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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Am&#233;rique du sud : les m&#234;mes tromperies r&#233;formistes m&#232;nent aux m&#234;mes catastrophes</title>
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		<dc:creator>Alex, Waraa</dc:creator>


		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>

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&lt;p&gt;Am&#233;rique du sud : les m&#234;mes tromperies r&#233;formistes m&#232;nent aux m&#234;mes catastrophes &lt;br class='autobr' /&gt;
Une vague de victoires &#233;lectorales de la gauche balaie l'Am&#233;rique Latine, donnant des illusions &#224; tous ceux qui veulent croire au changement politique sans changement social radical. Les pr&#233;sidents &#233;lus ont un incontestable profil d'une gauche qui d&#233;chaine l'extr&#234;me-droite (parfois organis&#233;e sous la forme des milices arm&#233;es qui font r&#233;ellement la loi en Am&#233;rique Latine) mais d'une gauche qui se garde de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Fascisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_16037 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/capturedecrande2021-08-0610-32-45.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/capturedecrande2021-08-0610-32-45-152b8.jpg?1777884225' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16036 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/9482554b-d74c-44be-989e-42f399c91db6-655d4.jpg?1777884225' width='500' height='500' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Am&#233;rique du sud : les m&#234;mes tromperies r&#233;formistes m&#232;nent aux m&#234;mes catastrophes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une vague de victoires &#233;lectorales de la gauche balaie l'Am&#233;rique Latine, donnant des illusions &#224; tous ceux qui veulent croire au changement politique sans changement social radical. Les pr&#233;sidents &#233;lus ont un incontestable profil d'une gauche qui d&#233;chaine l'extr&#234;me-droite (parfois organis&#233;e sous la forme des milices arm&#233;es qui font r&#233;ellement la loi en Am&#233;rique Latine) mais d'une gauche qui se garde de s'attaquer vraiment aux classes poss&#233;dantes. Ces r&#233;formistes peuvent donc para&#238;tre bien r&#233;volutionnaires en comparaison de ceux du PS, du PC et de LFI en France, mais ce sont en fait exactement les m&#234;mes menteurs, les m&#234;mes faiseurs de fariboles, les m&#234;mes trompeurs du peuple qui m&#232;nent aux m&#234;mes &#233;checs sanglants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique Latine comme en France avec M&#233;lenchon ou ailleurs dans le monde avec les travaillistes, quand la gauche r&#233;formiste revient et rejoue la m&#234;me com&#233;die ici et l&#224;-bas en pr&#233;tendant r&#233;soudre la crise sociale et politique sans s'en prendre aux capitalistes et &#224; leur dictature sociale, &#224; leur dictature militaire, ils se gardent de d&#233;sarmer les fascistes, les potentiels dictateurs militaires, les ennemis les plus d&#233;clar&#233;s et les plus ouverts du peuple travailleur. Pourtant, l'Am&#233;rique du sud a d&#233;j&#224; particuli&#232;rement souffert des m&#234;mes tromperies dans des &#171; exp&#233;riences &#187; r&#233;formistes se pr&#233;tendant moins sanglantes que les r&#233;volutions sociales mais qui ont co&#251;t&#233; des v&#233;ritables bains de sang au peuple travailleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple sanglant du Chili d'Allende &#224; Pinochet (ce dernier &#233;tait, rappelons-le, le chef d'Etat-Major d'Allende) est le plus connu mais les exemples de massacres suite &#224; des tentatives r&#233;formistes sont tr&#232;s communs &#224; l'Am&#233;rique du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse bourgeoise a bien compris qu'aucun des nouveaux &#233;lus n'est en quoi que ce soit r&#233;volutionnaire, commentant ainsi ces r&#233;sultats des &#233;lections :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;Bolivie&lt;/strong&gt; Luiz Arce est &#233;lu en 2020 : &#171; &lt;i&gt;candidat socialiste, &#233;lu pr&#233;sident d&#232;s le premier tour &lt;/i&gt; &#187;. Son pr&#233;d&#233;cesseur, la s&#233;natrice de droite qui avait renvers&#233; Morales, avait &#233;t&#233; oblig&#233;e de reculer face aux manifestations de travailleurs : &#171; &lt;i&gt;Les &#233;lections pr&#233;sidentielle et parlementaires en Bolivie ont &#233;t&#233; fix&#233;es au 18 octobre [2019] de mani&#232;re inamovible, apr&#232;s deux reports g&#233;n&#233;rant des tensions politiques et des blocages routiers men&#233;s par les partisans de l'ex-pr&#233;sident Evo Morales, et qui persistent dans le pays&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crivait Le Point. Les barrages routiers et les manifestations avaient pourtant des objectifs d&#233;passant la question de l'&#233;lection : &#171; Le nombre de barrages a baiss&#233; depuis le vote de la loi pour la tenue des &#233;lections en octobre&#034;, &lt;i&gt;a toutefois assur&#233; jeudi le vice-ministre de l'Int&#233;rieur, Javier Issa. Certains ont toutefois &#233;t&#233; maintenus, notamment &#224; La Paz, Oruro (ouest), Cochabamba (centre) et Santa Cruz (est). Le chef de la Centrale ouvri&#232;re bolivienne, Carlos Huarachi, a d&#233;nonc&#233; &#034;une trahison&#034;, se d&#233;clarant insatisfait apr&#232;s le vote de la loi sur les &#233;lections, car aucun autre probl&#232;me, dont celui de la crise &#233;conomique, n'a &#233;t&#233; r&#233;solu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le leader de la communaut&#233; indig&#232;ne aymara, Felipe Quispe, a affirm&#233; de son c&#244;t&#233; que ses partisans n'avaient nullement l'intention de suspendre leur mouvement de protestations, exigeant la d&#233;mission de la pr&#233;sidente par int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Eglise catholique, l'Union europ&#233;enne et les Nations unies, qui depuis mardi ont entam&#233; des discussions pour la mise en place d'une plateforme de dialogue entre le gouvernement, les partis politiques, le Parlement et les syndicats, ont en revanche jug&#233; dans un communiqu&#233; que le vote de la loi sur les &#233;lections cr&#233;ait les conditions &#034;pour que tous reprennent la voie de la coexistence pacifique, respectueuse et sans violence&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie traverse une crise post-&#233;lectorale depuis le scrutin d'octobre 2019. Le pr&#233;sident sortant, Evo Morales, s'&#233;tait proclam&#233; vainqueur de la pr&#233;sidentielle pour un quatri&#232;me mandat, mais l'opposition avait cri&#233; &#224; la fraude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des semaines de manifestations, le pr&#233;sident indig&#232;ne avait d&#233;missionn&#233; d&#233;but novembre et fui la Bolivie, l&#226;ch&#233; par la police et l'arm&#233;e. Un gouvernement int&#233;rimaire est en place depuis lors, dans l'attente de nouvelles &#233;lections. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces &#233;lections d'ao&#251;t 2020 qu'a finalement remport&#233;es L. Arce, le dauphin du pr&#233;sident indig&#233;niste Evo Morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au&lt;strong&gt; Chili&lt;/strong&gt;, Gabriel Boric du parti Convergence Sociale a &#233;t&#233; &#233;lu pr&#233;sident en 2021.Il fut un des dirigeants des manifestations &#233;tudiantes de 2011. Le Journal du Dimanche &#233;crivait en d&#233;cembre dernier : &#171; &lt;i&gt;Gabriel Boric, 35 ans, candidat d'une coalition alliant le parti communiste au centre gauche, n'a cess&#233; pendant cette campagne de montrer qu'il avait l'&#233;toffe d'un pr&#233;sident. Sa rencontre dimanche dernier avec Michelle Bachelet, ancienne cheffe de l'&#201;tat chilien et actuelle Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, qui lui a prodigu&#233; &#034;conseils&#034; et &#034;soutien&#034;, avait pour objectif de l'adouber comme futur dirigeant aux yeux des &#233;lecteurs. Jusqu'&#224; la semaine derni&#232;re, l'ex-syndicaliste estudiantin et d&#233;put&#233; gauche radicale de Patagonie &#233;tait favori face &#224; son rival d'extr&#234;me droite, Jos&#233; Antonio Kast&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;Colombie&lt;/strong&gt;, Gustavo Petro, 62 ans, candidat de la coalition de gauche du Pacte Historique, est pr&#233;sident depuis le 7 ao&#251;t dernier. En mai dernier RFI rapportait : &#171; &lt;i&gt;Le candidat de gauche, Gustavo Petro, est toujours en t&#234;te des sondages, suivi du candidat conservateur Federico Guti&#233;rrez. La perspective que le pays puisse peut-&#234;tre &#233;lire pour la premi&#232;re fois de son histoire un pr&#233;sident de gauche a de quoi effrayer apparemment une partie du secteur des affaires. &#192; tel point que certains chefs d'entreprise n'h&#233;sitent pas &#224; menacer leurs employ&#233;s de licenciement si jamais ils votent pour Gustavo Petro. Le cas le plus embl&#233;matique &#233;tait celui de Sergio Ara&#250;jo Castro : &#171; Un salari&#233; qui vote pour Petro ne s'int&#232;gre pas dans mon sch&#233;ma commercial et doit tout simplement partir &#187;, a &#233;crit sur les r&#233;seaux sociaux cet ancien homme politique de droite et chef de plusieurs entreprises. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au &lt;strong&gt;Mexique&lt;/strong&gt;, Andr&#233;s Lopez Manuel Obrador est pr&#233;sident depuis 2018, Le Monde le d&#233;crivant alors ainsi : &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s avoir rejoint le Parti de la r&#233;volution d&#233;mocratique (PRD), fond&#233; en 1989 par des frondeurs de gauche du PRI, Andr&#233;s Manuel L&#243;pez Obrador monte les &#233;chelons. En juillet 2000, il est &#233;lu maire de Mexico, o&#249; il impose un programme s&#233;curitaire pour faire baisser la criminalit&#233; &#8211; il demande m&#234;me pour cela l'aide du maire de New York, Rudy Giuliani. Il devient alors le fer de lance d'une politique anticorruption, qu'il rebaptise 'guerre contre la mafia du pouvoir' .Il instaure aussi le programme &#171; Pour le bien de tous, les pauvres d'abord &#187;, qui pr&#233;voit un soutien financier aux m&#232;res c&#233;libataires, une revalorisation des petites retraites, des programmes &#233;ducatifs, ou encore le red&#233;veloppement des infrastructures de transport de la m&#233;gapole &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le projet de r&#233;forme &#233;nerg&#233;tique du Mexique inqui&#232;te les Etats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement mexicain souhaite r&#233;server au moins 56 % de la production d'&#233;nergie &#224; des entreprises publiques. Le projet de loi p&#233;nalise les entreprises priv&#233;es, pour la plupart am&#233;ricaines &lt;/i&gt; &#187; titraient Les Echos en f&#233;vrier dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au &lt;strong&gt;P&#233;rou&lt;/strong&gt;, Pedro Castillo, candidat du parti P&#233;rou Libre, ancien syndicaliste, est pr&#233;sident depuis les &#233;lections de juillet 2021, dont France Culture r&#233;sumait ainsi le contexte : &#171; &lt;i&gt;Depuis le scrutin de dimanche, le comptage a fait &#233;merger les noms des deux candidats qui s'affronteront le 6 juin prochain lors du second tour. Arriv&#233; en t&#234;te, Pedro Castillo, candidat de P&#233;ru Libre, un petit parti d'extr&#234;me gauche : un instituteur de 51 ans, syndicaliste qui avait pris la t&#234;te d'un grand mouvement de gr&#232;ve des enseignants en 2017. Il est pro-&#233;tatiste, mais socialement conservateur, pro-vie [oppos&#233; &#224; l'avortement], pro-famille et anti-immigration. C'est la surprise du scrutin. Face &#224; lui, il aura une figure de la vie politique p&#233;ruvienne, Keiko Fujimori, 45 ans, fille de l'ex-pr&#233;sident autoritaire Alberto Fujimori, candidate du parti Fuerza Popular, la droite populiste h&#233;riti&#232;re de l'&#232;re Fujimori p&#232;re. C'est la troisi&#232;me fois qu'elle se retrouve au second tour de la pr&#233;sidentielle. Les deux candidats sont tellement clivants qu'ils ne recueillent que 19 % et 13% des suffrages. Les d&#233;partager s'annonce donc tr&#232;s difficile, &#224; lire les pages des journaux, toutes tendances politiques confondues. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; pr&#233;sident Lula &#187; du Parti des Travailleurs sera sans doute &#233;lu prochainement au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que ces media bourgeois omettent de rappeler, c'est que l'Am&#233;rique Latine a vu se succ&#233;der les plus sinistres dictatures militaires, v&#233;ritables fascismes d'Etat ... suite &#224; des succ&#232;s de la gauche, &#224; la t&#234;te de soul&#232;vement ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des exemples connus du bilan sanglant du r&#233;formisme est celui du Guatemala, d&#233;butant le 15 mars 1945. Port&#233; par une large coalition et 84 % des suffrages exprim&#233;s, Juan Jos&#233; Ar&#233;valo est nomm&#233; pr&#233;sident. Commence alors une p&#233;riode de r&#233;forme unique dans l'histoire du pays. Le &#171; Printemps Guat&#233;malt&#232;que &#187; va durer dix ans. Il finira dans un bain de sang, an&#233;anti par les efforts conjugu&#233;s des gros propri&#233;taires terriens, de l'arm&#233;e du Guatemala, du gouvernement des Etats-Unis et de la United Fruit Company. Au Br&#233;sil, c'est en 1954 que le pr&#233;sident populiste Jao Goulard fait place &#224; la dictature militaire sanglante. En 1976, c'est en Uruguay et en Argentine que les contre-r&#233;volutions militaires succ&#232;dent &#224; des tentatives &#171; de gauche &#187;. Un autre exemple fameux est celui du &#171; r&#233;formiste &#187; Jean-Bertrand Aristide en 1991&#8230; qui est loin d'avoir sorti l'&#238;le du bain de sang permanent et encore plus loin d'avoir r&#233;ellement remis en cause la mainmise des exploiteurs et des tueurs &#224; leur service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une liste m&#234;me incompl&#232;te de ces dictatures est longue : Argentine de 1966 &#224; 1973 puis de 1976 &#224; 1983 ; Br&#233;sil de 1964 &#224; 1983 ; Chili du g&#233;n&#233;ral Pinochet de 1973 &#224; 1990 ; Paraguay de Stroessner de 1954 &#224; 1989 ; Uruguay de 1973 &#224; 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dictatures formaient une v&#233;ritable organisation continentale : l'op&#233;ration Condor, campagne de terreur, men&#233;e officiellement contre &#171; gu&#233;rilleros terroristes gauchistes &#187;, avec la complicit&#233; des USA, fut men&#233;e en commun par les dictateurs d'Argentine, de Bolivie, du Br&#233;sil, du Paraguay et de l'Uruguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il ne faut pas croire que ces dictatures d'extr&#234;me droite, fascisme d'Etat, avaient &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es d'une lente et inexorable mont&#233;e &#233;lectorale de l'extr&#234;me-droite, voie vers le fascisme que la gauche en France veut nous faire croire naturelle .... alors qu'elle n'a jamais exist&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re le&#231;on &#224; tirer de ces &#233;pisodes des ann&#233;es 60-80. Or en France la gauche et l'extr&#234;me-gauche &#233;lectorale (PS, PC, LFI, LO, NPA) ne cherchent pas &#224; mener la lutte des travailleurs contre le fascisme, mais contre la mont&#233;e &#233;lectorale du RN, qui est un ph&#233;nom&#232;ne d'un autre ordre. En France ce n'est pas le plus grand parti moderne d'extr&#234;me droite, le Parti Social Fran&#231;ais du Colonel de la Roque, qui transmit le pouvoir &#224; P&#233;tain puis &#224; Hitler en 1940-1945, mais la chambre du Front Populaire de gauche &#233;lue en 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette le&#231;on ne fait que confirmer les le&#231;ons tir&#233;es de la premi&#232;re prise du pouvoir par le fascisme, celui de Mussolini, que L&#233;nine et Trotsky r&#233;sumaient ainsi en 1922 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Vers la fin de la guerre imp&#233;rialiste mondiale, la situation en Italie &#233;tait objectivement r&#233;volutionnaire. La bourgeoisie avait l&#226;ch&#233; les r&#234;nes du pouvoir. L'appareil de l'Etat bourgeois &#233;tait d&#233;traqu&#233;, l'inqui&#233;tude s'&#233;tait empar&#233;e de la classe dominante. Les masses ouvri&#232;res &#233;taient lasses de la guerre et dans diverses r&#233;gions se trouvaient m&#234;me en &#233;tat d'insurrection. Des fractions consid&#233;rables de la classe paysanne commen&#231;aient &#224; se soulever contre les propri&#233;taires fonciers et contre l'Etat et &#233;taient dispos&#233;es &#224; soutenir la classe ouvri&#232;re dans sa lutte r&#233;volutionnaire. Les soldats &#233;taient contre la guerre et pr&#234;ts &#224; fraterniser avec les ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions objectives d'une r&#233;volution victorieuse &#233;taient r&#233;alis&#233;es. Il ne manquait plus que le facteur subjectif ; il manquait un parti ouvrier d&#233;cid&#233;, pr&#234;t au combat, conscient de sa force, r&#233;volutionnaire, en un mot : un v&#233;ritable Parti Communiste. L'occupation des usines par les ouvriers italiens, en automne 1920, a constitu&#233; un moment d&#233;cisif dans le d&#233;veloppement de la lutte des classes en Italie. Instinctivement, les ouvriers italiens poussaient &#224; la solution de la crise dans un sens r&#233;volutionnaire. Mais l'absence d'un parti ouvrier r&#233;volutionnaire d&#233;cida du sort de la classe ouvri&#232;re, consacra sa d&#233;faite et pr&#233;para le triomphe actuel du fascisme. Cette triste, mais tr&#232;s &#233;difiante le&#231;on des &#233;v&#233;nements d'Italie doit profiter &#224; tous les ouvriers conscients du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; Le r&#233;formiste : voil&#224; l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; Les h&#233;sitations des centristes constituent un danger mortel pour un parti ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176; La condition la plus importante de la victoire du prol&#233;tariat, c'est l'existence d'un Parti Communiste conscient et homog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les enseignements de la trag&#233;die italienne.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique Latine, la le&#231;on reste la m&#234;me : le r&#233;formisme, qui emp&#234;che la classe ouvri&#232;re de s'emparer du pouvoir : voil&#224; l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est moins connu, c'est que les formateurs de ces bourreaux de la classe ouvri&#232;re d'Am&#233;rique Latine furent les dirigeants de l'Ecole Sup&#233;rieure de Guerre (ESG) fran&#231;aise. La bataille d'Alger leur servit de mod&#232;le. Un des &#233;l&#232;ves de cette Ecole de guerre (1957-1959, aux c&#244;t&#233;s de tr&#232;s nombreux officiers &#233;trangers), &#233;mules des colonels qui mirent en place la torture en Alg&#233;rie, fut le g&#233;n&#233;ral argentin Lopez Aufranc qui d&#233;clara &#171; &lt;i&gt;C'est gr&#226;ce &#224; l'enseignement des fran&#231;ais que j'ai compris que l'ennemi pouvait &#234;tre le peuple&lt;/i&gt; &#187;. Ce n'est pas l'extr&#234;me-droite fran&#231;aise qui forma les fascistes d'Am&#233;rique Latine, mais la IV&#232;me R&#233;publique de gauche puis la V&#232;me de droite, &#224; partir de 1956, officiellement jusqu'en 1981. Un accord secret de 1959, r&#233;dig&#233; par le gouvernement de De Gaulle pr&#233;cisait : &#171; &lt;i&gt;Le ministre des arm&#233;es de la R&#233;publique fran&#231;aise mettra &#224; la disposition de l'arm&#233;e argentine une mission d'officiers sup&#233;rieurs de l'Arm&#233;e fran&#231;aise, qui apportera son assistance technique &#224; l'Arm&#233;e de la R&#233;publique d'Argentine et ses officiers, dans le but d'accro&#238;tre l'efficacit&#233; technique et la pr&#233;paration de l'Arm&#233;e argentine &lt;/i&gt; &#187;. D&#232;s 1960 la nature de &#171; l'efficacit&#233; technique &#187; apparut au grand jour : une grande gr&#232;ve des ouvriers de la viande &#224; Buenos Aires est brutalement r&#233;prim&#233;e par la police, ainsi que les &#233;meutes populaires qui &#233;clatent en protestation dans le quartier de Mataderos. Face &#224; la menace de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le plan Conintes, &#171; antisubversif &#187;, est mis en place sous la direction des &#171; assesseurs fran&#231;ais &#187;. L'un d'eux s'en f&#233;licitera dans un article r&#233;dig&#233; pour l'ESG fran&#231;aise en 1962 : &#171; &lt;i&gt;L'ex&#233;cution du plan Conintes a permis une exp&#233;rience qui sera d'une grande valeur dans d'autres occasions. &lt;/i&gt; &#187; Parmi ces occasions d&#233;crites : le refoulement de &#171; &lt;i&gt;r&#233;fugi&#233;s paraguayens, opposants au g&#233;n&#233;ral Stroessner, qui tentaient de gagner l'Argentine &lt;/i&gt; &#187;, tout ceci &#171; &lt;i&gt;dans les meilleurs conditions gr&#226;ce aux enseignements acquis r&#233;cemment &#224; l'ESG &lt;/i&gt; &#187;. Ces crimes anti-ouvriers fondateurs, ainsi que quantit&#233; d'autres sont rapport&#233;s dans les centaines de pages du livre et le film documentaire &#171; Escadrons de la mort, l'&#233;cole fran&#231;aise &#187; de la journaliste Marie-Monique Robin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de la bourgeoisie n'a donc pas besoin d'un parti d'extr&#234;me-droite comme le RN qui gagnerait les &#233;lections pour mettre cette politique fasciste en place. Les cadres sup&#233;rieurs de l'appareil d'Etat et des grands groupes capitalistes sont form&#233;s en permanence pour cette besogne, le g&#233;nocide des franco-rwandais des Tustsis du Rwanda l'a confirm&#233; en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;formisme d'Am&#233;rique Latine apporte un &#233;clairage sur le r&#233;formisme en France, ou plut&#244;t la d&#233;rive r&#233;formiste d'une extr&#234;me-gauche qui avait pourtant contribu&#233; &#224; &#233;clairer les travailleurs d'ici &#224; l'&#233;poque de ces dictatures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Ouvrier Ind&#233;pendant (POI ou POI-D), un des trois courants soi-disant trotskiste en France, avec LO et le NPA, est aujourd'hui un groupe politique qui d&#233;rive comme les deux autres &#224; toute vitesse vers la droite, apportant par exemple son soutien &#224; J-L M&#233;lenchon lors des derni&#232;res &#233;lections. Ce parti avait pourtant en apparence un autre discours lorsqu'en 1952 eut lieu une r&#233;volution prol&#233;tarienne en Bolivie. Car en effet c'est en Am&#233;rique Latine qu'e&#251;t lieu une des grande r&#233;volutions prol&#233;tariennes du XX&#232;me si&#232;cle, comme 1917 en Russie ou 1936 en Espagne. En 1952 en Bolivie, le pouvoir &#233;tait &#224; port&#233;e de main des ouvriers, qui avaient &#224; leur t&#234;te le Parti Ouvrier R&#233;volutionnaire (POR) ... qui malheureusement n'osa pas prendre le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants du POR avaient donn&#233; au syndicat des mineurs des statuts de tendance syndicaliste r&#233;volutionnaire, qui sont un exemple pour les militants syndicaux du monde entier encore aujourd'hui, et dont voici un extrait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;1. Le prol&#233;tariat, en Bolivie comme ailleurs, constitue la classe sociale r&#233;volutionnaire par excellence. Les travailleurs des mines, secteur le plus avanc&#233; et le plus combatif du prol&#233;tariat de ce pays, d&#233;terminent le sens de la lutte de la FSTMB (F&#233;d&#233;ration des mineurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La Bolivie est pays capitaliste arri&#233;r&#233;, mais c'est le mode de production capitaliste qui est qualitativement dominant, les autres formes &#233;conomico-sociales constituant un h&#233;ritage de notre pass&#233; historique. L'h&#233;g&#233;monie du prol&#233;tariat dans la politique nationale d&#233;coule de cet &#233;tat de choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La Bolivie, bien que pays arri&#233;r&#233;, n'est qu'un maillon de la cha&#238;ne capitaliste mondiale. Les particularit&#233;s nationales repr&#233;sentent en elles-m&#234;mes une combinaison des traits essentiels de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La particularit&#233; de la Bolivie r&#233;side dans le fait qu'aucune bourgeoisie capable de liquider le syst&#232;me des latifundia et les autres formes &#233;conomiques pr&#233;-capitalistes, de r&#233;aliser l'unification nationale et la lib&#233;ration du joug imp&#233;rialiste, n'est apparue sur la sc&#232;ne politique. Toutes les t&#226;ches que la bourgeoisie n'a pas accomplies constituent les objectifs d&#233;mocratico-bourgeois qui doivent in&#233;luctablement &#234;tre r&#233;alis&#233;s. Les probl&#232;mes centraux qui se posent aux pays semi-coloniaux sont : la r&#233;volution agraire, c'est-&#224;-dire la liquidation de l'h&#233;ritage f&#233;odal, et l'ind&#233;pendance nationale, &#224; savoir balayer le joug imp&#233;rialiste ; t&#226;ches qui sont &#233;troitement li&#233;es les unes aux autres. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme du POI, analogue &#224; ceux de son jumeau le POI-D, ou du NPA de P. Poutou, ou de LO (Lutte ouvri&#232;re) de N. Arthaud, de toute l'extr&#234;me gauche qui d&#233;rive vers la droite en s'int&#233;grant dans les bureaucraties syndicales de la CGT ou de SUD, a aujourd'hui un programme qu'on peut r&#233;sumer en le caricaturant &#224; peine : vive Martinez et vive M&#233;lenchon ! Quel recul du POI par rapport &#224; ce que ses militants du POR bolivien, dont le plus c&#233;l&#232;bre Guillermo Lora, &#233;crivaient il y a 70 ans ! Les militants du POI, comme ceux de LO et du NPA, peuplent les conf&#233;d&#233;rations syndicales CGT et SUD, le syndicalisme r&#233;volutionnaire a disparu de leurs publications. Ceux qui en doutent n'auront qu'&#224; lire les programmes des prochaines &#233;lections professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparons &#233;galement ce qu'&#233;crivait LO il y a 50 ans &#224; propos du Chili, suite au coup d'Etat sanglant de Pinochet. On lisait &#224; juste titre que ce qui se passait au Chili est une guerre qui nous concerne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le sort tragique du prol&#233;tariat chilien, les travailleurs du monde entier doivent en tirer les le&#231;ons. Certains - ceux l&#224; m&#234;mes, surtout, qui d&#233;fendent en France la m&#234;me politique qu'Allende et l'Unit&#233; Populaire d&#233;fendaient au Chili - disent que ce n'est pas le moment, que sur les tombes &#224; peine recouvertes des martyrs de Santiago, il convient seulement de se recueillir. Mais les le&#231;ons que nous devons tirer des &#233;v&#233;nements chiliens, les travailleurs de l&#224;-bas les ont pay&#233;es trop cher pour que nous ayons le droit de les m&#233;priser. Toute une g&#233;n&#233;ration de militants massacr&#233;e, et il ne faudrait pas essayer de savoir comment cela fut possible, comment &#233;viter que cela ne se reproduise ailleurs, dans l'avenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au contraire aujourd'hui le devoir de tous les travailleurs conscients de se poser ces questions. Et il n'y a qu'en tirant les le&#231;ons de ce drame que les travailleurs du monde entier pourront un jour r&#233;aliser ce qui &#233;tait l'espoir de leurs fr&#232;res chiliens, l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; socialiste, et venger du m&#234;me coup toutes les victimes de la barbarie capitaliste, venger la classe ouvri&#232;re chilienne assassin&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; Bref, cette guerre est la n&#244;tre, &#233;crivait LO &#224; juste titre &#224; l'&#233;poque. Quel contraste avec l'affirmation de N. Arthaud, le 8 ao&#251;t dernier, ... que la guerre en Ukraine ne nous concerne pas encore ! : &#171; &lt;i&gt;Ici, en France, la population ne meurt pas sous les bombes. Les travailleurs doivent d&#233;fendre leurs conditions d'existence face &#224; l'inflation, aux attaques du grand patronat et du gouvernement &#224; son service.&lt;/i&gt; &#187; Bref, l'Ukraine nous int&#233;resse &#224; peine, car nous ne sommes pas encore impliqu&#233;s dans la guerre qui s'y d&#233;roule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, LO reprenait &#224; juste titre en 1973 le programme du mouvement ouvrier d'avant 1914 qui r&#233;clamait la dissolution des arm&#233;es permanentes et leur remplacement par la classe ouvri&#232;re en arme : &#171; &lt;i&gt;On ne peut pas plus d&#233;mocratiser qu'&#233;purer l'arm&#233;e de la bourgeoisie. En France, tous les cadres de cette arm&#233;e ne sont pas des grands bourgeois. Une bonne partie d'entre eux est issue de la petite bourgeoisie. Les hommes de troupe le sont, eux, de la classe ouvri&#232;re ou de la paysannerie. Mais un paysan, un petit-bourgeois ou un ouvrier qui passe sous l'uniforme et y fait carri&#232;re, abandonne les id&#233;es de sa classe et les attaches avec elle pour devenir un soldat c'est &#224;-dire un instrument dans les mains de l'&#233;tat-major. C'est encore plus vrai s'il devient officier. La formation et la discipline auxquelles il est soumis, et qui ont fait largement leurs preuves plus que centenaires, n'ont pas d'autre but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la &#171; Lib&#233;ration &#187; on a ainsi pr&#233;tendu d&#233;mocratiser l'arm&#233;e et la police en y int&#233;grant une partie des hommes des maquis. Cela n'a emp&#234;ch&#233; ni les CRS de mater les gr&#232;ves ouvri&#232;res ni l'arm&#233;e de mener les sales guerres coloniales, &#224; commencer par la guerre d'Indochine. (...) En 1871 sous la Commune de Paris ; en 1917 en Russie aux premiers temps du pouvoir des Soviets ; en Espagne en 1936 quand, malgr&#233; le gouvernement r&#233;publicain, des milices ont surgi un peu partout pour s'opposer justement au coup d'&#201;tat de Franco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis c'est la seule chance des travailleurs, de la gauche, du socialisme. Sinon, si nous ne sommes pas capables de briser ce bastion de la r&#233;action qu'est forc&#233;ment l'arm&#233;e actuelle, ce n'est pas la peine de penser &#224; un pouvoir des travailleurs. Bien pire, un simple gouvernement de gauche a toutes les chances de finir par la r&#233;action militaire comme au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs n'ont donc pas le choix : ou ils sont capables d'appliquer un programme r&#233;volutionnaire et de briser l'arm&#233;e, ou ils sont condamn&#233;s &#224; subir le joug de la bourgeoisie, de la r&#233;action et du fascisme. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 2022, la guerre contre l'arm&#233;e fran&#231;aise n'est plus au programme de LO. Dans son &#233;ditorial du 8 ao&#251;t, N. Arthaud conclut ainsi par le slogan &#171; &lt;i&gt;Vive la lutte des travailleurs pour renverser le capitalisme, seul espoir pour l'humanit&#233; d'&#233;chapper &#224; la catastrophe ! &lt;/i&gt; &#187;, alors qu'en 1973 LO aurait &#233;crit : &#171; Vive la lutte arm&#233;e des travailleurs pour renverser le capitalisme, au moyen de la dictature du prol&#233;tariat organis&#233;e par des soviets, des comit&#233;s d'usines auto-organis&#233;s, seul espoir pour l'humanit&#233; d'&#233;chapper &#224; la catastrophe ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;formisme latino-am&#233;ricain inspire la gauche et l'extr&#234;me-gauche fran&#231;aise ? Que les travailleurs d'ici se mettent &#224; l'&#233;cole des r&#233;volutions ouvri&#232;res et paysannes de ce continent, pour mieux combattre la gauche r&#233;formiste qui comme en Italie en 1920, a ouvert en Am&#233;rique Latine la voie au fascisme qui prit la forme de dictatures militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chassons les r&#233;formistes et les faux r&#233;volutionnaires du camp des travailleurs, afin que lors d'une nouvelle r&#233;volution comme celle de 1952 en Bolivie, les ouvriers aient &#224; leur t&#234;te des militants qui d&#233;passent l'&#233;chec du POR, et n'aient pas peur de prendre le pouvoir. Pour cela ils n'auront qu'&#224; s'allier aux r&#233;volutionnaires indiens et paysans comme les Zapata et Pancho Villa de la r&#233;volution Mexicaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique du Sud comme ailleurs, le seul vrai choix est entre le pouvoir aux travailleurs et le pouvoir aux exploiteurs. Toutes les autres &#171; solutions &#187; sont des impasses politiques et sociales sanglantes qui m&#232;nent aux abattoirs fascistes et militaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6360</link>
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		<dc:date>2020-08-01T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;rou - Per&#249;</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Nazca sont surtout connus pour leurs g&#233;oglyphes &lt;br class='autobr' /&gt;
Les regards install&#233;s par les Nazca le long des canalisations souterraines La connaissance et l'utilisation des failles dans les montagnes pour canaliser les eaux &lt;br class='autobr' /&gt;
D'innombrables vases Nazca en c&#233;ramique ou en terre cuite repr&#233;sentent des soldats Nazca, d&#233;capitant des ennemis ou des peuples soumis, et portant leurs t&#234;tes en guise de troph&#233;es guerriers &lt;br class='autobr' /&gt;
Les coupeurs de t&#234;tes &lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux chutes de la civilisation p&#233;ruvienne Nazca, en 350 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Esclaves Slaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;P&#233;rou - Per&#249;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_11984 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/uf-enigme-nascalines.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/uf-enigme-nascalines-24af3.jpg?1777884225' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les Nazca sont surtout connus pour leurs g&#233;oglyphes&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/geogly_758x569-af783.jpg?1777884225' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les regards install&#233;s par les Nazca le long des canalisations souterraines&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/ob_5faadb_20140118-aqueduc-de-cantallo-6.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/ob_5faadb_20140118-aqueduc-de-cantallo-6-58f43.jpg?1777884225' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La connaissance et l'utilisation des failles dans les montagnes pour canaliser les eaux&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH363/photgrammetric-of-nazca-karsten-lambersgeoglyph-3df33.jpg?1777884225' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'innombrables vases Nazca en c&#233;ramique ou en terre cuite repr&#233;sentent des soldats Nazca, d&#233;capitant des ennemis ou des peuples soumis, et portant leurs t&#234;tes en guise de troph&#233;es guerriers&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11983 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH424/017f3b281cce369f836439b40edfa9f1-44118.jpg?1777884225' width='500' height='424' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11982 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH620/3-2-e9649.jpg?1777884225' width='500' height='620' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH426/68f5eda903a090d14637c74dacfd343a-f0171.jpg?1777884225' width='500' height='426' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH416/e4a275e707cd72a94b521eb43e76b9e2-0a19a.jpg?1777884225' width='500' height='416' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11979 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/11360471904_d9153b8778_k-e1509833194810.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH570/11360471904_d9153b8778_k-e1509833194810-db5ab.jpg?1777884225' width='500' height='570' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11978 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/11076535675_6fcb9f5933_k-e1509833185775.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH493/11076535675_6fcb9f5933_k-e1509833185775-48eb8.jpg?1777884225' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11977 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L271xH384/5163e7427025c2a07ec509a82f7f5055-b2c65.jpg?1777884225' width='271' height='384' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11976 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L236xH312/c1b005ef42aa7ef6ede9c3069b109f27--mesoamerican-peru-b450a.jpg?1777884225' width='236' height='312' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/3_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH605/3_2-afbc9.jpg?1777884225' width='500' height='605' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/d2e9a1dfbfa7ac78f17258d48754c286.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH757/d2e9a1dfbfa7ac78f17258d48754c286-ba245.jpg?1777884225' width='500' height='757' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH612/2596_10502114_0-680f3.jpg?1777884225' width='500' height='612' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11972 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L357xH462/nazcapoterie3_thumb-14486.jpg?1777884225' width='357' height='462' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les coupeurs de t&#234;tes&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11968 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L261xH320/A113639_1-e7985.jpg?1777884225' width='261' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11967 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH252/220px-Cabeza_reducida_Jibaro__M-_America__Madrid__01-02ab4.jpg?1777884225' width='220' height='252' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11966 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH350/a78711c4654f2f36ca205dcc4e813d29-fcff2.jpg?1777884225' width='350' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les deux chutes de la civilisation p&#233;ruvienne Nazca, en 350 et 600 de notre &#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : Nous ne nous &#233;tendrons pas sur les th&#232;ses extraterrestres &#224; propos des Nazca, ni sur les pr&#233;tendus Aliens, ni &#224; propos des interpr&#233;tations fantasmagoriques des g&#233;oglyphes, ni &#224; propos des momies qui ne seraient pas humaines (il n'y a rien de surnaturel &#224; des cr&#226;nes allong&#233;s produits par des bandelettes attach&#233;es au cr&#226;ne du b&#233;b&#233;, ni &#224; des d&#233;formations osseuses provoqu&#233;es par des tortures et des lani&#232;res et momifications de corps), ni sur Nazca et l'Atlantide et j'en passe&#8230;Tant pis si l'extraordinaire dans l'histoire des Nazca n'est pas ce que l'on croit ! Il ne nous semble pas que toute l'histoire de la civilisation Nazca s'explique par des mythes, des l&#233;gendes, des croyances, des th&#233;ories du type de celles que d&#233;fendaient les Nazca eux-m&#234;mes ! Nous croyons, au contraire, que la soci&#233;t&#233; Nazca s'explique de la m&#234;me mani&#232;re que les soci&#233;t&#233;s modernes, par des n&#233;cessit&#233;s &#233;conomico-sociales et par les m&#233;thodes politiques qui en d&#233;coulaient pour g&#233;rer la soci&#233;t&#233;, ce qui signifie l'apparition d'un surproduit, la division du travail et son exploitation, l'apparition de la soci&#233;t&#233; de classes et de l'Etat. Mais aussi l'apparition de la lutte des classes et de la r&#233;volution sociale.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etonnante et effrayante civilisation Nazca : des sp&#233;cialistes de sismologie et d'hydraulique, connaissant parfaitement les Andes, leurs sources, leurs failles, leurs structures, des astrologues en m&#234;me temps c&#233;ramistes et tisserands, mais surtout des guerriers f&#233;roces, tortionnaires, coupeurs et retr&#233;cisseurs de t&#234;tes, oppresseurs et exploiteurs de tous les peuples voisins !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Nazca (ou Nasca, nom qui a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; cette civilisation sans &#233;criture, sans que le nom qu'ils se donnaient soit connu), connue pour ses g&#233;oglyphes immenses trac&#233;s (des dessins seulement visibles du ciel !) dans le d&#233;sert du P&#233;rou, qui s'est d&#233;velopp&#233; parall&#232;lement &#224; la civilisation Mochica, ont chut&#233; en 350 de notre &#232;re, se sont reconstruits ensuite, pour finalement chuter et leur civilisation a d&#233;finitivement disparu en 600 apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus &#233;tonnant, m&#234;me si tout le monde trouve les g&#233;oglyphes les plus &#233;tonnants, c'est que cette civilisation s'est construite&#8230; en pleine r&#233;gion d&#233;sertique !!!Nous avons affaire &#224; de grands sp&#233;cialistes des techniques d'irrigation, d'hydraulique, de fabrication de canalisations qui ont permis de conserver de l'eau et de transformer le d&#233;sert en champs&#8230;Ils allaient parfois chercher l'eau dans la montagne et l'amenaient par des canalisations parfois souterraines ! Ces canalisations n&#233;cessitaient des techniques tr&#232;s perfectionn&#233;es, pr&#233;voyant m&#234;me des a&#233;rations pour purifier l'eau ! Les aqueducs nazca fonctionnent encore aujourd'hui pour irriguer des terres !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rivi&#232;res (Rio Ica, Rio Nazca, Rio Grande et ses sources, Rio Pince, Rio Acari, etc.), ils d&#233;tournaient une partie de l'eau dans des canaux pour ensuite irriguer des terres fertiles charg&#233;es d'&#233;l&#233;ments riches d&#233;pos&#233;s par les vents et les rivi&#232;res. L'eau d&#233;tourn&#233;e en amont suit alors la pente la plus douce pour s'&#233;carter au plus loin de la source. Puis, par gravit&#233;, des canaux secondaires et tertiaires sont construits et creus&#233;s pour amener l'eau directement dans chaque parcelle. Rien de bien original au d&#233;but. Mais cela ne permettait que d'irriguer de faibles zones &#224; basse altitude. L'essentiel de l'agriculture se fait donc plus &#224; l'est, plus en Altitude entre 400 et 2000 m&#232;tres d'altitudes. Au dessus de 800 m&#232;tres, ont commenc&#233;s &#224; se d&#233;velopper des syst&#232;mes irrigu&#233;s, l&#224; o&#249; le flux d'eau est presque constant toute l'ann&#233;e. Date difficile &#224; &#233;laborer aujourd'hui, le d&#233;veloppement d&#233;mographique des populations Nazca a probablement provoqu&#233; une pression de plus en plus forte &#224; la colonisation de ces terres. L'&#233;tat central Nazca, d&#233;j&#224; bien d&#233;velopp&#233; afin d'entretenir la cosmogonie de cette civilisation tout en organisant efficacement de grands domaines irrigu&#233;s, a commenc&#233; progressivement &#224; proposer des solutions pour &#233;tendre les terres &#224; ces altitudes plus basses o&#249; l'eau fait d&#233;faut, et ainsi r&#233;pondre &#224; la croissance d&#233;mographique de sa population. On sait aujourd'hui que les &#233;lites Nazca avaient une connaissance tr&#232;s pr&#233;cise de la g&#233;ologie, de la sismologie et de l'hydrologie de la zone. Qu'elle ait &#233;t&#233; acquise &#224; cette occasion pour r&#233;pondre aux besoins de la population, o&#249; qu'elle &#233;tait d&#233;j&#224; post&#233;rieure et a &#233;t&#233; facilement mobilis&#233;e au moment voulu, n'a pas plus d'importance que de savoir qui de l'&#339;uf ou de la poule est apparu en premier. Quoi qu'il en soit, l'&#233;lite Nazca a analys&#233; cette partie de son territoire, et pour r&#233;soudre le probl&#232;me d'eau a d&#233;cid&#233; de creuser &#224; l'horizontal depuis une altitude plus basse afin d'atteindre les nappes phr&#233;atiques o&#249; de grands quantit&#233; d'eau s'infiltrent naturellement, et ceci du &#224; la nature tr&#232;s poreuses de certaines couches g&#233;ologiques de la r&#233;gion. Ces tunnels sont appel&#233;s Puquios et s'enfoncent souvent tr&#232;s profond&#233;ment dans les entrailles de la terre afin d'en ramener l'eau n&#233;cessaire &#224; l'agriculture. Des puits sont r&#233;guli&#232;rement creus&#233;s le long de l'aqueduc souterrain ou Puquios. Ces puits o&#249; ojas, servent &#224; la fois pour entretenir le canal souterrain et de source d'eau pour les populations adjacentes. Ces aqueducs forment non pas des unit&#233;s s&#233;par&#233;es, mais constituent bien un r&#233;seau complexe, o&#249; les jeux de failles, fr&#233;quentes dans cette r&#233;gion sismique, provoquent des passages d'eau souterrains qui resurgissent en surface parfois des centaines de m&#232;tres plus loin. Notre ignorance partielle sur ces puquios montrent l'extr&#234;me ing&#233;niosit&#233; et connaissance de ces Nazca qui ont su domestiquer une r&#233;gion parmi les plus arides du monde pour un faire un v&#233;ritable jardin cultiv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne conna&#238;t pas de villes du peuple Nazca, mais il a &#233;t&#233; d&#233;couvert par contre un gigantesque centre religieux encore peu explor&#233;, la cit&#233; de Cahuachi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur civilisation &#233;clot vers 200 av. J.-C., autour des oasis fluviales d'une r&#233;gion aride au sud du P&#233;rou. Ils y d&#233;veloppent une agriculture prosp&#232;re, entre la c&#244;te et les hautes terres, y cultivent de la patate douce, du ma&#239;s, des haricots, du piment, des goyaves, des lucumas, du coton, des cannes &#224; sucre, y &#233;l&#232;vent des lamas et des alpagas, p&#234;chent des mollusques et des poissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Nazca se sentaient intimement li&#233;s &#224; la nature qui leur donnait toutes leurs ressources. L'eau y &#233;tait rare et sacr&#233;e. La vie tenait aux fils des fleuves qui descendaient de la montagne, aux largesses de la pluie qui les remplissait. Un monde sans eau &#233;tait un monde mort. Il fallait parler aux dieux pour que le ciel ne s'&#233;puise jamais. Les Nazca les sollicitaient en langage symbolique du dessin et de la musique, mais aussi, de mani&#232;re plus directe, en &#233;tat de transe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#226;ches impos&#233;es la soci&#233;t&#233; Nazca &#233;taient monumentales, non seulement pour leurs constructions, leur irrigation (un travail consid&#233;rable), leurs cultures agraires, mais aussi les porteries et surtout le tissage qui atteignait des quantit&#233;s invraisemblables, sans parler du travail pour dessiner et conserver les g&#233;oglyphes&#8230; Tout cela supposait une surexploitation violente des populations locales et m&#234;me de l'esclavage ainsi qu'un syst&#232;me politique de terreur. D'o&#249; les t&#234;tes collectionn&#233;es, retr&#233;cies et pr&#233;sent&#233;es &#171; artistiquement &#187; pour prouver la violence de la soci&#233;t&#233; militaire Nazca. Nous allons voir que cela n'est pas &#233;tranger &#224; la mani&#232;re, violente et brutale, avec laquelle cette civilisation a disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, pour comprendre une chute de civilisation d'Am&#233;rique pr&#233;colombienne, on a fait appel aux catastrophes, soit naturelles (pluies diluviennes, s&#233;cheresses, vent de sable) ou humaines (surexploitation des richesses, d&#233;forestation, etc.), mais il est &#233;vident qu'elles n'ont &#233;t&#233; que le pr&#233;lude et l'incitateur de r&#233;volte sociale renversant un r&#233;gime d'exploitation et d'oppression honni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'auteurs pr&#233;sentent la chute de cette civilisation comme une &#171; catastrophe &#233;cologique &#187; : &lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-disparition-civilisation-nazca-catastrophe-ecologique-21216/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/video/x50nwc2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voici un film qui pr&#233;sente cette th&#232;se&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour eux, il ne peut s'agir d'une action sociale des opprim&#233;s se soulevant contre une soci&#233;t&#233; d'oppression et d'exploitation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils parlent seulement d'inondation catastrophique ou d'&#233;puisement des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wikistrike offre une autre version :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces figurines surgies du pass&#233; ne doivent cependant pas faire oublier l'effondrement brutal de la civilisation Nazca, il y a 1700 ans, apr&#232;s plus de 6 si&#232;cles d'une domination sans partage sur cette partie du monde. Que s'est-il pass&#233; pour que Cahuachi sombre aussi rapidement dans l'oubli, comme enterr&#233;e vivante ? Giuseppe Orefici &#233;voque deux &#233;v&#233;nements importants qui se sont d&#233;roul&#233;s entre l'an 300 et l'an 350 de notre &#232;re. Tout d'abord une inondation particuli&#232;rement violente, dont les traces ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es partout sur le site au cours des fouilles. Ensuite, un tremblement de terre qui d&#233;truisit les temples de Cahuachi, comme en atteste la d&#233;couverte de squelettes broy&#233;s sous des pans de murs effondr&#233;s. L'an&#233;antissement de ces centres c&#233;r&#233;moniels a tr&#232;s certainement jou&#233; un r&#244;le crucial dans l'abandon de la cit&#233; : priv&#233;e de ses lieux de culte, la religion des Nazcas ne pouvait plus fonctionner correctement. D&#233;vast&#233;e, Cahuachi fut donc abandonn&#233;e aux sables du d&#233;sert. Giuseppe Orefici &#233;met l'hypoth&#232;se que les Nazcas auraient eux-m&#234;mes enseveli la cit&#233; &#224; des fins rituelles. Sa th&#233;orie repose sur l'observation des &#233;difices, qui sont recouverts d'une couche d'argile qui n'a pu &#234;tre transport&#233;e l&#224; que par des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Nazcas, quant &#224; eux, ne survivront que deux ou trois si&#232;cles &#224; l'ensevelissement de leur grande cit&#233; c&#233;r&#233;monielle, finissant par &#234;tre absorb&#233;s par la civilisation des Huaris, une autre peuplade venue des Andes avec laquelle ils avaient des relations commerciales. Plus tard encore viendra l'empire Inca, mais &#224; cette &#233;poque le nom m&#234;me des Nazcas aura disparu, et Cahuachi ne sera plus qu'un souvenir lointain dormant sous les sables du d&#233;sert. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.wikistrike.com/article-la-civilisation-disparue-des-nazcas-91090315.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est visible que les conditions climatiques comme causes principales de la chute sont un a priori et non une observation. Par exemple, certains affirment que c'est une s&#233;cheresse et d'autres des pluies diluviennes. Ils les situent d'ailleurs &#224; des dates qui ne sont pas celles de la chute de cette civilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=peLfcuHP0nA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voici par exemple un auteur qui explique qu'une s&#233;cheresse exceptionnelle a frapp&#233; la r&#233;gion entre 800 et 900 apr&#232;s J.-C. : difficile d'expliquer ainsi le d&#233;clin de 350 apr&#232;s J.-C., ni la fin spectaculaire et brutale de 600 apr&#232;s J.-C. !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, m&#234;me Wikipedia est capable de concevoir qu'il puisse s'agir d'une r&#233;volution sociale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s environ six si&#232;cles d'existence, la civilisation Nazca d&#233;cline brutalement vers 350. L'explication semble &#234;tre une perte de foi due &#224; la conjonction entre une inondation et un s&#233;isme. Cette inondation aurait &#233;t&#233; plus catastrophique que les autres (elles &#233;taient fr&#233;quentes) &#224; cause de l'agriculture intensive. Ces &#233;v&#233;nements auraient provoqu&#233; une perte de confiance des Nazcas en leurs dieux et donc, en leurs pr&#234;tres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nazca_(civilisation)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les c&#233;ramiques sont parmi les aspects les plus originaux et le mieux connu de la civilisation Nazca, &#224; cause de leur sophistication technique et du symbolisme de ces motifs. Il s'agit surtout de bols, de gobelets, de vases et de r&#233;cipients &#224; double goulot. Peu color&#233;es durant la p&#233;riode Nazca initiale, elles sont d'une grande richesse polychrome par la suite, durant les p&#233;riodes Nazca moyen et Nazca tardif. Les couleurs les plus employ&#233;es sont des teintes chaudes comme le rouge, le marron, le jaune, le violet, ainsi que le noir et le blanc&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Nazcas vivaient de l'agriculture intensive qu'ils pratiquaient dans les &#233;troites vall&#233;es des affluents du Rio Grande de Nazca ainsi que dans la vall&#233;e d'Ica, Ils avaient fortement d&#233;velopp&#233; l'irrigation pour pallier le manque d'eau chronique dans cette r&#233;gion aride en construisant des puits profonds de plusieurs m&#232;tres reli&#233;s par un r&#233;seau d'aqueducs souterrains. Ces aqueducs sont encore utilis&#233;s de nos jours. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils vivaient dans des huttes recouvertes de chaume situ&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur de la zone cultivable, c'est-&#224;-dire &#224; la limite du d&#233;sert, de mani&#232;re &#224; maximiser la surface cultivable. Ces huttes &#233;taient regroup&#233;es en bourgades autour d'une pyramide en adobe servant de sanctuaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le site central &#233;tait Cahuachi (durant les cinq premiers si&#232;cles de l'&#232;re chr&#233;tienne), &#224; 6 km de la ville actuelle de Nazca. C'&#233;tait un centre exclusivement c&#233;r&#233;moniel (les fouilles n'ont r&#233;v&#233;l&#233; aucune trace d'activit&#233; de vie quotidienne) qui comprenait plus de quarante buttes pyramidales surmont&#233;es de structures en adobe. La plus grande de ces pyramides comportait six terrasses superpos&#233;es d&#233;passant 20 m de hauteur. Lors de c&#233;r&#233;monies religieuses, des t&#234;tes humaines (d'ennemis) &#233;taient coup&#233;es et pr&#233;par&#233;es comme troph&#233;es puis enfouies. On a &#233;galement trouv&#233; des t&#234;tes humaines au front perc&#233;, permettant ainsi de les suspendre &#224; l'aide d'une corde pourvue d'un n&#339;ud, pass&#233;e dans l'orifice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Nazcas pratiquaient aussi la d&#233;formation cr&#226;nienne. On faisait porter un d&#233;formateur en cuir aux nouveau-n&#233;s, pendant un an, ce qui contraignait la croissance du cr&#226;ne vers le haut. Le but &#233;tait vraisemblablement esth&#233;tique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait d'esth&#233;tique, il s'agissait probablement d'une mani&#232;re de faire en sorte que la classe dirigeante, noble et guerri&#232;re, se distingue des simples paysans et artisans et les domine y compris par l'apsect ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Nazca avaient d&#233;velopp&#233; une soci&#233;t&#233; th&#233;ocratique et militaire avec une politique guerri&#232;re expansive, &#233;crasant les peuples voisins. La conqu&#234;te des terres a &#233;t&#233; faite &#224; la recherche de plus grandes ressources qui &#233;tait rendue n&#233;cessaire par leur confrontation avec le d&#233;sert. L'utilisation de t&#234;tes de troph&#233;e est connue comme un m&#233;canisme permettant de contr&#244;ler par la terreur les populations voisines trait&#233;es en ennemies. Les chefs Nazca avaient en effet l'habitude de suspendre la t&#234;te de leurs ennemis morts en troph&#233;es. Max Uhle, d&#233;couvreur de la civilisatio Nazca, a invent&#233; le terme &#034;t&#234;te de troph&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette soci&#233;t&#233; domin&#233;e par guerriers et pr&#234;tres, dans cet &#201;tat th&#233;ocratique militariste, paysans artisanaux et p&#234;cheurs constituaient la main-d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas que l'antique nom de &#171; Nazca &#187; signifiait la mise &#224; mal ou la torture&#8230; Nazca aurait &#233;t&#233; une prison des peuples qui expliquerait la masse incroyable de travaux titanesques r&#233;alis&#233;s par cette &#171; civilisation &#187; de l'exploitation de l'homme&#8230; Et peut-&#234;tre aussi sa chute d&#232;s que des conditions naturelles plus d&#233;favorables se sont produites et ont engendr&#233; une perte de confiance ou de soumission &#224; cet Etat oppressif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lite nazca vivait dans les constructions pyramidales. La vie civile est dirig&#233;e par une &#233;lite sacerdotale. Le pouvoir d'Etat &#233;tait noble et guerrier. Les exploit&#233;s &#233;taient p&#234;cheurs ou paysans. Les Nazca organisaient aussi le grand commerce, notamment avec les Huarpa et Tiahuanaco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela ne peut pas &#234;tre une arm&#233;e d'un Etat voisin qui ait attaqu&#233; cette civilisation, cela peut, par contre, &#234;tre une r&#233;volte d'esclaves, de l'un des peuples voisins, soutenue de l'int&#233;rieur par des esclaves issus de ce peuple. Et, dans ce cas, il faut parler non de guerre mais de r&#233;volution sociale, d'explosion contre la surexploitation et contre l'oppression, d'autant qu'alors c'est l'ensemble du mode de production qui est d&#233;truit et pas seulement l'&#233;difice politique, les anciens peuples esclavagis&#233;s retrouvant leur libert&#233; et retournant &#224; leur ancien mode de production et d'existence, soit de chasseurs-cueilleurs, soit de petite production de cultivateurs ind&#233;pendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cocomagnanville.over-blog.com/2019/02/cahuachi-centre-rituel-nazca-en-adobe.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cahuachi, centre rituel Nazca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6418</link>
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		<dc:date>2019-08-24T22:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les classes sociales successivement chez les Olm&#232;ques, les Zapot&#232;ques, les Mayas, les Tolt&#232;ques, les Azt&#232;ques et les Incas : Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes &lt;br class='autobr' /&gt;
Se contenter, comme le font la plupart des auteurs, en ce qui concerne l'&#233;tude des soci&#233;t&#233;s pr&#233;colombiennes et particuli&#232;rement de leurs chutes &#233;tonnantes et impressionnantes par leur brutalit&#233; et l'absence apparente d'explications, de s'en tenir &#224; faire appel &#224; des d&#233;sordres climatiques et &#224; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;1er chapitre : La marque sociale des r&#233;volutions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Esclaves Slaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12559 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/azteque2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH387/azteque2-37075.jpg?1777884225' width='500' height='387' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les classes sociales successivement chez les Olm&#232;ques, les Zapot&#232;ques, les Mayas, les Tolt&#232;ques, les Azt&#232;ques et les Incas :&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/cultura-olmeca-6-638-2-154d4.jpg?1777884225' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH331/zapotecas-85002.jpg?1777884225' width='500' height='331' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/maya-society.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH377/maya-society-4c63b.jpg?1777884225' width='500' height='377' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12562 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH415/Agrupaciones-en-la-organizacion-social-de-los-toltecas-6ca99.png?1777867181' width='500' height='415' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12563 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH260/piramide-social-azteca-1-ed516.jpg?1777884225' width='500' height='260' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12560 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH590/400px-PiraSocVirreinatoPeru-e9b4c.jpg?1777867181' width='400' height='590' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se contenter, comme le font la plupart des auteurs, en ce qui concerne l'&#233;tude des soci&#233;t&#233;s pr&#233;colombiennes et particuli&#232;rement de leurs chutes &#233;tonnantes et impressionnantes par leur brutalit&#233; et l'absence apparente d'explications, de s'en tenir &#224; faire appel &#224; des d&#233;sordres climatiques et &#224; des d&#233;fauts pr&#233;tendus des soci&#233;t&#233;s indiennes en termes de politique de pr&#233;servation des ressources naturelles, th&#232;se environnementaliste &#224; la mode comme passe-partout et explication g&#233;n&#233;rale pour le pass&#233;, le pr&#233;sent et l'avenir, c'est un peu comme si on disait que c'&#233;taient seulement des hivers rigoureux et des pluies diluviennes qui avaient tu&#233; royaut&#233; et f&#233;odalit&#233; en France en 1789, en m&#234;me temps qu'un manque de politique de pr&#233;servation de la nature par l'Ancien R&#233;gime !!! En somme, cela consiste purement et simplement &#224; effacer la r&#233;volution politique et sociale, l'action des masses en lutte, leur organisation, leur intervention et ce n'est certainement pas plus un moyen de comprendre ce qui est arriv&#233; brutalement &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise en 1789, ou en Europe par la suite, qu'un moyen de comprendre les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes antiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, les auteurs, historiens ou pr&#233;historiens, arch&#233;ologues ou sociologues, n'ignorent pas que les soci&#233;t&#233;s am&#233;ridiennes pr&#233;colombiennes les plus d&#233;velopp&#233;es avaient depuis tr&#232;s longtemps construit des hi&#233;rarchies sociales perfectionn&#233;es, avec une division du travail, des professions tr&#232;s structur&#233;es, avec m&#234;me des classes sociales et des luttes de classes. Mais ils se refusent assez syst&#233;matiquement &#224; relier les d&#233;sordres violents que ces soci&#233;t&#233;s ont connus lors de leurs crises &#233;conomiques, sociales et politiques, avec ces luttes de classes. Ce n'est en soi &#224; cause de leurs connaissances sur la pr&#233;histoire et l'histoire am&#233;rindienne elle-m&#234;me ou de leurs manques de connaissances, mais &#224; cause d'a prioris de la soci&#233;t&#233; actuelle, des a prioris qui taxent imm&#233;diatement toute th&#232;se &#171; lutte de classes &#187; de propagande marxiste r&#233;volutionnaire, donc de mensonge orient&#233; qui n'auraient rien &#224; voir avec la d&#233;marche scientifique !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on s&#233;rieusement &#171; oublier &#187; la lutte des classes pour interpr&#233;ter la chute de soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes tr&#232;s structur&#233;es, disposant d'importants moyens politiques et sociaux de conservation sociale au profit des classes dirigeantes, y compris souvent d'Etats ou de cit&#233;s-Etats ou de moyens pr&#233;-&#233;tatiques, de structures sociales hi&#233;rarchis&#233;es, &#233;tay&#233;es par des institutions religieuses, elles-m&#234;mes directement reli&#233;es aux classes poss&#233;dantes, des soci&#233;t&#233;s exploitant en majorit&#233; une main d'&#339;uvre plus ou moins forc&#233;e et esclavagis&#233;e, durement frapp&#233;e par la r&#233;pression violente des guerriers. Penser que de telles soci&#233;t&#233;s peuvent avoir chuter d'elles-m&#234;mes, tranquillement, alors qu'elles disposaient d'instruments institutionnels tr&#232;s puissants, est totalement irr&#233;aliste pour ne pas dire ridicule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain que les grandes disparitions de civilisations pr&#233;colombiennes ne sont pas, pour l'essentiel, le produit des guerres entre soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes, les villes abandonn&#233;es lors de ces chutes spectaculaires n'ayant montr&#233; aucune trace qui correspond &#224; une guerre, &#224; une invasion arm&#233;e ext&#233;rieure, ni &#224; une occupation militaire apr&#232;s l'effondrement de la soci&#233;t&#233;. La soci&#233;t&#233; effondr&#233;e n'a pas laiss&#233; place &#224; une nouvelle civilisation. Au contraire, tout l'&#233;difice social et politique a laiss&#233; la place au n&#233;ant. M&#234;me le mode de production a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;. Les travailleurs des villes et des champs ont abandonn&#233; toute production. Les villes ont &#233;t&#233; massivement d&#233;sert&#233;es. Tout a &#233;t&#233; transform&#233; en ruines. Le souvenir m&#234;me de l'ancienne soci&#233;t&#233; a disparu pour de longs si&#232;cles et c'est souvent le hasard qui a fait red&#233;couvrir r&#233;cemment ces anciennes soci&#233;t&#233;s autrefois tr&#232;s actives, tr&#232;s prosp&#232;res, puissantes et dominant des r&#233;gions immenses, avec une population consid&#233;rable qui ont toutes chut&#233; au plus haut niveau de leur croissance d&#233;mographique, &#233;conomique, sociale et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les restes de ces villes, des palais, des temples ou des habitations des plus riches manifestent &#224; la fois que c'est dans la violence que le syst&#232;me social a &#233;t&#233; renvers&#233; mais aussi que le but n'&#233;tait pas de voler et de piller, mais de d&#233;truire la structure politique et sociale. En effet, les richesses ont &#233;t&#233; le plus souvent laiss&#233;es sur place, y compris les objets pr&#233;cieux des palais royaux d&#233;vast&#233;s. Les centres du pouvoir, y compris du pouvoir religieux, ont &#233;t&#233; m&#233;thodiquement d&#233;molis, d&#233;truits, profan&#233;s, pour en d&#233;truire le pouvoir physique et aussi le pouvoir moral, religieux, magique, ce qui montre que c'est la domination, physique comme morale, de la classe poss&#233;dante que l'on voulait d&#233;truire d&#233;finitivement. Parfois, ce sont uniquement les maisons des riches qui ont &#233;t&#233; d&#233;truites, celles des pauvres ayant seulement &#233;t&#233; abandonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort de tous ces &#233;l&#233;ments que ce sont des troubles int&#233;rieurs, &#224; la fois politiques et sociaux, qui ont men&#233; au renversement du pouvoir et du syst&#232;me de domination. Le fait que des sites extr&#234;mement peupl&#233;s aient &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233;s, le fait que l'activit&#233; de construction de monuments mais aussi toute activit&#233; artisanale, commerciale et toute activit&#233; agraire soit &#233;galement supprim&#233;e signifie que la population a cess&#233; de travailler pour la classe dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, pour qu'une telle r&#233;volution sociale et politique ait lieu, comme dans la r&#233;volution fran&#231;aise de 1789, il faut que la crise &#233;conomique ait fondamentalement sap&#233; les bases sociales du syst&#232;me d'exploitation en m&#234;me temps que la confiance des exploit&#233;s dans les capacit&#233;s des classes dirigeantes, notamment leur confiance dans le soutien des dieux aux dominants. Des d&#233;sordres climatiques peuvent parfaitement y avoir contribu&#233; mais leur importance n'a &#233;t&#233; consid&#233;rable que s'ils ont engendr&#233; des soul&#232;vements des exploit&#233;s contre leurs exploiteurs. La th&#232;se des environnementalistes, selon laquelle la contradiction qui a &#233;t&#233; d&#233;terminante serait l'utilisation exag&#233;r&#233;e des ressources naturelles, allant jusqu'au point o&#249; ces ressources seraient &#233;puis&#233;es n'est pas n&#233;cessaire ni g&#233;n&#233;rale comme ils voudraient le faire croire. La royaut&#233; et la f&#233;odalit&#233; fran&#231;aises n'avaient pas &#233;puis&#233; les ressources naturelles mais ils avaient &#233;t&#233; au bout de la patience des exploit&#233;s et opprim&#233;s. Il n'est pas absolument n&#233;cessaire de faire appel &#224; des catastrophes climatiques, comme les ph&#233;nom&#232;nes El Ni&#241;o, &#224; des s&#233;cheresses ou &#224; des pluies diluviennes, ou encore des vents de sable, pour expliquer que des r&#233;gimes sociaux aient atteint leurs limites et que leur succ&#232;s m&#234;me parfois, comme c'est le cas de l'empire azt&#232;ques comme de l'empire romain ou les empires coloniaux espagnol et portugais, ait sap&#233; les bases de leur domination. Le d&#233;veloppement des empires a men&#233; souvent &#224; une domination des guerriers au point que l'une des bases solides de l'empire, le commerce international, ait &#233;t&#233; d&#233;stabilis&#233;, enlevant un pilier du syst&#232;me social. Qu'une soci&#233;t&#233; dont la r&#233;ussite triomphe trop violemment se transforme au point de se d&#233;stabiliser n'a rien d'&#233;tonnant. Le succ&#232;s des guerriers de l'empire a pu mener au remplacement violent du matriarcat par le patriarcat, renversant une des bases de l'ordre social ou &#224; la suppression compl&#232;te de l'ancienne soci&#233;t&#233; communautaire qui, au d&#233;but, avait seulement &#233;t&#233; marginalis&#233;e mais qui &#233;tait n&#233;cessaire comme environnement aux marges de la civilisation. Ce type de transformations d'un syst&#232;me social qui change de par son succ&#232;s lui-m&#234;me n'a bien entendu rien &#224; voir avec des catastrophes climatiques ou avec des &#233;puisements de ressources naturelles. Il y a d'autres cas possibles comme celui d'une soci&#233;t&#233; agraire dont le d&#233;veloppement d&#233;mographique est adapt&#233; &#224; ses capacit&#233;s mais qui agglom&#232;re des populations voisines du fait d'autres chutes de civilisations. Cet autre exemple, qui n'a encore une fois rien &#224; voir avec la th&#232;se climatique ou environnementaliste, se trouv&#233;e v&#233;rifi&#233;e plusieurs fois, notamment lors de la chute des Tolt&#232;ques et de celle de Teotihuacan. Un autre cas est celui des soci&#233;t&#233; en plein d&#233;veloppement dans lesquelles apparaissent de nouvelles divisions sociales, les classes riches devenant de plus en plus s&#233;par&#233;es et oppos&#233;es au reste de la population, mais sans que soit encore apparu un Etat avec les syst&#232;mes de protection que cela implique pour les classes riches. Dans ce cas, toute d&#233;stabilisation, qui peut &#234;tre provoqu&#233;e par de multiples causes, politiques, guerri&#232;res, &#233;conomiques ou autres, entraine des luttes de classes violentes, par exemple des r&#233;voltes d'esclaves que le syst&#232;me ne peut r&#233;primer, ne disposant pas d'un appareil de r&#233;pression permanent. Toutes ces possibilit&#233;s peuvent expliquer la chute d'une soci&#233;t&#233; jusque l&#224; tr&#232;s prosp&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, m&#234;me en dehors des phases de d&#233;stabilisation politique ou sociale, la compr&#233;hension de soci&#233;t&#233;s dans lesquelles existent &#224; l'&#233;vidence des classes sociales n'est pas possible sans interpr&#233;ter fondamentalement les &#233;v&#233;nements cruciaux en termes de luttes de classes. M&#234;me face &#224; une catastrophe naturelle, les classes sociales ne s'effacent pas : au contraire, elles sont d&#233;terminantes. Devant une hausse brutale de la mis&#232;re, m&#234;me si elle est due &#224; un ph&#233;nom&#232;ne climatique, quelle qu'en soit la raison, les classes sociales sont plus que jamais divis&#233;es et m&#234;me deviennent brutalement violemment oppos&#233;es. Or, dans toutes les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes d&#233;velop&#233;es, dans toutes les civilisations pr&#233;colombiennes des Am&#233;riques, on trouve des divisions en classes sociales. C'est donc la structure hi&#233;rarchis&#233;e des classes sociales de chacune de ces civilisations qui doit &#234;tre analys&#233;e pour en comprendre la dynamique et surtout pour comprendre comment et pourquoi elle s'est si brutalement et d&#233;finitivement interrompue. Tant que le syst&#232;me fonctionne, il est capable d'inhiber les hostilit&#233;s violentes et les int&#232;gre dans son ordre social qui est accept&#233; et respect&#233;, y compris des plus exploit&#233;s et opprim&#233;s. D&#232;s que les contradictions violentes frappent les fondements du syst&#232;me, les conditions des r&#233;volutions peuvent survenir et la lutte des classes, jusque l&#224; masqu&#233;e, refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accuser un tel point de vue d'a priori marxiste et le consid&#233;rer d&#232;s lors comme &#224; rejeter d'embl&#233;e, c'est parfaitement ridicule m&#234;me si c'est le point de vue dominant. Et cela pour plusieurs raisons dont la premi&#232;re est le fait que ces m&#234;mes historiens ou arch&#233;ologues reconnaissent l'existence de classes sociales et de leur opposition lorsqu'ils d&#233;crivent ces soci&#233;t&#233;s, mais n'en tiennent aucun compte pour expliquer ce qui leur est arriv&#233; dans leur histoire. Un autre point qui souligne le ridicule de cet antimarxisme primaire : comme Marx lui-m&#234;me l'a soulign&#233;, il est tr&#232;s loin d'avoir invent&#233; ou cr&#233;&#233; la conception qui consid&#232;re que &#171; l'histoire des r&#233;volutions est celle des luttes de classes &#187;, n'ayant fait que reprendre l'id&#233;e aux historiens fran&#231;ais et notamment &#224; Augustin Thierry, Mignet, Guizot, Louis Blanc et m&#234;me Thiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, nous ne voulons pas nier que Marx et Engels, ou leurs successeurs Rosa Luxemburg, Trotsky, L&#233;nine et bien d'autres auteurs marxistes ont marqu&#233; cette conception des r&#233;volutions sociales et de leur lien avec la lutte des classes. Nous notons seulement que la mode actuelle consid&#232;re que le simple fait d'analyser la lutte des classes dans les anciennes soci&#233;t&#233;s serait d&#233;j&#224; du marxisme r&#233;volutionnaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que ce n'est pas dans Marx, ni dans les auteurs marxistes anciens que nous pouvons trouver des analyses &#171; luttes de classes &#187; des soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes pour la bonne raison qu'on n'avait pas &#224; l'&#233;poque de connaissances suffisantes sur elles, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Nous en savons largement assez pour reconna&#238;tre dans les chutes des civilisations en question l'action violente des r&#233;volutions sociales. C'est seulement leur a priori antimarxiste qui emp&#234;che l'histoire, la sociologie, la pr&#233;histoire et l'arch&#233;ologie, officiels de l'admettre. Comme c'est un a priori des auteurs qui les am&#232;ne &#224; voir partout des catastrophes climatiques ou environnementales, m&#234;me quand les dates ne correspondent pas et m&#234;me quand cela n'explique nullement le type d'&#233;v&#233;nement auquel on assiste. Cela ne signifie pas, bien entendu, que nous prenions compl&#232;tement le contrepied de cette th&#232;se, en consid&#233;rant que le climat ne serait pour rien dans les changements &#233;conomiques qui ont &#233;t&#233; &#224; la base des &#233;v&#233;nements politiques et sociaux. Mais, comme on l'a dit en introduction, quels sont les auteurs qui ram&#232;neraient la r&#233;volution fran&#231;aise d&#233;but&#233;e en 1789 au seul climat ou au manque de pr&#233;occupations environnementalistes de la royaut&#233; et de la f&#233;odalit&#233; ?!!! D'ailleurs, supposer qu'une soci&#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e et &#233;tendue, poss&#233;dant un Etat ou un embryon d'Etat, en tout cas une soci&#233;t&#233; tr&#232;s structur&#233;e et organis&#233;e, puisse s'&#233;crouler sans r&#233;volution, sans heurts sociaux et politiques, est parfaitement absurde. Quand nous n'en avons pas les preuves, ni les signes, ni les traces et encore moins les r&#233;cits, nous ne devons pas broder et inventer des r&#233;volutions ni les imaginer. Par contre, nous sommes port&#233;s &#224; juste titre &#224; rechercher des preuves de telles r&#233;volutions dans les restes et les ruines de ces civilisations disparues et pas &#224; rejeter les premi&#232;res preuves qui nous viennent par hasard sous la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d'ailleurs plusieurs arch&#233;ologues ou historiens qui ont su voir de telles preuves, m&#234;me si le courant dominant continue de le nier, de faire comme si de rien n'&#233;tait, ou faire silence sur ces questions g&#234;nantes ! Ainsi, des traces d'incendie des quartiers riches se trouvent dans des villes brutalement abandonn&#233;es. L'&#233;tude des tombes des civilisations peut &#233;galement nous donner des indications de la crise &#233;conomique qui frappe peu avant ces chutes de civilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que l'&#233;tude scientifique des r&#233;volutions des civilisations am&#233;rindiennes et de leur liaison avec la lutte des classes n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts et reste encore &#224; d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions de M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Azt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Olm&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation &#224; Teotihuacan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Mayas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5276&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Mississipiens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation chez les Mochica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation dans l'empire Tiahuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation de Chavin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation de Nazca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation de Caral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation de Lambayeque&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5345&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes et renversement de la civilisation des Zapot&#232;ques de Monte Alb&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6414</link>
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		<dc:date>2019-08-06T22:35:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>
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		<dc:subject>Guatemala</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De grandes civilisations prosp&#232;res et puissantes des Am&#233;riques ont compl&#232;tement disparu de mani&#232;re brutale et totale, abandonnant de grandes villes et tout le mode de vie qu'ils avaient construit. Est-ce d&#251; &#224; des causes naturelles (s&#232;cheresses, inondations, vents de sable, tremblements de terre...), surnaturelles (religions, sorcellerie, extraterrestres...), ou socio-politiques (passage du matriarcat au patriarcat, crise &#233;conomique, conflits sociaux, luttes de classes sociales, luttes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;1er chapitre : La marque sociale des r&#233;volutions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;P&#233;rou - Per&#249;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot188" rel="tag"&gt;Colombie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot289" rel="tag"&gt;Guatemala&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12611 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH373/4d28648d9aeaa6bd737d86c182569a4d-3d50e.jpg?1777884225' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De grandes civilisations prosp&#232;res et puissantes des Am&#233;riques ont compl&#232;tement disparu de mani&#232;re brutale et totale, abandonnant de grandes villes et tout le mode de vie qu'ils avaient construit. Est-ce d&#251; &#224; des causes naturelles (s&#232;cheresses, inondations, vents de sable, tremblements de terre...), surnaturelles (religions, sorcellerie, extraterrestres...), ou socio-politiques (passage du matriarcat au patriarcat, crise &#233;conomique, conflits sociaux, luttes de classes sociales, luttes politiques d&#233;stabilisation des classes poss&#233;dantes ou des Etats) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las grandes civilizaciones pr&#243;speras y poderosas de las Am&#233;ricas han desaparecido por completo de una manera brutal y total, abandonando las grandes ciudades y toda la forma de vida que hab&#237;an construido. &#191;Se debe a causas naturales (sequ&#237;as, inundaciones, tormentas de arena, terremotos ...), sobrenaturales (religiones, brujer&#237;a, extraterrestres ...) o socio-pol&#237;ticas (transici&#243;n del matriarcado al patriarcado, crisis econ&#243;mica, conflictos sociales, luchas de clases sociales, luchas pol&#237;ticas que desestabilizan a las clases ricas o estatales) ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12520 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/564374-6fbae.jpg?1777884225' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12522 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/uf-enigme-nascalines-24af3-29832.jpg?1777884225' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12523 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/tete-olmeque-homme-543-42412-2-d1a27.jpg?1777884225' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12519 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/article-mayas-centroamerica-56d8221197df4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH288/article-mayas-centroamerica-56d8221197df4-22f15.jpg?1777884225' width='500' height='288' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12518 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/paragrapharticle--56d81f3ca6ceb.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH288/paragrapharticle--56d81f3ca6ceb-96880.jpg?1777884225' width='500' height='288' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12517 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/mexico-calakmul-l5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH348/mexico-calakmul-l5-83dd9.jpg?1777884225' width='500' height='348' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12516 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L236xH327/f9e9a34747eeaba3503821551807b50e--ancient-artifacts-ancient-ruins-6f3a2.jpg?1777884225' width='236' height='327' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12515 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH386/Mexico1980-115_hg-3b654.jpg?1777884225' width='250' height='386' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Les civilisations am&#233;rindiennes peintes par Diego Rivera&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH328/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera-7fdd1.jpg?1777884225' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12525 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/diego-rivera-civilisation.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH338/diego-rivera-civilisation-c43cc.jpg?1777884226' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12526 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/ob_fcf326_rivera-cotez.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH394/ob_fcf326_rivera-cotez-75196.jpg?1777884226' width='500' height='394' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH600/11_diego_rivera-8f09c.jpg?1777884226' width='400' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12528 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/P1030186.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH690/P1030186-dced6.jpg?1777884226' width='500' height='690' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12529 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/P1030168.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/P1030168-43865.jpg?1777884226' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12530 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/ban-diego18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH166/ban-diego18-afd7a.jpg?1777884226' width='500' height='166' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12531 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH265/MEXIQUE_Diego_Rivera_pintura_1-2dd56.jpg?1777884226' width='500' height='265' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12532 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/a86996f4f6756f32c7756b81fcf84c51-f00e7.jpg?1777884226' width='500' height='750' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12533 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L276xH183/ob_322ca0_index3-7eb32.jpg?1777884226' width='276' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12534 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/P1030178.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH672/P1030178-2a713.jpg?1777884226' width='500' height='672' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12535 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L460xH220/capture_decran_2016-07-19_a_11-01-15-edae3-06d6f.png?1777884226' width='460' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH328/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera-7fdd1.jpg?1777884225' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH328/Offrandes_a_l_empereur_de_fruits_tabac_cacao_et_vanille_par_le_peintre_mexicain_Diego_Rivera-7fdd1.jpg?1777884225' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH236/300px-Ciudades_tiahuanacotas-a1cb3-72bab.jpg?1777884226' width='300' height='236' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/gh-94fe1.jpg?1777884226' width='259' height='194' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12423 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH392/U07-Azteques-dc3db.jpg?1777884226' width='500' height='392' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12422 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L307xH164/indexaas-af4a8.jpg?1777884226' width='307' height='164' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/obpic6PFVVf.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH292/obpic6PFVVf-a568b.jpg?1777884226' width='500' height='292' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L154xH190/mmbou03f-2ad21.gif?1777884226' width='154' height='190' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12314 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH471/couv-gsa-2-0aec2.jpg?1777884226' width='350' height='471' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12313 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L290xH469/effondrement-f47af.jpg?1777884226' width='290' height='469' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12312 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH561/10795368189-f91fc.jpg?1777884226' width='400' height='561' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L340xH425/430_COUV-92e9a.jpg?1777884226' width='340' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12521 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L224xH189/images-35-06809-81395-42f96.jpg?1777884226' width='224' height='189' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mythes de la mort du soleil repr&#233;sentent la chute brutale de la civilisation :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Soustelle dans &#171; L'univers azt&#232;que &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aussi bien dans les traditions et chroniques r&#233;dig&#233;es apr&#232;s la conqu&#234;te dans les manuscrits pr&#233;colombiens et les bas-reliefs de certains monuments, on retrouve l'id&#233;e que notre monde a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233; de quatre mondes ou &#171; soleils &#187; qui ont pris fin dans des cataclysmes. On donne &#224; ces mondes disparus les noms de &#171; Soleil de Tigre &#187; (Ocelotonatiuh), &#171; Soleil de Vent &#187; (Eecatonatiuh), &#171; Soleil de Pluie &#187; (Quiauhtonatiuh), &#171; Soleil d'eau &#187; (Atonatiuh). Le Soleil de pluie est quelquefois appel&#233; Soleil de Feu, car c'est une pluie de feu qui a d&#233;truit le monde &#224; la fin de cette p&#233;riode&#8230; Enfin notre monde actuel est signal&#233; que le &#171; calendrier azt&#232;que &#187; par la date de 4 Ollin (4 Mouvement ou Tremblement de Terre)&#8230; C'est dans le calendrier rituel, le jour de la f&#234;te du soleil et des seigneurs. Mais c'est aussi, probablement, la date o&#249; notre monde prendra fin dans les tremblements de terre, le signe ollin symbolisant &#224; la fois le mouvement du soleil et les secousses sismiques.. Ainsi, &#224; quatre reprises, un monde est n&#233; et s'est effondr&#233; dans de gigantesques catastrophes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on-Portilla rapporte le mythe des &#171; Cinq Soleils &#187; dans &#171; La pens&#233;e azt&#232;que &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ceux qui v&#233;curent dans ce premier soleil furent d&#233;vor&#233;s par des ocelots (tigres) au temps du soleil 4 tigre&#8230; Ils v&#233;curent 676 ans&#8230; Ils p&#233;rirent et tout se termina, alors le soleil fut d&#233;truit&#8230; Ils furent d&#233;vor&#233;s en un jour&#8230; donc tous p&#233;rirent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soleil s'appelle 4 vent. Ceux qui habit&#232;rent ce deuxi&#232;me soleil furent emport&#233;s par le vent. Et ce soleil-l&#224; fut aussi emport&#233; par le vent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Soleil 4 pluie &#233;tait le troisi&#232;me &#226;ge, au temps du soleil 4 pluie. Ils p&#233;rirent aussi, une pluie de feu s'abattit sur eux et ils devinrent des dindons. Et le soleil s'embrasa et toutes les maisons s'embras&#232;rent&#8230; Ce soleil s'appelle 4 eau, l'eau dura 52 ann&#233;es&#8230; Ils p&#233;rirent ainsi : ils furent noy&#233;s par l'eau et se transform&#232;rent en poissons&#8230; L'eau recouvrit tout pendant 52 ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soleil a pour nom 4 mouvement ; c'est notre soleil o&#249; nous vivons &#224; pr&#233;sent&#8230; Et, comme disaient les Anciens, il y aura un mouvement de la terre, une famine et nous p&#233;rirons. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Soustelle, dans &#171; Les Azt&#232;ques &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'effondrement brutal d'un Etat qui pouvait compter sur d'aussi valeureux d&#233;fenseurs est apparu aux contemporains comme une catastrophe inexplicable ou comme un miracle. Cependant ses causes se laissent apercevoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interview de Jacques Soustelle :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sur la disparition brutale de leur civilisation, Nous n'avons acquis que des certitudes n&#233;gatives. Les Olm&#232;ques s'arr&#234;tent en 400 avant J.-C., les Mayas vers la fin du premier mill&#233;naire apr&#232;s J.-C. Or, dans les deux cas, il ne s'agit ni de tremblement de terre, ni de guerre, ni d'&#233;pid&#233;mie&#8230; Tout se passe comme si, un beau matin, on avait d&#233;cid&#233; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e. On ne croit plus aux dieux, les pr&#234;tres s'occupent trop de math&#233;matiques et d'astronomie, les gens s'&#233;loignent des sanctuaires, se contentent de survivre ; l'eau et les plantes r&#233;occupent le territoire et &#233;rodent les pyramides&#8230; En 650, Teotihuacan dispara&#238;t. Puis deux si&#232;cles d'obscurit&#233;&#8230; Apparus en 856, les Tolt&#232;ques durent deux &#224; trois si&#232;cles. Tula, leur capitale, tombe en 1168&#8230; Les Mayas, eux, ont commenc&#233; en 292 apr&#232;s J.-C. et disparaissent en 909. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://jacques-soustelle.blogspot.com/2013/10/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divination et destin dans la pens&#233;e m&#233;so-am&#233;ricaine, N&#233;stor Salamanca Leon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; L'exp&#233;rience de la chute des civilisations pr&#233;c&#233;dentes est rest&#233;e marqu&#233;e dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes. L'inqui&#233;tude perp&#233;tuelle des Mayas devant le futur &#233;tait due aussi &#224; la certitude qu'ils avaient de la destruction du monde. Un sentiment de terreur les gagnait &#224; l'approche de la fin du cycle des Katun, par crainte de voir leurs dieux refuser de continuer &#224; assurer la marche de l'univers. Cette sorte d'abandon de leur destin aux al&#233;as du temps et au calendrier rituel, montre justement leur profonde conviction que l'avenir ne leur appartenait pas : les dieux contr&#244;laient le temps de la m&#234;me mani&#232;re qu'ils disposaient de la vie des hommes et de l'existence du monde. Dans le mythe fondateur des Mayas Quich&#233;s, comme dans d'autres mythologies m&#233;so-am&#233;ricaines, le monde dans lequel ils vivaient n'&#233;tait ni le premier ni le dernier &#224; &#234;tre cr&#233;&#233; ; ils croyaient que d'autres mondes avaient exist&#233; qui avaient disparu &#224; la suite de terribles catastrophes. Les Mayas attendaient ainsi la destruction de leur propre univers puisque leur pr&#233;sent n'&#233;tait que la r&#233;p&#233;tition de l'existence de leurs anc&#234;tres. D'apr&#232;s Miguel Rivera Dorado, la croyance des civilisations m&#233;so-am&#233;ricaines selon laquelle le soleil pouvait dispara&#238;tre &#224; la fin d'une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e, rendait ces peuples particuli&#232;rement fatalistes. Cette croyance avait, certes, des cons&#233;quences sociales, la plus tragique &#233;tant celle des sacrifices humains. Tout proc&#233;d&#233;, m&#234;me le plus barbare, pouvait &#234;tre utilis&#233; pour &#233;viter la disparition de la terre, y compris celui d'offrir aux dieux la vie des hommes pour fournir l'&#233;nergie aux astres afin que se perp&#233;tue le syst&#232;me solaire. Ces peuples &#233;taient parvenus &#224; la conclusion que sans la mise &#224; mort n&#233;cessaire de prisonniers et d'esclaves, la vie n'existerait plus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La disparition pr&#233;colombienne des vieilles civilisations des Am&#233;riques (avant le massacre colonial occidental), un produit de la lutte des classes - La ca&#237;da de las civilizaciones precolombinas producida por la lucha de las clases sociales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'auteurs prennent les mythes am&#233;rindiens au premier degr&#233;, c'est-&#224;-dire qu'ils prennent les l&#233;gendes et traditions ou religions comme la cause r&#233;elle des &#233;v&#233;nements historiques : les am&#233;rindiens auraient tellement cru en leurs mythes qu'ils les auraient r&#233;alis&#233;s, abandonnant des cit&#233;s parce que leurs croyances leur faisaient penser que le monde &#233;tait fini. Ce n'est pas seulement les peuples am&#233;rindiens qui seraient ainsi id&#233;alistes au sens philosophiques mais ces auteurs contemporains !!! Il nous semble que c'est mettre le monde sur la t&#234;te et que cela ne correspond pas &#224; la r&#233;alit&#233; historique : les mythes ont suivi les r&#233;alit&#233;s et non l'inverse. Quand les peuples ont un mythe de la fin du monde, c'est qu'avant eux des mondes (des civilisations) ont disparu, sont mortes, ont connu une d&#233;cadence brutale. Par exemple, les Azt&#232;ques n'ignoent pas que les Tolt&#232;ques ont vu leur civilisation dispara&#238;tre et ils en parlent m&#234;me sans arr&#234;t et admirent les anciens seigneurs tolt&#232;ques qui sont d'ailleurs partiellement venus vivre dans leur soci&#233;t&#233;. Et si les Azt&#232;ques croient que les blancs sont des dieux, ce n'est pas seulement parce que c'est dans le texte religieux. Cela y est parce que, dans le pass&#233;, d'autres voyageurs sont venus de l' &#171; ancien monde &#187; et ont influenc&#233; les civilisations am&#233;rindiennes. L'exemple le plus connu est bien s&#251;r celui de la vieille civilisation olm&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mode de l'antimarxisme &#233;tant tellement d&#233;velopp&#233;e dans la soci&#233;t&#233;, y compris parmi les chercheurs, il est quasi incorrect pour un anthropologue ou arch&#233;ologue d'envisager que les &#233;v&#233;nements historiques seraient &#224; consid&#233;rer comme produits de la lutte des classes : ce serait un a priori &#171; marxiste &#187; ! Du coup, on en reste au caract&#232;re pr&#233;tendument myst&#233;rieux de toutes ces chutes de civilisations, mis &#224; part quelques rares cas o&#249; une civilisation bat l'autre militairement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la plupart des auteurs, la chute des civilisations pr&#233;colombienne, celle qui n'a pas &#233;t&#233; caus&#233;e par des guerres entre civilisations am&#233;rindiennes ou par la colonisation occidentale et qui ont cependant disparu corps et biens sans passer le relai &#224; une autre civilisation indienne, serait un myst&#232;re insondable. A l'&#233;vidence, la plupart de ces civilisations se sont autod&#233;truites et ces auteurs trouvent cela compl&#232;tement inattendu, inexplicable, myst&#233;rieux, et ils ressentent le besoin, pour l'interpr&#233;ter, de faire appel &#224; des mysticismes, &#224; la magie et m&#234;me &#224; l'intervention d'extraterrestres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gens-l&#224; pensent qu'une civilisation ne peut pas s'autod&#233;truire &#171; naturellement &#187;. C'est-&#224;-dire qu'ils pensent les forces de construction de la soci&#233;t&#233; humaine autrement qu'en termes de contradictions, uniquement de mani&#232;re positive. Pour eux, une soci&#233;t&#233; est une construction et pas une destruction, une stabilisation et pas une d&#233;stabilisation, un lien et pas une d&#233;sunion. Comme si l'ordre social, m&#234;me s'il cimente et conserve un certain type de relations sociales, n'&#233;tait pas dialectiquement &#224; la fois constructeur et destructeur, unissant et d&#233;sunissant la soci&#233;t&#233; en la divisant en classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;veloppement historique n'a pas concern&#233; sp&#233;cifiquement tel ou tel continent mais, de mani&#232;re ind&#233;pendante, il a &#233;t&#233; le m&#234;me aux quatre coins du monde, les Am&#233;riques y compris bien entendu. Ce sont les facteurs &#233;conomiques qui ont produit les n&#233;cessit&#233;s des d&#233;veloppements sociaux et politiques, sous des formes certes diverses mais ayant des lois communes qui proviennent du d&#233;veloppement des forces productives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus la soci&#233;t&#233; de classes sociales se d&#233;veloppe, plus elle multiplie ses propres ennemis, en nombre et en forces car les forces productives deviennent de plus en plus nombreuses, efficaces en capacit&#233; de produire des richesses, et importantes socialement au sein de l'&#233;difice social. Les exploit&#233;s deviennent indispensables au fonctionnement social. Ils deviennent en m&#234;me temps une part croissante de la population. Ils sont &#233;galement plus regroup&#233;s dans les soci&#233;t&#233;s de plus en plus urbanis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Survienne alors une cris&#233; &#233;conomique (par exemple, une crise agraire li&#233;e &#224; des probl&#232;mes climatiques), une crise politique (par exemple, une guerre ou une guerre civile li&#233;e &#224; des luttes entre classes poss&#233;dantes locales ou r&#233;gionales) et il suffit alors d'une situation exceptionnellement dramatique (perte de confiance dans les classes poss&#233;dantes due &#224; une d&#233;faite cuisante ou &#224; une temp&#234;te, &#224; une s&#233;cheresse exceptionnelle, &#224; un tremblement de terre) pour que la lutte des classes entre exploiteurs et exploit&#233;s prennent la tournure d'une r&#233;volution sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, cela n'est pas propre aux civilisations occidentales et cela concerne aussi bien les civilisations am&#233;ridiennes pr&#233;colombiennes. Car c'est une loi sociale g&#233;n&#233;rale dans l'histoire des classes sociales, y compris bien avant la naissance de l'Etat. On se souvient que la naissance d'un Etat au service de la classe poss&#233;dante n'est parfois apparue que des milliers d'ann&#233;es apr&#232;s l'apparition de la division en classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La colonisation s'est elle-m&#234;me appuy&#233; sur des oppositions de peuples opprim&#233;s et des oppositions de classes opprim&#233;es pour renverser des civilisations indiennes des Am&#233;riques. Des guerres entre civilisations indiennes ont fait de m&#234;me. Mais la plupart des renversements de civilisations indiennes n'ont eu besoin d'aucune guerre ext&#233;rieure, ni des peuples indiens, ni des colonisateurs occidentaux. Et, pour beaucoup d'entre elles, la soci&#233;t&#233; n'en &#233;tait pas arriv&#233;e au stade de l'apparition de l'Etat ou celui-ci &#233;tait seulement &#224; ses premiers stades de formation et de structuration. Les classes poss&#233;dantes ne poss&#233;daient souvent pas de force r&#233;pressive permanente et d'un cr&#233;dit politique et social de l'Etat, permettant que les r&#233;volutions sociales trouvent un adversaire &#224; leur mesure. Il a suffi que la lutte des classes devienne critique pour que la r&#233;volution sociale emporte tout l'&#233;difice social, de mani&#232;re d&#233;finitive, les opprim&#233;s abandonnant compl&#232;tement tout le mode de production, esclavage social &#233;tant compl&#232;tement et durablement supprim&#233;, le mode de production et les rapports de production &#233;tant &#233;radiqu&#233;s sans retour. La civilisation suivante, dans la m&#234;me r&#233;gion, na&#238;tra sans continuit&#233; avec la pr&#233;c&#233;dente, m&#234;me si parfois des artisanats et des religions ont pu subsister ou se communiquer d'une soci&#233;t&#233; &#224; une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'auteurs occidentaux admettent parfaitement l'explication de la lutte des classes pour les effondrements de soci&#233;t&#233;s du monde occidental, pour les luttes entre la f&#233;odalit&#233; et la bourgeoisie, se pla&#231;ant &#224; la t&#234;te des masses populaires, ou encore pour la lutte entre bourgeoisie et prol&#233;tariat. Par contre, ils ne la voient pas se d&#233;rouler ailleurs qu'en occident et pas du tout aux &#233;poques antiques ou pr&#233;historiques, avant l'&#233;criture, ce en quoi ils se trompent non seulement pour les Am&#233;riques mais pour le monde entier. Les classes sociales, et, du coup, la lutte des classes n'ont pas attendu l'apparition de l'&#233;criture et moins encore l'apparition de l'Etat. Elles ne proviennent pas du caract&#232;re occidental ou pas des civilisations mais du niveau d'organisation sociale. Partout dans le monde, sur tous les continents, la plupart des villes antiques ont &#233;t&#233; d&#233;truites par des r&#233;volutions sociales, qui sont les tremblements de terre des rapports de classes ayant atteint un stade critique. Des soci&#233;t&#233;s antiques bien connues ont &#233;t&#233; renvers&#233;es par des r&#233;volutions sociales et notamment les soci&#233;t&#233;s des m&#233;galithes, la soci&#233;t&#233; des Pharaons d'Egypte ou encore la civilisation de l'Indus au Pakistan. Mais on peut &#233;galement citer la chute d'un tr&#232;s grand nombre de civilisations indiennes am&#233;ricaines pr&#233;colombiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient d'ailleurs de remarquer que les guerres elles-m&#234;mes, entre civilisations am&#233;rindiennes ou contre les conqu&#233;rants europ&#233;ens, ont utilis&#233; les luttes de classes, exploitant les crises &#233;conomiques, sociales et politiques qui affaiblissaient de l'int&#233;rieur le pouvoir des soci&#233;t&#233;s indiennes. L&#224; encore, les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes ne sont pas fondamentalement diff&#233;rentes des soci&#233;t&#233;s qui se sont construites dans &#171; l'ancien monde &#187;. Ce sont des soci&#233;t&#233;s de classes et toute leur histoire est celle de la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier texte que nous reproduisons ci-dessous, m&#234;me si nous ne sommes pas enti&#232;rement en accord avec ses analyses, notamment celles privil&#233;giant les crises environnementalistes plut&#244;t que la lutte r&#233;volutionnaire des classes exploit&#233;es, a pourtant l'avantage de discuter l'ensemble de l'histoire des civilisations m&#233;so-am&#233;ricaines en termes de classes sociales et de luttes des classes :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Les peuples pr&#233;hispaniques en M&#233;so-Am&#233;rique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude du d&#233;veloppement historique des peuples am&#233;ricains pr&#233;hispaniques est r&#233;v&#233;latrice. Ceci, jusqu'au moment de la conqu&#234;te, a &#233;t&#233; donn&#233; en totale ind&#233;pendance des &#233;v&#233;nements du &#034;vieux monde&#034;. Les civilisations de la M&#233;so-Am&#233;rique et de l'empire Inca, qui ont atteint le degr&#233; de civilisation en dehors de toute influence ext&#233;rieure, en sont des exemples (au m&#234;me titre que les civilisations anciennes en M&#233;sopotamie, en Inde, en Chine, en Afrique), d'&#201;tats &#034;primaux&#034; et ils d&#233;montrent, presque en laboratoire, que le d&#233;veloppement historique n'est pas al&#233;atoire ni capricieux, mais que l'histoire se d&#233;veloppe en vertu de lois sous-jacentes qui ont conditionn&#233; l'&#233;mergence, tant dans le monde ancien que nouveau, de classes sociales, de l'Etat, comme de l'architecture monumentale, de l'&#233;criture, de la m&#233;tallurgie, des calendriers, etc. Les contradictions de ce type de soci&#233;t&#233;s ont &#233;t&#233; exploit&#233;es par les envahisseurs espagnols. La conqu&#234;te &#233;tait une guerre civile exploitant les contradictions de classe. Ces contradictions s'expliquent si nous comprenons le mode particulier de production de richesses des magnifiques civilisations m&#233;soam&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divisions de la pr&#233;histoire am&#233;ricaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des peuples &#171; am&#233;rindiens &#187; m&#233;soam&#233;ricains est g&#233;n&#233;ralement divis&#233;e en une p&#233;riode pr&#233;historique et historique. La premi&#232;re comprend l'arriv&#233;e de l'homo sapiens sur le continent am&#233;ricain et la formation de la culture olm&#232;que. &#192; son tour, la p&#233;riode pr&#233;historique est divis&#233;e en trois p&#233;riodes. Le &#034;Pal&#233;oindien&#034;, qui comprend le stade dans lequel les &#034;premiers Am&#233;ricains&#034; ont surv&#233;cu en chassant de grandes proies et en se rassemblant. La p&#233;riode archa&#239;que, qui comprend g&#233;ologiquement la fin du Pl&#233;istoc&#232;ne, est une crise climatique globale qui a entra&#238;n&#233; l'extinction des grands gibiers et contraint l'homme pr&#233;historique &#224; changer son mode de subsistance, orient&#233; vers la chasse aux petites proies dans les climats bois&#233;s, fluviaux et maritimes. Ce stade, appel&#233; m&#233;solithique au niveau mondial, repr&#233;sente une condition pr&#233;paratoire au dernier stade de la pr&#233;histoire connu sous le nom de r&#233;volution n&#233;olithique et aux fins de l'&#233;tude de la pr&#233;histoire am&#233;ricaine, il est appel&#233; &#034;p&#233;riode de formation&#034; o&#249; l'on d&#233;couvre l'agriculture et o&#249; les premiers animaux sont domestiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie d&#233;couverte de l'Am&#233;rique, des vagues de migration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un d&#233;bat houleux entre historiens et anthropologues sur l'antiquit&#233; et l'origine des premiers hommes am&#233;ricains. La vision traditionnelle, connue sous le nom de &#034;culture de Clovis&#034;, indique que les premiers hommes &#224; avoir mis les pieds sur le continent sont venus d'Asie (Sib&#233;rie) par le &#034;d&#233;troit de B&#233;ring&#034; il y a 13 000 ou 14 000 ans. Cette position affirme que l'antiquit&#233; de l'&#234;tre humain aux Am&#233;riques ne peut &#234;tre sup&#233;rieure &#224; 14 000 ans car &#224; cette date le passage du d&#233;troit de B&#233;ring (passage intercontinental entre l'Asie et l'Am&#233;rique form&#233; il y a environ 40 000 ans lors de la baisse du niveau de la mer) vers le Canada &#233;tait bloqu&#233; par d'immenses blocs de glace. Le probl&#232;me de cette th&#233;orie est que simultan&#233;ment &#224; la culture Clovis (culture de chasseurs-cueilleurs &#034;Pal&#233;oindiens&#034; qui s'est d&#233;velopp&#233;e il y a environ 13 000 ans dans le nord des &#201;tats-Unis et que jusqu'&#224; r&#233;cemment, elle &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme la culture la plus ancienne du continent) une culture similaire a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e &#224; Monte Verde au Chili (Am&#233;rique du Sud). Semble m&#234;me confirm&#233;e au Chili la d&#233;couverte de restes humains &#226;g&#233;s de 20 000 ans environ (certaines dates plus anciennes sont encore sujettes &#224; controverse). Cela nous oblige &#224; reprendre beaucoup plus t&#244;t l'arriv&#233;e de l'homme en Am&#233;rique, tout simplement parce qu'il ne lui reste pas assez de temps pour atteindre l'Am&#233;rique du Sud. Il est tr&#232;s probable que le passage du d&#233;troit de B&#233;ring &#224; l'Am&#233;rique du Nord ait &#233;t&#233; ouvert par intervalles pendant environ quarante mille ans (peut-&#234;tre soixante mille) et que l'arriv&#233;e de l'&#234;tre humain a &#233;t&#233; donn&#233;e par des vagues beaucoup plus anciennes que ce que l'on appelle le consensus sur la &#034;culture de Clovis&#034;. Bien qu'ils ne puissent pas &#234;tre exclus (comme le sugg&#232;rent les &#233;tudes g&#233;n&#233;tiques reliant les autochtones de l'Am&#233;rique du Sud aux Australiens autochtones), il est fort probable que les diverses migrations se soient d&#233;roul&#233;es d'Australie en Antarctique, mais il est fort probable que les diverses migrations ont eu lieu du nord au sud de l'Asie. Il y a bien s&#251;r d'autres th&#233;ories, telles que l'arriv&#233;e transoc&#233;anique de l'&#234;tre humain, mais elles sont plus qu'improbables car l'homme pr&#233;historique n'avait pas les forces productives n&#233;cessaires pour traverser les oc&#233;ans. Bien que l'arriv&#233;e des exp&#233;ditions de Viking au Groenland ait &#233;t&#233; confirm&#233;e 500 ans avant Columbus, ces exp&#233;ditions n'ont eu aucune influence sur le cours de l'histoire, car le mode de production semi-barbare des Vikings a emp&#234;ch&#233; tout impact significatif. La v&#233;rit&#233; est que l'&#234;tre humain s'&#233;tait d&#233;j&#224; r&#233;pandu de l'Alaska &#224; la pointe de l'Am&#233;rique du Sud il y a environ 11 000 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apog&#233;e du stade pal&#233;oindien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture la mieux &#233;tudi&#233;e de cette p&#233;riode est celle de &#171; l'homme de Clovis &#187;. Ce sont des gens qui chassaient des mammouths dans les plaines de l'Oklahoma, du Colorado et du Nouveau-Mexique ; on a soulign&#233; la beaut&#233; inhabituelle de leurs pointes de leurs lances. Ces bandes de chasseurs et de cueilleurs ne connaissaient ni les classes sociales ni l'&#201;tat. Dans une p&#233;riode qui comprend l'essentiel de l'histoire de l'homme sur la Terre - de plus de 150 000 ans &#224; seulement 10 000 environ si l'on consid&#232;re Sapiens sapiens -, le mode de production de base de l'humanit&#233; reposait sur la chasse, p&#234;che et cueillette. En g&#233;n&#233;ral, les hommes &#233;taient des nomades, ils vivaient dans des bandes, des clans et des tribus d'un maximum de quelques centaines de personnes ; leur fa&#231;on de penser &#233;tait adapt&#233;e &#224; ce que nous appelons la pens&#233;e magique et v&#233;cue soumise aux caprices de la nature. Il n'y avait pas de classes sociales, pas de riches, pas de pauvres, pas d'&#233;tat, pas de famille nucl&#233;aire ; l'individu &#233;tait int&#233;gr&#233; &#224; la communaut&#233; de la m&#234;me mani&#232;re qu'une abeille est int&#233;gr&#233;e &#224; la ruche, en soulignant individuellement les besoins collectifs, religieux, de guerre ou autres relevant de la souverainet&#233; de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stade archa&#239;que am&#233;ricain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de l'agriculture a &#233;t&#233; l'une des r&#233;volutions les plus importantes de l'histoire de l'humanit&#233;. Sa d&#233;couverte n'&#233;tait pas le simple produit du g&#233;nie de l'esprit humain, mais le r&#233;sultat d'une crise mondiale qui a forc&#233; les chasseurs-cueilleurs &#224; rechercher de nouvelles sources de nourriture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, les m&#234;mes conditions qui ont amen&#233; les peuples du Moyen-Orient &#224; faire un grand saut &#233;taient celles qui ont oblig&#233; les peuples m&#233;so-am&#233;ricains &#224; domestiquer le t&#233;osinte (esp&#232;ce sauvage de ma&#239;s). La fin de la derni&#232;re p&#233;riode glaciaire (il y a environ 12 000 ans) a eu un impact significatif sur le niveau de vie global des chasseurs-cueilleurs. Elle ouvre la p&#233;riode de la pr&#233;histoire am&#233;ricaine dite archa&#239;que (consid&#233;r&#233;e comme m&#233;solithique au niveau global). C'est une p&#233;riode de crise qui pr&#233;pare la r&#233;volution n&#233;olithique (domestication des plantes et des animaux). Le changement climatique provoque l'extinction massive de la m&#233;gafaune du Pl&#233;istoc&#232;ne (mammouths, rennes g&#233;ants, etc.) et le changement des strat&#233;gies alimentaires des peuples m&#233;solithiques en mati&#232;re de ressources fluviales et foresti&#232;res, la collecte et la chasse aux petites proies (alimentation &#224; large spectre). Ces conditions ont d&#233;termin&#233; que les peuples m&#233;solithiques avaient tendance &#224; s'installer pr&#232;s des cours d'eau et des zones foresti&#232;res et &#224; &#233;tablir une relation plus &#233;troite avec les anc&#234;tres sauvages des premiers animaux et plantes domestiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas du vieux monde, par exemple, ce n'est pas un hasard si les peuples m&#233;solithiques du croissant fertile du Moyen-Orient, qui ont recueilli les anc&#234;tres sauvages du bl&#233; et de l'orge (dont les anc&#234;tres sauvages du porc et ruminants tels que la ch&#232;vre et le b&#339;uf) ont &#233;t&#233; les premiers au monde &#224; vivre la r&#233;volution n&#233;olithique. Les habitants de l'ancien monde avaient le privil&#232;ge de disposer des conditions &#233;cologiques id&#233;ales pour la domestication presque simultan&#233;e de plantes et d'animaux (en particulier les anc&#234;tres des animaux de trait producteurs de lait).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants du pr&#233;tendu &#171; nouveau monde &#187; n'ont pas eu cette chance ; l'extinction massive de la p&#233;riode archa&#239;que, probablement favoris&#233;e par la chasse excessive des Clovis, incluait tous les animaux domestiques pouvant servir d'animaux de trait et les grands producteurs de lait et la viande (la seule exception &#233;tait le lama d'Am&#233;rique du Sud, mais en raison de ses caract&#233;ristiques, il ne servait jamais d'animaux tireurs). Les animaux domestiques en M&#233;so-Am&#233;rique sont de petits gallinac&#233;s et le fameux &#171; t&#233;p escuincle &#187; (chien sauvage). C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles c'est l'ancien monde qui a conquis le nouveau et non pas l'inverse : le manque d'animaux de trait qui a approfondi les r&#233;percussions de la r&#233;volution n&#233;olithique, a tr&#232;s probablement conditionn&#233; le retard relatif dans le d&#233;veloppement historique des peuples m&#233;soam&#233;ricains, bien qu'ils aient domestiqu&#233; de mani&#232;re absolument ind&#233;pendante et par leurs propres moyens des plantes telles que le ma&#239;s et la citrouille &#224; peu pr&#232;s au m&#234;me moment (la domestication du ma&#239;s peut &#234;tre dat&#233;e d&#232;s 9 000 ans). Les premiers agriculteurs de l'ancien monde firent de m&#234;me avec le bl&#233;, les peuples de la p&#233;riode archa&#239;que rest&#232;rent partiellement nomades plusieurs milliers d'ann&#233;es apr&#232;s la domestication car ils ne disposaient pas des grands herbivores domestiques susceptibles de satisfaire leurs besoins alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme signe que la conscience sociale est d&#233;termin&#233;e par le contexte social, nous pouvons donner l'exemple de la roue et de la domestication des animaux : depuis de nombreuses ann&#233;es, des anthropologues se sont cass&#233; la t&#234;te en essayant d'expliquer pourquoi les cultures m&#233;soam&#233;ricaines ne connaissaient pas la roue. La r&#233;ponse la plus probable est que, dans ces cultures, la roue ne pouvait pas &#234;tre ins&#233;r&#233;e de mani&#232;re productive dans le syst&#232;me, comme dans le cas de la machine &#224; vapeur dans la Gr&#232;ce antique, la roue n'&#233;tait qu'une curiosit&#233; pour les jouets et les ornements des temples et des palais : sans animaux de trait, il &#233;tait tr&#232;s difficile de trouver dans la roue un outil utilitaire transcendant, m&#234;me si les architectes pr&#233;colombiens l'ont con&#231;ue mille fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode de formation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode est ouverte &#224; partir de la r&#233;volution n&#233;olithique m&#233;soam&#233;ricaine. Selon certaines th&#233;ories, la vall&#233;e de Puebla serait l'un des premiers centres de domestication du t&#233;osinte. Cependant, des &#233;tudes r&#233;centes indiquent que l'anciennet&#233; de cette domestication remonte &#224; 8.700, 2.500 ans, soit des ann&#233;es avant ce qui &#233;tait suppos&#233; (peut-&#234;tre sa domestication est-elle plus ancienne puisque des couches plus anciennes ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es avec des instruments de broyage non dat&#233;s avec pr&#233;cision). Les plus anciens anc&#234;tres du ma&#239;s (et une vari&#233;t&#233; de citrouille) se trouvent dans la vall&#233;e de la rivi&#232;re Balsas dans un environnement. Cela ne correspond pas aux anciennes th&#233;ories supposant que leur domestication se produisait dans des zones &#233;lev&#233;es et arides, mais dans une niche &#233;cologique qui correspond &#224; un r&#233;gime &#034;&#224; large spectre&#034;, c'est-&#224;-dire dans un environnement tel que celui d&#233;crit dans le paragraphe pr&#233;c&#233;dent (plaine et for&#234;t). &#034;Nos r&#233;sultats confirment une domestication du ma&#239;s au d&#233;but de l'Holoc&#232;ne et indiquent qu'il est un autre facteur important de la culture du Nouveau Monde qui tire son origine de la for&#234;t tropicale &#034;, explique Dolores Piperno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que tardivement, la r&#233;volution n&#233;olithique en M&#233;so-Am&#233;rique, comme dans l'ancien monde, eut des cons&#233;quences sociales d'une port&#233;e consid&#233;rable. Le plus important d'entre eux &#233;tait qu'il permettait la production d'un surplus en vertu duquel la soci&#233;t&#233; pouvait atteindre un point de stratification g&#233;n&#233;rant des diff&#233;rences sociales de statut et de pouvoir. Ce processus aboutit &#224; la formation de classes sociales et commence par la formation de quartiers g&#233;n&#233;raux dans lesquels la tribu ou le clan commence &#224; exp&#233;rimenter une diff&#233;renciation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode pr&#233;classique (de 2500 avant J.