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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quatri&#232;me partie du programme r&#233;volutionnaire : nos engagements pour le futur gouvernement r&#233;volutionnaire des soviets du peuple travailleur</title>
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		<dc:date>2026-03-12T23:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abacar, Alex, Bianco, charlie, DD, Ephra&#239;m, F. Kletz, Faber Sperber, Karim, Karob, Max, M&#233;lissa, Ramata, Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed, Waraa</dc:creator>



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&lt;p&gt;Quatri&#232;me partie du programme r&#233;volutionnaire : nos engagements pour le futur gouvernement r&#233;volutionnaire des soviets du peuple travailleur &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi &#233;tonnant que cela puisse paraitre au premier abord, ce texte proclame nos engagements dans le nouveau type de pouvoir que constituera l'Etat des conseils du peuple travailleur des villes et des campagnes. Ce n'est pas du futurisme mais un engagement pour notre action politique et sociale d&#232;s maintenant. Et on remarquera que la plupart des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique187" rel="directory"&gt;10 - Textes programmatiques de La Voix des Travailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quatri&#232;me partie du programme r&#233;volutionnaire : nos engagements pour le futur gouvernement r&#233;volutionnaire des soviets du peuple travailleur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aussi &#233;tonnant que cela puisse paraitre au premier abord, ce texte proclame nos engagements dans le nouveau type de pouvoir que constituera l'Etat des conseils du peuple travailleur des villes et des campagnes. Ce n'est pas du futurisme mais un engagement pour notre action politique et sociale d&#232;s maintenant. Et on remarquera que la plupart des organisations, m&#234;me quand elles se disent r&#233;volutionnaires, se gardent bien de prendre des engagements sur ce qu'elles feraient en cas de r&#233;volution, sur le type de pouvoir qu'elles soutiendraient et sur la politique qu'elles y m&#232;neraient. Elles se cachent derri&#232;re un pr&#233;tendu r&#233;alisme pour ne s'engager &#224; rien, pour ne pas rompre avec les bureaucraties syndicales, avec l'appareil politique, institutionnel, administratif, policier, militaire, carc&#233;ral et bien s&#251;r financier et &#233;conomique de l'Etat capitaliste, pour ne pas s'engager &#224; le d&#233;molir pierre apr&#232;s pierre&#8230; Elles ne s'engagent pas plus &#224; d&#233;molir l'appareil militaire que l'appareil policier, pas plus l'appareil financier que celui des trusts, pas plus l'appareil administratif que judiciaire, etc. Elles ne s'engagent m&#234;me pas &#224; ne gouverner que par des soviets de travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les organisations qui proclament &#171; une seule solution, la r&#233;volution &#187;, &#171; une seule voie, celle du socialisme &#187;, &#171; un seul but, le parti r&#233;volutionnaire &#187; sont faussement r&#233;volutionnaires si elles n'annoncent pas d&#232;s maintenant qu'elles rompent avec toutes les forces contre-r&#233;volutionnaires, qu'elles soient r&#233;formistes politiques ou syndicales et qu'elles ne les laisseront pas diriger lors de la prochaine vague r&#233;volutionnaire. Ces organisations veulent des ch&#232;ques en blanc, qu'on leur fasse confiance sans engagement, sans programme d'avenir, sans rupture compl&#232;te et publique avec le monde d'hier. Une telle rupture n&#233;cessite d'exposer d&#232;s maintenant quels seront leurs objectifs et comment elles souhaitent proc&#233;der pour y parvenir. Sinon, nous n'avons aucune raison de leur faire confiance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, nous prenons ici et aujourd'hui des engagements pour la r&#233;volution de demain qui devra, pour r&#233;ussir, mettre en place des soviets et leur donner la totalit&#233; du pouvoir et des richesses, les travailleurs, tous ceux qui ne vivent que de leur travail sans exploiter personne, &#233;tant les seuls &#224; avoir le droit de gouverner, de diriger, de d&#233;cider dans le nouvel Etat et &#224; profiter des richesses produites par la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons donc, en premier, &#224; lutter pour que la totalit&#233; des d&#233;cisions gouvernementales, d&#232;s les d&#233;buts du nouveau pouvoir, soient exclusivement l'&#233;manation de conseils de travailleurs &#233;lus et r&#233;vocables issus d'assembl&#233;es d&#233;cisionnelles et souveraines (en somme des soviets) totalement ind&#233;pendants de l'ancien pouvoir capitaliste et de ses d&#233;fenseurs et profiteurs, qu'ils &#339;uvreront exclusivement pour le bien-&#234;tre de ceux qui vivent de leur travail, que celui-ci leur permette d'en vivre correctement en ayant les moyens (eux et leurs familles) de se loger, de se nourrir, de se soigner, de b&#233;n&#233;ficier de la s&#233;curit&#233;, d'avoir droit aux loisirs, de profiter d'une bonne &#233;ducation, de participer d&#233;mocratiquement &#224; toutes les d&#233;cisions. Et surtout que jamais leur travail ne b&#233;n&#233;ficie &#224; des profiteurs et des exploiteurs, que le b&#233;n&#233;fice de leurs efforts n'enrichisse pas des sp&#233;culateurs, des financiers, des exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; ne jamais tenir compte, dans les d&#233;cisions du nouveau pouvoir, des int&#233;r&#234;ts du grand capital que ce soit celui du pays ou d'un autre pays, et toujours prendre les d&#233;cisions dans le sens des int&#233;r&#234;ts du peuple travailleur qui va des salari&#233;s, des ch&#244;meurs, des retrait&#233;s aux jeunes, aux femmes, aux petits paysans, aux petits p&#234;cheurs, aux petits artisans, aux petits commer&#231;ants, aux petits camionneurs, aux taxis individuels, aux petits auto-entrepreneurs, aux petits professions lib&#233;rales, aux nationalit&#233;s et religions opprim&#233;es, &#224; tous les opprim&#233;s du monde. Nous nous engageons &#224; toujours agir pour les unir et d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts contre ceux du grand capital. Nous nous engageons &#224; ce que le nouveau pouvoir ne d&#233;fende pas les int&#233;r&#234;ts d'un peuple ou d'une nation mais de tous et cherche par tous les moyens &#224; les unir pour d&#233;truire d&#233;finitivement et mondialement le capitalisme et l'imp&#233;rialisme. Un Etat victorieux dans un pays ou dans une r&#233;gion ne devra avoir de cesse que d'en finir avec les autres Etats capitalistes et imp&#233;rialistes et &#224; faire tous les sacrifices qui seront n&#233;cessaires pour y parvenir. Nous nous engageons &#224; ne jamais d&#233;fendre un int&#233;r&#234;t national contre l'int&#233;r&#234;t international des exploit&#233;s et opprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; abolir toutes les lois, les r&#232;gles, les mesures capitalistes dress&#233;es contre les travailleurs : code du travail, justice sociale, dur&#233;e du travail, ch&#244;mage, retraites, licenciements, conditions de travail, risques professionnels, horaires, pressions de l'encadrement, hi&#233;rarchie, salaires, accidents du travail, sant&#233; au travail, fautes professionnelles, etc&#8230; Nous nous engageons que les nouvelles r&#232;gles ne servent qu'&#224; renforcer collectivement le monde du travail sans accepter aucune des &#171; lois &#187; du grand capital. Personne n'aura plus le droit d'emp&#234;cher quiconque d'avoir les moyens de vivre et de faire vivre une famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons que la guerre soit combattue &#224; la racine par le nouveau pouvoir, en d&#233;sarmant compl&#232;tement la classe capitaliste, en retirant toute autorit&#233; sur les soldats &#224; la hi&#233;rarchie militaire, en permettant aux petits soldats d'&#233;lire leurs propres conseils qui prendront les d&#233;cisions aux c&#244;t&#233;s des soviets du peuple travailleur, en pla&#231;ant l'industrie d'armement, les stocks d'armes, les armes sp&#233;ciales (nucl&#233;aires, chimiques, bact&#233;riologiques, etc) sous le contr&#244;le des soviets de travailleurs et de soldats, en rendant criminelle toute liaison entre appareil militaire et int&#233;r&#234;ts capitalistes. Et, d&#232;s maintenant, cela suppose de militer pour tisser des liens entre la lutte des travailleurs et les petits soldats (et aussi les petits policiers qui refusent de participer &#224; la r&#233;pression des luttes et aux violences polici&#232;res). Cela suppose de militer au sein des travailleurs en faveur des droits des petits soldats et petits policiers de s'auto-organiser, de refuser des ordres violents contre la population, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose de s'engager &#224; d&#233;fendre individuellement tous les petits soldats et petits policiers qui refuseront d'ob&#233;ir &#224; des ordres de violences contre la population. Cela suppose de d&#233;noncer publiquement les organisations politiques et syndicales qui s'y refuseront. Tout comme les autres points soulev&#233;s pr&#233;c&#233;demment supposent de d&#233;noncer les organisations qui refusent d'unir toutes les nationalit&#233;s, en d&#233;fendant le nationalisme, qui refusent de se solidariser avec les r&#233;voltes et r&#233;volutions partout dans le monde, qui refusent de combattre leur propre imp&#233;rialisme, qui d&#233;fendent les int&#233;r&#234;ts d'une aristocratie ouvri&#232;re fond&#233;e sur les travailleurs les plus favoris&#233;s, etc. Dans tous les domaines, des engagements d'avenir ont une signification sur les engagements imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons que cet Etat des soviets soit fond&#233; sur la d&#233;molition des forces arm&#233;es du grand capital et sur l'armement du peuple travailleur ! Les travailleurs devront, avant m&#234;me l'av&#232;nement du nouvel Etat, &#234;tre organis&#233;s partout o&#249; cela sera possible, en milices, en gardes r&#233;volutionnaires, en bataillons, en arm&#233;e, etc. Nous nous engageons d&#232;s aujourd'hui &#224; d&#233;fendre aupr&#232;s des travailleurs l'importance de s'armer et de s'organiser en milices ouvri&#232;res. Nous nous engageons aussi &#224; d&#233;noncer et d&#233;masquer toutes les organisations politiques et syndicales qui se refusent &#224; d&#233;truire l'armement du grand capital et &#224; favoriser l'armement du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; prendre toutes les mesures, &#224; chaque &#233;tape de la r&#233;volution permanente, de la formation de soviets r&#233;volutionnaires &#224; la fondation du pouvoir aux travailleurs, de la victoire de la bourgeoisie d'un pays au renversement mondial du capitalisme, au socialisme et au communisme, d'&#339;uvrer toujours non seulement pour d&#233;fendre les victoires acquises mais pour porter la lutte au-del&#224;, pour ne pas se contenter de d&#233;fendre le statu quo avec les forces ennemies encore en place, mais &#224; chercher toujours &#224; pousser plus loin la r&#233;volution. Nous engageons &#224; d&#233;noncer les partis et syndicats, qui, en p&#233;riode r&#233;volutionnaire, feraient semblant de vouloir la r&#233;volution, pour la diriger, la freiner, la d&#233;voyer, la limiter, la bureaucratiser, la conserver dans des limites sociales et politiques, dans des fronti&#232;res nationales, compatibles avec les forces qui subsisteraient du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; combattre toutes les formes de bureaucratisme syndical, politique, &#233;tatique, &#233;conomique et autres. Cela suppose de le faire d&#232;s aujourd'hui. Les organisations qui pr&#233;tendent qu'elles le feront demain sans le faire aujourd'hui ne m&#233;ritent pas notre confiance. Fondamentalement, combattre le bureaucratisme, c'est toujours porter au maximum les capacit&#233;s autonomes des travailleurs, toujours prendre les d&#233;cisions collectivement, toujours doter la classe exploit&#233;e d'organismes fond&#233;s directement par elle pour prendre les d&#233;cisions. Et la doter &#233;galement des moyens de d&#233;mettre ces organismes, si cela est n&#233;cessaire. L&#224; encore, il ne faut pas dire qu'on le fera demain si on ne le fait pas aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, la r&#233;volution ne peut pas toujours aller de l'avant, parfois il faut m&#234;me reculer momentan&#233;ment. Nous nous engageons &#224; dire &#224; chaque &#233;tape la v&#233;rit&#233; aux travailleurs, &#224; ne pas camoufler des reculs, &#224; ne pas les pr&#233;senter comme des victoires, &#224; ne pas enlever aux travailleurs les moyens d'analyser les forces en pr&#233;sence, les strat&#233;gies, les tactiques n&#233;cessaires. En somme, nous nous engageons &#224; ne jamais traiter le prol&#233;tariat comme des moutons devant suivre des bergers (m&#234;me si ceux-ci se disent r&#233;volutionnaires) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons &#224; construire un Etat des soviets qui ne remplace pas les soviets, qui ne supprime pas l'auto-organisation des travailleurs et qui soit un Etat visant &#224;&#8230; sa propre suppression. Car le but de la r&#233;volution n'est pas la prise du pouvoir mais le socialisme et le communisme. Et d&#232;s lors, la r&#233;volution vise finalement &#224; la suppression de l'exploitation de l'homme par l'homme, la suppression des classes sociales et de l'Etat&#8230; Cela se voit d&#232;s aujourd'hui, dans le comportement des organisations politiques et syndicales, quand elles ne s'orientent pas du tout dans cette direction. Toute organisation pr&#234;te &#224; diriger une lutte par les appareils bureaucratiques et sans auto-organisation des travailleurs, n'est pas de notre c&#244;t&#233; et doit &#234;tre d&#233;nonc&#233;e publiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les engagements d'un tel gouvernement prol&#233;tarien r&#233;volutionnaires sont multiples et j'en cite en vrac quelques unes sous forme de ce qui sera inadmissible pour ce pouvoir : interdiction de remettre les enfants mineurs entre les mains des pr&#234;tres de toutes religions, interdiction de toutes les formes du patriarcat, interdiction de payer les dettes des capitalistes, interdiction de laisser des armes &#224; quiconque n'ob&#233;it pas au pouvoir des travailleurs, interdiction de diffuser le racisme, la x&#233;nophobie, le nationalisme, la division des &#234;tres humains sous toutes ses formes, interdiction de tout pouvoir d'anciens capitalistes, interdiction de licencier, d'expulser, d'emprisonner pour dettes personnelles, interdiction de soumettre de force des enfants, interdiction d'emprisonner des enfants, interdiction d'exploiter des enfants, interdiction de fanatiser des enfants, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nous engageons que toutes les richesses appartiennent au peuple travailleur !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout est &#224; nous ! Rien n'est &#224; eux ! Tout ce qu'ils ont, ils nous l'ont vol&#233; ! Capital, entreprises, biens, et m&#234;me leurs armes, m&#234;me leur pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui travaillent nous habiller doivent pouvoir s'habiller, ceux qui se chargent de nos enfants doivent avoir les moyens de se charger de leurs enfants, ceux qui produisent notre nourriture doivent pouvoir se nourrir, ceux qui nous transportent doivent avoir les moyens de se transporter, ceux qui nous soignent dans les h&#244;pitaux et les EPHAD doivent pouvoir prot&#233;ger leur sant&#233;, ceux qui s'occupent de nos enfants dans les cr&#232;ches, &#233;coles et chez les nounous doivent pouvoir s'occuper de leurs enfants, ceux qui fabriquent des automobiles doivent en voir une, ceux qui fabriquent des logements doivent en avoir un, ceux qui font des routes ne doivent pas &#234;tre &#224; la rue, ceux qui travaillent dans les banques doivent avoir des sous en banque, ceux qui travaillent doivent vivre de leur travail et pas seulement enrichir ceux qui ne travaillent pas&#8230; Ceux qui produisent toutes les richesses ne doivent pas &#234;tre les seuls &#224; ne pas en b&#233;n&#233;ficier. En fait, ceux qui produisent n'ont pas d'autre solution pour ne pas devenir des esclaves que de prendre collectivement la totalit&#233; du pouvoir et des richesses et de n'en avoir aucune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui produisent des biens doivent poss&#233;der collectivement ces richesses, ils doivent poss&#233;der collectivement le pouvoir, ils doivent s'organiser pour cela en classe dirigeante, ils doivent refuser tout pouvoir et toute mainmise sur les richesses aux exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les aides sociales, co&#251;tent un pognon de dingues &#187;, qu'il disent les gouvernants pourris !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous qui ne vivons que de notre travail, et de plus en plus durement, le grand capital nous co&#251;te un pognon de dingues !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est &#224; nous ! Tout ce qu'ils ont dans leurs coffre-forts, ils nous l'ont vol&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule mani&#232;re de combattre &#224; la fois l'effondrement de la confiance des prol&#233;taires en leur propre force li&#233;e &#224; la perte des emplois, la perte de boussole li&#233;e au d&#233;saveu de la d&#233;mocratie capitaliste et &#224; la mont&#233;e de l'extr&#234;me droite et aux d&#233;vastations de la mis&#232;re, de la peur, de la guerre, de la haine qui montent dans le monde capitaliste est d'affirmer la perspective socialiste li&#233;e &#224; l'auto-organisation du peuple travailleur. La principale force du peuple travailleur, c'est d'&#234;tre la seule classe sociale porteuse d'une nouvelle soci&#233;t&#233; d&#233;barrass&#233;e de toutes les tares du syst&#232;me d'exploitation aujourd'hui historiquement d&#233;pass&#233; avant m&#234;me d'avoir &#233;t&#233; renvers&#233; de mani&#232;re r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; l'orientation qui peut diriger demain un nouveau mouvement des gilets jaunes afin d'en finir avec l'Etat des milliardaires, la loi des milliardaires, la justice des milliardaires et l'&#233;conomie des milliardaires et instaurer l'ordre et la d&#233;mocratie de tous ceux qui ne vivent que de leur travail, tout un programme !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'humanit&#233; passe in&#233;luctablement par la mise en place mondiale de soviets de travailleurs et par leur prise de la totalit&#233; du pouvoir et des richesses...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TOUT EST A NOUS ! NOUS VOULONS TOUT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS NE LAISSERONS RIEN AUX MILLIARDAIRES ET A LEURS COPAINS DU POUVOIR !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanqui disait d&#233;j&#224; : &#171; qui fait la soupe doit la manger &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4305&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4305&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx a dit la raison de la soumission des salari&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-2G.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-2G.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes rien, soyons tout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5180&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5180&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien en effet dans ce syst&#232;me social parvenu &#224; une impasse historique, incapable de faire autre chose que d&#233;chirer le consensus social de la d&#233;mocratie bourgeoise, de faire reculer tous les acquis sociaux, d'abandonner tous les progr&#232;s du niveau de vie de la population, tous les droits sociaux et d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien effectivement pour le prol&#233;tariat : rien comme part du profit, rien comme part de la propri&#233;t&#233; capitaliste, rien comme part du pouvoir dans l'entreprise et hors de l'entreprise, rien comme droit politique, rien comme droit d'expression, au travail comme hors du travail, aucune repr&#233;sentations parlementaire, gouvernementale, institutionnelle, administrative, dans les conseils d'administration, chez les boursicoteurs, chez les sp&#233;culateurs, chez les banquiers, dans les trusts. Dans tout ce qui compte en r&#232;gne capitaliste, le prol&#233;tariat ne repr&#233;sente rien qu'un poids lourd, une g&#234;ne, une menace, un co&#251;t, un risque social et politique. C'est parce que le prol&#233;tariat est redevenu &#171; une classe dangereuse &#187; &#224; leurs yeux qu'ils veulent la frapper, d&#233;montrer qu'ils sont capables de la battre, qu'ils veulent en d&#233;coudre, qu'ils provoquent, m&#232;nent des attaques multiples, lancent des d&#233;clarations accusatrices et mena&#231;antes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien non plus au sein de l'entreprise : pas le droit d'y prendre la parole, de s'y r&#233;unir, d'y r&#233;diger et distribuer des tracts, rien pour y &#233;lire des d&#233;l&#233;gu&#233;s, les r&#233;unir, les coordonner entre les secteurs et les entreprises (les appareils syndicaux reconnus par patronat et gouvernement en ont le monopole), rien pour discuter de leurs points de vue, pour &#233;changer des avis sur la situation et la mani&#232;re d'y faire face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prol&#233;taires ne sont rien ! Rien dans le gouvernement, rien dans les trusts, rien dans les banques, rien dans la part de richesse, rien dans le capital, rien dans les d&#233;cisions, rien dans le pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les mouvements, la principale tromperie a toujours &#233;t&#233; de mise chez les pr&#233;tendus repr&#233;sentants politiques et syndicaux du peuple : cacher le vrai but des exploit&#233;s, des opprim&#233;s, de tous les pauvres. Et cet objectif, sans cesse occult&#233;, aujourd'hui comme hier est celui-ci : nous voulons gouverner par nous-m&#234;mes, g&#233;rer les biens que nous produisons par nous-m&#234;mes et ne laisser aucun pouvoir aux bandits qui nous dirigent et nous ont dirig&#233; ou encore qui pr&#233;tendent &#224; nous diriger &#224; l'avenir et qui ne veulent nullement renverser l'ancien syst&#232;me tout pourri et d&#233;cr&#233;pi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui, ce sont des balivernes parce que, devant l'animal f&#233;roce, sauvage et affam&#233;, il ne sert &#224; rien de se mod&#233;rer : c'est ou lui ou nous. Le capitalisme parvenu &#224; son terme est pire qu'un animal sauvage. On ne le convaincra pas de renoncer &#224; sa proie, c'est ou lui ou nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, tous ces faux amis affirment que le peuple ne peut pas gouverner par lui-m&#234;me, d&#233;cider par lui-m&#234;me ni m&#234;me s'organiser par lui-m&#234;me pour mener &#224; une nouvelle soci&#233;t&#233; o&#249; le peuple poss&#232;dera lui-m&#234;me toutes les richesses qu'il a produites ! Ces faux amis, qui ne se sont jamais soumis aux suffrages r&#233;els et directs du peuple travailleur, qui sont par contre soumis au pouvoir des milliardaires, m&#234;me s'ils le critiquent pour le r&#233;former pr&#233;tendent-ils, affirment que nous n'avons pas besoin d'assembl&#233;es souveraines, pas besoin de comit&#233;s, de conseils, d'&#233;lus directs du peuple travailleur car leurs partis et syndicats seraient largement suffisants pour nous repr&#233;senter ! Tous disent que leurs programmes r&#233;pondent &#224; nos aspirations mais aucun n'introduit nos objectifs dans leurs programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4835&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4835&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, tout d'abord, nous devons avoir notre propre politique, notre propre gr&#232;ve, notre propre lutte sociale, organis&#233;e et dirig&#233;e par nous-m&#234;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1034&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1034&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6105&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6105&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5192&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5192&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1733&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1733&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article413&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article413&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nos propres &#233;lus, nos propres d&#233;l&#233;gu&#233;s, pas ceux des &#233;lections bourgeoises et des appareils syndicaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5827&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5827&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5351&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5351&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2210&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2210&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partager les richesses ? Avec les exploiteurs ? Tromperie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7365&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7365&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1390&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article137&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article137&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre revendication la plus modeste : nous voulons TOUT !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5222&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5222&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas seulement changer la r&#233;partition mais le mode de production&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4267&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi prendre la totalit&#233; du pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se prot&#233;ger contre toutes les attaques politiques, sociales, fascistes et guerri&#232;res, le monde du travail doit gouverner lui-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;truire le pouvoir du capital ou d&#233;truire la classe ouvri&#232;re, il n'y a pas d'autre choix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ayons pas peur de le dire : ce qu'il nous faut c'est la totalit&#233; du pouvoir : la direction de toute la soci&#233;t&#233; par les soviets et la dictature du prol&#233;tariat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6870&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6870&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8277&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TRAVAILLEURS ! C'EST A NOUS DE GOUVERNER MAINTENANT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule r&#233;ponse &#224; la crise mondiale &#233;conomique, sociale, sanitaire, politique et militaire du syst&#232;me capitaliste est celle-ci : le gouvernement des travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'effondrement g&#233;n&#233;ralis&#233; qui frappe violemment toute la soci&#233;t&#233; dans tous les pays, dans tous les domaines, &#224; tous les niveaux, on nous bassine partout avec des r&#233;ponses sur ce que nous devrions souhaiter que fassent les gouvernants, que ce soient en termes &#233;conomiques ou sociaux ou en termes sanitaires. Chacun y va de ses propositions au pouvoir en place, c'est-&#224;-dire au r&#232;gne des capitalistes et de leurs servants politiciens. Nous avons d&#233;j&#224; de multiples r&#233;ponses &#224; l'&#339;uvre dans le monde puisque les gouvernants des diff&#233;rents pays se sont gard&#233;s de donner exactement les m&#234;mes r&#233;ponses, que ce soit face &#224; la pand&#233;mie ou face &#224; la chute &#233;conomique et sociale. Cependant, toutes ces r&#233;ponses restent dans le m&#234;me cadre : celui du maintien &#224; tout prix du syst&#232;me en place, du capitalisme et de ses cons&#233;quences qui aujourd'hui sont la chute inexorable du mode de production comme du mode de vie qui lui &#233;tait attach&#233;, la chute violente de la sant&#233; publique en faisant clairement partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus des politiques des gouvernants, parmi les propositions qui leur sont faites, on peut citer celles des partis de gauche, des &#233;cologistes, des syndicalistes, des autres d&#233;mocrates, de nombreux associatifs, etc., en somme de tous les r&#233;formistes, qui divergent sur presque tout sauf sur le fait qu'il n'est nullement question actuellement de se d&#233;barrasser du vieux syst&#232;me d'exploitation et qu'il faut, au contraire, d&#233;fendre l'&#233;conomie, tout en pr&#233;tendant d&#233;fendre ainsi les int&#233;r&#234;ts de la population !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos mesures &#233;conomiques et sociales ont un sens tr&#232;s simple : fini l'int&#233;r&#234;t des seuls possesseurs de capitaux et vive la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du monde du travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le type de mesures qui en d&#233;coulent n'a rien de sorcier : interdit de licencier, interdit de jeter &#224; la rue, interdit de couper l'&#233;lectricit&#233;, le gaz, le t&#233;l&#233;phone, interdit de fermer le compte en banque, interdit de contraindre un petit ind&#233;pendant &#224; la faillite, interdit de saisir les biens des d&#233;munis, interdit de refuser la nourriture, la sant&#233;, l'&#233;ducation aux plus d&#233;munis, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment nous financerons de telles mesures ? Ce n'est pas un myst&#232;re ! Finis les cadeaux sur fonds publics aux capitalistes, aux financiers, aux banquiers, aux boursicoteurs, aux sp&#233;culateurs, aux assureurs, &#224; tous les possesseurs de capitaux, aux propri&#233;taires actuels des usines, des bureaux et des capitaux. L'argent de tous ces gens-l&#224; a &#233;t&#233; vol&#233; au peuple travailleur et retourne au peuple travailleur ! Voil&#224; de grands moyens pour des grandes mesures publiques comme la mise en place d'un vrai service public de sant&#233;, avec multiplication des moyens et d'abord des effectifs en personnels de sant&#233;. Voil&#224; les moyens financiers d'une lutte massive contre la pand&#233;mie ! Cela signifie des embauches massives pour des ouvertures massives de lits d'h&#244;pitaux et des augmentations cons&#233;quentes des salaires ! Assez par contre de l'argent de l'h&#244;pital public pour nourrir les trusts pharmaceutiques, de mati&#232;re m&#233;dical ou la sant&#233; priv&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux consignes de s&#233;curit&#233; au travail, elles doivent &#234;tre mises en place par des comit&#233;s de travailleurs et pas par des directions aux mains des capitalistes ! Et les mesures nationales elles-m&#234;mes doivent &#234;tre d&#233;cid&#233;es par des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus de ces comit&#233;s &#224; un &#233;chelon plus &#233;lev&#233; et les d&#233;cisions mises en &#339;uvre sous le contr&#244;le des comit&#233;s locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non aux mesures antisociales et antid&#233;mocratiques sous pr&#233;texte de covid ! Les arm&#233;es permanentes et polices r&#233;pressives de la bourgeoisie sont dissoutes et font place au peuple en armes ! Non &#224; l'armement des militaires et paramilitaires, oui &#224; l'armement des travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias aux mains des capitalistes, c'est fini : le peuple travailleur a toute libert&#233; d'expression !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui aux mesures de &#171; barri&#232;re sociale &#187; mais cette fois entre le Capital et le Travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non aux masques qui cachent la politique du capital derri&#232;re un soi-disant int&#233;r&#234;t national ! Oui aux masques qui prot&#232;gent du virus, et financ&#233;s sur fonds publics !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui au confinement de tous les profiteurs priv&#233;s dans une &#238;le d&#233;serte : ils sont nuisibles m&#234;me en quarantaine ! Pas de libert&#233; pour les ennemis de la libert&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui &#224; l'action politique de ceux qui ne vivent que de leur travail ! Non &#224; la magouille d&#233;magogique des politiciens capitalistes, de gauche, de droite et d'extr&#234;me droite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non &#224; l'hypocrisie qui se cache derri&#232;re la pand&#233;mie pour imposer des mesures liberticides ! Oui &#224; la libert&#233; des exploit&#233;s et opprim&#233;s d&#233;fendue par eux-m&#234;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux qui le veulent et le peuvent du point de vue de leur sant&#233; et de leurs charges familiales doivent trouver du travail ! Tous ceux qui travaillent doivent avoir les moyens corrects de vivre et faire vivre leur famille mais qui ne travaille pas n'a pas &#224; recevoir des revenus de son oisivet&#233; dor&#233;e de paresseux milliardaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non aux pr&#233;tendus sauveurs ! Travailleurs, sauvons nous nous-m&#234;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui &#224; l'auto-organisation du monde du travail, seule habilit&#233;e &#224; d&#233;cider par elle-m&#234;me ce qui devra &#234;tre fait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A bas le pouvoir capitaliste mais vive le pouvoir aux travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233;, la s&#233;curit&#233;, le bien-&#234;tre, la paix, la vie de la population travailleuse ne sont plus du tout compatibles avec le capitalisme finissant et il faut donc en finir rapidement avec lui ! Vive le socialisme par le pouvoir aux travailleurs ! Vive le gouvernement du peuple travailleur par lui-m&#234;me &#224; l'&#233;chelle mondiale !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5314&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5314&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2962&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2962&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En avant vers le gouvernement ouvrier r&#233;volutionnaire !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et servons-nous de cette perspective pour d&#233;masquer d&#232;s &#224; pr&#233;sent tous nos faux amis !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>3e partie de Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article9411</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article9411</guid>
		<dc:date>2026-03-07T23:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abacar, Alex, Bianco, charlie, DD, Ephra&#239;m, F. Kletz, Faber Sperber, Karim, Karob, Max, M&#233;lissa, Ramata, Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed, Waraa</dc:creator>


		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire - Revolutionnary party</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; (Troisi&#232;me partie du programme de La Voix des Travailleurs) &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne croyez jamais sur parole, demandez le programme et v&#233;rifiez qu'il est traduit en actes politiques et syndicaux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Sommaire de la troisi&#232;me partie &lt;br class='autobr' /&gt;
1- L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais ! &lt;br class='autobr' /&gt; 2- Quelles sont les bases communes des communistes r&#233;volutionnaires ? &lt;br class='autobr' /&gt;
3- Mais il ne s'agit pas de faire de la particularit&#233; des communistes r&#233;volutionnaires un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique187" rel="directory"&gt;10 - Textes programmatiques de La Voix des Travailleurs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire - Revolutionnary party&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187;
&lt;p&gt; (Troisi&#232;me partie du programme de La Voix des Travailleurs)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ne croyez jamais sur parole, demandez le programme et v&#233;rifiez qu'il est traduit en actes politiques et syndicaux !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommaire de la troisi&#232;me partie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1- L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2- Quelles sont les bases communes des communistes r&#233;volutionnaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Mais il ne s'agit pas de faire de la particularit&#233; des communistes r&#233;volutionnaires un moyen de nous placer au-dessus ni &#224; l'&#233;cart au sein du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4- La question de la r&#233;volution permanente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5- La question du fascisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- La question de la guerre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 7- La question du programme r&#233;volutionnaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8- La question de l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9- La question de la religion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10- La question des paysans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11- La question des femmes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12- La question de la science&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13- La question de la th&#233;orie et de la philosophie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14- La question syndicale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15- La question des soviets&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16- La question de l'internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17- La question nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article9128&#034;&gt;Lire ici la premi&#232;re partie de &#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommaire de la premi&#232;re partie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1-	LES BASES PHILOSOPHIQUES ET THEORIQUES DU PROGRAMME COMMUNISTE ET DE LA REVOLUTION SOCIALISTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-	LA POLITIQUE ET LE PROGRAMME DES COMMUNISTES REVOLUTIONNAIRES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-	L'ACTUALIT&#201; INTERNATIONALE DE LA R&#201;VOLUTION ! POURQUOI LA R&#201;VOLUTION SOCIALISTE NE PEUT &#202;TRE QUE MONDIALE ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-	UN PROGRAMME D'ACTION LIANT REVENDICATIONS IMMEDIATES ET LA PERSPECTIVE DE REVOLUTION SOCIALISTE MONDIALE A LA PRISE DU POUVOIR PAR LE PROLETARIAT ALLI&#201; AU PEUPLE TRAVAILLEUR !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5-	UN PROGRAMME D'ACTION CONTRE LA VIE CHERE, LA MISERE ET LA GUERRE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article9204&#034;&gt;Lire ici la deuxi&#232;me partie de &#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommaire de la deuxi&#232;me partie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1-	A L'EPOQUE IMPERIALISTE, UN PROGRAMME REVOLUTIONNAIRE DOIT NECESSAIREMENT ETRE INTERNATIONAL ET NON NATIONAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-	LA LUTTE ANTI IMPERIALISTE ET ANTI COLONIALE CONTRE L'IMPERIALISME ET LE COLONIALISME : LA QUESTION DU DROIT A L'AUTO-DETERMINATION ET LA QUESTION NATIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-	LA LUTTE CONTRE L'IMP&#201;RIALISME ET LA GUERRE SUPPOSE LA LUTTE CONTRE LE R&#201;FORMISME BOURGEOIS ISSU DE R&#201;FORMISME OUVRIER ET QUI GANGR&#200;NE ENCORE LE PROL&#201;TARIAT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-	LE PARTI COMMUNISTE R&#201;VOLUTIONNAIRE OU LE PARTI MONDIAL DE LA R&#201;VOLUTION SOCIALISTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TROISIEME PARTIE DU PROGRAMME&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'humanit&#233; se rel&#232;vera, le capitalisme jamais !&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les travailleurs r&#233;volutionnaires, les femmes, les jeunes, les petits paysans p&#234;cheurs artisans commer&#231;ants et auto-entrepreneurs, l'humanit&#233;, le communisme, tous se rel&#232;veront ensemble, mais le capitalisme, lui, ne se rel&#232;vera jamais ! Il a atteint des limites ind&#233;passables, non seulement du point de vue des exploit&#233;s et des opprim&#233;s mais aussi du point de vue de son propre syst&#232;me. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Y&#233;men, Gaza, Soudan, Mali, Ukraine, Za&#239;re, Rwanda, Afghanistan, Pakistan, Sahel, Burkina Faso, Syrie, Liban, Cisjordanie, rien que des massacres voulus, approuv&#233;s, organis&#233;s, arm&#233;s par les grandes puissances imp&#233;rialistes ! Et il n'y pas que les guerres et les guerres civiles ! Il y a les dictatures, les fascismes qui s'&#233;tendent partout ! De m&#234;me que les r&#233;voltes et r&#233;volutions s'&#233;tendent partout, en Asie, en Afrique, en Am&#233;rique du sud, en Europe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des pays du monde ont connu des r&#233;voltes et r&#233;volutions depuis 2010, suite &#224; l'effondrement &#233;conomique capitaliste de 2007-2008. La pand&#233;mie covid-19, encore une horreur mondiale due au capitalisme, a partiellement &#233;touff&#233; la r&#233;volte &#224; partir de 2019. Et les politiques dictatoriales soi-disant anti-covid ont fait le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les horreurs dues aux Etats capitalistes s'aggravent sans cesse, les r&#233;voltes et r&#233;volutions t&#233;moignent des capacit&#233;s de courage, de d&#233;vouement, de solidarit&#233;, de spontan&#233;it&#233;, d'auto-organisation des jeunes, des femmes, des travailleurs des villes et des campagnes, et montrent d'o&#249; viendra l'avenir de l'humanit&#233; : du peuple travailleur r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce caract&#232;re mondial des r&#233;volutions et des contre-r&#233;volutions d&#233;montre que c'est bien les fondements du monde qui sont &#233;branl&#233;s et non tel ou tel r&#233;gime (Moubarak ou Ben Ali), telle ou telle r&#233;gion (monde arabe ou Afrique), tel ou tel gouvernement, telle ou telle situation particuli&#232;re (des femmes, des jeunes, des plus d&#233;munis, etc.), telle ou telle usure du pouvoir, telle ou telle situation politique ou &#233;conomique particuli&#232;re qui sont en cause. Cela touche aussi bien les pays riches que les pays pauvres, les pays occidentaux que orientaux, du nord et du sud, de l'est et de l'ouest, les dictatures que les pr&#233;tendues d&#233;mocraties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle situation mondiale a une cause qui est fondamentalement &#233;conomique (la saturation en capitaux par rapport aux capacit&#233;s limit&#233;es des investissements productifs) et c'est le r&#233;sultat in&#233;vitable de la chute historique, elle aussi mondiale, du syst&#232;me de domination capitaliste (de son mode de production) qui a atteint ses limites et ne peut plus se relancer. En effet, ce qui a caus&#233; la chute mondiale des march&#233;s capitalistes en 2007 et qui continue de saper l'&#233;conomie capitaliste n'est ni une r&#233;cession, ni l'inflation, ni la d&#233;mondialisation de Trump, ni les effondrements des monnaies, ni les bulles boursi&#232;res, ni les probl&#232;mes de l'&#233;nergie, ni la faillite des Etats et des banques centrales, tout cela n'&#233;tant que des cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas pr&#233;dire de quoi l'avenir sera fait (&#224; quel moment, &#224; quel rythme, pour quelle raison occasionnelle, cette chute se produira, avec quel point de d&#233;part, avec quelle cons&#233;quence), mais on peut &#234;tre certains d'une chose : le syst&#232;me &#224; l'agonie nous menace tous de mort, de barbarie, de violences de masse, quel que soit notre pays, notre r&#233;gion, nos situations, nos origines, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain aussi, c'est que la cause principale n'est pas ce que l'on nous en dit : crise climatique, crise migratoire, crise &#233;cologique, crise d&#233;mographique, crise pand&#233;mique, crise des d&#233;penses de l'Etat, crise &#233;nerg&#233;tique, crise g&#233;n&#233;rationnelle, crise interethnique, interreligieuse, inter-civilisationnelle, crise est-ouest, crise djihadiste et terroriste, crise des bitcoins, crise de l'IA, crise guerri&#232;re, crise de la mondialisation ou de la financiarisation, crise de la robotisation, etc. La cause n'est m&#234;me pas la mis&#232;re des plus d&#233;munis et le grand &#233;cart entre riches et pauvres, ni la r&#233;volte des peuples. La cause est &#233;conomique et pourtant, ce n'est m&#234;me pas une crise classique du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme pourrait parfaitement se remettre de n'importe laquelle des crises que nous venons de citer et m&#234;me de toutes mais pas du probl&#232;me crucial et fondamental qui le mine depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 : la saturation compl&#232;te de l'accumulation des capitaux. La quantit&#233; mondiale du capital a augment&#233; de mani&#232;re folle toutes les derni&#232;res d&#233;cennies et on pourrait se dire que c'est un grand succ&#232;s pour le grand capital. Seulement c'est un succ&#232;s qui d&#233;passe ses capacit&#233;s&#8230; O&#249; placer tous ces capitaux ? Dans la sph&#232;re des investissements productifs s'investit une part sans cesse plus faible du capital total qui peut s'investir. Du coup, il devient vital que les Etats et les banques centrales comme les particuliers d&#233;tenteurs de capitaux inventent des investissements non productifs nouveaux et en quantit&#233;. En s'aidant des sp&#233;culations, des dettes publiques et priv&#233;es, des bitcoins, de l'intelligence artificielle et autres, on peut sans cesse cr&#233;er des faux investissements et qui rapportent vraiment de l'argent. Mais toutes ces m&#233;thodes artificielles pour offrir des profits aux capitaux ont un d&#233;faut majeur : elles accroissent follement la masse des capitaux qui ne se tournent pas vers l'investissement productif et la part de ces capitaux dans le capital total grandit sans cesse, contribuant &#224; serrer le n&#339;ud qui &#233;touffe le syst&#232;me capitaliste. Car la sp&#233;culation permet &#224; un capitaliste de s'enrichir mais pas au syst&#232;me tout entier de s'enrichir. La richesse du capitalisme est toujours fondamentalement provenue de l'exploitation du travail humain (la plus-value accroissant le capital par son r&#233;investissement productif), m&#234;me si les capitalistes ont toujours entretenu l'illusion que ce seraient eux, le Capital et non le Travail, qui cr&#233;eraient de la richesse. Or ce syst&#232;me n'a jamais &#233;t&#233; capable de vivre sans accroitre sans cesse le capital. Seules de br&#232;ves chutes des profits (les crises capitalistes) &#233;taient tol&#233;rables et la destruction de capital qu'elles engendraient &#233;tait compens&#233;e par le fait que ces crises &#233;puraient le capitalisme de ses canards boiteux, lui permettant de repartir de plus belle. Dans la situation actuelle, une telle crise n'est plus tol&#233;rable pour le capitalisme car il la juge &#171; syst&#233;mique &#187;, ce qui signifie qu'une simple crise de r&#233;gulation menacerait de mort le syst&#232;me tout en entier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas emp&#234;cher le capitalisme de s'effondrer n'en d&#233;plaise &#224; tous les fans des &#171; solutions &#187; r&#233;formistes. Nous ne pouvons que nous saisir de la situation et tenter de transformer chaque faiblesse du syst&#232;me en armes des prol&#233;taires r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, nous n'avons ni &#224; rire ni &#224; pleurer sur la fin du capitalisme. C'est lui-m&#234;me qui est la cause de cette autodestruction et qui annonce sa mort en sonnant le glas par maints sympt&#244;mes plus atroces les uns que les autres. Aucune raison de regretter le vieux syst&#232;me d'exploitation et d'oppression, mais pas de raison de se r&#233;jouir non plus car rien n'est r&#233;gl&#233; et seule l'intervention directe du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire peut nous permettre de tourner la page de l'Histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus les classes poss&#233;dantes se convainquent que leur avenir est bouch&#233;, plus ils manipulent le racisme, le machisme, le fascisme, toutes les haines, toutes les peurs, toutes les divisions, tous les fantasmes, toutes les inepties, tous les app&#233;tits sales, horribles, toutes les brutes galonn&#233;es sanguinaires, tous les meurtriers, tous les terroristes du monde entier. La barbarie ne meurt pas en m&#234;me temps que le capitalisme, elle s'accroit jusqu'au triomphe de la r&#233;volution sociale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;voltes et r&#233;volutions ont agi dans le sens diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; cette mont&#233;e de la barbarie dans les actes et dans les esprits. L&#224; o&#249; les peuples sont le plus durement divis&#233;s en ethnies, en clans, en couleurs de peaux, en origines diverses, en religions, en r&#233;gions, entre nationaux et migrants, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, ces mouvements de masse ont justement mis en avant tous les opprim&#233;s et tous les exploit&#233;s, tous unis, reniant souvent le poids oppressif de tout un vieux pass&#233; (les femmes en t&#234;te en Iran comme en Tunisie, en Alg&#233;rie, en Egypte ou au Soudan, les ethnies et clans balay&#233;s au Liban, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les Etats, ces pouvoirs du grand capital, sont plus pr&#233;sents que jamais, disent les sceptiques en ce qui concerne la mort du capitalisme. Oui, mais le syst&#232;me ne peut se contenter des aides &#233;tatiques pour survivre. Son fonctionnement &#233;conomique est bien plus important. Plus il fait appel au soutien des Etats et des banques centrales plus sa chute s'aggrave car la part des capitaux non issus du secteur productif grandit d'autant plus et la plus-value n'est plus &#224; la base du profit. Un capitaliste individuel se moque d'o&#249; vient l'argent pourvu qu'il remplisse sans cesse davantage les coffres mais le syst&#232;me tout entier ne peut pas s'en moquer ! Et le capitalisme accumule des capitaux sans accroitre la richesse r&#233;elle. Le gouffre grandit qui s&#233;pare la richesse fictive de la richesse r&#233;elle. Au point que ce gouffre fait peur aux classes dirigeantes elles-m&#234;mes et les pousse dans les voies folles de la marche &#224; la guerre mondiale, au fascisme mondial, &#224; la dictature et aux massacres de masse mena&#231;ant toute l'humanit&#233;&#8230; Tout cela vaut mieux aux yeux des classes poss&#233;dantes que les risques mortels de la r&#233;volution sociale renversant d&#233;finitivement le pouvoir &#233;conomique et politique de la classe capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour le peuple travailleur, la r&#233;volution socialiste demandera de grands efforts mais elle nous coutera moins cher que les souffrances que les classes dirigeantes nous pr&#233;parent !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise du capitalisme et les perspectives pour les r&#233;volutionnaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1135&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me capitaliste a-t-il d&#233;j&#224; chut&#233; de lui-m&#234;me ou ne pourra-t-il chuter que par la r&#233;volution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de vue de l'&#233;conomiste Fran&#231;ois Chesnais sur la fin du capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise grave, crise syst&#233;mique ou bout du monde pour le capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2431&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalisme : de la construction &#224; la destruction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5939&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; est frapp&#233;e mortellement mais c'est le grand capital qui est en soins palliatifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6106&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment nous allons vivre l'effondrement du capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6960&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;ories de l'effondrement capitaliste, adeptes et d&#233;tracteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7441&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme &#224; l'agonie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4518&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme meurt d'avoir... trop bien r&#233;ussi &#224; accumuler du capital&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agir contre ses propres principes en s'autod&#233;truisant, personne n'imagine le capitalisme faire cela et pourtant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7556&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise ou mort du capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les gouvernants en sont r&#233;duits &#224; la seule violence directe, c'est que la dynamique capitaliste est morte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6174&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel avenir pour le capitalisme ? ou quand la bourgeoisie mondiale serre les fesses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4084&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte &#224; ses propres limites : son succ&#232;s lui-m&#234;me &#233;touffe dans les limites de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises &#171; classiques &#187; ne sont plus possibles pour le syst&#232;me (trop dangereuses) et pourtant elles permettaient de le r&#233;guler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de cavalerie financi&#232;re &#224; la Madoff, une survie illusoire d'un capitalisme mondial en bout de course&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalisme : chronique d'une mort annonc&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4686&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est-il mort ou vivant ? - Sur quels crit&#232;res se fonder ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1975&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme d&#233;liquescent et sous perfusion, plus antisocial et sanglant que jamais, est encore plus incompatible avec la libert&#233; des femmes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'humanit&#233; changeait... de mode de production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand capital a encore peur... du communisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7912&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel avenir : la barbarie de masse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; ou l'humanit&#233; maitresse d'elle-m&#234;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles sont les bases communes des communistes r&#233;volutionnaires ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1&#176;) Ce qui caract&#233;rise les communistes r&#233;volutionnaires, c'est qu'ils ne d&#233;fendent pas &#171; leur &#187; pays, &#171; leur &#187; entreprise, ni &#171; leur &#187; ville, ni &#171; leur &#187; d&#233;partement, ni &#171; leur &#187; r&#233;gion, ni &#171; leur &#187; d&#233;partement, ni &#171; leur &#187; Etat, car ils savent que rien ne sera vraiment &#224; eux tant que les capitalistes auront capital et pouvoir et que rien ne sera &#224; eux de mani&#232;re individuelle mais collectivement. Ils n'appellent aucun patron, aucun Etat &#224; les sauver, ils ne comptent sur aucune institution de la bourgeoisie, ils ne s&#232;ment aucune illusion sur aucun syst&#232;me politique bourgeois, pas plus la d&#233;mocratie que la dictature ou le fascisme, car ils savent que la guerre et le fascisme sont d'abord des politiques bourgeoises qu'aucune entente avec les forces bourgeoises ne peut r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que le syst&#232;me capitaliste est &#224; l'agonie, suite &#224; l'effondrement de 2007-2008 et pour des raisons qui n'ont rien d'accidentel et qui touchent aux fondements m&#234;me du syst&#232;me (l'accumulation du capital est d&#233;finitivement en panne), alors que le prol&#233;tariat ne dispose nulle part de partis r&#233;volutionnaires, qu'aucun courant r&#233;volutionnaire n'est en &#233;tat de relever le parti du prol&#233;tariat, il est d'autant plus urgent que les r&#233;volutionnaires unissent leurs forces au sein des luttes sociales et politiques sur les bases communes indiqu&#233;es plus haut et qui ne se r&#233;sument nullement &#224; une fausse unit&#233;, &#224; un programme purement revendicatif m&#234;me radical, &#224; un simple activisme commun et qui n&#233;cessite de poursuivre en m&#234;me temps le d&#233;bat politique sur les divergences, sans jamais succomber aux tendances sectaires ni aux tendances opportunistes, et sans r&#233;aliser des ententes sans principes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n&#233;cessite de cesser de consid&#233;rer que le capitalisme va une fois encore s'en sortir, qu'il va rena&#238;tre de sa crise, qu'il va repartir. Il faut prendre en compte la nouvelle situation : d&#233;sormais le capitalisme est du pass&#233;, m&#234;me si, dans la transition actuelle o&#249; toutes les forces du capital sont band&#233;es pour faire durer la situation d'agonie, o&#249; tous les soins palliatifs sont mobilis&#233;s pour d&#233;tourner les risques r&#233;volutionnaires, le prol&#233;tariat ne manifeste pas une volont&#233; ferme de prendre la t&#234;te de ses propres luttes sociales ou politiques et encore moins de prendre la t&#234;te de l'humanit&#233; en supprimant la propri&#233;t&#233; priv&#233;e par une infime minorit&#233; des moyens de production et des capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cependant cette perspective qui doit &#234;tre d&#233;fendue par les militants communistes r&#233;volutionnaires et ils ne doivent pas le faire dans des c&#233;nacles, &#224; l'&#233;cart de la lutte des classes quotidienne, mais au contraire au sein des combats de classe, grands et petits, qui seuls peuvent permettre &#224; la classe ouvri&#232;re de mesurer ses amis et ses ennemis, et distinguer les vraies perspectives des fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176;) Les communistes r&#233;volutionnaires participent &#224; la politique, &#224; la lutte sociale, au combat d'id&#233;es, mais ce qui les distingue d'abord c'est qu'ils n'ont pas d'int&#233;r&#234;ts individuels et &#171; pas d'int&#233;r&#234;ts d'organisation &#224; d&#233;fendre &#187; comme le rappelait Marx dans &#171; Le Manifeste communiste &#187;. Ils ne luttent pas seulement pour construire un parti ou un syndicat, pour r&#233;ussir telle ou telle lutte, ni seulement pour d&#233;fendre des aspirations des travailleurs. Ils luttent avec et pour l'humanit&#233;, une humanit&#233; lib&#233;r&#233;e de ses entraves, de ses cha&#238;nes, de ses bourreaux et aussi de ses trompeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176;) Se revendiquer du communisme, du socialisme r&#233;volutionnaire, du l&#233;ninisme, du trotskisme, de la r&#233;volution russe, etc., ne doit pas &#234;tre comme un amour platonique, un joli ornement d'une r&#233;alit&#233; qui n'aurait rien &#224; voir. Les organisations et les militants qui s'en r&#233;clament doivent aussi d&#233;montrer que cela change compl&#232;tement leur politique d&#232;s maintenant et que cela les engage de mani&#232;re pr&#233;cise sur l'avenir. Ceux qui, au nom du r&#233;alisme, du retard de la r&#233;volution, du recul du communisme et autres pr&#233;textes malhonn&#234;tes, affirment qu'ils appliqueront ces id&#233;es quand la situation changera ne sont que des vendeurs de r&#234;ves qui distribuent une marchandise trompeuse. On a bien connu la social-d&#233;mocratie qui &#233;tait r&#233;volutionnaire pour l'avenir mais pas pour le pr&#233;sent et qui, quand l'heure de la r&#233;volution a sonn&#233;, s'est retrouv&#233; dans le camp de la contre-r&#233;volution aux c&#244;t&#233;s des gouvernants, de l'&#233;tat-major, des fascistes et des imp&#233;rialismes&#8230; Il faut faire ses preuves en termes de politique dans la classe ouvri&#232;re, dans ses luttes, dans son travail politique parmi les travailleurs, de syndicalisme r&#233;volutionnaire, de propagande r&#233;volutionnaire dans les &#233;lections bourgeoises, d'efforts r&#233;els d'auto-organisation du prol&#233;tariat, de lutte r&#233;elle contre l'imp&#233;rialisme, de combat pour la d&#233;moralisation de l'arm&#233;e, d'efforts pour que les travailleurs se sentent directement concern&#233;s par les r&#233;voltes et r&#233;volutions partout dans le monde. Il ne suffit pas de rajouter au bout d'un programme qu'un jour peut-&#234;tre on fera la r&#233;volution sociale et qu'on lui est favorable. Il faut que ses analyses, sa strat&#233;gie, sa tactique, sa politique, son intervention, tout soit centr&#233; sur la r&#233;volution de demain. Sinon, ce n'est qu'un drapeau pour&#8230; se draper dedans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4&#176;) Il faut que ces organisations et ces militants qui se veulent r&#233;volutionnaires fondent leur politique sur une th&#233;orie r&#233;volutionnaire bien d&#233;finie menant &#224; un programme politique indiquant clairement les perspectives, les moyens et les buts, la strat&#233;gie de sorte que celle-ci soit dans la lign&#233;e de celles de Marx, Engels, L&#233;nine, Rosa Luxemburg et Trotsky. Tout refus d'&#233;tudier s&#233;rieusement la th&#233;orie, la philosophie, la science et l'histoire revient &#224; retomber dans l'activisme qui &#233;loigne de toute politique r&#233;volutionnaire. On n'est pas oblig&#233;s de choisir d'&#234;tre r&#233;volutionnaire mais, quand on le fait, il faut s'en donner les moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#176;) Ils doivent ne pas se contenter de la critique du capitalisme, du gouvernement, des classes poss&#233;dantes, des d&#233;rives guerri&#232;res, fascistes, dictatoriales, anti-d&#233;mocratiques, anti-&#233;cologiques, anti-sociales, anti-femmes, etc. Il faut d&#233;fendre un programme clair de transformation r&#233;volutionnaire, que ce soit dans la presse, dans l'action politique, dans les entreprises, dans les syndicats, dans la jeunesse, parmi les femmes, dans les milieux populaires. Ce programme doit relier les objectifs, aspirations et revendications imm&#233;diates aux buts plus avanc&#233;s, donc &#234;tre ce que l'on appelle &#171; un programme de transition &#187;. Cela signifie qu'il ne se contente pas de consid&#233;rations futuristes sur le socialisme et le communisme mais aussi qu'il ne se contente pas des revendications politiques d&#233;mocratiques et des revendications syndicales, &#233;conomiques et sociales. Au contraire, il doit montrer que les communistes r&#233;volutionnaires entendent transformer chaque aspiration sociale, &#233;conomique, politique, d&#233;mocratique en arme r&#233;volutionnaire et explique par &#233;crit pourquoi et comment cela est indispensable. Ceux qui r&#233;p&#232;tent &#224; longueur d'articles qu'on est dans une p&#233;riode de r&#233;action et que la r&#233;volution n'est donc pas &#224; l'ordre du jour ou que les prol&#233;taires sont tr&#232;s loin d'une telle conscience ne risquent pas de d&#233;velopper de telles conceptions. Ils se contentent de dire qu'ils se revendiquent du &#171; programme de transition &#187; de Trotsky parce ce que cela donne une certaine image dans les milieux politis&#233;s. Le drapeau trotskyste peut servir de camouflage et de publicit&#233; mensong&#232;re comme la revendication d'un h&#233;ritage de Marx et L&#233;nine a pu servir &#224; des partis en r&#233;alit&#233; contre-r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6&#176;) Il faut examiner leur politique sur un point crucial, qui est comme pierre de touche de ceux qui se disent r&#233;volutionnaires. Le crit&#232;re num&#233;ro un d'un r&#233;volutionnaire, c'est qu'il ne se contente pas des organes et institutions qui ont exist&#233; dans la p&#233;riode calme et fait appel, propose, organise, suscite, provoque la formation de comit&#233;s, de conseils, d'assembl&#233;es souveraines, de toutes les formes d'organisation directe des masses, organisations de masse ind&#233;pendantes, auto-organis&#233;es, sans lien de suj&#233;tion avec l'Etat, le pouvoir, les partis politiciens, les bureaucraties syndicales, les associations r&#233;formistes, etc. Les masses choisissent directement parmi elles des d&#233;l&#233;gu&#233;s qui forment des comit&#233;s et se f&#233;d&#232;rent. Ces comit&#233;s sont directement d&#233;pendants de la base qui d&#233;cide de tout, des buts et des moyens, des m&#233;thodes et des objectifs des luttes, des revendications et des perspectives d'action, des buts de la soci&#233;t&#233; future et de la forme du pouvoir, qui agit en m&#234;me temps pour imposer ses vues. Apr&#232;s une phase in&#233;vitable de double pouvoir, ils fonderont le futur pouvoir apr&#232;s le renversement de l'ancien. Cela suppose qu'il soit clairement affirm&#233; d&#232;s maintenant que notre but n'est pas le remplacement &#224; la t&#234;te du pouvoir des gouvernants capitalistes par des gouvernants &#171; ouvriers &#187; li&#233;s aux organisations pr&#233;tendument du &#171; mouvement ouvrier &#187; comme les appareils syndicaux et partis r&#233;formistes. Et surtout que tout l'appareil d'&#233;tat capitaliste sera d&#233;moli par le prol&#233;tariat en armes, que les travailleurs organis&#233;s en soviets prendront les armes, organiseront les petits soldats et d&#233;truiront la vieille machine d'oppression, fondant la r&#233;publique des soviets. De vrais r&#233;volutionnaires doivent d&#232;s maintenant non seulement d&#233;fendre l'id&#233;e des soviets dans les syndicats comme perspective d'avenir mais aussi agir concr&#232;tement pour l'auto-organisation des luttes ce qui n&#233;cessite d'abord de d&#233;masquer toutes les man&#339;uvres des appareils syndicaux, d'opposer &#224; chaque fois des assembl&#233;es d&#233;cisionnelles qui &#233;lisent des d&#233;l&#233;gu&#233;s et constituent des conseils et comit&#233; de travailleurs, se f&#233;d&#233;rant, allant d'entreprises en entreprises, dirigeant les luttes, se m&#234;lant de tout, contr&#244;lant tout, dirigeant tout, se liant aux petits soldats et petits policiers, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7&#176;) Dans chaque lutte, m&#234;me petite, m&#234;me d&#233;fensive, m&#234;me partielle, m&#234;me localis&#233;e, dans chaque p&#233;riode qu'elle soit favorable ou d&#233;favorable, que nos ennemis soient d&#233;stabilis&#233;s ou pas, que le prol&#233;tariat soit offensif ou pas, ce qui distingue leur politique est qu'elle m&#232;ne toujours et partout au pouvoir des soviets et que c'est cela qui les distingue des autres partis et syndicats&#8230; Cela change tout : leur mani&#232;re de voir les buts, les moyens, les m&#233;thodes, les modes d'organisation des travailleurs dans toutes les circonstances, m&#234;me les plus banales. Leur conception de la solidarit&#233; ouvri&#232;re, leur mani&#232;re de voir une gr&#232;ve, une manifestation, une action de contestation, une propagande de d&#233;nonciation est particuli&#232;re aux r&#233;volutionnaires communistes. En m&#234;me temps, ils ne veulent qu'une chose : participer &#224; la vie et aux luttes des travailleurs sans se placer dans une position sup&#233;rieure, sans se croire plus malins que les autres, sans oublier que c'est l'ensemble de leur classe qui est r&#233;volutionnaire par rapport &#224; la soci&#233;t&#233; et pas telle ou telle fraction soi-disant plus radicale ou plus avanc&#233;e ou plus organis&#233;e de celle-ci. L&#233;nine rappelait que ce ne sont pas les r&#233;volutionnaires communistes qui d&#233;cident du sort des r&#233;volutions communistes mais l'ensemble des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8&#176;) Ce qui distingue les r&#233;volutionnaires communistes, c'est qu'ils tentent de transformer chaque faiblesse, chaque contradiction, chaque crise, chaque difficult&#233;, chaque division, chaque recul de nos ennemis en arme de combat politique des travailleurs contre le syst&#232;me global de domination capitaliste, contre l'imp&#233;rialisme, y compris quand ce qui nuit au capitalisme n'&#339;uvre pas directement en faveur des salari&#233;s, des peuples, du socialisme. Ce n'est pas seulement en mettant en avant les aspirations sociales et socialistes des salari&#233;s que le prol&#233;tariat peut gagner son combat mais aussi en isolant nos ennemis de leurs soutiens mondiaux et de leurs soutiens parmi les petits artisans, paysans, commer&#231;ants, auto-entrepreneurs, jeunes, ch&#244;meurs, retrait&#233;s, parmi les peuples opprim&#233;s, parmi les femmes opprim&#233;es, parmi les peuples menac&#233;s, violent&#233;s, saign&#233;s&#8230; La lutte r&#233;volutionnaire des salari&#233;s ne doit pas &#234;tre isol&#233;e de toutes les autres luttes sociales et politiques ni le prol&#233;tariat des autres classes et couches sociales qui subissent le syst&#232;me. La puret&#233; de classe, ce n'est pas l'isolement sectaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9&#176;) L'activit&#233; politique r&#233;volutionnaire n'a rien &#224; voir avec l'activisme politique et syndical. Et d'abord parce qu'elle se fonde sur une vraie &#233;tude th&#233;orique de la soci&#233;t&#233;, sur une philosophie dialectique scientifique. Celui qui m&#233;prise la th&#233;orie ou s'en d&#233;tourne par incomp&#233;tence d&#233;sarme le prol&#233;tariat. On ne peut pas transformer le monde sans le repenser. Sans id&#233;ologie et philosophie r&#233;volutionnaire pas de th&#233;orie, pas d'analyse s&#233;rieuse de l'&#233;tat de la soci&#233;t&#233; et des classes, pas de strat&#233;gie, pas d'armement th&#233;orique