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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quand les exploit&#233;s accomplissent leurs t&#226;ches...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex, Waraa</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand les exploit&#233;s accomplissent leurs t&#226;ches r&#233;volutionnaires comme au Bangladesh, les militants de la r&#233;volution socialiste mondiale doivent accomplir les leurs ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Les partis du NFP rabaiss&#233;s par le bonapartisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Les commentateurs de la presse bourgeoise, les sp&#233;cialistes de droit constitutionnel, ont dissert&#233; sur les raisons personnelles qui auraient conduit le pr&#233;sident Macron &#224; repousser la nomination d'un premier ministre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun de ces sp&#233;cialistes, aucun parti de gauche ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;16- EDITORIAUX DE &#034;LA VOIX DES TRAVAILLEURS&#034; - &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, Auto-organisation, Comit&#233;s, Conseils ouvriers, Coordinations, Assembl&#233;es interprofessionnelles, Soviet&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand les exploit&#233;s accomplissent leurs t&#226;ches r&#233;volutionnaires comme au Bangladesh, les militants de la r&#233;volution socialiste mondiale doivent accomplir les leurs !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les partis du NFP rabaiss&#233;s par le bonapartisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les commentateurs de la presse bourgeoise, les sp&#233;cialistes de droit constitutionnel, ont dissert&#233; sur les raisons personnelles qui auraient conduit le pr&#233;sident Macron &#224; repousser la nomination d'un premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun de ces sp&#233;cialistes, aucun parti de gauche ou d'extr&#234;me gauche, ne voit le changement de r&#233;gime qui est &#224; l'oeuvre : sa bonapartisation inexorable vu la marche &#224; la guerre et &#224; la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bonapartisme, c'est l'humiliation, le rabais de l'Assembl&#233;e nationale, des partis politiques, qui est &#224; l'oeuvre depuis des mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis du NFP, se sont pr&#234;t&#233;s au jeu du pr&#233;sident sans protester. &lt;br class='autobr' /&gt;
La direction de la CGT qui avait mobilis&#233; toute l'organisation pour voter NFP, &#233;tait &#233;galement aux abonn&#233;s absents cet &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me-gauche &#233;lectoraliste (LO, les NPAs) a jet&#233; l'argent des ses cotisants par les fen&#234;tre en se pr&#233;cipitant dans les deux campagnes &#233;lectorales pour &#034;prouver&#034; sa capacit&#233; &#224; mobiliser militants et sympathisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple d&#232;s le 10 juin N. Arthaud s'engouffrait dans la campagne des l&#233;gislatives&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Macron pr&#233;tend nous donner la parole, les travailleurs doivent la prendre !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;en r&#233;p&#233;tant comme d'habitude : ce n'est pas par les &#233;lections qu'on changera la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis finalement le 15 juillet :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La crise politique s'installe, la tambouille politicienne continue et beaucoup de travailleurs se d&#233;tournent du spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le visage des soi-disant r&#233;volutionnaires en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi les travailleurs ont-ils class&#233; N. Arthaud et son parti dans cette m&#234;me &#034;tambouille politicienne [qui] continue &#034;et pourquoi donc &#034;beaucoup de travailleurs se d&#233;tournent&#034; ... de son parti Lutte Ouvri&#232;re, qui en 20 ans a divis&#233; ses r&#233;sultats &#233;lectoraux par dix, comme ceux du reste de l'extr&#234;me gauche opportuniste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de N. Arthaud est simple : les travailleurs &#034;manquent de conscience&#034;, la preuve &#233;tant qu'ils n'adh&#232;rent pas &#224; son parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;volutionnaire R. Luxemburg d&#233;non&#231;ait d&#233;j&#224; ces pseudo-r&#233;volutionnaires, qui r&#233;p&#232;tent aux travailleurs :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Vous n'&#234;tes pas m&#251;rs ; vous ne pourrez jamais le devenir, c'est une &#034; impossibilit&#233; en soi &#034; ; il vous faut des chefs ; nous sommes ces chefs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le 26 ao&#251;t N. Arthaud &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Le v&#233;ritable chef du gouvernement, c'est le grand capital !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;elle clamait certes une v&#233;rit&#233;, mais qui est bien trop abstraite pour &#233;lever la conscience des travailleurs de quelque mani&#232;re que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;rit&#233; compl&#233;mentaire bien plus concr&#232;te et nouvelle en France, que seuls des r&#233;volutionnaires authentiques peuvent proclamer &#224; l'occasion de ces &#233;lections est :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Le v&#233;ritable chef de la CGT, c'est le grand capital, S. Binet n'est que son agent !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsque N. Arthaud pr&#233;tendait que &#034;La crise politique s'installe, la tambouille politicienne continue et beaucoup de travailleurs se d&#233;tournent du spectacle&#034;, constate-t-on un d&#233;part massif d'adh&#233;rents de la CGT puisque la CGT avait choisit d'impliquer toutes ses organisations dans la campagne &#233;lectorale ? Il ne semble pas. Dans ce cas, les militants de partis comme LO, le NPA, voire LFI, de l'aile gauche du PC, ont-ils propos&#233; des motions dans les syndicats, pour permettre aux travailleurs qui &#034;se d&#233;tournent&#034; face &#224; la crise politicienne &#187;, de se d&#233;tourner cette fois de la politique droiti&#232;re de la CGT, en votant des &#034;motions de censures&#034; contre S. Binet, plut&#244;t que de laisser les travailleurs spectateurs des futures motions de censures bidon du Parlement ? Rien de tout cela, LO et le NPA sont comme LFI et le PC des partis &#233;lectoralistes, et ce qu'ils critiquent haut et fort chez Macron, ils le soutiennent chez S. Binet : tout vient d'en haut, on ne discute de rien ! Les assembl&#233;es des syndiqu&#233;s ne sont pas invit&#233;es &#224; faire le bilan du soutien de S. Binet au Front r&#233;publicain, &#224; ses appels &#224; voter G. Darmanin et E. Borne. Ni &#224; discuter du Bangladesh !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des partis comme LO ou le NPA qui sont dans la &#034;tambouille syndicale&#034; jouent un r&#244;le identique, pire car moins visible, &#224; celui du NFP dont les cadres se battent pour des postes minist&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;volution politique au Bangladesh ignor&#233;e l'extr&#234;me gauche &#233;lectoraliste et les syndicats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode r&#233;volutionnaire qui a marqu&#233; l'&#233;t&#233; est le soul&#232;vement au Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l'&#233;conomie mondiale relie les travailleurs du Bangladesh et de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chaque pays, la production peut &#234;tre divis&#233;e en 20-30 branches, les f&#233;d&#233;rations syndicales professionnelles regroupant des syndicats selon cette division.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'un pays &#233;tranger est le th&#233;&#226;tre de luttes de la classe ouvri&#232;re, si une branche de l'&#233;conomie y a une importance particuli&#232;re, la f&#233;d&#233;ration professionnelle correspondante en France est la premi&#232;re organisation syndicale o&#249; une solidarit&#233; internationale des travailleurs aurait des raisons objectives de s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la lutte r&#233;cente au Bangladesh pr&#233;sente cette configuration : ce pays est le 2&#232;me exportateur de v&#234;tements et textiles apr&#232;s la Chine, &#224; l'&#233;chelle du monde et pour la France, ce secteur employant 4 millions d'ouvriers au Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France c'est la FEDERATION CGT TEXTILE HABILLEMENT CUIR BLANCHISSERIE (CGT-THCB) qui &#233;tait donc la premi&#232;re concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lisait effectivement sur le site de cette organisation en novembre 2023 :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Bangladesh : les ouvrier.&#232;res du textile en lutte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois que les salari&#233;.es de l'industrie du textile bangladais descendent dans les rues, pour r&#233;clamer de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail et une vie d&#233;cente permettant de faire vivre leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que les 4 millions de travailleurs sont pour la plupart exploit&#233;s avec des salaires de mis&#232;re, dont le minimum s'&#233;levait &#224; &#224; peine &#224; 75 &#8364; par mois, alors que ces m&#234;mes salari&#233;.es travaillent pour les plus grandes marques mondiales H&amp;M, Levis, Zara, d&#233;cathlon, Gap, Walmart, D&#233;cathlon , Marks&amp;Spencer etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi honteux et scandaleux, est la r&#233;ponse apport&#233;e par le pouvoir politique. En effet, la premi&#232;re ministre du pays qui briguera un cinqui&#232;me mandat le 7 janvier 2024 a refus&#233;, cat&#233;goriquement toute hausse du salaire. Pire, sa seule r&#233;ponse aux centaines de milliers de salari&#233;.es en lutte, aura &#233;t&#233; d'envoyer la police et des groupes paramilitaires pour mater les manifestants. Pitoyable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, ce sont des centaines d'usines du textile &#224; l'arr&#234;t, des manifestations montres et subissant des violences de la police, quatre morts, des centaines de bless&#233;s et des dizaines de syndicalistes emprisonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce bras de fer, la f&#233;d&#233;ration syndicale des ateliers de confection (NGWF), repr&#233;sent&#233;e par son pr&#233;sident Amirul Haque Amine r&#233;clamait quasiment le triplement des salaires. Cette revendication se justifiait suite aux fermetures sauvages des entreprises pendant des mois sans aucun revenu apr&#232;s la pand&#233;mie et au contexte inflationniste qui a suivi. Elle n'a pas pu &#234;tre totalement entendue : le patronat et le gouvernement ont fini par c&#233;der, apr&#232;s trois semaines de gr&#232;ve, 56 % d'augmentation, soit 106 &#8364; pour le salaire de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.thcb-cgt.fr/content/bangladesh-les-ouvrier-eres-du-textile-en-lutte&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.thcb-cgt.fr/content/bangladesh-les-ouvrier-eres-du-textile-en-lutte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, silence ! Alors que la premi&#232;re ministre en question venait d'&#234;tre renvers&#233;e, pourquoi ne pas reprendre ici haut et fort, populariser le fait que : &lt;i&gt;la f&#233;d&#233;ration syndicale des ateliers de confection (NGWF), repr&#233;sent&#233;e par son pr&#233;sident Amirul Haque Amine r&#233;clamait quasiment le triplement des salaires ?&lt;/i&gt;. Pourquoi ne pas reprendre ce slogan imm&#233;diatement apr&#232;s la nomination du premier ministre de droite Barnier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cathlon, Puma, Adidas, toutes ces marques sportives sont expos&#233;es gr&#226;ce aux jeux olympiques, mais la CGT est dans l'Union sacr&#233;e, ne fait donc rien en solidarit&#233; avec la classe ouvri&#232;re du Bangladesh !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des dirigeants de la CGT Tomas Vacheron est aussi dirigeant de la F&#233;d&#233;ration textile CGT-THCB. Il a eu acc&#232;s &#224; des grands media comme BFM etc, mais que ce soit sur cette cha&#238;ne, ou sur son compte X, il &#233;tait trop engag&#233; aux c&#244;t&#233;s du Nouveau Front Populaire pour organiser une quelconque action de solidarit&#233; avec les ouvriers du Bangladesh :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/politique/elections/legislatives/retraites-avec-monsieur-bardella-l-age-legal-de-depart-c-est-66-ans-affirme-thomas-vacheron-membre-de-la-direction-confederale-de-la-cgt_VN-202406260772.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/politique/elections/legislatives/retraites-avec-monsieur-bardella-l-age-legal-de-depart-c-est-66-ans-affirme-thomas-vacheron-membre-de-la-direction-confederale-de-la-cgt_VN-202406260772.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://x.com/ThomasVacheron_/status/1804774212298559971&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://x.com/ThomasVacheron_/status/1804774212298559971&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de la CGT et de ses f&#233;d&#233;rations utilisent leur temps au profit de ses amis des partis de gauche, esp&#233;rant qu'en retour ces amis une fois au pouvoir inviteront la CGT dans les commissions, les groupes de r&#233;flexion o&#249; aiment si&#233;ger les responsables syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'en France les syndicats n'ont appel&#233; &#224; aucune action de solidarit&#233; avec le Bangladesh, les travailleurs des Emirats arabes unis et du Qatar n'ont pas attendu :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Des dizaines de travailleurs bangladais ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; une peine de prison par la justice &#233;miratie pour avoir &#8220;appel&#233; &#224; manifester&#8221; ou &#8220;particip&#233; &#224; des &#233;meutes&#8221; dans la p&#233;tromonarchie, alors qu'un mouvement de contestation secoue leur pays d'origine. C'est un avertissement aux immigr&#233;s, qui constituent plus de 90 % de la population : toute forme d'engagement &#224; caract&#232;re politique est une ligne jaune pour les autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;La cour d'appel f&#233;d&#233;rale d'Abou Dhabi a jug&#233; ce dimanche [21 juillet] 57 ressortissants bangladais&#8221; qui avaient manifest&#233; ou appel&#233; &#224; manifester, rapporte le quotidien &#233;mirati Gulf Today.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois d'entre eux ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; la prison &#224; vie, cinquante-trois &#224; dix ans de prison, et un autre, &#233;galement accus&#233; de s&#233;jour ill&#233;gal, &#224; onze ans de prison. Ils ont &#233;t&#233; condamn&#233;s pour avoir voulu participer &#224; distance au vaste mouvement de contestation qui agite leur pays d'origine, le Bangladesh, o&#249; les affrontements avec la police ont fait au moins 174 morts et men&#233; &#224; plus de 2 500 arrestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Au Qatar, o&#249; la situation d&#233;mographique est semblable, des manifestations auraient &#233;galement eu lieu, affirme le site Doha News&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On n'a plus affaire au &#034;grand capital&#034; abstrait cher &#224; N. Arthaud, analogue &#224; la &#034;finance anonyme&#034; de F. Hollande, mais concr&#232;tement &#224; des manifestations ill&#233;gales au Emirats et au Qatar, arm&#233;es au Bangladesh. Une base militaire fran&#231;aise est abrit&#233;e par les Emirats. La Sorbonne et le Louvre y ont des &#233;tablissements. S. Binet vient de la f&#233;d&#233;ration CGT FERC qui regroupe les syndicats de ce secteur. Pas un mot de la CGT Sorbonne ou Louvre sur la r&#233;pression &#224; Abu Dhabi. La f&#233;d&#233;ration des Universit&#233;s de la CGT, la Ferc-sup, n'appelle &#224; aucune gr&#232;ve de solidarit&#233; &#224; la rentr&#233;e, alors que des &#233;tudiants sont morts lors du soul&#232;vement. S. Binet est une amie de l'imp&#233;rialisme, de l'arm&#233;e fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de montrer en exemple l'armement des manifestants au Bengladesh, le NPA-r&#233;volutionnaires, un des partis de l'extr&#234;me gauche &#233;lectorale qui n'a pas particip&#233; au NFP annon&#231;ait pompeusement &#224; son universit&#233; d'&#233;t&#233; : &#034;la force des travailleurs est leur nombre, pas les armes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a du fer a du pain, disait au contraire, &#224; juste titre, Blanqui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pseudo-r&#233;volutionnaires qui se plaignent du manque de conscience des travailleurs ont, comme la CGT et Solidaires, fait le silence sur la r&#233;volution politique qui e&#251;t lieu au Bangladesh. Les masses pauvres du Bangladesh ont pourtant fait leur travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; les institutions para-&#233;tatiques bourgeoise (OTAN, Union europ&#233;enne) proclament que les &#233;lections ne doivent pas perturber leurs calendriers, dont leur agenda, des partis r&#233;volutionnaires continuent &#224; limiter leur action aux &#233;lections. C'est sans doute les liens de Barnier avec les institutions de l'UE, en premi&#232;re ligne comme agence de l'OTAN pour entrainer l'Europe dans la guerre en Ukraine, que Barnier doit sa promotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utiliser la tribune &#233;lectorale cet &#233;t&#233;, &#231;'aurait &#233;t&#233; d&#233;noncer par avance toutes les institutions bourgeoises, dont les arm&#233;es. