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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quand l'organisation Lutte ouvri&#232;re ne voit pas&#8230; l'imp&#233;rialisme chinois !</title>
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		<dc:date>2026-01-25T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand l'organisation Lutte ouvri&#232;re ne voit pas&#8230; l'imp&#233;rialisme chinois ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Lutte Ouvri&#232;re, la Chine est face &#224;&#8230; l'imp&#233;rialisme&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2024-01-21-le-capitalisme-chinois-face-ses-contradictions-et-limperialisme_728851.html &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette organisation ne voit aucune raison qu'un capitalisme montant se transforme en imp&#233;rialisme ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'aborder le sujet en lui-m&#234;me, remarquons que LO n'en discute en fait que tr&#232;s peu au fond des choses. Car Trotsky (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12 - QUOI DE NEUF DANS LES ORGANISATIONS REVOLUTIONNAIRES - WHAT'S NEW UPON REVOLUTIONNARY ORGANISATIONS&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot279" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand l'organisation Lutte ouvri&#232;re ne voit pas&#8230; l'imp&#233;rialisme chinois !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour Lutte Ouvri&#232;re, la Chine est face &#224;&#8230; l'imp&#233;rialisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2024-01-21-le-capitalisme-chinois-face-ses-contradictions-et-limperialisme_728851.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2024-01-21-le-capitalisme-chinois-face-ses-contradictions-et-limperialisme_728851.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette organisation ne voit aucune raison qu'un capitalisme montant se transforme en imp&#233;rialisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'aborder le sujet en lui-m&#234;me, remarquons que LO n'en discute en fait que tr&#232;s peu au fond des choses. Car Trotsky n'ayant jamais &#233;crit que la Chine est un pays imp&#233;rialiste, LO ne peut pas l'&#233;crire, puisque LO pr&#233;tend &#234;tre le &#034;d&#233;fenseur intransigeant&#034; de l'h&#233;ritage de Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons voir dans les articles suivants que LO persiste et signe : il n'y aurait aucun imp&#233;rialisme chinois. Ecrire le contraire, ce serait une erreur&#8230; de d&#233;finition ! Nous serions incapables de comprendre ce qu'est l'imp&#233;rialisme selon L&#233;nine en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de LO am&#232;ne &#224; imaginer que &#171; l'atelier du monde &#187;, l&#224; o&#249; s'investissent une grande part des capitaux mondiaux, le pays le plus dynamique du monde au plan industriel capitaliste, pourrait ne pas &#234;tre imp&#233;rialiste &#224; l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme. C'est carr&#233;ment ridicule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins de continuer d'imaginer, sous pr&#233;texte que le parti unique qui dirige le pays est encore nomm&#233; parti communiste en hommage au stalinisme pass&#233; de la Chine, que le pays serait rest&#233; celui de Mao. En plus, de la part d'une organisation qui a toujours consid&#233;r&#233; la Chine de Mao comme bourgeoise et pas du tout caommuniste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'&#233;crit LO, d&#233;cider d'affirmer ou non que la Chine est devenue imp&#233;rialiste n'est pas qu'une question de d&#233;finition et le but n'est pas de savoir s'il faut accuser les Etats-unis au plan moral en somme. Il faut rappeler que, pour LO, l'essentiel du message politique est de l'ordre du moralisme : &#171; c'est la faute de&#8230; &#187;. Il ne s'agit nullement d'analyses qui jouent un r&#244;le clef dans un programme r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire que la Chine est imp&#233;rialiste (ou pas), cela a des cons&#233;quences cruciales et imm&#233;diates dans le programme des r&#233;volutionnaires et dans les t&#226;ches du prol&#233;tariat international !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la notion l&#233;niniste d'imp&#233;rialisme, il n'est pas seulement question d'accumulation du capital, de concentration, de mainmise des banques et des trusts sur l'&#233;conomie mondiale et les Etats, mais il est aussi question de la politique r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique est appel&#233;e le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire et elle implique le choix, pour le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire, de consid&#233;rer les Etats des pays imp&#233;rialistes comme les ennemis principaux, sans signe d'&#233;galit&#233; entre toutes les nations bourgeoises. Cela implique aussi, pour le prol&#233;tariat d'un pays imp&#233;rialiste, de consid&#233;rer que son principal ennemi est son propre pays, son Etat et sa classe poss&#233;dante et donc son arm&#233;e, de consid&#233;rer une d&#233;faite de son imp&#233;rialisme comme une victoire du prol&#233;tariat et d'&#339;uvrer activement en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie &#233;galement qu'en cas de guerre entre des nations imp&#233;rialistes, le prol&#233;tariat ne doit pas raisonner en termes d'agresseur et d'agress&#233;. On voit d&#233;j&#224; dans le texte pr&#233;c&#233;dent que LO consid&#232;re que la Chine est agress&#233;e par les USA comme si c'&#233;tait un crit&#232;re pour des r&#233;volutionnaires l&#233;ninistes en cas de guerre inter-imp&#233;rialiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc d&#233;cider que la Chine ne serait pas imp&#233;rialiste, c'est qu'on le veuille ou non, qu'on en ait conscience ou pas, prendre parti pour l'imp&#233;rialisme chinois. C'est une position de trahison de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, LO ne raisonne pas ainsi sur l'imp&#233;rialisme en g&#233;n&#233;ral. Cette organisation ne consid&#232;re nullement que la notion d'imp&#233;rialisme lui donne des devoirs de r&#233;volutionnaires particuliers du fait qu'elle milite dans un pays imp&#233;rialiste. Et, si elle d&#233;nonce volontiers la guerre imp&#233;rialiste, ce n'est nullement pour d&#233;velopper en France une politique de d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire v&#233;ritablement anti-imp&#233;rialiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6997&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6997&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8249&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8249&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce que r&#233;pond la direction de Lutte ouvri&#232;re &#224; ceux de ses militants que sa position g&#234;ne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Chine est-elle imp&#233;rialiste ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce premier point est venu en discussion, d'une mani&#232;re ou d'une autre, dans toutes les assembl&#233;es locales. Les interrogations sur la Chine ont surgi du texte consacr&#233; &#224; l'Afrique. Des camarades s'interrogent sur les raisons de la pr&#233;sence de ce pays en Afrique : la bourgeoisie chinoise est-elle en train d'y prendre des parts de march&#233; aux bourgeoisies am&#233;ricaine et fran&#231;aise ? Cette question en a entra&#238;n&#233; une autre : est-on certain que la Chine est en concurrence avec l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain pour fabriquer des v&#234;tements tr&#232;s bon march&#233; destin&#233;s &#224; la population de l'Afrique ? Les grands groupes d'un pays imp&#233;rialiste comme les &#201;tats-Unis ne sont en r&#233;alit&#233; pas du tout int&#233;ress&#233;s par ce march&#233;-l&#224; et le c&#232;dent volontiers &#224; &#171; l'atelier du monde &#187; qu'est devenue la Chine.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'industrie du textile de Ha&#239;ti, par exemple, ne concurrence pas l'industrie am&#233;ricaine ! Il s'agit dans la plupart des cas de capitaux am&#233;ricains investis dans des usines en Ha&#239;ti, dont la production repart vers les &#201;tats-Unis pour &#234;tre vendue dans les grandes cha&#238;nes commerciales am&#233;ricaines de type Wal-Mart. Il en va de m&#234;me &#224; une &#233;chelle autrement plus grande avec la Chine. Ce n'est pas la bourgeoisie chinoise qui pique des parts de march&#233; aux bourgeoisies am&#233;ricaine et fran&#231;aise. C'est la bourgeoisie imp&#233;rialiste, am&#233;ricaine au premier chef, qui s'enrichit, entre autres, de ce que la Chine produit pour elle, sous forme de produits finis ou de composants de productions diverses.&lt;br class='autobr' /&gt;
En parlant d'imp&#233;rialisme, de quoi discute-t-on ? Au niveau g&#233;n&#233;ral, c'est le monde capitaliste, c'est-&#224;-dire notre monde, qui est devenu dans son ensemble imp&#233;rialiste. Tous les &#201;tats du monde, dont l'ex-URSS, Russie comprise, font partie du monde imp&#233;rialiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le caract&#233;riser en une seule expression : l'imp&#233;rialisme, c'est le capitalisme des monopoles. Et une des cons&#233;quences les plus importantes de l'analyse marxiste de l'&#233;volution du capitalisme, c'est le fait que le capitalisme de libre concurrence, du fait m&#234;me de la concurrence, a engendr&#233; son contraire. Deux tendances profondes, la concentration des entreprises et la mondialisation sont les &#233;l&#233;ments dominants du d&#233;veloppement capitaliste. Ce sont les m&#234;mes lois du d&#233;veloppement capitaliste qui, sous la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production et le morcellement de la plan&#232;te en &#201;tats nationaux, engendrent l'imp&#233;rialisme. Et c'est la m&#234;me &#233;volution qui engendre les fondements de ce que pourrait &#234;tre la soci&#233;t&#233; socialiste ou communiste, c'est-&#224;-dire l'&#233;conomie organis&#233;e et planifi&#233;e &#224; l'&#233;chelle internationale. Cette &#233;volution par laquelle le capitalisme de libre concurrence a engendr&#233; son contraire ne s'est pas faite de fa&#231;on lin&#233;aire, au m&#234;me rythme dans toutes les r&#233;gions du monde. C'est ce &#171; d&#233;veloppement in&#233;gal &#187; qui a dessin&#233; au d&#233;but un &#233;cart entre futurs pays imp&#233;rialistes en train de le devenir et pays sous-d&#233;velopp&#233;s et, &#224; partir d'un certain moment, c'est le d&#233;veloppement des uns qui a engendr&#233; un sous-d&#233;veloppement des autres et a fig&#233; cette situation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien, l'&#233;volution ne s'est pas pass&#233;e du tout de cette mani&#232;re pour la Chine. Ce n'est pas &#224; partir de la bourgeoisie compradore du temps de Tchang Ka&#239;-chek que l'&#233;conomie s'est d&#233;velopp&#233;e sur une base capitaliste. C'est contre cette bourgeoisie compradore, contre les seigneurs de guerre, contre Tchang Ka&#239;-chek que Mao a pris le pouvoir. En s'appuyant sur ce soul&#232;vement paysan, il a pu construire un appareil d'&#201;tat qui a &#233;t&#233; d'abord assez puissant pour r&#233;sister &#224; la pression imp&#233;rialiste, jusques et y compris dans la guerre (c'&#233;tait l'&#233;poque de la guerre de Cor&#233;e&#8230;). Puis, en utilisant les moyens &#233;tatiques, l'&#201;tat chinois de Mao a d&#233;velopp&#233; l'&#233;conomie sur une base capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d'autres termes, la centralisation, le monopole, aux &#201;tats-Unis, en France, etc., r&#233;sultaient de l'&#233;volution organique du capitalisme lui-m&#234;me, en quelque sorte &#224; la base, entour&#233; de tout un tissu industriel ; o&#249; les sommets de la bourgeoisie reposaient sur une vaste bourgeoisie petite, moyenne, grande, toutes subordonn&#233;es au capital financier. En Chine, en revanche, la concentration n'a pas &#233;t&#233; le r&#233;sultat d'un processus interne du d&#233;veloppement du capitalisme mais une r&#233;action d'autod&#233;fense face &#224; ce dernier. La concentration de l'&#233;conomie chinoise n'a &#233;t&#233; possible que parce que, dans l'int&#233;r&#234;t m&#234;me du d&#233;veloppement futur de la Chine pendant nombre d'ann&#233;es, l'&#201;tat chinois s'est pass&#233; de la concurrence entre capitalistes individuels.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Chine a r&#233;ussi &#224; se d&#233;velopper pour une multitude de raisons, parmi lesquelles on peut citer sa taille, sa population, sa richesse mini&#232;re, mais avant tout, la mobilisation r&#233;volutionnaire de la paysannerie derri&#232;re une politique nationaliste qui a permis &#224; la Chine de construire un appareil d'&#201;tat puissant. Cela l'a rendue capable dans un premier temps de r&#233;sister &#224; la mainmise politique de l'imp&#233;rialisme &#8211; &#224; comparer avec la Chine d'entre les deux guerres mondiales. Et par la suite, cela a permis, en s'appuyant sur un appareil d'&#201;tat puissant, de r&#233;aliser, par le biais de l'&#233;tatisme, une perc&#233;e &#233;conomique qui n'&#233;tait pas &#224; sa port&#233;e sous la domination de la bourgeoisie compradore de l'&#233;poque de Tchang Ka&#239;-chek.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit de deux &#233;volutions diff&#233;rentes et on pr&#233;f&#232;re garder au mot &#171; imp&#233;rialisme &#187; et surtout aux mots &#171; puissances imp&#233;rialistes &#187; leur signification marxiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains se demandent aussi : &#171; Si c'est par un cheminement original, la Chine ne peut-elle pas finir pas engendrer un imp&#233;rialisme ? &#187; Peut-&#234;tre. Mais nous ne sommes pas des historiens par anticipation du d&#233;veloppement futur de la Chine, ni auteurs de politique-fiction. La Chine est sans doute le pays o&#249; le prol&#233;tariat est le plus puissant num&#233;riquement. Si, pendant les d&#233;cennies &#224; venir, ce prol&#233;tariat ne s'&#233;veille pas &#224; la conscience politique, &#224; la conscience de sa t&#226;che r&#233;volutionnaire, ce n'est pas seulement la nature imp&#233;rialiste de la Chine qui sera pos&#233;e par l'histoire, mais bien autre chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2023-12-10-discussion-sur-les-textes-dorientation_728113.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2023-12-10-discussion-sur-les-textes-dorientation_728113.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La situation internationale&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Chine&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Chine, d'abord. Pourquoi en parlons-nous, et pourquoi maintenant ? Parce que la question est d'actualit&#233;, et pas seulement &#224; cause du 19e congr&#232;s du Parti dit communiste chinois. La presse est pleine d'informations qui, par moments, d&#233;rivent vers la divagation ou le fantasme autour des th&#232;mes &#171; la Chine, deuxi&#232;me, voire premi&#232;re puissance du monde &#187;, &#171; la nouvelle route de la soie &#187;, &#171; la mainmise de la Chine sur des usines en Europe, sur des terres en Afrique &#187;&#8230; Encore que, question terres, les Chinois rach&#232;tent des vignobles dans le Bordelais ou en Bourgogne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de tel ou tel aspect soulev&#233;, il y a en arri&#232;re-plan le fantasme d'un imp&#233;rialisme chinois en train de mettre la main sur le monde. Ce type de d&#233;bat n'alimente pas seulement le sensationnalisme journalistique, mais touche aussi l'extr&#234;me gauche ou, en tout cas, des courants ou des individus qui y ont &#233;t&#233; en un moment donn&#233; mais n'y sont plus aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela nous &#233;voque bien des d&#233;bats que nous avons eus dans le pass&#233;, il y a quarante ou cinquante ans. &#192; l'&#233;poque, la Chine passait pour l'espoir d'un communisme revivifi&#233;, comparativement &#224; l'Union sovi&#233;tique de la bureaucratie et au &#171; r&#233;visionnisme &#224; la Khrouchtchev &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1965-1966, les jeunes mobilis&#233;s par Mao dans le cadre de la R&#233;volution culturelle, pouss&#233;s par le r&#233;gime et encadr&#233;s par l'arm&#233;e, d&#233;non&#231;aient leurs petits bourgeois de p&#232;res pour d&#233;viationnisme. C'est tout juste si ces jeunes n'&#233;taient pas compar&#233;s, par une bonne partie de la presse trotskyste, aux prol&#233;taires russes partis &#224; l'assaut du palais d'Hiver !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous, qui n'avions pas abandonn&#233; notre analyse de l'&#201;tat chinois comme &#201;tat bourgeois, nous passions pour des Martiens, non seulement aux yeux des mao&#239;stes de l'&#233;poque qui brandissaient le Petit livre rouge ici, en France, mais m&#234;me aux yeux de la plupart des courants du mouvement trotskyste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien, aujourd'hui, comme nous le disons dans le texte, &#171; m&#234;me les plus attard&#233;s des pseudo-trotskystes qui en parlaient nagu&#232;re comme d'un &#201;tat ouvrier n'osent plus le d&#233;signer ainsi &#187;. Mais les m&#234;mes ou leurs petits-cousins parlent d'imp&#233;rialisme chinois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous tenions &#224; affirmer la coh&#233;rence de nos analyses de l'&#201;tat chinois. Si nous avons toujours refus&#233; de parler d'&#201;tat ouvrier m&#234;me d&#233;form&#233; ou d&#233;figur&#233;, c'&#233;tait en partant de cette id&#233;e simple que seule une r&#233;volution prol&#233;tarienne victorieuse peut cr&#233;er un &#201;tat ouvrier et, par l&#224; m&#234;me, se placer dans la perspective du renversement r&#233;volutionnaire de la bourgeoisie &#224; l'&#233;chelle du monde. Or, le prol&#233;tariat chinois n'a en rien &#233;t&#233; acteur dans la mise en place de l'appareil d'&#201;tat par Mao et les siens. Les arm&#233;es paysannes de Mao sont arriv&#233;es en conqu&#233;rantes dans les grandes villes de Chine et ont impos&#233; leurs ordres &#224; la classe ouvri&#232;re. La r&#233;pression des trotskystes avait une signification de classe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons toujours pens&#233; et dit que, dans ces conditions, le seul avenir possible de l'&#201;tat chinois &#233;tait de devenir l'instrument de la bourgeoisie chinoise, en tout cas l'instrument de son int&#233;gration dans le monde capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous disions cela m&#234;me &#224; une &#233;poque o&#249; il n'y avait pas de milliardaires chinois, si ce n'est dans l'&#233;migration ; &#224; une &#233;poque o&#249; le r&#233;gime chinois passait pour un opposant farouche &#224; l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voulions remettre l'histoire pass&#233;e et pr&#233;sente de la Chine dans cette perspective. Tout en restant un instrument des int&#233;r&#234;ts pr&#233;sents et futurs de la bourgeoisie chinoise face &#224; la pression imp&#233;rialiste, l'&#201;tat chinois est devenu et devient de plus en plus un facteur d'int&#233;gration de cette bourgeoisie dans le monde domin&#233; par l'imp&#233;rialisme. Ces deux aspects apparaissent-ils contradictoires ? Sans doute. Mais cette contradiction est dans la nature de l'&#201;tat chinois lui-m&#234;me, et pas dans nos analyses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous indiquons dans le texte que la Chine, malgr&#233; ses progr&#232;s &#233;conomiques dus &#224; une grande dose d'&#233;tatisme, n'est pas vraiment sortie du sous-d&#233;veloppement. Du point de vue du PIB par habitant, la Chine est derri&#232;re le Turkm&#233;nistan, le Botswana, le Mont&#233;n&#233;gro et un bon paquet de pays incontestablement sous-d&#233;velopp&#233;s. D'apr&#232;s les statistiques du FMI, la Chine se retrouve en 80e position sur quelque 180 pays recens&#233;s. Mais, sans doute, la comparaison avec quelques pays imp&#233;rialistes est plus parlante. Le PIB de la Chine tourne entre 7 000 et 12 000 dollars par t&#234;te de pipe suivant la fa&#231;on de le calculer, entre le PIB nominal par habitant, ou le PIB par habitant en parit&#233; de pouvoir d'achat (PPA). &#192; comparer avec 45 000 dollars pour l'Allemagne, 44 000 pour la France et 53 000 pour les &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e politique que nous voulons souligner, c'est que non seulement la r&#233;volution sous l'&#233;gide de Mao n'a pas ouvert devant les travailleurs, les exploit&#233;s chinois, la perspective de la r&#233;volution prol&#233;tarienne &#8211; ce que, d'ailleurs, Mao n'a jamais pr&#233;tendu ouvrir &#8211;, mais elle n'a m&#234;me pas r&#233;ussi &#224; sortir vraiment la Chine du sous-d&#233;veloppement. Cela se traduit par le retard dans la productivit&#233; du travail humain mais, aussi, dans le d&#233;veloppement in&#233;gal des territoires, par le creusement de l'&#233;cart entre les villes et les campagnes, par ces millions de migrants de l'int&#233;rieur que leurs conditions d'existence chassent des villages pour les transformer en ces sous-prol&#233;taires qui construisent et font tourner des m&#233;tropoles ultramodernes, &#224; Shanghai ou ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution chinoise a &#233;t&#233; un des principaux &#233;v&#233;nements r&#233;volutionnaires du 20e si&#232;cle. Elle n'a pas &#233;t&#233; une r&#233;volution prol&#233;tarienne, ni par la classe sociale qui la dirigeait, ni par la perspective politique dans laquelle elle se pla&#231;ait. Mais, gr&#226;ce &#224; cette r&#233;volution, la Chine a pu se donner un appareil d'&#201;tat puissant, rompant avec la pourriture et la corruption de la Chine de Tchang Ka&#239;-chek, avec la loi des seigneurs de guerre, avec nombre d'aspects de l'arri&#233;ration dans la vie sociale, avec la domination brutale des puissances imp&#233;rialistes, incarn&#233;e en dernier par l'occupation du pays par le Japon, particuli&#232;rement f&#233;roce. Si, gr&#226;ce &#224; l'&#233;tatisme, la Chine d'aujourd'hui est redevenue une grande puissance, avec des possibilit&#233;s &#233;conomiques, militaires, diplomatiques qu'elle n'a jamais eues auparavant (sauf &#224; remonter &#224; des temps tr&#232;s lointains), ce m&#234;me processus l'int&#232;gre dans le syst&#232;me imp&#233;rialiste mondial. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2017-12-09-discussion-sur-les-textes-dorientation-extraits_100247.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2017-12-09-discussion-sur-les-textes-dorientation-extraits_100247.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lutte Ouvri&#232;re nie l'existence d'un imp&#233;rialisme chinois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour LO, la Chine subit seulement des pressions imp&#233;rialistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/clt/publications-brochures-la-chine-depuis-mao-face-aux-pressions-imperialistes-et-aux-menaces-de-guerre-553777.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lutte-ouvriere.org/clt/publications-brochures-la-chine-depuis-mao-face-aux-pressions-imperialistes-et-aux-menaces-de-guerre-553777.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;bat dans l'extr&#234;me gauche : Russie et Chine sont-elles des nouvelles puissances imp&#233;rialistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve819&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve819&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.revolutionpermanente.fr/La-Chine-et-l-imperialisme-elements-pour-le-debat&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.revolutionpermanente.fr/La-Chine-et-l-imperialisme-elements-pour-le-debat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://npa-lanticapitaliste.org/actualite/international/la-chine-nouvel-imperialisme-emerge&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://npa-lanticapitaliste.org/actualite/international/la-chine-nouvel-imperialisme-emerge&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://npa-lanticapitaliste.org/opinions/international/imperialismes-russie-chine-quelques-pistes-de-reflexion&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://npa-lanticapitaliste.org/opinions/international/imperialismes-russie-chine-quelques-pistes-de-reflexion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://npa-revolutionnaires.org/etats-unis-chine-limperialisme-dominant-en-prise-avec-un-nouveau-rival/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://npa-revolutionnaires.org/etats-unis-chine-limperialisme-dominant-en-prise-avec-un-nouveau-rival/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de vue de Loren Goldner&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://www.matierevolution.fr/spip.php?article528&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://translate.google.fr/translate?u=https://www.matierevolution.fr/spip.php?article528&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme, selon L&#233;nine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article99&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article99&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous en disons &#224; La Voix des Travailleurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7031&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7031&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1700&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1700&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5315&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5315&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1118&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1118&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Pour conclure :
&lt;p&gt;Macron, en visite en Chine pour aider les trusts fran&#231;ais &#224; vendre l&#224;-bas et qui pr&#233;tendait faire la le&#231;on &#224; la Chine sur la guerre d'Ukraine, s'est vu trait&#233; en petit imp&#233;rialisme, de seconde zone, tr&#232;s &#034;has been&#034; (trop ancien), compl&#232;tement d&#233;pass&#233;, devenu tr&#232;s secondaire, et en plein effritement, en tout cas tout &#224; fait surclass&#233; par... l'imp&#233;rialisme chinois !&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/vox/monde/emmanuel-lincot-pour-la-chine-la-france-apparait-aujourd-hui-comme-un-pays-has-been-20251204&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/vox/monde/emmanuel-lincot-pour-la-chine-la-france-apparait-aujourd-hui-comme-un-pays-has-been-20251204&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution culturelle &#187; mao&#239;ste chinoise est aussi sanglante que contre-r&#233;volutionnaire : anti-culturelle autant qu'anti-populaire et dirig&#233;e contre la classe ouvri&#232;re</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8852</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8852</guid>
		<dc:date>2025-12-20T23:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>1968</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution culturelle &#187; mao&#239;ste chinoise est aussi sanglante que contre-r&#233;volutionnaire : anti-culturelle autant qu'anti-populaire et dirig&#233;e contre la classe ouvri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
La catastrophe du Grand Bond en Avant repr&#233;senta un coup dur pour Mao au sein du PCC. Elle incarna cette forme extr&#234;me de volontarisme faisant fi des conditions mat&#233;rielles si caract&#233;ristique de la pens&#233;e de Mao et que r&#233;sume parfaitement la formule suivante : &#171; sur une page blanche, tout est possible, on peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot171" rel="tag"&gt;1968&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution culturelle &#187; mao&#239;ste chinoise est aussi sanglante que contre-r&#233;volutionnaire : anti-culturelle autant qu'anti-populaire et dirig&#233;e contre la classe ouvri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La catastrophe du Grand Bond en Avant repr&#233;senta un coup dur pour Mao au sein du PCC. Elle incarna cette forme extr&#234;me de volontarisme faisant fi des conditions mat&#233;rielles si caract&#233;ristique de la pens&#233;e de Mao et que r&#233;sume parfaitement la formule suivante : &#171; sur une page blanche, tout est possible, on peut y &#233;crire et dessiner ce qu'il y a de plus nouveau et de plus beau &#187; (quel grand marxiste !)8. Les technocrates pro-sovi&#233;tiques autour de Deng Xiaoping et de Liu Shaoqui confin&#232;rent alors Mao &#224; un poste purement honorifique. Trop important pour &#234;tre vraiment la cible d'une purge, il se retrouvait n&#233;anmoins priv&#233; de pouvoirs r&#233;els. Ainsi les fronts du champ de bataille &#233;taient trac&#233;s pour ce qui allait devenir un an plus tard &#171; la R&#233;volution Culturelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la R&#233;volution Culturelle, Mao tenta essentiellement de revenir aux commandes9. Il s'agissait d'une lutte d'influence au sommet du parti au cours de laquelle des millions d'&#233;tudiants et de lyc&#233;ens furent enr&#244;l&#233;s pour combattre le &#171; r&#233;visionnisme &#187; et restaurer le pouvoir de Mao. Mais cette lutte entre factions et la marginalisation de Mao qui l'avait pr&#233;c&#233;d&#233;e n'apparaissaient pas clairement comme les vraies raisons de ce mouvement o&#249; des milliers de personnes furent tu&#233;es et des millions de vies an&#233;anties10. La Chine fut lanc&#233;e dans une fuite en avant id&#233;ologique &#224; un degr&#233; encore plus important que ce qui existait sous Staline &#224; l'apog&#233;e de son pouvoir. Des millions de personnes instruites suspect&#233;es de &#171; r&#233;visionnisme &#187; (ou simplement victimes de r&#232;glement de compte personnel) &#8211; dont des ing&#233;nieurs et des scientifiques &#8211; furent envoy&#233;es &#224; la campagne (&#171; ruralisation &#187;) pour &#171; apprendre aux c&#244;t&#233;s des paysans &#187;, ce qui signifiait les r&#233;duire au travail forc&#233; parfois jusqu'&#224; la mort. &#171; La politique &#233;tait aux commandes &#187;, les id&#233;ologues du parti &#233;taient &#224; la t&#234;te des h&#244;pitaux &#224; la place des chirurgiens, avec les cons&#233;quence pr&#233;visibles que l'on peut imaginer. Les &#233;coles furent ferm&#233;es pendant trois ans dans les villes, mais pas dans les campagnes (1966-1969), pendant que des milliers de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants parcouraient le pays pour humilier et parfois tuer des personnes d&#233;sign&#233;es comme &#171; r&#233;visionnistes &#187; ou de &#171; partisans de la voie capitaliste &#224; la Liu Shoaqi &#187; par la faction mao&#239;ste (Liu Shoaqi mourut lui m&#234;me des suites d'une maladie en prison). En 1978, au moment de l'arriv&#233;e au pouvoir de Deng Xiaoping, l'&#233;conomie &#233;tait d&#233;vast&#233;e (Deng Xiapoing lui-m&#234;me avait pass&#233; trois ans &#224; travailler durement dans un camp) et la production agricole par habitant retomb&#233;e au m&#234;me niveau qu'en 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, o&#249; le r&#232;gne du r&#233;visionnisme devait &#234;tre remplac&#233; par le &#171; pouvoir du peuple &#187;, les choses commenc&#232;rent &#224; devenir incontr&#244;lable quand certains &#233;l&#233;ments interpr&#233;t&#232;rent de mani&#232;re un peu trop litt&#233;rale le slogan &#171; on a raison de se r&#233;volter &#187; et all&#232;rent jusqu'&#224; questionner le r&#244;le du PCC depuis 1949. Dans certaines situations, comme lors de la Commune de Shanghai, l'ALP dut intervenir contre un groupe ind&#233;pendant qui comprenait des travailleurs radicaux. L'ALP ressortit comme un des &#171; vainqueurs &#187; de la R&#233;volution Culturelle pour le r&#244;le qu'elle joua dans l'&#233;radication de ces &#233;l&#233;ments qui constituaient une troisi&#232;me force oppos&#233;es &#224; la fois aux partisans de la voie capitaliste et aux mao&#239;stes. Pendant tout ce temps Kang Sheng, l'homme de main de la p&#233;riode de Yan'an, contribuait &#224; avilir, exclure et parfois ex&#233;cuter les opposants de Mao comme il l'avait fait &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des cas les plus int&#233;ressants de ces situations &#171; &#233;tant all&#233;es trop loin &#187;, outre l'&#233;pisode de la Commune de Shanghai avant l'intervention de l'arm&#233;e, fut peut-&#234;tre celui du courant Sheng Wu Lien dans la province du Huanan d'o&#249; &#233;tait originaire Mao. L&#224;-bas, &#233;tudiants et travailleurs qui avaient particip&#233; &#224; l'ensemble du processus, commenc&#232;rent &#224; r&#233;diger une s&#233;rie de textes devenus c&#233;l&#232;bres dans toute la Chine qui d&#233;non&#231;aient l'emprise d'une &#171; nouvelle bureaucratie dominante &#187; sur le pays. Bien que les &#171; Shengwuliens &#187; aient pris soin d'enrober leurs analyses de r&#233;f&#233;rences &#224; la &#171; pens&#233;e de Mao Zedong &#187; et au &#171; marxisme-l&#233;ninisme &#187;, leurs textes circul&#232;rent dans tout la Chine et notamment au sommet du parti o&#249; ils furent reconnus pour ce qu'ils &#233;taient : un d&#233;fi fondamental lanc&#233; aux deux factions se disputant le pouvoir. Ils furent &#233;cras&#233;s sans piti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres critiques int&#233;ressantes ont &#233;merg&#233; pendant les ann&#233;es de la R&#233;volution Culturelle comme celles &#233;crites par Yu Luoke, &#224; l'&#233;poque un ouvrier apprenti, et plus tard le manifeste de Wei Jingsheng (un &#233;lectricien de 28 ans au zoo de P&#233;kin) affich&#233; sur le &#171; mur de la d&#233;mocratie &#187; en 1978. Le texte de Yu &#224; l'instar de ceux des Shengwuliens circula dans toute la Chine. Il s'agissait d'une d&#233;nonciation de la d&#233;finition h&#233;r&#233;ditaire de la classe sous la R&#233;volution Culturelle, tenant compte uniquement de l'origine familiale et de la fiabilit&#233; politique plus que de la place dans les rapports de production. Yu fut ex&#233;cut&#233; en 1970. Le mur de la d&#233;mocratie cens&#233; accompagner le retour au pouvoir de Deng Xiaoping fut rendu inaccessible puis supprim&#233; en 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance de Mao triompha en 1969. Celle-ci incluait sa femme, Jiang Qing et trois autres membres, faction connue sous le nom de &#171; bande des quatre &#187;12. Ils furent arr&#234;t&#233;s et d&#233;mis de leurs fonctions peu de temps apr&#232;s la mort de Mao en 197613. On oublie souvent que cette victoire co&#239;ncidait avec le d&#233;but du rapprochement discret de Mao avec les &#201;tats-Unis pour faire contrepoids &#224; l'Union sovi&#233;tique. Suite &#224; des affrontements localis&#233;s entre forces sovi&#233;tiques et chinoises le long de leurs fronti&#232;res respectives, Mao interdit le transport de mat&#233;riel vers la Cor&#233;e du Nord ou en soutien au Vietcong, embargo qui ne prit fin qu'&#224; la fin de la guerre du Vietnam en 1975. Mao re&#231;ut le pr&#233;sident Nixon d&#233;but 1972 &#224; P&#233;kin, pendant que les &#201;tats Unis faisaient pleuvoir des bombes sur le Nord Vietnam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8389&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8389&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Les habits neufs du pr&#233;sident Mao &#187; de Simon Leys :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le principe du &#171; Grand bond en avant &#187; &#233;tait de r&#233;soudre le sous-d&#233;veloppement industriel et &#233;conomique du pays en substituant &#224; l'&#233;quipement de base qui lui faisait encore largement d&#233;faut, ou ne s'implantait qu'avec une trop grande lenteur, les ressources humaines du pays entier, galvanis&#233;es par une impulsion unanime d'enthousiasme r&#233;volutionnaire. (&#8230;) Un second trait caract&#233;ristique de l'orientation du &#171; Grand bond &#187; fut son refus du monde ext&#233;rieur, son refus de la modernit&#233;, son d&#233;sir de r&#233;int&#233;grer le giron familier de la vieille province chinoise autarcique, ce terroir archa&#239;que dont Mao lui-m&#234;me est le pur produit. (&#8230;) Dans la formation de sa pens&#233;e, les ouvrages de doctrine marxiste n'ont jamais pes&#233; lourd en regard de ses lectures chinoises classiques. (&#8230;) Trois th&#232;mes de la pens&#233;e mao&#239;ste donnent en effet la clef de la &#171; philosophie &#187; du &#171; Grand bond &#187; &#187; : 1) la force de la Chine r&#233;side dans son d&#233;nuement m&#234;me (&#8230;) 2) la seule ferveur r&#233;volutionnaire peut et doit efficacement surmonter l'obstacle des choses et transformer la mati&#232;re (&#8230;) 3) l'improvisation villageoise, le bricolage indig&#232;ne, peuvent et doivent efficacement remplacer les moyens scientifiques, techniques et industriels. En fait, ce que nous retrouvons ici, ce sont les vieilles recettes de la gu&#233;rilla men&#233;e dans l'isolement primitif des provinces int&#233;rieures, recettes qui avaient jadis assur&#233; &#224; Mao ses plus &#233;clatantes victoires. (&#8230;) Il pr&#233;f&#232;re freiner et bloquer l'&#233;volution du pays plut&#244;t que de voir celui-ci &#233;chapper &#224; son contr&#244;le, non seulement il l'immobilise, mais il le ram&#232;ne d&#233;lib&#233;r&#233;ment en arri&#232;re. (&#8230;) Non seulement les objectifs d&#233;lirants que s'&#233;tait assign&#233;s le mouvement ne furent pas atteints, mais l'&#233;conomie chinoise enti&#232;re fut long&#233;e dans le chaos, l'effort de construction du pays se retrouva paralys&#233; et bris&#233;. (&#8230;) Au sommet de l'appareil du Parti, cette nouvelle embard&#233;e infiniment plus grave que celle des &#171; Cent fleurs &#187;, provoqu&#233;e encore une fois par l'initiative irresponsable de Mao, sema la consternation. Il fallait cette fois prendre des mesures urgentes pour sauver le r&#233;gime et pr&#233;venir tout retour d'une semblable aventure. D&#232;s d&#233;cembre 1958, lors de la conf&#233;rence de Wuchang, mao fut forc&#233; d'abandonner son poste de chef d'Etat au profit de Liu Shaoqi (d&#233;cision qui devint officielle en mars 1959). La conf&#233;rence de Shanga&#239; (septi&#232;me session pl&#233;ni&#232;re du 8e Comit&#233; central, avril 1959) amor&#231;a un premier examen critique du &#171; Grand bond en avant &#187; (&#8230;) Mao se vit &#233;pargner dans l'imm&#233;diat cette mort politique qu'aurait entra&#238;n&#233; sa mise en minorit&#233; au sein du Comit&#233; central, le prix qu'il avait eu &#224; payer pour se d&#233;barrasser de son opposant le plus redoutable (Peng Dehuai) n'en &#233;tait pas moins exorbitant : le pouvoir r&#233;el &#233;tait pass&#233; maintenant entre les mains de Liu Shaoqi. (&#8230;) Entre Mao Zedong et Liu Shaoqi, il serait aussi vain de chercher &#224; d&#233;couvrir les traces d'un affrontement &#171; id&#233;ologique &#187; ou d'une contradiction &#171; philosophique &#187; qu'entre, disons, De Gaulle et Pompidou. (&#8230;) On a tent&#233; de d&#233;montrer que Liu avait jadis adopt&#233; une politique de trahison en pr&#233;conisant une collaboration avec le KMT, alors qu'en r&#233;alit&#233; Liu n'avait jamais fait que r&#233;p&#233;ter docilement les instructions de Mao : cette politique de collaboration (&#8230;) fut formul&#233;e avec le plus de force par Mao lui-m&#234;me (&#8230;) dans le c&#233;l&#232;bre opuscule &#171; De la nouvelle &#233;tape &#187;, constitu&#233; par le texte d'un discours que Mao avait prononc&#233; en octobre 1938 devant la sixi&#232;me session pl&#233;ni&#232;re du 6e Comit&#233; central. [1] (&#8230;) On accusa encore Liu d'avoir, apr&#232;s la Lib&#233;ration, pactis&#233; avec les ennemis de classe, industriels capitalistes et intellectuels bourgeois. Encore une fois, il ne faisait qu'appliquer la ligne politique d&#233;finie par Mao lui-m&#234;me [2]. On accuse Liu de connivence avec le r&#233;visionnisme sovi&#233;tique et l'on oublie que c'est sous le r&#232;gne de Liu que se consomma la rupture avec l'Union sovi&#233;tique. &#187; Cette notion d'un &#171; r&#233;visionnisme de Liu est un mythe fantastique, forg&#233; de toutes pi&#232;ces &#8211; et de fa&#231;on fort grossi&#232;re &#8211; par la propagande de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;. (&#8230;) Liu est mont&#233; au pouvoir pour r&#233;soudre de toute urgence une crise qui menace la survie m&#234;me du r&#233;gime. Il est mieux plac&#233; que quiconque pour savoir que la description faite par Peng des r&#233;sultats catastrophiques du &#171; Grand bond en avant &#187; ne rel&#232;ve pas de la &#171; calomnie contre-r&#233;volutionnaire &#187; mais constitue un diagnostic r&#233;aliste de la situation. De la t&#234;te aux pieds homme d'appareil, Liu qui avant toute chose veut sauver le r&#233;gime, doit louvoyer entre deux &#233;cueils : il faut &#233;viter une d&#233;mao&#239;sation pr&#233;matur&#233;e et spectaculaire (ce que l'initiative brutale et maladroite de Peng avait risqu&#233; de provoquer) qui, devant le pays, priverait le syst&#232;me d&#233;j&#224; si dangereusement &#233;branl&#233; de son cr&#233;dit et de son ciment ; mais il faut aussi imm&#233;diatement renverser la vapeur et sortir le pays de l'embard&#233;e d&#233;mente du &#171; Grand bond &#187;. Autrement dit, il faut en fait donner raison &#224; Peng et neutraliser l'initiative de Mao, et pour la forme condamner Peng et sauvegarder le prestige de Mao. (&#8230;) La conf&#233;rence de Lushan entreprenait aussit&#244;t d'apporter une confirmation officielle aux critiques formul&#233;es par Peng : dans son communiqu&#233; du 26 ao&#251;t, elle reconnut que les chiffres pr&#233;c&#233;demment publi&#233;s des r&#233;sultats &#233;conomiques de la premi&#232;re ann&#233;e du &#171; Grand bond &#187; avaient &#233;t&#233; artificiellement gonfl&#233;s de 40 &#224; 50%, et, en particulier, que la r&#233;colte de bl&#233; n'avait &#233;t&#233; que de 250 millions de tonnes (chiffre probablement encore gonfl&#233;) au lieu des 375 millions ant&#233;rieurement proclam&#233;s. Revers plus grave encore pour Mao, la conf&#233;rence de Lushan renversa enti&#232;rement la vapeur en ce qui regardait la poursuite du &#171; Grand bond &#187; et entreprit de d&#233;pouiller de leur contenu originel les institutions neuves que ce mouvement avait voulu imposer : les &#171; Communes populaires &#187; furent progressivement r&#233;duites &#224; l'&#233;tat de simples organes administratifs (&#8230;) Il ne faut pas croire que Liu Shaoqi, en d&#233;mantelant ainsi tout le mouvement du &#171; Grand bond &#187; ait bifurqu&#233; id&#233;ologiquement et se soit engag&#233; dans une voie &#171; r&#233;visionniste &#187;. (&#8230;) C'&#233;tait une simple alternative de vie et de mort pour le r&#233;gime. (&#8230;) Pour plus de s&#233;curit&#233;, Liu Shaoqi entreprit de renforcer sa propre &#233;quipe : ainsi, par exemple, il fit entrer Lu Dingyi et Luo Ruiqing au secr&#233;tariat du Comit&#233; central. En m&#234;me temps, il finit par reprendre directement &#224; son compte les critiques que Peng avait formul&#233;es contre le &#171; Grand bond &#187;, d&#233;clarant en janvier 1962 devant une session &#233;largie du 7&#232;me Comit&#233; central : &#171; (&#8230;.) Trois ann&#233;es de &#171; Grand bond &#187; exigeront peut-&#234;tre ensuite huit ou dix ans d'efforts pour r&#233;tablir l'ordre : &#224; ce train, le jeu ne valait pas la chandelle. &#187; (&#8230;) Mao, loin de se r&#233;signer &#224; cette retraite qu'on lui avait impos&#233;e, entreprit d&#232;s la premi&#232;re heure de mettre discr&#232;tement en place les divers jalons (&#8230;) de son retour victorieux au pouvoir. (&#8230;) En obtenant de faire nommer Lin Biao au poste de ministre de la D&#233;fense (&#224; la place de Peng Dehuai), Mao s'&#233;tait assur&#233; un atout majeur, gage de son futur retour au pouvoir. (&#8230;) Lin Biao, personnage ch&#233;tif et secret, d&#233;pourvu de prestance et d'&#233;loquence, d'une nervosit&#233; extr&#234;me et d'un aspect terne et timide, mais dou&#233; d'autre part d'une intense capacit&#233; de travail, de concentration et de calcul, &#233;tait un militaire de profession qui, dans les bornes de son m&#233;tier, s'&#233;tait acquis la r&#233;putation d'un strat&#232;ge exceptionnellement comp&#233;tent. (&#8230;) Sit&#244;t install&#233; dans cette nouvelle position, il va s'appliquer &#224; forger pour Mao l'outil qui, quelques ann&#233;es plus tard, permettra &#224; celui-ci de mener &#224; bien son coup d'Etat contre le parti : une arm&#233;e id&#233;ologiquement r&#233;organis&#233;e qui sera capable, aux heures d&#233;cisives de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;, de se substituer &#224; cet appareil du Parti sur lequel Mao avait perdu tout contr&#244;le. En fonctions depuis douze jours &#224; peine, il publie un article &#171; Marchons de l'avant &#224; grands pas en brandissant haut l'&#233;tendard rouge de la ligne g&#233;n&#233;rale du Parti et de la pens&#233;e militaire de Mao Zedong &#187;. (&#8230;) Ses compagnies d'&#233;lite serviront de prototype aux fameux &#171; d&#233;tachements de soutien &#224; la gauche &#187;, ces d&#233;tachements d'&#233;lite qui seront parachut&#233;s aux quatre coins du pays durant la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; pour &#233;craser les initiatives r&#233;volutionnaires, briser les gr&#232;ves, imposer l'ordre dans les &#233;coles et les usines, encadrer la jeunesse rebelle dans les bataillons disciplinaires, prot&#233;ger le mandarinat local, exercer les pouvoirs de police et assurer le fonctionnement des industries et des chemins de fer. (&#8230;) D&#232;s le d&#233;but de 1964, une campagne nouvelle fut lanc&#233;e, invitant l'ensemble de la population &#224; &#233;tudier et imiter l'exemple politique de l'arm&#233;e. Ce type de pr&#233;paration psychologique permettra au moment de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; de pr&#233;senter l'arm&#233;e comme la source de la doctrine correcte et la d&#233;tentrice l&#233;gitime de l'autorit&#233; politique en lieu et place du Parti renvers&#233;. (&#8230;) En 1965, on voit des officiers de l'arm&#233;e venir occuper des postes dans le domaine de la propagande &#8211; normalement un secteur clef et une chasse jalousement gard&#233;e du Parti. (&#8230;) Les &#233;v&#233;nements se pr&#233;cipitent et prennent un tour d&#233;cisif en automne 1965 : en septembre, au cours d'une r&#233;union du Comit&#233; central, mao prononce un discours pour d&#233;noncer encore une fois le mode de penser bourgeois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous le pr&#233;texte de la culture que Mao va lancer son offensive contre &#171; la pens&#233;e et la culture bourgeoises &#187;, en d&#233;non&#231;ant une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre historique intitul&#233;e &#171; La destitution de Hai Rui &#187;. En fait, la lutte pour le pouvoir n'a rien de culturel, comme le montre Simon Leys : &#171; Comment Mao r&#233;ussit sa perc&#233;e est une histoire dont l'arm&#233;e d&#233;tient la clef. (&#8230;) Son emprise sur l'arm&#233;e n'&#233;tait pas totale ; elle &#233;tait contr&#233;e par un personnage d'une consid&#233;rable puissance, Luo Roiqing, le chef de l'Etat-major g&#233;n&#233;ral. Cet obstacle fut finalement &#233;limin&#233; au d&#233;but de 1966. Luo fut arr&#234;t&#233; sous un pr&#233;texte obscur (complot contre l'Etat). (&#8230;) Avec le concours de Yang Chengwu (premier vice-dirigeant de l'Etat-major g&#233;n&#233;ral) qui fit faire mouvement aux troupes de la r&#233;gion