Matière et Révolution
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<p>Nous publions ce texte de WSWS de 2024, toujours aussi actuel... <br class='autobr' />
La classe ouvrière, la lutte contre la barbarie capitaliste et la construction du Parti mondial de la révolution socialiste <br class='autobr' />
La résurgence de l'extrême droite et l'effondrement de la démocratie dans le monde <br class='autobr' />
1. Alors que le génocide est ouvertement adopté comme instrument de la politique dans l'assaut israélien lancé contre Gaza et soutenu par l'impérialisme, et que la mort en masse a été normalisée dans la réponse de la (…)</p>
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<div class='rss_texte'><p>Nous publions ce texte de WSWS de 2024, toujours aussi actuel...</p>
<h2 class="spip">La classe ouvrière, la lutte contre la barbarie capitaliste et la construction du Parti mondial de la révolution socialiste</h2>
<p>La résurgence de l'extrême droite et l'effondrement de la démocratie dans le monde</p>
<p>1. Alors que le génocide est ouvertement adopté comme instrument de la politique dans l'assaut israélien lancé contre Gaza et soutenu par l'impérialisme, et que la mort en masse a été normalisée dans la réponse de la classe dirigeante à la pandémie, les mouvements fascistes et autoritaires font à nouveau partie du paysage politique dominant dans le monde entier. En l'absence de toute réponse véritablement anticapitaliste de la part des organisations de la classe moyenne et de la pseudo-gauche face à l'intensification de la crise économique et à la détérioration du niveau de vie, les gains politiques sont engrangés par l'extrême droite.</p>
<p>2. Dans les premiers jours de la nouvelle année, les commentaires se sont multipliés dans les médias bourgeois sur la situation périlleuse des formes démocratiques de gouvernement en 2024 : « Une année décisive pour la démocratie dans le monde » (Time magazine) ; « 2024 : une vague d'élections avec la démocratie mondiale en ligne de mire » (Washington Post) ; « 2024 pourrait être une année très difficile pour la démocratie » (New Yorker) ; « Pourquoi 2024 pourrait être l'année la plus importante pour la démocratie à ce jour » (The Economist) ; ou « La démocratie peut-elle survivre en 2024 ? (Financial Times).</p>
<p>3. Les commentaires notent qu'en 2024, il y aura entre 70 et 80 élections distinctes dans le monde, auxquelles participeront environ 4,2 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale. Cela inclut l'élection présidentielle aux États-Unis, ainsi que les élections en Inde, dans l'Union européenne, au Royaume-Uni, au Mexique, en Indonésie, au Bangladesh, en Afrique du Sud et dans des dizaines d'autres pays.</p>
<p>4. Au milieu de toutes ces élections, le cadre des institutions démocratiques bourgeoises s'effondre. « Société après société, les valeurs antilibérales et les hommes politiques qui les défendent gagnent du terrain », écrit le Washington Post. « De nombreux gouvernements élus semblent déterminés à saper les principes fondamentaux du projet démocratique, depuis la liberté de la presse jusqu'à l'indépendance d'institutions telles que le pouvoir judiciaire, en passant par la capacité des partis d'opposition à rivaliser équitablement avec l'establishment au pouvoir ». Le Financial Times écrit : « L'Initiative mondiale sur l'état de la Démocratie de l'Institut international pour la Démocratie et l'Assistance électorale de la Suède a constaté que 2023 marquait la sixième année consécutive de recul de la démocratie dans la moitié des pays, le plus long recul depuis le début de l'enregistrement des données en 1975 ».</p>
<p>5. Mais les médias capitalistes ne proposent nulle part une analyse historique des processus politiques sous-jacents à cette « crise de la démocratie », et encore moins un examen des facteurs sociaux fondamentaux à l'origine de l'évolution vers la dictature et l'autoritarisme.</p>
<p>6. Le renforcement de l'extrême droite est un phénomène universel. Les élections américaines de cette année se tiendront trois ans seulement après le coup d'État fasciste du 6 janvier 2021. Trump, le principal candidat à l'investiture du Parti républicain, est actuellement en tête des sondages dans toute compétition avec Biden. Pour les élections européennes de juin, les sondages actuels prévoient que le groupe d'extrême droite Identité et Démocratie, qui comprend le Rassemblement national de Marine Le Pen en France et le parti fasciste Alternative pour l'Allemagne (AfD), remportera suffisamment de sièges pour devenir le troisième ou le quatrième parti au Parlement européen.</p>
<p>7. L'année dernière a vu, en novembre, l'élection en Argentine de la personnalité fasciste de la télévision Javier Milei, et l'ascension du Parti pour la liberté (PVV) antimusulman de Geet Wilders aux Pays-Bas, qui est devenu la plus importante force de la politique néerlandaise, suite aux élections de décembre. Le première ministre italienne est Giorgia Meloni, élue en 2022, dont le pedigree politique remonte directement à Mussolini. En Inde, le premier ministre Narendra Modi et son parti fasciste, le Bharatiya Janata Party (BJP), devraient remporter un troisième mandat après leur victoire aux élections des États en décembre.</p>
<p>8. Sur le plan politique, la montée des partis et individus fascistes est bien moins un mouvement de masse venu d'en bas que le résultat d'un glissement universel vers la droite de la classe dirigeante. Quelle que soit leur étiquette — social-démocrate, démocrate, travailliste ou conservatrice — la politique des partis de l'establishment est essentiellement la même : coupes massives dans les dépenses sociales et augmentations énormes des dépenses militaires ; soutien à la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN contre la Russie en Ukraine et au génocide israélien à Gaza.</p>
<p>9. Dans le même temps, les partis capitalistes établis adoptent de plus en plus le programme et la politique des fascistes. L'année s'est terminée sur l'adoption par les représentants des États membres de l'UE et le Parlement européen du « régime d'asile européen commun » (RAEC), qui abolit le droit d'asile, étend la forteresse Europe et sanctionne les déportations massives et la détention des réfugiés dans ce qui s'apparente à des camps de concentration.</p>
<p>10. Ce glissement vers la droite inclut des partis de la « gauche » nominale : Syriza en Grèce, qui est arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de mettre fin à l'austérité soutenue par le FMI et a procédé à la mise en œuvre de mesures d'austérité encore plus profondes que son prédécesseur ; le Corbynisme au Royaume-Uni, qui s'est efforcé de canaliser l'opposition derrière le Parti travailliste, aboutissant à la montée de Keir Starmer et à la propre éviction de Corbyn du parti ; le Parti de gauche en Allemagne, dont la politique de droite à conduit à l'effondrement de son soutien parmi les travailleurs et les jeunes.<br class='autobr' />
L'oligarchie et les inégalités sociales</p>
<p>11. Ces processus politiques sont sous-tendus par des processus sociaux plus fondamentaux. Expliquant la crise de la démocratie bourgeoise entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale, Trotsky a comparé la démocratie à « un système de fusibles et de disjoncteurs pour la protection contre la trop forte tension de la lutte nationale ou sociale… Sous l'impact des contradictions de classe et internationales trop chargées, les fusibles de la démocratie soit sautent, soit explosent. C'est ce que représente le court-circuit de la dictature ».</p>
<p>12. Les contradictions internationales qui court-circuitent les fusibles de la démocratie sont les mêmes que celles qui sous-tendent l'extension du conflit mondial et la normalisation du génocide en tant qu'instrument de politique étrangère. Comme l'expliquait Lénine, l'impérialisme est « la réaction sur toute la ligne ». Le capital financier, tant dans sa politique étrangère que dans sa politique intérieure, « s'efforce de parvenir non pas à la démocratie, mais à la dictature ». La subordination de l'ensemble de la société à une politique de guerre sans fin entraîne non seulement le détournement des ressources sociales pour financer l'explosion des budgets militaires, mais encore des mesures de plus en plus directes pour réprimer l'opposition à la guerre à l'intérieur du pays.</p>
<p>13. Les contradictions de classe essentielles qui minent les formes démocratiques de gouvernement se manifestent avant tout dans la croissance extrême des inégalités sociales. La société capitaliste a pris la forme d'une oligarchie, dans laquelle toute la vie économique, sociale et politique est contrôlée par une petite élite. Pour utiliser une autre analogie, la concentration extrême de richesse se métastase comme une tumeur incontrôlée et infecte toutes les institutions de l'État, les tribunaux et les médias.</p>
<p>14. Selon Oxfam, le 1 pour cent le plus riche de la population possède aujourd'hui près de la moitié des richesses mondiales, alors que les 50 pour cent les plus pauvres n'en possèdent que 0,75 pour cent. Seuls 81 milliardaires possèdent plus de richesses que la moitié de la population mondiale.</p>
<p>15. La Base de données sur les inégalités dans le monde (BIM) développée par Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, calcule que la richesse détenue par les 0,01 pour cent les plus riches de la population (aujourd'hui, environ 800.000 personnes) est passée de 8 pour cent en 1995 à 12 pour cent aujourd'hui. L'écart de richesse entre les 0,01 pour cent les plus riches et les 50 pour cent les plus pauvres est 50 pour cent plus élevé aujourd'hui qu'en 2008. Les inégalités de revenus augmentent également. Les 10 pour cent les plus riches de la population mondiale perçoivent plus de la moitié (52 pour cent) de l'ensemble des revenus mondiaux, tandis que la moitié inférieure n'en perçoit que 8,5 pour cent.</p>
<p>16. Le « Rapport sur les inégalités dans le monde 2022 » de la BIM, la dernière mise à jour disponible, révèle ce qui suit :</p>
<p> Les multimillionnaires mondiaux ont accaparé une part disproportionnée de la croissance de la richesse mondiale au cours des dernières décennies : les 1 pour cent les plus riches ont accaparé 38 pour cent de toute la richesse supplémentaire accumulée depuis le milieu des années 1990, alors que les 50 pour cent les plus pauvres n'en ont accaparé que 2 pour cent. Cette inégalité découle d'une grave inégalité des taux de croissance entre les segments supérieurs et inférieurs de la répartition des richesses. La richesse des individus les plus riches de la planète a augmenté de 6 à 9 pour cent par an depuis 1995, alors que la richesse moyenne a augmenté de 3,2 pour cent par an. Depuis 1995, la part de la richesse mondiale détenue par les milliardaires est passée de 1 pour cent à plus de 3 pour cent. Cette augmentation a été exacerbée pendant la pandémie de COVID. En fait, l'année 2020 a marqué la plus forte augmentation jamais enregistrée de la part de la richesse mondiale détenue par les milliardaires.</p>
<p>17. Les États-Unis abritent la plus forte concentration de milliardaires au monde, dont la richesse collective, selon Americans for Tax Fairness, a atteint 5.200 milliards de dollars en novembre 2023, soit le montant le plus élevé jamais enregistré. Au troisième trimestre 2023, les 10 pour cent les plus riches de la population américaine possédaient les deux tiers de la richesse totale, tandis que la moitié inférieure n'en possédait que 2,6 pour cent.</p>
<p>18. « L'accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l'autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d'esclavage, d'ignorance, de brutalité et de dégradation morale… ». Quelque 700 millions de personnes, soit près de 9 pour cent de la population mondiale, dont 333 millions d'enfants vivent dans ce que les Nations unies définissent comme l'extrême pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 2,15 dollars par jour.</p>
<p>19. L'accumulation de richesses personnelles, bien qu'immensément importante en soi, est secondaire et liée à l'immense concentration du pouvoir économique dans un petit nombre de méga conglomérats détenus par les élites dirigeantes capitalistes.</p>
<p>20. L'ampleur des ressources contrôlées par les banques et institutions financières géantes est énorme. En 2023, JPMorgan Chase (PDG Jamie Dimon) est devenue la plus grande banque du monde, après avoir acquis First Republic, avec 3 700 milliards de dollars d'actifs (plus que le PIB du Royaume-Uni). De gigantesques sociétés de capital-investissement comme Vanguard (7700 milliards de dollars d'actifs sous gestion) et BlackRock (9 400 milliards de dollars) contrôlent, grâce à leurs participations, de vastes pans de l'économie. À lui seul, Vanguard est le premier actionnaire de 330 entreprises du S&P 500, tandis qu'il est premier investisseur dans 38 autres.</p>
<p>21. La forte hausse de l'indice boursier S&P 500 en 2023 est due à sept entreprises technologiques : Amazon, Apple, Alphabet (Google), Meta Platforms (Facebook et Instagram), Microsoft, Nvidia et Tesla. Leur capitalisation boursière combinée a augmenté de 5 200 milliards de dollars au cours de l'année écoulée, ce qui représente plus de 60 pour cent de l'augmentation de 8 200 milliards de dollars de l'ensemble du S&P 500. Quatre investisseurs seulement — Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Meta), Elon Musk (Tesla) et le gestionnaire d'investissements privés Vanguard — ont gagné 491 milliards de dollars grâce à leurs participations. Selon Forbes, la moitié des gains de richesse des milliardaires américains l'année dernière provenait de la hausse des valeurs technologiques, huit milliardaires de la technologie ayant augmenté leur fortune d'au moins 10 milliards de dollars.</p>
<p>22. Ces sociétés et leurs propriétaires exercent un pouvoir énorme sur l'internet et les réseaux sociaux, en particulier depuis l'acquisition de Twitter/X par Musk en 2022. Elles sont étroitement liées à l'État et utilisent leur contrôle sur les communications pour censurer les opinions d'opposition et de lutte contre la guerre. Le World Socialist Web Site est régulièrement rétrogradé dans les résultats de recherche pour des termes clés, un processus de censure initialement dévoilé en 2017 mais qui s'est poursuivi depuis.</p>
<p>23. Cette dynamique sociale existe dans tous les pays impérialistes, ainsi que dans les petites puissances. L'homme le plus riche d'Asie est actuellement l'Indien Mukesh Ambani (100 milliards de dollars), l'un des principaux soutiens de Modi, dont la fortune a grimpé en flèche à la suite des victoires du BJP aux élections régionales de décembre. La richesse d'Ambani provient du contrôle qu'il exerce sur Reliance Industries, la plus grande société indienne en termes de capitalisation boursière, un conglomérat qui possède des activités majeures dans les domaines de l'énergie, de la vente au détail, des télécommunications et du textile. La personne la plus riche du Mexique est Carlos Slim (valeur nette de 105 milliards de dollars) qui contrôle de larges pans de l'économie mexicaine par l'intermédiaire de son conglomérat Grupo Carso et d'autres investissements.</p>
<p>24. Telles sont les forces qui aspirent l'oxygène de la démocratie dans le monde entier. L'idée que les droits démocratiques fondamentaux peuvent être préservés sans s'attaquer aux forces et aux intérêts économiques sous-jacents qui sont à l'œuvre n'est qu'un vœu pieux.<br class='autobr' />
La crise de la démocratie américaine et les élections de 2024</p>
<p>25. Ces processus ne sont nulle part plus évidents qu'aux États-Unis, le cockpit de l'impérialisme mondial et le centre mondial du capital financier. La campagne électorale de 2024 se déroule dans l'ombre du coup d'État fasciste du 6 janvier 2021, au cours duquel Donald Trump a cherché à empêcher la certification par le Congrès de sa défaite électorale face à Biden, à abolir la Constitution et à instaurer une dictature personnaliste.</p>
<p>26. Dans sa déclaration publiée le lendemain du coup d'État, le World Socialist Web Site écrivit qu'il s'agissait là d'un « tournant de l'histoire des États-Unis ».</p>
<p> Les glorifications de l'invincibilité et de l'intemporalité de la démocratie américaine ont été totalement démasquées et discréditées comme le mythe politique creux qu'elle sont. L'expression populaire « It Can't Happen Here » [Cela ne peut arriver ici], tirée du titre du très célèbre récit fictif de Sinclair Lewis sur la montée du fascisme américain, a été résolument dépassée par les événements. Non seulement un coup d'État fasciste peut se produire ici. Il s'est produit ici, dans l'après-midi du 6 janvier 2021.</p>
<p> De plus, même si l'effort initial n'a pas atteint son but, il se reproduira.</p>
<p>27. Dans les mois qui ont précédé le coup d'État et dans sa foulée, le WSWS a documenté la vaste conspiration derrière l'insurrection fasciste, dans laquelle la prise d'assaut du Capitole à l'instigation de Trump n'était que l'étape finale. Cette conspiration impliquait non seulement le président en exercice, mais encore la plupart des dirigeants du Parti républicain, ainsi que des sections importantes de l'appareil militaro-policier et du pouvoir judiciaire.</p>
<p>28. Aucune institution de l'establishment politique ne s'est opposée activement à la tentative d'instaurer une dictature, qui a failli réussir. L'armée et la Garde nationale se sont retirées pendant que la foule fasciste de Trump prenait le contrôle du Capitole, cherchant à prendre des otages. Le Parti démocrate n'a rien dit pendant que le coup d'État se déroulait, Biden lui-même attendant des heures avant de lancer un lamentable appel à Trump pour qu'il parle à la télévision nationale et annule le coup d'État.</p>
<p>29. Les informations substantielles sur les événements du 6 janvier rendues publiques au cours des trois dernières années ont confirmé cette évaluation de ce qui s'est produit. Les conditions sociales et politiques à l'origine du coup d'État n'ont fait que s'intensifier depuis.</p>
<p>30. Les élections de 2024 se déroulent dans des conditions de crise politique existentielle et d'effondrement de toutes les institutions de l'appareil d'État. Il n'est pas certain que l'élection, à supposer qu'elle ait lieu comme prévu, produise un résultat qui soit accepté comme légitime par le parti perdant.</p>
<p>31. À la fin de l'année 2023, la Cour suprême du Colorado et le secrétaire d'État du Maine ont tous deux décidé que Trump ne pouvait figurer sur le bulletin de vote dû à ses actions anticonstitutionnelles du 6 janvier, tandis que les responsables des États contrôlés par les républicains ont menacé d'en retirer Biden en guise de représailles. L'État du Texas a pris des mesures qui remettent ouvertement en question l'autorité constitutionnelle du gouvernement fédéral en matière de politique d'immigration. Une contestation similaire du résultat des élections de novembre est tout à fait possible, et pas seulement au Texas.</p>
<p>32. L'escalade des tendances sectionnelles menace de briser l'ensemble de l'accord post-guerre civile qui a rétabli l'autorité fédérale unifiée sur les différents États. Il convient de rappeler qu'en 1860, Lincoln ne figurait sur le bulletin de vote d'aucun des États du Sud. La décision de sept États du Sud de faire sécession et de former les États confédérés d'Amérique, avant l'investiture de Lincoln, a déclenché les événements qui ont mené au déclenchement de la guerre civile quelques mois plus tard.</p>
<p>33. Bien entendu, le conflit qui déchire les structures politiques existantes n'oppose pas des factions progressistes et réactionnaires de la classe dirigeante. Les Démocrates et les Républicains sont deux factions réactionnaires de l'oligarchie financière et patronale. Quelle que soit l'intensité de leurs différences tactiques, elles sont entièrement subordonnées à leur programme réactionnaire commun.</p>
<p>34. Biden aurait affirmé qu'il placerait la menace de Trump pour la démocratie au centre de sa campagne de réélection. C'est un peu comme si un tenancier de bordel proclamait qu'il bâtirait la réputation de son établissement en défendant des pratiques commerciales éthiques. C'est Biden qui a déclaré, dans les jours qui ont suivi l'insurrection du 6 janvier, que son objectif était d'avoir un Parti républicain « fort ». Le Parti démocrate a fait tout ce qu'il a pu pour empêcher que les forces politiques et sociales à l'origine du coup d'État ne soient révélées au grand jour. Les différentes enquêtes et auditions se sont succédé sans produire le moindre résultat.</p>
<p>35. Au cours des trois dernières années, la principale préoccupation du gouvernement Biden a été d'intensifier la guerre contre la Russie, puis de soutenir ouvertement le génocide à Gaza. À la fin de l'année, les hauts responsables du gouvernement Biden ont réitéré leur promesse de soutenir l'agenda fasciste anti-immigrés des Républicains en échange d'un financement militaire accru pour l'Ukraine.</p>
<p>36. Les Démocrates et les Républicains ont uni leurs forces pour soutenir le génocide à Gaza et dans la campagne de plus en plus virulente visant à qualifier d'antisémite l'opposition à Israël. La démission forcée de Claudine Gay, présidente de Harvard, fait partie d'une campagne d'intimidation politique et de censure sur les campus universitaires, qui inclut l'interdiction de groupes étudiants opposés au génocide.<br class='autobr' />
Socialisme contre capitalisme et oligarchie</p>
<p>37. Prétendre que les formes démocratiques de gouvernement peuvent être défendues en dehors d'une attaque frontale menée contre la richesse de l'élite dirigeante et sa domination sur l'économie est le comble de la charlatanerie politique et intellectuelle.</p>
<p>38. La montée en puissance de la droite n'est pas tant liée à son pouvoir intrinsèque qu'à la faillite totale de ce qu'on fait passer pour la gauche. C'est la génuflexion devant le saint des saints, la propriété privée, les profits patronaux et la richesse personnelle, qui sous-tend la nullité des diverses formes de politique pseudo-de gauche – Bernie Sanders et les Socialistes démocrates d'Amérique (initiales anglaises DSA) aux États-Unis, le Parti de gauche en Allemagne, Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, le mouvement « Marée rose » et les partisans de Lula en Amérique latine. Leurs invocations occasionnelles du « socialisme » ne sont que du vent. Le « socialisme » dont ils rêvent est celui qui peut être obtenu sans provoquer une chute de la valeur des actions à Wall Street, c'est-à-dire un socialisme sans lutte des classes, sans expropriation de la classe dirigeante et sans transfert du pouvoir à la classe ouvrière. Le « socialisme » de Jeremy Corbyn fait apparaître celui des anciens Fabiens comme presque bolchevique. Celui de Sanders, d'Ocasio-Cortez et des Socialistes démocrates d'Amérique est bien à droite du réformisme bourgeois de la période allant du New Deal de Roosevelt à la Great Society de Johnson.</p>
<p>39. Le véritable électorat social de la pseudo-gauche est constitué par les sections privilégiées de la classe moyenne supérieure. Leur objectif n'est pas de restructurer radicalement la vie sociale et économique, mais bien plutôt de redistribuer les richesses au sommet. La promotion sans fin de diverses formes de politiques raciales et de genre est la forme par laquelle des sections de la classe moyenne supérieure rivalisent pour obtenir des positions de pouvoir et de privilèges au sein des conseils d'administration des trusts, des universités, de l'appareil syndical et de l'État.</p>
<p>40. Aux États-Unis, les trois années de gouvernement Biden ont permis de mettre à nu les prétentions « de gauche » des Socialistes démocrates d'Amérique. Les principaux membres des DSA au Congrès, dont Ocasio-Cortez, ont voté pour interdire la grève des cheminots et financer la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN contre la Russie en Ukraine. En plein génocide israélien à Gaza, Ocasio-Cortez a annoncé qu'elle soutiendrait le financement du Dôme de fer d'Israël.</p>
<p>41. Tous les discours sur la défense de la démocratie et la lutte contre le fascisme qui ignorent la question fondamentale de la classe et du pouvoir économique — reconnaissant par conséquent la nécessité de la mobilisation de la classe ouvrière à l'échelle mondiale pour le renversement du capitalisme — sont de la démagogie cynique et politiquement impuissante. La richesse des milliardaires doit être expropriée et les gigantesques trusts doivent être transformés, sans compensation pour les gros actionnaires, en services publics contrôlés par l'État, gérés sur la base des besoins sociaux et non du profit privé. Les institutions antidémocratiques et les organes répressifs de l'État capitaliste (armée professionnelle, police et agences de renseignement) doivent être abolis et remplacés par des organisations de contrôle et de pouvoir des travailleurs, afin d'établir une économie démocratique et planifiée à l'échelle mondiale.</p>
<p>42. Les luttes grandissantes des travailleurs du monde entier constituent la base objective du développement d'un mouvement international de masse pour le socialisme. La transformation de ce mouvement objectif en lutte consciente pour le pouvoir exige le développement dans la classe ouvrière d'un mouvement socialiste international de masse basé sur la théorie marxiste et sur le programme et les principes défendus par le Comité international de la IVe Internationale.</p>
<p>Source : WSWS</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/06/lfqw-j06.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/06/lfqw-j06.html</a></p></div>
François Chesnais : Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital…
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9525
http://www.matierevolution.org/spip.php?article95252026-06-04T22:41:00Ztext/htmlfrRobert ParisCrise CrisisCapitalisme
<p>François Chesnais : <br class='autobr' />
Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital… <br class='autobr' />
Chesnais est un des rares économistes marxistes à avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, économistes ou écrivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'épisode final du capitalisme comme système dynamique dont les récessions (…)</p>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">François Chesnais :
<p>Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital…</p>
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<p>Chesnais est un des rares économistes marxistes à avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, économistes ou écrivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'épisode final du capitalisme comme système dynamique dont les récessions et les crises sont les respirations, les ponctuations, indispensables au fonctionnement. Depuis 2008, toute crise est immédiatement combattue à fond par les Etats et banques centrales car elle mettrait en cause tout le système. Plus question de laisser un seul grand capitaliste chuter. Cela signifie que cette date marque le mot « fin » non seulement pour les crises capitalistes dites classiques mais aussi pour le capital non financier, pour la mondialisation, pour le développement industriel, pour la démocratie capitaliste, pour les relations internationales pacifiques, pour la stabilité mondiale, pour la démocratie, pour lé développement de la santé et on en passe. A la base de cette chute historique définitive, il y a la limite atteinte de l'accumulation du capital issue du travail humain productif. Depuis 2008, la part du capital qui n'est pas investie dans la production n'a pas cessé de grandir, y compris en Chine ! Bien sûr, dans les périodes de récession et de crise, cette part augmentait mais de manière peu durable. Désormais, cette part augmente sans cesse. La finance a tout envahi. La spéculation aussi. Et l'ensemble ne tient plus qu'à des manipulations de plus en plus hasardeuses des Etats et des banques centrales, au coup par coup, en aveugle. La classe capitaliste a conscience qu'elle est dépassée par la nouvelle situation. Cela ne veut pas dire qu'elle va déclarer forfait, bien entendu, et laisser la place au prolétariat révolutionnaire et au socialisme.</p>
<p>Ce que je mets en discussion est de savoir si la crise économique et financière mondiale de 2007-2008 peut simplement être vue comme une « très grande crise » d'un capitalisme encore capable de s'ouvrir une nouvelle longue phase de reproduction élargie à l'échelle du « marché mondial enfin constitué », ou au contraire le point de départ du moment historique où le capitalisme rencontrerait des limites qu'il ne pourrait plus repousser.</p>
<p>Dans le livre III du Capital Marx argumente que « la production capitaliste tend sans cesse à dépasser les limites qui lui sont immanentes, mais elle n'y parvient qu'en employant les moyens, qui de nouveau, et à une échelle plus imposante, dressent devant elle les mêmes barrières »[5]. La question posée est de savoir si la production capitaliste s'affronte désormais à des barrières qu'elle ne peut plus ou pas dépasser même temporairement. On serait en présence de deux formes de limites infranchissables ayant de très fortes implications pour la reproduction du capital et la gestion de l'ordre bourgeois, surtout pour la vie civilisée. L'une, attenant aux effets de l'automatisation, remonte au 19° siècle et a un caractère immanent, interne au mouvement du capital sur lequel Marx a fortement insisté. L'autre, attenant à la destruction par la production capitaliste, des équilibres éco-systémiques, notamment de la biosphère, n'a pas été prévue par Marx et a d'abord été définie comme limite externe.</p>
<p>Commençons par la première au sujet de laquelle Ernest Mandel a défendu dès 1986 la thèse d'un changement qualitatif. La maximisation du profit, elle-même sans limite, repose sur la maximisation du montant de plus-value ou survaleur produite et réalisée. Elle suppose contradictoirement l'emploi du plus grand nombre possible de prolétaires et le recours à la mécanisation, donc le remplacement du travail vivant (celui des salariés) par le travail mort (les machines), autrement la diminution de la quantité de travail vivant nécessaire pour mettre en valeur un capital déterminé. De ce fait écrit Marx,</p>
