#233;diatique outranci&#232;re et farfelue contre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain, un grand alli&#233; dans la formation de ces entreprises mixtes a &#233;t&#233; la multinationale Chevron, connue pour la catastrophe &#233;cologique provoqu&#233;e en Equateur. Les d&#233;fenseurs du &#171; Socialisme du XXI&#176; si&#232;cle &#187;, comme tous les partisans du capitalisme, ont toujours une justification pour ces n&#233;gociations, quand ce n'est pas &#171; strat&#233;gique &#187;, c'est simplement &#171; n&#233;cessaire &#187;. Au Venezuela, le p&#233;trole est la principale source de revenus. Les destinations de ses barils de brut sont principalement les &#201;tats-Unis et dans une moindre mesure l'Europe et certains pays d'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords &#233;conomiques des compagnies p&#233;troli&#232;res sont d&#233;guis&#233;s avec des discours visant &#224; la &#171; souverainet&#233; p&#233;troli&#232;re &#187; et &#224; la promotion des Missions Sociales. Ils apparaissent comme une initiative du gouvernement national bolivarien et constituent un ensemble de mesures pour faire face aux secteurs populaires du pays. Leur apparition a lieu dans un climat de conflit social et &#233;conomique, dont les moments les plus cruciaux ont &#233;t&#233; la tentative de coup d'&#201;tat en avril 2002, la gr&#232;ve du secteur p&#233;trolier de d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e et le R&#233;f&#233;rendum R&#233;vocatoire d'ao&#251;t 2004. &#192; ce jour, les entreprises mixtes sont reconnues et glorifi&#233;es par un &#171; renforcement de la s&#233;curit&#233; sociale du pays &#187; quand on augmente le budget allou&#233; aux Missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Venezuela est parvenu pendant si longtemps &#224; limiter la d&#233;t&#233;rioration, c'est parce que sa force de choc p&#233;troli&#232;re lui conf&#232;re un avantage commercial et mon&#233;taire important. Mais ce n'est pas suffisant pour garantir la stabilit&#233; de la monnaie et la fuite des capitaux ; de plus, la redistribution de la rente p&#233;troli&#232;re a produit un risque inflationniste, confirm&#233; aujourd'hui. Au cours des quatre derni&#232;res semaines, le gouvernement de Maduro a annonc&#233; presque tous les jours, de nouvelles mesures, avec la promesse de rem&#233;dier &#224; l'inflation et aux p&#233;nuries. Mais au-del&#224; des d&#233;bats houleux entre le gouvernement et l'opposition, le m&#233;contentement se vit dans la rue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque la carotte est pourrie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que tout a explos&#233;, que l'inflation au Venezuela est la plus &#233;lev&#233;e d'Am&#233;rique latine, que cette grande masse d'hommes et de femmes pr&#233;cipit&#233;s dans la mis&#232;re et soumis aux p&#233;nuries et &#224; la faim sont descendus dans les rues, on ne peut plus am&#233;liorer la situation avec des mesures populaires. Maduro a r&#233;cemment opt&#233; pour des d&#233;cisions similaires afin de faire face &#224; ce qu'il appelle la &#171; guerre &#233;conomique &#187; ou le &#171; sabotage &#233;conomique de fractions apatrides &#187;. Ces mesures, allant de la Loi Habilitante des co&#251;ts et des prix &#233;quitables, en passant par un nouveau syst&#232;me de subventions pour l'achat de produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, jusqu'&#224; la mise en &#339;uvre d'un nouveau syst&#232;me de taux de change et la restructuration de la gestion des r&#233;serves en devises &#233;trang&#232;res dans le pays, visent &#224; l'interventionnisme et &#224; la nationalisation pour renforcer l'&#233;conomie nationale. Les aberrantes campagnes de la propagande officielle ne seront pas plus utiles, ni les mobilisations pro-Maduro ou les p&#233;riodes de No&#235;l et de carnaval anticip&#233;es. Il est temps maintenant de regarder de plus pr&#232;s ce qui se passe avec le prol&#233;tariat frapp&#233; de plein fouet qui habite la r&#233;gion du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 f&#233;vrier, ont &#233;clat&#233; des manifestations &#233;tudiantes qui trouvent leur origine dans l'agression sexuelle d'une &#233;tudiante &#224; l'Universit&#233; Nationale Exp&#233;rimentale de T&#225;chira. Quelques jours plus tard, le 12 f&#233;vrier, une manifestation d'&#233;tudiants &#224; Caracas a d&#233;clench&#233; une s&#233;rie d'&#233;meutes dans le pays. Ce qui a commenc&#233; comme une protestation &#233;tudiante contre la situation d'ins&#233;curit&#233; s'est achev&#233; par la r&#233;pression &#233;tatique et un bilan de 14 &#233;tudiants arr&#234;t&#233;s. Les manifestations qui ont suivi pour la lib&#233;ration de ces &#233;tudiants ont d&#233;cha&#238;n&#233; la tension qui venait &#224; s'accumuler dans le contexte de la crise &#233;conomique, de la p&#233;nurie de biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et des services de base, ainsi que le d&#233;but de la mise en &#339;uvre d'un ensemble de mesures &#233;conomiques du gouvernement. Les manifestations se propag&#232;rent &#224; d'autres villes, en particulier M&#233;rida, T&#225;chira et Trujillo, et elles furent &#233;galement r&#233;prim&#233;es par la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) et le Service Bolivarien du Renseignement (SEBIN), en plus des c&#233;l&#232;bres groupes paramilitaires indirectement financ&#233;s et directement initi&#233;s par cet &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, une partie de l'opposition, comme les partis dirig&#233;s par Mar&#237;a Corina Machado et Leopoldo L&#243;pez, a voulu tirer profit de la situation et a appel&#233; &#224; la mobilisation, exigeant entre autre la d&#233;mission de Maduro, dans une tentative de canaliser les protestations, de les l&#233;galiser, de les politiser. &#192; leur tour, les autres partis d'opposition qui forment la Mesa de la Unidad Democr&#225;tica [Table de l'Unit&#233; D&#233;mocratique, note du traducteur], une sorte d'amalgame social-d&#233;mocrate, progressiste chr&#233;tien, r&#233;formiste, lib&#233;ral (et nous pourrions continuer&#8230;) qui constitue la principale opposition au Venezuela, se sont oppos&#233;s ouvertement aux manifestations et ont appel&#233; &#224; abandonner les mobilisations pendant trois jours. Cela a &#233;t&#233; ignor&#233; par les gens qui continu&#232;rent &#224; descendre dans les rues, d&#233;passant ainsi le parti pris des uns et la passivit&#233; des autres, en g&#233;n&#233;ralisant la protestation pour une grande partie du Venezuela.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les manifestations se sont &#233;tendues &#224; de nombreuses r&#233;gions du pays et ont &#233;t&#233; appel&#233;es principalement gr&#226;ce aux &#171; r&#233;seaux sociaux &#187;. &#192; son tour, dans chaque zone les opinions et les motifs qui ont incit&#233; les manifestations varient. Dans le cas de Caracas, elles ont &#233;t&#233; sp&#233;cialement le fait de secteurs de la classe moyenne et d'universitaires, et les demandes trait&#232;rent de questions politiques, telles que la d&#233;mission de Maduro et la modification du mod&#232;le &#233;conomique et social. &#192; l'int&#233;rieur du pays, des secteurs populaires ont rejoint la protestation, y incorporant des revendications sociales telles que la critique de l'inflation, des p&#233;nuries et du manque de services de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques jours de calme relatif, le samedi 22 mars, les manifestations et les affrontements entre partisans du gouvernement et forces de l'opposition ont repris. Cette journ&#233;e de marches et de contremarches a donn&#233; lieu &#224; nouveau &#224; des &#233;meutes dont le bilan s'&#233;l&#232;ve &#224; de nombreux d&#233;tenus et trois morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons de la protestation vont des exigences en mati&#232;re de sant&#233;, le logement, et l'approvisionnement de produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, jusqu'&#224; des revendications quant &#224; l'ins&#233;curit&#233;. Cependant, ces journ&#233;es de protestation, quelles que soient leurs raisons verbalis&#233;es, leurs mots d'ordre dans de nombreux cas limit&#233;s, ont &#233;t&#233; une critique pratique et ont mis en avant la destruction des symboles et des institutions de l'&#201;tat et du Capital. Il y a eu des assauts contre les si&#232;ges de partis politiques, tant de l'opposition que du gouvernement ; des attaques contre les bureaux des institutions de l'&#201;tat et des patrouilles du Corps des Enqu&#234;tes Scientifiques, Judiciaires et Criminelles (le principal organe &#233;tatique d'enqu&#234;tes judiciaires). De plus, il y a eu l'attaque de l'H&#244;tel Venetur (une propri&#233;t&#233; de l'&#201;tat) et le si&#232;ge prolong&#233; de la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision publique Compa&#241;ia An&#243;nima Venezolana de Televisi&#243;n (VTV). &#192; T&#225;chira, il y a eu des attaques contre le si&#232;ge de la Fondation de la Famille, dans la municipalit&#233; de Chacao contre la Banque Provinciale et la Banque du Venezuela, et &#224; Barquisimeto, au si&#232;ge de la Soci&#233;t&#233; Anonyme Nationale des T&#233;l&#233;phones du Venezuela (CANTV).