-C. &#224; 200 apr&#232;s J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture olm&#232;que est consid&#233;r&#233;e comme la civilisation m&#232;re m&#233;soam&#233;ricaine. Elle s'est d&#233;velopp&#233;e il y a environ 3 200 ans, jusqu'&#224; 2 800 ans dans le sud-est de Veracruz et &#224; l'ouest de Tabasco autour de trois grands centres c&#233;r&#233;moniels, San Lorenzo, La Venta et Tres Zapotes. Elle se distingue par la construction de t&#234;tes de basalte monumentales de plusieurs tonnes et de trois &#224; quatre m&#232;tres de haut. La culture olm&#232;que s'est d&#233;velopp&#233;e autour de grands fleuves, a construit des structures en pis&#233; et des monticules avec des temples dans la partie sup&#233;rieure pr&#233;curseurs des pyramides. On estime que, &#224; son apog&#233;e, le centre c&#233;r&#233;moniel de La Venta pouvait accueillir 18 000 habitants. La construction des monticules et le transfert des &#233;normes pierres basaltiques sur des centaines de kilom&#232;tres sugg&#232;rent le degr&#233; d'organisation n&#233;cessaire pour mener &#224; bien de telles entreprises, mais la dispersion des proto-villes olm&#232;ques, la faible densit&#233; de population, le compl&#233;ment de leur alimentation avec la chasse et la p&#234;che aux fruits de mer sugg&#232;re qu'ils repr&#233;sentent un exemple de leadership avanc&#233; dans lequel de grands chefs religieux et militaires concentrent et monopolisent le surplus des r&#233;coltes et du commerce de produits de luxe (jade, obsidienne), sans atteindre atteindre le degr&#233; de civilisation (&#201;tat et grands centres urbains). La caste privil&#233;gi&#233;e naissante avait pour fonction d'organiser les membres des villages lors de l'ex&#233;cution de travaux publics. Tr&#232;s probablement, les chefs olm&#232;ques sont la cons&#233;cration de cette caste militaire sacerdotale qui s'&#233;tait &#233;lev&#233;e au-dessus de sa propre tribu gr&#226;ce &#224; l'intensification de la production agricole par le biais de l'exploitation foresti&#232;re et du br&#251;lage. Ce mod&#232;le de structure sociale serait le prototype primitif des peuples m&#233;soam&#233;ricains dont la qualit&#233; et l'extension s'approfondiraient au cours de la p&#233;riode classique (maya), atteindraient le degr&#233; de civilisation et atteindraient leur point culminant d'agression dans le post-classique de l'empire Mexica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zapot&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre culture, peut-&#234;tre li&#233;e aux Olm&#232;ques et aux anciens Mayas, qui a connu sa plus grande prosp&#233;rit&#233; dans la p&#233;riode pr&#233;-classique, est la culture zapot&#232;que qui s'est d&#233;velopp&#233;e au centre de l'&#233;tat actuel d'Oaxaca, il y a environ 2 500 ans. Cette culture a d&#233;velopp&#233; l'une des formes les plus anciennes d'&#233;criture hi&#233;roglyphique en M&#233;so-Am&#233;rique (m&#234;me si, en 2006, un bloc contenant des glyphes datant d'il y a environ 2 900 ans et appartenant &#224; la culture olm&#232;que a &#233;t&#233; d&#233;couvert). Son centre principal de c&#233;r&#233;monie &#233;tait San Jos&#233; Mogote et Montalb&#225;n. Ils ont d&#233;velopp&#233; une agriculture beaucoup plus intensive que celle des Olm&#232;ques, bas&#233;e sur la construction de citernes et d'aqueducs pour l'utilisation de l'eau de pluie. Leurs connaissances astronomiques et math&#233;matiques &#233;taient remarquables et leur syst&#232;me fiscal plus large et plus d&#233;velopp&#233;. Il est possible que cette culture ait &#233;t&#233; li&#233;e &#224; la fondation de Teotihuac&#225;n &#224; l'&#233;poque classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode classique (200-900 apr&#232;s J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode classique est marqu&#233;e par la splendeur de la culture maya et de la culture de Teotihuacan. Sa caract&#233;ristique fondamentale est la splendeur urbaine et le d&#233;veloppement de l'&#201;tat jusqu'&#224; la formation de puissants empires (bien que les mexicas remplissent toutes ces conditions, traditionnellement celles-ci sont situ&#233;es dans le postclassique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mayas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux commentateurs ont fait valoir que l'ascension de la civilisation maya n'avait rien &#224; voir avec les conditions mat&#233;rielles et terrestres. La civilisation maya s'est d&#233;velopp&#233;e dans la jungle du Peten dans un environnement &#233;cologique et g&#233;ographique qui semble remettre en cause l'explication mat&#233;rialiste de son &#233;mergence. Les courants mystiques et &#233;sot&#233;riques, et m&#234;me les courants anthropologiques, parlent de la civilisation maya ayant dans la spiritualit&#233; et une vision du monde particuli&#232;re les causes ultimes qui expliquent son existence. Cependant, l'explication mat&#233;rialiste est plus prosa&#239;que mais plus int&#233;ressante et n&#233;cessite davantage de recherche. Ce seraient des versions sentimentales qui ne demanderaient rien de plus qu'une imagination exorbitante, un talent litt&#233;raire et, peut-&#234;tre, la stimulation de certaines substances psychotropes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus anciens villages mayas sont situ&#233;s pr&#232;s des rivi&#232;res Usumacinta et Belize, &#224; des &#233;poques aussi anciennes que mille ans avant notre &#232;re (probablement, les premiers habitants &#233;taient le produit des migrations olm&#232;ques). Au fur et &#224; mesure que ces populations se d&#233;veloppaient et que la densit&#233; de population augmentait (produit de la domestication du ma&#239;s), les villages devaient se d&#233;velopper dans la jungle du Pet&#233;n dans un environnement paradoxal de &#034;jungle&#034; o&#249; il y a des mois pleins sans tomber une seule goutte de pluie et o&#249; l'eau s'infiltre dans le sous-sol de calcaire. Les populations qui sont entr&#233;es dans la jungle ont compris la n&#233;cessit&#233; de r&#233;volutionner leur mode de subsistance, de surmonter la technique simple de la technique du br&#251;lis, de mani&#232;re &#224; ce que ladite r&#233;volution implique l'&#233;mergence de l'&#201;tat. Dans la jungle du Peten, certaines &#233;tudes ont port&#233; sur 83 sites s&#233;par&#233;s par une distance moyenne de 15 kilom&#232;tres. &#192; la fin des ann&#233;es soixante-dix, on d&#233;couvrit un r&#233;seau de fosses et de canaux qui s'&#233;tendait depuis les centres c&#233;r&#233;moniels situ&#233;s &#224; proximit&#233; de cenotes ou de lacs souterrains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme de l'&#233;mergence de la civilisation maya semble descendre du ciel &#224; la terre et son m&#233;canisme r&#233;el est, en termes tr&#232;s g&#233;n&#233;raux, clair : l'organisation de grandes arm&#233;es d'hommes lors de la construction de ces grands ouvrages hydrauliques, l'augmentation ult&#233;rieure de la densit&#233; de produit de la population de syst&#232;mes d'irrigation plus efficaces, en plus du contr&#244;le du commerce des hauts plateaux avec des mati&#232;res premi&#232;res inexistantes dans la jungle ; tout cela a permis l'ascension des chefs de la tribu sur les villages et a &#233;galement permis &#224; la densit&#233; de population de l'apog&#233;e classique d'&#234;tre &#233;gale &#224; celle de l'Europe moderne (250 personnes par mile anglais carr&#233;) et d'atteindre le degr&#233; de civilisation. De cette mani&#232;re, les Mayas ont invent&#233; un syst&#232;me complexe d'&#233;criture hi&#233;roglyphique et de connaissances math&#233;matiques complexes (les Mayas ont invent&#233; le z&#233;ro), ont effectu&#233; des observations astronomiques extraordinaires et avaient un calendrier encore plus pr&#233;cis que le Gr&#233;gorien. Son architecture &#233;tait extraordinaire. Ainsi, par exemple, les pyramides tronqu&#233;es de Tikal atteignent une hauteur de 57 m&#232;tres avec des villes planifi&#233;es et complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des caract&#233;ristiques les plus frappantes des cultures pr&#233;colombiennes est leur effondrement brutal qui a fait l'objet de nombreuses sp&#233;culations. Il est tr&#232;s probable qu'&#224; un stade de leur d&#233;veloppement, ces cultures se soient trouv&#233;es en contradiction avec la capacit&#233; de pr&#233;server leur environnement. La construction des pyramides et leur expansion p&#233;riodique ont impliqu&#233; la d&#233;forestation progressive de l'environnement et le changement brusque de l'environnement naturel (la fabrication de la chaux, par exemple, n&#233;cessite l'abattage de grandes quantit&#233;s de for&#234;t ou de jungle), l'ass&#232;chement des rivi&#232;res et tributaires de l'eau, ces contradictions saperaient la raison d'&#234;tre des cliques aristocratiques qui fondaient leur existence sur l'extraction d'hommages rendus aux villages et qui jouaient un r&#244;le relativement progressif dans l'organisation de travaux destin&#233;s &#224; accro&#238;tre la production. Ces tensions g&#233;n&#233;raient p&#233;riodiquement des guerres civiles, l'abandon et la destruction de centres c&#233;r&#233;moniels. L'&#233;mergence et la disparition p&#233;riodique de ces civilisations sont tr&#232;s probablement &#224; la base de la mythologie pr&#233;colombienne des diff&#233;rentes &#232;res solaires ou du renouvellement p&#233;riodique des temps. De plus, ces soci&#233;t&#233;s se sont effondr&#233;es p&#233;riodiquement, parce que leur production, avec tout et les innovations dans la technique agricole, &#233;tait davantage bas&#233;e sur la massification et l'extension du tribut, dans l'intensification du travail que dans le d&#233;veloppement de ses forces productives. Sa culture magnifique et riche &#233;tait bas&#233;e sur la pauvret&#233; de sa base &#233;conomique ; mais ceci, comme le souligne Marx, est un trait commun du pr&#233;tendu &#034;despotisme asiatique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuac&#225;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait tr&#232;s peu de choses sur les fondateurs de cette ville. Des &#233;tudes linguistiques r&#233;centes indiquent que ce sont tr&#232;s probablement les Totonaques qui l'ont fond&#233;. Son pass&#233; remonte &#224; mille ans avant notre &#232;re. L'apog&#233;e de cette ville d&#233;finit, avec les Mayas, ce qui est consid&#233;r&#233; comme la p&#233;riode classique des cultures m&#233;soam&#233;ricaines. Ce sont les Mexicas qui ont nomm&#233; cette ville magnifique &#034;Cit&#233; des Dieux&#034;. &#192; son apog&#233;e (II-VI e s.), La population &#233;tait comprise entre 150 000 et 200 000 habitants et la ville occupait une superficie de 21 km&#178;. Soulignez, bien s&#251;r, les grandes pyramides du Soleil et de la Lune de 63,5 m et 45 m de hauteur, respectivement. A la splendeur et au pouvoir imp&#233;rial de Teotihuac&#225;n s'ajoutent, outre l'organisation de grands travaux, le fait que la ville se trouvait dans un lieu strat&#233;gique de flux commerciaux qui catalysait la concentration et le contr&#244;le de l'&#233;lite dominante, pouvoir qui a permis de diffuser ses ondes d'influence dans toute la M&#233;so-Am&#233;rique. Dans la ville, on a trouv&#233; des ateliers d'artisans sp&#233;cialis&#233;s travaillant pour l'&#233;lite dominante, &#224; la mani&#232;re du contr&#244;le commercial et artisanal exerc&#233; par les pharaons &#233;gyptiens. La ville s'est effondr&#233;e au milieu du sixi&#232;me si&#232;cle avec Monte Alban (sans doute, la splendeur des deux villes &#233;tait li&#233;e par des liens commerciaux et politiques). Tr&#232;s probablement, l'abattage exag&#233;r&#233; et l'ass&#232;chement de ses sources d'eau ont &#233;t&#233; des facteurs qui ont d&#233;clench&#233; sa chute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mexicas et la chute de Mexico-Tenochtitlan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation Mexica est la culture la plus repr&#233;sentative du postclassique m&#233;soam&#233;ricain et il s'agit de la derni&#232;re grande culture pr&#233;c&#233;dant la conqu&#234;te. Son ascension fulgurante (en moins de 200 ans) est l'un des &#233;v&#233;nements les plus marquants dont les r&#233;percussions toucheraient tout le centre et le sud du territoire mexicain actuel. Entre les XIIe et XIVe si&#232;cles, il y a eu une s&#233;rie de migrations des tribus Chichimeca vers les hauts plateaux du centre, probablement des tribus guerri&#232;res vaincues et expuls&#233;es du nord. La mythologie azt&#232;que place le point d'origine dans le mythique Aztl&#225;n (lieu de blancheur). Les peuples Azt&#232;ques ou Mexica ont &#233;t&#233; les derniers d'une s&#233;rie de migrations des tribus de la langue Nahua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les Mexicas sont arriv&#233;s dans la r&#233;gion des lacs de Texcoco, le seigneur de Atzcapotzalco a impos&#233; sont h&#233;g&#233;monie. C'&#233;tait un domaine tr&#232;s contest&#233; par les agriculteurs &#224; cause de ses ressources aquatiques et naturelles. Les Mexicas - pour utiliser ces ressources - devaient soumettre et rendre hommage &#224; la tribu dominante et s'&#233;tablir sur un &#238;lot &#224; l'ouest du lac Texcoco en l'an &#034;2 calli&#034; ou 1325. Tr&#232;s probablement, les seigneurs d'Atzcapotzalco ont assign&#233; aux Mexicas un lieu apparemment moins favorable pour leur production agricole. Ce sont ces conditions plus d&#233;favorables qui ont contraint les Mexicas &#224; r&#233;volutionner leurs m&#233;thodes de culture, donnant naissance aux &#034;chinampas&#034; (&#238;lots de terre et de mat&#233;riaux organiques &#034;vol&#233;s&#034; sur le lac, &#233;galement appel&#233;s &#034;jardins flottants&#034; - une m&#233;thode qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233;s par les Tolt&#232;ques), combin&#233;s &#224; des canaux et &#224; la construction de digues ; Les Mexicas r&#233;alisaient une production agricole et une densit&#233; de population qui d&#233;fieraient l'h&#233;g&#233;monie d'Atzcapotzalco (&#224; son apog&#233;e, la ville de Mexico, Tenochtitlan, comptait 200 000 habitants, dont 700 000 en comptant les zones environnantes), renforc&#233;e par des alliances matrimoniales et militaires dont la fameuse &#034;Triple Alliance&#034; (Tenochtitlan-Texcoco-Tlacopan). Ce domaine serait plus tard mythifi&#233; par la version azt&#232;que de la terre promise avec la l&#233;gende de l'aigle perch&#233; sur un cactus d&#233;vorant un serpent. Probablement la configuration mythique de l'aigle (dieu solaire et guerrier) vainquant le serpent (divinit&#233; terrestre li&#233;e &#224; l'agriculture), repr&#233;sente les Mexicas dominant tous les peuples de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les racines guerri&#232;res des Mexicas sont exprim&#233;es dans leur mythologie dans laquelle les dieux de l'agriculture sont remplac&#233;s par Huitzilopochtli (dieu de la guerre) et dans une moindre mesure, Tlaloc (dieu de la pluie). La mythologie autour du domaine du dieu de la guerre est int&#233;ressante car elle pourrait refl&#233;ter la substitution du droit maternel au p&#232;re. En fait, Hutizilopochtli, divinit&#233; solaire, assassine sa soeur Coyouxauqui, divinit&#233; lunaire, le jetant de la colline de Coatepec le d&#233;membrant. Dans beaucoup de soci&#233;t&#233;s matrilin&#233;aires (ovunculocales), le fr&#232;re de la m&#232;re est la figure qui occupe la place du p&#232;re ; le meurtre de la soeur serait la substitution et la domination du droit masculin par une soci&#233;t&#233; de guerriers fortement hi&#233;rarchis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que le mode de production de la culture mexica, &#224; l'instar de celui des grandes cultures m&#233;soam&#233;ricaines, correspond &#224; ce que Marx appellerait un &#034;despotisme asiatique&#034; et que d'autres anthropologues ont appel&#233; des &#034;soci&#233;t&#233;s tributaires&#034;, soci&#233;t&#233;s bas&#233;es sur la production agricole de communaut&#233;s villageoises plus ou moins communistes o&#249; l'exc&#233;dent de produit ou l'exc&#233;dent de production est centralis&#233; par l'&#201;tat et par une caste bureaucratico-militaire qui non seulement concentre l'exc&#233;dent de produit en nature, mais organise &#233;galement d'importants contingents aux mains de travaux (fournis par les villages et les villes) dans la construction d'ouvrages publics tels que pyramides, palais, aqueducs. Dans le cas particulier des Mexicas, et en accord avec le Codex Mendoza et d'autres sources, ils ont domin&#233; par des relations tributaires plus de 400 peuples, r&#233;partis en 38 provinces, par une hi&#233;rarchie complexe au sommet de laquelle se trouve le Tlatoani (souverain) et descendant dans la hi&#233;rarchie sociale, nous trouvons les Tecuhtli (percepteurs d'imp&#244;ts), les Pillis (noblesse h&#233;r&#233;ditaire). Bien que la plupart des produits exc&#233;dentaires proviennent des communaut&#233;s (Altepeltl) qui se sont auto-suffisantes au moyen de &#034;calpullis&#034; ou de terres communes attribu&#233;es &#224; des familles &#233;largies ; Il existait d&#233;j&#224; dans la formation sociale du peuple Mexica la propri&#233;t&#233; priv&#233;e de la terre appartenant &#224; une noblesse h&#233;r&#233;ditaire (Pillalli), exploit&#233;e par les mayeques dans une structure pr&#233;figurant des formes de relation f&#233;odale (bien que les Pillalli d&#233;pendaient toujours du pouvoir et des faveurs du peuple). Tlatoani faisant partie de la bureaucratie de l'Etat). Nous avons m&#234;me trouv&#233; des esclaves pour les services domestiques de la noblesse. La consolidation en extension et en puissance de ces relations tributaires serait exprim&#233;e dans les 7 agrandissements du Templo Mayor, dans sa taille colossale (42 m&#232;tres de haut sur 80 de large) et dans sa splendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://old.laizquierdasocialista.org/node/1941&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lewebpedagogique.com/2devadepied/2010/01/28/organisation-sociale-des-civilisations-precolombiennes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les classes sociales dans les soci&#233;t&#233;s pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://wanozyniak.free.fr/guppy/file/matieres/histoire/gdes_decouvertes/images/civilisations_precolombiennes.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les soci&#233;t&#233;s pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://info.artisanat-bolivie.com/Organisation-sociale-des-Incas-a309&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Classes sociales chez les Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Olm&#232;ques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Soustelle, dans &#171; Olm&#232;ques &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s avoir fleuri pendant sept cent ans (- 1200 &#224; -500 av. J.-C.), le centre civilis&#233; des Olm&#232;ques, San Lorenzo, est abandonn&#233;. De nombreux monuments retrouv&#233;s par les arch&#233;ologues avait &#233;t&#233; brutalement bris&#233;s, les statues d&#233;capit&#233;es et enterr&#233;es, les autels fragment&#233;s ; les vandales s'&#233;taient m&#234;me attaqu&#233;s aux t&#234;tes colossales, o&#249; ils avaient creus&#233; &#224; grand peine des entailles et des trous circulaires. Un des vestiges les plus frappants de ce qui dut &#234;tre une r&#233;volution extraordinairement violente est le &#171; monument 34 &#187;, tr&#232;s belle statue priv&#233;e de sa t&#234;te et de ses bras (qui devaient &#234;tre articul&#233;s et mobiles) mais qui, repr&#233;sentant un homme agenouill&#233;, t&#233;moigne d'une exceptionnelle virtuosit&#233; sculpturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Coe (1968) explique ces destructions comme une explosion &#171; de haine et de fureur contenues &#187; contre les dirigeants olm&#232;ques : les monuments, les statues symbolisaient sans doute aux yeux d'un peuple en r&#233;volte les ma&#238;tres qui leur imposaient d'immenses efforts. Quoiqu'il en soit, la jungle avait reconquis le site abandonn&#233; en 500 avant J.-C&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'&#238;le de La Venta, les Olm&#232;ques ont &#233;galement chut&#233;. Que s'est-il pass&#233; quatre si&#232;cles avant notre &#232;re ? La fin de la civilisation de La Venta demeure ensevelie dans le myst&#232;re. Ce que nous constatons, c'est qu'entre 450 et 325 av. J.-C. toute activit&#233; a cess&#233; dans l'&#238;le. Plus de constructions, plus de fosses creus&#233;es pour recueillir les offrandes de serpentine, plus de caches &#224; figurines de jade. L'&#233;lite dirigeante a disparu : chass&#233;e, extermin&#233;e ou simplement partie en exil ? Une nouvelle activit&#233; s'y manifeste : h&#233;las, c'est une activit&#233; de destruction et de pillage. Des monuments sont alors bris&#233;s, des statues d&#233;capit&#233;es, des st&#232;les martel&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La catastrophe qui a mis fin &#224; la civilisation de San Lorenzo nous est d&#233;montr&#233;e par les traces de l'acharnement inou&#239; qui s'est d&#233;cha&#238;n&#233; contre les monuments sculpt&#233;s. Les t&#234;tes colossales ont r&#233;sist&#233; &#8211; sauf une &#8211; mais n'en ont pas moins &#233;t&#233; marqu&#233;es de trous circulaires. D'autres pi&#232;ces ont &#233;t&#233; martel&#233;es, bris&#233;es. Il a fallu sans doute hisser de lourds blocs au-dessus de certains monuments et les faire retomber d'assez haut pour obtenir l'effet d'un marteau-pilon. Un &#233;norme labeur a d&#251; &#234;tre consacr&#233; &#224; cette t&#226;che de destruction. Apr&#232;s quoi les statues mutil&#233;es, les d&#233;bris de sculptures, ont &#233;t&#233; ensevelis sous d'&#233;paisses couches de terre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Laguna de Los Cerros a occup&#233; dans le d&#233;veloppement de la civilisation olm&#232;que une place comparable &#224; celle des grands sites d&#233;crits pr&#233;c&#233;demment. Vingt-huit monuments de pierre sculpt&#233;e y ont &#233;t&#233; relev&#233;s. La plupart sont mutil&#233;s &#8211; l&#224; encore une vague de vandalisme est pass&#233;e.. Du monument n&#176;3, il ne reste plus qu'un torse. La statue n&#176;11, repr&#233;sentant un personnage assis, et la statue n&#176;19, repr&#233;sentation d'un homme debout, sont l'une et l'autre d&#233;capit&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Olm&#232;ques avaient fond&#233; un empire&#8230; Cela les avait amen&#233;s &#224; pousser des exp&#233;ditions, m&#234;me &#224; cr&#233;er des colonies, &#224; de grandes distances de leur foyer principal, et cela dans les deux directions : vers l'Ouest et le Nord, &#224; travers le plateau central, vers les serpentines de Puebla et les jades de Guerrero ; vers le sud et l'est, &#224; travers l'Oaxaca et l'isthme de Tehuantepec, le long de la c&#244;te du Chiapas et du Guatemala, jusqu'au Salvador et au Costa Rica&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; olm&#232;que, telle que nous pouvons essayer de nous la repr&#233;senter gr&#226;ce aux maigres indices que nous poss&#233;dons, devait &#234;tre hi&#233;rarchis&#233;e et autoritaire ; en bas, une population essentiellement rurale assujettie au tribut et &#224; la corv&#233;e &#8211; d'o&#249; les immenses travaux publics ex&#233;cut&#233;s gr&#226;ce &#224; cette main d'&#339;uvre ; au sommet, probablement une classe sup&#233;rieure de pr&#234;tres-magiciens, observateurs des astres, habiles &#224; manier leurs miroirs d'h&#233;matite, adorateurs du b&#233;b&#233;-jaguar, &#224; la fois urbanistes et architectes ; &#224; c&#244;t&#233; de ce clerg&#233;, ou d&#233;pendant de lui, des commer&#231;ants, responsables pour une grande part de l'expansion vers le Centre et le Pacifique, et peut-&#234;tre dignitaires militaires ; enfin, dans les centres eux-m&#234;mes, au c&#339;ur des cit&#233;s dispers&#233;es, une foule de serviteurs, ciseleurs, artisans de tout genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est indiscutable, c'est qu'une autorit&#233; tr&#232;s forte et profond&#233;ment accept&#233;e &#233;tait n&#233;cessaire pour obtenir du peuple les efforts gigantesques que supposent le transport de monolithes, la construction des centres c&#233;r&#233;moniels, l'&#233;dification d'une pyramide ou la mise en place d'un syst&#232;me de canaux souterrains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la motivation religieuse a-t-elle &#233;t&#233; &#224; la base de cette structure politique. Une th&#233;ocratie, avec des aspects marginaux, mercantiles et guerriers, telle pourrait &#234;tre la d&#233;finition de la cit&#233; olm&#232;que&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux des simples cultivateurs de ma&#239;s, ces hommes &#233;tranges qui b&#226;tissaient des monuments, qui taillaient la pierre, qui c&#233;l&#233;braient des rites jusqu'alors inconnus autour d'un dieu aux traits de f&#233;lin, devaient appara&#238;tre comme semi-divins, magiciens &#224; la fois admirables et redoutables&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils n'eurent probablement pas grand-peine &#224; obtenir le libre passage, voire &#224; s'installer par petits groupes plus forts par leur prestige que par leurs armes dans des r&#233;gions o&#249; la population, au demeurant, n'&#233;tait pas tr&#232;s dense. Des sites tels que Las Bocas, Tlatilco, Tlapacoya, Chalcatzingo, d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale tous ceux qui ont &#233;t&#233; signal&#233;s dans le District f&#233;d&#233;ral et dans les Etats de M&#233;xico, Morelos, Puebla et Guerrero, sugg&#232;rent une cohabitation pacifique entre des &#171; noyaux &#187; olm&#232;ques minoritaires et des populations plus nombreuses mais plus frustes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait volontiers parler d'un &#171; empire olm&#232;que &#187; encore beaucoup moins structur&#233; et beaucoup plus lacunaire que celui des Azt&#232;ques, une sorte d'empire &#224; l'&#233;tat diffus, compos&#233; d'&#233;tablissements plus ou moins sporadiques, de postes permanents sur certains itin&#233;raires, de comptoirs commerciaux et de zones d'influence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'&#233;crivait Alfonso Caso (1965), &#171; il &#233;tait in&#233;vitable que l'Olm&#232;que se sentit sup&#233;rieur par sa culture aux peuplades n&#233;olithiques qui vivaient alors en Am&#233;rique moyenne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Teotihuac&#225;n :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Teotihuac&#224;n se situe dans la plaine bien irrigu&#233;e du nord-est du bassin de Mexico, pr&#232;s de la ville moderne du m&#234;me nom. La rivi&#232;re San Juan et ses affluents se jettent dans le lac Texcoco ; d'&#233;ternels printemps et une irrigation intensive permettent de faire vivre une nombreuse population, raison pour laquelle, peut-&#234;tre, les agriculteurs de la p&#233;riode de formation r&#233;cente se r&#233;unirent dans cette r&#233;gion et &#233;tablirent progressivement des relations commerciales avec les autres r&#233;gions de M&#233;so-Am&#233;rique. (...) Le centre religieux de Teotihuac&#224;n attirait les &#233;trangers et les p&#232;lerins de r&#233;gions &#233;loign&#233;es, dont la plupart &#233;taient pauvres. La population permanente et de passage de Teotihuacan augmenta trop rapidement pour que la ville puisse subvenir &#224; l'ensemble des besoins : tandis que la noblesse abusait de nourriture et que des f&#234;tes rituelles somptueuses se d&#233;roulaient toujours, les r&#233;sidents et les &#233;trangers les plus pauvres souffraient souvent de la faim. Teotihuacan s'effondra au cours du 8&#232;me si&#232;cle. Comme ses principaux &#233;difices ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s et d&#233;truits, on pense que les plus pauvres s'&#233;taient soulev&#233; contre la hi&#233;rarchie. (...) Une insurrection civile fait tomber Teotihuac&#224;n. (...) Survint un &#233;v&#233;nement dramatique. Des d&#233;couvertes arch&#233;ologiques ont mis en &#233;vidence l'existence de combats f&#233;roces qui se seraient d&#233;roul&#233;s dans le centre de la cit&#233;, des monuments abattus et d&#233;truits, des temples profan&#233;s. (...) La totalit&#233; du centre de Teotihuac&#224;n fut incendi&#233;e. (...) Le d&#233;clin de l'architecture et des arts implique une catastrophe qui aurait mis fin au fonctionnement interne de la cit&#233;. Il est aussi possible que l'importance du commerce de Teotihuac&#224;n ait minimis&#233; le pouvoir des pr&#234;tres, la ville devenant alors plus un lieu de n&#233;goce qu'un centre rituel. Il est peut-&#234;tre significatif que les combats les plus violents aient eu lieu au c&#339;ur m&#234;me du centre c&#233;r&#233;moniel. C'est l&#224; que se trouvent les signes de destruction d&#233;lib&#233;r&#233;s, de profanation et d'incendie. Bien qu'il se fut agi d'une enceinte sacr&#233;e, c'est dans cette partie de Teotihuac&#224;n que vivaient les notables et les pr&#234;tres et que se situaient les b&#226;timents administratifs importants. On ne trouve aucune trace de combat ou d'incendie dans les quartiers des artisans ou dans les faubourgs o&#249; habitait la plus grande partie de la population. Ces donn&#233;es arch&#233;ologiques ont permis d'avancer que Teotihuac&#224;n avait &#233;t&#233; le si&#232;ge d'une br&#232;ve mais d&#233;sastreuse insurrection civile. (...) Alors que le commerce augmentait et, avec lui, le pouvoir que d&#233;tenaient marchands et artisans, un ressentiment avait pu s'&#233;lever contre l'augmentation des imp&#244;ts n&#233;cessit&#233;e par le financement des ambitieux programmes des notables, des pr&#234;tres et de la bureaucratie. L'arr&#234;t des programmes de construction dans les derni&#232;res ann&#233;es de Teotihuac&#224;n peut simplement &#234;tre une cons&#233;quence de la volont&#233; des commer&#231;ants d'exercer leurs droits et de refuser de r&#233;pondre aux lev&#233;es d'imp&#244;ts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les habitants, m&#233;contents des &#233;lites avides, ont incendi&#233; Teotihuac&#225;n &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 550 apr&#232;s J.-C., un incendie ravagea Teotihuac&#225;n, l'une des plus grandes et des plus importantes villes sacr&#233;es de l'ancienne M&#233;so-Am&#233;rique. Maintenant, une nouvelle &#233;tude sugg&#232;re que la ville a &#233;t&#233; br&#251;l&#233;e par une foule en col&#232;re, soulevant de nombreuses nouvelles questions. Y a-t-il eu des h&#233;ros de la r&#233;volution &#224; Teotihuacan ? Y a-t-il eu un souterrain qui a longtemps fonctionn&#233;, une r&#233;sistance &#224; une &#233;lite dirigeante d&#233;test&#233;e ? Ou &#233;tait-ce juste une conflagration sociale soudaine qui a d&#233;truit la ville en un jour ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La ville antique de Teotihuac&#225;n, situ&#233;e &#224; environ 50 km au nord-est de Mexico, a d&#233;j&#224; abrit&#233; une population estim&#233;e entre 100 000 et 200 000 personnes qui ont &#233;rig&#233; des monuments gigantesques tels que le temple de Quetzalcoatl et les pyramides du Soleil et Lune. Cependant, beaucoup de choses sur Teotihuacan demeurent inconnues, y compris l'origine et la langue des personnes qui y vivaient, car elles ne laissaient aucune trace &#233;crite.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aucune trace d'invasion &#233;trang&#232;re n'est visible sur le site &#187;, a &#233;crit Linda R. Manzanilla dans son &#233;tude de 2014 sur ce qui s'&#233;tait pass&#233; &#224; Teotihuacan, une ville d'une grande architecture comptant 125 000 &#224; 200 000 habitants &#224; son apog&#233;e. &#034;Nous interpr&#233;tons cet &#233;v&#233;nement comme une r&#233;volte contre l'&#233;lite dirigeante, peut-&#234;tre une r&#233;ponse &#224; une intervention tardive de l'&#201;tat visant &#224; contr&#244;ler les mouvements entrepreneuriaux de l'&#233;lite interm&#233;diaire.&#034; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La ville de Teotihuac&#225;n a &#233;t&#233; compar&#233;e en grandeur &#224; Alexandrie, Rome ou Constantinople. Pendant des d&#233;cennies, les fouilles dans ses ruines, situ&#233;es &#224; environ 50 kilom&#232;tres de Mexico, ont permis de d&#233;couvrir les usages religieux des grandes pyramides, les passages souterrains &#224; significations rituelles et la complexe organisation politique de cette ville florissante au cours du si&#232;cle. I et VI. Maintenant, un nouveau travail rassemble les r&#233;sultats des fouilles les plus d&#233;taill&#233;es qui ont &#233;t&#233; faites dans une autre zone de la grande ville : les quartiers qui entouraient le centre. Selon l'&#233;tude, une bourgeoisie naissante a cr&#233;&#233; la r&#233;volte sociale qui a provoqu&#233; la chute de cette ville, l'une des plus grandes d'Am&#233;rique pr&#233;hispanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme beaucoup d'autres capitales actuelles, Teotihuac&#225;n &#233;tait une ville d'immigrants. Beaucoup d'entre eux &#233;taient arriv&#233;s dans deux grands exodes caus&#233;s par des &#233;ruptions volcaniques. &#192; leur arriv&#233;e, ils ont essay&#233; de gagner leur vie en travaillant dans l'un des quartiers qui entouraient la citadelle et qui &#233;taient contr&#244;l&#233;s par une &#233;lite interm&#233;diaire. En retour, ils recevaient de la nourriture rationn&#233;e (tortillas) et des journ&#233;es de travail &#233;puisantes. C'est ce qu'indique l'&#233;tude, qui recueille des donn&#233;es sur pr&#232;s de 10 ann&#233;es de fouilles &#224; Teopancazco, l'un des quartiers les plus influents de Teotihuac&#225;n. L'analyse de l'ADN et des min&#233;raux dans les os des personnes enterr&#233;es a permis de r&#233;v&#233;ler leur r&#233;gime alimentaire, leurs maladies, leur lieu d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats t&#233;moignent de la duret&#233; de la vie pour certains d'entre eux. De nombreux cadavres pr&#233;sentent des traces de pathologies dues &#224; la malnutrition infantile, telles que l'an&#233;mie ou le scorbut, dues &#224; une faible consommation de fruits. La promesse de nourriture, m&#234;me si elles &#233;taient toujours des tortillas rationn&#233;es, aurait pu &#234;tre la raison qui les a amen&#233;es en ville. L&#224;, ils pourraient &#233;viter de mourir de faim, mais &#224; un prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ils ont travaill&#233; tellement d'heures accroupies qui ont laiss&#233; des traces sur son squelette. Certaines d'entre elles ont pass&#233; de nombreuses heures dans des endroits non expos&#233;s au soleil, d'autres des poids charg&#233;s dans les caravanes et d'autres ont cousu les costumes color&#233;s des &#233;lites, &#233;galement pendant de nombreuses heures&#034;, explique Linda Manzanilla, anthropologue de l'Universit&#233; nationale autonome du Mexique et auteur de l'&#233;tude, publi&#233;e dans PNAS. Les caravanes &#233;taient les voies commerciales &#233;tablies par les &#233;lites interm&#233;diaires qui dominaient le quartier. Ceux-ci ont servi &#224; introduire le genre dans la ville et &#224; recruter des artisans et du travail. &#034;Depuis sa cr&#233;ation, Teopancazco a &#233;t&#233; t&#233;moin de l'arriv&#233;e de personnes de Puebla, Tlaxcala, Hidalgo, Veracruz, Oaxaca et probablement du Chiapas&#034;, explique Manzanilla. Fruit de ce trafic entre la campagne et la grande ville, parmi les cadavres retrouv&#233;s dans le quartier, dit-il, il y a des gens des quatre grands groupes g&#233;n&#233;tiques de la M&#233;so-Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quartier de Teopancazco se trouvait &#224; pr&#232;s de deux kilom&#232;tres de la pyramide du soleil, symbole du pouvoir des &#233;lites sup&#233;rieures, et est aujourd'hui l'un des monuments les plus visit&#233;s par les touristes se rendant &#224; Teotihuac&#225;n. Les quartiers et leurs chefs se sont affront&#233;s pour apporter les produits les plus luxueux &#224; la ville et cr&#233;er les v&#234;tements les plus color&#233;s pour leurs dirigeants. La sp&#233;cialit&#233; du quartier &#233;tudi&#233; par Manzanilla &#233;tait les robes et les fines couvertures de coton de Veracruz orn&#233;es de coquilles de mollusques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des grands myst&#232;res de Teotihuac&#225;n est de savoir qui l'a gouvern&#233;. La cit&#233; a &#233;t&#233; organis&#233;e de mani&#232;re corporative, dit Manzanilla, &#233;ventuellement domin&#233;e par plusieurs patrons &#224; la fois. Contrairement &#224; Rome, il n'y avait pas d'&#233;criture ici et les gens ont sign&#233; avec des timbres qui ne transmettaient que des concepts. &#034;C'est pourquoi nous ne savons pas combien et qui ils &#233;taient, personne n'a jamais trouv&#233; de tombeaux r&#233;els, comme dans la r&#233;gion de Maya, o&#249; la dynastie &#233;tait au sommet de la pyramide sociale&#034;, a d&#233;clar&#233; Manzanilla. Selon l'anthropologue, ces &#233;lites maximales contr&#244;laient les grandes routes commerciales des mati&#232;res premi&#232;res, qui rejoignaient l'actuel Honduras et le Guatemala. Sous leur ombre se trouvaient les &#233;lites des quartiers, une petite noblesse dont les routes commerciales &#233;taient plus modestes, mais dont le pouvoir et la richesse augmentaient avec le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 550, ann&#233;e de la conqu&#234;te et du pillage de Rome par les Ostrogoths, l'incendie d&#233;truit les b&#226;timents administratifs et les pyramides de Teotihuac&#225;n. Les palais de ses dirigeants ont &#233;t&#233; agress&#233;s et nombre de ses habitants ont quitt&#233; la ville. Rien ne prouve qu'il y ait eu une invasion &#233;trang&#232;re et, bien que les causes de la catastrophe ne soient pas claires, Manzanilla et d'autres experts estiment que l'explication tient &#224; la lutte entre les classes. Les chefs de quartiers auraient d&#233;clench&#233; une r&#233;volte contre les dirigeants et la forme de leur entreprise. &#034;Il est possible qu'une bourgeoisie ou une classe moyenne soient apparues &#224; Teotihuac&#225;n, tr&#232;s agressives dans leur concurrence et tr&#232;s d&#233;sireuses de prendre le pouvoir&#034;, explique Manzanilla. Cette classe &#034;pourrait organiser une r&#233;volte contre le gouvernement conjoint de l'Etat de Teotihuacan, peut-&#234;tre parce que leurs pr&#233;rogatives et leur autonomie sont menac&#233;es&#034;, a-t-il soulign&#233;. L'incendie de Teotihuac&#225;n marque la fin de son h&#233;g&#233;monie et sa dissolution progressive quelques si&#232;cles plus tard. Selon Manzanilla, la strat&#233;gie d'entreprise du gouvernement ne s'est pas reproduite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fouilles du quartier de Teopancazco ne sont pas aussi &#233;tendues que celles de l'autre grand quartier connu de Teotihuac&#225;n, La Ventilla. Mais ils sont les plus importants en raison de leur &#034;intensit&#233; et de leur pr&#233;cision&#034;, explique Natalia Moragas, professeur d'histoire &#224; l'Universit&#233; de Barcelone, qui a effectu&#233; des fouilles dans la ville mexicaine. Selon lui, l'important est que l'&#233;tude permette de clarifier les diff&#233;rences entre les diff&#233;rentes classes sociales et de les extrapoler au reste des quartiers. Apr&#232;s l'incendie des centres du pouvoir, il y a eu des pillages et le type de c&#233;ramique a chang&#233; de mani&#232;re &#034;radicale&#034;, ce qui conforte l'id&#233;e d'un changement de population dans la ville. Pourquoi n'est-il jamais revenu &#224; sa splendeur ? La ville avait deux faiblesses, selon Manzanilla. C'&#233;tait un &#201;tat multiethnique fond&#233; sur un pacte social &#034;faible&#034; qui n'&#233;tait pas difficile &#224; briser. En outre, &#224; l'instar des premi&#232;res villes de l'histoire n&#233;es en M&#233;sopotamie, Teotihuac&#225;n &#233;tait une concentration de beaucoup de gens avec une faible capacit&#233; de d&#233;fense, vuln&#233;rable donc aux attaques et aux r&#233;voltes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://elpais.com/elpais/2015/03/16/ciencia/1426535601_229345.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mayas :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Mayas &#233;taient divis&#233;s en classes sociales tr&#232;s bien d&#233;finies. Au sommet de cette hi&#233;rarchie se trouvait le dirigeant, repr&#233;sentant de Dieu sur terre, qui gouvernait et qui d&#233;cidait quand la guerre devait avoir lieu ou la paix convenue ; il a gouvern&#233; dans le commerce et les alliances conjugales. Ce dirigeant &#233;tait soutenu par la caste des pr&#234;tres, la noblesse et leurs guerriers. Seuls le souverain ou ses pr&#234;tres &#233;taient autoris&#233;s &#224; c&#233;l&#233;brer des c&#233;r&#233;monies religieuses dans les temples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; suivis par les architectes, qui &#233;taient au-dessus des sculpteurs et artisans, les paysans, les domestiques et les esclaves, qui &#233;taient les moins bien rang&#233;s. Les soldats &#233;taient importants en p&#233;riode de conflit, sinon ils &#233;taient inf&#233;rieurs aux architectes et aux marchands &#224; l'&#233;chelle sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; maya postclassique &#233;tait organis&#233;e hi&#233;rarchiquement et il y avait quatre classes sociales : la noblesse, le sacerdoce, les roturiers et les esclaves. En ce qui concerne la noblesse, les familles locales, les membres du conseil et les hauts fonctionnaires sont issus de leurs familles. Contrairement &#224; la p&#233;riode maya classique, les chefs militaires ont jou&#233; un r&#244;le cl&#233; face &#224; l'importance de la guerre au cours de ces si&#232;cles. En revanche, les pr&#234;tres, qui avaient exerc&#233; le pouvoir politique &#224; l'&#233;poque classique, se consacraient maintenant &#224; l'entretien des temples, &#224; la vie religieuse et, surtout, aux sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple &#233;tait principalement compos&#233; de paysans vou&#233;s &#224; la culture du ma&#239;s, ainsi que d'un grand nombre de tisserands et de potiers. Gr&#226;ce &#224; leur travail, ils ont subvenu aux besoins des classes sociales sup&#233;rieures, en plus d'&#233;riger tous les centres c&#233;r&#233;moniels et les routes de pierre qui reliaient les principales villes. Les habitants de la ville vivaient &#224; la p&#233;riph&#233;rie des centres urbains et leur position dans l'&#233;chelle sociale se mesurait &#224; la distance entre la maison et la place centrale. Les esclaves constituaient le dernier maillon de cette soci&#233;t&#233; et acqu&#233;raient leur &#233;tat de naissance, de vol, de prisonniers de guerre, d'orphelins ou d'achet&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon les preuves arch&#233;ologiques, les travaux de construction et d'agrandissement des Mayas ont connu leur apog&#233;e entre 730 et 790 apr&#232;s JC. C., avec des extensions constantes et des travaux de construction sans aucun type de machine ou d'outil pour les aider dans ces travaux. Au cours de cette m&#234;me p&#233;riode, des signes laissant pr&#233;sager l'effondrement de la civilisation maya sont apparus. La majeure partie de la charge de travail pesait sur les ouvriers paysans dans des villes telles que Tikal et Cop&#225;n, o&#249; des projets de construction apparemment sans fin &#233;taient r&#233;alis&#233;s, construisant de grands b&#226;timents et des terrains de base-ball. Une th&#233;orie soutenue par J. Eric S. Thompson attribue l'effondrement des Mayas &#224; une r&#233;volution de la part des couches sociales inf&#233;rieures de la soci&#233;t&#233; maya. Selon cette ligne de pens&#233;e, alors que la vie devenait plus difficile, le processus visant &#224; &#034;saper le d&#233;veloppement religieux et l'entreprise collective des gens ordinaires&#034; commen&#231;ait. L'augmentation de la charge de travail a peut-&#234;tre pouss&#233; la population &#224; abandonner ses valeurs traditionnelles et &#224; se rebeller contre l'&#233;lite de la soci&#233;t&#233;, en particulier contre les pr&#234;tres dirigeants, car on pensait que les Mayas &#233;taient th&#233;ocratiques et donc dirig&#233;s par des pr&#234;tres. . Cela pourrait aider &#224; expliquer l'effondrement brutal des fonctions de l'&#233;lite, ainsi que des b&#226;timents et des centres c&#233;r&#233;moniels rest&#233;s inachev&#233;s. Alors que l'effondrement de diff&#233;rentes villes s'est produit &#224; plusieurs reprises, on pense que les r&#233;voltes des diff&#233;rents groupes faisaient partie d'une s&#233;rie d'actions impr&#233;vues et impulsives. Dans la ville de Piedras Negras, par exemple, il semble qu'il y ait eu un type de violence au cours de cette p&#233;riode, du fait que des incendies ont eu lieu dans plusieurs b&#226;timents du palais et qu'un tr&#244;ne a &#233;t&#233; d&#233;truit. Bien que ce mod&#232;le, connu sous le nom de mod&#232;le &#171; pr&#234;tres-paysans &#187;, soutienne qu'il y ait eu une r&#233;volte des paysans contre les pr&#234;tres, il a &#233;t&#233; d&#233;couvert par la suite que ce n'&#233;taient pas les pr&#234;tres, mais les rois qui ont dirig&#233; les p&#233;riodes pr&#233;classique et classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cette th&#233;orie semblait offrir une explication &#224; l'effondrement soudain des villes mayas, elle posait encore des probl&#232;mes. En premier lieu, la th&#233;orie de Thompson n'explique pas o&#249; sont all&#233;s les habitants des villes apr&#232;s l'effondrement et leur abandon. David Webster estime que la population aurait d&#251; augmenter plut&#244;t que diminuer en raison de l'absence d'une &#233;lite au pouvoir. Deuxi&#232;mement, la th&#233;orie n'explique pas pourquoi les institutions gouvernementales n'ont pas &#233;t&#233; renouvel&#233;es apr&#232;s les &#233;meutes, ce qui s'est pass&#233; dans des circonstances similaires dans d'autres endroits comme la Chine. Troisi&#232;mement, apr&#232;s avoir men&#233; une &#233;tude sur la main-d'&#339;uvre et le temps requis pour la construction &#224; Cop&#225;n, Elliot Abrams a conclu qu'il ne fallait pas beaucoup de temps et de main-d'&#339;uvre pour achever la construction de b&#226;timents. Cependant, Thompson a d&#233;velopp&#233; sa th&#233;orie &#224; un moment o&#249; les preuves arch&#233;ologiques semblaient indiquer une population maya inf&#233;rieure &#224; ce qu'elle &#233;tait selon les connaissances actuelles.9 En g&#233;n&#233;ral, les r&#233;volutions, les r&#233;voltes paysannes et les bouleversements sociaux entra&#238;nent souvent des changements suivis de guerres. Cependant, rien n'indique que des r&#233;volutions aient entra&#238;n&#233; l'abandon massif de r&#233;gions enti&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Colapso_maya#Rebeli%C3%B3n_campesina,_revoluci%C3%B3n_o_agitaci%C3%B3n_social&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon certains chercheurs, les villes de l'&#201;tat maya &#233;taient &#224; l'&#233;poque une sorte de f&#233;d&#233;ration dans laquelle les dirigeants exer&#231;aient l'autorit&#233; divine (th&#233;ocratie). La soci&#233;t&#233; &#233;tait strictement hi&#233;rarchique dans diff&#233;rentes classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers l'an 800 d. de C. commence un ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;ralis&#233; de d&#233;t&#233;rioration de la civilisation maya, appel&#233; &#034;l'effondrement de la classique&#034;. Il repr&#233;sente une rupture totale avec les mod&#232;les sociaux et culturels qui ont pr&#233;valu pendant plus de 600 ans. la construction de grandes structures monumentales dans les villes est interrompue ; ils cessent de fabriquer des objets somptuaires et abandonnent la comm&#233;moration d'&#233;v&#233;nements sociaux et naturels pr&#233;c&#233;demment enregistr&#233;s dans des st&#232;les et des monuments portant des inscriptions hi&#233;roglyphiques. Les basses terres du sud ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es et inhabit&#233;es. Cette migration &#233;tait due au fait qu'il n'y avait pas assez de nourriture pour la population nombreuse, en raison de l'exploitation intensive des terres d&#233;j&#224; &#233;rod&#233;es. En outre, la chute de Teotihuac&#225;n (centre religieux tolt&#232;que situ&#233; au Mexique) a mis fin au flux de marchandises en provenance de cette r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de la faim, il y a eu des &#233;meutes et des r&#233;bellions contre les pr&#234;tres et entre les classes sociales, qui ont &#233;t&#233; exploit&#233;es par d'autres peuples pour les envahir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation politique &#233;tait limit&#233;e &#224; chaque cit&#233;-&#201;tat qui, avec le village ou le district qui les entourait, constituait une entit&#233; ind&#233;pendante, gouvern&#233;e par un cacique appel&#233; Halach-huinic (&#034;l'homme v&#233;ritable&#034;), qui percevait les imp&#244;ts et dirigeait la politique. de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir est pass&#233; des parents aux enfants. En outre, il existait un conseil d'&#201;tat form&#233; de fonctionnaires (qui &#233;taient des parents du cacique), de pr&#234;tres et de chefs de tribu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens ordinaires sans droits devaient travailler dans les travaux p&#233;nibles des constructions publiques, cultiver les champs et ex&#233;cuter les travaux manuels, le tout avec une totale soumission aux classes dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#234;tres, dont l'investiture h&#233;r&#233;ditaire, non seulement accomplissaient des actes li&#233;s aux dieux, &#233;taient &#233;galement d'excellents astronomes, pouvant, gr&#226;ce &#224; leur connaissance de la marche du temps - en observant les &#233;toiles - indiquer aux agriculteurs le bon moment pour la semer, annoncer l'arriv&#233;e des temp&#234;tes et indiquer l'heure &#224; laquelle ils doivent proc&#233;der &#224; la r&#233;colte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base de l'&#233;conomie reposait sur la culture du ma&#239;s, mais elle s'achevait peu &#224; peu, car ils utilisaient la m&#233;thode consistant &#224; br&#251;ler l'arbojo (une mauvaise herbe) de la terre soi-disant pour la fertiliser - car ils ne connaissaient ni les engrais ni les engrais. irrigation artificielle, permettant l'&#233;puisement du sol. En outre, ils produisaient du coton, du cacao, du chili et des haricots. Les terres &#224; planter doivent &#234;tre proches des cenotes (d&#233;p&#244;ts d'eau), car la s&#233;cheresse a dur&#233; pr&#232;s de huit mois. Si ces d&#233;p&#244;ts n'existaient pas, il &#233;tait n&#233;cessaire de collecter les eaux de pluie ou d'utiliser les lacs naturels. Cela a provoqu&#233; le d&#233;clin de la population maya, qui a d&#251; quitter ses villes et &#233;migrer vers de nouvelles r&#233;gions non exploit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le temps, la migration progressive a provoqu&#233; une nouvelle concentration des Mayas au nord de la p&#233;ninsule du Yucatan, ce qui a permis de faire revivre les traditions et de r&#233;organiser l'&#201;tat. Le nouvel empire ou empire postclassique a commenc&#233; (10&#232;me-16&#232;me si&#232;cles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de cette nouvelle p&#233;riode, les colons mayas ont fusionn&#233; avec le groupe envahissant d'origine tolt&#232;que, dirig&#233; par un roi-pr&#234;tre nomm&#233; Quetzalc&#243;atl (serpent &#224; plumes) ou Kukulc&#225;n des Mayas, qui ont impos&#233; leurs cultes religieux et un syst&#232;me militariste. Ils se sont install&#233;s &#224; Chichen Itza, o&#249; ils ont reconstitu&#233; leur ancienne capitale, Tula, sous l'&#233;gide de Quetzalcoatl, qui pr&#233;sidait la vie maya-tolt&#232;que du haut du ch&#226;teau, la principale pyramide de la ville. Il y avait des marches sur les quatre c&#244;t&#233;s, et de sa partie sup&#233;rieure, on pouvait voir une grande partie de la p&#233;ninsule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre ville envahissante est celle des Itza, install&#233;s au 12e si&#232;cle &#224; Champoton, sur la c&#244;te de Campeche, une r&#233;gion qu'ils occup&#232;rent jusqu'en 1240. Peu de temps apr&#232;s, ils fond&#232;rent Mayap&#225;n dans le secteur centre-est de la p&#233;ninsule. Durant la p&#233;riode post-classique, les principales villes &#233;taient Chich&#233;n Itz&#225;, Uxmal et Mayap&#225;n, qui ont pendant quelque temps maintenu une alliance connue sous le nom de Ligue de Mayap&#225;n. Ceci, jusqu'&#224; ce qu'une br&#232;ve p&#233;riode de guerre (guerres) donne l'h&#233;g&#233;monie &#224; Mayap&#225;n, qui organise une sorte d'empire dont d&#233;pend une douzaine de villes. Apparemment, les seigneurs de ces villes ont &#233;t&#233; captur&#233;s pour emp&#234;cher les r&#233;bellions. En outre, gr&#226;ce aux mariages familiaux, des alliances familiales avec les domin&#233;s ont &#233;t&#233; &#233;tablies. Les personnages les plus conflictuels ont &#233;t&#233; vendus comme esclaves aux villes voisines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces mesures ont permis &#224; Mayap&#225;n de conserver son leadership jusqu'en 1450 environ, date &#224; laquelle Ah Xupan Xi&#250;, membre de la famille Tutul-Xi&#250;, s'est r&#233;volt&#233;. Les dirigeants de la dynastie Cocom ont &#233;t&#233; tu&#233;s et la ville a &#233;t&#233; pill&#233;e puis d&#233;truite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela vint l'anarchie et la d&#233;sint&#233;gration de l'empire. Les villes ont recouvr&#233; leur ind&#233;pendance et se sont battues pour imposer leur pouvoir. Les influences mexicaines ont &#233;t&#233; rejet&#233;es et la culture maya classique a &#233;t&#233; reprise. Dans les hautes terres du Guatemala, la Quiche formait un petit empire qui ne dura pas longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; tout cela, il faut ajouter l'ouragan de 1464 et la peste de 1480, si bien que les centres de population ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s. Les Mayas se sont &#224; nouveau install&#233;s dans la zone centrale, dans la r&#233;gion du Pet&#233;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cadence des Mayas et leurs multiples conflits internes ont facilit&#233; la conqu&#234;te et le r&#232;glement des Espagnols, qui ont d&#233;couvert la p&#233;ninsule du Yucatan en 1517 (Hern&#225;ndez de C&#243;rdoba). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.icarito.cl/2009/12/92-5068-9-los-maya.shtml/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; partir de 850, en plein &#226;ge d'or, les activit&#233;s architecturales et artistiques cessent et, sans raison apparente, les grandes m&#233;tropoles des Basses Terres du centre sont brutalement abandonn&#233;es. Pour cet &#233;pisode, Les chercheurs privil&#233;gient des hypoth&#232;ses bas&#233;es sur l'interaction de plusieurs facteurs tels que : - Une augmentation d&#233;mographique trop rapide. - Une surexploitation des sols qui les auraient rendus st&#233;riles. - Les d&#233;penses d&#233;mesur&#233;es des rois qui ruinaient les cit&#233;s. - Des catastrophes climatiques telles que s&#233;ismes, ouragans ou s&#233;cheresses. Ces facteurs &#171; ont amen&#233; des r&#233;actions en cha&#238;ne sous forme d'interruption de r&#233;seaux commerciaux, de r&#233;voltes, de guerres et d'invasions par les voisins &#187;4 acc&#233;l&#233;rant le d&#233;clin de la civilisation maya. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://docnum.univ-lorraine.fr/public/BUPHA_T_2014_ANTIH_JULIEN.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; P&#233;riode classique (300 &#224; 900 apr&#232;s JC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette p&#233;riode, le processus culturel des Mayas a atteint son d&#233;veloppement maximum, tant dans le domaine technologique que dans les domaines social, &#233;conomique, politique, religieux et artistique. C'&#233;tait le soi-disant &#171; &#226;ge d'or &#187; des Mayas. La population avait augment&#233; et l'agriculture s'&#233;tait beaucoup d&#233;velopp&#233;e. Des terrasses ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;es dans les zones montagneuses ; dans les territoires comportant des rivi&#232;res, des lacs ou des lagunes, des canaux d'irrigation ont &#233;t&#233; construits, ce qui a permis d'accro&#238;tre les surfaces cultivables tant pour la production de produits de base que pour la consommation et le commerce. Les centres ont grandi en splendeur. Avec les nouvelles avanc&#233;es, il est devenu beaucoup plus diversifi&#233; et des artisans sp&#233;cialis&#233;s dans diff&#233;rentes manifestations culturelles ont &#233;merg&#233; ; de m&#234;me, le commerce a augment&#233;, ce qui, peu &#224; peu, a facilit&#233; le d&#233;veloppement &#233;conomique et permet d&#233;sormais, &#224; l'&#233;poque classique, d'&#233;changer non seulement avec les peuples mayas, mais &#233;galement avec d'autres peuples m&#233;soam&#233;ricains, se consolidant ainsi entre Vall&#233;e du Mexique un commerce actif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e de certaines villes m&#233;soam&#233;ricaines aupr&#232;s des populations mayas est arriv&#233;e un moment pour d&#233;stabiliser la soci&#233;t&#233; et paralyser la construction de centres c&#233;r&#233;moniels. Cependant, l'&#233;lite dirigeante a surmont&#233; la crise et poursuivi son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les meilleurs moments de l'activit&#233; architectonique, il &#233;tait pertinent, car des sites comportant des centaines de b&#226;timents &#233;taient construits, certains avec de nombreuses salles ; pyramides monumentales atteignant 70 m&#232;tres de haut, nombreuses st&#232;les et monuments avec dates de comptage longues et inscriptions jeloglificas dans lesquelles des r&#233;f&#233;rences &#224; des faits historiques sont donn&#233;es. Toutes ces activit&#233;s ont &#233;t&#233; men&#233;es sous la direction et la supervision de la classe dirigeante qui avait mis en place un gouvernement th&#233;ocratique (gouvernement exerc&#233; directement par Dieu ou par les pr&#234;tres en tant que leurs repr&#233;sentants), dans lequel &#233;taient r&#233;cit&#233;s des pouvoirs civils et religieux intimement li&#233;s. La classe dirigeante, une minorit&#233;, &#233;tait soutenue par les hommages que leur donnaient les paysans et les artisans. Son pouvoir s'&#233;tend &#224; toute une r&#233;gion et s'exerce &#224; travers un syst&#232;me bureaucratique bien organis&#233; qui atteint m&#234;me les endroits les plus recul&#233;s. Les fonctionnaires contr&#244;laient les activit&#233;s productives, la vie mat&#233;rielle et spirituelle des populations, atteignant les travaux publics et les sanctuaires d&#233;j&#224; mentionn&#233;s. Durant cette p&#233;riode, on assiste &#224; un d&#233;clin qui repose sur plusieurs th&#233;ories, notamment une guerre civile &#233;ventuelle, une &#233;pid&#233;mie ou la conqu&#234;te de peuples barbares. Au cours de cette p&#233;riode, certaines des villes qui ont fleuri &#233;taient : Coba, Uxmal, Izamal, Kabah, Loltun et Acanceh, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode Posclassique (900 &#224; 1542)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'est d&#233;velopp&#233;e dans la zone nord, car les Mayas qui y vivaient ont surv&#233;cu &#224; la catastrophe qui a provoqu&#233; l'abandon des villes de la zone centrale et ont poursuivi leur d&#233;veloppement au cours de la p&#233;riode postclassique, affect&#233;e par les influences culturelles de groupes &#233;trangers qui se sont effondr&#233;s dans la ville ; L'un d'entre eux, peut-&#234;tre le principal, &#233;tait celui du Chontal ou du Putun Maya, originaire du sud de Campeche et du delta des rivi&#232;res Usumacinta et Grijalva. En raison de leur emplacement dans cette r&#233;gion du golfe du Mexique, les Chontal Maya ou Putun sont influenc&#233;s par leurs voisins mexicains et constituent une culture hybride Maya-Nahua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une branche de ceux-ci, les Itzaes, ont navigu&#233; de leur lieu d'origine &#224; l'&#238;le de Cozumel, sur la c&#244;te est de la p&#233;ninsule, d'o&#249; ils se sont install&#233;s pendant un certain temps. Quelques ann&#233;es plus tard, ils travers&#232;rent le continent et occup&#232;rent Pole. Ils ont march&#233; jusqu'&#224; Chichen Itza, qui s'appelait alors Uucil Abnal (sept arbustes), un endroit qu'ils ont probablement conquis en 918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois poss&#233;d&#233;s de Chichen Itza, ils se sont prolong&#233;s de divers curmbos de la c&#244;te orientale et de l'int&#233;rieur des terres, certains se sont avanc&#233;s jusqu'&#224; l'int&#233;rieur du Yucatan en conqu&#233;rant et en soumettant un tribut &#224; de nombreuses villes ; d'autres se sont install&#233;s dans des endroits comme Bacalar, Chetumal, Coba (centre abandonn&#233; depuis la fin de la p&#233;riode classique) ou se sont install&#233;s sur la c&#244;te nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps avant les &#233;v&#233;nements mentionn&#233;s ou en m&#234;me temps qu'eux, un autre groupe de la lign&#233;e mexicaine, les Xiu, est entr&#233; dans le Yucatan et a occup&#233; Uxmal pendant un certain temps ; de l&#224;, ils d&#233;tenaient le pouvoir sur la vaste r&#233;gion du sud-ouest du Yucatan. Ces immigrants ont apport&#233; &#224; la r&#233;gion de nouveaux &#233;l&#233;ments id&#233;ologiques qui sont repr&#233;sent&#233;s dans certains b&#226;timents de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers l'an 987, Chich&#233;n Itz&#225; occupa le caudillo tolt&#232;que Quetzalc&#243;atl-Kukulk&#225;n. L'histoire synth&#233;tise le long voyage de ce personnage de son lieu d'origine au Yucatan, et raconte que, fugitif de ses ennemis de Tula dans l'antiplan de Mexico, il s'est rendu, avec un groupe de pr&#234;tres, de guerriers et de serviteurs, une partie du golfe du Mexique qui constituait la r&#233;gion naturelle des Chontales Putunes, un groupe d&#233;j&#224; influenc&#233; par la culture nahuatl ; Peu de temps apr&#232;s, le putnam d'Itzaes l'accompagna dans la derni&#232;re partie de leur p&#233;riple, car ils connaissaient d&#233;j&#224; bien la r&#233;gion et en dominaient une grande partie depuis 918 ; c'est pourquoi il est mentionn&#233; dans les chroniques qu'il y avait deux entr&#233;es d'Itza &#224; Chich&#233;n Itz&#225;. Quetzalcoatl, qui appara&#238;t dans les histoires de Nahua comme un personnage mythique, presque comme un dieu, est connu dans les chroniques mayas comme un personnage historique avec le nom de Kukulkan, qui signifie : serpent &#224; plumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison d&#233;cisive pour l'installation d'Itza sur le site qu'ils ont nomm&#233; Chichen Itza &#233;tait l'existence de deux cenotes, l'un d'eux, le Xtoloc, servant &#224; l'approvisionnement en eau ; l'autre, le sacr&#233; ou les sacrifices, &#233;tait utilis&#233; pour v&#233;n&#233;rer le dieu de la pluie, Chaac. Un sacb&#233; m&#232;ne &#224; la Cenote de los Sacrificios de la place principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple maya de Chich&#233;n ltz&#225; et ceux qui vivaient dans la zone d'influence de ce centre &#233;taient soumis &#224; des chefs non autochtones, c'est-&#224;-dire aux envahisseurs &#233;trangers qui contribuaient aux &#233;l&#233;ments culturels nahuas, parmi lesquels pr&#233;dominaient les Toulas. Le paysan a continu&#233; de travailler la terre comme par le pass&#233;, mais le tribut a &#233;t&#233; achemin&#233; vers les dirigeants d'Itza et l'esclavage s'est intensifi&#233;, les sacrifices humains ont &#233;t&#233; augment&#233;s et des changements de croyances ont &#233;t&#233; impos&#233;s, de m&#234;me que la v&#233;n&#233;ration de nouvelles divinit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir d'Itza &#233;tait concentr&#233; &#224; Chich&#233;n ftz&#225;, c'est pourquoi ce centre militaire, politique, commercial et religieux a subi une transformation profonde qui a conduit &#224; son d&#233;veloppement. les id&#233;es introduites par les groupes tolt&#232;ques se refl&#233;taient dans l'art et l'architecture, comme on peut en citer des exemples : la construction de l'imposant b&#226;timent El Castillo, le groupe des Mille Colonnes et le Grand Jeu de balle ; les repr&#233;sentations de tigres ambulants et de cr&#233;neaux en forme d'escargot, comme &#224; Toula ; des colonnes avec des serpents dress&#233;s, des bas-reliefs repr&#233;sentant des guerriers tolt&#232;ques, des peintures murales avec des sc&#232;nes de guerriers naviguant devant des villes c&#244;ti&#232;res ; planches avec des figures humaines masqu&#233;es et des animaux dans l'attitude de manger des c&#339;urs humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense que le boom de Chich&#233;n ltz&#225; a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; gr&#226;ce &#224; la p&#233;riode de paix relative qui a v&#233;cu 200 ans, ce qui a &#233;t&#233; rendu possible par l'organisation, vers l'an 1000, de la &#034;Ligue de Mayap&#225;n&#034;, alliance politique constitu&#233;e par les dirigeants d'Uxmal (Xiu), Chich&#233;n Itz&#225; et Mayap&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux si&#232;cles plus tard, la discorde politique, les rivalit&#233;s pour les int&#233;r&#234;ts commerciaux et la r&#233;bellion du peuple fatigu&#233; de tant d'oppression ont conduit &#224; la dissolution de la Ligue, &#224; la chute d'Uxmal et &#224; la fin de la pr&#233;pond&#233;rance de Chich&#233;n ltz&#225;, &#233;v&#233;nements contemporains s'est produite vers l'an 1200.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin soudaine de Chich&#233;n ltz&#225; &#233;tait due, selon certains t&#233;moignages historiques, &#224; la guerre que Mayap&#225;n lui avait faite, au cours de laquelle un important chef de ce lieu appel&#233; Hunac Ceel Cahuic avait vaincu les Itza et les avait expuls&#233;s. Ce fait est connu dans les textes mayas comme &#034;la trahison de la cellule Unac&#034;. Le d&#233;part d'Itza n'a pas entra&#238;n&#233; l'abandon total du site. Divers groupes mayas ont continu&#233; pendant plus de trois si&#232;cles, faisant des p&#232;lerinages au C&#233;note sacr&#233; pour apporter des offrandes au dieu de la pluie, Chaac. Le site appartenait au Cupul Itz&#225;. Apr&#232;s la r&#233;bellion, le pouvoir &#233;tait entre les mains des vainqueurs, les Cocom, de la lign&#233;e Itza, seigneurs de Mayap&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, ce site est devenu le centre politique et commercial le plus important de toute la partie nord de la p&#233;ninsule. La ville a &#233;t&#233; transform&#233;e, le mur qui l'entoure a &#233;t&#233; construit et plus de 2 000 maisons destin&#233;es &#224; l'habitation, ainsi que des b&#226;timents monumentaux semblables &#224; ceux de Chich&#233;n ltz&#225;. Le pouvoir exerc&#233; par les Cocoms depuis sa cr&#233;ation &#233;tait absolu et sa politique visant &#224; emp&#234;cher une nouvelle r&#233;bellion consistait &#224; capturer Mayap&#225;n en tant que captifs des seigneurs naturels du pays, des principaux chefs mayas, et de les garder en otage. Ils ont &#233;t&#233; construits des maisons sp&#233;ciales dans l'enceinte fortifi&#233;e afin de vivre en union avec un petit entourage de leurs partisans ; de l&#224;, ils s'occupent des affaires de leurs gouvern&#233;s et re&#231;oivent le tribut qu'ils ont envoy&#233; de leurs villes, qui ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s aux seigneurs de Mayap&#225;n. Une grande partie des int&#233;r&#234;ts commerciaux du Cocom &#233;taient li&#233;s &#224; la c&#244;te orientale et &#224; d'autres plages de la p&#233;ninsule, l'une des principales &#233;tant le sel, contr&#244;l&#233; par eux pendant longtemps. Apparemment, ils entretenaient des relations importantes avec les navigateurs du Putun avec lesquels ils avaient eu de pr&#233;cieux &#233;changes. &#192; la suite de ce commerce, des centres importants tels que Tul&#250;m, Xelh&#225; et Muyil ont prosp&#233;r&#233; sur ce territoire. &#192; mesure que les ann&#233;es passaient, la tyrannie de la maison Cocom s'intensifiait, l'hommage r&#233;clam&#233; augmentait et devenait de plus en plus fr&#233;quent, l'esclavage se r&#233;pandait et les esclaves mayas acqu&#233;raient une valeur commerciale sur les march&#233;s florissants des c&#244;tes nord-ouest et est de la p&#233;ninsule, pratique qui subsiste m&#234;me apr&#232;s la perte de pouvoir du Cocom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant qu'un tel syst&#232;me d'exploitation ne commence une s&#233;rie de soul&#232;vements des peuples affect&#233;s contre le groupe dominant, mais ceux-ci furent apais&#233;s par les partisans du Cocom, aid&#233;s par les guerriers mexicains, appel&#233;s par les Maya Ah Canul. Au fur et &#224; mesure que les soul&#232;vements se multipliaient, un plus grand nombre de guerriers arriv&#232;rent &#224; Mayap&#225;n, le Cocom ayant &#233;tabli une alliance militaire et commerciale avec les groupes mexicains &#233;tablis &#224; Tabasco et &#224; Xicalango, dans lesquels l'envoi de guerriers &#233;tait envisag&#233;. mercenaires On attribue &#224; cela l'introduction de l'arc et de la fl&#232;che au Yucatan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Xiu, se fondant sur le fait qu'ils &#233;taient autrefois les seigneurs d'Uxmal, ont estim&#233; avoir les m&#234;mes droits que les Cocoms car ils &#233;taient aussi vieux qu'eux-m&#234;mes et &#233;taient soutenus par le prestige que les Mayas les reconnaissaient en tant que dirigeants de certaines villes de la r&#233;gion. ils sont devenus les principaux conspirateurs contre le Cocom. C'est &#224; cette &#233;poque que la lutte contre l'oppression et les abus des seigneurs de Mayap&#225;n a &#233;t&#233; maintenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion a &#233;t&#233; fructueuse en 1441 lorsque les Xiu ont obtenu l'appui de la plupart des peuples de la r&#233;gion ; Ensuite, les Mayas ont attaqu&#233; la ville fortifi&#233;e de Mayap&#225;n, symbole des privil&#232;ges et de la domination. L'endroit &#233;tait compl&#232;tement d&#233;truit, br&#251;l&#233; et abandonn&#233; pour toujours, il ne restait que des d&#233;bris du puissant Mayapan. Les vainqueurs ont mis fin &#224; la guerre en tuant le gouvernement Cocom et ses proches ; Un seul Cocom a surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; ses activit&#233;s commerciales &#224; Ul&#250;a, sur la c&#244;te cara&#239;be du Honduras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la r&#233;volution, le pouvoir politique et commercial, exerc&#233; pendant plus de deux cents ans de mani&#232;re centrale par Mayap&#225;n, est fragment&#233; en dix-sept cacicazgos (cuchcabal) ou provinces ind&#233;pendantes et rivales, bien que certaines alliances en fussent alli&#233;es. Les seigneurs mayas rest&#233;s captifs ont &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s et sont rentr&#233;s dans leurs lieux d'origine. Les Cocom qui ont surv&#233;cu &#224; son retour se sont install&#233;s &#224; Tibol&#243;n, site principal de la province de Sotuta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.monografias.com/trabajos/civmesomayas/civmesomayas.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; maya aurait disparu en atteignant son plus grand succ&#232;s en termes agraires et d&#233;mographiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chaque cit&#233;-&#201;tat maya d'importance (Tikal, Palenque, Calakmul, Caracol, etc.) avait donc besoin, pour sa subsistance, de tr&#232;s vastes territoires pour nourrir une population d'autant plus grandissante que la cit&#233; &#233;tait prosp&#232;re. Quinze hectares et une cinquantaine de jours de travail &#233;taient n&#233;cessaires au paysan maya pour nourrir une famille de 10 personnes pendant un an : c'est un espace consid&#233;rable ! Or la dimension de la plupart des cit&#233;s, comme l'ampleur des travaux men&#233;s &#224; bien en relativement peu de temps, impliquaient &#224; terme que ce mode de production ne pourrait plus suffire aux besoins, d'autant qu'on sait que les rendements de la milpa sont faibles (2 &#224; 3 quintaux de ma&#239;s &#224; l'hectare). Certes, les Mayas avaient parfois mis au point des syst&#232;mes plus intensifs, comme l'agriculture en terrasses (Caracol, R&#237;o Bec) ou des jardins potagers autour des maisons avec utilisation des cendres (Tikal), mais cela ne pouvait que retarder l'&#233;ch&#233;ance. La d&#233;gradation des sols dans le p&#233;rim&#232;tre proche des cit&#233;s conduisait in&#233;luctablement &#224; des productions alimentaires de plus en plus maigres alors que, dans le m&#234;me temps, les populations croissaient. &#192; la fin de la p&#233;riode Classique (vers 900 ap. J.-C.) on estime la population maya &#224; plus de 2 millions d'individus dans les Basses-Terres. Puis d'&#233;vidence, la population s'est d&#233;velopp&#233;e jusqu'&#224; atteindre rien que dans le Pet&#233;n pr&#232;s d'une dizaine de millions de personnes &#224; son apog&#233;e (Schwartz, 1990). On estime qu'&#224; leurs apog&#233;es, vers 810, Palenque avait une dizaine de milliers d'habitants, Tikal (fig. 5) et Calakmul ont eu chacune environ 50 000 habitants (Haviland, 1972), et Caracol, au pied des monts Mayas (Belize), plus de 140 000 habitants (Chase, 2008) sur un rayon de 10 km ! Dans le Pet&#233;n, selon Rice et Rice (1990) les densit&#233;s rurales pouvaient atteindre jusqu'&#224; 200 &#224; 300 habitants/km2, ce qui est consid&#233;rable pour une for&#234;t tropicale ! La capacit&#233; de r&#233;silience de cette derni&#232;re et de ses sols n'y pouvait suffire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/com/5626#tocto1n4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tolt&#232;ques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tula, capitale de l'Empire Tolt&#232;que (dans l'Etat mexicain d'Hidalgo), est l'une des grandes m&#233;tropoles commerciale, politique et religieuse de M&#233;so-Am&#233;rique. Elle a &#233;t&#233; conquise par les Chichim&#232;ques en 1168 apr&#232;s J.-C. mais quelle &#233;tait la raison d'une telle chute qui permettait &#224; leur voisin de devenir plus puissants qu'eux sans que la population ne d&#233;fende leur ancienne cit&#233; et soci&#233;t&#233; ? La r&#233;ponse suit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Atlas historique de la M&#233;so-Am&#233;rique &#187;, Norman Bancroft Hunt :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui pr&#234;te &#224; confusion et provoque la discussion parmi les chercheurs qui s'int&#233;ressent &#224; l'histoire de l'Am&#233;rique centrale, c'est que beaucoup des grandes cit&#233;s ont &#233;t&#233; brusquement d&#233;sert&#233;es, souvent apr&#232;s avoir fait l'objet de tentatives apparentes de destruction. Les grands sites olm&#232;ques de San Lorenzo et de La Venta ont &#233;t&#233; d&#233;truits avant d'&#234;tre abandonn&#233;s comme le seront plus tard les villes majeures de Teotihuac&#224;n et de Tula. Bien que les indices de destruction y soient moins visibles, il en va de m&#234;me pour de nombreux centres mayas. Ces abandons pr&#233;sentent la particularit&#233; de ne pas sembler faire suite &#224; un quelconque d&#233;clin, mais de se produire brutalement et de fa&#231;on catastrophique. Ils apparaissent au cours de p&#233;riodes o&#249; les preuves arch&#233;ologiques sugg&#232;rent &#224; l'&#233;vidence qu'il s'agissait de centres prosp&#232;res, sur le plan religieux et commercial. Diverses explications ont &#233;t&#233; avanc&#233;es. Selon la plus commun&#233;ment admise, des pressions ext&#233;rieures ont rendu ces sites intenables. D'apr&#232;s ces sc&#233;narios, des intrigues politiques entre cit&#233;s rivales auraient entra&#238;n&#233; des guerres qui auraient fait perdre aux souverains leur autorit&#233; et pouss&#233; les populations &#224; l'exode. Selon une autre explication, des dissensions internes, dues &#224; des soul&#232;vements des communaut&#233;s rurales contre les &#233;lites gouvernantes, se seraient termin&#233;es en guerres civiles. Une troisi&#232;me hypoth&#232;se s'appuie sur une augmentation trop rapide des populations que n'auraient pas pu supporter les ressources locales. (...) La troisi&#232;me hypoth&#232;se n'est pas applicable aux Olm&#232;ques qui n'ont jamais &#233;t&#233; assez nombreux pour &#233;puiser les ressources de leur territoire. On peut aussi invoquer de violents bouleversements qui auraient pu &#234;tre d'origine tr&#232;s diverses et dont le r&#244;le aurait &#233;t&#233; d&#233;terminant. Ni &#224; San Lorenzo, ni &#224; La Venta n'apparaissent des indices permettant de prouver que les destructions ont &#233;t&#233; dues &#224; une insurrection. Si des combats assez violents s'&#233;taient d&#233;roul&#233;s pour chasser l'&#233;lite gouvernante en place, les vestiges arch&#233;ologiques auraient &#233;t&#233;, tout au moins partiellement, d&#233;truits. C'est ce que l'on constate dans le site ult&#233;rieur de Tula que les Azt&#232;ques envahirent et br&#251;l&#232;rent. Les monuments ont &#233;t&#233; envahis avec une telle violence qu'ils ont &#233;t&#233; fracass&#233;s. A San Lorenzo et &#224; La Venta, rien de tel : les destructions s'apparentent plus &#224; des destructions syst&#233;matiques qu'&#224; un &#233;v&#233;nement dramatique. Dans ces deux sites, les monuments jet&#233;s &#224; terre ont &#233;t&#233; d&#233;t&#233;rior&#233;s par des coups, des entailles, des &#233;clats et des trous. (...) Des envahisseurs, ou m&#234;me des insurg&#233;s, auraient laiss&#233; en place les vestiges mutil&#233;s au lieu de les disperser selon un ordre pr&#233;cis. Il n'est pas dans les usages des arm&#233;es conqu&#233;rantes ou des partisans d'une guerre civile de traiter les vestiges de leurs ennemis avec un tel respect. (...) Mais cette action pouvait &#234;tre aussi une fa&#231;on de les condamner au Royaume de la mort et de leur retirer ainsi rituellement leurs pouvoirs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s m&#233;so-am&#233;ricaines ont &#233;t&#233; d&#233;truites par des r&#233;volutions mais il ne faut pas oublier qu'elles ont &#233;galement &#233;t&#233; construites face &#224; des r&#233;volutions et par des r&#233;volutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tolt&#232;ques, un groupe de langue nahuatl qui soumit les Nonoalcas, descendants des Teotihuacan, font partie des tribus qui ont fait irruption en M&#233;soam&#233;rique. Ils s'y sont manifest&#233;s entre 900 et 1200 de notre &#232;re, ce qui signifie qu'ils sont beaucoup plus proches de nous que les Olm&#232;ques ou les Mayas. Quand les envahisseurs se sont m&#234;l&#233;s avec les habitants des vall&#233;es de l'&#233;tat actuel d'Hidalgo, ils ont cr&#233;&#233; une grande ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tollan (&#034;Lugar de tules&#034;), pr&#232;s de la rivi&#232;re Toula, en &#233;tait la capitale. Ils y ont construit des b&#226;timents orn&#233;s de colonnes en forme de guerriers appel&#233;s &#034;Atlantes&#034;. Ils ont &#233;galement sculpt&#233; des figures de jaguars, coyotes et aigles d&#233;vorant les c&#339;urs. Vers l'an 1050 de notre &#232;re, les Tolt&#232;ques avaient transform&#233; Tula en une grande ville, capitale d'un empire qui dominait le centre du Mexique et &#233;tendait son influence &#224; des r&#233;gions tr&#232;s &#233;loign&#233;es. A Tula, la fonction politique &#233;tait li&#233;e au religieux et le centre urbain &#233;tait le si&#232;ge du gouvernement et de la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tolt&#232;ques ont &#233;tendu leur influence par la guerre et le commerce, ont emprunt&#233; &#224; d'autres cultures diff&#233;rentes fa&#231;ons de travailler la terre et de construire des temples ou des maisons, ont obtenu des richesses et des territoires domin&#233;s. Les peuples sujets leur ont rendu hommage en &#233;change d'une protection militaire. Au cours de la guerre, ils ont obtenu des richesses et des territoires domin&#233;s ; les peuples sujets leur ont rendu hommage en &#233;change d'une protection militaire. Les Tolt&#232;ques ont &#233;tendu leur influence par la guerre et le commerce. Les Tolt&#232;ques ont re&#231;u des articles aussi diff&#233;rents que des c&#233;ramiques d'Am&#233;rique centrale et des turquoises du Nouveau-Mexique actuel. &#192; leur tour, des produits de Toula ont &#233;t&#233; trouv&#233;s dans des endroits aussi &#233;loign&#233;s que le Honduras et le sud des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre acquit, chez les Tolt&#232;ques, une plus grande importance que dans les cultures qui ont prosp&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque classique. Il appara&#238;t des professionnels militaires qui s'identifient &#224; certains animaux tels que : les guerriers aigle, jaguar ou coyote. D&#232;s lors, la pr&#233;dominance des guerriers s'intensif et l'esprit militariste caract&#233;rise toutes les cultures postclassiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre c&#233;r&#233;moniel de Tula avait des pyramides, des salles et des jeux de ballon ; et comme &#224; Teotihuac&#225;n, l'obsidienne et la c&#233;ramique &#233;taient travaill&#233;es. Selon un po&#232;me, le g&#233;nie des artistes tolt&#232;ques &#233;tait d&#251; &#224; : &#034;ils ont mis leur coeur dans le travail&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tolt&#232;ques ont domin&#233; un grand territoire, mais pas pour longtemps. Vers l'an 1200 apr. J.-C. sa force a &#233;t&#233; d&#233;truite par de nouveaux groupes d'envahisseurs. La fin de Tula ressemble &#224; celle de Teotihuac&#225;n, environ 1 170 personnes et la ville et son centre c&#233;r&#233;moniel ont &#233;t&#233; pratiquement d&#233;truits ; Cependant, l'influence des Tolt&#232;ques a surv&#233;cu &#224; plusieurs endroits. C'est le cas de Chich&#233;n Itz&#225;, dans la r&#233;gion maya du Yucat&#225;n, dont l'architecture et les sculptures, telles que Chac-mool, ressemblent extraordinairement aux Tolt&#232;ques. (Voir pp.112 et 113 de l'Histoire du livre de la 5e ann&#233;e). La ruine de Tula a favoris&#233; l'entr&#233;e de nouveaux groupes dans l'altiplano qui s'est install&#233; &#224; Tenayuca, &#224; Texcoco. Des groupes Nahua du Mixteca sont arriv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les peuples Nahuas, le mot Tolt&#232;que &#233;tait synonyme d'artiste, d'artisan de sage, ou de ma&#238;tres b&#226;tisseurs et toltecayotl (Tolt&#232;cis&#233;) signifie art, culture civilisation, urbanisme et &#233;tait consid&#233;r&#233; comme le contraire de Chichim&#232;ques (Chichimecis&#233;), qui symbolisait l'&#233;tat sauvage des peuples nomades qui n'&#233;taient pas encore urbanis&#233;s. Cette interpr&#233;tation fait valoir que tout grand centre urbain en Am&#233;rique centrale pourrait &#234;tre d&#233;nomm&#233; Tollan et ses habitants Tolt&#232;ques et qu'il &#233;tait de pratique courante pour les lign&#233;es royales de la p&#233;riode M&#233;soam&#233;ricaine postclassique de renforcer leurs pr&#233;tentions au pouvoir en revendiquant une ascendance tolt&#232;que. Les r&#233;cits m&#233;so-am&#233;ricains de migrations rapportent souvent que Tollan &#233;tait gouvern&#233;e par Quetzalcoatl (ou Kukulcan en langue Maya yucat&#232;que et Gukumatz en langue K'iche'), une figure divine mythique qui fut exil&#233;e de Tollan et est parti fonder une nouvelle cit&#233; d'ailleurs en M&#233;so-Am&#233;rique. Les revendications d'une ascendance tolt&#232;que et d'une dynastie fond&#233;e par Quetzalcoatl sont communes &#224; diverses civilisations comme les Azt&#232;ques, les peuples Quich&#233;s et les Mayas d'Itz&#225;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement des Tolt&#232;ques n'est pas la premi&#232;re, ni la seule, dans l'histoire heurt&#233;e des civilisations pr&#233;colombiennes, faite de p&#233;riodes d'expansion suivies de rudes replis. Ainsi, aux environs de 200 avant J&#233;sus-Christ, existait d&#233;j&#224; dans la vall&#233;e de Mexico une cit&#233; immense et sophistiqu&#233;e, Teotihuac&#225;n, qui comptait jusqu'&#224; 200 000 habitants, sans doute la plus grande ville du monde &#224; cette &#233;poque. On peut encore admirer les ruines de cette somptueuse cit&#233; dans la vall&#233;e de San Juan, &#224; 50 kilom&#232;tres au nord-est de Mexico. Elle s'est effondr&#233;e entre le VIe et le VIIe si&#232;cle, dans une confusion violente et inexpliqu&#233;e. Plusieurs explications ont &#233;t&#233; avanc&#233;es par les sp&#233;cialistes : r&#233;voltes contre le pouvoir, croissance excessive de la population&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le d&#233;clin de Tollan-Xicocotitlan commence vers le milieu du XIIe si&#232;cle et co&#239;ncide avec la phase dite du feu. Pendant les deux si&#232;cles qu'a dur&#233; cette &#233;tape de l'histoire pr&#233;colombienne de la ville, les principaux b&#226;timents du centre administratif ont &#233;t&#233; incendi&#233;s. La reconstruction historique faite par l'arch&#233;ologue Jorge Acosta &#233;tait celle d'un &#233;v&#233;nement catastrophique de pillage et d'incendie de la ville, en raison de l'invasion de groupes mexicains. Cette fin catastrophique a longtemps fait penser &#224; une r&#233;duction consid&#233;rable de la population de la zone urbaine et de toute la r&#233;gion &#224; la suite de l'effondrement de la ville, ce qui provoquerait un chaos &#233;conomique dans la r&#233;gion qui disperserait une grande partie de la population, population dense qui vivait &#224; l'&#233;poque tolt&#232;que. Cependant, &#224; pr&#233;sent, gr&#226;ce aux &#233;tudes de Juan Yadeun dans la zone urbaine, nous savons que non seulement un &#034;d&#233;peuplement catastrophique&#034; n'a pas eu lieu &#224; Tula, mais qu'il y a eu une continuit&#233; d&#233;mographique et que, dans la r&#233;gion de Tula, il y a une forte continuit&#233; entre le r&#232;glement des occupations de Tollan et celles de la phase du palais qui nous am&#232;ne &#224; penser que le changement qualitatif entre les Tolt&#232;ques et les Azt&#232;ques tardifs se produirait sans un d&#233;peuplement entre eux. Il est probable que les raisons de ce processus de d&#233;clin &#233;taient de La chute de la capitale tolt&#232;que a &#233;t&#233; associ&#233;e &#224; l'&#233;puisement d'un syst&#232;me politique largement r&#233;pandu en M&#233;so-Am&#233;rique lors de l'&#233;panouissement de la ville, o&#249; l'association entre les Tollan mythique et la figure du serpent &#224; plumes servit de moyen de l&#233;gitimer l'&#233;lite h&#233;g&#233;monique dans plusieurs. Les arts du territoire actuel du Mexique et de l'Am&#233;rique centrale. &#192; Tula, une s&#233;rie de diff&#233;rends opposant des groupes luttant pour la domination de la ville finirent par la ruiner. Les vestiges de l'un des b&#226;timents les plus importants, le palais Quemado, tirent leur nom actuel des preuves arch&#233;ologiques qui prouvent qu'il a &#233;t&#233; incendi&#233;. Bien que des &#233;tudes r&#233;centes sugg&#232;rent que la plupart des b&#226;timents administratifs, tels que les temples, les temples de quartier et les zones de conseil, ont &#233;t&#233; incendi&#233;s dans le cadre d'un rituel de destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion adjacente &#224; Tula, la m&#234;me chose s'est produite. Ainsi, par exemple, dans la partie nord du bassin du Mexique, une r&#233;gion importante sous le contr&#244;le de Tula, se trouvent des centres provinciaux abandonn&#233;s, tels que San Miguel Eyacalco, une agglom&#233;ration vaste et complexe par laquelle Tula a gard&#233; le contr&#244;le de la r&#233;gion des plaines de Pachuca. Les centres provinciaux, comme Apazco, disparaissent &#233;galement, tandis que d'autres, comme Santa Mar&#237;a, Mesa la Ahumada et El Pedregal, connaissent un d&#233;peuplement presque total. Cependant, la plupart des villages et des petits hameaux continuent d'&#234;tre occup&#233;s dans cette r&#233;gion sans abandon apparent. Ce qui pr&#233;c&#232;de indique qu'il y avait un degr&#233; &#233;lev&#233; de continuit&#233; d&#233;mographique, environ 60% de la population, apr&#232;s la chute de Tula, sans que nous puissions penser que l'effondrement de Tollan avait cr&#233;&#233; un vide d&#233;mographique au niveau r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement politique de l'&#201;tat tolt&#232;que, plusieurs lign&#233;es dirigeantes de la ville ont entam&#233; un exode qui les a conduites &#224; s'&#233;tablir dans d'autres r&#233;gions de la M&#233;so-Am&#233;rique. Certains se sont install&#233;s &#224; Colhuac&#225;n, o&#249; ils ont &#233;tabli un important manoir qui dominait le sud de la vall&#233;e du Mexique. En fin de compte, l'&#233;lite Culhuacan a donn&#233; aux Mexica leur premier tlatoani, qui a revendiqu&#233; leur ascendance tolt&#232;que comme base de leur l&#233;gitimit&#233;. Malgr&#233; l'exode massif de la population, Tollan-Xicocotitlan n'a jamais &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233; et est rest&#233; une population importante dans sa r&#233;gion, bien que jamais comparable &#224; son &#233;poque de floraison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la phase du palais (1350-1450), la ville &#233;tait occup&#233;e par des groupes mexicains. Ceux-ci ont fait de nouvelles constructions &#224; usage d'habitation dans le palais de Quemado, la structure K et d'autres structures abandonn&#233;es. On sait que vers 1422, les Tlatelolcas ont effectu&#233; une exp&#233;dition sur les vestiges de l'ancienne capitale tolt&#232;que et que des groupes mexicains ont repr&#233;sent&#233; le roi Quetzalcoatl sur la colline de Malinche.13 De plus, plusieurs monuments d'origine tolt&#232;que ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s de la ville antique vers Mexico-Tenochtitlan. En bref, pour la civilisation Mexica, la capitale tolt&#232;que est rest&#233;e un important point de r&#233;f&#233;rence politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la conqu&#234;te espagnole, une nouvelle population a &#233;t&#233; construite dans la r&#233;gion qui tire son nom de la vieille ville, bien qu'elle soit devenue castillanis&#233;e. Cette population correspond &#224; l'actuelle Tula de Allende. Dans les environs de la zone arch&#233;ologique de Tula se trouvent les vestiges d'une construction de ces premi&#232;res ann&#233;es de la colonie, qui correspond &#224; la derni&#232;re phase arch&#233;ologique de Tula, connue sous le nom de Tr&#233;sor. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Tollan-Xicocotitlan&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Incas :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La hi&#233;rarchie dans l'empire inca reprend l'organisation traditionnelle des communaut&#233;s andines. L'Inca est &#224; la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est &#224; la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conqu&#233;rant veille &#224; ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations &#224; assimiler et laisse en place les autorit&#233;s traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorit&#233;s locales &#233;taient donc encadr&#233;es et rendaient comptes &#224; des sup&#233;rieurs hi&#233;rarchiques qui tous &#233;taient membres du clan Inca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il existait trois classes : la classe laborieuse constitu&#233;e des paysans et artisans, la classe de gouvernance locale et, au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait les r&#234;nes de l'empire. Cette classe dirigeante &#233;tait organis&#233;e comme un clan ordinaire dont les membres &#233;taient appel&#233;s aux plus hautes fonctions au sein de l'empire, qu'elles soient religieuses, militaires ou administratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; &#233;tait donc fond&#233;e sur un syst&#232;me de castes et on ne pouvait que tr&#232;s difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait acc&#233;der &#224; la classe dirigeante &#224; la suite d'un exploit militaire ou gr&#226;ce &#224; quelque autre m&#233;rite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coop&#233;ratifs de peuples vaincus obtiennent des postes &#224; responsabilit&#233;s, souvent celui de Kurakas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe social de base est form&#233; par la famille constitu&#233;e des parents et des enfants c&#233;libataires. L'homme travaille aux champs, et pratique &#233;ventuellement de l'artisanat, tandis que la femme s'occupe de la cuisine et de l'entretien de la maison. L'entraide entre familles est tr&#232;s fr&#233;quente, notamment au moment des r&#233;coltes. Les personnes invalides sont g&#233;n&#233;ralement soutenues par l'ensemble de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples des Andes sont r&#233;partis dans de nombreux villages situ&#233;s sur des hauteurs. L'ensemble des familles, la plupart du temps li&#233;es par le sang, qui habitent un village forme un ayllu. Un chef (kuraka) dirige l'ayllu r&#233;partit les travaux collectifs et les terres. L'ayllu poss&#232;de en effet des terres agricoles, distribu&#233;es par lots, ainsi que des p&#226;turages, d'acc&#232;s collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ayllus sont organis&#233;s en chefferies, regroupant plusieurs ayllus sous la domination de l'un d'entre eux. Les ayllus d&#233;pendants doivent verser un tribut de corv&#233;es &#224; l'ayllu dominant. En &#233;change, ce dernier doit maintenir des r&#233;serves pour pallier les mauvaises r&#233;coltes et subvenir &#224; l'entretien des pauvres. Des chefferies forment &#224; leur tour des groupes sous la domination de l'une d'entre elles. L'empire inca s'inscrit dans le m&#234;me sch&#233;ma, l'empereur &#233;tant le chef du groupe de chefferies constitutif de l'empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conqu&#234;tes se faisaient soit pacifiquement, et alors les souverains conquis conservaient un certain pouvoir, soit par armes, et le peuple vaincu &#233;tait en partie d&#233;plac&#233; dans une r&#233;gion solidement acquise aux Incas et qui lui &#233;tait souvent totalement &#233;trang&#232;re. Des peuples soumis de longue date &#224; l'empire venaient alors repeupler leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Empire inca se composant d'une mosa&#239;que de peuples qui n'ont pas forc&#233;ment &#233;t&#233; d&#233;truits ou r&#233;duits en esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie est fond&#233;e sur la gestion de la main-d'&#339;uvre, sur l'&#233;change d'&#233;nergie humaine, sur une sorte de collectivit&#233; du travail et nullement sur des &#233;changes de biens ou sur une possession collective des biens. La richesse &#233;tait li&#233;e non pas &#224; la possession des biens mais &#224; l'acc&#232;s &#224; la main-d'&#339;uvre pour la production de la communaut&#233;. Le pauvre &#233;tant celui qui poss&#232;de peu de liens de parent&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sommet de l'organisation &#233;conomique se trouve l'Inca qui se repose sur les organisations ethniques et leur &#233;conomie de redistribution mais en g&#233;rant un syst&#232;me de redistribution &#224; un niveau sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le kuraka, le chef de l'ayllu, &#233;tait charg&#233; de la r&#233;partition des terres, qui se faisait sur un mod&#232;le de parts, entre chaque membre du village apte &#224; travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les travaux agricoles &#233;taient divis&#233;s en trois temps :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la part de l'Inca et de la famille royale ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	celle de chaque d&#233;tenteur de lopin de terre, pour subvenir aux besoins de sa famille ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	celle qui appartenait au village, afin de subvenir aux besoins des plus d&#233;munis. Un syst&#232;me d'entraide entre les familles &#233;tait tr&#232;s d&#233;velopp&#233;. En plus des terres collectives, il existait des r&#233;serves qui permettaient de pallier le manque en cas de famine, ou quand venait une d&#233;l&#233;gation de l'Inca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre devoir de chaque membre de la communaut&#233; consistait &#224; s'occuper des travaux collectifs (comme l'entretien des canaux d'irrigation). Ce syst&#232;me connaissait cependant des faiblesses : les kurakas abusaient parfois du syst&#232;me, s'enrichissaient et constituaient une nouvelle classe dont les privil&#232;ges &#233;taient transmis par h&#233;ritage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait une redistribution au niveau local autour du groupe ethnique mais aussi une redistribution bien plus vaste, au niveau de l'empire. L'Inca s'en chargeait &#224; partir des r&#233;serves. Pour op&#233;rer ce travail, on faisait appel &#224; des mitas (transporteurs). L'empire organisait donc aussi la mita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;partition des terres ethniques semblait li&#233;e &#224; la redistribution, puisque chaque ann&#233;e, elle faisait l'objet d'un pacte ou d'une n&#233;gociation. Gr&#226;ce aux principes de la redistribution et de l'&#233;change d'&#233;nergie humaine, les Incas purent entreprendre de nombreuses constructions, cr&#233;er des greniers suppl&#233;mentaires, un r&#233;seau de routes, des centres administratifs... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.peuplesamerindiens.com/pages/amerindiens-d-amerique-du-sud/incas/les-incas.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Azt&#232;ques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; azt&#232;que peut &#234;tre caract&#233;ris&#233;e comme un syst&#232;me de classes soulignant l'existence d'un groupe dominant et d'un groupe domin&#233;, avec un acc&#232;s in&#233;gal au pouvoir et &#224; la richesse. Plus exactement, les Azt&#232;ques doivent &#234;tre d&#233;finis comme une soci&#233;t&#233; de classes, dans laquelle une noblesse se distingue par son lignage ou la naissance du reste de la population. Les nobles, appel&#233;s en Nahuatl &#171; pipiltin &#187;, r&#233;servaient une s&#233;rie de pr&#233;rogatives &#233;conomiques, politiques et sociales de privil&#232;ges, interdites au peuple, compos&#233;es du macehualtin (au singulier macehualli), dont la fonction &#233;tait fondamentalement productive. Comme dans la soci&#233;t&#233; europ&#233;enne m&#233;di&#233;vale, la reconnaissance juridique des droits exclusifs et la diff&#233;renciation sociale et la reproduction par lignages qui d&#233;terminent le groupe dirigeant azt&#232;que en tant que classe. La base &#233;conomique du pouvoir du pipiltin r&#233;sidait dans son contr&#244;le sur la terre et le travail des groupes de macehualtin qui lui &#233;taient associ&#233;s, obtenus par h&#233;ritage et par conqu&#234;te, car apr&#232;s chaque victoire sur une autre unit&#233; politique, le souverain victorieux avait pass&#233; un march&#233; entre les principaux nobles et les guerriers les plus m&#233;ritoires au nom des terres en question. Les macehualtin &#233;taient oblig&#233;s de donner p&#233;riodiquement &#224; leurs ma&#238;tres un tribut sous forme de travail et de marchandise, et le pipiltin contr&#244;lait les principales formes de production &#233;conomique de la soci&#233;t&#233; m&#233;soam&#233;ricaine : agriculture, tribut et commerce. La noblesse azt&#232;que est donc une classe de guerriers qui fonde sa position pr&#233;&#233;minente sur le monopole de la violence et g&#233;n&#232;re une id&#233;ologie qui la soutient par le biais d'un ensemble complexe de mythes, de rituels et de traditions, dont la fonction principale est de l&#233;gitimer et de reproduire l'ordre social de classe. L'identification entre la noblesse et l'&#201;tat dans la soci&#233;t&#233; azt&#232;que &#233;tait presque compl&#232;te, de sorte que les propri&#233;t&#233;s personnelles des nobles de l'&#201;tat ne peuvent &#234;tre dissoci&#233;es. M&#234;me les pipiltins qui n'obtenaient pas directement des bureaux de l'&#201;tat, en raison de leur appartenance au domaine dominant, &#233;taient li&#233;s par une s&#233;rie de fonctions politiques &#224; l'autorit&#233; du tecpan ou du palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; des tlatoani, nous trouvons un deuxi&#232;me haut responsable, qui re&#231;oit le titre de cihuacoatl et qui semble fournir les tlatoani dans les circonstances n&#233;cessaires, presque avec les m&#234;mes attributions. Au sein de l'altepetl, ceux qui n'ont pas atteint le rang de tlatocayotl, ou chez ceux qui l'ont perdu &#224; la suite d'une d&#233;faite &#224; la guerre ne semblent pas appartenir &#224; la classe de pipiltin. Lorsqu'il s'agit d'un cuauhtlatoani impos&#233; par un pouvoir dominant, il semble priv&#233; des symboles de pouvoir associ&#233;s au tlatoani, indiquant que le tlatocayotl ne se voyait pas octroyer de droits permanents sur lui-m&#234;me ou ses h&#233;ritiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre niveau social - celui-ci &#233;tant compris dans la noblesse - est celui de tecutli (pluriel de t&#233;tecutine), g&#233;n&#233;ralement traduit par &#034;seigneur&#034;, qui occupait divers postes au sein de l'organisation de l'&#201;tat, allant du propre tlatoani &#224; d'autres accusations mineures. Ils appartenaient au commandement du teuccalli, ou maison du leadership, desservis par un groupe de vassaux ou macehualtin, qui lui devait un tribut en biens et services. Parfois, ils occupaient des postes de juges, d'ambassadeurs ou de fonctionnaires des imp&#244;ts, ainsi que sous la responsabilit&#233; de la population soumise &#224; leur si&#232;ge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; g&#233;opolitique de base du monde azt&#232;que est &#171; l'altepetl &#187;, litt&#233;ralement &#034;la colline de l'eau&#034; (atl-tepetl), qui, selon le contexte, peut &#234;tre traduit par ville, ville, manoir et m&#234;me pays ou royaume. Fondamentalement, un altepetl d&#233;coule de l'installation d'un groupe humain sur un territoire. Une autre caract&#233;ristique essentielle semble &#234;tre leur division en parties diff&#233;renci&#233;es et portant leur propre nom, et l'existence d'une tradition ou d'un mythe de fondation qui vient affirmer l'unit&#233; ethnique de base ancestrale du groupe, l&#233;gitimant ainsi l'entit&#233; politique actuelle (Lockhart 1999 : 29- 30). L'existence d'un altepetl implique celle d'un centre urbain, la r&#233;sidence de l'&#233;lite dirigeante et l'emplacement des b&#226;timents et des espaces sociopolitiques qui symbolisent son autorit&#233;, tels que le tecpan ou le palais - m&#234;me dans votre cas le tlatoani ou roi - le tiyanquiz ou march&#233; et le teocalli ou temple, qui honore g&#233;n&#233;ralement une divinit&#233; &#224; laquelle s'iidentifie le groupe ethnique. Un certain nombre d'artisans, marchands, pr&#234;tres, fonctionnaires et autres travailleurs viendraient compl&#233;ter la population urbaine, nombre correspondant &#224; l'importance de l'altepetl. Mais le territoire de l'altepetl comprend &#233;galement une zone rurale o&#249; se trouvent les terres appartenant au pipiltin, travaill&#233;s par le macehualtin, qui se rendent p&#233;riodiquement dans le centre urbain pour livrer leur production et collaborent tour &#224; tour au service et &#224; la maintenance des demeures nobles. L'une des caract&#233;ristiques importantes de l'altepetl est cependant que son territoire n'est pas n&#233;cessairement contigu, ce qui s'explique peut-&#234;tre par sa division en parties et par un concept de domination et de d&#233;pendance plus personnel que territorial : bref, le territoire d'altepetl ce n'est que la somme des terres sous la juridiction de leur pipiltin. Des campagnes de conqu&#234;te, d'h&#233;ritage, de d&#233;sint&#233;gration ou d'incorporation de nouveaux groupes modifiaient souvent la configuration g&#233;ographique d'un altepetl, de sorte que la complexit&#233; du probl&#232;me &#224; la fin du postclassique dans la r&#233;gion centrale m&#233;soam&#233;ricaine ob&#233;it sans doute &#224; des raisons historiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance des march&#233;s - et de la pochteca ou des marchands - dans l'&#233;conomie postclassique m&#233;soam&#233;ricaine est incontestable. Outre le syst&#232;me de march&#233;s ordinaires organis&#233; de mani&#232;re solaire, il existait des march&#233;s r&#233;gionaux sp&#233;cialis&#233;s dans des produits exotiques sp&#233;cifiques sur lesquels convergeaient de vastes r&#233;seaux commerciaux longue distance. L'empire Mexica est intervenu et a manipul&#233; le syst&#232;me de march&#233; en l'int&#233;grant et en le r&#233;organisant &#224; son avantage. La localisation ou le transfert des march&#233;s apparaissent parfois dans le cadre de la politique post-conqu&#234;te. La renomm&#233;e du march&#233; de Tlatelolco - l'altepetl de la tradition Pochteca - est maintes fois lou&#233;e aux sources, car elle constituait le c&#339;ur &#233;conomique de l'empire Mexica, ce qui est soulign&#233; par la perte du tlatocayotl tlatelolca avant le tenochcas Axayacatl, pour ceux-ci un avantage &#233;conomique remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Cuauhtitlan, la source locale indique que, lorsque les Tepanecas ont soumis leur altepetl, ils ont transf&#233;r&#233; le march&#233; aux esclaves local &#224; Azcapotzalco m&#234;me, o&#249; il est rest&#233; situ&#233; &#224; l'arriv&#233;e des Espagnols. L'importance du march&#233; local &#224; l'&#233;poque pr&#233;hispanique &#233;tait encore soulign&#233;e dans une lettre adress&#233;e au roi d'Espagne par les dirigeants de cette population de Tepaneca en 1561. Il est probable que celui mentionn&#233; dans l'&#233;p&#238;tre &#233;tait le m&#234;me march&#233; pris &#224; Cuauhtitlan, car &#034;ils y &#233;taient quotidiennement vendues des marchandises vari&#233;es, ainsi que d'innombrables esclaves et captifs qui n'ont &#233;t&#233; mis en vente que sur ce site &#034;(Lettre d'Azcapotzalco de 1561). Par ailleurs, lorsque nous parlons de transfert ou d'appropriation d'un march&#233;, nous devons interpr&#233;ter que le centre dominant contr&#244;le exclusivement le droit de cr&#233;er des march&#233;s dans la zone qu'il contr&#244;le. Justement, le m&#234;me document que nous venons de citer vient de regretter le fait que le tianquiz d'Azcapotzalco ait travaill&#233; &#224; son &#233;poque et sans concurrence entre eux, alors que ... &#034;il est arriv&#233; par la suite que toute ville, quelle que soit sa taille, peut d&#233;sormais propre autorit&#233;, alors qu'entre nous il n'existe pas de march&#233; si ce n'est pas un jour par semaine, c'est le samedi, au d&#233;triment de tous. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://webs.ucm.es/BUCM/tesis//ghi/ucm-t28903.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les luttes de classes et r&#233;volutions ont renvers&#233; les civilisations indiennes des Am&#233;riques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Mayas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Teotihuacan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Mochicas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Caral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Olm&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5276&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle du Mississipi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Tihuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Nazca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Lambay&#232;que-Sic&#224;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Celle de Chav&#237;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions de M&#233;so-am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Appendice :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;K. Marx dans &#171; Le Manifeste communiste &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oppresseurs et opprim&#233;s, en opposition constante, ont men&#233; une guerre ininterrompue, tant&#244;t ouverte, tant&#244;t dissimul&#233;e, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation r&#233;volutionnaire de la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re, soit par la destruction des deux classes en lutte... L'histoire de toute soci&#233;t&#233; jusqu'&#224; nos jours a &#233;t&#233; l'histoire de luttes de classes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F. Engels dans &#171; L'Origine de la famille, de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et de l'Etat &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Etat n'est donc pas un pouvoir impos&#233; du dehors &#224; la soci&#233;t&#233; ; il n'est pas d'avantage &#034;la r&#233;alit&#233; de l'id&#233;e morale&#034;, &#034;l'image et la r&#233;alit&#233; de la raison&#034;, comme le pr&#233;tend Hegel. Il est bien plut&#244;t un produit de la soci&#233;t&#233; &#224; un stade d&#233;termin&#233; de son d&#233;veloppement ; il est l'aveu que cette soci&#233;t&#233; s'emp&#234;tre dans une insoluble contradiction avec elle-m&#234;me, s'&#233;tant scind&#233;e en oppositions inconciliables qu'elle est impuissante &#224; conjurer. Mais pour que les antagonistes, les classes aux int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques oppos&#233;s, ne se consument pas, elles et la soci&#233;t&#233;, en une lutte st&#233;rile, le besoin s'impose d'un pouvoir qui, plac&#233; en apparence au-dessus de la soci&#233;t&#233;, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l'&#034;ordre&#034; ; et ce pouvoir, n&#233; de la soci&#233;t&#233;, mais qui se place au-dessus d'elle et lui devient de plus en plus &#233;tranger, c'est l'Etat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine dans &#171; L'Etat et la r&#233;volution &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ici se trouve exprim&#233;e en toute clart&#233; l'id&#233;e fondamentale du marxisme sur le r&#244;le historique et la signification de l'Etat. L'Etat est le produit et la manifestation de ce fait que les contradictions de classes sont inconciliables. L'Etat surgit l&#224;, au moment et dans la mesure o&#249;, objectivement, les contradictions de classes ne peuvent &#234;tre concili&#233;es. Et inversement : l'existence de l'Etat prouve que les contradictions de classes sont inconciliables&#8230; D'une part, les id&#233;ologues bourgeois et surtout petits-bourgeois, oblig&#233;s sous la pression de faits historiques incontestables de reconna&#238;tre que l'Etat n'existe que l&#224; o&#249; existent les contradictions de classes et la lutte des classes, &#034;corrigent&#034; Marx de telle sorte que l'Etat appara&#238;t comme un organe de conciliation des classes. Selon Marx, l'Etat ne pourrait ni surgir, ni se maintenir, si la conciliation des classes &#233;tait possible. Selon les professeurs et publicistes petits-bourgeois et philistins - qui se r&#233;f&#232;rent abondamment et complaisamment &#224; Marx ! - l'Etat a pr&#233;cis&#233;ment pour r&#244;le de concilier les classes. Selon Marx, l'Etat est un organisme de domination de classe, un organisme d'oppression d'une classe par une autre ; c'est la cr&#233;ation d'un &#034;ordre&#034; qui l&#233;galise et affermit cette oppression en mod&#233;rant le conflit de classes. Selon l'opinion des politiciens petits-bourgeois, l'ordre est pr&#233;cis&#233;ment la conciliation des classes, et non l'oppression d'une classe par une autre ; mod&#233;rer le conflit, c'est concilier, et non retirer certains moyens et proc&#233;d&#233;s de combat aux classes opprim&#233;es en lutte pour le renversement des oppresseurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx dans &#171; L'Id&#233;ologie allemande &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#232;s l'instant o&#249; le travail commence &#224; &#234;tre r&#233;parti, chacun a une sph&#232;re d'activit&#233; exclusive et d&#233;termin&#233;e qui lui est impos&#233;e et dont il ne peut sortir ; il est chasseur, p&#234;cheur ou berger ou critique critique, et il doit le demeurer s'il ne veut pas perdre ses moyens d'existence ; tandis que dans la soci&#233;t&#233; communiste, o&#249; chacun n'a pas une sph&#232;re d'activit&#233; exclusive, mais peut se perfectionner dans la branche qui lui pla&#238;t, la soci&#233;t&#233; r&#233;glemente la production g&#233;n&#233;rale ce qui cr&#233;e pour moi la possibilit&#233; de faire aujourd'hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de p&#234;cher l'apr&#232;s-midi, de pratiquer l'&#233;levage le soir, de faire de la critique apr&#232;s le repas, selon mon bon plaisir, sans jamais devenir chasseur, p&#234;cheur ou critique. Cette fixation de l'activit&#233; sociale, cette p&#233;trification de notre propre produit en une puissance objective qui nous domine, &#233;chappant &#224; notre contr&#244;le, contrecarrant nos attentes, r&#233;duisant &#224; n&#233;ant nos calculs, est un des moments capitaux du d&#233;veloppement historique jusqu'&#224; nos jours.C'est justement cette contradiction entre l'int&#233;r&#234;t particulier et l'int&#233;r&#234;t collectif qui am&#232;ne l'int&#233;r&#234;t collectif &#224; prendre, en qualit&#233; d'&#201;tat, une forme ind&#233;pendante, s&#233;par&#233;e des int&#233;r&#234;ts r&#233;els de l'individu et de l'ensemble et &#224; faire en m&#234;me temps figure de communaut&#233; illusoire, mais toujours sur la base concr&#232;te des liens existants dans chaque conglom&#233;rat de famille et de tribu, tels que liens du sang, langage, division du travail &#224; une vaste &#233;chelle et autres int&#233;r&#234;ts ; et parmi ces int&#233;r&#234;ts nous trouvons en particulier, comme nous le d&#233;velopperons plus loin, les int&#233;r&#234;ts des classes d&#233;j&#224; conditionn&#233;es par la division du travail, qui se diff&#233;rencient dans tout groupement de ce genre et dont l'une domine toutes les autres. Il s'ensuit que toutes les luttes &#224; l'int&#233;rieur de l'&#201;tat, la lutte entre la d&#233;mocratie, l'aristocratie et la monarchie, la lutte pour le droit de vote, etc., etc., ne sont que les formes illusoires sous lesquelles sont men&#233;es les luttes effectives des diff&#233;rentes classes entre elles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous appelons classes sociales de grands groupes d'hommes diff&#233;renci&#233;s par la place qu'ils occupent dans un syst&#232;me de production sociale d&#233;fini historiquement, par leur relation (fix&#233;e et consacr&#233;e par la loi dans la plupart des cas) avec les moyens de production, par leur fonction dans l'organisation sociale du travail, donc, par les moyens de les obtenir et l'importance de leur r&#244;le. Les classes sont des groupes d'hommes dont l'un peut s'approprier le travail de l'autre gr&#226;ce &#224; la place diff&#233;rente qu'il occupe dans une structure donn&#233;e de l'&#233;conomie sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230; Une telle cha&#238;ne d'&#233;v&#233;nements&#8230; ne m&#232;ne pas seulement &#224; un conflit social in&#233;vitable, dans lequel la soci&#233;t&#233; est en proie &#224; des affrontements et &#224; des guerres, mais contribue &#224; une r&#233;duction drastique de la population, celle-ci payant un lourd tribut en vies humaines... Elle rompt l'&#233;quilibre instable jusqu'alors imp&#233;ratif. Le syst&#232;me d'alliances qui a permis de maintenir la paix entre les villes mayas explose... Des guerres sanglantes s'emparent des terres des Mayas, qui subissent un processus de d&#233;sint&#233;gration. Les effectifs de la population s'effondrent. Ce climat d'instabilit&#233; violente brise le r&#233;seau commercial ou la restructuration. Cependant, cette dynamique complexe, cette fuite en avant finit par mettre fin progressivement &#224; la civilisation classique maya &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Izquierdo-Egea 2014a : 22&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Esta cadena de acontecimientos... no solo conducir&#237;a a una inevitable conflictividad social, plagada de enfrenta-mientos y guerras, sino que contribuir&#237;a a una dr&#225;stica reducci&#243;n de la poblaci&#243;n pagando un elevado tributo en vidas humanas... Se rompe el inestable equilibrio hasta entonces imperante. El sistema de alianzas que manten&#237;a la paz entre lasciudades mayas salta por los aires... Sangrientas guerras arra-san las tierras de los mayas, que experimentan un proceso debalcanizaci&#243;n. Desciende significativamente la poblaci&#243;n. Esteclima de violenta inestabilidad rompe la red comercial o la reestructura. Sin embargo, esa compleja din&#225;mica, esa huida ha-cia delante, acaba poniendo fin a la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sicade forma progresiva. &#187; (Izquierdo-Egea 2014a : 22).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pascual Izquierdo-Egea dans &#171; Fluctuations &#233;conomiques am&#233;ricaines pr&#233;hispaniques dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas, Mexique &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'analyse des d&#233;p&#244;ts fun&#233;raires dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas (Michoac&#225;n-Guerrero, Mexique), et plus pr&#233;cis&#233;ment de la s&#233;rie d'offrandes provenant des s&#233;pultures du barrage d'Infiernillo, donne des r&#233;sultats surprenants. Il permet de d&#233;chiffrer les cl&#233;s fossilis&#233;es dans le registre de la morgue co&#239;ncidant avec les &#233;v&#233;nements les plus importants du pass&#233; pr&#233;hispanique de M&#233;so-Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au cours de la p&#233;riode pr&#233;classique tardive (environ 400 avant J.-C. - 150/200 apr&#232;s JC), la M&#233;so-Am&#233;rique conna&#238;t un effondrement de nature sociale. En d&#233;pit de l'extraordinaire richesse &#233;conomique actuelle enregistr&#233;e par rapport au Pr&#233;classique moyen, les in&#233;galit&#233;s sociales montent en fl&#232;che. Ce ph&#233;nom&#232;ne co&#239;ncide avec le premier effondrement de la civilisation maya. La crise sociale est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;pandu dans toute la M&#233;so-Am&#233;rique, mais l'effondrement actuel est limit&#233; au monde maya et date de 100 &#224; 250 apr&#232;s JC, c'est-&#224;-dire &#224; la fin du Pr&#233;classique sup&#233;rieur. Ce qui semble indiquer que c'est dans la r&#233;gion maya que l'in&#233;galit&#233; sociale effr&#233;n&#233;e n'a pas pu &#234;tre ma&#238;tris&#233;e. Peut-&#234;tre parce que c'est l&#224; qu'un changement climatique d&#233;favorable, une s&#233;cheresse persistante qui a r&#233;duit les r&#233;coltes, favorisant le m&#233;contentement populaire et la confrontation entre diff&#233;rentes entit&#233;s politiques mayas pour des ressources de base, comme ce fut le cas plus tard au cours de la Classicisme tardif, aurait pu avoir un impact particuli&#232;rement virulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Apr&#232;s l'effondrement social de la p&#233;riode pr&#233;classique tardive, le classicisme primitif (vers 150 / 200-650 apr&#232;s J.-C.) apporte une grande prosp&#233;rit&#233; &#224; l'ensemble de la M&#233;so-Am&#233;rique, la plus grande enregistr&#233;e &#224; l'&#233;poque pr&#233;hispanique, bien qu'elle manifeste une continuit&#233; et un point culminant de la tendance de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. Il met &#233;galement en lumi&#232;re la moindre in&#233;galit&#233; sociale dans l'ensemble de la s&#233;rie chronologique, ce qui indique une redistribution plus &#233;quitable de la richesse et un niveau de conflit tr&#232;s faible. Teotihuacan a &#233;t&#233; le b&#233;n&#233;ficiaire du d&#233;clin d'autres civilisations qui ont succomb&#233; &#224; la fin du Pr&#233;classique sup&#233;rieur, &#224; l'instar des Mayas de cette &#233;poque. Il a &#233;tendu son influence &#224; la r&#233;gion maya au d&#233;but de la p&#233;riode classique, la p&#233;riode de plus grande prosp&#233;rit&#233; enregistr&#233;e dans les Balsas pr&#233;hispaniques. &#192; son tour, l'effondrement de Teotihuacan a facilit&#233; l'&#233;mergence de nouveaux &#201;tats m&#233;soam&#233;ricains ou la mont&#233;e de la civilisation maya classique. Cependant, ceux-ci ont fini par tomber plus tard, comme l'avait fait la grande ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Du d&#233;but de la p&#233;riode classique tardive (vers 650-900 apr. J.-C.) jusqu'&#224; la fin de la m&#234;me p&#233;riode, les couchers de soleil et les effondrements des civilisations m&#233;soam&#233;ricaines ont suivi : Teotihuacan (depuis la fin de la p&#233;riode classique ancienne), Monte Alb&#225;n, la Maya classique. Les offrandes des s&#233;pultures d'Infiernillo dans la rivi&#232;re Balsas t&#233;moignent &#224; cette &#233;poque d'une grave crise &#233;conomique aggrav&#233;e par une augmentation notable de l'in&#233;galit&#233; sociale et un galopant conflit interne. L'effondrement du Late Classic, plut&#244;t qu'un processus lent, est une r&#233;action en cha&#238;ne retard&#233;e qui commence le d&#233;clin de Teotihuacan, passe de Monte Alban et atteint ensuite le monde des Mayas classiques. Les principaux param&#232;tres de son &#233;quation sont la surpopulation et le changement climatique &#224; travers l'impact de ce dernier sur l'environnement naturel. Cela se produit lorsque l'&#233;quilibre entre la population et les ressources disponibles est rompu pour le maintenir gr&#226;ce &#224; l'intervention du climat en tant que facteur exog&#232;ne. La conflictivit&#233; qui en r&#233;sulte, exprim&#233;e par des r&#233;volutions ou des guerres, n'est que la cons&#233;quence de cette circonstance lorsque les m&#233;canismes de r&#233;gulation internes d'une formation sociale &#233;chouent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Le d&#233;but du postclassique (environ 900-1200 apr&#232;s JC) conna&#238;t une l&#233;g&#232;re reprise &#233;conomique. Les in&#233;galit&#233;s sociales continuent de s'accro&#238;tre, bien que beaucoup moins que dans la p&#233;riode classique tardive, et les conflits internes diminuent nettement mais restent &#233;lev&#233;s. L'&#233;cosyst&#232;me tropical est r&#233;tabli et des seigneuries postclassiques &#233;mergent apr&#232;s la balkanisation qui a suivi l'effondrement de Teotihuacan et la civilisation maya classique. La vall&#233;e de Teotihuacan tombe sous le contr&#244;le de Tula, capitale des Tolt&#232;ques, dont le d&#233;clin commence &#224; la fin du d&#233;but du postclassique, &#224; l'instar du troisi&#232;me effondrement de la civilisation maya, apr&#232;s la chute de Chich&#233;n Itz&#225;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Le postclassique tardif (env. 1200-1520 ap. J.-C.) est une p&#233;riode de grande prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique, d'une hauteur comparable &#224; celle du d&#233;but de la p&#233;riode classique. L'in&#233;galit&#233; sociale est r&#233;duite, ce qui implique une redistribution plus &#233;quitable de la richesse, comme dans la premi&#232;re p&#233;riode classique. Cela r&#233;duit &#233;galement les conflits internes. Les Tarascans se d&#233;veloppent dans le bassin des rivi&#232;res Balsas et Tepalcatepec. Le petit &#226;ge glaciaire apporte plus d'humidit&#233; et des for&#234;ts plus denses. Ces conditions favorables permettent &#224; nouveau l'expansion de l'agriculture et du commerce. Cependant, au XVIe si&#232;cle, il y a un d&#233;peuplement massif. Ce fut l'une des plus grandes catastrophes d&#233;mographiques de l'histoire de l'humanit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/archivo/2014/23/1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; El an&#225;lisis del gasto funerario de la cuenca del r&#237;o Balsas (Michoac&#225;n-Guerrero, M&#233;xico), en concreto de la serie de ofrendas procedentes de los entierros de la presa del Infiernillo, arroja sorprendentes resultados. Permite descifrar las claves fosilizadas en el registro mortuorio coincidentes con los eventos m&#225;s relevantes del pasado prehisp&#225;nico de Mesoam&#233;rica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Durante el Precl&#225;sico Tard&#237;o (c. 400 a. C.-150/200 d. C.), Mesoam&#233;rica experimenta un colapso de naturaleza social. A pesar de la extraordinaria bonanza econ&#243;mica ahora registrada respecto al Precl&#225;sico Medio, se dispara enormemente la desigualdad social. Este fen&#243;meno coincide con el primer colapso de la civilizaci&#243;n maya. La crisis social es un fen&#243;meno generalizado en toda Mesoam&#233;rica, pero el colapso propiamente dicho se circunscribe al mundo maya y se fecha entre el 100 y el 250 de nuestra era, o sea, a finales del Precl&#225;sico Tard&#237;o. Lo cual parece indicar que fue en la regi&#243;n maya donde la desbocada desigualdad social no pudo controlarse. Acaso porque ah&#237; es donde podr&#237;a haber incidido con especial virulencia un cambio clim&#225;tico desfavorable, una sequ&#237;a persistente que redujo las cosechas favoreciendo el descontento popular y el enfrentamiento entre distintas entidades pol&#237;ticas mayas por los recursos b&#225;sicos, como ocurriera m&#225;s tarde en el Cl&#225;sico Tard&#237;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Tras el colapso social del Precl&#225;sico Tard&#237;o, el Cl&#225;sico Temprano (c. 150/200-650 d. C.) trae una gran prosperidad a toda Mesoam&#233;rica, la mayor registrada en tiempos prehisp&#225;nicos, si bien manifiesta una continuidad y culminaci&#243;n de la tendencia del periodo anterior. Sobresale, adem&#225;s, la menor desigualdad social de toda la serie temporal, lo cual indica una redistribuci&#243;n m&#225;s equitativa de la riqueza, y un baj&#237;simo nivel de conflictividad. Teotihuacan fue beneficiario del ocaso de otras civilizaciones que sucumbieron al final del Precl&#225;sico Tard&#237;o, como los mayas de ese tiempo. Extendi&#243; su influencia hacia el &#225;rea maya durante el Cl&#225;sico Temprano, la &#233;poca de mayor prosperidad registrada en el Balsas prehisp&#225;nico. A su vez, el colapso teotihuacano facilit&#243; la emergencia de nuevos estados mesoamericanos o el auge de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica. Sin embargo, estos acabaron decayendo m&#225;s tarde tal como lo hab&#237;a hecho la gran urbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Desde principios del Cl&#225;sico Tard&#237;o (c. 650-900 d. C.) hasta finales del mismo, se suceden los ocasos y colapsos de las civilizaciones mesoamericanas : Teotihuacan (desde finales del Cl&#225;sico Temprano), Monte Alb&#225;n, los mayas cl&#225;sicos. Las ofrendas de los entierros del Infiernillo en el r&#237;o Balsas muestran en ese tiempo una gran crisis econ&#243;mica agravada por un notable incremento de la desigualdad social y una galopante conflictividad interna. El colapso del Cl&#225;sico Tard&#237;o, m&#225;s que un proceso lento, es una reacci&#243;n en cadena de efecto retardado que inicia el ocaso teotihuacano, pasa a Monte Alb&#225;n y luego alcanza el mundo maya cl&#225;sico. Son par&#225;metros fundamentales de su ecuaci&#243;n la superpoblaci&#243;n y el cambio clim&#225;tico a trav&#233;s del impacto de este &#250;ltimo sobre el medio natural. Se produce cuando se rompe el equilibrio entre la poblaci&#243;n y los recursos disponibles para sostenerla con la intervenci&#243;n del clima como factor ex&#243;geno. La conflictividad resultante, expresada mediante revoluciones o guerras, no es m&#225;s que la consecuencia de dicha circunstancia cuando fallan los mecanismos reguladores internos de una formaci&#243;n social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. El Poscl&#225;sico Temprano (c. 900-1200 d. C.) experimenta una ligera recuperaci&#243;n econ&#243;mica. Sigue aumentando la desigualdad social, aunque mucho menos que en el Cl&#225;sico Tard&#237;o, y la conflictividad interna disminuye notoriamente pero se mantiene alta. Se recupera el ecosistema tropical y surgen los se&#241;or&#237;os poscl&#225;sicos tras la balcanizaci&#243;n que sucede al colapso teotihuacano y de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica. El valle de Teotihuacan cae bajo control de Tula, capital de los toltecas, cuyo ocaso comienza a finales del Poscl&#225;sico Temprano, al igual que el tercer colapso de la civilizaci&#243;n maya, tras la ca&#237;da de Chich&#233;n Itz&#225;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. El Poscl&#225;sico Tard&#237;o (c. 1200-1520 d. C.) es una &#233;poca de gran prosperidad econ&#243;mica, de gran auge equiparable al del Cl&#225;sico Temprano. Se reduce la desigualdad social, lo cual implica una redistribuci&#243;n m&#225;s equitativa de la riqueza como ocurre en el primer periodo cl&#225;sico. Tambi&#233;n disminuye la conflictividad interna. Los tarascos se expanden por la cuenca de los r&#237;os Balsas y Tepalcatepec. La Peque&#241;a Edad de Hielo trae m&#225;s humedad y bosques m&#225;s densos. Estas condiciones favorables permiten nuevamente la expansi&#243;n de la agricultura y el comercio. Sin embargo, en el siglo XVI tiene lugar un despoblamiento masivo. Fue una de las m&#225;s grandes cat&#225;strofes demogr&#225;ficas de la historia de la humanidad.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'effondrement de la p&#233;riode du classique r&#233;cent, une comparaison entre la crise de la civilisation des Mayas d'Uaxactin (Guatemala) et celle de Barton Ramie (B&#233;lize), d'apr&#232;s le registre des fun&#233;railles &#187;