<p> « l'extension de la production s'affirme sous un double aspect : elle pousse à l'accroissement du surtravail, c'est-à-dire à la diminution du temps indispensable à la reproduction de la force de travail ; elle restreint le nombre d'ouvriers nécessaires pour mettre en mouvement un capital donné »[6].</p>
<p>C'est là que se trouve la cause de la baisse du taux de profit. La situation du capitalisme étant encore celle d'un système connaissant des technologies bien moins drastiquement « labour saving » qu'aujourd'hui et ayant encore la planète à conquérir, Marx pouvait écrire que si « l'accroissement du capital dépend à la fois de sa masse et du taux du profit », la situation était celle où « le développement de la production capitaliste provoque la baisse du taux du profit, mais comme il comporte la mise en œuvre de capitaux de plus en plus considérables, il en augmente la masse ». L'action de « ces influences contradictoires » s'affirmant « périodiquement par des crises, qui sont des irruptions violentes après lesquelles l'équilibre se rétablit momentanément »[7].</p>
<p>C'est l'idée d'un changement de la force respective des influences contradictoires que défend Mandel, sous la forme d'une analyse des conséquences de ce qu'il appelait le « robotisme », alors à ses tout débuts. En 1986 dans sa préface à l'édition Penguin Books du Volume III du Capital Mandel argumente que</p>
<p> « l'extension de l'automatisation au-delà d'une certaine limite mène, inévitablement, d'abord à une réduction du volume total de la valeur produite, puis à une réduction du volume de la survaleur réalisée. » Il y voyait une « limite infranchissable » porteuse d'une « tendance du capitalisme à l'effondrement final » [8].</p>
<p>Bien plus récemment le rapport de l'automatisation avec la crise mondiale de 2007-2008 a été exposé en 2011 par un auteur marxiste au parcours très différent, le chef de fil du groupe Krisis, Robert Kurz. Kurz parle de « production réelle insuffisante de survaleur » (…) sur fond d'une nouvelle rupture structurelle dans le développement capitaliste, marquée par la troisième révolution industrielle (la microélectronique) et de « ‘limite interne du capital' qui finit par devenir une limite absolue. »[9]</p>
<p>La seconde barrière a été progressivement cernée théoriquement par les débats au sein de l'écologie politique étatsunienne, notamment entre James O'Connor, John Belamy Foster, Joel Kovel et Jason Moore. Ils ont commencé avec l'article de 1988 de James O'Connor sur la « seconde contradiction » du capitalisme. Dans le cas de l'écologie, les débats sur les « limites absolues » auxquels on revient plus loin, portent d'une part sur l'ampleur des effets sur le taux de profit de la diminution des ressources naturelles non-renouvelables et de l'autre sur les conséquences autrement sérieuses de l'incapacité du capitalisme de freiner l'avancée du changement climatique, le mode de production capitaliste ayant développé un type de rapport à son environnement qui transforme la biosphère au point de menacer les rapports civilisés.[10]</p>
<p>La question de l'avenir du capitalisme est devenue une question suffisamment pressante pour que Michael Roberts consacre le dernier chapitre de son récent livre à la « possibilité que le capitalisme ait atteint sa date de péremption », alors qu'il l'avait simplement évoquée jusque-là au détour de phrases épisodiques dans les articles sur son blog. Après beaucoup de tergiversations, il conclut que « la Longue Dépression n'est pas une espèce de crise finale », qu'il y a « toujours plus d'êtres humains à exploiter » et qu'il y « aura toujours des innovations technologiques pour lancer un nouveau Kondratiev » alors qu'il aligne dans ce même chapitre des éléments qui suggèrent le contraire. Il estime que « le capitalisme récupérera à un moment donné la santé », proposant pour terminer une définition bien particulière de la barbarie, comme « une chute à un niveau de productivité du travail et dans des conditions de vie précapitalistes » qui contraste singulièrement avec celle que Mandel donne plus bas[11].</p>
<p>Les enjeux politiques</p>
<p>La rencontre par le capitalisme de limites qu'il ne peut pas franchir ne signifie en aucune manière la fin de la domination politique et sociale de la bourgeoisie, encore moins sa mort, mais elle ouvre la perspective que celle-ci entraine l'humanité dans la barbarie. L'enjeu est que celles et ceux qui sont exploités par la bourgeoisie ou qui n'ont pas partie liée avec elle, trouvent les moyens de se dégager de son parcours mortifère.</p>
<p>Les implications sociales et politiques d'une « stagnation séculaire » bien plus sérieuse dans ses fondements que celle des années 1930 sont difficiles à mesurer mais évidemment immenses, d'autant plus que la situation peut basculer en cas de rupture d'un point de l'écosystème sous l'effet du changement climatique. Une croissance très faible du PIB mondial, et plus encore du PIB per capita pose déjà de très grands problèmes aux bourgeoisies. Le marché mondial est fait de groupes industriels et bancaires en concurrence brutale et d'oligarchies nationales profondément rivales.</p>
<p>La politique de Donald Trump traduit une situation où entre bourgeoisies tous les coups sont désormais permis. Au plan interne la croissance des inégalités (revenus, patrimoines, accès à l'éducation et à la santé) s'accroissent et leurs conséquences toujours plus difficiles à gérer. Mandel parlait en 1986 « des défis croissants de toutes les relations bourgeoises fondamentales et des valeurs de la société dans son ensemble » consécutive à une « augmentation du chômage de masse et des secteurs marginalisés de la population, du nombre de ceux qui ‘abandonnent' et de tous ceux que le développement ‘final' de la technologie capitaliste expulse du processus de production. » Pour celles et ceux « d'en bas » qui vivent dans une société mondialisée dominée par le capitalisme de part en part, les implications sont extrêmement sérieuses au plan quotidien comme à l'horizon historique.</p>
<p>En effet Mandel écrivait que</p>
<p> « la tendance du capitalisme à l'effondrement final (….) n'est pas nécessairement favorable à une forme supérieure d'organisation sociale ou de civilisation. Précisément en fonction de la dégénérescence propre du capitalisme, les phénomènes de décadence culturelle, de régression dans les domaines de l'idéologie et du respect des droits de l'homme se multiplient en accompagnant la suite des crises multiformes avec lesquelles cette dégénérescence nous fera face (nous fait déjà face F.C.). »</p>
<p>Marqué par les formes prises par la barbarie au 20° siècle, Mandel pensait que</p>
<p> « la barbarie, en tant qu'un résultat possible de l'effondrement du système, est une perspective beaucoup plus concrète et précise aujourd'hui qu'elle ne l'a été dans les années 1920 ou 1930. Même les horreurs d'Auschwitz et de Hiroshima apparaîtront minimes par rapport aux horreurs que l'humanité devra affronter dans la décrépitude continue du système. Dans ces circonstances, la lutte pour une issue socialiste prend la signification d'une lutte pour la survie de la civilisation humaine et du genre humain. »[12]</p>
<p>Mandel modérait cette perspective catastrophique avec ce message d'espoir inspiré par le Programme de transition :</p>
<p> « Le prolétariat, comme Marx l'a montré, unit tous les prérequis pour conduire cette lutte avec succès ; aujourd'hui cela reste plus vrai que jamais. Et il a au moins le potentiel pour acquérir également les prérequis subjectifs pour une victoire du socialisme mondial. La réalisation de ce potentiel dépendra, en dernière analyse, des efforts conscients des marxistes révolutionnaires, s'intégrant aux luttes spontanées périodiques du prolétariat pour réorganiser la société selon les principes socialistes et le conduisant vers des objectifs précis : la conquête du pouvoir d'État et la révolution sociale radicale. Je ne vois pas plus de raisons pour être plus pessimiste aujourd'hui sur le résultat de cette entreprise que Marx ne l'était lorsqu'il écrivait le Capital. »[13]</p>
<p>En 1986, la possibilité que l'effondrement de la bureaucratie soviétique dégage la voie à la « révolution politique » en URSS et les démocraties populaires était encore ouverte, et le mouvement contemporain de mondialisation du capital était à peine lancée. La situation dans laquelle nous sommes est toute autre. Les processus de dépassement du capitalisme et de passage à la société libérée de la propriété privée qui étaient contenus, semblait-il, dans le mouvement même du capital et que les gens de ma génération enseignions aux jeunes militants, ont perdu leur validité, y compris ceux présentés par Marx lui-même[14]. La bifurcation par rapport à la direction actuelle de la route où l'humanité est engagée dépendra exclusivement de la lutte, donc de l'état des rapports politiques de classe entre les travailleurs largo sensu et la bourgeoisie (les « rapports de force »). Or au plan global, ils sont pour l'instant très défavorables aux premiers.</p>
<p>Quelques traits originaux de la crise économique et financière ouverte en 2007-2008</p>
<p>Avant de parler plus en détail de la manière et du degré auxquels les deux barrières sont infranchissables, il faut caractériser la crise économique et financière mondiale commencée en 2007-2008. Il existe entre marxistes travaillant de par le monde anglophone et des hétérodoxes étatsuniens comme Krugman et Stiglitz, un consensus, large mais bien sûr très flou, pour dire qu'il s'agit une très grande crise, d'une importance analogue à celle de 1929. Certains la caractérisent comme « structurelle » ou « systémique ». Mais même chez ceux-ci, la très grande majorité des économistes critiques ou anticapitalistes attend qu'elle prenne fin, qu'à un moment donné il y ait une reprise de l'accumulation. Chez les économistes de langue française les termes « structurel » et « systémique » renvoient peu ou prou (surtout le premier) à la théorie de la Régulation, dont les tenants sont divisés sur la nature de la crise actuelle[15].</p>
<p>Je cherche à éviter ces termes, en particulier « structurel » fortement connoté au fordisme, en prenant appui sur des remarques de Paul Mattick :</p>
<p> « Si la crise trouve sa raison dernière dans le capitalisme lui-même, chaque crise particulière se distingue de celle qui l'a précédée, précisément à cause des transformations permanentes qui affectent à l'échelle mondiale les relations de marché et la structure du capital. Dans ces conditions, on ne peut déterminer d'avance ni les crises elles-mêmes ni leur durée et gravité, et cela d'autant moins que les symptômes de crise apparaissent postérieurement à la crise elle-même et ne font que la rendre manifeste aux yeux de l'opinion publique. On ne peut pas non plus ramener la crise à des facteurs « purement économiques », quoiqu'elle survienne bel et bien de façon « purement économique », c'est-à-dire prenne sa source dans des rapports sociaux de production travestis en formes économiques. La concurrence internationale, qui se mène également avec des moyens politiques et militaires, réagit sur le développement économique, de même que celui-ci stimule à son tour les diverses formes de concurrence. Aussi ne peut-on comprendre chaque crise concrète que dans le rapport qu'elle entretient avec le développement de la société globale. »[16]</p>
<p>De façon télégraphique on peut retenir les particularités suivantes de la crise de 2007-2008.</p>
<p>(1) Elle a éclaté au terme d'une très longue phase, soixante-dix ans (donc sans parallèle dans l'histoire du capitalisme) d'accumulation ininterrompue. La crise de 1974-1976 avec son double dip de 1980-1982, a entrainé un changement de rythme dans les pays capitalistes avancés, mais pas entamé la dynamique de reproduction élargie au niveau mondial. A la différence de Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire et Dominique Plihon, dans le livre tout récent d'Attac[17], je ne pense pas que les trois décennies séparant 1976 et 2007 soient une sorte de crise « structurelle » permanente aux épisodes multiformes. La période qui commence en 1982 voit les bourgeoisies emmenées par Reagan et Thatcher non seulement se lancer contre la classe ouvrière à des rythmes différents selon les pays, mais se tourner vers le marché mondial et en achever la construction complète avec la réintégration de la Chine.</p>
<p>(2) Il ne faut jamais perdre de vue que la phase fordiste d'abord et la longue période d'accumulation ont eu lieu dans les conditions historiques très particulières, en l'occurrence à la suite de la Grande dépression des années 1930, avec ses conséquences de fermeture massive de capacités de production et au lendemain de la Seconde guerre mondiale avec ses destructions à très, très grande échelle. Le terrain pour l'investissement rentable était déblayé. Autre dimension très importante aussi, le capital a pu puiser dans un stock encore peu exploité de technologies créatrices de grands secteurs industriels ainsi dans une réserve de connaissances scientifiques aux potentialités encore peu exploitées. Même l'affaiblissement politique passager de 1945 de la bourgeoisie face à la classe ouvrière a joué en faveur de la relance de l'accumulation. Sans les concessions que le capital a été contraint de faire au prolétariat, il n'y aurait jamais eu de régulation « fordiste ».</p>
<p>Lire Chesnais :</p>
<p><a href="https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/</a></p>
<p><a href="https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html</a></p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf</a><br class='autobr' />
<a href="https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm</a></p>
<p><a href="https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html</a></p>
<p><a href="http://hussonet.free.fr/fct17.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://hussonet.free.fr/fct17.pdf</a></p>
<p><a href="https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme</a></p>
<p><a href="http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf</a></p>
<p><a href="http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf</a></p>
<p><a href="https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf</a></p>
<p><a href="https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html</a></p>
<p><a href="http://gesd.free.fr/fc101.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://gesd.free.fr/fc101.pdf</a></p>
<p><a href="https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html</a></p>
<p><a href="http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf</a></p>
<p>file :///C :/Users/Dell/Downloads/chesnais-2008-quelques-detours-par-la-theorie.pdf</p>
<p><a href="https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/</a></p>
<p>Lire aussi :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478</a></p>
<p><a href="https://matierevolution.org/spip.php?article9249" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://matierevolution.org/spip.php?article9249</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848</a></p></div>
Le monde capitaliste n'est pas en crise mais en faillite...
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9468
http://www.matierevolution.org/spip.php?article94682026-04-01T22:02:00Ztext/htmlfrRobert Paris, Tiekoura Levi HamedCrise CrisisCapitalisme
<p>Le monde capitaliste est en faillite, pas en récession, ni en crise, ni en recul, ni en baisse, ni en eaux troubles, ni en danger, ni à risque. C'est tout simplement que, depuis 2007, le moteur du système ne marche plus du tout. Et il ne marchera plus jamais. <br class='autobr' />
Tout le monde compare la situation mondiale actuelle du système capitaliste avec celle l'effondrement de 2007-2008. Une fois encore, loin de donner les causes réelles, on accuse d'autres raisons de la chute et cette fois c'est la (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Le monde capitaliste est en faillite, pas en récession, ni en crise, ni en recul, ni en baisse, ni en eaux troubles, ni en danger, ni à risque. C'est tout simplement que, depuis 2007, le moteur du système ne marche plus du tout. Et il ne marchera plus jamais. </h2>
<p>Tout le monde compare la situation mondiale actuelle du système capitaliste avec celle l'effondrement de 2007-2008. Une fois encore, loin de donner les causes réelles, on accuse d'autres raisons de la chute et cette fois c'est la guerre généralisée qui est désignée du doigt. Le monde capitaliste fait semblant de croire que c'est là qu'est la cause principale de chute économique et financière avec la guerre généralisée au Moyen-Orient, la guerre d'Ukraine et d'autres guerres locales comme Congo, Pakistan ou l'affrontement entre USA et pays d'Amérique du sud, etc. Une fois encore, ils inversent les rôles. Si les impérialismes choisissent d'aggraver et de transformer tous les conflits en affrontement des blocs, c'est justement parce qu'ils estiment que le risque d'effondrement pour des causes économiques et financières est déjà très grand et qu'ils préfèrent, en cas de chute systémique, miser sur la barbarie guerrière et fasciste plutôt que d'aller vers la révolution prolétarienne.</p>
<p>L'effondrement économique, ils n'ont fait que le retarder par mille moyens artificiels, le détourner, le tromper, sans régler aucun des problèmes de fond, aucune des contradictions sérieuses et ils ont seulement aggravé la profondeur du gouffre.</p>
<p>Les capitalistes et leurs Etats sont sûrs maintenant que tout va chuter, pire qu'en 2008. Cela les pousse à miser sur l'effondrement et donc sur la guerre. Parce que, pour eux, la seule option inacceptable, c'est justement la révolution prolétarienne allant vers le pouvoir des soviets de travailleurs et le socialisme. Bien sûr, les travailleurs, face à la dégradation de la situation, ne se voient pas du tout prendre le pouvoir mais les capitalistes, eux, les y voient !</p>
<p> Les travailleurs, certes, n'ont pas confiance dans leurs propres forces et leurs organisations (du moins celles qui font d'une manière ou d'une autre semblant d'être du côté des travailleurs) ne font rien pour aider à leur prise de conscience de leur rôle dans la situation mondiale. Mais cela ne suffit pas à rassurer les capitalistes qui, eux, vont vers l'affrontement brutal contre-révolutionnaire.</p>
<p>Examinons maintenant pourquoi la situation objective du système capitaliste le pousse à une chute finale…</p>
<p>Interrogez-vous pourquoi le capitalisme, arrivé à son plus haut niveau de richesses et de capitalisations, se retrouve à devoir baisser le rideau ? Eh bien, justement parce qu'il atteint ce plus haut niveau et ne peut aller plus loin…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478</a></p>
<h2 class="spip">L'effondrement du capitalisme, ce n'est pas les révolutionnaires qui l'imaginent…</h2>
<p>« En 2008, j'ai prédit à juste titre que nos cycles virulents d'expansion et de ralentissement entraîneraient un effondrement économique total. Je crains que nous ne soyons à nouveau confrontés à cette perspective », explique Nouriel Roubini.</p>
<p><a href="https://www.parismatch.com/actu/economie/les-nouvelles-et-sombres-predictions-du-dr-catastrophe-nouriel-roubini-218345" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.parismatch.com/actu/economie/les-nouvelles-et-sombres-predictions-du-dr-catastrophe-nouriel-roubini-218345</a></p>
<p>Jason W. Moore, professeur de sociologie : « Nous vivons l'effondrement du capitalisme. »</p>
<p>Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain : « J'ai prédit la crise financière de 2008. Ce qui arrive pourrait être pire. »</p>
<p><a href="https://www.leparisien.fr/economie/jai-predit-la-crise-financiere-de-2008-ce-qui-arrive-pourrait-etre-pire-la-sombre-prediction-dun-economiste-americain-19-03-2026-7PUGGQTYQVA7FCMS6GOUFCX5RQ.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.leparisien.fr/economie/jai-predit-la-crise-financiere-de-2008-ce-qui-arrive-pourrait-etre-pire-la-sombre-prediction-dun-economiste-americain-19-03-2026-7PUGGQTYQVA7FCMS6GOUFCX5RQ.php</a></p>
<p>Jamie Dimon, le PDG de J.P. Morgan : valorisations boursières folles, quand le patron de la première banque américaine dresse un parallèle avec la crise de 2007…</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/25/intelligence-artificielle-l-apocalypse-selon-jamie-dimon-patron-de-la-premiere-banque-americaine-j-p-morgan_6668209_3234.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/25/intelligence-artificielle-l-apocalypse-selon-jamie-dimon-patron-de-la-premiere-banque-americaine-j-p-morgan_6668209_3234.html</a></p>
<p>Ray Dallo, « légende de Wall Street » « L'ordre mondial est au bord de l'effondrement… »</p>
<p><a href="https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/ray-dalio-lhomme-qui-a-predit-la-crise-de-2008-le-monde-est-entre-dans-la-derniere-phase-avant-OSG3Y7WEONHKBLDNO7YJHDT3OI/?cmp_redirect=true" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/ray-dalio-lhomme-qui-a-predit-la-crise-de-2008-le-monde-est-entre-dans-la-derniere-phase-avant-OSG3Y7WEONHKBLDNO7YJHDT3OI/?cmp_redirect=true</a></p>
<p>De 2008 à 2026, rien de réglé…</p>
<p><a href="https://www.lejdd.fr/Economie/dix-ans-apres-le-krach-de-2008-le-risque-de-nouvelle-crise-est-grand-avec-trump-au-pouvoir-3750536" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lejdd.fr/Economie/dix-ans-apres-le-krach-de-2008-le-risque-de-nouvelle-crise-est-grand-avec-trump-au-pouvoir-3750536</a></p>
<p>Après la faillite de Lehman la finance mondiale confrontée à nouveau aux mêmes contradictions…</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/15-ans-apres-la-faillite-de-lehman-la-finance-mondiale-confrontee-aux-exces-de-largent-facile-1977976" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/15-ans-apres-la-faillite-de-lehman-la-finance-mondiale-confrontee-aux-exces-de-largent-facile-1977976</a></p>
<p>27 économistes réformistes écrivent « Les économistes attérés qui proposent de changer d'économie » :</p>
<p>« La croissance s'est révéle fragile puisqu'elle repose sur des bulles financières, des bulles immobilières et une hausse de l'endettement… Ce mode de croissance n'est pas durable… Le système n'est pas soutenable puisqu'il repose sur la hausse continuelle des prix des actifs et de l'endettement. Il nécessite que les taux d'intérêt soient bas, que le cours des actifs soit élevé et augmentent, donc que les déséquilibres s'accentuent… Enfin, le système aboutit à l'accumulation de masses énormes de capitaux en quête de rentabilité et de liquidité… Il est impossible que les capitaux affichent la rentabilité requise de 15%. Celle-ci est obtenue non par des placements réels, mais par des opérations spéculatives s'appuyant sur des bulles financières… On parle toujours du « trou du public », mais pas de celui du privé (entreprises et ménages) qui a bien plus augmenté… La dette publique s'est creusée en raison des cadeaux fiscaux qui ont été faits aux riches… Les Etats ont été contraints de sauver un nombre important de groupes financiers, responsables de la crise mais « trop gros pour faire faillite », à coups d'injections massives d'argent public, ce afin d'éviter une crise systémique par effet de contagion. »</p>
<p>Les crises cycliques cu capitalisme n'étaient pas des maladies mais des modes de régulation indispensables au système. Dès lors qu'il ne peut plus laisser se dérouler ses crises, le capitalisme est sans cesse sous perfusion de l'Etat et des banques centrales.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article680" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article680</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2191</a></p>
<h2 class="spip">Ce n'est pas un accident, ce n'est pas une maladie, ce n'est pas une crise, ce n'est pas un échec. C'est un aboutissement et même un sommet. Mais c'est une fin. Ce n'est pas un changement de forme qui peut redonner vie au système. </h2>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7314</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5888" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5888</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518</a></p>
<p>Il y a d'abord les signaux économiques qui ont commencé en 2007-2008 avec ce que l'on a appelé la « crise des subprimes » et qui est en fait la tendance générale du grand capital vers une spéculation folle par manque croissant d'investissements productifs par rapport à la masse de plus en plus excessive de capitaux. Le capitalisme a dès lors cessé d'être un système fondé sur des alternances croissance/récession ponctué par des faillites et a dès lors considéré que toute chute d'un trust était « systémique », c'est-à-dire menaçait l'édifice mondial tout entier ! Cela signifie qu'États et banques centrales ont mis tous leurs moyens pour « sauver » les capitalistes quand ils étaient menacés par la faillite. La dernière opération de ce type a été celle pour sauver les banques, américaines et suisses notamment. Cette situation dans laquelle le système est sans cesse au bord du gouffre est tout à fait nouvelle dans l'histoire du capitalisme et montre que le mode de production capitaliste a atteint une limite qu'il ne peut pas franchir, qu'il a tellement réussi que son succès dépasse ce que permet son fonctionnement. Cela signifie qu'une part croissante des capitaux ne peut plus produire de nouveaux profits réels, fondés sur l'exploitation du travail humain. Ces capitaux, dont la masse croit sans cesse, deviennent « nocifs » et doivent périodiquement être rachetés par les États et instituions financières publiques. Ce fonctionnement en sauvetage permanent grâce aux fonds publics est une marque de la nouvelle morbidité du capitalisme.</p>
<p>Le capitalisme parvient à durer, mais plus il ne fait que faire trainer sa mort, et plus ça dure plus les causes de celle-ci s'aggravent et en particulier la chute relative des investissements productifs par rapport à la masse total des capitaux qui a atteint des sommets vertigineux.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166</a></p>
<p>Ce que l'effondrement de 2007-2008 signifie fondamentalement : les forces productives humaines ont dépassé le cadre étroit des rapports de production fondés sur la propriété privée des moyens de production.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?article4265" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.org/spip.php?article4265</a></p>
<p>Les signes de nécrophilie s'accroissent sans cesse depuis et notamment la hausse de l'or…</p>
<p>Le prix de l'or a bondi à plus de 5000 dollars l'once, en hausse de 3,5 % mardi pour atteindre 5185 dollars, signe d'une perte de confiance grandissante dans le dollar américain en tant que monnaie mondiale.<br class='autobr' />
Tandis que l'or franchissait la barre des 5 000 dollars pour atteindre un nouveau record, le krach du marché des obligations d'État japonaises (JGB) la semaine dernière a été un autre signe de l'instabilité financière mondiale croissante.</p>
<p>La hausse du prix de l'or s'est accompagnée d'une augmentation de 13,6 % du prix de l'argent, qui a atteint 117 dollars l'once, un nouveau record.<br class='autobr' />
L'or a augmenté de plus de 20 % depuis le début de l'année et toutes les prévisions indiquent qu'il devrait encore progresser, les investisseurs se détournant du dollar et des actifs américains.<br class='autobr' />
Les turbulences sur le marché japonais ont des implications majeures pour le marché des bons du Trésor américain et sa capacité à continuer de financer la dette américaine en constante augmentation. Celle-ci s'élève actuellement à 38 000 milliards de dollars et devrait encore augmenter avec l'annonce par Trump de son intention de demander un budget militaire de 1500 milliards de dollars.<br class='autobr' />
Les investisseurs japonais détiennent 13 % de la dette du marché des bons du Trésor américain. La crainte est qu'au moins une partie de cet argent soit rapatriée si les taux d'intérêt japonais augmentent fortement.<br class='autobr' />
Les marchés mondiaux, et en particulier le marché américain, ont pu financer la dette publique croissante à des taux d'intérêt inférieurs à ceux qui seraient justifiés par leurs déficits, grâce à la disponibilité de fonds moins coûteux provenant du Japon.<br class='autobr' />
L'une des conséquences de la crise obligataire a été la dépréciation du yen, qui a suscité l'inquiétude des milieux financiers américains. Alors que l'on spéculait sur une intervention du gouvernement pour stabiliser le yen, il est apparu que la Réserve fédérale de New York avait contacté les institutions financières japonaises au sujet du taux de change du yen, ce qui a été interprété comme le signe d'une intervention conjointe potentielle.</p>
<p>Dans des propos rapportés par le Wall Street Journal, Neil Shearing, de Capital Economics à Londres, a qualifié les bouleversements du marché obligataire japonais de « signal d'alarme ».<br class='autobr' />
« C'est un autre symptôme des vulnérabilités qui bouillonnent sous la surface des économies avancées », a-t-il déclaré.<br class='autobr' />
Au cœur de ces vulnérabilités se trouve la croissance de la dette. Selon le Fonds monétaire international, la dette publique mondiale totale devrait atteindre plus de 100 % du PIB mondial au cours des trois prochaines années.<br class='autobr' />
Cette augmentation prévue repose sur deux éléments principaux : la hausse des dépenses militaires et l'augmentation des paiements d'intérêts. Aux États-Unis, la facture annuelle des intérêts approche rapidement le billion de dollars, soit plus du double par rapport aux quatre dernières années, avec une augmentation similaire du coût du service de la dette en Allemagne et au Japon.<br class='autobr' />
Aucune manœuvre financière ne peut contourner ce problème.</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/29/lxxv-j29.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2026/01/29/lxxv-j29.html</a></p>
<p>Deux rapports publiés à l'occasion de la réunion de Davos du Forum économique mondial cette semaine ont, chacun à leur manière, détaillé l'effondrement catastrophique du système capitaliste mondial, sa dérive vers la barbarie et, par conséquent, les arguments irréfutables en faveur d'un socialisme international.<br class='autobr' />
