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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title> Quel est notre programme ? - par James Connolly</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Ireland - Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Connolly</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Nos exigences les plus mod&#233;r&#233;es sont &#8211; Nous ne voulons que la terre ! &lt;br class='autobr' /&gt;
James Connolly : &#171; Soyez mod&#233;r&#233; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est notre programme ? &lt;br class='autobr' /&gt;
(1916) &lt;br class='autobr' /&gt;
De la R&#233;publique ouvri&#232;re, 22 janvier 1916. &lt;br class='autobr' /&gt;
On nous pose souvent la question ci-dessus. Parfois la question n'est pas trop poliment pos&#233;e, parfois elle est mise dans un ahurissement fr&#233;n&#233;tique, parfois elle est mise dans une objurgation courrouc&#233;e, parfois elle est mise en pri&#232;re en pleurant, parfois elle est pos&#233;e par des nationalistes qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;1 - 0 - Le programme r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot107" rel="tag"&gt;Ireland - Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot237" rel="tag"&gt;Connolly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nos exigences les plus mod&#233;r&#233;es sont &#8211; Nous ne voulons que la terre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly : &#171; Soyez mod&#233;r&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel est notre programme ?
&lt;p&gt;(1916)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De la R&#233;publique ouvri&#232;re, 22 janvier 1916.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous pose souvent la question ci-dessus. Parfois la question n'est pas trop poliment pos&#233;e, parfois elle est mise dans un ahurissement fr&#233;n&#233;tique, parfois elle est mise dans une objurgation courrouc&#233;e, parfois elle est mise en pri&#232;re en pleurant, parfois elle est pos&#233;e par des nationalistes qui affectent de m&#233;priser le mouvement ouvrier, parfois c'est pos&#233;e par des socialistes qui se m&#233;fient des nationalistes &#224; cause du bilan anti-travailliste de nombre de leurs amis, parfois elle est pos&#233;e par nos ennemis, parfois par nos amis, et toujours elle est pertinente et m&#233;rite une r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement ouvrier ne ressemble &#224; aucun autre mouvement. Sa force r&#233;side dans le fait qu'il ne ressemble &#224; aucun autre mouvement. Il n'est jamais aussi fort que lorsqu'il est seul. D'autres mouvements redoutent l'analyse et &#233;vitent toute tentative de d&#233;finition de leurs objets. Le mouvement ouvrier se pla&#238;t &#224; analyser, d&#233;finit et red&#233;finit perp&#233;tuellement ses principes et ses objets. L'homme ou la femme qui a capt&#233; l'esprit du mouvement travailliste apporte cet esprit d'analyse et de d&#233;finition dans tous ses actes publics, et s'attend &#224; tout moment &#224; r&#233;pondre &#224; l'appel pour d&#233;finir sa position. Ils ne peuvent pas vivre d'illusions, ni prosp&#233;rer gr&#226;ce &#224; elles ; m&#234;me si leurs t&#234;tes sont dans les nuages, ils ne feront aucun pas en avant jusqu'&#224; ce qu'ils soient assur&#233;s que leurs pieds reposent sur la terre solide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cela, ils sont essentiellement diff&#233;rents des classes moyennes ou professionnelles, et des partis ou mouvements contr&#244;l&#233;s par ces classes en Irlande. Ceux-ci parlent toujours de r&#233;alit&#233;s, mais se nourrissent eux-m&#234;mes et leurs partisans de la chair sans substance des phrases ; bavardent toujours d'&#234;tre intens&#233;ment pratiques mais passent n&#233;anmoins toute leur vie &#224; suivre des visions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le patriote non travailliste moyen en Irlande qui se vante de son sens pratique est mis en contact avec le monde froid et ses probl&#232;mes, il recule devant le contact. Si ses pieds touchent la terre solide, il la m&#233;prise en tant que &#171; simple base mat&#233;rielle &#187;, et s'efforce de faire croire au peuple que le vrai patriotisme n'a besoin d'aucune base sur laquelle reposer autre que les r&#233;flexions de ses po&#232;tes, orateurs, journalistes et dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demandez &#224; de telles personnes un programme et vous serez qualifi&#233; de critique critique ; refusez d'accepter leur jugement comme le dernier mot de la sagesse humaine et vous devenez un ennemi &#224; surveiller attentivement ; insistez sur le fait que dans la crise de l'histoire de votre pays, votre premi&#232;re all&#233;geance est envers votre pays et non envers un dirigeant, un ex&#233;cutif ou un comit&#233;, et vous &#234;tes imm&#233;diatement un perturbateur, un factionniste, un d&#233;molisseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est notre programme ? Nous au moins, conform&#233;ment &#224; l'esprit de notre mouvement, essaierons de le dire. Notre programme en temps de paix &#233;tait de rassembler entre les mains des Irlandais, dans les syndicats irlandais, le contr&#244;le de toutes les forces de production et de distribution en Irlande. Nous n'avons jamais cru que la libert&#233; serait r&#233;alis&#233;e sans lutter pour elle. Depuis notre premi&#232;re d&#233;claration de politique &#224; Dublin en 1896, le r&#233;dacteur en chef de cet article a maintenu le dicton selon lequel nos fins devraient &#234;tre assur&#233;es &#171; pacifiquement si possible, par la force si n&#233;cessaire &#187;. En croyant cela, nous avons vu ce que le monde en dehors de l'Irlande r&#233;alise aujourd'hui, que les destin&#233;es du monde et la force de combat des arm&#233;es sont &#224; la merci du Labour organis&#233; d&#232;s que ce Labour devient vraiment r&#233;volutionnaire. Ainsi nous nous sommes efforc&#233;s de rendre le Labour en Irlande organis&#233; &#8211; et r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu que si cela devait &#234;tre mis &#224; l'&#233;preuve en Irlande (comme nous l'esp&#233;rions et priions pour qu'il vienne), entre ceux qui d&#233;fendaient la nation irlandaise