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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Le Front Populaire en Roumanie</title>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
par Barta &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Front Populaire en Roumanie
&lt;p&gt;par Barta&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large front populaire, contre l'attaque patronale, la guerre et le fascisme&#034;. Laissons pour le moment de c&#244;t&#233; le &#034;Front unique&#034;. Cette tactique r&#233;volutionnaire, clairement d&#233;finie par le III&#232;me et le IV&#232;me congr&#232;s de l'Internationale Communiste et que les staliniens d'ailleurs ont priv&#233; de tout contenu de combat, ne leur sert que pour mieux brouiller les cartes, pour mieux masquer le tournant pourri : l'abandon complet de la lutte de classe remplac&#233;e dor&#233;navant par le nouveau crit&#232;re : le statu quo sur tous les terrains. La lutte r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie c&#232;de la place &#224; une alliance de sommets avec les d&#233;mocrates les plus pourris pour la d&#233;fense du r&#233;gime actuel (dictature militaire) contre le fascisme, les actions r&#233;volutionnaires sont remplac&#233;es par des actions l&#233;gales sous pr&#233;texte qu'il faut &#034;utiliser&#034; la &#034;l&#233;galit&#233;&#034; ; et pour ne pas effrayer les alli&#233;s &#034;d&#233;mocrates&#034;, aussi bien dans la presse l&#233;gale qu'ill&#233;gale, le terme marxiste &#034;prol&#233;tariat&#034; est remplac&#233; par le terme vague (si cher aux fascistes ! ) de &#034;peuple laborieux&#034; ! Par son contenu, la presse ill&#233;gale ne se distingue en rien de la presse l&#233;gale, sinon par un langage plus impudent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir l'alliance des politiciens bourgeois &#034;d&#233;mocrates&#034; dans la &#034;lutte&#034; contre le fascisme, le Front Populaire devient le d&#233;fenseur du r&#233;gime existant en Roumanie, c'est-&#224;-dire de la dictature militaire qui y s&#233;vit, qui y condamne les ouvriers &#224; la terreur et &#224; la mis&#232;re compl&#232;te. Pour cela ils y ont d&#233;couvert ... des traces de d&#233;mocratie ! [2] Hier ces messieurs hurlaient qu'en Roumanie il y a un r&#233;gime fasciste, aujourd'hui, sur ordre de Moscou et microscope &#224; la main, ils d&#233;couvrent des &#034;traces&#034; de d&#233;mocratie, pour justifier leur bloc infecte avec des personnages odieux, tel ... Dobrescu, ancien maire de Bucarest, ou M. Petre Pandrea, l'exemple vivant du &#034;cam&#233;l&#233;on&#034; politique. [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement, le Front populaire n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; que partiellement. Les &#034;unitaires&#034; l'ont repouss&#233;, en lui opposant le &#034;front unique prol&#233;tarien&#034;. [4] D'accord sur le fond du probl&#232;me avec les communistes (collaboration avec les partis bourgeois), mais ne voulant &#224; aucun prix une action commune avec eux (malgr&#233; les efforts de ces derniers qui ont fait toutes les concessions pour obtenir leur adh&#233;sion), les social-d&#233;mocrates ont repouss&#233; le Front Populaire en lui opposant le &#034;Front d&#233;mocratique&#034; (c'est-&#224;-dire l'action commune des partis &#034;d&#233;mocratiques&#034; sans les communistes). Le Front populaire en Roumanie, c'est l'alliance du Parti communiste avec quelques &#233;l&#233;ments du parti national-paysan (on cherche &#224; y entra&#238;ner les dirigeants tel Mihalache [5], etc..., mais jusqu'&#224; pr&#233;sent ils ont refus&#233;), les &#034;Iunianistes&#034; [6], le parti de Gheorghe Br&#224;tianu,[7] et divers personnalit&#233;s d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant le front populaire &#224; l'&#339;uvre. Une premi&#232;re action a &#233;t&#233; men&#233;e pour obtenir l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Au lieu de d&#233;clencher une agitation intense dans le prol&#233;tariat en faveur des emprisonn&#233;s, ce qui aurait eu pour r&#233;sultat l'action directe du prol&#233;tariat, on a substitu&#233; &#224; cette lutte r&#233;volutionnaire l'action l&#233;gale. Des personnages tels Mme Elle Negruzzi &#034;premi&#232;re femme avocate&#034; (comme se plait &#224; le rappeler r&#233;cemment La Correspondance Balkanique) soutenue &#034;par toutes les forces d&#233;mocratiques du pays&#034;, ont commenc&#233; une campagne en mendiant au roi Carol, pour la journ&#233;e du 8 juin, [8] l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Ainsi, m&#234;me si l'amnistie avait &#233;t&#233; accord&#233;e, aux yeux des masses cela serait apparu comme une g&#233;n&#233;rosit&#233; de la part du roi, et aurait contribu&#233; &#224; relever son prestige. Bien entendu, aucune amnistie n'a &#233;t&#233; accord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me action de Front populaire, d'une importance beaucoup plus grande, c'est la manifestation du parti national-paysan, qui devait avoir lieu &#224; la veille de la rentr&#233;e parlementaire. Pour renverser le gouvernement T&#224;t&#224;rescu, les satrapes nationaux-paysans [9] ont annonc&#233; une grande manifestation, qui devrait r&#233;unir plusieurs dizaines de milliers de paysans &#224; Bucarest. Le Parti communiste a d&#233;cid&#233; d'appuyer cette manifestation, parce qu'elle est &#034;l'expression de l'indignation des masses&#034; ! Le gouvernement a naturellement interdit la manifestation, ainsi que celle des nationaux-chr&#233;tiens qui devait avoir lieu le m&#234;me jour (cette deuxi&#232;me manifestation avait pour but de neutraliser la premi&#232;re). Malgr&#233; cette interdiction, les chefs nationaux-paysans avaient annonc&#233; que la manifestation aurait lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quatre jours avant, effray&#233;s par la contre-manifestation des nationaux-chr&#233;tiens d'une part, ayant re&#231;u probablement aussi l'assurance du roi Carol que la succession leur reviendra prochainement, sous pr&#233;texte qu' &#034;apr&#232;s cette audience, la situation est compl&#232;tement chang&#233;e&#034;, ils d&#233;commandaient la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vue de cette manifestation, on a alert&#233; des couches larges de paysans, on leur promettait que la victoire de cette &#034;r&#233;volution&#034; leur apportera du nouveau, et tout cela, avec l'appui des communistes ! Naturellement, l'indignation des paysans adroitement exploit&#233;e par les fascistes de tout poil, se retourna non seulement contre le parti national-paysan, mais aussi contre son alli&#233;, le parti communiste. Extr&#234;mement &#233;difiant de la d&#233;ch&#233;ance compl&#232;te du parti communiste et ses rampements devant le parti national-paysan, est le fait qu'apr&#232;s avoir constat&#233; que &#034;cette attitude constitue une trahison&#034; (Correspondance Balkanique), au lieu de d&#233;noncer devant les masses prol&#233;tariennes et les paysans pauvres ce parti, il s'accroche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; lui (pour des raisons de politique ext&#233;rieure), sous pr&#233;texte qu'&#034;il faut aider le parti national-paysan &#224; comprendre la gravit&#233; de la d&#233;cision de sa direction, qui compose avec la camarilla (terme bourgeois pour d&#233;signer la clique bonapartiste) et lui faire comprendre la n&#233;cessit&#233; de sa participation &#224; un rassemblement antifasciste&#034; ! (Correspondance Balkanique, 25/11/1935, page 186)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Lothar Radaceanu (chef social-d&#233;mocrate) d'&#233;crire un article dans Lumea Noua en exprimant sa satisfaction que &#034;les communistes aient enfin appris qu'il est utile de collaborer avec un parti bourgeois&#034;, mais en regrettant toutefois qu'ils ne sachent pas encore &#034;quand et comment&#034; soutenir un parti bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; en sont les choses, voil&#224; o&#249; m&#232;ne la politique opportuniste qui ne profite qu'aux fascistes. Le m&#233;contentement de plus en plus grand des paysans pauvres contre les chers &#034;d&#233;mocrates&#034;, (ils ont appris &#224; leur propres d&#233;pens, pendant le gouvernement national-paysan, ce qu'ils valent en r&#233;alit&#233;) sous le fouet de la crise qui s'aggrave constamment, ne voyant pas d'issue &#224; gauche, parce qu'ils voient les communistes alli&#233;s &#224; leurs pers&#233;cuteurs, c'est vers les bandes fascistes qu'ils se tournent, et ces derniers revendiquent d&#233;j&#224; le pouvoir (bloc Vaida-Goga [10] &#224; la Chambre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de radicalisation &#224; la campagne, qui entra&#238;ne des couches de plus en plus larges, n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts. Mais le prol&#233;tariat &#233;cras&#233; de Roumanie, trahi par les social-d&#233;mocrates et par les staliniens, n'est pas capable d'entra&#238;ner les paysans pauvres des villages et la petite bourgeoisie opprim&#233;e des villes, dans la lutte contre la bourgeoisie. La t&#226;che actuelle, pour redresser le prol&#233;tariat est la m&#234;me que partout ailleurs : cr&#233;ation d'un parti r&#233;volutionnaire. Il se cr&#233;era dans la lutte contre le stalinisme et la social-d&#233;mocratie d'une part, contre le centrisme &#034;unitariste&#034; d'autre part. Cette lutte, les bolch&#233;viks-l&#233;ninistes roumains l'ont d&#233;j&#224; engag&#233;e, et par la justesse et intransigeance, ils r&#233;ussiront &#224; vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] En f&#233;vrier 1933, une gr&#232;ve avait &#233;clat&#233;e aux ateliers de &#034;Grivita&#034;, pour des revendications &#233;conomiques. Apr&#232;s une lutte enrag&#233;e, les cheminots ont r&#233;ussi &#224; arracher des concessions &#233;conomiques ; mais comme les r&#233;solutions de Moscou caract&#233;risaient la situation comme &#233;tant &#034;r&#233;volutionnaire&#034;, ainsi que pour des questions de prestige (la gr&#232;ve a &#233;t&#233; conduite au commencement par le social-d&#233;mocrate Bogatolu), les laquais qui dirigent le Parti communiste roumain ont pouss&#233; les choses &#224; l'aventure en demandant des revendications politiques telle que &#034;La Roumanie Sovi&#233;tique&#034;. En r&#233;ponse, le gouvernement, n'attendant qu'un bon pr&#233;texte, a fait fusiller quelques dizaines de travailleurs [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voici la d&#233;claration d'un bureaucrate du Parti communiste roumain : &#034;Tant que des journaux l&#233;gaux comme... peuvent para&#238;tre, il y a encore d&#233;mocratie&#034; [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Sa biographie, faite par le journal fasciste Ax&#224; [L'Axe] (&#034;O lichea de st&#226;nga&#034; [&#034;Une canaille de gauche&#034;]) nous apprend que ce triste personnage a chang&#233; plusieurs fois de th&#233;orie, correspondant &#224; diff&#233;rentes politiques [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Malgr&#233; leur position &#034;de principe&#034; juste sur le probl&#232;me (le groupe Popovici a m&#234;me &#233;t&#233; exclu comme partisan du Front populaire), les &#034;unitaires&#034; s'accrochant &#224; tout prix &#224; la l&#233;galit&#233; bourgeoise (leur journal a &#233;t&#233; suspendu par le gouvernement), ils n'ont pas lev&#233; le petit doigt pour lutter pour ces positions [Note de Barta].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#034;groupe Popovici&#034; &#233;tait le parti socialiste dissident fond&#233; en 1935 par le dirigeant syndical Constantin Popovici (1876-1940). Dans les ann&#233;es 1935-37 le Partidul Socialist (Popovici) participa &#224; l'action dirig&#233;e par le Parti communiste de Roumanie en vue de former un front commun de lutte antifasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Ion Mihalace (n&#233; en 1883) &#233;tait l'un des chefs historiques du Parti national-paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Du nom de Grigore Iunian (1882-1944), un politicien bourgeois membre du Partidul Radical-T&#224;r&#226;nesc (Parti radical-paysan). Il &#233;tablit des liens avec la camarilla du roi Carol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Gheorghe Br&#224;tianu (n&#233; en 1898) avait &#233;t&#233; l'un des fondateurs du Parti national-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Le 8 juin 1930 le roi Carol est revenu en Roumanie [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Il est suffisamment connu que leurs m&#233;thodes de gouvernement sont les m&#234;mes &#8211; souvent pires &#8211; que celles des lib&#233;raux [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Alexandru Vaida-Voevod (1872-1950) avait &#233;t&#233; l'un des dirigeants du Parti national-paysan. Premier ministre d&#232;s janvier 1933, il ordonna la r&#233;pression sanglante des gr&#232;ves de janvier-f&#233;vrier. Partisan de la Garde de Fer fasciste, en 1935 il rompit avec le Parti national-paysan pour former un groupement fascisant, le Frontul Rom&#226;nesc (Front roumain).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le front populaire en Roumanie</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article8000</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1936</dc:subject>
		<dc:subject>Barta</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
par Barta &lt;br class='autobr' /&gt;
Fin 1935 &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;Barta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1935&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large front populaire, contre l'attaque patronale, la guerre et le fascisme&#034;. Laissons pour le moment de c&#244;t&#233; le &#034;Front unique&#034;. Cette tactique r&#233;volutionnaire, clairement d&#233;finie par le III&#232;me et le IV&#232;me congr&#232;s de l'Internationale Communiste et que les staliniens d'ailleurs ont priv&#233; de tout contenu de combat, ne leur sert que pour mieux brouiller les cartes, pour mieux masquer le tournant pourri : l'abandon complet de la lutte de classe remplac&#233;e dor&#233;navant par le nouveau crit&#232;re : le statu quo sur tous les terrains. La lutte r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie c&#232;de la place &#224; une alliance de sommets avec les d&#233;mocrates les plus pourris pour la d&#233;fense du r&#233;gime actuel (dictature militaire) contre le fascisme, les actions r&#233;volutionnaires sont remplac&#233;es par des actions l&#233;gales sous pr&#233;texte qu'il faut &#034;utiliser&#034; la &#034;l&#233;galit&#233;&#034; ; et pour ne pas effrayer les alli&#233;s &#034;d&#233;mocrates&#034;, aussi bien dans la presse l&#233;gale qu'ill&#233;gale, le terme marxiste &#034;prol&#233;tariat&#034; est remplac&#233; par le terme vague (si cher aux fascistes ! ) de &#034;peuple laborieux&#034; ! Par son contenu, la presse ill&#233;gale ne se distingue en rien de la presse l&#233;gale, sinon par un langage plus impudent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir l'alliance des politiciens bourgeois &#034;d&#233;mocrates&#034; dans la &#034;lutte&#034; contre le fascisme, le Front Populaire devient le d&#233;fenseur du r&#233;gime existant en Roumanie, c'est-&#224;-dire de la dictature militaire qui y s&#233;vit, qui y condamne les ouvriers &#224; la terreur et &#224; la mis&#232;re compl&#232;te. Pour cela ils y ont d&#233;couvert ... des traces de d&#233;mocratie ! [2] Hier ces messieurs hurlaient qu'en Roumanie il y a un r&#233;gime fasciste, aujourd'hui, sur ordre de Moscou et microscope &#224; la main, ils d&#233;couvrent des &#034;traces&#034; de d&#233;mocratie, pour justifier leur bloc infecte avec des personnages odieux, tel ... Dobrescu, ancien maire de Bucarest, ou M. Petre Pandrea, l'exemple vivant du &#034;cam&#233;l&#233;on&#034; politique. [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement, le Front populaire n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; que partiellement. Les &#034;unitaires&#034; l'ont repouss&#233;, en lui opposant le &#034;front unique prol&#233;tarien&#034;. [4] D'accord sur le fond du probl&#232;me avec les communistes (collaboration avec les partis bourgeois), mais ne voulant &#224; aucun prix une action commune avec eux (malgr&#233; les efforts de ces derniers qui ont fait toutes les concessions pour obtenir leur adh&#233;sion), les social-d&#233;mocrates ont repouss&#233; le Front Populaire en lui opposant le &#034;Front d&#233;mocratique&#034; (c'est-&#224;-dire l'action commune des partis &#034;d&#233;mocratiques&#034; sans les communistes). Le Front populaire en Roumanie, c'est l'alliance du Parti communiste avec quelques &#233;l&#233;ments du parti national-paysan (on cherche &#224; y entra&#238;ner les dirigeants tel Mihalache [5], etc..., mais jusqu'&#224; pr&#233;sent ils ont refus&#233;), les &#034;Iunianistes&#034; [6], le parti de Gheorghe Br&#224;tianu,[7] et divers personnalit&#233;s d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant le front populaire &#224; l'&#339;uvre. Une premi&#232;re action a &#233;t&#233; men&#233;e pour obtenir l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Au lieu de d&#233;clencher une agitation intense dans le prol&#233;tariat en faveur des emprisonn&#233;s, ce qui aurait eu pour r&#233;sultat l'action directe du prol&#233;tariat, on a substitu&#233; &#224; cette lutte r&#233;volutionnaire l'action l&#233;gale. Des personnages tels Mme Elle Negruzzi &#034;premi&#232;re femme avocate&#034; (comme se plait &#224; le rappeler r&#233;cemment La Correspondance Balkanique) soutenue &#034;par toutes les forces d&#233;mocratiques du pays&#034;, ont commenc&#233; une campagne en mendiant au roi Carol, pour la journ&#233;e du 8 juin, [8] l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Ainsi, m&#234;me si l'amnistie avait &#233;t&#233; accord&#233;e, aux yeux des masses cela serait apparu comme une g&#233;n&#233;rosit&#233; de la part du roi, et aurait contribu&#233; &#224; relever son prestige. Bien entendu, aucune amnistie n'a &#233;t&#233; accord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me action de Front populaire, d'une importance beaucoup plus grande, c'est la manifestation du parti national-paysan, qui devait avoir lieu &#224; la veille de la rentr&#233;e parlementaire. Pour renverser le gouvernement T&#224;t&#224;rescu, les satrapes nationaux-paysans [9] ont annonc&#233; une grande manifestation, qui devrait r&#233;unir plusieurs dizaines de milliers de paysans &#224; Bucarest. Le Parti communiste a d&#233;cid&#233; d'appuyer cette manifestation, parce qu'elle est &#034;l'expression de l'indignation des masses&#034; ! Le gouvernement a naturellement interdit la manifestation, ainsi que celle des nationaux-chr&#233;tiens qui devait avoir lieu le m&#234;me jour (cette deuxi&#232;me manifestation avait pour but de neutraliser la premi&#232;re). Malgr&#233; cette interdiction, les chefs nationaux-paysans avaient annonc&#233; que la manifestation aurait lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quatre jours avant, effray&#233;s par la contre-manifestation des nationaux-chr&#233;tiens d'une part, ayant re&#231;u probablement aussi l'assurance du roi Carol que la succession leur reviendra prochainement, sous pr&#233;texte qu' &#034;apr&#232;s cette audience, la situation est compl&#232;tement chang&#233;e&#034;, ils d&#233;commandaient la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vue de cette manifestation, on a alert&#233; des couches larges de paysans, on leur promettait que la victoire de cette &#034;r&#233;volution&#034; leur apportera du nouveau, et tout cela, avec l'appui des communistes ! Naturellement, l'indignation des paysans adroitement exploit&#233;e par les fascistes de tout poil, se retourna non seulement contre le parti national-paysan, mais aussi contre son alli&#233;, le parti communiste. Extr&#234;mement &#233;difiant de la d&#233;ch&#233;ance compl&#232;te du parti communiste et ses rampements devant le parti national-paysan, est le fait qu'apr&#232;s avoir constat&#233; que &#034;cette attitude constitue une trahison&#034; (Correspondance Balkanique), au lieu de d&#233;noncer devant les masses prol&#233;tariennes et les paysans pauvres ce parti, il s'accroche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; lui (pour des raisons de politique ext&#233;rieure), sous pr&#233;texte qu'&#034;il faut aider le parti national-paysan &#224; comprendre la gravit&#233; de la d&#233;cision de sa direction, qui compose avec la camarilla (terme bourgeois pour d&#233;signer la clique bonapartiste) et lui faire comprendre la n&#233;cessit&#233; de sa participation &#224; un rassemblement antifasciste&#034; ! (Correspondance Balkanique, 25/11/1935, page 186)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Lothar Radaceanu (chef social-d&#233;mocrate) d'&#233;crire un article dans Lumea Noua en exprimant sa satisfaction que &#034;les communistes aient enfin appris qu'il est utile de collaborer avec un parti bourgeois&#034;, mais en regrettant toutefois qu'ils ne sachent pas encore &#034;quand et comment&#034; soutenir un parti bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; en sont les choses, voil&#224; o&#249; m&#232;ne la politique opportuniste qui ne profite qu'aux fascistes. Le m&#233;contentement de plus en plus grand des paysans pauvres contre les chers &#034;d&#233;mocrates&#034;, (ils ont appris &#224; leur propres d&#233;pens, pendant le gouvernement national-paysan, ce qu'ils valent en r&#233;alit&#233;) sous le fouet de la crise qui s'aggrave constamment, ne voyant pas d'issue &#224; gauche, parce qu'ils voient les communistes alli&#233;s &#224; leurs pers&#233;cuteurs, c'est vers les bandes fascistes qu'ils se tournent, et ces derniers revendiquent d&#233;j&#224; le pouvoir (bloc Vaida-Goga [10] &#224; la Chambre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de radicalisation &#224; la campagne, qui entra&#238;ne des couches de plus en plus larges, n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts. Mais le prol&#233;tariat &#233;cras&#233; de Roumanie, trahi par les social-d&#233;mocrates et par les staliniens, n'est pas capable d'entra&#238;ner les paysans pauvres des villages et la petite bourgeoisie opprim&#233;e des villes, dans la lutte contre la bourgeoisie. La t&#226;che actuelle, pour redresser le prol&#233;tariat est la m&#234;me que partout ailleurs : cr&#233;ation d'un parti r&#233;volutionnaire. Il se cr&#233;era dans la lutte contre le stalinisme et la social-d&#233;mocratie d'une part, contre le centrisme &#034;unitariste&#034; d'autre part. Cette lutte, les bolch&#233;viks-l&#233;ninistes roumains l'ont d&#233;j&#224; engag&#233;e, et par la justesse et intransigeance, ils r&#233;ussiront &#224; vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] En f&#233;vrier 1933, une gr&#232;ve avait &#233;clat&#233;e aux ateliers de &#034;Grivita&#034;, pour des revendications &#233;conomiques. Apr&#232;s une lutte enrag&#233;e, les cheminots ont r&#233;ussi &#224; arracher des concessions &#233;conomiques ; mais comme les r&#233;solutions de Moscou caract&#233;risaient la situation comme &#233;tant &#034;r&#233;volutionnaire&#034;, ainsi que pour des questions de prestige (la gr&#232;ve a &#233;t&#233; conduite au commencement par le social-d&#233;mocrate Bogatolu), les laquais qui dirigent le Parti communiste roumain ont pouss&#233; les choses &#224; l'aventure en demandant des revendications politiques telle que &#034;La Roumanie Sovi&#233;tique&#034;. En r&#233;ponse, le gouvernement, n'attendant qu'un bon pr&#233;texte, a fait fusiller quelques dizaines de travailleurs [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voici la d&#233;claration d'un bureaucrate du Parti communiste roumain : &#034;Tant que des journaux l&#233;gaux comme... peuvent para&#238;tre, il y a encore d&#233;mocratie&#034; [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Sa biographie, faite par le journal fasciste Ax&#224; [L'Axe] (&#034;O lichea de st&#226;nga&#034; [&#034;Une canaille de gauche&#034;]) nous apprend que ce triste personnage a chang&#233; plusieurs fois de th&#233;orie, correspondant &#224; diff&#233;rentes politiques [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Malgr&#233; leur position &#034;de principe&#034; juste sur le probl&#232;me (le groupe Popovici a m&#234;me &#233;t&#233; exclu comme partisan du Front populaire), les &#034;unitaires&#034; s'accrochant &#224; tout prix &#224; la l&#233;galit&#233; bourgeoise (leur journal a &#233;t&#233; suspendu par le gouvernement), ils n'ont pas lev&#233; le petit doigt pour lutter pour ces positions [Note de Barta].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#034;groupe Popovici&#034; &#233;tait le parti socialiste dissident fond&#233; en 1935 par le dirigeant syndical Constantin Popovici (1876-1940). Dans les ann&#233;es 1935-37 le Partidul Socialist (Popovici) participa &#224; l'action dirig&#233;e par le Parti communiste de Roumanie en vue de former un front commun de lutte antifasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Ion Mihalace (n&#233; en 1883) &#233;tait l'un des chefs historiques du Parti national-paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Du nom de Grigore Iunian (1882-1944), un politicien bourgeois membre du Partidul Radical-T&#224;r&#226;nesc (Parti radical-paysan). Il &#233;tablit des liens avec la camarilla du roi Carol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Gheorghe Br&#224;tianu (n&#233; en 1898) avait &#233;t&#233; l'un des fondateurs du Parti national-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Le 8 juin 1930 le roi Carol est revenu en Roumanie [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Il est suffisamment connu que leurs m&#233;thodes de gouvernement sont les m&#234;mes &#8211; souvent pires &#8211; que celles des lib&#233;raux [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Alexandru Vaida-Voevod (1872-1950) avait &#233;t&#233; l'un des dirigeants du Parti national-paysan. Premier ministre d&#232;s janvier 1933, il ordonna la r&#233;pression sanglante des gr&#232;ves de janvier-f&#233;vrier. Partisan de la Garde de Fer fasciste, en 1935 il rompit avec le Parti national-paysan pour former un groupement fascisant, le Frontul Rom&#226;nesc (Front roumain).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Trotskisme en Roumanie</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7857</link>