Ce n'était pas leur intention, mais cette nécessité émerge des faits, des chiffres et de l'analyse du rapport Global Risks du WEF et du rapport intitulé « Inequality.Inc » préparé pour la réunion par l'agence d'aide internationale Oxfam.</p>
<p>Le rapport du WEF met en garde contre le fait que les systèmes de gouvernance sont « étirés au-delà de leurs limites », que « les systèmes affaiblis n'ont besoin que du plus petit choc pour dépasser le point de basculement de la résilience » et que « les vulnérabilités socio-économiques corrosives seront amplifiées à court terme avec les craintes imminentes d'un ralentissement économique » et la résurgence de risques « tels que les conflits armés interétatiques ».</p>
<p>Le rapport d'Oxfam se concentre sur deux tendances explosives dans la structure socio-économique du capitalisme mondial : l'augmentation stupéfiante de la richesse entre les mains d'une oligarchie de milliardaires et, plus important encore, la concentration du pouvoir économique et politique monopolistique entre les mains d'une poignée d'entreprises mondiales géantes.<br class='autobr' />
Il a noté que depuis 2020, au début de la pandémie, dont ils ont directement bénéficié, les cinq hommes les plus riches du monde ont plus que doublé leur fortune, au rythme de 14 millions de dollars par heure, passant de 405 milliards de dollars à 869 milliards de dollars, tandis que près de 5 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale, se sont appauvries.<br class='autobr' />
De nombreuses statistiques reflètent ce processus, l'une des plus frappantes étant que le 0,001 pour cent d'entreprises les plus importantes réalise environ un tiers de l'ensemble des bénéfices des entreprises.</p>
<p>L'une des évolutions politiques les plus significatives de la période récente a été le glissement rapide de tous les gouvernements vers la droite, entraînant ce que l'on a appelé une « crise de la démocratie ».</p>
<p>La conclusion du rapport du WEF va dans le même sens. Après avoir détaillé les multiples crises qui assaillent le système capitaliste, il conclut que la « coordination transfrontalière » reste le seul moyen de faire face aux « risques les plus critiques pour la sécurité et la prospérité humaines ».<br class='autobr' />
Mais cette collaboration et cette coopération ne pourront jamais être réalisées dans le cadre du système actuel, car chaque classe capitaliste est enracinée dans son propre État national et se bat par tous les moyens disponibles, y compris la guerre, pour défendre ses propres intérêts nationaux.</p>
<p><a href="https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/22/mahb-j22.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.wsws.org/fr/articles/2024/01/22/mahb-j22.html</a></p>
<p>Les faillites capitalistes s'accroissent inexorablement…</p>
<p><a href="https://www.allianz-trade.com/fr_BE/actualites/dernieres-actualites/rapport-mondial-faillites-mars-2025.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.allianz-trade.com/fr_BE/actualites/dernieres-actualites/rapport-mondial-faillites-mars-2025.html</a></p>
<p>Les faillites d'entreprises ont progressé de 44% en France en deux ans…</p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/au-tribunal-de-commerce-de-nantes-les-defaillances-dentreprises-ont-progresse-de-44-pourcent-en-deux-ans-54db493e-f79a-11f0-95b0-d3ffbc2ef006" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/au-tribunal-de-commerce-de-nantes-les-defaillances-dentreprises-ont-progresse-de-44-pourcent-en-deux-ans-54db493e-f79a-11f0-95b0-d3ffbc2ef006</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/20/2025-une-annee-noire-pour-les-defaillances-d-entreprise_6663295_3234.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/20/2025-une-annee-noire-pour-les-defaillances-d-entreprise_6663295_3234.html</a></p>
<p>L'écart se creuse entre la masse des capitaux et le niveau des investissements productifs…</p>
<p>La part de l'industrie dans le PIB chute…</p>
<p>La réindustrialisation est un mythe. Le lancement de l'Intelligence artificielle, pas plus que celle de l'ordinateur quantique ou celle des super centrales nucléaires ne sont autre chose que des spéculations faussement basées sur des développements industriels.</p>
<p>« La Tech » tourne de plus en plus à la spéculation…</p>
<p>Le marché mondial se casse en morceaux…</p>
<p>La spéculation sur les dettes des Etats bat son plein…</p>
<p>Les défauts de paiements ou les grandes difficultés financières des Etats ont attiré les rapaces de la finance mondiale, baptisés « fonds vautours ». Ils rachètent à très bas prix leurs dettes qui se sont effondrées, bloquent les négociations collectives pour en « solo » percevoir le jackpot et être remboursés avant les autres créanciers. Ils traînent en justice, le plus souvent auprès des tribunaux de New York, les Etats « fautifs » selon eux d'imprudence financière, afin d'obtenir le maximum d'argent. Epaulés par les plus grands cabinets d'avocats, des fonds comme Elliott, Aurelius Capital, Contrarian, GMO Trust mènent ainsi de longs combats, parfois sur plus d'une décennie.</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-etats-unis-veulent-encadrer-le-chantage-des-fonds-vautours-sur-les-etats-en-difficulte-2096759" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-etats-unis-veulent-encadrer-le-chantage-des-fonds-vautours-sur-les-etats-en-difficulte-2096759</a></p>
<p>L'envolée de l'or et de l'argent (ou encore des cryptomonnaies ou les investissements dans les ETF) démontrent que les investisseurs ne misent pas sur l'avenir du système.</p>
<p>Les fonds spéculatifs atteignent un pic…</p>
<p><a href="https://www.gestiondefortune.com/gestion-d-actifs/rubriques-gestion-d-actifs/actualites/12867-lindustrie-des-fonds-speculatifs-sur-un-pic-a-plus-de-5-000-md.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.gestiondefortune.com/gestion-d-actifs/rubriques-gestion-d-actifs/actualites/12867-lindustrie-des-fonds-speculatifs-sur-un-pic-a-plus-de-5-000-md.html</a></p>
<p>Le capital total de l'industrie mondiale des fonds spéculatifs a dépassé pour la première fois le seuil historique de 5.000 milliards de dollars, le capital augmentant pour le neuvième trimestre consécutif au 4T25 pour clôturer l'année à un niveau record de 5.150 milliards de dollars.</p>
<p><a href="https://www.boursier.com/actualites/economie/le-capital-de-l-industrie-mondiale-des-fonds-speculatifs-depasse-le-seuil-historique-des-5-000-mds-54064.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.boursier.com/actualites/economie/le-capital-de-l-industrie-mondiale-des-fonds-speculatifs-depasse-le-seuil-historique-des-5-000-mds-54064.html</a></p>
<p>L'économie de l'ombre, mafieuse, corrompue, prédatrice, devient une part croissante de l'ensemble…</p>
<p>Le capitalisme est devenu nécrophile et se nourrit de… sa propre mort…</p>
<p>Quand le grand capital ne mise plus sur... le capitalisme</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286</a></p>
<p>Pourquoi le monde capitaliste court à sa perte</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308</a></p>
<p>Le capitalisme moribond est en train de détruire la planète (et nous ne parlons pas ici de l'environnement)…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105</a></p>
<p>Les dettes des Etats ne sont qu'une conséquence des interventions étatiques pour sauver le système mais elles signifient que l'on ne pourra plus le faire désormais à la prochaine crise systémique.</p>
<p>Une situation historique hors normes</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5913" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5913</a></p>
<p>Le capitalisme se heurte à ses propres limites : son succès lui-même étouffe dans les limites de la propriété privée des moyens de production…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250</a></p>
<p>Les principes du système capitaliste le condamnent irrémédiablement…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7029" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7029</a></p>
<p>Maintenir sous perfusion le capitalisme en survie artificielle est devenu déraisonnable même du point de vue capitaliste</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6691</a></p>
<p>Le capitalisme peut-il s'effondrer de lui-même définitivement ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2293" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2293</a></p>
<p>Le système capitaliste a-t-il déjà chuté de lui-même ou ne pourra-t-il chuter que par la révolution ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988</a></p>
<p>Pour conclure : l'humanité se relèvera, le capitalisme jamais !</p>
<p>Le monde capitaliste est mort. Sa caricature se maintiendra au pouvoir tant que le peuple travailleur ne l'en aura pas balayé.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1016" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1016</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570</a></p></div>
Demain, le fascisme en France ?
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9461
http://www.matierevolution.org/spip.php?article94612026-02-18T23:02:00Ztext/htmlfrKarob, Robert ParisFranceCrise CrisisFascisme
<p>Demain, le fascisme peut revenir à nouveau en France ? La France a connu la collaboration, qui n'était pas seulement un « pacte avec les allemands », les vainqueurs, qui n'était pas seulement un produit de la guerre et de l'occupation allemande, mais aussi une revanche de la bourgeoisie française et du personnel politique envers la menace de la révolution prolétarienne qui avait marqué les grèves ouvrières révolutionnaires de 1936. Loin d'aider au combat contre le fascisme mené par le (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot42" rel="tag">France</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag">Fascisme</a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_17270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://www.matierevolution.org/IMG/png/fasc1.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png"> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/fasc1-e3b35.jpg?1792935732' width='500' height='750' alt='' /></a>
</figure>
</div><h2 class="spip">Demain, le fascisme peut revenir à nouveau en France ?</h2>
<p>La France a connu la collaboration, qui n'était pas seulement un « pacte avec les allemands », les vainqueurs, qui n'était pas seulement un produit de la guerre et de l'occupation allemande, mais aussi une revanche de la bourgeoisie française et du personnel politique envers la menace de la révolution prolétarienne qui avait marqué les grèves ouvrières révolutionnaires de 1936. Loin d'aider au combat contre le fascisme mené par le prolétariat plusieurs années auparavant, la gauche les avait éteintes, détournées, étouffées et trompées avant de venir au gouvernement puis en venant au gouvernement et même en le quittant, puis en cautionnant le vichysme. L'essentiel du personnel politique et syndical s'est incliné, s'est aligné ou a collaboré. La majorité de la population, déboussolée, a cédé à la pression des pétainistes et une partie importante a cautionné ses crimes ou y a participé. La honte de cette lâcheté générale n'habite plus trop la population française et un nouveau pétainisme renait et pas seulement du côté de l'extrême droite. Les droites visent à collaborer avec l'extrême droite. Le centre le fait aussi parfois. La gauche a, par sa politique au gouvernement, tout fait pour ouvrir un boulevard à la venue de l'extrême droite au pouvoir. Les Hollande-Macron-Valls-Retailleau en sont les responsables de gauche, du centre et de la droite… Mais il y a bien pire, la politique d'extrême droite a progressivement envahi toute la politique des gouvernants. Bien sûr, ce n'est pas encore le fascisme mais tout, dans la situation d'effondrement financier, économique, social et politique du pays, peut y mener très vite aussi bien que ces éléments sont aussi porteurs de guerre…</p>
<p>Le fascisme, c'est la solution extrême d'une classe possédante qui se sent mortellement menacée et recourt à la violence antisociale radicale contre son propre peuple. Dans ces cas là, elle choisit d'entrainer militairement une fraction importante de la population civile à l'usage direct de la violence contre une autre fraction (dépassant ainsi les limites de l'intervention des forces de répression étatiques classiques). Elle vise ainsi la contre-révolution préventive sanglante, faisant croire aux masses fanatisées et embriagadées que la révolution politique et sociale qui monte va avoir leur peau, en leur inoculant une idéologie réactionnaire, violente, ultra-nationaliste, hostile à d'autres fractions de la population, afin de la fanatiser, de la tromper. Il s'agit essentiellement de terroriser les exploités et les opprimés qui menacent le pouvoir, à la faveur d'un effondrement économique, mais aussi politique et social, découlant d'une faillite financière, d'un pouvoir battu, d'un pays en déclin brutal et de la misère et de la honte qui en découlent dans les couches moyennes de la population.</p>
<p>Italie 1922 et 1975, Allemagne 1918, 1923 et 1933, Portugal 1933, Autriche 1934, Espagne 1936, Chili 1973, Argentine 1976, Iran 1978, Yougoslavie 1988 et Rwanda 1994 sont quelques exemples divers du fascisme arrivé au pouvoir, mais bien d'autres exemples de mouvements de masse fascistes sous des formes et dans des situations variées existent dans le monde. La contre-révolution en Russie aussi en a donné plusieurs exemples qui n'ont pas été jusqu'au bout car ils ont été battus par le prolétariat révolutionnaire organisé et armé. Partout, le fascisme a eu pour but de briser un élan révolutionnaire des travailleurs, de casser durablement ces derniers, y compris dans leurs droits démocratiques, et, pour cela, de briser aussi la démocratie bourgeoise, ses parlements, ses associations, ses partis, ses syndicats. Cependant, le fascisme a prospéré sous la démocratie et grâce à elle. La démocratie n'a quasiment pas levé le petit doigt pour s'opposer à la montée fasciste quand elle ne l'a pas elle-même mis en place. La gauche elle-même a pactisé avec le fascisme contre la révolution prolétarienne comme en 1918 en Allemagne ou avec le pétainisme en France, la majorité des députés socialistes français votant par exemple les pleins pouvoirs à Pétain et une partie de l'appareil syndical passant directement du soutien au front populaire à l'appui au fascisme…</p>
<p>Bien sûr, que l'extrême droite gouverne ou participe au gouvernement dans un pays n'est pas nécessairement synonyme de pouvoir fasciste, de destruction violente de tout mouvement ouvrier organisé, de démolition systématique de la démocratie, d'Etat gouvernant par la terreur directe et systématique et esclavagisant le prolétariat, lui interdisant tout droit démocratique ainsi qu'à l'essentiel de la population, supprimant même la démocratie électorale et les droits démocratiques. D'autant que la mise en place d'un pouvoir fasciste ne dépend pas que des partis d'extrême droite. Quand cela s'est fait, la droite et même le centre et la gauche y ont contribué, soit en soutenant directement l'opération, soit en refusant systématiquement de la combattre. Le fascisme a même été appelé à agir contre le prolétariat par des pouvoirs dirigés par la gauche. Et des gouvernements d'extrême droite peuvent être parfois plus faibles face au prolétariat et plus complices des syndicats que des gouvernements de droite, du centre ou de la gauche. Les comédies parlementaires, les mensonges politiciens n'ont qu'un très lointain rapport avec de tels choix : décider brutalement d'en finir avec la démocratie (celle des parlements comme de la vie quotidienne, celle des droits syndicaux et sociaux), terroriser les travailleurs et les milieux populaires en s'appuyant sur une mobilisation de masse de pauvres et de jeunes fanatisés, constituant une force paramilitaire ultra-violente. C'est un changement extrêmement radical qui ne peut venir que de la menace révolutionnaire que fait peser sur les classes possédantes et les gouvernants à leur service la classe ouvrière qui semble capable de s'allier à toutes les couches sociales opprimées et exploités, en tout cas menacées par l'effondrement économique et social. C'est ce dernier qui explique un tel choix radical. Si le système ne chutait pas inexorablement, si les classes possédantes ne craignaient pas d'être emportées dans cette chute, d'y perdre le pouvoir, elles n'enclencheraient pas une contre-révolution violente. Car la première caractéristique du fascisme, c'est d'être une contre-révolution, donc aussi radicale et violente que la révolution prolétarienne elle-même mais dans un sens diamétralement opposé.</p>
<p>Quels sont les ingrédients qui peuvent conduire la classe possédante et toute la société bourgeoise à basculer dans le fascisme ? Est-ce que ces conditions sont aujourd'hui réunies en France ou commencent-elles de l'être ?</p>
<p>Pour qu'une telle politique contre-révolutionnaire soit lancée, il faut une bourgeoisie qui est au bout du rouleau, dont les perspectives sont complètement bouchées, dont la route est bloquée par l'ensemble de l'impérialisme mondial lui-même, qui ne fait que perdre des points au plan international comme au plan économique national, qui n'a aucune chance de redresser la tête sans une fuite en avant, qui ne voit devant elle qu'un effondrement financier de l'Etat, qu'une chute économique, qu'une régression productive, qu'un effondrement boursier, que des catastrophes sociales, qui est menacée par un mouvement de la base, des opprimés et des exploités, qui voit les illusions dans la mascarade démocratique s'effondrer, où le crédit du président, des gouvernements, du parlement et des partis politiciens est usé et archi usé, qui voit monter l'aspiration à la démocratie directe du peuple, aspiration dont les travailleurs pourraient prendre la tête en cas de crise aigüe avec un mouvement de la base s'organisant par lui-même et balayant l'encadrement étouffant des bureaucraties syndicales et politiques…</p>
<p>Un tel choix peut très bien venir de l'appareil politique de la démocratie bourgeoise lui-même. Il existe deux options pour cela : soit utiliser un mouvement d'organisation fasciste de masse pour tétaniser et apeurer les luttes prolétariennes et pour justifier un pacifisme social des appareils réformistes, soit carrément mener le fascisme vers une montée au pouvoir. Et il existe une troisième option fasciste plus militaire. Cela permet de nombreuses variantes suivant les possiblités et les situations.</p>
<p>La bourgeoisie est prête à utiliser, dans les cas extrêmes, des populations paupérisées et excitées y compris carrément des bandits et des assassins, mais, bien entendu, elle n'acceptera que quelques chefs triés sur le volet pour participer au pouvoir et les masses fascistes, fanatisées et trompées n'auront fait que sauver momentanément le pouvoir du grand capital. Les sections d'assaut brunes ont été démissionnées un an après la prise du pouvoir par Hitler. Il n'est pas question bien entendu d'un pouvoir fasciste qui serait autre chose qu'une forme particulièrement barbare d'un pouvoir du grand capital.</p>
<p>Le fascisme balaie un moment la démocratie, mais il n'est pas diamétralement opposé à celle-ci. Ils peuvent se composer et se soutenir éventuellement, à condition que ce soit contre une révolution directement menaçante. Par contre, le fascisme est l'opposé de la révolution sociale ! C'est elle qu'il est chargé de combattre, d'abattre ou de tuer dans l'œuf. C'est une contre-révolution et cela signifie qu'il ne sort de terre que lorsque la révolution en fait autant ou, au moins, que la situation de crise aigüe de la domination bourgeoise mène inéluctablement à une révolution.</p>
<p>Et voilà pourquoi seule la révolution peut battre le fascisme ! Ceux qui se battent, même par erreur, avec comme seule perspective le retour à la démocratie bourgeoise, ne peuvent que désorienter et désarmer la lutte.</p>
<p>Le pacifisme, la dénonciation de la violence politique en général, de la guerre civile en général, des affrontements au sein de la société civile en général, de l'utilisation des armes en général, de l'extrémisme en général ne peuvent pas désarmer le fascisme ni la bourgeoisie mais seulement le prolétariat et le peuple travailleur.</p>
<p>Ce n'est pas en démontrant que les travailleurs, eux, sont pacifiques et se font pacifiquement balayer et massacrer, que l'on fait reculer fascisme, bourgeoisie et répression.</p>
<p>Le combat aura lieu dans la rue, par la violence, mais la victoire des travailleurs n'est pas simplement l'emploi de la violence, c'est l'organisation de ceux-ci indépendamment des réformistes, c'est l'armement des travailleurs et le désarmement de la bourgeoisie, en cassant ou divisant l'appareil de répression, c'est le renforcement du prolétariat sur le terrain social en gagnant la population au programme prolétarien et notamment les couches moyennes menacées.</p>
<p>Oui, le fascisme peut menacer à nouveau du fait de l'effondrement du capitalisme, de la faillite des Etats, de la chute économique et sociale.</p>
<p>Le fascisme menace tous les pays dont le rôle et la domination sont en chute, dont l'effondrement économique et social est inéluctable, et, depuis la chute historique de 2007 puis celle du covid-19, ces pays sont légion…</p>
<p>Ce qui se passe aux USA, en Israël, en Hongrie, en Italie, en Inde, en Russie et dans nombre d'autres pays montre bien que le fascisme n'est pas de l'histoire passée.</p>
<p>Tout cela ne signifie pas que, pour le moment, les fascistes soient prêts ou aux portes du pouvoir et que la démocratie bourgeoise soit déjà effondrée partout et notamment en France, que le pouvoir n'ait pas les moyens de réprimer classiques, qu'il ne puisse plus manœuvrer les appareils politiques et syndicaux. Au contraire, ces derniers essaient de montrer qu'ils peuvent encore sauver le système et s'y accrochent comme des noyés. Cela ne signifie pas que les travailleurs vont forcément mettre en place des soviets demain. Il n'y a aucune fatalité en Histoire. Tout dépend des travailleurs eux-mêmes et ils peuvent surprendre tous les états-majors du monde. Ils l'ont montré maintes fois. Certes, ils attendent d'être persuadés qu'il n'y a pas d'autre solution mais ils peuvent du jour au lendemain se décider à entrer directement dans l'action. Et nul ne peut ensuite dire où ils s'arrêteront.</p>
<h2 class="spip">Le combat contre le fascisme, le vrai et le faux…</h2>
<p>Partis de gauche, de la gauche de la gauche, de l'extrême gauche opportuniste et appareils syndicaux parlent souvent de « lutte contre le fascisme ». La plupart du temps, ils ne se réfèrent là qu'à un appel à « bien voter » aux élections de la bourgeoisie, à ne pas voter à l'extrême droite, et, pour cela, à voter avec le centre, avec la droite, qui pourtant, eux, sont bien capables de pactiser avec l'extrême droite ! Et même, ils justifient d'introduire de plus en plus des politiques d'extrême droite par la nécessité de… combattre le fascisme ! Les opportunistes aussi justifient leurs compromissions par la nécessité de défendre la démocratie. On a vu des syndicats et des gauches appeler à voter pour Macron sous prétexte de lutte contre le fascisme ! Pourtant, le même Macron a fait monter l'extrême droite plus que jamais… Et sa politique pousse de plus en plus de gens vers le racisme et le fascisme.</p>
<p>Les travailleurs n'ont rien à gagner à se cahcer à eux-mêmes que le système capitaliste ne peut pas durer et qu'il va s'effondrer, qu'il va aussi faire s'effondrer sur nous le plus de violences possibles et de toutes sortes, fascismes, dictatures militaires et guerres. Ce sont les capitalistes et les réformistes qui ont intérêt à le cacher. Les travailleurs n'ont rien à gagner au mensonge réformiste selon lequel la démocratie bourgeoise combattra le fascisme.</p>
<p>Le fascisme ne sera développé massivement que si la classe possédante pense que son pouvoir est en danger de mort, que s'il est menacé par la révolution. Les cris de haine contre le communisme des Trump et Musk ne sont pas seulement du bluff pour accuser leurs adversaires dans les rues de communisme. La révolution prolétarienne et communiste n'est pas seulement une crainte réelle de la bourgeoisie, c'est une possibilité très réaliste vue la situation Les réformistes et les opportunistes prétendent qu'on est très loin d'une situation révolutionnaire car cela justifie leur refus d'une politique combattant réellement ce risque. Les fausses extrêmes gauches ont besoin de ne pas se donner de responsabilités révolutionnaires dans la situation de crise aigüe parce qu'ils tiennent à leur place dans les appareils syndicaux et dans le jeu politique. Et aussi parce qu'ils sont incapables d'une pensée politique et sociale réellement audacieuse, faisant confiance aux capacités révolutionnaires des prolétaires. Ils se contentent de courbettes à l'égard des offensives révolutionnaires passées de prolétaires mais ne font rien pour que leur politique actuelle s'appuie sur ces exemples historiques sous prétexte que les révolutions ne sont pas lancées par les révolutionnaires et qu'il ne faut pas se couper des masses en se portant trop en avant de leur niveau actuel de conscience et d'organisation.</p>
<p>Que devraient faire des vrais révolutionnaires ? Tout d'abord armer politiquement les travailleurs en expliquant inlassablement les enjeux de la situation, en montrant que l'on va à un affrontement sanglant et qu'il faut s'y préparer, que l'on doit d'abord et avant tout ne faire aucune confiance à aucun appareil réformiste dans une situation révolutionnaire ou préprévolutionnaire, que l'on doit s'organiser indépendamment d'eux, que l'on devra mettre en place des soviets, en réexpliquant quel est ce mode d'organisation, quel est son rôle et comment il prépare les travailleurs à décider de tout eux-mêmes, à tout contrôler et, finalement, à prendre le pouvoir de manière consciente et planifiée. Ils devraient montrer que déorénavant chaque lutte, chaque grève, chaque manifestation sociale ou politique même doit mener au développement de ce type d'organisation, à cette perspective. Ils doivent proposer sans cesse que les prolétaires progressent dans la mise en place de leur programme politique et social d'avenir, le fassent voter dans les entreprises, le diffusent dans tout le pays, le fassent connaitre à toutes les couches sociales qui sont révoltées par la situation ou le deviennent, qu'il s'agisse de petits paysans, artisans, commerçants, pêcheurs, chauffeurs de taxis, camionneurs, auto-entrepreneurs, femmes, jeunes, chômeurs, retraités. Il faut aussi que les travailleurs s'adressent aux forces de répression, aux policiers, aux soldats, les appelant ouvertement à se mutiner, à refuser de réprimer le peuple, à refuser d'obéir alors à leur hiérarchie, à construire comme le peuple travailleur des conseils en élisant leurs propres représentants de la lutte et à n'obéir qu'aux conseils de travailleurs, de paysans, de femmes, de chômeurs, de retraités, d'artisans, de pêcheurs, de soldats et de policiers.</p>
<p> C'est cela la seule véritable lutte face à la faillite générale de la société capitaliste, face à la menace de la dictature guerrière et du fascisme.</p>
<p>L'extrême gauche, la gauche, les syndicats et les militants antifascistes ne font pas le poids face aux bandes d'extrême droite s'ils ne mènent pas une telle politique, mais les soutiens du fascisme ne font pas le poids face au prolétariat révolutionnaire, s'il est instruit de son rôle, de ses intérêts et s'il s'auto-organise en masse.</p>
<p>La France est un pays propice au fascisme : ancien pays colonial qui n'a jamais rompu avec ce moyen d'oppression notamment des peuples d'Afrique et d'Afrique du nord, elle a formé des générations de militaires et de gestionnaires coloniaux qui justifient toutes les oppressions des peuples et tous les racismes. Le pays est en faillite, en perte de vitesse, son impérialisme est battu en brèche de partout, viré de ci delà, son économie périclite, la confiance dans son régime, dans ses gouvernants, dans sa classe dirigeante est au plus bas. Ces classes dirigeantes, divisées, dépassées, craignant le mouvement social de la base, apeurées d'un risque de retour des Gilets jaunes, d'un mouvement dirigé par des conseils de travailleurs, par des assemblées souveraines, avec personne avec qui négocier, ses classes possédantes corrompues, pleines de sous mais incapables de les investir, et une fraction grandissante de la population qui les rejette tous, voilà la recette pour une situation dans laquelle la contre-révolution peut apparaitre comme la solution pour les possédants !</p>
<p>Les gouvernements, de gauche, de droite et du centre, ont tous justifié des mesures racistes, anti-immigrés, anti sans papiers, anti-musulmans, etc, et ils ont tous semé des sentiments ultra-nationalistes et fascistes dans la population. Les Pétain de demain sont prêts… Aux travailleurs de se préparer à la riposte révolutionnaire. L'exemple des travailleurs russes face au fasciste Kornilov doit servir d'exemple !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7528" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7528</a></p>
<p>Les fausses interprétations du fascisme et la vraie</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?article9227" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.org/spip.php?article9227</a></p>
<p>Contre la montée fasciste, la voie prolétarienne</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4362" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4362</a></p>
<p>Que proposaient le réformisme, le stalinisme et le trotskysme face à la montée fasciste en Allemagne ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article468" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article468</a></p>
<p>La révolution sociale, seule voie pour battre le fascisme</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5125" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5125</a></p>
<p>Questions/Réponses sur la menace fasciste et la manière d'y faire face</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3279" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3279</a></p></div>
Le bâteau France coule ?