militaire de Chine du nord, et la collusion de Fu Chongbi (commandant en second de la r&#233;gion militaire de P&#233;kin), Lin Biao va pouvoir s'assurer le contr&#244;le militaire de la ville de P&#233;kin. (&#8230;) Apr&#232;s les troupes de Lin Biao, Mao se rallie, avec la personne de Kang Shen et de Xe Fuzhi, les services de la police et des dispositifs secrets de la S&#251;ret&#233;. (&#8230;) O&#249; est-il encore question de &#171; culture &#187; et de &#171; r&#233;volution &#187; dans les sombres r&#232;glements de compte qui se jouent aux d&#233;tours des couloirs du palais ? (...) L'arm&#233;e qui avait permis &#224; Mao de s'emparer du pouvoir &#224; P&#233;kin ne pouvait se voir confier la m&#234;me t&#226;che en province. (&#8230;) Le b&#233;lier dont Mao allait se servir pour d&#233;manteler l'appareil du parti fut donc constitu&#233; par les &#171; masses r&#233;volutionnaires &#187; et, au premier rang de celle-ci, par la jeunesse. (&#8230;) Leur mysticisme na&#239;f et primitif (des Gardes rouges) se pr&#234;tait &#224; toutes les manipulations d'un vieux politicien exp&#233;riment&#233; qui, son objectif une fois atteint, n'eut ensuite aucun scrupule &#224; se d&#233;barrasser de ces innocents auxiliaires. (&#8230;) (Selon) la fameuse charte en seize points de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;, promulgu&#233;e le 8 ao&#251;t par la onzi&#232;me session pl&#233;ni&#232;re du 8&#232;me Comit&#233; central (..) les masses se voient octroyer le droit de d&#233;noncer et renverser les autorit&#233;s du Parti qui les opprimaient. Durant toute la seconde moiti&#233; du mois d'ao&#251;t jusqu'&#224; la mi-septembre, la Chine explose en proie &#224; sa jeunesse. Partout dans les provinces, les Gardes rouges mettent les autorit&#233;s locales en accusation, mais celles-ci se d&#233;fendent en organisant leurs propres Gardes rouges : la confusion est bient&#244;t totale. Le 25 janvier, Mao Zedong appela l'arm&#233;e &#224; &#171; soutenir la gauche (&#8230;) m&#234;me quand elle se trouvait &#234;tre minoritaire. &#187; Le 5 f&#233;vrier, ayant ainsi re&#231;u l'appui de l'arm&#233;e, et seulement alors, les mao&#239;stes de Shanga&#239; r&#233;ussirent &#224; s'emparer du Comit&#233; du Parti, de la municipalit&#233; et annonc&#232;rent l'&#233;tablissement de la Commune de Shanga&#239;. Le 7 f&#233;vrier, cette appellation &#171; Commune &#187; se trouvait d&#233;savou&#233;e par P&#233;kin, elle devait &#234;tre remplac&#233;e le 24 par un nouvel organe, le &#171; Comit&#233; r&#233;volutionnaire &#187; de Shanga&#239;. (&#8230;) Trois autres Comit&#233;s r&#233;volutionnaires s'&#233;taient form&#233;s au Heilongjiang le 31 janvier, au Shandong le 3 f&#233;vrier, au Guizhou le 13 f&#233;vrier, et au Shanxi le 18 mars. (&#8230;) La lutte entre les deux camps pi&#233;tine, s'enfonce dans la violence et le chaos. P&#233;kin lui-m&#234;me a du mal &#224; reconna&#238;tre ses propres fid&#232;les, car souvent les oppositions se cristallisent autour d'individus. (&#8230;) L'arm&#233;e arbitre le combat. (&#8230;) Le plus souvent, cette intervention de l'arm&#233;e tend &#224; faire pencher la balance des forces du c&#244;t&#233; de l'ordre &#233;tabli, c'est-&#224;-dire de l'appareil traditionnel du Parti, et tourne au d&#233;savantage de la &#171; gauche &#187; qu'elle &#233;tait suppos&#233;e soutenir. (&#8230;) Des conflits graves se sont produits dans le Nord-Est : les 20.000 ouvriers des usines automobiles de Chang-chun sont entr&#233;s en gr&#232;ve et ont mis &#224; sac deux &#233;coles qui servaient de centrale aux Gardes rouges. Au Heilongjiang, au cours d'une bataille rang&#233;e, un important groupe mao&#239;ste s'est fait &#233;craser par une coalition d'ouvriers et de soldats. (&#8230;) Le 22 mai, le &#171; Rennin ribao &#187; publiait sous le titre &#171; Cesser imm&#233;diatement la lutte arm&#233;e &#187; un important &#233;ditorial d&#233;non&#231;ant &#171; le courant vicieux de violence qui vient brouiller la ligne g&#233;n&#233;rale de la R&#233;volution culturelle, d&#233;truit la production, les finances de l'Etat et l'ordre r&#233;volutionnaire (&#8230;). &#187; Les heurts les plus graves et les plus violents opposent en g&#233;n&#233;ral des coalitions de paysans, d'ouvriers et de soldats aux groupes de &#171; rebelles &#187; mao&#239;stes. (&#8230;) Simultan&#233;ment, le culte de la personne m&#234;me du &#171; grandiose pilote, grandiose chef, grandiose g&#233;n&#233;ral en chef, grandiose ma&#238;tre &#224; penser, supr&#234;mement bien-aim&#233; pr&#233;sident Mao &#187; d&#233;borde largement le seul hommage rendu &#224; sa personne (&#8230;) D'autre part, la comm&#233;moration du 46e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois a fourni une nouvelle occasion d'intensifier la mao&#239;sation du Parti : le Parti n'existe que par Mao, il est &#171; sa cr&#233;ation personnelle &#187; (tant pis pour la v&#233;rit&#233; historique) (&#8230;) &#171; s'&#233;carter de la pens&#233;e Mao Zedong &#233;quivaut &#224; renier fondamentalement le marxisme-l&#233;ninisme &#187; (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comme partout ailleurs, la tornade de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; n'avait laiss&#233; &#224; Wuhan que l'arm&#233;e comme seule autorit&#233; organis&#233;e. Celle-ci se trouvait plac&#233;e sous les ordres du g&#233;n&#233;ral Chen Zaidao (&#8230;) qui se trouvait associ&#233; aux commandants de r&#233;gions militaires (&#8230;) qui avaient oppos&#233; une r&#233;sistance active &#224; la vague mao&#239;ste. (&#8230;) La ville ne comptait pas moins de 53 groupes de &#171; rebelles-r&#233;volutionnaires &#187; qui, rivalisant dans la lutte pour le pouvoir, s'opposaient constamment en des affrontements sanglants. Chen Zaidao choisit de soutenir avec ses troupes une puissante organisation appel&#233;e &#171; le million de h&#233;ros &#187;, laquelle &#233;tait principalement form&#233;e d'ouvriers d'usines (2000 ateliers et &#233;tablissements miniers se mirent en gr&#232;ve du 29 avril au 30 juin pour grossir ses rangs), d'ouvriers de chemin de fer et de paysans, tous ennemis jur&#233;s des Gardes rouges mao&#239;stes. (&#8230;.) En juin, une bataille de rue fit 350 morts et 1500 bless&#233;s. En juillet, les mao&#239;stes se voyaient sur le point d'&#234;tre balay&#233;s. P&#233;kin envoya &#224; Wuhan deux &#233;missaires du plus haut rang pour tenter d'imposer une tr&#234;ve : Xie Fuzhi et Wang Li. (&#8230;) Chen Zaidao, exasp&#233;r&#233; par l'ing&#233;rence du groupe de la R&#233;volution culturelle et se sentant fort du soutien des chefs des r&#233;gions militaires limitrophes, l&#226;cha la brise &#224; ses troupes. Le 20 (juillet 1967), un d&#233;tachement militaire second&#233; par les milices prol&#233;tariennes du &#171; Million de h&#233;ros &#187; investit l'a&#233;roport, la gare, les quais du Fleuve Bleu et les principales art&#232;res de la ville. La r&#233;sidence o&#249; logeaient Xie et Wang fut prise d'assaut, Wang fut enlev&#233;, tra&#238;n&#233; devant la foule, sauvagement battu puis s&#233;questr&#233;. Si, &#224; ce moment les autorit&#233;s de P&#233;kin avaient c&#233;d&#233; &#224; la tentation d'une intervention directe pour lib&#233;rer Wang Li, elles auraient port&#233; les division internes de l'arm&#233;e jusqu'&#224; leur point d'explosion, et presque s&#251;rement entra&#238;n&#233; une guerre civile. (&#8230;) Cette m&#234;me journ&#233;e du 20, Zhou Enla&#239; se rendit &#224; Wuhan pour n&#233;gocier la lib&#233;ration de Wang Li. (&#8230;) Le 24, les canonni&#232;res de la flotte de la mer de Chine orientale remontaient le Fleuve Bleu jusqu'&#224; Wuhan, cependant que des unit&#233;s de parachutistes reprenaient le contr&#244;le des points strat&#233;giques de la ville, d&#233;sarmaient l'unit&#233; (de l'arm&#233;e) ainsi que le &#171; Million de h&#233;ros &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ao&#251;t 1967 - Un an apr&#232;s le d&#233;clenchement de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;, le pays ne fait que s'enfoncer toujours plus avant dans un chaos et dans des violences dont maintenant presque plus aucune province n'est exempte. La situation est particuli&#232;rement grave au Hubei, au Hunan, Jianxi, Sichuan, Guangxi, &#224; Nankin, &#224; Shanga&#239; et surtout &#224; Canton ; des troubles sont &#233;galement signal&#233;s au Henan, au Shanxi, au Zhejiang, au Fujian, au Shandong, en Mongolie int&#233;rieure, au Yunnon et au Guizhou, plusieurs villes du Nord-Est sont le th&#233;&#226;tre de violences ininterrompues. (&#8230;) La mutinerie de Wuhan qui, &#224; la fin de juillet, avait mis le pays &#224; un doigt de la guerre civile, a &#233;t&#233; un terrible coup de semonce pour le pouvoir mao&#239;ste. Celui-ci en tire maintenant les le&#231;ons et amorce un complet changement de cap. (&#8230;) D&#233;pouiller la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; de tout contenu, tel est le prix que p&#233;kin a d&#251; payer pour acheter le ralliement des militaires. Non seulement les auteurs de la mutinerie (de Wuhan) n'ont pas &#233;t&#233; ch&#226;ti&#233;s, mais au contraire, pour achever d'apaiser les mutins, c'est leur victime qui se trouve maintenant frapp&#233;e de disgr&#226;ce ! (&#8230;) La chute de Wang Li est un &#233;v&#233;nement lourd de signification. Wang Li &#233;tait l'un des principaux porte-parole de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;, son &#233;cartement indique que la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; vient en fait d'abdiquer ses objectifs extr&#234;mes, pour ne plus subsister que comme une &#233;tiquette coll&#233;e sur une pr&#233;caire coalition d'int&#233;r&#234;ts. (&#8230;) La &#171; R&#233;volution culturelle &#187; ne pouvant &#234;tre poursuivie, on annonce que sa victoire est accomplie. L'autorit&#233; de Mao lui-m&#234;me est invoqu&#233;e pour d&#233;clarer qu' &#187;au sein du prol&#233;tariat, il n'existe fondamentalement pas de conflits d'int&#233;r&#234;t, et il n'y a d&#232;s lors aucune raison de voir s'y d&#233;velopper des factions rivales &#187; (&#8230;) Les rebelles-r&#233;volutionnaires ne sont plus repr&#233;sent&#233;s directement dans les Comit&#233;s r&#233;volutionnaires (&#8230;) il faut t&#233;moigner de mansu&#233;tude &#224; l'&#233;gard des cadres fautifs ; pour qu'ils puissent r&#233;int&#233;grer leur ancien poste, il suffit qu'ils aient pris conscience de leurs erreurs pass&#233;es, et soient d&#233;termin&#233;s &#224; suivre dor&#233;navant la pens&#233;e de Mao Zedong. (&#8230;) Le Groupe de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; ainsi mis en veilleuse, les Gardes rouges sont forc&#233;s de suspendre leurs activit&#233;s, cependant que l'arm&#233;e se trouve partout plac&#233;e aux leviers de commande. La propagande s'emploie &#224; soigner l'image des militaires (&#8230;) sur le th&#232;me : &#171; l'arm&#233;e aime le peuple, le peuple soutient l'arm&#233;e &#187;. (&#8230;) Etrange &#171; prise de pouvoir &#187; qui consiste &#224; remettre le pouvoir &#224; ceux qui le poss&#233;daient d&#233;j&#224;, &#233;trange &#171; r&#233;volution &#187; qui d&#233;nie tout pouvoir aux r&#233;volutionnaires, pour consolider l'autorit&#233; des repr&#233;sentants de l'ordre traditionnel : la bureaucratie du Parti, l'arm&#233;e et la police. (&#8230;) Mais en trahissant ainsi tous les objectifs d&#233;clar&#233;s de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;, les autorit&#233;s mao&#239;stes ne font qu'enflammer plus encore la fureur de l' &#171; extr&#234;me gauche &#187; qui, en province, s'obstine dans son combat d&#233;sesp&#233;r&#233;. C'est ainsi que de vives &#233;chauffour&#233;es continuent &#224; se produire un peu partout (Liaoning, Hunan, Sichuan, Guangdong, Guizhou et Yunnan). (&#8230;) La fa&#231;on sommaire et impitoyable, dont les autorit&#233;s ont maintenant entrepris de traiter tous les fauteurs de troubles, traduit leur inqui&#233;tude devant ce dangereux affaiblissement de discipline qui pourrait devenir propice au d&#233;veloppement d'une activit&#233; politique clandestine. (&#8230;) Le r&#233;gime n'a jamais &#233;t&#233; plus vuln&#233;rable qu'il ne l'est aujourd'hui : une seule &#233;tincelle &#8211; c'est-&#224;-dire un seul cri de ralliement r&#233;volutionnaire qui serait lanc&#233; par une poign&#233;e d'hommes nouveaux &#8211; suffirait &#224; tout faire sauter. (&#8230;) Lors du premier mai, il n'y a pas eu de d&#233;fil&#233; &#224; P&#233;kin (&#8230;) Cette suppression de d&#233;fil&#233;, sans pr&#233;c&#233;dent dans les annales du r&#233;gime, est vraiment surprenante, surtout au moment o&#249; l'on veut faire croire que la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; a d&#233;j&#224; remport&#233; sa &#171; victoire d&#233;cisive &#187;. Pareille d&#233;rogation &#224; l'usage &#233;tabli n'a pu &#234;tre d&#233;cid&#233;e sans raison grave : il semble en fait que les autorit&#233;s mao&#239;stes ne soient m&#234;me plus certaines de pouvoir enti&#232;rement contr&#244;ler la situation dans la capitale. (&#8230;) Les effectifs de l'arm&#233;e pour l'ensemble du pays seront augment&#233;s cette ann&#233;e d'une lev&#233;e extraordinaire de 600.000 hommes. (&#8230;) A la fin de juillet, le glas se mit &#224; sonner pour les derniers survivants de l'activisme r&#233;volutionnaire, avec l'ordre donn&#233; aux &#171; groupes ouvriers-soldats de propagande de la pens&#233;e Mao Zedong &#187; d'occuper les universit&#233;s et d'y proc&#233;der &#224; un nettoyage g&#233;n&#233;ral. (&#8230;) ordre est intim&#233; aux Gardes rouges de se soumettre enti&#232;rement. (&#8230;) Un mouvement de transplantation de certaines couches de la population urbaine vers les campagnes est en train de se d&#233;velopper dans la Chine enti&#232;re avec une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent. (&#8230;) La toute derni&#232;re instruction de Mao : &#171; Il est tr&#232;s n&#233;cessaire que la jeunesse intellectuelle se rende dans les villages et re&#231;oive une r&#233;&#233;ducation de la part des paysans pauvres et moyens-inf&#233;rieurs. &#187; (&#8230;) Il ne s'agit pas d'une p&#233;riode temporaire de r&#233;&#233;ducation, mais bien d'une installation d&#233;finitive. Le groupe principalement vis&#233; est la jeunesse &#233;tudiante &#224; partir de l'&#226;ge de quinze ans. Sont &#233;galement concern&#233;s les intellectuels en g&#233;n&#233;ral, et, en particulier, les enseignants, les m&#233;decins et le personnel infirmier. (&#8230;) Pr&#233;venir la formation d'&#233;lites urbaines, r&#233;duire l'&#233;cart entre les villes et les campagnes, r&#233;soudre le probl&#232;me du ch&#244;mage urbain et de l'approvisionnement des villes en produits agricoles, r&#233;duire le nombre des consommateurs urbains non productifs, en les transformant en main d'&#339;uvre agricole, briser et disperser les noyaux oppositionnels des villes, faire &#233;clater les vieux cadres sociaux en brisant les liens de famille et de terroir. (&#8230;) Pour les citadins, ce d&#233;part sans espoir de retour vers des villages lointains, o&#249; les conditions de vie sont encore tr&#232;s primitives, est ressenti comme un exil et un ch&#226;timent. Du c&#244;t&#233; des paysans qui doivent les accueillir, le m&#233;contentement n'est pas moindre : ces nouveaux venus d&#233;moralis&#233;s et d&#233;pourvus d'exp&#233;rience, plut&#244;t que des auxiliaires, repr&#233;sentent d'abord des bouches suppl&#233;mentaires &#224; nourrir, des parasites qu'il faut loger et entretenir, bref un accroissement de charge pour les villages. L'assembl&#233;e provinciale des d&#233;l&#233;gu&#233;s du Parti en pr&#233;paration du 9e congr&#232;s (&#8230;) : &#171; Tout r&#233;cemment, l'ennemi de classe a repris &#224; son compte le mot d'ordre r&#233;volutionnaire &#171; lutter contre la restauration du pass&#233; &#187; et s'en est servi pour faire d&#233;vier l'orientation de la lutte et retourner le fer de lance contre les groupes ouvriers de propagande de la pens&#233;e Mao Zedong, contre l'arm&#233;e de lib&#233;ration et contre les nouveaux membres des Comit&#233;s r&#233;volutionnaires (&#8230;) C'est le fait d'individus d'extr&#234;me gauche : arrogants, ils se parent de leurs anciens m&#233;rites r&#233;volutionnaires pour se dispenser de toute contribution pr&#233;sente ; ils luttent pour leurs petites cliques personnelles, substituent les sentiments &#224; la politique (&#8230;) D&#232;s que les masses se saisissent d'un mauvais &#233;l&#233;ment, ils plaident en faveur de celui-ci, disent &#171; qu'on ne doit pas traiter ainsi un ancien compagnon de lutte &#187;. Ils s&#232;ment la zizanie dans les rangs r&#233;volutionnaires, excitent les masses contre les masses, font d&#233;vier l'orientation de la lutte. (&#8230;) Les t&#226;ches les plus importantes pour le moment sont de purifier nos rangs de mani&#232;re &#224; jeter une base solide pour la rectification et la reconstruction du Parti, soutenir l'arm&#233;e, consolider l'arm&#233;e et les masses, s'inspirer de l'exemple de l'arm&#233;e. &#187; Ce remarquable texte est si parfaitement &#233;clairant dans sa description qu'il se passe de commentaire. On pourrait simplement le sous-titrer, comme le reste de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; tout enti&#232;re : &#171; La mao&#239;sme contre la r&#233;volution &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans la plupart des provinces, la formule du Comit&#233; r&#233;volutionnaire finissait par &#233;quivaloir ainsi &#224; une prise en charge par l'arm&#233;e (commandement de la r&#233;gion militaire) de l'ensemble des rouages politico-administratifs. Les organisations &#171; rebelles &#187; se voyaient pratiquement &#233;cart&#233;es du pouvoir, voire m&#234;me brutalement &#233;cras&#233;es et la &#171; r&#233;volution culturelle &#187; se trouvait ainsi vid&#233;e de son contenu originel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un texte d'avertissement que le Comit&#233; central a lanc&#233; &#224; la province de Shangxi (&#8230;) : une petite poign&#233;e d'ennemis de classe et d'&#233;l&#233;ments mauvais se sont insinu&#233;s parmi les organisations de masse, ont eu recours &#224; des m&#233;thodes de fonctionnalisme capitaliste pour aveugler une partie des masses et refuser d'accepter les ordres (&#8230;) il excitent ou menacent les ouvriers pour qu'ils interrompent le travail et arr&#234;tent la production, incitent les paysans &#224; descendre en ville pour y cr&#233;er des &#233;chauffour&#233;es, sabotent la production agricole et industrielle (&#8230;) l'arm&#233;e les encerclera, les poursuivra et les arr&#234;tera. (&#8230;) En ce qui concerne les individus d&#233;prav&#233;s qui excitent les ouvriers pour qu'ils d&#233;sertent la production et leur poste de travail, ils seront punis conform&#233;ment &#224; la loi. En ce qui concerne les masses qui, aveugl&#233;es par les mensonges, ont quitt&#233; la production et leurs postes de travail, il faut proc&#233;der &#224; leur &#233;ducation et les pousser &#224; regagner leurs postes. A dater du jour de la publication de cet avertissement, ceux qui auront laiss&#233; s'&#233;couler plus d'un mois sans regagner leur travail en usine ou au bureau, veront leur salaire suspendu. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'entreprise de reconstruction du parti dans le pays entier s'est faite au b&#233;n&#233;fice de la vieille garde bureaucratique partout r&#233;habilit&#233;e et de l'arm&#233;e toujours plus influente. (&#8230;) Ainsi, un homme comme Zao Ziyang par exemple, ex-premier secr&#233;taire du Comit&#233; provincial du Parti pour le Guandong en f&#233;vrier 1968. Lors de l'inauguration du Comit&#233; r&#233;volutionnaire du Guandong, il fut publiquement d&#233;nonc&#233; comme l' &#187;agent du Krouchtchev chinois &#187; (&#8230;) Il vient maintenant de refaire surface comme secr&#233;taire du nouveau comit&#233; du Parti en Mongolie int&#233;rieure. Les exemples de cet ordre pourraient &#234;tre multipli&#233;s &#224; l'infini : ainsi au Guangxi, Wei Gaoqing, personnellement responsables de grands massacres de rebelles-r&#233;volutionnaires dans cette province (massacres qui en 1968 firent 100.000 morts et d&#233;truisirent la plus grande partie de la ville de Wuzhou) est devenu maintenant le premier secr&#233;taire du nouveau Comit&#233; provincial du parti. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1966 : la &#171; R&#233;volution culturelle &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritablement isol&#233;e, oblig&#233;e de &#171; compter sur ses propres forces &#187; alors qu'elle p&#226;tit d'un retard technologique important et des cons&#233;quences d&#233;sastreuses du Grand Bond, la Chine voit ses contradictions internes pousser au paroxysme. C'est la forme m&#234;me du &#171; mao&#239;sme &#187; qui est remise en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est fin 1965 que la crise &#233;clate avec la R&#233;volution Culturelle, qui n'a eu de culturel que le pr&#233;texte initial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; &#224; partir de 1963, la pression de l'isolement international de la Chine a accentu&#233; les divisions &#224; l'int&#233;rieur de la classe dirigeante chinoise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien plus que sur les choix proprement &#233;conomiques, les tiraillements s'expriment dans les questions militaires et sur l'attitude &#224; adopter face &#224; la guerre du Vietnam, entre des concessions &#224; l'URSS et un nationalisme chinois intransigeant pr&#244;n&#233; par Mao.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, comme de nouvelles aventures &#233;conomiques dans le style du Grand Bond en avant sont exclues, l'offensive de Mao pour prolonger un &#171; mao&#239;sme &#187; &#233;branl&#233; privil&#233;gie cet axe nationaliste. La conception populiste de l'arm&#233;e est ainsi diffus&#233;e par Lin Biao (plac&#233; d&#232;s 1959 par Mao au poste de Ministre de la D&#233;fense apr&#232;s la destitution de Peng Duha&#239;) dans un opuscule publi&#233; en 1965 sur la &#171; guerre populaire &#187;, id&#233;ologie qu'il n'a cess&#233; d'implanter dans l'arm&#233;e en 1960-62.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233;, la conception d'une arm&#233;e &#171; professionnaliste &#187; implique un rapprochement avec l'URSS et une entr&#233;e en guerre de la Chine aux c&#244;t&#233;s de l'URSS au Vietnam (alors que Mao rejette la demande d'Ho Chi Minh de consid&#233;rer les propositions sovi&#233;tiques d'intervention commune). C'est la conception de Peng Duha&#239;, reprise par le chef d'Etat-major g&#233;n&#233;ral Luo Ruiqing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est caract&#233;ristique que la R&#233;volution culturelle a d&#233;marr&#233; v&#233;ritablement par un coup d'Etat militaire &#224; l'instigation de Mao. D&#233;but 1966, Lin Biao fait arr&#234;ter le chef d'Etat major g&#233;n&#233;ral Luo Ruiqing &#233;limin&#233; en coulisse. C'est ensuite dans le journal de l'arm&#233;e que paraissent les deux premiers articles marquants de la R&#233;volution Culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;clatement de la R&#233;volution Culturelle exprime la crise de perspective qui divise la classe dirigeante chinoise, crise exacerb&#233;e par l'isolement international et la rupture &#233;conomique et technique avec l'URSS. Mais elle traduit aussi la n&#233;cessit&#233; de d&#233;tourner les aspirations r&#233;volutionnaires des masses, de la jeunesse en particulier, mais aussi sans doute d'une partie de la classe ouvri&#232;re, &#224; qui on d&#233;signe des victimes expiatoires, au plus haut sommet du r&#233;gime, pour essayer de sauver le r&#233;gime lui-m&#234;me. Et pour les d&#233;tourner, on les a oppos&#233; les uns aux autres : la r&#233;volte de la jeunesse a &#233;t&#233; utilis&#233;e contre celle de la classe ouvri&#232;re et vice-versa. La R&#233;volution Culturelle n'aurait pas eu cette ampleur si elle n'avait pas &#233;t&#233; aussi le d&#233;tournement de risques r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution Culturelle a &#233;t&#233; initi&#233;e par la tentative de re-prise du pouvoir par Mao, en minorit&#233; au sein de la classe dirigeante chinoise suite &#224; la catastrophe du Grand Bond. Mais en d&#233;finitive, dix ans de R&#233;volution Culturelle n'ont pas permis &#224; Mao de faire triompher un mao&#239;sme d&#233;j&#224; fortement &#233;branl&#233; et d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa lutte d'appareil, Mao n'a pas eu de base sociale. Au d&#233;but, seule une fraction de l'arm&#233;e lui &#233;tait acquise. C'est pour cela que Mao a d&#251; mobiliser les Gardes Rouges, qui ne constituaient pas pour autant une base sociale mais une jeunesse manipul&#233;e. Au bout d'un an &#224; peine, Mao est oblig&#233; de faire appel &#224; l'arm&#233;e contre les Gardes Rouges pour maintenir l'ordre, et finalement la R&#233;volution culturelle conduit &#224; un renforcement sans pr&#233;c&#233;dent du pouvoir de l'arm&#233;e en Chine, au d&#233;triment m&#234;me de l'appareil du Parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution Culturelle a donc constitu&#233; une derni&#232;re fuite en avant de Mao, qui s'est lanc&#233; dans cette reconqu&#234;te d&#233;sesp&#233;r&#233;e du pouvoir, avec toutes les cons&#233;quences impr&#233;vues d'une telle aventure. En effet, manipuler les masses ne signifie pas que Mao en gardait le contr&#244;le, mais qu'il &#233;tait oblig&#233; de d&#233;tourner en permanence leur r&#233;volte vers de nouveaux exutoires, d'alterner d&#233;magogie et r&#233;pression &#224; leur &#233;gard. Comme la r&#233;volte des masses (de la jeunesse, jeunesse pauvre comprise) n'a jamais r&#233;ussi &#224; cibler le r&#233;gime tout entier, elle s'est enfonc&#233;e dans un cycle de violences d'autant plus d&#233;chirantes qu'elles &#233;taient sans perspective.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volte sans perspective des masses, alli&#233;e &#224; l'impuissance de la classe dirigeante &#224; trouver une solution politique stable a donc plong&#233; le pays dans des convulsions douloureuses pendant 10 ans. Car ce n'est qu'en 1976 apr&#232;s la mort de Mao que les derniers avatars de la R&#233;volution culturelle sont &#233;limin&#233;s avec la liquidation au sommet de la &#171; Bande des Quatre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est remarquable que 10 ans de R&#233;volution Culturelle n'ont pas eu pour objet contester s&#233;rieusement les nouvelles orientations &#233;conomiques initi&#233;es d&#232;s 1962 par Liu Shaoqi et Deng Xiaoping en faveur de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Il est remarquable en particulier que l'essor du priv&#233; dans les campagnes se soit fait pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette &#233;poque !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les efforts &#233;conomiques de la Chine envers et contre tout sont illustr&#233;s par l'explosion de la premi&#232;re bombe chinoise en octobre 1964, suivie d'une seconde en mai 1965, une troisi&#232;me en mai 1966 (en pleine r&#233;volution culturelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, c'est &#224; l'occasion de la R&#233;volution Culturelle que le nationalisme chinois a &#233;t&#233; r&#233;affirm&#233; avec force en opposition &#224; l'URSS. Apr&#232;s les tensions militaires aux fronti&#232;res en mars 1969 puis en ao&#251;t 1969 au Xinkiang, la menace d'une attaque sovi&#233;tique semble imminente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution Culturelle a donc &#233;t&#233; l'occasion de d&#233;montrer que la rupture sino-sovi&#233;tique &#233;tait irr&#233;versible. Aussi, il n'est pas si paradoxal que des experts am&#233;ricains aient envisag&#233; d&#232;s 1966 de rectifier la politique des USA vis-&#224;-vis de la Chine, et que les dirigeants am&#233;ricains ne se soient pas laiss&#233;s abuser par la d&#233;magogie de la R&#233;volution Culturelle quand ils reprennent les relations avec la Chine en 1971. L'isolement de la Chine prend fin en 1971 avec l'invitation faite aux pongistes am&#233;ricains, suivie de pr&#232;s en juillet 1971 par la visite de Nixon &#224; P&#233;kin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Les habits neufs du pr&#233;sident Mao &#187; de Simon Leys :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La &#171; R&#233;volution culturelle &#187; qui n'eut de r&#233;volutionnaire que le nom, et de culturel que le pr&#233;texte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir. (&#8230;) Dans la suite de l'&#233;v&#233;nement, un courant de masse authentiquement r&#233;volutionnaire se d&#233;veloppa spontan&#233;ment &#224; la base, se traduisant par des mutineries militaires et par de vastes gr&#232;ves ouvri&#232;res ; celles-ci, qui n'avaient pas &#233;t&#233; pr&#233;vues au programme, furent impitoyablement &#233;cras&#233;es. En Occident, certains commentateurs persistent &#224; s'attacher litt&#233;ralement &#224; l'&#233;tiquette officielle et veulent prendre pour point de d&#233;part de leurs gloses le concept de &#171; r&#233;volution de la culture &#187; (&#8230;) Les mao&#239;stes de Chine, eux, ne s'embarrassent pourtant plus de telles d&#233;licatesses : la d&#233;finition de la &#171; R&#233;volution culturelle &#187; comme une lutte pour s'emparer du pouvoir n'est en effet pas une cr&#233;ation des adversaires du r&#233;gime, c'est d&#233;finition officielle propos&#233;e par P&#233;kin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Bureaucratie, bagnes et business &#187; de Hsi Hsuan-wou et Charles Reeve :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Kouan Pou-Liao : Lorsqu'il prend le pouvoir, en 1949, le parti est d&#233;j&#224; li&#233; par un contrat implicite &#224; la classe des paysans pauvres. C'est dans les zones rurales qu'il a b&#226;ti son soutien de masse, c'est l&#224; qu'il a puis&#233; ses forces militantes. Au cours des ann&#233;es agit&#233;es de la pr&#233;tendue r&#233;volution culturelle, lorsque l'arm&#233;e et les mao&#239;stes &#233;prouvaient des difficult&#233;s &#224; reprendre le contr&#244;le de l'Etat, le parti a contract&#233; une fois de plus une &#233;norme dette envers la paysannerie. Lorsqu'en avril 1967, Mao mettait en garde contre &#171; l'anarchisme (qui) dissous les objectifs de notre lutte et d&#233;tourne son orientation g&#233;n&#233;rale &#187; (Le Quotidien du peuple, 26 avril 1967), il se r&#233;f&#233;rait au danger que repr&#233;sentaient les groupes rebelles. Ces rebelles &#233;taient en effet en passe de prendre la t&#234;te d'un mouvement social qui &#233;chappait de plus en plus au contr&#244;le des forces bureaucratiques qui l'avaient d&#233;clench&#233;. Les tendances mao&#239;stes voulaient se servir de la r&#233;volution culturelle pour &#233;purer et r&#233;former le parti. Il n'&#233;tait nullement question pour elles de le d&#233;truire, comme le proposaient les rebelles. D&#233;bord&#233; sur sa gauche, Mao a ressorti sa vieille recette : &#171; l'encerclement des villes par les campagnes &#187;. (&#8230;) Cela signifiait que sa fraction dans le parti devait recruter des forces dans la paysannerie pour &#233;craser l'ennemi : en l'esp&#232;ce les tendances radicales qui &#233;mergeaient de l'agitation sociale urbaine. L'immense force r&#233;actionnaire des paysans devait &#234;tre jet&#233;e dans la bataille &#224; c&#244;t&#233; des tendances conservatrices du parti et de la bureaucratie syndicale. Les milices paysannes, solidement encadr&#233;es par les mao&#239;stes, allaient pr&#234;ter main forte &#224; l'arm&#233;e pour &#233;craser les d&#233;bordements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Reeve : Un participant actif de ce mouvement (Houa Lin-chan) a pr&#233;cis&#233;, quelques ann&#233;es plus tard, les circonstances de l'affrontement : &#171; En juillet 1967, Mao, voyant qu'il ne reprenait pas le contr&#244;le des usines, a tout simplement envoy&#233; l'arm&#233;e contre les rebelles. Il y a eu des affrontements. Les militaires nous disaient : &#171; M&#234;me si vous &#234;tes majoritaires, que repr&#233;sentez-vous de l'ensemble de la Chine ? &#187; Alors, nous nous sommes dit qu'il fallait convaincre les paysans de nous suivre. La tentative de mobilisation de &#171; rebelles paysans &#187; a &#233;t&#233; un &#233;chec total. (&#8230;) D'ailleurs, la f&#233;roce bataille dans laquelle s'est achev&#233;e la R&#233;volution culturelle a, avant tout, oppos&#233; paysans et citadins. A Kouei-lin, 90% de la population &#233;tait du c&#244;t&#233; des rebelles. Le parti ne pouvant reprendre la ville avec les 10% restants, il a d&#251; mobiliser des dizaines de milliers de paysans ; chaque village devait envoyer son &#171; d&#233;tachement &#187; qui &#233;tait arm&#233; par le parti. &#187; Aujourd'hui, lorsqu'il s'agit d'expliquer la &#171; r&#233;volution culturelle &#187;, les m&#233;dias et les intellectuels occidentaux restent complices de la classe dirigeante chinoise : ils reproduisent inlassablement la version fabriqu&#233;e en Chine par les bureaucrates victorieux. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kouan Pou-liao : (&#8230;) Ce que l'on appelle aujourd'hui la r&#233;volution culturelle est, en fait, la contre-r&#233;volution qui a &#233;cras&#233; dans le sang les tendances dont les buts d'&#233;mancipation sociale allaient &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts de ceux qui avaient d&#233;clench&#233; l'agitation. (&#8230;) La fin de la r&#233;volution culturelle avait ramen&#233; un certain calme dans les usines. Le massacre des rebelles par l'arm&#233;e et par les milices paysannes avait sauv&#233; le parti in extremis. Peu &#224; peu, la terreur qui s'&#233;tait abattue sur les villes chinoises s'&#233;tait dissip&#233;e. (&#8230;) La poursuite des luttes politiques mobilisait surtout les cadres et les activistes de base du parti. La grande masse des travailleurs restait en dehors de cette agitation, attendant l'accalmie tout en tirant profit de la d&#233;sorganisation bureaucratique pour survivre. (&#8230;) Les ouvriers vivaient enferm&#233;s dans les gigantesques complexes industriels. C'est en se repliant sur ces lourdes structures que la classe ouvri&#232;re chinoise avait r&#233;ussi &#224; se prot&#233;ger des luttes au sein de la bureaucratie. Pendant toutes ces ann&#233;es, elle a sans cesse n&#233;goci&#233; son soutien passif aux lignes successives du parti, en &#233;change de garanties sur le statut de l'ouvrier permanent, le bol de riz en fer sorti intact de tant d'ann&#233;es d'agitation et de luttes de pouvoir. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Houa Lin-chan : En Occident, on parle de gardes rouges comme si cela avait &#233;t&#233; un corps homog&#232;ne. En Chine, quand quelqu'un se pr&#233;sente comme garde rouge, on lui demande aussit&#244;t : Tu &#233;tais rebelle ou conservateur ? &#187; (&#8230;) (Entre &#233;coliers rebelles et ouvriers), il y avait de grands probl&#232;mes de communication qui tenaient au fait que nous ne connaissions pas la vie r&#233;elle des usines, les probl&#232;mes auxquels sont confront&#233;s les travailleurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article77&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article77&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion ouvri&#232;re pendant la r&#233;volution culturelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'examiner plus en d&#233;tail la r&#233;bellion des travailleurs temporaires, il peut &#234;tre utile de rappeler bri&#232;vement les &#233;v&#233;nements des premiers mois de la R&#233;volution culturelle, lorsque l'agitation ouvri&#232;re &#233;tait &#224; son apog&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shanghai &#233;tait au centre des troubles ouvriers au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle, mais le mouvement dans son ensemble a commenc&#233; en juin 1966 &#224; P&#233;kin. Sa premi&#232;re manifestation &#8211; les &#233;tudiants Gardes Rouges, qui apparurent ce mois-l&#224; dans les coll&#232;ges et les universit&#233;s &#8211; &#233;tait domin&#233;e par les enfants des cadres de haut rang. Ces jeunes ont concentr&#233; leurs attaques contre les enseignants et les membres des anciennes &#233;lites culturelles et intellectuelles. Mao a donn&#233; sa b&#233;n&#233;diction &#224; ce mouvement, mais &#224; partir d'ao&#251;t 1966, l'agenda et les objectifs ont commenc&#233; &#224; changer, &#224; mesure que d'autres &#233;tudiants, et finalement des travailleurs, entraient dans la m&#234;l&#233;e. Certains chercheurs d&#233;crivent cette p&#233;riode comme la &#171; R&#233;volution culturelle populaire &#187;, qui a dur&#233; jusqu'&#224; ce qu'une r&#233;action n&#233;gative des conservateurs commence s&#233;rieusement en janvier 1967.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines apr&#232;s le d&#233;but du mouvement, le 18 ao&#251;t 1966, le Comit&#233; central du PCC a rendu une d&#233;cision sur l'orientation du mouvement. la R&#233;volution culturelle, marquant le passage de la purge des &#233;lites culturelles &#224; une attaque contre les &#171; routiers capitalistes au pouvoir au sein du Parti communiste &#187;. La d&#233;cision mettait l'accent sur le droit de former des organisations de masse. 31 L'une des premi&#232;res personnalit&#233;s &#224; subir des pressions fut le pr&#233;sident Liu Shaoqi, qui fut finalement purg&#233; cet automne. La principale accusation port&#233;e contre Liu &#233;tait d'avoir r&#233;prim&#233; le mouvement &#233;tudiant au cours de l'&#233;t&#233; en envoyant des &#233;quipes de travail dans les universit&#233;s pour freiner les activit&#233;s de la Garde rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux &#233;tudiants qui avaient &#233;t&#233; qualifi&#233;s de &#171; droitiers &#187; ou de &#171; contre-r&#233;volutionnaires &#187; par les &#233;quipes de travail ou les autorit&#233;s scolaires &#224; cette &#233;poque se sont battus pour leur r&#233;habilitation. Sous le slogan &#171; la r&#233;bellion est justifi&#233;e &#187;, toutes sortes de griefs contre les appareils locaux du parti ont commenc&#233; &#224; &#234;tre exprim&#233;s. Les groupes r&#233;volutionnaires ont pris en main l'interpr&#233;tation de la pens&#233;e de Mao Zedong, au c&#339;ur de l'id&#233;ologie du PCC. Les organisations de masse ont publi&#233; dans leurs journaux des transcriptions non autoris&#233;es de discours et des citations de Mao et d'autres dirigeants centraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil du temps, des organisations de masse conservatrices, &#233;galement appel&#233;es &#171; faction protectrice de l'empereur &#187;, se sont form&#233;es pour d&#233;fendre les comit&#233;s locaux du parti contre les rebelles. Les cadres locaux ont mobilis&#233; les membres du PCC et de la Ligue de la jeunesse communiste, les militants syndicaux et les travailleurs fid&#232;les. Certains &#171; vieux &#187; gardes rouges d'&#233;lite des premiers jours de la R&#233;volution culturelle ont &#233;t&#233; d&#233;sillusionn&#233;s en voyant le mouvement se retourner contre leurs parents &#224; partir du mois d'ao&#251;t et ont donc soutenu les conservateurs. Cette d&#233;marche de r&#233;tablissement de l'ordre s'est accompagn&#233;e, en octobre, d'une nouvelle campagne contre &#171; la ligne bourgeoise r&#233;actionnaire &#187;, c'est-&#224;-dire la r&#233;pression du mouvement rebelle par les autorit&#233;s. Une r&#233;volte g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#233;clata contre les cadres dans tout le pays. Alors que les dissensions &#224; l'&#233;gard des autorit&#233;s locales grandissaient, le Comit&#233; central autorisa finalement les travailleurs &#224; rejoindre la R&#233;volution culturelle, &#224; condition qu'ils le fassent en dehors des heures de travail. En cons&#233;quence, le mouvement s'est &#233;tendu &#224; l'ensemble de la population urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la &#171; R&#233;volution culturelle populaire &#187;, la capacit&#233; du gouvernement &#224; contr&#244;ler le mouvement rebelle naissant a &#233;t&#233; mise &#224; l'&#233;preuve. Les jeunes qui avaient &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; la campagne dans le cadre du programme &#171; Haut &#224; la montagne, descente aux villages &#187; mandat&#233; par le gouvernement central exigeaient d'&#234;tre autoris&#233;s &#224; retourner dans les villes. Beaucoup de ceux qui avaient souffert lors des campagnes d'avant 1966 cherchaient &#224; se r&#233;habiliter, et les groupes d&#233;favoris&#233;s &#171; d&#233;tourn&#232;rent &#187; la r&#233;bellion pour promouvoir leurs propres int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et politiques. &#192; Shanghai en particulier, les travailleurs temporaires ont jou&#233; un r&#244;le majeur dans la R&#233;volution culturelle, r&#233;clamant des postes s&#251;rs et permanents dans les entreprises publiques. Les premi&#232;res attaques contre les autorit&#233;s locales de Shanghai furent men&#233;es par des &#233;tudiants, mais en novembre 1966, les travailleurs commenc&#232;rent &#224; faire pression pour obtenir leur propre droit de former des organisations rebelles &#224; l'&#233;chelle de la ville. Leur demande a &#233;t&#233; refus&#233;e et le 10 novembre, environ 1 000 travailleurs dirig&#233;s par le quartier g&#233;n&#233;ral des travailleurs rebelles r&#233;volutionnaires de Wang Hongwen &#224; Shanghai ont r&#233;quisitionn&#233; un train et sont partis pour P&#233;kin pour adresser une p&#233;tition au gouvernement central. Ils ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#224; Anting, dans la banlieue de Shanghai, et leur refus de d&#233;barquer a entra&#238;n&#233; l'arr&#234;t de tout le trafic sur la ligne de P&#233;kin pendant plus de 31 heures. Alors que l'incident d'Anting se d&#233;roulait, le maire de Shanghai, Cao Duiqi, a exig&#233; que les travailleurs retournent imm&#233;diatement dans leurs unit&#233;s. Les rebelles de Wang ont refus&#233; de reculer jusqu'&#224; ce que leurs revendications soient satisfaites : la reconnaissance de leurs organisations de masse et la reconnaissance de la l&#233;galit&#233; de leurs actions. Ils ont &#233;galement exig&#233; des critiques publiques &#224; l'&#233;gard de Cao Duiqi et de la gestion du conflit par les autorit&#233;s sup&#233;rieures. 33 Zhang Chunqiao, le n&#233;gociateur envoy&#233; par le Groupe dirigeant de la R&#233;volution culturelle de P&#233;kin, a finalement approuv&#233; les demandes des rebelles avec le soutien de Mao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident d'Anting a montr&#233; que la pression populaire pouvait persuader la direction du PCC de s'allier aux rebelles contre les autorit&#233;s locales du parti, m&#234;me dans la ville industrielle la plus importante du pays. Seuls quelques milliers de travailleurs avaient rejoint la r&#233;bellion initiale de Shanghai. Cependant, apr&#232;s le succ&#232;s d'Anting, les organisations de travailleurs rebelles d'autres villes se sont enhardies et nombre d'entre elles ont r&#233;clam&#233; une reconnaissance officielle. Le 12 d&#233;cembre, le Comit&#233; central a d&#233;clar&#233; le droit des travailleurs de participer &#224; la R&#233;volution culturelle et de former leurs propres organisations de masse, &#224; condition que la production ne soit pas perturb&#233;e. 34 Pour la premi&#232;re fois depuis 1949, la direction centrale reconnut les organisations ouvri&#232;res ind&#233;pendantes qui n'&#233;taient pas int&#233;gr&#233;es &#224; l'appareil d'&#201;tat. Cela aurait pu repr&#233;senter une opportunit&#233; de progr&#232;s en mati&#232;re de droits des travailleurs, mais le changement n'a pas dur&#233; longtemps. 