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Matière et Révolution http://www.matierevolution.org/ Contribution au débat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la matière, de la vie, de l'homme et de la société Ce site est complémentaire de http://www.matierevolution.fr/ fr SPIP - www.spip.net Matière et Révolution http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-31714.jpg http://www.matierevolution.org/ 69 144 D'Etat d'urgence en... des tas de coups de matraques http://www.matierevolution.org/spip.php?article5447 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5447 2017-02-27T00:20:00Z text/html fr Robert Paris Crise Crisis Fascisme Ces images, c'est la police contre les travailleurs en France... Edito D'Etat d'urgence en des tas de coups de matraques Le gouvernement a décrété, jeudi dernier, qu'étaient illégales les grèves des lycéens et leurs manifestations, la police diffusant le message selon lequel on pouvait être inculpé de participation à des manifestations interdites ! Les lycéens s'étaient simplement indignés des violences policières qu'ils connaissent et subissent. Indignés du sort inadmissible de Théo. Ils (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag">Fascisme</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8474 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3121-665ee.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span>Ces images, c'est la police contre les travailleurs en France...<span class='spip_document_8475 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-3122-54546.jpg' width='500' height='282' alt="" style='height:282px;width:500px;' /></span></p> <p>Edito</p> <h3 class="spip">D'Etat d'urgence en des tas de coups de matraques</h3> <p> Le gouvernement a décrété, jeudi dernier, qu'étaient illégales les grèves des lycéens et leurs manifestations, la police diffusant le message selon lequel on pouvait être inculpé de participation à des manifestations interdites ! Les lycéens s'étaient simplement indignés des violences policières qu'ils connaissent et subissent. Indignés du sort inadmissible de Théo. Ils dénonçaient aussi les méthodes policières allant au-delà d'une brebis galeuse. En effet, la police des polices affirme que c'est un simple accident. Pourtant, les faits prouvent que c'est une méthode employée déjà plusieurs fois sans que les victimes osent toujours porter plainte contre la police. Parler d'accident, de contrôle qui a mal tourné, comme le fait le ministre de l'Intérieur, c'est couvrir le crime que Hollande n'a pas réellement dénoncé, tout en essayant de limiter la révolte en allant au chevet de la victime.</p> <p> Alors, il est maintenant illégal en France de manifester, illégal de faire grève, illégal de dénoncer ce qui est pas qu'une simple bavure, illégal de dénoncer les contrôles au faciès, les insultes racistes, les coups et les morts (celle d'Adama Traoré par exemple) ? Et alors que les policiers accusés n'ont jamais été arrêtés, jamais été faire un tour en prison ni en garde à vue, les jeunes arrêtés pour délit de solidarité, eux, sont déjà arrêtés, jugés et condamnés, y compris à de la prison ferme !</p> <p> Il n'est pas illégal pour un avocat de policier ou pour un syndicat de policier ou pour l'Inspection de la police de déclarer que c'était juste un contrôle viril et musclé ? Il n'est pas illégal de traiter des jeunes de couleur de « bamboula », de les bousculer, de les provoquer, de les frapper et même de les tuer ?</p> <p> Elle va bien la démocratie policière, et ce n'est ni la droite de Sarkozy-Guéant, ni l'extrême droite de Le Pen qui fait tout cela, c'est la gauche de Hollande-Valls suivie de celle de Hollande-Cazeneuve…</p> <p> Oui, ce n'est pas une question de couleur politicienne, c'est un choix de la classe dirigeante de radicaliser les affrontements, de pousser d'abord, par des provocations, les jeunes de banlieues à des violences avant de les dénoncer. Sarkozy-Guéant avaient déjà monté la méthode avec le « nettoyage au karcher ». Sarkozy n'avait pas davantage réglé les vrais problèmes des banlieues que Hollande ni que le prochain locataire de l'Elysée, que ce soit Macron, Hamon, Le Pen ou Fillon. Les jeunes de banlieue vont en tôle pour un oui, pour un non, mais Macron peut détourner 120.000 euros du ministère des finances ou Fillon un million deux cent mille sans aller direct à la case prison comme les jeunes de banlieue… leur jugement à eux ayant lieu deux jours après et leur mise en tôle… tout de suite !</p> <p> Et cette fois, le régime d'exception, la mobilisation policière et l'intervention violente contre les manifestants n'a pas besoin de justifications anti-terroristes comme lorsque Valls prétendait interdire les manifestations environnementales ou syndicales, ou encore celles des jeunes. Contre les jeunes de banlieue, Cazeneuve n'a même pas fait allusion à l'Etat d'urgence, pourtant prolongé sans arrêt et sans limite !</p> <p> Que ce soit sous prétexte du terrorisme ou sous celui des violences des banlieues, les méthodes répressives violentes se développent et ont pour but de casser les droits démocratiques, ceux de tous les citoyens, droits que ces méthodes prétendent justement défendre ! Oui, ce sont des prétextes puisque le gouvernement se sert du terrorisme (que ses armées ont produit, soutenu ou armé) ou des violences des jeunes (que ses forces de répression ont provoqué) pour mettre en question les droits démocratiques de ceux qui veulent manifester contre les dérives du gouvernement, que ce soit sur le terrain environnemental, syndical, associatif ou des méthodes policières.</p> <p> Oui, c'est la fin des droits démocratiques si on interdit le droit de manifester aux grévistes, aux travailleurs, aux jeunes, aux associations et pas aux catholiques, aux racistes, aux anti-grévistes et autres réactionnaires.</p> <p> Oui, c'est la fin des droits démocratiques si on ne peut pas protester quand un jeune est violemment molesté ou tué par les forces de l'ordre alors que celles-ci n'étaient nullement menacées.</p> <p> Et c'est nous tous qui sommes menacés par ces violences policières, ainsi que nos enfants ! Il n'y a pas besoin d'avoir le teint basané, de venir d'une banlieue désignée du doigt, d'une religion qui ne plait pas au pouvoir ou d'être radicalisé religieusement, socialement ou politiquement pour être demain victimes d'un Etat qui s'autorise toutes les dérives violentes. Il suffit d'être licencié et de protester. Il suffit de travailler à La Halle, dans l'une des banques, dans l'une des entreprises qui suppriment des milliers d'emplois.</p> <p> Car les interdits de manifester, de faire grève, de protester, de se « radicaliser » ne touchent pas que les terroristes ou que les jeunes de banlieue violents, elle concerne toute la population travailleuse. On a bien vu que les travailleurs de Goodyear ou d'Air France étaient accusés de violence, de radicalisation, de banditisme même, alors qu'ils ne faisaient que défendre leurs emplois et leurs gagne-pain. La chemise d'un DRH, et du patron provoquant, violent et licencieur que celui-ci couvrait, était plus à défendre que la gagne-pain des travailleurs et de leur famille !</p> <p> Bien des travailleurs sont trompés par le fait que, dans leur exaspération provoquée, les jeunes brûlent des voitures ou ciblent des bus, et ils ne voient que les violences provoquées et pas ceux qui les ont consciemment provoquées. Mais, surtout, ils ne voient pas que l'objectif est la radicalisation des forces de l'ordre, c'est de pousser la police à l'extrême droite, de la durcir, de la fasciser. Et la raison n'est pas à chercher dans les violences des banlieues mais dans les affrontements sociaux que prévoient les classes dirigeantes du fait de la crise de la société capitaliste.</p> <p> L'origine de la dérive des méthodes de répression a la crise économique et sociale pour origine. Car les gouvernants savent qu'ils vont devoir s'attaquer de plus en plus aux droits sociaux, aux travailleurs, aux milieux populaires, aux services publics et que la corde se tend et va craquer. Hollande-Valls-Cazeneuve l'ont bien montré en voulant criminaliser les manifestations contre la loi El Khomri ou celles des environnementalistes et écologistes radicaux. Les gouvernants savent parfaitement que la crise déclenchée en 2007-2008 n'a été dépassée mais seulement momentanément retardée par des injections massives de fonds publics, et qu'elle ne fera que reprendre de plus belle très bientôt, avec la circonstance aggravante que les banques centrales n'auront plus les moyens financiers d'intervenir massivement pour sauver les trusts, les banques et les bourses.</p> <p> Les Etats bourgeois de la planète, et pas seulement l'Etat français, se radicalisent, deviennent plus violents et même plus terroristes. Dans chaque pays, ils organisent des provocations qui sont censées justifier cette radicalisation de la répression. Aux USA, ils provoquent les noirs et les mexicains. Ailleurs, ce sont les musulmans. Ailleurs encore les Hindous. Partout, le monde devient plus violent. En accuser les jeunes de banlieue, c'est trouver un bouc émissaire.</p> <p> Si le chômage grimpe partout dans le monde et même en Chine, en Inde ou au Brésil, ce n'est pas la faute des jeunes de banlieue ! Si des gouvernants d'extrême droite radicalisent la répression en Turquie, en Hongrie, en Inde, en Afrique, en Orient et… aux USA, ce n'est pas la faute des jeunes de banlieue. Partout dans le monde, on sait accuser de la dérive violente de la société bourgeoise, soit les noirs, soit les musulmans,soit les roms, soit les chinois, soit les kurdes, soit les caucasiens, soit les femmes, soit… les jeunes de banlieue !</p> <p> Si la société se délite en France, ce n'est pas la faute des jeunes de banlieue. Les travailleurs qui se tromperaient d'ennemi feraient bien de se rappeler que, lorsqu'on casse leur emploi, que l'on ferme leur entreprise, que l'on leur interdit alors de protester, ils ne sont pas traités mieux par les forces de répression que les jeunes de banlieue et on les accuse, de la même manière, d'être des bandits, des assassins et des terroristes ! Et ce sont les policiers, soi-disant là pour les protéger des violences des banlieues, qui sont surtout là pour les casser, les matraquer, les arrêter et les faire condamner ! Et pour leur imposer les licenciements, la casse des droits sociaux et des services publics. Ne nous trompons pas d'adversaire !</p> <p> La principale insécurité qui menace nos sociétés a pour racines les suppressions d'emplois, le chômage, la misère et ce sont ces causes là qui produisent les ghettos des banlieues, les violences et les révoltes. Il ne faut pas inverser les rôles. La violence et la drogue ne frappent pas les cités qui ne sont pas massivement chômeuses, qui ne sont pas rejetées de tous les emplois, qui ont du travail, des revenus, un avenir.</p> <p> Il ne suffit pas de prétendre que les jeunes qui brûlent sont idiots et violents, il faut se rappeler que, si nous travailleurs ne sommes pas à l'avenir capables de mobiliser avec nous tous les milieux populaires, les travailleurs mais aussi les chômeurs, les jeunes, les immigrés, dans un vaste mouvement populaire contre les capitalistes, les spéculateurs et les banquiers, nous serons alors tous victimes de classes dirigeantes qui nous opposeront violemment les uns aux autres et nous recommencerons à subir ce qu'ont subi nos parents ou grands-parents avec la France de Vichy, celle du fascisme et de la guerre mondiale.</p> <p> <a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=%C3%A9tat+d%27urgence+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl#hl=fr&q=police+justice+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.org" class='spip_out' rel='external'>Police partout, justice nulle part</a></p> <p><a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=%C3%A9tat+d%27urgence+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl#hl=fr&q=%C3%A9tat+d%27urgence+Valls+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.org" class='spip_out' rel='external'>Terrorisme et Etat d'urgence</a></p></div> Que penser de la notion de « révolution néolithique » ? http://www.matierevolution.org/spip.php?article5386 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5386 2017-02-26T00:10:00Z text/html fr Robert Paris Moyen-Age Révolution Que penser de la notion de « révolution néolithique » ? Il s'agit de plusieurs révolutions sociales et pas seulement de révolutions technologiques. On appelle « révolution néolithique », les trois révolutions : urbaine, agricole et artisanale qui ont fait sortir l'humanité de son stade « chasseur-cueilleur ». L'homme a été un chasseur-cueilleur jusqu'à la révolution néolithique. Toutes les découvertes archéologiques concordent pour étayer l'hypothèse selon laquelle jusqu'à il y a vingt mille ans, tous les (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory">2eme chapitre : Révolutions de l'Antiquité</a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot32" rel="tag">Moyen-Age</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag">Révolution</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8104 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH236/-2818-507bf.jpg' width='500' height='236' alt="" style='height:236px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Que penser de la notion de « révolution néolithique » ?</h3> <p>Il s'agit de plusieurs révolutions sociales et pas seulement de révolutions technologiques.</p> <p>On appelle « révolution néolithique », les trois révolutions : urbaine, agricole et artisanale qui ont fait sortir l'humanité de son stade « chasseur-cueilleur ».</p> <p>L'homme a été un chasseur-cueilleur jusqu'à la révolution néolithique. Toutes les découvertes archéologiques concordent pour étayer l'hypothèse selon laquelle jusqu'à il y a vingt mille ans, tous les êtres humains étaient des cueilleurs-chasseurs.</p> <p>Pas plus qu'il n'y a un seul monde du paléolithique qu'il n'y aura un seul monde agricole du néolithique, mais un nombre considérable de manières différentes d'organiser la société et de produire des richesses et ensuite de les distribuer.</p> <p>Tels que nous, humains, sommes aujourd'hui, nous pouvons nous croire issus essentiellement de la grande révolution à la fois agraire et urbaine du néolithique, oubliant et même méprisant souvent le stade considéré comme arriéré des chasseurs-cueilleurs du paléolithique (d'ailleurs, nous ne parlons de civilisation qu'à partir du stade de l'agriculture !) et ne reconnaissant pas l'apport immense de la plus grande révolution, celle de la chasse et de la cueillette du paléolithique, l'un des facteurs essentiels qui a produit l'humanité.</p> <p>Si la révolution néolithique a produit notre société actuelle ou ses bases (un univers créé par l'homme, culture et élevage permettant une domination sur la nature, une assurance de survivre, habitat fixe, propriété privée, écriture, Etat, échanges économiques, argent, etc.), la révolution du paléolithique (avec le développement des techniques de chasse et de pêche et notamment le développement d'outils liés à ces activités) a produit quelque chose d'encore plus essentiel sans lequel le stade néolithique n'aurait pas été possible : notre propension à vivre en société et notre capacité sociale et intellectuelle, notamment nos échanges, notre langage, notre goût des autres être humains, notre volonté de partager avec eux. Si nous sommes humains, nous ne le devons pas à l'agriculture mais nous le devons à l'activité sociale des chasseurs-cueilleurs et au développement du goût du partage qui est découlée des modifications de toutes sortes liées à cette activité.</p> <p>En Histoire comme dans bien d'autres domaines, la seule forme de transformation admise est l'évolution graduelle et continue. Même un historien comme Gordon Childe, chantre de la « révolution néolithique », de la « révolution urbaine » et de la « révolution industrielle », voit dans la transformation du monde plus une action continue du progrès technologique c'est-à-dire essentiellement une capacité des classes dirigeantes, qu'une transformation révolutionnaire, c'est-à-dire l'action des masses, violente et destructrice de l'ancien ordre. « Pour accomplir la révolution néolithique, les hommes, ou plutôt les femmes durent non seulement découvrir les plantes et les méthodes de culture qui leur convenaient, mais encore inventer des instruments pour labourer, moissonner, emmagasiner les récoltes, et les transformer enfin en nourriture. » écrit Gordon Childe. Il rajoute « L'étude de l'histoire de l'humanité depuis ses origines met en relief une évolution économique continue qui abouti aux méthodes employées par les sociétés les plus évoluées pour assurer leur existence.(...) Les sanctuaires ont toujours été reconstruits sur le même emplacement ce qui prouve la continuité des traditions à travers les multiples changements apportés par des civilisations différentes. » Est-il exact que les révolutions sociologiques, économiques et politiques que sont la vie urbaine, l'agriculture et l'élevage, la civilisation et l'apparition de l'Etat soient des progrès dus à évolution graduelle et continue dans une continuité des traditions, des cultures, des techniques, des croyances et des institutions ? La révolution néolithique porte bien son nom de révolution même si bien des auteurs cherchent à l'effacer en soulignant qu'il s'est inscrit dans une continuité sur le long terme. La « longue durée » est ce terme préféré de l'historien Fernand Braudel et qui a marqué nombre d'auteurs, comme on l'a vu précédemment. C'est également cette conception qui sous-tend les travaux de Jean Guilaine comme son ouvrage « De la vague à la tombe » à propos de « la conquête néolithique de la Méditerranée ». Il décrit cette période entre – 8000 avant J.-C et – 2000 qui a connu la sédentarisation des populations et la rupture radicale avec une société de chasseurs-cueilleurs. La civilisation néolithique est marquée par le développement d'un rite des morts, notamment les mégalithes. Evoquant « l'émergence des processus de néolithisation », rejetant le terme de rupture, il appelle évolution les « (dys)continuités entre les périodes ». Bien entendu, l'extension dans l'espace et le temps qu'il décrit est bien réelle, mais la révolution provient de l'interaction d'échelle. L'émergence de l'agriculture, de la sédentarisation, ou du commerce sont des processus relativement rapides et brutaux. C'est une remarque que l'on peut généraliser aux phénomènes d'émergence. La durée des révolutions des extinctions et apparitions d'échelle est courte relativement au temps de quasi conservation des espèces. La durée des changements climatiques comme les périodes où démarrent des glaciations est courte relativement aux périodes de calme climatique. De même, la durée de passage de la vie nomade à la vie sédentaire, de la cueillette à la culture, de la chasse à l'élevage est très courte. Et surtout, c'est le fait de souligner le progrès technique comme seule source de la transformation qui induit en erreur. Tout d'abord, la découverte et le progrès technique sont effectivement relativement lents. Ils n'enclenchent pas directement les changements sociaux nécessités par l'utilisation à grande échelle de ces techniques nouvelles. Les changements ne peuvent être réduits à des modifications graduelles des techniques ou des cultures. En effet, pour passer de la vie de chasseur-cueilleur à celle de cultivateur, c'est une véritable révolution de l'organisation sociale qui est indispensable et ne peut se produire qu'en cassant de multiples traditions et donc un certain type de pouvoir, que ce soit celui des sorciers, des chefs traditionnels, des directions tribales, claniques, religieuses, communales ou urbaines puis celles de l'Etat. La révolution sociale a toujours besoin d'une action vigoureuse et rapide. On ne pénètre pas un bloc de pierre par une action lente et continue en surface mais par un choc énergique, par la pénétration brutale d'une pointe !</p> <p>Avant même l'apparition de l'Etat, avant même la naissance des villes, le néolithique est une véritable révolution sociale, le renversement de la société nomade des chasseurs-cueilleurs, la remise en cause de leurs croyances autant que de leur mode de vie. Les dernières études sur la néolithisation vont dans le sens d'une transformation par bonds et non d'une évolution continue et graduelle, qu'il s'agisse d'une population exportant ses coutumes et modes sociales en se déplaçant, ou d'une transplantation d'idées, de culture, d'idées, de progrès technologiques et conceptuels et d'un mode de vie et de travail. Ces hypothèses ont longtemps été agitées par les spécialistes mais diverses études commencent à trancher le débat, montrant que de tels changements sont des révolutions sociales. Au Néolithique, agriculture et élevage ont remplacé cueillette et chasse. Là où le nomadisme avait laissé place à des villages, des villes se sont développées à une vitesse étonnante, des inégalités sociales sont apparus. Cela s'est déroulé il y a 12.000 ans en Anatolie, dans le Sud-Est de la Turquie et au sein de la Turquie, atteignant la côte ouest (de la Turquie à la Palestine) 9300 ans avant J.-C, mais ensuite il s'agit véritablement de bonds : 7000 ans avant J.-C en Grèce, 5500 ans avant J.-C en Europe centrale puis 4500 avant J.-C en France du sud et en Espagne. Des études du matériel génétique portant sur des squelettes anciens, notamment les travaux de l'équipe de l'anthropologue Wolfgang Haak en 2005, ne décèlent « aucune trace de mélange génétique », comme le rappelle un article d'Agnès Trimoreau dans « Sciences et vie » d'août 2006. D'où la conclusion provisoire contre la thèse de la colonisation par une population. Les dates reconnues de néolithisation notamment dues aux recherches sur les dépôts de graines contraignent également à renoncer à la thèse d'une progression « culturelle » lente. Il s'agit bien d'une révolution sociale avec tout ce que cela suppose de changement brutal, radical, renversant un ordre ancien. Cela amène l'auteur de l'article précédemment cité à conclure que « En trois millénaires, l'agriculture a progressé par bonds. » L'idée d'une progression culturelle se propageant continûment et pourtant même leurs adeptes reconnaissent des constatations qui ne vont nullement dans ce sens. C'est le cas de l'historien Paul Radin dans « la civilisation indienne » qui y défend la progression continue de l'influence Maya. Pourtant il écrit que « L'influence Maya s'étendit vers le nord. Au delà du Rio Grande ou du Golfe du Mexique, elle formait le centre de toute vie sociale, économique et religieuse. Là où la culture du maïs s'arrêtait, finissait également la civilisation. Parvenue à l'isthme de Panama, nous nous trouvons devant une solution de continuité. (...) Nous nous attendions à voir la civilisation décroître graduellement au sud de l'isthme au fur et à mesure que nous pénétrions en Amérique du sud. Pourtant en Colombie, en Equateur, au Pérou et en Bolivie, le niveau atteint par les Maya se maintient presque partout. » On retiendra non seulement la « solution de continuité », c'est-à-dire la discontinuité mais aussi le fait que la civilisation s'arrête là où se termine la culture du maïs. Cela signifie que ce n'est pas seulement un concept culturel qui s'impose mais un système d'exploitation fondé sur une forme de travail de la terre.</p> <p>Le Néolithique, qui représente pour l'homme la phase de sortie de la préhistoire depuis le changement climatique vers 10 000 av. J.-C., s'est particulièrement accéléré en quelques endroits de la planète pour conduire, à partir de la seconde moitié du IVe millénaire av. J.-C., à l'éclosion des premières sociétés historiques. Dans le Croissant fertile sont ainsi apparues nos civilisations antiques ; dans la moyenne vallée du fleuve Jaune, la civilisation chinoise ; et enfin, dans la région de l'Indus, la civilisation indienne. On suit cette accélération « indienne » à partir du VIIe millénaire av. J.-C. dans un petit secteur de collines du Baloutchistan, le site de Mergahr. De là les innovations se répandent en éventail jusqu'à conduire, à partir de 3500 av. J.-C., à la colonisation de la vallée de l'Indus par des sociétés de villages agraires, développant en parallèle artisanat et commerce. Au terme d'un millénaire de transition éclot la civilisation de l'Indus.</p> <p>Aux marges de l'espace indien, dans le Baloutchistan (site de Mehrgarh), apparaît l'un des premiers foyers mondiaux de développement néolithique. Au cours du VIII e millénaire s'y amorce le passage d'une économie fondée sur la cueillette et la chasse à une économie productrice, comparable à celle des civilisations du Proche-Orient.</p> <p>Pendant quatre millénaires, les innovations s'y succèdent, conduisant des premières agglomérations en briques crues, des domestications animales (chèvres, moutons, bovins) et des cultures végétales (orge) à un néolithique avec céramique à son apogée vers 6000, puis à l'adoption des techniques des métaux vers 5000. Après 4000, la diversification de l'agriculture autorise la formation d'un réseau d'agglomérations, puis une maîtrise de l'espace qui favorise la colonisation de la vallée de l'Indus vers 3000. Celle-ci devient alors l'une des voies axiales des échanges et le foyer de convergence des cultures régionales.</p> <p>Parallèlement, les techniques du Baloutchistan ont rayonné en direction du Gange, où elles se sont mêlées aux innovations locales, si bien que les chasseurs-cueilleurs de l'Inde continentale adoptèrent à leur tour des pratiques agricoles.</p> <p>La progression des peuples noirs africains à la fin du paléolithique supérieur et au néolithique est constatée par les spécialistes. Selon F. WENDORF et R. SCHILD, l'orge était connue dans la vallée du Nil, en Haute-Égypte et y faisait l'objet d'une pré-agriculture vers 14 000/12 000 avant JC. Les bovins domestiques du Sahara oriental (sites de Nabta Playa et de Kir Kiseiba, à l'ouest d'Abou Simbel) ont été datés de 10 000 à 9000 avant JC.</p> <p>P. F. WENDORF, A. CLOSE, A. GAUTIER, et R. SCHILD, en concluent qu'ils sont "légèrement plus anciens que ceux de l'Eurasie" . Le processus de domestication se serait réalisé, en fait, dans la vallée du Nil, en Basse Nubie, au cours du 9e millénaire avant JC, approximativement. Bien qu'il pense que la domestication des plantes et des animaux s'est accomplie de façon beaucoup plus lente et progressive, A. MUZZOLINI n'en écrit pas moins :</p> <p>"On constate qu'en Afrique aussi les groupements humains sont devenus importants, et concentrent désormais leurs activités sur des territoires limités... L'augmentation de population paraît une évidence. Les sites atériens se comptent par dizaines, ceux de l'épipaléolithique par centaines ; quant aux sites néolithiques... on en rencontre partout, par milliers certainement"].