et ceux qui d&#233;fendaient la domination &#233;trang&#232;re, le plus grand atout civil entre les mains des Irlandais nation &#224; utiliser dans la lutte serait le contr&#244;le des docks, des transports maritimes, des chemins de fer et de la production irlandais par des syndicats qui pr&#234;taient all&#233;geance exclusive &#224; l'Irlande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons r&#233;alis&#233; que le pouvoir de l'ennemi de lancer ses forces sur les forces de l'Irlande serait &#224; la merci des hommes qui contr&#244;laient le syst&#232;me de transport de l'Irlande ; nous avons vu que les espoirs de l'Irlande en tant que nation reposaient sur la juste reconnaissance de l'identit&#233; d'int&#233;r&#234;t entre cet id&#233;al et les espoirs naissants des travaillistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe aujourd'hui, nous avons vu les gouvernements les plus puissants du monde d&#233;ployer tous leurs efforts, offrant toutes sortes d'incitations possibles, au travail organis&#233; pour utiliser son organisation aux c&#244;t&#233;s de ces gouvernements en temps de guerre. Nous avons pass&#233; la plus grande partie de notre vie &#224; nous efforcer de cr&#233;er en Irlande l'esprit de la classe ouvri&#232;re qui cr&#233;erait une organisation irlandaise du travail pr&#234;te &#224; faire volontairement pour l'Irlande ce que ces gouvernements europ&#233;ens implorent leurs syndicats de faire pour leur pays. Et nous avons en partie r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons r&#233;ussi &#224; cr&#233;er une organisation qui fera volontiers plus pour l'Irlande que n'importe quel syndicat dans le monde n'a tent&#233; de faire pour son gouvernement national. N'avions-nous pas &#233;t&#233; attaqu&#233;s et trahis par nombre de nos fervents patriotes avanc&#233;s, n'avaient-ils pas &#233;t&#233; si d&#233;sireux de nous d&#233;truire, si d&#233;sireux d'applaudir m&#234;me le gouvernement britannique lorsqu'il nous a attaqu&#233;s, s'ils &#233;taient rest&#233;s &#224; nos c&#244;t&#233;s et avaient pouss&#233; notre organisation dans toute l'Irlande il serait maintenant en notre pouvoir d'&#233;craser et de d&#233;moraliser tout mouvement offensif de l'ennemi contre les champions de la libert&#233; irlandaise. Si nous avions pu r&#233;aliser tous nos plans, comme seule une telle organisation irlandaise du travail pouvait les r&#233;aliser, nous aurions pu en un mot cr&#233;er toutes les conditions n&#233;cessaires pour porter un coup r&#233;ussi chaque fois que la branche militaire de l'Irlande voulait mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avons-nous un programme ? Nous sommes les seuls &#224; avoir un programme &#8211; qui comprenait les conditions m&#233;caniques de la guerre moderne et la d&#233;pendance du pouvoir national vis-&#224;-vis du contr&#244;le industriel. Quel est notre programme maintenant ? Au risque de d&#233;plaire &#224; la fois au patriote irlandais et &#224; l'&#171; autorit&#233; militaire comp&#233;tente &#187; britannique, dirons-nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons qu'en temps de paix, nous devons travailler dans le sens de la paix pour renforcer la nation, et nous pensons que tout ce qui renforce et &#233;l&#232;ve la classe ouvri&#232;re renforce la nation. Mais nous pensons aussi qu'en temps de guerre, nous devons agir comme en temps de guerre. Nous m&#233;prisons, m&#233;prisons et d&#233;testons enti&#232;rement tous les discours sur la guerre qui infestent l'Irlande en temps de paix, tout comme nous m&#233;prisons et d&#233;testons tous les discours sur la prudence et la retenue auxquels les m&#234;mes personnes nous traitent en temps de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notez bien alors notre programme. Tant que la guerre durera et que l'Irlande sera toujours une nation soumise, nous continuerons de l'exhorter &#224; se battre pour sa libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous continuerons, en saison et hors saison, &#224; enseigner que la &#171; ligne de bataille lointaine &#187; de l'Angleterre est la plus faible au point le plus proche de son c&#339;ur, que l'Irlande est dans cette position d'avantage tactique, qu'une d&#233;faite de l'Angleterre en Inde , l'&#201;gypte, les Balkans ou les Flandres ne seraient pas aussi dangereux pour l'Empire britannique que n'importe quel conflit de forces arm&#233;es en Irlande, que le moment de la bataille de l'Irlande est MAINTENANT, le lieu de la bataille de l'Irlande est ICI. Qu'un homme fort puisse donner des coups vigoureux avec ses poings contre une foule d'ennemis environnants, et vaincre, mais succombera si un enfant enfonce une &#233;pingle dans son c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au moment o&#249; la paix sera une fois admise par le gouvernement britannique comme &#233;tant un sujet m&#251;r pour la discussion, ce moment-l&#224; notre politique sera pour la paix et en opposition directe &#224; tout discours ou pr&#233;paration &#224; une r&#233;volution arm&#233;e. Nous ne participerons pas &#224; amener des patriotes irlandais &#224; la rencontre de la puissance d'une Angleterre en paix. D&#232;s que la paix sera dans l'air, nous nous limiterons strictement et pr&#234;terons toute notre influence &#224; l'&#339;uvre consistant &#224; transformer la pens&#233;e du Labour en Irlande en une &#339;uvre de reconstruction pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notre programme. Vous pouvez maintenant le comparer avec le programme de ceux qui vous demandent de tenir votre main maintenant, et ainsi le mettre au pouvoir de l'ennemi pour rafistoler une paix temporaire, faire demi-tour et vous &#233;craser &#224; loisir, puis repartir en guerre avec la question irlandaise r&#233;gl&#233;e - dans les tombes des patriotes irlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous craignons que ce ne soit ce qui va se passer. Il est &#224; notre avis inconcevable que le public britannique permette que la conscription s'applique &#224; l'Angleterre et non &#224; l'Irlande. Le gouvernement britannique ne le souhaite pas non plus. Mais ce gouvernement utilisera le cri des n&#233;cessit&#233;s de la guerre pour forcer la conscription au peuple d'Angleterre, puis