du prol&#233;tariat. Tout cela sous pr&#233;texte de r&#233;alisme, de niveau de conscience et de pr&#233;occupations des travailleurs. Ceux qui affirment que, de Marx &#224; Trotsky, les r&#233;volutionnaires communistes d&#233;diaient une grande part de leur temps &#224; la th&#233;orie et qu'aujourd'hui ce ne serait pas la premi&#232;re des n&#233;cessit&#233;s, que nous ne sommes pas des th&#233;oriciens et qu'ainsi nous sommes plus pr&#234;ts de la base des travailleurs, rompent avec le marxisme r&#233;volutionnaire et donc avec la r&#233;volution prol&#233;tarienne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10&#176;) Rompre avec le r&#233;formisme, tous ceux qui se disent r&#233;volutionnaires l'affirment, mais le font-ils r&#233;ellement dans leur analyse et de leur action politique ? Porter des revendications imm&#233;diates qui ne pr&#233;tendent pas remettre en cause les fondements de la soci&#233;t&#233; capitaliste n'a rien de scandaleux pour des r&#233;volutionnaires, bien entendu. Mais encore faut-il que l'on veuille porter le plus loin possible la lutte, ses objectifs, ses revendications, ses m&#233;thodes, ses modes d'action et surtout son mode d'organisation et on en est souvent tr&#232;s loin de la part de militants qui se disent r&#233;volutionnaires et couvrent les man&#339;uvres des appareils r&#233;formistes contre l'auto-organisation des travailleurs. Ces militants-l&#224; trouvent parfaitement naturel que les luttes soient dirig&#233;es par les bureaucraties puisqu'elles leur laissent une petite place en leur sein&#8230; Du coup, leur politique se modifie en fonction de leurs liens avec ces bureaucraties&#8230; Et le r&#233;formisme n'est pas que syndical, il est aussi politique, social, &#233;cologique, d&#233;mocratique, etc&#8230; On ne peut pas faire qu'attendre le &#171; grand jour &#187; nous disent-ils, il faut agir au quotidien et sous se pr&#233;texte ils se mettent (et mettent les travailleurs) sous la coup d'organisations li&#233;es au grand capital et &#224; son Etat, y compris des syndicats qui autrefois se disaient eux-m&#234;mes r&#233;volutionnaires mais ont mis beaucoup d'eau dans leur piquette ! On ne peut pas combattre le r&#233;formisme sans proposer au quotidien une politique r&#233;volutionnaire, que ce soit dans les luttes, dans les syndicats, dans les manifestations, dans les rassemblements et cette politique commence par l'organisation des travailleurs par eux-m&#234;mes &#224; la base sans se mettre derri&#232;re personne, ni parti, ni syndicat. Ces derniers peuvent, de mani&#232;re ouverte et non cach&#233;e, soumettre leurs propositions aux assembl&#233;es souveraines et aux comit&#233;s, conseils ou soviets qui se constituent dans la lutte. Tel devrait &#234;tre la mani&#232;re de proc&#233;der que doivent d&#233;fendre des communistes r&#233;volutionnaires dans toutes les luttes. Ils ne sont pas oblig&#233;s d'y parvenir mais ils ne doivent jamais accepter de diriger des luttes en bureaucrates syndicaux. D&#232;s qu'un probl&#232;me se pose aux travailleurs, loin de courir le mettre aux mains des bureaucrates, ils doivent r&#233;unir les travailleurs, leur soumettre la question, leur faire des propositions, leur faire voter la d&#233;cision, si possible leur faire &#233;lire un petit nombre de travailleurs pour se concerter et faire des propositions &#224; l'assembl&#233;e, r&#233;diger ensemble des tracts et se donner les moyens de les tirer, etc. La plupart des organisations qui se disent r&#233;volutionnaires ne font rien de tout cela et cela montre qu'il s'agit une fois encore d'une &#233;tiquette mensong&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11&#176;) Nombre de militants r&#233;volutionnaires se donnent comme objectif ce qu'ils appellent &#171; construire le parti r&#233;volutionnaire &#187;. Nous aussi, nous estimons qu'il faut un parti r&#233;volutionnaire &#224; la classe ouvri&#232;re pour gagner. Mais un parti, c'est un peu comme des g&#233;n&#233;raux. Les troupes, ce n'est pas le parti, c'est le prol&#233;tariat. On ne peut pas construire le parti sans liaison avec la masse des travailleurs, en particulier en p&#233;riode r&#233;volutionnaire. Quelle est la liaison ? Ce sont les soviets, ces organisations de masse, dans lesquelles les travailleurs s'organisent eux-m&#234;mes, se dirigent eux-m&#234;mes et auxquels les partis et syndicats soumettent leurs propositions, les communistes r&#233;volutionnaires comme les autres. Et la premi&#232;re des particularit&#233;s des vrais militants communistes r&#233;volutionnaires, c'est qu'ils n'ont cess&#233; de militer pour l'existence de ces soviets, pour qu'ils soient ind&#233;pendants des appareils li&#233;s au syst&#232;me, li&#233;s &#224; l'Etat, li&#233;s &#224; la soci&#233;t&#233; capitaliste, li&#233;s aux patrons, qui n&#233;gociaient avec eux, qui se r&#233;unissaient avec eux, pour qu'ils prennent par eux-m&#234;mes toutes les d&#233;cisions, pour qu'ils aillent plus loin, qu'ils contr&#244;lent la soci&#233;t&#233;, qu'ils se dotent de pouvoirs d'Etat, qu'ils cassent l'ancien pouvoir, qu'ils mettent en place le pouvoir des soviets. Consid&#233;rer la construction du parti r&#233;volutionnaire comme s&#233;par&#233;e d'un tel travail n'est ni marxiste, ni l&#233;niniste, ni trotskyste et n'est pas du tout r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12&#176;) S'interroger sur la vraie valeur pour le communisme r&#233;volutionnaire des organisations, des groupes, des partis, des syndicats que nous connaissons, c'est se poser les questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette organisation appelle-t-elle &#224; refuser les cr&#233;dits militaires, la d&#233;fense nationale, &#224; d&#233;noncer l'industrie d'armements, &#224; faire savoir toutes les entreprises contre-r&#233;volutionnaires et meurtri&#232;res contre les peuples qui sont men&#233;es avec ce armes, appelle-t-elle les soldats du rang &#224; d&#233;sob&#233;ir &#224; leur hi&#233;rarchie, d&#233;nonce-t-elle publiquement et le plus fort possible tous les crimes commis, en particulier ceux de &#171; notre &#187; propre imp&#233;rialisme, d&#233;molit-elle publiquement les pr&#233;textes des interventions arm&#233;es de cet imp&#233;rialisme dans le monde, fait-elle connaitre les profits r&#233;alis&#233;s ainsi sur le sang des peuples, en particulier ceux des pays anciennement colonis&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cette organisation d&#233;nonce les liens entre les partis et syndicats, y compris de gauche, avec l'Etat et les classes poss&#233;dantes, notamment les liens d'argent, publics ou camoufl&#233;s ? Est-ce qu'elle souligne toutes les compromissions, tous les arrangements en sous-main, toutes les n&#233;gociations dans le dos des travailleurs et des peuples ? Est-ce qu'elle cherche &#224; impliquer les travailleurs dans ces d&#233;nonciations ? Est-ce qu'elle fait en sorte que les travailleurs du rang puissent rendre publique leur d&#233;sapprobation des politiques des organisations corrompues, compromises, coupables de collusion avec nos ennemis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cette organisation s'engage, si les travailleurs lui font confiance, s'ils la choisissent pour diriger leurs luttes et pour diriger la soci&#233;t&#233;, &#224; faire en sorte que les soviets et eux seuls prennent les d&#233;cisions sur les orientations, que la classe capitaliste et elle seule soit priv&#233;e de droits et de biens, que le patriarcat soit aboli, que les femmes jouent un r&#244;le dirigeant dans la soci&#233;t&#233; sans que les hommes ne subissent une oppression sym&#233;trique de celle du patriarcat, que les petits artisans, commer&#231;ants, paysans, p&#234;cheurs, auto-entrepreneurs ne soient pas victimes des crises, de la mis&#232;re, que les locataires en difficult&#233; ne soient pas expuls&#233;s, que les salari&#233;s des entreprises en difficult&#233; ne soient pas licenci&#233;s, que les habitants ne soient pas sans logis, que les femmes et les enfants soient d&#233;fendus contre les violences ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; ne jamais participer &#224; un pouvoir qui n'irait pas dans ce sens, &#224; ne jamais g&#233;rer la soci&#233;t&#233; capitaliste, &#224; ne jamais accepter de responsabilit&#233;s si ce ne sont pas les conseils ouvriers qui les lui ont donn&#233;es ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; &#339;uvrer pour la suppression de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des grandes entreprises et du grand capital ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; lutter pour la destruction du pouvoir d'Etat capitaliste, et en particulier son arm&#233;e, sa police, son administration, ses services sp&#233;ciaux, sa gendarmerie, ses espions, ses forces p&#233;nitentiaires, ses institutions parlementaires, ses chefs religieux, etc. Est-ce qu'elle s'engage &#224; d&#233;noncer publiquement et &#224; combattre r&#233;ellement toute tentative imp&#233;rialiste de frapper une r&#233;volte ou une r&#233;volution dans tous les pays du monde ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; mobiliser les travailleurs des pays imp&#233;rialistes en faveur des r&#233;voltes et r&#233;volutions quand ces pays aident les dictatures &#224; &#233;craser les luttes et les contestations ? Est-ce qu'elle s'engage non seulement &#224; d&#233;sarmer la bourgeoisie capitaliste (arm&#233;e et police) mais &#224; armer les travailleurs, &#224; tisser des liens avec les petits soldats et petits policiers pour d&#233;truire l'Etat capitaliste ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; placer en premier l'int&#233;r&#234;t mondial du prol&#233;tariat et de la r&#233;volution et pas ce que les nationalistes appellent l'int&#233;r&#234;t national ? Est-ce qu'elle s'engage &#224; d&#233;masquer toutes les organisations qui, ouvertement ou de mani&#232;re cach&#233;e, pratiquent l'union nationale en faveur de la politique du grand capital ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; se place la boussole des communistes r&#233;volutionnaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas de faire de la particularit&#233; des communistes r&#233;volutionnaires un moyen de nous placer au-dessus ni &#224; l'&#233;cart au sein du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine dans &#034;Le mat&#233;rialisme militant&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une des erreurs les plus grandes et les plus dangereuses que commettent les communistes (comme, d'ailleurs, les r&#233;volutionnaires en g&#233;n&#233;ral qui ont men&#233; &#224; bien le d&#233;but d'une grande r&#233;volution), c'est de se figurer que la r&#233;volution peut &#234;tre accomplie par les mains des seuls r&#233;volutionnaires. Or, pour assurer le succ&#232;s de toute action r&#233;volutionnaire s&#233;rieuse, il faut comprendre et savoir appliquer pratiquement l'id&#233;e que les r&#233;volutionnaires ne peuvent jouer un r&#244;le que comme avant garde de la classe r&#233;ellement avanc&#233;e et viable. L'avant garde ne remplit sa mission que lorsqu'elle sait ne pas se d&#233;tacher de la masse qu'elle dirige, lorsqu'elle sait v&#233;ritablement faire progresser toute la masse. Sans l'alliance avec les non communistes dans les domaines d'activit&#233; les plus divers, il ne saurait &#234;tre question d'aucun succ&#232;s en mati&#232;re de construction de la soci&#233;t&#233; communiste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx exposait ainsi dans &#171; Le Manifeste du Parti communiste &#187; de 1848 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les communistes n'ont point d'int&#233;r&#234;ts qui les s&#233;parent de l'ensemble du prol&#233;tariat&#8230; Les communistes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points : dans les diff&#233;rentes luttes nationales des prol&#233;taires, ils mettent en avant et font valoir les int&#233;r&#234;ts ind&#233;pendants de la nationalit&#233; et communs &#224; tout le prol&#233;tariat et, dans les diff&#233;rentes phases que traverse la lutte entre prol&#233;taires et bourgeois, ils repr&#233;sentent toujours les int&#233;r&#234;ts du mouvement dans son ensemble. Pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus r&#233;solue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui stimule la marche en avant des ouvriers ; th&#233;oriquement, ils ont sur le reste du prol&#233;tariat l'avantage d'une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins g&#233;n&#233;rales du mouvement prol&#233;tarient. Le but imm&#233;diat des communistes est le m&#234;me que celui de tous les partis ouvriers : constitution des prol&#233;taires en classe, renversement de la domination bourgeoise, conqu&#234;te du pouvoir politique par le prol&#233;tariat&#8230; La premi&#232;re &#233;tape de la r&#233;volution ouvri&#232;re est la constitution du prol&#233;tariat en classe dominante, la conqu&#234;te de la d&#233;mocratie. Le prol&#233;tariat se servira de la supr&#233;matie politique pour arracher petit &#224; petit tout le capital &#224; la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l'Etat ouvrier, c'est-&#224;-dire du prol&#233;tariat organis&#233; en classe dominante, et pour augmenter au plus vite la quantit&#233; des forces productives. Cela ne pourra se faire, au d&#233;but, que par une violation despotique du droit de propri&#233;t&#233; et du r&#233;gime bourgeois de production, c'est-&#224;-dire par des mesures qui, &#233;conomiquement, paraissent insuffisantes et insoutenables, mais qui, au cours du mouvement, se d&#233;passent elles-m&#234;mes et sont indispensables pour bouleverser le mode de production tout entier&#8230; Les communistes combattent pour les int&#233;r&#234;ts et les buts imm&#233;diats de la classe ouvri&#232;re ; mais dans le mouvement pr&#233;sent, ils d&#233;fendent et repr&#233;sentent en m&#234;me temps l'avenir du mouvement&#8230;. A aucun moment, le parti communiste ne n&#233;glige d'&#233;veiller chez les ouvriers une conscience claire et nette de l'antagonisme violent entre la bourgeoisie et le prol&#233;tariat, afin que, l'heure venue, les ouvriers sachent convertir les conditions politiques et sociales cr&#233;&#233;es par le r&#233;gime bourgeois, en autant d'armes contre la bourgeoisie&#8230; En somme, les communistes appuient dans tous les pays tout mouvement r&#233;volutionnaire contre l'ordre social et politique existant. Dans tous les mouvements, ils font de la question de la propri&#233;t&#233;, &#224; quelque degr&#233; d'&#233;volution qu'elle ait pu arriver, la question fondamentale du mouvement&#8230; Les communistes ne s'abaissent pas &#224; dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent &#234;tre atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social pass&#233;. Puissent les classes dirigeantes trembler &#224; l'id&#233;e d'une r&#233;volution communiste ! Les prol&#233;taires n'ont rien &#224; perdre que leurs cha&#238;nes. Ils ont un monde &#224; gagner. Prol&#233;taires de tous les pays, unissez-vous ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE LA REVOLUTION PERMANENTE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La notion de r&#233;volution permanente s'oppose &#224; celle de r&#233;volution par &#233;tapes. Cette derni&#232;re laisse entendre qu'il va d'abord falloir obtenir la d&#233;mocratie ou d'abord l'ind&#233;pendance, d'abord la naissance d'un Etat ou d'abord telle ou telle revendication de tel ou tel groupe social. Pour l'&#233;tapisme, on posera plus tard les autres probl&#232;mes. La r&#233;volution permanente suppose au contraire que toutes les questions sont li&#233;es, qu'elles le seront concr&#232;tement au sein d'une m&#234;me r&#233;volution ayant une perspective socialiste et dirig&#233;e par le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Historiquement, la &#171; r&#233;volution permanente &#187; est connue comme la th&#232;se de Trotsky qui s'opposait &#224; celle de Staline de &#171; r&#233;volution dans un seul pays &#187; renon&#231;ant &#224; la r&#233;volution mondiale, &#224; la th&#232;se stalinienne d' &#171; int&#233;gration du koulak et du nepman au socialisme &#187; et de &#171; progr&#232;s &#224; pas de tortue vers le socialisme &#187;, qui allaient &#234;tre suivies par des th&#232;ses comme &#171; la coexistence avec le capitalisme &#187;, &#171; la voie pacifique vers le socialisme &#187;, entre autres expressions qui cachaient non seulement la renonciation aux perspectives d'octobre 1917 mais la haine virulente de la r&#233;volution qui animait la bureaucratie stalinienne. Celle-ci a usurp&#233; le pouvoir du prol&#233;tariat, en profitant d'un recul de la r&#233;volution europ&#233;enne et a craint tout r&#233;veil de la r&#233;volution en Europe qui risquait de remettre en cause le statu quo avec la bourgeoisie imp&#233;rialiste, statu quo qui lui permettait de survivre. C'est bien la &#171; r&#233;volution permanente &#187; initi&#233;e en 1917 qui a &#233;chou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, effectivement, la r&#233;volution de 1917 en Russie &#233;tait permanente, au sens o&#249; elle marquait le d&#233;but d'une r&#233;volution ouvri&#232;re en Europe et qu'elle ne pouvait triompher que si celle-ci l'emportait. Car son caract&#232;re n'&#233;tait pas celui d'une r&#233;volution nationale visant &#224; supprimer les restes russes du f&#233;odalisme. La r&#233;volution qui a renvers&#233; le tsarisme ne pouvait s'en tenir &#224; la mise en place d'une d&#233;mocratie bourgeoise. La locomotive de la r&#233;volution &#233;tait, malgr&#233; sa faiblesse num&#233;rique, le prol&#233;tariat industriel. Lorsque celui-ci prenait des mesures d&#233;mocratiques r&#233;volutionnaires, son caract&#232;re de classe marquait ces mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine, lui-m&#234;me, n'avait pas envisag&#233; les choses ainsi. Jusqu'en mars 1917, il s'opposait &#224; la th&#232;se de Trotsky de la r&#233;volution permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1917, L&#233;nine &#233;tait victime d'une conception bien peu dialectique du cours de l'histoire, conception que nous pouvons appeler &#171; progressisme &#187; ou &#171; r&#233;volution par &#233;tapes &#187;. Le tournant de la pens&#233;e politique, strat&#233;gique, de L&#233;nine a pris un caract&#232;re public dans ce que l'on a appel&#233; les &#171; th&#232;ses d'avril &#187;. L&#233;nine, tout juste rentr&#233; en Russie suite au renversement du tsar, d&#233;fendait les anciennes th&#232;ses de Trotsky au sein de son propre parti. Non sans difficult&#233;. Les th&#232;ses oppos&#233;es affirmaient que la Russie n'&#233;tait pas m&#251;re pour le socialisme, que l'on devait appuyer l'aile r&#233;volutionnaire de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie qui voulait porter la d&#233;mocratie bourgeoise &#224; son terme en Russie. Il s'agissait d' &#171; une &#233;tape d&#233;mocratique &#187; &#224; distinguer de l' &#171; &#233;tape socialiste et prol&#233;tarienne &#187; qui, selon ses adeptes, n'&#233;tait pas &#224; l'ordre du jour vu le faible d&#233;veloppement de l'&#233;conomie et du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution russe, elle-m&#234;me, a tranch&#233; le d&#233;bat en donnant le pouvoir au prol&#233;tariat et en marquant le d&#233;but de la r&#233;volution prol&#233;tarienne en Europe, mena&#231;ant m&#234;me l'imp&#233;rialisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution permanente est notre philosophie permanente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8008&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky, dans &#171; La r&#233;volution permanente &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La th&#233;orie de la r&#233;volution permanente (...) d&#233;montrait qu'&#224; notre &#233;poque l'accomplissement des t&#226;ches d&#233;mocratiques, que se proposent les pays bourgeois arri&#233;r&#233;s, les m&#232;ne directement &#224; la dictature du prol&#233;tariat, et que celle-ci met les t&#226;ches socialistes &#224; l'ordre du jour. (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est ce que L&#233;nine appelait la transformation de la r&#233;volution d&#233;mocratique en r&#233;volution socialiste. Ce n'est pas le pouvoir bourgeois qui se transforme par hypertrophie en pouvoir ouvrier et paysans et, ensuite, prol&#233;tarien : non, le pouvoir d'une classe ne se &#171; transforme &#187; pas en pouvoir d'une autre classe, mais on l'arrache l'arme &#224; la main. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A propos du saut par-dessus les &#233;tapes historiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Savoir distinguer entre la r&#233;volution bourgeoise et la r&#233;volution prol&#233;tarienne, c'est l'abc politique. Mais, apr&#232;s avoir appris l'alphabet, on apprend les syllabes qui sont form&#233;es de lettres. L'histoire a r&#233;uni les lettres les plus importantes de l'alphabet bourgeois et les premi&#232;res lettres de l'alphabet socialiste. (...) Il est absurde de dire qu'on ne peut jamais sauter par-dessus les &#233;tapes. Le cours vivant des &#233;v&#233;nements historiques saute toujours par-dessus les &#233;tapes qui sont le r&#233;sultat d'une division th&#233;orique de l'&#233;volution prise dans sa totalit&#233;, c'est-&#224;-dire dans son ampleur maximale et, aux moments critiques, il exige le m&#234;me souci dans la politique r&#233;volutionnaire. On peut dire que la capacit&#233; de reconna&#238;tre et d'utiliser ces moments distingue avant tout le r&#233;volutionnaire de l'&#233;volutionniste vulgaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine, Lettre d'adieu aux ouvriers suisses, juste avant de quitter la Suisse pour la Russie (avril 1917) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est au prol&#233;tariat russe qu'est &#233;chu le grand honneur d'inaugurer la s&#233;rie des r&#233;volutions engendr&#233;es avec une n&#233;cessit&#233; objective par la guerre imp&#233;rialiste. Mais l'id&#233;e de consid&#233;rer le prol&#233;tariat russe comme un prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire &#233;lu par rapport aux ouvriers des autres pays nous est absolument &#233;trang&#232;re. Nous savons parfaitement que le prol&#233;tariat de Russie est moins organis&#233;, pr&#233;par&#233;, conscient que les ouvriers d'autres pays. Ce ne sont pas des qualit&#233;s particuli&#232;res, mais uniquement les conditions historiques particuli&#232;res qui ont fait du prol&#233;tariat russe, pour un certain temps, peut-&#234;tre tr&#232;s court, le chef de file du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire du monde entier.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Russie est un pays paysan, l'un des pays les plus arri&#233;r&#233;s d'Europe. Le socialisme ne peut y vaincre tout de suite et spontan&#233;ment. Mais le caract&#232;re paysan du pays peut, sur la base de l'exp&#233;rience de 1905 et &#233;tant donn&#233; l'&#233;norme superficie des terres rest&#233;es aux mains de l'aristocratie fonci&#232;re, donner une formidable ampleur &#224; la r&#233;volution d&#233;mocratique bourgeoise en Russie et faire de notre r&#233;volution le prologue de la r&#233;volution socialiste mondiale, une &#233;tape vers celle-ci. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx et la tactique dans la r&#233;volution permanente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que les petits bourgeois d&#233;mocratiques veulent terminer la r&#233;volution au plus vite (...), il est de notre int&#233;r&#234;t et de notre devoir de rendre la r&#233;volution permanente, jusqu'&#224; ce que toutes les classes plus ou moins poss&#233;dantes aient &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es du pouvoir, que le prol&#233;tariat ait conquis le pouvoir et que non seulement dans un pays, mais dans tous les pays r&#233;gnants du monde l'association des prol&#233;taires ait fait assez de progr&#232;s pour faire cesser dans ces pays la concurrence des prol&#233;taires et concentrer dans leurs mains au moins les forces productives d&#233;cisives. Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, mais Seulement de 1'an&#233;antir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'am&#233;liorer la soci&#233;t&#233; existante, mais d'en fonder une nouvelle. (...) &#171; Leurs efforts doivent tendre &#224; ce que l'effervescence r&#233;volutionnaire directe ne soit pas une nouvelle fois r&#233;prim&#233;e aussit&#244;t apr&#232;s la victoire. Il faut, au contraire, qu'ils la maintiennent le plus longtemps possible. Bien loin de s'opposer aux pr&#233;tendus exc&#232;s, aux exemples de vengeance populaire contre des individus ha&#239;s ou des &#233;difices publics auxquels ne se rattachent que des souvenirs odieux, il faut non seulement tol&#233;rer ces exemples, mais encore en assumer soi-m&#234;me la direction. Pendant et apr&#232;s la lutte, les ouvriers doivent en toute occasion formuler leurs propres revendications &#224; c&#244;t&#233; de celles des d&#233;mocrates bourgeois. Ils doivent exiger des garanties pour les ouvriers, d&#232;s que les bourgeois d&#233;mocratiques se disposent &#224; prendre le gouvernement en main. Il faut au besoin qu'ils obtiennent ces garanties de haute lutte et s'arrangent en somme pour obliger les nouveaux gouvernants &#224; toutes les concessions et promesses possibles ; c'est le plus s&#251;r moyen de les compromettre. Il faut qu'ils s'efforcent, par tous les moyens et autant que faire se peut, de contenir la jubilation suscit&#233;e par le nouvel &#233;tat de choses et l'&#233;tat d'ivresse, cons&#233;quence de toute victoire remport&#233;e dans une bataille de rue, en jugeant avec calme et sang-froid la situation et en affectant &#224; l'&#233;gard du nouveau gouvernement une m&#233;fiance non d&#233;guis&#233;e. Il faut qu'&#224; c&#244;t&#233; des nouveaux gouvernements officiels ils &#233;tablissent aussit&#244;t leurs propres gouvernements ouvriers r&#233;volutionnaires, soit sous forme d'autonomies administratives locales ou de conseils municipaux, soit sous forme de clubs ou comit&#233;s ouvriers, de fa&#231;on que les gouvernements d&#233;mocratiques bourgeois non seulement s'ali&#232;nent aussit&#244;t l'appui des ouvriers, mais se voient, d&#232;s le d&#233;but, surveill&#233;s et menac&#233;s par des autorit&#233;s qui ont derri&#232;re elles toute la masse des ouvriers. En un mot, d&#232;s les premiers instants de la victoire, on ne doit plus tant se d&#233;fier des partis r&#233;actionnaires vaincus que des anciens alli&#233;s des ouvriers, que du parti qui cherche &#224; exploiter la victoire pour lui seul. (...) &#187; &#171; Les ouvriers doivent se placer non sous la tutelle de l'autorit&#233; de l'Etat mais sous celle des conseils r&#233;volutionnaires de communaut&#233;s que les ouvriers auront pu faire adopter. Les armes et les munitions ne devront &#234;tre rendues sous aucun pr&#233;texte. (...) &#187; &#171; Ils doivent pousser &#224; l'extr&#234;me les propositions des d&#233;mocrates qui, en tout cas, ne se montreront pas r&#233;volutionnaires, mais simplement r&#233;formistes, et transformer ces propositions en attaques directes contre la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Si, par exemple, les petits bourgeois proposent de racheter les chemins de fer et les usines, les ouvriers doivent exiger que ces chemins de fer et ces usines soient simplement et sans indemnit&#233; confisqu&#233;s par l'Etat en tant que propri&#233;t&#233; de r&#233;actionnaires. Si les d&#233;mocrates proposent l'imp&#244;t proportionnel, les ouvriers r&#233;clament l'imp&#244;t progressif. Si les d&#233;mocrates proposent eux-m&#234;mes un imp&#244;t progressif mod&#233;r&#233;, les ouvriers exigent un imp&#244;t dont les &#233;chelons montent assez vite pour que le gros capital s'en trouve compromis. Si les d&#233;mocrates r&#233;clament la r&#233;gularisation de la dette publique, les ouvriers r&#233;clament la faillite de l'Etat. Les revendications des ouvriers devront donc se r&#233;gler partout sur les concessions et les mesures des d&#233;mocrates. &#187; &#171; Ils (les ouvriers) contribueront eux-m&#234;mes &#224; leur victoire d&#233;finitive bien plus par le fait qu'ils prendront conscience de leurs int&#233;r&#234;ts de classe, se poseront d&#232;s que possible en parti ind&#233;pendant et ne se laisseront pas un instant d&#233;tourner&#8212;par les phrases hypocrites des petits bourgeois d&#233;mocratiques&#8212;de l'organisation autonome du parti du prol&#233;tariat. Leur cri de guerre doit &#234;tre : La r&#233;volution en permanence ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx et Friedrich Engels dans &#171; Adresse du Comit&#233; Central &#224; la Ligue des communistes &#187; (1850)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution permanente de L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1458&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1458&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la r&#233;volution permanente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article600&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article600&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2976&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2976&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DU FASCISME&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LES FAUSSES INTERPRETATIONS DU FASCISME ET LA VRAIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;0&#176;) Il y a une tendance erron&#233;e &#224; consid&#233;rer un ph&#233;nom&#232;ne social et politique comme le fascisme comme on consid&#232;re &#224; tort un ph&#233;nom&#232;ne physique, c'est-&#224;-dire comme un objet inerte, sans dynamique, sans dialectique des contraires, sans changement brutal, en somme comme une chose inerte qui peut seulement casser mais pas r&#233;ellement se transformer ou transformer le monde. Le fascisme n'est pas une chose mais un ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergent et dynamique qui ne peut pas &#234;tre combattu simplement en disant qu'on est contre mais en d&#233;veloppant une autre dynamique r&#233;elle. Le fascisme ne peut pas exister (la formation d'une masse de gens r&#233;volt&#233;s, paup&#233;ris&#233;s et militaris&#233;s sous la domination des fascistes &#233;crasant le prol&#233;tariat) sans la dynamique capable d'&#234;tre extraordinairement agit&#233;e et porteuse de changements radicaux potentiels de la lutte des classes, tout comme le nuage ne peut pas exister (des tonnes d'eau ne tiendraient pas en l'air) sans la dynamique capable d'&#234;tre extraordinairement agit&#233;e et porteuse de changements radicaux potentiels de l'agitation mol&#233;culaire et que l'atome (et m&#234;me la particule mat&#233;rielle) ne peut pas exister (une somme de particules positives qui se repoussent restant coll&#233;es) ne peut pas exister sans la dynamique capable d'&#234;tre extraordinairement agit&#233;e et porteuse de changements radicaux potentiels du vide quantique. La vision fig&#233;e sans dynamique et sans dialectique ne permet pas de combattre le fascisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176;) Et ce n'est pas non plus un simple discours. Le fascisme n'est pas un courant d'opinion (la mise en place d'un pouvoir fasciste n'est pas une d&#233;cision de l'opinion publique et on ne combat pas le fascisme simplement en combattant des id&#233;es, des pr&#233;jug&#233;s, des mensonges) : c'est un type de pouvoir d'Etat qui est le produit d'une situation extr&#234;me, compl&#232;tement d&#233;stabilis&#233;e pour la classe exploiteuse. Il ne doit surtout pas &#234;tre s&#233;par&#233; de la lutte des classes. Le fascisme est le produit d'un combat entre les classes arriv&#233;es &#224; un stade ultime o&#249; la seule alternative est r&#233;volution sociale ou contre-r&#233;volution fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176;) Ce type particulier d'Etat (qui n'est pas une simple dictature) provient du fait qu'en plus des forces de r&#233;pression classiques (notamment arm&#233;e et police ou m&#234;me milices d'Etat), il associe provisoirement un mouvement organis&#233; de masses appel&#233;es les &#171; troupes fascistes &#187; et prises dans les classes moyennes et les milieux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176;) Cette situation particuli&#232;re concerne les trois classes sociales essentielles de toute soci&#233;t&#233; : classe exploiteuse, classe moyenne et classe exploit&#233;e. Ce qui caract&#233;rise cet &#233;tat critique de l'ordre social et politique est le fait qu'il y a un risque que la classe exploit&#233;e s'unisse &#224; la classe moyenne (ou &#224; une fraction notable de celle-ci) pour mettre en place un pouvoir r&#233;volutionnaire. C'est ce risque social mena&#231;ant qui justifie aux yeux de la classe exploiteuse de mettre en avant (de fa&#231;on momentan&#233;e) une fraction violente de la classe moyenne et aussi des milieux populaires ou paup&#233;ris&#233;s, ceux que l'on appellera &#171; les fascistes &#187;, de les organiser et de les jeter dans l'action violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4&#176;) L'un des risques d'erreur politique et sociale consiste &#224; prendre ces &#171; troupes fascistes &#187; pour une vraie force sociale, pour une v&#233;ritable arme de guerre alors que ce n'est qu'une bande sans foi ni loi mais aussi sans but r&#233;el ni perspective politique ou sociale propre. Ces troupes ne d&#233;fendent que les int&#233;r&#234;ts des gros exploiteurs mais n'en ont pas conscience. La classe dominante ne fait que les utiliser mais elle s'en m&#233;fie et les dissoudra d&#232;s que le v&#233;ritable danger r&#233;volutionnaire, celui des exploit&#233;s et de leur capacit&#233; en prenant la t&#234;te de tous les opprim&#233;s de renverser le pouvoir d'Etat des exploiteurs, sera &#233;radiqu&#233;. La vraie r&#233;ponse au fascisme consiste &#224; unir de mani&#232;re r&#233;volutionnaire les exploit&#233;s aux opprim&#233;s de la classe moyenne et d'autres couches populaires, afin de constituer une force capable de renverser la classe dominante. Cela n'est possible que si la classe exploit&#233;e s'auto-organise et d&#233;veloppe ses propres perspectives en d&#233;montrant qu'elle veut renverser la classe exploiteuse et s'adresse aux autres opprim&#233;s, notamment ceux des classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#176;) Si on veut comprendre le fascisme, le premier point est de ne pas se fixer sur le seul exemple du nazisme en Allemagne ou du fascisme en Italie. Non seulement il y a bien d'autres exemples mais on risque de croire que les caract&#233;ristiques sp&#233;cifiques de ces fascismes particuliers seraient g&#233;n&#233;rales. Par exemple, nulle n&#233;cessit&#233; pour un pouvoir fasciste d'&#234;tre antis&#233;mite. Ni de pratiquer un g&#233;nocide des Juifs. M&#234;me le racisme n'est pas une caract&#233;ristique indispensable. Le fascisme n'est pas un mouvement europ&#233;en, ni sp&#233;cifiquement li&#233; &#224; la phase imp&#233;rialiste du grand capital (Karl Marx l'a reconnu en France avec le mouvement bonapartiste de Louis Bonaparte qui allait devenir Napol&#233;on III), ni m&#234;me &#224; l'&#233;poque du capitalisme (on l'a vu dans des soci&#233;t&#233;s bourgeoises pr&#233;-capitalistes et dans des soci&#233;t&#233;s esclavagistes comme l'empire romain).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6&#176;) Il y a une autre erreur classique d'interpr&#233;tation du fascisme que les &#171; d&#233;mocrates anti-fascistes &#187;, ou pr&#233;tendus tels, aiment particuli&#232;rement d&#233;velopper comme tromperie et qui consiste &#224; attribuer le caract&#232;re fasciste aux seuls mouvements politiques et sociaux d'extr&#234;me droite, ce qui blanchirait le centre et la gauche de tout risque d'&#234;tre des &#233;l&#233;ments favorables, &#224; un moment donn&#233;, &#224; la mont&#233;e fasciste. En fait, quand il y a une mont&#233;e fasciste, cela se produit avec la complicit&#233; &#224; de multiples niveaux de tous les partis, syndicats et associations li&#233;s &#224; l'Etat des exploiteurs et &#224; leur ordre social et politique, notamment toute la gauche et tous les r&#233;formistes et opportunistes (jusqu'&#224; la fausse extr&#234;me gauche). Les dirigeants fascistes peuvent parfaitement provenir de la gauche (comme Mussolini ou Laval), ou &#234;tre soutenus par elle (comme celle de P&#233;tain soutenu de la plupart des dirigeants politiques et syndicaux du front populaire en France). Ceux qui lient pieds et poings de la classe exploit&#233;e sont surtout des &#233;l&#233;ments de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7&#176;) Il ne faut pas attribuer la d&#233;cision du fascisme &#224; tel ou tel dirigeant populiste, d&#233;magogue, soi-disant g&#233;nial ou fou. Il ne faut pas attribuer le choix du fascisme &#224; la seule d&#233;cision d'un appareil politique (de l'Etat ou d'un parti). C'est le choix d'une classe sociale exploiteuse (&#224; notre &#233;poque, du capitalisme et de la fraction du grand capital). C'est dans une situation d'un pays que le fascisme se d&#233;veloppe mais il le fait sur une d&#233;cision qui n'est pas propre au pays mais &#224; la classe capitaliste dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8&#176;) Quelles que soient les circonstances diverses de son av&#232;nement, le fascisme est toujours une attaque brutale, violente, sanglante, terroriste et totalement destructrice contre tout ce qui repr&#233;sente une fraction organis&#233;e, consciente (m&#234;me tr&#232;s partiellement, m&#234;me de mani&#232;re r&#233;formiste et d&#233;mocrate) des exploit&#233;s. La classe capitaliste doit absolument annihiler tout sentiment de classe et transformer les exploit&#233;s capables de faire la r&#233;volution en esclaves ob&#233;issants, apeur&#233;s et rampants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9&#176;) Sur le plan id&#233;ologique, le fascisme n'a pas n&#233;cessairement de rapport avec l'antis&#233;mitisme ou m&#234;me le racisme mais il en a toujours avec le nationalisme exacerb&#233; et violent, la haine des autres peuples, l'attirance pour la guerre contre les autres peuples, la haine contre l'internationalisme. Et, l&#224; non plus, il ne s'agit pas d'id&#233;ologie en dehors des classes : ce que le fascisme hait, c'est le caract&#232;re international du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire et de la perspective de soci&#233;t&#233; qu'il porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10&#176;) Le fascisme a un soutien populaire de masse mais ce mouvement populaire n'a pas le caract&#232;re d'une r&#233;volution, non seulement parce que dans ses buts il est contre-r&#233;volutionnaire, est charg&#233; de sauver de la r&#233;volution sociale la classe dirigeante et poss&#233;dante mais surtout parce que ce mouvement n'a pas de force autonome socialement et politiquement. Ces masses de gens fascis&#233;s ne sont pas une vraie force. Ils ne savent m&#234;me pas le r&#244;le qu'ils jouent et, d&#232;s qu'ils ont annihil&#233; le prol&#233;tariat, ils sont renvoy&#233;s au n&#233;ant de leur inexistence, d&#233;sarm&#233;s et d&#233;sorganis&#233;s, pour laisser place &#224; la dictature classique d'Etat. Ces masses fascis&#233;es n'ont aucune perspective sociale et politique propre. Tout ce qu'elles peuvent, c'est clamer leur amour du nationalisme &#224; une &#233;poque o&#249; le respect des nations n'a plus aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11&#176;) Le moralisme n'a aucune force face au fascisme. Si on le consid&#232;re seulement comme un mal moral, on ne peut pas combattre le fascisme. Le moralisme antifasciste est une esp&#232;ce de pacifisme qui d&#233;sarme les prol&#233;taires et ne sert que les fascistes. Le moralisme d&#233;nonce mais il ne combat pas, il refuse le combat au nom de&#8230; la morale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12&#176;) Il n'y a pas un programme particulier pour combattre le fascisme, ni un pour combattre la guerre, ni un pour le combat &#233;conomique, il y a un seul programme qui vise &#224; la r&#233;volution socialiste prol&#233;tarienne internationale. Le pire est de croire que devant la menace fasciste, il faut abandonner la r&#233;volution sociale et se contenter de&#8230; lutter contre le fascisme, pour mieux s'unir, pour mieux l'entraver, pour mieux l'isoler, pour assurer l'avenir. C'est abandonner la barque parce qu'il y a une inondation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CELUI QUI RECULE DEVANT LA TACHE DE CONSTRUIRE DES CONSEILS DU PEUPLE TRAVAILLEUR ET DE LEUR DONNER LA TOTALITE DU POUVOIR EST INAPTE A COMBATTRE LE FASCISME ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=recherche&amp;recherche=fascisme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE LA GUERRE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la guerre mondiale inter-imp&#233;rialiste, quelles sont nos armes, nous prol&#233;taires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Imaginons un peu. Demain, il y a la nouvelle grande boucherie guerri&#232;re entre les grandes puissances et qu'est-ce qu'on peut dans ces conditions effroyables esp&#233;rer, tenter, sur quoi fonder nos luttes, quelles sont nos forces, nos faiblesses, notre politique ? Comment nous battre sur nos propres bases de prol&#233;taires avant, pendant et apr&#232;s le d&#233;clenchement guerrier ? Comment ne pas tomber dans les pi&#232;ges ? Comment ne pas nous trouver li&#233;s par la logique guerri&#232;re et ne pas nous solidariser avec nos propres exploiteurs ? Pourquoi peut-on penser que le prol&#233;tariat, absolument d&#233;sarm&#233; actuellement (sans organisation autonome, sans ind&#233;pendance de classe, sans id&#233;ologie et programme de classe, sans armes, sans alliances avec des couches opprim&#233;es et exploit&#233;es) a cependant une force potentielle d&#233;terminante qui peut lui permettre de devenir le p&#244;le autour duquel une alternative au syst&#232;me capitaliste se b&#226;tira ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, sachant que la guerre mondiale entre les grandes puissances imp&#233;rialistes ne se d&#233;clenchera qu'&#224; partir du moment o&#249; l'effondrement de l'&#233;conomie capitaliste s'av&#232;rera ing&#233;rable, il certain qu'&#224; ce moment-l&#224;, quand les banques seront ferm&#233;es, quand les &#233;pargnes seront ponctionn&#233;es, quand les salaires et retraites ne seront plus vers&#233;es, quand les Etats seront d&#233;clar&#233;s en faillite en m&#234;me temps que les trusts, les banques et les bourses, alors, oui, il serait clair pour tous les prol&#233;taires qu'il faut un nouveau syst&#232;me social, un nouveau mode de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et alors, sera d&#233;terminant le fait que le prol&#233;tariat est la seule classe qui n'est pas objectivement d&#233;pendante historiquement du vieux syst&#232;me d'exploitation, m&#234;me si elle a longtemps &#233;t&#233; subjectivement d&#233;pendante parce les organisations les plus importantes en son sein sont r&#233;formistes, c'est-&#224;-dire tout &#224; fait d&#233;pendantes du syst&#232;me, de ses institutions, de son Etat et de sa classe poss&#233;dante. Cela signifie que la conscience des prol&#233;taires de devoir offrir une alternative a toutes les chances de remonter en m&#234;me temps que la col&#232;re face &#224; la guerre et ses horreurs, la mis&#232;re, la dictature, d&#232;s lors qu'il sera patent que le capitalisme n'offre plus aucun avenir &#224; l'humanit&#233;. C'est pour cela que, d&#232;s ce moment, les grandes puissances se lanceront dans la guerre g&#233;n&#233;rale et globale, afin de s'en servir pour museler la col&#232;re, pour d&#233;tourner la prise de conscience r&#233;volutionnaire prol&#233;tarienne en plongeant le monde dans le bain de sang et s'appuieront sur l'&#233;tat de guerre pour museler les classes laborieuses et les masses populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre n'est rien d'autre que l'une des armes de la contre-r&#233;volution et la r&#233;volution est seulement le produit de l'effondrement du capitalisme. C'est l'incapacit&#233; du grand capital &#224; aller de l'avant, en investissant ses profits dans la production, qui contraint les prol&#233;taires &#224; redevenir un potentiel r&#233;volutionnaire. Le grand capital a beau avoir son plus grand succ&#232;s en termes de masse totale des capitaux, elle a atteint son plus grand &#233;chec en termes de masse des investissements productifs par rapport au total des capitaux. Or l'investissement productif est la source de la plus-value et donc la vraie origine de tout profit, malgr&#233; la masse des profits fictifs car purement sp&#233;culatifs en hausse spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que la marche &#224; la guerre g&#233;n&#233;rale sera annonc&#233;e, on nous dira : &#171; quoique vous pensiez de la justesse de l'entr&#233;e en guerre, vous n'avez plus le choix, il faut d&#233;fendre le camp de &#171; notre &#187; pays, de &#171; notre &#187; Etat, il faut viser &#224; la victoire de &#171; notre &#187; arm&#233;e. &#187; Et cela viendra de la part non seulement des va-t-en guerre mais des pr&#233;tendus pacifistes, les r&#233;formistes, la gauche, les syndicats et une certaine extr&#234;me gauche opportuniste. Ils diront : &#171; Nous avons tout fait pour &#233;viter la guerre et maintenant nous devons tout faire pour que &#171; notre &#187; peuple, &#171; notre &#187; pays (assimil&#233;s &#224; tort &#224; notre ville, notre maison, notre foyer, notre famille) ne subisse pas des cons&#233;quences trop graves de cette guerre. &#187; Et c'est faux ! En cas de guerre entre les imp&#233;rialismes, les peuples travailleurs de chacun de ces pays ont un seul int&#233;r&#234;t : QUE LEUR PROPRE PAYS IMPERIALISTE SOIT VAINCU ! Cela s'appelle le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire. Parce que c'est de cette d&#233;faite que peut na&#238;tre la victoire du prol&#233;tariat. Parce que souhaiter cette d&#233;faite, c'est la seule mani&#232;re pour le prol&#233;tariat de relever le d&#233;fit de la guerre &#224; la classe dirigeante. Parce que tout autre politique est une trahison des int&#233;r&#234;ts du peuple travailleur. Cette &#171; trahison nationale &#187; est la seule vraie d&#233;nonciation du nationalisme guerrier imp&#233;rialiste et toute autre position n'est que mensonges pacifistes, pacifiques seulement &#224; l'&#233;gard des poss&#233;dants. Seule la d&#233;faite militaire de l'imp&#233;rialisme provoqu&#233;e et organis&#233;e par les exploit&#233;s peut arr&#234;ter la guerre en mettant en avant le pouvoir des travailleurs. Les diverses formes du patriotisme m&#234;l&#233; de pacifisme ne sont que mensonges sanglants. Ne pas d&#233;sarmer et d&#233;truire l'arm&#233;e de la bourgeoisie imp&#233;rialiste, c'est la laisser tourner ses armes contre le peuple travailleur. N'oublions pas que dans tous les &#233;pisodes historiques connus, l'arm&#233;e imp&#233;rialiste a fait suivre la guerre entre imp&#233;rialismes, d'une guerre civile sanglante dans laquelle l'arm&#233;e a fait tirer sur le peuple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais aucun imp&#233;rialisme n'a men&#233; de guerre pour sauver un peuple de la guerre, de la dictature, du fascisme, du massacre ou m&#234;me du g&#233;nocide. Les pr&#233;tendues d&#233;mocraties, leurs &#171; d&#233;mocrates &#187;, leurs gauches, leurs syndicats, leurs m&#233;dias qui pr&#233;tendent le contraire sont des fieff&#233;s menteurs qui veulent &#224; nouveau nous tromper demain. Aucun imp&#233;rialisme ne m&#232;ne une guerre pour soutenir le peuple de son pays, pas plus qu'il n'exploite la plan&#232;te dans ce but. L'imp&#233;rialisme, m&#234;me soi-disant temp&#233;r&#233; de d&#233;mocratie &#233;lectorale et de constitution l&#233;gale, n'est rien d'autre que le pouvoir du grand capital, c'est-&#224;-dire d'une infime minorit&#233; qui exploite l'immense majorit&#233;, y compris celle du pays imp&#233;rialiste. Ce n'est pas pour enrichir le peuple des pays riches que les pays pauvres sont mis en coupe r&#233;gl&#233;e par l'imp&#233;rialisme. Certes, cela a permis longtemps de retarder les r&#233;volutions dans les pays riches mais cela n'est plus vrai. L'effondrement du capitalisme sonne le glas aussi de cette tromperie-l&#224;. Plus que jamais, l'imp&#233;rialisme signifie le bain de sang des travailleurs, quelle que soit leur nationalit&#233;, leur origine, leur race, leur religion, leur couleur de peau. &lt;br class='autobr' /&gt;
PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ VOUS POUR ABATTRE L'IMPERIALISME MONDIAL !&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;faite, la chute de l'imp&#233;rialisme, et m&#234;me le d&#233;but de la r&#233;volte prol&#233;tarienne contre l'imp&#233;rialisme c'est le d&#233;but de la r&#233;volution sociale, le d&#233;but de la fin de l'imp&#233;rialisme, le d&#233;but de la r&#233;publique des soviets ! Ce qui s'oppose &#224; l'imp&#233;rialisme, c'est le prol&#233;tariat organis&#233; en soviets, c'est-&#224;-dire en conseils de d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus et r&#233;vocables par les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales prol&#233;tariennes r&#233;volutionnaires qui d&#233;cident de tout et dirigent tout. Sans le pouvoir de soviets, on ne peut pas en finir avec l'imp&#233;rialisme ! &lt;br class='autobr' /&gt;
CEUX QUI DENONCENT L'IMPERIALISME SANS APPELER AU POUVOIR DES SOVIETS SONT DES COMPLICES CAMOUFLES DE NOS ENNEMIS !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier pas dans le sens de la d&#233;faite de l'imp&#233;rialisme consiste &#224; casser le moral de l'arm&#233;e. A casser aussi la cr&#233;dibilit&#233; du patriotisme. A d&#233;voiler et casser les buts pr&#233;tendus de l'imp&#233;rialisme. A d&#233;noncer et d&#233;masquer les amis cach&#233;s de l'imp&#233;rialisme et surtout ceux qui ont du cr&#233;dit parmi les travailleurs. A d&#233;noncer les crimes de l'imp&#233;rialisme et &#224; montrer qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; commis pour d&#233;fendre la population contre les crimes d'autres imp&#233;rialismes mais pour des buts bien plus int&#233;ress&#233;s et qui &#171; int&#233;ressent &#187; une part infime de la population, les plus riches et les oppresseurs et exploiteurs du monde, gens qui n'appartiennent pas au m&#234;me monde que nous. Tant que le moral de l'arm&#233;e est haut, que le soldat suit aveugl&#233;ment sa hi&#233;rarchie, aucune r&#233;volution ne peut triompher. Tant que le petit soldat ne sent pas qu'il a des buts diff&#233;rents voire oppos&#233;s &#224; ceux de ses chefs, la r&#233;volution prol&#233;tarienne se heurte &#224; un mur infranchissable. Mais, avec la guerre, le soldat voit tous les jours les mensonges, les exactions, les crimes des chefs militaires et la d&#233;moralisation peut &#234;tre tr&#232;s rapide. Le soldat est chair &#224; canons comme le prol&#233;taire est chair &#224; travail, exploit&#233;, tromp&#233;, expos&#233; et sacrifi&#233; en premier. Encore faut-il que le petit soldat soit attir&#233; par un prol&#233;tariat combatif qui exprime une solidarit&#233; avec lui et qui affirme que tout soldat qui prend parti pour la r&#233;volution sera prot&#233;g&#233; par elle. Car un soldat r&#233;volt&#233; en temps de guerre est tr&#232;s vite &#233;limin&#233; physiquement par la r&#233;pression militaire. D&#232;s lors que l'arm&#233;e se fissure, le pouvoir des classes poss&#233;dantes tient &#224; un fil, qu'il est possible de briser pour peu que les travailleurs s'auto-organisent en soviets dans ce but et combattent les forces r&#233;formistes en leur sein, forces qui ne veulent surtout pas de la d&#233;stabilisation de l'Etat. Il est alors possible que les soviets de travailleurs se lient aux comit&#233;s de soldats. C'est le signal que la r&#233;volution est mure pour pr&#233;parer un nouveau pouvoir face &#224; l'ancien, pour commencer &#224; contester, puis renverser le pouvoir des poss&#233;dants. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA GUERRE N'EST PAS LA FIN DE LA LUTTE DE CLASSE MAIS SON EXACERBATION.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;faite militaire est la meilleure arme des prol&#233;taires qui veulent agir dans le sens des int&#233;r&#234;ts historiques de leur classe, c'est-&#224;-dire vers le pouvoir des conseils de travailleurs en armes. Inversement, la r&#233;ussite du lancement de la guerre d&#233;molit momentan&#233;ment le moral des travailleurs, leur sens de classe, leur confiance dans leurs propres forces. La guerre appara&#238;t toujours comme une victoire du nationalisme exacerb&#233;, renforce la haine des autres peuples, donne la parole aux pires bellicistes, &#233;touffe la voix des internationalistes et de tous ceux qui se revendiquent du prol&#233;tariat. Bien s&#251;r, la guerre ne favorise nullement le moral et la conscience des travailleurs, ni leur organisation, ni leurs luttes, ni leurs liens entre prol&#233;taires. L'accablement, le d&#233;sespoir, le fatalisme, la m&#233;fiance, la peur, le soup&#231;on, le nationalisme, le racisme, le fascisme, les sentiments les plus bas ne peuvent que sortir favoris&#233;s dans un premier temps par l'entr&#233;e en guerre. La propagande y rajoute la d&#233;nonciation des exactions r&#233;elles ou imaginaires de l'imp&#233;rialisme ennemi et le camouflage des crimes de son propre imp&#233;rialisme. Bien entendu, tout cela n'est pas fait pour favoriser la mont&#233;e de la r&#233;volution, bien au contraire, celle de la contre-r&#233;volution. Redisons-le, la guerre n'est pas seulement le produit des rivalit&#233;s inter-imp&#233;rialistes mais de la lutte des classes, qui, en p&#233;riode de crise aigue du syst&#232;me dominant, n&#233;cessite des moyens violents, sanglants, pour &#233;radiquer les risques r&#233;volutionnaires. Et la m&#233;fiance a des fondements bien r&#233;els : la guerre permet d'autoriser la r&#233;pression syst&#233;matique et l'&#233;limination individuelle et collective des &#171; ennemis &#187; par le pouvoir, les ennemis de classe &#233;tant consid&#233;r&#233;s comme des ennemis de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUAND ILS FONT LA GUERRE, IL FAUT NOUS DIRE QUE C'EST A NOUS, PEUPLE TRAVAILLEUR, QU'ILS FONT LA GUERRE.&lt;br class='autobr' /&gt;
La perte de moral du prol&#233;tariat dans cette premi&#232;re phase provient non seulement de la peur des horreurs qui d&#233;marrent ou qui peuvent suivre mais aussi de l'effondrement des illusions qui l'avaient pr&#233;c&#233;d&#233; sur la possibilit&#233; de bien vivre au sein du syst&#232;me, malgr&#233; ses d&#233;fauts. Bien des prol&#233;taires ont longtemps cru que l'ordre social n'&#233;tait pas parfait mais qu'on pouvait s'y faire sa place. Ces illusions ont &#233;t&#233; bien organis&#233;es et planifi&#233;es par l'ordre &#233;tabli et par toutes les organisations install&#233;es au sein du syst&#232;me, y compris la gauche, les syndicats et la fausse extr&#234;me gauche. Ces derniers n'ont cess&#233; de faire croire que l'on pouvait d&#233;fendre ses int&#233;r&#234;ts de classe au sein des institutions et qu'on devait compter pour s'exprimer et lutter sur les &#233;lections bourgeoises et sur les bureaucraties syndicales li&#233;es aux classes poss&#233;dantes &#224; l'Etat capitaliste. Toutes ces tromperies ont li&#233; pieds et poings les travailleurs &#224; leurs pires ennemis et les ont men&#233;s &#224; croire que l'arm&#233;e de leur imp&#233;rialisme &#233;tait &#171; leur &#187; arm&#233;e, charg&#233;e de les prot&#233;ger, eux et leur famille ! Ce sont eux qui ont fait croire qu'on pouvait faire confiance aux classes dirigeantes si le sort du pays &#233;tait en jeu ! Comme si les exploiteurs voulaient sauver un seul peuple ! Ce sont eux qui refusent aux exploit&#233;s et aux opprim&#233;s de s'unir au sein des conseils du peuple travailleur, seule organisation de masse capable d'offrir une alternative &#224; la soci&#233;t&#233; d'exploitation. Aujourd'hui, &#224; la veille du conflit g&#233;n&#233;ral, ils ne l&#232;vent pas le petit doigt pour permettre aux exploit&#233;s et aux opprim&#233;s de s'unir dans la lutte pour pr&#233;parer un autre avenir que cette immense boucherie. Et pourtant certains d'entre eux se disent oppos&#233;s &#224; la guerre et pour certains oppos&#233;s aux exploiteurs ou oppos&#233;s au syst&#232;me capitaliste. Mais ils sont li&#233;s entre eux, ils se tiennent les coudes, m&#234;me s'ils se critiquent mutuellement. Les illusions sur le syst&#232;me que toutes ces organisations ont cultiv&#233; vont nous co&#251;ter extr&#234;mement cher car elles nous ont emp&#234;ch&#233; de nous pr&#233;parer, elles vous nous contraindre de le faire sous le feu, dans les pires conditions, mais nous devrons cependant le faire, nous le pouvons et nous pouvons gagner. Les classes poss&#233;dantes le savent. Elles l'ont appris des guerres imp&#233;rialistes pr&#233;c&#233;dentes dans lesquelles des r&#233;voltes et des r&#233;volutions ont &#233;clat&#233;. De la derni&#232;re vague des r&#233;voltes et r&#233;volutions d&#233;but&#233;e en 2010-2011 qui a suivi l'effondrement &#233;conomique et social de 2007-2008, elles ont tir&#233; la le&#231;on que la r&#233;volution sociale mondiale menace de revenir sur le devant de la sc&#233;ne de l'Histoire et elles comptent bien pratiquer un bain de sang de masse pour &#233;viter que la prochaine vague r&#233;volutionnaire internationale ne tire les le&#231;ons de la pr&#233;c&#233;dente et ne m&#232;ne au pouvoir des soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ILS SONT EN GUERRE PARCE QU'ILS CRAIGNENT NOTRE REVOLUTION.&lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre se charge de d&#233;truire les potentialit&#233;s r&#233;volutionnaires mais elle va n&#233;cessairement d&#233;truire en m&#234;me temps les illusions r&#233;formistes qui enchainaient et baillonnaient le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire. Elle va d&#233;truire, torturer, terroriser et d&#233;molir la vie de millions d'&#234;tres humains mais aussi les lib&#233;rer de leurs r&#233;serves, de leurs r&#233;ticences, de leurs timidit&#233;s &#224; agir r&#233;volutionnairement &#224; l'&#233;gard des exploiteurs et oppresseurs, de leurs craintes de semer la violence face &#224; une soci&#233;t&#233; qui, elle, n'a pourtant jamais craint de semer la violence, leurs retenues devant la n&#233;cessit&#233; de terroriser ceux qui nous terrorisent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, les travailleurs et les peuples n'ont pas voulu de la lutte au couteau pas plus qu'ils n'ont voulu de la guerre civile et de la r&#233;volution. Ce sont les exploiteurs et les oppresseurs qui les y contraignent. Et ils nous contraignent de prendre les armes pour tuer le peuple d'en face qui est comme nous contraint de prendre les armes pour massacrer ses fr&#232;res du pays voisin. Alors, il est l&#233;gitime d'employer les armes pour renverser les bouchers qui nous donnent de tels ordres. Il n'y aucune morale &#224; accepter, &#224; c&#233;der, &#224; se soumettre aux hi&#233;rarchies militaires et aux pouvoirs civils qui nous donnent ces ordres. Notre devoir, la d&#233;fense de nos familles, notre dignit&#233; d'hommes et de femmes nous imposent l'inverse : le droit &#224; refuser, de nous r&#233;volter, de renverser le pouvoir assassin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute cette tromperie qui se finit dans la barbarie sanglante provient d'un mensonge : faire croire que cet Etat est celui du peuple travailleur, l'&#233;manation de sa propre volont&#233;. Eh bien, la seule r&#233;ponse valable est de mettre en place r&#233;ellement l'Etat qui est le produit des d&#233;cisions du peuple travailleur, l'Etat des conseils r&#233;volutionnaires de travailleurs, &#233;lus et r&#233;vocables par eux. Et cela n&#233;cessite de d&#233;sarmer, de dissoudre, de d&#233;sorganiser, de d&#233;moraliser l'arm&#233;e permanente de la bourgeoisie capitaliste dans tous les pays &#224; commencer par celle des plus grandes puissances, des imp&#233;rialismes qui dominent et terrorisent le monde. C'est la guerre qui peut nous permettre d'y parvenir mais cela n&#233;cessite que les travailleurs agissent en r&#233;volutionnaires et se donnent comme objectif de d&#233;truire le mensonge de cet Etat capitaliste qu'on leur a pr&#233;sent&#233; comme leur propre Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE PREMIER PAS DES TRAVAILLEURS REVOLUTIONNAIRES EST DE CESSER D'ETRE LES DUPES DE L'ETAT DES CAPITALISTES QUI SE DIT ETAT DU PEUPLE TOUT ENTIER ET DE PROCLAMER QUE SA DEFAITE EST LE DEBUT DE NOTRE VICTOIRE !&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont nos armes ? La premi&#232;re et principale arme du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire est de ne pas se lier au pouvoir capitaliste, de ne pas se lier &#224; la d&#233;fense de son syst&#232;me d'exploitation, de ne pas croire aux organisations qui l'y enchainent. La seconde est de ne pas &#234;tre encha&#238;n&#233;s aux institutions m&#234;me celles dites d&#233;mocratiques, ne pas &#234;tre encha&#238;n&#233;s &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des capitaux et des moyens de production, ne pas &#234;tre &#224; sa hi&#233;rarchie, &#224; sa l&#233;galit&#233;, &#224; ses forces de r&#233;pression, &#224; son ordre social, &#224; sa morale, &#224; son id&#233;ologie, &#224; sa philosophie, &#224; son pr&#233;tendu pacifisme, &#224; sa pr&#233;tendue morale. La troisi&#232;me arme des prol&#233;taires est l'auto-organisation en comit&#233;s du peuple travailleur s'emparant, avec l'aide des comit&#233;s de soldats qui refusent l'ob&#233;issance &#224; leur hi&#233;rarchie et au pouvoir capitaliste, de tout le pouvoir de d&#233;cision, de tous les pouvoirs r&#233;els et notamment du capital tout entier et de la totalit&#233; des armes. Tous les organisations qui se disent du c&#244;t&#233; des travailleurs mais refusent tout cela ne sont que des traitres aux int&#233;r&#234;ts prol&#233;tariens !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui, craintifs, se disent que leurs camarades de travail sont encore loin d'avoir conscience de tout cela et pensent que ces remarques sont hors de propos, ont tort : si la guerre mondiale approche, c'est que l'effondrement &#233;conomique et social est d&#233;j&#224; in&#233;luctablement r&#233;alis&#233;. Alors, cela signifie que la perspective r&#233;volutionnaire socialiste n'est pas pour apr&#232;s-demain. Il est donc plus que temps de se pr&#233;parer, camarades, de pr&#233;parer nos id&#233;es, nos programmes, nos conseils de travailleurs et notre parti r&#233;volutionnaire afin de pr&#233;parer un avenir socialiste &#224; la soci&#233;t&#233; humaine mondiale !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DU PROGRAMME REVOLUTIONNAIRE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Demandez le programme des communistes r&#233;volutionnaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8532&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8532&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le programme de Lutte ouvri&#232;re (le petit article qui en tient lieu) ne parle de l'Etat ouvrier que pour faire r&#233;f&#233;rence &#224; sa d&#233;g&#233;n&#233;rescence et pas pour parler de l'avenir, du pouvoir des soviets !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne parle que de d&#233;truire des rapports sociaux, pas de d&#233;truire l'Etat bourgeois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne dit rien de ce qu'il faut faire de l'arm&#233;e capitaliste, de la police capitaliste, des prisons capitalistes, de l'administration capitaliste, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'&#233;tat actuel du syst&#232;me capitaliste, il ne va pas au-del&#224; des termes de &#171; nouvelle crise grave &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che qu'elle se donne est tr&#232;s passive : &#171; Transmettre fid&#232;lement les id&#233;es marxistes aux nouvelles g&#233;n&#233;ration. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence au grand communiste r&#233;volutionnaire Barta est effac&#233;e : &#171; Le courant politique incarn&#233; aujourd'hui par Lutte ouvri&#232;re est n&#233;, pendant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. &#187; C'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il cite le rapport de 1943 de Barta sans nommer son auteur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2017-12-09-construire-un-parti-communiste-revolutionnaire_100246.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2017-12-09-construire-un-parti-communiste-revolutionnaire_100246.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1847&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1875/05/18750500.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1875&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/kautsky/works/1892/00/kautsky_18920000.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1892&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1899/10/vil00101899.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1899&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/10/vil19171008.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1917&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/spartakus/rl19181231.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1918&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/inter_com/1922/06/programme.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1922&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical212.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1928&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/prewar/1934/prog34.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1934&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/trans/tran.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1938&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE L'ETAT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La plus &#034;d&#233;mocratique&#034; des r&#233;publiques n'est rien d'autre que la dictature du grand capital d&#233;fendue jusqu'&#224; la mort par ses forces arm&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Etat est la principale tromperie politique qui induit en erreur les masses laborieuses dans le monde entier. Il est pr&#233;sent&#233; partout comme le principal outil de progr&#232;s social et de d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; alors qu'il est le principal outil des classes dirigeantes en vue de la conservation d'un ordre social fond&#233; sur l'exploitation et l'oppression. Les peuples et les classes ouvri&#232;res d&#233;noncent souvent les hommes politiques, les chefs militaires &#233;ventuellement, parfois m&#234;me les chefs religieux mais ils ne cessent jamais de croire que l'Etat &#034;devrait&#034; &#234;tre au service du peuple. C'est l&#224; l'illusion supr&#234;me et la plus grave des tromperies.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Certes, il est beaucoup plus facile de s'exclamer, d'injurier, de pousser les hauts cris, que d'essayer de raconter, d'expliquer, de rappeler la fa&#231;on dont Marx et Engels ont analys&#233; en 1871, 1872, 1875 l'exp&#233;rience de la Commune de Paris et ce qu'ils ont dit de la nature de l'Etat qui est n&#233;cessaire au prol&#233;tariat.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;nine dans les th&#232;ses d'avril 1917&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Etant donn&#233; que l'Etat est la forme par laquelle les individus d'une classe dominante font valoir leurs int&#233;r&#234;ts communs, la forme dans laquelle l'ensemble de la soci&#233;t&#233; civile d'une &#233;poque se r&#233;sume, il s'ensuit que toues les institutions communes sont m&#233;diatis&#233;es par l'Etat, re&#231;oivent une forme politique. D'o&#249; l'illusion que la loi repose sur la volont&#233; libre, d&#233;tach&#233;e de sa base r&#233;elle. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx dans &#171; Feuerbach &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;On se rend compte imm&#233;diatement que, dans un pays comme la France, o&#249; le pouvoir ex&#233;cutif dispose d'une arm&#233;e de fonctionnaires de plus d'un demi-million de personnes et tient, par cons&#233;quent, constamment sous sa d&#233;pendance la plus absolue une quantit&#233; &#233;norme d'int&#233;r&#234;ts et d'existences, o&#249; l'Etat enserre, contr&#244;le, r&#233;glemente, surveille et tient en tutelle la soci&#233;t&#233; civile, depuis ses manifestations d'existence les plus vastes jusqu'&#224; ses mouvements les plus infimes, de ses modes d'existence les plus g&#233;n&#233;raux jusqu'&#224; la vie priv&#233;e des individus, o&#249; ce corps parasite, gr&#226;ce &#224; la centralisation la plus extraordinaire, acquiert une omnipr&#233;sence, une omniscience, une capacit&#233; de mouvement et un ressort accru, qui n'a d'analogue que l'&#233;tat de d&#233;pendance absolue, la difformit&#233; incoh&#233;rente du corps social, on comprend donc que, dans un tel pays, l'Assembl&#233;e nationale, en perdant le droit de disposer des postes minist&#233;riels, perdait &#233;galement toute influence r&#233;elle, si elle ne simplifiait pas en m&#234;me temps l'administration de l'Etat, ne r&#233;duisait pas le plus possible l'arm&#233;e de fonctionnaires et ne permettait pas, enfin, &#224; la soci&#233;t&#233; civile et &#224; l'opinion publique de cr&#233;er leurs propres organes, ind&#233;pendants du pouvoir gouvernemental. Mais l'int&#233;r&#234;t mat&#233;riel de la bourgeoisie fran&#231;aise est pr&#233;cis&#233;ment li&#233; de fa&#231;on tr&#232;s intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliqu&#233;e. C'est l&#224; qu'elle case sa population superflue et compl&#232;te sous forme d'appointements ce qu'elle ne peut encaisser sous forme de profits, d'int&#233;r&#234;ts, de rentes et d'honoraires. D'autre part, son int&#233;r&#234;t politique l'obligeait &#224; aggraver de jour en jour la r&#233;pression, et, par cons&#233;quent, &#224; augmenter les moyens et le personnel du pouvoir gouvernemental, tandis qu'en m&#234;me temps il lui fallait mener une guerre ininterrompue contre l'opinion publique, mutiler et paralyser jalousement les organes moteurs ind&#233;pendants de la soci&#233;t&#233;, l&#224; o&#249; elle ne r&#233;ussissait pas &#224; les amputer compl&#232;tement. C'est ainsi que la bourgeoisie fran&#231;aise &#233;tait oblig&#233;e, par sa situation de classe, d'une part, d'an&#233;antir les conditions d'existence de tout pouvoir parlementaire et, par cons&#233;quent aussi, du sien m&#234;me, et, d'autre part, de donner une force irr&#233;sistible au pouvoir ex&#233;cutif qui lui &#233;tait hostile.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx dans &#034;Le 18 brumaire de Louis Bonaparte&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#119810;&#119822;&#119820;&#119820;&#119812;&#119821;&#119827; &#119819;&#119812; &#119823;&#119812;&#119828;&#119823;&#119819;&#119812; &#119827;&#119825;&#119808;&#119829;&#119808;&#119816;&#119819;&#119819;&#119812;&#119828;&#119825; &#119823;&#119812;&#119828;&#119827;-&#119816;&#119819; &#119808;&#119826;&#119826;&#119828;&#119825;&#119812;&#119825; &#119826;&#119808; &#119823;&#119825;&#119822;&#119823;&#119825;&#119812; &#119826;&#119812;&#119810;&#119828;&#119825;&#119816;&#119827;&#119812; &#119812;&#119827; &#119816;&#119821;&#119827;&#119812;&#119814;&#119825;&#119816;&#119827;&#119812; &#119823;&#119815;&#119832;&#119826;&#119816;&#119824;&#119828;&#119812; &#119812;&#119827; &#119820;&#119822;&#119825;&#119808;&#119819;&#119812; &#119812;&#119821; &#119826;&#119812; &#119811;&#119812;&#119809;&#119808;&#119825;&#119825;&#119808;&#119826;&#119826;&#119808;&#119821;&#119827; &#119811;&#119812;&#119826; &#119813;&#119822;&#119825;&#119810;&#119812;&#119826; &#119811;&#119812; &#119819;'&#119822;&#119825;&#119811;&#119825;&#119812; &#119810;&#119808;&#119823;&#119816;&#119827;&#119808;&#119819;&#119816;&#119826;&#119827;&#119812; &lt;br class='autobr' /&gt;