</p> <p>C'est entre 8000 et 6000 avant JC que s'est épanouie, selon J. E. SUTTON, une civilisation révélée par de nombreux sites archéologiques, caractérisée par une grande consommation de poissons et de mollusques et qui occupe une aire immense : hauts plateaux du sud du Kenya et du nord de la Tanzanie, Rift Valley, Nil moyen, Tchad, Haut-Niger, hautes terres du Sahara [8]. Les populations noires couvraient le Sahara jusqu'aux côtes de la Méditerranée comme le prouvent les "Capsiens négroïdes" de Tunisie, les gravures rupestres du Sahara, et les premières représentations des Libyens dans l'iconographie égyptienne [9]. Elles occupaient aussi l'Égypte. Vers 8000 avant JC, les outils polis commencent à apparaître dans le Nachikoufien, en Zambie septentrionale. La céramique est attestée vers 7500 avant JC dans le massif de l'Aïr.</p> <p>En Afrique occidentale, à la lisière forêt/savane, notamment à Iwo Eleru (Nigéria), le passage à la production alimentaire débute vers 4000 avant JC, à peine plus tard que le Néolithique de Khartoum (site de Shaheinab).</p> <p>La civilisation de Nok, également au Nigéria, a perduré de 3500 avant JC à 200 après JC, relayée semble-t-il par la civilisation d'Ifé.</p> <p><a href="http://www.scienceshumaines.com/la-revolution-neolithique_fr_27231.html" class='spip_out' rel='external'>par Jean-Paul Demoule</a></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_n%C3%A9olithique" class='spip_out' rel='external'>par Wikipedia</a> <a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1618" class='spip_out' rel='external'>Les mégalithes, des civilisations de néolithqiue</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1902" class=''>Quelques grands sites du néolithique</a></p> <p><a href="http://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1986_num_41_2_17621" class='spip_out' rel='external'>Ceux qui remettent en cause la r »volution néolithique</a></p> <p><a href="http://www.hominides.com/html/chronologie/neolithique.php" class='spip_out' rel='external'>par Hominidés</a></p> <p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/09/27/nouveaux-regards-sur-la-revolution-neolithique_1100351_3224.html)</p> <p>[par Jacques Cauvin -> https://developpementdurable.revues.org/1322" class='spip_out' rel='external'>par Jean-Paul Demoule et Jean Guilaine</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=j5xTES80ExIC&pg=PA23&lpg=PA23&dq=citation+r%C3%A9volution+n%C3%A9olithique&source=bl&ots=cmghgTLLnE&sig=ifNFizN30QOqevtcjFmbOxNwNNg&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvlIXqrrXRAhUCuBoKHRyoC6Y4FBDoAQhNMAk#v=onepage&q=citation%20r%C3%A9volution%20n%C3%A9olithique&f=false" class='spip_out' rel='external'>par Pierre-Louis Viollet</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=DDoEUACza4cC&pg=PA8&dq=r%C3%A9volution+n%C3%A9olithique&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=r%C3%A9volution%20n%C3%A9olithique&f=false" class='spip_out' rel='external'>par Yves Renouard</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=VlqHAQAAQBAJ&pg=PT78&dq=r%C3%A9volution+n%C3%A9olithique&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=r%C3%A9volution%20n%C3%A9olithique&f=false" class='spip_out' rel='external'>par Jacques Neirynck</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=CngjCwAAQBAJ&pg=PA57&dq=r%C3%A9volution+n%C3%A9olithique&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=r%C3%A9volution%20n%C3%A9olithique&f=false" class='spip_out' rel='external'>pas Guillaume Jean</a></p></div> Et si les virus étaient les ancêtres du vivant ? http://www.matierevolution.org/spip.php?article5389 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5389 2017-02-25T00:14:00Z text/html fr Robert Paris Dans un article de « La Recherche » de février 1999, Wolfram Zillig et Hans Peter Arnold intulé « Sur la piste des virus primordiaux – L'étude des virus de l'extrême éclaire la question des origines de la vie », les auteurs écrivaient notamment : « Les chercheurs ont longtemps pensé que les virus avaient pour origine des gènes cellulaires. Plus précisément, on pensait que les virus attaquant les bactéries – appelés bactériophages, ou mangeurs de bactéries – provenaient de gènes bactériens, ceux-ci ayant (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique31" rel="directory">Biologie : Rétroaction de la vie et de la mort</a> <div class='rss_texte'><p>Dans un article de « La Recherche » de février 1999, Wolfram Zillig et Hans Peter Arnold intulé « Sur la piste des virus primordiaux – L'étude des virus de l'extrême éclaire la question des origines de la vie », les auteurs écrivaient notamment :</p> <p><i>« Les chercheurs ont longtemps pensé que les virus avaient pour origine des gènes cellulaires. Plus précisément, on pensait que les virus attaquant les bactéries – appelés bactériophages, ou mangeurs de bactéries – provenaient de gènes bactériens, ceux-ci ayant acquis leur indépendance vis-à-vis de la bactérie pour devenir des parasites obligatoires. Selon la même hypothèse, les virus attaquant les cellules eucaryotes auraient eu pour origine des gènes eucaryotes…. L'existence de caractéristiques spécifiques aux virus, comme certaines protéines d'enveloppes, des génomes sous forme d'ARN et des ARN-polymérases spéciales (enzyme catalyseur de la synthèse d'ARN) suggère au contraire qu'une partie au moins des virus n'ont pas la même origine que leurs cellules hôtes. Autrement dit, les bactériophages ne peuvent pas provenir entièrement de gènes bactériens. »</i></p> <h3 class="spip">Et si les virus étaient les ancêtres du vivant ?</h3> <p><i>Avertissement : pour nous, humains, les virus sont synonymes de maladies affectant les bactéries mais ne sont pas êtres vivants contrairement à elles. Les bactéries sont des unicellulaires alors que les virus ne possèdent pas de cellule et occupent des cellules vivantes dont ils détournent le fonctionnement, notamment pour en tirer leur énergie et se dupliquer. Eh bien, nous allons voir que les virus ne sont pas seulement des facteurs pathogènes non vivants et pas seulement des parasites du vivant mais les agents principaux des variations du vivant et peut-être même les bâtisseurs du vivant !</i></p> <p>On a longtemps cherché quelle pourrait bien être le mode de passage de l'inerte au vivant. Il faudrait trouver un être, ni vraiment vivant ni vraiment inerte, possédant déjà quelques attributs du vivant et qui, par son propre fonctionnement, aurait quelque raison de faire naître le vivant ! Il faudrait que cet être ait la capacité de construire la vie mais aussi que la vie ait la capacité de donner beaucoup plus de perspectives évolutives à cet être, afin que son intervention devienne le début de l'ère de l'évolution des espèces…</p> <p>Les virus répondent à toutes ces demandes. Ils sont constitués au minimum d'un acide nucléique (ADN ou ARN) englobé dans une capside de protéines. S'ils sont nés avant le vivant, ils possèdent déjà les acides nucléiques et les protéines !</p> <p>Quelle raison de penser qu'il ait eu un rôle dans la fabrique du vivant ? Eh bien d'abord sa capacité d'y pénétrer aisément et de faire fonctionner le vivant à son propre service. Le virus ne peut se multiplier qu'en entrant dans la cellule vivante qu'il fait alors fonctionner à son propre service, bénéficiant notamment de la production d'énergie de la cellule.</p> <p>Un obstacle à cette thèse : si les virus étaient apparus en premier, ils n'auraient pas pu se développer, devenir suffisamment nombreux, se diversifier sans l'aide du vivant. Les virus ne peuvent se multiplier qu'en utilisant l'équipement enzymatique d'une cellule vivante. D'autre part, les virus contiennent bien un acide nucléique, de l'ADN ou de l'ARN, mais pas les deux.</p> <p>Cependant, l'idée que les virus n'ont aucune capacité dynamique en dehors d'une cellule vivante et qu'ils n'ont jamais à la fois ARN et ADN est fausse. Il y a le contre-exemple des mimivirus (mimi et pas mini car ce sont les plus gros !). Au cours des dernières années, des entités intermédiaires ont en effet été découvertes : le mimivirus, infectant une amibe, possède dans son génome 1 200 gènes (davantage que certaines bactéries). Certains de ces gènes participeraient à la synthèse protéique et à des mécanismes de réparation de l'ADN. Il existe chez le mimivirus une trentaine de gènes présents habituellement chez les organismes cellulaires mais absents chez les virus. Le virus ATV d'archées présente lui aussi des caractéristiques étonnantes : ce virus en forme de citron présente la particularité de se modifier en dehors du contexte cellulaire par un mécanisme actif. Il est capable de s'allonger à chaque extrémité à une température de 80 °C, température à laquelle vit son hôte Acidianus à proximité des sources hydrothermales. Néanmoins organes et échanges cycliques, donc métabolisme, restent absents.</p> <p>Didier Raoult et Jean-Michel Claverie ont ainsi découvert le mimivirus : un virus géant à ADN (son génome étant deux fois plus long que le plus petit génome bactérien connu). La particularité de ce virus est qu'il peut produire des protéines impliquées dans la traduction de l'ARN en protéines (comme des enzymes chargeant des acides aminés sur des ARNt), il pourrait donc avoir pour ancêtres des virus plus anciens que la première cellule à ADN.</p> <p>Patrick Forterre avance même l'hypothèse que les virus seraient les premiers organismes à ADN. Mais lui pense que c'était à une époque où tout le vivant ne fonctionnait que sur la base de l'ARN. Mais c'est déjà un premier pas de découvrir que le premier ADN pourrait être celui du virus ! Il faudrait ensuite trouver dans le virus le premier ARN et le virus serait ainsi l'ancêtre du vivant !!!</p> <p>Le grand âge des virus a été souvent envisagé par les chercheurs qui écrivent : <i>« Il est possible que les virus soient très anciens, peut-être plus anciens que les bactéries les plus âgées. »</i></p> <p>Au début des années 2000, dans des amibes du genre Acanthamoeba, des chercheurs ont découvert un virus géant (Megaviridae) : le Mimivirus. Aussi grand et complexe que certaines bactéries, il a modifié la perception des virologistes quant aux limites supérieures de taille (sa longueur totale dépasse 0,7 micromètre) et de nombre de gènes du monde viral (il possède plus de 1 000 gènes).</p> <p>Dix ans plus tard, des chercheurs français publiaient (2013) la description de deux virus encore plus grands, et dont le génome est environ deux fois plus gros (en nombre de gènes) que les précédents virus géants découverts. Ces deux nouveaux virus géants ont été classés dans une catégorie créée pour eux (Pandoravirus) car ils ne sont pas apparentés aux virus connus et présentent même des caractéristiques inattendues :</p> <p>• leur diamètre approche le micron et dépasse le record de Megavirus chilensis ;</p> <p>• leur génome a une taille très supérieure à ce qui était connu : environ 2 500 gènes ; à titre de rappel, le génome de virus tels que ceux de la grippe ou de l'immunodéficience humaine ne contiennent qu'une dizaine de gènes ;</p> <p>• leur génome ne code qu'une infime part (6 %) des protéines habituellement produites par les autres virus connus ;</p> <p>• ils ne disposent pas des gènes nécessaires à la synthèse de la protéine de capside (la « brique de base » des capsides de virus normaux). L'analyse du protéome de Pandoravirus salinus a confirmé que les protéines qui le constituent sont bien celles que l'on peut prédire à partir de la séquence génomique virale.</p> <p>Le premier (Pandoravirus salinus) a été trouvé dans des sédiments marins prélevés au large du Chili et le second (Pandoravirus dulcis) dans une mare d'eau douce près de Melbourne (en Australie).</p> <p>Bien que présentant les caractères essentiels d'un virus (pas de ribosome, pas de division ni de production d'énergie), ils semblent d'un type tout à fait nouveau. Leur génome dépasse en taille celui de certains petits eucaryotes (cellules à noyau) parasites.</p> <p>Les Pandoravirus pourraient tout à fait être les pré-vivants…</p> <p>La vie cellulaire aurait donc pu émerger à partir de formes de vie pré-cellulaires plus variées que ce qu'on pensait.</p> <p>D'autre part, les virus jouent un rôle important de vecteur naturel dans les transferts de gène dits horizontaux (par opposition aux transferts dits verticaux de parent à descendant) entre différents individus et même différentes espèces, permettant un accroissement de diversité génétique, et la dissémination d'innovations génétiques au-delà de la descendance d'individu porteur d'une mutation génétique donnée.</p> <p>Cependant on conserve un peu l'ancien dogme : pas de dynamique du virus, pas de duplication et pas de développement sans pénétration et squat de la cellule vivante. Eh bien, on découvre alors que le virus peut entrer et squatter … un autre virus !</p> <p>Découvert en 2008, Sputnik est un cas à part capable d'infecter un autre virus (Mamavirus) appartenant à la classe des virus géants (génome de plus de 300 000 pb et taille supérieure à 0,2 μm). On connaît aussi d'autres virophages comme Mavirus associé à CroV (un virus géant infectant l'hôte eucaryote Cafeteria roenbergensis).</p> <p>Du point de vue de la biologie du développement, les mimivirus battent en brèche les définitions connues : ils sont de taille similaire à, par exemple, la bactérie Rickettsia conorii et ont aussi un génome qui peut être rapporté à celui des bactéries. Les gènes pour la synthèse des acides aminés ou nucléotides sont également inclus. En comparaison avec les virus connus, il est frappant de constater que même les quatre aminoacyl-ARNt synthétases peuvent être formées : l'arginine, la cystéine, la méthionine et la tyrosine. Sans un hôte, il reste cependant mauvais à la fois dans la biosynthèse des protéines et dans le métabolisme énergétique. Les mimivirus ne sont pas des cas isolés, mi-2010, Jean-Michel Claverie et Chantal Abergel découvrirent un autre géant : Megavirus chilensis. Sa capside mesure 440 nanomètres de diamètre, et les biologistes moléculaires y découvrirent 1,3 millions de paires de bases. Le mégavirus exprime même sept aminoacyl-ARNt-synthétases.</p> <p>Autre fait troublant, si les virus et les cellules vivantes partagent de nombreux éléments structuraux protéiniques, il existe aussi des éléments structuraux des protéines dans les virus que les cellules vivantes ne possèdent pas !</p> <p>Les écologues moléculaires se sont rendu compte de la présence massive des virus (ou plutôt de leurs particules, les virions, je reviendrai sur ce point) dans tous les environnements possibles et imaginables. Il est maintenant avéré que les particules virales sont partout beaucoup plus abondantes que les cellules (d'un facteur pouvant aller de 10 à 100) aussi bien dans les milieux liquides (océans, lacs, fleuves) que dans les biotopes terrestres, des plus chauds aux plus froids. Nous sommes nous-mêmes couverts et remplis de particules virales…</p> <p>Comme nous avons un peu tendance, nous humains, à être centrés sur notre petite personne, nous disons que l'homme, le singe, le mammifère, l'animal, le vivant sont des êtres principaux et que les virus sont seulement là pour nous embêter mais cette vision est peut-être en train de perdre la partie…</p> <p>En tout cas, l'ancien débat sur les virus (vivant ou non vivant, indépendants ou seulement parasites), est dépassé.</p> <p>Autre remarque, on a finalement trouvé de très anciens virus au sein même du génome et servant à son fonctionnement. Non seulement cela casse l'image purement pathogène des virus mais cela sous-entend que les virus seraient à l'origine de la formation du génome. De là à penser que les virus ont été à l'origine de la formation de la vie, il n'y a plus qu'un pas. On verra si la science le franchira finalement… ou pas !</p> <p>Certains biologistes suggèrent déjà que Pandoravirus, Mimivirus et Mégavirus pourraient être des survivants d'une forme de vie qui aurait été l'ancêtre des bactéries.</p> <p>Le fait que le Pandoravirus détienne un matériel génétique rare, en grande partie absent au sein du vivant, laisse à penser que c'est une forme très ancienne, origine de la vie…</p> <p>Et c'est passionnant de voir ainsi se reconstituer, malgré nos préjugés selon lesquels tout commence par les bactéries, un scénario qui expliquerait la formation du vivant. A moins qu'un autre scénario bouleverse encore la pensée humaine sur le vivant…</p> <p><a href="https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/12/30/la-saga-des-virus-geants-vers-une-explication-de-lapparition-de-la-vie/" class='spip_out' rel='external'>Lire la suite</a></p> <p> <a href="http://www.astrosurf.com/luxorion/bio-role-virus-evolution.htm" class='spip_out' rel='external'>Le rôle des virus</a></p> <h3 class="spip">Pour conclure :</h3> <p><i>« Tous les parasites connus (bactéries, animaux, végétaux) ont des ancêtres qui étaient libres. Le parasitage d'un hôte est une adaptation opportuniste. Au cours de cette adaptation le parasite – quel qu'il soit – perd petit à petit les caractéristiques et fonctions indispensables à la vie libre (indépendante). In fine, il ne ressemble pas du tout à ses ancêtres ou à ses proches « parents » de lignées n'ayant pas « choisi » cette voie d'adaptation. Ainsi nous pouvons prendre pour hypothèse que les virus ont considérablement simplifié leur statut original au point de devenir des ultra-parasites… Certains chercheurs ont émis l'hypothèse d'une évolution graduelle entre des virus indépendants (des prébactéries) vers des bactéries. Dans ce sens, Peter Ward, un chercheur de la NASA a publié en 2005, dans « Life as we do not know it », un arbre de filiation menant aux divers types de bactéries où la base est constituée par des virus différents. En 2015, une autre équipe, se basant sur les structures des protéines, a établi que les virus représentent bien une lignée du vivant distincte de celle des bactéries et des archées, dans « A phylogenomic data-driven exploration of viral origins and evolution » dans Science Advances par Nasir A. et Caetano-Anollès G. D'autres chercheurs ont émis l'hypothèse que les premières bactéries sont issues d'unions de formes virales indépendantes dans « Three RNA cells for ribosomal lineages and three DNA viruses to replicate their genomes : a hypothesis for the origin of cellular domain », dans Proceedings of the National Academy of Sciences (article de 2006 de Patrick Forterre). Les virologues marseillais, qui avaient découvert les virus géants, ont apporté une donnée intéressante concernant l'origine des virus : ils ont constaté en 2009 qu'un autre virus géant, qu'ils ont nommé « Marseillevirus », a pour génome un patchwork de gènes provenant d'autres virus, de bactéries et même de cellules animales. Ce génome s'est donc formé en copiant et unissant des informations prélevées dans son voisinage immédiat. Ainsi, au gré des rencontres d'hôtes (par parasitage ou symbiose), les virus peuvent soit incrémenter leur génome et devenir plus complexes, soit se débarrasser des éléments devenus inutiles et devenir plus simples. Ils auraient donc un pouvoir inné à copier, à associer, à unir et profiter de tout ce qu'offre leur hôte. Cet ensemble de découvertes récentes change le statut des virus : ce ne sont plus de simples automates chimiques greffés sur le vivant, ils font partie du monde vivant dont la définition doit tenir compte de ces formes opportunistes ! Un débat s'est engagé sur le rôle des virus dans l'avènement des premières formes vivantes. »</i></p> <p>« Comment la vie a commencé » de Alexandre Meinesz</p></div> Qu'est-ce que la barrière des espèces vivantes ? http://www.matierevolution.org/spip.php?article5387 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5387 2017-02-24T00:14:00Z text/html fr Robert Paris Qu'est-ce que la barrière des espèces vivantes ? L'hypothèse autrefois couramment admise qu'il existe une véritable barrière d'espèces est de plus en plus discutée. Elle a notamment été mise en cause par Chastel, qui a introduit le concept de réussite émergentielle chez les pathogènes émergents et pour les maladies émergentes. Ainsi pour C. Chastel, « La prétendue barrière d'espèce, censée nous protéger des virus issus du monde animal, domestique ou sauvage, apparaît de plus en plus comme un concept » et parmi (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique35" rel="directory">Evolution ou révolution des espèces ?</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Qu'est-ce que la barrière des espèces vivantes ?</h3> <p>L'hypothèse autrefois couramment admise qu'il existe une véritable barrière d'espèces est de plus en plus discutée. Elle a notamment été mise en cause par Chastel, qui a introduit le concept de réussite émergentielle chez les pathogènes émergents et pour les maladies émergentes. Ainsi pour C. Chastel, « La prétendue barrière d'espèce, censée nous protéger des virus issus du monde animal, domestique ou sauvage, apparaît de plus en plus comme un concept » et parmi les pathogènes zoonotiques qui semblent pouvoir assez facilement passer d'espèces animales à l'homme figurent quelques virus à fort potentiel pandémique :</p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/qu_est_ce_que_la_vie.880" class='spip_out' rel='external'>Qu'est-ce que la vie ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3473" class=''>L'espèce vivante, une catégorie dialectiquement contradictoire</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article50" class='spip_out' rel='external'>Evolution ou révolution des espèces ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4638" class=''>Les espèces séparées par des barrières infranchissables ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4307" class='spip_out' rel='external'>La grippe, un exemple de franchissement de la barrière des espèces</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3019" class='spip_out' rel='external'>Comment apparaît la nouveauté au sein du vivant</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article543" class='spip_out' rel='external'>L'ADN se contente-t-il de conserver l'espèce ?</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_notion_d_evolution.1287" class='spip_out' rel='external'>La notion d'espèce</a></p> <h3 class="spip">Darwin, dans « L'Origine des espèces » :</h3> <p>« Les naturalistes admettent généralement que les croisements entre espèces distinctes ont été frappés spécialement de stérilité pour empêcher qu'elles ne se confondent. Cette opinion, au premier abord, paraît très probable, car les espèces d'un même pays n'auraient guère pu se conserver distinctes, si elles eussent été susceptibles de s'entre-croiser librement. Ce sujet a pour nous une grande importance, surtout en ce sens que la stérilité des espèces, lors d'un premier croisement, et celle de leur descendance hybride, ne peuvent pas provenir , comme je le démontrerai, de la conservation de degrés successifs et avantageux de stérilité. La stérilité résulte de différences dans le système reproducteur des espèces parentes. On a d'ordinaire, en traitant ce sujet, confondu deux ordres de faits qui présentent des différences fondamentales et qui sont, d'une part, la stérilité de l'espèce à la suite d'un premier croisement, et, d'autre part, celle des hybrides qui proviennent de ces croisements. Le système reproducteur des espèces pures est, bien entendu, en parfait état, et cependant, lorsqu'on les entre-croise, elles ne produisent que peu ou point de descendants. D'autre part, les organes reproducteurs des hybrides sont fonctionnellement impuissants, comme le prouve clairement l'état de l'élément mâle, tant chez les plantes que chez les animaux, bien que les organes eux-mêmes, autant que le microscope permet de le constater , paraissent parfaitement conformés. Dans le premier cas, les deux éléments sexuels qui concourent à former l'embryon sont complets ; dans le second, ils sont ou complètement rudimentaires ou plus ou moins atrophiés. Cette distinction est importante, lorsqu'on en vient à considérer la cause de la stérilité, qui est commune aux deux cas ; on l'a négligée probablement parce que, dans l'un et l'autre cas, on regardait la stérilité comme le résultat d'une loi absolue dont les causes échappaient à notre intelligence. La fécondité des croisements entre variétés, c'est-à-dire entre des formes qu'on sait ou qu'on suppose descendues de parents communs, ainsi que la fécondité entre leurs métis, est, pour ma théorie, tout aussi importante que la stérilité des espèces ; car il semble résulter de ces deux ordres de phénomènes une distinction bien nette et bien tranchée entre les variétés et les espèces. Degrés de stérilité. Examinons d'abord la stérilité des croisements entre espèces, et celle de leur descendance hybride. Deux observateurs consciencieux, Kölreuter et Gärtner , ont presque voué leur vie à l'étude de ce sujet, et il est impossible de lire les mémoires qu'ils ont consacrés à cette question sans acquérir la conviction profonde que les croisements entre espèces sont, jusqu'à un certain point, frappés de stérilité. Kölreuter considère cette loi comme universelle, mais cet auteur tranche le nœud de la question, car , par dix fois, il n'a pas hésité à considérer comme des variétés deux formes parfaitement fécondes entre elles et que la plupart des auteurs regardent comme des espèces distinctes. Gärtner admet aussi l'universalité de la loi, mais il conteste la fécondité complète dans les dix cas cités par Kölreuter . Mais, dans ces cas comme dans beaucoup d'autres, il est obligé de compter soigneusement les graines, pour démontrer qu'il y a bien diminution de fécondité. Il compare toujours le nombre maximum des graines produites par le premier croisement entre deux espèces, ainsi que le maximum produit par leur postérité hybride, avec le nombre moyen que donnent, à l'état de nature, les espèces parentes pures. Il introduit ainsi, ce me semble, une grave cause d'erreur ; car une plante, pour être artificiellement fécondée, doit être soumise à la castration ; et, ce qui est souvent plus important, doit être enfermée pour empêcher que les insectes ne lui apportent du pollen d'autres plantes. Presque toutes les plantes dont Gärtner s'est servi pour ses expériences étaient en pots et placées dans une chambre de sa maison. Or , il est certain qu'un pareil traitement est souvent nuisible à la fécondité des plantes, car Gärtner indique une vingtaine de plantes qu'il féconda artificiellement avec leur propre pollen après les avoir châtrées (il faut exclure les cas comme ceux des légumineuses, pour lesquelles la manipulation nécessaire est très dif ficile), et la moitié de ces plantes subirent une diminution de fécondité. En outre, comme Gärtner a croisé bien des fois certaines formes, telles que le mouron rouge et le mouron bleu ( Anagallis ar <br /><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> vensis et Anagallis caerulea ), que les meilleurs botanistes regardent comme des variétés, et qu'il les a trouvées absolument stériles, on peut douter qu'il y ait réellement autant d'espèces stériles, lorsqu'on les croise, qu'il paraît le supposer . Il est certain, d'une part, que la stérilité des diverses espèces croisées diffère tellement en degré, et offre tant de gradations insensibles ; que, d'autre part, la fécondité des espèces pures est si aisément affectée par dif férentes circonstances, qu'il est, en pratique, fort difficile de dire où finit la fécondité