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune de ces attaques n'est une garantie face &#224; l'&#233;ventuelle codification des manifestations en une demande de r&#233;formes partielles, mais les mobilisations, les &#171; guarimbas &#187; (les barricades urbaines) et les attaques men&#233;es par le prol&#233;tariat de la r&#233;gion v&#233;n&#233;zu&#233;lienne d&#233;noncent avec des b&#226;tons et de la fureur, encore une fois, l'inhumanit&#233; du Capital, son aspect d&#233;mocratique et ses partis, ses m&#233;dias, son bras r&#233;pressif et ses forces de frappe. Ceci et d'autres r&#233;voltes dont nous sommes t&#233;moins, qui se passent dans des endroits diff&#233;rents et apparemment pour des raisons diff&#233;rentes, bien qu'elles soient souvent &#233;ph&#233;m&#232;res, posent l'identification des int&#233;r&#234;ts et de la lutte contre l'exploitation, comme la r&#233;ponse la plus humaine contre la civilisation, comme critique pratique contre l'ordre et ses repr&#233;sentants, comme le montre la tentative d'imposer les besoins humains contre ceux du march&#233; et des rapports sociaux capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme toujours, quand la carotte se met &#224; pourrir&#8230; il n'y a plus qu'&#224; distribuer des coups de b&#226;tons. La branche arm&#233;e de l'&#201;tat d&#233;fend avec la prison et la torture son incontestable propri&#233;t&#233; priv&#233;e. La r&#233;pression par la GNB, le SEBIN et de groupes paramilitaires r&#233;ussit &#224; disperser quelques protestations alors qu'elle en d&#233;clenche d'autres. La r&#233;pression sans m&#233;nagement, la d&#233;tention et la torture, la militarisation de la ville de T&#225;chira, les perquisitions ill&#233;gales, entre autres, ont &#233;t&#233; la r&#233;ponse pr&#233;f&#233;r&#233;e de l'&#201;tat v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#224; cette s&#233;rie d'attaques et d'&#233;meutes, avec un bilan jusqu'&#224; pr&#233;sent de 36 morts, environ 400 bless&#233;s et 1 600 arrestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que le baratin du pouvoir populaire montre son vrai visage, il est temps de mettre l'accent sur la spontan&#233;it&#233; de ces &#233;meutes, et qu'au-del&#224; des mots d'ordre qui les verbalisent, ce sont des ruptures de la vie quotidienne, peut-&#234;tre l'expression partielle et incompl&#232;te, d'une classe &#233;puis&#233;e de vivre et de mourir &#233;cras&#233;e, &#233;trang&#232;re &#224; son humanit&#233;. Les diff&#233;rentes fa&#231;ons o&#249; ces conditions sont r&#233;unies dans diff&#233;rents &#201;tats ne sont que les diff&#233;rents visages de notre condition de prol&#233;taires. Comprendre cela, c'est comprendre que nous faisons partie du m&#234;me &#234;tre, dans la mesure o&#249; nous partageons les m&#234;mes conditions mis&#233;rables d'existence et nous portons la capacit&#233; de mettre fin &#224; cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si le socialisme du XXI&#176; si&#232;cle ne veut que consolider la d&#233;mocratie, le march&#233; et le nationalisme, nous devrions nous demander pourquoi penser qu'il s'agit d'une r&#233;volution ? Si on est juste en train d'affirmer ces valeurs naus&#233;abondes dans lesquels nous &#233;voluons tous les jours. Tant Correa et sa r&#233;volution citoyenne que Chavez et la r&#233;volution bolivarienne ne font que nous montrer que le capitalisme change son image bienveillante et populaire, mais qu'il n'abandonne pas son essence de mort. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Venezuela : Crise, manifestations, lutte politique inter-bourgeoise et menace de guerre imp&#233;rialiste
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Le Venezuela est en crise parce que le capitalisme est en crise ; ou plut&#244;t, la crise capitaliste mondiale s'exprime sous une forme d&#233;pouill&#233;e, brute et scandaleusement visible au Venezuela, non seulement au niveau &#233;conomique, mais aussi politique, social, id&#233;ologique et probablement g&#233;opolitique et militaire maintenant et &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; La situation actuelle au Venezuela est une d&#233;monstration de l'&#233;chec des gouvernements du &#171; socialisme du XXI&#176; si&#232;cle &#187; de g&#233;rer efficacement la crise capitaliste. Ce qui se passe, c'est que le Capital et sa crise sont ingouvernables : c'est le Capital qui gouverne la soci&#233;t&#233; et donc l'&#201;tat, et non l'inverse. Croire le contraire est na&#239;f, en revanche faire semblant de le faire, c'est du r&#233;formisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Le gouvernement du Parti Socialiste Unifi&#233; du Venezuela (PSUV), comme un bon capitaliste qu'il est, ne peut que &#171; d&#233;charger &#187; ou &#171; faire payer les pots cass&#233;s &#187; aux prol&#233;taires : p&#233;nuries, inflation, sous-emploi, ch&#244;mage, paup&#233;risation. C'est-&#224;-dire aust&#233;rit&#233; et mis&#232;re. Ce qui donne comme cons&#233;quence logique de nouvelles manifestations de rue contre de telles conditions mat&#233;rielles d'existence, comme celles de f&#233;vrier-avril de cette ann&#233;e (et comme celles de f&#233;vrier de l'ann&#233;e derni&#232;re, &#233;videmment). Ensuite, ce gouvernement, en fonction de son r&#244;le, ne peut qu'opter pour la r&#233;pression : les lois r&#233;pressives &#171; d'exception &#187; adopt&#233;es par le Congr&#232;s (tel la r&#233;solution 008610, ce qui permet &#224; la police de r&#233;primer les manifestations &#224; balles r&#233;elles), la mort cons&#233;quente de quelques jeunes manifestants par la police, etc. Bien qu'il se justifie en disant qu'il a agi contre &#171; la droite d&#233;stabilisatrice et putschiste, qui complote avec l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain &#187; et m&#234;me qu'il &#171; regrette la mort de ces &#233;tudiants &#187;, il est &#233;vident que le gouvernement de Maduro &#8211; comme tous les gouvernements de gauche &#8211; n'est pas le moins du monde r&#233;volutionnaire. (Encore une fois, il est &#224; noter que Rousseff et Correa font essentiellement la m&#234;me chose dans leurs pays respectifs.)