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		<dc:date>2024-02-16T23:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>IV&#176; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>Trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trotskisme en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 3 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 4 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 5 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 6 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 7 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 8 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 9 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 10 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 11 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 12 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 13 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 14&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - TRAVAILLEURS SANS FRONTIERES - WORKERS HAVE NO FRONTIERS AND A WORLD TO CONQUER&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trotskisme en Roumanie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1935/11/barta_19351100.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1936/05/roumanie_19360500.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1936/05/barta_19360522.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1925/02/Roumanie_Bessarabie.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/bios/barta.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.le-livre.fr/livres/fiche-r320155913.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Category:Romanian_Trotskyists&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Georgescu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovsky&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/%C8%98tefan_Voitec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://books.google.fr/books?id=_eUtQjseKaIC&amp;pg=PA667&amp;lpg=PA667&amp;dq=trotskyism+romania&amp;source=bl&amp;ots=AhRMQ--QPD&amp;sig=ACfU3U1fncPAPeQrDWAH8n5RoO33_CYk8A&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjWl4-IwrT3AhVGz4UKHWKQBL0Q6AF6BAgCEAM#v=onepage&amp;q=trotskyism%20romania&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3985&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5514&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article576&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question juive en Roumanie</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article7833</link>
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		<dc:date>2022-04-07T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelques &#233;crits int&#233;ressants sur la question juive en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie) &lt;br class='autobr' /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
ht&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique96" rel="directory"&gt;09 - RELIGION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot98" rel="tag"&gt;Religion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques &#233;crits int&#233;ressants sur la question juive en Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2007-1-page-379.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2007-1-page-379.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2016/01/19/20-janvier-1941-la-question-juive-provoque-la-guerre-civile-en-roumanie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2016/01/19/20-janvier-1941-la-question-juive-provoque-la-guerre-civile-en-roumanie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/europe/20210628-80-ans-apr%C3%A8s-le-terrifiant-pogrom-de-ia%C8%99i-la-roumanie-se-confronte-%C3%A0-son-pass%C3%A9-antis%C3%A9mite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/europe/20210628-80-ans-apr%C3%A8s-le-terrifiant-pogrom-de-ia%C8%99i-la-roumanie-se-confronte-%C3%A0-son-pass%C3%A9-antis%C3%A9mite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2003_num_71_1_920&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2003_num_71_1_920&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://perspectivia.net/servlets/MCRFileNodeServlet/pnet_derivate_00000837/9783737009775.203.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://perspectivia.net/servlets/MCRFileNodeServlet/pnet_derivate_00000837/9783737009775.203.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2011-1-page-16.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2011-1-page-16.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/16/juin-1941-en-roumanie-le-cauchemar-antisemite-devenu-realite_6026135_3246.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/16/juin-1941-en-roumanie-le-cauchemar-antisemite-devenu-realite_6026135_3246.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova - Histoire des Roms de Roumanie : Sept si&#232;cles d'oppression</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article6377</link>
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		<dc:date>2019-03-17T14:12:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune &lt;br class='autobr' /&gt;
Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova [1] &lt;br class='autobr' /&gt;
Particulele din India, &#238;ntre anii 800 &#537;i 950, se estimeaz&#259; c&#259; romii [2] sosesc &#238;n Europa de sud-est &#238;n ultimul trimestru al secolului al XIII-lea. Sosi&#539;i ca oameni liberi &#238;n Principatul &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;, ei aduc cu ei m&#259;iestrie (mai ales &#238;n lucrarea de fier) a Indiei &#537;i a Europei bizantine. Aceast&#259; venire a muncitorilor califica&#539;i este apoi o binecuv&#226;ntare pentru domnii vlah &#537;i moldoveni (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Esclaves Slaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune
&lt;p&gt;Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova [1]&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Particulele din India, &#238;ntre anii 800 &#537;i 950, se estimeaz&#259; c&#259; romii [2] sosesc &#238;n Europa de sud-est &#238;n ultimul trimestru al secolului al XIII-lea. Sosi&#539;i ca oameni liberi &#238;n Principatul &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;, ei aduc cu ei m&#259;iestrie (mai ales &#238;n lucrarea de fier) a Indiei &#537;i a Europei bizantine. Aceast&#259; venire a muncitorilor califica&#539;i este apoi o binecuv&#226;ntare pentru domnii vlah &#537;i moldoveni care au nevoie de for&#539;&#259; de munc&#259;. Lorzii feudali, &#238;n primul r&#226;nd f&#259;r&#259; temei juridic, &#238;ncep s&#259;-i &#238;nrobeasc&#259; pe ace&#537;ti oameni. Din ce &#238;n ce mai multe m&#259;suri severe sunt luate de proprietari de terenuri, lords &#537;i m&#259;n&#259;stiri pentru a for&#539;a aceast&#259; for&#539;&#259; de munc&#259; s&#259; r&#259;m&#226;n&#259; pe teren. Trebuie remarcat faptul c&#259;, &#238;n fa&#539;a sclaviei, romii au &#238;ncercat s&#259; fug&#259; &#238;n Germania sau &#238;n Polonia, dar din cauza tenului lor plictisitor, ei erau considera&#539;i &#034;musulmani&#034; &#537;i, &#238;n fa&#539;a cruzimii, le-au f&#259;cut s&#259; se ascund&#259; &#238;n mun&#539;ii Carpa&#539;ilor, unde au c&#259;zut &#238;napoi &#238;n m&#226;inile sclavi&#537;tilor. Prima &#238;nregistrare scris&#259; a acestei sclavi dateaz&#259; din domnia lui Rudolf IV &#238;n 1331-1355, unde romii sunt descri&#537;i ca fiind de&#539;inute de m&#259;n&#259;stiri &#537;i proprietari de p&#259;m&#226;nt. Dar numai &#238;n timpul domniei lui Vasile Lupul Moldovei (1634-1654) a fost instituit&#259; o lege de patruzeci de puncte privind sclavii romi. &#206;ncep&#226;nd cu anul 1500, termenul rom&#226;nesc Tsigan devine sinonim cu sclavul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sclavii sunt apoi &#238;mp&#259;r&#539;i&#539;i &#238;n ogor tsigani, sclavi din c&#226;mp &#537;i casali tsigani, sclavi domestici, cei din urm&#259; subdiviza&#539;i &#238;n domne&#537;ti sclavi, sclavi ai nobililor, sclavi curte, sclavi monastivesti, sclavi ai sclavilor Biserica, etc ... Sclavii sunt apoi supu&#537;i diferitelor lucr&#259;ri, cum ar fi muncitori, s&#259;p&#259;tori de aur, fierari, servitori, buc&#259;tari, du&#537;mani sau muzicieni. Trebuie remarcat faptul c&#259;, &#238;n timp ce unii romi erau folosi&#539;i ca muzicieni, era interzis pentru cei care aveau un alt loc de munc&#259; s&#259; de&#539;in&#259; instrumente muzicale. Trecerea Moldovei &#537;i &#538;&#259;rii Rom&#226;ne&#537;ti sub domina&#539;ie turceasc&#259; &#238;n secolul al XVI-lea (p&#259;str&#226;nd &#238;n acela&#537;i timp autonomia relativ&#259;), sub conducerea otoman&#259; direct&#259; &#238;n secolul al XVIII-lea, nu sa schimbat mult pentru sclavii romi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n al 19-lea, codul lui Vasile cel Wolf este uitat, astfel &#238;nc&#226;t apar noi reglement&#259;ri. Astfel, &#238;n 1818, Codul penal valah include urm&#259;toarele articole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sec&#539;iunea 2 : Tiganii s-au n&#259;scut sclavi. Sec&#539;iunea a 3-a : Fiecare copil n&#259;scut dintr-o mam&#259; slave este o sec&#539;ie sclav&#259; 5 : Fiecare proprietar are dreptul s&#259;-&#537;i v&#226;nd&#259; sau s&#259;-&#537;i dea slavii Sec&#539;iunea 6 : Orice &#539;igan f&#259;r&#259; proprietar este proprietatea Prin&#539;ului. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Codul penal al Moldovei din 1833 prevede :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sec&#539;iunea II.154 : C&#259;s&#259;toriile legale nu pot avea loc &#238;ntre persoane libere &#537;i sclavi. Sec&#539;iunea II.162 : C&#259;s&#259;toriile &#238;ntre sclavi nu pot avea loc f&#259;r&#259; consim&#539;&#259;m&#226;ntul proprietarilor lor. Sec&#539;iunea II.174 : Pre&#539;ul unui sclav va fi stabilit de instan&#539;&#259; &#238;n func&#539;ie de v&#226;rsta, starea &#537;i profesia sa. &#034; Romii sunt v&#226;ndu&#539;i &#537;i cump&#259;ra&#539;i la targurile de sclavi, pre&#539;ul din 19 fiind de obicei o moned&#259; de aur pe kilogram, indiferent de leg&#259;turile de familie care unesc romii &#238;ntre ei (&#238;n ciuda unei legi din 1757 care interzice vinde&#539;i copii separat de p&#259;rin&#539;i), cel mai adesea &#034;lot&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n aceast&#259; privin&#539;&#259;, Kogalniceanu, un tsiganolog rom&#226;n din secolul al XIX-lea, scrie : &#034;C&#226;nd eram t&#226;n&#259;r, am v&#259;zut pe str&#259;zile Ia&#537;i fiin&#539;e umane cu m&#226;inile &#537;i picioarele &#238;nl&#259;n&#539;uite, unii chiar purt&#226;nd inele de fier &#238;n jurul g&#226;tului &#537;i g&#226;tului. cap. Pedepsele crude de biciuire, de foame, de fumat, de &#539;intire goal&#259; &#238;n z&#259;pad&#259; sau &#238;n r&#226;ul &#238;nghe&#539;at, au fost tratamentul aplicat tiganilor. Sfin&#539;enia c&#259;s&#259;toriilor lor &#537;i leg&#259;turile lor de familie nu au fost respectate. Femeia a fost rupt&#259; de la so&#539;ul ei, fat&#259; a fost separat&#259; for&#539;at de mama ei, copiii au fost smul&#537;i din bra&#539;ele p&#259;rin&#539;ilor lor, separa&#539;i &#537;i v&#226;ndu&#539;i &#238;n toate p&#259;r&#539;ile Rom&#226;niei. Nici b&#259;rba&#539;ii, nici legile nu au mil&#259; de aceste fiin&#539;e umane nefericite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;C&#259;s&#259;toriile&#034; dintre romi sunt aranjate cel mai adesea &#238;ntre proprietari pentru reproducerea simpl&#259;, un preot care formalizeaz&#259; uniunea &#238;nainte de a fi for&#539;at s&#259; se reproduc&#259;. Dac&#259; codul lui Vasile cel Wolf prevede c&#259; &#034;un &#539;igan care violeaz&#259; un alb trebuie s&#259; fie ars &#238;n via&#539;&#259;&#034;, proprietarii nu ezit&#259; s&#259;-l violeze pe sclavi, astfel &#238;nc&#226;t &#238;n secolul al XIX-lea, jurnalistul francez F&#233;lix Colson noteaz&#259; c&#259; mul&#539;i Sclavii romi sunt blonzi. Pentru a ob&#539;ine o idee despre condi&#539;iile de trai ale sclavilor, putem men&#539;iona pe F&#233;lix Colson, care, vizit&#226;nd un baron rom&#226;n, indic&#259; &#238;n memoriile sale c&#259; &#034;mizeria este at&#226;t de trup&#259; &#238;nc&#226;t s&#259; le priveasc&#259;, pierde apetitul &#034;. Trebuie remarcat c&#259;, de&#537;i legea nu permitea unui baron s&#259;-l ucid&#259; pe sclavul s&#259;u, aceast&#259; practic&#259; era totu&#537;i obi&#537;nuit&#259; (legea nu interzice oricum pedeapsa corporal&#259;, care ar putea termina &#238;n moartea sclavului). &lt;br class='autobr' /&gt;
Spre Desrrobireja (emancipare) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foarte adesea, povestea unui popor asuprit este scris&#259; doar ca succesiunea opresiunilor pe care le supun, f&#259;r&#259; nici o problem&#259; de rezisten&#539;&#259;. Acest mod de scriere a istoriei, chiar dac&#259; este realizat pentru un scop progresist, poate, cu toate acestea, s&#259; transmit&#259; ideea c&#259; cei oprima&#539;i ar fi &#034;&#238;n mod natural&#034; supu&#537;i. Prin urmare, este important s&#259; subliniem faptul c&#259; nu to&#539;i romii sufer&#259; sclaviv &#238;n mod pasiv. Astfel, &#238;n Carpa&#539;i, romii elibera&#539;i sau evacua&#539;i, uneori lega&#539;i de Gadje [3], au format comunit&#259;&#539;i semi-nomade, Netoci. Considerate de ideologia dominant&#259; drept &#034;cei mai depravi&#539;i&#034; romi, acuza&#539;i de canibalism [4], ei sunt v&#259;zu&#539;i ca eroi de c&#259;tre poporul romani supus sclaviei. Mai mult, c&#226;nd la &#238;nceputul secolului al XIX-lea baronii au &#238;ncercat s&#259;-i reduc&#259; din nou la sclavie, Netoci s-au angajat &#238;ntr-un r&#259;zboi de gheril&#259; care se va sf&#226;r&#537;i numai cu desfiin&#539;area sclaviei. Au avut loc &#537;i multe revolte de sclavi &#238;mpotriva proprietarilor lor [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#536;i &#238;n societatea rom&#226;neasc&#259; se dezvolt&#259; idei progresiste, iar vocile &#238;ncep s&#259; fie auzite pentru a denun&#539;a sclavia. Astfel, Kogalniceanu a scris &#238;n 1837 : &#034;Europenii organizeaz&#259; societ&#259;&#539;i filantropice pentru abolirea sclaviei &#238;n America, iar pe propriul lor continent 400.000 de &#539;igani sunt &#539;inti&#539;i &#238;n sclavie&#034;. &#206;n plus, trecerea de la modul feudal de produc&#539;ie la modul de produc&#539;ie capitalist face sclavia din ce &#238;n ce mai dep&#259;&#537;it&#259;. Proprietarii de terenuri &#537;i Biserica &#238;ncep s&#259;-&#537;i elibereze sclavii, prefer&#226;nd o for&#539;&#259; de munc&#259; salariat&#259;. Astfel, &#238;n 1844, Biserica Moldovei &#537;i-a eliberat sclavii, imita&#539;i &#238;n 1847 de Biserica Valahiei. Revolu&#539;ia burghez&#259; democratic&#259; din 1848 a fost condus&#259; de &#034;bonjouristii&#034;, patrio&#539;i radicali, &#238;mpotriva Imperiului otoman. Liderii revolu&#539;ionari proclamau c&#259; &#034;poporul rom&#226;n respinge practica inuman&#259; &#537;i barbar&#259; a propriet&#259;&#539;ii sclavice &#537;i anun&#539;&#259; eliberarea imediat&#259; a tuturor &#539;iganilor apar&#539;in&#226;nd proprietarilor priva&#539;i&#034;. Dar, &#238;nc&#259; din 1849, for&#539;ele turce&#537;ti din sud &#537;i ru&#537;ii din nord au reocupat cele dou&#259; principate &#537;i au reintrodus vechile legi, inclusiv sclavia. Baronii sosesc f&#259;r&#259; mari dificult&#259;&#539;i s&#259; &#238;&#537;i recupereze fo&#537;tii sclavi. Cu toate acestea, &#238;n ciuda reac&#539;iei, lupta pentru abolirea sclaviei continu&#259;, iar sclavia devine ilegal&#259; la 23 decembrie 1855 &#238;n Moldova &#537;i la 8 februarie 1856 &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1856, Tratatul de la Paris a recunoscut autonomia celor dou&#259; provincii rom&#226;ne&#537;ti &#238;n cadrul Imperiului Otoman. Noul lider al provinciilor, numit Rom&#226;nia din 1861, prin&#539;ul Ioan Alexandru Couza, stabile&#537;te din nou sclavia pentru romi &#537;i ierarhia pentru &#539;&#259;rani. Abia &#238;n 1864, dup&#259; lovitura de stat condus&#259; de Koglniceanu, sclavia &#537;i iob&#259;garea au fost definitiv anulate &#238;n Rom&#226;nia. Reprezent&#226;nd cea mai radical&#259; aripa a burgheziei, Koglniceanu a prev&#259;zut chiar o reform&#259; agrar&#259; care, teoretic, ar trebui s&#259; beneficieze de iobagi &#537;i sclavi liberi. &#206;n prezent, cele mai reactive fac&#539;iuni ale burgheziei &#537;i ale baronilor au complotat s&#259; dea putere &#238;n februarie 1866 regelui Charles I al lui Hohenzollern. &#206;n plus, &#238;n ciuda autonomiei, Rom&#226;nia r&#259;m&#226;ne foarte dependent&#259; de Imperiul Otoman &#537;i de structurile sale feudale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Astfel, chiar elibera&#539;i de sclavie, romii continu&#259; s&#259; tr&#259;iasc&#259; &#238;n condi&#539;ii dramatice. Mul&#539;i sunt romii care au fugit din &#539;ar&#259;, tem&#226;ndu-se s&#259; se &#238;ntoarc&#259; la sclavie, mai &#238;nt&#226;i &#238;n &#539;&#259;rile vecine, apoi &#238;n Scandinavia sau Europa de Vest, chiar &#537;i &#238;n America. Romii care nu p&#259;r&#259;sesc Rom&#226;nia locuiesc de obicei &#238;n satele &#238;n care locuiau c&#226;nd erau sclavi &#238;n apropierea m&#259;n&#259;stirilor. Toate rapoartele timpului vorbesc despre mizeria &#238;n care tr&#259;iesc romii : &#238;mbr&#259;ca&#539;i &#238;n c&#226;rpe, supu&#537;i foamei, &#034;libertatea&#034; ofer&#259; romilor un statut cu mult mai de invidiat dec&#226;t cel pe care l-au cunoscut ca sclavi. Pe l&#226;ng&#259; s&#259;r&#259;cie, romii trebuie s&#259; sufere rasism &#238;mpotriva lor. De exemplu, doi c&#259;l&#259;tori americani, la &#238;nceputul secolului al XX-lea, spun c&#259;, atunci c&#226;nd au oferit ciocolat&#259; celor doi mici cer&#537;etori de rromi, cei doi copii au fugit strig&#226;nd &#034;Moarte ! Moarte ! (Moartea, moartea !) &#206;ntr-adev&#259;r, de multe ori dup&#259; &#034;emanciparea&#034; lor, romilor le-au fost oferite m&#226;ncare otr&#259;vit&#259;, un mijloc folosit pentru a sc&#259;pa de ele, astfel &#238;nc&#226;t una dintre primele lec&#539;ii pe care le cunosc copiii romi Timpul este s&#259; nu accepta&#539;i niciodat&#259; alimente de la un str&#259;in.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la sf&#226;r&#537;itul secolului al XIX-lea, romii, &#238;n special cei care au reu&#537;it s&#259; studieze, au &#238;nceput s&#259; se organizeze pentru a cere egalitatea cu gadjele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dictatura lui Antonescu &#537;i deportarea &#238;n Transnistria&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n aceast&#259; atmosfer&#259; de mizerie &#537;i rasism, romii traverseaz&#259; istoria Rom&#226;niei, independen&#539;a ei (recunoscut&#259; de Congresul de la Berlin &#238;n 1878), participarea Rom&#226;niei la primul r&#259;zboi mondial &#238;ntre anii 1916-1918 laturile alia&#539;ilor, apoi ata&#537;amentul Rom&#226;niei la Bucovina &#537;i Transilvania (preluat din Ungaria), precum &#537;i din Basarabia (dus &#238;n Rusia).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n fa&#539;a crizei mondiale din 1929 &#537;i a grevelor muncitorilor care contracareaz&#259; mizeria (inclusiv grevele feroviare &#537;i lucr&#259;torii din industria petrolier&#259;), partidul &#034;G&#259;rzii de Fier&#034;, un grup fascist creat &#238;n anii 20 de Horia Sima (inclusiv Ionesco, Mircea Eliane &#537;i Cioran) este sus&#539;inut&#259; de o parte din ce &#238;n ce mai mare a burgheziei. O atmosfer&#259; rasist&#259; devine din ce &#238;n ce mai greoaie &#238;n &#539;ar&#259;, cu pogromuri frecvente &#238;n Moldova &#537;i Basarabia &#238;mpotriva evreilor &#537;i a romilor. Prin influen&#539;a nazismului &#537;i &#238;n special a tezelor lui Ritter, rasismul anti-romi construie&#537;te un corpus &#034;&#537;tiin&#539;ific&#034; ideologic. Nu mai este doar o chestiune de descriere a romilor drept &#034;ho&#539;i&#034; &#537;i a so&#539;iilor acestora ca &#034;dezn&#259;dejde&#034;, ci, ca &#537;i Ion Facaoaru, principalul teoretician rom&#226;n al rasismului anti-rom, pentru a lupta &#238;mpotriva &#034;pericolului &#539;iganilor&#034; &#034;s&#259;r&#259;cirea genetic&#259; a poporului rom&#226;n&#034;. &#206;nc&#259; din 1938, a fost creat un Comisariat General pentru Minorit&#259;&#539;i, cu o responsabilitate deosebit&#259; pentru &#034;&#238;ntrebarea &#539;iganilor&#034;. Universit&#259;&#539;ile, &#238;n special cea a Clujului, se &#238;ndreapt&#259; spre studiul antropologiei eugenice. Ideologia &#034;s&#226;ngelui pur&#034; al &#034;rasei rom&#226;ne&#034; amenin&#539;at&#259; de &#034;impuritatea &#539;iganilor&#034; se dezvolt&#259;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n 1940, regele Carol al II-lea a abdicat &#238;n favoarea fiului s&#259;u Mihai I, care a chemat la putere pe fascistul Antonescu, sus&#539;inut de Garda de Fier, care sa proclamat el &#238;nsu&#537;i Conduc&#259;tor al Rom&#226;niei, &#238;n timp ce URSS, &#238;n cadrul Pactul german-sovietic ocup&#259; Basarabia &#537;i Bucovina, iar Horty-ul fascist al Ungariei se &#238;nvecineaz&#259; cu nordul Transilvaniei. Rom&#226;nia devine stat na&#539;ional &#034;legionar&#034; &#537;i este aliat cu Germania nazist&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n anul 1940, Ministerul de Interne a interzis romilor &#034;nomazi&#034; s&#259; &#034;se hr&#259;neasc&#259; &#238;n timpul iernii&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1941, Hitler a oferit Transnistriei &#238;n Rom&#226;nia, ca o compensa&#539;ie pentru Transilvania. &#206;n acela&#537;i an a fost instituit&#259; sterilizarea femeilor rome. &#206;n mai 1942, Antonescu a ordonat un recens&#259;m&#226;nt general al popula&#539;iei rome, 208.700 de romi fiind enumerate &#238;n &#539;ar&#259;. La 1 iunie, a &#238;nceput deportarea romilor &#034;nomazi &#537;i semi-nomazi&#034; din Transnistria. La 11 august, inspectorul general al recens&#259;m&#226;ntului afirm&#259; c&#259; 84% dintre romii &#034;nomazi &#537;i semi-nomazi&#034; au str&#259;b&#259;tut Nistrul. Comenzile precizeaz&#259; c&#259; nu vor informa &#238;n niciun fel deporta&#539;ii la destina&#539;ie. Odat&#259; ajuns &#238;n Basarabia, trebuie s&#259;-&#537;i schimbe banii &#238;n Reichsmarks &#537;i apoi sunt repartiza&#539;i &#238;ntr-o localitate. Un primar al comunei a publicat &#238;n 1945 amintirile sale despre aceast&#259; perioad&#259; : &#034;La sf&#226;r&#537;itul lunii august 1942 a &#238;nceput s&#259; soseasc&#259; la Trihai, pe r&#226;ul Bug, Roma. Acestea au fost distribuite &#238;n fermele din jur ; &#238;ntr-o s&#259;pt&#259;m&#226;n&#259; au fost cincisprezece mii de romi s&#259; ajung&#259;. Ei se aflau &#238;ntr-o stare de mizerie incredibil&#259;. Au fost mul&#539;i b&#259;tr&#226;ni, unii erau goi. Din 12 septembrie 1942 a &#238;nceput deportarea romilor sedentari. Sunt deporta&#539;i cu trenul, inclusiv copiii ne&#238;nso&#539;i&#539;i. Ei au voie s&#259; ia doar o singur&#259; bucat&#259; de bagaj de m&#226;n&#259;, restul (terenuri, case, animale etc.) este confiscat. R&#226;ndul sedentar de romi dureaz&#259; opt zile. Singurii romi care evit&#259; deportarea sunt cei ai familiilor solda&#539;ilor, o m&#259;sur&#259; luat&#259; &#238;n urma revoltelor solda&#539;ilor romi de pe front, c&#226;nd au aflat despre deportarea familiilor lor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n Transnistria, condi&#539;iile de trai sunt dramatice : foametea, frigul &#537;i tifosul, f&#259;r&#259; a men&#539;iona pe aceia care sunt uci&#537;i deoarece &#238;ncearc&#259; s&#259; scape. Unii, inclusiv iernile, erau goi. Foametea este de a&#537;a natur&#259; &#238;nc&#226;t unii romi m&#259;n&#226;nc&#259; cai, &#238;n timp ce pentru majoritatea acestora carnea de cal este tabu. &#206;ntre 1941 &#537;i 1943, trei sute de mii de evrei au fost deporta&#539;i &#537;i &#238;n Transnistria. P&#226;n&#259; la sf&#226;r&#537;itul anului 1943, Antonescu a &#238;n&#539;eles c&#259; Germania nu va c&#226;&#537;tiga r&#259;zboiul, deport&#259;rile au &#238;ncetat, iar regele Mihai a dizolvat guvernul Antonescu la 23 august 1944 &#537;i a declarat r&#259;zboi Germaniei. Din 1941 p&#226;n&#259; &#238;n 1943, aproximativ 36 000 de romi au murit &#238;n deportare &#238;n Transnistria [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalinismului&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armisti&#539;iul a fost semnat la 13 septembrie 1944, iar ministrul de interne a cerut romilor s&#259; &#238;&#537;i reia activitatea tradi&#539;ional&#259; &#238;n Rom&#226;nia. &#206;n 1948, Rom&#226;nia a devenit o democra&#539;ie popular&#259; sub jugul URSS stalinist. Multe asasinate, torturi, arest&#259;ri arbitrare etc. sunt organizate pentru a permite unui PC care a adunat doar c&#226;teva sute de membri &#238;n 1945 pentru a-&#537;i lua puterea. Nu pare c&#259; sub autoritatea lui Gheorghiu Dej, apoi secretar al PCR, exist&#259; o diferen&#539;&#259; &#238;ntre soarta rezervat&#259; romilor &#537;i celor ale altor cet&#259;&#539;eni din Rom&#226;nia, discriminarea rasist&#259; fiind &#238;ndreptat&#259; &#238;n special &#238;mpotriva maghiarilor, S&#226;rbii sau croa&#539;ii. Rromii r&#259;m&#226;n totu&#537;i &#238;n principal folosi&#539;i ca muncitori necalifica&#539;i ai industriei &#537;i agriculturii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1965, Nicolae Ceau&#537;escu a preluat conducerea PC-ului. Rom&#226;nia are cea mai puternic&#259; cre&#537;tere economic&#259; din toate &#539;&#259;rile europene &#537;i se distan&#539;eaz&#259; de URSS. Singura &#539;ar&#259; din Pactul de la Var&#537;ovia care nu &#537;i-a trimis tancurile &#238;n Praga &#238;n 1968, Rom&#226;nia lui Ceau&#537;escu a devenit cea mai potrivit&#259; &#539;ar&#259; din est pentru Occident. De Gaule, &#238;n c&#259;l&#259;toria oficial&#259; &#238;n Rom&#226;nia &#238;n 1968, proclam&#259; &#034;Rom&#226;nia pentru rom&#226;ni&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai degrab&#259; independent de URSS, Rom&#226;nia dezvolt&#259; o ideologie ultra-na&#539;ionalist&#259;. Ceau&#537;escu declar&#259; &#238;n mod repetat superioritatea cursei &#034;Dace&#034; [7]. &#206;n afar&#259; de campania na&#539;ional&#259; din 1977 care a confiscat toate aurul (&#238;n particular bijuterii) apar&#539;in&#226;nd romilor, exist&#259; pu&#539;ine documente despre situa&#539;ia particular&#259; a romilor &#238;n timpul dictaturii lui Ceau&#537;escu, dar se dovede&#537;te un fapt : dintre cei 80.000 de copii g&#259;site &#238;n orfelinatele din Rom&#226;nia &#238;n anul 1990 (de fapt domiciliile autentice), 80% erau copii romi (&#238;n timp ce romii reprezint&#259; doar 10% p&#226;n&#259; la 20% din popula&#539;ia rom&#226;neasc&#259;). &#536;i &#537;tim condi&#539;iile &#034;vie&#539;ii&#034; &#238;n aceste orfelinate : un minim de aten&#539;ie, &#238;ngrijire &#537;i confort, epidemii de SIDA, hepatit&#259; &#537;i holer&#259; cauzate de echipamente de transfuzie nesterile etc. Deci, se estimeaz&#259; c&#259; &#238;ntre 50 &#537;i 60% din rata anual&#259; a mortalit&#259;&#539;ii &#238;n aceste orfelinate. Potrivit articolului lui Ian Hancok, &#034;Rasa domnilor lui Ceau&#537;escu &#537;i a for&#539;ei de munc&#259; robotice &#539;ig&#259;ne&#537;ti&#034;, acest num&#259;r incredibil de mare de copii romi din aceste orfelinate ar fi rezultatul unei politici consecvente rasiste a regimului totalitar. &#206;n numele superiorit&#259;&#539;ii rasiale a dacilor, ar fi fost necesar s&#259; transform&#259;m romii &#238;ntr-un popor al slujitorilor servili, cu un statut apropiat de cel al sclaviei, iar aceste orfelinate ar fi fost destinate s&#259; extermine surplusul muncii rom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la &#034;revolu&#539;ie&#034; p&#226;n&#259; &#238;n prezent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revolu&#539;ia