parfaite et où commence la stérilité. On ne saurait, je crois, trouver une meilleure preuve de ce fait que les conclusions diamétralement opposées, à l'égard des mêmes espèces, auxquelles en sont arrivés les deux observateurs les plus expérimentés qui aient existé, Kölreuter et Gärtner . Il est aussi fort instructif de comparer — sans entrer dans des détails qui ne sauraient trouver ici la place nécessaire — les preuves présentées par nos meilleurs botanistes sur la question de savoir si certaines formes douteuses sont des espèces ou des variétés, avec les preuves de fécondité apportées par divers horticulteurs qui ont cultivé des hybrides, ou par un même horticulteur , après des expériences faites à des époques dif férentes. On peut démontrer ainsi que ni la stérilité ni la fécondité ne fournissent aucune distinction certaine entre les espèces et les variétés. Les preuves tirées de cette source offrent d'insensibles gradations, et donnent lieu aux mêmes doutes que celles qu'on tire des autres différences de constitution et de conformation. Quant à la stérilité des hybrides dans les générations successives, bien qu'il ait pu en élever quelques-uns en évitant avec grand soin tout croisement avec l'une ou l'autre des deux espèces pures, pendant six ou sept et même, dans un cas, pendant dix générations, Gärtner constate expressément que leur fécondité n'augmente jamais, mais qu'au contraire elle diminue ordinairement tout à coup. On peut remarquer , à propos de cette diminution, que, lorsqu'une déviation de structure ou de constitution est commune aux deux parents, elle est souvent transmise avec accroissement à leur descendant ; or, chez les plantes hybrides, les deux éléments sexuels sont déjà affectés à un certain degré. Mais je crois que, dans la plupart de ces cas, la fécondité diminue en vertu d'une cause indépendante, c'est-à-dire les croisements entre des individus très proches parents. J'ai fait tant d'expériences, j'ai réuni un ensemble de faits si considérable, prouvant que, d'une part, le croisement occasionnel avec un individu ou une variété distincte augmente la vigueur et la fécondité des descendants, et, d'autre part, que les croisements consanguins produisent l'ef fet inverse, que je ne saurais douter de l'exactitude de cette conclusion. Les expérimentateurs n'élèvent ordinairement que peu d'hybrides, et, comme les deux espèces mères, ainsi que d'autres hybrides alliés, croissent la plupart du temps dans le même jardin, il faut empêcher avec soin l'accès des insectes pendant la floraison. Il en résulte que, dans chaque génération, la fleur d'un hybride est généralement fécondée par son propre pollen, circonstance qui doit nuire à sa fécondité déjà amoindrie par le fait de son origine hybride. Une assertion, souvent répétée par Gärtner , fortifie ma conviction à cet égard ; il affirme que, si on féconde artificiellement les hybrides, même les moins féconds, avec du pollen hybride de la même variété, leur fécondité augmente très visiblement et va toujours en augmentant, malgré les effets défavorables que peuvent exercer les manipulations nécessaires. En procédant aux fécondations artificielles, on prend souvent, par hasard (je le sais par expérience), du pollen des anthères d'une autre fleur que du pollen de la fleur même qu'on veut féconder , de sorte qu'il en résulte un croisement entre deux fleurs, bien qu'elles appartiennent souvent à la même plante. En outre, lorsqu'il s'agit d'expériences compliquées, un observateur aussi soigneux que Gärtner a dû soumettre ses hybrides à la castration, de sorte qu'à chaque génération un croisement a dû sûrement avoir lieu avec du pollen d'une autre fleur appartenant soit à la même plante, soit à une autre plante, mais toujours de même nature hybride. L'étrange accroissement de fécondité dans les générations successives d'hybrides fécondés artificiellement , contrastant avec ce qui se passe chez ceux qui sont spontanément fécondés, pourrait ainsi s'expliquer , je crois, par le fait que les croisements consanguins sont évités. Passons maintenant aux résultats obtenus par un troisième expérimentateur non moins habile, le révérend W. Herbert. Il affirme que quelques hybrides sont parfaitement féconds, aussi féconds que les espèces-souches pures, et il soutient ses conclusions avec autant de vivacité que Kölreuter et Gärtner , qui considèrent, au contraire, que la loi générale de la nature est que tout croisement entre espèces distinctes est frappé d'un certain degré de stérilité. Il a expérimenté sur les mêmes espèces que Gärtner . On peut, je crois, attribuer la différence dans les résultats obtenus à la grande habileté d'Herbert en horticulture, et au fait qu'il avait des serres chaudes à sa disposition. Je citerai un seul exemple pris parmi ses nombreuses et importantes observations : « Tous les ovules d'une même gousse de Crinum capense fécondés par le Crinum revolutum ont produit chacun une plante, fait que je n'ai jamais vu dans le cas d'une fécondation naturelle. » Il y a donc là une fécondité parfaite ou même plus parfaite qu'à l'ordinaire dans un premier croisement opéré entre deux espèces distinctes. Ce cas du Crinum m'amène à signaler ce fait singulier , qu'on peut facilement féconder des plantes individuelles de certaines espèces de Lobelia , de Verbascum et de Passiflora avec du pollen provenant d'une espèce distincte, mais pas avec du pollen provenant de la même plante, bien que ce dernier soit parfaitement sain et capable de féconder d'autres plantes et d'autres espèces. Tous les individus des genres Hippeastrum et Corydalis , ainsi que l'a démontré le professeur Hildebrand, tous ceux de divers orchidées, ainsi que l'ont démontré MM. Scott et Fritz Müller , présentent cette même particularité. Il en résulte que certains individus anormaux de quelques espèces, et tous les individus d'autres espèces, se croisent beaucoup plus facilement qu'ils ne peuvent être fécondés par du pollen provenant du même individu. Ainsi, une bulbe d' Hippestrum aulicum produisit quatre fleurs ; Herbert en féconda trois avec leur propre pollen, et la quatrième fut postérieurement fécondée avec du pollen provenant d'un hybride mixte descendu de trois espèces distinctes ; voici le résultat de cette expérience : « les ovaires des trois premières fleurs cessèrent bientôt de se développer et périrent, au bout de quelques jours, tandis que la gousse fécondée par le pollen de l'hybride poussa vigoureusement, arriva rapidement à maturité, et produisit des graines excellentes qui germèrent facilement. » Des expériences semblables faites pendant bien des années par M. Herbert lui ont toujours donné les mêmes résultats. Ces faits servent à démontrer de quelles causes mystérieuses et insignifiantes dépend quelquefois la plus ou moins grande fécondité d'une espèce. Les expériences pratiques des horticulteurs, bien que manquant de précision scientifique, méritent cependant quelque attention. Il est notoire que presque toutes les espèces de Pelargonium , de Fuchsia de Calceolaria , de Petunia , de Rhododendron , etc., ont été croisées de mille manières ; cependant beaucoup de ces hybrides produisent régulièrement des graines. Herbert affirme, par exemple, qu'un hybride de Calceolaria integrifolia et de Calceolaria plantaginea , deux espèces aussi dissemblables qu'il est possible par leurs habitudes générales, « s'est reproduit aussi régulièrement que si c'eût été une espèce naturelle des montagnes du Chili ». J'ai fait quelques recherches pour déterminer le degré de fécondité de quelques rhododendrons hybrides, provenant des croisements les plus compliqués, et j'ai acquis la conviction que beaucoup d'entre eux sont complètement féconds. M. C. Noble, par exemple, m'apprend qu'il élève pour la greffe un grand nombre d'individus d'un hybride entre le Rhododendr on Ponticum et le Rhododendron Catawbiense , et que cet hybride donne des graines en aussi grande abondance qu'on peut se l'imaginer . Si la fécondité des hybrides convenablement traités avait toujours été en diminuant de génération en génération, comme le croit Gärtner , le fait serait connu des horticulteurs. Ceux-ci cultivent des quantités considérables des mêmes hybrides, et c'est seulement ainsi que les plantes se trouvent placées dans des conditions convenables ; l'intervention des insectes permet, en effet, des croisements faciles entre les différents individus et empêche l'influence nuisible d'une consanguinité trop rapprochée. On peut aisément se convaincre de l'efficacité du concours des insectes en examinant les fleurs des rhododendrons hybrides les plus stériles ; ils ne produisent pas de pollen et cependant les stigmates sont couverts de pollen provenant d'autres fleurs. On a ait beaucoup moins d'expériences précises sur les animaux que sur les plantes. Si l'on peut se fier à nos classifications systématiques, c'est-à-dire si les genres zoologiques sont aussi distincts les uns des autres que le sont les genres botaniques, nous pouvons conclure des faits constatés que, chez les animaux, des individus plus éloignés les uns des autres dans l'échelle naturelle peuvent se croiser plus facilement que cela n'a lieu chez les végétaux ; mais les hybrides qui proviennent de ces croisements sont, je crois, plus stériles. Il faut, cependant, prendre en considération le fait que peu d'animaux reproduisent volontiers en captivité, et que, par conséquent, il n'y a eu que peu d'expériences faites dans de bonnes conditions : le serin, par exemple, a été croisé avec neuf espèces distinctes de moineaux ; mais, comme aucune de ces espèces ne se reproduit en captivité, nous n'avons pas lieu de nous attendre à ce que le premier croisement entre elles et le serin ou entre leurs hybrides soit parfaitement fécond. Quant à la fécondité des générations successives des animaux hybrides les plus féconds, je ne connais pas de cas où l'on ait élevé à la fois deux familles d'hybrides provenant de parents dif férents, de manière à éviter les effets nuisibles des croisements consanguins. On a, au contraire, habituellement croisé ensemble les frères et les sœurs à chaque génération successive, malgré les avis constants de tous les éleveurs. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que, dans ces conditions, la stérilité inhérente aux hybrides ait été toujours en augmentant. Bien que je ne connaisse aucun cas bien authentique d'animaux hybrides parfaitement féconds, j'ai des raisons pour croire que les hybrides du Cervulus vaginalis et du Cervulus Recvesii , ainsi que ceux du Phasianus colchicus et du Phasianus torquatus , sont parfaitement féconds. M. de Quatrefages constate qu'on a pu observer à Paris la fécondité inter se , pendant huit générations, des hybrides provenant de deux phalènes ( Bombyx cynthia et Bombyx arrindia ). On a récemment affirmé que deux espèces aussi distinctes que le lièvre et le lapin, lorsqu'on réussit à les apparier , donnent des produits qui sont très féconds lorsqu'on les croise avec une des espèces parentes. Les hybrides entre l'oie commune et l'oie chinoise ( Anagallis cygnoides ), deux espèces assez dif férentes pour qu'on les range ordinairement dans des genres distincts, se sont souvent reproduits dans ce pays avec l'une ou l'autre des souches pures, et dans un seul cas inter se . Ce résultat a été obtenu par M. Eyton, qui éleva deux hybrides provenant des mêmes parents, mais de pontes dif férentes ; ces deux oiseaux ne lui donnèrent pas moins de huit hybrides en une seule couvée, hybrides qui se trouvaient être les petits-enfants des oies pures. Ces oies de races croisées doivent être très fécondes dans l'Inde, car deux juges irrécusables en pareille matière, M. Blyth et le capitaine Hutton, m'apprennent qu'on élève dans diverses parties de ce pays des troupeaux entiers de ces oies hybrides ; or, comme on les élève pour en tirer profit, là où au cune des espèces parentes pures ne se rencontre, il faut bien que leur fécondité soit parfaite.</p> <p>(…)</p> <p>Etudions maintenant avec un peu plus de détails les lois qui régissent la stérilité des premiers croisements et des hybrides. Notre but principal est de déterminer si ces lois prouvent que les espèces ont été spécialement douées de cette propriété, en vue d'empêcher un croisement et un mélange devant entraîner une confusion générale. Les conclusions qui suivent sont principalement tirées de l'admirable ouvrage de Gärtner sur l'hybridation des plantes. J'ai surtout cherché à m'assurer jusqu'à quel point les règles qu'il pose sont applicables aux animaux, et, considérant le peu de connaissances que nous avons sur les animaux hybrides, j'ai été surpris de trouver que ces mêmes règles s'appliquent généralement aux deux règnes. Nous avons déjà remarqué que le degré de fécondité, soit des premiers croisements, soit des hybrides, présente des gradations insensibles depuis la stérilité absolue jusqu'à la fécondité parfaite. Je pourrais citer bien des preuves curieuses de cette gradation, mais je ne peux donner ici qu'un rapide aperçu des faits. Lorsque le pollen d'une plante est placé sur le stigmate d'une plante appartenant à une famille distincte, son action est aussi nulle que pourrait l'être celle de la première poussière venue. A partir de cette stérilité absolue, le pollen des dif férentes espèces d'un même genre, appliqué sur le stigmate de l'une des espèces de ce genre, produit un nombre de graines qui varie de façon à former une série graduelle depuis la stérilité absolue jusqu'à une fécondité plus ou moins parfaite et même, comme nous l'avons vu, dans certains cas anormaux, jusqu'à une fécondité supérieure à celle déterminée par l'action du pollen de la plante elle-même. De même, il y a des hybrides qui n'ont jamais produit et ne produiront peut-être jamais une seule graine féconde, même avec du pollen pris sur l'une des espèces pures ; mais on a pu, chez quelques-uns, découvrir une première trace de fécondité, en ce sens que sous l'action du pollen d'une des espèces parentes la fleur hybride se flétrit un peu plus tôt qu'elle n'eût fait autrement ; or, chacun sait que c'est là un symptôme d'un commencement de fécondation. De cet extrême degré de stérilité nous passons graduellement par des hybrides féconds, produisant toujours un plus grand nombre de graines jusqu'à ceux qui atteignent à la fécondité parfaite. Les hybrides provenant de deux espèces difficiles à croiser , et dont les premiers croisements sont généralement très stériles, sont rarement féconds ; mais il n'y a pas de parallélisme rigoureux à établir entre la difficulté d'un premier croisement et le degré de stérilité des hybrides qui en résultent — deux ordres de faits qu'on a ordinairement confondus. Il y a beaucoup de cas où deux espèces pures, dans le genre Verbascum , par exemple, s'unissent avec la plus grande facilité et produisent de nombreux hybrides, mais ces hybrides sont eux-mêmes absolument stériles. D'autre part, il y a des espèces qu'on ne peut croiser que rarement ou avec une difficulté extrême, et dont les hybrides une fois produits sont très féconds. Ces deux cas opposés se présentent dans les limites mêmes d'un seul genre, dans le genre Dianthus , par exemple. Les conditions défavorables affectent plus facilement la fécondité, tant des premiers croisements que des hybrides, que celle des espèces pures. Mais le degré de fécondité des premiers croisements est également variable en vertu d'une disposition innée, car cette fécondité n'est pas toujours égale chez tous les individus des mêmes espèces, croisés dans les mêmes conditions ; elle paraît dépendre en partie de la constitution des individus qui ont été choisis pour l'expérience. Il en est de même pour les hybrides, car la fécondité varie quelquefois beaucoup chez les divers individus provenant des graines contenues dans une même capsule, et exposées aux mêmes conditions. On entend, par le terme d'affinité systématique, les ressemblances que les espèces ont les unes avec les autres sous le rapport de la structure et de la constitution. Or , cette affinité régit dans une grande mesure la fécondité des premiers croisements et celle des hybrides qui en proviennent. C'est ce que prouve clairement le fait qu'on n'a jamais pu obtenir des hybrides entre espèces classées dans des familles distinctes, tandis que, d'autre part, les espèces très voisines peuvent en général se croiser facilement. Toutefois, le rapport entre l'af finité systématique et la facilité de croisement n'est en aucune façon rigoureuse. On pourrait citer de nombreux exemples d'espèces très voisines qui refusent de se croiser , ou qui ne le font qu'avec une extrême difficulté, et des cas d'espèces très distinctes qui, au contraire, s'unissent avec une grande facilité. On peut, dans une même famille, rencontrer un genre, comme le Dianthus par exemple, chez lequel un grand nombre d'espèces s'entre-croisent facilement, et un autre genre, tel que le Silene , chez lequel, malgré les efforts les plus persévérants, on n'a pu réussir à obtenir le moindre hybride entre des espèces extrêmement voisines. Nous rencontrons ces mêmes différences dans les limites d'un même genre ; on a, par exemple, croisé les nombreuses espèces du genre Nicotiana beaucoup plus que les espèces d'aucun autre genre ; cependant Gärtner a constaté que la Nicotiana acuminata , qui, comme espèce, n'a rien d'extraordinairement particulier , n'a pu féconder huit autres espèces de Nicotiana , ni être fécondée par elles. Je pourrais citer beaucoup de faits analogues. Personne n'a pu encore indiquer quelle est la nature ou le degré des dif férences appréciables qui suf fisent pour empêcher le croisement de deux espèces. On peut démontrer que des plantes très dif férentes par leur aspect général et par leurs habitudes, et présentant des dissemblances très marquées dans toutes les parties de la fleur , même dans le pollen, dans le fruit et dans les cotylédons, peuvent être croisées ensemble. On peut souvent croiser facilement ensemble des plantes annuelles et vivaces, des arbres à feuilles caduques et à feuilles persistantes, des plantes adaptées à des climats fort différents et habitant des stations tout à fait diverses. Par l'expression de croisement réciproque entre deux espèces j'entends des cas tels, par exemple, que le croisement d'un étalon avec une ânesse, puis celui d'un âne avec une jument ; on peut alors dire que les deux espèces ont été réciproquement croisées. Il y a souvent des différences immenses quant à la facilité avec laquelle on peut réaliser les croisements réciproques. Les cas de ce genre ont une grande importance, car ils prouvent que l'aptitude qu'ont deux espèces à se croiser est souvent indépendante de leurs affinités systématiques, c'est-à-dire de toute différence dans leur organisation, le système reproducteur excepté. Kölreuter , il y a longtemps déjà, a observé la diversité des résultats que présentent les croisements réciproques entre les deux mêmes espèces. Pour en citer un exemple, la Mirabilis jalapa est facilement fécondée par le pollen de la Mirabilis longiflora , et les hybrides qui proviennent de ce croisement sont assez féconds ; mais Kölreuter a essayé plus de deux cents fois, dans l'espace de huit ans, de féconder réciproquement la Mirabilis longiflora par du pollen de la Mirabilis jalapa , sans pouvoir y parvenir . On connaît d'autres cas non moins frappants. Thuret a observé le même fait sur certains fucus marins. Gärtner a, en outre, reconnu que cette dif férence dans la facilité avec laquelle les croisements réciproques peuvent s'effectuer est, à un degré moins prononcé, très générale. Il l'a même observée entre des formes très voisines, telles que la Matthiola annua et la Matthiola glabra , que beaucoup de botanistes considèrent comme des variétés. C'est encore un fait remarquable que les hybrides provenant de croisements réciproques, bien que constitués par les deux mêmes espèces — puisque chacune d'elles a été successivement employée comme père et ensuite comme mère — bien que dif férant rarement par leurs caractères extérieurs, dif fèrent généralement un peu et quelquefois beaucoup sous le rapport de la fécondité. On pourrait tirer des observations de Gärtner plusieurs autres règles singulières ; ainsi, par exemple, quelques espèces ont une facilité remarquable à se croiser avec d'autres ; certaines espèces d'un même genre sont remarquables par l'énergie avec laquelle elles impriment leur ressemblance à leur descendance hybride ; mais ces deux aptitudes ne vont pas nécessairement ensemble. Certains hybrides, au lieu de présenter des caractères intermédiaires entre leurs parents, comme il arrive d'ordinaire, ressemblent toujours beaucoup plus à l'un d'eux ; bien que ces hybrides ressemblent extérieurement de façon presque absolue à une des espèces parentes pures, ils sont en général, et à de rares exceptions près, extrêmement stériles. De même, parmi les hybrides qui ont une conformation habituellement intermédiaire entre leurs parents, on rencontre parfois quelques individus exceptionnels qui ressemblent presque complètement à l'un de leurs ascendants purs ; ces hybrides sont presque toujours absolument stériles, même lorsque d'autres sujets provenant de graines tirées de la même capsule sont très féconds. Ces faits prouvent combien la fécondité d'un hybride dépend peu de sa ressemblance extérieure avec l'une ou l'autre de ses formes parentes pures.</p> <p>D'après les règles précédentes, qui régissent la fécondité des premiers croisements et des hybrides, nous voyons que, lorsque l'on croise des formes qu'on peut regarder comme des espèces bien distinctes, leur fécondité présente tous les degrés depuis zéro jusqu'à une fécondité parfaite, laquelle peut même, dans certaines conditions, être poussée à l'extrême ; que cette fécondité, outre qu'elle est facilement affectée par l'état favorable ou défavorable des conditions extérieures, est variable en vertu de prédispositions innées ; que cette fécondité n'est pas toujours égale en degré, dans le premier croisement et dans les hybrides qui proviennent de ce croisement ; que la fécondité des hybrides n'est pas non plus en rapport avec le degré de ressemblance extérieure qu'ils peuvent avoir avec l'une ou l'autre de leurs formes parentes ; et, enfin, que la facilité avec laquelle un premier croisement entre deux espèces peut être effectué ne dépend pas toujours de leurs affinités systématiques, ou du degré de ressemblance qu'il peut y avoir entre elles. La réalité de cette assertion est démontrée par la différence des résultats que donnent les croisements réciproques entre les deux mêmes espèces, car , selon que l'une des deux est employée comme père ou comme mère, il y a ordinairement quelque dif férence, et parfois une dif férence considérable, dans la facilité qu'on trouve à effectuer le croisement. En outre, les hybrides provenant de croisements réciproques dif fèrent souvent en fécondité. Ces lois singulières et complexes indiquent-elles que les croisements entre espèces ont été frappés de stérilité uniquement pour que les formes organiques ne puissent pas se confondre dans la nature ? Je ne le crois pas. Pourquoi, en effet, la stérilité serait elle si variable, quant au degré, suivant les espèces qui se croisent, puisque nous devons supposer qu'il est également important pour toutes d'éviter le mélange et la confusion ? Pourquoi le degré de stérilité serait-il variable en vertu de prédispositions innées chez divers individus de la même espèce ? Pourquoi des espèces qui se croisent avec la plus grande facilité produisent-elles des hybrides très stériles, tandis que d'autres, dont les croisements sont très dif ficiles à réaliser , produisent des hybrides assez féconds ? Pourquoi cette dif férence si fréquente et si considérable dans les résultats des croisements réciproques opérés entre les deux mêmes espèces ? Pourquoi, pourrait-on encore demander , la production des hybrides est-elle possible ? Accorder à l'espèce la propriété spéciale de produire des hybrides, pour arrêter ensuite leur propagation ultérieure par divers degrés de stérilité, qui ne sont pas rigoureusement en rapport avec la facilité qu'ont leurs parents à se croiser , semble un étrange arrangement. D'autre part, les faits et les règles qui précèdent me paraissent nettement indiquer que la stérilité, tant des premiers croisements que des hybrides, est simplement une conséquence dépendant de différences inconnues qui affectent le système reproducteur . Ces différences sont d'une nature si particulière et si bien déterminée, que, dans les croisements réciproques entre deux espèces, l'élément mâle de l'une est souvent apte à exercer facilement son action ordinaire sur l'élément femelle de l'autre, sans que l'inverse puisse avoir lieu. Un exemple fera mieux comprendre ce que j'entends en disant que la stérilité est une conséquence d'autres différences, et n'est pas une propriété dont les espèces ont été spécialement douées. L'aptitude que possèdent certaines plantes à pouvoir être gref fées sur d'autres est sans aucune importance pour leur prospérité à l'état de nature ; personne, je présume, ne supposera donc qu'elle leur ait été donnée comme une propriété spéciale , mais chacun admettra qu'elle est une conséquence de certaines différences dans les lois de la croissance des deux plantes. Nous pouvons quelquefois comprendre que tel arbre ne peut se greffer sur un autre, en raison de différences dans la rapidité de la croissance, dans la dureté du bois, dans l'époque du flux de la sève, ou dans la nature de celle-ci, etc. ; mais il est une foule de cas où nous ne saurions assigner une cause quelconque. Une grande diversité dans la taille de deux plantes, le fait que l'une est ligneuse, l'autre herbacée, que l'une est à feuilles caduques et l'autre à feuilles persistantes, l'adaptation même à différents climats, n'empêchent pas toujours de les greffer l'une sur l'autre. Il en est de même pour la greffe que pour l'hybridation ; l'aptitude est limitée par les affinités systématiques, car on n'a jamais pu greffer l'un sur l'autre des arbres appartenant à des familles absolument distinctes, tandis que, d'autre part, on peut ordinairement, quoique pas invariablement, gref fer facilement les unes sur les autres des espèces voisines et les variétés d'une même espèce. Mais, de même encore que dans l'hybridation, l'aptitude à la greffe n'est point absolument en rapport avec l'affinité systématique, car on a pu greffer les uns sur les autres des arbres appartenant à des genres différents d'une même famille, tandis que l'opération n'a pu, dans certains cas, réussir entre espèces du même genre. Ainsi, le poirier se gref fe beaucoup plus aisément sur le cognassier , qui est considéré comme un genre distinct, que sur le pommier , qui appartient au même genre. Diverses variétés du poirier se gref fent même plus ou moins facilement sur le cognassier ; il en est de même pour dif férentes variétés d'abricotier et de pêcher sur certaines variétés de prunier . De même que Gärtner a découvert des différences innées chez différents individus de deux mêmes espèces sous le rapport du croisement, de même Sageret croit que les différents individus de deux mêmes espèces ne se prêtent pas également bien à la greffe. De même que, dans les croisements réciproques, la facilité qu'on a à obtenir l'union est loin d'être égale chez les deux sexes, de même l'union par la gref fe est souvent fort inégale ; ainsi, par exemple, on ne peut pas greffer le groseillier à maquereau sur le groseillier à grappes, tandis que ce dernier prend, quoique avec difficulté, sur le groseillier à maquereau.