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Bien que lors des manifestations de l'ann&#233;e derni&#232;re notre classe ait revendiqu&#233; ses besoins mat&#233;riels par l'action directe contre le Capital et l'&#201;tat (pillages, barricades, jets de pierres, attaques de si&#232;ges de partis, etc.) ; bien que cette ann&#233;e, elle soit une nouvelle fois descendue dans les rues pour protester contre la p&#233;nurie et &#171; contre le r&#233;gime &#187; ; et bien que la mis&#232;re et la r&#233;pression subie aujourd'hui puisse la pousser &#224; se d&#233;barrasser de tant d'ann&#233;es de &#171; chavisme &#187; et de &#171; missions sociales &#187;, le probl&#232;me est que le prol&#233;tariat au Venezuela &#8211; comme dans beaucoup d'autres r&#233;gions &#8211; est encore faible ; c'est-&#224;-dire qu'il ne parvient pas encore &#224; se r&#233;organiser et agir avec autonomie et puissance, avec ses propres revendications et organisations, en tant que force sociale r&#233;elle, comme classe de n&#233;gation. Mais il ne faudrait pas pour autant exclure la possibilit&#233; d'une explosion de col&#232;re prol&#233;tarienne incontr&#244;lable tant pour le gouvernement que pour l'opposition, l'&#233;mergence d'un prol&#233;tariat sauvage au Venezuela pr&#233;cis&#233;ment en raison des conditions difficiles dans lesquelles survit actuellement notre classe. En fin de compte, nos besoins humains en tant que prol&#233;taires, insatisfaits ou ni&#233;s par la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et l'argent, se trouvent partout en opposition mat&#233;rielle et totale avec les besoins de l'accumulation et la gestion du Capital ; de sorte que l'antagonisme structurel et latent entre la classe capitaliste et le prol&#233;tariat peut exploser t&#244;t ou tard ; en particulier dans les situations de crise, puisque celle-ci peut &#224; son tour r&#233;chauffer ce &#171; terrain fertile &#187; de la lutte prol&#233;tarienne contre le Capital et son &#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Depuis les &#233;tudiants ayant de faibles revenus, en passant par les ch&#244;meurs et les sous-employ&#233;s &#171; informels &#187; dans les rues, qui au Venezuela (et en Am&#233;rique latine en g&#233;n&#233;ral) prolif&#232;rent dans la mis&#232;re, et qui de plus sont ceux qui r&#233;sident dans les banlieues et les campements p&#233;riph&#233;riques. Ainsi que les prol&#233;taires &#171; indig&#232;nes &#187; et &#171; paysans &#187; d'autres provinces, qui se sont d&#233;j&#224; affront&#233;s &#224; plusieurs reprises aux entreprises p&#233;troli&#232;res, mini&#232;res, charbonni&#232;res, ces derni&#232;res &#233;tant soutenues par les forces de l'ordre du socialisme du XXI&#176; si&#232;cle ; sans oublier les diff&#233;rents secteurs de la classe ouvri&#232;re qui ont protest&#233; pour des questions revendicatives : les licenciements, les salaires, les services, etc. Ils constituent tous le prol&#233;tariat en lutte, et leur pr&#233;sence dans les rues, suscitant ainsi des tentatives de r&#233;volte, le prouve. Il est donc tout &#224; fait stupide de consid&#233;rer les protestations comme s'il s'agissait d'un m&#233;lange homog&#232;ne qui ob&#233;it exclusivement aux objectifs de la Table de l'Unit&#233; D&#233;mocratique. &#171; Opposition fasciste &#187; ou &#171; agents imp&#233;rialistes &#187; sont quelques-uns des surnoms ridicules que nous voyons tous les jours dans tous les m&#233;dias de la gauche rance pour d&#233;signer ceux qui luttent contre leurs mis&#233;rables conditions d'existence&#8230; Il est n&#233;cessaire une fois pour toute de rompre avec toutes ces fausses interpr&#233;tations r&#233;ductionnistes qui ne font que d&#233;fendre &#224; tout prix le r&#233;formisme progressiste orn&#233; de drapeaux anticolonialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Nous avons dit qu'une r&#233;volte prol&#233;tarienne au Venezuela est une possibilit&#233; et non quelque chose d'&#171; in&#233;vitable &#187;, car penser cette derni&#232;re serait m&#233;caniciste et conserver de fausses attentes. En outre, parce que ce serait stupide et irresponsable de ne pas remarquer que tant le gouvernement que la droite v&#233;n&#233;zu&#233;liens peuvent, comme toujours, p&#234;cher en eaux troubles ou encadrer la mobilisation pour d&#233;mobiliser tout le mouvement. En effet, le gouvernement de Maduro, de fait, profite d&#233;j&#224; de la menace des USA contre le Venezuela pour prot&#233;ger davantage son appareil d'&#201;tat et pour masquer ou faire passer &#224; l'arri&#232;re-plan la crise et la lutte des classes internes, appelant au &#171; patriotisme &#187;, &#224; la &#171; souverainet&#233; &#187;, &#224; la &#171; solidarit&#233; anti-imp&#233;rialiste &#187; et au passage exhorter au sacrifice pour &#171; l'&#233;conomie nationale &#187;. Et la droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne (repr&#233;sent&#233;e par la d&#233;nomm&#233;e Table de l'Unit&#233; D&#233;mocratique &#8211; MUD), car elle est &#233;videmment soutenue par l'imp&#233;rialisme nord-am&#233;ricain et parce que, en cas d'invasion, elle remplacerait le pouvoir politique. L'histoire politique r&#233;gionale et mondiale montre qu'il en est ainsi et qu'il n'y a aucun doute &#224; ce sujet. Face &#224; cela, nous pr&#233;cisons que la rupture et l'autonomie prol&#233;tariennes que nous jugeons n&#233;cessaires d'appara&#238;tre au Venezuela, seront non seulement en dehors et contre le gouvernement de gauche de Maduro ou la bourgeoisie &#171; bolivarienne &#187;, mais aussi en dehors et contre l'opposition de droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, cette bourgeoisie &#171; oligarchique &#187;, rance et ultrar&#233;actionnaire. Non seulement en dehors et contre telle ou telle fraction du Capital-&#201;tat, mais en dehors et contre tout le Capital-&#201;tat lui-m&#234;me. Tout cela signifie et implique, dans ce cas concret, de ne pas participer &#224; la lutte politique inter-bourgeoise gouvernement contre opposition, de ne pas jouer leur jeu, mais au contraire : de les d&#233;border, rompre avec eux, assumer la lutte des classes pour d&#233;fendre, g&#233;n&#233;raliser et imposer nos besoins humains sur ceux du Capital, nos propres revendications de classe au moyen de nos propres structures de lutte. Ce qui, &#224; son tour, pourrait conduire &#224; une r&#233;volte, puis d'assumer la n&#233;cessit&#233; de lutter pour la r&#233;volution sociale ou totale ; pas pour une r&#233;volution politique, partielle, bourgeoise (o&#249; la droite reprend le pouvoir politique ou encore la gauche le conserve), et encore moins pour que cela d&#233;bouche sur la guerre imp&#233;rialiste qui transforme le prol&#233;tariat en chair &#224; canon (dans le cas o&#249; les USA envahiraient le Venezuela). L'existence ou l'&#233;mergence de minorit&#233;s r&#233;volutionnaires militantes et actives au Venezuela &#8211; dont nous n'avons pas encore de signe r&#233;el et convaincant &#8211;, devrait &#234;tre l'une des principales t&#226;ches du moment. Ou peut-&#234;tre que le prol&#233;tariat au Venezuela &#8211; y compris ses minorit&#233;s radicales &#8211; ne r&#233;agira et ne luttera contre ses ennemis mortels de classe que lorsque la guerre sera en train de tuer des milliers de prol&#233;taires dans les rues et aux fronti&#232;res, non plus seulement de faim, mais aussi avec des balles de la part des deux &#201;tats ? La vraie lutte de classe aura le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Tous les gouvernements socialistes, nationalistes et anti-imp&#233;rialistes qui ont exist&#233; ont &#233;t&#233;, sont et seront capitalistes, la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; laisse intacte l'&#201;tat national, la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et le commerce ext&#233;rieur et int&#233;rieur, &#233;l&#233;ments fondamentaux du syst&#232;me capitaliste ; les gouvernements de gauche et progressistes sont diff&#233;rents dans la forme mais pas dans le contenu de leurs rivaux de droite et imp&#233;rialistes. Leurs luttes, y compris leurs guerres, sont inh&#233;rentes, in&#233;vitables et n&#233;cessaires pour que ce syst&#232;me fonctionne et survive : le capitalisme ne peut exister ou &#234;tre tel sans concurrence et sans guerre. (En outre, il n'y a pas eu de guerre de d&#233;fense de la souverainet&#233; nationale et/ou de lib&#233;ration nationale qui n'ait &#233;t&#233; partie de fait d'une guerre inter-imp&#233;rialiste.) Mais ces luttes inter-capitalistes continueront simplement d'occuper un r&#244;le de premier plan jusqu'&#224; ce que le prol&#233;tariat r&#233;apparaisse sur la sc&#232;ne avec force et autonomie pour contester l'ordre existant. Ensuite, les deux fractions bourgeoises qui sont aujourd'hui des adversaires s'uniront ouvertement et sans apparences en un seul parti &#8211; le parti de