&lt;p&gt;Une &#233;tude de Pascual Izquierdo-Egea sur la chute de la civilisation Maya caus&#233;e par un effondrement &#233;conomique et social :&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'application de la m&#233;thode d'&#233;valuation contextuelle &#224; l'analyse des registres fun&#233;raires d'Uaxact&#250;n (Guatemala) et de Barton Ramie (Belize) fournit des preuves irr&#233;futables sur l'empreinte mat&#233;rielle de l'effondrement de l'&#233;poque classique dans l'inhumation des mayas. Cela confirme ce qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pr&#233;vu dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas au Mexique (2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INTRODUCTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cet article est de pr&#233;senter les r&#233;sultats d'une enqu&#234;te sur les fluctuations &#233;conomiques des Mayas &#224; un moment cl&#233;, celui du passage du Classique ancien au r&#233;cent, afin de faire la lumi&#232;re sur l'impact de la crise de cette derni&#232;re p&#233;riode sur cette civilisation ancienne. Il est bas&#233; sur les offrandes des s&#233;pultures mayas &#233;tudi&#233;es par William L. Rathje (1970), de la ville d'Uaxact&#250;n au Guatemala et de la communaut&#233; villageoise de Barton Ramie au Belize, dans le bassin sup&#233;rieur du fleuve du m&#234;me nom, &#233;tude des d&#233;p&#244;ts fun&#233;raires correspondant &#224; la p&#233;riode pr&#233;classique classique ancienne &#224; Alt&#250;n Ha, sur la c&#244;te du Belize, et une autre de la classique r&#233;cente &#224; Tikal (Guatemala), au sud de Uaxact&#250;n, dans la r&#233;gion de Pet&#233;n (Rathje 1973 : 749-750) ; ce qui n'a pu &#234;tre calcul&#233; du fait de l'absence du groupe repr&#233;sentatif de la derni&#232;re p&#233;riode dans le premier cas et du pr&#233;c&#233;dent dans le second. Cependant, m&#234;me si les comparaisons sont indirectes, les offrandes des s&#233;pultures sont, &#224; premi&#232;re vue, beaucoup plus riches, c'est-&#224;-dire abondantes et pr&#233;cieuses, dans l'Antiquit&#233; (Alt&#250;n Ha au d&#233;but de la p&#233;riode classique) qu'&#224; Tikal pendant toute la p&#233;riode de la fin de la p&#233;riode classique. Ce qui, avec les pr&#233;cautions qui s'imposent, donnerait encore plus de coh&#233;rence &#224; la principale conclusion de la pr&#233;sente &#233;tude : l'effondrement de la civilisation maya classique &#233;tait parfaitement document&#233; dans leurs tombes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#201;THODOLOGIE ET S&#201;LECTION DE D&#201;MONSTRATIONS CHRONOLOGIQUES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode d'&#233;valuation contextuelle se concentre sur l'analyse des d&#233;penses fun&#233;raires en mesurant la variabilit&#233; du trousseau en fonction d'une s&#233;rie de param&#232;tres. Les principes th&#233;oriques de cette m&#233;thodologie et de sa formulation math&#233;matique, y compris les techniques instrumentales qui la d&#233;veloppent, sont diffus&#233;s au moyen d'une bibliographie volumineuse (Izquierdo-Egea 1989 : 67-68, 73-74 ; 1991 : 134-135 ; 1993 : 33-42 ; 1995 : 149-151 ; 1996-97 : 107-111 ; 2009 : 5-6 ; 2010 : 5-6 ; 2011 : 4 ; 2012a : 33-62 ; 2012b : 5 ; 2012c : 3-4 ; 2013a, 2013b : 29-31, 2014a : 4, 2014b : 6, 2015 : 6). C'est le noyau central de l'arch&#233;ologie des ph&#233;nom&#232;nes sociaux et elle articule toute sa m&#233;thodologie. Gr&#226;ce &#224; la mesure de la d&#233;pense fun&#233;raire investie dans le trousseau qui accompagnait le d&#233;funt, calcul&#233;e &#224; partir de la valeur contextuelle de ses composants, on peut observer les fluctuations de l'&#233;conomie, les in&#233;galit&#233;s ou la conflictualit&#233; sociale encod&#233;es dans l'enregistrement mat&#233;riel. Parmi les variables analys&#233;es, la plus remarquable est la valeur contextuelle d'une propri&#233;t&#233; de morgue, &#224; partir de laquelle sont d&#233;termin&#233;s les frais fun&#233;raires consomm&#233;s dans le trousseau de chaque s&#233;pulture et la valeur &#233;conomique moyenne amortie dans chaque &#233;chantillon chronologique &#233;valu&#233;. Une autre statistique fondamentale est &#233;galement utilis&#233;e pour mesurer l'in&#233;galit&#233; ou la diff&#233;renciation sociale : le coefficient de variation (CV), en contraste avec le coefficient de Gini. Les deux sont exprim&#233;s en pourcentages, c'est-&#224;-dire en indices. Nous introduisons ici, en tant que grande nouveaut&#233; et avance technique de la m&#233;thodologie utilis&#233;e, le calcul des ressources disponibles en fonction du temps gr&#226;ce &#224; la formule r&#233;cemment publi&#233;e (Izquierdo-Egea 2015 : 13-14), incluse dans l'annexe ajout&#233;e au pr&#233;sent article. . Cela apporte beaucoup de lumi&#232;re pour comprendre les changements qui surviennent dans tout processus temporaire. Maintenant, aux param&#232;tres habituellement analys&#233;s (les d&#233;penses fun&#233;raires moyennes ou la richesse relative, l'in&#233;galit&#233; sociale moyenne mesur&#233;e par le CV ou l'indice de Gini et le conflit social), nous pouvons ajouter cette nouvelle variable. Son utilit&#233; ind&#233;niable, contrast&#233;e avec une multitude d'&#233;chantillons temporaires correspondant &#224; de nombreux anciens cimeti&#232;res, &#224; l'instar de la nouvelle technique de mesure de la conflictualit&#233; sociale r&#233;cente (voir Izquierdo-Egea 2015), le prouve. Cette r&#233;alisation est due &#224; l'introduction de la population en tant que param&#232;tre de conflit, rendant viable le lien avec la loi d&#233;mographique de Malthus (1798). &#034;Maintenant, gr&#226;ce &#224; la troisi&#232;me &#233;quation fondamentale qui en r&#233;sulte, le conflit social peut &#234;tre quantifi&#233; en fonction de la taille de la population et des ressources disponibles pour la soutenir. Ce qui constitue un outil th&#233;orique d'une grande aide pour l'&#233;tude de ph&#233;nom&#232;nes aussi pertinents que l'effondrement de civilisations anciennes &#187; (Izquierdo-Egea 2015 : 15). La proc&#233;dure d'analyse utilis&#233;e commence par la s&#233;lection d'&#233;chantillons chronologiques r&#233;pondant aux crit&#232;res habituels li&#233;s &#224; l'&#233;tat de conservation des tombes - choix intact ou bien pr&#233;serv&#233; - et datation - n'admettant que des cas s&#251;rs ou fiables. Dans le cas qui nous occupe, cette t&#226;che a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par W. L. Rathje (1970).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;chantillons chronologiques &#233;tudi&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s et publi&#233;s par Rathje (1970). &#192; partir de leurs donn&#233;es, deux &#233;chantillons temporaires peuvent &#234;tre analys&#233;s pour chaque site selon la chronologie propos&#233;e dans cette publication : Uaxact&#250;n I, Uaxact&#250;n II, Barton Ramie I et Barton Ramie II. Au c&#339;ur de Pet&#233;n, les tombes de Uaxact&#250;n incluses dans cette &#233;tude correspondaient &#224; une p&#233;riode ancienne (ant&#233;rieure &#224; l'an 600 de notre &#233;poque) et &#224; une autre r&#233;cente (post&#233;rieure &#224; cette date) (Rathje1970 : 364), nomm&#233;es ici Uaxact&#250;n I et II. . Pour sa part, les s&#233;pultures de Barton Ramie, un site rural situ&#233; dans ce qui &#233;tait alors la colonie du Honduras britannique, converti plus tard en &#201;tat ind&#233;pendant de Belize, ont &#233;galement &#233;t&#233; divis&#233;es en deux p&#233;riodes : ancienne (avant l'an 700 de notre &#233;poque) et r&#233;cente (ult&#233;rieure) (Rathje 1970 : 360). Les deux sont connus ici comme Barton Ramie I et II. En pratique, ces phases ancienne et r&#233;cente co&#239;ncident respectivement avec les p&#233;riodes m&#233;soam&#233;ricaines dites &#171; primitive classique &#187; (environ 150 / 200-650 apr&#232;s J.-C.) et plus tardive (environ 650-900 apr&#232;s J.-C.). C.) en suivant la chronologie traditionnelle (L&#243;pez Austin et L&#243;pez Luj&#225;n 2000). Les &#233;chantillons chronologiques s&#233;lectionn&#233;s correspondent aux tombes invent&#233;es &#224; l'origine par Rathje (1970 : 363, Fig. 22, 365, Fig. 23.372) : 1. Uaxact&#250;n I (Early Classic) : 24-29 (N = 6) .2. Uaxactun II (Late Classic) : 57-77 (N = 21) .3. Barton Ramie I (Early Classic) : 1-23 (N = 23) .4. Barton Ramie II (Late Classic) : 30-56 (N = 27). Une fois que les deux s&#233;ries chronologiques ont &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;es avec quatre &#233;chantillons, les composants des biens fun&#233;raires ont &#233;t&#233; cod&#233;s en tant que cat&#233;gories particuli&#232;res. Suivant une r&#232;gle de base, certaines de ces derni&#232;res ont &#233;t&#233; unifi&#233;es en tant que cat&#233;gories interm&#233;diaires ou g&#233;n&#233;riques lorsque le nombre de cas &#233;tait faible (Izquierdo-Egea 2012a : 58-62). Ensuite, les informations obtenues dans la base de donn&#233;es du programme informatique NECRO (Izquierdo-Egea 1991) ont &#233;t&#233; introduites, &#224; la fois dans la premi&#232;re version et dans la plus r&#233;cente d&#233;velopp&#233;e d&#233;but 2015 (voir annexe). Celui-ci &#233;tait charg&#233; de calculer &#224; la fois la valeur contextuelle des cat&#233;gories de biens et la d&#233;pense fun&#233;raire moyenne investie dans les biens fun&#233;raires des tombes et dans l'ensemble temporel auquel ils appartenaient. Ensuite, les r&#233;sultats fournis par les &#233;chantillons analys&#233;s ont &#233;t&#233; compar&#233;s afin d'appr&#233;cier leurs variations et d'isoler la tendance de chaque s&#233;rie chronologique. Ensuite, avec l'aide d'un autre outil de calcul statistique auxiliaire, le programme SYSTAT (VV, AA, 2007, Wilkinson, 1990), le coefficient de variation (CV) de chaque &#233;chantillon a &#233;t&#233; estim&#233; pour estimer l'in&#233;galit&#233; sociale. De m&#234;me, une autre ressource en ligne a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour d&#233;terminer l'indice de Gini via Internet (Wessa 2014), ce qui peut &#233;galement &#234;tre effectu&#233; via le logiciel Gretl (Cottrell et Lucchetti 2012a, 2012b). Enfin, sur la base des donn&#233;es fournies par les param&#232;tres pr&#233;c&#233;dents, la conflictualit&#233; sociale et le niveau de ressources disponibles pour chacune des p&#233;riodes &#233;tudi&#233;es ont &#233;t&#233; calcul&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#201;SULTATS : FLUCTUATIONS &#201;CONOMIQUES ET CHANGEMENTS SOCIAUX ENTRE LES MAYANS DE PET&#201;N ET LE BELIZE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de la s&#233;rie chronologique des s&#233;pultures mayas analys&#233;es montrent des r&#233;sultats hautement significatifs (voir tableau 1). En examinant les indicateurs statistiques des param&#232;tres de Uaxact&#250;n (Guatemala), on constate que l'in&#233;galit&#233; sociale augmente de 60,56%, l'activit&#233; de l'&#233;conomie diminue de 99,57%, les conflits sociaux s'envolent (36442,86%), la population repr&#233;sent&#233;e dans l'&#233;chantillon il augmente de 250% et les ressources disponibles diminuent de 99,04%. De son c&#244;t&#233;, &#224; Barton Ramie (Belize), l'in&#233;galit&#233; sociale diminue de 49,61%, l'activit&#233; de l'&#233;conomie diminue de 90,16% (comme &#224; Uaxactun, m&#234;me la proportion de la baisse est tr&#232;s similaire), la conflictualit&#233; sociale augmente &#233;galement sensiblement (411,99%), la population augmente comme &#224; Uaxact&#250;n mais moins (17,39%) et les ressources disponibles diminuent de 77,14% comme &#224; Uaxact&#250;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon ces donn&#233;es, on constate que, dans la r&#233;gion du Pet&#233;n, Uaxact&#250;n montre une tr&#232;s forte baisse des d&#233;penses fun&#233;raires moyennes ainsi qu'une augmentation marqu&#233;e de l'in&#233;galit&#233; sociale au cours de la p&#233;riode classique tardive (environ 650-900 apr&#232;s J.-C.). , comme pr&#233;c&#233;demment d&#233;tect&#233; dans le bassin de Balsas au m&#234;me moment (voir Izquierdo-Egea 2014a : 7). Ces param&#232;tres r&#233;v&#232;lent un conflit &#233;norme, qui se traduit vraisemblablement par une situation sociale explosive, confirm&#233;e par la diminution abrupte des ressources disponibles. Il en va de m&#234;me dans le bassin de Balsas, ce qui permet d'&#233;voquer s&#233;rieusement la possibilit&#233; d'extrapoler ce panorama &#224; d'autres r&#233;gions m&#233;soam&#233;ricaines touch&#233;es par cette conjoncture d&#233;favorable. En d'autres termes, la r&#233;gion du Pet&#233;n, la vall&#233;e du Belize et le bassin de Balsas partagent une mont&#233;e des conflits sociaux tout au long de la p&#233;riode classique tardive, li&#233;e &#224; une crise &#233;conomique aigu&#235; et &#224; une diminution choquante des ressources disponibles ; alors on peut supposer que ces &#233;v&#233;nements &#233;taient communs ou ont affect&#233; une grande partie de la M&#233;so-Am&#233;rique &#224; cette &#233;poque. M&#234;me le fait que l'&#233;volution de l'in&#233;galit&#233; sociale brise l'unit&#233; observ&#233;e par le biais d'autres param&#232;tres dans les deux sites maya (augmentation de Uaxact&#250;n alors qu'il faisait l'inverse dans Barton Ramie) ne remet en cause l'impact de l'effondrement dont ils souffrent. &#192; cet &#233;gard, n'oublions pas la diff&#233;rence essentielle entre un centre urbain et une communaut&#233; villageoise au niveau social. En ce qui concerne la population repr&#233;sent&#233;e, bien qu'elle augmente dans les deux localit&#233;s, beaucoup plus dans Uaxact&#250;n (250%) que dans Barton Ramie (17,39%), il faut &#234;tre tr&#232;s prudent lorsqu'on interpr&#232;te le comportement comme une augmentation d&#233;mographique. Comment est-il possible que, dans un contexte de crise &#233;conomique intense et de forte diminution des ressources disponibles, une croissance d&#233;mographique aussi exorbitante puisse se produire, comme cela semble &#234;tre d&#233;tect&#233; dans la ville maya de Uaxact&#250;n ? Cela n'aurait de sens que si la cl&#233; pour comprendre ce qui se passe est &#224; notre port&#233;e : l'&#233;clatement d'un conflit social, d&#233;tect&#233; &#224; la fois dans le Pet&#233;n et dans le bassin du Belize, se produit dans deux sites repr&#233;sentatifs de la ville et respectivement sur le terrain, accusant chacun localement l'effondrement de la civilisation classique maya de diff&#233;rentes mani&#232;res. On comprend maintenant l'importance du nouveau param&#232;tre recherch&#233; par le calcul des ressources disponibles en fonction de la population repr&#233;sent&#233;e dans l'&#233;chantillon analys&#233; et de la conflictualit&#233; sociale estim&#233;e &#224; cet effet. Pr&#233;cis&#233;ment, cet indicateur parle directement d'un d&#233;clin d&#233;mographique, et pas autrement, en raison d'une augmentation extraordinaire de la mortalit&#233;, plus virulente &#224; Uaxact&#250;n qu'&#224; Barton Ramie ; ce qui est confirm&#233; par l'extraordinaire croissance de la conflictualit&#233; sociale d&#233;tect&#233;e aux deux endroits. En d'autres termes, l'augmentation de la population repr&#233;sent&#233;e dans les &#233;chantillons de la p&#233;riode classique tardive ne r&#233;sulterait pas d'une augmentation de la population mais d'une mortalit&#233; &#233;lev&#233;e due au niveau de conflit d&#233;tect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;partition de la richesse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paysage fa&#231;onn&#233; par la r&#233;partition de la richesse amortie en trousseaux fun&#233;raires en fonction de l'&#226;ge et du sexe des individus apporte un &#233;clairage nouveau, notamment en ce qui concerne l'observation de l'impact d&#233;mographique de la crise de la fin de la p&#233;riode classique. La communaut&#233; rurale maya de Barton Ramie expose au d&#233;but de la p&#233;riode classique une plus grande concentration de la richesse dans le segment de la population correspondant aux jeunes adultes &#226;g&#233;s de 18 &#224; 25 ans - comme l'a d&#233;j&#224; compris Rathje (1970 : 362) - 73,73 unit&#233;s de valeur moyenne (N = 7, 30,43%). Les adultes &#226;g&#233;s de 26 &#224; 50 ans (19,65, N = 8, 34,78%) restent loin. Les deux derniers segments de la communaut&#233;, dont les s&#233;pultures manquent d'offrandes, sont absolument marginalis&#233;s dans la r&#233;partition de la richesse amortie dans les tombes : les 2 cas d'adultes &#226;g&#233;s de plus de 50 ans (8,70%) et les 6 correspondant aux adolescents de moins de 50 ans. de 18 ans (26,09%). En ce qui concerne le sexe des individus, les femmes (N = 4) concentrent en moyenne plus de richesse relative : 30,14 unit&#233;s de valeur par rapport &#224; 22,01 hommes (N = 6). En combinant l'&#226;ge et le sexe, on obtient que les jeunes femmes adultes &#226;g&#233;es de 18 &#224; 25 ans (N = 2) accumulent une plus grande valeur &#233;conomique (60,27 unit&#233;s en moyenne) que les autres segments de la population : hommes adultes de plus de 26 ans. et 50 ans (35,95, N = 4), jeunes hommes adultes &#226;g&#233;s de 18 &#224; 25 ans (11,90, N = 3) et femmes &#226;g&#233;es de plus de 50 ans sans offrandes (N = 2). En revanche, tout au long de la fin de la p&#233;riode classique, lorsque la r&#233;gion du Belize montre les effets n&#233;gatifs de l'effondrement de la civilisation maya classique, il existe un appauvrissement g&#233;n&#233;ralis&#233; qui touche tout le monde sur un pied d'&#233;galit&#233;. Maintenant, les diff&#233;rences &#233;conomiques entre les individus de Barton Ramie sont minimes. La mortalit&#233; est particuli&#232;rement r&#233;pandue chez les adultes matures &#226;g&#233;s de 26 &#224; 50 ans (14 / 27,88,89% des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es), parmi lesquels le plus surprenant est que la plupart sont des femmes (11 / 15,73,33%). C'est le secteur le plus touch&#233; par la crise &#233;conomique et la raret&#233; des ressources disponibles dans une soci&#233;t&#233; en proie &#224; des conflits violents. Pr&#233;cis&#233;ment, le plus grand nombre de femmes enterr&#233;es au cours de cette p&#233;riode pourrait &#234;tre d&#251; &#224; ce dernier ph&#233;nom&#232;ne social. En revanche, les adolescents sont relativement nombreux dans la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente et n'accumulent aucune richesse dans leurs s&#233;pultures pour devenir le plus riche parmi les pauvres de la fin de l'&#232;re classique ; tandis que les s&#233;pultures de jeunes adultes, les plus riches de la p&#233;riode classique ancienne, deviennent maintenant les plus pauvres, ce qui co&#239;ncide avec les observations de Rathje (1970 : 364). &#192; Uaxact&#250;n, les s&#233;pultures d'adolescents sont &#233;galement les plus riches de la p&#233;riode classique tardive. Sur la base de ces donn&#233;es, dans la communaut&#233; Barton Ramie Mayade, une soci&#233;t&#233; nettement matriarcale appara&#238;t pendant la p&#233;riode classique primitive en raison du poids sp&#233;cifique des femmes dans la r&#233;partition de la richesse. D'autre part, la p&#233;riode suivante semble conduire &#224; une transformation sociale au profit des hommes et au d&#233;triment des femmes (la soci&#233;t&#233; devient plus patriarcale et cesse d'&#234;tre nettement matriarcale comme avant). Cependant, &#224; Uaxact&#250;n, l'inverse se produit pendant la fin de la p&#233;riode classique. La soci&#233;t&#233; semble clairement patriarcale car ce sont les hommes qui accumulent la majorit&#233; de la richesse amortie de leurs offrandes (7,20 unit&#233;s de valeur de fronts moyens et 1,05 des femmes) ; En outre, dans cette ville maya du Peten, les personnes &#226;g&#233;es de 26 &#224; 50 ans concentrent plus de richesse moyenne dans leurs offres fun&#233;raires chez les hommes adultes (8,96 unit&#233;s de valeur par rapport &#224; 1,93 chez les jeunes). Cependant, en comparant tous les segments de la population, les adultes matures (5,65 unit&#233;s de d&#233;valorisation en moyenne, N = 11, 52,38%) sont d&#233;pass&#233;s par les adolescents (6,51, N = 6, 28,57%). En bref, des changements sociaux importants sont observ&#233;s chez les Mayas de la p&#233;riode tardive. Certains adolescents, auparavant marginalis&#233;s, h&#233;ritent maintenant de la position sociale de leurs proches. &#192; Barton Ramie, bien que l'in&#233;galit&#233; sociale soit r&#233;duite, les conflits sont g&#233;n&#233;ralis&#233;s en raison du d&#233;clin brutal de l'activit&#233; &#233;conomique ou, ce qui est identique, de l'augmentation spectaculaire de la pauvret&#233; et de la r&#233;duction drastique des ressources disponibles. Le sc&#233;nario est commun aux deux sites (pauvret&#233;, manque de ressources, conflit). Il serait n&#233;cessaire de rechercher si des changements aussi r&#233;v&#233;lateurs que le d&#233;clin &#233;conomique des femmes observ&#233; dans la communaut&#233; maya de Barton Ramie pourraient &#234;tre li&#233;s &#224; une transformation sociopolitique qui affectait moins leur position sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donn&#233;es micro&#233;conomiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es micro&#233;conomiques obtenues sont extr&#234;mement int&#233;ressantes (voir tableau 2). Dans la r&#233;gion maya du Pet&#233;n et dans le bassin hydrographique du Belize, on constate que, lorsqu'elle passe de la p&#233;riode classique ancienne &#224; la p&#233;riode tardive, la c&#233;ramique accro&#238;t sa valeur contextuelle relative, c'est-&#224;-dire qu'elle devient plus ch&#232;re - elle passe de 0,39 &#224; 0,71 unit&#233; de valeur contextuelle &#224; Uaxact&#250;n (82,05%), presque le double, et de 0,56 &#224; 0,78 &#224; Barton Ramie (39,29%), ce qui correspond presque aux deux valeurs -. L'augmentation du prix de la c&#233;ramique co&#239;ncide avec une augmentation similaire dans ce site du Belize (5,23%), alors que l'inverse se produit &#224; Uaxact&#250;n (-2,70%) (voir tableau 3). La coquille se comporte de mani&#232;re oppos&#233;e, c'est-&#224;-dire qu'elle devient moins ch&#232;re (comme dans le cas pr&#233;c&#233;dent, sa valeur est &#233;gale, passant de 1,86 &#224; 1,00 entre les Mayas de Pet&#233;n (-46,24%) et de 2,31 &#224; 1,08 entre les bassins de Belize (-53,25%). La coquille la meilleure march&#233; correspond &#224; une augmentation de cette marchandise &#224; la fois dans Uaxact&#250;n (2,71%) et Barton Ramie (5,92%). Lorsque ces donn&#233;es sont compar&#233;es &#224; celles se rapportant au bassin de la rivi&#232;re Balsas Dans le Mexique pr&#233;hispanique (cf. Izquierdo-Egea 2014a : 11, tableau 2), on peut observer des tendances oppos&#233;es : la c&#233;ramique devient moins ch&#232;re et la coquille devient plus ch&#232;re, cependant, l'obsidienne du Belize augmente sa valeur d'&#233;change au cours de la p&#233;riode classique tardive, co&#239;ncidant pleinement avec l'&#233;volution de cette marchandise dans le bassin de Balsas, o&#249; elle atteint une valeur de 0,92 unit&#233; contre 1,80 chez les Mayas du bassin de Belize (52,54%), ce qui implique que cette augmentation affecte davantage les centres int&#233;gr&#233;s du pays. March&#233; m&#233;soam&#233;ricain pendant la fin de la p&#233;riode classique. D'autre part, en ce qui concerne les autres biens fun&#233;raires mayas, il convient de noter que le jade, suivant les &#233;tapes de la coque, devient &#233;galement meilleure march&#233; au cours de la derni&#232;re p&#233;riode d'Uaxact&#250;n (-32,66%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORR&#201;LATIONS ENTRE L'ARCH&#201;OLOGIE DES PH&#201;NOM&#200;NES SOCIAUX ET D'AUTRES SOURCES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons d&#233;j&#224; vu, ces nouveaux r&#233;sultats viennent corroborer ce qui a &#233;t&#233; r&#233;cemment soutenu sur la base des preuves tir&#233;es du bassin de la rivi&#232;re Balsas au Mexique. Les changements alors pr&#233;vus pour les autres r&#233;gions m&#233;soam&#233;ricaines sont confirm&#233;s. &#192; pr&#233;sent, dans les pays mayas, le m&#234;me fait se r&#233;p&#232;te : la crise de la fin de si&#232;cle classique est enregistr&#233;e dans les offres de s&#233;pulture en deux lieux, l'un au Guatemala et l'autre au Belize ; alors cette tendance r&#233;guli&#232;re peut &#234;tre &#233;tendue &#224; une bonne partie de la M&#233;so-Am&#233;rique &#224; cette &#233;poque. En effet, sur la base des donn&#233;es publi&#233;es par E. Gonzalez Lic&#243;n (2003, 2011) pour Monte Alb&#225;n (Oaxaca, Mexique), les recherches en cours men&#233;es par la soussign&#233;e montrent que cet important centre urbain, capitale de la civilisation Zapotec, accuse &#233;galement, au cours de la fin de la Classique tardive, un d&#233;clin brutal de l'activit&#233; &#233;conomique et des ressources disponibles qui appuient un d&#233;clin drastique de la population et une augmentation consid&#233;rable des troubles sociaux. L'effondrement de la civilisation maya classique observ&#233; &#224; travers les offrandes des s&#233;pultures de Uaxact&#250;n &#224; Pet&#233;n et de Barton Ramie dans le bassin du Belize est amplement document&#233; par de nombreuses sources arch&#233;ologiques. Tout ce long processus commence plus au nord. La p&#233;riode s&#232;che de l'an 580 de notre &#232;re co&#239;ncide avec une hiatomaya dans la transition du d&#233;but &#224; la fin du classicisme, caract&#233;ris&#233;e par une r&#233;duction de la construction de monuments du deuxi&#232;me quart du sixi&#232;me si&#232;cle jusqu'au milieu du septi&#232;me si&#232;cle apr&#232;s environ J.-C. (de Menocal 2001 : 670). Le d&#233;clin de Teotihuacan s'inscrit parfaitement dans ce cadre : il commence vers 550 apr&#232;s JC et s'ach&#232;ve autour de 650 apr&#232;s JC (Cowgill 2007 : 261, Manzanilla 2015). Au sujet de l'obsidienne, un changement des itin&#233;raires de son ministre de l'int&#233;rieur &#224; la c&#244;te aurait pu contribuer &#224; l'effondrement des centres urbains mayas de l'int&#233;rieur (Golitko et al., 2012). Ces marchandises &#233;taient de plus en plus difficiles &#224; obtenir par les voies de navigation int&#233;rieures (Golitko et al., 2012 : 514). Cela se refl&#232;te clairement dans la communaut&#233; maya de Barton Ramie (voir tableau 3), car sa pr&#233;sence est consid&#233;rablement r&#233;duite. Comme nous l'avons vu ci-dessus, l'obsidienne du Belize augmente sa valeur d'&#233;change au cours de la fin de la p&#233;riode classique, comme cela se produit dans le bassin de Balsas. On peut penser que cette augmentation a affect&#233; d'autres centres int&#233;gr&#233;s dans le r&#233;seau d'&#233;changes du march&#233; m&#233;so-am&#233;ricain. Une grande crise &#233;conomique ravage la M&#233;so-Am&#233;rique, g&#233;n&#232;re un appauvrissement g&#233;n&#233;ralis&#233; et d&#233;cha&#238;ne une vague de conflits sociaux. Le long processus de d&#233;clin et d'effondrement final que les civilisations m&#233;soam&#233;ricaines de la fin de si&#232;cle classique ont connu entre les Teotihuacan et se termine entre les Mayas. L'effondrement de Teotihuacan d&#233;clenche une lente r&#233;action en cha&#238;ne. Cette crise complexe finit &#233;galement par affecter Monte Alb&#225;n et la civilisation classique maya : chez les Zapot&#232;ques, la population diminue consid&#233;rablement dans la vall&#233;e de Oaxaca et se concentre &#224; Monte Alban, qui atteint maintenant 500 &#224; 700 personnes apr&#232;s J.-C. ) sa plus grande extension. Cependant, la capitale commence &#224; d&#233;cliner entre 600 et 900 apr&#232;s la dispersion de J.-C. Supoder alors que l'autonomie des centres r&#233;gionaux grandit (Marcus 2009 : 98, 101, Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 201).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement de la civilisation maya classique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement de la civilisation maya au IXe si&#232;cle de notre &#232;re ne peut &#234;tre compris que comme un processus lent d&#251; &#224; diverses causes interd&#233;pendantes et nuanc&#233;es par r&#233;gion (Oglesby et al.2010, Yaeger et Hodell 2008 : 226, Vidal et Mu&#241;oz 2013 : 98). Cela ne se produit pas dans son ensemble (Aimers 2007 : 329), parce que politiquement, il ne l'&#233;tait pas puisqu'il &#233;tait conforme &#224; un conglom&#233;rat de cit&#233;s-&#201;tats. Le d&#233;clin de la civilisation maya classique se produit entre 750 et 900 apr&#232;s J.-C., juste au moment de la culture et de la d&#233;mographie suapogeo (Turner 2010 : 575) au VIIIe si&#232;cle (jusqu'&#224; 750) de notre &#232;re, apr&#232;s le Teotihuacan s'effondrer. La construction des monuments atteint son maximum en 721 apr&#232;s J.-C. et cesse apr&#232;s 830 apr&#232;s J.-C. Les sympt&#244;mes commencent &#224; se manifester entre 750 et 790 apr&#232;s J.-C. (de Menocal 2001 : 670 ) et l'effondrement est dat&#233; par une technique raffin&#233;e &#224; 900 apr&#232;s J.-C. (Chase et al., 2012 : 12917), tandis que d'autres le situent entre 800 et 900 (vg Houston et al., 2001 : 65).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de la s&#233;cheresse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de la s&#233;cheresse ne pouvait &#234;tre laiss&#233; de c&#244;t&#233; par la complexit&#233; d'un effondrement qui p&#233;n&#233;trait &#233;galement dans les zones humides permanentes (Butzer et Endfield 2012 : 3630). La civilisation maya se d&#233;veloppe rapidement de 550 &#224; 750 apr&#232;s J.-C. en profitant d'un climat humide favorable. Cependant, son effondrement co&#239;ncide avec des conditions climatiques d&#233;favorables caract&#233;ris&#233;es par des s&#233;cheresses prolong&#233;es (Haug et al., 2003 : 1733, Brenner et al.2001 : 99). Les donn&#233;es des enregistrements s&#233;dimentaires du bassin de Cariaco, dans le sud des Cara&#239;bes, indiquent un stade sec &#233;tendu de 750 &#224; 950 apr&#232;s JC avec des &#233;pisodes cycliques d'une p&#233;riodicit&#233; de 40 &#224; 50 ans (Yaeger et Hodell, 2008 : 227). En outre, l'analyse des s&#233;ries chronologiques de s&#233;diments lacustres dans le nord de la p&#233;ninsule du Yucatan r&#233;v&#232;le une p&#233;riodicit&#233; correspondant &#224; la s&#233;cheresse qui dure depuis 208 ans. Ce cycle est similaire &#224; la p&#233;riode de 206 ans pour l'activit&#233; solaire. C'est-&#224;-dire que les deux cycles de conoscillations bicentenaires co&#239;ncident (Hodellet al 2001, Brenner et al 2002). Cependant, une &#233;tude r&#233;cente (Carleton et al., 2014) bas&#233;e sur les donn&#233;es du lac Chichancanab, dans la p&#233;ninsule du Yucatan, remet en question la validit&#233; de l'hypoth&#232;se du cycle de la s&#233;cheresse en raison de l'absence d'une v&#233;ritable base empirique pour la maintenir. Cependant, les s&#233;diments lacustres t&#233;moignent d'un changement soudain vers des conditions plus arides dans le centre de la p&#233;ninsule du Yucatan entre 800 et 1 000 apr&#232;s AD, avec une incidence plus &#233;lev&#233;e vers les 900 apr&#232;s J.-C. Le sud du Yucatan, dens&#233;ment peupl&#233; et d&#233;pendant de l'approvisionnement en eau de surface pour l'agriculture et la consommation, a &#233;t&#233; le plus touch&#233; par la longue s&#233;cheresse de cette p&#233;riode (de Menocal 2001 : 670). Par ailleurs, les archives de la grotte de Yok Balum au Belize indiquent une tendance &#224; la s&#233;cheresse entre 700-1135 ou 660-1000 apr&#232;s J.-C., ce qui co&#239;ncide parfaitement avec le cadre chronologique de l'effondrement des Mayas entre 750- 900 apr&#232;s J.-C. (Webster et al., 2007 ; Kennett et al.2012), confirmant la tendance indiqu&#233;e par le bassin de Cariaco (Hsiang et Burke 2013). La variabilit&#233; de l'humidit&#233; &#233;tait d&#233;cisive dans ce sc&#233;nario. Au cours de ces s&#233;cheresses, les pr&#233;cipitations annuelles sont tomb&#233;es consid&#233;rablement &#224; 40% (Medina-Elizalde et Rohling 2012). Huit s&#233;cheresses aigu&#235;s allant de 3 &#224; 18 ans ont eu lieu pendant le d&#233;peuplement des cit&#233;s &#233;tats mayas classiques, aidant &#224; comprendre pourquoi l'effondrement du Terminal Classic (800-950 apr&#232;s J.-C.) a dur&#233; 150 ans (Medina-Elizalde et al., 2010). Le d&#233;veloppement de l'agriculture a in&#233;vitablement conduit au d&#233;frichement des for&#234;ts et cette d&#233;forestation contribuerait &#224; amplifier la s&#233;cheresse (Cook et al., 2012), bien que les Mayas aient essay&#233; de conserver les ressources naturelles pour r&#233;pondre aux besoins de leur population de plus en plus nombreuse (McNeil et al. al.2010 : 1017). Les anciens Mayas vivaient dans un environnement vari&#233; avec des pr&#233;cipitations tr&#232;s saisonni&#232;res qui n&#233;cessitaient des strat&#233;gies de gestion de l'eau tr&#232;s diff&#233;rentes. Bon nombre de ces anciens centres ont maintenu des populations denses qui ont d&#233;velopp&#233; une utilisation non durable des sols (French et Duffy 2014). La faible pluviosit&#233; a pr&#233;valu au milieu du IX si&#232;cle d. C. &#224; Tikal, co&#239;ncidant avec l'&#233;rection de son dernier monument, dat&#233; de l'an 869. Les s&#233;cheresses qui en r&#233;sult&#232;rent eurent un impact n&#233;gatif sur la collecte de ressources, provoquant des d&#233;sordres sociaux avant de provoquer leur abandon (Lentz et al., 2014). &#192; pr&#233;sent, l'effondrement &#233;tait essentiellement un ph&#233;nom&#232;ne urbain. Les villes sont d&#233;peupl&#233;es mais la population rurale de la p&#233;riph&#233;rie continue de subsister et profite des travaux hydrauliques ant&#233;rieurs. Les syst&#232;mes d'approvisionnement en eau, tels que ceux de Tikal, ont att&#233;nu&#233; les effets des s&#233;cheresses sur la population (Grazioso et Scarborough 2013 : 262-263). La ma&#238;trise de l'eau a jou&#233; un r&#244;le fondamental dans l'&#233;mergence du pouvoir politique des Mayas classiques. Bien que leur p&#233;nurie ait &#233;t&#233; d&#233;cisive dans le d&#233;clin des grands centres, les enfants ont surv&#233;cu &#224; la s&#233;cheresse (Lucero 2002 : 814). Dans les basses terres m&#233;ridionales du monde maya, l'absence de pluie a entra&#238;n&#233; un manque d'eau, des r&#233;coltes m&#233;diocres et des famines (Lucero et al., 2011 : 479). L'abandon des zones humides pr&#232;s de l'ancien centre maya de Blue Creek, au Belize, et la diminution de la population co&#239;ncident avec une s&#233;cheresse croissante dans cette r&#233;gion (Luzzadder-Beach et al., 2012 : 3648, 3650, 3651). Dans les basses terres mayas, les zones int&#233;rieures sur&#233;lev&#233;es de la p&#233;ninsule du Yucatan &#233;taient plus susceptibles de s'effondrer et moins propices &#224; la r&#233;cup&#233;ration que les zones inf&#233;rieures adjacentes. Cela s'est produit &#224; la fin du Preclassic et du Terminal Classic (Dunning et al., 2012 : 3652, 3654). En fait, l'effondrement a eu un impact sur les populations c&#244;ti&#232;res mayas (Santley et al., 1986 : 123).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conflit sociopolitique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions environnementales changeantes ont g&#233;n&#233;r&#233; des conflits sociaux croissants (Haug et al., 2003 ; Turner et Sabloff 2012 : 13908), preuve irr&#233;futable de la pr&#233;sente &#233;tude sur les Mayas de Uaxact&#250;n et Barton Ramie. Sur la c&#244;te sud m&#233;soam&#233;ricaine du Guatemala. , le grand centre maya du Montana, d&#233;pendant de Teotihuacan, se d&#233;sint&#232;gre apr&#232;s l'effondrement de la m&#233;tropole, environ 650 apr&#232;s JC - co&#239;ncide avec l'ascension de Cotzumalguapa en tant que centre r&#233;gional h&#233;g&#233;monique (Chinchilla 2013 : 201, 203). En fait, le d&#233;clin et l'effondrement de Teotihuacan affectent l'histoire maya aux VIe et VIIe si&#232;cles apr&#232;s J.-C., une p&#233;riode boulevers&#233;e par la grande guerre internationale opposant Tikal &#224; Calakmul et leurs alli&#233;s et vassaux respectifs (Demarest et Fahsen 2003 : 164). &#192; partir de 750 apr&#232;s J.-C., la civilisation maya subit une grande crise et se transforme. Les villes mayas des basses terres du sud - une r&#233;gion qui englobe le Pet&#233;n au nord du Guatemala et les terres environnantes - s'effondrent une par une jusqu'&#224; ce qu'elles aient cess&#233; leurs activit&#233;s politiques et c&#233;r&#233;moniales au d&#233;but du neuvi&#232;me si&#232;cle (Tainter 1988 : 12, 152-153). ). Le syst&#232;me politique qui pr&#233;valait jusqu'alors dispara&#238;t et presque toutes les cit&#233;s-&#233;tats mayas sont abandonn&#233;es ou diminuent radicalement leur taille et leur complexit&#233;. Il existe un d&#233;clin important de la population (Tainter 1988 : 167) que certains d&#233;crivent comme un d&#233;sastre d&#233;mographique. Les centres urbains les plus dens&#233;ment peupl&#233;s sont d&#233;finitivement abandonn&#233;s (Haug et al., 2003 : 1733). Ce processus se d&#233;veloppe rapidement dans la r&#233;gion sud-ouest du Pet&#233;n entre 700 et 730 apr&#232;s J.-C. Les villages commencent &#224; &#234;tre abandonn&#233;s, puis les principaux centres sont d&#233;truits et les populations se d&#233;placent. Certaines, telles que Altar de Sacrificios et Ceibal, survivent au Xe si&#232;cle, tandis que de nombreuses cit&#233;s des basses terres du sud-ouest sont consid&#233;rablement r&#233;duites ou d&#233;peupl&#233;es vers l'an 800 apr&#232;s J.-C. (Demarest 2013 : 23). Au huiti&#232;me si&#232;cle de notre &#233;poque, le monde maya souffre d'une fragmentation r&#233;gionale (Demarest et Fahsen 2003 : 166), d'un processus de balkanisation, de guerres et de la d&#233;sint&#233;gration des entit&#233;s politiques ; d&#233;cha&#238;n&#233;, de l'avis de certains, par la tendance &#224; la s&#233;cheresse. La stabilit&#233; dynastique des monarchies th&#233;ocratiques des cit&#233;s est bris&#233;e, les rois mayas &#233;tant &#224; la fois hauts pr&#234;tres et chefs militaires. De nombreuses preuves le confirment. Vers 750 apr&#232;s J.-C., Piedras Negras est &#224; son apog&#233;e. Dans les basses terres, les villes mayas connaissent un d&#233;clin progressif ou un effondrement soudain souvent li&#233; &#224; la d&#233;vastation de la guerre. &#192; Piedras Negras, le dernier souverain est captur&#233; par la ville ennemie de Yaxchil&#225;n en l'an 808 apr&#232;s J.-C. (Anaya et al.2011). Le palais royal est ras&#233; par les envahisseurs (Houston et al 2001 : 69, 70-71). Depuis lors, un d&#233;clin commence et entre 830 et 900 apr&#232;s J.-C., le d&#233;clin s'acc&#233;l&#232;re, la population se r&#233;duit et la ville se transforme en une petite colonie rurale jusqu'&#224; son abandon d&#233;finitif. Piedra Negras est un exemple de enfoncement de la royaut&#233; maya en tant que syst&#232;me politique (City and Churches 2001 : 17) centr&#233; sur la monarchie th&#233;ocratique et le palais royal. La d&#233;forestation progresse inexorablement dans le Pet&#233;n. Dos Pilas, dans la zone sud-ouest de cette r&#233;gion, dans les basses terres de Maya, est l'un des premiers centres &#224; succomber et &#224; &#234;tre abandonn&#233; vers 761 apr&#232;s J.-C. C'est &#233;galement l'autel de Sacrificios, qui arr&#234;te de construire des monuments autour de l'ann&#233;e 771 de notre &#232;re. Une phase de guerres interminables commence jusqu'&#224; l'abandon des villes, processus qui se transmet lentement &#224; toutes les basses terres. Selon l'&#233;pigraphie, de nouveaux dirigeants &#233;mergent l&#233;gitimant leur pouvoir en utilisant le glyphe Dos Pilas Aguateca dans le cadre d'un processus de &#034;d&#233;centralisation et de d&#233;sint&#233;gration politique des entit&#233;s dynastiques classiques classiques&#034; (Ponciano et al., 2013 : 71) connu sous le nom de balkanisation. En revanche, la ville de Cancu&#233;n, li&#233;e &#224; Dos Pilas, conna&#238;t une r&#233;surgence jusqu'&#224; c. 800 apr&#232;s J.-C apr&#232;s la chute de cette derni&#232;re, comme c'est le cas avec Naachtun (Forn&#233; et al., 2013 : 49). Aguateca tombe dans cette r&#233;gion des basses terres m&#233;ridionales apr&#232;s avoir &#233;t&#233; abandonn&#233;e plus tard vers 810 (apr&#232;s J.-C.) (Ponciano et al., 2013 : 68, 70), tandis que Tikal commence &#224; d&#233;cliner vers 830 apr&#232;s J.-C. tandis que leurs centres secondaires acqui&#232;rent une autonomie. A l'instar des &#233;v&#233;nements survenus dans la zone Usumacinta-Pasi&#243;n, des campagnes militaires ont pr&#233;c&#233;d&#233; le d&#233;clin et la cessation des monuments dans cette r&#233;gion, une date finale enregistr&#233;e &#224; Uaxact&#250;n (889 apr&#232;s JC) faisant r&#233;f&#233;rence &#224; la guerre avec ses voisins. (Ebert et al., 2014 : 350)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volution et commerce ext&#233;rieur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la zone maya occidentale, l'instabilit&#233; contribue &#224; la d&#233;sint&#233;gration du r&#233;seau commercial entre les ann&#233;es 760 et 800 de notre &#233;poque. En cons&#233;quence, la plupart des royaumes mayas occidentaux de la fin de la p&#233;riode classique d&#233;clinent et finissent par &#234;tre abandonn&#233;s entre 800 et 810 apr&#232;s JC, avant les principales villes mayas de l'est des plaines centrales. Vers l'an 830 de notre &#232;re, les populations des grands centres mayas du bassin de la rivi&#232;re Pasi&#243;n-Usumacinta, dans le sud-ouest du Pet&#233;n, avaient disparu (Demarest et Fahsen 2003 : 170, 172). Dans le sc&#233;nario nord du Pet&#233;n, la r&#233;volution qui s'est produite &#224; Naachtun vers 800 apr&#232;s J.-C. apr&#232;s la fin de J.-C. met fin au r&#233;gime th&#233;ocratique et instaure un pouvoir local qui int&#232;gre ce centre maya dans un r&#233;seau commercial &#224; longue distance, garantissant ainsi sa survie pendant la guerre. plus de 150 ans. Naachtun a &#233;t&#233; d&#233;finitivement abandonn&#233; apr&#232;s 950 apr&#232;s JC, de mani&#232;re surprenante, sans sympt&#244;mes qui annon&#231;aient ce r&#233;sultat final, car ils refl&#233;taient &#034;la pleine activit&#233; et la prosp&#233;rit&#233;&#034; au niveau mat&#233;riel (Nond&#233;d&#233;o et al., 2013 : 122, 138). Naachtun et Baking Pot, un petit royaume situ&#233; dans la haute vall&#233;e de la rivi&#232;re Belize, fournissent des t&#233;moignages r&#233;v&#233;lateurs des changements sociaux survenus au sein de la civilisation maya pendant la crise &#233;conomique de la fin de la p&#233;riode classique et des transformations d&#233;clench&#233;es par les conflits internes. Malgr&#233; le d&#233;peuplement des basses terres du centre et du sud de Maya &#224; la fin de cette p&#233;riode, Baking Pot perdure apr&#232;s l'abandon du complexe du palais du Terminal Classic (800 &#224; 900 apr&#232;s J.-C.). Les nobles et les roturiers s'adaptent &#224; la nouvelle situation et &#224; l'&#233;volution de son paysage social avec une strat&#233;gie similaire &#224; celle de Naachtun. Ils d&#233;veloppent des &#233;changes commerciaux interr&#233;gionaux, notamment des articles de luxe exotiques, c'est-&#224;-dire le commerce &#224; distance d'objets de luxe (Hoggarth, 2012). Dans la m&#234;me ligne, dans le bassin de Mop&#225;n, une rivi&#232;re qui relie le Macal &#224; Belize, le site d'Actuncan est r&#233;organis&#233; pour faire face &#224; l'effondrement. Alors que d'autres communaut&#233;s voisines d&#233;clinent, Actuncan reste et adopte de nouvelles structures politiques bas&#233;es sur la reconnaissance d'une plus grande &#233;galit&#233; (Mixter et al., 2014 : 63-64). Au cours de la p&#233;riode classique tardive, des villes mayas ont &#233;galement &#233;t&#233; fond&#233;es dans des zones g&#233;ographiques p&#233;riph&#233;riques. La splendeur &#233;ph&#233;m&#232;re de Trasun finit par &#234;tre abandonn&#233;e &#224; la fin du Terminal Classic (Vidal et Mu&#241;oz 2013 : 92). Le processus de balkanisation est &#224; l'origine de centres secondaires tels que La Joyanca ou La Blanca. La premi&#232;re, dans la zone nord-ouest de la r&#233;gion guat&#233;malt&#232;que de Pet&#233;n, atteint son apog&#233;e dans la phase terminale classique (Arnauld et al., 2013 : 149). &#192; l'&#233;poque Perdur&#243;&#225;s, La Blanca et sa population se d&#233;peupl&#232;rent progressivement de l'abandon de celle-ci, de 850 &#224; 1050 apr&#232;s J.-C. &#192; une plus grande abondance, les colons en migration, originaires des grandes villes abandonn&#233;es du nord-est du Pet&#233;n, fond&#232;rent Centres mayas. C'est le cas de La Blanca dans la vall&#233;e de Mop&#225;n delr&#237;o (Pet&#233;n, Guatemala). Il a joui de sa splendeur pendant la fin de la p&#233;riode classique jusqu'&#224; sa fin (850 apr&#232;s J.-C.). Il a &#233;t&#233; abandonn&#233; sans violence, de mani&#232;re planifi&#233;e et ordonn&#233;e, &#224; la suite de la rupture du r&#233;seau commercial dont il ferait partie lorsque &#034;l'instabilit&#233; et les troubles se sont empar&#233;s de toute la r&#233;gion&#034;. &#192; la fin du IXe si&#232;cle de notre &#232;re, la r&#233;gion du Pet&#233;n subit la d&#233;sint&#233;gration progressive des alliances qui articulaient le r&#233;seau commercial fluvial de produits de luxe, touchant tous les centres ind&#233;pendamment de leur taille (Vidal et Mu&#241;oz 2013 : 95, 100).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelle nature de la guerre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode convulsive du Terminal Classic, la guerre change de nature. Maintenant, il s'agit de la conqu&#234;te, de l'extermination et de la destruction : il devient un instrument efficace pour &#233;liminer les ennemis et capturer leurs ressources (terre, nourriture, biens, main-d'&#339;uvre), semant la d&#233;vastation partout. Maintenant, &#224; partir du huiti&#232;me si&#232;cle de notre &#232;re, les b&#226;timents incendi&#233;s ou profan&#233;s deviennent monnaie courante. L'expansion est une priorit&#233; et le d&#233;veloppement du militarisme le facilite. La localisation strat&#233;gique et la fortification des sites sont g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Ce changement acc&#233;l&#232;re l'effondrement et g&#233;n&#232;re une nouvelle soci&#233;t&#233; (Baudez 2013 : 321, Isendahl et al., 2014 : 50). Selon Baudez (2013), les progr&#232;s techniques en agriculture, l'augmentation des terres cultiv&#233;es et un r&#233;seau commercial &#233;tendu ont conduit &#224; une croissance d&#233;mographique sans pr&#233;c&#233;dent qui ne pourrait pas maintenir les ressources disponibles &#224; la fin de la Classique, r&#233;duites &#224; un environnement d&#233;grad&#233;. La rivalit&#233; entre les villes a transform&#233; les tensions en conflits arm&#233;s pour &#034;saisir les terres et les biens&#034; et &#034;d&#233;truire l'ennemi&#034;. D&#233;sormais, les symboles du pouvoir (monuments, inscriptions, images r&#233;elles) sont syst&#233;matiquement annihil&#233;s au moment de la construction des fortifications, telles que Dos Pilas ou Aguateca. Ces guerres, au lieu de r&#233;soudre les probl&#232;mes, en particulier &#233;conomiques, aggravent la situation en provoquant des famines, des d&#233;placements de population et un d&#233;clin d&#233;mographique. Les guerres de conqu&#234;te et de destruction ont transform&#233; la soci&#233;t&#233; maman. Comme on le voit &#224; Chich&#233;n Itz&#225;, le &#034;souverain est toujours un &#234;tre mythique assimil&#233; au soleil&#034; bien que son pouvoir r&#233;el soit beaucoup plus petit et qu'il doive le partager avec les pr&#234;tres, &#034;une &#233;lite politico-militaire&#034; et l'establishment guerrier (Baudez 2013 : 322).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers une th&#233;orie de l'effondrement classique des Mayas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement de Teotihuacan a mis fin &#224; son influence sur le monde maya en cr&#233;ant un vide de pouvoir. C'est pr&#233;cis&#233;ment au cours des VIe et VIIe si&#232;cles de notre &#233;poque que la grande guerre internationale a &#233;clat&#233; entre les coalitions de Tikal et de Calakmul. Nous vivons alors, &#224; la fin de la p&#233;riode classique pr&#233;coce, une p&#233;riode de prosp&#233;rit&#233; et d'abondance (cf. tableau 1, Izquierdo-Egea 2014a : 7, tableau 1). Cependant, &#224; partir de 750 apr&#232;s JC et jusqu'&#224; la fin de la p&#233;riode classique tardive, le changement climatique contribue &#224; transformer radicalement ce panorama en devenant le d&#233;clencheur d'une r&#233;action en cha&#238;ne qui mettra fin &#224; la civilisation maya classique. Les probl&#232;mes d'environnement g&#233;n&#232;rent un cr&#233;puscule extraordinairement conflictuel qui conduit &#224; l'effondrement final. Les s&#233;cheresses prolong&#233;es ont un impact n&#233;gatif sur la production alimentaire, en diminuant les r&#233;coltes destin&#233;es &#224; contenir les populations mayas qui ont connu une croissance extraordinaire. Il finit par rompre l'&#233;quilibre entre la croissance d&#233;mographique et les ressources disponibles pour la maintenir. En essayant d'y rem&#233;dier, l'intensification de l'agriculture augmente la d&#233;forestation, contribuant &#224; la d&#233;gradation de l'environnement naturel et &#224; la recherche de nouvelles terres, ce qui d&#233;clenche des conflits. La comp&#233;tition pour les ressources joue un r&#244;le essentiel dans la dynamique du processus. Des migrations massives se produisent pour ajuster le surplus d&#233;mographique. Le domaine pl&#233;b&#233;ien, le plus nombreux et le plus d&#233;favoris&#233;, serait le plus durement touch&#233; dans de telles circonstances. Une lutte sociale entre stagiaires et pl&#233;b&#233;iens est in&#233;vitable, cons&#233;quence des &#233;preuves endur&#233;es par une majorit&#233; pauvre de la population compos&#233;e de roturiers, sur laquelle la p&#233;nurie de nourriture aurait un impact, compar&#233;e &#224; une minorit&#233; de nobles encore plus opulents en pleine crise t&#233;moignent de l'analyse des offrandes des s&#233;pultures de Uaxact&#250;n ainsi que d'autres aussi &#233;loign&#233;es de la r&#233;gion maya que celles du bassin des Balsas &#224; la fin de la p&#233;riode classique. Dans tous les cas &#233;tudi&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent et li&#233;s &#224; cette &#233;poque (Uaxact&#250;n et Barton Ramie parmi les Mayas ou le bassin des Balsas et Monte Alb&#225;n au Mexique), il est v&#233;rifi&#233;, en analysant les trousseaux fun&#233;raires, en plus d'une crise &#233;conomique aigu&#235; dans tous ces sites m&#233;soam&#233;ricains, une augmentation conflits sociaux spectaculaires et une diminution consid&#233;rable du niveau des ressources disponibles. C'est une preuve solide et irr&#233;futable en faveur de la th&#232;se de la lutte sociale et de la th&#233;orie de l'effondrement de la Maya classique qui la comprend.En revanche, la crise de la royaut&#233; divine ou sacr&#233;e chez les Mayas classiques est le r&#233;sultat du conflit social d&#233;clench&#233; &#224; cette &#233;poque. de d&#233;pression &#233;conomique. Il finit par d&#233;sint&#233;grer la superstructure id&#233;ologique du r&#233;gime classique, bien que l'infrastructure &#233;conomique repr&#233;sent&#233;e par les plus petits centres et de nombreux villages existe toujours. Cette transformation sociopolitique liquide le r&#233;gime th&#233;ocratique et la soci&#233;t&#233; pourrait devenir plus &#233;galitaire, comme en t&#233;moignent les s&#233;pultures mayas de Barton Ramie &#224; Belize, tout en modifiant la nature de la guerre. Maintenant, son objectif principal est de conqu&#233;rir, d'&#233;tendre et de d&#233;fendre les fortifications en d&#233;veloppement d&#233;velopp&#233;es par l'ennemi ext&#233;rieur. Cette transformation est due au manque de ressources et &#224; la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rative de les obtenir &#224; tout prix. De m&#234;me, les guerres auraient pu servir &#224; canaliser le m&#233;contentement populaire n&#233; au c&#339;ur d'une crise &#233;conomique qui aggrave consid&#233;rablement le conflit social. En fait, ils l'auraient laiss&#233; r&#233;orienter et contr&#244;ler au moins au d&#233;but, impliquant une grande partie de cette masse populaire lorsqu'il s'agissait de conqu&#233;rir de nouvelles terres et de d&#233;fendre celles existantes contre d'autres attaquants. En bref, le terreau de l'effondrement classique des Mayas forme un panorama d&#233;sol&#233; constitu&#233; d'une pl&#233;thore de facteurs qui soulignent la complexit&#233; du processus : surpopulation, s&#233;cheresses prolong&#233;es, &#233;puisement des ressources naturelles, p&#233;nuries alimentaires, crise &#233;conomique, famine, conflits sociaux. , migrations, guerres, d&#233;clin important de la population, disparition ou transformation du r&#233;gime th&#233;ocratique, rupture ou restructuration du r&#233;seau commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quations de l'effondrement maya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement peut &#234;tre observ&#233; mat&#233;riellement &#224; travers les ph&#233;nom&#232;nes sociaux codifi&#233;s dans les archives fun&#233;raires. Plus pr&#233;cis&#233;ment, la troisi&#232;me &#233;quation fondamentale de conflit social bas&#233;e sur des donn&#233;es arch&#233;ologiques (Izquierdo-Egea 2015 : 13-14, v. Annexe) permet de calculer le niveau de ressources disponibles &#224; un moment donn&#233; en fonction de deux param&#232;tres : la population repr&#233;sent&#233;e dans l'&#233;chantillon analys&#233;. et le niveau de conflit social structurel. Ce dernier est d&#233;termin&#233; pr&#233;c&#233;demment &#224; l'aide de la premi&#232;re de ces formules fondamentales (ibidem : 10-11), o&#249; la conflictiualit&#233; sociale est estim&#233;e en termes d'in&#233;galit&#233; sociale et de richesse relative (le co&#251;t moyen des obs&#232;ques amorti dans les offrandes fun&#233;raires). &#192; son tour, cette derni&#232;re variable nous permet d'observer de mani&#232;re quantitative les fluctuations de l'&#233;conomie. En r&#233;sum&#233;, l'observation des archives fun&#233;raires permet de d&#233;duire plusieurs ph&#233;nom&#232;nes sociaux : crise &#233;conomique, in&#233;galit&#233;s, conflits sociaux, ressources disponibles, d&#233;clin d&#233;mographique ; ce qui nous parle de la trace mat&#233;rielle de l'effondrement classique des Mayas. Selon la troisi&#232;me &#233;quation fondamentale de la conflictualit&#233; sociale, plus la taille de la population et les ressources disponibles pour la soutenir sont grandes, plus le conflit social est intense. Cette circonstance sert &#224; illustrer l'effondrement de toute formation sociale, qu'il s'agisse d'une communaut&#233; villageoise ou d'une civilisation complexe telle que la Maya classique, qui ne pouvait garantir sa survie en maintenant un &#233;quilibre ad&#233;quat entre la croissance d&#233;mographique et les ressources disponibles pour en &#233;viter une. loi fondamentale qui corrige le d&#233;veloppement des soci&#233;t&#233;s humaines (Izquierdo-Egea 2015 : 13). &#201;videmment, atteindre le point de non-retour implique l'&#233;chec des m&#233;canismes de r&#233;gulation internes d'une formation sociale qui pr&#233;viennent son effondrement (ibidem : 6, 7). Dans le cas de la civilisation maya classique, la rupture de l'&#233;quilibre entre la population et les ressources disponibles pour la maintenir se produit avec l'intervention du climat en tant que facteur exog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'effondrement de la civilisation maya classique a &#233;t&#233; parfaitement consign&#233; dans les offres de sustumbas. Cela confirme ce qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pr&#233;vu lors de l'&#233;tude des fluctuations &#233;conomiques pr&#233;hispaniques dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas au Mexique (cf. Izquierdo-Egea 2014a). La pr&#233;sente &#233;tude d&#233;montre de mani&#232;re fiable que la grande crise de la fin du classicisme (C. 650-900 apr&#232;s J.-C.) a &#233;t&#233; enregistr&#233;e dans les objets des s&#233;pultures mayas gr&#226;ce aux preuves fournies par Uaxact&#250;n au Guatemala Barton Ramie au Belize. Le fait que les &#233;chantillons analys&#233;s aient &#233;t&#233; pr&#233;lev&#233;s par W. L. Rathje et soient si significatifs conf&#232;re encore plus de validit&#233;, de coh&#233;rence et de fiabilit&#233; &#224; la m&#233;thodologie utilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'observation quantitative du registre fun&#233;raire, au cours de la p&#233;riode classique r&#233;cente, t&#233;moigne d'une diminution brutale de l'activit&#233; &#233;conomique et des ressources disponibles garantissant une r&#233;duction drastique de la population et une augmentation consid&#233;rable du conflit social, non seulement parmi les Mayas mais &#233;galement parmi Zapot&#232;ques de Monte Alb&#225;n ou dans le bassin de Balsas. C'est-&#224;-dire que ce sont des ph&#233;nom&#232;nes qui co&#239;ncident avec l'effondrement des civilisations am&#233;ricaines classiques repr&#233;sent&#233;es par Teotihuacan, Monte Alban et les Mayas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Maintenant, gr&#226;ce au nouveau param&#232;tre fourni par le calcul des ressources disponibles, il est possible de confirmer une diminution abrupte de cette variable lors de l'effondrement des Mayas, tant dans le bassin du Pet&#233;n que dans celui du Belize. Ceci sugg&#232;re une augmentation de la mortalit&#233;, constat&#233;e &#224; la fois &#224; Uaxact&#250;n et &#224; Barton Ramie, bien qu'elle se manifeste avec une virulence particuli&#232;re dans le premier des sites. Cela nous permet ensuite d'interpr&#233;ter le changement d&#233;mographique comme une diminution de la population, beaucoup plus spectaculaire dans le premier cas, co&#239;ncidant avec d'autres sources arch&#233;ologiques plus nombreuses. Naturellement, cette innovation m&#233;thodologique est appliqu&#233;e &#224; de nombreux documents fun&#233;raires, tant m&#233;soam&#233;ricains que d'autres civilisations anciennes, europ&#233;ennes ou asiatiques, obtenant des r&#233;sultats brillants qui aideront &#224; clarifier certaines questions fondamentales. Dans le cas de la civilisation maya classique, la rupture de l'&#233;quilibre entre une population disproportionn&#233;e et des ressources limit&#233;es pour la maintenir se produit avec l'intervention du changement climatique &#224; comofacteur exog&#232;ne, g&#233;n&#233;rant un sombre panorama compos&#233; de s&#233;cheresses persistantes, de la rar&#233;faction des ressources naturelles, de la raret&#233; alimentation, crise &#233;conomique aigu&#235;, famine, conflit social, migration, guerres, d&#233;clin important de la population, disparition ou transformation du r&#233;gime th&#233;ocratique et rupture ou restructuration du r&#233;seau commercial&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;flexion finale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uaxact&#250;n et Barton Ramie apportent des preuves irr&#233;futables de l'empreinte mat&#233;rielle de l'effondrement classique du r&#233;cit fun&#233;raire de la civilisation maya, en accord avec ce que l'on avait d&#233;j&#224; vu dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas au Mexique. Maintenant, &#224; partir de telles &#233;vidences &#233;loquentes, il convient d'examiner s&#233;rieusement l'opportunit&#233; d'utiliser cette m&#233;thodologie pour clarifier des aspects aussi r&#233;v&#233;lateurs que ceux abord&#233;s par l'arch&#233;ologie des ph&#233;nom&#232;nes sociaux : fluctuations &#233;conomiques, changements sociaux, conflits sociaux, etc. Personne ne comprendrait que cette grande opportunit&#233; de faire de la vraie science a &#233;t&#233; perdue&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EL COLAPSO DEL CL&#193;SICO TARD&#205;O ENTRE LOS MAYAS DE UAXACT&#218;N (GUATEMALA) Y BARTON RAMIE (BELICE) SEG&#218;N EL REGISTRO FUNERARIO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pascual Izquierdo-Egea&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La aplicaci&#243;n del m&#233;todo de valoraci&#243;n contextual al an&#225;lisis del registro funerario de Uaxact&#250;n (Guatemala) y Barton Ramie (Belice) aporta evidencias irrefutables sobre la huella material del colapso cl&#225;sico en las ofrendas de los entierros mayas. Esto confirma lo que ya se hab&#237;a anticipado alestudiar la cuenca del r&#237;o Balsas en M&#233;xico (2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INTRODUCCI&#211;N&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El objetivo de este art&#237;culo es ofrecer los resultadosde una investigaci&#243;n sobre las fluctuaciones econ&#243;micas de los mayas en un momento clave como fuela transici&#243;n del Cl&#225;sico Temprano al Tard&#237;o, a fin dearrojar luz sobre el impacto de la crisis de este &#250;ltimo periodo sobre esa civilizaci&#243;n antigua. Se basa en las ofrendas de los entierros mayas estudiados por William L. Rathje (1970), procedentes de la ciudad de Uaxact&#250;n en Guatemala y la comunidad aldeana de Barton Ramie en Belice, en la cuenca superior del r&#237;o hom&#243;nimo. Posteriormente, Rathje public&#243; conjuntos funerarios sueltos como uno correspondiente al Precl&#225;sico-Cl&#225;sico Temprano en Alt&#250;n Ha, en la costa de Belice, y otro del Cl&#225;sico Tard&#237;o en Tikal (Guatemala), al sur de Uaxact&#250;n, en la regi&#243;n de Pet&#233;n (Rathje1973 : 749-750) ; los cuales no pudieron computarse por la ausencia del grupo representativo del periodo posterior en el primer caso y del precedente en el segundo. No obstante, aunque las comparaciones resulten inapropiadas, a simple vista las ofrendas de los entierros son mucho m&#225;s ricas, esdecir, abundantes y valiosas, en la &#233;poca antigua (Alt&#250;n Ha durante el Cl&#225;sico Temprano) que en Tikal a lo largo del Cl&#225;sico Tard&#237;o. Lo cual, con las debidas precauciones, otorgar&#237;a todav&#237;a mayor consistencia a la conclusi&#243;n principal del presente estudio : el colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica qued&#243; perfectamente registrado en sus tumbas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;METODOLOG&#205;A Y SELECCI&#211;N DEMUESTRAS CRONOL&#211;GICAS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El m&#233;todo de valoraci&#243;n contextual se centra en el an&#225;lisis del gasto funerario midiendo la variabilidad de los ajuares en funci&#243;n de una serie de par&#225;metros. Los principios te&#243;ricos de esta metodolog&#237;a y su formulaci&#243;n matem&#225;tica, incluyendo las t&#233;cnicas instrumentales que la desarrollan, vienen siendo difundidos a trav&#233;s de una copiosa bibliografia (Izquierdo-Egea 1989 : 67-68, 73-74 ; 1991 : 134-135 ;1993 : 33-42 ; 1995 : 149-151 ; 1996-97 : 107-111 ;2009 : 5-6 ; 2010 : 5-6 ; 2011 : 4 ; 2012a : 33-62 ; 2012b:5 ; 2012c : 3-4 ; 2013a ; 2013b : 29-31 ; 2014a : 4 ; 2014b:6 ; 2015 : 6). Es el n&#250;cleo central de la arqueolog&#237;a de los fen&#243;menos sociales y articula toda su metodolog&#237;a. Gracias a la medici&#243;n del gasto funerario invertido en el ajuar que acompa&#241;aba al difunto, calculado a partir del valor contextual de sus componentes, se pueden observar las fluctuaciones dela econom&#237;a, la desigualdad o la conflictividad social codificadas en el registro material. Entre las variables analizadas, la m&#225;s destacadaes el valor contextual de un bien mortuorio, a partir del cual se determina el gasto funerario consumido en el ajuar de cada enterramiento y el valor econ&#243;mico medio amortizado en cada muestra cronol&#243;gica evaluada. Tambi&#233;n se emplea otro estad&#237;grafo fundamental para medir la desigualdad o diferenciaci&#243;n social : el coeficiente de variaci&#243;n (CV), contrast&#225;ndolo con el coeficiente de Gini. Ambos se expresan en porcentajes, es decir, como &#237;ndices. Se introduce aqu&#237;, como gran novedad y avance t&#233;cnico de la metodolog&#237;a empleada, el c&#225;lculo de los recursos disponibles en funci&#243;n del tiempo gracias a la f&#243;rmula publicada recientemente (Izquierdo-Egea 2015 : 13-14), incluida en el ap&#233;ndice a&#241;adido al presente art&#237;culo. Arroja mucha luz a la hora de entender los cambios que suceden en todo proceso temporal. Ahora, a los par&#225;metros analizados habitualmente (el gasto funerario medio o riqueza relativa, la desigualdad social media medida por el CV o el &#237;ndice de Gini y la conflictividad social) cabe sumar esta nueva variable. Su innegable utilidad, contrastada con una multitud de muestras temporales correspondientes a numerosos cementerios antiguos, tal como se hiciera con la nueva t&#233;cnica para medir la conflictividad social incorporada &#250;ltimamente (v. Izquierdo-Egea 2015), as&#237; lo demuestra. Este logro se debe a la introducci&#243;n de la poblaci&#243;n como par&#225;metro de la conflictividad, haciendo viable la conexi&#243;n con la ley demogr&#225;fica de Malthus (1798). &#171; Ahora, gracias a la tercera ecuaci&#243;n fundamental resultante, se puede cuantificar la conflictividad social en funci&#243;n del tama&#241;o de la poblaci&#243;n y los recursos disponibles para sostenerla. Lo cual aporta una herramienta te&#243;rica de gran ayuda a la hora de estudiar fen&#243;menos tan relevantes como el colapso de las civilizaciones antiguas &#187; (Izquierdo-Egea 2015 : 15). El procedimiento anal&#237;tico empleado se inicia con la selecci&#243;n de muestras cronol&#243;gicas que cumplanlos habituales criterios referidos al estado de conservaci&#243;n de las tumbas &#8212;escogiendo las intactaso bien conservadas&#8212; y la dataci&#243;n &#8212; admitiendo solo los casos seguros o fiables. En el caso que nos ocupa, esa tarea ya fue realizada por W. L. Rathje (1970).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Muestras cronol&#243;gicas estudiadas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fueron seleccionadas y publicadas por Rathje (1970). A partir de sus datos, se pueden analizar dos muestras temporales para cada sitio seg&#250;n la cronolog&#237;a propuesta en esa publicaci&#243;n : Uaxact&#250;n I, Uaxact&#250;n II, Barton Ramie I y Barton Ramie II. En el coraz&#243;n del Pet&#233;n, las tumbas de Uaxact&#250;nincluidas en dicho estudio correspond&#237;an a un periodo antiguo (anterior al a&#241;o 600 de nuestra era) ya otro reciente (posterior a dicha fecha) (Rathje1970 : 364), que aqu&#237; se denominan Uaxact&#250;n I y II. Por su parte, los entierros de Barton Ramie, un sitio rural en lo que entonces era la colonia de la Honduras Brit&#225;nica, m&#225;s tarde convertida en el estado independiente de Belice, fueron subdivididos igualmente en dos periodos : antiguo (anterior al a&#241;o 700 de nuestra era) y reciente (posterior al mismo) (Rathje 1970 : 360). Ambos se conocen aqu&#237; como Barton Ramie I y II. En la pr&#225;ctica, esas fases antigua y reciente coinciden, respectivamente, con los periodos mesoamericanos denominados Cl&#225;sico Temprano (c. 150/200-650 despues de J.-C.) y Cl&#225;sico Tard&#237;o (c.650-900 despues de J.- C.) siguiendo la cronolog&#237;a tradicional (L&#243;pez Austin y L&#243;pez Luj&#225;n 2000). Las muestras cronol&#243;gicas seleccionadas se corresponden con las tumbas inventariadas originalmente por Rathje (1970 : 363, fig. 22, 365, fig. 23,372):1. Uaxact&#250;n I (Cl&#225;sico Temprano) : 24-29 (N = 6).2. Uaxact&#250;n II (Cl&#225;sico Tard&#237;o) : 57-77 (N = 21).3. Barton Ramie I (Cl&#225;sico Temprano) : 1-23 (N =23).4. Barton Ramie II (Cl&#225;sico Tard&#237;o) : 30-56 (N= 27). Una vez completadas las dos series cronol&#243;gicas con cuatro muestras, se codificaron los componentes de los ajuares de las tumbas como categor&#237;as particulares. Siguiendo una regla b&#225;sica, se unificaron algunas de estas &#250;ltimas como categor&#237;as intermedias o gen&#233;ricas cuando el n&#250;mero de casos era reducido (Izquierdo-Egea 2012a : 58-62). A continuaci&#243;n, se introdujo la informaci&#243;n obtenida en la base de datos del programa inform&#225;tico NECRO (Izquierdo-Egea 1991), tanto en la primera versi&#243;n como en la m&#225;s reciente desarrollada a comienzos de 2015 (v. ap&#233;ndice). Este fue el encargado de calcular tanto el valor contextual de las categor&#237;as de bienes como el gasto funerario medio invertido en los ajuares de las sepulturas y en el conjunto temporal al cual pertenec&#237;an. Seguidamente, se compararon los resultados proporcionados por las muestras analizadas, a fin de apreciar sus variaciones y aislar la tendencia de cada serie cronol&#243;gica. Posteriormente, con el concurso de otra herramienta auxiliar de c&#225;lculo estad&#237;stico, el programa SYSTAT (VV. AA. 2007 ; Wilkinson 1990), se estim&#243; el coeficiente de variaci&#243;n (CV) de cada muestra para estimar la desigualdad social. De igual manera, se utiliz&#243; otro recursoen l&#237;nea para determinar el &#237;ndice de Gini a trav&#233;s de Internet (Wessa 2014), que tambi&#233;n puede efectuarse mediante el programa inform&#225;tico Gretl (Cottrell y Lucchetti 2012a, 2012b). Finalmente, en funci&#243;n de los datos suministrados por los anteriores par&#225;metros, se calcularon la conflictividad social y el nivel de recursos disponibles para cada uno delos periodos estudiados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RESULTADOS : FLUCTUACIONES ECON&#211;MICAS Y CAMBIOS SOCIALES ENTRE LOS MAYAS DEL PET&#201;N Y BELICE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los resultados de las series cronol&#243;gicas de entierros mayas analizadas muestran resultados altamente significativos (cf. tabla 1). Examinando los estad&#237;grafos indicadores de los par&#225;metros de Uaxact&#250;n (Guatemala), observamos que la desigualdad social crece un 60.56 %, la actividad de la econom&#237;a desciende un 99.57 %, la conflictividad social se dispara desmesuradamente (36442.86 %), la poblaci&#243;n representada en la muestra se incrementa un 250 % y los recursos disponibles disminuyen un 99.04 %. Por su parte, en Barton Ramie (Belice), la desigualdad social desciende un 49.61%, la actividad de la econom&#237;a disminuye un 90.16% (igual que en Uaxact&#250;n, incluso la proporci&#243;n del descenso es muy similar), la conflictividad social tambi&#233;n asciende notoriamente (411.99 %), la poblaci&#243;n crece como en Uaxact&#250;n pero menos (17.39%), y los recursos disponibles disminuyen un 77.14% tal como ocurre en Uaxact&#249;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tenor de tales datos, se observa que, en la regi&#243;n de Pet&#233;n, Uaxact&#250;n acusa una fort&#237;sima ca&#237;dadel gasto funerario medio as&#237; como un notorio incremento de la desigualdad social durante el Cl&#225;sicoTard&#237;o (c. 650-900 despues de J.-C.), tal como se detect&#243; previamente en la cuenca del Balsas en la misma &#233;poca (cf. Izquierdo-Egea 2014a : 7). Esos par&#225;metros nos hablan de una enorme conflictividad, lo cual se traduce, con gran probabilidad, en una situaci&#243;n explosiva a nivel social confirmada por el abrupto descenso de los recursos disponibles. Ocurre lo mismoen la cuenca del Balsas, lo cual permite plantear seriamente la posibilidad de extrapolar ese panorama a otros &#225;mbitos mesoamericanos afectados por dicha coyuntura adversa. En otras palabras, la regi&#243;n de Pet&#233;n, el valle del r&#237;o Belice y la cuenca del Balsas comparten un ascenso de la conflictividad social a lo largo del Cl&#225;sico Tard&#237;o ligado a una aguda crisis econ&#243;mica y una impactante disminuci&#243;n delos recursos disponibles ; luego cabe suponer quetales acontecimientos fueron comunes o afectarona buena parte de Mesoam&#233;rica en ese tiempo. Ni siquiera el hecho de que la evoluci&#243;n de la desigualdad social rompa la unidad observada a trav&#233;s delos dem&#225;s par&#225;metros en ambos sitios mayas (aumenta en Uaxact&#250;n mientras hace lo contrario en Barton Ramie) pone en entredicho el impacto del colapso que sufren. A prop&#243;sito de lo cual, no olvidemos la diferencia esencial entre un centro urbano y una comunidad aldeana a nivel social. En cuanto a la poblaci&#243;n representada, si bien crece en ambos sitios, haci&#233;ndolo mucho m&#225;s en Uaxact&#250;n (250 %) que en Barton Ramie (17.39 %), hay que tener sumo cuidado a la hora de interpretarese comportamiento como un incremento demogr&#225;fico. &#191;C&#243;mo es posible que en un contexto de intensa crisis econ&#243;mica y acusado descenso de los recursos disponibles se pueda producir un crecimiento de la poblaci&#243;n tan desorbitado como parece detectarse en la ciudad maya de Uaxact&#250;n ? No tendr&#237;a sentido sino fuera porque la clave para entender lo que est&#225; ocurriendo est&#225; al alcance de nuestra mano : el estallido de la conflictividad social, detectado tanto en el Pet&#233;n como en la cuenca del Belice, se produce en dos sitios representativos de la ciudad y el campo respectivamente, acusando cada uno, localmente, el colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica de diferente manera. Se entiende ahora la trascendencia del nuevo par&#225;metro procurado por el c&#225;lculo de los recursos disponibles en funci&#243;n de la poblaci&#243;n representada en la muestra analizada y la conflictividad social estimada para la misma. Precisamente, este indicador habla directamente de un declive demogr&#225;fico,y no de lo contrario, debido a un extraordinario incremento de la mortalidad, m&#225;s virulento en Uaxact&#250;n que en Barton Ramie ; lo cual viene confirmado por el descomunal crecimiento de la conflictividad social detectada en ambos sitios. Es decir, el aumento de la poblaci&#243;n representada en las muestras del Cl&#225;sico Tard&#237;o no resultar&#237;a de un incremento de la poblaci&#243;n sino de una elevada mortalidad provocada por el nivel de conflictividad detectado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distribuci&#243;n de la riqueza&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El paisaje conformado por la distribuci&#243;n de la riqueza amortizada en los ajuares funerarios seg&#250;nla edad y el sexo de los individuos arroja nueva luz,en especial a la hora de observar c&#243;mo repercute demogr&#225;ficamente la crisis del Cl&#225;sico Tard&#237;o .En la cuenca del r&#237;o Belice, la comunidad rural maya de Barton Ramie exhibe durante el Cl&#225;sico Temprano una mayor concentraci&#243;n de la riqueza entre el segmento de la poblaci&#243;n correspondiente a los adultos j&#243;venes con edades comprendidas entre 18-25 a&#241;os &#8212;como ya apreciara Rathje (1970:362)&#8212;, alcanzando las 73.73 unidades de valor de promedio (N = 7, 30.43 %). Se mantienen alejados, a gran distancia, los adultos maduros entre 26 y 50 a&#241;os (19.65, N = 8, 34.78 %). Quedan absolutamente marginados del reparto de la riqueza amortizadaen las tumbas los dos &#250;ltimos segmentos de la comunidad, cuyos entierros carecen de ofrendas : los 2 casos de adultos ancianos con edad superior a los 50 a&#241;os (8.70 %) y los 6 correspondientes a adolescentes con menos de 18 a&#241;os (26.09 %). Respecto al sexo de los individuos, las mujeres (N = 4) concentran m&#225;s riqueza relativa de media : 30.14 unidades de valor frente las 22.01 de los varones (N = 6). Combinando la edad con el sexo, obtenemos que las mujeres adultas j&#243;venes con edades comprendidas entre 18 y 25 a&#241;os (N = 2) acumulan mayor valor econ&#243;mico (60.27 unidades de promedio) que los dem&#225;s segmentos de la poblaci&#243;n : los varones adultos maduros entre 26 y 50 a&#241;os (35.95, N = 4), los varones adultos j&#243;venes entre 18 y 25 a&#241;os (11.90, N = 3) y las mujeres ancianas con edad superior a los 50 a&#241;os sin ofrendas (N = 2). En cambio, a lo largo del Cl&#225;sico Tard&#237;o, cuando la regi&#243;n belice&#241;a acusa los efectos negativos del colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica, se observa un empobrecimiento generalizado que afecta a todos por igual. Ahora, las diferencias econ&#243;micasentre los individuos de Barton Ramie son m&#237;nimas. La mortalidad se ensa&#241;a especialmente con los adultos maduros con edades entre 26 y 50 a&#241;os (14/27,88.89 % de los difuntos), entre los cuales lo m&#225;s sorprendente es que la mayor&#237;a son mujeres (11/15,73.33 %). Este es el sector m&#225;s afectado por la crisis econ&#243;mica y la escasez de recursos disponibles imperantes en el seno de una sociedad convulsionada por la elevada conflictividad. Precisamente, el mayor n&#250;mero de mujeres sepultadas en este periodo podr&#237;a deberse a este &#250;ltimo fen&#243;meno social. Por otro lado, los adolescentes pasan de ser relativamente numerosos en el periodo anterior y no acumular riqueza alguna en sus entierros a ser los m&#225;s ricos entre los pobres en tiempos del Cl&#225;sicoTard&#237;o ; mientras los entierros de los adultos j&#243;venes, los m&#225;s ricos en el Cl&#225;sico Temprano, ahora se convierten en los m&#225;s pobres, lo cual coincide con las observaciones de Rathje (1970 : 364). En Uaxact&#250;n, los entierros de adolescentes tambi&#233;n son los m&#225;s ricos a lo largo del Cl&#225;sico Tard&#237;o. En funci&#243;n de estos datos, en la comunidad mayade Barton Ramie parece apreciarse una sociedad marcadamente matriarcal durante el Cl&#225;sico Temprano por el peso espec&#237;fico de las mujeres en el reparto de la riqueza. En cambio, el periodo siguiente aparenta con llevar una transformaci&#243;n social en beneficio de los varones y en detrimento de las mujeres (la sociedad se hace m&#225;s patriarcal y deja de sertan marcadamente matriarcal como antes). Sin embargo, en Uaxact&#250;n ocurre lo contrariodurante el Cl&#225;sico Tard&#237;o. La sociedad parece claramente patriarcal porque son los varones quienes acumulan la mayor&#237;a de la riqueza amortizada en sus ofrendas (7.20 unidades de valor de media frentelas 1.05 de las mujeres) ; adem&#225;s, en esta ciudad maya del Pet&#233;n son los maduros de 26-50 a&#241;os quienes concentran m&#225;s riqueza media en sus ofrendas funerarias entre los varones adultos (8.96 unidades de valor frente a las 1.93 de los j&#243;venes). Ahora bien, al comparar todos los segmentos de la poblaci&#243;n, los adultos maduros (5.65 unidades devalor de media, N = 11, 52.38 %) se ven superados por los adolescentes (6.51, N = 6, 28.57 %). En s&#237;ntesis, se observan cambios sociales significativos entre los mayas del Cl&#225;sico Tard&#237;o. Algunos adolescentes, antes marginados, heredan ahorala posici&#243;n social de sus parientes. En Barton Ramie, aunque se reduce la desigualdad social, se desboca la conflictividad debido al brutal descenso de la actividad econ&#243;mica o, lo que es lo mismo, al espectacular aumento de la pobreza, y la dr&#225;stica reducci&#243;n de los recursos disponibles. El escenario es com&#250;n para ambos sitios (pobreza, falta de recursos, conflictividad). Habr&#237;a que investigar si cambios tan reveladores como el declive econ&#243;mico de las mujeres observado en la comunidad maya de Barton Ramie podr&#237;an vincularse con una transformaci&#243;n sociopol&#237;tica que menos cabase su posici&#243;n social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Datos microecon&#243;micos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los datos microecon&#243;micos obtenidos son sumamente interesantes (cf. tabla 2). En la regi&#243;n maya de Pet&#233;n y en la cuenca del r&#237;o Belice, se observa que, al pasar del Cl&#225;sico Temprano al Tard&#237;o, la cer&#225;mica incrementa su valor contextual relativo, osea, se encarece &#8212; pasa de 0.39 a 0.71 unidades de valor contextual en Uaxact&#250;n (82.05 %), casi duplic&#225;ndose, y de 0.56 a 0.78 en Barton Ramie (39.29%), casi igual&#225;ndose ambos valores&#8212;. El encarecimiento de la cer&#225;mica coincide con un incremento de la misma en este sitio belice&#241;o (5.23 %) mientras ocurre lo contrario en Uaxact&#250;n (&#8211;2.70 %) (cf.tabla 3). La concha se comporta de forma opuesta, es decir, se abarata (como en el caso anterior, tambi&#233;n se iguala su valor, pasando de 1.86 a 1.00 entre los mayas del Pet&#233;n (&#8211;46.24 %) y de 2.31 a 1.08 entrelos de la cuenca del Belice (&#8211;53.25 %). El abaratamiento de la concha se corresponde con un aumento de esta mercanc&#237;a tanto en Uaxact&#250;n (2.71 %) como en Barton Ramie (5.92 %). Al contrastar estos datos con los referidos a la cuenca del r&#237;o Balsas en el M&#233;xico prehisp&#225;nico (cf.Izquierdo-Egea 2014a : 11, tabla 2), se pueden apreciar tendencias contrarias : la cer&#225;mica se abarata y la concha se encarece. Sin embargo, la obsidiana belice&#241;a aumenta su valor de cambio durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o, coincidiendo plenamente con la evoluci&#243;n de esta mercancia en la cuenca del Balsas, donde alcanza un valor de 0.92 unidades frente alde 1.80 entre los mayas de la cuenca del Belice (52.54 %) ; lo cual implica que dicho encarecimiento afecta a m&#225;s centros integrados en el mercado mesoamericano durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o. Por otro lado, respecto a los dem&#225;s bienes funerarios mayas, cabe se&#241;alar que el jade, siguiendo los pasosde la concha, tambi&#233;n se abarata en el transcurso del &#250;ltimo periodo de Uaxact&#250;n (&#8211;32.66 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORRELACIONES ENTRE LA ARQUEOLOG&#205;A DE LOS FEN&#211;MENOS SOCIALES Y OTRAS FUENTES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como ya se ha visto, estos nuevos resultados vienen a corroborar lo sostenido recientemente a partir de las evidencias de la cuenca del r&#237;o Balsas en M&#233;xico. Se confirman los cambios entonces anticipados para otras regiones mesoamericanas. Ahora, en tierras mayas, se repite el mismo hecho : la crisis del Cl&#225;sico Tard&#237;o queda registrada en las ofrendas de los entierros en dos sitios, uno en Guatemala y otro en Belice ; luego esta tendencia regular puede hacerse extensiva a buena parte de Meso-am&#233;rica en esa &#233;poca. De hecho, en base a los datos publicados por E.Gonz&#225;lez Lic&#243;n (2003, 2011) para Monte Alb&#225;n (Oaxaca, M&#233;xico), las investigaciones en curso llevadas a cabo por quien suscribe est&#225;n demostrando que este importante centro urbano, capital de la civilizaci&#243;n zapoteca, tambi&#233;n acusa, durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o, un descenso brutal de la actividad econ&#243;mica y los recursos disponibles que avalan una dr&#225;stica disminuci&#243;n de la poblaci&#243;n y un enorme incremento de la conflictividad social. El colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica observado a trav&#233;s de las ofrendas de los entierros de Uaxact&#250;n en el Pet&#233;n y Barton Ramie en la cuenca del r&#237;o Belice est&#225; ampliamente documentado por numeros&#237;simas fuentes arqueol&#243;gicas. Todo este largo proceso se inicia m&#225;s al norte. El periodo seco del a&#241;o 580 de nuestra era coincide con un hiatomaya en la transici&#243;n del Cl&#225;sico Temprano al Tard&#237;o caracterizado por una reducci&#243;n en la construcci&#243;n de monumentos a partir del segundo cuarto del siglo VI hasta mediados del VII despues de J.-C. aproximadamente (de Menocal 2001 : 670). El declive de Teotihuacan encaja perfectamente en este marco : comienza hacia el a&#241;o 550 de nuestra era y finaliza consu colapso alrededor del 650 despues de J.-C. (Cowgill 2007:261 ; Manzanilla 2015). A prop&#243;sito de la obsidiana, un cambio del interior a la costa en las rutas de su ministro podr&#237;a haber contribuido al colapso de los centros urbanos mayas del interior (Golitko et al. 2012). Esa mercanc&#237;a era cada vez m&#225;s dif&#237;cil de conseguir a trav&#233;sde las v&#237;as navegables interiores (Golitko et al. 2012:514). Esto aparece claramente reflejado en la comunidad maya de Barton Ramie (cf. tabla 3), pues su presencia se reduce dr&#225;sticamente. Como ya se vio m&#225;s arriba, la obsidiana belice&#241;a aumenta su valor de cambio durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o, tal como ocurre en la cuenca del Balsas. Cabe pensar que este encarecimiento afect&#243; a otros centros integrados en la red de intercambios del mercado meso-americano. Una gran crisis econ&#243;mica asola Mesoam&#233;rica, genera un empobrecimiento generalizado y desatauna oleada de conflictividad social. El largo proceso de ocaso y colapso final que experimentaron las civilizaciones mesoamericanas del Cl&#225;sico Tard&#237;o seinicia entre los teotihuacanos y finaliza entre los mayas. El colapso teotihuacano desata una lenta reacci&#243;n en cadena. Esa compleja crisis tambi&#233;n acabaafectando a Monte Alb&#225;n y a la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica.Entre los zapotecos, la poblaci&#243;n disminuye considerablemente en el valle de Oaxaca y se concentra en Monte Alb&#225;n, que alcanza ahora (500-700/750 despues de J.-C.) su mayor extensi&#243;n. Sin embargo, la capital empieza a declinar entre el 600 y el 900 despues de J.-C. Supoder se dispersa mientras crece la autonom&#237;a delos centros regionales (Marcus 2009 : 98, 101 ; Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 201).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El colapso de la civilizaci&#243;n maya durante el siglo IX de nuestra era solo puede entenderse como un proceso lento debido a diversas causas interrelacionadas y matizado regionalmente (Oglesby et al.2010 ; Yaeger y Hodell 2008 : 226 ; Vidal y Mu&#241;oz 2013 : 98). No se produce como un todo (Aimers 2007 : 329) porque pol&#237;ticamente no lo era ya que conformaba un conglomerado de ciudades-estado. El ocaso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica acontece entre 750 y 900 despues de J.-C., justo en el momento de suapogeo cultural y demogr&#225;fico (Turner 2010 : 575) en el siglo VIII (hacia el 750) de nuestra era, tras el colapso teotihuacano. La construcci&#243;n de monumentos alcanza su m&#225;ximo en 721 despues de J.-C. y cesa despu&#233;s del 830 despues de J.-C. Los s&#237;ntomas empiezan a manifestarse entre 750 y 790 despues de J.-C. (de Menocal 2001 : 670) y el colapso se fecha mediante una refinada t&#233;cnica hacia el 900 despues de J.-C. (Chase et al. 2012 : 12917), sibien otros lo colocan entre el 800 y el 900 (v. g.Houston et al. 2001 : 65).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El papel de la sequ&#237;a&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La problem&#225;tica de la sequ&#237;a no pod&#237;a quedar al margen de la complejidad de un colapso que tambi&#233;n fue penetrando en los humedales permanentes (Butzer y Endfield 2012 : 3630). La civilizaci&#243;n maya se expande r&#225;pidamente desde 550 hasta 750 despues de J.-C. aprovechando un clima h&#250;medo favorable. Sin embargo, su colapso coincide con unas condiciones clim&#225;ticas adversas protagonizadas por sequ&#237;as prolongadas (Haug et al. 2003 : 1733 ; Brenner et al.2001 : 99). Los datos provenientes del registro sedimentariode la cuenca del Cariaco, en el Caribe meridional, muestran una extensa etapa seca desde el 750 al 950 despues de J.-C. con episodios c&#237;clicos de una periodicidad de 40-50 a&#241;os (Yaeger y Hodell 2008 : 227). Adem&#225;s, el an&#225;lisis de series temporales de sedimentos lacustres en el norte de la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n revela una periodicidad para la sequ&#237;a de 208 a&#241;os. Este ciclo es similar al periodo de 206 a&#241;os para la actividad solar. Es decir, ambos ciclos conoscilaciones bicentenarias vienen a coincidir (Hodellet al. 2001 ; Brenner et al. 2002). Sin embargo, un estudio reciente (Carleton et al. 2014) apoyado enlos datos del lago Chichancanab, en la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n, pone en entredicho la validez de la hip&#243;tesis del ciclo de la sequ&#237;a por la ausencia de unaverdadera base emp&#237;rica que la sostenga. Ahora bien, los sedimentos lacustres documentan un abrupto cambio hacia condiciones m&#225;s &#225;ridas en el centro de la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n entre 800-1000 despues de J.-C., con mayor incidencia hacia el 900 despues de J.-C. Las tierras bajas meridionales de Yucat&#225;n, densamente pobladas, dependientes del suministro de agua superficial para la agricultura y el consumo, fueron las m&#225;s afectadas durante la larga sequ&#237;a de ese tiempo (de Menocal 2001 : 670). Por otro lado,el registro de la cueva Yok Balum en Belice se&#241;ala una tendencia a la sequ&#237;a entre los a&#241;os 700-1135 o 660-1000 despues de J.-C., lo cual coincide perfectamentecon el marco cronol&#243;gico del colapso maya entre 750-900 despues de J.-C. (Webster et al. 2007 ; Kennett et al.2012), confirmando la tendencia se&#241;alada por lacuenca del Cariaco (Hsiang y Burke 2013). La variabilidad de la humedad fue decisiva en este escenario. Durante esas sequ&#237;as, las precipitaciones pluviales anuales se redujeron considerablemente hasta el 40 % (Medina-Elizalde y Rohling 2012). Ocho agudas sequ&#237;as de 3 a 18 a&#241;os de duraci&#243;n tuvieron lugar durante el despoblamiento delas ciudades-estado mayas cl&#225;sicas, ayudando a entender por qu&#233; el colapso del Cl&#225;sico Terminal (800-950 despues de J.-C.) se prolong&#243; durante 150 a&#241;os (Medina-Elizalde et al. 2010). El desarrollo de la agricultura acarreaba inevitablemente la tala de bosques y esta deforestaci&#243;n contribuir&#237;a a amplificar la sequ&#237;a (Cook et al. 2012), aunque los mayas procuraran conservar los recursos naturales para satisfacer las necesidades de su cada vez m&#225;s numerosa poblaci&#243;n (Mc Neil et al.2010 : 1017). Los antiguos mayas viv&#237;an en un entorno variado con precipitaciones muy estacional es que requer&#237;a muy diferentes estrategias de gesti&#243;n del agua. Muchos de estos antiguos centros mantuvieron poblaciones densas que desarrollaron unuso no sostenible del suelo (French y Duffy 2014). Las bajas precipitaciones prevalecieron a mediados del siglo IX d. C. en Tikal, coincidiendo con laerecci&#243;n de su &#250;ltimo monumento, fechado en el a&#241;o 869. Las sequ&#237;as resultantes repercutieron negativamente sobre la captaci&#243;n de recursos, originando des&#243;rdenes sociales antes de provocar su abandono (Lentz et al. 2014). Ahora bien, el colapso fue esencialmente un fen&#243;meno urbano. Se van despoblando las ciudades pero la poblaci&#243;n rural de la periferia sigue subsistiendo y aprovecha las obras hidr&#225;ulicas precedentes. Los sistemas de suministro de agua, como los de Tikal, amortiguaron el efectode las sequ&#237;as sobre la poblaci&#243;n (Grazioso y Scarborough 2013 : 262-263). El control del agua desempe&#241;&#243; un rol fundamental en la emergencia del poder pol&#237;tico de los mayas cl&#225;sicos. Si bien su escasezfue decisiva en el declive de los centros mayores,los menores sobrevivieron a la sequ&#237;a (Lucero 2002:814).En las tierras bajas meridionales del mundo maya,la ausencia de lluvia trajo carencia de agua, malas cosechas y hambrunas (Lucero et al. 2011 : 479). Elabandono de los humedales cerca del antiguo centro maya de Blue Creek, en Belice, y la disminuci&#243;n de la poblaci&#243;n coinciden con una creciente sequ&#237;aen esta regi&#243;n (Luzzadder-Beach et al. 2012 : 3648,3650, 3651). En las tierras bajas mayas, las zonas interiores elevadas de la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n eranm&#225;s susceptibles al colapso y menos adecuadaspara la recuperaci&#243;n que las zonas m&#225;s bajas adyacentes. Esto ocurri&#243; tanto a finales del Precl&#225;sicocomo en el Cl&#225;sico Terminal (Dunning et al. 2012:3652, 3654). De hecho, el colapso tuvo un impactomenor sobre las poblaciones mayas costeras (Santley et al. 1986 : 123).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conflictividad sociopol&#237;tica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las condiciones ambientales cambiantes generaron crecientes conflictos sociales (Haug et al. 2003 ;Turner y Sabloff 2012 : 13908) como prueba de forma fehaciente e irrefutable el presente estudio sobre los mayas de Uaxact&#250;n y Barton Ramie.En la costa sur mesoamericana de la actual Guatemala, el gran centro maya de Montana, dependiente de Teotihuacan, decae tras el colapso de la metr&#243;poli, hacia 650 despues de J.-C. Coincide con el ascenso de Cotzumalguapa como centro regional hegem&#243;nico (Chinchilla 2013 : 201, 203). De hecho, el ocaso y colapso de Teotihuacan condiciona la historia mayade los siglos VI y VII despues de J.-C., una &#233;poca convulsionada por la gran guerra internacional entre Tikal y Calakmul y sus respectivos aliados y vasallos (Demarest y Fahsen 2003 : 164). A partir del 750 despues de J.-C., la civilizaci&#243;n maya sufre una gran crisis y se transforma. Las ciudades mayas de las tierras bajas del sur &#8212;regi&#243;n que abarcaba el Pet&#233;n en el norte de Guatemala y las tierras circundantes&#8212; van cayendo una a una hasta cesarsu actividad pol&#237;tica y ceremonial a comienzos del siglo IX (Tainter 1988 : 12, 152-153). Desaparece elsistema pol&#237;tico hasta entonces imperante y casi todas las ciudades-estado mayas son abandonadas o disminuyen radicalmente su tama&#241;o y complejidad. Hay un importante descenso de la poblaci&#243;n (Tainter 1988 : 167) que algunos califican como desastre demogr&#225;fico. La mayor&#237;a de los centros urbanos densamente poblados son abandonados de forma permanente (Haug et al. 2003 : 1733). Este procesose desarrolla prontamente y con rapidez en la regi&#243;n sudoccidental de Pet&#233;n entre el 700 y el 730 despues de J.-C. Las aldeas empiezan a ser abandonadas, luego son destruidos los centros principales y las poblaciones se desplazan. Algunos como Altar de Sacrificios y Ceibal sobreviven en el siglo X mientras muchas ciudades-estado de las tierras bajas sudoccidentalesse ven reducidas enormemente o quedan despobladas hacia el a&#241;o 800 despues de J.-C. (Demarest 2013 : 23). En el siglo VIII de nuestra era el mundo maya sufre una fragmentaci&#243;n regional (Demarest y Fahsen 2003 : 166), un proceso de balcanizaci&#243;n, guerras y desintegraci&#243;n de las entidades pol&#237;ticas ; desencadenado, en opini&#243;n de algunos, por la tendencia ala sequ&#237;a. Se rompe la estabilidad din&#225;stica de las monarqu&#237;as teocr&#225;ticas de las ciudades-estado, donde los reyes mayas son sumos sacerdotes y jefes militares simult&#225;neamente. Numerosas evidencias lo confirman. Hacia 750 despues de J.-C., Piedras Negras se encuentra en su apogeo. En las tierras bajas, las ciudades mayas experimentan un progresivo declive o un s&#250;bito colapso frecuentemente vinculado a la devastaci&#243;n de la guerra. En Piedras Negras, el &#250;ltimo gobernante cae prisionero de la ciudad enemiga de Yaxchil&#225;n en el a&#241;o 808 despues de J.-C. (Anaya et al.2011). El palacio real es arrasado por los invasores (Houston et al. 2001 : 69, 70-71). Desde entonces, se inicia un declive y, entre 830 y 900 despues de J.-C., se acelera la decadencia, se reduce la poblaci&#243;n y la ciudad se transforma en un peque&#241;o asentamiento rural hasta su abandono final.Piedras Negras es unejemplo del hundimiento de la realeza maya como sistema pol&#237;tico (Ciudad e Iglesias 2001 : 17) centrado en la monarqu&#237;a teocr&#225;tica y el palacio real. La deforestaci&#243;n avanza inexorablemente en el Pet&#233;n. Dos Pilas, en la zona sudoccidental de estaregi&#243;n, en las tierras bajas mayas, es uno de losprimeros centros en sucumbir y ser abandonado hacia el 761 despues de J.-C. Tambi&#233;n lo es Altar de Sacrificios, el cual deja de erigir monumentos alrededor del a&#241;o 771 de nuestra era. Se inicia una etapa de guerras interminables hasta el abandono de las ciudades.Este proceso se transmite lentamente a todas las tierras bajas. Seg&#250;n la epigraf&#237;a, surgen nuevosgobernantes que legitiman su poder empleando elglifo de Dos Pilas Aguateca en medio de un proceso de &#171; descentralizaci&#243;n y desintegraci&#243;n pol&#237;tica delas entidades din&#225;sticas cl&#225;sicas tradicionales &#187; (Ponciano et al. 2013 : 71) conocido como balcanizaci&#243;n. En cambio, la ciudad de Cancu&#233;n, vinculada a Dos Pilas, experimenta un resurgimiento hasta c. 800 despues de J.-C tras la ca&#237;da de esta &#250;ltima, tal comoocurre con Naachtun (Forn&#233; et al. 2013 : 49). En esamisma regi&#243;n de las tierras bajas meridionales, seproduce la ca&#237;da de Aguateca provocada por unataque hacia 810 despues de J.-C, siendo abandonada posteriormente (Ponciano et al. 2013 : 68, 70).Por su parte, Tikal empieza a declinar hacia el 830 despues de J.-C. mientras sus centros secundarios ganan autonom&#237;a. Al igual que los acontecimientos que tuvieron lugar en la zona Usumacinta-Pasi&#243;n, las campa&#241;as militares precedieron al ocaso y cese de los monumentos en esa regi&#243;n, con fecha final registrada en Uaxact&#250;n (889 d. C.) referente a la guerra con su vecinos (Ebert et al. 2014 : 350).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revoluci&#243;n y comercio exterior&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la zona maya occidental, la inestabilidad contribuye a la desintegraci&#243;n de la red comercial entrelos a&#241;os 760 y 800 de nuestra era. Como consecuencia, la mayor&#237;a de los reinos mayas occidentales del Cl&#225;sico Tard&#237;o decaen y acaban siendo abandonados entre 800 y 810 despues de J.-C., antes que las principales ciudades mayas orientales de las tierras bajas centrales. Hacia el a&#241;o 830 de nuestra era, laspoblaciones de los grandes centros mayas de la cuenca de los r&#237;os Pasi&#243;n-Usumacinta, en el Pet&#233;n sudoccidental, hab&#237;an desaparecido (Demarest y Fahsen 2003 : 170, 172). En el escenario del Pet&#233;n septentrional, la revoluci&#243;n acontecida en Naachtun hacia el 800 despues de J.-C. acaba con el r&#233;gimen teocr&#225;tico e instaura un poder local que integra este centro maya en una red comercial a larga distancia, garantizando as&#237; su supervivencia durante m&#225;s de 150 a&#241;os. Naachtun se abandona definitivamente despu&#233;s de 950 despues de J.-C. de forma sorpresiva, sin s&#237;ntomas que anunciasen ese desenlace final, pues reflejaba a nivel material &#171; plena actividad y prosperidad &#187; (Nond&#233;d&#233;o et al. 2013:122, 138). Tanto Naachtun como Baking Pot, un peque&#241;o reino en el alto valle del r&#237;o Belice, aportan testimonios reveladores sobre los cambios sociales operados en el seno de la civilizaci&#243;n maya durante la crisis econ&#243;mica del Cl&#225;sico Tard&#237;o y las transformaciones que impuls&#243; la conflictividad interna. A pesar del despoblamiento de las tierras bajas mayas centrales y meridionales a finales de dicho periodo, Baking Pot perdura tras el abandono del complejo palacial en el Cl&#225;sico Terminal (800-900 despues de J.-C.). Tanto nobles como plebeyos se adaptan a la nueva situaci&#243;n y asu cambiante paisaje social con una estrategia similar a la de Naachtun. Desarrollan el intercambio mercantil interregional incluyendo art&#237;culos de lujo ex&#243;ticos, o sea, el comercio a larga distancia de bienes suntuarios (Hoggarth 2012). En la misma l&#237;nea, en la cuenca del Mop&#225;n, r&#237;o que se une al Macal paradar origen al Belice, el sitio de Actuncan se reorganiza para hacer frente al colapso. Mientras otras comunidades vecinas decaen, la de Actuncan permanece y adopta nuevas estructuras pol&#237;ticas basadasen el reconocimiento de una mayor igualdad (Mixter et al. 2014 : 63-64). Durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o tambi&#233;n se fundan ciudades mayas en &#225;reas geogr&#225;ficas perif&#233;ricas. Trasun ef&#237;mero esplendor acaban siendo abandonadasa finales del Cl&#225;sico Terminal (Vidal y Mu&#241;oz 2013:92). El proceso de balcanizaci&#243;n origina centros secundarios como La Joyanca o La Blanca. El primero, en la zona noroccidental de la regi&#243;n guatemalteca de Pet&#233;n, alcanza su apogeo en el Cl&#225;sicoTard&#237;o-Terminal (Arnauld et al. 2013 : 149). Perdur&#243;m&#225;s tiempo que La Blanca y se fue despoblando progresivamente a partir del abandono de esta, desde el 850 al 1050 despues de J.-C. A mayor abundancia, los pobladores en migraci&#243;n, procedentes de las grandes ciudades abandonadas del Pet&#233;n nororiental, fundaron nuevos centros mayas. Es el caso de La Blanca en el valle delr&#237;o Mop&#225;n (Pet&#233;n, Guatemala). Disfrut&#243; su esplendor durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o hasta finales del mismo (850 despues de J.-C.). Fue abandonada sin mediar violencia, de forma planificada y ordenada, como consecuencia de la ruptura de la red comercial de la cual formar&#237;a parte cuando &#171; la inestabilidad y el desasosiego se apoderaron de toda la regi&#243;n &#187;. A finales del siglo IX de nuestra era, la regi&#243;n de Pet&#233;n sufre la desintegraci&#243;n paulatina de las alianzas que articulaban la red comercial fluvial de bienes suntuarios, afectando a todos los centros con independencia desu tama&#241;o (Vidal y Mu&#241;oz 2013 : 95, 100).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nueva naturaleza de la guerra&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ese tiempo convulso del Cl&#225;sico Terminal, laguerra cambia su naturaleza. Ahora es de conquista, exterminio y destrucci&#243;n : se convierte en un instrumento eficaz para acabar con los enemigos y capturar sus recursos (tierras, alimentos, bienes, manode obra), sembrando la devastaci&#243;n por dondequiera. Ahora, a partir de la octava centuria de nuestraera, incendiar los edificios o profanar los monumentos deviene algo habitual. El expansionismo es unaprioridad y el desarrollo del militarismo lo facilita. Segeneraliza el emplazamiento estrat&#233;gico y la fortificaci&#243;n de los sitios. Este cambio acelera el colapso y genera una nueva sociedad (Baudez 2013 : 321 ; Isendahl et al. 2014 : 50). Seg&#250;n Baudez (2013), los avances t&#233;cnicos en la agricultura, el aumento de las tierras cultivadas y una extensa red comercial impulsaron un crecimiento demogr&#225;fico sin precedentes que no pudieron sostener los recursos disponibles a finales del Cl&#225;sico, mermados por un entorno degradado. La rivalidad entre las ciudades transform&#243; las tensiones en conflictos b&#233;licos para &#171; apoderarse de tierras y de bienes &#187; y &#171; destruir al enemigo &#187;. Ahora se aniquilan deforma sistem&#225;tica los s&#237;mbolos del poder (monumentos, inscripciones, im&#225;genes reales) al tiempo quese edifican fortificaciones como en Dos Pilas o Aguateca. Esas guerras, en vez de resolver los problemas, en especial los econ&#243;micos, agravan la situaci&#243;n generando hambrunas, desplazamiento de lapoblaci&#243;n y descenso demogr&#225;fico. Las guerras de conquista y destrucci&#243;n transformaron la sociedadmaya. Tal como se aprecia en Chich&#233;n Itz&#225;, el &#171; soberano sigue siendo un ser m&#237;tico equiparado al sol &#187; aunque su poder real es mucho menor y tiene quecompartirlo con los sacerdotes, una &#171; &#233;lite pol&#237;tico-militar &#187; y el estamento guerrero (Baudez 2013 : 322).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hacia una teor&#237;a del colapso maya cl&#225;sico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El desmoronamiento de Teotihuacan puso fin a su influencia sobre el mundo maya creando un vac&#237;o de poder. Precisamente, es a lo largo de los siglos VI y VII de nuestra era cuando estalla la gran guerra internacional entre las coaliciones de Tikal y Calakmul. Se vive entonces, a finales del Cl&#225;sico Temprano, una &#233;poca de prosperidad y abundancia (cf.tabla 1 ; Izquierdo-Egea 2014a : 7, tabla 1). Sin embargo, a partir del 750 de nuestra era y hasta el final del Cl&#225;sico Tard&#237;o, el cambio clim&#225;tico contribuye a transformar radicalmente ese panorama, convirti&#233;ndose en detonante de una reacci&#243;n encadena que acabar&#225; con la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica. Los problemas medio ambientales generan una etapa de ocaso extraordinariamente conflictiva queconduce al colapso final. Las sequ&#237;as prolongadas repercuten negativamente sobre la producci&#243;n dealimentos, mermando las cosechas destinadas asostener a unas poblaciones mayas que hab&#237;an experimentado un extraordinario crecimiento. Se acaba rompiendo el equilibrio entre el crecimiento demogr&#225;fico y los recursos disponibles necesarios para sostenerlo. Al intentar remediarlo, laintensificaci&#243;n de la agricultura hace aumentar ladeforestaci&#243;n, contribuyendo a degradar el entornonatural y la b&#250;squeda de nuevas tierras desata conflictos. La competencia por los recursos juega unpapel esencial en la din&#225;mica del proceso. Se producen migraciones masivas para ajustar el excedente demogr&#225;fico. El estamento plebeyo, el m&#225;s numeroso y desfavorecido, ser&#237;a el m&#225;s perjudicado en tales circunstancias. Se hace inevitable una lucha social entrenobles y plebeyos, consecuencia de las penurias soportadas por una empobrecida mayor&#237;a de la poblaci&#243;n integrada por los plebeyos, sobre la cual impactar&#237;a la escasez de alimentos, frente a una minor&#237;a de nobles todav&#237;a m&#225;s opulenta en plena crisisseg&#250;n pone en evidencia el an&#225;lisis de las ofrendas de los entierros de Uaxact&#250;n as&#237; como otros tan alejados de la regi&#243;n maya como los de la cuenca del Balsas durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o. En todos los casos hasta ahora investigados relativos a esta &#233;poca (Uaxact&#250;n y Barton Ramie entre los mayas o lacuenca del Balsas y Monte Alb&#225;n en M&#233;xico) se comprueba, analizando los ajuares funerarios, adem&#225;sde una aguda crisis econ&#243;mica en todos estos sitios mesoamericanos, un incremento espectacularde la conflictividad social y un descenso enorme del nivel de recursos disponibles. Son pruebas contundentes e irrefutables a favor de la tesis de la luchasocial y de la teor&#237;a del colapso maya cl&#225;sico que la incluye.Por otro lado, la crisis de la realeza divina o sagrada entre los mayas cl&#225;sicos es resultado del conflicto social desatado en ese momento de depresi&#243;n econ&#243;mica. Se acaba desintegrando la superestructura ideol&#243;gica del r&#233;gimen cl&#225;sico aunque subsiste la infraestructura econ&#243;mica representada porcentros menores y numerosas aldeas. Esa transformaci&#243;n sociopol&#237;tica liquida el r&#233;gimen teocr&#225;tico y la sociedad pudo devenir m&#225;s igualitaria, tal como puede observarse a trav&#233;s de los entierros mayas de Barton Ramie en Belice.Tambi&#233;n cambia la naturaleza de la guerra. Ahora su finalidad primordial es la de conquistar, expandirse y defenderse del enemigo exterior desarrollando fortificaciones. Esa transformaci&#243;n espropiciadapor la falta de recursos y la imperiosa necesidad deobtenerlos a cualquier precio. Asimismo, las guerras podr&#237;an haber servido para canalizar el descontento popular nacido al calor de una crisis econ&#243;mica que incrementa de forma destacada la conflictividad social. De hecho, habr&#237;an permitido reconducirlo y controlarlo al menos al principio, implicando a buena parte de esa masa popular a la hora de conquistar nuevas tierras y defender las existentes de otrosatacantes. En s&#237;ntesis, el caldo de cultivo del colapso maya cl&#225;sico conforma un panorama desolador constituido por una pl&#233;yade de factores que resaltan la complejidad del proceso : superpoblaci&#243;n, sequ&#237;as prolongadas, agotamiento de los recursos naturales,escasez de alimentos, crisis econ&#243;mica, hambrunas,conflictividad social, migraciones, guerras, descenso significativo de la poblaci&#243;n, desaparici&#243;n o transformaci&#243;n del r&#233;gimen teocr&#225;tico, ruptura o reestructuraci&#243;n de la red comercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las ecuaciones del colapso maya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El colapso se puede observar materialmente atrav&#233;s de los fen&#243;menos sociales codificados en elregistro funerario. Concretamente, la tercera ecuaci&#243;n fundamental de la conflictividad social basadaen datos arqueol&#243;gicos (Izquierdo-Egea 2015 : 13-14 ; v. ap&#233;ndice) permite calcular el nivel de recursos disponibles en un momento concreto en funci&#243;nde dos par&#225;metros : la poblaci&#243;n representada en la muestra analizada y el nivel de conflictividad social estructural. Este &#250;ltimo se determina previamenteempleando la primera de esas f&#243;rmulas fundamentales (ibidem : 10-11), donde la conflictividad social se estima en funci&#243;n de la desigualdad social y lariqueza relativa (el gasto funerario medio amortizado en las ofrendas de los entierros). A su vez, esta &#250;ltima variable nos permite observar cuantitativamente la fluctuaci&#243;n de la econom&#237;a. En definitiva, se infieren varios fen&#243;menos sociales observando el registro funerario : crisis econ&#243;mica, desigualdad, conflictividad social, recursos disponibles, descenso demogr&#225;fico ; todos los cuales nos hablan de la huella material del colapso maya cl&#225;sico. Seg&#250;n la tercera ecuaci&#243;n fundamental de la conflictividad social, cuanto mayor sea el tama&#241;o de la poblaci&#243;n y menores sean los recursos disponibles para sostenerla, mayor ser&#225; la conflictividad social. Esa circunstancia sirve para ilustrar el colapso al quelle gar&#237;a cualquier formaci&#243;n social, ya sea una comunidad aldeana o una compleja civilizaci&#243;n como la maya cl&#225;sica, que no pudiese garantizar su supervivencia manteniendo un equilibrio adecuado entre el crecimiento demogr&#225;fico y los recursos disponibles para evitar quebrantar una ley b&#225;sica querige el desarrollo de las sociedades humanas (Izquierdo-Egea 2015 : 13). Obviamente, llegar a esepunto de no retorno implica el fallo de los mecanismos reguladores internos de una formaci&#243;n social que act&#250;an para evitar su colapso (ibidem : 6, 7). En el caso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica, la ruptura del equilibrio entre la poblaci&#243;n y los recursos disponibles para sostenerla se produce con la intervenci&#243;n del clima como factor ex&#243;geno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. El colapso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica qued&#243; perfectamente registrado en las ofrendas de sustumbas. Esto confirma lo que ya se hab&#237;a anticipado al estudiar las fluctuaciones econ&#243;micas prehisp&#225;nicas en la cuenca del r&#237;o Balsas en M&#233;xico (cf.Izquierdo-Egea 2014a). El presente estudio demuestra de forma fehaciente que la gran crisis del Cl&#225;sico Tard&#237;o (c. 650-900 despues de J. C.) qued&#243; registradaen los ajuares de las sepulturas mayas gracias a las evidencias aportadas por Uaxact&#250;n en Guatemalay Barton Ramie en Belice. El hecho de que las muestras analizadas fueran tomadas por W. L. Rathje ysean tan significativas, todav&#237;a otorga mayor validez, consistencia y fiabilidad a la metodolog&#237;a empleada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Observando cuantitativamente el registro funerario, se documenta durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o un descenso brutal de la actividad econ&#243;mica y los recursos disponibles que avalan una dr&#225;stica disminuci&#243;nde la poblaci&#243;n y un enorme incremento de la conflictividad social, no solo entre los mayas sino tambi&#233;n entre los zapotecos de Monte Alb&#225;n o en lacuenca del Balsas. Es decir, se trata de fen&#243;menosque coinciden con el colapso de las civilizacionesmesoamericanas cl&#225;sicas representadas por Teotihuacan, Monte Alb&#225;n y los mayas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Ahora, gracias al nuevo par&#225;metro procuradopor el c&#225;lculo de los recursos disponibles, se puedeconfirmar un abrupto descenso de esta variable enla &#233;poca del colapso maya, tanto en el Pet&#233;n comoen la cuenca del r&#237;o Belice. Lo cual deja entrever unincremento de la mortalidad, comprobado tanto en Uaxact&#250;n como en Barton Ramie, si bien se manifiesta con especial virulencia en el primero de los sitios. Luego esto permite interpretar el cambio demogr&#225;fico como un descenso de la poblaci&#243;n, muchom&#225;s dram&#225;tico en el primer caso, coincidiendo conotras fuentes arqueol&#243;gicas m&#225;s numerosas. Naturalmente, esta innovaci&#243;n metodol&#243;gica se est&#225; aplicando a abundantes registros funerarios, tanto mesoamericanos como de otras civilizaciones antiguas europeas o asi&#225;ticas, obteniendo brillantes resultados que contribuir&#225;n a esclarecer algunas cuestiones fundamentales. En el caso de la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica, la ruptura del equilibrio entre una poblaci&#243;n desmesurada y unos recursos limitados para sostenerla se produce con la intervenci&#243;n del cambio clim&#225;tico comofactor ex&#243;geno, generando un sombr&#237;o panorama conformado por sequ&#237;as persistentes, agotamientode los recursos naturales, escasez de alimentos, unaaguda crisis econ&#243;mica, hambrunas, conflictividad social, migraciones, guerras, descenso significativode la poblaci&#243;n, la desaparici&#243;n o transformaci&#243;n delr&#233;gimen teocr&#225;tico y la ruptura o reestructuraci&#243;n de la red comercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reflexi&#243;n final&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uaxact&#250;n y Barton Ramie aportan pruebas irrefutables sobre la huella material del colapso cl&#225;sico en el registro funerario de la civilizaci&#243;n maya, encajando con lo que ya se vio en la cuenca del r&#237;o Balsas en M&#233;xico. Ahora, a partir de evidencias tan elocuentes, cabe plantearse seriamente la conveniencia de aprovechar esta metodolog&#237;a para aclarar aspectos tan reveladores como los abordados por la arqueolog&#237;ade los fen&#243;menos sociales : fluctuaciones econ&#243;micas, cambios sociales, conflictividad social, etc. Nadie entender&#237;a que se perdiese esta gran oportunidad de hacer verdadera ciencia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/pdf/2015/AI2702.