On nous pr&#233;sente tous les jours l'existence de la police, de la gendarmerie ou de l'arm&#233;e comme une chose allant de soi, comme une chose qui ne se discute m&#234;me pas. Leur vocation serait de prot&#233;ger le peuple ! On nous l'apprend depuis que nous sommes enfants, comme on nous apprend l'existence du divin et le respect et la soumission que nous devrions aux deux ! La police (et l'&#201;tat) au travers des diff&#233;rentes formes qu'elle a pu prendre dans les soci&#233;t&#233;s humaines, comme la religion, a toujours eu la vocation d'aider &#224; maintenir de toutes les mani&#232;res les soci&#233;t&#233;s de classes au profit exclusif d'une seule classe, une petite minorit&#233; qui, ell&#233;m&#234;me a chang&#233; au fil des temps, allant du patricien au seigneur avant de laisser la place aux bourgeois capitalistes !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les classes dirigeantes, pour asseoir leur pouvoir, se sont toujours appuy&#233;es sur des bandes d'hommes en armes pour lesquelles elles avaient besoin de l&#233;gitimer le port exclusif des armes et de la violence qu'elles nomment justice divine ou r&#233;publicaine tout en excluant le peuple de cet exercice politique !&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, depuis notre enfance, on nous explique que les forces de l'ordre nous prot&#232;geraient des d&#233;linquants et de la racaille ! Que nous ne pouvons pas vivre sans elles ! Que c'est un mal n&#233;cessaire ! Que nous sommes bien contents quand des CRS sauvent des vies sur les plages l'&#233;t&#233;&#8230;. La liste est longue ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant o&#249; sont-elles quand on est licenci&#233;, expuls&#233; ? O&#249; sont-elles quand on meurt aux urgences, victime de la destruction de l'h&#244;pital public ? O&#249; sont-elles quand on ne fait qu'un repas par jour, quand on ne peut rien offrir &#224; ses enfants que mis&#232;re, pauvret&#233;, ch&#244;mage, SNU, guerres... O&#249; sont-elles quand les gouvernants foulent aux pieds le droit des peuples ? O&#249; sont-elles quand le peuple se r&#233;volte contre cette situation intol&#233;rable ? Elles sont l&#224;, matraque &#224; la main, nous gazant, nous tirant dessus &#224; l'arme de guerre (LBD), nous jetant des grenades qui nous mutilent et nous tuent, pour prot&#233;ger soi-disant la r&#233;publique du Peuple mais certainement pas pour prot&#233;ger le peuple de la r&#233;publique capitaliste, de ses gouvernements et de son &#201;tat qui jettent de plus en plus d'entre nous dans la mis&#232;re ! Les forces de l'ordre capitalistes ne sont et ne seront jamais du c&#244;t&#233; du peuple mais du c&#244;t&#233; de l'&#201;tat et des gouvernements qui eux-m&#234;mes sont au service des classes dirigeantes : c'est-&#224;-dire les grandes fortunes. Voil&#224; o&#249; sont les forces de l'ordre capitaliste ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui mais, nous diront certains, malgr&#233; cela la police nous prot&#232;ge quand m&#234;me de la racaille et des gangs tant bien que mal ! Faux et archifaux, la police ne pourra jamais lutter efficacement non plus contre la d&#233;linquance ou m&#234;me contre les gangs qui leur servent de faire valoir &#224; leur propre existence ! Oui, contrairement &#224; tout ce qui est dit, la police ne peut pas nous prot&#233;ger de la d&#233;linquance et de la racaille, ni la faire dispara&#238;tre, car l'existence m&#234;me de la petite d&#233;linquance et de l'&#233;conomie parall&#232;le est intimement li&#233;e aux soci&#233;t&#233;s de classes ! Petite d&#233;linquance, gang, mafia et Cie ne sont rien d'autres que les produits du capitalisme qui n'offre pas &#224; certaines populations la possibilit&#233; de travailler ou de vivre de leur travail, poussant ainsi &#224; l'&#233;mergence d'une &#233;conomie parall&#232;le, souterraine, mafieuse, qui, au final, est tout aussi capitaliste que tout le reste de l'&#233;conomie dont elle irrigue de son argent dit sale comme s'il y avait de l'argent propre non issu de l'exploitation du travail sous le capitalisme ! La police ne peut d'autant plus rien contre l'&#233;conomie ill&#233;gale car celle-ci est vitale au bon fonctionnement du capitalisme tout entier et dont les plus grands trafiquants sont &#224; la t&#234;te des grandes entreprises capitalistes mondiales et des &#201;tats prot&#233;g&#233;s par cette m&#234;me police qui leur ob&#233;it et qui jamais ne s'en prend &#224; eux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La Fran&#231;afrique dont la France bourgeoise et l'&#201;lys&#233;e ne sont-elles pas &#224; la t&#234;te d'une des plus grandes entreprises mafieuses bas&#233;es sur le trafic d'armes, de drogues et l'esclavage salarial des peuples par le biais de dictatures soutenues par l'arm&#233;e fran&#231;aise qui n'h&#233;sitent pas &#224; massacrer les peuples voire &#224; soutenir et aider &#224; l'organisation de g&#233;nocides comme au Rwanda en 1994 ? Si !&lt;br class='autobr' /&gt;
N'est-ce pas les m&#234;mes raisons qui pr&#233;valent &#224; Mayotte ? Si !&lt;br class='autobr' /&gt;
N'est-ce pas les m&#234;mes raisons qui pr&#233;valent en Ukraine ? Si !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont celles du brigandage et du vol faites sur le corps et le sang des prol&#233;taires et des peuples ! Et que fait la police contre les brigands &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat et des gouvernements ? Rien ! Elle les prot&#232;ge sous couvert de d&#233;fendre la r&#233;publique et la d&#233;mocratie ! Jamais un groupe de mercenaires n'a d&#233;fendu la d&#233;mocratie ! Le pendant de cette politique mafieuse ext&#233;rieure est le maintien de l'ordre bourgeois par la police et la gendarmerie en France par tous les moyens n&#233;cessaires pour maintenir l'exploitation l&#233;gale en France !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des prol&#233;taires et une majorit&#233; du peuple travailleur ont oubli&#233; ce qu'&#233;tait la police et l'arm&#233;e m&#234;me r&#233;publicaines ! Ils ont oubli&#233; comment ces derniers ont assassin&#233; des gr&#233;vistes ou massacr&#233; des soul&#232;vements comme la Commune de Paris ! La raison de cet oubli m&#233;moriel est simple ! L'exploitation du reste du monde a permis aux classes dirigeantes en France de maintenir une certaine paix sociale pendant de nombreuses ann&#233;es gr&#226;ce aux CDI et &#224; l'emploi &#224; vie jusqu'&#224; la retraite, l'accession aux &#233;tudes des enfants de la petite bourgeoisie mais aussi ouvri&#232;re (au moins jusqu'au BAC), l'accession &#224; la propri&#233;t&#233; ! Mais cette p&#233;riode m&#234;me de calme relatif dans un pays comme la France n'emp&#234;chait nullement la police de quadriller les quartiers les plus populaires et les plus pauvres pour maintenir la paix civile bourgeoise pour tous ceux qui &#233;taient exclus du &#171; miracle &#233;conomique des 30 glorieuses &#187; ! Seule la fraction la plus pauvre (notamment issue de l'immigration) a continu&#233; de subir pendant de nombreuses d&#233;cennies les violences polici&#232;res et les meurtres commis par la police ! Afin de maintenir cette s&#233;paration entre le prol&#233;tariat autochtone et celui issu des colonies ou des anciennes colonies, le racisme r&#233;publicain &#224; gauche comme &#224; droite a permis de faire de la fraction du prol&#233;tariat la plus pr&#233;caire et issue de l'immigration une nouvelle &#171; classe dangereuse &#187; qu'il fallait rendre sulfureuse pour mieux d&#233;fendre aupr&#232;s de la classe ouvri&#232;re autochtone les violences &#224; son encontre afin d'obtenir leur soutien &#224; la police capitaliste ! Mais ce qui f&#251;t vrai pendant tout un temps est de plus en plus remis en cause ces derni&#232;res ann&#233;es ! De nouvelles fractions du prol&#233;tariat et du peuple travailleur se trouvent de plus en plus confront&#233;es &#224; la r&#233;alit&#233; polici&#232;re de la r&#233;publique capitaliste et de ses violences !&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, avec l'effondrement &#233;conomique de 2008, l'ensemble des &#233;conomies capitalistes ne peuvent plus maintenir la paix sociale comme avant ! Et un pays imp&#233;rialiste comme la France ne fait pas exception, provoquant un recul sans pr&#233;c&#233;dent des conditions de vie et de travail ! Cette situation a pouss&#233; et pousse encore in&#233;luctablement &#224; une lutte de classe toujours plus exacerb&#233;e entre la bourgeoisie et le peuple travailleur ! Et les Gilets Jaunes comme les &#233;meutes de ces derniers jours sont l'expression de cette lutte de classe qui s'exacerbe ! Et face &#224; ces menaces, l'&#201;tat montre son vrai visage, celui d'une bande de mercenaires asserment&#233;s d&#233;fendant avant les int&#233;r&#234;ts des classes dirigeantes capitalistes ! Et les Gilets Jaunes ont montr&#233; pour la premi&#232;re fois depuis tr&#232;s longtemps que lorsqu'on se montrait dangereux politiquement pour les classes dirigeantes, elles utilisaient les m&#234;mes politiques de r&#233;pression que celles utilis&#233;es contre les populations des quartiers les plus populaires ! Les &#171; fascistes, antis&#233;mites, homophobes &#187; Gilets Jaunes rempla&#231;ant alors la &#171; racaille, les d&#233;linquants &#187; des quartiers populaires &#224; forte concentration de population d'origine arabe ou africaine qu'est la jeunesse ouvri&#232;re, ces nouveaux gavroches des temps modernes jet&#233;s &#224; la vindicte populaire ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; l'&#201;tat, il r&#233;apparait pour un tr&#232;s grand nombre de travailleurs pour ce qu'il n'a jamais cess&#233; d'&#234;tre, c'est-&#224;-dire une bande d'assassins couverts de la l&#233;galit&#233; capitaliste qui n'a strictement rien &#224; voir avec le mythe de la police r&#233;publicaine d&#233;fendue par la gauche bourgeoise du PCF au PS en passant par la LFI qui n'ont rien &#224; voir avec le r&#233;formisme ouvrier d'un Jaur&#232;s. Jaur&#232;s qui sur cette question est bien plus &#224; gauche que tous ces partis qui, aujourd'hui, d&#233;fendent non seulement la police capitaliste mais sa r&#233;publique comme horizon ind&#233;passable, l&#224; o&#249; m&#234;me un Jaur&#232;s d&#233;fendait l'horizon du socialisme cad l'abolition de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production et du salariat ! Il n'en est plus rien pour ces partis du socialisme comme de l'abolition de la police et de l'arm&#233;e que le socialisme d&#233;fendait encore jusqu'en 1914 comme le faisait alors le POF de Jules Guesde et Lafargue ou encore le syndicalisme r&#233;volutionnaire de la CGT avant de tous rejoindre l'Union Sacr&#233;e avec leur bourgeoisie et de ne plus en sortir depuis ! Programme politique que d'ailleurs l'ensemble de nos extr&#234;mes gauches LO, NPA(s), UCL, R&#233;volution Permanente, CNT et syndicats ont compl&#232;tement jet&#233; aux orties d&#233;non&#231;ant seulement les violences polici&#232;res et demandant soit une police de proximit&#233; pour certains comme LO ou une d&#233;mocratisation impossible de la police pour d'autres ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais alors par quoi remplacer la police, la gendarmerie et l'arm&#233;e ? Qui doit assurer la s&#233;curit&#233; et la suret&#233; du peuple travailleur ? Dans les soci&#233;t&#233;s de classes domin&#233;es par une petite minorit&#233; dirigeante, l'exercice de la violence et le maintien de la soci&#233;t&#233; de classe se fait par le biais d'un organisme autonome et ind&#233;pendant du peuple qui a l'usage exclusif de la violence. Violence qu'il exerce contre ce m&#234;me peuple quand celui-ci n'accepte plus son sort dans la soci&#233;t&#233; de classe comme sous le capitalisme ! Dans sa lutte contre la soci&#233;t&#233; de classe, le peuple travailleur ne peut prendre en ses mains l'appareil d'&#201;tat et la police et les faire fonctionner pour ses besoins comme le pr&#233;tendent les r&#233;formistes bourgeois qui sont &#224; la direction actuelle du mouvement ouvrier (de collaboration de classe) ! Le peuple travailleur doit d&#233;truire L'&#201;tat Bourgeois et sa police et construire un appareil d'&#201;tat et une police qui n'ont rien &#224; voir cad un &#201;tat et une police qui ne lui sont pas ext&#233;rieure, pas au-dessus de lui, mais qui &#233;mane de lui-m&#234;me et de son organisation ! Le peuple travailleur devient l'&#201;tat, il est l'&#201;TAT et il assure lui-m&#234;me, en mandatant des personnes qui sont responsables et r&#233;vocables devant lui, sa propre s&#233;curit&#233; c.-&#224;-d. un qu'il exerce lui-m&#234;me les fonctions de police par le biais d'un corps social qui ne lui est pas ext&#233;rieur mais bien au contraire qui &#233;mane directement de lui et de son auto-organisation. Le peuple travailleur se constitue ainsi en &#201;TAT MAIS UN ETAT QUI N'A RIEN DE COMPARABLE &#192; CELUI DES CLASSES DIRIGEANTES CAR C'EST UN ETAT QUI REPOSE SUR L'ARMEMENT G&#201;N&#201;RAL DU PEUPLE !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le peuple ne peut en r&#233;alit&#233; d&#233;fendre son int&#233;grit&#233; physique et morale qu'en assurant lui-m&#234;me sa propre d&#233;fense ! Et cela s'appelle l'armement g&#233;n&#233;ral du peuple, l'armement du prol&#233;tariat avec la constitution de milices qui seront responsables devant des comit&#233;s du peuple ! L'armement du peuple va de pair avec la lutte contre la pr&#233;sidence et les parlements bourgeois ! A la police bourgeoise et &#224; son &#201;tat, nous y opposons L'&#201;tat ouvrier issu de la f&#233;d&#233;ration des comit&#233;s du peuple travailleur et l'armement du peuple ! A la privatisation de la violence, nous opposons un exercice public de la violence par le peuple lui-m&#234;me ! Pour cela le peuple doit s'organiser ! D'ailleurs le chant de l'arm&#233;e du Rhin avant de devenir un chant r&#233;cup&#233;r&#233; par les nationalistes, les r&#233;actionnaires et la bourgeoisie &#233;tait un chant r&#233;volutionnaire mettant en avant l'armement du peuple : &#171; Citoyens aux armes, formez vos bataillons &#187; ! Mais cet armement du peuple ne peut -&#234;tre ind&#233;pendant de la lutte contre l'appareil d'&#201;tat et le capitalisme et de la lutte pour le socialisme, une soci&#233;t&#233; bas&#233;e sur la propri&#233;t&#233; collective des moyens de production et l'auto gouvernement du peuple, jetant par la m&#234;me les bases du communisme !&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la police et aux gangs ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Peuple travailleur, organise toi, forme tes milices et prend les armes ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6275&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ensuite&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5462&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire enfin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce que l'&#201;tat ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://matierevolution.fr/spip.php?article1362&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://matierevolution.fr/spip.php?article1362&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat ou le monopole des armes impos&#233; par la classe poss&#233;dante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7362&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7362&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat peut-il se passer des forces de l'ordre capitaliste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7317&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7317&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension de l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://matierevolution.fr/spip.php?article477&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://matierevolution.fr/spip.php?article477&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat et la r&#233;volution de L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://matierevolution.fr/spip.php?article140&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://matierevolution.fr/spip.php?article140&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'Etat, une bande d'hommes en armes&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Friedrich Engels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5338&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5338&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5302&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5302&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE LA RELIGION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos th&#232;ses sur R&#233;volutionnaires et Religions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8526&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8526&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/subject/religion/index.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc#trotskyism&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/subject/religion/index.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc#trotskyism&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les religions sont au service des classes dirigeantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5076&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5076&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7591&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7591&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les religions se battent d'abord contre la r&#233;volution sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6077&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6077&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La religion, ce n'est jamais seulement&#8230; religieux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8084&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8084&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combat &#224; mener contre les religions et, en particulier, celle qui domine dans un pays&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7764&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7764&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES COMMUNISTES, LA LAICIT&#201; ET LA LUTTE CONTE LA RELIGION, LES &#171; EGLISES &#187; ET LES CLERG&#201;S&lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce que la religion et le r&#244;le de la religion dans les soci&#233;t&#233;s de classe&lt;br class='autobr' /&gt; Croyances et religion&lt;br class='autobr' /&gt; Les nouvelles guerres de religion (islamo-gauchisme et anti-islamo gauchisme ou islamophobie)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le confusionnisme pseudo d'extr&#234;me gauche antiraciste tombe dans l'islamophilie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1114&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1114&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anti-islamophobie : un bourbier r&#233;actionnaire o&#249; s'enlisent des &#034;trotskistes&#034; du NPA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3737&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3737&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni islamophobie, ni islamophilie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2876&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2876&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6052&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6052&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DES PAYSANS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mort programm&#233;e des petits paysans&lt;br class='autobr' /&gt;
Vont-ils finir d'exterminer les petits paysans des campagnes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-mouvement-citoyen-terre-de-liens-alerte-40-000-fermes-de-petite-taille-ont-disparu-en-trois-ans-4328795&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-mouvement-citoyen-terre-de-liens-alerte-40-000-fermes-de-petite-taille-ont-disparu-en-trois-ans-4328795&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/travail/la-disparition-des-petites-fermes-francaises-s-accelere-plus-de-40-000-en-trois-ans_AV-202511180748.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/travail/la-disparition-des-petites-fermes-francaises-s-accelere-plus-de-40-000-en-trois-ans_AV-202511180748.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/planete/video/2025/02/27/ne-pas-publier-les-agriculteurs-vont-ils-disparaitre_6567365_3244.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/planete/video/2025/02/27/ne-pas-publier-les-agriculteurs-vont-ils-disparaitre_6567365_3244.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Pzd-SoSXxq4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Pzd-SoSXxq4&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/en-2050-y-aura-t-il-encore-des-agriculteurs-en-france-7900545449&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/en-2050-y-aura-t-il-encore-des-agriculteurs-en-france-7900545449&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://basta.media/De-moins-en-moins-de-fermes-de-plus-en-plus-grandes-et-le-Mercosur-n-arrange-rien&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://basta.media/De-moins-en-moins-de-fermes-de-plus-en-plus-grandes-et-le-Mercosur-n-arrange-rien&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les grandes exploitations progressent (+ 3,4 %) entre 2010 et 2020, constituant d&#233;sormais 1 exploitation sur 5.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.inrae.fr/dossiers/quels-agriculteurs-quelles-agricultures-demain/renouveler-generations&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.inrae.fr/dossiers/quels-agriculteurs-quelles-agricultures-demain/renouveler-generations&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.reussir.fr/des-fermes-toujours-plus-grandes-des-elevages-en-baisse-recours-accru-des-salaries-quelle-est-la&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.reussir.fr/des-fermes-toujours-plus-grandes-des-elevages-en-baisse-recours-accru-des-salaries-quelle-est-la&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-en-europe-les-grosses-exploitations-agricoles-se-taillent-la-part-du-lion&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-en-europe-les-grosses-exploitations-agricoles-se-taillent-la-part-du-lion&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1997, d&#233;j&#224;, on se demandait si les petits paysans allaient disparaitre&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=VpDIvo9HCus&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=VpDIvo9HCus&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'expropriation de la population campagnarde, premi&#232;re &#233;tape du capitalisme en Angleterre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7620&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7620&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;pression des r&#233;volutions paysannes&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lalsace.fr/societe/2025/10/11/comment-l-armee-du-duc-antoine-a-etouffe-la-guerre-des-paysans-dans-un-bain-de-sang&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lalsace.fr/societe/2025/10/11/comment-l-armee-du-duc-antoine-a-etouffe-la-guerre-des-paysans-dans-un-bain-de-sang&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1850/00/fe1850.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1850/00/fe1850.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paysans sont victimes de l'industrie agroalimentaire, des grandes surfaces, des banques et de l'industrie chimique !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3754&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3754&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles perspectives pour les petits paysans ? S'allier aux prol&#233;taires et au peuple travailleur des villes contre le grand capital des villes et des campagnes !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8024&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8024&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prol&#233;tariat et les paysans, selon Marx&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum9.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum9.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prol&#233;tariat et les paysans, selon L&#233;nine&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1918/01/3-co-so/vil19180101.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1918/01/3-co-so/vil19180101.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/vil19171118.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/vil19171118.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/vil19171105b.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/vil19171105b.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/coexsodp/vil19171103.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/11/coexsodp/vil19171103.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/01/vil19200104.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/01/vil19200104.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Prol&#233;tariat et les paysans, selon Trotsky&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr03.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr03.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1922/04/lt19220422.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1922/04/lt19220422.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr03.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr03.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr39.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr39.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prol&#233;tariat et les paysans selon Zinoviev&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1925/03/paysans%201925.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1925/03/paysans%201925.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prol&#233;tariat et les paysans, aujourd'hui&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7628&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7628&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8024&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8024&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3754&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3754&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La question agricole et les communaut&#233;s agricole : la collectivisation de la terre !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'alliance des ouvriers et des paysans&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrier agricole est, au village, le fr&#232;re d'armes et l'&#233;quivalent de l'ouvrier de l'industrie. Ils constituent deux parties d'une seule et m&#234;me classe. Leurs int&#233;r&#234;ts sont ins&#233;parables. Le programme des revendications transitoires des ouvriers industriels est aussi, avec tels ou tels changements, le programme du prol&#233;tariat agricole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paysans (fermiers) repr&#233;sentent une autre classe : c'est la petite bourgeoisie du village. La petite bourgeoisie se compose de couches diverses, depuis les semi-prol&#233;taires jusqu'aux exploiteurs. C'est pourquoi la t&#226;che politique du prol&#233;tariat industriel consiste &#224; faire p&#233;n&#233;trer la lutte des classes au village : c'est seulement ainsi qu'il pourra s&#233;parer ses alli&#233;s de ses ennemis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les particularit&#233;s du d&#233;veloppement national de chaque pays trouvent leur expression la plus aigu&#235; dans la situation des paysans et partiellement de la petite bourgeoisie citadine (artisans et commer&#231;ants), car ces classes, pour nombreux que soient ceux qui y appartiennent, repr&#233;sentent au fond des survivances de formes pr&#233;-capitalistes de production. Les sections de la IV&#176; Internationale doivent, sous la forme la plus concr&#232;te possible, &#233;laborer des programmes de revendications transitoires pour les paysans (fermiers) et la petite bourgeoisie citadine, correspondant aux conditions de chaque pays. Les ouvriers avanc&#233;s doivent apprendre &#224; donner des r&#233;ponses claires et concr&#232;tes aux questions de leurs futurs alli&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tant que le paysan reste un petit producteur &#034;ind&#233;pendant&#034;, il a besoin de cr&#233;dit &#224; bon march&#233;, de prix accessibles pour les machines agricoles et les engrais, de conditions favorables de transport et d'une organisation honn&#234;te d'&#233;coulement des produits agricoles. Cependant, les banques, les trusts, les n&#233;gociants pillent le paysan de tous c&#244;t&#233;s. Seuls, les paysans eux-m&#234;mes peuvent r&#233;primer ce pillage, avec l'aide des ouvriers. Il est n&#233;cessaire qu'entrent en sc&#232;ne des COMIT&#201;S DE PETITS FERMIERS qui, en commun avec les comit&#233;s ouvriers et les comit&#233;s d'employ&#233;s de banque, doivent prendre en main le contr&#244;le des op&#233;rations de transport, de cr&#233;dit et de commerce qui int&#233;ressent l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme de NATIONALISATION DE LA TERRE et de COLLECTIVISATION DE L'AGRICULTURE doit &#234;tre &#233;labor&#233; de fa&#231;on &#224; exclure radicalement l'id&#233;e de l'expropriation des petits paysans ou de leur collectivisation forc&#233;e. Le paysan restera le propri&#233;taire de son lot de terre tant qu'il le trouvera lui-m&#234;me n&#233;cessaire et possible. Pour r&#233;habiliter aux yeux des paysans le programme socialiste, il faut d&#233;noncer impitoyablement les m&#233;thodes staliniennes de collectivisation, dict&#233;es par les int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie et non par les int&#233;r&#234;ts des paysans et des ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expropriation des expropriateurs ne signifie pas non plus la confiscation forc&#233;e de la propri&#233;t&#233; des PETITS ARTISANS et des PETITS BOUTIQUIERS. Au contraire, le contr&#244;le ouvrier sur les banques et les trusts, &#224; plus forte raison la nationalisation de ces entreprises, peut cr&#233;er pour la petite bourgeoisie citadine des conditions de cr&#233;dit, d'achat et de vente incomparablement plus favorables que sous la domination illimit&#233;e des monopoles. La d&#233;pendance envers le capital priv&#233; fera place &#224; la d&#233;pendance envers l'&#201;tat, qui sera d'autant plus attentif pour ses petits collaborateurs et agents que les travailleurs eux-m&#234;mes tiendront plus fermement l'&#201;tat dans leurs mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation pratique des paysans exploit&#233;s au contr&#244;le des divers domaines de l'&#233;conomie permettra aux paysans eux-m&#234;mes de d&#233;cider sur la question de savoir s'il convient ou non de passer au travail collectif de la terre, dans quels d&#233;lais et &#224; quelle &#233;chelle. Les ouvriers de l'industrie s'engagent &#224; apporter dans cette voie toute leur collaboration aux paysans : par l'interm&#233;diaire des syndicats, des comit&#233;s d'usine et, surtout, du gouvernement ouvrier et paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alliance que le prol&#233;tariat propose, non pas aux &#034;classes moyennes&#034; en g&#233;n&#233;ral, mais aux couches exploit&#233;es de la ville et du village, contre tous les exploiteurs, y compris les exploiteurs &#034;moyens&#034;, ne peut &#234;tre fond&#233;e sur la contrainte, mais seulement sur un accord volontaire, qui doit &#234;tre consolid&#233; dans un &#034;pacte&#034; sp&#233;cial. Ce &#034;pacte&#034;, c'est pr&#233;cis&#233;ment le programme des revendications transitoires, librement accept&#233; par les deux parties.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DES FEMMES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux femmes qui en ont marre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre d'&#234;tre trait&#233;es comme des soumises sexuelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre d'une soci&#233;t&#233; o&#249; elles doivent toujours se placer en dessous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre d'une soci&#233;t&#233; o&#249; la femme est d&#233;sign&#233;e du doigt comme un objet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre de risquer la violence des hommes, y compris celle de leur conjoint&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre d'&#234;tre menac&#233;es par des guerres et des guerres civiles, par des fascismes et des dictatures, par les exactions des arm&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre qu'on leur annonce que leurs enfants devront &#234;tre sacrifi&#233;s dans les prochaines guerres et qu'elles devront en &#234;tre&#8230; satisfaites ou du moins soumises encore une fois&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230; marre que leurs enfants subissent des maladies li&#233;es au capitalisme et &#224; son stade d'effondrement (mort &#224; l'accouchement, mort de maladies respiratoires, de cancers dus &#224; l'industrie agroalimentaire, aux pesticides et aux engrais, dus &#224; l'industrie chimique, nucl&#233;aire, m&#233;tallurgique, etc&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; marre de ce monde politique et social o&#249; les femmes sont encore plus esclaves que les exploit&#233;s car doublement opprim&#233;es et exploit&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aux hommes qui en ont marre de jouer un tel r&#244;le ou d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s comme tels et qui ne veulent pas soutenir le capitalisme patriarcal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours avant une manifestation des femmes le 22 novembre, quatre f&#233;minicides ont eu lieu en France dans la seule journ&#233;e de jeudi 20 novembre, dans quatre endroits tr&#232;s diff&#233;rents, des femmes de tous &#226;ges et toutes origines. Toutes ont &#233;t&#233; tu&#233;es par leur conjoint ou ex-conjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre en un jour dans un seul pays, la France, cela t&#233;moigne que la vague de violences anti-femmes enfle dans ce pays pourtant d&#233;mocratique et riche comme dans le monde entier. Et bien plus que ne le disent les statistiques, des femmes sont fr&#233;quemment menac&#233;es de mort, violent&#233;es, viol&#233;es, subissent des s&#233;vices, et des jeunes femmes sont victimes de crimes. Bien des violences ont lieu dans le cadre de la famille et ne sont m&#234;me pas dues &#224; des milieux ext&#233;rieurs, m&#234;me si la propagande que l'on entend souvent attribue mensong&#232;rement ces violences &#224; l'immigration !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les chiffres de l'ONU, une femme ou une fille est tu&#233;e toutes les 10 minutes par son partenaire intime ou un autre membre de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, 85 000 femmes et filles ont &#233;t&#233; tu&#233;es intentionnellement dans le monde en 2023, et 60 % de ces crimes, soit 51 000, ont &#233;t&#233; commis par un partenaire intime ou un autre membre de la famille. Chaque jour, 140 femmes ou filles meurent sous les coups ou agissements de leur partenaire ou d'un parent proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien s&#251;r d'autres types de violences, notamment celles &#224; proximit&#233; des lieux de guerre, o&#249; les femmes sont consid&#233;r&#233;es comme du butin de guerre et les violences contre elles des mani&#232;res de punir la population du camp adverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi les enl&#233;vements r&#233;alis&#233;s par des arm&#233;es en guerre, que ce soient des arm&#233;es officielles comme au Soudan ou des arm&#233;es terroristes comme au Nig&#233;ria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un effet du hasard si au m&#234;me moment on nous dit qu'il faut s'y faire : on doit accepter de mourir&#8230; &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est aussi une guerre qui est actuellement entreprise contre les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas oublier que les femmes sont bien plus antimilitaristes et antir&#233;pression que les hommes, que ce soit parmi les jeunes ou les moins jeunes. Il faut donc les terroriser pour les faire taire et leur faire admettre de se taire en craignant les violences que la soci&#233;t&#233; peut leur faire subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit aussi, au travers de la mont&#233;e des violences des hommes contre les femmes, de faire monter un climat guerrier o&#249; de jeunes hommes soient fiers de participer &#224; une boucherie comme l'a, si joliment et avec des mots bien choisis, exprim&#233; le chef d'&#233;tat-major Mandon devant les d&#233;put&#233;s puis devant les maires (pas les m&#232;res !)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus la mont&#233;e vers la guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e devient officielle, plus on sait que la soci&#233;t&#233; va basculer dans la pire violence, plus la recherche de boucs &#233;missaires devient cruciale pour les classes dirigeantes qui ne veulent pas &#234;tre accus&#233;es de cette boucherie. Bien entendu, on accuse le camp d'en face : Russie et Chine bien s&#251;r mais aussi Iran, Cor&#233;e du Nord. Mais il faut y rajouter l'immigration, les sans papiers, les ch&#244;meurs, les r&#233;volt&#233;s du type Gilets jaunes, les pr&#233;tendus complotistes, les &#171; bloquons tout &#187;. Et &#224; tous ces boucs &#233;missaires, on ne manque pas de rajouter les femmes. Elles sont accus&#233;es de ne pas comprendre les bienfaits du nationalisme guerrier, les n&#233;cessit&#233;s de la course au profit f&#251;t-ce aux d&#233;pens de la famille, les besoins de l'homme guerrier et de son fameux repos&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est remarquable qu'au m&#234;me moment que la soci&#233;t&#233; est officielllement en train de lutter contre les violences et discrimiantions contre les femmes celles-ci se multiplient sans que la soci&#233;t&#233; dominante ne fasse rien pour les emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A toutes ces femmes (et ces hommes) qui en ont marre, nous disons : ROMPEZ AVEC LES CAPITALISTES, LEUR SYSTEME, LEURS ETATS, LEUR SOCIETE, LEURS INSTITUTIONS ET JOIGNEZ-VOUS AU PROLETARIAT REVOLUTIONNAIRE POUR RENVERSER LE COUPLE INFERNAL PATRIARCAT-CAPITALISME&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution permanente et la fin de l'oppression des femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;volution permanente &#187; est une orientation politique d&#233;velopp&#233;e par Marx, Engels, L&#233;nine et Trotsky. Cela n'a rien de commun avec l'organisation de France qui a repris ce nom sans m&#234;me soutenir une partie de la politique qu'elle exprime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est donc cette &#171; strat&#233;gie de la r&#233;volution permanente &#187; ? La r&#233;volution permanente s'oppose au r&#233;formisme, et m&#234;me &#224; la r&#233;volution graduelle, par &#233;tapes, aux objectifs pr&#233;tendument r&#233;alistes, tenant compte des pr&#233;jug&#233;s r&#233;els ou suppos&#233;s des prol&#233;taires, craignant le radicalisme, opposant d'un c&#244;t&#233; le programme imm&#233;diat r&#233;formiste et, de l'autre, le programme &#224; long terme communiste. Elle vise &#224; transformer en armes r&#233;volutionnaires &#224; retourner avec le maximum de force et de d&#233;termination contre le syst&#232;me tout ce que l'ancienne soci&#233;t&#233; r&#233;actionnaire fait subir d'exactions, de souffrances, d'oppression aux peuples. Pour cela, le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire doit se faire le porte-parole de tous ceux qui les subissent, le plus radical de leurs d&#233;fenseurs, le seul qui souhaite, sans la moindre r&#233;ticence, en finir d&#233;finitivement et sans retour avec ces maux et leurs causes profondes attach&#233;es au syst&#232;me lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, utilis&#233;e ainsi, l'oppression des femmes est un potentiel de bombe explosive incroyable que le prol&#233;tariat peut envoyer &#224; la figure du monde capitaliste et de la domination imp&#233;rialiste sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la &#171; r&#233;volution permanente &#187;, il s'agit de diriger la r&#233;volution sociale du prol&#233;tariat de mani&#232;re qu'elle ne se contente pas d'une seule de ses &#233;tapes, d'un seul de ses objectifs, d'une seule de ses revendications, mais les combinent toutes, les enchainent indissociablement, afin qu'elles se renforcent les unes les autres, qu'elles d&#233;truisent de fond en comble l'ancien ordre social et politique, qu'elles servent &#224; construire le nouvel ordre, &#224; b&#226;tir le socialisme et le communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'oppression des femmes, il ne s'agit pas de faire l'&#233;loge des f&#233;ministes bourgeois et petit-bourgeois, ni de mettre les mouvements sociaux des travailleurs &#224; la remorque de tels dirigeants, bien entendu. D'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, il n'est pas question que le prol&#233;tariat se mette &#224; la remorque d'aspirations bourgeoises, petites bourgeoises au changement d'un ordre devenu insupportable pour tous, mais, au contraire, que le prol&#233;tariat prenne la t&#234;te de toutes les luttes et en fassent des armes pour renverser en totalit&#233; l'ancien ordre &#233;conomique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de la r&#233;volution permanente ne se contente pas de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s, ni m&#234;me de pr&#244;ner l'&#233;galit&#233; (&#233;galit&#233; entre capitalistes et exploit&#233;s, &#231;a veut dire quoi ?) ni seulement de raccourcir l'immense gouffre entre riches et pauvres, d'obtenir un peu plus de d&#233;mocratie, un peu plus de consid&#233;ration de la part des gouvernants, un peu plus de paix, un peu moins de guerre, un peu plus de richesses distribu&#233;es &#224; l'ensemble de la population et un peu moins aux plus riches, supprimer les dictatures les plus ouvertes et barbares, et autres objectifs illusoires et soi-disant progressistes. D'autant plus illusoires que nous avons atteint la phase d'effondrement du capitalisme o&#249; la r&#233;forme est plus illusoire que jamais, m&#234;me les contre-r&#233;formes ne sont plus suffisantes et la grande bourgeoisie capitaliste a besoin d'une contre-r&#233;volution ultra-radicale et violente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la r&#233;volution sociale doit &#234;tre permanente, c'est-&#224;-dire qu'elle ne doit s'arr&#234;ter devant aucun obstacle, ne pas se contenter d'aucune demi-mesure, mais toujours aller plus loin, passant de la d&#233;molition de l'ancien ordre m&#233;di&#233;val et f&#233;odal qui subsiste un peu partout, notamment au travers des religions, des Etats, des royaut&#233;s et m&#234;me des r&#233;publiques bourgeoises, supprimer les dictatures militaires de fond en comble en d&#233;sarmant compl&#232;tement les anciennes classes dirigeantes et bien s&#251;r la bourgeoisie capitaliste, en supprimant la totalit&#233; de ses forces arm&#233;es, en lib&#233;rant les nationalit&#233;s opprim&#233;es, les ethnies opprim&#233;es, les religions opprim&#233;es, les femmes opprim&#233;es, les jeunes opprim&#233;s, les couches moyennes paup&#233;ris&#233;es, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; sur ce site Mati&#232;re et R&#233;volution que les femmes avaient autrefois &#233;t&#233; maitresses d'elles-m&#234;mes et non seulement n'&#233;taient pas domin&#233;es mais avaient eu un r&#244;le dirigeant dans la soci&#233;t&#233;. C'est ce que l'on a appel&#233; le matriarcat et qui n'est pas le sym&#233;trique du patriarcat en ce qu'il ne suppose nullement l'oppression des hommes. Il s'agit de la phase de l'humanit&#233; appel&#233;e communisme primitif et qui a exist&#233; partout dans le monde jusqu'au N&#233;olithique et parfois jusqu'&#224; l'Age de Bronze, donc avant le grand d&#233;veloppement de l'agriculture, de la s&#233;dentarit&#233; et l'apparition des classes sociales et de l'Etat, mais aussi l'exploitation de l'homme par l'homme. C'est-&#224;-dire jusqu'&#224; la mise en place du patriarcat sur presque toute la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8499&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8499&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas seulement pour nous, en d&#233;fendant la th&#232;se d'un matriarcat ancien, de r&#233;habiliter le pass&#233; des femmes des premi&#232;res soci&#233;t&#233;s. Certes, cette position id&#233;ologique doit &#234;tre conquise mais c'est dans un but actuel et pas seulement scientifique (pr&#233;historique et historique). D&#233;fendre l'id&#233;e d'un matriarcat qui a domin&#233; le monde de l'&#233;poque du communisme primitif au n&#233;olithique ou &#224; l'Age de Bronze n'est pas qu'une correction d'une erreur scientifique, c'est aussi un drapeau vers l'avenir. Ce matriarcat a signifi&#233; que les femmes ont longtemps eu un pouvoir un peu plus grand que les hommes, m&#234;me si ce n'&#233;tait pas un pouvoir de type &#233;tatique, fond&#233; sur des lois, sur des moyens r&#233;pressifs, sur l'oppression ou l'exploitation des hommes (des m&#226;les en somme) comme le patriarcat, lui, est fond&#233; sur l'exploitation et l'oppression des femmes avec l'aide de l'Etat et pour le plus grand profit de la classe exploiteuse. Sous le matriarcat, l'exploitation de l'homme par l'homme n'existait pas encore ou &#233;tait &#224; peine embryonnaire du fait de la faible capacit&#233; de travail de chaque &#234;tre humain. La division du travail entre les &#234;tres humains n'&#233;tait pas r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le patriarcat a ensuite domin&#233; jusqu'&#224; aujourd'hui presque partout, sauf l&#224; o&#249; la r&#233;volution sociale a triomph&#233;, comme dans la Commune de Paris de 1871 et dans la r&#233;volution russe de 1917 ou encore dans la r&#233;volution espagnole de 1936. L'Histoire a d&#233;montr&#233; depuis belle lurette le lien entre r&#233;volution sociale et lib&#233;ration des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la r&#233;volution permanente entend &#339;uvrer &#224; la lib&#233;ration des femmes et comment il compte faire de cet objectif un moyen de renforcer consid&#233;rablement la force de la r&#233;volution, voil&#224; la question qu'il faut maintenant d&#233;velopper. L'oppression des femmes est un reste antique des anciens syst&#232;me d'oppression pr&#233;-capitalistes que le capitalisme a repris et exploit&#233; &#224; fond &#224; son propre profit. M&#234;me quand la soci&#233;t&#233; capitaliste a &#233;t&#233; &#224; son apog&#233;e, il n'a jamais renonc&#233; &#224; cette horreur. Maintenant que le syst&#232;me capitalisme est &#224; l'agonie, il ressent encore plus le besoin d'aggraver l'oppresion des femmes pour s'en servir afin de conserver son pouvoir sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure d&#233;finition de la r&#233;volution permanente consiste &#224; dire qu'il s'agit de transformer toutes les formes d'oppression et d'exploitation de la vieille soci&#233;t&#233; toute pourrie en armes de combat de prol&#233;tariat pour renverser d&#233;finitivement capitalisme et imp&#233;rialisme ainsi que toutes les formes d'oppresion plus antiques comme l'oppression religieuse ou l'oppression patriacale des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme a choisi le patriarcat comme moyen de domination pour assurer la stabilit&#233; de sa soci&#233;t&#233; d'exploitation du travail des prol&#233;taires. Eh bien, pour se lib&#233;rer, il faut que ces derniers, qui sont la principale force r&#233;volutionnaire de l'ancienne soci&#233;t&#233;, n'aient aucune crainte ni aucune r&#233;ticence &#224; transformer en armes de combat les aspirations des femmes &#224; la lib&#233;ration, qu'il en prenne m&#234;me la t&#234;te, qu'il mette cette lutte en t&#234;te de son drapeau de combat, qu'il n'attende m&#234;me pas l'heure de la r&#233;volution pour proclamer dans les entreprises et les quartiers cet objectif, pour le porter dans les syndicats comme dans les comit&#233;s du peuple travailleur, pour d&#233;noncer tous les partis et syndicats qui y sont r&#233;ticents ou qui font seulement semblant de soutenir les droits des femmes et pr&#233;tendent que le capitalisme et ses Etats oeuvrent &#224; l'&#233;galit&#233; hommes-femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; montr&#233; dans des articles du site Mati&#232;re et R&#233;volution que le capitalisme aggrave sans cesse la situation des femmes dans le monde :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2545&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2545&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous y avons montr&#233; que la lib&#233;ration des femmes n'est jamais venue et ne viendra jamais des institutions de la bourgeoisie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2931&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2931&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; que le capitalisme d&#233;liquescent et sous perfusion, plus antisocial et sanglant que jamais, est encore plus incompatible avec la libert&#233; des femmes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7743&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; que capitalisme et patriarcat se renforcent mutuellement et que, pour en finir avec le capitalisme, il faut aussi en finir avec le patriarcat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4397&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4397&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; que le patriarcat est un instrument de guerre du grand capital contre les femmes et contre les peuples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5352&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5352&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; que femmes opprim&#233;es et travailleurs exploit&#233;s, peuvent lutter ensemble pour le renversement du capitalisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6903&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6903&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous reste &#224; montrer comment transformer l'horreur sociale de l'oppression des femmes en v&#233;ritable bombe que le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire et les femmes r&#233;volt&#233;es peuvent jeter directement dans la gueule du syst&#232;me d'exploitation et d'oppression qui a longtemps domin&#233; le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le redisons, la politique de la r&#233;volution permanente consiste &#224; retourner les armes du syst&#232;me capitaliste contre lui. L'oppression des femmes doit, dans la strat&#233;gie r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat, &#234;tre un canon dirig&#233; directement et violemment contre le syst&#232;me tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est d'abord l'objectif de la r&#233;volution socialiste et prol&#233;tarienne qui doit &#234;tre clairement &#233;tabli et affich&#233;, &#224; savoir revenir au&#8230; matriarcat ! On nous dira : &#171; mais, ce serait opprimer les hommes (au sens masculin) ! &#187; Pas du tout, l'ancien matriarcat n'&#233;tait pas un syst&#232;me d'oppression et d'exploitation. Il ne servait pas &#224; soutenir une soci&#233;t&#233; d'oppression et d'exploitation, puisque celle-ci n'existait pas encore. Le communisme primitif ne connaissait ni la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, ni l'exploitation de l'homme. Et comme le socialisme veut remettre en question ces deux bases de l'arri&#233;ration des soci&#233;t&#233;s humaines actuelle, il est logique de se poser la question de revenir aux relations entre hommes et femmes que l'on connaissait alors. Cela ne peut faire peur qu'aux timor&#233;s et ne faire rire que les idiots. Ceux-l&#224; vous diront : &#171; Les hommes prol&#233;taires n'en sont pas capables, il n'y a pas plus misogynes ! &#187; C'est l&#224; que l'on voit &#224; quel point r&#233;formistes et opportunistes m&#233;prisent les capacit&#233;s du prol&#233;tariat, d&#232;s qu'il se d&#233;cide &#224; rompre de mani&#232;re r&#233;volutionnaire avec le vieux fatras du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en affirmant cet objectif radical, le plus radical qui existe en la mati&#232;re, que les prol&#233;taires peuvent prendre la t&#234;te du combat des femmes pour leur lib&#233;ration. Et ils ne feront pas que tuer le patriarcat. Ils affirmeront aussi qu'il faut tuer d&#233;finitivement d'autres ennemis mortels des femmes : tuer l'arm&#233;e permanente de la bourgeoisie, cause de guerres dont les femmes et les enfants sont les premi&#232;res victimes, tuer la fausse domination machiste et misogyne qui rend les femmes victimes de violences sexistes permanentes et mortelles, tuer l'exploitation sexuelle et p&#233;dophile en lib&#233;rant compl&#232;tement les femmes et en leur donnant un v&#233;ritable pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous avons montr&#233; dans notre site Mati&#232;re et R&#233;volution que l'ancien matriarcat &#233;tait un pouvoir des femmes un peu sup&#233;rieur &#224; celui des hommes. Mais, nous dirons les sceptiques et les mod&#233;r&#233;s en tout, &#171; il suffit de revendiquer l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes. &#187; On voit que ces gens-l&#224; craignent surtout de trop en faire, d'&#234;tre trop radicaux, d'avoir trop de mal &#224; convaincre, mais ne craignent pas d'affaiblir le camp prol&#233;tarien dans la guerre &#224; mort qui se pr&#233;pare contre le capitalisme et l'imp&#233;rialisme. Aucun canon super puissant ne sera en trop dans cette lutte f&#233;roce qui se pr&#233;pare ! &#171; On va se couper des masses qui n'en sont pas l&#224; &#187; est le leitmotiv de ces gens-l&#224;, y compris ceux qui se disent r&#233;volutionnaires, d&#232;s que l'on propose d'aller &#224; la racine du mal pour le couper radicalement. Ils r&#233;p&#232;tent que &#171; cela va faire trop mal, ce sera trop difficile &#187;, comme des passagers pour l'espace qui ne veulent pas que la pouss&#233;e de la fus&#233;e soit trop forte pour ne pas incommoder les passagers et qui ne craignent pas, par contre, que la fus&#233;e retombe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les m&#234;mes pseudo radicaux, qu'ils se disent ou pas d'extr&#234;me gauche, qui ne veulent pas mettre en avant la dictature des conseils de travailleurs, en somme les soviets ! Cela ferait fuir les salari&#233;s mod&#233;r&#233;s (ou plut&#244;t l'aristocratie ouvri&#232;re des appareils syndicaux) ! Ils ne veulent pas davantage mettre en avant la destruction de l'appareil r&#233;pressif arm&#233;e/police/prisons/gendarmerie/forces sp&#233;ciales ! Et pas davantage l'armement du prol&#233;tariat&#8230; Mais pas non plus la liaison entre prol&#233;taires et tous les opprim&#233;s, tous les exploit&#233;s, toutes les victimes du syst&#232;me (petits bourgeois, pauvres, femmes, jeunes, ch&#244;meurs, sans logis, p&#234;cheurs, paysans, sans papiers, etc.) L&#224; encore il s'agit de ne pas effaroucher les appareils syndicaux qui h&#233;bergent ces soi-disant radicaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, vous pensez, clamer sur tous les toits qu'on va revenir au matriarcat, c'est beaucoup trop, m&#234;me si ces gens-l&#224; &#233;crivent de temps en temps qu'ils veulent, un jour, en finir avec le capitalisme et donc construire le socialisme et le communisme. Mais c'est loin&#8230; un jour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le matriarcat, m&#234;me si ce n'est pas l'oppression directe de l'homme par la femme, ni son exploitation, c'est quand m&#234;me la primaut&#233; des femmes, leur pouvoir en premier. C'est in&#233;gal, disent certains. Eux, ils veulent &#171; l'&#233;galit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, alors, pour nos radicaux en herbe, le pouvoir des travailleurs, c'est plus de pouvoir pour les travailleurs que pour&#8230; les autres ! C'est in&#233;gal, non ? En fait, ils veulent juste un peu plus de d&#233;mocratie, en somme, ces fameux &#171; radicaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le disait Karl Marx, &#234;tre vraiment radical, c'est attaquer le mal &#224; la racine ! C'est pour cela qu'il se disait non seulement pour la r&#233;volution mais pour la r&#233;volution permanente, celle qui ne cesse de creuser, de s'approfondir, d'aller au fond des choses, de s'attaquer au plus profond du mal, de l'ancienne soci&#233;t&#233; et la d&#233;raciner compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que nous allons faire avec le patriarcat. Et cela signifie aussi d&#233;raciner l'arm&#233;e capitaliste. D&#233;raciner &#233;galement les religions qui culpabilisent les femmes (dans tous les jardins d'Eden), qui enferment les femmes (et les hommes) dans un pi&#232;ge id&#233;ologique anti-f&#233;minin. D&#233;raciner l'&#233;ducation bourgeoise, scolaire et extra-scolaire. D&#233;raciner la misogynie et le machisme des m&#233;dias, des sciences, de la philosophie, de l'art, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains radicaux se satisfont de voir les femmes &#224; la t&#234;te des r&#233;voltes, que ce soit celle d&#233;but&#233;e en 2010-2011 au Maghreb, dans le monde arabe puis dans le monde entier, y compris le d&#233;but du mouvement des Gilets jaunes. Mais ils n'en tirent pas les conclusions vraiment radicales qui s'imposent. Les femmes seront &#224; la t&#234;te de la lutte car elles subissent une double oppression, en tant qu'explot&#233;es et en tant que femmes. Alors, elles devront aussi avoir la primaut&#233; dans la soci&#233;t&#233; qui se construira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, non, dirons nos critiques, elles auront l'&#233;galit&#233;. Eh bien, mes critiques, vous comprendrez que pour d&#233;tordre un b&#226;ton, il faille le tordre dans l'autre sens. C'est ce qui se produit avec la dictature du prol&#233;tariat et il faut m&#234;me retirer des droits d&#233;mocratiques aux anciens exploiteurs, aux anciens chefs politiques ou militaires. On ne passe pas du tordu au droit de fa&#231;on directe. Il faut, dirait Hegel, passer par la n&#233;gation de la n&#233;gation pour atteindre l'affirmation ! Le patriarcat a ni&#233; le matriarcat. Il faut que le matriarcat nie le patriarcat ! Et c'est la n&#233;gation de la n&#233;gation qui va lib&#233;rer &#224; la fois les femmes et les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, les hommes ont besoin de se lib&#233;rer de leur fausse sup&#233;riorit&#233;, de leurs faux besoins : de m&#233;priser, de dominer, de frapper, de soumettre, de d&#233;cider seuls, de se croire sup&#233;rieurs, de satisfaire leurs besoins sexuels et psychologiques aux d&#233;pens de l'autre sexe, d'&#234;tre attir&#233;s par des relations interdites et forc&#233;es, toutes sortes de faux besoins que le syst&#232;me capitaliste et patriarcal, utilisant tous les m&#233;dias et technologies modernes, a implant&#233; dans leurs t&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le radicalisme de ces faux radicaux s'en tient &#224; quelques modifications de vocabulaire, permettant aux femmes d'acc&#233;der (verbalement) &#224; des professions que la linguistique n'attribue qu'aux hommes (masculins).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette linguisitique soi-disant f&#233;ministe ne change pas la r&#233;alit&#233; de la vie des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout pas dans une phase de la soci&#233;t&#233; o&#249; la classe dominante s'emploie &#224; g&#233;n&#233;raliser la guerre, le fascisme, la dictature, &#233;craser les r&#233;voltes, opprimer, appauvrir, teroriser plus que jamais, toutes choses dont les femmes sont les premi&#232;res victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, il ne suffit pas du f&#233;minisme bourgeois et petit-bourgeois qui est trop timor&#233; pour critiquer m&#234;me s&#233;rieusement le syst&#232;me dominant et reconnaitre que celui-ci est &#224; l'agonie. Qu'il en faudra un autre et qu'on ne le mettra pas en place juste avec&#8230; des mots !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondamentalement, il va falloir d&#233;truire l'Etat capitaliste (y comrpis celui des pr&#233;tendues d&#233;mocraties) et l'imp&#233;rialisme et les femmes, pour cela, ont absolument besoin de s'unir aux prol&#233;taires r&#233;volutionnaires et l'inverse est vrai &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fameuses d&#233;mocraties n'ont pas lev&#233; le petit doigt quand on a &#233;cras&#233; les r&#233;voltes dans le monde, frappant en premier les femmes. Oh que non ! Elles l'ont lev&#233; pour soutenir les dictatures. Y compris dans le monde arabe. Y compris en Arabie saoudite. Y compris en Afghanistan. Y compris en Iran. Y compris en Alg&#233;rie. Dans la r&#233;volte des Gilets jaunes comme dans celle aux USA, les forces de r&#233;pression de la &#171; d&#233;mocratie &#187; ont frapp&#233; en premier&#8230; les femmes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, vous qui combattez le capitalisme, vous ne voulez toujours pas placer les femmes en premier dans la soci&#233;t&#233; future ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE LA SCIENCE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le marxisme a-t-il raison de se pr&#233;tendre scientifique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est une revendication clairement affirm&#233;e de Marx concernant l'ensemble de sa pens&#233;e, et de celle de Engels, c'est bien l'attribution &#224; ce travail du qualificatif de &#171; science &#187;. Car cela n'est pas une m&#233;daille en chocolat que souhaite s'attribuer ainsi Marx mais c'est un choix de m&#233;thode de travail, un choix de buts, de conceptions, d'&#233;tude, de recherche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx r&#233;cuse l'id&#233;e que le domaine politique, juridique, social, &#233;conomique ou philosophique devrait &#234;tre exclu du domaine des sciences. Il combat l'id&#233;e que dans ces domaines, chacun d&#233;veloppe les perspectives qui lui chantent et qu'il n'y aurait aucune loi, aucune n&#233;cessit&#233; objective mais seulement des propositions qui n'auraient qu'&#224; recueillir ou pas les suffrages des hommes, individuellement ou collectivement. Chacun pourrait proposer la politique &#233;conomique qui lui chante, chacun pourrait proposer les changements sociaux qui lui plaisent, chacun pourrait imaginer les changements de soci&#233;t&#233; que lui permettent son imagination. Pas de loi en politique ? Pas de loi en &#233;conomie ? Pas de loi de l'&#233;volution sociale des soci&#233;t&#233;s humaines ? Pas de loi au sens o&#249; on parle de loi de la physique, de la chimie ou de la biologie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, parler de d&#233;marche scientifique dans l'&#339;uvre de Marx n&#233;cessite de ne pas r&#233;server cette cat&#233;gorie &#224; l'&#233;tude de la mati&#232;re et de ne pas la r&#233;cuser concernant la soci&#233;t&#233; humaine. La signification de la d&#233;marche scientifique postule l'&#233;tude des conditions objectives de la r&#233;alit&#233;, conditions qui sont li&#233;es &#224; chaque &#233;poque historique et pas cr&#233;&#233;es pour l'&#233;ternit&#233;, conditions qui sont aussi celles des changements radicaux pour sauter d'un &#233;tat &#224; un autre, et ceci aussi qu'il s'agisse de la mati&#232;re, inerte ou vivante, que de la soci&#233;t&#233; humaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, il importe de rejeter toute conception selon laquelle la science serait s&#233;par&#233;e de la pens&#233;e humaine, serait infaillible, indiscutable, imbattable, s&#233;parable de la philosophie. Parler de &#171; conception scientifique &#187; ne signifie pas en faire un domaine r&#233;serv&#233; &#224; des sp&#233;cialistes, seuls aptes &#224; trancher.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sciences, m&#234;me celles dites &#171; dures, ont besoin d'&#234;tre discut&#233;es, remises en question, car elles continuent d'&#233;voluer, de se transformer, d'entrer en contradiction. Elles ne m&#232;nent pas &#224; un d&#233;terminisme strict dans lequel le hasard n'aurait pas droit de cit&#233;, dans lequel il n'y aurait pas un spectre des possibles, dans lequel il n'y aurait pas plusieurs solutions et des sauts qualitatifs entre ces solutions. L'existence de la libert&#233; humaine n'exclue pas les lois pas plus que l'agitation des &#233;l&#233;ments de la mati&#232;re n'exclue l'ordre ni que la production permanente de diversit&#233; dans le vivant n'exclue pas l'ordre g&#233;n&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e d'un &#171; marxisme scientifique &#187; ou d'un &#171; socialisme scientifique &#187; a &#233;t&#233; critiqu&#233;e de divers bords et les critiques ont &#233;t&#233; amplifi&#233;es depuis le stalinisme du fait de la caricature qu'a repr&#233;sent&#233; ce pr&#233;tendu &#171; marxisme dialectique &#187; stalinien ou mao&#239;ste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains auteurs y voient une mani&#232;re d'imposer des conclusions absurdes &#224; la science &#224; la Lyssenko de la m&#234;me mani&#232;re qu'il s'agit d'imposer par la dictature une &#233;volution absurde et antid&#233;mocratique &#224; la soci&#233;t&#233;. D'autres affirment que le marxisme a ainsi un d&#233;sir de se transformer en dogme indiscutable par&#233; du titre glorieux et respectable de la science. D'autres enfin consid&#232;rent comme inacceptable d'appeler science tout domaine concernant la soci&#233;t&#233; humaine, du fait de la libert&#233; humaine, du fait de l'impr&#233;dictibilit&#233; de l'action humaine, du fait du choix humain, du fait de la conscience de l'homme sur lui-m&#234;me, tout cela emp&#234;chant selon eux toute objectivit&#233; de l'&#233;tude, l'acteur se confondant avec l'observateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
