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Le capitalisme nucléaire français est complice du crime contre l’humanité du capitalisme nucléaire japonais - Matière et Révolution
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Le capitalisme nucléaire français est complice du crime contre l’humanité du capitalisme nucléaire japonais

mardi 3 septembre 2013, par Max, Robert Paris

Le capitalisme nucléaire français est complice du crime contre l’humanité du capitalisme nucléaire japonais

Le Japon n’en est plus à déclarer par ci par là une fuite radioactive dans la nappe phréatique ou dans la mer, au rythme des fuites d’informations lâchées au compte-goutte par la firme criminelle TEPCO. TEPCO et l’Etat reconnaissent maintenant qu’ils vont systématiquement lâcher en mer des centaines de tonnes d’eau qui ont servi à refroidir les trois noyaux des trois centrales de Fukushima dont les cœurs sont en fusion pour des temps imprédictiblement longs.

Cela signifie à la longue des millions de tonnes d’eau contaminées lâchés dans les mers : un véritable crime méthodiquement organisé.

Les trusts français du nucléaire sont impliqués à tous les niveaux dans cette catastrophe historique du nucléaire dont les conséquences dépasseront certainement sur la durée celle de Tchernobyl en s’attaquant durablement à la vie sur terre…. Ce sont les trusts français qui ont livré le combustible dangereux qui est la cause : le MOX.

Ce sont les trusts français qui ont justifié tous les choix, assuré de l’absence de risque.

Ce sont les trusts français qui ont diffusé les faux rapports couvrant la catastrophe après qu’on sache que cela était faux.

Ce sont les trusts français qui ont continué à aider le nucléaire japonais.

Ce sont eux qui ont fourni des spécialistes pour cacher les conséquences de la catastrophe, physiquement sur place comme aux média et inonder la presse internationale d’écrits prétendant que tout allait revenir dans l’ordre à la longue alors que c’est le contraire qui est vrai : la catastrophe va pleinement prendre son ampleur à la longue...

Ce sont eux qui continuent à fournir le MOX au Japon et poussent à la reprise du nucléaire là-bas.

On sait pourtant maintenant que la centrale nucléaire accidentée de Fukushima relâche environ 300 tonnes d’eau contaminée chaque jour dans l’océan Pacifique. Un chiffre révélé, mercredi 7 août, par le gouvernement japonais, convaincu que les fuites durent depuis deux ans.

Et encore ils ne disent pas tout. L’élément nouveau, c’est que Tepco [l’exploitant de la centrale] change son fusil d’épaule et reconnaît qu’il y a des fuites, après nous avoir dit le contraire pendant deux ans. Tepco a déversé des tonnes d’eau sur les réacteurs, il était impossible que cela reste confiné. Désormais, il existe un nouveau risque, avec le débordement des nappes phréatiques. TEPCO et le gouvernement n’en parle pas…

Ils ne disent pas que les conséquences sur la vie ont déjà commencé avec des animaux et des plantes durablement contaminées. Les océans vont être contaminés, et par conséquence toute la chaîne alimentaire de ce milieu aquatique. Les mollusques, notamment, ont la particularité de fixer toutes les matières radioactives, comme les champignons. N’oublions pas aussi que la radioactivité porte atteinte au génome, et que les risques peuvent donc se transmettre de génération en génération. Par exemple, en Ukraine, de nombreux enfants sont malades alors qu’ils sont nés après la catastrophe de Tchernobyl.

Alors que des tonnes d’eau radioactive continuent à s’écouler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucléaires japonais se battent pour que les 52 réacteurs actuellement à l’arrêt le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face à un gouvernement pro-nucléaire, à une population qui pense tourner la page en jouant l’autruche, et à des médias qui les ignorent, la tâche est ardue.

De l’eau accumulée à la centrale accidentée de Fukushima pourrait être volontairement rejetée en mer, une fois assainie, a prévenu lundi 2 septembre le président de l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (NRA) .