rom&#226;neasc&#259; din decembrie 1989 a fost &#238;n cele din urm&#259; o lovitur&#259; de stat, o clique aproape de puterea de a sc&#259;pa de cuplul Ceau&#537;escu. C&#259;derea regimului Ceau&#537;escu este marcat&#259; de o atmosfer&#259; de rasism, dintre care romii sunt primele victime. Zvonurile circul&#259; c&#259; romii ar fi to&#539;i agen&#539;i ai Securit&#259;&#539;ii sau chiar c&#259; Ceau&#537;escu &#238;nsu&#537;i ar fi fost un rom. &#206;n acela&#537;i timp, presa continu&#259; s&#259; publice articole despre mul&#539;imea de romi, f&#259;r&#259; bilete, dar &#238;narmate cu cu&#539;ite, care ar face teroare pe trenul Sofia-Bucure&#537;ti sau c&#259; Orient Express ar trebui s&#259; fie plasat sub supravegherea poli&#539;iei pentru a evita Raidurile romilor. &#206;n aceast&#259; atmosfer&#259; de ur&#259; rasist&#259;, mul&#539;i rom&#226;ni sunt, de asemenea, con&#537;tien&#539;i de faptul c&#259; sf&#226;r&#537;itul regimului Ceau&#537;escu se materializeaz&#259; &#238;n esen&#539;&#259; prin condi&#539;ii de via&#539;&#259; &#537;i mai precare. De atunci, &#238;n &#238;ntreaga &#539;ar&#259; se dezvolt&#259; o adev&#259;rat&#259; campanie de pogromuri &#238;mpotriva romilor. La 24 decembrie 1989, &#238;n satul Virghie, s&#259;tenii ucid doi romi &#537;i &#238;&#537;i ardeau casa. La Turulung, la 11 ianuarie 1990 au fost incendiate 36 de case apar&#539;in&#226;nd romilor. La 29 ianuarie au fost focate cinci case &#238;n Reghin, patru romi au fost uci&#537;i &#537;i &#537;ase case au fost arse &#238;n Lunga la 5 februarie &#537;i a&#537;a mai departe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;ntre 13 &#537;i 15 iunie, minorii au fost lua&#539;i cu trenul &#238;n Bucure&#537;ti de c&#259;tre guvern pentru a opri protestele &#238;mpotriva lui Illescu (apoi &#537;ef al guvernului). Supraveghea&#539;i de ofi&#539;eri de poli&#539;ie, ace&#537;ti mineri s-au deplasat &#537;i la a&#537;ez&#259;rile de romi din suburbiile Bucure&#537;tiului : taberele au fost distruse, b&#259;rba&#539;ii b&#259;tut p&#226;n&#259; c&#226;nd au pierdut cuno&#537;tin&#539;a &#537;i femeile au fost violate. Mul&#539;i romi au fost apoi &#238;ncarcera&#539;i &#537;i elibera&#539;i doar c&#226;teva s&#259;pt&#259;m&#226;ni mai t&#226;rziu, f&#259;r&#259; ca acuza&#539;iile s&#259; fie aduse &#238;mpotriva lor. &#206;n Cuza Voda, 34 de case apar&#539;in&#226;nd romilor sunt arse, iar la 12 august, la Catinul Nou, 29, etc. Astfel de violen&#539;&#259;, aproape zilnic, are loc, uneori &#238;nso&#539;it&#259; de linsare. Se &#238;nt&#226;mpl&#259; c&#259; cauza oficial&#259; a acestor izbucniri de violen&#539;&#259; rasist&#259; este o simpl&#259; b&#259;taie de cap &#238;ntr-o promisiune &#238;ntre gadje &#537;i romi. &#206;n acest caz, poli&#539;ia intervine, dup&#259; pogromuri, pentru a opri romii care au participat la lupt&#259;. Dup&#259; un astfel de pogrom &#238;n noaptea de la 12 p&#226;n&#259; la 13 octombrie 1993, o comisie guvernamental&#259; public&#259; un raport care spune c&#259; &#034;evenimentele nu au motiva&#539;ii etnice&#034;, apoi explic&#259; faptul c&#259; comunitatea rom&#259; are partea sa de responsabilitate de la :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;- Este un pericol pentru stabilitatea etnic&#259; a satului, deoarece acestea au &#238;ntre cinci &#537;i zece copii pe familie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nu sunt nativi din sat &#537;i s-au stabilit acolo dup&#259; 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ei nu de&#539;in teren &#537;i astfel &#034;unii tr&#259;iesc din furt&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nivelul cultural este foarte sc&#259;zut, iar mul&#539;i sunt analfabe&#539;i. &lt;br class='autobr' /&gt; Acestea apar&#539;in religiei ortodoxe, dar nu respect&#259; ritualurile &#537;i ceremoniile tradi&#539;ionale ale acestei religii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Spre deosebire de rom&#226;ni &#537;i maghiari, ei nu au format o societate agrar&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ei distrug ordinea prin violen&#539;&#259; verbal&#259;, discu&#539;ii obscene, limbaj trivial, fur&#259; proprietatea altora &#537;i, uneori, comit&#259; lovituri &#537;i r&#259;ni. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acest raport, o adev&#259;rat&#259; sintez&#259; a prejudec&#259;&#539;ilor rasiste &#238;mpotriva romilor, este semnificativ&#259; &#238;n modul &#238;n care poli&#539;ia &#537;i justi&#539;ia rom&#226;neasc&#259; se ocup&#259; de aceste pogromuri mortale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acest tip de violen&#539;&#259; pe scar&#259; larg&#259; &#238;mpotriva romilor a continuat pe parcursul anilor 1990. De atunci, potrivit raportului Comisiei Europene &#238;mpotriva rasismului &#537;i intoleran&#539;ei (publicat la 23 aprilie 2002) violente, cum ar fi cele care au avut loc &#238;n anii 1990 &#238;ntre majoritatea &#537;i grupurile minoritare ale popula&#539;iei, inclusiv comunitatea romilor / &#539;iganilor, au &#238;ncetinit &#034;. Cu toate acestea, discriminarea persist&#259; la toate nivelurile : violen&#539;a poli&#539;ieneasc&#259; obi&#537;nuit&#259;, politicile municipale care au ca scop scoaterea romilor din ora&#537;, segregarea &#238;n &#537;coli, discriminarea &#238;n angajare (chiar &#537;i &#238;n ANPE, uneori se &#238;nt&#226;mpl&#259; ca ofertele de locuri de munc&#259; arat&#259; clar c&#259; nu sunt destinate romilor), discriminarea &#238;n ceea ce prive&#537;te accesul la asisten&#539;&#259; medical&#259; sau anumite beneficii sociale, articole de pres&#259; &#537;i rapoarte de televiziune care prezint&#259; &#238;n mod regulat romi ca delincven&#539;i etc. . La acestea se adaug&#259; partidele rasiste de extrem&#259; dreapt&#259;, &#238;n special Partidul Rom&#226;nia Mare (Marele Rom&#226;nia) &#537;i propaganda lor anti-rom&#259; (&#537;i antisemit&#259; &#537;i anti-maghiar&#259;). Noul Drept apare postere cu sloganuri &#034;Moartea tiganilor ! Sau &#034;romii din Rom&#226;nia !&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n aceast&#259; situa&#539;ie, c&#226;t de surprinz&#259;tor este faptul c&#259; romii din Rom&#226;nia sunt &#238;n continuare victime ale violen&#539;ei rasiste ? Pe 13 martie, aproximativ 15 b&#259;rba&#539;i &#238;narma&#539;i cu lilieci de baseball au atacat un cartier romani &#238;n satul Sabolciu, la 8 mai 2002, aproximativ 200 de fani ai fotbalului au atacat un cartier de romi din Bucure&#537;ti. &#206;n timp ce striga &#034;&#539;iganii din Rom&#226;nia&#034;, atacatorii au b&#259;tut romi, au zdrobit casele &#537;i au distrus u&#537;ile pentru a intra &#238;n case.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romii Desrrobireja din Rom&#226;nia continu&#259; s&#259; cucereasc&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unele surse : Ian Hancock, &#034;Sclavia romilor&#034; &#537;i &#034;Sindromul pariei&#034; din &#034;Patrin&#034; Claire Auziaz &#034;Samudaripen, Genocidul &#539;iganilor&#034;, Editions L'esprit Frappeur, Paris 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Articolul din HOBOCTb nr. 10 - decembrie 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Termenul oficial al Rom&#226;niei nu apare dec&#226;t &#238;n 1861, dup&#259; unirea principatelor &#538;&#259;rii Rom&#226;ne&#537;ti &#537;i Moldovei. &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; este regiunea Bucure&#537;tiului, &#238;n timp ce Moldova este cea din Ia&#537;i. &#538;ara care se nume&#537;te ast&#259;zi Moldova se na&#537;te din unitatea Basarabiei &#537;i a Transnistriei.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &#034;Rom&#034; &#238;nseamn&#259; &#034;om&#034; &#238;n limba romani, &#537;i prin acest termen se desemneaz&#259; ei &#238;n&#537;i&#537;i. Ca &#537;i &#238;n limba rom&#226;n&#259;, termenul &#034;Tsigan&#034; a devenit sinonim cu sclavul, folosim cuv&#226;ntul francez &#034;&#539;igan&#034; doar pentru a traduce sclavia &#537;i / sau textele rasiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Gadj&#233; : plural de &#034;gadjo&#034;, termenul pentru to&#539;i romii care nu sunt din &#034;popoarele c&#259;l&#259;toriei&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Aceast&#259; acuza&#539;ie se g&#259;se&#537;te &#238;nc&#259; &#238;ntr-un articol din 1929 despre descenden&#539;ii lui Netoci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Un roman al lui Mat&#233;o Maximoff &#034;Pre&#539;ul libert&#259;&#539;ii&#034; se ocup&#259; tocmai de o revolt&#259; a romilor &#238;n secolul al XIX-lea &#238;n Rom&#226;nia (edi&#539;ia Wallada).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Se estimeaz&#259; c&#259; 500.000 de &#539;igani europeni au fost victime ale genocidului &#238;n timpul nazismului, o cifr&#259; propor&#539;ional&#259; cu cea a genocidului evreiesc. &#206;n majoritatea &#539;&#259;rilor, soarta romilor era similar&#259; cu cea a evreilor : masacrarea de c&#259;tre unit&#259;&#539;ile SS &#238;n URSS, exterminarea &#238;n lag&#259;rele de deten&#539;ie pentru romi &#537;i sinti din Germania, Austria &#537;i Polonia etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Dacii erau poporul care locuia &#238;n Rom&#226;nia de ast&#259;zi &#238;nainte de cucerirea roman&#259; &#238;n anul 101.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire des Roms de Roumanie : Sept si&#232;cles d'oppression
&lt;p&gt;L'esclavage en Valachie et Moldavie [1]&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partis d'Inde entre l'an 800 et 950, on estime que les Roms [2] arrivent dans le sud-est de l'Europe dans le dernier quart du 13&#232;me si&#232;cle. Arriv&#233;s comme des hommes libres dans la principaut&#233; de Valachie, ils apportent avec eux des savoirs-faire artisanaux (en particulier dans le travail du fer) d'Inde et de l'Europe byzantine. Cette venue de travailleurs qualifi&#233;s est alors une b&#233;n&#233;diction pour les seigneurs valaches et moldaves qui ont besoin d'une force de travail. Les seigneurs f&#233;odaux, tout d'abord en dehors de toute base l&#233;gale, commencent &#224; r&#233;duire en esclavage ce peuple. Des mesures de plus en plus s&#233;v&#232;res sont alors prises par les propri&#233;taires terriens, les seigneurs et les monast&#232;res pour obliger cette force de travail &#224; rester sur place. Il est &#224; noter que face &#224; l'esclavage, des Roms ont tent&#233; de fuir vers l'Allemagne ou la Pologne, mais, &#224; cause de leur teint mat, on les consid&#233;rait comme des &#171; musulmans &#187; et, face aux cruaut&#233;s qu'on leur infligeait, ils sont repartis se cacher vers les montagnes des Carpates, o&#249; ils sont retomb&#233;s entre les mains des esclavagistes. Les premi&#232;res traces &#233;crites de cet esclavage date du r&#232;gne de Rudolf IV en 1331-1355, o&#249; les Roms sont d&#233;crits comme &#233;tant la propri&#233;t&#233; de monast&#232;res et de propri&#233;taires terriens. Mais ce n'est que sous le r&#232;gne de Basile le Loup de Moldavie (1634-1654) qu'est institu&#233;e une loi en quarante points concernant les esclaves Roms. A partir de 1500 d'ailleurs, le terme roumain tsigan devient synonyme d'esclave.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les esclaves sont alors divis&#233;s en tsigani de ogor, esclaves des champs, et tsigani de casali, esclaves de maison, ces derniers se subdivisant en sclavi domnesti, les esclaves des nobles, sclavi curte, esclaves de la cour, sclavi monastivesti, esclaves de l'Eglise, etc&#8230; Les esclaves sont alors soumis &#224; diff&#233;rents travaux, comme laboureurs, chercheurs d'or, forgerons, serviteurs, cuisiniers, montreurs d'ours ou musiciens. Il est &#224; noter que, si certains Roms &#233;taient utilis&#233;s comme musiciens, il &#233;tait interdit &#224; ceux qui avaient un autre travail de poss&#233;der des instruments de musique. Le passage de la Moldavie et de la Valachie sous administration turque au 16&#232;me si&#232;cle (tout en conservant une autonomie relative), puis sous domination ottomane directe au 18&#232;me si&#232;cle, ne change pas grand chose pour les esclaves romani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 19&#232;me, le code de Basile le Loup est oubli&#233;, si bien que de nouvelles r&#233;glementations apparaissent. Ainsi, en 1818, le code p&#233;nal de Valachie inclut les articles suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; Section 2 : les tsiganes naissent esclaves. Section 3 : tout enfant n&#233; d'une m&#232;re esclave est esclave Section 5 : tout propri&#233;taire a le droit de vendre ou de donner ses esclaves Section 6 : tout tsigane sans propri&#233;taire est la propri&#233;t&#233; du Prince. &#171; Quant au code p&#233;nal moldave de 1833, il pr&#233;cise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; Section II.154 : des mariages l&#233;gaux ne peuvent avoir lieu entre des personnes libres et des esclaves. Section II.162 : Les mariages entre esclaves ne peuvent avoir lieu sans le consentement de leurs propri&#233;taires. Section II.174 : Le prix d'un esclave doit &#234;tre fix&#233; par le tribunal, selon son age, sa condition et sa profession. &#171; Les roms sont vendus et achet&#233;s &#224; des foires aux esclaves, le prix, au 19&#232;me &#233;tant g&#233;n&#233;ralement d'une pi&#232;ce d'or par kilo, sans &#233;gard pour les liens familiaux qui unissent des Roms entre eux (malgr&#233; une loi de 1757 qui interdit de vendre les enfants s&#233;par&#233;ment de leurs parents), le plus souvent &#187; par lot &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, Kogalniceanu, tsiganologue roumain du 19&#232;me si&#232;cle, &#233;crit : &#171; Quand j'&#233;tais jeune, je voyais dans les rues de Iassy des &#234;tres humains aux mains et pieds encha&#238;n&#233;s, certains m&#234;me portant des anneaux de fer autour du cou et de la t&#234;te. Des peines cruelles de fouet, de privation de nourriture, d'enfumage, de maintien nus dans la neige ou dans la rivi&#232;re gel&#233;e, tels &#233;taient les traitements inflig&#233;s aux Gitans. La saintet&#233; de leurs mariages et de leurs liens familiaux n'&#233;taient pas respect&#233;s. On arrachait la femme &#224; son mari, la fille &#233;tait s&#233;par&#233;e de force de sa m&#232;re, on arrachait les enfants des bras de leurs parents, on les s&#233;parait et on les vendait aux quatre coins de la Roumanie. Ni les hommes, ni les lois n'avaient piti&#233; de ces malheureux &#234;tres humains&#171; Les &#187; mariages &#187; entre roms sont le plus souvent arrang&#233;s entre les propri&#233;taires pour de simples questions de reproduction, un pr&#234;tre officialisant l'union avant qu'on les force &#224; se reproduire. Si le code de Basile le Loup pr&#233;voit que &#171; un tsigane qui viole une blanche doit &#234;tre br&#251;l&#233; vif &#171; , les propri&#233;taires ne se g&#234;nent pas pour violer des esclaves, si bien qu'au 19&#232;me si&#232;cle, le journaliste fran&#231;ais F&#233;lix Colson note que de nombreux esclaves roms sont blonds. Pour avoir une id&#233;e des conditions de vie des esclaves de maison, on peut citer F&#233;lix Colson qui, en visite chez un baron roumain, indique dans ses m&#233;moires que &#187; la mis&#232;re se lit tellement sur leurs corps qu'&#224; les regarder, on risque de perdre l'app&#233;tit &#171; . Il est &#224; noter que si la loi n'autorisait pas un baron &#224; tuer son esclave, cette pratique &#233;tait n&#233;anmoins courante (la loi n'interdisant pas de toute fa&#231;on les ch&#226;timents corporels qui pouvaient se terminer par la mort de l'esclave).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers la Desrrobireja (&#233;mancipation) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, l'histoire d'un peuple opprim&#233; n'est &#233;crite que comme la succession des oppressions qu'il subit, sans qu'il soit question de r&#233;sistance. Cette fa&#231;on d'&#233;crire l'histoire, m&#234;me si cela est fait dans un but progressiste, peut toutefois faire passer l'id&#233;e que les opprim&#233;s seraient &#187; naturellement &#187; soumis. Il est donc important de souligner que tous les Roms ne subissaient pas l'esclavage passivement. C'est ainsi que dans les Carpates, des Roms affranchis ou &#233;vad&#233;s, parfois li&#233;s aussi &#224; des gadj&#233; [3], ont form&#233; des communaut&#233;s semi-nomades, les Netoci. Consid&#233;r&#233;s par l'id&#233;ologie dominante comme &#187; les plus d&#233;prav&#233;s &#187; des Roms, accus&#233;s de cannibalisme [4], ils sont vus comme des h&#233;ros par le peuple romani soumis &#224; l'esclavage. D'ailleurs, lorsque au d&#233;but du 19&#232;me, les barons tentent de les r&#233;duire &#224; nouveau en esclavage, les Netoci se lancent dans une guerre de gu&#233;rilla qui ne cessera qu'avec l'abolition de l'esclavage. De nombreux soul&#232;vements d'esclaves contre leurs propri&#233;taires ont &#233;galement eu lieu [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la soci&#233;t&#233; roumaine aussi, les id&#233;es progressistes se d&#233;veloppent et des voix commencent &#224; se faire entendre pour d&#233;noncer l'esclavagisme. C'est ainsi que Kogalniceanu &#233;crit en 1837 : &#171; Les Europ&#233;ens organisent des soci&#233;t&#233;s philanthropiques pour l'abolition de l'esclavage en Am&#233;rique, alors que sur leur propre continent 400.000 Tsiganes sont maintenus en esclavage &#171; . De plus, le passage du mode de production f&#233;odal au mode de production capitaliste rend l'esclavage de plus en plus d&#233;pass&#233;. Des propri&#233;taires terriens et l'Eglise commencent &#224; affranchir leurs esclaves, pr&#233;f&#233;rant une force de travail salari&#233;. C'est ainsi qu'en 1844, l'Eglise Moldave lib&#232;re ses esclaves, imit&#233;s en 1847 par l'Eglise de Valachie. La r&#233;volution d&#233;mocratique-bourgeoise de 1848 est men&#233;e par les &#187; bonjouristes &#171; , des patriotes radicaux, contre l'empire ottoman. Les leaders r&#233;volutionnaires proclament que &#187; Le peuple roumain rejette la pratique inhumaine et barbare de la possession d'esclaves, et annonce la lib&#233;ration imm&#233;diate de tous les tsiganes appartenant &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s &#171; . Mais, d&#232;s 1849, les forces turques au sud et russes au nord r&#233;occupent les deux principaut&#233;s, et r&#233;introduisent les anciennes lois, dont l'esclavage. Les barons arrivent sans trop de peine &#224; r&#233;cup&#233;rer leurs anciens esclaves. Cependant, malgr&#233; la r&#233;action, la lutte pour l'abolition de l'esclavage continue, et l'esclavage devient ill&#233;gal le 23 d&#233;cembre 1855 en Moldavie et le 8 f&#233;vrier 1856 en Valachie.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1856, le trait&#233; de Paris reconna&#238;t l'autonomie des deux provinces roumaines dans le cadre de l'empire ottoman. Le nouveau dirigeant des provinces, qui s'appellent Roumanie &#224; partir de 1861, le Prince Ioan Alexandru Couza, instaure &#224; nouveau l'esclavage pour les Roms et le servage pour les paysans. Ce n'est qu'en 1864, suite au coup d'Etat men&#233; par Koglniceanu, que l'esclavage et le servage sont d&#233;finitivement abolis en Roumanie. Repr&#233;sentant de l'aile la plus radicale de la bourgeoisie, Koglniceanu pr&#233;voit m&#234;me une r&#233;forme agraire qui, en th&#233;orie, devrait profiter aux serfs et esclaves lib&#233;r&#233;s. Or, les fractions les plus r&#233;actionnaires de la bourgeoisie et les barons complotent pour donner en f&#233;vrier 1866 le pouvoir au roi Charles 1er de Hohenzollern. De plus, malgr&#233; l'autonomie, la Roumanie reste tr&#232;s d&#233;pendante de l'empire ottoman et de ses structures f&#233;odales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, m&#234;me lib&#233;r&#233;s de l'esclavage, les Roms continuent de vivre dans des conditions dramatiques. Nombreux d'ailleurs sont les Roms qui fuient le pays, craignant un retour &#224; l'esclavage, d'abord dans les pays voisins, puis jusqu'en Scandinavie ou en Europe de l'Ouest, voire en Am&#233;rique. Les Roms qui ne quittent pas la Roumanie restent le plus souvent dans les villages o&#249; ils vivaient quand ils &#233;taient esclaves, pr&#232;s des monast&#232;res. Tous les reportages de l'&#233;poque parlent de la mis&#232;re dans laquelle vivent les Roms : habill&#233;s de guenilles, soumis &#224; la faim, la &#187; libert&#233; &#187; offre aux Roms un statut gu&#232;re plus enviable que celui qu'ils connaissaient esclaves. En plus de la pauvret&#233;, les Roms doivent subir le racisme &#224; leur encontre. C'est ainsi par exemple que deux voyageurs am&#233;ricains, au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, racontent comment, alors qu'ils offraient du chocolat &#224; deux petits mendiants roms, les deux enfants se sauvent en criant &#187; Moarte ! Moarte ! &#187; (Mort ! Mort !). En effet, &#224; de nombreuses reprises apr&#232;s leur &#187; &#233;mancipation &#171; , les Roms se sont vus offrir de la nourriture empoisonn&#233;e, un moyen utilis&#233; pour se d&#233;barrasser d'eux, si bien qu'une des premi&#232;res le&#231;ons qu'apprennent les enfants roms &#224; cette &#233;poque est de ne jamais accepter de nourriture d'un &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de la fin du 19&#232;me, des Roms, essentiellement ceux qui ont r&#233;ussit &#224; faire des &#233;tudes, commencent &#224; s'organiser pour exiger l'&#233;galit&#233; avec les gadj&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dictature d'Antonescu et la d&#233;portation en Transnistrie&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette atmosph&#232;re de mis&#232;re et de racisme que les Roms traversent l'histoire de la Roumanie, son ind&#233;pendance (reconnue par le congr&#232;s de Berlin en 1878), la participation de la Roumanie &#224; la premi&#232;re guerre mondiale de 1916 &#224; 1918 aux c&#244;t&#233;s des alli&#233;s, puis le rattachement &#224; la Roumanie de la Bucovine et de la Transylvanie (prises &#224; la Hongrie) ainsi que de la Bessarabie (prise &#224; la Russie).&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la crise mondiale de 1929 et aux gr&#232;ves ouvri&#232;res qui ripostent &#224; la mis&#232;re (notamment les gr&#232;ves des chemins de fer et des ouvriers de l'industrie p&#233;troli&#232;re), le parti de la &#187; Garde de Fer &#171; , groupe fasciste cr&#233;&#233; dans les ann&#233;es 20 par Horia Sima (et o&#249; on trouve notamment Ionesco, Mircea Eliane ou Cioran) est soutenu par une fraction croissante de la bourgeoisie. Une atmosph&#232;re raciste devient de plus en plus pesante dans le pays, avec des pogroms fr&#233;quents en Moldavie et en Bessarabie &#224; l'encontre des juifs et des roms. Par le biais de l'influence du nazisme et en particulier des th&#232;ses de Ritter, le racisme anti-rom se construit un corpus id&#233;ologique &#187; scientifique &#171; . Il ne s'agit plus seulement de d&#233;crire les Roms comme des &#187; voleurs &#187; et leurs femmes comme des &#187; d&#233;bauch&#233;es &#171; , mais aussi, comme Ion Facaoaru, le principal th&#233;oricien roumain du racisme anti-roms, de lutter contre &#171; le p&#233;ril tsigane d'appauvrissement g&#233;n&#233;tique du peuple roumain &#171; . D&#232;s 1938, un Commissariat G&#233;n&#233;ral aux Minorit&#233;s est cr&#233;&#233;, charg&#233; particuli&#232;rement, de la &#171; question tsigane &#187;. Les universit&#233;s, et en particulier celle de Cluj, se tournent vers l'&#233;tude de l'anthropologie eug&#233;niste. L'id&#233;ologie du &#171; sang pur &#187; de la &#187; race roumaine &#187; menac&#233;e par &#187; l'impuret&#233; tsigane &#187; se d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, le roi Carol II abdique en faveur de son fils Michel I, qui appelle au pouvoir le fasciste Antonescu, soutenu par la Garde de Fer, et qui se proclame Conductator de la Roumanie, tandis que l'URSS, dans le cadre du pacte germano-sovi&#233;tique occupe la Bessarabie et la Bucovine, et que la Hongrie du fasciste Horty annexe le nord de la Transylvanie. La Roumanie devient un Etat &#171; National-L&#233;gionnaire &#187; et s'allie avec l'Allemagne nazie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, le minist&#232;re de l'int&#233;rieur interdit aux Roms &#171; nomades &#187; de &#171; r&#244;der pendant l'hivers&#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1941, Hitler offre la Transnistrie &#224; la Roumanie, en compensation de la Transylvanie. C'est cette m&#234;me ann&#233;e que la st&#233;rilisation des femmes roms est institu&#233;e. En mai 1942, Antonescu ordonne un recensement g&#233;n&#233;ral de la population rom, 208.700 Roms sont recens&#233;s dans le pays. Le 1er juin, commence la d&#233;portation des Roms &#171; nomades et semi-nomades &#187; en Transnistrie. Le 11 ao&#251;t, l'Inspecteur G&#233;n&#233;ral du Recensement d&#233;clare que 84% des Roms &#171; nomades et semi-nomades &#187; ont travers&#233; le Dniestr. Les ordres pr&#233;cisent de n'informer en rien les d&#233;port&#233;s sur leur destination. Une fois en Bessarabie, ils doivent changer leur argent en Reichsmarks et sont ensuite assign&#233;s &#224; une localit&#233;. Un maire de village publie en 1945 ses souvenirs sur cette p&#233;riode : &#171; Fin ao&#251;t 1942 commenc&#232;rent &#224; arriver &#224; Trihai, sur le fleuve Bug, des Roms. Ils furent r&#233;partis dans les fermes environnantes ; en une semaine, ils furent quinze milles Roms &#224; arriver. Ils &#233;taient dans un &#233;tat incroyable de mis&#232;re. Il y avait beaucoup de vieillards, certains &#233;taient nus&#171; . A partir du 12 septembre 1942, commence la d&#233;portation des Roms s&#233;dentaires. Ils sont d&#233;port&#233;s en train, y compris les enfants non accompagn&#233;s. Ils ne sont autoris&#233;s &#224; prendre qu'un seul bagage &#224; main, tout le reste (terrains, maisons, animaux, etc.) est confisqu&#233;. La rafle des roms s&#233;dentaire dure huit jours. Les seuls Roms qui &#233;vitent la d&#233;portation sont ceux des familles de soldats, une mesure prise &#224; la suite de mutineries de soldats roms sur le front lorsqu'ils apprenaient la d&#233;portation de leur famille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Transnistrie, les conditions de vie sont dramatiques : famine, froid, et typhus, sans compter ceux qui sont abattus parce qu'ils tentent de s'&#233;vader. Certains, y compris l'hivers, &#233;taient nus. La famine est telle que certains Roms mangent des chevaux, alors que pour la majorit&#233; d'entre eux la viande de cheval est taboue. Entre 1941 et 1943, trois cent mille juifs furent &#233;galement d&#233;port&#233;s en Transnistrie. D&#232;s fin 1943, Antonescu comprend que l'Allemagne ne gagnera pas la guerre, les d&#233;portations cessent, le roi Michel dissout le gouvernement Antonescu le 23 ao&#251;t 1944, puis d&#233;clare la guerre &#224; l'Allemagne. De 1941 &#224; 1943, on estime &#224; 36.000 le nombre de Roms morts en d&#233;portation en Transnistrie [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'armistice est sign&#233; le 13 septembre 1944, et le ministre de