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Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française !
jeudi 23 octobre 2025, par ,
Pas une victoire, juste un changement de président ? Réponse de K. Liebknecht à N. Arthaud
Oui, c’est bien une victoire, que la jeunesse de Madagascar a obtenue le 12 octobre, et le premier devoir des authentiques révolutionnaires de France est de la saluer. C’est une Intifadha qui a emporté une première victoire politique, car la jeunesse affronta l’armée en lançant des pierres.
A N. Arthaud (Lutte Ouvrière), qui applaudit les soldats responsables des massacres, dénigre la jeunesse par qui tout à commencé, et souligne la "passivité" présumée de la classe ouvrière malgache, sans expliquer la sienne :
Les soldats applaudis par la foule pour leur mutinerie ne pouvaient qu’être fiers de ne plus assister sans rien dire aux tueries perpétrées par la gendarmerie, (...) La jeunesse, flouée du mouvement qu’elle a lancé, n’a pourtant pas dit son dernier mot. Aucun des problèmes pour lesquels elle s’est mobilisée n’est réglé. Quant à la classe ouvrière surexploitée, elle aurait toutes les raisons d’entrer à son tour dans le mouvement.
on répond que si ! le président renversé était « un des problèmes », qui au moins est réglé ; et que les ouvriers ont des enfants, dont certains peut être font partie des victimes. Encourager ses enfants à affronter la mitraille, c’est un des actes héroïques des exploités, que N. Arthaud, au chaud dans un appartement avec eau courante et électricité, ou sous les lumière d’un plateau-télé, n’imagine même pas.
Mais plus généralement, c’est Karl Liebknecht qui avait déjà répondu d’avance aux pseudo-révolutionnaires qui comme N. Artahud prétendent que "rien n’ a été obtenu ", en expliquant le potentiel de la vague des soulèvement qui depuis quelques mois se font derrière le drapeau GenZ :
Une action politique ou économique qui ne parvient pas à arracher aux classes dirigeantes les concessions qu’on en attend, qui par conséquent, si on la considère isolément, a échoué, aggrave-t-elle la position de l’assaillant, diminue-t-elle ses chances de réussir plus tard ? On le prétend souvent et l’on prend cette affirmation comme prétexte pour mettre en garde contre des actions sérieuses.
Voyons cela. Des actions infructueuses sont nuisibles uniquement quand elles montrent à ceux qu’on attaque que l’adversaire est plus faible qu’on ne l’avait cru ou quand les forces qui restent à l’assaillant après l’échec de l’action ont diminué par rapport à celles qu’on lui supposait à bon droit. Alors les classes dirigeantes feront entrer dans leurs calculs une force de l’adversaire moindre et y conformeront leur attitude, soit dans la défensive, soit dans l’offensive ; elles ont vu dans la force adverse qu’elles faisaient entrer jusque-là en ligne de compte un simple épouvantail, et perçu que la menace devant laquelle elles reculaient était pure illusion. Mais cet inconvénient de l’action sans résultat n`est qu’apparence : ce n’est que l’éclatement d’une bulle de savon, la destruction d’une illusion, un danger qui ne peut faire peur qu’à des partis usés, à des castrats de l’opposition de façade.
Il en va tout autrement quand l’action, en dépit de son échec, est une manifestation, non de faiblesse mais de force, ne brise aucune fausse grandeur, mais montre au contraire une vraie grandeur ; quand elle ne se présente que comme l’extériorisation d’un excédent de force se renouvelant sans cesse ; quand elle ne tarit pas la source d’une force en croissance permanente, mais la fait jaillir d’autant plus fortement. Alors la perte extérieure devient un gain intérieur, la défaite isolée une victoire de l’ensemble. La persistance de l’esprit de sacrifice, de la résolution, de la force intérieure et extérieure, la capacité -de pouvoir subir une défaite sans être anéanti et de n’être affaibli que pour un temps, de tomber et de toujours se relever pour de nouveaux combats, avec une assurance ferme, une force toujours plus grande, c’est ce qui garantit que même des actions infructueuses n’aggravent pas la position de l’assaillant, ne diminuent pas ses capacités de lutte ultérieures.
C’ est pourquoi des partis jeunes, des classes montantes n’ont pas à craindre des actions hardies.
