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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quel lien entre espace, temps, mati&#232;re, lumi&#232;re et vide quantique ?</title>
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		<dc:date>2022-06-10T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Atome</dc:subject>
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		<dc:subject>Vide</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quel lien entre espace, temps, mati&#232;re, lumi&#232;re et vide quantique ? &lt;br class='autobr' /&gt; On a longtemps cru que la masse &#233;tait une caract&#233;ristique fondamentale de la mati&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais on constate que la masse n'est pas constante et qu'elle n'est qu'une propri&#233;t&#233; qui saute d'une particule &#224; une autre, d'une particule virtuelle du vide &#224; l'autre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui est fondamental et ne change pas ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La charge ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici ce qu'en dit le physicien quantique Mark Silverman dans &#034;And Yet it moves&#034; (et pourtant elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot64" rel="tag"&gt;Atome&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot77" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel lien entre espace, temps, mati&#232;re, lumi&#232;re et vide quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a longtemps cru que la masse &#233;tait une caract&#233;ristique fondamentale de la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on constate que la masse n'est pas constante et qu'elle n'est qu'une propri&#233;t&#233; qui saute d'une particule &#224; une autre, d'une particule virtuelle du vide &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui est fondamental et ne change pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charge !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce qu'en dit le physicien quantique Mark Silverman dans &#034;And Yet it moves&#034; (et pourtant elle bouge)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La conservation de la charge &#233;lectrique est l'une des lois de conservation les plus strictement observ&#233;e. A ma connaissance, aucune violation de cette loi n'a &#233;t&#233; observ&#233;e. (...) La conservation de la charge est un ph&#233;nom&#232;ne local.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel lien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait se contenter valablement de r&#233;pondre : on ne sait pas. Et ce serait vrai. Mais on doit &#233;galement reconna&#238;tre que les r&#233;flexions de la science ont avanc&#233; dans ce domaine et porter &#224; la connaissance de tout le monde les r&#233;flexions que l'on peut faire, c'est cela qui permet de philosopher sur la nature&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles id&#233;es sont d&#233;terminantes sur la question pos&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous estimons que ce sont les id&#233;es dialectiques d'ordre issu du d&#233;sordre, de rupture de sym&#233;trie (ou sym&#233;trie bris&#233;e), de r&#233;el-virtuel et de virtuel-r&#233;el et de couplage mati&#232;re-antimati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que veut-on dire par l&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le fondement d'un monde est dans ses contradictions et dans la lutte entre ses oppos&#233;s menant &#224; une rupture o&#249; l'un l'emporte finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on vit dans un monde o&#249; une rupture de sym&#233;trie a &#233;t&#233; op&#233;r&#233;e, on ne voit plus qu'un seul c&#244;t&#233; des choses qui autrefois s'opposaient. Du coup, on a du mal &#224; comprendre d'o&#249; elle sont issues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le monde mat&#233;riel semble dirig&#233; par des caract&#233;ristiques positives : &#233;nergie positive de la mati&#232;re, &#233;coulement positif du temps, distances positives d'espace et quantit&#233;s positives des masses. Connaissons-nous des espaces, des temps, des masses, des &#233;nergies n&#233;gatives &#224; notre &#233;chelle dite macroscopique ? Non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un effort intellectuel important d'imaginer que notre univers aurait une base fond&#233;e sur une contradiction dans laquelle cette positivit&#233; ne serait pas &#224; la racine des choses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la physique a &#233;t&#233; contrainte d'aller dans ce sens car elle a &#233;chou&#233; &#224; construire une interpr&#233;tation de la r&#233;alit&#233; fond&#233;e sur le d&#233;placement de masses dans l'espace et le temps. Elle a &#233;t&#233; contrainte de fonder, au contraire, ces quantit&#233;s positives sur un univers dans lequel le positif et le n&#233;gatif se contredisaient et se r&#233;pondaient sans cesse : le vide quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a longtemps cru trouver le fondement dans la particule de masse du type &#233;lectron ou proton caract&#233;ris&#233;e par une masse au repos fixe et positive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la quantit&#233; fondamentale de la mati&#232;re ne s'est pas trouv&#233;e &#234;tre la masse, le temps, l'espace ou l'&#233;nergie positive mais la charge de la particule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dialectiquement, ce n'est pas &#233;tonnant que le fondement vienne d'un domaine o&#249; deux contraires sont face &#224; face et se combattent sans cesse : charge positive et n&#233;gative. Dialectiquement, il n'est pas &#233;tonnant qu'un monde o&#249; un des p&#244;les s'impose soit issu d'un autre o&#249; les deux se contestent sans cesse la primaut&#233;. Que l'ordre de la mati&#232;re soit fond&#233;e par le d&#233;sordre des interactions. Que la mati&#232;re soit fond&#233;e sur le vide. Et que le vide soit, en un certain sens, mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, il y a bien des raisons de fonder la r&#233;alit&#233; sur la charge plut&#244;t que sur les autres quantit&#233;s pr&#233;c&#233;demment cit&#233;es. C'est que leur constance n'est pas v&#233;rifi&#233;e. La masse se modifie du fait du mouvement, l'espace et le temps aussi sont modifi&#233;s par la pr&#233;sence ou non des masses. De l'&#233;nergie peut appara&#238;tre et dispara&#238;tre. Par contre, la quantit&#233; de charge est constante et localement d&#233;finie. Aucune exp&#233;rience n'a soulign&#233; une rupture dans cette loi de conservation de la charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est v&#233;rifi&#233;e dans le vide comme dans la mati&#232;re, et &#224; toutes les &#233;chelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; quelques premi&#232;re raisons d'en faire le fondement qui relie mati&#232;re, lumi&#232;re, vide, espace, temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que la question que nous posons ici est du domaine de la physique quantique relativiste. Cela signifie que le vide est plein de particules et d'antiparticules fugitives dont le temps d'existence est trop bref pour &#234;tre directement per&#231;ues par une exp&#233;rience fond&#233;e &#224; notre &#233;chelle, macroscopique. Cependant ces particules existent bel et bien. Ce ne sont pas des artifices de calcul. On ne voit pas le virtuel mais on ne voit pas non plus l'atome et encore moins, si l'on peut dire, les quanta d'action. Mais ils existent. Ce que l'on voit est surtout une illusion d'optique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans le vide quantique, nous sommes amen&#233;s par les exp&#233;riences &#224; conclure qu'on trouve des couples de particule et d'antiparticule, c'est-&#224;-dire des quantit&#233;s de charge &#233;gales et oppos&#233;es sans cesse coupl&#233;es. Ces couples apparaissent et disparaissent ensemble. Pas de particule qui apparaisse sans son anti-particule. Ils d&#233;finissent des temps qui sont des grains &#233;gaux et oppos&#233;s. Le temps n'appara&#238;t pas, dans le vide, comme un &#233;coulement continu positif &#8211; celui que l'on appelle &#171; la fl&#232;che du temps- mais comme des quanta &#224; la fois positifs et n&#233;gatifs d&#233;sordonn&#233;s parce qu'ils apparaissent et disparaissent. Du coup, d'o&#249; va venir le monde mat&#233;riel que nous connaissons, avec ses masses positives, ses &#233;nergies positives, ses espaces et &#233;coulements de temps, toujours positifs, avec son ordre ? Eh bien, il n'est pas &#224; l'origine du monde ! C'est le d&#233;sordre de l'opposition du positif et du n&#233;gatif qui l'a fait &#233;merger&#8230; C'est le vide qui oppose sans cesse les contraires du virtuel &#8211; les couples particule et antiparticule &#8211; qui va produire et reproduire la mati&#232;re, l'espace, le temps, l'&#233;nergie. Ce sont des &#233;l&#233;ments virtuels qui fondent le r&#233;el. Les couples virtuels fondent des photons ou particules d'interaction. La particule dite r&#233;elle est entour&#233;e par un nuage de particules et d'antiparticules virtuelle en pleine agitation fond&#233;e sur les interactions de charges positives et n&#233;gatives de ces couples. Elles lui donnent sa position : qui saute sans cesse d'une particule &#224; une autre du nuage de polarisation. Elles lui d&#233;terminent la direction de son mouvement et ce que l'on appelle la vitesse (&#224; ne pas concevoir comme mouvement cin&#233;matique) en d&#233;finissant des distances par des photons et des temps par des photons virtuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mark Silverman dans &#171; And yet it moves &#187; (Et pourtant il bouge) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Does an atomic electron move ? How would one know ? Would an anti-atom fall upward ? Is the vacuum really empty ? (...) Can a particle be influenced by an electric or magnetic field that isn't there &#8211; that is, through which it does not pass ? How is it possible for randomly emitted particles to arrive preferentially in pairs at a detector &#8211; or, conversely, to avoid one another altogether ? Could watching atoms emit light in London have an effect on the corresponding radiative decay in New York ? Does a &#8220;right-handed&#8221; light beam interact differentlywith matter than a &#8220;left-handed&#8221; light beam ? How can light get brighter by rebounding from a surface (without violating the conservation of energy) ? Is a basketball changed for having been turned 360&#176; ? Perhaps not, but what about an electron ? Could one tell the difference between an electron that has never jumped out of a quantum state and then back again and an electron that has never jumped at all ? Is there really such a thing as a &#8220;Maxwell demon&#8221; ? No ? &#8211; then how is one to account for a simple hollow tube that blows hot air out one end and cold air out the other ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Est-ce que l'&#233;lectron est en mouvement ? Comment le savoir ? Est-ce qu'un anti-atome tombe vers le haut ? Est-ce que le vide est r&#233;ellement vide ? (&#8230;) Une particule peut-elle &#234;tre influenc&#233;e par un champ &#233;lectrique ou magn&#233;tique &#8211; qui n'est pas pr&#233;sent &#8211; c'est-&#224;-dire qu'elle ne traverse pas ? Comment est-il possible que des particules &#233;mises al&#233;atoirement arrivent pr&#233;f&#233;rentiellement par pairs sur un d&#233;tecteur &#8211; ou, au contraire, parviennent &#224; s'&#233;viter ? Se peut-il qu'en observant de la lumi&#232;re &#224; Londres, cela ait un effet sur la radiation correspondante &#224; New York ? Est-ce que le rayonnement polaris&#233; &#224; gauche interagit diff&#233;remment sur la mati&#232;re que le rayonnement polaris&#233; &#224; droite ? Comment la lumi&#232;re peut-elle &#234;tre plus brillante en rebondissant sur une surface (sans violation de la loi de conservation de l'&#233;nergie) ? Est-ce qu'une balle de basket change en tournant de 360&#176; ? Probablement que non, mais que dire de l'&#233;lectron ? Quelqu'un peut-il nous dire la diff&#233;rence entre un &#233;lectron qui a subi un saut quantique avant de revenir &#224; son &#233;tat d'origine et celui qui n'a pas subi un tel saut quantique ? Y a-t-il r&#233;ellement quelque chose comme un &#171; d&#233;mon de Maxwell &#187; ? Non ? &#8211; alors comment expliquer qu'un tube puisse souffler d'un c&#244;t&#233; de l'air chaud et de l'autre de l'air froid. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifie le ph&#233;nom&#232;ne des deux fentes de Young, cette fameuse exp&#233;rience fondatrice de la physique quantique et qui a particuli&#232;rement justifi&#233; la notion de dualit&#233; onde/corpuscule ? Supposons que du sable coule par un trou dans une plaque et s'entasse en dessous, que trouvera-t-on ? Un petit tas et de moins en moins de sable quand on s'&#233;loigne de la verticale du trou. Et si le sable passe par deux trous ? Eh bien, il s'il y a deux trous, il y aura deux petits tas. S'il ne s'agit pas de sable mais d'&#233;lectrons ou d'autres particules de mati&#232;re ou de lumi&#232;re, il n'en va pas du tout de m&#234;me. Au lieu de deux tas, il y en a toute une s&#233;rie de tas s&#233;par&#233;s par des zones o&#249; aucune particule n'est arriv&#233;e. Cela forme des bandes successives pleines suivies de bandes vides, d'o&#249; des figures appel&#233;es franges d'interf&#233;rence. On a d'abord pens&#233; que les &#233;lectrons (ou les particules &#233;mises) interf&#233;raient entre eux. Mais on a effectu&#233; l'exp&#233;rience en envoyant les &#233;lectrons (ou d'autres particules) un par un. Or, les particules qui arrivent sur l'&#233;cran une par une construisent progressivement les m&#234;mes figures d'interf&#233;rence. Les scientifiques ont &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; en d&#233;duire que chaque particule interf&#232;re avec elle-m&#234;me, comme si elle &#233;tait pass&#233;e &#224; la fois par les deux trous&#8230; C'est difficile (voire impossible) pour un corpuscule comme l'&#233;lectron ou le photon &#8230; Les diverses exp&#233;riences du type de Young ont amen&#233; les scientifiques &#224; rejeter successivement toutes les interpr&#233;tations sur la particule, qu'elles soient de type corpusculaire (comme des corpuscules ponctuels et localis&#233;s) ou ondulatoire (comme des objets non localis&#233;s produisant des interf&#233;rences). Cela signifie qu'il faut aller plus loin dans la remise en question des id&#233;es re&#231;ues sur la mati&#232;re et &#8230; le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il est clair que quelque chose passe &#224; la fois par les deux trous quand le corpuscule, lui, ne passe que par un seul : le vide. Mais ce vide est-il si vide ? Non, il est plein de particules et antiparticules virtuelles (fugitives qui ne durent que des temps tr&#232;s brefs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'entend-on par brefs ? Cela d&#233;pend de l'&#233;nergie qu'ils portent. Des paires &#233;lectron - positron peuvent exister, de l'ordre de six fois dix puissance moins 22 seconde. Par contre, des photons virtuels peuvent tr&#232;s bien avoir une dur&#233;e de vie relativement grande pourvu que leur &#233;nergie (leur fr&#233;quence) soit tr&#232;s faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces particules (et antiparticules) entourent le corpuscule d'un nuage. Elles guident son d&#233;placement. Mais ce n'est pas aussi simple, en fait, qu'un d&#233;placement, c'est-&#224;-dire un mouvement d'un objet qui change seulement de place mais reste la m&#234;me. Mais d'abord qu'est-ce que le vide ? C'est le milieu le plus sym&#233;trique de la nature. Dans ce milieu, d&#232;s qu'appara&#238;t une particule, une antiparticule appara&#238;t avec elle et elles restent coupl&#233;es. Leurs caract&#233;ristiques sont &#233;gales et oppos&#233;es et elles disparaissent en m&#234;me temps dans un intervalle trop court pour &#234;tre mesur&#233; &#224; notre &#233;chelle, celle de la mati&#232;re dite durable. Il y a effectivement plusieurs niveaux de la mati&#232;re qui se diff&#233;rencient par bien d'autres choses que la dur&#233;e. Il y a le niveau des relations interstellaires. Il y a celui de la mati&#232;re que nous examinons tous les jours, appel&#233; le niveau macroscopique. Il y a encore le niveau de l'&#233;lectron par exemple appel&#233; niveau microscopique ou quantique. Il y a enfin le (ou les) niveau du vide&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, &#224; chaque niveau qui est en interaction avec les autres, il y a des lois diff&#233;rentes. Par exemple, on ne constate pas, au niveau interstellaire, les m&#234;mes lois de la mati&#232;re, ce qui explique que, pour expliquer les galaxies et les amas de galaxies, on soit &#224; la recherche de &#171; mati&#232;re noire &#187; et d' &#187;&#233;nergie noire &#187; ou encore que l'on observe &#224; ce niveau l'existence de &#171; trous noirs &#187; que nous ne constatons jamais &#224; notre &#233;chelle. La physique quantique a d&#233;couvert, elle, le saut entre la physique de la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle (dite macroscopique) et celle des particules (&#233;chelle dite microscopique). Par exemple, si on essaie de suivre un &#233;lectron, on constate qu'il ne suit pas une trajectoire, une courbe continue, contrairement &#224; un objet comme une balle. On constate &#233;galement d'autres sauts dits quantiques entre les &#233;tats, sans passage par des &#233;tats interm&#233;diaires, ce auquel nous ne sommes pas habitu&#233;s &#224; notre &#233;chelle. Au niveau du vide quantique, il y a &#233;galement des lois qui diff&#232;rent. Le temps y est d&#233;sordonn&#233;. Les particules ne sont pas durables. La conservation de l'&#233;nergie n'est plus v&#233;rifi&#233;e, comme, au niveau microscopique les lois de la mati&#232;re ne permettent plus de d&#233;finir une position et une vitesse. Le vide est, lui aussi, fond&#233; sur des quanta. Au niveau macroscopique, on pouvait penser que la mati&#232;re &#233;tait fond&#233;e sur une organisation des masses (un objet &#233;tant une somme de mol&#233;cules, une mol&#233;cule une somme d'atomes et un atome &#233;tant constitu&#233; par l'addition de particules de masses fixes : neutrons, protons et &#233;lectrons). La loi semblait celle de la conservation de la masse. Au niveau microscopique, on constate que les masses peuvent se transformer en &#233;nergie et inversement. La loi semble celle de la conservation de l'&#233;nergie. Au niveau du vide quantique, la loi n'est plus celle de la conservation de l'&#233;nergie puisque de l'&#233;nergie en grande quantit&#233; peut sans cesse appara&#238;tre et dispara&#238;tre. Le temps du vide existe aussi dans les deux sens (un quanta de temps dans un sens pour la particule et un, &#233;gal et oppos&#233;, dans l'autre sens pour l'antiparticule, alors que le temps semblait s'&#233;couler dans un seul sens au niveau macroscopique et dans aucun sens au niveau microscopique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; du monde semble bel et bien compromise. Mais, en fait, chaque niveau, est sans cesse en interaction avec les autres et les uns ont &#233;merg&#233; des autres. Chaque niveau agit comme un contraire dialectique d'un autre, ce qui n'est nullement inattendu en physique. La mati&#232;re manifeste, en effet, de nombreux effets de dualit&#233; des contraires ins&#233;parables. Mis &#224; part le plus fameux de la physique quantique, la dualit&#233; onde/particule, celle entre mati&#232;re et lumi&#232;re, entre particule et antiparticule, il y a encore celle entre effet &#233;lectrique et magn&#233;tique, ou encore, dans le domaine de l'optique la dualit&#233; r&#233;fraction/r&#233;flexion. Nous en venons donc &#224; la dualit&#233; entre mati&#232;re durable et fugitive, encore des contraires qui existent dans des situations o&#249; ils sont ins&#233;parables et interp&#233;n&#233;tr&#233;s. Une particule dite r&#233;elle (c'est-&#224;-dire durable) ne peut exister que si elle est entour&#233;e de particules et antiparticules virtuelles (le nuage de polarisation) qui lui servent &#224; s'orienter dans l'espace-temps (elles sont plus exactement son espace-temps) et elles-m&#234;mes sont en relation avec le vide qui entoure le nuage. La particule n'est pas seulement le corpuscule mais aussi toutes ces couches en oignon successivement charg&#233;es positivement et n&#233;gativement. Le caract&#232;re organis&#233; de la mati&#232;re commence dans le nuage de polarisation alors que le vide est d&#233;sordonn&#233; (donc sym&#233;trique). Mais un des points essentiels &#224; souligner c'est que la particule re&#231;oit ainsi sans cesse de l'&#233;nergie du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, on a remarqu&#233; qu'elle n'est pas un objet mais une structure &#233;mergente. La particule r&#233;elle n'est pas toujours la m&#234;me. Elle est une propri&#233;t&#233; qui saute d'une particule virtuelle &#224; une autre, la rendant ainsi r&#233;elle provisoirement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Structure &#233;mergente qui se conserve gr&#226;ce &#224; un apport permanent d'&#233;nergie ext&#233;rieure, la particule de mati&#232;re comme l'&#233;lectron, le muon ou le quark, est une structure dissipative au sens de Prigogine. Ordre issu du d&#233;sordre du vide, ka mati&#232;re est un chaos d&#233;terministe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment sont fond&#233;s ces diff&#233;rents niveaux de la mati&#232;re et de l'univers : interstellaire, macroscopique, microscopique et les diff&#233;rents niveaux du vide ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse r&#233;side dans le niveau de relation entre &#233;nergie et temps. On se souvient qu'une telle relation d&#233;finit un quanta &#233;gale &#224; une &#233;nergie fois un temps. Qu'est-ce qui fonde la diff&#233;rence une particule dite r&#233;elle par rapport &#224; une particule dite virtuelle (ayant un court temps d'existence) ? C'est la quantit&#233; d'&#233;nergie re&#231;ue par rapport au temps de cette r&#233;ception. Si cette quantit&#233; est suffisante, alors la particule virtuelle devient r&#233;elle. Il n'y a donc pas d'opposition ou de diff&#233;rence de nature fondamentale entre les deux. Le virtuel peut devenir r&#233;el et le r&#233;el peut devenir virtuel. Les niveaux macroscopique, microscopique et vide sont s&#233;par&#233;s par la valeur du produit &#233;nergie et temps compar&#233; &#224; la constante de Planck. Dans le macroscopique, le produit &#233;nergie et temps est tr&#232;s inf&#233;rieur &#224; cette constante h. C'est ce que l'on appelle les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. Il ne s'agit pas d'une incertitude du r&#233;el mais d'une loi fondant un niveau hi&#233;rarchique de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le produit d'une &#233;nergie et d'un temps est inf&#233;rieur &#224; un quanta h de Planck, on est au niveau virtuel. C'est un domaine o&#249; on peut acc&#233;der &#224; une tr&#232;s grande &#233;nergie &#224; condition que ce soit dans un temps tr&#232;s court, dit virtuel. Si ce produit est un petit nombre de quanta h de Planck, on est au niveau microscopique. Si c'est un grand nombre par rapport &#224; la constante h de Planck, on est au niveau macroscopique. Mais, comme on l'a dit, ces domaines ne sont pas ind&#233;pendants et s&#233;par&#233;s. Au contraire, le r&#233;el n'existe qu'entour&#233; de virtuel en interaction constante avec le vide qui l'entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au niveau interstellaire, il interagit aussi de mani&#232;re fondamentale. En effet, c'est aux limites des bulles g&#233;antes du vide interstellaire que na&#238;t la mati&#232;re, de la pression entre deux bulles de vide en expansion. L'expansion n'est pas une propri&#233;t&#233; qui a trait &#224; l'univers comme un tout. Elle concerne chaque bulle. Les diff&#233;rents niveaux de la mati&#232;re interagissent ainsi sans cesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons d'abord aux relations du virtuel et du r&#233;el. Car c'est bel et bien le vide (le fugitif dit virtuel) qui fonde la mati&#232;re (le durable dit r&#233;el). Le nuage de polarisation qui entoure l'&#233;lectron est constitu&#233; d'&#233;l&#233;ments d'un monde inf&#233;rieur, celui issu du vide qui est le monde des particules virtuelles caract&#233;ris&#233;es par deux propri&#233;t&#233;s li&#233;es entre elles : pas de masse et pas d'espace-temps tel que nous le connaissons &#224; notre &#233;chelle macroscopique ni tel qu'il existe (localement) dans l'environnement d'une masse. Ces particules sont &#233;lectris&#233;es positivement ou n&#233;gativement et s'ordonnent dynamiquement autour de l'&#233;lectron par couches positives et n&#233;gatives alternativement, &#233;crantant ainsi le champ de la charge &#233;lectrique &#224; proximit&#233; de l'&#233;lectron. Cela explique qu'aucune charge &#233;lectrique ne peut s'approcher au point de toucher l'&#233;lectron. Il y a toujours des couches de particules virtuelles entre deux particules &#171; r&#233;elles &#187;. Rappelons une fois de plus que les particules dites virtuelles sont tout aussi r&#233;elles que celles dites r&#233;elles mais sont situ&#233;es &#224; un autre niveau de r&#233;alit&#233;. Elles ne sont pas les seules puisqu'existent &#224; un niveau encore inf&#233;rieur le &#171; virtuel de virtuel &#187;. Ainsi deux particules virtuelles sont elles-m&#234;mes entour&#233;es, &#224; un niveau hi&#233;rarchique inf&#233;rieur, de particules &#233;lectris&#233;es. Ces mondes ne sont pas seulement emboit&#233;s. Les niveaux sont interactifs. Et m&#234;me plus puisque chaque niveau &#233;merge du niveau inf&#233;rieur. Les particules &#171; r&#233;elles &#187; sont des structures port&#233;es par des particules virtuelles qui re&#231;oivent un boson de Higgs. Lorsque la particule virtuelle devient porteuse de masse, elle construit autour d'elle un champ d'espace-temps, elle structure l'espace-temps d&#233;sordonn&#233; du niveau virtuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nuage de polarisation tourne du fait du magn&#233;tisme par l'action du mouvement de l'&#233;lectron. C'est ce que l'on appelle le spin de l'&#233;lectron. Mais les couches positives et n&#233;gatives ne tournent pas de la m&#234;me mani&#232;re, car l'&#233;lectron est charg&#233; n&#233;gativement. Cela explique qu'il faille de tour pour revenir &#224; la situation de d&#233;part, ce que l'on appelle un spin &#189;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spin est li&#233; &#224; une rotation mais laquelle ? Il ne s'agit pas de celle du corpuscule, ni d'un moment de rotation m&#233;canique. Cela ne permettrait pas la stabilit&#233; de la particule ou bien il s'agirait de vitesses sup&#233;rieures &#224; celle de la lumi&#232;re. La meilleure preuve qu'il s'agit bien d'un ph&#233;nom&#232;ne virtuel du vide, qu'il implique des dip&#244;les particule/antiparticule, est que ce moment angulaire a un coefficient de proportionnalit&#233; double de celui de la m&#233;canique classique. Ce que l'on exprime par un spin &#189; et pas 1 contrairement au photon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comprendre une rotation qui serait un mouvement m&#233;canique qui serait quantifi&#233; ? Il ne peut s'agir &#224; proprement parler d'un mouvement, pas plus que pour les autres types de sauts quantiques. Par exemple, quand la particule passe d'une couche &#224; une autre sans passer par des &#233;tapes interm&#233;diaires. Ces &#233;tats discontinus ne peuvent &#234;tre parcourus comme un simple mouvement. Il s'agit encore une fois du d&#233;placement d'une propri&#233;t&#233; et non d'un objet. Le caract&#232;re extr&#234;mement rapide du changement en atteste &#233;galement. Un ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergeant du vide et non un objet peut parfaitement se d&#233;placer plus vite que la lumi&#232;re, de mani&#232;re quasi instantan&#233;e m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charge de l'&#233;lectron est ponctuelle. Sa masse est ponctuelle. Pourtant, les exp&#233;riences montrent &#233;galement qu'elles ne sont jamais exactement au m&#234;me endroit, d'o&#249; des propri&#233;t&#233;s de rotations internes de la structure &#233;lectron. Cette diff&#233;rence provient du fait que le saut de l'&#233;lectron ne produit pas la m&#234;me r&#233;action aux diverses &#233;chelles d'espace-temps. La masse bouge plus lentement que les bosons. Elle met plus de temps pour se d&#233;placer. Elle va donc moins loin. Cela produit plusieurs mouvements diff&#233;rents. Le nuage de positions de la charge est beaucoup plus ample que celui de la masse : le rapport appel&#233; &#171; constante de structure fine &#187; est le rapport d'&#233;chelle des diff&#233;rents mondes hi&#233;rarchiques embo&#238;t&#233;s est donc aussi le rapport entre les temps ou les distances. C'est donc aussi le rapport entre les diff&#233;rents &#171; rayons de l'&#233;lectron &#187;. Alors que la masse semble trembloter autour de positions, la charge s'&#233;tend sur toute une zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide est agit&#233; et n'atteint jamais un &#233;quilibre malgr&#233; les interactions &#233;lectromagn&#233;tiques entre particules et antiparticules car celles-ci apparaissent et disparaissent changeant sans cesse la configuration du vide. C'est cette agitation permanente qui explique que la mati&#232;re &#224; un niveau inf&#233;rieur pr&#233;sente un caract&#232;re probabiliste et non pr&#233;dictible. Le fait que la particule (cette propri&#233;t&#233; structurelle et non un objet) saute sans cesse d'une particule virtuelle &#224; une autre donne aussi ce caract&#232;re flou &#224; la description de la particule, ce caract&#232;re trembl&#233; de la position de l'&#233;lectron par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons maintenant &#224; notre point de d&#233;part : &#224; l'interpr&#233;tation de l'exp&#233;rience des deux fentes de Young qui a perturb&#233; tout le monde des physiciens &#224; plus d'un titre mais d'abord du fait que les &#233;lectrons qui passaient par l'une des deux fentes &#233;taient capt&#233;s par des &#233;crans comme des corpuscules et que les positions o&#249; on les trouvait &#233;taient r&#233;parties sur des bandes d'interf&#233;rence, c'est-&#224;-dire qui se comportaient en m&#234;me temps comme des ondes qui interf&#232;rent tant&#244;t constructivement, tant&#244;t destructivement&#8230; Et, pire, ces interf&#233;rences avaient lieu m&#234;me si les particules, par exemple des &#233;lectrons, &#233;taient &#233;mis un par un par la source. Ils reconstruisaient progressivement les franges d'interf&#233;rence ! Comment un seul &#233;lectron pouvait-il avoir interf&#233;r&#233; comme s'il &#233;tait pass&#233; &#224; la fois par les deux fentes ? Voyons si nous comprenons mieux cette &#233;tranget&#233; du ph&#233;nom&#232;ne. Un &#233;lectron est &#233;mis par une source. Il est entour&#233; dans son parcours dans le vide par son nuage de polarisation. Mais qui est-il ? Cela d&#233;pend des instants. Parfois il est une particule virtuelle et parfois une autre. Si les fentes sont suffisamment proches, le nuage de polarisation va passer par les deux fentes et retrouver la particule &#224; la sortie des fentes. Il y aura ainsi interf&#233;rence du nuage avec lui-m&#234;me. La taille du nuage de polarisation est de l'ordre de celle de la longueur d'onde de la particule. Le nuage de polarisation interagit avec lui-m&#234;me. Il forme des figures d'interf&#233;rences qui sont des structurations de l'espace de probabilit&#233; de pr&#233;sence de l'&#233;lectron. On peut dire que le nuage de polarisation &#171; guide &#187; l'&#233;lectron (ou la particule). C'est ainsi que vont se constituer des bandes d'interf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cela permet de comprendre les diverses exp&#233;riences fond&#233;es sur l'id&#233;e de Young et notamment la destruction des interf&#233;rences si on &#233;claire une des fentes pour savoir si l'&#233;lectron y est pass&#233; ? Eclairer une des fentes, c'est faire perdre sa phase &#224; la partie du nuage de polarisation qui y passe. Cons&#233;quence les deux parties ne sont plus successivement en phase ou en opposition de phase suivant les diff&#233;rences de longueur de chemin des deux parcours. Ils ont seulement des phases diff&#233;rentes. Est-ce que cette interpr&#233;tation du vide quantique permet de comprendre aussi les exp&#233;riences du type Aspect o&#249; deux corpuscules &#233;mis en m&#234;me temps semblent interagir instantan&#233;ment &#224; grande distance, o&#249; toute mesure sur l'un interagit sur l'autre semblant m&#234;me violer la limite de la vitesse de la lumi&#232;re. Ou encore, est-ce qu'elle permet d'interpr&#233;ter des exp&#233;riences du type effet tunnel comme l'effet Josephson dans lequel un saut de potentiel peut se faire quasi instantan&#233;ment, violant apparemment l&#224; aussi la limite de la vitesse de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel dans cette question est de comprendre que le vide quantique est un autre monde que le monde des particules ou le monde macroscopique en termes d'espace et de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ph&#233;nom&#232;ne qui se d&#233;roule &#224; notre &#233;chelle macroscopique ob&#233;it &#224; un temps qui subit une fl&#232;che, c'est-&#224;-dire que le ph&#233;nom&#232;ne est g&#233;n&#233;ralement irr&#233;versible. Au niveau des particules, on constate au contraire une apparente r&#233;versibilit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes. Au niveau du vide, le temps est d&#233;sordonn&#233;. Il appara&#238;t par couples de quantit&#233;s &#233;gales et oppos&#233;es. Au total, le temps local appara&#238;t comme inchang&#233; : aucune fl&#232;che et m&#234;me aucun temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ph&#233;nom&#232;ne qui est fond&#233; sur une interaction virtuel/virtuel peut parfaitement &#234;tre instantan&#233;e car le temps ne s'&#233;coule pas dans le vide. C'est le cas pour tout ce qui concerne le spin de l'&#233;lectron (ou de la particule) puisqu'on a vu pr&#233;cedemment que le spin est enti&#232;rement fond&#233; sur un m&#233;canisme du vide quantique. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale la phase d'une particule est un ph&#233;nom&#232;ne virtuel. Cela explique que des particules en phase ou en opposition de phase au d&#233;part, par exemple &#224; l'&#233;mission ou apr&#232;s interaction, le restent m&#234;me &#224; distance (&#233;lectrons corr&#233;l&#233;s, par exemple). Le vide quantique n'ob&#233;it pas &#224; la localit&#233; (ni du temps, ni de l'espace).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace-temps que l'on constate au niveau de la mati&#232;re est produit par les masses. Il est fond&#233; sur l'espace-temps local d&#251; au nuage de polarisation. Les couples particule/antiparticule en s'organisant autour de la particule durable construisent cette structuration de l'espace-temps. La mati&#232;re durable est bel et bien un processus d'auto-organisation de l'espace-temps. L'un des &#233;l&#233;ments de ce processus est le fait que les relations particule/antiparticule n&#233;cessitent un certain rapport entre espace et temps qui est appel&#233; &#171; la vitesse de la lumi&#232;re &#187; qu'il ne faut pas concevoir comme une vitesse cin&#233;matique mais comme un rapport seuil d'un ph&#233;nom&#232;ne. On a longtemps consid&#233;r&#233; que le mouvement &#233;tait ce qu'il appara&#238;t &#224; notre &#233;chelle, c'est-&#224;-dire un simple d&#233;placement sans modification d'un m&#234;me objet dans un espace avec lequel il ne r&#233;troagit pas. C'est une approximation valable pour des objets macroscopiques car les changements &#224; petites &#233;chelles sont n&#233;gligeables dans ce cas et se compensent entre eux pour un objet &#224; notre &#233;chelle (macroscopique). Il y a des cas o&#249; ce n'est pas vrai parce que le ph&#233;nom&#232;ne ob&#233;it &#224; des effets quantiques qui sont visibles &#224; grande &#233;chelle (par exemple superfluidit&#233; ou supraconductivit&#233;). Ce n'est plus vrai du tout pour la particule (niveau microscopique dit quantique). Il n'est plus question de d&#233;placement de type cin&#233;matique avec, &#224; chaque instant, une position et une vitesse. Et une continuit&#233; de l'&#233;volution point par point des uns et des autres. En fait, avec la particule, il n'y a pas d&#233;placement d'un m&#234;me objet dans un espace qui n'interagit pas avec lui. Au contraire, l'espace construit sans cesse le ph&#233;nom&#232;ne qu'il s'agisse d'une &#171; particule mat&#233;rielle &#187; ou de la &#171; lumi&#232;re &#187;. On l'a d&#233;j&#224; vu pour la particule qui saute d'une particule virtuelle &#224; une autre et est entour&#233;e du nuage de polarisation constitu&#233;e des particules et antiparticules virtuelles. La vitesse de la lumi&#232;re, aussi, n'est pas une vitesse cin&#233;matique de d&#233;placement. Le photon, lui aussi, est un ph&#233;nom&#232;ne fond&#233; sur le vide quantique. C'est un couplage d'une particule et d'une antiparticule qui a re&#231;u une &#233;nergie suffisante pour que le ph&#233;nom&#232;ne reste durable alors que les couples virtuels du vide disparaissent. Le photon est un ph&#233;nom&#232;ne p&#233;riodique dans lequel le cycle consiste dans la transformation : couple virtuel donne photon, puis redonne couple virtuel. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est durable que s'il correspond &#224; un certain rapport entre espace et temps. C'est cela qui est appel&#233; &#171; vitesse de la lumi&#232;re &#187;. La signification de ce rapport distance sur temps est qu'il faut une certaine quantit&#233; de vide autour pour effectuer la transformation du cycle entre virtuel et photon avec suffisamment d'&#233;nergie. Dans ce sens, la lumi&#232;re est, comme la mati&#232;re, une forme d'organisation du vide inorganis&#233; (ou moins organis&#233;), qui permet une transmission durable de l'&#233;nergie alors qu'&#224; la base les couples virtuels ne sont pas durables. La diff&#233;rence avec la durabilit&#233; de la mati&#232;re (des particules), c'est que l'&#233;nergie est utilis&#233;e pour s&#233;parer durablement la particule de son antiparticule &#224; laquelle elle restait attach&#233;e dans le vide. Cela se r&#233;alise par le fait que la particule r&#233;elle s'apparie avec une antiparticule proche au sein de son nuage (et devient ainsi virtuelle) et lib&#232;re ainsi une autre particule qui passe ainsi de virtuelle &#224; r&#233;elle. Le dip&#244;le a &#233;t&#233; cass&#233; par l'apport d'&#233;nergie appel&#233; boson de Higgs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les corpuscules r&#233;els, qu'il s'agisse de photons ou de particules de masse, ne sont justement pas des objets vraiment r&#233;els, des &#171; choses &#187;. Ce qui est durable, c'est une structure, un ph&#233;nom&#232;ne et ses caract&#233;ristiques. Ce n'est pas le m&#234;me corpuscule qui se contenterait de se d&#233;placer. Le d&#233;placement provient du fait que la propri&#233;t&#233; (et non un objet) saute d'une particule virtuelle &#224; une autre ou d'un couple virtuel &#224; un autre. Le fait que le ph&#233;nom&#232;ne dit &#171; r&#233;el &#187; (mati&#232;re et lumi&#232;re durables) soit modifi&#233; &#224; petite &#233;chelle par les interf&#233;rences du vide explique l'essentiel des &#233;tranget&#233;s de la physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des plus remarquables &#233;tranget&#233;s quantiques est l'effet dit Aharonov-Bohm, dans lequel un champ &#233;lectromagn&#233;tique agit sur un &#233;lectron qui ne traverse pas ce champ. Cela est non seulement contradictoire avec la physique classique, ce qui est quasi g&#233;n&#233;ral aux ph&#233;nom&#232;nes quantiques, mais c'est aussi parfaitement &#233;trange pour la physique quantique, comme l'a longuement expos&#233; Mark Silverman dans &#171; And yet it moves &#187; (et pourtant elle bouge). Il s'agit d'un raffinement de l'exp&#233;rience des deux fentes de Young dans laquelle on place &#224; la sortie des fentes un sol&#233;no&#239;de. Ce dernier produit un champ magn&#233;tique &#224; l'int&#233;rieur du sol&#233;no&#239;de mais pas &#224; l'ext&#233;rieur. Les franges d'interf&#233;rences produites par les fentes sont alors d&#233;plac&#233;es en fonction du sens de rotation du champ magn&#233;tique. Normalement, ce champ ne devrait avoir aucune action sur les &#233;lectrons qui passent &#224; c&#244;t&#233; de lui. Cela signifie que les interf&#233;rences sont le produit d'effets qui n'agissent pas directement sur le corpuscule lui-m&#234;me mais sur l'espace vide qui l'entoure. C'est donc bel et bien une manifestation de l'interaction du vide quantique et de l'&#233;lectron. Car le vide, lui, passe parfaitement &#224; l'int&#233;rieur du sol&#233;no&#239;de. L'interf&#233;rence a bien lieu sur le vide qui entoure l'&#233;lectron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations des effets du virtuel qui entoure la particule sont nombreuses. Le nuage de polarisation permet d'interpr&#233;ter l'&#233;crantage de la charge &#233;lectrique de la particule qui &#233;vite notamment que l'interaction de l'&#233;lectron et de son champ ne soit infinie. Il permet &#233;galement de comprendre que la mati&#232;re ne s'entasse pas. Par exemple, deux particules de charge oppos&#233;e s'attirent mais ne s'&#233;crasent jamais une sur l'autre car les couches successives de particules et d'antiparticules virtuelles l'en emp&#234;chent. Plus deux particules se rapprochent, plus elles se repoussent. C'est &#233;galement une interpr&#233;tation des relations d'in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. Plus on agit pour cantonner une particule dans un espace restreint plus l'&#233;nergie de sortie de la particule de cet espace augmente car les particules et antiparticules virtuelles exercent un effet inverse &#224; l'action de cantonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le fonctionnement des particules, et particuli&#232;rement l'interaction mati&#232;re/lumi&#232;re, est pilot&#233; par les interactions avec le vide quantique. Mati&#232;re et lumi&#232;re ont en commun d'&#234;tre des formes d'organisation du vide quantique. Ils &#233;changent des particules et antiparticules virtuelles lors des absorptions et &#233;missions de lumi&#232;re par la mati&#232;re. Les &#233;tranget&#233;s quantiques des absorptions/&#233;missions sont li&#233;es aux &#233;tranges propri&#233;t&#233;s du virtuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les ph&#233;nom&#232;nes dits &#171; r&#233;els &#187; qui sont d&#233;termin&#233;s par l'interaction avec le vide, on peut citer :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;mission spontan&#233;e de lumi&#232;re par la mati&#232;re
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la polarisation du vide par la particule
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les structures fines des bandes d'&#233;nergie des atomes
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;mission d'une paire &#233;lectron/positon par un noyau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On remarquera que ce qui se conserve sans cesse dans le vide est &#233;galement ce qui se conserve &#224; toutes les &#233;chelles de la mati&#232;re, globalement comme localement. Ce n'est ni la masse, ni l'&#233;nergie, ni l'espace, ni le temps. C'est la charge &#233;lectrique qui en se manifeste que dans une seule quantit&#233;, soit positive soit n&#233;gative et dans ses multiples. Or la charge est une caract&#233;ristique des particules et antiparticules virtuelles qui, dans le vide quantique, apparaissent et disparaissent toujours en m&#234;me quantit&#233; de charge. Et, &#224; tous les niveaux, la charge est fixe, ind&#233;pendante y compris de la vitesse, ce qui n'est pas le cas des autres variables. Cela souligne son caract&#232;re fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a longtemps cherch&#233; le fondement de la mati&#232;re dans des constances de particules durables dites &#233;l&#233;mentaires. Il n'y est probablement pas. On le trouve plut&#244;t dans le d&#233;sordre du chaos du virtuel. Le monde que nous connaissons (mati&#232;re, lumi&#232;re, espace, temps, masses, &#233;nergie) n'est qu'un &#233;piph&#233;nom&#232;ne d'un monde invisible qui n'est pas directement perceptible : celui du virtuel. L'ordre du vide (ses dip&#244;les de particule et antiparticule) est sans cesse construit et d&#233;truit de mani&#232;re al&#233;atoire, emp&#234;chant toute tendance vers un &#233;quilibre. Mis &#224; part la charge &#233;lectrique, la constance n'est pas une caract&#233;ristique du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re n'est pas fond&#233;e sur des objets fondamentaux, dits &#233;l&#233;mentaires, mais sur l'&#233;mergence de ph&#233;nom&#232;nes et de seuils de leur &#233;mergence (les fameuses constantes comme la &#171; vitesse &#187; c, la constante d'action h ou la &#171; masse &#187; des particules). Ce qu'on appelle g&#233;n&#233;ralement mouvement n'est autre que le mode de conservation du ph&#233;nom&#232;ne qui se fait par sa propagation (par sauts) dans le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, d&#233;coule l'importance de l'al&#233;atoire en physique. Il n'est pas n&#233;cessaire d'examiner des exp&#233;riences d'une grande complexit&#233; pour le constater. Les simples d&#233;charges de lumi&#232;re dans un n&#233;on sont al&#233;atoires, tout autant que l'instabilit&#233; d'un noyau atomique qui &#233;met de la radioactivit&#233;, ou encore l'&#233;mission de lumi&#232;re par une source thermique, par exemple une r&#233;sistance &#233;lectrique. L'instant d'&#233;mission est al&#233;atoire. En physique quantique, l'&#233;mission ou l'absorption de lumi&#232;re par la mati&#232;re est &#233;galement al&#233;atoire. Tous ces ph&#233;nom&#232;nes font appel &#224; l'agitation du vide &#8211; l'apparition et la disparition de couples particule/antiparticule virtuels. D&#232;s qu'il y a interaction concernant le virtuel, l'agitation est le fondement de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a dit, le seul ph&#233;nom&#232;ne &#171; particule &#187;, &#233;lectron par exemple ou encore photon, est un ph&#233;nom&#232;ne du domaine du chaos d&#233;terministe : une structure dissipative qui &#233;merge du d&#233;sordre et est sans cesse d&#233;truite et reconstruite dans des temps tr&#232;s brefs. Ce temps est inversement proportionnel &#224; l'&#233;nergie fournie. Le rapport de proportionnalit&#233; est la constante de Planck h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spin de la particule est un exemple de ph&#233;nom&#232;ne mat&#233;riel fond&#233; sur le vide quantique et dans lequel le vide intervient avec lui-m&#234;me. Des propri&#233;t&#233;s du vide d&#233;coulent les multiples &#233;tranget&#233;s des ph&#233;nom&#232;nes quantiques. On a d&#233;j&#224; cit&#233; l'exp&#233;rience des spins de deux particules corr&#233;l&#233;es, du type de l'exp&#233;rience d'Aspect. C'est loin d'&#234;tre le seul exemple. Comment une exp&#233;rience sur une deux particules peut-elle se propager en influen&#231;ant &#224; distance une exp&#233;rience sur l'autre, en violant la limite de la vitesse de la lumi&#232;re ? Parce que le spin concerne le virtuel qui ne conna&#238;t pas la limite c, seuil &#233;mergeant de l'organisation au sein du vide mais qui n'est pas une limite du vide. Les particules et antiparticules qui disparaissent et apparaissent dans des temps tr&#232;s courts am&#232;nent un temps (&#224; la fois positif et n&#233;gatif) tr&#232;s changeant permettent des mouvements ultra-rapides &#224; la fois vers le &#171; futur &#187; et le &#171; pass&#233; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'antiparticule correspond &#224; un quanta de temps &#224; rebours. La sym&#233;trie du vide entra&#238;ne un d&#233;sordre chaotique. Le temps et l'espace du vide sont &#233;galement d&#233;sordonn&#233;s. C'est sur cet espace et ce temps d&#233;sordonn&#233;s (ceux issu des dip&#244;les virtuels) que se construit l'espace, le temps, la masse et l'&#233;nergie du ph&#233;nom&#232;ne &#171; particule durable &#187; de mati&#232;re ou de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le comprendre, il faut examiner les ph&#233;nom&#232;nes qui concernent les couples virtuels, ph&#233;nom&#232;nes li&#233;s &#224; la charge &#233;lectrique. Les couples subissent l'attraction &#233;lectromagn&#233;tique. Ils se comportent aussi comme des dip&#244;les : tournent, subissent une pr&#233;cession, produisent un champ. D'autre part, ils interagissent avec les autres dip&#244;les de mani&#232;re &#233;lectromagn&#233;tique mais aussi d'une autre mani&#232;re : en interchangeant leurs partenaires. Ce saut d'un dip&#244;le &#224; un autre permet aux dip&#244;les d'&#233;changer aussi des espaces. Le ph&#233;nom&#232;ne &#171; photon &#187; est fond&#233; sur un tel &#233;change. C'est le rythme du cycle d'accroche-d&#233;croche des couples qui d&#233;termine la fr&#233;quence du photon. Le ph&#233;nom&#232;ne est justement de l'auto-organisation des rythmes de construction/destruction des couples. C'est ce qui am&#232;ne les couples fugitifs du virtuel &#224; devenir un photon durable dont le cycle oscille entre une phase &#233;loign&#233;e et une phase proche. Quand particule et antiparticule sont proches, le couple se comporte comme un seul objet de charge nulle, qui n'interagit plus &#233;lectromagn&#233;tiquement avec les couples virtuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des cycles des &#233;tats de la particule de mati&#232;re sont d&#233;crits par les processus de Feynman de d&#233;composition et recomposition de couples de particules et antiparticules virtuelles. Il ne s'agit pas de simples artifices de calcul mais du processus de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;galement ce ph&#233;nom&#232;ne qui va permettre &#224; une particule n'appartenant pas &#224; un couple de produire un autre ph&#233;nom&#232;ne durable : la particule. C'est &#233;galement la formation d'un cycle durable dont les &#233;l&#233;ments ne le sont pas. Il s'agit aussi d'une s&#233;rie de sauts d'un &#233;tat &#224; un autre. La particule libre s'associe &#224; une antiparticule d'un dip&#244;le proche et lib&#232;re une autre particule et ainsi de suite&#8230; La &#171; stabilit&#233; &#187; d'une particule n'est qu'une apparence fond&#233;e sur ces cycles. Cette apparence est fond&#233;e sur le rapport des temps. Les temps de la mati&#232;re sont beaucoup plus longs que le temps d'un cycle. Et c'est aussi pourquoi la particule est assimilable, pour toute exp&#233;rience macroscopique, &#224; une superposition d'&#233;tats. Et c'est ce qui explique qu'une mesure, tr&#232;s rapide, ne mesure, elle, qu'un seul &#233;tat. C'est l'une des &#233;nigmes quantiques appel&#233;e &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; et qui posait le probl&#232;me : comment ce qui se manifeste comme un ph&#233;nom&#232;ne &#233;tendu dans l'espace peut-il en un temps tr&#232;s bref se ramener &#224; un ph&#233;nom&#232;ne corpusculaire. Le temps d&#233;fini par la mati&#232;re est con&#231;u de la mani&#232;re suivante : un fermion associ&#233; &#224; une antiparticule du vide donne un quantum de temps. La &#171; masse &#187; de la particule provient du temps n&#233;cessaire au vide pour reconstruire sans cesse la structure &#171; mati&#232;re &#187; (durable). Il en d&#233;coule l'apparence de r&#233;sistance au d&#233;placement du ph&#233;nom&#232;ne. Pourquoi y aurait-il une r&#233;sistance de la particule au mouvement &#8211; une masse -, s'il n'y a pas de vrai mouvement ? La propri&#233;t&#233; du ph&#233;nom&#232;ne de la masse durable se d&#233;place r&#233;ellement en passant d'une particule virtuelle &#224; une autre. Elle ne se d&#233;place pas instantan&#233;ment mais elle le fait &#224; la vitesse de la lumi&#232;re. Ce n'est donc pas d'elle que vient la vitesse limit&#233;e de d&#233;placement de la particule. Mais, pour exister, la particule doit casser une liaison particule/antiparticule virtuelle en se rapprochant d'une antiparticule. Cela met du temps. Et ce temps doit &#234;tre compar&#233; au temps pr&#233;c&#233;demment cit&#233; : le d&#233;placement de la propri&#233;t&#233; de masse d'une particule virtuelle &#224; une autre. En effet, pourquoi l'effort serait-il de plus en plus grand lorsque la particule r&#233;elle se d&#233;place &#224; plus grande vitesse, comme le pr&#233;voit la relativit&#233; ? Pourquoi la masse serait-elle infinie &#224; la &#171; vitesse de la lumi&#232;re &#187; ? Parce que le temps de parcours du ph&#233;nom&#232;ne approche du temps de d&#233;placement du ph&#233;nom&#232;ne, alors qu'ordinairement il est bien plus petit. Un temps court supposant une plus grande &#233;nergie, il faudrait une &#233;nergie infinie pour qu'une particule se d&#233;place &#224; vitesse proche de la vitesse de la lumi&#232;re. Plus la mati&#232;re contient d'&#233;nergie, c'est-&#224;-dire de couples virtuels contenant plus de quanta de temps, plus elle se d&#233;place lentement parce que le temps s'&#233;coule plus vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les quanta du vide, ces particules et antiparticules virtuelles, comment se d&#233;placent-elles ? S'agit-il d'un d&#233;placement m&#233;canique ou encore une fois de la conservation d'une structure par saut ? La derni&#232;re r&#233;ponse semble encore une fois la bonne, fond&#233;e sur un nouvelle agitation, du domaine appel&#233; le &#171; virtuel de virtuel &#187;&#8230;Inutile de demander si cela continue &#224; l'infini, on l'ignore&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que conclure d'un tel amoncellement d'id&#233;es contre-intuitives, sinon que la science n'est pas du domaine &#171; je ne crois que ce que je vois &#187;, mais plut&#244;t je raisonne sur ce que je vois et m&#234;me je dois imaginer ce que je n'esp&#232;re m&#234;me pas voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, on peut en conclure que la philosophie est au moins aussi importante que l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on peut trouver que la nature s'engage en termes philosophiques, mais il est loin d'&#234;tre simple de d&#233;duire une philosophie de l'examen de la nature. C'est &#224; l'homme de choisir une philosophie et, si ce choix est heureux, la nature n'ira pas jusqu'&#224; rendre sa r&#233;flexion inutile. On ne peut pas en attendre davantage et c'est d&#233;j&#224; beaucoup&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quelle conclusion philosophique, alors ? Le monde n'est pas construit une fois pour toutes, mais sans cesse reconstruit et d&#233;truit. Il ne l'est pas en fonction d'un plan pr&#233;&#233;tabli pr&#233;voyant une structure finale, mais ob&#233;issant &#224; des r&#233;troactions (actions et r&#233;actions embo&#238;t&#233;es et encha&#238;n&#233;es). Mais, au lieu de s'annuler les r&#233;troactions construisent une dynamique qui b&#226;tit des structures dissipatives &#233;mergentes &#233;tonnamment imaginatives au point qu'elles ont fini par construire l'homme et sa conscience&#8230; Et nul ne sait de quels sauts l'&#234;tre humain et social nous r&#233;serve encore&#8230; Mais, l&#224;, ce n'est pas l'atome ni l'&#233;lectron qui peuvent nous r&#233;pondre. La philosophie peut-&#234;tre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7352</link>
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		<dc:date>2022-02-07T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Vide</dc:subject>
		<dc:subject>Virtuel</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les photons sont la forme corpusculaire de la lumi&#232;re (plus g&#233;n&#233;ralement des bosons). Mais il ne faut pas oublier que les bosons (comme les fermions qui sont les corpuscules de la mati&#232;re) sont quantiques, c'est-&#224;-dire non seulement proc&#233;dant par quantit&#233;s enti&#232;res de grains d'une quantit&#233; appel&#233;e &#034;action&#034; (quantit&#233; &#233;quivalent au produit d'une &#233;nergie et d'un temps), mais aussi &#224; la fois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot222" rel="tag"&gt;Virtuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les photons sont la forme corpusculaire de la lumi&#232;re (plus g&#233;n&#233;ralement des bosons). Mais il ne faut pas oublier que les bosons (comme les fermions qui sont les corpuscules de la mati&#232;re) sont quantiques, c'est-&#224;-dire non seulement proc&#233;dant par quantit&#233;s enti&#232;res de grains d'une quantit&#233; appel&#233;e &#034;action&#034; (quantit&#233; &#233;quivalent au produit d'une &#233;nergie et d'un temps), mais aussi &#224; la fois corpusculaires et ondulatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que bosons et fermions se distinguent parce que les premiers s'agglom&#232;rent en grand nombre que les seconds ne le peuvent pas. Les premiers ne cessent de se multiplier pendant que les seconds se conservent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bosons comme les fermions peuvent &#234;tre captables par un appareil &#224; notre &#233;chelle (on les dit alors &#171; r&#233;els &#187;) ou non captables mais d&#233;tectables par leurs effets (on les dit alors &#171; virtuels &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait croire avoir des dualit&#233;s r&#233;el/virtuel, onde/corpuscule, boson/fermion et on trouve finalement des unit&#233;s dialectiques des contraires !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des heurts entre des fermions donnent des bosons et des couples de bosons se transforment en fermions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bosons et fermions dits r&#233;els fonctionnent par unit&#233;s de quanta, et leurs homogues virtuels fonctionnent par demi unit&#233;s de quanta. Il en r&#233;sulte qu'il suffit de fournir un demi quanta &#224; une unit&#233; virtuelle pour qu'elle devienne r&#233;elle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans la liaison atomique la plus simple, celle qui lie le proton et l'&#233;lectron dans l'atome d'hydrog&#232;ne, on est en pr&#233;sence d'un photon virtuel de 13.6 eV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, &#224; un niveau beaucoup plus interne, on peut prendre celui du noyau de deut&#233;rium, la liaison nucl&#233;aire entre le proton et le neutron est repr&#233;sent&#233;e par un 'nuage' de particules &#233;l&#233;mentaires telles que les m&#233;sons Pi, les Kaons et d'autres aux noms plus ou moins exotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On les dit virtuelles parce qu'elles prennent naissance aussi vite qu'elles disparaissent pour respecter le principe de conservation de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fluctuations &#233;lectromagn&#233;tiques, et donc les photons virtuels qui en sont la contrepartie dans le langage des particules, furent mises en &#233;vidence d&#232;s 1940, par la mesure du d&#233;calage des raies spectrales de l'hydrog&#232;ne (Lamb shift) d&#251; &#224; un tr&#232;s l&#233;ger changement des niveaux d'&#233;nergie de l'atome correspondant, et par la d&#233;couverte d'une minuscule attraction entre deux plaques conductrices (effet Casimir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; virtuel &#187; fait appel &#224; des seuils appel&#233;s in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. Quand on est en dessous ou proche de de ces seuils, on est dans le virtuel. Ce qui est inf&#233;rieur &#224; un quanta h est du virtuel, c'est-&#224;-dire un ph&#233;nom&#232;ne du vide quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En microphysique, les particules &#233;changent des photons lumineux pour interagir. Ce ph&#233;nom&#232;ne fondamental de la mati&#232;re/lumi&#232;re a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; pour la premi&#232;re fois par les diagrammes de Feynman de l'&#233;lectrodynamique quantique. Il s'agit du seul mode de description connu des interactions entre particules via les photons lumineux. Il a &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; par un grand nombre de calculs qui sont les plus pr&#233;cis de toute la physique. Cependant, pour bien des physiciens, la r&#233;alit&#233; des interactions r&#233;v&#233;l&#233;es par Feynman n'est pas encore reconnu unanimement. En effet, elles n&#233;cessitent de reconna&#238;tre dans le vide un nombre infini de particules, d'antiparticules et de photons &#233;ph&#233;m&#232;res, appel&#233;s &#171; virtuels &#187; parce qu'ils sont trop fugitifs pour &#234;tre mis en &#233;vidence par des mesures sup&#233;rieures au temps de Planck. Les virtuels ne peuvent donc &#234;tre mesur&#233;s par la mati&#232;re/lumi&#232;re. Au cours d'une transformation de mati&#232;re/lumi&#232;re, elles sont insensibles mais sont n&#233;cessaires au calcul et on est amen&#233; &#224; supposer qu'elles apparaissent et disparaissent. Nous allons voir qu'au contraire les diagrammes de Feynman ne montrent pas que les corpuscules virtuels apparaissent et disparaissent mais que ce sont les corpuscules mat&#233;riels dits r&#233;els qui apparaissent et disparaissent ! Ceux qui existent r&#233;ellement sont donc les particules du vide et l'aspect r&#233;el, durable, n'est qu'une apparence, effet des interactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique, dite coulombienne, est le produit d'&#233;changes de photons dits virtuels et l'interaction nucl&#233;aire suppose &#233;galement des &#233;changes virtuels. Feynman explique ainsi dans son cours de physique (chapitre M&#233;canique quantique) que &#034;on a l'habitude de dire qu'il y a &#233;change d'un &#233;lectron &#034;virtuel&#034; quand l'&#233;lectron doit sauter &#224; travers une r&#233;gion de l'espace o&#249; il y a une &#233;nergie n&#233;gative. Plus pr&#233;cis&#233;ment, un &#034;&#233;change virtuel&#034; signifie que le ph&#233;nom&#232;ne implique une interf&#233;rence quantique entre un &#233;tat avec &#233;change et un &#233;tat sans &#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photon, tout comme le corpuscule de mati&#232;re, est un ph&#233;nom&#232;ne fond&#233; sur le vide quantique. C'est un couplage d'une particule et d'une antiparticule qui a re&#231;u une &#233;nergie suffisante pour que le ph&#233;nom&#232;ne reste durable alors que les couples virtuels du vide disparaissent. Le photon est un ph&#233;nom&#232;ne p&#233;riodique dans lequel le cycle consiste dans la transformation : couple virtuel donne photon, puis redonne couple virtuel. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est durable que s'il correspond &#224; un certain rapport entre espace et temps. C'est cela qui est appel&#233; &#171; vitesse de la lumi&#232;re &#187;. La signification de ce rapport distance sur temps est qu'il faut une certaine quantit&#233; de vide autour pour effectuer la transformation du cycle entre virtuel et photon avec suffisamment d'&#233;nergie. Dans ce sens, la lumi&#232;re est, comme la mati&#232;re, une forme d'organisation du vide inorganis&#233; (ou moins organis&#233;), qui permet une transmission durable de l'&#233;nergie alors qu'&#224; la base les couples virtuels ne sont pas durables. La diff&#233;rence avec la durabilit&#233; de la mati&#232;re (des particules), c'est que l'&#233;nergie est utilis&#233;e pour s&#233;parer durablement la particule de son antiparticule &#224; laquelle elle restait attach&#233;e dans le vide. Cela se r&#233;alise par le fait que la particule r&#233;elle s'apparie avec une antiparticule proche au sein de son nuage (et devient ainsi virtuelle) et lib&#232;re ainsi une autre particule qui passe ainsi de virtuelle &#224; r&#233;elle. Le dip&#244;le a &#233;t&#233; cass&#233; par l'apport d'&#233;nergie appel&#233; boson de Higgs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les particules (virtuelles comme r&#233;elles) ne se touchent pas. En effet, elles sont entour&#233;es de particules et antiparticules (du virtuel de virtuel ou du virtuel) qui constituent des couches &#233;lectris&#233;es successivement positives et n&#233;gatives qui repoussent toute autre particule qui s'approcherait trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux photons qui couplent une particule et une antiparticule, ces nuages entourant chaque particule am&#232;nent la particule et l'antiparticule a s'attirer (&#233;lectriquement) puis &#224; se repousser du fait de la couche virtuelle &#233;lectriquement oppos&#233;e &#224; la charge de la particule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la mati&#232;re/lumi&#232;re qui fonctionne par unit&#233;s enti&#232;res de un quanta h, les fluctuations du vide ont lieu par demi quanta, h/2, en plus ou demi quanta en moins, qui correspondent &#224; des particules et antiparticules virtuelles fusionnant en un photon virtuel puis se red&#233;composant en un couples particule/antiparticule virtuels (comme &#233;lectron/positon ou quark/antiquark). Il suffit qu'une particule virtuelle re&#231;oive l'&#233;nergie n&#233;cessaire pour devenir r&#233;elle. Il suffit qu'une particule r&#233;elle perde de l'&#233;nergie pour redevenir virtuelle. Cette &#233;nergie peut &#234;tre port&#233;e par un photon lumineux. Du coup, un photon d'&#233;nergie suffisante rend r&#233;elle une particule virtuelle. Inversement, l'&#233;mission d'un photon rend virtuelle une particule r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans la liaison atomique la plus simple, celle qui lie le proton et l'&#233;lectron dans l'atome d'hydrog&#232;ne, on est en pr&#233;sence d'un photon virtuel de 13.6 eV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, &#224; un niveau beaucoup plus interne, on peut prendre celui du noyau de deut&#233;rium, la liaison nucl&#233;aire entre le proton et le neutron est repr&#233;sent&#233;e par un 'nuage' de particules &#233;l&#233;mentaires telles que les m&#233;sons Pi, les Kaons et d'autres aux noms plus ou moins exotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On les dit virtuelles parce qu'elles prennent naissance aussi vite qu'elles disparaissent pour respecter le principe de conservation de l'&#233;nergie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les diagrammes de Feynman qui d&#233;crivent ces processus et qui expliquent les apparitions et disparitions de couples particules/antiparticules dans le vide :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; couplage &#233;lectron-photon (appel&#233; vertex) : un &#233;lectron peut &#233;mettre ou absorber un photon ; ce processus a une probabilit&#233; proportionnelle &#224; la charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propagateur du photon : un photon peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; ne d&#233;pend que de la distance dans l'espace-temps entre les deux points ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propagateur de l'&#233;lectron : un &#233;lectron peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un premier &#233;lectron &#233;met un photon, le photon se propage puis se mat&#233;rialise en une paire &#233;lectron-positon qui se propagent puis s'annihilent pour se retransformer en un photon qui se propage et est finalement absorb&#233; par un deuxi&#232;me &#233;lectron. Ce processus contient huit diagrammes &#233;l&#233;mentaires : quatre font intervenir le couplage &#233;lectron-photon, deux le propagateur du photon et deux le propagateur de l'&#233;lectron. (...) Trois diagrammes suffisent pour d&#233;crire tous les processus de l'&#233;lectromagn&#233;tisme : couplage &#233;lectron-photon (appel&#233; vertex) : un &#233;lectron peut &#233;mettre ou absorber un photon ; ce processus a une probabilit&#233; proportionnelle &#224; la charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron ; propagateur du photon : un photon peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; ne d&#233;pend que de la distance dans l'espace-temps entre les deux points ; propagateur de l'&#233;lectron : un &#233;lectron peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; est dans ce cas plus compliqu&#233;e &#224; d&#233;crire et elle d&#233;pend aussi de la masse de l'&#233;lectron. Mais le calcul pose des probl&#232;mes apparemment insurmontables : il faut additionner les diagrammes de Feynman pris &#224; tous les points de l'espace-temps. Or la somme sur toutes les paires de points de l'espace-temps de la boucle du diagramme repr&#233;sentant la propagation de la paire &#233;lectron-positon donne un r&#233;sultat infini. Il existe par ailleurs deux autres diagrammes de Feynman en boucle qui donnent des r&#233;sultats infinis. (...) Autre exemple du probl&#232;me des infinis : quelle est la force n&#233;cessaire pour mettre en mouvement un &#233;lectron initialement au repos ? Conform&#233;ment &#224; la th&#233;orie de Maxwell, toute particule charg&#233;e acc&#233;l&#233;r&#233;e &#233;met des ondes &#233;lectromagn&#233;tiques. Or, ces derni&#232;res agissent sur l'&#233;lectron en le freinant. Le calcul de cette force de freinage selon la th&#233;orie de Maxwell donne un r&#233;sultat infini. Il serait donc impossible de d&#233;placer un &#233;lectron, ce qui est bien s&#251;r contredit par l'exp&#233;rience ! Ce n'est qu'en 1949 que Julian Schwinger, Richard Feynman, Sin-Itiro Tomonaga et Freeman Dyson parviennent &#224; r&#233;soudre ce probl&#232;me des quantit&#233;s infinies des diagrammes en boucle : ils le contournent en inventant une m&#233;thode de calcul ing&#233;nieuse appel&#233;e renormalisation. Elle introduit enfin les concepts quantiques de fa&#231;on coh&#233;rente dans la th&#233;orie de Maxwell. Cette nouvelle th&#233;orie est appel&#233;e &#233;lectrodynamique quantique. (...) L'&#233;lectrodynamique quantique est valable jusqu'&#224; une certaine distance minimale qu'on choisit plus ou moins arbitrairement : l'addition des diagrammes de Feynman en boucle sur tous les points de l'espace-temps s'arr&#234;te alors &#224; cette distance. On &#233;vite ainsi les quantit&#233;s infinies mais le r&#233;sultat du calcul de ces diagrammes d&#233;pend de cette distance minimale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photons &#171; r&#233;els &#187; d&#233;finissent l'espace et les photons &#171; virtuels &#187; d&#233;finissent le temps. Pr&#232;s de la mati&#232;re, un photon rencontre sans cesse des particules et sont absorb&#233;es par elles avant qu'un nouveau photon soit r&#233;&#233;mis. Ce processus d'absorption/&#233;mission d&#233;finit une distance de libre (sans absorption) parcours moyen. Cette distance donne une &#233;chelle locale de l'espace. Lorsque l'on va du vide aux masses mat&#233;rielles, cette distance diminue sans cesse. C'est un mouvement irr&#233;versible qui d&#233;finit un sens d'&#233;coulement du temps qui n'existe que pr&#232;s des masses mat&#233;rielles. Dans le vide, il n'y a aucun sens d'&#233;coulement du temps. Plus on s'approche d'une grande masse de mati&#232;re, plus l'&#233;coulement du temps est rapide (relativit&#233; d'Einstein). Les grands espaces quasiment vides qui s&#233;parent les galaxies connaissent un &#233;coulement du temps beaucoup plus long. Conform&#233;ment au fait que les photons lumineux r&#233;els qui en mesurent la distance se d&#233;placent &#224; vitesse globalement constante, c, cela signifie que la distance mesur&#233;e est plus grande. Plus la mati&#232;re se concentre plus le vide s'&#233;tend. Plus se constituent des &#233;toiles et des galaxies et plus l'univers pris dans son ensemble d'&#233;tend. C'est le vide qui grandit et non les distances au sein de la mati&#232;re. Cela signifie que la gravitation est un effet global oppos&#233; &#224; l'expansion et non une interaction li&#233;e &#224; une structure du type onde/corpuscule. La gravitation d&#233;coule donc du processus qui construit en permanence la mesure de l'espace-temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui caract&#233;rise la mati&#232;re, c'est son existence durable. Ce qui caract&#233;rise le vide, c'est l'existence br&#232;ve de ses quantons qui sont dits virtuels mais, rappelons-le, qui sont bel et bien r&#233;els. Ils sont seulement &#233;ph&#233;m&#232;res car ils s'accouplent tr&#232;s rapidement m&#234;me si c'est en un temps al&#233;atoire. Quand ils s'accouplent ils forment un photon. Qu'est-ce qui rend la particule de mati&#232;re un peu plus &#171; durable &#187; ? C'est une particule virtuelle qui a re&#231;u un boson de Higgs. Quelle hypoth&#232;se peut permettre de comprendre ce qui rend une telle particule un peu plus durable, c'est-&#224;-dire qui retarde son accouplement avec un quanton virtuel du vide voisin ? Le fait que la mati&#232;re constitue une esp&#232;ce de trou au sein du vide quantique et retarde ainsi les accouplements possibles. D'o&#249; pourrait provenir ce &#171; trou &#187;, cet isolement de la particule de mati&#232;re, dite &#171; particule r&#233;elle &#187;, par rapport aux particules du vide qui sont ses voisines, dites particules virtuelles ? La particule qui aurait re&#231;u un boson de Higgs &#233;mettrait une onde de mati&#232;re, dite onde de Broglie, qui repousserait les quantons virtuels voisins. Ce faisant, il y aurait modification du temps d&#233;sordonn&#233; du vide. Le temps du vide est marqu&#233; par la dur&#233;e moyenne d'accouplement des quantons virtuels. Ce temps serait modifi&#233; par la pr&#233;sence de la particule de masse (particule ayant re&#231;u un boson de Higgs) du fait de l'&#233;cartement des particules virtuelles voisines. Le temps local tel que nous le connaissons (et non pas tel qu'il existe dans le vide quantique) serait d&#251; &#224; un retardement des interactions avec les quantons virtuels de l'environnement vide. Si une particule se trouve elle-m&#234;me non dans un environnement vide mais dans un environnement de particules, une moyenne d'interactions avec les quantons virtuels va s'&#233;tablir, menant &#224; un temps moyen ou temps local. Le d&#233;placement moyen d'une particule durant ce temps va &#233;galement d&#233;finir un espace. La mati&#232;re durable (dite r&#233;elle) va ainsi d&#233;finir un espace et un temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour subsister, la particule doit brutalement &#233;mettre un ou plusieurs photons par un processus qui est assimilable &#224; un choc et par lequel la particule saute d'un &#233;tat &#224; un autre. Par l'&#233;mission de certains bosons (particules d'interaction), ceux du m&#233;canisme de Higgs, la particule c&#232;de sa propri&#233;t&#233; de masse &#224; la particule virtuelle voisine. Le virtuel devient r&#233;el et inversement, par une proc&#233;dure assimilable au m&#234;me type de choc et qui fonde une nouvelle structure. C'est par ce m&#233;canisme de changement brutal que les caract&#233;ristiques de l'ancienne particule sont conserv&#233;es. La conservation structurelle a eu lieu aux d&#233;pens de la mat&#233;rialit&#233; de la particule. Cette derni&#232;re a disparu ou, plus exactement, ce n'est plus le m&#234;me grain qui en est porteur. C'est au prix de cette disparition et de cette apparition que la mati&#232;re se conserve au plan structurelle (conservation de la masse, de la charge, de l'&#233;nergie, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Cohen-Tannoudji dans &#034;La Mati&#232;re-espace-temps&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La th&#233;orie classique de l'&#233;lectromagn&#233;tisme constitue la base de toute l'exp&#233;rimentation en physique des particules : acc&#233;l&#233;ration et d&#233;tection mettent en jeu les interactions de particules charg&#233;es avec des champs &#233;lectromagn&#233;tiques. Cela signifie qu'&#224; l'origine du signal macroscopique obtenu par amplification se trouve toujours un signal microscopique de nature &#233;lectromagn&#233;tique. On s'attend donc que le discontinu et le discret apparaissent dans la description des ph&#233;nom&#232;nes &#233;lectromagn&#233;tiques mettant en jeu des actions de l'ordre de h (constante de Planck). L'effet photo&#233;lectrique est justement une premi&#232;re manifestation de ce caract&#232;re discontinu. Cet effet consiste en la production d'un courant &#233;lectrique par l'irradiation d'un m&#233;tal photo-&#233;lectrique par un faisceau lumineux. Ce courant correspond &#224; l'arrachement d'&#233;lectrons par le rayonnement. Le caract&#232;re discontinu de l'effet photo&#233;lectrique r&#233;side dans l'existence d'un seuil de fr&#233;quence. En dessous de ce seuil, l'effet photo&#233;lectrique ne se produit pas quelle que soit l'intensit&#233; du rayonnement. (&#8230;) De tels effets sont totalement incompr&#233;hensibles en th&#233;orie classique. L'interpr&#233;tation propos&#233;e par Einstein en 1905 consiste &#224; supposer que l'&#233;nergie du champ &#233;lectromagn&#233;tique est transmise aux &#233;lectrons grain par grain, par quanta. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie quantique, la force exerc&#233;e entre deux charges &#233;lectriques est due &#224; l'&#233;change de photons virtuels. Ces photons sont virtuels car leur existence est &#233;ph&#233;m&#232;re. (...) Des particules quantiques peuvent se trouver dans un &#233;tat virtuel pendant des dur&#233;es limit&#233;es par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. (...) Le nombre de photons ainsi &#233;chang&#233;s &#233;tant proportionnel au produit des deux charges, on retrouve ainsi la loi de Coulomb. Plus formellement on peut associer &#224; un diagramme de Feynman, dans lequel une seule particule virtuelle est &#233;chang&#233;e, un potentiel effectif. (...) C'est le potentiel de la th&#233;orie classique. La nature attractive ou r&#233;pulsive du potentiel d&#233;pend du signe des constantes de couplage &#224; chacun des vertex du diagramme de Feynman. (...) On dit qu'il y a une transition virtuelle si le diagramme de Feynman comporte au moins une boucle. (...) L'&#233;lectron n'est pas pensable sans son cort&#232;ge de photons potentiels. (...) Toute la mati&#232;re et toutes les interactions sont donc pr&#233;sents dans l'espace vide pourvu que l'on consid&#232;re cet espace pendant des intervalles de temps suffisamment brefs. Un &#233;lectron, vu au &#171; microscope &#187;, manifeste des structures &#224; toutes les &#233;chelles. Ces structures traduisent le caract&#232;re indissociable de l'&#233;lectron et des quanta des champs de force qu'il &#233;met puis r&#233;absorbe. On a l&#224; un processus de type fractal. On peut donner un exemple de ce type de structures fractales. (&#8230;) L'&#233;quilibre entre la phase vapeur et la phase liquide de l'eau pr&#233;sente, dans les conditions de temp&#233;rature et de pression voisines du point critique (P=221 bars, T=647&#176;K), une particularit&#233; fascinante. Si on examine un &#233;chantillon d'eau plac&#233; dans ces conditions on observe des gouttes de liquide et des bulles de gaz. Au fur et &#224; mesure que la r&#233;solution de l'appareil s'am&#233;liore, le ph&#233;nom&#232;ne se reproduit sans cesse : les phases liquides et gaz s'embo&#238;tent les unes dans les autres et sont m&#234;l&#233;es les unes dans les autres &#224; toutes les &#233;chelles de distance. La nouvelle conception de l'&#233;l&#233;mentarit&#233; repose sur un &#171; &#233;quilibre &#187; quelque peu similaire : ainsi, ce qui appara&#238;t comme un &#233;lectron lorsqu'il est &#171; vu &#187; avec une r&#233;solution modeste se r&#233;v&#232;le &#233;mettre un photon virtuel ensuite r&#233;absorb&#233;. Avec une r&#233;solution encore meilleure, ce photon virtuel peut &#233;mettre une paire &#233;lectron-positron qui se recombine ensuite ; ces paires ne peuvent &#234;tre r&#233;elles car cela violerait le principe de la conservation de l'&#233;nergie. La dur&#233;e de ces transitions virtuelles est limit&#233;e par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. (&#8230;) L'&#233;lectron est ainsi habill&#233; d'un nuage de charges positives et n&#233;gatives. Ces paires virtuelles ont tendance &#224; se polariser, c'est-&#224;-dire &#224; s'orienter vers l'&#233;lectron, les charges positives masquant la charge nue de l'&#233;lectron. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
En &#233;lectrodynamique quantique, la force &#233;l&#233;mentaire entre deux particules de mati&#232;re est d&#233;crite par le diagramme de Feynman d'&#233;change d'un photon virtuel. Mais les transitions virtuelles introduisent des corrections radiatives (purement quantiques) qui peuvent &#234;tre &#233;valu&#233;es gr&#226;ce &#224; la th&#233;orie de la renormalisation. Ces corrections sont interpr&#233;t&#233;es physiquement comme une polarisation du vide : le photon virtuel se mat&#233;rialise en une paire &#233;lectron-positron qui s'annihile pour redonner un photon virtuel. Cette polarisation du vide produit un effet d'&#233;cran : un &#233;lectron num&#233;ro deux &#171; voit &#187; une charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron num&#233;ro un &#171; &#233;crant&#233;e &#187; par la polarisation du vide. C'est d'ailleurs dans cet effet d'&#233;cran que r&#233;side l'essentiel de la renormalisation : la charge &#171; nue &#187; de l'&#233;lectron est infinie, c'est la polarisation du vide par les paires &#233;lectron-positron (qui vivent le temps des transitions virtuelles) qui &#233;crante, renormalise cette charge et en fait une charge physique, finie, effective, d&#233;pendant de la r&#233;solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
En &#233;lectrodynamique quantique donc, le vide est assimil&#233; &#224; un milieu di&#233;lectrique, polarisable par les fluctuations quantiques, capable d'&#233;cranter la charge &#233;lectrique. La charge renormalis&#233;e d&#233;cro&#238;t quand la distance cro&#238;t. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Une question lancinante persiste : pourquoi la charge &#233;lectrique est-elle quantifi&#233;e et non continue, et pourquoi la charge des protons qui eux sont form&#233;s de quarks (qui a priori n'ont pas grand-chose en commun avec les &#233;lectrons) est-elle juste oppos&#233;e &#224; la charge &#233;lectrique des &#233;lectrons ? (&#8230;) Une voie para&#238;t possible pour tenter d'expliquer la quantification de la charge &#233;lectrique, c'est la voie de l'unification. (&#8230;) Regrouper quarks et leptons dans une m&#234;me repr&#233;sentation signifie qu'il existe une sym&#233;trie dont d&#233;coulent &#224; la fois les interactions des quarks et celles des leptons. C'est donc qu'il existe une description unifi&#233;e des interactions fortes, faibles et &#233;lectromagn&#233;tiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'histoire du cosmos, des transitions de phase, s'accompagnant de brisures de sym&#233;tries ont diff&#233;renci&#233; les particules et leurs interactions, et produit le germe de toute la vari&#233;t&#233; des structures actuellement pr&#233;sentes dans l'univers. (&#8230;) Le vide quantique (c'est-&#224;-dire l'&#233;tat d'&#233;nergie minimale) passe par une s&#233;rie de transitions de phase : d&#233;confinement des quarks et des gluons, annulation de la masse des bosons interm&#233;diaires, annulation de la masse des leptoquarks vers dix puissance 15 giga&#233;lectronvolts. A ce niveau, les diff&#233;rentes interactions deviennent indiscernables. Les particules, qui ne peuvent &#234;tre diff&#233;renci&#233;es que par la mani&#232;re dont elles interagissent, deviennent &#224; leur tour indiscernables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Davies &#233;crit dans &#034;Les forces de la nature&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le lecteur ne doit pas s'imaginer que ce nuage de photons virtuels autour d'un &#233;lectron n'est qu'un gadget heuristique. Ces photons ont des effets r&#233;els, mesurables, bien que faibles en raison de la petitesse du couplage. (...) Toutes les particules quantiques existent sous forme virtuelle, pas seulement les photons. Par exemple, une paire virtuelle &#233;lectron-positron peut appara&#238;tre bri&#232;vement, avant de s'annihiler dans les limites permises par les relations d'incertitude. Un photon peut ainsi se convertir soudain en une telle paire au cours de son voyage. Cela implique que deux photons peuvent se diffuser mutuellement via l'interaction de telles paires virtuelles &#233;lectron-positron, processus impossible en physique classique o&#249; les faisceaux lumineux se p&#233;n&#232;trent sans se perturber. Le fait que tous les photons, r&#233;els aussi bien que virtuels, passent une partie de leur vie sous forme d'une paire &#233;lectron-positron conduit &#224; un effet int&#233;ressant appel&#233; polarisation du vide. Les photons virtuels qui entourent toute particule charg&#233;e contiennent des paires virtuelles &#233;lectron-positron. Si la particule centrale est un &#233;lectron, par exemple, sa charge &#233;lectrique aura tendance &#224; attirer les positrons virtuels et &#224; repousser les &#233;lectrons virtuels. Cette polarisation a un effet d'&#233;cran sur la charge centrale, et la charge effectivement per&#231;ue au loin est plus faible que la charge r&#233;elle de l'&#233;lectron. (...) Le champ magn&#233;tique de l'&#233;lectron est une autre confirmation importante de l'existence de photons virtuels. Le nuage virtuel modifie l&#233;g&#232;rement le moment magn&#233;tique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie quantique du champ &#233;lectromagn&#233;tique doit pouvoir d&#233;crire bien plus que la simple &#233;mission ou absorption de photons. Quand deux particules charg&#233;es interagissent &#224; distance et s'attirent ou se repoussent, les forces qui perturbent leur mouvement sont d'origine &#233;lectromagn&#233;tique. Deux particules de m&#234;me charge s'approchant l'une de l'autre, soumises &#224; une force de r&#233;pulsion mutuelle, sont d&#233;vi&#233;es (processus appel&#233; diffusion). L'explication classique de la diffusion est qu'il y a un transfert continu d'&#233;nergie et d'impulsion entre les deux particules via le champ &#233;lectromagn&#233;tique et ce transfert est cause de la d&#233;viation des trajectoires. La description quantique de ce processus ne peut pas faire appel &#224; de tels concepts, car les particules quantiques comme les &#233;lectrons ne suivent pas des trajectoires bien d&#233;finies et la propagation d'&#233;nergie et d'impulsion doit &#234;tre d&#233;crite en termes d'&#233;changes de photons. (&#8230;) Des particules de charges oppos&#233;es s'attirent &#233;galement en &#233;changeant un photon. La force de r&#233;pulsion (ou d'attraction) entre des particules charg&#233;es peut se calculer comme un effet du transfert de photons virtuels entre elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour distinguer un photon &#171; ordinaire &#187;, qui poss&#232;de une &#233;nergie et une impulsion bien d&#233;finies, des photons &#233;ph&#233;m&#232;res &#233;chang&#233;s au cours d'une diffusion, ceux-ci sont appel&#233;s virtuels. Les photons virtuels ne sont pas vus explicitement dans une diffusion. Les photons virtuels ne sont pas vus explicitement dans une diffusion : il s'agit d'un arrangement strictement priv&#233; entre les particules charg&#233;es en jeu. Nous pouvons consid&#233;rer ces photons virtuels comme des messagers, porteurs de la force &#233;lectromagn&#233;tique. En g&#233;n&#233;ral, un photon virtuel peut vivre pendant un laps de temps &#233;gal &#224; la constante de Planck divis&#233;e par l'&#233;nergie du photon, soit l'inverse de sa fr&#233;quence. Pendant ce temps, le photon virtuel parcours une distance &#233;gale &#224; la vitesse de la lumi&#232;re c divis&#233;e par la fr&#233;quence, soit une longueur d'onde. Cela diff&#232;re beaucoup d'un photon r&#233;el qui se d&#233;tache compl&#232;tement de l'&#233;lectron qui l'&#233;met et peut voyager tr&#232;s loin, jouissant d'une existence autonome. Les photons virtuels d&#233;crivent le champ &#224; proximit&#233; d'une charge &#233;lectrique, tandis que les photons r&#233;els appartiennent au champ lointain (le rayonnement). Les photons virtuels ne privent pas de fa&#231;on permanente un &#233;lectron d'&#233;nergie, des photons r&#233;els le peuvent. Nous pouvons consid&#233;rer ces photons virtuels comme des messagers, porteurs de la force &#233;lectromagn&#233;tique. En g&#233;n&#233;ral, un photon virtuel peut &#171; vivre &#187; pendant un laps de temps &#233;gal &#224; la constante de Planck h divis&#233;e par l'&#233;nergie emprunt&#233;e, ici celle d'un photon soit constante de Planck fois la fr&#233;quence, donc ce laps de temps est l'inverse de la fr&#233;quence du photon. Pendant cette dur&#233;e de vie, le photon parcourt une distance &#233;gale &#224; la vitesse de la lumi&#232;re c fois le temps, donc c divis&#233; par la fr&#233;quence &#233;gale une longueur d'onde. Cela diff&#232;re beaucoup d'un photon r&#233;el qui se d&#233;tache compl&#232;tement d'un &#233;lectron et peut voyager tr&#232;s loin, jouissant d'une existence autonome. Les photons virtuels d&#233;crivent le champ &#224; proximit&#233; d'une charge &#233;lectrique, tandis que les photons (dits r&#233;els) appartiennent au champ lointain (le rayonnement). Les photons virtuels ne privent pas de fa&#231;on permanente un &#233;lectron d'&#233;nergie, des photons r&#233;els le peuvent. Nous pouvons identifier les photons virtuels au champ &#233;lectrostatique, qui d&#233;croit comme l'inverse du carr&#233; de la distance de la particule charg&#233;e, et les photons r&#233;els au rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique qui d&#233;croit plus lentement, comme l'inverse de la distance, et voyage donc au loin. (&#8230;) En raison de la relation d'incertitude temps-&#233;nergie, il est impossible de dire quelle est la particule qui, dans une diffusion, &#233;met le photon virtuel et quelle est celle qui l'absorbe. L'ordre dans lequel se produisent ces deux &#233;v&#233;nements proches ne peut &#234;tre d&#233;termin&#233;. (&#8230;) Un photon virtuel ne peut voyager au-del&#224; d'une longueur d'onde et il est donc inutilisable pour transporter les messages. Seuls les photons r&#233;els transportent une information. (&#8230;) Un &#233;lectron isol&#233; peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#233;mettant et r&#233;absorbant continuellement des photons virtuels, dans les limites permises par les relations d'incertitude. Chaque &#233;lectron est envelopp&#233; d'un essaim de photons virtuels qui bourdonnent autour de lui de fa&#231;on &#233;ph&#233;m&#232;re. Cela est aussi vrai de toutes les particules charg&#233;es. Les photons virtuels qui enveloppent un &#233;lectron lui sont &#233;troitement li&#233;s par le principe d'incertitude, et ne s'aventurent jamais tr&#232;s loin. Si pourtant l'&#233;lectron venait &#224; disparaitre, les photons virtuels n'auraient plus rien pour les retenir et s'en iraient au loin comme les photons r&#233;els. Une disparition soudaine d'un &#233;lectron n'est pas aussi improbable qu'il le semble : nous savons que s'il venait &#224; rencontrer un positron, il s'annihilerait avec lui. Nous pouvons donc consid&#233;rer les rayons gamma produits par l'annihilation d'un &#233;lectron et d'un positron comme le r&#233;sidu des photons virtuels que ces particules emportaient toujours avec elles, et que leur soudaine disparition a lib&#233;r&#233;. (&#8230;) Le lecteur ne doit pas consid&#233;rer que ce nuage de photons virtuels autour d'un &#233;lectron n'est qu'un gadget heuristique. Ces photons ont des effets r&#233;els, mesurables bien que faibles en raison de la petitesse du couplage. L'un des plus c&#233;l&#232;bres est le l&#233;ger d&#233;calage qui appara&#238;t dans les niveaux d'&#233;nergie de tous les atomes, de l'hydrog&#232;ne en particulier et que l'on appelle le d&#233;calage de Lamb. Il est d&#251; &#224; la perturbation apport&#233;e par le noyau, charg&#233; &#233;lectriquement, au nuage de photons virtuels qui entoure l'&#233;lectron, perturbation qui change un tout petit peu l'&#233;nergie de l'&#233;lectron. Toutes les particules quantiques existent sous forme virtuelle, pas seulement les photons. Par exemple, une paire virtuelle &#233;lectron-positron peut appara&#238;tre bri&#232;vement, avant de s'annihiler dans les limites permises par les relations d'incertitude. Un photon peut ainsi se convertir soudain en une telle paire au cours de son voyage. Cela implique que deux photons peuvent se diffuser mutuellement via l'interaction de telles paires virtuelles &#233;lectron-positron, processus impossible en physique classique o&#249; les faisceaux lumineux se p&#233;n&#232;trent sans se perturber. Le fait que tous les photons, r&#233;els aussi bien que virtuels, passent une partie de leur vie sous forme d'une paire virtuelle &#233;lectron-positron conduit &#224; un effet int&#233;ressant appel&#233; la polarisation du vide. Les photons virtuels qui entourent toute particule charg&#233;e contiennent des paires virtuelles &#233;lectron-positron. Si la particule centrale est un &#233;lectron, par exemple, sa charge &#233;lectrique aura tendance &#224; attirer les positrons virtuels et &#224; repousser les &#233;lectrons virtuels. Cette polarisation a un effet d'&#233;cran sur la charge centrale, et la charge effectivement per&#231;ue au loin est plus faible que la charge r&#233;elle de l'&#233;lectron. (...) M&#234;me en l'absence de particules r&#233;elles, l'espace apparemment &#171; vide &#187; est rempli d'un ferment de particules virtuelles de toutes sortes. En fait, les jongleries des particules r&#233;elles peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme une simple &#233;cume sur un oc&#233;an d'activit&#233; fr&#233;missante du vide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le champ magn&#233;tique de l'&#233;lectron est une autre confirmation importante de l'existence de photons virtuels. Le nuage virtuel modifie l&#233;g&#232;rement le moment magn&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Pourquoi les autres forces de la nature ne seraient-elles pas d&#233;crites de la m&#234;me fa&#231;on ? Yukawa fit d&#232;s 1935 une premi&#232;re tentative ne ce sens, pour d&#233;crire la force nucl&#233;aire forte. (&#8230;) Nous avons expliqu&#233; que l'&#233;change d'un photon virtuel conduit &#224; une force entre particules charg&#233;es &#233;lectriquement. Yukawa sugg&#233;ra que tout proton ou neutron &#233;tait entour&#233; d'un nouveau type de champ, auquel il se couple via une &#171; charge nucl&#233;aire &#187;, tout comme un &#233;lectron se couple au champ &#233;lectromagn&#233;tique via une charge &#233;lectrique. Ce nouveau champ a des quanta d'excitation (des particules virtuelles) analogues aux photons, et l'&#233;change de ces particules virtuelles entre neutrons et protons engendre une force attractive. (&#8230;) Op&#233;rant par quanta virtuels, l'interaction entre deux particules ne peut avoir lieu au-del&#224; de la distance maximale que peuvent parcourir ces quanta. Ces limites sont fix&#233;es par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg qui disent qu'un quantum d'&#233;nergie E a une dur&#233;e de vie h (constante de Planck) divis&#233; par deux fois pi fois E et peut donc parcourir une distance c fois plus grande (c &#233;tant la vitesse de la lumi&#232;re) avant d'&#234;tre absorb&#233;. Dans le cas &#233;lectromagn&#233;tique, l'&#233;nergie E peut &#234;tre aussi faible que l'on veut : il suffit de consid&#233;rer des photons virtuels de tr&#232;s basse fr&#233;quence. C'est pour cela que la force &#233;lectromagn&#233;tique a une tr&#232;s grande port&#233;e, l'&#233;nergie de l'interaction diminuant comme l'inverse de la distance, et la force comme l'inverse du carr&#233; de la distance. Pour obtenir une force de courte port&#233;e, Yukawa supposa que les quanta du nouveau champ nucl&#233;aire avaient une masse m. De cette fa&#231;on, l'&#233;nergie E &#224; emprunter pour cr&#233;er un quantum virtuel est au moins &#233;gale &#224; mc&#178;, et le principe d'incertitude ne permet pas &#224; ce dernier d'exister plus d'un temps de h divis&#233; par deux pi fois mc&#178; avant d'&#234;tre r&#233;absorb&#233;. (&#8230;) La port&#233;e de la force est &#224; peu pr&#232;s h divis&#233; par deux pi fois mc. (&#8230;) La masse doit &#234;tre environ trois cent fois la masse de l'&#233;lectron. Les quanta du champ nucl&#233;aire furent appel&#233;s des m&#233;sons. Plus tard on les appel&#233; m&#233;sons pi ou pions. (&#8230;) Les particules charg&#233;es &#233;lectriquement sont entour&#233;es d'un nuage de photons virtuels. De m&#234;me, les protons et les neutrons sont entour&#233;s d'un nuage de m&#233;sons virtuels, dont certains portent une charge &#233;lectrique. La preuve directe de l'existence de ce nuage vient de la diffusion d'&#233;lectrons (insensibles &#224; la force nucl&#233;aire) sur les m&#233;sons virtuels charg&#233;s par interaction &#233;lectromagn&#233;tique. Cet essaim tourbillonnant de charges &#233;lectriques cr&#233;e un champ magn&#233;tique. La th&#233;orie de quarks compl&#232;te aujourd'hui cette explication. (&#8230;) La dur&#233;e de vie du neutron, de l'ordre du quart d'heure, est extr&#234;mement longue selon les standards nucl&#233;aires, ce qui signifie qu'elle est l'&#339;uvre d'une force tr&#232;s faible. La quatri&#232;me force connue de la nature est donc appel&#233;e l'interaction faible, par opposition &#224; l'interaction forte. (&#8230;) Un neutron et un antineutrino p&#233;n&#232;trent dans une r&#233;gion d'interaction tr&#232;s localis&#233;e et en &#233;mergent sous la forme d'un proton et d'un &#233;lectron. (&#8230;) Yukawa sugg&#232;re que cette transmutation est due &#224; l'&#233;change d'un nouveau type de particule messag&#232;re (quantum virtuel d'un champ) appel&#233; W. (&#8230;) On annon&#231;a d&#233;but 1983 la d&#233;couverte du W, avec une masse environ 80 fois sup&#233;rieure &#224; celle du proton. (&#8230;) Nous avons dit que le pion &#233;tait instable et se d&#233;sint&#233;grait. Le principal mode de d&#233;sint&#233;gration des pions est sous forme d'un muon (ou d'un antimuon) plus un neutrino ou un antineutrino. (&#8230;) En fait, le muon a &#233;t&#233; d&#233;couvert avant le pion en 1937. (&#8230;) Le muon lui-m&#234;me est instable en un &#233;lectron ou un positron plus un neutrino et un antineutrino. (&#8230;) Des particules comme le pion se d&#233;sint&#232;grent au bout d'un temps tr&#232;s court. Le pion z&#233;ro par exemple se d&#233;sint&#232;gre en moins d'un dix-millioni&#232;me de milliardi&#232;me de seconde. (&#8230;) A comparer avec le temps mis par la lumi&#232;re pour traverser un proton ou un neutron : un milliard de fois moins que cette dur&#233;e. (&#8230;) La base de la th&#233;orie des quarks est tr&#232;s simple :il faut trois quarks pour former un baryon, soit un quark s'unit &#224; un antiquark pour former un m&#233;son. (&#8230;) Il existe six sortes de quarks (on dit six saveurs) : u, s, d, c, t, et b). (&#8230;) La formation et la d&#233;sint&#233;gration des particules s'expriment en termes de quarks. Dans la d&#233;sint&#233;gration du neutron, un quark d est remplac&#233; par un quark, ce qui fait que udd donne uud, soit un neutron se transforme en un proton plus un positron et un antineutrino. (&#8230;) Si les quarks sont li&#233;s, il doit bien y avoir une force qui les attire les uns vers les autres, une force extr&#234;mement forte. L'interaction entre quarks et entre nucl&#233;ons est appel&#233;e la force forte. (&#8230;) les quarks existent sous trois formes diff&#233;rentes qu'on a appel&#233; couleurs : rouge, vert et bleu. (&#8230;) La th&#233;orie qui incorpore toutes ces caract&#233;ristiques de la force entre quarks est la Chromodynamique quantique ou QCD. (&#8230;) Nous avons expliqu&#233; que la charge d'un &#233;lectron polarise le vide en attirant les positrons virtuels et en repoussant les &#233;lectrons virtuels dans l'espace autour de lui. Cela &#233;crante sa charge, diminuant la force effective ressentie &#224; distance. Un effet semblable de polarisation se passe autour d'un quark, mais cette fois il met en jeu la couleur au lieu de la charge &#233;lectrique. La charge de couleur d'un quark attire les antiquarks virtuels de l'anticouleur appropri&#233;e. Le vide contient aussi des gluons virtuels, qui participent aussi &#224; la polarisation puisqu'ils sont color&#233;s, mais leur effet est au contraire de renforcer la charge de couleur au lieu de l'&#233;cranter. Les gluons l'emportent sur les quarks, et le r&#233;sultat net est que la charge effective de couleur augmente au lieu de diminuer. Pour deux quarks tr&#232;s proches, l'effet anti-&#233;cran est &#233;vit&#233;, expliquant le confinement des quarks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les physiciens pensent que le vide peut &#234;tre rempli de paires de particules &#171; virtuelles &#187;, comme des &#233;lectrons et des positrons, qui se cr&#233;ent et s'annihilent rapidement ensuite[78]. La combinaison de la variation d'&#233;nergie n&#233;cessit&#233;e pour cr&#233;er ces particules, et du temps pendant lequel elles existent reste en-dessous du seuil de d&#233;tectabilit&#233; exprim&#233; par le principe d'incertitude de Heisenberg. Pratiquement, l'&#233;nergie demand&#233;e pour cr&#233;er les particules, , peut &#234;tre &#171; emprunt&#233;e &#187; au vide pour une dur&#233;e, dans la mesure o&#249; le produit n'est pas plus grand que la constante de Planck r&#233;duite &#295; &#8776; 6,6&#215;10-16 eVs. Donc pour une paire &#233;lectron-positron virtuelle, est au plus de 6,6&#215;10-22 s[79].