La discussion de cette question n&#233;cessite bien entendu de se mettre d'accord sur ce que signifie une science, ce qu'on lui attribue comme crit&#232;re, comme m&#233;thode, comme moyen de v&#233;rification, comme outils de recherche, comme qualit&#233;s, comme mode de transformation, comme potentialit&#233;s, comme domaine d'efficacit&#233;, etc&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Or cette question m&#234;me est d&#233;j&#224; tr&#232;s controvers&#233;e, et bien au-del&#224; de la question du statut du marxisme elle-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les uns affirment qu'il n'y a de science qu'au travers de lois math&#233;matiques. Les autres pr&#233;tendent qu'il n'y a de science que pr&#233;dictive. Les suivants, les popp&#233;riens, pr&#233;tendent que toute science doit &#234;tre falsifiable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les d&#233;finitions restrictives pr&#233;c&#233;dentes sont loin de n'exclure que le marxisme. Elles rejettent hors du domaine de la science le darwinisme, l'&#233;vo-d&#233;veloppement, l'&#233;tude des animaux, la psychanalyse et m&#234;me la m&#233;decine, sans parler de la psychiatrie, de l'&#233;conomie, de la sociologie ou de l'anthropologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des donn&#233;es de la physique elle-m&#234;me, pourtant science &#171; dure &#187; par excellence, ne sont pas int&#233;gr&#233;es par de telles d&#233;finitions comme la climatologie, la g&#233;ologie, l'astrophysique ou la cosmologie, ces sciences &#233;tant historiques et l'homme ne pouvant reproduire deux fois le m&#234;me climat ni deux fois la formation d'une &#233;toile, d'une galaxie, d'un trou noir ou la formation de l'univers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas parce qu'un crit&#232;re unique de la science fait d&#233;faut qu'on ne saurait pas dire ce qu'est la d&#233;marche scientifique. Cette d&#233;marche n'est pas un r&#233;sultat d&#233;finitif, fond&#233; de mani&#232;re &#233;ternelle, mais est au contraire, le produit sans cesse remis en question d'un d&#233;veloppement historique et contradictoire, avec des avanc&#233;es et des reculs. La science n'est pas un domaine &#224; part, isol&#233; dans une bulle de verre, mais, au contraire li&#233;e sans cesse aux d&#233;veloppements &#233;conomiques, sociaux, techniques de la soci&#233;t&#233; humaine dont elle est le produit, y compris quand il s'agit des sciences physiques, chimiques ou biologiques. Toutes ces sciences sont historiques, aucune n'est popp&#233;risable. Aucune n'est pr&#233;dictive. Aucune n'est fond&#233;e sur l'action directe, lin&#233;aire et formelle &#171; de cause &#224; effet &#187;. Toutes sont du domaine des r&#233;troactions en cascade qui produisent des lois &#233;mergentes int&#233;grant le d&#233;sordre au sein des lois statistiques, un ordre sup&#233;rieur &#233;tant le produit des agitations &#224; l'ordre inf&#233;rieur. La non-lin&#233;arit&#233;, la sensibilit&#233; aux conditions initiales, l'&#233;mergence de structure entra&#238;nent la formation de lois ne sont pas pr&#233;dictives mais produisent un petit nombre d'&#233;volutions possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'existence d'une &#171; n&#233;cessit&#233; objective &#187; ne signifie nullement que les lois soient du type &#171; A entra&#238;ne B &#187;, de la causalit&#233; directe, lin&#233;aire, unidirectionnelle et strictement pr&#233;dictive. Ces &#171; causalit&#233;s &#187; lin&#233;aires et formelles ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es &#224; tort comme le paradigme de la science.&lt;br class='autobr' /&gt;
La science exprime l'int&#233;gration au sein d'un couple dialectique de l'aspiration vers la nouveaut&#233; et des interdits de la n&#233;cessit&#233;. Ainsi, les hommes auraient volontiers affirm&#233; autrefois que l'homme n'&#233;tait pas fait pour voler, que l'homme ne pouvait pas lui-m&#234;me produire du vivant, que les astres &#233;taient le domaine des dieux, inatteignables aux v&#233;hicules produits par l'homme, que l'homme ne peut pas intervenir artificiellement dans la production d'enfants, etc&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des affirmations actuelles de la science auraient &#233;t&#233; trait&#233;es de pure fiction par les g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes de scientifiques, et de sorcellerie par les vieilles soci&#233;t&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'utopie a bel et bien un caract&#232;re actif au sein des sciences. Il ne s'agit nullement de &#171; se contenter d'observer ce que l'on voit &#187;. L'exp&#233;rimentation elle-m&#234;me doit &#234;tre pens&#233;e et elle ne consiste pas seulement &#224; regarder la r&#233;alit&#233;. Quant &#224; la th&#233;orie, elle est loin de se fonder seulement sur l'observation mais a un besoin absolu de la th&#233;orie. Cette derni&#232;re, elle-m&#234;me n&#233;cessite des conceptions philosophiques ayant &#233;volu&#233; de mani&#232;re r&#233;troactive avec les sciences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une science qui se serait d&#233;velopp&#233;e ind&#233;pendamment des aspirations, des utopies humaines, n'a jamais exist&#233; et n'existera jamais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre, une pr&#233;tendue science qui se contenterait de ces aspirations sans chercher de fondement logique, de cadre th&#233;orique, de lien avec les autres th&#233;ories et connaissances ne serait qu'un dogme indiscutable.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des buts fondamentaux de Marx a &#233;t&#233; de tirer le socialisme de son impasse utopiste. L'utopisme socialiste est issu notamment de la d&#233;ception provoqu&#233;e dans la petite bourgeoisie et dans les milieux populaires par les r&#233;sultats sociaux et politiques de la r&#233;volution fran&#231;aise. Une r&#233;volution pour la libert&#233;, pour le bien-&#234;tre du peuple, pour l'&#233;galit&#233; a donn&#233; naissance &#224; la dictature de classe de la bourgeoisie, &#224; une plus grande mainmise des richesses et du pouvoir par une minorit&#233;, &#224; de plus grandes in&#233;galit&#233;s, &#224; une division de classe encore plus marqu&#233;e. Faut-il r&#233;pondre &#224; ce constat par des projets utopiques de soci&#233;t&#233;, ces projets pr&#233;tendant permettre la construction de nouvelles soci&#233;t&#233;s ou &#233;tudier la nouvelle soci&#233;t&#233; capitaliste issue de la r&#233;volution bourgeoise, en tirer les lois &#233;conomiques et les lois d'&#233;volution pour en d&#233;duire les &#233;volutions historiques possibles ? C'est deux d&#233;marches oppos&#233;es : socialisme utopique et socialisme scientifique, expliquent Marx et Engels&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Sur le terrain de l'&#233;conomie politique la libre et scientifique recherche rencontre bien plus d'ennemis que dans ses autres champs d'exploration&#8230; Tout jugement inspir&#233; par une critique vraiment scientifique est pour moi le bienvenu. Vis &#224; vis des pr&#233;jug&#233;s de ce qu'on appelle l'opinion publique &#224; laquelle je n'ai jamais fait de concessions, j'ai pour devise, apr&#232;s comme avant, la parole du grand Florentin : &#171; Suis ton chemin et laisse dire les gens ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx, Le Capital, Livre I&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx expose le plan de son travail dans &#171; Le Capital &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'expos&#233;, je veux dire la mani&#232;re, est tout &#224; fait scientifique, donc ne contrevient pas aux r&#232;glements de police au sens habituel. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;crit &#224; Lassalle sur son oeuvre :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Elle repr&#233;sente pour la premi&#232;re fois d'une fa&#231;on scientifique une importante mani&#232;re de voir les rapports sociaux. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Die Zukunft du 11 ao&#251;t 1869, Engels &#233;crit &#224; propos du &#171; Capital &#187; : &#171; Cet ouvrage contient le r&#233;sultat des &#233;tudes de toute une vie. C'est l'&#233;conomie politique de la classe laborieuse r&#233;duite &#224; son expression scientifique. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx lui-m&#234;me consid&#233;rait &#171; Le Capital &#187; comme une v&#233;ritable arme de guerre : &#171; C'est certainement le plus terrible missile qui ait encore jamais &#233;t&#233; lanc&#233; &#224; la face des bourgeois (y compris les propri&#233;taires fonciers). &#187; (Marx &#224; J.-B. Becker, 17 avril 1867.)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La critique de l'&#233;conomie politique, pierre angulaire du socialisme scientifique, a &#233;t&#233; pendant presque toute sa vie une des pr&#233;occupations dominantes de Karl Marx et le th&#232;me essentiel de ses recherches&#8230; En &#233;tudiant l'&#233;conomie classique, il est arriv&#233; &#224; un certain nombre de conclusions qui mettent en lumi&#232;re les contradictions fondamentales du r&#233;gime bourgeois et les impasses auxquelles aboutit l'&#339;uvre de ses th&#233;oriciens. La classe ouvri&#232;re peut disposer maintenant d'une base scientifique pour fonder son action r&#233;volutionnaire. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Emile Botigelli, Introduction &#224; la &#171; Critique de l'Economie politique &#187; de Karl Marx&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'instinct de classe des prol&#233;taires est fait du pressentiment de la soci&#233;t&#233; communautaire et collectiviste, rationnellement organis&#233;e par les producteurs associ&#233;s pour l'&#233;panouissement mat&#233;riel et intellectuel de l'humanit&#233;, tout autant que de la r&#233;action d'hostilit&#233; aux conditions de vie et de travail cr&#233;&#233;es par la production capitaliste. Les utopistes furent les premiers porte-parole des masses laborieuses, en quelque sorte les th&#233;oriciens de leurs aspirations, &#224; un moment ou les conditions historiques ne fournissaient pas encore au prol&#233;tariat les moyens mat&#233;riels et politiques de son &#233;mancipation. Cependant, &#224; l'aube de la soci&#233;t&#233; capitaliste, ils connaissaient d&#233;j&#224; les m&#233;faits de la production capitaliste, et ce n'est pas par hasard qu'un Owen, par exemple, fut aussi bien un chantre de la soci&#233;t&#233; future qu'un r&#233;formateur hardi, de sa propre fabrique, o&#249; il introduisit le travail associ&#233; et diminua de mani&#232;re draconienne les heures de travail. Marx et Engels ne renient ni l'instinct profond des masses ni la vision du futur des utopistes. Ils les d&#233;pouillent de leurs &#233;l&#233;ments id&#233;alistes et fantastiques, en leur donnant une assise critique et scientifique, sans tomber en cons&#233;quence dans l'objectivisme agnostique de ceux pour qui la science ne s'applique qu'aux objets inertes et aux faits &#171; constatables &#187; du pass&#233; et du pr&#233;sent&#8230; Marx-Engels ne purent &#233;tablir leur th&#233;orie moderne du communisme, fond&#233;e sur le mat&#233;rialisme &#233;conomique et historique, qu'en s'appuyant sur des d&#233;veloppements sociaux du capitalisme. La th&#233;orie &#171; allemande &#187; dut pour cela s'appuyer sur les donn&#233;es politiques de la France et &#233;conomiques de l'Angleterre, o&#249; la bourgeoisie &#233;tait enfin parvenue au pouvoir en 1830. Si l'&#233;conomie anglaise montre aux autres nations du continent quelle sera &#171; l'image de leur proche avenir &#187; (pr&#233;face allemande du Capital), c'est le parti chartiste qui fournit le mod&#232;le de l'organisation du prol&#233;tariat moderne (cf. le dernier chapitre de Mis&#232;re de la philosophie), o&#249; Marx expose l'&#233;volution du parti chartiste, solidement reli&#233; &#224; la classe ouvri&#232;re par l'interm&#233;diaire des syndicats et des luttes revendicatives. C'est pourquoi, le Manifeste a pu affirmer que &#171; les conceptions th&#233;oriques des communistes ne reposent nullement sur des id&#233;es ou des principes d&#233;couverts ou invent&#233;s par tel ou tel r&#233;formateur du monde. Elles ne sont que l'expression th&#233;orique des conditions r&#233;elles de la lutte des classes. &#187; Le socialisme scientifique ou programme communiste du prol&#233;tariat moderne n'a donc pu &#234;tre &#233;labor&#233; qu'au contact avec la classe ouvri&#232;re allemande, fran&#231;aise et surtout anglaise, et n'a pu surgir qu'en liaison avec la cr&#233;ation d'une organisation internationale que Marx-Engels s'efforc&#232;rent de fonder avec les D&#233;mocrates fraternels, c'est-&#224;-dire les chartistes de gauche qui &#233;taient partisans de la violence r&#233;volutionnaire. &#8230;. Pour d&#233;chiffrer l'histoire afin d'en appliquer les enseignements aux batailles non plus critiques, mais violentes et arm&#233;es entre les classes, il faut avant tout d&#233;gager une connaissance pr&#233;cise des rapports sociaux qui, d'une forme de production &#224; l'autre, s'&#233;tablissent dans la base &#233;conomique et assurent le passage r&#233;volutionnaire du capitalisme au socialisme &#8230; En fait &#171; Le Capital &#187; est la d&#233;monstration du caract&#232;re &#233;minemment transitoire de la forme de production capitaliste, c'est sa n&#233;crologie, non l'&#233;tude de la vie et du fonctionnement du capital. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
R. Dangeville dans son introduction &#224; &#171; Le parti de classe &#187; de Marx-Engels&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'homme de science &#233;tait loin d'&#234;tre en lui la moiti&#233; de l'homme. La science &#233;tait pour Marx une force r&#233;volutionnaire, historiquement d&#233;terminante. Marx &#233;tait par-dessus tout un r&#233;volutionnaire. Coop&#233;rer d'une mani&#232;re ou de l'autre au bouleversement de la soci&#233;t&#233; capitaliste et des institutions politiques cr&#233;es par elle, contribuer &#224; la lib&#233;ration du prol&#233;tariat moderne, auquel il a, le premier, donn&#233; la conscience de sa situation propre et de ses besoins, la conscience des conditions de son &#233;mancipation... telle &#233;tait sa vraie vocation. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Hommage fun&#232;bre de Friedrich Engels &#224; son camarade et ami Karl Marx, dans &#034;Der Sozialdemokrat&#034; du 22 mars 1883&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Karl Marx, histoire de sa vie &#187; par Franz Mehring :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La science &#233;tait pour Marx une force qui actionnait l'histoire, une force r&#233;volutionnaire. Si pure que fut la joie qu'il pouvait avoir &#224; une d&#233;couverte dans une science th&#233;orique quelconque dont il peut &#234;tre impossible d'envisager l'application pratique, sa joie &#233;tait tout autre lorsqu'il s'agissait d'une d&#233;couverte d'une port&#233;e r&#233;volutionnaire imm&#233;diate pour l'industrie ou, en g&#233;n&#233;ral, pour le d&#233;veloppement historique. (&#8230;) Car Marx &#233;tait avant tout un r&#233;volutionnaire. Contribuer, d'une fa&#231;on ou d'une autre, au renversement de la soci&#233;t&#233; capitaliste et des institutions d'Etat qu'elle a cr&#233;&#233;es, collaborer &#224; l'affranchissement du prol&#233;tariat moderne, auquel il avait donn&#233; le premier la conscience de sa propre situation et de ses besoins, la conscience des conditions de son &#233;mancipation, telle &#233;tait sa v&#233;ritable vocation. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx discute ainsi de sa m&#233;thode scientifique en citant un de ses critiques dans &#171; Le Capital &#187;, Livre premier :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le Messager europ&#233;en, revue russe, publi&#233;e &#224; Saint-P&#233;tersbourg, dans un article enti&#232;rement consacr&#233; &#224; la m&#233;thode du Capital, d&#233;clare que mon proc&#233;d&#233; d'investigation est rigoureusement r&#233;aliste, mais que ma m&#233;thode d'exposition est malheureusement dans la mani&#232;re dialectique. &#171; A premi&#232;re vue, dit-il, si l'on juge d'apr&#232;s la forme ext&#233;rieure de l'exposition, Marx est un id&#233;aliste renforc&#233;, et cela dans le sens allemand, c'est-&#224;-dire dans le mauvais sens du mot. En fait, il est infiniment plus r&#233;aliste qu'aucun de ceux qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233; dans le champ de l'&#233;conomie critique... On ne peut en aucune fa&#231;on l'appeler id&#233;aliste. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur continue ainsi :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une seule chose pr&#233;occupe Marx : trouver la loi des ph&#233;nom&#232;nes qu'il &#233;tudie ; non seulement la loi qui les r&#233;git sous leur forme arr&#234;t&#233;e et dans leur liaison observable pendant une p&#233;riode de temps donn&#233;e. Non, ce qui lui importe, par-dessus tout, c'est la loi de leur changement, de leur d&#233;veloppement, c'est-&#224;-dire la loi de leur passage d'une forme &#224; l'autre, d'un ordre de liaison dans un autre. Une fois qu'il a d&#233;couvert cette loi, il examine en d&#233;tail les effets par lesquels elle se manifeste dans la vie sociale... Ainsi donc, Marx ne s'inqui&#232;te que d'une chose ; d&#233;montrer par une recherche rigoureusement scientifique, la n&#233;cessit&#233; d'ordres d&#233;termin&#233;s de rapports sociaux, et, autant que possible, v&#233;rifier les faits qui lui ont servi de point de d&#233;part et de point d'appui. Pour cela il suffit qu'il d&#233;montre, en m&#234;me temps que la n&#233;cessit&#233; de l'organisation actuelle, la n&#233;cessit&#233; d'une autre organisation dans laquelle la premi&#232;re doit in&#233;vitablement passer, que l'humanit&#233; y croie ou non, qu'elle en ait ou non conscience. Il envisage le mouvement social comme un encha&#238;nement naturel de ph&#233;nom&#232;nes historiques, encha&#238;nement soumis &#224; des lois qui, non seulement sont ind&#233;pendantes de la volont&#233;, de la conscience et des desseins de l'homme, mais qui, au contraire, d&#233;terminent sa volont&#233;, sa conscience et ses desseins... Si l'&#233;l&#233;ment conscient joue un r&#244;le aussi secondaire dans l'histoire de la civilisation, il va de soi que la critique, dont l'objet est la civilisation m&#234;me, ne peut avoir pour base aucune forme de la conscience ni aucun fait de la conscience. Ce n'est pas l'id&#233;e, mais seulement le ph&#233;nom&#232;ne ext&#233;rieur qui peut lui servir de point de d&#233;part. La critique se borne &#224; comparer, &#224; confronter un fait, non avec l'id&#233;e, mais avec un autre fait ; seulement elle exige que les deux faits aient &#233;t&#233; observ&#233;s aussi exactement que possible, et que dans la r&#233;alit&#233; ils constituent vis-&#224;-vis l'un de l'autre deux phases de d&#233;veloppement diff&#233;rentes ; par-dessus tout elle exige que la s&#233;rie des ph&#233;nom&#232;nes, l'ordre dans lequel ils apparaissent comme phases d'&#233;volution successives, soient &#233;tudi&#233;s avec non moins de rigueur. Mais, dira-t-on, les lois g&#233;n&#233;rales de la vie &#233;conomique sont unes, toujours les m&#234;mes, qu'elles s'appliquent au pr&#233;sent ou au pass&#233;. C'est pr&#233;cis&#233;ment ce que Marx conteste ; pour lui ces lois abstraites n'existent pas... D&#232;s que la vie s'est retir&#233;e d'une p&#233;riode de d&#233;veloppement donn&#233;e, d&#232;s qu'elle passe d'une phase dans une autre, elle commence aussi &#224; &#234;tre r&#233;gie par d'autres lois. En un mot, la vie &#233;conomique pr&#233;sente dans son d&#233;veloppement historique les m&#234;mes ph&#233;nom&#232;nes que l'on rencontre en d'autres branches de la biologie... Les vieux &#233;conomistes se trompaient sur la nature des lois &#233;conomiques, lorsqu'ils les comparaient aux lois de la physique et de la chimie. Une analyse plus approfondie des ph&#233;nom&#232;nes a montr&#233; que les organismes sociaux se distinguent autant les uns des autres que les organismes animaux et v&#233;g&#233;taux. Bien plus, un seul et m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne ob&#233;it &#224; des lois absolument diff&#233;rentes, lorsque la structure totale de ces organismes diff&#232;re, lorsque leurs organes particuliers viennent &#224; varier, lorsque les conditions dans lesquelles ils fonctionnent viennent &#224; changer, etc. Marx nie, par exemple, que la loi de la population soit la m&#234;me en tout temps et en tout lieu. Il affirme, au contraire, que chaque &#233;poque &#233;conomique a sa loi de population propre... Avec diff&#233;rents d&#233;veloppements de la force productive, les rapports sociaux changent de m&#234;me que leurs lois r&#233;gulatrices... En se pla&#231;ant &#224; ce point de vue pour examiner l'ordre &#233;conomique capitaliste, Marx ne fait que formuler d'une fa&#231;on rigoureusement scientifique la t&#226;che impos&#233;e &#224; toute &#233;tude exacte de la vie &#233;conomique. La valeur scientifique particuli&#232;re d'une telle &#233;tude, c'est de mettre en lumi&#232;re les lois qui r&#233;gissent la naissance, la vie, la croissance et la mort d'un organisme social donn&#233;, et son remplacement par un autre sup&#233;rieur ; c'est cette valeur-l&#224; que poss&#232;de l'ouvrage de Marx. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;finissant ce qu'il appelle ma m&#233;thode d'investigation avec tant de justesse, et en ce qui concerne l'application que j'en ai faite, tant de bienveillance, qu'est-ce donc que l'auteur a d&#233;fini, si ce n'est la m&#233;thode dialectique ? Certes, le proc&#233;d&#233; d'exposition doit se distinguer formellement du proc&#233;d&#233; d'investigation. A l'investigation de faire la mati&#232;re sienne dans tous ses d&#233;tails, d'en analyser les diverses formes de d&#233;veloppement, et de d&#233;couvrir leur lien intime. Une fois cette t&#226;che accomplie, mais seulement alors, le mouvement r&#233;el peut &#234;tre expos&#233; dans son ensemble. Si l'on y r&#233;ussit, de sorte que la vie de la mati&#232;re se r&#233;fl&#233;chisse dans sa reproduction id&#233;ale, ce mirage peut faire croire &#224; une construction a priori.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma m&#233;thode dialectique, non seulement diff&#232;re par la base de la m&#233;thode h&#233;g&#233;lienne, mais elle en est m&#234;me l'exact oppos&#233;. Pour Hegel le mouvement de la pens&#233;e, qu'il personnifie sous le nom de l'id&#233;e, est le d&#233;miurge de la r&#233;alit&#233;, laquelle n'est que la forme ph&#233;nom&#233;nale de l'id&#233;e. Pour moi, au contraire, le mouvement de la pens&#233;e n'est que la r&#233;flexion du mouvement r&#233;el, transport&#233; et transpos&#233; dans le cerveau de l'homme.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai critiqu&#233; le c&#244;t&#233; mystique de la dialectique h&#233;g&#233;lienne il y a pr&#232;s de trente ans, &#224; une &#233;poque o&#249; elle &#233;tait encore &#224; la mode... Mais bien que, gr&#226;ce &#224; son quiproquo, Hegel d&#233;figure la dialectique par le mysticisme, ce n'en est pas moins lui qui en a le premier expos&#233; le mouvement d'ensemble. Chez lui elle marche sur la t&#234;te ; il suffit de la remettre sur les pieds pour lui trouver la physionomie tout &#224; fait raisonnable. Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs id&#233;ologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du m&#234;me coup l'intelligence de leur n&#233;gation fatale, de leur destruction n&#233;cessaire ; parce que saisissant le mouvement m&#234;me, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer ; qu'elle est essentiellement critique et r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mouvement contradictoire de la soci&#233;t&#233; capitaliste se fait sentir au bourgeois pratique de la fa&#231;on la plus frappante, par les vicissitudes de l'industrie moderne &#224; travers son cycle p&#233;riodique, dont le point culminant est la crise g&#233;n&#233;rale. D&#233;j&#224; nous apercevons le retour de ses prodromes ; elle approche de nouveau ; par l'universalit&#233; de son champ d'action et l'intensit&#233; de ses effets, elle va faire entrer la dialectique dans la t&#234;te m&#234;me aux tripoteurs qui ont pouss&#233; comme champignons dans le nouveau Saint-Empire prusso-allemand. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse scientifique d&#233;montre que la production capitaliste est d'une nature sp&#233;ciale, qu'elle est d&#233;termin&#233;e historiquement et que, de m&#234;me que tout autre syst&#232;me de production, elle a comme condition un stade d&#233;termin&#233; du d&#233;veloppement et de la morphologie des forces productives, condition qui est le r&#233;sultat historique et le produit d'un processus ant&#233;rieur, base d&#233;termin&#233;e du processus nouveau. Cette analyse &#233;tablit encore que les rapports de production ad&#233;quats &#224; ce syst&#232;me d&#233;termin&#233; historiquement - rapports que les hommes observent dans leur vie sociale - ont un caract&#232;re sp&#233;cifique, historique et transitoire, et que les rapports de la r&#233;partition sont essentiellement identiques &#224; ceux de la production, dont elles repr&#233;sentent la seconde face, si bien qu'elles ont tous les deux le m&#234;me caract&#232;re historique et transitoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'observation des conditions de la r&#233;partition, on part de ce pr&#233;tendu fait que le produit annuel se subdivise en salaire, profit et rente, fait inexact lorsqu'il est pr&#233;sent&#233; sous cette forme. Le produit se divise en capital et en revenus. L'un de ceux-ci, le salaire, ne prend la forme de revenu des ouvriers, qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; oppos&#233; &#224; ces m&#234;mes ouvriers sous forme de capital. L'opposition comme capital des moyens de production et des produits du travail en g&#233;n&#233;ral aux producteurs imm&#233;diats implique d'avance que les conditions mat&#233;rielles du travail se pr&#233;sentent &#224; l'&#233;gard des ouvriers avec un caract&#232;re social d&#233;termin&#233;, et que dans la production m&#234;me il existe un rapport donn&#233; entre eux et les propri&#233;taires des moyens de travail. De son c&#244;t&#233; la conversion de ceux-ci en capital implique que les producteurs imm&#233;diats sont expropri&#233;s du sol et du sous-sol, et que la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re prend une forme d&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'une des parties du produit ne se convertissait pas en capital, l'autre ne se transformerait pas en salaire, profit et rente. D'autre part, la production capitaliste, par ce fait qu'elle suppose que les conditions de la production ont tel caract&#232;re social d&#233;termin&#233;, les reproduit continuellement avec la m&#234;me caract&#233;ristique. Elle engendre non seulement les produits mat&#233;riels, mais reproduit continuellement les conditions de production dans lesquelles ceux-ci sont obtenus ; elle reproduit en m&#234;me temps les conditions de r&#233;partition qui y correspondent.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale on peut dire que le capital, avec la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re qui en est le corollaire, implique par lui-m&#234;me une r&#233;partition : l'expropriation des travailleurs des moyens de travail, la concentration de ceux-ci aux mains d'une minorit&#233; d'individus et l'appropriation exclusive du sol et du sous-sol au profit de quelques autres, en un mot les rapports que nous avons expos&#233;s dans le livre I, chap. XXV, en parlant de l'accumulation primitive. Mais cette r&#233;partition est absolument diff&#233;rente de celle dont on entend parler quand on dit que les rapports de la r&#233;partition ont un caract&#232;re historique comme les rapports de la production et qui fixe les droits des individus &#224; la part du produit destin&#233;e &#224; leur consommation individuelle. Ces conditions de la production sont la base de fonctions sociales sp&#233;ciales, qui dans la production m&#234;me sont assign&#233;es &#224; des agents d&#233;termin&#233;s de celle-ci, distincts des producteurs imm&#233;diats. Elles communiquent aux conditions et aux repr&#233;sentants de la production une qualit&#233; sociale sp&#233;cifique et d&#233;terminent enti&#232;rement le caract&#232;re et le mouvement de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx dans &#171; Le Capital &#187;, Livre III, Les rapports de distribution et les rapports de production&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai &#233;tudi&#233; nagu&#232;re avec beaucoup de soin le premier fascicule paru &#224; Berlin : la Contribution &#224; la critique de l'&#233;conomie politique, et j'avoue qu'aucun livre, si volumineux f&#251;t-il, ne m'a jamais apport&#233; autant d'enseignements, autant de notions neuves et positives que cet opuscule. Aussi en ai je attendu la suite avec beaucoup d'impatience. Vous exprimez pour la premi&#232;re fois sous une forme claire, irr&#233;futable, scientifique, ce qui d&#233;sormais constituera la tendance consciente de l'&#233;volution historique : subordonner &#224; la conscience humaine le processus social de production qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, n'&#233;tait qu'une force aveugle de la nature. Votre oeuvre immortelle, Monsieur, c'est d'avoir fourni un fondement rationnel &#224; cette tendance, d'avoir fait comprendre que notre production est anarchique. Notre &#233;poque vous doit, pour cette d&#233;couverte, une reconnaissance &#233;ternelle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE LA THEORIE ET DE LA PHILOSOPHIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine dans &#171; La port&#233;e du mat&#233;rialisme militant &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous devons comprendre qu'&#224; d&#233;faut d'un solide fondement philosophique, il n'est point de science de la valeur, point de mat&#233;rialisme qui pussent soutenir la lutte contre les pressions des id&#233;es bourgeoises et la restauration de la conception bourgeoise du monde. Pour soutenir cette lutte et la mener &#224; terme avec un entier succ&#232;s, le sp&#233;cialiste des sciences de la nature doit &#234;tre un mat&#233;rialiste moderne, un partisan conscient du mat&#233;rialisme tel que l'a pr&#233;sent&#233; Marx, c'est-&#224;-dire que son mat&#233;rialisme doit &#234;tre dialectique. (...) Nous pouvons et devons &#233;laborer cette dialectique dans tous ses aspects, publier des extraits des principales &#339;uvres de Hegel, les interpr&#233;ter dans un esprit mat&#233;rialiste. (...) Les sp&#233;cialistes modernes des sciences de la nature trouveront (s'ils cherchent et si nous apprenons &#224; les aider) dans la dialectique de Hegel interpr&#233;t&#233;e de mani&#232;re mat&#233;rialiste un bon nombre de r&#233;ponses aux questions philosophiques que pose la r&#233;volution dans la science. Faute de cela, les grands savants seront aussi souvent que par le pass&#233; impuissants dans leurs conclusions et g&#233;n&#233;ralisations philosophiques. Car les sciences de la nature progressent si vite, traversent une p&#233;riode de bouleversements r&#233;volutionnaires dans tous les domaines si profonde, qu'elles ne pourront se passer en aucun cas de conclusions philosophiques.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxemburg, &#171; R&#233;forme sociale ou R&#233;volution &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le signe distinctif de l'opportunisme, c'est d'abord l'hostilit&#233; &#224; la &#034; th&#233;orie &#034;. C'est tout naturel, puisque notre &#034; th&#233;orie &#034; - c'est-&#224;-dire les principes du socialisme scientifique - pose des limites tr&#232;s fermes &#224; l'action pratique &#224; la fois quant aux objectifs vis&#233;s, aux moyens de lutte, et enfin au mode de lutte lui-m&#234;me. Aussi ceux qui ne recherchent que les succ&#232;s pratiques ont-ils tout naturellement tendance &#224; r&#233;clamer la libert&#233; de man&#339;uvre, c'est-&#224;-dire &#224; s&#233;parer la pratique de la &#034; th&#233;orie &#034;, &#224; s'en rendre ind&#233;pendants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nombre de militants r&#233;volutionnaires, la th&#233;orie est d'une importance tr&#232;s secondaire et certains consid&#232;rent m&#234;me qu'elle ne sert que d'ornement et m&#232;ne &#224; des absurdit&#233;s qu'il faudrait &#233;viter, nous disent-ils, en restant proches des gens, proches des r&#233;alit&#233;s. En somme, dans le domaine de l'activit&#233; des r&#233;volutionnaires, on en est encore bien souvent &#224; opposer action et th&#233;orie. Cette situation est bien particuli&#232;re puisque dans nombre d'activit&#233;s, cette attitude a &#233;t&#233; d&#233;pass&#233;e, au moins partiellement. Personne n'imagine un bon avocat ou un bon chirurgien qui n'ait pas &#233;tudi&#233; &#224; fond la th&#233;orie. Par contre, certains bons militants de la classe ouvri&#232;re, qu'ils soient ouvriers ou pas, consid&#232;rent que la th&#233;orie est &#224; respecter en gardant ses distances. De temps en temps, la th&#233;orie m&#233;rite un petit stage pour avoir quelques connaissances mais l'activit&#233; n'est pas directement li&#233;e &#224; la th&#233;orie&#8230; Et le militant ne se consid&#232;re pas comme en train de construire lui aussi &#8230; la th&#233;orie. Elle n'est pas vivante. C'est celle de Marx, L&#233;nine ou Trotsky. Certains y ajoutent tel ou tel penseur plus r&#233;cent mais peu consid&#232;rent qu'il faut toujours la faire &#233;voluer en connexion avec la r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'y rajoute aussi un facteur social. Dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, la s&#233;paration des t&#226;ches, des r&#244;les sociaux, des pouvoirs, des classes am&#232;ne &#224; penser que tout ce qui est li&#233; &#224; la classe ouvri&#232;re ne serait pas du domaine de l'&#233;tude th&#233;orique mais pratique. Les milieux syndicalistes jouent un grand r&#244;le dans cette d&#233;formation de la pens&#233;e politique et ils ont une grande influence dans la mesure o&#249; la plupart des militants r&#233;volutionnaires ont une importante activit&#233; syndicale qui leur prend une grande partie de leur temps et de leurs pr&#233;occupations, pour ne pas dire la plus grande partie de leur temps et de leurs pr&#233;occupations. La th&#233;orie passe pour &#234;tre &#171; en chambre &#187;, &#171; en labo &#187;, r&#233;alis&#233;e par des &#171; savants cosinus &#187; qui planent au-dessus de la r&#233;alit&#233; et dont les v&#233;ritables militants auraient int&#233;r&#234;t &#224; se d&#233;fier. Ce genre de situation existe mais ce n'est pas une raison pour se d&#233;tourner de la th&#233;orie. Il y a certes bien des faux docteurs mais cela ne suffit pas &#224; penser que le m&#233;decin ne doit apprendre la th&#233;orie de son domaine&#8230; Il y a aussi de pragmatistes, des activistes qui envoient les luttes dans le mur, et m&#234;me les r&#233;volutions, parce qu'ils ont refus&#233; de prendre le soin d'&#233;tudier la th&#233;orie, l'histoire mais aussi la philosophie&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La base de toute intervention militante r&#233;volutionnaire devrait &#234;tre :&lt;br class='autobr' /&gt; pour transformer le monde, il faut le comprendre car cette transformation, pour r&#233;ussir devra &#234;tre consciente et cette conscience ne devra pas seulement &#234;tre une r&#233;volte, un sens de classe, mais aussi un sens des n&#233;cessit&#233;s objectives, un sens de la dynamique de l'Histoire, un sens des int&#233;r&#234;ts aussi des classes adverses. &lt;br class='autobr' /&gt; la volont&#233; individuelle et collective n'est pas seule en cause : il y a des lois du r&#233;el qui ne sont pas visibles &#224; l'&#339;il nu et qui n&#233;cessitent, pour &#234;tre appr&#233;hend&#233;es, d'un mat&#233;riel th&#233;orique perfectionn&#233; aussi d&#233;velopp&#233; que dans d'autres types d'activit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le stalinisme et le r&#233;formisme ont certes leur responsabilit&#233; dans le fait que les travailleurs et les militants se d&#233;tournent des th&#233;ories. Ces derni&#232;res ont trop servi &#224; tromper, &#224; justifier l'injustifiable. Mais, pas plus que les d&#233;rives de certains courants n&#233;o-darwiniens ne doivent d&#233;tourner de Darwin et donc emp&#234;cher de d&#233;velopper un darwinisme moderne, les d&#233;rives de pr&#233;tendus adeptes de Marx ne doivent d&#233;tourner du marxisme, c'est-&#224;-dire d&#233;tourner de b&#226;tir un &#233;difice conceptuel pour r&#233;pondre au monde tel que nous le comprenons &#224; notre &#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne peut suffire de r&#233;f&#233;rer &#224; Marx et encore moins de le r&#233;v&#233;rer. Il n'y a que trop de militants qui le lisent mais ne veulent pas faire le m&#234;me travail que lui. Et je ne cite l&#224; Marx qu'&#224; titre d'exemple parmi d'autres. Il existe de nombreux groupes d'extr&#234;me-gauche qui se revendiquent pleinement des Marx, Engels, L&#233;nine, Trotsky ou Rosa Luxemburg mais se d&#233;tournent de la philosophie de Hegel alors que tous ces auteurs et militants pensaient qu'on devait absolument, de mani&#232;re vitale, &#233;tudier Hegel et se p&#233;n&#233;trer de sa dialectique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, rien n'oblige &#224; faire exactement comme les &#171; ma&#238;tres &#187; et nous sommes les premiers &#224; penser que quiconque pense par lui-m&#234;me s'autorise &#224; se d&#233;tacher de toute appr&#233;ciation des anciens qui ne lui semblerait plus fond&#233;e. Mais encore faut-il le justifier. Encore faut-il le dire m&#234;me, ce que ces militants et ces courants ne font nullement. Bien des dirigeants de groupes ont affirm&#233; : &#171; nous ne sommes pas des th&#233;oriciens et il nous suffit d'&#233;tudier et d'appliquer la th&#233;orie marxiste &#187;. Mais peut-on &#233;tudier la th&#233;orie marxiste comme des textes anciens sans se poser la question d'&#233;crire nous-m&#234;mes th&#233;oriquement ce que le monde nous para&#238;t &#234;tre aujourd'hui. Le simple fait d'&#233;tudier Marx comme s'il &#233;crivait pour aujourd'hui me semble un parfait non-sens. C'est une mani&#232;re d'en faire une ic&#244;ne et donc de le rendre inoffensif, de le transformer en pens&#233;e morte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Non, nous ne disposons pas de la th&#233;orie de Marx (ou d'autres) comme d'un point de vue sur le monde actuel et il ne peut nous suffire de produire des textes d'actualit&#233;, de d&#233;nonciation, de prises de position, d'intervention politique et sociale. Inversement, il ne peut nous suffire de prises de positions th&#233;oriques, la th&#233;orie ne pouvant &#234;tre s&#233;par&#233;e de la pratique, de l'exp&#233;rience des masses, de l'intervention parmi elles, de la confrontation avec la r&#233;alit&#233; actuelle des classes en lutte, des actes et int&#233;r&#234;ts des classes dirigeantes en particulier. Or l'essentiel des groupes font l'un ou l'autre mais pas les deux&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx n'a pas analys&#233; une fois pour toutes les crises du capitalisme. Il a aussi &#233;tudi&#233; chaque crise, une par une, montr&#233; ses sp&#233;cificit&#233;s, approfondi dans chacune ses points de vue, contredit ses id&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, etc&#8230; La th&#233;orie ainsi con&#231;ue est dynamique. Elle ne peut consister en une attitude de r&#233;v&#233;rence envers le marxisme, sens&#233; expliquer le monde, sans changement, jusqu'&#224; nos jours !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui ont peur du changement en th&#233;orie sont aussi dangereux que ceux qui ont peur du changement en pratique. Il n'y a pas de voie assur&#233;e pour les militants r&#233;volutionnaires. Ceux qui veulent absolument des chemins tranquilles risquent fort de se d&#233;tourner du bon&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la conscience de classe, elle ne peut s'extraire des luttes de classe actuelles que si on parvient en m&#234;me temps &#224; transmettre la compr&#233;hension des enjeux, les buts des classes dirigeantes et la situation de leur syst&#232;me. Sans quoi, les travailleurs se battront mais avec un bandeau sur les yeux...&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre la conception religieuse de l'id&#233;ologie des r&#233;volutionnaires, de leur activit&#233; militante et de leur conception de l'organisation&lt;br class='autobr' /&gt;
Et tout d'abord qu'appelle-t-on conception religieuse ? C'est une vision noir et blanc fond&#233;e sur un moralisme qui distingue, dans ce qui se passe dans le monde, le bien du mal, le progr&#232;s et la r&#233;action, et les oppose diam&#233;tralement, qui consid&#232;re que l'id&#233;ologie a un r&#244;le premier, qui houspille la pingrerie des riches, qui d&#233;nonce les injustices et promeut la justice, qui pleure sur les pauvres, qui se penche sur les opprim&#233;s, qui commis&#232;re sans cesse, qui oppose sans cesse une norme morale au monde r&#233;el sans jamais vouloir chercher la base mat&#233;rielle et politique des faits d&#233;nonc&#233;s. La religion peut tr&#232;s bien d&#233;noncer la cupidit&#233; des classes dirigeantes et livrer leur amoralisme &#224; la vindicte publique. Elle ne veut pas en d&#233;crypter les buts sociaux et politiques. Elle peut d&#233;noncer l'exploitation mais jamais elle ne montre o&#249; sont les forces et les faiblesses des opprim&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;ologie religieuse assimile l'&#233;mancipation au recrutement des &#233;mancipateurs et &#233;vang&#233;listes et non &#224; l'action autonome des opprim&#233;s qu'il s'agirait d'&#233;tudier afin de permettre aux opprim&#233;s de conna&#238;tre leur propre histoire, les le&#231;ons de ses &#233;checs et victoires, la strat&#233;gie de leurs adversaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre point est &#224; souligner : la distance grandissante entre discours sur le futur et pratique dans l'imm&#233;diat. Par exemple, le discours religieux des r&#233;volutionnaires consistera &#224; dire qu'au jour du jugement dernier, les prol&#233;taires se dirigeront eux-m&#234;mes par des soviets mais ce n'est nullement d'actualit&#233; puisque, pour le moment, le plus important est d'&#234;tre nombreux &#224; la promenade organis&#233;e par des bureaucraties syndicales dont on se garde de dire &#224; quel point elles sont li&#233;es &#224; nos pires adversaires&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Remplacer l'arme de la critique par celle de la d&#233;nonciation morale, &#233;riger la th&#233;orie en dogme, former les nouveaux &#224; l'ob&#233;issance aveugle, consid&#233;rer la discussion critique comme une opposition st&#233;rile, refuser l'&#233;tude syst&#233;matique de la philosophie, pr&#233;tendre que l'activisme est la base de activit&#233; du r&#233;volutionnaire, oublier l'existence du travail th&#233;orique, pr&#233;tendre que le travail essentiel est le recrutement de nouveaux missionnaires, pr&#233;senter le communisme comme une soci&#233;t&#233; future qu'il s'agit d'annoncer comme le messie, parler du parti comme d'un but fantasmagorique, refuser de d&#233;noncer les illusions des masses sous pr&#233;texte que ce n'est pas possible vu le niveau actuel de conscience de celles-ci, tenir un double discours int&#233;rieur et ext&#233;rieur et pr&#233;senter l'activit&#233; des r&#233;volutionnaires comme un &#233;litisme qui nous place au dessus des masses, voil&#224; quelques unes des caract&#233;ristiques de la conception religieuse de l'activit&#233; r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'inverse de la conception religieuse des r&#233;volutionnaires :&lt;br class='autobr' /&gt; l'&#233;tude th&#233;orique et philosophique est &#224; la base de l'activit&#233; militante des r&#233;volutionnaires. En 1908, au plus bas de l'activit&#233; des militants ouvriers r&#233;volutionnaires suite &#224; la d&#233;faite de la r&#233;volution de 1905, L&#233;nine estimait que la t&#226;che num&#233;ro un &#233;tait de r&#233;armer en &#233;tudiant la philosophie de la mati&#232;re li&#233;e aux crises de la physique, en &#233;crivant &#171; Mat&#233;rialisme et empiriocriticisme &#187;, un ouvrage que les adeptes de la conception religieuse de l'activit&#233; r&#233;volutionnaire d&#233;testent comme ils d&#233;testent &#171; La dialectique de la nature &#187; d'Engels et comme ils pr&#233;tendent aimer &#171; Le capital &#187; de Marx qu'ils pr&#233;sentent comme un ouvrage d'&#233;conomie alors que son auteur affirmait que c'&#233;tait de la dialectique de Hegel &#224; toutes les pages&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt; jamais de double langage&lt;br class='autobr' /&gt; ne jamais pr&#233;senter des victoires quand ce sont des d&#233;faites&lt;br class='autobr' /&gt; ne jamais cultiver ce qui nuit &#224; l'auto-organisation des masses, &#224; leurs possibilit&#233;s de prendre en compte leur propre r&#244;le dans les &#233;v&#233;nements&lt;br class='autobr' /&gt; ne jamais pr&#233;senter des ennemis comme des alli&#233;s, &#224; commencer par les directions syndicales&lt;br class='autobr' /&gt; ne jamais effacer le caract&#232;re de classe de l'Etat ni &#171; oublier &#187; d'insister sur le fait que nous ne pourrons pas le laisser en place et que nous, prol&#233;taires r&#233;volutionnaires, devront le d&#233;truire de fond en comble. Nous ne lui reprochons par exemple jamais de mani&#232;re morale de ne pas &#339;uvrer pour l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas r&#233;volutionner le monde sans repenser l'ensemble de la r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7537&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7537&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que vient faire la philosophie dialectique dans la politique des r&#233;volutionnaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3617&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3617&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION SYNDICALE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syndicalisme est par nature r&#233;formiste et l'&#233;tait d&#233;j&#224; du temps de Marx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx n'avait pas d'illusions dans la signification du syndicalisme en termes de lutte des classes qui &#233;tait cependant tr&#232;s loin de ce qu'elle est devenue avec l'&#233;poque imp&#233;rialiste. Il affirmait le 17 ao&#251;t 1869 au conseil g&#233;n&#233;ral de l'Association internationale de travailleur, l'AIT :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aussi longtemps que la soci&#233;t&#233; est divis&#233;e en classes oppos&#233;es &#8211; d'un c&#244;t&#233; les capitalistes qui monopolisent l'ensemble des moyens de production ; de l'autre, les ouvriers qui travaillent et sont priv&#233;s de toute propri&#233;t&#233; sur leurs moyens de production, et ne disposent que de leur force de travail &#8211; et que subsiste cette organisation sociale, la loi du salaire restera toute-puissante et resserrera chaque jour davantage les cha&#238;nes qui rendent le travailleur esclave du produit de ses propres mains, produit que monopolise le capitaliste. Depuis pr&#232;s de soixante ans, les syndicats anglais ont lutt&#233; contre cette loi capitaliste. Or, quel en a &#233;t&#233; le r&#233;sultat ? Ont-ils r&#233;ussi &#224; lib&#233;rer la classe ouvri&#232;re anglaise de l'esclavage dans lequel la tient le capital, qui n'est pourtant que le produit du travail des ouvriers ? Ont-ils permis, ne serait-ce qu'&#224; une petite fraction de la classe ouvri&#232;re, de s'&#233;lever au-dessus de sa condition d'esclave salari&#233;, en devenant propri&#233;taire des moyens de production, mati&#232;res premi&#232;res, instruments et machines n&#233;cessaires &#224; son industrie, et en cons&#233;quence aussi du produit de son propre travail ? Il est de notori&#233;t&#233; publique que, non seulement ils n'ont jamais atteint ce but, mais qu'ils ne l'ont jamais poursuivi. Nous ne voulons absolument pas pr&#233;tendre par l&#224; que les syndicats ne sont d'aucune utilit&#233;, parce qu'ils ne l'ont pas fait. Au contraire, les syndicats &#8211; aussi bien en Angleterre que dans tout autre pays industriel &#8211; sont indispensables &#224; la classe ouvri&#232;re pour lutter contre le capital&#8230;. Le grand m&#233;rite des syndicats, dans leur lutte pour le maintien de ce taux de salaire et la diminution des heures de travail, est qu'ils s'efforcent d'augmenter ce standard de vie&#8230; Cependant la lutte des syndicats n'enfreint pas la loi du salaire ; au contraire, elle ne fait que l'appliquer. Sans l'arme syndicale de r&#233;sistance, l'ouvrier ne recevrait m&#234;me pas ce qui lui est d&#251; conform&#233;ment au statut du salariat&#8230; Ainsi donc, les syndicats n'attaquent pas le syst&#232;me salarial lui-m&#234;me. Or, la d&#233;gradation &#233;conomique de la classe ouvri&#232;re n'est pas due au niveau, bas ou &#233;lev&#233;, des salaires, mais au fait qu'au lieu de percevoir le produit int&#233;gral de son travail, la classe ouvri&#232;re doit se satisfaire d'une fraction de ce produit, celle que l'on appelle salaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1866, Marx fit adopter par le Conseil Central de l'Internationale une r&#233;solution qui critiquait les syndicats ainsi :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les syndicats s'occupent trop exclusivement des luttes imm&#233;diates. Ils n'ont pas assez compris leur pouvoir d &#8216;action contre le syst&#232;me capitaliste lui-m&#234;me... A part leur &#339;uvre imm&#233;diate de r&#233;action contre les man&#339;uvres tracassi&#232;res du capital, ils doivent maintenant agir sciemment comme foyers organisateurs de la classe ouvri&#232;re dans le grand but de son &#233;mancipation radicale. Ils doivent aider tout mouvement social et politique tendant dans cette direction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx, dans un rapport sur les syndicats pour le Conseil G&#233;n&#233;ral de la Premi&#232;re Internationale :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ils (les syndicats) ne doivent pas oublier qu'ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu'ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu'ils n'appliquent que des palliatifs, mais sans gu&#233;rir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches in&#233;vitables que font na&#238;tre sans cesse les empi&#233;tements ininterrompus du capital ou les variations du march&#233;. (&#8230;) Au lieu du mot d'ordre conservateur : &#171; Un salaire &#233;quitable pour une journ&#233;e de travail &#233;quitable &#187;, ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre r&#233;volutionnaire : &#171; Abolition du salariat &#187;... Les syndicats, utiles comme centres de r&#233;sistance aux exag&#233;rations du capital, sont impuissants dans la mesure o&#249; ils se contentent de ne faire qu'une guerre de partisans &#224; l'ordre capitaliste. Sans renoncer &#224; cette action quotidienne ils doivent travailler &#224; la transformation de la soci&#233;t&#233; capitaliste, faire de leur force organis&#233;e un levier de l'&#233;mancipation d&#233;finitive de la classe ouvri&#232;re, c'est-&#224;-dire de l'abolition du salariat... En plus de leurs buts initiaux, ils doivent maintenant apprendre &#224; agir d&#233;lib&#233;r&#233;ment en tant que centres organisationnels de la classe ouvri&#232;re pour r&#233;aliser le but plus large de l'&#233;manciper compl&#232;tement. Ils doivent aider chacun des mouvements sociaux et politiques qui va dans ce sens. Se consid&#233;rant eux-m&#234;mes comme les champions et les repr&#233;sentants de toute la classe ouvri&#232;re, et agissant comme tels, ils ne peuvent &#233;chouer &#224; enr&#244;ler les hommes qui n'en sont pas membres. Ils doivent s'occuper avec grand soin des int&#233;r&#234;ts des moins bien pay&#233;s, comme les travailleurs agricoles, rendus impuissants par des circonstances exceptionnelles. Ils doivent convaincre le monde dans son ensemble que leurs efforts, loin d'&#234;tre mesquins et &#233;go&#239;stes, visent &#224; &#233;manciper les millions d'opprim&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'organe de r&#233;sistance ouvri&#232;re, les syndicats sont devenu des institutions du capital et des soutiens du pouvoir jusqu'&#224; faire &#233;lire Macron ! Leurs financements par l'&#201;tat et leur int&#233;gration aux institutions en font des agents de la bourgeoisie au sein du peuple ! Ils servent de leur l&#233;gitimit&#233; reconnue par le pouvoir pour exercer une tutelle sur nos luttes ! Et ce n'est certainement pas sur la gauche parlementaire et gouvernementale, &#224; la t&#234;te &#233;galement de ces directions syndicales, que nous pourrons compter &#233;galement ! Qu'ont-ils fait au pouvoir ? Poser la question c'est d&#233;j&#224; y r&#233;pondre ! Nous ne pouvons faire confiance &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#201;tat-major des luttes&#034; qui n'est pas sous le contr&#244;le d'assembl&#233;es auto-organis&#233;es o&#249; il serait responsable et r&#233;vocable et qui maintient le pouvoir capitaliste en luttant contre toute politique r&#233;volutionnaire et la prise du pouvoir par le peuple travailleur ! Nous ne voulons pas de cette tutelle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver le syndicalisme d'Action Directe ! Rompre avec la parlementarisation du syndicalisme ! &lt;br class='autobr' /&gt;
L'intersyndicale soutenue par tous les syndicats, sections syndicales et leurs alli&#233;s de gauche et d'extr&#234;me gauche, n'a cess&#233; d'interpeller le pr&#233;sident, le gouvernement, les parlementaires ! Pourtant pour les syndicalistes de la CGT avant 1914, le syndicalisme c'&#233;tait l'action directe : &#171; l'Action Directe (&#8230;) signifie que la Classe Ouvri&#232;re (&#8230;) n'attend rien des hommes, des puissances ou des forces ext&#233;rieures &#224; elle, mais qu'elle cr&#233;e ses propres conditions de lutte et puise en soi ses moyens d'action. &#187; (Pouget, l'action directe,1910). Par l'action directe, l'ouvrier cr&#233;e lui-m&#234;me sa lutte. C'est lui qui la conduit, d&#233;cid&#233; &#224; ne pas s'en rapporter &#224; d'autres qu'&#224; Iui-m&#234;me du soin de le Iib&#233;rer. L'action ouvri&#232;re pour nous n'est donc qu'une manifestation continue de nos efforts (qui) se transformera en (&#8230;) gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, et qui sera la r&#233;volution sociale. (Victor Griffuelhes, l'action syndicaliste,1908). L'action directe &#233;tait le moyen du prol&#233;tariat pour s'&#233;manciper du capitalisme et aller au communisme abolissant propri&#233;t&#233; priv&#233;e de moyens de production et salariat ! Telle n'est plus l'ambition des appareils syndicaux qui sont la n&#233;gation du syndicalisme de la CGT avant 1914 qui &#233;tait un communisme au sens politique du terme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicalisme r&#233;formiste contre la lutte de classe et la r&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3786&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3786&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous sommes syndicalistes r&#233;volutionnaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7645&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7645&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscience syndicaliste r&#233;formiste et conscience politique prol&#233;tarienne de classe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4236&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4236&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;boulonner les dirigeants r&#233;formistes dans les appareils syndicaux comme dans les partis politiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7257&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7257&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me gauche de France d'origine trotskiste agit en aile gauche des bureaucraties syndicales inf&#233;od&#233;es &#224; la bourgeoisie et &#224; l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2233&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2233&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux qui sont li&#233;s aux appareils syndicaux nuisent aux mouvements de la base. Ils divisent les participants, veulent limiter le blocage, rejettent le boycott, la contestation du syst&#232;me, des poss&#233;dants, des institutions et du pouvoir, l'auto-organisation du mouvement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8380&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8380&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DES SOVIETS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif num&#233;ro un des travailleurs r&#233;volutionnaires : les soviets et leur prise du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d'autre perspective pour le monde que le pouvoir r&#233;volutionnaire des travailleurs organis&#233;s en soviets (qui n&#233;cessite la destruction du pouvoir d'Etat capitaliste)&lt;br class='autobr' /&gt;
N'en d&#233;plaise aux valets du capitalisme, aux r&#233;actionnaires, aux r&#233;formistes, aux pessimistes, aux sceptiques, aux anti-communistes, aux anti-bolchevistes, aux anti-trotskistes, aux faux trotskistes, aux opportunistes, aux gauchistes et aux anarchistes, la seule issue pour le peuple travailleur du monde est de s'organiser en soviets en vue de la prise du pouvoir d'Etat et la destruction de tous les pouvoirs d'Etat du monde, &#224; commencer par ceux des puissances imp&#233;rialistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains diront que la r&#233;volution n'est pas encore d'actualit&#233; et que cette question n'est pas d'une brulante urgence. Pour eux, inutile de prof&#233;rer des sentences ultra-radicales, bien trop avanc&#233;es par rapport &#224; la situation et incomprises des travailleurs et ils se trompent (et nous trompent) lourdement et gravement. Au contraire, ce qui doit sans cesse guider notre activit&#233; politique, syndicale et sociale quotidienne comme notre action, c'est de guider la classe ouvri&#232;re vers sa principale t&#226;che : prendre le pouvoir d'Etat. Comment concevoir que cela soit d'actualit&#233; alors que les luttes ouvri&#232;res ne sont pas du tout insurrectionnelles et que les appareils syndicaux n'ont m&#234;me pas de mal &#224; les controler ? Eh bien, m&#234;me les simples gr&#232;ves, manifestations ou rassemblements, mais m&#234;me tout probl&#232;me dans l'entreprise doit &#234;tre l'occasion de r&#233;unions m&#234;me informelles de salari&#233;s, m&#234;me la r&#233;daction d'un tract des salari&#233;s peut &#234;tre l'occasion de dscussions et d&#233;cisions collectives. Or, comme l'expliquait Pierre Bois, militant trotskiste du groupe Barta, ouvrier de Renault Billancourt et organisateur du comit&#233; de gr&#232;ve de 1947 qui a alors battu la bureaucratie stalinienne fran&#231;aise au plus haut niveau de sa puissance, &#171; tout travailleur r&#233;volutionnaire doit consid&#233;rer chaque r&#233;union de travailleurs comme un soviet et le soviet n'est rien d'autre que l'embryon de l'Etat ouvrier &#187;. C'est exactement ce que l'on ne comprend plus du tout et que l'on ne d&#233;fend plus dans les fausses extr&#234;mes gauches opportunistes (y compris celle faussement h&#233;riti&#232;re de Pierre Bois, li&#233;es aux appareils syndicaux (qui leur laissent une petite place et un petit r&#244;le) et aux &#233;lections bourgeoises (qui permettent &#224; l'Etat bourgeois de les financer et &#224; eux de faire croire &#224; l'expression d&#233;mocratique sous le capitalisme !) En conclusin, il n'est nul besoin de situations insurrectionnelles pour militer en permanence pour l'auto-organisation des travailleurs, cela doit au contraire &#234;tre la boussole du quotidien du militant ouvrier, celle qui distingue en premier le r&#233;volutionnaire du r&#233;formiste et de l'opportuniste, le militant ouvrier du bureaucrate ou caution des bureaucrates : pas de tract sans discussion entre travailleurs, pas de gr&#232;ve sans d&#233;cision des travailleurs organis&#233;s &#224; la base, pas de manifestation ou autre action sans d&#233;cision collective le plus organis&#233;e possible des travailleurs sur les buts, les m&#233;thodes, les slogans, les revendications, aucun soutien &#224; la bureaucratie, aucune caution aux n&#233;gociateurs. Ceux qui passent leur temps en r&#233;union avec nos ennemis ne sont pas nos amis. Ceux qui se passent du point de vue et de la d&#233;cision collective des travailleurs sont nos faux amis. Les strat&#233;gies de conqu&#234;te des appareils syndicaux par les petits groupes soi-disant r&#233;volutionnaires sont des camouflages de l'opportunisme (d&#233;fini par Engels comme la trahison des buts r&#233;volutionnaires du fait de la tentative de r&#233;ussir plus vite que ne le permet le progr&#232;s de la classe exploit&#233;e).&lt;br class='autobr' /&gt;
On remarquera que les pseudo-r&#233;volutionnaires opportunistes parlent beaucoup de la d&#233;nonciation g&#233;n&#233;rale du capitalisme, de la r&#233;volution &#224; faire (en restant vagues sur les cons&#233;quences dans l'activit&#233; militante, du communisme pour des jours lointains, de la n&#233;cessit&#233; de renverser le capitalisme &#224; date ult&#233;rieure, du parti r&#233;volutionnaire &#224; construire d&#232;s maintenant et, sur tout cela, ils n'ont pas de contradiction directe avec les appareils syndicaux et &#233;tatiques. Ils se gardent de raisonner comme nous le faisons plus haut : centrer leur boussole sur le Nord (le r&#244;le des conseils de travailleurs comme dirigeants futurs de l'Etat ouvrier).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui caract&#233;rise aussi les hommes politiques bourgeois, de droite comme de gauche ou de gauche de la gauche, ou les dirigeants syndicaux ou associatifs, c'est leur attachement &#224; l'appareil de l'Etat : pas plus &#233;tatiste que M&#233;lenchon ! Et aucun d'entre eux n'envisage nullement l'objectif de renversement de l'Etat bourgeois, sans parler de son remplacement par l'Etat des soviets ouvriers (ils pr&#233;f&#232;rent faire semblant que d&#233;fendre cela, ce serait du stalinisme et qu'eux y sont hostiles parce que ce sont des d&#233;mocrates !).&lt;br class='autobr' /&gt;