Karl Liebknecht (1918) Réflexions théoriques sur l’effet d’actions politiques infructueuses
Les marxistes ont donné un nom à ces épisodes ou les exploités se battent mais tirent les marrons du feu au profit d’autres : c’est une révolution bourgeoise, comme 1830 en France. La victoire des Malgaches c’est d’avoir été capable de faire fuir le Macron local, ainsi que le Bernard Arnault local Mamy Ravatomanga. Au lieu de leur donner des leçons, mettons nous à l’école de la jeunesse malgache.
Cette révolte s’inscrit consciemment, comme en mai 1968, dans une vague de révolte de la jeunesse derrière la dénomination GenZ et son drapeau, elle salue donc les précédentes et annonce la prochaine. Si le drapeau rouge est absent, la responsabilité en vient avant tout au mouvement ouvrier de France, l’ancienne métropole coloniale, incapable de faire vivre le moindre programme de Front uni anti-impérialiste.
À partir de 2025, le le drapeau pirate de « One Piece » connait une reconnaissance internationale suite à son utilisation lors de protestations au Sri-Lanka, en Indonésie, au Népal, puis au Maroc et à Madagascar ... et donc en France.
Madagascar, c’est toujours la France !
Oui le mouvement de Madagascar a bien eu lieu, géographiquement, en France !Car Madagascar et la France ont une frontière maritime commune , ou plutôt plusieurs : celles reconnues par la France, mais non reconnues par Madagascar. De même que la Crimée est russe et ukrainienne selon les cartes, d’immenses surfaces maritimes, ainsi que les Iles Eparses (îles Glorieuses, Juan de nova, Passas de India, Europa, Tromlin) , sont en France et/ou à Madagascar, selon les cartes. Ces îles sont des annexions coloniales, dénoncées par l’ONU, effectuée lors de la décolonisation :
N. Arthaud aurait donc du dire : « Quant à la classe ouvrière et la jeunesse de France, elle aurait toutes les raisons d’entrer à son tour dans le mouvement. », voire, charité bien ordonnée commençant par soi-même : « Quant à mon parti Lutte Ouvrière, il aurait eu toutes les raisons d’entrer à son tour dans le mouvement. » Mais Lo est occupé par la constitution des listes électorales (Municipales) , pour "démontrer son indépendance de classe" !
Comment reconnaitre les faux internationalistes des vrais ? Les premiers crient "Palestine libre" quoi qu’il se passe, et dénoncent comme un ennemi intérieur "la CGT", comme ennemi extérieur principal : Israël ; les seconds ont pour ennemi extérieur l’impérialisme français, ennemi intérieur tous les socio-patriotes (de la CGT mais aussi de Solidaires, de la CFDT, PS, LFI, PC etc), et ont pour slogan : Impérialisme français, hors des Iles Eparses et de l’Océan indien !
A cette première raison géographique s’ajoute une deuxième raison qui lie Madagascar à la France, celle de la nationalité : le président de Madagascar, exfiltré par l’armée française, est un français ! 16000 ressortissants français vivent à Madagascar. Les binationaux franco-malgaches y sont 50 000, et 100 000 vivent en France, les Malgaches y constituant la 3ème communauté française d’Afrique subsaharienne. Ils forment le premier public pour notre propagande, qui doit prendre le dessus sur celle des pan-africanistes (exprimée à cette occasion par le président du Burkina FAso), ou pire, celle des faux révolutionnaires qui ne font que dire aux Malgaches, comme N. Arthaud, ou les porte-parole des NPA et de RP : « Vous c’est vous, et nous c’est nous ! Colonisés et impérialistes , nous sommes tous des "frères travailleurs" ! A bas les frontières ! .... mais maintenons celles qui vous séparent des îles Eparses, de Mayotte, jusqu’à la révolution ! A bas Israël ! »
Colonie française de 1896 à 1960, écrasée par les socio- et stalino-patriotes en 1947
video d’une « Gilet jaune » malgache
A des partis similaires au NPA-R ou RP, pour qui l’ennemi principal n’est plus dans notre pays mais en Israël, et qui rappellent en permanence à ce propos la date de 1947, plan de partage de la Palestine, on doit rappeler que cette même année est celle d’un des pires massacres coloniaux, co-organisé par le Parti socialiste et le Parti Communiste (avec donc la caution de la CGT), dans le cadre du premier gouvernement Paul Ramadier (du 22 janvier au 21 octobre 1947) :