"Nous pourrions envisager de rejeter de l’eau dans l’océan à condition que le niveau de contamination radioactive soit ramené sous la limite légale", a déclaré Shunichi Tanaka lors d’une conférence de presse.

"J’insiste sur le fait que cela ne peut concerner que l’eau très faiblement radioactive, qui aura été assainie", a poursuivi le patron de l’instance indépendante mise en place en septembre dernier. "Il sera à un moment inévitable de mettre cette eau quelque part, dans l’océan ou ailleurs", a-t-il dit.

"Le seuil de contamination appliqué sera celui qui est admis au niveau international pour les eaux habituellement rejetées par les installations nucléaires en fonctionnement normal. Nous ne chercherons pas à bénéficier d’une dérogation pour nous affranchir de ces limites admissibles", a promis M. Tanaka.

"Si nous décidons de rejeter de l’eau en mer, nous ferons tous les efforts pour descendre les niveaux le plus possible sous la limite admissible en utilisant le dispositif de décontamination appelé ALPS", a-t-il détaillé. Reste que, pour le moment, ledit ALPS (conçu par le groupe nippon Toshiba) est en panne depuis plusieurs mois. De plus, si cet équipement complexe peut a priori filtrer soixante produits radioactifs, il ne permet pas de retirer le tritium. "D’autres moyens supplémentaires seront donc nécessaires", a reconnu M. Tanaka.

Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie gérante de la centrale de Fukushima, mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011, doit déjà faire face à quelque 400 000 tonnes d’eau polluée enfouie dans le sous-sol ou stockée dans un millier de réservoirs spéciaux, un volume qui augmente chaque jour de 400 tonnes, même si une partie se déverse aussi directement dans la mer, faute de moyens pour la bloquer pour le moment.

Récemment, un réservoir a en outre perdu 300 tonnes de liquide hautement radioactif, dont une partie a rejoint l’océan, et plusieurs points de forte contamination du sol ont été relevés ailleurs, montrant les très grandes difficultés auxquelles est confrontée la compagnie Tepco, et avec elle l’autorité et le gouvernement.

Le 21 août dernier, pour la première fois depuis l’accident du réacteur nucléaire Daiichi à Fukushima, l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire a qualifié un nouvel incident de grave : au moins 300 tonnes d’eau radioactive ont fuité d’un réservoir de stockage défectueux et, mélangées aux eaux pluviales, se déversent dans l’océan Pacifique. Tepco, l’opérateur de la centrale, a reconnu le « problème ». Mais a précautionneusement choisi de le faire après les élections au Parlement national, remportées par le parti pro-nucléaire de l’actuel Premier ministre, Shinzo Abe.

Le coup est dur pour les militants des mouvements anti-nucléaires locaux, réunis dans des coalitions dont la plus importante est "Sayonara Genpatsu Issenmannin Akushon" (Au revoir le nucléaire). « L’accident de Fukushima a réellement fait naître le mouvement antinucléaire japonais, auparavant invisible, explique Steve Zeltzer, Californien auteur du documentaire Fukushima never again. Des manifestations ont fleuri partout. Le mouvement a cru que cette expression, rare au Japon, serait écoutée par le gouvernement. Mais 2 des 54 réacteurs mis à l’arrêt ont rouvert et Abe, prônant la réouverture totale, a été élu. Les gens ont été sonnés. » Même si la récente élection parlementaire a, pour la première fois, permis à deux militants antinucléaires d’obtenir des sièges, le mouvement semble un barrage bien ténu face à la volonté gouvernementale de rouvrir tous les réacteurs à l’été 2014.

