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Les pactes de l’impérialisme occidental avec Staline
dimanche 24 août 2025, par
Les pactes de l’impérialisme occidental avec Staline, de Berlin à Paris puis de Berlin à Téhéran et de Yalta à Potsdam
N’ayant aucune confiance dans la révolution mondiale pour combattre le capitalisme, Staline a sans cesse tenté de pactiser avec les grands pays impérialistes.
Il y a d’abord eu le traité de Berlin en 1926 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_germano-sovi%C3%A9tique
Il l’a fait avec la France en 1935 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_d%27alliance_entre_la_France_et_l%27URSS
Puis, il y a eu le pacte Hitler-Staline en 1939 :
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3681
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_germano-sovi%C3%A9tique
Une entente sur le fond entre Hitler et Staline, aussi apeurés l’un que l’autre d’un retour de flamme de la révolution prolétarienne
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6768
Puis l’entente avec l’impérialisme anglo-américain, de Téhéran à Yalta et à Potsdam :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_T%C3%A9h%C3%A9ran
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Yalta
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Potsdam
Menacé par la révolution prolétarienne à la fin de la seconde guerre mondiale, le monde capitaliste a été sauvé du prolétariat révolutionnaire par Staline
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7616
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article59
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article94
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article100
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93
La guerre froide (fausse guerre entre les précédents alliés, stalinsime et impérialisme occidental) n’a fait que cacher l’antagonisme principal : le prolétariat mondial contre le capital mondial :
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7044
La raison de fond est le caractère usurpateur de la bureaucratie russe incarnée par la dictature de Staline
LA VERITE SUR L’URSS
"La base matérielle du communisme doit être dans un si haut développement de la puissance économique de l’homme, que le travail productif cessant d’être une charge et une peine n’ait besoin d’aucun aiguillon, et que la répartition des biens donnés en constante abondance, n’exige, comme aujourd’hui dans une famille aisée ou dans une pension "convenable", d’autre contrôle que ceux de l’éducation, de l’habitude et de l’opinion publique".
C’est en partant du point de vue que le capitalisme a porté les forces productives à un développement suffisamment élevé que les marxistes affirment que la société est mûre pour le socialisme, c’est-à-dire "le régime de la production planifiée pour la satisfaction la meilleure des besoins de l’homme". En ce sens, Marx pensait que la Révolution serait commencée en Occident.
Mais la Russie, où pour la première fois dans l’histoire le prolétariat a pris le pouvoir et l’a gardé, "n’est pas entrée dans la voie de la Révolution parce que son économie était la plus mûre pour la transformation socialiste, mais parce que cette économie ne pouvait plus se développer sur des bases capitalistes".
Le renversement de la bourgeoisie et la prise du pouvoir par le prolétariat permettaient la transformation rapide de la société, mais la transformation socialiste ne consistait pas simplement dans la prise du pouvoir : ELLE RESTAIT TOUT ENTIERE A ACCOMPLIR APRES CELLE-CI ET C’EST LA LA TACHE DE LA DICTATURE DU PROLETARIAT.
Dans le pays très arriéré qu’était l’ancien Empire des Tsars, ruiné par la guerre impérialiste, la guerre civile et le blocus, les soviets ne pouvaient songer à aborder le système de répartition socialiste ("à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités") avant d’avoir rattrapé et dépassé l’économie des pays capitalistes avancés d’Occident. Dans cette voie elle devait rencontrer des difficultés non seulement en raison du fort handicap avec lequel elle partait, mais aussi en raison de SON ISOLEMENT DANS LE CERCLE DES NATIONS CAPITALISTES.
Par suite du retard, puis de l’échec (en 1923) de la Révolution allemande, les efforts du pouvoir des soviets pendant le communisme de guerre pour "substituer au commerce une répartition des produits organisée à l’échelle nationale sur un plan d’ensemble" se heurtèrent... au manque de produits à répartir, les paysans préférant travailler seulement pour leurs besoins individuels ou détruire les récoltes s’ils ne pouvaient les vendre à des prix de spéculation, plutôt que de les livrer à la ville qui ne pouvait rien leur donner en échange à cause du délabrement de l’industrie. La NEP (nouvelle politique économique) rétablit partiellement le commerce privé, afin de stimuler les petits producteurs agricoles ; devant le manque d’ouvriers qualifiés, de techniciens et de spécialistes, il fallut toujours faire de plus en plus appel à des éléments étrangers au prolétariat révolutionnaire ; les nécessités de la reconstruction et de la construction (plans quinquennaux) exigeaient des efforts surhumains : on établit une différenciation des salaires de plus en plus grande, qui devait stimuler l’émulation (c’est-à-dire la concurrence) entre les ouvriers dont le niveau de vie était déjà très bas.