</p> <p>(…)</p> <p>J'ai pensé, à une époque, et d'autres ont pensé comme moi, que la stérilité des premiers croisements et celle des hybrides pouvait provenir de la sélection naturelle, lente et continue, d'individus un peu moins féconds que les autres ; ce défaut de fécondité, comme toutes les autres variations, se serait produit chez certains individus d'une variété croisés avec d'autres appartenant à des variétés différentes. En effet, il est évidemment avantageux pour deux variétés ou espèces naissantes qu'elles ne puissent se mélanger avec d'autres, de même qu'il est, indispensable que l'homme maintienne séparées l'une de l'autre deux variétés qu'il cherche à produire en même temps. En premier lieu, on peut remarquer que des espèces habitant des régions distinctes restent stériles quand on les croise. Or , il n'a pu évidemment y avoir aucun avantage à ce que des espèces séparées deviennent ainsi mutuellement stériles, et, en conséquence, la sélection naturelle n'a joué aucun rôle pour amener ce résultat ; on pourrait, il est vrai, soutenir peut-être que, si une espèce devient stérile avec une espèce habitant la même région, la stérilité avec d'autres est une conséquence nécessaire. En second lieu, il est pour le moins aussi contraire à la théorie de la sélection naturelle qu'à celle des créations spéciales de supposer que, dans les croisements réciproques, l'élément mâle d'une forme ait été rendu complètement impuissant sur une seconde, et que l'élément mâle de cette seconde forme ait en même temps conservé l'aptitude à féconder la première. Cet état particulier du système reproducteur ne pourrait, en effet, être en aucune façon avantageux à l'une ou l'autre des deux espèces. Au point de vue du rôle que la sélection a pu jouer pour produire la stérilité mutuelle entre les espèces, la plus grande difficulté qu'on ait à surmonter est l'existence de nombreuses gradations entre une fécondité à peine diminuée et la stérilité. On peut admettre qu'il serait avantageux pour une espèce naissante de devenir un peu moins féconde si elle se croise avec sa forme parente ou avec une autre variété, parce qu'elle produirait ainsi moins de descendants bâtards et dégénérés pouvant mélanger leur sang avec la nouvelle espèce en voie de formation. Mais si l'on réfléchit aux degrés successifs nécessaires pour que la sélection naturelle ait développé ce commencement de stérilité et l'ait amené au point où il en est arrivé chez la plupart des espèces ; pour qu'elle ait, en outre, rendu cette stérilité universelle chez les formes qui ont été dif férenciées de manière à être classées dans des genres et dans des familles distincts, la question se complique considérablement. Après mûre réflexion, il me semble que la sélection naturelle n'a pas pu produire ce résultat. Prenons deux espèces quelconques qui, croisées l'une avec l'autre, ne produisent que des descendants peu nombreux et stériles ; quelle cause pourrait, dans ce cas, favoriser la persistance des individus qui, doués d'une stérilité mutuelle un peu plus prononcée, s'approcheraient ainsi d'un degré vers la stérilité absolue ? Cependant, si on fait intervenir la sélection naturelle, une tendance de ce genre a dû incessamment se présenter chez beaucoup d'espèces, car la plupart sont réciproquement complètement stériles. Nous avons, dans le cas des insectes neutres, des raisons pour croire que la sélection naturelle a lentement accumulé des modifications de conformation et de fécondité, par suite des avantages indirects qui ont pu en résulter pour la communauté dont ils font partie sur les autres communautés de la même espèce. Mais, chez un animal qui ne vit pas en société, une stérilité même légère accompagnant son croisement avec une autre variété n'entraînerait aucun avantage, ni direct pour lui, ni indirect pour les autres individus de la même variété, de nature à favoriser leur conservation. Il serait d'ailleurs superflu de discuter cette question en détail. Nous trouvons, en effet, chez les plantes, des preuves convaincantes que la stérilité des espèces croisées dépend de quelque principe indépendant de la sélection naturelle. Gärtner et Kölreuter ont prouvé que, chez les genres comprenant beaucoup d'espèces, on peut établir une série allant des espèces qui, croisées, produisent toujours moins de graines, jusqu'à celles qui n'en produisent pas une seule, mais qui, cependant, sont sensibles à l'action du pollen de certaines autres espèces, car le germe grossit. Dans ce cas, il est évidemment impossible que les individus les plus stériles, c'est-à-dire ceux qui ont déjà cessé de produire des graines, fassent l'objet d'une sélection. La sélection naturelle n'a donc pu amener cette stérilité absolue qui se traduit par un effet produit sur le germe seul. Les lois qui régissent les différents degrés de stérilité sont si uniformes dans le royaume animal et dans le royaume végétal, que, quelle que puisse être la cause de la stérilité, nous pouvons conclure que cette cause est la même ou presque la même dans tous les cas.</p> <p>A l'égard de la stérilité des hybrides chez lesquels les éléments sexuels ne sont qu'imparfaitement développés, le cas est quelque peu différent. J'ai plus d'une fois fait allusion à un ensemble de faits que j'ai recueillis, prouvant que, lorsque l'on place les animaux et les plantes en dehors de leurs conditions naturelles, leur système reproducteur en est très fréquemment et très gravement affecté. C'est là ce qui constitue le grand obstacle à la domestication des animaux. Il y a de nombreuses analogies entre la stérilité ainsi provoquée et celle des hybrides. Dans les deux cas, la stérilité ne dépend pas de la santé générale, qui est, au contraire, excellente, et qui se traduit souvent par un excès de taille et une exubérance remarquable. Dans les deux cas, la stérilité varie quant au degré ; dans les deux cas, c'est l'élément mâle qui est le plus promptement affecté, quoique quelquefois l'élément femelle le soit plus profondément que le mâle. Dans les deux cas, la tendance est jusqu'à un certain point en rapport avec les affinités systématiques, car des groupes entiers d'animaux et de plantes deviennent impuissants à reproduire quand ils sont placés dans les mêmes conditions artificielles, de même que des groupes entiers d'espèces tendent à produire des hybrides stériles. D'autre part, il peut arriver qu'une seule espèce de tout un groupe résiste à de grands changements de conditions sans que sa fécondité en soit diminuée, de même que certaines espèces d'un groupe produisent des hybrides d'une fécondité extraordinaire. On ne peut jamais prédire avant l'expérience si tel animal se reproduira en captivité, ou si telle plante exotique donnera des graines une fois soumise à la culture ; de même qu'on ne peut savoir , avant l'expérience, si deux espèces d'un genre produiront des hybrides plus ou moins stériles. Enfin, les êtres organisés soumis, pendant plusieurs générations, à des conditions nouvelles d'existence, sont extrêmement sujets à varier ; fait qui paraît tenir en partie à ce que leur système reproducteur a été affecté, bien qu'à un moindre degré que lorsque la stérilité en résulte. Il en est de même pour les hybrides dont les descendants, pendant le cours des générations successives, sont, comme tous les observateurs l'ont remarqué, très sujets à varier.</p></div> Algérie : où va l'argent du pétrole et du gaz ?!!! http://www.matierevolution.org/spip.php?article5444 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5444 2017-02-23T01:07:00Z text/html fr Robert Paris Bourgeois Algérie Comme ici les retraités algériens, nous, peuple travailleur d'Algérie, ne demandons pas l'aumône, nous voulons nos deux mille milliards de dollars qui nous ont été volés !!! Algérie : où va l'argent du pétrole et du gaz ?!!! L'Algérie fêtera le 24 février prochain l'anniversaire de la nationalisation de ses hydrocarbures de 1971 mais il manque à cet anniversaire le décompte des sommes accumulées… En effet, ni les investissements de recherche ni l'argent fourni à l'Etat algérien et celui donné aux compagnies (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory">08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE </a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot138" rel="tag">Algérie</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Comme ici les retraités algériens, nous, peuple travailleur d'Algérie, ne demandons pas l'aumône, nous voulons nos deux mille milliards de dollars qui nous ont été volés !!!</h3> <p> <span class='spip_document_8463 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH292/-3115-24925.jpg' width='500' height='292' alt="" style='height:292px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Algérie : où va l'argent du pétrole et du gaz ?!!!</h3> <p>L'Algérie fêtera le 24 février prochain l'anniversaire de la nationalisation de ses hydrocarbures de 1971 mais il manque à cet anniversaire le décompte des sommes accumulées… En effet, ni les investissements de recherche ni l'argent fourni à l'Etat algérien et celui donné aux compagnies étrangères ne suffisent à couvrir les recettes des hydrocarbures, recettes accumulées et argent détourné depuis 46 ans et dont nous entreprenons d'effectuer ici une estimation chiffrée !!!</p> <p>Le Sahara recèle les troisièmes réserves africaines de pétrole (12,2 milliards de barils) et un tiers des ressources gazières du continent (4500 milliards de mètres cubes).</p> <p>Pourtant, l'Algérie ne figure qu'en 96ème position au classement des Nations unies de l'indice de développement humain.</p> <p>Le désarroi des jeunes – la moitié des 36 millions d'habitants a moins de 19 ans – est à la mesure du taux de chômage et du manque de débouchés pour les diplômés, qui ne rêvent que de partir à Paris, Londres ou Montréal.</p> <p>Les statistiques sont accablantes : 23% de très pauvres et 43% de jeunes au chômage.</p> <p>L'argent a-t-il servi à acheter la paix sociale, comme le laisse entendre le gouvernement ?</p> <p>En juin dernier, une loi de finances complémentaire a gonflé les dépenses de l'Etat de 8 milliards d'euros pour maintenir les subventions aux denrées de base (des hausses de prix avaient déclenché des émeutes en janvier) et augmenter les salaires des agents de l'Etat. « Le gouvernement se vante de ses énormes réserves, alors les fonctionnaires réclament leur part », ironise Omar Belhouchet, directeur du quotidien indépendant « El Watan ». Le pouvoir utilise aussi sa cagnotte pour le logement (de grands ensembles sortent de terre autour de la capitale) mais cela ne suffit pas, selon un rapport de l'ONU : 1 million d'habitations seraient inoccupées ; on s'entasse à plusieurs familles par appartement dans les secteurs populaires, comme à Bab El Oued ; et les bidonvilles prolifèrent près du centre d'Alger, où des victimes du séisme de 2003 vivent toujours dans des baraquements.</p> <p>Aujourd'hui, le pays compte toujours parmi les plus dépensiers en matière militaire (6 milliards de dollars en 2011).</p> <p>La manne pétrolière est présentée comme essentiellement mangée par le budget de l'Etat (80% des recettes fiscales).</p> <p>Avant de se demander où va l'argent du gaz et du pétrole algérien, il convient de savoir à quelle fortune on peut estimer ces sommes tirées des richesses du sous-sol. Comme l'Etat algérien ne peut être considéré comme fiable dans ses déclarations à ce sujet, il faut se donner des moyens de compter qui viennent d'ailleurs que des statistiques de l'Etat algérien.</p> <p>Pour cela, comparons la productivité des gisements algériens et celle des gisements d'Arabie saoudite. On peut grossièrement considérer que la production d'hydrocarbures de l'Algérie représente environ un sixième de celle de l'Arabie saoudite pour le pétrole. Par exemple, le nombre de barils par jour en 2014 était de un million huit cent mille pour l'Arabie saoudite et de 300.000 pour l'Algérie. En 2013, on trouvait un million huit cents dix-neuf mille pour l'Arabie saoudite et trois cents soixante deux mille pour l'Algérie. Par contre, pour le gaz naturel, l'Algérie a une production très légèrement inférieure à celle de l'Arabie saoudite. En milliards de mètre cube de gaz, on trouve, par exemple en 2010, 87,7 pour l'Arabie saoudite contre 80,4 pour l'Algérie. Et même certains calculs donnent l'Algérie devant l'Arabie saoudite en ce qui concerne le gaz naturel : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_production_de_gaz_naturel" class='spip_out' rel='external'>voir ici</a></p> <p>Reste à compter le total de la fortune de la royauté saoudite et à diviser par deux ou par trois pour avoir un ordre de grandeur de la richesse de ceux qui ont détourné les richesses du sous-sol de l'Algérie…</p> <p>Le prince Walid Ibn Talal est l'homme le plus riche d'Arabie Saoudite avec une fortune estimée à 30 milliards de dollars. Les Fahd ont, ensemble, 40 milliards de dollars. Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, chef d'Etat possède 18,5 milliards. Le Prince Alwaleed a $16,3 Milliards de dollars. Il y a en tout 4000 princes du pétrole… On peut estimer que l'ensemble de la famille royale et des profiteurs saoudiens du pétrole possède en tout entre 3000 et 4000 milliards de dollars en gros. Divisé par deux ou trois, cela donne la fortune des possesseurs du gaz et du pétrole algérien : mille à deux mille milliards de dollars.</p> <p>Mais qui est-ce qui détient de telles sommes ? C'est l'Etat algérien prétend la classe dirigeante occulte d'Algérie !!!</p> <p>Certes, celle-ci peut affirmer qu'une partie de cet argent a été versé aux compagnies étrangères mais l'argument ne tient pas puisque c'est aussi le cas de l'Arabie saoudite à laquelle on a comparé les revenus algériens.</p> <p>Officiellement, les revenus du sous-sol appartiennent toujours à l'Etat algérien, depuis le 24 février 1971, date de la nationalisation du secteur des hydrocarbures…</p> <p>Les classes dirigeantes se plaignent bien entendu de la chute des cours, affirmant ainsi que l'Etat en devient endetté !</p> <p>Elles se plaignent des prix qu'imposent les compagnies occidentales.</p> <p>Depuis, les compagnies occidentales qui mettaient la pression sur l'Algérie pour obtenir des prix plus bas, Canada, Angleterre et USA prétendant être capables de récupérer assez de pétrole eux-mêmes et se passer de l'Algérie ont effectué inutilement un chantage à la baisse des prix du fait des propositions beaucoup plus favorables de la Chine. Le pétrole algérien est en train progressivement de revenir à la Chine, ce qui était déjà le cas des gros travaux de BTP.</p> <h3 class="spip">Les autorités algériennes affirment que 98% des revenus du pays proviennent des hydrocarbures mais cela ne signifie nullement que 98% des revenus des hydrocarbures reviennent au… pays !!!</h3> <p>En effet, où sont passés les mille à deux mille milliards de dollars ?!!!</p> <p>En 2010, l'Etat aurait plus de 150 milliards de dollars de réserves de change…</p> <p>La différence n'est pas une pécadille et elle pose question.</p> <p>On parle beaucoup en Algérie de « la rente pétrolière et gazière » mais nul ne sait le nom des rentiers…</p> <p>Bien entendu, l'Etat lui-même a prétendu dévoiler certains scandales de gestion de la Sonatrach mais les sommes en jeu sont dérisoires devant les vrais détournements.</p> <p> L'ancien PDG de la Sonatrach, Mohamed Meziane, ses deux fils, ainsi que de nombreux hauts responsables de la compagnie nationale algérienne de pétrole ont été condamnés en février 2016 au terme du procès algérien dit « Sonatrach 1 ».</p> <p>Une deuxième procédure a été ouverte en Italie, dans le sillage des commissions rogatoires envoyées par l'Algérie. Cette fois, les pistes mènent à Farid Bedjaoui, en fuite et aperçu pour la dernière fois à Dubaï, et à l'entourage du ministre de l'énergie de l'époque, Chakib Khelil. Les magistrats italiens accusent Bedjaoui d'avoir touché de la Saipem l'équivalent de 205 millions de dollars par l'intermédiaire de la compagnie Pearl Partners Ltd, domiciliée à Hongkong. Et le soupçonnent d'avoir arrosé de nombreux responsables algériens afin de faciliter l'obtention, par la Saipem, de huit contrats entre 2006 et 2009, pour 10 milliards de dollars : des centaines de kilomètres de pipelines et plusieurs usines de traitement.</p> <p>Tout cela est bien loin de nous permettre de retrouver les mille à deux mille milliards de « perdus » !!!</p> <p>La bourgeoisie algérienne a constitué son accumulation primitive sur le dos du peuple mais une fois qu'elle a accumulé, elle n'a plus voulu investir dans le pays exsangue qu'elle avait produit. La bourgeoisie nationale s'est ainsi contentée de prendre la succession du colonialisme en se chargeant d'exploiter la population et d'envoyer les résultats de cette exploitation hors des frontières. La population, elle, est restée piégée dans le cercle vicieux : sous-développement, endettement, dépendance, surexploitation, misère, chômage, dictature, corruption, bandes armées, etc... En guise d'indépendance nationale, faute d'indépendance économique avec le maintien de la vente à bas prix du gaz et du pétrole, l'achat d'industries “ clefs en main ” et celui de biens de consommation à la France essentiellement comme auparavant, la classe dirigeante algérienne n'a pu se gargariser de nationalisme qu'en changeant de mots, par l'arabisation de la langue. Ce nationalisme de l'illusoire, c'est justement celui dont les islamistes représentent l'exacerbation violente, l'utilisation politique de la religion par les intégristes concentrant en elle toutes les illusions déçues et tous les faux espoirs en reconstituant une indépendance abstraite, une grandeur théorique, celle d'empire déchu.</p> <p>Mais peut-on réellement parler d'une bourgeoisie algérienne ?</p> <p>Même en termes de bourgeoisie nationale, l'Algérie indépendante est un échec retentissant. C'est la caste des généraux qui a représenté, faute de mieux, cette couche visant à devenir une bourgeoisie. C'est elle qui a détourné les richesses du pays, sans pour autant oser dans un premier temps afficher sa volonté de s'en dire ouvertement la propriétaire.</p> <p>C'est elle qui a organisé l'exploitation de la population algérienne à un bout et son maintien par un encadrement dictatorial et les liens avec l'impérialisme à l'autre bout. Elle s'est ainsi imposée à tout un peuple et fait admettre par l'impérialisme comme bourgeoisie comprador, entièrement dépendante.</p> <p>Et, sous couvert du drapeau du socialisme au début comme sous l'idéologie capitaliste ensuite, elle a commencé à accumuler, à investir ses biens privés à l'étranger. Et, au fur et à mesure, ce sont les seuls intérêts de classe de ce qu'il faut bien appeler la bourgeoisie algérienne, car il n'y en a pas et il n'y en aura pas d'autre, qui ont déterminé de plus en plus les choix économiques, sociaux et politiques de l'Etat algérien.</p> <p>Masquée derrière les expressions volontairement confuses “ les décideurs ”, “ les généraux ” ou “ le pouvoir ”, cette toute petite fraction détient les leviers économiques et politiques et se donne les moyens de le faire fructifier et de le conserver. Ce sont les intérêts de cette classe exploiteuse face aux exploités qui reste déterminante dans les choix de l'Etat et des partis politiques bourgeois.</p> <p>La lutte de classe est déterminante en Algérie comme ailleurs même si tout le discours politique, du pouvoir comme de l'opposition, fait semblant de s'en abstraire en ne parlant que des institutions politiques pour éviter de montrer les intérêts de classe. Ils ne font ainsi qu'effacer la responsabilité de la bourgeoisie dans la catastrophe actuelle et semer des illusions sur un avenir possible pour le peuple algérien en restant dans le cadre du capitalisme.</p> <p>La population pauvre, elle, voit très bien les fortunes s'édifier sous ses yeux et elle en voit au moins les résultats en termes de villas de luxe, de yachts ou de grosses voitures, même si elle ne voit pas les investissements, essentiellement étrangers, ou le remplissage des coffres suisses. Cependant, politiquement, on continue à nous resservir la thèse selon laquelle en Algérie il n'y aurait ni bourgeoisie ni prolétariat, mais un seul peuple et pas de lutte de classe ! Cela au nom de la spécificité algérienne.</p> <p>Et effectivement, il y a bien une histoire originale qui a modelé une bourgeoisie particulière. La bourgeoisie algérienne est née de l'Etat. Elle est sortie du processus historique faible, divisée, dépendante, prévaricatrice, maffieuse. C'est une bourgeoisie d'Etat, une bureaucratie bourgeoise et souvent simplement des clans militaires qui en tient lieu et qui intervient dans l'économie en leu et place des grands commerçants, des grands financiers ou négociants. Bien que bénéficiant des rênes de l'économie et du pouvoir, cette bourgeoisie n'a pu prospérer que dans les limites définies par l'impérialisme, l'essentiel des revenus du gaz et du pétrole continuant d'enrichir d'abord la métropole avant de garnir les portefeuilles de quelques nantis algérien galonnés ou non.</p> <p>C'est à cette condition qu'une minorité dirigeante a pu être admise à la table des grands. Quant à la population pauvre, elle n'a pas eu son mot à dire, même au temps de l' “ autogestion ”. Il en est résulté une bourgeoisie qui se cache, qui n'ose pas dire son nom, qui pratique le partage des revenus en catimini et qui n'a toujours pas, près de quarante ans après l'indépendance et vingt ans après la fin du “ socialisme ”, osé affirmer qu'elle détenait en propriété privée les revenus du gaz et du pétrole. Or qu'est la bourgeoisie sans la propriété privée ? Que serait Bouygues sans la propriété de la société Bouygues ? Ce sont les conditions particulières de l'indépendance et non les velléités socialistes de ses dirigeants qui ont causé cette particularité : un état bourgeois sans bourgeoisie nationale.</p> <p>Contrairement à la plupart des pays nouvellement indépendants, l'Algérie n'avait pas à sa naissance de bourgeoisie algérienne même embryonnaire, constituée à l'époque coloniale. La France n'avait formé de petite bourgeoisie locale aisée que parmi la population pied noir. Les sacrifices énormes d'une lutte de libération nationale longue et meurtrière ont été exclusivement le fait des couches pauvres de la population. Il était du coup difficile à l'indépendance d'annoncer, en plus de la confiscation du pouvoir par une bande armée extérieure à la lutte, la confiscation des richesses du pays par une minorité qui se serait autoproclamé nouvelle bourgeoisie, possédant en privé les ressources et particulièrement le gaz et le pétrole. C'est de là qu'est venu la nécessité du “ socialisme algérien ”.</p> <p>Qu'en était-il du socialisme algérien ? C'est au nom du socialisme que l'on a muselé les aspirations sociales du peuple algérien, tous ceux qui revendiquaient étant accusés de vouloir défendre un intérêt particulier au moment où il fallait tout sacrifier à l'intérêt général appelé intérêt national. Une génération allait, paraît-il se sacrifier pour assurer l'avenir de ses enfants.</p> <p>Les adversaires de ce nationalisme ne pouvaient qu'être dénoncés comme agents du colonialisme et pourchassés par les organisations de masse constituées d'en haut par le pouvoir et qui encadraient toute la population : organisations de jeunes, de femmes, organisation syndicale unique UGTA et bien sûr parti unique FLN. L'étatisme, le parti unique, l'encadrement des masses, l'industrialisation lourde au dépens des biens de consommation et la perspective fallacieuse du développement autocentré n'ont pu apparaître comme du socialisme qu'à cause de la mythique stalinienne du “ socialisme dans un seul pays ” reprise ensuite par la Chine de Mao dans sa version tiers-mondiste. Ces illusions nationales petites bourgeoises n'ont rien à voir avec les thèses qui étaient celles du mouvement ouvrier communiste révolutionnaire, celui de Lénine et de Trotsky ou celui de Marx : bâtir une société libérée de l'exploitation en renversant l'impérialisme et le capitalisme et non en coexistant avec lui sur une petite bande de terre. Même si le nationalisme des pays sous-développé a dû s'imposer aux anciennes puissances coloniales, il n'est pas l'ennemi mortel du capitalisme et se développe même sous son égide comme la petite bourgeoisie sous la protection et sous la coupe de la grande.</p> <p>C'est la classe ouvrière internationale qui représente le véritable ennemi de la domination capitaliste du monde mais ces nationalistes ont bien pris garde de ne pas organiser cette classe sociale opprimée car si elle triomphait, leurs aspirations à exploiter elles-mêmes “ leur peuple ” ne seraient plus seulement limitées par l'impérialisme mais détruites définitivement par la fin de l'exploitation. C'est ainsi que le nationalisme est bien plus un ennemi mortel du prolétariat communiste que de l'impérialisme.</p> <p>L'Algérie de l'indépendance ou celle du lancement de l'“ autogestion ” n'avaient rien de socialistes. Elles ne concevaient nullement de donner le pouvoir aux travailleurs organisés en comité. Le pouvoir avait été mis en place bien avant l'indépendance, en dehors de toute décision populaire. La seule mobilisation des masses que concevait le nouveau régime était celle en vue de la production. La mobilisation des énergies des ouvriers et des paysans pauvres officiellement au nom de la construction nationale et réellement en vue de vendre cette force de travail sur le marché mondial.</p> <p>L'idéologie socialiste du nouveau régime, s'abreuvant jusqu'à la nausée des mots de “ masses populaires ”ou de “ peuple ”, visait seulement à imposer aux classes populaires la solidarité avec la politique suivie, l'acceptation des sacrifices et des efforts. Les travailleurs étaient politiquement désarmés, aucune organisation n'ayant choisi de remettre en cause l'objectif officiel de la classe dirigeante algérienne et dire en clair que tous ces efforts visaient à l'accumulation primitive d'une bourgeoisie exploiteuse. Le nationalisme visait d'abord et avant tout à gommer officiellement l'existence même d'intérêts de classe, en prétendant qu'ils étaient dépassés par l'intérêt national. Dans ces conditions, le simple fait de revendiquer des améliorations des conditions de travail était considéré comme irresponsable pour ne pas dire anti-national et les ouvriers et les paysans n'avaient aucun droit de s'organiser de manière indépendante du pouvoir, même pas au plan syndical. Ce qui était intitulé syndicat d'ouvriers ou syndicat de paysans n'était rien d'autre qu'une création d'en haut du pouvoir. La grève ou l'action politique des travailleurs était présentée comme un crime contre l'intérêt collectif et contre l'Etat.