Les révolutionnaires d’aujourd’hui doivent rappeler haut et fort ce massacre, pour se désolidariser aujourd’hui de leurs héritiers (le PS, le PC, LFI, les direction de la CGT, CFDT, Sud etc) :
Il est minuit, ce 29 mars 1947, lorsque plusieurs centaines d’insurgés, colonne de paysans pauvres, armés de vieux fusils, s’attaquent au camp militaire de Moramanga, à l’est de l’île. C’est le signal d’une insurrection qui va embraser, pendant près de deux ans, la colonie française de Madagascar, au large des côtes africaines de l’océan Indien. La création, quelques mois plus tôt, d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités, n’a pas suffi à éteindre la flamme nationaliste qui s’est allumée sur l’Île rouge, vaste comme la France et la Belgique, longtemps théâtre de la rivalité franco-britannique avant d’être placée, en 1896, sous la tutelle coloniale française. Le retour des tirailleurs malgaches enrôlés en métropole durant la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie misérables des populations indigènes et l’activisme de mouvements nationalistes et de sociétés secrètes attisent l’aspiration indépendantiste et précipitent le déclenchement de l’insurrection.
Lycéens, étudiants. ne vous laissez pas confiner dans des blocages stériles, organisez avec les étudiants Malgaches des débat autour de Madagascar-1947, forcez vos enseignants "progressistes" (PS, PC, CGT, SUD) a consacrer des heures de cours à ce sujet !
Le soulèvement du 25 septembre au 12 octobre
Rappelons comment en 18 jours, la jeunesse malgache a obtenu ce dont du 10 septembre au 2 octobre, les manifestants n’ont même pas vu l’ombre en France, alors que les revendications des mouvements se rejoignaient : dénonciation du capitalisme des oligarques, qui transforment en pauvres les habitants d’un pays riche. Au prix de 22 morts tués par balles, dont un militaire tué par des gendarmes. Des anciens colons français ont déclaré ne jamais avoir rien vu de tel, et être prêts à faire leurs bagages si besoin est. Mais à Madagascar, des soulèvements spontanés insurrectionnels ont dépassé les organisations, qui ont étouffé le mouvement en France.
Madagascar, 900 km à l’ouest de La Réunion, est la 5 ème plus grande île du monde, pays francophone, de même superficie que la France avec deux fois moins d’habitants.
C’est une ancienne colonie française, devenu un des pays les plus pauvres du monde.
Le salaire minimum est de 50 euros, ce qui, avec la richesse en matières premières et agricoles, en fait le paradis capitalistes d’une oligarchie, incarnée par le président qui vient de prendre la fuite : ancien maire de la capitale Tananarife, ex DJ qui fit fortune dans l’édition et les media, grâce à ses accointances avec les barons qui tiennent sous leur coupe l’économie d’une île riche, opprimant la masse écrasante des pauvres.
La France y est le 4ème investisseur étranger. Dans le secteur du textile, le groupe "Paul Boyé Technologie" a ouvert une usine à Madagascar pour fabriquer les uniformes de l’armée française. Soldats français, vos uniformes sont tachés, comme en 1947, du sang malgache, qui vient de couler !
On constate une accélération de la crise à partir du 25 septembre dernier, marqué par des manifestations populaires contre les coupures d’eau et d’électricité, autour de la Place du 13 mai et de la Place de l’Indépendance, lieux symboliques du pouvoir. Ces coupures n’épargnent même pas les quartiers huppés.
Ces manifestations ont été suivies par des pillages des centres commerciaux, sans doute orchestrés par le président pour justifier la répression : 22 morts tués par balles, dont un militaire qui aurait été tué par les gendarmes.
Samedi 11 octobre, un basculement, une unité militaire des services administratifs et techniques, se rallie aux manifestants, avec son chef le général Démosthène Pikulas qui est propulsé à la tête des armées. Les gendarmes se rallient ensuite officiellement aux militaires, les violences étant dues à des "brebis galeuses".