Et curieusement, il se trouve que sur un point, des plus r&#233;actionnaires aux plus &#171; gauches &#187;, ils se trouve qu'ils convergent avec les faux r&#233;volutionnaires&#8230; C'est sur la question, fondamentale entre toutes, de l'Etat ouvrier. Les extr&#234;mes gauches en sont eux aussi les adversaires, en fait plus encore qu'en th&#233;orie. Pour eux, l'Etat a forc&#233;ment le caract&#232;re d'une puissance en dehors de la classe ouvri&#232;re et, s'ils tentent d'y prendre le pouvoir, amen&#233;e &#224; se retourner contre elle, comme cela a &#233;t&#233; le cas avec le stalinisme. La bureaucratisation leur semble d&#233;couler naturellement de la constitution des soviets en base de l'Etat. C'est le cas qu'il s'agisse d'hommes politiques bourgeois, d'anarchistes, de gauches communistes, de conseillistes, de luxemburgistes, de bordiguistes, de partisans de Pannekoek ou Korsch, etc&#8230; En tout cas, tous appellent les travailleurs &#224; se d&#233;tourner de tout objetif d'Etat ouvrier. D'autres comme les faux trotskistes se disent favorables mais affirment qu'il n'est pas temps de parler ni d'Etat des soviets ni de soviets, qu'il faut parler d'un parti r&#233;volutionnaire qui milite pour renverser le capitalisme, sans parler de construire des soviets, sans parler de casser l'Etat capitaliste, sans parler de donner le pouvoir aux conseils ouvriers, en laissant entendre qu'un parti qui dirige les syndicats arrivant &#224; saisir les r&#234;nes de l'Etat, cela pourrait parfaitement aller. L'organisation fran&#231;aise Lutte Ouvri&#232;re, faussement trotskyste, navigue, par exemple, dans ce type d'eaux vaseuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, &#234;tre favorable &#224; l'Etat des soviets ne garantit pas contre tous les probl&#232;mes et notamment contre les risques de bureaucratisation. Il n'y a aucune formule magique qui pr&#233;munisse contre les probl&#232;mes r&#233;els, notamment l'isolement de la r&#233;volution prol&#233;tarienne dans un pays des plus retardataires du monde capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, le pouvoir d'Etat aux mains des travailleurs, cela signifie qu'on est encore dans la barbarie, que les classes sociales exploiteuses existent toujours et qu'il faut encore mener une guerre de classe contre elles et que l'Etat ouvrier est l'instrument de ce combat. Mais pour d&#233;passer les stades barbares, il ne faut pas refuser les seules armes dont le prol&#233;tariat puisse disposer, le pouvoir d'Etat. Il n'emp&#234;che que, nous marxistes r&#233;volutionnaires, avons toujours &#233;t&#233; d'accord sur un point avec les anarchistes : l'existence de l'Etat, m&#234;me l'Etat ouvrier, c'est encore la barbarie et l'objectif final est la disparition totale de l'Etat. C'est pour le stalinisme que l'Etat ouvrier n'est pas, comme pour L&#233;nine, un Etat en voie de disparition, que l'Etat &#171; socialiste &#187; est le nec plus ultra, que le communisme se conjongue avec le renforcement du pouvoir de l'Etat et non avec son affaiblissement avec l'objectif non dissimul&#233; de sa disparition, comme l'a expliqu&#233; plus que clairement L&#233;nine dans &#171; L'Etat et la r&#233;volution &#187;. Et l'Etat ouvrier est une &#171; dictature du prol&#233;tariat &#187; et non une dictature contre le prol&#233;tariat. Il n'est dictature que contre l'infime minorit&#233; de capitalistes et de leurs soutiens en armes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les anarchistes, les gauches communistes de toutes les sortes et autres puristes socialistes ne nous expliquent pas comment combattre victorieusement les forces arm&#233;es de l'imp&#233;rialisme et du capitalisme sans nous doter de l'arme de l'Etat, comment faire triompher les soviets sans l'Etat des soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky (1906) : &#171; Le conseil organisait les masses, dirigeait les gr&#232;ves politiques et les manifestations, armait les ouvriers... Si le prol&#233;tariat, tout comme la presse r&#233;actionnaire, appelait le conseil &#171; le gouvernement ouvrier &#187;, dans les faits, le conseil repr&#233;sentait r&#233;ellement un embryon de gouvernement r&#233;volutionnaire. Le conseil r&#233;alisait le pouvoir dans la mesure o&#249; il se trouvait d&#233;j&#224; dans ses mains ; il luttait directement pour le pouvoir dans la mesure ou il se concentrait encore dans les mains de l'Etat militaro-policier. Avant le conseil, il y avait d&#233;j&#224; au sein du prol&#233;tariat industriel des organisations r&#233;volutionnaires, la plupart des organisations social-d&#233;mocrates. Mais c'&#233;tait des organisations &#233;voluant au sein du prol&#233;tariat ; leur lutte avait pour but imm&#233;diat de conqu&#233;rir une influence sur les masses. Le conseil, lui, est l'organisation du prol&#233;tariat son but &#8212; c'est la lutte pour le pouvoir r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, simultan&#233;ment, le conseil &#233;tait et demeurait l'expression organis&#233;e de la volont&#233; de classe du prol&#233;tariat. Dans la lutte pour le pouvoir, il appliquait les m&#233;thodes que tout naturellement impliquait le fait que le prol&#233;tariat est une classe : son r&#244;le dans la production, son nombre, son homog&#233;n&#233;it&#233; sociale. Plus : il liait la lutte pour le pouvoir &#224; la direction imm&#233;diate de toute l'activit&#233; sociale autonome des masses ouvri&#232;res ; souvent m&#234;me il se chargea de r&#233;gler des conflits entre des repr&#233;sentants individuels du capital et le travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le conseil a conduit &#224; la victoire diverses gr&#232;ves, s'il a r&#233;gl&#233; avec succ&#232;s divers conflits entre ouvriers et patrons, ce n'est absolument pas qu'il exist&#226;t tout expr&#232;s dans ce but au contraire, l&#224; o&#249; existait un syndicat puissant, celui-ci se montra bien plus &#224; m&#234;me que le conseil de diriger la lutte syndicale ; l'intervention du conseil n'avait du poids qu'en raison de l'autorit&#233; universelle dont il jouissait. Et cette autorit&#233; &#233;tait due au fait qu'il accomplissait ses t&#226;ches fondamentales, les t&#226;ches de la r&#233;volution, qui allaient bien au-del&#224; des limites de chaque m&#233;tier et de chaque ville et assignaient au prol&#233;tariat comme classe une place dans les premiers rangs des combattants.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'instrument principal du conseil a &#233;t&#233; la gr&#232;ve politique de masse. La vertu d'une gr&#232;ve de ce type est de d&#233;sorganiser le pouvoir d'Etat. Et plus l' &#171; anarchie &#187; qui en r&#233;sulte est grande, plus la gr&#232;ve approche son but. Mais cela n'est exact que si ce n'est pas par des moyens anarchistes qu'on arrive &#224; cette anarchie. La classe qui jour apr&#232;s jour met en oeuvre l'appareil de production et simultan&#233;ment celui du pouvoir, la classe qui, en cessant le travail en bloc, paralyse non seulement l'industrie mais aussi toute la machine &#233;tatique, doit &#234;tre suffisamment organis&#233;e pour ne pas &#234;tre la premi&#232;re victime de l'anarchie qu'elle a cr&#233;&#233;e. Plus la gr&#232;ve suspend l'organisation d'Etat existante sur une large &#233;chelle, plus l'organisation de la gr&#232;ve doit assumer les fonctions de l'Etat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conseil des d&#233;put&#233;s ouvriers a r&#233;alis&#233; la libert&#233; de la presse. Il a organis&#233; des patrouilles de rue pour garantir la s&#233;curit&#233; des citoyens. Il s'est plus ou moins rendu ma&#238;tre de la poste, du t&#233;l&#233;graphe et des chemins de fer. Il a tent&#233; d'instaurer la journ&#233;e de travail de huit heures obligatoire. En paralysant par le mouvement gr&#233;viste l'Etat absolutiste, il introduit son propre ordre d&#233;mocratique dans la vie des classes laborieuses des villes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky (1909) : &#171; Qu'&#233;tait ce donc que le soviet ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conseil des d&#233;put&#233;s ouvriers fut form&#233; pour r&#233;pondre &#224; un besoin pratique, suscit&#233; par les conjonctures d'alors : il fallait avoir une organisation jouissant d'une autorit&#233; indiscutable, libre de toute tradition, qui grouperait du premier coup les multitudes diss&#233;min&#233;es et d&#233;pourvues de liaison ; cette organisation devait &#234;tre un confluent pour tous les courants r&#233;volutionnaires &#224; l'int&#233;rieur du prol&#233;tariat ; elle devait &#234;tre capable d'initiative et se contr&#244;ler elle m&#234;me d'une mani&#232;re automatique ; l'essentiel enfin, c'&#233;tait de pouvoir la faire surgir dans les vingt quatre heures. Le parti social d&#233;mocrate qui unissait &#233;troitement, dans ses retraites clandestines, plusieurs centaines, et, par la circulation des id&#233;es, plusieurs milliers d'ouvriers &#224; P&#233;tersbourg, &#233;tait en mesure de donner aux masses un mot d'ordre qui &#233;clairerait leur exp&#233;rience naturelle &#224; la lumi&#232;re fulgurante de la pens&#233;e politique ; mais ce parti n'aurait pas &#233;t&#233; capable d'unifier par un lien vivant, dans une seule organisation, les milliers et les milliers d'hommes dont se composait la masse : en effet, il avait toujours accompli l'essentiel de son travail dans des laboratoires secrets, dans les antres de la conspiration que les masses ignoraient. Le parti des socialistes r&#233;volutionnaires souffrait des m&#234;mes maladies de la vie souterraine, aggrav&#233;es encore par son impuissance et son instabilit&#233;. Les difficult&#233;s qui existaient entre les deux fractions &#233;galement fortes de la social d&#233;mocratie d'une part, et leur lutte avec les socialistes r&#233;volutionnaires de l'autre, rendaient absolument indispensable la cr&#233;ation d'une organisation impartiale. Pour avoir de l'autorit&#233; sur les masses, le lendemain m&#234;me de sa formation, elle devait &#234;tre institu&#233;e sur la base d'une tr&#232;s large repr&#233;sentation. Quel principe devait on adopter ? La r&#233;ponse venait toute seule. Comme le seul lien qui exist&#226;t entre les masses prol&#233;taires, d&#233;pourvues d'organisation, &#233;tait le processus de la production, il ne restait qu'&#224; attribuer le droit de repr&#233;sentations aux entreprises et aux usines . On avait comme exemple et comme pr&#233;c&#233;dent la commission du s&#233;nateur Chidlovsky. Une des deux organisations social d&#233;mocrates de P&#233;tersbourg prit l'initiative de cr&#233;er une administration autonome r&#233;volutionnaire ouvri&#232;re, le 10 octobre, au moment o&#249; la plus grande des gr&#232;ves s'annon&#231;ait. Le 13 au soir, dans les b&#226;timents de l'Institut technologique, eut lieu la premi&#232;re s&#233;ance du futur soviet. Il n'y avait pas plus de trente &#224; quarante d&#233;l&#233;gu&#233;s. On d&#233;cida d'appeler imm&#233;diatement le prol&#233;tariat de la capitale &#224; la gr&#232;ve politique g&#233;n&#233;rale et &#224; l'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s. &#034; La classe ouvri&#232;re, disait l'appel r&#233;dig&#233; &#224; la premi&#232;re s&#233;ance, a d&#251; recourir &#224; l'ultime mesure dont dispose le mouvement ouvrier mondial et qui fait sa puissance : &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale... Dans quelques jours, des &#233;v&#233;nements d&#233;cisifs doivent s'accomplir en Russie. Ils d&#233;termineront pour de nombreuses ann&#233;es le sort de la classe ouvri&#232;re ; nous devons donc aller au devant des faits avec toutes nos forces disponibles, unifi&#233;es sous l'&#233;gide de notre commun soviet... &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;cision d'une importance incalculable fut adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; ; il n'y eut m&#234;me pas de d&#233;bat sur le principe de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, sur les m&#233;thodes qui convenaient, sur les fins et les possibilit&#233;s que l'on pouvait envisager ; et ce sont pourtant ces questions qui soulev&#232;rent, peu de temps apr&#232;s, une lutte id&#233;ologique passionn&#233;e dans les rangs de notre parti allemand. Ce serait un non sens que d'expliquer ce fait par les diff&#233;rences psychologiques entre nationalit&#233;s ; bien au contraire, c'est plut&#244;t &#224; nous autres, Russes, que l'on pourrait reprocher une pr&#233;dilection maladive pour les finasseries de tactique et l'abus des subtilit&#233;s dans le d&#233;tail. La raison v&#233;ritable de la conduite que l'on adopta alors, on la trouve dans le caract&#232;re r&#233;volutionnaire de l'&#233;poque. Le soviet, depuis l'heure o&#249; il fut institu&#233; jusqu'&#224; celle de sa perte, resta sous la puissante pression de l'&#233;l&#233;ment r&#233;volutionnaire qui, sans s'embarrasser de vaines consid&#233;rations, devan&#231;a le travail de l'intelligence politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacune des d&#233;marches de la repr&#233;sentation ouvri&#232;re &#233;tait pr&#233;d&#233;termin&#233;e, la &#034; tactique &#034; &#224; suivre s'imposait d'une mani&#232;re &#233;vidente. On n'avait pas &#224; examiner les m&#233;thodes de lutte, on avait &#224; peine le temps de les formuler... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/1905/1905_8.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/1905/1905_8.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine (juin 1917) : &#171; Les Soviets sont une institution qui n'existe dans aucun Etat parlementaire bourgeois du type ordinaire, et qui ne peut exister &#224; c&#244;t&#233; d'un gouvernement bourgeois. C'est cet Etat de type nouveau, plus d&#233;mocratique, que nous avons appel&#233; dans les r&#233;solutions de notre Parti r&#233;publique d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et de la paysannerie, et o&#249; le pouvoir n'appartient qu'aux Soviets des d&#233;put&#233;s ouvriers et soldats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/06/1-co-so/vil19170601.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/06/1-co-so/vil19170601.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine (octobre 1917) : &#171; Que signifie cette r&#233;volution ouvri&#232;re et paysanne ? Avant tout, le sens de cette r&#233;volution, c'est que nous aurons un gouvernement des Soviets, notre pouvoir &#224; nous, sans la moindre participation de la bourgeoisie. Les masses opprim&#233;es cr&#233;eront elles-m&#234;mes le pouvoir. Le vieil appareil d'Etat sera radicalement d&#233;truit et il sera cr&#233;&#233; un nouvel appareil de direction dans la personne des organisations des Soviets. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1583&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1583&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine (1919) : &#171; Les masses ouvri&#232;res de tous les pays ont saisi d'instinct l'importance des Soviets comme arme de lutte du prol&#233;tariat et ferme de l'Etat prol&#233;tarien. Mais les &#171; chefs &#187; corrompus par l'opportunisme ont continu&#233;, et continuent de vouer un culte &#224; la d&#233;mocratie bourgeoise en l'appelant &#171; d&#233;mocratie &#187; en g&#233;n&#233;ral. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/04/vil19190415.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/04/vil19190415.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internationale communiste (1920) : &#171; les communistes peuvent et doivent propager syst&#233;matiquement et opini&#226;trement l'id&#233;e des Soviets, la vulgariser dans les masse, d&#233;montrer aux plus profondes couches de la population que les Soviets constituent la seule forme gouvernementale correspondant aux besoins de la p&#233;riode de transition au communisme int&#233;gral. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/inter_com/1920/ic2_19200700e2.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/inter_com/1920/ic2_19200700e2.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky (1924) : &#171; dans la majorit&#233; des cas, les soviets se cr&#233;eront sur l'appel des communistes et seront par suite des organes directs de l'insurrection prol&#233;&#172;tarienne. Il n'est pas impossible, &#233;videmment, que la d&#233;sorga&#172;nisation de' l'appareil &#233;tatique bourgeois devienne tr&#232;s forte avant que le prol&#233;tariat puisse s'emparer du pouvoir, ce qui permettrait de cr&#233;er des soviets comme organes d&#233;clar&#233;s de la pr&#233;para&#172;tion de l'insurrection. Mais il y a bien peu de chance pour que cela soit la r&#232;gle g&#233;n&#233;rale. Dans le cas le plus fr&#233;quent, on ne parviendra &#224; cr&#233;er les soviets qu'aux derniers jours, comme organes directs de la masse pr&#234;te &#224; s'insurger. Enfin, il est tr&#232;s possible &#233;galement que les soviets surgissent apr&#232;s le moment critique de l'insurrection et m&#234;me apr&#232;s sa victoire comme organes du nouveau pouvoir. Il faut avoir constamment devant les yeux toutes ces &#233;ventualit&#233;s pour ne pas tomber dans le f&#233;tichisme d'organisation et ne pas transformer les soviets, de forme souple, vitale de lutte, en &#034;principe &#034; d'organisation, introduit de l'ext&#233;rieur dans le mouvement et entravant son d&#233;veloppement r&#233;gulier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1924/09/19240915h.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1924/09/19240915h.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky (1938) : &#171; Dans certaines p&#233;riodes, les soviets peuvent &#234;tre remplac&#233;s par les comit&#233;s d'usine, de l'&#233;chelle locale &#224; l'&#233;chelle nationale. On ne peut le dire &#224; l'avance, mais notre orientation strat&#233;gique pour la prochaine p&#233;riode, c'est l'orientation vers les soviets. L'ensemble du programme de transition doit combler les trous entre les conditions d'aujourd'hui et les soviets de demain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/03/lt19380323.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/03/lt19380323.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les travailleurs peuvent s'organiser par eux-m&#234;mes et d&#233;cider de l'avenir de toute la soci&#233;t&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7443&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7443&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La classe exploit&#233;e et opprim&#233;e (le prol&#233;tariat) ne peut plus se lib&#233;rer de la classe qui l'exploite et l'opprime (la bourgeoisie), sans lib&#233;rer en m&#234;me temps et &#224; tout jamais la soci&#233;t&#233; enti&#232;re de l'exploitation, de l'oppression et des luttes de classes ; cette id&#233;e ma&#238;tresse appartient uniquement et exclusivement &#224; Marx &#187;, &#233;crit Engels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/engels/works/1883/06/fe18830628.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/engels/works/1883/06/fe18830628.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission historique du prol&#233;tariat : prendre le pouvoir d'Etat pas pour le conserver mais pour aller au socialisme en allant vers la suppression des classes sociales et des Etats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/loriot/works/1928/04/loriot_19280401.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/loriot/works/1928/04/loriot_19280401.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre le pouvoir en instaurant la dictature du prol&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/00/dictature/dictature_du_proletariat.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/00/dictature/dictature_du_proletariat.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seule arm&#233;e digne d'&#234;tre construite : l'arm&#233;e rouge internationale des travailleurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7602&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7602&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde du travail doit gouverner lui-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6004&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir aux travailleurs et le socialisme sont des n&#233;cessit&#233;s vitales pour l'humanit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8073&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat que veut mettre en place l'organisation Lutte ouvri&#232;re n'est pas le pouvoir des soviets de travailleurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7513&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi rejeter dos &#224; dos Etat ouvrier et Etat bourgeois revient &#224;&#8230; soutenir ce dernier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7492&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7492&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre principale divergence avec l'extr&#234;me gauche fran&#231;aise : ils ne sont pas clairs vis-&#224;-vis de la nature de l'Etat capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5462&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5462&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du pouvoir est certainement la question la plus importante de toute r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5189&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5189&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Refuser l'Etat ouvrier d&#233;sarme m&#234;me la plus dynamique des r&#233;volutions prol&#233;tariennes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2430&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2430&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4795&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4795&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution est une &#233;preuve de force ouverte entre les forces sociales en lutte pour le pouvoir. L'Etat n'est pas une fin en soi. C'est seulement une machine entre les mains des forces sociales dominantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1434&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1434&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat et la r&#233;volution, de L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article140&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article140&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir aux travailleurs apr&#232;s Octobre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6453&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6453&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule d&#233;mocratie possible, en p&#233;riode de crise a&#239;gue de la domination capitaliste, est d'arracher &#224; la bourgeoisie ses instruments de domination&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'effondrement actuel du capitalisme, la politique de classe du prol&#233;tariat le m&#232;ne &#224; prendre la t&#234;te du peuple travailleur afin de prendre le pouvoir d'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5907&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5907&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas que le socialisme soit un &#233;tatisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article373&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article373&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article148&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article148&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA QUESTION DE L'INTERNATIONALE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'internationalisme n'est pas juste une jolie proclamation des militants communistes r&#233;volutionnaires. C'est une politique qui se constate sans cesse dans les &#233;crits comme dans les actes des groupes. Il ne s'agit pas seulement d'&#234;tre une organisation nationale qui est solidaire de la lutte des autres. Il ne s'agit pas d'&#234;tre tr&#232;s internationalistes en d&#233;claration mais totalement inactifs quand il s'agit de soutenir une lutte. Or, l'essentiel des groupes qui se disent r&#233;volutionnaires se gardent bien de s'impliquer quand il s'agit de luttes o&#249; leur imp&#233;rialisme est actif. Ainsi, les groupes fran&#231;ais qui manifestaient volontiers contre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain ne le faisaient pas contre l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne voit qu'un nombre minime de r&#233;volutionnaires qui consid&#232;rent de la responsabilit&#233; du prol&#233;tariat de prendre en charge la solidarit&#233; internationale et qui se chargent d'en rendre conscients les travailleurs autour d'eux, notamment dans les syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II&#176; Congr&#232;s de l'I.C. (l'internationale de L&#233;nine et de Trotsky)
&lt;p&gt;Juillet 1920&lt;br class='autobr' /&gt;
Conditions d'admission des Partis dans l'Internationale Communiste&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le premier Congr&#232;s constituant de l'Internationale Communiste n'a pas &#233;labor&#233; les conditions pr&#233;cises de l'admission des Partis dans la III&#176; Internationale. Au moment o&#249; eut lieu son premier Congr&#232;s, il n'y avait dans la plupart des pays que des tendances et des groupes communistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me Congr&#232;s de l'Internationale Communiste se r&#233;unit dans de tout autres conditions. Dans la plupart des pays il y a d&#233;sormais, au lieu des tendances et des groupes, des Partis et des organisations communistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus souvent, des Partis et des groupes qui, r&#233;cemment encore, appartenaient &#224; la II&#176; Internationale et qui voudraient maintenant adh&#233;rer &#224; l'Internationale Communiste s'adressent &#224; elle, sans pour cela &#234;tre devenus v&#233;ritablement communistes. La II&#176; Internationale est irr&#233;m&#233;diablement d&#233;faite. Les Partis interm&#233;diaires et les groupes du &#171; centre &#187; voyant leur situation d&#233;sesp&#233;r&#233;e, s'efforcent de s'appuyer sur l'Internationale Communiste, tous les jours plus forte, en esp&#233;rant conserver cependant une &#171; autonomie &#187; qui leur permettrait de poursuivre leur ancienne politique opportuniste ou &#171; centriste &#187;. L'Internationale Communiste est, d'une certaine fa&#231;on, &#224; la mode.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;sir de certains groupes dirigeants du &#171; centre &#187; d'adh&#233;rer &#224; la III&#176; Internationale nous confirme indirectement que l'Internationale Communiste a conquis les sympathies de la grande majorit&#233; des travailleurs conscients du monde entier et constitue une puissance qui cro&#238;t de jour en jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Internationale Communiste est menac&#233;e de l'envahissement de groupes ind&#233;cis et h&#233;sitants qui n'ont pas encore pu rompre avec l'id&#233;ologie de la II&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, certains Partis importants (italien, su&#233;dois), dont la majorit&#233; se place au point de vue communiste, conservent encore en leur sein de nombreux &#233;l&#233;ments r&#233;formistes et social-pacifistes qui n'attendent que l'occasion pour relever la t&#234;te, saboter activement la r&#233;volution prol&#233;tarienne, en venant ainsi en aide &#224; la bourgeoisie et &#224; la II&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun communiste ne doit oublier les le&#231;ons de la R&#233;publique des soviets hongroise. L'union des communistes hongrois avec les r&#233;formistes a co&#251;t&#233; cher au prol&#233;tariat hongrois.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi le 2&#176; Congr&#232;s international croit devoir fixer de fa&#231;on tout &#224; fait pr&#233;cise les conditions d'admission des nouveaux Partis et indiquer par la m&#234;me occasion aux Partis d&#233;j&#224; affili&#233;s les obligations qui leur incombent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2&#176; Congr&#232;s de l'Internationale Communiste d&#233;cide que les conditions d'admission dans l'Internationale sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La propagande et l'agitation quotidiennes doivent avoir un caract&#232;re effectivement communiste et se conformer au programme et aux d&#233;cisions de la III&#176; Internationale. Tous les organes de la presse du Parti doivent &#234;tre r&#233;dig&#233;s par des communistes s&#251;rs, ayant prouv&#233; leur d&#233;vouement &#224; la cause du prol&#233;tariat. Il ne convient pas de parler de dictature prol&#233;tarienne comme d'une formule apprise et courante ; la propagande doit &#234;tre faite de mani&#232;re &#224; ce que la n&#233;cessit&#233; en ressorte pour tout travailleur, pour toute ouvri&#232;re, pour tout soldat, pour tout paysan, des faits m&#234;mes de la vie quotidienne, syst&#233;matiquement not&#233;s par notre presse. La presse p&#233;riodique ou autre et tous les services d'&#233;ditions doivent &#234;tre enti&#232;rement soumis au Comit&#233; Central du Parti, que ce dernier soit l&#233;gal ou ill&#233;gal. Il est inadmissible que les organes de publicit&#233; m&#233;susent de l'autonomie pour mener une politique non conforme &#224; celle du Parti. Dans les colonnes de la presse, dans les r&#233;unions publiques, dans les syndicats, dans les coop&#233;ratives, partout o&#249; les partisans de la III&#176; Internationale auront acc&#232;s, ils auront &#224; fl&#233;trir syst&#233;matiquement et impitoyablement non seulement la bourgeoisie, mais aussi ses complices, r&#233;formistes de toutes nuances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Toute organisation d&#233;sireuse d'adh&#233;rer &#224; l'Internationale Communiste doit r&#233;guli&#232;rement et syst&#233;matiquement &#233;carter des postes impliquant tant soit peu de responsabilit&#233; dans le mouvement ouvrier (organisations de Parti, r&#233;dactions, syndicats, fractions parlementaires, coop&#233;ratives, municipalit&#233;s) les r&#233;formistes et les &#171; centristes &#187; et les remplacer par des communistes &#233;prouv&#233;s, - sans craindre d'avoir &#224; remplacer, surtout au d&#233;but, des militants exp&#233;riment&#233;s, par des travailleurs sortis du rang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Dans presque tous les pays de l'Europe et de l'Am&#233;rique la lutte de classes entre dans la p&#233;riode de guerre civile. Les communistes ne peuvent, dans ces conditions, se fier &#224; la l&#233;galit&#233; bourgeoise. Il est de leur devoir de cr&#233;er partout, parall&#232;lement &#224; l'organisation l&#233;gale, un organisme clandestin, capable de remplir au moment d&#233;cisif, son devoir envers la r&#233;volution. Dans tous les pays o&#249;, par suite de l'&#233;tat de si&#232;ge ou de lois d'exception, les communistes n'ont pas la possibilit&#233; de d&#233;velopper l&#233;galement toute leur action, la concomitance de l'action l&#233;gale et de l'action ill&#233;gale est indubitablement n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Le devoir de propager les id&#233;es communistes implique la n&#233;cessit&#233; absolue de mener une propagande et une agitation syst&#233;matique et pers&#233;v&#233;rante parmi les troupes. L&#224;, o&#249; la propagande ouverte est difficile par suite de lois d'exception, elle doit &#234;tre men&#233;e ill&#233;galement ; s'y refuser serait une trahison &#224; l'&#233;gard du devoir r&#233;volutionnaire et par cons&#233;quent incompatible avec l'affiliation &#224; la III&#176; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Une agitation rationnelle et syst&#233;matique dans les campagnes est n&#233;cessaire. La classe ouvri&#232;re ne peut vaincre si elle n'est pas soutenue tout au moins par une partie des travailleurs des campagnes (journaliers agricoles et paysans les plus pauvres) et si elle n'a pas neutralis&#233; par sa politique tout au moins une partie de la campagne arri&#233;r&#233;e. L'action communiste dans les campagnes acquiert en ce moment une importance capitale. Elle doit &#234;tre principalement le fait des ouvriers communistes en contact avec la campagne. Se refuser &#224; l'accomplir ou la confier &#224; des demi-r&#233;formistes douteux c'est renoncer &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Tout Parti d&#233;sireux d'appartenir &#224; la III&#176; Internationale, a pour devoir de d&#233;noncer autant que le social-patriotisme avou&#233; le social-pacifisme hypocrite et faux ; il s'agit de d&#233;montrer syst&#233;matiquement aux travailleurs que, sans le renversement r&#233;volutionnaire du capitalisme, nul tribunal arbitral international, nul d&#233;bat sur la r&#233;duction des armements, nulle r&#233;organisation &#171; d&#233;mocratique &#187; de la Ligue des Nations ne peuvent pr&#233;server l'humanit&#233; des guerres imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Les Partis d&#233;sireux d'appartenir &#224; l'Internationale Communiste ont pour devoir de reconna&#238;tre la n&#233;cessit&#233; d'une rupture compl&#232;te et d&#233;finitive avec le r&#233;formisme et la politique du centre et de pr&#233;coniser cette rupture parmi les membres des organisations. L'action communiste cons&#233;quente n'est possible qu'&#224; ce prix.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Internationale Communiste exige imp&#233;rativement et sans discussion cette rupture qui doit &#234;tre consomm&#233;e dans le plus bref d&#233;lai. L'Internationale Communiste ne peut admettre que des r&#233;formistes av&#233;r&#233;s, tels que Turati, Kautsky, Hilferding, Longuet, Mac Donald, Modigliani et autres, aient le droit de se consid&#233;rer comme des membres de la III&#176; Internationale, et qu'ils y soient repr&#233;sent&#233;s. Un pareil &#233;tat de choses ferait ressembler par trop la III&#176; Internationale &#224; la II&#176;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Dans la question des colonies et des nationalit&#233;s opprim&#233;es, les Partis des pays dont la bourgeoisie poss&#232;de des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particuli&#232;rement claire et nette. Tout Parti appartenant &#224; la III&#176; Internationale a pour devoir de d&#233;voiler impitoyablement les prouesses de &#171; ses &#187; imp&#233;rialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d'&#233;mancipation dans les colonies, d'exiger l'expulsion des colonies des imp&#233;rialistes de la m&#233;tropole, de nourrir au c&#339;ur des travailleurs du pays des sentiments v&#233;ritablement fraternels vis-&#224;-vis de la population laborieuse des colonies et des nationalit&#233;s opprim&#233;s et d'entretenir parmi les troupes de la m&#233;tropole une agitation continue contre toute oppression des peuples coloniaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Tout Parti d&#233;sireux d'appartenir &#224; l'Internationale Communiste doit poursuivre une propagande pers&#233;v&#233;rante et syst&#233;matique au sein des syndicats, coop&#233;ratives et autres organisations des masses ouvri&#232;res. Des noyaux communistes doivent &#234;tre form&#233;s, dont le travail opini&#226;tre et constant conquerra les syndicats au communisme. Leur devoir sera de r&#233;v&#233;ler &#224; tout instant la trahison des social-patriotes et les h&#233;sitations du &#171; centre &#187;. Ces noyaux communistes doivent &#234;tre compl&#232;tement subordonn&#233;s &#224; l'ensemble du Parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Tout Parti appartenant &#224; l'Internationale Communiste a pour devoir de combattre avec &#233;nergie et t&#233;nacit&#233; l'&#171; Internationale &#187; des syndicats jaunes fond&#233;e &#224; Amsterdam. Il doit r&#233;pandre avec t&#233;nacit&#233; au sein des syndicats ouvriers l'id&#233;e de la n&#233;cessit&#233; de la rupture avec l'Internationale Jaune d'Amsterdam. Il doit par contre concourir de tout son pouvoir &#224; l'union internationale des syndicats rouges adh&#233;rant &#224; l'Internationale Communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Les Partis d&#233;sireux d'appartenir &#224; l'Internationale Communiste ont pour devoir de r&#233;viser la composition de leurs fractions parlementaires, d'en &#233;carter les &#233;l&#233;ments douteux, de les soumettre, non en paroles mais en fait, au Comit&#233; Central du Parti, d'exiger de tout d&#233;put&#233; communiste la subordination de toute son activit&#233; aux int&#233;r&#234;ts v&#233;ritables de la propagande r&#233;volutionnaire et de l'agitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Les Partis appartenant &#224; l'Internationale Communiste doivent &#234;tre &#233;difi&#233;s sur le principe de la centralisation d&#233;mocratique. A l'&#233;poque actuelle de guerre civile acharn&#233;e, le Parti Communiste ne pourra remplir son r&#244;le que s'il est organis&#233; de la fa&#231;on la plus centralis&#233;e, si une discipline de fer confinant &#224; la discipline militaire y est admise et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorit&#233; incontest&#233;e, b&#233;n&#233;ficie de la confiance unanime des militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Les Partis Communistes des pays o&#249; les communistes militent l&#233;galement doivent proc&#233;der &#224; des &#233;purations p&#233;riodiques de leurs organisations, afin d'en &#233;carter les &#233;l&#233;ments int&#233;ress&#233;s et petit-bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Les Partis d&#233;sireux d'appartenir &#224; l'Internationale Communiste doivent soutenir sans r&#233;serves toutes les r&#233;publiques sovi&#233;tiques dans leurs luttes avec la contre-r&#233;volution. Ils doivent pr&#233;coniser inlassablement le refus des travailleurs de transporter les munitions et les &#233;quipements destin&#233;s aux ennemis des r&#233;publiques sovi&#233;tiques, et poursuivre, soit l&#233;galement soit ill&#233;galement, la propagande parmi les troupes envoy&#233;es contre les r&#233;publiques sovi&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Les Partis qui conservent jusqu'&#224; ce jour les anciens programmes social-d&#233;mocrates ont pour devoir de les r&#233;viser sans retard et d'&#233;laborer un nouveau programme communiste adapt&#233; aux conditions sp&#233;ciales de leur pays et con&#231;u dans l'esprit de l'Internationale Communiste. Il est de r&#232;gle que les programmes des Partis affili&#233;s &#224; l'Internationale Communiste soient confirm&#233;s par le Congr&#232;s International ou par le Comit&#233; Ex&#233;cutif. Au cas o&#249; ce dernier refuserait sa sanction &#224; un Parti, celui-ci aurait le droit d'en appeler au Congr&#232;s de l'Internationale Communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. Toute les d&#233;cisions des Congr&#232;s de l'Internationale Communiste, de m&#234;me que celles du Comit&#233; Ex&#233;cutif, sont obligatoires pour tous les Partis affili&#233;s &#224; l'Internationale Communiste. Agissant en p&#233;riode de guerre civile acharn&#233;e, l'Internationale Communiste et son Comit&#233; Ex&#233;cutif doivent tenir compte des conditions de lutte si vari&#233;es dans les diff&#233;rents pays et n'adopter de r&#233;solutions g&#233;n&#233;rales et obligatoires que dans les questions o&#249; elles sont possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. Conform&#233;ment &#224; tout ce qui pr&#233;c&#232;de, tous les Partis adh&#233;rant &#224; l'Internationale Communiste doivent modifier leur appellation. Tout Parti d&#233;sireux d'adh&#233;rer &#224; l'Internationale Communiste doit s'intituler Parti Communiste de... (section de la III&#176; Internationale Communiste). Cette question d'appellation n'est pas une simple formalit&#233; ; elle a aussi une importance politique consid&#233;rable. L'Internationale Communiste a d&#233;clar&#233; une guerre sans merci au vieux monde bourgeois tout entier et &#224; tous les vieux Partis social-d&#233;mocrates jaunes. Il importe que la diff&#233;rence entre les Partis Communistes et les vieux Partis &#171; social-d&#233;mocrates &#187; ou &#171; socialistes &#187; officiels qui ont vendu le drapeau de la classe ouvri&#232;re soit plus nette aux yeux de tout travailleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. Tous les organes dirigeants de la presse des Partis de tous les pays sont oblig&#233;s d'imprimer tous les documents officiels importants du Comit&#233; Ex&#233;cutif de l'Internationale Communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Tous les Partis appartenant &#224; l'Internationale Communiste ou sollicitant leur adh&#233;sion sont oblig&#233;s de convoquer (aussi vite que possible), dans un d&#233;lai de 4 mois apr&#232;s le 2&#176; Congr&#232;s de l'Internationale Communiste, au plus tard, un Congr&#232;s extraordinaire afin de se prononcer sur ces conditions. Les Comit&#233;s Centraux doivent veiller &#224; ce que les d&#233;cisions du 2&#176; Congr&#232;s de l'Internationale Communiste soient connues de toutes les organisations locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Les Partis qui voudraient maintenant adh&#233;rer &#224; la III&#176; Internationale, mais qui n'ont pas encore modifi&#233; radicalement leur ancienne tactique, doivent pr&#233;alablement veiller &#224; ce que les 2/3 des membres de leur Comit&#233; Central et des Institutions centrales les plus importantes soient compos&#233;s de camarades, qui d&#233;j&#224; avant le 2&#176; Congr&#232;s s'&#233;taient ouvertement prononc&#233;s pour l'adh&#233;sion du Parti &#224; la III&#176; Internationale. Des exceptions peuvent &#234;tre faites avec l'approbation du Comit&#233; Ex&#233;cutif de l'Internationale Communiste. Le Comit&#233; Ex&#233;cutif se r&#233;serve le droit de faire des exceptions pour les repr&#233;sentants de la tendance centriste mentionn&#233;s dans le paragraphe 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. Les adh&#233;rents au Parti qui rejettent les conditions et les th&#232;ses &#233;tablies par l'Internationale Communiste doivent &#234;tre exclus du Parti. Il en est de m&#234;me des d&#233;l&#233;gu&#233;s au Congr&#232;s extraordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principaux textes de l'Internationale communiste de L&#233;nine et de Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article261&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article261&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juin 1921 : th&#232;ses de l'Internationale Communiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1234&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1234&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'internationale communiste a &#233;t&#233; stalinis&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8184&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8184&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la Quatri&#232;me Internationale ? Celle de L&#233;on Trotsky !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6247&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6247&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TEXTE DE BARTA EN 1943&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DE LA PREMIERE INTERNATIONALE A LA QUATRIEME&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la lutte du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie prenne n&#233;cessairement une forme nationale, son contenu n'en reste pas moins essentiellement international. Il est &#233;vident que pour pouvoir lutter, la classe ouvri&#232;re doit s'organiser en tant que classe et que le th&#233;&#226;tre imm&#233;diat de sa lutte est l'int&#233;rieur du pays. Mais &#034;le cadre de l'Etat national&#034;, remarquait Marx d&#233;j&#224; au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, plusieurs d&#233;cades d'ann&#233;es avant la phase imp&#233;rialiste actuelle du capitalisme, &#034;entre lui-m&#234;me &#224; son tour &#233;conomiquement dans le cadre du march&#233; mondial, politiquement dans le cadre du syst&#232;me des Etats&#034;. Par cons&#233;quent l'internationalisme de la classe ouvri&#232;re n'est pas l'expression de la &#034;fraternit&#233;&#034; sentimentale des prol&#233;taires de tous les pays soumis &#224; la m&#234;me exploitation capitaliste, mais l'expression de l'unit&#233; organique de leur lutte contre un r&#233;gime social international par sa nature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme s'est d&#233;velopp&#233; historiquement en formant un syst&#232;me international qui a fondu progressivement les diff&#233;rents pays du monde en un bloc organique, la lutte du prol&#233;tariat mondial est devenue elle aussi n&#233;cessairement internationale. En 1847, &#224; Londres, fut fond&#233;e la Ligue des Communistes, premi&#232;re association internationale prol&#233;tarienne avec la participation active de Marx et d'Engels, qui r&#233;dig&#232;rent aussi son programme historique &#034;Le Manifeste Communiste&#034;. En 1852 la Ligue des Communistes sombra dans la vague de la r&#233;action, dont la d&#233;faite des ouvriers parisiens en juin 1848 marqua le d&#233;but. &#034;Quand la classe ouvri&#232;re europ&#233;enne eut repris suffisamment de forces&#034; &#233;crit Engels, &#034;pour un nouvel assaut contre la puissance des classes, se constitua l'Association Internationale des travailleurs&#034;, la Premi&#232;re Internationale. C'&#233;tait de nouveau &#224; Londres, en 1864. Marx, qui r&#233;digea l'Adresse inaugurale de l'Internationale et ses statuts, d&#233;finissait ainsi son r&#244;le principal : &#034;cr&#233;er un centre de communication et de coop&#233;ration entre les associations ouvri&#232;res des diff&#233;rents pays aspirant au m&#234;me but, &#224; savoir : le concours mutuel, le progr&#232;s et le complet affranchissement de la classe ouvri&#232;re&#034;, et cela par &#034;la conqu&#234;te du pouvoir politique qui est devenue le premier devoir de la classe ouvri&#232;re&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e fondamentale qui inspirait toute l'activit&#233; de Marx dans la premi&#232;re Internationale &#233;tait que les ouvriers doivent cr&#233;er partout des organisations syndicales et politiques, sur la base &#034;des circonstances r&#233;elles&#034;, qui &#224; son &#233;poque variaient encore consid&#233;rablement d'un pays &#224; l'autre, afin de pr&#233;parer les masses prol&#233;tariennes &#224; la conqu&#234;te du pouvoir politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re Internationale ne v&#233;cut elle-m&#234;me que neuf ann&#233;es, du 28 septembre 1864 jusqu'en 1874. Elle se brisa elle aussi sous les coups de la r&#233;action, soulev&#233;e apr&#232;s la sanglante d&#233;faite de la Commune de Paris en 1871 et min&#233;e int&#233;rieurement par l'action liquidatrice des anarchistes bakouniniens et par l'incompr&#233;hension th&#233;orique des blanquistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fut cependant au cours de son existence &#233;ph&#233;m&#232;re le puissant levier de l'organisation syndicale et dans une certaine mesure aussi politique, de larges couches prol&#233;tariennes en Europe et en Am&#233;rique, et surtout un &#233;tonnant &#034;proph&#232;te de l'avenir&#034;, comme l'a justement caract&#233;ris&#233;e 45 ans plus tard le Manifeste Inaugural de la III&#232;me Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1880 le mouvement ouvrier mondial eut &#224; nouveau un essor prodigieux. En Europe l'organisation syndicale et politique du prol&#233;tariat allemand, fran&#231;ais, anglais, italien, suisse, etc... remporte d'&#233;clatants succ&#232;s. En 1889, &#224; l'occasion de l'exposition universelle de Paris, un Congr&#232;s convoqu&#233; par les &#034;Guesdistes&#034; fonda la II&#232;me Internationale ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant vingt ans, &#224; peu pr&#232;s jusqu'&#224; la veille de la premi&#232;re guerre mondiale de 1914, la II&#232;me Internationale fut la grande &#034;organisatrice des millions&#034; d'ouvriers dans tous les pays capitalistes du monde. Cependant, malgr&#233; ses progr&#232;s, la II&#232;me Internationale resta entre 1904-1914 une F&#233;d&#233;ration mal consolid&#233;e aux tendances et &#224; l'organisation discordantes. Son aile r&#233;formiste et opportuniste, issue du d&#233;veloppement organique de ce capitalisme industriel qui dure &#224; peu pr&#232;s jusqu'&#224; la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, croyait &#224; l'&#233;ternit&#233; de cette p&#233;riode de prosp&#233;rit&#233; et niait la n&#233;cessit&#233; de l'action r&#233;volutionnaire des masses. Son aile prol&#233;tarienne au contraire, repr&#233;sent&#233;e surtout par le parti bolch&#233;vique de L&#233;nine, par Trotsky, par Liebknecht et Rosa Luxembourg, basait sa politique sur l'analyse exacte de la nouvelle phase imp&#233;rialiste du capitalisme et l'approche in&#233;vitable de la guerre. Cette perspective se montra bient&#244;t parfaitement juste. En ao&#251;t 1914 &#233;clate la premi&#232;re guerre mondiale imp&#233;rialiste et quelques semaines apr&#232;s les chefs ouvriers et socialistes de la plupart des pays bellig&#233;rants d&#233;commandent aux masses la lutte de classe et se jettent sans r&#233;serve dans le social patriotisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une seconde fois l'organisation internationale du prol&#233;tariat se disloquait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tandis que la premi&#232;re Internationale de Marx tombait victime de la r&#233;action apr&#232;s une lutte h&#233;ro&#239;que couronn&#233;e par l'immortelle Commune de Paris, la II&#232;me Internationale de Scheidemann, d'Ebert, de Noske de Renaudel, d'Albert Thomas, etc... p&#233;rissait dans la honte du social-chauvinisme apr&#232;s avoir trahi les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re. Seule une petite minorit&#233;, et &#224; sa t&#234;te L&#233;nine, Trotsky, Liebknecht et R. Luxembourg, rest&#232;rent fid&#232;les &#224; la doctrine de Marx et se dress&#232;rent contre la guerre dans tous les pays, &#034;d&#233;mocratiques&#034; ou &#034;autoritaires&#034;, &#034;agresseurs&#034; ou &#034;victimes de l'agression&#034;, en se basant sur la tactique du d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire valable pour l'ensemble des pays imp&#233;rialistes. Cette minorit&#233; r&#233;volutionnaire d&#233;clarait d&#233;j&#224; en 1915 qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de former une nouvelle Internationale, puisque la II&#232;me Internationale, par son attitude social-patriotique avait cess&#233; d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la III&#232;me Internationale ne devint une r&#233;alit&#233; qu'en mars 1919, apr&#232;s le triomphe de la R&#233;volution Russe en 1917. C'est &#224; Moscou qu'a eu lieu le 1er Congr&#232;s de la nouvelle &#034;Internationale de l'action&#034;, comme l'ont qualifi&#233;e ses fondateurs dans leur premier &#034;Manifeste aux prol&#233;taires de tous les pays&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La III&#232;me Internationale consid&#233;rait sa politique comme la continuation naturelle de la doctrine r&#233;volutionnaire marxiste telle qu'elle avait &#233;t&#233; d&#233;finie pour la premi&#232;re fois, 72 ans auparavant, dans le &#034;Manifeste Communiste&#034;, et de toutes les traditions vraiment r&#233;volutionnaires du prol&#233;tariat mondial. Sa t&#226;che principale &#233;tait d'autre part le renversement imm&#233;diat du capitalisme dans le monde, renversement dont la premi&#232;re &#233;tape fut la victorieuse R&#233;volution Russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pens&#233;e de L&#233;nine et de Trotsky, les principaux organisateurs de la nouvelle Internationale, on ne pouvait mener cette action r&#233;volutionnaire des masses sans avoir un programme international qui corresponde au caract&#232;re de l'&#233;poque imp&#233;rialiste, c'est-&#224;-dire l'&#233;poque o&#249; le capital financier dirige l'&#233;conomie et la politique mondiales. A ce programme international correspond d'autre part n&#233;cessairement une organisation internationale des diff&#233;rents partis politiques du prol&#233;tariat, une sorte d'Etat-major international des masses en lutte sur l'ensemble du terrain mondial.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'&#233;poque imp&#233;rialiste, infiniment plus qu'&#224; l'&#233;poque du capitalisme industriel du XIX&#232;me si&#232;cle, aucun parti prol&#233;tarien ne peut &#233;tablir son programme en se basant seulement ou principalement sur les conditions et les tendances de l'&#233;volution de son pays. Au contraire &#034;le sens dans lequel se dirige le prol&#233;tariat au point de vue national doit se d&#233;duire et ne peut se d&#233;duire que de la direction prise dans le domaine international et non pas vice-versa&#034; (Trotsky). C'est en cela d'ailleurs que consiste la diff&#233;rence fondamentale qui s&#233;pare l'internationalisme communiste de toutes les autres tendances du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cependant, devant l'isolement de la r&#233;volution russe, cons&#233;cutive aux d&#233;faites successives du prol&#233;tariat mondial entre 1917 et 1923, devant la fatigue des ouvriers russes et la stabilisation &#233;ph&#233;m&#232;re du capitalisme, la direction stalinienne de la III&#232;me Internationale substitua apr&#232;s la mort de L&#233;nine, vers la fin de 1924, &#224; son programme jusqu'alors enti&#232;rement bas&#233; sur la r&#233;volution internationale, une th&#233;orie &#034;consolatrice&#034;, celle du &#034;socialisme dans un seul pays&#034;. Mais en fait il s'agissait d'une orientation politique nouvelle, dont il faut chercher les racines dans une conception social-patriotique du r&#244;le de l'URSS dans la r&#233;volution mondiale. En 1924, quand Staline lan&#231;a pour la premi&#232;re fois cette formule, devenue depuis la base de toute sa politique int&#233;rieure et ext&#233;rieure, les conditions objectives ne permettaient pas encore &#224; la grande masse de militants r&#233;volutionnaires du monde d'appr&#233;cier toutes les cons&#233;quences in&#233;vitables d'une telle orientation. Et l'opposition soulev&#233;e par Trotsky au sein de la III&#232;me Internationale contre le &#034;socialisme dans un seul pays&#034; n'a paru alors qu'une injustifiable tentative de scission et de discorde, trop &#034;th&#233;orique&#034; pour avoir un r&#233;sultat pratique appr&#233;ciable. Mais Trotsky, qui &#233;tait capable de manier le marxisme non pas comme une doctrine empirique de &#034;man&#339;uvres&#034; et de &#034;combines&#034; politiques, mais comme une science, avait vu parfaitement juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie du &#034;socialisme dans un seul pays&#034; &#233;tait la n&#233;gation de toute action et de toute organisation internationales du prol&#233;tariat. Elle ne pouvait n&#233;cessairement aboutir qu'&#224; la liquidation du mouvement international. Qu'on compare apr&#232;s 25 ans ce qu'&#233;crivait Trotsky en 1928 sur la signification r&#233;elle de la th&#233;orie stalinienne du &#034;socialisme dans un seul pays&#034; avec la dissolution r&#233;cente de la III&#232;me Internationale survenue le 16 mai 1943 en pleine guerre imp&#233;rialiste, &#224; la veille de sa phase d&#233;cisive, au moment o&#249; des millions d'ouvriers, de paysans, d'exploit&#233;s et d'opprim&#233;s sur toute la plan&#232;te gardent encore un supr&#234;me espoir : la d&#233;livrance de la barbarie imp&#233;rialiste par la r&#233;volution mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le marxisme a toujours enseign&#233; aux ouvriers, que m&#234;me la lutte pour les salaires et la limitation de la journ&#233;e de travail ne peut avoir de succ&#232;s que si elle est men&#233;e en tant que lutte internationale. Et voil&#224; qu'&#224; pr&#233;sent, tout d'un coup, il se trouve que l'id&#233;al de la soci&#233;t&#233; socialiste peut &#234;tre r&#233;alis&#233; par les seules forces d'une nation. C'est un coup mortel port&#233; &#224; l'Internationale. La conviction in&#233;branlable que le but fondamental de classe ne peut pas &#234;tre atteint, encore bien moins que les objectifs partiels, par des moyens nationaux ou dans le cadre d'une nation, constitue la moelle de l'internationalisme r&#233;volutionnaire. Si l'on peut arriver au but final &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res nationales par les efforts du prol&#233;tariat d'une nation, alors l'&#233;pine dorsale de l'internationalisme est bris&#233;e. ...Le Parti Communiste de n'importe quel pays capitaliste, apr&#232;s s'&#234;tre p&#233;n&#233;tr&#233; de l'id&#233;e qu'il y a au sein de son Etat toutes les pr&#233;mices &#034;n&#233;cessaires et suffisantes&#034; pour construire par ses propres forces &#034;la soci&#233;t&#233; socialiste int&#233;grale&#034;, ne se distinguera au fond en rien de la social-d&#233;mocratie r&#233;volutionnaire, qui elle non plus n'avait pas commenc&#233; par Noske mais qui a d&#233;finitivement tr&#233;buch&#233; sur cette question le 4 ao&#251;t 1914&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paroles proph&#233;tiques ! M&#233;ditez-les, camarades qui combattez pour le triomphe du socialisme. M&#233;ditez-les vous particuli&#232;rement, camarades de la III&#232;me Internationale dissoute, comme vous devez m&#233;diter par ailleurs toute la lutte id&#233;ologique qui a abouti &#224; l'exclusion de l'aile r&#233;volutionnaire de la III&#232;me dirig&#233;e par Trotsky et &#224; la formation depuis 1934 du mouvement pour la IV&#232;me Internationale. Faites &#224; la lumi&#232;re des &#233;v&#233;nements actuels, &#224; la lumi&#232;re de la pratique vivante, l'autocritique n&#233;cessaire, l'examen minutieux de vos armes id&#233;ologiques, des id&#233;es qui ont servi jusqu'&#224; maintenant de base &#224; votre action. Faites le bilan de cette derni&#232;re. Passez en revue toute la politique de vos dirigeants dans les derni&#232;res ann&#233;es et pendant cette guerre imp&#233;rialiste. Et vous arriverez alors s&#251;rement &#224; comprendre pourquoi le prol&#233;tariat mondial encore une fois trahi, est oblig&#233; par l'histoire de forger de nouvelles armes : les nouveaux partis, la nouvelle Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che est immense ; mais d'une n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse. Reculer devant cette t&#226;che, se d&#233;courager, abandonner la lutte, cela &#233;quivaut &#224; accepter passivement votre sort d'esclaves dans le r&#233;gime capitaliste. Les pires conditions &#233;conomiques et politiques vous attendraient dans la p&#233;riode d'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les damn&#233;s de l'enfer, aucun espoir ne vous est permis dans ce r&#233;gime de mis&#232;re croissante, d'esclavage politique et de guerres perp&#233;tuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais dans le pass&#233;, une seule voie de salut reste ouverte aux prol&#233;taires et &#224; toute l'humanit&#233; agonisante : le triomphe du socialisme par la r&#233;volution prol&#233;tarienne mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
De nouveaux partis, une nouvelle Internationale, sont pour cela absolument n&#233;cessaires. Le comprendre et agir fermement dans cette direction, c'est accomplir le devoir supr&#234;me que nous impose le moment historique actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A LA NOUVELLE VICTOIRE POLITIQUE DE L'IMPERIALISME ANGLO-SAXON :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA DISSOLUTION DE LA TROISIEME INTERNATIONALE,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE PROLETARIAT REPONDRA PAR LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOUS LE DRAPEAU DE LA QUATRIEME INTERNATIONALE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; la guerre imp&#233;rialiste mondiale entre dans sa phase d&#233;cisive, une &#034;nouvelle sensationnelle&#034; diffus&#233;e depuis 48 heures par toutes les radios et dans toute la presse du globe y compris les radios et la presse de l'URSS, remplit de stup&#233;faction et d'embarras les prol&#233;tariats de tous les pays : Staline dissout l'Internationale Communiste et recommande &#224; ses membres de subordonner leur action &#224; l'action des Gouvernements &#034;alli&#233;s&#034; dans la lutte contre Hitler !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et tandis que la propagande de l'Axe s'empresse de qualifier la nouvelle de &#034;bluff&#034; et de &#034;man&#339;uvre grotesque&#034;, la propagande &#034;alli&#233;e&#034; exalte &#034;l'importance historique&#034; de l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DE QUOI DONC S'AGIT-IL ? PRESSION ET VICTOIRE DE L'IMPERIALISME ANGLO-AMERICAIN.&lt;br class='autobr' /&gt;
Staline dissout l'Internationale de L&#233;nine c&#233;dant ainsi &#224; la pression de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain et anglais. La nouvelle de la dissolution du Komintern a &#233;t&#233; annonc&#233;e tout de suite apr&#232;s la visite du repr&#233;sentant de Roosevelt, Davies, &#224; Staline, et avant la fin des travaux de la conf&#233;rence politico-militaire des Anglo-Am&#233;ricains &#224; Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre imp&#233;rialiste &#233;tant arriv&#233;e &#224; sa phase d&#233;cisive, et le rapport de forces des bellig&#233;rants s'&#233;tant profond&#233;ment modifi&#233; au cours de la derni&#232;re ann&#233;e en faveur du camp anglo-am&#233;ricain &#224; la suite des d&#233;faites de l'Axe en Russie, en Afrique et dans les airs, l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain est aujourd'hui sur le point de fixer ses plans d&#233;finitifs pour la liquidation de la guerre. Mais avant d'agir sur le terrain militaire en Europe, ayant tir&#233; l'exp&#233;rience am&#232;re de la crise r&#233;volutionnaire qui a suivi la fin de la guerre de 14-18 et qui a menac&#233; jusqu'aux tr&#233;fonds l'&#233;difice capitaliste, il veut s'assurer d'avance la liquidation capitaliste et sans risques pour le r&#233;gime des classes poss&#233;dantes, de cette guerre. L'imp&#233;rialisme subordonne ainsi l'action militaire imm&#233;diate aux consid&#233;rations politiques qui visent &#224; cr&#233;er le climat n&#233;cessaire en Europe, dans lequel aucune crise r&#233;volutionnaire s&#233;rieuse ne serait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cette raison que l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain neutralise d'abord la III&#232;me Internationale qui, malgr&#233; sa d&#233;g&#233;n&#233;rescence bureaucratique croissante pendant toutes ces derni&#232;res ann&#233;es, repr&#233;sentait encore gr&#226;ce &#224; ses traditions et sa liaison avec l'URSS un cadre dans lequel se canalisait l'activit&#233; r&#233;volutionnaire spontan&#233;e des masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POURQUOI STALINE CEDE-T-IL ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline a c&#233;d&#233; &#224; la pression des imp&#233;rialistes &#034;alli&#233;s&#034; parce que, malgr&#233; les derni&#232;res victoires de l'Arm&#233;e Rouge, malgr&#233; la d&#233;faite en perspective de l'Axe, l'URSS est sur le plan mondial plus faible que jamais. Faible d'abord parce que la guerre a consomm&#233; et d&#233;truit une masse &#233;norme de richesses naturelles du pays, de r&#233;alisations techniques, de mat&#233;riel et d'hommes. Faible ensuite parce que la force principale de l'URSS en tant que pays qui voulait &#233;riger une soci&#233;t&#233; socialiste bas&#233;e sur un syst&#232;me d'&#233;conomie planifi&#233;e et sans les entraves du r&#233;gime capitaliste de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, r&#233;side dans le soutien actif du prol&#233;tariat mondial, dans le progr&#232;s de son mouvement r&#233;volutionnaire et dans l'&#233;largissement de la r&#233;volution socialiste commenc&#233;e il y a 25 ans en URSS.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ni mat&#233;riellement en fait, ni politiquement, l'URSS ne pouvait soutenir longtemps la lutte avec son entourage capitaliste. Mais le mouvement r&#233;volutionnaire sous la direction stalinienne n'a accumul&#233; jusqu'&#224; maintenant que des d&#233;faites, qui ont rendu la situation de l'URSS &#224; la longue, et surtout pendant la guerre actuelle, extr&#234;mement pr&#233;caire et &#224; la merci des pressions et des chantages de l'imp&#233;rialisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAIS S'IL NE S'AGIT QUE D'UNE MAN&#338;UVRE ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagande de l'Axe qui par le succ&#232;s politique de l'imp&#233;rialisme anglo-saxon a perdu un atout d'argumentation en faveur de la croisade &#034;anti-communiste&#034;, d&#233;nonce la liquidation du Komintern comme une &#034;man&#339;uvre&#034;, et les bureaucrates qui dirigent les partis communistes, embarrass&#233;s par l'ampleur et la vitesse de la d&#233;cision du Kremlin, ne tarderont pas de donner aux ouvriers la m&#234;me explication facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est une s&#233;rie de telles man&#339;uvres qui pendant toutes ces derni&#232;res ann&#233;es ont amen&#233; la liquidation pratique du mouvement communiste, et dont l'aboutissement n&#233;cessaire est la liquidation aussi du Komintern. C'est la &#034;man&#339;uvre&#034; du Front Populaire qui a &#233;limin&#233; de la sc&#232;ne politique la physionomie ind&#233;pendante des partis communistes et qui a favoris&#233; ainsi la pr&#233;paration id&#233;ologique de la guerre par la &#034;sainte alliance&#034; des partis bourgeois et &#034;ouvriers&#034;. C'est la &#034;man&#339;uvre&#034; de la subordination du mouvement ouvrier pendant la pr&#233;sente guerre aux mouvements bourgeois nationaux des diff&#233;rents De Gaulle et Giraud dans les camps des pays &#034;alli&#233;s&#034; qui fait &#233;voluer jusqu'&#224; maintenant la guerre selon les d&#233;sirs de l'imp&#233;rialisme mondial et qui pr&#233;pare sa victoire accompagn&#233;e de l'&#233;touffement de toute crise r&#233;volutionnaire et de l'&#233;crasement de ce qui reste encore vivant de la r&#233;volution d'Octobre en URSS. Ce n'est pas la bourgeoisie qui a &#233;t&#233; tromp&#233;e par ces &#034;man&#339;uvres&#034;, c'est le prol&#233;tariat au contraire qui a servi d'instrument docile aux buts r&#233;actionnaires. Il n'y a que des bureaucrates pourris, des coquins ou des imb&#233;ciles qui peuvent faire vanter au prol&#233;tariat les avantages d'une &#034;ing&#233;nieuse&#034; politique de man&#339;uvre et lui d&#233;former ainsi son crit&#232;re de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique prol&#233;tarienne, pour qu'elle soit vraiment r&#233;volutionnaire, c'est-&#224;-dire pour qu'elle fasse avancer la conscience, l'&#233;ducation politique et l'organisation des masses laborieuses, doit &#234;tre telle qu'elle a toujours &#233;t&#233; d&#233;finie par Marx, par L&#233;nine et par Trotsky : franche, audacieuse, avec son propre drapeau, expliquant toujours ce qui est et ce qu'elle veut, au lieu de s'adapter mis&#233;rablement aux dispositions de telle ou telle bourgeoisie &#034;amie&#034; ou &#034;alli&#233;e&#034; de l'URSS. Parce que c'est pr&#233;cis&#233;ment la politique ext&#233;rieure de l'URSS qui conditionne et qui explique toute la politique opportuniste des partis communistes pendant les derni&#232;res ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La III&#232;me Internationale &#233;tait devenue aux mains de la bureaucratie stalinienne un simple accessoire de sa politique ext&#233;rieure, qui au lieu d'&#234;tre appuy&#233;e sur l'action r&#233;volutionnaire des masses, les seuls alli&#233;s naturels de l'URSS, a &#233;t&#233; orient&#233;e exclusivement dans la voie des &#034;combines&#034; et des &#034;man&#339;uvres&#034; avec les diff&#233;rents pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la bande de bureaucrates qui d'une main aussi l&#233;g&#232;re, sur un geste des ma&#238;tres du Kremlin, dissout maintenant en pleine guerre imp&#233;rialiste l'organisation supr&#234;me du prol&#233;tariat mondial, montre pour une derni&#232;re fois le mis&#233;rable sort que le stalinisme a r&#233;serv&#233; &#224; l'Internationale de L&#233;nine : devenir un simple moyen de marchandage avec les bandits imp&#233;rialistes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA CONCESSION DE STALINE NE SERA PAS LA DERNIERE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus on prive le prol&#233;tariat de ses armes id&#233;ologiques et organisationnelles pour sa lutte de classe contre la bourgeoisie, plus la position internationale de cette derni&#232;re se renforce et plus elle devient insatiable et agressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liquidation du Komintern par Staline ne peut pas &#234;tre la derni&#232;re de ses concessions &#224; l'imp&#233;rialisme arm&#233; des &#034;alli&#233;s&#034;. Sur la voie d'une d&#233;sorganisation et d'une passivit&#233; progressive du prol&#233;tariat mondial, l'existence de l'URSS avec tout ce qui reste encore debout de la R&#233;volution d'octobre dans ce pays, nationalisation de la propri&#233;t&#233;, &#233;conomie planifi&#233;e, commerce ext&#233;rieur &#233;tatis&#233;, ne pourra pas subsister encore pour longtemps. Le rapport des forces changera chaque jour davantage en faveur du capitalisme, aussi bien &#224; l'int&#233;rieur de l'URSS que sur l'&#233;chelle mondiale et provoquera l'effondrement brusque de toutes les conqu&#234;tes socialistes qui subsistent encore en URSS.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'imp&#233;rialisme international, d'accord avec les tendances r&#233;actionnaires renforc&#233;es dans certains milieux de la bureaucratie sovi&#233;tique, exercera pendant cette guerre tout son pouvoir pour arracher d'autres concessions substantielles dans le domaine de l'&#233;conomie planifi&#233;e de l'URSS pour la ramener finalement dans le cycle de l'&#233;conomie anarchique du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SURPRISE ? NON, SUITE LOGIQUE DE TOUTE LA POLITIQUE STALINIENNE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous marxistes, nourris de la pens&#233;e et de l'&#339;uvre pratique de Marx, de L&#233;nine, de Trotsky, un fait est l'aboutissement n&#233;cessaire de son &#233;volution ant&#233;rieure. Que Staline dissolve le Komintern, arme supr&#234;me du prol&#233;tariat combattant, &#224; la veille de la phase d&#233;cisive de la guerre imp&#233;rialiste mondiale, ne nous surprend pas. Il y a en fait 15 ans que nous avons commenc&#233; &#224; prouver aux militants de l'avant-garde r&#233;volutionnaire que la politique stalinienne conduisait pratiquement &#224; la liquidation du mouvement communiste. Et il y a plus de 9 ans qu'ayant tir&#233; de l'exp&#233;rience pratique la certitude qu'aucune r&#233;forme ne serait plus possible &#224; l'int&#233;rieur de la III&#232;me Internationale, nous avons proclam&#233; devant le prol&#233;tariat mondial, dans la mesure de nos forces, la n&#233;cessit&#233; historique de la IV&#232;me Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne verserons pas de larmes inutiles devant la d&#233;pouille de celle qui fut jadis l'Internationale h&#233;ro&#239;que de L&#233;nine et de Trotsky. Nous ne perdrons pas non plus notre courage devant les difficult&#233;s immenses de notre &#339;uvre et notre foi in&#233;branlable dans la justice prol&#233;tarienne et le triomphe certain de notre cause. Nous savons avec Marx que les succ&#232;s faciles ne sont pas propres &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons au contraire que &#034;les r&#233;volutions prol&#233;tariennes se critiquent elles-m&#234;mes constamment, interrompent &#224; chaque instant leur propre cours, reviennent sur ce qui semble d&#233;j&#224; &#234;tre accompli, pour le recommencer &#224; nouveau, raillent impitoyablement les h&#233;sitations, les faiblesses et les mis&#232;res de leurs premi&#232;res tentatives, paraissent n'abattre leur adversaire que pour lui permettre de puiser de nouvelles forces de la terre et se redresser &#224; nouveau formidable en face d'elles, reculent constamment &#224; nouveau devant l'immensit&#233; infinie de leurs propres buts, jusqu'&#224; ce que soit enfin cr&#233;&#233;e la situation qui rende impossible tout retour en arri&#232;re, et que les circonstances elles-m&#234;mes crient : ...c'est ici qu'il faut sauter !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prol&#233;taires ! Camarades !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons les morts enterrer leurs morts. Aussi p&#233;nible que cela puisse &#234;tre pour des milliers d'entre vous de constater que l'Internationale sous le drapeau de laquelle d'innombrables militants de notre cause ont trouv&#233; la mort et ont souffert dans les ge&#244;les de la bourgeoisie les pires martyrs moyen&#226;geux, vous abandonne au moment le plus critique de la lutte contre l'imp&#233;rialisme qui, une fois de plus, a plong&#233; l'humanit&#233; enti&#232;re dans une mer immense de sang, de d&#233;tresse et de souffrance, ne vous d&#233;couragez pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme europ&#233;en sortira de cette guerre mortellement affaibli. Dans une s&#233;rie de pays tels que l'Allemagne, l'Italie, la Roumanie, etc... l'effondrement risque d'&#234;tre total et le chaos &#233;conomique et politique indescriptible. Dans les autres pays la guerre n'a pas fait moins de ravages et le d&#233;sordre g&#233;n&#233;ral qui accompagnera sa fin provoquera des explosions gigantesques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#232;re de guerres civiles et de r&#233;volutions commencera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;sorganisation et la confusion dans les rangs des r&#233;volutionnaires peuvent permettre de nouveau une stabilisation &#233;ph&#233;m&#232;re du capitalisme. Dans ce cas la mis&#232;re atroce et l'esclavage politique seraient pour une certaine p&#233;riode notre sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme europ&#233;en ne peut en fait se survivre apr&#232;s cette guerre qu'en rabaissant le niveau de vie &#224; ses extr&#234;mes limites et en instaurant un ordre politique dictatorial. Crises &#233;conomiques plus longues et plus profondes que toutes celles que nous avons jusqu'&#224; maintenant connues, ch&#244;mage massif et permanent, salaires bas, vie ch&#232;re, esclavage politique, voil&#224; les perspectives d'apr&#232;s-guerre si nous accordons au capitalisme encore un d&#233;lai d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forgeons d&#232;s maintenant dans la lutte nos armes nouvelles : les nouveaux partis r&#233;volutionnaires, la nouvelle Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la pens&#233;e de Marx, de L&#233;nine et de Trotsky soit notre guide et notre drapeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POUR LE TRIOMPHE DE LA REVOLUTION SOCIALISTE MONDIALE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POUR LES ETATS-UNIS SOCIALISTES D'EUROPE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le gouvernement r&#233;volutionnaire des Comit&#233;s ouvriers et paysans !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la d&#233;fense des conqu&#234;tes socialistes de l'URSS contre les nouveaux assauts de l'imp&#233;rialisme !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la paix, le pain et la libert&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIVE LA QUATRIEME INTERNATIONALE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La question nationale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux quatre coins du monde, des peuples se voient refuser toute reconnaissance d'identit&#233; nationale, qu'il s'agisse des Kurdes, des Palestiniens, des Cachemiris, des Tamouls, des Touar&#232;gues, des Tziganes, des Ouighours, des peuples des anciennes colonies comme les Antillais, les Kanaks, les R&#233;unionnais, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'existence d'un Etat ne prouve pas que le peuple ne soit pas opprim&#233; et ne soit pas exploit&#233;. Loin de l&#224; ! Mais l'inverse est une raison de plus de subir tous les mauvais traitements imaginables et d'&#234;tre trait&#233;s en citoyens de seconde zone, sans cesse d&#233;sign&#233;s du doigt et frapp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de r&#233;volutionnaires pensent soit qu'il faut juste soutenir les nationalismes des peuples opprim&#233;s et d'autres juste qu'il faut s'en d&#233;marquer. Pourtant, la politique de r&#233;volution permanente de L&#233;on Trotsky et la politique de droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes de L&#233;nine ne consistaient en cela ni l'une ni l'autre ! Ces deux derni&#232;res consistaient toujours &#224; faire de la &#171; question nationale &#187; une arme de combat du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire international contre l'imp&#233;rialisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr40.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrr40.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7230&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7230&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6259&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6259&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question nationale a tellement &#233;t&#233; une arme aux mains du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire de Russie que l'arm&#233;e rouge a &#233;t&#233; une arm&#233;e fond&#233;e sur trois forces : ouvriers, paysans, nationalit&#233;s opprim&#233;es. Et ces trois forces ont &#233;t&#233; d&#233;terminantes dans la victoire prol&#233;tarienne face aux arm&#233;es blanches et imp&#233;rialistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question nationale surgit du d&#233;veloppement in&#233;gal de l'histoire (voir 4&#232;me tome de la R&#233;volution Russe de L&#233;on Trotsky).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;veloppement d'une partie de l'humanit&#233; vers l'&#201;tat national comme forme sup&#233;rieure de production par rapport &#224; l'ancienne forme de production morcel&#233;e, d'autre part la transformation des &#201;tats avanc&#233;s en &#201;tats imp&#233;rialistes qui ont trouv&#233; une issue temporaire &#224; leurs contradictions en soumettant &#224; leur exploitation les pays arri&#233;r&#233;s, en les emp&#234;chant par l&#224;-m&#234;me de se constituer en &#201;tat national, en les maintenant dans un &#233;tat &#233;conomique et social arri&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier but strat&#233;gique des droits des peuples c'est d'enlever &#224; l'imp&#233;rialisme une source de puissance, tant que ces &#201;tats auront les colonies la r&#233;volution sera impossible dans les pays imp&#233;rialistes. Cela signifie-t-il que ce mot d'ordre devient superflu sinon nuisible (Rosa Luxembourg) ? Une fois la r&#233;volution sociale accomplie il est donc inutile puisqu'il n'est r&#233;alisable que pr&#233;cis&#233;ment quand il devient contre-r&#233;volutionnaire. La question ainsi pos&#233;e l'est d'une fa&#231;on m&#233;canique et non dialectique. Les socialistes dans leur programme vis-&#224;-vis de la paysannerie moyenne et pauvre sp&#233;cifient que le passage &#224; la soci&#233;t&#233; socialiste, dont le d&#233;but c'est l'insurrection arm&#233;e du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie, ne peut se faire que par l'affirmation pratique de la sup&#233;riorit&#233; de l'&#233;conomie socialiste sur la production isol&#233;e. Int&#233;gration donc de larges couches paysannes dans le socialisme par la voie pacifique suivant leur propre gr&#233;. Il en est de m&#234;me a propos de la question nationale. Entre le prol&#233;tariat de la nation dominante et les couches populaires de la nation opprim&#233;e il y a le foss&#233; historique de l'oppression, la responsabilit&#233; en retombe, aux yeux de la nation opprim&#233;e, aussi sur le prol&#233;tariat de la nation dominante. Il n'est donc pas possible d'attirer les couches populaires de la nation opprim&#233;e dans une collaboration pacifique socialiste avec la nation anciennement oppresseuse si cette collaboration n'a pour base l'&#233;galit&#233; compl&#232;te des droits. Cette &#233;galit&#233; des droits est d&#233;truite si le droit de libre disposition &#224; n'importe quel moment de la nation opprim&#233;e n'est pas reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas il arrive comme le disait L&#233;nine en Avril 1917, confirm&#233; par la r&#233;volution russe : si les Ukrainiens voient que nous avons une R&#233;publique des Soviets ils ne se s&#233;pareront pas, mais si nous avons une r&#233;publique de Milioukov ils se s&#233;pareront. R&#233;publique des soviets, ceci est incompatible avec quelque contrainte que ce soit impos&#233;e &#224; la nation anciennement opprim&#233;e sous pr&#233;texte de socialisme. Le droit des nationalit&#233;s nous ne le mettons pas au dessus de la r&#233;volution socialiste. Si on enl&#232;ve la moindre parcelle de la libert&#233;, ce n'est plus la libert&#233;. Quand il s'agit de construction socialiste c'est un droit inviolable fondamental. Mais quand il s'agit de situation strat&#233;gique de guerre d&#233;termin&#233;e (la Pologne est maintenant opprim&#233;e mais le capitalisme anglais et am&#233;ricain pourrait s'en servir pour lutter contre la r&#233;volution allemande, le prol&#233;tariat allemand sera oblig&#233; de d&#233;truire par les armes la contre-r&#233;volution l&#224;-bas). Si l'Etat anciennement opprim&#233; se trouve dans un entourage capitaliste il aura de lui-m&#234;me int&#233;r&#234;t &#224; faire partie d'une Union sovi&#233;tique. Cela n'implique pas que les partis communistes des nations opprim&#233;es m&#232;nent eux une politique s&#233;paratiste. Mais ce droit est reconnu par le parti de la nation oppresseuse. En Europe cette question concerne les nationalit&#233;s opprim&#233;es, Pologne, Tch&#233;coslovaquie, Albanie, etc. Si l'Allemagne reste imp&#233;rialiste et qu'elle est battue elles se s&#233;pareront, mais si l'Europe est socialiste elles ne se s&#233;pareront pas. Ne pas recourir &#224; la contrainte cela fait partie de la qualit&#233; de l'&#201;tat socialiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'essentiel du mot d'ordre : le prol&#233;tariat de la nation dominante affirmant ce droit inaugure une politique tout &#224; fait nouvelle par rapport &#224; celle de la bourgeoisie, il se pr&#233;sente sous un autre visage &#224; l'&#233;gard des peuples opprim&#233;s. Non pas en les traitant en enfants mineurs, le socialisme doit surgir des c&#339;urs et de l'effort intellectuel et &#233;conomique de toute l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1943/12/note_123043.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1943/12/note_123043.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de Mayotte, colonie fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syndicats, gauche et extr&#234;me gauche : entre soutien ouvert et implicite au colonialisme fran&#231;ais ! Mayotte aux Comoriens ! Troupes coloniales fran&#231;aises, hors de Mayotte !&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun des partis ou syndicats se r&#233;clamant du mouvement ouvrier ou de la r&#233;volution socialiste qui nous appellent &#224; manifester le 6 juin pour soutenir le groupe LIOT ne r&#233;clame : &#171; Mayotte aux comoriens ! Droit de libre circulation entre les &#171; quatre iles soeurs &#187; (expression du temps des colonies) des Comores &#187;. LFI, le PC depuis 1935, le PS et la CGT depuis 1914, forment une gauche (bourgeoise) qui a de longues traditions coloniales ! Le NPA et LO sont de nouveaux venus. N. Arthaud pour LO d&#233;clare ainsi &#224; propos de Mayotte : &#171; &#192; Mayotte comme ici, &#224; bas la guerre faite aux migrants ! En montrant du doigt les &#233;trangers, Le Pen et Darmanin cherchent &#224; dresser des pauvres contre d'autres pauvres, comme ils tentent d'opposer des travailleurs &#224; d'autres travailleurs. (...) &#224; la lutte contre les migrants, opposons la lutte des travailleurs contre leurs seuls ennemis de classe, et pour leurs v&#233;ritables int&#233;r&#234;ts. &#187; Mais les comoriens ne sont pas des &#171; &#233;trangers &#187;, des &#171; migrants &#187;, ils sont chez eux &#224; Mayotte ! On ne peut pas passer sous silence la dimension coloniale de la question, sous pr&#233;texte de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et des &#171; migrants &#187;. Pas d'anticolonialisme, pas de parti r&#233;volutionnaire ! Pour nous les probl&#232;mes centraux des pays coloniaux et semi-coloniaux sont : la liquidation de l'h&#233;ritage f&#233;odal et l'ind&#233;pendance nationale. Il est impossible de rejeter purement et simplement le programme d&#233;mocratique. (Trotsky, 1938).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes&lt;br class='autobr' /&gt;