fera une paix temporaire, et se retournera pour forcer l'Irlande &#224; accepter les m&#234;mes conditions que celles qui ont &#233;t&#233; impos&#233;es &#224; l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public anglais le verra avec plaisir &#8211; le malheur aime la compagnie. La situation se pr&#233;sentera alors ainsi : les volontaires irlandais qui se sont engag&#233;s &#224; combattre la conscription devront soit honorer leur engagement et voir les jeunes hommes d'Irlande enr&#244;l&#233;s, soit r&#233;sister &#224; la conscription et engager la force militaire de l'Angleterre &#224; un moment o&#249; l'Angleterre est en paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce &#224; quoi travaille la diplomatie de l'Angleterre, ce que rend possible la b&#234;tise de certains de nos dirigeants qui s'imaginent &#234;tre Wolfe Tones. C'est notre devoir, c'est le devoir de tous ceux qui veulent sauver l'Irlande d'une telle honte ou d'un tel massacre de renforcer la main de ceux des dirigeants qui sont pour l'action comme contre ceux qui font le jeu de l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes ni t&#233;m&#233;raires ni l&#226;ches. Nous connaissons notre opportunit&#233; quand nous la voyons, et nous savons quand elle est pass&#233;e. Nous savons qu'&#224; la fin de cette guerre, l'Angleterre aura au moins une arm&#233;e d'un million d'hommes, soit plus de deux soldats pour chaque homme adulte en Irlande. Et ces soldats v&#233;t&#233;rans de la plus grande guerre de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne voudrons pas combattre ces hommes. Nous consacrerons notre attention &#224; organiser leurs camarades qui retournent &#224; la vie civile, &#224; les organiser en syndicats et en partis travaillistes pour leur garantir leurs droits dans la vie civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins d'&#233;migrer dans un pays o&#249; il y a des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le programme du travail
&lt;p&gt;(1916)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous regrettons de ne pouvoir rendre dans notre m&#233;moire un compte rendu complet du magnifique discours prononc&#233; sous les auspices du Dublin Trades Council le mardi 15 janvier par le P&#232;re Laurence, OFMCap. C'&#233;tait de loin le discours le plus important jamais prononc&#233; dans la salle des m&#233;tiers, et la r&#233;union au cours de laquelle il a &#233;t&#233; prononc&#233; &#233;tait le plus typiquement illustratif de l'esprit de l'&#233;poque. Ici, nous avons eu une grande rencontre d'ouvriers et de femmes majoritairement catholiques dans leur foi religieuse, se r&#233;unissant pour discuter des probl&#232;mes de la vie sociale et des aspirations nationales avec un pr&#234;tre qu'ils tenaient en affection affectueuse, mais insistant pour discuter de ces probl&#232;mes dans un esprit de camaraderie et &#233;galit&#233;. Peut-&#234;tre nulle part ailleurs en Europe une telle r&#233;union ne pourrait-elle se tenir dans de telles conditions et dans une telle harmonie entre les parties concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une partie de son discours, le r&#233;v&#233;rend conf&#233;rencier attribua &#224; juste titre la situation actuelle de l'&#201;glise en France au fait que les catholiques de ce pays avaient perdu leur temps &#224; r&#234;ver &#224; l'impossible restauration d'une monarchie au lieu de se d&#233;battre avec le travail pratique de r&#233;g&#233;n&#233;ration sociale. dans les nouvelles conditions &#233;tablies par la r&#233;publique. On peut dire sans se tromper que des r&#233;unions telles que celle de mardi sont des garanties plus s&#251;res pour l'Irlande contre la croissance ici de l'anticl&#233;ricalisme de type fran&#231;ais que ne le seraient toutes les brochures de la Catholic Truth Society, sans de telles discussions amicales entre le clerg&#233; et le la&#239;cs. Ils sont le signe que la le&#231;on de la France n'est pas perdue, que l'&#201;glise reconna&#238;t que si elle ne bouge pas avec le peuple, le peuple bougera sans elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est g&#233;n&#233;ralement reconnu &#224; Dublin que le r&#233;dacteur en chef de ce journal repr&#233;sente le type le plus militant, et ce qu'on appelle le plus extr&#234;me, du mouvement ouvrier. Nous sommes donc heureux de pouvoir dire en toute sinc&#233;rit&#233; que nous ne voyions aucune diff&#233;rence fondamentale entre les opinions exprim&#233;es par le P&#232;re Laurence et celles que nous avons nous-m&#234;mes et que nous n'h&#233;sitons jamais &#224; exprimer. Les diff&#233;rences n'&#233;taient apparemment que des diff&#233;rences de d&#233;finition. Le r&#233;v&#233;rend conf&#233;rencier appelait les choses par certains noms, nous utilisions des noms totalement diff&#233;rents, mais en substance les choses &#233;taient identiques. Nous avons tous les deux approuv&#233; le principe incarnant les choses dont nous ne pouvions pas nous mettre d'accord sur les noms. C'est pourquoi nous, de notre c&#244;t&#233;, plus soucieux de r&#233;sultats satisfaisants que de d&#233;finitions correctes, ne voudrions insister sur aucun des points de divergence apparents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre bref, voici notre position telle que nous l'avons d&#233;finie au nom du mouvement ouvrier irlandais : nous acceptons la famille comme le vrai type de soci&#233;t&#233; humaine. On dit que, comme dans cette famille, les ressources de toute la maisonn&#233;e sont au service de chacun ; comme dans la famille, le fort ne chasse pas et n'opprime pas le faible ; comme dans la famille les moins dou&#233;s mentalement et les plus faibles physiquement partagent &#224; parts &#233;gales la r&#233;serve commune de tous avec les plus dou&#233;s et les plus forts physiquement ; comme dans la famille la v&#233;ritable &#233;conomie consiste &#224; utiliser et &#224; conserver l'h&#233;ritage de tous pour le bien de tous, de m&#234;me la nation doit agir et &#234;tre administr&#233;e. Chaque homme, femme et enfant de la nation doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme h&#233;ritier de tous les biens de la nation, et toutes les ressources de la nation doivent soutenir tous les individus