Ainsi se forma peu à peu une couche privilégiée, composée de paysans moyens et riches, d’ingénieurs, techniciens, ouvriers qualifiés, stakhanovistes, et de fonctionnaires-bureaucrates du parti, qui pour garantir leur situation privilégiée durent usurper le pouvoir du prolétariat et éliminer la vieille garde du bolchévisme (déportation, assassinat, procès de Moscou).
Plus le prolétariat international subissait de défaites (Chine, Allemagne, Espagne, France), plus l’Etat ouvrier restait isolé et plus cette différenciation des privilégiés se poursuivait à l’intérieur sous le poids des difficultés économiques terribles. Staline et la bureaucratie étaient d’autant plus obligés d’étouffer toutes les protestations par de terribles mesures policières et de cacher leurs privilèges aux yeux du prolétariat international par une publicité tapageuse sur "le socialisme réalisé aux 9/10".
Mais de tels mensonges ne peuvent être utiles qu’à la propagande bourgeoise à laquelle elle fournit des sujets comme celui-ci, maintes fois rebattu et repris ces temps derniers dans la presse parisienne : "En URSS une paire de chaussures, un manteau ou du saucisson atteignent des prix inaccessibles pour l’ouvrier ; plusieurs familles doivent vivre dans un seul logement ; il règne un régime de terreur policière avec passeports et livrets de travail, etc... et c’est cela le socialisme !"
Il est vrai que cette propagande bourgeoise ne vaut pas plus que celle de Staline. Les ouvriers qui – surtout depuis quelques années – savent très bien à quoi s’en tenir sur les félicités du régime capitaliste, se rendent bien compte que non seulement la bourgeoisie ne peut pas accorder aux travailleurs un niveau de vie convenable, mais que pour subsister elle entraîne la société tout entière dans des catastrophes terribles qui ramènent brusquement les conditions de vie des masses à un niveau insupportable.
Certes, la condition matérielle des masses était avant la guerre, en URSS, au-dessous du niveau du capitalisme, mais celui-ci "glissait de très haut, tandis que l’URSS montait de très bas". Les ouvriers savent bien, qu’isolée dans un monde capitaliste hostile, l’URSS ne pouvait pas "construire le socialisme dans un seul pays". Elle devait d’abord rattraper un retard historique énorme et pour cela traverser "une phase préparatoire dans laquelle elle importa, assimila, emprunta les conquêtes techniques et culturelles de l’Occident". Dans sa lutte pour le rééquipement de l’industrie, pour l’augmentation du rendement, pour la modernisation de l’agriculture, et contre l’analphabétisme, l’Union soviétique, grâce à la nationalisation du sol, des moyens de production, des transports et des échanges et grâce au monopole du commerce extérieur, vient de parcourir en vingt ans une évolution que le capitalisme occidental a mis deux siècles à accomplir. Les éclatantes victoires de l’Armée Rouge en sont aujourd’hui la preuve irréfutable. "Le mérite impérissable du règne des Soviets est dans sa lutte si âpre et généralement efficace contre une barbarie séculaire".
Les défaites successives du mouvement ouvrier mondial ont permis à la caste bureaucratique privilégiée de Staline d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir. Mais "la répartition des biens de la terre est en URSS beaucoup plus démocratique qu’elle ne l’était sous l’ancien régime russe et même dans les pays les plus démocratiques d’occident ; pourtant elle n’a encore rien de commun avec le socialisme".
Car il est impossible, au stade historique où nous sommes arrivés, d’obtenir dans le cadre d’une économie nationale isolée – si riche soit-elle – une production suffisamment abondante pour satisfaire les besoins nombreux et variés qu’a créés l’évolution de la technique et de la culture.
Seule l’union des différentes économies européennes avec celle de l’URSS sur la base de la planification et de la propriété collective et dans le cadre des Etats-Unis socialistes d’Europe, assurera, par la révolution socialiste, la solution de tous les maux qui accablent les masses, et l’édification du socialisme.
https://www.marxists.org/francais/barta/1944/04/ldc27_040644.htm