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici une &#233;tude de Pascual Izquierdo-Egea qui pointe la mont&#233;e violente des conflits sociaux dans la ville de Monte Alb&#224;n avant la chute :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La premi&#232;re estimation analytique s'est limit&#233;e &#224; &#233;valuer les premi&#232;res et derni&#232;res p&#233;riodes du Classique. &#192; la lumi&#232;re de ses r&#233;sultats accablants, il a &#233;t&#233; possible de d&#233;montrer de mani&#232;re irr&#233;futable que l'effondrement classique &#233;tait parfaitement consign&#233; dans les offrandes des s&#233;pultures de Monte Alb&#225;n. Comme le montre le tableau 1, au cours de la p&#233;riode classique tardive, les frais d'enterrement ou la richesse relative ont subi une chute consid&#233;rable (-91,04%), tandis que les in&#233;galit&#233;s sociales ont diminu&#233; dans une moindre proportion (-22,70%) en fonction du coefficient de variation (CV). La tendance de ce param&#232;tre a &#233;galement &#233;t&#233; confirm&#233;e par l'indice de Gini. D'autre part, le conflit social est d&#233;clench&#233; de mani&#232;re alarmante. Compte tenu de l'expression structurelle de celle-ci (EC), cette variable conna&#238;t une augmentation spectaculaire jusqu'&#224; atteindre des limites insoup&#231;onn&#233;es (762,78%). La conflictualit&#233; dynamique ou conjoncturelle (CD) atteint &#233;galement une valeur relative tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Tout cela forme un panorama adverse de conflit social maximum, o&#249; l'explosion dudit param&#232;tre montre l'effondrement de la civilisation zapot&#232;que de Monte Alb&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est-&#224;-dire que les s&#233;pultures et les tombes diminuent en passant de la p&#233;riode classique &#224; la fin, ce qui peut &#234;tre attribu&#233; &#224; une r&#233;duction d&#233;mographique notoire en raison de l'&#233;clatement d'un conflit social et de la diminution drastique des ressources disponibles, comme nous l'avons vu auparavant. Mais ce n'est pas tout. Il reste &#224; voir ce que les r&#233;sultats obtenus r&#233;v&#232;lent en incluant la p&#233;riode qui pr&#233;c&#232;de la p&#233;riode du Classique r&#233;cent dans l'analyse. Bien qu'il y ait un probl&#232;me. Pour rendre cette nouvelle approche diachronique possible, l'&#233;chantillon du Terminal Formative ne sp&#233;cifiant pas la composition des offres, il a fallu &#233;galiser les autres en supprimant les cat&#233;gories sp&#233;cifiques.Les r&#233;sultats ainsi obtenus confirment ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; observ&#233; pour la p&#233;riode du Classique Ancien et &#233;clairent l'obscurit&#233; de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. De cette mani&#232;re, nous pouvons maintenant constater que la p&#233;riode du Classique R&#233;cent n'est pas aussi dynamique que l'on pourrait s'attendre sur le plan &#233;conomique, car le co&#251;t moyen des fun&#233;railles dans les offrandes fun&#233;raires est en baisse. En d'autres termes, Monte Alb&#225;n a connu au cours de la p&#233;riode classique pr&#233;coce une diminution de la richesse relative amortie dans les biens fun&#233;raires des s&#233;pultures (-31,26%). Dans le m&#234;me temps, l'in&#233;galit&#233; sociale diminue l&#233;g&#232;rement en fonction du CV, mais le coefficient de Gini offre une lecture diff&#233;rente, enregistrant une l&#233;g&#232;re augmentation de ce param&#232;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, cela provoque une augmentation de la conflictualit&#233; sociale structurelle (35,58%) alors que le niveau des ressources disponibles diminue &#224; peine (-9,45%). En revanche, la population repr&#233;sent&#233;e augmente (22,86%). Cette contradiction apparente est clarifi&#233;e par la tendance r&#233;v&#233;l&#233;e par la mesure des autres param&#232;tres fondamentaux : la conflictualit&#233; sociale grandit et le niveau des ressources disponibles reste presque inchang&#233; ; puis, en toute logique, le plus grand nombre de s&#233;pultures actuellement enregistr&#233;es peut &#234;tre attribu&#233; &#224; la mortalit&#233; caus&#233;e par cette augmentation du conflit. La fin de p&#233;riode classique a conduit &#224; cette tendance avec une forte baisse d'activit&#233; productive, associ&#233;e &#224; une diminution marqu&#233;e des ressources disponibles et &#224; la diminution brutale de la population repr&#233;sent&#233;e (-74,42%) au milieu d'un conflit social d&#233;brid&#233;. C'est-&#224;-dire que tout au long de la fin de la p&#233;riode classique, Monte Alb&#225;n a connu une crise &#233;norme. La richesse relative observable &#224; travers le registre fun&#233;raire s'effondre (-81,81%). Les in&#233;galit&#233;s sociales diminuent (-7,23%) mais ne compensent pas cet &#233;norme gouffre, donnant lieu &#224; un conflit social galopant qui prend de l'ampleur pour atteindre une dimension gigantesque et alarmante (410,06% pour les structurels et 275% pour les dynamiques). &#192; son tour, la mesure du niveau des ressources disponibles montre une valeur sensiblement basse, ce qui indique une chute importante de ce param&#232;tre (-94,90%), en ligne avec la d&#233;pression &#233;conomique qui caract&#233;rise cette p&#233;riode ; ce qui justifie le d&#233;clin notoire de la population &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Selon le registre fun&#233;raire, Monte Alb&#225;n del Terminal Formative (100 av. J.-C. - 200 av. J.-C. apr&#232;s J.-C.) vit une p&#233;riode florissante avec le plus haut niveau de ressources disponibles et le conflit social le plus faible qui soit. la s&#233;rie chronologique analys&#233;e. Ces donn&#233;es correspondent parfaitement aux informations arch&#233;ologiques restantes provenant d'autres sources. Concr&#232;tement, cela co&#239;ncide avec l'expansion territoriale d'Estadozapoteco au-del&#224; de la vall&#233;e d'Oaxaca (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 147). En revanche, l'irruption de la p&#233;riode du Classique r&#233;cent (200-500 apr&#232;s J.-C.) met un terme &#224; la prosp&#233;rit&#233; de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente en indiquant la diminution de la richesse relative enregistr&#233;e dans les offrandes des s&#233;pultures &#233;tudi&#233;es. La population de Monte Alban augmente pendant cette p&#233;riode, bien que les terres contr&#244;l&#233;es par ce centre urbain soient consid&#233;rablement r&#233;duites. Non seulement cela diminue son territoire, mais aussi son influence sur le tout puissant &#201;tat Teotihuacan des hauts plateaux centraux, qui projette son ombre port&#233;e sur la vall&#233;e d'Oaxaca et avec lequel il &#233;tablit une sorte d'alliance (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 171). Or, cette nouvelle situation, qui impliquait l'acceptation de l'h&#233;g&#233;monie de Teotihuacan, aurait un impact n&#233;gatif sur Monte Alban, provoquant un d&#233;clin &#233;conomique naissant qui refl&#233;terait parfaitement les donn&#233;es fun&#233;raires obtenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'augmentation d&#233;mographique indiqu&#233;e par la source susmentionn&#233;e co&#239;ncide parfaitement avec la tendance inf&#233;r&#233;e du registre mortuaire analys&#233;, m&#234;me si elle devrait &#234;tre nuanc&#233;e par la r&#233;percussion n&#233;gative probable du conflit grandissant et la stagnation des ressources disponibles sur la croissance d&#233;mographique. ce qui pourrait se traduire par une mortalit&#233; plus &#233;lev&#233;e. Au cours de la fin de la p&#233;riode classique (500-700 / 750 apr&#232;s J.-C.), la population de la vall&#233;e d'Oaxaca diminue consid&#233;rablement et se concentre &#224; Monte Alb&#225;n ou dans ses environs. Capitale de la civilisation zapot&#232;que, ce centre urbain atteint sa plus grande extension, bien qu'il perde le pouvoir devant la p&#233;riph&#233;rie : il augmente d&#233;sormais consid&#233;rablement l'autonomie r&#233;gionale (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 201), ce qui acc&#233;l&#233;rera le d&#233;clin de Monte Alban et la fragmentation. de son territoire dans les petits &#201;tats (Feinman et Nicholas 2016 : 256). En d'autres termes, le pouvoir r&#233;gional du Monte Alb&#225;ndeclina Zapotec et de nombreux centres de rang inf&#233;rieur constituent leurs propres entit&#233;s politiques locales (Marcus 2009 : 98, 101) que Tainter (1988 : 13) a d&#233;finis comme de petits &#201;tats autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement de l'&#201;tat de Monte Alb&#225;n dans la fin de la p&#233;riode classique, la soci&#233;t&#233; de la vall&#233;e d'Oaxaca est fragment&#233;e et r&#233;organis&#233;e politiquement jusqu'&#224; l'&#233;mergence de la puissante cit&#233;-&#201;tat de Dainz&#250;-Macuilx&#243;chitl dans la fin du postclassique (Faulseit 2012 : 401). L'arch&#233;ologie des ph&#233;nom&#232;nes sociaux confirme non seulement la r&#233;duction d&#233;mographique drastique, mais met &#233;galement en &#233;vidence les autres param&#232;tres fondamentaux observ&#233;s &#224; travers le registre fun&#233;raire : un d&#233;clin brutal de l'activit&#233; &#233;conomique et des ressources disponibles, parall&#232;lement &#224; une augmentation consid&#233;rable des conflits sociaux, &#233;tudier les Mayas pr&#233;hispaniques du Guatemala et du Belize (Izquierdo-Egea 2015c : 17-18, 24 ans, 2016 : 65). En d'autres termes, cette grave crise &#233;conomique de la fin du classicisme, associ&#233;e &#224; une augmentation spectaculaire des conflits sociaux et &#224; une diminution consid&#233;rable des ressources disponibles, est document&#233;e en M&#233;so-Am&#233;rique &#224; travers les offres mortuaires des bassins des rivi&#232;res Balsas et MonteAlb&#225;n au Mexique ou &#224; Uaxact&#250;n et Barton Ramie chez les Mayas. C'est-&#224;-dire qu'il s'agit d'une s&#233;rie de ph&#233;nom&#232;nes sociaux co&#239;ncidant avec l'effondrement des civilisations classiques m&#233;soam&#233;ricaines (Izquierdo-Egea 2015c : 23, 24). Cet appauvrissement g&#233;n&#233;ralis&#233;, provoqu&#233; par la grave crise &#233;conomique, cr&#233;erait une situation interne explosive pouvant m&#234;me affecter la consommation de viande et de l&#233;gumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne, d&#233;duit des archives fun&#233;raires, a caract&#233;ris&#233; le long processus de d&#233;clin et d'effondrement final des civilisations m&#233;soam&#233;ricaines de la fin de la p&#233;riode classique, qui a commenc&#233; chez les Teotihuacans, a &#233;t&#233; transmis aux Zapot&#232;ques et s'est termin&#233; chez les Mayas. En fait, l'effondrement de Teotihuacan d&#233;clenche une r&#233;action en cha&#238;ne d'effet retard&#233;. Ses cons&#233;quences modifient le paysage g&#233;opolitique m&#233;soam&#233;ricain et favorisent l'&#233;mergence d'autres &#201;tats ainsi que leur lutte pour l'h&#233;g&#233;monie. Apr&#232;s la chute de Teotihuacan, l'&#233;tat zapot&#232;que de Monte Alb&#225;n et les villes-&#233;tats mayas ont continu&#233; d'exister pendant un certain temps. Enfin, cette crise finit par affecter de mani&#232;re dramatique Monte Alb&#225;n ainsi que la civilisation maya classique, la plus &#233;loign&#233;e du noyau originel de cette d&#233;pression complexe. Par cons&#233;quent, nous devons insister une nouvelle fois sur la connexion entre les r&#233;gions m&#233;soam&#233;ricaines comme si elles &#233;taient des navires communicants (Izquierdo-Egea 2014 : 16-17). Comme cela a &#233;t&#233; maintenu dans une &#233;tude pr&#233;c&#233;dente, les param&#232;tres fondamentaux de l'&#233;quation de l'effondrement de la Les civilisations m&#233;soam&#233;ricaines classiques sont la surpopulation et l'impact du changement climatique sur l'environnement naturel (comme les s&#233;cheresses prolong&#233;es signal&#233;es par Haug et al., 2003). L'effondrement se produit lorsque l'alt&#233;ration du climat met en p&#233;ril l'&#233;quilibre entre la population et les ressources disponibles pour le maintenir, g&#233;n&#233;rant g&#233;n&#233;ralement un conflit qui conduit &#224; la gen&#232;se de ph&#233;nom&#232;nes violents tels que des r&#233;volutions ou des guerres, car les m&#233;canismes r&#233;gulateurs internes des formations sociales n'existent plus. sont capables de contrecarrer ses effets n&#233;gatifs (Izquierdo-Egea 2014 : 25). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'effondrement classique a &#233;t&#233; parfaitement consign&#233; dans les offrandes des s&#233;pultures de Monte Alb&#225;n (Oaxaca, Mexique) et la m&#233;thodologie utilis&#233;e ici a inf&#233;r&#233; scientifiquement ces preuves, comme dans le bassin de la rivi&#232;re Balsas ou entre les Mayas de Guatemala et le Belize. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'agonie de Monte Alban de la fin de la p&#233;riode classique montre un d&#233;clin consid&#233;rable de la richesse relative, associ&#233; &#224; une crise &#233;conomique consid&#233;rable, &#224; un net d&#233;clin des ressources disponibles, &#224; un d&#233;clin d&#233;mographique notable et &#224; une augmentation alarmante des troubles sociaux. Tous ces param&#232;tres constituent un panorama d&#233;vastateur qui annonce son effondrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Les t&#233;moignages fun&#233;raires du bassin de la rivi&#232;re Balsas, des Mayas du Guatemala et du Belize ou de l'Albuquerque de Monte Alban permettent de garantir que l'effondrement classique a &#233;t&#233; enregistr&#233; dans une bonne partie de la M&#233;so-Am&#233;rique. Plus nous progresserons dans cette voie de recherche, plus nous aurons de preuves confirmant la trace mat&#233;rielle de l'effondrement classique des archives fun&#233;raires des civilisations m&#233;soam&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Au cours de la fin de la p&#233;riode classique, les ressources disponibles ont consid&#233;rablement diminu&#233; et une grande crise &#233;conomique a d&#233;vast&#233; la M&#233;so-Am&#233;rique, g&#233;n&#233;rant un appauvrissement g&#233;n&#233;ralis&#233; et provoquant une vague de conflits sociaux comme en t&#233;moignent les registres fun&#233;raires du bassin de Balsas, des Mayas (du Guatemala et du Belize). Monte Alb&#225;n. Nous savons par d'autres sources qu'un changement climatique d&#233;favorable a eu un impact n&#233;gatif sur une population tr&#232;s nombreuse, brisant l'&#233;quilibre entre cette derni&#232;re et les ressources disponibles pour la maintenir. Selon ce que nous savons jusqu'&#224; pr&#233;sent, c'est l'&#233;tincelle qui a d&#233;clench&#233; le conflit social galopant qui a laiss&#233; les civilisations classiques m&#233;soam&#233;ricaines et qui, avec les autres facteurs, a provoqu&#233; son effondrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;flexion finale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre publications de cet auteur dans cette interview ont fourni des preuves irr&#233;futables que les vrais scientifiques ne peuvent pas ignorer. Tous ont jet&#233; une lumi&#232;re aveuglante sur les fluctuations de l'&#233;conomie et les changements sociaux associ&#233;s &#224; la M&#233;soam&#233;rique pr&#233;hispanique. Les preuves les plus coh&#233;rentes correspondent &#224; l'effondrement des civilisations classiques repr&#233;sent&#233;es par Teotihuacan, Monte Alb&#225;n ou Maya. On ne comprendrait pas que les chercheurs gaspillent de mani&#232;re injustifi&#233;e ces contributions transcendantales de l'arch&#233;ologie des ph&#233;nom&#232;nes sociaux, une discipline nouvelle et prometteuse, &#233;galement appel&#233;e arch&#233;ologie, pour faire avancer la connaissance de la M&#233;soam&#233;rique pr&#233;hispanique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte original en espagnol :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La primera estimaci&#243;n anal&#237;tica se limit&#243; a evaluar los periodos temprano y tard&#237;o del Cl&#225;sico. Enfunci&#243;n de sus contundentes resultados, se pudo demostrar de forma inapelable que el colapso cl&#225;sico qued&#243; perfectamente registrado en las ofrendasde los entierros de Monte Alb&#225;n. Como se puede apreciar en la tabla 1, durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o, el gasto funerario medio o riqueza relativa sufre una tremenda ca&#237;da (&#8211;91.04 %) mientras la desigualdad social disminuye en menor proporci&#243;n (&#8211;22.70%) seg&#250;n el coeficiente de variaci&#243;n (CV). La tendencia de este par&#225;metro tambi&#233;n fue confirmada por el &#237;ndice de Gini. Por su parte, la conflictividad social se dispara deforma alarmante. Considerando la expresi&#243;n estructural de la misma (CE), esta variable experimenta un incremento espectacular hasta alcanzar l&#237;mites insospechados (762.78 %). La conflictividad din&#225;mica o coyuntural (CD) tambi&#233;n alcanza un valor relativo muy elevado. Todo lo cual conforma un panorama adverso de m&#225;xima conflictividad social, donde el estallido de dicho par&#225;metro muestra el colapso de la civilizaci&#243;n zapoteca de Monte Alb&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A este ca&#243;tico paisaje se une la estimaci&#243;n de los recursos disponibles en funci&#243;n de la poblaci&#243;n representada y la conflictividad estructural, arrojando un descenso brutal de los mismos (&#8211;97.05 %) en consonancia con la tremenda ca&#237;da de la riqueza relativa medida y una enorme disminuci&#243;n demogr&#225;fica (&#8211;74.42 %). Este descenso de la poblaci&#243;n tambi&#233;n es avalado por el tama&#241;o de la muestrade las tumbas no analizadas estad&#237;sticamente por el motivo expuesto en la introducci&#243;n, cuya tendencia coincide plenamente con la mostrada por los entierros. Es decir, tanto los entierros como las tumbas disminuyen al pasar del Cl&#225;sico Temprano al Tard&#237;o, lo cual cabe atribuirlo a una notoria reducci&#243;n demogr&#225;fica acorde con el estallido de la conflictividad social y la dr&#225;stica disminuci&#243;n de los recursos disponibles, como se ha visto antes. Pero esto no es todo. Falta ver qu&#233; revelan los resultados obtenidos al incluir el periodo que precede al Cl&#225;sico Temprano en el an&#225;lisis. Aunque hay un problema. Para hacer posible este nuevo enfoque diacr&#243;nico, como la muestra del Formativo Terminal no especificaba la composici&#243;nde las ofrendas, hubo que igualar las dem&#225;s suprimiendo las categor&#237;as espec&#237;ficas.Los resultados as&#237; obtenidos confirman lo ya observado para el Cl&#225;sico Tard&#237;o y arrojan luz sobrela oscuridad del periodo precedente. De este modo, ahora podemos vislumbrar que el Cl&#225;sico Temprano no es una &#233;poca tan boyante a nivel econ&#243;mico como cab&#237;a esperar, pues se aprecia una disminuci&#243;n del gasto funerario medio en las ofrendas delos entierros. En otras palabras, Monte Alb&#225;n experimenta durante el Cl&#225;sico Temprano un descenso de la riqueza relativa amortizada en los ajuares de los entierros (&#8211;31.26 %). Al mismo tiempo, disminuye levemente la desigualdad social seg&#250;n el CV como indicador, si bien el coeficiente de Gini ofrece una lectura distinta registrando un liger&#237;simo incremento de dicho par&#225;metro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En todo caso, s&#237; espatente el aumento de la conflictividad social estructural (35.58 %) mientras apenas disminuye el nivel de recursos disponibles (&#8211;9.45 %). En cambio, la poblaci&#243;n representada aumenta (22.86 %). Esta aparente contradicci&#243;n es aclarada por la tendencia revelada por la medici&#243;n de los dem&#225;s par&#225;metros fundamentales : la conflictividad social crecey el nivel de recursos disponibles se mantiene casi inalterable ; luego, en buena l&#243;gica, cabe atribuir a la mortalidad ocasionada por ese incremento de la conflictividad el mayor n&#250;mero de entierros ahora registrado. El Cl&#225;sico Tard&#237;o culmina esa tendencia con una enorme ca&#237;da de la actividad productiva, asociadaa una marcada disminuci&#243;n de los recursos disponibles y el descenso brutal de la poblaci&#243;n representada (&#8211;74.42 %) en medio de una desbocada conflictividad social. Es decir, a lo largo del Cl&#225;sico Tard&#237;o, Monte Alb&#225;n sufre una tremenda crisis. La riqueza relativa observable a trav&#233;s del registro funerario cae en picado (&#8211;81.81 %). La desigualdad social desciende (&#8211;7.23 %) pero no compensa ese enorme abismo, dando lugar a una conflictividad social galopante que se dispara hasta alcanzar una gigantesca y alarmante dimensi&#243;n (410.06 % para la estructural y 275 % para la din&#225;mica). A su vez, la medici&#243;n del nivel de recursos disponibles arroja un valor sensiblemente bajo, indicando una enorme ca&#237;da de este par&#225;metro (&#8211;94.90 %) en consonancia con la depresi&#243;n econ&#243;mica que caracteriza a este periodo ; lo cual justifica el notorio descenso de la poblaci&#243;n en ese tiempo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Seg&#250;n el registro funerario, el Monte Alb&#225;n del Formativo Terminal (100 antes J.-C. - 200 despues de J.-C.) vive una &#233;poca floreciente con el mayor nivel de recursos disponibles y la menor conflictividad social de toda la serie temporal analizada. Esos datos cuadran perfectamente con la restante informaci&#243;n arqueol&#243;gica proveniente de otras fuentes. Concretamente, coincide con la expansi&#243;n territorial del Estadozapoteco m&#225;s all&#225; del valle de Oaxaca (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 147). En cambio, la irrupci&#243;n del Cl&#225;sico Temprano (200-500 despues de J.-C.) pone fin a la prosperidad del periodo precedente seg&#250;n se&#241;ala el descenso de la riqueza relativa registrada en las ofrendas de los entierros estudiados. La poblaci&#243;n de Monte Alb&#225;n crece durante ese tiempo, si bien las tierras controladas por este centro urbano se reducen de forma considerable. No solo mengua su territorio sino que tambi&#233;n lo hace su influencia frente al todo poderoso Estado teotihuacano del altiplano central, que proyecta su alargada sombra sobre el valle de Oaxaca, y con el cual establece alg&#250;n tipo de alianza (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 171). Ahora bien, ese nuevo estado de cosas, que implicaba aceptar la hegemon&#237;a de Teotihuacan, repercutir&#237;a negativamente sobre Monte Alb&#225;n, provocando una incipiente decadencia econ&#243;mica que muestran perfectamente los datos funerarios obtenidos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adem&#225;s, el aumento demogr&#225;fico se&#241;alado por la citada fuente coincide plenamente con la tendencia inferida a partirdel registro mortuorio analizado, aunque deba matizarse con la probable repercusi&#243;n negativa de la creciente conflictividad y el estancamiento de los recursos disponibles sobre el crecimiento de la poblaci&#243;n, todo lo cual pudo traducirse en una mayor mortalidad. Durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o (500-700/750 despues de J.-C.) disminuye dr&#225;sticamente la poblaci&#243;n en el valle de Oaxaca y se concentra en Monte Alb&#225;n o en sus alrededores. Este centro urbano, que fue la capital de la civilizaci&#243;n zapoteca, alcanza entonces su mayor extensi&#243;n, aunque pierde poder frente a la periferia : ahora aumenta significativamente la autonom&#237;a regional (Gonz&#225;lez Lic&#243;n 2011 : 201) que acelerar&#225; el ocaso de Monte Alb&#225;n y la fragmentaci&#243;n de su territorio en estados m&#225;s peque&#241;os (Feinman y Nicholas 2016 : 256). En otras palabras, el poder regional de los zapotecos de Monte Alb&#225;ndeclina y numerosos centros de rango inferior constituyen sus propias entidades pol&#237;ticas locales (Marcus 2009 : 98, 101) que Tainter (1988 : 13) definiera como peque&#241;os estados aut&#243;nomos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tras el colapso del estado de Monte Alb&#225;n en el Cl&#225;sico Tard&#237;o, la sociedad del valle de Oaxaca se fragmenta y reorganiza pol&#237;ticamente hasta emerger la poderosa ciudad-estado de Dainz&#250;-Macuilx&#243;chitl en el Poscl&#225;sico Tard&#237;o (Faulseit 2012 : 401). La arqueolog&#237;a de los fen&#243;menos sociales no soloconfirma la dr&#225;stica reducci&#243;n demogr&#225;fica sino quearroja luz sobre los otros par&#225;metros fundamentales observados a trav&#233;s del registro funerario : undescenso brutal de la actividad econ&#243;mica y los recursos disponibles, en consonancia con un enorme aumento de la conflictividad social, avanzado alestudiar los mayas prehisp&#225;nicos de Guatemala y Belice (Izquierdo-Egea 2015c : 17-18, 24 ; 2016:65). En otras palabras, esa aguda crisis econ&#243;mica del Cl&#225;sico Tard&#237;o, asociada a un incremento espectacular de la conflictividad social y un enorme descenso de los recursos disponibles aparece documentada en Mesoam&#233;rica a trav&#233;s de las ofrendas mortuorias de la cuenca del r&#237;o Balsas y MonteAlb&#225;n en M&#233;xico o en Uaxact&#250;n y Barton Ramie entre los mayas. Es decir, se trata de una serie de fen&#243;menos sociales coincidentes con el colapso de las civilizaciones cl&#225;sicas mesoamericanas (Izquierdo-Egea 2015c : 23, 24). Ese empobrecimiento generalizado, espoleado por la aguda crisis econ&#243;mica imperante, generar&#237;a una situaci&#243;n interna explosiva que incluso repercuti&#243; sobre el consumode carne y vegetales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este fen&#243;meno, inferido apartir del registro funerario, caracteriz&#243; el largo proceso de ocaso y colapso final experimentado por las civilizaciones mesoamericanas del Cl&#225;sico Tard&#237;oque se inicia entre los teotihuacanos, pasa a los zapotecos y finaliza entre los mayas. De hecho, el colapso teotihuacano desata una reacci&#243;n en cadena de efecto retardado. Sus consecuencias alteranel panorama geopol&#237;tico mesoamericano y favorecen la emergencia de otros estados as&#237; como la lucha entre ellos por la hegemon&#237;a. Tras caer Teotihuacan, el estado zapoteco de Monte Alb&#225;n y lasciudades-estado mayas mantienen su existencia durante cierto tiempo. Finalmente, esa crisis acaba afectando dram&#225;ticamente tanto a Monte Alb&#225;ncomo a la civilizaci&#243;n maya cl&#225;sica, la m&#225;s alejada del n&#250;cleo originario de esa compleja depresi&#243;n. Portanto, hay que insistir una vez m&#225;s en la conexi&#243;n entre las regiones mesoamericanas como si fuesen vasos comunicantes (Izquierdo-Egea 2014 : 16-17).Tal como se sostuvo en un estudio anterior, los par&#225;metros fundamentales de la ecuaci&#243;n del colapso de las civilizaciones cl&#225;sicas mesoamericanas son la superpoblaci&#243;n y el impacto del cambio clim&#225;tico sobre el medio natural (como las sequ&#237;as prolongadas se&#241;aladas por Haug et al. 2003). El colapso se produce cuando la alteraci&#243;n del clima rompe el equilibrio entre la poblaci&#243;n y los recursos disponibles para sostenerla, generando habitualmente un estallido de conflictividad que desembocaen la g&#233;nesis de fen&#243;menos violentos como revoluciones o guerras porque los mecanismos reguladores internos de las formaciones sociales ya no soncapaces de contrarrestar sus efectos negativos (Izquierdo-Egea 2014 : 25). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. El colapso cl&#225;sico qued&#243; perfectamente registrado en las ofrendas de los entierros de Monte Alb&#225;n (Oaxaca, M&#233;xico) y la metodolog&#237;a aqu&#237; empleada ha inferido cient&#237;ficamente esta evidencia como ya lo hiciera en la cuenca del r&#237;o Balsas o entre los mayas de Guatemala y Belice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. El agonizante Monte Alb&#225;n del Cl&#225;sico Tard&#237;o muestra un enorme descenso de la riqueza relativa asociado a una tremenda crisis econ&#243;mica, una acusada disminuci&#243;n de los recursos disponibles, un notable descenso demogr&#225;fico y un alarmante incremento de la conflictividad social. Todos esos par&#225;metros conforman un panorama desolador queanuncia su colapso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Las evidencias funerarias de la cuenca del r&#237;o Balsas, de los mayas de Guatemala y Belice o de loszapotecas de Monte Alb&#225;n permiten asegurar que el colapso cl&#225;sico qued&#243; registrado en buena parte de Mesoam&#233;rica. Cuanto m&#225;s se avance en esta l&#237;nea de investigaci&#243;n, m&#225;s evidencias se descubrir&#225;n confirmando la huella material del colapso cl&#225;sico en el registro funerario de las civilizaciones mesoamericanas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Durante el Cl&#225;sico Tard&#237;o descienden dr&#225;sticamente los recursos disponibles y una gran crisis econ&#243;mica asola Mesoam&#233;rica, generando un empobrecimiento generalizado y desatando una oleada de conflictividad social atestiguada por el registro funerario de la cuenca del Balsas, los mayas (de Guatemala y Belice) y Monte Alb&#225;n. Sabemos por otras fuentes que un cambio clim&#225;tico desfavorable repercuti&#243; negativamente sobre una poblaci&#243;n muy numerosa, rompiendo el equilibrio entre esta &#250;ltima y los recursos disponibles para sostenerla. Seg&#250;n lo que hasta ahora conocemos, esa fue la chispa que desat&#243; la galopante conflictividad social quedevor&#243; las civilizaciones cl&#225;sicas mesoamericanas y, junto a los dem&#225;s factores, provoc&#243; su colapso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reflexi&#243;n final&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuatro publicaciones del presente autor en estarevista han aportado evidencias irrefutables que losverdaderos cient&#237;ficos no pueden ignorar. Todas ellas arrojan una luz cegadora sobre las fluctuaciones de la econom&#237;a y los cambios sociales asociadosen la Mesoam&#233;rica prehisp&#225;nica. La evidencia m&#225;scontundente corresponde al colapso de las civilizaciones cl&#225;sicas representadas por Teotihuacan, Monte Alb&#225;n o los mayas. No se entender&#237;a quelos investigadores desaprovecharan de forma injustificable estas trascendentales aportaciones de la arqueolog&#237;a de los fen&#243;menos sociales, una nueva y prometedora disciplina tambi&#233;n bautizada como arqueonom&#237;a, para avanzar en el conocimiento de la Mesoam&#233;rica prehisp&#225;nica. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/pdf/2016/AI3207.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa - La ca&#237;da de la sociedad huarpa</title>
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		<dc:date>2019-07-17T22:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Aristocrates</dc:subject>
		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;rou - Per&#249;</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#209;awinpukyo, la capitale Huarpa &lt;br class='autobr' /&gt;
Huaca Pucllana &lt;br class='autobr' /&gt;
Cultura Huarpa &lt;br class='autobr' /&gt;
Laguna de Nahuinpuquio &lt;br class='autobr' /&gt;
Position de la soci&#233;t&#233; Huarpa au P&#233;rou antique &lt;br class='autobr' /&gt; La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa - La ca&#237;da de la sociedad huarpa &lt;br class='autobr' /&gt;
Textes en fran&#231;ais et en espagnol alternent. Se alternan textos en franc&#233;s y espa&#241;ol. &lt;br class='autobr' /&gt;
La civilisation Huarpa (ou Warpa) est g&#233;n&#233;ralement pr&#233;sent&#233;e non comme une civilisation &#224; part mais comme une introduction &#224; la soci&#233;t&#233; Huari (ou Wari) ce qu'elle n'est en rien. Wari n'a pas d&#233;but&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot52" rel="tag"&gt;Aristocrates&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Esclaves Slaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;P&#233;rou - Per&#249;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#209;awinpukyo, la capitale Huarpa&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12717 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH300/awinpukyo-la-capital-de-la-cultura-Huarpa-41194.jpg?1777883734' width='500' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Huaca Pucllana&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12718 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/Huaca_Pucllana_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/Huaca_Pucllana_1-7ed32.jpg?1777884226' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cultura Huarpa&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12719 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/Aspectos-de-la-cultura-Huarpa-3a8b0.jpg?1777883734' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Laguna de Nahuinpuquio&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12720 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L420xH315/Laguna_de_nahuinpuquio_Cultura_Huarpa-e9ad5.jpg?1777883734' width='420' height='315' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Position de la soci&#233;t&#233; Huarpa au P&#233;rou antique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12721 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L180xH256/huarpa-07413.png?1777883734' width='180' height='256' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa - La ca&#237;da de la sociedad huarpa&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Textes en fran&#231;ais et en espagnol alternent. Se alternan textos en franc&#233;s y espa&#241;ol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation Huarpa (ou Warpa) est g&#233;n&#233;ralement pr&#233;sent&#233;e non comme une civilisation &#224; part mais comme une introduction &#224; la soci&#233;t&#233; Huari (ou Wari) ce qu'elle n'est en rien. Wari n'a pas d&#233;but&#233; &#224; la fin de Huarpa mais avant. L&#224; o&#249; dominait Huarpa, Wari n'est pas venue &#224; la suite de Huarpa ni pour lui succ&#233;der. Wari est fond&#233; sur des bases socio-&#233;conomiques-politiques tout autres que Huarpa. Wari a &#233;t&#233; parall&#232;le et proche de Tihuanaco mais pas de Huarpa qui est une soci&#233;t&#233; plus ancienne, moins structur&#233;e, en particulier sans Etat alors que Huari et Tihuanaco ont un Etat centralis&#233; et puissant. Les grands progr&#232;s dus aux Huarpa sont d'ordre agricole, d'irrigation, de terrassement et de construction des maisons, d'urbanisation, de poterie, etc. Les constructions de Huarpa sont essentiellement des maisons, la phase de cette soci&#233;t&#233; &#233;tant celle de l'urbanisation et des d&#233;buts de la division en classes sociales mais pas encore de l'Etat, cet appareil d&#233;t&#226;ch&#233; de la production et dominant l'ensemble de la soci&#233;t&#233; afin de prot&#233;ger la classe dominante des r&#233;volutions sociales et politiques. Sans Etat, la soci&#233;t&#233; Huarpa a probablement &#233;t&#233; balay&#233;e ais&#233;ment par un mouvement social, d&#232;s que les conditions de la production agricole se sont durablement d&#233;grad&#233;es et que les religieux n'ont plus pu faire croire que leurs liens avec les dieux permettaient de prot&#233;ger la population des catastrophes.La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa est souvent pr&#233;sent&#233;e comme le simple produit de catastrophes climatiques, sans aucune signification sociale et politique alors qu'une soci&#233;t&#233; ne chute pas sans l'action des masses, c'est-&#224;-dire la lutte des classes puisque la soci&#233;t&#233; Huarpa finale &#233;tait divis&#233;e en classes sociales, en exploiteurs et exploit&#233;s, notamment en esclaves et ma&#238;tres d'esclaves, en paysans payant le tribut et en classes poss&#233;dantes le recevant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilizaci&#243;n Huarpa (o Warpa) generalmente esta presentada no como una civilizaci&#243;n separada sino como una introducci&#243;n a la sociedad Huari (o Wari) de que no es nada. Wari no comenz&#243; al final de Huarpa sino antes. Donde Huarpa domin&#243;, Wari no vino despu&#233;s de Huarpa ni para sucederlo. Wari se basa en fundamentos socioecon&#243;micos y pol&#237;ticos distintos de Huarpa. Wari era paralelo y cercano a Tihuanaco, pero no Huarpa, que es una sociedad m&#225;s antigua, menos estructurada, en particular sin estado, mientras que Huari y Tihuanaco tienen un estado centralizado y poderoso. Los grandes avances que se deben a Huarpa son la agricultura, el riego, las terrazas y la construcci&#243;n de viviendas, la urbanizaci&#243;n, la alfarer&#237;a, etc. Las construcciones de Huarpa son esencialmente casas, la fase de esta sociedad es la de la urbanizaci&#243;n y el comienzo de la divisi&#243;n en clases sociales pero a&#250;n no del Estado, este aparato no vinculado a la producci&#243;n y que domina la totalidad de la La sociedad para proteger a la clase dominante de las revoluciones sociales y pol&#237;ticas. Sin un estado, la sociedad Huarpa probablemente fue arrastrada f&#225;cilmente por un movimiento social, tan pronto como las condiciones de la producci&#243;n agr&#237;cola se degradaron de forma duradera y los religiosos no pod&#237;an hacer creer que sus v&#237;nculos con los dioses permit&#237;an proteger a la poblaci&#243;n. La ca&#237;da de la sociedad Huarpa a menudo se presenta como el mero producto de desastres clim&#225;ticos, sin ning&#250;n significado social y pol&#237;tico, mientras que una sociedad no cae sin la acci&#243;n de las masas, es decir la lucha de clases por que la sociedad final de Huarpa estaba dividida en clases sociales, clase explotadora y clase explotada, especialmente como esclavos y proprietarios de esclavos, campesinos que pagan tributos y clases que le reciben.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le genre de textes que l'on peut lire sur Huarpa (nomm&#233;e encore Warpa) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une culture r&#233;gionale qui se d&#233;veloppe dans la r&#233;gion d'Ayacucho, d'environ 200 ans avant notre &#232;re jusqu'&#224; 550 apr&#232;s JC. Elle a pr&#233;c&#233;d&#233; la culture Huari et a maintenu des contacts avec la culture Nazca de la c&#244;te. Sa population &#233;tait tr&#232;s nombreuse, comme en t&#233;moigne le fait que de nombreuses maisons ont &#233;t&#233; trouv&#233;es dans la r&#233;gion d'Ayacucho, presque toujours li&#233;es &#224; des complexes agraires. La raison de sa disparition est inconnue. Sa c&#233;ramique blanche &#224; la peinture noire est caract&#233;ristique de cette culture&#8230; Apparemment, environ 500 apr&#232;s JC le courant climatique El Ni&#241;o, qui a dur&#233; 30 ann&#233;es cons&#233;cutives, a provoqu&#233; une s&#233;cheresse extr&#234;me &#224; laquelle de nombreux peuples du centre des Andes ont &#233;t&#233; soumis, constituant le site de Huari et prenant Ayacucho comme centre urbain. Huarpa est l'une des villes les plus importantes qui a promu cette union. Forc&#233;s par le mauvais temps, ils ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de mettre en place un syst&#232;me efficace de production et de distribution de produits alimentaires leur permettant de survivre dans des conditions aussi d&#233;favorables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aqu&#237; est&#225;n los tipos de textos que se pueden leer en Hurpa (todav&#237;a llamado Warpa) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Es una cultura regional que surge en la zona de Ayacucho sobre el 200 a.C. hasta el 550 d.C. Antecedi&#243; a la cultura Huari, y mantuvo contactos con la cultura Nazca de la costa. Tuvo una poblaci&#243;n muy numerosa, como lo prueba que se han encontrado muchas viviendas en la zona de Ayacucho, casi siempre ligadas a complejos agrarios. Se desconoce el motivo de su desaparici&#243;n. Su cer&#225;mica de color blanco con pintura negra, es caracter&#237;stica de esta cultura&#8230; Al parecer sobre los a&#241;os 500 d.C. suceden grandes cambios clim&#225;ticos originados por la &#8220;Corriente del Ni&#241;o&#8221; que duraron 30 a&#241;os consecutivos, lo que provoc&#243; una tremenda sequia por cuya causa muchos pueblos de los Andes centrales se conexionaron, constituyendo el sitio Huari, y tomando Ayacucho como su centro urbano. Uno de los pueblos m&#225;s importantes que promovieron esta uni&#243;n fue el Huarpa. Forzados por la dif&#237;cil climatolog&#237;a, se vieron obligados a desarrollar un sistema de producci&#243;n y distribuci&#243;n de alimentos eficiente que les permitiese sobrevivir en condiciones tan adversas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.minasyenergia.upm.es/attachments/article/631/bouso.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une disparition myst&#233;rieuse de civilisation !!! Pouvons-nous comprendre une telle chute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Huarpa s'est d&#233;velopp&#233;e dans l'actuel d&#233;partement d'Ayacucho, dans les provinces de Huamanga et Huanta, situ&#233;es dans le bassin de la rivi&#232;re Warpa, dont la capitale &#233;tait &#209;awinpuquio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat &#233;tait th&#233;ocratique et militariste, dot&#233; d'un syst&#232;me de contr&#244;le politique compos&#233; de responsables et de sp&#233;cialistes, &#224; l'instar des guerriers qui remplissaient la fonction de d&#233;fense et d'extension des territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Huarpa &#233;taient divis&#233;s en classes sociales, pr&#234;tres, comme toujours une partie importante de la soci&#233;t&#233;, qui avec le temps, pourraient devenir nobles, seigneurs ou rois, ceux qui avaient de plus grands privil&#232;ges. Tandis que le reste de la population &#233;tait divis&#233; en paysans et artisans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation ou culture Huarpa (qui a pr&#233;c&#233;d&#233; Huari) &#233;tait en grandes relations pacifiques, commerciales et politiques &#224; la fois avec Huari-Tihuacano et avec Nazca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas vraiment eu de continuit&#233; entre ces diverses soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huari a certes succ&#233;d&#233; &#224; Huari mais n'a pas battu Huarpa puisque l'empire Huari ne s'est &#233;tendu qu'en 600 apr&#232;s J.-C. et que Huarpa a chut&#233; en 500 apr&#232;s J.-C., c'est-&#224;-dire environ cent ans avant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture huarpa (ou warpa) s'arr&#234;te en 500 apr&#232;s J.-C. sans qu'on sache exactement pourquoi, donc, quand on ne sait pas, on r&#233;pond que c'est pour des motifs climatiques !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des dates dans lesquelles on pr&#233;sume la disparition de cette culture est l'ann&#233;e 500 apr&#232;s J.-C. Luis Lumbreras explique certaines hypoth&#232;ses sur le sujet, expliquant que son d&#233;clin pourrait &#234;tre li&#233; aux changements climatiques. La population a augment&#233; progressivement, de sorte que la production agricole ne suffisait plus. Ils ont s&#251;rement connu des p&#233;riodes de s&#233;cheresse qui ont entrav&#233; le travail agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre hypoth&#232;se, beaucoup moins appr&#233;ci&#233;e des auteurs, est que le syst&#232;me social et politique a explos&#233;, les plus exploit&#233;s n'acceptant plus de plier sous l'oppression et l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#161;Otra misteriosa desaparici&#243;n de la civilizaci&#243;n ! &#191;Podemos entender semejante ca&#237;da ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cultura Huarpa se desarroll&#243; en el actual departamento de Ayacucho, en las provincias de Huamanga y Huanta, ubicados en la Cuenca del r&#237;o Warpa, cuya capital era &#209;awinpuquio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El estado era teocr&#225;tica-militarista, que ten&#237;a un sistema de control pol&#237;tico a trav&#233;s de sus funcionarios y especialistas, como los guerreros que cumpl&#237;an la funci&#243;n de defender y extender los territorios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los huarpa estaban divididos en clases sociales, sacerdotes, como siempre una parte importante de la sociedad, que con el tiempo, podr&#237;an convertirse en nobles, se&#241;ores o reyes, aquellos que ten&#237;an mayores privilegios. Mientras que el resto de la poblaci&#243;n se divid&#237;a en campesinos y artesanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilizaci&#243;n o cultura huarpa (que precedi&#243; a Huari) manten&#237;a grandes relaciones pac&#237;ficas, comerciales y pol&#237;ticas con Huari-Tihuacano y Nazca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pero no hab&#237;a realmente ninguna continuidad entre estas diversas sociedades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huari ciertamente sucedi&#243; a Huari, pero no venci&#243; a Huarpa ya que el imperio Huari se extendi&#243; solo en el 600 dC y ese Huarpa cay&#243; en el 500 dC. Para decir unos cien a&#241;os antes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cultura huarpa (o warpa) se detiene en el 500 dC sin saber exactamente por qu&#233;, as&#237; que cuando no sabemos, respondemos que es por razones clim&#225;ticas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Una de las fechas en que se presume la desaparici&#243;n de esta cultura es en el a&#241;o 500 d. C. Luis Lumbreras expone algunas hip&#243;tesis en cuanto al tema, explicando que su declive pudo estar relacionado con los cambios clim&#225;ticos. La poblaci&#243;n creci&#243; progresivamente, por lo que la producci&#243;n agr&#237;cola ya no era suficiente. De seguro enfrentaron momentos de sequ&#237;a, que dificultaron el trabajo agr&#237;cola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otra hip&#243;tesis, mucho menos apreciada por los autores, es que el sistema social y pol&#237;tico ha explotado, y los m&#225;s explotados ya no aceptan someterse a la opresi&#243;n y la explotaci&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Huarpa est le nom donn&#233; &#224; la culture arch&#233;ologique trouv&#233;e dans le bassin de la rivi&#232;re Huarpa et ses environs, dans l'actuel d&#233;partement d'Ayacucho, au P&#233;rou. Il est d&#233;fini &#224; partir d'une c&#233;ramique d&#233;cor&#233;e d'une peinture noire sur une surface blanche et de l'ensemble des sites arch&#233;ologiques associ&#233;s &#224; cette c&#233;ramique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Localisation chronologique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son emplacement chronologique n'est pas bien d&#233;fini, les restes trouv&#233;s se situeraient entre 200 av.J.-C. &#224; 500 ap. J.-C.. environ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huarpa a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; principalement pour ses relations avec la culture tardive des Huari, en raison de la localisation g&#233;ographique partag&#233;e et du fait que certains &#233;l&#233;ments d&#233;coratifs ont &#233;t&#233; adapt&#233;s &#224; l'iconographie de Huari. Au-del&#224; de cela, on ignore quelle &#233;tait la nature et les raisons de la transition entre Huarpa et Huari et ce que cela impliquait pour les populations qui habitaient la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agriculture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la culture Huarpa, une importante ma&#238;trise des techniques agricoles est appr&#233;ci&#233;e. Un bon exemple est l'&#233;tablissement de terrasses de culture, qui vont du sommet des collines aux vall&#233;es, ainsi que la technologie hydraulique pour l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La viande de cam&#233;lid&#233;s constituait un compl&#233;ment important de l'alimentation quotidienne et, dans une moindre mesure, de la viande de petits rongeurs, tels que le vizcacha et le cobaye ou le cobaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'architecture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ayacucho, environ trois cents sites de cette p&#233;riode ont &#233;t&#233; identifi&#233;s : villages ruraux avec un sch&#233;ma de peuplement assez simple et maisons construites avec des pierres de diff&#233;rentes tailles, situ&#233;es sur des terrains rocheux, avec un plan circulaire ou elliptique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site le plus important semble &#234;tre &#209;awinpuquio, dont le pouvoir r&#233;sidait dans le contr&#244;le de l'eau destin&#233;e &#224; l'irrigation des terres agricoles. &#209;awinpuquio se compose d'&#233;difices comprenant ce qui semble &#234;tre des &#233;difices publics, ainsi que des salles, des places publiques et peut-&#234;tre un secteur c&#233;r&#233;monial, ainsi que des canaux de distribution d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tombes associ&#233;es &#224; cette culture ont &#233;t&#233; excav&#233;es dans une terre rocheuse et dure ; ils avaient une entr&#233;e tubulaire et un large int&#233;rieur, o&#249; le cadavre &#233;tait plac&#233; accompagn&#233; d'offrandes de cuivre et de c&#233;ramique qui, dans certains cas, contenaient des restes de nourriture ainsi que de petits rongeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En c&#233;ramique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la c&#233;ramique, on peut noter la pr&#233;sence c&#244;ti&#232;re dans des &#233;l&#233;ments de la c&#233;ramique de Nazca, ainsi que dans la polychromie, qui appara&#238;t juste au moment o&#249; les relations avec la r&#233;gion d'Ica s'intensifient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les relations avec les r&#233;gions montagneuses du sud sont &#233;galement importantes. Plusieurs styles de poterie ont &#233;t&#233; identifi&#233;s, parmi lesquels se distingue le Huarpa noir sur blanc, avec une d&#233;coration noire de lignes et de bandes sur une base blanche opaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Croix de Pata est un autre style, caract&#233;ris&#233; par ses hauts vases &#224; base plate, dont la d&#233;coration utilise des couleurs rouge, noir, gris et orange associ&#233;es &#224; un d&#233;cor g&#233;om&#233;trique. Le style Okros repr&#233;sente la fine c&#233;ramique de l'&#233;poque et se caract&#233;rise par son pigment orange et son d&#233;cor bas&#233; sur des formes de pieuvre grises ou noires. Ce style dure jusqu'&#224; l'&#232;re Wari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'arch&#233;ologue Luis Lumbreras, l'un des principaux chercheurs de cette culture, malgr&#233; le fait que les manifestations culturelles des Huarpa &#233;taient plus modestes que celles d'autres cultures contemporaines, telles que Moche ou Nasca, l'environnement g&#233;ographique &#233;tait g&#233;r&#233; efficacement et la ressources agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Huarpa (ou Warpa) &#233;tait une civilisation r&#233;gionale situ&#233;e dans l'actuel d&#233;partement d'Ayacucho. Son nom fait r&#233;f&#233;rence &#224; la rivi&#232;re, affluent du Mantaro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effondrement de la culture Huarpa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ignore les causes du d&#233;clin de Huarpa. On sait seulement qu'&#224; un moment donn&#233;, les anciennes colonies ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es et que les nouvelles populations se sont approch&#233;es des zones o&#249; l'irrigation &#233;tait stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Huarpa s'ach&#232;ve vers 500 apr&#232;s J.-C. On a pens&#233; que des changements climatiques intenses conduisent &#224; jamais &#224; des &#233;tablissements humains inhabit&#233;s et &#224; la d&#233;composition totale de la soci&#233;t&#233;&#8230;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Huarpa es el nombre que se la da a la cultura arqueol&#243;gica encontrada en la cuenca del r&#237;o Huarpa y en sus alrededores, en el actual departamento de Ayacucho, Per&#250;. Se le define a partir de una cer&#225;mica decorada con pintura negra sobre superficie blanca y por el conjunto de sitios arqueol&#243;gicos asociados con esta cer&#225;mica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ubicaci&#243;n Cronol&#243;gica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su ubicaci&#243;n cronol&#243;gica no est&#225; bien definida, los restos encontrados ser&#237;an de entre el 200 a.C. al 500d.C. aproximadamente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huarpa ha sido estudiado principalmente por su relaci&#243;n con la posterior cultura Huari, dada la ubicaci&#243;n geogr&#225;fica compartida y el que algunos elementos decorativos hayan sido adaptados a la iconograf&#237;a Huari. M&#225;s all&#225; de esto, no se conoce bien cu&#225;les fueron la naturaleza y los motivos de la transici&#243;n entre Huarpa y Huari y lo que esto implic&#243; para las poblaciones que habitaban el &#225;rea.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agricultura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la cultura Huarpa se aprecia un importante dominio de las t&#233;cnicas agr&#237;colas. Un buen ejemplo es la habilitaci&#243;n de terrazas de cultivo, que se extendieron desde la cima de los cerros hasta los valles, as&#237; como la tecnolog&#237;a hidr&#225;ulica para la agricultura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La carne de cam&#233;lidos fue un complemento importante de la dieta diaria, y en menor cantidad la carne de peque&#241;os roedores, como la vizcacha y el cuy o conejillo de indias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arquitectura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ayacucho se han identificado alrededor de trescientos sitios de esta &#233;poca : aldeas rurales con un patr&#243;n de asentamiento bastante simple, y con casas construidas a base de piedras de diferente tama&#241;o, ubicadas sobre terrenos rocosos, de planta circular o el&#237;ptica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El sitio m&#225;s importante parece ser &#209;awinpuquio, cuyo poder resid&#237;a en el control del agua para el riego de las tierras de cultivo. &#209;awinpuquio est&#225; formado por edificaciones que inclu&#237;an lo que parecen ser edificios p&#250;blicos, junto con habitaciones, plazas p&#250;blicas y quiz&#225;s un sector ceremonial, adem&#225;s de canales de distribuci&#243;n de agua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las tumbas asociadas a esta cultura eran excavadas en tierra rocosa y dura ; ten&#237;an una entrada tubular y un interior amplio, en donde se colocaba el cad&#225;ver acompa&#241;ado de ofrendas de cobre y cer&#225;mica que, en algunos casos, conten&#237;an restos de alimentos as&#237; como de peque&#241;os roedores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cer&#225;mica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la cer&#225;mica se puede notar la presencia coste&#241;a en elementos de la cer&#225;mica Nazca, as&#237; como en la policrom&#237;a, que aparece justo cuando se intensifican las relaciones con la regi&#243;n de Ica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De otra parte, las relaciones con la regi&#243;n del altiplano del sur tambi&#233;n son importantes. Se han identificado varios estilos alfareros, dentro de los cuales destaca el Huarpa negro sobre blanco, con decoraci&#243;n de color negro de l&#237;neas y bandas sobre una base de color blanco opaco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Cruz Pata es otro estilo, que se caracteriza por sus vasos altos de base plana, en cuya decoraci&#243;n se utilizan los colores rojo, negro, gris y naranja asociados a una decoraci&#243;n geom&#233;trica. El estilo Okros representa la cer&#225;mica fina de la &#233;poca y se caracteriza por su pigmento de color naranja y su decoraci&#243;n a base de formas de pulpo de color gris o negro. Este estilo perdura hasta la &#233;poca Wari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seg&#250;n el arque&#243;logo Luis Lumbreras, uno de los principales investigadores de esta cultura, pese a que las manifestaciones culturales Huarpa fueron m&#225;s modestas en comparaci&#243;n con las de otras culturas contempor&#225;neas, como Moche o Nasca, se logr&#243; manejar eficientemente el medio geogr&#225;fico y explotar ampliamente los recursos agr&#237;colas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cultura Huarpa (&#243; Warpa) fue una civilizaci&#243;n regional, que se localizaba en el actual departamento Ayacucho. Su denominaci&#243;n hace referencia al r&#237;o, afluente del Mantaro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colapso de la Cultura Huarpa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se desconoce las causas que originaron la declinaci&#243;n de Huarpa, solo se sabe que en un momento dado se abandonaron los antiguos asentamientos, y las nuevas poblaciones se aproximaron a las zonas con riego estable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cultura huarpa llega a su fin alrededor del 500 d.c se ha pensado que los cambios clim&#225;ticos intensos llevan a deshabitar para siempre sus asentamientos humanos y producir la total descomposici&#243;n de la sociedad&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://todosobrelahistoriadelperu.blogspot.com/2013/11/cultura-huarpa.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La culture Huarpa se termine vers 500 apr&#232;s JC. On a pens&#233; que des changements climatiques intenses conduisaient &#224; inhabiter leurs habitations et &#224; produire la d&#233;composition totale de la soci&#233;t&#233;. Luis Lumbreras insiste sur le fait que la d&#233;t&#233;rioration se produit &#224; un stade de mutations notables d'autres activit&#233;s, notamment la croissance des colonies de peuplement, la r&#233;duction du nombre de colonies de peuplement, l'abandon progressif de l'exploitation agricole et le plus important l'intensification des relations avec les c&#244;tes d'Ica et de Nazca, qui se traduit physiquement par le d&#233;veloppement intensif de la c&#233;ramique polychrome. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;La cultura huarpa termina alrededor del a&#241;o 500 dC. Se pensaba que el intenso cambio clim&#225;tico estaba provocando viviendas deshabitadas y la total descomposici&#243;n de la sociedad. Luis Lumbreras insiste en que el deterioro se produce en un momento de cambios significativos en otras actividades, incluido el crecimiento de los asentamientos, la reducci&#243;n del n&#250;mero de asentamientos, el abandono gradual de la finca y la M&#225;s importante es la intensificaci&#243;n de las relaciones con las costas de Ica y Nazca, que se refleja f&#237;sicamente por el desarrollo intensivo de la cer&#225;mica policromada.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Huarpa_(cultura)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'image de l'empire : les &#233;tudes sur la cilisation de Wari dans l'arch&#233;ologie p&#233;ruvienne
&lt;p&gt;Patricia Chirinos Ogata&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans les ann&#233;es 70, deux grands mod&#232;les ont &#233;merg&#233; &#224; partir des preuves&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;cup&#233;r&#233; jusqu'&#224; ce moment qui a rendu compte de ces caract&#233;ristiques. L'un d'eux&lt;br class='autobr' /&gt;
Luis Lumbreras, l'autre &#233;tant soutenu par&lt;br class='autobr' /&gt;
William Isbell, et plus tard par une de ses &#233;l&#232;ves, Katharina Schreiber,&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de cette &#233;tape, on observe que la perception de Wari en tant que sous-produit a &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
puis laiss&#233; derri&#232;re et a ensuite &#233;t&#233; utilis&#233; pour illustrer le pouvoir andin,&lt;br class='autobr' /&gt;
dans certains cas, avec un discours nationaliste et vindicatif &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le imp&#233;rial de Luis G. Lumbreras&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 1969, Lumbreras avait appel&#233; Middle Horizon &#034;le stade d'expansion de Wari&#034; et&lt;br class='autobr' /&gt;
cette p&#233;riode a marqu&#233; le d&#233;but du &#034;stade de civilisation&#034;. Dans son travail classique de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
Ann&#233;e, &#034;Des peuples, des cultures et des arts du P&#233;rou antique&#034;, se r&#233;f&#232;re &#224; cette p&#233;riode&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; partir de &#034;Urban Industrials : Old Empire&#034;, et couvre la p&#233;riode entre 800 et 1200 apr&#232;s JC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumbreras (1974) poursuit avec la pr&#233;misse de l'apparition de caract&#233;ristiques architecturales telles que&lt;br class='autobr' /&gt;
Indicateur d'un changement profond et brutal &#224; l'horizon moyen. Cet ensemble de fonctionnalit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
comprend l'introduction de vastes agglom&#233;rations planifi&#233;es compos&#233;es de maisons, de places&lt;br class='autobr' /&gt;
et les rues entour&#233;es de tr&#232;s hauts murs avec peu d'entr&#233;es et pas de fen&#234;tres. &#192; c&#244;t&#233; de ces&lt;br class='autobr' /&gt;
changements architecturaux sont produits des changements sociaux de grande intensit&#233;, tels que&lt;br class='autobr' /&gt;
l'urbanisme et la la&#239;cisation des centres religieux. La pr&#233;sence de ces sites et cette&lt;br class='autobr' /&gt;
le style architectural est repr&#233;sentatif de l'impact de l'expansion du wari et de la domination politique&lt;br class='autobr' /&gt;
de sa zone d'influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le imp&#233;rial a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; dans d'innombrables publications, conf&#233;rences et&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me des expositions mus&#233;ographiques. En g&#233;n&#233;ral, Lumbreras d&#233;clare qu'en raison de&lt;br class='autobr' /&gt;
une crise de l'agriculture une lutte a lieu au milieu du VI&#232;me si&#232;cle apr&#232;s JC. &#192; ce stade, un&lt;br class='autobr' /&gt;
groupe d'Ayacucho - le Huarpa - entame une conqu&#234;te militaire atteignant les territoires et&lt;br class='autobr' /&gt;
soumettant les groupes de Nasca, Cusco, Tiahuanaco, Jun&#237;n, Ancash, Cajamarca et&lt;br class='autobr' /&gt;
Lambayeque ; ils atteignent &#233;galement les territoires de Chachapoyas et Piura mais l'influence&lt;br class='autobr' /&gt;
exerc&#233; il est relativement mineur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;clarant que vers le VIIe si&#232;cle apr&#232;s JC Wari devient le premier empire andin,&lt;br class='autobr' /&gt;
comparable &#224; celle des Incas, elle contribue &#224; perp&#233;tuer l'analogie &#034;classique&#034; entre ces deux&lt;br class='autobr' /&gt;
soci&#233;t&#233;s. La capitale de cet empire aurait &#233;t&#233; l'ensemble des Huari, ayant &#233;galement&lt;br class='autobr' /&gt;
villes de province et des centres administratifs tels que Pikillacta, Honcopampa et&lt;br class='autobr' /&gt;
Viracochapampa En outre, la comparaison Wari-Inca qui est &#233;vidente dans beaucoup de&lt;br class='autobr' /&gt;
son argument peut &#233;galement &#234;tre &#233;tabli par l'existence dans les deux cas d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#232;me de routes et un centre urbain dans chaque r&#233;gion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La imagen del imperio : Los estudios sobre Wari en la arqueolog&#237;a peruana
&lt;p&gt;Patricia Chirinos Ogata&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En la d&#233;cada del '70, surgieron dos grandes modelos con base en las evidencias &lt;br class='autobr' /&gt;
recuperadas hasta ese momento que dieron cuenta de estas caracter&#237;sticas. Uno de ellos &lt;br class='autobr' /&gt;
estuvo representado por Luis G. Lumbreras, mientras que el otro fue sustentado por &lt;br class='autobr' /&gt;
William Isbell, y posteriormente por una de sus estudiantes, Katharina Schreiber, &lt;br class='autobr' /&gt;
Durante esta etapa, se observa que la percepci&#243;n de Wari como producto derivado fue &lt;br class='autobr' /&gt;
completamente dejada atr&#225;s y fue empleada entonces para ejemplificar el poder&#237;o andino, &lt;br class='autobr' /&gt;
en algunos casos con un evidente discurso nacionalista y reivindicatorio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El modelo imperial de Luis G. Lumbreras&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ya en 1969 Lumbreras denominaba al Horizonte Medio como &#8220;etapa de expansi&#243;n wari&#8221; y &lt;br class='autobr' /&gt;
este periodo representaba el inicio del &#8220;estadio de la civilizaci&#243;n&#8221;. En su obra cl&#225;sica de ese &lt;br class='autobr' /&gt;
a&#241;o, &#8220;De los pueblos, las culturas y las artes del antiguo Per&#250;&#8221;, denomina a este periodo &lt;br class='autobr' /&gt;
como de los &#8220;Industriales Urbanos : Viejo imperio&#8221;, y cubre el lapso entre 800 y 1200 d.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumbreras (1974) contin&#250;a con la premisa de la aparici&#243;n de rasgos arquitect&#243;nicos como &lt;br class='autobr' /&gt;
indicador de un profundo y abrupto cambio en el Horizonte Medio. Este conjunto de rasgos &lt;br class='autobr' /&gt;
incluye la introducci&#243;n de asentamientos grandes planificados compuestos de casas, plazas &lt;br class='autobr' /&gt;
y calles rodeadas por muros muy altos con pocas entradas y sin ventanas. Junto a estos &lt;br class='autobr' /&gt;
cambios arquitect&#243;nicos se producen alteraciones sociales de gran intensidad, como el &lt;br class='autobr' /&gt;
urbanismo y la secularizaci&#243;n de los centros religiosos. La presencia de estos sitios y este &lt;br class='autobr' /&gt;
estilo arquitect&#243;nico es representativo del impacto de la expansi&#243;n wari y el dominio pol&#237;tico &lt;br class='autobr' /&gt;
de su &#225;rea de influencia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este modelo imperial ha sido presentado en innumerables publicaciones, conferencias, e &lt;br class='autobr' /&gt;
incluso exposiciones museogr&#225;ficas. En l&#237;neas generales, Lumbreras plantea que debido a &lt;br class='autobr' /&gt;
una crisis del agro se produce una pugna a mediados del siglo VI d.C. En esta coyuntura, un &lt;br class='autobr' /&gt;
grupo de Ayacucho -los Huarpa- inician una conquista militar llegando a los territorios y &lt;br class='autobr' /&gt;
sometiendo a los grupos de Nasca, Cusco, Tiahuanaco, Jun&#237;n, Ancash, Cajamarca y &lt;br class='autobr' /&gt;
Lambayeque ; alcanzan tambi&#233;n los territorios de Chachapoyas y Piura pero la influencia &lt;br class='autobr' /&gt;
ejercida all&#237; es relativamente menor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al plantear que hacia el siglo VII d.C. Wari se convierte en el primer imperio andino, &lt;br class='autobr' /&gt;
equiparable al de los Incas, se contribuye a perpetuar la analog&#237;a &#8220;cl&#225;sica&#8221; entre estas dos &lt;br class='autobr' /&gt;
sociedades. La capital de este imperio habr&#237;a sido el conjunto de Huari, teniendo tambi&#233;n &lt;br class='autobr' /&gt;
ciudades provinciales y centros administrativos como Pikillacta, Honcopampa y &lt;br class='autobr' /&gt;
Viracochapampa. Adem&#225;s, la comparaci&#243;n Wari-Inca que se hace evidente en gran parte de &lt;br class='autobr' /&gt;
su argumentaci&#243;n, tambi&#233;n puede establecerse por la existencia en ambos casos de un &lt;br class='autobr' /&gt;
sistema de caminos y un centro urbano en cada regi&#243;n. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lumbreras (1990), en rapportant les cultures d'Ayacucho &#224; Nasca, trouve un&lt;br class='autobr' /&gt;
lien de Paracas, puis vers le troisi&#232;me si&#232;cle apr&#232;s JC, les relations se sont intensifi&#233;es favorisant&lt;br class='autobr' /&gt;
consid&#233;rablement &#224; l'Ayacucho. Cependant, apr&#232;s l'influence&lt;br class='autobr' /&gt;
chavino&#239;de &#224; travers Paracas, il n'y a aucune preuve significative d'une occupation&lt;br class='autobr' /&gt;
Nasca sur le territoire d'Ayacucho, ni imitation de formes de la poterie nasquense ni&lt;br class='autobr' /&gt;
de son id&#233;ologie, exprim&#233;e dans les ic&#244;nes polychromes de ses c&#233;ramiques. Isbell, Brewster-Wray&lt;br class='autobr' /&gt;
et Spickard (1991), soutiennent que les terrasses &#233;rod&#233;es et en ruine autour de la zone&lt;br class='autobr' /&gt;
Le site arch&#233;ologique de Huari implique une grande production agricole qui met en &#233;vidence le r&#244;le&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'agriculture dans le boom et la chute de Huari, qui devraient &#234;tre &#233;valu&#233;s plus rigoureusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ils ne conviennent pas que la croissance de Huari ob&#233;it &#224; une haute&lt;br class='autobr' /&gt;
la productivit&#233; agricole qui entoure imm&#233;diatement avant l'horizon moyen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bonav&#237;a (1991), situe Huarpa dans les cultures des hauts plateaux centraux, d&#233;clare que&lt;br class='autobr' /&gt;
ces temps la culture Huarpa commence &#224; acqu&#233;rir une plus grande importance en raison de l'influence&lt;br class='autobr' /&gt;
qui re&#231;oit de la c&#244;te sud des relations commerciales entre les deux r&#233;gions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'accorde avec les trois phases distingu&#233;es par Lumbreras (1969) pour le d&#233;veloppement de la&lt;br class='autobr' /&gt;
La culture Ayacuchana et les deux phases propos&#233;es par MacNeish : une appel&#233;e Huarpa&lt;br class='autobr' /&gt;
(200 a.-c.- 300 d.a.) auxquels sont attribu&#233;s 7 grandes villes, 18 villages et de nombreux hameaux&lt;br class='autobr' /&gt;
ou camps, dans lesquels Tantawasi se d&#233;marque pr&#232;s de Luricocha &#224; Huanta, aucun des&lt;br class='autobr' /&gt;
ces fortifi&#233;s, dont la proximit&#233; rend difficile d'accepter que chacun de ces sites&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#209;awimpukyo et Tantawasi) &#233;tait la capitale d'un &#201;tat ind&#233;pendant, et l'autre phase Ocros&lt;br class='autobr' /&gt;
(200-700 apr&#232;s JC), avec 10 villages et 8 villages, met en &#233;vidence &#209;awimpukyo consid&#233;r&#233; par&lt;br class='autobr' /&gt;
Lumbreras en tant que site fortifi&#233; et capitale de l'&#201;tat de Huarpa ; pendant cette p&#233;riode&lt;br class='autobr' /&gt;
maintenu la relation avec Nasca, mais rien n'indique &#224; Ayacucho qu'elle a &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une conqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ravines (1994) soutient la pr&#233;sence de c&#233;ramiques Huarpa dans les ann&#233;es II.C. dans le domaine de&lt;br class='autobr' /&gt;
anciennes provinces d'Angaraes et de Huanta, dont la production est attribu&#233;e aux populations&lt;br class='autobr' /&gt;
install&#233;s dans la zone sur laquelle a &#233;t&#233; mis en place environ 550 d. C. l'empire Huari.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#232;re que Huarpa est ant&#233;rieur &#224; la culture Huari et repr&#233;sente la culture r&#233;gionale de&lt;br class='autobr' /&gt;
Ayacucho, lorsque le style Higueras &#224; Hu&#225;nuco a &#233;t&#233; simultan&#233;ment d&#233;velopp&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kaulicke (1994) souligne le travail du projet de botanique arch&#233;ologique Ayacucho,&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;alis&#233; par Richard S. MacNeish, mentionnant Pikimachay o&#249; des os ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une m&#233;gafaune sous un toit effondr&#233; de l'abri, avec des artefacts lithiques&lt;br class='autobr' /&gt;
d'abord datant de plus de 12 000 ans, puis d'environ 20 000 ans, et la phase Piki&lt;br class='autobr' /&gt;
(5800-4450 apr&#232;s J.-C.), note qu'avec ces donn&#233;es, MacNeish a d&#233;velopp&#233; une hypoth&#232;se concernant&lt;br class='autobr' /&gt;
les m&#233;canismes qui conduisent &#224; la s&#233;dentarisation et &#224; la domestication. Lumbreras (2000), souligne&lt;br class='autobr' /&gt;
que la culture Huarpa jouisse d'une unit&#233; culturelle chronologique et territoriale claire qui&lt;br class='autobr' /&gt;
Il couvre le bassin des rivi&#232;res Pampas et Huancavelica, o&#249; il reste des restes de trois ou quatre types de c&#233;ramiques, parall&#232;lement &#224; des cuvettes tr&#232;s fines en forme de bo&#238;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
de Huancavelica qui ont &#233;t&#233; distribu&#233;s partout Ochatoma 2011 ; Duran 2013 ; Huam&#225;n F. 2006, Huam&#225;n O. 2011 ; Marroqu&#237;n 2004 ; Ortega&lt;br class='autobr' /&gt;
2006 ; Palomino 2008, 2012 ; Paucar 2005 ; E. Valdez 1999, 2003, 2009a, 2009b ; L. Valdez,&lt;br class='autobr' /&gt;
Valdez E. et Bettcher 2001, 2005 ; Valdez, Vivanco et Ch&#225;vez 1990 ; L. Valdez, Bettcher,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ochatoma et E. Valdez. 2006 ; L. Valdez, E. Valdez et Bettcher 1999, 2000), soulignant les&lt;br class='autobr' /&gt;
proposition chronologique de William Isbell, parmi d'autres travaux qui seront comment&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
plus tard et qui donnent une vision plus compl&#232;te de l'arch&#233;ologie &#224; Ayacucho, avec&lt;br class='autobr' /&gt;
de nouvelles preuves sur la culture Huarpa qui sert de base pour faire valoir qu'il est &#224; propos de&lt;br class='autobr' /&gt;
un &#233;tat r&#233;gional et pas une culture simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumbreras (1974) propose une s&#233;quence de sept p&#233;riodes avec leurs phases respectives et&lt;br class='autobr' /&gt;
Sites : 1) Lithic qui comprend les phases de Pacaicasa, Pikimachay, Ayacucho, Huanta,&lt;br class='autobr' /&gt;
Puente et Jaywamachay ; 2) archa&#239;que qui comprend Piki, Chihua et Cachi ; 3) Formatif avec le&lt;br class='autobr' /&gt;
Les phases d'Andamarka, Wichqana, Kichkapata, Chupas et Rancha ; 4) D&#233;veloppements r&#233;gionaux ou&lt;br class='autobr' /&gt;
Huarpa ; 5) Empire Wari ou Huari ; 6) Etats r&#233;gionaux vis&#233;s aux Chankas et 7)&lt;br class='autobr' /&gt;
Empire des Tawantinsuyo ou des Inca. MacNeish (1981) &#233;tablit les principes suivants :&lt;br class='autobr' /&gt;
phases : Pacaicasa (23000-13000 av. J.-C.), Ayacucho (13000-11000 av. J.-C.), Huanta (1100-9000).&lt;br class='autobr' /&gt;
C.A.), Puente (9000-7100 A.C.), Jaywa (7100-5800 A.C.), Piki (5800-4400 A.C), Chihua&lt;br class='autobr' /&gt;
(4400-3100 av. J.-C.), Cachi (3100-1750 av. J.-C.), Andamarka (1750-1250 av. J.-C.), Wichqana (1250-&lt;br class='autobr' /&gt;
900 a. C.), Chupas (900-500 C), Rancha (500-200 C), Huarpa (200 C-200 C),&lt;br class='autobr' /&gt;
Ocros (200-700 apr&#232;s JC), Wari (700-900 apr&#232;s JC), Huamanga (900-1200 apr&#232;s JC) et Chanka (1200-1200 apr&#232;s JC)&lt;br class='autobr' /&gt;
1 500 &#176; C.), avec plus de 500 tassements et d&#233;termination du radiocarbone de&lt;br class='autobr' /&gt;
18 sites ferm&#233;s et ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Lumbreras (1990), al relacionar las culturas de Ayacucho con Nasca, encuentra un&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#237;nculo desde Paracas, luego hacia el siglo III d.C., las relaciones se intensificaron favoreciendo&lt;br class='autobr' /&gt;
considerablemente a los ayacuchanos. Sin embargo, despu&#233;s de la influencia&lt;br class='autobr' /&gt;
chavinoide a trav&#233;s de Paracas, no se tiene evidencias significativas de una ocupaci&#243;n&lt;br class='autobr' /&gt;
Nasca en el territorio ayacuchano, tampoco imitaci&#243;n de formas de la alfarer&#237;a nasquense ni&lt;br class='autobr' /&gt;
de su ideolog&#237;a, expresada en los iconos pol&#237;cromos de su cer&#225;mica. Isbell, Brewster-Wray&lt;br class='autobr' /&gt;
y Spickard (1991), sostienen que las terrazas erosionadas y en ruinas alrededor de la zona&lt;br class='autobr' /&gt;
arqueol&#243;gica de Huari implica una gran producci&#243;n agr&#237;cola que pone de manifiesto el rol&lt;br class='autobr' /&gt;
de la agricultura en el auge y en la ca&#237;da de Huari, que debe ser evaluado con mayor rigor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No obstante, no est&#225;n de acuerdo que el crecimiento de Huari obedezca a una alta&lt;br class='autobr' /&gt;
productividad agr&#237;cola inmediatamente circundante antes del Horizonte Medio.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bonav&#237;a (1991), ubica a Huarpa dentro de las culturas de la sierra central, plantea que en&lt;br class='autobr' /&gt;
estos tiempos la cultura Huarpa comienza a adquirir mayor importancia por la influencia&lt;br class='autobr' /&gt;
que recibe de la costa sur a partir de las relaciones comerciales entre ambas regiones.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concuerda con las tres fases distinguidas por Lumbreras (1969) para el desarrollo de la&lt;br class='autobr' /&gt;
cultura Ayacuchana, y las dos fases propuestas por MacNeish : una denominada Huarpa&lt;br class='autobr' /&gt;
(200 a.C.- 300 d.C.) a la que se atribuye 7 grandes pueblos, 18 aldeas y numerosos caser&#237;os&lt;br class='autobr' /&gt;
o campamentos, en los que destaca Tantawasi cerca de Luricocha en Huanta, ninguno de&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;stos fortificados, cuya cercan&#237;a hace dif&#237;cil aceptar que cada uno de estos sitios&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#209;awimpukyo y Tantawasi) fuera capital de un estado independiente, y la otra Fase Ocros&lt;br class='autobr' /&gt;
(200-700 d.C.), con 10 pueblos y 8 aldeas, resalta a &#209;awimpukyo considerado por&lt;br class='autobr' /&gt;
Lumbreras como un sitio fortificado y capital del Estado Huarpa ; durante este per&#237;odo se&lt;br class='autobr' /&gt;
mantuvo la relaci&#243;n con Nasca pero no hay ning&#250;n indicio en Ayacucho que se haya tratado&lt;br class='autobr' /&gt;
de una conquista.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ravines (1994), sostiene la presencia de la cer&#225;mica Huarpa en el II a.C. en el &#225;rea de las&lt;br class='autobr' /&gt;
antiguas provincias de Angaraes y Huanta, cuya producci&#243;n se atribuye a las poblaciones&lt;br class='autobr' /&gt;
asentadas en el &#225;rea sobre las cuales se configur&#243; hacia el 550 d. C. el imperio Huari.&lt;br class='autobr' /&gt;
Considera que Huarpa antecede a la cultura Huari y representa la cultura regional de&lt;br class='autobr' /&gt;
Ayacucho, cuando simult&#225;neamente se desarrollaba el estilo Higueras en Hu&#225;nuco.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kaulicke (1994) destaca los trabajos de Proyecto Arqueol&#243;gico Bot&#225;nico Ayacucho,&lt;br class='autobr' /&gt;
dirigido por Richard S. MacNeish, mencionando a Pikimachay donde se hallaron huesos&lt;br class='autobr' /&gt;
de una megafauna debajo de un derrumbe del techo del abrigo, con artefactos l&#237;ticos&lt;br class='autobr' /&gt;
fechados primero en m&#225;s de 12000 a&#241;os y luego alrededor de 20000 a&#241;os, y la fase Piki&lt;br class='autobr' /&gt;
(5800-4450 a.C.), se&#241;ala que con estos datos MacNeish desarroll&#243; una hip&#243;tesis respecto a&lt;br class='autobr' /&gt;
los mecanismos que llevan a la sedentarizaci&#243;n y domesticaci&#243;n. Lumbreras (2000), se&#241;ala&lt;br class='autobr' /&gt;
que la cultura Huarpa goza de una clara unidad cultural cronol&#243;gica y territorial que&lt;br class='autobr' /&gt;
abarca hasta la cuenca del r&#237;o Pampas y Huancavelica, donde hay restos de las tres o cuatro modalidades de la cer&#225;mica, paralelo a lo cual existe unas tazas muy finas de estilo Caja&lt;br class='autobr' /&gt;
procedentes de Huancavelica que eran distribuidas por todos lados Ochatoma 2011 ; Duran 2013 ; Huam&#225;n F. 2006, Huam&#225;n O. 2011 ; Marroqu&#237;n 2004 ; Ortega&lt;br class='autobr' /&gt;
2006 ; Palomino 2008, 2012 ; Paucar 2005 ; E. Valdez 1999, 2003, 2009a, 2009b ; L. Valdez ,&lt;br class='autobr' /&gt;
Valdez E. y Bettcher 2001,2005 ; Valdez, Vivanco y Ch&#225;vez 1990 ; L. Valdez, Bettcher,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ochatoma y E. Valdez. 2006 ; L. Valdez, E. Valdez y Bettcher 1999, 2000), destacando la&lt;br class='autobr' /&gt;
propuesta cronol&#243;gica de William Isbell, entre otros trabajos que ser&#225;n comentados&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#225;s adelante y que dan una visi&#243;n m&#225;s completa de la arqueolog&#237;a en Ayacucho, con&lt;br class='autobr' /&gt;
nuevas evidencias sobre la cultura Huarpa que sirve de base para sostener que se trata de&lt;br class='autobr' /&gt;
un Estado Regional y no de una simple cultura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumbreras (1974) propone una secuencia de siete per&#237;odos con sus respectivas fases y&lt;br class='autobr' /&gt;
sitios : 1) L&#237;tico que comprende las fases de Pacaicasa, Pikimachay, Ayacucho, Huanta,&lt;br class='autobr' /&gt;
Puente y Jaywamachay ; 2) Arcaico que incluye Piki, Chihua y Cachi ; 3) Formativo con las&lt;br class='autobr' /&gt;
fases Andamarka, Wichqana, Kichkapata, Chupas y Rancha ; 4) Desarrollos Regionales o&lt;br class='autobr' /&gt;
Huarpa ; 5) Imperio Wari o Huari ; 6) Estados Regionales referido a los Chankas y 7)&lt;br class='autobr' /&gt;
Imperio del Tawantinsuyo o Inca. MacNeish (1981) por su parte establece las siguientes&lt;br class='autobr' /&gt;
fases : Pacaicasa (23000-13000 a.C.), Ayacucho (13000-11000 a.C.), Huanta (1100-9000&lt;br class='autobr' /&gt;
a.C.), Puente (9000-7100 a.C.), Jaywa (7100-5800 a.C.), Piki (5800-4400 a.C), Chihua&lt;br class='autobr' /&gt;
(4400-3100 a.C.), Cachi (3100-1750 a.C.), Andamarka (1750-1250 a.C.), Wichqana (1250-&lt;br class='autobr' /&gt;
900 a. C.), Chupas (900-500 a.C.), Rancha (500-200 a.C.), Huarpa (200 a.C-200 d.C.),&lt;br class='autobr' /&gt;
Ocros (200-700 d.C.), Wari (700-900 d.C.), Huamanga (900-1200 d.C.) y Chanka (1200-&lt;br class='autobr' /&gt;
1500 d.C.), respaldado con m&#225;s de 500 asentamientos, y determinaci&#243;n radiocarbono de&lt;br class='autobr' /&gt;
18 sitios excavados cerrados y abiertos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas particulier de Conchopata, comme Isbell le consid&#232;re lui-m&#234;me (2001a : 49),&lt;br class='autobr' /&gt;
difficile de r&#233;soudre le probl&#232;me de l'apparition des th&#232;mes d&#233;coratifs de tiwanakoides dans&lt;br class='autobr' /&gt;
la poterie votive du style Conchopata, parce que des offres importantes de celles-ci continuent&lt;br class='autobr' /&gt;
non dat&#233; Le chercheur indique que l'offre du puits de 1977, de type 1, n'a pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas de datation du dioxyde de carbone, mais il s'agit notamment de Tiahuanacoid et, citant Menzel&lt;br class='autobr' /&gt;
en tant que communication personnelle, il consid&#232;re que c'est moins &#034;Tiawanaku&#034; que l'offrande de 1942,&lt;br class='autobr' /&gt;
Il indique que le puits contenant cette offre se trouvait sous la Plaza Rosada, avec deux&lt;br class='autobr' /&gt;
Offres Type 1, &#224; quelques m&#232;tres. Ces offres (1999B et 2000B),&lt;br class='autobr' /&gt;
date de la derni&#232;re phase de Silva de l'horizon moyen 1. Si l'emplacement du puits avec le&lt;br class='autobr' /&gt;
les offres sont li&#233;es chronologiquement, l'offre de 1977 pourrait &#234;tre contemporaine de&lt;br class='autobr' /&gt;
1999B et 2000B, &#233;galement de l'horizon moyen 1. Si cela est correct, une phase&lt;br class='autobr' /&gt;
tiawanakoide a commenc&#233; &#224; Conchopata avant la production des offres de 1999A et&lt;br class='autobr' /&gt;
1942, la plus semblable aux sculptures de Tiwanaku&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, il est n&#233;cessaire de d&#233;finir, par exemple, quel est le substrat local dans l'&#233;mergence de&lt;br class='autobr' /&gt;
de la culture Huari, conna&#238;tre et comprendre la densit&#233; professionnelle en p&#233;riph&#233;rie, tout comme&lt;br class='autobr' /&gt;
la contribution mat&#233;rielle d'autres cultures r&#233;gionales avec des organisations &#233;tatiques plus&lt;br class='autobr' /&gt;
cas d&#233;velopp&#233;s de Tiahuanaco, Nasca, Lima, Moche, Recuay, Cajamarca, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
La ville de Huari fait partie d'un complexe arch&#233;ologique situ&#233; &#224; proximit&#233; d'autres monuments.&lt;br class='autobr' /&gt;
de beaucoup plus grande antiquit&#233; qui conduit &#224; penser &#224; une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements sociaux et&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;v&#233;nements &#233;conomiques qui se sont produits au cours d'une longue histoire. Dont les collines Tanta&lt;br class='autobr' /&gt;
Orqo, Churo, Churucana et Huaqanmarca qui entourent la zone monumentale, en sont des exemples.&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une occupation culturelle continue depuis la p&#233;riode de formation, qui ensemble&lt;br class='autobr' /&gt;
avec l'espace occup&#233; par la zone nucl&#233;aire de la ville de Huari, ils doivent avoir fait partie de&lt;br class='autobr' /&gt;
la m&#234;me planification urbaine avec des espaces ad&#233;quats pour loger les populations&lt;br class='autobr' /&gt;
nombreux, ainsi que pour la d&#233;fense. Dans le cas de Cerro Churo, cela pr&#233;sente l'architecture&lt;br class='autobr' /&gt;
mod&#232;le orthogonal qui a servi de mod&#232;le &#224; diff&#233;rents chercheurs (William 1981,&lt;br class='autobr' /&gt;
2001, William et Pineda 1985, Canziani 2009, 2015, Isbell 2001b) &#224; comparer avec d'autres&lt;br class='autobr' /&gt;
Huari monuments des Andes centrales. Les espaces orthogonaux visibles dans&lt;br class='autobr' /&gt;
Cerro Churo ne sont pas visibles &#224; l'oeil nu dans l'intrigue de la ville de Huari, qui est un&lt;br class='autobr' /&gt;
question en suspens lorsque des travaux exploratoires sont effectu&#233;s avec retrait contr&#244;l&#233; de la&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;g&#233;tation et excavations &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces questions &#224; r&#233;soudre contribueront sans aucun doute &#224; clarifier l'origine et la&lt;br class='autobr' /&gt;
la fonctionnalit&#233; de la m&#233;tropole par rapport au r&#233;seau de colonies qui l'entourent et donc&lt;br class='autobr' /&gt;
pour comprendre la question principale afin de clarifier Quel &#233;tait l'ant&#233;c&#233;dent local de&lt;br class='autobr' /&gt;
Huari ?, Ainsi que : 1) Quels nouveaux indicateurs arch&#233;ologiques permettent de r&#233;&#233;valuer la&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;quence culturelle &#224; Ayacucho ?, 2) Quel a &#233;t&#233; l'apport technologique des cultures&lt;br class='autobr' /&gt;
h&#233;ritages de Huarpa ?, 3) Quelle &#233;tait la relation entre la m&#233;tropole et la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate ?, 4)&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les principales manifestations culturelles qui caract&#233;risent la culture&lt;br class='autobr' /&gt;
Huarpa ?, 5) Quels nouveaux indicateurs arch&#233;ologiques renforcent le caract&#232;re d'&#233;tat de la&lt;br class='autobr' /&gt;
La soci&#233;t&#233; Huarpa et ses relations avec l'altiplano et la c&#244;te sud des Andes centrales ?, 6)&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment l'influence des autres cultures se manifeste dans la formation de la culture&lt;br class='autobr' /&gt;
Huari ?, Ces questions et d'autres font partie de la pr&#233;sente enqu&#234;te li&#233;e &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tude sur les cultures pr&#233;c&#233;dentes qui ont donn&#233; naissance &#224; la culture Huari. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isbell (1997, 2001b), examinando en la ciudad de Huari y su vecindad inmediata, cambios&lt;br class='autobr' /&gt;
de material cultural (en la arquitectura por ejemplo), datos de excavaciones, elabora una&lt;br class='autobr' /&gt;
secuencia compuesta por la Fase Churucana u Horizonte Temprano (1200-200 a.C.) ; Fase&lt;br class='autobr' /&gt;
Vista Alegre o per&#237;odo Intermedio Temprano (200 a.C.-550 d.C.) ; Fase Quebrada Ocros o&lt;br class='autobr' /&gt;
final de Intermedio Temprano - inicios del Horizonte Medio ( 550-700 d.C.) ; Fase&lt;br class='autobr' /&gt;
Moraduchayuq u Horizonte Medio 1B, 2A y Tempranos 2B (700-900 a.C.) y Fase Royac&lt;br class='autobr' /&gt;
Perja u Horizonte Medio 3 (900-1000 d.C.), (Fig.11). Esta secuencia no ha sido&lt;br class='autobr' /&gt;
corroborada con fechados de Carbono 14, lo cual requiere de mayor investigaci&#243;n as&#237;&lt;br class='autobr' /&gt;
como reevaluar los trabajos realizados hasta el momento no solo en las cercan&#237;as de Huari,&lt;br class='autobr' /&gt;
sino tambi&#233;n en otras partes del departamento de Ayacucho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isbell (2001a, 2009), quien ha sistematizado hasta el momento mejor los resultados de las&lt;br class='autobr' /&gt;
investigaciones en Conchopata, considerando informaci&#243;n no calibrada de radiocarbono,&lt;br class='autobr' /&gt;
con muestras de materiales org&#225;nicos de diferentes temporadas, y como un paso preliminar&lt;br class='autobr' /&gt;
hacia una cronolog&#237;a del sitio, propone una historia ocupacional de cinco fases : 1) Huamani&lt;br class='autobr' /&gt;
(300 a.C.-300 d.C., finales del Horizonte Temprano y comienzos del per&#237;odo Intermedio&lt;br class='autobr' /&gt;
Temprano) ; 2) Mendoza (aproximadamente 300-550 d.C., fines del periodo Intermedio&lt;br class='autobr' /&gt;
Temprano) ; 3) Silva (aproximadamente 550-700 d.C., Horizonte Medio &#201;poca 1) ; 4) Huisa&lt;br class='autobr' /&gt;
(aproximadamente 700-850 d.C., Horizonte Medio &#201;poca 2) y 5) Fase Alarc&#243;n (850-1000&lt;br class='autobr' /&gt;
d.C., Horizonte Medio 3 y 4). Posteriormente (Isbell 2009), agrega a esta secuencia una&lt;br class='autobr' /&gt;
sexta Fase denominada Vallejo (1000-1100 d.C.). Como se puede deducir de ambas&lt;br class='autobr' /&gt;
propuestas, William Isbell, trabaja de manera aislada Huari y Conchopata, que distan 10&lt;br class='autobr' /&gt;
km en l&#237;nea recta uno del otro, dejando de lado la secuencia establecida por Lumbreras y&lt;br class='autobr' /&gt;
MacNeish indicada en l&#237;neas anteriores, acu&#241;a nombres de lugares y apellidos de&lt;br class='autobr' /&gt;
arque&#243;logos que trabajaron en Conchopata. Si bien es cierto que establece el periodo y&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;poca, esto confunde y se aleja del criterio de uniformizar la terminolog&#237;a y periodificaci&#243;n&lt;br class='autobr' /&gt;
preexistentes. Por otro lado, Isbell trata de acomodar las evidencias a la secuencia&lt;br class='autobr' /&gt;
estil&#237;stica de Dorothy Menzel (1968), la cual difiere bastante de las nuevas evidencias,&lt;br class='autobr' /&gt;
raz&#243;n por la que reclamamos una urgente reevaluaci&#243;n a ra&#237;z de las nuevas evidencias de&lt;br class='autobr' /&gt;
sitios, hallazgos respetando el control estratigr&#225;fico, los restos asociados y la dataci&#243;n&lt;br class='autobr' /&gt;
cronol&#243;gica absoluta de Carbono 14.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el caso concreto de Conchopata, tal como considera el mismo Isbell (2001a : 49) resulta&lt;br class='autobr' /&gt;
dif&#237;cil resolver el problema de cuando aparecieron los temas decorativos tiwanakoides en&lt;br class='autobr' /&gt;
la cer&#225;mica votiva del estilo Conchopata, debido a que ofrendas importantes de estas siguen&lt;br class='autobr' /&gt;
sin fechar. El indicado investigador se&#241;ala que la ofrenda del pozo 1977, del tipo 1, no tiene&lt;br class='autobr' /&gt;
ning&#250;n fechado radio carb&#243;nico, pero es notablemente tiahuanacoide y, citando a Menzel&lt;br class='autobr' /&gt;
como comunicaci&#243;n personal, considera que es menos &#8220;Tiawanaku&#8221; que la ofrenda 1942,&lt;br class='autobr' /&gt;
precisa que el pozo que conten&#237;a esta ofrenda se hallaba debajo de la Plaza Rosada, con dos&lt;br class='autobr' /&gt;
ofrendas Tipo 1, a unos cuantos metros de distancia. Estas ofrendas (1999B y 2000B),&lt;br class='autobr' /&gt;
datan de la tard&#237;a fase Silva del Horizonte Medio 1. Si la ubicaci&#243;n del pozo con las&lt;br class='autobr' /&gt;
ofrendas se relaciona cronol&#243;gicamente, la Ofrenda 1977 podr&#237;a ser contempor&#225;nea con&lt;br class='autobr' /&gt;
1999B y 2000B, tambi&#233;n del Horizonte Medio 1. De ser esto correcto, una fase&lt;br class='autobr' /&gt;
tiawanakoide comenz&#243; en Conchopata antes de la producci&#243;n de las ofrendas 1999A y&lt;br class='autobr' /&gt;
1942, las m&#225;s parecidas a las esculturas de Tiwanaku.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De manera general, falta definir por ejemplo, cu&#225;l es el sustrato local en el surgimiento de&lt;br class='autobr' /&gt;
de la cultura Huari, conocer y entender la densidad ocupacional en la periferia, al igual que&lt;br class='autobr' /&gt;
el aporte material de otras culturas regionales con organizaciones estatales m&#225;s&lt;br class='autobr' /&gt;
desarrolladas casos de Tiahuanaco, Nasca, Lima, Moche, Recuay, Cajamarca, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
La ciudad de Huari, forma parte de un complejo arqueol&#243;gico cercano a otros monumentos&lt;br class='autobr' /&gt;
de mucha mayor antig&#252;edad lo cual conlleva a pensar en una serie de eventos sociales y&lt;br class='autobr' /&gt;
econ&#243;micos que han ocurrido a trav&#233;s de una larga historia. De lo cual los cerros Tanta&lt;br class='autobr' /&gt;
Orqo, Churo, Churucana y Huaqanmarca que rodean a la zona monumental, son ejemplos&lt;br class='autobr' /&gt;
de una continua ocupaci&#243;n cultural desde el Per&#237;odo Formativo, los cuales conjuntamente&lt;br class='autobr' /&gt;
con el espacio que ocupa el &#225;rea nuclear de la ciudad de Huari, debieron de formar parte&lt;br class='autobr' /&gt;
una misma planificaci&#243;n urbana con espacios adecuados para albergar a poblaciones&lt;br class='autobr' /&gt;
numerosas, as&#237; como para defensa. En el caso de cerro Churo, este presenta la arquitectura&lt;br class='autobr' /&gt;
ortogonal m&#225;s clara que ha servido de modelo por diferentes investigadores (William 1981,&lt;br class='autobr' /&gt;
2001, William y Pineda 1985, Canziani 2009, 2015, Isbell 2001b) para comparar con otros&lt;br class='autobr' /&gt;
monumentos Huari de los Andes centrales. Los espacios ortogonales que se aprecian en&lt;br class='autobr' /&gt;
cerro Churo no son visibles a simple vista en la trama de la ciudad de Huari, lo cual es un&lt;br class='autobr' /&gt;
tema pendiente para cuando se realicen labores exploratorias con retiro controlado de la&lt;br class='autobr' /&gt;
vegetaci&#243;n y excavaciones a gran escala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Todos estos temas al ser tratados, sin duda ayudar&#225;n a esclarecer el origen y la&lt;br class='autobr' /&gt;
funcionalidad de la metr&#243;poli en relaci&#243;n a la red de asentamientos que la rodean y as&#237;&lt;br class='autobr' /&gt;
poder entender la principal interrogante de esclarecer &#191;Cu&#225;l fue el antecedente local de&lt;br class='autobr' /&gt;
Huari ?, as&#237; como : 1) &#191; Que nuevos indicadores arqueol&#243;gicos permiten reevaluar la&lt;br class='autobr' /&gt;
secuencia cultural en Ayacucho ?, 2) &#191;Cu&#225;l fue el aporte tecnol&#243;gico de las culturas&lt;br class='autobr' /&gt;
coet&#225;neas a Huarpa ?, 3) &#191;Qu&#233; relaci&#243;n hab&#237;a entre la metr&#243;poli y periferia inmediata ?, 4)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#191;Cu&#225;les son las principales manifestaciones culturales que caracterizan a la cultura&lt;br class='autobr' /&gt;
Huarpa ?, 5) &#191;Que indicadores arqueol&#243;gicos nuevos refuerzan el car&#225;cter estatal de la&lt;br class='autobr' /&gt;
sociedad Huarpa y su relaci&#243;n con el altiplano y costa sur de los Andes centrales ?, 6) &#191;De&lt;br class='autobr' /&gt;
qu&#233; manera se manifiesta la influencia de otras culturas en la formaci&#243;n de la cultura&lt;br class='autobr' /&gt;
Huari ?, estas y otras preguntas forman parte de la presente investigaci&#243;n vinculada con el&lt;br class='autobr' /&gt;
estudio sobre las culturas previas que dieron origen la cultura Huari. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Secuencia cultural, previa a la cultura Huari en&lt;br class='autobr' /&gt;
Ayacucho : aportes y propuestas &#187;, Zacar&#237;as Ismael P&#233;rez Calder&#243;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Huarpa ou Warpa &#233;tait une civilisation r&#233;gionale dans l'actuel d&#233;partement d'Ayacucho, dans les provinces de Huamanga et Huanta, situ&#233;es dans le bassin de la rivi&#232;re Warpa, dont la capitale pourrait &#234;tre &#209;awinpuquio. La culture r&#233;gionale s'appelle &#034;Huarpa&#034;, pr&#232;s de la rivi&#232;re qui a la m&#234;me d&#233;nomination, affluent de la rivi&#232;re Mantaro, qui traverse un bassin de plus de 100 km. long et quelque chose de plus de 50 km. large ; au sud du Mantaro, o&#249; se trouvent deux villes contemporaines, Huanta et Ayacucho. Pour le moment, la zone de culture semble se limiter au bassin de Huarpa, avec des sites situ&#233;s entre 2600 et 3600 m&#232;tres d'altitude. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les restes de Huarpa sont en plus grande proportion concentr&#233;s dans le territoire septentrional d'Ayacucho, bien que certaines indications indiquent qu'il pourrait s'&#233;tendre jusqu'&#224; tr&#232;s pr&#232;s de la jungle pr&#232;s de la rivi&#232;re Apur&#237;mac et au sud, semble-il, au bassin de la Pampa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Huarpa est la manifestation r&#233;gionale de la r&#233;gion d'Ayacucho. En fait, on en sait encore tr&#232;s peu, les &#233;tudes n'&#233;tant que tr&#232;s r&#233;centes. Les premiers traits de cette culture ont &#233;t&#233; consign&#233;s par Julio C.Tello en 1931, en visitant la r&#233;gion d'Ayacucho, soulignons l'existence d'&#233;paisses &#034;poches d'argile&#034; d'apparence &#034;archa&#239;que&#034;, de gros pots &#224; trois anses et &#224; base conique (Lumbreras, 1960), que l'on trouve principalement dans certains sites de la partie m&#233;diane de la vall&#233;e d'Ayacucho-Huanta, appel&#233;s Tanta Orqo et Auki Willca. En 1946, Jhon Rowe, Donald Collier et Gordon Willey ont fait une petite collection superficielle du site Wari, recueillie des ann&#233;es par Lila O'Neale et qui est conserv&#233;e dans le mus&#233;e de l'Universit&#233; de Californie (Kroeber, 1994 : 49) &#224; Berkeley. Parmi les fragments de c&#233;ramique retrouv&#233;s des d&#233;corations noires sur blanc qui sont regroup&#233;s sous le nom de &#034;Huarpa&#034; bien qu'ils ne se soient pas engag&#233;s &#224; identifier le style avec une chronologie quelconque dans la s&#233;rie qu'ils ont &#233;tablie pour Ayacucho. Ensuite Wendell C. Bennett (1953) a fait des fouilles &#224; Wari et dans d'autres sites d'Ayacucho et a &#233;tabli une s&#233;quence dans laquelle la &#034;Serie Huarpa&#034; en c&#233;ramique Bicrome et Tricolore repr&#233;sente la derni&#232;re p&#233;riode de wari, et plus tard au style &#034;Tiahuanacoides&#034; de Wari, avec cette s&#233;quence. De plus, les hypoth&#232;ses formul&#233;es par Rowe, Collier et Willey (1950) avec leurs Huamanguilla, Wari et Tanta Orqo, ce dernier &#233;tant peut-&#234;tre contemporain des Incas, ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cultura Huarpa &#243; Warpa fue una civilizaci&#243;n regional dentro de lo que hoy es el departamento de Ayacucho, en las provincias de Huamanga y Huanta, ubicados en la Cuenca del r&#237;o Warpa, cuya capital pudo ser &#209;awinpuquio. La cultura regional recibe el nombre de &#8220;Huarpa&#8221;, por el r&#237;o que tiene la&lt;br class='autobr' /&gt;
misma denominaci&#243;n, un rio afluente del Mantaro, que recorre una cuenca de m&#225;s de 100 km. de largo y algo m&#225;s de 50 km. de ancho ; al sur del Mantaro, en donde hay dos ciudades contempor&#225;neas Huanta yAyacucho. Por el momento el &#225;rea de la cultura parece estar limitada a la cuenca de Huarpa con sitios ubicados desde los 2600 a 3600 msnm. Hasta el momento, los restos Huarpa en mayor proporci&#243;n se concentran en el territorio norte&#241;o de Ayacucho, aunque algunas evidencias vienen indicando que posiblemente se extendi&#243; por el oriente hasta muy cercade la zona de selva por el rio Apur&#237;mac y hacia el sur se encuentran evidencias en la cuenca del r&#237;o Pampas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cultura Huarpa es la manifestaci&#243;n regional de la zona de Ayacucho ; en realidad de ella se sabe todav&#237;a bastante poco, dado que su estudiose est&#225; reci&#233;n realizando. Los primeros rasgos de esta cultura fueron consignados por &lt;br class='autobr' /&gt; Julio C.Tello en 1931&lt;br class='autobr' /&gt;
, cuando al visitar la zona de Ayacucho, destaco la&lt;br class='autobr' /&gt;
existencia de unos gruesos &#8220;cucharones de arcilla&#8221; de aspecto&#8220;arcaico&#8221;, de vasijas toscas con tres asas y base c&#243;nica&lt;br class='autobr' /&gt;
(Lumbreras, 1960), encontrados principalmente en unos sitios de laparte media del valle de Ayacucho- Huanta, que se llaman Tanta Orqo y Auki Willca.En&lt;br class='autobr' /&gt;
1946, Jhon Rowe, Donald Collier y Gordon Willey&lt;br class='autobr' /&gt;
hicieron una peque&#241;a recolecci&#243;n superficial del sitio de Wari, recogida a&#241;os&lt;br class='autobr' /&gt;
atr&#225;s por Lila O'Neale y que se guarda en el Museo de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Universidad de california (Kroeber, 1994:49) en Berkeley. Entre los fragmentos de cer&#225;mica encontraron unos decorados Negro&lt;br class='autobr' /&gt;
sobre Blanco a los que agruparon bajo el nombre &#8220;Huarpa&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
aunque no comprometieron a la identificaci&#243;n del estilo con cronolog&#237;a alguna dentro de la seriaci&#243;n que establecieron para Ayacucho. Posteriormente&lt;br class='autobr' /&gt;
Wendell C. Bennett (1953)&lt;br class='autobr' /&gt;
hizo excavaciones en Wari y otros sitios de Ayacucho y estableciendo una secuencia&lt;br class='autobr' /&gt;
en la que la &#8220;Serie Huarpa&#8221; de cer&#225;mica Bicroma y Tricolor &lt;br class='autobr' /&gt;
representaba el &#250;ltimo periodo en Wari, posteriormente a los&lt;br class='autobr' /&gt;
estilos &#8220;Tiahuanacoides&#8221; de Wari, con esta secuencia , adem&#225;s, laformulada por Rowe, Collier y Willey (1950) con sus Huamanguilla ,Wari y Tanta Orqo , siendo esta ultima quiz&#225; contempor&#225;nea a los Incas , quedo desechada.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5358&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire incas, naissance et mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de l'empire Tiahuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Inuits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3004&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Tuez-nous et enterrez-nous ici&#034; : un appel d&#233;sesp&#233;r&#233; d'Indiens menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens du Guatemala par le pouvoir militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Administration indienne et d&#233;mocratie directe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de la conqu&#234;te du Br&#233;sil par les Occidentaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement de la civilisation Mochica (dite aussi Moche)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5264&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'&#233;tait la soci&#233;t&#233; des indiens Iroquois ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5280&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le matriarcat chez les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5276&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La civilisation des Indiens du Mississippi, disparue &#224; l'issue d'une guerre civile, avant le d&#233;but de la colonisation europ&#233;enne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la civilisation de Caral (P&#233;rou) a brutalement et totalement disparu en 1500 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5345&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute des Zapot&#232;ques &#224; Monte Alb&#225;n en 750 apr&#232;s J.-C.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5356&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la ville d'El Tajin, capitale des Totonaques, en 1200 et son abandon en 1230&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chute de Tikal et de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6324</link>
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		<dc:date>2019-06-25T22:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Antiquit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Paysans</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Le massacre de la famille royale de Cancu&#233;n a provoqu&#233; la chute des Mayas. Masacre de Cancu&#233;n ocasion&#243; ca&#237;da maya. Descubren restos de 31 nobles y 20 personas m&#225;s &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les origines de la civilisation maya sont sujettes &#224; des divergences acad&#233;miques en raison des interpr&#233;tations contradictoires des d&#233;couvertes arch&#233;ologiques. La p&#233;riode de formation a commenc&#233;, au moins, vers 1500 ans avant notre &#232;re. Au cours de la p&#233;riode classique, entre 300 et 900 apr&#232;s JC (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Antiquit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Paysans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre de la famille royale de Cancu&#233;n a provoqu&#233; la chute des Mayas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/1-7-a4925-3531a.jpg?1777875865' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://terraeantiqvaefotos.zoomblog.com/archivo/2005/11/18/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Masacre de Cancu&#233;n ocasion&#243; ca&#237;da maya. Descubren restos de 31 nobles y 20 personas m&#225;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14545 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/sept.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH307/sept-e1c2a.jpg?1777884226' width='500' height='307' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12614 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L367xH470/mayas-b092d.jpg?1777875865' width='367' height='470' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/68497027-sculpture-en-pierre-d-un-roi-maya-a-quirigua-guatemala.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH747/68497027-sculpture-en-pierre-d-un-roi-maya-a-quirigua-guatemala-6f69a.jpg?1777884226' width='500' height='747' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14397 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L276xH183/images-85-1cc40.jpg?1777875865' width='276' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14398 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/big.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH227/big-97b74.jpg?1777884226' width='500' height='227' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12618 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/hqdefaults-3bd4c-0a1c5.jpg?1777875865' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12738 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH625/aztec_maya_inca_map_lg-08bc6.gif?1777875865' width='500' height='625' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14399 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH218/maya-3-1c25e-700c7.gif?1777875865' width='320' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les origines de la civilisation maya sont sujettes &#224; des divergences acad&#233;miques en raison des interpr&#233;tations contradictoires des d&#233;couvertes arch&#233;ologiques. La p&#233;riode de formation a commenc&#233;, au moins, vers 1500 ans avant notre &#232;re. Au cours de la p&#233;riode classique, entre 300 et 900 apr&#232;s JC environ, les Mayas ont &#233;tendu leur influence &#224; travers la zone sud de la p&#233;ninsule du Yucatan et le nord-ouest du Guatemala et du Honduras actuels. Les grands centres c&#233;r&#233;moniels tels que Palenque, Tikal et Cop&#225;n ont ensuite &#233;t&#233; construits. Les centres mayas ont &#233;t&#233; myst&#233;rieusement abandonn&#233;s vers l'an 900 et certains individus ont &#233;migr&#233; dans le Yucatan. Dans la p&#233;riode postclassique, de 900 &#224; l'arriv&#233;e des Espagnols au XVIe si&#232;cle, la civilisation maya avait son centre au nord du Yucatan. La migration tolt&#232;que des Itza, originaires de la vall&#233;e du Mexique, a eu un impact important sur leurs styles artistiques. Chich&#233;n Itz&#225;, Mayap&#225;n et Uxmal &#233;taient des villes magnifiques. La Ligue Mayap&#225;n, qui a domin&#233; la p&#233;ninsule du Yucatan pendant deux si&#232;cles, a pr&#233;serv&#233; la paix pendant un certain temps, mais apr&#232;s une p&#233;riode de guerre civile et de r&#233;volution, les villes ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Los or&#237;genes de la civilizaci&#243;n maya son objeto de discrepancias acad&#233;micas en virtud de las contradictorias interpretaciones de los hallazgos arqueol&#243;gicos. El per&#237;odo formativo comenz&#243;, cuando menos, hacia el 1500 a.C. Durante el per&#237;odo cl&#225;sico, aproximadamente entre el 300 y el 900 d.C., los mayas extendieron su influjo por la zona sur de la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n y el noroeste de las actuales Guatemala y Honduras. Se construyeron entonces los grandes centros ceremoniales como Palenque, Tikal y Cop&#225;n. Los centros mayas fueron abandonados de forma misteriosa hacia el a&#241;o 900 y algunos individuos emigraron al Yucat&#225;n. &lt;br class='autobr' /&gt;