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique rabaisse l'Assembl&#233;e nationale, un parti des travailleurs peut le faire en France, gr&#226;ce &#224; des &#233;v&#233;nements comme ceux du Pakistan, &#224; une grande &#233;chelle, du point de vue du pouvoir ouvrier. Casser les partis bourgeois comme ceux du NFP, ou la direction de la CGT, est &#224; la port&#233;e des militants ouvriers r&#233;volutionnaires &#224; chaque &#233;pisode o&#249; des travailleurs et des jeunes en lutte nous montrent l'exemple, comme ils viennent de le faire au Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est faux, comme le font &#224; longueur de temps les &#034;r&#233;volutionnaires officiels&#034; (LO, NPA et d'autres), que les travailleurs n'ont pas un niveau de conscience assez &#233;lev&#233;. La conscience de la classe ouvri&#232;re, le v&#233;ritable parti communiste qu'elle a form&#233; &#224; travers tous ses soul&#232;vements depuis 1830, ce sont des le&#231;ons tir&#233;es de ces soul&#232;vements : armement des travailleurs, pouvoir des travailleurs appuy&#233;s sur des soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, ce ne sont pas les exploit&#233;s qui n'ont pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur, c'est l'absence de la perspective d'une soci&#233;t&#233; socialiste qui a manqu&#233; en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis pseudo-r&#233;volutionnaires de France ont eu face &#224; la r&#233;volution du Bangladesh la m&#234;me attitude qu'eurent les partis ouvriers d'Europe occidentale face &#224; la r&#233;volution russe de 1917, &lt;br class='autobr' /&gt;
attitude que d&#233;non&#231;ait R. Luxemburg :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; cette doctrine tend &#224; &#233;carter la responsabilit&#233; du prol&#233;tariat international, en premier lieu du prol&#233;tariat allemand, en ce qui concerne le sort de la R&#233;volution russe, &#224; nier, en un mot, les connexions internationales de cette r&#233;volution. En r&#233;alit&#233;, ce qu'ont d&#233;montr&#233; la guerre et la R&#233;volution russe, ce n'est pas le manque de maturit&#233; de la Russie, mais l'incapacit&#233; du prol&#233;tariat allemand &#224; remplir sa mission historique&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aux militants des partis comme LO, les NPA se posent honn&#234;tement la question : que faire pour la r&#233;volution prol&#233;tarienne aujourd'hui ? Les r&#233;volution prol&#233;tariennes du pass&#233;, culminant en Octobre 1917, ont r&#233;pondu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les armes, et pas seulement les id&#233;es, les soviets, et pas seulement le parti !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le peuple du Bangladesh se r&#233;volte</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8941</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8941</guid>
		<dc:date>2024-08-11T22:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte de classes - Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le palais de la premi&#232;re ministre, dictateur en chef, est pris d'assaut par le peuple &lt;br class='autobr' /&gt;
https://berthoalain.com/2024/08/06/universite-le-palais-de-la-premiere-ministre-pris-dassaut-a-dhaka-affrontements-meutriers-a-habiganj-baniachang-rajshahi-savar-et-district-de-coxs-bazar-5-a/ &lt;br class='autobr' /&gt;
https://berthoalain.com/2024/07/20/universite-emeutes-a-dhaka-et-de-nombreuses-villes-19-juillet-2024/ (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;Lutte de classes - Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le palais de la premi&#232;re ministre, dictateur en chef, est pris d'assaut par le peuple&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2024/08/06/universite-le-palais-de-la-premiere-ministre-pris-dassaut-a-dhaka-affrontements-meutriers-a-habiganj-baniachang-rajshahi-savar-et-district-de-coxs-bazar-5-a/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2024/08/06/universite-le-palais-de-la-premiere-ministre-pris-dassaut-a-dhaka-affrontements-meutriers-a-habiganj-baniachang-rajshahi-savar-et-district-de-coxs-bazar-5-a/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2024/07/20/universite-emeutes-a-dhaka-et-de-nombreuses-villes-19-juillet-2024/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2024/07/20/universite-emeutes-a-dhaka-et-de-nombreuses-villes-19-juillet-2024/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2024/08/04/universite-affrontements-a-dhaka-azampur-chattogram-shahbagh-chittagong-mushiganj-sylhet-mirpur-sreepur-jamalpur-bogura-faridpur-3-aout-2024/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2024/08/04/universite-affrontements-a-dhaka-azampur-chattogram-shahbagh-chittagong-mushiganj-sylhet-mirpur-sreepur-jamalpur-bogura-faridpur-3-aout-2024/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2024/08/03/universite-affrontements-a-dhaka-khulna-sylhet-lakshmipur-habibganj-uttara-2-aout-2024/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2024/08/03/universite-affrontements-a-dhaka-khulna-sylhet-lakshmipur-habibganj-uttara-2-aout-2024/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2024/08/05/universite-affrontements-a-dhaka-pabna-rangpur-magura-sirajganj-bogra-4-aout-2024/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2024/08/05/universite-affrontements-a-dhaka-pabna-rangpur-magura-sirajganj-bogra-4-aout-2024/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des centaines de morts dans la r&#233;pression de la r&#233;volte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/19/au-bangladesh-les-manifestations-interdites-a-dacca-un-dirigeant-d-opposition-arrete_6252635_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/19/au-bangladesh-les-manifestations-interdites-a-dacca-un-dirigeant-d-opposition-arrete_6252635_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soul&#232;vement de masse force la premi&#232;re ministre du Bangladesh &#224; fuir en Inde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/08/07/ipds-a07.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/08/07/ipds-a07.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/08/10/rskm-a10.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2024/08/10/rskm-a10.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la Cour Supr&#234;me d&#233;missionne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/economie/international/bangladesh-pousse-vers-la-sortie-par-les-manifestants-le-president-de-la-cour-supreme-demissionne-1004007.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/economie/international/bangladesh-pousse-vers-la-sortie-par-les-manifestants-le-president-de-la-cour-supreme-demissionne-1004007.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons de la r&#233;volte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20240805-r%C3%A9voltes-au-bangladesh-les-raisons-de-la-col%C3%A8re&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20240805-r%C3%A9voltes-au-bangladesh-les-raisons-de-la-col%C3%A8re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letelegramme.fr/monde/bangladesh-le-bilan-des-manifestations-grimpe-a-au-moins-300-morts-6638239.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.letelegramme.fr/monde/bangladesh-le-bilan-des-manifestations-grimpe-a-au-moins-300-morts-6638239.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'Etat &#233;taient les auteurs d'un v&#233;ritable massacre de manifestants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/05/au-bangladesh-la-repression-des-manifestants-vire-au-carnage_6268060_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/05/au-bangladesh-la-repression-des-manifestants-vire-au-carnage_6268060_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu avant, le gouvernement bangladais lan&#231;ait une chasse aux sorci&#232;res apr&#232;s que la police a tu&#233; des centaines d'&#233;tudiants manifestants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2024/07/27/dyyh-j27.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&amp;_x_tr_hist=true&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-wsws-org.translate.goog/en/articles/2024/07/27/dyyh-j27.html?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&amp;_x_tr_hist=true&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait suite &#224; une r&#233;volte ouvri&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/monde/bangladesh/bangladesh-des-centaines-d-usines-de-textile-fermees-apres-des-manifestations-violentes-d-ouvriers_6159225.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/monde/bangladesh/bangladesh-des-centaines-d-usines-de-textile-fermees-apres-des-manifestations-violentes-d-ouvriers_6159225.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/international/au-bangladesh-une-greve-historique-des-ouvriers-du-textile-20231108_VUWABP5UGNFT3DAB2VDBY53LGI/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.liberation.fr/international/au-bangladesh-une-greve-historique-des-ouvriers-du-textile-20231108_VUWABP5UGNFT3DAB2VDBY53LGI/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2023/11/01/au-bangladesh-des-ouvriers-du-textile-erigent-des-barricades-pour-reclamer-des-salaires-plus-eleves_6197667_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2023/11/01/au-bangladesh-des-ouvriers-du-textile-erigent-des-barricades-pour-reclamer-des-salaires-plus-eleves_6197667_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20231108-au-bangladesh-la-police-ouvre-le-feu-lors-d-une-manifestation-d-ouvriers-du-textile&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20231108-au-bangladesh-la-police-ouvre-le-feu-lors-d-une-manifestation-d-ouvriers-du-textile&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/bangladesh-des-centaines-d-usines-textiles-ferment-face-aux-violentes-manifestations-d-ouvriers-20231102&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/bangladesh-des-centaines-d-usines-textiles-ferment-face-aux-violentes-manifestations-d-ouvriers-20231102&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/economie/international/au-bangladesh-la-colere-des-ouvriers-des-usines-textiles-ne-retombe-pas-982196.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/economie/international/au-bangladesh-la-colere-des-ouvriers-des-usines-textiles-ne-retombe-pas-982196.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.novethic.fr/actualite/social/conditions-de-travail/isr-rse/h-et-m-zara-gap-derriere-la-greve-des-ouvriers-au-bangladesh-le-prix-derisoire-de-nos-vetements-151869.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.novethic.fr/actualite/social/conditions-de-travail/isr-rse/h-et-m-zara-gap-derriere-la-greve-des-ouvriers-au-bangladesh-le-prix-derisoire-de-nos-vetements-151869.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nouvelobs.com/monde/20231107.OBS80510/au-bangladesh-les-heurts-se-poursuivent-entre-les-ouvriers-du-textile-et-la-police.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nouvelobs.com/monde/20231107.OBS80510/au-bangladesh-les-heurts-se-poursuivent-entre-les-ouvriers-du-textile-et-la-police.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/11/17/fin-de-greve-amere-dans-les-usines-textiles-du-bangladesh_6200798_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/11/17/fin-de-greve-amere-dans-les-usines-textiles-du-bangladesh_6200798_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtbf.be/article/bangladesh-quel-bilan-pour-les-ouvriers-textiles-apres-la-greve-historique-11288959&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtbf.be/article/bangladesh-quel-bilan-pour-les-ouvriers-textiles-apres-la-greve-historique-11288959&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 2022...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6912&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6912&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi en 2008-2009...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article806&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article806&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1277&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1277&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes poss&#233;dantes ont peur d&#034;une r&#233;volution au Bangladesh&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/06/bangladesh-apres-le-depart-de-la-begum-de-fer-une-nouvelle-page-doit-s-ecrire_6269727_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/06/bangladesh-apres-le-depart-de-la-begum-de-fer-une-nouvelle-page-doit-s-ecrire_6269727_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affrontements contre la vie ch&#232;re et autres luttes sociales au Bangladesh</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8006</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8006</guid>
		<dc:date>2022-09-05T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Affrontements contre la vie ch&#232;re et autres luttes sociales au Bangladesh &lt;br class='autobr' /&gt;
Des manifestations &#233;clatent au Bangladesh en raison de la hausse des prix du carburant &lt;br class='autobr' /&gt;