</p> <p>Officiellement, les masses populaires étaient au pouvoir et tous les sacrifices demandés à la population et celui de leur liberté en particulier était fait officiellement au nom des masses. Avec l'industrialisation, c'est directement la classe ouvrière qui a été présentée par la régime comme la principale bénéficiaire alors qu'elle qui payait elle aussi le prix de cette construction. C'est ce que l'on a fait croire aux paysans paupérisés, obligés d'immigrer ou de peupler des bidonvilles. Avec l'aide du “ syndicat ouvrier ” UGTA courroie de transmission du régime, on a propagé ce mythe qui dure encore selon lequel les travailleurs sont, en Algérie, des privilégiés, des profiteurs de la rente et, comme tels, contribuent avec la bureaucratie d ‘Etat à détourner les richesses du pays. Le produit d'efforts de millions d'hommes et de femmes pour lutter contre l'impérialisme puis d'efforts pour bâtir un avenir un peu plus heureux pour leurs enfants a donné un terrible bilan : quelques îlots de fortune dans un océan de misère. Ce résultat n'est ni un accident, ni un détournement du projet nationaliste : il en est le direct produit.</p> <p>Les nationalistes ne combattaient l'impérialisme et son exploitation du peuple algérien que dans la mesure où ils revendiquaient une part du gâteau : le droit d'exploiter eux-mêmes leurs nationaux. Ils ont obtenu ce qu'ils revendiquaient à condition de se charger eux-mêmes de faire la police pour maintenir les opprimés dans le rang, le colonialisme s'étant difficilement convaincu qu'il n'en était plus capable.</p> <p>Le but de l' ”industrie industrialisante ” ne pouvait pas être de construire une société d'un autre type que le capitalisme. Les dirigeants algériens pas plus que les autres nationalistes ne voulaient contester la domination impérialiste sur le monde et d'ailleurs ils n'ont jamais placé leur combat sur le plan international autrement que pour y être reconnus par les puissants. Au contraire, ils prétendaient construire une économie nationale commerçant “ librement ” avec le capital mondial.</p> <p>En système capitaliste, c'est le plus librement du monde que l'on est assujetti aux possesseurs de capitaux qui fixent eux-mêmes les prix des marchandises. Et ils ont ainsi fixé celui du gaz et du pétrole. Avec les devises ainsi retirées, il ne suffisait pas de bâtir des usines pour vendre à l'extérieur. La production en vue de la satisfaction des besoins des masses populaires n'était lui qu'un slogan. L'objectif des dirigeants était la production massive en vue de la vente Encore faut-il trouver acheteur. Le marché mondial est déjà attribué et devant un marché national misérable, le projet des nationalistes ne pouvait que déboucher sur une impasse. Il n'y a pas aujourd'hui de place pour le lancement d'une nouvelle bourgeoisie comme au 18e et 19e siècle.</p> <p>Le socialisme du discours n'a servi qu'à cacher toutes ces contradictions d'une bourgeoisie venue trop tard dans un monde où la classe qui peut faire avancer les choses n'est pas la petite bourgeoisie et n'est plus la bourgeoisie et où le développement capitaliste n'est plus un espoir mais un cauchemar !</p> <p>Dans ces conditions qui sont toutes fondamentalement déstabilisantes, le pouvoir algérien n'a ni la stabilité d'une classe capitaliste reconnue de longue date par la propriété privée des moyens de production ni la popularité que lui avait donnée momentanément la lutte anticoloniale d'indépendance. L'impopularité de la classe dirigeante militaire est d'autant plus grande que, face à la misère populaire, elle a cherché à cacher de moins en moins sa fortune éclatante et écrasante. Il est de moins en moins secret que des Algériens liés aux clans militaires sont devenus milliardaires en détournant l'argent des hydrocarbures alors qu'officiellement ces derniers sont toujours propriété du peuple algérien, la privatisation du gaz et du pétrole n'ayant jamais pu être vraiment osée par le pouvoir militaire. Bien sûr, on est très loin du « socialisme » officiel des premières années du régime après l'indépendance, mais on est aussi très loin de pouvoir affirmer que tel ou tel oligarque est propriétaire de tel complexe gazier et pétrolier comme en Russie.</p> <p>Nul ne croit plus que le pouvoir algérien, que l'armée algérienne, que le régime politique soit « celui de tout le peuple algérien » comme il le prétendait jusqu'en 1988, jusqu'aux massacres et aux tortures de masse contre la jeunesse algérienne soulevée d'Octobre et aussi jusqu'aux massacres des années de guerre civile.</p> <p>Nul ne peut croire que le développement de l'économie et du pays, les dépenses d'infrastructures et d'investissements en Algérie soient l'explication de la disparition de milliers de milliards de dollars, même avec un realtif accroissement de ces dépenses pour éviter que les révolutions gagnent l'Algérie.</p> <p>Le gaz et le pétrole ne forment que 60% des revenus de l'Etat et cela ne nous dit rien sur les sommes accumulées depuis l'indépendance.</p> <p>L'état algérien a engrangé, entre 1999-2014, près de 750 milliards de dollars de recettes d'exportations d'hydrocarbures, selon les chiffres de différentes sources (Sonatrach, Banque d'Algérie, Banque Mondiale et FMI). Mais les véritables recettes aux mains d'Algériens sont sans doute deux à trois fois supérieures dans le même temps. Où passe la différence ?</p> <p>D'à peine 20 milliards de dollars en 2000, les recettes étatiques tirées des exportations d'hydrocarbures ont atteint des pics de 76,9 milliards de dollars en 2008 et plus de 71,5 milliards en 2011 et 2012. Mais ce n'est qu'une petite partie des sommes réelles et où sont passées les sommes anciennes ? On ne les a pas jetées dans un trou pour les brûler !!!</p> <p>C'est pour camoufler tous ces milliers de milliards de dollars qu'on a réprimé les jeunes, les femmes et les travailleurs en 1988, durant la guerre contre les civils, en 2001 et dans les multiples autres révoltes qu'a connu le pays.</p> <p>Seule la révolution prolétarienne peut faire la lumière sur ce détournement massif de richesses et faire rendre gorge aux voleurs !!! <span class='spip_document_8464 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH279/-3116-4736e.jpg' width='500' height='279' alt="" style='height:279px;width:500px;' /></span></p></div> L'étonnante histoire des ours http://www.matierevolution.org/spip.php?article5436 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5436 2017-02-22T00:00:00Z text/html fr Robert Paris L'étonnante histoire des ours On a trop tendance, nous les humains, à penser la planète comme une planète des hommes et un petit tour dans le monde des ours ne peut qu'aider à cesser de se polariser sur soi-même. Les ours ont une histoire qui est ancienne et continue d'évoluer et de créer de nouvelles espèces sous nos propres yeux !!! Ils ont évolué et donné des espèces diverses qui coexistent sur la planète, qui parfois vivent sur un même territoire et même qui peuvent parfois avoir des enfants issus de (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique35" rel="directory">Evolution ou révolution des espèces ?</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8430 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L273xH184/-3089-85435.jpg' width='273' height='184' alt="" style='height:184px;width:273px;' /></span></p> <h3 class="spip">L'étonnante histoire des ours</h3> <p>On a trop tendance, nous les humains, à penser la planète comme une planète des hommes et un petit tour dans le monde des ours ne peut qu'aider à cesser de se polariser sur soi-même.</p> <p>Les ours ont une histoire qui est ancienne et continue d'évoluer et de créer de nouvelles espèces sous nos propres yeux !!! Ils ont évolué et donné des espèces diverses qui coexistent sur la planète, qui parfois vivent sur un même territoire et même qui peuvent parfois avoir des enfants issus de croisements, ce qui permet de dépasser les idées fausses (trop rigides) sur les espèces ! Les espèces d'ours ne sont pas nées en même temps, sont apparues ou ont disparu à de multiples époques diverses. Leur histoire est très loin d'un long fleuve tranquille : apparitions d'espèces, disparitions d'espèces, croisements, nombreuses difficultés dont les pandas donnent un exemple avec une véritable révolution dans les mœurs (abandon de la vie carnivore et adoption de la vie herbivore) et de grandes difficultés de procréation.</p> <h3 class="spip">Tout d'abord l'ours dans l'imaginaire des hommes</h3> <p><span class='spip_document_8453 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH417/-3107-2d76b.jpg' width='500' height='417' alt="" style='height:417px;width:500px;' /></span></p> <p><span class='spip_document_8396 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3058-c62bf.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8399 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH295/-3060-d989e.jpg' width='500' height='295' alt="" style='height:295px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8400 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH400/-3061-57693.jpg' width='350' height='400' alt="" style='height:400px;width:350px;' /></span><span class='spip_document_8401 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH300/-3062-6d509.jpg' width='300' height='300' alt="" style='height:300px;width:300px;' /></span><span class='spip_document_8402 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L213xH145/-3063-97150.jpg' width='213' height='145' alt="" style='height:145px;width:213px;' /></span><span class='spip_document_8403 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L150xH201/-3064-df290.jpg' width='150' height='201' alt="" style='height:201px;width:150px;' /></span><span class='spip_document_8404 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3065-0e523.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8416 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L275xH183/-3076-1ed2b.jpg' width='275' height='183' alt="" style='height:183px;width:275px;' /></span><span class='spip_document_8417 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L381xH600/-3077-23831.jpg' width='381' height='600' alt="" style='height:600px;width:381px;' /></span><span class='spip_document_8418 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3078-00ecb.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8419 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-3079-630cb.jpg' width='259' height='194' alt="" style='height:194px;width:259px;' /></span><span class='spip_document_8420 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH245/-3080-b58be.jpg' width='400' height='245' alt="" style='height:245px;width:400px;' /></span></p> <h3 class="spip">Répartition des espèces d'ours sur la planète</h3> <p><span class='spip_document_8405 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH249/-221-759fb.jpg' width='500' height='249' alt="" style='height:249px;width:500px;' /></span> <a href="https://pcd.wikipedia.org/wiki/Fichier:Map_of_Bear_species_distribution.png" class='spip_out' rel='external'>Légende de la carte</a></p> <p><span class='spip_document_8443 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH376/-3100-996d0.jpg' width='500' height='376' alt="" style='height:376px;width:500px;' /></span></p> <p>• Grand panda ou Ailuropoda melanoleuca</p> <p><span class='spip_document_8446 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L415xH252/-3103-c6afc.jpg' width='415' height='252' alt="" style='height:252px;width:415px;' /></span></p> <p>• Ours malais ou Helarctos malayanus</p> <p><span class='spip_document_8439 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3097-38406.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span></p> <p>• Ours lippu ou Melursus ursinus</p> <p><span class='spip_document_8441 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-3098-894f4.jpg' width='500' height='335' alt="" style='height:335px;width:500px;' /></span></p> <p>• Ours à lunettes ou Tremarctos ornatus</p> <p><span class='spip_document_8442 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH376/-3099-acdbd.jpg' width='500' height='376' alt="" style='height:376px;width:500px;' /></span></p> <p>• Ours noir d'Amérique ou Ursus americanus</p> <p><span class='spip_document_8440 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH383/-3096-7e877.jpg' width='500' height='383' alt="" style='height:383px;width:500px;' /></span></p> <p>• Ours à collier (ours noir asiatique) ou Ursus thibetanus</p> <p><span class='spip_document_8448 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3105-1a595.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span></p> <p>• Ours brun ou Ursus arctos</p> <p><span class='spip_document_8445 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH187/-3102-f04f8.jpg' width='269' height='187' alt="" style='height:187px;width:269px;' /></span></p> <p>• Ours blanc ou Ursus maritimus</p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ursidae" class='spip_out' rel='external'>La famille des Ours, ou ursidés</a></p> <p>Il y a actuellement huit espèces d'ours dans le monde :</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours noir d'Amérique ou Ursus americanus, familièrement appelé « baribal » (900.000 individus, exclusivement en Amérique du nord)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours à lunettes ou Tremartos ornatus, familièrement appelé « ukumari » (10.000 individus, exclusivement sur la cordillère des Andes à l'ouest de l'Amérique du sud)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours brun ou Ursus arctos, connu pour pour la sous-espèce des USA, familièrement appelée « grizzli » (200.000 individus, dans tout le nord de la planète du Canada au Kamtchatka, de la Sibérie à la Chine). En fait, il y a de nombreuses sous-espèces dont Ursus arctos arctos ou ours brun d'Europe, Ursus arctos crowtheri ou ours de l'Atlas (éteint), Ursus arctos horribilis ou grizzly, Ursus arctos isabellinus ou ours isabelle, Ursus arctos marsicanus ou ours brun de l'Apennin, Ursus arctos middendorffi ou ours kodiak, Ursus arctos nelsoni ou grizzly mexicain (probablement éteint), Ursus arctos pruinosus ou ours bleu du Tibet, Ursus arctos stickeenensis, Ursus arctos syriacus ou ours brun de Syrie.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours blanc ou Ursus maritimus, familièrement appelé « ours polaire » (25.000 individus, dans la zone du cercle polaire)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours à collier ou Ursus thibetanus, familièrement appelé « ours de lune » (50.000 individus, surtout au Tibet, en Chine, au Kamchatka et au Japon)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours lippu ou Melursus ursinus, familièrement appelé « balou » (20.000 individus, exclusivement en Inde)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> l'ours malais ou Ursus malayanus, familièrement appelé « ours du soleil » ou « ours des cocotiers » (10.000 individus, en Malaisie, à Sumatra, à Kalimantan et en Thaïlande)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> le grand panda ou Ailuropoda mélanoleuca, familièrement appelé « chat ours » en Chine (1800 individus, exclusivement en Chine)</p> <h3 class="spip">En savoir plus sur les différentes espèces d'ours :</h3> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_noir" class='spip_out' rel='external'>Ours noir</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_brun" class='spip_out' rel='external'>Ours brun ou Ursus arctos</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_blanc" class='spip_out' rel='external'>Ours blanc ou Ursus maritimus</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Panda_g%C3%A9ant" class='spip_out' rel='external'>Grand panda</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_lippu" class='spip_out' rel='external'>Ours lippu</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_malais" class='spip_out' rel='external'>Ours malais</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_%C3%A0_lunettes" class='spip_out' rel='external'>Ours à lunettes</a></p> <p><span class='spip_document_8454 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH359/-3106-1b803.jpg' width='500' height='359' alt="" style='height:359px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Les ours ont une histoire</h3> <p>Dans le cas de l'évolution des espèces d'ours, on connaît l'ancêtre commun qui est issu des ours lippus, il y a environ trente cinq millions d'années.</p> <p><span class='spip_document_8456 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH276/-3109-4cd54.jpg' width='400' height='276' alt="" style='height:276px;width:400px;' /></span></p> <p>Cela ne signifie pas que ces espèces d'ours ne puissent pas avoir des enfants et hybrider ! Par exemple, le « grolar » n'est pas une insulte mais un croisement de l'ours polaire et de l'ours brun grizzly !</p> <p>Les zoologistes estimaient qu'ours polaire et grizzly s'étaient différenciés en espèces distinctes il y a quelque deux millions d'années, or les premières analyses génomiques réalisées sur l'ADN mitochondrial ont révélé une séparation beaucoup plus récente, il y a environ 150 000 ans.</p> <p>De nouvelles analyses d'ADN du noyau des cellules montrent pour leur part une séparation il y a 600 000 ans. Apparente contradiction. L'ADN mitochondriale est uniquement transmis par les femelles alors que l'ADN nucléaire provient des deux parents. La contradiction peut donc s'expliquer facilement précise Hervé Le Guyader si une toute petite population d'ours polaires mâles s'est hybridée avec des ours brun femelles il y a 150 000 ans. A cette époque en effet un réchauffement climatique est observé par les climatologues. La population d'ours polaire a donc pratiquement disparu, quelques mâles se sont hybridés avec des femelles grizzli et à la période glaciaire suivante une population entière a pu reconquérir la banquise.</p> <p>En d'autres termes, les ours polaire actuels sont tous descendants d'hybrides (on retrouve d'ailleurs des traces d'ADN d'ours polaire dans le génome nucléaire de grizzly) et c'est grâce à cette hybridation si cet animal extraordinaire existe encore. Le chameau adapté au climat polaire lui n'a pas eu la même chance ajoute Hervé Le Guyader qui conclut qu'on recense plus de 26 espèces capables de telles hybridations.</p> <p>Il est donc important de protéger les pizzly, hybrides d'ours polaires et de grizzly, même si personne ne peut dire s'il sauveront ou non le futur d'un ours polaire</p> <p><span class='spip_document_8461 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-3113-7e36c.jpg' width='500' height='281' alt="" style='height:281px;width:500px;' /></span></p> <p><a href="http://recherchespolaires.inist.fr/?Du-nouveau-sur-la-phylogenie-de-l" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours blanc</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article720" class='spip_out' rel='external'>Histoire du panda, Stephen Jay Gould</a></p> <p><a href="http://www.manimalworld.net/pages/ursides/ours-brun.html" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours brun</a></p> <p><a href="http://www.manimalworld.net/pages/ursides/ours-lippu.html" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours lippu</a></p> <p><a href="http://www.ursides.com/Ours_malais.html" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours malais</a></p> <p><a href="https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/grands-mammiferes/grolar-ou-pizzly-engendre-par-l-ours-polaire-et-le-grizzly-une-nouvelle-espece_107231" class='spip_out' rel='external'>Histoire d'une nouvelle espèce d'ours en train d'apparaître</a></p> <p>Après avoir été longtemps cherché comme une espèce d'humain, le yêti s'est révélé être une espèce d'ours noir d'Asie en voie de disparition appelée ours bleu et qui a été vu alors que le photographe japonais qui avait consacré sa vie à cette recherche n'était jamais parvenu à le prendre en photo…</p> <p>En mars 1976, à 5 300 mètres d'altitude, dans le Rolwaling (Himalaya du Népal), René de Milleville photographie une trace de pas dans la neige très distincte. Il aura l'occasion de rapporter de nombreux récits de paysans népalais témoignant avoir vu le yéti. Par ailleurs, René de Milleville a mis à disposition du Muséum national d'histoire naturelle des poils attribués au yéti. Michel Tranier a étudié ces poils et considère qu'ils appartiennent à « un primate roux proche de l'orang-outan » mais distinct de ce dernier.</p> <p>Le célèbre alpiniste Reinhold Messner entreprend une expédition sur les traces de l'animal à la fin des années 80. Il aurait lui-même aperçu le Yéti une nuit de Juillet 1986 alors qu'il recherchait un village pour s'abriter dans une vallée perdue de l'Himalaya. À la fin de son expédition, Messner conclut que la légende de « l'abominable homme des neiges » provient d'un véritable animal apparenté à l'Ours bleu du Tibet qui terrifierait les populations locales depuis des générations. Cet ours inconnu, appelé chemo par les sherpas, aurait la capacité de marcher sur ses pattes arrières et serait devenu dans le folklore local un Homme sauvage. Cette théorie n'a pas été du goût de la communauté cryptozoologique. Messner a publié son expédition sous le titre Yéti, du mythe à la réalité.</p> <p><span class='spip_document_8455 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH345/-3108-c2f1a.jpg' width='500' height='345' alt="" style='height:345px;width:500px;' /></span></p> <p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_bleu_du_Tibet" class='spip_out' rel='external'>L'ours bleu ou Ursus arctos pruinosus !!!</a></p> <p><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Encyclop%C3%A9die/1re_%C3%A9dition/OURS" class='spip_out' rel='external'>Ce que disait de l'ours l'Encyclopédie de Diderot</a></p> <p><a href="http://especesdours.grandegaleriedelevolution.fr/sites/expo.ours/files/documents/2016-09-08_dp_expo-especesdours_0.pdf" class='spip_out' rel='external'>A voir « Espèces d'ours », l'exposition au Muséum national d'histoire naturelle</a></p> <h3 class="spip">Les espèces d'ours disparues :</h3> <p><span class='spip_document_8447 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L290xH195/-3104-c0b9a.jpg' width='290' height='195' alt="" style='height:195px;width:290px;' /></span></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> L'ours des cavernes (Ursus spelaeus) est une espèce éteinte d'ours de grande taille qui a vécu au Pléistocène supérieur dans une grande partie de l'Europe, depuis le sud de l'Angleterre jusqu'au Caucase.</p> <p><span class='spip_document_8458 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH185/-3110-b954b.jpg' width='300' height='185' alt="" style='height:185px;width:300px;' /></span></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Ursus etruscus, appelé aussi Ours étrusque, est une espèce fossile de carnivores caniformes de la famille des Ursidae.</p> <p><span class='spip_document_8459 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L279xH181/-3111-40310.jpg' width='279' height='181' alt="" style='height:181px;width:279px;' /></span></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Ursus deningeri ou ours de Deninger est un mammifère carnivore éteint qui a vécu au Pléistocène vers 1,8 million d'années durant environ 1,7 million d'années. C'est l'ancêtre des ours des cavernes. Il s'est éteint il y a à peu près 100 000 ans.</p> <p><span class='spip_document_8460 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-3112-e8cfc.jpg' width='259' height='194' alt="" style='height:194px;width:259px;' /></span></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Ursus minimus ou ours d'Auvergne est un mammifère éteint depuis 1,8 millions d'années qui a vécu au Pliocène et Pléistocène, depuis 3,5 millions d'années.</p> <p><span class='spip_document_8462 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH339/-3114-398b2.jpg' width='500' height='339' alt="" style='height:339px;width:500px;' /></span> <br /><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Ursus dolinensis est un mammifère carnivore dont les fossiles ont été découverts en Espagne et qui a vécu il y a environ entre 900.000 et 500.000 ans, au Pléistocène.