l'int&#233;rieur exhorte alors les Roms &#224; reprendre leurs activit&#233;s traditionnelles en Roumanie. En 1948, la Roumanie devient une d&#233;mocratie populaire, sous le joug de l'URSS stalinienne. De nombreux assassinats, tortures, arrestations arbitraires, etc. sont organis&#233;s pour permettre &#224; un PC qui ne regroupait que quelques centaines d'adh&#233;rents en 1945 de prendre le pouvoir. Il ne semble pas que sous le pouvoir de Gheorghiu Dej, alors secr&#233;taire du PCR, une diff&#233;rence existe entre le sort r&#233;serv&#233; aux Roms et ceux des autres citoyens de Roumanie, les discriminations racistes s'exer&#231;ant plus particuli&#232;rement &#224; l'encontre de Hongrois, de Serbes ou de Croates. Les Roms restent n&#233;anmoins essentiellement utilis&#233; comme main d'&#339;uvre non-qualifi&#233;e de l'industrie et de l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1965, Nicolae Ceausescu prend la t&#234;te du PC. La Roumanie conna&#238;t la plus forte croissance &#233;conomique de tous les pays d'Europe, et prend ses distances avec l'URSS. Seul pays du pacte de Varsovie qui n'envoie pas ses chars &#224; Prague en 1968, la Roumanie de Ceausescu devient le plus convenable des pays de l'Est pour l'Occident. De Gaule, en voyage officiel en Roumanie en 1968, proclame &#171; La Roumanie aux Roumains&#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t ind&#233;pendante par rapport &#224; l'URSS, la Roumanie d&#233;veloppe une id&#233;ologie ultra-nationaliste. Ceausescu d&#233;clare &#224; plusieurs reprises la sup&#233;riorit&#233; de la race &#171; Dace &#187; [7]. En dehors de la campagne nationale de 1977 qui confisqua tout l'or (bijoux en particulier) appartenant aux Roms, il existe peu de documents sur la situation particuli&#232;re des Roms durant la dictature de Ceausescu, mais un fait est av&#233;r&#233; : sur les 80.000 enfants trouv&#233;s dans les orphelinats roumains en 1990 (en fait de v&#233;ritables mouroirs), 80 % &#233;taient des enfants Roms (alors que les roms ne repr&#233;sentent que 10% &#224; 20% de la population roumaine). Et on conna&#238;t les conditions de &#187; vie &#187; dans ces orphelinats : un minimum d'attention, de soin, et de confort, des &#233;pid&#233;mies de sida, d'h&#233;patites, et de chol&#233;ra provoqu&#233;es par du mat&#233;riel de transfusion non st&#233;rile, etc. Si bien qu'on &#233;value entre 50 et 60% le taux de mortalit&#233; annuelle dans ces orphelinats. Selon l'article de Ian Hancok, &#171; La race des seigneurs de Ceausescu et la force de travail robotis&#233; des tsiganes&#171; , ce nombre incroyablement &#233;lev&#233; d'enfants roms dans ces orphelinats serait le r&#233;sultat d'une politique raciste coh&#233;rente du r&#233;gime totalitaire. Au nom de la sup&#233;riorit&#233; raciale des Daces, il aurait fallu transformer les Roms en un peuple de travailleurs serviles, avec un statut proche de celui de l'esclavage, et ces orphelinats auraient eu pour but d'exterminer le surplus de main d'&#339;uvre rom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la &#187; r&#233;volution &#187; &#224; nos jours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;volution &#187; roumaine de d&#233;cembre 1989 n'a finalement &#233;t&#233; qu'un coup d'Etat, une clique proche du pouvoir se d&#233;barrassant du couple Ceausescu. La chute du r&#233;gime Ceausescu est marqu&#233; par une atmosph&#232;re de racisme dont les Roms sont les premi&#232;res victimes. Des rumeurs circulent comme quoi les Roms auraient tous &#233;taient des agents de la Securitate ou m&#234;me que Ceausescu lui-m&#234;me aurait &#233;t&#233; un Rom. La presse, elle, ne cesse de publier des articles sur des foules de Roms, sans tickets mais arm&#233;s de couteaux, qui s&#232;meraient la terreur dans le train Sofia-Bucarest, ou que l'Orient express devra &#234;tre plac&#233; sous surveillance polici&#232;re pour &#233;viter les raids romani. Dans cette atmosph&#232;re de haine raciste, de nombreux roumains se rendent en plus compte que la fin du r&#233;gime Ceausescu se mat&#233;rialise essentiellement par des conditions de vie plus pr&#233;caires encore. D&#232;s lors, une v&#233;ritable campagne de pogroms anti-roms se d&#233;veloppe dans toute la Roumanie. Le 24 d&#233;cembre 1989, dans le village de Virghie, des villageois assassinent deux Roms et br&#251;lent leur maison. A Turulung, 36 maisons appartenant &#224; des Roms sont incendi&#233;es le 11 janvier 1990. Le 29 janvier, ce sont cinq maisons qui sont incendi&#233;es &#224; Reghin, quatre Roms sont assassin&#233;s et six maisons incendi&#233;es &#224; Lunga le 5 f&#233;vrier, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 13 au 15 juin, des mineurs ont &#233;t&#233; amen&#233;s en train &#224; Bucarest par le gouvernement pour r&#233;primer des manifestations anti-Illescu (alors chef du gouvernement). Encadr&#233;s par des officiers de police, ces mineurs se sont aussi dirig&#233;s vers les campements roms de la banlieue de Bucarest : des campements ont &#233;t&#233; d&#233;truits, des hommes battus jusqu'&#224; ce qu'ils perdent connaissance et des femmes viol&#233;es. De nombreux Roms ont alors &#233;t&#233; emprisonn&#233;s et rel&#226;ch&#233;s seulement quelques semaines plus tard, sans qu'aucune charge ne puisse &#234;tre retenue contre eux. A Cuza Voda, 34 maisons appartenant &#224; des roms sont incendi&#233;es et 29 &#224; Catinul Nou le 12 ao&#251;t, etc. De telles violences, quasiment quotidiennes, ont lieu, parfois accompagn&#233;s de lynchages. Il arrive que la cause officielle de ces flamb&#233;es de violences racistes soit une simple rixe &#224; une sortie de bal entre gadj&#233; et roms. Dans ce cas la police intervient, apr&#232;s les pogroms, pour arr&#234;ter les roms qui avaient particip&#233;s &#224; la rixe. Apr&#232;s un tel pogrom dans la nuit du 12 au 13 octobre 1993, une commission gouvernementale publie un rapport o&#249; l'on peut lire que &#171; les &#233;v&#232;nements n'ont pas motivations ethniques&#171; , puis expliquent que la communaut&#233; romani a sa part de responsabilit&#233; puisque :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; &#8211; Elle est un danger pour la stabilit&#233; ethnique du village puisqu'ils ont entre cinq et dix enfants par famille ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils ne sont pas natifs du village et ne s'y sont install&#233; qu'apr&#232;s 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils ne poss&#232;dent pas de terre, et donc &#187; certains vivent du vol &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le niveau culturel est tr&#232;s bas et nombreux sont ceux qui sont illettr&#233;s &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils appartiennent &#224; la religion orthodoxe mais n'observent pas les rites et c&#233;r&#233;monies traditionnels de cette religion .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Contrairement aux Roumains et aux Hongrois, ils n'ont pas form&#233; de soci&#233;t&#233; agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils perturbent l'ordre par des violences verbales, des discussions obsc&#232;nes, un langage trivial, volent le bien d'autrui et commettent parfois des coups et blessures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport, v&#233;ritable synth&#232;se des pr&#233;jug&#233;s racistes dont sont victimes les Roms, est significatif de la fa&#231;on dont la police et la justice roumaines traitent alors ces pogroms meurtriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de violences de grandes envergures &#224; l'encontre des Roms a perdur&#233; pendant toutes les ann&#233;es 90. Depuis, si on en croit le rapport de la Commission Europ&#233;enne contre le Racisme et l'Intol&#233;rance (rendu public le 23 avril 2002), &#171; les affrontements violents, comme ceux qui se sont produits durant les ann&#233;es 90 entre les groupes majoritaires et minoritaires de la population, notamment avec la communaut&#233; rom/tsigane, se sont apais&#233;s&#171; . Pourtant, les discriminations subsistent &#224; tous les niveaux : violences polici&#232;res r&#233;guli&#232;res, politiques municipales dont le but est de chasser les Roms de la ville, s&#233;gr&#233;gation dans les &#233;coles, discriminations &#224; l'embauche (m&#234;me dans les ANPE, il arrive que des annonces d'offres d'emplois pr&#233;cisent clairement qu'elles ne s'adressent pas aux roms), discriminations quant &#224; l'acc&#232;s aux soins ou &#224; certaines aides sociales, articles de presse et reportages t&#233;l&#233;vis&#233;s pr&#233;sentant r&#233;guli&#232;rement les roms comme un peuple de d&#233;linquants, etc. A cela s'ajoute les partis d'extr&#234;me droite raciste, essentiellement le Parti Romania Mare (Parti de la Grande Roumanie) et leur propagande anti-roms (et aussi antis&#233;mite et anti-magyars). La Nouvelle Droite colle r&#233;guli&#232;rement des affiches avec pour slogans &#171; Mort aux tsiganes ! &#187; ou &#171; Les roms hors de Roumanie !&#171; .&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette situation, comment s'&#233;tonner que les Roms de Roumanie restent toujours victimes de violences racistes. C'est ainsi que le 13 mars, une quinzaine d'hommes arm&#233;s de battes de base-ball ont attaqu&#233; un quartier romani dans le village de Sabolciu, le 8 mai 2002, environ 200 supporters de foot ont attaqu&#233; un quartier rom &#224; Bucarest. Tout en criant &#171; les tsiganes hors de Roumanie&#171; , les agresseurs tabassaient des Roms, cassaient les carreaux des maisons et d&#233;truisaient les portes pour entrer dans les habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Desrrobireja des roms de Roumanie reste toujours &#224; conqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques sources : Ian Hancock, &#171; Roma Slavery &#187; &amp; &#171; The Pariah Syndrome &#187; in &#171; Patrin&#171; Claire Auziaz &#171; Samudaripen, le g&#233;nocide des tsiganes&#171; , Editions L'esprit Frappeur, Paris 1999&lt;br class='autobr' /&gt;
Article de HOBOCTb n&#176; 10 &#8211; d&#233;cembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Le terme officiel de Roumanie n'appara&#238;t qu'en 1861, apr&#232;s l'unification des principaut&#233;s de Valachie et de Moldavie. La Valachie est la r&#233;gion de Bucarest, tandis que la Moldavie celle de Iasi. Le pays qui aujourd'hui s'appelle Moldavie est par contre n&#233; de l'unit&#233; de la Bessarabie et de la Transnistrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &#187; Rom &#187; signifie &#187; homme &#187; en langage romani, et c'est par ce terme qu'ils se d&#233;signent eux-m&#234;mes. Comme en roumain le terme &#187; tsigan &#187; est devenu synonyme d'esclave, nous n'employons le mot fran&#231;ais &#187; tsigane &#187; que pour traduire des textes d'esclavagistes et/ou de racistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Gadj&#233; : pluriel de &#187; gadjo &#171; , terme d&#233;signant pour les Roms tous ceux qui ne sont pas originaires des &#171; peuples du voyage &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
[4] Cette accusation se retrouve encore dans un article de 1929 sur les descendants des Netoci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Un roman de Mat&#233;o Maximoff &#187; Le prix de la libert&#233; &#187; traite justement d'une r&#233;volte romani au 19&#232;me si&#232;cle en Roumanie (&#233;dition Wall&#226;da).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] On estime &#224; 500.000 le nombre de tsiganes d'Europe victimes du g&#233;nocide sous le nazisme, un chiffre qui, en proportion, est &#233;quivalent &#224; celui du g&#233;nocide juif. Dans la majorit&#233; des pays, le sort r&#233;serv&#233; au Roms fut semblable &#224; celui des juifs : massacre par des unit&#233;s de la SS en URSS, extermination dans les camps de la mort pour les Roms et Sintis d'Allemagne, d'Autriche et de Pologne, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Les Daces &#233;taient le peuple qui habitait l'actuelle Roumanie avant la conqu&#234;te romaine l'an 101.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roumanie : La chute de Ceausescu a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e par l'imp&#233;rialisme occidental pour &#233;viter une r&#233;volution sociale</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article6210</link>
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		<dc:date>2019-01-22T23:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Couple de dictateurs staliniens roumains Puis les voici assassin&#233;s sur ordre des puissances occidentales Voici le faux charnier de Timisoara Soutenu par les dirigeants imp&#233;rialistes occidentaux avant d'&#234;tre assassin&#233; par eux &lt;br class='autobr' /&gt;
Roumanie : La chute de Ceausescu a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e par l'imp&#233;rialisme occidental pour &#233;viter une r&#233;volution sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grandes puissances occidentales ont pr&#233;tendu lutter pour la chute du stalinisme &#224; l'Est, mais en fait elles craignaient que cette chute se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique54" rel="directory"&gt;17- Chute de l'URSS et fin de la politique des blocs&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Couple de dictateurs staliniens roumains&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH270/roumanie-revolution-ceausescu_432236-9e68a.jpg?1777604422' width='480' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis les voici assassin&#233;s sur ordre des puissances occidentales&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici le faux charnier de Timisoara&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH220/13709661361-45a18.png?1777604422' width='330' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Soutenu par les dirigeants imp&#233;rialistes occidentaux avant d'&#234;tre assassin&#233; par eux&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13522 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH370/1975_Ceausescu_J-_Chirac_Neptun-3184e.jpg?1777604422' width='500' height='370' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Roumanie : La chute de Ceausescu a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e par l'imp&#233;rialisme occidental pour &#233;viter une r&#233;volution sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances occidentales ont pr&#233;tendu lutter pour la chute du stalinisme &#224; l'Est, mais en fait elles craignaient que cette chute se traduise en r&#233;volution sociale et prol&#233;tarienne comme en Hongrie en 1956. Et elles le craignaient d'autant plus qu'il s'agissait d'un pouvoir solide qui allait r&#233;sister comme celui de Roumanie, avec &#224; sa t&#234;te le couple de dictateurs Ceausecu. Ces puissances ont donc orchestr&#233; une fin de r&#232;gne stalinien compl&#232;tement manipul&#233;e, trafiqu&#233;e, afin d'&#233;viter tout danger d'explosion sociale. C'est un exemple de complot contre lequel les ennemis de la &#171; th&#233;orie du complot &#187; ne peuvent rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couple de dictateurs staliniens des Ceausescu de Roumanie a &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233; sommairement sans proc&#232;s, sans pr&#233;sence des m&#233;dia, alors que ceux-ci avaient &#233;t&#233; convoqu&#233;s pour diffuser le mensonge du cimeti&#232;re de Timisoara, un soi-disant charnier, pr&#233;tendument caus&#233; par des massacres du r&#233;gime, cadavres qui se sont r&#233;v&#233;l&#233;s ensuite avoir &#233;t&#233; sortis peu avant de leur caveau et n'&#234;tre nullement des victimes du r&#233;gime&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la dictature polici&#232;re de Roumanie, et le couple infernal &#224; sa t&#234;te, &#233;taient craints et d&#233;test&#233;s. Certes, les forces sp&#233;ciales du r&#233;gime &#233;taient d&#233;cid&#233;es &#224; se battre contre la population qui aurait voulu faire chuter le r&#233;gime. L'ex&#233;cution sommaire a &#233;t&#233; justifi&#233;e apr&#232;s coup par la n&#233;cessit&#233; de couper toute r&#233;sistance des forces staliniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;texte est la n&#233;cessit&#233; de la mise en place de la d&#233;mocratie. Mais ce n'est qu'un pr&#233;texte et si les Ceausescu ont &#233;t&#233; &#233;limin&#233;s de mani&#232;re extrajudiciaire, rapide, sans t&#233;moins, sans recours, ce n'est nullement pour b&#226;tir une d&#233;mocratie mais parce que ceux qui avaient d&#233;cid&#233; de mettre en place un nouveau r&#233;gime savaient que les Ceausescu pouvaient d&#233;noncer leurs successeurs au pouvoir, appuy&#233;s par l'imp&#233;rialisme, comme &#233;tant aussi mouill&#233;s qu'eux dans la dictature. Et ils l'&#233;taient !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadavres soi-disant d&#233;couverts et montr&#233;s aux m&#233;dias occidentaux &#224; Timisoara &#233;taient un montage de l'imp&#233;rialisme et du nouveau pouvoir roumain. Le nouveau pouvoir d&#233;mocratique, soi-disant choisi par le soul&#232;vement, &#233;tait un montage politique de l'imp&#233;rialisme et du nouveau pouvoir roumain. L'assassinat du couple de dictateurs &#233;tait un montage militaire et policier de l'imp&#233;rialisme et du nouveau pouvoir roumain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela a &#233;t&#233; manipul&#233; par les services secrets occidentaux qui avaient dans leurs mains des ex&#233;cutants haut plac&#233;s roumains dont le g&#233;n&#233;ral Victor Atanasie St&#259;nculescu, ministre de la D&#233;fense qui allait &#234;tre l'une des personnalit&#233;s puissantes, d&#233;tenant le pouvoir sur l'arm&#233;e et participant du Front de Salut national qui, avec l'assentiment occidental allait faire la transition en Roumanie. C'est lui qui avait &#233;t&#233; contact&#233; par les services secrets britanniques et devait lancer un ordre &#224; l'arm&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les unit&#233;s militaires de tout le pays se retirent dans des casernes, dans l'ordre et dans le calme, sans &#234;tre contest&#233;es, d&#233;sarm&#233;es ou dispers&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est l'un des organisateurs de l'&#233;limination du couple Ceausescu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel meilleur moyen de voir &#224; quel point ce nouveau pouvoir allait &#234;tre d&#233;mocratique, une v&#233;ritable &#233;manation du peuple, que de suivre l'ensemble des tromperies qui ont &#233;t&#233; mont&#233;es &#224; cette &#233;poque, et de voir aussi &#224; quel point ces montages des services secrets occidentaux n'avaient rien &#224; voir avec le soul&#232;vement de la population contre la dictature, qui &#233;tait tout &#224; fait r&#233;el comme dans les autres &#171; pays de l'Est &#187; mais qui, lui, n'&#233;tait pas au service de l'imp&#233;rialisme occidental et n'avait pas l'intention de s'y soumettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela &#233;tait d'autant plus vrai que toutes ces ann&#233;es, l'imp&#233;rialisme occidental, le camp du soi-disant &#171; monde libre &#187; avait fricot&#233; tant et plus avec les dictateurs de l'Est, et tout particuli&#232;rement avec Ceausescu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les grands chefs d'Etat du monde occidental ont &#233;t&#233; re&#231;us dans les palais des Ceausescu, ont pu y b&#233;n&#233;ficier de r&#233;ceptions royales, ont pu aller chasser l'ours des Carpates, et cet ours ne s'appelait pas Ceausescu mais &#233;tait un ours bien r&#233;el, &#224; quatre pattes et en fourrure !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces chefs d'Etat en visite royale en Roumanie se sont faits prendre mille fois en photo avec le couple de dictateurs, preuve s'il en &#233;tait combien le &#171; monde libre &#187; aimait bien les dictatures staliniennes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le monde dit libre, c'est-&#224;-dire l'imp&#233;rialisme occidental voudrait faire croire qu'il a toujours combattu le stalinisme et cherch&#233; &#224; activer sa chute en appuyant les mouvements des peuples, mais cela n'a jamais &#233;t&#233; vrai. On se souvient que, d&#233;j&#224; en 1956, alors que le peuple hongrois menait sa r&#233;volution contre le stalinisme, les pays occidentaux avaient interrompu en plein soul&#232;vement la &#171; radio libre &#187; de l'Occident parce qu'elle donnait des informations aux &#233;meutiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolae_Ceau%C8%99escu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_charniers_de_Timi%C8%99oara&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'affaire des charniers de Timi&#537;oara&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/saoudi-abdelaziz/blog/230813/comment-fabrique-des-massacres-mediatiques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand l'imp&#233;rialisme inventait le massacre de Timisoara&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://phototheoria.ch/up/photographier_reel_3.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La tromperie m&#233;diatique &#224; l'&#339;uvre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://reseauinternational.net/la-trahison-contre-ceaucescu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment l'imp&#233;rialisme occidental a p&#233;n&#233;tr&#233; le r&#233;gime de Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques films d'actualit&#233;s :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00273/voyage-en-roumanie-discours-a-l-universite-de-bucarest.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De Gaulle visite Ceausescu en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=iIy42zhZzqs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ceausescu re&#231;u &#224; l'Elys&#233;e par Pompidou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=QB1zozAev_w&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nixon en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=TzC97xmW8zQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nixon congratule Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=bgZA47aI-bM&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De la visite du dictateur am&#233;ricain au dictateur roumain aux derniers jours de Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=09Om0fT6BPY&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ceausescu &#224; Paris&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ina.fr/video/CAB89054234&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arrestation des Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ina.fr/video/CAB89054296&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film du faux proc&#232;s des Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/video/xfdvva&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ex&#233;cution sommaire de Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8RzutjWRnIs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les m&#233;dia occidentaux charg&#233;s d'inventer des massacres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=peZNClYGAq8&amp;list=PLycyjskX9mtqwoxpyvhcTXvxgjmAlBu1i&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Truquage m&#233;diatique, manipulation politique de l'imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Mnh9j34Cb9I&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'implication de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=9FAupINLYic&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La faux charnier de Timisoara&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=CeR4xRaRc70&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment les m&#233;dia ont pr&#233;sent&#233; 1989 en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8tbdqhrGoKE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'annonce de la chute de Ceausescu par les &#171; nouveaux &#187; dirigeants roumains&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=pFp9Rk9pCMo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La corruption dans la Roumanie de l'apr&#232;s-Ceausescu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/20170212-roumanie-manifestations-contre-gouvernement-corruption-bucarest&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Douzi&#232;me jour de manifestations monstres contre le r&#233;gime en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rom&#226;nia : C&#259;derea lui Ceau&#537;escu a fost deturnat&#259; de imperialismul occidental pentru a evita o revolu&#539;ie social&#259;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marile puteri occidentale au pretins c&#259; lupt&#259; pentru c&#259;derea stalinismului &#238;n est, dar de fapt se temeau c&#259; aceast&#259; toamn&#259; se va transforma &#238;ntr-o revolu&#539;ie social&#259; &#537;i proletar&#259; ca &#238;n Ungaria &#238;n 1956. &#536;i s-au temut cu at&#226;t mai mult pentru c&#259; era a fost o putere puternic&#259; care s&#259; reziste ca cea a Rom&#226;niei, condus&#259; de cuplul dictator Ceau&#537;escu. Prin urmare, aceste puteri au orchestrat un sf&#226;r&#537;it complet manipulat, manipulat al stalinismului, pentru a evita orice pericol de explozie social&#259;. Acesta este un exemplu de conspira&#539;ie &#238;mpotriva c&#259;reia du&#537;manii &#034;teoriei conspira&#539;iei&#034; nu pot face nimic !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cei doi dictatori stalinisti ai lui Ceau&#537;escu din Rom&#226;nia au fost executa&#539;i f&#259;r&#259; judecat&#259;, f&#259;r&#259; prezen&#539;a mass-media, &#238;n timp ce ei au fost chema&#539;i s&#259; r&#259;sp&#226;ndeasc&#259; minciuna cimitirului din Timi&#537;oara, a&#537;a numitul morm&#226;nt de mas&#259;, pretins cauzat de masacrele regim, cadavre care au fost dezv&#259;luite c&#259; au fost eliberate cu pu&#539;in timp &#238;nainte de bolta lor &#537;i nu au fost victime ale regimului ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desigur, dictatura poli&#539;ieneasc&#259; a Rom&#226;niei &#537;i cuplul infernal de la cap au fost tem&#259;tori &#537;i ur&#226;&#539;i. Desigur, for&#539;ele speciale ale regimului erau hot&#259;r&#226;te s&#259; lupte &#238;mpotriva popula&#539;iei care dorea s&#259; coboare regimul. Execu&#539;ia sumar&#259; a fost justificat&#259; dup&#259; necesitate de a &#238;ntrerupe rezisten&#539;a for&#539;elor staliniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pretextul este necesitatea &#238;nfiin&#539;&#259;rii democra&#539;iei. Dar aceasta este doar o pretext &#537;i dac&#259; Ceau&#537;escu a fost eliminat extrajudiciar, rapid, f&#259;r&#259; martori, f&#259;r&#259; recurs, nu este de a construi o democra&#539;ie, ci pentru c&#259; cei care au decis s&#259; &#238;nfiin&#539;eze un nou Regimul &#537;tia c&#259; Ceau&#537;escu ar putea denun&#539;a succesorii lor la putere, sus&#539;inu&#539;i de imperialism, ca fiind umedi ca &#537;i &#238;n dictatur&#259;. &#536;i au fost !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corpurile despre care se presupune c&#259; au descoperit &#537;i au ar&#259;tat mass-media occidental&#259; din Timi&#537;oara au fost o montare a imperialismului &#537;i a noii puteri rom&#226;ne&#537;ti. Noua putere democratic&#259;, presupus&#259; a fi aleas&#259; de revolt&#259;, a fost o montare politic&#259; a imperialismului &#537;i a noii puteri rom&#226;ne&#537;ti. Uciderea celor doi dictatori a fost o montare militar&#259; &#537;i de poli&#539;ie a imperialismului &#537;i a noii puteri rom&#226;ne&#537;ti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toate acestea au fost manipulate de serviciile secrete occidentale, care aveau &#238;n m&#226;inile lor directori rom&#226;ni de rang &#238;nalt, inclusiv generalul Victor Atanasie St&#259;nculescu, ministrul ap&#259;r&#259;rii, care urma s&#259; fie una dintre puternicele personalit&#259;&#539;i, de&#539;in&#226;nd putere asupra armatei &#537;i particip&#226;nd a Frontului Salv&#259;rii Na&#539;ionale, care, cu consim&#539;&#259;m&#226;ntul Occidentului, ar face tranzi&#539;ia spre Rom&#226;nia. El a fost contactat de serviciul secret britanic &#537;i trebuia s&#259; emit&#259; un ordin armatei : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Unit&#259;&#539;ile militare din toat&#259; &#539;ara se retrag &#238;n cazarm&#259;, &#238;n ordine &#537;i calm, f&#259;r&#259; a fi contestate, dezarmate sau dispersate. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este unul dintre organizatorii elimin&#259;rii cuplului Ceau&#537;escu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce modalitate mai bun&#259; de a vedea cum aceast&#259; nou&#259; putere va fi democratic&#259;, o emana&#539;ie real&#259; a poporului, dec&#226;t s&#259; urmeze toate &#238;n&#537;el&#259;toriile care au fost montate &#238;n acea vreme &#537;i s&#259; vad&#259; c&#226;t de mult aceste asamblaje ale serviciilor secrete occidentale nu avea nimic de-a face cu revolta popula&#539;iei &#238;mpotriva dictaturii, ceea ce era destul de real ca &#238;n celelalte &#034;&#539;&#259;ri de est&#034;, dar care nu era &#238;n slujba imperialismului occidental &#537;i nu inten&#539;iona s&#259; se supun&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#536;i era cu at&#226;t mai adev&#259;rat c&#259; to&#539;i ace&#537;ti ani, imperialismul occidental, tab&#259;ra a&#537;a-numitei &#034;lumi libere&#034;, fuseser&#259; mai mult &#238;n acord cu dictatorii din Est &#537;i mai ales cu Ceau&#537;escu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To&#539;i marii &#537;efi de stat din lumea occidental&#259; au fost primi&#539;i &#238;n palatele Ceau&#537;escu, au putut s&#259; se bucure de recep&#539;ii regale, au putut s&#259; v&#226;neze ursul carpatic, iar acest urs nu era numit Ceau&#537;escu, ci un urs bine, pe toate patru &#537;i blan&#259; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To&#539;i ace&#537;ti &#537;efi de stat &#238;n vizit&#259; regal&#259; &#238;n Rom&#226;nia au fost fotografia&#539;i de o mie de ori cu cei doi dictatori, dovad&#259; a c&#226;t de mult &#034;lumea liber&#259;&#034; &#238;i pl&#259;cea dictaturile staliniste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bine&#238;n&#539;eles, a&#537;a-numita lume liber&#259;, adic&#259; imperialismul occidental, ar trebui s&#259; ne cread&#259; c&#259; a luptat &#238;ntotdeauna &#238;mpotriva stalinismului &#537;i a c&#259;utat s&#259;-&#537;i ac&#539;ioneze c&#259;derea prin sprijinirea mi&#537;c&#259;rilor popoarelor, dar acest lucru nu a fost niciodat&#259; adev&#259;rat. Se va aminti c&#259; deja &#238;n 1956, c&#226;nd poporul maghiar &#238;&#537;i conducea revolu&#539;ia &#238;mpotriva stalinismului, &#539;&#259;rile occidentale au &#238;ntrerupt, &#238;n mijlocul revoltei, &#034;radio-ul liber&#034; al Occidentului, pentru c&#259; a dat informa&#539;ii celor care au luptat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous ne sommes pas certains&#8230; de la validit&#233; de la certitude</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article6002</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.org/spip.php?article6002</guid>