Ayamo, cheveux longs et robe hippie, prépare le goûter pour ses enfants. Elle est responsable de Mama Gen, un collectif de mères anti-nucléaires établi à Fukuoka, dans le Sud du pays. Elle ne mâche pas ses mots pour décrire la politique du Premier ministre : « Il a vendu son âme au diable. Non seulement il souhaite rouvrir les centrales, en construire de nouvelles, mais aussi en exporter ! » Alors que le réacteur de Fukushima déverse encore sa radioactivité, Shinzo Abe multiplie les voyages au Moyen-Orient, en Afrique et en Turquie pour y vendre sa technologie. « Le gouvernement est économiquement englué et contrôlé par l’industrie nucléaire, estime Hajime Matsukubo, porte-parole du Centre citoyen et indépendant d’informations sur le nucléaire (Cnic). De plus, les antinucléaires n’ont pas le soutien des syndicats, qui croient encore dans une énergie nucléaire sans danger. Et les votes du mouvement se sont divisés entre plusieurs partis verts. »

Tepco a en effet annoncé dimanche que le niveau de radioactivité relevé dans un réservoir contenant de l’eau contaminée était dix-huit fois supérieur à celui mesuré voici encore dix jours.

Une radioactivité de l’ordre de 1 800 millisieverts par heure – assez pour tuer en quatre heures une personne qui y serait exposée – a été calculée samedi près du fond d’un réservoir d’eau, a déclaré Tepco. Le 22 août, la radioactivité mesurée dans le même réservoir était de 100 millisieverts par heure.

Alors que la compagnie Tepco a annoncé vouloir rejeter en mer de l’eau accumulée à la centrale de Fukushima, une fois décontaminée, le gouvernement japonais prévoit de son côté 360 millions d’euros pour résoudre le problème.

L’Etat japonais a présenté mardi un plan de 47 milliards de yens (360 millions d’euros) pour résoudre le problème d’eau radioactive qui a envahi la centrale accidentée de Fukushima et que ne parvient pas à régler seule la compagnie exploitante.

Les autorités disent vouloir prendre la direction des opérations alors que le monde s’inquiète en raison des nombreuses avaries liées à la présence de quantités massives d’eau pleine de césium, strontium, tritium et autres substances radioactives qui s’écoulent en mer. "Nous avons évalué à 47 milliards de yens le montant requis", a expliqué lors d’un point de presse le porte-parole du gouvernement, Yoshihige Suga.

Les autorités disent avoir ressenti la nécessité de ne pas tout confier à la compagnie gérant le site nucléaire accidenté, Tokyo Electric Power (Tepco). "Nous voulons prendre des mesures fortes pour résoudre de façon radicale les problèmes à Fukushima", a insisté M. Suga. "Le monde entier se demande si le Japon parviendra ou non à démanteler la centrale Fukushima Daiichi. Le gouvernement va faire bloc pour affronter cette situation", a pour sa part déclaré à la presse le Premier ministre de droite Shinzo Abe, pro-nucléaire.

Les deux tiers de l’argent public nouvellement investi devraient servir à créer une barrière en injectant dans le sol une substance spéciale pour figer les matériaux radioactifs afin de stopper leur écoulement en mer. Quelque 300 tonnes d’eau enfouie sous le sol entre les réacteurs et la mer filent pour le moment chaque jour dans l’océan Pacifique voisin.

Le reste des fonds sera alloué à la mise en place de moyens supplémentaires de décontamination de l’eau stockée dans un millier de réservoirs dont la fiabilité est douteuse. Il s’agira d’augmenter les capacités de systèmes appelés ALPS qui sont censés débarrasser l’eau d’une soixantaine de matières radioactives, à l’exception du tritium pour lequel d’autres moyens seront nécessaires. 400.000 tonnes d’eau polluée enfouie dans le sous-sol

Tepco, gérante de la centrale de Fukushima mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011, doit faire face à quelque 400.000 tonnes d’eau polluée enfouie dans le sous-sol ou stockée dans les réservoirs spéciaux, un volume qui augmente chaque jour de 400 tonnes, même si une partie file aussi directement dans la mer, faute de moyens pour la bloquer pour le moment. Récemment, un réservoir a perdu 300 tonnes de liquide hautement radioactif, dont une partie a rejoint l’océan, un incident qualifié de "grave" par l’autorité indépendante de régulation.

Lundi, le président de ladite autorité, Shunichi Tanaka, avait prévenu qu’il était impossible d’imaginer un stockage permanent de l’eau (qui provient de l’arrosage de refroidissement des réacteurs) et qu’à un moment donné, il faudrait la rejeter en mer, une fois purifiée jusqu’à un certain point "admissible par la communauté internationale".