&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis qu'une paire virtuelle &#233;lectron-positron subsiste, la force coulombienne du champ &#233;lectrique ambiant entourant un &#233;lectron fait que le positron est attir&#233; par ce dernier, tandis que l'&#233;lectron de la paire est repouss&#233;. Ceci provoque ce que l'on appelle polarisation du vide. En fait, le vide se comporte comme un milieu ayant une permittivit&#233; di&#233;lectrique sup&#233;rieure &#224; l'unit&#233;. Donc la charge effective d'un &#233;lectron est plus faible que sa valeur nominale, et la charge diminue quand la distance &#224; l'&#233;lectron augmente. Cette polarisation a &#233;t&#233; confirm&#233;e exp&#233;rimentalement en 1997 en utilisant l'acc&#233;l&#233;rateur de particules japonais TRISTAN. Les particules virtuelles provoquent un effet de masquage comparable pour la masse de l'&#233;lectron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interaction avec des particules virtuelles explique aussi la l&#233;g&#232;re d&#233;viation (environ 0,1%) entre le moment magn&#233;tique intrins&#232;que de l'&#233;lectron et le magn&#233;ton de Bohr (le moment magn&#233;tique anomal). La pr&#233;cision extraordinaire de l'accord entre cette diff&#233;rence pr&#233;vue par la th&#233;orie et la valeur d&#233;termin&#233;e par l'exp&#233;rience est consid&#233;r&#233;e comme une des grandes r&#233;ussites de l'&#233;lectrodynamique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En physique classique, le moment angulaire et le moment magn&#233;tique d'un objet d&#233;pendent de ses dimensions physiques. Il para&#238;t donc incoh&#233;rent de concevoir un &#233;lectron sans dimensions poss&#233;dant ces propri&#233;t&#233;s. Le paradoxe apparent peut &#234;tre expliqu&#233; par la formation de photons virtuels dans le champ &#233;lectrique engendr&#233; par l'&#233;lectron. Ces photons font se d&#233;placer l'&#233;lectron de fa&#231;on saccad&#233;e (ce qui s'appelle Zitterbewegung en allemand, ou mouvement de tremblement) qui r&#233;sulte en un mouvement circulaire avec une pr&#233;cession. Ce mouvement produit &#224; la fois le spin et le moment magn&#233;tique de l'&#233;lectron. Dans les atomes, cette cr&#233;ation de photons virtuels explique le d&#233;calage de Lamb (Lamb shift) observ&#233; dans les raies spectrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;lectrodynamique quantique, l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique entre particules est transmise par des photons. Un &#233;lectron isol&#233;, qui ne subit pas d'acc&#233;l&#233;ration, ne peut pas &#233;mettre ni absorber un photon r&#233;el : ceci violerait la conservation de l'&#233;nergie et de la quantit&#233; de mouvement. Par contre, des photons virtuels peuvent tranf&#233;rer de la quantit&#233; de mouvement entre deux particules charg&#233;es. C'est cet &#233;change de photons virtuels qui, en particulier, engendre la force de Coulomb. Une &#233;mission d'&#233;nergie peut avoir lieu quand un &#233;lectron en mouvement est d&#233;fl&#233;chi par une particule charg&#233;e, comme un proton. L'acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;lectron r&#233;sulte en &#233;mission de rayonnement continu de freinage (Bremsstrahlung en allemand). Une courbe montre le mouvement de l'&#233;lectron ; un point rouge montre le noyau, et une ligne ondul&#233;e le photon &#233;mis Ici, le bremsstrahlung est produit par un &#233;lectron e d&#233;fl&#233;chi par le champ &#233;lectrique d'un noyau atomique. Le changement d'&#233;nergie E2 &#8212; E1 d&#233;termine la fr&#233;quence f du photon &#233;mis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Jacob, dans &#171; Au c&#339;ur de la mati&#232;re &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'interaction &#233;lectromagn&#233;tique correspond &#224; l'&#233;change de photons qui se couplent aux particules charg&#233;es en fonction de la charge &#233;lectrique, quelle que soit celle qui la porte&#8230; Prenons un &#233;lectron absorbant un photon. Nous sommes d&#233;j&#224; assez familiers avec les m&#233;canismes quantiques pour savoir que le vide est anim&#233; par la cr&#233;ation continuelle et la disparition rapide de paires &#233;lectron-positron. Ce sont des paires virtuelles mais cela va compliquer notre processus d'absorption qui ne demande qu'un temps tr&#232;s bref durant lequel ces paires virtuelles ont bien le temps de se manifester. L'&#233;lectron, de charge n&#233;gative, va ainsi attirer les positrons de ces paires virtuelles en repoussant leurs &#233;lectrons. &#171; Approchant &#187; de l'&#233;lectron, le photon va ainsi le &#171; voir &#187; entour&#233; d'un &#171; nuage &#187; de charge positive d&#251; aux positrons virtuels attir&#233;s&#8230; C'est une version quantique de l'effet d'&#233;cran&#8230; Revenons &#224; notre &#233;lectron absorbant un photon tout en s'entourant d'un nuage virtuel contenant plus de positrons que d'&#233;lectrons&#8230; Il se trouve que, dans le calcul quantique, l'effet principal peut &#234;tre con&#231;u comme la transformation du photon en une paire &#233;lectron-positron, qu'il r&#233;absorbe avant l'interaction. C'est le terme dominant de l'effet d'&#233;cran. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Physique_atomique_et_mol%C3%A9culaire/8wgRCwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel&amp;pg=PA8&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique atomique et mol&#233;culaire, le&#231;on inaugurale de Claude Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Processus_d_interaction_entre_photons_et/VQZw75C7czQC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel+inauthor:%22Claude+Cohen-Tannoudji%22&amp;pg=PA123&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Processus d'interaction entre photons et atomes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Au_c%C5%93ur_de_la_mati%C3%A8re/1t4t-0Vk_bMC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel+inauthor:%22Maurice+Jacob%22&amp;pg=PA151&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Au c&#339;ur de la mati&#232;re de Maurice Jacob&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les couleurs et la couleur&#8230;</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7283</link>
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		<dc:date>2021-07-24T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les couleurs et la couleur&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un exemple : la couleur du z&#232;bre &lt;br class='autobr' /&gt;
La couleur et l'&#339;il &lt;br class='autobr' /&gt;
La lumi&#232;re a une couleur &lt;br class='autobr' /&gt;
Lumi&#232;re quantique &lt;br class='autobr' /&gt;
La couleur de la lumi&#232;re, vue par Mati&#232;re et R&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
La couleur, vue par l'Universit&#233; de tous les savoirs &lt;br class='autobr' /&gt;
Les couleurs, vues par Pastoureau &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi Pastoureau &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir encore Pastoureau &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir toujours Pastoureau &lt;br class='autobr' /&gt;
Les couleurs et la couleur sur wikisource &lt;br class='autobr' /&gt;
La couleur de la lumi&#232;re sur gallica &lt;br class='autobr' /&gt;
[Les couleurs sur google books -&gt; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_15243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH250/ElementaryFrailArcticduck-size_restricted-b4b54.gif?1780193602' width='250' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L235xH227/unnamedd-fc8ad.gif?1780193602' width='235' height='227' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15245 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH310/Prisma-lightSpectrum-goethe-c2ce6.jpg?1780193603' width='500' height='310' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/gif-hypnotique-007-ac275.gif?1780193603' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/gif/roue_couleur.gif' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L446xH977/roue_couleur-aed6b.gif?1780193603' width='446' height='977' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15248 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L346xH346/unnamed-3-1ad18.gif?1780193603' width='346' height='346' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH225/40371-c5610.gif?1780193603' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/1c7d6a321566252b00adfc0b86da6c71-7bd5d.gif?1780193603' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les couleurs et la couleur&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4571&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un exemple : la couleur du z&#232;bre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4895&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La couleur et l'&#339;il&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article938&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lumi&#232;re a une couleur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article972&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lumi&#232;re quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=couleur+lumi%C3%A8re+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La couleur de la lumi&#232;re, vue par Mati&#232;re et R&#233;volution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/recherche/?q=couleur&amp;submitProgramSearch=Ok&amp;simpleform_submitted=searchbar-form&amp;fromSimpleForm=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La couleur, vue par l'Universit&#233; de tous les savoirs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-08.02.2021-ITEMA_22567408-2017C3372E0082.mp3?podcast=podcast09/13915-08.02.2021-ITEMA_22567408-2017C3372E0082.mp3&amp;provider=public&amp;br=3372&amp;stationname=France%20Culture&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les couleurs, vues par Pastoureau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/des-gouts-et-des-couleurs-avec-michel-pastoureau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir aussi Pastoureau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8DyyXH6ZgZY&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir encore Pastoureau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=v-pFqaCFx2o&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir toujours Pastoureau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&amp;q=wikisource+la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les couleurs et la couleur sur wikisource&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?q=gallica+la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&amp;client=firefox-b-d&amp;ei=7_NjYLTTL73h7_UP97-5sAo&amp;oq=gallica+la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAM6CAgAEAgQBxAeOgUIABDNAlCGhFhYiY5YYIaQWGgCcAB4AIABV4gB4QOSAQE4mAEAoAEBqgEHZ3dzLXdpesABAQ&amp;sclient=gws-wiz&amp;ved=0ahUKEwj0hrbH0tnvAhW98LsIHfdfDqYQ4dUDCAw&amp;uact=5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La couleur de la lumi&#232;re sur gallica&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?q=google+books+la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&amp;client=firefox-b-d&amp;ei=lPljYNaqNvaB9u8PnZS66AE&amp;oq=google+books+la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAM6BAgAEEM6AggAOgYIABAHEB46BAgAEB46BggAEAgQHjoICAAQCBAHEB46BQgAEM0CUMCVAljIswJgu7YCaAJwAHgAgAFeiAGMBpIBAjE0mAEAoAEBqgEHZ3dzLXdpesABAQ&amp;sclient=gws-wiz&amp;ved=0ahUKEwjWxMD419nvAhX2gP0HHR2KDh0Q4dUDCAw&amp;uact=5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les couleurs sur google books&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&amp;q=la+couleur+de+la+lumi%C3%A8re&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&amp;q=the+color+of+the+light&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire en anglais &#8211; Read here&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?q=arxiv+color+of+the+light&amp;client=firefox-b-d&amp;ei=YPpjYMzMO-H87_UP7OGJgA8&amp;oq=arxiv+color+of+the+light&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAM6BwgAEEcQsAM6BggAEAcQHjoICAAQCBAHEB46CggAEAgQBxAKEB5Q3s4FWMHgBWDg4gVoAXACeACAAVeIAe8CkgEBNpgBAKABAaoBB2d3cy13aXrIAQjAAQE&amp;sclient=gws-wiz&amp;ved=0ahUKEwjM_OjZ2NnvAhVh_rsIHexwAvAQ4dUDCAw&amp;uact=5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also here&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=couleur+des+quarks+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La &#171; couleur &#187; des quarks&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?q=couleurs+de+la+lumi%C3%A8re&amp;client=firefox-b-d&amp;source=lnms&amp;tbm=vid&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiA44vI2dnvAhXM_rsIHb3KAMAQ_AUoBHoECAEQBg&amp;biw=1280&amp;bih=882&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vid&#233;o&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89l%C3%A9ments_de_la_philosophie_de_Newton/%C3%89dition_Garnier/Partie_2/Chapitre_13&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;l&#233;ments de la philosophie de Newton, par Voltaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Photographie_des_couleurs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La photographie des couleurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Encyclop%C3%A9die/1re_%C3%A9dition/COULEUR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Couleur &#187;, article de l'Encyclop&#233;die de Diderot et d'Alembert&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_couleur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Th&#233;orie de la couleur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Couleur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couleur, dans wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/bibnum/743&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Newton et la naissance de la th&#233;orie des couleurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mon-louvre.be/pratiquepages/couleur.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couleurs au Louvre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-internationale-de-philosophie-2009-3-page-279.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Schopenhauer, Goethe et la th&#233;orie des couleurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k919147.texteImage&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trait&#233; de la couleur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Mat%C3%A9riaux_pour_l_histoire_de_la_th%C3%A9ori/4tEt9giiysEC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=goethe+trait%C3%A9+des+couleurs&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mat&#233;riaux pour l'histoire de la th&#233;orie des couleurs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/%C5%92uvres_scientifiques_de_Goethe/NJY6AAAAcAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=goethe+trait%C3%A9+des+couleurs&amp;pg=PA201&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trait&#233; des couleurs, Goethe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Textes_sur_la_vue_et_sur_les_couleurs/qwl3bKuFXAsC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=goethe+trait%C3%A9+des+couleurs&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Textes sur la vue et sur les couleurs, Schopenhauer&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Th%C3%A9orie_scientifique_des_couleurs_et_le/BDwT9s5_DNAC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=newton+th%C3%A9orie+des+couleurs&amp;pg=RA1-PA86&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Th&#233;orie des couleurs en 1895&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Optique_physiologique/MBOvvRbeDHMC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=newton+th%C3%A9orie+des+couleurs&amp;pg=PA355&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Historique de la th&#233;orie des couleurs, Helmoltz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que la vitesse de la lumi&#232;re c et est-elle ind&#233;passable ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7089</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7089</guid>
		<dc:date>2021-06-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Paul Auffray, dans &#171; L'atome &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Selon la m&#233;canique quantique, les rayons &#233;mis (ou absorb&#233;s) par un atome sont compos&#233;s de photons dot&#233;s, en tant que tels, de deux caract&#233;ristiques fondamentales : ils se d&#233;placent &#224; la vitesse de la lumi&#232;re (&#233;gale &#224; 300.000 kilom&#232;tres par seconde environ) et ils transportent chacun un paquet d'&#233;nergie &#233;gale &#224; la constante de Planck h multipli&#233; par la fr&#233;quence &#181; du rayonnement consid&#233;r&#233;. Les choses de pr&#233;sentent diff&#233;remment dans notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Auffray&lt;/strong&gt;, dans &#171; L'atome &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Selon la m&#233;canique quantique, les rayons &#233;mis (ou absorb&#233;s) par un atome sont compos&#233;s de photons dot&#233;s, en tant que tels, de deux caract&#233;ristiques fondamentales : ils se d&#233;placent &#224; la vitesse de la lumi&#232;re (&#233;gale &#224; 300.000 kilom&#232;tres par seconde environ) et ils transportent chacun un paquet d'&#233;nergie &#233;gale &#224; la constante de Planck h multipli&#233; par la fr&#233;quence &#181; du rayonnement consid&#233;r&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les choses de pr&#233;sentent diff&#233;remment dans notre repr&#233;sentation. Les rayons sont compos&#233;s de quanta d'action (l'action a la dimension d'une &#233;nergie multipli&#233;e par un temps) auxquels ni l'une ni l'autre des deux contraintes cit&#233;es ci-dessus (vitesse c et paquet d'&#233;nergie h&#181;) n'est applicable : les quanta peuvent aller soit moins vite soit plus vite que la lumi&#232;re et peuvent transporter une &#233;nergie soit plus petite soit plus grande que h&#181;. Y a-t-il une chance concr&#232;te de pouvoir trancher entre les deux points de vue, en observant par exemple un quantum allant plus vite que la lumi&#232;re et transportant une &#233;nergie plus grande que h&#181; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon notre point de vue, lorsqu'un quantum rencontre sur son chemin un passage &#233;troit &#8211; un tunnel &#8211; dont la largeur ou le diam&#232;tre est du m&#234;me ordre de grandeur que la longueur de son pas, il &#171; allonge le pas &#187; pour traverser cet obstacle, ce qui a pour effet de le faire &#233;merger de l'autre c&#244;t&#233; du pi&#232;ge plus t&#244;t que pr&#233;vu il traverse donc le tunnel &#224; une vitesse &#171; supraluminique &#187;. Ce ph&#233;nom&#232;ne remarquable est connu en m&#233;canique quantique sous le nom d' &#171; effet tunnel &#187;. Au cours des ann&#233;es 90, plusieurs groupes de chercheurs (en particulier Anedio Ranfani &#224; Florence, G&#252;nther Nimtz &#224; Cologne et Raymond Chiao &#224; Berkeley) l'ont &#233;tudi&#233; au moyen de techniques tr&#232;s sophistiqu&#233;es. Ainsi l'&#233;quipe de Cologne a mesur&#233; des vitesses cinq fois sup&#233;rieures &#224; c !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ph&#233;nom&#232;ne fascine &#8230; et embarrasse les physiciens : c'est qu'ils sont habitu&#233;s &#224; penser que &#171; rien ne peut aller plus vite que la lumi&#232;re &#187;. Pour expliquer les vitesses supraluminiques, la m&#233;canique quantique a recours &#224; une repr&#233;sentation du photon qui en fait un &#171; paquet d'ondes &#187;, v&#233;ritable composite &#8230; d'&#233;l&#233;ments individuels ressemblant &#233;trangement &#224; nos quanta d'action ! En un mot, elle utilise de facto la repr&#233;sentation ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aephra&#239;m Steinberg &#224; Berkeley a &#233;tudi&#233; de pr&#232;s le comportement d'un paquet d'ondes traversant un tunnel constitu&#233; dans ses exp&#233;riences par une couche mince r&#233;fl&#233;chissante que seul un quantum sur cent en moyenne parvenait &#224; traverser. Ses conclusions confirment qu'en traversant le tunnel le paquet &#171; voyage plus vite que la lumi&#232;re &#187;, m&#234;me s'il conclut &#233;galement qu' &#171; on ne peut pas exploiter cet effet pour transf&#233;rer de l'&#233;nergie &#224; une vitesse moyenne sup&#233;rieure &#224; celle de la lumi&#232;re. &#187; A quoi cela tient-il ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les calculs de Richard Feynman montrent que sur de longues distances seuls les quanta qui se d&#233;placent &#224; la vitesse de la lumi&#232;re parviennent &#224; demeurer en phase les uns avec les autres et sont donc observables (sont &#171; r&#233;els &#187; au sens donn&#233; par les sp&#233;cialistes). C'est ce qui nous fait dire que la lumi&#232;re a une vitesse c bien d&#233;termin&#233;e, toujours la m&#234;me dans le vide. Mais cette restriction ne s'applique pas sur de courtes distances, &#224; l'&#233;chelle interne de l'atome par exemple. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.generation-nt.com/vitesse-lumiere-photon-physique-quantique-actualite-44132.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vitesse supraluminique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur wikipedia :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; La vitesse de la lumi&#232;re dans le vide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les th&#233;ories de la physique moderne, et notamment les &#233;quations de Maxwell, la lumi&#232;re visible et toutes les ondes &#233;lectromagn&#233;tiques ont une vitesse constante dans le vide, la vitesse de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On la consid&#232;re donc comme une constante physique not&#233;e c (du latin celeritas, &#171; vitesse &#187;). Mais elle n'est pas seulement constante (pense-t-on) en tous les endroits (et &#224; tous les &#226;ges) de l'univers (principes cosmologiques faible et fort, respectivement) ; elle l'est &#233;galement d'un rep&#232;re inertiel &#224; un autre (principe d'&#233;quivalence restreint). En d'autres termes : quel que soit le rep&#232;re inertiel de r&#233;f&#233;rence d'un observateur ou la vitesse de l'objet &#233;mettant la lumi&#232;re, tout observateur obtiendra la m&#234;me mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun objet mat&#233;riel ni aucun signal ne peut voyager plus vite que c dans le cadre des th&#233;ories existantes. Seuls peuvent &#171; voyager &#187; plus vite que c (&#224; vitesse dite supraluminique) des fronts virtuels (l'ombre port&#233;e &#224; grande distance d'un objet en rotation, par exemple), et on ne peut pas s'en servir pour transmettre un signal, ni de l'&#233;nergie. Ce ne sont en fait m&#234;me pas des objets &#224; proprement parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience d'Alain Aspect montre qu'un observateur peut &#234;tre inform&#233; instantan&#233;ment, par une mesure sur une particule proche, de l'&#233;tat d'une particule lointaine, mais il n'y a pas l&#224; non plus de r&#233;elle transmission de signal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vitesse de la lumi&#232;re dans le vide est not&#233;e c :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c = 299 792 458 m&#232;tres par seconde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Effets supraluminiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#233;canique quantique, il existe une collection d'effets qui explorent les limites de la notion de vitesse limite ind&#233;passable. Les exp&#233;riences associ&#233;es &#224; ces effets sont plus subtiles &#224; interpr&#233;ter. Cela dit, on d&#233;montre que si certains ph&#233;nom&#232;nes donnent l'impression d'impliquer une propagation instantan&#233;e, voire remontant le temps, aucun de ces ph&#233;nom&#232;nes ne permet de transporter de l'&#233;nergie ou de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effet Hartman&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un photon ou un &#233;lectron traversant par effet tunnel une barri&#232;re quantique peut manifester un d&#233;lai de travers&#233;e plus court que celui mis par la lumi&#232;re pour une distance &#233;quivalente, ce temps &#233;tant &#233;valu&#233; par l'observation du sommet du paquet d'ondes correspondant, avant et apr&#232;s la barri&#232;re. Compte tenu de l'&#233;paisseur de la barri&#232;re tunnel, le sommet du paquet d'onde est r&#233;duit, et semble &#234;tre pass&#233; plus vite que la vitesse de la lumi&#232;re. Ce ph&#233;nom&#232;ne est appel&#233; effet Hartman (ou effet Hartman-Fletcher). Les explications de ce ph&#233;nom&#232;ne dans le cadre de la m&#233;canique quantique s'av&#232;rent interdire son utilisation hypoth&#233;tique pour le transport d'information ou d'&#233;nergie supraluminique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effet Casimir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet Casimir est un effet visible &#224; tr&#232;s petite &#233;chelle, mais tout de m&#234;me mesurable et qui correspond &#224; une pression[4] sur des plaques conductrices exerc&#233;e par le vide quantique situ&#233; entre elles. Ainsi qu'il est d&#233;crit en th&#233;orie quantique des champs le vide quantique est le lieu de cr&#233;ation et d'annihilation &#224; tout instant de nombreuses particules virtuelles. L'existence de conditions au bord diff&#233;rentes pour le vide ext&#233;rieur et int&#233;rieur aux plaques implique alors une diff&#233;rence d'&#233;nergie entre les deux qui est la cause de la pression mesur&#233;e sur les plaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les particules virtuelles sont par d&#233;finition en dehors de leur couche de masse, ce qui signifie qu'elles ne satisfont pas &#224; la relation E2 = p2c2 + m2c4, et sont par d&#233;finition inobservables individuellement bien que leur contribution collective soit mesurable comme dans l'effet Casimir et plus g&#233;n&#233;ralement dans toutes les corrections quantiques aux observables classiques d'une th&#233;orie quantique des champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vitesse de la lumi&#232;re pourrait &#234;tre variable, ralentie par les fluctuations du vide quand elle est tr&#232;s &#233;nerg&#233;tique (on sait que tout comme une corde, plus l'&#233;nergie est grande, plus la longueur d'onde est courte : plus c'est lourd plus c'est petit comme le noyau est plus petit que l'&#233;lectron ! Plus c'est petit, plus l'&#233;nergie est grande, plus le temps est court et plus les fluctuations du vide sont assez importantes pour d&#233;vier les photons, qui ralentissent donc et s'embourbent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En &#233;tudiant en 2005 la galaxie Markarian 501, les astrophysiciens ont fait une bien curieuse d&#233;couverte : des photons semblent se d&#233;placer &#224; des vitesses diff&#233;rentes ! Selon les plus audacieux d'entre-eux, il pourrait s'agir d'une des toutes premi&#232;res preuves en faveur de certaines th&#233;ories de gravitation quantique comme la Loop Quantum Gravity ou la th&#233;orie des supercordes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La taille de la r&#233;gion d'o&#249; sont originaires ces &#233;ruptions ne semble pas exc&#233;der la distance que parcourt la lumi&#232;re en trois secondes et chacune d'entre elles a produit des photons gamma dont les &#233;nergies s'&#233;chelonnent entre 100 Gev et 10 Tev, et ce, pendant un temps estim&#233; &#224; 2 minutes &#224; peu pr&#232;s. L&#224; o&#249; les choses commencent &#224; devenir tr&#232;s int&#233;ressantes, c'est que les photons gamma les plus &#233;nerg&#233;tiques sont arriv&#233;s sur Terre avec 4 minutes de retard environ sur les moins &#233;nerg&#233;tiques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En particulier, John Wheeler et Stephen Hawking ont d&#233;fendu depuis longtemps l'id&#233;e qu'en raison des lois de la m&#233;canique quantique, si l'espace-temps semble lisse et calme &#224; notre &#233;chelle, il n'en est pas de m&#234;me lorsqu'on le consid&#232;re &#224; des &#233;chelles de distances bien plus petites qu'un milliardi&#232;me de la taille d'un noyau d'atome. Si l'on se donne une image de fluide pour d&#233;crire ce qui se passe &#224; une &#233;chelle de 10-35 m, la longueur de Planck, on obtient celle d'un liquide en &#233;bullition, tr&#232;s turbulent. Les lois de la gravitation quantique impliquent en effet alors une structure tr&#232;s similaire &#224; celle de l'&#233;cume d'une vague se brisant sur un rocher. C'est ce que John Wheeler a justement baptis&#233; en anglais la &#171; foam like structure &#187; de l'espace-temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une th&#233;orie quantique du champ de gravitation doit donc elle aussi conduire &#224; des fluctuations quantiques violentes, mais transitoires, de la structure de l'espace-temps avec apparition temporaire de trous de vers et de trous noirs virtuels. Or, plus un photon est &#233;nerg&#233;tique, plus sa longueur d'onde est courte. Ce qui veut dire qu'il sera d'autant plus sujet &#224; &#234;tre affect&#233; par la structure microscopique de l'espace-temps. Plus cette longueur sera courte, plus les fluctuations conduisant &#224; l'apparition de mini trous noirs virtuels modifieront sa trajectoire dans l'espace-temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une structure discr&#232;te semble alors &#233;merger dans certains cas, exactement comme le pr&#233;disent les th&#233;oriciens de la Loop Quantum Gravity. Les deux approches sont donc peut-&#234;tre compl&#233;mentaires pour d&#233;crire l'effet de la structure quantique de l'espace-temps sur la propagation des photons. De fait, ces deux approches pour la gravitation quantique que sont la th&#233;orie des cordes et la LQG, conduisent &#224; des formules similaires pour d&#233;crire cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5170&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment un observateur se d&#233;pla&#231;ant &#224; la vitesse de la lumi&#232;re (aux c&#244;t&#233;s du photon lumineux) voit-il le monde ? ou le paradoxe de la relativit&#233; restreinte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3365&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que savons-nous sur la lumi&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4688&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un photon, c'est quoi ?!!!&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4690&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;duction du paquet d'ondes, plus rapide que la lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lumi&#232;re et mati&#232;re, des lois issues du vide</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7070</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7070</guid>