35Il convient de noter que de nombreux travailleurs restaient m&#233;fiants &#224; l'&#233;gard des forces rebelles : entre novembre et fin d&#233;cembre, la direction du parti &#224; Shanghai a r&#233;ussi &#224; mobiliser un nombre important de travailleurs dans une contre-attaque des gardes &#233;carlates conservateurs. Un autre point crucial &#224; noter est que les mouvements rebelles &#233;tudiants et ouvriers s'appuyaient sur des donn&#233;es d&#233;mographiques tr&#232;s diff&#233;rentes. Contrairement &#224; nombre de leurs homologues &#233;tudiants, les travailleurs rebelles jouissaient souvent d'un bon statut de classe et bon nombre d'entre eux avaient &#233;t&#233; membres du parti avant 1966. &#192; partir d'ao&#251;t 1966, bon nombre d'&#233;tudiants rebelles &#233;taient les enfants d'intellectuels et de capitalistes &#8211; victimes des politiques pr&#233;c&#233;dentes. des purges qui avaient beaucoup &#224; gagner d'un bouleversement de l'ordre politique. En revanche, les travailleurs industriels &#171; &#224; l'int&#233;rieur du syst&#232;me &#187; constituaient l'un des groupes les plus privil&#233;gi&#233;s en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, alors, les travailleurs permanents ont-ils particip&#233; ? Sans aucun doute, certains avaient des griefs contre le syst&#232;me d'une mani&#232;re ou d'une autre, et la R&#233;volution culturelle a offert une rare opportunit&#233; de les exprimer. En fait, la principale revendication des travailleurs permanents rebelles de Shanghai &#233;tait le droit de participer &#224; la R&#233;volution, car cela leur offrirait la possibilit&#233; d'am&#233;liorer leur statut politique par la performance. Dans la Chine mao&#239;ste, l'acc&#232;s &#224; l'adh&#233;sion &#224; un parti ou &#224; l'arm&#233;e, &#224; l'enseignement sup&#233;rieur et au statut social au sein de la soci&#233;t&#233; &#233;tait li&#233; au statut de classe, aux ant&#233;c&#233;dents familiaux et aux performances politiques. Les gens ne pouvaient pas faire grand-chose pour changer leur statut de classe officiel ou leurs ant&#233;c&#233;dents familiaux, mais ils pouvaient am&#233;liorer l'&#233;valuation de leurs performances par le parti en s'engageant dans l'activisme politique. La mesure dans laquelle la r&#233;bellion visait &#224; &#233;lever son statut politique est apparue clairement apr&#232;s que le mouvement, dirig&#233; par le Quartier g&#233;n&#233;ral des travailleurs rebelles de Wang Hongwen, a pris le pouvoir des autorit&#233;s municipales en janvier 1967. &#192; partir de ce moment, les militants des jours grisants de la L'incident d'Anting a commenc&#233; &#224; revendiquer l'&#233;tiquette de &#171; vieux rebelles &#187;, ce qui signifie qu'ils avaient attaqu&#233; les autorit&#233;s alors qu'il &#233;tait dangereux de le faire et que le sort des groupes rebelles &#233;tait rest&#233; incertain. Ce privil&#232;ge d'une participation pr&#233;coce rappelait la vantardise des &#171; cadres r&#233;volutionnaires &#187; d'avant 1949, d'avoir rejoint le parti avant que sa victoire ne soit assur&#233;e. La R&#233;volution culturelle a offert &#224; ceux qui sont n&#233;s trop tard pour &#234;tre r&#233;volutionnaires la possibilit&#233; de poser leurs propres actes d'audace politique. Pour les travailleurs permanents, l'objectif principal &#233;tait donc la participation plut&#244;t que toute critique de la cat&#233;gorisation ou du syst&#232;me de statut de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paragraphes qui pr&#233;c&#232;dent n'ont donn&#233; qu'un aper&#231;u des multiples int&#233;r&#234;ts concurrents &#224; l'&#339;uvre entre les factions conservatrices et rebelles au cours de la &#171; R&#233;volution culturelle populaire &#187;. Pour Mao et les autres dirigeants du PCC, les alliances complexes et changeantes de cette p&#233;riode pr&#233;sentaient un s&#233;rieux probl&#232;me. Les dirigeants se sont retrouv&#233;s dans la position peu enviable de tenter de propulser certains aspects du mouvement tout en en limitant d'autres. Les dirigeants restaient d&#233;sireux d'exploiter l'&#233;nergie des masses, mais dans le m&#234;me temps ils craignaient que des gr&#232;ves g&#233;n&#233;ralis&#233;es et des luttes intestines entre factions ne mettent en danger le d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave encore, du point de vue de la Centrale du Parti, les tentatives des organisations rebelles de se coordonner au niveau national repr&#233;sentaient un d&#233;fi potentiel au monopole du PCC sur le pouvoir d'&#201;tat. C'&#233;tait &#8211; comme c'est toujours le cas aujourd'hui &#8211; une ligne qui ne pouvait &#234;tre franchie. &#192; la fin de 1966, le gouvernement central avait mis fin aux soi-disant &#171; grands liens &#187; entre groupes rebelles, ainsi qu'aux voyages gratuits en train qui permettaient aux Gardes rouges de se connecter facilement avec des groupes &#233;loign&#233;s de chez eux. Le slogan de l'&#233;poque, le double slogan &#171; Saisir la r&#233;volution, promouvoir la production &#187;, donnait une id&#233;e de l'&#233;quilibre que la direction du parti tentait d'atteindre. Les travailleurs temporaires, les soldats en service actif, le personnel de la s&#233;curit&#233; publique et les d&#233;tenus des camps de travail ont &#233;t&#233; interdits de former leurs propres organisations rebelles ; l'occupation des archives et des bureaux de la s&#233;curit&#233; publique a &#233;galement &#233;t&#233; interdite. La &#171; R&#233;volution culturelle populaire &#187; a pris fin et les organisations rebelles ont r&#233;orient&#233; leur attention vers un objectif acceptable pour les dirigeants : &#171; prendre le pouvoir &#187; aux mains de responsables locaux suspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://learn-saylor-org.translate.goog/mod/book/view.php?id=67357&amp;chapterid=61093&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://learn-saylor-org.translate.goog/mod/book/view.php?id=67357&amp;chapterid=61093&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;moignage d'une organisation d'ouvriers rebelles durant la R&#233;volution culturelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1967, alors que la R&#233;volution culturelle battait son plein, Mao Zedong d&#233;clarait : &#171; Le contingent des ouvriers &#224; Shanghai est plut&#244;t bon, c'est pourquoi le comit&#233; central du Parti ne se fait pas d'inqui&#233;tude quant &#224; la situation de la ville1. &#187; Si le pr&#233;sident Mao pouvait tenir de tels propos, c'est parce que les ouvriers de Shanghai &#233;taient alors repr&#233;sent&#233;s par le Quartier g&#233;n&#233;ral des ouvriers r&#233;volutionnaires-rebelles2 de Shanghai (Shanghai gongren geming zaofan zong siling bu &#19978;&#28023;&#24037;&#20154;&#38761;&#21629;&#36896;&#21453;&#32317;&#21496;&#20196;&#37096;), abr&#233;g&#233; ci-apr&#232;s en Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier (Gong zong si &#24037;&#32317;&#21496;) ou QGO. Celui-ci fut l'organisation rebelle d'ouvriers la plus influente de la R&#233;volution culturelle ; son leader, Wang Hongwen &#29579;&#27946;&#25991;3, sera nomm&#233; plus tard vice-pr&#233;sident du comit&#233; central du Parti communiste chinois, et form&#233; par Mao Zedong comme un candidat &#224; sa succession.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'existence de ce Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier conf&#232;re &#224; la R&#233;volution culturelle, telle qu'elle se d&#233;roula &#224; Shanghai, certaines sp&#233;cificit&#233;s par rapport &#224; ce qui la caract&#233;risa ailleurs. Elle repr&#233;sente en soi un sujet de la plus haute importance pour les recherches sur cet &#233;pisode majeur de l'histoire chinoise. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'&#233;tude du QGO s'est appuy&#233;e principalement sur deux types de mat&#233;riaux : les tracts, journaux, affiches et placards de l'&#233;poque, d'une part, et, d'autre part, les textes de confession r&#233;dig&#233;s par les parties concern&#233;es apr&#232;s la R&#233;volution culturelle. Quoique tr&#232;s significatifs, ces documents pr&#233;sentent des d&#233;fauts &#233;vidents : les premiers, qui dans un contexte politique de l&#233;gitimation de la r&#233;bellion &#8212; comme le clame le slogan : &#171; il est juste de se rebeller &#187; (zaofan you li &#36896;&#21453;&#26377;&#29702;) &#8212; accentuent voire exag&#232;rent l'esprit rebelle et les exploits militaires &#233;clatants du QGO, visent &#224; mettre en valeur ce dernier comme &#171; glorieuse image &#187; des rebelles ; les seconds sont les aveux r&#233;dig&#233;s durant la p&#233;riode de leur d&#233;tention et de leur proc&#232;s par les membres principaux du m&#234;me QGO, consid&#233;r&#233;s apr&#232;s la R&#233;volution culturelle comme des criminels. En raison d'une empreinte historique &#233;vidente et d'une forte dimension subjective, ces documents rev&#234;tent un caract&#232;re tendancieux manifeste. C'est pourquoi il para&#238;t n&#233;cessaire, pour progresser dans l'&#233;tude du QGO, d'explorer d'autres mat&#233;riaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cet &#233;gard, les Notes de travail (Gongzuo biji &#24037;&#20316;&#31558;&#35352;) de Ye Changming &#33865;&#26124;&#26126; apparaissent comme une source capitale d'informations pour l'&#233;tude du QGO au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle. Ye Changming, n&#233; en mars 1944, &#233;tait au moment du lancement de la R&#233;volution culturelle employ&#233; de laboratoire &#224; l'Institut de recherche sur les fibres synth&#233;tiques de Shanghai. Durant les dix premiers jours de novembre 1966, il prit part &#224; la fondation du Quartier g&#233;n&#233;ral des ouvriers r&#233;volutionnaires rebelles de Shanghai, si&#233;geant &#224; son comit&#233; permanent et devenant ainsi l'un de ses membres principaux. Il a laiss&#233; cinq cahiers de notes de travail, qui couvrent une p&#233;riode de presque huit mois et demi &#8212; du 12 novembre 1966 au 24 juillet 1967 &#8212; et comptent quelque 130000 mots.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'assembl&#233;e inaugurale du QGO se tint le 9 novembre 1966 ; ses structures organisationnelles &#233;tant alors encore incompl&#232;tes, aucun compte-rendu officiel n'en a &#233;t&#233; dress&#233;. Par cons&#233;quent, du seul point de vue chronologique, les notes de travail r&#233;dig&#233;es par Ye Changming d&#232;s le quatri&#232;me jour qui suivit cette s&#233;ance inaugurale ont une valeur historique irrempla&#231;able. Intimement li&#233;es &#224; un contexte de travail, elles enregistrent en temps r&#233;el les discours des dirigeants, les propos tenus lors des assembl&#233;es, les r&#233;sultats des discussions ou les d&#233;cisions prises &#224; leur issue, les r&#233;actions des autres interlocuteurs, ou encore la situation des structures et du personnel au sein du bureau principal ou des organisations subordonn&#233;es, etc. Plus proches de la r&#233;alit&#233; que les diff&#233;rents tracts, affiches, placards et autres documents de l'&#233;poque, elles rev&#234;tent de ce point de vue-l&#224; &#233;galement une valeur historique diff&#233;rente, et sup&#233;rieure si l'on s'attache &#224; la connaissance des faits proprement dits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il s'agisse du si&#232;ge du QGO, de ses principaux responsables ou encore de ses relations avec les autres organisations rebelles, les Notes de travail fournissent ainsi de nombreux mat&#233;riaux de premi&#232;re main sur les diff&#233;rents aspects de Shanghai au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle. Or, un certain nombre de ces mat&#233;riaux ne sont pas &#233;voqu&#233;s dans les r&#233;cits et analyses disponibles, ou le sont de mani&#232;re fautive. Leur utilisation pleine et rigoureuse reste &#224; faire et devrait ouvrir une nouvelle fen&#234;tre de compr&#233;hension des mouvements d'alors.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le si&#232;ge principal du QGO au d&#233;but des insurrections&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;cits historiques dont nous disposons actuellement ne font pas &#233;tat de l'action du bureau principal du QGO aux premiers temps de la fondation de ce dernier. Le 14 novembre, c'est-&#224;-dire cinq jours apr&#232;s l'assembl&#233;e inaugurale, une r&#233;union eut lieu au si&#232;ge du mouvement, situ&#233; 691 rue Julu (&#24040;&#40575;). Alors qu'aucune trace &#233;crite de cette r&#233;union ne figure dans les Comptes-rendus des luttes du quartier g&#233;n&#233;ral des ouvriers rebelles r&#233;volutionnaires de Shanghai (Shanghai gongren geming zaofan zongsilingbu douzheng jiyao &#19978;&#28023;&#24037;&#20154;&#38761;&#21629;&#36896;&#21453;&#32317;&#21496;&#20196;&#37096;&#39717;&#29229;&#32000;&#35201;), r&#233;dig&#233;s par les soins du QGO durant l'ann&#233;e 19674, ni dans les autres r&#233;cits disponibles, il est en revanche relat&#233; dans les Notes de travail que ce soir-l&#224;, &#224; vingt heures, une &#171; r&#233;union de masse &#187; se tint au bureau principal. Selon Ye Changming &#8212; &#224; s'en rapporter &#224; l'expression de ses souvenirs bien des ann&#233;es plus tard &#8212;, ce qu'on appelait r&#233;union de masse d&#233;signait une assembl&#233;e &#224; laquelle tous les hommes pr&#233;sents au bureau principal pouvaient prendre part5. Les Notes de travail consignent les trente-sept &#171; remarques &#187; formul&#233;es au cours de cette r&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un grand nombre de ces remarques concr&#233;tisent une insatisfaction &#224; l'&#233;gard du commandement principal :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bureau principal est incapable de mobiliser les masses, il n'a fait qu'imparfaitement son travail. (Seizi&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cinq d&#233;l&#233;gu&#233;s du bureau principal ne s'accordent pas dans leurs propositions et agissent sans concertation, ce qui n'est pas sans causer de dommages. (Vingt et uni&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres voix s'&#233;lev&#232;rent contre un changement de personnel du bureau principal :&lt;br class='autobr' /&gt;
Si les membres fondateurs sont remplac&#233;s, qui vous reconna&#238;tra ? (Dix-septi&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains encore formulent des propositions pour renforcer le bureau principal :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses membres doivent &#234;tre soumis &#224; un examen rigoureux, il ne faut pas se laisser duper par des &#171; pickpockets politiques &#187; (zhengzhi pashou &#25919;&#27835;&#25170;&#25163;). (Cinqui&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bureau principal doit d&#233;livrer des permis de travail sp&#233;ciaux pour emp&#234;cher l'intrusion de mauvais &#233;l&#233;ments. (Vingt-huiti&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains &#233;tablissent les crit&#232;res auxquels doivent satisfaire les dirigeants :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le noyau dirigeant doit &#234;tre celui qui a le moins peur de se rebeller. (Trente et uni&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Seuls ceux qui tiennent bon contre vents et mar&#233;es sont dignes de nous diriger, seuls les plus fermes gauchistes r&#233;volutionnaires peuvent endosser la fonction de chefs. (Vingt-cinqui&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres encore donnent leur avis sur les t&#226;ches du moment :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;parer l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour l'autocritique de Cao Diqiu [maire de Shanghai]. (Premi&#232;re remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
La t&#226;che centrale devrait &#234;tre de tirer pleinement avantage des cinq points de Zhang Chunqiao, de diffuser largement des documents &#233;crits, de r&#233;futer le t&#233;l&#233;gramme de Chen Boda. Le plus t&#244;t sera le mieux. (Sixi&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;voiler au grand jour les conduites mensong&#232;res du comit&#233; municipal. (Septi&#232;me remarque.)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la lecture de ces trente-sept remarques, on imagine ais&#233;ment le chahut qui r&#233;gnait durant la s&#233;ance et la disparit&#233; des points de vue, refl&#233;tant le d&#233;sordre du commandement g&#233;n&#233;ral aux d&#233;buts de sa mise en place. Toutefois, ces ouvriers rebelles se montraient extr&#234;mement vigilants &#224; l'&#233;gard des risques de confusion, insistant &#224; maintes reprises sur l'importance de se pr&#233;munir contre les &#171; m&#233;chants &#187; et les &#171; pickpockets politiques &#187;, ou soulignant la n&#233;cessit&#233; de &#171; proc&#233;der &#224; une r&#233;organisation &#187;, d'&#171; &#233;purer les rangs &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les rangs de notre &#233;quipe il faut clarifier l'appartenance de classe et les conceptions r&#233;volutionnaires de chacun.&lt;br class='autobr' /&gt;
Souligner &#171; l'appartenance de classe &#187; &#233;tait un r&#233;flexe de pens&#233;e tr&#232;s r&#233;pandu &#224; l'&#233;poque. Selon les Notes de travail, &#224; l'enregistrement des personnes qui arrivaient au si&#232;ge principal pour rapporter une situation, sont inscrites en premier lieu leurs origines familiales et appartenance de classe. Ainsi, il fut d&#233;cid&#233; que le service d'ordre du QGO devait &#234;tre assur&#233; par les militaires d&#233;mobilis&#233;s et reconvertis6.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incident d'Anting7 (Anting shijian &#23433;&#20141;&#20107;&#20214;) est g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233; comme le point de d&#233;part de l'alliance entre le QGO et Zhang Chunqiao &#24373;&#26149;&#27211;8. Mais les Notes de travail r&#233;v&#232;lent qu'&#224; l'issue de l'incident, les ouvriers rebelles n'avaient pas enti&#232;rement confiance en ce dernier, et &#233;taient d'autant moins dispos&#233;s &#224; suivre aveugl&#233;ment toutes ses recommandations. D&#232;s leur retour d'Anting &#224; Shanghai, Wang Hongwen, Pan Guoping &#28504;&#22283;&#24179;, Ye Changming et les autres leaders du QGO se r&#233;unirent pour discuter de la suite des op&#233;rations. Un des points &#233;tait de &#171; &#8220;ne pas l&#226;cher&#8221; Zhang Chunqiao, afin qu'il reconnaisse leur organisation et leur mouvement comme r&#233;volutionnaires &#187;, montrant qu'ils ne croyaient pas encore compl&#232;tement la promesse verbale que Zhang leur avait faite &#224; Anting, et craignaient qu'il ne se r&#233;tracte lors de son retour &#224; Shanghai9. M&#234;me apr&#232;s la signature formelle des &#171; cinq demandes &#187; (wu xiang yaoqiu &#20116;&#38917;&#35201;&#27714;) par Zhang Chunqiao le 13 novembre apr&#232;s-midi, certains des ouvriers rebelles restaient sceptiques et le soup&#231;onnaient de &#171; venir &#224; Shanghai avec l'intention de comploter10 &#187;. Ce comportement illustre la pr&#233;gnance du mot d'ordre &#171; douter de tout &#187; (huaiyi yiqie &#25079;&#30097;&#19968;&#20999;) chez les ouvriers rebelles, et la complexit&#233; induite sur les relations entre Zhang Chunqiao et ces derniers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment de la fondation du QGO, la structure organisationnelle de son bureau principal &#233;tait encore incompl&#232;te et la composition de son personnel tr&#232;s instable ; en raison du manque de documents &#233;crits, les seuls r&#233;cits dont nous disposons aujourd'hui sur ce point reposent sur des souvenirs parfois tr&#232;s largement post&#233;rieurs aux faits, de sorte que diff&#233;rentes versions coexistent, comme c'est le cas notamment pour la liste des sept membres du comit&#233; permanent. Les Notes de travail livrent trois listes de la structure du bureau principal et du personnel pour la p&#233;riode qui s'&#233;tend de la mi-novembre 1966 &#224; la fin de l'ann&#233;e. Ces trois listes, qui consignent de mani&#232;re pr&#233;cise et exhaustive la structure organisationnelle et la composition du personnel du QGO &#224; ses d&#233;buts, ainsi que certains changements survenus par la suite, repr&#233;sentent un mat&#233;riau de la plus haute importance quant &#224; l'&#233;tat de l'organisation aux premiers temps de sa cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Notes de travail ont &#233;galement enregistr&#233; un grand nombre de coordonn&#233;es d'agents de liaison des organisations rebelles, jusqu'au num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone des dirigeants du bureau Est-Chine11 (Huadong ju &#33775;&#26481;&#23616;) ou du comit&#233; du parti de la ville de Shanghai (Shanghai shiwei &#19978;&#28023;&#24066;&#22996;) comme Wei Wenbo &#39759;&#25991;&#20271;, Liang Guobin &#26753;&#22283;&#25996;, etc. Elles peuvent &#224; ce titre &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme un v&#233;ritable &#171; diagramme de communication &#187; des rebelles de Shanghai au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Discours r&#233;volutionnaire des rebelles&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'affaire d'Anting, &#224; l'issue de laquelle Zhang Chunqiao accepta les &#171; cinq demandes &#187; (wu tiao yaoqiu &#20116;&#26465;&#35201;&#27714;) qui permirent au QGO de devenir une organisation municipale d'ouvriers rebelles officiellement reconnue, ce dernier se rebella contre la &#171; ligne r&#233;actionnaire bourgeoise &#187; (zichan jieji fandong luxian &#36039;&#29986;&#38542;&#32026;&#21453;&#21205;&#36335;&#32171;) des autorit&#233;s municipales de Shanghai ; dans le m&#234;me temps, il pr&#234;ta la plus haute attention aux probl&#232;mes inh&#233;rents au bureau principal &#224; ce stade initial. Tandis que les r&#233;cits historiques disponibles sont lacunaires sur ce point, les Notes de travail fournissent de tr&#232;s pr&#233;cieux renseignements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 26 novembre, c'est-&#224;-dire deux semaines apr&#232;s l'incident d'Anting et la fondation cons&#233;cutive du QGO, celui-ci tint sa premi&#232;re s&#233;ance de &#171; rectification interne &#187;, au cours de laquelle, selon les termes de l'&#233;poque, on d&#233;veloppa la &#171; critique &#187; et l'&#171; autocritique &#187;. Outre les sept membres du comit&#233; permanent, les participants comprenaient les chefs des diff&#233;rentes organisations. Wang Hongwen, qui pr&#233;sidait la s&#233;ance, d&#233;clara d&#232;s l'ouverture :&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe toutes sortes d'id&#233;es, il existe toutes sortes d'hommes ; il existe des pickpockets politiques. On ne peut pas participer aux mouvements r&#233;volutionnaires si l'on a par devers soi des pens&#233;es &#233;go&#239;stes et des consid&#233;rations d'ordre personnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la suite des interventions, Jiang Zhoufa &#34083;&#21608;&#30332;, membre du comit&#233; permanent du QGO, d&#233;clare :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;sordre r&#232;gne au niveau du bureau principal, certains se disputent le pouvoir et ses avantages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis il critique ceux qui :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; Nankin se repaissent de viande et de poisson, et prennent la voie du r&#233;visionnisme (zou xiuzheng zhuyi daolu &#36208;&#20462;&#27491;&#20027;&#32681;&#36947;&#36335;). Les luttes internes pour le pouvoir jouent en notre d&#233;faveur aupr&#232;s de l'opinion et nous valent les critiques des autres organisations rebelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par &#171; ceux qui &#224; Nankin se repaissent de viande et de poisson &#187;, il faisait allusion &#224; Dai Zuxiang &#25140;&#31062;&#31077;, le commandant du premier bataillon de retour du Nord12 (Beishang fan Hu yibingtuan &#24037;&#32317;&#21496;&#21271; &#19978;&#36820;&#28396;&#19968;&#20853;&#22296;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout en critiquant Dai Zuxiang qui &#171; se payait le luxe de manger de la viande et du poisson &#187;, Pan Guoping, deuxi&#232;me chef du QGO, se justifie contre ceux qui l'accusent de porter un manteau militaire, de rouler en voiture ou encore d'avoir gard&#233; pour son propre usage un camion entier d'effets personnels. Il propose que &#171; l'accueil du Quartier g&#233;n&#233;ral soit suspendu pendant trois jours, le temps de proc&#233;der &#224; sa r&#233;organisation interne &#187;. Quant &#224; Dai Zuxiang, dont tout le monde d&#233;nonce la conduite, il se d&#233;fend en ces termes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Nankin je n'ai jamais roul&#233; en voiture ; mon fr&#232;re &#233;tait malade et je l'ai conduit &#224; l'h&#244;pital, je n'avais pas un sou sur moi13.&lt;br class='autobr' /&gt;
On trouve dans les Notes de travail plusieurs comptes-rendus de ce genre. Ainsi, par exemple, les 2 et 4 avril, le QGO tient successivement deux s&#233;ances de rectification interne, au cours desquelles les membres du commandement principal se livrent &#224; l'examen de leurs pens&#233;es, de leur style de travail et de leur mode de vie, chacun proc&#233;dant &#224; son autocritique. Lors de sa prise de parole, Wang Hongwen d&#233;clare :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus gros d&#233;faut du QGO apr&#232;s son &#233;tablissement a &#233;t&#233; de rel&#226;cher le travail politico-id&#233;ologique et de ne pas lui apporter toute l'attention requise. Nos r&#233;flexions se concentrent sur les affaires militaires, mais nous n'avons aucune direction politique. Aux assembl&#233;es elles-m&#234;mes la politique est tr&#232;s rarement abord&#233;e, moi-m&#234;me j'ai omis de rappeler sa pr&#233;&#233;minence, de telle sorte que le bureau principal s'est trouv&#233; entrav&#233; dans son travail. Je ne me suis pas souci&#233; des progr&#232;s des camarades. [&#8230;] En outre, je n'ai pas permis &#224; la direction collective de jouer son r&#244;le, sur de nombreuses questions j'ai pris des d&#233;cisions arbitraires, sans consulter personne. Objectivement nous nous sommes peu consult&#233;s, subjectivement c'est moi qui avais le dernier mot, agissant seul, avec l'id&#233;e erron&#233;e que je ne pouvais pas faire confiance &#224; mes camarades. Rarement le comit&#233; permanent a examin&#233; et trait&#233; collectivement les probl&#232;mes ; le plus souvent je les ai tranch&#233;s individuellement. En somme, je n'ai pas &#233;t&#233; un bon chef d'&#233;quipe, je n'ai pas laiss&#233; au bras droit la possibilit&#233; de jouer son r&#244;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici l'autocritique de Pan Guoping :&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis moi aussi responsable du probl&#232;me de d&#233;sordre dans l'organisation. [&#8230;] J'avais dans l'id&#233;e de vivre dans le confort et l'opulence. [&#8230;] En raison d'un certain changement de statut, ma mentalit&#233; elle aussi a sensiblement chang&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chen Ada &#38515;&#38463;&#22823;, un autre membre du comit&#233; permanent, d&#233;clare :&lt;br class='autobr' /&gt;
Je p&#234;che par mon subjectivisme et ma partialit&#233;, et me montre volontiers impulsif. Apr&#232;s l'incident d'Anting, j'avais des doutes sur Wang [Hongwen] et Pan [Guoping] et me plaignais d'eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de la r&#233;union, certains formul&#232;rent non pas des autocritiques, mais des critiques dirig&#233;es contre d'autres. Ainsi Jiang Zhoufa d&#233;clare-t-il :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;ologie capitaliste s'est d&#233;j&#224; manifest&#233;e dans les rangs du commandement g&#233;n&#233;ral, comme on le voit par exemple avec ceux qui circulent en auto. [&#8230;] Certains sont de grands gaspilleurs, ils vont manger au restaurant en voiture. [&#8230;]&lt;br class='autobr' /&gt;
Jiang Zhoufa d&#233;signait ici sans le nommer Wang Hongwen. &#192; l'&#233;poque, la garnison de Shanghai avait fait don au QGO d'une jeep en t&#233;moignage du soutien des troupes aux ouvriers rebelles. L'usage de cette unique voiture revint &#224; Wang Hongwen, qui la prenait souvent depuis le QG sur le Bund pour aller manger &#224; l'h&#244;tel Yan'an, g&#233;r&#233; par les troupes aux abords du temple Jing'an.&lt;br class='autobr' /&gt;
Wang Hongwen ne chercha aucunement &#224; se disculper contre l'accusation de Jiang Zhoufa et l'accepta humblement, reconnaissant :&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant la temp&#234;te de janvier (yiyue geming &#19968;&#26376;&#38761;&#21629;), ne poss&#233;dant pas de voiture je circulais le plus souvent &#224; pied ; lorsque par la suite nous avons dispos&#233; d'une voiture, je n'ai plus tellement eu envie de marcher : ma mentalit&#233; a chang&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son bilan de ces deux s&#233;ances de rectification, Kang Ningyi &#24247;&#23527;&#19968;, responsable de la brigade de soutien &#224; la gauche, d&#233;tach&#233;e de la garnison en poste &#224; Shanghai, souligna deux points :&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;rement, les changements survenus dans l'esprit des rebelles eux-m&#234;mes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein du comit&#233; permanent et parmi les leaders de l'organisation, la pens&#233;e n'a pas suivi certains changements de position.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne devons jamais oublier les qualit&#233;s propres de l'ouvrier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le caract&#232;re rebelle qui nous animait initialement a peu &#224; peu disparu tandis que de mauvaises pratiques se d&#233;veloppent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le second point concernait la coh&#233;sion interne et la formation d'une direction collective :&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune direction collective ne s'est constitu&#233;e, chacun forme son propre clan, c'est l&#224; un grand danger. Personne ne tient compte de la situation dans son ensemble et ne r&#233;fl&#233;chit dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral de la R&#233;volution14.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux points soulign&#233;s par Kang Ningyi sont exactement ceux que le bureau principal du QGO, lors de plusieurs s&#233;ances de rectification, pr&#233;conisa de &#171; rectifier &#187;, en particulier sur la question de la conservation des qualit&#233;s ouvri&#232;res m&#234;me apr&#232;s un changement de statut : le fait de rouler en voiture ou de manger de la viande et du poisson &#233;tait consid&#233;r&#233; par les rebelles comme une &#171; recherche de confort et d'opulence &#187; de la part des &#171; routiers du r&#233;visionnisme15 &#187; (zou xiuzhengzhuyi daolu &#36208;&#20462;&#27491;&#20027;&#32681;&#36947;&#36335;). Ces pratiques attiraient donc naturellement de vives critiques ; les bl&#226;mes et le m&#233;pris dont elles faisaient l'objet surpassaient m&#234;me ceux formul&#233;s, sur le plan du travail, &#224; l'encontre de lourds travers comme le d&#233;veloppement des conduites autoritaires, des d&#233;cisions arbitraires ou la formation de clans. Les informations livr&#233;es sur ce point par les Notes de travail rendent ainsi compte de la complexit&#233; et des nombreuses facettes de la pens&#233;e et de l'action des rebelles r&#233;volutionnaires de Shanghai au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;cits historiques dont nous disposons mettent le plus souvent l'accent sur la dimension de &#171; r&#233;bellion &#187; (zaofan &#36896;&#21453;), et trouvent g&#233;n&#233;ralement le mobile de cette derni&#232;re dans la r&#233;pression exerc&#233;e sur les ouvriers au niveau de l'unit&#233; de travail. En r&#233;alit&#233;, dans le contexte politique de l'&#233;poque, une authentique dimension &#171; r&#233;volutionnaire &#187; (geming &#38761;&#21629;) subsistait, comme on le voit &#224; travers les quelques exemples rappel&#233;s ci-dessus : ne pas rel&#226;cher sa vigilance quant aux changements de mentalit&#233; susceptibles de survenir suite &#224; un changement de statut, ne jamais oublier de pr&#233;server les qualit&#233;s propres de l'ouvrier ; a contrario, rouler en voiture devenait une marque symbolique de l'id&#233;ologie capitaliste. Cela montre que les discours r&#233;volutionnaires si r&#233;pandus &#224; l'&#233;poque n'&#233;taient pas seulement de creuses paroles cri&#233;es du bout des l&#232;vres, mais de v&#233;ritables &#171; crit&#232;res d'&#233;valuation r&#233;volutionnaires &#187; adopt&#233;s par la majorit&#233; des rebelles. Mais, d'autre part, quoique le discours r&#233;volutionnaire f&#251;t extr&#234;mement en vogue, en l'absence de contraintes institutionnelles, les rebelles qui obtenaient du pouvoir avaient du mal &#224; r&#233;sister &#224; ses tentations : c'est pourquoi les cas de &#171; corruption par l'id&#233;ologie bourgeoise &#187; (zichan jieji sixiang fushi &#36039; &#29986;&#38542;&#32026;&#24605;&#24819;&#33104;&#34645;), tels que circuler en automobile, se rencontraient fr&#233;quemment&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La complexit&#233; intrins&#232;que des rebelles se manifestait &#233;galement dans leur attitude &#224; l'&#233;gard du Parti. Lorsque les rebelles se soulev&#232;rent, ils avaient d'abord essentiellement pour cible les dirigeants du Parti et du gouvernement &#224; l'int&#233;rieur de leur unit&#233; de travail m&#234;me, avant de s'en prendre, au niveau de la municipalit&#233; de Shanghai puis du pays tout entier, aux grands du Parti &#171; engag&#233;s dans la voie capitaliste &#187; (zou zi pai &#36208;&#36039;&#27966;). En attaquant et en critiquant ces derniers, les rebelles manifestaient leur m&#233;pris pour l'autorit&#233; des dirigeants du Parti et du gouvernement de leur propre localit&#233; et unit&#233; de travail. Cependant, le Parti conservait &#224; leurs yeux une position &#233;minente. Les Notes de travail de Ye Changming fournissent l&#224; aussi de pr&#233;cieuses informations. Lors de la premi&#232;re s&#233;ance de rectification au si&#232;ge du QGO qui se tint le 26 novembre 1966, un des pr&#233;sents qui s'exprimait au sujet du d&#233;sordre interne du quartier g&#233;n&#233;ral &#233;voqua la &#171; pr&#233;sence n&#233;cessaire de dirigeants du Parti &#187; et pr&#233;conisa de mobiliser les membres du parti &#171; pour qu'ils prennent part au noyau dirigeant16 &#187;. Et, en r&#233;alit&#233;, si Wang Hongwen put se distinguer parmi les pionniers des dix-sept usines et prendre la t&#234;te du QGO, c'est pour grande part &#224; son affiliation au PCC qu'il le doit.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apparente contradiction entre l'insurrection contre les &#171; routiers du capitalisme &#187; au sein du Parti, d'une part, et, d'autre part, l'importance accord&#233;e aux dirigeants du Parti et la confiance conserv&#233;e &#224; ses membres, est pr&#233;cis&#233;ment la cl&#233; qui permet de comprendre qu'au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle, des millions d'&#233;tudiants et de ouvriers se soient engag&#233;s dans le mouvement avec la m&#234;me ferveur. Cette conviction se maintiendra : lorsque, apr&#232;s la rectification du QGO en mai 1967, il sera question de muter des membres de la base pour renforcer le bureau principal, le statut de membre du Parti continuera de figurer comme un crit&#232;re d&#233;cisif dans le choix des personnes. Ainsi, si l'on reprend la liste des Notes de travail, sur les cinq hommes mut&#233;s, trois &#233;taient affili&#233;s au PCC ; parmi eux, Jin Zumin &#37329;&#31062;&#25935;, mut&#233; depuis l'usine de machines &#233;lectriques de Shanghai, entrera ainsi dans le cercle du pouvoir, et apr&#232;s la R&#233;volution culturelle s'&#233;l&#232;vera jusqu'au d&#233;partement de l'organisation du comit&#233; central du Parti (zhongyang zuzhi bu &#20013;&#22830;&#32068;&#32340;&#37096;), o&#249; il occupera de hautes fonctions17.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que les tracts, affiches et placards distribu&#233;s dans la rue &#224; l'&#233;poque ne font aucune mention des paroles prononc&#233;es par Wang Hongwen lors de la s&#233;ance de rectification interne, les Notes de travail en rendent compte comme de v&#233;ritables archives. Si le Wang Hongwen de l'&#233;poque occupait d&#233;j&#224; la place &#233;minente de commandant du QGO, il s'effor&#231;ait toujours lors des s&#233;ances de rectification d'agir conform&#233;ment aux &#171; deux n&#233;cessit&#233;s &#187; &#233;nonc&#233;es par Mao et selon le discours r&#233;volutionnaire de l'&#233;poque ; c'est donc &#8212; du moins verbalement &#8212; sans chercher &#224; dissimuler ses torts qu'il se livra &#224; son autocritique concernant certaines conduites abusives (comme aller manger en voiture). Rien &#224; voir avec l'arrogance et le faste dont il fera montre, apr&#232;s la R&#233;volution culturelle, lors de son arriv&#233;e &#224; P&#233;kin au moment de la campagne contre la &#171; Bande des Quatre18 &#187; (siren bang &#22235;&#20154;&#24171;) &#8212; ce qui d&#233;montre une fois encore l'action corruptrice du pouvoir sur les hommes&#8230; Les nombreux passages concernant Wang Hongwen au sein des Notes de travail nous permettent d'observer de plus pr&#232;s le comportement dans les d&#233;buts de la R&#233;volution culturelle de ce grand leader des ouvriers rebelles, dont Mao dira plus tard qu'il r&#233;unissait &#224; lui seul les qualit&#233;s de l'ouvrier, du paysan et du soldat, et qui sera nomm&#233; &#224; ce titre vice-pr&#233;sident du comit&#233; central du PCC. Par exemple, comme le QGO comm&#233;morait le 9 mai 1967, le sixi&#232;me mois de sa fondation, l'organisation fit l'objet de critiques de la part de Xu Jingxian &#24464;&#26223;&#36066;19, ainsi que dans l'&#233;ditorial du quotidien Wenhui (Wenhui bao &#25991;&#21295;&#22577;). Alors que ces critiques suscit&#232;rent de nombreuses protestations parmi les membres du quartier g&#233;n&#233;ral (par exemple chez Pan Guoping et d'autres), Wang Hongwen eut une r&#233;action diff&#233;rente. Prenant la parole devant le QGO le 22 mai, il d&#233;clara :&lt;br class='autobr' /&gt;
Au vu des probl&#232;mes que nous avons r&#233;cemment mis en lumi&#232;re, on admettra que la critique du quotidien Wenhui est exacte. Il nous faut examiner nos erreurs et en faire la critique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il d&#233;non&#231;a &#233;galement quelques pens&#233;es erron&#233;es au sein de l'organisation, telles que l'arrogance et la vanit&#233; de certains, ou encore le manque de confiance &#224; l'&#233;gard de Zhang Chunqiao et les vell&#233;it&#233;s d'aller se plaindre de lui &#224; P&#233;kin20. &#192; la diff&#233;rence de la plupart des autres ouvriers rebelles qui examinaient les probl&#232;mes du point de vue du QGO en lui-m&#234;me, Wang Hongwen se montrait souvent capable de d&#233;passer ce point de vue, t&#233;moignant sur le plan politique d'une maturit&#233; politique sup&#233;rieure &#224; la leur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Notes de travail contiennent &#233;galement de nombreux renseignements sur les autres chefs de file de l'organisation, comme par exemple Pan Guoping, qui tenait le deuxi&#232;me rang sur la liste des dirigeants derri&#232;re Wang Hongwen. Durant les dix derniers jours de novembre 1966, Ye Changming note un certain nombre de remarques formul&#233;es &#224; son sujet lors d'&#233;changes priv&#233;s entre gardes rouges et ouvriers rebelles :&lt;br class='autobr' /&gt;
Je portais initialement &#224; Pan Guoping une profonde admiration, mais l'incident d'Anting et le d&#233;sordre &#224; la t&#234;te du Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier ont radicalement chang&#233; ma perception.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 7 (novembre), j'ai r&#233;alis&#233; que Pan Guoping n'&#233;tait pas un vrai r&#233;volutionnaire ; il n'entretient de relations qu'avec ses amis proches. [Au moment de l'affaire d'Anting] il se trouvait dans le premier wagon, il &#233;tait mieux log&#233; et nourri que les autres, et circulait en voiture pour tous ses d&#233;placements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pan s'est infiltr&#233; dans nos rangs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces propos attestent que d&#232;s le d&#233;but de sa mission &#224; la t&#234;te des rebelles, Pan Guoping vit ses comp&#233;tences et ses capacit&#233;s morales remises en cause21. Les Notes de travail consignent encore un grand nombre de critiques &#224; son encontre, portant essentiellement sur son style de vie. Par exemple :&lt;br class='autobr' /&gt;
On d&#233;sapprouve que Pan Guoping se d&#233;place en voiture et roule &#224; toute vitesse22.&lt;br class='autobr' /&gt;
On constate une nouvelle fois que rouler en voiture est constamment per&#231;u comme un indice de l'influence des id&#233;es capitalistes&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Diversit&#233; des rebelles et de leurs organisations&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'il si&#233;geait au bureau principal du QGO, &#224; l'exception d'une courte p&#233;riode, Ye Changming &#233;tait en charge de toutes sortes de t&#226;ches. Il s'occupait notamment de recevoir les nombreux ouvriers des usines de base23 venus rapporter un probl&#232;me ou chercher du soutien. Les Notes de travail ont enregistr&#233; un grand nombre de situations rapport&#233;es par les ouvriers de base : ce sont donc une source d'information essentielle pour comprendre la situation des usines de base au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle, et les raisons pour lesquelles les ouvriers se sont insurg&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi par exemple, vers la mi-novembre 1966, un ouvrier de l'usine de teinturerie Yida r&#233;pondant au nom de Xu se pr&#233;sente pour exposer une situation. Outre son nom, Ye Changming note les donn&#233;es suivantes : &#171; Ouvrier, quatorze ans d'anciennet&#233;. Origine de classe : employ&#233;s du gouvernement ill&#233;gitime24 &#187;. Il lui avait visiblement demand&#233; son appartenance de classe et ses ant&#233;c&#233;dents familiaux, pratique qui &#233;tait monnaie courante &#224; l'&#233;poque. Ledit Xu expose son cas : consid&#233;rant que les propos de Liu Shaoqi sur les luttes internes du Parti allaient &#224; l'encontre de la pens&#233;e de Mao, il avait &#233;crit au d&#233;but de la R&#233;volution culturelle un dazibao (&#22823;&#23383;&#22577;, &#171; affiche en grands caract&#232;res &#187;), mais son unit&#233; de travail lui avait coll&#233; l'&#233;tiquette de &#171; contre-r&#233;volutionnaire &#187; (fan geming &#21453;&#38761;&#21629;) : c'est pourquoi il demandait &#224; s'entretenir avec Zhang Chunqiao25.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus vers la fin novembre, une ouvri&#232;re de la manufacture de flanelle de Shanghai nomm&#233;e Miao, issue d'une famille d'enfants-ouvriers, expose son cas : comme elle s'&#233;tait rendue au comit&#233; municipal pour d&#233;noncer le secr&#233;taire du Parti de l'usine, ceux de l'usine lui avaient ras&#233; les cheveux, puis l'avaient battue et fait d&#233;filer dans la rue, l'emp&#234;chant de dormir et de manger pendant deux jours et une nuit. Dix autres personnes de la m&#234;me usine avaient comme elle &#233;t&#233; tax&#233;es de &#171; contre-r&#233;volutionnaires &#187;26.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; la m&#234;me &#233;poque, un ouvrier de l'&#233;quipe de construction des b&#226;timents Changning, r&#233;pondant au nom de Wang et issu d'une famille d'ouvriers, qui en 1953 avait &#233;cop&#233; d'un an de sanctions p&#233;nales, vient exposer son cas : vers la fin juillet, il avait co&#233;crit un dazibao d&#233;non&#231;ant les dirigeants de son unit&#233; de travail ; d&#233;couvert, il avait &#233;t&#233; d&#233;mis de ses fonctions de chef des &#233;quipes de production et de l'&#233;tude, puis condamn&#233; aux travaux forc&#233;s sous surveillance. &#192; la suite de cela, on l'avait encore ras&#233;, men&#233; ligot&#233; dans la rue et bless&#233; &#224; la main ; d&#233;but novembre il avait &#233;t&#233; conduit de force &#224; la campagne, et c'est seulement apr&#232;s avoir &#233;t&#233; renvoy&#233; de la campagne qu'il avait pu regagner son unit&#233; de travail27.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces dol&#233;ances se concentrent sur les deux derniers tiers de novembre ; les plaignants sont tous des auteurs de dazibao visant principalement les dirigeants de leur unit&#233; de travail, victimes &#224; leur tour de la critique de ces derniers, et qualifi&#233;s de &#171; contre-r&#233;volutionnaires &#187;. On mesure ici les tensions qui pouvaient opposer les masses et une partie des dirigeants des unit&#233;s de base. Ces plaignants consid&#233;raient le QGO comme leur sauveur d&#233;sign&#233; et venaient y chercher du soutien : voil&#224; qui nous permet une compr&#233;hension plus intuitive du r&#244;le pivot qu'il joua aux premiers temps de son existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Durant cette m&#234;me p&#233;riode, nombreux aussi &#233;taient les ouvriers des usines de base qui se rendaient si&#232;ge du QGO non pas pour pr&#233;senter leurs plaintes, mais pour r&#233;clamer des brassards : les demandes pouvaient aller de dix pour les petites structures &#224; mille pour les grosses. Les ouvriers d&#233;siraient ardemment porter ces brassards rouges du QGO, qui faisaient d'eux d'authentiques rebelles, exactement de la m&#234;me mani&#232;re qu'au moment de la r&#233;volution de 1911, couper sa tresse faisait de vous un vrai r&#233;volutionnaire. Mais le si&#232;ge de l'organisation distribuait ces brassards avec la plus grande circonspection, car, pour reprendre le mot de Ye Changming quelques d&#233;cennies plus tard, donner un brassard &#233;tait comme confier un mandat, cela signifiait l'enti&#232;re reconnaissance par l'organisation d'une &#233;quipe de base rebelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le QGO &#233;tait la plus grande organisation rebelle de Shanghai &#224; l'&#233;poque, la ville comptait dans les diff&#233;rents secteurs professionnels bien d'autres organisations rebelles &#233;galement, et en tout genre. Les Notes de travail conservent un nombre appr&#233;ciable d'&#233;crits sur les relations entre celles-ci et le QGO.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 26 mai 1967, conform&#233;ment aux directives de Zhang Chunqiao, le QGO organisa une s&#233;ance publique de rectification et enjoignit aux autres organisations rebelles de venir formuler leurs remarques : neuf organisations de niveau municipal appartenant &#224; diff&#233;rents secteurs d'activit&#233; (finances et commerce, &#233;ducation, sciences et techniques, m&#233;decine, etc.) y assist&#232;rent. En tant qu'organisation des ouvriers rebelles, le QGO aurait d&#251; normalement circonscrire son champ d'action aux usines ; mais il avait &#233;galement &#233;tabli des organisations subordonn&#233;es dans les secteurs des finances et du commerce, des sciences et des techniques ou encore de l'enseignement primaire, occasionnant des d&#233;saccords avec d'autres organisations comme le Comit&#233; rebelle r&#233;volutionnaire du syst&#232;me du commerce et des finances de Shanghai (Shanghai caimao xitong geming zaofan weiyuanhui &#19978;&#28023;&#36001;&#36031;&#31995;&#32113;&#38761;&#21629;&#36896; &#21453;&#22996;&#21729;&#26371;, abr&#233;v. cai ge hui &#36001;&#38761;&#26371;), le Quartier g&#233;n&#233;ral rebelle r&#233;volutionnaire des unit&#233;s de recherche de Shanghai (Shanghai shi keyan danwei geming zaofan zong siling bu &#19978;&#28023;&#24066;&#31185;&#30740;&#21934;&#20301;&#38761;&#21629;&#36896; &#21453;&#32317;&#21496;&#20196;&#37096;, abr&#233;v. ke si &#31185;&#21496;) ou le Quartier g&#233;n&#233;ral rebelle de la coalition r&#233;volutionnaire de l'enseignement primaire de Shanghai (Shanghai xiaojiao geming lianhe zaofan zong siling bu &#19978;&#28023;&#23567;&#25945;&#38761; &#21629;&#32879;&#21512;&#36896;&#21453;&#32317;&#21496;&#20196;&#37096;, abr&#233;v. xiaojiao si &#23567;&#25945;&#21496;). M&#234;me dans les secteurs o&#249; il n'avait pas install&#233; d'organisations affili&#233;es, comme la s&#233;curit&#233; publique, il entretenait avec les organisations propres de ces secteurs &#8212; en l'occurrence le Comit&#233; rebelle r&#233;volutionnaire du bureau de la s&#233;curit&#233; publique de Shanghai (Shanghai shi gonganju geming zaofan weiyuanhui &#19978;&#28023;&#24066;&#20844;&#23433;&#23616;&#38761;&#21629;&#36896;&#21453;&#22996;&#21729;&#26371;, abr&#233;v. gong ge hui &#20844;&#38761;&#26371;) &#8212; des relations tendues.&lt;br class='autobr' /&gt;