en les garantissant contre le besoin,et multipliant leurs pouvoirs individuels avec tous les pouvoirs de la nation organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour atteindre ce but, nous cherchons &#224; organiser toute personne qui travaille pour un salaire, afin que les travailleurs eux-m&#234;mes puissent d&#233;terminer les conditions de travail. Nous soutenons que la gr&#232;ve de solidarit&#233; est l'affirmation du principe chr&#233;tien selon lequel nous sommes tous membres les uns des autres, tandis que ceux qui s'opposent &#224; la gr&#232;ve de solidarit&#233; et d&#233;fendent le sectionnalisme dans les luttes syndicales r&#233;p&#232;tent la question de Ca&#239;n qui, interrog&#233; sur le fr&#232;re qu'il avait assassin&#233;, a demand&#233; &#171; suis-je le gardien de mon fr&#232;re &#187;, nous disons, &#171; oui, nous sommes tous les gardiens de nos fr&#232;res et s&#339;urs, et responsables d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de l'organisation du travail en tant que telle, nous proposons de proc&#233;der &#224; l'organisation sur le principe coop&#233;ratif que nous pouvons contr&#244;ler les marchandises que nous utilisons et consommons nous-m&#234;mes. Sur une telle base, nous pouvons cr&#233;er une v&#233;ritable demande de produits fabriqu&#233;s en Irlande dont tous les &#233;l&#233;ments de transpiration ont &#233;t&#233; supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissant que la bonne utilisation des &#233;nergies de la nation n&#233;cessite le contr&#244;le du pouvoir politique, nous proposons de conqu&#233;rir ce pouvoir politique par le biais d'un parti politique de la classe ouvri&#232;re ; et reconnaissant que le plein d&#233;veloppement des pouvoirs nationaux exige une libert&#233; nationale compl&#232;te, nous sommes franchement et sans r&#233;serve pr&#233;par&#233;s pour toute lutte qui peut &#234;tre n&#233;cessaire pour conqu&#233;rir pour l'Irlande sa place parmi les nations de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le programme du mouvement ouvrier irlandais militant. Nous nous r&#233;jouissons de trouver parmi le clerg&#233; tant de personnes dont les c&#339;urs palpitent &#233;galement en r&#233;ponse &#224; ces id&#233;aux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1622&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1622&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2810&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2810&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article289&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article289&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/connolly/works/1910/00/role_classe_ouvriere.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/connolly/works/1910/00/role_classe_ouvriere.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/connolly/works/1914/08/connolly_15081914.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/connolly/works/1914/08/connolly_15081914.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelques textes de James Connolly</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article4773</link>
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		<dc:date>2015-09-01T23:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Connolly</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Notre revendication la plus mod&#233;r&#233;e : nous voulons le pouvoir sur la Terre enti&#232;re. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
James Connolly, &#171; Soyez mod&#233;r&#233;s &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tout le mouvement ouvrier est impliqu&#233; dans le mot d'ordre de guerre &#224; la guerre, impliqu&#233; &#224; la hauteur de sa force et de son influence. (&#8230;) N'est-il pas clair comme la vie que nulle insurrection de la classe ouvri&#232;re, nulle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, nul soul&#232;vement g&#233;n&#233;ralis&#233; de la classe ouvri&#232;re europ&#233;enne n'occasionnerait ou n'entra&#238;nerait un plus grand massacre de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot237" rel="tag"&gt;Connolly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre revendication la plus mod&#233;r&#233;e : nous voulons le pouvoir sur la Terre enti&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly, &#171; Soyez mod&#233;r&#233;s &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tout le mouvement ouvrier est impliqu&#233; dans le mot d'ordre de guerre &#224; la guerre, impliqu&#233; &#224; la hauteur de sa force et de son influence. (&#8230;) N'est-il pas clair comme la vie que nulle insurrection de la classe ouvri&#232;re, nulle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, nul soul&#232;vement g&#233;n&#233;ralis&#233; de la classe ouvri&#232;re europ&#233;enne n'occasionnerait ou n'entra&#238;nerait un plus grand massacre de socialistes que ne le fera leur participation comme soldats aux campagnes des arm&#233;es de leurs pays respectifs. Chaque obus qui explose au milieu d'un bataillon allemand tuera des socialistes ; chaque charge de cavalerie autrichienne laissera sur le sol les corps tordus d'agonie de socialistes serbes ou russes ; chaque navire russe, autrichien ou allemand envoy&#233; par le fond ou explos&#233; jusqu'au ciel signifie chagrin et deuil dans les foyers de camarades socialistes. Si ces hommes doivent mourir, ne vaudrait-il pas mieux qu'ils meurent dans leur pays en combattant pour la libert&#233; de leur classe, et pour l'abolition de la guerre, que d'aller dans des pays &#233;trangers mourir en massacrant et massacr&#233; par ses fr&#232;res pour que puissent vivre des tyrans et des profiteurs ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connoly, lors de la d&#233;claration de la premi&#232;re guerre mondiale, &#171; Une r&#233;volution&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; l'&#233;chelle d'un continent &#187;, 15 ao&#251;t 1914&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La prise de conscience f&#233;minine du fait que la soci&#233;t&#233; moderne reposait sur la force et l'injustice, que les honneurs les plus &#233;lev&#233;s de la soci&#233;t&#233; n'avaient aucun lien avec les m&#233;rites des r&#233;cipiendaires, et que les