Wimal Perera - WSWS Les augmentations sans pr&#233;c&#233;dent du prix du carburant annonc&#233;es le 5 ao&#251;t &#8211; les plus &#233;lev&#233;es de l'histoire du Bangladesh &#8211; ont d&#233;clench&#233; des manifestations nationales de travailleurs, d'&#233;tudiants et de pauvres contre le gouvernement dirig&#233; par la Ligue Awami. Le prix de l'essence a augment&#233; de pr&#232;s de 52 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Affrontements contre la vie ch&#232;re et autres luttes sociales au Bangladesh&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des manifestations &#233;clatent au Bangladesh en raison de la hausse des prix du carburant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wimal Perera - WSWS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les augmentations sans pr&#233;c&#233;dent du prix du carburant annonc&#233;es le 5 ao&#251;t &#8211; les plus &#233;lev&#233;es de l'histoire du Bangladesh &#8211; ont d&#233;clench&#233; des manifestations nationales de travailleurs, d'&#233;tudiants et de pauvres contre le gouvernement dirig&#233; par la Ligue Awami. Le prix de l'essence a augment&#233; de pr&#232;s de 52 pour cent par litre, passant de 86 takas (91 cents US) &#224; 130 takas (1,37 $ US), tandis que les prix du diesel et du k&#233;ros&#232;ne ont augment&#233; de 42,5 pour cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hausses de prix, comme celles observ&#233;es dans de nombreux autres pays, sont le r&#233;sultat direct de la guerre par procuration des &#201;tats-Unis et de l'OTAN en Ukraine et de la pand&#233;mie actuelle de COVID-19, et que les travailleurs et les pauvres avaient d&#233;j&#224; du mal &#224; faire face &#224; la d&#233;gradation de leurs conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les m&#233;dias, des protestations ont &#233;clat&#233; &#224; Dhaka, la capitale nationale, et dans d'autres grandes villes, d&#232;s le lendemain de la hausse des prix. Des motocyclistes et des travailleurs du secteur des transports ont manifest&#233; dans les rues, scandant des slogans contre le premier ministre Sheik Hasina et demandant &#224; son gouvernement de baisser les prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammad Nurul Islam, un chauffeur de camion qui transporte des l&#233;gumes, a parl&#233; &#224; la BBC alors qu'il faisait la queue pour de l'essence. &#171; Quand je vais au march&#233;, je ne peux pas acheter assez de nourriture pour ma famille. Si le prix du carburant continue &#224; augmenter comme &#231;a, je ne pourrai pas m'occuper de mes parents ou envoyer mes enfants &#224; l'&#233;cole. Si je perds mon emploi, je devrai peut-&#234;tre commencer &#224; mendier dans la rue &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un manifestant, Homammed Shajahan, qui loue des camionnettes pour gagner sa vie, a d&#233;clar&#233; &#224; Al Jazeera : &#171; Personne ne loue nos camionnettes maintenant parce que &#231;a co&#251;te plus cher. C'est vraiment dur pour nous. Tous les chauffeurs sont au ch&#244;mage technique. Nous ne comprenons pas ce que fait le gouvernement &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation du prix du carburant a fait grimper le co&#251;t d'autres produits essentiels ainsi que les tarifs des bus et autres moyens de transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le New Indian Express a signal&#233; le 13 ao&#251;t la mont&#233;e en fl&#232;che des prix de 25 des 26 produits de base. Au cours du mois dernier, le prix du riz a augment&#233; de 22 pour cent, celui des poulets de ferme de 45 pour cent, des oignons de 43 pour cent, des &#339;ufs de 20 pour cent et du poisson de 10 pour cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamunur Rashid, concierge &#224; Dhaka et p&#232;re d'une famille de six personnes, a d&#233;clar&#233; au journal qu'il pouvait auparavant manger du poisson trois fois par semaine, mais &#171; maintenant, je n'en mange qu'une fois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant la mont&#233;e de l'opposition de masse, le Parti des travailleurs du Bangladesh, membre de l'alliance des 14 partis au pouvoir, a averti que la d&#233;cision du gouvernement d'augmenter les prix du carburant &#233;tait suicidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations d'&#233;tudiants et divers partis staliniens ont appel&#233; &#224; manifester contre la hausse des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti communiste du Bangladesh et l'Alliance d&#233;mocratique de gauche &#8211; une alliance de huit partis politiques (dont plusieurs cliques staliniennes) &#8211; ont manifest&#233; &#224; Dhaka le 6 ao&#251;t pour demander le retrait des hausses de prix du carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 ao&#251;t, la police a charg&#233; &#224; coups de matraque des &#233;tudiants manifestants &#224; l'intersection de Shahbagh, un quartier important de Dhaka, puis a port&#233; des accusations contre des dizaines de dirigeants et de militants &#233;tudiants. Quatre jours plus tard, le 11 ao&#251;t, les &#233;tudiants ont manifest&#233; pour demander leur lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cherchant &#224; exploiter la col&#232;re de la masse, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), principal parti d'opposition du pays, a manifest&#233; le 11 ao&#251;t &#224; Naya Paltan, un quartier de Dacca, pour protester contre la hausse des prix. Le BNP, comme le gouvernement dirig&#233; par la Ligue Awami de Hasina, s'est attaqu&#233; aux droits sociaux de la classe ouvri&#232;re et des pauvres lorsqu'il &#233;tait au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les augmentations du prix du carburant de ce mois-ci font suite &#224; de pr&#233;c&#233;dentes hausses du prix des denr&#233;es alimentaires essentielles et du gaz naturel. Le 4 juin, des manifestations de masse ont &#233;clat&#233; dans toute la ville de Dhaka, paralysant certains quartiers pendant des heures, &#224; la suite d'une hausse de 23 pour cent du prix du gaz naturel. Le gaz naturel couvre plus de 60 pour cent des besoins &#233;nerg&#233;tiques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers d'ouvriers de Snowtex Apparels, MBM Garment, Vision Garment, IDS Group, Kolka Garment et Dmox ont organis&#233; une gr&#232;ve de quatre jours &#224; Mirpur, &#224; Dhaka, pour exiger des r&#233;ductions de prix ou des compensations sous forme d'augmentations de salaire. Mamunur Rahman, ouvrier gr&#233;viste de Snowtex Apparels, a d&#233;clar&#233; aux m&#233;dias que les travailleurs du textile n'avaient pas d'autre choix. &#171; On n'a pas augment&#233; nos salaires depuis longtemps alors que les prix des produits de base s'envolent &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le Bureau des statistiques du Bangladesh, le taux d'inflation annuel global en juin &#233;tait de 7,56 pour cent, le plus &#233;lev&#233; depuis neuf ans. L'inflation des produits alimentaires &#233;tait encore plus &#233;lev&#233;e, &#224; 8,37 pour cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse du co&#251;t des produits de base sur le march&#233; mondial a des r&#233;percussions sur le Bangladesh, rapporte bdnews24.com. Il entra&#238;ne la pire crise de d&#233;ficit de la balance des paiements de l'histoire du pays et une forte r&#233;duction de ses r&#233;serves de devises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 27 juillet, les r&#233;serves de devises du Bangladesh s'&#233;levaient &#224; 39,48 milliards de dollars, contre 45,7 milliards il y a un an. Bien que ce montant soit apparemment suffisant pour payer cinq mois d'importations, le gouvernement craint que de nouvelles augmentations du prix du p&#233;trole et d'autres produits de base n'entra&#238;nent une baisse plus rapide des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compenser cette situation, le gouvernement a demand&#233; un pr&#234;t de 4,5 milliards de dollars au Fonds mon&#233;taire international (FMI) et 2 milliards de dollars suppl&#233;mentaires &#224; la Banque mondiale et &#224; la Banque asiatique de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le FMI, la dette ext&#233;rieure totale du Bangladesh s'&#233;levait &#224; 62 milliards de dollars en 2021, tandis que le Centre for Policy Dialogue a pr&#233;venu que le d&#233;lai de gr&#226;ce pour le service de plusieurs pr&#234;ts &#233;trangers expirerait au cours de l'exercice 2024-25. Au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es, de mai 2012 &#224; mai 2022, le taka bangladais s'est d&#233;valu&#233; de 63 pour cent par rapport au dollar am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les commentateurs politiques &#233;trangers et nationaux expriment des inqui&#233;tudes sur la possibilit&#233; qu'une crise politique d'ampleur de celle qui a &#233;clat&#233; au Sri Lanka se d&#233;veloppe au Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations ont d&#233;but&#233; en avril au Sri Lanka en raison de l'inflation galopante, des coupures d'&#233;lectricit&#233; et des p&#233;nuries g&#233;n&#233;ralis&#233;es de carburant, de nourriture et de m&#233;dicaments. Elles se sont transform&#233;es en un soul&#232;vement populaire et en gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales contre le gouvernement Rajapakse, le for&#231;ant &#224; d&#233;missionner et obligeant le pr&#233;sident Gotabaya Rajapakse &#224; fuir le pays le 13 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article paru r&#233;cemment dans le Daily Star, bas&#233; &#224; Dacca, Nazeen Ahmed, &#233;conomiste du Programme des Nations unies pour le d&#233;veloppement, mettait en garde contre le fait que &#171; le Bangladesh pourrait &#234;tre sur le point de conna&#238;tre une situation similaire &#224; celle du Sri Lanka &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Hasina et la Banque mondiale, citant des taux de croissance de 7 pour cent et 8,15 pour cent en 2015-16 et 2018-19 respectivement, affirmaient auparavant que le Bangladesh deviendrait un pays &#224; revenu interm&#233;diaire sup&#233;rieur d'ici 2031. Ce mythe a &#233;t&#233; bris&#233; par la hausse des prix des produits de base et la crise &#233;conomique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vague de protestations de masse qui a &#233;clat&#233; au Bangladesh fait partie des luttes de classe qui balaient le monde entier contre la hausse de l'inflation et les suppressions d'emplois et de salaires. La r&#233;ponse du gouvernement Hasina &#224; cette crise a &#233;t&#233; d'augmenter encore le co&#251;t du carburant et d'autres produits de base, tout en mobilisant la police et d&#233;clenchant une r&#233;pression &#233;tatique, des mesures qui ne feront qu'accro&#238;tre l'opposition de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 ao&#251;t 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/09/01/vie-chere-affrontements-a-nangalkot-31-aout-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/09/01/vie-chere-affrontements-a-nangalkot-31-aout-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 ao&#251;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/08/08/prix-du-carburant-affrontements-a-dhaka-7-aout-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/08/08/prix-du-carburant-affrontements-a-dhaka-7-aout-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;juillet 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/07/03/manifestation-anti-gouvernementale-affrontements-a-noukous-karakalpakstan-1-juillet-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/07/03/manifestation-anti-gouvernementale-affrontements-a-noukous-karakalpakstan-1-juillet-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avril 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/04/05/greve-dans-le-textile-affrontements-a-chattogram-4-avril-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/04/05/greve-dans-le-textile-affrontements-a-chattogram-4-avril-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mars 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/03/03/hausse-des-prix-affrontements-a-patuakhali-2-mars-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/03/03/hausse-des-prix-affrontements-a-patuakhali-2-mars-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/03/03/hausse-des-prix-affrontements-a-patuakhali-2-mars-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/03/03/hausse-des-prix-affrontements-a-patuakhali-2-mars-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Protests intensify in Bangladesh after police kill two garment workers</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article3944</link>
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		<dc:date>2013-11-25T02:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Protests intensify in Bangladesh after police kill two garment workers &lt;br class='autobr' /&gt;
By Sarath Kumara Tens of thousands of Bangladesh garment workers in the Ashulia and Gazipur industrial zones demonstrated yesterday to express their outrage over the killing of two colleagues by police on Monday. At least 30 protesters were injured in yesterday's clashes with police, who used rubber bullets, batons and tear gas. On Monday in the Ashulia district, police fired on protesting workers, killing Badsha (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;000- ENGLISH - MATTER AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Protests intensify in Bangladesh after police kill two garment workers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By Sarath Kumara&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tens of thousands of Bangladesh garment workers in the Ashulia and Gazipur industrial zones demonstrated yesterday to express their outrage over the killing of two colleagues by police on Monday. At least 30 protesters were injured in yesterday's clashes with police, who used rubber bullets, batons and tear gas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Monday in the Ashulia district, police fired on protesting workers, killing Badsha Mia, 25, and Ruma Aktar, 22. Police denied shooting the workers, yet provided no details of their deaths. An official from the Enam medical college in Savar, however, declared that Badsha Mia had a bullet wound to the head. Another six of the some 200 injured also had bullet wounds and were sent to Dhaka medical college for treatment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bangladeshi garment workers have been protesting since October over a demand for an increase in their monthly wage to 8,000 taka ($US104). They are currently paid around 3,200 taka&#8212;the lowest wage for garment workers worldwide, except in Burma. In a failed bid to end the protests, Prime Minister Sheikh Hasina's government announced a wage increase to 5,300 taka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The government rejected the 8,000 taka demand, fearing it would lead to an exodus by garment companies. International retailers in the US and EU, such as Walmart, Marks and Spencer, Hennes and Mauritz, demand low-cost production in order to reap high profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After Labour and Employment Minister Rajiuddin Ahmed Raju announced the lower offer on Thursday, workers expressed their opposition by shutting down more than 200 factories. One protester told reporters: &#8220;We will continue protesting until we realise our demand.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Like Hasina's government, Bangladesh big business is concerned about any wage increase. Apparel employers only reluctantly agreed to the government-appointed wage board proposal for the smaller increase. After meeting with Hasina last Thursday, Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) president Atiqul Islam said: &#8220;In the greater interest of our garment sector, we agreed to it. But many small factories cannot afford the rise.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BGMEA vice-president Shahidullah Azim told the Financial Express: &#8220;A number of buyers have already abandoned us, and if such street violence continues, we may face a severe slump in our trade.&#8221; He said Vietnam, Cambodia and Indonesia had started to attract orders due to the frequent protests in Bangladesh since the beginning of the year.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Putting pressure on the government to crack down on workers, Abdus Salam Murshedy, president of Exporters Association of Bangladesh, said: &#8220;We are very frustrated. It seems that we have to fold our business, hand over the factory keys to the government and go home.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Determined to protect business interests, the Hasina government has mobilised security forces, including border guards, in the country's industrial zones. The government's main foreign exchange earner is garment exports. By exploiting cheap labour, Bangladesh apparel manufacturing has developed into a $19 billion industry, up by 50 percent from 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers' anger is fuelled by the appalling conditions in the apparel sector. In April, more than 1,100 workers were killed when the nine-story Rana Plaza building, which housed five factories, collapsed. Last November, 112 workers were burned to death when Tazreen Fashions was gutted by fire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The government and big business are relying not only on security forces, but the trade unions to contain and suppress the opposition of workers. The Financial Express, the country's main business paper, proposed in an editorial on Monday that a new union mechanism be developed to assist in halting strikes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Introduction of TU rights in all garment units might help create an apex TU body for representation at the national level,&#8221; it stated. &#8220;Had there been such a representative organisation at the national level, the government or the apparel industry owners, possibly, would not have faced so much trouble in resolving disputes.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The reactionary US trade union conglomerate, the AFL-CIO, has been promoting trade unions in Bangladesh as a useful safety valve for some time. After the Rana Plaza collapse graphically exposed the exploitative conditions in the garment sector, the Hasina government amended the labour laws to facilitate the establishment of unions in garment sector.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With general elections due to be held in coming months, the discredited Awami League government hoped to win the sympathy of the 4.2 million-strong workforce by announcing the limited wage rise. However, the move has backfired.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is no surprise that workers oppose the inadequate wage deal. Even though wages have stagnated since 2010, consumer prices have increased by 28 percent. According to the Center for Policy Dialogue (CPD) think tank, a basic diet for a family of three costs around $US67 per month. Taking living costs into account, Professor Doug Miller, who worked with CPD, told AFP that the minimum wage of garment workers should be at least 8,200 taka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Social conditions in Bangladesh are worsening. The government-run public health system is deteriorating, and only 60 percent of the urban population and 75 percent of the rural population have access to basic healthcare. The official unemployment rate has increased to 3.71 percent, but the actual number of unemployed and under-employed is far higher&#8212;over 30 percent according to one estimate.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Bangladesh apr&#232;s l'effondrement du Rana Plaza</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article3901</link>