l'ordre, de la r&#233;action et de la d&#233;mocratie &#8211; contre notre classe, car avant tout ils pr&#233;f&#232;reront s'allier que voir chanceler le syst&#232;me qui leur assure la puissance et la domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Ce tableau &#233;mergent serait encore plus catastrophique si la Chine et la Russie se d&#233;cidaient &#224; soutenir le Venezuela m&#234;me militairement, non par &#171; affinit&#233; id&#233;ologique &#187; ou par &#171; anti-imp&#233;rialisme &#187;, mais parce que ces deux puissances &#233;mergentes de l'Est doivent se soucier de leurs puissants int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et g&#233;ostrat&#233;giques aussi bien dans ce pays qu'en Am&#233;rique du Sud en g&#233;n&#233;ral. De leur c&#244;t&#233;, comme ces derniers temps les USA ont perdu du terrain et du pouvoir dans d'autres r&#233;gions, aujourd'hui ils retournent dans leur &#171; arri&#232;re-cour &#187; de toujours pour l'utiliser comme un &#171; joker &#187; de leur politique de supr&#233;matie &#171; unipolaire &#187; en d&#233;clin. Ainsi, le conflit ne porte pas seulement sur le p&#233;trole et le contr&#244;le territorial, mais aussi sur une partie de l'h&#233;g&#233;monie mondiale m&#234;me. La Libye, l'Irak et/ou l'Ukraine au Venezuela ? Peut-&#234;tre. Quoi qu'il en soit, les tambours de la guerre imp&#233;rialiste r&#233;sonnent en Am&#233;rique du Sud, ou plus exactement ceux de l'invasion militaire am&#233;ricaine du territoire de l'&#201;tat v&#233;n&#233;zu&#233;lien.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; La &#171; violation des droits de l'homme &#187; par ce gouvernement de gauche (comme si aucun &#201;tat n'exer&#231;ait son terrorisme r&#233;pressif ! Hypocrites !) n'est rien de plus qu'un pr&#233;texte vraisemblable pour brandir un discours de &#171; manque de libert&#233; au Venezuela &#187;. Les USA ont d&#233;j&#224; utilis&#233; des excuses semblables &#224; cet effet, il y a quelques ann&#233;es &#224; propos de la Libye et de l'Irak [et actuellement en Syrie] &#8211; ainsi qu'&#224; la veille de quelques guerres durant le 20&#176; si&#232;cle. Non, ce n'est pas un &#171; manque de d&#233;mocratie &#187;, mais c'est partout la m&#234;me d&#233;mocratie qui nous r&#233;prime, emprisonne, torture, assassine ; parce que la d&#233;mocratie, en r&#233;alit&#233;, c'est la dictature &#171; l&#233;gale et l&#233;gitime &#187; du Capital sur le prol&#233;tariat. Rappelons-nous aussi qu'avec ce pr&#233;texte, les USA ont d&#233;j&#224; men&#233; plusieurs guerres dans diverses r&#233;gions p&#233;riph&#233;riques ou &#171; non-occidentales &#187; de la plan&#232;te. Alors, vous voulez le faire pour le p&#233;trole ? Bien s&#251;r que si, compte tenu des grandes r&#233;serves d'&#171; or noir &#187; que poss&#232;de le Venezuela, ainsi que les principaux accords p&#233;troliers entre la &#171; bolibourgeoisie &#187; et Chevron, dans le sens de monopoliser le march&#233; international du p&#233;trole dans cette r&#233;gion (comme disait Marx, la concurrence et le monopole ne sont pas des p&#244;les antagoniques mais compl&#233;mentaires, les deux faces d'une m&#234;me pi&#232;ce de monnaie ; et comme les bourgeois et leurs &#233;conomistes ont l'habitude de dire : &#171; en affaires, il n'y a pas d'amis &#187;). Plus en profondeur encore, &#233;tant donn&#233; que le p&#233;trole c'est de l'&#233;nergie et que l'&#233;nergie est l'&#233;l&#233;ment vital de l'&#233;conomie, &#224; savoir qu'il est une activit&#233; lucrative en soi ainsi qu'une soupape d'&#233;chappement pour l'actuelle crise capitaliste mondiale. Ce qui, cependant, sera &#171; plus cher &#187; et catastrophique &#224; l'avenir en raison de l'actuelle &#171; crise p&#233;troli&#232;re &#187; et de tous les d&#233;sastres et conflits que cela implique. Cependant, le p&#233;trole n'est pas encore la principale cause de ce drame ou des tensions internationales dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; La bourgeoisie am&#233;ricaine et le Pentagone ne sont pas stupides, ni ne restent les bras crois&#233;s. Tout le contraire. Si ni un gouvernement de gauche ni l'opposition de droite n'ont &#233;t&#233; en mesure de g&#233;rer la crise capitaliste dans une partie importante de leur &#171; arri&#232;re-cour &#187;, le &#171; risque &#187; existe aussi que dans ce pays le prol&#233;tariat (ce &#171; fant&#244;me &#187; que craint tellement toute bourgeoisie) r&#233;-&#233;merge de mani&#232;re explosive et hors de contr&#244;le, comme une v&#233;ritable force, autonome et indompt&#233;e. Alors, s'agit-il d'une &#171; &#233;meute de la faim &#187; potentielle et contre l'&#201;tat au Venezuela ? Face &#224; cette menace, les USA ne peuvent pas &#233;chouer &#224; remplir leur r&#244;le de gendarme ou de police mondiale : voil&#224; une des n&#233;cessit&#233;s d'intervention arm&#233;e au Venezuela. Et peut-&#234;tre ne faut-il pas attendre qu'une telle r&#233;volte potentielle ne se produire, mais plut&#244;t anticiper les mouvements visant &#224; &#171; la pr&#233;venir &#187;. En conclusion, comme toujours la guerre imp&#233;rialiste consiste &#224; &#233;craser toute tentative r&#233;volutionnaire et &#224; repolariser le pouvoir de la bourgeoisie. La guerre, c'est toujours la guerre contre le prol&#233;tariat. Dans ce cas pr&#233;cis, il s'agit de &#171; neutraliser &#187; la contradiction fondamentale et r&#233;elle, de fond : l'antagonisme de classe et toute tentative de r&#233;volution radicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; En outre, ce n'est pas seulement &#224; cause de la menace d'un prol&#233;tariat sauvage dans ce pays que les USA m&#232;neraient la guerre imp&#233;rialiste au Venezuela, mais parce qu'ils ont d&#233;j&#224; un probl&#232;me potentiel &#171; chez eux &#187; : le mouvement des manifestations et des &#233;meutes d&#233;clench&#233; dans les villes de Ferguson, Baltimore, Oakland et Charlotte ces quatre derni&#232;res ann&#233;es. Autrement dit, les USA feraient &#233;galement la guerre afin de se renforcer et de gagner la guerre contre le prol&#233;tariat qu'ils m&#232;nent sur leur propre territoire : par exemple, l'enr&#244;lement dans l'arm&#233;e de jeunes prol&#233;taires (des noirs, des latinos et des blancs) pour qu'ils aillent tuer et mourir dans d'autres pays, et ainsi &#233;viter qu'ils trainent dans les rues comme des &#171; paresseux &#187; et des &#171; vandales &#187;. Ce qui pourrait paradoxalement se transformer en un boomerang, et il y a d&#233;j&#224; quelques indices ou signes de cela. Ceci est un autre fait qui justifie l'importance aujourd'hui de la relation internationale entre le Venezuela et les USA ainsi que la situation int&#233;rieure dans les deux pays, dans le sens de manifester la dialectique historique concr&#232;te entre la guerre de classe et la guerre imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Par ce fait m&#234;me, le seul qui puisse arr&#234;ter et inverser la guerre imp&#233;rialiste dirig&#233;e par les USA dans pratiquement le monde entier, c'est le prol&#233;tariat non seulement des pays en guerre (de mani&#232;re r&#233;elle ou potentielle) mais aussi le prol&#233;tariat de tous les pays et de toutes les r&#233;gions, de toutes les &#171; couleurs &#187; ou &#171; races &#187;, agissant comme une seule force mondiale et historique contre un seul ennemi : le Capital-&#201;tat mondial. La seule fa&#231;on d'en finir vraiment et radicalement avec la guerre et le capitalisme, c'est la r&#233;volution prol&#233;tarienne mondiale. Mais pour cela, il est d'abord n&#233;cessaire que notre classe s'assume en tant que telle, en tant que prol&#233;tariat, en tant que classe antagonique au Capital ; une classe qui d&#233;passe les s&#233;parations (nationales, raciales, sexuelles, id&#233;ologiques, etc.) qui lui sont impos&#233;es ; qui se r&#233;approprie son programme historique et qui lutte pour l'imposer ; qui se bat pour ses propres revendications avec ses propres formes d'association et m&#233;thodes de lutte de classe ; qui assume qu'elle n'a pas de patrie et qui pratique