En el per&#237;odo postcl&#225;sico, desde el 900 hasta la llegada de los espa&#241;oles en el siglo XVI, la civilizaci&#243;n maya ten&#237;a su centro en el norte de Yucat&#225;n. La migraci&#243;n tolteca de los itz&#225;es, procedentes del valle de M&#233;xico, impact&#243; fuertemente en sus estilos art&#237;sticos. Chich&#233;n Itz&#225;, Mayap&#225;n y Uxmal fueron ciudades esplendorosas. La Liga de Mayap&#225;n, que domin&#243; la pen&#237;nsula de Yucat&#225;n durante dos siglos, preserv&#243; la paz durante alg&#250;n tiempo, pero tras un per&#237;odo de guerra civil y de revoluci&#243;n, las ciudades quedaron abandonadas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sociedades o culturas mesoamericanas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12619 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L468xH566/mayat-bb273-b9ae8.png?1777875865' width='468' height='566' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les Mayas du Yucat&#224;n qui entendirent les premiers du nouveau continent le feu des armes occidentales, celles de l'arm&#233;e de Hernadez de Cordoba, leur bruit et leur effet mortel. Ils pens&#232;rent que la foudre &#233;tait tomb&#233;e du ciel sur eux. Quand les Espagnols l'attaqu&#232;rent dans les ann&#233;es 1500, la civilisation maya &#233;tait depuis longtemps en d&#233;clin et avait m&#234;me d&#233;j&#224; connu des chutes spectaculaires, dues non &#224; des invasions ext&#233;rieures mais &#224; des crises internes, sociales et politiques. D&#232;s 1200, la plus florissante civilisation maya, inspir&#233;es des Tolt&#232;ques, s'&#233;tait d&#233;j&#224; effondr&#233;e d'elle-m&#234;me. Son &#226;ge classique avait d&#233;j&#224; men&#233; &#224; une chute bien avant, au Xe si&#232;cle ! Un Maya alphab&#233;tis&#233; de 1517, au moment de la conqu&#234;te espagnole, ne savait plus d&#233;chiffrer les inscriptions de l'&#233;poque classique maya. Face aux colonisateurs, il n'y avait pas de pouvoir central mais des divisions sans cesse entretenues par des conflits internes des grandes familles, en particulier les trois principales. Il n'y avait pas une langue unique mais quarante langues diff&#233;rentes et pas de capitale unique non plus. Nul ne savait plus peindre ou sculpter, dans le pays maya, avec l'adresse des artistes mayas du VIIIe ou du IXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fueron los mayas de Yucat&#225;n quienes escucharon al primero del nuevo continente disparar las armas de Occidente, las del ej&#233;rcito de Hernadez de C&#243;rdoba, su ruido y su efecto mortal. Pensaron que los rayos hab&#237;an ca&#237;do del cielo sobre ellos. Cuando los espa&#241;oles lo atacaron en la d&#233;cada de 1500, la civilizaci&#243;n maya hab&#237;a estado en decadencia durante mucho tiempo e incluso hab&#237;a experimentado ca&#237;das espectaculares, no debido a invasiones externas sino a crisis internas, sociales y pol&#237;ticas. Para 1200, la civilizaci&#243;n maya m&#225;s floreciente, inspirada en los toltecas, ya se hab&#237;a derrumbado por s&#237; misma. &#161;Su edad cl&#225;sica ya hab&#237;a llevado a una ca&#237;da mucho antes, en el siglo X ! Un maya alfabetizado de 1517, en el momento de la conquista espa&#241;ola, ya no pod&#237;a descifrar las inscripciones de la era cl&#225;sica maya. Frente a los colonizadores, no hab&#237;a un poder central sino divisiones mantenidas constantemente por conflictos internos de familias numerosas, especialmente los tres principales. No hab&#237;a un solo idioma, sino cuarenta idiomas diferentes y tampoco un solo capital. Nadie sab&#237;a c&#243;mo pintar o tallar en el pa&#237;s maya con la habilidad de los artistas mayas del siglo octavo o noveno.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12615 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH179/Cuzco_3_capitale_des_incas-f6d20.gif?1777875865' width='320' height='179' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;TIKAL&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12616 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/gif/1-1-2.gif' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH470/1-1-2-26e68.jpg?1777884226' width='500' height='470' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;CHICHEN ITZA&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12617 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH327/copan-66e5d.jpg?1777884226' width='500' height='327' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;COPAN&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#8230; Une telle cha&#238;ne d'&#233;v&#233;nements&#8230; ne m&#232;ne pas seulement &#224; un conflit social in&#233;vitable, dans lequel la soci&#233;t&#233; est en proie &#224; des affrontements et &#224; des guerres, mais contribue &#224; une r&#233;duction drastique de la population payant un lourd tribut en vies humaines. .. Il rompt l'&#233;quilibre instable jusqu'alors imp&#233;ratif. Le syst&#232;me d'alliances qui a permis de maintenir la paix entre les villes mayas explose ... Des guerres sanglantes s'emparent des terres des Mayas, qui subissent un processus de d&#233;sint&#233;gration. Les effectifs de la population s'effondrent. Ce climat d'instabilit&#233; violente brise le r&#233;seau commercial ou la restructuration. Cependant, cette dynamique complexe, cette fuite en avant finit par mettre fin progressivement &#224; la civilisation classique maya &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Izquierdo-Egea 2014a : 22, cit&#233; par lui-m&#234;me en 2015 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/pdf/2015/AI2702.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'organisation sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; maya &#233;tait complexe, fond&#233;e sur une organisation familiale patrilin&#233;aire et une r&#233;partition par secteurs d'activit&#233;s. Elle &#233;tait divis&#233;e en classes : nobles, pr&#234;tres, guerriers, artisans, commer&#231;ants et surtout agriculteurs (paysans, serviteurs et esclaves). La gouvernance &#233;tait assur&#233;e par des chefs h&#233;r&#233;ditaires qui d&#233;l&#233;guaient &#224; des chefs locaux leur autorit&#233; sur les communaut&#233;s villageoises. La terre, propri&#233;t&#233; de chaque village, &#233;tait r&#233;guli&#232;rement redistribu&#233;e par parcelles aux diff&#233;rentes familles en fonction du nombre d'individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le haut de la hi&#233;rarchie &#233;tait repr&#233;sent&#233; par un halach unin&#237;c, mot &#224; mot&#171; le vrai homme &#187; (&#171; gouverneur &#187;, &#171; monarque &#187;), au pouvoir absolu, car il est chef de l'arm&#233;e, de l'administration et des pr&#234;tres (il a parfois des fonctions religieuses). Le titre est h&#233;r&#233;ditaire. Viennent ensuite des pr&#234;tres (ferr&#233;s en astronomie comme ceux de Copan), des princes, des batab (dignitaires et conseillers) et des administrateurs. Cette couche sup&#233;rieure de la soci&#233;t&#233; forme la noblesse. Le r&#244;le des pr&#234;tres (ah kin) &#233;tait &#233;troitement li&#233; au calendrier et &#224; l'astronomie. Ils contr&#244;laient l'&#233;ducation et les rituels et &#233;taient responsables de la computation du temps, des c&#233;r&#233;monies, des jours et des saisons fatidiques, de la divination, des &#233;v&#233;nements, du traitement des maladies, de l'&#233;criture et des g&#233;n&#233;alogies et bien s&#251;r du calendrier agricole. Les guerriers s'apparentent &#224; cette noblesse tandis que les artistes et les artisans viennent ensuite : architectes, peintres, c&#233;ramistes, scribes, sculpteurs-graveurs, tisserands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agriculteurs constituaient l'essentiel de la population mais beaucoup pouvaient se comparer aux serfs. Outre la production de nourriture pour eux et l'oligarchie, ils devaient fabriquer les v&#234;tements, payer l'imp&#244;t et fournir la main-d'&#339;uvre pour les travaux et les constructions. Les esclaves formaient une classe &#224; part. Les prisonniers de guerre et les d&#233;linquants fournissaient les plus gros contingents pour un travail exigeant. Beaucoup &#233;taient vendus comme marchandises ou constituaient les futures victimes pour les sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ciment de la soci&#233;t&#233; &#233;tait assur&#233; d'une part par le fait que de nombreux liens de parent&#233; unissaient dirigeants et serviteurs, chefs et paysans, et d'autre part par une religion extr&#234;mement pr&#233;gnante. La pyramide reliait les hommes aux dieux et mettait la Terre (et son inframonde souterrain) aux niveaux sup&#233;rieurs de l'Univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation urbaine traduit assez bien cette unit&#233;, depuis les habitats de chozas dispers&#233;s de la p&#233;riph&#233;rie, jusqu'au c&#339;ur des sites marqu&#233; par les &#233;difices de pierre o&#249; r&#233;side l'&#233;lite : la plupart des grands &#233;difices, pyramides ou palais, sont associ&#233;s au lignage dirigeant, et la pyramide principale abrite parfois le tombeau d'un personnage important (Palenque). Les Mayas fonctionnaient selon un syst&#232;me de cit&#233;s-&#201;tats et non par royaumes ou empires comme c'&#233;tait le cas dans l'Ancien Monde au moment de l'arriv&#233;e des Conquistadors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; est particuli&#232;rement fragile car son syst&#232;me &#233;conomique est quasi exclusivement agricole : exceptions faites du travail de la pierre et du tissage, les techniques sont d'une extr&#234;me indigence. Les arch&#233;ologues ont souvent fait constater ces carences : les seuls m&#233;taux connus, l'or et le cuivre, &#233;taient simplement martel&#233;s et ils ne servaient qu'&#224; r&#233;aliser des objets de prestige. Les Mayas n'utilisaient pas la roue, ni le tour de potier et ils n'avaient pas d'animaux de trait : le portage &#224; dos d'homme &#233;tait la r&#232;gle. Leur outillage &#233;tait d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale extr&#234;mement rudimentaire (en pierre ou en bois) et assez peu efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en d&#233;pit de milieux peu hospitaliers, les Mayas ont pu d&#233;velopper une brillante civilisation fond&#233;e sur l'agriculture et l'exploitation des ressources foresti&#232;res, gr&#226;ce &#224; une soci&#233;t&#233; tr&#232;s organis&#233;e. Mais il s'agissait d'une civilisation en &#233;quilibre fragile, particuli&#232;rement vuln&#233;rable en cas de d'instabilit&#233; ; notamment le recours &#224; des solutions techniques &#233;tait exclu car ces derni&#232;res &#233;taient trop rudimentaires pour &#234;tre efficaces. C'est alors que toute une s&#233;rie de causes se sont conjugu&#233;es pour amorcer un d&#233;clin in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;clin maya : une &#171; catena &#187; circonstancielle et une lente mutation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;clin maya a longtemps &#233;t&#233; jug&#233; myst&#233;rieux et &#233;nigmatique d'autant plus qu'il a &#233;t&#233; rapide : les auteurs anglo-saxons parlent de &#171; Collapse &#187;. Mais avec l'apport de tr&#232;s nombreuses donn&#233;es apport&#233;es par les environnementalistes et en connexion avec celles, anciennes et nouvelles, des arch&#233;ologues, il est permis de construire un sc&#233;nario vraisemblable de ce d&#233;clin, fond&#233; avant tout sur l'&#233;puisement progressif des sols forestiers tropicaux mis en valeur pour la culture du ma&#239;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;puisement des terres et les catastrophes naturelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se catastrophique du &#171; Collapse &#187; (s&#233;ismes, cyclones et inondations, s&#233;cheresses) &#233;voqu&#233;e un temps par certains (Gill, 2000 ; Hodell et al., 2002 ; Haug et al., 2003) ne tient gu&#232;re &#224; elle seule car le d&#233;clin de la civilisation n'a pas &#233;t&#233; brutal mais progressif. D'ailleurs aucun b&#226;timent ne montre de traces de s&#233;isme violent, d'autant que le Yucatan comme le Pet&#233;n sont r&#233;put&#233;s &#234;tre des r&#233;gions g&#233;ologiquement stables. Par ailleurs on ne conna&#238;t pas d'exemple de grande civilisation ayant disparu suite &#224; un tremblement de terre ou &#224; une s&#233;rie de cyclones, en d&#233;pit des d&#233;g&#226;ts occasionn&#233;s. La fragilit&#233; de cette hypoth&#232;se est sa dur&#233;e dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre l'&#233;puisement des terres est une hypoth&#232;se solide car c'est un point de d&#233;part qui induit des cons&#233;quences en cha&#238;ne. Elle a d'ailleurs &#233;t&#233; pressentie d&#232;s 1946 par Morley sans qu'il en donne pour autant des explications convaincantes, puis reprise par Meggers (1954), Dumond (1961) et Turner (1974). De fait, les sols tropicaux pr&#233;sentent, d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, de tr&#232;s graves inconv&#233;nients (Pomel et Salomon, 1998). L'humus y est en voie de min&#233;ralisation tr&#232;s rapide, les sels y sont lessiv&#233;s et, en l'absence de pente, ces sols peuvent rester satur&#233;s. Dans ces conditions, la faiblesse du syst&#232;me de la milpa est telle qu'un m&#234;me champ est tr&#232;s vite &#233;puis&#233; apr&#232;s deux ou trois r&#233;coltes d'affil&#233;e. Il doit alors &#234;tre mis en jach&#232;re pendant au moins une d&#233;cennie sous peine d'&#233;puisement irr&#233;versible. Cette fragilit&#233; sp&#233;cifique des sols forestiers tropicaux et la n&#233;cessit&#233; de grands espaces se retrouvent sur tous les continents et conduisent aux m&#234;mes &#233;volutions dramatiques si l'on n'y prend garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque cit&#233;-&#201;tat maya d'importance (Tikal, Palenque, Calakmul, Caracol, etc.) avait donc besoin, pour sa subsistance, de tr&#232;s vastes territoires pour nourrir une population d'autant plus grandissante que la cit&#233; &#233;tait prosp&#232;re. Quinze hectares et une cinquantaine de jours de travail &#233;taient n&#233;cessaires au paysan maya pour nourrir une famille de 10 personnes pendant un an : c'est un espace consid&#233;rable ! Or la dimension de la plupart des cit&#233;s, comme l'ampleur des travaux men&#233;s &#224; bien en relativement peu de temps, impliquaient &#224; terme que ce mode de production ne pourrait plus suffire aux besoins, d'autant qu'on sait que les rendements de la milpa sont faibles (2 &#224; 3 quintaux de ma&#239;s &#224; l'hectare). Certes, les Mayas avaient parfois mis au point des syst&#232;mes plus intensifs, comme l'agriculture en terrasses (Caracol, R&#237;o Bec) ou des jardins potagers autour des maisons avec utilisation des cendres (Tikal), mais cela ne pouvait que retarder l'&#233;ch&#233;ance. La d&#233;gradation des sols dans le p&#233;rim&#232;tre proche des cit&#233;s conduisait in&#233;luctablement &#224; des productions alimentaires de plus en plus maigres alors que, dans le m&#234;me temps, les populations croissaient. &#192; la fin de la p&#233;riode Classique (vers 900 ap. J.-C.) on estime la population maya &#224; plus de 2 millions d'individus dans les Basses-Terres. Puis d'&#233;vidence, la population s'est d&#233;velopp&#233;e jusqu'&#224; atteindre rien que dans le Pet&#233;n pr&#232;s d'une dizaine de millions de personnes &#224; son apog&#233;e (Schwartz, 1990). On estime qu'&#224; leurs apog&#233;es, vers 810, Palenque avait une dizaine de milliers d'habitants, Tikal et Calakmul ont eu chacune environ 50 000 habitants (Haviland, 1972), et Caracol, au pied des monts Mayas (Belize), plus de 140 000 habitants (Chase, 2008) sur un rayon de 10 km ! Dans le Pet&#233;n, selon Rice et Rice (1990) les densit&#233;s rurales pouvaient atteindre jusqu'&#224; 200 &#224; 300 habitants/km2, ce qui est consid&#233;rable pour une for&#234;t tropicale ! La capacit&#233; de r&#233;silience de cette derni&#232;re et de ses sols n'y pouvait suffire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sondages (sites arch&#233;ologiques, lacs, etc.), les tr&#232;s nombreuses donn&#233;es g&#233;ochimiques et s&#233;dimentologiques ainsi que les diagrammes polliniques indiquent tous une intervention humaine pr&#233;coce (vers 5780 BP) dans une for&#234;t dense favoris&#233;e par des conditions humides bien &#233;tablies (depuis 9 000 BP). La d&#233;forestation s'est ensuite acc&#233;l&#233;r&#233;e lors de la p&#233;riode Classique pour aboutir &#224; un paroxysme vers 850-1000 ans. Cette d&#233;forestation, acc&#233;l&#233;r&#233;e par des d&#233;boisements destin&#233;s &#224; alimenter les fours &#224; chaux (la chaux recouvrait les monuments), a &#233;t&#233; suivie par une importante &#233;rosion des sols et une perte en nutriments de ces derniers (Binford et al., 1987 ; Brenner, 1994). D&#232;s lors, la chute des rendements et de la production agricole est devenue irr&#233;versible, d'autant que quelques catastrophes naturelles ont pu ajouter un &lt;br class='autobr' /&gt;
surcro&#238;t de malheurs (on pense &#224; des cyclones de type Mitch (1998) ou, pire, &#224; des s&#233;cheresses prolong&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de nourriture conduit &#224; la malnutrition dans un premier temps, puis aux &#233;pid&#233;mies et aux famines dans un second. Cette mauvaise situation empirant progressivement amena probablement les peuples &#224; demander du secours aux pr&#234;tres dirigeants puisque ceux-ci pr&#233;tendaient avoir acc&#232;s au monde des divinit&#233;s, jug&#233;es responsables de leurs malheurs (f&#226;ch&#233;es ?). Combien d'incantations, de c&#233;r&#233;monies, de sacrifices humains se sont-ils d&#233;roul&#233;s avant qu'on constate leur impuissance et qu'on se r&#233;volte, ou bien qu'on convoite les r&#233;coltes suppos&#233;es plus abondantes des cit&#233;s rivales ? Devant l'impuissance des &#233;lites &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes et l'inefficacit&#233; des sacrifices, le mal &#234;tre social conduisit probablement &#224; une nouvelle philosophie de vie, avec de nouvelles valeurs. L'ensemble conduisit &#224; des r&#233;voltes qui attent&#232;rent jusqu'aux plus hauts dirigeants et pr&#234;tres (interm&#233;diaires impuissants aupr&#232;s des dieux, mais de plus en plus exigeants aupr&#232;s du peuple), parachevant une d&#233;cadence programm&#233;e. C'est l'hypoth&#232;se soutenue par Thompson (1964) puis Jacques Soustelle (1967) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; le charme s'est dissip&#233; &#187;, alors &#171; le lien social s'est distendu &#187; et le paysan s'est soit retourn&#233; contre les &#233;lites, soit plut&#244;t &#171; d&#233;rob&#233; &#224; leur pouvoir, revenant &#224; son petit lopin de terre familial, &#224; sa hutte, aux dieux de son hameau &#224; qui il rendait un culte simple et sans faste comme les Lacandons aujourd'hui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indices de ces r&#233;voltes sont nombreux : mutilation de monuments et de statues (Tonina, Piedras Negras, etc., m&#234;me si ces d&#233;gradations pourraient tout aussi bien &#234;tre dues &#224; des envahisseurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela vient s'ajouter un autre facteur : gr&#226;ce &#224; l'analyse des s&#233;diments de sondages assez profonds, on a pu constater que la p&#233;riode de croissance d&#233;mographique des Mayas a co&#239;ncid&#233; avec une p&#233;riode de climat chaud et humide, propice aux cultures. Par contre, alors que les d&#233;frichements atteignaient leur maximum, dans le m&#234;me temps (entre 800 et 910) le climat de la r&#233;gion s'est consid&#233;rablement ass&#233;ch&#233; (fig. 6). Or pour assurer une r&#233;colte de ma&#239;s il faut au moins une pr&#233;cipitation annuelle de l'ordre de 600 mm et on sait que la c&#233;r&#233;ale est tr&#232;s sensible &#224; la s&#233;cheresse. Or des &#233;tudes ont montr&#233; qu'aux alentours de 760, 810, 860 et 910, &#224; plusieurs reprises, le seuil des 450 mm n'a probablement pas &#233;t&#233; atteint (Hodell et al., 1995) 7. D&#233;j&#224; affaiblies par l'&#233;puisement des sols, les villes furent incapables de supporter ces p&#233;riodes prolong&#233;es de s&#233;cheresse calamiteuses : ce coup de gr&#226;ce fit que la plupart furent alors abandonn&#233;es.Les donn&#233;es arch&#233;ologiques co&#239;ncident remarquablement entre abandons et cet ass&#232;chement climatique de plus d'un si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe bien d'autres cas dans l'histoire o&#249; une trop forte densit&#233; d&#233;mographique a conduit &#224; une d&#233;gradation environnementale et &#224; un d&#233;clin : citons celui de l'&#238;le de P&#226;ques et de sa d&#233;forestation (notamment celle des arbres nourriciers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerres et les sacrifices&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout temps les hommes sont entr&#233;s en guerre pour des motifs de pouvoir, de conqu&#234;te de territoires voire de religion. Les Mayas n'y ont pas &#233;chapp&#233;, loin de l&#224; ! Citons par exemple les invasions ext&#233;rieures, notamment celle des Tolt&#232;ques qui envahirent les r&#233;gions mayas en prenant le pouvoir &#224; Chichen-Itza. Vers 895, ils p&#233;n&#233;tr&#232;rent le long de l'Usumacinta repoussant les Mayas vers le Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la course au prestige est une constante de la civilisation maya, les rivalit&#233;s internes et le militarisme envahissant fragilisent par ailleurs son &#233;quilibre. Prenons par exemple, parmi bien d'autres, la rivalit&#233; entre Tikal et Palenque (dont le gouverneur fut fait prisonnier et d&#233;capit&#233;) ; puis la conqu&#234;te de Tikal par Caracol ; puis la reprise de celle-ci. Dans ce contexte guerrier, Tonina faisait figure d'&#233;pouvantail tant son peuple &#233;tait belliqueux. Les preuves de la fr&#233;quence des guerres sont l&#233;gion : bas-reliefs, sculptures (repr&#233;sentations d'Ek Chuah, dieu de la guerre, et de Ah Puch, dieu de la mort), statues d&#233;capit&#233;es, tzomptli (rateliers aux cr&#226;nes, photo 8), c&#233;ramiques, peintures, abandon brutal de cit&#233;s (constructions rest&#233;es en chantier), etc. Ces guerres visaient plus &#224; faire des prisonniers pour les sacrifices (fig. 7) qu'&#224; conqu&#233;rir des territoires, cependant ces affrontements sanglants &#233;puisaient peu &#224; peu des populations d&#233;j&#224; fragilis&#233;es et prises dans un cercle infernal : beaucoup de sacrifices &#233;taient effectu&#233;s pour plaire au dieu de la Pluie, Chac (notamment des enfants et des jeunes filles&#8230; en pleurs), ou Ghanam et Ah Mun, dieux de l'agriculture et de la fertilit&#233;, voire Chicomecoatl, d&#233;esse du ma&#239;s et de la subsistance&#8230; Pour implorer le retour &#224; une certaine fertilit&#233; des sols, ils multipli&#232;rent aussi les offrandes en&#8230; cacao, originaire de la r&#233;gion. Celui-ci &#233;tait chez les Mayas un symbole de fertilit&#233;, de richesse et &#224; l'origine de la boisson sacr&#233;e qu'&#233;tait le chocolat : ses graines se retrouvent notamment dans des vases d&#233;pos&#233;s au fond des grottes comme &#224; Balancanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du d&#233;but du d&#233;clin, les Mayas furent de plus en plus litt&#233;ralement obs&#233;d&#233;s par les c&#233;r&#233;monies sanglantes estim&#233;es utiles par la mythologie maya. En effet, pour les Mayas, le sacrifice sanglant &#233;tait n&#233;cessaire &#224; la survie tant des dieux que des humains. Il &#233;tait cens&#233; faire monter l'&#233;nergie humaine vers le ciel et recevoir en retour le pouvoir et les faveurs divines. De plus, les Mayas redoutaient par dessus tout les ruptures, les passages d'un cycle &#224; l'autre. Les pr&#234;tres faisaient donc fr&#233;quemment couler le sang, le leur, par autosacrifices (incisions des lobes des oreilles, de la langue, du sexe), et celui des prisonniers car le rite de la saign&#233;e constituait un important aspect de tout grand &#233;v&#233;nement du calendrier maya. Il devait aussi servir &#224; se concilier les dieux (fig. 8) en particulier lorsque les situations devenaient difficiles (s&#233;cheresse par exemple). En cela, ils ne furent pas les seuls : chez les Grecs &#233;voquons le sacrifice d'Iphig&#233;nie pour amadouer &#201;ole et permettre &#224; la flotte de partir pour Troie. D&#232;s le d&#233;but du d&#233;clin de la civilisation maya, les chefs multipli&#232;rent les sacrifices pour tenter de sauver leurs royaumes, d&#233;stabilis&#233;s et en voie de perdition. Selon Ivanoff (1975), les peuples fragilis&#233;s et confront&#233;s &#224; une peur grandissante face &#224; l'approche imminente de l'Apocalypse auraient alors spontan&#233;ment d&#233;sert&#233; les cit&#233;s et d&#233;structur&#233; d&#233;finitivement la soci&#233;t&#233; maya. Quoi qu'il en soit, guerres et sacrifices ont sans aucun doute engendr&#233; instabilit&#233;, ins&#233;curit&#233; et fragilit&#233;. Cette faiblesse d'une soci&#233;t&#233; th&#233;ocratique, oligarchique et fortement in&#233;galitaire, sans autre recours productif, technique ou soci&#233;tal, explique certainement son effondrement brutal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/com/5626&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12612 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L333xH350/Codex_Cospi-a1e6c.jpg?1777875865' width='333' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Classes sociales mayas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12610 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/gif/classessociales_Mayas.gif' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH373/classessociales_Mayas-73deb.jpg?1777884226' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et d'abord les agriculteurs...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12613 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L356xH490/Agriculture-89456.jpg?1777875866' width='356' height='490' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le massacre de la famille royale maya par les r&#233;volt&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;couverte macabre dans les profondeurs de la jungle guat&#233;malt&#232;que pourrait jeter un nouvel &#233;clairage sur l'un des myst&#232;res les plus captivants de l'ancien monde : la chute de la civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fosse commune contenant plus de 50 cadavres, qui montrent des signes de mort atroce, &#233;tonne les experts depuis leur d&#233;couverte, il y a quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les corps, enterr&#233;s avec des ornements royaux, ne sont pas victimes de &#034;violences al&#233;atoires&#034;, a d&#233;clar&#233; Arthur A. Demarest, arch&#233;ologue am&#233;ricain, qui travaille sur des fouilles depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'expert, la plupart des personnes enterr&#233;es, y compris des hommes, des femmes et des enfants, sont d&#233;c&#233;d&#233;es &#034;la t&#234;te en arri&#232;re et une grosse lance bloqu&#233;e dans la poitrine, jusqu'&#224; la colonne vert&#233;brale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Vous pouvez trouver des prisonniers de guerre d&#233;capit&#233;s, mais pas des ex&#233;cutions de masse comme celle-ci&#034;, a d&#233;clar&#233; Demarest &#224; la BBC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'arch&#233;ologue, le plus extraordinaire est que les assaillants ont d&#233;cid&#233; de quitter les lieux, toute la population abandonnant m&#234;me le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://abakmatematicamaya.blogspot.com/2011/05/bak-matematica-maya-la-muerte-del-rey.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source en espagnol avec plusieurs vid&#233;os sur le massacre de la famille royale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cancuen, qui &#233;tait une position cl&#233; au bord de la rivi&#232;re Pasi&#243;n, consid&#233;r&#233;e comme essentielle pour les Mayas,a &#233;t&#233; massivement quitt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/science/newsid_4458000/4458054.stm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12620 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L290xH230/CancuenWeb-afdd9.jpg?1777875866' width='290' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les corps d&#233;membr&#233;s de plus de 30 membres de la noblesse maya ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans une fosse commune &#224; l'entr&#233;e de leur palais dans la ville guat&#233;malt&#232;que de Cancu&#233;n, capitale de l'un des royaumes de la civilisation maya. Le massacre a eu lieu entre 300 et 900 apr&#232;s JC. &#192; une &#233;tape cruciale de l'effondrement de cette ancienne civilisation, une &#233;quipe de scientifiques de la National Geographic Society des &#201;tats-Unis, du minist&#232;re de la Culture du Guatemala et de l'Universit&#233; Vanderbilt, au Tennessee. Mais la d&#233;couverte, faite par les arch&#233;ologues guat&#233;malt&#232;ques Sylvia Alvarado et Tom&#225;s Barrientos, a des limites plus macabres, a d&#233;clar&#233; l'anthropologue Arthur Demarest, professeur d'anthropologie &#224; l'universit&#233; Vanderbilt du Guatemala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les squelettes du roi Kan Maxx et de la reine (dont le nom est inconnu) ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s &#224; environ 80 m&#232;tres de la fosse commune. En outre, le groupe a retrouv&#233; les vestiges d'une douzaine de hi&#233;rarchies du royaume, dont certaines en quartiers, dans le secteur nord du palais. &#034;Au total, ce sont environ 50 personnes qui ont &#233;t&#233; tu&#233;es lors d'une sorte de rituel et ce fut le d&#233;but de la fin de la civilisation maya&#034;, a-t-il d&#233;clar&#233;. La d&#233;couverte de palissades inachev&#233;es, de fl&#232;ches &#233;parses et de constructions palatiales abandonn&#233;es, ainsi que de squelettes portant les marques de lances et de coups de hache montre que la ville a &#233;t&#233; d&#233;truite et ses monarques ex&#233;cut&#233;s, a d&#233;clar&#233; Demarest. &#034;Il y avait un effort d&#233;sesp&#233;r&#233; pour d&#233;fendre la ville. Il est clair que ces d&#233;fenses n'ont pas fonctionn&#233; &#034;, a-t-il ajout&#233;. Selon le scientifique, apparemment le roi et la reine, ainsi que des membres de sa cour, auraient &#233;t&#233; rassembl&#233;s pour &#234;tre massacr&#233;s &#224; la lance ou &#224; coups de poing &#224; la t&#234;te et au cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les os montrent que des enfants et des adultes ont &#233;t&#233; tu&#233;s, y compris deux femmes enceintes, dont les foetus ont &#233;t&#233; trouv&#233;s sous la boue qui a ensuite inond&#233; l'endroit. Des os robustes, des d&#233;formations cr&#226;niennes et de beaux ornements, notamment du jade, des colliers de crocs de jaguar et des obus du Pacifique montrent qu'ils &#233;taient tous nobles, a d&#233;clar&#233; Demarest. En raison de sa position strat&#233;gique &#224; la source de la rivi&#232;re Pasi&#243;n, le royaume de Cancu&#233;n &#233;tait l'une des cit&#233;s-&#201;tats les plus riches de l'ancienne civilisation maya. Le scientifique a indiqu&#233; que le royaume &#233;tait le point de rencontre du monde maya n&#233; dans les basses terres du sud du Mexique et du nord du Guatemala avec l'altiplano et les littoraux du sud.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12622 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/cancuen_site_broken_steleab-d1d02.jpg?1777884226' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon le reportage de la d&#233;couverte, qui fait partie d'un programme t&#233;l&#233;vis&#233; que National Geographic diffusera plus tard ce mois-ci, la richesse du royaume se refl&#233;tait dans la magnificence de son palais royal. Le b&#226;timent couvrait une zone de deux terrains de football et ses murs &#233;taient orn&#233;s de centaines de sculptures en stuc. Le palais central &#233;tait &#233;galement entour&#233; d'ateliers o&#249; l'on travaillait du jade, du verre volcanique, de la pyrite et d'autres mati&#232;res pr&#233;cieuses extraites des montagnes et des littoraux. &#034;Apr&#232;s cet &#233;v&#233;nement tragique et violent, comme aucun autre &#233;v&#233;nement de la civilisation maya, la ville de Cancu&#233;n a &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233;e&#034;, a d&#233;clar&#233; l'anthropologue. La m&#234;me chose s'est produite avec d'autres colonies situ&#233;es sur les rives de la rivi&#232;re, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte des preuves du massacre a &#233;t&#233; faite en juin de cette ann&#233;e quand Alvarado et Barrientos ont creus&#233; dans les environs du palais et dans une sorte de citerne. Elle &#233;tait pleine d'os et d'artefacts humains et devant l'ampleur du massacre, l'&#233;quipe d'arch&#233;ologues a demand&#233; l'intervention de la Fondation d'anthropologie m&#233;dico-l&#233;gale du Guatemala (FAFG). Cet organe a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1996 apr&#232;s la signature des accords de paix du Guatemala et travaille sous la supervision des Nations Unies. Le massacre de Cancu&#233;n continue de faire l'objet d'une enqu&#234;te dans l'espoir de trouver de nouveaux indices sur l'effondrement de la civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cronica.com.mx/notas/2005/212804.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=9dlscTtaM0s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un film sur le massacre de la royaut&#233; maya par une r&#233;volution sociale &#224; Cancuen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=j1hqVXq1UEs&amp;list=PL25B5B7F9A6B6E8A5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Murder of Maya Dirigeants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=FrpvrbiX__0&amp;index=2&amp;list=PL25B5B7F9A6B6E8A5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;9th century Mayan royal family assassinated&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0Xq6HNJvxmE&amp;list=PL25B5B7F9A6B6E8A5&amp;index=5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;An interpretation of the the collapse of the Maya Empire ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://abakmatematicamaya.blogspot.com/2011/05/bak-matematica-maya-la-muerte-del-rey.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leer aqui Arthur Demarest&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12621 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L236xH353/7dd7cf48f2ddc8f56fcd10907619e513-c97b8.jpg?1777875866' width='236' height='353' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le myst&#232;re du massacre de la famille royale maya de Cancu&#233;n dans les ann&#233;es 800 &#224; 801 apr&#232;s J.-C., d'apr&#232;s Arthur Demarest&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte d'une tombe contenant les restes du dernier roi de Cancu&#233;n, Kan Maax, pr&#232;s d'une fosse commune o&#249; repose toute sa famille. Des gens qui avaient accumul&#233; un grand pouvoir dans un petit nombre de mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts esp&#232;rent que les vestiges fourniront de nombreux indices sur la vie des Mayas. Une d&#233;couverte macabre dans les profondeurs de la jungle guat&#233;malt&#232;que pourrait jeter un &#233;clairage nouveau sur l'un des myst&#232;res les plus captivants du monde antique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'automne ou l'effondrement de la civilisation maya, un soul&#232;vement g&#233;n&#233;ralis&#233; ou une guerre civile, que les forces des gouvernants &#233;taient trop peu nombreux, n'avaient pas les moyens de contenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve en effet une fosse commune avec plus de 60 squelettes ; ce sont tous les membres de la famille royale, qui montrent des signes certains d'une mort atroce, et celle-ci &#233;tonne les experts depuis leur d&#233;couverte, il y a quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadavres, qui ont &#233;t&#233; enterr&#233;s avec sur eux les signes de la royaut&#233;, n'ont pas &#233;t&#233; victimes d'une &#034;violence accidentelle&#034;, a pr&#233;cis&#233; Arthur A. Demarest, l'arch&#233;ologue am&#233;ricain qui travaille sur les fouilles du site depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cet expert, la plupart des personnes enterr&#233;es, des hommes, des femmes et des enfants, en fait toute la famille, sont d&#233;c&#233;d&#233;es &#034;la t&#234;te en arri&#232;re et une grosse lance bloqu&#233;e dans la poitrine, jusqu'&#224; la colonne vert&#233;brale&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il arrive qu'on trouve des prisonniers de guerre d&#233;capit&#233;s ainsi, mais pas des ex&#233;cutions de masse comme celle-ci&#034;, a d&#233;clar&#233; Demarest. Pour l'arch&#233;ologue, le plus extraordinaire est que les assaillants ont d&#233;cid&#233; de quitter les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement soudain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancienne ville commerciale de Cancu&#233;n s'&#233;tait beaucoup enrichie gr&#226;ce &#224; sa situation g&#233;ographique, pr&#232;s du Rio La Passion, &#224; un niveau o&#249; justement elle devient navigable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demarest explique que, lors des guerres Mayas, &#034;normalement, les vainqueurs, qui conqui&#232;rent une place importante, placent quelqu'un sur le tr&#244;ne. De plus, ils construisent g&#233;n&#233;ralement des monuments pour se vanter de ce qu'ils avaient fait.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ceux qui ont conquis Cancu&#233;n, simplement&#8230; sont partis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, la ville a soudainement perdu son &#034;statut de position cl&#233;&#034; aupr&#232;s du Rio Passion, pourtant consid&#233;r&#233;e comme essentielle pour les Mayas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cette voie commerciale est morte et n'a jamais connu de renaissance&#034;, a d&#233;clar&#233; l'arch&#233;ologue, ajoutant que l'effondrement de Cancu&#233;n annon&#231;ait le d&#233;clin d'autres villes situ&#233;es le long du fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, avertit l'expert, la chute de Cancu&#233;n ne devrait pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme le d&#233;tonateur de l'effondrement de la civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut plut&#244;t s'agir, selon Demarest, d'un &#034;sympt&#244;me&#034; de l'action des forces qui ont &#233;limin&#233; les Mayas, selon les conclusions des travaux de l'arch&#233;ologue am&#233;ricain, financ&#233;s par le magazine National G&#233;ographique et par l'Universit&#233; Vanderbilt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup ont cit&#233; des preuves g&#233;ologiques et climatiques pour affirmer que la civilisation maya &#233;tait morte des suites d'une famine caus&#233;e par une s&#233;cheresse d&#233;vastatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on trouve sur place, &#224; Cancu&#233;n, des preuves de l'attaque de la royaut&#233; avec la destruction violente des st&#232;les mayas du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trop de suspects&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu comme dans un myst&#232;re d'Agatha Christie, o&#249; &#034;il n'y a que trop de suspects&#034;, a d&#233;clar&#233; l'arch&#233;ologue Arthur Demarest. &#034;Nous ne nous attendions pas &#224; trouver quoi que ce soit&#034;, a d&#233;clar&#233; Demarest, en d&#233;crivant comment son &#233;quipe avait &#034;tr&#233;buch&#233;&#034; par hasard sur la fosse commune en creusant une excavation de routine d'un &#233;tang &#224; la base d'un palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le palais royal de Cancu&#233;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le palais royal de Cancu&#233;n se situe pr&#232;s de l'&#233;tang o&#249; a &#233;t&#233; observ&#233; la fosse commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expert esp&#232;re maintenant que les restes fourniront de nombreux indices sur la vie des Mayas. Les cadavres, dit l'expert, sont extraordinairement bien conserv&#233;s. Pendant des si&#232;cles, ils ont &#233;t&#233; &#034;scell&#233;s sous un &#233;tang&#034; de boue, arros&#233; par les eaux d'une source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les joyaux pr&#233;cieux, enterr&#233;s respectueusement &#224; c&#244;t&#233; des cadavres, sugg&#232;rent que les victimes appartenaient &#224; la &#034;haute noblesse&#034;. Mais les questions continuent &#224; se poser &#224; propos de qui les a tu&#233;s et pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demarest a soulign&#233; que l'explication la plus plausible &#233;tait que les auteurs appartenaient &#224; une tribu de hautes terres, possiblement li&#233;e &#224; Cancu&#233;n par le biais de quelque mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement Maya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; dans le petite cit&#233;-Etat de Dos Pilas, pr&#232;s du Rio Passion, en aval de Cancu&#233;n. En l'an 630 de notre &#232;re, la ville de Tikal, essayant de r&#233;affirmer sa domination de la route commerciale du Rio Passion, que mena&#231;ait l'expansionnisme de Calakmul, avait fond&#233; une ville entre deux sources ou Dos Fuentes ou Pilas. La ville ne cultivait ni ne vendait rien. Cette ville n'&#233;tait que le repr&#233;sentant de ce qu'on appelle un &#034;&#201;tat pr&#233;dateur&#034;, qui ne d&#233;pend que du paiement du tribut par les villes environnantes. La guerre pour Dos Pilas, comme source de revenus, n'&#233;tait pas un rituel pour glorifier ses rois, mais un &#034;modus vivendi&#034; leur permettant de survivre. En quelques ann&#233;es apr&#232;s que sa fondation, elle avait d&#233;j&#224; conquis les villes encironnantes pour leur faire payer le tribut : La Amelia, Tamarindito, Ceibal et Itz&#224;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la violence et de la duplicit&#233; du r&#232;gne a commenc&#233; lorsque Tikal a install&#233; l'un de ses princes, Balaj Chan Kawtil, comme gouverneur de Dos Pilas, en l'an 635 de notre &#232;re. Ses envoy&#233;s ont arrang&#233; des b&#226;timents pour faire de la ville une capitale moderne, utilisant des fa&#231;ades sculpt&#233;es pour couvrir des murs mal faits. Mais, en l'an 658 de notre &#232;re, Calakmul conquit Dos Pilas et contraignit Balaj Chan Kawiil &#224; l'exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les inscriptions en glyphes de Cancu&#233;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les inscriptions en glyphes sur un petit escalier r&#233;v&#232;lent que Balaj Chan Kawiil y est retourn&#233; deux ans plus tard, mais comme alli&#233; de Calakmul. Dos Pilas aida alors Calakmul &#224; renforcer son contr&#244;le sur la vall&#233;e du Rio Passion au cours des deux d&#233;cennies suivantes. Calakmul ordonna alors &#224; Balaj Kawtil Chan d'attaquer son fr&#232;re &#224; Tikal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'an 679 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, il a donc attaqu&#233; sa ville natale. &#171; Des montagnes de cr&#226;nes s'empilaient et le sang coula &#187;, raconte l'inscription de l'escalier. Balaj Chan Kawiil a triomph&#233; et son fr&#232;re est mort dans la bataille. La victoire a port&#233; Calakmul &#224; son apog&#233;e et a transform&#233; Dos Pilas en ville dominante du Petexbat&#250;n, dans le sud-ouest du Pet&#233;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tikal a surv&#233;cu, s'est reconstruit et, moins de 29 ans plus tard, a attaqu&#233; et battu Calakmul. Des sculptures en stuc de l'Acropole centrale de Tikal montrent un noble de Calakmul attendant d'&#234;tre sacrifi&#233;. Ce fut une d&#233;faite dont Calakmul n'a jamais pu se remettre, et elle n'a jamais r&#233;cup&#233;r&#233;. Cependant, Tikal resta identique &#224; elle-m&#234;me apr&#232;s sa victoire. &#171; M&#234;me si Tikal gagna finalement, elle n'avait pas davantage la capacit&#233; de contr&#244;ler tout le territoire vaincu &#187;. explique Robert Sharer de l'Universit&#233; de Pennsylvanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est pass&#233; ensuite n'est pas clair. La puissance de Calakmul a &#233;t&#233; bris&#233;e, mais ses alli&#233;s, y compris Dos Pilas ont poursuivi leurs combats contre Tikal au nom de Calakmul. Dos Pilas, devenue h&#233;g&#233;monique, a confort&#233; sa domination dans le Petexbat&#250;n par ses alliances et la guerre. Ses Rois ont construit une deuxi&#232;me capitale, Aguateca, et une autre ville de l'autre c&#244;t&#233; de la lagune : Punta de Chimino, qui sera la derni&#232;re ville de la r&#233;gion &#224; &#234;tre abandonn&#233;e. Ils ont construit &#233;galement des monuments et des temples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 761 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, la fin de Dos Pilas &#233;tait venue. Les anciens alli&#233;s et vassaux conquirent la ville et ses dirigeants ont fui &#224; Aguateca. Dos Pilas n'a jamais repris son ancien r&#244;le depuis ces &#233;v&#233;nements. Les Mayas ont toujours esp&#233;r&#233; qu'un roi allait &#233;merger triomphant de la guerre, mais chaque conflit a cr&#233;&#233; toujours plus de pr&#233;tendants au tr&#244;ne. La victoire, au lieu d'entra&#238;ner la construction de nouveaux monuments inspirant le respect, a entra&#238;n&#233; des constructions &#233;ph&#233;m&#232;res et mal venues. La d&#233;faite poussait des populations civiles d&#233;sesp&#233;r&#233;es par les massacres &#224; d&#233;truire des parties des temples et des palais, pour construire des murs de d&#233;fense. Les villes n'ont pas &#233;t&#233; reconstruites ou r&#233;occup&#233;es, mais ont tout simplement cess&#233; d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De beaux temples ont &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;s pour &#234;tre transform&#233;s en murs d&#233;fensifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits Etats &#171; essayaient de survivre au sein du chaos &#187;, mais personne ne put y parvenir. Au lieu de cela, les Etats en guerre cherchaient un avantage temporaire de cette situation, mais, dans le pays, les ressources se faisaient de plus en plus rares, et les habitants ne faisaient plus que de fuir, de se cacher ou de mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant un certain temps, les Nobles ont trouv&#233; refuge dans des endroits comme Cancu&#233;n, un port tranquille sur le RIo La Passion. Lorsque les &#171; villes en aval du Rio Passion &#233;taient dans le chaos &#187; &#224; la fin du VIIIe si&#232;cle, Cancu&#233;n a prosp&#233;r&#233;, gr&#226;ce au commerce des biens de luxe, et en recevant dans des habitations somptueuses des nobles visiteurs. L'architecte de cet &#226;ge d'or fut le roi Taj Chan Ahk, qui est arriv&#233; au pouvoir en l'an 757 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, &#226;g&#233; de 15 ans. Cancu&#233;n avait une longue histoire comme poste strat&#233;gique du commerce, mais Taj l'a transform&#233; en joli centre c&#233;r&#233;moniel, dont le centre &#233;tait un palais de 25 000 m2, avec trois &#233;tages, un bain c&#233;r&#233;moniel, entour&#233; d'arches de toit et onze patios en pierre calcaire au-dessu d'un promontoire pr&#232;s du Rio. C'&#233;tait le cadre id&#233;al pour un Kujul Ajau comme Taj Chan Ajk, bien qu'il y ait le chaos ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne prouve que Taj Chan Ajk ait men&#233; une guerre ou gagn&#233; une bataille. Par contre, il a domin&#233; pendant environ 40 ans et forg&#233; des partenariats et des amiti&#233;s avec ses voisins. Un autel de l'ann&#233;e 790 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, le montre dans un jeu de balle c&#233;r&#233;moniel avec un noble de Machaquila, peut-&#234;tre pour c&#233;l&#233;brer un trait&#233; ou une visite d'Etat&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EL MISTERIO DE LA MASACRE MAYA EN LOS A&#209;OS 800 AL 801 D.C.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LA DESCUBIERTA DE UNA TUMBA CON RESTOS DEL &#218;LTIMO REY DE CANCU&#201;N, KAN MAAX, CERCA DE LA FOSA COM&#218;N&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUCHO PODER EN POCAS MANOS :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los expertos esperan que los restos aporten muchas pistas sobre la manera en que viv&#237;an los MAYAS. Un Macabro Descubrimiento en lo m&#225;s profundo de la Selva Guatemalteca podr&#237;a arrojar una NUEVA LUZ sobre uno de los Misterios M&#225;s Cautivadores del Mundo Antiguo :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA CA&#205;DA &#243; COLAPSO DE LA CIVILIZACI&#211;N MAYA, un Levantamiento Generalizado o Una Guerra Civil, que los Gobernantes siendo muy pocos ; NO pudieron contener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Una Fosa Com&#250;n con m&#225;s de 60 esqueletos ; Todos los Componentes de la Familia Real, que muestran signos de haber tenido una muerte atroz, ha estado asombrando a los expertos desde su desentierro, pocos meses atr&#225;s. Los cad&#225;veres,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEPULTADOS CON ADORNOS DE REALEZA, no son v&#237;ctimas de una &#8220;violencia aleatoria&#8221;, aclar&#243; Arthur A. Demarest, el arque&#243;logo estadounidense que lleva casi una d&#233;cada trabajando en las excavaciones del lugar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seg&#250;n el experto, la mayor&#237;a de los enterrados, entre los que se incluyen hombres, mujeres y ni&#241;os, murieron &#8220;con la cabeza hacia atr&#225;s y con una gran lanza clavada en el pecho, hasta la columna vertebral&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Se pueden encontrar prisioneros de guerra decapitados, pero no ejecuciones en masa como &#233;sta&#8221;, le dijo Demarest. Para el arque&#243;logo, lo m&#225;s extraordinario es que los atacantes decidieran abandonar el lugar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COLAPSO REPENTINO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Antigua Ciudad Comercial de CANCU&#201;N se enriqueci&#243;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gracias a su Ubicaci&#243;n pues es Ah&#237;, donde el R&#237;o PASI&#211;N se hace navegable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los Ganadores en las Guerras MAYAS, explic&#243; Demarest, &#8220;Normalmente conquistaban un lugar y pon&#237;an a alguien en el Trono. Tambi&#233;n levantaban algunos Monumentos para jactarse de lo que hab&#237;an hecho&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, quien quiera que conquist&#243; CANCU&#201;N, simplemente &#161;SE FUE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como resultado, la Ciudad perdi&#243; de repente su &#8220;estatus como puesto clave&#8221; junto al R&#205;O PASI&#211;N, considerado VITAL para los MAYAS. &#8220;ESTA RUTA COMERCIAL MUERE Y NUNCA RENACE&#8221;, indic&#243; el arque&#243;logo, a&#241;adiendo que EL COLAPSO DE CANCU&#201;N presagi&#243; el ocaso de otras Ciudades a lo Largo del R&#237;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, advierte el experto, la CA&#205;DA DE CANCU&#201;N no deber&#237;a considerarse el Detonante del Colapso de la Civilizaci&#243;n MAYA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pero s&#237; puede tratarse, seg&#250;n Demarest, de un &#8220;S&#205;NTOMA&#8221; de las Fuerzas que Acabaron con los MAYAS. Las conclusiones de los trabajos del arque&#243;logo estadounidense, financiados por la revista National Geographic y por la Universidad de Vanderbilt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Muchos han citado evidencias geol&#243;gicas-clim&#225;ticas para argumentar que la Civilizaci&#243;n MAYA muri&#243; tras una hambruna causada por una devastadora sequ&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EVIDENCIA DE LA DEVASTACI&#211;N DE CANCU&#201;N, TRAS EL ATAQUE CON LA DESTRUCCI&#211;N DE LAS ESTELAS MAYAS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DEMASIADOS SOSPECHOSOS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es un poco como un Misterio de Agatha Christie. &#8220;Simplemente hay demasiados sospechosos&#8221; dice el arque&#243;logo Arthur Demarest, &#8220;No esper&#225;bamos encontrar nada&#8221;, dijo Demarest, al describir c&#243;mo su equipo &#8220;se tropez&#243;&#8221; con la FOSA COM&#218;N durante la excavaci&#243;n rutinaria de un Estanque en la Base de un Palacio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PALACIO DE CANCU&#201;N. &lt;br class='autobr' /&gt;
SE OBSERVA LA &#218;BICACION DONDE SE ENCUENTRA EL ESTANQUE, DONDE SE HALLO LA FOSA COM&#218;N&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahora, el experto espera que los restos aporten muchas pistas sobre la manera en que Viv&#237;an los MAYAS. Los cad&#225;veres, dice el experto, est&#225;n extraordinariamente bien conservados. Durante siglos, estuvieron &#8220;sellados bajo un estanque&#8221; de barro, Regado por las Aguas de un Manantial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las JOYAS PRECIOSAS, enterradas respetuosamente junto a los cad&#225;veres, sugieren que las v&#237;ctimas pertenec&#237;an a la &#8220;ALTA NOBLEZA&#8221;. Pero contin&#250;an los interrogantes a cerca de ; QUI&#201;N LOS MAT&#211; Y POR QU&#201; MOTIVO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Es un poco como un misterio de Agatha Christie. Simplemente hay demasiados sospechosos&#8221;, dijo Demarest, argumentando que la explicaci&#243;n m&#225;s plausible es que los autores fueran de una tribu de las tierras altas, posiblemente relacionada con CANCU&#201;N a trav&#233;s de alg&#250;n matrimonio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EL LLAMADO COLAPSO MAYA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este se Inici&#243; en la Peque&#241;a Ciudad Estado de DOS PILAS, cerca del R&#237;o LA PASI&#211;N, r&#237;o abajo de CANCU&#201;N. En el a&#241;o 630 d.C. TIKAL, tratando de reafirmar su presencia en la RUTA DE COMERCIO DEL R&#205;O LA PASI&#211;N, que amenazaba la expansi&#243;n de CALAKMUL, Fund&#243; una Ciudad entre DOS FUENTES o PILAS, La Ciudad NO Cultivaba nada ni ven&#237;a nada. Los Estudiosos lo llaman un &#8220;Estado Depredador&#8221; que depend&#237;a de los tributos de las Ciudades de los alrededores. La Guerra para DOS PILAS, no era un ritual para glorificar a sus reyes, era su &#8220;modus vivendi&#8221; para sobrevivir, unos cuantos a&#241;os despu&#233;s de su fundaci&#243;n hab&#237;a conquistado a las cercanas ; LA AMELIA, TAMARINDITO, CEIBAL e ITZ&#193;N&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Historia de violencia y duplicidad del Reino se inici&#243; cuando TIKAL instal&#243; a uno de sus pr&#237;ncipes, BALAJ CHAN KAWI'IL, como Gobernante de DOS PILAS en el a&#241;o 635 d.C. Sus Enviados Arreglaron unos Edificios para hacer de la Ciudad una CAPITAL MODERNA, usando fachadas esculpidas para cubrir paredes mal hechas. Pero en el a&#241;o 658 d.C., CALAKMUL conquist&#243; DOS PILAS y forz&#243; a BALAJ CHAN KAWIIL al exilio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ESCALERA GLIFICA EN CANCU&#201;N. &lt;br class='autobr' /&gt;
DR. DEMERAST&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las Inscripciones de una Escalinata, Revelan que BALAJ CHAN KAWIIL regres&#243; dos a&#241;os despu&#233;s, pero como Aliado de CALAKMUL. DOS PILAS ayud&#243; a CALAKMUL a FORTALECER SU CONTROL SOBRE EL VALLE DE LA PASI&#211;N durante las siguientes dos d&#233;cadas. Luego CALAKMUL orden&#243; a BALAJ CHAN KAWI'IL atacar a su Hermano en TIKAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el a&#241;o 679 d.C. EL ATAC&#211; a su Ciudad Natal. &#8220;Monta&#241;as de cr&#225;neos se apilaron y la sangre corri&#243;&#8221;, narra la Escalinata. BALAJ CHAN KAWIIL, Triunf&#243; y su Hermano Muri&#243; en la batalla. La VICTORIA llev&#243; a CALAKMUL a su apogeo y transform&#243; a DOS PILAS en la Ciudad Dominante del PETEXBAT&#218;N, en el sudoeste del Pet&#233;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TIKAL sobrevivi&#243;, reconstruy&#243; y menos de 29 a&#241;os m&#225;s tarde atac&#243; y derrot&#243; a CALAKMUL. Esculturas de Estuco en la Acr&#243;polis Central de TIKAL muestran a un Noble de CALAKMUL esperando a ser sacrificado. Fue una derrota de la que CALAKMUL nunca se recuper&#243;, pero tampoco TIKAL fue el mismo despu&#233;s de que las guerras concluyeran. &#8220;AUNQUE TIKAL GAN&#211; AL FINAL, NO ESTABA EN FORMA PARA CONTROLARLO TODO&#8221; dice Robert Sharer de la Universidad de Pennsylvania.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo que pas&#243; despu&#233;s no est&#225; claro. El Poder de CALAKMUL estaba roto, pero sus aliados, incluyendo a DOS PILAS, continuaron sus batallas contra TIKAL en nombre de CALAKMUL. DOS PILAS consolid&#243; su hegemon&#237;a en el PETEXBAT&#218;N a trav&#233;s de sus Alianzas y la Guerra. Sus Reyes, Construyeron una Segunda Capital AGUATECA, y otra Ciudad en el otro extremo de la laguna : PUNTA DE CHIMINO, la &#250;ltima Ciudad de la Regi&#243;n en ser abandonada. As&#237; como Monumentos y Templos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pero en el a&#241;o 761 d.C., la suerte de DOS PILAS se acab&#243;. Antiguos Aliados y Vasallos Conquistaron la Ciudad y sus Gobernantes huyeron a AGUATECA, DOS PILAS nunca fue vuelta a ocupar, con &#233;ste hecho Los MAYAS cruzaron el umbral, en vez de que un Rey emergiera triunfante de la guerra, cada conflicto creaba mas pretendientes. La Victoria, en vez de inspirar nuevos monumentos, eran ef&#237;meras e irrelevantes. La Derrota llevaba a los desesperados civiles a arrancar partes de Templos y Palacios para construir muros defensivos. Las Ciudades no eran reconstruidas o reocupadas, simplemente dejaban de existir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HERMOSOS TEMPLOS SERIAN DESMANTELADOS Y CONVERTIDOS EN MUROS DEFENSIVOS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los estados peque&#241;os &#8220;trataban de sobrellevar el caos&#8221;, pero ninguno pudo, en vez de eso, los estados en guerra buscaban ventajas temporales en una tierra de recursos cada vez mas escasos, los comunes, hu&#237;an, se escond&#237;an o mor&#237;an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por un tiempo, los Nobles encontraban refugio en lugares como CANCU&#201;N, un Tranquilo Puerto sobre el R&#237;o LA PASI&#211;N. Cuando las &#8220;Ciudades R&#237;o Abajo, se encontraban en caos&#8221;, al final del siglo VIII, CANCU&#201;N PROSPER&#211; DEBIDO AL COMERCIO DE BIENES DE LUJO, Y ATENDIENDO EN SUNTUOSAS HABITACIONES A LOS NOBLES VISITANTES. El Arquitecto de esta ERA DORADA fue el Rey TAJ CHAN AHK, que Ascendi&#243; Al Poder en el a&#241;o 757 d.C., a los 15 a&#241;os. CANCU&#201;N ten&#237;a una LARGA HISTORIA como un PUESTO ESTRAT&#201;GICO DE COMERCIO, pero TAJ CHAN AHK lo Transform&#243; en un HERMOSO CENTRO CEREMONIAL, cuyo Centro era un Palacio de 25,000 m2, con tres pisos, una PISCINA CEREMONIAL, techo con arcos y once patios hecho de piedra caliza sobre un promontorio al lado del r&#237;o. Era el ESCENARIO PERFECTO para un KUJUL AJAU como TAJ CHAN AJK, aunque hubiera caos en otros lugares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No hay evidencia de que TAJ CHAN AJK haya peleado alguna guerra o haya ganado una batalla. En cambio, el logr&#243; dominar por cerca de 40 a&#241;os al FORJAR ALIANZAS y AMISTAD con sus Vecinos. Un Altar del a&#241;o 790 d.C., lo muestra en un JUEGO DE PELOTA CEREMONIAL con un Noble de MACHAQUIL&#193; talvez para celebrar un tratado o una visita de estado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://abakmatematicamaya.blogspot.com/2011/05/bak-matematica-maya-la-muerte-del-rey.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source en espagnol avec plusieurs vid&#233;os sur le massacre de la famille royale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tikal&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12570 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH187/330px-Tikalas-3181b-e3af5.jpg?1777875866' width='330' height='187' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cop&#224;n&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12590 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH202/copan-97fae-5e7b0.jpg?1777875866' width='500' height='202' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chichen Itza&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12591 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L492xH244/chichen-itza-f03ec-a258e.jpg?1777875866' width='492' height='244' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12592 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH332/1064Q2-Copan-Altar-Q-2nd-Side-982c1-724e6.jpg?1777875866' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'abandon des sites mayas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12593 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L236xH345/6ce0f9359a9c1236a0b53bc1feb21745--mayan-ruins-inca-67591-07f96.jpg?1777875866' width='236' height='345' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH374/COPAN-STELE-C-67edb-7b51f.jpg?1777875866' width='500' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12595 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH360/TulumCatherwood1844-6ce4f-e31b6.jpg?1777875866' width='500' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12596 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L437xH328/lossless-page1-437px-Carte_monde_Maya_1519_MAJ_BIS-tif-be970-b81a6.png?1777875866' width='437' height='328' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Principaux sites et villes mayas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12597 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH656/Mapof20Yucatan-984e7-616df.jpg?1777875866' width='500' height='656' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement Maya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 800 &#224; 900 marquent l'effondrement des cit&#233;s-&#201;tats des Basses-Terres du sud, l'arr&#234;t des constructions monumentales et des inscriptions associ&#233;es. La derni&#232;re inscription connue dat&#233;e sur un monument remonte &#224; 822 pour Cop&#225;n (au sud-est), 869 pour Tikal (au centre) et &#224; 909 pour Tonina (ouest).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cause du d&#233;peuplement quasi total des puissantes cit&#233;s mayas &#224; l'aube du IXe si&#232;cle reste mal connue. Des hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; avanc&#233;es pour expliquer la chute brutale de la civilisation maya classique en plein &#226;ge d'or, les sp&#233;cialistes n'&#233;tant toujours pas d'accord sur les causes d'un bouleversement aussi radical. Guerres, d&#233;sastres &#233;cologiques, famines ou une combinaison de ces facteurs sont les raisons g&#233;n&#233;ralement avanc&#233;es pour expliquer ce d&#233;clin. Les centres mayas sont abandonn&#233;s entre la fin du VIIIe si&#232;cle et le d&#233;but du Xe si&#232;cle, puis recouverts par la for&#234;t. Ce n'est qu'au cours de la seconde moiti&#233; du XIXe si&#232;cle et au d&#233;but du XXe qu'ils ont &#233;t&#233; d&#233;couverts et restaur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate l'arr&#234;t progressif de toute activit&#233; de construction dans les cit&#233;s mayas des Basses Terres du sud, au Guatemala et au Mexique actuels &#224; partir de la fin du VIIIe si&#232;cle (on prend g&#233;n&#233;ralement en compte la derni&#232;re date en compte long retrouv&#233;e sur chacun des sites, de 780 &#224; Pomona jusqu'&#224; 909 &#224; Tonin&#225;). Ce ph&#233;nom&#232;ne correspond &#224; l'effondrement du syst&#232;me politique de la royaut&#233; divine qui caract&#233;rise le monde maya classique. Les chercheurs ont &#233;galement &#233;tabli qu'&#224; cette p&#233;riode la d&#233;mographie avait &#233;t&#233; en forte baisse. Le mode de production s'est compl&#232;tement arr&#234;t&#233;. Les classes poss&#233;dantes ont disparu avec leur mode de vie et leurs constructions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12598 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH350/tikal-reconstitution-0a370-34608.jpg?1777875866' width='500' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12599 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH533/tikal-map-guatemala-plan-mayan-ruin-city-67517137-2123d-3cd21.jpg?1777875866' width='500' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plan de Tikal&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12600 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L412xH587/plan_chichen_itza-4796c-33097.gif?1777875866' width='412' height='587' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plan de Chichen Itza&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH218/plan-copan-52af2-cf872.jpg?1777875866' width='500' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plan de Cop&#224;n&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12743 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH225/maya-eb7ef.gif?1777875866' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12742 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/gif/Arch2O-News-ancient-sites-restored-02-pyramid.gif' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH323/Arch2O-News-ancient-sites-restored-02-pyramid-c774c.jpg?1777884226' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12741 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH350/Periodos-mayas-en-Guatemala3-d667d-655d4.gif?1777875866' width='350' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L387xH480/47ed38340acecfdf31443ed030a1737c-9140b.jpg?1777875866' width='387' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH475/Maya_Copan-30a78.jpg?1777875866' width='300' height='475' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/hqdefault-2-2642b.jpg?1777875866' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12736 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L449xH720/maya-dd029.jpg?1777875866' width='449' height='720' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tikal (40.000 &#224; 70.000 habitants et 3000 &#233;difices en pierre sur 1600 hectares) a &#233;t&#233; le centre principal des Mayas et date entre le 1er si&#232;cle avant JC et le 9&#232;me si&#232;cle apr&#232;s JC et si&#232;ge d'un grand &#233;difice de march&#233;. El Mirador &#233;tait une autre de ces grandes villes s'occupant du grand commerce maya. La civilisation maya n'a pas d&#233;but&#233; par un Etat mais par des villes commer&#231;antes et ind&#233;pendantes, comme celle de Teotihuac&#224;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains chercheurs, l'effondrement de la civilisation maya proviendrait au contraire d'une cause &#224; la fois naturelle (s&#233;cheresse) et de politique environnementale (l'&#233;puisement du sol d&#251; &#224; une culture intensive du ma&#239;s). Il n'y aurait pas d'interpr&#233;tation sociale ni politique de cet effondrement, en somme pas de r&#233;volution&#8230; Mais l'&#233;tablissement des champs sur des terrasses aurait d&#251; normalement &#233;viter une telle catastrophe &#233;cologique. Aucune des explications avanc&#233;es ne r&#233;sout ainsi le myst&#232;re de la d&#233;sertisation des cit&#233;s ensevelies sous la jungle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-civilisation-maya-t-elle-disparu-cause-changements-climatiques-42547/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir ici la th&#232;se &#171; scientifique &#187; sur la disparition des Mayas caus&#233;e par des changements climatiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/des-secheresses-extremes-sont-a-l-origine-de-l-effondrement-des-mayas_126539&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un autre exemple du m&#234;me type&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chercheur Eric Thompson penche plut&#244;t pour la th&#232;se des r&#233;voltes paysannes. Des jacqueries seraient venues &#224; bout du pouvoir des dirigeants politiques et religieux et, bien que les paysans aient continu&#233; par la suite &#224; vivre autour des cit&#233;s, les &#233;difices, faute d'&#234;tre entretenus, seraient lentement tomb&#233;s en ruine. Hypoth&#232;se s&#233;duisante, mais rendue fragile par le fait qu'on ne trouve, dans les vestiges des cit&#233;s, aucune trace de luttes sanglantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Thompson, les exigences croissantes des &#233;lites, toujours en qu&#234;te d'affirmation de leur prestige par de co&#251;teuses r&#233;alisations, auraient d&#233;bouch&#233; sur une r&#233;volte des populations qu'elles contr&#244;laient jusque-l&#224; et qui les auraient &#233;limin&#233;es. (...) L'effondrement classique maya est paradoxal &#224; plus d'un &#233;gard. (...) Le ph&#233;nom&#232;ne semble partout brutal. D'un autre c&#244;t&#233;, si quelques sites et secteurs disparaissent dans un type de circonstances bien individualis&#233; (des guerres), les indices arch&#233;ologiques d'op&#233;rations militaires rayant de la carte tel ou tel lieu ne sont pas si fr&#233;quents. (...) A la fin du 8e si&#232;cle, au moment m&#234;me o&#249; elle semble parvenir &#224; son apog&#233;e (la date la plus c&#233;l&#233;br&#233;e dans les inscriptions correspond &#224; l'ann&#233;e 790), la civilisation maya des Basses Terres centrales &#233;tait en r&#233;alit&#233; profond&#233;ment quoique in&#233;galement fragilis&#233;e. &#187; explique l'historienne Dominique Michelet dans &#171; Comment meurt une civilisation &#187;, article du Hors-s&#233;rie du &#171; Figaro &#187; de d&#233;cembre 2006 intitul&#233; &#171; Les Mayas, les myst&#232;res d'un monde perdu &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet des effondrements de soci&#233;t&#233;s revient p&#233;riodiquement dans les m&#233;dia. Le num&#233;ro sp&#233;cial du &#171; Nouvel Observateur &#187; de juin 2006 intitul&#233; &#171; Le myst&#232;re des civilisations oubli&#233;es &#187; : &#171; Pourquoi les civilisations disparaissent ? Les catastrophes mat&#233;rielles, &#233;conomiques ou les invasions n'expliquent pas tout. (...) Comment cette culture brillante (celle des Mayas), la plus sophistiqu&#233;e de tout le monde pr&#233;colombien, a-t-elle pu s'&#233;crouler au point que plus de 90% (plusieurs dizaines de millions d'habitants) disparaissent en quelques d&#233;cennies, emportant dans l'oubli ses dynasties, ses calendriers, son astronomie, son urbanisme ? (...) &#171; Les soci&#233;t&#233;s les plus &#233;volu&#233;es et les plus cr&#233;atives peuvent aussi s'effondrer observe Jared Diamond, physiologiste, biologiste de l'&#233;volution et g&#233;ographe (dans son ouvrage intitul&#233; &#171; Effondrement &#8211; Comment les soci&#233;t&#233;s d&#233;cident de leur disparition ou de leur survie &#187;) (...) Entre 250 et 850, la population maya explose, atteignant une densit&#233; digne des pays actuels les plus peupl&#233;s. Soutenue par des techniques d'irrigation complexes cette expansion co&#239;ncide avec une v&#233;ritable fi&#232;vre b&#226;tisseuse. (...) Une terrible famine d&#233;cime une partie de la population maya, le reste s'entretuant pour des ressources de plus en plus maigres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il rapporte que la population maya a subi une violente guerre civile due &#224; des causes sociales qui a d&#233;cim&#233; sa population, Jared Diamond recherche la raison de la disparition de la civilisation maya dans une catastrophe &#233;cologique li&#233;e &#224; la surexploitation des ressources agricoles. Le sp&#233;cialiste en g&#233;ophysique Larry Peterson a relu attentivement l'ouvrage de Jared Diamond et note dans la revue &#171; Pour la science &#187; que les causes climatiques et environnementales n'enl&#232;vent pas la possibilit&#233; d'autres &#233;v&#233;nements : &#171; des guerres intestines en augmentation et une classe dirigeante sans vision &#224; long terme &#187;. Il rajoute &#171; N&#233;anmoins, J. Diamond avance que le changement climatique, en l'occurrence les s&#233;cheresses, a pu amener la soci&#233;t&#233; maya &#224; son point de rupture en d&#233;clenchant une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements d&#233;stabilisants. (...) D'autres changements climatiques ont semble-t-il &#233;t&#233; responsables d'&#233;v&#233;nements importants dans l'histoire humaine. L'effondrement de l'empire akkadien en M&#233;sopotamie, il y a environ 4200 ans, le d&#233;clin de la culture mochica sur les c&#244;tes du P&#233;rou il y a environ 1500 ans, et la fin de la culture tivanaku sur l'altiplano bolivien-p&#233;ruvien il y a environ 1000 ans, sont tous associ&#233;s &#224; des s&#233;cheresses r&#233;gionales persistantes. &#187; A l'explication des guerres et des invasions, on rajoute donc les causes climatiques. Mais cela ne devrait nullement effacer les r&#233;volutions. On pourrait dire ainsi que les conditions climatiques qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; 1789 ont d&#233;termin&#233; la r&#233;volution ! Bien des causes ont pu d&#233;stabiliser des r&#233;gimes, mais nous savons parfaitement qu'un r&#233;gime d'exploitation et d'oppression, qu'une structure sociale, ne chute pas toute seule. On peut lire : &#171; Une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements d&#233;stabilisants &#187;, &#171; La soci&#233;t&#233; maya &#224; son point de rupture &#187;, &#171; Des guerres intestines &#187; ou encore &#171; Une classe dirigeante sans vision &#224; long terme &#187;. On croirait qu'il s'agit de l'Ancien R&#233;gime de Louis XVI avant sa chute, mais c'est du r&#233;gime maya qu'il est question ! Mais le mot &#171; r&#233;volution &#187; n'est pas prononc&#233;, en ce qui concerne la chute des Mayas&#8230; Un r&#233;gime &#233;conomique, un r&#233;gime social et un r&#233;gime politique au bout du rouleau, des guerres civiles qui d&#233;stabilisent un pouvoir. Rien ne peut cacher que, pour renverser le pouvoir maya, il a fallu que les masses entrent en lutte, d'o&#249; le caract&#232;re radical du changement. D'o&#249; aussi la disparition compl&#232;te non seulement d'un r&#233;gime, mais d'un mode d'existence, de tout un peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jared Diamond &#233;tudie &#233;galement les causes &#171; des effondrements de Mayas &#187; et, comme dans toutes les chutes de civilisations &#233;tudi&#233;es dans l'ouvrage, il y voit essentiellement des causes environnementales. &#171; L'histoire des Mayas pr&#233;sente plusieurs avantages pour tous ceux d'entre nous qui s'int&#233;ressent aux effondrements pr&#233;historiques. Les r&#233;cits &#233;crits des Mayas qui nous sont parvenus, m&#234;me s'ils sont incomplets, peuvent nous aider &#224; reconstruire l'histoire bien plus en d&#233;tail que l'examen des anneaux des arbres ou des d&#233;tritus animaux ou humains ne le permet dans le cas du Groenland et des Anasazis. (&#8230;) Les Mayas nous prouvent que les soci&#233;t&#233;s les plus avanc&#233;es et les plus cr&#233;atives peuvent aussi s'effondrer. (&#8230;) Chez les Mayas, les pluies sont impr&#233;visibles en quantit&#233; selon les ann&#233;es (&#8230;). Dans les zones c&#244;ti&#232;res peu &#233;lev&#233;es du nord d&#233;pourvues de r&#233;servoirs, les Mayas sont parvenus &#224; descendre jusqu'&#224; la nappe en creusant des puits atteignant parfois deux cent m&#232;tres de profondeur. (&#8230;) Les Mayas creusaient des d&#233;pressions, (&#8230;) pl&#226;traient le fond des d&#233;pressions afin de cr&#233;er des citernes et des r&#233;servoirs. Par exemple, les r&#233;servoirs de la ville maya de Tikal contenaient assez d'eau pour couvrir les besoins en eau potable de dix mille personnes pendant dix-huit mois. (&#8230;) Ces questions d'approvisionnement alimentaire pourraient contribuer &#224; expliquer pourquoi la soci&#233;t&#233; maya est rest&#233;e divis&#233;e en petits royaumes (&#8230;) qui ne se sont jamais unifi&#233;s pour devenir de vastes empires comme l'empire azt&#232;que de la vall&#233;e du Mexique (nourri gr&#226;ce &#224; ses chipanas et autres formes d'agriculture intensive) ou l'empire inca des Andes (nourri gr&#226;ce &#224; diverses cultures transport&#233;es par des lamas sur des routes bien construites). Les arm&#233;es et les bureaucraties mayas sont rest&#233;es r&#233;duites et incapables de monter de longues campagnes sur de longues distances. (&#8230;) De nombreux ingr&#233;dients de la civilisation maya venaient d'ailleurs en M&#233;soam&#233;rique. Par exemple, l'agriculture m&#233;soam&#233;ricaine, les villes et l'&#233;criture &#233;taient apparus hors du territoire maya, dans les vall&#233;es et les plaines c&#244;ti&#232;res de l'Ouest et du Sud-ouest, o&#249; le ma&#239;s, les pois et les agrumes avaient &#233;t&#233; domestiqu&#233;s et &#233;taient devenus des composantes importantes de l'alimentation quotidienne vers 3000 avant J.-C ; o&#249; la poterie &#233;tait apparue aux environs de 2500 avant J.-C ; les villages vers 1500 avant J.-C ; les villes vers 1200 avant J.-C chez les Olm&#232;ques ; l'&#233;criture chez les Zatop&#232;ques d'Oaxaca aux environs de 600 avant J.-C ou plus tard et les premiers Etats vers 300 avant J.-C. (&#8230;) Sur le territoire maya, les villages et la poterie sont apparus aux environs de 1000 avant J.-C ou plus tard , les constructions importantes vers 500 avant J.-C et l'&#233;criture aux environs de 400 avant J.-C. (&#8230;) La p&#233;riode dite classique de la civilisation maya commence aux environs de 250 avant J.-C, lorsqu'apparurent des preuves de premiers rois et dynasties. (&#8230;) Dans la soci&#233;t&#233; maya, le roi faisait &#233;galement fonction de grand pr&#234;tre ; il avait la responsabilit&#233; des rituels astronomiques et des calendriers, c'est-&#224;-dire d'apporter la pluie et la prosp&#233;rit&#233;, qu'il affirmait avoir le pouvoir surnaturel d'offrir en vertu de ses relations familiales pr&#233;tendues avec les dieux. (&#8230;) A partir de 250 apr&#232;s J.-C, la population maya, le nombre de monuments et de b&#226;timents (&#8230;) ont augment&#233; de fa&#231;on quasi exponentielle pour culminer au 8e si&#232;cle apr&#232;s J.-C. (&#8230;) La derni&#232;re date connue sur un monument est l'an 909 apr&#232;s J.-C. (&#8230;) C'est ce que l'on appelle l'effondrement des Mayas classiques. (&#8230;) La derni&#232;re mention d'un roi &#224; Copan date de 822 apr&#232;s J.-C et le palais royal a &#233;t&#233; incendi&#233; aux environs de 850. (&#8230;) Il n'y a pas eu seulement cet effondrement classique mais au moins deux plus limit&#233;s sur certains sites, l'un autour de l'an 150 apr&#232;s J.-C, lorsqu'El Mirador et quelques autres villes mayas se sont effondr&#233;es (l'effondrement du pr&#233;classique), l'autre (ce qu'on appelle le hiatus maya) &#224; la fin du 6e si&#232;cle et au d&#233;but du 7e (&#8230;). Il y a eu aussi des effondrements postclassiques dans des r&#233;gions dont la population avait surv&#233;cu &#224; l'effondrement classique ou augment&#233; par la suite &#8211; comme la chute de Chichen Itza vers 1250 et de Mayapan vers 1450. (&#8230;) Ce qui s'est effondr&#233; vite pendant l'effondrement classique, c'est l'institution de la royaut&#233; et du calendrier. (&#8230;) Chichen Itza s'est d&#233;velopp&#233;e apr&#232;s 850 apr&#232;s J.-C et &#233;tait le principal centre du nord vers 1000, avant d'&#234;tre d&#233;truite par une guerre civile vers 1250. (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a compris, dans les causes possibles de ces effondrements, c'est l'hypoth&#232;se de la s&#233;cheresse due &#224; une surexploitation du territoire qui est privil&#233;gi&#233;e par Jared Diamond : &#171; A partir des &#233;tudes au carbone des couches de s&#233;diments lacustres, les climatologues et les pal&#233;o-&#233;cologues concluent sur le territoire maya (&#8230;) &#224; une s&#233;cheresse de 125 &#224; 250 apr&#232;s J.-C associ&#233;e &#224; l'effondrement pr&#233;classique d'El Mirador et autres sites (&#8230;) une s&#233;cheresse vers 600, ce qui correspond au d&#233;clin de Tikal et d'autres sites. Enfin, vers 760 commence la pire s&#233;cheresse (&#8230;) qui culmine vers 800, associ&#233;e, pense-t-on, &#224; l'effondrement classique. (&#8230;) Les climatologues ont remarqu&#233; que certains autres effondrements c&#233;l&#232;bres de civilisations pr&#233;historiques &#233;loign&#233;es du territoire maya semblent co&#239;ncider avec les maxima de cycles de s&#233;cheresse, comme l'effondrement du premier empire au monde (l'Empire accadien de M&#233;sopotamie) aux environs de 2170 avant J.-C, celui de la civilisation Moche IV sur la c&#244;te p&#233;ruvienne vers 600 apr&#232;s J.-C et celui de la civilisation de Tiahuanaco dans les Andes vers 1100 apr&#232;s J.-C . &#187; Il conclue : &#171; Si certaines soci&#233;t&#233;s r&#233;ussissent tandis que d'autres &#233;chouent, la raison en est &#233;videmment dans les diff&#233;rences entre les environnements plut&#244;t qu'entre les soci&#233;t&#233;s. &#187; Cependant, Jared Diamond relie ces crises environnementales aux d&#233;cisions des gouvernants, ce qui lui permet d'expliquer qu'il se produise &#233;galement des effondrements politiques et sociaux des r&#233;gimes : &#171; Les pays qui subissent une pression environnementale ou d&#233;mographique, ou les deux, sont menac&#233;s d'avoir &#224; subir une pression politique et de voir leur gouvernement s'effondrer. Des populations d&#233;courag&#233;es, mal nourries, sans espoir, se retournent contre leur gouvernement (&#8230;) m&#232;nent des guerres civiles, persuad&#233;es qu'elles n'ont plus rien &#224; perdre. On sait ce qui en r&#233;sulte ; des g&#233;nocides, des guerres civiles et des r&#233;volutions. &#187; La r&#233;volution sociale n'appara&#238;t ici que comme cons&#233;quence de choix environnementaux des classes dirigeantes. Les climatologues et pal&#233;o-&#233;cologues sont loin d'&#234;tre les seuls &#224; minimiser l'importance des luttes de classes et le r&#244;le des r&#233;volutions sociales dans l'histoire des civilisations antiques d'Am&#233;rique centrale. Il est aussi minimis&#233; par un grand nombre de pr&#233;historiens, d'historiens, ou d'arch&#233;ologues. L'arch&#233;ologue Eric S. Thompson est certainement peu suspect de th&#233;oriser exag&#233;r&#233;ment le r&#244;le et l'importance de la r&#233;volution sociale dans l'Histoire, en particulier dans celle des Mayas fond&#233;e sur l'agriculture. Dans son ouvrage &#171; Grandeur et d&#233;cadence de la civilisation maya &#187;, il cite John Masefield : &#171; Les Etats ne sont ni fabriqu&#233;s ni assembl&#233;s. Ils croissent tr&#232;s lentement &#224; travers des si&#232;cles de peine. Et en g&#233;n&#233;ral, il croissent correctement &#187; L'auteur est plut&#244;t un admirateur de la soci&#233;t&#233; antique maya : &#171; L'autorit&#233;, je pense, devait &#234;tre tr&#232;s bienveillante, en dehors de l'appel constant de main-d'&#339;uvre pour construire des temples, des pyramides et des palais plus grands et plus beaux. (...) La civilisation maya : la mod&#233;ration en toutes choses, l'attitude de vivre et de laisser vivre (...) &#187; Et pourtant, cet historien est amen&#233; &#224; combattre les th&#232;ses du d&#233;clin de la civilisation maya &#224; la fin du 9&#232;me si&#232;cle : &#171; Les activit&#233;s s'arr&#234;t&#232;rent dans les diverses villes, on n'&#233;rigea plus de st&#232;les, on ne construisit plus de temples ni d'&#233;difices. Dans quelques cas particuliers, le travail cessa si brusquement que des plates-formes d&#233;j&#224; b&#226;ties ne re&#231;urent jamais leur couronnement, tandis qu'&#224; Uaxactun, on n'achevait m&#234;me pas les murs du dernier b&#226;timent. (...) Pendant longtemps on a cru que, pour une raison ou pour une autre, les Mayas de la zone centrale abandonn&#232;rent leurs villes pour &#233;migrer au nord (...) L'erreur fondamentale, &#224; mon avis, a consist&#233; &#224; supposer que toute la r&#233;gion fut abandonn&#233;e parce que l'activit&#233; avait cess&#233; dans les grands centres c&#233;r&#233;moniels. (...) On peut sans illogisme supposer l'existence d'une s&#233;rie de r&#233;voltes paysannes contre la minorit&#233; th&#233;ocratique des pr&#234;tres et des nobles, provoqu&#233;e par des abus dans les demandes de main-d'&#339;uvre ou par la n&#233;cessit&#233; de nourrir un nombre de non-producteurs sans cesse croissant. &#187; On retrouvera ce m&#234;me type de motivations dans la r&#233;volution sociale qui s'est produite en -2260 ans avant J.-C contre les pharaons constructeurs de pyramides qui imposaient qu'un nombre croissant de champs servent &#224; nourrir les pr&#234;tres charg&#233;s d'entretenir le ka, cette force vitale des nobles morts. Apr&#232;s la r&#233;volution &#233;gyptienne, la coutume change et l'entretien des morts consiste seulement &#224; fournir des repr&#233;sentations de nourriture ou, m&#234;me, seulement &#224; les &#233;voquer oralement en passant devant le temple. Comme on le voit, si nombre d'auteurs se sont enthousiasm&#233; sur la religion &#233;gyptienne qui leur paraissait la clef de cette civilisation, les rites religieux sont eux-m&#234;mes d&#233;pendants des al&#233;as de la lute des classes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'appui de l'id&#233;e d'une r&#233;volution ayant renvers&#233; la civilisation maya, Eric S. Thompson cite un grand nombre d'arguments : &#171; Il est significatif que le culte des st&#232;les a commenc&#233; &#224; s'effondrer &#224; la base de la presqu'&#238;le du Yucatan, r&#233;gion la plus facilement accessible aux id&#233;es r&#233;volutionnaires (...) A Uaxactun, les fouilles ont r&#233;v&#233;l&#233; que les s&#233;pultures se poursuivirent dans la ville apr&#232;s l'abandon des &#233;difices. On enterra un corps dans les d&#233;combres d'une chambre &#233;croul&#233;e, un autre se trouve dans un amas de gravats, un coin d'une cour, un troisi&#232;me (celui d'un enfant) gisait sur une estrade ou un banc, parmi quelques pierres et beaucoup de bois carbonis&#233;, recouvert par des gravats du toit. (...) On a d&#233;couvert d'autres s&#233;pultures effectu&#233;es dans des chambres effondr&#233;es, en d'autres sites, notamment &#224; Cop&#224;n (...) les sites furent visit&#233;s apr&#232;s leur abandon, des tentatives de les remettre en service en bloquant les portes ouvertes, notamment pour des sacrifices humains. On peut justement, je crois, attribuer ces activit&#233;s &#224; la population paysanne apr&#232;s le massacre ou l'expulsion de la classe dirigeante. (...) A Piedras Negras, une magnifique estrade a &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment d&#233;truite et &#233;cras&#233;e. On peut y voir l'&#339;uvre d'envahisseurs mais, mieux encore, un acte de vengeance ou de malveillance de la part des paysans r&#233;volt&#233;s, cette estrade &#233;tant le si&#232;ge de l'autorit&#233; d&#233;test&#233;e &#8211; une prise de la Bastille en quelque sorte ! (...) Le fait que les images des dieux des st&#232;les de Piedras Negras n'aient pas &#233;t&#233; semblablement d&#233;truites indique peut-&#234;tre que les dommages inflig&#233;s au tr&#244;ne provinrent non d'envahisseurs ou d'indiens superstitieux, mais de paysans r&#233;volt&#233;s qui s'attaqu&#232;rent aux symboles de leur servitude, mais respect&#232;rent les repr&#233;sentations de leurs dieux. (...) La plupart des cit&#233;s maya du Yucatan et du Camp&#234;che furent, semble-t-il, abandonn&#233;es au m&#234;me moment que celles de la zone centrale, ou peu longtemps apr&#232;s. (...) Dans la r&#233;gion centrale, l'effondrement se propagea d'une cit&#233; &#224; l'autre (...) le renversement de l'ancien r&#233;gime peut s'&#234;tre effectu&#233; par la r&#233;sistance passive ou par le massacre de la classe dirigeante. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, l'arch&#233;ologue Arthur Demarest analysait la d&#233;couverte d'une quarantaine de corps massacr&#233;s dans la cit&#233; royale maya de Canc&#249;en, exp&#233;dition financ&#233;e par la National Geographic Society. Selon lui, ces personnes porteuses d'objets et de bijoux de luxes seraient de la haute aristocratie maya et pourraient &#234;tre la famille royale. Selon &#171; Science et avenir &#187; de janvier 2006 qui rapportait la d&#233;couverte, &#171; A la suite du carnage, la cit&#233; aurait &#233;t&#233; enti&#232;rement abandonn&#233;e ainsi que la plupart des villes situ&#233;es en aval de la rivi&#232;re qu'elle bordait. Dix ans apr&#232;s la chute de Canc&#249;en, toutes les cit&#233;s &#233;taient d&#233;sert&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/282309/ossements-maya&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le roi, la reine et tout l'entourage royal mayas ont &#233;t&#233; massacr&#233;s par des gens qui n'ont pas cherch&#233; &#224; prendre des richesses mais &#224; les d&#233;truire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12602 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L208xH240/maya-c6bbd-683a7.jpg?1777875866' width='208' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Le myst&#232;re du massacre de la noblesse maya au Guatemala &#187;, El siglo de Torreon :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les corps massacr&#233;s de plus de 30 membres de la noblesse maya ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans une fosse commune &#224; l'entr&#233;e de leur palais dans la ville guat&#233;malt&#232;que de Cancu&#233;n, capitale de l'un des royaumes de la civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre s'est produit entre 300 et 900 apr&#232;s JC. &#192; une &#233;tape cruciale de l'effondrement de cette ancienne civilisation, une &#233;quipe de scientifiques de la National Geographic Society des &#201;tats-Unis, du minist&#232;re de la Culture du Guatemala et de l'Universit&#233; Vanderbilt (Tennessee, &#201;tats-Unis)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;couverte, faite par les arch&#233;ologues guat&#233;malt&#232;ques Sylvia Alvarado et Tom&#225;s Barrientos, a des aspects plus macabres, a d&#233;clar&#233; l'anthropologue Arthur Demarest, professeur d'anthropologie &#224; l'universit&#233; Vanderbilt, dans une interview accord&#233;e &#224; EFE du Guatemala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les squelettes du roi Kan Maxx et de la reine (dont le nom est inconnu) ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s &#224; environ 80 m&#232;tres de la fosse commune. En outre, le groupe a retrouv&#233; les vestiges d'une douzaine de hi&#233;rarchies du royaume, dont certaines en quartiers, dans le secteur nord du palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Au total, ce sont environ 50 personnes qui ont &#233;t&#233; tu&#233;es lors d'une sorte de rituel et c'&#233;tait le d&#233;but de la fin de la civilisation maya&#034;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de palissades inachev&#233;es, de fl&#232;ches &#233;parses et de constructions palatiales abandonn&#233;es, ainsi que de squelettes portant les marques de lances et de coups de hache montre que la ville a &#233;t&#233; d&#233;truite et ses monarques ex&#233;cut&#233;s, a d&#233;clar&#233; Demarest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il y avait un effort d&#233;sesp&#233;r&#233; pour d&#233;fendre la ville, il est clair que ces d&#233;fenses n'ont pas fonctionn&#233;&#034;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le scientifique, apparemment le roi et la reine, ainsi que des membres de sa cour, auraient &#233;t&#233; rassembl&#233;s pour &#234;tre massacr&#233;s &#224; la lance ou avec des coups &#224; la t&#234;te et au cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les os montrent que des enfants et des adultes ont &#233;t&#233; tu&#233;s, y compris deux femmes enceintes, dont les foetus ont &#233;t&#233; trouv&#233;s sous la boue qui a ensuite inond&#233; l'endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des os robustes, des d&#233;formations cr&#226;niennes et de beaux ornements, notamment du jade, des colliers de crocs de jaguar et des obus du Pacifique montrent qu'ils &#233;taient tous nobles, a d&#233;clar&#233; Demarest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de sa position strat&#233;gique &#224; la source de la rivi&#232;re Pasi&#243;n, le royaume de Cancu&#233;n &#233;tait l'une des cit&#233;s-&#201;tats les plus riches de l'ancienne civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scientifique a indiqu&#233; que le royaume &#233;tait le point de rencontre du monde maya, n&#233; dans les basses terres du sud du Mexique et du nord du Guatemala, avec l'altiplano et les littoraux du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le reportage de la d&#233;couverte, qui fait partie d'un programme t&#233;l&#233;vis&#233; que National Geographic diffusera plus tard ce mois-ci, la richesse du royaume s'est refl&#233;t&#233;e dans la magnificence de son palais royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent couvrait une zone de deux terrains de football et ses murs &#233;taient orn&#233;s de centaines de sculptures en stuc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le palais central &#233;tait &#233;galement entour&#233; d'ateliers o&#249; l'on travaillait du jade, du verre volcanique, de la pyrite et d'autres mat&#233;riaux pr&#233;cieux extraits des montagnes et des littoraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Apr&#232;s cet &#233;v&#233;nement tragique et violent, la ville de Cancu&#233;n a &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233;e&#034;, a d&#233;clar&#233; l'anthropologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me chose s'est produite avec d'autres colonies situ&#233;es sur les rives de la rivi&#232;re, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de preuves du massacre a &#233;t&#233; faite en juin de cette ann&#233;e quand Alvarado et Barrientos ont creus&#233; dans les environs du palais et dans une sorte de citerne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;tait pleine d'ossements et d'artefacts humains et, face &#224; l'ampleur du massacre, l'&#233;quipe d'arch&#233;ologues a demand&#233; l'intervention de la Fondation de l'anthropologie m&#233;dico-l&#233;gale du Guatemala (FAFG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet organe a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1996 apr&#232;s la signature des accords de paix du Guatemala et travaille sous la supervision des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le massacre de Cancu&#233;n continue de faire l'objet d'une enqu&#234;te dans l'espoir de trouver de nouveaux indices sur l'effondrement de la civilisation maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Dans les deux prochaines ann&#233;es d'&#233;tude, les squelettes et les artefacts fourniront plus de d&#233;tails sur la vie et la mort violente des dirigeants et des nobles de Cancu&#233;n&#034;, a ajout&#233; Demarest. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.elsiglodetorreon.com.mx/noticia/181583.el-misterio-de-la-masacre-de-la-nobleza-maya-en-guatemala.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source en espagnol&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12603 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L265xH354/tikal3-265x354-24d5f-78d02.jpg?1777875866' width='265' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut citer un grand nombre d'auteurs qui rel&#232;vent le caract&#232;re r&#233;volutionnaire des transformations &#233;tatiques de la civilisation maya. C'est le cas, par exemple, de d'Henri Stierlin dans son ouvrage intitul&#233; &#171; Maya &#187;. &#171; Apr&#232;s 534 de notre &#232;re, les arch&#233;ologues constatent une sorte de &#171; hiatus &#187; dans la chronologie : les inscriptions &#8211; qui se succ&#232;dent par ailleurs de mani&#232;re continue &#8211; disparaissent compl&#232;tement. Simultan&#233;ment, les grands travaux se rar&#233;fient. &#187; Citons le chapitre intitul&#233; &#171; Le d&#233;clin des cit&#233;s maya &#187; : &#171; L'agonie des m&#233;tropoles &#233;difi&#233;es dans les r&#233;gions de Pet&#233;n, du Belize, du Honduras et du Chiapas se refl&#232;te dans l'arr&#234;t subit des inscriptions : la datation des monuments cesse progressivement sur diff&#233;rents sites, sans que l'on comprenne pourquoi. (...) En un peu plus d'un si&#232;cle, la brillante m&#233;canique culturelle des Mayas s'enraye. Les traditions tombent dans l'oubli. Les tribus entrent l'une apr&#232;s l'autre en d&#233;cadence. Que s'est-il produit ? A cette question, les arch&#233;ologues et historiens ont cherch&#233; &#224; r&#233;pondre en invoquant tant&#244;t des &#233;pid&#233;mies, des d&#233;sordres populaires, des inondations ou l'irr&#233;sistible envahissement de la for&#234;t. Ils ont postul&#233; des changements climatiques l'abandon des terres et le d&#233;faut d'entretien des canaux de drainage, provoquant des attaques massives de malaria&#8230; Ils mentionnent aussi de v&#233;ritables r&#233;volutions, suite &#224; la surexploitation de la main d'&#339;uvre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12604 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L488xH565/Goddess_O_Ixchel-65d0c-50f75.jpg?1777875866' width='488' height='565' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Maya &#187; d'Henri Stierlin :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &#171; Il a fallu que les Mayas de l'&#233;poque pr&#233;classique am&#233;nagent &#8211; au prix d'efforts consid&#233;rables &#8211; le milieu dans lequel ils implantent leur agriculture (...) : des r&#233;seaux de drainage. (...) Cet &#233;quipement de territoire r&#233;v&#232;le un prodigieux travail collectif. Celui-ci n'aurait jamais pu s'accomplir sans des structures sociales hi&#233;rarchis&#233;es et sans une organisation politique dont les origines remontent au-del&#224; du pr&#233;classique maya (900 &#224; 300 avant JC) . &#187; Pourtant, le m&#234;me auteur souligne que ce n'est pas l'Etat mais le grand commerce qui marque la naissance de la civilisation avec les villes, centres de commerce et d'artisanat : &#171; Il existait entre les villes diss&#233;min&#233;es dans la for&#234;t pluviale des liens puissants fond&#233;s sur des &#233;changes et un commerce actif. &#187; Et ce, bien avant la naissance de l'Etat et de ses constructions architecturales massives : &#171; Les r&#233;alisations architecturales datent de la fin de l'&#233;poque pr&#233;classique (300 avant JC &#224; 300 apr&#232;s JC) &#187;. La civilisation maya est donc largement ant&#233;c&#233;dente &#224; la fondation d'un Etat central maya qui n'a pas pu voir le jour et en est rest&#233;e aux tentatives f&#233;d&#233;ratives. Elle est issue d'une r&#233;volution de la soci&#233;t&#233; civile et non d'un changement de pouvoir politique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le physicien des particules Murray Gell-Mann, qui consid&#232;re que les syst&#232;mes auto-organis&#233;s vont de la mati&#232;re &#224; la soci&#233;t&#233; humaine, dans &#171; Le quark et le jaguar &#187;, commente la chute de l'empire maya : &#171; L'effondrement de la civilisation maya classique il y a plus d'un mill&#233;naire a suscit&#233; des hypoth&#232;ses en abondance, mais la cause demeure un myst&#232;re et une source de controverse aujourd'hui encore. Le petit peuple en a-t-il eu assez de travailler sous le joug des dirigeants et de l'aristocratie ? Les gens ont-ils perdu la foi dans le complexe syst&#232;me religieux qui assurait le pouvoir de l'&#233;lite en maintenant la coh&#233;sion de l'&#233;difice social ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revue &#171; Sciences et avenir &#187; de janvier 2007 propose par exemple un dossier intitul&#233; &#171; La chute de l'empire maya &#187; qui, sous la plume de Bernadette Arnaud, rappelle comment cette civilisation avait th&#233;oris&#233; la fin du monde, vivant sans cesse dans la hantise de l'effondrement du syst&#232;me : &#171; Les Mayas sont la seule civilisation &#224; avoir inscrit son histoire dans un cadre de ce genre : leur angoisse, c'est la succession des diff&#233;rents cycles. Ils redoutent, par-dessus tout, les ruptures, les passages d'un cycle &#224; un autre. &#171; Ils &#233;taient convaincus que le monde actuel avait &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233; par d'autres, et que chaque cr&#233;ation &#233;tait suivie d'une destruction. &#187; raconte Claude Baudez. &#187; (...) Ils s'attendaient, par exemple, &#224; la r&#233;p&#233;tition des m&#234;mes &#233;v&#233;nements dans chaque katun du m&#234;me nom (...) &#187; Si une calamit&#233; s'&#233;tait produite lors du pr&#233;c&#233;dent katun &#8211; ce qui pouvait &#234;tre v&#233;rifi&#233; dans les registres &#8211; une autre catastrophe &#233;tait &#224; pr&#233;voir au suivant. (...) Pour des raisons longtemps qualifi&#233;es de myst&#233;rieuses (...) les cit&#233;s mayas qui pars&#232;ment le centre de la p&#233;ninsule du Yucatan se vident en effet de leurs habitants. (...) Longtemps rest&#233;e sans r&#233;ponse, l'&#233;nigme de la chute des Mayas donne aujourd'hui lieu &#224; d'int&#233;ressantes hypoth&#232;ses puisant des arguments dans les r&#233;centes d&#233;couvertes arch&#233;ologiques et climatologiques. Trois pistes sont &#233;voqu&#233;es. Tout d'abord l'effondrement politique. (...) Le pouvoir semble s'&#234;tre r&#233;parti entre plusieurs lignages. &#171; L'absence d'h&#233;g&#233;monie va &#234;tre compens&#233;e par des particularismes r&#233;gionaux. (...) &#187; conclue Claude Baudez. Deuxi&#232;me hypoth&#232;se pour expliquer le d&#233;clin brutal : les conflits arm&#233;s. Les Mayas ne sont pas un peuple pacifique. Ils sont fr&#233;quemment en guerre. (...) Mais, est-ce que cela suffit &#224; expliquer l'ampleur des combats ? Des arch&#233;ologues am&#233;ricains ont mis en &#233;vidence dans les ann&#233;es 1980-1990 des &#233;v&#233;nements d'une violence consid&#233;rable qui se seraient d&#233;roul&#233;s &#224; partir de 760, dans le secteur du Petexbatin, autour de l'antique cit&#233; de Seibal, dans le Pet&#233;n. (...) Ces guerres ont surtout engendr&#233; instabilit&#233;, ins&#233;curit&#233; et fragilit&#233;. Reste &#224; comprendre leur soudaine multiplication &#224; la fin du 8&#232;me si&#232;cle. Une hypoth&#232;se s&#233;duit de plus en plus les scientifiques : des d&#233;sordres d'origine climatique auraient pu exercer une influence d&#233;cisive. C'est la troisi&#232;me piste suivie par les chercheurs. (...) Des g&#233;ologues de l'universit&#233; de Floride ont pu d&#233;montrer l'existence de tr&#232;s graves probl&#232;mes climatiques, en particulier d'une forte s&#233;cheresse globale au cours de l'intervalle 800-1000. (...) Leurs cons&#233;quences sur l'agriculture maya auront &#233;t&#233; catastrophiques. (...) Les crises se r&#233;p&#233;tant, de nombreux dirigeants se sont vraisemblablement r&#233;v&#233;l&#233;s incapables de faire face : &#171; Certains d'entre eux ont d&#251; momentan&#233;ment passer au travers de la contestation, car tout le monde ne saute pas d&#232;s la premi&#232;re crise de 760. D&#232;s 810, en revanche, beaucoup commencent &#224; &#234;tre affect&#233;s. En 860 plus encore. Et en 910, pratiquement tout le monde. &#187; poursuit Dominique Michelet, directeur de la mission arch&#233;ologique franco-mexicaine de Rio Bec, au Yucatan. &#171; Cet effondrement ne r&#233;sulte donc pas seulement d'un ph&#233;nom&#232;ne de rejet et d'aporie du syst&#232;me politique, mais vraiment d'une situation qui affecte les populations. Celles-ci abandonnent des zones enti&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du 9&#232;me si&#232;cle, Tikal perd ainsi 90% de sa population. (...) &#171; J'aurais m&#234;me tendance &#224; dire que ce n'&#233;tait pas la d&#233;gradation anthropique de l'environnement qui a &#233;t&#233; le responsable de l'effondrement des Mayas. Tout le monde oublie qu'en dehors d'eux, il y a eu d'autres disparitions en M&#233;so-Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Teotihuac&#224;n, par exemple (plus grande concentration urbaine du continent am&#233;ricain au moment de son apog&#233;e en 200-500 apr&#232;s J.-C.) ou bien encore celle des Olm&#232;ques&#8230; &#187; r&#233;torque Dominique Michelet. Ce que l'on d&#233;signe traditionnellement comme &#171; l'effondrement de la civilisation classique maya &#187; (c'est-&#224;-dire la disparition d'un grand nombre de sites, entre 800 et 900 de notre &#232;re) serait d&#251; &#224; un ensemble de ph&#233;nom&#232;nes dispers&#233;s dans le temps et l'espace, et tr&#232;s divers dans leur ampleur. Certains affectent des r&#233;gions enti&#232;res, d'autres seulement les cit&#233;s. Ils atteignent d'abord les groupes dirigeants, avant que les cit&#233;s se vident enti&#232;rement de leurs habitants autour de l'an 1000. Plus tard, lors de ce que l'on appelle &#171; l'effondrement post-classique &#187;, les deux ultimes cit&#233;s majeures du monde maya pr&#233;hispanique, Chich&#233;n Itza (1221) puis Mayap&#225;n (1450) seront abandonn&#233;es &#224; leur tour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12605 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH299/220px-Yaxchilan_Lintel_24-48fa3-6af88.jpg?1777875866' width='220' height='299' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Des dieux, des tombeaux, des savants &#187;, de C.W.Ceram :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le secret des villes d&#233;sert&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand on eut &#233;clairci quelques points essentiels de la chronologie maya, les r&#233;sultats obtenus firent appara&#238;tre l'un des ph&#233;nom&#232;nes les plus myst&#233;rieux de l'histoire d'un grand peuple, le secret des villes d&#233;sert&#233;es. (&#8230;) Cela m&#233;rite d'&#234;tre parce qu'on fait ainsi revivre pour nous le dernier chapitre de l'histoire maya et cela nous ram&#232;ne par un d&#233;tour au secret des villes mortes. (&#8230;) En 1441, les opprim&#233;s se group&#232;rent pour former une fronde (&#8230;) Mayapan fut conquise, sa chute entra&#238;na non seulement celle de la ligue (entre les villes du Nouvel Empire), mais aussi celle de l'empire Maya. Les Xiu fond&#232;rent encore la ville de Mani ; d'apr&#232;s certains, ce nom signifierait &#171; tout est fini &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons poser quelques questions aux sp&#233;cialistes de la chronologie maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayapan, Chichen et Uxmal sont les villes principales du Nouvel Empire (maya). Pourquoi appelez-vous Nouvel Empire les colonies fond&#233;es dans le Nord du Yucatan ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse : parce que ces villes furent fond&#233;es tr&#232;s tard, entre le 7&#232;me et le 10&#232;me si&#232;cle de notre &#232;re ; et parce que, dans ses manifestations principales, aussi bien en architecture, dans les arts plastiques, que dans la forme de son calendrier, le Nouvel Empire est directement issu de l'Ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, qu'appelle-t-on colonies ? En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, une nouvelle forme d'empire devait na&#238;tre de l'ancienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse : les choses ne se sont pas pass&#233;es de la fa&#231;on courante du fait que le Nouvel Empire fut effectivement fond&#233; en terre vierge, c'est-&#224;-dire que l'on construisit des villes enti&#232;rement neuves. L'Ancien Empire s'&#233;tendait au sud de la p&#233;ninsule du Yucatan, sur le territoire actuel du Honduras, du Guatemala, du Chiapas et du Tabasco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il donc consid&#233;rer le Nouvel Empire comme une colonie de l'Ancien Empire, fond&#233;e par des pionniers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse : au contraire, il fut l'&#339;uvre du peuple tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;tendez-vous qu'u beau jour, tout le peuple des Mayas abandonn&#233; son empire puissant, ses villes fortifi&#233;es, et qu'il affronta tous les dangers d'une terre inconnue afin de fonder un nouvel Empire dans le nord ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les savants r&#233;pondent en souriant : c'est bien ce que nous voulons dire. Nous savons que cela para&#238;t incroyable, n&#233;anmoins c'est un fait puisque &#8230; Et ils citent une s&#233;rie de dates. (&#8230;) Quand ils &#233;difiaient un nouveau b&#226;timent, ils indiquaient dessus sa date de construction. (&#8230;) Si donc nous voyons l'activit&#233; constructrice s'interrompre dans une ville &#224; une certaine date, pour commencer dans une autre ville vers la m&#234;me &#233;poque, nous n'en pouvons tirer qu'une seule d&#233;duction : &#224; savoir que la population abandonna subitement la premi&#232;re ville pour en fonder une nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il soul&#232;ve toute une s&#233;rie de questions, on pourrait n&#233;anmoins expliquer un &#233;v&#233;nement de cet ordre sur le plan local, mais le ph&#233;nom&#232;ne qui eut lieu vers 600 apr&#232;s J.-C. d&#233;fie toutes les interpr&#233;tations. En effet, un peuple entier, un peuple de citadins, plia bagages, abandonna ses maisons, ses rues et ses places, ses temples et ses palais pour &#233;migrer dans le Nord sauvage et lointain. Aucun des &#233;migrants ne revint jamais. Les villes d&#233;sert&#233;es furent la proie de la jungle, les mauvaises herbes envahirent les perrons, les semences de la for&#234;t s'implant&#232;rent dans les joints que le vent remplit de parcelles de terre, des pousses grandirent et bris&#232;rent les murailles. Nul homme ne posa plus le pied sur le dallage des cours, nul ne gravit plus les degr&#233;s des pyramides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que ces faits furent connus, les interrogations afflu&#232;rent. Le plus simple e&#251;t &#233;t&#233; de pr&#233;tendre que des envahisseurs &#233;trangers avaient chass&#233; les Mayas. Mais qui pouvaient &#234;tre ces envahisseurs ? A l'&#233;poque de leur splendeur, aucun peuple n'aurait pu affronter la puissance militaire des Mayas. L'explication est en outre insuffisante. Dans les villes d&#233;sert&#233;es, on ne trouva pas trace de conqu&#233;rants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une catastrophe naturelle aurait-elle provoqu&#233; l'&#233;migration ? Mais on se demande une fois de plus comment le prouver et quelle catastrophe pourrait amener un peuple &#224; b&#226;tir un nouvel Empire au lieu de revenir sur les lieux du sinistre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre une &#233;pid&#233;mie a-t-elle ravag&#233; la population ? Rien ne porte &#224; croire que le grand voyage fut entrepris par un peuple d&#233;cim&#233;. Au contraire, le peuple qui construisit des villes comme Chichen Itza &#233;tait un peuple fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le climat aurait-il subitement chang&#233; et rendu la vie impossible ? Quatre cents kilom&#232;tres seulement, &#224; vol d'oiseau, s&#233;parent le centre de l'Ancien Empire du centre du nouveau. Si un bouleversement du climat (que rien ne confirme &#224; nos yeux) avait affect&#233; &#224; tel point la structure d'un empire, il ne serait pas demeur&#233; sans effet quatre cent kilom&#232;tres plus loin. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mayas &#233;taient des citadins. Ils l'&#233;taient dans un sens aussi restreint que le furent depuis cinq cents ans tous les peuples d'Europe : les classes dirigeantes, noblesse et clerg&#233;, habitaient les villes, centre du pouvoir comme de la culture, de la vie intellectuelle et du plus grand raffinement. Cependant toutes ces villes n'auraient pas &#233;t&#233; viables sans le paysan, sans les fruits de la terre, et surtout sans l'aliment essentiel qui, pour nous, fut toujours le bl&#233;, et pour les peuples d'Am&#233;rique centrale, une autre c&#233;r&#233;ale, l' &#171; Indian corn &#187;, le ma&#239;s. Le ma&#239;s nourrissait les villes et les classes dirigeantes. La civilisation ne pouvait se maintenir que par lui. C'est lui qui d&#233;termina l'emplacement des premi&#232;res cit&#233;s b&#226;ties en pleine jungle, sur le sol br&#251;l&#233; des anciens champs de ma&#239;s. L'ordre social des Mayas pr&#233;sentait des contrastes plus frappants que partout ailleurs. Il suffit, pour le caract&#233;riser de comparer une ville europ&#233;enne moderne avec une ville maya. Dans le complexe de la ville moderne, les diff&#233;rences sociales des habitants apparaissent clairement, mais d'innombrables nuances interm&#233;diaires m&#233;nagent des rapports et des transitions. Au contraire, la ville maya affichait les contrastes entre ses habitants. Les temples et les palais de la noblesse et du clerg&#233; s'&#233;levaient en g&#233;n&#233;ral sur une colline ; ils formaient un bloc semblable &#224; une forteresse (sans doute durent-ils souvent en jouer le r&#244;le). Sans aucune transition, les huttes et les cabanes du menu peuple se pressaient autour de la &#171; City &#187; de pierre. Le peuple maya &#233;tait partag&#233; en un tr&#232;s petit nombre de Seigneurs et une masse immense d'opprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On imagine mal quel ab&#238;me s&#233;parait ces deux classes. Il semble que chez les Mayas, la classe interm&#233;diaire de la bourgeoisie ait fait totalement d&#233;faut. La Noblesse &#233;tait une caste ferm&#233;e ; elle se nommait &#171; almehenoob &#187; - c'est-&#224;-dire &#171; ceux qui ont p&#232;re et m&#232;re &#187;, ceux qui ont un arbre g&#233;n&#233;alogique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y choisissait les pr&#234;tres, ainsi que le prince h&#233;r&#233;ditaire, le &#171; halach uinic &#187;, l' &#171; homme vrai &#187;. Et pour ces hommes qui &#171; avaient p&#232;re et m&#232;re &#187; le peuple entier travaillait. Le paysan donnait un tiers de sa r&#233;colte &#224; la noblesse, un tiers au clerg&#233;, il ne pouvait garder que le troisi&#232;me. Entre l'&#233;poque des semailles et celle de la moisson, il rejoignait les esclaves affect&#233;s &#224; la construction. Les blocs de pierre &#233;taient amen&#233;s sans chariots ni b&#234;tes de somme. Les outils qui servirent &#224; ciseler les sculptures et les bas-reliefs admirables n'&#233;taient ni en fer ni en cuivre, ni en bronze, mais uniquement en pierre. Or l'&#339;uvre des ouvriers mayas n'est pas inf&#233;rieure &#224; celle des b&#226;tisseurs des pyramides ; peut-&#234;tre m&#234;me la d&#233;passe-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle se soit maintenue pendant mille ans, une organisation sociale aussi rigide portait en elle le germe de sa ruine. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ma&#238;tres de Tula &#233;taient aussi des sages (&#8230;) Leur empire aurait dur&#233; cinq si&#232;cles ; puis il y eut des famines, des guerres civiles, des querelles dynastiques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L240xH320/240px-Mascaron_Maya-1f130-d9b91.jpg?1777875866' width='240' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ivar Lissner, dans &#171; Civilisations myst&#233;rieuses &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au cours des fouilles de 1958 &#224; Tikal (civilisation maya, au Guatemala), on remit au jour le &#171; Temple de la st&#232;le rouge &#187;. Il se compose de trois compartiments, chacun ne comportant qu'un orifice au milieu. Dans le compartiment le plus recul&#233;, les savants am&#233;ricains d&#233;couvrirent &#8211; en faisant enlever les monceaux de d&#233;bris &#8211; la &#171; St&#232;le 26 &#187;. Comme elle portait encore les traces d'un coloriage rouge, on donna au temple le nom de &#171; Temple de la st&#232;le rouge &#187;. Ce temple est un bel exemple de l'architecture maya classique : &#224; une &#233;poque impossible &#224; d&#233;terminer il a &#233;t&#233; volontairement d&#233;truit. Apr&#232;s cette d&#233;molition, les pr&#234;tres semblent avoir fait une tentative pour apaiser les dieux : des feux cultuels ont noirci un des autels. On ignore cependant combien de temps on s'est encore servi du temple. Mais &#224; la fin de cette p&#233;riode se place la destruction totale de l'&#233;difice. L'autel fut d&#233;mantel&#233;, les monuments colori&#233;s de rouge, avec leurs offrandes oc&#233;aniques de coraux, de petites pierres, an&#233;antis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'University Museum of Pennsylvania fit en 1959 la d&#233;couverte la plus importante. A 200 m&#232;tres seulement de la grande &#171; Plaza &#187; de Tikal, on mit la main sur une st&#232;le bris&#233;e, le monument le plus ancien de la jungle de Guatemala qu'on ait r&#233;ussi &#224; dater. La st&#232;le porte le num&#233;ro scientifique 29. Les trois savants Linton Satterwaite, Mary Ricketon et Benedicta Levine d&#233;chiffr&#232;rent sa date : le 6 juillet 292 apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des &#233;nigmes les plus imp&#233;n&#233;trables est la fin de la civilisation des Mayas ! Pourquoi la civilisation des Mayas s'est-elle &#233;teinte ? Pourquoi a-t-on abandonn&#233; des villes cultuelles construites avec tant de peine et tant d'efforts ? Quelle catastrophe s'est abattue sur le peuple maya ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les explorateurs de la civilisation maya se sont pos&#233; la question de savoir pourquoi ce peuple disparut ainsi subitement, &#224; un moment o&#249; sa civilisation avait atteint un si bel &#233;panouissement ? Pourquoi l'activit&#233; architecturale, la science, la vie religieuse se sont-elles si brusquement arr&#234;t&#233;es ? Pendant longtemps on avait pens&#233; que les Mayas abandonn&#232;rent leurs villes de la zone centrale pour aller s'&#233;tablir dans le Yucatan, ou bien dans le Sud, sur le haut plateau guatemalien. Cette hypoth&#232;se n'est pas viable, car l'apog&#233;e de la civilisation maya se place au m&#234;me moment pour les trois r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a &#233;nonc&#233; de nombreuses th&#233;ories pour expliquer l'abandon des villes mayas. Il est possible que l'exploitation des champs en pleine jungle ait demand&#233; un trop grand effort aux populations indig&#232;nes. Les Mayas jugeaient peut-&#234;tre qu'il n'&#233;tait pas rentable de br&#251;ler des for&#234;ts, d'irriguer les terres pour les abandonner au bout de deux ou trois ans et recommencer ailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La savane &#8211; terme indien &#8211; d&#233;signe une prairie de hautes herbes, parsem&#233;e d'arbres isol&#233;s ou de groupes d'arbres. Apr&#232;s la destruction des for&#234;ts on voyait se former de telles &#171; savanes &#187; que les Mayas devaient abandonner. Dans l'humidit&#233; tropicale, ces savanes se transformaient peu &#224; peu en jungle. On a rendu responsable du d&#233;part des Mayas le paludisme, la fi&#232;vre jaune, l'ankylostomiase. Mais le paludisme et la fi&#232;vre jaune &#233;taient des &#171; cadeaux &#187; des Espagnols. Avant leur arriv&#233;e il n'en &#233;tait pas question au Nouveau Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me chose est vraie de hamulaire, qui a caus&#233; la mort de tant de pharaons d'Egypte. D'ailleurs, toutes ces raisons expliqueraient un lent d&#233;part des Mayas mais les recherches ont permis d'&#233;tablir que les villes mayas ont &#233;t&#233; abandonn&#233;es DU JOUR AU LENDEMAIN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la ville d'Uaxact&#249;n tomba en ruine avant m&#234;me que ses constructions ne fusssent termin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cop&#224;n cessa en 800 apr&#232;s J.-C. d'&#233;lever &#224; hi&#233;roglyphes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Quirigu&#224;, Piedras Negras et Etzna, toute vie disparut en 810 de notre &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tila se tut en 830.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Tikal et &#224; Seibal, les derni&#232;res st&#232;les furent &#233;rig&#233;es en 869.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uaxact&#249;n, Xamant&#249;n et Chich&#233;n Itzane v&#233;curent que jusqu'en 889.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une st&#232;le de San Lorenzo, pr&#232;s de La M&#249;neca, porte la derni&#232;re date maya, qui correspond, dans notre calendrier, &#224; 928 apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands centres religieux se turent comme sur un signe convenu&#8230; Nous savons que la civilisation de la jungle a connu une fin tr&#232;s brusque, tellement brusque que m&#234;me une guerre ne saurait l'expliquer. Sauf &#224; Tikal, on a trouv&#233; tr&#232;s peu de traces de destructions violentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Anglais Thompson est d'avis qu'il n'y eut pas, chez les anciennes populations mayas, d'invasions violentes ; mais un ph&#233;nom&#232;ne bien plus dangereux se produisit&#8230; Cette r&#233;gion a pu &#234;tre atteinte&#8230; par des id&#233;es r&#233;volutionnaires. Ainsi on peut supposer qu'il y eut de sanglantes r&#233;voltes de paysans contre la caste des pr&#234;tres. La mort de la foi maya sonnait en m&#234;me temps le glas de la civilisation maya, car une civilisation ne survit jamais &#224; la perte de ses bases religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans foi, les paysans n'acceptaient plus de donner leur travail et leurs offrandes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caste r&#233;gnante des pr&#234;tres fut peut-&#234;tre chass&#233;e de ville en ville, ou extermin&#233;e. Les chefs des paysans, ou bien des chamanes, les rempla&#231;aient. On n'&#233;difiait plus de temples, on ne dressait plus de st&#232;les. La for&#234;t tropicale s'empara des cours et des parvis, envahit les terrasses, les toits des maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'abandon d'une r&#233;gion de 600 km de long et 200 km de large, avec de nombreuses villes et centres culturels dont l'essor ne montrait aucun signe de lassitude, &#233;chappe &#224; toute explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;ricaniste allemand Franz Termer a propos&#233; de l'&#233;nigme une solution qui m&#233;rite d'&#234;tre prise en consid&#233;ration : dans un pays r&#233;gi par une caste th&#233;ocratique, l'abandon de la partie peut &#234;tre la cons&#233;quence d'un ordre divin. Dans ce cas, la population aurait quitt&#233; son pays sous la conduite des pr&#234;tres, pour ob&#233;ir au commandement des dieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand exode des Mayas, au IXe si&#232;cle de notre &#232;re, la brusque fin de leur civilisation est une des nombreuses &#233;nigmes de ce peuple myst&#233;rieux entre tous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifient le cr&#233;puscule, la d&#233;cadence, la fin tragique d'une civilisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute d'une civilisation n'est pas &#233;v&#233;nement de la nature&#8230; Les &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs tels que cataclysmes, &#233;pid&#233;mies, r&#233;volutions sociales, invasions, ne sont jamais que la goutte d'eau qui a fait d&#233;border le vase. Une civilisation p&#233;rit quand&#8230; elle est pr&#234;te &#224; mourir&#8230; L'ancien a disparu, du nouveau s'est produit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L284xH425/chic_nunnery-b0bb1-50375.jpg?1777875866' width='284' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Nature et dynamique des cit&#233;s mayas &#187;, Arnauld Marie-Charlotte, Michelet Dominique :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les basses terres mayas, la formation des &#233;tablissements group&#233;s a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e avant tout dans ses composantes monumentales : il s'agit des processus architecturaux constituant les centres, rep&#233;rables lorsque d&#233;buta, au Pr&#233;classique moyen, la construction de plates-formes volumineuses &#224; murs de pierres grossi&#232;rement taill&#233;es et &#224; rev&#234;tements de stuc &#233;pais. Les&#8239;habitations construites en mat&#233;riaux p&#233;rissables sont presque impossibles &#224; &#233;tudier dans le milieu de la for&#234;t tropicale, si ce n'est ponctuellement ou au hasard de sondages. Ainsi, ce que l'on appelle l'urbanisation maya est le plus souvent confondu avec le d&#233;veloppement de l'architecture en pierres taill&#233;es, qui, seule, laisse des traces bien rep&#233;rables et accompagne effectivement les concentrations de population, importantes &#224; partir du Pr&#233;classique r&#233;cent. &#192; l'inverse, la disparition, au Peten, des &#233;difices en pierres taill&#233;es au Classique terminal et au Postclassique, qui co&#239;ncide avec l'effondrement des grandes formations politiques, correspond en g&#233;n&#233;ral &#224; l'abandon des cit&#233;s ; certes, des architectures en bois, &#171; invisibles &#187;, ont pu prendre le relais de celles de pierres, mais toutes les donn&#233;es arch&#233;ologiques, &#233;pigraphiques et m&#234;me, dans une certaine mesure, pal&#233;o-environnementales concourent &#224; d&#233;montrer que la raret&#233; des constructions en pierres apr&#232;s le IXe si&#232;cle traduit bien l'abandon des cit&#233;s et la dispersion de populations autrefois rassembl&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin du Classique r&#233;cent, en tout cas, de plus en plus de petites cit&#233;s se dotaient de st&#232;les &#224; inscriptions de style royal, tandis que les guerres r&#233;gionales se multipliaient &#8211; au moins dans certains secteurs &#8211; : autant de sympt&#244;mes d'une balkanisation et, vraisemblablement, de tensions d&#233;mographiques et agraires fortes, que jamais une croissance par l'artisanat et le commerce ne vint r&#233;duire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on d&#233;signe traditionnellement comme &#171; l'effondrement de la civilisation classique maya &#187; (entre 800 et 900 apr&#232;s J.-C.) fut d'abord et avant tout celui des royaut&#233;s qui r&#233;gnaient sur les centres, petits et grands, des basses terres centrales. Ce ph&#233;nom&#232;ne eut pour cons&#233;quence le d&#233;peuplement massif, quoique partiel, d'une majorit&#233; des cit&#233;s de la r&#233;gion. Quelques centres, rares il est vrai (Lamanai au Belize), paraissent n'avoir gu&#232;re d&#233;cr&#251; &#224; la m&#234;me &#233;poque, mais aucun grand projet architectural n'y est plus r&#233;alis&#233; ; on a imagin&#233; que leur survie serait li&#233;e &#224; une position strat&#233;gique sur des voies de communication fluviales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cela ne soit pas strictement d&#233;montr&#233;, on suppose par ailleurs que, outre les populations qui se maintinrent sur place, devenant presque invisibles pour l'arch&#233;ologue du fait de leur dispersion et de l'abandon de l'architecture de pierre), une partie des anciens habitants du Peten serait all&#233;e s'installer dans les basses terres situ&#233;es plus au nord, dans les sites des r&#233;gions R&#237;o Bec, Chenes et Puuc notamment, dont les populations, justement, s'accrurent de fa&#231;on spectaculaire au IXe si&#232;cle. Ces sites, &#224; leur tour, se vid&#232;rent de leurs habitants autour de l'an mil. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12608 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH429/2910792639_small_1-8f3db-df261.jpg?1777875866' width='400' height='429' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Cultures Mayas &#187;, Jonathan Ramon :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La civilisation maya avait des centres tels que Palenque, situ&#233; dans la jungle du Chiapas, qui culminait entre 695 et 799, ainsi que les centres de Yaxchil&#225;n, Bonampak et Piedras Negras. C'est dans cette r&#233;gion que l'on trouve les premi&#232;res indications de l'existence d'une guerre entre les Mayas : il y a des repr&#233;sentations qui parlent de guerriers, de batailles et de raids pour capturer des prisonniers. Bec&#225;n, situ&#233; &#224; Campeche, est un exemple de ville fortifi&#233;e maya entour&#233;e d'un foss&#233; sec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de mettre fin &#224; la p&#233;riode th&#233;ocratique, il est important de souligner la relation &#233;troite et durable qui existait entre la r&#233;gion maya et le centre du Mexique, en particulier avec Teotihuacan, du Ve au VIIe si&#232;cle. Teotihuacan contr&#244;lait les centres mayas de cette p&#233;riode par la guerre et la domination politique, mais surtout par des influences culturelles et l'acc&#232;s &#224; une s&#233;rie de ressources naturelles, telles que le cacao, qui &#233;taient des produits de base dans les r&#233;seaux commerciaux. Initialement, on en a d&#233;duit que la culture maya absorbait l'influence de Teotihuacan et poursuivait son propre d&#233;veloppement. Plus tard, les preuves d&#233;couvertes &#224; Tikal et &#224; Kaminaljuy&#250; ont &#233;t&#233; analys&#233;es, o&#249; des b&#226;timents et des veillages sugg&#232;rent une activit&#233; guerri&#232;re entre Teotihuacan et Maya, d&#233;montrant le pouvoir que les guerriers ont exerc&#233; &#224; cette &#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pouvons affirmer que la d&#233;sint&#233;gration dramatique et incompr&#233;hensible de ces puissants centres c&#233;r&#233;moniels pourrait &#234;tre intimement li&#233;e &#224; la chute de Tehotihuacan elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; formul&#233;es sur &#034;l'effondrement des Mayas&#034;, c'est-&#224;-dire le d&#233;clin et la disparition des centres th&#233;ocratiques mayas, dont l'ordre s'est effondr&#233; entre les ann&#233;es 750 et 900. Une th&#233;orie parle de l'effondrement &#233;cologique qu'a subi la r&#233;gion &#224; la suite de la destruction de la jungle par les syst&#232;mes agricoles utilis&#233;s par les Mayas (tombeaux, br&#251;lis), tandis qu'un autre met l'accent sur une croissance excessive de la population, qui a commenc&#233; &#224; exercer trop de pression sur les terres et la production de nourriture. Ces hypoth&#232;ses sont probablement vraies, bien qu'elles ne soient pas suffisantes pour expliquer le d&#233;clin des centres th&#233;ocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre les contradictions internes de la soci&#233;t&#233; th&#233;ocratique leur ont-elles &#233;t&#233; jointes. Le pouvoir et l'autorit&#233; &#233;taient entre les mains d'un groupe de nobles et de pr&#234;tres qui imposaient de lourdes charges fiscales au travail et aux esp&#232;ces. Ainsi, ce peuple aurait pu se soulever dans une r&#233;bellion sanglante ou &#233;migrer en masse vers d'autres pays. &#192; tout cela s'ajoute le fait que Teotihuacan, pill&#233; et r&#233;duit en cendres par des forces inconnues entre 700 et 750, a cess&#233; de manifester son influence dans la r&#233;gion de Maya. Sa prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique et culturelle s'est arr&#234;t&#233;e brusquement pour c&#233;der la place &#224; Xochicalco, puis aux Tolt&#232;ques, dans le domaine de la vall&#233;e de Mexico. Cent ans apr&#232;s la destruction de Teotihuacan, les centres mayas sont entr&#233;s en crise, se sont d&#233;peupl&#233;s et leurs villes ont &#233;t&#233; envahies par la jungle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kukulkan est le nom maya de Quetzalcoatl, personnage important de la p&#233;riode postclassique des Mayas. Nous le voyons ici dans un dessin d'un bas-relief de Yaxchil&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il couvre les ann&#233;es 1000-1687. Une fois abandonn&#233;s les centres c&#233;r&#233;moniels mayas de la p&#233;riode classique, la force g&#233;n&#233;ratrice de cette &#233;poque sera un courant migratoire identifi&#233; de mani&#232;re ethnique aux Mayas enracin&#233;s dans la r&#233;gion, ce qui a entra&#238;n&#233; une culture m&#233;tisse &#224; forte teneur en Nahuatl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courant, appel&#233; put&#250;n ou maya-chontal, vivait au sud de Tabasco et entretenait des relations commerciales &#233;troites avec les peuples du centre du Mexique et avec les groupes Nahua &#233;tablis &#224; la p&#233;riph&#233;rie de la r&#233;gion maya, par exemple &#224; Xicalango. Leur pr&#233;sence devrait rompre avec l'&#233;quilibre pr&#233;caire dans lequel le monde th&#233;ocratique tentait de se maintenir. Ce sont les Putuns qui ont profit&#233; de la chute de cet ordre pour introduire un nouveau mode de vie et une domination sur la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le territoire d'o&#249; provenaient les Putunes &#233;tait le delta des rivi&#232;res Usumacinta et Grijalva, une r&#233;gion de rivi&#232;res, de ruisseaux, de lagunes et de mar&#233;cages o&#249; pr&#233;dominait le transport de l'eau. Cela faisait de la Putunes d'excellents navigateurs et marchands, qui contr&#244;laient les routes maritimes commerciales autour de la p&#233;ninsule du Yucatan, de la Laguna de T&#233;rminos &#224; Campeche au centre de Sula au Honduras.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Putuns se sont install&#233;s au sud de la rivi&#232;re Passion et ont appel&#233; leur terre Acalan (&#171; lieu de cano&#235;s &#187;). Ils ont fond&#233; deux villes principales : Potonchan (Putunchan), situ&#233;e &#224; l'embouchure de la rivi&#232;re Grijalva, et Itzamkanac, pr&#232;s de l'actuelle rivi&#232;re Candelaria qui se jette dans la lagune de Terminos. Itzamkanac &#233;tait la capitale d'Acalan, mais peut-&#234;tre que Potonch&#225;n fut la premi&#232;re ville. En effet, il dominait le commerce concernant les zoques et les habitants des hauts plateaux du Chiapas. Itzamkanac &#233;tait situ&#233; trop en amont pour devenir un important port d'&#233;change. Ainsi, Xicalango, le grand centre commercial situ&#233; dans la lagune de Terminos et contr&#244;l&#233; par Itzamkanac, assurerait cette fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;tabli de nombreux ports sur ces routes, notamment Cozumel, Xel-H&#225;, Bah&#237;a de la Ascensi&#243;n et Pol&#233; (l'actuel Xcaret), &#224; Quintana Roo, qui &#233;taient domin&#233;s par une branche des Putunes, connue sous le nom de Itza ( &#171; ceux qui parlent la langue de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re &#187;).&lt;br class='autobr' /&gt;