Ces développements interviennent alors que Tepco annonce chaque jour ou presque des nouveaux pépins liés à cette eau qui suscite de vives inquiétudes à l’étranger. Tokyo redoute que cela ne rejaillisse négativement sur sa candidature aux jeux Olympiques de 2020 dont la ville d’accueil sera désignée cette fin de semaine. Le capitalisme nucléaire français ne tire aucune leçon

Pas moins de 6 "mises en demeure" viennent d’ébranler Areva, ce monstre au pied d’argile du site nucléaire du Tricastin, compagnon fidèle de ses compères nucléocrates EDF et CEA. L’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) commencerait à en avoir assez de se faire balader de mois en mois, d’année et année par cet Etat dans l’Etat qui ne respecte ni la législation, ni la règlementation, ni le code de l’environnement et met en danger permanent les populations, les travailleurs et territoires. Sont épinglés : Areva NC, EURODIF, Georges Besse II, SET, FBFC, Socatri, Comurhex.

AREVA et ses filiales n’aiment pas être prises les mains dans le sac de l’illégalité et de leurs petites combines visant à échapper à leurs obligations - même limitées - de sécurité*. Depuis plus d’un an, depuis le 26 juin 2012 exactement, Areva se tord les boyaux et s’amuse des prescriptions incontournables formulées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de mettre en œuvre, au moins provisoirement, des dispositions pour être à même de gérer des situations d’urgence tel un séisme ou une inondation (nommé dans le jargon technocratique "aléa naturel extrême"). Le site du Tricastin ayant été installé judicieusement par les grands penseurs "techniciens et ingénieurs les meilleurs du monde"... sur une zone sismique et à risque d’inondation : il y a effectivement de quoi s’amuser pour les nucléocrates.

Les filiales Areva et la maison-mère qui exploitent plusieurs installations sur les sites du Tricastin, ainsi qu’à Romans-sur-Isère (Drôme) pour la FBFC, refusent ainsi d’améliorer leurs moyens de gestion des situations d’urgence dans le cadre des actions découlant de la catastrophe nucléaire pérenne de Fukushima-Daïchi depuis le 11 mars 2011. Ce que les cyniques nomment "le retour d’expérience". L’ASN en aurait, comme on dit, un peu "marre" que les exploitants EURODIF Production, COMURHEX, SOCATRI, SET du site du Tricastin et FBFC également présent sur le site nucléaire de Romans-sur-Isère, toutes des filiales d’AREVA NC, lui fassent des pieds de nez.

Et, sentant la suite logique venir, l’Autorité sort le parapluie pour ne pas être accusée à son tour de la co-responsabilité d’un accident. Pourtant ce soi-disant "gendarme du nucléaire" ne se montre pas d’une violence extrême puisque les solutions définitives - et non plus provisoires - pour la gestion de ces situations d’urgence doivent être mises en œuvre avant ... le 31 décembre 2016. Autant dire que la violence de l’injonction n’est pas, elle, extrême. Le risque et le danger, eux, oui. Mais comme les dispositions provisoires devaient être, elles, bouclées et opérationnelle pour le 30 juin 2013 : le compte n’y est pas. Aucune des installations nucléaires du Tricastin ne possède donc de locaux et de moyens d’urgence résistant à des situations extrêmes. Bien qu’ici ont s’amuse tous les jours avec l’uranium : on fait de la conversion de minerai venu à 100% de l’étranger, de l’enrichissement physico-chimique, de l’entreposage de mort et de la fabrication de combustibles qui alimenteront ensuite les réacteurs nucléaires d’EDF. Tout ça est stocké sur place, apporté, renvoyé et transite par la route et par le rail et traverse les régions françaises en tous sens à longueur d’années.