l'internationalisme prol&#233;tarien, en luttant contre &#171; ses propres &#187; bourgeoisies et &#201;tats nationaux, et contre tout nationalisme et r&#233;gionalisme (qui sont des entraves id&#233;ologiques et identitaires si profond&#233;ment enracin&#233;es en Am&#233;rique latine) ; qui &#224; la guerre imp&#233;rialiste, lui oppose le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire et la transforme en guerre de classe r&#233;volutionnaire et mondiale. Il nous faut un sujet r&#233;volutionnaire. Mais cela ne se reconstitue qu'&#224; la chaleur de la lutte des classes m&#234;me et, comme le montre l'histoire, apr&#232;s de nombreuses d&#233;faites. Combien de d&#233;faites suppl&#233;mentaires seront n&#233;cessaires, fr&#232;res prol&#233;tariens dans le monde entier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Il se peut que nous soyons en avance sur les faits, mais si une telle chose ne finit pas par se concr&#233;tiser, ou si les USA n'envahisse pas le Venezuela, nous l'exclamerons pareillement et continuerons de l'exclamer parce qu'aujourd'hui (comme toujours), peu importe o&#249; on regarde, nous sommes en guerre. Le Capital et son &#201;tat ont toujours &#233;t&#233;, sont et seront en guerre permanente contre notre classe pour nous maintenir exploit&#233;s et domin&#233;s, divis&#233;s et faibles, annihil&#233;s et d&#233;truits en tant que classe. Ensuite, pour d&#233;fendre et r&#233;cup&#233;rer nos vies, il est temps que les prol&#233;taires assument la guerre de classe et passent &#224; l'offensive contre leurs ennemis. Partout et jusqu'&#224; la fin&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Prol&#233;taires qui vivez au Venezuela et partout ailleurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni gouvernement, ni opposition, ni invasion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun sacrifice pour aucune nation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre la guerre inter-capitaliste et imp&#233;rialiste : lutte de classe autonome, anticapitaliste, anti&#233;tatique et internationaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution Prol&#233;tarienne Mondiale ou la Mort !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;POUVOIR POPULAIRE ET SOCIALISME AU XXI SI&#200;CLE
&lt;p&gt;LES HABITS MODERNES DE LA SOCIAL-D&#201;MOCRATIE&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fameux socialisme du 21&#232;me si&#232;cle n'est rien de plus que le front populisme du 20&#232;me si&#232;cle. La vieille soupe social-d&#233;mocrate est resservie &#224; la table du prol&#233;tariat pour lui donner du courage pour aller combattre la droite, le n&#233;olib&#233;ralisme, l'imp&#233;rialisme, les fascistes, les yanquis ou quiconque serait d&#233;sign&#233; politiquement comme le nouvel ennemi au prochain forum social, contre-forum ou rencontre culturelle. Et ainsi tenter d'emp&#234;cher un affrontement total avec notre ennemi de classe : la bourgeoisie mondiale, ici ou ailleurs, de gauche ou de droite, qui, toujours, repr&#233;sente le Capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme &#231;a qu'aujourd'hui, particuli&#232;rement en Am&#233;rique Latine, les gouvernements progressistes id&#233;alisent strat&#233;giquement certains secteurs de la bourgeoisie, faisant l'&#233;loge des uns et crachant sur les autres. Une strat&#233;gie identique qui, toutes proportions gard&#233;es, a fonctionn&#233; dans les ann&#233;es trente du si&#232;cle pass&#233;, liquidant les secteurs les plus combatifs du prol&#233;tariat international, particuli&#232;rement dans la r&#233;gion ib&#233;rique o&#249; se sont rejoints des r&#233;volutionnaires de partout dans le monde et qui fut couronn&#233; par le massacre prol&#233;tarien au cours de la dite seconde guerre mondiale. La cr&#233;ation de pseudo antagonismes tels que fascisme/antifascisme travaille pour la bourgeoisie mondiale. &#201;luder l'antagonisme de classe en appelant &#224; lutter contre tel ou tel secteur de la classe dominante n'est en effet pas une nouveaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-l&#224; m&#234;me qui nous appellent &#224; appuyer les forces progressistes de la bourgeoisie nationale, des anti-imp&#233;rialistes, des bourgeois industriels contre &#171; le retard dans la campagne &#187;, sont les m&#234;mes qui, en d'autres occasions, nous appellent &#224; combattre contre ces m&#234;mes forces. Ils l'appelleront strat&#233;gie, ils l'appelleront politique&#8230; C'est le progr&#232;s du Capital et ils en sont les agents. Le maintien de l'ordre capitaliste, avec sa paix et sa guerre, est bas&#233; sur cette d&#233;sorientation, sur la canalisation du prol&#233;tariat dans des projets bourgeois d&#233;guis&#233;s en r&#233;volutionnaires. L'appel &#224; construire un pouvoir populaire en est l'un d'eux. Si tous les partisans du pouvoir populaire ne le sont pas du socialisme du 21&#232;me si&#232;cle allant parfois jusqu'&#224; avoir de grands diff&#233;rents entre eux, ces deux concepts partagent la m&#234;me souche id&#233;ologique. Nous ne pr&#233;tendons pas nous immiscer dans les luttes terminologiques et politicardes mais bien marquer leurs principales caract&#233;ristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appels &#224; construire un pouvoir populaire, venant de pr&#233;tendus communistes ou anarchistes et jusqu'aux chavistes (partisan de Chavez), se caract&#233;risent dans les grandes lignes par une insistance sur un populisme aclassiste et un flou &#8211;propre au besoin de capter la plus grande quantit&#233; de secteurs possibles- qui fait appel &#224; des ruses terminologiques que ce soit pour d&#233;finir le terme &#171; populaire &#187; comme pour d&#233;finir le &#171; pouvoir &#187; d&#233;clin&#233; dans le &#171; pouvoir faire &#187;, le contre-pouvoir, le double-pouvoir, la prise du pouvoir institutionnel, la non-prise du pouvoir institutionnel, la lutte en dehors des institutions, l'appui critique &#224; tel gouvernement, etc. Pouvoir populaire peut signifier revendiquer soit le pouvoir politique pour le peuple soit l'augmentation du nombre d'organisations populaires qui se destinent &#224; la lutte pour des r&#233;formes jusqu'&#224; d&#233;tenir la force suffisante pour faire le pas &#233;lectoral, ou encore peut signifier le pouvoir de cr&#233;er des &#233;coles populaires, des coop&#233;ratives, des entreprises autog&#233;r&#233;es de sant&#233;, de communication, d'alimentation, etc., qui, dans la majorit&#233; des cas sont impuls&#233;es par l'Etat ou qui n'arrivent pas &#224; se maintenir en marge de celui-ci. Et dans les cas les plus &#171; radicaux &#187;, d'apparente ind&#233;pendance totale avec l'Etat, loin de perturber l'ordre capitaliste, ils ne font rien de plus que le g&#233;rer et en ce sens, ils font &#233;galement partie de l'Etat. Au Venezuela on a m&#234;me rajout&#233; au nom de chaque minist&#232;re le suffixe de &#171; Pouvoir Populaire &#187; et quand Chavez est mort, ce sont des bourgeois jusqu'aux libertaires d'appui critique qui l'ont pleur&#233;. Mais le chavisme et son opposition bourgeoise ne sont rien de plus que deux formes de gestion capitaliste, deux alternatives pour maintenir la marche du Capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne nous int&#233;resse pas de d&#233;limiter leurs propositions mais d'affirmer que leurs projets, en profitant de nos faiblesses actuelles en tant que classe, nient la r&#233;volution sociale, entendue comme rupture totale, pour la convertir en un processus d'absorption ou de r&#233;formes politiques o&#249; les institutions et leurs fonctions commenceront &#224; &#234;tre &#171; du peuple &#187;, de nier le caract&#232;re prol&#233;tarien de la r&#233;volution, de nier que c'est la bourgeoisie qui a le pouvoir. L'enjeu pour nous, c'est de d&#233;truire son pouvoir, de le nier, de lui imposer la r&#233;volution totale, de comprendre que la n&#233;cessit&#233; de la r&#233;volution ne provient pas d'une id&#233;e abstraite mais de la g&#233;n&#233;ralisation de tous nos besoins et d&#233;sirs humains, et non dans l'unit&#233; amorphe et &#233;tapiste des revendications