De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, ces organisations manifest&#232;rent du m&#233;contentement &#224; l'&#233;gard du QGO qui intervenait dans leur propre secteur, et l'accus&#232;rent de &#171; chauvinisme &#187;. Ainsi le Comit&#233; r&#233;volutionnaire du commerce et des finances d&#233;non&#231;a-t-il son &#171; autoritarisme &#187; et lui reprocha-t-il de &#171; s'int&#233;resser uniquement &#224; sa position sans r&#233;fl&#233;chir &#224; ses responsabilit&#233;s. &#187; Le QG rebelle r&#233;volutionnaire des unit&#233;s de recherche d&#233;clara :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation de base du Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier nous a torpill&#233;s &#224; maintes reprises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces reproches montrent bien le caract&#232;re tendu des relations entre le QGO, une fois &#233;tablie sa supr&#233;matie, et les autres organisations rebelles28.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour suivant, le QGO se r&#233;unit en interne pour faire le bilan des remarques soulev&#233;es la veille par les autres organisations, admettant humblement les critiques et faisant son autocritique :&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses situations montrent que le Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier fait preuve de chauvinisme et ne respecte pas suffisamment les autres organisations, se comporte comme un &#171; tigre auquel personne n'ose tirer la queue &#187;. [&#8230;] Lorsque nous &#233;changeons nos points de vue avec les autres organisations, nous ne nous concertons pas suffisamment pour parler du travail, nous sommes incapable d'entendre des avis divergents et n'aimons que les propos qui nous flattent, nous ne savons pas distinguer nos v&#233;ritables amis. [Par cons&#233;quent] il faut rectifier le noyau de notre organisation29.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si dans ses relations avec des organisations de petite envergure comme celles cit&#233;es plus haut, le QGO adopta une attitude chauvine et dominatrice, la situation fut bien plus complexe, en revanche, avec le Poste de liaison rebelle r&#233;volutionnaire des organes du comit&#233; du Parti de Shanghai (Shanghai shiwei jiguan geming zaofan lianluo zhan &#19978;&#28023;&#24066;&#22996;&#27231;&#38364;&#38761;&#21629;&#36896;&#21453;&#32879;&#32097;&#31449;, abr&#233;v. ji lian zhan &#27231; &#32879;&#31449;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Fond&#233;e apr&#232;s la r&#233;bellion du groupe de r&#233;daction du comit&#233; du Parti municipal, le poste de liaison comptait principalement parmi ses membres des officiels des organes municipaux. Apr&#232;s leur retour de P&#233;kin &#224; Shanghai au d&#233;but du mois de janvier 1967, Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan &#23002;&#25991;&#20803;30 se mirent &#224; utiliser les membres du poste de liaison comme leur &#233;quipe de secr&#233;taires, de sorte que celui-ci prit rapidement le dessus sur toutes les autres organisations rebelles. Son leader, Xu Jingxian, qui par son pouvoir et son influence allait se ranger juste derri&#232;re Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan, et avait re&#231;u le surnom populaire de &#171; Xu num&#233;ro 3 &#187;, s'attira ainsi le m&#233;contentement et l'hostilit&#233; des autres rebelles, en particulier les ouvriers, qui se sentaient froidement trait&#233;s. Du c&#244;t&#233; du poste de liaison, les cadres issus de familles d'intellectuels avaient au fond d'eux-m&#234;mes peu d'estime pour ces &#171; incultes &#187; d'ouvriers. Par cons&#233;quent, apr&#232;s les temps partag&#233;s de la &#171; prise du pouvoir &#187; (duoquan &#22890;&#27402;)31 durant la &#171; r&#233;volution de janvier &#187; (yiyue geming &#19968;&#26376;&#38761;&#21629;)32, les deux organisations virent leurs rapports se tendre et les ranc&#339;urs s'exacerber.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Notes de travail relatent l'&#233;pisode du 4 mai 1967 au soir : Xu Jingxian, repr&#233;sentant le Comit&#233; r&#233;volutionnaire de Shanghai, assiste &#224; l'assembl&#233;e de rectification convoqu&#233;e par le QGO. &#201;voquant les relations avec ce dernier, Xu Jingxian reconna&#238;t :&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voyons trop peu nos camarades du Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier responsables du travail quotidien. Aussi occup&#233;s que nous soyons, il faut tout de m&#234;me se r&#233;unir de temps en temps pour &#233;changer nos avis. [&#8230;] Certaines remarques ont &#233;t&#233; formul&#233;es concernant tout particuli&#232;rement l'insuffisance des &#233;changes avec l'organisation ouvri&#232;re sur la situation d'ensemble ou sur le travail, c'est essentiellement &#224; nous qu'en incombe la responsabilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien qu'il f&#238;t l&#224; son autocritique, le ton de Xu Jingxian tout au long de son discours &#233;tait empreint de condescendance ; en outre, il mentionna &#224; maintes reprises le nom de Zhang Chunqiao pour rappeler le statut particulier dont jouissait le poste de liaison. Comme il le rappelle, d&#232;s leur retour &#224; Shanghai d&#233;but janvier 1967,&lt;br class='autobr' /&gt;
Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan mirent [le poste de liaison] &#224; une position un peu particuli&#232;re : quand ils recherchaient quelqu'un ils passaient aussi par [eux], ce qui [leur] conf&#233;rait un pouvoir assez sp&#233;cial.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le QGO ne se laissa nullement impressionner par ces mots. Huang Jinhai &#40644;&#37329;&#28023; r&#233;pliqua ouvertement qu'il y avait effectivement des remarques &#224; faire aux lettr&#233;s du poste de liaison, et r&#233;crimina :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi, depuis le comit&#233; r&#233;volutionnaire municipal jusqu'aux &#233;chelons inf&#233;rieurs, le groupe rebelle des organes officiels n'est-il pas &#224; l'unisson avec nous et cherche &#224; &#233;vincer l'organisation ouvri&#232;re ? C'est l'&#233;quipe de cadres officiels d'origine qui continue &#224; prendre les dispositions et &#224; man&#339;uvrer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il pointe encore :&lt;br class='autobr' /&gt;
Mis &#224; part Wang Hongwen, le camarade Xu Jingxian ne pr&#234;te pas attention &#224; grand monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dai Liqing &#25140;&#31435;&#28165;, autre homme de t&#234;te du QGO, d&#233;clare sans ambages :&lt;br class='autobr' /&gt;
Les rebelles des organes officiels et l'&#233;quipe des ouvriers rebelles ne sont pas &#224; l'unisson33.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;tendue autocritique de Xu Jingxian eut pour effet inverse d'attiser le m&#233;contentement du QGO, et son air de sup&#233;riorit&#233; fit monter avec plus d'acuit&#233; le d&#233;pit des ouvriers rebelles. C'est la raison principale pour laquelle ils organis&#232;rent avec faste et &#233;clat une grande assembl&#233;e comm&#233;morative pour c&#233;l&#233;brer les six mois de la fondation du QGO, esp&#233;rant ainsi revivifier leur prestige. C'est &#224; contrec&#339;ur que Xu Jingxian, qui avait &#233;t&#233; invit&#233;, assista &#224; ce rassemblement. Le lendemain, dans une autre occasion, il en fit ouvertement la critique, demandant m&#234;me avec une pointe de raillerie s'ils &#171; n'auraient tout de m&#234;me pas pu attendre le premier anniversaire &#187;&#8230; Contrari&#233;s, Ye Changming, Wang Xiuzhen &#29579;&#31168;&#29645; et d'autres se d&#233;plac&#232;rent alors express&#233;ment jusqu'&#224; Nankin pour rendre compte de la situation &#224; Zhang Chunqiao, qui s'y trouvait justement. Ye Changming liste dans ses Notes de travail les grands points qu'il se pr&#233;parait &#224; rapporter :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. La situation est excellente (au regard du pays), mais la lutte des classes est compliqu&#233;e, ces derniers temps la lutte arm&#233;e s'intensifie de jour en jour ; 2. La situation du Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier ; 3. Notre point de vue sur la situation pr&#233;sente (la divergence avec le poste de liaison) ; 4. Nos remarques et propositions34.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces notes refl&#232;tent le fort m&#233;contentement dont faisait l'objet le poste de liaison. Mais lorsqu'ils arriv&#232;rent &#224; Nankin, Zhang Chunqiao &#233;vita de les recevoir&#8230; Les Notes de travail consignent l'allocution qu'il pronon&#231;a le 20 mai apr&#232;s son retour &#224; Shanghai. Il y critiqua, d'une part,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'exc&#232;s de d&#233;penses et le gaspillage occasionn&#233;s par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de c&#233;l&#233;bration des six mois. Nos camarades ont passablement manqu&#233; de sobri&#233;t&#233;, ce n'est pas ainsi que l'on peut revivifier son prestige.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, d'autre part, il consola le QGO en disant :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, si vous m'en aviez parl&#233; plus t&#244;t et m'aviez demand&#233; de prendre la parole, j'aurais toujours prononc&#233; quelques mots en votre faveur. Je connais votre &#233;tat d'esprit, c'est uniquement parce que vous rencontrez des difficult&#233;s que vous avez organis&#233; ce rassemblement35.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s cette allocution, Xu Jingxian changea de ton, reconnaissant qu'il &#171; n'aurait pas d&#251; tenir certains propos &#187; et &#171; s'&#233;tait montr&#233; l&#233;ger et irresponsable36 &#187;. Autant de t&#233;moignages capitaux pour comprendre les relations entre les &#171; incultes &#187; du QGO et les &#171; lettr&#233;s &#187; du poste de liaison, ainsi que l'attitude de Zhang Chunqiao &#224; l'&#233;gard des uns et des autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
***&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte de nouveaux mat&#233;riaux historiques fait n&#233;cessairement progresser la recherche sur les sujets concern&#233;s, telle est la loi du d&#233;veloppement de l'historiographie. Dans le cas qui nous int&#233;resse, les Notes de travail jouent assur&#233;ment ce r&#244;le pour les recherches sur le Quartier g&#233;n&#233;ral ouvrier et l'histoire de la R&#233;volution culturelle &#224; Shanghai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bibliographie&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rences des ouvrages cit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Shanghai gongren geming zaofan zongsilingbu 1967.&lt;br class='autobr' /&gt;
Shanghai gongren geming zaofan zongsilingbu douzheng jiyao &#8212; chugao &#19978;&#28023;&#24037;&#20154;&#38761;&#21629;&#36896;&#21453;&#32317;&#21496;&#20196;&#37096;&#39717;&#29229;&#32000;&#35201;.&#21021;&#31295; (Comptes-rendus des luttes du Quartier G&#233;n&#233;ral des Ouvriers rebelles-r&#233;volutionnaires de Shanghai : premier manuscrit), compil&#233; par les sections &#233;ditoriales du Journal des rebelles ouvriers et de La temp&#234;te de janvier, &#233;ditions du Quartier G&#233;n&#233;ral Ouvrier et du Poste de Liaison, 1967.&lt;br class='autobr' /&gt;
SONG Yongyi 2002.&lt;br class='autobr' /&gt;
SONG Yongyi &#23435;&#27704;&#27589; (&#233;d.) : Zhongguo wenhua dageming wenku &#20013;&#22283;&#25991; &#21270;&#22823;&#38761;&#21629;&#25991; (Chinese Cultural Revolution Database), DVD, Hong Kong, Zhongwen daxue chubanshe, 2002.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes de bas de page&lt;br class='autobr' /&gt;
1 SONG Yongyi 2002.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 Les rebelles (zaofan pai &#36896;&#21453;&#27966;) : avant de d&#233;signer la faction radicale des masses r&#233;volutionnaires, le terme a vu le jour chez les lyc&#233;ens et &#233;tudiants de P&#233;kin, qui clament que la r&#233;bellion est l'&#226;me de la pens&#233;e de Mao et exaltent &#171; l'esprit rebelle-r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat &#187;. Encourag&#233;s par Mao &#224; s'affranchir de toutes les contraintes, familiales, scolaires, sociales, les jeunes &#171; rebelles &#187; &#8212; futurs &#171; gardes-rouges &#187; &#8212; s'en prennent aux &#171; vieilleries &#187; et aux &#171; cat&#233;gories noires &#187; symbolisant les valeurs de l'ancien monde. Le mouvement d'&#233;mancipation doit s'&#233;tendre &#233;galement aux paysans et aux ouvriers, et une nouvelle faction rebelle &#233;merge, constitu&#233;e majoritairement de travailleurs, qui devient une force majeure dans la campagne pour la &#171; prise du pouvoir &#187;, notamment &#224; Shanghai avec la r&#233;volution de janvier.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 Wang Hongwen (1935-1992) : vigile de la filature de coton n&#176; 17 lorsque la R&#233;volution culturelle &#233;clate, il prend la t&#234;te de l'organisation rebelle des ouvriers &#224; Shanghai et joue un r&#244;le actif aupr&#232;s de Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan lors de la &#171; temp&#234;te de janvier &#187; (1967). &#201;lu au comit&#233; central du PCC en 1969 et pressenti par Mao comme l'un de ses successeurs potentiels, il devient vice-pr&#233;sident du Parti. Il est arr&#234;t&#233; comme membre principal de la Bande des Quatre en 1976 et condamn&#233; &#224; mort, puis sa sentence est commu&#233;e en incarc&#233;ration &#224; perp&#233;tuit&#233; en 1981.&lt;br class='autobr' /&gt;
4 Shanghai gongren geming zaofan zongsilingbu 1967, p. 12.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 En collationnant les Notes de travail, nous avons express&#233;ment sollicit&#233; aupr&#232;s de leur auteur les explications et &#233;claircissements que sa m&#233;moire pouvait lui permettre de nous apporter concernant les hommes et les faits mentionn&#233;s ici. (NdA.)&lt;br class='autobr' /&gt;
6 Notes de travail, premier cahier, p. 5.&lt;br class='autobr' /&gt;
7 Devant le refus des autorit&#233;s municipales de Shanghai de reconna&#238;tre le QGO comme organisation r&#233;volutionnaire, une d&#233;l&#233;gation (2500 ouvriers) r&#233;quisitionne un train pour se rendre &#224; P&#233;kin afin d'obtenir l'appui du centre. Lorsque Zhou Enlai ordonne l'arr&#234;t du train &#224; Anting, en banlieue de Shanghai, les ouvriers, en signe de protestation, s'installent sur les rails durant plus de trente heures, paralysant le trafic sur l'axe Shanghai-Nankin. Zhang Chunqiao est alors d&#233;p&#234;ch&#233; comme conciliateur pour les persuader de regagner Shanghai o&#249; seront entam&#233;es les n&#233;gociations. (NdT.)&lt;br class='autobr' /&gt;
8 Zhang Chunqiao (1917-2005) : journaliste &#224; Shanghai durant sa jeunesse, il y devient r&#233;dacteur en chef du journal du Parti et haut responsable de la propagande (1963). Intellectuel ultragauchiste, il entre dans le cercle des proches de Mao et, aux c&#244;t&#233;s de Jiang Qing, Yao Wenyuan et Chen Boda, s'engage profond&#233;ment dans la planification strat&#233;gique de la R&#233;volution culturelle d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1960. Devenu adjoint du groupe central de la R&#233;volution culturelle (1966), il joue un r&#244;le significatif dans sa mise en &#339;uvre : exclusion de Liu Shaoqi, campagne de critique contre la &#171; ligne r&#233;actionnaire bourgeoise &#187;, soutien aux rebelles &#233;tudiants de P&#233;kin puis ouvriers de Shanghai, dont il m&#232;ne le mouvement pour la &#171; prise du pouvoir &#187; en 1967. Apr&#232;s la chute de Chen Pixian et Cao Diqiu, il assure la pr&#233;sidence du nouveau gouvernement, le Comit&#233; r&#233;volutionnaire de Shanghai (1967-1976). Supporter inconditionnel de la R&#233;volution culturelle et grand th&#233;oricien de l'id&#233;ologie mao&#239;ste, il sera &#233;lu au bureau politique du PCC (1969) et vice-premier ministre du Conseil d'&#233;tat (1975). Arr&#234;t&#233; comme membre de la Bande des Quatre en 1976, il est condamn&#233; &#224; mort avec un sursis de deux ans, puis sa sentence sera commu&#233;e en emprisonnement &#224; perp&#233;tuit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
9 Notes de travail, premier cahier, p. 3.&lt;br class='autobr' /&gt;
10 Ibid., p. 8.&lt;br class='autobr' /&gt;
11 Structure dirigeante du comit&#233; central du PCC pour la r&#233;gion Est (Huadong &#33775;&#26481;) du pays, qui englobe les provinces du Fujian, du Jiangsu, du Jiangxi, de l'Anhui, du Zhejiang et du Shandong, ainsi que la municipalit&#233; de Shanghai.&lt;br class='autobr' /&gt;
12 Sur le chemin du retour d'Anting &#224; Shanghai, apr&#232;s l'&#233;pisode de l'immobilisation du trafic ferroviaire, les rebelles du QGO qui avaient entrepris de se rendre &#224; P&#233;kin constitu&#232;rent trois &#171; bataillons de retour du Nord &#187;, qui devinrent des factions rebelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
13 Notes de travail, premier cahier, p. 12-13.&lt;br class='autobr' /&gt;
14 Notes de travail, troisi&#232;me cahier, p. 7-12.&lt;br class='autobr' /&gt;
15 Dans la phras&#233;ologie alors en vigueur, le &#171; r&#233;visionnisme &#187; d&#233;signe toute pens&#233;e qui, proc&#233;dant &#224; une r&#233;vision des principes fondamentaux de l'orthodoxie marxiste-l&#233;niniste (et stalinienne), en d&#233;vie et, ce faisant, se livre &#224; sa trahison th&#233;orique ou pratique. Au moment de la d&#233;gradation des relations sino-sovi&#233;tiques dans les ann&#233;es 1960, Khrouchtchev, qui lance le processus de d&#233;stalinisation et s'engage dans la coexistence pacifique, est per&#231;u par Mao comme un tra&#238;tre au marxisme-l&#233;ninisme fond&#233; sur la lutte des classes, la dictature du prol&#233;tariat, l'anticapitalisme et l'anti-imp&#233;rialisme. Par extension, se retrouvent tax&#233;s de r&#233;visionnistes tous ceux qui, en Chine m&#234;me, &#224; tous les niveaux de l'appareil dirigeant, font entrave &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne et tentent de restaurer les valeurs capitalistes de l'id&#233;ologie bourgeoise.&lt;br class='autobr' /&gt;
16 Notes de travail, deuxi&#232;me cahier, p. 12.&lt;br class='autobr' /&gt;
17 Notes de travail, cinqui&#232;me cahier, p. 32.&lt;br class='autobr' /&gt;
18 La &#171; Bande des Quatre &#187;, compos&#233;e des quatre personnalit&#233;s les plus radicales du mao&#239;sme (Jiang Qing &#8212; la femme de Mao &#8212;, Zhang Chunqiao, Yao Wenyuan et Wang Hongwen), a d'abord constitu&#233; le noyau dur des dirigeants de la R&#233;volution culturelle. Dans les ann&#233;es 1970, ils sont critiqu&#233;s par Mao pour leur caract&#232;re factieux et mis &#224; l'&#233;cart du pouvoir, &#233;pisode qui signe la fin d&#233;finitive de la R&#233;volution culturelle. Soup&#231;onn&#233;s de vouloir s'emparer de la succession de Mao, ils sont arr&#234;t&#233;s le mois qui suit sa mort, puis exclus &#224; vie du PCC. Lors du proc&#232;s qui se tient &#224; P&#233;kin (1980-1981), on les accuse d'&#234;tre les instigateurs de la R&#233;volution culturelle, et &#224; ce titre directement responsables des milliers de victimes qu'elle a occasionn&#233;es. Le verdict les condamne &#224; mort ou &#224; l'emprisonnement &#224; perp&#233;tuit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
19 Xu Jingxian (1933-2007) rejoint le PCC au d&#233;but des ann&#233;es 1950 et se fait conna&#238;tre comme &#233;crivain r&#233;volutionnaire. Dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1960, il devient secr&#233;taire du groupe de r&#233;daction du comit&#233; du Parti de la municipalit&#233; de Shanghai, &#233;tablissant d'&#233;troites relations de travail avec Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan, alors en charge de la propagande. Lorsque la R&#233;volution culturelle &#233;clate, encourag&#233; par Zhang Chunqiao, Xu incite le groupe de r&#233;daction &#224; se rebeller contre le comit&#233; municipal de PCC de Shanghai, et &#224; former le Poste de liaison rebelle r&#233;volutionnaire des organes du comit&#233; du Parti de Shanghai. L'organisation rebelle s'allie au QGO dans l'attaque des dirigeants de la ville, et Xu est nomm&#233; &#224; la t&#234;te du comit&#233; r&#233;volutionnaire de Shanghai. Admis au comit&#233; central du PCC, il sera arr&#234;t&#233; comme membre de la Bande des Quatre et condamn&#233; pour crimes contre-r&#233;volutionnaires &#224; 18 ans d'emprisonnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
20 Notes de travail, quatri&#232;me cahier, p. 150.&lt;br class='autobr' /&gt;
21 Notes de travail, deuxi&#232;me cahier, p. 1-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
22 Notes de travail, quatri&#232;me cahier, p. 105.&lt;br class='autobr' /&gt;
23 La &#171; base &#187; (jiceng &#22522;&#23652;) : &#233;chelon le plus bas d'une organisation, en relation directe avec les masses.&lt;br class='autobr' /&gt;
24 C'est &#224; dire du Guomindang, le Parti nationaliste chinois.&lt;br class='autobr' /&gt;
25 Notes de travail, premier cahier, p. 9.&lt;br class='autobr' /&gt;
26 Notes de travail, deuxi&#232;me cahier, p. 15-16.&lt;br class='autobr' /&gt;
27 Ibid., p. 17.&lt;br class='autobr' /&gt;
28 Notes de travail, cinqui&#232;me cahier, p. 10-20.&lt;br class='autobr' /&gt;
29 Ibid., p. 21.&lt;br class='autobr' /&gt;
30 Yao Wenyuan (1931-1905) : critique litt&#233;raire et pol&#233;miste radical de Shanghai, il se distingue durant les ann&#233;es 1950 dans la d&#233;nonciation des &#233;crivains et intellectuels &#171; droitiers, r&#233;actionnaires, bourgeois &#187;. Promu membre du comit&#233; de r&#233;daction du journal officiel du comit&#233; du Parti &#224; Shanghai, il se fait remarquer de Zhang Chunqiao alors responsable de la propagande, et est d&#233;sign&#233; pour r&#233;diger la charge contre Wu Han, avec l'article sur La Destitution de Hai Rui qui marque le coup d'envoi de la R&#233;volution culturelle. Il joue un r&#244;le actif dans les &#233;v&#233;nements de Shanghai et continuera &#224; &#233;crire sur commande avec un z&#232;le efficace, qui lui vaut de devenir l'adjoint de Zhang Chunqiao &#224; la t&#234;te du comit&#233; r&#233;volutionnaire de Shanghai, puis d'&#234;tre &#233;lu au bureau politique du PCC en 1969. Dans les ann&#233;es 1970, il a le contr&#244;le de l'appareil de propagande et des m&#233;dias officiels du pays. Arr&#234;t&#233; comme membre de la Bande des Quatre en 1976, il est condamn&#233; &#224; vingt ans de prison.&lt;br class='autobr' /&gt;
31 La &#171; prise du pouvoir &#187; renvoie &#224; l'activit&#233; des organisations de masse pour prendre le contr&#244;le de l'appareil d'&#201;tat et du Parti &#224; diff&#233;rents niveaux, depuis les structures de gouvernement provinciales, jusqu'aux minist&#232;res du gouvernement central. Le mouvement commence dans plusieurs provinces d&#233;but 1967 avant de gagner rapidement l'ensemble du pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
32 La &#171; r&#233;volution &#187; ou &#171; temp&#234;te de janvier &#187; initie &#224; Shanghai la campagne de la &#171; prise du pouvoir &#187; : les ouvriers rebelles dirig&#233;s par Xu Jingxian et Wang Hongwen, et soutenus par Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan, entreprennent de s'emparer du pouvoir au niveau du comit&#233; du Parti de la municipalit&#233; et de la mairie, en attaquant leurs repr&#233;sentants respectifs Chen Pixian et Cao Diqiu, et en d&#233;clarant l'&#233;tablissement de la Commune de Shanghai.&lt;br class='autobr' /&gt;
33 Notes de travail, quatri&#232;me cahier, p. 1-6.&lt;br class='autobr' /&gt;
34 Ibid., p. 17.&lt;br class='autobr' /&gt;
35 p. 169-170.&lt;br class='autobr' /&gt;
36 p. 227.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/demopolis/2408?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.openedition.org/demopolis/2408?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire Lin Biao&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch01.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch01.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch04.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch04.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch06.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1969/04/rapport/ch06.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1966/05/16.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/general/lin-biao/works/1966/05/16.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;volution des Ta&#239;pings, la plus grande guerre civile de l'histoire de l'humanit&#233; avant le XXe si&#232;cle</title>
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		<dc:date>2025-11-26T23:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;volution des Ta&#239;pings, la plus grande guerre civile de l'histoire de l'humanit&#233; avant le XXe si&#232;cle &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette r&#233;volution, la plus vaste connue &#224; l'&#233;poque, a &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e dans le sang par l'empire et ses alli&#233;s occidentaux : 30 millions de morts ! &lt;br class='autobr' /&gt;
https://laviedesidees.fr/La-premiere-grande-guerre-civile &lt;br class='autobr' /&gt;
L'empire commence &#224; conna&#238;tre des jacqueries importantes, qui vont d&#233;boucher sur le soul&#232;vement Taiping (1851-1864), pr&#233;lude &#224; la d&#233;composition du pouvoir imp&#233;rial. Cette r&#233;bellion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution des Ta&#239;pings, la plus grande guerre civile de l'histoire de l'humanit&#233; avant le XXe si&#232;cle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;volution, la plus vaste connue &#224; l'&#233;poque, a &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e dans le sang par l'empire et ses alli&#233;s occidentaux : 30 millions de morts !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://laviedesidees.fr/La-premiere-grande-guerre-civile&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://laviedesidees.fr/La-premiere-grande-guerre-civile&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empire commence &#224; conna&#238;tre des jacqueries importantes, qui vont d&#233;boucher sur le soul&#232;vement Taiping (1851-1864), pr&#233;lude &#224; la d&#233;composition du pouvoir imp&#233;rial. Cette r&#233;bellion massive contre la &#171; bureaucratie c&#233;leste &#187; &#233;tait anim&#233;e par un ardent messianisme &#233;galitaire. Partie du sud du pays, elle se propagea jusqu'&#224; contr&#244;ler durablement plusieurs provinces, &#233;tablissant sa capitale &#224; Nankin. Elle ne put &#234;tre jugul&#233;e puis &#233;cras&#233;e qu'au prix de millions de morts - et avec l'active complicit&#233; des puissances occidentales pr&#233;datrices, monnay&#233;e par la soumission de l'empire aux imp&#233;rialismes occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3680&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3680&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1851 &#224; 1864, r&#233;volte des Ta&#239;pings. La r&#233;volte des Taiping est un soul&#232;vement majeur qui eut lieu dans le sud, puis le centre de la Chine, entre 1851 et 1864 ; cette r&#233;volte, dont la dynastie des Qing mit pr&#232;s de quinze ans &#224; venir &#224; bout, tire son nom du royaume que les rebelles avaient fond&#233; en Chine du sud et en Chine centrale, le Taiping Tian Guo, ou &#171; Royaume c&#233;leste de la Grande Paix &#187;, d'o&#249; provient le nom de T&#224;ip&#237;ng (&#171; Grande Paix &#187;) qui d&#233;signe cette r&#233;volte. Cette guerre civile totale est g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e comme l'un des conflits les plus meurtriers de toute l'Histoire. Le fondateur du mouvement, Hong Xiuquan (1812-1864), qui avait lu des brochures religieuses remises par des missionnaires, se disait fr&#232;re cadet de J&#233;sus-Christ. Il promulgua une r&#233;forme agraire apr&#232;s la prise de Nankin en 1853, dans laquelle il instituait de profondes r&#233;formes sociales telles que l'&#233;galit&#233; des sexes, accompagn&#233;es toutefois d'une stricte s&#233;paration entre les hommes et les femmes. Cette r&#233;forme s'accompagnait de mesures r&#233;volutionnaires : la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re priv&#233;e &#233;tait abolie ; nourriture, v&#234;tements et autres biens de consommation courante &#233;taient mis en commun dans des entrep&#244;ts publics, et distribu&#233;s &#224; la population selon leurs besoins par leurs chefs militaires ; l'opium, le tabac et l'alcool &#233;taient d&#233;sormais interdits. La figure embl&#233;matique de cette r&#233;volte est le chef des Taiping, Hong Xiuquan (1813-1864), Hakka originaire de la classe sociale paysanne. Le nom qu'il avait re&#231;u &#224; la naissance &#233;tait Hong Huoxiu, qu'il changera apr&#232;s avoir eu ses visions en 1837. En 1836, il rencontre un &#233;tranger barbu, un missionnaire (probablement Edwin Stevens) dont l'interpr&#232;te, un cantonnais chr&#233;tien du nom de Liang Afa, lui remet neuf fascicules, intitul&#233;s &#171; Bonnes Paroles pour exhorter notre &#233;poque &#187; (Quanshi liangyan) qu'il avait lui-m&#234;me r&#233;dig&#233;s sur la foi chr&#233;tienne. Hong Xiuquan ne les lit pas, mais les conserve. Apr&#232;s son troisi&#232;me &#233;chec aux examens de la fonction publique de la Chine imp&#233;riale, en 1837, il tombe gravement malade, et est pris de d&#233;lires ; il a des visions, qu'il ne sait pas interpr&#233;ter. Apr&#232;s son quatri&#232;me et ultime &#233;chec au shengyuan, en 1843, le premier degr&#233; des examens d'entr&#233;e dans la fonction publique (le fait d'y r&#233;ussir lui aurait conf&#233;r&#233; le statut de lettr&#233;, et lui aurait permis de percevoir une subsistance r&#233;guli&#232;re de la part du pouvoir), Hong Xiuquan, aigri par son insucc&#232;s, lit enfin les brochures qui lui avaient &#233;t&#233; donn&#233;es en 1836, et donne d'un coup un sens aux visions qu'il avait eu en 1837. Pour lui, elles signifient qu'il est en r&#233;alit&#233; le deuxi&#232;me fils du Dieu de la religion chr&#233;tienne et qu'il a pour mission de combattre la domination du mal, qu'il n'identifie que beaucoup plus tard, &#224; la fin de 1849, comme &#233;tant la dynastie mandchoue des Qing. &#192; la fin de 1844, l'un de ses tout premiers disciples, Feng Yunshan, commence &#224; pr&#234;cher, et cr&#233;e le Bai Shangdi Hui, la &#171; Soci&#233;t&#233; des adorateurs de Dieu &#187;, qui faisait la synth&#232;se de l'Ancien Testament et des traditions des soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes chinoises, obtenant ainsi l'adh&#233;sion des minorit&#233;s Hakka, Zhuang et Yao de la province du Guangxi, en Chine du Sud. En effet, dans les ann&#233;es 1840 et au d&#233;but des ann&#233;es 1850, le Guangxi &#233;tait secou&#233; par des famines, des &#233;meutes, de la contrebande, et l'ensemble de la province &#233;tait quadrill&#233; par de nombreuses soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes ; un clivage social se rajoutait aux diff&#233;rences ethniques entre les populations Han et les minorit&#233;s locales. L'&#233;loignement de P&#233;kin, la capitale, faisait du Guangxi un lieu propice &#224; la r&#233;volte. Peu &#224; peu se rassemblent dans la Soci&#233;t&#233; des adorateurs de Dieu de nombreux arrivants d'humble extraction, et, en particulier, des mineurs travaillant dans les mines d'argent de la Montagne du Chardon, dans la r&#233;gion de Yong'an, au sud de Guilin. &#192; l'automne de 1847, Hong Xiuquan et Feng Yunshan vivent dans la Montagne du Chardon, et &#233;crivent des textes sur leur nouvelle religion. En 1848, le groupe compte deux nouveaux membres qui jouent un r&#244;le important : tout d'abord Yang Xiuqing (le futur roi de l'Est), un Hakka comme Hong Xiuquan, qui est pris de transes &#224; la fin du printemps 1848 et devient alors le &#171; porte-parole de Dieu le P&#232;re &#187; ; et Xiao Chaogui (le futur roi de l'Ouest), un paysan qui, de son c&#244;t&#233;, devient le &#171; porte-parole de J&#233;sus &#187;. En novembre 1849 enfin, la femme de Hong Xiuquan accouche de son fils, Tiangui Fu, &#224; qui il abandonnera le tr&#244;ne du Royaume c&#233;leste peu avant la catastrophe finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2821&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2821&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etienne Balazs dans &#171; La bureaucratie c&#233;leste &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La crise sociale et la philosophie politique &#224; la fin des Han&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; (...) Nous sommes au milieu du 2&#232;me si&#232;cle. L'immense empire des Han jouit depuis de longues ann&#233;es d'une paix relative, la population a presque doubl&#233; depuis la restauration, aux environs de l'&#232;re chr&#233;tienne et les richesses s'accumulent. Mais l'accumulation m&#234;me de la richesse et la diff&#233;renciation des professions qui marquent le passage d'une &#233;conomie naturelle vers une &#233;conomie d'&#233;change ont comme ran&#231;on une plus grande in&#233;galit&#233; dans la distribution des revenus et le renversement des rapports sociaux traditionnels. Le signe le plus &#233;vident de ce d&#233;s&#233;quilibre est l'affaiblissement du pouvoir imp&#233;rial. (...) La pointe de la pyramide hi&#233;rarchique commence &#224; s'&#233;br&#233;cher, et une lutte serr&#233;e s'engage pour l'exercice du pouvoir r&#233;el. (...) Tandis que l'avant-sc&#232;ne retentit des querelles des diverses fractions de la classe dirigeante, toute occup&#233;e &#224; se tailler la plus grande part des revenus et sourde aux avertissements des philosophes, le peuple des campagnes se pr&#233;pare &#224; se soulever contre l'exploitation intol&#233;rable des grands propri&#233;taires et les exactions vexatoires des mandarins. La population agricole, c'est-&#224;-dire la presque totalit&#233; de la nation, vivait dans une mis&#232;re indicible. Le paysan libre &#233;tait en train de dispara&#238;tre. Constamment menac&#233; sur son lopin par la famine, les imp&#244;ts, les corv&#233;es et pressur&#233; par de multiples demandes des fonctionnaires mal pay&#233;s, ou encore menac&#233; d'expropriation par quelque grand seigneur d&#233;sireux d'agrandir son domaine, il &#233;tait condamn&#233; t&#244;t ou tard &#224; aller rejoindre les rangs du prol&#233;tariat agricole. (...) Cette &#233;norme masse des meurt la faim et des cul-terreux vit dans une sourde fermentation, travaill&#233;e depuis une dizaine d'ann&#233;es par les &#233;missaires d'une nouvelle foi : la &#171; Voie de la Grande Paix &#187; taiping dao. (...) Ils ne se contentent plus d'annoncer &#224; leurs adeptes la venue d'une nouvelle &#232;re, celle de la prosp&#233;rit&#233;, de l'&#226;ge d'or de l'&#233;galit&#233;, car c'est le v&#233;ritable sens de l'expression Taiping (...) ils les organisent en de v&#233;ritables phalanst&#232;res, des communaut&#233;s rustiques (...). Et ils mettent sur pied une &#233;tonnante organisation militaire en trente-six divisions qui, mises en branle le jour de l'an 184, occuperont le pays en une marche foudroyante. (...) Les turbans jaunes &#8211; c'est le nom le plus connu de la secte &#224; cause du jaune qu'ils portent en tant que couleur symbolique de la terre - vont mettre &#224; feu et &#224; sang toute la Chine du Nord. De deux foyers, les r&#233;gions les plus peupl&#233;es du bas Fleuve Jaune et du Sichuan, la r&#233;volte se propage comme une tra&#238;n&#233;e de poudre et gagne toute la Chine (...). Les premiers actes, et combien significatifs, de cette &#233;norme jacquerie mi-sociale mi religieuse seront de prendre d'assaut les pr&#233;fectures et sous-pr&#233;fectures, de tuer ou de chasser les fonctionnaires, d'en nommer d'autres, de lever des imp&#244;ts et de r&#233;parer les chemins. (...) La r&#233;pression est f&#233;roce, elle fait, au cours de la seule ann&#233;e 184, un demi million de victimes. (...) Le pays est boulevers&#233; de fond en comble par le combat entre troupes imp&#233;riales et Turbans Jaunes, battus sur un point pour se retrouver plus nombreux sur un autre. C'est l'exode des riches et des lettr&#233;s vers un coin tranquille, la fuite &#233;perdue des vagabonds et des r&#233;fugi&#233;s : des masses humaines se d&#233;placent dans toutes les directions. (...) Les dirigeants se ressaisissent et organisent des exp&#233;ditions punitives. (...) C'est l'heure des militaires, la lutte de tous contre chacun (...) jeu sanglant de l'&#233;limination des concurrents dans la course effr&#233;n&#233;e au pouvoir. Cette lutte durera encore pendant une g&#233;n&#233;ration et transformera la Chine d'un puissant empire en un vaste cimeti&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5494&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5494&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion des Ta&#239;pings (principal et plus &#171; pur &#187; mouvement de la paysannerie chi&#172;noise, qui &#233;clata en 1850 contre la dynastie mandchoue et ne fut totalement d&#233;fait qu'en 1864) avait montr&#233; les limites de la lutte de la paysannerie. Les Ta&#239;pings voulaient ins&#172;taurer le r&#232;gne de Dieu sur Terre, une so&#172;ci&#233;t&#233; sans propri&#233;t&#233; priv&#233;e individuelle, sur laquelle r&#233;gnerait un monarque l&#233;gitime, v&#233;ritable fils de Dieu, qui serait le d&#233;posi&#172;taire de toute la richesse de la communaut&#233;. Cela veut bien dire que s'ils avaient bien re&#172;connu la propri&#233;t&#233; priv&#233;e comme source de tous leurs maux, cette conscience n'&#233;tait pas accompagn&#233;e -et ne pouvait l'&#234;tre en aucune fa&#231;on- d'un projet viable de soci&#233;t&#233; future mais d'un utopique retour &#224; la dynastie idyl-lique perdue. Durant les premi&#232;res ann&#233;es, les puissances militaires qui p&#233;n&#233;traient d&#233;j&#224; en Chine laiss&#232;rent faire les Ta&#239;pings, les utilisant pour affaiblir la dynastie, et la r&#233;bellion s'&#233;tendit &#224; tout le royaume, mais les paysans furent incapables de former un gouvernement central et d'administrer les terres. Le mouvement atteint son point culminant en 1856 lorsque la tentative de prise de P&#233;kin, capitale imp&#233;riale, &#233;choua. Le mouvement commen&#231;a alors &#224; s'&#233;teindre, victime d'une r&#233;pression massive &#224; laquelle collabor&#232;rent bien s&#251;r les puissances imp&#233;&#172;rialistes susnomm&#233;es. Ainsi, la r&#233;volte des Ta&#239;pings affaiblit la dynastie mandchoue, mais ce ne fut que pour ouvrir les portes &#224; l'expansion imp&#233;rialiste de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie. La paysannerie avait servi la table de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.internationalism.org/rinte84/chine.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.internationalism.org/rinte84/chine.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la r&#233;volte contre la dynastie Qing, comme d'autres grandes r&#233;voltes paysannes. Ainsi, la fin de la dynastie des Han a &#233;t&#233; marqu&#233;e par la r&#233;bellion des Turbans jaunes, la fin de la dynastie Song par la r&#233;volte de Fang Xi, et la fin de la dynastie des Yuan par la Secte du lotus blanc. En m&#234;me temps que la r&#233;volte des ta&#239;pings ont lieu d'autres r&#233;voltes contre la dynastie Qing : la r&#233;volte des Nian en Chine du Nord, la r&#233;volte des Panthay au Yunnan, et la r&#233;volte des Dounganes dans le Turkestan chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_des_Taiping&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_des_Taiping&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ta&#239;pings &#233;taient partisans de l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes, de la mise en commun et de la redistribution des biens, autant d'id&#233;aux s&#233;duisants pour la population pauvre de la r&#233;gion compos&#233;e d'agriculteurs, d'ouvriers et de mineurs. Chaque membre &#233;tait un soldat du royaume, sans distinction d'origine ou de classe sociale. Leur nombre grandissant &#233;tait une source de pr&#233;occupation pour les plus hautes instances de la dynastie Qing qui d&#233;p&#234;cha l'arm&#233;e en 1851. La victoire des troupes Taiping fut sans appel. Un an plus tard, le royaume comptait un million de sujets. Se d&#233;jouant de l'autorit&#233; Qing, les Taiping firent route vers le nord-est en gonflant leurs rangs de nouvelles recrues &#224; mesure qu'ils progressaient vers le bassin fluvial du Yangzi Jiang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nationalgeographic.fr/histoire/la-revolte-des-taiping-cauchemar-de-la-derniere-dynastie-imperiale-de-chine&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nationalgeographic.fr/histoire/la-revolte-des-taiping-cauchemar-de-la-derniere-dynastie-imperiale-de-chine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;connue en Europe, la r&#233;volte des Taiping est l'un des conflits les plus meurtriers de l'Histoire et amorce, en Chine, plus d'un si&#232;cle de violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e dans une Seconde guerre de l'opium contre les troupes occidentales, l'imp&#233;ratrice Cixi manque de vigueur pour mater cette r&#233;bellion qui dure et s'&#233;tend &#224; de nombreuses provinces. Mais Hong Xiuquan commet l'erreur de s'attaquer au port de Shanghai.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le point de d&#233;part d'une alliance in&#233;dite : le pouvoir imp&#233;rial s'associe &#224; ses ennemis occidentaux, dont les int&#233;r&#234;ts commerciaux sont alors menac&#233;s. Men&#233;e par l'aventurier am&#233;ricain Frederick Ward, puis par le g&#233;n&#233;ral britannique Charles Gordon, cette &#171; Arm&#233;e toujours victorieuse &#187;, comme elle sera surnomm&#233;e, met en d&#233;route les rebelles Taiping.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1864, Nankin est repris et le Royaume c&#233;leste s'effondre, apr&#232;s le suicide de Hong Xiuquan. En treize ans, cette terrible r&#233;volte aura fait plus de vingt millions de morts, la pla&#231;ant parmi les guerres civiles les plus sanglantes de l'Histoire. Et si la dynastie Qing parvient &#224; se maintenir au pouvoir, ce n'est qu'une question de temps pour qu'elle vacille &#224; nouveau et d&#233;finitivement cette fois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.telepro.be/mon-telepro/decouverte/histoire-la-sanglante-revolte-des-taiping/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.telepro.be/mon-telepro/decouverte/histoire-la-sanglante-revolte-des-taiping/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; en anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/The_Taiping_Rebellion/Tnp0DwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=ta%C3%AFping&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/The_Taiping_Rebellion/Tnp0DwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=ta%C3%AFping&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Taiping_Rebel/eO48AAAAIAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=ta%C3%AFping&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Taiping_Rebel/eO48AAAAIAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=ta%C3%AFping&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir ta&#239;ping&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte des Taiping commence en 1850 au Guangxi. Le 11e jour du 1er mois lunaire de l'an 1851 (soit le 11 janvier), date de l'anniversaire de Hong Xiuquan, ce dernier se proclame &#171; Roi c&#233;leste &#187; d'une nouvelle dynastie, le &#171; Royaume c&#233;leste de la Grande Paix &#187;7. Apr&#232;s quelque affrontements mineurs, la situation d&#233;g&#233;n&#232;re et en f&#233;vrier de la m&#234;me ann&#233;e a lieu le soul&#232;vement de Jintian, au cours duquel une arm&#233;e rebelle forte de 10 000 hommes vainc et met en d&#233;route une arm&#233;e Qing de moindre importance. A priori, Feng Yushan est le strat&#232;ge de la r&#233;bellion et l'administrateur du royaume depuis la fondation dudit royaume, jusqu'&#224; sa mort, qui survient en 1852.