Cette crise s’est conclue, momentanément, le 12 octobre par l’exfiltration, peut-être vers les EAU, par un avion militaire français, du président Andry Rajoelina, 51 ans, au pouvoir depuis 2019, de nationalité française depuis 2014. Son premier ministre Christian Ntsay a également pris la fuite. Ainsi que son conseiller occulte, le milliardaire, Mamy Ravatomanga (surnommé pierre bleue, traduction de son patronyme). Ce conseiller est un des parrains des affaires dans l’île, il aurait également prit la fuite vers le Golfe, mais dans son avion privé.
Le président Malgache avant son départ le 12 octobre a signé un décret mettant fin aux peines de prisons d’une dizaine de "prisonniers politiques" français, dont le Colonel Philippe François, accusé de coup d’Etat en 2021 (il s’était réfugié en France par la suite). Sans doute prix de l’extraction offerte à ce président par Macron, les bons comptes faisant les bons amis.
C’est de l’île de la Réunion qu’est parti cet avion, sans que la gauche et l’extrême gauche ne lèvent le moindre petit doigt ! N. Arthaud a oublié de dire à ceux de LO : « Quant à nos vedettes syndicales et électorales locales, elle auraient eu toutes les raisons d’entrer à leu tour dans le mouvement. »
Le mouvement se baptise Génération Z, emblème apparu au Sri Lanka, puis repris au Bangladesh, au Népal comme au Philippines, en Indonésie et enfin au Maroc : la jeunesse dénonce l’accaparement des richesses par les puissants. Bengladesh : les USA auraient accéléré le changement de pouvoir. Ce sont bien des révolutions bourgeoises.
Même si elles n’aboutissent qu’à des révolutions de palais au sommet (ce qui fut le cas de Février 1917 en Russie), ces changements peuvent correspondre à des modifications d’allégeance à l’impérialisme. Pas étonnant que le capitaine Traoré président du Burkina ait dénoncé, à juste titre, la main de la Françafrique dans l’exfiltration du président Malgache.
La révolution à Madagascar est un chapitre de la révolution française, importons le modèle des manifestations insurrectionnelles
Pour noyer les appels au 10 septembre dans des promenades stériles, les directions syndicales ont utilisé l’extrême-gauche opportuniste comme haut-parleur pour appeler à "la grève générale". Mais la grève n’est qu’un outil, qui ne doit pas exclure la réflexion politique, et être au contraire un outil au service d’une politique.
La propagande pour le blocage des transports stratégiques de l’Etat aurait pu se traduire en action sur l’île de la Réunion, en se transformant en manifestation contre le départ de l’avion qui exfiltra le président malgache. Ou m^me a posteriori, pour préparer la jeunesse au prochain épisode analogue qui est inévitable !
A ce propos, lors du 22ème congrès de l’Internationale communiste, Lénine et Trotsky rédigèrent des thèses qui restent un guide pour les révolutionnaires d’aujourd’hui. On y lit
la pierre angulaire de la politique de l’Internationale Communiste, dans les questions coloniale et nationale, doit être le rapprochement des prolétaires et des travailleurs de toutes les nations et de tous les pays pour la lutte commune contre les possédants et la bourgeoisie. Car ce rapprochement est la seule garantie de notre victoire sur le capitalisme, sans laquelle ne peuvent être abolies ni les oppressions nationales, ni l’inégalité.
Thèses et additions sur les questions nationales et coloniales (1920)
La révolution GenZ de Madagascar est un épisode typique lors duquel, comme jalon vers le rapprochement des prolétaires et des travailleurs de toutes les nations et de tous les pays, c’est le rapprochement des prolétaires et des travailleurs de France et de Madagascar qui fut, et reste d’actualité.
Les revendications de la jeunesse de Madagascar et celles du 10 septembre sont les mêmes : contre la dégradation des conditions de la vie quotidienne due à la direction de la société par une oligarchie capitaliste. Madagascar et la France parlent, en s’ignorant l’une l’autre, la même langue. Les présidents des deux pays ont la même nationalité française. C’est un avion parti de l’île de la Réunion qui exfiltré le président malgache. Des français habitent Madagascar, des Malgaches habitent en France. Les deux pays sont frontaliers, à cause de l’annexion coloniale par la France des Iles Eparse, de Mayotte, de La Réunion.