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		<dc:date>2013-11-03T04:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les marques fran&#231;aises sont elles aussi responsables &lt;br class='autobr' /&gt;
Bangladesh : apr&#232;s l'effondrement du Rana Plaza &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet arti&#173;cle est paru dans Echanges n&#176;144 &lt;br class='autobr' /&gt; La pres&#173;sion sur l'ensem&#173;ble des tra&#173;vailleurs de la confec&#173;tion au Bangladesh est aujourd'hui d'autant plus forte que ce pays devient de plus en plus un des para&#173;dis de la d&#233;lo&#173;ca&#173;li&#173;sation pour cette bran&#173;che du capi&#173;tal. Les trou&#173;bles sociaux r&#233;c&#173;urrents ne d&#233;c&#173;ou&#173;ragent pas ces trans&#173;ferts &#8211; les inves&#173;tis&#173;se&#173;ments &#233;tr&#173;angers &#8211; tant les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.slate.fr/story/72417/bangladesh-entreprises-francaises&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les marques fran&#231;aises sont elles aussi responsables&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bangladesh : apr&#232;s l'effondrement du Rana Plaza
&lt;p&gt;Cet arti&#173;cle est paru dans Echanges n&#176;144&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pres&#173;sion sur l'ensem&#173;ble des tra&#173;vailleurs de la confec&#173;tion au Bangladesh est aujourd'hui d'autant plus forte que ce pays devient de plus en plus un des para&#173;dis de la d&#233;lo&#173;ca&#173;li&#173;sation pour cette bran&#173;che du capi&#173;tal. Les trou&#173;bles sociaux r&#233;c&#173;urrents ne d&#233;c&#173;ou&#173;ragent pas ces trans&#173;ferts &#8211; les inves&#173;tis&#173;se&#173;ments &#233;tr&#173;angers &#8211; tant les pers&#173;pec&#173;ti&#173;ves de profit sont attrayan&#173;tes. Dans &#171; Une r&#233;v&#173;olte ouvri&#232;re &#187; (Echanges 118, automne 2006) et &#171; Quelles suites aux &#233;meutes de l'&#233;t&#233; 2006 ? &#187; (Echanges 119, hiver 2006-2007), nous avions lon&#173;gue&#173;ment expos&#233; la situa&#173;tion du Bangladesh et des luttes (affron&#173;te&#173;ments vio&#173;lents et &#233;meutes des tra&#173;vailleurs du tex&#173;tile essen&#173;tiel&#173;le&#173;ment). Peu de choses ont chang&#233; si ce n'est que la crise passe aussi pour ren&#173;for&#173;cer encore les condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion &#8211; si c'est encore pos&#173;si&#173;ble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous semble impor&#173;tant de rap&#173;pe&#173;ler quel&#173;ques-unes des donn&#233;es de base per&#173;met&#173;tant de bien situer la condi&#173;tion prol&#233;t&#173;aire aujourd'hui dans ce pays dont les donn&#233;es g&#233;og&#173;rap&#173;hiques et le pass&#233; colo&#173;nial for&#173;ment le cadre de la situa&#173;tion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un ter&#173;ri&#173;toire comp&#173;tant pour le quart de la France (envi&#173;ron 22 d&#233;p&#173;ar&#173;tements fran&#231;ais, moins que la Roumanie) vivent (on devrait dire sur&#173;vi&#173;vent pour l'immense majo&#173;rit&#233; des habi&#173;tants) 152 mil&#173;lions d'habi&#173;tants, deux fois plus que la popu&#173;la&#173;tion fran&#231;&#173;aise ; ce qui donne une den&#173;sit&#233; de popu&#173;la&#173;tion de 1 060 habi&#173;tants au km&#178; contre 120 en France, pres&#173;que dix fois plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pour&#173;rait penser que ce pays sur&#173;peu&#173;pl&#233; rec&#232;le des riches&#173;ses qui per&#173;met&#173;tent &#224; tous d'y vivre hors de la mis&#232;re. C'est tout le contraire. La plus grande partie du ter&#173;ri&#173;toire est &#224; moins de 12 m&#232;tres au-dessus du niveau de la mer et 10 % en des&#173;sous de ce niveau. On estime que si par l'effet de serre le niveau des mers s'&#233;levait de 1 m&#232;tre, la moiti&#233; du pays dis&#173;pa&#173;ra&#238;trait. Pour le pr&#233;sent, deux formes d'inon&#173;da&#173;tions sont une menace cons&#173;tante : d'un c&#244;t&#233; les fleu&#173;ves Gange et Bramapoutre des&#173;cen&#173;dant de l'Himalaya recou&#173;vrent r&#233;gul&#173;i&#232;rement les terres de leur delta commun, de l'autre, des typhons tro&#173;pi&#173;caux pous&#173;sant les mers dans les terres d&#233;v&#173;astent tout sur leur &#173;pas&#173;sage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chif&#173;fres de cette ins&#233;&#173;curit&#233; g&#233;og&#173;rap&#173;hique sont &#224; la mesure du sur&#173;peu&#173;ple&#173;ment : en 1970, 500 000 vic&#173;ti&#173;mes d'un cyclone ; en 1991, 130 000 ; en 1998 les inon&#173;da&#173;tions recou&#173;vrent 70 % du pays lais&#173;sant 30 mil&#173;lions de sans-abri ; le 15 mai 2013 une autre inon&#173;da&#173;tion entra&#238;ne le d&#233;p&#173;la&#173;cement de 800 000 per&#173;son&#173;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces cam&#173;pa&#173;gnes peu accueillan&#173;tes vivent les deux tiers de la popu&#173;la&#173;tion dans une pau&#173;vret&#233; accen&#173;tu&#233;e par ces d&#233;s&#173;astres r&#233;c&#173;urrents, ce qui a deux cons&#233;qu&#173;ences : l'une la per&#173;sis&#173;tance des rela&#173;tions socia&#173;les quasi tri&#173;ba&#173;les, l'autre une forte &#233;mig&#173;ration tant vers l'&#233;tr&#173;anger (une bonne part dans l'ex-pays colo&#173;ni&#173;sa&#173;teur, la Grande-Bretagne) que vers les villes et leurs indus&#173;tries (Dacca la capi&#173;tale compte 12 mil&#173;lions d'habi&#173;tants avec son envi&#173;ron&#173;ne&#173;ment d'usines et de bidon&#173;vil&#173;les, le port le plus actif, Chittagong, 4 mil&#173;lions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mis&#232;re dou&#173;bl&#233;e d'une ins&#233;&#173;curit&#233; et la per&#173;sis&#173;tance des par&#173;fois ter&#173;ri&#173;bles r&#232;gles de vie cou&#173;tu&#173;mi&#232;res, notam&#173;ment pour les femmes, peut faci&#173;le&#173;ment expli&#173;quer que l'exode, m&#234;me avec ses incer&#173;ti&#173;tu&#173;des et les dures condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion dans les bagnes de l'indus&#173;trie tex&#173;tile sont moins p&#233;nibles que la survie dans les cam&#173;pa&#173;gnes. Ces migrants de l'int&#233;rieur qui for&#173;ment l'essen&#173;tiel de la classe ouvri&#232;re, le plus sou&#173;vent des femmes, ne d&#233;p&#173;assent pas 4 &#224; 5 mil&#173;lions, soit &#224; peine 3% de la popu&#173;la&#173;tion totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nom&#173;breux conflits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. Les s&#233;qu&#173;elles de la d&#233;co&#173;lo&#173;ni&#173;sation lais&#173;sent une situa&#173;tion poli&#173;ti&#173;que inex&#173;tri&#173;ca&#173;ble, et de vio&#173;lents conflits poli&#173;ti&#173;ques et reli&#173;gieux aggra&#173;vent encore l'ensem&#173;ble des condi&#173;tions que nous venons d'&#233;voquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh &#233;tait une partie int&#233;gr&#173;ante de l'Empire bri&#173;tan&#173;ni&#173;que des Indes com&#173;por&#173;tant un m&#233;l&#173;ange reli&#173;gieux d'hin&#173;douis&#173;tes (domi&#173;nants) et de musul&#173;mans (mino&#173;ri&#173;tai&#173;res). Lors de la d&#233;co&#173;lo&#173;ni&#173;sation en 1947, le colo&#173;ni&#173;sa&#173;teur crut habile de s&#233;parer l'Empire des Indes en deux Etats : l'Inde &#224; base hin&#173;douiste et le Pakistan &#224; base musul&#173;mane. Ce der&#173;nier &#233;tait divis&#233; en deux par&#173;ties, le Pakistan occi&#173;den&#173;tal (le Pakistan actuel &#224; domi&#173;nante musul&#173;mane) et le Pakistan orien&#173;tal (l'actuel Bangladesh, avec une forte mino&#173;rit&#233; hin&#173;douiste). Quand le Pakistan occi&#173;den&#173;tal tenta d'impo&#173;ser sa loi &#224; la partie orien&#173;tale, en 1971, la guerre civile a &#233;clat&#233; dans cette partie qui, avec l'appui de l'Inde, put acqu&#233;rir son ind&#233;p&#173;end&#173;ance en tant que Bangladesh.Cette guerre aurait fait entre 500 000 et 2 mil&#173;lions de vic&#173;ti&#173;mes avec un cort&#232;ge d'exac&#173;tions, de mas&#173;sa&#173;cres, de viols et de pilla&#173;ges ; plus de 10 mil&#173;lions de per&#173;son&#173;nes &#233;migr&#232;rent en Inde. Apr&#232;s qua&#173;rante ans, les plaies de cette guerre sont cons&#173;tam&#173;ment rou&#173;ver&#173;tes par l'affron&#173;te&#173;ment des deux prin&#173;ci&#173;paux partis ; le Bangladesh National Party (BNP), d'ob&#233;di&#173;ence musul&#173;mane, et la ligue Awami, d'ob&#233;di&#173;ence hin&#173;douiste, qui ont chacun s&#233;par&#233;ment leurs extr&#233;m&#173;istes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'ind&#233;p&#173;end&#173;ance, ces deux partis se sont par&#173;tag&#233; alter&#173;na&#173;ti&#173;ve&#173;ment le pou&#173;voir, mais entre&#173;tien&#173;nent lorsqu'ils sont dans l'oppo&#173;si&#173;tion une vio&#173;lence per&#173;ma&#173;nente en lan&#231;ant des journ&#233;es de gr&#232;ve, les &#171; har&#173;tals &#187;, qui sont sans rap&#173;port avec les gr&#232;ves dont il sera ques&#173;tion ci-des&#173;sous mais qui lais&#173;sent chaque fois un cort&#232;ge de des&#173;truc&#173;tions et de morts. Actuellement, c'est la ligue Awami qui dis&#173;pose du pou&#173;voir et on peut sup&#173;po&#173;ser qu'elle a exhum&#233; la hache de guerre pour mas&#173;quer la vio&#173;lence des conflits sociaux dans le tex&#173;tile et par&#173;fois dans d'autre bran&#173;ches &#233;co&#173;no&#173;miques. Quarante ans apr&#232;s les mas&#173;sa&#173;cres de la guerre civile, cer&#173;tains res&#173;pon&#173;sa&#173;bles rest&#233;s impu&#173;nis jusqu'alors ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; mort : des &#233;meutes des extr&#233;m&#173;istes musul&#173;mans ont fait plus de 60 morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit ajou&#173;ter qu'&#233;co&#173;no&#173;miq&#173;uement le pays, agri&#173;culture et indus&#173;trie, a subi une muta&#173;tion impor&#173;tante depuis les ann&#233;es 1970 : la prosp&#233;rit&#233; &#233;co&#173;no&#173;mique &#233;tait bas&#233;e sur la pro&#173;duc&#173;tion et l'indus&#173;tria&#173;li&#173;sa&#173;tion du jute, lar&#173;ge&#173;ment uti&#173;lis&#233; en raison de sa r&#233;s&#173;ist&#173;ance, pour toute une s&#233;rie de pro&#173;duc&#173;tions tex&#173;ti&#173;les. L'irrup&#173;tion des tissus syn&#173;th&#233;&#173;tiques a tota&#173;le&#173;ment ruin&#233; cette pro&#173;duc&#173;tion et indus&#173;trie ; la conver&#173;sion s'est faite prin&#173;ci&#173;pa&#173;le&#173;ment vers une autre indus&#173;trie tex&#173;tile, celle de la confec&#173;tion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La catas&#173;tro&#173;phe du 24 avril 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;c&#173;ente cons&#233;qu&#173;ence de cette surex&#173;ploi&#173;ta&#173;tion de la force de tra&#173;vail, pas la pre&#173;mi&#232;re, pas la der&#173;ni&#232;re, s'est pass&#233;e &#224; Savar, dans la ban&#173;lieue de la capi&#173;tale, Dacca : l&#224;, un immeu&#173;ble de huit &#233;tages, le Rana Plaza, abrite une banque au rez-de-chauss&#233;e et cinq usines tex&#173;ti&#173;les o&#249; tra&#173;vaillent 3 200 tra&#173;vailleurs (une esti&#173;ma&#173;tion car la cor&#173;rup&#173;tion g&#233;n&#233;&#173;ralis&#233;e fait que tout est sous-&#233;valu&#233;), des femmes pour la &#173;plu&#173;part. La cons&#173;truc&#173;tion de l'immeu&#173;ble n'a &#233;t&#233; auto&#173;ris&#233;e que pour cinq &#233;tages, mais de telles infrac&#173;tions cou&#173;ver&#173;tes par la cor&#173;rup&#173;tion sont fr&#233;qu&#173;entes, de m&#234;me que les &#173;mal&#173;fa&#231;ons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 23 avril, des fis&#173;su&#173;res sont cons&#173;tat&#233;es dans les murs du b&#226;timent et les tra&#173;vailleurs en sont &#233;vacu&#233;s : le pro&#173;pri&#233;t&#173;aire, convo&#173;qu&#233;, d&#233;c&#173;lare que c'est sans danger. Le len&#173;de&#173;main matin, la banque reste ferm&#233;e mais les patrons des ate&#173;liers de confec&#173;tion contrai&#173;gnent les tra&#173;vailleurs &#224; rega&#173;gner leur poste. Quelques heures apr&#232;s l'immeu&#173;ble s'&#233;cr&#173;oule tota&#173;le&#173;ment : on reti&#173;rera des d&#233;c&#173;ombres plus de 1 200 corps et plus de 1 000 bless&#233;s, plus ou moins s&#233;ri&#173;eu&#173;sement. On ne saura jamais les chif&#173;fres exacts car les effec&#173;tifs n'ont pas &#233;t&#233; enre&#173;gis&#173;tr&#233;s. Le fait que l'immeu&#173;ble se soit ainsi effon&#173;dr&#233; comme un ch&#226;teau de cartes et les photos du tas de gra&#173;vats qui sont les seuls d&#233;c&#173;ombres confir&#173;ment que l'immeu&#173;ble de b&#233;ton a &#233;t&#233; cons&#173;truit pra&#173;ti&#173;que&#173;ment sans arma&#173;ture m&#233;t&#173;al&#173;lique. L'effon&#173;dre&#173;ment a pu &#234;tre caus&#233; par les tr&#233;&#173;pi&#173;dations des machi&#173;nes &#224; coudre et il a &#233;t&#233; si sou&#173;dain qu'aucun des tra&#173;vailleurs n'a eu le temps de gagner une sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimen&#173;sion meur&#173;tri&#232;re de la catas&#173;tro&#173;phe entra&#238;ne une m&#233;d&#173;ia&#173;ti&#173;sation mon&#173;diale, une stig&#173;ma&#173;ti&#173;sa&#173;tion des don&#173;neurs d'ordre (mul&#173;ti&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les de la confec&#173;tion et de la dis&#173;tri&#173;bu&#173;tion) et une r&#233;action vio&#173;lente de tous les tra&#173;vailleurs du sec&#173;teur tex&#173;tile du pays. Un coin du voile est lev&#233; sur les condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion de ces tra&#173;vailleurs ce qui n'&#233;tait gu&#232;re connu aupa&#173;ra&#173;vant. Mais plus que sur l'ensem&#173;ble de ces condi&#173;tions, l'accent est mis sur&#173;tout sur l'ins&#233;&#173;curit&#233; qui n'est pas due tant aux mat&#233;riaux uti&#173;lis&#233;s (tein&#173;tu&#173;res, sol&#173;vants..) qu'aux locaux : sor&#173;ties blo&#173;qu&#233;es pen&#173;dant le tra&#173;vail pour &#233;viter les sor&#173;ties et/ou les vols, pas d'auto&#173;ma&#173;tis&#173;mes anti-incen&#173;dies, extinc&#173;teurs en nombre r&#233;duit ou hors d'usage, aucun contr&#244;le ou contr&#244;les arrang&#233;s par la cor&#173;rup&#173;tion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2005 plus de 700 tra&#173;vailleurs ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s vifs dans des incen&#173;dies. Un des der&#173;niers en date, le 24 novem&#173;bre 2011, a tu&#233; 112 tra&#173;vailleurs et bless&#233; 150 autres, le patron ayant retard&#233; l'&#233;vac&#173;uation malgr&#233; l'alerte incen&#173;die. Le 8 mai 2013, un autre incen&#173;die a fait huit morts, la plu&#173;part asphyxi&#233;s par les vapeurs toxi&#173;ques des tissus enflamm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pliques ouvri&#232;res et r&#233;p&#173;liques du capi&#173;tal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les heures qui ont suivi l'effon&#173;dre&#173;ment de l'immeu&#173;ble, les tra&#173;vailleurs de toutes les usines (essen&#173;tiel&#173;le&#173;ment tex&#173;ti&#173;les) de la zone indus&#173;trielle concen&#173;tr&#233;e autour de Dacca se sont mis en gr&#232;ve. Les gr&#233;v&#173;istes, comme sou&#173;vent, se sont r&#233;p&#173;andus autour des usines, blo&#173;quant les axes rou&#173;tiers, s'affron&#173;tant avec les flics de l'unit&#233; sp&#233;c&#173;iale anti-&#233;meutes le Rapid Action Battalion (RAB), incen&#173;diant voi&#173;tu&#173;res, camions et usines. Cela dura pr&#232;s d'une semaine bien que le gou&#173;ver&#173;ne&#173;ment, pour pr&#233;&#173;venir des trou&#173;bles plus impor&#173;tants, e&#251;t ordonn&#233; la fer&#173;me&#173;ture des usines de la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le gou&#173;ver&#173;ne&#173;ment tente de calmer le jeu mais cela ne peut aller bien loin car plus du tiers des mem&#173;bres du Parlement et du gou&#173;ver&#173;ne&#173;ment sont eux-m&#234;mes patrons ou li&#233;s de pr&#232;s &#224; cette indus&#173;trie tex&#173;tile. Pour satis&#173;faire en appa&#173;rence au mou&#173;ve&#173;ment de r&#233;v&#173;olte, des pour&#173;sui&#173;tes sont engag&#233;es contre quel&#173;ques t&#234;tes, res&#173;pon&#173;sa&#173;bles directs de la catas&#173;tro&#173;phe : le pro&#173;pri&#233;t&#173;aire de l'immeu&#173;ble est arr&#234;t&#233; alors qu'il ten&#173;tait de gagner l'&#233;tr&#173;anger ainsi que six patrons ou res&#173;pon&#173;sa&#173;bles des entre&#173;pri&#173;ses tex&#173;ti&#173;les concern&#233;es ; gageons qu'ils retrou&#173;ve&#173;rons leur libert&#233; lors&#173;que cette temp&#234;te sera calm&#233;e. Le syn&#173;di&#173;cat patro&#173;nal du tex&#173;tile (BGMEA, Bangladesh Garment Manufactures and Exporters Association) d&#233;cide que les salai&#173;res seront pay&#233;s de toute fa&#231;on et offre une indem&#173;ni&#173;sa&#173;tion d'un mois de salaire (30 euros) pour com&#173;pen&#173;ser le pr&#233;&#173;ju&#173;dice phy&#173;si&#173;que et/ou moral. Le gou&#173;ver&#173;ne&#173;ment d&#233;cide de fermer imm&#233;d&#173;ia&#173;tement pour des rai&#173;sons de s&#233;curit&#233; seize usines... sur 5 400 du sec&#173;teur, et de pour&#173;sui&#173;vre des enqu&#234;tes de s&#233;curit&#233; dans les autres (vu ce que don&#173;naient ces enqu&#234;tes pr&#233;&#173;c&#233;d&#173;emment, on peut se douter de ce qu'elle seront). Les mul&#173;ti&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les de la confec&#173;tion et/ou de la dis&#173;tri&#173;bu&#173;tion d&#233;v&#173;ersent dans les m&#233;dias leurs bonnes inten&#173;tions et leurs pro&#173;tes&#173;ta&#173;tions d'igno&#173;rance des condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion de la force de tra&#173;vail qui pro&#173;duit cette manne de pro&#173;duits au meilleur co&#251;t et leur permet d'engran&#173;ger la plus grande partie de la plus-value.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pro&#173;tes&#173;ta&#173;tions, comme aupa&#173;ra&#173;vant, res&#173;te&#173;ront lettre morte et il n'est pas inu&#173;tile de voir com&#173;ment dans ce domaine du tex&#173;tile, comme dans d'autres, sur un plan mon&#173;dial, se d&#233;r&#173;oule le pro&#173;ces&#173;sus de pro&#173;duc&#173;tion au moin&#173;dre co&#251;t en &#233;ludant l'ensem&#173;ble des contrain&#173;tes &#233;ventu&#173;elles &#233;ta&#173;tiques dans le domaine social et/ou envi&#173;ron&#173;ne&#173;men&#173;tal. Les don&#173;neurs d'ordre, ache&#173;teurs ini&#173;tiaux, sont les mul&#173;ti&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les (dans le tex&#173;tile, les mar&#173;ques comme Adidas, Benneton, H&amp;M, Gap, etc.) ou les cha&#238;nes de dis&#173;tri&#173;bu&#173;tion (Walmart, Carrefour, C&amp;A...). Ces entre&#173;pri&#173;ses lan&#173;cent un appel d'offre pour un pro&#173;duit d&#233;fini &#224; des condi&#173;tions pr&#233;&#173;cises et don&#173;nent le march&#233; au mieux offrant, o&#249; qu'il soit, sou&#173;vent dans le tex&#173;tile des firmes ta&#239;&#173;wan&#173;aises, cor&#233;&#173;ennes, japo&#173;nai&#173;ses... rare&#173;ment loca&#173;les. Ces soci&#233;t&#233;s qui ont pris la com&#173;mande poss&#232;dent des usines dans diff&#233;rents pays, le plus sou&#173;vent dans tout le Sud-Est asia&#173;ti&#173;que. Pour tenir les prix, elles peu&#173;vent, ou d&#233;p&#173;lacer les usines l&#224; o&#249; la force de tra&#173;vail peut &#234;tre exploit&#233;e dans les pires condi&#173;tions (le Bangladesh est bien plac&#233; au bas de l'&#233;ch&#173;elle des condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion), ou sous-trai&#173;ter tout ou partie du tra&#173;vail concern&#233; en ne conser&#173;vant que la partie finale de la confec&#173;tion ; sou&#173;vent les contr&#244;les ne sont effec&#173;tu&#233;s que dans cette partie finale alors que la masse des sous-trai&#173;tants y &#233;ch&#173;appe. Une pra&#173;ti&#173;que cou&#173;rante pour faire face aux al&#233;as de la pro&#173;duc&#173;tion et aux r&#233;actions ouvri&#232;res consiste &#224; fermer l'usine et &#224; en ouvrir une autre ailleurs sous un autre nom mais avec les m&#234;mes condi&#173;tions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour garan&#173;tir leur r&#233;pu&#173;tation, les diver&#173;ses mul&#173;ti&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les cit&#233;es ont d&#251; aller au-del&#224; des pr&#233;t&#173;endus audits ant&#233;rieurs. Le 12 mai, les prin&#173;ci&#173;paux don&#173;neurs d'ordre europ&#233;ens signent avec des f&#233;d&#233;&#173;rations syn&#173;di&#173;ca&#173;les inter&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les, sous l'&#233;gide d'ONG, un accord qui ne change rien aux condi&#173;tions de tra&#173;vail par lequel les entre&#173;pri&#173;ses signa&#173;tai&#173;res s'enga&#173;gent &#224; mettre en place, dans les 45 jours &#224; venir , un plan pour prot&#233;ger les tra&#173;vailleurs du tex&#173;tile contre les incen&#173;dies, l'effon&#173;dre&#173;ment des b&#226;timents avec la mise en &#339;uvre de moyens &#171; garan&#173;tis&#173;sant un niveau rai&#173;son&#173;na&#173;ble de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; &#187;. Cet accord ne couvre m&#234;me pas toute l'indus&#173;trie tex&#173;tile. Les mesu&#173;res concern&#233;es ne seront s&#233;v&#232;&#173;rement appli&#173;qu&#233;es qu'&#224; un tiers des usines, le der&#173;nier tiers ne p&#226;tis&#173;sant que d'un mini&#173;mum de contrain&#173;tes. De plus, qua&#173;torze des plus gran&#173;des soci&#233;t&#233;s am&#233;&#173;ric&#173;aines du tex&#173;tile et de la dis&#173;tri&#173;bu&#173;tion ont refus&#233; de signer cet &#173;ac&#173;cord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser que fina&#173;le&#173;ment, au-del&#224; de cet effet d'annonce, peu de choses chan&#173;ge&#173;ront ; sur&#173;tout, peut-&#234;tre avec plus de s&#233;curit&#233;, l'essen&#173;tiel des condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion (salai&#173;res temps et rythme de tra&#173;vail) sub&#173;sis&#173;tera. Les salai&#173;res res&#173;tent &#224; envi&#173;ron 30 euros par mois (quand ils sont pay&#233;s) pour dix &#224; quinze heures quo&#173;ti&#173;dien&#173;nes (exten&#173;si&#173;bles sans contre&#173;par&#173;tie) six jours sur sept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh a encore la r&#233;pu&#173;tation d'avoir les salai&#173;res les plus bas du monde : sur la base 100 en 1996, ces salai&#173;res de base ont &#233;t&#233; mul&#173;ti&#173;pli&#233; par 6 en Chine et seu&#173;le&#173;ment par 3 au Bangladesh, m&#234;me apr&#232;s leur dou&#173;ble&#173;ment en 2010 ; ces bas salai&#173;res expli&#173;quent que malgr&#233; les trou&#173;bles poli&#173;ti&#173;ques et sociaux qui inter&#173;rom&#173;pent sou&#173;vent la pro&#173;duc&#173;tion, les com&#173;man&#173;des conti&#173;nuent d'affluer de la part des mul&#173;ti&#173;na&#173;tio&#173;na&#173;les. Il y a bien ces salai&#173;res mini&#173;mum blo&#173;qu&#233;s depuis quatre mois, mais il faut sou&#173;vent des gr&#232;ves pour les faire appli&#173;quer. Sur le papier les tra&#173;vailleurs peu&#173;vent former un syn&#173;di&#173;cat (c'est encore confirm&#233; dans l'accord que nous venons d'&#233;voquer) mais dans la pra&#173;ti&#173;que, toute ten&#173;ta&#173;tive est dure&#173;ment r&#233;prim&#233;e, tout mili&#173;tant est imm&#233;d&#173;ia&#173;tement vir&#233;, sou&#173;vent avec l'appui des auto&#173;rit&#233;s. En 2012, un mili&#173;tant syn&#173;di&#173;cal qui s'&#233;tait plaint du harc&#232;&#173;lement des forces de s&#233;curit&#233; a &#233;t&#233; assas&#173;sin&#233; et son corps aban&#173;donn&#233; sur une &#173;au&#173;to&#173;route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les usines ferm&#233;es &#224; cause de gr&#232;ves ou sur ordre gou&#173;ver&#173;ne&#173;men&#173;tal rou&#173;vrent toutes apr&#232;s envi&#173;ron une semaine d'arr&#234;t et le tra&#173;vail reprend, avec des tra&#173;vailleurs sans doute exc&#233;d&#233;s parce que rien n'est r&#233;solu des condi&#173;tions de leur exploi&#173;ta&#173;tion, mais pouss&#233;s par l'imp&#233;ri&#173;euse n&#233;c&#173;essit&#233; de pour&#173;voir au quo&#173;ti&#173;dien que leur apporte cette exploi&#173;ta&#173;tion &#233;hont&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte de classe conti&#173;nue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mi-mai 2013, des mil&#173;liers de tra&#173;vailleurs de dou&#173;zai&#173;nes d'usines de la ban&#173;lieue de Dacca conti&#173;nuent de mani&#173;fes&#173;ter pour les salai&#173;res et la s&#233;curit&#233; sui&#173;vant le sch&#233;ma habi&#173;tuel : bar&#173;ra&#173;ges rou&#173;tiers vio&#173;lence poli&#173;ci&#232;re... Le 27 mai, 20 000 tra&#173;vailleurs de la confec&#173;tion &#224; Ashulia blo&#173;quent l'auto&#173;route proche : 50 bless&#233;s. Le 15 juin, 5 000 tra&#173;vailleurs de l'entre&#173;prise Utah Fashion &#224; Tej&#173;gaen, dans la ban&#173;lieue de Dacca, trou&#173;vent la porte ferm&#233;e suite &#224; des reven&#173;di&#173;ca&#173;tions de pause et de primes. Ce lock-out d&#233;cl&#173;enche la r&#233;action habi&#173;tuelle : blo&#173;cage rou&#173;tier, r&#233;pr&#173;ession poli&#173;ci&#232;re, des&#173;truc&#173;tion de v&#233;hi&#173;cules et d&#233;p&#173;r&#233;dations sur les usines. M&#234;me sc&#233;&#173;nario le m&#234;me jour, ind&#233;p&#173;end&#173;amment, &#224; Gazipur contre Uni Gears, suite &#224; une reven&#173;di&#173;ca&#173;tion de salai&#173;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; quand ? pour&#173;rait &#234;tre la ques&#173;tion. Comme nous venons de le mon&#173;trer, pour autant que les deux tiers de la popu&#173;la&#173;tion de ce pays conti&#173;nue&#173;ront de subir les ter&#173;ri&#173;bles pres&#173;sions g&#233;og&#173;rap&#173;hiques, cou&#173;tu&#173;mi&#232;res et poli&#173;ti&#173;ques, des mil&#173;liers de Bengalis cher&#173;che&#173;ront &#224; y &#233;ch&#173;apper dans l'exil incer&#173;tain vers l'&#233;tr&#173;anger ou dans la dure exploi&#173;ta&#173;tion capi&#173;ta&#173;liste. Cela peut rela&#173;ti&#173;ve&#173;ment para&#238;tre comme une &#233;vasion vers un &#171; meilleur &#187; et, notam&#173;ment pour les femmes, un moyen d'&#233;ch&#173;apper aux ter&#173;ri&#173;bles cou&#173;tu&#173;mes plus ou moins tri&#173;ba&#173;les. Le capi&#173;tal peut conti&#173;nuer &#224; puiser dans ce r&#233;s&#173;ervoir d'escla&#173;ves sala&#173;ri&#233;s, d'autant plus que, pour impor&#173;tante &#233;co&#173;no&#173;miq&#173;uement qu'elle soit pour le Bangladesh, cette acti&#173;vit&#233; dans l'indus&#173;trie tex&#173;tile n'emploie que 3% de la popu&#173;la&#173;tion totale. Mais, &#233;mancip&#233;s des tutel&#173;les des struc&#173;tu&#173;res des cam&#173;pa&#173;gnes, ces migrants n'en devien&#173;nent pas moins des prol&#233;t&#173;aires assu&#173;jet&#173;tis &#224; la dure loi de l'exploi&#173;ta&#173;tion de leur force de tra&#173;vail. Ils lut&#173;tent dor&#233;&#173;navant comme prol&#233;t&#173;aires pour obte&#173;nir de meilleu&#173;res condi&#173;tions de tra&#173;vail et, dans le contexte &#224; la fois de la pr&#233;s&#173;ence quo&#173;ti&#173;dienne de la vio&#173;lence, de la loi d'airain des capi&#173;ta&#173;lis&#173;tes locaux et de la cor&#173;rup&#173;tion, doi&#173;vent uti&#173;li&#173;ser eux-m&#234;mes cette vio&#173;lence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un autre dilemme se pose dans cette lutte : les capi&#173;ta&#173;lis&#173;tes mon&#173;diaux doi&#173;vent prot&#233;ger l'&#233;norme plus-value qu'ils d&#233;gagent de cette surex&#173;ploi&#173;ta&#173;tion et, dans la mesure o&#249; ces luttes garan&#173;ti&#173;raient de meilleu&#173;res condi&#173;tions de tra&#173;vail, elles amoin&#173;dri&#173;raient cette plus-value ; d'o&#249; une migra&#173;tion des &#173;in&#173;ves&#173;tis&#173;se&#173;ments vers des lieux d'exploi&#173;ta&#173;tion, en Asie ou en Afrique, offrant de &#171; meilleu&#173;res &#187; (pour le capi&#173;tal) condi&#173;tions d'exploi&#173;ta&#173;tion. C'est le dilemme qui se pose &#224; tous les exploit&#233;s du monde et que seule r&#233;s&#173;oudra la fin du syst&#232;me capi&#173;ta&#173;liste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H.&#8200;S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les soci&#233;t&#233;s mondiales et l'&#233;croulement d'un immeuble au Bangladesh</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article3395</link>
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		<dc:date>2013-05-16T02:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s mondiales et l'&#233;croulement d'un immeuble au Bangladesh &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Peter Symonds &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux semaines apr&#232;s l'&#233;croulement du b&#226;timent du Rana Plaza, les g&#233;ants de la distribution qui font produire leur v&#234;tements au Bangladesh, comme Walmart, Primark, Benetton et d'autres, se sont engag&#233;s dans une op&#233;ration cynique de relations publiques dans le but de prendre leurs distances vis-&#224;-vis de cette trag&#233;die et de pr&#233;server leur image et leurs profits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 7 mai, le bilan des victimes avait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les soci&#233;t&#233;s mondiales et l'&#233;croulement d'un immeuble au Bangladesh