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1853, les troupes Taiping s'emparent de Nanjing et en font leur capitale. La ville est renomm&#233;e Tianjing (&#034;capitale c&#233;leste&#034;). Hong convertit le bureau du vice-roi de Liangjiang (en) en &#034;palais du roi c&#233;leste&#034;. Selon les &#034;messages&#034; qu'il a re&#231;us dans ses r&#234;ves, Hong Xiuquan a pour mission d'exterminer tous les &#034;d&#233;mons&#034;, que les Taiping assimilent aux Mandchous. Par cons&#233;quent, ils d&#233;cident de tuer et d'exterminer toute la population mandchoue du royaume. Quand Nanjing tombe entre leurs mains, les Ta&#239;ping se d&#233;cha&#238;nent en tuant, br&#251;lant et pillant les 40 000 Mandchous habitant dans la ville9. Ils commencent par tuer tous les hommes mandchous, puis forcent les femmes mandchoues &#224; quitter la ville avant de les br&#251;ler vives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son apog&#233;e, le Royaume c&#233;leste contr&#244;le une portion du sud-est de la Chine centr&#233;e sur la fertile vall&#233;e du Yangzi Jiang, le contr&#244;le de ce fleuve permettant aux Taiping d'approvisionner facilement leur capitale. De l&#224;, les rebelles Taiping envoient des arm&#233;es &#224; l'ouest, vers l'amont de la vall&#233;e du Yangzi et au nord pour s'emparer de P&#233;kin, la capitale de la dynastie Qing. Mais la tentative de prise de P&#233;kin &#233;choue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_c%C3%A9leste_de_la_Grande_Paix&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_c%C3%A9leste_de_la_Grande_Paix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention occidentale : la formation d'une arm&#233;e chinoise entrain&#233;e par des occidentaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_toujours_victorieuse&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_toujours_victorieuse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vaste que soit l'empire chinois, la r&#233;volte de provinces enti&#232;res ne pouvait manquer d'avoir un grand retentissement. Les populations opprim&#233;es ou qui regrettaient leur ind&#233;pendance ne tard&#232;rent pas &#224; s'agiter : les musulmans de l'Yunnan furent les premiers &#224; m&#233;conna&#238;tre l'autorit&#233; imp&#233;riale et &#224; massacrer les fonctionnaires chinois ; les Miao-tse chass&#232;rent les mandarins : une sourde agitation s'empara des populations musulmanes du Nord-Ouest, et les partisans des Khodjas se montr&#232;rent en armes dans le Turkestan. Tien-Wang, laissant &#224; un de ses lieutenans la t&#226;che d'achever la conqu&#234;te de la vice-royaut&#233; de Canton, se d&#233;cida &#224; marcher vers le nord, et il envahit simultan&#233;ment les provinces de Hounan et de Sze-Chuen. Il se faisait pr&#233;c&#233;der par une proclamation dans laquelle il pr&#233;tendait avoir &#171; re&#231;u la mission divine d'exterminer les Mandchous et de prendre possession de l'empire, comme son souverain l&#233;gitime. &#187; Sa marche ne rencontrait point de r&#233;sistance s&#233;rieuse : &#224; mesure que les Ta&#239;pings avan&#231;aient, les populations se soulevaient ; elles se saisissaient des mandarins qui les avaient opprim&#233;es et des Tartares, et les faisaient p&#233;rir dans d'horribles supplices. La crainte de ces effroyables vengeances d&#233;termina les mandarins et les fonctionnaires &#224; se r&#233;fugier dans les grandes villes et &#224; s'y d&#233;fendre avec obstination. Mal arm&#233;s et d&#233;pourvus de tout mat&#233;riel de si&#232;ge, les Ta&#239;pings ne pouvaient s'emparer des places fortifi&#233;es avec quelque soin ; c'est ainsi qu'ils durent lever le si&#232;ge de Kweiling, capitale du Kouan-Si, dans laquelle les commissaires imp&#233;riaux s'&#233;taient enferm&#233;s. Ils &#233;chou&#232;rent &#233;galement devant Changshu, capitale du Hounan. Un des membres du coll&#232;ge des Hanlin, Tseng-Kouofan, dont le fils a &#233;t&#233; ambassadeur &#224; Paris, s'&#233;tait retir&#233; aux environs de cette ville, pendant la p&#233;riode de retraite que la perte d'un parent impose &#224; tout dignitaire chinois. Il se jeta dans la place avec ce qu'il put ramasser d'hommes et il en organisa la d&#233;fense. Apr&#232;s, quatre-vingts jours d'attaque et trois assauts, les Ta&#239;pings abandonn&#232;rent le si&#232;ge et reprirent leur marche vers le nord, sans s'inqui&#233;ter des fortes positions qu'ils laissaient entre les mains des imp&#233;riaux. Ce fut une des causes de l'&#233;chec d&#233;finitif de la r&#233;bellion, parce que ces places fortes devinrent autant de points d'appui pour les op&#233;rations des g&#233;n&#233;raux de Hien-Fung. Une autre cause de faiblesse r&#233;sulta des rivalit&#233;s et de la division qui &#233;clataient dans leurs rangs. Deux de leurs chefs principaux, Nun-Wang et Shih-Wang, avaient d&#233;j&#224; succomb&#233; en combattant : leur succession &#233;veilla beaucoup d'ambitions, et m&#233;contens de la position qui leur &#233;tait faite, plusieurs des chefs les plus influens de la Triade abandonn&#232;rent la cause des insurg&#233;s. De ce nombre fut Chang-Kwolian, dont la d&#233;sertion fut r&#233;compens&#233;e par un commandement militaire important et qui devint l'auxiliaire le plus actif de Tseng-Kouofan. Impuissante &#224; opposer une r&#233;sistance efficace &#224; l'insurrection, la cour de P&#233;kin en &#233;tait r&#233;duite &#224; provoquer et &#224; r&#233;compenser les d&#233;sertions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Ta&#239;pings, suivant le cours de la rivi&#232;re Yuan, atteignirent le grand lac Tungting. L'&#238;le de Chun-Shan, situ&#233;e au milieu de ce lac, a la r&#233;putation de produire le meilleur th&#233; de la Chine : aussi la r&#233;colte en &#233;tait-elle r&#233;serv&#233;e pour l'empereur et les hauts personnages de la cour. Les Ta&#239;pings d&#233;truisirent toutes les plantations ; elles ne se r&#233;tablissent que lentement, et le prix du th&#233; de Chun-Shan est devenu exorbitant. La ville d'Yao-Tchou, situ&#233;e sur une langue de terre entre le lac et le Yang-tse, avait alors une extr&#234;me importance ; des milliers de barques y amenaient les grains des divers districts du Hounan, la r&#233;gion de la Chine la plus fertile en c&#233;r&#233;ales : leur cargaison y &#233;tait transbord&#233;e &#224; bord des jonques qui descendaient le Yang-tse pour approvisionner Nankin et les autres villes situ&#233;es sur le cours du fleuve, ou pour remonter vers P&#233;kin par le Grand Canal. C'est l&#224; aussi que s'acquittaient les droits dus au gouvernement pour le transport des grains. Les Ta&#239;pings trouv&#232;rent dans cette ville d'immenses approvisionnemens et tarirent une des principales sources qui alimentaient le tr&#233;sor imp&#233;rial. Yao-Tchou contenait, en outre, le grand arsenal de guerre et les poudreries fond&#233;es au XVIIe si&#232;cle par Won-Sankoue&#239;. Les Ta&#239;pings furent d&#232;s lors abondamment fournis d'armes et de munitions. Ils organis&#232;rent une flottille de jonques dont le concours les aida puissamment &#224; r&#233;duire toutes les villes situ&#233;es sur le cours du fleuve. Leurs succ&#232;s furent d'autant plus rapides que des recrues nouvelles accouraient de toutes parts se ranger sous la banni&#232;re de Tien-Wang, Hankow, Wousang et Hanyarig ; les trois villes jumelles situ&#233;es au confluent du Han et du Yang-tse et qui comptent ensemble deux millions d'habitans, se rendirent &#224; eux. La forteresse de Kinkiang fut emport&#233;e d'assaut, et, le 8 mars 1853, apr&#232;s une marche victorieuse de pr&#232;s de 400 lieues, l'arm&#233;e du roi c&#233;leste arriva sous les murs de Nankin. Le 24, l'explosion d'une mine fit sauter une des portes et ouvrit la ville aux assi&#233;geans ; la population fraternisa aussit&#244;t avec eux. La garnison et les 4,000 familles tartares qui occupaient un quartier de la ville furent impitoyablement massacr&#233;es ; les vainqueurs n'&#233;pargn&#232;rent m&#234;me pas les petits enfans. &#171; Il ne faut pas, disaient-ils, qu'il demeure une seule souche d'o&#249; puisse sortir un rejeton. &#187; Ce n'&#233;tait l&#224;, du reste, qu'une repr&#233;saille : lorsque les Tartares s'empar&#232;rent de la capitale des Mings, ils ne se content&#232;rent pas d'en passer la garnison au fil de l'&#233;p&#233;e, ils y &#233;gorg&#232;rent plus de 50,000 des partisans de la dynastie d&#233;chue. D&#232;s le 1er avril, les Ta&#239;pings &#233;taient ma&#238;tres de la forteresse de Chin-kiang, &#233;tablie &#224; la jonction du Grand Canal et du Yang-tse. Tout le cours du fleuve, jusqu'&#224; la mer, tomba en leur pouvoir : rien ne leur r&#233;sistait plus : les garnisons fuyaient &#224; leur approche, jetant leurs armes et abandonnant les forteresses et les positions qu'elles &#233;taient charg&#233;es de d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces succ&#232;s &#233;tourdissans enivr&#232;rent Tien-Wang : il crut que ses r&#234;ves &#233;taient r&#233;alis&#233;s et que rien ne troublerait plus le cours de sa prosp&#233;rit&#233;. Il d&#233;cerna &#224; Nankin le titre de capitale c&#233;leste ; il fit proc&#233;der &#224; la cons&#233;cration de ses places et de ses rues. Il y organisa un gouvernement complet, sur le mod&#232;le du gouvernement imp&#233;rial ; il nomma des ministres et cr&#233;a toute une hi&#233;rarchie de fonctionnaires. Il rendit des d&#233;crets et fit promulguer des r&#232;glemens de police d'une grande s&#233;v&#233;rit&#233;. Les fortifications de Nankin furent r&#233;par&#233;es et augment&#233;es ; on y ajouta de nouveaux forts et on y accumula des approvisionnemens suffisans pour nourrir pendant plusieurs ann&#233;es cette population de huit cent mille &#226;mes. Nankin devait &#234;tre non-seulement la capitale, mais la principale forteresse, la place d'armes de la nouvelle monarchie. D&#232;s que cette ville eut &#233;ternise en &#233;tat de d&#233;fense, une arm&#233;e de quatre-vingt mille hommes franchit le Yang-tse, et suivant les bords du Grand-Canal, atteignit le Fleuve-Jaune : apr&#232;s avoir inutilement assi&#233;g&#233; la forteresse de Ka&#239;fong, elle franchit le fleuve sur un autre point, for&#231;a la passe de Sin-Simming, d&#233;fendue par un corps d'arm&#233;e tartare, et p&#233;n&#233;tra, le 30 septembre, dans la vall&#233;e du Pe&#239;ho, qui forme la province de Pe-Tchili ; le 21 octobre, elle occupa la ville de Tsing &#224; 30 kilom&#232;tres au sud de Tien-Tsin, qui n'est elle-m&#234;me qu'&#224; 120 kilom&#232;tres de P&#233;kin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consternation fut extr&#234;me &#224; P&#233;kin : la capitale &#233;tait d&#233;garnie de troupes, parce qu'on avait envoy&#233; au sud tous les corps d'arm&#233;e qu'on avait successivement recrut&#233;s. La direction prise par les Ta&#239;pings avait compl&#232;tement tromp&#233; les commandans imp&#233;riaux, qui avaient cru &#224; une invasion de la province de Shansi. Si les Ta&#239;pings, au lieu de continuer leur marche dans la direction de Tien-Tsin, avaient brusquement tourn&#233; &#224; l'ouest et remont&#233; une des branches du Pe&#239;ho, ils seraient arriv&#233;s jusqu'&#224; P&#233;kin sans rencontrer de r&#233;sistance s&#233;rieuse ; mais ils croyaient les imp&#233;riaux en force ; ils &#233;taient &#233;puis&#233;s par la rude campagne qu'ils venaient de faire ; la saison &#233;tait d&#233;j&#224; fort rigoureuse ; la terre se couvrait de neige ; ils manquaient d'approvisionnemens et de moyens de transport. Lorsqu'ils virent para&#238;tre un corps d'imp&#233;riaux devant eux, ils r&#233;trograd&#232;rent jusqu'aux fortes positions de Tsingha&#239;, o&#249; ils s'&#233;tablirent et se retranch&#232;rent pour y passer l'hiver. Le gouvernement imp&#233;rial avait appel&#233; sous les armes tous les hommes valides de la Mandchourie et de la Mongolie : toutes ces nouvelles lev&#233;es furent mises sous les ordres d'un prince tartare, Sankolinsin, &#233;lev&#233; au rang de g&#233;n&#233;ralissime. A la fin de l'hiver, en mars 1854, Sankolinsin se trouva &#224; la t&#234;te de forces suffisantes pour prendre l'offensive, et les Ta&#239;pings, craignant d'&#234;tre envelopp&#233;s, &#233;vacu&#232;rent leur camp pour se replier sur des positions plus faciles &#224; d&#233;fendre. Ils furent rejoints dans cette retraite par une arm&#233;e que Tien-Wang envoyait &#224; leur secours ; ils d&#233;firent Sankolinsin, s'empar&#232;rent de la forteresse de Sintsing et se born&#232;rent &#224; se maintenir fermement entre le Pe&#239;ho et le Grand Canal, en renon&#231;ant &#224; toute id&#233;e d'une marche sur P&#233;kin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fortune, jusque-l&#224;, avait presque constamment souri aux Ta&#239;pings : ils &#233;taient ma&#238;tres d'une grande partie de l'empire, ils avaient &#233;tabli un gouvernement qui se pr&#233;tendait national et auquel les populations se montraient favorables ; les imp&#244;ts se percevaient, les lev&#233;es d'hommes s'effectuaient avec autant de facilit&#233; et de r&#233;gularit&#233; que si ce gouvernement e&#251;t compt&#233; de longues ann&#233;es d'existence. Avec un peu plus d'habilet&#233; ou avec une plus exacte connaissance de leur situation, ils auraient pu mettre fin &#224; la domination des Mandchous. Les missionnaires protestans se pronon&#231;aient chaleureusement en leur faveur et r&#233;clamaient pour eux les sympathies de l'Angleterre. Les n&#233;gocians, &#233;tablis dans les grands ports, ne leur devinrent hostiles que lorsque les adeptes de la Triade eurent provoqu&#233; des insurrections &#224; Canton, &#224; Amoy, &#224; Shangha&#239;, et, non contens de vouloir y renverser l'autorit&#233; de l'empereur, eurent tent&#233; d'incendier les factoreries et menac&#233; la vie des Europ&#233;ens. Ils ne virent plus alors dans les Ta&#239;pings que des bandits, des ennemis de la paix publique, des destructeurs du commerce. Lorsque Tien-Wang eut pris- possession de Nankin et &#233;tendu son autorit&#233; sur tout le cours du Yang-tse, le surintendant anglais, sir G. Bonham, crut n&#233;cessaire de se mettre en rapport avec le chef du nouveau gouvernement. Il se rendit &#224; Nankin sur un bateau &#224; vapeur : il fut renvoy&#233; &#224; Pe&#239;-Wang, qui occupait les fonctions de premier ministre et qui se montra aussi arrogant vis-&#224;-vis de l'envoy&#233; anglais que l'aurait pu &#234;tre un dignitaire de la cour de P&#233;kin. Sir G. Bonham venait, cependant, porter &#224; la connaissance des Ta&#239;pings le texte du trait&#233; de Nankin et leur offrir la neutralit&#233; de l'Angleterre &#224; la condition que les stipulations de ce trait&#233; seraient fid&#232;lement observ&#233;es. L'offre &#233;tait trop avantageuse pour n'&#234;tre pas accept&#233;e, mais elle le fut avec des airs de sup&#233;riorit&#233; et dans un style qui prouvaient que ce gouvernement de parvenus avait pour les Europ&#233;ens autant de m&#233;pris que les Tartares eux-m&#234;mes. N&#233;anmoins, les assurances donn&#233;es par Pe&#239;-Wang suffirent pour que les commandant anglais repoussassent toutes les demandes de secours que leur adressaient les autorit&#233;s des provinces maritimes. Les Ta&#239;pings, s'ils n'avaient pas partag&#233; les pr&#233;jug&#233;s et les pr&#233;tentions de leurs adversaires, et s'ils avaient su tirer parti du nouveau conflit qui s'&#233;leva entre les Europ&#233;ens et la cour de P&#233;kin, auraient pu voir cette neutralit&#233; de l'Angleterre se changer en une coop&#233;ration d'un prix inestimable pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diff&#233;rend qui existait entre les autorit&#233;s chinoises et les Anglais au sujet du droit de r&#233;sidence &#224; Canton n'avait jamais re&#231;u de solution, La cour de P&#233;kin avait donn&#233; au vice-roi de Canton pleins pouvoirs pour r&#233;soudre toutes les questions qui seraient &#224; d&#233;battre avec les barbares. Tant que Canton fut s&#233;rieusement menac&#233; par les rebelles, les autorit&#233;s chinoises tram&#232;rent les pourparlers en longueur. Mais les marchands de Canton, que le blocus de la ville ruinait, mirent &#224; la disposition du gouverneur Yeh des sommes consid&#233;rables pour lever des troupes. Les rebelles furent battus et rejet&#233;s hors de la province de Kouan-Tung : tous ceux des habitans qui &#233;taient soup&#231;onn&#233;s d'avoir pris parti pour la r&#233;volte forent mis &#224; mort ; les ex&#233;cutions se compt&#232;rent par dizaines de mille et dur&#232;rent plusieurs semaines. Yeh, que la cour de P&#233;kin &#233;leva au rang de vice-roi, rentra dans Canton, couvert de sang et ivre de ses succ&#232;s. Son ton vis-&#224;-vis des Europ&#233;ens changea imm&#233;diatement. Il refusa de recevoir sir John Bowring et r&#233;pond&#238;t &#224; ses lettres avec la derni&#232;re insolence. La guerre de Crim&#233;e absorbait alors l'attention et les forces de l'Angleterre ; celle-ci ne put mettre &#224; la disposition de son ambassadeur les moyens de coercition qu'il demandait. La pr&#233;somption de Yeh s'en accrut et, sous pr&#233;texte de faire ch&#226;tier un criminel, il ordonna de saisir un b&#226;timent anglais, la c&#233;l&#232;bre lorcha l'Arrow, et d'en jeter l'&#233;quipage en prison. C'&#233;tait &#224; la fois un outrage au pavillon anglais et une violation du trait&#233; de Nankin, parce que, si l'&#233;quipage de l'Arrow &#233;tait coupable, le droit des autorit&#233;s chinoises &#233;tait de le traduire devant le tribunal anglais, mais non de se faire justice elles-m&#234;mes. Il fut impossible d'obtenir de Yeh aucune satisfaction, et les hostilit&#233;s &#233;clat&#232;rent entre l'Angleterre et la vice-royaut&#233; de Canton : c'&#233;tait, en effet, une guerre purement locale, &#224; laquelle la cour de P&#233;kin &#233;tait &#233;trang&#232;re, puisqu'elle n'avait &#233;t&#233; ni avertie ni consult&#233;e ; elle &#233;tait le fait d'un haut dignitaire agissant avec l'ind&#233;pendance presque compl&#232;te que la guerre civile lui assurait. Les hostilit&#233;s se born&#232;rent d'abord &#224; la destruction de la flottille chinoise : les forces exp&#233;di&#233;es d'Europe pour appuyer les r&#233;clamations britanniques furent d&#233;tourn&#233;es de leur destination par lord Canning et employ&#233;es &#224; dompter l'insurrection des cipayes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; Yeh croyait avoir impun&#233;ment brav&#233; les barbares, lord Elgin arriva dans la rivi&#232;re de Canton avec une escadre et un corps de d&#233;barquement et adressa au vice-roi, le 12 d&#233;cembre 1857, un ultimatum qui fut d&#233;daigneusement repouss&#233;. On sait ce qui advint : Canton fut emport&#233; d'assaut par les Anglais, qui y mirent garnison, et Yeh, fait prisonnier dans son propre palais, fut envoy&#233; &#224; Calcutta, o&#249; il mourut deux ans apr&#232;s. Lord Elgin se dirigea ensuite vers Shangha&#239;, pour revendiquer, conform&#233;ment &#224; ses instructions, le droit de communiquer directement avec le gouvernement imp&#233;rial et mettre ainsi fin &#224; l'irresponsabilit&#233; de ce gouvernement. Il avait adress&#233; une lettre au premier ministre, Yuching. Il re&#231;ut en r&#233;ponse, &#224; Shangha&#239;, une lettre du vice-roi des deux Kiangs, lui transmettant copie d'une d&#233;p&#234;che que lui-m&#234;me venait de recevoir d'Yuching. Apr&#232;s avoir rappel&#233; les &#233;v&#233;nemens de Canton, cette d&#233;p&#234;che se terminait ainsi : &#171; Sa Majest&#233; est magnanime et pleine de mod&#233;ration. Elle a daign&#233;, par un d&#233;cret que nous avons eu l'honneur de recevoir, d&#233;grader Yeh de son rang de gouverneur g&#233;n&#233;ral des deux Kouans en punition de sa mauvaise administration, et envoyer Son Excellence Houang comme commissaire imp&#233;rial en place de Yeh, avec mission de faire une enqu&#234;te et de prononcer avec impartialit&#233;. Il conviendra donc, en cons&#233;quence, que le ministre anglais se rende &#224; Canton et y n&#233;gocie. Aucun commissaire imp&#233;rial ne traite jamais d'affaires &#224; Shangha&#239;. Un cercle particulier d'attributions est assign&#233; &#224; chacun des ministres du C&#233;leste-Empire, et la r&#232;gle qu'il ne peut y avoir de rapports entre eux et les &#233;trangers est religieusement observ&#233;e par tous les serviteurs du gouvernement. Il ne serait donc pas convenable de ma part de r&#233;pondre en personne &#224; la lettre du ministre anglais. Que Votre Excellence lui transmette donc tout ce que je viens de dire ci-dessus, et ainsi sa lettre ne demeurera pas sans r&#233;ponse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&#233;sultait de cette curieuse d&#233;p&#234;che que le gouvernement chinois, fid&#232;le &#224; sa tactique invariable, voulait d&#233;placer le si&#232;ge des n&#233;gociations et le reporter le plus loin possible de la capitale, et que le premier ministre refusait d'entrer en relations directes avec les envoy&#233;s europ&#233;ens et de communiquer avec eux autrement que par des interm&#233;diaires susceptibles d'&#234;tres d&#233;savou&#233;s. Lord Elgin et le pl&#233;nipotentiaire fran&#231;ais, le baron Gros, remont&#232;rent &#224; bord de la flotte et parurent avec elle &#224; l'embouchure du Pe&#239;ho. Un ultimatum de leur part d&#233;termina la venue de trois commissaires imp&#233;riaux de second ordre, qui se trouv&#232;rent avoir pour unique mission de s'enqu&#233;rir des demandes des &#233;trangers et n'avoir re&#231;u aucun pouvoir pour traiter avec eux. Les envoy&#233;s refus&#232;rent de les voir. Un nouvel ultimatum plus cat&#233;gorique que le premier n'eut point un meilleur r&#233;sultat, et le ministre de Russie, comte Poutiatine, qui avait offert ses bons offices, fit savoir aux deux pl&#233;nipotentiaires que l'empereur se refusait &#224; recevoir &#224; P&#233;kin des envoy&#233;s &#233;trangers. La r&#233;ponse ne se fit pas attendre. Les forts de Takou, qui d&#233;fendaient l'embouchure du Pe&#239;ho et tous les ouvrages qui prot&#233;geaient la jonction du Grand-Canal avec le fleuve furent bombard&#233;s et enlev&#233;s par les alli&#233;s, malgr&#233; le courage de la garde imp&#233;riale tartare, qui &#233;tait charg&#233;e de les d&#233;fendre et dont beaucoup d'officiers se suicid&#232;rent pour se soustraire au d&#233;shonneur de la d&#233;faite ; deux dignitaires mandchoux, du plus haut rang, accoururent &#224; Tien-tsin, que les alli&#233;s occupaient d&#233;j&#224; et y sign&#232;rent la paix le 4 juillet 1858. Le gouvernement chinois l&#233;galisa le commerce de l'opium et se r&#233;signa &#224; ce que les puissances europ&#233;ennes entretinssent &#224; P&#233;kin des repr&#233;sentans qui communiqueraient directement avec lui. On sait comment la guerre se ralluma presque aussit&#244;t. On &#233;tait convenu d'&#233;changer les ratifications du trait&#233;, et pour que la fraude dont on soup&#231;onnait que le trait&#233; de Nankin avait &#233;t&#233; l'objet ne p&#251;t &#234;tre renouvel&#233;e, le gouvernement anglais tenait &#224; ce que l'&#233;change e&#251;t lieu &#224; P&#233;kin m&#234;me. Il avait confi&#233; cette mission au fr&#232;re de lord Elgin, &#224; M. Fr&#233;d&#233;ric Bruce, en lui donnant pour instruction de ne se laisser dissuader &#224; aucun prix d'aller &#224; P&#233;kin. M. Bruce trouva l'entr&#233;e du Pe&#239;ho ferm&#233;e, et comme on refusa de lui livrer passage, il donna &#224; l'amiral Hope l'ordre, d'employer la force ; mais l'escadre et les troupes qu'elle d&#233;barqua furent repouss&#233;es avec des pertes sensibles. On &#233;tait au 23 juin 1859, c'est-&#224;-dire &#224; une ann&#233;e de la signature du trait&#233; de Tien-tsin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce succ&#232;s inesp&#233;r&#233; rendit aux Chinois toute leur pr&#233;somption, et lorsqu'en mai 1860, une escadre anglo-fran&#231;aise arriva devant l'embouchure du Pe&#239;ho et qu'un ultimatum r&#233;clamant l'ex&#233;cution du trait&#233; fut envoy&#233; &#224; P&#233;kin, il y fut r&#233;pondu par un refus hautain. Les troupes anglo-fran&#231;aises d&#233;barqu&#232;rent, et les deux victoires de Tchanchin et de Palikao leur ouvrirent les portes de P&#233;kin. Hien-Fung s'enfuit &#224; l'approche des alli&#233;s et d&#233;l&#233;gua la t&#226;che de traiter avec eux &#224; son fr&#232;re, le prince Kung. La paix fut conclue &#224; P&#233;kin m&#234;me, les ratifications en forent &#233;chang&#233;es sur place, et les troupes alli&#233;es n'&#233;vacu&#232;rent le territoire chinois que lorsque toutes les conditions du trait&#233; eurent re&#231;u leur ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hien-Fung s'&#233;tait r&#233;fugi&#233; dans les montagnes voisines de P&#233;kin, au palais de Jehol, dont ses pr&#233;d&#233;cesseurs faisaient leur r&#233;sidence pendant la saison des chasses. Il ne voulut jamais rentrer dans sa capitale, apr&#232;s qu'elle eut &#233;t&#233; souill&#233;e par la pr&#233;sence des barbares, Une inexorable n&#233;cessit&#233; avait pu seule le contraindre &#224; subir le trait&#233; de P&#233;kin, mais il ne se r&#233;signait pas &#224; cette humiliation ; il cherchait &#224; se consoler par l'abus des plaisirs, et il s'entourait exclusivement de ceux des membres de sa famille ou des personnages de sa cour qui se montraient le plus hostiles &#224; toute concession aux &#233;trangers. L'absence prolong&#233;e de l'empereur causait un vif m&#233;contentement &#224; la population de P&#233;kin, parce qu'elle entra&#238;nait la suppression des distributions de vivres qui se faisaient quotidiennement &#224; la porte du palais pendant le s&#233;jour du souverain, et qui &#233;taient la principale ressource des pauvres gens ; mais il ait impossible de vaincre l'obstination de Hien-Fung. Un &#233;dit imp&#233;rial avait cr&#233;&#233;, en janvier 1861, sous le nom de Tsung-li-Yamen, un conseil charg&#233; sp&#233;cialement des relations de la Chine avec les &#233;trangers, et avait appel&#233; le prince Kung &#224; le pr&#233;sider. Le fr&#232;re de l'empereur conduisait en r&#233;alit&#233; toute l'administration, d'accord avec le vieux ministre Kweiliang, dont il &#233;tait devenu le gendre, et avec le premier secr&#233;taire Wansiang ; mais une sourde m&#233;sintelligence divisait profond&#233;ment le minist&#232;re et la petite cour de Jehol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exc&#232;s auxquels Hien-Fung se livrait achev&#232;rent de ruiner sa sant&#233; ; il &#233;tait atteint de consomption, et d&#232;s le mois de juillet ses jours parurent compt&#233;s. Il n'avait qu'un fils, alors dans sa sixi&#232;me ann&#233;e : comment serait-il pourvu &#224; la r&#233;gence ? Le changement de r&#232;gne n'am&#232;nerait-il pas un changement de politique ? Hien-Fung mourut le 22 ao&#251;t 1861 : d&#232;s le lendemain, des d&#233;crets furent affich&#233;s qui constituaient, sous la pr&#233;sidence du prince Tsa&#239;, un conseil de r&#233;gence de huit membres, compos&#233; des membres de la famille imp&#233;riale les plus hostiles aux ministres en exercice. La retraite r&#233;glementaire, impos&#233;e par la mort de l'empereur, en suspendant compl&#232;tement l'exp&#233;dition des affaires, emp&#234;cha le conflit d'&#233;clater imm&#233;diatement ; mais le conseil d&#233;signa le 1er novembre pour l'entr&#233;e solennelle du jeune souverain dans la capitale, et le m&#234;me jour il devait prendre la direction du gouvernement. Le cort&#232;ge imp&#233;rial traversa P&#233;kin en grande pompe ; le jeune empereur &#233;tait tenu sur les genoux de sa m&#232;re, et la premi&#232;re en rang des veuves de Hien-Fung, qualifi&#233;e d'imp&#233;ratrice douairi&#232;re, suivait dans un autre char magnifiquement orn&#233;. Le lendemain matin, le prince Kung faisait arr&#234;ter dans le palais imp&#233;rial ceux des r&#233;gens qui avaient pr&#233;sid&#233; &#224; la c&#233;r&#233;monie de la veille, tandis que son fr&#232;re, le prince Chun, p&#232;re de l'empereur actuel, &#224; la t&#234;te d'une troupe de Tartares, arr&#234;tait le r&#233;gent, qui ramenait &#224; P&#233;kin le corps de Hien-Fung pour la c&#233;l&#233;bration des fun&#233;railles solennelles. Tous les membres du conseil de r&#233;gence furent d&#233;grad&#233;s de leurs titres et de leur rang, et condamn&#233;s &#224; s'&#233;trangler eux-m&#234;mes avec le cordon de soie. Les deux imp&#233;ratrices, avec lesquelles le prince Kung s'&#233;tait secr&#232;tement entendu, furent proclam&#233;es r&#233;gentes. Pour justifier cette r&#233;volution, il fallait un pr&#233;c&#233;dent, et l'on n'en trouva point dans l'histoire de la dynastie tartare. Le conseil du Hanlin ou s&#233;nat dut remonter jusqu'aux premiers temps de la dynastie des Mings pour d&#233;couvrir que, l'empereur Chit-Song &#233;tant mont&#233; sur le tr&#244;ne &#224; l'&#226;ge de dix ans, l'administration de l'empire avait &#233;t&#233; dirig&#233;e par les deux imp&#233;ratrices. Ce pr&#233;c&#233;dent levait toute objection : il fut seulement d&#233;cid&#233; que les rapports et les d&#233;crets seraient d&#233;sormais r&#233;dig&#233;s en mandchou et en chinois, les imp&#233;ratrices ne sachant lire qu'en cette derni&#232;re langue. En r&#233;alit&#233;, la direction des affaires demeura entre les mains du prince Kung, &#233;troitement uni avec son fr&#232;re et avec le premier ministre Wansiang ; ils eurent soin de combler d'honneurs leurs complices et de remplir de leurs cr&#233;atures tous les hauts emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Le_D%C3%A9clin_de_la_puissance_chinoise&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Le_D%C3%A9clin_de_la_puissance_chinoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'insurrection de Canton</title>
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		<dc:date>2025-06-01T22:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>1927</dc:subject>

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&lt;p&gt;L&#233;on Trotski &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution chinoise &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution permanente &amp; l'Insurrection de CantonEn novembre 1927, le pl&#233;num du Comit&#233; central du parti chinois d&#233;cida que &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les circonstances objectives qui existent actuellement en Chine sont telles que la dur&#233;e d'une situation directement r&#233;volutionnaire ne se mesurera pas en semaines ou en mois, mais en longues ann&#233;es. La r&#233;volution chinoise a un caract&#232;re durable, mais d'un autre c&#244;t&#233;, il n'y a pas d'arr&#234;t. Mais par son caract&#232;re, elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;1927&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L&#233;on Trotski&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution chinoise&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution permanente &amp; l'Insurrection de Canton&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En novembre 1927, le pl&#233;num du Comit&#233; central du parti chinois d&#233;cida que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les circonstances objectives qui existent actuellement en Chine sont telles que la dur&#233;e d'une situation directement r&#233;volutionnaire ne se mesurera pas en semaines ou en mois, mais en longues ann&#233;es. La r&#233;volution chinoise a un caract&#232;re durable, mais d'un autre c&#244;t&#233;, il n'y a pas d'arr&#234;t. Mais par son caract&#232;re, elle constitue ce que Marx appelait une r&#233;volution permanente &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce correct ? Intelligemment compris, c'est vrai. Mais il faut l'entendre selon Marx et non selon Lominadze. Bucharin, qui a montr&#233; ce dernier justement pour avoir employ&#233; cette formule, n'&#233;tait pas plus proche de Marx que son auteur. Dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, toute r&#233;volution r&#233;elle, surtout si elle a lieu dans un grand pays, et plus particuli&#232;rement maintenant, &#224; l'&#233;poque imp&#233;rialiste, tend &#224; se transformer en r&#233;volution permanente ; en d'autres termes, ne s'arr&#234;ter &#224; aucune des &#233;tapes qu'il franchit, ne pas se limiter aux fronti&#232;res nationales, mais s'&#233;tendre et s'approfondir jusqu'&#224; la transformation compl&#232;te de la soci&#233;t&#233;, jusqu'&#224; l'abolition d&#233;finitive des distinctions de classes, par cons&#233;quent, jusqu'&#224; la suppression compl&#232;te et d&#233;finitive de la possibilit&#233; m&#234;me de nouvelles r&#233;volutions. C'est pr&#233;cis&#233;ment en cela que consiste la conception marxiste de la r&#233;volution prol&#233;tarienne, se distinguant par l&#224; de la r&#233;volution bourgeoise, limit&#233;e par sa port&#233;e nationale autant que par ses objectifs sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution chinoise contient en elle des tendances &#224; devenir permanente dans la mesure o&#249; elle contient la possibilit&#233; de la conqu&#234;te du pouvoir par le prol&#233;tariat. Parler de r&#233;volution permanente sans cela et en dehors d'elle, c'est comme vouloir remplir le tonneau des Dana&#239;des. Seul le prol&#233;tariat, apr&#232;s s'&#234;tre empar&#233; du pouvoir d'Etat et l'avoir transform&#233; en instrument de lutte contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation, &#224; l'int&#233;rieur du pays comme au-del&#224; de ses fronti&#232;res, acquiert ainsi la possibilit&#233; d'assurer un caract&#232;re continu. &#224; la r&#233;volution, c'est-&#224;-dire la conduire &#224; la construction d'une soci&#233;t&#233; socialiste compl&#232;te. Une condition n&#233;cessaire pour cela est de mener avec coh&#233;rence une politique qui pr&#233;pare &#224; temps le prol&#233;tariat &#224; la conqu&#234;te du pouvoir. Or Lominadze a fait de la possibilit&#233; d'un d&#233;veloppement permanent de la r&#233;volution (&#224; condition que la politique la plus large soit correcte) une formule scolastique garantissant d'un seul coup et pour toujours une situation r&#233;volutionnaire &#171; pour de nombreuses ann&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re permanent de la r&#233;volution devient ainsi une loi se pla&#231;ant au-dessus de l'histoire, ind&#233;pendante de la politique des dirigeants et du d&#233;veloppement mat&#233;riel des &#233;v&#233;nements r&#233;volutionnaires. Comme toujours dans de tels cas, Lominadze et compagnie ont d&#233;cid&#233; d'annoncer leur formule m&#233;taphysique relative au caract&#232;re permanent seulement apr&#232;s la direction politique de Staline, Boucharine, Tchen Du-Siu [1] et Tang Ping Shan avaient compl&#232;tement sabot&#233; la situation r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir assur&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es la continuit&#233; de la r&#233;volution, le pl&#233;num du Comit&#233; central du Parti communiste chinois, affranchi de tout doute ult&#233;rieur, d&#233;duit de cette formule des conditions favorables &#224; l'Insurrection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Non seulement la force du mouvement r&#233;volutionnaire des masses laborieuses de Chine n'est pas encore &#233;puis&#233;e, mais c'est pr&#233;cis&#233;ment maintenant qu'elle commence &#224; se manifester dans une nouvelle avanc&#233;e de la lutte r&#233;volutionnaire. Tout cela oblige le pl&#233;num du Comit&#233; central du Parti communiste chinois &#224; reconna&#238;tre qu'une situation directement r&#233;volutionnaire existe aujourd'hui (novembre 1927) dans toute la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions objectives &#224; la veille de l'insurrection&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection de Canton fut d&#233;duite d'une &#233;valuation similaire de la situation avec une parfaite in&#233;luctabilit&#233;. Si une situation r&#233;volutionnaire avait r&#233;ellement exist&#233;, le simple fait de la d&#233;faite de Canton n'aurait &#233;t&#233; qu'un &#233;pisode particulier et, en tout cas, n'aurait pas transform&#233; le soul&#232;vement de cette ville en aventure. M&#234;me face &#224; des conditions d&#233;favorables &#224; l'insurrection &#224; Canton m&#234;me ou dans ses environs, la direction avait pour devoir de faire tout ce qui &#233;tait n&#233;cessaire pour r&#233;aliser la r&#233;volte le plus rapidement possible afin de disperser et d'affaiblir ainsi les forces ennemies et de faciliter le triomphe. du soul&#232;vement dans les autres r&#233;gions du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, non pas apr&#232;s &#171; de nombreuses ann&#233;es &#187;, mais apr&#232;s quelques mois, il fallut reconna&#238;tre que la situation politique s'&#233;tait brusquement d&#233;grad&#233;e, et cela avant l'insurrection de Canton. Les campagnes de Ho Lun et de Yeh-Tin se d&#233;veloppaient d&#233;j&#224; dans une atmosph&#232;re de d&#233;clin r&#233;volutionnaire, les ouvriers se s&#233;paraient de la r&#233;volution, les tendances centrifuges gagnaient en force. Cela n'est en rien contradictoire avec l'existence de mouvements paysans dans diverses provinces. C'est toujours comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les communistes chinois se demandent maintenant : auraient-ils os&#233; d&#233;cider de fixer l'insurrection de Canton au mois de d&#233;cembre s'ils avaient compris que pour la p&#233;riode donn&#233;e les forces fondamentales de la r&#233;volution &#233;taient &#233;puis&#233;es et que le grand d&#233;clin avait commenc&#233; ? Il est clair que s'ils avaient compris &#224; temps cette rupture radicale de la situation, ils n'auraient en aucun cas mis &#224; l'ordre du jour l'appel au soul&#232;vement arm&#233; &#224; Canton. La seule fa&#231;on d'expliquer la politique des dirigeants dans l'organisation et la r&#233;alisation de cette r&#233;volte est qu'ils n'ont pas compris le sens et les cons&#233;quences des d&#233;faites. de Shanghai et Hupeh. Il ne peut y avoir d'autre interpr&#233;tation. Mais ce manque de compr&#233;hension peut d'autant moins excuser la direction de l'Internationale Communiste que l'opposition avait mis en garde &#224; temps contre la nouvelle situation et les nouveaux dangers. Il s'est vu accuser pour cela par des idiots et des calomniateurs d'avoir un esprit de liquidateur. La r&#233;solution du VIe Congr&#232;s confirme le fait qu'une r&#233;sistance insuffisante aux &#171; humeurs putschistes &#187; a produit les soul&#232;vements infructueux du Hunan, du Hupeh, etc. Qu'entend-on par &#171; humeurs putschistes &#187; ? Les communistes chinois, conform&#233;ment aux orientations de Staline et de Boucharine, estimaient que la situation en Chine &#233;tait directement r&#233;volutionnaire et que les r&#233;voltes partielles avaient toutes les chances de s'&#233;tendre avec succ&#232;s jusqu'&#224; devenir une insurrection g&#233;n&#233;rale. De cette mani&#232;re, le lancement de ces attaques surprises r&#233;sultait d'une estimation erron&#233;e des circonstances dans lesquelles se trouvait la Chine vers la seconde moiti&#233; de 1927, &#224; la suite des d&#233;faites subies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La duplicit&#233; de l'E.C.C.I.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Moscou, on pouvait bavarder sur la &#171; situation directement r&#233;volutionnaire &#187;, accuser les opposants d'&#234;tre des liquidateurs, tout en se pr&#233;voyant d'avance contre l'avenir (surtout apr&#232;s Canton) en &#233;mettant des r&#233;serves au sujet du &#171; putschisme &#187;. Mais sur le th&#233;&#226;tre des &#233;v&#233;nements, en Chine m&#234;me, tout r&#233;volutionnaire honn&#234;te se devait de faire tout ce qu'il pouvait pour h&#226;ter le soul&#232;vement, puisque l'Internationale Communiste avait d&#233;clar&#233; que la situation g&#233;n&#233;rale &#233;tait propice &#224; une insurrection &#224; l'&#233;chelle nationale. C'est dans cette question que le r&#233;gime de duplicit&#233; r&#233;v&#232;le son caract&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;ment criminel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, la r&#233;solution du Congr&#232;s dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Congr&#232;s juge tout &#224; fait inexact de vouloir consid&#233;rer l'insurrection de Canton comme un putsch. Ce fut une bataille h&#233;ro&#239;que d'arri&#232;re-garde (?) du prol&#233;tariat chinois, men&#233;e au cours de la p&#233;riode qui vient de s'&#233;couler dans la r&#233;volution chinoise ; malgr&#233; les erreurs grossi&#232;res commises par la direction, ce soul&#232;vement restera la norme de la nouvelle phase sovi&#233;tique de la r&#233;volution. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la confusion atteint son apog&#233;e. L'h&#233;ro&#239;sme du prol&#233;tariat cantonais est mis en &#233;vidence comme un &#233;cran pour dissimuler la direction d&#233;fectueuse, non pas de Canton (que la r&#233;solution rejette compl&#232;tement) mais de Moscou, qui, hier encore, ne parlait pas d'une &#171; bataille d'arri&#232;re-garde &#187; mais du renversement du pouvoir. le gouvernement du Kuo Min Tang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'appel &#224; l'insurrection est-il d&#233;nonc&#233; comme du putschisme apr&#232;s l'exp&#233;rience de Canton ? Car gr&#226;ce &#224; cette exp&#233;rience, l'inopportunit&#233; du soul&#232;vement s'est confirm&#233;e. La direction de l'Internationale Communiste avait besoin d'une nouvelle le&#231;on par l'exemple pour d&#233;couvrir ce qui paraissait d&#233;j&#224; tout &#224; fait clair sans lui. Mais ces le&#231;ons suppl&#233;mentaires pour les laiss&#233;s-pour-compte, donn&#233;es dans la vie, ne sont-elles pas trop co&#251;teuses pour le prol&#233;tariat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lominadze, l'un des enfants prodiges de la strat&#233;gie r&#233;volutionnaire, a jur&#233; au XVe Congr&#232;s du Parti communiste de l'Union sovi&#233;tique que l'insurrection de Canton &#233;tait n&#233;cessaire, juste et salutaire, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle inaugurait une &#232;re de lutte directe des ouvriers et des paysans. pour la conqu&#234;te du pouvoir. Il a rencontr&#233; un accord. Au VIe Congr&#232;s, Lominadze reconnut que l'insurrection n'inaugurait pas une &#232;re de triomphe mais concluait une &#232;re de d&#233;faite. N&#233;anmoins, comme auparavant, le soul&#232;vement est consid&#233;r&#233; comme n&#233;cessaire, juste et salutaire. Son nom a simplement &#233;t&#233; chang&#233; : d'un affrontement entre l'avant-garde des forces en pr&#233;sence, elles ont fait une &#171; bataille d'arri&#232;re-garde &#187;. Tout le reste reste comme par le pass&#233;. La tentative d'&#233;chapper aux critiques de l'opposition en se cachant derri&#232;re l'h&#233;ro&#239;sme des ouvriers cantonais a autant de poids que, disons par exemple, la tentative du g&#233;n&#233;ral Rennenkampf de s'abriter derri&#232;re l'h&#233;ro&#239;sme des soldats russes qu'il a noy&#233;s sous son strat&#233;gie dans les marais de Mazurie. Les prol&#233;taires de Canton sont coupables, sans avoir commis d'erreurs, simplement d'un exc&#232;s de confiance en leur direction. Leurs dirigeants &#233;taient coupables d'avoir eu une confiance aveugle dans la direction de l'Internationale communiste, qui combinait l'aveuglement politique et l'esprit d'aventurisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fausse comparaison entre Moscou 1905 et Canton 1927&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est radicalement faux de comparer l'insurrection de Canton de 1927 avec celle de Moscou en 1905. Durant toute l'ann&#233;e 1905, le prol&#233;tariat russe s'est &#233;lev&#233; d'un plan &#224; l'autre, arrachant des concessions &#224; l'ennemi, semant la d&#233;sint&#233;gration dans ses rangs, se concentrant autour de ses rangs. avant-garde de masses populaires toujours plus grandes. La gr&#232;ve d'octobre 1905 fut une immense victoire, d'une importance historique mondiale. Le prol&#233;tariat russe avait son propre parti, qui n'&#233;tait subordonn&#233; &#224; aucune discipline bourgeoise ou petite-bourgeoise. L'amour-propre, l'intransigeance, l'esprit offensif du parti mont&#232;rent d'&#233;tape en &#233;tape. Le prol&#233;tariat russe avait cr&#233;&#233; des soviets dans des dizaines de villes, non pas &#224; la veille de la r&#233;volte mais au cours d'une lutte de gr&#232;ve des masses. Gr&#226;ce &#224; ces soviets, le parti a &#233;tabli des contacts avec de vastes masses ; il a enregistr&#233; leur esprit r&#233;volutionnaire ; cela les a mobilis&#233;s. Le gouvernement tsariste, voyant que chaque jour apportait un changement dans le rapport des forces favorable &#224; la r&#233;volution, passa &#224; la contre-offensive et emp&#234;cha ainsi la direction r&#233;volutionnaire de gagner le temps n&#233;cessaire pour continuer &#224; mobiliser ses forces. Dans ces conditions, les dirigeants auraient pu et d&#251; tout miser pour pouvoir tester par les faits l'&#233;tat d'esprit du dernier facteur d&#233;cisif : l'arm&#233;e. Tel fut le sens de l'insurrection de d&#233;cembre 1905.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Chine, les &#233;v&#233;nements se sont d&#233;roul&#233;s de mani&#232;re directement oppos&#233;e. La politique stalinienne du Parti communiste chinois consistait en une s&#233;rie de capitulations devant la bourgeoisie, accoutumant les ouvriers &#224; supporter patiemment le joug du Kuo Min Tang. En mars 1926, le parti capitule devant Chiang Kai-Shek ; il consolida sa position tout en affaiblissant la sienne ; il a discr&#233;dit&#233; l'&#233;tendard du marxisme ; elle s'est transform&#233;e en un instrument auxiliaire de la direction bourgeoise. Le parti a &#233;teint le mouvement agraire et les gr&#232;ves ouvri&#232;res en mettant en pratique les orientations du Comit&#233; Ex&#233;cutif de l'Internationale Communiste sur le bloc des quatre classes. Elle renon&#231;a &#224; l'organisation des Sovi&#233;tiques pour ne pas perturber la situation derri&#232;re les g&#233;n&#233;raux chinois. Elle livra ainsi &#224; Chiang Kai-Shek les ouvriers de Shanghai, pieds et poings li&#233;s. Apr&#232;s l'&#233;crasement de Shanghai, le parti, conform&#233;ment aux orientations du Comit&#233; ex&#233;cutif de l'Internationale communiste, a plac&#233; tous ses espoirs dans la gauche Kuo Min Tang, le soi-disant &#171; centre de la r&#233;volution agraire &#187;. Les communistes entr&#232;rent dans le gouvernement de Wuhan, qui r&#233;prima les gr&#232;ves et les soul&#232;vements paysans. Ils pr&#233;par&#232;rent ainsi une nouvelle d&#233;vastation encore plus cruelle des masses r&#233;volutionnaires. Apr&#232;s tout cela, une instruction enti&#232;rement p&#233;n&#233;tr&#233;e d'esprit d'aventurisme fut publi&#233;e, ordonnant une orientation imm&#233;diate vers l'insurrection. C'est de l&#224; qu'est n&#233;e l'aventure de Ho Lun et Yeh-Tin, et celle plus douloureuse encore du coup d'&#201;tat de Canton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, tout cela ne ressemble en rien &#224; l'insurrection de d&#233;cembre 1905.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une insurrection inopportune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un opportuniste qualifie les &#233;v&#233;nements de Canton d'aventure, c'est parce qu'il s'agissait d'une insurrection. Si un bolchevik emploie la m&#234;me appellation pour ces faits, c'est parce qu'il s'agissait d'une insurrection inopportune. Ce n'est pas pour rien qu'un proverbe allemand dit que lorsque deux hommes disent la m&#234;me chose, cela ne veut pas dire la m&#234;me chose. Les responsables &#224; la Th&#228;lmann peuvent continuer, au sujet de la r&#233;volte chinoise, &#224; raconter aux communistes allemands &#171; l'apostasie &#187; de l'Opposition. Nous saurons apprendre aux communistes allemands &#224; tourner le dos aux Th&#228;lmann. En r&#233;alit&#233;, la question de l'&#233;valuation de l'insurrection de Canton est la question des enseignements tir&#233;s du IIIe Congr&#232;s, autrement dit d'une le&#231;on o&#249; la vie du prol&#233;tariat allemand &#233;tait en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1921, le Parti communiste allemand cherchait &#224; s'engager dans une insurrection en s'appuyant sur une minorit&#233; active du prol&#233;tariat face &#224; l'esprit passif de la majorit&#233;, fatigu&#233;e, m&#233;fiante, impatiente, &#224; la suite de toutes les d&#233;faites pr&#233;c&#233;dentes. Ceux qui dirige&#232;rent cette tentative &#224; cette &#233;poque cherch&#232;rent aussi &#224; s'abriter derri&#232;re l'h&#233;ro&#239;sme dont les ouvriers firent preuve dans les batailles de mars. Cependant, le IIIe Congr&#232;s ne les a pas f&#233;licit&#233;s pour cette tentative lorsqu'il a condamn&#233; l'esprit d'aventurisme des dirigeants. Quel &#233;tait notre jugement &#224; l'&#233;poque des &#233;v&#233;nements de mars ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Leur essence, &#233;crivions-nous, se r&#233;sume dans le fait que le jeune parti communiste, alarm&#233; par un d&#233;clin manifeste du mouvement ouvrier, a tent&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de profiter de l'intervention de l'un des d&#233;tachements les plus actifs du prol&#233;tariat afin d'&#171; &#233;lectrifier &#187; la classe ouvri&#232;re et, si possible, de mener les choses &#224; une bataille d&#233;cisive. &#187; (L. Trotsky, Cinq ans de l'Internationale communiste, page 333)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#228;lmann n'a rien compris &#224; tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s juillet 1923, nous avons exig&#233;, au grand &#233;tonnement de Klara Zetkin, de Varski et d'autres vieux sociaux-d&#233;mocrates tr&#232;s v&#233;n&#233;rables mais incorrigibles, que soit fix&#233;e la date de l'insurrection en Allemagne. Puis, au d&#233;but de 1924, lorsque Zetkin d&#233;clara qu'elle envisageait &#224; ce moment-l&#224; l'&#233;ventualit&#233; d'un soul&#232;vement avec beaucoup &#171; plus d'optimisme &#187; que l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, on ne put que hausser les &#233;paules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Une v&#233;rit&#233; &#233;l&#233;mentaire du marxisme dit que la tactique du prol&#233;tariat socialiste ne peut pas &#234;tre la m&#234;me face &#224; une situation r&#233;volutionnaire que lorsque cette situation n'existe pas.&#034; (L&#233;nine, &#338;uvres, Vol. XV, page 409)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, tout le monde reconna&#238;t verbalement cet ABC, mais comme on est encore loin de l'appliquer dans la r&#233;alit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#226;ches du leadership&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de savoir ce que les communistes doivent faire lorsque les masses se rebellent de leur propre gr&#233;. C'est une question sp&#233;ciale. Quand les masses se l&#232;vent, les communistes doivent &#234;tre avec elles, les organiser et les instruire. Mais la question se pose diff&#233;remment : qu'a fait la direction et qu'aurait-elle d&#251; faire au cours des semaines et des mois qui ont imm&#233;diatement pr&#233;c&#233;d&#233; l'insurrection de Canton ? La direction avait le devoir d'expliquer aux ouvriers r&#233;volutionnaires qu'&#224; la suite des d&#233;faites, dues &#224; une politique erron&#233;e, le rapport de forces avait tourn&#233; enti&#232;rement en faveur de la bourgeoisie. Les grandes masses ouvri&#232;res qui avaient livr&#233; des batailles immenses, dispers&#233;es par les affrontements, abandonn&#232;rent le champ de bataille. Il est absurde de croire qu'on puisse marcher vers une insurrection paysanne alors que les masses prol&#233;tariennes s'en vont. Il faut les regrouper &#224; nouveau, mener des batailles d&#233;fensives, en &#233;vitant une bataille g&#233;n&#233;rale, qui ne laisse &#233;videmment aucun espoir. Si malgr&#233; un tel travail de clarification et d'&#233;ducation, contrairement Si les masses de Canton s'&#233;taient rebell&#233;es (ce qui est tr&#232;s improbable), les communistes auraient d&#251; se mettre &#224; leur t&#234;te. Mais c'est tout simplement l'inverse qui s'est produit. Le soul&#232;vement avait &#233;t&#233; command&#233; &#224; l'avance, d&#233;lib&#233;r&#233;ment et avec pr&#233;m&#233;ditation, sur la base d'une fausse appr&#233;ciation de l'atmosph&#232;re dans son ensemble. Un des d&#233;tachements du prol&#233;tariat fut entra&#238;n&#233; dans une lutte qui, de toute &#233;vidence, n'offrait aucun espoir et facilitait &#224; l'ennemi l'an&#233;antissement de l'avant-garde de la classe ouvri&#232;re. Ne pas le dire ouvertement, c'est tromper les travailleurs chinois et pr&#233;parer de nouvelles d&#233;faites. Le Sixi&#232;me Congr&#232;s ne l'a pas dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela signifie-t-il que l'insurrection de Canton n'&#233;tait qu'une aventure, ne permettant qu'une seule conclusion, &#224; savoir que la direction &#233;tait totalement incomp&#233;tente ? Non, ce n'est pas le sens de notre critique. L'insurrection de Canton a montr&#233; que m&#234;me apr&#232;s d'&#233;normes d&#233;faites, avec le d&#233;clin manifeste de la r&#233;volution, m&#234;me dans un Canton non industrialis&#233;, avec ses traditions petites-bourgeoises du s&#233;nisme de Sun Yat, le prol&#233;tariat &#233;tait capable de se r&#233;volter, de combattre vaillamment et de conqu&#233;rir. pouvoir. Nous avons l&#224; un fait d'une importance capitale. Cela montre une fois de plus combien le poids du prol&#233;tariat en lui-m&#234;me est consid&#233;rable, quel est le r&#244;le politique qu'il peut &#233;ventuellement jouer, m&#234;me si la classe ouvri&#232;re est relativement faible en nombre, dans un pays historiquement arri&#233;r&#233;, o&#249; la majorit&#233; de la population La population est compos&#233;e de paysans et de petits bourgeois dispers&#233;s. Ce fait, encore une fois apr&#232;s 1905 et 1917, d&#233;molit compl&#232;tement les philistins &#224; la Kuusinen, Martinov et consorts, qui nous enseignent qu'on ne peut songer &#224; parler de la dictature du prol&#233;tariat dans la Chine &#171; agraire &#187;. Pourtant, les Martinov et les Kuusinen sont &#224; l'heure actuelle les inspirateurs quotidiens de l'Internationale Communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection de Canton a montr&#233; en m&#234;me temps qu'au moment d&#233;cisif, le prol&#233;tariat &#233;tait incapable de trouver m&#234;me dans la capitale petite-bourgeoise du s&#233;nisme de Sun Yat un seul alli&#233; politique ayant une forme distincte, pas m&#234;me parmi les d&#233;combres du Kuo Min Tang. de gauche ou d'ultra-gauche. Cela signifie que la t&#226;che vitale consistant &#224; &#233;tablir l'alliance entre les ouvriers et les paysans pauvres en Chine incombe exclusivement et directement au Parti communiste. L'accomplissement de cette t&#226;che est l'une des conditions du triomphe de la troisi&#232;me r&#233;volution chinoise &#224; venir. Et la victoire de ce dernier redonnera le pouvoir &#224; l'avant-garde du prol&#233;tariat, soutenue par l'union des ouvriers et des paysans pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconstruire le Parti communiste chinois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut parler d'&#171; apostasie &#187;, les tra&#238;tres aux h&#233;ros et les victimes de l'insurrection de Canton sont ceux qui cherchent &#224; se d&#233;barrasser des enseignements de ce soul&#232;vement pour dissimuler les crimes des dirigeants. La le&#231;on &#224; tirer est la suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'insurrection de Canton a montr&#233; que seule l'avant-garde prol&#233;tarienne en Chine est capable de mener &#224; bien le soul&#232;vement et de prendre le pouvoir. La r&#233;volte a montr&#233;, apr&#232;s l'exp&#233;rience de collaboration entre le parti communiste et le Kuo Min Tang, le manque total de vitalit&#233; et le caract&#232;re r&#233;actionnaire du mot d'ordre de la dictature d&#233;mocratique du prol&#233;tariat et de la paysannerie, oppos&#233; au mot d'ordre de la dictature de le prol&#233;taire entra&#238;ne derri&#232;re lui les paysans pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'insurrection de Canton, con&#231;ue et ex&#233;cut&#233;e &#224; l'encontre du cours de d&#233;veloppement de la r&#233;volution, acc&#233;l&#232;re et approfondit le d&#233;clin de celle-ci, facilitant l'an&#233;antissement des forces prol&#233;tariennes par la contre-r&#233;volution bourgeoise. Cela donne &#224; la p&#233;riode inter-r&#233;volutionnaire un caract&#232;re douloureux, chronique et durable. Le plus grand probl&#232;me aujourd'hui est la renaissance du parti communiste comme organisation d'avant-garde du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux conclusions sont d'&#233;gale importance. Ce n'est qu'en les consid&#233;rant simultan&#233;ment que l'on pourra juger de la situation et fixer les perspectives. Le VIe Congr&#232;s n'a fait ni l'un ni l'autre. En prenant comme point de d&#233;part les r&#233;solutions du neuvi&#232;me Pl&#233;num du Comit&#233; ex&#233;cutif de l'Internationale communiste (f&#233;vrier 1928) qui assuraient que la r&#233;volution chinoise &#171; continue &#187;, le Congr&#232;s a commis une erreur dans sa fuite jusqu'&#224; d&#233;clarer que cette r&#233;volution est d&#233;sormais entr&#233;e dans une phase pr&#233;paratoire. Mais ce vol ne servira &#224; rien. Il faut parler clairement et sinc&#232;rement, reconna&#238;tre fermement, ouvertement, brutalement la br&#232;che qui s'est produite, y adapter la tactique et en m&#234;me temps suivre une ligne de conduite qui conduit l'avant-garde du prol&#233;tariat &#224; travers l'insurrection &#224; son r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans l'insurrection. la Chine sovi&#233;tique du futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;source :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/trotsky/1931/xx/canton.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/trotsky/1931/xx/canton.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;note de bas de page&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Depuis lors, Tchen Du-Siu a reconnu l'inexactitude de sa position et a accept&#233; le point de vue de l'opposition de gauche. Sa d&#233;claration a &#233;t&#233; publi&#233;e dans le Militant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/chen-duxiu/1929/12/appeal.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/chen-duxiu/1929/12/appeal.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire aussi :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300800g.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300800g.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revperm/rp12.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revperm/rp12.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les USA ont choisi de pactiser avec la Chine...</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article9134</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article9134</guid>