Objectivement, tout nous réuni. Ce qui nous sépare, c’est l’impérialisme, qui corrompt une aristocratie ouvrière en France, qui profite des surprofits impérialistes. Les "révolutionnaires de salon" ont grâce à cela l’eau et l’électricité chez eux, cela leur suffit pour ne pas être solidaires des manifestations des Malgaches, se sentant "supérieurs", car réfléchissant, eux, à "la révolution".
En 1931, Trotsky critiquait la politique des PCs stalinisés qui comme notre extrême-gauche électorale, masquaient leur opportunisme derrière le leurre de "la grande grève" :
L’attitude de la direction communiste à l’égard de la grève générale est, évidemment, beaucoup plus sérieuse. Mais la clarté lui fait défaut, même dans cette question. Pourtant la clarté est nécessaire. La grève générale est un moyen de lutte très important mais il n’est pas un remède universel. Il y a des situations où la grève générale risque d’affaiblir plus les ouvriers que leur ennemi direct. La grève doit être un élément important du calcul stratégique, mais non une panacée dans laquelle se noie toute stratégie.
De façon générale la grève générale est l’instrument de lutte du plus faible contre le plus fort, ou, plus exactement, de celui qui, au début de la lutte, se sent le plus faible contre celui qu’il considère comme le plus fort : quand personnellement je ne peux pas utiliser un instrument important, j’essaie du moins d’éviter que l’ennemi ne s’en serve ; si je ne peux pas tirer avec un canon, je lui retirerai au mois son percuteur. Telle est l’"idée" de la grève générale.
La grève générale est toujours apparue comme un instrument de lutte contre un pouvoir d’Etat établi qui dispose des chemins de fer, du télégraphe, de forces militaires et policières, etc. En paralysant l’appareil d’Etat la grève générale, soit "effrayait" le pouvoir, soit créait les prémisses à une solution révolutionnaire de la question du pouvoir.
Trotsky (1932) La stratégie des grèves
Or justement lors de la montée du mouvement du 10 septembre, c’était cette perspective insurrectionnelle qui aurait pu être mise avant, à La Réunion comme ailleurs :
La question des communications ferroviaires doit être abordée non du point de vue du "prestige" de la grève générale qui implique que tous fassent grève, mais du point de vue de son utilité dans le combat : pour qui et contre qui les voies de communications serviront-elles pendant l’affrontement ?
En conséquence, il faut se préparer non à la grève générale mais à résister aux fascistes. Cela implique : créer partout des bases de résistance, des détachements de choc, des réserves, des états-majors locaux et des centres de direction, une liaison effective, des plans très simples de mobilisation.
Ce qu’ont fait les organisations locales dans un coin de province, à Bruchsal ou à Klingental, où les communistes avec la SAP et les syndicats ont créé une organisation de défense, malgré le boycott de la part du sommet réformiste, est un exemple pour tout le pays, en dépit de ses dimensions modestes. O chefs puissants, ô stratèges sept fois sages, avons-nous envie de leur crier, prenez une leçon auprès des ouvriers de Bruchsal et de Klingental, imitez-les, élargissez leur expérience, prenez une leçon auprès des ouvriers de Bruchsal et de Klingental !
Trotsky (1932) La stratégie des grèves
Aux grèves et blocages réformistes stériles, opposons l’agitation, la propagande révolutionnaires, pour préparer des actions réellement révolutionnaires ! Appliquons les tactiques de la révolution permanente et du Front unique anti-impérialiste aux révoltes de la vague GenZ !

Messages
1. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 23 octobre, 06:32, par Florent
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La presse de la bourgeoisie française donne toujours la parole aux représentants de la dictature pro-française...
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/madagascar-stop-au-romantisme-des-putschistes-20251022
On ne renonce pas facilement à ses anciennes néo-colonies perdues...
https://afriquexxi.info/Edito-A-Madagascar-une-nouvelle-ingerence-de-la-France
2. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 23 octobre, 06:43, par Laurence
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Néocolonialisme français à Madagascar ?