		<dc:date>2018-08-05T22:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas certains&#8230; que la certitude fasse partie de la d&#233;marche de la philosophie scientifique, celle des scientifiques comme celle des militants r&#233;volutionnaires &lt;br class='autobr' /&gt;
Chers lecteurs, d&#233;sol&#233;s de vous d&#233;cevoir mais nous ne sommes pas certains&#8230; d'avoir la perspective juste (le communisme), d'avoir la m&#233;thode juste (l'action r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat), d'avoir le moyen essentiel juste (la dictature du prol&#233;tariat), ni de concevoir les uns et les autres de la bonne mani&#232;re. Nous ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Chapter 02 : Is matter a suject of philosophy ? Mati&#232;re &#224; philosopher ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Fascisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nous ne sommes pas certains&#8230; que la certitude fasse partie de la d&#233;marche de la philosophie scientifique, celle des scientifiques comme celle des militants r&#233;volutionnaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chers lecteurs, d&#233;sol&#233;s de vous d&#233;cevoir mais nous ne sommes pas certains&#8230; d'avoir la perspective juste (le communisme), d'avoir la m&#233;thode juste (l'action r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat), d'avoir le moyen essentiel juste (la dictature du prol&#233;tariat), ni de concevoir les uns et les autres de la bonne mani&#232;re. Nous ne sommes pas certains non plus que notre vision du monde mat&#233;riel, de ses lois, de son &#233;volution, ainsi que celle du monde du vivant, soit m&#234;me exacte. Nous sommes seulement enti&#232;rement persuad&#233;s que c'est l'hypoth&#232;se la plus logique, la plus forte, la plus n&#233;cessaire pour s'orienter dans les &#233;v&#233;nements. Nous esp&#233;rons seulement &#234;tre sur la bonne voie pour am&#233;liorer les hypoth&#232;ses au fur et &#224; mesure de notre exp&#233;rience et de nos raisonnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons les pieds sur terre, nous savons ce que nous voyons, nous savons ce que nous croyons, bien des gens ont de telles certitudes. Ils &#171; savent &#187; que le capitalisme sera toujours en place s'il n'y a pas de r&#233;volution sociale. Ils &#171; savent &#187; que le capitalisme se sortira toujours des crises, y compris globales, tant que le prol&#233;tariat ne le renversera pas. En somme, ils savent qu'il n'y aura jamais d'effondrement de l'empire capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, nous ne pensons pas que le capitalisme soit encore viable ni poss&#232;de toujours son principe dynamique, mais nous ne sommes pas certains que notre hypoth&#232;se, que le capitalisme ait atteint sa fin, soit la bonne. C'est, l&#224; aussi, seulement l'hypoth&#232;se la plus convaincante pour interpr&#233;ter les &#233;v&#233;nements que nous connaissons et nous orienter dans l'avenir. Et cela signifie toute une s&#233;rie d'hypoth&#232;ses, &#224; commencer par l'interpr&#233;tation de la dynamique du capitalisme par l'investissement en vue d'accumuler de la plus-value, processus qui a atteint ses limites, semble-t-il, mais chacun peut se tromper et partir sur de fausses pistes. Tant pis pour les partisans des certitudes, nous ne sommes que des chercheurs de v&#233;rit&#233; mais pas des affirmateurs de la possession de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre compr&#233;hension du monde peut, parfois, compl&#232;tement basculer. On se souvient de la remarque de Rosa Luxemburg sur ceux qui croyaient avoir les pieds bien solidement pos&#233;s sur un sol tout aussi solide, celui d'un monde bourgeois d&#233;mocratique en plein progr&#232;s, et qui ont vu ce monde basculer dans la premi&#232;re guerre mondiale et dans la r&#233;volution mondiale. Bien s&#251;r, le capitalisme s'en est sorti et cela semble donner raison &#224; ceux qui croient &#224; la p&#233;rennit&#233; durable de ce syst&#232;me. Et, au lieu d'en discuter, on verra ces gens-l&#224; se contenter de leur certitude : le capitalisme &#171; ne peut pas &#187; chuter de lui-m&#234;me ! Du moins, ils en ont &#171; la certitude &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;volution des investissements productifs leur donne tort. Les mesures des Etats et des banques centrales leur donnent tort. Toute l'&#233;volution actuelle des politiques des Etats capitalistes leur donnent tort : ils pr&#233;parent une violence mondiale g&#233;n&#233;ralis&#233;e (sous forme de guerres, de bandes arm&#233;es fascistes et terroristes, avec des Etats de plus en plus dictatoriaux et antisociaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas davantage &#234;tre certains que dieu n'existe pas, que le diable non plus, que les religions ne nous m&#232;nent qu'&#224; des tromperies, etc., c'est seulement l'hypoth&#232;se qui semble la plus logique, la plus conforme &#224; tout ce que nous savons sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne sommes pas certain &#187; ne signifie pas que nous allons cesser de d&#233;fendre fermement, et m&#234;me parfois becs et ongles, nos hypoth&#232;ses, que nous n'en sommes plus persuad&#233;s, que le doute nous guette, qu'elles ne valaient pas grand-chose, que notre d&#233;marche n'&#233;tait pas scientifique. Non ! Au contraire m&#234;me, voudrait-on dire, cela signifie que notre d&#233;marche n'est pas religieuse ou id&#233;ologique mais scientifique. Nous reconnaissons ne travailler que sur les hypoth&#232;ses les plus s&#233;rieuses, tout en cessant jamais de les v&#233;rifier en chemin, de les critiquer si n&#233;cessaire, de recueillir m&#234;me le plus possible de critiques et les &#233;tudier aussi s&#233;rieusement que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rons que n'est scientifique que la d&#233;marche consistant &#224; dire &#171; nous ne savons pas que&#8230; &#187;, mais &#171; nous pensons que c'est la meilleure hypoth&#232;se &#187; ou bien &#171; nous consid&#233;rons cette hypoth&#232;se comme une base de travail que nous r&#233;examinerons &#187;&#8230; Si quelqu'un nous contredit, nous ne disons pas que la critique est imb&#233;cile (sauf dans de rares cas) ni qu'elle est inutile et que la discussion est d&#233;pass&#233;e, que l'histoire a tranch&#233;. Que de fois l'Histoire est revenue sur des points que l'on croyait tranch&#233;s d&#233;finitivement et repris, partiellement, des th&#232;ses qu'on pensait abandonn&#233;es pour toujours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science est discussion, d&#233;bat, contradiction, arguments contraires. Ce n'est pas le doute qui n'est pas scientifique, c'est la certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La certitude n'est pas scientifique ! Eh oui ! L'histoire m&#234;me de la science est l&#224; pour le prouver. Les scientifiques ont &#233;t&#233; parfois si certains d'&#233;nonc&#233;s qu'ils ont contredit ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils &#233;taient certains que la mati&#232;re &#233;tait corpusculaire et la lumi&#232;re ondulatoire. Ils avaient &#224; la fois raison et tort dans les deux cas et surtout tort car les deux ne sont ni l'un ni l'autre en fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement parce que les scientifiques d'autrefois croyaient que la Terre &#233;tait plate et que dieu avait cr&#233;&#233; en six jours toutes les esp&#232;ces une par une ind&#233;pendamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non ! Ce ne sont pas des croyances dont nous voulons parler ici, mais de la m&#233;thode scientifique, qu'elle consiste &#224; &#233;tudier la physique, la chimie, la biologie, l'&#233;volution des esp&#232;ces, ou l'homme et l'&#233;volution des soci&#233;t&#233;s humaines, la r&#233;volution, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces cas, nous ne disposons pas et nous ne disposerons pas de mieux que de bonnes hypoth&#232;ses de travail et de m&#233;thodes consistant &#224; travailler en s'appuyant sur elles et en les v&#233;rifiant en chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, de bons scientifiques ont parfois de tout autres attitudes et refusent de se comporter ainsi, et cela ne signifie pas qu'ils ne disent que des b&#234;tises. Cependant, ils nuisent au travail sur les id&#233;es en transformant celles-ci en dogmes ! Qu'il s'agisse de scientifiques ou de militants, ceux qui vivent en balan&#231;ant autour d'eux de pseudo-certitudes ne servent pas la cause de la compr&#233;hension du monde ni celle de sa transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que nous croyons savoir en sciences, comme tout ce que nous croyons savoir en politique n'est qu'hypoth&#232;se, plus ou moins bonnes, plus ou moins utiles, plus ou moins efficaces pour avancer, mais rien de plus que des hypoth&#232;ses, et, comme telles, peuvent tr&#232;s bien se r&#233;v&#233;ler fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons savoir, par exemple, que l'Univers est en expansion, que les g&#232;nes d&#233;terminent les esp&#232;ces, que la mati&#232;re et la lumi&#232;re font partie du m&#234;me ensemble quantique, que la lutte des classes est d&#233;terminante dans l'&#233;volution des soci&#233;t&#233;s humaines, et ce sont effectivement des affirmations qu'on aurait envie de d&#233;fendre, pour lesquelles on se sent tous les arguments en mains, mais nous nous devons d'admettre que ce ne sont que les hypoth&#232;ses que nous avons choisi de privil&#233;gier, &#224; un moment du raisonnement et de l'observation, pour avancer. Ce ne sont pas des faits d&#233;finitifs, indiscutables. Il n'existe pas, ni en sciences ni en politique, de faits d&#233;finitifs indiscutables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, si une exp&#233;rience se reproduit, l'effet qu'elle montre est prouv&#233; en un sens. Mais son interpr&#233;tation ne l'est pas ! Si on cherche &#224; en tirer une loi qui sort du cadre &#233;troit de l'exp&#233;rience, on est dans l'incertain, dans l'hypoth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, rares sont les scientifiques qui pr&#233;sentent les th&#232;ses retenues par la communaut&#233; scientifique comme des hypoth&#232;ses s&#233;rieuses et non comme des certitudes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons citer plus ais&#233;ment des scientifiques ou des militants (y compris de bons scientifiques et de bons militants) qui c&#232;dent &#224; la tentation d'affirmer des certitudes que ceux qui acceptent de dire : &#171; ceci n'est bien s&#251;r qu'une hypoth&#232;se de travail que nous allons choisir de d&#233;velopper, la meilleure peut-&#234;tre, mais seulement une hypoth&#232;se&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Gaston Bachelard, pourtant un tr&#232;s bon philosophe des sciences, d&#233;clarait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le signe premier de la certitude scientifique, c'est qu'elle peut &#234;tre rev&#233;cue aussi bien dans son analyse que dans sa synth&#232;se. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bachelard, dans &#171; La formation de l'esprit scientifique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit encore dans &#171; L'engagement rationaliste &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il semble que la Relativit&#233; avait tout risqu&#233; de ce qui fait la certitude de la connaissance classique de la r&#233;alit&#233; ; mais ayant tout risqu&#233;, elle n'a rien perdu, elle a tout gard&#233; de ce qu'on connaissait scientifiquement au si&#232;cle dernier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La science demande d&#233;sormais une bi-certitude. Il faut qu'elle satisfasse &#224; une coh&#233;rence math&#233;matique et &#224; une v&#233;rification exp&#233;rimentale minutieuse. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit encore dans &#171; Essai sur la connaissance approch&#233;e &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; A. Comte &#233;num&#232;re quatre caract&#232;res g&#233;n&#233;raux de l'esprit positif : r&#233;alit&#233;, utilit&#233;, certitude, pr&#233;cision. C'est peut-&#234;tre le quatri&#232;me caract&#232;re qui, dans les ph&#233;nom&#232;nes mesur&#233;s, entra&#238;ne tous les autres. En effet, les r&#233;sultats d'une mesure peuvent &#234;tre parfois si pr&#233;cis qu'on ne tient nul compte des erreurs tr&#232;s petites qui les entachent encore. Ces mesures fines, sans divergence sensible, donnent lieu, sans discussion, &#224; un consensus g&#233;n&#233;ral. C'est par la mesure pr&#233;cise que l'objet peut se r&#233;v&#233;ler comme permanent et fixe, c'est-&#224;-dire qu'il est vraiment reconnu comme objet&#8230; Mais la pr&#233;cision emporte tout, elle donne &#224; la certitude un caract&#232;re si solide que la connaissance nous semble vraiment concr&#232;te et utile&#8230; Si, au fur et &#224; mesure que les instruments se perfectionnent, les dessins se compliquaient en gardant le m&#234;me cadre, on pourrait avoir plus de certitude &#224; l'&#233;gard des grandes lignes attribu&#233;es aux dessins complexes. L'ordre de sensibilit&#233; serait ainsi l'ordre le plus naturel de l'abstraction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rajoute :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mais en donnant enti&#232;re confiance au raisonnement inductif pris dans son fondement, nous n'avons nullement pr&#233;jug&#233; des difficult&#233;s et des erreurs qu'entra&#238;ne son application. Notre d&#233;veloppement n'a vis&#233; qu'&#224; mettre &#224; part tout ce qu'il y a de pur et d'a priori dans la certitude inductive. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore Bachelard dans &#171; Etude sur l'&#233;volution d'un probl&#232;me de physique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand ce principe sera enfin d&#233;couvert, la loi int&#233;grale dominera &#224; son tour. Elle calculera les ph&#233;nom&#232;nes, rendra compte des perturbations, et la v&#233;rification exp&#233;rimentale ou naturelle de ses r&#233;sultats et de ses explications donnera au principe trouv&#233; une certitude inattaquable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous choisissons expr&#232;s un philosophe des sciences comme Bachelard que nous estimons tr&#232;s int&#233;ressant et profond pour souligner chez lui ce travers : la science serait certitude !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous aurions bien s&#251;r pu prendre des exemples parmi des philosophes que nous n'aimons pas du tout comme les d&#233;fenseurs de l'anti-philosophie de Dewey, de l'infaillibilit&#233; et de la certitude : &lt;a href=&#034;https://www.college-de-france.fr/site/claudine-tiercelin/symposium-2016-11-03-10h20.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons qu'Einstein d&#233;clarait : &lt;i&gt;&#171; &#8230; pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou Fran&#231;ois Jacob dans &#171; Le jeu des possibles &#187; : &lt;i&gt;&#171; Rien n'est aussi dangereux que la certitude d'avoir raison. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Einstein &#233;crit encore dans &#171; La g&#233;om&#233;trie et l'exp&#233;rience &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Parmi toutes les sciences, les math&#233;matiques jouissent d'un prestige particulier qui tient &#224; une raison unique : leurs propositions ont un caract&#232;re de certitude absolue et incontestable, alors que celles de toutes les autres sciences sont discutables jusqu'&#224; un certain point et risquent toujours d'&#234;tre r&#233;fut&#233;es par la d&#233;couverte de faits nouveaux. Le chercheur d'une autre discipline n'aurait pas lieu pour autant d'envier le math&#233;maticien si les propositions de ce dernier ne portaient que sur de purs produits de notre imagination et non sur des objets r&#233;els. Il n'est pas &#233;tonnant en effet que l'on parvienne &#224; des conclusions logiques concordantes, une fois que l'on s'est mis d'accord sur les propositions fondamentales (axiomes) ainsi que sur les m&#233;thodes &#224; suivre pour d&#233;duire de ces propositions fondamentales d'autres propositions ; mais le prestiges de math&#233;matiques tient, par ailleurs, au fait que ce sont &#233;galement elles qui conf&#232;rent aux sciences exactes de la nature un certain degr&#233; de certitude, que celles-ci ne pourraient atteindre autrement&#8230; Pour autant que les propositions math&#233;matiques se rapportent &#224; la r&#233;alit&#233;, elles ne sont pas certaines, et, pour autant qu'elles sont certaines, elles ne se rapportent pas &#224; la r&#233;alit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Rostand, le biologiste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Certitude, servitude. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapporte Ilya Prigogine dans &#171; Les lois du chaos &#187;, &lt;i&gt;&#171; ce qui nous int&#233;resse aujourd'hui, ce n'est pas n&#233;cessairement ce que nous pouvons pr&#233;dire avec certitude. La physique classique s'int&#233;ressait avant tout aux horloges, la physique d'aujourd'hui plut&#244;t aux nuages. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans parler de Montaigne : &lt;i&gt;&#171; &#034;L'impression de certitude est un t&#233;moignage certain de folie et d'incertitude extr&#234;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons, &#224; l'oppos&#233;, que Descartes est le philosophe de la certitude en sciences. &#171; Je pense donc je suis &#187; est la certitude par soi-m&#234;me de l'existence de soi donc du monde. Mais Descartes n'est nullement le repr&#233;sentant le plus digne de la philosophie scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il affirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Toute science est une connaissance certaine et &#233;vidente. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2023&#034;&gt;Lire ici sur la philosophie des sciences de Descartes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quittons la philosophie, en particulier celle des sciences, et prenons un tr&#232;s bon anthropologue comme Ian Tattersall, bon scientifique et bon vulgarisateur, qui raisonne bien, discute bien. Eh bien, il c&#232;de pourtant &#224; la tendance d'affirmer des certitudes&#8230; alors qu'il ne faudrait pas&#8230; D&#233;sol&#233; si &#231;a fait un peu moraliste, pr&#233;chi pr&#233;cha, ce n'est pas le but : on discute ici s&#233;rieusement de la bonne d&#233;marche scientifique, notamment celle des r&#233;volutionnaires marxistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et effectivement, le terme de &#171; certitude &#187; vient tr&#232;s ais&#233;ment sous la plume de Ian Tattersall alors que sa science devrait certainement s'en abstenir. En tout cas pas moins qu'une autre !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En derni&#232;re analyse, la conclusion s'impose &#187; &#233;crit par exemple Tattersall&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand ce n'est pas le terme lui-m&#234;me, c'est le ton ou le sens de la phrase qui dit que nous sommes certains alors que le sujet lui-m&#234;me nous dit que nous ne devrions pas l'&#234;tre !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons-le dans &#171; Petit trait&#233; de l'&#233;volution &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas pu y avoir interf&#233;condation entre les N&#233;andertaliens et les humains modernes qui sont arriv&#233;s sur leurs territoires il y a environ 40 000 ans&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si les ossements ou le type humain suppos&#233; disait qu'il peut ou pas y avoir interf&#233;condit&#233; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La seule affirmation que, dans un tel brouillard, nous puissions avancer avec quelque certitude, c'est qu'il n'y a pas eu de croisement entre les N&#233;andertaliens et les hommes modernes. &#187; dit l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que l'argument principal de l'absence d'interf&#233;condit&#233; est le peu de contacts apparents entre les deux esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout ce que nous pouvons affirmer c'est que l'interaction entre N&#233;andertaliens et hommes modernes a &#233;t&#233; de courte dur&#233;e&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le m&#234;me auteur, dans le m&#234;me ouvrage, affirme que les deux esp&#232;ces ont coexist&#233; tr&#232;s longtemps dans la r&#233;gion du Levant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Franchement, nous n'avons pas la moindre id&#233;e de la fa&#231;on dont les deux esp&#232;ces sont parvenues &#224; partager le m&#234;me pays pendant tant de mill&#233;naires&#8230; &#187; (en fait pendant 40 000 ans !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore l'argument des diff&#233;rences morphologiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils pr&#233;sentent trop de diff&#233;rences anatomiques pour avoir appartenu &#224; la m&#234;me esp&#232;ce. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la divergence morphologique n'est pas une mesure de la distance g&#233;n&#233;tique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait qu'il est fr&#233;quent que les g&#233;n&#233;ticiens et les anthropologue et pal&#233;ontologues estiment de mani&#232;re diff&#233;rente le degr&#233; de divergence entre esp&#232;ces et la certitude est donc loin d'&#234;tre atteinte quand les deux divergent ! Il peut y avoir d'infimes divergences dans les facteurs g&#233;n&#233;tiques du d&#233;veloppement, les rythmes ou les g&#232;nes hom&#233;otiques pour que des divergences anatomiques majeures aient lieu. On doit donc en rester aux hypoth&#232;ses les plus valables&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui est s&#251;r, c'est qu'au moment o&#249; ils sont arriv&#233;s en Europe, les hommes de Cro-Magnons avaient acquis une sensibilit&#233; que l'on peut qualifier de &#171; moderne &#187;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien difficile de juger de la sensibilit&#233; des hommes de Cro-Magnon si on n'est pas s&#251;rs que ce sont eux-m&#234;mes qui ont invent&#233; leurs m&#233;thodes de peinture et sculptures pari&#233;taux et s'il n'y avait pas d'autres esp&#232;ces d'hominid&#233;s qui leur ait communiqu&#233; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le but de ce que nous &#233;crivons ici n'est pas la critique des th&#232;ses de Tattersall, ce que nous ne sommes nullement capables de faire s&#233;rieusement. Nous voulons seulement indiquer une d&#233;rive de l'attitude scientifique consistant &#224; croire que, si on n'affirme pas des certitudes, on n'emportera pas l'adh&#233;sion et on n'aura pas l'air s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, nous estimons que ceux qui affirment des certitudes ne sont pas assez s&#233;rieux, pas assez scientifiques, manquent de richesse en id&#233;es faute d'accepter que le doute, la discussion, la critique sont des armes fondamentales. Notamment lorsqu'il s'agit de militants r&#233;volutionnaires ou de militants de la classe ouvri&#232;re, nous relevons cette d&#233;rive nuisible consistant &#224; marteler des certitudes sans jamais se soumettre &#224; la critique, pourtant riche, enrichissante, indispensable &#224; tout v&#233;ritable scientifique et &#224; tout r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La fin des certitudes &#187;, pour reprendre le titre d'un ouvrage de Ilya Prigogine, n'est pas la fin de la science mais son plein d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prigogine dans &#171; La fin des certitudes &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous pensons nous situer aujourd'hui &#224; un point crucial de cette aventure au point de d&#233;part d'une nouvelle rationalit&#233; qui n'identifie plus science et certitude, probabilit&#233; et ignorance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le physicien Feynman avait coutume, dans son cours de physique, de dire que nous n'avons que des hypoth&#232;ses et que nous ne sommes s&#251;rs de rien ! Et c'&#233;tait loin d'&#234;tre un penseur anti-scientifique, mystique ou pseudo-scientifique !