		<dc:date>2025-03-26T23:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>USA</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand les USA ont choisi de pactiser avec la Chine de Mao contre l'URSS et d'industrialiser massivement la Chine &#171; mao&#239;ste &#187;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le stalinisme nous racontait qu'un homme sur trois vivait sous &#171; r&#233;gime communiste &#187;. Aujourd'hui, le seul pays qui poss&#232;de une importante industrie est un pays gouvern&#233; officiellement par les staliniens (parti unique le PCC), la Chine et c'est sur son succ&#232;s que repose l'ensemble du monde capitaliste !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Eh oui ! Si aujourd'hui, des Biden et Trump regrettent ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;13- Faux socialismes en Asie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;USA&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand les USA ont choisi de pactiser avec la Chine de Mao contre l'URSS et d'industrialiser massivement la Chine &#171; mao&#239;ste &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme nous racontait qu'un homme sur trois vivait sous &#171; r&#233;gime communiste &#187;. Aujourd'hui, le seul pays qui poss&#232;de une importante industrie est un pays gouvern&#233; officiellement par les staliniens (parti unique le PCC), la Chine et c'est sur son succ&#232;s que repose l'ensemble du monde capitaliste !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui ! Si aujourd'hui, des Biden et Trump regrettent ou pr&#233;tendent regretter la domination industrielle de la Chine, ils omettent de dire que le principal artisan de celle-ci est le gouvernement am&#233;ricain. Et aussi d'expliquer comment un tel soutien massif &#224; la chine &#171; communiste &#187; pourrait s'expliquer par le pr&#233;tendu &#171; combat contre le communisme &#187;, m&#234;me s'il &#233;tait particuli&#232;rement tourn&#233; contre la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus dr&#244;le que, maintenant que la Chine et la Russie ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s au march&#233; capitaliste, le monde capitaliste occidental les rejette et divise en deux le march&#233; mondial !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine, la rupture sino-sovi&#233;tique qui culmine en 1969&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Rupture_sino-sovi%C3%A9tique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Rupture_sino-sovi%C3%A9tique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit entre l'URSS et la Chine a profond&#233;ment influenc&#233; le monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/1968/05/FAY/28358&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.monde-diplomatique.fr/1968/05/FAY/28358&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine-Etats-Unis : en 1972, la r&#233;conciliation entre Mao et Nixon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/21/chine-etats-unis-en-1972-la-reconciliation-entre-mao-et-nixon-coup-de-tonnerre-dans-le-ciel-de-la-guerre-froide_6114559_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/21/chine-etats-unis-en-1972-la-reconciliation-entre-mao-et-nixon-coup-de-tonnerre-dans-le-ciel-de-la-guerre-froide_6114559_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/receo_0035-1415_1973_num_4_4_3212&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/receo_0035-1415_1973_num_4_4_3212&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine est-elle pass&#233;e du socialisme au capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://shs.cairn.info/la-voie-chinoise--9782738128461-page-181?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://shs.cairn.info/la-voie-chinoise--9782738128461-page-181?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/receo_0338-0599_1985_num_16_4_2579&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/receo_0338-0599_1985_num_16_4_2579&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004249/bilan-politique-de-denxiaoping-de-modernisation-economique-de-la-chine.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004249/bilan-politique-de-denxiaoping-de-modernisation-economique-de-la-chine.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la Chine n'a jamais &#233;t&#233; socialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1291&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1291&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les capitalistes am&#233;ricains se sont lanc&#233;s &#224; investir en Chine, la transformant en le premier atelier du monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/09/09/la-chine-devient-l-atelier-du-monde_4271988_1819218.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/09/09/la-chine-devient-l-atelier-du-monde_4271988_1819218.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un hasard si, pendant de longues ann&#233;es, les pays occidentaux ont cach&#233; l'existence du goulag chinois et m&#234;me son nom, laoga&#239;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article294&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article294&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2577&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2577&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1768&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1768&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le cadre de leur alliance avec la Chine contre l'URSS que les imp&#233;rialismes occidentaux ont soutenu les Khmers &#171; rouges &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=1TEQO5s26Lg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=1TEQO5s26Lg&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/A/2834&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/A/2834&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/planete/1998/04/17/une-disparition-si-opportunele-proces-de-pol-pot-aurait-embarrasse-aussi-bien-les-khmers-rouges-que-_233288/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.liberation.fr/planete/1998/04/17/une-disparition-si-opportunele-proces-de-pol-pot-aurait-embarrasse-aussi-bien-les-khmers-rouges-que-_233288/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.idh-montpellier.org/wp-content/uploads/2015/11/cambodge-premier-article-mai20082.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.idh-montpellier.org/wp-content/uploads/2015/11/cambodge-premier-article-mai20082.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://api.pageplace.de/preview/DT0400.9780313388347_A23551072/preview-9780313388347_A23551072.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://api.pageplace.de/preview/DT0400.9780313388347_A23551072/preview-9780313388347_A23551072.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.files.ethz.ch/isn/46657/GS24.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.files.ethz.ch/isn/46657/GS24.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.thedailybeast.com/how-the-west-missed-the-horrors-of-cambodia/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.thedailybeast.com/how-the-west-missed-the-horrors-of-cambodia/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine, dirig&#233;e par un parti stalinien dictatorial, se retrouve en t&#234;te du monde capitaliste et remet en question la direction des imp&#233;rialismes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les USA contre la Russie et la Chine - De la concurrence, guerre &#233;conomique, &#224; la guerre tout court ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2637&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2637&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historique des investissements am&#233;ricains en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.statista.com/statistiques/550068/position-des-etats-unis-quant-aux-investissements-directs-en-chine/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.statista.com/statistiques/550068/position-des-etats-unis-quant-aux-investissements-directs-en-chine/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.statista.com/statistiques/1446492/investissement-direct-etranger-chine/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.statista.com/statistiques/1446492/investissement-direct-etranger-chine/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Washington donne un nouveau tour de vis aux investissements am&#233;ricains en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/les-etats-unis-officialisent-leurs-plans-pour-restreindre-les-investissements-americains-en-chine-1969011&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/les-etats-unis-officialisent-leurs-plans-pour-restreindre-les-investissements-americains-en-chine-1969011&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/l-economie-chinoise-fait-face-a-une-inquietante-baisse-des-investissements-directs-etrangers-2005269&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/l-economie-chinoise-fait-face-a-une-inquietante-baisse-des-investissements-directs-etrangers-2005269&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/monde/chine/les-entreprises-americaines-nont-jamais-ete-aussi-pessimistes-sur-leur-avenir-en-chine-1979552&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/monde/chine/les-entreprises-americaines-nont-jamais-ete-aussi-pessimistes-sur-leur-avenir-en-chine-1979552&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1281572/trump-chine-etats-unis-commerce-entreprises-tarif-loi-quitter&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1281572/trump-chine-etats-unis-commerce-entreprises-tarif-loi-quitter&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donald Trump lance sa guerre commerciale contre le Canada, le Mexique et la Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20250131-donald-trump-lance-guerre-commerciale-contre-canada-mexique-chine&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20250131-donald-trump-lance-guerre-commerciale-contre-canada-mexique-chine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la Russie, la Chine n'a jamais vers le communisme&#8230; Ses dirigeants &#233;taient staliniens (et pas communistes) mais le prol&#233;tariat n'y a jamais eu le pouvoir au travers de soviets alors qu'en Russie, la bureaucratie a eu le pouvoir &#224; la suite de l'isolement d'une v&#233;ritable r&#233;volution communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1291&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1291&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article454&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article454&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article77&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article77&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3078&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3078&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution culturelle &#187; mao&#239;ste chinoise n'est pas un tournant radical vers le communisme. Elle est aussi sanglante que contre-r&#233;volutionnaire : anti-culturelle autant qu'anti-populaire et dirig&#233;e contre la classe ouvri&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7789&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7789&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine stalinienne n'est pas une puissance communiste mais un imp&#233;rialisme concurrent des USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affrontement Chine-USA, cause des menaces mondiales ou nouveau moyen de les masquer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5364&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5364&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de la lutte r&#233;volutionnaire prol&#233;tarienne en Chine et l'avenir du monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2639&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2639&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5780&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5780&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Victor Serge sur la r&#233;volution prol&#233;tarienne chinoise de 1925-1927</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7974</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7974</guid>
		<dc:date>2025-03-18T23:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>1927</dc:subject>
		<dc:subject>prol&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Victor Serge</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Victor Serge sur la r&#233;volution prol&#233;tarienne chinoise de 1925-1927 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 3 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 4 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 5 &lt;br class='autobr' /&gt;
Textes de Trotsky sur la r&#233;volution chinoise 1925-1927 &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire encore &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire encore &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire toujours &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire enfin&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;1927&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;prol&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot108" rel="tag"&gt;Victor Serge&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Victor Serge sur la r&#233;volution prol&#233;tarienne chinoise de 1925-1927&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/serge/works/1927/12/revolution-chinoise.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/serge/works/1927/12/revolution-chinoise.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1491&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article290&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/serge/1927/china/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=Trotsky+sur+la+r%C3%A9volution+chinoise+1925-1927+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Textes de Trotsky sur la r&#233;volution chinoise 1925-1927&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=r%C3%A9volution+chinoise+1925-1927+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;hl=fr&amp;ei=Ww7pYpqCMavhlwSZgJqQBw&amp;ved=0ahUKEwjam-G6iqj5AhWr8IUKHRmABnIQ4dUDCA0&amp;uact=5&amp;oq=r%C3%A9volution+chinoise+1925-1927+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EANKBAhBGAFKBAhGGABQsgVYsgVgyQdoAXAAeACAAQCIAQCSAQCYAQCgAQHAAQE&amp;sclient=gws-wiz&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24449&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Shanghai&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire toujours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://chineenquestion.wordpress.com/2011/05/06/revolution-chinoise-de-1925-1927/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire enfin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le trotskysme en Chine</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8468</link>
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		<dc:date>2025-02-02T23:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>Trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le trotskysme en Chine &lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky sur la r&#233;volution chinoise : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical23.html &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1342&amp;_x_tr_sl=fr&amp;_x_tr_tl=en&amp;_x_tr_hl=fr &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical31.html (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le trotskysme en Chine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Trotsky sur la r&#233;volution chinoise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical23.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical23.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1342&amp;_x_tr_sl=fr&amp;_x_tr_tl=en&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1342&amp;_x_tr_sl=fr&amp;_x_tr_tl=en&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical31.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ical/ical31.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article583&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article583&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1929/11/lt19291110.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1929/11/lt19291110.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article809&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article809&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1932/09/320922.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1932/09/320922.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine 1927 : le stalinisme livre le prol&#233;tariat &#224; la r&#233;pression&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1123&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1123&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pcint.org/03_LP/486/486-chine.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.pcint.org/03_LP/486/486-chine.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Chen Du-xiu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4080&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4080&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article180816&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article180816&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chen_Duxiu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chen_Duxiu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lettre &#224; tous les camarades du Parti Communiste de Chine &#8211; Son dirigeant Chen Du-Xiu d&#233;nonce publiquement le stalinisme, responsable de la d&#233;faite de la r&#233;volution prol&#233;tarienne en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5486&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5486&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chinese texts of Chen Du-xiu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1516&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1516&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trotskystes chinois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/clt/1991-1995/CLT57-Mar-1996.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/clt/1991-1995/CLT57-Mar-1996.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trotskysme et la Chine des ann&#233;es trente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/clt/1979-1985/CLT15-Sep-1983.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/clt/1979-1985/CLT15-Sep-1983.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chen Du-xiu et le trotskysme en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/cermtri/cermtri_135.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/cermtri/cermtri_135.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution chinoise de 1925-1927&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4804&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4804&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article290&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article290&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trag&#233;die de la r&#233;volution chinoise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/history/etol/writers/isaacs/1938/tcr/index.htm?_x_tr_sl=fr&amp;_x_tr_tl=en&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/history/etol/writers/isaacs/1938/tcr/index.htm?_x_tr_sl=fr&amp;_x_tr_tl=en&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a16.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a16.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a17.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a17.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a20.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/hiscul/2009/avr09/chin-a20.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aventurisme stalinien en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184593&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184593&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184401&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184401&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotskysme en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique2750&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique2750&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/texts/fr/Lettre_d%E2%80%99un_trotskiste_chinois&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/texts/fr/Lettre_d%E2%80%99un_trotskiste_chinois&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zheng Chaolin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/Zheng_Chaolin&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/Zheng_Chaolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184602&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184602&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peng Shuzhi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184385&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184385&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chen Bilan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article180811&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article180811&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chen_Bilan&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chen_Bilan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liu Renjing&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article182759&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article182759&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wang Changyao&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184436&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184436&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chen Zhongxi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article180837&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article180837&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liang Gangao&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article182709&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article182709&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wang Fanxi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Wang_Fanxi&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Wang_Fanxi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wang Shiwei&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article184458&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://maitron.fr/spip.php?article184458&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'insurrection de Canton de 1927 ou l'ach&#232;vement de la trahison stalinienne de la r&#233;volution chinoise d&#233;but&#233;e en 1925</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8436</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8436</guid>
		<dc:date>2024-10-08T22:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'insurrection de Canton de 1927 ou l'ach&#232;vement de la trahison stalinienne de la r&#233;volution chinoise d&#233;but&#233;e en 1925 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Le soul&#232;vement de Canton &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 7 ao&#251;t 1927, la conf&#233;rence extraordinaire du P.C. chinois a condamn&#233;, conform&#233;ment aux instructions ant&#233;rieures de Moscou, la politique opportuniste de sa direction, c'est-&#224;-dire tout le pass&#233;, et d&#233;cid&#233; de pr&#233;parer une insurrection arm&#233;e. Les &#233;missaires de Staline avaient pour t&#226;che de pr&#233;parer une insurrection arm&#233;e &#224; Canton programm&#233;e au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'insurrection de Canton de 1927 ou l'ach&#232;vement de la trahison stalinienne de la r&#233;volution chinoise d&#233;but&#233;e en 1925&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le soul&#232;vement de Canton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 ao&#251;t 1927, la conf&#233;rence extraordinaire du P.C. chinois a condamn&#233;, conform&#233;ment aux instructions ant&#233;rieures de Moscou, la politique opportuniste de sa direction, c'est-&#224;-dire tout le pass&#233;, et d&#233;cid&#233; de pr&#233;parer une insurrection arm&#233;e. Les &#233;missaires de Staline avaient pour t&#226;che de pr&#233;parer une insurrection arm&#233;e &#224; Canton programm&#233;e au moment du 15&#176; congr&#232;s du P.C.U.S., afin de dissimuler l'extermination physique de l'Opposition russe sous le triomphe politique de Staline en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la vague d&#233;clinante, alors que la d&#233;pression pr&#233;valait encore dans les masses urbaines, le soul&#232;vement &#034;sovi&#233;tique&#034; de Canton a &#233;t&#233; h&#226;tivement organis&#233;, h&#233;ro&#239;que par la conduite des ouvriers, criminel par l'aventurisme de la direction. La nouvelle d'un nouvel &#233;crasement &#224; Canton arriva exactement au moment du 15&#176; congr&#232;s. De cette fa&#231;on, Staline &#233;crasa les bolcheviks-l&#233;ninistes exactement au moment o&#249; son alli&#233; d'hier, Tchang Ka&#239;-Chek, &#233;crasait les communistes chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait dresser un nouveau bilan, c'est-&#224;-dire rejeter une fois de plus la responsabilit&#233; sur les ex&#233;cutants. Le 7 f&#233;vrier 1928, la Pravda &#233;crivait : &#034;Les arm&#233;es provinciales ont combattu toutes ensemble contre Canton la rouge et c'est la plus grande et la plus ancienne faiblesse du P.C.C., un travail politique tout &#224; fait insuffisant pour &#034;la d&#233;composition des arm&#233;es r&#233;actionnaires&#034; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La plus ancienne faiblesse&#034; !. Est-ce que cela veut dire que le P.C. avait pour t&#226;che de d&#233;composer les arm&#233;es du Kuomintang ? Depuis quand ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 f&#233;vrier 1927, un mois et demi avant l'&#233;crasement de Shangha&#239;, l'organe central de l'I.C. &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le P C chinois et les ouvriers chinois conscients ne doivent en aucune circonstance suivre une tactique qui d&#233;sorganiserait les arm&#233;es r&#233;volutionnaires, pr&#233;cis&#233;ment parce que l'influence de la bourgeoisie y est dans une certaine mesure forte&#034; (Die Kommunistische Internationale, 25 f&#233;vrier 1927, p.19).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voici ce que Staline dit - et r&#233;p&#233;ta &#224; chaque occasion - au plenum du C.E.I.C. le 24 mai 1927 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ce n'est pas le peuple d&#233;sarm&#233; qui se dresse contre les arm&#233;es d'Ancien R&#233;gime en Chine, mais un peuple arm&#233; sous la forme de l'Arm&#233;e r&#233;volutionnaire. En Chine, une r&#233;volution arm&#233;e combat la contre-r&#233;volution arm&#233;e&#034; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;t&#233; et &#224; l'automne de 1927, les arm&#233;es du Kuomintang &#233;taient d&#233;crites comme un peule en armes. Mais quand ces arm&#233;es ont &#233;cras&#233; l'insurrection de Canton, la Pravda d&#233;clara que la &#034;plus ancienne (!) faiblesse&#034; des communistes chinois &#233;tait leur incapacit&#233; &#224; d&#233;composer les &#034;arm&#233;es r&#233;actionnaires&#034;, celles-l&#224; m&#234;me qui &#233;taient proclam&#233;es &#034;peuple r&#233;volutionnaire&#034; la veille seulement de Canton !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Honteux saltimbanques ! A-t-on jamais vu chose semblable parmi les vrais r&#233;volutionnaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La p&#233;riode du putschisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9&#176; plenum du C.E.I.C. s'est r&#233;uni en f&#233;vrier 1928, moins de deux mois apr&#232;s l'insurrection de Canton. Comment a-t-il estim&#233; l&#224; situation ? Voil&#224; les termes exacts de la r&#233;solution :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le C.E.I.C. fait un devoir &#224; toutes les sections de combattre les calomnies des social-d&#233;mocrates et des trotskystes qui affirment que la r&#233;volution chinoise a &#233;t&#233; liquid&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel subterfuge de trahison, et en m&#234;me temps mis&#233;rable ! La social-d&#233;mocratie consid&#232;re en r&#233;alit&#233; que la victoire de Tchang Ka&#239;-Chek est la victoire de la r&#233;volution nationale, le confus Urbahns s'est aussi laiss&#233; entra&#238;ner sur cette position. L'Opposition de gauche consid&#232;re que la victoire de Tchang Ka&#239;-Chek est la d&#233;faite de la r&#233;volution nationale. L'Opposition n'a jamais dit et n'aurait jamais pu dire que la r&#233;volution chinoise &#233;tait liquid&#233;e en g&#233;n&#233;ral. Ce qui a &#233;t&#233; liquid&#233;s embrouill&#233;, tromp&#233;, et &#233;cras&#233;, ce n'est que la deuxi&#232;me r&#233;volution chinoise (1925-1927). Cela seul suffirait comme r&#233;alisation pour ces messieurs de la direction ! Nous avons maintenu, &#224; partir de l'automne de 1927, qu'une p&#233;riode de recul &#233;tait devant nous en Chine, la retraite du prol&#233;tariat, le triomphe de la contre-r&#233;volution. Quelle &#233;tait la position de Staline ? Le 7 f&#233;vrier 1928, la Pravda &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le parti communiste chinois avance vers une insurrection arm&#233;e. Toute la situation en Chine parle en faveur du fait que c'est l&#224; le cours juste (...) L'exp&#233;rience prouve que le parti communiste chinois doit concentrer tous ses efforts sur la t&#226;che de la pr&#233;paration quotidienne et g&#233;n&#233;rale soigneuse de l'insurrection arm&#233;e&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9&#176; plenum du C.E.I.C., avec des r&#233;serves bureaucratiques ambigu&#235;s sur le putschisme, a approuv&#233; cette ligne aventuriste. L'objet de ces r&#233;serves est connu : faire des trous pour que le &#034;dirigeant&#034; puisse y ramper dans le cas d'une nouvelle retraite. La r&#233;solution criminellement l&#233;g&#232;re du 9&#176; plenum signifiait pour la Chine de nouvelles aventures, de nouvelles escarmouches, la rupture avec les masses, la perte de positions, la destruction des meilleurs &#233;l&#233;ments r&#233;volutionnaires au feu de l'aventurisme, la d&#233;moralisation des r&#233;sidus du parti. Toute la p&#233;riode entre la conf&#233;rence du parti chinois, le 7 ao&#251;t 1927, et le 6&#176; congr&#232;s de I'I.C., le 8 juillet 1928, est profond&#233;ment impr&#233;gn&#233;e de la th&#233;orie et de la pratique du putschisme. C'est ainsi que la direction stalinienne a port&#233; les derniers coups &#224; la r&#233;volution et au parti communiste chinois. Ce n'est qu'au 6&#176; congr&#232;s que la direction de l'I.C. a reconnu que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'insurrection de Canton &#233;tait objectivement une &#034;bataille d'arri&#232;re-garde&#034; d'une r&#233;volution en recul&#034; (Pravda, 27 juillet 1928).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Objectivement&#034; ? Et subjectivement ? C'est-&#224;-dire dans la conscience de ses initiateurs, les dirigeants ? Tel est le caract&#232;re masqu&#233; de la reconnaissance du caract&#232;re aventuriste de l'insurrection de Canton. Quoiqu'il en soit, un an apr&#232;s l'Opposition, et, ce qui est plus important, apr&#232;s une s&#233;rie de d&#233;faites cruelles, l'I.C. a reconnu que la seconde r&#233;volution chinoise s'&#233;tait termin&#233;e avec la p&#233;riode de Wuhan et qu'on ne pouvait pas la ressusciter par l'aventurisme. Au 6&#176; congr&#232;s, le d&#233;l&#233;gu&#233; chinois Chan Fuyun rendait compte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La d&#233;faite de l'insurrection de Canton a port&#233; un coup encore plus dur au prol&#233;tariat chinois. La premi&#232;re &#233;tape de la r&#233;volution s'est de cette fa&#231;on termin&#233;e avec une s&#233;rie de d&#233;faites. Dans les centres industriels, on ressent une d&#233;pression dans le mouvement ouvrier&#034; ( Pravda, 17 juillet 1928).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits... ce sont des choses obstin&#233;es. Il a fallu que cela soit reconnu aussi au 6&#176; congr&#232;s. Le mot d'ordre d'insurrection arm&#233;e a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;e. Tout ce qui restait, c'&#233;tait le nom &#034;deuxi&#232;me r&#233;volution chinoise&#034; (1925-1927), &#034;premi&#232;re &#233;tape&#034;, de ce qui est s&#233;par&#233;e de la future seconde &#233;tape par une p&#233;riode ind&#233;finie. C'&#233;tait une tentative terminologique pour sauver au moins une partie du prestige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/08/300828b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Faits et documents sur la r&#233;volution chinoise de 1925-1927&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/history/etol/writers/isaacs/1938/tcr/ch17.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La trag&#233;die de la r&#233;volution chinoise &#8211; La Commune de Canton&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Canton&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#233;v&#233;nements de la &#171; Commune de Canton &#187; d'apr&#232;s wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3024&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lettres &#224; propos de l'insurrection de Canton - L&#233;on Trotsky et EA Pr&#233;obrajensky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1928/03/lt_19280302.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/trotsky/1931/xx/canton.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution permanente et l'insurrection de Canton&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pcint.org/03_LP/486/486-chine.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chine 1927 : La contre-r&#233;volution stalinienne fait massacrer les prol&#233;taires chinois&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gauchemip.org/spip.php?article16564&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;11 au 13 d&#233;cembre 1927 : l'insurrection ouvri&#232;re de Canton (Chine) rapport&#233;e par la gauche &#171; insoumise &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine : r&#233;sum&#233; historique de l'insurrection&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5424149b/f7.textePage.langFR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Premi&#232;re partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5424149b/f18.textePage.langFR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deuxi&#232;me partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5424149b/f19.textePage.langFR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Troisi&#232;me partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/fox/1928/03/canton.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Commune de Canton, rapport&#233;e par les staliniens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/boukharine/works/1927/05/Revolution-Chinoise.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment Boukharine justifiait la politique criminelle de Staline en Chine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>STALIN RUINS THE CHINESE REVOLUTION</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7695</link>
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		<dc:date>2024-09-20T14:12:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>
		<dc:subject>Trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C.L.LR. James &lt;br class='autobr' /&gt;
STALIN RUINS THE CHINESE REVOLUTION &lt;br class='autobr' /&gt; EVEN WHILE THE STALINISTS, BY FALSIFICATION AND PHYSICAL repression, were destroying the propagandists of international Socialism, the world revolution which had seemed so remote in October, 1924, stirred itself, and even while the new theory was being made law presented the International with one of its greatest opportunities. We have to pass over how the Stalinists forced the Communist Party of Poland to support Pilsudski in the coup (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;000- ENGLISH - MATTER AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot198" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C.L.LR. James