		<dc:date>2021-03-14T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le physicien L&#233;on L&#233;derman : &#171; Si l'&#233;lectron est un point, o&#249; se trouve la masse, o&#249; se trouve la charge ? Comment savons-nous que l'&#233;lectron est un point ? Peut-on me rembourser ? &#187; Voir ici une image de l'atome &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lectron n'a pas une position fixe : sa charge tremble, sa masse saute d'un point &#224; un autre, son nuage de polarisation interagit avec le voisinage.... Cela d&#233;finit diverses &#034;dimensions&#034; de l'&#233;lectron. S'il est capt&#233;, il est ponctuel. Sa masse est ponctuelle. Sa charge est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le physicien L&#233;on L&#233;derman :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Si l'&#233;lectron est un point, o&#249; se trouve la masse, o&#249; se trouve la charge ? Comment savons-nous que l'&#233;lectron est un point ? Peut-on me rembourser ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rtflash.fr/premiere-image-l-ombre-d-atome/article&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir ici une image de l'atome&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectron n'a pas une position fixe : sa charge tremble, sa masse saute d'un point &#224; un autre, son nuage de polarisation interagit avec le voisinage.... Cela d&#233;finit diverses &#034;dimensions&#034; de l'&#233;lectron. S'il est capt&#233;, il est ponctuel. Sa masse est ponctuelle. Sa charge est ponctuelle. S'il interagit, il est consid&#233;r&#233; par l'autre objet comme une zone de dimension non nulle. les divers es dimensions ont entre elles un rapport &#233;gal &#224; la constante de structure fine alpha. Voil&#224; les r&#233;sultats de la physique quantique sur la &#034;particule &#233;l&#233;mentaire&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'atome, l'&#233;l&#233;mentaire, l' &#171; ins&#233;cable &#187; ? Un nuage de points &#224; de nombreuses &#233;chelles ! Ces points sont les particules &#233;lectris&#233;es, dites virtuelles, qui composent le vide. La propri&#233;t&#233; de masse de l'&#233;lectron saute d'une particule virtuelle du nuage &#224; une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re est constitu&#233;e par deux (ou un nombre pair) particules virtuelles d'&#233;lectricit&#233; oppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide, avec ses divers niveaux hi&#233;rarchiques, est donc le constituant de base de l'univers mati&#232;re/lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re probabiliste de l'&#233;lectron provient du fait qu'il n'est pas un seul objet mais un ensemble de niveaux embo&#238;t&#233;s fond&#233;s sur l'agitation du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; de dualit&#233; de la particule &#233;l&#233;mentaire (se comportant &#224; la fois comme un corpuscule et comme une onde) a &#233;t&#233; l'une des interrogations les plus difficiles de la physique quantique. L'onde et le corpuscule sont deux descriptions tr&#232;s oppos&#233;es de la r&#233;alit&#233; et pourtant la mati&#232;re comme la lumi&#232;re se sont r&#233;v&#233;l&#233;s &#234;tre &#224; la fois corpusculaires et ondulatoires. A la fois ne signifie pas que l'on peut effectuer en m&#234;me temps une exp&#233;rience qui donne les deux r&#233;sultats. Par contre, d&#232;s que l'on effectue une exp&#233;rience donnant un r&#233;sultat du type onde, on obtient une onde. Et, &#224; chaque fois que l'on effectue une exp&#233;rience du type corpuscule, on obtient un corpuscule. De l&#224; a d&#233;coul&#233; une interpr&#233;tation selon laquelle c'&#233;tait l'observation par l'homme qui d&#233;cidait de la nature du r&#233;el&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la dualit&#233; provient du caract&#232;re fractal de la particule. Celle-ci existe &#224; plusieurs &#233;chelles. Si l'on mesure &#224; une &#233;chelle, on obtient un r&#233;sultat &#224; cette &#233;chelle. On perd, du coup, le r&#233;sultat trouv&#233; &#224; une autre &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'exp&#233;rience effectue une mesure sur le nuage de polarisation, on obtient un r&#233;sultat ondulatoire. Si on interagit avec le point mat&#233;riel, on obtient un r&#233;sultat corpusculaire qui prouve que l'&#233;lectron est bien ponctuel et est bien un seul &#234;tre. Mais cet &#234;tre existe simultan&#233;ment aux diff&#233;rents niveaux. Par contre, d&#232;s que le corpuscule est capt&#233;, dans un temps extr&#234;mement court, le nuage dispara&#238;t. En effet, au niveau o&#249; se situent les particules virtuelles, la limite de vitesse de la lumi&#232;re n'a plus cours. C'est la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; qui a tellement compliqu&#233; la vie des physiciens quantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut interpr&#233;ter ainsi l'ensemble des propri&#233;t&#233;s, souvent apparemment &#233;tranges, de la particule dite &#233;l&#233;mentaire, l'&#233;lectron.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les physiciens avaient, depuis longtemps, remarqu&#233; qu'il y avait un probl&#232;me pour en comprendre la nature. Comme le rel&#232;ve Abraham Pais dans &#171; Subtle is the lord &#187;, probablement la meilleure biographie d'Einstein, &#171; Tout ce qui reste de ceci (des travaux de Abraham, Lorentz, Poincar&#233;, Einstein,&#8230; sur l'auto-&#233;nergie de &#233;lectron), c'est que nous ne comprenons toujours pas ce probl&#232;me. &#187; Certains physiciens th&#233;orisent m&#234;me l'impossibilit&#233; de se le repr&#233;senter Margenau (1961) : &#171; Les &#233;lectrons ne sont ni des particules, ni des ondes (&#8230;) Un &#233;lectron est une abstraction, qui ne peut plus &#234;tre d&#233;crite par une image intuitive correspondant &#224; notre esp&#233;rance de tous les jours mais d&#233;termin&#233; au travers de formules math&#233;matiques. &#187; Mais, comme Einstein le disait &#224; Wheeler : &#171; Si je ne peux pas l'imaginer, je ne peux pas le comprendre. &#187; Et Einstein affirmait : &#171; Vous savez, il serait suffisant de r&#233;ellement comprendre l'&#233;lectron. &#187; En 1991, la conf&#233;rence internationale sur l'&#233;lectron de Antigonish &#233;crivait encore : &#171; Nous sommes r&#233;unis ici pour discuter de nos connaissances actuelles sur l'&#233;lectron. (&#8230;) Il est &#233;trange de constater quelle masse &#233;norme de technologie est fond&#233;e sur l'&#233;lectron sans que nous soyons capable de comprendre cette particule. &#187; Ce pessimisme des physiciens devant les contradictions de l'&#233;lectron a un fondement r&#233;el : il est impossible de donner une seule image coh&#233;rente de son fonctionnement si on consid&#232;re que l'&#233;lectron est un seul objet &#224; une seule &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces remarques provenaient en effet de nombreuses difficult&#233;s th&#233;oriques pour interpr&#233;ter les ph&#233;nom&#232;nes observ&#233;s. L'interpr&#233;tation qui en est donn&#233;e ici est celle du caract&#232;re fractal de l'&#233;lectron. Elle explique notamment les sauts quantiques de la particule et de l'atome. Il y a un saut &#224; chaque interaction entre niveaux de r&#233;alit&#233; de la particule. Le saut d'&#233;chelle explique le saut du ph&#233;nom&#232;ne. Par exemple, l'&#233;lectron ne suit pas une trajectoire, mais saute d'une position &#224; une autre. Cette discontinuit&#233; provient du fait que l'&#233;lectron ne se d&#233;place pas dans un espace continu, mais interagit avec les particules virtuelles du vide. Le &#171; simple &#187; d&#233;placement est d&#233;j&#224; le produit de ce caract&#232;re fractal. Il en va de m&#234;me sur les interaction entre particules de mati&#232;re, entre mati&#232;re et lumi&#232;re, et, plus g&#233;n&#233;ralement, entre mati&#232;re et vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au caract&#232;re probabiliste de la particule, si &#233;trange que son d&#233;couvreur Einstein n'arrivait &#224; l'accepter, il n'existerait pas si on &#233;tait capable d'&#233;tudier simultan&#233;ment la r&#233;alit&#233; &#224; toutes les &#233;chelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
On a beaucoup dissert&#233; sur l' &#171; incertitude &#187; inh&#233;rente &#224; la physique quantique, limite pr&#233;tendue des capacit&#233;s de l'homme de conna&#238;tre le monde ou m&#234;me, disent certains, preuve que le r&#233;alisme mat&#233;rialiste devrait &#234;tre abandonn&#233;. En fait, c'est bien le caract&#232;re fractal du r&#233;el qui cause cette ind&#233;termination quand on mesure &#224; une &#233;chelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que les physiciens ont remarqu&#233;, c'est qu'en mesurant ou raisonnant &#224; une &#233;chelle, on ne doit pas chercher &#224; d&#233;passer une certaine pr&#233;cision. Sinon on n'am&#233;liore pas notre image, on la d&#233;t&#233;riore mais ils se demandaient pourquoi. On a dit bien souvent que c'&#233;tait contraire &#224; notre exp&#233;rience quotidienne et au bon sens. Je ne le crois pas. Quand on lit un texte, on se rapproche un peu pour lire correctement, mais si on se rapproche trop, on voit moins bien. Il y a une &#233;chelle favorable pour lire et on ne peut pas lire &#224; la fois &#224; toutes les &#233;chelles. De m&#234;me, on ne peut pas avoir une carte &#224; l'&#233;chelle qui permette &#224; la fois d'indiquer plusieurs villes &#233;loign&#233;es et les rues de ces villes. Il faut choisir. Est-ce que cela signifie que la carte choisit ce que sera la r&#233;alit&#233; ? Non, cela signifie seulement que la r&#233;alit&#233; existe &#224; plusieurs &#233;chelles suffisamment diff&#233;rentes pour ne pas pouvoir &#234;tre examin&#233;es simultan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nuage de polarisation qui entoure l'&#233;lectron est constitu&#233; d'&#233;l&#233;ments d'un monde inf&#233;rieur qui est le monde des particules virtuelles caract&#233;ris&#233;es par deux propri&#233;t&#233;s li&#233;es entre elles : pas de masse et pas d'espace-temps tel que nous le connaissons &#224; notre &#233;chelle macroscopique ni tel qu'il existe (localement) dans l'environnement d'une masse. Ces particules sont &#233;lectris&#233;es positivement ou n&#233;gativement et s'ordonnent dynamiquement autour de l'&#233;lectron par couches positives et n&#233;gatives alternativement, &#233;crantant ainsi le champ de la charge &#233;lectrique &#224; proximit&#233; de l'&#233;lectron. Cela explique qu'aucune charge &#233;lectrique ne peut s'approcher au point de toucher l'&#233;lectron. Il y a toujours des couches de particules virtuelles entre deux particules &#171; r&#233;elles &#187;. Rappelons une fois de plus que les particules dites virtuelles sont tout aussi r&#233;elles que celles dites r&#233;elles mais sont situ&#233;es &#224; un autre niveau de r&#233;alit&#233;. Elles ne sont pas les seules puisqu'existent &#224; un niveau encore inf&#233;rieur le &#171; virtuel de virtuel &#187;. Ainsi deux particules virtuelles sont elles-m&#234;mes entour&#233;es, &#224; un niveau hi&#233;rarchique inf&#233;rieur, de particules &#233;lectris&#233;es. Ces mondes ne sont pas seulement emboit&#233;s. Les niveaux sont interactifs. Et m&#234;me plus puisque chaque niveau &#233;merge du niveau inf&#233;rieur. Les particules &#171; r&#233;elles &#187; sont des structures port&#233;es par des particules virtuelles qui re&#231;oivent un boson de Higgs. Lorsque la particule virtuelle devient porteuse de masse, elle construit autour d'elle un champ d'espace-temps, elle structure l'espace-temps d&#233;sordonn&#233; du niveau virtuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le nuage de polarisation tourne du fait du magn&#233;tisme par l'action du mouvement de l'&#233;lectron. C'est ce que l'on appelle le spin de l'&#233;lectron. Mais les couches positives et n&#233;gatives ne tournent pas de la m&#234;me mani&#232;re car l'&#233;lectron est charg&#233; n&#233;gativement. Cela explique qu'il faille de tour pour revenir &#224; la situation de d&#233;part, ce que l'on appelle un spin &#189;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charge de l'&#233;lectron est ponctuelle. Sa masse est ponctuelle. Pourtant, les exp&#233;riences montrent &#233;galement qu'elles ne sont jamais exactement au m&#234;me endroit, d'o&#249; des propri&#233;t&#233;s de rotations internes de la structure &#233;lectron. Cette diff&#233;rence provient du fait que le saut de l'&#233;lectron ne produit pas la m&#234;me r&#233;action aux diverses &#233;chelles d'espace-temps. La masse bouge plus lentement que les bosons. Elle met plus de temps pour se d&#233;placer. Elle va donc moins loin. Cela produit plusieurs mouvements diff&#233;rents. Le nuage de positions de la charge est beaucoup plus ample que celui de la masse : le rapport appel&#233; &#171; constante de structure fine &#187; est le rapport d'&#233;chelle des diff&#233;rents mondes hi&#233;rarchiques embo&#238;t&#233;s est donc aussi le rapport entre les temps ou les distances. C'est donc aussi le rapport entre les diff&#233;rents &#171; rayons de l'&#233;lectron &#187;. Alors que la masse tremblote autour de sa position (propri&#233;t&#233; appel&#233;e &#171; zitterbezegung &#187;), la charge s'&#233;tend sur toute une zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des bizarreries de la physique de l'&#233;lectron est quantique : c'est la superposition d'&#233;tats. Deux particules qui interagissent mettent en commun leurs &#233;tats. Cela n'aurait aucun sens si on gardait l'image de la particule, objet ind&#233;pendant. La &#171; superposition d'&#233;tats &#187; ne peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme une onde physique, ce qui fait que les premiers physiciens quantiques ont parl&#233; seulement d' &#171; onde de probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187;. Mais quelle est la r&#233;alit&#233; physique du ph&#233;nom&#232;ne menant &#224; cette probabilit&#233; de pr&#233;sence. Comment l'&#233;lectron &#171; sait-il &#187; qu'il doit prendre telle ou telle position au sein de son nuage de probabilit&#233; de pr&#233;sence. La physique quantique a longtemps r&#233;pondu qu'il n'existait pas de r&#233;ponse et certains s'aventuraient m&#234;me &#224; dire qu'il n'y en aurait jamais. C'&#233;tait logique pour la physique quantique : au sein de son formalisme la question ne pouvait pas &#234;tre pos&#233;e. Cependant, l'&#233;tude du vide a chang&#233; les donn&#233;es du probl&#232;me. Elle nous a appris l'existence de tout un milieu du vide, milieu agit&#233; et plein d'&#233;nergie : les quanta positifs et n&#233;gatifs qui apparaissent et disparaissent dans un temps tr&#232;s court. Les &#171; particules virtuelles &#187; ont d'abord servi de base de calcul avant que leur r&#233;alit&#233; soit reconnue. On admet aujourd'hui l'existence de plusieurs niveaux du vide. Il y a ainsi un virtuel de virtuel. Les particules n'interagissent pas &#224; distance mais au travers du vide. Cependant, le vide quantique est un milieu aux propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes de celles que nous connaissons au niveau de la mati&#232;re que nous connaissons. Tout d'abord, il y a autant d'antiparticules que de particules. Ensuite, l'espace et le temps s'agitent en tout sens, sautent sans cesse, emp&#234;chant toute notion de trajectoire, de force. Les particules virtuelles n'ont pas de masse. L'&#233;nergie, le moment sont des notions qui ont cours mais elles sont utilis&#233;es diff&#233;remment. Il n'y a pas conservation de l'&#233;nergie &#224; tout instant. Dans la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle, de l'&#233;nergie ne peut pas brutalement appara&#238;tre l&#224; o&#249; elle n'existait pas. Au sein du vide quantique, l'&#233;nergie se conserve seulement globalement. Toute &#233;nergie qui appara&#238;t au sein du vide doit dispara&#238;tre dans un temps court, d'autant plus court que cette &#233;nergie est importante. C'est ce qui met en place la notion de quanta : le produit d'un temps et d'une &#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un lien entre le vide et la mati&#232;re/lumi&#232;re. Le vide n'est pas seulement le media des interactions mati&#232;re-mati&#232;re ou mati&#232;re-lumi&#232;re, il est le fondement de la mati&#232;re et de la lumi&#232;re. C'est le vide qui produit sans cesse les ph&#233;nom&#232;nes &#171; mati&#232;re &#187; et &#171; lumi&#232;re &#187;. Le vide n'est pas seulement l'espace sur lequel photons et particules se d&#233;placent. Ce d&#233;placement n'est rien d'autre qu'une interaction avec le vide. Plus encore, le vide est le constituant de la mati&#232;re et de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en r&#233;sulte une compr&#233;hension nouvelle de la mati&#232;re et de la lumi&#232;re. Les particules et les photons ont en commun &#8230; le vide qui les compose ! Les particules n'interagissent pas par des collisions m&#233;caniques mais par des interaction entre les &#233;l&#233;ments &#224; un &#233;chelon inf&#233;rieur : celui du vide. Du coup, des particules peuvent &#233;changer leurs composants virtuels : interagir. Ils peuvent ainsi constituer des superpositions d'&#233;tats, des &#233;tats corr&#233;l&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233; &#233;crit dans &#171; Le&#231;ons sur le rayonnement thermique &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; L'hypoth&#232;se des quanta d'action consiste &#224; supposer que ces domaines, tous &#233;gaux entre eux ne sont plus infiniment petits, mais finis et &#233;gaux &#224; h, h &#233;tant une constante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;or&#232;me de Joseph Liouville, rapport&#233; par Jean-Paul Auffray dans &#171; L'atome &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La densit&#233; de points dans le voisinage d'un point donn&#233; dans l'extension de phase est constante dans le temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enonc&#233; de Poincar&#233;, dans &#171; l'hypoth&#232;se des quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#233;nergie est &#233;gale au produit de la fr&#233;quence par l'&#233;l&#233;ment d'action. (...) Le quantum d'action est une constante universelle, un v&#233;ritable atome. (...) Un syst&#232;me physique n'est susceptible que d'un nombre fini d'&#233;tats distincts ; et il saute d'un de ces &#233;tats &#224; l'autre sans passer par une s&#233;rie continue d'&#233;tats interm&#233;diaires. (...) l'ensemble des points repr&#233;sentatifs de l'&#233;tat du syst&#232;me est une r&#233;gion (...) dans laquelle les points sont si serr&#233;s qu'ils nous donnent l'illusion de la continuit&#233;. (...) ces points repr&#233;sentatifs isol&#233;s ne doivent pas &#234;tre distribu&#233;s dans l'espace de fa&#231;on quelconque (...) mais de telle sorte que le volume d'une portion quelconque de mati&#232;re demeure constant. (...) L'&#233;tat de la mati&#232;re pond&#233;rable pourrait varier d'une mani&#232;re discontinue, avec un nombre fini d'&#233;tats possibles seulement. (...) L'univers sauterait donc brusquement d'un &#233;tat &#224; l'autre ; mais dans l'intervalle, il demeurerait immobile, les divers instants pendant lesquels il resterait dans le m&#234;me &#233;tat ne pourraient plus &#234;tre discern&#233;s l'un de l'autre : nous arriverions ainsi &#224; la variation discontinue du temps, &#224; l'atome de temps. (...) Si plusieurs points repr&#233;sentatifs constituent un domaine &#233;l&#233;mentaire ins&#233;cable dans l'extension en phase, alors les &#233;tats du syst&#232;me que ces points repr&#233;sentent constituent n&#233;cessairement, eux aussi, un seul et m&#234;me &#233;tat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Auffray dans &#171; L'atome &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Richard Feynman demandait &#224; son fils : &#171; Lorsqu'un atome fait une transition d'un &#233;tat &#224; un autre, il &#233;met un photon. D'o&#249; vient le photon ? &#187; (&#8230;) Dans la terminologie de Feynman, le quantum est un photon virtuel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Jacob dans &#034;Au coeur de la mati&#232;re&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Au coeur de la mati&#232;re et &#224; l'&#233;chelle du cosmos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature est plus riche que notre imagination. On peut d&#233;monter les mol&#233;cules en atomes. On peut arracher les &#233;lectrons d'un atome et s&#233;parer les protons et les neutrons qui constituent son noyau. On d&#233;couvre les diff&#233;rents niveaux de la mati&#232;re qui mettent en jeu des constituants de plus en plus &#233;l&#233;mentaires. (...) La masse, cette propri&#233;t&#233; que l'on pensait intrins&#232;quement associ&#233;e &#224; un objet et qui r&#233;sultait de l'addition des masses de ses constituants, une masse que l'on associait &#224; chaque particule avant de consid&#233;rer les forces auxquelles elles pouvaient &#234;tre soumises, cette masse devient un effet dynamique des actions auxquelles les constituants fondamentaux sont soumis. (...) Les particules &#233;l&#233;mentaires sont les quarks (qui forment notamment les protons et les neutrons) et les leptons (comme l'&#233;lectron). (...) Les forces qui leur permettent d'interagir entre eux sont toutes du m&#234;me type : elles prennent la forme particuli&#232;re d'un &#233;change de bosons. (...) L'un de ces bosons est le &#034;grain de lumi&#232;re&#034;, le photon. (...) Deux particules charg&#233;es s'attirent ou se repoussent en &#233;changeant des photons. Au cours d'un choc, ou simplement acc&#233;l&#233;r&#233;e, une particule charg&#233;e peut &#233;mettre un photon (...) dont la fr&#233;quence est proportionnelle &#224; son &#233;nergie. (...) L'atome est form&#233; d'un tout petit noyau entour&#233; d'un &#034;nuage&#034; d'&#233;lectrons. Le rayon du noyau est cent mille fois plus petit que celui de l'atome, mais il contient pratiquement toute la masse. l'atome est donc pratiquement vide mais son volume, extr&#234;mement vaste par rapport &#224; celui du noyau, est rempli par le mouvement incessant des &#233;lectrons qui se concentrent sur des couches successives. Le noyau a une charge positive et les &#233;lectrons ont une charge n&#233;gative. Ils sont tous attir&#233;s par le noyau mais tournoient &#224; une distance respectable. L'atome est globalement neutre, la charge totale des &#233;lectrons &#233;tant compens&#233;e par celle des protons qui se trouvent dans son noyau. (....) En physique quantique, il faut renoncer &#224; consid&#233;rer une particule comme parfaitement localisable. (...) Ce flou quantique peut heurter l'intuition naturelle (...) ne peut-on envisager l'observation d'un &#233;lectron pendant un temps tr&#232;s court durant lequel il ne pourrait parcourir qu'une petite partie de la distance associ&#233;e &#224; ce flou quantique ? C'est possible mais on ne peut plus distinguer dans ce cas l'&#233;lectron des multiples autres particules (paires d'&#233;lectrons et de positrons fugitifs du vide) qui peuvent &#234;tre librement &#233;mises et r&#233;absorb&#233;es durant ce temps tr&#232;s court. (...) Le vide est anim&#233; par la cr&#233;ation continuelle et la disparition rapide de paires &#233;lectron-positron (le positron est l'antiparticule de l'&#233;lectron). Ce sont des paires virtuelles (...) L'&#233;lectron de charge n&#233;gative va attirer les positrons de ces paires virtuelles en repoussant leurs &#233;lectrons. En approchant de l'&#233;lectron, le photon va se voir entour&#233; d'un &#034;nuage&#034; de charge positive d&#251; aux positrons virtuels attir&#233;s. Il aura l'impression que la charge de l'&#233;lectron est plus faible que celle annonc&#233;e. (...) la masse des particules vient de la structure du vide qui s'est fig&#233; au d&#233;but de l'&#233;volution de l'Univers (...) La diversit&#233; de la mati&#232;re sort de la structure du vide. (...) le vide bouillonne d'activit&#233;, il peut m&#234;me exister sous plusieurs formes et manifester une structure. (...) Ce bouillonnement d'activit&#233; est de nature quantique.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victor Weisskopf dans &#171; La r&#233;volution des quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 1927, Dirac, en cherchant l'&#233;quation qui serait capable de rendre compte du comportement de l'&#233;lectron et satisferait tout &#224; la fois &#224; la th&#233;orie quantique et &#224; la th&#233;orie de la relativit&#233; einsteinienne, (&#8230;) s'aper&#231;ut qu'il y avait une autre solution (que l'&#233;lectron) de charge positive. (&#8230;) Chaque fois qu'on construit une th&#233;orie quantique relativiste pour d&#233;crire une particule, la th&#233;orie fait appara&#238;tre la n&#233;cessit&#233; de postuler une &#171; antiparticule &#187; sym&#233;trique, de charge oppos&#233;e. Ces antiparticules forment ce qu'on appelle l'antimati&#232;re, d&#233;nu&#233;e de tout le myst&#232;re dont on entoure parfois son nom : ce n'est en fait rien qu'une autre forme de la mati&#232;re, compos&#233;e d'antiparticules ayant des charges oppos&#233;es &#224; celles des particules ordinaires. (&#8230;) Dirac, tirant les conclusions de la d&#233;couverte du positron (antiparticule de l'&#233;lectron), put proposer une description toute nouvelle du vide. Jusqu'alors, on s'&#233;tait repr&#233;sent&#233; le vide comme r&#233;ellement vide, on aurait extrait toute forme de mati&#232;re et de rayonnement, ne contenait strictement rien, et, en particulier, aucune &#233;nergie. C'est &#224; Dirac que l'on doit d'avoir, en deux &#233;tapes, repeupl&#233; le vide et fait en sorte que le vide ne soit plus vide. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait que la physique a d&#233;couvert que la mati&#232;re, comme la lumi&#232;re, est constitu&#233;e de &#171; grains &#187; appel&#233;s particules. La mati&#232;re serait appel&#233;e fermions, c'est-&#224;-dire particules ob&#233;issant &#224; la r&#232;gle de Fermi qui emp&#234;che les particules de m&#234;me &#233;tat de s'agglom&#233;rer du fait du &#171; principe de Pauli &#187;. Les fermions sont de deux types : leptons (comme l'&#233;lectron) ou quarks (constituant des neutrons et des protons). La lumi&#232;re &#8211; expression employ&#233;e ici pour regrouper toutes les particules dites d'interaction - serait form&#233;e de bosons, c'est-&#224;-dire de particules qui ob&#233;issent &#224; la r&#232;gle de Bose qui concerne des particules qui ont tendance &#224; s'agglom&#233;rer dans un &#233;tat commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble a sembl&#233; dans un premier temps fonctionner comme un jeu de construction : on additionne les particules pour former des ensemble plus importants comme l'atome, les mol&#233;cules et les macromol&#233;cules. On additionne les neutrons et les protons pour former le noyau des atomes et on rajoute les &#233;lectrons pour former l'entourage atomique qui permet &#224; l'atome d'&#234;tre globalement neutre &#233;lectriquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique additive n'est pas enti&#232;rement fausse mais elle a atteint ses limites d'explication et depuis longtemps maintenant elle est abandonn&#233;e par les physiciens pour expliquer le fonctionnement de la mati&#232;re/lumi&#232;re. La premi&#232;re raison provient du fait que cette image additive supposait que les particules soient des objets statiques, individuels, existant en permanence ou au moins sur de longues dur&#233;es. A chaque particule individuelle &#233;tait attribu&#233;e une masse qui &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme attach&#233;e &#224; la chose mat&#233;rielle. La physique actuelle est tr&#232;s diff&#233;rente. L'individualit&#233; de la particule n'est plus admise. La masse est une propri&#233;t&#233; qui se d&#233;place et saute d'un point &#224; un autre, sans &#234;tre fix&#233;e &#224; un objet. L'objet lui-m&#234;me n'est plus une image reconnue. En fait, la mati&#232;re ne s'explique plus par la fixit&#233; mais, au contraire, par une dynamique extraordinairement agit&#233;e : celle du vide qui n'est plus synonyme d'absence. Le fondement du caract&#232;re apparemment conservatif de la structure globalement conserv&#233;e qu'est la mati&#232;re est l'agitation permanente du vide !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous allons tenter de d&#233;velopper une image de type classique de la physique quantique : celle dans laquelle les &#171; objets &#187; sont les particules du vide, les particules virtuelles. Les particules qui sont vraiment virtuelles sont les particules de mati&#232;re et de lumi&#232;re qui ne sont pas des objets mais des effets des ph&#233;nom&#232;nes du vide. Elle est classique au sens o&#249; tous les ph&#233;nom&#232;nes de la physique quantique trouvent une interpr&#233;tation ph&#233;nom&#233;nologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide sera pr&#233;sent&#233; ici comme l'unit&#233; de la mati&#232;re virtuelle : unit&#233; de la mati&#232;re et de l'anti-mati&#232;re, unit&#233; de la mati&#232;re et de l'&#233;nergie. La mati&#232;re dite r&#233;elle sera pr&#233;sent&#233;e comme la rupture de cette unit&#233; : la s&#233;paration de la mati&#232;re et de l'antimati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer en effet les ph&#233;nom&#232;nes &#233;tonnants suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la superposition d'&#233;tats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la r&#233;duction du paquet d'ondes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le saut de la particule de mati&#232;re d'un &#233;tat &#224; un autre, d'une orbite &#224; une autre, d'une position &#224; une autre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le saut du photon lumineux d'un &#233;tat neutre &#224; un &#233;tat dipolaire et inversement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;mission/absorption de photons par la mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'apparition/disparition d'une particule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les fentes de Young&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'exp&#233;rience de Aharonv-Bohm&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'exp&#233;rience de Stern-Gerlag&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;changeabilit&#233; de photons ou de particules ayant les m&#234;mes caract&#233;ristiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'absence d'individualit&#233; et d'histoire des particules de lumi&#232;re et de mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les lois de Fermi et de Bose&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons, en conclusion, l'hypoth&#232;se selon lequel la mati&#232;re/lumi&#232;re n'est qu'un effet du vide, &#224; un certain niveau d'&#233;nergie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le vide est constitu&#233; de dip&#244;les (particule et antiparticule)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une particule charg&#233;e est sans cesse en interaction &#233;lectromagn&#233;tique avec les particules virtuelles qui l'entourent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il en d&#233;coule, autour de la particule charg&#233;e de mati&#232;re, l'attirance des particules virtuelles de charge oppos&#233;e. Cela constitue le nuage de polarisation de la particule, nuage qui l'entoure mais se modifie sans cesse par interaction avec les dip&#244;les du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Autour de la particule de masse charg&#233;e, des dip&#244;les virtuels ont tendance &#224; s'orienter dans un sens bien particulier : la charge oppos&#233;e vers la particule de masse. Du coup, une particule de charge positive a tendance &#224; &#234;tre entour&#233;e d'une couche mobile de particules n&#233;gatives puis &#224; nouveau d'une couche de particules positives. C'est l'&#233;crantage de la charge. Cela emp&#234;che les particules de tomber les unes sur les autres. Cela signifie qu'&#224; proximit&#233; d'un champ attractif il y a un champ r&#233;pulsif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Interpr&#233;tation de la masse de la particule de mati&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; quand une particule virtuelle de charge oppos&#233;e s'approche de plus pr&#232;s de la particule de mati&#232;re, ils forment un nouveau dip&#244;le et lib&#232;rent l'autre particule charg&#233;e qui devient la nouvelle particule de masse. Le bilan de ce rapprochement est le saut de la particule de masse d'une particule &#224; une autre et, spatialement, d'un point &#224; un autre dans un temps extr&#234;mement court. La particule de mati&#232;re n'est donc pas un seul objet mais saute d'un objet &#224; un autre. On ne peut donc pas suivre sa trajectoire. Le nuage de polarisation ayant globalement le m&#234;me d&#233;placement que la particule, on retrouve cependant environ la m&#234;me vitesse d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quand une particule passe par un trou &#233;troit, elle perd son nuage de polarisation, ce qui entra&#238;ne le ph&#233;nom&#232;ne de dispersion comme si le trou &#233;tait une source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Par les fentes de Young, la particule ne passe que par une fente mais le nuage passe par les deux. Les particules virtuelles interf&#232;rent entre les deux passages, ce qui permet le ph&#233;nom&#232;ne d'interf&#233;rence, y compris avec une seule particule. Si on &#233;claire le passage d'un des trous, on fournit un nouveau nuage de polarisation &#224; la sortie de la particule ou on supprime le nuage sortant d'un des trous, il n'y a plus d'interf&#233;rence. Si on place un sol&#233;no&#239;de, le champ magn&#233;tique d&#233;place les franges d'interf&#233;rence (effet Aharonov-B&#246;hm) car le nuage virtuel de la particule est d&#233;plac&#233; par le champ magn&#233;tique externe au sol&#233;no&#239;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le nuage de polarisation produit de nombreux effets dont l'onde de Broglie de la mati&#232;re, les effets de flou et de bord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il produit notamment les effets de rotation quantique (y compris ceux de particules neutres) : spin, moment magn&#233;tique et, du coup, le principe d'exclusion de Pauli. En effet, deux particules de masse qui ont des nuages de polarisation tournant dans le m&#234;me sens ne peuvent se rapprocher : du fait de la r&#233;pulsion des deux nuages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spin d'une particule serait li&#233; au vide quantique de la mani&#232;re suivante : il repr&#233;senterait non une rotation de la particule mais une rotation du vide (constitu&#233; de particules et d'antiparticules virtuelles) autour de la particule. Ces quantons virtuels repouss&#233;s par la particule auraient un tel mouvement de rotation soit dans un sens soit dans l'autre, ce qui donnerait les spins up et down.