converties en r&#233;formes s&#233;par&#233;es et classifi&#233;es en politiques, &#233;conomiques, culturelles, &#233;cologiques, de genre, imm&#233;diates ou historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces tendances sont tellement r&#233;formistes que dans la plupart des cas ils ne parlent m&#234;me plus de r&#233;volution mais de changement social, de processus de changement. De ce r&#233;formisme qui s&#233;pare tout, surgit &#224; son tour l'invention de &#171; nouveaux sujets de changement &#187; assign&#233;s &#224; tel ou tel &#171; secteur populaire &#187;, classifications sociologiques attribu&#233;es par des acad&#233;miciens et des politiciens qui les utilisent toujours pour diviser, isoler et forcer le prol&#233;tariat &#224; se soumettre &#224; la bourgeoisie et maintenir ainsi l'exploitation. Ils nous parlent d'indig&#232;nes, d'&#233;tudiants, de femmes, de paysans, de travailleurs au ch&#244;mage, de pr&#233;caires, de professionnels, de classe moyenne, d'intellectuels, du peuple&#8230; enfin de citoyens et s'ils cherchent justement l&#224; un sujet de changement c'est parce qu'ils ne veulent rien changer du tout et veulent encore moins d'une r&#233;volution prol&#233;tarienne. Au contraire, ils cherchent la destruction du prol&#233;tariat et de son programme, en maintenant intouchables l'Etat, la d&#233;mocratie et ses droits, le travail salari&#233; et la propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les rares qui se risquent &#224; parler de classe travailleuse, ouvri&#232;re ou exploit&#233;e le font de mani&#232;re apolog&#233;tique pour continuer &#224; d&#233;fendre le travail salari&#233; et con&#231;oivent la classe comme l'addition de tous ces sujets ou secteurs populaires qui devraient s'unir derri&#232;re l'un ou l'autre projet politique qui donnera des r&#233;ponses &#224; chaque secteur en particulier. Encore une fois, il ne s'agit de rien de plus que la notion social-d&#233;mocrate de r&#233;volution comme simple cumul de r&#233;formes !&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; o&#249; le caract&#232;re bourgeois de ces projets se fait plus &#233;vident, c'est quand ils cherchent &#224; canaliser le prol&#233;tariat dans le latino am&#233;ricanisme, qui n'est rien de plus qu'une addition de nationalismes, rien de plus que la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts d'un groupe d&#233;termin&#233; de bourgeois au travers d'un groupe d'Etats. Tout Etat est imp&#233;rialiste et ce aussi faible soit son &#233;conomie nationale ou aussi arri&#233;r&#233;e soit son industrie. Dans les guerres du Capital, comme dans les march&#233;s, seuls sont en jeu des int&#233;r&#234;ts bourgeois imp&#233;rialistes et jamais les int&#233;r&#234;ts du prol&#233;tariat. La s&#233;paration id&#233;ologique entre premier monde, tiers-monde ou &#171; pays d&#233;velopp&#233;s &#187; et &#171; en d&#233;veloppement &#187; oppose les prol&#233;taires entre eux tout en brouillant et emp&#234;chant les t&#226;ches r&#233;volutionnaires. Selon la conception &#233;tapiste de la r&#233;volution, en Am&#233;rique Latine, il faut r&#233;aliser les t&#226;ches d&#233;mocratico-bourgeoises en d&#233;veloppant l'industrie nationale, en fortifiant la d&#233;mocratie. Une fois de plus la farce de la lib&#233;ration nationale mais cette fois davantage au travers des urnes que des armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques de ces tendances sont aussi vielles que l'affrontement entre la r&#233;volution et la contre-r&#233;volution. Malgr&#233; qu'il se pr&#233;sente comme une nouveaut&#233; du 21&#232;me si&#232;cle, ce n'est rien d'autre que le vieux r&#233;formisme avec un nouveau visage d&#233;fendu au nom de la &#171; r&#233;volution &#187; tout en niant sa n&#233;cessit&#233;. Mais la r&#233;forme est toujours et dans tous les cas, l'arme des ennemis, des exploiteurs et des oppresseurs contre les besoins humains. La r&#233;volution, l'imposition et la g&#233;n&#233;ralisation de ces besoins, ne peut se r&#233;aliser en r&#233;formant cette soci&#233;t&#233; bas&#233;e sur l'exploitation, le sacrifice, la n&#233;gation brutale de la vie au profit de la valorisation du Capital, mais bien uniquement et exclusivement par sa destruction violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formes et constructions que proposent le pouvoir populaire ne sont ni incompl&#232;tes ni ne s'arr&#234;tent &#224; mi-parcours, elles vont dans une toute autre direction ! Elles font partie de la politique de la bourgeoisie pour canaliser et nier la force r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat et la transformer en force productive du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute d&#233;fense de l'&#233;conomie nationale, qu'elle se peigne ou non en socialiste, est la d&#233;fense de notre exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre les alternatives de gestion bourgeoise, opposons l'organisation et la centralisation des luttes prol&#233;tariennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la catastrophe capitaliste, il n'y a qu'un seul chemin pour la vie : la destruction r&#233;volutionnaire du travail salari&#233; et de la marchandise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proletarios Internacionalistas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Prol&#233;taires Internationalistes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;volution de Chavez</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article4561</link>
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		<dc:date>2013-12-21T06:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Venezuela</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire ici&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique151" rel="directory"&gt;34- Le Venezuela et la &#034;r&#233;volution&#034; de Chavez&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique151&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="es">
		<title>Ante la muerte de Hugo Ch&#225;vez</title>
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		<dc:language>es</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Venezuela</dc:subject>
		<dc:subject>Espagnol</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ante la muerte de Hugo Ch&#225;vez &lt;br class='autobr' /&gt;
Escrito por Secretariado Internacional - LIT-CI &lt;br class='autobr' /&gt; Hugo Ch&#225;vez ha muerto y el impacto pol&#237;tico es mundial. No es para menos, pues sin dudas el ex presidente venezolano se erigi&#243; como un importante protagonista de las &#250;ltimas dos d&#233;cadas de historia pol&#237;tica dentro y fuera de Am&#233;rica Latina. &lt;br class='autobr' /&gt;
Estas son horas de mucho dolor e incertidumbre para millones de venezolanos que confiaban pol&#237;ticamente en Ch&#225;vez y lo consideraban un l&#237;der identificado con sus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique124" rel="directory"&gt;18- ESPANOL- MATERIAL Y REVOLUCION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot184" rel="tag"&gt;Espagnol&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ante la muerte de Hugo Ch&#225;vez