</p> <p><span class='spip_document_8457 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH206/-135-92a93.jpg' width='500' height='206' alt="" style='height:206px;width:500px;' /></span></p> <p>Voici leur histoire :</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_des_cavernes" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours des cavernes ou Ursus spelaeus</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ursus_etruscus" class='spip_out' rel='external'>Histoire d'Ursus etruscus, appelé aussi Ours étrusque</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ursus_deningeri" class='spip_out' rel='external'>Histoire d'Ursus deningeri ou ours de Deninger</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_noir_d%27Asie" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours noir d'Asie Ursus thibetanus</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ursus_minimus" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'Ursus minimus</a></p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ursus_dolinensis" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'Ursus dolinensis</a></p> <h3 class="spip">Histoires à propos des ours </h3> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=RvmpHA9iadQC&pg=PA56&dq=ours+esp%C3%A8ces&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj7sI6Yp5LSAhUE3SwKHbcSDbkQ6AEIKjAD#v=onepage&q=ours%20esp%C3%A8ces&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'ours</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=85YKAAAAIAAJ&pg=PA167&dq=ours+esp%C3%A8ces&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj7sI6Yp5LSAhUE3SwKHbcSDbkQ6AEIPjAG#v=onepage&q=ours%20esp%C3%A8ces&f=false" class='spip_out' rel='external'>Ce qu'on disait de l'ours en sciences en 1864</a></p> <p><a href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/France/Histoire/OURS-Culte-Siberie.htm" class='spip_out' rel='external'>Le culte de l'ours en Sibérie et en Extrême Orient</a></p> <p><a href="http://www.grand-cerf.com/histoires-en-liberte/boucle-dor-la-fillette-prisonni%C3%A8re-des-ours-contes-%C3%A0-lendroit-%C3%A0-lenvers" class='spip_out' rel='external'>Conte de la fillette prisonnière des ours</a></p> <p><a href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Culture/Chants-Chanteurs/OURS-Chants.htm" class='spip_out' rel='external'>Chansons sur l'ours</a></p> <p><a href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Bibliographie/Faune/Ours/BIBLI-ours.htm" class='spip_out' rel='external'>L'ours dans la littérature</a></p> <p><a href="http://www.lefilrougetheatre.com/spectacles/petites-formes-cont%C3%A9es" class='spip_out' rel='external'>Petites histoires d'ours contées</a></p> <p><a href="http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/sf-et-fantasy/breves-histoires-d-ours-et-autres-betes-en-slovenie-2700422" class='spip_out' rel='external'>Brèves histoires d'ours de Slovénie</a></p> <p><a href="http://www.michel-lafon.fr/livre/1383-Paddington_L_histoire_de_l_ours_qui_venait_du_Perou.html" class='spip_out' rel='external'>C'est l'histoire d'un petit ours venu du fin fond du Pérou</a></p> <p><a href="http://www.enfant.com/votre-enfant-3-5ans/activites-loisirs-jeux/l-ours-et-les-fees-pipelettes-episode-1.html" class='spip_out' rel='external'>L'ours et les trois pipelettes</a></p> <p><a href="http://www.ac-nice.fr/ienvalsiagne/admin/projetsclasse/cabrieres_animaux%20en%20peril/04-ours/ours%20histoire.htm" class='spip_out' rel='external'>Petit ours polaire</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=SE_-CgAAQBAJ&pg=PT70&dq=histoires+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=histoires%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'ours, un roi déchu</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=OO8Jr98lnA8C&pg=PA17&dq=histoires+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=histoires%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>Anthropologie de l'ours</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=sI8QCwAAQBAJ&pg=PT324&dq=histoires+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=histoires%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>Histoire de l'ours brun</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=TNeMBQAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=histoires+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=histoires%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>Boucle d'or et les trois ours</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=6qsXCwAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=chasseurs+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=chasseurs%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>Chasseur d'ours</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=DEUrRGWNu7MC&pg=PA18&dq=famille+d%27ours&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=famille%20d%27ours&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'ours polaire et les Inuits</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=7hoWGy4RCPcC&pg=PT27&dq=ours+grizzly&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=ours%20grizzly&f=false" class='spip_out' rel='external'>Le Grizzly</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=95s-AAAAcAAJ&pg=PA78&dq=ours+brun&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjHs8nKppLSAhVGjSwKHTqZD7I4eBDoAQgkMAI#v=onepage&q=ours%20brun&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'ours par Buffon</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=FIXdDQAAQBAJ&pg=PT7&dq=ours+disparus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMouTlppLSAhWEhSwKHTfGBr0Q6AEIMDAE#v=onepage&q=ours%20disparus&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'ours et les hommes</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=gftmBAAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=ours+disparus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiX1Y73ppLSAhWCWywKHepHCLg4ChDoAQg5MAY#v=onepage&q=ours%20disparus&f=false" class='spip_out' rel='external'>Une semaine chez les ours</a></p> <p><a href="http://aupaysours.free.fr/ours/contes.htm" class='spip_out' rel='external'>Contes au pays des ours</a></p> <p><a href="http://www.paysdelours.com/fr/ours/ursus-arctos/histoire.html" class='spip_out' rel='external'>L'histoire de l'Ours dans les Pyrénées</a></p> <p><a href="http://www.coindespetits.com/histoires/hist3ours/3ours.html" class='spip_out' rel='external'>Histoire des trois ours</a></p> <h3 class="spip">De la grande histoire des ours à la petite…</h3> <h3 class="spip">Histoires d'amour</h3> <p><span class='spip_document_8423 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L275xH183/-3082-589d4.jpg' width='275' height='183' alt="" style='height:183px;width:275px;' /></span><span class='spip_document_8381 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L255xH197/-3045-167c4.jpg' width='255' height='197' alt="" style='height:197px;width:255px;' /></span><span class='spip_document_8382 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH219/-3046-d53d5.jpg' width='500' height='219' alt="" style='height:219px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8383 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH650/-3047-8da53.jpg' width='500' height='650' alt="" style='height:650px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8384 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3048-e48ea.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8385 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3049-5f463.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8386 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-3050-3d772.jpg' width='500' height='333' alt="" style='height:333px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8387 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH596/-3051-1439e.jpg' width='500' height='596' alt="" style='height:596px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8388 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH680/-3052-66fde.jpg' width='500' height='680' alt="" style='height:680px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8389 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/-3053-fef9f.jpg' width='500' height='369' alt="" style='height:369px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8391 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH380/-3054-a7925.jpg' width='300' height='380' alt="" style='height:380px;width:300px;' /></span><span class='spip_document_8392 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L284xH177/-3055-9d240.jpg' width='284' height='177' alt="" style='height:177px;width:284px;' /></span><span class='spip_document_8393 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L450xH338/-3056-81ac0.jpg' width='450' height='338' alt="" style='height:338px;width:450px;' /></span><span class='spip_document_8394 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L279xH181/-3057-387ac.jpg' width='279' height='181' alt="" style='height:181px;width:279px;' /></span><span class='spip_document_8429 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3088-06b4a.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Histoires d'amitiés</h3> <p><span class='spip_document_8433 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH286/-3092-fd11c.jpg' width='500' height='286' alt="" style='height:286px;width:500px;' /></span> <span class='spip_document_8395 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH279/-219-9f5e1.jpg' width='500' height='279' alt="" style='height:279px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8397 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L475xH317/-3059-87cd2.jpg' width='475' height='317' alt="" style='height:317px;width:475px;' /></span><span class='spip_document_8398 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH302/-220-4948c.jpg' width='500' height='302' alt="" style='height:302px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8409 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L272xH185/-3069-0046b.jpg' width='272' height='185' alt="" style='height:185px;width:272px;' /></span><span class='spip_document_8414 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L199xH253/-3074-b788b.jpg' width='199' height='253' alt="" style='height:253px;width:199px;' /></span><span class='spip_document_8415 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH187/-3075-d8e7a.jpg' width='269' height='187' alt="" style='height:187px;width:269px;' /></span></p> <h3 class="spip">Histoires drôles</h3> <p><span class='spip_document_8494 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH332/-3132-82e9c.jpg' width='500' height='332' alt="" style='height:332px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8495 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L266xH189/-3133-8440f.jpg' width='266' height='189' alt="" style='height:189px;width:266px;' /></span><span class='spip_document_8451 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH344/-3101-ac7e6.jpg' width='500' height='344' alt="" style='height:344px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8408 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L278xH181/-3068-c5f6b.jpg' width='278' height='181' alt="" style='height:181px;width:278px;' /></span><span class='spip_document_8410 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L460xH350/-3070-c4343.jpg' width='460' height='350' alt="" style='height:350px;width:460px;' /></span><span class='spip_document_8411 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L293xH172/-3071-81807.jpg' width='293' height='172' alt="" style='height:172px;width:293px;' /></span><span class='spip_document_8412 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3072-45dfe.jpg' width='500' height='375' alt="" style='height:375px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8434 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-3093-b7820.jpg' width='500' height='282' alt="" style='height:282px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8435 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-3094-b5c4f.jpg' width='259' height='194' alt="" style='height:194px;width:259px;' /></span></p> <h3 class="spip">Histoires de petits ours</h3> <p><span class='spip_document_8421 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L271xH186/-3073-6a3d8.jpg' width='271' height='186' alt="" style='height:186px;width:271px;' /></span><span class='spip_document_8422 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3081-02cd8.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8424 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L276xH183/-3083-89e5f.jpg' width='276' height='183' alt="" style='height:183px;width:276px;' /></span><span class='spip_document_8425 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-3084-ff375.jpg' width='500' height='282' alt="" style='height:282px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8426 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3085-53e49.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8427 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH332/-3086-9d7c0.jpg' width='500' height='332' alt="" style='height:332px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8428 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3087-6a31e.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span><span class='spip_document_8431 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-3090-870a5.jpg' width='259' height='194' alt="" style='height:194px;width:259px;' /></span><span class='spip_document_8432 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L260xH194/-3091-4ba5e.jpg' width='260' height='194' alt="" style='height:194px;width:260px;' /></span><span class='spip_document_8436 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/-3095-0655d.jpg' width='500' height='334' alt="" style='height:334px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Films sur l'ours</h3> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Dwcs2VwNsQA" class='spip_out' rel='external'>Documentaire sur les ours</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=55tr9ui9M0U" class='spip_out' rel='external'>Ours polaire</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=I31Hd6ea58U" class='spip_out' rel='external'>Ours du Kamtchatka</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=3_X1RAEmWwM" class='spip_out' rel='external'>Ours du Canada</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=b2axda6DD1Q" class='spip_out' rel='external'>Ours brun dans les Pyrénées françaises</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=TVkbQbiVhHM" class='spip_out' rel='external'>Ours noir des USA</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=uOFftKi6noU</p> <p>[Ours Grizzly -> https://www.youtube.com/watch?v=pfatNxDOd5Y" class='spip_out' rel='external'>Ours brun Kodiak de l'Alaska</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=pfatNxDOd5Y" class='spip_out' rel='external'>Ours du Kamtchatka</a></p></div> Ce qu'était le faux socialisme en Inde http://www.matierevolution.org/spip.php?article5346 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5346 2017-02-21T00:07:00Z text/html fr Robert Paris Socialisme - Socialism Inde India Inde Les colonisateurs anglais constatant qu'il y a un mouvement révolutionnaire irrésistible, préfèrent céder le pouvoir d'eux-mêmes à des nationalistes avec lesquels ils tentent des accords pour conserver leurs intérêts économiques plutôt que de risquer que les masses populaires ne s'embrasent. Le travailliste, le major Attlee qui a succédé à Churchill déclare qu'il craint un soulèvement révolutionnaire des masses en Inde et c'est comme cela qu'il obtient très rapidement l'accord de la bourgeoisie anglaise (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique53" rel="directory">13- Faux socialismes en Asie</a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot97" rel="tag">Socialisme - Socialism</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot124" rel="tag">Inde India</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Inde</p> <p></strong>Les colonisateurs anglais constatant qu'il y a un mouvement révolutionnaire irrésistible, préfèrent céder le pouvoir d'eux-mêmes à des nationalistes avec lesquels ils tentent des accords pour conserver leurs intérêts économiques plutôt que de risquer que les masses populaires ne s'embrasent. Le travailliste, le major Attlee qui a succédé à Churchill déclare qu'il craint un soulèvement révolutionnaire des masses en Inde et c'est comme cela qu'il obtient très rapidement l'accord de la bourgeoisie anglaise pour céder à toute vitesse l'indépendance ce que l'Angleterre n'envisageait absolument pas un an plus tôt. En octobre 1946 il explique à la chambre que tout retard dans l'accession à l'indépendance provoquera des graves troubles révolutionnaires selon le compte rendu de la mission ministérielle qu'il a envoyée sur place et que selon lui il sera inutile et impossible d'amener suffisamment de renforts sur place. Il est certain que la population anglaise qui réclamait d'abord et avant tout sa démobilisation et qui venait de faire chuter Churchill le représentant de tous les sacrifices consentis au nom de l'effort de guerre ne se sentait pas prête à verser son sang pour lutter contre la population de l'Inde soulevée. Et en février 47 à la chambre des lords Pethic-Lawrence déclare que l'on a déjà trop tardé que selon ses termes « il existe en Inde une situation et un danger révolutionnaire extrême, que si le transfert du pouvoir ne s'effectue pas à bref délai la révolution dont l'éruption a été momentanément retardée par l'annonce de la préparation de l'indépendance par la mission ministérielle éclatera inévitablement ». L'exemple Birman montre toute l'utilité d'aller vers l'indépendance qui a permis en janvier 1947 un rapprochement entre l'Angleterre et le nationaliste Ang San ce qui leur a permis de casser l'alliance entre les nationalistes modérés et radicaux.</p> <p>En Inde la direction incontestée de la bourgeoisie nationale est le parti du congrès de Gandhi. Sa position est caractéristique vis à vis de la classe ouvrière : aucune indépendance syndicale. Ainsi la seule organisation syndicale qui lui soit liée, celle des ouvriers du textile d'Ahmedabad qui lui sont liées, est organisées syndicalement au sein du parti séparément du reste du mouvement ouvrier qui appartient à une fédération unifiée regroupant tous les autres syndicalistes des staliniens aux réformistes et aux militants radicaux. Le mouvement ouvrier organisé compte autant de membres que le parti du congrès soit 400 000 membres chacun en 1935. Mais plus la revendication politique devient prépondérante, plus la distance s'accroît en faveur de la formation nationaliste bourgeoise faute d'une politique du mouvement ouvrier. Directement lié aux propriétaires fonciers, industriels et commerçants, le parti du congrès est réticent à inclure toute mesure sociale y compris un programme agraire dans ses revendications ce qui laisserait une énorme marge pour un mouvement ouvrier révolutionnaire afin de s'adresser à une paysannerie en révolte. Tout mouvement à caractère révolutionnaire contre l'impérialisme anglais déborderait inévitablement le mouvement politique bourgeois puisque celui-ci s'interdit toute insurrection armée contre les anglais. Le mouvement nationaliste de Gandhi appelle les masses au pacifisme sous des prétextes philosophiques. N'oublions pas que cette philosophie n'avait pas empêché Gandhi de choisir d'appeler les Indiens à soutenir l'effort de guerre de l'impérialisme britannique pendant la première guerre mondiale. Par contre, la montée du mouvement indépendantiste avant guerre va le contraindre à une position plus radicale. En octobre 1939, 90 000 ouvriers d'industrie de Bombay participent à une grève politique contre la guerre qui va obliger le parti du congrès à une petite déclaration de non coopération à la guerre aux côtés des anglais. C'est seulement en 1941 qu'il peut à nouveau offrir sa coopération à l'effort de guerre anglais. Mais, de 1942 à 1944, l'impérialisme anglais ne veut qu'écraser le mouvement nationaliste et pratique des arrestations massives de ses dirigeants comme des militants plus radicaux. Et ce jusqu'à la fin de la guerre. C'est pour négocier avec eux de leur donner le pouvoir à l'indépendance que l'impérialisme anglais les fait libérer en 1945. L'année 1946 est marquée par la montée des luttes ouvrières et par une véritable maturation révolutionnaire qui débute par une mutinerie militaire. Les marins d'une caserne d'entraînement de Bombay manifestent leur mécontentement le 18 février 1946. Le lendemain il s'agit déjà d'un véritable soulèvement de plus de 20 000 marins casernés à Bombay et de 20 bâtiments ancrés dans le port. Les marins soulevés élisent un comité central de grève. Et à Karachi des troubles semblables se produisent. Face à la menace de répression violente le comité central de grève de la flotte en appelle aux travailleurs. Le parti du congrès et la ligue musulmane, les organisations indépendantistes de la bourgeoisie refusent leur soutien au soulèvement. Les 22 et 23 février la bataille fait rage dans Bombay où la population ouvrière qui a pris le parti des mutinés est violemment réprimée : 250 morts. Parti du Congrès et Ligue musulmane contraignent finalement les marins à se rendre et le comité de grève déclare : « nous nous rendons à l'Inde mais pas à l'Angleterre ». Les mutins sont sévèrement condamnés par les partis bourgeois. Gandhi les traite de « racaille » et de combinaison impie d'hindous et de musulmans ». Les dirigeants musulmans déclarent que la flotte doit être disciplinée. C'est là le point commun que ces partis bourgeois ont avec l'Angleterre : la crainte commune du déclenchement d'un mouvement de masse révolutionnaire. Et cela alors qu'ont lieu aussi des troubles dans l'armée anglaise des Indes. Les tommies qui veulent rentrer plus vite et sentent que ça va chauffer manifestent pour rentrer plus vite en Angleterre que ce soit à Delhi ou dans l'Uttar Pradesh. Au même moment, les luttes grévistes des travailleurs sont au point le plus élevé jamais atteint avec la grève insurrectionnelle de deux millions de travailleurs dans un climat de tension extraordinaire.</p> <p>Pour faire diversion ces formations nationalistes, la Ligue musulmane et le Hindu Masahabha, organisent des manifestations d'opposition inter-ethnique, principalement dans le Bengale et dans le Bihar avec des heurts sanglants entre les communautés religieuses. La Ligue musulmane annonce qu'elle réclame la partition du pays sur des bases religieuses hindous d'un côté et musulmans de l'autre. Cette idée a été en fait discutée par la Ligue à Londres et c'est l'impérialisme anglais qui en a fait lui-même la suggestion pour détourner le mécontentement.</p> <p>Malgré la répression et malgré les diversions racistes, dans les mois qui suivent, le pays plonge dans le soulèvement et le chaos. Dans des régions entières, plus personne n'obéit plus à l'administration colonialiste. Dans ces conditions, l'Angleterre accélère à toute vitesse le plan d'accession à l'indépendance. Signé début juillet 1947, le plan de partage en Inde et Pakistan, est adopté le 18 juillet et le nouveau pouvoir installé le 15 août 1947. On n'aura jamais vu un pouvoir colonial aussi pressé de donner sa place !</p> <p>La menace prolétarienne en Inde était tout ce qu'il y a de plus sérieuse. Les salariés représentaient 55% de population des villes et les travailleurs indépendants n'exploitant personne 32% alors que les employeurs n'y étaient que 1%. L'essentiel du prolétariat travaillait dans de grandes entreprises industrielles et près des trois quarts vivaient dans de très grandes cités. Et la lutte s'est déroulée essentiellement dans les villes. Il y aurait eu pour une révolution prolétarienne un énorme potentiel de soutien d'une paysannerie très exploitée et révoltée. L'influence de la grande bourgeoisie sur le petite et moyenne était faible et c'est l'absence politique des travailleurs alors que les possédants ont eu des dirigeants de haut niveau capables d'unir toutes les classes possédantes indiennes qui a permis aux grands propriétaire, banquiers et grands commerçants de tenir le haut du pavé. Le parti communiste indien ne risquait pas de représenter même de manière déformée une politique de classe pour les travailleurs, lui qui proclamait vouloir « un gouvernement de démocratie populaire qui sera celui de tous les groupes, individus et partis démocratiques représentant les ouvriers, les paysans, les classes moyennes et la bourgeoisie nationale, celle qui est favorable à une véritable industrialisation du pays et à l'indépendance de l'Inde ». Pour se donner un visage plus radical que celui qu'il a eu au moment de l'indépendance, le parti communiste soutient un soulèvement paysan armé de deux régions en 1948 l'Andhra et Telengana où sur un territoire de 4000 km² 2000 villages sont organisés en comités populaires, soulèvement qui est réprimé dans le sang par la nouvelle armée de l'Inde indépendante, en guise d'avertissement aux couches populaires. La classe ouvrière a très vite eu à s'opposer à ce nouveau pouvoir avec notamment une grande grève générale de la ville de Calcutta.</p> <p>Et l'absence d'une politique ouvrière indépendante n'est pas due à l'absence de soutien qu'il rencontrerait dans la population. Ainsi aux première élections générales en Inde, le parti communiste recueille quand même plus de 6 millions de voix et quatre autres groupes se réclamant de l'extrême gauche font respectivement 2,5 millions de voix, 1,1 millions, un million et 400 000 voix à rajouter aux 22, 8 millions de voix obtenues par l'opposition socialiste et communiste.</p> <p>Citons l'ouvrage de <strong>Charles Bettelheim </strong>« L'Inde indépendante » :<br /> <i>« La naissance de L'union indienne est intimement liée à l'action du Congrès national indien (parti du Congrès). Cette action elle-même n'a pu aboutir que parce que, sur les ruines de l'ancienne société, s'étaient développées des forces sociales nouvelle, une bourgeoisie et un prolétariat, qui devaient s'opposer de façon de plus en plus active à la domination étrangère. (…) Au cours d'une première période, qui s'étend jusqu'à 1905, le parti du Congrès a été, essentiellement, le porte-parole de la grande bourgeoisie indienne et des couches supérieures des classes moyennes cultivées. Il se fixait pour but l'indépendance nationale. Il désirait voir les Britanniques mettre en œuvre une politique de réformes sociales et de progrès économique. (…) En 1905, année de la première victoire d'un Etat d'Asie, le Japon, sur une puissance européenne et année de la première révolution russe, le parti du Congrès se prononce pour le boycott économique des Anglais afin de protester contre le partage du Bengale. (...) Pendant la guerre de 1914-18, le parti du Congrès se prononce pour le soutien de la guerre, Gandhi lui-même demande aux Indiens de s'engager dans l'armée anglaise. A la fin de la guerre mondiale, le parti du Congrès est prêt à accepter, avec quelques réserves, les réformes promulguées par le gouvernement britannique. (…) Cependant, le mouvement des masses (mouvement qui se manifeste principalement par un puissant essor des grèves ouvrières), la mise en œuvre par le gouvernement britannique d'une politique de répression, puis la vague d'indignation que cette répression suscite dans la population indienne conduisent le parti du Congrès à raidir ses positions. Ces positions plus combatives sont abandonnées par Gandhi en 1922. Tout semble indiquer que ce revirement correspond à la crainte de voir le Congrès débordé par l'action des masses. Cette interprétation est celle que Jawaharlal Nehru lui-même semble admettre (dans « Une autobiographie »). Peu à peu, cependant, l'activité syndicale et politique de la classe ouvrière indienne prend de la force. Les organisations syndicales se multiplient et deviennent permanentes. Le Gouvernement doit même reconnaître officiellement leur existence par le Trade Union Act (1926) qui, d'ailleurs, impose de nombreuses limitations à la liberté et à l'action syndicales. Au cours des années 1922-27, le Trade Union Congress se remplit d'une vie syndicale réelle et, en 1927, il compte 57 syndicats affiliés et 150.000 membres environ. La direction du mouvement syndical échappe alors, progressivement, au parti du Congrès et passe à des syndicalistes ainsi qu'à des militants se réclamant du socialisme ou du mouvement communiste indien. L'essor syndical se poursuit malgré une répression sévère. De nouvelles centrales se forment. Parallèlement, sur le plan politique, on assiste à la naissance des partis ouvriers et paysans nés de la jonction des militants les plus combatifs du mouvement syndical et des éléments de la gauche du parti du Congrès. D'abord constitué sur une base provinciale (au Bengale, à Bombay, dans les Provinces-Unies, au Pendjab, etc…), ces partis s'unissent pour former en 1928 le parti pan-indien des ouvriers et des paysans.