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons que nous avons choisi de d&#233;noncer les certitudes de Ian Tattersall justement parce que nous avons les m&#234;mes hypoth&#232;ses sur la plupart des points essentiels de la conception de l'&#233;volution que lui, sur son soutien &#224; la non-lin&#233;arit&#233; de l'&#233;volution par exemple ou encore son soutien &#224; la notion gouldienne des &#233;quilibre ponctu&#233;s et on en passe&#8230; Eh bien, justement, ce sont des hypoth&#232;ses valables mais pas des certitudes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;cririons pas, par exemple, comme Tattersall :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En faveur du changement graduel, nous n'avons finalement que la parole de Darwin&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur des points qui restent n&#233;cessairement litigieux, comme le langage poss&#233;d&#233; ou pas par les N&#233;andertaliens, Tattersall est bien trop certain de savoir qu'ils ne le poss&#233;daient pas, vu le peu de choses qui &#233;tayent cette certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, nous avons le m&#234;me probl&#232;me avec les militants r&#233;volutionnaires, m&#234;me ceux qui sont communistes, m&#234;me ceux qui souhaitent d&#233;velopper une propagande en faveur de l'auto-organisation. Nombre d'entre eux estiment que les questions sont pleines de certitudes qui ne n&#233;cessitent pas d'autres discussions, d'autres interrogations, d'autres d&#233;marches de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Concluons avec Rosa Luxemburg : &lt;i&gt;&#171; Nous assistons &#224; l'effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour apr&#232;s jour. Ce qui est le plus surprenant, c'est que la plupart des gens ne s'en aper&#231;oivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxemburg - Lettres de prison&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3443&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La science, ce sont seulement des faits ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2251&#034;&gt;Prouvez-moi que la science n'est pas qu'exp&#233;rience, mesure et calcul et qu'elle est d'abord philosophie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3072&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sciences et imagination&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4344&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La science n'est pas objective, pas neutre, elle est une des formes de la pens&#233;e humaine, pas une expression directe d'une r&#233;alit&#233; certaine et indiscutable&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Faut-il une philosophie en sciences ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3515&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'erreur, fondement de&#8230; la v&#233;rit&#233; scientifique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3676&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnement, premier pas de la d&#233;marche scientifique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3223&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le marxisme a-t-il raison de se pr&#233;tendre scientifique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3655&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la science a toujours besoin de penseurs r&#233;volutionnaires et pourquoi l'institution scientifique les &#233;carte, les d&#233;courage ou les &#233;touffe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187;</title>
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		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.org/spip.php?article5476</guid>
		<dc:date>2017-03-25T00:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Ukraine</dc:subject>
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		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>Bosnie</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie</dc:subject>
		<dc:subject>Bi&#233;lorussie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'o&#249; viennent les &#171; pays de l'Est &#187;Bi&#233;lorussie &lt;br class='autobr' /&gt;
Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Bosnie &lt;br class='autobr' /&gt;
Slov&#233;nie &lt;br class='autobr' /&gt;
Serbie &lt;br class='autobr' /&gt;
Kosovo &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
En Bi&#233;lorussie &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le 17 f&#233;vrier, des manifestations se succ&#232;dent dans plusieurs villes bi&#233;lorusses, bravant les interdictions et les arrestations muscl&#233;es. La col&#232;re des manifestants s'est rassembl&#233;e autour du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;. Celui-ci pr&#233;voit une taxe annuelle de 235 &#8364; pour tous les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot190" rel="tag"&gt;Ukraine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot201" rel="tag"&gt;Croatie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot223" rel="tag"&gt;Slov&#233;nie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot247" rel="tag"&gt;Bosnie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot248" rel="tag"&gt;Serbie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot275" rel="tag"&gt;Bi&#233;lorussie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique51&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; viennent les &#171; pays de l'Est &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-3358-fa879.jpg?1777612353' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bi&#233;lorussie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8916 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L299xH168/-3359-9d338.jpg?1777612353' width='299' height='168' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-3357.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH283/-3357-a6b84.jpg?1777612353' width='500' height='283' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bosnie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8911 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L398xH224/-3355-14113.jpg?1777612353' width='398' height='224' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Slov&#233;nie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8913 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH250/-239-24443.jpg?1777612353' width='500' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Serbie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8912 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-3356.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-3356-7a151.jpg?1777612353' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Kosovo&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187;&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Bi&#233;lorussie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 17 f&#233;vrier, des manifestations se succ&#232;dent dans plusieurs villes bi&#233;lorusses, bravant les interdictions et les arrestations muscl&#233;es. La col&#232;re des manifestants s'est rassembl&#233;e autour du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;. Celui-ci pr&#233;voit une taxe annuelle de 235 &#8364; pour tous les individus travaillant moins de six mois par an, soit environ 470 000 personnes. Inspir&#233; des lois sovi&#233;tiques contre le parasitisme social, ce texte a aussit&#244;t &#233;t&#233; rebaptis&#233; de &#171; d&#233;cret sur les parasites &#187; par ses nombreux opposants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&#233;lorussie vit des heures inhabituelles. Depuis plusieurs semaines, le pouvoir d'Alexandre Loukachenko fait face &#224; un mouvement de contestation sociale qui est exceptionnel pour ce pays ferm&#233; et autoritaire. Encore plus insolite, M. Loukachenko, qui tient son pays d'une main de fer depuis vingt-trois ans, a recul&#233; devant la rue pour la premi&#232;re fois de sa longue carri&#232;re, sans toutefois que cela suffise &#224; calmer la contestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la grogne de la population, le r&#233;gime a recul&#233; en suspendant son d&#233;cret jusqu'&#224; fin 2017. Ce retrait n'a cependant pas d&#233;samorc&#233; la mobilisation. Le 15 mars, ils &#233;taient encore 3 000 dans les rues de la capitale, avant que l'intervention muscl&#233;e d'hommes sans uniforme ne perturbe le rassemblement. Une quarantaine de personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es et plusieurs condamn&#233;s &#224; 15 jours de prison. Le mouvement donne rendez-vous &#224; pr&#233;sent au 25 mars, jour de l'ind&#233;pendance de l'ancienne r&#233;publique sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit s'est nou&#233; autour de l'introduction par le pr&#233;sident du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;, qui pr&#233;voit que les individus travaillant moins de six mois par an s'acquittent d'une taxe annuelle de 235 euros. Les fortes r&#233;miniscences entre ce texte et les lois existant en Union sovi&#233;tique contre le parasitisme social ont eu t&#244;t fait de le voir rebaptis&#233; &#171; d&#233;cret sur les parasites &#187;. Les consid&#233;rations morales avanc&#233;es par le pr&#233;sident pour justifier son d&#233;cret, en plus de la mauvaise sant&#233; financi&#232;re du pays, sont d'ailleurs proches de celles promues du temps de l'URSS, o&#249; l'inactivit&#233; de quelques-uns ne devait pas ternir l'image du paradis des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le projet concerne aussi bien des entrepreneurs ind&#233;pendants, des grands-m&#232;res vendant des champignons sur les march&#233;s que les sans-emploi non inscrits sur les registres du ch&#244;mage, d&#233;marche qui implique de r&#233;aliser des travaux &#171; communautaires &#187; pour une r&#233;tribution de moins de 10 euros par mois. En tout, cela concerne environ 470 000 personnes sur une population de 10 millions, et parmi elles l'embl&#233;matique &#233;crivaine Svetlana Alexeievitch, laur&#233;ate du prix Nobel en 2015, ainsi rebaptis&#233;e &#171; parasite sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, plusieurs manifestations contre le d&#233;cret ont eu lieu, attirant de quelques centaines &#224; quelques milliers de personnes. Le mouvement n'est pas massif, mais il d&#233;passe largement les cercles de l'opposition traditionnelle, et les manifestations touchent jusqu'aux villes moyennes de province qui n'avaient jamais dans le pass&#233; &#233;t&#233; le t&#233;moin de contestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette grogne inattendue, le pouvoir a recul&#233;, fait in&#233;dit l&#224; encore. Jeudi 9 mars, M. Loukachenko a annonc&#233; la suspension de la mesure, tout en assurant que celle-ci &#171; ne sera pas annul&#233;e &#187;. En attendant, les citoyens qui avaient commenc&#233; &#224; verser le montant de leur taxe seront rembours&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur fond de crise &#233;conomique, le mouvement rassemble des milliers de personnes qui exigent pour certains la d&#233;mission d'Alexandre Loukachenko et d&#233;noncent pour d'autres une taxe controvers&#233;e visant les citoyens qui travaillent moins de six mois par an. Apr&#232;s avoir laiss&#233; faire, le gouvernement a multipli&#233; les peines pour &#171; d&#233;sob&#233;issance &#224; un ordre l&#233;gitime d'un fonctionnaire qui exerce ses fonctions officielles &#187; ou &#171; conduite d&#233;sordonn&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les opposants redoutent que les derni&#232;res interpellations soient punies plus s&#233;v&#232;rement en tombant sous le chef d'accusation de trouble &#224; l'ordre public, dont les peines varient de 3 &#224; 8 ans de prison. Au moins 17 personnes sont accus&#233;es d'avoir voulu provoquer des &#171; troubles massifs &#187; lors des prochaines manifestations antigouvernementales pr&#233;vues samedi 25 mars dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve524&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Roumanie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 1er f&#233;vrier, la place de la Victoire, &#224; Bucarest, un des th&#233;&#226;tres de la r&#233;volution de 1989 qui fit tomber Ceausescu, continue de servir de point de ralliement aux manifestants anticorruption. Pr&#233;sents par centaines de milliers dans plusieurs villes de Roumanie d&#233;but f&#233;vrier, les protestataires ne se comptent plus, physiquement, que par milliers, un mois plus tard. Mais, soutenus par un fort mouvement d'opinion et malgr&#233; d'importantes concessions du gouvernement, ils n'ont pas d&#233;sarm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un d&#233;cret de ce gouvernement qui a mis le feu aux poudres. Fin janvier, celui-ci a tent&#233; de limiter l'offensive contre la corruption de la haute fonction publique et des responsables politiques, men&#233;e depuis trois ans par la tr&#232;s d&#233;termin&#233;e chef de la direction nationale anticorruption, Laura Codruta K&#246;vesi. Aux termes de ce d&#233;cret ne seraient d&#233;sormais passibles de peines d'emprisonnement que les responsables mis en cause pour un pr&#233;judice sup&#233;rieur &#224; 44 000 euros. Ce seuil n'&#233;tait pas choisi au hasard : le chef du Parti social-d&#233;mocrate au pouvoir (PSD), Liviu Dragnea, soup&#231;onn&#233; de corruption dans une affaire dans laquelle la somme en jeu est &#233;valu&#233;e &#224; 24 000 euros, aurait pu ainsi passer au travers des mailles du filet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression des manifestants, auxquels le pr&#233;sident de la R&#233;publique, Klaus Iohannis, de centre-droit, a apport&#233; son soutien, le gouvernement a retir&#233; le d&#233;cret, le 5 f&#233;vrier, puis, la col&#232;re ne passant pas, a accept&#233; la d&#233;mission du ministre de la justice, le 9 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces reculs, cependant, ne convainquent plus les contestataires. La cr&#233;dibilit&#233; du gouvernement est atteinte ; les opposants n'ont plus confiance dans ses promesses et craignent que le gouvernement tente de nouveau de freiner la campagne anticorruption lorsque la soci&#233;t&#233; civile et ses ONG auront baiss&#233; la garde. Ils demandent aujourd'hui le soutien de l'Union europ&#233;enne, seule vraie protectrice, &#224; leurs yeux, de leurs libert&#233;s et de l'Etat de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles le&#231;ons tirer de cette nouvelle r&#233;volte roumaine ? La premi&#232;re : la corruption est au c&#339;ur du combat d&#233;mocratique des classes moyennes des pays en phase de transition politique ou/et d'&#233;mergence &#233;conomique. Qu'il s'agisse de la Chine, du Br&#233;sil, de la Tunisie ou de la Roumanie, la lutte contre la corruption cristallise les aspirations d'une soci&#233;t&#233; civile qui acc&#232;de &#224; un meilleur niveau de vie et d'&#233;ducation. La r&#233;alit&#233; d'un pouvoir confisqu&#233; par des &#233;lites s'enrichissant aux d&#233;pens de la population n'est plus supportable. Internet et les r&#233;seaux sociaux jouent un r&#244;le crucial dans ce combat, en multipliant l'effet mobilisateur des initiatives civiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour l'instant, la rue compte deux victoires. Le 5 f&#233;vrier, le premier ministre social-d&#233;mocrate, Sorin Grindeanu, a abrog&#233; un d&#233;cret qui limitait le pouvoir des procureurs. Le 9, le ministre de la justice, Florin Iordache, a d&#233;missionn&#233;, le gouvernement esp&#233;rant ainsi calmer la rue. Mais les manifestants n'ont pas abandonn&#233; la lutte pour autant, ils ont seulement chang&#233; d'agenda. Dimanche 26 f&#233;vrier, ils ont manifest&#233; pour le renforcement de l'Union europ&#233;enne, qu'ils per&#231;oivent comme une garantie de leurs libert&#233;s civiques. Les manifestants ont form&#233; un &#233;norme drapeau &#233;toil&#233; de l'UE qui en dit long sur l'espoir d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de conserver les acquis europ&#233;ens. C'est &#224; partir de 2007, lorsque la Roumanie a adh&#233;r&#233; &#224; l'UE, que les choses ont commenc&#233; &#224; changer dans ce pays gangren&#233; par une corruption institutionnalis&#233;e. Sous la pression de Bruxelles, le pays, consid&#233;r&#233; comme le mouton noir de l'Europe, a r&#233;form&#233; radicalement son syst&#232;me judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve746&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bosnie-Herz&#233;govine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en f&#233;vrier 2014 que la r&#233;volte sociale a explos&#233; en Bosnie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Tuzla, au nord-est de la Bosnie-Herz&#233;govine, une manifestation de ch&#244;meurs a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;, faisant une vingtaine de bless&#233;s et autant d'arrestations. Dans un pays o&#249; la situation sociale est critique, cet &#233;v&#233;nement a marqu&#233; le d&#233;but d'une grande vague de protestations. D&#233;j&#224;, une manifestation &#233;tait pr&#233;vue &#224; Sarajevo ce jeudi, en soutien aux concitoyens de Tuzla. Puis la r&#233;volte sociale a inond&#233; tout le pays&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La cause de la r&#233;volte est clairement et ouvertement la mis&#232;re et le ch&#244;mage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir a r&#233;prim&#233; violemment, faisant de nombreux bless&#233;s et arr&#234;t&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la base, le mouvement part d'une manifestation contre le ch&#244;mage ayant lieu dans la ville de Tuzla, situ&#233;e dans la F&#233;d&#233;ration de Bosnie-Herz&#233;govine, le 5 f&#233;vrier. Cet &#233;v&#232;nement va jusqu'&#224; l'occupation du si&#232;ge gouvernemental dans la ville et son incendie. Les manifestants accusent les autorit&#233;s locales d'avoir d&#233;truit de nombreux emplois par la privatisation de plusieurs entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation &#233;conomique pr&#233;occupante qui refl&#232;te la situation du pays. En 2008, le taux de ch&#244;mage du pays &#233;tait de 23%, il est d&#233;sormais &#224; 44%. Ces derni&#232;res ann&#233;es, la Bosnie-Herz&#233;govine poss&#232;de des indicateurs macro-&#233;conomiques catastrophiques : d&#233;croissance r&#233;currente, 20% de la population vit encore sous le seuil de pauvret&#233;, baisse la consommation, explosion de la dette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les autorit&#233;s de Sarajevo n'ont pas pu r&#233;aliser les &#233;conomies exig&#233;es par le Fonds mon&#233;taire international. Ce dernier avait notamment demand&#233; &#224; Sarajevo de r&#233;former sa loi sur les pensions pour les anciens combattants. En effet, les transferts sociaux pour les anciens combattants repr&#233;sentent 4% du PIB bosnien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Bosniens manifestent pour l'am&#233;lioration des conditions sociales et &#233;conomiques du pays. Mais aussi pour la fin de la corruption et des b&#233;n&#233;fices au seul profit de la classe politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les manifestants ont r&#233;ussi &#224; pousser &#224; la d&#233;mission les gouvernements des cantons de Tuzla et de Zenica mais demandent un r&#233;el changement dans toute la F&#233;d&#233;ration. Ainsi, suite &#224; la r&#233;volte sociale, les citoyens bosniens d&#233;noncent d&#233;sormais les politiciens du pays, accus&#233;s d'immobilisme, de client&#233;lisme et de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement a r&#233;uni les diff&#233;rentes minorit&#233;s du pays. Depuis de nombreuses ann&#233;es les responsables politiques cultivent un discours nationaliste afin de mieux diviser la population et obtenir les suffrages. En effet, les principaux partis du pays souhaitent avant tout repr&#233;senter une population avant de tenir un discours id&#233;ologique qui r&#233;unirait l'ensemble des Bosniens. Cette technique est totalement remise en cause aujourd'hui. Peu importe la minorit&#233;, l'ensemble des Bosniens manifeste et ne r&#233;clame pas forc&#233;ment plus de droits en fonction de leur origine mais souhaitent plus de justice sociale, d'emplois et un renouv&#232;lement de la classe politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans l'ex-Yougoslavie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Kosovo le mouvement part de nouveau des &#233;tudiants. Ce sont eux qui, pendant les ann&#233;es 1980-1990, avaient initi&#233; les mouvements de r&#233;voltes et viennent maintenant de remporter un nouveau combat. Ils d&#233;noncent la l&#233;gitimit&#233; du recteur de l'Universit&#233; de Pristina, Ibrahim Gashi, accus&#233; d'avoir viol&#233; l'autonomie de l'Universit&#233; et d'avoir falsifi&#233; ses dipl&#244;mes. Apr&#232;s de violents heurts avec la police, le recteur a remis sa d&#233;mission le 8 f&#233;vrier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les &#233;l&#232;ves et leaders de ce mouvement souhaitent continuer. Ils esp&#232;rent une enqu&#234;te sur l'ensemble du personnel scientifique et acad&#233;mique de l'Universit&#233; afin d'observer si leur nomination r&#233;pond &#224; la proc&#233;dure normale. De nombreux doutes sur la qualit&#233; des enseignants et la l&#233;gitimit&#233; de leur nomination en fonction des affinit&#233;s politiques qu'ils auraient pu avoir sont avanc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la d&#233;nonciation du syst&#232;me du Premier ministre kosovar Hashim Tha&#231;i prend de l'ampleur. L'ancien recteur &#233;tait tr&#232;s proche du chef du gouvernement et celui-ci l'avait pouss&#233; &#224; la t&#234;te de l'&#233;tablissement. De nombreuses voix, notamment parlementaires, se sont &#233;lev&#233;es depuis des mois sur la nomination d'Ibrahim Gashi. Cependant, la coalition gouvernementale a tout fait pour prot&#233;ger son homme, notamment en s'opposant &#224; la cr&#233;ation d'une enqu&#234;te. Apr&#232;s les &#233;lections municipales, c'est un nouvel &#233;chec pour Hashim Tha&#231;i qui voit dans la population le souhait grondant d'un changement de pratiques politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Serbie, des mouvements spontan&#233;s apparaissent. R&#233;cemment, les syndicats ont oblig&#233; le gouvernement &#224; retirer son projet de loi sur le travail, jug&#233; ultralib&#233;ral et destructeur d'acquis sociaux. De plus, Belgrade observe avec attention la crise qui secoue la F&#233;d&#233;ration de Bosnie-Herz&#233;govine de peur que celle-ci s'&#233;tende &#224; la Republika Srpska, qui pourrait &#224; son tour contaminer la Serbie. Les autorit&#233;s serbes ont assur&#233; qu'elles ne laisseraient pas la situation s'envenimer dans le pays. Cette inqui&#233;tude est notamment justifi&#233;e par les mouvements de protestations envers le Vice-Premier ministre, Aleksandar Vu&#269;i&#263;, accus&#233; de museler la vie politique serbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revendications sont nombreuses et le terreau est fertile. L'avenir de cet &#233;pisode et sa propagation d&#233;pendront de la r&#233;ponse de la classe politique balkanique m&#234;me si les diff&#233;rents mouvements de protestations souhaitent justement mettre fin &#224; la pratique politique qui r&#232;gne dans les Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Slov&#233;nie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes ont commenc&#233; lorsque la Yougoslavie s'est effondr&#233;e et que les industries de la ville ont perdu leurs acc&#232;s aux march&#233;s des Balkans. De 1992 &#224; 2009, 257 entreprises ont ferm&#233; &#224; Maribor et des milliers de personnes ont perdu leurs emplois. Aujourd'hui, 16% de la population locale vit en dessous du seuil de pauvret&#233;. &#171; La plupart des familles ont au moins un membre de leur famille qui travaille hors de Slov&#233;nie &#187;, explique Simon. &#171; La proximit&#233; de la fronti&#232;re procure un sentiment de s&#233;curit&#233; aux familles et aux individus. Mais d'un autre c&#244;t&#233; cela ne r&#233;sout pas les probl&#232;mes de la r&#233;gion et de la ville. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la chute des grosses industries &#224; Maribor, tous se sont vus forc&#233;s de trouver des alternatives pour gagner leur vie, pas seulement les jeunes. Quelques-uns esp&#233;raient que le statut de Maribor comme Capitale europ&#233;enne de la culture en 2012 aiderait &#224; am&#233;liorer l'image de la ville et &#224; stimuler le tourisme industriel. Une grosse somme d'argent - 21,9 millions d'euros &#8211; fut investie dans des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, des concerts et des expositions. Au total il y eut plus de 405 projets et 5264 &#233;v&#233;nements culturels dans la ville. Pourtant, malgr&#233; les 4,5 millions de visiteurs qui se rendirent cette ann&#233;e-l&#224; &#224; Maribor, les retomb&#233;es &#233;conomiques furent minces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants frustr&#233;s de Maribor sont de plus en plus f&#226;ch&#233;s contre la classe politique corrompue et inefficace qui semble incapable de r&#233;gler les r&#233;els probl&#232;mes. Fin 2012, la d&#233;cision du Maire d'installer un grand nombre de radars d&#233;clenche une vague de protestations. La d&#233;sob&#233;issance civile se propage alors dans toute la Slov&#233;nie, o&#249; la population se r&#233;volte contre la politique inefficace du gouvernement et les sombres perspectives &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s les manifestations, les gens de Maribor ont commenc&#233; &#224; participer plus activement &#224; la vie politique locale, &#224; travers un syst&#232;me de d&#233;mocratie directe, bas&#233; sur les &#171; pl&#233;nums &#187;. Les pl&#233;nums sont inspir&#233;s par le mouvement international &#171; Occupy &#187; - et par la repr&#233;sentation d'une d&#233;mocratie horizontale. Leur but est de donner &#224; chaque personne le m&#234;me pouvoir dans le processus de d&#233;cision. &#192; partir de 2013, les habitants de Maribor ont commenc&#233; &#224; se r&#233;unir r&#233;guli&#232;rement lors de rencontres de voisinage, soutenues par des mod&#233;rateurs &#171; neutres &#187;. Les gens prenaient ensemble des d&#233;cisions concernant des probl&#232;mes publics et communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute du gouvernement conservateur, ma&#238;tre d'&#339;uvre des politiques d'aust&#233;rit&#233;, sous la pression populaire est r&#233;v&#233;latrice d'un mouvement de fond traversant la soci&#233;t&#233; slov&#232;ne : entre luttes massives, mouvement spontan&#233; et absence de perspective politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Suisse des Balkans &#187;, le qualificatif correspond moins que jamais &#224; la situation sociale et politique de la Slov&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'espace d'un an, le pays a connu quelques-unes des plus grandes gr&#232;ves de leur histoire, un mouvement &#171; citoyen &#187; spontan&#233; massif pendant que son gouvernement &#233;tait renvers&#233; sous pression populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Slov&#233;nie a longtemps &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme l'&#233;l&#232;ve mod&#232;le &#224; l'Est : un mod&#232;le social-lib&#233;ral co-g&#233;r&#233; par de puissantes centrales syndicales, une population peu encline &#224; la protestation dans un pays qui fut le premier pays de l'ex-Yougoslavie &#224; adh&#233;rer &#224; l'UE (2004) puis &#224; l'Euro (2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;difice s'est depuis &#233;croul&#233; sous la pression de la crise capitaliste et de l'int&#233;gration europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2008, le gouvernement conservateur de Janez Jansa imposait des plans d'aust&#233;rit&#233; que l'on conna&#238;t ailleurs : baisse des salaires des fonctionnaires de 15%, coupes drastiques dans l'&#233;ducation et la sant&#233;, allongement du temps de travail et d&#233;remboursements massifs dans la S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, le processus de privatisations s'acc&#233;l&#232;re, notamment dans le secteur bancaire o&#249; la principale banque du pays NLB devrait &#234;tre c&#233;d&#233;e au priv&#233;, tandis que le projet de recul de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite &#224; 65 ans reste la prochaine &#233;tape pour le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, des scandales de corruption &#233;claboussaient le personnel politique, de droite comme le premier ministre Jansa, ou de centre-gauche comme le maire de Ljubljana, Zoran Jankovic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales et r&#233;formes n&#233;goci&#233;es : les ambivalences du puissant mouvement syndical slov&#232;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re contestation est venue du puissant mouvement syndical slov&#232;ne, impliqu&#233; dans la co-gestion du pays depuis l'ind&#233;pendance, dans un pays o&#249; &#8211; cas rarissime en ex-Europe de l'est &#8211; plus d'un salari&#233; sur trois est syndiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement syndical fort, organis&#233; notamment dans l'Association slov&#232;ne des syndicats libres ZSSS), avait obtenu le maintien d'une partie des acquis sociaux de l'&#233;poque socialiste, de certains pans de l'&#201;tat social en &#233;change de sa participation &#224; la gestion loyale des affaires du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement syndical, pouss&#233; par la pression populaire, a &#233;t&#233; &#224; l'origine de deux victoires sur le gouvernement et l'aust&#233;rit&#233; : les r&#233;f&#233;rendums de 2011 respectivement sur les contrats pr&#233;caires pour les jeunes et sur la r&#233;forme des retraites pr&#233;voyant le recul de l'&#226;ge de la retraite &#224; 65 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois, les journ&#233;es de gr&#232;ves lanc&#233;es dans le secteur public ont &#233;t&#233; les plus suivies depuis 1991 : plus de 100 000 gr&#233;vistes en avril 2012 et en janvier 2013 pour protester contre les coupes dans le public, sur les 160 000 fonctionnaires que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la culture du compromis du mouvement ouvrier slov&#232;ne, du &#171; dialogue social &#187; pr&#244;n&#233; par la CES (Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats) conduit d&#233;sormais le mouvement &#224; une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, 14 des 21 syndicats de la fonction publique ont accept&#233; de signer un accord d' &#171; amendement &#187; de la r&#233;forme en mai 2012 pr&#233;voyant des baisses r&#233;duites de salaire (8% au lieu de 15%), et un plan de licenciement revu &#224; la baisse dans l'&#233;ducation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, si les syndicats ont longtemps fait planer la menace d'un r&#233;f&#233;rendum sur le budget 2013, ils ont retir&#233; cette menace en d&#233;cembre dernier &#171; montrant leur respect de l'&#201;tat du droit, et exigeant en retour du gouvernement le m&#234;me respect de l'&#201;tat social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, en d&#233;pit d'un potentiel de lutte in&#233;dit, le mouvement syndical, en particulier dans le bastion de la fonction publique, est priv&#233; de toute perspective politique hormis celle de la r&#233;sistance conduisant &#224; l'amendement des r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vstaja : la naissance d'un mouvement spontan&#233; d'indignation face &#224; la corruption&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le &#224; la lutte organis&#233;e des syndicats, est n&#233; en Slov&#233;nie un mouvement spontan&#233;, empruntant certains traits aux &#171; Indignados &#187; espagnols ou au partisans du mouvement 5 &#233;toiles en Italie, mais avec des sp&#233;cificit&#233;s locales incontestables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement est n&#233; d'une r&#233;volte contre les scandales de corruption, d'un rejet indiff&#233;renci&#233; de la caste politique slov&#232;ne &#8211; centre-gauche ou droite &#8211; ainsi que d'une vague et puissante aspiration au changement, motiv&#233; par le rejet des politiques d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement voit le jour &#224; Maribor, deuxi&#232;me ville du pays, en novembre 2012. Une ville dirig&#233;e par un politicien de droite Franc Kangler, chantre des mesures de lib&#233;ralisation et de privatisation, adepte des mesures autoritaires et tremp&#233; dans de multiples scandales de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier a mis le feu aux poudres : un partenariat public-priv&#233; conclu par la Mairie pour &#233;quiper la ville d'une cinquantaine de radars dont 95% des recettes auraient &#233;t&#233; engrang&#233;es par l'op&#233;rateur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte (vstaja) de Maribor est un mouvement spontan&#233;, n&#233; de l'indignation face &#224; la corruption de la caste politique locale, anim&#233; par de jeunes &#233;tudiants &#224; partir des r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De d&#233;but novembre &#224; la mi-d&#233;cembre, de 10 &#224; 20 000 &#171; citoyens indign&#233;s &#187; occupent la place de la Libert&#233; pour exiger le d&#233;part du maire qui, apr&#232;s avoir tent&#233; de s'accrocher, doit d&#233;missionner sous la pression populaire fin d&#233;cembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de ce succ&#232;s historique, la &#171; r&#233;volte citoyenne &#187; (vstaja) s'&#233;tend aux autres villes du pays, Kranj, Nova Gorica et surtout la capitale Ljubljana o&#249; chaque premier samedi du mois, depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, 10 &#224; 20 000 manifestants exigent le d&#233;part de toute la &#171; caste politique &#187; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Slov&#233;nie, comme ailleurs en Europe de l'Est, dans ce qui fut jadis l'&#238;lot de prosp&#233;rit&#233; paisible de l'ex-Yougoslavie, toutes les illusions sont toutefois d&#233;j&#224; tomb&#233;es sur les bienfaits de la restauration capitaliste et de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve359&#034;&gt;Lire encore en Slov&#233;nie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Croatie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve145&#034;&gt;Mouvements sociaux en Croatie en 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Ukraine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Impasse parlementaire, crise &#233;conomique, corruption end&#233;mique&#8230; Trois ans apr&#232;s la chute du pr&#233;sident Viktor Ianoukovitch, le syst&#232;me oligarchique et ultralib&#233;ral domine toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ans apr&#232;s le mouvement de protestation sur la place centrale de Kiev, que reste-t-il de Ma&#239;dan ? &#171; Nous sommes encore une fois trahis. En 2004, lors de la &#8220;r&#233;volution orange&#8221;, ou &#8220;premier Ma&#239;dan&#8221;, nous &#233;tions convaincus de pouvoir enfin pr&#233;tendre profiter du mod&#232;le europ&#233;en. En 2014, c'est le syst&#232;me des oligarques, de Viktor Ianoukovitch, de la corruption que nous avions combattu. Encore une fois, seules les t&#234;tes ont chang&#233; &#187;, s'emporte Svetlana, qui a particip&#233; aux rassemblements place de l'Ind&#233;pendance (Ma&#239;dan) &#224; Kiev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immense r&#233;volte qui a d&#233;but&#233; en octobre 2013 a abouti, quatre mois plus tard, &#224; la fuite surprise de l'ancien pr&#233;sident Viktor Ianoukovitch, le 22 f&#233;vrier 2014. Le lendemain, la prise du pouvoir par Oleksandr Tourtchynov et Arseni Iatseniouk, les alli&#233;s de l'ancienne &#233;g&#233;rie de 2004, Ioulia Timochenko, est act&#233;e. &#171; Encore une fois, ce soul&#232;vement n'a rien r&#233;gl&#233;, notamment d'un point de vue social. &#192; l'&#233;poque, nous avions d&#233;j&#224; les plus faibles salaires en Europe et 40 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvret&#233;. Ces chiffres ont empir&#233; et les promesses de dialogue social ont &#233;t&#233; rapidement abandonn&#233;es &#187;, constate Olga, qui a particip&#233; avec la Conf&#233;d&#233;ration des syndicats ind&#233;pendants d'Ukraine (KVPU) aux nombreux rassemblements et &#224; l'&#233;laboration de revendications sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s leur arriv&#233;e au pouvoir, les nouvelles autorit&#233;s ont pourtant promis une am&#233;lioration rapide de l'&#233;tat de l'&#233;conomie gr&#226;ce &#224; l'accord d'association avec l'Union europ&#233;enne, pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; celui avec la Russie (Union eurasienne). Les r&#233;formes impos&#233;es en &#233;change sont connues : privatisations, coupes budg&#233;taires, r&#233;formes structurelles&#8230; &#192; l'&#233;poque, de nombreuses &#233;tudes annon&#231;aient que cette zone de libre-&#233;change ouvrirait des perspectives de croissance in&#233;dites et un assainissement des milieux d'affaires. R&#233;sultat : l'inflation a atteint quasiment 50 % en 2016. La monnaie ukrainienne (grivna), ne p&#232;se plus qu'un tiers de sa valeur d'avant 2014 et le produit int&#233;rieur brut est pass&#233; de 183 &#224; 90 milliards de dollars (de 173 &#224; 85 milliards d'euros) entre 2013 et 2015, selon la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'Ukraine a obtenu en 2015 une restructuration partielle de sa dette et un pr&#234;t de 16,4 milliards d'euros aupr&#232;s du Fonds mon&#233;taire international (FMI). Pour la politologue Elena Tchaltseva : &#171; Ma&#239;dan n'a &#233;t&#233; qu'une simple redistribution des cartes entre les oligarques. Ce gouvernement pr&#244;ne les m&#234;mes valeurs capitalistes que le pr&#233;c&#233;dent et n'a jamais eu l'intention de lutter contre la corruption. Si, afin de poursuivre leur enrichissement personnel, les oligarques doivent d&#233;fendre d&#233;sormais les int&#233;r&#234;ts des Europ&#233;ens et non des Russes, cela ne les d&#233;range gu&#232;re. &#187; Ils se plient ainsi aux exigences du FMI et de l'UE. Les restructurations dans l'industrie comme dans les services d&#233;truisent l'appareil productif ukrainien, qui fait face &#224; la concurrence accrue des produits europ&#233;ens. Aucune aide &#224; l'adaptation n'a &#233;t&#233; envisag&#233;e. &#171; Car avec 46 millions d'habitants, l'ancienne R&#233;publique sovi&#233;tique repr&#233;sente aux yeux des investisseurs et des analystes de Bruxelles un eldorado &#233;conomique, agricole et &#233;nerg&#233;tique aux portes de l'Union europ&#233;enne &#187;, rappelle Evgueni Tsarkov, du Parti communiste ukrainien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oligarques continuent de s'appuyer sur les m&#234;mes syndicats, &#233;lus, juges et m&#233;dias pour &#233;viter tout changement malgr&#233; deux soul&#232;vements en l'espace de dix ans. M&#234;me le FMI a &#233;chou&#233; &#224; imposer ses r&#233;formes comme la lutte contre la corruption. En contrepartie, l'Ukraine n'a re&#231;u qu'une partie de &#171; l'aide &#187;, en raison de son incapacit&#233; &#224; lutter contre ce mal end&#233;mique qui ronge tous les secteurs du pays. &#171; M&#234;me notre pr&#233;sident, milliardaire &#224; la t&#234;te du groupe Rochen, a &#233;t&#233; pris dans le scandale des Panama Papers. Il n'a pas vendu ses entreprises comme il s'y &#233;tait engag&#233; et appara&#238;t dans une soci&#233;t&#233; offshore dans le paradis fiscal des &#238;les Vierges britanniques &#187;, s'insurge Evgueni depuis Odessa, sur les bords de la mer Noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Porochenko et son gouvernement sont dans une impasse politique. Au plus bas dans les sondages, il doit &#233;galement faire face &#224; une crise dans sa propre coalition puisque le dirigeant du Front populaire, Arseni Iatseniouk, a &#233;t&#233; &#233;cart&#233; de son poste de premier ministre. Le gouvernement s'est maintenu gr&#226;ce &#224; l'appui au Parlement du parti Renaissance, contr&#244;l&#233; par l'oligarque Igor Kolomo&#239;sky&#8230; &#171; Il est clair que, pour r&#233;tablir la confiance des citoyens, il faudrait organiser un nouveau scrutin afin de sortir de cette impasse &#187;, constate Anatoli Sokoliouk (voir ci-contre). Seulement, les chancelleries occidentales s'y refusent par peur de l'instabilit&#233; que cela susciterait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles pr&#244;nent ouvertement la formation d'un gouvernement technocratique au nom de la lutte contre la corruption. &#171; L'Ukraine a besoin des efforts constants d'une &#233;quipe de professionnels qui placent les int&#233;r&#234;ts du peuple ukrainien au-dessus des leurs pour garantir au pays un avenir stable et prosp&#232;re &#187;, affirmaient neuf ambassadeurs en soutien au ministre de l'&#201;conomie d&#233;missionnaire Aivaras Abromavicius, en avril 2016. Autre cas qui ne plaide pas en faveur du pouvoir actuel, le pr&#233;sident Porochenko, qui s'est r&#233;cemment rendu en Allemagne o&#249; il a rencontr&#233; la chanceli&#232;re Angela Merkel, a d&#251; officiellement interrompre sa visite en raison des &#233;v&#233;nements dans l'est de l'Ukraine. Mais selon certaines sources, ce retour impromptu du chef de l'&#201;tat ukrainien serait d&#251; en r&#233;alit&#233; &#224; un accueil tr&#232;s froid des dirigeants allemands du fait du non-respect des accords de Minsk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'impasse politique, le gouvernement entend rester populaire en maintenant un discours anti-russe ou qui fait de la Russie l'ennemi principal. La reprise du conflit dans l'est du pays et la plainte d&#233;pos&#233;e en janvier devant la Cour internationale de justice (CIJ), l'instance judiciaire la plus &#233;lev&#233;e de l'ONU, qui accuse la Russie d'avoir &#171; soutenu le terrorisme &#187; dans le Donbass r&#233;pond &#224; cette strat&#233;gie. &#171; Je doute aujourd'hui que, face aux difficult&#233;s sociales, les Ukrainiens se contentent de ces &#233;ternels &#233;crans de fum&#233;e &#187;, conclut Olga.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui &#233;tait Christian Rakovski ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Christian Rakovski ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dangers professionnels du pouvoir (1928) &lt;br class='autobr' /&gt;
Probl&#232;mes de l'&#233;conomie de l'U.R.S.S. (1931) &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution turque (1908) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les socialistes et la guerre (1915) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les relations entre r&#233;publiques sovi&#233;tistes (1921) &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;claration au comit&#233; central et &#224; la commission centrale de contr&#244;le (1929) &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte de classes sur Rakovsky page 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte de classes sur Rakovsky page 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui &#233;tait Christain Rakovski &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;volutionnaire-diplomate de la r&#233;volution (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH213/-2269-021f8.jpg?1777613376' width='220' height='213' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-2268.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH802/-2268-8764c.jpg?1777613376' width='500' height='802' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui &#233;tait Christian Rakovski ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article558&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les dangers professionnels du pouvoir (1928)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/pb_urss/pb_urss_2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Probl&#232;mes de l'&#233;conomie de l'U.R.S.S. (1931)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1908/08/rako_19080801.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution turque (1908)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/soc_guerre/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les socialistes et la guerre (1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/ukraine.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les relations entre r&#233;publiques sovi&#233;tistes (1921)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/corr_opp/ogi_19290822.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;claration au comit&#233; central et &#224; la commission centrale de contr&#244;le (1929)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.association-radar.org/IMG/pdf/18-001-00034-09.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lutte de classes sur Rakovsky page 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.association-radar.org/IMG/pdf/18-001-00034-10.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lutte de classes sur Rakovsky page 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovski&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qui &#233;tait Christain Rakovski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=KJFBBwAAQBAJ&amp;pg=PA309&amp;lpg=PA309&amp;dq=Christian+Rakovsky+racont%C3%A9+par+Trotsky&amp;source=bl&amp;ots=3Yl36Woff6&amp;sig=wnDJgkEv3c4tNae6eRTMPTu89CA&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjv_-OcuInLAhVIOBoKHfj4D2UQ6AEISTAJ#v=onepage&amp;q=Christian%20Rakovsky%20racont%C3%A9%20par%20Trotsky&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#233;volutionnaire-diplomate de la r&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1920/10/lt19201010.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;on Trotsky, Lettre aux camarades Yougo-Slaves (1920)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3719&#034;&gt;Les proc&#232;s de Moscou de Staline contre Rakovsky et autres bolcheviks&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovsky&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Who was Christian Rakovsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1915/07/x01.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bulletin Of The Social-Democratic Workers&lt;br class='autobr' /&gt;
Federation Of The Balkans. No. 1 (July 1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Writings&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Following of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog3.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part three of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog4.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part four of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog5.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part five of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/trotsky/1933/05/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L. Trotsky, What's Happened to Rakovsky ? (May 1933)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/reed/1919/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;John Reed, upon Rakovsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1930/04/situation.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Russian Bolshevik-Leninists on the Present Situation (April 1930)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1920/xx/roumania.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Communist Movement in Roumania (1920)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/bryant/works/1923-mom/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christian Rakovsky, by Louise Bryant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1926/autobiog/autobiog.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;An Autobiography (1926)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liquisearch.com/christian_rakovsky/biography/persecution_and_internal_exile&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christian Rakovsky - Biography - Persecution and Internal Exile&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1928/08/prodanger.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The &#8220;Professional Dangers&#8221; of Power (August 1928)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/shachtma/1933/09/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;60th Birthday of Rakovsky &#8211; His Activities During War&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/trotsky/profiles/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leon Trotsky, Political Profiles (October 1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rosswolfe.files.wordpress.com/2015/05/leon-trotskii-collected-writings-1933-1934.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Upon the capitulation of Rakovsky (1934)&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Los peligros profesionales del poder &#8211;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/1928/08-1928.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/1928/08-1928.htm&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/1906/sept09.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1905 en Rumania&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Obras de Rakovski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on S&#233;dov dans &#171; Le livre rouge du proc&#232;s de Moscou &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La capitulation est un plan inclin&#233;. Nul n'a encore r&#233;ussi &#224; s'y maintenir. Une fois qu'on y est, il faut glisser jusqu'au bout. Rakovski qui a r&#233;sist&#233; plus longtemps que les autres vieux bolch&#233;viks, &#8212; il n'a capitul&#233; qu'en 1934, &#8212; en est arriv&#233; &#224; r&#233;clamer aujourd'hui l'ex&#233;cution de Zinoviev, de Kamenev et de Trotsky ! Une telle attitude, pr&#233;cis&#233;ment de la part de Rakovski, a rencontr&#233; une incompr&#233;hension toute particuli&#232;re en Occident : un homme honn&#234;te, d'une grande puret&#233; morale, et soudain... Comment s'expliquer cela ? Comme si Rakovski pouvait s'&#233;chapper de dessous la pesante meule bureaucratique, qui a broy&#233; les anciens r&#233;volutionnaires ! Il faudrait plut&#244;t se demander comment Rakovski, qui fut &#224; la t&#234;te de l'opposition jusqu'en 1934, a pu tout ignorer du terrorisme, si celui-ci avait r&#233;ellement exist&#233; ? Rest&#233; dans l'opposition jusqu'en 1934. Rakovski se r&#233;f&#232;re, comme preuve de l'existence de la &#171; terreur &#187;, &#224;... Zinoviev, Kamenev, etc., avec qui l'opposition avait rompu depuis 1928. L'absolutisme staliniste n'admet pas de demi-capitulations : tout ou rien, il n'y a pas de milieu. L' &#171; art &#187; de Staline de briser les caract&#232;res r&#233;volutionnaires consiste &#224; aller prudemment, progressivement, en poussant les gens de degr&#233; en degr&#233;, toujours de plus en plus bas... Et quel stimulant ces hommes pouvaient-ils avoir pour lutter ? Ils avaient non seulement renonc&#233; &#224; leurs propres id&#233;es, mais aid&#233; Staline &#224; les tra&#238;ner dans la boue. Si le mouvement ouvrier international ne s'&#233;tait pas trouv&#233; &#224; un niveau si bas, sans aucun doute ces gens se seraient conduits tout autrement. Isol&#233;s du mouvement r&#233;volutionnaire, et m&#234;me du monde en g&#233;n&#233;ral, ils ne voyaient que la mont&#233;e et le renforcement du fascisme, et en U.R.S.S. la nuit opaque du stalinisme. La mis&#233;rable conduite des accus&#233;s est avant tout l'expression du profond d&#233;sespoir qui enlevait toute perspective &#224; ces hommes. Et comment des hommes de l'U.R.S.S., m&#234;me les meilleurs, ne pourraient-ils pas se d&#233;moraliser ? Est-ce que des r&#233;volutionnaires se sont jamais forg&#233;s dans le vide ? Non, il faut pour cela un travail collectif, des relations mutuelles, des rapports avec la masse, une formation th&#233;orique, etc. Ce n'est que dans de telles conditions qu'a pu se former le type du r&#233;volutionnaire et du bolch&#233;vik. Mais c'est un pass&#233; lointain. Dans les dix derni&#232;res ann&#233;es, il se produit en U.R.S.S. un processus inverse. L'absence de vie sociale, de pens&#233;e libre et d'action collective soud&#233;e par une discipline consciente et non pas servile, &#8212; tout cela ne peut pas ne pas mettre les vieux au rancart et, en m&#234;me temps, emp&#234;cher la formation des jeunes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Khristian Rakovsky