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9439
http://www.matierevolution.org/spip.php?article94392026-02-06T06:49:00Ztext/htmlfrKarob, Robert ParisFranceCrise Crisis
<p>Le bâteau capitaliste France coule ? <br class='autobr' />
François Bayrou : « Le bateau va couler… », « Le pays est écrasé sous la dette », « La France est un bateau qui aurait une voie d'eau »… <br class='autobr' />
Jean-François Copé : « La France coule… » <br class='autobr' />
Sophie Binet : « Les rats quittent le navire… » <br class='autobr' />
Raphaël Glucksmann : « La France a raté son rendez-vous avec l'Histoire… » <br class='autobr' />
Mélenchon : « Pendant ce temps, la France coule. » <br class='autobr' />
Nathalie Arthaud : « La situation ne peut évoluer que de façon dramatique pour les classes (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot42" rel="tag">France</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_17119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/costa_concordia_5-65754-ea5c9.jpg?1792935732' width='500' height='375' alt='' />
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</div><h2 class="spip">Le bâteau capitaliste France coule ?</h2>
<p>François Bayrou : « Le bateau va couler… », « Le pays est écrasé sous la dette », « La France est un bateau qui aurait une voie d'eau »…</p>
<p>Jean-François Copé : « La France coule… »</p>
<p>Sophie Binet : « Les rats quittent le navire… »</p>
<p>Raphaël Glucksmann : « La France a raté son rendez-vous avec l'Histoire… »</p>
<p>Mélenchon : « Pendant ce temps, la France coule. »</p>
<p>Nathalie Arthaud : « La situation ne peut évoluer que de façon dramatique pour les classes populaires. »</p>
<p>Macron : « Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques uns. »</p>
<p>Le Pen : « Le bateau a coulé. »</p>
<p>Trotsky écrivait en 1938 :</p>
<p>"Que la situation objective en France ait été et reste révolutionnaire, il ne peut y avoir de doute. Crise de la situation internationale de l'impérialisme français ; liée à elle, crise interne du capitalisme français ; crise financière de l'Etat ; crise politique de la démocratie ; désarroi extrême de la bourgeoisie ; absence manifeste d'issus dans les anciennes voies traditionnelles. Cependant, comme l'indiquait déjà Lénine en 1915 : "Ce n'est pas de toute situation révolutionnaire que surgit la révolution, mais seulement d'une situation telle qu'au changement objectif se joint un changement subjectif, à savoir la capacité de la classe révolutionnaire de mener des actions révolutionnaires de masse suffisamment puissantes pour briser (...) l'ancien gouvernement qui, jamais, même en période de crise, ne "tombe" si on ne le "fait" pas tomber." L'histoire récente a apporté une série de tragiques confirmations au fait que la révolution ne naît pas de toute situation révolutionnaire, mais qu'une situation révolutionnaire devient contre-révolutionnaire si le facteur subjectif, c'est-à-dire l'offensive révolutionnaire de la classe révolutionnaire, ne vient pas à temps en aide au facteur objectif."</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf9.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf9.htm</a></p>
<p>La France en 2026 :</p>
<p>La France capitaliste s'enfonce de plus en plus, lentement, doucement, progressivement mais de plus en plus surement et inéluctablement dans la crise financière, économique, sociale, politique et démocratique. Elle est incapable de prendre une seule mesure sans risquer de nouveau de chuter, politiquement, socialement ou financièrement. Elle essaie seulement de se convaincre que ce système où tout est à la limite de la démission, de la fermeture, de la faillite… ce n'est pas si gênant ni si grave que cela. Il suffit de ne plus bouger… Mais, malgré tous les fonctionnements d'autoconservation du système, cette situation, au bord du gouffre, c'est juste mortel…</p>
<p>Tout est provisoire dans ce régime de l'éphémère qui caractérise le régime de Macron en phase terminale : les gouvernements, les budgets, les lois, les réformes, les ententes politiciennes, les accords…</p>
<p>In extremis, Lecornu est parvenu à des accords avec le parti socialiste pour faire passer son budget au travers de trois motions de censure en imposant ses lois au parlement par des 49.3 qu'ils promettaient avant de ne jamias employer !</p>
<p>Le parti socialist fait des acrobaties (un front "populaire" avec une partie de la gauche, la droite et le centre et même l'extrême droite) mais cela ne suffit pas à changer la réalité politique et sociale de la France capitaliste en plein effondrement.</p>
<p>Jamais les combinaisons politiciennes du parlement et du gouvernement français n'ont paru aussi détachées de la réalité que vit la population !</p>
<p>Au cas où la manoeuvre ne marchait pas, le président Emmanuel Macron avait promulgué la loi spéciale qui permet de pallier l'absence d'un budget en bonne et due forme pour 2026, selon le Journal officiel samedi 27 décembre. Cet outil législatif, déjà utilisé en 2024 après la censure du gouvernement Barnier, permet de financer provisoirement l'Etat en 2026 avant la reprise en janvier des débats au Parlement autour de la loi de finances.</p>
<p>Le gouvernement est sans cesse sous la menace d'un vote de défiance du parlement qui ferait tomber le gouvernement par la motion de censure et le parlement sans cesse sous la menace d'une dissolution du parlement. Les uns et les autres cherchent sans cesse à mégoter et à négocier pour faire durer un équilibre instable au point qu'ils parviennent à ne rien faire voter (grâce au parti « socialiste ») d'autre que le maintien de la situation. La survie des uns et des autres ne tient qu'à un fil qui n'est pas politicien mais financier : la confiance des investisseurs (disons plutôt des spéculateurs) qui achètent de la dette et y gagnent de plus en plus d'argent sur le dos de l'Etat. Mais on finit toujours par arriver à un point où le spéculateur craint que d'investir dans la dette d'Etat soit risqué et se rétracte. Et l'ensemble de l'édifice ne tient que si le peuple travailleur n'en a pas marre et ne reprenne ce qu'il a commencé avec la Gilets jaunes et menacé de reprendre le 10 septembre… Le mouvement de la base (alors que les paysans se mobilisent toujours) pèse comme une épée de Damoclès sur tout ce petit monde des nantis et des institutions allant jusqu'aux appareils syndicaux qui, tous, craignent la reprise de la lutte sociale et la perspective de… la révolution !</p>
<p>Les partis politiciens inventent de nouvelles acrobaties pour redonner vie à un pouvoir déstabilisé... Il s'agit de faire croire que ce gouvernement sans appuis est capable de faire payer les riches...</p>
<p>Une micro réforme de l'impôt IFI grâce à une majorité de 163 voix, contre 150, grâce à une alliance inattendue de députés socialistes, MoDem, Liot et Rassemblement national (RN).</p>
<p>Il ne touchera que des petits riches et pas les très très riches ! Pas les trusts, pas les gros financiers ! Pas le grand capital ! Juste des épargnants moyens et gros !</p>
<p>Et encore, il ne le fera que si cette alliance politicienne pour sauver le gouvernement Lecornu se maintient…</p>
<p>Ce qui est permanent, c'est la révolte, celle des paysans comme celle des démunis. On ne peut pas financer quoique ce soit sauf... le nouveau porte-avion et les nouveaux sous-marins. On ne peut même pas porter secours aux personnes à la rue frappées par la grand froid !</p>
<p>La gauche a mis le pied à l'étrier du centre. Le centre fait venir l'extrême droite.</p>
<p>La droite s'unit à l'extrême droite pour gouverner.</p>
<p>Venue en situation critique, l'extrême droite mène au fascisme.</p>
<p>Ce scénario ressemble étrangement à celui du nazisme en Allemagne...<br class='autobr' />
N'oublions pas qu'une situation prérévolutionnaire est aussi une situation pré-contrerévolutionnaire potentielle !</p>
<p>L'incapacité des gouvernants à... gouverner est manifeste.</p>
<p>L'impasse financière est évidente.</p>
<p>Les possédants eux-mêmes en ont marre du régime.</p>
<p>Le peuple travailleur en a marre... du système et pas seulement du régime.</p>
<p>Les gouvernants ont beau s'agiter à droite, puis à gauche, ils glissent sur la pente savonneuse...</p>
<p>Ce n'est pas seulement la cinquième république qui est à l'agonie, c'est le capitalisme en France.</p>
<p>Résultat de toutes les manœuvres des capitalistes, de l'Etat, de la présidence, des gouvernements, des partis et des syndicats à leur service :</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> la réforme des retraites est suspendue à un fil mais les retraites elles-mêmes aussi</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> les gouvernements sont suspendus à un fil mais le peuple travailleur aussi</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> la présidence est suspendue à un fil mais la société civile aussi</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> l'état financier du pays est suspendu à un fil mais l'état financier du peuple travailleur aussi</p>
<p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> la situation politique des capitalistes est suspendue à un fil mais le mouvement de la base du peuple travailleur lui aussi est seulement suspendu mais menace toujours tout l'édifice instable…</p>
<p>C'est cet état "suspendu" qui caractérise la situation pré-révolutionnaire de la France…</p>
<p>Pouvoir ruiné, pouvoir divisé, pouvoir impuissant, pouvoir critiqué, pouvoir discrédité y compris vis-à-vis des possédants, pouvoir impopulaire, pouvoir sans soutien et sans force, pouvoir menacé de tous côtés, pouvoir dont tout le monde souhaite la chute, de tous bords : pouvoir entrant dans sa période pré-révolutionnaire…</p>
<p>Si la France est un point faible de la chaine impérialiste qui opprime le monde, raison de plus pour en profiter, l'attaquer et briser ainsi le capitalisme et construire le socialisme ! Ce pays des révolutions pourrait bien recommencer à jouer son rôle révolutionnaire, après 1789, 1793, 1830, 1848 et 1871, sans compter les Gilets jaunes. Il y aurait plus de raison d'être fier que d'avoir produit tous les Sarkozy, Hollande, Macron, Bayrou, Lecornu, Attal et Le Pen, sans compter Arnault, Pinault, Bettencourt et Bolloré !</p>
<p>Pourquoi le navire capitalisme coule ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6118" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6118</a></p>
<p>La France impérialiste a perdu son poids dans le monde, en Europe, en Afrique, par rapport aux USA, au reste du monde… Partout où l'impérialisme français faisait la loi, ce n'est plus le cas. Il n'a plus le soutien des USA. Son poids diminue en Europe. Il est de plus en plus viré d'Afrique.</p>
<p><a href="https://qg.media/2024/06/08/la-perte-dinfluence-de-la-france-en-afrique-impactera-sa-place-dans-le-monde/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://qg.media/2024/06/08/la-perte-dinfluence-de-la-france-en-afrique-impactera-sa-place-dans-le-monde/</a></p>
<p><a href="https://fr.euronews.com/my-europe/2025/01/31/la-france-et-lunion-europeenne-perdent-du-terrain-en-afrique-de-louest" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://fr.euronews.com/my-europe/2025/01/31/la-france-et-lunion-europeenne-perdent-du-terrain-en-afrique-de-louest</a></p>
<p>La France est passée de 6% de l'économie mondiale à 2,6% et de quatrième puissance mondiale à septième.</p>
<p><a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/que-reste-t-il-de-la-puissance-economique-de-la-france/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.revuedesdeuxmondes.fr/que-reste-t-il-de-la-puissance-economique-de-la-france/</a></p>
<p>La France n'est plus une référence en termes d'hôpitaux, de santé publique, d'éducation, d'universités…</p>
<p><a href="https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pourquoi-le-systeme-de-sante-francais-ne-fait-plus-rever-le-monde-995797.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pourquoi-le-systeme-de-sante-francais-ne-fait-plus-rever-le-monde-995797.html</a></p>
<p>La démocratie française a du plomb dans l'aile…</p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/les-francais-et-la-democratie-le-grand-desamour-6675387" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/les-francais-et-la-democratie-le-grand-desamour-6675387</a></p>
<p>L'inflation, très forte pour les produits d'usage quotidien, frappe les plus démunis depuis plusieurs années…</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/06/03/carburants-pates-ufs-viande-legumes-les-causes-de-l-inflation-de-26-produits-du-quotidien_6128731_4355770.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/06/03/carburants-pates-ufs-viande-legumes-les-causes-de-l-inflation-de-26-produits-du-quotidien_6128731_4355770.html</a></p>
<p>Le pouvoir d'achat des salariés, des chômeurs, des retraités, des petits paysans, des petits commerçants, des petits pêcheurs, des petits autoentrepreneurs, des petits artisans chute sans cesse…</p>
<p><a href="https://www.challenges.fr/economie/face-a-la-baisse-du-pouvoir-dachat-les-francais-sacrifient-lalimentation_633265" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.challenges.fr/economie/face-a-la-baisse-du-pouvoir-dachat-les-francais-sacrifient-lalimentation_633265</a></p>
<p>La grande pauvreté n'a pas cessé d'augmenter en vingt ans…</p>
<p><a href="https://www.inegalites.fr/evolution_pauvrete_annuelle" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.inegalites.fr/evolution_pauvrete_annuelle</a></p>
<p>Les pauvres sont de plus en plus pauvres…</p>
<p><a href="https://retraites.unsa.org/en-2023-les-pauvres-sont-devenus-plus-pauvres-les-riches-se-sont-enrichis" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://retraites.unsa.org/en-2023-les-pauvres-sont-devenus-plus-pauvres-les-riches-se-sont-enrichis</a></p>
<p>Les petits paysans sont pris à la gorge…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8535" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8535</a></p>
<p>Les retraités voient leurs ressources se réduire comme peau de chagrin… Les chômeurs n'ont pas d'issue. Les salariés sont menacés par la montée des licenciements… Les violences montent contre les femmes et les enfants. Et ce n'est pas du côté des institutions que la confiance risque de venir…</p>
<p>La défiance à l'égard des institutions et personnels politiques atteint des records…</p>
<p><a href="https://www.franceinfo.fr/politique/la-defiance-atteint-des-records-a-l-egard-des-institutions-et-personnels-politiques-selon-un-sondage_7564531.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.franceinfo.fr/politique/la-defiance-atteint-des-records-a-l-egard-des-institutions-et-personnels-politiques-selon-un-sondage_7564531.html</a></p>
<p>La France est un pays où les riches sont très riches…</p>
<p><a href="https://www.inegalites.fr/La-France-un-pays-ou-les-riches-sont-tres-riches" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.inegalites.fr/La-France-un-pays-ou-les-riches-sont-tres-riches</a></p>
<p>Les 10 % les plus riches possèdent plus de la moitié du patrimoine français…</p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/economie/impots-fiscalite/les-10-pourcent-les-plus-riches-possedent-plus-de-la-moitie-du-patrimoine-francais-2d65c156-8e2f-11f0-b721-b06ecd26fbd1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/economie/impots-fiscalite/les-10-pourcent-les-plus-riches-possedent-plus-de-la-moitie-du-patrimoine-francais-2d65c156-8e2f-11f0-b721-b06ecd26fbd1</a></p>
<p>La situation prérévolutionnaire, c'est aussi le gouffre entre le peuple travailleur et les profiteurs…<br class='autobr' />
Arnault gagne seize milliards en un jour…</p>
<p><a href="https://www.liberation.fr/economie/seize-milliards-deuros-engranges-en-un-jour-vous-avez-passe-un-bon-mercredi-bernard-arnault-aussi-20251016_EYK2AU5ZUBB25J2B2CJB57XEAI/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.liberation.fr/economie/seize-milliards-deuros-engranges-en-un-jour-vous-avez-passe-un-bon-mercredi-bernard-arnault-aussi-20251016_EYK2AU5ZUBB25J2B2CJB57XEAI/</a></p>
<p>Il y a le gouffre entre les plus riches et les plus pauvres…<br class='autobr' />
<a href="https://www.lapresse.ca/international/201211/10/01-4592501-le-gouffre-entre-les-riches-et-les-pauvres-se-creuse.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lapresse.ca/international/201211/10/01-4592501-le-gouffre-entre-les-riches-et-les-pauvres-se-creuse.php</a></p>
<p>et aussi le gouffre entre gouvernants et gouvernés…</p>
<p><a href="https://www.lavie.fr/actualite/societe/le-malaise-francais-est-sans-egal-pourquoi-la-fracture-entre-le-peuple-et-les-elites-saggrave-100870.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lavie.fr/actualite/societe/le-malaise-francais-est-sans-egal-pourquoi-la-fracture-entre-le-peuple-et-les-elites-saggrave-100870.php</a></p>
<p>Même si les riches sont très riches, l'économie se porte mal…</p>
<p>Les riches accumulent les richesses parce qu'ils savent ce qui les attend… <br class='autobr' />
L'effondrement est intégré dans leurs plans d'affaires…</p>
<p><a href="https://obsant.eu/blog/2025/02/09/les-riches-accumulent/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://obsant.eu/blog/2025/02/09/les-riches-accumulent/</a></p>
<p>Les services publics (universités, hôpitaux, sécurité sociale, santé, etc…) sont eux aussi suspendus… à des décisions et des investissements financiers qui ne viennent pas…</p>
<p><a href="https://www.banquedesterritoires.fr/les-universites-francaises-alertent-sur-une-crise-budgetaire-sans-precedent" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.banquedesterritoires.fr/les-universites-francaises-alertent-sur-une-crise-budgetaire-sans-precedent</a></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/les-universites-continuent-de-s-enfoncer-dans-la-crise-budgetaire-1888598" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/les-universites-continuent-de-s-enfoncer-dans-la-crise-budgetaire-1888598</a></p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/social/les-hopitaux-publics-senfoncent-plus-profondement-dans-le-rouge-2143959" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/economie-france/social/les-hopitaux-publics-senfoncent-plus-profondement-dans-le-rouge-2143959</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/18/pourquoi-les-services-publics-se-degradent-alors-que-les-depenses-publiques-augmentent-lucie-castets-et-lisa-darbois-en-debattent_6606622_3232.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/18/pourquoi-les-services-publics-se-degradent-alors-que-les-depenses-publiques-augmentent-lucie-castets-et-lisa-darbois-en-debattent_6606622_3232.html</a></p>
<p>L'université en faillite ? La recherche en faillite ? L'hôpital public en faillite ? La SNCF en faillite ? Les communes en faillite ? Ou bien c'est l'Etat bourgeois qui paie, sur fonds publics, la faillite du capitalisme ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?article2434" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2434</a></p>
<p>La dette de la France augmente…</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/plus-de-3400-milliards-deuros-linexorable-gonflement-de-la-dette-francaise-2188307" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/plus-de-3400-milliards-deuros-linexorable-gonflement-de-la-dette-francaise-2188307</a></p>
<p>C'est même un record historique…</p>
<p><a href="https://www.latribune.fr/economie/france/3-345-8-milliards-d-euros-de-dette-publique-la-france-face-au-defi-budgetaire-1028208.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.latribune.fr/economie/france/3-345-8-milliards-d-euros-de-dette-publique-la-france-face-au-defi-budgetaire-1028208.html</a></p>
<p>Dette publique : une hausse de 66 milliards d'euros en trois mois et un nouveau pic historique</p>
<p><a href="https://www.tf1info.fr/economie/dette-publique-une-hausse-de-66-milliards-d-euros-en-trois-mois-et-un-nouveau-pic-historique-2413754.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.tf1info.fr/economie/dette-publique-une-hausse-de-66-milliards-d-euros-en-trois-mois-et-un-nouveau-pic-historique-2413754.html</a></p>
<p>La note financière de la France dégringole</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/12/dette-fitch-fait-perdre-son-double-a-a-la-france_6640683_823448.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/12/dette-fitch-fait-perdre-son-double-a-a-la-france_6640683_823448.html</a></p>
<p>La France est lentement asphyxiée par le paiement des intérêts</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/dette-publique-comment-la-france-est-lentement-asphyxiee-par-le-paiement-des-interets-2197349" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/dette-publique-comment-la-france-est-lentement-asphyxiee-par-le-paiement-des-interets-2197349</a></p>
<p>10.000 milliards d'euros, le vrai montant de la dette souveraine de l'État français</p>
<p><a href="https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/10-000-milliards-d-euros-le-vrai-montant-de-la-dette-souveraine-de-l-etat-francais-1010492.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/10-000-milliards-d-euros-le-vrai-montant-de-la-dette-souveraine-de-l-etat-francais-1010492.html</a></p>
<p>… et les taux d'intérêt qui augmentent étranglent les finances publiques</p>
<p><a href="https://www.lopinion.fr/economie/dette-de-la-france-le-noeud-coulant-de-la-hausse-des-taux-dinteret" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lopinion.fr/economie/dette-de-la-france-le-noeud-coulant-de-la-hausse-des-taux-dinteret</a></p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/la-hausse-des-taux-nouveau-peril-pour-la-dette-francaise-2153365" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/la-hausse-des-taux-nouveau-peril-pour-la-dette-francaise-2153365</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/01/12/hausse-des-taux-alerte-sur-le-cout-de-la-dette-francaise_6493807_823448.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/01/12/hausse-des-taux-alerte-sur-le-cout-de-la-dette-francaise_6493807_823448.html</a></p>
<p>La compétitivité et les exportations baissent…</p>
<p><a href="https://www.bfmtv.com/economie/international/exportations-la-france-perd-encore-en-competitivite-et-le-budget-2025-ne-devrait-rien-arranger_AV-202502130678.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.bfmtv.com/economie/international/exportations-la-france-perd-encore-en-competitivite-et-le-budget-2025-ne-devrait-rien-arranger_AV-202502130678.html</a></p>
<p>Cela n'empêche pas l'Etat d'accroitre les trous avec les dépenses militaires…</p>
<p><a href="https://www.cadtm.org/La-BCE-reconnait-l-impact-de-l-augmentation-des-depenses-militaires-sur-la" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.cadtm.org/La-BCE-reconnait-l-impact-de-l-augmentation-des-depenses-militaires-sur-la</a></p>
<p>Le gouvernement incapable de faire voter un budget par le parlement</p>
<p><a href="https://www.lexpress.fr/economie/absence-de-budget-et-loi-speciale-combien-cette-parenthese-va-t-elle-couter-a-la-france-UYLM7UU3RVCUHKMODLVCDKWZUM/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lexpress.fr/economie/absence-de-budget-et-loi-speciale-combien-cette-parenthese-va-t-elle-couter-a-la-france-UYLM7UU3RVCUHKMODLVCDKWZUM/</a></p>
<p>Le parlement est bloqué…</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/01/10/budget-2026-le-volet-depenses-a-ete-rejete-en-commission-des-finances-par-les-deputes_6661305_823448.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/01/10/budget-2026-le-volet-depenses-a-ete-rejete-en-commission-des-finances-par-les-deputes_6661305_823448.html</a></p>
<p>Il ne fonctionne que sous la menace de dissolution…</p>
<p><a href="https://www.rtl.fr/actu/politique/menace-de-dissolution-sebastien-lecornu-envisage-des-elections-legislatives-aux-dates-des-municipales-7900587141" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.rtl.fr/actu/politique/menace-de-dissolution-sebastien-lecornu-envisage-des-elections-legislatives-aux-dates-des-municipales-7900587141</a></p>
<p>Lecornu, toujours sur la sellette, avoue son échec...</p>
<p><a href="https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-sebastien-lecornu-dit-sa-tristesse-face-a-l-echec-de-sa-methode-et-evoque-un-texte-meilleur-et-responsable-apres-ses-annonces_7746163.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-sebastien-lecornu-dit-sa-tristesse-face-a-l-echec-de-sa-methode-et-evoque-un-texte-meilleur-et-responsable-apres-ses-annonces_7746163.html</a></p>
<p>Pendant ce temps, les dettes grandissent et la France emprunte un montant record à 20 ans sur les marchés...</p>
<p><a href="https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-sebastien-lecornu-dit-sa-tristesse-face-a-l-echec-de-sa-methode-et-evoque-un-texte-meilleur-et-responsable-apres-ses-annonces_7746163.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-sebastien-lecornu-dit-sa-tristesse-face-a-l-echec-de-sa-methode-et-evoque-un-texte-meilleur-et-responsable-apres-ses-annonces_7746163.html</a></p>
<p>Et les milliardaires captent l'argent de l'Etat.....</p>
<p><a href="https://www.ellipsis-avocats.com/2025/10/19/le-grand-detournement-comment-milliardaires-et-multinationales-captent-largent-de-letat/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ellipsis-avocats.com/2025/10/19/le-grand-detournement-comment-milliardaires-et-multinationales-captent-largent-de-letat/</a></p>
<p>Cela rappelle la valse des ministres de Louis XVI alors que la dette de la France grandissait et la colère du peuple aussi...</p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/l-invite-e-des-matins-emission-du-jeudi-04-septembre-2025-4813113" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/l-invite-e-des-matins-emission-du-jeudi-04-septembre-2025-4813113</a></p>
<p>Un pays incapable d'investir…</p>
<p><a href="https://www.leparisien.fr/economie/loi-speciale-pourquoi-la-france-ne-peut-actuellement-plus-investir-dans-son-avenir-10-01-2026-EH5G3MBUVRBF3AEZMVRB2FRMM4.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.leparisien.fr/economie/loi-speciale-pourquoi-la-france-ne-peut-actuellement-plus-investir-dans-son-avenir-10-01-2026-EH5G3MBUVRBF3AEZMVRB2FRMM4.php</a></p>
<p>L'industrie est au ralenti…</p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/choose-france-30-milliards-d-investissement-des-entreprises-francaises-sur-le-sol-francais-8301568" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/choose-france-30-milliards-d-investissement-des-entreprises-francaises-sur-le-sol-francais-8301568</a></p>
<p>Les investisseurs gèlent d'autant plus leurs décisions que la situation perdure…</p>
<p><a href="https://www.franceinfo.fr/economie/crise-politique-prudence-et-gel-des-investissements-freinent-l-economie-francaise_7544809.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.franceinfo.fr/economie/crise-politique-prudence-et-gel-des-investissements-freinent-l-economie-francaise_7544809.html</a></p>
<p>La banque de France craint un étouffement…</p>
<p><a href="https://www.20minutes.fr/economie/4195335-20260110-gouverneur-banque-france-craint-etouffement-pays-reduit-deficit" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.20minutes.fr/economie/4195335-20260110-gouverneur-banque-france-craint-etouffement-pays-reduit-deficit</a></p>
<p>Ce sont les patrons qui disent le plus de mal des investissements en France…</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/choisir-la-france-un-pari-fou-il-est-temps-que-le-pays-fasse-le-choix-daimer-son-industrie-2200136" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/choisir-la-france-un-pari-fou-il-est-temps-que-le-pays-fasse-le-choix-daimer-son-industrie-2200136</a></p>
<p>L'Etat français va emprunter en 2026 une somme record…</p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/le-decryptage-eco/le-decryptage-eco-du-mercredi-31-decembre-2025-8481761" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/le-decryptage-eco/le-decryptage-eco-du-mercredi-31-decembre-2025-8481761</a></p>
<p>La France est désormais le pays qui emprunte le plus cher de toute la zone euro.</p>
<p><a href="https://www.lyon-entreprises.com/actualites/article/la-france-championne-des-emprunts-les-plus-chers-de-la-zone-euro-un-tournant-historique-aux-causes-multiples" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lyon-entreprises.com/actualites/article/la-france-championne-des-emprunts-les-plus-chers-de-la-zone-euro-un-tournant-historique-aux-causes-multiples</a></p>
<p>Dettes, finances, budget, comment compter avec des critères de classe ? Et pas ceux de la classe capitaliste !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8517" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8517</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7277" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7277</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2880" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2880</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8010" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8010</a></p>
<p>La France capitaliste s'enlise dans la dette, dans la crise politique, dans le discrédit populaire, dans la misère des plus démunis, dans le gouffre entre riches et pauvres, dans la colère des exploités et opprimés…</p>
<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-du-monde/20251010-la-france-s-enlise-dans-une-crise-politique" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/accents-du-monde/20251010-la-france-s-enlise-dans-une-crise-politique</a></p>
<p><a href="https://constitutiondecodee.fr/actualites/actualites-mediatiques/744-crise-politique-la-france-enlisee-l-imminence-d-un-choix-decisif" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://constitutiondecodee.fr/actualites/actualites-mediatiques/744-crise-politique-la-france-enlisee-l-imminence-d-un-choix-decisif</a></p>
<p><a href="https://investir.lesechos.fr/2021/12/patrimoine-lecart-entre-riches-et-pauvres-sest-creuse-depuis-les-annees-1980-en-france-1923779" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://investir.lesechos.fr/2021/12/patrimoine-lecart-entre-riches-et-pauvres-sest-creuse-depuis-les-annees-1980-en-france-1923779</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/07/07/la-pauvrete-et-les-inegalites-au-plus-haut-depuis-trente-ans_6619650_3224.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/07/07/la-pauvrete-et-les-inegalites-au-plus-haut-depuis-trente-ans_6619650_3224.html</a></p>
<p><a href="https://vert.eco/articles/bloquons-tout-cinq-chiffres-qui-montrent-lexplosion-des-inegalites-en-france" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://vert.eco/articles/bloquons-tout-cinq-chiffres-qui-montrent-lexplosion-des-inegalites-en-france</a></p>
<p>Plus l'Etat est faible, plus il est violent…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5338" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5338</a></p>
<p>Les violences policières n'ont pas cessé d'augmenter…</p>
<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/ce-que-l-on-sait-de-l-intervention-policiere-a-drancy-lors-de-laquelle-un-homme-a-ete-blesse-par-balle_7225353.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/ce-que-l-on-sait-de-l-intervention-policiere-a-drancy-lors-de-laquelle-un-homme-a-ete-blesse-par-balle_7225353.html</a></p>
<p><a href="https://www.blast-info.fr/articles/2025/violences-policieres-le-raid-a-bien-tue-a-marseille-vwKULBWeRb2KdYUbbQdMrw" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.blast-info.fr/articles/2025/violences-policieres-le-raid-a-bien-tue-a-marseille-vwKULBWeRb2KdYUbbQdMrw</a></p>
<p><a href="https://www.lacimade.org/evenement-luttes-contre-les-violences-policieres/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lacimade.org/evenement-luttes-contre-les-violences-policieres/</a></p>
<p><a href="https://basta.media/violences-policieres-en-europe-la-france-parmi-les-pays-les-plus-mal-classes" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://basta.media/violences-policieres-en-europe-la-france-parmi-les-pays-les-plus-mal-classes</a></p>