&lt;p&gt;Escrito por Secretariado Internacional - LIT-CI&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hugo Ch&#225;vez ha muerto y el impacto pol&#237;tico es mundial. No es para menos, pues sin dudas el ex presidente venezolano se erigi&#243; como un importante protagonista de las &#250;ltimas dos d&#233;cadas de historia pol&#237;tica dentro y fuera de Am&#233;rica Latina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estas son horas de mucho dolor e incertidumbre para millones de venezolanos que confiaban pol&#237;ticamente en Ch&#225;vez y lo consideraban un l&#237;der identificado con sus intereses y anhelos de mejorar su calidad de vida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tambi&#233;n son muchos los activistas sociales y militantes de izquierda que, honestamente, ve&#237;an en la figura de Ch&#225;vez a un dirigente genuinamente antiimperialista y hasta socialista.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desde la LIT-CI entendemos ese dolor y consternaci&#243;n, pues ning&#250;n sentimiento popular nos es indiferente. Pero a&#250;n en medio de ese dolor, es necesario hacer una reflexi&#243;n sobre lo que signific&#243; el gobierno de Ch&#225;vez y los desaf&#237;os actuales que tienen la clase trabajadora y el pueblo venezolanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#191;Qu&#233; fue el gobierno de Ch&#225;vez?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La muerte de Ch&#225;vez replantea todo el debate sobre el car&#225;cter de clase de su gobierno y el r&#233;gimen pol&#237;tico que instaur&#243; en Venezuela, y sobre sus verdaderas relaciones con el imperialismo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este debate contin&#250;a dividiendo aguas en la izquierda mundial y se hace m&#225;s necesario en momentos en que existe incertidumbre sobre el rumbo que tomar&#225; hoy un chavismo sin Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuestra posici&#243;n es que el gobierno de Hugo Ch&#225;vez nunca fue socialista. Su gobierno fue burgu&#233;s, es decir, al servicio de mantener y defender el sistema y el Estado capitalistas en Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esto no quiere decir que el gobierno capitalista de Ch&#225;vez haya sido igual al de Carlos Andr&#233;s P&#233;rez y todos los anteriores que se dieron en el marco del r&#233;gimen del &#8220;Punto Fijo&#8221; (AD y COPEI). Estos fueron gobiernos capitalistas completa y abiertamente sumisos al imperialismo, que despu&#233;s de d&#233;cadas de despojo y corrupci&#243;n quedaron sumamente desgastados y fueron cuestionados por las masas venezolanas, lo cual origin&#243; el &#8220;Caracazo&#8221;. Este proceso y el golpe que intent&#243; contra P&#233;rez, fue el inicio de la popularidad de Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por esta combinaci&#243;n de crisis de los partidos burgueses tradicionales y ascenso obrero y popular, el proyecto de Ch&#225;vez y su posterior gobierno asumieron un car&#225;cter burgu&#233;s de tipo nacionalista. De ah&#237; la necesidad de toda la ret&#243;rica &#8220;antiimperialista&#8221; y &#8220;socialista&#8221;. Por eso su gobierno tuvo que hacer algunas concesiones (sobre todo medidas asistencialistas a trav&#233;s de Las Misiones), pero much&#237;simo m&#225;s limitadas que otros gobiernos nacionalistas burgueses en d&#233;cadas pasadas, como los de Per&#243;n en la Argentina, C&#225;rdenas en M&#233;xico o Nasser en Egipto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo que s&#237; tuvo en com&#250;n con aquellos gobiernos fue que, por su car&#225;cter de clase, le era imposible ir hasta el fin en sus enfrentamientos con el imperialismo y, m&#225;s temprano que tarde, acababa capitul&#225;ndole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En este marco, todo el discurso sobre el &#8220;Socialismo del Siglo XXI&#8221; y los ataques ret&#243;ricos al imperialismo norte-americano (sobre todo en tiempos de George Bush) nunca se correspondieron con su pr&#225;ctica pol&#237;tica y estaban al servicio de confundir y esconder la misma sumisi&#243;n y entrega de siempre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las relaciones con el imperialismo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La realidad concreta muestra que en estos 14 a&#241;os de gobierno y r&#233;gimen chavistas, Venezuela contin&#250;a tan dependiente del imperialismo como antes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuda externa fue siempre pagada por Ch&#225;vez, de forma puntillosa, a los acreedores internacionales. En t&#233;rminos totales, la deuda venezolana alcanz&#243; recientemente la cifra r&#233;cord de 105 mil millones de d&#243;lares, equivalente a 30% del PIB del pa&#237;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las nacionalizaciones que impuls&#243; Ch&#225;vez, tan difundidas por su corriente latinoamericana, se dieron, en todos los casos, de forma negociada y garantizando suculentas indemnizaciones a los sectores burgueses &#8220;afectados&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#225;s que eso, se resumieron en muchos casos a la mera compra de acciones de esas empresas por parte del Estado, dando lugar al surgimiento de &#8220;empresas mixtas&#8221;, que permiten a las multinacionales explotar recursos naturales y energ&#233;ticos conjuntamente con el Estado. Por esa v&#237;a, empresas imperialistas, como Chevron y Exxon-Mobil, no s&#243;lo controlan y se benefician con la producci&#243;n petrolera del pa&#237;s sino que pasaron a ser propietarias de aproximadamente 40% de ella.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, en los &#250;ltimos a&#241;os, hasta el tono de los discursos fue bajando. La verdad es que una cosa fue Bush y otra Obama, inclusive a la hora de la ret&#243;rica de Ch&#225;vez. Basta recordar sus declaraciones durante las &#250;ltimas elecciones: &#8220;Si yo fuera estadounidense, votar&#237;a por Obama. Y yo creo que si Obama fuese de Barlovento o de un barrio de Caracas, votar&#237;a por Ch&#225;vez. Estoy seguro&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es verdad que en Venezuela hay un &#8220;socialismo del siglo XXI&#8221;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La realidad social es tambi&#233;n contraria a los discursos oficiales. Como nunca se tomaron medidas anticapitalistas de fondo ni se rompi&#243; con el imperialismo, el pueblo venezolano contin&#250;a sufriendo los flagelos del desempleo, el desabastecimiento, la alta inflaci&#243;n &#8211;que en 2012 lleg&#243; a 20%&#8211; y la extrema pobreza que, a pesar de todas la medidas asistencialistas del gobierno, afecta a 29,5% de la poblaci&#243;n. Seg&#250;n cifras oficiales de 2010, el 20% m&#225;s rico de la poblaci&#243;n acapara 45% del ingreso nacional, mientras que el 20% m&#225;s pobre recibe solamente 6%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y hablar de &#8220;socialismo del siglo XXI&#8221; frente a tal realidad es ayudar a la campa&#241;a mundial contra el socialismo que hace el imperialismo desde la restauraci&#243;n del capitalismo en la ex URSS y los Estados del este europeo. &#191;C&#243;mo puede haber socialismo cuando aumenta la tasa de explotaci&#243;n de la clase obrera y la econom&#237;a privada florece a costa de la pobreza del pueblo, y la burgues&#237;a concentra el grueso del ingreso nacional?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esta realidad es inocultable y las tan difundidas &#8220;Misiones&#8221; no han solucionado ni podr&#225;n solucionar los problemas de fondo, pues no pasan de medidas compensatorias, como propone el Banco Mundial, basadas en una m&#237;nima redistribuci&#243;n de la renta petrolera para paliar la desesperante situaci&#243;n de los sectores de la poblaci&#243;n en la extrema pobreza y contener, en alguna medida, posibles estallidos sociales y, al mismo tiempo, crear una clientela pol&#237;tica electoral favorable al gobierno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El otro lado de la moneda de esta pol&#237;tica econ&#243;mica es el surgimiento y fortalecimiento de nuevos sectores burgueses, completamente parasitarios de los negocios estatales. En efecto, a partir de las &#8220;empresas mixtas&#8221; y la cooptaci&#243;n de numerosos dirigentes sindicales y sociales, fue desarroll&#225;ndose la burgues&#237;a bolivariana &#8211;conocida como &#8220;boliburgues&#237;a&#8221;&#8211;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estos nuevos ricos, que amasaron fortunas a partir de los negocios del Estado, tienen como uno de sus principales exponentes al ex militar y actual presidente de la Asamblea Nacional, Diosdado Cabello, propietario de tres bancos y varias empresas que tienen contratos con el Estado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;gimen autoritario y antiobrero&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al tiempo en que se apoyaba parcialmente en el movimiento obrero y de masas, Ch&#225;vez siempre intent&#243; controlarlo y maniatarlo. Estimul&#243; y fortaleci&#243; una burocracia