&lt;p&gt;Par Peter Symonds&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux semaines apr&#232;s l'&#233;croulement du b&#226;timent du Rana Plaza, les g&#233;ants de la distribution qui font produire leur v&#234;tements au Bangladesh, comme Walmart, Primark, Benetton et d'autres, se sont engag&#233;s dans une op&#233;ration cynique de relations publiques dans le but de prendre leurs distances vis-&#224;-vis de cette trag&#233;die et de pr&#233;server leur image et leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mai, le bilan des victimes avait atteint 705 morts et des centaines de bless&#233;s, faisant de cet &#233;croulement la pire catastrophe industrielle de l'histoire du pays et une des pires qui se soit jamais produites dans le monde. Le Rana Plazza est typique de milliers d'ateliers de mis&#232;re mal construits et dangereux du Bangladesh, employant des ouvriers &#224; 38 dollars par mois pour produire en masse les commandes de certaines des plus importantes soci&#233;t&#233;s dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une op&#233;ration m&#233;diatique bien orchestr&#233;e s'est mise en route d&#232;s que la nouvelle de la catastrophe a commenc&#233; &#224; se r&#233;pandre le 24 avril. Les services de relations publiques bien dot&#233;s des soci&#233;t&#233;s directement ou indirectement impliqu&#233;es ont publi&#233; des d&#233;clarations exprimant leur &#171; choc &#187; et leur &#171; tristesse &#187; devant les vies perdues. La plupart ont tent&#233; de nier tout rapport avec les cinq usines de v&#234;tements situ&#233;es dans le b&#226;timent, sans aucun doute conseill&#233;s par leurs services juridiques, &#233;galement bien &#233;quip&#233;s. Quelques-uns ont reconnu leurs rapports avec les fournisseurs du Rana Plaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces larmes de crocodile et d&#233;clarations exprimant le &#171; choc &#187; sont tout &#224; fait hypocrites. La raison m&#234;me pour laquelle certaines des marques internationales les mieux connues font produire leurs marchandises au Bangladesh, est que ce pays a les co&#251;ts les plus bas &#8211; non seulement en termes de salaire mais aussi pour ce qui est des frais g&#233;n&#233;raux, d&#251; au manque de r&#233;glementation. La s&#233;curit&#233; et les normes de construction n'existent en grande partie que sur le papier, &#233;tant donn&#233; que le gouvernement utilise tr&#232;s peu d'inspecteurs pour faire appliquer les normes et ce, dans un pays qui est notoire pour sa corruption et le paiement de pots-de-vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses soci&#233;t&#233;s montrent en fa&#231;ade qu'ils s'inqui&#232;tent des conditions en &#233;tablissant pour leurs fournisseurs des r&#232;gles soutenues par un syst&#232;me d'&#171; audits &#187; pr&#233;tendument pour assurer que les normes soient remplies. La r&#233;alisation d'audits de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail est devenue une industrie en soi, dans laquelle sont engag&#233;es les ONG (organisations non gouvernementales). Les r&#232;gles sont ignor&#233;es et les commandes g&#233;n&#233;ralement donn&#233;es en sous-traitance &#224; des ateliers de mis&#232;res plus petits. Les audits ne repr&#233;sentent gu&#232;re plus que des emb&#234;tements occasionnels, les producteurs r&#233;duisant les co&#251;ts afin de respecter le prix demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un groupe de suivi, Business Social Compliance initiative, op&#233;rant &#224; partir de Bruxelles a admis que ses auditeurs avaient approuv&#233; deux des usines de v&#234;tement du Rana Plaza pour leurs clients. Le bon &#233;tat structurel du b&#226;timent ne se trouvait tout simplement pas sur la liste de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amplitude m&#234;me de la catastrophe du Rana Plaza, qui a horrifi&#233; les gens dans le monde entier, a forc&#233; certains g&#233;ants de la distribution &#224; envisager de faire des affaires ailleurs. Le New York Times a soulign&#233; la semaine derni&#232;re que la soci&#233;t&#233; Walt Disney, le plus important donneur de licence au monde gr&#226;ce &#224; des ventes annuelles de plus de 40 milliards de dollars, avait &#233;mis une directive en mars demandant de mettre fin &#224; la production de produits griff&#233;s au Bangladesh et dans d'autres pays. Des produits Disney avaient &#233;t&#233; trouv&#233;s dans les ruines de la fabrique de mode Tazreen qui fut d&#233;truite par le feu en novembre dernier, tuant 112 ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque, l'incendie &#233;tait la pire catastrophe industrielle du pays. Cependant, la directive de Disney de se retirer du Bangladesh &#233;tait une d&#233;cision purement commerciale. Le co&#251;t inflig&#233; &#224; son image en tant que soci&#233;t&#233; d&#233;passait tout simplement l'impact relativement faible sur ses profits, &#233;tant donn&#233; que seule une tr&#232;s faible partie de sa production est produite au Bangladesh. Dans sa d&#233;claration, Disney annon&#231;a que la production serait progressivement retir&#233;e sur une p&#233;riode de plus d'un an. Cela laissait la porte ouverte &#224; un retour, si les usines commen&#231;aient &#224; coop&#233;rer avec le programme Better Work dirig&#233; par l'Organisation internationale du travail (OIT) et la Soci&#233;t&#233; financi&#232;re internationale, une structure de la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s qui ne sont pas financi&#232;rement en mesure de se retirer on requis les services de l'OIT, des syndicats et de diverses ONG pour faire pression sur le gouvernement du Bangladesh et sur les producteurs afin qu'ils entreprennent des transformations superficielles. La semaine derni&#232;re, la BEGMA, l'Association des producteurs et exportateurs de v&#234;tements du Bangladesh qui veut &#224; tout prix garder ses clients internationaux, a rencontr&#233; des repr&#233;sentants de quarante acheteurs parmi lesquels H&amp;M, JC Penny, Gap, Nike, Li &amp; Fung et Tesco. Elle promit d'effectuer des inspections de construction de tous ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines soci&#233;t&#233;s comme Primark promettent de payer des indemnit&#233; &#224; hauteur d'environ 1200 dollars pour chacune des familles des victimes de la catastrophe du Rana Plaza. Walmart qui &#233;tait directement impliqu&#233; dans la catastrophe du Tazreen Fashion, a refus&#233; de payer ce qui repr&#233;sente le prix du silence, mais a fait un don de 1,6 millions de dollars envers un programme de formation &#224; la s&#233;curit&#233; incendie au Bangladesh. Ces sommes sont d&#233;risoires est sans aucun doute calcul&#233;es gr&#226;ce aux m&#233;thodes de l'analyse co&#251;ts/b&#233;n&#233;fices utilis&#233;e par Disney pour parvenir &#224; sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne, (UE) agissant au nom des distributeurs europ&#233;ens a publi&#233; une d&#233;claration la semaine derni&#232;re mena&#231;ant de retirer au Bangladesh l'acc&#232;s commercial pr&#233;f&#233;rentiel aux march&#233;s de l'UE. La dirigeante de la politique ext&#233;rieure de l'UE, Catherine Ashton et le commissaire europ&#233;en au commerce, Karel De Gucht, ont d&#233;clar&#233; que l'UE envisageait une &#171; action appropri&#233;e &#187; afin d'inciter &#224; la gestion responsable des cha&#238;nes d'approvisionnement dont font partie les pays du tiers monde. Quelque 60 pour cent des exportations de v&#234;tements du Bangladesh vont en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La posture adopt&#233;e par l'UE n'a rien &#224; voir avec une am&#233;lioration du sort des travailleurs du Bangladesh. Les responsables de l'UE ont d&#233;clar&#233; au Financial Times que le fait de retirer la pr&#233;f&#233;rence commerciale serait une &#171; mesure extr&#234;me &#187; dont il &#233;tait improbable qu'elle soit prise. Comme l'a dit un des responsables de la Commission europ&#233;enne &#224; ce journal, la d&#233;claration adress&#233; aux autorit&#233;s du Bangladesh ne l'a &#233;t&#233; que pour &#171; leur mettre un peu le feu sous les pieds &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la pr&#233;f&#233;rence commerciale &#233;tait retir&#233;e, ou si des grandes soci&#233;t&#233;s suivaient l'exemple de Disney, l'effet sur l'&#233;conomie du Bangladesh serait catastrophique. L'industrie du v&#234;tement repr&#233;sente environ 80 pour cent des exportations du pays et plus de trois millions d'ouvriers sont directement employ&#233;s dans cette industrie. Beaucoup perdraient leur emploi, aggravant la pauvret&#233; tr&#232;s r&#233;pandue qui afflige d&#233;j&#224; les masses du Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, tout mouvement hors du Bangladesh de la part des soci&#233;t&#233;s ne se ferait qu'en direction d'une autre zone de travail &#224; bon march&#233; avec des co&#251;ts encore plus bas. On vante la Birmanie (Myanmar) comme une alternative possible o&#249; le r&#233;gime domin&#233; par l'arm&#233;e garantirait une main-d'&#339;uvre docile et peu de r&#233;glementation. La ru&#233;e pour satisfaire la nouvelle demande assurerait que des b&#226;timents soient construits &#224; toute vitesse d'une fa&#231;on tout aussi chaotique et b&#226;cl&#233;e. D'autres possibilit&#233; seraient le Pakistan ou pr&#232;s de 300 ouvriers sont morts dans l'incendie d'une usine de v&#234;tement de Karachi en septembre dernier, ou encore les ateliers de mis&#232;re de pays comme le Sri Lanka, le Cambodge ou Ha&#239;ti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'am&#233;liorer les normes de s&#233;curit&#233; et les conditions de travail, les soci&#233;t&#233;s g&#233;antes sont engag&#233;es dans une concurrence f&#233;roce contre leurs rivales et qui s'intensifie dans le cadre de l'effondrement mondial du capitalisme. La course incessante aux profits mine la sant&#233;, la s&#233;curit&#233; et le niveau de vie non seulement des ouvriers des pays en voie de d&#233;veloppement mais aussi des nations &#233;conomiquement avanc&#233;es. Le seul moyen de mettre un terme &#224; cette perte tragique de vies et de sant&#233;s est une lutte unifi&#233;e des travailleurs d'Asie, d'Europe, d'Am&#233;rique et du monde pour en finir avec le syst&#232;me capitaliste obsol&#232;te et &#233;tablir une &#233;conomie socialiste planifi&#233;e rationnellement au niveau mondial et qui satisfasse les besoins urgents de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Death toll in Bangladesh factory collapse reaches 950</title>
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		<dc:date>2013-05-16T02:25:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


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		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

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&lt;p&gt;Death toll in Bangladesh factory collapse reaches 950 &lt;br class='autobr' /&gt;
By Sarath Kumara and Wimal Perera &lt;br class='autobr' /&gt; The death toll of the Savar building collapse reached 950 by Thursday evening, refuting earlier claims of the Bangladesh government and business organisations, which put the number of deaths at a lower figure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Press reports indicated121 decomposed bodies were retrieved from the wreck of the Savar building by noon on the 16th day after the disaster. It is feared that the death toll will increase (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Death toll in Bangladesh factory collapse reaches 950
&lt;p&gt;By Sarath Kumara and Wimal Perera&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;The death toll of the Savar building collapse reached 950 by Thursday evening, refuting earlier claims of the Bangladesh government and business organisations, which put the number of deaths at a lower figure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Press reports indicated121 decomposed bodies were retrieved from the wreck of the Savar building by noon on the 16th day after the disaster. It is feared that the death toll will increase further as the debris continues to be cleared.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Previous official estimates held that as there were fewer than 3,200 workers in the building at the time of the collapse on April 24, with 2,437 rescued, the death toll would be less than 763. This underscores that the figures published by the authorities after the disaster were unreliable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The collapsed eight-story Rana Plaza building in Savar near Dhaka had housed five garment factories. The factory owners ordered workers into the building, despite their objections due to serious, visible cracks noted in the building on April 23. Thousands of workers were injured in the disaster, many critically, and hundreds will suffer permanent disability.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As body parts are retrieved from the collapsed multi-story building, mass anger with the political establishment has deepened. The fact that no survivors have been found since heavy cranes began clearing debris have heightened relatives' concerns that these operations will end the chances of rescuing remaining survivors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hundreds of surviving workers and their relatives staged a protest on Tuesday near Savar bus terminal and blocked the Dhaka-Aricha highway for two hours, demanding wages and other benefits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers from the Rana Plaza building are charging that, after the collapse of their plant, the Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) is now also violating compensation agreements. The BGMEA is only ready to give a pittance to the survivors: one month's salary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Daily Star cited a worker who said, &#8220;We heard they [BGMEA] were going to pay only one month's salary. But we want four months' pay and other perks, as per the rules.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another worker, Shipu Begum, explained: &#8220;We lost many colleagues, while most of the injured will not be able to bear their treatment expenditure with a month's salary.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In another devastating example of the deadly conditions in Bangladeshi garment factories, a factory fire at Tung Hai Sweater killed eight on Wednesday night&#8212;including Managing Director Mahbubur Rahman, Deputy Inspector General of Police Z.M. Monzur Morshed, and Sohel Mostafa Swapan, a regional leader of the Jubo League, the ruling Awami League's youth movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not clear what these officials were doing at the factory, though Reuters wrote that their presence highlighted the &#8220;entanglement&#8221; between higher officials and big business in Bangladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Because the factory was closed at 11 p.m. when the blaze took place, workers were not on the premises. Reuters reported that this company is a large one, running two factories employing 7,000 workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers at the Rana Plaza building who survived after being trapped in the rubble have been traumatized, with some rescued only after spending four days under the debris. Describing her experience, Laboni, rescued after 36 hours, said: &#8220;A pillar had fallen on my left arm. Blood was coming out of my head, eyes and nose.&#8221; One of her friends, Dipa Patra, died after a big piece of concrete fell on her chest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laboni, 22, who lost her left hand, still screams, &#8220;Get me out of the building. It terrifies me,&#8221; when someone tries to wake her. She told the Daily Star: &#8220;My life is ruined &#8230; I don't want to see the life of any other man or woman ruined like mine.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Whenever we need to wake her up &#8230; she springs out of her bed, scared and stupefied,&#8221; said her father.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no rehabilitation program for the partially disabled, however. What the government and business organizations are interested in is to re-start the garment factories, which account for 80 percent of the country's exports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In an interview with the Huffington Post, Italian retailer Benetton's CEO Biagio Chiarolanza admitted on Wednesday that his firm had had shirts made for it at the Rana Plaza building, something Benetton initially denied. In a devastating indictment of the conditions his firm and other major international clothing retailers impose on garment workers, Chiarolanza admitted: &#8220;The wages in Bangladesh are an act of cruelty. Women cannot support their families on $40 a month.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He cynically added, &#8220;I can assure everyone that Benetton has always paid special attention to the workers condition, and the environment in which they operate. I believe our long-standing commitment to social issues speaks for itself.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With several Western retailers threatening to withdraw their operations from the country to prevent the exposure of their connections with sweatshops, the Bangladeshi government is desperate. On Wednesday it temporarily shut down 18 garment factories&#8212;16 in Dhaka and two in Chittagong.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Textiles and Jute Minister Abdul Latif Siddiqui tried to portray the action as part of cleaning up of operations &#8220;deemed to be dangerous.&#8221; However, with more than 5,400 factories in this sector in Bangladesh, in which unsafe and unhealthy conditions are common, this measure is for show.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Dhaka, the 16 factories ordered to close were part of a group of 32 that Department of Inspection for Factories and Establishments (DIFE) ordered shut because of faults that pose dangers to the workers. But DIFE officials could not confirm what happened with the remaining factories, the Daily Star reported on Thursday.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Business groups protested even these cosmetic gestures. The BGMEA and the Federation of Bangladesh Chambers of Commerce and Industry (FBCCI) expressed concern over the shutdown in a meeting with the prime minister on Wednesday. Former FBCCI president A.K. Azad said: &#8220;Firstly, we went to the PM's residence, and being instructed, we met Textiles and Jute Minister Abdul Latif Siddiqui at his residence and expressed our concern.&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;croulement d'une usine au Bangladesh et la course au profit</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article3347</link>