Illustrant la domination du lobby nucléaire sur le pays et ses habitants, AREVA a envoyé aux pelotes ses propres propositions transitoires. Elle les avait transmis à l’ASN le 28 juin 2012 mais, un an plus tard le 26 juin 2013, elle propose par courrier d’autres dispositions que celles initialement prévues, et évidemment avec de nouvelles échéances et bien sûr sans apporter de justification. Et un an de gagner ! Et un an de profit en plus ! et un an de risque en plus sur le dos des travailleurs et des populations. "On est les plus forts", "on est les maîtres dans ce pays", "on fait ce qu’on veut" !

Si nous sommes si forts, pourquoi ne pas engager un plan mondial d’aide au Japon en sortant l’entreprise privée TEPCO de ce site au regard de leur incapacité à le gérer ? Pourquoi ne pas proposer une force internationale qui trouve les solutions pour protéger réellement l’océan pacifique de la contamination incessante qu’il subit depuis maintenant plus de deux années ?

Quand on lit, par exemple, ce que propose Areva (une multinationale française spécialisée dans l’énergie nucléaire) pour aider le Japon, on croit pouvoir rêver. Selon l’article du Figaro, Areva aurait toutes les solutions pour sauver Fukushima. Alors expliquez-nous ce qui bloque, ce qui fait que rien n’est engagé en ce sens et que l’on reste dans le déclaratif ?

Par contre on peut remarquer qu’Areva ne rencontre aucune difficulté pour continuer à vendre son MOX au Japon. Comme quoi, le business du "toujours plus de nucléaire" est plus important que celui du démantèlement d’une centrale accidentée.

J’imagine la pensée qui taraude chacun chez Areva : "Si seulement il était simplement possible de l’oublier, cette satanée centrale de Fukushima !"

La suite

8 Messages de forum

  • De nouveaux niveaux record de radioactivité ont été enregistrés à proximité de réservoirs contenant de l’eau contaminée dans la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-Daichi, a annoncé mercredi 4 septembre l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (NRA).

    Les compteurs ont mesuré des radiations de 2.200 milliSieverts (mSv), 20% de plus que les précédentes mesures remontant à samedi. À ces niveaux, les radiations sont mortelles pour une personne qui y serait exposée quelques heures sans tenue de protection.

    Mais selon la NRA, les sources de cette radioactivité élevée sont très localisées et on peut facilement les contenir. Mais plusieurs voix se sont élevées au Japon pour enjoindre au gouvernement de faire appel à des compétences étrangères face à la débâcle des fuites d’eau.

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  • Comment la presse relaie le mensonge :

    voici 2 articles de Libération :
    "Les doses des travailleurs de Fukushima revues à la hausse " du 23 aout 2013

    Extrait :
    Les mensonges de la TEPCo

    Ce nouvel épisode illustre à quel point les dirigeants de la TEPCo semblent incapables de gérer les conséquences de la catastrophe tant sur le terrain que pour la radioprotection. Ils énervent jusqu’aux responsables ou ex-responsasbles des autorités de sûreté nucléaires d’autres pays, comme le montre cette vidéo où un américain et une britannique tancent son PDG sur sa "communication".

    Surtout, la longue carrière de menteur et de falsificateur vis à vis des autorités et des citoyens de la TEPCo (ici un extrait d’un journal tv sur le sujet), comme sa responsabilité écrasante dans les causes de l’accident nucléaire"

    Et un autre article datant du 8 decembre 2011 :
    "Nucléaire : 17.000 travailleurs sont intervenus à Fukushima"

    extrait :
    "L’évolution des doses les plus élevées montre que les Japonais sont parvenus à limiter la prise de risque depuis plusieurs mois...
    Le suivi médical de ces 17.780 travailleurs, dont l’irradiation et la contamination ont été mesurés par différents systèmes (dosimétrie individuelle lors des opérations, anthropogammamétrie ensuite) indique les résultats suivants (il reste encore 109 travailleurs dont les résultats en termes de doses internes ne sont pas connus au 30 novembre) :
    ► 169 travailleurs ont reçu une dose supérieure à cent millisieverts.
    Alain Rannou, spécialiste en radioprotection à l’IRSN, m’expliquait en juin dernier les connaissances issues de l’épidémiologie : « il n’y a pas de risque identifié de cancer en dessous de 100 mSv pour la leucémie et en dessous de 250 mSv pour les autres cancers radioinduits (pour les adultes, car pour les enfants la limite serait plutôt à 50 mSv). D’où la qualification de "faibles doses"

    Les commentaires suite à cet article :

    dim. 11 déc 2011à 14:03:37par gilbert beaugin

    Monsieur,

    toutes ces informations viennent de TEPCO ?