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photon est constitu&#233; d'un couple de particules virtuelles (particule et antiparticule) dont le dip&#244;le a subi une contrainte qui va se propager &#224; la vitesse de la lumi&#232;re. Ce n'est pas une propagation de mati&#232;re ni d' &#171; objets &#187; mais d'un effet de contraction. Le dip&#244;le le subit, se d&#233;tend et transmet la contraction &#224; son voisin. Le dip&#244;le devenu &#171; photon &#187; est saute donc d'un dip&#244;le &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relation mati&#232;re/lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il quand une particule de mati&#232;re s'approche &#224; une vitesse suffisante d'une autre et qu'elles &#233;changent un photon ? Les deux nuages de polarisation sont contraints de se m&#234;ler. Les couches de m&#234;me signe se rapprochent avec suffisamment d'&#233;nergie pour contraindre un dip&#244;le &#224; se rapprocher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe d'exclusion de Pauli provient d'une relation entre la particule et le vide autour. C'est le nuage de polarisation. Deux particules ne peuvent occuper la m&#234;me position parce que, m&#234;me si elles ont des charges &#233;lectriques qui s'attirent, elles ont aussi des nuages polarisation d'&#233;lectricit&#233; qui la repoussent d&#232;s que l'on s'approche de trop pr&#232;s. Cela signifie que le champ &#233;lectromagn&#233;tique s'inverse &#224; proximit&#233;. Cependant, si deux particules ont des spins oppos&#233;s, la rotation du nuage de polarisation se fait en sens inverse et les deux particules peuvent s'approcher un peu plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image de la mati&#232;re qui r&#233;sulte de ces &#233;tudes est ainsi r&#233;sum&#233;e par l'astrophysicien Cass&#233; dans &#171; Du vide et de la cr&#233;ation &#187; : &#171; Au centre de la nu&#233;e du virtuel est encore un virtuel, d'ordre plus &#233;lev&#233;. Et ces &#233;lectrons et positons doublement virtuels s'entourent eux-m&#234;mes de leur propre nuage de corpuscules virtuels, et cela ad infinitum. (&#8230;) L'image quantique qui en r&#233;sulte est un &#233;lectron (&#8230;) prot&#233;g&#233; par des rangs successifs de photons virtuels (&#8230;) L'&#233;lectron n'est plus l'&#234;tre simple qu'il &#233;tait. (&#8230;) Il s'habille de vide fluctuant. De m&#234;me, chaque proton est d&#233;peint comme un microcosme concentrique o&#249; s'&#233;tagent les diff&#233;rents niveaux de virtualit&#233;. Au centre est la particule r&#233;elle, sa garde rapproch&#233;e est constitu&#233;e par des particules et antiparticules les plus massives (&#233;nerg&#233;tiques) et donc les plus &#233;ph&#233;m&#232;res, bosons W et Z, paires proton-antiproton et photons gamma. Le second cercle contient les couples positon-&#233;lectron et les photons de 1 MeV environ. A la p&#233;riph&#233;rie flottent les photons d'&#233;nergie d&#233;clinante. Chaque particule virtuelle, comme pr&#233;c&#233;demment, s'entoure de son cosmos virtuel et chacune &#224; son tour fait de m&#234;me et cela ind&#233;finiment. Le vide est constitu&#233; d'un nuage virtuel flottant de mani&#232;re al&#233;atoire. L'activit&#233; fr&#233;n&#233;tique autour du moindre &#233;lectron, du moindre proton, nous &#233;loigne &#224; jamais de l'image paisible que la plupart des philosophes attribuent au mot &#171; vide &#187;. (&#8230;) Aucune particule, m&#234;me &#171; au repos &#187;, ne jouit de la pleine tranquillit&#233;. (&#8230;) ce que nous appelons commun&#233;ment &#171; force &#187; est, selon la pens&#233;e quantique, un ph&#233;nom&#232;ne collectif caus&#233; par l'&#233;change d'innombrables particules virtuelles. (&#8230;) Concr&#232;tement, la cr&#233;ation simultan&#233;e d'un &#233;lectron et d'un positon peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e au moyen de rayons gamma d'&#233;nergie sup&#233;rieure &#224; 1,022 MeV (deux masses d'un l'&#233;lectron). (&#8230;) Le &#171; r&#233;el &#187; est produit &#224; proximit&#233; de &#171; r&#233;el &#187;, &#224; partir du virtuel. Le vide est donc l'&#233;tat &#171; z&#233;ro particule r&#233;elle &#187;. Mais la pr&#233;sence de particules r&#233;elles provoque la r&#233;alisation de particules virtuelles et on s'aper&#231;oit qu'elles existent n&#233;cessairement au pr&#233;alable. Le vide est donc plein de particules virtuelles. On r&#233;alise alors que le r&#233;el n'est autre qu'une transformation s'exer&#231;ant sur des particules virtuelles, une sorte d'excitation coordonn&#233;e de celles-ci. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Maurice Jacob dans &#171; Au c&#339;ur de la mati&#232;re &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le vide est anim&#233; par la cr&#233;ation continuelle et la disparition rapide de paires &#233;lectron-positron. Ce sont des paires virtuelles mais cela va compliquer notre processus d'absorption qui ne demande qu'un temps tr&#232;s bref durant lequel ces paires virtuelles ont bien le temps de se manifester. L'&#233;lectron, de charge n&#233;gative, va ainsi attirer les positrons de ces paires virtuelles en repoussant leurs &#233;lectrons. &#171; Approchant &#187; de l'&#233;lectron, le photon va ainsi le &#171; voir &#187; entour&#233; d'un &#171; nuage &#187; de charge positive d&#251; aux positrons virtuels attir&#233;s. Il aura l'impression que la charge de l'&#233;lectron est plus faible que celle annonc&#233;e. C'est une version quantique de l'effet d'&#233;cran. (&#8230;) Revenons &#224; notre &#233;lectron absorbant un photon tout en s'entourant d'un nuage virtuel contenant plus de positrons que d'&#233;lectrons. Si le transfert augmente, le photon peut &#171; voir &#187; avec plus d&#233;tail. Il &#171; attrapera &#187; l'&#233;lectron avec une partie plus faible de ce nuage positif qui l'entoure. Le photon aura l'impression que la charge de l'&#233;lectron augmente avec le transfert qu'il apporte. (&#8230;) L'effet principal peut &#234;tre con&#231;u comme la transformation de photon en une paire &#233;lectron-positron, qu'il r&#233;absorbe avant l'interaction. (&#8230;) La diversit&#233; sort de la structure du vide. (&#8230;) Le vide du mod&#232;le standard a une structure. Il se comporte d'une fa&#231;on analogue &#224; un corps supraconducteur. (&#8230;) Si le temps d'observation est de dix puissance moins 21 secondes (&#8230;) des paires &#233;lectron-positron peuvent spontan&#233;ment appara&#238;tre. Si le temps d'observation tombe &#224; dix puissance moins 24 secondes, (&#8230;) le vide peut bouillonner de pions. Sur un temps de dix puissance moins 26 secondes, une particule Z peut se manifester. (&#8230;) Quand on atteint un temps de dix puissance moins 44 secondes, la gravitation devient quantique. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce qu'une &#233;toile ? </title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7060</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7060</guid>
		<dc:date>2021-03-04T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment naissent les &#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
Du nouveau sur la naissance des &#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; vient l'&#233;nergie des &#233;toiles ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Images des &#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
Comprendre la physique du Soleil &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le paradoxe d'Olbers ou pourquoi la nuit est-elle noire malgr&#233; les &#233;toiles ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment naissent les &#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
Du nouveau sur la naissance des &#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; vient l'&#233;nergie des &#233;toiles ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Lumi&#232;res d'&#233;toiles &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire encore &lt;br class='autobr' /&gt;
QU'EST-CE QU'UNE ETOILE ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;toile est un objet &#233;trange de la nuit. Et d'abord parce qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5479&#034;&gt;Comment naissent les &#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5485&#034;&gt;Du nouveau sur la naissance des &#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4329&#034;&gt;D'o&#249; vient l'&#233;nergie des &#233;toiles ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4319&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Images des &#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5970&#034;&gt;Comprendre la physique du Soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3930&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le paradoxe d'Olbers ou pourquoi la nuit est-elle noire malgr&#233; les &#233;toiles ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5479&#034;&gt;Comment naissent les &#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article5485&#034;&gt;Du nouveau sur la naissance des &#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4329&#034;&gt;D'o&#249; vient l'&#233;nergie des &#233;toiles ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=nQS0O0fALd8C&amp;pg=PA37&amp;dq=%C3%A9toiles&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjjm9O9mY7rAhWPnxQKHR9QCd4Q6AEwAXoECAQQAg#v=onepage&amp;q=%C3%A9toiles&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lumi&#232;res d'&#233;toiles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:%C3%89toile&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;QU'EST-CE QU'UNE ETOILE ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;toile est un objet &#233;trange de la nuit. Et d'abord parce qu'il &#233;met sans cesse une &#233;nergie, notamment sous forme de lumi&#232;re, qui est extraordinairement importante. Il la produit par lui-m&#234;me pendant des dur&#233;es tr&#232;s longues, ce qui ne peut que nous &#233;tonner, nous humains, qui n'avons sur terre aucune exp&#233;rience d'un objet capable de br&#251;ler durant autant de temps. Il faut dire que le soleil ne br&#251;le pas comme les objets sur terre. Son &#233;nergie ne provient pas d'une combustion du type de celle d'un feu de bois. Elle provient de l'&#233;norme &#233;nergie emmagasin&#233;e dans les noyaux atomiques de la mati&#232;re et qui est lib&#233;r&#233;e dans des explosions du type des bombes atomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me &#233;tranget&#233; de l'&#233;toile est qu'il s'agit d'une boule globalement stable mais qui n'est pas solide. Sa stabilit&#233; globale n'est pas mise en cause par ces bombes atomiques et m&#234;me, au contraire, elle est fond&#233;e sur elles. Leur &#233;nergie &#233;quilibre la gravitation et sans elles l'&#233;toile s'effondrerait imm&#233;diatement sur elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un des exemples les plus saisissants d'&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article564&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;auto-organisation&lt;/a&gt; qui se d&#233;roule, si l'on peut dire, sous nos yeux, puisque des &#233;toiles naissent en ce moment en plein ciel et sont visibles avec de modestes instruments !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'&#233;toile &#233;merge d'une concentration de gaz et de poussi&#232;re et elle fait &#233;galement &#233;merger des lois nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Universit&#233; de tous les savoirs
&lt;p&gt;Sylvie Vauclair dans &#171; qu'est-ce qu'une &#233;toile ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qu'une &#233;toile ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;toile est une sph&#232;re &#171; auto-gravitante &#187;, c'est-&#224;-dire une &#233;norme boule de gaz chaud, en &#233;quilibre sous l'effet de son propre poids. Le Soleil, &#233;toile moyenne typique, a une masse de deux milliards de milliards de milliards de tonnes, ce qui correspond &#224; 333.000 fois la masse de la Terre. Son rayon est de 700.000 kilom&#232;tres, soit cent fois environ celui de la Terre. Les autres &#233;toiles ont des masses comprises entre 0,01 et 100 masses solaires environ et leurs rayons peuvent &#234;tre tr&#232;s variables suivant l'&#233;tape de leur &#233;volution : typiquement entre un dixi&#232;me et plus de mille rayons solaires, depuis les naines jusqu'aux superg&#233;antes. (&#8230;) Toute l'&#233;toile est stabilis&#233;e sous l'effet, d'une part du poids de ses atomes qui tend &#224; la concentrer, d'autre part des forces de pression internes qui la maintient dans ses dimensions d'&#233;quilibre. Encore faut-il que l'&#233;toile ait suffisamment d'&#233;nergie pour pr&#233;server longtemps cet &#233;quilibre. En effet, &#233;tant constitu&#233;e de gaz chaud, elle rayonne et perd une &#233;nergie qui doit &#234;tre compens&#233;e de l'int&#233;rieur. Nous savons &#224; pr&#233;sent que cette &#233;nergie provient essentiellement des r&#233;actions nucl&#233;aires qui se produisent dans ses r&#233;gions centrales. &#171; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation d'&#233;toiles est due &#224; l'effondrement d'un nuage de gaz et &#224; sa fragmentation possible en plusieurs proto-&#233;toiles, lesquelles s'&#233;chauffent &#224; mesure qu'elles se contractent. La temp&#233;rature peut alors atteindre une valeur telle que le c&#339;ur &#171; s'allume &#187; : l'hydrog&#232;ne fusionne en h&#233;lium, fournissant l'&#233;nergie qui arr&#234;te l'effondrement. L'&#233;toile entre alors dans la s&#233;quence principale o&#249; elle passe la majeure partie de sa vie. L'&#233;nergie produite par cette conversion est progressivement &#233;vacu&#233;e par l'&#233;toile &#224; la fois par convection et par radiation et s'&#233;chappe finalement de la surface de l'&#233;toile sous forme de rayonnement, de vents stellaires et de neutrinos. Son &#233;volution ult&#233;rieure d&#233;pend essentiellement de sa masse. Plus celle-ci est &#233;lev&#233;e, plus l'&#233;toile est en mesure d'amorcer des r&#233;actions de fusion avec des &#233;l&#233;ments chimiques de plus en plus lourds. Elle peut ainsi synth&#233;tiser du carbone, puis de l'oxyg&#232;ne, du n&#233;on, etc. La quasi-totalit&#233; des &#233;l&#233;ments plus lourds que l'h&#233;lium est produite dans les &#233;toiles (on parle de nucl&#233;osynth&#232;se stellaire) dans les derniers stades de leur &#233;volution. Si une &#233;toile est suffisamment massive pour synth&#233;tiser du fer, alors elle est vou&#233;e &#224; conna&#238;tre une fin paroxystique sous forme de supernova : son c&#339;ur implose et ses couches externes sont disloqu&#233;es par le processus. Le r&#233;sidu laiss&#233; par l'implosion du c&#339;ur est un objet extr&#234;mement compact, qui peut &#234;tre soit une &#233;toile &#224; neutrons, &#233;ventuellement d&#233;tectable sous la forme d'un pulsar, soit un trou noir. Les &#233;toiles moins massives connaissent une fin de vie moins violente : elles perdent peu &#224; peu la majeure partie de leur masse, qui forme par la suite une n&#233;buleuse plan&#233;taire, et voient leur c&#339;ur se contracter lentement pour former une naine blanche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce qu'un photon lumineux (encore appel&#233; boson) ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7112</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7112</guid>
		<dc:date>2021-01-25T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La physique a d&#233;couvert que la mati&#232;re, comme la lumi&#232;re, est constitu&#233;e de &#171; grains &#187; appel&#233;s particules. La mati&#232;re serait appel&#233;e fermions, c'est-&#224;-dire particules ob&#233;issant &#224; la r&#232;gle de Fermi qui emp&#234;che les particules de m&#234;me &#233;tat de s'agglom&#233;rer du fait du &#171; principe de Pauli &#187;. Les fermions sont de deux types : leptons (comme l'&#233;lectron) ou quarks (constituant des neutrons et des protons). La lumi&#232;re &#8211; expression employ&#233;e ici pour regrouper toutes les particules dites d'interaction - (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La physique a d&#233;couvert que la mati&#232;re, comme la lumi&#232;re, est constitu&#233;e de &#171; grains &#187; appel&#233;s particules. La mati&#232;re serait appel&#233;e fermions, c'est-&#224;-dire particules ob&#233;issant &#224; la r&#232;gle de Fermi qui emp&#234;che les particules de m&#234;me &#233;tat de s'agglom&#233;rer du fait du &#171; principe de Pauli &#187;. Les fermions sont de deux types : leptons (comme l'&#233;lectron) ou quarks (constituant des neutrons et des protons). La lumi&#232;re &#8211; expression employ&#233;e ici pour regrouper toutes les particules dites d'interaction - serait form&#233;e de bosons, c'est-&#224;-dire de particules qui ob&#233;issent &#224; la r&#232;gle de Bose qui concerne des particules qui ont tendance &#224; s'agglom&#233;rer dans un &#233;tat commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article972&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lumi&#232;re quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Max Planck a d&#233;couvert que l'&#233;nergie se transmettait uniquement par quantit&#233;s enti&#232;res (un, deux, trois, etc.) d'un quanta, c'est Einstein qui a d&#233;velopp&#233; cette d&#233;couverte en ce qui concerne l'existence de grains de lumi&#232;re, ce qui allait compl&#232;tement &#224; l'encontre de l'apparence ondulatoire retenue jusque l&#224; pour la lumi&#232;re, c'est-&#224;-dire tous les ph&#233;nom&#232;nes de type &#233;lectromagn&#233;tique. C'&#233;tait une v&#233;ritable r&#233;volution qui a ouvert, avec le travail de Planck sur l'&#233;mission du corps noir, la physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, il s'est av&#233;r&#233; que la lumi&#232;re &#233;tait capable de d&#233;velopper des ph&#233;nom&#232;nes de type ondulatoire et de type corpusculaire et De Broglie a d&#233;couvert que la mati&#232;re, que l'on croyait uniquement corpusculaire, avait &#233;galement des propri&#233;t&#233;s ondulatoires. Gilles Cohen-Tannoudji &#233;crit dans &#171; Dictionnaire de l'ignorance &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 1905, Einstein (&#8230;) retrouve la formule de Planck pour le rayonnement du corps noir sans la faire d&#233;pendre d'un mod&#232;le de r&#233;sonateurs, mais en supposant que c'est le rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique lui-m&#234;me qui a une structure granulaire : les grains qui portent l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique sont de v&#233;ritables atomes de lumi&#232;re, ce qu'on a appel&#233;, bien plus tard, des photons. A partir de cette conception, Einstein parvient &#224; expliquer l'existence d'un seuil photo&#233;lectrique, un ph&#233;nom&#232;ne qui jusque-l&#224; &#233;tait incompris : pour qu'un photon puisse arracher un &#233;lectron &#224; un atome, il faut que son &#233;nergie soit suffisante, donc d'apr&#232;s l'&#233;quation E = h fois fr&#233;quence, que la fr&#233;quence soit suffisante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, on a renonc&#233; &#224; une simple image (onde ou corpuscule) qui soit ou l'un ou l'autre ou m&#234;me qui soit et l'un et l'autre. Il s'agit de deux &#233;l&#233;ments, certes contradictoires puisqu'ils ont des propri&#233;t&#233;s oppos&#233;es, qui sont des niveaux de description de la m&#234;me r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc autre chose. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, revenons &#224; la d&#233;couverte d'Einstein. Elle provient de l'exp&#233;rience de l'effet photo&#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Cet effet, d&#233;couvert en 1887 par le physicien allemand Heinrich Hertz consiste en l'&#233;jection de charges &#233;lectriques nomm&#233;es &#233;lectrons de la surface d'un m&#233;tal soumise &#224; l'action d'un rayon lumineux. Dans les m&#233;taux, les &#233;lectrons sont en effet tr&#232;s faiblement attach&#233;s &#224; leurs atomes. Quand un faisceau lumineux frappe la surface d'un m&#233;tal, il lui communique son &#233;nergie. L'&#233;nergie lumineuse transmise au m&#233;tal agite les &#233;lectrons dans les atomes et ceux qui sont le plus faiblement attach&#233;s sont &#233;ject&#233;s. A priori, vous vous dites que si vous voulez augmenter la vitesse des &#233;lectrons &#233;ject&#233;s (qui d&#233;pend du carr&#233; de la vitesse), il vous suffit d'augmenter l'intensit&#233; du faisceau lumineux. Or, &#224; votre grande surprise, il n'en est rien. Quand la lumi&#232;re devient plus intense, ce qui augmente, ce n'est pas la vitesse des &#233;lectrons &#233;ject&#233;s, mais leur nombre. En fait, le sel moyen d'augmenter la vitesse et donc l'&#233;nergie des &#233;lectrons &#233;ject&#233;s, c'est de changer la fr&#233;quence de la lumi&#232;re en rempla&#231;ant la lampe (...) A de plus basses fr&#233;quences encore, les &#233;lectrons ne sont plus &#233;ject&#233;s, quelle que soit l'intensit&#233; de la lumi&#232;re. Pour une raison myst&#233;rieuse, c'est la fr&#233;quence de la lumi&#232;re (et donc sa couleur) qui dicte le comportement des &#233;lectrons, et non son intensit&#233;. Pour expliquer ce curieux comportement des &#233;lectrons &#233;ject&#233;s de la surface d'un m&#233;tal, Einstein n'y va pas par quatre chemins. Il remet en cause la notion commun&#233;ment admise de nature ondulatoire de la lumi&#232;re et avance l'hypoth&#232;se hardie que l'effet photo&#233;lectrique ne peut se comprendre que si la lumi&#232;re absorb&#233;e par le m&#233;tal n'est pas une onde continue, mais est compos&#233;e de &#034;grains&#034; ou quanta d'&#233;nergie, appel&#233;s encore photons. Chaque photon porte une quantit&#233; d'&#233;nergie bien d&#233;finie. Cette &#233;nergie ne peut prendre n'importe quelle valeur, mais doit &#234;tre exactement &#233;gale &#224; un multiple de la fr&#233;quence de la lumi&#232;re.&#034;&lt;/i&gt; &#233;crit Trinh Xuan Thuan dans &#034;Les voies de la lumi&#232;re&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque l&#224;, il y avait d&#233;j&#224; des &#233;l&#233;ments renversants mais la suite n'a pas &#233;t&#233; inf&#233;rieure en surprises. On s'est aper&#231;u en effet que certaines exp&#233;riences distinguaient pour deux photons de m&#234;me fr&#233;quence entre deux types de photons si on effectuait une exp&#233;rience li&#233;e au magn&#233;tisme. Il y avait donc une sensibilit&#233; du photon sur le plan magn&#233;tique qui signifiait que le photon pointait magn&#233;tiquement dans une direction. C'est la polarisation de la lumi&#232;re. Mais cela signifie que le photon, neutre &#233;lectriquement, ne l'est pas magn&#233;tiquement. Comment cela est-il possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; distinguer une rotation interne du photon ce qui est aussi &#233;trange pour une particule ponctuelle comme est cens&#233;e l'&#234;tre un corpuscule. Plus &#233;trange encore, contrairement &#224; la particule, au lieu de deux rotations pour revenir &#224; son &#233;tat de d&#233;part ce qui caract&#233;rise la rotation interne du photon, c'est une seule rotation. On exprime cela en disant que le spin de la particule est demi-entier et le spin du photon est entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les relations de la particule et du photon avec le vide quantique qui expliquent ces diverses propri&#233;t&#233;s. Rappelons que le vide est constitu&#233; de particules virtuelles charg&#233;es. Elles ont une courte dur&#233;e de vie contrairement aux structures &#034;mati&#232;re-particule&#034; et &#034;lumi&#232;re-photon&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photon est une fusion d'une particule virtuelle et de son antiparticule. La particule est fond&#233;e sur un nuage de particules virtuelles et de leurs antiparticules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le vide, les composants du photon, particule virtuelle et son antiparticule, sont trop proches pour que les charges apparaissent. La charge &#233;lectrique globale appara&#238;t nulle. A proximit&#233; de mati&#232;re, le photon est dissoci&#233; bri&#232;vement en particule et antiparticule, ce qui explique ses propri&#233;t&#233;s magn&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/la_lumiere&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la lumi&#232;re, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/a/a0/Ga3129.gif&amp;imgrefurl=http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Jean-Pierre_Petit/archive2&amp;usg=__ilYJo3EaQUkdJ5I_WYLdGggzlHo=&amp;h=274&amp;w=368&amp;sz=6&amp;hl=fr&amp;start=63&amp;tbnid=PbKauAf4PYScdM:&amp;tbnh=91&amp;tbnw=122&amp;prev=/images%3Fq%3Dpercolation%2Bgravitation%26gbv%3D2%26ndsp%3D20%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN%26start%3D60&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le quanta de lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3365&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mati&#232;re/lumi&#232;re/vide : dialectique du positif et du n&#233;gatif</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7028</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7028</guid>
		<dc:date>2021-01-18T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectic - Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Contradictions</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Toutes les choses, nous-m&#234;mes y compris, sont faites de parties positives et n&#233;gatives &#233;troitement li&#233;es dans une interaction puissante, et toutes finement &#233;quilibr&#233;es. &#187; Le physicien Richard Feynman dans &#171; Le&#231;ons de physique &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; L'union des oppos&#233;s Voici les &#233;quations d&#233;couvertes par Einstein. (...) Quand on analyse celles-ci, on constate une propri&#233;t&#233; absolument extraordinaire, ou plut&#244;t deux propri&#233;t&#233;s qui semblent contraires, comme si deux oppos&#233;s &#233;taient contenus dans une m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Contradictions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Toutes les choses, nous-m&#234;mes y compris, sont faites de parties positives et n&#233;gatives &#233;troitement li&#233;es dans une interaction puissante, et toutes finement &#233;quilibr&#233;es. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le physicien Richard Feynman &lt;br class='autobr' /&gt;