<p><a href="https://www.francebleu.fr/emissions/affaires-classees-racontees-par-thierry-sagardoytho/violences-policieres-a-pau-un-grade-denonce-ses-collegues-le-font-taire-1299751" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.francebleu.fr/emissions/affaires-classees-racontees-par-thierry-sagardoytho/violences-policieres-a-pau-un-grade-denonce-ses-collegues-le-font-taire-1299751</a></p>
<p><a href="https://www.nicematin.com/faits-divers/residence-roquebilliere-a-nice-les-syndicats-de-police-dementent-fermement-des-violences-policieres-983737" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.nicematin.com/faits-divers/residence-roquebilliere-a-nice-les-syndicats-de-police-dementent-fermement-des-violences-policieres-983737</a></p>
<p>Le discrédit des classes dirigeantes sourdes, méprisantes, corrompues, avides, augmente…</p>
<p><a href="https://www.europe1.fr/societe/77-des-francais-ne-font-pas-confiance-au-gouvernement-pour-maitriser-limmigration-selon-notre-sondage-4229467" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.europe1.fr/societe/77-des-francais-ne-font-pas-confiance-au-gouvernement-pour-maitriser-limmigration-selon-notre-sondage-4229467</a></p>
<p>La majorité des salariés n'ont aucune confiance dans leurs patrons…</p>
<p><a href="https://myrhline.com/type-article/65-des-employes-nont-pas-confiance-en-leur-employeur/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://myrhline.com/type-article/65-des-employes-nont-pas-confiance-en-leur-employeur/</a></p>
<p>Les Français ont de moins en moins confiance dans la politique et ses institutions…</p>
<p><a href="https://jss.fr/post/Les_Francais_ont_de_moins_en_moins_confiance_dans_la_politique_et_ses_institutions-5598" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://jss.fr/post/Les_Francais_ont_de_moins_en_moins_confiance_dans_la_politique_et_ses_institutions-5598</a></p>
<p>"On fait déjà assez d'efforts", 9 Français sur 10 n'ont plus confiance dans la classe politique…</p>
<p><a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/on-fait-deja-assez-d-efforts-9-francais-sur-10-n-ont-plus-confiance-dans-la-classe-politique_7478986.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/on-fait-deja-assez-d-efforts-9-francais-sur-10-n-ont-plus-confiance-dans-la-classe-politique_7478986.html</a></p>
<p>« Méfiance », « illégitimité », « élus corrompus »… Une enquête révèle le profond malaise des Français vis-à-vis du monde politique…</p>
<p><a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/societe/mefiance-illegitimite-elus-corrompus-une-enquete-revele-le-profond-malaise-des-francais-vis-a-vis-du-monde-politique" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.publicsenat.fr/actualites/societe/mefiance-illegitimite-elus-corrompus-une-enquete-revele-le-profond-malaise-des-francais-vis-a-vis-du-monde-politique</a></p>
<p>Une pseudo élite complètement corrompue…</p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/12/bernard-arnault-intronise-a-l-academie-des-sciences-morales-et-politiques-devant-un-parterre-de-grandes-fortunes_6661543_3234.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/12/bernard-arnault-intronise-a-l-academie-des-sciences-morales-et-politiques-devant-un-parterre-de-grandes-fortunes_6661543_3234.html</a></p>
<p>Près de 9 Français sur 10 jugent la classe politique globalement « corrompue »…</p>
<p><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pres-de-9-francais-sur-10-jugent-la-classe-politique-globalement-corrompue-20231209" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pres-de-9-francais-sur-10-jugent-la-classe-politique-globalement-corrompue-20231209</a></p>
<p>Des patrons de plus en plus portés vers l'extrême droite…</p>
<p><a href="https://www.alternatives-economiques.fr/laurent-mauduit-entre-patrons-lextreme-ne-plus/00116179" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.alternatives-economiques.fr/laurent-mauduit-entre-patrons-lextreme-ne-plus/00116179</a></p>
<p><a href="https://lvsl.fr/le-tournant-patronal-du-rassemblement-national-prelude-de-son-arrivee-au-pouvoir/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://lvsl.fr/le-tournant-patronal-du-rassemblement-national-prelude-de-son-arrivee-au-pouvoir/</a></p>
<p>Une situation prérévolutionnaire de type 1788 se profile en France…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8449" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8449</a></p>
<p>Au lieu de se servir de la situation affaiblie des capitalistes et du pouvoir capitaliste, les appareils réformistes de la gauche et des syndicats sont solidaires… de l'Etat capitaliste, des classes possédantes et du système au nom de la défense de l'économie et des services publics !</p>
<p><a href="https://www.cgt.fr/actualites/industrie/pourquoi-et-comment-relancer-une-industrie-en-france" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.cgt.fr/actualites/industrie/pourquoi-et-comment-relancer-une-industrie-en-france</a></p>
<p><a href="https://www.cgt.fr/comm-de-presse/crise-europeenne-agir-vite" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.cgt.fr/comm-de-presse/crise-europeenne-agir-vite</a></p>
<p><a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/23/la-gauche-retrouve-les-bienfaits-de-l-etat-providence_6037572_823448.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/23/la-gauche-retrouve-les-bienfaits-de-l-etat-providence_6037572_823448.html</a></p>
<p><a href="https://www.placegrenet.fr/2025/02/18/manon-aubry-en-visite-a-arkema-jarrie-jai-envie-de-porter-une-strategie-protectionniste/646405" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.placegrenet.fr/2025/02/18/manon-aubry-en-visite-a-arkema-jarrie-jai-envie-de-porter-une-strategie-protectionniste/646405</a></p>
<p>Ils appellent l'Etat capitaliste à « sauver des entreprises », « sauver des filières », « sauver le pays », « sauver l'économie » !</p>
<p><a href="https://www.ouest-france.fr/grand-est/aube/la-filiere-textile-en-difficulte-dans-laube-la-cgt-demande-lintervention-des-pouvoirs-publics-d442e344-b59b-11f0-b8f0-3490973ffab9" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.ouest-france.fr/grand-est/aube/la-filiere-textile-en-difficulte-dans-laube-la-cgt-demande-lintervention-des-pouvoirs-publics-d442e344-b59b-11f0-b8f0-3490973ffab9</a></p>
<p><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/au-dela-darcelormittal-lurgence-pour-la-france-de-controler-ses-industries-decarbonees-20251202_DDGOQXITKJESJIMJP34XW4ETGI/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/au-dela-darcelormittal-lurgence-pour-la-france-de-controler-ses-industries-decarbonees-20251202_DDGOQXITKJESJIMJP34XW4ETGI/</a></p>
<p><a href="https://www.lest-eclair.fr/id760004/article/2025-10-28/la-cgt-en-appelle-aux-pouvoirs-publics-pour-sauver-la-filiere-textile-auboise" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lest-eclair.fr/id760004/article/2025-10-28/la-cgt-en-appelle-aux-pouvoirs-publics-pour-sauver-la-filiere-textile-auboise</a></p>
<p>Les classes dirigeantes ne voient plus comme issue que le fascisme et la dictature… En France comme aux USA et ailleurs…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5302" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5302</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5272" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5272</a></p>
<p>C'est parce qu'elles craignent la révolution sociale…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5179" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5179</a></p>
<p>L'effondrement du pouvoir, des institutions, de la finance et de l'économie de la France, et aussi de l'ordre social, du crédit des bureaucrates politiques et syndicaux, ça la fiche mal mais ça s'affiche bien !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8437" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8437</a></p>
<p>La lutte des classes, en France comme dans le monde, est lancée et ne peut être retardée, ni suspendue, ni délayée…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5399" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5399</a></p>
<p>Finies, dépassées, impossibles, les révolutions sociales, disiez-vous ?!!! Au contraire, c'est l'actualité brulante…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5171" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5171</a></p>
<p>Ce qui gêne vraiment le pouvoir d'Etat et les classes possédantes dans le mouvement des gilets jaunes</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?article6234" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6234</a></p>
<p>La peur du mouvement social de la base reste à la base… de la peur des possédants et gouvernants…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8328" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8328</a></p>
<p>Et, quand elles ont peur, les classes dirigeantes sont violentes…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?article6330" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6330</a></p>
<p>Eh oui, le mouvement de la base fait changer la peur de camp…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5178" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5178</a></p>
<p>Et il y a aussi la peur des réformistes et opportunistes de tous poils d'un mouvement de la base controlé par elle-même…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8358" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8358</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8355" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8355</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8380" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8380</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8427" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8427</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article9318" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article9318</a></p>
<p>La peur d'un nouveau mouvement type Gilets jaunes et genèse du nouveau bonapartisme français...</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8443" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8443</a></p>
<p>Macron est en panne. Hollande l'était aussi. Mais la cause principale est économique et… systémique : les investissements productifs ne suivent pas la hausse des capitaux.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3466" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3466</a></p>
<p>Macron, qui se prétendait le dernier rempart contre l'extrême droite, s'est fait le meilleur faire-valoir de Le Pen…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6126" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6126</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7570" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7570</a></p>
<p><a href="https://matierevolution.fr/spip.php?article7488" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://matierevolution.fr/spip.php?article7488</a></p>
<p><a href="https://matierevolution.fr/spip.php?article5539" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://matierevolution.fr/spip.php?article5539</a></p>
<p>Ce n'est pas le Front populaire électoral qui vaincra l'extrême droite, le fascisme, la dictature, ni la marche à la guerre, ni les agressions sociales et politiques du capitalisme en plein effondrement !</p>
<p><a href="https://matierevolution.fr/spip.php?article7810" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://matierevolution.fr/spip.php?article7810</a></p>
<p>Et maintenant, l'extrême droite apparaît comme le seul recours face à une situation où tous les partis se sont usés alors qu'elle n'a pas plus de solution que les autres…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3605" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3605</a></p>
<p>Les macronistes qui se prétendaient la barrière contre le RN le font triompher</p>
<p><a href="https://www.lefigaro.fr/politique/ils-etaient-ou-les-macronistes-la-gauche-critique-l-absence-d-attal-et-ses-deputes-apres-la-victoire-du-rn-sur-l-accord-franco-algerien-20251030" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lefigaro.fr/politique/ils-etaient-ou-les-macronistes-la-gauche-critique-l-absence-d-attal-et-ses-deputes-apres-la-victoire-du-rn-sur-l-accord-franco-algerien-20251030</a></p>
<p>La gauche a mis le pied à l'étrier du centre. Le centre fait venir l'extrême droite.</p>
<p>La droite s'unit à l'extrême droite pour gouverner.</p>
<p>Venue en situation critique, l'extrême droite mène au fascisme.</p>
<p>Ce scénario ressemble étrangement à celui du nazisme en Allemagne...</p>
<p>N'oublions pas qu'une situation prérévolutionnaire est aussi une situation pré-contrerévolutionnaire potentielle !</p>
<p>La démocratie capitaliste converge, de plus en plus, avec sa dictature violente…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6011" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6011</a></p>
<p>Dans ce type de situation, ce n'est pas de la gauche qu'est venue une issue…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6920" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6920</a></p>
<p>Voici comment Trotsky analysait ce type de situation où la contre-révolution avance :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6766" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6766</a></p>
<p>C'est la classe ouvrière qui avait la capacité de réagir et de renverser cette marche à la boucherie…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7538" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7538</a></p>
<p>… à condition de ne pas suivre ses faux amis réformistes et opportunistes…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525</a></p>
<h2 class="spip">Les réformistes, qu'ils minimisent la chute sous prétexte qu'il n'y a jamais eu autant de capital, qu'ils la soulignent pour réclamer plus d'interventions de l'Etat pour sauver l'économie, qu'ils cherchent à en profiter pour parvenir au gouvernement, qu'ils prétendent mettre uniquement en avant des revendications économiques, aucun, pas même les fausses extrêmes gauches, ne propose de profiter de la situation de crise du pouvoir et des classes possédantes pour en finir avec eux, pour renverser leur domination. Et pourtant, c'est justement quand le pouvoir et l'économie sont en crise que les travailleurs peuvent triompher de leurs exploiteurs !
<p>Effondrement économique, social et politique, guerre, fascisme et dictature : ce n'est pas les responsables du recul historique de l'humanité que l'on doit charger de trouver des solutions. A quoi s'engagent les gauches, les gauches de la gauche et les extrêmes gauches opportunistes, politiques, syndicales et associatives face à cela ? Elles ne s'engagent à… rien ! Que proposent-elles comme perspective alternative ? Rien ! De quoi menacent-elles les classes possédantes ? De rien ! Que préparent-elles dans la classe ouvrière dans de telles situations ? Absolument rien ! Quel est leur programme de crise, d'urgence, devant des situations dramatiques ? Absence totale… Elles opposent à la barbarie capitaliste la démocratie et la paix capitalistes, comme si le capitalisme allait s'opposer à sa propre évolution !</p>
<p>La perspective n'est pas à chercher dans les discours politiciens ni des bureaucraties syndicales ni des fausses extrêmes gauches. La perspective, c'est un nouveau mouvement de la base dirigé par ses organisations du peuple travailleur, c'est la révolution sociale, c'est le pouvoir de ses soviets !</p>
</h2>
<p> Trotsky écrivait en 1936 :</p>
<p>"L'organisation de combat ne coïnciderait pas avec le parti, même s'il existait en France un parti révolutionnaire de masse, car le mouvement est incomparablement plus large qu'un parti. L'organisation de combat ne peut pas non plus coïncider avec les syndicats, qui n'embrassent qu'une partie insignifiante de la classe et sont soumis à une bureaucratie archi-réactionnaire. La nouvelle organisation doit répondre à la nature du mouvement lui-même, refléter la masse en lutte, exprimer sa volonté la plus arrêtée. Il s'agit d'un gouvernement direct de la classe révolutionnaire. Il n'est pas besoin ici d'inventer des formes nouvelles : il y a des précédents historiques. Les ateliers et les usines élisent leurs députés, qui se réunissent pour élaborer en commun les plans de la lutte et pour la diriger. Il n'y a même pas à inventer de nom pour une telle organisation : ce sont les soviets de députés ouvriers.</p>
<p>Le gros des ouvriers révolutionnaires marche aujourd'hui derrière le Parti communiste. Plus d'une fois dans le passé, ils ont crié : "Les soviets partout !", et la majorité a sans doute pris ce mot d'ordre au sérieux. Il fut un temps où nous pensions qu'il n'était pas opportun, mais, aujourd'hui, la situation ,a changé du tout au tout. Le puissant conflit des classes va vers son redoutable dénouement. Celui qui hésite et qui perd du temps est un traître. Il faut choisir entre la plus grande des victoires historiques et la plus terrible des défaites. Il faut préparer la victoire. "Les soviets partout ?" D'accord. Mais il est temps de passer des paroles aux actes."</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf7.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf7.htm</a></p></div>
L'humanité se relèvera, le capitalisme jamais !
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9415
http://www.matierevolution.org/spip.php?article94152025-12-30T23:35:00Ztext/htmlfrKarob, Robert ParisCrise CrisisCapitalisme
<p>éditorial <br class='autobr' />
L'humanité se relèvera, le capitalisme jamais ! <br class='autobr' />
Les travailleurs révolutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans pêcheurs artisans commerçants et auto-entrepreneurs, l'humanité, le communisme, tous se relèveront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se relèvera jamais ! Il a atteint des limites indépassables, non seulement du point de vue des exploités et des opprimés mais aussi du point de vue de son propre système. <br class='autobr' />
Yémen, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, Zaïre, (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><div class='spip_document_17065 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'>
<figure class="spip_doc_inner"> <a href='http://www.matierevolution.org/IMG/jpg/maxresdefault-29.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg"> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/maxresdefault-29-2e21d.jpg?1792935732' width='500' height='281' alt='' /></a>
</figure>
</div>
<p>éditorial</p>
<h2 class="spip">L'humanité se relèvera, le capitalisme jamais !</h2>
<p>Les travailleurs révolutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans pêcheurs artisans commerçants et auto-entrepreneurs, l'humanité, le communisme, tous se relèveront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se relèvera jamais ! Il a atteint des limites indépassables, non seulement du point de vue des exploités et des opprimés mais aussi du point de vue de son propre système.</p>
<p>Yémen, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, Zaïre, Rwanda, Afghanistan, Pakistan, Sahel, Burkina Faso, Syrie, Liban, Cisjordanie, rien que des massacres voulus, approuvés, organisés, armés par les grandes puissances impérialistes ! Et il n'y pas que les guerres et les guerres civiles ! Il y a les dictatures, les fascismes qui s'étendent partout ! De même que les révoltes et révolutions s'étendent partout, en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, en Europe…</p>
<p>La plupart des pays du monde ont connu des révoltes et révolutions depuis 2010, suite à l'effondrement économique capitaliste de 2007-2008. La pandémie covid-19, encore une horreur mondiale due au capitalisme, a partiellement étouffé la révolte à partir de 2019. Et les politiques dictatoriales soi-disant anti-covid ont fait le reste.</p>
<p>Pendant que les horreurs dues aux Etats capitalistes s'aggravent sans cesse, les révoltes et révolutions témoignent des capacités de courage, de dévouement, de solidarité, de spontanéité, d'auto-organisation des jeunes, des femmes, des travailleurs des villes et des campagnes, et montrent d'où viendra l'avenir de l'humanité : du peuple travailleur révolutionnaire.</p>
<p>Ce caractère mondial des révolutions et des contre-révolutions démontre que c'est bien les fondements du monde qui sont ébranlés et non tel ou tel régime (Moubarak ou Ben Ali), telle ou telle région (monde arabe ou Afrique), tel ou tel gouvernement, telle ou telle situation particulière (des femmes, des jeunes, des plus démunis, etc.), telle ou telle usure du pouvoir, telle ou telle situation politique ou économique particulière qui sont en cause. Cela touche aussi bien les pays riches que les pays pauvres, les pays occidentaux que orientaux, du nord et du sud, de l'est et de l'ouest, les dictatures que les prétendues démocraties.</p>
<p>Une telle situation mondiale a une cause qui est fondamentalement économique (la saturation en capitaux par rapport aux capacités limitées des investissements productifs) et c'est le résultat inévitable de la chute historique, elle aussi mondiale, du système de domination capitaliste (de son mode de production) qui a atteint ses limites et ne peut plus se relancer. En effet, ce qui a causé la chute mondiale des marchés capitalistes en 2007 et qui continue de saper l'économie capitaliste n'est ni une récession, ni l'inflation, ni la démondialisation de Trump, ni les effondrements des monnaies, ni les bulles boursières, ni les problèmes de l'énergie, ni la faillite des Etats et des banques centrales, tout cela n'étant que des conséquences.</p>
<p>On ne peut pas prédire de quoi l'avenir sera fait (à quel moment, à quel rythme, pour quelle raison occasionnelle, cette chute se produira, avec quel point de départ, avec quelle conséquence), mais on peut être certains d'une chose : le système à l'agonie nous menace tous de mort, de barbarie, de violences de masse, quelque soit notre pays, notre région, nos situations, nos origines, etc.</p>
<p>Ce qui est certain aussi, c'est que la cause principale n'est pas ce que l'on nous en dit : crise climatique, crise migratoire, crise écologique, crise démographique, crise pandémique, crise des dépenses de l'Etat, crise énergétique, crise générationnelle, crise interethnique, interreligieuse, inter-civilisationnelle, crise est-ouest, crise djihadiste et terroriste, crise des bitcoins, crise de l'IA, crise guerrière, crise de la mondialisation ou de la financiarisation, crise de la robotisation, etc. La cause n'est même pas la misère des plus démunis et le grand écart entre riches et pauvres, ni la révolte des peuples. La cause est écconomique et pourtant, ce n'est même pas une crise classique du capitalisme.</p>
<p>Le capitalisme pourrait parfaitement se remettre de n'importe laquelle des crises que nous venons de citer et même de toutes mais pas du problème crucial et fondamental qui le mine depuis le début des années 2000 : la saturation complète de l'accumulation des capitaux. La quantité mondiale du capital a augmenté de manière folle toutes les dernières décennies et on pourrait se dire que c'est un grand succès pour le grand capital. Seulement c'est un succès qui dépasse ses capacités… Où placer tous ces capitaux ? Dans la sphère des investissements productifs s'investit une part sans cesse plus faible du capital total qui peut s'investir. Du coup, il devient vital que les Etats et les banques centrales comme les particuliers détenteurs de capitaux inventent des investissements non productifs nouveaux et en quantité. En s'aidant des spéculations, des dettes publiques et privées, des bitcoins, de l'intelligence artificielle et autres, on peut sans cesse créer des faux investissements et qui rapportent vraiment de l'argent. Mais toutes ces méthodes artificielles pour offrir des profits aux capitaux ont un défaut majeur : elles accroissent follement la masse des capitaux qui ne se tournent pas vers l'investissement productif et la part de ces capitaux dans le capital total grandit sans cesse, contribuant à serrer le nœud qui étouffe le système capitaliste. Car la spéculation permet à un capitaliste de s'enrichir mais pas au système tout entier de s'enrichir. La richesse du capitalisme est toujours fondamentalement provenue de l'exploitation du travail humain (la plus-value accroissant le capital par son réinvestissemnt productif), même si les capitalistes ont toujours entretenu l'illusion que ce seraient eux, le Capital et non le Travail, qui créeraient de la richesse. Or ce système n'a jamais été capable de vivre sans accroitre sans cesse le capital. Seules de brèves chutes des profits (les crises capitalistes) étaient tolérables et la destruction de capital qu'elles engendraient était compensée par le fait que ces crises épuraient le capitalisme de ses canards boiteux, lui permettant de repartir de plus belle. Dans la situation actuelle, une telle crise n'est plus tolérable pour le capitalisme car il la juge « systémique », ce qui signifie qu'une simple crise de régulation menacerait de mort le système tout en entier !</p>
<p>Nous ne pouvons pas empêcher le capitalisme de s'effondrer n'en déplaise à tous les fans des « solutions » réformistes. Nous ne pouvons que nous saisir de la situation et tenter de transformer chaque faiblesse du système en armes des prolétaires révolutionnaires.</p>
<p>En somme, nous n'avons ni à rire ni à pleurer sur la fin du capitalisme. C'est lui-même qui est la cause de cette autodestruction et qui annonce sa mort en sonnant le glas par maints symptômes plus atroces les uns que les autres. Aucune raison de regretter le vieux système d'exploitation et d'oppression, mais pas de raiosn de se réjouir non plus car rien n'est réglé et seule l'intervention directe du prolétairat révolutionnaire peut nous permettre de tourner la page de l'Histoire de l'humanité.</p>
<p>Et plus les classes possédantes se convainquent que leur avenir est bouché, plus ils manipulent le racisme, le machisme, le fascisme, toutes les haines, toutes les peurs, toutes les divisions, tous les fantasmes, toutes les inepties, tous les appétits sales, horribles, toutes les brutes galonnées sanguinaires, tous les meutriers, tous les terroristes du monde entier. La barbarie ne meurt pas en même temps que le capitalisme, elle s'accroit jusqu'au triomphe de la révolution sociale !</p>
<p>Les révoltes et révolutions ont agi dans le sens diamétralement opposé à cette montée de la barbarie dans les actes et dans les esprits. Là où les peuples sont le plus durement divisés en ethnies, en clans, en couleurs de peaux, en origines diveres, en religions, en régions, entre nationaux et migrants, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, ces mouvements de masse ont justement mis en avant tous les opprimés et tous les exploités, tous unis, reniant souvent le poids oppressif de tout un vieux passé (les femmes en tête en Iran comme en Tunisie, en Algérie, en Egypte ou au Soudan, les ethnies et clans balayés au Liban, par exemple).</p>
<p>Mais les Etats, ces pouvoirs du grand capital, sont plus présents que jamais, disent les sceptiques en ce qui concerne la mort du capitalisme. Oui, mais le système ne peut se contenter des aides étatiques pour survivre. Son fonctionnement économique est bien plus important. Plus il fait appel au soutien des Etats et des banques centrales plus sa chute s'aggrave car la part des capitaux non issus du secteur productif grandit d'autant plus et la plus-value n'est plus à la base du profit. Un capitaliste individuel se moque d'où vient l'argent pourvu qu'il remplisse sans cesse davantage les coffres mais le système tout entier ne peut pas s'en moquer ! Et le capitalisme accumule des capitaux sans accroitre la richesse réelle. Le gouffre grandit qui sépare la richesse fictive de la richesse réelle. Au point que ce gouffre fait peur aux classes dirigeantes elles-mêmes et les pousse dans les voies folles de la marche à la guerre mondiale, au fascisme mondial, à la dictature et aux massacres de masse meançant toute l'humanité… Tout cela vaut mieux aux yeux des classes possédantes que les risques mortels de la révolution sociale renversant définitivement le pouvoir économique et politique de la classe capitaliste !</p>
<h2 class="spip">Pour le peuple travailleur, la révolution socialiste demandera de grands efforts mais elle nous coutera moins cher que les souffrances que les classes dirigeantes nous préparent !</h2>
<p>La crise du capitalisme et les perspectives pour les révolutionnaires</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135</a></p>
<p>Le système capitaliste a-t-il déjà chuté de lui-même ou ne pourra-t-il chuter que par la révolution ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988</a></p>
<p>La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d'autre ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794</a></p>
<p>Le point de vue de l'économiste François Chesnais sur la fin du capitalisme</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf</a></p>
<p>Crise grave, crise systémique ou bout du monde pour le capitalisme ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431</a></p>
<p>Capitalisme : de la construction à la destruction</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939</a></p>
<p>L'humanité est frappée mortellement mais c'est le grand capital qui est en soins palliatifs</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106</a></p>
<p>Comment nous allons vivre l'effondrement du capitalisme</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960</a></p>
<p>Les théories de l'effondrement capitaliste, adeptes et détracteurs</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441</a></p>
<p>Le capitalisme à l'agonie</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518</a></p>
<p>Le capitalisme meurt d'avoir... trop bien réussi à accumuler du capital</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478</a></p>
<p>Agir contre ses propres principes en s'autodétruisant, personne n'imagine le capitalisme faire cela et pourtant…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556</a></p>
<p>Crise ou mort du capitalisme ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976</a></p>
<p>Quand les gouvernants en sont réduits à la seule violence directe, c'est que la dynamique capitaliste est morte</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174</a></p>
<p>Quel avenir pour le capitalisme ? ou quand la bourgeoisie mondiale serre les fesses…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084</a></p>
<p>Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte à ses propres limites : son succès lui-même étouffe dans les limites de la propriété privée des moyens de production</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250</a></p>
<p>Les crises « classiques » ne sont plus possibles pour le système (trop dangereuses) et pourtant elles permettaient de le réguler</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771</a></p>
<p>Le système de cavalerie financière à la Madoff, une survie illusoire d'un capitalisme mondial en bout de course</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561</a></p>
<p>Capitalisme : chronique d'une mort annoncée</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686</a></p>
<p>Le capitalisme est-il mort ou vivant ? - Sur quels critères se fonder ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975</a></p>
<p>Le capitalisme déliquescent et sous perfusion, plus antisocial et sanglant que jamais, est encore plus incompatible avec la liberté des femmes…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743</a></p>
<p>Et si l'humanité changeait... de mode de production</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434</a></p>
<p>Le grand capital a encore peur... du communisme !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912</a></p>
<p>Quel avenir : la barbarie de masse…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694</a></p>
<p>… ou l'humanité maitresse d'elle-même ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073</a></p></div>
Et si l'humanité changeait de mode de production...