de L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I.	L'imp&#233;rialisme, le socialisme et la lib&#233;ration des nations opprim&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme est le stade supr&#234;me de d&#233;veloppement du capitalisme. Dans les pays avanc&#233;s, le capital a d&#233;bord&#233; le cadre des Etats nationaux et substitu&#233; le monopole &#224; la concurrence, en cr&#233;ant toutes les pr&#233;misses objectives pour la r&#233;alisation du socialisme. Voil&#224; pourquoi, en Europe occidentale et aux Etats-Unis, s'inscrit &#224; l'ordre du jour la lutte r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat pour le renversement des gouvernements capitalistes, pour l'expropriation de la bourgeoisie. L'imp&#233;rialisme pousse les masses &#224; cette lutte, en exacerbant dans de vastes proportions les contradictions de classes, en aggravant la situation de ces masses aussi bien sous le rapport &#233;conomique - trusts, vie ch&#232;re - que sous le rapport politique : d&#233;veloppement du militarisme, multiplication des guerres, renforcement de la r&#233;action, affermissement et extension du joug national et du pillage des colonies. Le socialisme victorieux doit n&#233;cessairement instaurer une d&#233;mocratie int&#233;grale et, par cons&#233;quent, non seulement instaurer une &#233;galit&#233; totale en droits des nations, mais aussi mettre en application le droit des nations opprim&#233;es &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, c'est-&#224;-dire le droit &#224; la libre s&#233;paration politique. Les partis socialistes qui ne prouveraient pas par toute leur activit&#233; maintenant, pendant la r&#233;volution et apr&#232;s sa victoire, qu'ils affranchiront les nations asservies et &#233;tabliront leurs rapports avec elles sur la base d'une alliance libre - et l'alliance libre est une formule mensong&#232;re si elle n'implique pas la libert&#233; de s&#233;paration - ces partis trahiraient le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la d&#233;mocratie est aussi une forme d'Etat, qui devra dispara&#238;tre quand celui-ci dispara&#238;tra lui-m&#234;me, mais cela n'arrivera que lors du passage du socialisme d&#233;finitivement victorieux et affermi au communisme int&#233;gral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II. La r&#233;volution socialiste et la lutte pour la d&#233;mocratie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution socialiste, ce n'est pas un acte unique, une bataille unique sur un seul front, c'est toute une &#233;poque de conflits de classes aigus, une longue succession de batailles sur tous les fronts, c'est-&#224;-dire sur toutes les questions d'&#233;conomie et de politique, batailles qui ne peuvent finir que par l'expropriation de la bourgeoisie. Ce serait une erreur capitale de croire que la lutte pour la d&#233;mocratie est susceptible de d&#233;tourner le prol&#233;tariat de la r&#233;volution socialiste ou d'&#233;clipser celle-ci, de l'estomper, etc. Au contraire, de m&#234;me qu'il est impossible de concevoir un socialisme victorieux qui ne r&#233;aliserait pas la d&#233;mocratie int&#233;grale, de m&#234;me le prol&#233;tariat ne peut se pr&#233;parer &#224; la victoire sur la bourgeoisie s'il ne m&#232;ne pas une lutte g&#233;n&#233;rale, syst&#233;matique et r&#233;volutionnaire pour la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une erreur non moins grave serait de supprimer un des paragraphes du programme d&#233;mocratique, par exemple celui concernant le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, sous pr&#233;texte que ce droit serait &#034;irr&#233;alisable&#034; ou &#034;illusoire&#034; &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'affirmation selon laquelle le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes est irr&#233;alisable dans le cadre du capitalisme peut &#234;tre prise soit dans un sens absolu, &#233;conomique, soit dans un sens relatif, politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas, cette affirmation est fonci&#232;rement erron&#233;e au point de vue th&#233;orique. Premi&#232;rement, sont irr&#233;alisables dans ce sens, en r&#233;gime capitaliste, par exemple la monnaie de travail ou la suppression des crises, etc. Mais il est absolument faux que le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes soit &#233;galement irr&#233;alisable. Deuxi&#232;mement, l'exemple de la s&#233;paration de la Norv&#232;ge d'avec la Su&#232;de, en 1905, suffit &#224; lui seul pour r&#233;futer ce &#034;caract&#232;re irr&#233;alisable&#034; compris dans ce sens. Troisi&#232;mement, il serait ridicule de nier qu'un petit changement du rapport des forces politiques et strat&#233;giques, par exemple entre l'Allemagne et l'Angleterre, rendrait parfaitement &#034;r&#233;alisable&#034; aujourd'hui ou demain la formation de nouveaux Etats : polonais, indien, etc. Quatri&#232;mement, le capital financier, dans sa tendance &#224; l'expansion, ach&#232;tera et soudoiera &#034;librement&#034; le gouvernement d&#233;mocratique et r&#233;publicain le plus libre et les fonctionnaires &#233;lus de n'importe quel pays, f&#251;t-il &#034;ind&#233;pendant&#034;. La domination du capital financier, comme celle du capital en g&#233;n&#233;ral, ne saurait &#234;tre &#233;limin&#233;e par quelque transformation que ce soit dans le domaine de la d&#233;mocratie politique ; or, l'autod&#233;termination se rapporte enti&#232;rement et exclusivement &#224; ce domaine. Mais cette domination du capital financier n'abolit nullement l'importance de la d&#233;mocratie politique en tant que forme plus libre, plus large et plus claire de l'oppression de classe et de la lutte des classes. C'est pourquoi tous les raisonnements pr&#233;sentant comme &#034;irr&#233;alisable&#034;, du point de vue &#233;conomique, l'une des revendications de la d&#233;mocratie politique en r&#233;gime capitaliste proc&#232;dent d'une d&#233;finition th&#233;oriquement fausse des rapports g&#233;n&#233;raux et fondamentaux du capitalisme et de la d&#233;mocratie politique en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le second cas, cette affirmation est incompl&#232;te et inexacte. Car ce n'est pas seulement le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, mais toutes les revendications fondamentales de la d&#233;mocratie politique qui, &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme, ne sont &#034;r&#233;alisables&#034; qu'incompl&#232;tement, sous un aspect tronqu&#233; et &#224; titre tout &#224; fait exceptionnel (par exemple, la s&#233;paration de la Norv&#232;ge d'avec la Su&#232;de, en 1905). La revendication de l'affranchissement imm&#233;diat des colonies, formul&#233;e par tous les social-d&#233;mocrates r&#233;volutionnaires, est elle aussi &#034;irr&#233;alisable&#034; en r&#233;gime capitaliste sans toute une s&#233;rie de r&#233;volutions. Cependant, cela n'entra&#238;ne nullement la renonciation de la social-d&#233;mocratie &#224; la lutte imm&#233;diate et la plus r&#233;solue pour toutes ces revendications - cette renonciation ferait tout simplement le jeu de la bourgeoisie et de la r&#233;action - tout au contraire, il en d&#233;coule la n&#233;cessit&#233; de formuler toutes ces revendications et de les faire aboutir non pas en r&#233;formistes, mais en r&#233;volutionnaires ; non pas en restant dans le cadre de la l&#233;galit&#233; bourgeoise, mais en le brisant ; non pas en se contentant d'interventions parlementaires et de protestations verbales, mais en entra&#238;nant les masses &#224; l'action, en &#233;largissant et en attisant la lutte autour de chaque revendication d&#233;mocratique, fondamentale jusqu'&#224; l'assaut direct du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie, c'est-&#224;-dire jusqu'&#224; la r&#233;volution socialiste qui exproprie la bourgeoisie. La r&#233;volution socialiste peut &#233;clater non seulement &#224; la suite d'une grande gr&#232;ve ou d'une manifestation de rue, ou d'une &#233;meute de la faim, ou d'une mutinerie des troupes, ou d'une r&#233;volte coloniale, mais aussi &#224; la suite d'une quelconque crise politique du genre de l'affaire Dreyfus ou de l'incident de Saverne [1] ou &#224; la faveur d'un r&#233;f&#233;rendum &#224; propos de la s&#233;paration d'une nation opprim&#233;e, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement de l'oppression nationale &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme commande &#224; la social-d&#233;mocratie, non pas de renoncer &#224; la lutte &#034;utopique&#034;, comme le pr&#233;tend la bourgeoisie, pour la libert&#233; de s&#233;paration des nations, mais, au contraire, d'utiliser au mieux les conflits qui surgissent &#233;galement sur ce terrain, comme pr&#233;texte &#224; une action de masse et &#224; des manifestations r&#233;volutionnaires contre la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II.	La signification du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes et son rapport avec la f&#233;d&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes signifie exclusivement leur droit &#224; l'ind&#233;pendance politique, &#224; la libre s&#233;paration politique d'avec la nation qui les opprime. Concr&#232;tement, cette revendication de la d&#233;mocratie politique signifie l'enti&#232;re libert&#233; de propagande en faveur de la s&#233;paration et la solution de ce probl&#232;me par la voie d'un r&#233;f&#233;rendum au sein de la nation qui se s&#233;pare. Ainsi, cette revendication n'a pas du tout le m&#234;me sens que celle de la s&#233;paration, du morcellement, de la formation de petits Etats. Elle n'est que l'expression cons&#233;quente de la lutte contre toute oppression nationale. Plus le r&#233;gime d&#233;mocratique d'un Etat est proche de l'enti&#232;re libert&#233; de s&#233;paration, plus seront rares et faibles, en pratique, les tendances &#224; la s&#233;paration, car les avantages des grands Etats, au point de vue aussi bien du progr&#232;s &#233;conomique que des int&#233;r&#234;ts de la masse, sont indubitables, et ils augmentent sans cesse avec le d&#233;veloppement du capitalisme. Reconna&#238;tre le droit d'autod&#233;termination n'&#233;quivaut pas &#224; reconna&#238;tre le principe de la f&#233;d&#233;ration. On peut &#234;tre un adversaire r&#233;solu de ce principe et &#234;tre partisan du centralisme d&#233;mocratique, mais pr&#233;f&#233;rer la f&#233;d&#233;ration &#224; l'in&#233;galit&#233; nationale, comme la seule voie menant au centralisme d&#233;mocratique int&#233;gral. C'est pr&#233;cis&#233;ment de ce point de vue que Marx, tout en &#233;tant centraliste, pr&#233;f&#233;rait m&#234;me la f&#233;d&#233;ration de l'Irlande avec l'Angleterre &#224; l'assujettissement forc&#233; de l'Irlande par les Anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialisme a pour but, non seulement de mettre fin au morcellement de l'humanit&#233; en petits Etats et &#224; tout particularisme des nations, non seulement de rapprocher les nations, mais aussi de r&#233;aliser leur fusion. Et, pr&#233;cis&#233;ment pour atteindre ce but, nous devons, d'une part, expliquer aux masses le caract&#232;re r&#233;actionnaire de l'id&#233;e de Renner et de O. Bauer sur ce qu'ils appellent l'&#034;autonomie nationale culturelle [2]&#034; et, d'autre part, revendiquer la lib&#233;ration des nations opprim&#233;es, non pas en alignant des phrases vagues et g&#233;n&#233;rales, des d&#233;clamations vides de sens, non pas en &#034;ajournant&#034; la question jusqu'&#224; l'av&#232;nement du socialisme, mais en proposant un programme politique clairement et exactement formul&#233;, qui tienne tout particuli&#232;rement compte de l'hypocrisie et de la l&#226;chet&#233; des socialistes des nations oppressives. De m&#234;me que l'humanit&#233; ne peut aboutir &#224; l'abolition des classes qu'en passant par la p&#233;riode de transition de la dictature de la classe opprim&#233;e, de m&#234;me elle ne peut aboutir &#224; la fusion in&#233;vitable des nations qu'en passant par la p&#233;riode de transition de la lib&#233;ration compl&#232;te de toutes les nations opprim&#233;es, c'est-&#224;-dire de la libert&#233; pour elles de se s&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III.	Comment le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire doit poser le probl&#232;me du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement la revendication du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, mais tous les points de notre programme-minimum d&#233;mocratique qui ont &#233;t&#233; autrefois, d&#232;s le XVII&#176; et le XVIII&#176; si&#232;cle, formul&#233;s par la petite bourgeoisie. Et la petite bourgeoisie continue &#224; les formuler tous d'une fa&#231;on utopique, sans voir la lutte des classes et son aggravation &#224; l'&#233;poque de la d&#233;mocratie, et en croyant au capitalisme &#034;pacifique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est pr&#233;cis&#233;ment l'utopie d'une union pacifique de nations &#233;gales en droit &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme, utopie qui trompe le peuple et que pr&#244;nent les partisans de Kautsky. A l'oppos&#233; de cette utopie petite bourgeoise et opportuniste, le programme de la social-d&#233;mocratie doit mettre au premier plan, comme un fait fondamental, essentiel et in&#233;vitable &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme, la division des nations en nations oppressives et nations opprim&#233;es. Le prol&#233;tariat des nations oppressives ne peut se contenter de phrases g&#233;n&#233;rales, st&#233;r&#233;otyp&#233;es, rab&#226;ch&#233;es par tous les bourgeois pacifistes, contre les annexions et pour l'&#233;galit&#233; en droits des nations en g&#233;n&#233;ral. Il ne peut passer sous silence le probl&#232;me, particuli&#232;rement &#034;d&#233;sagr&#233;able&#034; pour la bourgeoisie imp&#233;rialiste, des fronti&#232;res des Etats fond&#233;s sur l'oppression nationale. Il ne peut pas ne pas lutter contre le maintien par la force des nations opprim&#233;es dans les fronti&#232;res de ces Etats ; autrement dit, il doit lutter pour le droit d'autod&#233;termination. Il doit revendiquer la libert&#233; de s&#233;paration politique pour les colonies et les nations opprim&#233;es par &#034;sa&#034; nation. Sinon, l'internationalisme du prol&#233;tariat demeure vide de sens et verbal ; ni la confiance, ni la solidarit&#233; de classe entre les ouvriers de la nation opprim&#233;e et de celle qui opprime ne sont possibles ; et l'hypocrisie des d&#233;fenseurs r&#233;formistes et kautskistes de l'autod&#233;termination, qui ne disent rien des nations opprim&#233;es par &#034;leur propre&#034; nation et maintenues de force au sein de &#034;leur propre&#034; Etat, n'est pas d&#233;masqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les socialistes des nations opprim&#233;es doivent s'attacher &#224; promouvoir et &#224; r&#233;aliser l'unit&#233; compl&#232;te et absolue, y compris sur le plan de l'organisation, des ouvriers de la nation opprim&#233;e avec ceux de la nation oppressive. Sans cela, il est impossible de sauvegarder une politique ind&#233;pendante du prol&#233;tariat et sa solidarit&#233; de classe avec le prol&#233;tariat des autres pays, devant les man&#339;uvres de toutes sortes, les trahisons et les tripotages de la bourgeoisie. Car la bourgeoisie des nations opprim&#233;es convertit constamment les mots d'ordre de lib&#233;ration nationale en une mystification des ouvriers : en politique int&#233;rieure, elle exploite ces mots d'ordre pour conclure des accords r&#233;actionnaires avec la bourgeoisie des nations dominantes (voir l'exemple des Polonais en Autriche et en Russie, qui concluent des march&#233;s avec la r&#233;action pour opprimer les Juifs et les Ukrainiens) ; en politique ext&#233;rieure, elle cherche &#224; pactiser avec une des puissances imp&#233;rialistes rivales pour r&#233;aliser ses buts de rapine (politique des petits Etats dans les Balkans, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que la lutte contre une puissance imp&#233;rialiste pour la libert&#233; nationale peut, dans certaines conditions, &#234;tre exploit&#233;e par une autre &#034;grande&#034; puissance dans ses propres buts &#233;galement imp&#233;rialistes, ne peut pas plus obliger la social-d&#233;mocratie &#224; renoncer au droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, que les nombreux exemples d'utilisation par la bourgeoisie des mots d'ordre r&#233;publicains dans un but de duperie politique et de pillage financier, par exemple dans les pays latins, ne peuvent obliger les social-d&#233;mocrates &#224; renier leur r&#233;publicanisme [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. Le marxisme et le proudhonisme dans la question nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233; des d&#233;mocrates petits-bourgeois, Marx voyait dans toutes les revendications d&#233;mocratiques sans exception non pas un absolu, mais l'expression historique de la lutte des masses populaires, dirig&#233;es par la bourgeoisie, contre le r&#233;gime f&#233;odal. Il n'est pas une seule de ces revendications qui, dans certaines circonstances, ne puisse servir et n'ait servi &#224; la bourgeoisie &#224; tromper les ouvriers. Il est radicalement faux, du point de vue th&#233;orique, de monter en &#233;pingle, &#224; cet &#233;gard, l'une des revendications de la d&#233;mocratie politique, &#224; savoir le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, et de l'opposer &#224; toutes les autres. Dans la pratique, le prol&#233;tariat ne peut conserver son ind&#233;pendance qu'en subordonnant sa lutte pour toutes les revendications d&#233;mocratiques, sans en excepter la r&#233;publique, &#224; sa lutte r&#233;volutionnaire pour le renversement de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, &#224; l'oppos&#233; des proudhoniens, qui &#034;niaient&#034; la question nationale &#034;au nom de la r&#233;volution sociale&#034;, Marx mettait au premier plan, en consid&#233;rant par-dessus tout les int&#233;r&#234;ts de la lutte de classe du prol&#233;tariat des pays avanc&#233;s, le principe fondamental de l'internationalisme et du socialisme : un peuple qui en opprime d'autres ne saurait &#234;tre libre. C'est du point de vue des int&#233;r&#234;ts du mouvement r&#233;volutionnaire des ouvriers allemands que Marx r&#233;clamait en 1848 que la d&#233;mocratie victorieuse d'Allemagne proclam&#226;t et accord&#226;t la libert&#233; aux peuples opprim&#233;s par les Allemands. C'est du point de vue de la lutte r&#233;volutionnaire des ouvriers anglais que Marx r&#233;clamait, en 1869, la s&#233;paration de l'Irlande d'avec l'Angleterre. Et il ajoutait : &#034;D&#251;t-on, apr&#232;s la s&#233;paration, aboutir &#224; la f&#233;d&#233;ration&#034;. Ce n'est qu'en formulant cette revendication que Marx &#233;duquait v&#233;ritablement les ouvriers anglais dans un esprit internationaliste. C'est ainsi seulement qu'il pouvait opposer une solution r&#233;volutionnaire de ce probl&#232;me historique aux opportunistes et au r&#233;formisme bourgeois, qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, apr&#232;s un demi-si&#232;cle, n'a toujours pas r&#233;alis&#233; la &#034;r&#233;forme&#034; irlandaise. C'est ainsi seulement qu'il pouvait, &#224; l'encontre des apologistes du capital qui criaient &#224; l'utopisme et &#224; l'impossibilit&#233; de r&#233;aliser pour les petites nations le droit &#224; la s&#233;paration, et proclamaient le caract&#232;re progressiste de la concentration non seulement &#233;conomique, mais aussi politique, d&#233;fendre le caract&#232;re progressiste de cette concentration op&#233;r&#233;e d'une mani&#232;re non imp&#233;rialiste, et d&#233;fendre le rapprochement des nations bas&#233; non pas sur la violence, mais sur la libre union des prol&#233;taires de tous les pays. C'est ainsi seulement qu'il pouvait opposer &#224; la reconnaissance verbale, et souvent hypocrite, de l'&#233;galit&#233; des nations et de leur droit &#224; disposer d'elles-m&#234;mes l'action r&#233;volutionnaire des masses &#233;galement en ce qui concerne la solution des probl&#232;mes nationaux. La guerre imp&#233;rialiste de 1914-1916 et les &#233;curies d'Augias de l'hypocrisie opportuniste et kautskiste qu'elle a r&#233;v&#233;l&#233; ont nettement confirm&#233; la justesse de cette politique de Marx, qui doit servir de mod&#232;le &#224; tous les pays avanc&#233;s, puisque chacun d'eux opprime actuellement des nations &#233;trang&#232;res [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VI. Trois types de pays par rapport au droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut, sous ce rapport, distinguer trois principaux types de pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;rement, les pays capitalistes avanc&#233;s de l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Les mouvements nationaux progressistes bourgeois y ont depuis longtemps pris fin. Chacune de ces &#034;grandes&#034; nations opprime d'autres nations dans les colonies et &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res. Les t&#226;ches du prol&#233;tariat des nations dominantes y sont pr&#233;cis&#233;ment celles du prol&#233;tariat de l'Angleterre, au XIX&#176; si&#232;cle, &#224; l'&#233;gard de l'Irlande [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, l'Est de l'Europe : l'Autriche, les Balkans et surtout la Russie. C'est au XX&#176; si&#232;cle que s'y sont particuli&#232;rement d&#233;velopp&#233;s les mouvements nationaux d&#233;mocratiques bourgeois et que la lutte nationale y a pris un caract&#232;re particuli&#232;rement aigu. Dans ces pays, les t&#226;ches du prol&#233;tariat, tant pour achever la transformation d&#233;mocratique bourgeoise que pour aider la r&#233;volution socialiste dans les autres pays, ne peuvent pas &#234;tre men&#233;es &#224; bien s'il n'y d&#233;fend pas le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes. Particuli&#232;rement difficile et particuli&#232;rement importante y est la t&#226;che consistant &#224; fusionner la lutte de classe des ouvriers des nations oppressives et des ouvriers des nations opprim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, les pays semi-coloniaux comme la Chine, la Perse, la Turquie, et toutes les colonies totalisent environ 1000 millions d'habitants. L&#224;, les mouvements d&#233;mocratiques bourgeois ou bien commencent &#224; peine, ou bien sont loin d'&#234;tre &#224; leur terme. Les socialistes ne doivent pas seulement revendiquer la lib&#233;ration imm&#233;diate, sans condition et sans rachat, des colonies (et cette revendication, dans son expression politique, n'est pas autre chose que la reconnaissance du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes ; les socialistes doivent soutenir de la fa&#231;on la plus r&#233;solue les &#233;l&#233;ments les plus r&#233;volutionnaires des mouvements d&#233;mocratiques bourgeois de lib&#233;ration nationale de ces pays et aider &#224; leur insurrection (ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; leur guerre r&#233;volutionnaire) contre les puissances imp&#233;rialistes qui les oppriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VII. Le social-chauvinisme et le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;poque imp&#233;rialiste et la guerre de 1914-1916 ont mis particuli&#232;rement en relief la n&#233;cessit&#233; de lutter contre le chauvinisme et le nationalisme dans les pays avanc&#233;s. En ce qui concerne le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, il existe deux nuances principales parmi les social-chauvins, c'est-&#224;-dire les opportunistes et les kautskistes, qui maquillent et id&#233;alisent la guerre imp&#233;rialiste, r&#233;actionnaire, en lui appliquant la notion de &#034;d&#233;fense de la patrie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, nous voyons les serviteurs d&#233;clar&#233;s de la bourgeoisie, qui d&#233;fendent les annexions sous pr&#233;texte que l'imp&#233;rialisme et la concentration politique sont progressistes, et qui nient le droit d'autod&#233;termination en le d&#233;clarant utopique, illusoire, petit-bourgeois, etc. Ce groupe comprend : Cunow, Parvus et les ultra-opportunistes en Allemagne, une partie des fabiens et des chefs des trade-unions en Angleterre, les opportunistes en Russie : Semkovski, Liebmann, Iourk&#233;vitch, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, nous voyons les kautskistes, auxquels se rattachent &#233;galement Vandervelde, Renaudel et beaucoup de pacifistes d'Angleterre et de France, etc. Ils sont pour l'unit&#233; avec les premiers et, en fait, ils les rejoignent pleinement en d&#233;fendant d'une fa&#231;on purement verbale et hypocrite le droit d'autod&#233;termination : ils estiment &#034;exag&#233;r&#233;e&#034; (&#034;zu viel verlangt&#034; : Kautsky dans la Neue Zeit du 21 mai 1915) la revendication du droit de s&#233;paration politique ; ils n'affirment pas la n&#233;cessit&#233; d'une tactique r&#233;volutionnaire des socialistes des nations oppressives, mais estompent au contraire leurs obligations r&#233;volutionnaires, justifient leur opportunisme, les aident &#224; mystifier le peuple, &#233;ludent comme par hasard la question des fronti&#232;res des Etats qui maintiennent de force dans leur sein des nations l&#233;s&#233;es dans leurs droits, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les uns comme les autres sont des opportunistes qui prostituent le marxisme parce qu'ils ont perdu toute facult&#233; de comprendre la port&#233;e th&#233;orique et l'importance pratique capitale de la tactique de Marx, explicit&#233;e par lui-m&#234;me &#224; propos de l'Irlande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne plus particuli&#232;rement les annexions, ce probl&#232;me a acquis une actualit&#233; toute sp&#233;ciale du fait de la guerre. Mais qu'est-ce qu'une annexion ? Il est ais&#233; de se convaincre que l'opposition aux annexions se ram&#232;ne &#224; la reconnaissance du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, ou bien elle repose sur une phras&#233;ologie pacifiste qui d&#233;fend le statu quo et est hostile &#224; toute violence, m&#234;me r&#233;volutionnaire. Une telle position est fonci&#232;rement fausse et inconciliable avec le marxisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIII. Les t&#226;ches concr&#232;tes du prol&#233;tariat dans le proche avenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution socialiste peut d&#233;buter dans le plus proche avenir. D&#232;s lors, le prol&#233;tariat se trouvera plac&#233; devant les t&#226;ches imm&#233;diates que voici : conqu&#234;te du pouvoir, expropriation des banques et r&#233;alisation d'autres mesures dictatoriales. La bourgeoisie - et surtout les intellectuels du type des fabiens et des kautskistes - s'efforcera &#224; ce moment de morceler et de freiner la r&#233;volution en lui imposant des buts limit&#233;s, d&#233;mocratiques. Si toutes les revendications purement d&#233;mocratiques sont susceptibles, dans le cas o&#249; l'assaut des prol&#233;taires a d&#233;j&#224; commenc&#233; contre les fondements du pouvoir de la bourgeoisie, de constituer en un sens un obstacle pour la r&#233;volution, la n&#233;cessit&#233; de proclamer et de r&#233;aliser la libert&#233; de tous les peuples opprim&#233;s (c'est-&#224;-dire leur droit &#224; l'autod&#233;termination) sera tout aussi essentielle pour la r&#233;volution socialiste qu'elle l'a &#233;t&#233; pour la victoire de la r&#233;volution d&#233;mocratique bourgeoise, par exemple dans l'Allemagne de 1848 ou dans la Russie de 1905.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible, toutefois, qu'il s'&#233;coule cinq ans, dix ans, voire davantage, avant le d&#233;but de la r&#233;volution socialiste. A l'ordre du jour s'inscrira l'&#233;ducation r&#233;volutionnaire des masses dans un esprit qui rendrait impossibles l'appartenance des socialistes chauvins et opportunistes au parti ouvrier, ainsi que la r&#233;p&#233;tition de leur victoire de 1914-1916. Les socialistes devront expliquer aux masses que les socialistes anglais qui ne revendiquent pas la libert&#233; de s&#233;paration pour les colonies et l'Irlande, - que les socialistes allemands qui ne revendiquent pas la libert&#233; de s&#233;paration pour les, colonies, les alsaciens, les danois et les polonais, et qui n'&#233;tendent pas la propagande r&#233;volutionnaire et l'action de masse r&#233;volutionnaire jusque dans le domaine de la lutte contre le joug national, qui n'utilisent pas les incidents comme celui de Saverne pour d&#233;velopper une tr&#232;s large propagande ill&#233;gale parmi le prol&#233;tariat de la nation oppressive, pour organiser des manifestations de rue et des actions r&#233;volutionnaires de masse, - que les socialistes russes qui ne revendiquent pas la libert&#233; de s&#233;paration pour la Finlande, la Pologne, l'Ukraine, etc., etc., - que ces socialistes agissent en chauvins, en laquais des monarchies imp&#233;rialistes et de la bourgeoisie imp&#233;rialiste qui se sont couvertes de sang et de boue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IX. L'attitude de la social-d&#233;mocratie russe et polonaise et de la II&#176; Internationale envers le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les divergences de vue qui existent entre les social-d&#233;mocrates r&#233;volutionnaires de Russie et les social-d&#233;mocrates polonais en ce qui concerne l'autod&#233;termination se sont manifest&#233;es d&#232;s 1903, au congr&#232;s qui a adopt&#233; le programme du Parti Ouvrier Social-D&#233;mocrate de Russie, et qui, malgr&#233; la protestation de la d&#233;l&#233;gation des social-d&#233;mocrates polonais, y a inclus le &#167;9, qui reconna&#238;t le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes. Depuis cette date, les social-d&#233;mocrates polonais n'ont jamais repris, au nom de leur parti, leur proposition d'&#233;liminer ce &#167;9 du programme de notre parti ou de lui substituer une autre formule quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Russie, o&#249; 57 pour cent au moins de la population, plus de 100 millions d'habitants, appartiennent aux nations opprim&#233;es, - o&#249; ces nations peuplent principalement les r&#233;gions p&#233;riph&#233;riques, - o&#249; une partie de ces nations est plus cultiv&#233;e que les Grands-Russes, o&#249; le r&#233;gime politique est particuli&#232;rement barbare et m&#233;di&#233;val, - o&#249; la r&#233;volution d&#233;mocratique bourgeoise n'est pas encore achev&#233;e, - en Russie donc, la reconnaissance du droit de libre s&#233;paration d'avec la Russie des nations opprim&#233;es par le tsarisme est absolument obligatoire pour les social-d&#233;mocrates, au nom de leurs objectifs d&#233;mocratiques et socialistes. Notre parti, reconstitu&#233; en janvier 1912, a adopt&#233; en 1913 une r&#233;solution [6] qui confirme le droit d'autod&#233;termination et l'explique pr&#233;cis&#233;ment dans le sens concret indiqu&#233; plus haut. Le d&#233;cha&#238;nement du chauvinisme grand-russe en 1914-1916, tant au sein de la bourgeoisie que parmi les socialistes opportunistes (Roubanovitch, Plekhanov, Nach&#233; Di&#233;lo, etc.) nous donne une raison suppl&#233;mentaire d'insister sur cette revendication et de consid&#233;rer que ceux qui la rejettent soutiennent pratiquement le chauvinisme grand-russe et le tsarisme. Notre parti d&#233;clare qu'il d&#233;cline de la fa&#231;on la plus r&#233;solue toute responsabilit&#233; pour cette lev&#233;e de boucliers contre le droit d'autod&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle qu'elle a &#233;t&#233; r&#233;cemment formul&#233;e, la position de la social-d&#233;mocratie polonaise dans la question nationale (d&#233;claration de la social-d&#233;mocratie polonaise &#224; la conf&#233;rence de Zimmerwald) renferme les id&#233;es suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration stigmatise les gouvernements allemands et autres qui consid&#232;rent les &#034;r&#233;gions polonaises&#034; comme un gage dans le futur jeu des compensations, &#034;en privant le peuple polonais de la possibilit&#233; de d&#233;cider lui-m&#234;me de son sort&#034;. &#034;La social-d&#233;mocratie polonaise proteste r&#233;solument et solennellement contre le d&#233;coupage et le d&#233;membrement de tout un pays&#034;... Elle fl&#233;trit les socialistes qui s'en rapportent aux Hohenzollern... pour &#034;la lib&#233;ration des peuples opprim&#233;s&#034;. Elle exprime sa conviction que seule la participation &#224; la lutte imminente du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire international, &#224; la lutte pour le socialisme, &#034;brisera les cha&#238;nes de l'oppression nationale, an&#233;antira toutes les formes de domination &#233;trang&#232;re, et garantira au peuple polonais la possibilit&#233; d'un libre et ample d&#233;veloppement en qualit&#233; de membre &#233;gal de l'union des peuples&#034;. La d&#233;claration indique que la guerre est &#034;doublement fratricides pour les polonais&#034;. (Bulletin de la Commission socialiste internationale N&#176;2, 27. IX. 1915, p. 15 ; traduction russe dans le recueil L'Internationale et la guerre, p. 97.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces th&#232;ses ne se diff&#233;rencient en rien, pour l'essentiel, de la reconnaissance du droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, mais leurs formules politiques sont encore plus impr&#233;cises et plus vagues que la plupart des programmes et r&#233;solutions de la II&#176; Internationale. Toute tentative d'exprimer ces id&#233;es dans des formules politiques nettement d&#233;finies et de pr&#233;ciser dans quelle mesure elles sont applicables au r&#233;gime capitaliste ou seulement au r&#233;gime socialiste ne pourra que faire ressortir l'erreur que commettent les social-d&#233;mocrates polonais en niant le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision du Congr&#232;s socialiste international de Londres de 1896, qui reconnaissait le droit des nations &#224; disposer d'elles-m&#234;mes, doit &#234;tre compl&#233;t&#233;e sur la base des th&#232;ses expos&#233;es ci-dessus, par des indications soulignant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.l'urgence particuli&#232;re de cette revendication &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.la nature politique conditionnelle et le contenu de classe de toutes les revendications de la d&#233;mocratie politique, y compris celle-ci ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.la n&#233;cessit&#233; de distinguer entre les t&#226;ches concr&#232;tes des social-d&#233;mocrates des nations oppressives et celles des social-d&#233;mocrates des nations opprim&#233;es ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.la reconnaissance incons&#233;quente, purement verbale et, par cela m&#234;me, hypocrite quant &#224; sa signification politique, du droit d'autod&#233;termination par les opportunistes et les kautskistes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.le fait que la position des social-d&#233;mocrates, particuli&#232;rement ceux des nations dominatrices (grands-russes, anglo-am&#233;ricains, allemands, fran&#231;ais, italiens, japonais, etc.), qui ne d&#233;fendent pas la libert&#233; de s&#233;paration pour les colonies et les nations opprim&#233;es par &#034;leurs&#034; nations, est pratiquement identique &#224; celle des chauvins ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.la n&#233;cessit&#233; de subordonner la lutte pour cette revendication, comme pour toutes les revendications fondamentales de la d&#233;mocratie politique, &#224; la lutte r&#233;volutionnaire de masse directement orient&#233;e vers le renversement des gouvernements bourgeois et la r&#233;alisation du socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprendre le point de vue de certaines petites nations et surtout des social-d&#233;mocrates polonais, que leur lutte avec la bourgeoisie polonaise dont les mots d'ordre nationalistes trompent le peuple a conduit jusqu'au rejet erron&#233; du droit d'autod&#233;termination, serait, pour l'Internationale, commettre une faute th&#233;orique, substituer le proudhonisme au marxisme et, en pratique, soutenir involontairement le chauvinisme et l'opportunisme hautement dangereux des nations imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boukharine et Pr&#233;obrajensky :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oppression nationale est une des formes de l'oppression de l'homme par l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine nationale sciemment exploit&#233;e et dirig&#233;e par la bourgeoisie est un moyen &#233;prouv&#233; pour berner le prol&#233;tariat et obscurcir sa conscience de classe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Examinons comment un prol&#233;taire conscient doit aborder le probl&#232;me national pour le r&#233;soudre dans l'int&#233;r&#234;t de la victoire la plus rapide du communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nation est un groupe d'hommes unis par une langue commune et habitant un territoire d&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles sont les principales caract&#233;ristiques de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Juifs, par exemple, avaient jadis un territoire &#224; eux et une langue commune ; &#224; pr&#233;sent ils n'ont pas de territoire et ne savent pas tous l'h&#233;breu. Les Tsiganes ont une langue &#224; eux, mais ne poss&#232;dent pas de territoire particulier. Les Toungouses en Sib&#233;rie ont leur territoire mais ont oubli&#233; leur langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples suivants illustreront tr&#232;s bien ce que c'est que l'oppression nationale. Le gouvernement tsariste pers&#233;cutait les Juifs, leur d&#233;fendant d'habiter certaines r&#233;gions de la Russie, leur refusant toute fonction dans l'administration ; il limitait l'acc&#232;s de leurs enfants dans les &#233;coles, organisait contre eux des pogromes, etc... Ce m&#234;me gouvernement interdisait aux Ukrainiens l'enseignement secondaire et la publication de journaux dans leur langue maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement allemand fermait les &#233;coles polonaises ; celui d'Autriche imposait aux Tch&#232;ques la langue allemande par la violence. La bourgeoisie anglaise opprimait et opprime encore les naturels d'Afrique et d'Asie ; elle subjugue les peuples incultes, les exploite et les fait fusiller &#224; chaque tentative d'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, lorsque dans un &#201;tat quelconque une nationalit&#233; &#224; tous les droits et qu'une autre n'en poss&#232;de qu'une partie, lorsqu'une nation faible est annex&#233;e par une autre plus forte, qu'une langue et des m&#339;urs &#233;trang&#232;res lui sont impos&#233;es et qu'il ne lui est pas permis de vivre &#224; sa guise, il y a oppression et in&#233;galit&#233; nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; du Prol&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tout d'abord examiner et r&#233;soudre la question principale : un ouvrier ou un paysan russe peut-il consid&#233;rer comme ses ennemis un Allemand, un Fran&#231;ais, un Anglais, un Juif, un Chinois ou un Tartare, ind&#233;pendamment de leur classe ? Peut-il se d&#233;fier d'un repr&#233;sentant d'une autre nation pour la seule raison qu'il parle une autre langue, qu'il a la peau jaune ou noire ou qu'il a d'autres m&#339;urs et d'autres habitudes. Certes, il ne le peut ni ne le doit. L'ouvrier de France, d'Allemagne ou l'ouvrier n&#232;gre sont des prol&#233;taires, tout comme l'ouvrier russe. Quelle que soit leur langue, ils sont tous exploit&#233;s par le capitalisme rapace. Ils sont tous camarades de mis&#232;re, d'oppression et d'injustice.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrier russe peut-il aimer davantage un capitaliste russe uniquement parce que celui-ci l'insulte dans sa langue maternelle, qu'il lui donne des coups de poing &#224; la mani&#232;re russe ou qu'il fouette les gr&#233;vistes avec un knout authentiquement russe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne le peut certes pas plus que l'ouvrier allemand ne peut pr&#233;f&#233;rer son capitaliste pour la seule raison qu'il le maltraite en langue allemande, &#224; la mani&#232;re allemande. Les ouvriers de tous les pays sont fr&#232;res de classe et ennemis des capitalistes de tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en dire autant des paysans pauvres de tous les pays. Le paysan russe, pauvre ou moyen, se sent plus pr&#232;s du prol&#233;taire hongrois ou du pauvre paysan de Sicile ou de Belgique que du paysan ais&#233; russe et, &#224; plus forte raison, du gros propri&#233;taire foncier, exploiteur de son propre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit pas que les ouvriers du monde entier se reconnaissent fr&#232;res de classe. Il ne leur suffit pas de pester chacun dans sa langue et de lutter chacun dans son pays. Fr&#232;res dans l'oppression et dans l'esclavage, ils doivent &#234;tre fr&#232;res aussi dans une union internationale pour la lutte contre le capital.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est par cette union internationale seulement qu'ils peuvent vaincre le capital mondial. C'est pourquoi il y a plus de soixante-dix ans, les fondateurs du Communisme, Marx et Engels, ont proclam&#233; dans leur glorieux Manifeste Communiste la grande devise : &#171; Prol&#233;taires de tous les pays, unissez-vous ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que la classe ouvri&#232;re triomphe de tous les pr&#233;jug&#233;s nationaux, de toutes les inimiti&#233;s nationales, non seulement dans l'int&#233;r&#234;t de l'offensive universelle contre le capital, mais encore pour l'organisation mondiale de la production. De m&#234;me que la Russie des Soviets ne peut vivre sans le bassin minier du Don, sans le p&#233;trole de Bakou, sans le coton du Turkestan, l'Europe enti&#232;re ne peut pas non plus se passer du bois, du chanvre, du lin, du platine provenant de la Russie ou du bl&#233; qui lui vient de l'Am&#233;rique. L'Italie ne pourrait se passer du charbon anglais, l'Angleterre, du coton de l'&#201;gypte, etc., etc. La bourgeoisie n'est pas capable d'organiser la production mondiale et c'est pour cela qu'elle doit p&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle production ne peut &#234;tre organis&#233;e que par le prol&#233;tariat, et pour cela il doit avoir comme devise : L'univers et toutes ses richesses appartiennent au monde des travailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette devise signifie la renonciation de chaque prol&#233;tariat &#224; ses richesses nationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Partout o&#249; les pr&#233;jug&#233;s nationaux, o&#249; la rapacit&#233; nationale barre le chemin &#224; l'internationalisation de l'industrie et de l'agriculture, il faut les combattre et s'en d&#233;barrasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Causes des haines nationales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;clarer la guerre &#224; l'oppression nationale, aux pr&#233;jug&#233;s nationaux, proclamer l'union internationale pour la lutte contre le capital et l'union &#233;conomique universelle du prol&#233;tariat victorieux, tout cela ne peut suffire aux travailleurs. Ils doivent aussi rechercher les moyens efficaces pour faire dispara&#238;tre le plus rapidement possible dans les masses ouvri&#232;res tout &#233;go&#239;sme et tout chauvinisme, toute mesquinerie et toute m&#233;fiance nationale, ainsi que tout orgueil patriotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les querelles, les hostilit&#233;s nationales ont une origine tr&#232;s ancienne. Il fut un temps o&#249; les diff&#233;rentes tribus luttaient l'une contre l'autre, non seulement pour s'approprier des terres et des for&#234;ts, mais encore pour faire des prisonniers qu'ils d&#233;voraient. Les vestiges de cette d&#233;fiance bestiale, de la haine entre peuples et entre races subsistent encore aujourd'hui chez les ouvriers et chez les paysans du monde entier. Ils disparaissent peu &#224; peu au fur et &#224; mesure du d&#233;veloppement de l'&#233;change mondial, des relations &#233;conomiques, de l'&#233;migration, de la fusion des diverses nationalit&#233;s habitant le m&#234;me territoire et surtout gr&#226;ce au d&#233;veloppement de la lutte de classe organis&#233;e par les ouvriers de tous les pays. N&#233;anmoins, ils se raniment parfois d'une vigueur nouvelle lorsque viennent s'ajouter &#224; la haine nationale les antagonismes de classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie de chaque pays opprime son prol&#233;tariat. Mais elle fait tous ses efforts pour prouver au prol&#233;tariat que ce n'est pas elle et que ce sont les peuples qui l'entourent qui sont ses ennemis.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bourgeoisie d'Allemagne excite le prol&#233;tariat de ce pays contre les Fran&#231;ais et contre les Anglais ; la bourgeoisie anglaise crie &#224; son tour : &#171; Sus aux Allemands ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers temps, les bourgeoisies de tous les pays ont excit&#233; les ouvriers contre les Juifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela dans le but de faire d&#233;g&#233;n&#233;rer la lutte de classe du prol&#233;tariat en une lutte nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bourgeoisie ne se contente pas d'exciter &#224; la haine nationale afin de d&#233;tourner les ouvriers de leur lutte pour le socialisme. Elle essaye de les int&#233;resser mat&#233;riellement &#224; l'oppression des autres peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque, au cours de la derni&#232;re guerre mondiale, les bourgeois allemands chantaient en c&#339;ur :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'Allemagne au-dessus de tout ! &#187;, les &#233;conomistes bourgeois allemands expliquaient aux ouvriers allemands ce qu'ils gagneraient par la victoire, c'est-&#224;-dire par l'exploitation et l'oppression du prol&#233;tariat des pays vaincus. Avant la guerre, la bourgeoisie corrompait effectivement les chefs de la classe ouvri&#232;re avec les b&#233;n&#233;fices qu'elle retirait du pillage des colonies et de l'oppression des peuples faibles et arri&#233;r&#233;s. Les ouvriers des pays cultiv&#233;s d'Europe se sont laiss&#233;s entrainer par la provocation des capitalistes et se sont laiss&#233;s convaincre par leurs social-patriotes qu'ils avaient, eux aussi, une patrie, puisqu'ils participaient au pillage des colonies et &#224; l'exploitation des pays de faible d&#233;veloppement &#233;conomique. L'ouvrier qui, en r&#233;gime capitaliste, se montre patriote, vend pour un denier sa vraie patrie, le socialisme, et se fait le complice de l'oppression des peuples faibles et arri&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;galit&#233; des nations et le droit des peuples de disposer d'eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;d&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti communiste, en d&#233;clarant la guerre &#224; toute oppression de l'homme par l'homme, se dresse de la fa&#231;on la plus r&#233;solue contre l'oppression nationale in&#233;vitable en r&#233;gime bourgeois. Il lutte encore plus impitoyablement contre la moindre participation de la classe ouvri&#232;re &#224; cette oppression.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il ne suffit pas que les prol&#233;taires des grands et puissants &#201;tats se refusent &#224; toute tentative d'oppression d'autres peuples. Il faut aussi que le prol&#233;tariat des peuples opprim&#233;s ne nourrisse pas de m&#233;fiance &#224; l'&#233;gard de ses camarades appartenant aux pays oppresseurs. Lorsque la Boh&#234;me fut &#233;cras&#233;e par la bourgeoisie austro-allemande, l'ouvrier tch&#232;que consid&#233;rait tous les Allemands comme ses ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les Polonais n'aient &#233;t&#233; opprim&#233;s que par le tsarisme, la population polonaise a gard&#233; sa m&#233;fiance envers tous les Russes, et pas seulement envers le tsar, les capitalistes et les propri&#233;taires fonciers. Pour extirper toute m&#233;fiance des ouvriers des pays opprim&#233;s &#224; l'&#233;gard du prol&#233;tariat du pays oppresseur, il est n&#233;cessaire non seulement de proclamer, mais de r&#233;aliser l'&#233;galit&#233; nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;galit&#233; doit &#234;tre compl&#232;te entre les langues, les &#233;coles, les religions, etc. Bien plus, le prol&#233;tariat doit &#234;tre pr&#234;t &#224; donner le droit de libre disposition nationale, c'est-&#224;-dire laisser &#224; la majorit&#233; des travailleurs de n'importe quelle nation la possibilit&#233; de continuer &#224; faire partie int&#233;grante de l'&#201;tat auquel elle appartenait, ou de s'en s&#233;parer compl&#232;tement, ou de constituer avec lui un &#201;tat conf&#233;d&#233;r&#233; (Conf&#233;d&#233;ration).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Permettez, va dire le lecteur, un communiste peut-il &#234;tre partisan de la s&#233;paration des nations ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment concilier cela avec l'id&#233;al communiste de l'&#201;tat prol&#233;tarien universel ? Il semble qu'il y ait l&#224; contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Il n'y a point de contradiction, r&#233;pondrons-nous. Pour atteindre le plus rapidement l'unit&#233; compl&#232;te de tout le monde du travail, il faut parfois consentir &#224; une s&#233;paration temporaire entre deux nations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Examinons tous les cas qui peuvent se produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettons que la Bavi&#232;re, qui fait partie de l'Allemagne conf&#233;d&#233;r&#233;e, proclame la R&#233;publique des Soviets, tandis qu'&#224; Berlin continue &#224; r&#233;gner la dictature bourgeoise de Noske et de Scheidemann. Les communistes bavarois doivent-ils en ce cas chercher &#224; obtenir l'ind&#233;pendance de la Bavi&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement les communistes bavarois, mais aussi les communistes du reste de l'Allemagne doivent saluer la s&#233;paration de la Bavi&#232;re socialiste de l'Empire, parce qu'elle sera en m&#234;me temps la lib&#233;ration du prol&#233;tariat bavarois du joug de la bourgeoisie allemande au pouvoir. Prenons le cas contraire. Toute l'Allemagne, &#224; l'exception de la Bavi&#232;re, proclame la R&#233;publique des Soviets. La bourgeoisie de la Bavi&#232;re se prononce pour la s&#233;paration de l'Allemagne ; son prol&#233;tariat est pour l'union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle devra &#234;tre la conduite des communistes allemands ? Ils auront &#224; soutenir les ouvriers bavarois et &#224; r&#233;primer, les armes &#224; la main, les tentatives de s&#233;paration de la bourgeoisie bavaroise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettons maintenant que la R&#233;publique des Soviets soit proclam&#233;e simultan&#233;ment en Angleterre et en Irlande, c'est-&#224;-dire dans le pays oppresseur et dans le pays opprim&#233;. Admettons encore que les ouvriers irlandais n'aient pas confiance dans les ouvriers anglais, car l'Angleterre les opprime depuis plusieurs si&#232;cles. Les voil&#224; qui demandent leur s&#233;paration compl&#232;te de l'Angleterre. Cette s&#233;paration est nuisible &#233;conomiquement. Quelle sera la ligne de conduite des communistes anglais ? lls ne devront aucunement s'opposer, par la force, aux aspirations des Irlandais comme le faisait la bourgeoisie anglaise. Et voici pourquoi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, pour prouver une fois pour toutes, aux ouvriers irlandais que ce n'est pas la classe ouvri&#232;re, mais la bourgeoisie anglaise qui opprimait l'Irlande et pour conserver ainsi la confiance des Irlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, pour que les ouvriers irlandais se rendent compte que l'existence ind&#233;pendante de leur petit &#201;tat n'offre point d'avantages ; pour qu'ils voient clairement que la production en Irlande ne peut &#234;tre bien organis&#233;e que par une &#233;troite union politique et &#233;conomique avec l'Angleterre prol&#233;tarienne et les autres &#201;tats prol&#233;tariens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettons encore qu'une nation en r&#233;gime bourgeois veuille se s&#233;parer d'une nation en r&#233;gime prol&#233;tarien et que la majorit&#233; de la classe ouvri&#232;re du pays d&#233;sireux de se s&#233;parer soit pour cette s&#233;paration parce qu'elle garde encore sa m&#233;fiance non seulement envers la bourgeoisie, tuais envers le prol&#233;tariat du pays qui l'opprimait jadis, et qu'aussi elle veuille se s&#233;parer. Dans ce cas, &#233;galement, il serait pr&#233;f&#233;rable de ne pas s'opposer &#224; cette s&#233;paration. Il faut laisser le prol&#233;tariat de ce pays seul &#224; seul avec sa bourgeoisie, afin que cette derni&#232;re ne puisse plus lui r&#233;p&#233;ter tous les jours que ce n'est pas elle, mais tel ou tel pays qui l'opprime. Le prol&#233;tariat aura vite fait de s'apercevoir que la bourgeoisie r&#233;clamait l'ind&#233;pendance du pays afin de pouvoir librement &#233;corcher son prol&#233;tariat. Il se rendra compte &#233;galement que le prol&#233;tariat de l'&#201;tat socialiste voisin l'appelle &#224; l'union non pour l'exploiter ou pour l'opprimer, mais pour faire l'effort commun de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les communistes, tout en &#233;tant contre la division du prol&#233;tariat en pays diff&#233;rents, surtout lorsque ces pays sont li&#233;s &#233;conomiquement, peuvent admettre toutefois une s&#233;paration temporaire. De m&#234;me, la m&#232;re laisse son enfant toucher au feu, afin qu'il en perde le d&#233;sir pour toujours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui exprime la volont&#233; nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Communiste reconna&#238;t &#224; toute nation le droit de libre disposition jusqu'&#224; la s&#233;paration compl&#232;te. Mais il consid&#232;re que la volont&#233; du peuple ne petit &#234;tre exprim&#233;e que par la majorit&#233; laborieuse de la nation et non par la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, il serait plus juste de dire que nous reconnaissons le droit de disposer d'elle-m&#234;me non pas &#224; une nation en g&#233;n&#233;ral, mais seulement &#224; sa majorit&#233; laborieuse. En ce qui concerne la bourgeoisie, apr&#232;s l'avoir priv&#233;e de tous droits civiques dans la p&#233;riode de guerre civile, nous la privons &#233;galement du droit de suffrage dans les questions nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons examiner maintenant comment &#233;tendre le droit de libre disposition et le droit &#224; l'ind&#233;pendance m&#234;me aux pays de culture tout &#224; fait inf&#233;rieure. Comment devons-nous agir envers les peuples qui n'ont pas encore de prol&#233;tariat ni de bourgeoisie ou qui n'en poss&#232;dent qu'un embryon rudimentaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons, par exemple, nos Toungouses, nos Kalmouks, etc., ou d'autres peuples coloniaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que devons-nous faire si ces nations r&#233;clament leur s&#233;paration compl&#232;te de peuples plus cultiv&#233;s et m&#234;me de nations qui ont d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; le socialisme ? Dire oui, n'est-ce pas renforcer la barbarie aux d&#233;pens de la civilisation ? Nous croyons que le socialisme, une fois r&#233;alis&#233; dans les pays les plus avanc&#233;s du monde, les peuples les plus primitifs eux-m&#234;mes entreront volontairement dans l'union Universelle des peuples. La bourgeoisie imp&#233;rialiste qui pillait les colonies et les annexait par la violence, avait des raisons de craindre la s&#233;paration des colonies. Le prol&#233;tariat, qui n'a pas l'intention de voler les peuples coloniaux et qui pourra recevoir d'eux les mati&#232;res n&#233;cessaires par voie d'&#233;changes, laisseront les peuples des colonies organiser leur vie nationale &#224; leur guise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Parti communiste pose le principe de la libre disposition des peuples pour en finir une fois pour toutes avec les formes d'in&#233;galit&#233; et d'oppression. Le prol&#233;tariat esp&#232;re ainsi porter le dernier coup au nationalisme et amener tous les peuples de plein gr&#233; &#224; l'union f&#233;d&#233;rative. Et si finalement l'union f&#233;d&#233;rative n'&#233;tait point suffisante pour l'organisation de la production mondiale et si la grande majorit&#233;, une fois l'exp&#233;rience faite, en reconnaissait l'insuffisance, on instaurerait la R&#233;publique socialiste mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Si nous examinons de plus pr&#232;s comment la bourgeoisie posait et r&#233;solvait (ou plut&#244;t embrouillait) la question nationale, nous allons voir qu'elle la r&#233;glait au d&#233;but de son r&#232;gne autrement qu'&#224; l'&#233;poque de son d&#233;clin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la bourgeoisie &#233;tait une classe opprim&#233;e et que le pouvoir se trouvait aux mains de la noblesse avec un roi &#224; la t&#234;te, lorsque les tsars et les rois donnaient des peuples tout entiers en dot &#224; leurs filles, &#224; cette &#233;poque la bourgeoisie ne proclamait pas seulement en paroles la libert&#233; des nations, elle essayait aussi de la r&#233;aliser, au moins dans son propre pays. C'est ainsi qu'&#224; l'&#233;poque de l'assujettissement de l'Italie &#224; la monarchie autrichienne la bourgeoisie italienne se mit &#224; la t&#234;te du mouvement d'&#233;mancipation de son pays, et r&#233;alisa la lib&#233;ration de l'Italie du joug &#233;tranger et son unification. &#192; l'&#233;poque o&#249; l'Allemagne &#233;tait divis&#233;e en de nombreuses petites principaut&#233;s et qu'elle g&#233;missait sous la botte de Napol&#233;on, la bourgeoisie allemande luttait pour l'unification de l'Allemagne et pour son &#233;mancipation. Lorsque la France, apr&#232;s avoir d&#233;truit la monarchie absolue de Louis XVI, fut attaqu&#233;e par les &#201;tats monarchistes du reste de l'Europe, ce fut la bourgeoisie radicale fran&#231;aise qui dirigea la d&#233;fense de son pays et qui cr&#233;a la Marseillaise. En r&#233;sum&#233;, dans tous les pays opprim&#233;s,&lt;br class='autobr' /&gt;
ce fut la bourgeoisie qui se mit &#224; la t&#234;te de la lutte pour la lib&#233;ration. Elle cr&#233;a une riche litt&#233;rature nationale qui eut ses &#233;crivains, ses peintres, ses po&#232;tes et ses philosophes de g&#233;nie. C'est ainsi qu'agit la bourgeoisie lorsqu'elle &#233;tait elle-m&#234;me opprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la bourgeoisie des pays opprim&#233;s luttait-elle pour la lib&#233;ration de son pays ? &#192; lire ses po&#232;tes et ses &#233;crivains, on peut croire qu'elle menait ces luttes au nom du droit des peuples de disposer librement d'eux-m&#234;mes et parce qu'elle s'opposait &#224; toute oppression, fut-elle exerc&#233;e contre la nation la plus petite. Mais en r&#233;alit&#233; elle voulait secouer le joug &#233;tranger afin de cr&#233;er son propre &#201;tat bourgeois et de pouvoir elle-m&#234;me, sans concurrents, d&#233;valiser son propre prol&#233;tariat et encaisser elle-m&#234;me toute la plus-value cr&#233;&#233;e par le travail des ouvriers et des paysans de ce pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de tous les pays capitalistes est l&#224; qui le prouve. Chaque fois que la bourgeoisie est opprim&#233;e en m&#234;me temps que le reste du peuple, elle revendique hautement la libert&#233; des peuples en g&#233;n&#233;ral, et d&#233;clare inadmissible toute oppression nationale. Mais d&#232;s que la classe capitaliste arrive au pouvoir et qu'elle a chass&#233; le conqu&#233;rant &#233;tranger, que ce soit la noblesse ou la bourgeoisie &#233;trang&#232;re, elle tend &#224; son tour &#224; soumettre les peuples plus faibles dont l'oppression lui est profitable. La bourgeoisie r&#233;volutionnaire fran&#231;aise, personnifi&#233;e par Danton, Robespierre et les autres grands chefs de la premi&#232;re R&#233;volution, appelait tous les peuples du monde &#224; la lib&#233;ration de toutes les tyrannies. La Marseillaise de Rouget de L'Isle que chantaient les soldats de la R&#233;volution est ch&#232;re et sympathique &#224; tous les peuples opprim&#233;s. Mais cette m&#234;me bourgeoisie fran&#231;aise, command&#233;e par Napol&#233;on et aux accents de cette m&#234;me Marseillaise, opprima les peuples d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, d'Autriche et les pilla durant toute l'&#233;poque napol&#233;onienne. La bourgeoisie allemande opprim&#233;e exaltait dans Guillaume Tell, de Schiller, la lutte des peuples contre la tyrannie &#233;trang&#232;re ; mais cette m&#234;me bourgeoisie, avec Bismarck et de Moltke, d&#233;roba &#224; la France les provinces d'Alsace et de Lorraine, annexa le SchIesvig danois, opprima les Polonais en Posnanie, etc. Apr&#232;s sa lib&#233;ration du joug autrichien la bourgeoisie italienne fusilla les B&#233;douins vaincus en Tripolitaine, les Albanais et les Dalmates sur le littoral de l'Adriatique et les Turcs en Anatolie.]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cela ? Pour quel motifs la bourgeoisie, apr&#232;s avoir partout et toujours proclam&#233; le principe de la libert&#233; nationale, ne l'a-t-elle r&#233;alis&#233; nulle part et jamais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que chaque &#201;tat bourgeois, apr&#232;s sa lib&#233;ration du joug national &#233;tranger, tend in&#233;vitablement &#224; son expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie de n'importe quel pays capitaliste ne se contente jamais de l'exploitation de son propre prol&#233;tariat. Elle a besoin de mati&#232;res premi&#232;res et cherche &#224; acqu&#233;rir des colonies o&#249;, apr&#232;s avoir soumis les indig&#232;nes, elle puisse se procurer facilement les mati&#232;res premi&#232;res n&#233;cessaires &#224; ses usines. Elle a besoin de d&#233;bouch&#233;s pour ses marchandises et elle les cherche dans les pays arri&#233;r&#233;s sans s'occuper des int&#233;r&#234;ts v&#233;ritables de la population. Elle a besoin de pays o&#249; exporter le surplus de ses capitaux, pour y &#233;tablir des entreprises et exploiter aussi le prol&#233;tariat indig&#232;ne, et ainsi elle opprime ces pays en s'y &#233;tablissant comme chez elle. Si la bourgeoisie puissante d'un autre pays ayant les m&#234;mes vis&#233;es s'oppose &#224; ses entreprises mondiales, une guerre s'ensuit fatalement, comme la guerre mondiale qui vient d'ensanglanter toute l'Europe. En somme, les colonies et les pays arri&#233;r&#233;s sont rest&#233;s opprim&#233;s, seul l'oppresseur a chang&#233;. De plus, dans la cat&#233;gorie des pays opprim&#233;s sont entr&#233;s les pays vaincus r&#233;cemment : l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, etc. qui, avant la guerre, &#233;taient des pays libres. Ainsi le d&#233;veloppement du r&#233;gime bourgeois, loin de diminuer le nombre des pays opprim&#233;s, l'accro&#238;t, et la domination bourgeoise conduit &#224; l'oppression nationale universelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'univers entier est courb&#233; sous le knout du groupe d'&#201;tats capitalistes victorieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'antis&#233;mitisme et le prol&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'antis&#233;mitisme, c'est-&#224;-dire la haine de la race s&#233;mitique &#224; laquelle appartiennent les Juifs (de m&#234;me que les Arabes) est une des formes les plus dangereuses de la pers&#233;cution nationale. Le tsarisme autocrate pers&#233;cutait les Juifs afin de se sauver de la r&#233;volution ouvri&#232;re et paysanne. Il affirmait &#224; la classe ouvri&#232;re qu'elle &#233;tait pauvre parce qu'elle &#233;tait pill&#233;e par les Juifs et il t&#226;chait de diriger l'indignation des ouvriers et des paysans opprim&#233;s non pas contre la bourgeoisie, ni contre les propri&#233;taires ruraux, mais contre le peuple juif en entier. Or, ce peuple, tout comme les autres, se divise en classes diff&#233;rentes et seule la bourgeoisie juive, d'accord avec celle d'autres peuples, pille le monde ouvrier. Mais les ouvriers et les artisans juifs vivaient, dans les r&#233;gions o&#249; leur s&#233;jour &#233;tait autoris&#233;, souvent encore plus mis&#233;rablement que les ouvriers du reste de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie russe excitait la population contre les Juifs non seulement pour d&#233;tourner d'elle la col&#232;re des travailleurs exploit&#233;s, mais encore pour se d&#233;barrasser de la concurrence juive dans le commerce et dans l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste actuellement, dans presque tous les pays, &#224; une recrudescence des pers&#233;cutions contre les Juifs. La bourgeoisie lutte ainsi contre ses concurrents dans l'&#339;uvre de d&#233;troussement du prol&#233;tariat et se d&#233;fend en m&#234;me temps contre la r&#233;volution imminente &#224; la mani&#232;re de Nicolas II.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment encore l'antis&#233;mitisme &#233;tait tr&#232;s peu d&#233;velopp&#233; en Allemagne, en Angleterre et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement les ministres anglais font des discours antis&#233;mites. C'est le premier signe pr&#233;curseur de l'effondrement du r&#233;gime bourgeois en Occident. Il pense se sauver en sacrifiant &#224; la R&#233;volution ouvri&#232;re les Rothschild et les Mendelsohn. En Russie, l'antis&#233;mitisme avait diminu&#233; d'intensit&#233; au cours de la R&#233;volution de f&#233;vrier, mais il reprit avec d'autant plus d'intensit&#233; que les tentatives bourgeoises devenaient plus d&#233;sesp&#233;r&#233;es au cours de la lutte de la bourgeoisie contre le prol&#233;tariat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela prouve que l'antis&#233;mitisme n'est qu'une forme de lutte contre le socialisme, et gare &#224; l'ouvrier ou au paysan qui se laissera ainsi rouler par son ennemi de classe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nikola&#239; Boukharine et Evgueni Pr&#233;obrajensky, dans &#171; L'ABC du communisme &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/preobrajensky/works/1919/10/ABC.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/preobrajensky/works/1919/10/ABC.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Deuxi&#232;me partie de : Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article9204</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article9204</guid>