penchants humains &#224; la violence &#233;taient plus une entrave qu'un soutien dans le monde, fut un ph&#233;nom&#232;ne cons&#233;cutif au d&#233;veloppement de l'industrialisation et &#224; la lutte sans merci pour l'existence qu'il impose. Pour les femmes, qui &#233;taient les &#233;l&#233;ments les plus faibles physiquement et la main d'&#339;uvre la moins form&#233;e professionnellement, cette lutte fut in&#233;vitablement la plus cruelle ; il faut remercier chaudement les femmes les plus instruites de s'&#234;tre r&#233;volt&#233;es contre cette anomalie : forc&#233;es de supporter les pires difficult&#233;s dans la lutte, elles se sont vues refuser jusqu'aux quelques droits dont jouissaient leurs compagnons de mis&#232;re masculins. Si la pr&#233;cieuse &#233;galit&#233; politique avait &#233;t&#233; accord&#233;e aussi facilement que la sagesse politique le dictait, il est probable que la valeur r&#233;volutionnaire de l'affranchissement de la femme aurait &#233;t&#233; largement amoindrie. Mais les obstacles, la d&#233;loyaut&#233; des politiciens &#224; l'&#233;gard des femmes, d&#233;loyaut&#233; dont tous les partis &#233;taient &#233;galement coupables, la lutte de longue haleine, la vague croissante du martyre des femmes militantes de Grande-Bretagne et d'Irlande, et le cheminement de l'id&#233;e dans les esprits actifs du mouvement ouvrier de la r&#233;alit&#233; du d&#233;sir de libert&#233; des femmes, ainsi que du courage d&#233;ploy&#233; pour la gagner, ont exerc&#233; une influence inestimable sur les relations entre les deux mouvements. En Irlande, la cause des femmes est ressentie par tous les travailleurs, hommes et femmes, comme la leur ; la cause du Travail n'a pas de partisans plus sinc&#232;res et plus ardents que les femmes militantes. La r&#233;volte, m&#234;me en pens&#233;e, amena une ambiance intellectuelle particuli&#232;re ; cette ambiance ouvrit les yeux des femmes et conduisit leur esprit &#224; comprendre les effets sur leur sexe d'un syst&#232;me social dans lequel les plus faibles doivent in&#233;vitablement &#234;tre &#233;cras&#233;s ; et quand une &#233;tude plus approfondie du syst&#232;me capitaliste leur apprit que le terme &#8220;les plus faibles&#8221; signifie concr&#232;tement les plus scrupuleux, les plus gentils, les plus humains, les plus aimants et charitables, les plus honorables, et les plus sympathiques, alors les militantes ne purent pas manquer de voir que le capitalisme p&#233;nalisait, chez les &#234;tres humains, justement ces traits de caract&#232;re que les femmes reconnaissaient elles-m&#234;mes incarner le plus compl&#232;tement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly, &#171; Femmes &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Comme nous l'avons r&#233;p&#233;t&#233; si souvent, la question irlandaise est une question sociale. Toute la lutte ancestrale du peuple irlandais contre ses oppresseurs se r&#233;sume en derni&#232;re analyse &#224; une lutte pour la domination des moyens de subsistance et de production du pays. Qui d&#233;tiendrait la propri&#233;t&#233; et la ma&#238;trise du sol ? Le peuple ou les envahisseurs ? Et quel groupe d'envahisseurs ? Le flot le plus r&#233;cent de voleurs de terre ou les enfants des voleurs d'une g&#233;n&#233;ration ant&#233;rieure ? Voil&#224; quelles &#233;taient les questions de fond de la vie politique irlandaise. Toutes les autres questions n'intervenaient que dans la mesure o&#249; elles pouvaient servir les int&#233;r&#234;ts de l'une des factions, une fois qu'elle avait pris position dans cette lutte sur les droits de propri&#233;t&#233;. Sans cette cl&#233; pour atteindre le sens des &#233;v&#233;nements, sans ce fil directeur pour interpr&#233;ter les actions des &#171; grands hommes &#187;, l'histoire de l'Irlande n'est qu'un imbroglio de faits sans relations, un chaos d&#233;sesp&#233;rant d'&#233;clats sporadiques, de trahisons, d'intrigues, de massacres, d'assassinats et de guerres sans raison. Gr&#226;ce &#224; cette cl&#233;, on peut tout comprendre et remonter jusqu'aux origines. Sans cette cl&#233;, les occasions que l'Irlande a perdues sont si nombreuses qu'elles feraient monter le rouge au front des travailleurs irlandais ; gr&#226;ce &#224; elle, l'exp&#233;rience historique &#233;claire leur marche dans les sentiers tumultueux d'aujourd'hui. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly, &#171; La classe laborieuse dans l'histoire de l'Irlande &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si l'histoire &#233;tait ce qu'elle devrait &#234;tre, un r&#233;cit qui propose un reflet exact de l'&#233;poque qu'il pr&#233;tend &#233;voquer, les pages d'histoire seraient presque exclusivement compos&#233;es de la liste des malheurs et des luttes des travailleurs, qui forment, depuis toujours, la grande masse de l'humanit&#233;. Mais en g&#233;n&#233;ral l'histoire traite la classe ouvri&#232;re comme un politicien retors traite le travailleur, c'est-&#224;-dire par le m&#233;pris lorsqu'il demeure passif, et par la moquerie, la haine, la falsification, lorsque d'aventure il ose manifester le d&#233;sir de secouer le joug de sa servitude politique et sociale. L'Irlande ne fait pas exception &#224; cette r&#232;gle. L'histoire irlandaise a toujours &#233;t&#233; &#233;crite par la classe dirigeante, et dans l'int&#233;r&#234;t de la classe dirigeante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly, &#171; La classe laborieuse dans l'histoire irlandaise &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand un fantassin fran&#231;ais vide le chargeur de son fusil meurtrier dans les rangs de la ligne d'attaque allemande, pourra-t-il se r&#233;conforter de la probabilit&#233; que ses balles tuent et mutilent des camarades qui encore l'ann&#233;e derni&#232;re se rassemblaient dans les &#171; hourras ! &#187; et les &#171; bravo ! &#187; pour l'&#233;loquent Jaur&#232;s, venu &#224; Berlin pour plaider en faveur de la solidarit&#233; internationale ? (&#8230;) N'est-il pas limpide comme une chose naturelle de la vie qu'aucune insurrection de la classe ouvri&#232;re, aucune gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, aucun soul&#232;vement des forces du mouvement ouvrier en Europe, ne pourrait impliquer