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9316
http://www.matierevolution.org/spip.php?article93162025-10-29T23:41:00Ztext/htmlfrRobert Paris, Tiekoura Levi HamedCrise CrisisSocialisme - SocialismcommunismeCapitalisme
<p>Une fois encore, l'humanité est amenée à se poser le problème du renversement de l'ancien mode de production et donc de l'exploitation capitaliste de l'homme <br class='autobr' />
De plus en plus, le monde semble se heurter à des problèmes inextricables, insolubles, sans réponse possible devant lesquels personne ne pourrait prétendre avoir de vraies solutions, à part de reporter la question à plus tard en l'aggravant : crise des investissements productifs, crise économique, crise financière, crise sociale, (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
/
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot97" rel="tag">Socialisme - Socialism</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot229" rel="tag">communisme</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Une fois encore, l'humanité est amenée à se poser le problème du renversement de l'ancien mode de production et donc de l'exploitation capitaliste de l'homme</h2>
<p>De plus en plus, le monde semble se heurter à des problèmes inextricables, insolubles, sans réponse possible devant lesquels personne ne pourrait prétendre avoir de vraies solutions, à part de reporter la question à plus tard en l'aggravant : crise des investissements productifs, crise économique, crise financière, crise sociale, crise de l'Etat, crise du pouvoir, crise guerrière, crise fasciste, crise de la démocratie, crise écologique, crise sanitaire, etc. Tout cela provient de la crise dite systémique, c'est-à-dire des limites atteintes et même dépassées du mode de production capitaliste qui nécessite de passer au mode de production socialiste. Une limite nettement marquée lors de la chute mondiale de l'économie en 2007-2008 et aussi lors de la vague de révoltes et révolutions débutée en 2010-2011 et qui continue comme lors de la pandémie mondiale qui s'est traduite par un massacre et lors de la vague de guerres dans le monde. Tout cela indique le mot « fin » pour le système de domination qui a si longtemps gouverné le monde. Cependant, cette fin est-elle le début d'autre chose, là est toute la question. Le problème se pose mais a-t-il une solution ?</p>
<p>Posons-nous d'abord la question de quel est donc le problème fondamental posé actuellement à l'humanité et nous verrons ensuite si celle-ci a en elle les forces et les moyens, les capacités et la conscience pour le résoudre.</p>
<p>Disons tout de suite que nous estimons l'ancien système socio-économique, l'ancien mode de production, complètement mort, incapable historiquement de s'en sortir, non pas du fait d'accidents ou de mauvaises politiques gouvernementales ni de mauvais comportements individuels des capitalistes, ni du fait de défauts de l'humanité, mais à cause du succès du capitalisme qui dépasse ainsi les capacités d'absorption du marché capitaliste des capitaux. En somme, il y a trop de capitaux par rapport aux investissements possibles et plus le système perdure grâce aux efforts giantesques des gouvernants des Etats nationaux les plus riches et des banques centrales, plus le grand capital grandit plus le problème s'aggrave. Tous les autres problèmes comme ruine des Etats, ruine sociale, ruine économique, guerres se développant partout, fascismes et dictatures de même, crise écologique, crise sanitaire, etc, tout cela découle de la chute irrémédiable du système. Ce n'est pas Nétanyahou, Trump, Modi et autres Poutine qui font la crise mondiale, leurs politiques fascistes n'en sont que la conséquence.</p>
<p>Avons-nous des solutions face à la ruine des Etats, la ruine des économies, la catastrophe humanitaire, sociale, sanitaire, et plus fondamentalement à la fin du capitalisme ? Cela signifie bien sûr, l'humanité peut-elle porter en elle un nouveau système, un nouveau mode de production ?</p>
<p>Karl Marx, pour sa part, répondait dans sa Préface à la « Contribution de la Critique de l'économie politique » :</p>
<p><i>« L'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle est capable de résoudre »</i>.</p>
<p>Voici le passage d'où est extrait cette citation :</p>
<p><i>« Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques - ainsi que les formes de l'État - ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l'esprit humain, mais qu'ils pren¬nent au contraire leurs racines dans les conditions d'existence matérielles dont Hegel, à l'exem¬ple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l'ensemble sous le nom de « société civile », et que l'anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l'éco¬no¬mie politique. J'avais commencé l'étude de celle-ci à Paris et je la continuai à Bruxelles où j'avais émigré à la suite d'un arrêté d'expulsion de M. Guizot. Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap¬ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres¬pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté¬rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à la¬quel¬le correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin¬guer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de boule¬ver¬se¬ment sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia¬les et les rapports de production. Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir. À grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne peuvent être qualifiés d'époques progressives de la formation sociale économique. Les rap¬ports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de produc¬tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus ; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'achè¬ve donc la préhistoire de la société humaine. »</i></p>
<p>Engels rajoutait :</p>
<p>« Les forces socialement agissantes agissent tout à fait comme les forces de la nature : aveugles, violentes, destructrices tant que nous ne les connaissons pas et ne comptons pas avec elles. Mais une fois que nous les avons reconnues, que nous en avons saisi l'activité, la direction, les effets, il ne dépend plus que de nous de les soumettre de plus en plus à notre volonté et d'atteindre nos buts grâce à elles. Et cela est particulièrement vrai des énormes forces productives actuelles. Tant que nous nous refusons obstinément à en comprendre la nature et le caractère, - et c'est contre cette compréhension que regimbent le mode de production capitaliste et ses défenseurs, - ces forces produisent tout leur effet malgré nous, contre nous, elles nous dominent, comme nous l'avons exposé dans le détail. Mais une fois saisies dans leur nature, elles peuvent, dans les mains des producteurs associés, se transformer de maîtresses démoniaques en servantes dociles. C'est là la différence qu'il y a entre la force destructrice de l'électricité dans l'éclair de l'orage et l'électricité domptée du télégraphe et de l'arc électrique, la différence entre l'incendie et le feu agissant au service de l'homme. En traitant de la même façon les forces productives actuelles après avoir enfin reconnu leur nature, on voit l'anarchie sociale de la production remplacée par une réglementation socialement planifiée de la production, selon les besoins de la communauté comme de chaque individu ; ainsi, le mode capitaliste d'appropriation, dans lequel le produit asservit d'abord le producteur, puis l'appropriateur lui-même, est remplacé par le mode d'appropriation des produits fondé sur la nature des moyens modernes de production eux-mêmes : d'une part appropriation sociale directe comme moyen d'entretenir et de développer la production, d'autre part appropriation individuelle directe comme moyen d'existence et de jouissance.<br class='autobr' />
En transformant de plus en plus la grande majorité de la population en prolétaires, le mode de production capitaliste crée la puissance qui, sous peine de périr, est obligée d'accomplir ce bouleversement. En poussant de plus en plus à la transformation des grands moyens de production socialisés en propriété d'État, il montre lui-même la voie à suivre pour accomplir ce bouleversement. Le prolétariat s'empare du pouvoir d'État et transforme les moyens de production d'abord en propriété d'État. Mais par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classes et également l'État en tant qu'État. La société antérieure, évoluant dans des oppositions de classes, avait besoin de l'État, c'est-à-dire, dans chaque cas, d'une organisation de la classe exploiteuse pour maintenir ses conditions de production extérieures, donc surtout pour maintenir par la force la classe exploitée dans les conditions d'oppression données par le mode de production existant (esclavage, servage, salariat). L'État était le représentant officiel de toute la société, sa synthèse en un corps visible, mais cela il ne l'était que dans la mesure où il était l'État de la classe qui, pour son temps, représentait elle-même toute la société : dans l'antiquité, État des citoyens propriétaires d'esclaves ; au moyen âge, de la noblesse féodale ; à notre époque, de la bourgeoisie. Quand il finit par devenir effectivement le représentant de toute la société, il se rend lui-même superflu. Dès qu'il n'y a plus de classe sociale à tenir dans l'oppression ; dès que, avec la domination de classe et la lutte pour l'existence individuelle motivée par l'anarchie antérieure de la production, sont éliminés également les collisions et les excès qui en résultent, il n'y a plus rien à réprimer qui rende nécessaire un pouvoir de répression, un État. Le premier acte dans lequel l'État apparaît réellement comme représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - est en même temps son dernier acte propre en tant qu'État. L'intervention d'un pouvoir d'État dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l'autre, et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place à l'administration des choses et à la direction des opérations de production. L'État n'est pas “ aboli ”, il s'éteint. Voilà qui permet de juger la phrase creuse sur l' “ État populaire libre [7] ”, tant du point de vue de sa justification temporaire comme moyen d'agitation que du point de vue de son insuffisance définitive comme idée scientifique ; de juger également la revendication de ceux qu'on appelle les anarchistes, d'après laquelle l'État doit être aboli du jour au lendemain.</p>
<p>Depuis l'apparition historique du mode de production capitaliste, la prise de possession de l'ensemble des moyens de production par la société a bien souvent flotté plus ou moins vaguement devant les yeux tant d'individus que de sectes entières, comme idéal d'avenir. Mais elle ne pouvait devenir possible, devenir une nécessité historique qu'une fois données les conditions matérielles de sa réalisation. Comme tout autre progrès social, elle devient praticable non par la compréhension acquise du fait que J'existence des classes contredit à la justice, à l'égalité, etc., non par la simple volonté d'abolir ces classes, mais par certaines conditions économiques nouvelles. La scission de la société en une classe exploiteuse et une classe exploitée, en une classe dominante et une classe opprimée était une conséquence nécessaire du faible développement de la production dans le passé. Tant que le travail total de la société ne fournit qu'un rendement excédant à peine ce qui est nécessaire pour assurer strictement l'existence de tous, tant que le travail réclame donc tout ou presque tout le temps de la grande majorité des membres de la société, celle-ci se divise nécessairement en classes. A côté de cette grande majorité, exclusivement vouée à la corvée du travail, il se forme une classe libérée du travail directement productif, qui se charge des affaires communes de la société : direction du travail, affaires politiques, justice, science, beaux-arts, etc. C'est donc la loi de la division du travail qui est à la base de la division en classes. Cela n'empêche pas d'ailleurs que cette division en classes n'ait été accomplie par la violence et le vol, la ruse et la fraude, et que la classe dominante, une fois mise en selle, n'ait jamais manqué de consolider sa domination aux dépens de la classe travailleuse et de transformer la direction sociale en exploitation des masses. »</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5349" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5349</a></p>
<p>Ce qu'étaient les anciens modes de production avant le capitalisme….</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/00/km18570000.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/00/km18570000.htm</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5406" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5406</a></p>
<p>Cela signifie que la lutte des classes ne peut poser le problème de la suppression d'un ancien mode de production que lorsque celui-ci a épuisé ses possibilités. La base déterminante des luttes sociales est la situation objective de la société, pas seulement celle de la classe exploitée mais d'abord et avant tout celle de la classe exploiteuse.</p>
<p>Pour répondre à la question « sommes-nous, nous prolétaires, capables de résoudre le problème », il faut d'abord discuter à fond celle-ci : « quel est le problème aujourd'hui posé à l'humanité ? »</p>
<p>Ce n'est pas un problème posé par un gouvernement national quelconque, posé dans un seul pays ou une seule région du monde, posé à une seule catégorie ou classe sociale, mais à l'humanité entière…</p>
<p>« L'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle est capable de résoudre » affirmait Karl Marx. Mais qu'en penser aujourd'hui ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102</a></p>
<p>Nous écrivions ci-dessus :</p>
<p>Certes, les opprimés ne se voient pas capables de grandes transformations historiques, craignent d'être pris dans des événements sanglants et ne parviennent pas à imaginer leurs frères de classe comme des dirigeants d'une nouvelle société. Les militants ouvriers sont sans cesse confrontés à ce niveau de conscience de leur classe qui ne dépasse pas spontanément le niveau réformiste. Sans les événements objectifs, sans les conditions nécessaires de la crise de la domination de classe, il serait impossible aux exploités de jouer leur rôle historique. Inutile de s'en inquiéter, écrit donc Karl Marx, quand ce sera le moment pour les prolétaires de s'emparer des idées révolutionnaires, les conditions sociales et politiques d'une autre société seront mûres….<br class='autobr' />
Inutile aussi, pour les communistes révolutionnaires, de s'adapter même momentanément au réformisme ambiant ou de ressentir le poids des idées réactionnaires qui ne manquent pas d'influencer aussi la classe ouvrière. Ce type de raisonnements ne peut que faire reculer les raisonnements et les questionnements des révolutionnaires.<br class='autobr' />
Marx propose une autre attitude : s'en tenir à rechercher le sens de la nécessité historique, les fondements de la crise de la domination de la classe capitaliste dans les contradictions du système d'exploitation et la défense d'une politique d'avenir correspondant à la remise en cause de cette société.<br class='autobr' />
« Les rapports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de production sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus ; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'achève donc la préhistoire de la société humaine. » écrit Karl Marx.</p>
<p>Comment être sûr que le mode de production capitaliste est mort ? Bien des gens répondront que non, il fonctionne toujours puisque la classe capitaliste a toujours le pouvoir d'Etat partout et est capable partout de nous écraser militairement. Mais cela est faux. Un système dépassé par l'Histoire peut s'accrocher au pouvoir un certain temps. Par contre, l'humanité ne peut passer à un mode de production supérieur que si l'ancien mode de production est historiquement dépassé.</p>
<p>Pour répondre à la question de la pérennité du système ou non, il faut examiner non le point de vue des exploités mais celui des exploiteurs. Ces derniers font-ils confiance à l'avenir des investissements productifs ? S'ils le faisaient, les spéculations sur les dettes du type « subprimes », les cryptomonnaies (des fausses monnaies qui ne sont fondées que sur l'espoir que des gens vont en acheter de plus en plus, et autres spéculations folles monteraient-elles en flèche, la valorisation de l'or serait-elle sans cesse montante également, les banques nationales et centrales devraient-elles sans cesse intervenir dans l'économie pour sauver trusts, banques et établissements financiers ainsi que bourses et assurances ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8286</a></p>
<p>Pourquoi le fait que le grand capital détourne une partie croissante des capitaux hors de la sphère productive signifie un arrêt de mort du système ? Voici la réponse d'un économiste marxiste.</p>
<p><a href="https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html</a></p>
<p>Que signifie dire que « le capitalisme est mort » ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975</a></p>
<p>Cela signifie qu'il a tellement réussi qu'il dépasse désormais ses propres capacités d'absorption de tels moyens financiers produits…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478</a></p>
<p>Ce qui veut dire que sa réussite nous conduit à devoir absolument passer au socialisme ou tomber dans la pire des barbaries qui détruirait tous les moyens économiques produits précédemment.</p>
<p>Nous savons bien que la plupart des gens ignorent tout à fait que l'humanité est aujourd'hui bloquée par un problème fondamental pour le système capitaliste et qui s'appelle « suraccumulation du capital » mais ce n'est pas l'ignorance, quand elle est générale qui devient pour autant une vérité. La population ignore que le capitalisme est mort en tant que système dynamique (comme dit l'homme de la rue, tout continue de fonctionner puisque je continue de boire mon café), mais système est quand même… mort.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431</a></p>
<p>La dynamique du capitalisme se heurte à ses propres limites : son succès lui-même étouffe dans les limites de la propriété privée des moyens de production.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250</a></p>
<p>Les capitalistes reconnaissent-ils qu'il y a une suraccumulation dramatique du grand capital qui n'est plus un simple phénomène conjoncturel lié aux récessions momentanées mais permanente et sans cesse croissante ?</p>
<p><a href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/geler-les-investissements-le-mauvais-reflexe-des-entreprises-en-crise-1216771" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/geler-les-investissements-le-mauvais-reflexe-des-entreprises-en-crise-1216771</a></p>
<p><a href="https://trends.levif.be/opinions/chroniques/la-prochaine-crise-financiere-une-menace-systemique-en-gestation/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://trends.levif.be/opinions/chroniques/la-prochaine-crise-financiere-une-menace-systemique-en-gestation/</a></p>
<p>Marx et Engels disaient-il que le capitalisme ne pouvait pas se détruire lui-même ?</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3413" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3413</a></p>
<p>Bien sûr, l'effondrement du capitalisme ne voudra pas dire que l'on va passer automatiquement à un système supérieur. La chute de l'empire romain n'a pas été suivie d'une société supérieure… La plupart des effondrements de civilisations ont été suivies de destructions plus souvent que d'avancées historiques.</p>
<p>Mais il ne s'agit pas seulement de possibilités ou pas de faire progresser l'humanité. C'est une question de vie ou de mort. Le pouvoir aux travailleurs et le socialisme sont des nécessités vitales pour l'humanité.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073</a></p>
<p>Bien des faux révolutionnaires sont capables de dire qu'il faudra (un jour) renverser le capitalisme sans dire quelles sont les conditions objectives qui rendent cela possible et même nécessaire, indispensable, vital…</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617</a></p>
<p>Oui ! Nous allons inéluctablement vivre l'effondrement final du capitalisme mais tâchons aussi de vivre la mise en place du pouvoir aux travailleurs, dictature du prolétariat organisé en soviets, indispensable comme transition au socialisme.</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277</a></p>
<p>L'objectif numéro un des travailleurs révolutionnaires est plus que jamais les soviets et leur prise du pouvoir !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277</a></p>
<p>En cela, nous restons les héritiers de Barta (contrairement à Lutte ouvrière)</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6005" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6005</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513</a></p>
<p>« Nous restons fidèles au mot-d'ordre : LES SOVIETS PARTOUT ! »</p>
<p>Barta, novembre 1943</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/barta/1943/11/ldc20_112143.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/barta/1943/11/ldc20_112143.htm</a></p>
<p> « Les COMITÉS D'ACTION d'usine et de quartier, les MILICES OUVRIÈRES et l'armement des travailleurs, voilà le seul gouvernement du peuple par le peuple lui-même ! »</p>
<p>Barta, décembre 1944</p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm</a></p>
<h2 class="spip">Oui, le socialisme est une solution à tous les problèmes posés par l'effondrement du capitalisme !</h2>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4924" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4924</a></p>
<p>Oui, des investissements non rentables d'un point de vue capitaliste peuvent l'être d'un point de vue de classe prolétarien ou d'un point de vue socialiste. Et inversement !</p>
<p>Oui, pour supprimer la guerre, le mieux est de supprimer les armées permanentes de l'Etat capitaliste !</p>
<p>Oui, pour en finir avec la destruction de l'écologie de la Terre, il faut en finir avec l'exploitation de la Terre d'un point de vue capitaliste !</p>
<p>Oui, une société socialiste supprimera le nationalisme, qu'il soit guerrier ou pas, fasciste ou pas, supprimera le racisme, supprimera l'opposition entre hommes et femmes, supprimera l'exploitation de l'homme, de la femme et de l'enfant.</p>
<p>Oui, l'humanité a des solutions pour résoudre ses problèmes !</p>
<p>Même si les hommes n'en ont pas encore conscience, la révolution sociale pour renverser le capitalisme est à l'ordre du jour !</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4687" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4687</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4440" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4440</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3412" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3412</a></p></div>
Convergences révolutionnaires, La Fraction et l'état du capitalisme...