sindical de caracter&#237;sticas gansteriles y completamente subordinada a su figura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En este sentido, toda la propaganda oficial y los discursos sobre la &#8220;defensa de la revoluci&#243;n bolivariana&#8221; y la &#8220;construcci&#243;n del socialismo&#8221; frente a los &#8220;enemigos de la patria&#8221;, tambi&#233;n estaba (y est&#225;) al servicio de disciplinar al movimiento obrero y popular. Esto pues, impuso la idea de que quien no est&#225; con Ch&#225;vez est&#225; con la &#8220;contrarrevoluci&#243;n&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, Ch&#225;vez dio un salto en este sentido, cuando impuls&#243; la conformaci&#243;n del PSUV (Partido Socialista Unido de Venezuela), con la intenci&#243;n de &#8220;enchalecar&#8221; al movimiento obrero y a la izquierda venezolana en un &#8220;partido &#250;nico&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como consecuencia de este r&#233;gimen, todos los sectores (muchos de ellos obreros) que salieron a luchar fueron v&#237;ctimas de brutales represiones, asesinatos selectivos y persecuciones pol&#237;ticas o sindicales. Entre otros casos, podemos citar la represi&#243;n a Petrocasa en Carabobo, a los obreros de la Sanitarios Maracay, a los obreros de la Mitsubishi y a varios pueblos originarios y sectores campesinos que ocuparon tierras de latifundistas, &#8220;bolivarianos&#8221; o no.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin excepciones, estos sectores que lucharon contra las medidas del gobierno fueron acusados de &#8220;desestabilizadores&#8221; o &#8220;contrarrevolucionarios&#8221;, igual que todos aquellos que se rehusaron a entrar o diluirse en el PSUV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El apoyo de Ch&#225;vez a reg&#237;menes genocidas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Todos estos hechos ser&#237;an suficientes para demostrar que en Venezuela no existe ni existi&#243; un socialismo y s&#237; un gobierno que garantiz&#243; fortunas a un sector de la burgues&#237;a, pag&#243; religiosamente la deuda externa y continu&#243; entregando riquezas al imperialismo y, para contener al pueblo, combin&#243; asistencialismo sustentado en recursos provenientes de per&#237;odos de buenos precios internacionales del petr&#243;leo y, tambi&#233;n, la represi&#243;n directa a sectores obreros y populares que salieron a luchar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, a&#250;n debemos citar dos hechos que demuestran profundamente su car&#225;cter de clase. El primero y que demuestra la sumisi&#243;n de Ch&#225;vez a los intereses del imperialismo mundial es la vergonzosa colaboraci&#243;n con el gobierno reaccionario y lacayo de los EE.UU de Juan Manuel Santos, sucesor del genocida &#193;lvaro Uribe, entregando activistas ligados a las FARC (como fue el caso del periodista Joaqu&#237;n P&#233;rez Becerra y otros luchadores sociales) al gobierno colombiano violando incluso las normas judiciales vigentes en Venezuela para esos casos, todo debido a un pedido directo de Santos. &#191;C&#243;mo catalogar como anti-imperialista a quien colabora con el principal lacayo de EEUU en Am&#233;rica del Sur en la entrega de luchadores a las c&#225;rceles colombianas?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por otra parte cuando estall&#243; el proceso revolucionario en el Medio Oriente y norte de &#193;frica, el gobierno &#8220;socialista&#8221; de Ch&#225;vez declar&#243; apoyo incondicional a sanguinarios dictadores como Gadafi y Al Assad, en momentos en que los pueblos libio y sirio se levantaron en armas contra esos reg&#237;menes. Y lo hizo present&#225;ndolos como &#8220;luchadores antiimperialistas&#8221;, cuando hac&#237;a mucho tiempo que no hac&#237;an otra cosa que postrarse ante el imperialismo. Eso ha causado un gran desconcierto en los activistas de las revoluciones de Norte de &#193;frica y Medio Oriente, que debido al peso de Ch&#225;vez (y de los Castro), identifican a la &#8220;izquierda&#8221; como aliados de las dictaduras asesinas que oprimen a sus pueblos. De esta forma traicion&#243; esas revoluciones populares y entreg&#243; al imperialismo, en bandeja de oro, la lucha por las libertades democr&#225;ticas y los derechos humanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No es casual que tanto Santos de Colombia como Al Assad lamenten hoy la partida de Ch&#225;vez, y le rindan gratitud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las perspectivas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de la desaparici&#243;n f&#237;sica de Ch&#225;vez, el poder fue asumido por Nicol&#225;s Maduro, hasta entonces vicepresidente y sucesor designado directamente por el ahora ex presidente. Est&#225;n convocadas nuevas elecciones en un plazo de 30 d&#237;as y aunque no es seguro el resultado la mayor&#237;a de las fuerzas pol&#237;ticas opinan que lo m&#225;s probable es que se d&#233; una victoria electoral del chavismo y que Maduro sea electo presidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pero, lo que s&#237; es cierto es que gane quien gane, el nuevo presidente tendr&#225; que aplicar una serie de planes de ajuste econ&#243;mico, claramente impopulares, y sin la figura de Ch&#225;vez para contrapesar en los enfrentamientos de clase. Y para eso, el chavismo tendr&#225; que intensificar las medidas totalitarias para frenar las luchas y protestas contra esos nuevos ataques econ&#243;micos y sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derecha tradicional venezolana, abiertamente reaccionaria y con alta vocaci&#243;n golpista, ve la muerte de Ch&#225;vez como una oportunidad para levantar cabeza y retomar el poder. Capriles y la vieja burgues&#237;a venezolana quiere volver al poder para beneficiarse como agentes directos del imperialismo, no son salida para el pueblo y los trabajadores. Capriles significa otra variante pol&#237;tica capitalista pro yanqui que seguir&#225; explotando al pueblo trabajador, como ya lo hacen en las gobernaciones que tienen desde hace largos a&#241;os (Miranda, Zulia, Carabobo, etc.). Su programa es ser mejores entregadores del petr&#243;leo venezolano a los pulpos internacionales y defensores de los grandes empresarios nacionales y extranjeros. Capriles es m&#225;s de eso y no ofrece nada nuevo para los trabajadores y el pueblo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es necesario construir una salida obrera y socialista&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se impone en estos momentos una profunda reflexi&#243;n en todo el activismo social y especialmente en toda la izquierda revolucionaria y socialista, sobre el balance de lo que signific&#243; el gobierno de Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este es un debate estrat&#233;gico para todas y todos aquellos que anhelan una verdadera salida obrera y socialista. La tarea urgente es construir un tercer espacio pol&#237;tico, con independencia de clase y en oposici&#243;n tanto al chavismo como a la derecha tradicional neoliberal. Para nosotros, la &#250;nica salida para solucionar definitivamente los problemas de la clase trabajadora y el pueblo venezolano contin&#250;a pasando por la organizaci&#243;n y movilizaci&#243;n independiente de sus fuerzas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Necesitamos de una alternativa pol&#237;tica que levante la bandera del gobierno obrero, campesino y popular, que expropie a la burgues&#237;a y al imperialismo, que nacionalice la banca y el comercio exterior y que por esa v&#237;a, inicie la construcci&#243;n de una sociedad sin clases. O sea, la construcci&#243;n de una verdadera direcci&#243;n pol&#237;tica socialista, revolucionaria e internacionalista.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para esto, es fundamental que la clase obrera venezolana conf&#237;e &#250;nica y exclusivamente en sus propias fuerzas y se adue&#241;e de su destino. Este es el &#250;nico camino hacia un verdadero socialismo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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