    C’est à dire de cet opérateur qui a perdu 95% de son titre en bourse, suite à cette catastrophe, qui a licenciè et baissé les salaires de tous ces travailleurs.

    Cet opérateur qui est renfloué par l’Etat japonais.

    Cet opérateur dont les centrales n’étaient plus assurées bien avant le 11mars 2011.

    Cet opérateur qui a fait croire que la conception des centrales pouvaient supporter des séismes de magnitude 7 ,8 mais pas 9.

    Cet opérateur qui a fait croire qu’avant le 11 mars, il n’y avait aucun problème.

    Cet opérateur qui a trompé les travailleurs et la population, en demandant à ceux qui voulaient être indemnisés de remplir un formulaire de 100pages.

    Combien de mensonges ? Sur la fusion des coeurs de réacteur ? Sur les zones contaminées ?
    Sur la gravité de l’accident ? Les conduites à tenir différentes pour une même ville à proximité de la centrale.

    Combien de travailleurs choisis pour travailler dans les centrales car ils n’ont pas de famille, pas d’amis, pas de travail, pas de maison ?

    Et vous voulez nous faire croire que les 17000 travailleurs de Fukushima, vont être mieux suivis que les dizaines de milliers de Tchernobyl ?

    Donnez nous une bonne raison de faire confiance à Tepco, mais moi je la cherche encore.

    Cordialement
    Gilbert

    lun. 12 déc 2011à 0:54:26par Cubitus

    Bouh on nous ment on nous spolie ! Non mais franchement vous vous lisez ? Le siècle des mensonges c’est fini, on est pas à l’époque soviétique où on étouffe tout. Oui les politiques continuent à mentir, mais les mecs de TEPCO, rien que pour éviter la prison ou la pendaison (voir le déshonneur, souvent plus grave au Japon) vont pas s’amuser à dire n’importe quoi. Et évidemment que les travailleurs de Fukushima sont mieux suivis que ceux de Tchernobyl, c’est incomparable, vos propos sont une insulte à ceux qui ont souffert de Tchernobyl, et à ceux qui ont travaillé pour que de telles négligences dans les procédures d’évacuation et de contrôles ne se reproduisent pas.

    mar. 13 déc 2011à 21:40:48par gilbert beaugin

    Le siécle des mensonges je ne sais pas mais en tout cas pour cette année en France, un exemple :

    "Le jour de l’accident, selon les données de l’industriel - une filiale d’EDF - il y avait dans ce four 67.000 becquerels - ce qui est très peu (un être humain adulte c’est 8.000 becquerels), pour quatre tonnes de métaux. Or, l’ASN affirme que ses vérifications lui ont permis de découvrir qu’il y avait non pas « 63.000 becquerels » (un chiffre légèrement différent de celui d’origine), mais « 30 millions de becquerels ». Même si cela fait toujours une faible quantité rapportée au quatre tonnes de métaux, c’est beaucoup plus. L’ASN ne donne aucune explication de l’écart avec la déclaration initiale, se contentant de mentionner qu’elle a "demandé des explications" à l’industriel. Affaire à suivre sur ce point"
    Extrait de l’article de ce blog concernant l’explosion du four chez Centraco.

    Quel intérêt pour Centraco de se tromper ? A nous d’imaginer , mais entre mentir et se tromper, le résultat est le même : le cercueil plombé.

    mar. 13 déc 2011à 21:19:19par gilbert beaugin

    En tout cas il semble que le directeur de la centrale de Fukushima, n’a pas réussi à cacher sa maladie très grave et même si Tepco nous dit que cela n’a rien à voir avec son exposition aux radiations, il se pourrait que ce directeur finisse dans un cerceuil plombé...