http://www.matierevolution.org/spip.php?article8711
http://www.matierevolution.org/spip.php?article87112025-06-19T22:01:00Ztext/htmlfrRobert ParisCrise CrisisCapitalisme
<p>Convergences révolutionnaires et La Fraction (ex de LO et ex du NPA) : ne surtout pas voir que le capitalisme est mort… <br class='autobr' />
Sur les groupes de l'ex-NPA, on entend uniquement le fait qu'ils se sont séparés et pas du tout ce qu'ils pensent du monde actuel, qui est pourtant bien plus intéressant que les petites histoires de recomposition et décomposition. Car, si aucun de ces groupes ne sert à penser le monde en vue de constituer uns stratégie révolutionnaire et de grouper autour de celle-ci, (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory">12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS</a>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Convergences révolutionnaires et La Fraction (ex de LO et ex du NPA) : ne surtout pas voir que le capitalisme est mort… </h2>
<p>Sur les groupes de l'ex-NPA, on entend uniquement le fait qu'ils se sont séparés et pas du tout ce qu'ils pensent du monde actuel, qui est pourtant bien plus intéressant que les petites histoires de recomposition et décomposition. Car, si aucun de ces groupes ne sert à penser le monde en vue de constituer uns stratégie révolutionnaire et de grouper autour de celle-ci, qu'ils soient groupés ou pas n'y change pas grand chose...</p>
<p>Dans l'article « Suite à l'onde de choc contestataire parcourant le monde quelles perspectives », on trouve l'expression « très incertain ». C'est le qualificatif de nos camarades de La Fraction sur l'état du capitalisme !</p>
<p>Examinez la grande précision de cette analyse : « les perspectives de l'économie mondiale sont très incertaines. Selon Christine Lagarde, l'ancienne dirigeante du FMI et actuelle présidente de la Banque centrale européenne, le pire serait derrière nous et le plus dur à venir... Il est possible que, après le redémarrage de l'économie, on puisse passer à une période de convalescence, mais il est tout aussi possible que cette convalescence soit très lente et même très difficile… Quoi qu'il en soit, que le pire soit derrière nous ou non, c'est aux travailleurs qu'on présentera la facture… Indépendamment du rythme de la reprise, la classe ouvrière est en situation de se porter à la tête du combat… la situation actuelle recèle d'immenses possibilités dont personne ne sait jusqu'où elles pourraient aller. »</p>
<p>En résumé, on ne sait rien mais on peut tout ! La Fraction ne se laisse pas étouffer par l'analyse théorique ni sur l'économie ni sur rien ! Notons aussi, même si ce n'est pas le sujet de cet article, le caractère plus que lacunaire de l'analyse du mouvement des révolutions dans le monde.</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Suite-a-l-onde-de-choc-contestataire-parcourant-le-monde-quelles-perspectives" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Suite-a-l-onde-de-choc-contestataire-parcourant-le-monde-quelles-perspectives</a></p>
<p>On pourrait s'attendre à mieux dans un ancien dossier sur la crise du capitalisme :</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/2008-2018-La-crise-dix-ans-apres" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/2008-2018-La-crise-dix-ans-apres</a></p>
<p>Sur la « crise » de 2007-2008 (une crise sans faillite de grande entreprise ou de grande banque, du jamais vu !), la Fraction NPA écrit : « Par bien des aspects, cette crise a été la plus profonde qu'ait connue le monde capitaliste depuis la grande dépression des années 1930. »</p>
<p>« Plus profonde », c'est sans doute un terme qui se veut à la fois qualitative et quantitative mais on ne sait pas même si on mesure là un sommet ou un gouffre !</p>
<p>« Dix ans après, le monde capitaliste s'interroge encore : où en sommes-nous ? La crise est-elle derrière nous ? Menace-t-elle encore ? Les interrogations elles-mêmes en disent long sur le capitalisme et la société qu'il nous propose. »</p>
<p>Visiblement, il va falloir se contenter des interrogations pour « en dire long »…</p>
<p>« Pour les dirigeants politiques de ce monde, la crise est bien finie. » déclare l'article…</p>
<p>Ah là, c'est carrément faux !</p>
<p>Les institutions capitalistes ne cessent de dire que la situation est critique et même menaçante !</p>
<p>Prenons comme seul exemple le FMI :</p>
<p><a href="https://www.20minutes.fr/economie/1001140-20120911-dg-fmi-crise-dette-finie" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.20minutes.fr/economie/1001140-20120911-dg-fmi-crise-dette-finie</a></p>
<p><a href="https://www.lapresse.ca/affaires/economie/200901/06/01-674585-la-crise-du-credit-nest-pas-finie-soutient-le-fmi.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lapresse.ca/affaires/economie/200901/06/01-674585-la-crise-du-credit-nest-pas-finie-soutient-le-fmi.php</a></p>
<p><a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/11/97002-20120911FILWWW00339-la-crise-de-la-dette-n-est-pas-finie-fmi.php" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/11/97002-20120911FILWWW00339-la-crise-de-la-dette-n-est-pas-finie-fmi.php</a></p>
<p><a href="https://www.imf.org/fr/Blogs/Articles/2023/07/25/global-economy-on-track-but-not-yet-out-of-the-woods" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.imf.org/fr/Blogs/Articles/2023/07/25/global-economy-on-track-but-not-yet-out-of-the-woods</a></p>
<p><a href="https://www.imf.org/fr/News/Articles/2022/04/14/sp041422-curtain-raiser-sm2022" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.imf.org/fr/News/Articles/2022/04/14/sp041422-curtain-raiser-sm2022</a></p>
<p><a href="https://start.lesechos.fr/societe/economie/un-tiers-de-leconomie-mondiale-en-recession-en-2023-est-ce-si-grave-1894638" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://start.lesechos.fr/societe/economie/un-tiers-de-leconomie-mondiale-en-recession-en-2023-est-ce-si-grave-1894638</a></p>
<p>Le FMI, ce n'est qu'un exemple mais pas un exemple marginal, je pense…</p>
<p>« La réalité est moins rose pour les travailleurs… » dit l'article, ce qui sous-entend déjà que la réalité est rose pour le capitalisme…</p>
<p>Tout ce que reconnait comme difficulté l'article, ce sont les dettes. Mais comment expliquer cet endettement massif dans ce monde capitaliste rose, on ne nous le dit pas !</p>
<p>On lit ainsi : « Par ailleurs, la masse des dettes est colossale. L'endettement total dans le monde (États, entreprises et particuliers) s'élève à 237 000 milliards d'euros, soit trois fois le PIB mondial. Il est supérieur de 70 000 milliards d'euros à son niveau de 2007. Cet endettement, qui était à l'origine de l'éclatement de la crise, n'est donc toujours pas résolu… »</p>
<p>Dynamique et complètement endetté, n'est-ce pas contradictoire ?</p>
<p>On peut lire : « Où nous mène le capitalisme aujourd'hui ? Ce dossier se propose déjà et plus modestement de revenir sur la crise de 2008, ses causes, ses conséquences. Et les leçons que nous pouvons en tirer. »</p>
<p>Donc demander où nous mène le capitalisme, ce n'est pas modeste, vous êtes avertis !</p>
<p>Merci au seul commentateur de cet article d'y rajouter la première remarque intéresssante : « le capitalisme est sous perfusion » ! Notez bien que ce n'est pas la Fraction-NPA qui l'écit !</p>
<p>Pas de souci, c'est un dosser et l'explication va sans doute venir après… on lit la suite :</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-arythmie-congenitale-du-capitalisme" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-arythmie-congenitale-du-capitalisme</a></p>
<p>Et là, surprise !</p>
<p>« Les capitalistes ont développé des capacités de production qui dépassent le marché dit « solvable » et ne s'en rendent compte qu'a posteriori. Mais c'est leur système qui veut ça, une régulation après coup sur le marché ! Un système qui ne connaît donc que la crise comme correctif, l'arythmie de la production, avec ses syncopes. Un système qui retrouve donc un nouvel équilibre en licenciant, en fermant des usines, des bureaux, en réduisant les salaires. Certains capitalistes font même faillite, tandis que d'autres rachètent à bas prix et empochent la mise. Des forces productives sont détruites pour s'adapter au marché réel. Et tant pis si des dizaines de milliers de travailleurs sont privés de tout, parce qu'ils auraient trop produit. L'abondance devient pénurie par la seule irrationalité d'un système.<br class='autobr' />
C'est un phénomène de ce genre qu'on a connu en 2008. »</p>
<p>On peut donc lire que la crise de 2007-2008 est une crise classique dans laquelle les « capitalistes font même faillite » ! Mais c'est parfaitement faux ! Au contraire, sa grande particularité est d'être une situation critique dans laquelle les grandes entreprises ont été considérées comme « systémiques », c'est-à-dire trop grosses pour faire faillite sans entrainer la faillite du système mondial… Ce n'est pas un contresens de détail bigre !</p>
<p>Puis ensuite, on nous rebat les oreilles avec le leitmotiv dont les capitaliste eux-mêmes ne se contentent plus : tout serait, en 2007-2008, de la faute… des subprimes !</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-de-2008" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-de-2008</a></p>
<p>Voyez-vous l'économie mondiale s'effondre à cause de la titrisation des dettes immobilières aux USA !</p>
<p>On y apprend incidemment que « l'ensemble de la finance est infestée de titres pourris ». Pourquoi diable dans une économie qui est si dynamique et profiteuse ?!!!</p>
<p>Voyons la suite…</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dans-la-foulee-de-la-crise-de-2007-2008-manifestations-greves-et-revolutions" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dans-la-foulee-de-la-crise-de-2007-2008-manifestations-greves-et-revolutions</a></p>
<p>« Pour renflouer les industriels et les banquiers, les États se sont lourdement endettés. Ainsi, les dettes ont explosé entre 2007 et aujourd'hui, y compris dans les pays riches. »</p>
<p>Donc, si on a bien compris c'est une crise capitaliste tout ce qu'il y a de classique mais dans laquelle les Etats ont sauvé industriels et banquiers !</p>
<p>Intéressant cela… C'est classique aussi ? On ne nous le dit pas…</p>
<p>On en était restés aux banquiers et capitalistes de 1929 qui se suicidaient à la queue le leu…</p>
<p>On va quand même avoir la réponse à cette question : « Aujourd'hui, où en est-on de cette crise ? »</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aujourd-hui-ou-en-est-on-de-cette-crise" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aujourd-hui-ou-en-est-on-de-cette-crise</a></p>
<p>Voici des éléments de réponse :</p>
<p> « Dix ans après la crise de 2008, tout va très bien, puisque le Cac 40 se porte comme un charme. Tout va très bien puisque la production automobile mondiale a dépassé les 97 millions de véhicules pour l'année 2017, 2,6 % de plus qu'en 2016, et 36 % de plus qu'en 2007 (l'année d'avant la crise). Tout va très bien puisque le marché des ventes d'armes est à la hausse, atteint 375 milliards de dollars en 2016 (l'équivalent du budget total d'un État comme la France), soit une progression de 2 % par rapport à l'année précédente, mais de 38 % par rapport à 2002, avant la crise.<br class='autobr' />
Tout va très bien puisque nos capitalistes empochent tant de profits qu'ils ont des difficultés, les pauvres, à trouver les débouchés suffisants pour cette masse de leurs capitaux. Sauf que cette expansion du capitalisme qui ne suit pas assez vite celle de l'accumulation du capital conduit à l'émergence de bulles, comme celles qui ont engendré la crise de 2008. Mais tout va très bien puisque nos gouvernants nous ressassent, tous les ans, qu'on renoue avec la croissance.<br class='autobr' />
Tout va très bien, à ceci près que du côté des travailleurs, lesdites reprises de la croissance sont à peine perceptibles : le chômage ou la précarité se maintiennent et les salaires restent au ras du sol. Les travailleurs n'ont ressenti que les crises. Et avec violence. Causant à chaque fois des baisses de pouvoir d'achat qui se cumulent. Malmenant à chaque fois la courbe du chômage. »</p>
<p>« Le capitalisme à l'agonie ? Il a au contraire connu une expansion fulgurante dans un ensemble de pays, dits « émergents ». »</p>
<p>C'est quand même un peu étonnant car le même dossier affirme que l'avenir est au renversement du capitalisme par la vague révolutionnaire mondiale !!! Pour un capitalisme aussi dynamique, c'est une conclusion vraiment injuste !</p>
<p>Le même article écrit en effet : « Et si la prochaine crise du capitalisme, c'était nous ? »</p>
<p>Comme si on allait renverser le capitalisme alors qu'il a encore de brillantes perspectives devant lui. Et ils se disent marxistes, ces camarades ?!</p>
<p>Pour la fraction, la perpsective immédiate semble pourtant officiellement d'en finir avec la capitalisme !</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-bonne-resolution-contre-les-guerres-et-la-misere-en-finir-avec-le?navthem=1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-bonne-resolution-contre-les-guerres-et-la-misere-en-finir-avec-le?navthem=1</a></p>
<p>Pourquoi se donner cet objectif rapide si le système est en plein redressement, on ne voit pas.</p>
<p>On ne voit pas non plus pourquoi mondialement guerres, dictaures et fascisme montent en flèche si le système se porte si bien…</p>
<p>On a remarqué comment les articles sur la crise reliaient toujours la situation économique et la situation politique mais il y a un problème du coup : les deux s'inversent dans les conclusions !</p>
<p>Peut-on à la fois dire dans le même article que le capitalisme est « pourrissant » et dire qu'il « sabre le champagne » ?</p>
<p><a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-capitalistes-sabrent-leur-champagne-sabrons-leurs-profits?navthem=1" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-capitalistes-sabrent-leur-champagne-sabrons-leurs-profits?navthem=1</a></p>
<p>Il n'y a même pas de faute d'analyse sur les perspectives du capitalisme mais une absence totale…</p>
<p>Sans théorie révolutionnaire, pas de politique révolutionnaire possible ! Mais avec un méli-mélo activiste, on peut justifier n'importe quelle politique dans le seul but de renforcer le groupe sans aucun principe politique pour accompagner une telle activité.</p>
<p>La base d'une vraie politique révolutionnaire est l'étude scientifique de la réalité. Avec la Fraction, on est très loin de cela…</p>
<p>Lire encore :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2730" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2730</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve952" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve952</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article796" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article796</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7617</a></p>
<p>Notre réponse sur la signification de la « crise » de 2007-2008 et sur l'état actuel du capitalisme et son avenir :</p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5887" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5887</a></p>
<p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5127" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5127</a></p></div>
Crises du marxisme ?
http://www.matierevolution.org/spip.php?article8051
http://www.matierevolution.org/spip.php?article80512025-02-23T23:32:00Ztext/htmlfrRobert ParisCrise CrisisMarxisme
<p>Georgi Plekhanov <br class='autobr' />
Sur la prétendue crise du marxisme <br class='autobr' />
(1898) <br class='autobr' />
De Georgi Plekhanov, Selected Philosophical Works, Vol.II, Moscou 1976, pp.316-325. <br class='autobr' />
Citoyens : les socialistes d'aujourd'hui possèdent le don rare de susciter, de temps à autre, des sentiments de joie et d'espoir chez cette même bourgeoisie qui les considère d'ordinaire – à juste titre – comme leurs ennemis mortels. Quelle est l'origine de cet étrange phénomène ? Elle jaillit des scissions imaginaires du camp socialiste. De (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique17" rel="directory">Chapter 12 : Philosophical annexes - Annexes philosophiques</a>
/
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot93" rel="tag">Marxisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Georgi Plekhanov
<p>Sur la prétendue crise du marxisme</p>
</h2>
<p>(1898)</p>
<p>De Georgi Plekhanov, Selected Philosophical Works, Vol.II, Moscou 1976, pp.316-325.</p>
<p>Citoyens : les socialistes d'aujourd'hui possèdent le don rare de susciter, de temps à autre, des sentiments de joie et d'espoir chez cette même bourgeoisie qui les considère d'ordinaire – à juste titre – comme leurs ennemis mortels. Quelle est l'origine de cet étrange phénomène ? Elle jaillit des scissions imaginaires du camp socialiste. De la même manière, la bourgeoisie allemande se réjouissait il y a sept ou huit ans des dissensions entre les soi-disant jeunes [1*] et les vieux social-démocrates, voyant dans les premiers un antidote aux seconds ; ils espéraient qu'avec l'aide d'en haut et de la police, les « jeunes » social-démocrates neutraliseraient les « vieux », permettant ainsi à la bourgeoisie de maîtriser le champ de bataille et de réduire à la fois les « vieux » et les « jeunes ». faire taire.</p>
<p>La bourgeoisie se réjouit désormais de la polémique suscitée par plusieurs articles d'Eduard Bernstein dans N [ eue ] Z [ eit ] [2*] , et de Conrad Schmidt dans Vorwarts ! . [3*] Les théoriciens de la bourgeoisie ont loué ces deux auteurs comme des hommes raisonnables et courageux qui ont compris la fausseté de la théorie socialiste et n'ont pas eu peur de la rejeter. Ainsi, le professeur Julius Wolf, un antisocialiste assez connu, a tenté de rejeter la théorie de Karl Marx, dans une série d'articles publiés cette année dans Zeitschrift fur Socialwissenschaft sous le titre d' Illusionisten und Realisten in der Nationalökonomie, y faisant usage d'arguments empruntés à Bernstein et Conrad Schmidt. Le professeur Masaryk, lui aussi, dans un discours à l'Université de Prague, a parlé de la crise de l'école marxiste et a opposé certaines vues éthiques exprimées par Conrad Schmidt à ce qu'il considère comme immoral dans les écrits de Frederick Engels.</p>
<p>Ces messieurs voient en Bernstein et Conrad Schmidt de nouveaux alliés et leur sont reconnaissants de cette alliance inattendue. C'est tout à fait naturel. Cependant, je ne pense pas que leur joie pour les articles de Bernstein et Schmidt puisse, ou puisseêtre, de longue durée. Au contraire, je pense qu'elle sera de la même courte durée que la joie suscitée par la discorde entre les « jeunes » et les « vieux » social-démocrates. De même que l'expulsion de plusieurs jeunes indisciplinés et incapables d'obéir à la discipline fut la seule conséquence significative de cette dissension, de même la polémique soulevée par les articles de Bernstein et de Conrad Schmidt aboutira tout au plus à ce que ces deux messieurs rejoignent finalement les rangs de la bourgeoisie démocrates. Ce sera une perte pour le parti ouvrier allemand, mais la théorie socialiste restera ce qu'elle est : une forteresse imprenable contre laquelle se ruent en vain toutes les forces hostiles. Par conséquent, la joie éprouvée par les théoriciens de la bourgeoisie est trop prématurée.</p>
<p>En effet, qu'ont réellement dit Bernstein et Schmidt ? Ont-ils avancé des arguments véritablement nouveaux contre la théorie de Karl Marx ? C'est quelque chose que nous allons voir maintenant.</p>
<p>Comme l'a si bien dit Victor Adler, le célèbre socialiste autrichien, le socialisme de Marx n'est pas seulement une théorie économique, c'est une théorie mondiale ; le mouvement prolétarien révolutionnaire n'est qu'un secteur de la révolution de la pensée qui marque notre siècle. Il a sa propre philosophie, ainsi que sa propre compréhension de l'histoire et sa propre économie politique. Dans ce qu'ils appellent leur critique, Bernstein et Schmidt ont attaqué le socialisme actuel dans son ensemble. Nous les suivrons à travers tous les arguments qu'ils ont avancés et, bien entendu, nous commencerons par le début, c'est-à-dire par la philosophie .</p>
<p>Vous savez tous sans doute que le fondateur du socialisme moderne était un fervent partisan du matérialisme . Le matérialisme était le fondement de toute sa doctrine. Bernstein et Schmidt remettent en question le matérialisme, car ils y voient une théorie erronée. Dans un article récemment publié dans N [ eue ] Z [ eit ] [4*] , Bernstein appelait les socialistes à revenir à Kant bis zu einem gewissen Grad. [1] Il pense d'ailleurs que les socialistes d'aujourd'hui ont déjà abandonné la pure ou l'absolue(l'expression est son) matérialisme. Malheureusement, il ne nous explique pas ce qu'il veut dire ; par le matérialisme pur ou absolu, mais il cite les paroles d'un matérialiste actuel, un certain Strecker qui, selon Bernstein, a dit tout à fait dans l'esprit de Kant : Wir glauben an das Atom , ce qui signifie : « nous croyons simplement en l'atome ». On peut donc supposer que les matérialistes purs ou absolus ont parlé de l' atome avec moins de circonspection : ils ont prétendu l'avoir vu, senti ou senti. Cette hypothèse, cependant, est tout à fait infondée. Plusieurs brèves citations vous le feront comprendre.</p>
<p>Les matérialistes du XVIIIe siècle étaient de la variété « pure ». Commençons par La Mettrie, cet enfant perdu de la philosophie matérialiste, un homme dont l'audace effrayait même les plus audacieux.</p>
<p>« La nature du mouvement, dit-il ( L'homme-machine ), « nous est tout aussi inconnue que la nature de la matière.</p>
<p>« L'essence de l'Ame chez l'homme et les animaux », dit-il dans son Traité de l'âme , « est et sera toujours aussi inconnue que l'essence de la matière et des corps », et plus loin : « Bien que nous n'ayons aucune idée de la essence de la matière, nous ne pouvons nier la reconnaissance des propriétés que nos sens y découvrent.</p>
<p>Ainsi, La Mettrie avoue franchement qu'il ne connaît pas l'essence de la matière et qu'il ne connaît que certaines de ses propriétés découvertes par les sens. C'est comme si La Mettrie croyait simplement à l'atome. Pourtant il était « pur » et « absolu ».</p>
<p>Passons maintenant à un autre représentant du matérialisme pur et absolu du XVIIIe siècle.</p>
<p>« Nous reconnaissons, dit Holbach dans son Système de la Nature , que l'essence de la matière ne peut être comprise ou, du moins, que nous ne la comprenons que mal, dans la mesure où elle nous affecte... Nous ne connaissons la matière que par les perceptions, les sensations et les idées qu'il nous donne ; ce n'est que par eux que nous pouvons en juger, bien ou mal, selon l'arrangement spécifique de nos organes » et plus loin : « Nous ne savons rien de l'essence ou de la vraie nature de la matière quoique nous puissions reconnaître certaines de leurs propriétés. propriétés ou qualités par les effets qu'elles ont sur nous.</p>
<p>Cela aussi semble tout à fait dans l'esprit de Kant, n'est-ce pas ? Seulement il a été écrit avant la parution de sa Critique de la raison pure .</p>
<p>Mais qu'en est-il d'Helvétius, qui a souvent été reconnu comme le représentant le plus absolu du matérialisme du XVIIIe siècle ?</p>
<p>Oh, celui-ci était des plus circonspects ! Dans son livre De l'Esprit , il dit, à propos des controverses sur le rapport de l'âme au corps, qu'il ne faut pas abuser des mots , que tout ce qui est possible doit être tiré de l'observation, et qu'« on ne doit avancer qu'avec elle ». , s'arrêtant au moment où elle nous abandonne et ayant le courage de ne pas savoir ce qu'on ne peut pas encore savoir.</p>
<p>J'ajouterai que, pour Helvétius, ce qu'on appelle en philosophie la réalité du monde sensuel, n'était que probabilité .</p>
<p>A côté de tout cela, le mot de Strecker Wir glauben an das Atom , que Bernstein a cité comme un signe des grands changements qui ont eu lieu ces derniers temps dans la théorie matérialiste, produit une impression vraiment comique. Bernstein voit dans ces mots une confession récemment chassée du matérialisme sous l'influence de la philosophie de Kant. Il pense que les matérialistes purs ou absolus n'ont jamais rien dit de tel, et ne s'en sont même pas doutés. Vous voyez que c'est absolument faux. Et quand Bernstein nous dit : « Revenons à Kant « bis zu einem gewissen Grad », nous répondons : « Camarade Bernstein, reviens bis zu einem gewissen Grad ».à votre classe ; faites une étude de la théorie que vous voulez critiquer, et ensuite nous en discuterons.</p>
<p>Mais peut-être me demanderez-vous ce qu'on entend par matérialisme du XVIIIe siècle ? Que veut dire le matérialisme de Karl Marx ?</p>
<p>Les ennemis du matérialisme répondront pour moi.</p>
<p>Allez à la Bibliothèque nationale de Genève, consultez le tome 28 de la Biographie universelle ancienne et moderne et cherchez l'article sur La Mettrie. L'auteur de cet article dit qu'à côté d'autres livres, La Mettrie a écrit L'homme-machine , ouvrage ignoble où la pernicieuse théorie matérialiste est exposée sans la moindre retenue. Mais de quel genre de théorie pernicieuse s'agit-il ? Écoute attentivement :</p>
<p>« En constatant, au cours de sa maladie, que ses facultés spirituelles s'étaient altérées suite à l'affaiblissement de ses organes corporels, il en tira la conclusion que la pensée n'est qu'un produit de l'organisation physique, et il eut l'audace de rendre publiques ses suppositions. sur ce point.</p>
<p>Ainsi la pensée n'est-elle qu'un produit de l'organisation : tel est le vrai sens de la théorie de La Mettrie et des autres matérialistes. Cela peut sembler audacieux, mais est-ce faux ?</p>
<p>Voyons ce que le professeur Huxley, l'un des représentants les plus éminents et les plus connus de la biologie actuelle, a à dire à ce sujet :</p>
<p>"Certes, personne qui connaît les faits de l'affaire, de nos jours, ne doute que les racines de la psychologie résident dans la physiologie du système nerveux. Ce que nous appelons les opérations de l'esprit sont des fonctions du cerveau, et les matériaux de la conscience sont des produits de l'activité cérébrale. Cabanis a peut-être utilisé une phraséologie grossière et trompeuse lorsqu'il a dit que le cerveau sécrète la pensée comme le foie sécrète la bile ; mais la conception qu'incarne cette expression dont on abuse beaucoup est, néanmoins, beaucoup plus cohérente avec les faits que la notion populaire selon laquelle l'esprit est une entité métaphysique assise dans la tête, mais aussi indépendante du cerveau qu'un télégraphiste l'est de son instrument. ”</p>
<p>La Mettrie descend de Descartes ; non pas de la métaphysique de ce dernier , qui était assez idéaliste, mais de sa physiologie. Voici ce que dit le même Huxley sur la physiologie de Descartes :</p>
<p>« En vérité, la physiologie de Descartes, comme la physiologie moderne dont elle anticipe l'esprit, conduit tout droit au matérialisme, dans la mesure où ce titre s'applique à juste titre à la doctrine selon laquelle nous n'avons connaissance d'aucune substance pensante, en dehors de la substance étendue ; et que la pensée est autant une fonction de la matière que le mouvement. ( Les sciences naturelles et l'éducation , Paris 1891, article sur le Discours de la méthode , de Descartes, pp.25-26). [2]</p>
<p>Il est vrai, citoyens, que le matérialisme, tel qu'il s'est développé au XVIIIe siècle et accepté par les fondateurs du socialisme scientifique, est une théorie qui nous annonce que « nous n'avons connaissance d'aucune substance pensante, en dehors de la substance étendue ; et cette pensée est autant une fonction de la matière que le mouvement ». Mais ceci est une négation du dualisme philosophique, et nous renvoie directement au vieux Spinoza, avec sa substance unique, dont l'étendue et la pensée ne sont que des attributs. En effet, le matérialisme actuel est un spinozisme qui a pris plus ou moins conscience de lui-même.</p>
<p>Je dis « plus ou moins conscient de lui-même » car certains matérialistes ont été peu conscients de leur parenté avec Spinoza. La Mettrie était l'un d'entre eux, mais même de son vivant il y avait des matérialistes qui savaient bien qu'ils descendaient de Spinoza. Diderot en est un exemple, qui a dit ce qui suit dans un court article intitulé Spinosisme , publié dans le tome 15 de l'Encyclopédie . [5*]</p>
<p>Voici ce que dit Spinoza dans le théorème XIII de la deuxième partie de son Éthique : « Omnia individua quamvis gradibus diversis animata sunt ». [3] C'est ce qu'a dit Diderot.</p>
<p>Feuerbach ( Spiritualismus et Materialismus ) et Engels étaient aussi des spinozistes.</p>
<p>Mais quelle est la différence entre un matérialisme ainsi interprété et le kantisme ? La différence est énorme. Tout réside dans ce qui renvoie à l'inconnaissable.</p>
<p>Selon Kant, les choses en elles-mêmes ne sont pas ce que nous les percevons, et les relations entre elles en réalité ne sont pas ce qu'elles nous semblent ; si nous nous abstenons de l'organisation subjective de nos sens, toutes les propriétés et toutes les corrélations des objets dans l'espace et le temps, et l'espace et le temps eux-mêmes, s'évanouissent , parce que tout cela n'existe que comme phénomène , c'est-à-dire seulement en nous. La nature des choses, considérées en elles-mêmes et indépendamment de notre propre faculté de perception, nous est totalement inconnue. De telles choses, nous ne connaissons que la manière dont nous les percevons : par conséquent, les choses appartiennent au domaine de l' inconnaissable . En cela, les matérialistes sont loin d'être d'accord avec Kant.</p>
<p>Selon Kant, ce que nous savons des choses n'est que la façon dont nous les percevons. Mais si notre perception des choses a lieu, c'est, toujours selon Kant, que les choses nous affectent. Les phénomènes sont les produits de l'effet sur nous des choses en soi, les noumènes . Cependant, l'exercice d'un affect signifie déjà être dans une relation. Celui qui dit que les objets (ou choses) nous affectent en eux-mêmes, c'est dire qu'il connaît quelques-unes des relations de ces objets, sinon entre eux, du moins entre eux, d'une part, et nous, d'autre part. Mais si nous connaissons les relations qui existent entre nous et les choses-en-soi, nous savons aussi - par l'intermédiaire de notre faculté de perception– les relations existant entre les objets eux-mêmes. Ce n'est pas une connaissance directe, mais c'est une connaissance ; une fois qu'on la possède, on n'a plus le droit, de parler de l'impossibilité de connaître les choses-en-soi.</p>
<p>Connaissance signifie prévision. Si nous sommes capables de prévoir un phénomène, nous prévoyons comment certaines choses en elles-mêmes vont nous affecter. Toutes nos industries et toute notre vie pratique sont basées sur cette prévision.</p>
<p>Par conséquent, la proposition de Kant ne peut être soutenue. Tout ce qui y était correct avait déjà été exprimé par les matérialistes français avant Kant : l'essence de la matière nous est incompréhensible ; nous ne le comprenons que dans la mesure où il nous affecte.</p>
<p>C'est ce qu'Engels a dit dans son livre Ludwig Feuerbach , et ce que Bernstein et Conrad Schmidt n'ont pas compris.</p>