et susciter un plus grand massacre de socialistes que ne le fera leur participation en tant que soldats aux campagnes des arm&#233;es de leur pays respectifs ? (&#8230;) Croyant, comme je le fais, que serait justifi&#233;e toute action qui mettrait fin &#224; ce crime colossal que l'on perp&#232;tre aujourd'hui, je me sens oblig&#233; d'exprimer l'espoir qu'avant peu nous pourrons lire que les services de transport auront &#233;t&#233; paralys&#233;s sur le continent, m&#234;me si cette paralysie n&#233;cessite l'&#233;rection de barricades socialistes et de mutineries des soldats et des marins socialistes, comme cela s'est produit en Russie en 1905. M&#234;me une tentative sans succ&#232;s de r&#233;volution sociale par la force des armes, entra&#238;nant la paralysie de la vie &#233;conomique du militarisme, serait moins d&#233;sastreuse pour la cause socialiste que le fait que des socialistes se permettent d'&#234;tre utilis&#233;s dans le massacre de leurs fr&#232;res pourtant engag&#233;s dans une cause commune. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly, dans le journal Forward, 15 ao&#251;t 1914.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cit&#233;s par James Connolly : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un syst&#232;me qui, jusque dans ses aspects les moins r&#233;voltants, contraint des milliers, voire des dizaines de milliers de gens &#224; travailler comme des b&#234;tes, &#224; vivre et &#224; mourir le ventre creux, d&#233;guenill&#233;s et mis&#233;rables, pour permettre &#224; quelques parasites de se complaire dans l'aisance et le luxe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Irish People, 9 juillet 1864.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est une injustice intol&#233;rable d'admettre qu'une petite classe d'hommes, &#233;trangers ou non au pays, s'arroge un monopole sur les terres ; lorsque ce monopole se poursuit, cela devient un vol pur et simple de ce que les pauvres ont p&#233;niblement gagn&#233; par leur labeur. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Irish People (Organe de la Fenian Brotherhood), 30 juillet 1864&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir organis&#233; et entra&#238;n&#233; ses hommes dans son organisation r&#233;volutionnaire secr&#232;te, la Fraternit&#233; R&#233;publicaine Irlandaise, et ses organisations arm&#233;es, les Volontaires d'Irlande et l'Arm&#233;e des Citoyens Irlandais, apr&#232;s avoir patiemment perfectionn&#233; sa discipline, et attendu r&#233;solument le moment opportun pour se r&#233;v&#233;ler, elle saisit l'instant o&#249;, soutenue par ses enfants exil&#233;s en Am&#233;rique et ses courageux alli&#233;s en Europe, mais comptant avant tout sur ses propres forces, elle frappe avec la certitude de vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proclamons le droit du peuple d'Irlande &#224; la propri&#233;t&#233; de l'Irlande et au contr&#244;le sans entraves de sa destin&#233;e, son droit &#224; &#234;tre souverain et indivisible. La longue usurpation de ce droit par un peuple et un gouvernement &#233;tranger n'a pas supprim&#233; ce droit, car il ne peut dispara&#238;tre que par la destruction du peuple irlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A chaque g&#233;n&#233;ration, les Irlandais ont affirm&#233; leur droit &#224; la libert&#233; et &#224; la souverainet&#233; nationale ; six fois durant les trois derniers si&#232;cles ils l'ont affirm&#233; par les armes. En nous appuyant sur ce droit fondamental et en l'affirmant de nouveau par les armes &#224; la face du monde, nous proclamons la R&#233;publique d'Irlande, Etat souverain et ind&#233;pendant, et nous engageons nos vies et celles de nos compagnons d'armes &#224; la cause de sa libert&#233;, de son bien-&#234;tre, et de sa fiert&#233; parmi les nations.&lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;publique d'Irlande est en droit d'attendre et requiert l'all&#233;geance de tous les Irlandais et Irlandaises. La R&#233;publique garantit la libert&#233; civile et religieuse, des droits &#233;gaux et l'&#233;galit&#233; des chances pour tous ses citoyens et d&#233;clare &#234;tre r&#233;solue &#224; rechercher le bonheur et la prosp&#233;rit&#233; de la nation enti&#232;re et de toutes ses composantes, avec une &#233;gale sollicitude pour tous les enfants de la nation, oublieuse des diff&#233;rences soigneusement entretenues par un gouvernement &#233;tranger qui a s&#233;par&#233; dans le pass&#233; une minorit&#233; de la majorit&#233;&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sign&#233; au nom du Gouvernement Provisoire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THOMAS J. CLARKE, SEAN McDIARMADA, THOMAS McDONAGH, P. H. PEARSE, EAMONN CEANNT, JAMES CONNOLLY, JOSEPH PLUNKETT&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;In english&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Our demands most moderate are &#8211; We only want the earth !&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly : &#8220;Be Moderate&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; If you strike at, imprison, or kill us, out of our prisons or graves we will still evoke a spirit that will thwart you, and perhaps, raise a force that will destroy you ! We defy you ! Do your worst ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; The worker is the slave of capitalist society, the female worker is the slave of that slave. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Just as it is true that a stream cannot rise above its source, so it is true that a national literature cannot rise above the moral level of the social conditions of the people from whom it derives its inspiration. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; There can be no perfect Europe in which Ireland is denied even the least of its national rights. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Without the power of the Industrial Union behind it, Democracy can only enter the State as the victim enters the gullet of the Serpent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>What is our programme ? - James Connolly</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article955</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.org/spip.php?article955</guid>