Environ sept cents entreprises à capitaux français sont installées à Madagascar en 2012. En 2016, un touriste sur deux à Madagascar est français. 25 000 Français vivent par ailleurs dans le pays. En 2022, la France est le quatrième investisseur dans le pays (200 millions de dollars).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_la_France_et_Madagascar
Les bonnes relations des deux présidents ?
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2017/06/29/entretien-d-emmanuel-macron-avec-le-president-de-madagascar-hery-rajaonarimampianina
Le faux geste de Macron
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/03/21/a-madagascar-la-restitution-par-la-france-du-crane-d-un-roi-decapite-provoque-une-crise-dynastique_6584361_3212.html
La réalité coloniale sanglante
https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Ambiky
3. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 25 octobre, 05:37, par Florent
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A Madagascar comme partout dans le monde...
... ne comptons ni sur les Etats bourgeois, ni sur les partis réformistes, ni sur les élections, ni sur les bureaucrates syndicaux, ni sur les chefs militaires radicaux ! Organisons nos propres conseils de travailleurs et prenons le pouvoir sur nos luttes comme sur toute la société !
Déjà en 1972...
https://www.slate.fr/story/227698/13-mai-1972-madagascar-independance-malgachisation-etudiants-insurrection
Et déjà le colonialisme français...
https://www.slate.fr/story/225594/madagascar-france-coloniale-repression-sanglante-memoire-oubli-franco-malgaches
4. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 27 octobre, 06:13, par Laurence
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Ce n’est pas seulement à Madagascar, c’est partout dans le monde que les révoltes et révolutions sont menacées par des hiérarchies militaires qui confisquent le pouvoir en s’attribuant le mérite d’avoir remplacé l’ancienne dictature.
Ne nous laissons pas confisquer le bénéfice de nos luttes ! Organisons-nous en comités du peuple travailleur et appelons les petits soldats et petits policiers à s’auto-organiser et à rejoindre la révolution sociale !
5. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 2 novembre, 05:32, par Mohamed
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Maroc : la révolte contre les inégalités continue…
https://www.slate.fr/monde/maroc-inegalites-creusent-pouvoir-patine-colere-monte-manifestations-jeunes-genz-212-justice-sociale-politique-mohammed-vi?utm_source=firefox-newtab-fr-fr
https://www.france24.com/fr/afrique/20251001-au-maroc-genz-212-se-soul%C3%A8ve-contre-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-et-la-corruption
https://www.philomag.com/articles/revolte-des-jeunes-au-maroc-ce-quon-demande-cest-la-dignite-et-la-justice-sociale
https://www.ldh-france.org/maroc-pouvoir-rattrape-ses-demons/
6. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 3 novembre, 04:08, par Lucie
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Et aussi en Serbie, la révolte continue...
https://www.liberation.fr/international/europe/nous-avons-reveille-le-peuple-serbe-a-novi-sad-les-etudiants-determines-a-en-finir-avec-le-systeme-vucic-20251031_7BTZCFYFRBHJ5HFYVJF345QP44/
7. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 3 novembre, 04:17, par Paul
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Au Maroc et à Madagascar, la révolte continue...
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-vendredi-10-octobre-2025-1650303
Et aussi au Mexique...
https://www.leparisien.fr/archives/la-revolte-continue-28-10-2014-4245787.php
Et au Kenya...
https://afriquexxi.info/Kenya-Malgre-les-disparitions-forcees-la-Gen-Z-continue-de-defier-William-Ruto
Et aux USA...
https://www.blick.ch/fr/monde/no-king-aux-usa-lheure-de-la-revolution-anti-trump-a-sonne-id21337641.html
8. Madagascar : la révolte victorieuse de la jeunesse GenZ est un épisode de la révolution française ! , 7 novembre, 03:40, par Florent
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A Madagascar comme au Mali, comme en Côte d’Ivoire, comme en Egypte et dans bien d’autres pays, profitant d’une révolte du peuple travailleur, la hiérarchie militaire a tiré les marrons du feu, en remplaçant l’ancien dictateur comme si c’était elle qui l’avait fait chuter et pas le peuple !
Il y a une manière d’éviter une telle tromperie qui ramène à la dictature : c’est l’organisation en conseils du peuple travailleur appelant les petits soldats et petits policiers à s’organiser eux aussi en conseils révolutionnaires !