		<dc:date>2025-08-16T22:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abacar, Alex, Bianco, charlie, DD, Ephra&#239;m, F. Kletz, Faber Sperber, Karob, Max, M&#233;lissa, Ramata, Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed, Waraa</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? (Deuxi&#232;me partie) &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire ici la premi&#232;re partie de &#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
DEUXIEME PARTIE &lt;br class='autobr' /&gt;
A L'EPOQUE IMPERIALISTE, UN PROGRAMME REVOLUTIONNAIRE DOIT NECESSAIREMENT ETRE INTERNATIONAL ET NON NATIONAL &lt;br class='autobr' /&gt;
Les gens qui ne raisonnent pas dialectiquement confondent les vagues nationalistes avec un recul de la perspective d'union des prol&#233;taires du monde et du socialisme mondial, comme ils confondent (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique187" rel="directory"&gt;10 - Textes programmatiques de La Voix des Travailleurs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? (Deuxi&#232;me partie)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article9128&#034;&gt;Lire ici la premi&#232;re partie de &#171; Travailleurs r&#233;volutionnaires, quel est votre programme ? &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DEUXIEME PARTIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A L'EPOQUE IMPERIALISTE, UN PROGRAMME REVOLUTIONNAIRE DOIT NECESSAIREMENT ETRE INTERNATIONAL ET NON NATIONAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens qui ne raisonnent pas dialectiquement confondent les vagues nationalistes avec un recul de la perspective d'union des prol&#233;taires du monde et du socialisme mondial, comme ils confondent les p&#233;riodes o&#249; les luttes r&#233;formistes politiques et syndicales &#233;chouent avec l'impossibilit&#233; de triomphe des luttes r&#233;volutionnaires. De m&#234;me, ils croient que les p&#233;riodes contre-r&#233;volutionnaires ne sont pas aussi des p&#233;riodes o&#249; naissent les r&#233;volutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme est plus exacerb&#233; que jamais dans les phases o&#249; le capitalisme n'a plus de perspective, &#224; la fois parce qu'il est alors une mani&#232;re in&#233;galable de d&#233;tourner la col&#232;re et les craintes des exploit&#233;s et un moyen de renforcer l'Etat national des exploiteurs, une justification du fascisme et de la guerre. Mais cela ne signifie pas que le capitalisme soir r&#233;ellement alors &#171; national &#187;, m&#234;me quand sa propagande l'est. Malgr&#233; les divisions des bourgeoisies, malgr&#233; leur concurrence, malgr&#233; leurs guerres, malgr&#233; les oppositions bien r&#233;elles des Etats capitalistes et des imp&#233;rialismes, le capitalisme ne peut &#234;tre qu'un syst&#232;me mondial et le combat contre lui ne peut qu'&#234;tre mondial ou ne pas &#234;tre. Les partis de gauche, de la social-d&#233;mocratie au stalinisme, de gauche de la gauche et de la pseudo extr&#234;me gauche opportuniste ont un point commun : ils ne d&#233;veloppent en r&#233;alit&#233; que des programmes nationaux. Les syndicats font de m&#234;me. Les travailleurs ne sont jamais inform&#233;s du fait qu'ils sont porteurs d'un programme international de transformation sociale. Ils ne savent pas que ce simple fait d&#233;note le lien entre ces organisations et la classe poss&#233;dante, que cela d&#233;montre leur trahison pure et simple de tous les int&#233;r&#234;ts historiques des prol&#233;taires. Pour ces derniers, les fronti&#232;res nationales, loin d'&#234;tre une protection et une sauvegarde, sont des murs de prison. Et c'est encore plus vrai dans les pays imp&#233;rialistes ! Depuis la premi&#232;re guerre mondiale, l'appel &#224; la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t national dans les pays les plus riches n'est rien d'autre que le tocsin des peuples qui sonne leur mise &#224; mort en masse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme international socialiste du prol&#233;tariat n'a aucun caract&#232;re national. Il n'est m&#234;me pas la somme des programmes nationaux des partis des travailleurs&#8230; On ne peut en effet concevoir un parti r&#233;volutionnaire qui ne soit pas une partie d'une organisation internationale, f&#251;t-elle encore &#224; construire. Pas plus que le pouvoir aux travailleurs sur le monde ne peut &#234;tre la somme de plusieurs &#171; socialisme dans un seul pays &#187; (selon l'expression criminelle et contre-r&#233;volutionnaire de Staline-Boukharine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'internationalisme n'est nullement un petit coup de chapeau aux prol&#233;taires des autres pays mais la conscience que notre destin est un et un seul. Le nationalisme n'est pas seulement une tendance dangereuse, un sentiment condamnable qui g&#234;ne le d&#233;veloppement de la conscience de classe, c'est le principal pi&#232;ge de l'ennemi de classe. Le nationalisme signifie tout simplement la trahison du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est parfaitement inconcevable de &#171; faire le socialisme &#187; dans un seul pays car on ne peut pas d&#233;passer le mode de production capitaliste qui a atteint le niveau mondial sans la coop&#233;ration des prol&#233;taires des plus grands pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de perspective socialiste qui ne soit l'aboutissement de la chute du mode de production capitaliste mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de programme socialiste et communiste qui ne soit &#233;nonc&#233; comme une perspective mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky &#233;crivait dans &#171; La r&#233;volution permanente &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La th&#233;orie du socialisme dans un seul pays, qui a germ&#233; sur le fumier de la r&#233;action contre Octobre, est la seule th&#233;orie qui s'oppose d'une mani&#232;re profonde et cons&#233;quente &#224; la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; A notre &#233;poque, qui est l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme, c'est-&#224;-dire de l'&#233;conomie mondiale et de la politique mondiale dirig&#233;es par le capitalisme, pas un seul Parti communiste ne peut &#233;laborer son programme en tenant essentiellement compte, &#224; un plus ou moins haut degr&#233;, des conditions et tendances de son d&#233;veloppement national. Cette constatation est aussi pleinement valable pour le parti exer&#231;ant le pouvoir dans les limites de l'U.R.S.S. Le 4 ao&#251;t 1914 sonna et pour toujours le glas de tous les programmes nationaux. Le parti r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat ne peut se fonder que sur un programme international correspondant au caract&#232;re de l'&#233;poque actuelle, l'&#233;poque de l'apog&#233;e et de l'effondrement du capitalisme. Un programme international communiste n'est en aucun cas une addition de programmes nationaux ou encore un amalgame de leurs caract&#232;res communs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le programme international doit proc&#233;der directement d'une analyse des conditions et des tendances de l'&#233;conomie mondiale et du syst&#232;me politique mondial dans leur ensemble dans tous ses rapports et dans toutes ses contradictions, c'est-&#224;-dire avec l'interd&#233;pendance antagoniste de ses diff&#233;rentes parties. A l'&#233;poque actuelle, bien plus que par le pass&#233;, l'orientation nationale du prol&#233;tariat ne doit et ne peut que d&#233;couler/provenir de l'orientation mondiale et non l'inverse. C'est en cela que r&#233;side la diff&#233;rence fondamentale et primaire entre l'internationalisme communiste et toutes les vari&#233;t&#233;s de socialisme national&#8230; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il poursuit ainsi : &#171; En reliant entre eux des pays et des continents qui se trouvent &#224; des &#233;tapes diff&#233;rentes de d&#233;veloppement par un syst&#232;me de d&#233;pendance et d'oppositions, en rapprochant ces divers niveaux de d&#233;veloppement, en dressant impitoyablement les pays les uns contre les autres, l'&#233;conomie est devenue une puissante r&#233;alit&#233; qui domine les r&#233;alit&#233;s diverses des pays et des continents. A lui seul, ce fait fondamental conf&#232;re un caract&#232;re tr&#232;s r&#233;aliste &#224; l'id&#233;e m&#234;me d'un Parti communiste mondial. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky &#233;crivait en juin 1929 dans sa critique du projet de programme de l'internationale stalinienne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'heure de la disparition des programmes nationaux a d&#233;finitivement sonn&#233; le 4 ao&#251;t 1914. Pour les communistes, la date du 4 ao&#251;t 1914 marque la fin de la IIe Internationale (sa &#171; faillite &#187;). La fraction du S.P.D. au Reichstag avait en effet vot&#233; les cr&#233;dits de guerre et accept&#233; la Burgfriede (paix civile) alors que les d&#233;put&#233;s socialistes fran&#231;ais faisaient de m&#234;me et s'engageaient dans l'union sacr&#233;e. Le Bureau socialiste international s'ajourna sine die : L&#233;nine ironisait sans douceur mais pas sans douleur sur le fait que &#171; ces gens-l&#224; &#187; n'avaient plus besoin d'une Internationale en temps de guerre. Le parti r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat ne peut se baser que sur un programme international correspondant au caract&#232;re de l'&#233;poque actuelle, celle du couronnement et de l'&#233;croulement du capitalisme. Un programme communiste international n'est nullement une somme de programmes nationaux ou un amalgame de leurs traits communs. Il doit prendre directement pour point de d&#233;part l'analyse des conditions et des tendances de l'&#233;conomie et de l'&#233;tat politique du monde, prises comme un tout, avec leurs liens et leurs contradictions, c'est-&#224;-dire avec la d&#233;pendance mutuelle opposant ses composantes entre elles. A l'&#233;poque actuelle, infiniment plus que pendant la pr&#233;c&#233;dente, le sens dans lequel se dirige le prol&#233;tariat au point de vue national doit et ne peut se d&#233;duire que de la direction prise dans le domaine international, et non pas vice versa. C'est en cela que consiste la diff&#233;rence fondamentale qui s&#233;pare au point de d&#233;part l'Internationale communiste des diverses vari&#233;t&#233;s de socialisme national. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle est donc &#171; l'analyse des conditions et des tendances de l'&#233;conomie et de l'&#233;tat politique du monde &#187; &#224; l'&#233;poque actuelle ? &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re brique de construction du parti r&#233;volutionnaire prol&#233;tarien mondial est l'analyse de la situation du capitalisme mondial actuel (et pas celle d'un seul pays).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me capitaliste, une fois mondialis&#233;, a atteint puis d&#233;pass&#233; ses propres limites, non pas en devenant p&#233;renne mais en devenant son propre destructeur. La masse de ses capitaux accumul&#233;s a d&#233;pass&#233; les capacit&#233;s d'absorption des march&#233;s financiers. La part des capitaux incapables de trouver des investissements rentables n'a cess&#233; de croitre. En 2007-2008, &#224; la suite du plus grand effondrement financier, bancaire, boursier et industriel de l'Histoire, il a admis qu'il ne se rel&#232;verait plus, d&#233;cidant de ne plus prendre que des mesures destin&#233;es &#224; gagner du temps mais plus jamais &#224; relancer l'&#233;conomie r&#233;elle, celle des investissements productifs du capital priv&#233;. Depuis, il a montr&#233; que des d&#233;penses massives de capitaux publiques permettaient de faire durer, mais aussi qu'elles ne faisaient qu'aggraver la chute des investissements productifs priv&#233;s. Le rapport entre la masse ph&#233;nom&#233;nale des capitaux priv&#233;s et les investissements productifs insuffisants ne cesse de grandir, agrandissant par la m&#234;me occasion le gouffre dans lequel plonge le syst&#232;me d'exploitation mondial. En effet, la chute relative des investissements productifs entraine celle de la plus-value extraite du travail humain, et la perte des profits r&#233;els, remplac&#233;s par des profits fictifs de la sp&#233;culation et des aides des Etats et des banques centrales (elles-m&#234;mes de plus en plus ruin&#233;es). Dans ces conditions, tous les plans de relance nationaux et toutes les pr&#233;tendues politiques nationales pour &#171; aider le pays &#187;, pour &#171; soutenir l'&#233;conomie &#187; ne sont que poudre aux yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va de soi qu'on ne peut fonder un programme r&#233;volutionnaire sans prendre en compte le fait que le capitalisme est &#224; l'agonie. C'est pourtant exactement &#224; cette op&#233;ration d'auto-aveuglement que se livrent tous les r&#233;formistes politiques et syndicaux et toutes les fausses extr&#234;mes gauches opportunistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout. Le d&#233;roulement des luttes, des r&#233;voltes et des r&#233;volutions est effectivement marqu&#233; en premier par celui des effondrements du syst&#232;me. A preuve la vague de r&#233;voltes et de r&#233;volutions qui a parcouru le monde &#224; la suite de la chute du syst&#232;me capitaliste en 2007-2008. Et elle n'a pas diminuer en force qu'&#224; la faveur de la pand&#233;mie covid !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le signe que la vieille civilisation capitaliste s'&#233;teint, retournant &#224; la barbarie, pendant qu'une nouvelle civilisation nait dans les douleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle civilisation, port&#233;e par le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire, ne pourra vraiment marquer l'Histoire qu'en d&#233;veloppant les perspectives propres du peuple travailleur, &#224; savoir les conseils r&#233;volutionnaires autrement appel&#233;s soviets (m&#234;me si ce terme a &#233;t&#233; ensuite d&#233;voy&#233; par le stalinisme). L&#224; encore la perspective des soviets et de leur prise de pouvoir n'a rien de national, rien de russe, rien non plus de vieillot. C'est bel et bien la seule perspective politique et sociale moderne, le sens m&#234;me que l'histoire des luttes prol&#233;tariennes, qui peut seule permettre de sortir de l'orni&#232;re o&#249; nous jette le monde fini du capitalisme. Et cette perspective historique n&#233;cessite d'&#234;tre celle de toutes les luttes, grandes comme petites, y compris de simples gr&#232;ves &#224; buts &#233;conomiques ou sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas pr&#233;tendre vouloir construire le parti ouvrier r&#233;volutionnaire, sans r&#233;pondre aux conditions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176;) Avoir une confiance profonde dans les capacit&#233;s r&#233;volutionnaires auto-organis&#233;es de la masse du prol&#233;tariat et ne pas croire en sa seule avant-garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176;) Avoir une ferme conscience socialiste et ne d&#233;velopper la critique du monde capitaliste que d'un point de vue de l'avenir, c'est-&#224;-dire du socialisme et jamais du d&#233;mocratisme petit-bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176;) Ne pas d&#233;fendre des int&#233;r&#234;ts d'organisation, sous pr&#233;texte d'aller plus vite au parti, mais d&#233;fendre seulement les int&#233;r&#234;ts du prol&#233;tariat. Ne pas se contenter de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques imm&#233;diats mais favoriser toujours, chaque fois o&#249; c'est possible, l'intervention politique des prol&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4&#176;) Dans toute question locale, voir l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral des travailleurs et dans toute question &#224; l'&#233;chelle nationale voir toujours l'int&#233;r&#234;t international du prol&#233;tariat. Dans toutes les questions revendicatives, ne pas se contenter de revendications r&#233;formistes et poser toujours la question de mani&#232;re &#224; montrer comment la lutte m&#232;ne &#224; celle pour renverser le syst&#232;me capitaliste (revendications transitoires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#176;) Dans les interventions syndicales ou &#233;lectorales, ne jamais consid&#233;rer d'abord les int&#233;r&#234;ts de groupe mais les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux des travailleurs. Toujours se pr&#233;occuper d'abord de d&#233;fendre la conscience socialiste des travailleurs. Ne pas craindre de critiquer publiquement et virulemment les directions r&#233;formistes politiques et syndicales et d&#233;masquer toutes leurs tromperies et trahisons, critiques qui seront pr&#233;cieuses quand ces organisations, lors de la mont&#233;e r&#233;volutionnaire, voudront se faire passer pour radicales afin de chevaucher la mont&#233;e des luttes et de d&#233;tourner la r&#233;volution sociale. Ne pas craindre de d&#233;noncer les fausses extr&#234;mes gauches opportunistes qui peuvent, dans des circonstances r&#233;volutionnaires, jouer un r&#244;le extr&#234;mement n&#233;gatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6&#176;) Ne jamais limiter son combat &#224; la d&#233;fense d'un peuple, d'une nation, d'une religion, d'une culture. Les travailleurs r&#233;volutionnaires n'ont pas de patrie, pas de nation, pas de religion, pas de communaut&#233; autre que la communaut&#233; humaine. Mais ils se battent contre toutes les formes d'oppression. Ne jamais craindre de se heurter aux pr&#233;jug&#233;s nationalistes, racistes, corporatistes et autres qui trainent dans la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7&#176;) Ne jamais isoler socialement et politiquement le prol&#233;tariat de toutes les couches sociales (artisans, petits commer&#231;ants, paysans, petits p&#234;cheurs, petites professions lib&#233;rales, jeunes, ch&#244;meurs, femmes, nationalit&#233;s et religions opprim&#233;es) qui commencent &#224; se r&#233;volter et qu'il est appel&#233; &#224; diriger pour gagner la r&#233;volution. Construire au contraire le programme du prol&#233;tariat pour que celui-ci prenne la t&#234;te de toutes ces couches et les s&#233;pare du grand capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8&#176;) Ambitionner d'abord les meilleures id&#233;es pour les plus grandes avanc&#233;es du prol&#233;tariat et pas seulement les meilleures avanc&#233;es de son organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9&#176;) Ne pas s'adresser en priorit&#233; aux militants syndicalistes ou politiques de gauche ni &#224; l'aristocratie ouvri&#232;re qui les fr&#233;quente et qui se croit adapt&#233;e au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10&#176;) D&#233;velopper une analyse de la situation des classes exploiteuses et pas d'abord des souffrances des exploit&#233;s ! C'est cette situation qui d&#233;termine la politique des classes dirigeantes capitalistes et, du coup, la politique qui est n&#233;cessaire au prol&#233;tariat. La base d'une telle analyse est l'&#233;tude de l'effondrement historique du syst&#232;me mondial initi&#233;e en 2007-2008 et dont les cons&#233;quences sont encore en plein d&#233;veloppement (vague des r&#233;volutions, pand&#233;mie, fascismes, guerres et mont&#233;e de la guerre mondiale). Sans une telle analyse, pas question de parti r&#233;volutionnaire et la classe ouvri&#232;re se bat les yeux band&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA LUTTE ANTI IMPERIALISTE ET ANTI COLONIALE CONTRE L'IMPERIALISME ET LE COLONIALISME : LA QUESTION DU DROIT A L'AUTO-DETERMINATION ET LA QUESTION NATIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; question nationale &#187; est elle aussi une question dialectique. Ainsi, c'est le prol&#233;tariat qui, bien qu'il ne soit pas une classe nationale, est le seul capable de poser jusqu'au bout une question nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aspirer &#224; disposer de son propre pays c'est-&#224;-dire un Etat qui nous prot&#232;gerait, est comme aspirer &#224; &#234;tre propri&#233;taire, aspirer &#224; disposer d'un petit capital, aspirer &#224; un emploi fixe et bien pay&#233;, ce sont des aspirations petites-bourgeoises, illusoires dans une phase cataclysmique du capitalisme d&#233;liquescent. Cela ne signifie pas qu'on r&#233;prouve ces aspirations mais qu'on affirme que jamais la soci&#233;t&#233; aux mains du grand capital ne pourra vous assurer de tels buts. La seule perspective r&#233;elle pour toutes les aspirations qui ne soient pas celles de l'infime minorit&#233; de capitalistes est la r&#233;volution socialiste et elle ne peut r&#233;ussir que si elle est dirig&#233;e par le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire. Les partis et les syndicats r&#233;formistes ne d&#233;veloppent des revendications ouvri&#232;res que sur le mode des aspirations petites bourgeoises qui ne m&#232;nent nullement au renversement de la dictature des possesseurs de capitaux. Ce qu'il faut c'st l'inverse : que toutes les aspirations populaires, y compris petites bourgeoises, m&#232;nent &#224; passer sous la direction du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire. Tel est l'un des buts du programme r&#233;volutionnaire : non &#224; m&#233;priser les aspirations non r&#233;volutionnaires mais &#224; vouloir les diriger dans le sens de la r&#233;volution et du socialisme, c'est-&#224;-dire de la mainmise du peuple travailleur sur la totalit&#233; du capital et de ses Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejeter radicalement le nationalisme ne signifie nullement refuser tout droit national aux peuples opprim&#233;s et n'accorder aucun soutien aux luttes des peuples opprim&#233;s. Par contre, cela signifie mettre le prol&#233;tariat international &#224; la t&#234;te des luttes de tous les opprim&#233;s. Cela signifie aussi refuser toute entente avec l'imp&#233;rialisme, f&#251;t-ce soi-disant pour permettre &#224; un peuple opprim&#233; d'obtenir satisfaction. On ne doit jamais placer la lutte du prol&#233;tariat en second mais en premier ! C'est au prol&#233;tariat de diriger l'ensemble des luttes contre le grand capital et il doit diriger ces luttes vers la suppression mondiale du capitalisme. Toute alliance avec une couche sociale opprim&#233;e ne peut &#234;tre qu'&#224; ces conditions. A ces conditions, la lutte nationale des peuples peut participer largement au combat contre l'imp&#233;rialisme et pour sa suppression totale et d&#233;finitive sur toute la plan&#232;te. L'exemple de la r&#233;volution russe, qui n'a triomph&#233; qu'en &#233;tant une r&#233;volution ouvri&#232;re autant que paysanne et des nationalit&#233;s, le prouve pleinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que l'imp&#233;rialisme ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on pense &#224; l'imp&#233;rialisme, on pense souvent, &#224; tort, aux seuls USA et surtout aux agressions guerri&#232;res et le fondement &#233;conomique est oubli&#233;. Mais surtout, ce qui est omis, c'est le fondement en termes de luttes de classes de la soci&#233;t&#233; actuelle qui donne naissance &#224; cet imp&#233;rialisme. Car ce dernier est la forme prise par la domination d'une classe exploiteuse sur une classe exploit&#233;e et son avenir ne d&#233;pend pas des aspirations &#224; la paix et &#224; la d&#233;mocratie mais de la capacit&#233; r&#233;volutionnaire de la classe exploit&#233;e de s'organiser en vue de la destruction plan&#233;taire et d&#233;finitive du capitalisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;veloppant des m&#233;tropoles o&#249; sont stock&#233;es les masses de capital tir&#233;es du monde entier, l'imp&#233;rialisme a pu entretenir l'illusion que les peuples travailleurs des pays riches avaient int&#233;r&#234;t &#224; prot&#233;ger le syst&#232;me. C'est l'une des plus dangereuses illusions r&#233;formistes qu'il faut d&#233;molir. Le prol&#233;tariat des pays riches n'a pas moins int&#233;r&#234;t &#224; la destruction de l'imp&#233;rialisme que celui des pays pauvres. Le sort du prol&#233;tariat allemand sous Hitler en donne une cuisante d&#233;monstration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains courants proposent d'affaiblir, de mettre dans sa poche m&#234;me, la lutte des classes, afin de mieux - disent-ils - unir tous ceux que r&#233;volte l'imp&#233;rialisme. C'est &#244;ter au combat sa perspective communiste de destruction du syst&#232;me capitaliste. C'est faire croire qu'il y a une voix anti-imp&#233;rialiste qui serait autre que l'action communiste du prol&#233;tariat. Cette d&#233;nonciation des crimes de l'imp&#233;rialisme sans perspective de sa destruction, m&#234;me quand elle est honn&#234;te, ne m&#232;ne que dans le mur les luttes. Elle permet &#224; des leaders, comme les nationaliste bourgeois et petits bourgeois, qui veulent seulement am&#233;nager &#224; leur profit l'imp&#233;rialisme, de prendre la direction des luttes prol&#233;tariennes &#224; vocation r&#233;volutionnaire et de les amener dans une impasse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les prol&#233;taires communistes r&#233;volutionnaires n'ont pas &#224; nier ni &#224; rejeter les aspirations nationales d&#233;mocratiques et anti-imp&#233;rialistes des masses populaires car cela reviendrait &#224; rejeter ces masses entre les mains de leurs ennemis bourgeois et petits bourgeois. Ils doivent prendre la t&#234;te de ces luttes et donner une perspective communiste au combat contre l'imp&#233;rialisme : la destruction de l'ordre capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
N'oublions pas que le peuple de Paris en 1871 &#233;tait dirig&#233; par des aspirations d&#233;mocratiques et nationales et que c'est parce qu'il s'est organis&#233; de mani&#232;re autonome sur des bases de classe qu'il a donn&#233; &#224; la la Commune de 1871 ce caract&#232;re de premier pouvoir prol&#233;tarien au monde...&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;finition la plus couramment donn&#233;e, et tout &#224; fait fausse, est la suivante : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#034;L'imp&#233;rialisme est une strat&#233;gie politique de conqu&#234;te visant la formation d'empires. Ce terme est parfois employ&#233; pour d&#233;signer plus particuli&#232;rement le n&#233;o-colonialisme. Par extension, imp&#233;rialisme d&#233;signe tout rapport de domination &#233;tabli par une nation ou une conf&#233;d&#233;ration sur un autre pays.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une strat&#233;gie de conqu&#234;te menant &#224; des empires ne d&#233;crirait certainement pas l'imp&#233;rialisme que nous connaissons qui est l'imp&#233;rialisme du capitalisme bien diff&#233;rent de celui de l'empire d'&#201;gypte, de l'empire romain ou de l''empire arabe. L'imp&#233;rialisme capitaliste n'est pas (ou pas seulement) la formation par conqu&#234;te militaire d'un empire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le but n'est pas des territoires mais des investissements de capitaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas d'une strat&#233;gie mais d'une phase historique du syst&#232;me. Dire que c'est une strat&#233;gie sous-entend que l'on pourrait changer de strat&#233;gie et avoir un capitalisme moins guerrier ou moins conqu&#233;rant.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'imp&#233;rialisme n'est pas &#034;une politique d'expansion&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#034;L'imp&#233;rialisme est une immense accumulation de capital-argent dans un petit nombre de pays.&#034;&lt;/i&gt; L&#233;nine dans &#034;L'imp&#233;rialisme, stade ultime du capitalisme&#034; (1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ouvrage &#171; L'imp&#233;rialisme, stade supr&#234;me du capitalisme &#187;, L&#233;nine d&#233;crit l'imp&#233;rialisme en 5 points :&lt;br class='autobr' /&gt;
1) concentration de la production et du capital parvenue &#224; un degr&#233; de d&#233;veloppement si &#233;lev&#233; qu'elle a cr&#233;&#233; les monopoles, dont le r&#244;le est d&#233;cisif dans la vie &#233;conomique ;&lt;br class='autobr' /&gt;
2) fusion du capital bancaire et du capital industriel, et cr&#233;ation, sur la base de ce &#034;capital financier&#034;, d'une oligarchie financi&#232;re ;&lt;br class='autobr' /&gt;
3) l'exportation des capitaux, &#224; la diff&#233;rence de l'exportation des marchandises, prend une importance toute particuli&#232;re ;&lt;br class='autobr' /&gt;
4) formation d'unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde, et&lt;br class='autobr' /&gt;
5) fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il le qualifie de &#171; stade supr&#234;me &#187; et aujourd'hui, l'imp&#233;rialisme a atteint son stade pourrissant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meurtrier pour les peuples, destructeur de la sant&#233; publique, pand&#233;mique, et en route vers la chute mondiale, &#233;conomique, immobili&#232;re, industrielle, financi&#232;re, bancaire, inflationniste et guerri&#232;re, c'est le stade de la barbarie fasciste de destruction massive, du massacre et de la terreur g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les m&#233;dia et les gouvernements eux-m&#234;mes sont oblig&#233;s de reconnaitre que le monde tourne &#224; l'horreur et que ceux qui n'y sont pas plong&#233;s eux-m&#234;mes sont horrifi&#233;s&#8230; Ce n'est pas des jeux, ce n'est pas des films pour se faire peur, c'est l'actualit&#233; des r&#233;pressions, des dictatures, des guerres et guerres civiles de la plan&#232;te enti&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des r&#233;gions enti&#232;res de la plan&#232;te baignent dans le sang, des peuples entiers sont d&#233;plac&#233;s, apeur&#233;s, d&#233;cim&#233;s, parqu&#233;s dans des camps, viol&#233;s, massacr&#233;s&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le reste du monde assiste &#224; ces sc&#232;nes d'horreur, justifie g&#233;n&#233;ralement l'un des camps en guerre, le soutient, l'arme, le pousse &#224; la guerre m&#234;me, alors qu'il pratique aussi bien que son adversaire le massacre des civils, des milliers de gens d&#233;sarm&#233;s, innocents, pris entre deux feux. Tout est fait pour faire croire que le seul choix est de soutenir l'un des camps, ou encore de se contenter d'appeler &#224; la paix (ou m&#234;me seulement au cessez-le-feu humanitaire), de mani&#232;re plaintive, sans remettre en question le pouvoir de ceux qui s'en servent pour jeter la plan&#232;te dans le sang et la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les gouvernants en sont r&#233;duits &#224; la seule violence directe, c'est que la dynamique capitaliste est morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La politique r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat dans la question nationale, un produit de l'analyse de l'imp&#233;rialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme pr&#233;tend justifier ses interventions sanglantes partout dans le monde par la n&#233;cessit&#233; de lutter pour sauvergarder les peuples contre le terrorisme, la dictature, les pouvoirs guerriers, massacreurs et oppressifs, etc. Il affirme agir aussi pour d&#233;fendre la paix et la s&#233;curit&#233; de tous les peuples, &#224; commencer par celui de son pays. Ce sont de grossiers mensonges et il serait ais&#233; de les d&#233;masquer mais les gauches et les syndicats s'en gardent bien. Il est remarquable que les r&#233;formistes et les opportunistes qui ont du poids au sein de la classe ouvri&#232;re contribuent &#224; faire croire &#224; ces justifications mensong&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'imaginer que les extr&#234;mes gauches opportunistes n'auraient quand m&#234;me aucun mal &#224; se d&#233;marquer sur la question de l'imp&#233;rialisme mais ce serait faire une grossi&#232;re erreur. Certes, ils n'&#233;conomisent pas les reproches moraux &#224; l'&#233;gard de certains pays imp&#233;rialistes, mais pas tous et pas en premier le leur quand ils militant dans un pays imp&#233;rialiste. Et ils se gardent de s'attaquer publiquement &#224; leur propre imp&#233;rialisme. Ils sont trop attach&#233;s aux appareils syndicaux et &#224; l'aristocratie ouvri&#232;re qui est pleine d'illusions petites bourgeoises pour &#234;tre capables de porter une politique r&#233;volutionnaire contre l'imp&#233;rialisme. Et justement cette pseudo extr&#234;me gauche se garde bien d'utiliser ses deux principales interventions publiques (les &#233;lections bourgeoises et les syndicats) pour combattre les positions imp&#233;rialistes au sein du prol&#233;tariat et du grand public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux gauchistes (gauche communiste), ils rejettent toute notion d'imp&#233;rialisme, consid&#233;rant que toutes les nations, tous les Etats sont bourgeois, que toute aspiration contre une oppression nationale est bourgeoise et que la petite bourgeoisie est identique &#224; la grande, capitaliste, et affirmant que les pays pauvres sont aussi pourris que les pays riches, confondant ainsi la r&#233;probation morale et la politique r&#233;volutionnaire. Bien entendu, nous ne pr&#233;tons aucune qualit&#233; ni socialiste ni r&#233;volutionnaire ni rien aux bourgeoisie nationales des pays pauvres et opprim&#233;s par l'imp&#233;rialisme. Mais, suivant ainsi la politique exprim&#233;e dans la th&#233;orie de l'imp&#233;rialisme de L&#233;nine et dans la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente de Trotsky, nous estimons que ce serait d&#233;sarmer le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire mondial que de lui &#244;ter une bombe explosive pour d&#233;truire d&#233;finitivement et mondialement l'imp&#233;rialisme. L&#233;nine comme Trotsky ont toujours eu &#224; c&#339;ur que le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire prenne la t&#234;te des opprim&#233;s, y compris ceux victimes d'une oppression nationale, raciale ou religieuse, estimant que les couches petites-bourgeoises, seules, sont incapables de nuire fondamentalement au capitalisme et &#224; l'im&#233;prialisme mais que le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire, se portant &#224; la t&#234;te de ces luttes, est parfaitement capable d'ne faire une arme r&#233;volutionnaire en vue du socialisme mondial. C'est l'un des points essentiels qui d&#233;coulent de l'analyse de l'imp&#233;rialisme et un point que les gauches communistes (gauchistes) r&#233;cusent et que les extr&#234;mes gauches opportunistes se gardent de se rappeler, ne voulant pas rompre avec leurs amis bureaucrates syndicaux et membres de l'aristocratie ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le prol&#233;tariat doit-il se battre aux c&#244;t&#233;s de la petite bourgeoisie r&#233;volt&#233;e, de la jeunesse, des femmes et autres couches sociales victimes du capitalisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute l'extr&#234;me gauche, on trouve sous diverses formes des r&#233;ticences &#224; consid&#233;rer que les luttes populaires avec une participation de la petite bourgeoisie ne concernent pas le prol&#233;tariat et n'ont rien &#224; voir avec la lutte r&#233;volutionnaire pour le pouvoir aux travailleurs et le socialisme et on trouve &#233;galement des prises de positions qui attribuent &#224; l'inverse des capacit&#233;s r&#233;volutionnaires aux directions petites bourgeoises. Les deux positions, apparemment inverses, s'&#233;loignent tout autant de la vraie politique r&#233;volutionnaire prol&#233;tarienne. Les deux laissent les petits bourgeois r&#233;volt&#233;s sous une direction qui ne peut que les conduire dans l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en France, l'extr&#234;me gauche (par exemple LO et NPA) s'est tenue en grande partie &#224; l'&#233;cart de la lutte des Gilets jaunes et s'est gard&#233; de combattre l'hostilit&#233; violente des appareils syndicaux &#224; l'&#233;gard de ce mouvement. Elle a pr&#233;text&#233; que des petits patrons (souvent en r&#233;alit&#233; des petits auto-entrepreneurs c'est-&#224;-dire des travailleurs auto-exploit&#233;s) y participaient. Et la France n'est pas une exception : bien des groupes d'extr&#234;me gauche ont consid&#233;r&#233; que le prol&#233;tariat n'&#233;tait pas la direction politique des mouvements d&#233;but&#233;s avec la &#171; vague des printemps &#187; de 2010-2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat est aux antipodes de telles prises de position. Ainsi, Trotsky comme L&#233;nine n'ont cess&#233; d'attribuer au prol&#233;tariat le r&#244;le de direction des luttes de la petite bourgeoisie et notamment de la paysannerie. Et c'est en se portant &#224; la t&#234;te de toutes les classes et couches sociales r&#233;volt&#233;es que le prol&#233;tariat devient non seulement capable de porter des coups au capitalisme et &#224; l'imp&#233;rialisme mais de prendre la t&#234;te de toute la soci&#233;t&#233;, de prendre le pouvoir et de le garder. Et c'est seulement ainsi que ces luttes participent de la lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les exemples historiques sont clairs : il n'y a jamais eu de &#171; puret&#233; de classe &#187; dans les r&#233;volutions prol&#233;tariennes ! Qui peut ignorer la participation directe de la petite bourgeoisie aux c&#244;t&#233;s du prol&#233;tariat dans les r&#233;volutions en France en 1848, en 1871, dans le pouvoir de la Commune de Paris, dans les r&#233;volutions de 1905 et 1917 (f&#233;vrier et octobre) en Russie, dans la r&#233;volution espagnole, pour ne citer que celles-l&#224; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, si ce discours, qui est actuellement tenu par certains anarchistes, certains gauches communistes, certains syndicalistes, certains anti-racistes et anti-fascistes, voulait dire que, dans les entreprises et les quartiers, les travailleurs doivent eux-m&#234;mes mettre en place des comit&#233;s de mobilisation au sein du mouvement, pas de probl&#232;me !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais se tenir &#224; l'&#233;cart et pousser les travailleurs &#224; s'en d&#233;solidariser sous pr&#233;texte qu'il y a des petits bourgeois, ou m&#234;me qu'il y a dedans des racistes ou des fascistes, c'est carr&#233;ment catastrophique ! N'y avait-il aucun raciste dans les r&#233;volutions prol&#233;tariennes du pass&#233; ?!!! Suffit-il qu'un raciste ou qu'un fasciste participe &#224; une gr&#232;ve ou une manifestation pour que nous refusions d'y participer ?!!!&lt;br class='autobr' /&gt;
A ce rythme l&#224;, personne ne risque de participer demain ni &#224; une manifestation, ni &#224; un piquet, ni &#224; un rassemblement et encore moins &#224; une r&#233;volution !!!!&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution prol&#233;tarienne n'a rien de pure socialement !!! Ceux qui l'ignorent n'ont jamais rien lu sur les r&#233;volutions !&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lieu de puret&#233;, ce dont le prol&#233;tariat a urgemment besoin c'est d'organisation, c'est de comit&#233;s dans les quartiers et les entreprises !!! Les soviets qui &#233;taient &#224; leur naissance des organisations de quartier (et pas d'entreprises) m&#234;laient ouvriers et petits bourgeois !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dont la classe ouvri&#232;re a besoin, c'est aussi d'objectifs de classe, qui ne soient pas des objectifs r&#233;formistes, qui ne craignent pas de s'attaquer au sacrosaint Etat bourgeois et &#224; la sacrosainte propri&#233;t&#233; priv&#233;e des capitaux et des moyens de production. C'est en d&#233;fendant son programme de classe au sein du mouvement social que le prol&#233;tariat peut y jouer un r&#244;le dirigeant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais certainement pas en rejetant en bloc tous les &#171; petits bourgeois &#187; et en les poussant ainsi dans les bras de la grande bourgeoisie et des fascistes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les syndicats dirig&#233;s par la gauche : une politique constante de soutien ouvert ou cach&#233; &#224; l'imp&#233;rialisme national d&#233;fendue au sein du prol&#233;tariat &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky &#233;crit dans &#171; Les syndicats &#224; l'&#233;poque de la d&#233;cadence imp&#233;rialiste &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y a un aspect commun dans le d&#233;veloppement ou, plus exactement, dans la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c'est leur rapprochement et leur int&#233;gration au pouvoir d'&#201;tat. Ce processus est &#233;galement caract&#233;ristique pour les syndicats neutres, sociaux-d&#233;mocrates, communistes et anarchistes. Ce fait seul indique que la tendance &#224; s'int&#233;grer &#224; l'&#201;tat n'est pas inh&#233;rente &#224; telle ou telle doctrine, mais r&#233;sulte des conditions sociales communes pour tous les syndicats. Le capitalisme monopolisateur n'est pas bas&#233; sur la concurrence et sur l'initiative priv&#233;e, mais sur un commandement central. Les cliques capitalistes, &#224; la t&#234;te de trusts puissants, des syndicats, des consortiums bancaires, etc., contr&#244;lent la vie &#233;conomique au m&#234;me niveau que le pouvoir d'&#201;tat et, &#224; chaque instant, elles ont recours &#224; la collaboration de ce dernier. A leur tour les syndicats, dans les branches les plus importantes de l'industrie, se trouvent priv&#233;s de la possibilit&#233; de profiter de la concurrence entre les diverses entreprises. Ils doivent affronter un adversaire capitaliste centralis&#233;, intimement li&#233; au pouvoir de l'&#201;tat. De l&#224; d&#233;coule pour les syndicats, dans la mesure o&#249; ils restent sur des positions r&#233;formistes - c'est &#224; dire sur des positions bas&#233;es sur l'adaptation &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e - la n&#233;cessit&#233; de s'adapter &#224; l'&#201;tat capitaliste et de tenter de coop&#233;rer avec lui. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot d'ordre essentiel dans cette lutte est : ind&#233;pendance compl&#232;te et inconditionnelle des syndicats vis-&#224;-vis de l'&#201;tat capitaliste. Cela signifie : lutte pour transformer les syndicats en organes des masses exploit&#233;es et non en organes d'une aristocratie ouvri&#232;re. Le second mot d'ordre est : d&#233;mocratie dans Ies syndicats. Ce second mot d'ordre d&#233;coule directement du premier et pr&#233;suppose pour sa r&#233;alisation la compl&#232;te libert&#233; des syndicats vis-&#224;-vis de l'&#201;tat imp&#233;rialiste ou colonial. En d'autres termes, &#224; l'&#233;poque actuelle, les syndicats ne peuvent pas &#234;tre de simples organes de la d&#233;mocratie comme &#224; l'&#233;poque du capitalisme libr&#201;changiste, et ils ne peuvent pas rester plus longtemps politiquement neutres, c'est-&#224;-dire se limiter &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts quotidiens de la classe ouvri&#232;re. Ils ne peuvent pas &#234;tre plus longtemps anarchistes, c'est-&#224;-dire ignorer l'influence d&#233;cisive de l'&#201;tat sur la vie des peuples et des classes. Ils ne peuvent pas &#234;tre plus longtemps r&#233;formistes, parce que les conditions objectives ne permettent plus de r&#233;formes s&#233;rieuses et durables. Les syndicats de notre &#233;poque peuvent ou bien servir comme instruments secondaires du capitalisme imp&#233;rialiste pour subordonner et discipliner les travailleurs et emp&#234;cher la r&#233;volution, ou bien au contraire devenir les instruments du mouvement r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat. La neutralit&#233; des syndicats est compl&#232;tement et irr&#233;m&#233;diablement chose pass&#233;e et morte avec la libre d&#233;mocratie bourgeoise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme il est impossible de revenir &#224; l'Etat d&#233;mocratique bourgeois, il est impossible de revenir &#224; la vieille d&#233;mocratie ouvri&#232;re. Le sort de l'un refl&#232;te le sort de l'autre. Il est un fait certain que l'ind&#233;pendance des syndicats, dans un sens de classe, dans leur rapport avec l'Etat bourgeois, ne peut &#234;tre assur&#233;e, dans les conditions actuelles, que par une direction compl&#232;tement r&#233;volutionnaire &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre les appareils bureaucratiques ne consiste pas seulement &#224; militer contre la bureaucratie &#224; l'int&#233;rieur des syndicats mais, d'abord et avant tout, &#224; se battre pour la construction de conseils de travailleurs, ind&#233;pendants des appareils et form&#233;s de d&#233;l&#233;gu&#233;s des assembl&#233;es prol&#233;tariennes &#233;lus et r&#233;vocables, se f&#233;d&#233;rant, d&#233;veloppant et diffusant le programme r&#233;volutionnaire, devenant progressivement le v&#233;ritable pouvoir d'Etat des travailleurs en armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; r&#233;volution permanente &#187;, seule th&#233;orie qui assume le caract&#232;re dialectique de la r&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;volution en permanence &#187; (encore appel&#233;e r&#233;volution permanente) est une philosophie du marxisme qui s'oppose &#224; l'&#233;tapisme, au gradualisme, au progressisme, au r&#233;formisme et &#224; l'opportunisme, depuis Marx et jusqu'&#224; Trotsky, et pas une analyse conjoncturelle d'une situation exceptionnelle et surtout pas un moyen d'attribuer un caract&#232;re fondamentalement r&#233;volutionnaire &#224; des forces sociales qui n'en poss&#232;dent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Histoire ne progresse pas graduellement en suivant une par une les marches d'un escalier vers le ciel&#8230; Elle subit des r&#233;gressions brutales et violentes autant que des progressions qui peuvent m&#234;me sauter des &#233;tapes de la gradation historique. Des soci&#233;t&#233;s retardataires, des situations r&#233;actionnaires et m&#234;me des r&#233;gressions peuvent provoquer de brutales progressions r&#233;volutionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;veloppement &#233;conomique, social et politique est sujet au d&#233;veloppement in&#233;gal et combin&#233; (au sens que des morceaux avanc&#233;s se combinent avec d'autres tr&#232;s en retard). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le monde ne progresse pas ensemble ni au m&#234;me rythme et les in&#233;galit&#233;s de d&#233;veloppement peuvent rendre certains maillons de la cha&#238;ne de domination des classes poss&#233;dantes mondiales plus fragiles que d'autres et la rupture de la cha&#238;ne en un point peut fragiliser mortellement l'ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les contradictions qui d&#233;coulent du d&#233;veloppement in&#233;gal et combin&#233; doivent &#234;tre comprises et utilis&#233;es &#224; fond par les r&#233;volutionnaires. Elles ont comme cons&#233;quences que la question nationale ne peut pas &#234;tre r&#233;solue dans le cadre du capitalisme et doit &#234;tre exploit&#233;e par le prol&#233;tariat. Elles ont pour cons&#233;quence que la lutte r&#233;volutionnaire doit p&#233;n&#233;trer la lutte pour des r&#233;formes et s'en servir comme transition. Elles ont aussi pour cons&#233;quence que c'est le prol&#233;tariat qui est le seul &#224; pouvoir r&#233;aliser des objectifs d&#233;mocratiques, pacifiques, lib&#233;rateurs pour les peuples opprim&#233;s, pour toutes les couches sociales non capitalistes, pour tous les opprim&#233;s. Et le programme r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat doit clairement mettre en avant ces objectifs. L'intervention des r&#233;volutionnaires doit se guider sur un programme de transition qui m&#232;ne des luttes nationales aux luttes internationales, des luttes pour des r&#233;formes aux luttes pour le socialisme, des luttes pour la paix &#224; la guerre r&#233;volutionnaire, etc&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les communistes r&#233;volutionnaires ne doivent pas se tenir &#224; l'&#233;cart ni appeler les prol&#233;taires &#224; se tenir &#224; l'&#233;cart des luttes r&#233;formistes, sans sombrer eux-m&#234;mes dans le r&#233;formisme, des luttes nationales, sans sombrer dans le nationalisme, des luttes petites bourgeoises, sans oublier le caract&#232;re prol&#233;tarien de leur combat, ils doivent allier les diff&#233;rents aspects contradictoires dans une seule lutte de classes r&#233;volutionnaire contre la classe capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux points programmatiques, sociaux et politiques d&#233;coulent de cette vision de la marche de la r&#233;volution sociale : programme de transition au lieu de la traditionnelle opposition entre programme r&#233;volutionnaire et programme r&#233;formiste, alliances possibles avec des couches petites bourgeoises et des peuples opprim&#233;s, front unique ouvrier, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pseudo et faux anti-imp&#233;rialisme de l'extr&#234;me gauche : un moralisme &#224; vomir ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de voir dans les crimes actuels du capitalisme et de l'imp&#233;rialisme des moyens d'entrainer le prol&#233;tariat vers la conscience de ses t&#226;ches de transformation radicale, les fausses extr&#234;mes gauches diffusent de la r&#233;probation morale &#224; pleine dose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les extr&#234;mes gauches opportunistes ont abandonn&#233; la notion d'imp&#233;rialisme de L&#233;nine. Loin d'y voir une &#233;volution objective du capitalisme li&#233;e aux limites de ce mode de production, ils d&#233;noncent des politiques individuelles, celle de N&#233;tanyahou, celle de Biden ou de Trump, celle de Poutine, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que la guerre mondiale s'&#233;tend de la Syrie &#224; l'Ukraine et de l'Arm&#233;nie &#224; la Palestine, les politiques pro-imp&#233;rialistes se cachent sous la pr&#233;tendue d&#233;fense des peuples et sous le couvert de l'indignation morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moralistes, bien ou mal intentionn&#233;s, y compris d'extr&#234;me gauche ou pr&#233;tendus tels, ne nous aident en rien &#224; nous y retrouver dans les embrouillaminis de la situation mondiale ni &#224; &#233;viter les pi&#232;ges imp&#233;rialistes et capitalistes contre le peuple travailleur du monde et pour d&#233;truire ses potentialit&#233;s r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moralistes d&#233;noncent tout ce qui leur d&#233;pla&#238;t mais n'expliquent rien, ne comprennent rien, n'arment en rien les travailleurs et les peuples, qu'ils d&#233;noncent les violences d'un camp ou d'un autre ou des deux, les guerres, les fascismes, les dictatures et m&#234;me &#233;ventuellement les classes poss&#233;dantes et les gouvernants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La morale n'explique rien, ni l'effondrement du capitalisme, ni les oppositions violentes entre imp&#233;rialismes, ni les r&#233;volutions, ni les contr&#233;r&#233;volutions dont les fascismes et les guerres. Elle ne permet rien, n'ouvre de perspective sur rien et surtout pas de perspective r&#233;volutionnaire prol&#233;tarienne qui lib&#232;re l'humanit&#233; du cauchemar o&#249; le capitalisme d&#233;liquescent pr&#233;tend l'engloutir,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moralistes, y compris l'extr&#234;me gauche opportuniste, demandent aux gouvernements de faire ce qui n'est pas l'int&#233;r&#234;t du grand capital, une absurdit&#233; en somme. Ils refusent la politique r&#233;volutionnaire face &#224; l'imp&#233;rialisme : pr&#244;ner la d&#233;faite de notre imp&#233;rialisme y compris dans la guerre, appeler les travailleurs &#224; d&#233;truire l'Etat capitaliste, y compris et surtout son arm&#233;e et sa police, rappeler que les travailleurs vont devoir s'armer eux-m&#234;mes et d&#233;noncer le pacifisme qui d&#233;sarme avant tout les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre l'Union sacr&#233;e ouverte de la CGT, hypocrite de l'extr&#234;me gauche &#233;lectorale (LO, NPA), le programme de Zimmerwald des r&#233;volutionnaires contre la premi&#232;re guerre mondiale et le capitalisme reprend toute son actualit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La guerre imp&#233;rialiste inaugure l'&#232;re de la r&#233;volution sociale. Toutes les conditions objectives de l'&#233;poque actuelle mettent &#224; l'ordre du jour la lutte r&#233;volutionnaire de masse du prol&#233;tariat. Les socialistes ont pour devoir, sans renoncer &#224; aucun des moyens de lutte l&#233;gale de la classe ouvri&#232;re, de les subordonner tous &#224; cette t&#226;che pressante et essentielle, de d&#233;velopper la conscience r&#233;volutionnaire des ouvriers, de les unir dans la lutte r&#233;volutionnaire internationale, de soutenir et de faire progresser toute action r&#233;volutionnaire, de chercher &#224; transformer la guerre imp&#233;rialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprim&#233;es contre leurs op-presseurs, en une guerre pour l'expropriation de la classe des capitalistes, pour la conqu&#234;te du pouvoir politique par le prol&#233;tariat, pour la r&#233;alisation du socialisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les revendications et les t&#226;ches des communistes r&#233;volutionnaires et du prol&#233;tariat contre les puissances coloniales et imp&#233;rialistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire est capable de combattre l'imp&#233;rialisme et d'abattre le capitalisme, m&#234;me si d'autres comme les terroristes se revendiquant de l'islam pr&#233;tendent le contraire. Les r&#233;volutionnaires et les travailleurs ne doivent pas combattre davantage tel ou tel imp&#233;rialisme et leur principale t&#226;che est de combattre l'imp&#233;rialisme de leur pays. Et cela passe par un programme anti-imp&#233;rialiste dans les m&#233;tropoles imp&#233;rialistes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;nonciation des superprofits imp&#233;rialistes sur le dos des peuples&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contr&#244;le des capitaux qui pillent les pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expropriation et r&#233;quisition des entreprises imp&#233;rialistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Droit &#224; l'auto-d&#233;termination et la question nationale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression de toute opposition entre nationaux et &#233;trangers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Union des peuples contre la domination imp&#233;rialiste, les peuples des pays imp&#233;rialistes soutenant tout effort des pays opprim&#233;s de se lib&#233;rer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression de l'exploitation des pays opprim&#233;s par l'imp&#233;rialisme et les grands trusts et en rendre les richesses aux peuples&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression de toutes les l&#233;gislations fascistes qui suscitent la haine entre les peuples et qui autorisent les pays riches &#224; faire mourir des migrants &#224; leurs fronti&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression de tout profit sur le dos des exploit&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression des oppressions nationales, raciales, ethniques et religieuses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppression des restrictions nationales : quiconque vit de son travail a le droit de vivre dans le pays de son choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les t&#226;ches des communistes r&#233;volutionnaires et du prol&#233;tariat dans les colonies et les pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;masquer les buts imp&#233;rialistes des grandes puissances :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6673&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6673&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6406&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6406&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5969&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5969&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve231&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve231&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve482&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve482&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3811&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3811&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;montrer que toute d&#233;faite de &#171; notre &#187; imp&#233;rialisme est une victoire des travailleurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2597&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2597&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;montrer qu'il n'y aura pas pour les pays opprim&#233;s de solution autre que le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3668&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3668&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3812&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3812&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unir les prol&#233;taires et les peuples opprim&#233;s du monde dans le but clair et affich&#233; d'abattre d&#233;finitivement l'imp&#233;rialisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7091&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7091&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6278&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6278&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unir travailleurs &#171; nationaux &#187; et immigr&#233;s et d&#233;velopper la prise de conscience internationaliste du prol&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article262&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article262&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;tendu antifascisme bourgeois ou r&#233;formiste, c'est la lutte contre la r&#233;volution socialiste ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'extr&#234;me gauche opportuniste a soutenu les ennemis du prol&#233;tariat sous pr&#233;texte de lutte contre le fascisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7014&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7014&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique des communistes et du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire face &#224; la guerre ce n'est pas le pacifisme ni bourgeois ni anarchiste : &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7509&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7509&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3400&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3400&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1107&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1107&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1927&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1927&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article620&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article620&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;faitisme r&#233;volutionnaire, antimilitarisme et armement du prol&#233;tariat : le programme militaire de la r&#233;volution socialiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit le prol&#233;tariat mondial met fin au capitalisme, soit le capitalisme met fin &#224; l'humanit&#233; ! Quiconque rejette cette alternative dictature du prol&#233;tariat ou massacre mondial g&#233;n&#233;ralis&#233;, rejette &#233;galement toute chance d'avenir &#224; la soci&#233;t&#233; humaine. La IV &#232;me internationale sera celle du rel&#232;vera le drapeau du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire (le nombre quatre n'est pas un f&#233;tiche bien entendu et on peut aussi bien l'appeler 5&#232;me internationale).&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute la situation mondiale et, par cons&#233;quent, aussi la vie politique int&#233;rieure des divers pays, se trouve sous la menace de la guerre mondiale. La catastrophe imminente p&#233;n&#232;tre d&#233;j&#224; d'angoisse les masses les plus profondes de l'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Partis de gauche, syndicats et leurs soutiens d'extr&#234;me gauche r&#233;p&#232;tent la politique de trahison qui avait &#233;t&#233; celle de la premi&#232;re guerre mondiale de 1914 avec d'autant plus d'assurance qu'aucune organisation cons&#233;quente ne combat actuellement le chauvinisme et l'imp&#233;rialisme, toutes se fondant d'abord sur l'aristocratie ouvri&#232;re et l'Etat capitaliste. D&#232;s que le danger de guerre a pris un aspect concret, les staliniens, distan&#231;ant de loin les pacifistes bourgeois et petits-bourgeois sont devenus les champions de la pr&#233;tendue &#034;d&#233;fense nationale&#034;. Ils ne font d'exception que pour les pays fascistes, c'est-&#224;-dire pour ceux o&#249; ils ne jouent eux-m&#234;mes aucun r&#244;le. La lutte r&#233;volutionnaire contre la guerre retombe ainsi enti&#232;rement sur les &#233;paules de la IV&#176; Internationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le succ&#232;s du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire dans la prochaine p&#233;riode (celle de la r&#233;volution et de la contr&#233;r&#233;volution) d&#233;pendra, avant tout, de sa politique dans la question de la guerre. Une politique correcte comprend deux &#233;l&#233;ments : une attitude intransigeante envers l'imp&#233;rialisme et ses guerres, et l'aptitude &#224; s'appuyer sur l'exp&#233;rience des masses elles-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la question de la guerre, plus que dans toute autre question, la bourgeoisie et ses agents trompent le peuple par des abstractions, des formules g&#233;n&#233;rales, des phrases path&#233;tiques : &#034;neutralit&#233;&#034;, &#034;s&#233;curit&#233; collective&#034;, &#034;armement pour la d&#233;fense de la paix&#034;, &#034;d&#233;fense nationale&#034;, &#034;lutte contre le fascisme&#034;, etc. Toutes ces formules se r&#233;duisent, en fin de compte, &#224; ce que la question de la guerre, c'est-&#224;-dire du sort des peuples, doit rester dans les mains des imp&#233;rialistes, de leurs gouvernements, de leur diplomatie, de leurs &#233;tats-majors, avec toutes leurs intrigues et tous leurs complots contre les peuples.&lt;br class='autobr' /&gt;
La IV&#176; Internationale rejette avec indignation toutes les abstractions qui jouent chez les d&#233;mocrates le m&#234;me r&#244;le que, chez les fascistes, l' &#034;honneur&#034;, le &#034;sang&#034;, la &#034;race&#034;. Mais l'indignation ne suffit pas. Il faut aider les masses, &#224; l'aide de crit&#232;res, de mots d'ordre et de revendications transitoires, propres &#224; leur permettre de v&#233;rifier, de distinguer la r&#233;alit&#233; concr&#232;te de ces abstractions frauduleuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;D&#201;SARMEMENT&#034; ? Mais toute la question est de savoir qui d&#233;sarmera et qui sera d&#233;sarm&#233;. Le seul d&#233;sarmement qui puisse pr&#233;venir ou arr&#234;ter la guerre, c'est le d&#233;sarmement de la bourgeoisie par les ouvriers. Mais, pour d&#233;sarmer la bourgeoisie, il faut que les ouvriers eux-m&#234;mes soient arm&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;NEUTRALIT&#201;&#034; ? Mais le prol&#233;tariat n'est nullement neutre dans une guerre entre le Japon et la Chine, ou entre l'Allemagne et l'URSS. Cela signifi&#233;t-il la d&#233;fense de la Chine et de l'URSS ? Evidemment, mais pas par l'interm&#233;diaire des imp&#233;rialistes, qui &#233;trangleront la Chine et l'URSS.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;D&#201;FENSE DE LA PATRIE&#034; ? Mais, par cette abstraction, la bourgeoisie entend la d&#233;fense de ses profits et de ses pillages. Nous sommes pr&#234;ts &#224; d&#233;fendre la patrie contre les capitalistes &#233;trangers, si nous garrotons tout d'abord nos propres capitalistes, et les emp&#234;chons de s'attaquer &#224; la patrie d'autrui ; si les ouvriers et les paysans de notre pays deviennent ses v&#233;ritables ma&#238;tres ; si les richesses du pays passent des mains d'une infime minorit&#233; dans les mains du peuple ; si l'arm&#233;e, d'instrument des exploiteurs, devient l'instrument des exploit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut savoir traduire ces id&#233;es fondamentales en id&#233;es plus particuli&#232;res et plus concr&#232;tes, selon la marche des &#233;v&#233;nements et l'orientation de l'&#233;tat d'esprit des masses. Il faut, en outre, distinguer rigoureusement entre le pacifisme du diplomate, du professeur, du journaliste et le pacifisme du charpentier, de l'ouvrier agricole ou de la blanchisseuse. Dans le premier de ces cas, le pacifisme est la couverture de l'imp&#233;rialisme. Dans le second, l'expression confuse de la d&#233;fiance envers l'imp&#233;rialisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le petit paysan ou l'ouvrier parlent de la d&#233;fense de la patrie, ils se repr&#233;sentent la d&#233;fense de leur maison, de leur famille et de la famille d'autrui contre l'invasion, contre les bombes, contre les gaz asphyxiants. Le capitaliste et son journaliste entendent par d&#233;fense de la patrie la conqu&#234;te de colonies et de march&#233;s, l'extension par le pillage de la part &#034;nationale&#034; dans le revenu mondial. Le pacifisme et le patriotisme bourgeois sont des mensonges complets. Dans le pacifisme et m&#234;me dans le patriotisme des opprim&#233;s, il y a un noyau progressiste qu'il faut savoir saisir pour en tirer les conclusions r&#233;volutionnaires n&#233;cessaires. Il faut savoir dresser l'une contre l'autre ces deux formes de pacifisme et de patriotisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Partant de ces consid&#233;rations, la IV&#176; Internationale appuie toute revendication, m&#234;me insuffisante, si elle est capable d'entra&#238;ner les masses, m&#234;me &#224; un faible degr&#233;, dans la politique active, d'&#233;veiller leur critique et de renforcer leur contr&#244;le sur les machinations de la bourgeoisie.&lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre est une gigantesque entreprise commerciale, surtout pour l'industrie de guerre. C'est pourquoi les &#034;200 familles&#034; sont les premiers patriotes et les principaux provocateurs de guerre. Le contr&#244;le ouvrier sur l'industrie de guerre est le premier pas dans la lutte contre les fabricants de guerre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au mot d'ordre des r&#233;formistes : imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices de guerre, nous opposons les mots d'ordre : CONFISCATION DES B&#201;N&#201;FICES DE GUERRE et EXPROPRIATION DES ENTREPRISES TRAVAILLANT POUR LA GUERRE. L&#224; o&#249; l'industrie de guerre est &#034;nationalis&#233;e&#034;, comme en France, le mot d'ordre du contr&#244;le ouvrier conserve toute sa valeur : le prol&#233;tariat fait aussi peu confiance &#224; l'&#201;tat de la bourgeoisie qu'au bourgeois individuel.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pas un homme, pas un sou pour le gouvernement bourgeois !
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pas de programme d'armements, mais un programme de travaux d'utilit&#233; publique !