		<dc:date>2010-01-19T20:56:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Ireland - Irlande</dc:subject>
		<dc:subject>Connolly</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;Our demands most moderate are &#8211; We only want the earth!&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
James Connolly: &#8220;Be Moderate&#8221; &lt;br class='autobr' /&gt; James Connolly &lt;br class='autobr' /&gt; What Is Our Programme? &lt;br class='autobr' /&gt;
(1916) &lt;br class='autobr' /&gt;
From Workers' Republic, 22 January 1916. &lt;br class='autobr' /&gt;
Transcribed by The James Connolly Society in 1997. &lt;br class='autobr' /&gt;
We are often asked the above question. Sometimes the question is not too politely put, sometimes it is put in frantic bewilderment, sometimes it is put in wrathful objurgation, sometimes it is put in tearful entreaty, sometimes it is put by Nationalists (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;000- ENGLISH - MATTER AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot107" rel="tag"&gt;Ireland - Irlande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot237" rel="tag"&gt;Connolly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Our demands most moderate are &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
We only want the earth!&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Connolly: &#8220;Be Moderate&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;James Connolly&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;What Is Our Programme?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From Workers' Republic, 22 January 1916.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transcribed by The James Connolly Society in 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are often asked the above question. Sometimes the question is not too politely put, sometimes it is put in frantic bewilderment, sometimes it is put in wrathful objurgation, sometimes it is put in tearful entreaty, sometimes it is put by Nationalists who affect to despise the Labour movement, sometimes it is put by Socialists who distrust the Nationalists because of the anti-Labour record of many of their friends, sometimes it is put by our enemies, sometimes by our friends, and always it is pertinent, and worthy of an answer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Labour movement is like no other movement. Its strength lies in being like no other movement. It is never so strong as when it stands alone. Other movements dread analysis and shun all attempts to define their objects. The Labour movement delights in analysing, and is perpetually defining and re-defining its principles and objects. The man or woman who has caught the spirit of the Labour movement brings that spirit of analysis and definition into all his or her public acts, and expects at all times to answer the call to define his or her position. They cannot live on illusions, nor thrive by them; even should their heads be in the clouds they will make no forward step until they are assured that their feet rest upon the solid earth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In this they are essentially different from the middle or professional classes, and the parties or movements controlled by such classes in Ireland. These always talk of realities, but nourish themselves and their followers upon the unsubstantial meat of phrases; always prate about being intensely practical but nevertheless spend their whole lives in following visions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the average non-Labour patriot in Ireland who boasts of his practicality is brought in contact with the cold world and its problems he shrinks from the contact. Should his feet touch the solid earth he effects to despise it as a &#8216;mere material basis', and strives to make the people believe that true patriotism needs no foundation to rest upon other than the brainstorms of its poets, orators, journalists and leaders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ask such people for a programme and you are branded as a carping critic; refuse to accept their judgement as the last word in human wisdom and you become an enemy to be carefully watched; insist that in the crisis of your country's history your first allegiance is to your country and not to any leader, executive, or committee, and you are forthwith a disturber, a factionist, a wrecker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What is our programme? We at least, in conformity with the spirit of our movement, will try and tell it. Our programme in time of peace was to gather into Irish hands in Irish trade unions the control of all the forces of production and distribution in Ireland. We never believed that freedom would be realized without fighting for it. From our earliest declaration of policy in Dublin in 1896 the editor of this paper has held to the dictum that our ends should be secured &#8220;peacefully if possible, forcibly if necessary&#8221;. Believing so, we saw what the world outside Ireland is realizing today, that the destinies of the world and the fighting strength of armies are at the mercy of organized Labour as soon as that Labour becomes truly revolutionary. Thus we strove to make Labour in Ireland organized &#8211; and revolutionary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We saw that should it come to a test in Ireland, (as we hoped and prayed it might come), between those who stood for the Irish nation and those who stood for the foreign rule, the greatest civil asset in the hand of the Irish nation for use in the struggle would be the control of Irish docks, shipping, railways and production by unions that gave sole allegiance to Ireland.