De Pol&#233;, les Itz&#225;es ont p&#233;n&#233;tr&#233; &#224; l'int&#233;rieur des terres pour conqu&#233;rir Chich&#233;n en 918 et ont pris depuis le nom de Chichen-Itza. En 950, ils domin&#232;rent toute la r&#233;gion orientale jusqu'&#224; Bakhalal (Bacalar) et Chactemal (Chetumal). Une fois la zone contr&#244;l&#233;e, cette branche d'Itza de los Putunes a &#233;tabli une communication avec ses voisins mexicains au sud de Campeche. Les Itza sont cens&#233;s avoir re&#231;u un aQuetzalc&#243;atl, appel&#233; en maya Kukulkan, qui parlait &#224; la fois le chontal et le nahuatl et qui avait absorb&#233; de profondes influences du centre du Mexique. Il avait fui Tula et s'&#233;tait alli&#233; aux Chontales pour conqu&#233;rir Chich&#233;n Itz&#225; en 987. Les influences tolt&#232;ques datent de cette p&#233;riode dans l'art et l'architecture maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de souligner que des auteurs tels qu'Enrique Florescano, Leonardo L&#243;pez Luj&#225;n et Alfredo L&#243;pez Austin se demandent si l'historique Quetzalcoatl est arriv&#233; au Yucat&#225;n. D'abord parce que les dates ne correspondent pas. Deuxi&#232;mement, parce que des arguments similaires ont permis aux nobles Mixtec, Tarascan et plus tard Mexica de l&#233;gitimer leur position dans la structure sociale. Le mythe de Tollan et celui de la fuite de Quetzalcoatl, ainsi que les expressions artistiques et la vocation &#233;minemment guerri&#232;re des soci&#233;t&#233;s m&#233;soam&#233;ricaines du d&#233;but de la p&#233;riode postclassique, font partie d'un complexe qui &#233;tait r&#233;pandu dans toute la r&#233;gion &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers l'an 1000, Chich&#233;n Itz&#225; s'est alli&#233; aux Cocomes de Mayap&#225;n et au Xiu de Uxmal. Cette alliance est connue sous le nom de Conf&#233;d&#233;ration ou Ligue de Mayap&#225;n, rompue en 1194 par Hunac Ceel, chef des Cocomes. Les hostilit&#233;s ont entra&#238;n&#233; la d&#233;faite des Itz&#225;es et des Tutul Xi&#250;es. La mont&#233;e de Chich&#233;n-Itz&#225; et de ses dirigeants maya-tolt&#232;ques s'est termin&#233;e dans le chaos vers la fin du XIIIe si&#232;cle. Les Itza ont quitt&#233; leur ville et se sont rendus dans la jungle du d&#233;sert de Pet&#233;n. L&#224;, dans le lac Pet&#233;n Itz&#225;, ils ont fond&#233; une nouvelle population situ&#233;e sur l'&#238;le de Tayasal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La supr&#233;matie de Mayap&#225;n a pris fin vers 1441, lorsque le chef du xiu d'Uxmal, Ah Xupan Xiu, l'a d&#233;truite en massacrant la famille royale des Cocom. &#192; son apog&#233;e, Mayap&#225;n comptait jusqu'&#224; 12 000 habitants. C'&#233;tait une ville fortifi&#233;e, entour&#233;e d'un mur de pierre. Des influences tolt&#232;ques claires peuvent &#234;tre vues dans son architecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'est de la p&#233;ninsule, selon Eric J. Thompson dans son livre &#171; Les habitants de la c&#244;te est de la p&#233;ninsule du Yucatan &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Les Putuns ont conserv&#233; la r&#233;gion de Bakhalal et de Chetumal pendant la p&#233;riode de domination du Mayap&#225;n [...] dans la province d'Uaymil parlaient un dialecte similaire &#224; Campeche et, bien s&#251;r, des documents de Paxbol&#243;n affirmant que Chetumal il a rendu hommage aux putlan acalans. &#034; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12609 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH561/1537199_5_b733_une-tete-en-stuc-de-l-epoque-classique-la-3f154-2efeb.jpg?1777875866' width='500' height='561' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Wikipedia, &#171; L'effondrement maya &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'effondrement de la civilisation maya de la p&#233;riode classique, ou tout simplement l'effondrement maya, fait r&#233;f&#233;rence au d&#233;clin et &#224; l'abandon des villes classiques mayas dans les basses terres mayas du sud de la M&#233;so-Am&#233;rique entre les VIIIe et IXe si&#232;cles. Il ne faut pas le confondre avec l'effondrement de la civilisation maya de la p&#233;riode pr&#233;classique au deuxi&#232;me si&#232;cle. La p&#233;riode classique de la chronologie m&#233;soam&#233;ricaine est g&#233;n&#233;ralement d&#233;finie comme la p&#233;riode comprise entre 300 et 900 ans, dont les 100 derni&#232;res ann&#233;es sont connues sous le nom de Terminal Classic1. L'effondrement maya de la p&#233;riode classique est l'un des plus grands myst&#232;res de l'arch&#233;ologie. La sophistication culturelle atteinte par les Mayas avant l'automne, conjugu&#233;e &#224; la soudainet&#233; relative de l'effondrement m&#234;me, rend ce d&#233;veloppement si int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centres mayas les plus avanc&#233;s des basses terres du sud de la M&#233;so-Am&#233;rique ont connu un processus de d&#233;clin aux VIIIe et IXe si&#232;cles et ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s peu de temps apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes arch&#233;ologiques, ce d&#233;clin a &#233;t&#233; indiqu&#233; par la cessation des inscriptions sur les monuments et une r&#233;duction des travaux de construction architecturale &#224; grande &#233;chelle. Cependant, un certain nombre de villes mayas ne d&#233;clin&#232;rent pas et la civilisation maya perdura jusqu'en 1697, ann&#233;e de la conqu&#234;te de l'Espagne par Tayasal, la derni&#232;re cit&#233;-&#201;tat ind&#233;pendante des Mayas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement des Mayas, les Mayas du nord du Yucat&#225;n ont prosp&#233;r&#233; et l'&#201;tat de Chichen Itza a construit un empire qui a bri&#232;vement r&#233;uni la plus grande partie de la r&#233;gion maya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que certaines parties de la civilisation maya ont continu&#233; &#224; prosp&#233;rer, un certain nombre de scientifiques s'opposent &#224; l'utilisation du terme &#034;effondrement&#034;. 2 En ce qui concerne l'effondrement, E.W. Andrews IV a m&#234;me d&#233;clar&#233; que : &#034;&#224; mon avis, rien de tel ne s'est pass&#233;.&#034; 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque 88 th&#233;ories ou variantes de th&#233;ories ont &#233;t&#233; identifi&#233;es, qui tentent d'expliquer l'effondrement maya de la p&#233;riode classique4. Du changement climatique &#224; la d&#233;forestation, en passant par le manque d'action des rois mayas, il n'y a pas de th&#233;orie universellement accept&#233;e pour l'expliquer. l'effondrement, bien que la s&#233;cheresse gagne en soutien comme principale explication.5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains scientifiques, les preuves arch&#233;ologiques relatives &#224; l'intrusion des Tolt&#232;ques dans le Yucatan - &#224; Ceibal, Pet&#233;n - semblent confirmer la validit&#233; de l'hypoth&#232;se de l'invasion &#233;trang&#232;re en tant que cause de l'effondrement des Mayas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re hypoth&#232;se sugg&#232;re que les basses terres du sud ont &#233;t&#233; envahies par un groupe n'appartenant pas &#224; la culture maya, dont les terres d'origine auraient probablement &#233;t&#233; trouv&#233;es dans les basses terres du golfe du Mexique. Cette invasion a commenc&#233; au neuvi&#232;me si&#232;cle et a conduit &#224; une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements au cours des cent prochaines ann&#233;es qui ont abouti &#224; la destruction du Maya classique. On pense que cette invasion a &#233;t&#233; influenc&#233;e par les peuples tolt&#232;ques du centre du Mexique. Cependant, la plupart des scientifiques qui &#233;tudient les Mayas ne croient pas que l'invasion &#233;trang&#232;re ait &#233;t&#233; la principale cause de cet effondrement ; ils postulent qu'aucune d&#233;faite militaire ne peut expliquer, ni &#234;tre la cause, du processus d'effondrement prolong&#233; et complexe du terminal classique. L'influence de Teotihuacan sur l'ensemble de la r&#233;gion maya a peut-&#234;tre impliqu&#233; une sorte d'invasion militaire, mais on consid&#232;re g&#233;n&#233;ralement qu'il existait une interaction significative entre Teotihuacan et la r&#233;gion maya, qui remonte &#224; l'&#233;poque du d&#233;but de la p&#233;riode classique ou ant&#233;rieure, c'est-&#224;-dire bien avant. les &#233;pisodes d'effondrement de la fin classique.6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Peissel estime que la conqu&#234;te du Yucatan par l'&#201;tat de Chichen Itza au IXe si&#232;cle a entra&#238;n&#233; le d&#233;tour par des routes maritimes c&#244;ti&#232;res de la plupart des &#233;changes (cacao) qui passaient traditionnellement dans les principales villes de l'int&#233;rieur (les enrichissant), ils ont &#233;t&#233; profond&#233;ment touch&#233;s par ce changement, de m&#234;me que les villes situ&#233;es le long de la route de la soie lorsque les marchands portugais ont commenc&#233; &#224; transporter de la soie par bateau en Europe depuis la Chine et le Japon7. La th&#233;orie de Peissel a &#233;t&#233; valid&#233;e par plusieurs scientifiques et explique pourquoi l'effondrement n'&#233;tait pas g&#233;n&#233;ral et qu'au m&#234;me moment de l'effondrement des villes de plaine, d'autres villes ont fleuri - la plupart le long des nouvelles routes de navigation ouvertes par les marchands de Chichen Itza.7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, pour d&#233;montrer la viabilit&#233; de ce transfert sur la mer de routes commerciales, Peissel parcourut 650 kilom&#232;tres avec trois arch&#233;ologues mexicains et dix compagnons dans une pirogue maritime maya de Chunyache &#224; Quintana Roo (Mexique) &#224; la partie sup&#233;rieure de la rivi&#232;re Mojo en Belize. 7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;bellion paysanne, r&#233;volution ou bouleversement social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les preuves arch&#233;ologiques, les travaux de construction et d'agrandissement des Mayas ont connu leur apog&#233;e entre 730 et 790 apr&#232;s JC. C., avec des extensions constantes et des travaux de construction sans aucun type de machine ou d'outil pour les aider dans ces travaux. Au cours de cette m&#234;me p&#233;riode, des signes laissant pr&#233;sager l'effondrement de la civilisation maya sont apparus. La majeure partie de la charge de travail pesait sur les travailleurs paysans dans des villes telles que Tikal et Cop&#225;n, o&#249; des projets de construction apparemment sans fin &#233;taient r&#233;alis&#233;s, construisant de grands b&#226;timents et des terrains de base-ball. Une th&#233;orie appuy&#233;e par J. Eric S. Thompson attribue la chute des Mayas &#224; une r&#233;volution de la part des couches sociales inf&#233;rieures de la soci&#233;t&#233; maya. Selon cette ligne de pens&#233;e, alors que la vie devenait plus difficile, le processus &#034;de saper le d&#233;veloppement religieux et l'entreprise collective des gens ordinaires&#034; commen&#231;ait. L'augmentation de la charge de travail a peut-&#234;tre amen&#233; la population &#224; abandonner ses valeurs traditionnelles et &#224; se rebeller contre l'&#233;lite de la soci&#233;t&#233;, en particulier contre les pr&#234;tres dirigeants, car on pensait que les Mayas &#233;taient th&#233;ocratiques et donc dirig&#233;s par des pr&#234;tres. . Cela pourrait aider &#224; expliquer l'effondrement brutal des fonctions de l'&#233;lite, ainsi que des b&#226;timents et des centres c&#233;r&#233;moniels rest&#233;s inachev&#233;s. Comme l'effondrement de diff&#233;rentes villes s'est produit &#224; plusieurs reprises, on pense que les r&#233;voltes des diff&#233;rents groupes faisaient partie d'une s&#233;rie d'actions impr&#233;vues et impulsives. Dans la ville de Piedras Negras, par exemple, il semble qu'il y ait eu un type de violence au cours de cette p&#233;riode, du fait que des incendies ont eu lieu dans plusieurs b&#226;timents du palais et qu'un tr&#244;ne a &#233;t&#233; d&#233;truit. Bien que ce mod&#232;le, connu sous le nom de mod&#232;le &#171; pr&#234;tres-paysans &#187;, soutienne qu'il y ait eu une r&#233;volte des paysans contre les pr&#234;tres, il a &#233;t&#233; d&#233;couvert par la suite que ce n'&#233;taient pas les pr&#234;tres mais les rois qui r&#233;gnaient pendant les p&#233;riodes pr&#233;classique et classique.8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cette th&#233;orie semblait offrir une explication &#224; l'effondrement soudain des villes mayas, elle posait encore des probl&#232;mes. En premier lieu, la th&#233;orie de Thompson n'explique pas o&#249; sont all&#233;s les habitants des villes apr&#232;s l'effondrement et leur abandon. David Webster estime que la population aurait d&#251; augmenter plut&#244;t que diminuer en raison de l'absence d'une &#233;lite au pouvoir. Deuxi&#232;mement, la th&#233;orie n'explique pas pourquoi les institutions gouvernementales n'ont pas &#233;t&#233; renouvel&#233;es apr&#232;s les &#233;meutes, ce qui s'est pass&#233; dans des circonstances similaires dans d'autres pays, comme la Chine. Troisi&#232;mement, apr&#232;s avoir men&#233; une &#233;tude sur la main-d'&#339;uvre et le temps requis pour la construction &#224; Cop&#225;n, Elliot Abrams a conclu qu'il ne fallait pas beaucoup de temps et de main-d'&#339;uvre pour achever la construction de b&#226;timents. Cependant, Thompson a d&#233;velopp&#233; sa th&#233;orie &#224; un moment o&#249; les preuves arch&#233;ologiques semblaient indiquer une population maya inf&#233;rieure &#224; ce qu'elle &#233;tait selon les connaissances actuelles.9 En g&#233;n&#233;ral, les r&#233;volutions, les r&#233;voltes paysannes et les bouleversements sociaux entra&#238;nent des changements et suivi de guerres. Cependant, rien n'indique que des r&#233;volutions aient entra&#238;n&#233; l'abandon massif de r&#233;gions enti&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1- V&#233;ase Stuart y Stuart (1993, p.12), McKillop (2006, p.90, pp.339&#8211;340).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Aimers (2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Andrews IV (1973).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Gill (2000, p.371).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- &#034;Comme c'est le cas pour la plupart des choses, les explications de l'effondrement sont sujettes &#224; la mode, et celle qui est actuellement plus au centre de l'attention est le changement climatique, ou plus pr&#233;cis&#233;ment la m&#233;ga s&#233;cheresse&#034; par Webster (2002, p. 239) ; voir aussi l'article de Diamond (2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- V&#233;ase Braswell(2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7- Peissel (1989).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8- Webster (2002 pp.220&#8211;221).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9- Webster (2002 pp.221&#8211;223).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/06/17/mayas-autodestruction-d-une-civilisation_1537160_1477893.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le plus souvent, les commentateurs &#233;cartent, par principe sans aucune autre raison scientifique, toute r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_de_la_civilisation_maya_classique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wikipedia, &#171; Effondrement de la civilisation maya classique &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/video/x42mzs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une version de la disparition des Mayas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.vodeo.tv/5-29-5371-les-pyramides-sacrees-du-perou.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lambayeque au P&#233;rou : la disparition brutale d'une civilisation, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/relevance/search/civilisation+disparition/video/x4i9il_la-civilisation-perdue-du-perou-1-s_tech&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition de la civilisation Mochica (P&#233;rou)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/search/disparition%20desyas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition de la civilisation de Caral (P&#233;rou)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.org/spip.php?article3739&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur le monde des Mayas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/com/5626&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le d&#233;clin de la civilisation classique Maya : explications&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/histoire/pourquoi-les-mayas-ont-ils-disparu-193028&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tout mais la r&#233;volution sociale pour nombre de commentateurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nationalgeographic.fr/histoire/lempire-cache-des-mayas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire cach&#233; des Mayas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.wikistrike.com/2015/08/tikal-voici-comment-la-cite-maya-s-est-effondree.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tikal : Voici comment la cit&#233; Maya s'est effondr&#233;e...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure : on ne peut pas se contenter de tout ramener &#224; des facteurs climatiques, de d&#233;forestation, d'exploitation exag&#233;r&#233;e des terres agricoles, de s&#233;cheresse car cela n'explique pas les destructions, les assassinats de membres de la cour royale, de destructions des b&#226;timents des puissants, de leurs palais et temples. On ne peut occulter le caract&#232;re de r&#233;volution sociale et politique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12675 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/gif/coba_maya.gif' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH329/coba_maya-ca60f.jpg?1777884227' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hors s&#233;rie &#171; Le Figaro &#187; de d&#233;cembre 2006 intitul&#233; &#171; Les Mayas, les myst&#232;res d'un monde perdu &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un jour, sans qu'on sache pr&#233;cis&#233;ment quelles en furent les raisons, leurs artistes ont cess&#233; de graver des inscriptions sur les murs de leurs temples. La splendeur des Mayas s'est &#233;teinte myst&#233;rieusement, bien avant que Cort&#232;s p&#233;n&#232;tre au Yucat&#224;n. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Irine de Chirikoff &#233;crit : &#171; La nourriture vient &#224; manquer. Des &#233;meutes dressent le peuple contre ses &#233;lites. Parce que la pl&#232;be pense que les nobles ont failli. Les descendants des plus anciennes familles briguent le pouvoir, ourdissent des complots. L'exemple de Tikal est connu de tous. La cit&#233;, jadis si prosp&#232;re, n'a cess&#233; de d&#233;cliner apr&#232;s la d&#233;faite de son souverain face &#224; Calakmul. (...) A la fin du 18e katun (cycle de 20 ans), plus de soixante royaumes coexistent en terre maya. Ce sont des cit&#233;s-Etat. Les tentatives de conf&#233;d&#233;rations, comme celle de Tikal ou de Calakmul, ont v&#233;cu. Elles sont toutes jalouses de leur ind&#233;pendance. Chaque ville est dirig&#233;e par un roi. Une administration de plus en plus nombreuse l'aide &#224; g&#233;rer sa principaut&#233;. Des notables collectent des imp&#244;ts, assurent les fonctions r&#233;galiennes, police, justice, arm&#233;e, organisent les grands travaux, surveillent les stocks de r&#233;serves. Les commer&#231;ants constituent d&#233;sormais une caste qui v&#233;n&#232;re ses propres divinit&#233;s. Les artisans et les artistes &#233;galement. (...) Partout, l'urbanisme est con&#231;u comme le reflet du monde cosmique dont l'&#233;quilibre est garanti par le roi, et l'architecture vise toujours &#224; inspirer la crainte au peuple. (...) Au fil des si&#232;cles, la for&#234;t humide, sombre, grouillante, a &#233;t&#233; humanis&#233;e par les Mayas. Des sacbeob, routes de pierre, relient non seulement des &#233;difices mais plusieurs villes entre elles. Les marchands ont &#233;tabli des comptoirs le long de ces chemins. L'habitat de ne cesse de s'&#233;tendre et les maisons sont souvent s&#233;par&#233;es par des jardins partiellement d&#233;frich&#233;s pour ne garder que les arbres fruitiers et les plantes utiles. Fortement hi&#233;rarchis&#233;e, l'organisation sociale est cependant fragile. Les techniques n'&#233;voluent pas &#8211; les mayas ne conna&#238;tront jamais ni la roue, ni la charrue, ni les b&#234;tes de trait, et les ressources &#8216;amenuisent alors que la demande augmente. Surtout de la part des &#233;lites. D&#233;positaires du savoir, elles ne repr&#233;sentent que 5 &#224; 10% de la population. (...) A partir du 9e si&#232;cle, les cit&#233;s des Basses Terres vont s'effondrer les unes apr&#232;s les autres, comme un ch&#226;teau de cartes. En 800, Cop&#224;n a cess&#233; d'&#233;riger des st&#232;les. En 810, Quiriga et Piedras Negras n'existent plus que dans le souvenir, de plus en plus vague, de leurs habitants diss&#233;min&#233;s dans la for&#234;t ou bien partis vers le nord, le Yucat&#224;n (...). Nul ne peut retenir un peuple quand le poison du doute le saisit sur la l&#233;gitimit&#233; de ses princes. Leur pouvoir tenait &#224; la science des saisons, des temps de bonne r&#233;colte et &#224; leur capacit&#233; de se concilier les forces surnaturelles. Mais les souverains et leur entourage ne songeaient plus qu'&#224; faire la guerre. (...) Attaqu&#233;s par les guerriers (...) les habitants (d'une cit&#233;) &#233;difient en toute h&#226;te des fortifications. Pour les construire, ils d&#233;truisent les b&#226;timents publics. Les combats sont sans merci entre assi&#233;g&#233;s et assi&#233;geants. Ceux de Tamarindito r&#233;ussissent &#224; forcer les remparts de pierres. Ceux de Dos Pilas se r&#233;fugient dans une ville alli&#233;e, Aguateca, qui reprend le flambeau. (...) La caste r&#233;gnante de Tonin&#224; est litt&#233;ralement obs&#233;d&#233;e par la mort, le sang. (...) Au d&#233;but du 10e si&#232;cle, un seigneur &#171; Jaguar-Serpent &#187; fait reconstruire plusieurs b&#226;timents. Plus simples. Plus aust&#232;res. Sous son r&#232;gne, Tonin&#224; r&#233;siste au d&#233;clin des cit&#233;s mayas. Mais en 909, un raid d'une violence &#233;gale &#224; celle d'un ouragan va s'abattre sur la ville. Il est conduit par des guerriers inconnus (Tolt&#232;ques ?). Les statues sont mises &#224; bas, bris&#233;es &#224; coups de massues. L'aristocratie et les &#233;lites vont &#234;tre extermin&#233;es. Des charniers essaiment la vall&#233;e. (...) Tonin&#224;, ultime cit&#233; de l'&#226;ge classique ne se rel&#232;vera jamais. (...) Les Mayas cessent d'&#234;tre des Mayas et il est sans espoir d'adorer les dieux, puisqu'ils sont morts. (...) Uxmal, Chichen Itz&#224; et Mayap&#224;n sont les cit&#233;s de la renaissance maya. (...) Ils vont faire de Chichen Itz&#224; un v&#233;ritable chantier et transformer la ville en m&#233;tropole politique et religieuse qui s'&#233;tendra sur plus de 300 hectares. Revivifi&#233;e, la ville est vou&#233;e &#224; Quetzalcoatl. (...) D&#232;s 964, le pouvoir royal s'affaiblit, m&#234;me si le souverain est toujours assimil&#233; au soleil On ne le repr&#233;sente plus seul, ou rarement. Des dignitaires lui font cort&#232;ge. Les pr&#234;tres, les guerriers et les commer&#231;ants participent &#224; la gestion de la cit&#233;. (...) Dans le Yucat&#224;n, les villes vassales de Mayap&#224;n se r&#233;voltent une &#224; une. Dans la cit&#233; elle-m&#234;me, des populations pillent et massacrent. Elles font de Mayap&#224;n un champ de ruines en 1441. (...) Au Yucat&#224;n, dans les villes vassales de Mayap&#224;n, plusieurs r&#233;voltes ont d&#233;j&#224; &#233;clat&#233;. Et on signale des jacqueries dans les campagnes. (...) Dans leur palais les Cocom (famille r&#233;gnante) se consultent, r&#233;unissent leurs partisans, songent &#224; demander l'aide de Tenochtitl&#224;n, mais l'&#233;meute est lanc&#233;e et la r&#233;sidence investie. Un seul prince Cocom &#233;chappera au massacre. Il parvient &#224; prendre la fuite, alerte Moctezuma qui lui promet son soutien et lui envoie m&#234;me des renforts. A Mayap&#224;n, la population se livre aux pillages, aux destructions. Rien ne parvient &#224; apaiser sa col&#232;re. Des temples br&#251;lent. Les statues sont renvers&#233;es. Pr&#234;tres, commer&#231;ants, hauts fonctionnaires ne savent plus &#224; quel dieu se vouer. Ils accepteront le retour de Cocom (...). A peine revenu, le prince meurt dans des circonstances myst&#233;rieuses. Son successeur, fort de l'appui des Azt&#232;ques, r&#232;gne en despote, l&#232;ve des tributs de plus en plus lourds et envoie toujours d'avantage d'esclaves vers le nord. En 1446, une nouvelle r&#233;volte va &#233;clater. Cette fois, Mayap&#224;n est mise &#224; feu et &#224; sang. La ligue est morte. Le dernier royaume maya a v&#233;cu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12676 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH350/Periodos-mayas-en-Guatemala3-d667d.gif?1777875866' width='350' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire incas, naissance et mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Inuits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3004&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Tuez-nous et enterrez-nous ici&#034; : un appel d&#233;sesp&#233;r&#233; d'Indiens menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens du Guatemala par le pouvoir militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Administration indienne et d&#233;mocratie directe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de la conqu&#234;te du Br&#233;sil par les Occidentaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement de la civilisation Mochica (dite aussi Moche)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de l'empire Tiahuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5345&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute des Zapot&#232;ques &#224; Monte Alb&#225;n en 750 apr&#232;s J.-C.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://issuu.com/1shivom6183/docs/_read_ebook_the_maya_pdf_by_michael&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Maya, Michael D. Coe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12677 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L380xH380/giphy_maya-8056f.gif?1777875866' width='380' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ? Avons-nous des preuves ? Sabemos c&#243;mo fue destruida la civilizaci&#243;n olmeca y por qu&#233; ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6322</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6322</guid>
		<dc:date>2019-06-06T22:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Antiquit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Savons-nous pourquoi et comment la civilisation Olm&#232;que fut d&#233;truite et pourquoi ? Sabemos c&#243;mo fue destruida la civilizaci&#243;n olmeca y por qu&#233; ? L'origine serait un peuple qui aurait domestiqu&#233; la culture du ma&#239;s en 2250 avant notre &#232;re. Les premi&#232;res soci&#233;t&#233;s olm&#232;ques hi&#233;rarchis&#233;es apparaissent en 1800 avant notre &#232;re sur la c&#244;te du golfe avec les Olm&#232;ques, entre 1400-450 avant notre &#232;re dans la vall&#233;e de Oaxaca et entre 1500-200 avant JC dans le Morelos... Entre 1800 et 1500 avant notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Antiquit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH414/Map_Olmec_sites-641d3-e5534.jpg?1777884227' width='500' height='414' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Savons-nous pourquoi et comment la civilisation Olm&#232;que fut d&#233;truite et pourquoi ?&lt;div class='spip_document_12317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/ss-258df-ecc4d.jpg?1777884227' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sabemos c&#243;mo fue destruida la civilizaci&#243;n olmeca y por qu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'origine serait un peuple qui aurait domestiqu&#233; la culture du ma&#239;s en 2250 avant notre &#232;re. Les premi&#232;res soci&#233;t&#233;s olm&#232;ques hi&#233;rarchis&#233;es apparaissent en 1800 avant notre &#232;re sur la c&#244;te du golfe avec les Olm&#232;ques, entre 1400-450 avant notre &#232;re dans la vall&#233;e de Oaxaca et entre 1500-200 avant JC dans le Morelos... Entre 1800 et 1500 avant notre &#232;re, les Olm&#232;ques ont consolid&#233; leur pouvoir en constituant des chefferies qui &#233;tablirent leur capitale sur un site connu aujourd'hui sous le nom de San Lorenzo (Tenochtitl&#225;n), pr&#232;s de la c&#244;te au Sud-Est de Veracruz. La p&#233;riode cruciale, situ&#233;e entre 1000 et 900 avant notre &#232;re, est marqu&#233;e par des changements importants attribuables &#224; plusieurs facteurs : l'introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et cons&#233;quemment une croissance d&#233;mographique, l'intensification des &#233;changes commerciaux, une urbanisation importante accompagn&#233;e d'une forte stratification sociale, d'une centralisation des pouvoirs politiques, d'une religion institutionnalis&#233;e, et de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale d'une sp&#233;cialisation des activit&#233;s. Au cours de cette p&#233;riode on enregistre une intensification des travaux d'architecture et de sculpture. Une importante concentration de population, de pouvoir et de connaissances pour les groupes qui vivent dans les centres (les dirigeants, les pr&#234;tres, les artistes, les artisans et peut-&#234;tre aussi les marchands). Les dirigeants semblent avoir le privil&#232;ge de l'acc&#232;s &#224; la ma&#238;trise des connaissances et l'exclusivit&#233; de certaines fonctions. Les familles d'&#233;lites semblent s'affilier aux divinit&#233;s et s'en proclament les descendants. Tout porte &#224; croire que le pouvoir &#233;tait h&#233;r&#233;ditaire. La population qu'ils dirigeaient semble &#234;tre importante ; la structure sociale se voit du m&#234;me coup, allant vers la complexification. L'architecture elle-m&#234;me est le reflet de cette hi&#233;rarchie. On trouve des &#233;difices publics et des b&#226;timents priv&#233;s, de factures tr&#232;s variables, montrant bien la place privil&#233;gi&#233;e de certains. L'influence olm&#232;que s'est &#233;tendue &#224; travers le Mexique, en Am&#233;rique centrale, et le long du Golfe du Mexique. On commence &#224; parler d'un empire Olm&#232;que, s'&#233;talant de la c&#244;te du golfe du Mexique, au plateau central (Tlatilco), en passant par le Morelos (Chalcatzingo), le Guerrero (Oxtotitl&#224;n), Oaxaca (Monte Alban), Puebla (Las Bocas) et le long du Pacifique jusqu'au Nord du Costa Rica (p&#233;ninsule de Nicoya). Ils ont transform&#233; le mode de pens&#233;e de beaucoup de peuples en instituant un nouveau mode de gouvernement th&#233;ocratique et patriarcal, en inventant les temples-pyramides, l'&#233;criture, l'astronomie, l'art, les math&#233;matiques, l'&#233;conomie centralis&#233;e et la religion avec de grands mythes fondateurs. Les grands centres urbains olm&#232;ques se d&#233;veloppent en 1250 avant notre &#232;re. Les signes d'effondrement commencent en 900 avant notre &#232;re (chute de San Lorenzo) puis en 500 avant notre &#232;re (chute de La Venta). Cette civilisation dispara&#238;t alors brutalement et totalement. La question essentielle pos&#233;e dans cet article est : peut-on d&#233;terminer ce qui a caus&#233; leur chute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation la plus connue de cette civilisation, l'une des plus importantes de l'Age de pierre (les Olm&#232;ques sont d'abord et avant tout des tailleurs de toutes sortes de pierres, du basalte aux pierres pr&#233;cieuses), que l'on a convenu d'appeler &#034;Olm&#232;que&#034; (c'est-&#224;-dire peuple de la r&#233;gion du caoutchouc, du nom que lui ont donn&#233; les Azt&#232;ques puisque son v&#233;ritable nom, nous ne le connaissons m&#234;me pas...) : les t&#234;tes g&#233;antes repr&#233;sentant probablement les rois-magiciens-astrologues olm&#232;ques (tr&#232;s probablement v&#233;n&#233;r&#233;s comme des divinit&#233;s poss&#233;dants des pouvoirs surnaturels...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12318 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/tete-olmeque-homme-543-42412-7f0a7.jpg?1777884227' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;...du moins jusqu'&#224; leur chute, probablement quand le dieu de la pluie n'en a plus donn&#233; !), non pas en casque de guerre ni en casquette d'aviateur comme certains l'ont imagin&#233;, mais en casquette de joueurs de pelote avec balle de caoutchouc - les grands plateaux d&#233;gag&#233;s &#224; la main d'homme servant non &#224; d'immenses c&#233;r&#233;monies religieuses mais &#224; d'&#233;normes... parties de pelote en balles de latex (attention, le jeu de la balle a ici une vocation religieuse et politique car ses r&#233;sultats font parler le destin !).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH165/jeu_de_pelote-5f09d-69c02.jpg?1777884227' width='220' height='165' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le jeu de pelote avait probablement une grande importance, que l'on mesure indirectement aux efforts r&#233;alis&#233;s pour construire les terrains de jeu ! Chaque plateforme de terre battue pour le jeu de balle mesure 85 m&#232;tres de long !!! Deux talus parall&#232;les situ&#233;s dans le prolongement de la pyramide conique de La Venta ont &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;s, nous dit Magni, comme l'un des premiers terrains de jeu de balle de la M&#233;so-Am&#233;rique. Coe, lui, en trouve un dans l'une des cours de San Lorenzo. Ensuite, le jeu a essaim&#233; dans les civilisations suivantes. D'apr&#232;s Taladoire (1997), on a retrouv&#233; 1200 terrains de pelote !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit que la la base de la t&#234;te g&#233;ante en basalte a &#233;t&#233; cass&#233;e puis enterr&#233;e dans la vase ou dans la jungle et la statue sur laquelle elle reposait a &#233;t&#233; d&#233;molie et cass&#233;e en petits morceaux lors d'une &#233;ruption de col&#232;re populaire violente des exploit&#233;s qui a fait dispara&#238;tre jusqu'aux traces de toute cette civilisation avant que les arch&#233;ologues ne la red&#233;couvrent. Les Olm&#232;ques ont sans doute fond&#233; leur sup&#233;riorit&#233; &#171; magique &#187; &#224; la fois sur des connaissances scientifiques (la culture agraire, notamment le ma&#239;s, l'irrigation, la pierre, le latex, le p&#233;trole pour les lampes) et sur leurs capacit&#233;s artisanales (bijoux, poterie, sculptures). L'art olm&#232;que se manifeste par une grande ma&#238;trise de la sculpture et de la ciselure. Il ne sera d&#233;pass&#233; par aucune autre civilisation pr&#233;colombienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repr&#233;sentation probable d'un roi ou d'un chef de la th&#233;ocratie olm&#232;que&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH293/s-33f83-5b65f.jpg?1777884227' width='220' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Repr&#233;sentation probable d'un conseil dirigeant les Olm&#232;ques (les anciens participent par leurs repr&#233;sentations en forme de menhir).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/1398050704-c2e60-fc6b9.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/Masque-de-jaguar-en-jadeitite-Olmeca-azul-Culture-Olmeque-1150-500-av-J-C-Region_Q320-a2c28-41f40.jpg?1777884227' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L226xH300/ceremonial_adze-b9dd5-771a3.jpg?1777884227' width='226' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme-jaguar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'homme-jaguar&lt;/a&gt;, probablement dieu de la pluie des Olm&#232;ques mais aussi dieu de la sexualit&#233; masculine&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12323 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L336xH311/d68f42c048686cad49d9033eb8d706e6-2dc25-83ebd.jpg?1777884227' width='336' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH667/e__internet_intranet_sfs_CLIO_PHOTOLISTEPHOTOLISTE_20090626110315_mexi_600_-487de-cb6a5.jpg?1777884227' width='500' height='667' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/olmeque_010-d66b4-ab34d.jpg?1777884227' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chefs Olm&#232;ques et leur dieu&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L478xH640/olmeque-jaguar-9aca1-4d20e.jpg?1777884227' width='478' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En dessous la repr&#233;sentation du mythe du b&#233;b&#233; jaguar port&#233; par l'adolescent humain&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12327 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH343/200px-Olmec_Figurine_holding_infant__Met_-59fef-eb502.jpg?1777884227' width='200' height='343' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et ici le b&#233;b&#233; jaguar dans deux repr&#233;sentations&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH650/cfc6cf9300569ca283be62c7b7dcf341-0a735-ad339.jpg?1777884227' width='500' height='650' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12329 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L457xH685/zhDG81nptQPQZhW9iLNUH52GrRw_457x685-d8230-b3cf7.jpg?1777884227' width='457' height='685' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12330 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH290/mapa-olmeca7-6d46a-41b39.jpg?1777884227' width='400' height='290' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'empire olm&#232;que va du sud du Mexique &#224; la Colombie, dans son extension maximale, et est centr&#233; sur la r&#233;gion de La Venta et San Lorenzo, dans la r&#233;gion de Tabasco et Veracruz au sud du Mexique. Il dure de 1200 avant J.-C. &#224; 500 avant J.-C. Cette jungle-savane-mar&#233;cages &#233;tait-elle propice &#224; l'&#233;closion d'une civilisation avec une population importante et la formation de villes ? Magni expose : &#171; Le latex des arbres lactif&#232;res se boit non seulement pour se d&#233;salt&#233;rer, mais aussi pour soulager les maux d'estomac ou comme rem&#232;de &#224; l'asthme&#8230; &#187; Elle liste par ailleurs la nourriture des Olm&#232;ques : ma&#239;s (la farine de ma&#239;s &#233;tant m&#234;l&#233;e de la graine du brosimum moulue), haricot, courges (courge, courgette, ayote, chayotte, cayhua, &#8230;), cacao, fruits, l&#233;gumes, tomates, nopal, amarante, etc. Les Olm&#232;ques connaissaient le tabac et disposaient de nombreuses substances hallucinog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12331 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH300/mexique-carte-relief-wikimedia-633po-aeac6-2e812.jpg?1777884227' width='500' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12332 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/Olmeques-82de6-91b77.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avertissement : &lt;i&gt;Enigme, myst&#232;re, secret, voil&#224; les termes souvent employ&#233;s en ce qui concerne les Olm&#232;ques, leur naissance, leur existence et leur disparition. Cela reste en effet un peu un myst&#232;re ou, au moins, encore un sujet en d&#233;bat, et le go&#251;t de l'&#233;trange m&#232;ne ais&#233;ment aux &#233;sot&#233;rismes, aux &#233;lucubrations en tous genres, style extraterrestres, aux imaginations utiles mais aussi qui nuisent &#224; la compr&#233;hension scientifique des faits historiques comme naturels. Dans ce genre de prose, on peut placer tous ceux qui s'en tiennent aux ph&#233;nom&#232;nes climatiques et aux d&#233;fauts environnementalistes des soci&#233;t&#233;s pour expliquer toutes les chutes de civilisations&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'empire Olm&#232;que, le premier de toutes les civilisations m&#233;so-am&#233;ricaines, tous les empires sont tomb&#233;s parce qu'ils n'avaient plus le soutien de leurs peuples, parce que ceux-ci s'&#233;taient soulev&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a oubli&#233; qu'apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale, les empires russe, autrichien, allemand, ottoman et chinois sont tomb&#233;s presque dans un m&#234;me mouvement, abandonn&#233;s par leurs peuples, en proie aux r&#233;volutions sociales et politiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a oubli&#233; comment les empires coloniaux aussi ont chut&#233; en quelques dizaines d'ann&#233;es, en proie aux r&#233;volutions coloniales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, la civilisation de Caral, la plus ancienne civilisation pr&#233;colombienne, a disparu brutalement. La civilisation olm&#232;que, qui lui a succ&#233;d&#233;, a ensuite disparu brutalement. La civilisation maya, qui l'a suivie, a ensuite disparu brutalement. La civilisation de Teotihuacan a disparu brutalement. La civilisation des Anasazis a aussi disparu brutalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan dirigeait un immense empire commer&#231;ant et artisanal mais n'a jamais connu d'arm&#233;e permanente et la ville n'avait aucune fortification militaire. Cette cit&#233; s'est effondr&#233;e sous les coups de la r&#233;volution sociale entre 500 et 600 apr&#232;s J.-C. (environ en 550), sans que les classes poss&#233;dantes soient capables de l'emp&#234;cher, car elles ne disposaient d'aucune force de r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune de ces civilisations n'a &#233;t&#233; vaincue dans une guerre !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ferions bien d'y songer maintenant que l'empire capitaliste manifeste, non seulement &#224; sa marge au Moyen-Orient ou en Afrique, mais dans ses m&#233;tropoles, des signes que le peuple travailleur ne supporte plus son syst&#232;me. Les gilets jaunes, leur insurrection se d&#233;clenchant dans une m&#233;tropole en t&#234;te du monde capitaliste, ne nous montrent pas des manifestations du m&#233;contentement ou de la col&#232;re, mais ils t&#233;moignent du fait que l'empire capitaliste, lui aussi, succombera, et pour la m&#234;me raison ! Il peut y avoir bien des al&#233;as avant de parvenir &#224; sa fin, mais nul ne peut ignorer le signe d'&#233;branlement du pouvoir capitaliste que l'Histoire nous transmet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, il allait de m&#234;me des civilisations de l'Antiquit&#233;. Dans l'Ancien Continent comme dans le Nouveau Continent. Et notamment la premi&#232;re civilisation de M&#233;so-Am&#233;rique, celle des Olm&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une des plus vieilles civilisations des Am&#233;riques et qui ait exist&#233; &#224; l'&#226;ge de pierre, tout en &#233;tant capable d'&#233;difier de grands monuments, de sculpter des immenses statues humaines repr&#233;sentant des personnages individualis&#233;s, ayant visiblement r&#233;ellement exist&#233;. Ils ont invent&#233; les nombres, les comptages, la datation, la d&#233;couverte de la dur&#233;e de l'ann&#233;e et du mois lunaire, l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes (orientation des monuments), la connaissance de l'irrigation (permettant de multiplier la production de ma&#239;s) et de l'architecture (avec des capacit&#233;s extraordinaires de sculpter et de transporter des immenses pierres), et une premi&#232;re &#233;criture qui ne ressemble &#224; aucune autre qui l'aurait pr&#233;c&#233;d&#233;e. Ils ont d&#233;velopp&#233; de multiples capacit&#233;s artisanales en particulier dans la taille des pierres. Il y r&#233;gnait un pouvoir cherchant &#224; se faire respecter par la magie et par la force morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, il faut rappeler que le r&#233;gime Olm&#232;que n'a pas cr&#233;&#233; la civilisation, son agriculture, ses techniques, son artisanat, ses sciences, mais seulement son mode d'exploitation, son r&#233;gime d'oppression. Ce dernier date de 1200 avant J.-C. alors que la civilisation olm&#232;que d&#233;bute sans doute en 1700 avant J.-C. !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentations sculpt&#233;es par le pouvoir des Olm&#232;ques ont clairement pour objet d'inspirer la crainte...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L317xH284/AGRICULTURA-ac136-a56b4.jpg?1777884227' width='317' height='284' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12334 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L208xH242/imaaaages-3a1ca-bcdbb.jpg?1777884227' width='208' height='242' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La civilisation de Caral (P&#233;rou), qui a pr&#233;c&#233;d&#233; les Olm&#232;ques et est apparue en 3000 ans av J.-C., a &#233;galement chut&#233;. Bien s&#251;r, les commentateurs d'Histoire ont pr&#233;tendu expliquer sa chute par des causes m&#233;t&#233;orologiques et autres causes naturelles mais ont omis de dire qu'un pouvoir ne dispara&#238;t pas seul et que, lorsque ce n'est pas une guerre qui le fait chuter, c'est alors une r&#233;volution sociale ou politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation qui a suivi les Olm&#232;ques, celle des Mayas, a &#233;galement chut&#233; dans une r&#233;volution sociale, toute la classe dirigeante &#233;tant massacr&#233;e dans cette insurrection et la civilisation &#233;tant imm&#233;diatement abandonn&#233;e par le peuple opprim&#233; et r&#233;volt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Olm&#232;ques ne sont nullement ni des post-Caral, ni des pr&#233;-Mayas, contrairement &#224; ce qui est souvent dit. En effet, les t&#234;tes nous disent que ce n'est pas du tout le m&#234;me peuple. Les Olm&#232;ques sont originaires soit d'Afrique, soit de Polyn&#233;sie ou d'Australie, ou encore de Chine. Ce sont des peuples de visage n&#233;gro&#239;de, soit de type africain, ou polyn&#233;sien ou maori ou encore chinois, qui dominent cette civilisation ! Les autres habitants Olm&#232;ques ne sont pas du m&#234;me type. En voici un type qui n'est pas du tout n&#233;gro&#239;de :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12335 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/W0626-Parque-La-Venta-Monument-77-500x500-ebf25-14ac3.jpg?1777884227' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les autres populations de M&#233;so-am&#233;rique non plus ! Les t&#234;tes de Caral sont indiennes ! Les t&#234;tes Mayas sont indiennes ! Le peuple olm&#232;que comprend des individus n&#233;gro&#239;des au sein de sa classe dirigeante mais il comprend aussi des ethnies indiennes, qui sont elles aussi figur&#233;es dans les statues olm&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#234;tes olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12336 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L225xH278/olmeques_statue_mexique-5d6b5-06733.gif?1777884227' width='225' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12337 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L441xH630/tete-olmeque-31-7de7b-5f894.jpg?1777884227' width='441' height='630' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12338 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH532/olmeca-head-3_phixr-18081-5c4a4.jpg?1777884227' width='500' height='532' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12339 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH335/Tetes_colossales-f4770-75a61.jpg?1777884227' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12340 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH462/Hr9yWDZM4KkhD66hQssNN07H9Is_600x554-2488d-61dab.jpg?1777884227' width='500' height='462' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/olmec-3-1-5f69b-7361b.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une autre ethnie olm&#232;que&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L442xH660/olmeque_014-af5a5-efa91.jpg?1777884227' width='442' height='660' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T&#234;tes azt&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH752/tete_azteque-43045-4c549.jpg?1777884227' width='500' height='752' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12344 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH602/28119007-99aa9-6dab4.jpg?1777884227' width='500' height='602' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12345 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH768/cd1124cba8132ce5c5a6c514b69abd15-4befe-8cbd5.jpg?1777884227' width='500' height='768' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T&#234;tes de Caral&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/1eb302db0dabf5833b31b89f23d0604a-eb919-250a1.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L410xH380/Des_statuettes_Caral_vieilles_de_3_800_ans_decouvertes_au_Perou-2-0ba7d-b59f3.jpg?1777884227' width='410' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T&#234;tes Mayas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH742/211502-1-602e0-8eab2.jpg?1777884227' width='500' height='742' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12348 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH747/tete-f65fe-81df4.jpg?1777884227' width='500' height='747' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T&#234;te tolt&#232;que&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12350 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH752/tete_tolteque-b1efb-3ceae.jpg?1777884227' width='500' height='752' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certaines sculptures repr&#233;sentent des sc&#232;nes de rencontre entre deux races diff&#233;rentes et non am&#233;rindiennes. Ici un barbu de type caucasien avec un homme de type n&#233;gro&#239;de, soit africain, soit polyn&#233;sien, soit chinois&#8230; &#201;videmment, jusqu'&#224; r&#233;cemment on croyait que ces peuples n'avaient jamais mis le pied sur ce sol&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12351 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L255xH350/olm_caucase_pe-211c768-0d744-4c80d.jpg?1777884227' width='255' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12352 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/olmeque_010-3-27993-91cda.jpg?1777884227' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que la classe dirigeante Olm&#232;que n'a pas la m&#234;me origine ni ethnique, ni g&#233;ographique, ni culturelle que les peuples indiens de M&#233;so-Am&#233;rique !! Il n'y a pas que les faces n&#233;gro&#239;des ou polyn&#233;siennes des chefs olm&#232;ques qui le d&#233;montrent !! L'&#233;l&#233;phant n'a pas exist&#233; sur ce continent et ceux qui l'ont repr&#233;sent&#233; au sein de la civilisation olm&#232;que ont d&#251; le rencontrer ailleurs...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12353 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L444xH639/59693f518fec1970-5093e-ebfb1.jpg?1777884227' width='444' height='639' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;l&#233;phants olm&#232;ques expliquent qu'on trouve l'&#233;l&#233;phant dans les glyphes mayas !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12354 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH317/11-1-mayas-bef50-52e54.jpg?1777884227' width='500' height='317' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge d'or de la civilisation de Caral (P&#233;rou) a dur&#233; largement plus d'un mill&#233;naire, jusqu'aux environs du 18e si&#232;cle avant notre &#232;re. Il n'a pourtant fallu que quelques ann&#233;es pour qu'elle disparaisse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a tout fait pour croire que c'&#233;tait la nature qui avait fait dispara&#238;tre cette civilisation et on y donne m&#234;me bien trop d'explications naturelles : tremblement de terre, ensablement, climat (s&#232;cheresse), etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Mike Mosseley, l'extinction de cette civilisation aurait &#233;t&#233; provoqu&#233;e par l'action conjugu&#233;e d'un violent tremblement de terre et du ph&#233;nom&#232;ne m&#233;t&#233;orologique El Ni&#241;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien, sur le terrain, ne fait penser &#224; un massacre ou &#224; une quelconque violence de la part d'un peuple n'ayant apparemment jamais construit d'armes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, &#224; Caral, il n'y avait pas d'Etat, pas d'hommes en armes, pas d'arm&#233;e &#233;trang&#232;re &#224; proximit&#233;, mais cela n'a pas emp&#234;ch&#233; qu'&#224; partir du moment o&#249; les conditions ne permettaient plus de nourrir la population, celle-ci se r&#233;volte contre le diktat des pr&#234;tres et des rois&#8230; Il n'y avait pas d'armes sur les sites de Caral mais le r&#233;gime social et politique avait disparu corps et biens, laissant seulement les pyramides !!! La soci&#233;t&#233; des pr&#234;tres de Caral n'a pas &#233;t&#233; aussi &#233;ternelle qu'elle l'affirmait !!! Les paysans ont simplement abandonn&#233; &#224; eux-m&#234;mes les classes dirigeantes et leurs champs et sont retourn&#233;s vivre dans la jungle !!! La soci&#233;t&#233; s'est effondr&#233;e d&#233;finitivement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Post&#233;rieure &#224; la civilisation de Sumer (4.000 &#224; 3.000 av. JC), contemporaine de la construction des grandes pyramides d'Egypte, la civilisation de Caral pr&#233;c&#232;de les Olm&#232;ques (1.200 &#224; 500 av. JC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une civilisation an&#233;antie en quelques g&#233;n&#233;rations &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les environnementalistes croient avoir trouv&#233; un exemple typique de leur th&#232;se. Comme ils l'affirment aussi pour la chute de la civilisation Olm&#232;que pour laquelle il est prouv&#233; qu'une r&#233;volution sociale a renvers&#233; le pouvoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment r&#233;soudre le myst&#232;re de la chute de la vieille civilisation Olm&#232;que&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Olm&#232;ques sont l'une des plus vieilles civilisations de l'Am&#233;rique et l'une des plus grandes de l'Age de pierre. Elle n'a pas connu l'utilisation des m&#233;taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;950 avant J.-C. chute r&#233;volutionnaire du pouvoir olm&#232;que &#224; San Lorenzo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;500 avant J.-C : deuxi&#232;me chute de la civilisation Olm&#232;que (La Venta, Los Cerros,...) qui gagne progressivement toutes les villes et colonies de l'empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons que nous ne connaissons m&#234;me pas le nom que se donnaient eux-m&#234;mes cette population et &#171; olm&#232;ques &#187; est le nom qu'on leur a attribu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1400 avant J.-C., dans le sud du Mexique, les Olm&#232;ques construisirent plusieurs cit&#233;s ainsi que de larges monuments et des t&#234;tes g&#233;antes en pierre, leur marque de fabrique. Ils sont consid&#233;r&#233;s, avec la civilisation Caral qui les a pr&#233;c&#233;d&#233;s, comme les p&#232;res de toutes les autres cultures m&#233;soam&#233;ricaines, ce qui ne les a pas emp&#234;ch&#233;s de totalement dispara&#238;tre brutalement en 500 avant J.-C., la population d&#233;truisant toutes les manifestations de la domination des classes dirigeantes. Certains en ont accus&#233; des changements climatiques. Pas &#233;tonnant, c'est la nouvelle th&#232;se g&#233;n&#233;rale pour ne pas parler des r&#233;volutions sociales ! Une autre th&#233;orie &#233;voque une invasion, mais on ne sait pas par qui car il n'y avait pas encore d'autre civilisation dans cette r&#233;gion, donc aucune force capable de les renverser... Certains pensent que c'est un tremblement de terre qui a fait chuter cette civilisation. Mais on n'a pas trouv&#233; trace de ce tremblement de terre hypoth&#233;tique et les traces que l'on a trouv&#233;es sont celles d'une guerre civile !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, wikipedia &#233;vacue carr&#233;ment la question de la chute abrupte de cette civilisation : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Olm%C3%A8ques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette civilisation n'a &#233;t&#233; connue que r&#233;cemment tant elle avait &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;truite, la for&#234;t ayant englouti presque tout ce que les hommes avaient b&#226;ti et laiss&#233; juste subsister quelques restes et notamment dix-sept t&#234;tes colossales coiff&#233;es de casques (les plus grosses p&#232;sent plus de vingt tonnes chacune et mesurent plus de trois m&#232;tres !) apparaissent dans la for&#234;t, des t&#234;tes sans corps&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12355 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L354xH425/La-venta-monument-3-bf6b0-962ba.png?1777884227' width='354' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12356 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L450xH435/statue_34_san_lorenzo_tenocht_hi-ce448-31c0d.jpg?1777884227' width='450' height='435' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12357 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L270xH187/indexas-d52b0-ec793.jpg?1777884227' width='270' height='187' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une discussion sur les statues olm&#232;ques mutil&#233;es, bris&#233;es et enterr&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de rappeler d'embl&#233;e que la th&#232;se des r&#233;volutions sociales comme cause des d&#233;gradations de monuments olm&#232;ques et de la fin de cette civilisation, th&#232;se d&#233;fendue ici, est loin de faire l'unanimit&#233; des arch&#233;ologues, pas plus d'ailleurs qu'aucun point concernant les Olm&#232;ques, de leurs origines ethniques (avec des classes dirigeantes de type n&#233;gro&#239;des, chinoises ou polyn&#233;siennes, probablement venues d'au-del&#224; des oc&#233;ans !) et g&#233;ographiques (l'emplacement du centre de leur civilisation n'est pas le moins intrigant dans un univers entre jungle et savane, centr&#233; sur des mar&#233;cages peu attirants et suintant le p&#233;trole !), et jusqu'&#224; leurs comp&#233;tences &#233;tonnantes (notamment leurs capacit&#233;s &#224; d&#233;placer de lourds poids, leur connaissance de la roue, leur repr&#233;sentation d'hommes-dieux volants) et bien s&#251;r leurs classes sociales, leur caste th&#233;ocratique, le d&#233;but de l'Etat, la signification sociale de leur organisation et on en passe jusqu'&#224; leur fin brutale, violente et &#233;nigmatique, ayant sans doute eux-m&#234;mes d&#233;truits et cach&#233;s leurs propres monuments. Ils sont, malgr&#233; de nombreux restes retrouv&#233;s, un des peuples antiques les plus inconnus du monde de l'Age de pierre et les d&#233;bats &#224; leur sujet ne risquent pas de s'&#233;teindre de longtemps car ils sont aussi un des plus novateur et &#233;tonnant !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tous les centres olm&#232;ques ont en effet &#233;t&#233; d&#233;vast&#233;s par des d&#233;molisseurs qui semblent bien &#234;tre eux-m&#234;mes olm&#232;ques et non des envahisseurs ext&#233;rieurs. Ils ont d&#233;truit et n'ont pas vol&#233;. Ils ont cherch&#233; &#224; d&#233;molir non seulement l'apparence de la soci&#233;t&#233; dominante mais le pouvoir occulte de celle-ci. Ils avaient les m&#234;mes comp&#233;tences techniques que les Olm&#232;ques pour marteler des statues, ce qui est loin d'&#234;tre une &#233;vidence puisqu'on d&#233;bat encore sur la technique qui pouvait &#234;tre la leur pour marteler des statues en basalte extr&#234;mement dur. Or ceux qui ont d&#233;truit les statues olm&#232;ques avaient cette comp&#233;tence d&#233;tenue par les seuls Olm&#232;ques ! Ce sont donc les ouvriers olm&#232;ques qui ont d&#233;truit la civilisation olm&#232;que. Beaucoup d'arch&#233;ologues en sont venus &#224; reconna&#238;tre ce point comme le rappelle Caterina Magni dans &#171; Les Olm&#232;ques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; savoir s'ils l'ont fait par r&#233;volte ou sur ordre des classes poss&#233;dantes, des pr&#234;tres ou de certains pr&#234;tres, par ordre des rois. Les arch&#233;ologues ont tendance &#224; penser qu'il est bien plus ais&#233; de croire que ce sont les classes dirigeantes qui agissent plut&#244;t que les petites gens et ils ont bien des hypoth&#232;ses possibles, depuis des rois qui effacent les traces des rois pr&#233;c&#233;dents et de leurs soutiens religieux, jusqu'&#224; des croyances religieuses elles-m&#234;mes en la destruction plus la reconstitution de la civilisation en un lieu diff&#233;rent, ou encore des luttes de rois et de grands pr&#234;tres entre eux. Mais il me semble qu'expliquer la fin brutale et g&#233;n&#233;rale de toute une civilisation avec ce type d'explication est bien faible et peu convaincant ! Bien s&#251;r, l'interpr&#233;tation environnementaliste, selon laquelle ce sont des changements climatiques (s&#233;cheresse ou d&#233;tournements de rivi&#232;res) et une surexploitation des richesses naturelles par cette civilisation qui expliquerait sa chute, il y a plusieurs arguments qui vont contre et d'abord le fait que cette civilisation &#233;tait &#224; son plus haut sommet &#224; la veille de sa chute. Ensuite, parce que ce m&#234;me site &#224; servi, bien plus tard, &#224; d'autres implantations de civilisations successives et n'&#233;tait donc pas incapable de nourrir une population. Pourtant, il a &#233;t&#233; brutalement compl&#232;tement abandonn&#233;, non seulement les monuments ont &#233;t&#233; d&#233;truits, d'autres n'ont pas &#233;t&#233; construits, mais la population a cess&#233; de cultiver, d'habiter, de produire pendant de tr&#232;s longues dur&#233;es. Le mode de production a &#233;t&#233; d&#233;finitivement d&#233;truit. Les paysans ont cess&#233; d'ob&#233;ir &#224; des classes exploiteuses et cela a tout &#224; fait l'allure d'une r&#233;volution sociale m&#234;me si nous n'avons aucun texte, bien entendu, qui nous rapporte les &#233;v&#233;nements de cet &#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les destructions sont donc les seuls &#233;l&#233;ments mat&#233;riels que l'on puisse analyser. Il est clair que l'on n'a pas l&#224; l'action d'envahisseurs, de guerriers. On a pris le soin d'enterrer les statues et monuments d&#233;truits, ce qui est un tr&#232;s gros travail n&#233;cessitant des comp&#233;tences techniques importantes et le travail d'ouvriers en nombre. Il faut que ceux qui l'ont fait attribuent un r&#244;le important &#224; cette destruction. Ce n'est pas seulement le fait de la col&#232;re. Il y a une volont&#233; politique iconoclaste, un but de d&#233;truire tout un culte et une d&#233;votion aux classes dirigeantes. Il faut d&#233;truire leur pouvoir, leur influence, leur poids sur la population pauvre, d&#233;montrer &#224; celle-ci que le pouvoir sur eux n'existe plus. L&#224; encore, cela ressemble plut&#244;t &#224; une vague r&#233;volutionnaire anti-&#233;tatique et anti-religieuse, pas seulement au remplacement d'un roi par un autre ou un culte de la destruction r&#233;g&#233;n&#233;ratrice. Le fait que cet acte de destruction soit g&#233;n&#233;ral, qu'il touche tous les sites (San Lorenzo, La Venta, Laguna de los Cerros, El Manati, Chalcatzingo&#8230;). Les remarques de certains arch&#233;ologues &#233;tayent cette th&#232;se. Coe (1967) et Diehl (1980) remarquent par exemple que la destruction co&#239;ncide avec la destruction d'une id&#233;ologie religieuse et politique ; Heiser (1960) constate que les destructions co&#239;ncident avec l'abandon complet du site. Caterina Magni conclue dans &#171; Olm&#232;ques &#187; : &#171; Il est invraisemblable que des envahisseurs aient pris la peine d'endommager des sculptures de mani&#232;re aussi m&#233;thodique des sculptures de mani&#232;re aussi m&#233;thodique et pr&#233;cise et d'en ensevelir certaines. &#187; et Magni estime, avec Drucker (1959) que &#171; la d&#233;pense d'&#233;nergie et la d&#233;termination qu'un tel travail requiert affaiblit l'hypoth&#232;se de la r&#233;bellion interne &#187;. En fait, la d&#233;monstration de Magni provient du fait qu'elle m&#234;le des scarifications et mutilations rituelles des statues avec de v&#233;ritables destructions g&#233;n&#233;rales de sites suivies de disparition de la population qui s'&#233;parpille et cesse de cultiver. Elle cite aussi Grove (1981) selon lequel &#171; Le monument constitue un d&#233;positaire du pouvoir sacr&#233;. L'acte de destruction et d'ensevelissement vise &#224; annuler l'&#233;nergie n&#233;gative contenue dans les objets&#8230; L'&#339;uvre est assimil&#233;e &#224; un &#234;tre vivant. Notion qui s'oppose &#224; une vision inerte de la mati&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On con&#231;oit d&#232;s lors que la r&#233;volution ne se contente pas de tuer le roi et ses pr&#234;tres et s'en prenne aux statues dans lesquelles les peuples voient l'incarnation du pouvoir religieux et civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Magni &#233;crit aussi : &#171; Selon Coe, vers 900 avant J.-C., San Lorenzo fut abandonn&#233;, les monuments furent mutil&#233;s et d&#233;figur&#233;s, puis ensevelis rituellement en longues files dans les terrassements. Ce d&#233;clin brutal a &#233;t&#233; expliqu&#233; par des invasions, des r&#233;bellions ou des crises internes&#8230; Comme San Lorenzo, La Venta sera d&#233;truit (vers 400 avant J.-C.) et ses monuments intentionnellement mutil&#233;s avant d'&#234;tre enterr&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que les deux principaux centres olm&#232;ques ont successivement connus des destructions totales. Il est difficile de l'interpr&#233;ter comme un rite de r&#233;g&#233;n&#233;ration !!! Surtout quand cela se termine par une fin d&#233;finitive qui n'est suivie d'aucune autre civilisation pendant des dur&#233;es consid&#233;rables, m&#234;me un peu plus loin, et que les peuples abandonnent le mode de production, quittent les villes et villages et cessent la production non seulement de statues et des monuments mais aussi des plantations de ma&#239;s et autres activit&#233;s artisanales ou agricoles&#8230; Il est difficile d&#232;s lors d'occulter l'action d'une r&#233;volution sociale qui a lib&#233;r&#233; les exploit&#233;s et les opprim&#233;s de tout devoir envers les classes dirigeantes en d&#233;truisant le pouvoir id&#233;ologique comme politique de celles-ci. Pas &#233;tonnant que Magni, comme les arch&#233;ologues qui r&#233;cusent l'interpr&#233;tation r&#233;volutionnaire, se refusent &#224; une analyse en termes de classes sociales et de pouvoir des classes poss&#233;dantes (Magni affirme qu'on n'en sait pas assez !), de la soci&#233;t&#233; olm&#232;que arriv&#233;e au stade o&#249; elle &#233;tait au plus haut sommet de sa richesse et &#224; la veille de sa chute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fracasser la statue d'un roi ou d'un grand pr&#234;tre passe encore, mais d&#233;truire la statue repr&#233;sentant un dieu et m&#234;me toutes les repr&#233;sentations des dieux d'une ville ne peut pas &#234;tre con&#231;u comme un acte rituel ordonn&#233; par les chefs religieux et civils !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/640px-Chalcatzingo-stelal-64414-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH855/640px-Chalcatzingo-stelal-64414-2-37f84.jpg?1777884227' width='500' height='855' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L242xH300/olmeque_ufo-57137-23fb4.gif?1777884227' width='242' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On remarquera que d'autres destructions de civilisations encore plus connues comme celle des Mayas g&#234;nent &#233;galement les arch&#233;ologues, alors que l'on a retrouv&#233; un site &#224; Cancuen o&#249; l'ensemble de la cour royale, dont roi et reine, violemment assassin&#233;s sans s&#233;pulture normale, leurs objets d&#233;truits autour d'eux. Eh bien, malgr&#233; tout cela, ces arch&#233;ologues occultent le caract&#232;re r&#233;volutionnaire &#233;vident d'une telle violence contre la classe dirigeante maya !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dessous, on cimente une t&#234;te g&#233;ante cass&#233;e repr&#233;sentant sans doute un roi&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12405 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L432xH640/26c396824a9274285ea692405f4da2e5-33aa4-2-f2bae.jpg?1777884227' width='432' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12406 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/jaguar-800_casse-02573-2-0c32b.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le dieu Jaguar olm&#232;que a &#233;t&#233; d&#233;truit lui aussi !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12407 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH568/olmeque-211c42d-5e7f7-2-c6f36.jpg?1777884227' width='500' height='568' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les st&#232;les religieuses ont &#233;t&#233; bris&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12408 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH165/220px-Altar_5_from_La_Venta__left_side__Ruben_Charles_-7ce39-d9225.jpg?1777884227' width='220' height='165' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12409 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH376/220px-Chalcatzingo-stela-94145-d1296.jpg?1777884227' width='220' height='376' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12410 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L272xH185/imagesdf-d304f-2-e8032.jpg?1777884227' width='272' height='185' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jacques Soustelle, dans &#171; Olm&#232;ques &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s avoir fleuri pendant sept cent ans (- 1200 &#224; -500 av. J.-C.), le centre civilis&#233; des Olm&#232;ques, San Lorenzo, est abandonn&#233;. De nombreux monuments retrouv&#233;s par les arch&#233;ologues avait &#233;t&#233; brutalement bris&#233;s, les statues d&#233;capit&#233;es et enterr&#233;es, les autels fragment&#233;s ; les vandales s'&#233;taient m&#234;me attaqu&#233;s aux t&#234;tes colossales, o&#249; ils avaient creus&#233; &#224; grand peine des entailles et des trous circulaires. Un des vestiges les plus frappants de ce qui dut &#234;tre une r&#233;volution extraordinairement violente est le &#171; monument 34 &#187;, tr&#232;s belle statue priv&#233;e de sa t&#234;te et de ses bras (qui devaient &#234;tre articul&#233;s et mobiles) mais qui, repr&#233;sentant un homme agenouill&#233;, t&#233;moigne d'une exceptionnelle virtuosit&#233; sculpturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Coe (1968) explique ces destructions comme une explosion &#171; de haine et de fureur contenues &#187; contre les dirigeants olm&#232;ques : les monuments, les statues symbolisaient sans doute aux yeux d'un peuple en r&#233;volte les ma&#238;tres qui leur imposaient d'immenses efforts. Quoiqu'il en soit, la jungle avait reconquis le site abandonn&#233; en 500 avant J.-C&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'&#238;le de La Venta, les Olm&#232;ques ont &#233;galement chut&#233;. Que s'est-il pass&#233; quatre si&#232;cles avant notre &#232;re ? La fin de la civilisation de La Venta demeure ensevelie dans le myst&#232;re. Ce que nous constatons, c'est qu'entre 450 et 325 av. J.-C. toute activit&#233; a cess&#233; dans l'&#238;le. Plus de constructions, plus de fosses creus&#233;es pour recueillir les offrandes de serpentine, plus de caches &#224; figurines de jade. L'&#233;lite dirigeante a disparu : chass&#233;e, extermin&#233;e ou simplement partie en exil ? Une nouvelle activit&#233; s'y manifeste : h&#233;las, c'est une activit&#233; de destruction et de pillage. Des monuments sont alors bris&#233;s, des statues d&#233;capit&#233;es, des st&#232;les martel&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La catastrophe qui a mis fin &#224; la civilisation de San Lorenzo nous est d&#233;montr&#233;e par les traces de l'acharnement inou&#239; qui s'est d&#233;cha&#238;n&#233; contre les monuments sculpt&#233;s. Les t&#234;tes colossales ont r&#233;sist&#233; &#8211; sauf une &#8211; mais n'en ont pas moins &#233;t&#233; marqu&#233;es de trous circulaires. D'autres pi&#232;ces ont &#233;t&#233; martel&#233;es, bris&#233;es. Il a fallu sans doute hisser de lourds blocs au-dessus de certains monuments et les faire retomber d'assez haut pour obtenir l'effet d'un marteau-pilon. Un &#233;norme labeur a d&#251; &#234;tre consacr&#233; &#224; cette t&#226;che de destruction. Apr&#232;s quoi les statues mutil&#233;es, les d&#233;bris de sculptures, ont &#233;t&#233; ensevelis sous d'&#233;paisses couches de terre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Laguna de Los Cerros a occup&#233; dans le d&#233;veloppement de la civilisation olm&#232;que une place comparable &#224; celle des grands sites d&#233;crits pr&#233;c&#233;demment. Vingt-huit monuments de pierre sculpt&#233;e y ont &#233;t&#233; relev&#233;s. La plupart sont mutil&#233;s &#8211; l&#224; encore une vague de vandalisme est pass&#233;e.. Du monument n&#176;3, il ne reste plus qu'un torse. La statue n&#176;11, repr&#233;sentant un personnage assis, et la statue n&#176;19, repr&#233;sentation d'un homme debout, sont l'une et l'autre d&#233;capit&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Olm&#232;ques avaient fond&#233; un empire&#8230; Cela les avait amen&#233;s &#224; pousser des exp&#233;ditions, m&#234;me &#224; cr&#233;er des colonies, &#224; de grandes distances de leur foyer principal, et cela dans les deux directions : vers l'Ouest et le Nord, &#224; travers le plateau central, vers les serpentines de Puebla et les jades de Guerrero ; vers le sud et l'est, &#224; travers l'Oaxaca et l'isthme de Tehuantepec, le long de la c&#244;te du Chiapas et du Guatemala, jusqu'au Salvador et au Costa Rica&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; olm&#232;que, telle que nous pouvons essayer de nous la repr&#233;senter gr&#226;ce aux maigres indices que nous poss&#233;dons, devait &#234;tre hi&#233;rarchis&#233;e et autoritaire ; en bas, une population essentiellement rurale assujettie au tribut et &#224; la corv&#233;e &#8211; d'o&#249; les immenses travaux publics ex&#233;cut&#233;s gr&#226;ce &#224; cette main d'&#339;uvre ; au sommet, probablement une classe sup&#233;rieure de pr&#234;tres-magiciens, observateurs des astres, habiles &#224; manier leurs miroirs d'h&#233;matite, adorateurs du b&#233;b&#233;-jaguar, &#224; la fois urbanistes et architectes ; &#224; c&#244;t&#233; de ce clerg&#233;, ou d&#233;pendant de lui, des commer&#231;ants, responsables pour une grande part de l'expansion vers le Centre et le Pacifique, et peut-&#234;tre dignitaires militaires ; enfin, dans les centres eux-m&#234;mes, au c&#339;ur des cit&#233;s dispers&#233;es, une foule de serviteurs, ciseleurs, artisans de tout genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est indiscutable, c'est qu'une autorit&#233; tr&#232;s forte et profond&#233;ment accept&#233;e &#233;tait n&#233;cessaire pour obtenir du peuple les efforts gigantesques que supposent le transport de monolithes, la construction des centres c&#233;r&#233;moniels, l'&#233;dification d'une pyramide ou la mise en place d'un syst&#232;me de canaux souterrains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la motivation religieuse a-t-elle &#233;t&#233; &#224; la base de cette structure politique. Une th&#233;ocratie, avec des aspects marginaux, mercantiles et guerriers, telle pourrait &#234;tre la d&#233;finition de la cit&#233; olm&#232;que&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux des simples cultivateurs de ma&#239;s, ces hommes &#233;tranges qui b&#226;tissaient des monuments, qui taillaient la pierre, qui c&#233;l&#233;braient des rites jusqu'alors inconnus autour d'un dieu aux traits de f&#233;lin, devaient appara&#238;tre comme semi-divins, magiciens &#224; la fois admirables et redoutables&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils n'eurent probablement pas grand-peine &#224; obtenir le libre passage, voire &#224; s'installer par petits groupes plus forts par leur prestige que par leurs armes dans des r&#233;gions o&#249; la population, au demeurant, n'&#233;tait pas tr&#232;s dense. Des sites tels que Las Bocas, Tlatilco, Tlapacoya, Chalcatzingo, d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale tous ceux qui ont &#233;t&#233; signal&#233;s dans le District f&#233;d&#233;ral et dans les Etats de M&#233;xico, Morelos, Puebla et Guerrero, sugg&#232;rent une cohabitation pacifique entre des &#171; noyaux &#187; olm&#232;ques minoritaires et des populations plus nombreuses mais plus frustes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait volontiers parler d'un &#171; empire olm&#232;que &#187; encore beaucoup moins structur&#233; et beaucoup plus lacunaire que celui des Azt&#232;ques, une sorte d'empire &#224; l'&#233;tat diffus, compos&#233; d'&#233;tablissements plus ou moins sporadiques, de postes permanents sur certains itin&#233;raires, de comptoirs commerciaux et de zones d'influence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'&#233;crivait Alfonso Caso (1965), &#171; il &#233;tait in&#233;vitable que l'Olm&#232;que se sentit sup&#233;rieur par sa culture aux peuplades n&#233;olithiques qui vivaient alors en Am&#233;rique moyenne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; Atlas historique de la M&#233;so-Am&#233;rique &#187; de Norman Bancroft Hunt :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 900 avant J.-C, San Lorenzo fut touch&#233; par une soudaine catastrophe. Dans une folie destructrice, les monuments et les statues furent d&#233;lib&#233;r&#233;ment mutil&#233;s et d&#233;figur&#233;s. Les restes de ces orgueilleuses sculptures furent transport&#233;s &#224; la main sur les flancs des montagnes environnantes o&#249;, apr&#232;s qu'on les e&#251;t align&#233;s, on les enterra soigneusement. Puis le site fut abandonn&#233;. Alors que la disposition rituelle des monuments laisse penser &#224; une d&#233;sacralisation du site, les raisons de la destruction et de l'abandon de San Lorenzo sont toujours inconnues. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Situ&#233;e dans une &#238;le entour&#233;e de mar&#233;cages, pr&#232;s de Tula, dans la province de Tabasco, La Venta a la particularit&#233; d'accueillir la plus grande pyramide olm&#232;que. (...) Cet &#233;norme monument &#233;tait utilis&#233; par les Olm&#232;ques comme un foyer c&#233;r&#233;moniel et politique apr&#232;s l'abandon de San Lorenzo en 900 avant J.-C jusqu'&#224; ce que La Venta soit &#224; son tour d&#233;truite et abandonn&#233;e en 400 avant J.-C. Comme San Lorenzo, La Venta s'est construite en s'appuyant sur une agriculture extensive pratiqu&#233;e par une nombreuse population rurale qui entretenait les fid&#232;les itin&#233;rants et les p&#232;lerins. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que La Venta n'a fait que d&#233;velopper le r&#233;seau commercial cr&#233;&#233; &#224; l'origine &#224; San Lorenzo. En plus du basalte et de l'obsidienne, mati&#232;res premi&#232;res utilis&#233;es par les artisans de San Lorenzo, les commer&#231;ants de La Venta connaissaient des gisements de serpentine et de jade. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tenant compte des pratiques agricole de l'&#233;poque, l'&#238;le ne pouvait supporter une population sup&#233;rieure &#224; 45 familles, et il est &#233;vident qu'une telle population ne pouvait, seule, &#233;riger ces constructions gigantesques et faire venir les mat&#233;riaux n&#233;cessaires &#224; leur &#233;dification. La population rurale de la r&#233;gion, cependant, avoisinait les 18.000 personnes. L'agriculture &#233;tant une activit&#233; saisonni&#232;re, les hommes pouvaient &#234;tre d&#233;sign&#233;s par les pr&#234;tres et les nobles vivants &#224; La Venta pour apporter leur force de travail. Les travaux devaient probablement &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme une part de l'hommage qu'ils devaient rendre aux divinit&#233;s (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme San Lorenzo, La Venta subit un acc&#232;s destructeur en 400 avant J.-C : 24 sculptures monumentales, y compris des t&#234;tes colossales, furent d&#233;t&#233;rior&#233;es de mani&#232;re identique. Ici encore de nombreuses th&#233;ories tentent d'expliquer ce qui est arriv&#233;. Dans le cas de La Venta, cependant, il semblerait que la population avait trop augment&#233; pour que les m&#233;thodes agricoles utilis&#233;es alors permettent de faire vivre ce surcro&#238;t d'habitants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui pr&#234;te &#224; confusion et provoque la discussion parmi les chercheurs qui s'int&#233;ressent &#224; l'histoire de l'Am&#233;rique centrale, c'est que beaucoup des grandes cit&#233;s ont &#233;t&#233; brusquement d&#233;sert&#233;es, souvent apr&#232;s avoir fait l'objet de tentatives apparentes de destruction. Les grands sites olm&#232;ques de San Lorenzo et de La Venta ont &#233;t&#233; d&#233;truits avant d'&#234;tre abandonn&#233;s comme le seront plus tard les villes majeures de Teotihuac&#224;n et de Tula. Bien que les indices de destruction y soient moins visibles, il en va de m&#234;me pour de nombreux centres mayas. Ces abandons pr&#233;sentent la particularit&#233; de ne pas sembler faire suite &#224; un quelconque d&#233;clin, mais de se produire brutalement et de fa&#231;on catastrophique. Ils apparaissent au cours de p&#233;riodes o&#249; les preuves arch&#233;ologiques sugg&#232;rent &#224; l'&#233;vidence qu'il s'agissait de centres prosp&#232;res, sur le plan religieux et commercial. Diverses explications ont &#233;t&#233; avanc&#233;es. Selon la plus commun&#233;ment admise, des pressions ext&#233;rieures ont rendu ces sites intenables. D'apr&#232;s ces sc&#233;narios, des intrigues politiques entre cit&#233;s rivales auraient entra&#238;n&#233; des guerres qui auraient fait perdre aux souverains leur autorit&#233; et pouss&#233; les populations &#224; l'exode. Selon une autre explication, des dissensions internes, dues &#224; des soul&#232;vements des communaut&#233;s rurales contre les &#233;lites gouvernantes, se seraient termin&#233;es en guerres civiles. Une troisi&#232;me hypoth&#232;se s'appuie sur une augmentation trop rapide des populations que n'auraient pas pu supporter les ressources locales. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me hypoth&#232;se n'est pas applicable aux Olm&#232;ques qui n'ont jamais &#233;t&#233; assez nombreux pour &#233;puiser les ressources de leur territoire. On peut aussi invoquer de violents bouleversements qui auraient pu &#234;tre d'origine tr&#232;s diverses et dont le r&#244;le aurait &#233;t&#233; d&#233;terminant. Ni &#224; San Lorenzo, ni &#224; La Venta n'apparaissent des indices permettant de prouver que les destructions ont &#233;t&#233; dues &#224; une insurrection. Si des combats assez violents s'&#233;taient d&#233;roul&#233;s pour chasser l'&#233;lite gouvernante en place, les vestiges arch&#233;ologiques auraient &#233;t&#233;, tout au moins partiellement, d&#233;truits. C'est ce que l'on constate dans le site ult&#233;rieur de Tula que les Azt&#232;ques envahirent et br&#251;l&#232;rent. Les monuments ont &#233;t&#233; envahis avec une telle violence qu'ils ont &#233;t&#233; fracass&#233;s. A San Lorenzo et &#224; La Venta, rien de tel : les destructions s'apparentent plus &#224; des destructions syst&#233;matiques qu'&#224; un &#233;v&#233;nement dramatique. Dans ces deux sites, les monuments jet&#233;s &#224; terre ont &#233;t&#233; d&#233;t&#233;rior&#233;s par des coups, des entailles, des &#233;clats et des trous. (...) Des envahisseurs, ou m&#234;me des insurg&#233;s, auraient laiss&#233; en place les vestiges mutil&#233;s au lieu de les disperser selon un ordre pr&#233;cis. Il n'est pas dans les usages des arm&#233;es conqu&#233;rantes ou des partisans d'une guerre civile de traiter les vestiges de leurs ennemis avec un tel respect. (...) Mais cette action pouvait &#234;tre aussi une fa&#231;on de les condamner au Royaume de la mort et de retirer ainsi rituellement leurs pouvoirs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12360 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L425xH283/tombe_maya_olmeque6-6feb9-9fc23.jpg?1777884227' width='425' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les destructions ont &#233;t&#233; volontaires et violentes. De nombreux objets ont &#233;t&#233; cass&#233;s et reconstitu&#233;s par les arch&#233;ologues. &lt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12361 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L487xH640/statue-qolmeque-fb59e-cfd19.jpg?1777884227' width='487' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L370xH500/hallazgo_olmecas_02-eb5a2-6a1cf.jpg?1777884227' width='370' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12419 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/fotoprinultimo-JOHAN-ORDONEZ-AFP-1024x683-6ab65-9dad0.jpg?1777884227' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12418 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L310xH200/cultura-olmeca-la-primera-civilizacion-segunda-parte_22922_2_2-195df-534a1.jpg?1777884227' width='310' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12417 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH214/Piedra_hundidos_3_Blog-2a65b-51fc2.jpg?1777884227' width='320' height='214' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/TeteOlmequeMexique5-6cf8e.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH833/TeteOlmequeMexique5-6cf8e-2c429.jpg?1777884227' width='500' height='833' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH335/1414624139094_wps_25_This_May_22_2014_photo_re-280c6-ea123.jpg?1777884227' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/Takalik-Abaj-3-d9fa6-2-6463a.jpg?1777884227' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12412 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L298xH397/Dsc00339-d3ca7-2-1dee3.jpg?1777884227' width='298' height='397' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12411 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH463/AME10282-79571-2-1b278.jpg?1777884227' width='500' height='463' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On voit ici de nombreux objets d'art et de culte, ainsi que des repr&#233;sentations des classes dirigeantes et des pr&#234;tres volontairement fracass&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/parque-museo-la-venta-04b5f-30b4d.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L244xH165/clip_image0135b35d6dcb4b00-68eed-6f247.jpg?1777884227' width='244' height='165' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12368 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH233/1_1_-be4af-1cd6c.jpg?1777884227' width='320' height='233' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/olmeque_010-2-ce79f-f407d.jpg?1777884227' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12370 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/bas_relief_olmeque_Chalcatzingo-ca744-2b0a2.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/ob_09c715_chalcatzingo-15-t-2d6a2-472c6.jpg?1777884227' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Teotihuac&#224;n se situe dans la plaine bien irrigu&#233;e du nord-est du bassin de Mexico, pr&#232;s de la ville moderne du m&#234;me nom. La rivi&#232;re San Juan et ses affluents se jettent dans le lac Texcoco ; d'&#233;ternels printemps et une irrigation intensive permettent de faire vivre une nombreuse population, raison pour laquelle, peut-&#234;tre, les agriculteurs de la p&#233;riode de formation r&#233;cente se r&#233;unirent dans cette r&#233;gion et &#233;tablirent progressivement des relations commerciales avec les autres r&#233;gions de M&#233;so-Am&#233;rique. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre religieux de Teotihuac&#224;n attirait les &#233;trangers et les p&#232;lerins de r&#233;gions &#233;loign&#233;es, dont la plupart &#233;taient pauvres. La population permanente et de passage de Teotihuacan augmenta trop rapidement pour que la ville puisse subvenir &#224; l'ensemble des besoins : tandis que la noblesse abusait de nourriture et que des f&#234;tes rituelles somptueuses se d&#233;roulaient toujours, les r&#233;sidents et les &#233;trangers les plus pauvres souffraient souvent de la faim. Teotihuacan s'effondra au cours du 8&#232;me si&#232;cle. Comme ses principaux &#233;difices ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s et d&#233;truits, on pense que les plus pauvres s'&#233;taient soulev&#233; contre la hi&#233;rarchie. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une insurrection civile fait tomber Teotihuac&#224;n. (...) Survint un &#233;v&#233;nement dramatique. Des d&#233;couvertes arch&#233;ologiques ont mis en &#233;vidence l'existence de combats f&#233;roces qui se seraient d&#233;roul&#233;s dans le centre de la cit&#233;, des monuments abattus et d&#233;truits, des temples profan&#233;s. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La totalit&#233; du centre de Teotihuac&#224;n fut incendi&#233;e. (...) Le d&#233;clin de l'architecture et des arts implique une catastrophe qui aurait mis fin au fonctionnement interne de la cit&#233;. Il est aussi possible que l'importance du commerce de Teotihuac&#224;n ait minimis&#233; le pouvoir des pr&#234;tres, la ville devenant alors plus un lieu de n&#233;goce qu'un centre rituel. Il est peut-&#234;tre significatif que les combats les plus violents aient eu lieu au c&#339;ur m&#234;me du centre c&#233;r&#233;moniel. C'est l&#224; que se trouvent les signes de destruction d&#233;lib&#233;r&#233;s, de profanation et d'incendie. Bien qu'il se f&#251;t agi d'une enceinte sacr&#233;e, c'est dans cette partie de Teotihuac&#224;n que vivaient les notables et les pr&#234;tres et que se situaient les b&#226;timents administratifs importants. On ne trouve aucune trace de combat ou d'incendie dans les quartiers des artisans ou dans les faubourgs o&#249; habitait la plus grande partie de la population. Ces donn&#233;es arch&#233;ologiques ont permis d'avancer que Teotihuac&#224;n avait &#233;t&#233; le si&#232;ge d'une br&#232;ve mais d&#233;sastreuse insurrection civile. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le commerce augmentait et, avec lui, le pouvoir que d&#233;tenaient marchands et artisans, un ressentiment avait pu s'&#233;lever contre l'augmentation des imp&#244;ts n&#233;cessit&#233;e par le financement des ambitieux programmes des notables, des pr&#234;tres et de la bureaucratie. L'arr&#234;t des programmes de construction dans les derni&#232;res ann&#233;es de Teotihuac&#224;n peut simplement &#234;tre une cons&#233;quence de la volont&#233; des commer&#231;ants d'exercer leurs droits et de refuser de r&#233;pondre aux lev&#233;es d'imp&#244;ts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;nigme des t&#234;tes olm&#232;ques colossales, d'apr&#232;s wikipedia :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les t&#234;tes colossales ne peuvent pas &#234;tre dat&#233;es avec pr&#233;cision. Toutefois, les t&#234;tes de San Lorenzo sont enterr&#233;es d&#232;s 900 av. J.-C., leur fabrication et utilisation &#233;tant donc ant&#233;rieures. Les t&#234;tes de Tres Zapotes ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;es de leur lieu d'origine avant d'&#234;tre &#233;tudi&#233;es par des arch&#233;ologues et celles de La Venta ont &#233;t&#233; trouv&#233;es partiellement expos&#233;es sur un sol moderne. La p&#233;riode de production des t&#234;tes est donc inconnue, qu'elle ait dur&#233; un si&#232;cle ou un mill&#233;naire. On estime toutefois qu'elles ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;es sur une p&#233;riode de temps de 50 &#224; 200 ans. Les t&#234;tes de San Lorenzo seraient les plus anciennes. Toutes dateraient de l'&#233;poque pr&#233;classique de la M&#233;soam&#233;rique, principalement du d&#233;but de cette &#233;poque (1500 &#224; 1000 av. J.-C.), bien que deux t&#234;tes de Tres Zapotes et la t&#234;te de La Cobata soient attribu&#233;es au milieu de cette &#233;poque (1000 &#224; 400 av. J.-C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#234;tes colossales varient en hauteur de 1,47 &#224; 3,4 m et p&#232;sent entre 6 et 50 t. Elles repr&#233;sentent toutes des hommes d'&#226;ge mur avec des joues bien en chair, un nez &#233;pat&#233; et de grosses l&#232;vres ; leur visage carr&#233; poss&#232;de des m&#226;choires puissantes ; leurs yeux en amande ont tendance &#224; poss&#233;der un l&#233;ger strabisme. Leurs caract&#233;ristiques physiques g&#233;n&#233;rales correspondent &#224; un type qui est toujours commun parmi les habitants de la r&#233;gion. L'arri&#232;re des t&#234;tes est souvent plat, comme si les monuments &#233;taient &#224; l'origine plac&#233;s contre un mur. Toutes portent un casque. Chacune de ces coiffes est individualis&#233;e, m&#234;me si elles ont toutes un air de ressemblance. L'expression des visages est &#233;galement individualis&#233;e : s&#233;v&#232;re, maussade, souriante, etc., bien qu'il s'agisse l&#224; d'appr&#233;ciations tout &#224; fait subjectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les portraits des hommes sont r&#233;alistes et non id&#233;alis&#233;s. Il est probable qu'il s'agit de portrait de dirigeants vivants (ou r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233;s) connus des sculpteurs. Des exemples de sculptures en bois retrouv&#233;es &#224; El Manat&#237; indiquent que les Olm&#232;ques ont probablement cr&#233;&#233; bien plus de sculptures dans des mat&#233;riaux p&#233;rissables que dans la pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les t&#234;tes soient similaires, elles comportent des diff&#233;rences stylistiques dans leur ex&#233;cution. L'une des t&#234;tes de San Lorenzo porte des traces de stuc et de peinture rouge, sugg&#233;rant que ces monuments pourraient avoir &#233;t&#233; brillamment d&#233;cor&#233;s &#224; l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production de chaque t&#234;te colossale est probablement planifi&#233;e minutieusement, compte tenu des efforts n&#233;cessaires pour s'assurer des ressources n&#233;cessaires ; il semble probable que seuls les dirigeants olm&#232;ques les plus puissants sont capables de les mobiliser. La main d'&#339;uvre n&#233;cessite des sculpteurs, des ouvriers, des contrema&#238;tres, des bateliers et divers artisans pour produire les outils, fabriquer et d&#233;placer les monuments, sans compter les moyens de les nourrir et de les soigner. Les cycles saisonniers et agricoles, ainsi que le niveau des rivi&#232;res, doivent &#234;tre pris en compte et le projet peut parfaitement avoir pris des ann&#233;es &#224; se r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des ateliers de basalte olm&#232;ques sugg&#232;re que les t&#234;tes colossales sont d'abord grossi&#232;rement fa&#231;onn&#233;es par percussion directe. Les sculptures sont ensuite affin&#233;es en retouchant leur surface &#224; l'aide de percuteurs, g&#233;n&#233;ralement des pav&#233;s arrondis du m&#234;me basalte que les monuments. Des abrasifs ont &#233;t&#233; trouv&#233;s en association avec les ateliers &#224; San Lorenzo, pointant vers leur usage dans la finition des d&#233;tails. Les t&#234;tes colossales sont con&#231;ues en ronde-bosse avec des degr&#233;s divers de relief sur le m&#234;me ouvrage : g&#233;n&#233;ralement, des reliefs plus hauts sur le visage et plus bas sur les oreilles et les coiffures. Le monument 20 de San Lorenzo est un tr&#244;ne fortement endommag&#233; dont une figure &#233;merge d'une niche. Ses c&#244;t&#233;s sont cass&#233;s et le tr&#244;ne a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233; avant d'&#234;tre abandonn&#233;. Il est possible que ces d&#233;g&#226;ts aient &#233;t&#233; provoqu&#233;s par les &#233;tapes initiales d'une transformation du tr&#244;ne en t&#234;te colossale, mais le travail n'a pas &#233;t&#233; termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 17 t&#234;tes olm&#232;ques connues sont sculpt&#233;es dans du basalte provenant des montagnes de la Sierra de los Tuxtlas de Veracruz. Ces rochers se situent dans une zone atteinte par des lahars importants qui ont transport&#233; des blocs de pierre cons&#233;quents le long des pentes, ce qui sugg&#232;re que les Olm&#232;ques n'ont pas &#224; extraire le mat&#233;riau pour les t&#234;tes. Des rochers grossi&#232;rement sph&#233;riques sont s&#233;lectionn&#233;s pour ressembler &#224; la forme d'une t&#234;te humaine. Les pierres des t&#234;tes de San Lorenzo et La Venta sont transport&#233;es sur une distance consid&#233;rable depuis la source. La t&#234;te de La Cobata est trouv&#233;e sur la colline d'El Vigia dans la Sierra de los Tuxtlas (ce qui plaide en faveur de la th&#232;se de Caterina Magni qu'il s'agit d'un monument inachev&#233;) et la pierre des monuments A et Q de Tres Zapotes provient de la m&#234;me colline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rochers sont transport&#233;s sur plus de 150 km. On ignore la m&#233;thode de transport exacte, les Olm&#232;ques ne disposant en outre pas de b&#234;tes de somme ni de roues fonctionnelles, et il est probable qu'ils ont utilis&#233; un transport par voie d'eau d&#232;s que possible, profitant du r&#233;seau hydrographique tr&#232;s dense dans la c&#244;te du Golfe. Le terrain de la r&#233;gion oppose des obstacles significatifs, comme des marais et des plaines d'inondation ; les &#233;viter n&#233;cessite de traverser une r&#233;gion de collines. La construction de chauss&#233;es temporaires &#224; l'aide de la terre des plaines d'inondation pourrait permettre une route directe vers le plateau de San Lorenzo Plateau. Des structures en terre (monticules, plateformes et chauss&#233;es) sur ce plateau d&#233;montrent que les Olm&#232;ques disposait du savoir-faire n&#233;cessaire &#224; de telles constructions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arri&#232;re plat de plusieurs t&#234;tes colossales correspond au socle plat des tr&#244;nes monumentaux &#224; partir desquels elles sont retravaill&#233;es. Seules quatre des dix-sept t&#234;tes connues n'en poss&#232;dent pas, indiquant que la plupart sont des monuments resculpt&#233;s. Alternativement, l'arri&#232;re pourrait &#234;tre aplati pour faciliter leur transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#234;tes colossales olm&#232;ques sont des sculptures monolithiques repr&#233;sentant des t&#234;tes humaines en ronde-bosse de grande taille. Taill&#233;es dans des rochers en basalte, elles datent au moins de 900 av. J.-C. et sont repr&#233;sentatives de la civilisation olm&#232;que en M&#233;soam&#233;rique. Des 17 t&#234;tes colossales connues, toutes repr&#233;sentent des hommes d'&#226;ge mur avec des joues bien en chair, un nez plat et un l&#233;ger strabisme ; leurs caract&#233;ristiques physiques correspondent &#224; un type qui est toujours commun parmi les habitants des &#201;tats de Tabasco et Veracruz au Mexique. Chacune des statues comporte une coiffe distinctive. L'arri&#232;re des monuments est souvent plat. Les rochers proviennent des montagnes de la Sierra de los Tuxtlas de Veracruz ; comme les pierres utilis&#233;es pour la production des statues ont &#233;t&#233; transport&#233;es sur de grandes distances, n&#233;cessitant beaucoup de ressources et d'efforts humains, on pense que ces monuments sont les portraits de dirigeants olm&#232;ques puissants. Les t&#234;tes sont arrang&#233;es en lignes ou groupes sur des centres olm&#232;ques majeurs, mais la m&#233;thode et la logistique de leur transport sur ces sites restent peu claires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La datation des monuments reste difficile car plusieurs ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s de leur contexte original avant leur &#233;tude arch&#233;ologique. La plupart datent du d&#233;but de l'&#233;poque pr&#233;classique (1500 &#224; 1000 av. J.-C.), certaines du milieu de cette &#233;poque (1000 &#224; 400 av. J.-C.). La plus petite p&#232;se 6 t, la plus grande entre 40 et 50 t, mais elle a &#233;t&#233; abandonn&#233;e, non termin&#233;e, pr&#232;s de la source de sa pierre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Wikistrike (extraits) :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Olm&#232;ques constituent une &#233;nigme : on ignore jusqu'&#224; leur nom v&#233;ritable. Celui que nous connaissons leur a &#233;t&#233; donn&#233; par les Azt&#232;ques et signifie &#224; peu pr&#232;s &#034; hommes caoutchouc&#034; ou &#034;les gens originaires du pays du caoutchouc&#034;, vraisemblablement parce qu'ils ont invent&#233; le jeu de pelote avec une balle de latex (jeu qui fut populaire dans toutes les tribus indiennes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple Olm&#232;que semble vivre de mani&#232;re tr&#232;s hi&#233;rarchis&#233;e, selon une sorte de chefferie ou de &#034; monarchie &#034;, dans le sens f&#233;odal du terme. Pour Drucker (1981) il s'agirait d'une soci&#233;t&#233; Etatique, pour Magni (1999) d'une soci&#233;t&#233; clanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation sociale pr&#233;sente une phase d'&#233;volution avanc&#233;e vers la stratification en classes et la sp&#233;cialisation professionnelle. La supervision des t&#226;ches, indispensable &#224; leurs entreprises, implique n&#233;cessairement une forte hi&#233;rarchisation de la soci&#233;t&#233;, en fonction d'une organisation politique et sociale. L'&#233;conomie semble bas&#233;e sur l'intensification de la production, le stockage, l'innovation des moyens de production et une meilleure division du travail, notamment par la sp&#233;cialisation. Ils cr&#233;&#232;rent de grands centres c&#233;r&#233;moniels, et l'on pense qu'ils prirent sous leur tutelle plusieurs villages et groupes voisins en les int&#233;grant aux centres principaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une importante concentration de population, de pouvoir et de connaissances pour les groupes qui vivent dans les centres (les dirigeants, les pr&#234;tres, les artistes, les artisans et peut-&#234;tre aussi les marchands). Les dirigeants semblent avoir le privil&#232;ge de l'acc&#232;s &#224; la ma&#238;trise des connaissances et l'exclusivit&#233; de certaines fonctions. Les familles d'&#233;lites semblent s'affilier aux divinit&#233;s et s'en proclament les descendants. Tout porte &#224; croire que le pouvoir &#233;tait h&#233;r&#233;ditaire. La population qu'ils dirigeaient semble &#234;tre importante ; la structure sociale se voit du m&#234;me coup, allant vers la complexification. L'architecture elle-m&#234;me est le reflet de cette hi&#233;rarchie. On trouve des &#233;difices publics et des b&#226;timents priv&#233;s, de factures tr&#232;s variables, montrant bien la place privil&#233;gi&#233;e de certains. Il existe aussi de nombreux colliers, pendentifs, miroirs et parures port&#233;s, sans nul doute, par ces dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture est l'une des ressources principales de subsistance (le ma&#239;s est domestiqu&#233; d&#233;s 2250 avant JC), l'homog&#233;n&#233;it&#233; du milieu tropical humide favorise cette activit&#233;. L'&#233;cosyst&#232;me est riche et vari&#233;. Les premi&#232;res communaut&#233;s s&#233;dentaires du Tabasco et du Veracruz ne sont pas que des agriculteurs, mais &#233;galement des collecteurs de crustac&#233;s et de mollusques. La cueillette, la chasse et la p&#234;che sont aussi pratiqu&#233;es, et la domestication semble faire son apparition tr&#232;s t&#244;t (chiens ou encore dindons).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des plus grands efforts technologiques entrepris par les Olm&#232;ques est la construction des premiers syst&#232;mes de contr&#244;le hydraulique de la M&#233;so-Am&#233;rique pr&#233;hispanique, &#224; San Lorenzo ou encore &#224; La Venta, avec des r&#233;seaux de canalisations souterraines. Les Olm&#232;ques sont &#233;galement des innovateurs, dans le domaine de l'organisation des centres c&#233;r&#233;moniels : ils orientent les &#233;difices en fonction des points cardinaux. Les plans sont stricts et les axes pr&#233;cis, ils ne laissent rien au hasard. Les &#233;difices sont de tr&#232;s grandes dimensions, construits en terre et en argile, on trouve parfois quelques &#233;l&#233;ments d'architecture en pierre (dallages, colonnes, murs), mais cette architecture reste tout de m&#234;me assez rudimentaire. Les grands centres urbains que l'on conna&#238;t, comportent des monuments pyramidaux, des monolithes sculpt&#233;s, des plates-formes, des st&#232;les, des autels et des caches pour les figures votives. Ils pratiquent &#233;galement l'ensevelissement d'offrandes (selon Soustelle, 1979, ils en seraient les initiateurs) et semble t-il la mutilation des oeuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers centres urbains remontent &#224; 1250 avant JC et se succ&#232;dent pendant environ six si&#232;cles. Les principaux sites Olm&#232;ques sont, entre autres La Venta et Villahermosa, dans le Tabasco ; San Lorenzo, Tres Zapotes et Laguna de los Cerros, dans le Veracruz. Ces sites sont souvent recouverts par des occupations ult&#233;rieures. Des sites comme La Venta ou San Lorenzo sont accompagn&#233;s de petits sites p&#233;riph&#233;riques. Les grands centres semblent souvent avoir &#233;t&#233; pr&#233;cipitamment abandonn&#233;s. Ces grands mouvements de population seraient li&#233;s selon Santley (1997) &#224; l'activit&#233; volcanique de ces r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence &#224; parler d'un &#034; empire Olm&#232;que &#034; (Caso, 1965), s'&#233;talant de la c&#244;te du golfe du Mexique, au plateau central (Tlatilco), en passant par le Morelos (Chalcatzingo), le Guerrero (Oxtotitl&#224;n), Oaxaca (Monte Alban), Puebla (Las Bocas) et le long du Pacifique jusqu'au Nord du Costa Rica (p&#233;ninsule de Nicoya). Leur pr&#233;sence est principalement attest&#233;e par l'existence, sur place, de sculptures portables, d'objets rituels, de figurines, de c&#233;ramiques ou de motifs typiquement Olm&#232;ques. Mais toutes ces donn&#233;es sont-elles v&#233;ritablement le fait des Olm&#232;ques ? Il est peut-&#234;tre abusif de parler d'empire et il semble plus appropri&#233; de parler d'&#233;changes avec des cultures locales et d'assimilation d'&#233;l&#233;ments Olm&#232;ques dans ces cultures. Il existe donc, outre les grands centres, de petits villages non Olm&#232;ques &#224; structures publiques, o&#249; leur influence se fait sentir, comme San Jos&#233; Mogote, Huitzo ou encore Chalcatzingo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons qu'ils ont construit un important r&#233;seau d'&#233;changes, qui se serait surtout d&#233;velopp&#233; au formatif moyen. Ceci leur aurait permis d'importer les mati&#232;res premi&#232;res et les produits manufactur&#233;s qu'ils d&#233;siraient et d'exporter leurs marchandises et leur culture. Les rapports qu'ils entretenaient avec leurs voisins, &#233;taient-ils juste d'ordre commercial, ou &#233;galement d'ordre militaire, colonial&#8230; ? Nous resterons prudent quant aux hypoth&#232;ses d'invasion, de conqu&#234;te ou de colonisation, comme le sugg&#232;re C Magni (1999) &#034; nous pr&#233;f&#233;rons nous baser sur une aire culturelle ouverte aux &#233;changes &#034;. La zone m&#233;tropolitaine est un ensemble homog&#232;ne, mais l'on constate dans les zones p&#233;riph&#233;riques des diversit&#233;s li&#233;es aux situations locales. Les premi&#232;res soci&#233;t&#233;s hi&#233;rarchis&#233;es apparaissent entre 1200-700 avant JC, sur la c&#244;te du golfe avec les Olm&#232;ques, entre 1400-450 BC dans la vall&#233;e de Oaxaca et entre 1500-200 avant JC dans le Morelos... Grove et Flannery (1994) parleront d'horizon Olm&#232;que, c'est-&#224;-dire ayant un r&#244;le catalyseur pour l'&#233;volution ult&#233;rieure des autres peuples m&#233;so-am&#233;ricains. Toutefois d'autres cultures &#233;taient d&#233;j&#224; pr&#233;sentes dans certaines r&#233;gions et n'ont fait qu'int&#233;grer des motifs Olm&#232;ques dans leur propre culture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Caterina Magni, &#171; Les Olm&#232;ques. La gen&#232;se de l'&#233;criture en M&#233;so-Am&#233;rique &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans les ann&#233;es 1970, Jacques Soustelle, homme politique fran&#231;ais et grand connaisseur du Mexique, n'h&#233;sitait pas &#224; comparer les Olm&#232;ques, la premi&#232;re des hautes civilisations de la M&#233;so-Am&#233;rique, aux Sum&#233;riens. Cette comparaison, qui pouvait appara&#238;tre audacieuse &#224; l'&#233;poque, s'av&#232;re aujourd'hui particuli&#232;rement pertinente. &lt;br class='autobr' /&gt;