&lt;p&gt;Discours au XIIe congr&#232;s du PCUS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avril 1923&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Camarades, de quoi s'agit-il ici ? A mon avis, parler de pr&#233;jug&#233; communiste est une explication encore insuffisante. Je pense que Staline n'est rest&#233; qu'au seuil d'une explication de l'&#233;tat r&#233;el des choses dans la question nationale. Il aurait d&#251; aller plus loin et poser la question : pourquoi soulevons-nous cette question au congr&#232;s pour la troisi&#232;me fois ? Non seulement en relation avec la NEP ou avec la situation internationale qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e au d&#233;but de la NEP, il y a une autre raison, plus importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#233;p&#232;te qu'il y a une seconde raison, plus importante, &#224; savoir l'opposition fondamentale cr&#233;&#233;e chaque jour et devenant de plus en plus grande entre notre parti et notre programme, d'une part, et notre appareil d'Etat de l'autre. C'est la question centrale, la question cruciale. Nous disons souvent que le parti doit diriger et nous appuyons ces mots en mentionnant nombre de faits de second ordre. Mais il y a un fait qui doit renforcer cent fois la conviction que notre parti doit avoir une direction ferme dans notre Etat &#8212; c'est pr&#233;cis&#233;ment le fait que, souvent, particuli&#232;rement dans la question nationale, nos camarades du parti sont guid&#233;s non par une psychologie de parti prol&#233;tarien, mais par ce qu'on pourrait appeler, pour le dire avec mod&#233;ration, une psychologie &#233;troite d'ex&#233;cutant bureaucratique, c'est-&#224;-dire par la psychologie des organes &#233;tatiques. Ces organes &#233;tatiques centraux, que repr&#233;sentent-ils ? Dans ses articles, Vladimir Iliitch en a donn&#233; une description appropri&#233;e. C'est un m&#233;lange d'administration tsariste et d'administration bourgeoise, rehauss&#233;e d'un vernis sovi&#233;tique et communiste, mais seulement &#224; la surface et rien de plus2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous direz que ce sont des communistes qui sont &#224; la t&#234;te des organes sovi&#233;tiques. Mais ce qui est en cause, c'est le fait que ces m&#234;mes communistes c&#232;dent devant la psychologie de leur propre appareil et deviennent eux-m&#234;mes &#233;troits d'esprit. Je vous invite &#224; lire l'introduction d'Engels &#224; &#171; La guerre civile en France &#187;, sa description g&#233;n&#233;rale de la bureaucratie. Nos autorit&#233;s centrales commencent &#224; voir l'administration de tout le pays de point de vue du confort de leurs fauteuils de bureau. Naturellement, il est p&#233;nible d'administrer vingt r&#233;publiques ; si le tout &#233;tait unifi&#233;, ce serait beaucoup plus commode, si vous n'aviez qu'&#224; appuyer sur un seul bouton pour administrer tout le pays. Du point de vue de la bureaucratie, ceci serait plus simple, plus commode, plus agr&#233;able.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je devais vous raconter l'histoire de la lutte que les r&#233;publiques doivent mener avec notre administration centrale, ce serait l'histoire d'une lutte pour la survie. Combien de ces appareils centraux connaissent-ils la Constitution sovi&#233;tique ? Je re&#231;ois un document du Conseil des Commissaires du peuple : &#171; Au Pr&#233;sident de la R&#233;publique socialiste sovi&#233;tique d'Ukraine &#187;. J'en re&#231;ois un du Comit&#233; central &#171; Aux comit&#233;s des provinces, aux comit&#233;s des districts et aux Comit&#233;s centraux des R&#233;publiques autonomes &#187;. L'appareil du Comit&#233; Central ne va pas au-del&#224; ; pour lui rien n'existe en dehors des R&#233;publiques autonomes. Je ne parle m&#234;me pas de la lutte que nous sommes oblig&#233;s de mener contre l'appareil bureaucratique. Camarades, je ne suis pas seulement concern&#233; par le sort de l'Ukraine, mais je parle de toutes ces fautes parce que la ligne correcte ou incorrecte sur la question nationale refl&#232;te directement le r&#244;le r&#233;volutionnaire du parti. Qu'est-il arriv&#233; apr&#232;s la cr&#233;ation de l'Union des R&#233;publiques ? &#171; Union &#187;, cela fut compris par beaucoup d'organes centraux comme signifiant qu'ils pouvaient s'abattre de tout leur poids sur les diff&#233;rentes r&#233;publiques. Je pourrais donner beaucoup d'exemples illustrant cette attitude. Par exemple, tel Commissariat du Peuple et tel autre Commissariat du Peuple signent un accord international au nom de l'Ukraine bien que personne ne leur ait donn&#233; le pouvoir de le faire. M&#234;me lorsque l'Union fut fond&#233;e, la Constitution ne leur donna pas ce droit. Qu'est-il arriv&#233; d'autre ? Je vais vous donner encore quelques faits. Peu apr&#232;s que fut adopt&#233;e la Consiitution de l'Union, les Commissariats commenc&#232;rent leur travail de centralisation. Dans les Izvestia, un communiqu&#233; de presse annon&#231;a que des secr&#233;tariats &#233;taient cr&#233;&#233;s dans les Commissariats russes suivants pour diriger les R&#233;publiques : &#233;conomie nationale, travail et finances. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que cela sera pire qu'avant, et c'est seulement quand le secr&#233;tariat du Comit&#233; Central arr&#234;ta ces secr&#233;tariats qu'ils renonc&#232;rent &#224; leurs op&#233;rations initiales. Vous pouvez dire, camarades, qu'il y a le Comit&#233; Central, mais je dois dire que notre trag&#233;die r&#233;side dans le fait que le point de vue &#233;troit &#8212; selon lequel ce n'est pas une question politique nationale ou internationale, mais une question de commodit&#233; pour la direction du pays &#8212; ce point de vue exerce une pression si forte sur le Comit&#233; Central qu'il devient quelquefois un obstacle. Nous avons eu quelques &#233;v&#233;nements typiques assez extraordinaires. Au Pl&#233;num du Comit&#233; Central du 24 f&#233;vrier, on d&#233;cide : &#171; Il est confirm&#233; dans la proc&#233;dure du parti que, avant l'&#233;tablissement des organes normaux de l'Union, le syst&#232;me existant des rapports entre organes sovi&#233;tiques resterait inchang&#233; &#187;. C'est ce qui fut d&#233;cid&#233; en f&#233;vrier : pas de changement dans les relations mutuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars, nous nous trouvons confront&#233;s &#224; toute une s&#233;rie d'actes l&#233;gislatifs sign&#233;s par l'Union sovi&#233;tique. A propos, le d&#233;cret le plus typique concernait le Comit&#233; des Concessions ; qu'est-ce que cela voulait dire ? Cela voulait dire que le Comit&#233; des Concessions s'occuperait des richesses de toutes les R&#233;publiques, il s'occuperait de l'acier de l'Ukraine, du charbon, du p&#233;trole, du mangan&#232;se, etc. des r&#233;gions isol&#233;es. Tel est l'objet du Comit&#233; des Concessions. Bien s&#251;r, dans le fond, je ne suis pas oppos&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un Comit&#233; pan-Union des Concessions, en fait je le d&#233;fendrais. Mais pas de fa&#231;on indiff&#233;rente &#224; la mani&#232;re dont il sera cr&#233;&#233;. J'ai re&#231;u une r&#233;ponse du Secr&#233;tariat du Comit&#233; Central disant que le Congr&#232;s pan-Union des soviets avait d&#233;cid&#233; que les t&#226;ches de cr&#233;ation de l'Union seraient temporairement sous le contr&#244;le du Comit&#233; Ex&#233;cutif central russe dans lequel il n'y a pas de repr&#233;sentation d'une seule nationalit&#233; ou d'une seule R&#233;publique, et qui maintenant d&#233;cide comment disposer des richesses des diff&#233;rentes r&#233;publiques. Je pose la question : la r&#233;solution du Pl&#233;num du Comit&#233; Central &#233;tait-elle connue de tous les membres du Comit&#233; ex&#233;cutif central de l'Union ? Je ne sais pas ce que le secr&#233;tariat r&#233;pondra &#224; cela, mais le fait que ce fut omis dans la premi&#232;re r&#233;ponse est une preuve directe. Bien que nous ayons eu dans le pass&#233; de telles preuves claires que nos organes sovi&#233;tiques centraux capitulaient devant une &#171; psychologie d'esprit &#233;troit &#187;, ils re&#231;urent dix fois, m&#234;me vingt fois plus de droits dans la Constitution de l'Union qu'ils n'en avaient auparavant. Au lieu de limiter ou de restreindre leurs droits, ils ont re&#231;u au contraire comme une r&#233;compense, comme une d&#233;coration, comme une prime pour la fa&#231;on stupide dont ils sabotent la question nationale au d&#233;triment du parti et de la politique &#233;tatique, au d&#233;triment de notre politique ext&#233;rieure (et j'ai beaucoup de mat&#233;riel montrant comment notre politique est vue &#224; l'ext&#233;rieur), ils ont re&#231;u m&#234;me davantage de fonctions. Depuis d&#233;cembre, apr&#232;s le premier congr&#232;s pan-Union des soviets, ils sont devenus les ma&#238;tres de nos vies &#224; tous. Il n'y a pas une seule mesure qui puisse &#234;tre prise par les R&#233;publiques nationales dont on pourrait dire par avance qu'elle serait autoris&#233;e. Les comit&#233;s ex&#233;cutifs de district connaissent mieux leurs droits que les r&#233;publiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, ma position est que notre construction de l'Union a &#233;t&#233; incorrecte. Comme vous le savez, ce n'est pas seulement mon opinion mais aussi celle de Vladimir Ilitch. J'avais mis en garde en septembre, contre cette grande erreur qui allait &#234;tre commise, dans un m&#233;morandum sp&#233;cial adress&#233; au Comit&#233; Central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, quelle est la conclusion de tout cela ? La conclusion est qu'on peut &#233;crire encore dix r&#233;solutions, mais &#224; part les ranger dans les biblioth&#232;ques et dans les archives, il n'en sortira rien. Nous devons r&#233;soudre cette question de fa&#231;on pratique, Le camarade Staline a d&#233;j&#224; introduit ici un grand amendement, en faveur d'un syst&#232;me bi-cam&#233;ral (&#224; deux chambres). Mais nous devons aller r&#233;solument plus loin, nous devons enlever les neuf dixi&#232;mes des pouvoirs aux commissariats de l'Union et les remettre aux R&#233;publiques nationales. (Applaudissements) Camarades, comme je propose le premier amendement, permettez-moi de l'expliquer. Le camarade Staline, dans son premier discours, non dans celui d'aujourd'hui, qui va en sens contraire, mais dans le premier, o&#249; il a manifest&#233; une attitude prudente sur la question nationale, a indiqu&#233; qu'outre les circonstances internes il y a aussi des circonstances de nature ext&#233;rieure et, en m&#234;me temps, il a indiqu&#233; l'importance colossale que la question nationale aurait dans les r&#233;volutions &#224; venir, en raison de la confrontation in&#233;vitable entre les nations de l'Est et les Etats imp&#233;rialistes occidentaux. On pourrait aussi ajouter un autre aspect, peut-&#234;tre insignifiant mais qui rend n&#233;cessaire de traiter la question nationale avec un soin particulier, c'est la question nationale &#224; l'Ouest. Mais malheureusement, le camarade Staline ne s'y r&#233;f&#232;re m&#234;me pas maintenant. Il n'y a rien ni au sujet de l'Est ni au sujet de l'Ouest. Aujourd'hui, dans la commission, le camarade Staline a dit que si nous ajoutions un amendement sur l'Ouest cela pourrait peut-&#234;tre affaiblir ses aspects orientaux, comme si ces aspects &#233;taient inclus dans ses th&#232;ses. Mais cet aspect n'est pas dans ses th&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, camarades, je consid&#232;re qu'il est n&#233;cessaire qu'il y ait dans ces th&#232;ses &#8212; sous une forme ou sous une autre, je ne veux pas discuter ici &#224; quelle th&#232;se il faut l'ajouter, cela d&#233;pend de Staline ou du CC &#8212; mention de ce que Vladimir Illitch n'a cess&#233; de nous r&#233;p&#233;ter dans la p&#233;riode pass&#233;e, &#224; savoir que si nous sommes appel&#233;s &#224; devenir le centre de la lutte des nationalit&#233;s opprim&#233;es hors des fronti&#232;res de l'URSS, nous devons int&#233;rieurement, &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'URSS, adopter une d&#233;cision correcte sur la question nationale. Car si nous parlons d'auto-d&#233;termination nationale sur le front ext&#233;rieur, mais que nous ne la permettons pas &#224; l'int&#233;rieur, alors tout le monde nous reprochera &#233;videmment notre hypocrisie. Je vous rappelle les paroles de Vladimir Ilitch : &#171; Nous ne pouvons nous permettre de faire la plus petite erreur dans ce domaine parce que, tout en sapant notre sinc&#233;rit&#233; principielle &#8212; telles sont ses paroles &#8212; elle peut aussi miner notre lutte pour la d&#233;fense des nationalit&#233;s opprim&#233;es par l'imp&#233;rialisme &#187;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi je propose que vous ins&#233;riez la th&#232;se suivante. Aujourd'hui, &#224; la commission, elle &#233;tait trop longue, nous l'avions reprise de nos th&#232;ses ukrainiennes, mais je l'ai raccourcie et je la propose ainsi modifi&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'importance r&#233;volutionnaire colossale qui transforme les luttes des nations et colonies orientales pour se lib&#233;rer du joug des Etats imp&#233;rialistes et aussi la reconstitution des mouvements de lib&#233;ration europ&#233;ens dans diff&#233;rentes provinces occup&#233;es, rendent d'autant plus n&#233;cessaire que le parti assume la responsabilit&#233; de r&#233;aliser une solution th&#233;orique et pratique correcte de la question nationale &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule une concordance la plus stricte entre notre politique sur la question nationale dans le pays et la politique que nous propageons hors des fronti&#232;res sur la question nationale dans notre Etat et dans la ligne du parti, peut donner &#224; l'Union sovi&#233;tique et au Parti communiste l'autorit&#233; morale et la sinc&#233;rit&#233; principielle qui en feront, dans le sens le plus large, la base de la lutte du prol&#233;tariat mondial contre l'imp&#233;rialisme. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Cet amendement a &#233;t&#233; repouss&#233; apr&#232;s une intervention de Staline demandant au Congr&#232;s de le rejeter.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, mon second amendement a une importance plus grande bien que le premier amendement &#233;tait aussi tr&#232;s important. Le second amendement concerne notre situation int&#233;rieure. Nous consid&#233;rons &#8212; je parle ici au nom des camarades ukrainiens &#8212; que la plus grande erreur a &#233;t&#233; commise aujourd'hui dans le passage o&#249; la formulation de Staline a &#233;t&#233; accept&#233;e concernant le syst&#232;me bi-cam&#233;ral. Tout d'abord, camarades, afin d'&#233;viter toutes sortes d'arguments, nous sommes les d&#233;fenseurs les plus d&#233;cid&#233;s du syst&#232;me bicam&#233;ral. La question n'est pas l&#224;, elle est autre part. Pourquoi un syst&#232;me bicam&#233;ral a-t-il &#233;t&#233; cr&#233;&#233; ? Afin de donner des garanties aux diff&#233;rentes r&#233;publiques. Telle est la base du syst&#232;me bi-cam&#233;ral. Mais, dans la r&#233;solution qui a &#233;t&#233; accept&#233;e aujourd'hui, non seulement le syst&#232;me bi-cam&#233;ral ne donne pas aux diff&#233;rentes r&#233;publiques la moindre garantie, mais au contraire elle renforce m&#234;me le syst&#232;me qui existe d&#233;j&#224;, un syst&#232;me qui op&#232;re de la fa&#231;on suivante : sur les 360 d&#233;put&#233;s provenant du Comit&#233; Central pan-Union, 280, si ce n'est plus, proviennent de la RSFSR, 80 autres appartiennent &#224; toutes les autres r&#233;publiques ind&#233;pendantes prises ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la commission a accept&#233; aujourd'hui ? Que dans la seconde cat&#233;gorie de nationalit&#233;s &#8212; retenez ce mot &#8212; les nationalit&#233;s participeront avec un nombre &#233;gal de voix. Ainsi chacune des 15 r&#233;publiques autonomes et des districts de la RSFSR auront 4 voix. La r&#233;gion centrale aura 4 voix, l'Ukraine 4 voix et la Russie blanche 4 voix. A quoi arrivons-nous ici ? En fait, la RSFSR aura 64 ou 70 voix, l'Ukraine 4 et la Russie blanche 4. Vraiment, la position du camarade Staline se r&#233;v&#232;le tr&#232;s confortable et pourtant il dit : &#171; Je reconnais toutes les nationalit&#233;s et vous ne voulez pas reconna&#238;tre les Kirghizes &#187;. (Interruptions : &#171; C'est vrai ! &#187;) Si tel est le cas, permettez-moi de vous dire : je suis pr&#234;t &#224; permettre &#224; la Kirghizie, au Turkestan et &#224; toutes les autres r&#233;publiques autonomes de devenir des r&#233;publiques ind&#233;pendantes. Alors chacune d'elles pourra entrer dans la seconde cat&#233;gorie sur une base &#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'avons-nous r&#233;ellement ici ? Pourquoi cr&#233;ons-nous cette seconde cat&#233;gorie ? Afin que les diff&#233;rentes r&#233;publiques puissent recevoir, selon leurs besoins et leur capacit&#233; de taxation, une aide allou&#233;e par le centre. Mais les r&#233;publiques autonomes ont une allocation dans la RSFSR, elles ont un commissariat central dans la RSFSR, elles ont un Conseil g&#233;n&#233;ral des ministres de la RSFSR &#8212; elles sont automatiquement reli&#233;es &#224; la RSFSR. De telle sorte que, dans une Chambre du Comit&#233; ex&#233;cutif central de l'Union, elles marchent toutes le long d'une ligne pr&#233;cise ; ensuite elles entrent dans la deuxi&#232;me chambre et disent qu'elle sont des r&#233;publiques distinctes ind&#233;pendantes. Non, permettez-moi de le dire, si elles sont ind&#233;pendantes, elles doivent &#234;tre r&#233;ellement ind&#233;pendantes, en coupant les liens avec la F&#233;d&#233;ration (russe). Je consid&#232;re cela comme absolument n&#233;cessaire, &#233;tant donn&#233; les diff&#233;rents niveaux de d&#233;veloppement politique et culturel et qu'en d&#233;fense de la R&#233;publique, dans la seconde cat&#233;gorie, il doit y avoir non des nationalit&#233;s mais des unit&#233;s &#233;tatiques. Nous avons dit &#224; Staline depuis longtemps que nous ne voulons pas d'un vote semblable &#224; celui de la RSFSR. Non, nous sommes beaucoup plus humbles. Nous serions satisfaits si la RSFSR se contentait de n'avoir pas plus de deux cinqui&#232;mes des votes dans la seconde cat&#233;gorie, et si ces deux cinqui&#232;mes &#233;taient divis&#233;s entre les r&#233;publiques. C'est son affaire, mais si la RSFSR veut donner un exemple de lib&#233;ralisme et de nationalisme d&#233;mocratique, que Staline emploie comme argument contre notre syst&#232;me bicam&#233;ral, alors la RSFSR doit cr&#233;er, dans son propre Comit&#233; Ex&#233;cutif pan-Union, une seconde cat&#233;gorie &#224; laquelle ces r&#233;publiques seraient invit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous nous opposons fermement aux propositions du camarade Staline, ce n'est pas parce que nous avons un sentiment d'&#233;galit&#233; moindre que d'autres. Pour parler librement et franchement, il n'est pas n&#233;cessaire de cr&#233;er une seconde cat&#233;gorie et il n'est pas n&#233;cessaire de dire qu'elle d&#233;veloppera une base pour garantir les droits des diff&#233;rentes r&#233;publiques. C'est pourquoi je soutiens la r&#233;solution suivante : &#171; Aucune unit&#233; &#233;tatique participant &#224; une seconde cat&#233;gorie ne peut avoir plus de trois cinqui&#232;mes de voix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 La lettre de L&#233;nine sur cette question &#233;tait connue des d&#233;l&#233;gu&#233;s au Congr&#232;s, mais pas de l'ensemble du parti ni de la population sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 &#171; On pr&#233;tend qu'il fallait absolument unifier l'appareil. D'o&#249; &#233;manaient ces affirmations ? N'est-ce pas de ce m&#234;me appareil de Russie, que, comme je l'ai d&#233;j&#224; dit dans un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent de mon journal, nous avons emprunt&#233; au tsarisme en nous bornant &#224; le badigeonner l&#233;g&#232;rement d'un vernis sovi&#233;tique ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;nine, La question des nationalit&#233;s ou de l' &#171; autonomie &#187;, 1922. (Note de la MIA)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Romanian auto workers face wage cuts and layoffs</title>
		<link>http://www.matierevolution.org/spip.php?article3109</link>
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		<dc:date>2013-02-19T03:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


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		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Romanian auto workers face wage cuts and layoffs &lt;br class='autobr' /&gt;
By Markus Salzmann &lt;br class='autobr' /&gt;
Since the mid-1900s a number of major auto companies have moved their production from Western to Eastern Europe in order to profit from low wages and poor working conditions. This process was often accompanied by cuts and layoffs in Western European plants. In Eastern Europe this process did not result in the creation of secure jobs. Instead, workers have been employed on starvation wages and must live under the constant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot240" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Romanian auto workers face wage cuts and layoffs
&lt;p&gt;By Markus Salzmann&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Since the mid-1900s a number of major auto companies have moved their production from Western to Eastern Europe in order to profit from low wages and poor working conditions. This process was often accompanied by cuts and layoffs in Western European plants.&lt;br class='autobr' /&gt;
In Eastern Europe this process did not result in the creation of secure jobs. Instead, workers have been employed on starvation wages and must live under the constant threat of losing their jobs when the corporations decide to shift production to other countries with even lower wages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The global economic crisis has exacerbated this trend. While companies such as Opel, Ford, PSA Peugeot Citro&#235;n, Renault and Fiat are closing plants in Western Europe and implementing wage cuts and mass layoffs, workers in Eastern European countries are also under increasing pressure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Typical in this respect is the Romanian automaker Dacia, a subsidiary of the French Renault group. Dacia set up a production facility in Tangiers, Morocco that went into operation last year. When completed, the plant is due to produce 400,000 vehicles per year. Renault's partner, the Japanese automaker Nissan, also wants to produce in Morocco in future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Although Dacia is currently the most profitable subsidiary of Renault and there are no direct layoffs at the moment, the opening up of the facility in Morocco is regarded as the first step towards reducing capacity at its factory in the southern Romanian city of Pitesti.&lt;br class='autobr' /&gt;
According to a report in the Neue Z&#252;rcher Zeitung, the Tangier plant will make much less use of robots than in other modern car factories. The paper cites a plant manager as follows: &#8220;Only about 6 percent of the operations are &#8216;robotised'.&#8221; The labour costs in Morocco, averaging around &#8364;4 (US$5.35) per hour, are only about half as high as the going rate in Romania.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Romania, the development is being utilised by the media to speculate that companies will no longer be able to pay Romanian auto workers the already miserly rate. The Dacia management is &#8220;dissatisfied&#8221; and has warned that it could withdraw production relatively easily from Romania. The Dacia general director Francois Fourmont told the French newspaper Le Figaro that wage demands by the unions, could &#8220;threaten the future of the plant&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Four years ago, in March 2008, approximately 10,000 of the 13,000 employees at the Dacia plant in Pitesti, began an indefinite strike. Their demands at the time included an increase to their wages of between 50 and 70 percent. It was the biggest industrial action in the private sector in Romania since the introduction of the capitalist market in 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After the unions isolated and suppressed the strike, Dacia agreed to a wage increase of around &#8364;100 a month. As a result, the average salary at the plant is currently between &#8364;350 and &#8364;400 a month.&lt;br class='autobr' /&gt;
In May 2008, 250 workers struck for two weeks at a supplier company that produces electrical cable for Dacia. The unions expressly refused to extend the strike to include the Dacia workforce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the end of 2008, 620 employees at Dacia lost their jobs and most temporary contracts were not been extended. In January 2009, a large proportion of the workforce was sent home for a month. Management then declared that they would re-employ the workers if they agreed to massive pay cuts. Around 7,000 workers protested at the time, demanding secure jobs in the auto industry. Despite the protest, Dacia prolonged the forced layoff by another two weeks.&lt;br class='autobr' /&gt;
Since then a wave of layoffs has mainly hit supply companies. Since 2008 around 90,000 Romanian companies&#8212;4,000 of which that are directly related to the auto industry&#8212;have filed for bankruptcy. &lt;br class='autobr' /&gt;
The history of Dacia is exemplary of how European companies in Eastern Europe maximize their profits at the expense of workers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Auto production at Pitesti under a French license began back in 1969, i.e., during the regime of the Stalinist leader Nicolae Ceausescu. Renault took over the work in 1999. A similar fate befell many other large industrial companies in Romania and Eastern Europe. They were sold off dirt-cheap to Western companies, which dismissed a large proportion of the workforce, and then built highly profitable plants based on cheap labor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Romanian government has made numerous concessions to Renault. It imposed a ban on auto imports until 2005 and granted Renault extensive tax cuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Under these conditions, Dacia became the most profitable branch of Renault. In addition to a large market in Eastern Europe, Dacia was also able to make inroads into markets in Western Europe. The success of the extremely cheap Dacia models is mainly due to the declining income of broad sections of the European population.&lt;br class='autobr' /&gt;
While Dacia continues to exist as a cheap brand of the Renault group, Romanian automaker ARO fell victim to the introduction of capitalism. In the 1970s and 1980s, ARO employed around 15,000 workers and produced 400,000 vehicles that were exported to 100 countries.&lt;br class='autobr' /&gt;
After 1990, Petre Roman, then prime minister, described Romanian industry as a &#8220;pile of junk&#8221; and launched a wave of privatizations, which led to the dismissal of tens of thousands and caused widespread social devastation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After several unsuccessful attempts to privatize ARO&#8212;originally estimated to be worth $50 million&#8212;the company was eventually sold off in 2003 for just $150,000 to a US investor who utilised his close relations with the nominally socialist government at the time. ARO was sold off in parts and filed for bankruptcy in 2006 when the remaining 3,000 employees lost their jobs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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