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We realized that the power of the enemy to hurl his forces upon the forces of Ireland would lie at the mercy of the men who controlled the transport system of Ireland; we saw that the hopes of Ireland as a nation rested upon the due recognition of the identity of interest between that ideal and the rising hopes of Labour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Europe today we have seen the strongest governments of the world exerting every effort, holding out all possible sorts of inducement, to organized Labour to use its organization on the side of those governments in time of war. We have spent the best part of our lifetime striving to create in Ireland the working class spirit that would create an Irish organization of Labour willing to do voluntarily for Ireland what those governments of Europe are beseeching their trade unions to do for their countries. And we have partly succeeded.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have succeeded in creating an organization that will willingly do more for Ireland than any trade union in the world has attempted to do for its national government. Had we not been attacked and betrayed by many of our fervent advanced patriots, had they not been so anxious to destroy us, so willing to applaud even the British Government when it attacked us, had they stood by us and pushed our organization all over Ireland it would now be in our power at a word to crumple up and demoralize every offensive move of the enemy against the champions of Irish freedom. Had we been able to carry out all our plans, as such an Irish organization of Labour alone could carry them out, we could at a word have created all the conditions necessary to the striking of a successful blow whenever the military arm of Ireland wished to move.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Have we a programme? We are the only people that had a programme &#8211; that understood the mechanical conditions of modern war, and the dependence of national power upon industrial control. What is our programme now? At the grave risk of displeasing alike the perfervid Irish patriot and the British &#8216;competent military authority', we shall tell it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We believe that in times of peace we should work along the lines of peace to strengthen the nation, and we believe that whatever strengthens and elevates the working class strengthens the nation. But we also believe that in times of war we should act as in war. We despise, entirely despise and loathe, all the mouthings and mouthers about war who infest Ireland in time of peace, just as we despise and loathe all the cantings about caution and restraint to which the same people treat us in times of war.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mark well then our programme. While the war lasts and Ireland still is a subject nation we shall continue to urge her to fight for her freedom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We shall continue, in season and out of season, to teach that the &#8216;far-flung battle line' of England is weakest at the point nearest its heart, that Ireland is in that position of tactical advantage, that a defeat of England in India, Egypt, the Balkans or Flanders would not be so dangerous to the British Empire as any conflict of armed forces in Ireland, that the time for Ireland's battle is NOW, the place for Ireland's battle is HERE. That a strong man may deal lusty blows with his fists against a host of surrounding foes, and conquer, but will succumb if a child sticks a pin in his heart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the moment peace is once admitted by the British Government as being a subject ripe for discussion, that moment our policy will be for peace and in direct opposition to all talk or preparation for armed revolution. We will be no party to leading out Irish patriots to meet the might of an England at peace. The moment peace is in the air we shall strictly confine ourselves, and lend all our influence to the work of turning the thought of Labour in Ireland to the work of peaceful reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is our programme. You can now compare it with the programme of those who bid you hold your hand now, and thus put it in the power of the enemy to patch up a temporary peace, turn round and smash you at his leisure, and then go to war again with the Irish question settled &#8211; in the graves of Irish patriots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We fear that is what is going to happen. It is to our mind inconceivable that the British public should allow conscription to be applied to England and not to Ireland. Nor do the British Government desire it. But that Government will use the cry of the necessities of war to force conscription upon the people of England, and will then make a temporary peace, and turn round to force Ireland to accept the same terms as have been forced upon England.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The English public will gladly see this done &#8211; misfortune likes company. The situation will then shape itself thus: the Irish Volunteers who are pledged to fight conscription will either need to swallow their pledge, and see the young men of Ireland conscripted, or will need to resist conscription, and engage the military force of England at a time when England is at peace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is what the diplomacy of England is working for, what the stupidity of some of our leaders who imagine they are Wolfe Tones is making possible. It is our duty, it is the duty of all who wish to save Ireland from such shame or such slaughter to strengthen the hand of those of the leaders who are for action as against those who are playing into the hands of the enemy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are neither rash nor cowardly. We know our opportunity when we see it, and we know when it has gone. We know that at the end of this war England will have at least an army of one million men, or more than two soldiers for every adult male in Ireland. And these soldiers veterans of the greatest war in history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We shall not want to fight those men. We shall devote our attention to organizing their comrades who return to civil life, to organizing them into trade unions and Labour parties to secure them their rights in civil life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unless we emigrate to some country where there are men.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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