    Alors puisque les procédures sont améliorées depuis 1986 et le désastre de Tchernobyl, il faudrait expliquer pourquoi il est prévu (et pas seulement pour le Japon)par les instances internationales que les seuils de contamination acceptables en millisivert soient augmentés voir multipliés par 20, quand il y a un accident ?

    "TEPCO n’a pas intérêt à mentir", c’est vrai, TEPCO+AREVA+tous les trusts privés et publics ont l’obligation de mentir pour sauver leur groupe de la faillite et surtout les Etats qui ont fermé les yeux ou organisé la filière nucléaire depuis les années 40.

    Le Japon n’a jamais connu une telle contestation de ses dirigeants à tous les niveaux de l’Etat par le peuple et cela est une très bonne raison pour faire croire jusqu’au bout au monde entier qu’il y a une issue à cette crise.

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  • "La situation à Fukushima ne s’aggrave pas" déclaration de l’agence de l’énergie atomique mondiale (AIEA) 6 après le début de la catastrophe de Fukushima et la perte totale de contrôle des réacteurs nucléaires.

    "la situation est grave" déclaration des autorités japonaises 2 ans et demi après.

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  • Le parquet de Tokyo a décidé de ne pas donner suite à une plainte d’habitants de la préfecture de Fukushima qui voulaient poursuivre pour négligence devant la justice criminelle les dirigeants de Tepco, l’entreprise qui gère la centrale accidentée, et le gouvernement japonais de l’époque.

    Les résidents et militants à l’origine de la plainte ont néanmoins le droit de la reformuler et de la soumettre de nouveau au parquet. De nombreuses autres plaintes devant la justice civile sont en cours, ce qui signifie que la justice est loin d’en avoir fini avec cette affaire.

    Dans cette plainte particulière toutefois, les procureurs ont estimé que la catastrophe nucléaire de Fukushima de mars 2011 ne pouvait pas être imputée aux négligences professionnelles d’un certain nombre de responsables.

    Les plaignants avaient demandé au parquet de poursuivre non seulement les dirigeants de la compagnie gérant le site, Tokyo Electric Power (Tepco), mais aussi l’ancien chef de la Commission de sûreté nucléaire et l’ancien premier ministre Naoto Kan, ainsi que plusieurs de ses ministres.

    Pas de justice nucléaire donc !!!

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  • Médaille d’uranium

    à la France qui a encore vendu récemment du MOX au Japon, ce combustible nucléaire recyclé et 1000 fois plus radio-actif que l’uranium classique, alors que ces 54 réacteurs sont tous à l’arrêt !

    NuK No futur-

    Le 15 septembre 2013, à peine plus de deux ans et demi après le déclenchement de la catastrophe de Fukushima, le Japon va se retrouver à nouveau sans aucun réacteur nucléaire en fonctionnement. La dernière fois, c’était le 5 mai 2012. Personne ne peut dire jusqu’à quand cette situation va perdurer. Un dossier de demande de redémarrage a été déposé pour 12 réacteurs et 5 ont déjà été rejetés. Il ne reste que 7 réacteurs en course… sur 50. Cela ne fait pas beaucoup. Comment en est-on arrivé là ?

    La suite en cliquantici.

    Quand le vent souffle ,

    un typhon avec des vents soufflant parfois à 300km/h est passé ce lundi à 8H00 heure locale, dans la région de Fukushima. Les réacteurs accidentés sont évidemment sans protection sérieuse contre ce type d’évènement. La "piscine" ou sont entreposés des centaines de tonnes de combustibles usagés mais encore très radio-actifs, est très fragile et risque de s’éffondrer . Des physiciens nucléaires pensent que si cette masse se retrouve à l’air libre, une réaction nucléaire se déclenchera et l’explosion en résultant, projettera dans l’air l’équivalent de plusieurs centaines de milliers de fois la radio-activité contenu dans les bombes nucléaires d’Hiroshima & Nagasaki.
    C’est une tempête sur l’humanité qui nous attend à tout moment !