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		<dc:date>2013-05-02T02:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;croulement d'une usine au Bangladesh et la course au profit &lt;br class='autobr' /&gt;
Par K. Ratnayake &lt;br class='autobr' /&gt; Plus de trois cent personnes sont mortes, et bien plus encore furent bless&#233;es, parmi lesquelles de nombreux ouvriers du textile, lorsqu'un bloc de huit &#233;tages s'est effondr&#233; &#224; Savar, &#224; 30 km de Dacca, au Bangladesh la semaine derni&#232;re. Cette trag&#233;die est l'une des pires catastrophes industrielles qui se soit jamais produite. Elle ne sera pas la derni&#232;re &#233;tant donn&#233; la course permanente men&#233;e par les soci&#233;t&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;croulement d'une usine au Bangladesh et la course au profit
&lt;p&gt;Par K. Ratnayake&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus de trois cent personnes sont mortes, et bien plus encore furent bless&#233;es, parmi lesquelles de nombreux ouvriers du textile, lorsqu'un bloc de huit &#233;tages s'est effondr&#233; &#224; Savar, &#224; 30 km de Dacca, au Bangladesh la semaine derni&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette trag&#233;die est l'une des pires catastrophes industrielles qui se soit jamais produite. Elle ne sera pas la derni&#232;re &#233;tant donn&#233; la course permanente men&#233;e par les soci&#233;t&#233;s transnationales pour obtenir des profits de plus en plus &#233;lev&#233;s gr&#226;ce &#224; l'exploitation du travail dans des conditions de mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le complexe du Rana Plaza &#233;tait typique des b&#226;timents &#224; nombreux &#233;tages &#233;rig&#233;s &#224; toute vitesse au Bangladesh dans le cadre d'une expansion massive de l'industrie textile &#8211; la seconde en importance derri&#232;re celle de la Chine &#8211; sans grande consid&#233;ration pour les r&#232;glements de s&#233;curit&#233; et les codes de construction, peu contraignants, du pays. Il abritait cinq usines textiles employant des milliers de travailleurs ainsi qu'une multitude de magasins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propri&#233;taire, un politicien local ayant des relations avec la Ligue Awami, le parti gouvernemental, n'avait la permission de construire qu'un immeuble de cinq &#233;tages, mais on ne l'emp&#234;cha pas d'y ajouter trois &#233;tages de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait d&#233;j&#224; eu une &#233;vacuation temporaire le mardi 23 avril, lorsque des ouvriers avaient remarqu&#233; de larges fissures dans le b&#226;timent. Mais le propri&#233;taire, Sohel Rana, d&#233;clara que le site &#233;tait s&#251;r, malgr&#233; des mises en gardes indiquant le contraire. Les directions des diverses usines, d&#233;termin&#233;es &#224; remplir les objectifs de production, ont forc&#233; les ouvriers &#224; reprendre le travail. Le lendemain matin, le b&#226;timent s'effondrait subitement et plus de trois jours apr&#232;s, les sauveteurs extrayaient encore les corps de victimes d'un enchev&#234;trement instable de gravats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans d'autres catastrophes, le gouvernement du Bengladesh, les milieux d'affaires et les entreprises mondiales d'habillement qui profitent de la main d'&#339;uvre &#224; bon march&#233; du pays sont rapidement pass&#233;s &#224; l'action pour limiter les d&#233;g&#226;ts politiques et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premier ministre Sheikh Hasina a plac&#233; l'op&#233;ration de sauvetage &#171; sur un pied de guerre &#187;, d&#233;p&#234;chant l'arm&#233;e et la police, y compris des unit&#233;s du notoire Rapid Action Battalion, afin de r&#233;primer les travailleurs en col&#232;re. Les 25 et 26 avril, des centaines de milliers de travailleurs du textile sont descendus dans la rue &#224; Dacca, la capitale, et dans les centres industriels voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premier ministre a fait porter la responsabilit&#233; de l'effondrement au propri&#233;taire du b&#226;timent, d&#233;clarant qu'il allait &#234;tre puni. En m&#234;me temps, elle a &#233;t&#233; nette sur le fait que rien ne serait entrepris pour emp&#234;cher des catastrophes similaires. Elle reconnut que 90 pour cent des b&#226;timents dans le pays &#233;taient construits sans r&#233;pondre aux codes de construction officiels, mais se d&#233;barrassa de la question en d&#233;clarant : &#171; Faut-il, &#224; ce moment pr&#233;cis, d&#233;molir tous les b&#226;timents ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association des producteurs et exportateurs d'habillement du Bengladesh (BEGMA) a cess&#233; de compter les soci&#233;t&#233;s op&#233;rant dans le Plaza Rana parmi leurs membres et ont demand&#233; que ceux qui &#233;taient responsables de l'effondrement de l'immeuble soient poursuivis. Mais comme le gouvernement, les associations d'employeurs ne savent que trop bien que l'absence de s&#233;curit&#233; est end&#233;mique dans toute l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre dernier, cent douze travailleurs sont morts dans ce qui fut le pire incendie dans une usine du pays et qui eut lieu &#224; l'usine textile Tazreen, dans la zone industrielle d'Ashulia. Les cadres ordonn&#232;rent aux ouvriers de retourner au travail apr&#232;s que la sir&#232;ne se soit mis en route, laissant les ouvriers pris au pi&#232;ge dans les &#233;tages sup&#233;rieurs. Quelques 700 ouvriers sont morts dans des incendies industriels au Bengladesh depuis 2005. L'effondrement d'usines textiles a fait soixante dix-neuf victimes entre 2005 et 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale inqui&#233;tude du gouvernement et des employeurs est d'assurer que les milliers d'usines textiles du pays, qui repr&#233;sentent 80 pour cent des exportations du Bengladesh, continuent de fonctionner normalement. Ils savent parfaitement que toute am&#233;lioration des salaires (37 dollars ou 29 euros en moyenne par mois), ou des &#233;pouvantables conditions auxquelles font face des millions de travailleurs du textile, pourrait menacer la comp&#233;titivit&#233; du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les g&#233;ants mondiaux de la distribution ont enclench&#233; leur programme bien huil&#233; de &#8216;limitation des d&#233;g&#226;ts' &#8211; quelques larmes de crocodile et, l&#224; o&#249; c'&#233;tait possible, la d&#233;n&#233;gation de toute association, ou association pr&#233;sente, avec les fournisseurs op&#233;rant dans le complexe du Rana Plaza, ajoutant ensuite quelques promesses creuses d'am&#233;lioration des conditions &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a trouv&#233; dans les d&#233;combres des &#233;tiquettes du plus grand distributeur mondial, Wall Mart, de la marque espagnole El Corte Ingles, et de PC Penney. Les sites Internet des usines op&#233;rant dans le b&#226;timent sinistr&#233; indiquent qu'elles fournissent aussi la soci&#233;t&#233; allemande Kik, C&amp;A de Belgique, Benetton UK, Mango d'Espagne, Trimark du Canada et Premark d'Irlande, pour n'en nommer que quelques-unes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formules utilis&#233;es par les soci&#233;t&#233;s pour exprimer leur &#171; choc &#187; vis-&#224;-vis de la catastrophe sont particuli&#232;rement cyniques. Toutes ces soci&#233;t&#233;s connaissent fort bien les conditions de mis&#232;re exig&#233;es pour produire des v&#234;tements aux prix o&#249; elles les vendent. Elles op&#232;rent &#224; travers un syst&#232;me complexe d'interm&#233;diaires et de sous-traitants pour prendre leurs distances vis-&#224;-vis du processus effectif de la production. Beaucoup ont un syst&#232;me d'audits en usine, non pas dans le but d'am&#233;liorer la s&#233;curit&#233; et les conditions mais pour b&#233;n&#233;ficier d'une fa&#231;ade leur permettant de sauver la face et de prot&#233;ger leur image et leurs marques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de la trag&#233;die, les gouvernements, les medias, les syndicats et les diverses ONG ont d&#233;clar&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre, qu'on devait faire quelque chose et ils ont promu l'illusion qu'on pouvait faire pression sur les soci&#233;t&#233;s transnationales et le gouvernement du Bengladesh pour qu'ils am&#233;liorent la s&#233;curit&#233; et le niveau de vie des ouvriers du textile. La r&#233;alit&#233; est que le gouvernement ne fera rien qui mette en danger les exportations et les profits. Dans les conditions ou l'effondrement du capitalisme mondial est de plus en plus prononc&#233;, les normes de s&#233;curit&#233; vont baisser, et non pas am&#233;liorer cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes processus se d&#233;roulent au niveau international. En septembre dernier, pr&#232;s de trois cents ouvriers ont &#233;t&#233; tu&#233;s dans ce qui &#233;tait le pire incendie d'usine au monde, lorsque Ali Enterprises devint la proie des flammes dans la ville pakistanaise de Karachi. En Chine, des milliers d'ouvriers sont tu&#233;s chaque ann&#233;e par les explosions et les &#233;boulements dans les mines du pays o&#249; l'absence de s&#233;curit&#233; est notoire. Le mois dernier, trente quatre mineurs furent tu&#233;s dans deux explosions &#224; la mine de Babao. Quatre vingt-trois mineurs p&#233;rirent dans un glissement de terrain dans une mine de cuivre du Tibet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233;, le bien-&#234;tre et la vie des travailleurs est constamment sacrifi&#233;e &#224; la course incessante au profit, non seulement dans les ateliers de mis&#232;re d'Asie, d'Afrique et d'Am&#233;rique Latine, mais aussi dans les pays capitalistes avanc&#233;s. Il y a un peu plus d'une semaine une usine d'engrais du Texas explosait, tuant quatorze personnes et en blessant deux cents. En avril 2011, onze ouvriers mourraient dans l'explosion de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, dans le Golfe de Mexico, qui entra&#238;na la pire catastrophe environnementale de l'histoire des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trag&#233;dies sont des crimes qui en fin de compte ont leurs racines dans le syst&#232;me du profit. La production mondialis&#233;e qui poss&#232;de le potentiel de fournir &#224; chaque personne sur la terre un niveau de vie d&#233;cent, conduit sous le capitalisme &#224; d'&#233;normes profits pour quelques riches et &#224; la mis&#232;re pour les travailleurs du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule solution est une lutte unifi&#233;e de la classe ouvri&#232;re internationale pour abolir cet ordre social d&#233;pass&#233; et r&#233;actionnaire et d'&#233;riger une &#233;conomie socialiste rationnellement planifi&#233;e au niveau mondial afin de r&#233;pondre aux besoins pressants de l'humanit&#233; toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K. Ratnayake&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>The Bangladesh factory collapse and the drive for profit </title>
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		<dc:date>2013-04-30T02:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

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&lt;p&gt;The Bangladesh factory collapse and the drive for profit &lt;br class='autobr' /&gt;
More than 300 people are dead, mainly garment workers, and many more are injured following the collapse of the eight-storey Rana Plaza building in Bangladesh this week. The tragedy is one of the world's worst industrial disasters, but it will not be the last, as global corporations constantly drive for greater profits through the exploitation of sweatshop labour. The Rana Plaza complex was typical of the multi-level buildings that (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The Bangladesh factory collapse and the drive for profit &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;More than 300 people are dead, mainly garment workers, and many more are injured following the collapse of the eight-storey Rana Plaza building in Bangladesh this week. The tragedy is one of the world's worst industrial disasters, but it will not be the last, as global corporations constantly drive for greater profits through the exploitation of sweatshop labour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Rana Plaza complex was typical of the multi-level buildings that have been thrown up by the massive expansion of Bangladesh's clothing industry&#8212;now second only to China&#8212;with scant regard for the country's limited safety and building codes. It housed five garment factories, employing thousands of workers, as well as a maze of shops. The owner, a local politician connected to the ruling Awami League, only had permission to erect a five-storey building, but was not stopped from adding three more floors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There had been a temporary evacuation on Tuesday, when workers noticed large cracks in the building. But the owner, Sohel Rana, declared that the site was safe, despite warnings to the contrary. Factory managers, determined to meet production schedules, forced employees back to work. The building collapsed suddenly on Wednesday morning and, more than three days later, rescuers continue to extract bodies from the unstable tangle of debris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As with previous disasters, the Bangladeshi government, business groups and global clothing corporations that profit from the country's cheap labour quickly swung into operation to limit the political and economic fallout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prime Minister Sheikh Hasina put the rescue operation on a &#8220;war footing&#8221; and dispatched troops and police, including units of the notorious Rapid Action Battalion&#8212;in order to suppress the anger of workers. Hundreds of thousands of garment workers took to the streets of Dhaka and nearby industrial areas on Thursday and Friday.