&lt;p&gt;STALIN RUINS THE CHINESE REVOLUTION&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;EVEN WHILE THE STALINISTS, BY FALSIFICATION AND PHYSICAL repression, were destroying the propagandists of international Socialism, the world revolution which had seemed so remote in October, 1924, stirred itself, and even while the new theory was being made law presented the International with one of its greatest opportunities. We have to pass over how the Stalinists forced the Communist Party of Poland to support Pilsudski in the coup d'etat which put him in power. Purcell and Hicks, Pilsudski and Chiang Kai-Shek were Stalin's allies in this period, and the greatest of these was Chiang Kai-Shek.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHINA AND IMPERIALISM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;China remained comparatively untouched by European civilisation until less than a century ago, but even in those early days Britain was already too small for British Capitalism, and between 1839 and 1860 the British bombarded Chinese ports and massacred the Chinese people to ensure the continuance of the opium traffic, one of the main sources of revenue to British India. Besides the profits of this lucrative trade they extorted millions of pounds as indemnities, seized Hong-Kong and territory on the mainland, and opened Chinese ports to British trade by force. In 1842 the Treaty of Nanking limited the Chinese tariff to 5 per cent, ad valorem, to prevent Chinese industry developing behind a high tariff wall. This they maintained by brute force until 1925 when, under the menace of the revolution, the first small breaches were promised. In the war of 1857 the British Government, again at the point of the bayonet, added to the usual indemnity, seizure of territory, etc., a British Inspector General of Customs. The steady drain of silver from China for the purchase of opium, the ruin of Chinese handicraft industry, the breakdown of the Manchu government under the blows of the British navy, the corruption of the Chinese official class by the opium smuggling, undermined the foundations of the once great but now outpaced civilisation of China.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the middle of the century a serious rebellion broke out in the South, held power in the Southern provinces for eleven years, and then failed. The British at Hong-Kong sided with the rebels, and the other powers followed their lead. But as the movement disintegrated the foreign powers, chiefly Britain, deserted it and (after first defeating the Manchu Dynasty and bringing it under its financial control) gave assistance against the rebels. By 1870 there were other rivals to Britain in the field. Russia and France stole large territories, the British seized Burma. China was still a market, and between 1851 and 1855 the excess of imports over exports from China was over &#163;175,000,000. But the late eighties were the crisis years for European Capitalism, when for the export of goods was gradually substituted the export of capital. Africa was for the time being divided, but Africa was not enough. The Chinese people had now to give concessions and accept loans in order to buy iron and steel from Europe. They had no choice in the matter. The British Government on occasion offered them the choice of British loans or British shells.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1894, the scramble entered its most dangerous but inevitable phase. Japanese capitalism tried to annex a portion of China, but the annexation clashed with British and other European interests. Russia and France intervened and checked her &#8220;in defence of their own interests.&#8221; Japan was too weak to assert her rights (it is a different story today). Yet she got a treaty port and &#163;34&#189; millions indemnity. To pay this, British and other European banks lent China &#163;48 millions. God spoke to the American President, [1] and in 1898 America seized the Philippine Islands and entered the race. This organised banditry threw an ever-increasing load on the millions of peasants out of whose produce came the taxes to pay these loans. As far back as 1856 Karl Marx, basing himself always on the economic unity of modern Capitalism, had seen that the devastating influences of this unceasing plunder of China would end in revolution, destroy a great market for European Capitalism, and thus precipitate the revolution of the European proletariat. In its essential outlines the analysis is today as sound as when it was made. But the rottenness of the Manchu dynasty was propped up by the military and financial support given it by the European governments, and the Chinese native bourgeoisie, mainly commercial, could not provide the forces for the liberation of China. As in Russia, it was the entry of capital, and the consequent creation of a native proletariat organised and disciplined by large-scale production, that was to provide a means for the destruction of foreign capitalist domination in China.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was this process which Lenin saw so clearly in 1908, [2] the inevitable intensification of the export of capital, and the consequent growth of the international revolution. He based on it his calculations for world revolution, described in his book, Imperialism. It is the unshakable foundation of the Permanent Revolution. Small though the Chinese or Indian proletariat might be, as in Russia it would have as allies the hundreds of millions of peasants, sucked dry enough before by Oriental feudalism, but now driven to ruin by the burden which capitalist exploitation placed upon them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHINA STIRS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The growing Chinese bourgeoisie, now increased by the export of European capital, found itself hampered by the reactionary Manchu Government.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first spontaneous uprising of the Chinese masses had been easily canalised into the anti-foreign Boxer rebellion at the end of the nineteenth century. But after that failure the Chinese bourgeoisie saw its main enemy in the Manchu dynasty. The Chinese bourgeoisie planned to build a railway with Chinese capital, Chinese material and Chinese labour. European capital stepped between and lent the money to the Chinese Government, and a year later, in 1911, the revolution broke out. Sun Yat-Sen, dreaming of a republic and a regenerated China, was made President. But Yuan Shi-Kai from the North, hitherto a supporter of the Manchus, but with large forces at his disposal, ousted Sun from the position of President. The Chinese Liberal bourgeois who were supporting Sun were afraid he might go too far, and thus, even before 1914, had shown their counter-revolutionary nature. Sun Yat-Sen formed the Kuomintang or People's Party, but once again foreign capital came to the assistance of reaction and made a large loan to Yuan Shi-Kai, who crushed the revolution first in 1913, again in 1915, and died just as he was about to restore the monarchy. Meanwhile industrialisation of China under both European and native capital steadily increased, with the corresponding growth of native bourgeoisie and proletariat and the increasing misery of the peasantry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The war accelerated all the processes at work in China. Japanese Capitalism seized the opportunity to enforce exorbitant demands on China. Sun Yat-Sen formed a Revolutionary Government in South China, traditionally the revolutionary section of China in revolt. Despite some maneuvering, his main enemy was now foreign capital which had established itself firmly in large concessions, Shanghai the chief, whence it controlled the economic life of the country and drained its blood away, supported reaction and conducted itself to all Chinese, rich and poor, with studied insolence. Yet the insulted Chinese bourgeois was under the domination of foreign capital, and Sun, though no Communist, by 1923 had realised that Chinese reaction, reinforced by foreign Capitalism, could not succeed without the assistance of workers and peasants. By 1923 China was in political chaos. Each huge province, from ancient times economically autonomous, was under the control of a Tchun or feudal military leader, who concentrated into his hands both civil and military power, taxed the peasants for the upkeep of his private armies, and engaged in ceaseless warfare with other Tchuns. The ablest and most powerful of these exercised some sort of overlordship of subsidiary groups and enjoyed the support of the Capitalist countries whose interests predominated in the particular regions he controlled. Thus in Manchuria Japan supported Chang Tso-Lin, while Britain supported Wu Pei-Fu, chief marauder over many provinces in Northern China, and Sung Chan-Fang in Central China. Sun Yat-Sen's Government in South China, seeking to call a constituent assembly for all China, was constantly attacked by militarists supported by British and Japanese Capitalism. He appealed to America for assistance, but America was interested in the Chinese market, not in the aspirations of the Chinese people, and Sun turned at last to the Soviet Union. Russia stood high in Chinese favour for Lenin had given back all that Tsarist Russia had stolen. In 1923 Sun met Joffe, the Russian representative in Shanghai. The Soviet Union promised him assistance in the struggle to free China from imperialism, and its tool and ally, Chinese militarism. Sun Yat-Sen reorganised his party. He declared that the sole aim of the old members was to get rich and obtain posts as high officials, and that the workers and peasants were the only real forces of revolution. But he did not, in the Bolshevik manner, organise a party based on a single class; whence the ultimate ruin of all he hoped for. His reorganised Kuomintang was still a hotch-potch, a few big capitalists, the nationalist bourgeoisie, the petty-bourgeoisie, and workers and peasants. His programme promised the nine-hour day to one, high tariffs to another, reduction of rents to a third, land from the state for landless peasants and tenant-holders, the right of self-determination for the various nationalities, democracy, all lumped together under the one term &#8211; Socialism. A determined revolutionary and undoubtedly a great leader, even at the very end of his life, he was only able to leave to his party a programme that Ramsay MacDonald could have drawn up for him without any difficulty in half-an-hour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN AND CHINA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But Lenin, too, in 1919 had been devoting himself to the problem of China and the colonial countries of the East, and in 1920 he presented theses on the Eastern Revolution to the Second Congress of the Third International. Lenin saw the Chinese revolution as part of the international proletarian revolution. Without the continued exploitation of the colonial people Capitalism in Europe would collapse. His practical proposals were, as always, based on the independent proletarian movement, intransigence in programme and organisation, flexibility in the formation of the United Front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He knew that the workers and peasants alone could liberate China. But he knew that the chief danger to their activity was exactly such a Popular Front type of Government as the Kuomintang, which would end inevitably by betraying. He therefore called for &#8220;determined war&#8221; against the attempt of all those quasi-Communist revolutionists to cloak the liberation movement in the backward countries with a Communist garb. &#8220;The exclusive purpose&#8221; of the Communist International in all backward countries was to educate the Communist movements in those countries, however small, to &#8220;the consciousness of their specific tasks, i.e. to the tasks of the struggle against the bourgeois democratic tendencies within their respective nationalities.&#8221; It was by fighting against their own bourgeoisie that the workers and peasants would drive out the imperialists. The Communist international would establish temporary relations and even unions with the revolutionary movements in these countries. But it must never amalgamate with them, &#8220;always preserving the independent character of the proletarian movement even though it be still in its embryonic state.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In China the peasant question was far more acute than it had been in Russia before 1917. Consequent on the whole Russian experience, therefore, the most inexperienced Bolshevik could formulate the second step after the organisation of the proletarian party. &#8220;Above all, we must strive as far as possible ... to give the peasant movement a revolutionary character to organise the peasants and all the exploited classes into the Soviets.&#8221; Lenin wrote this in 1920. In three years the Chinese proletariat had passed even more rapidly than the Russian proletariat before 1905 to the stage where it was mature for revolution. We have to trace this process in some detail, for early in 1923 it was not only already clear that the Chinese Revolution was on its way, but obvious also that the theory of the permanent Revolution and Lenin's organisational principles could carry it to success.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE CHINESE PROLETARIAT MATURES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The post-war crisis, the resumption of industry in the West, hit Chinese industry severely. There had been small strikes in 1912, and the beginning of a Labour and Socialist movement before the war; an attempt had been made to form a Trade Union in Hong-Kong in 1915. But the Chinese workers who had served in the war brought back with them experience of Labour organisation. In September 1919 the Chinese Returned Labourers' Association was organised in Shanghai to fight for better wages, the right to hold meetings, the right to make public speeches for promoting the welfare of the workers. The more backward the country, the closer the relation between economics and politics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After the war the Japanese attempted to hold Shantung and in May 1919 a score of students attacked the residences of pro-Japanese ministers in Peking and were arrested. When the news reached Shanghai, Labour leaders declared a strike which spread rapidly even to the public utilities. In a few days the Peking Government was compelled to remove the offending ministers and release the agitators. In 1920 the Overseas Labour Union appeared in Canton. Hundreds of pre-war publications dealing with Syndicalism, Socialism, Anarchism and all phases of the Labour movement were being published. On May 1, 1920, in Peking, Canton and Shanghai, Chinese workers celebrated the workers' anniversary. On January 12, 1922, the Chinese Seamen's Union of Hong-Kong presented its third petition for an increase in wages, and demanded an answer within twenty-four hours. 1,500 men struck the next day. On February 1st the British Governor of Hong-Kong declared the Chinese Seamen's Union an unlawful assembly. The reply was a sympathetic strike of 50,000, a symbolical general strike, representing every trade in the island. The strike lasted for nearly three months, when the seamen won a wage increase of twenty to thirty per cent. The young Communist Party of China organised in Canton the first Chinese Congress of Trades Unions with 170 delegates. Mediaeval Chinese Tchuns and postwar European Capitalism recognised a common enemy. In the autumn of 1922 the British police fired on Chinese workers and killed several of them. In February, 1923, Wu Pei-Fu, the British Tchun, banned a railwaymen's conference. On the 6th a conference took place between the foreign consuls, Wu Pei-Fu's military representatives, and the directors of the Peking-Hankow railway. The next day troops in big railway stations opened fire on the crowds of railwaymen. In Hankow alone sixty were killed. The result was a railway strike of 20,000 men. The workers were ready to resist, but parliamentarians in Peking pressed for an investigation, placatory resolutions were passed, the edge of the workers' attack was blunted, and the strike was called off. At once the repression began; arrests, executions, the closing down of workers' papers, the driving of the Trade Union movement into illegality. Like the Russian workers, the Chinese workers were learning the close connection between economics and politics in a country with a backward or disorganised economy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was at this time, in the spring of 1923, that Lenin, writing his last article, spoke with supreme confidence of the coming revolution in the East. China he knew would unloose India. For in addition to the insoluble contradictions of their internal economy, the Russian Revolution had given all these millions a concrete example, more potent than a hundred years of propaganda. But after that spring Lenin never worked again, and at once, in the autumn of 1913 Stalin, Zinoviev and Kamenev in Moscow again revealed their lack of principle and their ingrained opportunism by sending the Chinese Communist Party into the Kuomintang &#8211; the first and most criminal error. Trotsky, as so often in those days fighting alone for Lenin's ideas, voted against. Had Lenin been sitting as chairman such an entry could never have taken place. It is in this way that men make history. In that autumn Borodin and other advisers went to Canton and opened a military school at Whampoa to train and organise the Kuomintang army. For the average bourgeois observer such a collaboration was well worth to Stalin even the temporary subordination of the Communist movement. It is here that the wide gulf between Menshevism and Bolshevism opens at once. Always when faced with such a choice Lenin chose the proletarian way. He did under certain circumstances advocate the temporary subordination of a revolutionary organisation, not large enough to be a party, to a centrist organisation; to a Social Democratic, or worse still, a bourgeois organisation, never. The sketch we have given of the Chinese proletariat between 1920 and 1923 shows that to the discerning eye the movement was mature. Stalin, an organic Menshevik and profoundly ignorant of international affairs as well as of Marxism, instinctively chose the other way, and Zinoviev and Kamenev followed. The test lies not in argument but in history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In January, 1924, the reconstituted Kuomintang held its first meeting in Canton. Sun Yat-Sen agreed to admit the Communists into its ranks. But they entered not as a party, only as individuals, and had to swear to abide by the rules of the Kuomintang. The only conceivable justification for such a step was to consider it as a highly dangerous manoeuvre. [3] The Chinese Communists might possibly, under a strong and supple leadership, have worked under cover of the Kuomintang for a certain period of time and then, having spread their influence, left demonstratively on some political issue understandable to the masses, and resumed their organisational and programmatic independence. They could make a temporary agreement for some specific objective even with the Liberal bourgeoisie, tenaciously guarding their independence. No one in 1923 could have foreseen that under Stalin's orders they were going to cling desperately to the Kuomintang for four years until hacked off by the swords of Chiang Kai-Shek's soldiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For the moment, however, the Communists, taking advantage of their new position, began with energy to help the proletariat in its task of organising itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE REVOLUTION BEGINS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the beginning of 1925 Feng Yu-Hsiang, a nationalist leader, defeated the pro-British Wu Pei-Fu, drove him out of Peking, and proclaimed his army the army of national liberation. The nationalist movement awoke. In Shanghai some worker delegates, elected to negotiate with the management in a dispute, were dismissed. The other workers protested, and the Anglo-Indian police, being summoned, fired on them, seriously wounding five. The Shanghai workers rose against this brutality. They did not know it at the time, but they were beginning the Chinese Revolution. That is the way a revolution often comes, like a thief in the night, and those who have prepared for it and are waiting for it do not see it, and often only realise that their chance has come when it has passed. The protest movement was fed not only from the immediate arrogance and rapacity of the foreigner. It was the whole history of China which was soon to express itself through this channel. The Chinese workers and peasants had reached one of the breaking-points of their history. Inside and outside the foreign concessions the Chinese workers, men, women and children, suffered from some of the most inhuman conditions of labour that obtained in any part of the globe; twelve hours and more seven days a week, no time for meals, no sanitary conveniences in the older factories, foreign and native overseers with loaded rifles to keep discipline, and all for a few pence a day. National liberation rested on the solid foundation of millions of workers, seeking a way out of intolerable conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What had been a small dispute about wages and a protest against administrative injustice, became overnight a political weapon for the liberation of China. The four months and a half between May 1 to the middle of September showed like clockwork the class-forces which would struggle for mastery in the coming revolution. &#8220;Down with the imperialists,&#8221; was the slogan of the day. The Chinese Government in Shanghai thought it was dealing with a riot, and demonstrations and meetings were met with the killing and wounding of scores of people. The allies of Chinese reaction, foreign imperialism, of necessity rushed to aid in the repression. On June 4 the allied imperialists, whose gunboats are always in Chinese harbours to protect property and rights and interests, landed a party and occupied the University and other buildings in the city. The Shanghai proletariat replied with the general strike. Nearly a quarter of a million workers came out and paralysed the city, and as the mass force of the Shanghai proletariat showed itself, it drew in its wake (exactly as in France in June, 1936) the petty-bourgeois students, the artisans and the small traders, and, in the special conditions of China as a country struggling for national independence, even some of that treacherous brood, the Liberal Chinese bourgeoisie. A special committee was formed, the Committee of Labour, Education and Commerce, which along with delegates from the Trade Unions had representatives from students' associations, the small shop-keepers and even some of the bourgeoisie. But the Trade Unions predominated and, far more clearly than in Russia, from the very start the Chinese proletariat was leading the nation. All classes seemed to support the strike. But in an industrialised country all classes never make a revolution, and as the strike developed, the necessity for Lenin's lifelong principle, the proletarian organisations and party retaining their independence, emerged with startling clearness. After one month the Chinese bourgeoisie, who had never been very ardent, ceased to support the strike. During July and August the petty-bourgeoisie, the intelligentsia, the students, wobblers from the very intermediate position they hold in society, began to weaken: nothing but immediate success and continued vigorous action can ever keep these to the proletarian movement. Aid from the international proletariat would have helped, but only the Third International agitated, collected money, made donations. The Second International, those perpetual preachers of self-determination, did nothing. The International Federation of Trades Unions behaved likewise. The British General Council, at this period consorting with the Russians in the Anglo-Russian Committee, refused even to answer telegrams of appeal from the Chinese Unions. Realising their limitations the Shanghai leaders in good time fell back to the defensive. Some of their most pressing economic demands were satisfied, the strike was called off and the Shanghai workers retired in good order and with a living, vital experience to help them in the future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But so ripe was China that the Shanghai strike had acted as a detonator. There had been over a hundred sympathetic strikes in various towns, and out of one of these developed the Hong-Kong and Canton strike, demonstrating the fighting power and endurance of the proletariat in the manner that so constantly surprises even the most sanguine revolutionaries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE CANTON STRIKE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On June 23 a demonstration of protest against the Shanghai shooting took place in Canton. British police from the Anglo-French concession fired on the demonstration, killing and wounding scores of people. As in Shanghai the Chinese proletariat replied with a general strike and their comrades in Hong-Kong joined. The Chinese bourgeoisie in Canton rallied to the strikers, and supported them, owing to the long revolutionary tradition in Canton and the much more important fact that the strike was accompanied by a boycott of British goods. From all the Chinese communities in the Philippine Islands, East Indies and America, money poured in. The British tried to prevent Chinese money coming into Canton, but failed; in Hong-Kong they unloosed all the forces of repression to break the strike. The Hong-Kong workers were unshakable. In thousands they began to leave Hong-Kong for Canton. Estimates vary, but one Chinese writer claims that from start to finish about 100,000 Chinese left the island for Canton. There a strike committee was formed. The strikers organised propaganda meetings, study-courses and lectures, they drew up regulations for workers and submitted them to the Canton Kuomintang Government, they confiscated and stored contraband goods which British merchants tried to smuggle in, they captured, tried and imprisoned blacklegs, they organised pickets along the entire frontier of Kwangsi province to keep out British ships and British goods from Hong-Kong. They formed a Workers' Guard which led the picketing, fought against smugglers and fought with the Kuomintang Government against counter-revolutionary Tchuns. The strike ruined British trade with China. Between August and December 1924 the British ships entering Canton numbered between 160 and 240 each month. For the corresponding period in 1925 the number was between 27 and 2 [?].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;British Capitalism lost half-a-million pounds per day. In 1926 the British Empire lost half its trade with China, and three-quarters of its trade with Hong-Kong. After fifteen months the British began to give way and sought to placate the workers, handling recalcitrant Britishers very roughly. No Government can continue to fight against strikers who will not even stay to be imprisoned or shot at. After one year the strike still continued as powerful as ever, the Communist Party of China playing a leading part, and the spirit of the workers all over China rose steadily. Trades Union membership, in May, 1924, 220,000, reached 540,000 in May, 1925, and in May, 1926, over a million. In Shanghai alone during the 1925 Strike it had reached 280,000. And this unprecedentedly rapid industrial organisation of the workers was expressing itself in many strikes that were primarily political, which meant that the workers were looking to solve their industrial difficulties by the social revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Communist Party, 800 in 1925, by January, 1926, was 30,000, and to this powerful proletarian movement could be added the overwhelming revolutionary force of the starving Chinese peasantry. In Kwangtung, a province typical of the South, seventy-four per cent of the population held nineteen per cent of the land. In Wiush in Central China, 68.9 per cent of the poor peasantry held 14.2 per cent of the land. In Paoting in the North 65.2 per cent held 25.9 per cent of the land. Of the Chinese population, on a rough estimate, sixty-five per cent were driven by the most consistent and powerful revolutionary urge in all historical periods &#8211; the hunger of starving peasants for land.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE PERMANENT REVOLUTION IN CHINA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The fundamental task of the Communist Party was basically the task of the Bolshevik Party in Russia &#8211; to link the proletarian movement with the peasant, organising the peasants into Soviets for the forcible seizure of the land. In no other way but on the basis of the proletarian and peasant revolution could China then or now achieve national independence. Sun Yat-Sen had learnt that by hard experience, though he shrank from drawing the full conclusions. He had hoped somehow to bring the revolutionary masses into the struggle led by the nationalist bourgeoisie. The thing is impossible. Now since the great strikes when it was clear that the Chinese proletariat was challenging the bourgeoisie, it was inevitable that at the first opportunity the Chinese bourgeoisie would join with imperialists and militarists and crush the revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The farther East the bourgeoisie the more cruel and treacherous. The powerful French bourgeoisie in 1789 had joined with the counter-revolution, how much less likely was the weak Chinese bourgeoisie, far weaker than the Russian, to ally itself with a proletariat which had shown its power. That was the whole theoretical prognosis of the Bolshevik party, amply confirmed by the course of the Russian Revolution. After 1917 the main strategic line of the Chinese Revolution could only be as follows. The Chinese Revolution would begin as a bourgeois-democratic revolution, but only as an immediate slogan. While the Communist Party of China would not oppose this slogan, it would be aware that for a backward country with an advanced proletariat (we shall see it in Spain), the bourgeois-democratic regime is impossible. The revolution would conquer as the dictatorship of the proletariat, or not at all. The Communist Party had already shown that it knew how to link industrial with political demands. It had to strive to popularise the ideas of Soviets among the peasantry on the simple slogan &#8211; the land for the peasants &#8211; and, as the party which urged the seizure of the land, would ultimately have the firm support of the peasantry for its political demands. Guarding its own independence, the Communist Party would boldly raise the slogan of national independence based on the revolutionary demands of the proletariat and the peasantry. If the movement developed (there could have been no doubt of this after the Hong-Kong strike, and in Hupeh in 1926 the peasants were already seizing the land), the anti-imperialist pretence of the Chinese bourgeoisie would be exposed and the Chinese petty-bourgeoisie, the traders, the students, and some of the intellectuals would be swept in the wake of the proletarian movement, and follow the proletariat as leader of the national revolution. A Congress of Soviets would appoint a provisional Revolutionary Government, and call a constituent assembly, arranging the franchise to secure the predominance of the poor. In this assembly the Chinese proletariat, organised in the Communist Party and in the Trade Unions, would occupy a dominating position. According to the strength of the movement and the dangers of the revolution, the dictatorship of the proletariat might be established immediately. But either the bourgeoisie would establish their dictatorship; or conversely the proletariat would establish theirs. It was this strategic line which would guide the Communist Party, already superior in the towns. It would jealously maintain its independence as the party of the proletariat and, if it could draw the hundreds of millions of peasants behind it, it would be the most powerful political force in the country. There was the danger of foreign intervention, but nothing would bind revolutionary China so firmly together as the sight of the Chinese bourgeoisie, but yesterday lovers of their country, attacking China along with the hated imperialists. China could stand a blockade far more easily than Russia. A Soviet China linked to a Soviet Russia, supported by the farflung Third International, would alter the whole relationship of the capitalist and revolutionary forces in the far East. Such a bloc would not only throw British and Japanese economy into the gravest disorder, but would unloose movements in India, Burma, and even Egypt and the Near East which would set the whole structure of Capitalism rocking. The movement might perhaps not develop so powerfully but there was a chance that, at least in a substantial part of China, the revolution might hold power and use it as a base for future extension. At worst it might be totally defeated. The proletariat was ready. But the boldness of its slogans, the strength of its attack would depend on the strength of the peasant movement it could develop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even if it failed, as the Russian Revolution of 1905, the Chinese proletariat would have acquired an invaluable experience, the more advanced elements in the peasantry would have had time to recognise with which party their future lay, and the party, with tried and experienced leaders, would be able to prepare for the inevitable return of the revolutionary wave as the Russian party prepared for the new revolution on the basis of 1905. Such is the theory and practice of the Permanent Revolution. Lenin, alive and well in Moscow, would from day to day have analysed the development of events and through the Chinese Communist Party would have made the road clear for the Chinese masses. The Chinese proletariat had, by 1926, shown what it was capable of. Starting in 1929, nearly a hundred million peasants were to show for five heroic years how ready for revolution was the Chinese peasantry. It was not only the objective conditions which were so favourable. The Russian Revolution and the Communist International exercised an enormous subjective influence. The Chinese workers and peasants knew broadly what the Russians had done, and wanted to do the same. They trusted the Chinese Communist Party which they knew to be guided by the now world-famous leaders in Moscow. And yet it was the Communist leadership in Moscow which led the revolution in China to disaster. Step by step Stalin mismanaged it with such incompetence and dishonesty that, one year after the final defeat in December 1927, the name of the International stank in Shanghai and Canton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In April, 1927, the party had nearly 60,000 members, including 53.8 per cent workers; by July the percentage of workers in the party was seventy-five. On November 8, 1928, a circular of the Central Committee stated: &#8220;The party does not have a single healthy party nucleus among the industrial workers.&#8220; In 1930 not two per cent were workers. In 1935 at the Seventh Congress of the Communist International the secretary admitted that they had failed to make progress in organising the industrial workers. The blight that Stalin and Bucharin cast on the Chinese revolution in 1925-27 is still upon it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;STALIN'S TWO-CLASS PARTY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin had had as little to do with international politics as with economics. Now in his important position as Lenin's successor he continued the role he had begun in October, 1924, when he prophesied the imminent revolution in Europe. In May, 1925, the month in which the Shanghai strike began, he spoke at the University of the Peoples of the East and expounded his Leninism for the revolutionary movement in the Orient. There he put forward, for such countries as Egypt and China, what is from the Leninist point of view the most singular of all Stalin's conceptions, surpassing even the relegation to the dust-heap of basic capital. He proposed a two-class party, a party of workers and peasants &#8220;after the model of the Kuomintang.&#8220; Not all the red professors in Russia could find him any quotations from Lenin to support this doctrine, and the speech is remarkable as one of the few in the collected volumes which is not interspersed with &#8220;Lenin said.&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;They will have to transcend the policy of the united nationalist front, and adopt the policy of forming a revolutionary coalition between the workers and the petty bourgeois. This coalition may find expression in the creation of a single party whose membership will be drawn from among the working class and the peasantry, after the model of the Kuomintang. But such a party should be genuinely representative of the two component forces, the communists and the revolutionary petty-bourgeois. This coalition must see to it that the half-heartedness and duplicity of the great bourgeoisie shall be laid bare, and that a resolute attack shall be made upon imperialism. The formation of such a party, composed, as we have seen, of two distinct elements, is both necessary and expedient, so long as it does not shackle the activities of the Communists, so long as it does not hamper the agitational and propagandist freedom of the Communists, so long as it does not prevent the proletariat from rallying round the Communists, so long as it does not impair the Communist leadership of the revolutionary forces. But the formation of such a party is neither necessary nor expedient unless all these conditions are forthcoming; otherwise the Communist elements would become absorbed into the bourgeois elements and the Communists would lose their position as leaders of the proletarian army.&#8221; [4]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In that muddled blundering paragraph lay the germ of all the muddles and blunders which were to come. It is difficult to say where he got the idea of a party representing two classes from. It was due most probably to a misunderstanding of the phrase &#8220;the revolutionary democratic dictatorship of the proletariat and the peasantry.&#8221; That there can be only one proletarian or Communist Party, that a peasant may become a member of a Communist Party only by adopting the proletarian policy of the Communist Party, that a peasant party would be a separate entity led by the proletarian party, as the Social Revolutionaries formed a minority party in the Soviet Union between November 1917 and July 1918, that to talk about a party &#8220;composed, as we have seen, of two distinct elements&#034; in which Communists would not be shackled by peasants, was the very antithesis of all that Lenin had fought for, was in complete opposition to what the Communist International stood for, was, in fact, the most dangerous nonsense, especially in the mouth of the leader of the international proletariat. To point out all this, of course, was Trotskyism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Given Stalin's obstinacy and the servility of his subordinates, we can see today that from that moment the Chinese Revolution was doomed. For Stalin and Bucharin the revolution, according to Leninism, was a bourgeois-democratic revolution against the foreign imperialists, and therefore was to be carried out by the bourgeoisie organised in the Kuomintang and the nationalist army of the Canton Government which Borodin was training. The business of the proletariat and the peasantry, therefore, was to do nothing which would impede the bourgeoisie and the Kuomintang in their struggle. Not for nothing had they spent the previous two years abusing the Permanent Revolution and all its teachings as the main vice of Trotskyism. After the imperialists had been driven into the sea by the united nation, by all classes, except the biggest of the bourgeoisie, then the proletariat and peasantry would turn upon the bourgeoisie and conquer. This in 1925, after 1905 and 1917, after over twenty years of reading and expounding Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE KUOMINTANG&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The two-class party Stalin envisaged on the model of the Kuomintang quickly developed into the four-class party of the Kuomintang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Kuomintang, whatever Sun Yat-Sen [5] and his wife might think, was a Government party ruling a large extent of territory in Southern China. By 1925 its membership consisted of about a quarter of a million, big bourgeoisie, factory-owners, petty-bourgeoisie, professional men and petty-traders, landowners, gentry, rich peasants and also, after the reorganisation by Sun Yat-Sen, working men and poor peasants. But the proletariat was being organised in Trade Unions under the leadership of the Communist Party. We have watched its steady growth. And the Kuomintang, as organised, could from its very nature have nothing to do with a revolutionary seizure of land by the poor peasants. There might be a Right Wing and a Left Wing (January 1926 there were 168 Lefts to 45 Rights and Centrists out of 278 delegates), but such a party could never lead a revolutionary proletariat and a revolutionary peasantry. Why should it? Not only in Lenin's thesis at the Second Congress, but also in supplementary theses presented at the Fourth Congress in 1922, the proletarian parties in the colonies had been warned against such parties, and in both sets of theses the Kuomintang had been mentioned by name as one of the specially dangerous. Trotsky therefore continued to demand that the Communist Party leave the Kuomintang. Whatever remote justification there might have been for its being in before, now that the revolution had begun, at all costs it must come out. It might be driven underground for a time. So had been the Bolshevik Party. The rise of the revolution would bring it out again with renewed force. Stalin and Bucharin condemned this as Trotskyism, and bound the Communist Party and the Chinese Revolution to the Kuomintang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During 1925 the Left Wing of the Kuomintang had been following Sun Yat-Sen's directions, and like good Liberals displayed much sympathy for the workers' movements. [6] They had organised peasant leagues to fight against the Ming Tuans, a sort of Fascist militia on the countryside. But they warned the peasants against the seizure of land. That would come after, duly arranged by law. But even the formation of these peasant leagues had been causing dissatisfaction among the Right elements in the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Executive Committee, however, was Left, and the Executive Committee ruled between congresses. Stalin and Bucharin, through Borodin, supported the Left against the Right, that is to say supported the petty-bourgeois traders and small capitalists against their greater brethren. The Political Bureau of nine members was Left. Wang Chin-Wei (the same who was Prime Minister to Chiang Kai-Shek until a few months ago &#8211; a bullet caused his retirement) was head of the party and of the Canton Government. He was absolutely Left, and Borodin, the Russian representative, was high in favour with Wang Chin-Wei. Borodin, with Wang's support, drafted programmes for Kuomintang conferences which sounded revolutionary enough, and the Chinese Communist Party worked and grew within the shelter of the Left Kuomintang. But as the Shanghai strike began and unloosed the hundreds of thousands of striking workers on Canton itself, the Chinese bourgeoisie and landowners grew frightened and demanded the expulsion of the Communists. The Communists had now either to leave and fight for the revolution according to Lenin, or stay and fight for it according to the Left Kuomintang. Stalin chose the Left Kuomintang, and Borodin organised a plan of campaign to suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE NORTHERN CAMPAIGN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the North Chang Tso-Lin, the pro-Japanese war-lord, had established a dictatorship in Pekin, and gathered some other military chiefs to oppose the nationalists in the South. Borodin and the Left Wing therefore outlined the national revolution as follows. In the coming spring the nationalist forces in the South under Chiang Kai-Shek would set out from Canton in the extreme South, raise the banner of revolution, conquering anti-nationalist Tchuns, uniting with those who wished a liberated China, and end by defeating Chang Tso-Lin and taking the ancient capital of Pekin. Chiang Kai-Shek was willing to lead this revolution but he did not wish to go marching off to Pekin and leave a Radical Kuomintang Government under the influence of Borodin behind him. Yet his party needed the temporary support of the International. It applied for membership as a sympathising party. The Stalinists agreed, as usual Trotsky alone dissenting. To the two plenums of the Executive Committee held in February and again in November, Chiang sent fraternal delegates. He and Stalin exchanged portraits. But on March 20, 1926, while Borodin was out of Canton, Chiang Kai-Shek coalesced with the Right Kuomintang, staged a coup d'etat, seized power and forced Wang Chin-Wei, and other Radical members of the Kuomintang to fly from the country. He had acted too early. He had control of the army, but the nationalist movement was too weak as yet to progress without mass support. There was a sharp reaction against Chiang, and in May Left and Right Wing were reconciled. But Chiang Kai-Shek became head of the party in place of Wang Chin-Wei, and at the May plenum in 1926 he laid down harsh terms. The Communist Party was pledged not to criticise the anticlass struggle doctrines of Sun Yat-Sen. It was compelled to give a list of its members in the Kuomintang to Chiang Kai-Shek (so that he could put his hands on them when he wanted them). It was forbidden to allow its members to become heads of any party or government department. In all important committees its members were limited to one. Members of the Kuomintang were forbidden to join the Communist Party. Borodin, under Stalin's orders, agreed to all these conditions. In return Chiang Kai-Shek expelled some of the members of the Right Wing. (They went to Nanking to await him there.) Thus at the moment when the revolution needed the leadership of the Communist Party Stalin tied it hand and foot. Marxism apart, Chiang Kai-Shek stood revealed. Stalin, however, follows his policies to the end and never gives away to Trotskyism. The news of this coup d'etat would have reinforced Trotsky's insistence that the Communist Party leave the Kuomintang at once. Stalin proved his own policy correct by his favourite method of argument. He suppressed the news. When news of the coup d'etat eventually leaked out, the International Press Correspondence of April 8, 1926, called it a &#8220;lying report.&#8221; In the May 6 issue of the same journal Voitinsky, one of the Russian delegation under Borodin, called it &#8220;an invention of the imperialists.&#8220; Thus encouraged, Chiang made all strikes in Canton illegal, Borodin agreeing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With his rear tolerably safe from revolution, Chiang set out in July to the North, ostensibly to fight the militarists. He carried with him printing presses and a huge propaganda apparatus, developed and run by Communists, who put forward Chiang's slogans. Believing him to be the leader of the revolution, the masses rushed to his support and the anti-nationalist armies crumbled. As he gained confidence Chiang suppressed Trade Unions, the peasant leagues and the Communists. His support fell away. He recalled the Communists, who came willingly, again did propaganda for him, using the prestige of the October Revolution and the Soviet State in the service of Chiang Kai-Shek, the leader of the revolution. Where the Bolsheviks in Russia had called for Soviets and the confiscation of the land, the Communists now agitated for better working conditions and a twenty per cent reduction in rent. That was all Chiang would allow them to do. Chiang resumed his triumphant progress. By September the Yangtze valley was in his hands, and Stalin and Bucharin and the Internationalist Press were delirious with joy. By October his army had captured the important triple town of Hankow, Wuchang and Hanyang, known as Wuhan. The Kuomintang Government was moved from Canton to Wuhan, and before it left Canton it called off unconditionally the Hong-Kong &#8211; Canton strike. This had lasted with undiminished vigour for sixteen months and in all its aspects it is the greatest strike in history. In Canton also the Kuomintang provincial Left Wing was replaced by the Right, the famous workers' guard was disarmed, revolutionary workers were arrested, workers were forbidden to agitate among the peasantry, anti-English demonstrations were prohibited, and the gentry or small landowners in the villages encouraged. The Communist Party leadership submitted to everything. And as the news of all this leaked through to Russia, in Moscow the internal struggle between Stalin's Leninism and Trotskyism was now extended to Stalin's Kuomintang policy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REVOLUTION FOR RENT REDUCTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In July 1926 Radek, a member of the Opposition, rector of Sun Yat-Sen University in Moscow, wrote to the Politbureau of the C.P.S.U. and asked for answers to a series of questions so that he might bring his lectures into harmony with the policy of the International in China. The questions were awkward. What was the attitude of the party to the military dictatorship of Chiang Kai-Shek initiated after the coup d'etat of March, 1926, and supported by Borodin? What work was the Kuomintang doing among the peasantry? A manifesto had been issued by the Central Committee of the Chinese party, part of which ran: &#8220;We must carry on a minimum of class struggle, and when the policy of the Communist Party is designated as Bolshevik, it is not a matter of Bolshevism but of Bolshevism in the interests of the whole nation.&#8221; Did Stalin approve of this as Leninism?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radek received no reply. He wrote a second letter in July. There was no reply. He wrote again in September. Still no reply. Stalin and Bucharin dared not as yet say openly that they were responsible for the instructions to the Communist Party of China to do nothing which would accelerate any conflict with Chiang Kai-Shek. But in November, 1926, after the Seventh Plenum of the E.C.C.I. (at which a fraternal delegate from Chiang Kai-Shek took part), the Executive issued a manifesto. Stalin had proposed a two-class party; Martynov, one of his henchmen, made the Kuomintang into a three-class party. Now this manifesto defined the revolutionary movement as a bloc of four classes, comedy in the mouths of Liberal bourgeois seeking to deceive the masses, but a shameful crime coming from Lenin's International not three years after his death.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The proletariat is forming a bloc with the peasantry (which is actively taking up the struggle for its interests) with the petty urban bourgeoisie and a section of the capitalist bourgeoisie. This combination of forces found its political expression in corresponding groups in the Kuomintang and in the Canton Government. Now the movement is at the beginning of the third stage on the eve of a new class combination. In this stage the driving forces of the movement will be a bloc of still more revolutionary nature &#8211; of the proletariat, peasantry and urban petty bourgeoisie, to the exclusion of a large section of the big Capitalist bourgeoisie. This does not mean that the whole bourgeoisie as a class will be excluded from the arena of the struggle for national emancipation, for besides the petty and middle bourgeoisie, even certain strata of the big bourgeoisie may, for a certain period, continue to march with the revolution ...&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What pen wrote this we cannot say. But there can be no mistake about the originator of these ideas. It was the same who called the struggle between Lenin and Trotsky a storm in a tea-cup, and urged support of the Provisional Government in 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the future Chinese Government Stalin had travelled far since the two-class party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The structure of the revolutionary State will be determined by its class basis. It will not be a purely bourgeois democratic State. The State will represent the democratic dictatorship of the proletariat, peasantry and other exploited classes. It will be a revolutionary anti-imperialist government of transition to non-capitalist (Socialist) development ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All of which meant that the Kuomintang would govern henceforth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boldly the manifesto came out for the agrarian revolution:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The national Government of Canton will not be able to retain power, the revolution will not advance towards the complete victory over foreign imperialism and native reaction, unless national liberation is identified with agrarian revolution ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This sounded grand enough, but it was only one of the flourishes which Stalin habitually uses as a preface to the blackest reaction. The next paragraph was many flights lower:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;While recognising that the Communist Party of China should advance the demand for the nationalisation of the land as its fundamental plank in the agrarian programme of the proletariat, it is necessary at the present time, however, to differentiate in agrarian tactics in accordance with the peculiar economic and political conditions prevailing in the various districts in Chinese territory ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This meant simply that the views on property of Chiang Kai-Shek and the Kuomintang leaders of the revolution were to be respected. What, therefore, was the revolutionary programme? It had to be a programme that Borodin and Chiang could carry out peacefully together.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Communist Party of China and the Kuomintang must immediately carry out the following measures in order to bring over the peasantry to the side of the revolution.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And the first of a long list of demands was:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; To reduce rents to the minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin and Bucharin were asking the peasants of China to make a revolution in order &#034;to reduce rents to the minimum.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not once was the word Soviet mentioned, and the manifesto took good care to exclude every possibility of the organisation of one. &#8220;The apparatus of the National Revolutionary Government provides a very effective way to reach the peasantry. The Communist Party must use this way.&#8221; The Kuomintang therefore was to make the peasant revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chiang had severely limited the participation of the Communists in the organisation of the Kuomintang. Stalin and Bucharin, having hidden this from the International, with their tongues in their cheeks proceeded as follows:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In the newly liberated provinces State apparatuses of the type of the Canton Government will be set up. The task of the Communists and their revolutionary allies is to penetrate into the apparatus of the new Government to give practical expression to the agrarian programme of national revolution. This will be done by using the State apparatus for the confiscation of land, reduction of taxes, investment of real power in the peasant committees, thus carrying on progressive measures of reform on the basis of a revolutionary programme ...&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They then dealt the now traditional blow at Trotskyism:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In view of this and many other equally important reasons, the point of view that the Communist Party must leave the Kuomintang is incorrect ...&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The manifesto showed that they knew quite well the nature of the Kuomintang Government in Canton: &#8220;Since its foundation the real power of the Canton Government has been in the hands of the Right Wing Kuomintang (five out of the six commissars belong to the Right Wing) ...&#8221; But they called on the Communists to enter this Government to assist the revolutionary Left Wing against the right. As if four revolutionary classes were not enough they envisaged five.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Communist Party of China must strive to develop the Kuomintang into a real Party of the People &#8211; a solid revolutionary bloc of the proletariat, peasantry, the urban petty bourgeoisie and the other oppressed and exploited classes which must carry on a decisive struggle against imperialism and its agents ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin and Bucharin might talk about bourgeois-democratic revolution and the democratic dictatorship of proletariat and peasantry and the remaining classes which made up the five, but the Kuomintang Canton Government with five Right-wingers out of its six commissars was quite good enough for them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Canton Government is a revolutionary State primarily owing to its anti-imperialistic character ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The industrial programme of the revolution was to be:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;(a) Nationalisation of railways and waterways.&lt;br class='autobr' /&gt;