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ind&#233;pendance compl&#232;te des organisations ouvri&#232;res &#224; l'&#233;gard du contr&#244;le militaire et policier !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut arracher, une fois pour toutes, la libre disposition du destin des peuples des mains des cliques imp&#233;rialistes avides et impitoyables qui agissent derri&#232;re le dos des peuples. En accord avec cela, nous revendiquons :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Abolition compl&#232;te de la diplomatie secr&#232;te ; tous les trait&#233;s et accords doivent &#234;tre accessibles &#224; chaque ouvrier et paysan.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Instruction militaire et armement des ouvriers et des paysans sous le contr&#244;le imm&#233;diat des comit&#233;s ouvriers et paysans.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cr&#233;ation d'&#233;coles militaires pour la formation d'officiers venus des rangs des travailleurs, choisis par les organisations ouvri&#232;res.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Substitution &#224; l'arm&#233;e permanente, c'est-&#224;-dire de caserne, d'une milice populaire en liaison indissoluble avec les usines, les mines, les fermes, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre imp&#233;rialiste est la continuation et l'exacerbation de la politique de pillage de la bourgeoisie ; la lutte du prol&#233;tariat contre la guerre est la continuation et l'exacerbation de sa lutte de classe. L'apparition de la guerre change la situation et partiellement les proc&#233;d&#233;s de lutte entre les classes, mais ne change ni les buts ni la direction fondamentale de cell&#233;ci.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bourgeoisie imp&#233;rialiste domine le monde. C'est pourquoi la prochaine guerre, par son caract&#232;re fondamental, sera une guerre imp&#233;rialiste. Le contenu fondamental de la politique du prol&#233;tariat international sera, par cons&#233;quent, la lutte contre l'imp&#233;rialisme et sa guerre. Le principe fondamental de cette lutte sera :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'ennemi principal est dans notre PROPRE PAYS&#034;, ou :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La d&#233;faite de notre propre gouvernement (imp&#233;rialiste) est le moindre mal&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les pays du monde ne sont pas des pays imp&#233;rialistes. Au contraire, la majorit&#233; des pays sont les victimes de l'imp&#233;rialisme. Certains pays coloniaux ou semi-coloniaux tenteront, sans aucun doute, d'utiliser la guerre pour rejeter le joug de l'esclavage. De leur part, la guerre ne sera pas imp&#233;rialiste, mais &#233;mancipatrice. Le devoir du prol&#233;tariat international sera d'aider les pays opprim&#233;s en guerre contre les oppresseurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les ouvriers d'un pays imp&#233;rialiste ne peuvent cependant pas aider un pays anti-imp&#233;rialiste par l'interm&#233;diaire de leur gouvernement, quelles que soient, &#224; un moment donn&#233;, les relations diplomatiques et militaires entre les deux pays. Si les gouvernements se trouvent en alliance temporaire, et au fond incertaine, le prol&#233;tariat du pays imp&#233;rialiste continue &#224; rester en opposition de classe &#224; son gouvernement et apporte un appui &#224; l' &#034;alli&#233;&#034; non imp&#233;rialiste de celui-ci par ses propres m&#233;thodes, c'est-&#224;-dire par les m&#233;thodes de la lutte de classe internationale (agitation en faveur de l'&#201;tat ouvrier et du pays colonial, non seulement contre ses ennemis, mais aussi contre ses alli&#233;s perfides : boycott et gr&#232;ve dans certains cas, renoncement au boycott et &#224; la gr&#232;ve dans d'autres, etc.).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but de la guerre, les sections de la IV&#176; Internationale se sentiront in&#233;vitablement isol&#233;es : chaque guerre prend les masses populaires &#224; l'improviste et les pousse du c&#244;t&#233; de l'appareil gouvernemental. Les internationalistes devront nager contre le courant. Cependant, les d&#233;vastations et les maux de la nouvelle guerre qui, d&#232;s les premiers mois, laisseront loin en arri&#232;re les horreurs sanglantes de 1914-1918 auront t&#244;t fait de d&#233;griser les masses. Le m&#233;contentement et la r&#233;volte de celles-ci cro&#238;tront par bonds. Les sections de la IV&#176; Internationale se trouveront &#224; la t&#234;te du flux r&#233;volutionnaire. Le programme des revendications transitoires prendra une actualit&#233; br&#251;lante. Le probl&#232;me de la conqu&#234;te du pouvoir par le prol&#233;tariat se dressera de toute sa hauteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'&#233;touffer ou de noyer dans le sang l'humanit&#233;, le capitalisme empoisonne l'atmosph&#232;re mondiale par les vapeurs d&#233;l&#233;t&#232;res de la haine nationale et raciale. L'antis&#233;mitisme est aujourd'hui l'une des convulsions les plus malignes de l'agonie du capitalisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;nonciation intransigeante des pr&#233;jug&#233;s de race et de toutes les formes et nuances de l'arrogance et du chauvinisme nationaux, en particulier de l'antis&#233;mitisme, doit entrer dans le travail quotidien de toutes les sections de la IV&#176; Internationale comme le principal travail d'&#233;ducation dans la lutte contre l'imp&#233;rialisme et la guerre. Notre mot d'ordre fondamental reste :&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la guerre mondiale qui vient le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire doit d&#233;fendre un programme militaire socialiste qui s'appuie sur les points suivants : &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;faitisme r&#233;volutionnaire&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;faitisme est la politique du prol&#233;tariat des pays imp&#233;rialistes qui souhaitent la d&#233;faite de leur imp&#233;rialisme et l'utilisation de cell&#233;ci pour renverser d&#233;finitivement l'imp&#233;rialisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a pas de vrai d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire qui ne m&#232;ne pas &#224; la prise de pouvoir par les travailleurs en armes !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne sommes pas antimilitaristes en g&#233;n&#233;ral mais anti-armement de la bourgeoisie et pro-armement du prol&#233;tariat et du peuple travailleur auto-organis&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Une des erreurs des pacifistes de gauche est de consid&#233;rer la guerre en soi comme l'ennemi et pas l'ensemble des politiques contr&#233;r&#233;volutionnaires de la bourgeoisie capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
En employant cette politique, Marx d&#233;voile ici le &#171; secret &#187; de l'efficacit&#233; supr&#234;me de l'art militaire du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire qui s'exprime en premier lieu dans le d&#233;faitisme qui d&#233;sagr&#232;ge l'appareil militaire adverse et le rend inop&#233;rant en face de la r&#233;volution. Le principe en est qu'en sabotant le militarisme dans son pays, celui o&#249; s'effectue la r&#233;volution, on sabote en m&#234;me temps le militarisme adverse. La politique militaire du prol&#233;tariat parvenu au pouvoir dans un pays, si elle vise naturellement &#224; la d&#233;fense de la r&#233;volution victorieuse, continue d'appliquer la m&#233;thode qui consiste &#224; agir sur les arri&#232;res des pays bourgeois, en y stimulant l'activit&#233; r&#233;volutionnaire des masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7509&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7509&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3400&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3400&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7390&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antimilitarisme r&#233;volutionnaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGANISER DES COMITES LOCAUX ANTI-GUERRE ANTI-IMPERIALISTE ET CONTRE LA GUERRE CIVILE MENEE PAR LES GOUVERNEMENTS CONTRE LE PEUPLE TRAVAILLEUR SUR UN PROGRAMME D'ACTION ANTI-IMPERIALISTE ET ANTI-GUERRE DONT LES MOTS D'ORDRE ET LES MOYENS DE LUTTE SERAIENT :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le retrait des troupes imp&#233;rialistes de toutes leurs zones d'occupation (n&#233;o-coloniales ou pas) et de toutes leurs bases dans le monde&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas un homme, pas un sou pour les sales guerres de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais f&lt;br class='autobr' /&gt;
A bas le budget de guerre sociale ! A bas toutes les contr&#233;r&#233;formes anti-ouvri&#232;res &lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation d'arr&#234;ts de travail de solidarit&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sabotage de l'effort de guerre imp&#233;rialiste et le blocage de l'envoi de troupes ou de mat&#233;riel &lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation de manifestations devant les casernes&lt;br class='autobr' /&gt;
L'interpellation des soldats appel&#233;s &#224; ne pas mourir pour les banquiers, les marchands de canons f soldats fran&#231;ais, ne soyez pas la chair &#224; canon des capitalistes ! refusez de faire une guerre dont le peuple ne veut pas&lt;br class='autobr' /&gt;
L'appel aux soldats &#224; former des comit&#233;s de soldats f &#224; &#233;lire leurs d&#233;l&#233;gu&#233;s responsables et r&#233;vocables et &#224; retourner leurs armes contre les fauteurs de guerre &lt;br class='autobr' /&gt;
La mise en place de comit&#233;s de gr&#232;ve et d'action anti-imp&#233;rialistes dans les entreprises et leurs &#233;quivalents, dans les quartiers populaires et de leurs f&#233;d&#233;rations sur tout le pays !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abolition de l'arm&#233;e permanente et l'armement g&#233;n&#233;ral du peuple pour se prot&#233;ger du gouvernement meurtrier et de guerre sociale des gouvernants et des capitalistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;strong&gt;Reconstruire la quatri&#232;me internationale sur les bases de Trotsky&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mort de L&#233;nine et la victoire de Staline contre la r&#233;volution en Russie nous sommes en lutte pour la nouvelle (quatri&#232;me) Internationale du prol&#233;tariat qui devra remporter et assurer la victoire. Nous forgeons le nouveau parti international de la r&#233;volution prol&#233;tarienne mondiale. Nous savons que seul le nouvel essor r&#233;volutionnaire couronnera nos efforts de succ&#232;s. Nous savons aussi que ce nouvel essor r&#233;volutionnaire resterait sans r&#233;sultat si nos efforts subjectifs d'aujourd'hui et de toujours ne pr&#233;paraient pas l'arme de la victoire et de cette fa&#231;on la victoire m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internationale r&#233;volutionnaire est un seul parti international, un parti mondial ; les partis nationaux sont des sections de l'Internationale r&#233;volutionnaire. Le prol&#233;tariat est une seule classe internationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous faut savoir sur quelles bases Trotsky entendait reconstruire l'internationale communiste r&#233;volutionnaire :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/10/331001a.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/10/331001a.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous faut savoir pourquoi l'internationale de Trotsky a &#233;chou&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4250&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/postwar/1947/06/nt_19470627.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/postwar/1947/06/nt_19470627.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/urss/natalia.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/urss/natalia.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'internationale &#224; construire ne se fondera pas sur un rassemblement sans principes mais sur les bases minimales suivantes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'objectif reconnu publiquement dans toute la propagande de l'&#233;limination mondiale du capitalisme et de l'imp&#233;rialisme
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le combat contre le principal trompeur : le r&#233;formisme (et son cousin l'opportunisme), qu'il soit syndical, politique ou associatif
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le refus du sectarisme et de l'isolement des prol&#233;taires &#224; l'&#233;gard des autres fractions du peuple travailleur
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les principes des quatre premiers congr&#232;s de l'Internationale de L&#233;nine et Trotsky
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le programme de transition de Trotsky
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La reconnaissance de la n&#233;cessit&#233; et la lutte pour un parti mondial de la r&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'objectif du pouvoir aux travailleurs et de la dictature des soviets &#224; l'&#233;chelle mondiale et la dictature du prol&#233;tariat &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contre l'imp&#233;rialisme et la guerre, le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire et l'armement du prol&#233;tariat &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La d&#233;fense permanente et publique de l'auto-organisation et des comit&#233;s/ conseils/ soviets comme organes de classe du prol&#233;tariat et du peuple travailleur et comme mode futur d'organisation de l'Etat ouvrier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'EFFONDREMENT MONDIAL DU CAPITALISME ET LA LUTTE CONTRE LA 3&#200;ME GRANDE GUERRE MONDIALE INTER-IMP&#201;RIALISTE ET LA LUTTE POUR LA R&#201;VOLUTION SOCIALISTE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailleurs, femmes et jeunes du monde, lan&#231;ons un message clair et net : nous n'acceptons pas d'&#234;tre la chair &#224; canons de la prochaine boucherie mondiale d'un syst&#232;me d'exploitation en bout de course !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance am&#233;ricaine, elle, a lanc&#233; un message clair : le &#171; monde occidental &#187; (cela n'a pas d'autre signification que les alli&#233;s des USA puisque cela englobe le Japon, l'Australie ou le Canada comme l''Europe et l'Angleterre) est somm&#233; de pr&#233;parer la guerre mondiale &#224; toute allure et tous les &#201;tats qui font partie de cette alliance internationale s'alignent les uns apr&#232;s les autres et engagent leurs arm&#233;es dans la course aux armements les plus sophistiqu&#233;s et les plus meurtriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concurrence &#233;conomique exacerb&#233;e et les guerres qui se multiplient (de la Syrie au Y&#233;men, de l'Ukraine &#224; l'Arm&#233;nie et &#224; Isra&#235;l) sont le pr&#233;texte invoqu&#233;. Le monde, autrefois unifi&#233;, est d&#233;sormais divis&#233; en deux &#233;conomies capitalistes (l'une autour des USA et l'autre autour du bloc Chine/Russie). La guerre &#233;conomique, financi&#232;re et mon&#233;taire est engag&#233;e et la guerre tout court s'annonce. Dans tous les conflits actuels, un bloc est dans un camp et l'autre dans le camp adverse. La barbarie de ces guerres est sans cesse croissante comme le montrent tous les jours l'Ukraine et Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette division meurtri&#232;re du monde est un choix et pas une &#233;volution involontaire de la part des grandes puissances qui dominent non seulement l'&#233;conomie mais toute la vie de l'humanit&#233;. Ce choix est directement li&#233; &#224; l'&#233;tat dans lequel est le syst&#232;me &#233;conomique capitaliste depuis son effondrement de 2007-2008. Certes, le capitalisme n'a jamais rim&#233; avec pacifisme mais, depuis sa chute historique de 2007 et depuis la vague des r&#233;volutions qui a d&#233;but&#233; dans le monde entier en 2011, le bain de sang a &#233;t&#233; la nouvelle r&#233;ponse des classes exploiteuses, l'un de ces massacres &#233;tant la pand&#233;mie covid avec ses millions de morts et de bless&#233;s. Car, contrairement au discours dominant, les classes dirigeantes n'ont rien fait pour combattre la maladie, bien au contraire, trop satisfaits qu'ils &#233;taient qu'elle frappe les peuples en pleine vague des r&#233;volutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement une crise comme le syst&#232;me capitaliste y est habitu&#233;, nous disent tous les menteurs du monde. Et c'est faux : dans une crise les trusts, banques et &#233;tablissements financiers en rouge font faillite et ferment et, en 2008, c'est le choix inverse qu'a fait le syst&#232;me mondial. Tous ont &#233;t&#233; sauv&#233;s par l'intervention financi&#232;re massive des &#201;tats et des banques centrales. Et depuis, toutes les crises ont &#233;t&#233; trait&#233;es de m&#234;me : renflou&#233;es sur fonds publics. Ils ont estim&#233; alors que chaque trust ou banque, ou assurance et autre &#233;tablissement financier de grande taille qui chuterait serait &#171; syst&#233;mique &#187; c'est-&#224;-dire qu'elle ferait chuter tout l'ensemble du capitalisme mondial ! Mais la dette des &#201;tats et des banques centrales, due au sauvetage des capitalistes &#171; quoiqu'il en co&#251;te &#187;, selon leur propre expression, est devenue un v&#233;ritable gouffre qui va engloutir le syst&#232;me tout entier. Et c'est cette perspective qui les affole adjointe &#224; celle de la vague des r&#233;volutions qui am&#232;ne les classes poss&#233;dantes &#224; orienter le monde vers des dictatures, des fascismes, des guerres civiles et des guerres tout court, voire la guerre mondiale, bien que cell&#233;ci ne puisse amener que la destruction de l'humanit&#233; ell&#233;m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de solution &#224; cette catastrophe si on reste au sein du syst&#232;me capitaliste. Dire non &#224; la guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e, c'est dire non au capitalisme et &#224; l'imp&#233;rialisme (ce syst&#232;me de domination de quelques grandes puissances li&#233;es aux trusts et aux banques sur le monde entier et &#233;crasant la majorit&#233; de la population du globe). La lutte contre la guerre n'est autre que la lutte pour le socialisme, c'est-&#224;-dire pour en finir avec l'exploitation de l'homme par le capital et pour mettre en place un nouveau mode de production d&#233;barrass&#233; de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des capitaux et des entreprises. Il est mensonger que le lib&#233;ralisme &#233;conomique ait &#233;t&#233; synonyme de libert&#233; au sein de la soci&#233;t&#233; et de libert&#233; politique. Les peuples n'ont sous le capitalisme que le choix entre des politiciens interchangeables et aussi menteurs les uns que les autres mais ils n'ont aucun choix sur la politique que ceux-ci m&#232;nent une fois au gouvernement. D&#233;mocratie et possession des richesses par une infime minorit&#233; sont antinomiques. Il est caract&#233;ristique que les peuples n'ont jamais eu le droit de d&#233;cider de ce qu'il fallait faire face aux crises &#233;conomiques, face aux guerres ou face aux pand&#233;mies. Plus que jamais, en phase d'effondrement historique du capitalisme, il n'est pas question de d&#233;mocratie, nulle part au monde, ni dans les pays riches ni dans les pays pauvres (et il n'y a jamais et autant de pauvres dans les pays riches). Partout, les fascismes et les dictatures reviennent pour servir de b&#233;quille &#224; un syst&#232;me en chute. La violence de la r&#233;pression grandit partout, y compris dans les m&#233;tropoles les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au peuple travailleur, aux femmes et aux jeunes de donner une r&#233;ponse claire &#224; la barbarie qui monte : la lutte contre la guerre et pour le socialisme men&#233; par des comit&#233;s issus de la mobilisation &#233;lisant des d&#233;l&#233;gu&#233;s r&#233;vocables et contr&#244;l&#233;s par des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ayant pouvoir de d&#233;cision, voil&#224; d'o&#249; viendra la v&#233;ritable d&#233;mocratie sur laquelle fonder une soci&#233;t&#233; nouvelle, qui ne soit pas soumise aux possesseurs du grand capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; tous les gouvernants n'ont &#224; la bouche que les mots de r&#233;armement, de mobilisation, de service militaire, o&#249; ils proclament avoir des joujoux de mort de plus en plus sophistiqu&#233;s et les vendent partout sur la plan&#232;te, en particulier dans les zones de guerre, au moment o&#249; m&#234;me les &#201;tats qui ne sont pas officiellement en guerre soutiennent les guerres des quatre coins du monde, il importe que nous, travailleurs, femmes et jeunes, nous nous engagions dans la lutte pour en finir avec ce syst&#232;me finissant et sanglant. Il n'est pas question pour nous de soutenir l'un des camps contre l'autre, pas question de soutenir des trusts et des banques &#171; nationaux &#187; contre leurs adversaires, pas question de s'attaquer &#224; des peuples en soutenant nos propres exploiteurs et les gouvernants &#224; leur botte. Nous devons &#234;tre pour la d&#233;faite de toutes les grandes puissances et la victoire de tous les peuples qui cherchent &#224; s'en lib&#233;rer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun gouvernement au monde capitaliste ne nous apportera ce que nous voulons car les &#201;tats, qu'ils se disent ou pas d&#233;mocratiques, sont directement li&#233;s au grand capital et tous les partis, de gauche, de droite ou d'extr&#234;me droite sont en fait attach&#233;s au syst&#232;me capitaliste et le d&#233;fendent plus ou moins ouvertement. Il nous faut un gouvernement issu des comit&#233;s de base du peuple travailleur, des femmes et des jeunes comme il en est apparu par ci par l&#224; au cours de la derni&#232;re vague des r&#233;volutions dite des printemps. Il nous faut le gouvernement du peuple par le peuple, la d&#233;mocratie directe auto-organis&#233;e et ind&#233;pendante de toutes les institutions de la vieille soci&#233;t&#233; toute pourrie. On ne b&#226;tira pas l'avenir avec les structures mises en place par ses ennemis directs. Ceux qui pr&#233;tendent qu'il suffit d'&#233;lire de bons gouvernements nous trompent. Ceux qui font croire qu'on peut gagner des luttes sociales sans pr&#233;tendre prendre le pouvoir politique nous mentent aussi. Ces r&#233;formistes ne r&#233;forment rien du tout et moins que jamais on ne r&#233;formera pas les tueurs du capitalisme, il faut les d&#233;sarmer et armer le peuple travailleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
En finir avec les guerres, c'est faire chuter les &#201;tats et c'est organiser et armer le peuple ! Ne pas nous laisser envahir par la barbarie et la guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e, c'est b&#226;tir le socialisme ! Il n'y a pas d'autre issue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde entier marche &#224; la guerre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6783&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6783&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos ennemis de classe s'arment massivement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7588&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7588&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
LA LUTTE CONTRE L'IMP&#201;RIALISME ET LA GUERRE SUPPOSE LA LUTTE CONTRE LE R&#201;FORMISME BOURGEOIS ISSU DE R&#201;FORMISME OUVRIER ET QUI GANGR&#200;NE ENCORE LE PROL&#201;TARIAT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;1914 : la mort du r&#233;formisme ouvrier !&lt;br class='autobr' /&gt;
1/ la naissance de la gauche ou l'antith&#232;se du socialisme (le cas millerand en France)&lt;br class='autobr' /&gt;
2/ La premi&#232;re guerre mondiale couronne la politique bourgeoise d'int&#233;gration des appareils politiques et syndicaux : de la collaboration de classe &#224; la gouvernance de classe. De la lutte des classes contre la bourgeoisie a la lutte des classes contre le prol&#233;tariat : les faux amis du prol&#233;tariat !&lt;br class='autobr' /&gt;
Construire des fractions communistes dans les syndicats r&#233;actionnaires et imp&#233;rialistes dirig&#233;es par les agents non d&#233;clar&#233;s de la bourgeoisie comme Binet et cie&lt;br class='autobr' /&gt;
3/ Du socialisme &#224; la politique bourgeoise des organisations se r&#233;clamant de la classe ouvri&#232;re !&lt;br class='autobr' /&gt;
4/ le stalinisme ou la contre r&#233;volution fasciste sous les oripeaux du bolchevisme et l'&#233;limination des r&#233;volutionnaires&lt;br class='autobr' /&gt;
5/ le r&#244;le de l'aristocratie ouvri&#232;re : base sociale du r&#233;formisme et de la collaboration de classe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;R&#233;formisme bourgeois et pseudo progressisme : un v&#233;ritable anticommunisme dans la phase d'effondrement du capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La remise en cause des lumi&#232;res et de l'universalisme&lt;br class='autobr' /&gt;
Le wokisme&lt;br class='autobr' /&gt; Le f&#233;minisme bourgeois contre les femmes prol&#233;taires&lt;br class='autobr' /&gt; La th&#233;orie critique de la race, un nouveau racisme et le communautarisme&lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte contre l'opportunisme de l'extreme gauche electoraliste et syndicaliste (npa-lo-rp-ucl-cnt)&lt;br class='autobr' /&gt; Le cas fran&#231;ais : LO, NPA, RP, Fraction, CNT, Alternatives libertaires&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;quisition des entreprises qui s'engraisse de pr&#232;s de ou de loin par la guerre&lt;br class='autobr' /&gt; Dissolution des arm&#233;es permanentes et armement du prol&#233;tariat (PIQUET DE GR&#200;VE, MILICE OUVRI&#200;RE)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas un homme pas un sou pour l'arm&#233;e du capital&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;quisition des toutes les entreprises travaillant de pr&#232;s ou loin pour l'armement ou profitant de la guerre par des comit&#233;s de travailleurs !&lt;br class='autobr' /&gt;
A la bande d'hommes en armes qui d&#233;tient le monopole de la violence et des armes dans l'int&#233;r&#234;t priv&#233;e des classes dirigeantes, nous opposons l'armement du peuple travailleur ! Appeler &#224; former des comit&#233;s de policiers et de soldats qui seront responsable devant le peuple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure : Pour abattre le capitalisme qui nous m&#232;ne &#224; la guerre mondiale, il nous faut abattre l'imp&#233;rialisme et son agent r&#233;formiste au sein de la classe ouvri&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#224; une &#233;poque o&#249; le monde entier est sous la domination d'un petit nombre de pays allant des USA &#224; l'Europe, du Japon &#224; la Russie, de la Chine au Canada, en passant par l'Inde et l'Angleterre, des pays que l'on appelle imp&#233;rialistes, non pas parce qu'ils seraient plus m&#233;chants que les autres mais parce qu'ils concentrent entre leurs mains la quasi-totalit&#233; des capitaux et des armes de guerre. De nobreuses nations sont opprim&#233;es par les imp&#233;rialismes, par des moyens &#233;conomiques et financiers aussi bien que par la guerre directe. Bien sur, les autres &#201;tats sont aussi des ennemis des prol&#233;taires et du peuple travailleur, mais ils sont bien moins puissants et d&#233;terminants. Il faut dire aussi que le prol&#233;tariat est nombreux dans les pays imp&#233;rialistes et qu'il est le seul &#224; pouvoir &#224; casser la cha&#238;ne de l'oppression imp&#233;rialiste, m&#234;me si dans ces pays, l'imp&#233;rialisme a pu d&#233;velopper une aristocratie ouvri&#232;re qui donne un fondement &#224; tous les r&#233;formistes. L'effondrement du capitalisme sera aussi celui de l'imp&#233;rialisme et celui de l'aristocratie ouvri&#232;re comme des illusions r&#233;formistes mais, en attendant, ils conservent tous un point consid&#233;rable dans l'opinion ouvri&#232;re et trompent encore les travailleurs. Il est indispensable que ces derniers soient instruits dans leur t&#226;che : abattre leur imp&#233;rialisme enti&#232;rement et d&#233;finitivement, en particulier d&#233;sarmer les &#201;tats imp&#233;rialistes. C'est une t&#226;che vitale car ces &#201;tats se pr&#233;parent activement &#224; nous massacrer en masse dans une nouvelle guerre imp&#233;rialiste. L'un des pires crimes du r&#233;formisme et de l'opportunisme consiste &#224; cacher que les &#201;tats imp&#233;rialistes sont nos ennemis mortels. Le faux anti-imp&#233;rialisme d&#233;mocrate, de gauche ou de fausse extr&#234;me gauche, d&#233;nonce les gouvernants sans dire que les travailleurs devront abattre les &#201;tats imp&#233;rialistes et construire l'&#233;tat des conseils ouvriers et des comit&#233;s du peuple travailleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE PARTI COMMUNISTE R&#201;VOLUTIONNAIRE OU LE PARTI MONDIAL DE LA R&#201;VOLUTION SOCIALISTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Classe, avant-garde et parti :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tenons en premier lieu &#224; dire ce que n'est pas un parti r&#233;volutionnaire ! Il n'est pas une organisation au-dessus du prol&#233;tariat, au-dessus de la soci&#233;t&#233; comme le fut le parti stalinien ! il n'est pas non plus l'image d&#233;form&#233;e que le stalinisme et ses d&#233;bris pr&#233;tendument d'extr&#234;me gauche donnent du bolchevisme aujourd'hui ! Il n'a bien s&#251;r rien &#224; voir non plus avec les partis et les syndicats r&#233;formistes et opportunistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Toute l'histoire moderne atteste que le prol&#233;tariat n'est rien sans ses organisations de classe. En m&#234;me temps, l'exp&#233;rience d&#233;montre que des organisations ouvri&#232;res deviennent souvent un frein pour la lutte r&#233;volutionnaire. C'est plus d'une fois que le mouvement prol&#233;tarien s'est bris&#233; contre cette contradiction. L'exemple le plus tragique en est la catastrophe allemande, dans laquelle les organisations ouvri&#232;res dirigeantes, chacune &#224; sa mani&#232;re, ont paralys&#233; le prol&#233;tariat par en-haut et l'ont livr&#233; d&#233;sarm&#233; au fascisme.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
A/ quel type de parti r&#233;volutionnaire faut-il &#224; la classe ouvri&#232;re ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui semble remarquable au premier abord c'est qu'il n'existe actuellement aucun parti au monde digne du nom de parti ouvrier ou de parti r&#233;volutionnaire au point que certains commentateurs s'imaginent qu'il n'y en aura plus. Mais c'est un peu comme certains commentateurs pensent qu'il n'y aura plus de r&#233;volution prol&#233;tarienne&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, c'est tr&#232;s loin d'&#234;tre la premi&#232;re p&#233;riode de l'histoire qui soit dans cette situation depuis que le capitalisme et le prol&#233;tariat industriel existent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir ici : &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1328&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1328&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A la suite des grandes d&#233;faites prol&#233;tariennes, il y a eu &#224; chaque fois de longues p&#233;riodes o&#249; la classe ouvri&#232;re ne disposait plus de partis r&#233;volutionnaires, le capitalisme soit repartant pour une phase de croissance, soit l'humanit&#233; subissant un recul violent, les classes poss&#233;dantes lui imposant un assassinat en masse et les masses retombaient dans le silence politique et parfois social. Il existe m&#234;me des pays o&#249; les travailleurs n'ont jamais dispos&#233; d'un parti politique ouvrier. Il n'y a aucun m&#233;canisme automatique qui d&#233;finisse d'avance les progr&#232;s et les reculs de la conscience politique ni de l'organisation politique du prol&#233;tariat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les al&#233;as de l'histoire sont aussi impr&#233;dictibles en la mati&#232;re qu'en ce qui concerne les luttes de classes elles-m&#234;mes. Des pays comme le Portugal, l'Italie, la France ou les USA ont connu &#224; certains moments des explosions du nombre de gens qui voulaient militer en r&#233;volutionnaires, explosions que rien ne pr&#233;disait auparavant. Et du coup, des occasions brutales de construire des partis r&#233;volutionnaires. Mais pas forc&#233;ment de v&#233;ritables politiques r&#233;volutionnaires pour appuyer ces efforts&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat d'id&#233;es sur le parti r&#233;volutionnaire a ses lois. Les trahir ne m&#232;ne pas au succ&#232;s. Les petits et les grands manipulateurs d'organisations ne conduisent pas le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire vers des victoires mais vers des impasses piteuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une de ces lois incontournables est celle de la connaissance des le&#231;ons du pass&#233;. Rappelons-nous que la R&#233;volution fran&#231;aise a &#233;t&#233; aussi loin parce qu'elle &#233;tait amr&#233;e des le&#231;ons historiques des r&#233;volutions anglaises et am&#233;ricaines. Le prol&#233;tariat devra en &#234;tre arm&#233; de cette connaissance quand il repartira &#224; l'assaut. C'est l'une des t&#226;ches essentielles du parti r&#233;volutionnaire. Sans lui, les travailleurs ne peuvent avoir de telles connaissances. Ils n'ont aucun moyen d'emmagasiner les le&#231;ons des luttes pass&#233;es et leur analyse &#224; l'aide d'une m&#233;thode scientifique et r&#233;volutionnaire qu'ils n'ont jamais eu l'occasion d'&#233;tudier. Ils ont encore moins la possibilit&#233; de continuer &#224; construire scientifiquement cette m&#233;thode, le marxisme. C'est la t&#226;che num&#233;ro un des r&#233;volutionnaires : relier les lutes pr&#233;sentes aux le&#231;ons des luttes du pass&#233;, non seulement de celles des &#233;poques de Marx &#224; L&#233;nine et &#224; Trotsky mais aussi des r&#233;volutions qui ont suivi, de la r&#233;volution vietnamienne &#224; la hongroise et aux vagues r&#233;volutionnaires d&#233;but&#233;es en 2011 jusqu'&#224; aujourd'hui. Leur analyse scientifique est un fondement indispensable des politiques des classes dirigeantes (c'est en tenant compte de ses le&#231;ons que celles-ci programment actuellement guerre mondiale, fascisme, dictature et guerres civiles intercommunautaires) et doit l'&#234;tre aussi pour les exploit&#233;s, pour contrer les pi&#232;ges des exploiteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La connaissance intime de tout le pass&#233; historique des luttes de classes (y compris celles des r&#233;volutions bourgeoises et m&#234;me les r&#233;volutions de l'antiquit&#233;), c'est la premi&#232;re chose qui distingue l'avant-garde r&#233;volutionnaire de la masse du prol&#233;tariat, qu'elle soit ou pas influenc&#233;e par les r&#233;formistes politiques et syndicaux. Et il ne s'agit pas seulement de la connaissance des faits mais aussi de la liaison de ceux-ci avec une analyse scientifique de classe de toute l'Histoire, reli&#233;e de mani&#232;re dynamique &#224; une m&#233;thode scientifique et philosophique. Nous voulons bien entendu parler du marxisme, celui de Marx et Engels, enrichi par Rosa Luxemburg, Trotsky, L&#233;nine et quelques autres. L&#224; encore, il ne s'agit pas de faire une courbette aux anciens grands r&#233;volutionnaires, une citation par ci par l&#224;, et un compliment joliment tourn&#233;. Non, il faut que nos &#233;tudes actuelles prennent la suite de ces grands auteurs, m&#234;me si tout le monde nous dira qu'on n'en est pas capables, qu'on n'a pas le g&#233;nie de ceux-l&#224;, qu'on n'a pas leur exp&#233;rience des r&#233;volutions, etc. Et c'est vrai mais necessit&#233; fait loi&#8230; La science vivante des r&#233;volutionnaires (science des r&#233;volutions mais aussi des contr&#233;r&#233;volutions) ne peut pas se contenter de vivre d'&#233;vocations du pass&#233; et elle doit p&#233;n&#233;trer le pr&#233;sent et l'avenir sous peine d'&#234;tre d&#233;pass&#233;e par celle des ennemis du prol&#233;tariat. Elle doit s'emparer des meilleurs r&#233;sultats des sciences et de la philosophie sous peine d'&#234;tre domin&#233;e par des id&#233;es fausses (issues de l'id&#233;alisme et de la pens&#233;e non-dialectique par exemple) qui la bloqueraient dans ses raisonnements. Les id&#233;es ne sont pas un domaine secondaire pour les r&#233;volutionnaires mais l'organisation sans la th&#233;orie r&#233;volutionnaire c'est un peu comme l'arbre sans la s&#232;ve : elle est morte, tout en pouvant conserver toutes les apparences du vivant. L'organisation sans th&#233;orie r&#233;volutionnaire ne fait plus que figer des formes pass&#233;es sans avoir le moindre r&#244;le dynamique de transformation du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
La classe ouvri&#232;re, sans avant-garde &#233;clair&#233;e et form&#233;e, est contrainte de retomber dans toutes les erreurs et illusions qui l'ont amen&#233; pr&#233;c&#233;demment dans des impasses, de refaire les fautes d&#233;j&#224; connues et d'en faire d'autres en plus. C'est un r&#244;le majeur du parti r&#233;volutionnaire. Il ne d&#233;pend pas du nombre de ses militants, m&#234;me si celui-ci joue un r&#244;le dans la diffusion des id&#233;es. Encore faut-il que ces id&#233;es ne s'en tiennent pas &#224; r&#233;p&#233;ter que la soci&#233;t&#233; est malade du capitalisme et qu'il faudra le renverser un beau jour. Et &#224; r&#233;p&#233;ter aussi qu'il faudra alors disposer d'un grand parti r&#233;volutionnaire prol&#233;tarien. Car il y manque l'essentiel, &#224; savoir comment le prol&#233;tariat pourra-t-il disposer de la force de r&#233;aliser ce tour de force alors que les luttes r&#233;formistes qui &#233;chouent sans cesse lui font penser qu'il ne serait m&#234;me pas capable de pr&#233;server ses acquis&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne suffit pas d'&#234;tre r&#233;volt&#233; par la situation pr&#233;sente pour comprendre ce qui est extraordinaire (non magique mais seulement hors de l'ordinaire) dans les r&#233;volutions sociales dans lesquelles des masses exploit&#233;es qui se sont tues politiquement pendant des d&#233;cennies se mettent &#224; faire par elles-m&#234;mes de la politique, &#224; se donner les moyens et la force d'affirmer et d'imposer leur loi, des organisations de masse &#224; la base qui p&#233;n&#232;trent partout, se m&#234;lent de tout et veulent d&#233;cider de tout. Nous voulons parler des conseils ouvriers r&#233;volutionnaires, autrement appel&#233;s les soviets parce que c'est la r&#233;volution russe (ou plut&#244;t les deux r&#233;volutions de f&#233;vrier et octobre 1917) qui leur a donn&#233; la premi&#232;re manifestation &#233;clatante de capacit&#233;, de courage, de force et de dynamisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette derni&#232;re remarque impose que les r&#233;volutionnaires qui souhaitent construire le parti r&#233;volutionnaire de demain soient des militants, d&#232;s aujourd'hui et m&#234;me dans une phase non r&#233;volutionnaire ou pr&#233;-r&#233;volutionnaire, de l'id&#233;e sovi&#233;tique, des d&#233;fenseurs permanents et in&#233;branlables de l'auto-organisation des travailleurs en masse et &#224; la base, qui soit une organisation politique sur des bases de classe et avec des buts ouvertement r&#233;volutionnaires (lesquels n&#233;cessitent &#224; la fois les objectifs suivants : l'organisation &#233;conomique et social de toute la soci&#233;t&#233; au service exclusif du plus grand nombre sans aucun respect pour les int&#233;r&#234;ts des plus riches, la fin du sacro-saint droit de propri&#233;t&#233; priv&#233;e sur les capitaux et les entreprises du grand capital, l'armement du prol&#233;tariat organis&#233;e en milices r&#233;volutionnaires et le d&#233;sarmement des capitalistes et de leurs Etats, la suppression de tous les organismes d'Etat et le renvoi de tous les hauts fonctionnaires, g&#233;n&#233;raux compris, la suppression des lois mises en place par le grand capital contre les travailleurs et l'union des conseils ouvriers avec tous ceux qui, au sein du peuple travailleur, sont des professions lib&#233;rales qui n'exploitent personne et ne veulent pas d&#233;fendre le grand capital). Quiconque ne ferait pas sans rel&#226;che de la propagande pour ces buts, en public comme au sein des organisations ouvri&#232;res syndicales et politiques ne serait nullement habilit&#233; &#224; construire demain le parti r&#233;volutionnaire qui est si n&#233;cessaire &#224; la classe ouvri&#232;re pour jouer son r&#244;le historique de transformation de la soci&#233;t&#233; humaine, de sa phase exploiteuse &#224; celle d&#233;barrass&#233;e des barbaries du pass&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les organisations qui, dans la phase non r&#233;volutionnaire ou pr&#233;-r&#233;volutionnaire, montraient de l'opportunisme envers les partis et syndicats r&#233;formistes doivent, au contraire, &#234;tre marqu&#233;s d'un signe de d&#233;fiance aux yeux du prol&#233;tariat car ce seront les pires ennemis de la r&#233;volution, les plus s&#251;rs moyens de la tromper !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui r&#233;p&#232;tent sans cesse que leur but unique est la construction du parti r&#233;volutionnaire ne sont pas les plus habilit&#233;s &#224; r&#233;ussir cette t&#226;che :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4923&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4923&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses conceptions du parti r&#233;volutionnaire :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3919&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3919&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx et les buts de l'organisation du prol&#233;tariat (1850) dans &#171; Adresse du Comit&#233; Central &#224; la Ligue des communistes &#187; (1850) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les ouvriers contribueront eux-m&#234;mes &#224; leur victoire d&#233;finitive bien plus par le fait qu'ils prendront conscience de leurs int&#233;r&#234;ts de classe, se poseront d&#232;s que possible en parti ind&#233;pendant et ne se laisseront pas un instant d&#233;tourner - par les phrases hypocrites des petits bourgeois d&#233;mocratiques - de l'organisation autonome du parti du prol&#233;tariat. Leur cri de guerre doit &#234;tre : La r&#233;volution en permanence ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7325&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7325&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rosa Luxemburg : le r&#244;le du Parti prol&#233;tarien dans la gr&#232;ve de masse (1906) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; S'il est donc vrai que c'est &#224; la p&#233;riode r&#233;volutionnaire que revient la direction de la gr&#232;ve au sens de l'initiative de son d&#233;clenchement et de la prise en charge des frais, il n'est pas moins vrai qu'en un tout autre sens la direction dans les gr&#232;ves de masse revient &#224; la social-d&#233;mocratie et &#224; ses organismes directeurs. Au lieu de se poser le probl&#232;me de la technique et du m&#233;canisme de la gr&#232;ve de masse, la social-d&#233;mocratie est appel&#233;e, dans une p&#233;riode r&#233;volutionnaire, &#224; en prendre la direction politique. La t&#226;che la plus importante de &#171; direction &#187; dans la p&#233;riode de la gr&#232;ve de masse, consiste &#224; donner le mot d'ordre de la lutte, &#224; l'orienter, &#224; r&#233;gler la tactique de la lutte politique de telle mani&#232;re qu'&#224; chaque phase et &#224; chaque instant du combat, est r&#233;alis&#233;e et mise en activit&#233; la totalit&#233; de la puissance du prol&#233;tariat d&#233;j&#224; engag&#233; et lanc&#233; dans la bataille et que cette puissance s'exprime par la position du Parti dans la lutte ; il faut que la tactique de la social-d&#233;mocratie ne se trouve jamais, quant &#224; l'&#233;nergie et &#224; la pr&#233;cision, au dessous du niveau du rapport des forces en pr&#233;sence, mais qu'au contraire elle d&#233;passe ce niveau ; alors cette direction politique se transformera automatiquement en une certaine mesure en direction technique. Une tactique socialiste cons&#233;quente, r&#233;solue, allant de l'avant, provoque dans masse un sentiment de s&#233;curit&#233;, de confiance, de combativit&#233; ; une tactique h&#233;sitante, faible, fond&#233;e sur une sous-estimation des forces du prol&#233;tariat, paralyse et d&#233;soriente la masse. Dans le premier cas les gr&#232;ves de masse &#233;clatent &#171; spontan&#233;ment &#187; et toujours &#171; en temps opportun &#187; ; dans le deuxi&#232;me cas la direction du Parti a beau appeler directement &#224; la gr&#232;ve - c'est en vain. La r&#233;volution nous offre des exemples parlants de l'un et l'autre cas. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve4.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve4.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;nine &#233;crit dans La Maladie infantile du communisme (1920) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Qu'est-ce qui cimente la discipline du parti r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat ? &#187; , &#171; Qu'est-ce qui la contr&#244;le ? Qu'est-ce qui l'&#233;taye ? C'est d'abord, la conscience de l'avant garde prol&#233;tarienne et son d&#233;vouement &#224; la r&#233;volution, sa fermet&#233;, son esprit de sacrifice, son h&#233;ro&#239;sme. C'est, ensuite, son aptitude &#224; se lier, &#224; se rapprocher et, si vous voulez, &#224; se fondre jusqu'&#224; un certain point avec la masse la plus large des travailleurs, au premier chef avec la masse prol&#233;tarienne, mais aussi la masse des travailleurs non prol&#233;tarienne. Troisi&#232;mement, c'est la justesse de sa strat&#233;gie et de sa tactique politiques, &#224; condition que les grandes masses se convainquent de cette justesse par leur propre exp&#233;rience. A d&#233;faut de ces conditions, dans un parti r&#233;volutionnaire r&#233;ellement capable d'&#234;tre le parti de la classe d'avant-garde appel&#233; &#224; renverser la bourgeoisie et &#224; transformer la soci&#233;t&#233;, la discipline est irr&#233;alisable. Ces conditions faisant d&#233;faut, toute tentative de cr&#233;er cette discipline se r&#233;duit in&#233;luctablement &#224; des phrases creuses, &#224; des mots, &#224; des simagr&#233;es. Mais, d'autre part, ces conditions ne peuvent pas surgir d'embl&#233;e. Elles ne s'&#233;laborent qu'au prix d'un long travail, d'une dure exp&#233;rience ; leur &#233;laboration est facilit&#233;e par une th&#233;orie r&#233;volutionnaire juste qui n'est pas un dogme, et qui ne se forme d&#233;finitivement qu'en liaison &#233;troite avec la pratique d'un mouvement r&#233;ellement massif et r&#233;ellement r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'histoire en g&#233;n&#233;ral, et plus particuli&#232;rement l'histoire des r&#233;volutions, est toujours plus riche de contenu, plus vari&#233;e, plus multiforme, plus vivante, &#034;plus ing&#233;nieuse&#034; que ne le pensent les meilleurs partis, les avant-gardes les plus conscientes des classes les plus avanc&#233;es. Et cela se con&#231;oit, puisque les meilleures avant-gardes expriment la conscience, la volont&#233;, la passion, l'imagination de dizaines de mille hommes, tandis que la r&#233;volution est, - en des moments d'exaltation et de tension particuli&#232;res de toutes les facult&#233;s humaines, - l'&#339;uvre de la conscience, de la volont&#233;, de la passion, de l'imagination de dizaines de millions d'hommes aiguillonn&#233;s par la plus &#226;pre lutte des classes. De l&#224; deux conclusions pratiques d'une grande importance : la premi&#232;re, c'est que la classe r&#233;volutionnaire, pour remplir sa t&#226;che, doit savoir prendre possession de toutes les formes et de tous les c&#244;t&#233;s, sans la moindre exception, de l'activit&#233; sociale (quitte &#224; compl&#233;ter, apr&#232;s la conqu&#234;te du pouvoir politique et parfois au prix d'un grand risque et d'un danger &#233;norme, ce qu'elle n'aura pas termin&#233; avant cette conqu&#234;te) ; la seconde, c'est que la classe r&#233;volutionnaire doit se tenir pr&#234;te &#224; remplacer vite et brusquement une forme par une autre. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;nine dans &#171; Le mat&#233;rialisme militant &#187; (1922) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une des erreurs les plus grandes et les plus dangereuses que commettent les communistes (comme, d'ailleurs, les r&#233;volutionnaires en g&#233;n&#233;ral qui ont men&#233; &#224; bien le d&#233;but d'une grande r&#233;volution), c'est de se figurer que la r&#233;volution peut &#234;tre accomplie par les mains des seuls r&#233;volutionnaires. Or, pour assurer le succ&#232;s de toute action r&#233;volutionnaire s&#233;rieuse, il faut comprendre et savoir appliquer pratiquement l'id&#233;e que les r&#233;volutionnaires ne peuvent jouer un r&#244;le que comme avant garde de la classe r&#233;ellement avanc&#233;e et viable. L'avant garde ne remplit sa mission que lorsqu'elle sait ne pas se d&#233;tacher de la masse qu'elle dirige, lorsqu'elle sait v&#233;ritablement faire progresser toute la masse. Sans l'alliance avec les non communistes dans les domaines d'activit&#233; les plus divers, il ne saurait &#234;tre question d'aucun succ&#232;s en mati&#232;re de construction de la soci&#233;t&#233; communiste. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky sur l'organisation r&#233;volutionnaire en 1923 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Si nous prenons maintenant notre Parti bolchevik dans son pass&#233; r&#233;volutionnaire et dans la p&#233;riode qui suit octobre, on reconna&#238;tra que sa qualit&#233; tactique fondamentale la plus pr&#233;cieuse est sa capacit&#233; in&#233;gal&#233;e &#224; s'orienter rapidement, &#224; changer rapidement de tactique, &#224; renouveler son armement et &#224; appliquer de nouvelles m&#233;thodes, en un mot, pour effectuer des virages brusques. Des conditions historiques orageuses ont rendu cette tactique n&#233;cessaire. Le g&#233;nie de L&#233;nine lui a donn&#233; une forme sup&#233;rieure. Cela ne veut pas dire, naturellement, que notre parti est compl&#232;tement lib&#233;r&#233; d'un certain traditionalisme conservateur : un parti de masse ne peut pas &#234;tre id&#233;alement libre. Mais sa force et sa puissance se sont manifest&#233;es dans le fait que l'inertie, le traditionalisme, la routine, ont &#233;t&#233; r&#233;duits au minimum par une initiative tactique clairvoyante, profond&#233;ment r&#233;volutionnaire, &#224; la fois audacieuse et r&#233;aliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en cela que consiste et doit consister la v&#233;ritable tradition du parti. La bureaucratisation relativement forte de l'appareil du parti s'accompagne in&#233;vitablement du d&#233;veloppement du traditionalisme conservateur avec tous ses effets. Il vaut mieux exag&#233;rer ce danger que le sous-estimer. Le fait ind&#233;niable que les &#233;l&#233;ments les plus conservateurs de l'appareil sont enclins &#224; identifier leurs opinions, leurs m&#233;thodes et leurs erreurs avec le &#171; vieux bolchevisme &#187;, et cherchent &#224; identifier la critique du bureaucratisme avec la destruction de la tradition, ce fait, dis-je. , est d&#233;j&#224; &#224; lui seul l'expression incontestable d'une certaine p&#233;trification id&#233;ologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le marxisme est une m&#233;thode d'analyse historique, d'orientation politique, et non une masse de d&#233;cisions pr&#233;par&#233;es d'avance. Le l&#233;ninisme est l'application de cette m&#233;thode dans les conditions d'une &#233;poque historique exceptionnelle. C'est pr&#233;cis&#233;ment cette union des particularit&#233;s de l'&#233;poque et de la m&#233;thode qui d&#233;termine cette politique courageuse et assur&#233;e de virages brusques dont L&#233;nine nous a donn&#233; les plus beaux mod&#232;les, et qu'il a plus d'une fois &#233;clair&#233; th&#233;oriquement et g&#233;n&#233;ralis&#233;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6309&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6309&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky dans &#171; Le&#231;ons d'octobre &#187; (1924) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Consid&#233;r&#233;e &#224; la lumi&#232;re de notre propre exp&#233;rience, l'exp&#233;rience des batailles des derni&#232;res ann&#233;es en Europe et principalement en Allemagne, nous montre qu'il y a deux cat&#233;gories de chefs enclins &#224; tirer le Parti en arri&#232;re au moment o&#249; il lui faut accomplir le plus grand saut en avant. Les uns sont port&#233;s &#224; voir principalement les difficult&#233;s, les obstacles et &#224; appr&#233;cier chaque situation avec le parti pris, inconscient parfois, de se d&#233;rober &#224; l'action. Chez eux, le marxisme devient une m&#233;thode servant &#224; motiver l'impossibilit&#233; de l'action r&#233;volutionnaire. Les mencheviks russes repr&#233;sentaient les sp&#233;cimens les plus caract&#233;ristiques de ce type de chefs. Mais ce type ne se limite pas au menchevisme et, au moment le plus critique, se r&#233;v&#232;le dans le parti le plus r&#233;volutionnaire, chez les militants occupant les plus hauts postes. Les repr&#233;sentants de l'autre cat&#233;gorie sont des agitateurs superficiels. Ils ne voient pas les obstacles tant qu'ils ne s'y heurtent pas de front. Leur coutume d'&#233;luder les difficult&#233;s r&#233;elles en jonglant sur les mots, leur optimisme extr&#234;me dans toutes les questions se transforment in&#233;vitablement en impuissance et en pessimisme quand vient le moment de l'action d&#233;cisive. Pour le premier type, pour le r&#233;volutionnaire mesquin, gagn&#233;petit, les difficult&#233;s de la prise du pouvoir ne sont que l'accumulation et la multiplication de toutes les difficult&#233;s qu'il est habitu&#233; &#224; voir sur son chemin. Pour le second type, pour l'optimiste superficiel, les difficult&#233;s de l'action r&#233;volutionnaire surgissent toujours soudainement. Dans la p&#233;riode de pr&#233;paration, ces deux hommes ont une conduite diff&#233;rente l'un appara&#238;t comme un sceptique sur lequel il est impossible de compter fermement au point de vue r&#233;volutionnaire ; l'autre, par contre, peut sembler un r&#233;volutionnaire ardent. Mais, au moment d&#233;cisif, tous deux marchent la main dans la main, s'&#233;l&#232;vent contre l'insurrection. Pourtant, tout le travail de pr&#233;paration n'a de valeur que dans la mesure o&#249; il rend le Parti, et surtout ses organes dirigeants, capables de d&#233;terminer le moment de l'insurrection et de la diriger. Car la t&#226;che du Parti communiste est de s'emparer du pouvoir afin de proc&#233;der &#224; la refonte de la soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1461&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1461&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky dans &#171; Les questions du r&#233;gime int&#233;rieur du parti &#187; (1928) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L&#233;nine et nous avec lui, nous redoutions, avant tout, que le Parti communiste russe, disposant des puissantes ressources d'un &#201;tat, n'exer&#231;&#226;t une influence excessive, &#233;crasante, sur les jeunes partis d'Occident qui venaient de s'organiser. L&#233;nine, sans se lasser, multipliait les mises en garde contre un accroissement pr&#233;matur&#233; du centralisme, contre toute avance exag&#233;r&#233;e du Comit&#233; ex&#233;cutif et du Pr&#233;sidium dans cette voie, et surtout contre des formes et m&#233;thodes d'assistance qui se transformeraient en commandement direct, n'admettant aucun recours en appel.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rupture se produisit en 1924, sous le nom de &#034; bolchevisation &#034;. Si l'on entend, par bolchevisation, l'&#233;puration du parti par l'&#233;limination d'&#233;l&#233;ments et d'habitudes h&#233;t&#233;rog&#232;nes, celle des fonctionnaires sociaux-d&#233;mocrates accroch&#233;s &#224; leurs postes, des francs-ma&#231;ons, des d&#233;mocrates-pacifistes, des confusionnistes spiritualistes, etc., alors cette besogne s'accomplit d&#232;s le premier jour de l'existence de l'Internationale communiste ; lors du IVe Congr&#232;s, elle prit des formes tr&#232;s actives &#224; l'&#233;gard du Parti communiste fran&#231;ais. Mais cette bolchevisation v&#233;ritable se liait indissolublement, autrefois, &#224; l'exp&#233;rience propre des sections nationales de l'Internationale communiste et s'&#233;tendait &#224; partir de cette exp&#233;rience ; elle avait comme pierre de touche les questions de politique nationale, qui s'&#233;levaient jusqu'&#224; devenir des probl&#232;mes internationaux. La &#034; bolchevisation &#034; de 1924 ne fut qu'une caricature ; on mit le revolver sur la tempe des organisations dirigeantes des partis communistes, en exigeant d'elles que, sans informations ni d&#233;bats, elles prissent imm&#233;diatement et d&#233;finitivement position sur les divergences internes du Parti communiste de l'U.R.S.S. ; elles savaient d'avance que les positions prises d&#233;termineraient leur maintien dans l'Internationale communiste ou leur rejet hors de ses rangs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, en 1924, les partis communistes europ&#233;ens n'avaient pas les moyens de r&#233;soudre les probl&#232;mes qui &#233;taient pos&#233;s dans la discussion russe, o&#249; s'&#233;bauchaient &#224; peine dans la nouvelle &#233;tape de la dictature du prol&#233;tariat deux tendances de principe. Il est &#233;vident qu'apr&#232;s 1924, le travail d'&#233;puration demeurait indispensable, et, dans de nombreuses sections, des &#233;l&#233;ments h&#233;t&#233;rog&#232;nes furent &#233;limin&#233;s &#224; juste titre. Mais, consid&#233;r&#233;e dans son ensemble, la &#034; bolchevisation &#034; consistait chaque fois &#224; d&#233;sorganiser les directions qui se formaient dans les partis communistes occidentaux, en utilisant comme un coin les diff&#233;rends russes que l'appareil d'&#201;tat enfon&#231;ait &#224; coups de marteau. Tout cela se dissimulait sous l'&#233;tendard de la lutte contre l'esprit de fraction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand, au sein du parti de l'avant-garde prol&#233;tarienne, des fractions viennent &#224; se cristalliser, mena&#231;ant de le rendre pour longtemps inapte au combat, il est &#233;vident que le parti est dans la n&#233;cessit&#233; de prendre une d&#233;cision : faut-il laisser au temps la possibilit&#233; d'op&#233;rer une v&#233;rification suppl&#233;mentaire, ou bien faut-il reconna&#238;tre imm&#233;diatement que la scission est in&#233;vitable ? Un parti de combat ne peut &#234;tre une somme de fractions tirant &#224; hue et &#224; dia. Sous sa forme g&#233;n&#233;rale cette id&#233;e est incontestable. Mais user de la scission comme d'un moyen pr&#233;ventif contre les divergences de vues, amputer tout groupe ou groupement qui fait entendre la voix de la critique, c'est transformer la vie int&#233;rieure du parti en une succession d'avortements dans l'organisation. De telles, m&#233;thodes, loin de contribuer &#224; la perp&#233;tuation et au d&#233;veloppement de l'esp&#232;ce, ne font qu'&#233;puiser l'organisme g&#233;n&#233;rateur, c'est-&#224;-dire le parti. La lutte contre l'esprit de fraction devient plus dangereuse que cet esprit lui-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'heure actuelle, les premiers fondateurs de presque tous les partis communistes du monde ont &#233;t&#233; mis en dehors de l'Internationale, sans excepter son ex-pr&#233;sident. Dans presque tous les partis, les groupes qui en guid&#232;rent le d&#233;veloppement pendant deux p&#233;riodes cons&#233;cutives sont exclus ou mis &#224; l'&#233;cart. En Allemagne, le groupe Brandler n'a maintenant qu'un pied dans le parti ; le groupe Maslow n'a pas franchi son seuil. En France, les anciens groupes de Rosmer-Monatte, Loriot, Souvarine, ont &#233;t&#233; exclus ; il en va de m&#234;me pour le groupe Girault-Treint, qui occupa la direction pendant la p&#233;riode suivante. En Belgique, on a exclu le groupe de Van Overstraeten. Si le groupe de Bordiga, qui donna naissance au Parti communiste italien, n'est qu'&#224; moiti&#233; exclu, cela s'explique par les conditions du r&#233;gime fasciste. En Tch&#233;coslovaquie, en Su&#232;de, en Norv&#232;ge, aux &#201;tats-Unis, en un mot dans presque tous les partis du monde, des &#233;v&#233;nements plus ou moins analogues se sont produits depuis la mort de L&#233;nine. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6671&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6671&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti r&#233;volutionnaire, vu par Trotsky en 1931 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1461&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1461&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky dans &#034;R&#233;ponse &#224; des questions concernant les Etats Unis&#034; (1940) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avant tout, qu'est ce qui caract&#233;rise un parti prol&#233;tarien ? Personne n'est oblig&#233; de militer dans un parti r&#233;volutionnaire, mais, s'il le fait, il prend son parti au s&#233;rieux. Quand on ose appeler le peuple &#224; un changement r&#233;volutionnaire de soci&#233;t&#233;, on porte une &#233;norme responsabilit&#233; qu'il faut prendre tr&#232;s au s&#233;rieux. Et qu'est-ce que notre th&#233;orie, sinon, simplement l'outil de notre action ? Cet outil, c'est la th&#233;orie, marxiste, parce que, jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous n'en avons pas trouv&#233; de meilleur. Un ouvrier ne se livre &#224; aucune fantaisie avec ses outils : si ce sont les meilleurs outils qu'il puisse avoir, il en prend grand soin ; il ne les abandonne pas et n'exige pas des outils fantaisistes, qui n'existent pas &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de militants r&#233;volutionnaires croient r&#233;sumer la pens&#233;e de L&#233;nine en disant : il nous faut un parti r&#233;volutionnaire et la pens&#233;e de Trotsky en disant que la crise de la soci&#233;t&#233; se r&#233;sume &#224; l'absence d'une direction r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, le parti est une question cruciale. Mais quel cuisinier dirait que la question de la gastronomie se r&#233;sume &#224; mettre beaucoup de sel ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, nous sommes ici victimes de la version stalinienne de la r&#233;volution d'octobre et du bolchevisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous allons ici essayer de montrer que nos glorieux pr&#233;d&#233;cesseurs ne voyaient pas les choses ainsi. Ils &#233;taient pour que la classe ouvri&#232;re intervienne sur le terrain politique, contrairement aux anarchistes, brigue le pouvoir politique par la r&#233;volution. Mais ils n'isolaient pas cette question du parti d'une autre question cruciale : le lien avec l'action autonome des masses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des militants r&#233;volutionnaires oublient que les r&#233;volutionnaires communistes voyaient dans le prol&#233;tariat la classe r&#233;volutionnaire et non dans ses organisations, qu'elles soient r&#233;volutionnaires ou syndicales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti ou le syndicat ne remplacent pas la classe. Les militant du parti ou du syndicat qui estime que son organisation doit d&#233;cider ... en lieu et place des travailleurs n'est pas r&#233;volutionnaire, m&#234;me si honn&#234;tement il ne le sait pas ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne voulons pas d&#233;velopper une th&#232;se selon laquelle la spontan&#233;it&#233; des masses suffirait &#224; r&#233;gler tous les probl&#232;mes. Nous sommes partisans de la construction d'un parti r&#233;volutionnaire mais nous estimons que la signification de celui-ci est compl&#232;tement perdue lorsque les militants estiment que l'organisation r&#233;volutionnaire est un but en soi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article843&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article843&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#171; La France &#224; un tournant &#187; (mars 1936) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comprendre clairement la nature sociale de la soci&#233;t&#233; moderne, de son Etat, de son droit, de son id&#233;ologie constitue le fondement th&#233;orique de la politique r&#233;volutionnaire. La bourgeoisie op&#232;re par abstraction (&#171; nation &#187;, &#171; patrie &#187;, &#171; d&#233;mocratie &#187;) pour camoufler l'exploitation qui est &#224; la base de sa domination. (&#8230;) Le premier acte de la politique r&#233;volutionnaire consiste &#224; d&#233;masquer les fictions bourgeoises qui intoxiquent les masses populaires. Ces fictions deviennent particuli&#232;rement malfaisantes quand elles s'amalgament avec les id&#233;es de &#171; socialisme &#187; et de &#171; r&#233;volution &#187;. Aujourd'hui plus qu'&#224; n'importe quel moment, ce sont les fabricants de ce genre d'amalgames qui donnent le ton dans les organisations ouvri&#232;res fran&#231;aises. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#171; L'&#233;tape d&#233;cisive &#187; (juin 1936) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le mot d'ordre de comit&#233;s ne peut &#234;tre abord&#233; que par une v&#233;ritable organisation r&#233;volutionnaire, absolument d&#233;vou&#233;e aux masses, &#224; leur cause, &#224; leur lutte. Les ouvriers fran&#231;ais viennent de montrer de nouveau qu'ils sont dignes de leur r&#233;putation historique. Il faut leur faire confiance. Les soviets sont toujours n&#233;s des gr&#232;ves. La gr&#232;ve de masse est l'&#233;l&#233;ment naturel de la r&#233;volution prol&#233;tarienne. D'atelier en atelier, d'usine en usine, de quartier en quartier, de ville en ville, les comit&#233;s d'action doivent &#233;tablir entre eux une liaison &#233;troite, se r&#233;unir en conf&#233;rences par villes, par branches de production, par arrondissements, afin de couronner le tout par un congr&#232;s de tous les comit&#233;s d'action de France. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un point &#224; ne jamais oublier : ni le parti communiste r&#233;volutionnaire ni l'Etat ouvrier ne peuvent se substituer au prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4731&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4731&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#171; La France &#224; un tournant &#187; (28 mars 1936) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'&#233;mancipation des ouvriers ne peut &#234;tre l'oeuvre que des ouvriers eux-m&#234;mes. Il n'y a donc pas de plus grand crime que de tromper les masses, de faire passer des d&#233;faites pour des victoires, des amis pour des ennemis, d'acheter des chefs, de fabriquer des l&#233;gendes, de monter des proc&#232;s d'imposture, &#8212; de faire en un mot ce que font les staliniens. Ces moyens ne peuvent servir qu'&#224; une fin : prolonger la domination d'une coterie d&#233;j&#224; condamn&#233;e par l'histoire. Ils ne peuvent pas servir &#224; l'&#233;mancipation des masses. Voil&#224; pourquoi la IVe Internationale soutient contre le stalinisme une lutte &#224; mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il va sans dire que les masses ne sont pas sans p&#233;ch&#233;. Nous ne sommes pas enclins &#224; les id&#233;aliser. Nous les avons vues en des circonstances vari&#233;es, &#224; diverses &#233;tapes, au milieu des plus grands bouleversements. Nous avons observ&#233; leurs faiblesses et leurs qualit&#233;s. Leurs qualit&#233;s : la d&#233;cision, l'abn&#233;gation, l'h&#233;ro&#239;sme trouvaient toujours leur plus haute expression dans les p&#233;riodes d'essor de la r&#233;volution. A ces moments, les bolcheviks furent &#224; la t&#234;te des masses. Un autre chapitre de l'histoire s'ouvrit ensuite, quand se r&#233;v&#233;l&#232;rent les faiblesses des opprim&#233;s : h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;, insuffisance de culture, manque d'horizon. Fatigu&#233;es, d&#233;&#231;ues, les masses s'affaiss&#232;rent, perdirent la foi en elles-m&#234;mes et c&#233;d&#232;rent la place &#224; une nouvelle aristocratie. Dans cette p&#233;riode les bolcheviks (les &#034;trotskistes&#034;) se trouv&#232;rent isol&#233;s des masses. Nous avons pratiquement parcouru deux cycles semblables : 1897-1905, ann&#233;es de flux ; 1907-1913, ann&#233;es de reflux ; 1917-1923, ann&#233;es marqu&#233;es par un essor sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire ; puis une nouvelle p&#233;riode de r&#233;action qui n'est pas encore finie. Gr&#226;ce &#224; ces &#233;v&#233;nements, les &#034;trotskistes&#034; ont appris &#224; conna&#238;tre le rythme de l'histoire, en d'autres termes la dialectique de la lutte des classes. Ils ont appris et, me sembl&#233;t-il, r&#233;ussi &#224; subordonner &#224; ce rythme objectif leurs desseins subjectifs et leurs programmes. Ils ont appris &#224; ne point d&#233;sesp&#233;rer parce que les lois de l'histoire ne d&#233;pendent pas de nos go&#251;ts individuels ou de nos crit&#233;riums moraux. Ils ont appris &#224; subordonner leurs go&#251;ts individuels &#224; ces lois. Ils ont appris &#224; ne point craindre les ennemis les plus puissants, si la puissance de ces ennemis est en contradiction avec les exigences du d&#233;veloppement historique. Ils savent remonter le courant avec la conviction profonde que l'afflux historique d'une puissance nouvelle les portera jusqu'&#224; l'autre rive. Pas tous ; beaucoup se noieront en chemin. Mais participer au mouvement les yeux ouverts, avec une volont&#233; tendue, telle est bien la satisfaction morale par excellence qui puisse &#234;tre donn&#233;e &#224; un &#234;tre pensant !&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#034;Leur morale et la n&#244;tre&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L&#233;nine expliquait aux amateurs de &#034;probl&#232;mes politiques concrets&#034; que notre politique n'est pas de caract&#232;re conjoncturel mais principiel ; que la tactique est subordonn&#233;e &#224; la strat&#233;gie ; que, pour nous, le sens fondamental de chaque campagne politique est de mener les travailleurs des questions particuli&#232;res aux probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux, c'est-&#224;-dire de les amener &#224; la compr&#233;hension de la soci&#233;t&#233; moderne et du caract&#232;re de ses forces fondamentales.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#034;D&#233;fense du marxisme&#034; dans le paragraphe &#034;contre le pseudo &#034;r&#233;alisme&#034; politique&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Les &#233;poques r&#233;actionnaires comme la n&#244;tre non seulement d&#233;sagr&#232;gent et affaiblissent la classe ouvri&#232;re en isolant son avant-garde, mais aussi abaissent le niveau id&#233;ologique g&#233;n&#233;ral du mouvement en rejetant la pens&#233;e politique loin en arri&#232;re, &#224; des &#233;tapes d&#233;pass&#233;es depuis longtemps. Dans ces conditions, la t&#226;che de l'avant-garde est avant tout de ne pas se laisser entra&#238;ner par le reflux g&#233;n&#233;ral. Il faut aller contre le courant. Si le rapport d&#233;favorable des forces ne permet pas de conserver les positions politiques pr&#233;c&#233;demment occup&#233;es, il faut se maintenir au moins sur les positions id&#233;ologiques, car c'est en elles qu'est concentr&#233;e l'exp&#233;rience ch&#232;rement pay&#233;e du pass&#233;. Une telle politique appara&#238;t aux yeux des sots comme du &#034;sectarisme&#034;. En r&#233;alit&#233; elle ne fait que pr&#233;parer un nouveau bond gigantesque en avant, avec la vague de la prochaine mont&#233;e historique.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#034;Bolchevisme contre stalinisme&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La situation politique mondiale dans son ensemble se caract&#233;rise avant tout par la crise historique de la direction du prol&#233;tariat. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#034;Le programme de transition&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Engels a &#233;crit un jour que Marx et lui-m&#234;me &#233;taient rest&#233;s toute leur vie en minorit&#233; et qu'ils s'en &#233;taient toujours &#034; bien trouv&#233;s &#034;. Les p&#233;riodes o&#249; le mouvement des classes opprim&#233;es s'&#233;l&#232;ve au niveau des t&#226;ches g&#233;n&#233;rales de la r&#233;volution repr&#233;sentent les tr&#232;s rares exceptions de l'histoire. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky dans &#034;Moralistes et sycophantes contre le Marxisme&#034; (1939) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le parti r&#233;volutionnaire du fait qu'il repr&#233;sente les int&#233;r&#234;ts permanents de la classe ouvri&#232;re est oblig&#233;, pendant la plus longue p&#233;riode de son existence peut-&#234;tre, de lutter contre le courant, contre les conceptions petit&#233;bourgeoises. Il y a des moments plus courts dans l'existence du parti o&#249; le groupement qui a su lutter contre le courant va avec le courant, les &#233;v&#232;nements viennent donner une confirmation &#233;clatante &#224; ses conceptions ant&#233;rieures. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Barta dans un texte de d&#233;but ao&#251;t 1944 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le parti, ce n'est pas d'abord un appareil de militants ni une masse d'adh&#233;rents, ce n'est pas d'abord des structures organisationnelles. Ce n'est pas seulement une direction mais surtout une orientation, des analyses, des perspectives et une politique. Ces derni&#232;res ne doivent pas avoir comme crit&#232;re la sauvegarde du groupe, mais d'abord les int&#233;r&#234;ts de classe. Les communistes n'ont pas d'int&#233;r&#234;ts particuliers de leur groupe &#224; d&#233;fendre, disait Marx dans &#171; Le Manifeste Communiste &#187;. Etre communiste, ce n'est s'isoler du reste du mouvement ouvrier mais ce n'est pas non plus mettre son drapeau dans sa poche d&#232;s qu'il y a des affrontements entre perspectives oppos&#233;es. La perspective communiste est celle qui n'oublie jamais la perspective du renversement total, mondial et d&#233;finitif du capitalisme, m&#234;me dans une p&#233;riode o&#249; ce changement pourrait sembler tr&#232;s &#233;loign&#233;, m&#234;me si les travailleurs eux-m&#234;mes semblent loin d'&#234;tre sensibles &#224; cette perspective. Les communistes r&#233;volutionnaires ne se servent pas de leur particularit&#233; pour se d&#233;tourner du mouvement ouvrier r&#233;el et se mettre en retrait. Mais ils ne pratiquent pas non plus l'opportunisme consistant &#224; s'adapter pour avoir plus de succ&#232;s. En somme, ni sectarisme, ni opportunisme : le chemin est &#233;troit. La confiance en l'avenir communiste ne r&#233;sulte pas de la confiance dans des leaders supr&#234;mes mais dans les capacit&#233;s que les prol&#233;taires ont d&#233;j&#224; montr&#233; dans l'Histoire et dans la connaissance des lois de la lutte des classes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le pass&#233;, ce sont les groupes et partis r&#233;volutionnaires qui se sont souvent fait bien plus de mal que la bourgeoisie ne leur en a fait. Ce n'est pas dans les prisons, dans les tortures, face aux pelotons d'ex&#233;cutions que des groupes r&#233;volutionnaires ont th&#233;oris&#233; leurs reculs, leurs capitulations, leurs d&#233;rives ou leurs renoncements. Au contraire, c'est au plus haut sommet de leurs succ&#232;s qu'ils ont c&#233;d&#233; &#224; la pression de la r&#233;ussite. M&#234;me le parti bolchevique. C'est lorsqu'ils &#233;taient en situation de jouer un r&#244;le important et m&#234;me d&#233;cisif que les groupes communistes r&#233;volutionnaires (en tout cas qui se revendiquaient de cette perspective) ont recul&#233; politiquement. Il ne suffit pas de d&#233;noncer ces renonciations. Il faut aussi les analyser. Elles ne concernent pas que leurs auteurs mais tous les militants r&#233;volutionnaires. Sur ce terrain aussi, qui ne tire pas des le&#231;ons du pass&#233; sera rattrap&#233; par lui. La premi&#232;re des le&#231;ons est que le sectarisme et l'opportunisme sont des fr&#232;res jumeaux. La deuxi&#232;me est que ceux qui placent l'organisation (ou sa direction) au dessus des perspectives, ceux qui renoncent &#224; l'analyse th&#233;orique, se pr&#233;parent des lendemains difficiles. Il ne suffit pas de pr&#233;tendre faire d'un groupe un corps homog&#232;ne, pr&#233;tendument imperm&#233;able aux influences ext&#233;rieures (surtout celle des autres groupes r&#233;volutionnaires) pour b&#226;tir une coh&#233;sion politique. Il faut &#233;tudier, d'abord &#233;tudier et encore &#233;tudier&#8230; Etudier les luttes pass&#233;es, les conditions des r&#233;volutions, les modes de fonctionnement de la soci&#233;t&#233; et de la nature. Celui qui continue &#224; apprendre du monde en changement permanent n'est pas sujet &#224; la maladie de l'auto-centrage. Le monde ne tourne pas autour de notre nombril. Le fixer avec admiration ou avec fascination ne peut pas &#234;tre une politique. Se gargariser du mot de construction du parti n'est en rien une recette pour le construire. S'approprier la conscience des fonctionnements du monde y rapproche bien plus et permet bien plus aussi de rejoindre un jour un autre mouvement de la conscience : celui d'un prol&#233;tariat qui tirera les le&#231;ons de ses propres exp&#233;riences. Les autres raccourcis ou pr&#233;tendus tels m&#232;nent dans le mur&#8230; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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