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The prime minister blamed the building owner for the collapse, declaring that he would be punished. At the same time, Hasina made clear that nothing would be done to prevent similar catastrophes. She acknowledged that 90 percent of the country's buildings were not constructed to meet the official building code, but brushed the issue aside, declaring: &#8220;Shall we have to demolish all the buildings right now?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) cancelled the membership of the companies operating in Rana Plaza and called for those responsible for the collapse to be prosecuted. Like the government, however, employer groups know only too well that unsafe conditions are rampant throughout the industry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last November, 112 workers died in the country's worst factory fire, at Tazreen garments in the Ashulia industrial zone. Supervisors ordered employees back to work after the fire alarm sounded, leaving workers trapped in the upper floors. Some 700 workers have been killed in factory fires in Bangladesh since 2005. Garment factory collapses in 2005 and 2010 claimed another 79 lives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The overriding concern of the government and employers is to ensure that the country's thousands of garment factories, which account for 80 percent of Bangladesh's exports, continue operation as usual. They are acutely aware that any improvement in wages (on average $US37 a month), or to the appalling conditions confronting millions of garment workers, could undermine the country's competitiveness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The global retail giants have gone into well-practised damage control&#8212;a few crocodile tears, and, where possible, denials of any involvement, or current involvement, with the particular suppliers in the Rana Plaza complex, followed by empty promises to improve conditions in the future. Labels for the world's largest retailer, Wal-Mart, the Spanish chain El Corte Ingles and PC Penney have been found in the rubble. Web sites for the factories in the building indicate that they also supplied Germany's Kik, Belgium's C&amp;A, Benetton UK, Spain's Mango, Canada's Trimark and Premark in Ireland, to name a few.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These companies' expressions of &#8220;shock&#8221; at the disaster are particularly cynical. All these corporations know very well the sweatshop conditions that are required to produce garments at the prices they demand. They operate through a complex system of middlemen and subcontractors to distance themselves from the actual production processes. Many have a system of factory audits, not to improve safety and conditions, but to provide a face-saving fa&#231;ade to protect their corporate images and brand names.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the wake of the tragedy, governments, the media, trade unions and various NGOs declare, in one way or another, that something must be done and promote the illusion that the global corporations and Bangladeshi government can be pressured to improve safety and living standards for garment workers. The reality is the government will do nothing to jeopardise exports or profits. Amid the deepening breakdown of global capitalism, safety standards will worsen, not improve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same processes are taking place internationally. Last September, nearly 300 workers were killed in the world's worst factory fire when Ali Enterprises in the Pakistani city of Karachi was engulfed in flames. In China, thousands of workers are killed every year in blasts and cave-ins in the country's notoriously unsafe mines&#8212;late last month, two explosions in the Babao coal mine killed 34. Another 83 died in a landslide at a copper mine in Tibet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The health, well-being and lives of workers are constantly sacrificed to the relentless drive for profit, not only in the sweatshops of Asia, Africa and Latin America, but in the advanced capitalist countries. Just last week, a fertiliser plant in Texas exploded, killing 14 people and injuring another 200. In April 2011, 11 workers died in an explosion on the Deepwater Horizon oil rig in Gulf of Mexico that resulted in the largest environmental disaster in US history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These tragedies are crimes that are ultimately rooted in the profit system itself. Globalised production, which has the potential to provide everyone on the planet with a decent standard of living, is leading under capitalism to enormous profits for the wealthy few and the deepening immiseration of working people around the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The only solution lies in a unified struggle of the international working class to abolish this outmoded and reactionary social order and establish a rationally-planned world socialist economy to meet the pressing social needs of humanity as a whole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K. Ratnayake&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La face brutale du capitalisme mondial</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article2871</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2871</guid>
		<dc:date>2012-12-02T03:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Bangladesh</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La face brutale du capitalisme mondial &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Peter Symonds &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pire incendie d'usine de l'histoire du Bangladesh, qui s'est d&#233;clar&#233; dans la nuit de samedi dans la zone industrielle d'Ashulia, expose les rouages abjects du capitalisme mondial. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au moins 112 travailleurs sont morts dans l'incendie, soit par suffocation et br&#251;lures, soit en sautant du b&#226;timent de huit &#233;tages en tentant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de s'enfuir. L'incendie, qui a commenc&#233; au rez-de-chauss&#233;e, l&#224; o&#249; les tissus et les pelotes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Bangladesh&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La face brutale du capitalisme mondial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par Peter Symonds&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire incendie d'usine de l'histoire du Bangladesh, qui s'est d&#233;clar&#233; dans la nuit de samedi dans la zone industrielle d'Ashulia, expose les rouages abjects du capitalisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moins 112 travailleurs sont morts dans l'incendie, soit par suffocation et br&#251;lures, soit en sautant du b&#226;timent de huit &#233;tages en tentant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de s'enfuir. L'incendie, qui a commenc&#233; au rez-de-chauss&#233;e, l&#224; o&#249; les tissus et les pelotes de fils inflammables &#233;taient stock&#233;s, a bloqu&#233; les escaliers. Toutes les autres sorties &#233;taient ferm&#233;es &#224; clef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des photographies du b&#226;timent calcin&#233; de l'entreprise Tazreen Fashions montrent des alignements d'espaces de travail incin&#233;r&#233;s o&#249; des centaines de travailleurs produisaient des v&#234;tements pour les grandes entreprises europ&#233;ennes et am&#233;ricaines, dont les cha&#238;nes Walmart et C&amp;A. Le manque de mesures de protection &#233;l&#233;mentaires contre les incendies allait de pair avec des temps de travail tr&#232;s longs, de mauvaises conditions, et un salaire de mis&#232;re. Les survivants ont expliqu&#233; qu'ils n'avaient touch&#233; ni leurs salaires ni les primes pr&#233;vues depuis trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imm&#233;diatement apr&#232;s l'incendie, une man&#339;uvre bien huil&#233;e a d&#233;marr&#233; &#224; tous les niveaux pour camoufler la r&#233;alit&#233;. Le gouvernement, les autorit&#233;s locales comme nationales, et les groupements d'employeurs ont vers&#233; quelques larmes de crocodile sur les morts, annonc&#233; des enqu&#234;tes bidon et promis de maigres sommes en compensation aux familles des victimes. Tout cela vise &#224; faire taire les critiques et &#224; pr&#233;venir les troubles jusqu'&#224; ce que le sujet ne fasse plus la une des journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, la police, les soldats et le Bataillon d'action rapide (BAR) tr&#232;s connu dans le pays, ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s contre les familles &#233;plor&#233;es et en col&#232;re sur les lieux de l'incendie et contre des manifestations de travailleurs qui ont &#233;clat&#233; lundi. Pour justifier l'accumulation des forces de s&#233;curit&#233; dans la zone industrielle, le Premier ministre cheikh Hasina Wajed a d&#233;clar&#233; au Parlement, sans en rapporter la moindre preuve, que l'incendie avait &#233;t&#233; &#171; pr&#233;-arrang&#233; &#187; - c'est-&#224;-dire, un acte de sabotage, - pour d&#233;stabiliser le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les grandes entreprises multinationales qui se fournissent au Bangladesh ont cherch&#233; &#224; prendre leurs distances par rapport &#224; cette trag&#233;die. PVH, Nike, Gap, American Eagle, Outfitters et le fran&#231;ais Carrefour ont publi&#233; des d&#233;clarations affirmant que leurs produits n'&#233;taient pas fabriqu&#233;s &#224; l'usine textile Tazreen. Apr&#232;s que des &#233;tiquettes &#224; sa marque ont &#233;t&#233; trouv&#233;es sur les lieux, Walmart a report&#233; la faute sur un fournisseur qui a sous-trait&#233; le travail &#224; cette usine, pr&#233;tendument sans son autorisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des pays comme le Bangladesh, les multinationales, travaillant avec les syndicats et les organisations non gouvernementales, ont &#233;tabli divers syst&#232;mes d'inspection pour la s&#233;curit&#233; et les conditions de travail. Ces audits cens&#233;s &#234;tre ind&#233;pendants sont une man&#339;uvre de diversion pour prot&#233;ger les noms des marques et les profits, ainsi que pour &#233;viter toute responsabilit&#233; juridique. La cha&#238;ne de magasins europ&#233;enne C&amp;A, qui avait command&#233; des sweat-shirts &#224; Tazreen Fashions, a reconnu que ses audits pr&#233;tendument obligatoires n'avaient tout simplement pas &#233;t&#233; faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune de ces grandes compagnies ne commet ce genre d'erreur quand il est question de passer en revue les quantit&#233;s produites, la qualit&#233; et le co&#251;t des objets produits dans les usines de mis&#232;re du Bangladesh. Elles savent toutes tr&#232;s bien que l'am&#233;lioration des conditions de travail, des mesures de s&#233;curit&#233; et des salaires de mis&#232;re ne feraient qu'augmenter le prix, et par cons&#233;quent elles ferment les yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de travail &#224; Tazreen Fashions n'&#233;taient pas une exception, mais la r&#232;gle. L'incendie de samedi n'&#233;tait que le pire des incendies qui ont co&#251;t&#233; au moins 500 vies depuis 2006. L'industrie textile au Bangladesh s'est d&#233;velopp&#233;e au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es pour devenir la deuxi&#232;me du monde, apr&#232;s la Chine, pr&#233;cis&#233;ment parce que ses salaires sont les plus bas de toutes les plateformes de travail &#224; bas co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un commentaire dans le Financial Express du Bangladesh hier d&#233;taillait les conditions abominables dans le secteur du textile : &#171; Seuls quelques propri&#233;taires d'usines textiles payent les salaires mensuels et les heures suppl&#233;mentaires &#224; leurs ouvriers le jour d&#251; [&#8230;] Dans la plupart des usines, les propri&#233;taires gardent d&#233;lib&#233;r&#233;ment au moins deux mois de salaires et d'heures suppl&#233;mentaires en arri&#233;r&#233;s. La direction embauche et licencie les travailleurs au hasard et ceux qui sont renvoy&#233;s, dans la plupart des cas, ne touchent pas leur d&#251;. De plus, en l'absence de jour de repos hebdomadaire, les travailleurs, leurs familles et leurs enfants sont tous s&#233;v&#232;rement affect&#233;s mentalement et physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La plupart des usines textiles du Bangladesh n'ont pas de mesures de s&#233;curit&#233; &#233;l&#233;mentaires, pas m&#234;me le nombre requis d'extincteurs. 227 usines rien qu'&#224; Dhaka n'ont pas de sortie de secours. La plupart des usines ne font pas l'exercice d'&#233;vacuation mensuel obligatoire [&#8230;] D'apr&#232;s les enqu&#234;tes nationales sur le travail, il n'y a que cinq inspecteurs pour toute cette industrie, soit autant que dans les ann&#233;es 1970, quand elle avait commenc&#233; &#224; se d&#233;velopper. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir d&#233;crit cette exploitation capitaliste d'une mani&#232;re d&#233;vastatrice, ce journal du monde des affaires se contente de conclure par un appel futile aux employeurs et au gouvernement pour qu'ils &#171; r&#233;parent notre secteur vestimentaire. &#187; Cependant, la pr&#233;occupation du gouvernement, des employeurs comme des grandes entreprises, avec le soutien des syndicats, est de d&#233;fl&#233;chir les critiques et la col&#232;re du public pour s'assurer que les usines restent ouvertes et que les profits de 19 milliards d'euros par an &#224; l'export continuent &#224; affluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises du Bangladesh sont en comp&#233;tition &#224; couteaux tir&#233;s avec leurs rivaux des autres pays d'Asie, d'Afrique et d'Am&#233;rique latine pour les commandes et les b&#233;n&#233;fices. Les conditions de travail et les mesures de s&#233;curit&#233; impos&#233;es aux travailleurs de ces pays ne sont pas diff&#233;rentes de celles du Bengladesh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre, le pire incendie d'usine a eu lieu &#224; Ali Enterprises, au Pakistan, faisant pr&#232;s de 300 morts, surpassant les 188 d&#233;c&#232;s d'une usine de jouets en Tha&#239;lande en 1993. L'histoire dans ces deux cas &#233;tait la m&#234;me : pas de sorties de secours, escaliers bloqu&#233;s et portes ferm&#233;es &#224; clef, et aucune mesure anti-incendie en place, for&#231;ant les travailleurs &#224; sauter par la fen&#234;tre, parfois en se tuant ainsi. Une fois que la col&#232;re populaire s'&#233;tait calm&#233;e, tout avait repris comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'am&#233;liorer les conditions et la s&#233;curit&#233;, la crise &#233;conomique mondiale impose aux entreprises de n&#233;gliger ces points et de faire peser des fardeaux suppl&#233;mentaires sur les travailleurs tandis que les entreprises luttent pour rester dans la comp&#233;tition. Les salaires et les conditions de travail dans les &#233;conomies dites en d&#233;veloppement deviennent la norme pour les pays capitalistes avanc&#233;s. Il y a d&#233;j&#224; eu une &#233;rosion massive du niveau de vie dans les pays au c&#339;ur de la crise de la dette europ&#233;enne &#8211; Gr&#232;ce, Espagne, Portugal, et Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trag&#233;dies du type de celle de l'usine Tazreen Fashions ne vont pas &#234;tre arr&#234;t&#233;es par des appels au gouvernement et aux entreprises multinationales. La seule voie pour mettre fin &#224; de tels crimes est par la lutte unifi&#233;e des travailleurs du monde pour mettre fin au syst&#232;me d'exploitation barbare et r&#233;organiser la soci&#233;t&#233; sur la base d'une &#233;conomie mondiale socialiste planifi&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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