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  • Jean-Louis Basdevant, physicien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de physique des hautes énergies et d’astrophysique nucléaire. :

    « A l’heure actuelle où nous parlons, le 25 juin 2012, [le bâtiment réacteur n°4] pose de très graves soucis parce qu’il y a dans des piscines à 30 mètres de haut ‒ qui tiennent par l’esprit ‒ des quantités de barres radioactives. » (lien)

    Sur la radioactivité qui se dégagerait par une perte de contrôle de la piscine 4

    Olivier Isnard, expert français en sécurité nucléaire à l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) :

    « Le combustible de cette piscine serait mis à l’air, sur un kilomètre de distance il y aurait un débit de dose qui serait sur des centaines de Gray/heure, et il n’y a pas un humain qui serait en mesure d’approcher le site. » (lien)

    Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche Nucléaire Universitaire de Kyoto :

    « Si la piscine devait s’effondrer à cause d’un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima. » (lien)

    Chris Harris, ancien ingénieur nucléaire étatsunien :

    « Dans le cas de l’unité 4, vous pouvez avoir une recriticité. (…) Ce serait un processus sans fin sans aucun moyen de le stopper. (…) Vous auriez une autre fontaine inépuisable de particules et de gaz. » (lien)

    Robert Alvarez, expert nucléaire étatsunien, ex-conseiller auprès du Federal Department of Energy du gouvernement américain (1993-1999)

    « La piscine n°4 est située à environ 30 mètres au-dessus du sol ; sa structure est endommagée et elle est exposée à l’air libre. Si un séisme ou tout autre événement entraînait sa vidange, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de dix fois la quantité de césium-137 relâchée par la catastrophe de Tchernobyl. » (lien)

    Sur les conséquences de la perte de l’eau de refroidissement d’une piscine

    Paul Gailey, professeur agrégé de physique à l’Université d’Ohio :

    « Une défaillance catastrophique de la piscine de combustible usé de l’unité 4 pourrait potentiellement provoquer en cascade des émissions supplémentaires provenant des autres piscines de combustible usé et des réacteurs. » (lien)

    Yukiteru Naka, ex-ingénieur japonais chez General Electric, directeur de Tohoku Entreprise, :

    « Si la piscine se vide, aucun travailleur ne pourra s’approcher du bâtiment réacteur 4, ni des bâtiments 1, 2 et 3. (…) J’aimerais que le gouvernement et Tepco se préparent avec une notion de crise imminente à l’esprit. » (lien)

    Akio Matsumura, diplomate japonais ayant travaillé trois décennies pour divers organes des Nations-Unies :

    « [Un effondrement de la piscine n°4 en cas de séisme] détruirait l’environnement mondial et notre civilisation. (…) C’est une question de survie de l’humanité. » (lien)

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  • Un convoi de combustible nucléaire MOX parti de Cherbourg en France mi-avril est arrivé tôt jeudi matin 27 juin 2013 au port près de la centrale destinataire de Takahama (ouest de l’archipel)

    Il s’agit du premier arrivage au Japon de ce combustible (un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium) depuis la catastrophe atomique de Fukushima provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

    Photo ici.

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  • Voici un lien vers un site hyper interressant : cette fondation organisé un symposium l’année dernière à New-York et il est disponible en vidéo : je le conseille à ceux qui parlent anglais (et/ou japonais). Toutes les interventions sont faites par des experts (politiques, techniques ou médicales) et commencent par l’ex-premier ministre Japonais en exercice pendant l’accident et il n’y va pas avec le dos de la cuillère : le seul moyen d’avoir des centrales sûres est de ne pas avoir de centrales du tout. C’est un peu long mais la qualité de l’information est telle que c’est un must. Après ça on est sûr que ceux qui veulent continuer le nucléaire sont inconcient ET criminel.

    http://nuclearfreeplanet.org/sympos...

    les powerpoint des interventions sont aussi sur le site

    à plus

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