(…) <br /> En 1935, avec la promulgation du Government of India Act, la partie « provinciale » de cet acte va donner l'occasion au parti du Congrès de participer pour la première fois sur une large échelle à la gestion des affaires publiques. (…) Sur le plan syndical, l'événement important est la fusion qui a lieu en 1935, du Red Trade Union Congress, centrale à direction communiste qui s'était formée en 1930, et du All India Trade Union Congress. En 1938, la fusion s'effectue aussi avec la National Federation of Trade Unions à direction réformiste. Le mouvement syndical indien est alors unifié à l'exception de l'Association des travailleurs du textile d'Ahmedabad crée par Gandhi et qui est toujours restée en dehors du mouvement ouvrier et compte environ 400 000 membres en 1938-39. Au sein du parti du Congrès, les idées socialistes trouvent un écho. Leurs partisans se regroupent dans le parti socialiste du Congrès (formé en 1934). (…)<br /> La Ligue musulmane avait été fondée en 1906 à l'initiative des autorités britanniques. Celles-ci cherchaient à opposer une force nouvelle au Congrès dont l'orientation leur déplaisait de plus en plus. (…) Les élections ont lieu en 1937 dans les différentes « provinces ». Ces élections, tenues sur une base censitaire, aboutissent à une victoire écrasante du Congrès. La Ligue musulmane, par contre, n'obtient que de maigres résultats : 4,6% du total des votes musulmans. L'accession du parti du Congrès aux gouvernements de la majorité des Provinces accroît considérablement son prestige. En 1938-39, le Congrès est devenu un parti de masse comptant 4 400 000 membres, contre environ 500 000 trois ans plus tôt. L'action pratique du parti du Congrès à travers les gouvernements provinciaux qu'il dirige se trouve doublement limitée : par les pouvoirs restreints dont ces gouvernements disposent et par la différenciation politique qui ne tarde pas de s'opérer à nouveau au sein du parti. (…) La majorité des cadres dirigeants du parti du Congrès étaient étroitement liés aux propriétaires fonciers, aux industriels et aux commerçants indiens et n'étaient donc pas particulièrement disposés à promouvoir les mesures qui, comme une réforme agraire quelque peu profonde, ou des moratoires importants accordés aux paysans écrasés par les dettes ou des augmentations de salaires, etc, auraient porté préjudice aux intérêts matériels de la bourgeoisie indienne. Bien entendu, les masses qui avaient soutenu le parti du Congrès s'attendaient à un changement plus sensible de leurs conditions d'existence, d'où l'apparition d'une certaine désillusion. Comme le disait Jawaharlal Nehru : « Le progrès était lent et le mécontentement se fit jour. » (…)<br /> Au début de la seconde guerre mondiale, le parti du Congrès prend une position de principe radicalement différente de celle adoptée en 1914-18. Tandis que le Congrès avait alors apporté son concours à la guerre, le Comité déclare qu'il « ne peut s'associer à une guerre de caractère impérialiste et dont le but est de consolider l'impérialisme en Inde ». (…) La classe ouvrière indienne prenait elle-même l'initiative de la « non-coopération » : elle déclenchait sur l'initiative de ses propres organisations (et sans l'accord du parti du Congrès) une grève pacifique de protestation contre la guerre. Comme le note justement R. Palme-Dutt, « cette grève du 2 octobre 1939, à laquelle participèrent 90 000 ouvriers de l'industrie de Bombay, a été la première grève contre la guerre dans l'histoire du mouvement ouvrier mondial. » (…) Le refus de coopération du parti du Congrès se limite à la démission des ministères provinciaux en octobre 1939. (…) En juillet 1940, le parti du Congrès change d'attitude. Il offre sa coopération à l'effort de guerre, à condition que soit reconnu le principe de l'indépendance de l'Inde (…) Cette proposition est rejetée par le gouvernement britannique. Les propositions britanniques sont unanimement rejetées par le Congrès. (…) Au cours de l'été 1941, l'extension de la guerre à l'Union soviétique puis en décembre de cette même année, l'entrée en guerre du Japon contre les Etats-Unis amènent la majorité de la direction du Congrès à réviser encore une fois de position à l'égard de la guerre. Fin décembre 1941, le Congrès offre sa coopération aux Nations Unies. (…) Finalement c'est la politique de Gandhi qui l'emporte avec le vote de la résolution d'août 1942. Cette résolution déclare que le Congrès ne veut nuire ni « à la défense de la Chine et de la Russie » ni « à la campagne de défense des Nations Unies ». (…) La déclaration de Nehru au cours du débat où cette résolution été adoptée est particulièrement significative : « Cette résolution n'est pas une menace ; c'est une invitation et une explication, c'est une offre de coopération. » Le gouvernement britannique, loin d'interpréter ainsi la déclaration du 8 août 1942 (la « lutte non-violente » de Gandhi), y trouve une occasion de déclencher une vaste opération de répression. (…) Entre août 1942 et la fin de l'année, les manifestations entraînent, d'après les chiffres officiels, plus de 60 000 arrestations, tandis que 940 personnes sont tuées et 1 630 blessées à la suite d'actions de répression menées par la police ou les forces militaires. La répression se poursuivra jusqu'à la fin de la guerre. Le 6 mai 1944, au moment où la guerre se termine en Europe, Gandhi est libéré pour raison de santé et il annonce que la partie de la résolution d'août 1942 relative à la désobéissance civile est annulée. (…) La formation en Grande-Bretagne d'un gouvernement travailliste, à la suite des élections de l'été 1945, n'accélère pas l'accession de l'Inde à l'indépendance. (…)<br /> Les premiers mois de l'année 1946 sont marqués par deux événements qui influencent sérieusement l'évolution à venir : la tenue des élections aux assemblées législatives et d'importants soulèvements dans la Royal Indian Navy. Aux élections aux assemblées provinciales (élections toujours tenues sur une base censitaire et auxquelles ne peuvent participer que 11% de la population), le Congrès obtient 930 sièges (et 55,5 ù des voix) et la Ligue musulmane obtient 427 des 507 sièges destinés aux musulmans. (…) ces élections mettent en lumière le caractère « représentatif » de ces organisations mais ne suffisent pas à inciter le gouvernement britannique à prendre l'initiative de nouvelles discussions sur le problème de l'indépendance indienne. Cependant, depuis de longs mois, on assiste à une maturation révolutionnaire qui est accélérée par l'action syndicale et ouvrière. Le 18 février les marins d'un centre d'entraînement de Bombay manifestent leur mécontentement, nombre de leurs doléances n'étant pas satisfaites depuis longtemps. Dès le 19 au matin, on est en présence d'un véritable soulèvement auquel participent plus de 20 000 marins casernés à Bombay et dans ses environs ainsi que 30 bâtiments à l'ancre dans le port. Les marins soulevés élisent un Comité central de grève. (…) Le 21 février au matin, la bataille s'engage. Le Comité central de grève de la Flotte fait appel au soutien de la population et des organisations politiques. Le Congrès et la Ligue musulmane se refusent à apporter tout soutien aux marins ; par contre, les syndicats de Bombay et le parti communiste leur apportent leur concours et décident d'une grève générale qui commence effectivement le 22 février. Les 22 et 23 février, la bataille fait rage dans Bombay et une répression, massive et brutale, s'abat sur la population, faisant plus de 250 morts. Le Congrès et la Ligue font alors pression sur le Comité central de grève pour que les marins se rendent. Le Comité central de grève décide finalement de céder, en déclarant : « Nous nous rendons à l'Inde, non à l'Angleterre. » Gandhi condamne sévèrement la « combinaison impie » des hindous et des musulmans qui, si elle avait triomphé aurait « livré l'Inde à la racaille », tandis que Valabhbhai Patel déclare que « la flotte doit être disciplinée. » Ainsi se confirme la volonté de la direction du Congrès d'éviter le déclenchement ou l'expansion d'un mouvement de masse qui pourrait mettre en cause non seulement la domination étrangère mais le régime social.<br /> A partir de la mi-août 1946, les heurts sanglants entre les communautés religieuses se multiplient, principalement au Bengale et dans le Bihar. A l'action de la Ligue musulmane, les organisations politico-religieuses hindoues, et principalement le Hindu Mahasabha qui, dans cette situation, reprend des forces, répondent également par la violence. <br /> Parallèlement, les luttes revendicatives se développent, englobant près de 2 millions de travailleurs dans des mouvements de grève. Un tel chiffre n'avait jamais été atteint jusque là. <br /> C'est dans ces conditions que le vice-roi décide de constituer le premier gouvernement intérimaire. Celui-ci entre en fonctions le 2 septembre 1946. Il est dirigé par Jawaharlal Nehru, Premier ministre. (…) La situation est telle que l'Assemblée constituante décide de s'ajourner jusqu'à avril. La formation du gouvernement intérimaire, en effet, n'a pas mis fin à la détérioration de la situation intérieure. En dépit de la répression massive et de milliers d'arrestations, le pays glisse vers le chaos et l'administration elle-même cesse par endroits de fonctionner. (…) <br /> Le 20 avril 1947, alors que la situation intérieure indienne se détériore rapidement, le Premier ministre britannique, Clément Attlee, déclare que le gouvernement de sa Majesté est « décidé à prendre les mesures nécessaires pour transférer le pouvoir en des mains indiennes responsables, au plus tard en juin 1948. » En même temps le Premier ministre annonce (…) que lord Mountbattent est nommé vice-roi de l'Inde en remplacement de lord Wavell. Lord Mountbatten, aussitôt arrivé en Inde, prépare un plan de partage de l'Inde. Celle-ci doit être divisée en deux dominions : l'Union indienne et le Pakistan, tandis que les Etats princiers conserveront leur indépendance et joindront, après négociations, l'un des deux dominions. Le parti du Congrès et la Ligue musulmane acceptent ces propositions (…). Au début de juillet 1947, le plan est soumis au gouvernement britannique qui le discute et l'adopte en un temps record, faisant preuve d'un remarquable réalisme, étant donné la place tenue par l'Inde dans l'empire britannique. Le 18 juillet 1947, la loi d'indépendance de l'Inde est adoptée par le parlement britannique. » </i></p> <p>L'Inde de Nehru avait fait sienne la thèse du développement autocentré, étatiste, ne visant pas spécialement les exportations et encore moins les importations de capitaux étrangers. Pays surtout agricole et textile, l'Inde faisait le choix de se doter d'une industrie lourde par des investissements étatiques très importants et de se protéger de la concurrence par un fort protectionnisme, comme l'avait fait la Russie stalinienne. Certains secteurs d'investissement en Inde étaient quasiment fermés aux capitaux étrangers. Cela ne signifie pas que la politique du pouvoir indien soit « socialiste ». Les industriels nationaux bénéficiaient, eux aussi, des faveurs de ce pouvoir, des aides de l'Etat et de ce protectionnisme, même si les objectifs des plans quinquennaux furent présentés comme « <i>un développement de type socialiste, afin d'assurer une croissance économique rapide, l'expansion de l'emploi, la réduction des inégalités de revenus et de richesse. », </i>comme l'affirmait le Préambule au deuxième plan. Le « type socialiste de société » selon une expression du chef de l'Etat, Nehru, ne faisait référence qu'à l'étatisme, au dirigisme économique, à la planification de grands ouvrages et d'une industrie lourde et aux liens économiques avec la Russie stalinienne. En politique, l'Inde s'affirmait opposée au bloc capitaliste, comme chef de file du bloc des pays « non-alignés ». L'Inde n'a jamais eu une économie d'Etat comme les pays de l'Est, mais une économie mixte avec une importante grande bourgeoisie considérablement aidée, l'étatisme a dominé l'économie pendant quarante ans, les dépenses du plan allant jusqu'à 20% du PIB. Du fait de l'impossibilité pour l'Inde d'exporter sur le marché mondial en grande partie monopolisé par les pays riches, l'Etat indien investissait à perte dans l'économie.</p></div> Après Trump, Le Pen ? http://www.matierevolution.org/spip.php?article5435 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5435 2017-02-20T00:08:00Z text/html fr Robert Paris Crise Crisis Bourgeois Fascisme De nouveau d'actualité ?!!! Editorial Après les USA, l'Inde, la Turquie, la Hongrie, l'Ukraine et le Japon, après certains pays de l'Est, où l'extrême droite grimpe au pouvoir, après certains pays d'Orient et du Moyen-Orient (une extrême droite qui se cache derrière la religion), est-ce que la France basculera vers l'extrême droite ? A entendre les média français, la montée importante de Le Pen dans les sondages pour la présidentielle, semblerait avoir un caractère franco-français. Pourtant, ce n'est pas (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory">16- EDITORIAUX DE "LA VOIX DES TRAVAILLEURS" - </a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot51" rel="tag">Bourgeois</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag">Fascisme</a> <div class='rss_texte'><p>De nouveau d'actualité ?!!!<span class='spip_document_8406 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L253xH199/-3066-4c1e6.jpg' width='253' height='199' alt="" style='height:199px;width:253px;' /></span></p> <p>Editorial</p> <h3 class="spip">Après les USA, l'Inde, la Turquie, la Hongrie, l'Ukraine et le Japon, après certains pays de l'Est, où l'extrême droite grimpe au pouvoir, après certains pays d'Orient et du Moyen-Orient (une extrême droite qui se cache derrière la religion), est-ce que la France basculera vers l'extrême droite ? </h3> <p>A entendre les média français, la montée importante de Le Pen dans les sondages pour la présidentielle, semblerait avoir un caractère franco-français. Pourtant, ce n'est pas le discours de Le Pen qui, elle, s'appuie sur le Brexit anglais et sur l'élection de Trump, affirmant que « les peuples » n'acceptent plus de se faire dicter « la loi du système ». Si l'image du « candidat anti-système », pour Le Pen, est Trump, cela en dit long puisque ce dernier est le milliardaire bien connu, l'homme des trusts pétroliers, l'homme du Ku Klux Klan, raciste et fasciste sans la moindre gène. Le Brexit de Madame May, qui gouverne maintenant l'Angleterre et entend le mettre en oeuvre, voilà un exemple pour Le Pen. Cela en dit long aussi puisque le gouvernement de May est très à droite, antisocial comme ceux qui l'ont précédé. On est fixés ainsi sur le caractère soi-disant pro-ouvrier que Le Pen entend donner à sa candidature. Si les trusts ou les banques anglaises ne paient pas le Brexit, mais les travailleurs anglais le paient déjà. Le prétendu programme social de Le Pen, puisqu'elle affirme admirer l'antisociale May, ce n'est que de l'affichage. On voit également que Trump, que Le Pen prétend aduler, annonce une entente avec l'Angleterre contre l'Europe, la France y compris. Le nationalisme français exacerbé du FN ne serait qu'un masque ? Une autre sympathie marquée de Mme Le Pen, c'est le dictateur russe Poutine ! Là encore, cela en dit long sur les sentiments démocratiques de Le Pen !</p> <p>Finalement, le premier argument positif qu'engrange Le Pen, ce n'est ni à ses positions qu'elle le doit ni à son programme mais à la politique de ses adversaires, au fait que la droite et la gauche ont déjà gouverné et que la population en a ras-le-bol des uns comme des autres, de leurs discours mensongers et de leurs politiques dont les petits bourgeois et les milieux populaires ont fait les frais, au seul profit du 1% de banquiers, de patrons de trusts et de spéculateurs. Est-ce que Le Pen serait réellement l'adversaire des capitalistes ? Non, bien entendu. Les électeurs qui choisissent Le Pen ne le croient pas non plus. Mais ils s'imaginent, en poussant dehors ceux qui les ont trompé, montrer leur colère et faire ainsi pression sur les classes dirigeantes. Ils s'imaginent montrer ainsi que des corrompus comme Sarkozy, Cahuzac ou Fillon, qui pillent les fonds publics tout en faisant de la morale à la population, on en a ras-le-bol. Même si Le Pen a eu moins d'occasions de se servir aux coffres publics, elle et son parti ont montré qu'ils ne rechignaient pas aux emplois fictifs, au détournement des fonds destinés aux élus et autres corruptions diverses des politiciens bourgeois. Pas plus que Macron, l'homme des banquiers qui a d'abord cautionné la politique de Hollande avant de quitter au dernier moment le navire, et qui, lui, s'est servi des fonds de son ministère pour commencer sa campagne électorale. Là encore, les électeurs de Le Pen n'ont pas énormément d'illusions que ce serait différent avec Le Pen. Ils pensent seulement envoyer par le fond les anciens partis gouvernants pour leur donner une espèce d'avertissement, exactement comme les primaires de la gauche et de la droite ont envoyé dans le fossé tous les ténors politiques : Sarkozy, Copé, Hollande et Valls et comme le désaveu public de celui qui se présentait comme le chevalier blanc, défenseur des fonds publics, y mène Fillon.</p> <p>Le principal argument positif de Le Pen, ce sont les arguments négatifs contre ses adversaires, à commencer par la gauche gouvernementale. C'est une France, qui votait majoritairement à gauche et qui a été violemment trompée et déçue, qui se trouve déboussolée et peut voter à l'extrême droite. Car la population avait majoritairement voté contre la politique droitière de Sarkozy et pas pour voir Hollande-Valls-Cazeneuve faire encore pire, plus à droite, entérinant la casse des retraites et les cassant encore plus, cassant le code du travail, développant les aides aux trusts et aux banques, cassant la santé publique et les autres services publics dont la SNCF avec toutes leurs lois et plans d' « aides aux entreprises » comme la loi Macron, la loi El Khomri, le CICE et autres lois Sapin, etc…</p> <p>Et c'est le gouvernement Hollande-Valls qui a donné crédit à tous les mensonges racistes de l'extrême droite lepéniste, affirmant que l'essentiel problème du monde actuel était l'islam, qu'il fallait lui mener une guerre intérieure et extérieure, développant plus de guerres extérieures que jamais, faisant passer la France sous l'occupation militaire de l'état d'urgence, multipliant les suppressions d'emplois dans les services publics mais embauchant massivement dans l'armée et la police en développant des thèses sécuritaires pire encore que celles de Sarkozy, allant jusqu'à interdire des manifestation écologiques de la COP21, des jeunes et des syndicats contre les licenciements ou contre la loi El Khomri, attaquant violemment des manifestants pacifiques traités comme des casseurs, attaquant violemment aussi des travailleurs grévistes comme de vulgaires terroristes ainsi qu'on la vu pour les Goodyear, les postiers ou les Air France, développant aussi une propagande violemment antisyndicale et déconsidérant les libertés et la démocratie, présentée comme du laxisme face au terrorisme et à l'intégrisme, développant aussi l'idée que l'ennemi principal de la population française serait l'islam, les roms et les migrants, pas plus pas moins qu'une Le Pen ! On rigole après quand on entend Hollande ou Valls, qui ont mille fois fait ainsi le lit de Le Pen, nous menacer du danger Le Pen !</p> <p>C'est cette politique criminelle de la gauche gouvernementale qui a permis à Le Pen d'engranger des voix et des soutiens comme jamais. Il n'y a pas eu meilleurs soutiens de Le Pen que la droite et la gauche quand elles gouvernaient. Et ils continuent à faire le lit de l'extrême droite. Ils conspuent tous ensemble la jeunesse des banlieues alors que c'est leur police, celle de Cazeneuve-Hollande comme de Sarkozy-Guéant, qui monte de provocations violente impunies qui enflamment les banlieues.</p> <p>Bien sûr, l'hostilité aux musulmans est l'ingrédient de base du lepénisme et cette hostilité a atteint en France des sommets, poussée aussi bien par Hollande, Valls, Cazeneuve que par Sarkozy, Fillon et aussi Macron. Ce n'est plus un groupe d'extrême droite plutôt marginal qui affirme que la France serait menacée par l'islam et les migrants, ce sont toutes les classes dirigeantes françaises qui sèment ce message de haine et de pogrom. On peut rappeler les propos de tous les dirigeants politiques des grands partis…</p> <p>Mais ce que démontrent ces propos, ce n'est pas que Le Pen aurait dit la vérité, c'est que la bourgeoisie tout entière bascule vers le fascisme, vers la haine raciale, vers la violence interreligieuse et que ce n'est pas seulement les USA qui se mettent à suivre des Trump, ce n'est pas seulement quelques pays qui basculent dans le fascisme, c'est une transformation qui est trop générale pour ne pas être liée à la crise mondiale du capitalisme, celle de 2007-2008 dont le système dominant est incapable de se sortir et qui menace de se transformer en soulèvement des peuples travailleurs, comme les révolutions égyptienne et tunisienne l'ont révélé. Curieusement, la vague des terrorismes dits intégristes a été la réponse des classes dirigeantes à cette menace révolutionnaire. Les intégristes ont tenté d'endiguer la révolte, de la détourner, de la transformer en guerre, en bain de sang. Et les dirigeants des grandes puissances, menacés par la vague révolutionnaire qui menaçait de se propager à la Syrie ou la Libye notamment, ont poussé dans ce sens, ont armé des groupes terroristes dans ces deux pays entre autres. La bourgeoisie française sous l'égide de Sarkozy et Hollande a armé les groupes terroristes, les a financés, les a aidé. Soi disant pour renverser les dictateurs Kadhafi et Assad. En réalité pour endiguer les révolutions. Et, bizarrement, la poussée à l'extrême droite, dont Le Pen se félicite de faire partie, a commencé dans ces pays du Moyen Orient. Car l'intégrisme musulman est d'abord et avant tout un courant d'extrême droite nationaliste, identitaire, raciste, prônant un pouvoir fort, et fondé sur les mêmes bases qui donnent un appui à Le Pen : une petite bourgeoisie et des milieux populaires apeurés par la crise du capitalisme, déboussolés par les défaites et les renoncements des organisations ouvrières ou de gauche, dégoûtés par les mensonges des politiciens et des classes dirigeantes et qui tournent leur colère contre les étrangers, contre les autres peuples, contre les autres races ou religions. L'intégrisme musulman, ce n'est rien d'autre que du lepénisme du moyen orient !</p> <p>C'est sciemment que les hommes politiques poussent à la haine contre les musulmans, contre les migrants, contre les roms, contre les fonctionnaires, contre les services publics, contre les droits démocratiques, contre les syndicats, etc. C'est sciemment que Merkel, Juncker et Hollande ont fait monter l'opinion publique d'extrême droite en faisant croire qu'ils allaient ouvrir les portes de l'Europe à une vague d'invasion de migrants alors qu'en réalité leurs polices continuaient de bloquer les frontières. C'est sciemment que l'Etat allemand a laissé croire que les migrants avaient été responsables d'une vague de viols collectifs à Francfort et on apprend maintenant que Bild, le journal qui a laissé ce bobard, reconnaît aujourd'hui que tous les témoignages qui prétendaient fonder cette affirmation étaient mensongers. C'est sciemment que les bourgeoisies ont prétendu que Saddam ou Kadhafi justifiaient des interventions guerrières des grandes puissances, prétendant qu'ils soutenaient le terrorisme et menaçaient leurs pays, et qu'ils ont ainsi détruit des pays entiers, soutenu les groupes terroristes, et lancé une vague de migrations en terrorisant des peuples entiers.</p> <p>C'est sciemment que la bourgeoisie mondiale a poussé le monde à des affrontements entre peuples. C'est sciemment qu'aux USA elle pousse à des affrontements entre noirs et blancs, entre migrants et américains, entre hommes et femmes. C'est sciemment que la bourgeoisie pousse les peuples européens à la haine des migrants. C'est sciemment qu'elle pousse les peuples à la haine des musulmans. La raison de fond, comme à l'époque où les bourgeoisies européennes poussaient sciemment à la haine des juifs et des roms, est la crise mondiale de la domination capitaliste, provenant de l'impasse économique du système.</p> <p> Ce qui est en jeu, ce n'est pas juste un combat politicien. Ce n'est pas une élection. Ce n'est pas un poste de président. Ce qui est en jeu, c'est notre avenir et celui de nos enfants. Les classes dirigeantes nous préparent un avenir de sang et de boue. Ils veulent nous faire revivre les années du fascisme et de la dernière guerre mondiale, en pire peut-être.</p> <p>Ce qui est en jeu n'est pas l'évolution politique de la France. Bien des gens ignorent sans doute que l'extrême droite est arrivée au pouvoir déjà dans bien des régions du monde (de l'Inde où le président Modi est un chef intégriste terroriste hindou à l'Ukraine où l'Europe a imposé les fascistes prêts à attaquer des cités ouvrières au lance-flamme, d'Israël à la Turquie et au Japon) ou est en train d'y parvenir et ce que cela signifie de menaces mortelles pour le monde entier mais aussi à quel point cela souligne l'impasse auquel est parvenu le système d'exploitation économique qui a longtemps dominé le monde.</p> <p>La montée politique de l'extrême droite, avec tous les Trump, les Modi, les Nétanyahou, les Erdogan, les Orban comme les Le Pen, n'est pas la cause de l'effondrement du système économique, de son impasse, de son incapacité à développer les investissements productifs, de sa dérive vers la violence généralisée, vers le racisme, vers la guerre, vers la guerre civile, elle en est la conséquence. Quant aux partis bourgeois qui se disent anti-Le Pen comme anti-Trump ou anti-Nétanyahou, anti-Modi ou anti-Erdogan, au nom de la démocratie, on ne peut compter sur eux que pour faire le lit de l'extrême droite à laquelle ils ne font que donner des arguments, des soutiens et des troupes par leur politique. Ce n'est pas les partis bourgeois qui nous sauveront du fascisme si la bourgeoisie décide que le fascisme est nécessaire pour combattre les risques de révolution sociale devant la crise du capitalisme. Ce n'est pas non plus les institutions de l'Etat bourgeois qui nous défendront, bien au contraire, comme l'ont bien montré les fascismes italien, allemand, français ou chilien notamment.</p> <p>Le capitalisme ne peut plus que nous envoyer, à court ou à moyen terme, dans des impasses sanglantes même si les réformistes politiques et syndicaux continuent de nier l'évidence. On ne fera pas renaître un capitalisme dynamique créant des emplois et développant l'économie et la démocratie ne pourra qu'être remise en cause de plus en plus violemment par les classes dirigeantes partout dans le monde. Le capitalisme, ayant atteint la limite de ses capacités d'investissement, ne peut plus que décliner rapidement et jeter les peuples dans les pires violences pour cacher ses échecs et détourner les peuples de la seule issue : la révolution sociale et la suppression de la propriété privée des moyens de production qui étouffe dorénavant tout progrès économique, social et politique.</p> <p><span class='spip_document_8407 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH357/-3067-a877e.jpg' width='500' height='357' alt="" style='height:357px;width:500px;' /></span> Le réseau fasciste en France</p></div> Les sauts qualitatifs des structures de la glace http://www.matierevolution.org/spip.php?article5375 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5375 2017-02-19T01:31:00Z text/html fr Robert Paris Discontinuité Transition de phase Les sauts qualitatifs des structures de la glace La glace, c'est l'eau à l'état solide. Les états solide, liquide et gazeux des différentes molécules dépendent des propriétés de la molécule et aussi de la température et de la pression extérieurs. Dans l'esprit de bien des gens, le passage de l'eau liquide à l'eau glace, dans un sens comme dans l'autre, est rattachée à la température de seuil de O°C mais c'est une vision erronée. En réalité, la question du passage d'un état à un autre, la transition de phase, (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique7" rel="directory">Chapter 05 : Nature's discontinuites make jumps and gaps - Les discontinuités de la matière</a> / <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot61" rel="tag">Discontinuité</a>, <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?mot79" rel="tag">Transition de phase</a> <div class='rss_texte'><p><span class='spip_document_8090 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH424/-2806-fe364.jpg' width='500' height='424' alt="" style='height:424px;width:500px;' /></span> <span class='spip_document_8091 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH440/-2807-93de0.jpg' width='500' height='440' alt="" style='height:440px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Les sauts qualitatifs des structures de la glace</h3> <p>La glace, c'est l'eau à l'état solide. Les états solide, liquide et gazeux des différentes molécules dépendent des propriétés de la molécule et aussi de la température et de la pression extérieurs.