<p>Cette distinction entre matérialisme et kantisme peut vous sembler anodine, pourtant elle est très importante, non seulement du point de vue théorique mais aussi – et peut-être surtout – du point de vue pratique.</p>
<p>L'« inconnaissable » de Kant laisse la porte grande ouverte au mysticisme . Dans mon livre allemand Beiträge zur Geschichte des Materialismus , j'ai montré que cet « inconnaissable » n'est rien d'autre que Dieu, un Dieu scolastique. La matière , au contraire, dont nous acquérons une connaissance dans la mesure où elle nous affecte, exclut totalement toute interprétation théologique . C'est un concept révolutionnaire, c'est pourquoi il n'est pas du goût de la bourgeoisie, qui préfère – et de loin – l'agnosticisme de Kant et nos kantiens actuels.</p>
<p>Quand Bernstein nous rappelle Kant, et quand il critique le matérialisme actuel avec les mots « Wir glauben [an das Atom] », il ne prouve par là que sa propre ignorance. Par conséquent, cette prétendue crise ne présente aucun danger du point de vue philosophique.</p>
<p>Passons maintenant à la compréhension matérialiste de l'histoire.</p>
<p>Qu'entend-on par cette compréhension ?</p>
<p>Cette « compréhension » a souvent été très mal comprise et, si cela est possible, encore plus mal interprétée. Dans sa fausse interprétation, il est vilement diffamatoire de la race humaine ; mais où est cette théorie qui, mal comprise et mal interprétée, ne paraîtra pas vile et absurde ? En réalité, la compréhension matérialiste de l'histoire est la seule théorie qui nous permette de comprendre l'histoire humaine comme un processus gouverné par des lois. En d'autres termes, c'est la seule explication scientifique de l'histoire.</p>
<p>Pour vous donner une idée exacte de la compréhension marxiste de l'histoire, je demanderai d'abord : qu'entend-on par compréhension idéaliste ? Je commencerai par citer un auteur français du XVIIIe siècle, aujourd'hui complètement oublié, mais qui a écrit un livre curieux. Il était Cellier Dufayel et le livre s'intitulait : Origine commune de la littérature et de la législation chez tons les peuples (Paris 1786).</p>
<p>« De même que la littérature est l'expression de la pensée du littérateur, dit-il, le droit est, à son tour, l'expression de la pensée du législateur, en prenant ce mot au sens le plus large.</p>
<p>« Il y a donc une source commune à la fois pour la littérature et pour la législation... et cette source est la pensée, dont l'origine est dans la nature de l'homme, qu'il faut étudier avant tout, si l'on veut procéder avec méthode et avancer avec quelque certitude vers le but que l'on s'est fixé. (p.7)</p>
<p>Voici une compréhension de l'histoire tout à fait idéaliste : la pensée humaine est la source du droit, c'est-à-dire de toute organisation sociale et politique. Le développement de cette organisation est déterminé par la pensée humaine qui, à son tour, trouve son origine dans la nature humaine.</p>
<p>Cette interprétation idéaliste de l'histoire est, à quelques exceptions près, propre à tous les philosophes du XVIIIe siècle, même aux matérialistes.</p>
<p>On verra aisément le point faible, le talon d'Achille de cette compréhension de l'histoire. Je vais le décrire en quelques mots.</p>
<p>Si l'on demandait à un écrivain du XVIIIe siècle, disons Cellier, comment se forment les idées de l'homme, il répondrait qu'elles sont un produit du milieu social. Mais qu'est-ce qu'un environnement social ? C'est l'ensemble de ces rapports sociaux mêmes qui, affirme Cellier Dufayel lui-même, trouvent leur origine dans la pensée humaine.</p>
<p>Nous avons donc devant nous l'antinomie suivante :</p>
<p> L'environnement social est un produit de la pensée ;<br class='autobr' /> La pensée est un produit de l'environnement social.</p>
<p>Tant que nous ne pourrons sortir de cette contradiction, nous ne comprendrons rien ni à l'histoire des idées ni à l'histoire des formes sociales.</p>
<p>Si vous prenez, par exemple, l'évolution de la critique littéraire au XIXe siècle, vous verrez qu'elle a été, et demeure en partie, bien impuissante à résoudre cette antinomie. Ainsi, Sainte-Beuve soutient que toute révolution sociale s'accompagne d'une révolution littéraire. Mais d'où viennent les révolutions sociales ? Elles sont causées par le développement de la pensée humaine ; puisque, dans les sociétés civilisées, l'évolution de la pensée se traduit par l'évolution de la littérature, on se heurte à la même antinomie : le développement de la littérature dépend du développement social, tandis que le développement social est conditionné par le développement de la littérature. La philosophie de l'art d'Hippolyte Taine souffre du même défaut.</p>
<p>Nous allons maintenant voir comment la compréhension de Marx de l'histoire résout avec succès cette antinomie.</p>
<p>La compréhension matérialiste de l'histoire de Marx est l'opposé direct de la compréhension du XVIIIe siècle.</p>
<p>Dans une comparaison de sa propre méthode avec celle de Hegel, Marx dit dans la postface de la seconde édition allemande du Capital :</p>
<p>« Pour Hegel, le processus vital du cerveau humain, c'est-à-dire le processus de la pensée, qu'il transforme même sous le nom d'« Idée », en un sujet indépendant, est le démiurgos du monde réel, et le véritable monde n'est que la forme extérieure, phénoménale, de « l'Idée ». Chez moi, au contraire, l'idéal n'est rien d'autre que le monde matériel reflété par l'esprit humain, et traduit en formes de pensée. ” [6*]</p>
<p>C'est une compréhension matérialiste de l'histoire de la pensée humaine. Engels a exprimé la même chose sous une forme plus populaire lorsqu'il a dit que ce n'est pas la conscience qui détermine l'être, mais l'être qui détermine la conscience.</p>
<p>On peut cependant se demander : de quoi dérive un mode de vie s'il n'est pas déterminé par le mode de pensée ?</p>
<p>Le mode de vie de l'homme social est déterminé par ses moyens de subsistance, qui dépendent à leur tour de l'état des forces productives dont dispose l'homme social, c'est-à-dire la société.</p>
<p>Les forces productives dont dispose une tribu de sauvages déterminent le mode de vie de cette tribu ; les forces productives dont disposaient les Européens au Moyen Age déterminaient la structure de la société féodale ; les forces productives de notre temps déterminent la structure de la société actuelle, société capitaliste, société bourgeoise.</p>
<p>Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que les types d'armement déterminent l'organisation d'une armée, les plans de campagnes, la disposition des unités, les ordres donnés, etc. Tout cela crée la distinction profonde entre le système militaire des anciens et celui de nos jours. Exactement de la même manière, l'état des forces productives, les moyens et les modes de production déterminent les rapports existant entre les producteurs, c'est-à-dire aussi toute la structure sociale. Mais une fois que nous avons une structure sociale comme un fait, la manière dont elle détermine l'état des mœurs et des idées des hommes sera facile à comprendre.</p>
<p>Prenons un exemple pour mieux faire comprendre.</p>
<p>Les réactionnaires ont souvent accusé les philosophes français du XVIIIe siècle – les Encyclopédistes – de leur propagande d'avoir jeté les bases de la Révolution française. Cette propagande était sans doute une condition sine qua non de la Révolution. On peut cependant se demander : pourquoi une telle propagande n'a-t-elle commencé qu'au XVIIIe siècle ? Pourquoi n'a-t-elle pas été menée à l'époque de Louis XIV ? Où est la réponse à chercher ? Dans les propriétés générales de la nature humaine ? Non, car elles étaient les mêmes au temps de Bossuet et à celui de Voltaire. Mais si les Français du temps de Bossuet n'avaient pas les mêmes vues que les Français du temps de Voltaire, c'est à cause du changement de la structure sociale de la France. Mais qu'est-ce qui a provoqué ce changement ? C'est le développement économique de la France qui l'a fait.</p>
<p>Je prendrai un autre exemple, emprunté cette fois à l'histoire de l'art français.</p>
<p>Veuillez regarder ces deux gravures d'après Boucher, et ces deux photographies de deux tableaux célèbres peints par Louis David. Ils sont représentatifs de deux étapes complètement différentes de l'histoire de la peinture française. Notez les traits distinctifs de l'art de Boucher, comparez-les avec les traits distinctifs de l'art de David, et dites-moi si la différence qui existe entre ces deux peintres s'explique par les propriétés générales de la nature humaine. Pour ma part, je n'en vois aucune possibilité. Je ne comprends pas non plus comment ces propriétés de la nature humaine pourraient m'expliquer le passage des tableaux de Boucher à ceux de David. Pour terminer, Je ne comprends pas laquelle des propriétés de la nature humaine a dû conduire au passage des tableaux de François Boucher à ceux de Louis David qui s'est produit à la fin du XVIIIe siècle, et à aucun autre moment. La nature humaine ne peut rien expliquer ici. Voyons ce que montrera la compréhension matérialiste de l'histoire.</p>
<p>Encore une fois, ce n'est pas la psychologie mais l'économie politique qui doit rendre compte de l'évolution des formes sociales et de la pensée humaine ; ce n'est pas la conscience qui détermine l'être, mais l'être qui détermine la conscience.</p>
<p>Cette compréhension de l'histoire, qui a été si souvent attaquée par les théoriciens bourgeois, a également été critiquée par Conrad Schmidt, et recevra sans doute le même traitement de la part de Bernstein dans la série d'articles qu'il publie actuellement dans N[eue] Z[eit] .</p>
<p>D'ailleurs, ces messieurs n'attaquent pas à découvert. Au contraire, ils se présentent comme des partisans de cette conception de l'histoire ; seulement ils l'interprètent d'une manière qui nous donne l'impression de reculer, avec eux, de la compréhension matérialiste de l'histoire et de revenir à l'idéalisme, ou plutôt à l'éclectisme.</p>
<p>C'est exactement ce que disait Conrad Schmidt dans la revue allemande Der sozlalistische Akademiker : l'économie de la société n'est qu'une émanation de la nature humaine ; ce dernier est l'unité synthétique suprême ( höhere zusammenfassende Einheit), fondement sur lequel repose le jeu de tous les facteurs de développement historique. Seulement, poursuit-il, cette unité suprême se révèle toujours sous des formes diverses. Pour comprendre la fausseté de cette opinion, il suffit de se demander : quelles sont les forces grâce auxquelles la nature de l'homme passe de certaines formes à d'autres ? Quelles sont les forces qui rendent la nature du Yankee américain si profondément différente de celle du Peau-Rouge ? Quelles qu'elles soient, ces forces ne résident évidemment pas dans la nature humaine. Par conséquent, celle-ci n'est pas l'unité synthétique suprême dont parle Conrad Schmidt.</p>
<p>La structure économique de la société yankee est totalement différente de l'organisation économique des Redskins. Dire que celle-ci est une émanation de la nature humaine, c'est ne rien dire, puisque la question à laquelle il faut répondre est : pourquoi une émanation de la nature est-elle si différente d'une autre ? A y regarder de plus près, la remarque judicieuse de Conrad Schmidt ne signifie rien d'autre que ceci : il n'y aurait pas d'histoire sans l'existence de la race humaine. C'est ce qu'on appelle une vérité de La Palisse . [sept*]</p>
<p>Ainsi, la critique de Conrad Schmidt est loin d'être dangereuse pour la compréhension matérialiste de l'histoire, ou, pour le dire plus exactement. elle ne peut être dangereuse que si Conrad Schmidt passe pour un marxiste.</p>
<p>Tirons la conclusion. Sous cet angle aussi, il n'est pas très difficile de surmonter la crise de l'école marxiste. Lors de notre prochaine session, nous verrons s'il y a quelque chose de sérieux dans les objections soulevées par Bernstein et Conrad Schmidt contre les vues économiques de Karl Marx .</p>
<p>Notes</p>
<p>1. [Jusqu'à un certain point.]</p>
<p>2. [Plekhanov cite la traduction française de Thomas H. Huxley, Method and Results , Essays. Discours de Descartes sur la méthode ].</p>
<p>3. [Tous les individus sont animés à des degrés divers.]</p>
<p>* * *<br class='autobr' />
Remarques</p>
<p>Cette publication est un résumé de la conférence de Plekhanov dirigée contre les « critiques » de Marx, en particulier Eduard Bernstein et Conrad Schmidt. Plekhanov a prononcé cette conférence à Genève et dans d'autres villes de Suisse et d'Italie à la fin du printemps et au début de l'été 1898.</p>
<p>Par la suite, la conférence a servi de base à plusieurs articles, parmi lesquels Bernstein et le matérialisme et Conrad Schmidt contre Karl Marx et Frederick Engels .</p>
<p>1*. Les Jeunes - une opposition petite-bourgeoise et semi-anarchique au sein du Parti social-démocrate allemand qui a surgi en 1890. Les « jeunes » ont nié toute forme de participation aux activités parlementaires et ont déguisé leur essence opportuniste avec les phrases pseudo-révolutionnaires de « gauche » . Les « jeunes » sont expulsés du Parti en octobre 1891 au congrès d'Erfurt.</p>
<p>2*. Bernstein a lancé une campagne contre le marxisme révolutionnaire avec son article Problèmes du socialisme , qui a été publié dans l'organe théorique des social-démocrates allemands Neue Zeit pour 1898.</p>
<p>3*. L'article de Conrad Schmidt Kant, sein Leben und seine Lehre ( Kant, sa vie et son enseignement ), une critique du livre de Kronenberg du même titre, a été publié dans le troisième supplément du journal Vorwarts ! , organe central du parti social-démocrate allemand, le 17 octobre 1897.</p>
<p>4*. La référence est à l'article d'Eduard Bernstein Das realistische und das ideologische Moment des Sozialismus ( Moments réalistes et idéologiques du socialisme ) publié dans Neue Zeit , n°34, 27 mai 1898.</p>
<p>5*. L'Encyclopédie a été publiée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (1751-1780) par Diderot et d'Alembert, dont le but était la lutte contre « l'ancien régime » et le cléricalisme, et le développement de la science, de la philosophie et des arts progressistes.</p>
<p>L'extrait que Plekhanov entendait citer du Spinosiste (et non du Spinosisme ) de Diderot est évidemment celui qu'il a cité dans son article Bernstein et le matérialisme .</p>
<p>6*. Karl Marx, Capital , Vol.I, Moscou 1974, p.29.</p>
<p>7*. La Palisse Vérité – la vérité qui est évidente par elle-même et n'a pas besoin de preuves.</p>
<h2 class="spip">Lire encore sur une autre prétendue "crise du marxisme" :</h2>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1908/04/vil19080403.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1908/04/vil19080403.htm</a></p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/</a></p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er6.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er6.htm</a></p>
<p><a href="https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/10/caricature1.htm" class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/10/caricature1.htm</a></p></div>
Le pouvoir aux travailleurs et le socialisme sont des nécessités vitales pour l'humanité
http://www.matierevolution.org/spip.php?article9099
http://www.matierevolution.org/spip.php?article90992025-01-01T23:02:00Ztext/htmlfrKarob, Robert ParisRévolutionCrise CrisisprolétairesSocialisme - SocialismCapitalismeGilets jaunes, Auto-organisation, Comités, Conseils ouvriers, Coordinations, Assemblées interprofessionnelles, Soviet
<p>Editorial <br class='autobr' />
Le pouvoir aux travailleurs, le socialisme et le communisme ne sont pas des prédictions. Ce sont des nécessités vitales pour l'humanité. <br class='autobr' />
Il n'y a pas besoin d'être devin ni révolutionnaire pour sentir le parfum de fin du monde capitaliste. Il n'est même pas besoin d'être inquiet pour le climat de la Terre. Il suffit de constater que, depuis 2007, le système n'a tenu que par des aides des banques centrales et des Etats et que ceux-ci sont désormais ruinés. Cela ne signifie pas, (…)</p>
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<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a>
/
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag">Révolution</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot58" rel="tag">prolétaires</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot97" rel="tag">Socialisme - Socialism</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>,
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot280" rel="tag">Gilets jaunes, Auto-organisation, Comités, Conseils ouvriers, Coordinations, Assemblées interprofessionnelles, Soviet</a>
<div class='rss_texte'><p>Editorial</p>
<h2 class="spip">Le pouvoir aux travailleurs, le socialisme et le communisme ne sont pas des prédictions. Ce sont des nécessités vitales pour l'humanité.</h2>
<p>Il n'y a pas besoin d'être devin ni révolutionnaire pour sentir le parfum de fin du monde capitaliste. Il n'est même pas besoin d'être inquiet pour le climat de la Terre. Il suffit de constater que, depuis 2007, le système n'a tenu que par des aides des banques centrales et des Etats et que ceux-ci sont désormais ruinés. Cela ne signifie pas, bien sûr, que l'on puisse faire une prédiction du moment et de la manière dont tout cela va chuter. Pas plus qu'on ne sait à quel moment une boule sur une pointe peut tomber et ni en combien de morceaux elle peut se fracturer. Il est certain que le caractère inévitable de la fin du capitalisme est lié à la montée des fascismes et de la guerre mondiale, sans que là non plus on puisse fixer des échéances et des détails sur la manière dont toutes ces horreurs vont se développer. La chute du capitalisme est aussi nécessaire que l'a été son développement. C'est une nécessité économique et sociale et, en cela, elle est inévitable quelque soient les politiques menées par les Etats et les classes possédantes. Même la guerre mondiale n'évitera pas l'effondrement capitaliste.</p>
<p>Pour bien des opposants au marxisme, celui-ci aurait prédit, avec la chute du capitalisme, l'avènement du socialisme. Ce n'est pas exact, ce n'était pas une prédiction mais une étude des lois inévitables du système et cette étude menait à la conclusion que l'humanité ne peut progresser vers une société qu'en remettant en cause la propriété privée des moyens de production mais que, si elle ne le fait pas, elle peut aussi régresser violemment vers la barbarie.</p>
<p>La science, et le marxisme en est une, ne cherche que des nécessités, pas des prédictions. On ne peut pas dire que la Physique serait invalidée parce qu'elle ne peut pas prédire. Bien sûr, les non-scientifiques croient que la science prédit mais ils se trompent. Ce n'est pas seulement la météo, le climat, la turbulence, la physique quantique, le chaos déterministe qui sont des sciences non-prédictives, c'est toute la physique qui est probabiliste. On ne peut même pas prédire comment une roche va se casser, en combien de morceaux et de quelle taille et forme. On peut seulement dire qu'il est nécessaire que, dans telles ou telles condition, elle se rompe. On ne peut nullement prédire l'avenir de la planète Terre, pas plus au plan physique que sur celui du Vivant de l'Homme ainsi que de sa société.</p>
<p>D'ailleurs, dans la situation mondiale actuelle, de plus en plus de gens ont conscience que l'avenir est tout à fait incertain… C'est au point qu'un nombre croissant de terriens suspectent l'avenir de la planète. Ils croient en voir la raison dans le climat alors que c'est bel et bien le système social dominant qui ne fonctionne plus et dont l'effondrement peut donner des résultats très inattendus.</p>
<p>Ce qui est nécessaire, voilà le but de la science. « Nécessité fait loi », dit le proverbe. Par exemple, on peut dire que la science marxiste (notamment l'ouvrage « Le Capital » de Marx, a démontré que l'accroissement du capital obtenu par l'accumulation du profit extrait du travail humain et son réinvestissement est une nécessité vitale pour le système capitaliste. Cet accroissement peut être brièvement interrompu lors de crises éconmiques mais il est vital pour le système que ce mécanisme se rétablisse après la crise. Dès qu'une fraction croissante du capital ne trouve plus d'investissements productifs, permettant l'accroissement du capital, c'est un signe de mort du système que l'on a appelé « crise systémique », terme un peu trompeur. Il ne s'agit pas en fait d'une crise (une récession), mais d'un signe historique terminal de ce mode de production.</p>
<p>Dès lors que la chute du système est avérée, à partir du moment où tous les palliatifs sont épuisés, en particulier l'aide des banques centrales et institutions financières internationales, les entreprises capitalistes et banques vont massivement faire faillite, licencier, fermer et les Etats chutent en même temps que les bourses, et la confiance des capitalistes entre eux… Ce n'est nullement une prédiction, c'est une nécessité. Cela signifie que les salariés, qu'ils soient du public ou du privé, vont cesser d'attendre du système un bien-être, fut-il minimum. Cela signifie aussi que, partout dans le monde, les révolutions sociales et politiques lancées en 2011 suite à l'effondrement économique et social de 2007-2008, momentanément éteintes par la répression, par la pandémie, par la mise en place des dictatures, par les guerres, vont reprendre. C'est ce qui pousse les classes possédantes à préparer la guerre mondiale qu'elles déclencheront sans doute dès lors que l'effondrement ne sera plus camoufable, plus retardable, plus détournable.</p>
<p>Le capitalisme est un système social voué à disparaître comme les autres systèmes sociaux avant lui, et, depuis 2007, il pose pour la première fois la nécessité immédiate de le remplacer en même temps que la possibilité de dépasser les sociétés divisées en classes sociales basées sur la production de marchandises, sur l'exploitation du travail humain. Le capitalisme n'a pas fait qu'atteindre ses limites en 2007, c'est un an après en 2008 qu'a débuté une vague mondiale des révolutions sociales appelée celle des « printemps ». Paradoxalement, c'est à ce moment crucial, à ce tournant historique que la plupart des militants se réclamant de la classe ouvrière se détournent de cette perspective et sont engagés dans des activités électoralistes et syndicalistes opportunistes qu'ils présentent comme le moyen de construire le parti révolutionnaire et qui les attachent à la vieille société dépassée !</p>
<p>Avec l'effondrement du capitalisme et la reprise de la révolution socialiste, le rôle du le prolétariat en tant que sujet historique conscient et auto-organisé redevient d'une actualité brulante ! La seule perspective, non seulement pour les travailleurs mais pour toute l'humanité, est à nouveau celle du pouvoir des soviets. Ces organisations de masse, politiques et pas seulement revendicatives mais révolutionnaires, sont le fondement indispensable du pouvoir aux travailleurs. Ils permettent d'allier le prolétariat aux autres couches sociales du peuple travailleur. Quiconque ne défend pas en permanence cette perspective, dans la propagande comme dans les luttes sociales et politiques, n'est et ne sera qu'un adversaire du prolétariat révolutionnaire.</p>
<p>La révolution sociale est une phase rare de l'histoire de l'humanité, un des moments cruciaux de celle-ci car elle en change radicalement le cours et c'est le seul moment où la masse des exploités et des opprimés décide elle-même de son sort, fait de la politique et s'organise en masse. C'est pour de tels moments que les révolutionnaires doivent se préparer. La phase la plus cruciale est celle de la prise du pouvoir par les travailleurs organisés et en armes. L'insurrection est un art, rappellent tous les révolutionnaires et cet art doit être étudié de tous les militants qui veulent préparer leur classe révolutionnaire à sa tâche historique.</p>
<p>Pour exercer sa souveraineté politique future et se gouverner par lui-même et pour lui-même, le peuple travailleur doit faire l'expérience de ses capacités à diriger en le faisant directement dans ses grèves et ses luttes. Les comités de grève, conçus ainsi, sont des embryons d'un futur gouvernement du peuple travailleur. Fédérés à l'échelle d'une ville ou d'une région, ils deviennent la colonne vertébrale de futures communes révolutionnaires. La fédération de ses communes sera alors l'expression de la volonté du peuple sur sa propre destinée. Être contre, c'est laisser le pouvoir aux grandes fortunes. Tout ennemi de l'auto-organisation des luttes est également ennemi de la perspective du pouvoir aux travailleurs. C'est pour cela que même une simple grève catégorielle a besoin d'une perspective révolutionnaire pour être conduite de manière efficace et victorieuse et que toute direction réformiste des luttes mène dans le mur, même quand ces luttes ne visent que des objectifs limités qui ne comprennent nullement la perspective du renversement du système.</p>
<p>La seule manière de combattre à la fois l'effondrement de la confiance des prolétaires en leur propre force liée à la perte des emplois, la perte de boussole liée au désaveu de la démocratie capitaliste et à la montée de l'extrême droite et aux dévastations de la misère, de la peur, de la guerre, de la haine qui montent dans le monde capitaliste est d'affirmer la perspective socialiste liée à l'auto-organisation du peuple travailleur. La principale force du peuple travailleur, c'est d'être la seule classe sociale porteuse d'une nouvelle société débarrassée de toutes les tares du système d'exploitation aujourd'hui historiquement dépassé avant même d'avoir été renversé de manière révolutionnaire.</p>
<p>Engels, compagnon de Marx, écrivait dans « Socialisme utopique et socialisme scientifique » :</p>
<p>« En conséquence, le socialisme n'apparaissait plus maintenant comme une découverte fortuite de tel ou tel esprit de génie, mais comme le produit nécessaire de la lutte de deux classes produites par l'histoire, le prolétariat et la bourgeoisie. Sa tâche ne consistait plus à fabriquer un système social aussi parfait que possible, mais à étudier le développement historique de l'économie qui avait engendré d'une façon nécessaire ces classes et leur antagonisme, et à découvrir dans la situation économique ainsi créée les moyens de résoudre le conflit. Mais le socialisme antérieur (utopique) était tout aussi incompatible avec cette conception matérialiste de l'histoire que la conception de la nature du matérialisme français l'était avec la dialectique et les sciences modernes de la nature. Certes, le socialisme antérieur critiquait le mode de production capitaliste existant et ses conséquences, mais il ne pouvait pas l'expliquer, ni par conséquent en venir à bout ; il ne pouvait que le rejeter purement et simplement comme mauvais. Plus il s'emportait avec violence contre l'exploitation de la classe ouvrière qui en est inséparable, moins il était en mesure d'indiquer avec netteté en quoi consiste cette exploitation et quelle en est la source. Or le problème était, d'une part, de représenter ce mode de production capitaliste dans sa connexion historique et sa nécessité pour une période déterminée de l'histoire, avec par conséquent, la nécessité de sa chute… »</p>
<p>Engels écrit dans « Contre Dühring » :</p>
<p>« La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques ; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là.<br class='autobr' />
Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?<br class='autobr' />
Le régime social existant, - ceci est assez généralement admis, - a été créé par la classe actuellement dominante, la bourgeoisie. Le mode de production propre à la bourgeoisie, appelé depuis Marx mode de production capitaliste, était incompatible avec les privilèges des localités et des ordres, de même qu'avec les liens personnels réciproques du régime féodal. La bourgeoisie a mis en pièces le régime féodal et édifié sur ses ruines la constitution bourgeoise de la société, empire de la libre concurrence, de la liberté d'aller et venir, de l'égalité juridique des possesseurs de marchandises et autres splendeurs bourgeoises. Le mode de production capitaliste pouvait maintenant se déployer librement. Les forces productives élaborées sous la direction de la bourgeoisie se sont développées, depuis que la vapeur et le nouveau machinisme ont transformé la vieille manufacture en grande industrie, avec une rapidité et une ampleur inouïes jusque-là. Mais de même que, en leur temps, la manufacture et l'artisanat développés sous son influence étaient entrés en conflit avec les entraves féodales des corporations, de même la grande industrie, une fois développée plus complètement, entre en conflit avec les barrières dans lesquelles le mode de production capitaliste la tient enserrée. Les forces de production nouvelles ont déjà débordé la forme bourgeoise de leur emploi ; et ce conflit entre les forces productives et le mode de production n'est pas un conflit né dans la tête des hommes comme, par exemple, celui du péché originel et de la justice divine : il est là, dans les faits, objectivement, en dehors de nous, indépendamment de la volonté ou de l'activité même de ceux des hommes qui l'ont provoqué. Le socialisme moderne n'est rien d'autre que le reflet dans la pensée de ce conflit effectif, sa réflexion, sous forme d'idées, tout d'abord dans les cerveaux de la classe qui en souffre directement, la classe ouvrière. »</p>
<p>Contre Dühring, Engels affirmait que « le socialisme est un produit nécessaire de l'évolution historique ».</p>
<p>Il conclue :</p>
<p>« Résolution des contradictions : le prolétariat s'empare du pouvoir public et, en vertu de ce pouvoir, transforme les moyens de production sociaux qui échappent des mains de la bourgeoisie en propriété publique. Par cet acte, il libère les moyens de production de leur qualité antérieure de capital et donne à leur caractère social pleine liberté de s'imposer. Une production sociale suivant un plan prédéterminé est désormais possible. Le développement de la production fait de l'existence ultérieure de classes sociales différentes un anachronisme. Dans la mesure où l'anarchie de la production sociale disparaît, l'autorité politique de l'État entre en sommeil. Les hommes, enfin maîtres de leur propre mode de vie en société, deviennent aussi Par là même, maîtres de la nature, maîtres d'eux-mêmes, libres.<br class='autobr' />
Accomplir cet acte libérateur du monde, voilà la mission historique du prolétariat moderne. En approfondir les conditions historiques et par là, la nature même, et ainsi donner à la classe qui a mission d'agir, classe aujourd'hui opprimée, la conscience des conditions et de la nature de sa propre action, voilà la tâche du socialisme scientifique, expression théorique du mouvement prolétarien. »</p>
<p>Lénine rajoute dans son article « Karl Marx » :</p>
<p>« On voit par ce qui précède que si Marx conclut à la transformation inévitable de la société capitaliste en société socialiste, c'est entièrement et exclusivement à partir des lois économiques du mouvement de la société moderne. »</p>
<h2 class="spip">L'avenir de l'humanité passe inéluctablement par la mise en place mondiale de soviets de travailleurs et par leur prise de la totalité du pouvoir et des richesses...</h2></div>