(b) Confiscation of large enterprises, mines and banks having the character of foreign concessions.&lt;br class='autobr' /&gt;
(c) Nationalisation of land to be realised by successive radical reform measures enforced by the revolutionary State.&#8221; [7]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For twelve years before 1917 the Bolsheviks had tirelessly preached the simple slogans, the democratic republic, the eight-hour day, the land for the peasants. Yet with the Chinese proletariat already in action and millions of hungry peasants ready to fight, this was the programme and policy imposed on them with all the authority of the October Revolution and the Communist International. This cruelly deceptive and dangerous document went to Borodin and the Communist Party of China, through them to demoralise the ardent but trusting Chinese masses and lead scores of thousands into the death-trap of the Kuomintang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE REVOLUTION CHAINED&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it was all that Borodin and the Communist Party could do to hold back the Chinese masses. By January 1927 the membership of the C.P. was nearly 60,000; the Young Communist League of China was 35,000, and the organised workers, 230,000 in 1923, were now 2,800,000, a greater number than in the Russia of October 1917. However much Stalin might wish to hold them down in order not to displease Chiang Kai-Shek, the masses in Canton and Wuhan could feel on their backs the blows of reaction. In the Southern provinces by March 1927 ten million peasants had been organised in the peasant leagues. In Hupeh the peasants were already seizing the land on a large scale. Furthermore, Chiang Kai-Shek's treachery, made so clear in March, was now becoming open to the masses. In the early months of 1927 he was carrying on negotiations with the Japanese and the pro-Japanese reactionary war-lords; and the Communist Party knew it. The nearer he got to Shanghai the more he threw off the thin mask. Since December he had been in open conflict with Borodin, Galen and other Communists. But their only strength lay in the mass movement, and this they had, by Stalin's manifesto, to subordinate to the Kuomintang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suddenly the masses broke away. On January 3 the workers and petty-bourgeoisie of Hankow were holding a meeting near the British concession. The British authorities got into conflict with them and the masses spontaneously occupied the concession, organised a workers' guard and maintained control. The revolution in the South flared up again, and so powerful wave of nationalist sentiment flowed through the country that even the Japanese supporter, Chang Tso-Lin in Pekin, found it politic to speak of the return of the concessions. Chiang Kai-Shek, now at Nanking, then as today a stronghold of reaction, afraid of the militant workers in the South, demanded that the Government seat should be transferred to Nanking. But the Left Kuomintang, between whom and Chiang there had always been almost open hostility, insisted that according to a resolution passed in Canton the Government should remain at Wuhan. For weeks there existed practically two Kuomintang Governments, two central committees, two political bureaux. Chiang, not yet ready to come out openly against the International, praised Trotskyism because the Trotskyists were demanding the withdrawal of the party from the Kuomintang. [8] In the Russian delegation three young Communists (all anti-Trotskyists), Nassonov, Fokine and Albrecht, were chafing at the suicidal policy of Borodin. The bold action of the Chinese proletariat at Hankow had given Borodin an opportunity. The Left Kuomintang rallied round him and stiffened its resistance to Chiang Kai-Shek. But Borodin, shackled by Stalin, did not know what to do. To the masses holding Hankow neither Borodin nor the Chinese party gave any directives. Instead they rebuked the workers who had formed the guard and were keeping order in Hankow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nassonov, Fokine and Albrecht urged Borodin to leave Shanghai and go to Wuhan to rally the Left Kuomintang, initiate a broad mass campaign on the rising militancy of the masses, explain that the quarrel over the Government seat was not personal but political, and demand openly from Chiang Kai-Shek a clear and distinct political declaration. Borodin stuck to Stalin's manifesto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chiang took the offensive, and he and the bourgeois and imperialist press brought the struggle against Borodin into the open. On February 21 Chiang delivered a pogrom speech against the party, and the conflict could no longer be hidden. Borodin and the party remained silent before the bewildered masses. Urged to unloose the peasant movement against Chiang, they declared that the peasants did not want land.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE REVOLUTION MURDERED&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Shanghai the revolutionary proletariat, roused to fever-heat by the victories and approach of Chiang Kai-Shek, the leader of the revolution, received the news that Chiang had defeated Sun Chang-Fang, the reactionary feudal general who dominated Shanghai and the surrounding area. The joy of the workers broke out on February 18 into a spontaneous general strike in which 300,000 workers joined. A section of the petty-bourgeoisie shut up their shops and joined in the strike, the fleet came over to the side of the workers and the strike developed into an armed uprising. A detachment of Sun Chang-Fang's troops in the city broke under the strain. Some began to loot and pillage, others wanted to join the nationalist revolution. But the Chinese Central Committee, which did not expect the strike, deliberated as to whether the rising should take place or not, even while it was taking place. No directives were issued. The slogans were &#8220;Down with Sun Chang-Fang,&#8221; and &#8220;Hail the Northern Expedition,&#8221; &#8220;Hail Chiang Kai Shek.&#8221; Not one anti-imperialist slogan was issued in Shanghai, the centre of foreign imperialism in China. The movement collapsed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nassonov, Fokine and Albrecht, seeing the revolution being destroyed by those who were supposed to lead it, sent to Moscow a long and bitter complaint against the leadership of Borodin and the leaders of the Chinese Communist Party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The slogan of the democratic national assembly, which we had advanced shortly before the strike, was conceived of as a new means of combinations at the top, and was not launched among the masses. As a result, we let slip an exceptionally favourable historical moment, a rare combination of circumstances, where power lay in the streets but the party did not know how to take it. Worse still, it didn't want to take it; it was afraid to.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Thus, the Right tendency, which has already contaminated the party for a year, found a crass and consummate expression during the Shanghai events, which can only be compared with the tactics of the German Central Committee in 1923 and of the Mensheviks during the December uprising in 1905. Yet there is a difference. It lies in the fact that in Shanghai the proletariat had considerably more forces and chances on its side and, with an energetic intervention, it could have won Shanghai for the revolution and changed the relationship of forces within the Kuomintang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;It is not by accident that the leadership of the Chinese Communist Party committed these errors. They flowed from the Right Wing conception of the revolution, the lack of understanding of the mass movement and the complete lack of attention towards it.&#8221; [9]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the Right Wing conception of the revolution which had contaminated the party for a year had come from Stalin. Stalin dealt with the protest against his policy in the usual manner. He suppressed the letter, recalled Nassonov in disgrace and banished him to America.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While the Shanghai proletariat fought, Chiang Kai-Shek, but two days march outside the city, would not enter. He waited while the soldiers of the reaction &#8220;bled&#8221; the workers. (The military governor of Shanghai was later to receive a command in Chiang's army.) Instead Chiang spread terror in the outlying provinces. Nassonov and his friends had written their despairing letter on March 17, in the belief that the Shanghai proletariat was crushed for some time to come. But on March 21 the workers of Shanghai again rose spontaneously, and this time drove out the Northern forces. Millions of workers all over the globe have suffered at the hands of the Stalin-dominated International, but none so much as the valiant proletariat of Shanghai. For three weeks they held the city. By this time the masses knew that Chiang Kai-Shek meant mischief, for his army had stood outside the gates for several days while they fought with the reactionaries inside. The majority of the workers wished to close the gates to Chiang and fight him. But Stalin's orders were rigid. Mandalian, a Communist official in Shanghai at the time, has written that the orders to the workers were &#8220;not to provoke Chiang&#8221; and &#8220;in case of extreme necessity to bury their arms,&#8221; [10] and Bucharin, in his Problems of the Chinese Revolution, has confirmed this. From Chiang's army itself came a warning of the coup that Chiang was preparing. His army was not homogeneous, and contained elements devoted to the revolution. Certain sections of Chiang's army entered the city but took no action. The first division was led by Say-O, who had been promoted from the ranks, and he and his division were in sympathy with the mass movement. Chiang Kai-Shek knew this and hated Say-O. While the main army stood outside the gates of Shanghai, Chiang called Say-O to headquarters, received him coldly and proposed that he leave the city and go to the front. Say-O sought the Central Committee of the Chinese Communist Party and told them that he would not go back to Chiang Kai-Shek because he feared a trap. He was willing to remain in Shanghai and fight with the workers against the counter-revolutionary overthrow which Chiang was preparing. Tchen Diu-Su and the leaders of the Chinese party told him that they knew the overthrow was being prepared, but that they did not want a premature conflict with Chiang Kai-Shek. Say-O therefore led his division out of the city. [11]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the split in the Kuomintang ranks and the coming treachery of Chiang were now no secret and were openly discussed even in the imperialist press. The Chinese party holding fast to Moscow, reassured the doubting Shanghai workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On April 6 Stalin addressed a meeting in Moscow, and the meeting unanimously adopted a resolution condemning Trotskyism and endorsing the line of the Chinese Communist Party:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;This meeting considers the demand that the Communist Party of China leave the Kuomintang to be equivalent to the isolation of the C.P. of China and the proletariat from the national movement for the emancipation of China and further considers this demand to be absolutely false and erroneous.&#8221; [12]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All over the world the Communist International, drugged by the Stalinist policy and the Stalinist lies, was waiting for the victory of Chiang Kai-Shek. On March 23 the Communist Party of France held a great meeting in Paris at which appeared Cachin, Semard and Monmousseau. They sent a telegram to Chiang Kai-Shek:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The workers of Paris greet the entry of the revolutionary Chinese army into Shanghai. Fifty-six years after the Paris Commune and ten years after the Russian, the Chinese Commune marks a new stage in the development of the world revolution.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the Shanghai workers knew that Chiang was a traitor. The British and Americans bombarded Nanking and killed 7,000 Chinese and the imperialists were openly inciting Chiang against the workers. To allay feeling, therefore, Communist Party and Kuomintang issued a joint manifesto in Shanghai on April 6. In all the misleading literature of the Stalinist International this manifesto is perhaps the most criminal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The national revolution has reached the last basis of imperialism in China, Shanghai. The counter-revolutionaries both inside and outside China are spreading false reports in order to bring our two parties in opposition to each other. Some say that the Communist Party is preparing to form a Worker's Government, to overthrow the Kuomintang and to recover the concessions by force of arms. Others say that the leaders of the Kuomintang intend to make war on the Communist Party, to suppress the labour unions and to dissolve the workers' defence organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Now is not the time to discuss the origin of these malicious rumours. The supreme organ of the Kuomintang declared at its last plenary session that it has not the least intention of attacking the Communist Party or of suppressing the labour unions. The military authorities in Shanghai have declared their complete allegiance to the Central Committee of the Kuomintang. If differences of opinion exist they can be amicably settled. The Communist Party is striving to maintain order in the freed territories. It has already completely approved of the tactic of the National Government not to attempt to force a return of the concessions by armed force. The trades council of Shanghai has also declared that it will make no attempt to enter the concession by violence. At the same time it declared that it fully approved of the co-operation between all oppressed classes through the formation of a local government. In face of these facts, there is no basis whatever for these malicious rumours.&#8221; [13]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On April 12 Chiang Kai-Shek, having concluded his arrangements with the imperialists, launched the terror on the Shanghai workers. Chiang's long-sword detachments marched through the streets, executing workers on the spot; some of the strikers in the Railway Department were thrown into the furnaces of the locomotives. Communist Party, Trades Union movement, all workers' organisations, were smashed to pieces and driven into illegality. The Chinese counter-revolution, backed by imperialism, reigned triumphant in Shanghai, while Stalin and Bucharin in Moscow led the whole Communist International in an ear-piercing howl of treachery.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shanghai might be lost, but one thing had to be saved &#8211; Stalin's prestige against Trotskyism. In the following month at the Eighth Plenum of the E.C.C.I., Stalin exposed the mistakes of the Opposition:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Opposition is dissatisfied because the Shanghai workers did not enter into a decisive battle against the imperialists and their myrmidons. But it does not understand that the revolution in China cannot develop at a fast tempo. It does not understand that one cannot take up a decisive struggle under unfavourable conditions. The Opposition does not understand that one cannot take up a decisive struggle under unfavourable conditions. The Opposition does not understand that not to avoid a decisive struggle under unfavourable conditions (when it can be avoided), means to make easier the work of the enemies of the revolution ...&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For at the Eighth Plenum Stalin and Bucharin insisted that the Communists should remain within the Kuomintang and should now support the Left Kuomintang and the Wuhan Government as leaders of the revolution. Wang Chin-Wei was substituted for Chiang Kai-Shek. Borodin in China was sending urgent messages to Stalin telling him that the Kuomintang leaders in Wuhan were determined to prevent the growing agrarian revolution even at the cost of a split with Moscow. From Stalin's point of view the only thing was to hold the agrarian revolution in. For him now the Left Kuomintang Government at Wuhan, with two Communists in it and supported by Feng Yu-hsiang, (the Christian general)[14] was now the Revolutionary Government, and its head, Wang Chin-Wei was immediately baptised leader of the Chinese Revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is at this stage that the personal responsibility of Stalin (and Bucharin) assumes international proportions. They could have changed the policy then. It is true that Stalin had the power he held because he was the ideal representative of the bureaucracy. But a change of policy did not in any way involve the internal position of the bureaucracy. Proof of this is that in a few months the policy was violently changed. But Stalin's stubborn ignorance and political blindness held the revolution down.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seven years before Lenin had said China was ripe for Soviets. Now, in May, 1927, after two years of revolution, Stalin rejected outright the policy of Soviets for which the Left Opposition pressed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Now can we say that the situation in Russia from March to July 1917 represents an analogy to the present situation in China? No, this cannot be said ... The history of the workers' Soviets shows that such Soviets can exist and develop further only if favourable premises are given for a direct transition from the bourgeois-democratic revolution to the proletarian revolution ...&#8221;[15]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky, though conscious that against the Stalinised International arguments were useless, led the attack of the Left Opposition with undiminished vigour and courage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Stalin has again declared himself here against workers' and peasants' Soviets with the argument that the Kuomintang and the Wuhan Government are sufficient means and instruments for the agrarian revolution. Thereby Stalin assumes, and wants, the International to assume the responsibility for the policy of the Kuomintang and the Wuhan Government, as he repeatedly assumed the responsibility for the policy of the former &#8216;National Government' of Chiang Kai-Shek (particularly in his speech of April 5, the stenogram of which has, of course, been kept hidden from the International) ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The agrarian revolution is a serious thing. Politicians of the Wang Chin-Wei type, under difficult conditions, will unite ten times with Chiang Kai-Shek against the workers and peasants. Under such conditions two Communists in a bourgeois Government become impotent hostages, if not a direct mask for the preparation of a new blow against the working masses. We say to the workers of China: The peasants will not carry out the agrarian revolution to the end if they let themselves be led by petty-bourgeois radicals instead of by you, the revolutionary proletarians. Therefore, build up your workers' Soviets, ally them with the peasant Soviets, arm yourselves through the Soviets, shoot the generals who do not recognise the Soviets, shoot the bureaucrats and bourgeois Liberals who will organise uprisings against the Soviets. Only through peasants' and soldiers' Soviets will you win over the majority of Chiang Kai-Shek's soldiers to your side ...&#8221;[16]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Plenum adopted a resolution against Trotskyism:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Comrade Trotsky ... demanded at the Plenary Session the immediate establishment of the dual power in the form of Soviets and the immediate adoption of a course towards the overthrow of the Left Kuomintang Government. This apparently ultra-Left but in reality opportunist demand is nothing but the repetition of the old Trotskyist position of jumping over the petty bourgeois, peasant stage of the revolution.&#8220;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barring a note which said that the line of the C.I. had been quite correct, no accounts of this May Plenum were ever published until a year after, long after the Opposition had been expelled and had made some of the documents public. For even while the Plenum was sitting the generals seized power in the province of Honan, a month later Feng Yu-hsiang allied himself with Chiang Kai-Shek, and before another month Wang Chin-Wei, the new leader of the revolution, and the Wuhan Government had come to terms with Chiang Kai-Shek and put to the sword the workers' movement in Wuhan. Even more bitter than that of the workers of Shanghai was the experience of the peasants in the revolutionary district of Changsha, an important revolutionary centre near to Wuhan. The Kuomintang army in Changsha consisted of only 1,700 soldiers, and the peasants around had armed detachments consisting of 20,000 men. When the peasants heard that the counter-revolutionary generals had started to crush the national movement they gathered round Changsha, preparing to march on the city. But at this point a letter came from the Central Committee of the Chinese Communist Party. Faithful to their instructions from the great revolutionists in Moscow, they told the peasants to avoid conflict and to transfer the matter to the Revolutionary Government in Wuhan. The District Committee ordered the peasants to retreat. Two detachments failed to get the message in time, advanced on Wuhan itself and were there destroyed by the soldiers of Wang Chin-Wei.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONFUSION IN THE OPPOSITION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The pitiless exposure of the false policy in China only intensified Stalin's attacks against the policy of the Opposition at home, and confusion in the ranks of the Opposition gave Stalin and Bucharin the opportunity to win ideological victories. In the early stages of the Chinese Revolution, Zinoviev, as President of the Communist International, had lent himself to Stalin's Leninism. When the Zinoviev-Trotsky bloc was formed, Trotsky's uncompromising stand for the immediate withdrawal from the Kuomintang which he had maintained since 1923 was voted down by Zinoviev, and Trotsky was compelled for the sake of discipline to moderate his demand for the immediate withdrawal. Stalin and Bucharin knew quite well the differences between Trotsky and Zinoviev, but seized on this divergence and made great play with it against the Opposition, while Chiang Kai-Shek and Wang Chin-Wei massacred tens of thousands of deluded Chinese workers and peasants. After Wuhan the Trotsky Wing won over the Zinoviev Wing and came out unequivocally for the withdrawal from the Kuomintang. Stalin still refused.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE EBB MISTAKEN FOR THE FLOW&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The proletariat had been totally defeated in Shanghai and Wuhan. The peasant movement, which was to show its force a year later, was still hobbled by the Stalinist policy. As always, this was the time chosen by Stalin to make a sharp turn to the Left. Soviets, inadmissible in May, were in July proclaimed the immediate task. Prestige, however, had to he maintained. The first thing to do was to throw the blame on the leadership in China, which was condemned root and branch. Bucharin did the dirty work and let loose a stream of abuse on them. A new representative was sent to replace Borodin. Telegrams from Moscow called a hasty conference. A new leadership was set up and the course set for mass revolt. The Left Opposition raised a protest at the cruel massacres and disillusionment which would inevitably follow. They were now violently abused as liquidationists. On August 9 a joint session of the Central Committee and of the C.P.S.U. made the following declaration: &#8220;The Chinese Revolution is not only not on the ebb, but has entered upon a new higher stage ... Not only is the strength of the toiling masses of China not yet exhausted, but it is precisely only now that it is beginning to manifest itself in a new advance of the revolutionary struggle.&#8221; On this dreadful orientation the defeated revolution was pounded to pieces. Rising after rising, doomed in advance to failure, destroyed some of the finest and bravest of the Chinese revolutionaries. On September 19, after two risings had been crushed, the Kuomintang was abandoned at last. But Moscow still preached the rising of the revolution to a higher stage and inevitable victory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All in China who opposed this policy were driven ruthlessly out of the party. In Moscow the Left Opposition were jeered at as counter-revolutionary. This was the Leninism that led to the ill-fated Canton insurrection in December 1927, when, without preparation, without a sign as yet of a mass peasant rising, with thousands of Kuomintang soldiers in and near Canton, the Communist International encouraged the workers to seize the city which they held for two or three days. The insurrection had been timed to coincide with the Fifteenth Congress of the Russian Party, where Stalin was expounding the mistakes of the Opposition. Over seven thousand workers paid with their lives for this last Stalinist adventure. From first to last 100,000 Chinese workers and peasants lost their lives, making the Kuomintang revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Some Communists who escaped from the Canton Commune with other remnants of the revolutionary movement, insurgent peasant-bands and ex-Kuomintang soldiers, raised the countryside in Central China and formed Soviet China. With the proletarian movement dead the Chinese Peasant Soviets were bound to be defeated, but it took Chiang Kai-Shek six years to do it and demonstrated what could have been accomplished in China by a combination of proletariat and peasantry. The remains of the Red Army are now wandering somewhere in North China. While Red China lasted, the Communist International, in writings and speeches, trumpeted. Not so Stalin. With the defeat of the revolution his open role as revolutionary strategist came to a final end. In the second volume of his collected speeches there is only one direct reference to the revolution. It is in the best Stalinist vein, and deserves consideration. It is one of those revealing statements which explain so many things in the history of Soviet Russia. &#8220;It is said that already a Soviet government has been formed there. If that is true, I think it is nothing to be surprised at. There can be no doubt that only the Soviets can save China from final collapse and beggary.&#8221; [17] Thus the leader of the international proletariat in his political report to the Sixteenth Congress. But not only on revolution in China has he been silent. Never since has he openly taken upon himself the responsibility for the policy of the International. He could send the Opposition to Siberia and pass innumerable resolutions condemning their policy and justifying his own, which would have been successful but for the mistakes of the leadership in China. But nothing could wipe away his responsibility for the hideous failure there, and he would not run that risk again.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What explanation can be given of the policy in China between 1923 and 1927? Bucharin's share in it may be neglected. Stalin has used one after the other of the old Soviet leaders as his mouth-piece: and then cast them aside if the policy failed. The policy was his. What lay behind it? Not conscious sabotage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That was to come later. Stalin spent enormous sums in China. He knew that a successful Chinese Revolution would enormously strengthen Russia in the Far East, the failure would leave Russia in the position she is in today, with the Chinese Eastern Railway lost, threatened by both China and Japan. He wanted a Chinese Revolution, but he had no belief in the capacity of the Chinese masses to make one. This man of steel, fierce Bolshevik, etc., is first and foremost a bureaucrat (and is therefore the representative man of the Russian bureaucracy). Like Blum, Citrine, Wels, Leipart, Otto Bauer and the other Mensheviks, he believes in the bourgeoisie far more than he believes in the proletariat. He was prepared in 1917 to support the Russian bourgeoisie rather than depend upon the international proletariat. In 1925&#8211;1927, despite all facts and warnings, he stuck to Chiang Kai-Shek and Wang Chin-Wei. The consequences, however, did not lead him to recognise error. It had the opposite result. The bureaucracy now not only in theory but in fact turned its back on the revolution. Henceforward the International had one exclusive purpose &#8211; the defence of the U.S.S.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Footnotes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] He (Mackinley) has told us himself. See Imperialism, the Last Stage of Capitalism, by Lenin, in the Little Lenin Library. Martin Lawrence, p. 126.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] See p. 63.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Lenin's thesis to the Second Congress should be read in full, in order to understand how clearly he saw the main business of the Chinese proletarian party to be opposition to the bourgeois leadership.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Leninism, Vol. I, p. 278&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] He died in March 1925, and later, as the Chinese bourgeoisie was revealed in its true colours, Madame Sun became a Communist.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] As has been pointed out the Social Democrats do more; they even organise and lead it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] The manifesto appears in full in The Communist, March, 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Stalin's representatives in Shanghai stated explicitly Chiang's treacherous reason for so doing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Problems of the Chinese Revolution, by L. Trotsky, Pioneer Publishers, New York. The letter is printed as an appendix. Its authenticity cannot be doubted, for Andrews, the British Stalinist, quotes from it (most probably unwittingly) in Where is Trotsky Going? by R.F. Andrews, p. 57. Cp. Problems, p. 404. See also note on p. 256 of this book.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] International Press Correspondence. French edition, March 13, 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] This narrative Trotsky, who is our authority here, claims was told to the sixteenth session of the XV Congress of the C.P.S.U., December 11, 1927, by Chitarov, home from China. Stalin had the most damaging passages deleted from the minutes and Trotsky quotes the pages, 32 and 33, of the chief omissions. The fanatical obedience of the leadership was due to the prestige of Stalin as representative of the Russian Revolution and the strong backbone of control from above in the International. We shall see it even more strikingly and with more disastrous consequences in Germany, 1930&#8211;33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] International Press Correspondence, April 14, 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] International Press Correspondence, April 14, 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] He made his soldiers sing Methodist hymns every day, and say grace at meals. America, it was stated, backed him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] Minutes of the Plenum, German edition, Hamburg-Berlin 1928, p. 66. See Third International after Lenin, by L. Trotsky, p. 840&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Problems of the Chinese Revolution, pp. 102 and 103.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Leninism, Vol. II, p. 318.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En Chine, face &#224; la vague de licenciements, les gr&#232;ves montent en fl&#232;che&#8230;</title>
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		<dc:date>2024-09-05T22:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
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&lt;p&gt;En Chine, face &#224; la vague de licenciements, les gr&#232;ves montent en fl&#232;che&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi les gr&#232;ves de travailleurs atteingnent un nouveau pic &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.humanite.fr/monde/chine/chine-pourquoi-les-greves-des-travailleurs-atteignent-un-nouveau-pic &lt;br class='autobr' /&gt;
Chine : les gr&#232;ves se multiplient face aux licenciements &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.courrierinternational.com/article/industrie-en-chine-les-greves-se-multiplient-face-aux-licenciements &lt;br class='autobr' /&gt;
L'entreprise BYD perturb&#233;e par une gr&#232;ve de l'une de ses usines en Chine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- LUTTE DES CLASSES - CLASS STRUGGLE &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Chine, face &#224; la vague de licenciements, les gr&#232;ves montent en fl&#232;che&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les gr&#232;ves de travailleurs atteingnent un nouveau pic&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/monde/chine/chine-pourquoi-les-greves-des-travailleurs-atteignent-un-nouveau-pic&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.humanite.fr/monde/chine/chine-pourquoi-les-greves-des-travailleurs-atteignent-un-nouveau-pic&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine : les gr&#232;ves se multiplient face aux licenciements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/article/industrie-en-chine-les-greves-se-multiplient-face-aux-licenciements&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/article/industrie-en-chine-les-greves-se-multiplient-face-aux-licenciements&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise BYD perturb&#233;e par une gr&#232;ve de l'une de ses usines en Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.auto-infos.fr/article/byd-perturbe-par-une-greve-dans-l-une-de-ses-usines-en-chine.282282&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.auto-infos.fr/article/byd-perturbe-par-une-greve-dans-l-une-de-ses-usines-en-chine.282282&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.automobile-propre.com/greve-chez-byd-des-salaries-chinois-protestent-pour-de-meilleures-conditions-de-travail/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.automobile-propre.com/greve-chez-byd-des-salaries-chinois-protestent-pour-de-meilleures-conditions-de-travail/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/entreprises-fin&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/entreprises-fin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/voitures-electriques-le-constructeur-chinois-byd-voit-sa-croissance-ralentir-au-premier-trimestre-996539.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/voitures-electriques-le-constructeur-chinois-byd-voit-sa-croissance-ralentir-au-premier-trimestre-996539.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;770 gr&#232;ves et manifestations dans les usines en Chine en 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20230902-chine-770-gr%C3%A8ves-et-manifestations-dans-les-usines-au-premier-semestre-2023&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20230902-chine-770-gr%C3%A8ves-et-manifestations-dans-les-usines-au-premier-semestre-2023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve dans la plus grande usine de chaussures du monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/monde/chine/greve-dans-la-plus-grande-usine-de-chaussures-du-monde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.humanite.fr/monde/chine/greve-dans-la-plus-grande-usine-de-chaussures-du-monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.europe1.fr/international/Voici-a-quoi-ressemble-une-greve-en-Chine-654794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.europe1.fr/international/Voici-a-quoi-ressemble-une-greve-en-Chine-654794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve chez Adidas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/internationales/rsisl-greve-chez-adidas-en-chine/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/internationales/rsisl-greve-chez-adidas-en-chine/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.challenges.fr/entreprise/cette-greve-en-chine-qui-preoccupe-adidas-nike-et-reebok_79879&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.challenges.fr/entreprise/cette-greve-en-chine-qui-preoccupe-adidas-nike-et-reebok_79879&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luttes de classes en 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7353&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7353&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une flamb&#233;e de col&#232;re en 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/28/en-chine-le-silence-du-pouvoir-face-aux-manifestations-de-plus-en-plus-politiques-contre-la-strategie-zero-covid_6151930_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/28/en-chine-le-silence-du-pouvoir-face-aux-manifestations-de-plus-en-plus-politiques-contre-la-strategie-zero-covid_6151930_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2021&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chine en 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/09/20002-20151209ARTFIG00145-le-nombre-de-mouvements-de-greve-en-chine-a-explose-en-2015.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/09/20002-20151209ARTFIG00145-le-nombre-de-mouvements-de-greve-en-chine-a-explose-en-2015.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine ouvri&#232;re en 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3417&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3417&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2202&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2202&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article160&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article160&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1356&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1356&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article875&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article875&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1304&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1304&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article878&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article878&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1104&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-matierevolution-fr.translate.goog/spip.php?article1104&amp;_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chine en 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article776&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article776&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article797&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article797&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise chinoise arrive...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/08/19/la-chine-affronte-une-crise-economique-inedite_6185894_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/08/19/la-chine-affronte-une-crise-economique-inedite_6185894_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/economie/796465/analyse-la-chine-deprime&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledevoir.com/economie/796465/analyse-la-chine-deprime&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-promoteur-country-garden-s-effondre-en-bourse-accentuant-la-crise-de-l-immobilier-972831.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-promoteur-country-garden-s-effondre-en-bourse-accentuant-la-crise-de-l-immobilier-972831.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/vox/monde/paradoxalement-la-crise-economique-pourrait-accelerer-les-velleites-expansionnistes-du-regime-chinois-20230817&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/vox/monde/paradoxalement-la-crise-economique-pourrait-accelerer-les-velleites-expansionnistes-du-regime-chinois-20230817&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie chinoise chute&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/monde/chine/les-nuages-samoncellent-sur-leconomie-chinoise-1970963&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/monde/chine/les-nuages-samoncellent-sur-leconomie-chinoise-1970963&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letemps.ch/economie/l-economie-chinoise-tourne-au-ralenti&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.letemps.ch/economie/l-economie-chinoise-tourne-au-ralenti&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe dirigeante chinoise craint le prol&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1161&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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