</p> <p>Dans l'esprit de bien des gens, le passage de l'eau liquide à l'eau glace, dans un sens comme dans l'autre, est rattachée à la température de seuil de O°C mais c'est une vision erronée. En réalité, la question du passage d'un état à un autre, la transition de phase, nécessite une énergie de passage, une chaleur latente de solidification ou de fusion. C'est un saut qualitatif. Il est marqué par ce que l'on appelle une chaleur latente ou enthalpie de fusion. Cela signifie que, même en chauffant, la température n'augmentera pas, si on est à une transition de phase, tant que l'énergie du saut ne sera pas fournie. <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241951/document" class='spip_out' rel='external'>source</a></p> <p>La glace possède plusieurs propriétés étonnantes qui ont des effets déterminants pour la planète Terre où l'eau est sous ses trois phases.</p> <p>Le premier, et non le moindre, est le fait que c'est le principal minéral terrestre, très loin devant ses suivants ! Le second, c'est que les nombreuses variétés de structure de la glace sont quasiment inexistants ou très rarement dans les conditions habituelles de température et de pression à la surface de la Terre et qu'une seule structure est fréquente et spontanée (la structure cristalline hexagonale) en plus de la glace amorphe.</p> <p>Une première situation exceptionnelle pour les solides est le fait que l'eau solide soit moins dense que l'eau liquide, ce qui fait que la glace flotte dans l'eau liquide !</p> <p>Les deux remarques précédentes sont liées car la stabilité de la glace à structure hexagonale provient du fait que cette structure lui assure une faible compacité et donc une densité faible.</p> <p>Ceci explique aussi une autre propriété exceptionnelle : la température du point de fusion de la glace ordinaire s'abaisse avec l'augmentation de la pression (il s'agit d'une anomalie : les températures de fusion croissent normalement avec la pression)</p> <p>Une nouvelle propriété déterminante de la glace solide, de la roche d'eau, est qu'elle est absolument imperméable à la pénétration de l'eau liquide. Le contact entre l'eau liquide et la glace n'est donc qu'en surface extérieure, ce qui modifie considérablement la possibilité d'influer sur la fonte de la glace par la présence de l'eau autour, tant que la glace ne fond pas d'elle-même du fait d'un apport de chaleur.</p> <p>La glace peut <i>« donner naissance à pas de moins de 15 polymorphes cristallins notés de Ic, Ih et de II à XIV ainsi que 3 phases amorphes différentes… On notera que les polymorphes V et XII, également désordonnés, n'avaient pas d'équivalent ordonné jusqu'en 2006 où deux nouveaux types de glace noté XIII et XIV ont pu être préparés par dopage à l'acide chlorhydrique et refroidissement (T = 80K) sous pression (0,5 GPa pour la glace V et 1,2 GPa pour la glace XII). »</i> <a href="https://prmarchenry.blogspot.fr/2014/05/glace.html" class='spip_out' rel='external'>Source, Marc Henry</a></p> <p>Dans les conditions habituelles de température et de pression de la surface terrestre, ces structures de la glace n'apparaissent pas mais on les trouve à la surface d'autres planètes ou de satellites de grosses planètes, tels Europe, Ganymède ou encore Callisto dans le système solaire.</p> <p>On trouve donc sur Terre essentiellement de la glace amorphe (sans structure cristalline, qui existe sous trois forme : basse densité à pression atmosphérique ou inférieure à 1 Pa, haute densité et très haute densité) et de la glace à structure hexagonale dite Ih. Mais il existe seize autres formes de glace que les deux précédemment citées : les glaces Ic, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI.</p> <p>Un des faits remarquables de ces diverses structures est qu'elles diffèrent parfois considérablement de forme et qu'on passe pourtant de l'une à l'autre de manière brutale et sans transition… Non seulement l'apparence de la glace change mais le type de structure cristalline passe d'un type de réseau à un tout autre, parcourant toutes sortes de réseaux comme l'hexagonal de la glace ordinaire, ou cubique à face centrée pour Ic, ou encore orthorhombique, tétragonale, cubique, monoclinique, etc…</p> <p>Une des formes connues de la glace est la neige. Ce qui la caractérise est le fait d'être formée d'une immense majorité d'air, souvent plus de 80% par rapport à l'eau solide, et jusqu'à 95%.</p> <p>Dans la glace Ih, la structure n'impose pas un ordre fixe. <i>« Si on fixe la position des atomes d'hydrogène d'une molécule d'eau (six possibilités), il ne reste que trois possibilités pour les voisines et ainsi de suite. Le calcul statistique complet indique qu'en moyenne, on dispose de 3/2 possibilités pour chaque molécule dans un réseau infini. »</i> <a href="http://jean.brefort.free.fr/chimie/materiaux/glace-Ic.xhtml" class='spip_out' rel='external'>source</a></p> <p>D'autres formes de glace peuvent être obtenues à pression atmosphérique. Par exemple, si l'on projette de la vapeur d'eau sur une surface refroidie aux alentours de 77 K (soit –196°Celsius), on obtient un solide qui ressemble à un liquide figé. Un tel solide n'est donc pas cristallin, puisqu'il ne possède pas d'ordre à grande distance : il est dit vitreux ou amorphe. Cet amorphe est noté BD pour basse densité ; en effet, nous le verrons plus loin, il existe un autre amorphe de plus haute densité. Si l'on chauffe ensuite cet amorphe BD jusqu'à 150 K, on obtient à nouveau un cristal, mais celui-ci est de structure cubique, notée Ic. D'autres formes de la glace peuvent être obtenues sous hautes pressions. <a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/proprie/physGlace.html" class='spip_out' rel='external'>source</a></p> <p>Les différentes dormes de la glace</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace amorphe : Une glace amorphe est une glace sans structure cristalline. La glace amorphe existe sous trois formes : basse densité à pression atmosphérique ou inférieure, haute densité et très haute densité se formant à plus hautes pressions. Elles sont obtenues par refroidissement ultra rapide de l'eau liquide.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace Ih : Glace cristalline à réseau hexagonal. Pratiquement toute la glace de la biosphère est de la glace Ih, avec un petit peu de glace Ic et de glace XI.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace Ic : Forme métastable* cubique à faces centrées de la glace. Les atomes d'oxygène sont arrangés comme dans la structure du diamant. Elle se produit entre 130 et 220 K, et peut exister jusqu'à 240 K, où elle se transforme en glace Ih. Elle peut occasionnellement être présente en haute atmosphère. Densité 0,9</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace II : Une forme orthorhombique* centrée très ordonnée. Produite à partir de glace Ih par compression à la température de 190–210 K. Se transforme en glace III par chauffage. Densité env. 1,2</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace III : Une glace tétragonale produite en refroidissant de l'eau liquide à 250 K comprimée à 300 MPa. Densité env. 1,1</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace IV : Une phase orthorhombique métastable. Peut être produite en chauffant de la glace amorphe haute densité lentement à la pression de 810 MPa. Ne se forme pas facilement sans germe.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace V : Phase monoclinique* à base centrée. Produite en refroidissant de l'eau à 253 K sous 500 MPa. Structure la plus complexe. Densité env. 1,2</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace VI : Une glace tétragonale produite en refroidissant de l'eau liquide à 270 K sous 1,1 GPa. Présente la relaxation de Debye. Densité env. 1,3</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace VII : Phase cubique simple. Position des atomes d'hydrogène désordonnée. Les liaisons hydrogène forment deux réseaux imbriqués. Relaxation de Debye. Densité env. 1,7</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace VIII : Une version plus ordonnée de la glace VII, où les atomes d'hydrogène occupent des positions fixes. Produite en refroidissant de la glace VII en dessous de −5 °C.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace IX : Phase tétragonale. Produite graduellement à partir de glace III en la refroidissant de 208 K à 165 K, stable sous 140 K et pressions entre 200 MPa et 400 MPa. Densité 1,16 g/cm3.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace X : Glace à protons symétriquement ordonnés. Produite à environ 70 GPa.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XI : Forme orthorhombique à basse température de la glace hexagonale. Elle est ferroélectrique. La glace XI est considérée comme la forme la plus stable de la glace Ih. La transformation naturelle est très lente. De la glace XI aurait été trouvée dans la glace de l'Antarctique âgée de 100 à 10 000 ans. Une étude assez controversée suggère que cette glace XI se formerait dès en dessous de −36 °C, bien au-dessus de sa température de fusion de -192°C.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XII : Une phase tétragonale, métastable. Elle est observée dans l'espace de phase des glaces V et VI. Elle peut être produite en chauffant de la glace amorphe à haute densité de 77 K à 183 K sous 810 MPa. Densité env. 1,3 g/cm3 at 127 K.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XIII : Phase monoclinique. produite en refroidissant l'eau à 130 K sous 500 MPa). Forme "proton-ordonnée" de la glace V.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XIV : Phase orthorhombique. Produite sous 118 K à 1,2 GPa. Forme "proton-ordonnée" de la glace XII.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XV : Forme "proton-ordonnée" de la glace VI produite en refroidissant l'eau entre 80 K et 108 K sous 1,1 GPa.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Glace XVI : Clathrate* obtenu artificiellement en 2014, dans le vide, en-deçà de 147 K. Densité 0,85. Thermodynamiquement instable dans des conditions expérimentales, bien que l'on ait réussi à la préserver à des températures cryogéniques. Au dessus de 145–147 K sous des pressions positives, la glace XVI se transforme en glace Ic, puis en glace ordinaire Ih. Des études théoriques prévoient que la glace XVI soit thermodynamiquement stable sous des pressions négatives (c'est-à-dire sous tension).</p> <p>Prise entre deux couches de graphène très proches, l'eau cristallise à température ambiante avec un motif carré inhabituel. <a href="http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-graphene-et-eau-une-nouvelle-structure-de-glace-35151.php" class='spip_out' rel='external'>source</a></p> <p><a href="http://bupdoc.udppc.asso.fr/consultation/article-bup.php?ID_fiche=11396" class='spip_out' rel='external'>Lire encore</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3575" class='spip_out' rel='external'>Les structures de la neige</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/le_regel_de_la_glace_1990.131" class='spip_out' rel='external'>Le regel de la glace</a></p> <p><a href="http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/QSglaceSol.xml" class='spip_out' rel='external'>Pourquoi la glace se forme-t-elle d'abord en surface</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/cristallisation_sous_pression.11" class='spip_out' rel='external'>La cristallisation sous hautes pressions</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/l_eau_cent_qualites_1990.132" class='spip_out' rel='external'>Les propriétés exceptionnelles de l'eau</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/l_eau_un_liquide_ordinaire_ou_extraordinaire.1453" class='spip_out' rel='external'>Encore sur les propriétés étonnantes de l'eau</a></p> <p><a href="https://www.canal-u.tv/video/ufe/1_2_3_planete.13388" class='spip_out' rel='external'>Des corps glacés aux confins du système solaire</a></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=e5huXWeTOe8" class='spip_out' rel='external'>Surfusion de l'eau - Changer l'eau en glace instantanément</a></p> <p><a href="http://pravarini.free.fr/glace.htm" class='spip_out' rel='external'>Lire encore</a> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jUn3FJCpqRo" class='spip_out' rel='external'>Chaleur latente de fusion de la glace</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3028" class=''>Un monde matériel sans cesse en transition</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1305" class='spip_out' rel='external'>Transition de phase de l'eau</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article563" class='spip_out' rel='external'>L'eau : un exemple de chaos déterministe</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article5178" class=''>D'où vient l'eau de la Terre ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article565" class='spip_out' rel='external'>Qu'est-ce qu'une transition de phase ?</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2615" class=''>Ordre et désordre de la matière, deux réalités complètement et dialectiquement imbriquées</a></p></div> Quelques lectures de référence sur le réchauffement climatique http://www.matierevolution.org/spip.php?article5424 http://www.matierevolution.org/spip.php?article5424 2017-02-18T00:34:00Z text/html fr Robert Paris C'est le CO² qui suit la hausse de température et non l'inverse !!! Quelques lectures de référence sur le réchauffement climatique « Pour la Science » - La péninsule Antarctique ne se réchauffe plus La nouvelle ère glaciaire approche Début du refroidissement climatique En espagnol - Données sur la prochaine glaciation Réponses à quelques questions simples sur le climat Le changement climatique est-il lent et progressif ou brutal ? Critique des thèses du GIEC-IPCC Pour les données générales sur le (...) - <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory">Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète</a> <div class='rss_texte'><p>C'est le CO² qui suit la hausse de température et non l'inverse !!! <span class='spip_document_8341 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH540/-216-802b6.jpg' width='500' height='540' alt="" style='height:540px;width:500px;' /></span></p> <h3 class="spip">Quelques lectures de référence sur le réchauffement climatique</h3> <p><a href="http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-la-peninsule-antarctique-ne-se-rechauffe-plus-37331.php" class='spip_out' rel='external'>« Pour la Science » - La péninsule Antarctique ne se réchauffe plus</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3887" class='spip_out' rel='external'>La nouvelle ère glaciaire approche</a></p> <p><a href="http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2014-10-01-06h50/2015---debut-du-refroidissement-climatique---26226.php" class='spip_out' rel='external'>Début du refroidissement climatique</a></p> <p><a href="http://proyectohumano.argentinaforo.net/t1797p420-urgente-estudio-sobre-la-proxima-glaciacion" class='spip_out' rel='external'>En espagnol - Données sur la prochaine glaciation</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3898" class='spip_out' rel='external'>Réponses à quelques questions simples sur le climat</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1177" class='spip_out' rel='external'>Le changement climatique est-il lent et progressif ou brutal ?</a></p> <p><a href="http://www.peupliersdefrance.org/indexenviron.htm" class='spip_out' rel='external'>Critique des thèses du GIEC-IPCC</a></p> <p><a href="http://www.giss.nasa.gov/" class='spip_out' rel='external'>Pour les données générales sur le climat</a></p> <p><a href="http://cdiac.ornl.gov/" class='spip_out' rel='external'>Pour les données sur le dioxyde de carbone</a></p> <p><a href="https://www.ncdc.noaa.gov/cag/" class='spip_out' rel='external'>Pour les données sur la « température globale</a></p> <p><a href="https://www.nasa.gov/subject/3127/climate/" class='spip_out' rel='external'>Pour les données de la Nasa sur le climat</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article647" class='spip_out' rel='external'>Les courbes de température et de gaz à effet de serre : une preuve du réchauffement global anthropique ?</a></p> <p><a href="http://www.cea.fr/le_cea/actualites/le_climat_a_bascule_de_facon_extremement_brutale-5453" class='spip_out' rel='external'>CEA 2008 Le climat a basculé de façon extrêmement brutale</a></p> <p><a href="http://www.lepost.fr/article/2009/04/20/1503120_glaces-polaires-la-grande-embrouille-2-3-l-antarctique.html" class='spip_out' rel='external'>Contrairement aux nouvelles alarmistes produites en boucle par les prédicateurs d'apocalypse - et complaisamment diffusées par des média en quête de sensationnel - l'antarctique ne fond pas, bien au contraire.</a></p> <p><a href="http://www.ventdecolere.org/archives/rechauffement-planete.pdf" class='spip_out' rel='external'>Pour consulter un site extérieur :</a></p> <p><a href="http://www.planetastronomy.com/astronews/astrn-2005/astronews-net-10nov05.htm#GROENLAND" class='spip_out' rel='external'>La glace du Groenland augmente !!!</a></p> <p><a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://lcre.univ-lyon3.fr/climato/actualites_fichiers/image024.jpg&imgrefurl=http://lcre.univ-lyon3.fr/climato/actualites.htm&h=273&w=476&sz=19&hl=fr&start=19&usg=__aLsreNhEPKtYDCJXz8HmiZpqPGg=&tbnid=89z6icZiZQurPM:&tbnh=74&tbnw=129&prev=/images%3Fq%3Ddiscontinuit%25C3%25A9%2Bfr%25C3%25A9quence%2Bde%2Bs%25C3%25A9ismes%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official" class='spip_out' rel='external'>Toujours sur le réchauffement global</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article57" class='spip_out' rel='external'>La dynamique chaotique de la géophysique et de la climatologie.</a> <br /></p> <p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353" class='spip_out' rel='external'>Climatologie et chaos déterministe.</a> <br /></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=3bHTBAAAQBAJ&pg=PT164&lpg=PT164&dq=liste+d%27articles+scientifiques+contre+le+r%C3%A9chauffement&source=bl&ots=uSosOm1wpS&sig=Ye3BraK1Ccv_42K5afwAMTPY4zk&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjYt92f3vnRAhVEPRoKHQX4Caw4FBDoAQg7MAQ#v=onepage&q=liste%20d%27articles%20scientifiques%20contre%20le%20r%C3%A9chauffement&f=false" class='spip_out' rel='external'>L'imposture climatique</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article4496" class=''>Réchauffement global anthropique, vérité ou mensonge ?</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3894" class='spip_out' rel='external'>Est-il vrai que le climat, ce soit d'abord l'effet de serre et cela dépende essentiellement du gaz carbonique CO² ?</a></p> <p><a href="https://books.google.fr/books?id=QhGgCgAAQBAJ&pg=PT67&dq=contre+la+th%C3%A8se+du+r%C3%A9chauffement&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=contre%20la%20th%C3%A8se%20du%20r%C3%A9chauffement&f=false" class='spip_out' rel='external'>La comédie du climat</a></p> <p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article5335" class=''>Quand le lobby nucléaire a décidé d'investir dans la « défense du climat contre le gaz carbonique » pour mieux défendre sa soupe radioactive, son corium mortel…</a></p> <p><a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3324" class='spip_out' rel='external'>Ce que nous apprennent les anciens climats de la Terre</a></p> <p><a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=r%C3%A9chauffement+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl#hl=fr&q=glaciation+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site:http:%2F%2Fwww.matierevolution.org" class='spip_out' rel='external'>Sur la glaciation en perspective</a></p> <p><a href="https://www.google.fr/search?hl=fr&q=r%C3%A9chauffement+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&btnG=Recherche&meta=&gws_rd=ssl" class='spip_out' rel='external'>Lire encore</a></p> <p><a href="http://jlduret.blog.sfr.fr/2015/02/scientifiques-giecosceptiques-commentaire-mis-si-deja-verifie-en-attente-de-verification-lien-direct-non-retrouve-derniere-mise-a-jo" class='spip_out' rel='external'>Les climato-sceptiques sont des scientifiques</a></p> <h3 class="spip">Des articles de chercheurs :</h3> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Depuis 1940, les observations montrent une tendance prédominante au refroidissement... La couche de glace et les régions côtières ne suivent pas la tendance générale au réchauffement. » (2004, article de P. Chylek et al. « Le réchauffement global et la couche de glace du Groenland »)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « De 1986 à 2000, les vallées centrales de l'Antarctique ont connu un refroidissement de 0,7° par décennie » (2002, article de Daran, Priscu, Walsh, Fountain, McKnight, Moorhead, Virginia, Wall, Clow, Fritsen, McKay, Parsons)</p> <p> - « Variabilité et tendances dans les températures de surface de l'Antarctique, d'après les mesures in situ et infrarouges par satellite », (Journal of Climate 2000, article de Corniso J.C.) Les relevés par satellite et par les stations au sol montrent un léger refroidissement sur les vingt dernières années.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Bilan de masse positive des déplacements des glaces sur la banquise de Ross, Antarctique ouest » (article Joughlin I., Tulacyzk S. dans Science 2002). Des mesures radar montrent que la glace de l'Antarctique Ouest augmente au rythme de 26,8 gigatonnes par an.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Interprétation d'un changement climatique récent dans l'hémisphère Sud » (article de Thompson D.W. et Solomon S. dans Science 2002)</p> <p> - « Climat et histoire atmosphérique sur 420.000 ans dans les forages de Vostok, Antarctique », Nature 1999 (article de Petit, Jouzel, Raynaud, Barkov, Barnola, Basile, Bender, Chappelaz, Davis, Delaygue, Delmotte, Kotlyakov, Legrand, Lipenkov, Lorius, Pepin, Ritz, Saltzman, Stievenard). Pendant les quatre dernières périodes interglaciaires, qui remontent à 420.000 ans, la Terre était plus chaud qu'elle ne l'est aujourd'hui.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Contraintes du radiocarbone sur les avancées et les reculs de la couche de glace dans la mer de Wessell, Antarctique » Geology 1999 (article de Anderson, Andrews) La glace de l'Antarctique fond moins aujourd'hui qu'au cours de la dernière période interglaciaire.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Interprétation de la variabilité récente des glaces flottantes », Geophysical Research Letters, 2004 (article de Curry, Martinson) Les glaces flottantes de l'Antarctique ont augmenté depuis 1979.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Tendances dans la durée de la saison des glaces dans l'océan austral, 1979-1999 », Annals of Glaciology 2002 (article de Parkinson) La plus grande partie de l'Antarctique connaît une saison des glaces plus longue de 21 jours qu'elle ne l'était en 1979.</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Dérèglements climatiques à l'ère industrielle », Débats de la Natioanl Academy of Sciences, 1998, James E. Hansen : « Les forces qui gouvernent les changements climatiques à long terme ne sont pas connues avec assez d'exactitude pour déterminer l'évolution du climat. »</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Avec quelle précision a-t-on prévu la force de El Niño de 1997 et 1998 ? » : « On peut avoir d'autant moins confiance dans les études anthropogéniques sur le révhauffement global, en raison du manque de précision dans les prévisions d'El Niño… Les réussites dans les prévisions d' « Enso » ont été exagérées (parfois considérablement) et mal appliquées dans d'autres domaines. » Bulletin of the American Meteorological Society (article de C. Landsea, et al.)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> Howat I.M. et al. (2007), Rapid changes in the ice discharge from Greenland outlet glaciers, Science</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> “Recent Greenland ice mass loss by drainage system from satellite gravity observations”, Scienc e(2006), (article de Luthcke, S.B. et al.)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> “Acceleration of Greenland ice mass loss in spring 2004”, Nature (2006),(article de Velicogna I., J. Wahr)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> On peut aussi citer le GIEC !!!</p> <p>« GIEC – Changement climatique 2001 : la base scientifique » : « Dans les études sur le climat et leur modélisation, il faut reconnaître que nous sommes devant un système chaotique non linéaire et que la prévision à long terme des états futurs du climat n'est pas possible. »</p> <p>ou encore « GIEC – Changement climatique 1995 – La science du changement climatique » : « La variabilité naturelle du climat sur de longues périodes continuera à rendre problématiques l'analyse et la détection du CO² dû au changement climatique. »</p> <h3 class="spip">De multiples articles et graphiques de températures montrent l'exagération des hausses près des villes et la faiblesse de celles-ci lorsqu'on s'en éloigne :</h3> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Influence urbaine dans les relevés de température – une étude de cas pour la ville de Vienne, Autriche », Climatic Change, 1998 (article de R. Bohm)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Les corrections apportées en fonction de l'importance de la population aux Etats-Unis sous-estiment peut-être l'effet thermique urbain. », Progress in Physical Geography, 2003, (article de Ian G. McKendry)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Caractérisation de l'effet thermique urbain à Shangaï et son mécanisme possible », Advances in Atmospheric Sciences, 2003 (article de L. Chen)</p> <p><img src="http://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> « Des études récentes donnent à penser que les tentatives faites pour supprimer l' »influence urbaine » des observations climatiques de longue durée (et permettre de déterminer l'ampleur de l'augmentation de l'effet de serre) sont peut-être par trop simplistes ». dans Progress in Physical Geography n°27, 2003 « Climatologie appliquée » (article de Ian G. Mc Kendry)</p></div>