En s'appuyant sur les t&#233;moignages mat&#233;riels, le milieu scientifique s'accorde pour reconna&#238;tre l'apport des Olm&#232;ques dans le domaine de l'urbanisme, de l'architecture et de l'art. En revanche, dans le champ intellectuel, les arch&#233;ologues ont eu, pendant longtemps, des r&#233;ticences. La d&#233;couverte, rendue publique en 2006, de la &#171; st&#232;le &#187; de Cascajal &#224; proximit&#233; de San Lorenzo sur la c&#244;te du Golfe du Mexique, a fini par convaincre les plus sceptiques. Cette tablette en serpentine, grav&#233;e d'une soixantaine de glyphes de facture olm&#232;que, d&#233;montre que ce peuple a invent&#233; l'&#233;criture. Comme pour l'ancien pays de Sumer, cette invention est l'aboutissement d'un long processus de maturation avec, en toile de fond, la hi&#233;rarchisation de la soci&#233;t&#233;, l'institutionnalisation de la religion et le d&#233;veloppement des premi&#232;res cit&#233;s urbaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Uruk, Mari et Ebla du Proche-Orient ancien s'appellent, en M&#233;so-Am&#233;rique, La Venta, Teopantecuanitlan, Tak'alik Ab'aj, pour ne citer que les foyers les plus prosp&#232;res qui ont &#233;merg&#233;, entre 1300 et 400 avant J.-C., sur la quasi-totalit&#233; du territoire m&#233;so-am&#233;ricain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH114/EcritureOlmeque-095ad-b19e5.jpg?1777884227' width='500' height='114' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH331/899fb445088cb8461e4d2103350e272d-03d09-5e82e.jpg?1777884227' width='400' height='331' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;criture invent&#233;e par les Olm&#232;ques :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On peut ne jamais avoir invent&#233; la roue et avoir ma&#238;tris&#233;, tr&#232;s t&#244;t, un syst&#232;me d'&#233;criture complexe. Ainsi de la civilisation olm&#232;que, qui &#233;merge dans l'actuel Mexique vers 1 200 avant J.-C. et dont une &#233;quipe scientifique am&#233;ricano-mexicaine affirme avoir d&#233;couvert la plus ancienne trace &#233;crite connue &#224; ce jour. Celle-ci serait, du m&#234;me coup, la plus v&#233;n&#233;rable jamais d&#233;couverte en Am&#233;rique. Le document, d&#233;crit dans l'&#233;dition du 15 septembre de la revue Science, est un bloc de pierre de 36 cm sur 21 cm, &#233;pais de 13 cm et lourd de 12 kg. Exhum&#233; &#224; Cascajal, au coeur du pays olm&#232;que, dans ce mince bras de terre qui s&#233;pare le Pacifique du golfe du Mexique, il est dat&#233; par ses d&#233;couvreurs d'environ 900 avant J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grav&#233;s sur la st&#232;le de Cascajal se d&#233;roulent, sur huit colonnes, 28 glyphes distincts dont certains sont utilis&#233;s &#224; deux, trois, voire quatre reprises. Au total, le texte est constitu&#233; de 62 signes. Selon les auteurs, &#034;il documente l'existence d'un syst&#232;me d'&#233;criture insoup&#231;onn&#233; et r&#233;v&#232;le que (la) civilisation (olm&#232;que) disposait d'un haut niveau de complexit&#233;&#034;. &#034;Cette civilisation est en quelque sorte la civilisation m&#232;re de cette r&#233;gion, explique Daniel L&#233;vine, sp&#233;cialiste des soci&#233;t&#233;s pr&#233;hispaniques et professeur &#224; l'universit&#233; Paris-IV-Sorbonne. C'est elle qui a &#233;tabli les principaux mod&#232;les culturels qui vont, par la suite, d&#233;finir l'ensemble du monde m&#233;soam&#233;ricain : Mayas, Azt&#232;ques, etc.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'annonce de la d&#233;couverte de ce &#034;nouveau syst&#232;me d'&#233;criture&#034; promet d'&#234;tre l'objet de vives discussions. Pour M. Levine, &#034;tout le monde sait que le socle civilisateur mis en place par les Olm&#232;ques &#224; partir d'environ 1 200 et jusqu'&#224; environ 200 avant notre &#232;re, comprend une &#233;criture, vraisemblablement iconographique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au bloc exhum&#233;, &#034;certains glyphes qui y figurent sont effectivement nouveaux, mais d'autres sont connus, dit M. L&#233;vine. Cela vient s'ajouter au corpus mais cela n'est en aucun cas une r&#233;volution.&#034; Un cylindre-sceau attribu&#233; aux Olm&#232;ques et dat&#233; de 650 avant notre &#232;re a &#233;t&#233; exhum&#233; dans cette r&#233;gion en 2002 et indiquait d&#233;j&#224;, pour certains arch&#233;ologues et &#233;pigraphistes, l'existence d'un syst&#232;me d'&#233;criture.De plus, il n'est pas exclu que des pratiques scribales se soient d&#233;velopp&#233;es beaucoup plus t&#244;t dans cette r&#233;gion du monde, mais que ses principaux supports aient &#233;t&#233; constitu&#233;s de mat&#233;riaux peu r&#233;sistants, comme du bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'ant&#233;riorit&#233; de la st&#232;le, elle est elle aussi sujette &#224; discussion, selon Max Schvoerer, professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'universit&#233; Bordeaux-III, fondateur de l'Institut de physique appliqu&#233;e aux arch&#233;omat&#233;riaux. Les auteurs de la d&#233;couverte ont en effet estim&#233; l'&#226;ge du bloc indirectement, en &#233;tudiant des tessons de c&#233;ramique retrouv&#233;s &#224; ses c&#244;t&#233;s. Et ce, dit M. Schvoerer, &#034;en l'absence d'un niveau d'occupation bien identifi&#233; et dat&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit son &#226;ge, saura-t-on jamais lire ce que les anciens Olm&#232;ques ont grav&#233; sur le bloc de serpentine retrouv&#233; &#224; Cascajal ? Il y a peu de chances. Voire aucune. Les Olm&#232;ques demeurent de parfaits inconnus. Identifi&#233;e au XIXe si&#232;cle, leur civilisation conserve &#224; peu pr&#232;s tous ses myst&#232;res. Elle a laiss&#233; des vestiges monumentaux, des statues et des masques qui portent les arch&#233;ologues &#224; penser que le jaguar &#233;tait l'objet d'un culte... &#034;Le mot &#034;olm&#232;que&#034; signifie &#034;les gens du pays du caoutchouc&#034;, mais ce sont les Azt&#232;ques (qui installent un empire sur la r&#233;gion au XIVe si&#232;cle de notre &#232;re) qui leur donnent ce nom, raconte Daniel L&#233;vine. On ne sait pas comment ces gens se nommaient eux-m&#234;mes... D'ailleurs, on ignore m&#234;me la langue qu'ils parlaient.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les glyphes de Cascajal vont donc durablement rejoindre la cohorte des hi&#233;roglyphes anciens ind&#233;chiffr&#233;s qui alimentent tant de passion et dont les &#034;pierres de Rosette&#034; n'ont pas encore &#233;t&#233; d&#233;couvertes : &#233;criture de la vall&#233;e de l'Indus, de l'&#238;le de P&#226;ques, &#233;criture hi&#233;roglyphique cr&#233;toise, disque de Pha&#239;stos, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://precolombien.free.fr/BIBLIOGRAPHIE/livre/bibliographie-olmeque.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions de M&#233;so-am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1046&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les civilisations sont-elles vou&#233;es &#224; dispara&#238;tre ... brutalement ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2321&#034;&gt;La civilisation des Anasazis, renvers&#233;e par une r&#233;volution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_olm%C3%A8que&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'art olm&#232;que&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=WBbaBnNaiY8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Video en espa&#241;ol&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Remarque : nous n'avons pas diffus&#233; la th&#232;se extraterrestre qui nous semble plut&#244;t faire partie des d&#233;lires actuels plus que de la science et de l'histoire... On dit souvent que les Olm&#232;ques sont de grands d&#233;couvreurs : le caoutchouc, le ma&#239;s, la boisson au chocolat, le p&#233;trole, l'&#233;criture, le calcul, la pr&#233;vision astronomique, la roue, les voyages transoc&#233;aniques, le jeu collectif de pelote, le calendrier, les r&#233;servoirs d'eau avec canalisations, l'&#233;criture par hi&#233;roglyphes, l'arithm&#233;tique en base vingt et on en passe&#8230; Inutile de leur attribuer en plus le vol dans l'espace et les communications avec les extraterrestres !!!&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tonnement est grand de voir les Olm&#232;ques repr&#233;senter des &#234;tres volants. Mais le monde intellectuel des Olm&#232;ques concevait la possibilit&#233; pour l'homme de se transformer en animal (nahualisme) et inversement, d'o&#249; la possibilit&#233; de se transformer en &#234;tres volants. Il n'&#233;tait pas n&#233;cessaire pour eux &#224; l'&#233;poque, contrairement &#224; nous aujourd'hui, d'avoir vu ou con&#231;u des extraterrestres pour repr&#233;senter des hommes volants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les extraterrestres sont &#224; &#233;carter, l'id&#233;e d'une origine &#233;gyptienne (&#233;poque pharaonique) des Olm&#232;ques ne l'est pas. Les similitudes frappent d'embl&#233;e : des chefs blancs barbus et d'autres n&#233;gro&#239;des, des sphynx, un dieu serpent qui chapeaute l'&#234;tre humain, des pyramides, etc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH192/20-235f7-b6dc3.jpg?1777884227' width='500' height='192' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH316/f7OYJKuuBJa0C_hseuqwnzkiuaU_350x316-44169-a661a.jpg?1777884227' width='350' height='316' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Egypte&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH651/civilisation-4-2-b7076-8e3da.jpg?1777884227' width='500' height='651' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Olm&#232;ques&lt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH563/anciens-olmeks-2-76200-3a5a7.jpg?1777884227' width='500' height='563' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Egypte et Olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH297/olm_comparatif-7e704-6ac9c.jpg?1777884227' width='500' height='297' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Egypte&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L491xH600/7t6-op-491x600-1-13d14-8a7c8.jpg?1777884227' width='491' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pharaons noirs&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L287xH402/artfichier_477861_793789_201204214608573-2a43b-7f3e9.jpg?1777884227' width='287' height='402' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L225xH278/olmeques_statue_mexique-2-ace2e-be553.gif?1777884227' width='225' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chefs olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH720/i287104489222830043-_szw480h1280_-e8f27-2-44326.jpg?1777884227' width='480' height='720' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Olm&#232;ques&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH220/330px-Piezas_del_Conjunto_Escultorico__Los_Gemelos_-2-16114-2-3af55.jpg?1777884227' width='330' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Egypte&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH420/b55a51d548f296978e25cae91c9bc76a-639af-2-69875.jpg?1777884227' width='500' height='420' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dolichoc&#233;phalie olm&#232;que et pharaonique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12398 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L497xH369/olmque03-af41b-2-50d70.jpg?1777884227' width='497' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12399 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH260/n_110658_1-4b98d-2-d848a.jpg?1777884227' width='500' height='260' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que, comme les Olm&#232;ques, les Egyptiens de l'Antiquit&#233; pratiquaient le jeu de balle, y jouaient avec l'ensemble du peuple et attribuaient, comme eux, une valeur symbolique et religieuse aux r&#233;sultats du jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#226;nes allong&#233;s d'enfants &#233;gyptien et olm&#232;que&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH473/c04a9f857b_50079053_tete-84a3e-0c889.jpg?1777884227' width='500' height='473' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH677/69-c2a1a-fc6d4.jpg?1777884227' width='500' height='677' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une origine &#233;gyptienne expliquerait qu'il y ait &#224; la fois des blancs et des noirs et aussi, par exemple, qu'ils aient connu l'&#233;l&#233;phant...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH648/largepreview-774c9-2fa34.jpg?1777884228' width='500' height='648' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On retrouve aussi le sac des dieux &#233;gyptiens dans la gravure olm&#232;que du dieu serpent&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH548/La-Venta-Gods-3f8f7-3703a.jpg?1777884228' width='500' height='548' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH371/Gobekli-Tepe-hanbag-317b6-2ac5f.jpg?1777884228' width='500' height='371' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH627/mysterious-handbag_0-b12c7-85c40.jpg?1777884228' width='500' height='627' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, comme dans tous les domaines, pour tout ce qui concerne les Olm&#232;ques, redisons-le, il ne peut s'agir encore que d'hypoth&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le site arch&#233;ologique de La Venta, l'un des plus importants sites olm&#232;ques, est coup&#233; en deux par un a&#233;rodrome. Les raffineries p&#233;troli&#232;res se dressent partout. Les bulldozers ont tout ras&#233; avant que les vraies fouilles aient pu commencer. Le pass&#233; de l'humanit&#233; n'est plus consid&#233;r&#233; comme un bien aussi important que le profit capitaliste, bien entendu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#234;tes Olm&#232;ques ont &#233;t&#233; sciemment, violemment et m&#234;me, haineusement d&#233;grad&#233;es, pilonn&#233;es, d&#233;truites, d&#233;molies puis ensevelies : il s'agissait de casser la puissance symbolique du pouvoir. D&#233;truire la statue, c'&#233;tait d&#233;truire l'image m&#234;me du pouvoir. Mais les sites olm&#232;ques n'ont pas &#233;t&#233; envahis par une arm&#233;e. Ils ont &#233;t&#233; d&#233;truits par les Olm&#232;ques eux-m&#234;mes qui ont abandonn&#233; totalement le site lui-m&#234;me, le mode de production et de vie des habitants a &#233;t&#233; d&#233;truit lui aussi. C'est bel et bien une r&#233;volte populaire contre les classes dirigeantes qui a cass&#233; le pouvoir olm&#232;que !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12635 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L252xH320/sl3_5_-7066c.jpg?1777884228' width='252' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L255xH320/SL66-fd1f3.jpg?1777884228' width='255' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12637 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L254xH320/sl53-bc1c4.jpg?1777884228' width='254' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12638 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L251xH281/cabeolm-dc822.jpg?1777884228' width='251' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12639 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH533/cabeza_olmeca_frente-1ac95.jpg?1777884228' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12640 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH233/1_1_-be4af-2-4dd0b.jpg?1777884228' width='320' height='233' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12641 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L370xH500/hallazgo_olmecas_02-eb5a2-2-78350.jpg?1777884228' width='370' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12642 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH247/ob_63af04_22-ff083.jpg?1777884228' width='500' height='247' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12643 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH452/ob_9d4503_1-5bf75.jpg?1777884228' width='500' height='452' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12644 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH372/olmeque-001d-44d0e.jpg?1777884228' width='500' height='372' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12645 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L235xH200/civilisation-olmeque-1-67070-3e7c9-785fc.jpg?1777884228' width='235' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12646 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L420xH240/imageolm-3ac7d.jpg?1777884228' width='420' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Michael D. Coe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La quantit&#233; de haine et de fureur contenue que repr&#233;sentait cet acte de destruction &#233;norme devait &#234;tre vraiment impressionnante. Ces monuments sont grands et le basalte est une pierre tr&#232;s dure. Lorsque cela a &#233;t&#233; possible, les t&#234;tes ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;es, les autels ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;s et d'&#233;tranges et petits trous ont &#233;t&#233; creus&#233;s dans les T&#234;tes Colossales. Rien n'indique que des cales aient &#233;t&#233; utilis&#233;es ou trait&#233;es au feu et &#224; l'eau pour casser les plus grosses pierres. Je soup&#231;onne plut&#244;t qu'ils ont construit d'&#233;normes tripodes sur certains monuments, qu'ils ont &#233;rig&#233; d'autres monuments et qu'ils ont laiss&#233; tomber de tr&#232;s grandes hauteurs. Pourquoi cela a-t-il &#233;t&#233; fait ? Parce que les monuments olm&#232;ques repr&#233;sentaient probablement la classe dirigeante qui maintenait la population assujettie aux imp&#244;ts de cette mani&#232;re &#233;troitement contr&#244;l&#233;e, les obligeant &#224; effectuer des paiements incroyables sous forme de travail. Selon toute vraisemblance, ces pierres symbolisaient tout ce qui les maintenait en esclavage ; les populations ont donc d&#233;truit les symboles avec le m&#234;me z&#232;le que celui que les r&#233;volutionnaires hongrois ont manifest&#233; lorsqu'ils ont renvers&#233; la statue g&#233;ante de Staline &#224; Budapest en 1956. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La cantidad de odio y furia contenida que representaba est enormo acto de destrucci&#243;n debe haber sido realmente impressionante. Estos monumentos son grandes y el basalto es una piedra muy dura. Cuando fue posible se destrozaron las cabezas, se hicieron pedazos les ''altares'' y se cortaron extra&#241;os y peque&#241;os agujeros et ranuras en las Cabezas Colosales. No hay se&#241;ales de que se utilizaran cu&#241;as o de que se las tratara con fuego y agua para romper las piedras m&#225;s grandes ; yo sospecho m&#225;s bien que construyeron enormes tripodes sobre algunos monumentos, alzaron otros monumentos sobre estos et le dejaron caer desde grandes alturas. &#191;Por qu&#233; se hizo esto ? Porque los monumentos olmecas probablemente representaban la clase de gobernantes que manten&#237;a de esta forma firmemente controlada a la poblaci&#243;n pagodara de impuestos, obligandoles a realizar increibles pagos en forma de trabajo. Estas piedras, con toda probabilidad, simbolizaban todo aquello que les manten&#237;a en la esclavitud, por lo que destruyeron los simbolos con el mismo empe&#241;o que los revolucionarios h&#250;ngaros mostraron al derribar la estatua gigante de Stalin en Budapest en 1956. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://issuu.com/cliptik1719/docs/mexico-from-the-olmecs-to-the-aztec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mexico : From the Olmecs to the Aztecs (Ancient Peoples and Places), Michael D. Coe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de l'empire Tiahuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire incas, naissance et mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Inuits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3004&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Tuez-nous et enterrez-nous ici&#034; : un appel d&#233;sesp&#233;r&#233; d'Indiens menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens du Guatemala par le pouvoir militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Administration indienne et d&#233;mocratie directe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de la conqu&#234;te du Br&#233;sil par les Occidentaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement de la civilisation Mochica (dite aussi Moche)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la civilisation de Caral (P&#233;rou) a brutalement et totalement disparu en 1500 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12885 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH533/cabeza_olmeca_frente-2-f9dae.jpg?1777884228' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12884 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L274xH184/images-72-47a77.jpg?1777884228' width='274' height='184' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12883 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L448xH640/850d772d579ad9da22270f0ca1bea904--national-museum-the-national-d4238.jpg?1777884228' width='448' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12882 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH233/1_1_-be4af.jpg?1777884228' width='320' height='233' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12881 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/7cf1fa5b43c29d3959ecf3e033c47ba3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH740/7cf1fa5b43c29d3959ecf3e033c47ba3-3ae3d.jpg?1777884228' width='500' height='740' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12880 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH487/8428f832f9d84e699dffd1627df44fd2_0-4ecae.jpg?1777884228' width='500' height='487' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_12678 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L425xH425/giphya-f9d2c.gif?1777884228' width='425' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La civilisation olm&#232;que a chut&#233; dans un &#233;pisode rapide et brutal des luttes de classes qui a d&#233;truit son mode de production&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12875 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/cultura-olmeca-6-638-d74bd.jpg?1777884228' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut lire : &#171; La premi&#232;re phase de la culture olm&#232;que s'est termin&#233;e par une guerre civile&#8230; Il y a eu par la suite d'autres guerres civiles&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; La primera fase de la cultura olmeca termin&#243; con una guerra civil&#8230; Luego hubo otras guerras civiles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12897 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/fotoprinultimo-JOHAN-ORDONEZ-AFP.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/fotoprinultimo-JOHAN-ORDONEZ-AFP-1de34.jpg?1777884228' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12898 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L314xH250/teteOlmeque-EnfouieSuperbis-2-0185a.jpg?1777884228' width='314' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les repr&#233;sentations des dieux, des classes poss&#233;dantes et de l'Etat ont &#233;t&#233; d&#233;truits violemment et d&#233;finitivement de m&#234;me que tout le mode de production et de domination. On ne peut appeler cela qu'une r&#233;volution sociale !!!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'empire incas, naissance et mort</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6332</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6332</guid>
		<dc:date>2019-06-03T22:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Moyen-Age</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;rou - Per&#249;</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Chili Chile</dc:subject>
		<dc:subject>Equateur</dc:subject>
		<dc:subject>Colombie</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Machu Picchu, cit&#233; incas du XVe si&#232;cle apr&#232;s J.-C. Les civilisations avant les Incas L'empire incas La domination imp&#233;riale de l'Inka, un feu d'artifice tr&#232;s court, produit de la chute et de la domination de plusieurs civilisations datant du communisme primitif &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comment une civilisation organis&#233;e et structur&#233;e, forte de 12 millions d'hommes &#224; son apog&#233;e et d'un territoire qui s'est &#233;tendu sur les trois quarts de la cordill&#232;re des Andes, a-t-elle pu tomber sous le joug des Espagnols et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12744 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;p&gt;Machu Picchu, cit&#233; incas du XVe si&#232;cle apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/le-perou-avant-les-incas-musee-quai-branly-exposition-10.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH334/le-perou-avant-les-incas-musee-quai-branly-exposition-10-ae611.jpg?1777884228' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;p&gt;Les civilisations avant les Incas&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L220xH251/Inca_Empire_South_America-4e1ba.png?1777884228' width='220' height='251' alt='' /&gt;
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&lt;p&gt;L'empire incas&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/500px-Inca-expansion_fr.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH925/500px-Inca-expansion_fr-0acb1.png?1777884228' width='500' height='925' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La domination imp&#233;riale de l'Inka, un feu d'artifice tr&#232;s court, produit de la chute et de la domination de plusieurs civilisations datant du communisme primitif&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comment une civilisation organis&#233;e et structur&#233;e, forte de 12 millions d'hommes &#224; son apog&#233;e et d'un territoire qui s'est &#233;tendu sur les trois quarts de la cordill&#232;re des Andes, a-t-elle pu tomber sous le joug des Espagnols et dispara&#238;tre en un peu plus d'un si&#232;cle ? &#187; &#233;crit le journal Le Figaro. En fait la premi&#232;re question serait : comment a-t-elle pu na&#238;tre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Empire inca, est une v&#233;ritable m&#233;t&#233;orite dans l'histoire bimill&#233;naire de ce territoire. Alors que la civilisation moche (mohica) qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233; s'est &#233;panouie pendant neuf si&#232;cles, l'Empire inca n'est constitu&#233; que depuis quatre-vingts ans quand les conquistadors abordent le P&#233;rou. Quarante ans plus tard, ceux-ci ont tout an&#233;anti, il ne reste plus rien de l'ancien empire incas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine de la domination des Incas, l'effondrement du royaume de Tiwanaku, l'effondrement de la f&#233;d&#233;ration des peuples, l'effondrement des soci&#233;t&#233;s communistes primitives devant les guerriers esclavagistes. Mais cette domination n'aura pas dur&#233;, les colons europ&#233;ens &#233;tant parvenus &#224; pousser les peuples indiens r&#233;cemment esclavagis&#233;s contre l'empire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 novembre 1532 : &#224; Cajamarca, Pizarro rencontre l'arm&#233;e d'Atahualpa, qui compte prendre le pouvoir &#224; Cuzco, et entreprend des pourparlers avec son chef. Lorsque Pizarro arrive au P&#233;rou en 1532, il est per&#231;u comme un dieu. Il enl&#232;ve l'empereur Atahualpa et encourage la r&#233;volte des peuples soumis aux Incas. L'empire se morcelle et l'empereur est finalement ex&#233;cut&#233; par les Espagnols en 1533. Les conquistadors contr&#244;lent le territoire inca au milieu du XVIe si&#232;cle, m&#234;me si des r&#233;sistances ont encore lieu. La formation de l'Empire colonial espagnol s'accompagne de pillages, de maladies nouvelles qui font des ravages, de la famine, de l'asservissement des Am&#233;rindiens dans les encomiendas et de l'&#233;vang&#233;lisation de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mographie historique estime qu'une majorit&#233; d'Am&#233;rindiens sont morts &#224; la suite des maladies infectieuses introduites par les Espagnols, contre lesquelles les Am&#233;rindiens n'&#233;taient pas immunis&#233;s. Au contact des Europ&#233;ens, les Am&#233;rindiens ont eu une tr&#232;s grande baisse d&#233;mographique caus&#233;e par les maladies import&#233;es de l'Europe et les &#233;pid&#233;mies dues au choc microbien, car ces maladies comme la coqueluche, la rougeole ou la variole, n'&#233;taient pas connues des tribus. Le processus a commenc&#233; d&#232;s les ann&#233;es 1500 et les &#233;pid&#233;mies de variole (1525, 1558, 1589), de typhus (1546), de grippe (1558), de dipht&#233;rie (1614), de rougeole (1618) ou encore de peste bubonique (1617-1619, en Nouvelle-Angleterre) ont d&#233;cim&#233; des millions d'indig&#232;nes. Par exemple, les Timicuas, en Floride, qui en 1650 &#233;taient 13 000 r&#233;partis sur 40 villages, ne furent apr&#232;s une &#233;pid&#233;mie de petite v&#233;role que 35 en 1728, regroup&#233;s dans un seul hameau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de morts indig&#232;nes de maladies, d'exploitation ou d'assassinat par les forces coloniales est estim&#233; &#224; 90 millions, dont 10 millions pour l'Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 novembre 1532 : Pizarro r&#233;ussit &#224; s'emparer de la personne de l'Inca qui accepte toutes les conditions impos&#233;es pour sa lib&#233;ration (dont 88 m3 d'or de ran&#231;on, r&#233;unie en juillet 1533). La ran&#231;on est partag&#233;e entre les vainqueurs apr&#232;s envoi du quinto en Espagne, mais Pizarro pr&#233;f&#232;re ex&#233;cuter l'Inca pour le meurtre de son fr&#232;re Huascar. Il sera garrott&#233; devant les soldats (29 ao&#251;t 1533).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 juillet 1533 : Atahualpa, le dernier empereur inca captur&#233; par tra&#238;trise par Pizarro, est condamn&#233; &#224; mort et &#233;trangl&#233;. La r&#233;sistance inca est d&#233;sorganis&#233;e. Pizarro partage les Indiens entre ses hommes selon le syst&#232;me de l'encomienda. Chacun re&#231;oit 40 000 indig&#232;nes. Ce syst&#232;me ruinera le syst&#232;me &#233;conomique de l'empire inca. L'introduction de l'&#233;conomie mon&#233;taire et de nouvelles formes de tribut (travaux forc&#233;s dans les mines), ach&#232;veront de d&#233;sint&#233;grer l'&#233;quilibre du syst&#232;me. Les Espagnols utilisent l'ancien syst&#232;me de pouvoir et d'&#233;changes &#224; leur avantage, mais sans que fonctionne le principe de r&#233;ciprocit&#233; dans l'&#233;change, qui en &#233;tait le fondement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Octobre 1533 : r&#233;volte de Rumi&#241;ahui qui veut prendre le pouvoir depuis Quito avec l'arm&#233;e d'Atahualpa (12 000 hommes). Belalc&#225;zar le bat en plaine avec 200 fantassins et 80 cavaliers pendant l'irruption du Cotopaxi, qui terrifie les Indiens. Rumi&#241;ahui parvient &#224; s'enfuir dans la montagne. Captur&#233;, il meurt des suites de ses tortures le 25 juin 1535.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 novembre 1533 : les Espagnols occupent Cuzco o&#249; ils placent Manco Capac II, fr&#232;re d'Atahualpa, sur le tr&#244;ne des Inca (fin en 1537). La ville est mise &#224; sac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation incas a disparu tr&#232;s rapidement, trop facilement. Qu'est-ce qui faisait sa force et qu'est-ce qui faisait sa faiblesse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation inca est une civilisation pr&#233;colombienne du groupe andin. Elle prend naissance au d&#233;but du XIIIe si&#232;cle dans le bassin de Cuzco dans l'actuel P&#233;rou et se d&#233;veloppe ensuite le long de l'oc&#233;an Pacifique et de la cordill&#232;re des Andes, couvrant la partie occidentale de l'Am&#233;rique du Sud. &#192; son apog&#233;e, elle s'&#233;tend de la Colombie jusqu'&#224; l'Argentine et au Chili, par-del&#224; l'&#201;quateur, le P&#233;rou et la Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au P&#233;rou, sous le r&#233;gime incas, le pays &#233;tait habit&#233; par deux races superpos&#233;es. Les Incas, la race conqu&#233;rante, ainsi que toutes les aristocraties, conservaient les coutumes du pass&#233; et vivaient sous le r&#233;gime du communisme du g&#233;nos, tandis qu'il semble que les nations vaincues de ce vaste empire &#233;voluaient vers la propri&#233;t&#233; patriarcale. Tous les ans, les terres cultiv&#233;es de chaque localit&#233; &#233;taient divis&#233;es en 3 parts : l'une &#233;tait morcel&#233;e en autant de parcelles que de familles ; l&#180;autre &#233;tait attribu&#233;e aux Incas et la troisi&#232;me &#233;tait r&#233;serv&#233;e au Soleil, le Dieu des P&#233;ruviens. Les terres du Soleil &#233;taient cultiv&#233;es en commun par toute la population, et leurs r&#233;coltes, apr&#232;s avoir d&#233;fray&#233; les d&#233;penses du culte, &#233;taient distribu&#233;es entre les familles du village. Cette r&#233;partition des terres en trois parts indique trois classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Radin &#233;crit sur les Incas :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le plus c&#233;l&#232;bre de tous les temples p&#233;ruviens, celui du Cuzco, fut d&#233;di&#233; au soleil-dieu. Les divers souverains qui r&#233;gn&#232;rent l'avaient enrichi &#224; tel point que les Inka eux-m&#234;mes l'appelaient &#171; le lieu en or &#187;. (...) Le culte du soleil avait p&#233;n&#233;tr&#233; &#224; tel point jusqu'&#224; l'essence de leur vie que les Inka faisaient remonter &#224; lui tout ce qui &#233;tait beau et utile dans l'Univers : (...) &#171; Je suis un bienfait pour l'univers entier, r&#233;pandant la lumi&#232;re pour que les hommes voient et accomplissent leur t&#226;che. (...) Je vous ai envoy&#233;s sur terre, &#244; mes enfants, uniquement pour le bonheur et l'instruction de ces hommes qui vivent comme des b&#234;tes, et, &#224; partir de ce moment, je vous nomme rois et ma&#238;tres de toutes ces tribus, afin que vous leur enseigniez la raison et le bon gouvernement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Godelier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans la soci&#233;t&#233; azt&#232;que par exemple, le commerce &#233;tait extr&#234;mement d&#233;velopp&#233;. Une circulation de biens entre les hautes terres productrices de ma&#239;s, de haricots, etc., et les basses terres c&#244;ti&#232;res tropicales beaucoup plus riches et qui fournissaient le cacao, le coton, les plumes d'oiseaux pour les parures, etc., donnait lieu aux activit&#233;s d'une classe sp&#233;cialis&#233;e de marchands, les pochteca. Cette circulation marchande doublait la circulation des m&#234;mes produits sous la forme du tribut &#224; l'Etat azt&#232;que dont nous avons parl&#233; plus haut. Dans une lettre c&#233;l&#232;bre &#224; Charles V, Cortez d&#233;crivit les immenses march&#233;s de Tenochticlan. Sur ces march&#233;s, chaque produit avait un lieu de vente d&#233;termin&#233;. La vente se r&#233;alisait &#224; la pi&#232;ce ou &#224; la mesure. Les jours de march&#233; &#233;taient f&#233;ri&#233;s. Des tribunaux sp&#233;ciaux, contr&#244;l&#233;s par les marchands, tranchaient les conflits entre vendeurs et acheteurs et le chef des marchands fixait le prix des marchandises. Il &#233;tait interdit de vendre les produits en dehors des places de march&#233;. Les commer&#231;ants jouissaient de grands privil&#232;ges politiques et &#233;conomiques. Mais ils &#233;taient mal jug&#233;s s'ils faisaient &#233;talage de richesse et de gloire. On attendait d'eux un comportement &#171; humble &#187; et parfois les biens des commer&#231;ants riches &#233;taient confisqu&#233;s par l'Etat. Les marchands &#233;taient dispens&#233;s du service personnel et de la participation aux travaux publics organis&#233;s par l'Etat. Si l'on compare cette situation avec celle qui r&#233;gnait chez les Incas, on s'aper&#231;oit que chez ces derniers la production &#233;tait plus strictement organis&#233;e par le pouvoir central et que cette &#233;conomie centralis&#233;e ne laissait gu&#232;re place au d&#233;veloppement d'une classe de marchands. De nos jours, de multiples analyses des march&#233;s africains, m&#233;so-am&#233;ricains, asiatiques permettent de commencer &#224; distinguer plusieurs types de march&#233;s : par exemple les march&#233;s sectoriels qui permettent &#224; des producteurs de biens compl&#233;mentaires de les &#233;changer sur une base r&#233;gionale. Dans ces conditions existent des cycles de march&#233;s qui se tiennent chaque jour en un lieu diff&#233;rent, permettant ainsi l'unification d'une r&#233;gion &#233;conomique. C'&#233;tait le cas &#233;galement des march&#233;s ruraux, dans la Chine traditionnelle. A ces march&#233;s s'opposent les march&#233;s en r&#233;seaux qui relient les producteurs locaux &#224; leur &#233;conomie nationale, et par-del&#224; au march&#233; mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette perspective que l'on peut analyser des formes de tributs qui caract&#233;risaient par exemple le fonctionnement de la soci&#233;t&#233; azt&#232;que. Alors que les Incas faisaient reposer la richesse de l'Etat et le pouvoir de la classe dominante avant tout sur des prestations en travail, sur un r&#233;gime de corv&#233;es, les Azt&#232;ques faisaient reposer la richesse de l'Etat sur un gigantesque syst&#232;me de pr&#233;l&#232;vements de tributs sur les gens du peuple appartenant &#224; leur propre soci&#233;t&#233;, et sur tous les membres des royaumes et des groupes tribaux qu'ils avaient soumis. A partir des codex, on a pu calculer l'ampleur de ce tribut. Chaque ann&#233;e par exemple, le souverain recevait des trois cent soixante et onze groupes cit&#233;s dans le codex Mendoza, 123.400 v&#234;tements de coton ou de fibre, 11.200 tuniques pour femmes, 625 tenues de guerriers, 320 peaux d'oiseaux, 3.580 poign&#233;es de plumes et de la nourriture (ma&#239;s, piments, etc.) suffisante pour entretenir 25.000 personnes (fonctionnaires, courtisans, serviteurs, etc.). Une grande partie de ce tribut &#233;tait compos&#233;e de mati&#232;res premi&#232;res (plumes, m&#233;taux pr&#233;cieux) qui ensuite &#233;taient travaill&#233;es par les artisans de Tenochtitlan. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Seyri&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Incas,avec d'une part une soci&#233;t&#233; civile fond&#233;e sur l'ayllu communaut&#233; agraire primitive, d'autre part un &#034;Etat entrepreneur&#034; et la soci&#233;t&#233; politique&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo&#239;c Mangin &#233;crit dans &#171; Pour la science &#187; de septembre 2011 : &#171; Lorsqu'on pense aux peuples qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; les Europ&#233;ens au P&#233;rou, les Incas, voire les Mochicas, sont les premiers qui viennent &#224; l'esprit. Pourtant, beaucoup les ont pr&#233;c&#233;d&#233;s. Charles Stanish, de l'Universit&#233; de Californie &#224; Los Angeles, et sa coll&#232;gue A. L&#233;vine s'int&#233;ressent aux premi&#232;res proto-cit&#233;s install&#233;es autour du lac Titicaca et ont retrac&#233; l'histoire de la r&#233;gion (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de 1400 avant notre &#232;re, plusieurs groupes de chasseurs-cueilleurs se s&#233;dentarisent autour du plan d'eau et &#233;tablissent les premiers villages. Certains grossissent et deviennent des centres politiques r&#233;gionaux. Pendant pr&#232;s de 1000 ans, les conflits sont rares. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du premier mill&#233;naire avant notre &#232;re, deux grands centres politiques dominent la r&#233;gion, Taraco et Pukara. Le dernier finira par diriger seul toute la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ? Les fouilles montrent qu'une grande partie des centres r&#233;sidentiels de Taraco a br&#251;l&#233; &#224; la fin du premier si&#232;cle, entra&#238;nant un ralentissement durable de l'activit&#233; &#233;conomique. Or cet incendie n'&#233;tait pas accidentel. Outre son &#233;tendue, on n'a retrouv&#233; aucune trace d'une &#233;ventuelle reconstruction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; les faits. Les conclusions consistent &#224; d&#233;fendre le point de vue que &#171; les conflits arm&#233;s ont jou&#233; un r&#244;le majeur dans le d&#233;veloppement des premiers Etats &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo&#239;c &#233;crit que l'incendie de Taraco &#171; a co&#239;ncid&#233; avec l'accession de Pukara au statut de force politique dominante dans la r&#233;gion. De cet &#233;pisode, Ch Stanish conclut que les conflits ont &#233;t&#233; un facteur important dans l'&#233;volution des Etats archa&#239;ques dans le nord du lac Titicaca. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'une simple d&#233;duction sur des faits locaux mais d'une th&#232;se g&#233;n&#233;rale : &#171; Cet exemple s'ajoute &#224; ceux d&#233;j&#224; document&#233;s de la M&#233;sopotamie, de la M&#233;so-Am&#233;rique, du Nord du P&#233;rou, etc&#8230; &#187; Cependant, les &#233;tudes ne nous disent pas que les restes de la cit&#233; de Taraco manifestaient d'une intervention militaire d'une arm&#233;e d&#233;vastant tout mais seulement d'un incendie suivi d'une disparition totale de toute activit&#233; &#233;conomique sur le site, les habitants l'ayant abandonn&#233; totalement sans tentative de reprise du travail et de reconstruction.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire des premi&#232;res soci&#233;t&#233;s peu avant l'Etat manifestent essentiellement l'apparition des oppositions violentes non pas entre cit&#233;s mais entre classes sociales se d&#233;veloppant dans la cit&#233;, le foss&#233; entre riches et pauvres devenant de plus en plus grand et inacceptable aux exploit&#233;s. Les autres facteurs historiques comme les relations avec les autres cit&#233;s ne semblent pas d&#233;terminants dans l'apparition de l'Etat. Ces cit&#233;s sont le r&#233;sultat d'une accumulation primitive de richesses issues de l'agriculture et de l'artisanat puis du grand commerce, accumulation qui entra&#238;ne la concentration dans les mains d'un petit nombre de familles de l'essentiel des richesses&#8230; Pour assurer la p&#233;rennit&#233; de cette accumulation de richesses, l'accumulation des pouvoirs politiques et militaires dans les m&#234;mes mains va devenir rapidement n&#233;cessaire, d&#232;s que la soci&#233;t&#233; aura pass&#233; un certain cap en termes de d&#233;veloppement et en particulier les cit&#233;s en termes de nombres de r&#233;sidents pauvres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, s'il n'y a pas eu mise en place d'un Etat, c'est la r&#233;volution sociale qui incendie, qui d&#233;truit le mode de production, les exploit&#233;s ne voyant d'autre moyen de se lib&#233;rer que d'en finir avec le travail des champs et de s'enfuir apr&#232;s avoir d&#233;truit et br&#251;l&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine des premiers Etats est &#224; rechercher dans les conflits effectivement mais dans ceux internes &#224; la soci&#233;t&#233; : dans les conflits de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de soci&#233;t&#233; de classe sans lutte de classes et sans modes d'organisation des classes, dont la plus importante pour l'ordre : l'Etat. L'Histoire est souvent pr&#233;sent&#233;e comme construite par l'ordre, par le pouvoir ou par son chef et non par l'agitation des classes, leurs relations, leur concurrence, leurs alliances et leurs luttes. Et cet ordre social est pr&#233;sent&#233; comme tombant du ciel. Dans les mythologies religieuses, c'est l'&#233;quilibre du monde lui-m&#234;me qui est fond&#233; par les rois-dieux. L'histoire, revue et corrig&#233;e par le pouvoir, d&#233;fend la n&#233;cessit&#233; de celui-ci. En France, par exemple, une histoire continue de la civilisation est pr&#233;sent&#233;e aux scolaires, pr&#233;tendant que la soci&#233;t&#233; dite occidentale commencerait par le r&#233;gime des pharaons, se poursuivrait par l'Etat ath&#233;nien, puis romain, pour finir par le renforcement de l'Etat royal fran&#231;ais au sein de la f&#233;odalit&#233;, dont l'Etat bourgeois appara&#238;t finalement comme l'aboutissement plut&#244;t que comme la n&#233;gation, d&#233;bouchant sur le capitalisme, tout cela sans la moindre rupture ! Dans cette conception, l'Etat est un ordre qui n'a aucun ant&#233;c&#233;dent, qui est pr&#233;sent&#233; comme le point de d&#233;part d'une civilisation, et m&#234;me d'un peuple. Le pouvoir central, toujours aussi mythifi&#233;, est pr&#233;sent&#233; comme le facteur positif par excellence, et sa chute est pr&#233;sent&#233;e comme une catastrophe. En r&#233;alit&#233;, son caract&#232;re est d'abord n&#233;gatif : bloquer la lutte des classes. Son origine a d'autant plus besoin des mythes que sa v&#233;ritable origine est li&#233;e aux contradictions entre classes sociales. L'ancienne soci&#233;t&#233; pr&#233;-&#233;tatique explose sous les pressions des nouvelles in&#233;galit&#233;s produites par l'accumulation de richesses dues &#224; de nouvelles activit&#233;s &#233;conomiques et l'Etat est la r&#233;ponse des classes dirigeantes &#224; ces pressions qui m&#232;neraient, sans lui, &#224; l'explosion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rosa Luxemburg, Introduction &#224; l'&#233;conomie politique :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tournons-nous vers l'ancien Empire Inca d'Am&#233;rique du Sud. Le territoire de cet Empire, qui couvre les r&#233;publiques actuelles du P&#233;rou, de la Bolivie et du Chili, autrement dit un territoire d'environ 3 364 600 km2 avec une population actuelle de 12 millions d'habitants, &#233;tait administr&#233; &#224; l'&#233;poque de la conqu&#234;te par Pizarre, de la m&#234;me fa&#231;on que pendant des si&#232;cles auparavant. Nous y trouvons les m&#234;mes institutions que chez les anciens Germains. Chaque communaut&#233; familiale, qui forme en m&#234;me temps une centurie d'hommes capables de porter les armes, occupe un certain territoire qui lui appartient et, chose curieuse, porte m&#234;me le m&#234;me nom que chez les Germains, la Marca. Les terrains cultivables &#233;taient s&#233;par&#233;s du territoire de la Marca, partag&#233;s en lots et tir&#233;s au sort chaque ann&#233;e avant les semailles entre les familles. La dimension des lots d&#233;pendait de la grandeur des familles, donc de l'importance de leurs besoins. Le chef du village, dont la fonction, &#224; l'&#233;poque de la formation de l'Empire, donc vers les X&#176; et XI&#176; si&#232;cles, n'&#233;tait d&#233;j&#224; plus &#233;lective mais h&#233;r&#233;ditaire, recevait le plus grand lot. Au nord du P&#233;rou, chaque famille ne cultivait pas sa part de champ isol&#233;ment, on travaillait en dizaines, sous la conduite d'un chef - institution dont certains faits indiquent aussi l'existence chez les anciens Germains. La dizaine cultivait &#224; la suite les unes des autres toutes les parts de ses membres, m&#234;me des absents qui &#233;taient en train de servir &#224; la guerre ou dans les corv&#233;es pour les Incas. Chaque famille recevait les fruits de ce qui avait pouss&#233; sur son lot. N'avait droit &#224; un lot que celui qui habitait sur le territoire de la Marca et faisait partie du clan. Chacun devait cultiver lui-m&#234;me sa part. Quiconque la laissait inculte pendant plusieurs ann&#233;es (au Mexique, pendant trois ans) perdait ses droits. Les parts ne pouvaient &#234;tre ni vendues ni donn&#233;es. Il &#233;tait rigoureusement interdit de quitter sa propre Marca et de s'installer dans une autre, ce qui &#233;tait sans doute en relation avec la force des liens du sang dans les clans villageois. La culture des champs, dans les r&#233;gions c&#244;ti&#232;res o&#249; la pluie ne tombe que p&#233;riodiquement, a de tout temps exig&#233; une irrigation artificielle, des canaux que la communaut&#233; creusait collectivement. Il existait des r&#232;gles strictes pour l'utilisation de l'eau et sa r&#233;partition entre les diff&#233;rents villages et &#224; l'int&#233;rieur des villages. Chaque village avait aussi des &#8220; champs des pauvres &#8221; cultiv&#233;s par tous les membres de la communaut&#233; et dont la r&#233;colte &#233;tait r&#233;partie par le chef du village entre les vieillards, les veuves et les autres n&#233;cessiteux. Tout le reste du territoire, en dehors des champs, &#233;tait Marcapacha, territoire communal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la partie montagneuse du pays o&#249; la culture des champs ne r&#233;ussissait pas, un modeste &#233;levage, presque exclusivement de lamas, constituait la base de l'existence des habitants qui apportaient de temps en temps leur principal produit - la laine - dans la vall&#233;e pour l'&#233;changer avec les paysans contre du ma&#239;s, du poivre et des haricots. Dans la montagne, il y avait, d&#232;s l'&#233;poque de la conqu&#234;te, des troupeaux priv&#233;s et de s&#233;rieuses diff&#233;rences de richesse. Un Membre ordinaire de la Marca poss&#233;dait trois &#224; dix lamas, tandis que le chef pouvait en avoir cinquante &#224; cent. Le sol, la for&#234;t et les p&#226;turages &#233;taient propri&#233;t&#233; commune et il y avait, outre les troupeaux priv&#233;s, des troupeaux de village qui ne pouvaient &#234;tre ali&#233;n&#233;s. A des dates d&#233;termin&#233;es, une partie des troupeaux communs &#233;tait abattue et la viande et la laine en &#233;taient r&#233;parties entre les familles. Il n'y avait pas d'artisans, chaque famille confectionnait tout ce dont elle avait besoin pour le m&#233;nage. Il y avait des villages qui se montraient particuli&#232;rement habiles dans telle ou telle activit&#233; : tissage, poterie ou travail du m&#233;tal. A la t&#234;te de chaque village, il y avait un chef, &#233;lu &#224; l'origine, puis h&#233;r&#233;ditaire, qui surveillait la culture des champs ; pour toute affaire importante, il s'assurait les conseils de l'assembl&#233;e des adultes qu'il convoquait au son de la conque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici la vieille Marca p&#233;ruvienne a tous les traits essentiels de la Marche germanique. Ce en quoi elle diff&#232;re de l'image typique que nous connaissons permet de mieux p&#233;n&#233;trer la nature de ce syst&#232;me social. Ce qu'il y avait de particulier dans l'ancien Empire Inca, c'&#233;tait qu'il s'agissait d'un pays conquis o&#249; s'&#233;tait &#233;tablie une domination &#233;trang&#232;re. Les conqu&#233;rants, les Incas, faisaient certes aussi partie des tribus indiennes, mais ils soumirent les tribus pacifiques et s&#233;dentaires des Vechua, justement parce qu'elles vivaient isol&#233;es du monde, chaque village ne s'occupant que de lui-m&#234;me, sans lien avec de plus grands territoires, sans int&#233;r&#234;t pour tout ce qui pouvait se passer en dehors du territoire de la Marca. Les Incas laiss&#232;rent en g&#233;n&#233;ral intacte cette organisation particulariste, qui leur avait facilit&#233; la conqu&#234;te. Ils y greff&#232;rent un syst&#232;me raffin&#233; d'exploitation &#233;conomique et de domination politique. Chaque Marca conquise devait mettre &#224; part quelques champs, &#8220; champs des Incas &#8221; ou &#8220; champs du soleil &#8221; qui continuaient &#224; lui appartenir, mais dont les fruits revenaient aux Incas ainsi qu'&#224; leur caste de pr&#234;tres. De m&#234;me, les tribus montagnardes de bergers devaient r&#233;server une partie de leurs troupeaux, comme &#8220; troupeaux des ma&#238;tres &#8221;. La garde de ces troupeaux, de m&#234;me que la culture des champs des Incas et des pr&#234;tres, &#233;tait la corv&#233;e commune des membres de la communaut&#233;. A cela s'ajoutaient les corv&#233;es du travail dans les mines et des travaux publics, construction de chemins et de ponts, dont les ma&#238;tres prenaient la direction en main, un service militaire &#224; la discipline rigoureuse, enfin un tribut en jeunes filles qui servaient soit de victimes pour les sacrifices rituels, soit de concubines aux Incas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce s&#233;v&#232;re syst&#232;me d'exploitation laissait cependant intacte la vie int&#233;rieure des communaut&#233;s et leurs institutions communistes d&#233;mocratiques ; les corv&#233;es et redevances elles-m&#234;mes &#233;taient support&#233;es collectivement par la Marca. Le plus remarquable, c'est que l'organisation villageoise communiste n'&#233;tait pas seulement, comme si souvent d&#233;j&#224; au cours de l'histoire, la base s&#251;re et patiente d'un syst&#232;me s&#233;culaire d'exploitation et d'asservissement, ce syst&#232;me lui-m&#234;me avait une organisation communiste. En effet, les Incas qui s'install&#232;rent confortablement sur le dos des tribus p&#233;ruviennes soumises, vivaient eux-m&#234;mes en associations de lignage et en Marca. Leur r&#233;sidence principale, la ville de Cuzco, n'&#233;tait que la r&#233;union d'une douzaine et demie de logements dont chacun &#233;tait le si&#232;ge de la vie collective de tout un clan, avec la tombe commune &#224; l'int&#233;rieur, ainsi qu'un culte commun. Autour de ces grandes demeures de clans, s'&#233;tendaient les territoires des clans Incas avec for&#234;ts et p&#226;turages indivis et champs partag&#233;s, cultiv&#233;s en commun. En peuple primitif, ces exploiteurs et dominateurs n'avaient pas encore renonc&#233; au travail, ils se servaient seulement de leur situation de ma&#238;tres pour vivre mieux que leurs sujets et apporter de plus d'abondants sacrifices &#224; leur culte. L'art moderne de se nourrir exclusivement du travail d'autrui et de faire de l'oisivet&#233; l'attribut du pouvoir &#233;tait &#233;tranger &#224; cette organisation sociale o&#249; la propri&#233;t&#233; commune et l'obligation g&#233;n&#233;rale de travailler constituaient des coutumes populaires profond&#233;ment enracin&#233;es. L'exercice du pouvoir politique lui-m&#234;me &#233;tait organis&#233; comme une fonction commune des familles Incas. Les administrateurs Incas &#233;tablis dans les provinces du P&#233;rou. dont la fonction &#233;tait analogue &#224; celle des r&#233;sidents hollandais dans l'archipel malais, &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme les d&#233;l&#233;gu&#233;s de leurs clans &#224; Cuzco o&#249; ils gardaient leur place dans les habitations collectives et participaient &#224; la vie de leur propre communaut&#233;. Tous les ans, ces d&#233;l&#233;gu&#233;s rentraient &#224; Cuzco pour la f&#234;te d'&#233;t&#233; y rendaient compte de la fa&#231;on dont ils avaient exerc&#233; leur fonction et c&#233;l&#233;braient la grande f&#234;te religieuse avec les autres membres de leur tribu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons ici, dans une certaine mesure, deux couches sociales, l'une au-dessus de l'autre, toutes deux organis&#233;es int&#233;rieurement selon un mode communiste, et vivant entre elles dans des rapports d'exploiteurs &#224; exploit&#233;s. Ce ph&#233;nom&#232;ne peut para&#238;tre incompr&#233;hensible &#224; premi&#232;re vue, parce qu'en contradiction brutale avec les principes d'&#233;galit&#233;, de fraternit&#233; et de d&#233;mocratie, qui servaient de base &#224; l'organisation des communaut&#233;s agraires. Nous avons justement ici la preuve vivante que les institutions communistes primitives avaient en r&#233;alit&#233; peu de chose &#224; voir avec quelques principes que ce soit d'&#233;galit&#233; et de libert&#233; universelles. Ces &#8220; principes &#8221; appliqu&#233;s dans leur validit&#233; universelle pour tous les pays, au moins pour tous les pays &#8220; civilis&#233;s &#8221;, c'est-&#224;-dire pour les pays de civilisation capitaliste, &#224; l'&#8220; homme &#8221; abstrait, donc &#224; tous les hommes, sont un produit tardif de la soci&#233;t&#233; bourgeoise moderne dont les r&#233;volutions - en Am&#233;rique comme en France - les ont d'ailleurs proclam&#233;s pour la premi&#232;re fois. La soci&#233;t&#233; communiste primitive ignorait les principes g&#233;n&#233;raux valables pour tous les hommes ; son &#233;galit&#233; et sa solidarit&#233; naissaient des traditions communes de liens du sang et de la propri&#233;t&#233; commune des moyens de production. L'&#233;galit&#233; de droits et la solidarit&#233; des int&#233;r&#234;ts n'allaient pas plus loin que n'allaient ces liens du sang et cette propri&#233;t&#233;. Tout ce qui se trouvait hors de ces limites - qui n'allaient pas plus loin que les quatre pieux du village ou, plus largement, que les fronti&#232;res du territoire d'une tribu -&#233;tait &#233;tranger et pouvait m&#234;me &#234;tre ennemi. Les communaut&#233;s fond&#233;es &#224; l'int&#233;rieur sur la solidarit&#233; &#233;conomique pouvaient et devaient m&#234;me &#234;tre pouss&#233;es p&#233;riodiquement par le bas niveau de d&#233;veloppement de la production, par le rendement m&#233;diocre ou l'&#233;puisement de la source de nourriture et l'accroissement de la population, &#224; entrer en conflit mortel d'int&#233;r&#234;ts avec d'autres communaut&#233;s de m&#234;me genre. Il fallait alors que le combat bestial, la guerre, d&#233;cide de l'issue du conflit, extermination d'un des camps ou - plus souvent - &#233;tablissement de rapports d'exploitation. Ce n'&#233;tait pas le d&#233;vouement aux principes abstraits d'&#233;galit&#233; et de libert&#233; qui &#233;tait &#224; la base du communisme primitif, c'&#233;tait la n&#233;cessit&#233; d'airain du bas niveau de d&#233;veloppement de la civilisation humaine, de l'impuissance humaine face &#224; la nature, qui leur imposait comme une condition absolue d'existence de s'associer solidement en groupes importants et de proc&#233;der de fa&#231;on unie et planifi&#233;e dans leur travail, dans leur lutte pour l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me domination tr&#232;s limit&#233;e de la nature restreignait le plan commun et le travail commun &#224; un territoire relativement r&#233;duit de prairies naturelles ou de champs d&#233;frich&#233;s autour du village, et les rendaient tout &#224; fait impropres &#224; l'action commune sur une plus grande &#233;chelle. Le niveau primitif de l'agriculture ne permettait pas de cultures d&#233;passant le territoire du village et fixait ainsi des limites tr&#232;s &#233;troites &#224; la solidarit&#233; d'int&#233;r&#234;ts. Ce bas niveau de la productivit&#233; du travail provoquait p&#233;riodiquement des conflits d'int&#233;r&#234;ts entre les diff&#233;rents groupes sociaux et la violence brutale, seul moyen de r&#233;gler ces conflits. La guerre demeura la m&#233;thode permanente pour r&#233;soudre les conflits d'int&#233;r&#234;ts entre communaut&#233;s sociales jusqu'&#224; ce que le plus haut niveau de d&#233;veloppement de la productivit&#233; du travail, c'est-&#224;-dire la ma&#238;trise parfaite des hommes sur la nature, m&#238;t un terme &#224; leurs conflits d'int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels. Mais si le heurt entre les diverses communaut&#233;s communistes primitives &#233;tait une donn&#233;e permanente, l'issue en &#233;tait d&#233;cid&#233;e &#224; son tour par le d&#233;veloppement de la productivit&#233; du travail. S'agissait-il d'un conflit entre deux peuples de nomades &#233;leveurs de b&#233;tail qui se disputaient des p&#226;turages ? Seule la violence brutale pouvait d&#233;cider qui resterait ma&#238;tre du terrain et qui devait &#234;tre refoul&#233; vers des r&#233;gions inhospitali&#232;res et arides, ou &#234;tre extermin&#233;. L&#224; o&#249; l'agriculture &#233;tait d&#233;j&#224; assez prosp&#232;re pour pouvoir assurer une bonne nourriture sans absorber toute la force de travail et toute la vie des int&#233;ress&#233;s, l&#224; existait aussi le fondement d'une exploitation syst&#233;matique de ces paysans par des conqu&#233;rants &#233;trangers. C'est ainsi que nous voyons s'instaurer une situation comme celle du P&#233;rou o&#249; une soci&#233;t&#233; communiste exploite une autre soci&#233;t&#233; communiste. Cette structure originale de l'Empire Inca est importante ; elle nous permet de comprendre une s&#233;rie de formations semblables dans l'antiquit&#233; classique, en particulier au seuil de l'histoire grecque. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Wikipedia :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La hi&#233;rarchie dans l'empire inca reprend l'organisation traditionnelle des communaut&#233;s andines. L'Inca est &#224; la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est &#224; la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conqu&#233;rant veille &#224; ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations &#224; assimiler et laisse en place les autorit&#233;s traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorit&#233;s locales &#233;taient donc encadr&#233;es et rendaient comptes &#224; des sup&#233;rieurs hi&#233;rarchiques qui tous &#233;taient membres du clan Inca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il existait trois classes : la classe laborieuse constitu&#233;e des paysans et artisans, la classe de gouvernance locale et, au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait les r&#234;nes de l'empire. Cette classe dirigeante &#233;tait organis&#233;e comme un clan ordinaire dont les membres &#233;taient appel&#233;s aux plus hautes fonctions au sein de l'empire, qu'elles soient religieuses, militaires ou administratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; &#233;tait donc fond&#233;e sur un syst&#232;me de castes et on ne pouvait que tr&#232;s difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait acc&#233;der &#224; la classe dirigeante &#224; la suite d'un exploit militaire ou gr&#226;ce &#224; quelque autre m&#233;rite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coop&#233;ratifs de peuples vaincus obtiennent des postes &#224; responsabilit&#233;s, souvent celui de Kurakas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie est fond&#233;e sur la gestion de la main-d'&#339;uvre, sur l'&#233;change d'&#233;nergie humaine, sur une sorte de collectivit&#233; du travail et nullement sur des &#233;changes de biens ou sur une possession collective des biens. La richesse &#233;tait li&#233;e non pas &#224; la possession des biens mais &#224; l'acc&#232;s &#224; la main-d'&#339;uvre pour la production de la communaut&#233;. Le pauvre &#233;tant celui qui poss&#232;de peu de liens de parent&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sommet de l'organisation &#233;conomique se trouve l'Inca qui se repose sur les organisations ethniques et leur &#233;conomie de redistribution mais en g&#233;rant un syst&#232;me de redistribution &#224; un niveau sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le kuraka, le chef de l'ayllu, &#233;tait charg&#233; de la r&#233;partition des terres, qui se faisait sur un mod&#232;le de parts, entre chaque membre du village apte &#224; travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux agricoles &#233;taient divis&#233;s en trois temps :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la part de l'Inca et de la famille royale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	celle de chaque d&#233;tenteur de lopin de terre, pour subvenir aux besoins de sa famille ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	celle qui appartenait au village, afin de subvenir aux besoins des plus d&#233;munis. Un syst&#232;me d'entraide entre les familles &#233;tait tr&#232;s d&#233;velopp&#233;. En plus des terres collectives, il existait des r&#233;serves qui permettaient de pallier le manque en cas de famine, ou quand venait une d&#233;l&#233;gation de l'Inca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre devoir de chaque membre de la communaut&#233; consistait &#224; s'occuper des travaux collectifs (comme l'entretien des canaux d'irrigation). Ce syst&#232;me connaissait cependant des faiblesses : les kurakas abusaient parfois du syst&#232;me, s'enrichissaient et constituaient une nouvelle classe dont les privil&#232;ges &#233;taient transmis par h&#233;ritage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait une redistribution au niveau local autour du groupe ethnique mais aussi une redistribution bien plus vaste, au niveau de l'empire. L'Inca s'en chargeait &#224; partir des r&#233;serves. Pour op&#233;rer ce travail, on faisait appel &#224; des mitas (transporteurs). L'empire organisait donc aussi la mita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;partition des terres ethniques semblait li&#233;e &#224; la redistribution, puisque chaque ann&#233;e, elle faisait l'objet d'un pacte ou d'une n&#233;gociation. Gr&#226;ce aux principes de la redistribution et de l'&#233;change d'&#233;nergie humaine, les Incas purent entreprendre de nombreuses constructions, cr&#233;er des greniers suppl&#233;mentaires, un r&#233;seau de routes, des centres administratifs...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Les Incas : naissance et mort d'un empire (1439-1533) &#187;, Benjamin Sachelli :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au XIVe si&#232;cle, plusieurs p&#233;riodes de s&#233;cheresse frappant les hauts plateaux andins fragilisent les cultures. Pour survivre, les Incas descendent dans les vall&#233;es et s'emparent par la force des terres. Plusieurs campagnes militaires sont lanc&#233;es sur les riches vall&#233;es c&#244;ti&#232;res de Pisco et des Chincha. Pachacutec (1438-1471) conquiert le Nord en venant &#224; bout de l'empire Chimu. Ses troupes atteignent le bassin de Quito. Tupac Inca (1491-1493) conquiert l'Ouest et le Sud et soumet les peuples c&#244;tiers. Il descend jusqu'&#224; Santiago au Chili et consolide les fronti&#232;res sur l'autre versant des Andes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Incas poss&#232;dent une immense arm&#233;e pouvant regrouper jusqu'&#224; 140.000 hommes. Certes peu mobile, elle est d'une redoutable efficacit&#233; sur les batailles rang&#233;es et dans la prise des forteresses. L'empereur est le chef de l'arm&#233;e. Ses officiers, tous incas, le secondent. Ils sont habiles dans la ruse et la strat&#233;gie, sachant, par exemple, feindre des mouvements de repli. De plus, ils &#233;tudient le terrain et pr&#233;parent minutieusement leur plan de bataille. Les sous-officiers peuvent &#234;tre issus des autres peuples. Les Incas constituent des unit&#233;s par peuple et les laissent libres dans le choix de l'&#233;quipement. Ils leur font &#233;galement confiance dans leurs techniques. Les soldats sont donc plus efficaces. L'arm&#233;e &#233;vite, dans la mesure du possible, de vivre sur le pays, pour ne pas le ruiner et &#233;viter de s'attirer la haine des populations occup&#233;es. Ils conservent ainsi une r&#233;serve &#224; proximit&#233; en cas de n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre est la volont&#233; du dieu Inti, le soleil, mais elle sert &#233;galement &#224; renforcer le pouvoir des nouveaux empereurs. En effet, ceux-ci h&#233;ritent uniquement du titre et du pouvoir. Leurs pr&#233;d&#233;cesseurs emportent dans leur tombe les richesses acquises durant son r&#232;gne. Le nouvel empereur doit rapidement acqu&#233;rir de nouvelles richesses qui passent par la conqu&#234;te. De plus, de nombreux candidats au tr&#244;ne s'affrontent dans des guerres o&#249; le meilleur strat&#232;ge s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la conqu&#234;te, les Incas recensent la population. L'empire regroupe dix millions de personnes, dont 40.000 Incas, soit 200 peuples diff&#233;rents. Les Incas laissent le choix : l'int&#233;gration ou la mort. Ils sont g&#233;n&#233;reux avec ceux qui se soumettent et impitoyables avec ceux qui se r&#233;voltent. Les Incas privil&#233;gient toujours l'adh&#233;sion, car ils ont besoin de terre et de main d'&#339;uvre. En ce sens, ils ne viennent pas pour d&#233;truire ou affaiblir. Les &#233;lites locales restent en place, continuent de g&#233;rer les affaires locales et servent de lien avec les nouvelles autorit&#233;s. Les &#233;lites locales qui satisfont les Incas re&#231;oivent des pr&#233;sents, ce qui revient &#224; acheter la coop&#233;ration, selon une logique de don/contre-don. De plus, les mariages entre les &#233;lites et les Incas resserrent les liens. Par ailleurs, les fils des &#233;lites sont emmen&#233;s de force &#224; Cuzco pour &#234;tre &#233;duqu&#233;s. Huayna Capac (1493-1522) am&#233;nage l'empire en construisant des villes et des routes. Il renforce les fronti&#232;res, longues de 5.000km, en b&#226;tissant des forteresses. Il r&#233;prime les r&#233;voltes. Des populations sont parfois d&#233;plac&#233;es pour casser les anciennes alliances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empire est divis&#233; en quatre r&#233;gions trait&#233;es sur un pied d'&#233;galit&#233; et dirig&#233;es par un apu. Ce dernier supervise le recensement, administre, am&#233;nage, entretient les infrastructures et rend la justice. L'apu est toujours un inca. Les r&#233;gions sont subdivis&#233;es en provinces (80 pour tout l'empire), avec &#224; leur t&#234;te un gouverneur. Les terres sont redistribu&#233;es entre l'Etat, le clerg&#233; et le peuple. Les sujets doivent consacrer des jours de travail &#224; l'Etat pour cultiver des domaines, tisser des v&#234;tements, servir dans l'arm&#233;e et entretenir les infrastructures. Les peuples loyaux gardent leurs cultes et leurs divinit&#233;s. La seule obligation est d'honorer Inti, la divinit&#233; tut&#233;laire des Incas. Les divinit&#233;s des peuples rebelles sont prises en otages. Leurs statues sont amen&#233;es &#224; Cuzco. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chronologie :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l'origine, la civilisation Chav&#237;n (entre 1000 avant J.-C. et 200 avant J.-C. :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chav%C3%ADn_(culture)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation de Chav&#237;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le Ier et le VIIIe si&#232;cle, l'unit&#233; cr&#233;&#233;e par la civilisation Chav&#237;n disparut au profit de cultures plus locales (Mochica, Paracas-Nazca, Tiwanaku).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiwanaku&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation Tiwanaku&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Huari&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant les Incas, ce sont les Paracas-Nazca entre 200 avant J.-C. et 600 apr&#232;s J.-C. :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nazca_(civilisation)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation Paracas-Nazca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Moche_(culture)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation Mohica ou Moche, entre 100 apr&#232;s J.-C. et 700 apr&#232;s J.-C.)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats de Tiahuanaco et Huari s'effondrent brusquement au XIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers le milieu du XIIIe si&#232;cle, le peuple Chim&#250; initie la cr&#233;ation d'un nouvel empire, sur la c&#244;te nord du P&#233;rou actuel, fond&#233; sur l'am&#233;nagement hydraulique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chim%C3%BA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Civilisation Chim&#250;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.hominides.com/html/exposition/des-mochicas-aux-incas-guiry-en-vexin-1323.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des Mochicas aux Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Titicaca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'origine des Incas : les indiens proches des Uros du lac Titicaca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-origine-des-incas-devoilee-par-la-genetique.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;bat scientifique sur l'origine des Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_inca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La civilisation Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_inca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire inca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://info.artisanat-bolivie.com/Organisation-sociale-des-Incas-a309&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les classes sociales sous les Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.epbroye.ch/travauxapp/mpc2004/incas/EPB-Amel/Page0401.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trois classes sociales&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cocomagnanville.over-blog.com/2015/11/l-empire-inca-tahuantinsuyu.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'organisation sociale et politique des Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/homme-empire-inca-doit-beaucoup-crottin-lama-30361/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une rencontre : lamas, crottins, ma&#239;s et&#8230; Incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Succession_inca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La guerre civile incas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Guerra_civil_incaica&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guerra civil incaica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.scielo.org.mx/scielo.php?script=sci_arttext&amp;pid=S0188-28722013000100002&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La guerra entre incas y chancas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5307&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de l'empire Tiahuacano-Huari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5288&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5276&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La civilisation des Indiens du Mississippi, disparue &#224; l'issue d'une guerre civile, avant le d&#233;but de la colonisation europ&#233;enne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5263&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la civilisation de Caral (P&#233;rou) a brutalement et totalement disparu en 1500 avant notre &#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire incas, naissance et mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Inuits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3004&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Tuez-nous et enterrez-nous ici&#034; : un appel d&#233;sesp&#233;r&#233; d'Indiens menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens du Guatemala par le pouvoir militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Administration indienne et d&#233;mocratie directe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de la conqu&#234;te du Br&#233;sil par les Occidentaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement de la civilisation Mochica (dite aussi Moche)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5261&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5342&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttes de classes dans les soci&#233;t&#233;s am&#233;rindiennes pr&#233;colombiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition des civilisations pr&#233;colombiennes est-elle un myst&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27ouvrages_sur_l%27Am%C3%A9rique_pr%C3%A9colombienne_class%C3%A9s_par_th%C3%A8me&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie Am&#233;rique pr&#233;colombienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques</title>
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		<dc:date>2019-05-14T22:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : Cet article ne porte pas sur &#171; les Indiens des Am&#233;riques &#187; car cette cat&#233;gorie n'existe pas. En Am&#233;rique, il en va de m&#234;me que dans le reste du monde. Il n'y a pas une seule civilisation de l'Inde ou une seule de la M&#233;sopotamie ou une seule de l'Europe. Pas plus aux Am&#233;riques ni dans un de ses pays. Il y en a des centaines et des milliers et elles sont tr&#232;s diverses. Au P&#233;rou, Chav&#237;n n'est pas Nazca et Mohica n'est pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur les Indiens des Am&#233;riques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : Cet article ne porte pas sur &#171; les Indiens des Am&#233;riques &#187; car cette cat&#233;gorie n'existe pas. En Am&#233;rique, il en va de m&#234;me que dans le reste du monde. Il n'y a pas une seule civilisation de l'Inde ou une seule de la M&#233;sopotamie ou une seule de l'Europe. Pas plus aux Am&#233;riques ni dans un de ses pays. Il y en a des centaines et des milliers et elles sont tr&#232;s diverses. Au P&#233;rou, Chav&#237;n n'est pas Nazca et Mohica n'est pas Lambayeque, ni Incas. Rien qu'au P&#233;rou, il y a plusieurs dizaines de civilisations diff&#233;rentes et ind&#233;pendantes. Elles n'ont pas une seule histoire mais des milliers et des dizaines de milliers d'histoires diverses et pleines de richesses, m&#234;me apr&#232;s que le massacre colonial ait effac&#233; bien des traces&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les populations &#171; occidentales &#187; re&#231;oivent de nombreux messages erron&#233;s sur &#171; les Indiens &#187; des Am&#233;riques (nord, m&#233;so-am&#233;rique et sud) et notamment ces quelques id&#233;es fausses couramment diffus&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Les soci&#233;t&#233;s indiennes seraient surtout marqu&#233;es par un caract&#232;re commun qui serait &#224; la fois racial, ethnique et culturel et qui m&#232;nerait au m&#234;me type de soci&#233;t&#233;. C'est particuli&#232;rement faux : les centaines de soci&#233;t&#233;s indiennes sont aussi diverses et oppos&#233;es entre elles que les autres soci&#233;t&#233;s de la plan&#232;te, si ce n'est plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Les soci&#233;t&#233;s indiennes auraient fond&#233; des civilisations qui se seraient succ&#233;d&#233; au plan r&#233;gional (par exemple en m&#233;so-am&#233;rique) de mani&#232;re continue, se passant le flambeau de l'une &#224; l'autre, de telle sorte qu'il y aurait presque une continuit&#233; des indiens antiques aux indiens de l'&#233;poque de la colonisation, les Azt&#232;ques et les Mayas &#233;tant les h&#233;ritiers des Olm&#232;ques. C'est absolument faux : il y a eu de tr&#232;s nombreuses et profondes ruptures et la civilisation a parfois disparu compl&#232;tement puis est brutalement r&#233;apparue, l&#224; aussi comme sur le reste de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Les soci&#233;t&#233;s indiennes seraient d'abord marqu&#233;es par des croyances religieuses, toute la vie des Indiens ob&#233;issant aveugl&#233;ment &#224; ces ob&#233;issances aux dieux et la vie civile &#233;tant d'abord d&#233;termin&#233;e par ces conceptions id&#233;ologiques. L&#224; encore, un pr&#233;jug&#233; sur les anciennes soci&#233;t&#233;s qui n'est pas sp&#233;cifiquement indien, n'a-t-on pas dit que les Egyptiens &#233;taient d'abord d&#233;termin&#233;s par les croyances des Pharaons, pour se rendre compte ensuite que le peuple &#233;gyptien des premi&#232;res dynasties ne connaissaient m&#234;me pas la croyance destin&#233;e exclusivement au Pharaon et &#224; son entourage, sans parler des premi&#232;res soci&#233;t&#233;s pr&#233;-pharaoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Les soci&#233;t&#233;s indiennes ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es comme particuli&#232;rement sanguinaires comparativement &#224; celles du reste de la plan&#232;te, les historiens rapportant des fleuves de sang qui auraient marqu&#233; les pyramides. l&#224; encore, cela n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas, les soci&#233;t&#233;s indiennes florissantes, quand la pluie &#233;tait au rendez-vous, &#233;taient assez pacifiques. Les commentateurs oublient assez ais&#233;ment que l'Asie ou l'Europe ont eux-m&#234;mes &#233;t&#233; baign&#233;s dans le sang &#224; bien des &#233;poques, l'exemple de la Chine des rois puis des seigneurs de la guerre &#233;tant particuli&#232;rement exemplaire &#224; cet &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des soci&#233;t&#233;s comme les Azt&#232;ques ou les Mayas sont pr&#233;sent&#233;es comme particuli&#232;rement sanguinaires et elles l'ont &#233;t&#233;, mais ce serait une erreur de croire que cela a &#233;t&#233; une constante et pas une &#233;volution historique. Ainsi, les Azt&#232;ques, effectivement particuli&#232;rement guerriers et ayant d&#233;velopp&#233; leur soci&#233;t&#233; d'abord gr&#226;ce &#224; des guerres, n'employaient pas au d&#233;part de massacres rituels. C'est vers 1450 alors que le mauvais temps, et notamment la neige, d&#233;truisait massivement les r&#233;coltes et produisait quatre ann&#233;es de disette, que s'est d&#233;velopp&#233;e la croyance selon laquelle le dieu Soleil avait besoin de sa ration de sang issu de sacrifices humains pour reprendre des forces et repartir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- Il est souvent dit que le mode de vie des Indiens aurait tellement de points communs que l'on pourrait parler d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale de soci&#233;t&#233; indienne, de conceptions indiennes, de culture indienne. L&#224; encore, cela est compl&#232;tement faux, les diverses soci&#233;t&#233;s indiennes sont tr&#232;s divergentes les unes par rapport aux autres, non seulement parce que ce n'&#233;tait absolument pas le m&#234;me peuple, pas la m&#234;me histoire, pas les m&#234;mes conditions d'existence, pas la m&#234;me g&#233;ographie des lieux, pas le m&#234;me mode de production, pas le m&#234;me mode d'appropriation (du communisme primitif &#224; l'apparition d'une v&#233;ritable bourgeoisie -appel&#233;e par exemple les pochtecas et ayant de nombreuses libert&#233;s particuli&#232;res - et m&#234;me d'un commerce international !), et y compris pas du tout les m&#234;mes origines raciales. En effet, tous les Indiens ne proviennent pas du d&#233;placement de population inuit ayant suivi les troupeaux sur le d&#233;troit de Behring. Tr&#232;s certainement, certaines populations de Polyn&#233;sie, d'Australie, de Chine et d'Afrique, notamment d'Egypte, ont d&#251; r&#233;ussir &#224; franchir les oc&#233;ans &#224; certaines &#233;poques, expliquant les types humains, n&#233;gro&#239;des ou occidentaux, que l'on trouve notamment chez les Olm&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- La premi&#232;re &#171; id&#233;e &#187; fausse que les colons occidentaux ont diffus&#233;e, c'est un mensonge grossier selon lequel les Indiens &#233;taient arri&#233;r&#233;s, que c'&#233;taient des peuples barbares et, &#224; l'&#233;poque, religieux, gouvernants, classes dirigeantes occidentales et colons affirmaient que ce n'&#233;taient pas vraiment des humains mais des animaux !!! Ils ne pouvaient pas avoir construit de grandes civilisations, avec une culture, un art, des croyances d&#233;velopp&#233;es, une connaissance scientifique, astronomique notamment, de la litt&#233;rature, des math&#233;matiques, etc. Mais la r&#233;alit&#233; est tout autre : par exemples les soci&#233;t&#233;s indiennes ont invent&#233; le z&#233;ro des math&#233;matiques plus t&#244;t que l'Inde et m&#234;me un mill&#233;naire plus t&#244;t que l'Europe occidentale ! Bien entendu, on sait maintenant que l'Eglise a eu besoin pour diffuser ce gros mensonge de d&#233;truire de tonnes de textes azt&#232;ques et mayas notamment, de br&#251;ler les codex, de d&#233;truire des richesses artistiques et culturelles innombrables, en pr&#233;tendant ainsi combattre des pens&#233;es d&#233;moniaques ! Les v&#233;ritables d&#233;mons destructeurs &#233;tant dans ce cas bien s&#251;r&#8230; occidentaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7- Ensuite, ils ont d&#233;couvert des soci&#233;t&#233;s guerri&#232;res, des Mayas, des Azt&#232;ques, des Chichim&#232;ques, des Iroquois et des Ch&#233;yennes et ils ont alors d&#233;clar&#233; que &#171; les Indiens &#187; &#233;taient sanguinaires, qu'ils ne vivaient que pour massacrer leurs semblables, pour nourrir un bain de sang, sous pr&#233;texte de satisfaire le dieu Soleil ou le dieu de la guerre ou encore celui des t&#233;n&#232;bres ! Cette id&#233;e que les Indiens se caract&#233;risent d'abord par un bain de sang humain court toujours. Elle blanchit un peu le g&#233;nocide des Indiens pratiqu&#233; par les Occidentaux, des colons aux habitants des USA. Rappelons que jamais les tribus indiennes n'avaient &#233;radiqu&#233; radicalement la population humaine, ni menac&#233; de le faire, aux Am&#233;riques, ni au nord, ni au sud, ni en m&#233;so-am&#233;rique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8- Un autre mythe pr&#233;tend que c'est involontairement que les Occidentaux ont d&#233;truit les Indiens, essentiellement en leur amenant des maladies. Mais c'est omettre que, jusqu'&#224; une &#233;poque r&#233;cente, la soci&#233;t&#233; occidentale a agi consciemment pour supprimer physiquement les Indiens, leur imposant de ne plus avoir d'enfants par des politiques anti-indiennes des autorit&#233;s de sant&#233;. C'est omettre que l'on a parqu&#233; ce qui restait des tribus indiennes dans les zones les plus inhospitali&#232;res, qu'on a syst&#233;matiquement achet&#233; et corrompu leurs chefs, qu'on a consciemment cass&#233; ces peuples &#224; coups de fric et d'alcool. C'est une v&#233;ritable guerre militaire, &#233;conomique et culturelle qui a &#233;t&#233; men&#233;e contre eux et qui n'a toujours pas compl&#232;tement men&#233; &#224; la victoire, les Indiens continuant de r&#233;sister courageusement&#8230; Certains pays comme le Guatemala sont encore d&#233;truits par l'effort des classes dirigeantes occidentales de se d&#233;barrasser des Indiens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9- Un autre mythe sur les Indiens se retrouve aussi dans les &#233;tudes sur les autres peuples : il s'agit du mythe &#233;tatiste selon lequel ce seraient les grands Etats qui auraient d&#233;couvert toutes les avanc&#233;es culturelles, artistiques, artisanales, des peuples alors que c'est le contraire : ce sont les avanc&#233;es en question qui ont apport&#233; le progr&#232;s &#233;conomique, permettant ensuite un surproduit collectif, le d&#233;veloppement de la division du travail, la formation de familles plus riches, l'apparition de classes poss&#233;dantes bien avant que naissent les Etats. Nombre de soci&#233;t&#233;s indiennes tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es, ayant permis l'apparition de classes poss&#233;dantes, n'avaient pas connu l'apparition de l'Etat et elles poss&#233;daient d&#233;j&#224; des connaissances, des techniques, des sciences, des arts et artisanats tr&#232;s d&#233;velopp&#233;s. Mais ces soci&#233;t&#233;s n'avaient pas d'arm&#233;e permanente, pas de police permanente, pas toujours de palais ou de temples. Ces derniers n'apparaissent que beaucoup plus tard dans le d&#233;veloppement des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10- On a souvent voulu faire croire que les Indiens &#233;taient beaucoup plus en retard au point de vue d&#233;veloppement sur les autres continents et c'est encore une id&#233;e fausse ! Des soci&#233;t&#233;s indiennes ont d&#233;velopp&#233; leur &#233;criture et leur calcul en m&#234;me temps qu'en Egypte ou en Asie, quand les Europ&#233;ens, par contre, n'en &#233;taient pas capables ! Les capacit&#233;s artisanales, architecturales et artistiques des civilisations indiennes nous &#233;tonnent encore et on ignore toujours comment ont pu &#234;tre b&#226;tis certains &#233;difices gigantesques ou comment ont pu &#234;tre d&#233;plac&#233;es les grosses pierres basaltiques &#224; l'origine des t&#234;tes sculpt&#233;es des Olm&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11- Le type d'erreur la plus courante consiste &#224; pr&#233;tendre qu'un seul type de soci&#233;t&#233; correspondrait aux mentalit&#233;s et aux croyances indiennes. C'est absolument faux : les soci&#233;t&#233;s indiennes parcourent tous les types de soci&#233;t&#233;s imaginables : matriarcales et patriarcales, collectivistes et individualistes, fond&#233;es sur la propri&#233;t&#233; collective, sur la propri&#233;t&#233; &#233;tatique ou sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, soci&#233;t&#233;s agraires mais aussi soci&#233;t&#233;s de chasseurs-cueilleurs les pr&#233;c&#233;dant, nomades comme s&#233;dentaires, mettant en avant les capacit&#233;s guerri&#232;res, les capacit&#233;s artistiques, les capacit&#233;s magiques, les capacit&#233;s commerciales, les capacit&#233;s agricoles, etc. Une m&#234;me ethnie et une m&#234;me soci&#233;t&#233; indienne a parfois dur&#233; suffisamment longtemps pour changer compl&#232;tement de caract&#232;re, pour passer par exemple d'une soci&#233;t&#233; guerri&#232;re &#224; une soci&#233;t&#233; pacifique et commerciale, comme c'est le cas de Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12- Une autre erreur de conception historique consiste &#224; affirmer que ces soci&#233;t&#233;s &#233;taient fig&#233;es, sans &#233;volution possible, devaient n&#233;cessairement chuter face au monde occidental, d&#233;velopp&#233; et centralis&#233;. C'est tout &#224; fait erron&#233;. Les soci&#233;t&#233;s indiennes t&#233;moignent, au contraire, d'une histoire dynamique, avec des changements brutaux, avec une histoire des classes dirigeantes aussi riche et complexe que celle des autres continents, aussi pleine de rebondissements, de r&#233;volutions et de contre-r&#233;volutions, sociales comme politiques. Une soci&#233;t&#233; indienne arriv&#233;e &#224; un stade avanc&#233; &#233;tait g&#233;n&#233;ralement entour&#233;e de diverses soci&#233;t&#233;s indiennes &#224; toutes les sortes de niveaux de d&#233;veloppement qui restaient en relation avec la soci&#233;t&#233; plus d&#233;velopp&#233;e, qui &#233;tait souvent victime de ses razzias et mis en esclavage ou subissant le travail forc&#233;. Les soci&#233;t&#233;s plus &#171; primitives &#187; pouvaient aussi &#234;tre partiellement transform&#233;es par le contact culturel et politique des soci&#233;t&#233;s plus avanc&#233;es. Mais ces vieilles soci&#233;t&#233;s &#233;taient tribales quand les plus avanc&#233;es avaient des Etats, des classes sociales, des syst&#232;mes politiques, juridiques, relationnels beaucoup plus modernes que le tribalisme ethnique, communautaire et communiste. Les tribus, les castes, les familles de type gentilices, les classes sociales, tous ces niveaux successifs d'organisation sont apparus, en rapport avec des changements du mode de production de la soci&#233;t&#233; comme partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes souvent influenc&#233;s pour nos interpr&#233;tations des soci&#233;t&#233;s les plus anciennes par les mythologies des soci&#233;t&#233;s plus d&#233;velopp&#233;es dont l'&#233;criture a pu &#234;tre traduite. Mais on ne peut pas comprendre ce qui fondait les anciennes soci&#233;t&#233;s en se contentant de cette interpr&#233;tation plus moderne, celles Azt&#232;ques ou des Mayas datant de l'&#233;poque coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13- Pour l'Antiquit&#233; et le Moyen-Age, pour les peuples indiens comme ailleurs dans le monde, les historiens essaient souvent d'oublier les classes sociales, leurs luttes, leurs combats r&#233;volutionnaires, pour tenter de comprendre les soci&#233;t&#233;s. Ils tentent de trouver une interpr&#233;tation dans laquelle l'id&#233;ologie domine la soci&#233;t&#233; et les relations sociales et &#233;conomiques, inversant les interactions r&#233;elles. Ils s'&#233;tonnent d&#232;s lors de ne pas comprendre &#224; quoi correspondent les chutes brutales des soci&#233;t&#233;s, ou l'apparition des Etats ! L'Etat n'est que la r&#233;ponse aux r&#233;volutions sociales ! La plupart des civilisations ont &#233;t&#233; balay&#233;es par des r&#233;volutions sociales, bien plus que par des guerres ! Ainsi, m&#234;me les colonisateurs se sont appuy&#233;s sur les sentiments r&#233;volutionnaires des peuples opprim&#233;s pour renverser les Mayas ou les Azt&#232;ques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple le plus int&#233;ressant de th&#232;se selon laquelle il y aurait une seule civilisation indienne est expos&#233; ainsi par Peterson dans &#171; Le Mexique pr&#233;colombien &#187; &#224; propos des civilisations indiennes de M&#233;so-Am&#233;rique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le terme &#171; m&#233;soam&#233;ricain &#187; a &#233;t&#233; forg&#233; par le Dr Kirchoff pour d&#233;limiter g&#233;ographiquement cette r&#233;gion &#224; la civilisation avanc&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de laquelle les caract&#233;ristiques culturelles des peuples &#233;taient semblables, formant un ensemble coh&#233;rent auquel participaient tous les habitants. La &#171; M&#233;soam&#233;rique &#187;, au temps de la conqu&#234;te espagnole, atteignait au sud une ligne allant de l'embouchure du Motagua au Guatemala, par le lac Nicaragua, jusqu'au golfe de Nicoya dans l'Etat de Costa Rica. La limite nord &#233;tait tout enti&#232;re comprise dans le Mexique, depuis le Panuco, en suivant la Lerma, jusqu'au Sinaloa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kirchoff consid&#232;re que les traits culturels suivants sont les caract&#233;ristiques de la civilisation m&#233;soam&#233;ricaine : un certain type de b&#226;ton &#224; creuser la terre (coa) ; le fait de constituer des jardins en gagnant du terrain sur l'emplacement des lacs (chinampas) ; la culture d'une sorte de sauge &#224; feuille de tilleul (chia) ; l'utilisation de certaines graines pour un breuvage ou pour une huile destin&#233;e &#224; lustrer les peintures ; la culture du maguey pour son jus (aguamiel) et pour ses fibres tiss&#233;es et employ&#233;es pour les v&#234;tements, ou pour fabriquer une boisson alcoolis&#233;e (pulque) ; la culture du cacao ; la m&#233;thode de moudre le ma&#239;s pr&#233;alablement amolli par de la chaux ou des cendres ; des boulettes d'argile pour les surbacanes ; des ornements divers en argile, b&#226;tonnets pass&#233;s dans la l&#232;vre ou autres ; une m&#233;thode de polissage &#224; l'aide d'obsidienne ; des miroirs en pyrite ; des tubes de cuivre servant &#224; percer la pierre ; des v&#234;tements orn&#233;s de poil de lapin ; des sabres de bois garnis d'&#233;clats de silex ou d'obsidienne (manquanhuit) ; une armure sous forme de corselet bourr&#233; de coton (ichcahuipilli) ; des boucliers &#224; deux poign&#233;es ; des v&#234;tements d'une seule pi&#232;ce &#224; l'usage des guerriers ; des turbans, des sandales &#224; talons ; des pyramides &#224; gradins ; des sols rev&#234;tus de stuc ; des emplacements comportant des cercles, pour jouer &#224; la balle ; une &#233;criture hi&#233;roglyphique ; des signes en guise de nombres, dont la valeur variait suivant leur position ; des livres d'images se repliant comme un paravent ; des chroniques et des cartes historiques ; l'ann&#233;e de 18 mois de 20 jours chacun, plus 5 jours &#171; inutiles &#187; ; une combinaison de 20 signes et de 13 nombres formant un cycle de 260 jours ; la combinaison des deux premi&#232;res p&#233;riodes ; des jours fastes ou n&#233;fastes ; des pr&#233;noms donn&#233;s d'apr&#232;s le jour de la naissance ; l'emploi rituel du papier et du caoutchouc ; des sacrifices de cailles ; certaines formes de sacrifices humains, comme l'usage de br&#251;ler vives les victimes ; des danses ex&#233;cut&#233;es en rev&#234;tant la peau de la victime ; le sacrifice du c&#339;ur de la victime ; l'usage d'attacher la victime &#224; une pierre pour un combat de gladiateurs ou &#224; une sorte de plate-forme &#233;lev&#233;e ; l'auto-sacrifice, c'est-&#224;-dire la coutume d'extraire soi-m&#234;me le sang de diverses parties de son corps ; la danse sur le haut d'un poteau ou un jeu imitant un vol (volador) ; la coutume de donner aux chiffres 4 et 13 une signification rituelle ; l'usage de boire l'eau o&#249; un parent d&#233;funt avait &#233;t&#233; baign&#233; ; des march&#233;s sp&#233;cialis&#233;s et subdivis&#233;s selon les produits &#224; vendre ; des marchands faisant de l'espionnage ; des organisations militaires et des guerres faites pour se procurer des victimes sacrificielles (Xochiyaoyotl).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces particularit&#233;s, il existait un certain nombre de traits communs &#224; la r&#233;gion m&#233;soam&#233;ricaines et &#224; d'autres grandes r&#233;gions culturelles d'Am&#233;rique, telles que le sud-ouest ou r&#233;gion aride de l'Am&#233;rique du nord, le sud-est de l'Am&#233;rique du nord, le Chibcha, les Andes et l'Amazonie. Chacune de ces r&#233;gions ne poss&#233;dait pas forc&#233;ment tous ces &#233;l&#233;ments culturels, et d'autres coutumes, qu'on pouvait trouver &#233;galement en dehors de la r&#233;gion m&#233;soam&#233;ricaine, sont aussi caract&#233;ristiques de ce pays ; l'usage de la c&#233;ramique pour des ustensiles et des effigies ; la culture du ma&#239;s, des haricots et des courges ; l'usage de garder la t&#234;te d'un ennemi comme troph&#233;e ; le cannibalisme rituel ; la confession ; la culture du coton ; les constructions en pierre ; la culture de jardins en terrasses ; les travaux d'irrigation ; les ponts suspendus ; des radeaux faits de calebasses ; l'emploi de papayes, des sapotilles ; l'&#233;levage des chiens pour l'alimentation ; la domestication des dindons et des canards sauvages ; en ce qui concerne les armes : l'emploi des lances, des boucliers tiss&#233;s ; la connaissance de la m&#233;tallurgie ; des routes pav&#233;es ; l'aspersion des sanctuaires avec du sang sacrificiel ; un &#233;ventail en vannerie pour attiser le feu ; des assiettes plates en argile pour cuire les &#171; tortillas &#187; (comal) ; un jeu de balles o&#249; les balles de caoutchouc ne doivent pas &#234;tre touch&#233;es avec la main ; un tambour de bois muni des deux langues ; l'habitude des bains de vapeur (temazcal) ; des &#233;coles militaires pour les gar&#231;ons ; une instruction g&#233;n&#233;rale donn&#233;e par l'Etat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui pr&#233;c&#232;de d&#233;montre que la zone m&#233;soam&#233;ricaine a &#233;t&#233; tr&#232;s interactive, les diverses techniques et sp&#233;cificit&#233;s artisanales, artistiques, culturelles et religieuses se communiquant d'un peuple &#224; un autre. Cependant juger d'une soci&#233;t&#233; sur des techniques ou des id&#233;ologies, c'est mettre la charrue avant les b&#339;ufs. Des soci&#233;t&#233;s de type tr&#232;s diff&#233;rentes ont eu le christianisme comme religion mais cela n'efface pas leurs diversit&#233;s sociales ou politiques, les modes de production diff&#233;rents qui ont adapt&#233; la m&#234;me id&#233;ologie religieuse &#224; leurs besoins divers. Le type de constructions architecturales ou le type de techniques de d&#233;coration n'indique pas le type de soci&#233;t&#233;, leur architecture sociale et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me Peterson souligne que l'on peut tout aussi bien remarquer des divergences essentielles entre les diverses civilisations, y compris entre celles qui se sont d&#233;velopp&#233;es dans la zone m&#233;soam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les Olm&#232;ques semblent sp&#233;cialistes en magie et en travail de la pierre et il ne semble pas que tous leurs secrets se soient transmis aux autres peuples et civilisations. Un grand nombre de leurs connaissances ne proviennent absolument pas de soci&#233;t&#233;s qui les ont pr&#233;c&#233;d&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;jug&#233;s globalisant sur les civilisations indiennes ont cours aussi bien en ce qui concerne l'Am&#233;rique du nord. Les interpr&#233;tations sont nombreuses qui font des soci&#233;t&#233;s indiennes telles que les occidentaux les ont rencontr&#233; dans les grandes plaines, c'est-&#224;-dire des cavaliers guerriers nomades, un arch&#233;type incontournable et c'est un contresens majeur. L&#224; encore, la distance entre nos soci&#233;t&#233;s et les soci&#233;t&#233;s archa&#239;ques fait que nous avons l'impression de voir un seul type de soci&#233;t&#233; l&#224; o&#249; il y en a un tr&#232;s grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si Peterson trouve que les religions sont g&#233;n&#233;rales aux civilisations indiennes, il rel&#232;ve que toutes les soci&#233;t&#233;s indiennes pr&#233;c&#233;dant 1500 av. J.-C. ne pr&#233;sentent pas d'inhumation des cadavres, pas de repr&#233;sentations humaines et pas de manifestations d'une quelconque religion. Or, d'innombrables soci&#233;t&#233;s indiennes se sont d&#233;velopp&#233; bien avant 1500 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve des grands commer&#231;ants chez les Mayas, dans la civilisation de Teotihuacan ou chez les Azt&#232;ques mais la plupart des civilisations ne pratiquaient le commerce qu'&#224; toute petite &#233;chelle ou pour certains produits particuliers dont ils ne disposaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, quand on regarde de loin, on pourrait croire que &#171; tous les Indiens ont le m&#234;me type ethnique &#187; mais c'est compl&#232;tement faux ! Il est certain que plusieurs sortes de races humaines sont &#224; l'origine des ethnies indiennes et peut-&#234;tre m&#234;me toutes les sortes de races humaines !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, d&#232;s qu'on conna&#238;t des d&#233;tails historiques sur une soci&#233;t&#233;, on y trouve des similarit&#233;s avec l'&#233;poque moderne, des affrontements de personnes, d'institutions, de pouvoirs, de classes, d'Etats, des changements li&#233;s &#224; des accidents historiques, tout un d&#233;roulement extraordinairement dynamique. On est tr&#232;s loin de cette image d'une soci&#233;t&#233; fig&#233;e sans cesse identique &#224; elle-m&#234;me seulement capable de se copier elle-m&#234;me !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terminons en comparant un r&#233;cit de ce qu'&#233;tait la soci&#233;t&#233; des indiens Iroquois et un autre r&#233;cit sur ce que repr&#233;sentait la soci&#233;t&#233; des indiens Azt&#232;que. On verra entre eux le foss&#233; de conceptions, de fonctionnement social, de niveau de d&#233;veloppement, et bien d'autres diff&#233;rences de tous types. On remarquera tous les stades de d&#233;veloppement depuis les chasseurs-cueilleurs nomades jusqu'&#224; l'apparition des classes sociales et de l'Etat, d'une soci&#233;t&#233; communiste primitive &#224; une soci&#233;t&#233; esclavagiste ou f&#233;odale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Howard Zinn d&#233;crit ainsi la soci&#233;t&#233; iroquoise dans &#171; Une histoire populaire des Etats-Unis &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aux environs de l'an 500 de notre &#232;re, tandis que cette culture des Moudbuilders (vall&#233;e de l'Ohio) commen&#231;ait &#224; d&#233;cliner, une autre civilisation se d&#233;veloppait plus &#224; l'ouest, dans la vall&#233;e du Mississipi, centr&#233;e sur l'actuelle r&#233;gion de Saint Louis. Cette civilisation avait d&#233;velopp&#233; une agriculture sophistiqu&#233;e et r&#233;unissait des milliers de villages, &#233;difiant &#233;galement pr&#232;s d'une m&#233;tropole indienne qui semble avoir abrit&#233; quelque trente mille personnes, de grands tumulus de terre qui faisaient office de s&#233;pultures ou de lieux c&#233;r&#233;moniels. le plus grand de ces &#233;difices avait 300 m&#232;tres de haut et une base plus grande que celle de la Grande Pyramide d'Egypte. Dans cette cit&#233;, appel&#233;e Cahokia, on trouvait fabricants d'outils, tanneurs, potiers, bijoutiers, tisserands, saliniers, graveurs sur cuivre ainsi que de talentueux c&#233;ramistes. On y a &#233;galement d&#233;couvert un suaire fun&#233;raire compos&#233; de douze mille perles de coquillages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des monts Adirondacks jusqu'aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l'Etat de New York, vivait le plus puissant groupe de population du Nord-Est am&#233;ricain : la Conf&#233;d&#233;ration iroquoise, qui r&#233;unissait les Mohawks (&#171; le peuple du Silex &#187;), les Oneidas (&#171; le peuple de la Pierre &#187;), les Onondagas (&#171; le peuple de la Montagne &#187;), les Cayugas (&#171; le peuple de la Terre &#187;) et les Senecas (&#171; le peuple de la Grande Colline &#187;). Des milliers de gens unis par une langue commune : l'iroquois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la vision du chef mohawk, Hiawatha, le l&#233;gendaire Dekanawida s'adressait aux Iroquois en ces termes : &#171; Nous sommes unis, tous ensemble, par le grand cercle que forment nos mains. Un cercle si fort que si un arbre venait &#224; tomber dessus il ne tremblerait ni ne se romprait. Ainsi, notre peuple et nos petits-enfants resteront dans le cercle en parfaite s&#233;curit&#233;, dans la paix et le bonheur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villages iroquois, la terre &#233;tait d&#233;tenue et travaill&#233;e en commun. La chasse se faisait en groupe et les prises &#233;taient partag&#233;es entre les membres du village. Les habitations &#233;taient consid&#233;r&#233;es comme des propri&#233;t&#233;s communes et abritaient plusieurs familles. La notion de propri&#233;t&#233; priv&#233;e des terres et des habitations &#233;taient parfaitement &#233;trang&#232;re aux Iroquois&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes jouaient un r&#244;le important et avaient un statut respect&#233; dans la soci&#233;t&#233; iroquoise. En effet, le lignage s'organisait autour de ses membres f&#233;minins dont les maris venaient rejoindre la famille. Chaque famille &#233;largie vivait dans la &#171; grande maison &#187; et lorsqu'une femme d&#233;sirait se s&#233;parer de son mari elle d&#233;posait simplement les affaires de ce dernier devant la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles formaient des clans et une douzaine ou plus de clans pouvaient former un village. Les femmes les plus &#226;g&#233;es du village d&#233;signaient les hommes habilit&#233;s &#224; repr&#233;senter le clan aux conseils de village et de tribu. Elles d&#233;signaient &#233;galement les quarante-neuf chefs qui composaient le grand conseil de la Conf&#233;d&#233;ration des cinq nations iroquoises. Elles assistaient aux r&#233;unions de clans, se tenaient derri&#232;re le cercle form&#233; par les hommes qui discutaient et votaient les d&#233;cisions. Si ces derniers allaient dans un sens trop &#233;loign&#233; de celui qu'elles souhaitaient, elles pouvaient les d&#233;mettre et les remplacer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes surveillaient &#233;galement les r&#233;coltes et s'occupaient de l'administration g&#233;n&#233;rale du village tant que les hommes &#233;taient &#224; la chasse ou &#224; la p&#232;che. En outre, comme elles fournissaient les mocassins et la nourriture pour les exp&#233;ditions guerri&#232;res, elles avaient &#233;galement un certain contr&#244;le sur les affaires militaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On enseignait aux enfants iroquois aussi bien l'h&#233;ritage culturel de leur peuple et la n&#233;cessaire solidarit&#233; entre tribus que le devoir de ne pas plier devant un quelconque abus d'autorit&#233;. On leur enseignait aussi l'&#233;galit&#233; des statuts et le partage des possessions. Les Iroquois ne punissaient jamais cruellement leurs enfants. Le sevrage et la toilette n'&#233;taient pas impos&#233;s autoritairement et les enfants &#233;taient autoris&#233;s &#224; franchir graduellement et de fa&#231;on autonome ces &#233;tapes de leur &#233;ducation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gary Nash d&#233;peint ainsi la culture iroquoise : &#171; Nulle loi, ni ordonnance, ni sh&#233;rifs, ni gendarmes, ni juges, ni jurys, ni cours de justice, ni prisons &#8211; tout ce qui compose l'appareil autoritaire des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes -, rien de tout cela n'existait dans les for&#234;ts du Nord-Est am&#233;ricain avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;On comparera cet expos&#233; rapide de la soci&#233;t&#233; indienne iroquoise avec ce r&#233;cit de Peterson qui rapporte bri&#232;vement la soci&#233;t&#233; azt&#232;que, des origines &#224; l'&#233;poque de l'empire, dans &#171; Le Mexique pr&#233;colombien &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; A une &#233;poque tr&#232;s recul&#233;e de l'histoire, les Azt&#232;ques n'&#233;taient que l'une des nombreuses tribus errantes et ils ne comptaient sans doute pas plus de mille &#226;mes. Quand le groupe devenait trop important, une fraction de ses membres s'en s&#233;parait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous est impossible de retrouver la trace des migrations azt&#232;ques jusqu'au moment o&#249; ce peuple atteignit Tula, l'ancienne capitale des Tolt&#232;ques. A partir de cette &#233;poque les relations sont plus concr&#232;tes. Apr&#232;s la destruction d&#233;finitive de Tula, les Azt&#232;ques se d&#233;plac&#232;rent ; ils ne restaient jamais longtemps au m&#234;me endroit, mais ils allaient d'&#233;tablir sur les terres d'autres peuplades, passant cinq ans ici, quatre ans l&#224;, et vingt ans ailleurs&#8230; Les Azt&#232;ques rest&#232;rent &#224; Chapultepec d'environ 1250 &#224; 1298 et y b&#226;tirent m&#234;me un petit temple. Ils se firent beaucoup d'ennemis &#224; cause de l'habitude qu'ils avaient de prendre la femme de leur voisin et aussi &#224; cause de leurs sacrifices humains r&#233;voltants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques s'&#233;tablirent alors dans les &#238;les mar&#233;cageuses et inhabit&#233;es du lac Texoco&#8230; Apr&#232;s s'&#234;tre &#233;tablis sur ces &#238;les boueuses, les Azt&#232;ques tomb&#232;rent sous la domination du vieux roi T&#233;pan&#232;que Tezozomoc d'Azcapatzulco pour lequel ils s'&#233;taient battus qui leur adjoignit pour chacune de leurs villes, Tenochtitlan et Tlatelolco, des gouverneurs d'origine de l'ancienne lign&#233;e tolt&#232;que&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques commenc&#232;rent &#224; organiser le soul&#232;vement de tous les peuples voisins contre les T&#233;pan&#232;ques. La r&#233;volte qui d&#233;buta en soul&#232;vement confus, puis prit de l'ampleur gr&#226;ce aux forces arm&#233;es de Huexotzingo, se termina par la d&#233;faite et la destruction des T&#233;pan&#232;ques. Pour cette victoire d'Itzcoatl et de Tenochtitlan, d'autres secours importants vinrent de Tlaxcala, Xaltocan, Texcoco, Tlatelolco et Tacuba, mais les historiens azt&#232;ques minimis&#232;rent l'aide apport&#233;e par ces alli&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La triple alliance victorieuse comportait les camps des trois villes de Tacuba, Texcoco et Tenochtitlan&#8230; Les Azt&#232;ques qui avaient seulement voulu se rendre ind&#233;pendants des T&#233;pan&#232;ques se trouv&#232;rent possesseurs d'un empire. A mesure qu'arrivaient en masse les tributs pay&#233;s par les diverses villes assujetties, ils se rendirent compte des profits qu'ils pouvaient tirer de leurs conqu&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caste militaire, encore &#224; ses d&#233;buts, d&#233;couvrit que le prestige, les premi&#232;res places et la fortune devenaient &#224; leur port&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques apprirent comment choisir leurs alliances et comment former et administrer un empire. Le vieil empire T&#233;pan&#232;que fut scind&#233; : Tlacopan prit &#224; son compte la r&#233;gion ouest de la vall&#233;e et eut les T&#233;pan&#232;ques sous son autorit&#233;. Tenochtitlan-Tlatelolco eurent tout le territoire nahua du nord et du sud, et Texcoco reprit son ancienne r&#233;gion de l'est de la Vall&#233;e. La triple alliance, qui devait gouverner le Mexique pendant plusieurs g&#233;n&#233;rations, commen&#231;a &#224; &#233;tendre sa domination dans toutes les directions. Itzcoatl poursuivit ses conqu&#234;tes comme chef supr&#234;me des forces alli&#233;es et s'empara de presque toute la vall&#233;e de Mexico et d'une partie de l'Etat actuel de Morelos, mais il mourut en 1440, avant d'avoir pu r&#233;aliser ses autres projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moctezuma Ilhuicamina, successeur d'Itzcoatl, t&#233;moigna d'une activit&#233; encore plus grande vis-&#224;-vis de l'extension de l'empire azt&#232;que. Il conquit une autre partie de Morelos, la r&#233;gion mixt&#232;que et le grand territoire en forme de croissant qui est au nord et &#224; l'est de la vall&#233;e s'&#233;tendant de Xilotepec dans l'Etat actuel d'Hidalgo, jusqu'&#224; Cosamaloapan dans le Vera-Cruz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec lui que prirent naissance la fureur imp&#233;rialiste et l'arrogance extraordinaire des Azt&#232;ques. La fa&#231;on hautaine dont il traita Tlatelolco, Texcoco et Tlaxcala, fit que leurs relations se d&#233;t&#233;rior&#232;rent. Il s'appropria certaines possessions de Texcoco et une guerre ouverte &#233;clata avec Tlaxcala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roi Nezahualcoyotl de Texcoco &#233;vita bien des occasions de guerre avec les Azt&#232;ques. A sa mort la guerre civile &#233;clata entre Tenochtitlan et Tlatelolco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 1450 se produisirent de terribles famines et des guerres religieuses eurent lieu entre les Azt&#232;ques, Huexotzingo, Tlaxcala, Chalco et d'autres voisins&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par toute une s&#233;rie de batailles, Moctezuma envahit le pays des Mixt&#232;ques. Il prit Coixtlahuaca&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois plus puissants souverains de la vall&#233;e moururent &#224; quelques ann&#233;es les uns des autres. Cuauhtlatoa, de Tlatelolco, mourut en 1467. Moctezuma de Tenochtitlan en 1486 et Nezahualcoyotl en 1472. Leurs successeurs ne sympathis&#232;rent gu&#232;re et oubli&#232;rent les liens amicaux qui avaient &#233;t&#233; forg&#233;s par la d&#233;faite des T&#233;pan&#232;ques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, il y avait des garnisons diss&#233;min&#233;es dans plusieurs points de l'empire azt&#232;que et les peuples soumis &#233;taient l'objet de d&#233;portations massives destin&#233;es &#224; pr&#233;venir toute r&#233;bellion. Les Azt&#232;ques imposaient habituellement les fonctionnaires ou les gouverneurs de leur choix aux populations conquises et envoyaient des collecteurs d'imp&#244;ts pour s'assurer le paiement du tribut&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef azt&#232;que Axayacatl, &#224; cause d'un soul&#232;vement, d&#251; reconqu&#233;rir une partie du territoire d&#233;j&#224; conquis par ses pr&#233;d&#233;cesseurs&#8230; Il envahit la vall&#233;e de Toluca et vainquit le peuple Matlatzinca vers 1470&#8230; Il attaqua les Tarasques qui venaient de se r&#233;unir sous l'autorit&#233; d'un chef puissant et &#233;tendit de nouveau sa ligne de conqu&#234;tes jusqu'&#224; Tlaximaloyan et &#224; Michoacan, o&#249; il subit une s&#233;rieuse d&#233;faite&#8230; Axayacatl consacra ses derni&#232;res ann&#233;es &#224; conqu&#233;rir le pays qui entoure l'Etat de Tlaxcala, et il r&#233;ussit &#224; investir compl&#232;tement cet Etat ; si bien que lors de l'arriv&#233;e des Espagnols, c'&#233;tait encore un &#238;lot de r&#233;sistance farouche&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de mourir en 1481, Axayacalt battit encore Tlatelolco mais il lui a fallu pour cela plusieurs ann&#233;es de guerre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moctezuma II &#233;tait le fils d'Axayacalt. Sa m&#232;re &#233;tait originaire de Tula et descendait de la maison royale tolt&#232;que. Il avait un fr&#232;re qui &#233;tait plus en faveur que lui en ce qui concerne la succession royale, qui &#233;tait plus port&#233; &#224; la guerre que lui, et qui aurait d&#251; r&#233;gner, mais qui fut tu&#233; pr&#233;s du Popocatapetl au cours d'une des nombreuses batailles livr&#233;es contre Huexotzingo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi Moctezuma qui s'&#233;tait d'abord consacr&#233; au service des dieux, dut guerroyer et se distingua par sa bravoure. Il prit quarante-trois villes, principalement dans le coeur de l'Oaxaca, atteignit Tlappan (Guerrero) et &#233;tait sur le point d'entreprendre des campagnes dans l'isthme de Tehuantepec lorsque Cort&#232;s mit un terme &#224; ses projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il conquit quelques villes mixt&#232;ques ou zapot&#232;ques, dans des lieux si &#233;lev&#233;s qu'il dut utiliser des &#233;chelles de si&#232;ge pour y atteindre. Quand les espagnols arriv&#232;rent, les Azt&#232;ques avaient conquis &#224; peu pr&#232;s la moiti&#233; de la partie mexicaine de la r&#233;gion m&#233;soam&#233;ricaine. Moctezuma imprima &#224; son empire un caract&#232;re nahua&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande partie de ce qui est maintenant la R&#233;publique mexicaine &#233;tait ind&#233;pendante des Azt&#232;ques ; au nord, des tribus non s&#233;dentaires erraient dans des r&#233;gions semi-d&#233;sertiques, dont les Azt&#232;ques se souciaient peu, et il existait aussi les sauvages Tarasques, qui avaient deux fois triomph&#233; de ceux qui pr&#233;tendaient les conqu&#233;rir. Au sud, dans l'Etat de Guerrero, se trouvait un territoire libre occup&#233; par un peuple &#224; pr&#233;sent &#233;teint, les Yope, territoire appel&#233; Yopetzinco. Au sud-est, le long des c&#244;tes du Pacifique, s'&#233;tendait une &#233;troite r&#233;gion que Moctezuma aurait probablement attaqu&#233;e sans d&#233;lai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques laiss&#232;rent les Maya &#224; peu pr&#232;s tranquilles. Ceux-ci, malgr&#233; leurs dissensions int&#233;rieures, &#233;taient encore un peuple puissant ; de plus, leur pays &#233;tait &#233;loign&#233; et, &#224; cause de ses montagnes et de ses mar&#233;cages, il &#233;tait d'un acc&#232;s difficile. L'Etat de Tlaxcala resta ind&#233;pendant et un mur colossal fut &#233;lev&#233; tout autour. Enfin, dans la r&#233;gion nord-est du Mexique &#233;tait situ&#233;e la province libre de Metztitlan qui avait repouss&#233; plusieurs attaques azt&#232;ques avec l'aide de ses alli&#233;s huaxt&#232;ques et chichim&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de dire o&#249; se serait arr&#234;t&#233; l'empire azt&#232;que si les Espagnols n'&#233;taient pas venus. Sans doute y aurait-il eu des luttes tr&#232;s vives avec les Maya ; les Mixt&#232;ques et les Zapot&#232;ques d'Oaxaca s'&#233;taient alli&#233;s, et on a de bonnes raisons de penser que des tribus voisines, telles que les Mixe et les Chimant&#232;ques, auraient pu se joindre &#224; eux et former une coalition des peuples du Mexique m&#233;ridional qui se serait oppos&#233;e aux Azt&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples du nord et de l'ouest &#233;taient tr&#232;s dangereux et auraient pu se joindre aux autres contre les Azt&#232;ques. Bien des peuples de l'empire n'&#233;taient soumis qu'en apparence et maugr&#233;aient contre le tribut &#224; payer. Les nations conquises attendaient anxieusement qu'une occasion se pr&#233;sent&#226;t de porter un coup fatal &#224; l'empire qui aurait pu aussi bien tomber par son propre poids, comme l'avaient fait auparavant les empires maya, totomaque, tolt&#232;que et celui de Teotihuacan&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empire de Moctezuma &#233;tait form&#233; d'environ trente provinces, chacune ayant une ville centrale pour la perception des imp&#244;ts et beaucoup &#233;tant dot&#233;es de gouverneurs impos&#233;s pour leur exploitation. L'organisation politique et sociale, qui, &#224; l'origine, comportait une sorte de d&#233;mocratie paysanne, &#233;volua en th&#233;ocratie militaire aux traditions qui s'&#233;tablissaient de plus en plus solidement et o&#249; se constituait une noblesse h&#233;r&#233;ditaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquante ans de plus se seraient pass&#233;s, qu'on aurait vu y cro&#238;tre une soci&#233;t&#233; de type f&#233;odal, avec en bas de l'&#233;chelle sociale des p&#233;ons qui n'auraient pas pu quitter les terres qu'ils ne poss&#233;daient pas, et au niveau sup&#233;rieur une noblesse bien &#233;tablie qui aurait poss&#233;d&#233; et les terres et les esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esclavage &#233;tait si r&#233;pandu dans l'empire azt&#232;que que les nobles mexicains &#233;crivaient &#224; Charles-Quint : &#171; Nous avons autant besoin de nos esclaves que vous des v&#244;tres. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capitale azt&#232;que, Tenochtitlan, situ&#233;e au milieu du lac Texcoco, &#233;tait, en 1520, l'une des plus belles villes du monde. Tous les &#233;crivains espagnols du temps de la conqu&#234;te t&#233;moignent de sa splendeur et de son luxe. Les pyramides &#224; gradins, dont une vingtaine au moins s'&#233;levaient sur le lac m&#234;me, &#233;taient rev&#234;tues de stuc et peintes de teintes vives. Sur les plazas immenses, diss&#233;min&#233;es &#224; travers la ville, des milliers de danseurs participaient &#224; des c&#233;r&#233;monies pleines de couleur. Des idoles en pierre et des st&#232;les comm&#233;moratives se voyaient &#224; chaque pas. Les &#233;normes greniers de l'Etat, les &#233;difices du Tr&#233;sor, les arsenaux, se dressaient au centre de la ville. Des bas-reliefs repr&#233;sentant des serpents et des guerriers ornaient les murs qui entouraient la cour centrale. Les maisons &#233;taient blanchies &#224; la chaux et polies, si bien qu'on les e&#251;t dites faites en argent. Les jardins botaniques et zoologiques apportaient &#224; la ville une note de verdure et de couleur exotique. Les arbres et les fleurs poussaient partout en abondance. Les nobles personnages passaient, v&#234;tus de somptueux costumes aux brillants coloris, par&#233;s de bijoux de jade et de plumes rares. On apercevait, au hasard de leur course, les messagers imp&#233;riaux, occup&#233;s &#224; quelque mission&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation de l'enfant commen&#231;ait d&#232;s sa naissance avec les longs discours prononc&#233;s par ses parents et sa famille o&#249; l'on annon&#231;ait le destin du nouveau-n&#233;&#8230; Les enfants azt&#232;ques entendaient constamment leurs parents discourir &#224; leur profit sur leur destin, leurs devoirs, les m&#339;urs, la morale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;ges perp&#233;tuaient les distinctions sociales et &#233;taient de deux types diff&#233;rents : tous les gar&#231;ons &#233;taient oblig&#233;s d'aller &#224; l'un ou &#224; l'autre de ces coll&#232;ges. Celui appel&#233; Telpochcalli (Maison de la Jeunesse) faisait des gar&#231;ons des classes moyennes de bons citoyens et des soldats z&#233;l&#233;s. Les &#233;l&#232;ves nobles y &#233;taient l'exception. Il existait un Telpochcalli dans chaque calpulli ou clan et ce coll&#232;ge &#233;tait rattach&#233; au temple. Les Telpochcalli pr&#233;paraient les jeunes gens &#224; la guerre, mais leur donnaient aussi une stricte discipline morale et leur enseignaient la religion, l'histoire, les anciennes coutumes, le chant, la danse, la musique, en mettant un accent sp&#233;cial sur les devoirs du citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les coll&#232;ges, un dur travail et des ch&#226;timents s&#233;v&#232;res &#233;taient la r&#232;gle accept&#233;e&#8230; Dans chaque Telpochcalli, celui qui ne rentrait pas au coll&#232;ge pour dormir &#233;tait puni, quoique les &#233;l&#232;ves aient &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; rentrer dans leur foyer pour prendre leur repas. Ils allaient tous ensemble au travail : ils fabriquaient des briques d'argile, &#233;difiaient des maisons, travaillaient la terre, creusaient des foss&#233;s et ainsi de suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout jeune homme qui prenait plusieurs fois part &#224; une bataille sans faire de prisonnier &#233;tait tourn&#233; en d&#233;rision et mis en disgr&#226;ce. Il pouvait quitter le coll&#232;ge, mais ne pourrait jamais porter de beaux v&#234;tements, ni de bijoux, ni avoir aucune situation importante dans la communaut&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre type de coll&#232;ge appel&#233; Calmecac (&#171; Rang&#233;e de Maisons &#187;), du niveau des &#233;tudes &#233;l&#233;mentaires, avait pour but de pr&#233;parer les gar&#231;ons les mieux dou&#233;s &#224; la pr&#234;trise ou en vue de situations &#233;lev&#233;es aussi bien militaires que politiques et on n'y acceptait que les fils soigneusement choisis des familles nobles et les enfants les plus intelligents d'autres classes sociales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes filles azt&#232;ques connaissaient, elles aussi, une discipline tr&#232;s stricte&#8230;. Les femmes &#233;taient cens&#233;es avoir les oreilles bouch&#233;es et les bouches closes&#8230; Parler &#224; table leur &#233;tait d&#233;fendu et elles devaient rester silencieuses pendant de longues heures&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques avaient d&#233;but&#233; par une organisation purement tribale, bas&#233;e sur les liens de parent&#233; et sur un type de d&#233;mocratie paysanne dirig&#233;e par de sages Anciens au prestige reconnu, qu'il f&#251;t d'origine militaire ou religieuse. Cependant, une th&#233;ocratie militaire ne tarda pas &#224; se former, th&#233;ocratie o&#249; se distinguaient des classes et des castes au pouvoir et &#224; la fortune h&#233;r&#233;ditaires qui rompirent avec l'ordre &#233;tabli. Des groupements privil&#233;gi&#233;s se constitu&#232;rent qui se perp&#233;tuaient eux-m&#234;mes, et un groupe sp&#233;cial fut charg&#233; d'&#233;tablir les conditions du statut imp&#233;rial, statut qui devait affecter l'organisation sociale tout enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques, qui avaient &#233;t&#233; des soldats laboureurs, se transform&#232;rent en pr&#234;tres guerriers dont le seul but &#233;tait de remplir une mission sacr&#233;e et d'accumuler les honneurs, le prestige et le rang&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques, &#224; une &#233;poque ancienne, avaient &#233;t&#233; absolument domin&#233;s par le &#171; calpulli &#187;. C'&#233;tait l&#224; un groupe culturel bas&#233; &#224; la fois sur la parent&#233; par le sang et sur le territoire occup&#233;&#8230; Ce clan &#233;tait repr&#233;sent&#233; par un animal tot&#233;mique consid&#233;r&#233; comme anc&#234;tre du clan&#8230; Le calpulli avait un nom bien &#224; lui, un dieu particulier, une &#233;cole et un gouvernement propres. Il avait la charge, pour le groupe, des terres communales ou corporatives. Le calpulli &#233;tait gouvern&#233; par un conseil form&#233; des chefs de groupes, habituellement plus &#226;g&#233;s du calpulli&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Azt&#232;ques avaient appris toutes leurs m&#233;thodes de guerre et de politique du vieux souverain des T&#233;pan&#232;ques d'Azcapotzalco, Tezozomoc, lorsqu'ils lui servirent de mercenaires. Leurs conqu&#234;tes d&#233;but&#232;rent avec la d&#233;faite inflig&#233;e &#224; Maxtla, fils de Tezozomoc, par la triple alliance conclue entre Tenochtitlan, Texcoco et Tlacopan, victoire pour les Azt&#232;ques qui leur servit de tremplin pour se lancer sur le chemin de l'empire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la soci&#233;t&#233; azt&#232;que cessa d'&#234;tre tribale et connut les distinctions de classes, le conseil perdit de son autorit&#233; et dut souvent prendre les ordres de la noblesse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les Azt&#232;ques, conduits par Itzcoatl, gagn&#232;rent leur ind&#233;pendance, les distinctions de classes apparurent. Itzcoatl fonda une sorte de bureaucratie qui concentrait le pouvoir &#233;conomique entre les mains de guerriers favoris&#233;s ; quant au syst&#232;me politique, il &#233;tait en partie r&#233;gi par la noblesse, noblesse qui a exist&#233; depuis l'&#233;poque de Teotihuacan et qui, par l'interm&#233;diaire des Nonoalca, avait subsist&#233; parmi les Tolt&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les Azt&#232;ques entr&#232;rent dans la vall&#233;e de Mexico, ils firent de grandes concessions pour obtenir que les plus chers d'entre leurs fils puissent entrer par le mariage dans des familles tolt&#232;ques ou t&#233;pan&#232;ques, &#233;tablissant ainsi des parent&#233;s par le sang avec leurs pr&#233;d&#233;cesseurs et pouvant par la suite revendiquer les privil&#232;ges dus au &#171; sang bleu &#187; et une ascendance divine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moctezuma, le souverain azt&#232;que qui r&#233;gnait lorsque vinrent les Espagnols, &#233;tait en train de perdre contact avec son peuple, &#224; cause de son prestige extraordinaire, de la divination dont il s'&#233;tait lui-m&#234;me par&#233;, du c&#233;r&#233;monial compliqu&#233; qui l'entourait, de la rigide &#233;tiquette de cour qui l'&#233;levait bien au-dessus de la noblesse elle-m&#234;me&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment de l'invasion espagnole, la soci&#233;t&#233; azt&#232;que &#233;tait partag&#233;e de fa&#231;on rigide et compliqu&#233;e en classes diverses. Les honneurs gagn&#233;s au combat ou dans les charges administratives avaient amen&#233; la formation d'une classe noble favoris&#233;e par le souverain qui lui accordait les privil&#232;ges du rang et du pouvoir &#233;conomique, avec la fortune sous forme de propri&#233;t&#233;s et de droits &#224; la main d'&#339;uvre. La soci&#233;t&#233; azt&#232;que &#233;tait de la sorte s&#233;par&#233;e en deux classes principales : les Pilli (les nobles) et les Macehualli (les roturiers)&#8230; Un groupe social interm&#233;diaire et particulier se trouvait en formation et avait une origine professionnelle. Il s'agissait des marchands (pochteca) qui s'&#233;taient constitu&#233;s en superguilde, ayant leurs propres fonctionnaires, leurs tribunaux et qui probablement poss&#233;daient leurs propres terres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dessous des roturiers se trouvaient les may&#232;ques (fermiers &#233;trangers ou &#171; gens sous la main &#187;) qui &#233;taient attach&#233;s au sol mais n'&#233;taient pas consid&#233;r&#233;s comme des esclaves. Ils ne pouvaient pas quitter les terres qui leur &#233;taient attribu&#233;es, et avaient le statut de serf&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en bas de l'&#233;chelle sociale azt&#232;que se trouvaient les esclaves. Ceux-ci se composaient le plus souvent d'&#233;trangers emmen&#233;s en captivit&#233; au cours des guerres, mais beaucoup &#233;taient des gens qui s'&#233;taient endett&#233;s sans espoir ou qui avaient subi une condamnation criminelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tenochtitlan, la fantastique capitale des Azt&#232;ques, g&#238;t &#224; bien des pieds sous terre sous la ville moderne de Mexico et chaque fois qu'on creuse le sol au c&#339;ur de la cit&#233;, les ouvriers rencontrent les restes de la splendeur azt&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tenochtitlan &#233;tait en plein essor lorsque vint la conqu&#234;te espagnole. Nous connaissons son aspect, avant la grande destruction, par les rapports &#233;crits par Bernard Diaz et Fernand Cort&#232;s. Ils ne cessaient de s'&#233;merveiller et de s'&#233;tonner devant les r&#233;alisations de Tenochtitlan et &#224; chaque page leur &#233;merveillement se transmet &#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce qu'&#233;crit Bernard Diaz : &#171; Lorsque nous v&#238;mes tant de cit&#233;s b&#226;ties dans l'eau, et d'autres grandes villes construites sur la terre ferme et cette longue chauss&#233;e qui m&#232;ne vers Tenochtitlan, nous f&#251;mes stup&#233;faits et nous disions que cela ressemblait aux enchantements dont il est question dans la l&#233;gende d'Amadis. Et certains de nos soldats demand&#232;rent si ce que nous contemplions n'&#233;tait pas un songe ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Puis lorsque nous entr&#226;mes &#224; Ixtapalapa, quel n'&#233;tait pas l'aspect des palais dans lesquels on nous logea ! Qu'ils &#233;taient donc spacieux et bien am&#233;nag&#233;s, faits de belles pierres et de bois de c&#232;dre et du bois d'autres arbres aux odeurs suaves avec de vastes salles et des cours couvertes par des toiles de coton, tout cela merveilleux &#224; contempler&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#233;p&#232;te que je restai &#224; contempler tout cela en me disant que jamais au monde on ne d&#233;couvrirait d'autres pays comme celui-l&#224;. Et toutes ces merveilles que j'ai contempl&#233;es, aujourd'hui sont toutes boulevers&#233;es et perdues, rien n'est rest&#233; debout ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comparons maintenant cette dictature f&#233;odale azt&#232;que &#224; la d&#233;mocratie communiste indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les grand massacre des Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Howard Zinn&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au commencement &#233;taient la conqu&#234;te, l'esclavage et la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers contacts entre europ&#233;ens et indig&#232;nes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frapp&#233;es d'&#233;tonnement, les Arawaks, femmes et hommes aux corps h&#226;l&#233;s et nus abandonn&#232;rent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nag&#232;rent jusqu'&#224; cet &#233;trange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son &#233;quipage se rendirent &#224; terre, avec leurs &#233;p&#233;es et leur dr&#244;le de parler, les Arawaks s'empress&#232;rent de les accueillir en leur offrant eau, nourriture et pr&#233;sents. Colomb &#233;crit plus tard dans son journal de bord : &#171; Ils [ . . . ] nous ont apport&#233; des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils &#233;changeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils &#233;changeaient volontiers tout ce qu'ils poss&#233;daient. [ . . . ] Ils &#233;taient bien charpent&#233;s, le corps solide et les traits agr&#233;ables. [ . . . ] Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les conna&#238;tre car, comme je leur montrai une &#233;p&#233;e, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coup&#232;rent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. [ . . . ] Ils feraient d'excellents domestiques. [ . . . ] Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces Arawaks des &#238;les de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indig&#232;nes du continent dont les observateurs europ&#233;ens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalit&#233; et du partage, valeurs peu &#224; l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors domin&#233;e par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses. Caract&#232;res propres &#224; la civilisation occidentale comme &#224; son premier &#233;missaire dans les Am&#233;riques : Christophe Colomb. Colomb lui-m&#234;me n'&#233;crit-il pas : &#171; Aussit&#244;t arriv&#233; aux Indes, sur la premi&#232;re &#238;le que je rencontrai, je me saisis par la force de quelques indig&#232;nes afin qu'ils me renseignent et me donnent des pr&#233;cisions sur tout ce qu'on pouvait trouver aux alentours &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'information qui int&#233;resse Colomb au premier chef se r&#233;sume &#224; la question suivante : o&#249; est l'or ? Il avait en effet persuad&#233; le roi et la reine d'Espagne de financer une exp&#233;dition vers les terres situ&#233;es de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique et les richesses qu'il comptait y trouver &#8212; c'est-&#224;-dire l'or et les &#233;pices des Indes et de l'Asie. Comme tout individu cultiv&#233; de ce temps, Colomb sait que la Terre est ronde et qu'il est possible de naviguer vers l'ouest pour rejoindre l'Extr&#234;me-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Espagne venait &#224; peine d'achever l'unification de son territoire et de rejoindre le groupe des &#201;tats-nations modernes que formaient la France, l'Angleterre et le Portugal. La population espagnole, constitu&#233;e en grande partie de paysans pauvres, travaillait &#224; cette &#233;poque pour une noblesse qui ne repr&#233;sentait que 2 % de l'ensemble mais poss&#233;dait 95 % des terres. Vou&#233;e &#224; l'&#201;glise catholique, l'Espagne avait expuls&#233; Juifs et Maures de son territoire et, comme les autres &#201;tats du monde moderne, elle convoitait l'or, ce m&#233;tal en passe de devenir le nouvel &#233;talon de la richesse, plus d&#233;sirable encore que la terre elle-m&#234;me puisqu'il permettait de tout acheter. On pensait en trouver &#224; coup s&#251;r en Asie, ainsi que des &#233;pices et de la soie, puisque Marco Polo et d'autres en avaient rapport&#233; de leurs exp&#233;ditions lointaines quelques si&#232;cles plus t&#244;t. Mais les Turcs ayant conquis Constantinople et la M&#233;diterran&#233;e orientale et impos&#233;, en cons&#233;quence, leur contr&#244;le sur les itin&#233;raires terrestres menant &#224; l'Asie, il devenait n&#233;cessaire d'ouvrir une voie maritime. Les marins portugais avaient choisi d'entreprendre le contournement de l'Afrique par le sud quand l'Espagne d&#233;cida de parier sur la longue travers&#233;e d'un oc&#233;an inconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retour de l'or et des &#233;pices qu'il ram&#232;nerait, les monarques espagnols promirent &#224; Colomb 10 % des profits, le titre de gouverneur g&#233;n&#233;ral des &#238;les et terres fermes &#224; d&#233;couvrir, et celui, glorieux &#8212; cr&#233;&#233; pour l'occasion &#8212; d'amiral de la mer Oc&#233;ane. D'abord clerc chez un n&#233;gociant g&#233;nois et tisserand &#224; ses heures (son p&#232;re &#233;tait un tisserand renomm&#233;), Christophe Colomb passait d&#233;sormais pour un marin exp&#233;riment&#233;. L'exp&#233;dition se composait de trois voiliers dont le plus grand, la Santa Maria, avait pr&#232;s de trente m&#232;tres de long et un &#233;quipage de trente-neuf hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, s'imaginant le monde plus petit qu'il ne l'est r&#233;ellement, Colomb n'aurait jamais atteint l'Asie, qui se situait &#224; des milliers de kilom&#232;tres de la position indiqu&#233;e par ses calculs. S'il n'avait &#233;t&#233; particuli&#232;rement chanceux, il aurait err&#233; &#224; travers les immensit&#233;s maritimes. Pourtant, &#224; peu pr&#232;s au quart de la distance r&#233;elle, entre l'Europe et l'Asie, il rencontra une terre inconnue, non r&#233;pertori&#233;e : les Am&#233;riques. Cela se passait au d&#233;but du mois d'octobre 1492, trente-trois jours apr&#232;s que l'exp&#233;dition eut quin&#233; les &#238;les Canaries, au large de la c&#244;te africaine. D&#233;j&#224;, on avait pu voir flotter des branches et des morceaux de bois &#224; la surface de l'oc&#233;an et voler des groupes d'oiseaux : signes annonciateurs d'une terre proche. Enfin, le 12 octobre, un marin nomm&#233; Rodrigo, ayant vu la lumi&#232;re de l'aube se refl&#233;ter sur du sable blanc, signala la terre. Il s'agissait d'une &#238;le de l'archipel des Bahamas, dans la mer des Cara&#239;bes. Le premier homme qui apercevrait une terre &#233;tait suppos&#233; recevoir une rente perp&#233;tuelle de 10 000 marav&#233;dis. Rodrigo ne re&#231;ut jamais cet argent. Christophe Colomb pr&#233;tendit qu'il avait lui-m&#234;me aper&#231;u une lumi&#232;re la veille et empocha la r&#233;compense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; l'approche du rivage, les Europ&#233;ens furent-ils rejoints par les Indiens arawaks venus les accueillir &#224; la nage. Ces Arawaks vivaient dans des communaut&#233;s villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffin&#233; du ma&#239;s, de l'igname et du manioc. Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient n&#233;anmoins de petits bijoux en or aux oreilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;tail allait avoir d'&#233;normes cons&#233;quences : Colomb retint quelques Arawaks &#224; bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'&#224; la source de cet or. Il navigua alors jusqu'&#224; l'actuelle Cuba, puis jusqu'&#224; Hispaniola (Ha&#239;ti et R&#233;publique dominicaine). L&#224;, des traces d'or au fond des rivi&#232;res et un masque en or pr&#233;sent&#233; &#224; Christophe Colomb par un chef local inspir&#232;rent de folles visions aux Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res violences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Hispaniola, l'&#233;pave de la Santa Maria, &#233;chou&#233;e, fournit &#224; Colomb de quoi &#233;difier un fortin qui sera la toute premi&#232;re base militaire europ&#233;enne de l'h&#233;misph&#232;re occidental. Il le baptisa La Navidad (Nativit&#233;) et y laissa trente-neuf membres de l'exp&#233;dition avec pour mission de d&#233;couvrir et d'entreposer l'or. Il fit de nouveaux prisonniers indig&#232;nes qu'il embarqua &#224; bord des deux navires restants. &#192; un certain point de l'&#238;le, Christophe Colomb s'en prit &#224; des Indiens qui refusaient de lui procurer autant d'arcs et de fl&#232;ches que son &#233;quipage et lui-m&#234;me en souhaitaient. Au cours du combat, deux Indiens re&#231;urent des coups d'&#233;p&#233;e et en moururent. La Nina et la Pinta reprirent ensuite la mer &#224; destination des A&#231;ores et de l'Espagne. Lorsque le climat se fit plus rigoureux, les Indiens captifs d&#233;c&#233;d&#232;rent les uns apr&#232;s les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport que Christophe Colomb fit &#224; la cour de Madrid est parfaitement extravagant. Il pr&#233;tendait avoir atteint l'Asie (en fait, Cuba) et une autre &#238;le au large des c&#244;tes chinoises (Hispaniola). Ses descriptions sont un m&#233;lange de faits et de fiction : &#171; Hispaniola est un pur miracle. Montagnes et collines, plaines et p&#226;turages y sont aussi magnifiques que fertiles. [ . . . ] Les havres sont incroyablement s&#251;rs et il existe de nombreuses rivi&#232;res, dont la plupart rec&#232;lent de l'or. [ . . . ] On y trouve aussi moult &#233;pices et d'impressionnants filons d'or et de divers m&#233;taux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Colomb, les Indiens &#233;taient &#171; si na&#239;fs et si peu attach&#233;s &#224; leurs biens que quiconque ne l'a pas vu de ses yeux ne peut le croire. Lorsque vous leur demandez quelque chose qu'ils poss&#232;dent, ils ne disent jamais non. Bien au contraire, ils se proposent de le partager avec tout le monde &#187;. Pour finir, il r&#233;clamait une aide accrue de leurs Majest&#233;s, en retour de quoi il leur rapporterait de son prochain voyage &#171; autant d'or qu'ils en auront besoin [ . . . ] et autant d'esclaves qu'ils en exigeront &#187;. Puis, dans un &#233;lan de ferveur religieuse, il poursuivait : &#171; C'est ainsi que le Dieu &#233;ternel, notre Seigneur, apporte la r&#233;ussite &#224; ceux qui suivent Sa voie malgr&#233; les obstacles apparents. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la foi du rapport exalt&#233; et des promesses abusives de Christophe Colomb, la seconde exp&#233;dition r&#233;unissait dix-sept b&#226;timents et plus de douze cents hommes. L'objectif en &#233;tait parfaitement clair : ramener des esclaves et de l'or. Les Espagnols all&#232;rent d'&#238;le en &#238;le dans la mer des Cara&#239;bes pour y capturer des Indiens. Leurs v&#233;ritables intentions devenant rapidement &#233;videntes, ils trouvaient de plus en plus de villages d&#233;sert&#233;s par leurs habitants. &#192; Ha&#239;ti, les marins laiss&#233;s &#224; Fort Navidad avaient &#233;t&#233; tu&#233;s par les Indiens apr&#232;s qu'ils eurent sillonn&#233; l'&#238;le par petits groupes &#224; la recherche de l'or et dans l'intention d'enlever femmes et enfants dont ils faisaient leurs esclaves &#8211; pour le travail comme pour satisfaire leurs app&#233;tits sexuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colomb envoya exp&#233;dition sur exp&#233;dition &#224; l'int&#233;rieur de l'&#238;le. Ce n'&#233;tait d&#233;cid&#233;ment pas le paradis de l'or mais il fallait absolument exp&#233;dier en Espagne une cargaison d'un quelconque int&#233;r&#234;t. En 1495, les Espagnols organis&#232;rent une grande chasse &#224; l'esclave et rassembl&#232;rent mille cinq cents Arawaks &#8212; hommes, femmes et enfants &#8212; qu'ils parqu&#232;rent dans des enclos sous la surveillance d'hommes et de chiens. Les Europ&#233;ens s&#233;lectionn&#232;rent les cinq cents meilleurs &#171; sp&#233;cimens &#187;, qu'ils embarqu&#232;rent sur leurs navires. Deux cents d'entre eux moururent durant la travers&#233;e. Les survivants furent, d&#232;s leur arriv&#233;e en Espagne, mis en vente comme esclaves par l'archidiacre du voisinage qui remarqua que, bien qu'ils fussent &#171; aussi nus qu'au jour de leur naissance &#187;, ils n'en semblaient &#171; pas plus embarrass&#233;s que des b&#234;tes &#187;. Colomb, pour sa part, souhaitait exp&#233;dier, &#171; au nom de la Sainte Trinit&#233;, autant d'esclaves qu'il [pourrait] s'en vendre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais trop d'esclaves mouraient en captivit&#233;. Aussi Colomb, d&#233;sesp&#233;rant de pouvoir reverser des dividendes aux promoteurs de l'exp&#233;dition, se sentait-il tenu d'honorer sa promesse de remplir d'or les cales de ses navires. Dans la province ha&#239;tienne de Cicao, o&#249; lui et ses hommes pensaient trouver de l'or en abondance, ils oblig&#232;rent tous les individus de quatorze ans et plus &#224; collecter chaque trimestre une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e d'or. Les Indiens qui remplissaient ce contrat recevaient un jeton de cuivre qu'ils devaient suspendre &#224; leur cou. Tout Indien surpris sans ce talisman avait les mains tranch&#233;es et &#233;tait saign&#233; &#224; blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che qui leur &#233;tait assign&#233;e &#233;tant impossible, tout l'or des environs se r&#233;sumant &#224; quelques paillettes dans le lit des ruisseaux, ils s'enfuyaient r&#233;guli&#232;rement. Les Espagnols lan&#231;aient alors les chiens &#224; leurs trousses et les ex&#233;cutaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Arawaks tent&#232;rent bien de r&#233;unir une arm&#233;e pour r&#233;sister mais ils avaient en face d'eux des Espagnols &#224; cheval et en armure, arm&#233;s de fusils et d'&#233;p&#233;es. Lorsque les Europ&#233;ens faisaient des prisonniers, ils les pendaient ou les envoyaient au b&#251;cher imm&#233;diatement. Les suicides au poison de manioc se multipli&#232;rent au sein de la communaut&#233; arawak. On assassinait les enfants pour les soustraire aux Espagnols. Dans de telles conditions, deux ann&#233;es suffirent pour que meurtres, mutilations fatales et suicides r&#233;duisissent de moiti&#233; la population indienne (environ deux cent cinquante mille personnes) d'Ha&#239;ti. Lorsqu'il devint &#233;vident que l'&#238;le ne recelait pas d'or, les Indiens furent mis en esclavage sur de gigantesques propri&#233;t&#233;s, plus connues par la suite sous le nom de encomiendas. Exploit&#233;s &#224; l'extr&#234;me, ils y mouraient par milliers. En 1515, il ne restait plus que quinze mille Indiens, et cinq cents seulement en 1550. Un rapport dat&#233; de 1650 affirme que tous les Arawaks et leurs descendants ont disparu &#224; Ha&#239;ti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La source principale &#8212; et, sur bien des points, unique &#8212; de renseignements sur ce qu'il se passait dans les &#238;les apr&#232;s l'arriv&#233;e de Christophe Colomb est le t&#233;moignage de Bartolom&#233; de Las Casas qui, jeune pr&#234;tre, participa &#224; la conqu&#234;te de Cuba. Il poss&#233;da lui-m&#234;me quelque temps une plantation sur laquelle il faisait travailler des esclaves indiens, mais il l'abandonna par la suite pour se faire l'un des plus ardents critiques de la cruaut&#233; espagnole. Las Casas, qui avait retranscrit le journal de Colomb, commen&#231;a vers l'&#226;ge de cinquante ans une monumentale Histoire g&#233;n&#233;rale des Indes, dans laquelle il d&#233;crit les Indiens. Particuli&#232;rement agiles, dit-il, ils pouvaient &#233;galement nager &#8212; les femmes en particulier &#8212; sur de longues distances. S'ils n'&#233;taient pas exactement pacifiques &#8212; les tribus se combattaient, en effet, de temps en temps &#8212; les pertes humaines restaient peu importantes. En outre, ils ne se battaient que pour des motifs personnels et non sur ordre de leurs chefs ou de leurs rois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re dont les femmes indiennes &#233;taient trait&#233;es ne pouvait que surprendre les Espagnols. Las Casas rend ainsi compte des rapports entre les sexes : &#171; Les lois du mariage sont inexistantes : les hommes aussi bien que les femmes choisissent et quittent librement leurs compagnons ou compagnes sans ranc&#339;ur, sans jalousie et sans col&#232;re. Ils se reproduisent en abondance. Les femmes enceintes travaillent jusqu'&#224; la derni&#232;re minute et mettent leurs enfants au monde presque sans douleurs. D&#232;s le lendemain, elles se baignent dans la rivi&#232;re et en ressortent aussi propres et bien portantes qu'avant l'accouchement. Si elles se lassent de leurs compagnons, elles provoquent elles-m&#234;mes un avortement &#224; l'aide d'herbes aux propri&#233;t&#233;s abortives et dissimulent les parties honteuses de leur anatomie sous des feuilles ou des v&#234;tements de coton. N&#233;anmoins, dans l'ensemble, les Indiens et les Indiennes r&#233;agissent aussi peu &#224; la nudit&#233; des corps que nous r&#233;agissons &#224; la vue des mains ou du visage d'un homme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours selon Las Casas, les Indiens n'avaient pas de religion, ou du moins pas de temples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vivaient dans &#171; de grands b&#226;timents communs de forme conique, pouvant abriter quelque six cents personnes &#224; la fois [ . . . ] faits de bois fort solide et couverts d'un toit de palmes. [ . . . ] Ils appr&#233;cient les plumes color&#233;es des oiseaux, les perles taill&#233;es dans les ar&#234;tes de poissons et les pierres vertes et blanches dont ils ornent leurs oreilles et leurs l&#232;vres. En revanche, ils n'accordent aucune valeur particuli&#232;re &#224; l'or ou &#224; toute autre chose pr&#233;cieuse. Ils ignorent tout des pratiques commerciales et ne vendent ni n'ach&#232;tent rien. Ils comptent exclusivement sur leur environnement naturel pour subvenir &#224; leurs besoins ; ils sont extr&#234;mement g&#233;n&#233;reux concernant ce qu'ils poss&#232;dent et, par l&#224; m&#234;me, convoitent les biens d'autrui en attendant de lui le m&#234;me degr&#233; de lib&#233;ralit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le second volume de son Histoire g&#233;n&#233;rale des Indes, Las Casas (il avait d'abord propos&#233; de remplacer les Indiens par des esclaves noirs, consid&#233;rant qu'ils &#233;taient plus r&#233;sistants et qu'ils survivraient plus facilement, mais revint plus tard sur ce jugement en observant les effets d&#233;sastreux de l'esclavage sur les Noirs) t&#233;moigne du traitement inflig&#233; aux Indiens par les Espagnols. Ce r&#233;cit est unique et m&#233;rite qu'on le cite longuement : &#171; D'innombrables t&#233;moignages [ .. . ] prouvent le temp&#233;rament pacifique et doux des indig&#232;nes. [ &#8230; ] Pourtant, notre activit&#233; n'a consist&#233; qu'&#224; les exasp&#233;rer, les piller, les tuer, les mutiler et les d&#233;truire. Peu surprenant, d&#232;s lors, qu'ils essaient de tuer l'un des n&#244;tres de temps &#224; autre. [ . . . ] L'amiral [Colomb], il est vrai, &#233;tait &#224; ce sujet aussi aveugle que ses successeurs et si anxieux de satisfaire le roi qu'il commit des crimes irr&#233;parables contre les Indiens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las Casas nous raconte encore comment les Espagnols &#171; devenaient chaque jour plus vaniteux &#187; et, apr&#232;s quelque temps, refusaient m&#234;me de marcher sur la moindre distance. Lorsqu'ils &#171; &#233;taient press&#233;s, ils se d&#233;pla&#231;aient &#224; dos d'Indien &#187; ou bien ils se faisaient transporter dans des hamacs par des Indiens qui devaient courir en se relayant. &#171; Dans ce cas, ils se faisaient aussi accompagner d'Indiens portant de grandes feuilles de palmier pour les prot&#233;ger du soleil et pour les &#233;venter. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ma&#238;trise totale engendrant la plus totale cruaut&#233;, les Espagnols &#171; ne se g&#234;naient pas pour passer des dizaines ou des vingtaines d'Indiens par le fil de l'&#233;p&#233;e ou pour tester le tranchant de leurs lames sur eux. &#187; Las Casas raconte aussi comment &#171; deux de ces soi-disant chr&#233;tiens, ayant rencontr&#233; deux jeunes Indiens avec des perroquets, s'empar&#232;rent des perroquets et par pur caprice d&#233;capit&#232;rent les deux gar&#231;ons &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tentatives de r&#233;action de la part des Indiens &#233;chou&#232;rent toutes. Enfin, continue Las Casas, &#171; ils suaient sang et eau dans les mines ou autres travaux forc&#233;s, dans un silence d&#233;sesp&#233;r&#233;, n'ayant nulle &#226;me au monde vers qui se tourner pour obtenir de l'aide &#187;. Il d&#233;crit &#233;galement ce travail dans les mines : &#171; Les montagnes sont fouill&#233;es, de la base au sommet et du sommet &#224; la base, un millier de fois. Ils piochent, cassent les rochers, d&#233;placent les pierres et transportent les gravats sur leur dos pour les laver dans les rivi&#232;res. Ceux qui lavent l'or demeurent dans l'eau en permanence et leur dos perp&#233;tuellement courb&#233; ach&#232;ve de les briser. En outre, lorsque l'eau envahit les galeries, la t&#226;che la plus harassante de toutes consiste &#224; &#233;coper et &#224; la rejeter &#224; l'ext&#233;rieur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s six ou huit mois de travail dans les mines (laps de temps requis pour que chaque &#233;quipe puisse extraire suffisamment d'or pour le faire fondre), un tiers des hommes &#233;taient morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les hommes &#233;taient envoy&#233;s au loin dans les mines, les femmes restaient &#224; travailler le sol, confront&#233;es &#224; l'&#233;pouvantable t&#226;che de piocher la terre pour pr&#233;parer de nouveaux terrains destin&#233;s &#224; la culture du manioc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les maris et les femmes ne se retrouvaient que tous les huit ou dix mois et &#233;taient alors si harass&#233;s et d&#233;prim&#233;s [ &#8230; ] qu'ils cess&#232;rent de procr&#233;er. Quant aux nouveaux-n&#233;s, ils mouraient tr&#232;s rapidement car leurs m&#232;res, affam&#233;es et accabl&#233;es de travail, n'avaient plus de lait pour les nourrir. C'est ainsi que lorsque j'&#233;tais &#224; Cuba sept mille enfants moururent en trois mois seulement. Certaines m&#232;res, au d&#233;sespoir, noyaient m&#234;me leurs b&#233;b&#233;s. [ &#8230; ] En bref, les maris mouraient dans les mines, les femmes mouraient au travail et les enfants mouraient faute de lait maternel. [ &#8230; ] Rapidement, cette terre qui avait &#233;t&#233; si belle, si prometteuse et si fertile [ . . . ] se trouva d&#233;peupl&#233;e. [ &#8230; ] J'ai vu de mes yeux tous ces actes si contraires &#224; la nature humaine et j'en tremble au moment que j'&#233;cris. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las Casas nous dit encore qu'&#224; son arriv&#233;e &#224; Hispaniola, en 1508, &#171; soixante mille personnes habitaient cette &#238;le, Indiens compris. Trois millions d'individus ont donc &#233;t&#233; victimes de la guerre, de l'esclavage et du travail dans les mines, entre 1494 et 1508. Qui, parmi les g&#233;n&#233;rations futures, pourra croire pareille chose ? Moi-m&#234;me, qui &#233;cris ceci en en ayant &#233;t&#233; le t&#233;moin oculaire, j'en suis presque incapable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'a commenc&#233;, il y a cinq cents ans, l'histoire de l'invasion europ&#233;enne des territoires indiens aux Am&#233;riques. Au commencement, donc, &#233;taient la conqu&#234;te, l'esclavage et la mort, selon Las Casas &#8212; et cela m&#234;me si certaines donn&#233;es sont un peu exag&#233;r&#233;es : y avait-il effectivement trois millions d'Indiens, comme il le pr&#233;tend, ou moins d'un million, selon certains historiens, ou huit millions, selon certains autres ? Pourtant, &#224; en croire les manuels d'histoire fournis aux &#233;l&#232;ves am&#233;ricains, tout commence par une &#233;pop&#233;e h&#233;ro&#239;que &#8212; nulle mention des bains de sang &#8212; et nous c&#233;l&#233;brons aujourd'hui encore le Columbus Day.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Howard Zinn&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait tir&#233; de &#171; Une histoire populaire des &#201;tats-Unis de 1492 &#224; nos jours &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chronologie de la r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment l'empire Olm&#232;que a-t-il disparu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution sociale qui a renvers&#233; la civilisation de Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5243&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la civilisation maya sous les coups de la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de Tula et des Tolt&#232;ques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volte des Indiens d'Am&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article227&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volutions en M&#233;so-Am&#233;rique antique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_indig%C3%A8nes_des_Am%C3%A9riques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Liste des peuples indig&#232;nes des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1884-la-gens-iroquoise-engels/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gens iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_nation_iroquoise&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La grande f&#233;d&#233;ration iroquoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;mocratie indienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_Sept_Feux&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La F&#233;d&#233;ration des Sept Feux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6242&#034;&gt;Le massacre des peuples indiens du Guatemala&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi l'empire azt&#232;que a-t-il &#233;t&#233; aussi facile &#224; abattre pour une poign&#233;e de conqu&#233;rants espagnols ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5253&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'empire incas, naissance et mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand la France colonisait les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4199&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Indiens de la for&#234;t amazonienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;limination des Inuits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve616&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens d'Am&#233;rique entre 1800 et 1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3004&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Tuez-nous et enterrez-nous ici&#034; : un appel d&#233;sesp&#233;r&#233; d'Indiens menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le massacre des Indiens du Guatemala par le pouvoir militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2986&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Administration indienne et d&#233;mocratie directe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4973&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de la conqu&#234;te du Br&#233;sil par les Occidentaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement de la civilisation Mochica (dite aussi Moche)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;tonnante civilisation de Nazca et sa chute brutale suivie d'une compl&#232;te disparition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5282&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les trois chutes (et la disparition finale), en 750, en 1100, en 1300 de notre &#232;re, de la civilisation p&#233;ruvienne Lambay&#232;que (ou Sic&#224;n)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5358&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute de la soci&#233;t&#233; Huarpa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5264&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'&#233;tait la soci&#233;t&#233; des indiens Iroquois ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5280&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le matriarcat chez les Indiens des Am&#233;riques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La ca&#237;da de las antiguas civilizaciones de los Indios de las Americas y su relaci&#243;n con la revoluci&#243;n social&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6366</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6366</guid>
		<dc:date>2019-04-25T22:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;rou - Per&#249;</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est, apr&#232;s la civilisation de Caral, l'une des premi&#232;res grandes civilisations andines issues de l'agriculture et rompant avec le mode d'existence des chasseurs-cueilleurs. La soci&#233;t&#233; des chasseurs-cueilleurs a d&#233;clin&#233; et c&#233;d&#233; la place pour des raisons climatiques et environnementales, mais aussi sociales, les anciennes soci&#233;t&#233;s &#233;tant combattues violemment par les nouvelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
A la fin de la p&#233;riode glaciaire, la C&#244;te de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;P&#233;rou - Per&#249;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12010 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/uf-civilisation-chavin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/uf-civilisation-chavin-63f81.jpg?1777884228' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12009 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/ob_b36b2e_1024px-chavin-de-huantar-aout-2007.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/ob_b36b2e_1024px-chavin-de-huantar-aout-2007-a41ff.jpg?1777884228' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12008 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH330/chavindehuantartemple_thumb-6baf8.jpg?1777884228' width='500' height='330' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12007 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH323/4CermicaCulturaCHAVNenGaleria06JPEG_thumb-80081.jpg?1777884228' width='500' height='323' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12006 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L457xH283/chavintemple_thumb1-c1ea9.jpg?1777884228' width='457' height='283' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12005 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH433/ob_5abe67_chavin-small-621ae.png?1777884228' width='400' height='433' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12004 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/e__internet_intranet_sfs_CLIO_PHOTOLISTEPHOTOLISTE_20090630163912_pero_600_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH824/e__internet_intranet_sfs_CLIO_PHOTOLISTEPHOTOLISTE_20090630163912_pero_600_-377ea.jpg?1777884228' width='500' height='824' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12003 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/Manifestation-contre-cinquieme-mandat-Abdelaziz-Bouteflika-Alger-8-2019_0_729_486-67a35.jpg?1777884228' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment a disparu la civilisation Chav&#237;n en 200 avant notre &#232;re ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est, apr&#232;s la civilisation de Caral, l'une des premi&#232;res grandes civilisations andines issues de l'agriculture et rompant avec le mode d'existence des chasseurs-cueilleurs. La soci&#233;t&#233; des chasseurs-cueilleurs a d&#233;clin&#233; et c&#233;d&#233; la place pour des raisons climatiques et environnementales, mais aussi sociales, les anciennes soci&#233;t&#233;s &#233;tant combattues violemment par les nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de la p&#233;riode glaciaire, la C&#244;te de l'Am&#233;rique du sud entre dans un processus de d&#233;sertification. Les groupes humains se fixent alors &#224; l'embouchure des rivi&#232;res qui descendent des Andes. Les changements de climat ayant entra&#238;n&#233; la disparition de la plus grande partie du gibier ces populations commencent &#224; exploiter les ressources de l'Oc&#233;an Pacifique, principalement les coquillages. Cette &#233;poque est aussi t&#233;moin des premiers essais agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'agriculture permet la s&#233;dentarisation et la concentration de populations, qui 2000 avant JC dominent la c&#233;ramique et construisent leurs premiers monuments (Kotosh, La Florida, Rio Seco). L'am&#233;lioration de l'alimentation favorise les regroupements humains et l'&#233;closion de centres de civilisations beaucoup plus &#233;labor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de Chav&#237;n est une civilisation pr&#233;colombienne qui a influenc&#233; l'ensemble des civilisations andines. Elle a &#233;merg&#233; vers 1300 av. J.-C. et a vu son apog&#233;e vers 800-200 av. J.-C. Elle a disparu brutalement vers 200 av. J.-C. Elle &#233;tait essentiellement localis&#233;e le long du littoral de l'oc&#233;an Pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation de Chav&#237;n a introduit le travail du bronze et de l'or en Am&#233;rique du Sud. La m&#233;thode de travail des m&#233;taux &#233;tait tr&#232;s avanc&#233;e pour l'&#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle pratiquait &#233;galement d'autres formes d'artisanat, comme la poterie et le tissage. Des st&#232;les qui repr&#233;sentent des f&#233;lins stylis&#233;s en creux, sont attribu&#233;es &#224; cette culture. Elle a appris aussi &#224; apprivoiser le lama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chav&#237;n a eu une importante influence sur deux grandes cultures : Paracas &#224; Ica et Pucar&#225; dans l'Altiplano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1300 av. J-C, se d&#233;veloppe au coeur des Andes, un centre religieux autour du Dieu Puma : homme-f&#233;lin aux canines impressionnantes. Il s'agit de Chavin de Huantar. On y pratique le culte du f&#233;lin, du rapace et du reptile de m&#234;me qu'aux Dieux-aux-b&#226;tons. Les &#233;difices religieux se construisent. Le temple prend la forme d'un U et est imposant. La position de ce centre religieux a son importance : il contr&#244;lait les routes commerciales vers l'ouest jusqu'au Pacifique &#224; travers deux cols dans la Cordillera Blanca vers l'est jusqu'&#224; l'Amazonie, en descendant le fleuve Mosna. Cette position strat&#233;gique contribuait &#224; sa prosp&#233;rit&#233; et lui permettait d&#233;velopper des communications avec des endroits &#233;loign&#233;s pendant que se d&#233;veloppait le style culturel sp&#233;cifique par lequel nous pouvons maintenant identifier l'&#233;tendue de son influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 800 &#224; 500 av. J-C, son influence s'&#233;tend &#224; ses voisins et se marquera dans les productions artistiques. L'expansion de la culture chavin entra&#238;nera aussi des progr&#232;s techniques dans les domaines du textile et de la m&#233;tallurgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technique du tissage est bien acquise. L'&#233;toffe est fine et raffin&#233;e. Un artisanat du bronze se cr&#233;e. On invente la soudure, la technique du repouss&#233; et l'alliage or-argent. Il commerce l'obsidienne, la laine des cam&#233;lid&#233;s, les plumes d'oiseaux tropicaux, etc. Leur poterie est l'une des plus belles du P&#233;rou pr&#233;colombien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que l'art Chavin ressemble beaucoup &#224; celui des Olm&#232;ques (am&#233;rique centrale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temple Chav&#237;n de Huantar, centre de cette civilisation, est d&#233;j&#224; &#233;tonnant par sa localisation, &#224; plus de 3000 m&#232;tres d'altitude et 3 heures de route depuis la ville d'Huaraz. Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, ce temple &#233;tait le centre n&#233;vralgique de la civilisation Chav&#237;n, dont l'existence s'&#233;tendrait de 1000 &#224; 200 avant J.-C. Sa position &#233;tait alors centrale car il est situ&#233; au croisement des routes commerciales de l'&#233;poque. Le site &#233;tait alors un important lieu de p&#233;lerinage et son aire d'influence devait s'&#233;tendre de la c&#244;t&#233; Pacifique &#224; l'Amazonie. L'ext&#233;rieur du temple est orn&#233; de bas-reliefs et de sculptures de t&#234;tes zoomorphiques align&#233;es et incrust&#233;es dans le temple. &#192; l'int&#233;rieur, on trouve un d&#233;dale de tunnels, de plateformes et de terrasses en granit. Sous le temple, un syst&#232;me de galeries &#224; l'acoustique tr&#232;s particuli&#232;re produit des effets sonores &#233;tranges dans le site. Une hypoth&#232;se est que les autorit&#233;s religieuses de l'&#233;poque aient utilis&#233; cet ing&#233;nieux syst&#232;me, et probablement aussi des substances hallucinog&#232;nes, pour convaincre les visiteurs de la puissance des divinit&#233;s Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; La civilisation Chav&#237;n, m&#232;re des civilisations andines :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Consid&#233;r&#233;e comme la m&#232;re de toutes les civilisations andines, la culture Chav&#237;n reste une des plus myst&#233;rieuses malgr&#233; les nombreuses fouilles effectu&#233;es &#224; ce jour&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contemporain des grands b&#226;tisseurs &#233;gyptiens, la civilisation Chav&#237;n est au P&#233;rou ce que la civilisation &#233;gyptienne est &#224; l'Afrique : un des joyaux de l'antiquit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de Chav&#237;n se caract&#233;rise par de nombreux b&#226;timents en pierre taill&#233;es, de terrasses autour de places. Il poss&#232;de un d&#233;dale de galeries ayant tout un r&#233;seau complexe de canalisations et de conduits de ventilation, tr&#232;s avanc&#233; pour l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#226;timents en forme de pyramide de pierres sont perc&#233;s de nombreuses chambres et de passages int&#233;rieurs, orn&#233;s de bas relief, repr&#233;sentant des figures stylis&#233;es d'apparence humaines et animales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition de la civilisation Chav&#237;n et l'abandon de la cit&#233; aux alentours de 200 av J-C, reste lui aussi un grand myst&#232;re, il n'en reste pas moins le t&#233;moignage de ce qui donnera naissance &#224; d'autres civilisations andines toutes aussi extraordinaires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.wonderful-art.fr/la-civilisation-Chav&#237;n -mere-des-civilisations-andines/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; La culture Chav&#237;n au P&#233;rou :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La culture de Chav&#237;n, une civilisation d'Am&#233;rique du Sud ne disposant pas de l'&#233;criture, mit en place un r&#233;seau d'&#233;changes et d'agriculture d&#233;velopp&#233; vers 900 avant notre &#232;re, selon certaines estimations et d&#233;couvertes arch&#233;ologiques. Des artefacts ont &#233;t&#233; d&#233;couverts sur un site appel&#233; Chav&#237;n au P&#233;rou moderne &#224; une altitude de 3 177 m&#232;tres. La civilisation de Chav&#237;n a dur&#233; de 900 &#224; 200 avant notre &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chav&#237;n est la p&#233;riode finale du long processus de domestication des plantes et des animaux (n&#233;olithique). &#192; cette &#233;poque, les arts de l'&#233;levage, tels que l'agriculture et la construction, ainsi que la fabrication - y compris la m&#233;tallurgie - &#233;taient d&#233;j&#224; int&#233;gr&#233;s aux domaines de la pratique sociale. Ce n'est donc pas une &#233;tape &#034;initiale&#034; dans ce sens ; c'est en revanche dans l'intensification des fonctions des centres c&#233;r&#233;moniels, qui sont devenus les axes du d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture Chav&#237;n est une civilisation qui s'est d&#233;velopp&#233;e dans les Andes du nord du P&#233;rou entre 900 ans av. jusqu'&#224; 200 av. Le d&#233;couvreur de la culture Chav&#237;n est l'arch&#233;ologue Julio Tello, qui l'a d&#233;sign&#233;e comme la culture m&#232;re des civilisations andines du P&#233;rou, mais les d&#233;couvertes arch&#233;ologiques montrent que la culture Caral est la plus ancienne des civilisations andines et serait une source d'irradiation. culturel. La culture de Chav&#237;n a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e dans la phase de formation de l'histoire du P&#233;rou et appartient aux cultures du premier horizon culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de Chav&#237;n tire son origine du temple appel&#233; Chav&#237;n de Hu&#225;ntar, dans le d&#233;partement d'Ancash, &#224; 300 kilom&#232;tres au nord de la ville de Lima. Les habitants de Chav&#237;n &#233;taient probablement originaires des r&#233;gions de la jungle, car ils utilisaient beaucoup d'iconographie de la jungle comme figure du jaguar, du ca&#239;man et de l'anaconda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site arch&#233;ologique de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar a &#233;t&#233; construit autour de 900 avant JC. et c'&#233;tait le centre religieux du peuple Chav&#237;n &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation socio-politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat de Chav&#237;n &#233;tait th&#233;ocratique, contr&#244;l&#233; par les &#034;pr&#234;tres&#034; (sp&#233;cialistes) qui gouvernaient au nom des dieux de Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Chav&#237;n &#233;tait classiste, les pr&#234;tres et les guerriers accaparaient les ressources, tandis que le peuple &#233;tait exploit&#233; pour en produire plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus qualifi&#233;s se sont distingu&#233;s dans la communaut&#233; et ont fini par devenir des chefs, des chefs et des officiers. Ces dirigeants ont oblig&#233; la communaut&#233; &#224; produire davantage et ont fini par s'imposer aux autres, gr&#226;ce &#224; la connaissance de la nature des &#034;pr&#234;tres&#034;. Les dirigeants de Chav&#237;n auraient construit avec succ&#232;s les grands b&#226;timents en l'honneur des dieux. La principale raison du progr&#232;s de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar &#233;tait son agriculture moderne, productive et innovante &#224; son &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Chav&#237;n adorait le dieu Jaguar ou Puma, dirig&#233;e par un pr&#234;tre-roi repr&#233;sentant la caste dirigeante (pr&#234;tres et guerriers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#234;tres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La caste des pr&#234;tres &#233;tait compos&#233;e de sp&#233;cialistes, de scientifiques qui dominaient la science de l'astronomie, ce qui leur donnait une grande influence et un puissant pouvoir. Ils &#233;taient &#233;galement de grands techniciens agricoles et de &#034;ing&#233;nieurs en hydraulique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La noblesse de la guerre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;tait responsable de contenir les ravages des invasions ou des r&#233;voltes dans les r&#233;gions de la culture de Chav&#237;n. Cette soci&#233;t&#233; a maintenu l'h&#233;g&#233;monie, soit pour prot&#233;ger son modus vivendi, soit une arm&#233;e capable de garantir les conditions n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement et &#224; sa zone d'expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'&#233;tait la masse populaire qui devait rendre des hommages aux dieux et aux dirigeants de Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Activit&#233;s &#233;conomiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de la civilisation de Chav&#237;n, ses activit&#233;s &#233;conomiques principales &#233;taient la cueillette de plantes sauvages et la chasse aux animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agriculture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les habitants de Chav&#237;n avaient une agriculture assez d&#233;velopp&#233;e - le ma&#239;s - leur principale source de nourriture - citrouille, haricots, courge, coton, pommes de terre, quinoa et arachides. Les habitants du secteur de la c&#244;te ont &#233;t&#233; principalement emp&#234;ch&#233;s de p&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale raison du progr&#232;s de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar est qu'elle est devenue l'agriculture la plus moderne, la plus productive et la plus innovante de son &#233;poque et que, dans cette agriculture, le ma&#239;s - connu en langue quechua sous le nom de SARA OR ARA - et le ma&#239;s - ou ma&#239;s sucr&#233;, connu sous le nom de HUANSA - occupe le site principal avec ses d&#233;riv&#233;s, dont la chicha de jora, qui est devenue sa source de richesse et de domination. Il semble que le troc &#233;tait la m&#233;thode de paiement du ma&#239;s. Ce troc se g&#233;n&#233;ralisa et fut la modalit&#233; dominante dans leurs transactions, de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar &#224; l'empire Inca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;tail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils &#233;levaient des cobayes, ils domestiquaient des auqu&#233;nidos comme des lamas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Activit&#233;s principales : r&#233;colte, chasse et p&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelles activit&#233;s (sp&#233;cialis&#233;es) : agriculture, &#233;levage, textile, orf&#232;vrerie, architecture, sculpture, peinture et autres arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Ayllu sont devenus plus importants pour augmenter la production du peuple Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont construit leurs maisons en pis&#233; ou en pierre, avec le toit de chaume, et les ont install&#233;s pr&#232;s des rivi&#232;res, pour faciliter l'irrigation de leurs cultures. Les morts ont &#233;t&#233; enterr&#233;s dans le d&#233;sert, au fond de profondes fosses. Ils &#233;taient accompagn&#233;s de diff&#233;rentes offrandes fun&#233;raires, telles que des r&#233;cipients en c&#233;ramique, des outils de travail et certains aliments, tels que des haricots et des &#233;pis de ma&#239;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orf&#232;vre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont utilis&#233; de l'or avec lequel ils ont r&#233;alis&#233; de grandes &#339;uvres, telles que le collier Kunturwasi et le tr&#233;sor de Chongoyape (boucles d'oreilles, bagues, bagues de nez).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tissus peints&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;s dans le but de faire conna&#238;tre leurs dieux ailleurs, comme &#224; Ica, Ayacucho, pour leur transport facile, car il &#233;tait impossible de porter les pierres sculpt&#233;es par leur poids excessif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Wikipedia :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette civilisation a &#233;merg&#233; vers 1000 av. J.-C. et a vu son apog&#233;e vers 800-200 av. J.-C. La civilisation de Chav&#237;n a introduit le travail du bronze et de l'or en Am&#233;rique du Sud. La m&#233;thode de travail des m&#233;taux &#233;tait tr&#232;s avanc&#233;e pour l'&#233;poque. Elle pratiquait &#233;galement d'autres formes d'artisanat, comme la poterie et le tissage. Des st&#232;les qui repr&#233;sentent des f&#233;lins stylis&#233;s en creux, sont attribu&#233;es &#224; cette culture. Ils apprirent aussi &#224; apprivoiser le lama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chav&#237;n, ou la culture Chav&#237;n, est une culture arch&#233;ologique de l'ancien P&#233;rou qui a d&#233;velopp&#233; au cours de la petite Horizon (1200 av. J.-C-200 J.-C.) a &#233;t&#233; centr&#233;e sur le d&#233;veloppement dans la ville de Chav&#237;n, qui se trouve &#224; 2 km de la confluence des rivi&#232;res et Mosna Huachecsa dans le bassin sup&#233;rieur de la rivi&#232;re Maranon (dans l'actuel d&#233;partement de Ancash).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traditionnellement, le d&#233;veloppement historique de Chav&#237;n est consid&#233;r&#233; comme un &#034;horizon culturel&#034; en raison de ses influences artistiques et religieuses pr&#233;sentes dans d'autres cultures contemporaines. Une grande partie de ce d&#233;veloppement historique est pour formatif sp&#233;cifiquement au Moyen-formatives et formative dont les caract&#233;ristiques, intensification du culte religieux, l'apparition de &#233;troitement li&#233;s aux centres c&#233;r&#233;moniels en c&#233;ramique, intensification de ma&#239;s et de pommes de terre, l'am&#233;lioration des techniques agricoles et le d&#233;veloppement de la m&#233;tallurgie et des textiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'arch&#233;ologue Julio C. Tello qui a d&#233;couvert et consid&#233;r&#233; comme la &#171; culture m&#232;re &#187; ou &#171; m&#232;re des civilisations des Andes, et l'origine amazonien ont cependant &#233;t&#233; d&#233;couvertes r&#233;centes sugg&#232;rent que la civilisation de Caral -De p&#233;riode Precer&#225;mico Tard&#237;o- il est plus vieux que Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tello a d&#233;clar&#233; que la culture de Chav&#237;n &#233;tait d'origine amazonienne en raison des multiples repr&#233;sentations de l'iconographie de la jungle dans ses manifestations artistiques, notamment en c&#233;ramique. &#192; son apog&#233;e Chav&#237;n, principal centre Chav&#237;n, aujourd'hui patrimoine culturel, &#233;tait un important centre c&#233;r&#233;moniel et le centre de rayonnement culturel dont l'influence &#233;tendue &#224; travers une grande partie de la c&#244;te et hauts plateaux des Andes p&#233;ruviennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon certaines th&#233;ories, dans l'&#233;tat th&#233;ocratique chav&#237;n, le plus habile de par ses connaissances astronomiques, le climat environnemental et le climat se distinguaient dans sa communaut&#233; et finissaient par devenir des pr&#234;tres et des chefs. Il y a trois classes distinctes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les pr&#234;tres : La caste des pr&#234;tres, la classe dirigeante, avait une connaissance de l'astronomie, du temps et du climat qui leur conf&#233;rait une grande influence et une grande puissance. Ils &#233;taient &#233;galement de grands techniciens agricoles, des ing&#233;nieurs et des sp&#233;cialistes des arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple : La classe domin&#233;e, compos&#233;e de la masse populaire, c'est-&#224;-dire des agriculteurs et des &#233;leveurs, au service de la caste des pr&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La noblesse guerri&#232;re : elle &#233;tait charg&#233;e de contenir les perturbations dans les r&#233;gions de la culture Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture s'&#233;tend sur tout le territoire, caract&#233;ris&#233;e par des structures en forme de U, des plates-formes, des pyramides tronqu&#233;es, des carr&#233;s creux ou rectangulaires et des puits circulaires. Leurs constructions sont principalement lithiques (en pierre), bien qu'&#224; certains endroits, notamment Sur la c&#244;te, ils utilisaient aussi de la boue et du pis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple principal de l'architecture de Chav&#237;n est le sanctuaire de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar, dont la construction peut &#234;tre divis&#233;e en deux phases : la premi&#232;re phase correspond &#224; la construction du Vieux Temple (1200-500 av. J.-C.) et la seconde, correspondant &#224; la construction du nouveau temple (500-200 av. JC). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire du P&#233;rou :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La culture Chav&#237;n &#233;tait une soci&#233;t&#233; de classes, de pr&#234;tres et de guerriers accumulant des ressources, tandis que les gens &#233;taient exploit&#233;s pour en produire plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
La majorit&#233; des entreprises qui se d&#233;marquaient dans la communaut&#233; ont fini par devenir des chefs, des chefs et des officiers. Ces dirigeants ont forc&#233; la communaut&#233; &#224; produire davantage et ont fini par imposer aux autres par la connaissance de la &#034;Pr&#234;tre&#034; de la nature. Les dirigeants de Chav&#237;n ont r&#233;ussi &#224; construire de grands b&#226;timents en l'honneur des dieux. La principale raison du progr&#232;s de Chav&#237;n de Huantar &#233;tait une agriculture moderne, productive et innovante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pr&#234;tres : la caste des pr&#234;tres &#233;taient les sp&#233;cialistes, les scientifiques qui dominaient la science de l'astronomie, ce qui leur donnait une grande influence et un grand pouvoir ; les techniciens agricoles &#233;taient &#233;galement de grands &#034;ing&#233;nieurs en hydraulique&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Noblesse guerrier : Il &#233;tait charg&#233; de contenir l'assaut des invasions et des troubles dans les r&#233;gions de la culture Chav&#237;n. La compagnie a maintenu l'h&#233;g&#233;monie, soit pour prot&#233;ger son modus vivendi, soit dot&#233;e d'une arm&#233;e capable de garantir les conditions n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple : Ce sont les masses populaires qui ont d&#251; rendre hommage aux dieux et aux dirigeants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Organisation sociale de Chav&#237;n :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#201;tat de Chav&#237;n &#233;tait th&#233;ocratique, contr&#244;l&#233; par les &#034;pr&#234;tres&#034; (sp&#233;cialistes) qui gouvernaient au nom des dieux de Chav&#237;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; de Chav&#237;n &#233;tait classiste, les pr&#234;tres et les guerriers monopolisaient les ressources, tandis que le peuple &#233;tait exploit&#233; pour en produire plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus qualifi&#233;s se sont distingu&#233;s dans la communaut&#233; et ont fini par devenir des chefs, des chefs et des officiers. Ces dirigeants ont forc&#233; la communaut&#233; &#224; produire plus et ont fini par s'imposer aux autres, gr&#226;ce &#224; la connaissance de la nature &#034;Pr&#234;tres&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de Chav&#237;n auraient construit avec succ&#232;s les grands b&#226;timents en l'honneur des dieux. La principale raison du progr&#232;s de Chav&#237;n de Hu&#225;ntar &#233;tait son agriculture moderne, productive et innovante &#224; son &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Chav&#237;n &#233;tait th&#233;ocratique, adorait le dieu Jaguar ou Puma, et &#233;tait dirig&#233;e par un pr&#234;tre-roi repr&#233;sentant la caste dirigeante (pr&#234;tres et guerriers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#234;tres : la caste des pr&#234;tres &#233;taient les sp&#233;cialistes, les scientifiques qui dominaient la science de l'astronomie, qui leur donnait une grande influence et puissance, &#233;taient &#233;galement de grands techniciens agricoles &#034;ing&#233;nieurs en hydraulique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Noblesse Guerri&#232;re : Il &#233;tait responsable de contenir les ravages des invasions ou des r&#233;voltes dans les r&#233;gions de la culture Chav&#237;n. Cette soci&#233;t&#233; a maintenu l'h&#233;g&#233;monie, soit pour prot&#233;ger son modus vivendi, soit une arm&#233;e capable de garantir les conditions n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement et &#224; sa zone d'expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Pueblo : C'&#233;tait la masse populaire qui devait rendre des hommages aux dieux et aux dirigeants de Chav&#237;n. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Organisation sociale et politique :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'organisation sociale et politique de la culture Chav&#237;n &#233;tait bas&#233;e sur la th&#233;ocratie, c'est-&#224;-dire que c'est la forme de gouvernement o&#249; la religion et le gouvernement sont fortement impliqu&#233;s, o&#249; les politiques du gouvernement sont fortement influenc&#233;es par les chefs religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de la culture de Chav&#237;n, la religion &#233;tait r&#233;gie par la connaissance du climat, de l'environnement et de l'astronomie. En &#233;tant ceux-ci les grands influenceurs pour l'organisation sociale et politique du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque archa&#239;que, il n'y avait pas de divisions culturelles ou sociales dans les villages. Cependant, avec l'apparition de temples, de croyances et de religions, une classe de pr&#234;tres jouissant d'un pouvoir plus grand, contrairement aux autres colons, apparaissait comme une in&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver 3 classes sociales comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#234;tres dans l'organisation de Chav&#237;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe sociale de la plus grande hi&#233;rarchie, ceci en raison de la grande connaissance des 3 domaines que nous avons mentionn&#233;s pr&#233;c&#233;demment comme le climat, l'environnement et l'astronomie. Contrairement aux autres classes sociales, cette connaissance leur donnait un pouvoir sur les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple dans l'organisation de Chav&#237;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la classe sociale domin&#233;e par la pr&#233;c&#233;dente, d'un profil plus ouvrier qui a travaill&#233; dans le travail de l'agriculture et de l'&#233;levage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La noblesse dans l'organisation de Chav&#237;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la classe sociale des guerriers charg&#233;e de maintenir l'ordre dans la ville. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition de la civilisation de Chav&#237;n a eu lieu vant m&#234;me la mont&#233;e du pouvoir incas, ce qui se marque par le fait que les Incas ne prirent m&#234;me pas la peine de faire desservir Chav&#237;n par le chemin de l'Incas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains auteurs affirment que la soci&#233;t&#233; Chav&#237;n s'est tout simplement effac&#233;e devant la mont&#233;e d'autres soci&#233;t&#233;s mais c'est une r&#234;verie : une classe sociale dominante ne disparait et ne s'autodissous pas ainsi !!! &lt;a href=&#034;https://www.peru-excepcion.com/guide-voyage/cultures-precolombiennes/culture-Chav&#237;n&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir ici un exemple de ce type de raisonnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une interpr&#233;tation socio-&#233;conomique affirme que :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lorsque les populations se sont organis&#233;es en villages et en Etats, les petites agglom&#233;rations commencent &#224; s'&#233;tendre. Cela co&#239;ncide avec la disparition de la culture Chav&#237;n. Durant cette p&#233;riode, chaque r&#233;gion s'isole et cr&#233;&#233; ses propres entit&#233;s politiques. Chacune poss&#232;de son d&#233;veloppement culturel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://perou.marcovasco.fr/guide-perou/histoire-du-perou.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire &#233;galement cette interpr&#233;tation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Environ 1000 ans avant J.C., voire un peu plus, appara&#238;t une nouvelle aire culturelle qui s'&#233;tend &#224; partir des Andes centrales jusqu'aux r&#233;gions proches de la for&#234;t amazonienne et &#224; la C&#244;te Pacifique. Il ne s'agit pas encore d'un &#233;tat, mais d'un ensemble de chefferies &#224; caract&#232;re th&#233;ocratique. De nombreux lieux de culte sont b&#226;tis. Le principal est CHAVIN DE HUANTAR sur le versant oriental de la cordill&#232;re. Ce temple en pierre comporte de nombreuses sculptures, en particulier les fameuses t&#234;tes clou&#233;es dans les murs de l'&#233;difice, la st&#232;le Raymondi, l'Ob&#233;lisque Tello le &#034;lanzon&#034; la repr&#233;sentation la plus ancienne cet ensemble, retrouv&#233; dans la partie souterraine du temple. La culture Chavin int&#232;gre des &#233;l&#233;ments venus des Andes et de l'Amazonie. Trois &#233;l&#233;ments jouent un r&#244;le fondamental : le jaguar, le rapace (aigle ou condor), le serpent qui peut devenir &#233;clair. Ces trois &#233;l&#233;ments mythiques et symboliques vont se retrouver dans toutes les civilisations qui succ&#233;deront &#224; Chavin. Ils constituent les motifs principaux de la c&#233;ramique tr&#232;s &#233;labor&#233;e de cette &#233;poque, une c&#233;ramique qui, par son r&#233;alisme, nous apporte de pr&#233;cieuses informations sur la vie et l'environnement des populations. A la fin de cette p&#233;riode l'homme andin ma&#238;trise suffisamment son milieu pour passer &#224; de nouvelles formes de soci&#233;t&#233;s. De grands caciquats se d&#233;veloppent, en m&#234;me temps qu'appara&#238;t la sp&#233;cialisation des fonctions au sein de l'&#233;lite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.partage-sans-frontieres.org/articles/partage_sans_frontieres_histoire_des_incas.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;On peut lire &#233;galement l'intepr&#233;tation de l'absence d'un Etat :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'influence religieuse et culturelle de Chav&#237;n avait unifi&#233; le P&#233;rou par des moyens pacifiques mais il a entra&#238;n&#233; le d&#233;veloppement de classes privil&#233;gi&#233;es et des in&#233;galit&#233;s de richesse qui ne pouvaient pas &#234;tre maintenues seulement par l'id&#233;ologie. En l'absence d'une comp&#233;tence militaire centrale, l'h&#233;g&#233;monie culturelle de Chav&#237;n s'est d&#233;sint&#233;gr&#233;e en d'innombrables groupes locaux. Des forteresses ont &#233;t&#233; construites aux sommets des collines un peu partout, chaque petit groupe luttant pour maintenir et augmenter sa part de l'h&#233;ritage de Chav&#237;n. Finalement, des entit&#233;s r&#233;gionales se sont d&#233;velopp&#233;es, chacune avec ses propres caract&#233;ristiques distinctives. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;http://berclo.net/page94/94fr-hist-sam-pc.html)
&lt;p&gt;{{{D'autres interpr&#233;tations se centrent sur l'utilisation religieuse des plantes hallucinog&#232;nes :}}}&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chavin semble n'avoir &#233;t&#233; ni une ville ni un &#233;tablissement militaire, mais un temple complexe construit dans le but d'y pratiquer des rituels inconnus, par une culture qui s'est &#233;vanouie longtemps avant que des sources &#233;crites fassent leur apparition. Sa caract&#233;ristique la plus saisissante est que ses pyramides sont creuses et rec&#232;lent un labyrinthe de tunnels reliant des centaines de chambres de pierre exig&#252;es. Il pourrait s'agir de tombes, mais il n'y a pas de corps ; d'habitations, mais elles sont dispos&#233;es selon un plan d&#233;pourvu d'orientation dans une totale obscurit&#233; ; de r&#233;serves de grains, mais leur arrangement est &#233;galement impraticable. En contrepartie, le sous-sol est un d&#233;dale de conduits d'irrigation creus&#233;s dans la roche, am&#233;nag&#233;s pour canaliser les flots d&#233;tourn&#233;s du Rio Huachecsa qui coule en amont, et il y a, fich&#233; au milieu d'une chambre cruciforme, un monolithe sculpt&#233;, repr&#233;sentation baroque d'une entit&#233; aux yeux &#233;normes et aux dents de jaguar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arch&#233;ologie admet par consensus que Chavin &#233;tait une sorte de centre c&#233;r&#233;moniel ; certains ont tent&#233; de le situer dans le cadre d'une tradition perdue d'oracles et d'induction de r&#234;ves. Mais le myst&#232;re demeure profond et est consid&#233;rablement accru par l'importance que le site semble avoir eu. D'apr&#232;s les estimations, et selon la mani&#232;re dont le terme est d&#233;fini, la &#171; civilisation &#187; &#233;merge spontan&#233;ment dans seulement une poign&#233;e d'endroits autour du globe : en M&#233;sopotamie, dans la Vall&#233;e de l'Indus, en Chine, au Mexique, peut-&#234;tre le long du Nil. A cette courte liste, sp&#233;cialement si la civilisation est d&#233;finie en termes d'architecture monumentale, on se doit maintenant d'ajouter le P&#233;rou. Ce n'est que vers 1930 que l'on a propos&#233; que Chavin avait trois mille ans d'&#226;ge, et c'est tout r&#233;cemment qu'on a reconnu que de vastes structures c&#233;r&#233;monielles de plazas et pyramides ont &#233;t&#233; construites au P&#233;rou au moins un millier d'ann&#233;es plus t&#244;t. Le site c&#244;tier de Caral, qu'on est seulement en train de d&#233;gager actuellement, se r&#233;v&#232;le contenir la plus ancienne pyramide de pierre d&#233;couverte &#224; ce jour, ant&#233;rieure &#224; celles de l'Ancienne Egypte pharaonique. Ainsi le myst&#232;re de Chavin n'est un cas isol&#233; : il &#233;tait l'efflorescence d'une culture unique et parfaite, toujours en attente d'interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe un trait saillant et largement n&#233;glig&#233; de la culture de Chavin qui permet l'acc&#232;s au c&#339;ur du myst&#232;re : la pr&#233;sence d'un complexe de puissantes plantes hallucinog&#232;nes dans son monde rituel. Le cactus San Pedro (Trichocereus/Echinopsis spp.) est explicitement d&#233;crit dans son iconographie; tout comme le cactus peyotl mexicain, le San Pedro contient de la mescaline, et est toujours largement utilis&#233; au P&#233;rou pour ses effets hallucinog&#232;nes. Les objets retir&#233;s du site comprennent &#233;galement des bo&#238;tes &#224; priser et des tubes en os similaires &#224; ceux encore en usage dans l'Amazonie p&#233;ruvienne pour inhaler des semences et des &#233;corces contenant le puissant hallucinog&#232;ne DMT (la dim&#233;thyltryptamine). Richard Burger, arch&#233;ologue de l'universit&#233; de Yale, dont l'ouvrage Chavin and the Origins of Andean Civilisation (Thames &amp; Hudson 1992) fait autorit&#233; en la mati&#232;re, affirme tr&#232;s clairement que &#8216;le r&#244;le essentiel des substances psychotropes est amplement attest&#233; &#224; Chavin'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas plaider particuli&#232;rement en faveur des anciennes cultures focalis&#233;es sur les psychotropes (du moins, pas n&#233;cessairement) que d'observer que la pr&#233;sence de plantes alt&#233;rant le niveau de conscience offre un lien entre les vestiges et le rituel, en indiquant l'&#233;tat de conscience dans lequel ce dernier se serait d&#233;roul&#233;. Cela d&#233;bouche aussi sur la pr&#233;sence de traditions profond&#233;ment enracin&#233;es de l'usage de plantes hallucinog&#232;nes qui existe toujours dans la r&#233;gion, et sur la compr&#233;hension moderne des drogues en question. La combinaison de plantes contenant de la mescaline et du DMT a &#233;t&#233; curieusement peu explor&#233;e, m&#234;me par ceux qui &#233;taient en marge des cultures contemporaines o&#249; les drogues jouaient un r&#244;le important, mais ces pr&#233;parations peuvent l&#233;galement &#234;tre obtenues, sont relativement simples &#224; concocter dans des doses &#224; haut potentiel, et puissamment actives. De telles observations peuvent avoir limit&#233; le pouvoir d'expliquer, parce qu'un &#233;tat de conscience n'est pas un syst&#232;me de croyance et n'offre que peu de preuve du d&#233;roulement des c&#233;r&#233;monies dans lesquelles les drogues sont utilis&#233;es. N&#233;anmoins, les effets de ces drogues particuli&#232;res posent des param&#232;tres logistiques pour leur usage, auxquels le plan du complexe de Chavin pourrait avoir constitu&#233; une r&#233;ponse pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la c&#244;te, en passant par Caral et Sechin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par un bref survol de la culture dont Chavin a &#233;merg&#233;, suivi de quelques r&#233;flexions sur le r&#244;le qu'ont pu jouer les plantes hallucinog&#232;nes dans les myst&#232;res du temple. Pendant plusieurs milliers d'ann&#233;es, la c&#244;te pacifique du P&#233;rou est rest&#233;e telle qu'elle est aujourd'hui : un d&#233;sert aride ressemblant &#224; un paysage lunaire. Il n'y pleut jamais except&#233; pendant les ann&#233;es d'El Nino ; l'eau fra&#238;che ne se trouve que dans les rares vall&#233;es des rivi&#232;res qui la parcourent ; pour la meilleure partie de plus d'un millier de kilom&#232;tres, des rivages rocheux rencontrent le froid oc&#233;an dans un brouillard brumeux. Mais le terrain rude poss&#232;de ses richesses : le courant de Humbold, surgissant des profondeurs gel&#233;es de l'oc&#233;an du sud, est charg&#233; de krill et vivifi&#233; de poissons ; sa biomasse est sup&#233;rieure de cent fois &#224; celle du suave Atlantique &#224; la m&#234;me latitude, au large du Br&#233;sil. Pendant dix mille ans, une population humaine substantielle a &#233;t&#233; aliment&#233;e par ce courant: l'industrie de la farine de poissons aujourd'hui, &#224; l'odeur rance qui embaume toute la r&#233;gion, mais &#224; l'Age de Pierre des groupes de chasseurs-cueilleurs itin&#233;rants dont la pr&#233;sence est attest&#233;e par des amas coquilliers. Certaines de ces collines de d&#233;tritus organiques &#8211; coquilles d'hu&#238;tres, ficelle de coton, piments s&#233;ch&#233;s, ossements broy&#233;s &#8211; atteignent une trentaine de m&#232;tres de hauteur et sont rest&#233;es en usage continu pendant cinq mille ans ou plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de cette culture c&#244;ti&#232;re nomade saisonni&#232;re, fluctuant entre la c&#244;te aride et les vall&#233;es fertiles des montagnes, que les premiers sites monumentaux ont &#233;merg&#233;. Les dates sont encore r&#233;examin&#233;es, mais d&#232;s &#224; pr&#233;sent fermement fix&#233;es un peu avant deux mille ans avant notre &#232;re. Les sites pourraient avoir &#233;t&#233; utilis&#233;s beaucoup plus t&#244;t comme huacas, endroits naturels sacr&#233;s, autour desquels des structures c&#233;r&#233;monielles en pierre et en adobe se sont graduellement ajout&#233;es et se sont &#233;tendues. Caral, un site massif &#224; 160 kilom&#232;tres au nord de Lima, o&#249; des fouilles cons&#233;quentes sont finalement en cours, est peut-&#234;tre un exemple de ce processus. Son complexe &#233;tal&#233; de talus poussi&#233;reux dispos&#233;s autour d'un m&#233;galithe central, peut-&#234;tre originellement charri&#233; dans la vall&#233;e &#224; la suite d'un tremblement de terre. Depuis cette pierre, la plus ancienne pyramide semble faire &#233;cho au sommet de la montagne qui la surmonte, sugg&#233;rant que le m&#233;galithe pourrait avoir &#233;t&#233; le foyer central de cet alignement. La construction des pyramides, &#224; Caral comme ailleurs, semble avoir d&#233;but&#233; par des plates-formes rehauss&#233;es pour des foyers, qui ont ensuite &#233;t&#233; sur&#233;lev&#233;es en couches successives quand le site a grandi pour faire face &#224; l'accroissement de la population. A c&#244;t&#233; des pyramides de Caral appara&#238;t une autre originalit&#233; qui perdurerait des mill&#233;naires et se retrouve de la c&#244;te jusqu'aux hautes montagnes : une aire circulaire encaiss&#233;e dans le sol, suffisamment vaste pour assembler plusieurs centaines d'individus, avec des escaliers conduisant &#224; la plate-forme de la pyramide qui la surplombe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sch&#233;ma de la plaza et de la pyramide, reproduit dans des douzaines de sites s'&#233;tendant sur des centaines de kilom&#232;tres et des milliers d'ann&#233;es, semble s'&#234;tre d&#233;velopp&#233; dans un contexte c&#233;r&#233;moniel, mais l'on s'accorde encore peu quant &#224; savoir tout ce que cela pourrait avoir impliqu&#233;. Outre la difficult&#233; de reconstruire des syst&#232;mes de pens&#233;es et de croyance au d&#233;part de vestiges lithiques, ces sites primitifs sont avares en vestiges culturels. Il y a peu de tombes et elles sont simples; et la construction des monuments primitifs pr&#233;c&#232;de la cuisson des poteries (d'o&#249; le terme arch&#233;ologique &#8216;pr&#233;c&#233;ramique' pour d&#233;signer cette &#232;re). Il y a peu de preuve d'habitat humain, bien que certaines des chambres des pyramides de Caral auraient pu servir &#224; l'h&#233;bergement de ceux qui fr&#233;quentaient le site. Certains chercheurs ont pens&#233; &#224; qualifier ces derniers comme &#233;tant une &#8216;&#233;lite de pr&#234;tres', la classe dirigeante d'une soci&#233;t&#233; stratifi&#233;e, mais ils auraient aussi bien pu n'&#234;tre rien d'autre qu'une classe de fonctionnaires sp&#233;cialis&#233;s sans statut particulier dans la communaut&#233;. Il est certain qu'un site comme Caral n'aurait pas &#233;t&#233; une r&#233;sidence pris&#233;e : ce n'est pas un palais au centre d'un &#233;tablissement assujetti, comme un monast&#232;re perch&#233; sur ses cimes d&#233;sol&#233;es. Sa situation, en un lieu st&#233;rile, d&#233;sertique, battu par le vent, domine une vall&#233;e fertile, n'englobant aucun des pr&#233;cieux terrains irrigu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taille du complexe sugg&#232;re que la vall&#233;e fertile attirait les visiteurs, et que Caral &#233;tait un site de p&#232;lerinage pour plus d'individus que n'en comptait sa communaut&#233; locale. L'agriculture la plus ancienne sur la c&#244;te a &#233;merg&#233; dans de telles vall&#233;es, sp&#233;cialement le coton et les calebasses, qui &#233;taient employ&#233;s pour la fabrication de filets de p&#234;che et de nasses flottantes : il se peut, pour cette raison, que le site c&#233;r&#233;moniel ait grandi en taille en m&#234;me temps que l'usage de ces commodit&#233;s cultiv&#233;es se sont r&#233;pandues toujours plus largement &#224; travers les ramifications des communaut&#233;s de p&#234;cheurs dans l'une et l'autre direction de la c&#244;te. Ceci sugg&#233;rerait une image tr&#232;s diff&#233;rente de celle pr&#233;sent&#233;e par des grandes civilisations mieux connues telles que la M&#233;sopotamie ou la Vall&#233;e de l'Indus, o&#249; des arch&#233;ologues ont tendance &#224; associer les origines de l'architecture monumentale avec le contr&#244;le de relations de pouvoir complexes &#8211; un &#233;tat centralis&#233;, un labeur obligatoire, des syst&#232;mes d'irrigation, un clerg&#233; dominant ou la puissance militaire. Le P&#233;rou semble offrir une histoire plut&#244;t diff&#233;rente: celle de structures &#233;mergeant peu &#224; peu, largement non planifi&#233;es, et durant des g&#233;n&#233;rations &#224; l'int&#233;rieur d'un r&#233;seau mouvant de hasseurs-cueilleurs sans &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre exemple de la culture de ces sites Pr&#233;c&#233;ramiques c&#244;tiers est Sechin, un complexe datant de quelques si&#232;cles apr&#232;s Caral (vers 1700 avant J.-C.) et coupl&#233; &#224; des vall&#233;es de rivi&#232;res vers le nord. Ici, pour la premi&#232;re fois, le temple est orn&#233; de gravures figuratives. Mais si celles-ci constituent un indice, c'est un atout fauss&#233; : des repr&#233;sentations graphiques, mais ind&#233;chiffrables, taill&#233;es en relief sur des blocs de pierre. La plupart sont anthropomorphes, quelques-unes d&#233;membr&#233;es, mais leur motif le plus distinct r&#233;side dans des lignes sinueuses, se terminant souvent en pointes ressemblant &#224; des bouts de doigts, sortant de diff&#233;rentes parties des corps. Certaines de celles-ci semblent &#234;tre des intestins et d'autres &#233;mergent des bouches des gravures ; d'autres encore s'enroulent autour des t&#234;tes, des mains et des oreilles, sugg&#233;rant qu'elles ne sont pas des repr&#233;sentations litt&#233;rales de sang, de boyaux ou de fluides corporels. Leur signification demeure controvers&#233;e. Les premi&#232;res interpr&#233;tations formul&#233;es &#224; leur sujet tendaient &#224; affirmer qu'elles &#233;taient des figurations de guerriers sauvages comm&#233;morant des luttes tribales, des victoires et des populations d&#233;cim&#233;es, mais nombre de ces figures sont difficilement compatibles avec un tel sch&#233;ma. Des interpr&#233;tations r&#233;centes, par contraste, ont tendance &#224; se focaliser sur des &#233;tats visionnaires, peut-&#234;tre chamaniques, comme l'art pal&#233;olithique rupestre en Europe est de plus en plus interpr&#233;t&#233; non comme des repr&#233;sentations r&#233;alistes de &#8216;sc&#232;nes de chasse', mais comme une s&#233;quence de r&#234;ve imaginaire provoqu&#233; par un &#233;tat de conscience modifi&#233; &#8211; voir par exemple David Lewis-Williams: The Mind in the Cave (Thames &amp; Hudson, 2002). Dans cette lecture, les volutes numineuses et les halos comm&#233;moreraient non des victoires militaires, mais des myst&#232;res que le c&#233;r&#233;moniel de Sechin engendrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une preuve circonstancielle pour invoquer l'usage de plantes hallucinog&#232;nes dans ce monde c&#233;r&#233;moniel. Certains &#233;l&#233;ments proviennent de Chavin, o&#249; les m&#234;mes concepts &#233;mergeraient plus tard avec des images de ces plantes explicitement repr&#233;sent&#233;es. Une autre partie vient de trouvailles arch&#233;ologiques faites &#224; proximit&#233;, comprenant des chiques de feuilles de coca m&#226;ch&#233;es, et des rouleaux de mat&#233;riaux v&#233;g&#233;taux qui peuvent &#234;tre des cactus San Pedro &#233;vid&#233;s, &#233;pluch&#233;s et s&#233;ch&#233;s. La coca, &#224; c&#244;t&#233; de restes d'autres plantes s&#233;ch&#233;es, implique un r&#233;seau commercial qui reliait la c&#244;te et les montagnes &#8211; une symbiose qui caract&#233;riserait plus tard la culture de Chavin. La coca ne pousse pas sur la c&#244;te, mais &#224; une altitude de 1000 &#224; 2000 m&#232;tres au-dessus des vall&#233;es ; San Pedro commence &#224; coloniser les versants montagneux escarp&#233;s au bord sup&#233;rieur de cette ceinture, s'&#233;tendant jusqu'&#224; 3000 m&#232;tres. Etant donn&#233; que des vivres constitu&#233;s de plantes montagneuses plus volumineuses ont &#233;t&#233; fournis &#224; la c&#244;te d&#233;sertique &#233;loign&#233;e de deux ou trois jours de marche, et que des poissons s&#233;ch&#233;s et sal&#233;s ont &#233;t&#233; livr&#233;s en retour, le San Pedro frais ou s&#233;ch&#233; pourrait avoir &#233;t&#233; descendu en quantit&#233;, ainsi qu'il en est encore actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de Chavin, quand elle a &#233;merg&#233;, t&#233;moignerait de l'existence de contacts de cultures crois&#233;es, et plus encore de surcro&#238;t. Cependant, Chavin n'&#233;tait pas le premier centre c&#233;r&#233;moniel dans les montagnes. Le site Pr&#233;c&#233;ramique de Kotosh, &#224; 160 kilom&#232;tres, par-del&#224; les cha&#238;nes montagneuses, date d'une p&#233;riode similaire &#224; Sechin, et ses vestiges montrent des structures semblables : des plates-formes comme des autels, autour de foyers entour&#233;s de pierres, entass&#233;es les unes sur les autres, en plusieurs couches d'occupation. Un symbole Pr&#233;c&#233;ramique imp&#233;n&#233;trable survit &#233;galement : un relief d'une paire de mains crois&#233;es, en boue moul&#233;e et s&#233;ch&#233;e, actuellement expos&#233; au Mus&#233;e National de Lima. Des si&#232;cles avant Chavin, peut-&#234;tre d&#232;s 2000 avant J.-C., Kotosh d&#233;montre que des liens commerciaux entre les montagnes et la c&#244;te avaient aussi g&#233;n&#233;r&#233; un certain culte commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une structure bien particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mergence de Chavin comme centre c&#233;r&#233;moniel, probablement vers 900 avant notre &#232;re, contribue appr&#233;ciablement &#224; cette image ant&#233;rieure : le site est de conception plus complexe que ses pr&#233;d&#233;cesseurs, et de loin plus riche en art symbolique. Chavin n'est pas situ&#233; sur un pic ou sur une cr&#234;te dominante, mais bien dans une vall&#233;e &#233;troite de la rivi&#232;re Mosna, &#224; la jonction d'un affluent, entour&#233; de montagnes s'&#233;levant abruptement pour l'enfermer de tous c&#244;t&#233;s. De m&#234;me, la structure du temple elle-m&#234;me n'est pas destin&#233;e &#224; &#234;tre spectaculaire ou visible de loin, mais est cach&#233;e de tous les c&#244;t&#233;s derri&#232;re de hauts murs. L'approche du site se serait faite par une rampe d'entr&#233;e &#233;troite dans ces murs, dont le trait distinctif &#233;tait d'&#234;tre d&#233;cor&#233;s avec des t&#234;tes en pierre sculpt&#233;es plus grandes que nature, un peu comme des gargouilles, certaines humaines, certaines distinctement f&#233;lines avec des m&#226;choires exag&#233;r&#233;es et des canines pro&#233;minentes, et d'autres, souvent couvertes de motifs sinueux, dans un processus de transformation d'un &#233;tat &#224; un autre. Ce proc&#233;d&#233; de transformation est clairement un supplice physique : les t&#234;tes de formes changeantes grimacent, les dents montrent un rictus grin&#231;ant. Dans un d&#233;tail sp&#233;cifique et r&#233;current, de la morve coule &#224; flot de leur nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur de ces murs &#8211; maintenant pour la plupart ruin&#233;s, et avec la majorit&#233; des t&#234;tes remis&#233;es dans des couloirs du temple, dans ce qui fait office de mus&#233;e sur le site &#8211; il y a encore d'importants vestiges d'un complexe c&#233;r&#233;moniel qui a &#233;t&#233; retravaill&#233; et &#233;tendu pendant &#224; peu pr&#232;s un millier d'ann&#233;es ; ses derniers &#233;l&#233;ments et les plus volumineux datant d'environ 200 avant J.-C. Le plan de base est traditionnel, celui de la plaza et la pyramide &#224; degr&#233;s, mais celles-ci sont orn&#233;es avec bien plus de complexit&#233; que les sites ant&#233;rieurs. Plusieurs linteaux, colonnes et st&#232;les sont couverts de sculptures en relief, de traits sinueux figurant des m&#226;choires f&#233;lines, d'yeux et d'ailes. Le premier coup d'oeil laisse une impression de chaos et d'absence de plan, mais lors d'une inspection plus d&#233;taill&#233;e, ces motifs se d&#233;ploient en des images composites, leurs &#233;l&#233;ments s'entrela&#231;ant selon diff&#233;rentes &#233;chelles et dimensions, le tout souvent repr&#233;sentant quelque entit&#233; chim&#233;rique compos&#233;e d'autres cr&#233;atures &#224; &#233;chelle r&#233;duite se lovant &#224; l'int&#233;rieur. Quand l'architecture s'est d&#233;velopp&#233;e au cours des si&#232;cles, elle est devenue plus imposante en dimensions, refl&#233;tant l'extension croissante du site ; en m&#234;me temps, les reliefs deviennent graduellement moins figuratifs et plus abstraits, des entit&#233;s discr&#232;tes se fondant dans une mosa&#239;que de mod&#232;les stylis&#233;s et florissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement en 1972 que les plus frappants de ces reliefs ont &#233;t&#233; d&#233;couverts, sur des blocs garni de faces qui bordent la plus ancienne des places enfonc&#233;es dans le sol, courant autour de sa circonf&#233;rence comme une frise &#224; hauteur du genoux. Ces sculptures sont pr&#233;sum&#233;es dater de la p&#233;riode formative du site ; la plus remarquable est une figuration humaine dans un stade de transformation f&#233;line, h&#233;riss&#233;e de m&#226;choires, de griffes et de serpents, et portant un indubitable cactus de San Pedro tel une hampe de lance. En dessous de cette repr&#233;sentation &#8211; le &#8216;chaman' comme on le d&#233;signe de mani&#232;re informelle &#8211; se d&#233;roule une procession de jaguars sculpt&#233;s en lignes ondoyantes, avec d'autres cr&#233;atures, des oiseaux de proie et des serpents , parfois incorpor&#233;s dans les verticilles de leur queue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces motifs sont tous de profil et tous regardent vers les marches qui conduisent de la place circulaire &#224; la vieille pyramide. Pratiquement &#224; son sommet (actuel) se trouve une plate-forme dall&#233;e. Mais en retrait de celle-ci, quelque peu plus &#224; gauche, on remarque un am&#233;nagement inhabituel en forme de U (peut-&#234;tre jadis recouvert) et une paire de portes se faisant face, ouvrant sur l'obscurit&#233; int&#233;rieure de la pyramide elle-m&#234;me. On descend ainsi par un escalier dans une galerie d'environ deux m&#232;tres de hauteur, appareill&#233;e de grosses dalles de granit et de linteaux, plut&#244;t comme les longs couloirs des tumulus de l'Age du Bronze. Les tunnels, fr&#233;quemment coud&#233;s &#224; angle droit, comme dans les labyrinthes, sont apparemment destin&#233;s &#224; d&#233;sorienter ceux qui y p&#233;n&#232;trent et &#224; arr&#234;ter la lumi&#232;re du jour, zigzaguant dans l'obscurit&#233; compl&#232;te. Ces corridors souterrains conduisent &#224; des douzaines de chambres lat&#233;rales taill&#233;es dans la roche, certaines suffisamment vastes pour que pour contenir cinq ou six personnes, d'autres apparemment d&#233;volues &#224; un confinement solitaire. Des niches creus&#233;es dans certains murs des chambres pourraient avoir abrit&#233; des lampes &#224; huile, et on remarque aussi des linteaux saillants qui auraient pu servir &#224; accrocher des hamacs. Courant au travers du r&#233;seau compliqu&#233; de diverticules et de chambres, il y a des conduits de section r&#233;duite ; certains d'entre eux servent &#224; la ventilation, d'autres sont des canalisations d'eau qui vont pr&#233;cipiter les flots de la rivi&#232;re d&#233;tourn&#233;e et les faire tonitruer dans ce monde souterrain am&#233;nag&#233; de fa&#231;on si sophistiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste au c&#339;ur du labyrinthe, tr&#244;ne une st&#232;le sculpt&#233;e dans le style primordial de Chavin, fich&#233;e dans une &#233;troite chambre cruciforme. Elle repr&#233;sente une d&#233;it&#233; anthropomorphe griffue, dentue, aux yeux exhorbit&#233;s. Le sommet du monolithe, axis mundi de quelque 4m50 de hauteur, est scell&#233; dans le plafond et &#233;merge ainsi dans le sol de la galerie sup&#233;rieure qui existait jadis sous le sommet de la pyramide (NdT: avant l'alluvion de 1945 qui d&#233;truisit en grande partie le monument). L'assemblage de pierres branlantes dans cette chambre sup&#233;rieure, qui forme un bouchon &#224; la couronne de la pyramide, a conduit &#224; la supposition qu'elles auraient pu &#234;tre mobiles, permettant au Lanzon &#8211; d&#233;nomination du monolithe taill&#233; &#8211; d'&#234;tre expos&#233; &#224; ciel ouvert par un orifice. D'autres indices d&#233;couverts sur le site, tel un gros bloc arrondi creus&#233; de sept cupules figurant les Pl&#233;iades, sugg&#232;rent qu'un des &#233;l&#233;ments du rituel de Chavin &#8211; peut-&#234;tre en raison de l'&#233;troitesse de l'espace entourant le Lanzon, davantage r&#233;serv&#233; au pr&#234;tre scrutant le ciel qu'au public &#8211; pourrait avoir inclus l'alignement de la st&#232;le avec des &#233;v&#233;nements astronomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plaza et la pyramide constituaient l'originalit&#233; de Chavin, mais au cours des si&#232;cles, de nombreux et vastes appendices se sont ajout&#233;s. Plusieurs puits, certains toujours inexplor&#233;s, conduisent vers le bas dans des complexes souterrains plus grands. Le travail de la pierre y est plus &#233;labor&#233; que dans l'ancienne pyramide et leurs chambres lat&#233;rales sont typiquement plus spacieuses. Il y a aussi une place souterraine beaucoup plus &#233;tendue, carr&#233;e plut&#244;t que circulaire, menant vers le haut &#224; une nouvelle pyramide et &#224; des murs l'entourant selon un plan plus imposant. Quoi qu'il ait pu se passer &#224; Chavin, son architecture sugg&#232;re que des &#233;v&#233;nements s'y sont d&#233;roul&#233;s en continu pendant des si&#232;cles et pour un nombre croissant de participants. Le plus fr&#233;quemment, on s'accorde &#224; dire que ce qui se passait &#224; Chavin tenait de l'ordre du &#8216;culte', bien que des &#233;l&#233;ments significatifs pourraient peut-&#234;tre sugg&#233;rer d'autres fins telles que lieu de p&#232;lerinage, site sacr&#233;, oracle ou, dans son sens classique, temple des myst&#232;res. Ceci est une conclusion partiellement induite par manque de preuves que Chavin &#233;tait li&#233;e &#224; l'id&#233;e d'un empire ou d'un pouvoir &#233;tatique : on n'y trouve aucune structures militaires, pas d'avantage que la trace d'ouvrages collectifs pour des travaux publics de grande envergure comme l'irrigation ou l'habitat. Pendant plusieurs si&#232;cles de son existence, des structures tribales seraient apparues, puis auraient disparu, autour de Chavin; des changements dans l'&#233;quilibre du pouvoir seraient survenus, laissant apparemment intacte la source de son autorit&#233;. Son influence cultuelle &#8211; ou culturelle &#8211; s'est cependant r&#233;pandue largement et au loin. Pendant le premier mill&#233;naire avant J.-C., des sites &#8216;chavino&#239;des' ont fleuri au travers de vastes r&#233;gions du nord du P&#233;rou et des huacas naturelles pr&#233;existantes ont commenc&#233; &#224; se d&#233;velopper dans le style florissant de Chavin: des surfaces rocheuses sculpt&#233;es de dents et de m&#226;choires de serpents, des pierres lev&#233;es d&#233;cor&#233;es de formes humano&#239;des aux yeux globuleux, pourvues de crocs. Il est incontestable que des gens venaient &#224; Chavin, parcourant des distances consid&#233;rables et transmettant son influence au retour, jusqu'&#224; des vall&#233;es, montagnes et c&#244;tes lointaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un voyage rituel vraiment particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on alors en d&#233;duire que Chavin faisait l'objet d'une religion? On a &#233;mis quelques sp&#233;culations selon lesquelles les sculptures du site appartiendraient &#224; une &#8216;cosmologie Chavin', avec l'aigle, le serpent et le jaguar correspondant &#224; la terre, au ciel et ainsi de suite, et les variantes de formes humano&#239;des, telles que repr&#233;sent&#233;es sur le Lanzon, &#224; une &#8216;d&#233;it&#233; supr&#234;me'. Mais Chavin n'&#233;tait pas le si&#232;ge d'un pouvoir qui aurait pu contraindre ses sujets &#224; remplacer leur religion par la sienne : la diffusion de son influence indique qu'elle tirait ses d&#233;vots d'un large &#233;ventail de syst&#232;mes de croyances tribales avec lesquels elle coexistait en parall&#232;le. Il faut peut-&#234;tre l'envisager comme un site proposant une exp&#233;rience plut&#244;t qu'une cosmologie ou un credo, avec son architecture con&#231;ue et dessin&#233;e pour &#234;tre le locus d'un voyage rituel particulier. Dans cette perspective, les ic&#244;nes de Chavin n'auraient pas &#233;t&#233; des d&#233;it&#233;s en concurrence avec celles des participants mais des repr&#233;sentations graphiques du processus qui se d&#233;roulait &#224; l'int&#233;rieur de ses murs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le motif central de ce processus est assez clairement signal&#233; par les formes changeantes des t&#234;tes f&#233;lines qui ornent ses portails: transformation de l'&#233;tat humain en quelque chose de diff&#233;rent. C'est ici que Chavin d&#233;ploie l'influence d'un nouvel &#233;l&#233;ment culturel qui n'&#233;tait pas flagrant dans les sites qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e. La pr&#233;&#233;minence du jaguar et des motifs de formes changeantes supposent l'entrelacs de traditions non seulement originaires de la c&#244;te et des montagnes, mais aussi de la jungle, au loin par-del&#224; les Andes. Tandis que le style monumental de l'architecture de Chavin se calque sur les mod&#232;les c&#244;tiers ant&#233;rieurs, son symbolisme se traduit par les transformations f&#233;lines qui caract&#233;risent encore de nombreuses formes de chamanisme de l'Amazone. Les r&#233;seaux commerciaux sur la c&#244;te Pacifique ont depuis longtemps rejoint ceux des montagnes; &#224; Chavin, o&#249; la rivi&#232;re Mosna coule &#224; l'Est dans le Rio Maranon et ensuite dans l'Amazone, il semble que ces r&#233;seaux aient aussi atteint les versants orientaux humides des Andes jusque dans la jungle, et aient transmis l'influence &#224; une autre culture de chasseurs-cueilleurs: celle caract&#233;ris&#233;e par de puissantes pratiques chamaniques de transformation, avec dans la plupart des cas l'utilisation de plantes hallucinog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces influences jumelles &#8211; c&#244;te et montagne d'une part, et jungle d'autre part &#8211; se refl&#232;tent dans la pr&#233;sence &#224; Chavin non pas d'une plante hallucinog&#232;ne, mais de deux. Le cactus San Pedro, comme repr&#233;sent&#233; sur le mur de la Vieille Place de Chavin, peut avoir &#233;t&#233; un &#233;l&#233;ment de la tradition c&#244;ti&#232;re ant&#233;rieure, mais est dans tous les cas originaire de la haute vall&#233;e de Chavin: un magnifique sp&#233;cimen, qui doit &#234;tre au moins vieux de 200 ans, surplombe le site aujourd'hui. Des villages locaux en plantent encore des haies, et les marchands sur les march&#233;s curandero, en bas dans les cit&#233;s c&#244;ti&#232;res, viennent se fournir dans la r&#233;gion. Mais le mucus coulant du nez des t&#234;tes sculpt&#233;es, combin&#233; avec les trouvailles mat&#233;rielles de tubes d'inhalation en os et des bo&#238;tes &#224; priser, tout pointe avec une &#233;gale clart&#233; vers l'usage &#224; Chavin de plantes contenant une seconde drogue, le DMT, et ainsi vers une tradition de source diff&#233;rente : la jungle amazonienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, l'usage ethnographique le plus connu de prises contenant du DMT se situe dans l'Amazonie, parmi le peuple Yanomami, qui traditionnellement insuffle de la r&#233;sine d'&#233;corce de l'arbre Virola, r&#233;duite en poudre, dans le nez de chacun avec de longues pipes de pr&#232;s de 2m, une pratique qui produit une explosion hallucinatoire courte mais intense, assortie de spectaculaires &#233;coulements de morve. Mais il y a d'autres contenants vari&#233;s &#224; sniffer le DMT dans la r&#233;gion, comprenant les semences r&#233;duites en poudre de l'arbre Anadenanthera colubrina, dont la distribution &#8211; et sa repr&#233;sentation artistique dans des cultures andines ult&#233;rieures &#8211; en font l'ingr&#233;dient le plus vraisemblable de la cuv&#233;e de Chavin. L'aspiration d'Anadenanthera a &#233;t&#233; largement remplac&#233;e dans de nombreuses r&#233;gions de l'Amazonie par un breuvage &#224; base d'ayahuasca, une pratique plus ais&#233;e pour l'ingestion de DMT, mais ce changement est r&#233;cent, et l'Anadenanthera est toujours utilis&#233; par certains groupes tribaux dans la for&#234;t &#233;loign&#233;e, &#224; proximit&#233; des fronti&#232;res du P&#233;rou, de la Colombie et du Br&#233;sil. M&#234;me aujourd'hui, les arbres poussent sur les versants amazoniens des Andes orientales et &#224; l'ouest jusqu'aux r&#233;gions montagneuses autour de Kotosh. L'alt&#233;ration de l'&#233;tat de conscience propos&#233;e &#224; Chavin se faisait, semble-t-il, par l'interm&#233;diaire de ces deux psych&#233;d&#233;liques extr&#234;mement puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de ces deux plantes &#224; Chavin, sans n&#233;cessairement &#233;clairer le but ou le contenu des rituels, a certaines implications. Les effets et la dur&#233;e du San Pedro et de l'Anadenanthera sont tr&#232;s distincts l'un de l'autre et caract&#233;ris&#233;s par des usages rituels tout &#224; fait diff&#233;rents. Le San Pedro, bouilli, &#233;tuv&#233; et bu, peut demander une heure ou plus avant que ses effets soient ressentis : lorsqu'ils apparaissent, ils comptent au moins pour dix. La sensation physique est euphorique, languide, expansive, souvent accompagn&#233;e de naus&#233;es ; dans plusieurs traditions indiennes, de tels effets sont partag&#233;s, incluant les participants dans des danses lentes tra&#238;nantes &#224; trois temps et des chants. L'effet sur la conscience est &#224; la fois fluide et oc&#233;anique, comprenant des traces visuelles et un sens aiguis&#233; de pr&#233;sence : les lignes sinueuses qui entourent les figures &#224; Sechin pourraient peut-&#234;tre se lire comme des repr&#233;sentations visuelles de ce sens de l'&#233;nergie se projetant du corps &#8211; particuli&#232;rement des intestins sinueux psych&#233;d&#233;lis&#233;s &#8211; vers un monde spirituel immanent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Anadenanthera, au contraire, produit une br&#232;ve r&#233;action violente, et puissamment potentialis&#233; par l'absorption pr&#233;alable d'une dose de San Pedro. Environ un gramme de poudre de semences doit &#234;tre sniff&#233;, assez pour remplir les deux narines. Ce processus provoque rapidement une sensation de br&#251;lure, de fortes naus&#233;es et souvent des vomissements convulsifs, la production d'&#233;coulements de mucus nasal et, peut-&#234;tre, une demi-heure de visions exquises, fr&#233;quemment accompagn&#233;es de contorsions physiques, de grognements et de grimaces, qui sont typiquement comprises dans les cultures amazoniennes comme des transformations f&#233;lines. A l'inverse de San Pedro, qui peut &#234;tre pris en commun, l'&#233;preuve physique de l'Anadenanthera tend &#224; en faire une prise solitaire ; le sujet est roul&#233; en boule, les yeux clos, absorb&#233; dans un monde int&#233;rieur. Ce monde int&#233;rieur est peut-&#234;tre reconnaissable dans les nouveaux motifs d&#233;coratifs qui &#233;mergent &#224; Chavin. Des images comme le trac&#233; spectaculaire qui couvre la st&#232;le Raimundi &#8211; une figure humaine qui semble s'&#233;panouir dans d'autres dimensions et portant une coiffure &#233;labor&#233;e de multiples yeux et crocs &#8211; sont un rappel non seulement de l'art ayahuasca dans l'Amazonie d'aujourd'hui, mais aussi du travail visuel fractal, g&#233;n&#233;r&#233; par ordinateur, associ&#233; &#224; l'usage du DMT dans les sous-cultures occidentales modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drogues et architecture &#224; Chavin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets distincts de ces deux drogues &#233;voquent une division fonctionnelle entre deux &#233;l&#233;ments ou phases du rituel, qui est refl&#233;t&#233;e dans les &#233;l&#233;ments architecturaux contrast&#233;s de Chavin. Comme la kiva dans l'architecture am&#233;rindienne du Sud-Ouest, tellement semblable, la plaza circulaire est d&#233;j&#224; interpr&#233;t&#233;e comme un espace commun, utilis&#233; pour rassembler et m&#233;langer et donc, peut-&#234;tre, pour danser et chanter pendant un long rituel accompagn&#233; pour des intoxications en groupe avec le San Pedro : il se pourrait que le cactus &#233;tait d&#233;j&#224; un &#233;l&#233;ment traditionnel des c&#233;r&#233;monies c&#244;ti&#232;res, d'o&#249; la forme de la plaza serait originaire. L'ajout novateur de chambres &#224; l'int&#233;rieur de la pyramide, au contraire, semble &#234;tre con&#231;ue pour l'absorption dans un monde int&#233;rieur engendr&#233; par l'Anadenanthera, une incubation dans laquelle le sujet est transform&#233; et rena&#238;t dans la matrice de l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture de Chavin, dans ce sens, peut &#234;tre comprise comme une technologie visionnaire, con&#231;ue pour ext&#233;rioriser et intensifier ces intoxications, les focalisant dans un voyage int&#233;rieur particulier. D&#232;s lors, ceci expliquerait la raison pour laquelle un si grand nombre entreprenait un si long et difficile p&#232;lerinage vers ces c&#233;r&#233;monies. Il n'&#233;tait pas n&#233;cessaire de se rendre &#224; Chavin pour trouver du San Pedro ou de l'Anadenanthera. Tous deux poussent de mani&#232;re sauvage et en abondance dans les Andes ; il pourrait difficilement y avoir eu, comme dans certaines cultures anciennes et modernes, un monopole du clerg&#233; sur leur usage. Ceux qui sont venus &#224; Chavin n'&#233;taient pas contraints d'agir ainsi; l'endroit drainait des participants d'une vaste r&#233;gion sur laquelle elle n'exer&#231;ait aucun contr&#244;le ni politique ni militaire. La c&#233;r&#233;monie qui se d&#233;roulait &#224; Chavin aurait, plut&#244;t, offert un rituel &#224; dimension spectaculaire, o&#249; les effets des plantes auraient &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;s en masse, &#224; l'int&#233;rieur d'une architecture pr&#233;vue pour accro&#238;tre et diriger ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet environnement, les participants pouvaient s'assembler pour p&#233;n&#233;trer et partager un monde autre, et ainsi se soumettre eux-m&#234;mes &#224; une qu&#234;te individuelle de vision hautement charg&#233;e. La plaza souterraine aurait pu, ainsi que le sugg&#232;rent les restes d&#233;couverts, avoir catalys&#233; la conscience sublim&#233;e du San Pedro en un rituel de masse dansant et chantant ; les participants pouvaient ensuite avoir gravi les escaliers du temple individuellement pour recevoir un sacrement compl&#233;mentaire de semences d'Anadenanthera r&#233;duites en poudre, administr&#233; par les pr&#234;tres au moyen de tubes &#224; sniffer en os. Quand ceci commen&#231;ait &#224; agir, ils auraient &#233;t&#233; conduits dans les chambres &#224; l'int&#233;rieur de la pyramide o&#249; ils auraient exp&#233;riment&#233; leurs visions accrues par le DMT dans une obscurit&#233; solitaire. Ici, le tumulte amplifi&#233; de l'eau, les grognements et les rugissements des participants invisibles autour d'eux les auraient enferm&#233;s dans un monde surnaturel, o&#249; la conscience ordinaire pouvait &#234;tre abandonn&#233;e, le corps lui-m&#234;me m&#233;tamorphos&#233; et le monde vu d'une perspective d&#233;form&#233;e, surhumaine &#8211; analogue, peut-&#234;tre, &#224; la myst&#233;rieuse vision nocturne du f&#233;lin pr&#233;dateur. Le d&#233;veloppement des chambres souterraines au cours des si&#232;cles refl&#232;terait la demande logistique d'un nombre toujours croissant de participants d&#233;sireux de franchir le portail du jaguar et de se soumettre &#224; un supplice modifiant l'existence et offrant une vue du monde &#233;ternel en dehors de l'humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi Chavin demeure un myst&#232;re, mais peut-&#234;tre dans un sens plus sp&#233;cifique. Si nous voulons trouver une analogie pour ses fonctions dans la culture occidentale, elle pourrait r&#233;sider dans les Myst&#232;res d'Eleusis, commen&#231;ant comme ils l'ont fait dans des chambres souterraines pr&#232;s d'Ath&#232;nes, un peu plus tard que Chavin, aux environs de 700 avant J.-C. Comme Chavin &#8211; Eleusis a persist&#233; pour pr&#232;s de mil ans, sous diff&#233;rents empires, dans son cas grec et romain; comme Chavin &#8211; et comme le Hadj &#224; La Mecque aujourd'hui &#8211; c'&#233;tait un site de p&#232;lerinage qui attirait ses participants d'un r&#233;seau de cultures diversifi&#233; d&#233;bordant virtuellement du monde connu. Les sources &#233;crites classiques attestent de certains des d&#233;tails ext&#233;rieurs aux Myst&#232;res d'Eleusis : son calendrier saisonnier, ses processions, son faste rituel et la rupture du faste par une potion de plante sacr&#233;e, le kykeon. Mais au cours des milliers d'ann&#233;es durant lesquelles les myst&#232;res ont perdur&#233;, les secrets les plus profonds d'Eleusis &#8211; les visions r&#233;v&#233;l&#233;es par les pr&#234;tresses dans les chambres au c&#339;ur de la terre &#8211; n'ont jamais &#233;t&#233; d&#233;voil&#233;s, prot&#233;g&#233;s sous peine de mort. A Chavin, les seules traces qui ont subsist&#233; sont les pierres du site lui-m&#234;me, mais le myst&#232;re &#233;tait peut-&#234;tre du m&#234;me ordre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[source -&gt; https://mikejay.net/chavin-dans-les-mysteres-du-temple-du-jaguar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;source&lt;/p&gt;
&lt;/a&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nos conclusions provisoires :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'argument de l'absence d'Etat alors que des classes sociales s'affrontent nous semble pertinent d'autant que bien des civilisations suivantes vont d&#233;velopper des appareils d'Etat. En ce qui concerne Chavin, il ne s'agit pas encore d'un &#233;tat, mais d'un ensemble de chefferies &#224; caract&#232;re th&#233;ocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question devient donc : Chavin disposait-il d'un Etat ou pas ? Et on peut dire que les textes qui pr&#233;c&#232;dent d&#233;notent des divergences fondamentales sur cette question&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a souvent une confusion entre soci&#233;t&#233; de classes sociales et apparition d'un Etat au service de la classe poss&#233;dante. Partout dans le monde, il y a eu de nombreuses soci&#233;t&#233;s o&#249; s'&#233;taient d&#233;velopp&#233;e une soci&#233;t&#233; de classe, avec des d&#233;marcations claires, sans que l'Etat ait &#233;t&#233; fond&#233;. Il y a eu des chefs, des rois ou des dirigeants religieux mais l'appareil d'Etat n'avait pas encore &#233;t&#233; construit et, quand la r&#233;volution sociale a &#233;clat&#233;, le r&#233;gime politique et social a &#233;t&#233; violemment balay&#233; sans &#234;tre capable de riposter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On r&#233;alise rarement que, par exemple, la Gr&#232;ce antique, avant l'Etat ath&#233;nien, n'avait pas d'appareil d'Etat et que le pouvoir des villes y chutait ais&#233;ment sous les coups des r&#233;volutions sociales et politiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de Chavin n'avait pas d'Etat. Le centre d'un Etat aurait &#233;t&#233; dans une grande ville, en plaine, pas seulement dans un sanctuaire de haute montagne f&#251;t-il au carrefour des routes reliant les r&#233;gions agraires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire encore :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.abc.es/cultura/abci-cultura-chavin-emerge-peru-tres-anos-despues-mediante-pequeno-hueso-tallado-201803201954_noticia.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emergence de la culture Chavin (en espagnol)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://peru.info/es-pe/turismo/noticias/3/17/la-enigmatica-cultura-Chavin-del-peru&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;nigme de Chavin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ufo-spain.com/2018/08/22/arqueologos-encuentran-mundo-subterraneo-civilizacion-perdida-peru/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La civilisation souterraine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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