dans &#171; Le&#231;ons de physique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; L'union des oppos&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les &#233;quations d&#233;couvertes par Einstein. (...) Quand on analyse celles-ci, on constate une propri&#233;t&#233; absolument extraordinaire, ou plut&#244;t deux propri&#233;t&#233;s qui semblent contraires, comme si deux oppos&#233;s &#233;taient contenus dans une m&#234;me pochette-surprise.(...) Les lois telles qu'on les conna&#238;t &#224; pr&#233;sent ne se r&#233;duisent pas &#224; des m&#233;canismes, elles enserrent les ph&#233;nom&#232;nes au point de concilier, de d&#233;passer des oppositions apparentes (...) Je vous accorde que c'est profond&#233;ment douloureux et profond&#233;ment troublant. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les physiciens Georges Charpak et Roland Omn&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &#171; Soyez savants, devenez proph&#232;tes &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde sait que l'univers est polaris&#233; &#233;lectriquement. C'est ce que l'on appelle la charge. Il y a des particules positives (par exemple, le proton) et des particules n&#233;gatives (par exemple l'&#233;lectron) et elles constituent des dip&#244;les &#233;lectriques qui se comportent comme de petits aimants (c'est-&#224;-dire provoquent une orientation de tous les aimants &#224; proximit&#233;). Les aimants sont plus stables que les particules &#233;lectris&#233;es ce qui fait que le couple de deux particules d'&#233;lectricit&#233; oppos&#233;e peut se maintenir un certain temps malgr&#233; les interactions et les chocs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, on avait depuis longtemps remarqu&#233; l'absence de mono-p&#244;les magn&#233;tiques dans la nature et, du coup, on &#233;tait &#233;tonn&#233;s de constater les particules poss&#233;dant une charge &#233;lectrique se maintenir. Comment s'expliquait cette apparente stabilit&#233; des particules &#233;lectris&#233;es. De m&#234;me, les interactions entre particules, ou entre particule et rayonnement, rendaient apparemment impossible toute description par des objets. C'est le constat sur lequel est rest&#233;e tr&#232;s longtemps bloqu&#233;e la physique quantique, se contentant d'affirmer qu'il ne faut pas rechercher une description du r&#233;el mais seulement un calcul de probabilit&#233;s. Il ne s'agissait donc plus seulement d'une physique probabiliste &#224; la Boltzmann o&#249; les lois d&#233;coulent du grand nombre d'objets concern&#233;s mais du renoncement &#224; toute description des ph&#233;nom&#232;nes observ&#233;s par des interactions entre objets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il faut constater que ce qui permet au vide d'&#234;tre agit&#233; c'est qu'il existe un niveau d'&#233;nergie inf&#233;rieur &#224; l'&#233;nergie z&#233;ro du monde mat&#233;riel, ce qui permet des fluctuations, au dessus comme au dessous de z&#233;ro. Ces fluctuations sont momentan&#233;es. Ils ob&#233;issent en effet &#224; l'in&#233;galit&#233; d'Heisenberg qui permet &#224; une fluctuation d'&#233;nergie d'appara&#238;tre &#224; un niveau d'autant plus important que sa dur&#233;e de vie est plus courte. Il s'agit donc de pointes d'&#233;nergies assimilables &#224; des particules ou &#224; du rayonnement mais &#233;ph&#233;m&#232;res. On les appelle particules ou photons &#171; virtuels &#187; m&#234;me s'il est de plus en plus &#233;vident que, peu durables, ils n'en sont pas moins r&#233;els. Donc, il y a deux sortes d' &#171; objets &#187; : un grain positif et un grain n&#233;gatif. Entre les deux il ne peut y avoir plus d'un quanta (h/pi). Cela signifie que le produit, pour un grain, de l'&#233;nergie du grain et de sa dur&#233;e de vie est exactement la quantit&#233; de Planck : h/2pi ou &#8211; h/2pi. On parle l&#224; de particules et d'antiparticules virtuelles. L'in&#233;galit&#233; d'Heisenberg n'est donc pas un incertitude sur la r&#233;alit&#233; des choses ni un ind&#233;terminisme du r&#233;el. Elle est d&#251; &#224; la nature du vide, fond&#233;e sur des couples particule/antiparticule instables, se combinant sans cesse en unit&#233; (petits aimants) et se d&#233;faisant aussi sans cesse. Ces &#233;ph&#233;m&#232;res (terme qui s'oppose &#224; durable et que je pr&#233;f&#232;re &#224; virtuel qui, lui, s'oppose &#224; r&#233;el).ob&#233;issent aux m&#234;mes lois expos&#233;es pr&#233;c&#233;demment sur les couples de particules d'&#233;lectricit&#233; oppos&#233;es et &#224; la constitution de dip&#244;les. Par cons&#233;quent, on constate que le vide est parcouru de particules et d'anti-particules (de charge oppos&#233;es aux particules) qui ont tendance &#224; se coupler pour constituer d'&#233;ph&#233;m&#232;res aimants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne physique fondamental a donc lieu dans le vide quantique. Ce que l'on appelle &#171; les fluctuations du vide &#187;, c'est l'apparition et la disparition de couples particule et antiparticule dites &#171; virtuelles &#187; parce qu'elles ont une dur&#233;e de vide extr&#234;mement courtes. Ce sont des cycles dans lesquels le couple de particule/antiparticule se transforme en &#233;nergie. L'ordre se transforme en d&#233;sordre et le d&#233;sordre en ordre. Ce ph&#233;nom&#232;ne se d&#233;roule en temps tr&#232;s court mais non nul. Ce qui se conserve dans ce cycle, c'est le produit &#233;nergie fois temps, une quantit&#233; que l'on appelle l'action. L'&#233;nergie produite est d'autant plus grande que le temps de son existence est court. Comment ce vide agit&#233; produit-il l'ordre de la mati&#232;re ? Nous connaissons un monde o&#249; semblent exister des particules stables. Un &#233;lectron, qui se d&#233;place et interagit, este un &#233;lectron. Par contre, la physique quantique a montr&#233; qu'il n'est pas possible de le d&#233;crire comme un objet localis&#233; de l'espace-temps comme nous le faisons &#224; notre &#233;chelle macroscopique. C'est l'&#233;tude du vide quantique (un d&#233;sordre) qui donne la clef de la compr&#233;hension de la conservation des structures particulaires (&#233;lectron, proton, etc&#8230;) : l'ordre mat&#233;riel. Le ph&#233;nom&#232;ne &#224; la base est du type cycle ordre-d&#233;sordre. Lorsque le niveau d'&#233;nergie des couples mati&#232;re/antimati&#232;re par unit&#233; de volume a baiss&#233; (expansion de l'univers), les interactions mati&#232;re/antimati&#232;re ont permis que certaines particules subsistent un peu plus que le temps de Planck, seuil &#224; partir duquel un ordre structurel a pu subsister. Il est fond&#233; sur le ph&#233;nom&#232;ne suivant : une particule mat&#233;rielle M se d&#233;place dans le vide ; elle s'approche d'un couple particule P+ /antiparticule P- ; le couple P+ /:P- s'oriente par la r&#233;pulsion des deux particules M et P+ (&#233;lectricit&#233;s de m&#234;me signe) ; la particule M se couple avec P- et lib&#232;re P+. Le couple M/P- se transforme en &#233;nergie. Bilan : la particule M s'est transform&#233;e dans la particule P-, exactement du m&#234;me type. La nouvelle particule n'a pas eu le temps de s'&#233;loigner beaucoup car la transformation se r&#233;alise dans un temps tr&#232;s court. Du coup, il y a saut mais il y a toujours une particule dans une zone limit&#233;e de petite taille. Apparemment, il n'y a rien de chang&#233;, mais en fait ce n'est pas la m&#234;me particule. Il y a eu un saut, &#224; la fois dans la position et dans l'identit&#233; de la particule. Nous verrons plus tard que cette image permet de d&#233;crire l'ensemble du ph&#233;nom&#232;ne quantique et notamment les sauts d'&#233;tat et le fait que le ph&#233;nom&#232;ne est &#224; la fois particule et onde, localis&#233; et g&#233;n&#233;ralis&#233;, corpuscule et nuage. Le nuage est en effet constitu&#233; des couples particules/antiparticules du vide (polarisation) qui sont orient&#233;s en cascade par l'&#233;lectricit&#233; de la particule. Remarquons simplement &#224; ce stade que l'on a ainsi de multiples cycles ordre-d&#233;sordre. On le montrera &#233;galement dans les interactions mati&#232;re/lumi&#232;re puisque la lumi&#232;re se d&#233;compose en couples particule/antiparticule. L'absorption ou l'&#233;mission d'un photon sont similaires au ph&#233;nom&#232;ne (mati&#232;re/vide) dont nous avons d&#233;crit pr&#233;c&#233;demment les &#233;tapes. A chaque fois qu'un couple particule/antiparticule se transforme en &#233;nergie, un ordre se transforme en d&#233;sordre, des objets localis&#233;s se transforment en agitation non-localis&#233;e et se propageant dans l'espace (c'est-&#224;-dire se propageant aux autres couples &#233;ph&#233;m&#232;res particules/antiparticules).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contradiction particule/antiparticule qui est &#224; la base de l'&#233;difice mati&#232;re/vide/&#233;nergie est un contradiction dans laquelle les contraires ne s'&#233;liminent jamais d&#233;finitivement, dans laquelle les oppos&#233;s se composent, s'interp&#233;n&#232;trent, se produisent mutuellement. En somme, la contradiction fondamentale de la mati&#232;re et du vide est dialectique .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique accorde donc un r&#244;le fondamental au vide plut&#244;t qu'&#224; des particules &#233;l&#233;mentaires. Les &#233;l&#233;ments de base sont devenus ce que l'on appelle les particules, les antiparticules et les photons du vide, encore appel&#233;s corpuscules virtuels. Ils ont &#233;t&#233; appel&#233;s ainsi car ils ne sont pas perceptibles &#224; notre &#233;chelle, &#233;tant trop fugitifs. A ce propos, le physicien quantique Jean-Marc L&#233;vy-Leblond en affirmant dans &#171; Aux contraires &#187; : &#171; Il est convenu dans le jargon professionnel courant d'y parler de quantons &#171; virtuels &#187; oppos&#233;s, bien entendu, aux quantons r&#233;els. Nous allons &#234;tre conduits &#224; r&#233;voquer en doute cette opposition. &#187; C'est &#224; propos des &#233;l&#233;ments du vide et de ceux de la mati&#232;re/lumi&#232;re que Jean-Marc L&#233;vy-Leblond parle de &#171; dialectique du r&#233;el et du fictif &#187;. Si la mati&#232;re seule peut constituer l'espace-temps permettant aux particules virtuelles d'appara&#238;tre pour nous, la mati&#232;re/lumi&#232;re est produite par ces &#233;l&#233;ments virtuels. Le virtuel produit sans cesse du r&#233;el et le r&#233;el du virtuel suivant les m&#233;canismes absorption/&#233;mission de photon et cr&#233;ation/annihilation de mati&#232;re dans le vide, qui sont les deux principaux m&#233;canismes fondamentaux de la physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'&#233;crivent Edgard Gunzig et Isabelle Stengers &#224; propos de la physique quantique des interactions fond&#233;es sur l'habillage des particules par des particules &#171; virtuelles &#187; : &#171; Une telle situation ferait peut-&#234;tre les d&#233;lices d'un philosophe dialecticien puisque l'interaction est d&#233;finie &#224; partir d'acteurs libres, alors m&#234;me qu'elle est &#224; la n&#233;gation de cette libert&#233;. &#187; Toute apparente stabilit&#233; de l'&#233;quilibre global ou toute loi de conservation n'est rien d'autre qu'un voile pos&#233; sur des oppositions irr&#233;m&#233;diables. Le couple particule/antiparticule est la n&#233;gation du photon et le photon est lui-m&#234;me la n&#233;gation du couple particule/antiparticule. Il ne s'agit pas d'une n&#233;gation logique puisque sans cesse le photon se d&#233;compose et se recompose en couple particule/antiparticule &#233;ph&#233;m&#232;re. L'apparente stabilit&#233; du photon n'est rien d'autre que le cycle mat&#233;rialisation/d&#233;mat&#233;rialisation du photon (dont le rythme fixe sa fr&#233;quence). Le corpuscule le plus &#171; simple &#187;, celui de lumi&#232;re n'est donc rien d'autre que la fameuse &#171; n&#233;gation de la n&#233;gation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;el est une n&#233;gation du virtuel et inversement. La mati&#232;re est la n&#233;gation du vide et inversement. La charge n&#233;gative est la n&#233;gation de la charge positive mais ensemble elles donnent une nouvelle entit&#233;, le photon capable de se d&#233;composer &#224; nouveau en contraires, particule et antiparticule. C'est ce processus qui permet &#224; la particule de mati&#232;re d'avoir une existence apparemment sans rupture &#224; condition de ne pas chercher &#224; la positionner avec pr&#233;cision. Comme on l'exposera plus tard, la particule appara&#238;t &#234;tre durable parce qu'elle migre de particules virtuelles en particules virtuelles au sein de son nuage de polarisation. La conservation de la mati&#232;re est donc une n&#233;gation de la n&#233;gation comme le remarque Michel Cazenave dans &#171; Le vide &#187;, ouvrage collectif dirig&#233; par Edgard Gunzig et Isabelle Stengers : &#171; Nous avons fait ressortir (...) ce caract&#232;re du vide en tant que conjonction des oppos&#233;s. (...) Conjonction des oppos&#233;s qui ne trouve son vrai sens que dans la mesure, n&#233;anmoins, o&#249; elle correspond au plus pr&#232;s &#224; une dialectique des modes d'&#234;tre. (...). C'est la n&#233;gation du principe d'identit&#233;. (...) Proclus : ''Je d&#233;finis au sujet du mode des n&#233;gations qu'elles ne sont pas privatives de ce sur quoi elles portent, mais productives de ce qui est'' (...) et tout au terme de la course , c'est la n&#233;gation de la n&#233;gation elle-m&#234;me. (...) Si l'on accepte de suivre cette pens&#233;e dialectique dans sa rigueur tout interne, on s'aper&#231;oit en m&#234;me temps comment tombent les objections qu'on oppose &#224; ce mod&#232;le. (...) Ce que nous voulions montrer, c'est qu'il existe une logique de la pens&#233;e du vide &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contradictions du vide di&#233;lectrique produisent les contradictions des particules de mati&#232;re et de lumi&#232;re qui produisent elles-m&#234;mes les contradictions de la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle (macroscopique) entre l'ordre et le d&#233;sordre et qui ont produit le vivant et l'homme. C'est un cheminement fantastique qui se d&#233;roule sans cesse &#224; la fronti&#232;re fractale de l'ordre et du d&#233;sordre et qui concerne non les individus mais les grands groupes d'interactions entre ces individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action est n&#233;gation de la n&#233;gation de la stabilit&#233; de structure. La n&#233;gation de la particule virtuelle est l'antiparticule virtuelle (elles s'annulent mutuellement pour donner du rayonnement virtuel). La n&#233;gation du couple particule/antiparticule virtuels est le photon lumineux (r&#233;el). La n&#233;gation du couple photon et nuage engendr&#233; par le couple particule/antiparticule est la particule &#171; r&#233;elle &#187; qui l'absorbe. La n&#233;gation de la particule r&#233;elle est l'antiparticule r&#233;elle&#8230; etc La n&#233;gation n'est pas un oppos&#233; logique. C'est un processus dynamique par lequel le photon ou la particule sont d&#233;truits puis reconstruits, ni&#233;s puis reconstitu&#233;s par &#171; n&#233;gation de la n&#233;gation &#187; que sont l'apparition et la disparition du photon transform&#233; en couple particule/antiparticule ou encore les cycles mat&#233;rialisation/d&#233;mat&#233;rialisation des particules par interaction avec ces couples virtuels du vide. Ces r&#233;troactions permanentes et en cascade ont lieu et s'organisent spontan&#233;ment en constituant des structures. Chaque niveau produit un niveau sup&#233;rieur d'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Atome : r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article36&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 01- Les contradictions des quanta&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article37&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 02- La mati&#232;re, &#233;mergence de structure au sein du vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 03- Mati&#232;re et lumi&#232;re dans le vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article39&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 04- Le vide, &#8230; pas si vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article43&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 05- Le vide destructeur/constructeur de la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article44&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 06- La mati&#232;re/lumi&#232;re/vide : dialectique du positif et du n&#233;gatif&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article45&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 07- La construction de l'espace-temps par la mati&#232;re/lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 08- Lumi&#232;re et mati&#232;re, des lois issues du vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article126&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 09- Mati&#232;re noire, &#233;nergie noire : le cha&#238;non manquant ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article441&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 10- Les bulles de vide et la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article447&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 11- O&#249; en est l'unification quantique/relativit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article628&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 12- La sym&#233;trie bris&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article606&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 13- Qu'est-ce que la rupture spontan&#233;e de sym&#233;trie ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article658&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 14- De l'astrophysique &#224; la microphysique, ou la r&#233;troaction d'&#233;chelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article913&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 15- Qu'est-ce que la gravitation ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1146&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 16- Big Bang ou pas Big Bang ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article630&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 17- Qu'est-ce que la relativit&#233; d'Einstein ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article710&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 18- Qu'est-ce que l'atome ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1077&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 19- Qu'est-ce que l'antimati&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article597&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 20- Qu'est-ce que le vide ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article923&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 21- Qu'est-ce que le spin d'une particule ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1023&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 22- Qu'est-ce que l'irr&#233;versibilit&#233; ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/[* 24- Qu'est-ce que la physique quantique ? -&gt; http://www.matierevolution.fr/spip.php?article568'&gt;* 23- Qu'est-ce que la dualit&#233; onde-corpuscule&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 26- Le quanta ou la mort programm&#233;e du continu en physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article972&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 25- Lumi&#232;re quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 26- La discontinuit&#233; de la lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article934&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 27- Qu'est-ce que la vitesse de la lumi&#232;re c et est-elle ind&#233;passable ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/[* 29- R&#233;volutionnaire, la mati&#232;re ? -&gt; http://www.matierevolution.fr/spip.php?article531'&gt;* 28- Les discontinuit&#233;s r&#233;volutionnaires de la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 30- Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article565&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 31- Qu'est-ce qu'une transition de phase ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article685&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 32- Quelques notions de physique moderne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article598&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 33- Qu'est-ce que le temps ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1169&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 34- Henri Poincar&#233; et le temps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1196&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 35- La physique de l'&#233;tat granulaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article886&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 36- Aujourd'hui, qu'est-ce que la mati&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article606&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 37- Qu'est-ce que la rupture de sym&#233;trie (ou brisure spontan&#233;e de sym&#233;trie) ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article26&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 38- Des structures &#233;mergentes au lieu d'objets fixes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 39- Conclusions provisoires sur la structure de la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;* 40- L'id&#233;e du non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La discontinuit&#233; de la lumi&#232;re</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7088</link>
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		<dc:date>2021-01-02T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'on observe l'arc en ciel, on croit &#224; la continuit&#233; du spectre des fr&#233;quences lumineuses qui correspondent aux couleurs. Cependant cette apparente continuit&#233; est une somme de bandes discontinues correspondant aux fr&#233;quences d'&#233;mission et d'absorption des corps comme le montre le tableau suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le spectre solaire contient ainsi des bandes noires qui s&#233;parent les bandes color&#233;es. Il y a des fr&#233;quences pour lesquelles aucun corps n'&#233;met ni n'absorbe de lumi&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Discontinuit&#233;s du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_14730 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH104/Spetre01-0fd9d-3-197dc.jpg?1780193603' width='500' height='104' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on observe l'arc en ciel, on croit &#224; la continuit&#233; du spectre des fr&#233;quences lumineuses qui correspondent aux couleurs. Cependant cette apparente continuit&#233; est une somme de bandes discontinues correspondant aux fr&#233;quences d'&#233;mission et d'absorption des corps comme le montre le tableau suivant :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14729 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH377/spectra-71e96-2-f45f5.jpg?1780193603' width='500' height='377' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le spectre solaire contient ainsi des bandes noires qui s&#233;parent les bandes color&#233;es. Il y a des fr&#233;quences pour lesquelles aucun corps n'&#233;met ni n'absorbe de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14728 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH323/specsol-8616e-f7c70.jpg?1780193603' width='500' height='323' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Discontinuit&#233;s du spectre du Soleil &#224; haute r&#233;solution entre 400 et 700 nm, obtenu avec le spectrographe du t&#233;lescope MacMath de l'observatoire Kitt Peak en Arizona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.astrosurf.com/luxorion/Physique/spectre-eclair-3econtact.jpg&amp;imgrefurl=http://www.astrosurf.com/luxorion/spectro-spectre-eclair.htm&amp;usg=__LAUX6eEpmFhWo4i43rbmT8Yk9ac=&amp;h=334&amp;w=714&amp;sz=18&amp;hl=fr&amp;start=20&amp;tbnid=NXomJ-NjCxv6JM:&amp;tbnh=65&amp;tbnw=140&amp;prev=/images%3Fq%3Dbandes%2Binterdites%2Bspectre%2Blumineux%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le spectre de la lumi&#232;re solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la discontinuit&#233; de la lumi&#232;re s'est r&#233;v&#233;l&#233;e bien plus fondamentale puisque celle-ci (ainsi que toutes les formes de transmission d'&#233;nergie d'interaction) est quantifi&#233;e et donc discr&#232;te et discontinue. Le quanta de lumi&#232;re est appel&#233; photon. Mais il existe aussi des quanta d'autres interactions, qui sont le m&#233;son ou le gluon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trinh Xuan Thuan&lt;/strong&gt; explique dans &#034;Les voies de la lumi&#232;re&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;&lt;strong&gt;La discontinuit&#233; de la lumi&#232;re solaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les atomes de gaz du Soleil (ou de toute autre &#233;toile) &#233;mettent de la lumi&#232;re &#224; des &#233;nergies tr&#232;s pr&#233;cises qui produisent des raies lumineuses dans son spectre. le spectre d'une &#233;toile s'obtient en d&#233;composant sa lumi&#232;re &#224; l'aide d'un prisme en ses diff&#233;rentes composantes d'&#233;nergie ou de couleur. Quand la lumi&#232;re est ainsi d&#233;compos&#233;e, elle semble &#224; premi&#232;re vue pr&#233;senter un spectre continu. Mais un examen plus fouill&#233; avec un spectroscope r&#233;v&#232;le que le spectre de la lumi&#232;re solaire n'est nullement continu, mais hach&#233; par des centaines de raies verticales. le physicien allemand Joseph von Fraunhofer (1787-1826), inventeur du spectroscope, en catalogua plus de six cents ! Le physicien danois Niels Bohr nous a expliqu&#233; en 1913 que cette discontinuit&#233; de la lumi&#232;re est li&#233;e &#224; la discontinuit&#233; de la mati&#232;re. En effet, dans le mod&#232;le atomique de Bohr, les &#233;lectrons au sein d'un atome ne peuvent aller o&#249; bon leur semble, mais sont dans l'obligation d'&#233;voluer dans des orbites bien d&#233;finies, &#224; des distances bien pr&#233;cises du noyau. Un grain de lumi&#232;re est &#233;mis chaque fois qu'un &#233;lectron accomplit un saut quantique d'une orbite &#233;loign&#233;e &#224; une orbite plus rapproch&#233;e du noyau. L'&#233;nergie du grain est tr&#232;s exactement &#233;gale &#224; la diff&#233;rence entre l'&#233;nergie de l'orbite de d&#233;part et celle de l'orbite d'arriv&#233;e. La disposition des raies lumineuses dans le spectre refl&#232;te donc fid&#232;lement l'arrangement des orbites des &#233;lectrons au sein de l'atome. Cet arrangement est unique pour chaque atome. Il constitue une sorte d'empreinte digitale, de carte d'identit&#233; de l'&#233;l&#233;ment chimique. (...) Ce sont ces spectres qui nous ont r&#233;v&#233;l&#233; la composition chimique des &#233;toiles, des galaxies et de l'univers tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;strong&gt;Une infinit&#233; de chemins&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le chemin du photon de lumi&#232;re peut sembler continu et en ligne droite &#224; l'image du rayon lumineux. (...) Mais, comme le dit Feynman : &lt;i&gt;&#034;En r&#233;alit&#233;, la lumi&#232;re ne se propage pas seulement en ligne droite. Elle &#034;sent&#034; et emprunte aussi les trajets aux alentours de la ligne droite, occupant ainsi un tr&#232;s petit volume d'espace avoisinant.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mati&#232;re et lumi&#232;re &#233;voluent dans un vide qui n'est pas vide et qui est constitu&#233; des m&#234;mes particules et antiparticules que la mati&#232;re mais ayant une dur&#233;e de vie tr&#232;s br&#232;ve, encore appel&#233;es virtuelles. Ce sont elles qui entourent les particules et antiparticules durables, dites r&#233;elles. La lumi&#232;re, le photon, est constitu&#233;e d'un &#233;lectron virtuel et d'un anti&#233;lectron (positon) virtuel coll&#233;s. Ils s'&#233;changent avec les autres particules virtuelles du vide. C'est la base de tous les ph&#233;nom&#232;nes quantiques de la lumi&#232;re (propri&#233;t&#233;s magn&#233;tiques de la lumi&#232;re, polarisation de la lumi&#232;re, interactions avec la mati&#232;re, caract&#232;re discontinu du spectre, fentes de Young, caract&#232;re statistique de la physique). &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mati&#232;re et lumi&#232;re dans le vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur la discontinuit&#233; de &#8230; la lumi&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re, et partant les forces d'interaction, ont longtemps &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es comme continues, alors m&#234;me que la mati&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233;e comme discontinue, atomique. C'est la physique quantique qui a montr&#233; que la lumi&#232;re n'&#233;tait pas moins discontinue que la mati&#232;re. Les interf&#233;rences, qui semblaient l'exp&#233;rience la plus d&#233;monstrative du caract&#232;re ondulatoire et donc continu de la lumi&#232;re. L'exp&#233;rience des fentes de Young (une &#233;mission peut passer dans l'un des deux trous et on constate des franges d'interf&#233;rence - alternativement claire et sombre) semblait trancher dans le sens ondulatoire. Cela a &#233;t&#233; le contraire puisque les particules de lumi&#232;re, les photons, peuvent &#234;tre envoy&#233;s un par un et capt&#233;s un par un sur l'&#233;cran. Cependant, m&#234;me si l'&#233;mission est r&#233;alis&#233;e ainsi, photon par photon, sur l'&#233;cran les figures d'interf&#233;rence se r&#233;alisent progressivement &#224; partir d'un tr&#232;s grand nombre de photons &#233;mis. Cela a compl&#232;tement cass&#233; l'image des interf&#233;rences con&#231;ues comme un produit de la continuit&#233; des ondes. Et ce n'&#233;tait pas fini : l'exp&#233;rience de l'effet photo&#233;lectrique (un photon suffisamment &#233;nerg&#233;tique arrache des &#233;lectrons de la mati&#232;re) a montr&#233; le caract&#232;re discontinu de la lumi&#232;re, entra&#238;nant la physique quantique vers un renoncement &#224; la continuit&#233; aussi bien pour la lumi&#232;re que pour la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis de Broglie&lt;/strong&gt; dans &#171; La physique nouvelle et les quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'effet photo&#233;lectrique et la structure discontinue de la lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte et l'&#233;tude du ph&#233;nom&#232;ne photo&#233;lectrique a r&#233;serv&#233; aux physiciens une tr&#232;s grande surprise. Ce ph&#233;nom&#232;ne consiste en ceci qu'un morceau de mati&#232;re expos&#233; &#224; l'action d'une radiation de longueur d'onde suffisamment courte projette souvent autour de lui des &#233;lectrons en mouvement rapide. La caract&#233;ristique essentielle du ph&#233;nom&#232;ne est que l'&#233;nergie des &#233;lectrons expuls&#233;s est uniquement fonction de la fr&#233;quence de la radiation incidente et ne d&#233;pend nullement de son intensit&#233;. Seul le nombre des &#233;lectrons d&#233;pend de l'intensit&#233; incidente. (..) Mr Einstein a eu, en 1905, l'id&#233;e tr&#232;s remarquable que les lois de l'effet photo&#233;lectrique indiquent l'existence pour la lumi&#232;re d'une structure discontinue o&#249; les quanta interviennent. (&#8230;) Lorsqu'un &#233;lectron contenu dans la mati&#232;re recevra un grain de lumi&#232;re, il pourra absorber l'&#233;nergie de ce grain et sortir de la mati&#232;re o&#249; il &#233;tait enferm&#233;, &#224; condition toutefois que l'&#233;nergie du grain de lumi&#232;re soit sup&#233;rieur au travail n&#233;cessaire &#224; l'&#233;lectron pour sortir de la mati&#232;re. L'&#233;lectron ainsi expuls&#233; par l'action de la lumi&#232;re poss&#232;dera donc une &#233;nergie cin&#233;tique &#233;gale &#224; l'&#233;nergie du grain de lumi&#232;re absorb&#233;e diminu&#233;e du travail d&#233;pens&#233; pour sortir de la mati&#232;re : cette &#233;nergie cin&#233;tique sera donc une fonction lin&#233;aire de la fr&#233;quence de la radiation incidente, le coefficient angulaire de la droite qui la repr&#233;sente &#233;tant num&#233;riquement &#233;gal &#224; la constante de Planck. (&#8230;) Telle est l'interpr&#233;tation des lois de l'effet photo&#233;lectrique propos&#233;e en 1905 par Einstein. Il l'avait appel&#233;e la th&#233;orie des quanta de lumi&#232;re. Aujourd'hui nous l'appelons la th&#233;orie des photons, car nous avons donn&#233; aux grains de lumi&#232;re le nom de photons. Depuis trente ans, l'existence du photon a re&#231;u de nombreuses confirmations. (&#8230;) L'&#233;tude de l'effet photo&#233;lectrique des rayons X et gamma a permis de soumettre &#224; une &#233;preuve tr&#232;s rigoureuse l'exactitude de la relation photo&#233;lectrique d'Einstein (&#8230;) la d&#233;couverte d'un autre ph&#233;nom&#232;ne est venu en 1923 fournir une nouvelle preuve de l'existence du photon. Nous voulons parler de l'effet Compton. On sait que, si une radiation vient frapper un corps mat&#233;riel, une partie de l'&#233;nergie de cette radiation est, en g&#233;n&#233;ral, &#233;parpill&#233;e dans toutes les directions sous forme de radiation diffus&#233;e. La th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique interpr&#232;te cette diffusion en disant que, sous l'influence du champ &#233;lectrique de l'onde incidente, les &#233;lectrons contenus dans le corps mat&#233;riel entrent en vibration forc&#233;e et deviennent des sources de petites ondes sph&#233;riques secondaires qui diffusent ainsi dans toutes les directions une partie de l'&#233;nergie apport&#233;e par l'onde primaire. D'apr&#232;s cette interpr&#233;tation, la vibration diffus&#233;e sous l'action d'une onde primaire monochomatique doit avoir tr&#232;s exactement la m&#234;me fr&#233;quence que cette onde primaire. (&#8230;) Mais une &#233;tude plus pr&#233;cise de la diffusion des rayons X par la mati&#232;re a permis de constater qu'&#224; c&#244;t&#233; de la diffusion sans changement de fr&#233;quence pr&#233;vue par la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique, il se produisait une diffusion avec diminution d e fr&#233;quence tout &#224; fait impossible &#224; pr&#233;voir par le raisonnement classique. (&#8230;) La radiation diffus&#233;e a une fr&#233;quence variable avec l'angle de diffusion, mais ind&#233;pendante de la nature du corps. diffuseur. Mr Compton, et presque en m&#234;me temps Mr Debye, ont eu l'id&#233;e que ces lois pouvaient s'interpr&#233;ter en assimilant la diffusion avec changement de fr&#233;quence &#224; un choc entre un photon incident et un &#233;lectron contenu dans la mati&#232;re. Au moment du choc, il y a &#233;change d'&#233;nergie et de quantit&#233; de mouvement entre le photon et l'&#233;lectron et, comme l'&#233;lectron peut en g&#233;n&#233;ral &#234;tre consid&#233;r&#233; comme presque immobile en comparaison du photon, c'est toujours le photon qui perd de l'&#233;nergie au profit de l'&#233;lectron. La fr&#233;quence du photon &#233;tant proportionnelle &#224; son &#233;nergie, il y a abaissement de la fr&#233;quence au moment du choc. (&#8230;) L'effet Compton a apport&#233; &#224; la th&#233;orie des photons une &#233;clatante confirmation. (&#8230;) On peut encore citer comme confirmation de la conception des photons la d&#233;couverte de l'effet Raman un peu post&#233;rieure &#224; l'effet Compton. (&#8230;) Bref, depuis trente ans, l'hypoth&#232;se d'apr&#232;s laquelle l'&#233;nergie lumineuse pr&#233;senterait une structure granulaire s'est montr&#233;e tr&#232;s f&#233;conde et il n'y a pas de doute qu'elle ne nous r&#233;v&#232;le un aspect essentiel de la r&#233;alit&#233; physique. (&#8230;) Mais comment imaginer l'existence de grains de lumi&#232;re ins&#233;cables alors que les exp&#233;riences d'interf&#233;rences montrent qu'on peut obtenir des trains d'onde coh&#233;rents de plusieurs m&#232;tres ? Si l'on suppose l'&#233;nergie lumineuse concentr&#233;e en grains bien localis&#233;s dans l'espace, comment comprendre l'existence m&#234;me des interf&#233;rences ? (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de l'effet photo&#233;lectrique indiquait la n&#233;cessit&#233; de revenir vers une conception de ce genre (granulaire), mais en m&#234;me temps, la forme m&#234;me de la relation d'Einstein montrait qu'il fallait unir la conception granulaire et celle des ondes, de mani&#232;re que les deux termes de la relation aient un sens physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut signaler une difficult&#233; plus subtile. Dans les conceptions classiques, l'&#233;nergie d'un corpuscule est une grandeur qui a une valeur parfaitement d&#233;termin&#233;e. Par contre, dans la th&#233;orie du rayonnement, on ne peut jamais consid&#233;rer un rayonnement comme strictement monochromatique : un rayonnement contient toujours des composantes dont les fr&#233;quences occupent un petit intervalle spectral, intervalle qui peut &#234;tre tr&#232;s petit, mais ne peut &#234;tre rigoureusement nul. C'est un fait sur lequel P. Planck a beaucoup insist&#233; dans ses expos&#233;s sur la th&#233;orie du rayonnement. D&#232;s lors, la relation d'Einstein qui &#233;gale l'&#233;nergie du corpuscule de lumi&#232;re au produit par h de la fr&#233;quence de l'onde classique correspondante, a quelque chose de paradoxal puisqu'elle &#233;gale une quantit&#233; bien d&#233;finie &#224; une autre qui ne l'est pas. Le d&#233;veloppement de la m&#233;canique ondulatoire a montr&#233; plus tard quel &#233;tait le sens v&#233;ritable de cette difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, l'hypoth&#232;se des photons, merveilleusement adapt&#233;e &#224; l'interpr&#233;tation de l'effet photo&#233;lectrique et de l'effet Compton, ne peut pas conduire &#224; une th&#233;orie purement corpusculaire des radiations. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas explorer directement l'int&#233;rieur de l'atome, ce microcosme inimaginablement petit o&#249; toutes les grandeurs sont des fractions infimes de celles que nous pouvons percevoir. La structure de l'atome ne peut nous &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e que par des ph&#233;nom&#232;nes observables &#224; notre &#233;chelle qui sont des cons&#233;quences de cette structure. Au nombre de ces ph&#233;nom&#232;nes, figurent les spectres de raies lumineuses qui sont &#233;mis dans certaines conditions d'excitation thermique ou &#233;lectrique par les atomes des corps simples. Ces raies lumineuses sont, en effet, caract&#233;ristiques des atomes qui les &#233;mettent : elles correspondent &#224; des &#233;v&#233;nements qui se produisent &#224; l'int&#233;rieur de ces atomes et peuvent par suite nous renseigner sur leur structure. (&#8230;) L'exploration du spectre de l'hydrog&#232;ne en dehors des limites du visible a r&#233;v&#233;l&#233; l'existence d'une s&#233;rie ultraviolette (s&#233;rie de Lyman) et de s&#233;ries infrarouges (s&#233;ries de Pashen, de Brackett, de Pfund) (&#8230;) Pour chaque atome, il est possible de trouver une suite de nombres, appel&#233;s les termes spectraux de l'atome consid&#233;r&#233;, tels que la fr&#233;quence de toute raie spectrale de cet atome soit &#233;gale &#224; la diff&#233;rence de deux de ces termes spectraux. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici donc amen&#233;s &#224; parler de cette fameuse th&#233;orie quantique de l'atome que Mr Bohr d&#233;veloppa pour la premi&#232;re fois en 1913. (&#8230;) L'id&#233;e essentielle de Bohr, c'est qu'&#224; l'int&#233;rieur de l'atome, les &#233;lectrons ne peuvent se trouver que dans certains &#233;tats stationnaires d'&#233;nergie quantifi&#233;s. (&#8230;) Elle a admis que, sur chaque niveau quantifi&#233;, il ne peut y avoir plus d'un nombre maximum d'&#233;lectrons. (&#8230;) Mr Bohr a admis que l'atome dans ses &#233;tats stationnaires ne rayonne pas, ce qui revient &#224; nier la possibilit&#233; d'appliquer la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique du rayonnement au mouvement orbital des &#233;lectrons sur leurs trajectoires stables. Ayant ainsi rompu toute relation avec la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique, la th&#233;orie quantique de l'atome paraissait bien d&#233;sarm&#233;e pour pr&#233;voir les caract&#233;ristiques des rayonnements &#233;mis sous forme de raies spectrales. Nous avons vu comment Mr Bohr a r&#233;solu la question en ce qui concerne les fr&#233;quences des raies spectrales gr&#226;ce &#224; l'hypoth&#232;se que chaque transition entre &#233;tats quantifi&#233;s s'accompagne de l'&#233;mission d'un quantum d'&#233;nergie radiante. Mais cette loi des fr&#233;quences ne pr&#233;cise que d'une mani&#232;re bien incompl&#232;te les rayonnements &#233;mis puisqu'elle ne nous dit rien sur les intensit&#233;s et les polarisations. (&#8230;) M. Bohr est parvenu en 1916 &#224; combler, au moins partiellement, cette lacune en suivant une m&#233;thode tr&#232;s originale et m&#234;me quelque peu d&#233;concertante, qui consiste essentiellement en ceci : malgr&#233; l'&#233;chec de la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique classique dans le domaine atomique, on cherche n&#233;anmoins &#224; &#233;tablir une certaine correspondance entre le ph&#233;nom&#232;nes quantiques et les formules de l'&#233;lectromagn&#233;tisme de fa&#231;on &#224; pouvoir comprendre pourquoi la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique fournit une bonne repr&#233;sentation des faits &#224; grande &#233;chelle. (&#8230;) En d'autres termes, d'apr&#232;s la th&#233;orie quantique, l'&#233;mission des raies spectrales d'un corps simple est discontinue et proc&#232;de par actes individuels isol&#233;s. Il est donc assur&#233;ment difficile de trouver deux conceptions plus diff&#233;rentes l'une de l'autre que la conception classique et celle de la th&#233;orie quantique et l'on peut au premier abord se demander l&#233;gitimement si aucun pont ne pourra &#234;tre construit pour les relier. (&#8230;) On s'aper&#231;oit que cette correspondance, si toutefois elle est r&#233;alisable, ne peut &#234;tre que de nature statistique. En effet, une correspondance avec l'image classique ne peut &#233;videmment s'&#233;tablir qu'en consid&#233;rant simultan&#233;ment l'&#233;mission de toutes les raies spectrales ; or, du point de vue quantique pour lequel l'&#233;mission de chaque quantum de radiation monochromatique est un acte individuel, cela n'est possible qu'en consid&#233;rant un ensemble d'atomes de m&#234;me nature en tr&#232;s grand nombre, ensemble o&#249; se produisent constamment des transitions de toutes sortes accompagn&#233;es de l'&#233;mission de diverses raies spectrales de l'&#233;l&#233;ment consid&#233;r&#233;. D'autre part, on ne peut introduire dans la th&#233;orie quantique la notion indispensable d'intensit&#233; des diverses raies qu'en se pla&#231;ant &#233;galement du point de vue statistique. L'atome quantifi&#233;, en effet, quand il subit une transition, &#233;met un seul quantum, une seule unit&#233;, de radiation monochromatique ; pour un tel acte individuel d'&#233;mission, il ne saurait &#234;tre question de l'intensit&#233; du rayonnement. Pour pouvoir d&#233;finir une intensit&#233;, il faut donc encore consid&#233;rer un ensemble d'un grand nombre d'atomes de m&#234;me nature. (&#8230;) La nature essentiellement discontinue de la quantification, exprim&#233;e par l'apparition dans les formules de nombre entiers, les nombres quantiques, pr&#233;sentait un &#233;trange contraste avec la nature continue des mouvements envisag&#233;s par la dynamique ancienne, newtonienne ou einsteinienne. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduisons maintenant le concept de photon. Un faisceau de lumi&#232;re nous appara&#238;t comme un flot de photons et une exp&#233;rience d'interf&#233;rence ou de diffraction devient &#224; nos yeux une exp&#233;rience o&#249;, par suite du dispositif employ&#233;, les photons se retrouvent r&#233;partis d'une mani&#232;re non uniforme dans l'espace, &#233;tant concentr&#233;s dans les franges brillantes et fuyant les franges obscures. (&#8230;) dans ces exp&#233;riences, les interf&#233;rences se produisent, m&#234;me quand les photons arrivent un par un sur le dispositif interf&#233;rentiel. Force est donc d'admettre, pour expliquer dans ce cas l'obtention finale, apr&#232;s de longues poses, des figures usuelles d'interf&#233;rences, que l'intensit&#233; de l'onde associ&#233;e &#224; chaque photon repr&#233;sente en chaque point la probabilit&#233; pour que le photon se trouve en ce point. Nous sommes ainsi amen&#233;s &#224; passer d'un point de vue statistique &#224; un point de vue probabiliste, et le principe des interf&#233;rences nous appara&#238;t comme un principe r&#233;glant les probabilit&#233;s de localisation des photons. (&#8230;) Dans un atome quantifi&#233;, il existe une s&#233;rie de fr&#233;quences correspondant &#224; des &#233;tats stationnaires d'&#233;nergie quantifi&#233;e. Mais, pour un tel syst&#232;me, tout comme pour une corde vibrante, on peut tr&#232;s bien envisager un &#233;tat quelconque form&#233; par une superposition d'&#233;tats stationnaires (&#8230;) On ne peut plus dire que l'atome est dans un de ses &#233;tats stationnaires : il est en quelque sorte &#224; la fois dans plusieurs &#233;tats stationnaires, ce qui est &#233;videmment incompr&#233;hensible avec les conceptions classiques. Avec le principe de d&#233;composition spectrale, la difficult&#233; est r&#233;solue dans un sens inattendu : l'atome dans l'&#233;tat envisag&#233; peut avoir l'une quelconque des valeurs quantifi&#233;es de l'&#233;nergie repr&#233;sent&#233;es dans le d&#233;veloppement spectral de son onde et cela avec des probabilit&#233;s proportionnelles aux intensit&#233;s des composantes spectrales correspondantes. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de r&#233;fl&#233;chir &#224; certaines exp&#233;riences classiques en optique physique. Ici encore, c'est en partant de la dualit&#233; des photons et des ondes lumineuses que nous aurons le plus de chance de pouvoir d&#233;brouiller les choses. Nous allons donc envisager une exp&#233;rience bien usuelle : l'analyse spectrale d'un faisceau de lumi&#232;re complexe &#224; l'aide d'un prisme (ou d'un r&#233;seau). L'effet du dispositif employ&#233; est alors, comme on le sait depuis Newton, de s&#233;parer les diverses composantes monochromatiques contenues dans la lumi&#232;re incidente. On a beaucoup discut&#233; au 19&#232;me si&#232;cle la question de savoir si les composantes monochromatiques isol&#233;es par le prisme existaient dans la lumi&#232;re incidente ou &#233;taient cr&#233;&#233;es par l'action du prisme. Aucune r&#233;ponse bien satisfaisante n'avait &#233;t&#233; donn&#233;e &#224; cette question, mais en fin de compte l'attitude la plus prudente consistait &#224; dire : les composantes monochromatiques existent virtuellement, en quelque sorte &#224; l'&#233;tat potentiel, dans la lumi&#232;re incidente. Nous allons voir que cette opinion est confirm&#233;e par les analyses de nature quantique dont nous allons parler. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.palais-decouverte.fr/index.php?id=138&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Lumi&#232;re quantique</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7073</link>
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		<dc:date>2020-12-18T23:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un photon ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous saurions beaucoup de choses, si nous savions ce qu'est un rayon lumineux.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Louis de Broglie &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la lumi&#232;re, le film &lt;br class='autobr' /&gt;
Le quanta de lumi&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Max Planck dans &#171; Initiations &#224; la physique &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'existence de faits nombreux permet d'affirmer qu'un rayon lumineux d'une couleur donn&#233;e ne transmet pas son &#233;nergie d'une mani&#232;re continue ; mais que cette &#233;nergie est partag&#233;e en particules distinctes appel&#233;es &#171; photons &#187; (&#8230;) Lorsque l'intensit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1450&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un photon ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Nous saurions beaucoup de choses, si nous savions ce qu'est un rayon lumineux.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis de Broglie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/la_lumiere&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la lumi&#232;re, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/a/a0/Ga3129.gif&amp;imgrefurl=http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Jean-Pierre_Petit/archive2&amp;usg=__ilYJo3EaQUkdJ5I_WYLdGggzlHo=&amp;h=274&amp;w=368&amp;sz=6&amp;hl=fr&amp;start=63&amp;tbnid=PbKauAf4PYScdM:&amp;tbnh=91&amp;tbnw=122&amp;prev=/images%3Fq%3Dpercolation%2Bgravitation%26gbv%3D2%26ndsp%3D20%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN%26start%3D60&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le quanta de lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Max Planck dans &#171; Initiations &#224; la physique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'existence de faits nombreux permet d'affirmer qu'un rayon lumineux d'une couleur donn&#233;e ne transmet pas son &#233;nergie d'une mani&#232;re continue ; mais que cette &#233;nergie est partag&#233;e en particules distinctes appel&#233;es &#171; photons &#187; (&#8230;) Lorsque l'intensit&#233; lumineuse est forte, les photons se suivent en rangs si serr&#233;s qu'en pratique le ph&#233;nom&#232;ne ne se diff&#233;rencie pas d'une apparence d'&#233;mission continue, mais quand l'intensit&#233; de la source diminue ou quand la source s'&#233;loigne, la densit&#233; du rayonnement devient de plus en plus faible et les photons se s&#233;parent les uns des autres. L'&#233;l&#233;ment caract&#233;ristique du processus est que les gouttes d'&#233;nergie ou photons ne deviennent pas plus petites quand le rayonnement diminue, mais qu'elles sont seulement plus rares, leur grandeur demeurant constante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les photons ne sont pas compl&#232;tement descriptibles et subissent des transitions spontan&#233;es dans le vide. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Ritz Finkelstein &lt;br class='autobr' /&gt;
dans &#171; L'&#233;ther adamantin &#187;, article de &#171; Le vide &#187;, &lt;br class='autobr' /&gt;
ouvrage collectif pr&#233;sent&#233; par Edgard Gunzig et Isabelle Stengers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/themes__1/sciences_fondamentales/physique/physique_a_l_echelle_microscopique/la_physique_quantique_2005&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Optique quantique, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14701 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH104/Spetre01-0fd9d-7810a.jpg?1780193603' width='500' height='104' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on observe l'arc en ciel, on croit &#224; la continuit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne du fait que le spectre des fr&#233;quences lumineuses qui correspondent aux couleurs n'admet que quelques trous. Cependant cette continuit&#233; de la lumi&#232;re n'est qu'apparente. Rappelons que ce spectre continu de la lumi&#232;re dite blanche est, en fait, un rayonnement thermique appel&#233; rayonnement du corps noir dont Planck et Einstein ont montr&#233; qu'il est fond&#233; sur des quanta, donc fondamentalement discontinu. Le rayonnement thermique est fond&#233; sur un &#233;quilibre thermique de la cavit&#233; qui est chauff&#233;e et qui &#233;met. Il ne d&#233;pend pas des mat&#233;riaux dont est compos&#233;e la cavit&#233;. Toutes les fr&#233;quences existent mais l'&#233;mission se fiait forc&#233;ment par nombre entier de paquets qui sont des quanta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re naturelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait depuis le 17&#232;me si&#232;cle que la lumi&#232;re &#171; blanche &#187; du soleil, tout autant que celle des lampes traditionnelles, est en fait compos&#233;e et montre, apr&#232;s &#234;tre pass&#233;e par exemple dans un prisme, l'ensemble des couleurs de l'arc-en-ciel. (&#8230;) Il faut se rappeler que la lumi&#232;re n'est en fait qu'une vari&#233;t&#233; d'ondes &#233;lectromagn&#233;tiques, on sait cela depuis la fin du 19&#232;me si&#232;cle, gr&#226;ce aux travaux de Maxwell et de Hertz. Ce qui la diff&#233;rencie est sa longueur d'onde, c'est-&#224;-dire la distance qui s&#233;pare deux &#171; cr&#234;tes &#187; du champ &#233;lectrique, qui est de l'ordre du demi-micron, un demi-milli&#232;me de millim&#232;tre, alors qu'en radio on utilise des longueurs d'onde allant du m&#232;tre au kilom&#232;tre. (&#8230;) Les couleurs de l'arc-en-ciel correspondent tout simplement aux vibrations de longueurs d'onde diff&#233;rentes qui composent la lumi&#232;re naturelle. (&#8230;) Dans le domaine qui est visible pour notre oeil, les grandes longueurs d'onde correspondent au rouge, soit de 0,76 microns, les plus courtes de 0,4 microns et correspondent au bleu-violet. (&#8230;) Si on observe la lumi&#232;re jaune &#233;mise par la vapeur de sodium (&#8230;) on obtient non pas un spectre continu comme celui de la lumi&#232;re blanche, mais ce que l'on appelle un spectre de raies. Toute l'intensit&#233; lumineuse y est concentr&#233;e autour de quelques longueurs d'onde bien d&#233;finies, formant les &#171; raies spectrales &#187; du corps consid&#233;r&#233;. Ces raies sont connues depuis assez longtemps, et ce sont les savants allemands Kirchoff et Bunsen qui eurent l'id&#233;e, d&#232;s 1860, d'y voir une &#171; signature &#187; des esp&#232;ces atomiques et de s'en servir pour analyser la nature chimique des corps. (&#8230;) On a ainsi acc&#232;s &#224; une caract&#233;ristique tr&#232;s profonde des atomes. (&#8230;) Encore plus myst&#233;rieux para&#238;t le fait que non seulement ces raies apparaissent en &#233;mission, mais aussi en absorption. (&#8230;) En am&#233;liorant, le dispositif &#224; prisme de Newton, celui-ci avait en effet observ&#233; que la d&#233;composition de la lumi&#232;re du soleil en spectre continu de couleurs faisait appara&#238;tre plusieurs centaines de raies noires (&#8230;) En outre, ces raies ont la m&#234;me position que les raies d'&#233;mission (&#8230;) &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans wikipedia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie ondulatoire de Maxwell ne rend cependant pas compte de toutes les propri&#233;t&#233;s de la lumi&#232;re. Cette th&#233;orie pr&#233;dit que l'&#233;nergie d'une onde lumineuse d&#233;pend seulement de l'amplitude de l'onde, mais pas de sa fr&#233;quence ; or de nombreuses exp&#233;riences indiquent que l'&#233;nergie transf&#233;r&#233;e de la lumi&#232;re aux atomes d&#233;pend seulement de la fr&#233;quence et non de l'amplitude. Par exemple, certaines r&#233;actions chimiques ne sont possibles qu'en pr&#233;sence d'une onde lumineuse de fr&#233;quence suffisante : en dessous d'une fr&#233;quence seuil, quelle que soit l'intensit&#233; incidente, la lumi&#232;re ne peut amorcer la r&#233;action. De mani&#232;re similaire, dans l'effet photo&#233;lectrique, les &#233;lectrons ne sont &#233;ject&#233;s d'une plaque de m&#233;tal qu'au-dessus d'une certaine fr&#233;quence, et l'&#233;nergie des &#233;lectrons &#233;mis d&#233;pend de la fr&#233;quence de l'onde, et non de son amplitude. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, les r&#233;sultats obtenus &#224; la fin du XIXe et au d&#233;but du XXe si&#232;cle sur le rayonnement du corps noir sont reproduits th&#233;oriquement par Max Planck en 1900 en supposant que la mati&#232;re interagissant avec une onde &#233;lectromagn&#233;tique de fr&#233;quence &#957; ne peut recevoir ou &#233;mettre de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique que par paquets de valeur bien d&#233;termin&#233;e &#233;gale &#224; h&#957; &#8211; ces paquets &#233;tant appel&#233;s des quanta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque les &#233;quations de Maxwell autorisent n'importe quelle valeur de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique, la plupart des physiciens pensaient initialement que cette quantification de l'&#233;nergie &#233;chang&#233;e &#233;tait due &#224; des contraintes encore inconnues sur la mati&#232;re qui absorbe ou &#233;met la lumi&#232;re. En 1905, Einstein fut le premier &#224; proposer que la quantification de l'&#233;nergie soit une propri&#233;t&#233; de la lumi&#232;re elle-m&#234;me. Bien qu'il ne remette pas en cause la validit&#233; de la th&#233;orie de Maxwell, Einstein montre que la loi de Planck et l'effet photo&#233;lectrique pourraient &#234;tre expliqu&#233;s si l'&#233;nergie de l'onde &#233;lectromagn&#233;tique &#233;tait localis&#233;e dans des quanta ponctuels qui se d&#233;pla&#231;aient ind&#233;pendamment les uns des autres, m&#234;me si l'onde elle-m&#234;me &#233;tait &#233;tendue continuement dans l'espace. Dans son article, Einstein pr&#233;dit que l'&#233;nergie des &#233;lectrons &#233;mis lors de l'effet photo&#233;lectrique d&#233;pend lin&#233;airement de la fr&#233;quence de l'onde. Cette pr&#233;diction forte sera confirm&#233;e exp&#233;rimentalement par Robert Millikan en 1916, ce qui lui vaudra &#8211; parall&#232;lement &#224; ses exp&#233;riences sur les gouttes charg&#233;es &#8211; le prix Nobel de 1923. En 1909 et en 1916, Einstein montre que, si la loi de Planck du rayonnement du corps noir est exacte, les quanta d'&#233;nergie doivent &#233;galement transporter une impulsion p = h / &#955;, ce qui en fait des particules &#224; part enti&#232;re. L'impulsion du photon a &#233;t&#233; mise en &#233;vidence exp&#233;rimentalement par Arthur Compton, ce qui lui valut le prix Nobel de 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout le d&#233;but du XXe si&#232;cle cependant, la notion de photon reste discut&#233;e, principalement en raison de l'absence d'un formalisme permettant de combiner les ph&#233;nom&#232;nes ondulatoires avec les ph&#233;nom&#232;nes corpusculaires nouvellement d&#233;couverts. Ainsi en 1913, dans une lettre de recommandation en faveur de l'admission d'Einstein &#224; l'acad&#233;mie des sciences de Prusse, Planck &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne faut pas trop lui tenir rigueur de ce que, dans ses sp&#233;culations, il ait occasionnellement pu d&#233;passer sa cible, comme par exemple avec son hypoth&#232;se des quanta de lumi&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux effets mettant en &#233;vidence la nature quantifi&#233;e de la lumi&#232;re peuvent en fait &#234;tre &#233;galement expliqu&#233;s par une th&#233;orie semiclassique, dans laquelle la mati&#232;re est quantifi&#233;e mais la lumi&#232;re est consid&#233;r&#233;e comme un champ &#233;lectromagn&#233;tique classique. Parmi les ph&#233;nom&#232;nes ainsi explicables, on peut par exemple citer l'existence d'un seuil dans l'effet photo&#233;lectrique, la relation entre l'&#233;nergie de l'&#233;lectron &#233;mis et la fr&#233;quence de l'onde, le regroupement des photo&#233;lectrons dans un interf&#233;rom&#232;tre Hanbury Brown et Twiss, ainsi que la statistique poissonienne des comptes. Contrairement &#224; une id&#233;e r&#233;pandue, l'effet photo&#233;lectrique n'est donc pas la preuve absolue de l'existence du photon (bien que certaines exp&#233;riences sur l'effet photo&#233;lectrique ne puissent cependant pas &#234;tre expliqu&#233;es par une th&#233;orie semiclassique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de Compton donne une existence plus tangible au photon, puisque ce dernier montre que la diffusion des &#233;lectrons par les rayons X s'explique bien en attribuant au photon le moment cin&#233;tique pr&#233;dit par Einstein. Cette exp&#233;rience marque une &#233;tape d&#233;cisive, apr&#232;s laquelle l'hypoth&#232;se des quanta de lumi&#232;re emporte l'adh&#233;sion de la majorit&#233; des physiciens. Dans une derni&#232;re tentative de sauver la variation continue de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique et de la rendre compatible avec les exp&#233;riences, Bohr, Kramers et Slater d&#233;veloppent un mod&#232;le bas&#233; sur deux hypoth&#232;ses drastiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	L'&#233;nergie et l'impulsion ne sont conserv&#233;es qu'en moyenne, mais pas lors des processus &#233;l&#233;mentaires tels que l'absorption et l'&#233;mission de lumi&#232;re. Cela permet de r&#233;concilier le changement discontinu de l'&#233;nergie de l'atome avec les variations continues de l'&#233;nergie de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La causalit&#233; est abandonn&#233;e. Par exemple, l'&#233;mission spontan&#233;e est simplement une &#233;mission induite par un champ &#233;lectromagn&#233;tique &#034;virtuel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, des exp&#233;riences de diffusion Compton plus pr&#233;cises montrent que l'&#233;nergie et l'impulsion sont conserv&#233;es extraordinairement bien lors des processus &#233;l&#233;mentaires, et &#233;galement que le recul de l'&#233;lectron et la g&#233;n&#233;ration d'un nouveau photon lors de la diffusion Compton ob&#233;issent &#224; la causalit&#233; &#224; moins de 10ps pr&#232;s. En cons&#233;quence, Bohr et ses collaborateurs donnent &#224; leur mod&#232;le &#034;des fun&#233;railles aussi honorables que possible&#034;. Sur le front th&#233;orique, l'&#233;lectrodynamique quantique invent&#233;e par P.A.M. Dirac parvient &#224; donner une th&#233;orie compl&#232;te du rayonnement &#8211; et des &#233;lectrons &#8211; expliquant la dualit&#233; onde-corpuscule. Depuis cette &#233;poque, et notamment gr&#226;ce &#224; l'invention du laser, les exp&#233;riences confirment de mani&#232;re de plus en plus directe l'existence du photon et l'&#233;chec des th&#233;ories semi classiques. Il est notamment devenu possible de mesurer la pr&#233;sence d'un photon sans l'absorber, d&#233;montrant ainsi de mani&#232;re directe la quantification du champ &#233;lectromagn&#233;tique, de sorte que la pr&#233;diction d'Einstein est consid&#233;r&#233;e comme prouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments atomiques n'&#233;mettent que de mani&#232;re discontinue comme on le voit ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14700 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH377/spectra-71e96-f0649.jpg?1780193603' width='500' height='377' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le spectre solaire contient ainsi des bandes noires qui s&#233;parent les bandes color&#233;es. Il y a des fr&#233;quences pour lesquelles aucun corps n'&#233;met ni n'absorbe de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la discontinuit&#233; de la lumi&#232;re s'est r&#233;v&#233;l&#233;e bien plus fondamentale puisque celle-ci (ainsi que toutes les formes de transmission d'&#233;nergie d'interaction) est quantifi&#233;e et donc discr&#232;te et discontinue. Le quanta de lumi&#232;re est appel&#233; photon. Mais il existe aussi des quanta d'autres interactions, qui sont le m&#233;son ou le gluon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la discontinuit&#233; quantique de &#8230; la lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re, et partant les forces d'interaction, ont longtemps &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es comme continues, alors m&#234;me que la mati&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233;e comme discontinue, atomique. C'est la physique quantique qui a montr&#233; que la lumi&#232;re n'&#233;tait pas moins discontinue que la mati&#232;re. Les interf&#233;rences, qui semblaient l'exp&#233;rience la plus d&#233;monstrative du caract&#232;re ondulatoire et donc continu de la lumi&#232;re. L'exp&#233;rience des fentes de Young (une &#233;mission peut passer dans l'un des deux trous et on constate des franges d'interf&#233;rence - alternativement claire et sombre) semblait trancher dans le sens ondulatoire. Cela a &#233;t&#233; le contraire puisque les particules de lumi&#232;re, les photons, peuvent &#234;tre envoy&#233;s un par un et capt&#233;s un par un sur l'&#233;cran. Cependant, m&#234;me si l'&#233;mission est r&#233;alis&#233;e ainsi, photon par photon, sur l'&#233;cran les figures d'interf&#233;rence se r&#233;alisent progressivement &#224; partir d'un tr&#232;s grand nombre de photons &#233;mis. Cela a compl&#232;tement cass&#233; l'image des interf&#233;rences con&#231;ues comme un produit de la continuit&#233; des ondes. Et ce n'&#233;tait pas fini : l'exp&#233;rience de l'effet photo&#233;lectrique (un photon suffisamment &#233;nerg&#233;tique arrache des &#233;lectrons de la mati&#232;re) a montr&#233; le caract&#232;re discontinu de la lumi&#232;re, entra&#238;nant la physique quantique vers un renoncement &#224; la continuit&#233; aussi bien pour la lumi&#232;re que pour la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis de Broglie&lt;/strong&gt; dans &#171; La physique nouvelle et les quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'effet photo&#233;lectrique et la structure discontinue de la lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte et l'&#233;tude du ph&#233;nom&#232;ne photo&#233;lectrique a r&#233;serv&#233; aux physiciens une tr&#232;s grande surprise. Ce ph&#233;nom&#232;ne consiste en ceci qu'un morceau de mati&#232;re expos&#233; &#224; l'action d'une radiation de longueur d'onde suffisamment courte projette souvent autour de lui des &#233;lectrons en mouvement rapide. La caract&#233;ristique essentielle du ph&#233;nom&#232;ne est que l'&#233;nergie des &#233;lectrons expuls&#233;s est uniquement fonction de la fr&#233;quence de la radiation incidente et ne d&#233;pend nullement de son intensit&#233;. Seul le nombre des &#233;lectrons d&#233;pend de l'intensit&#233; incidente. (..) Mr Einstein a eu, en 1905, l'id&#233;e tr&#232;s remarquable que les lois de l'effet photo&#233;lectrique indiquent l'existence pour la lumi&#232;re d'une structure discontinue o&#249; les quanta interviennent. (&#8230;) Lorsqu'un &#233;lectron contenu dans la mati&#232;re recevra un grain de lumi&#232;re, il pourra absorber l'&#233;nergie de ce grain et sortir de la mati&#232;re o&#249; il &#233;tait enferm&#233;, &#224; condition toutefois que l'&#233;nergie du grain de lumi&#232;re soit sup&#233;rieur au travail n&#233;cessaire &#224; l'&#233;lectron pour sortir de la mati&#232;re. L'&#233;lectron ainsi expuls&#233; par l'action de la lumi&#232;re poss&#232;dera donc une &#233;nergie cin&#233;tique &#233;gale &#224; l'&#233;nergie du grain de lumi&#232;re absorb&#233;e diminu&#233;e du travail d&#233;pens&#233; pour sortir de la mati&#232;re : cette &#233;nergie cin&#233;tique sera donc une fonction lin&#233;aire de la fr&#233;quence de la radiation incidente, le coefficient angulaire de la droite qui la repr&#233;sente &#233;tant num&#233;riquement &#233;gal &#224; la constante de Planck. (&#8230;) Telle est l'interpr&#233;tation des lois de l'effet photo&#233;lectrique propos&#233;e en 1905 par Einstein. Il l'avait appel&#233;e la th&#233;orie des quanta de lumi&#232;re. Aujourd'hui nous l'appelons la th&#233;orie des photons, car nous avons donn&#233; aux grains de lumi&#232;re le nom de photons. Depuis trente ans, l'existence du photon a re&#231;u de nombreuses confirmations. (&#8230;) L'&#233;tude de l'effet photo&#233;lectrique des rayons X et gamma a permis de soumettre &#224; une &#233;preuve tr&#232;s rigoureuse l'exactitude de la relation photo&#233;lectrique d'Einstein (&#8230;) la d&#233;couverte d'un autre ph&#233;nom&#232;ne est venu en 1923 fournir une nouvelle preuve de l'existence du photon. Nous voulons parler de l'effet Compton. On sait que, si une radiation vient frapper un corps mat&#233;riel, une partie de l'&#233;nergie de cette radiation est, en g&#233;n&#233;ral, &#233;parpill&#233;e dans toutes les directions sous forme de radiation diffus&#233;e. La th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique interpr&#232;te cette diffusion en disant que, sous l'influence du champ &#233;lectrique de l'onde incidente, les &#233;lectrons contenus dans le corps mat&#233;riel entrent en vibration forc&#233;e et deviennent des sources de petites ondes sph&#233;riques secondaires qui diffusent ainsi dans toutes les directions une partie de l'&#233;nergie apport&#233;e par l'onde primaire. D'apr&#232;s cette interpr&#233;tation, la vibration diffus&#233;e sous l'action d'une onde primaire monochromatique doit avoir tr&#232;s exactement la m&#234;me fr&#233;quence que cette onde primaire. (&#8230;) Mais une &#233;tude plus pr&#233;cise de la diffusion des rayons X par la mati&#232;re a permis de constater qu'&#224; c&#244;t&#233; de la diffusion sans changement de fr&#233;quence pr&#233;vue par la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique, il se produisait une diffusion avec diminution d e fr&#233;quence tout &#224; fait impossible &#224; pr&#233;voir par le raisonnement classique. (&#8230;) La radiation diffus&#233;e a une fr&#233;quence variable avec l'angle de diffusion, mais ind&#233;pendante de la nature du corps. diffuseur. Mr Compton, et presque en m&#234;me temps Mr Debye, ont eu l'id&#233;e que ces lois pouvaient s'interpr&#233;ter en assimilant la diffusion avec changement de fr&#233;quence &#224; un choc entre un photon incident et un &#233;lectron contenu dans la mati&#232;re. Au moment du choc, il y a &#233;change d'&#233;nergie et de quantit&#233; de mouvement entre le photon et l'&#233;lectron et, comme l'&#233;lectron peut en g&#233;n&#233;ral &#234;tre consid&#233;r&#233; comme presque immobile en comparaison du photon, c'est toujours le photon qui perd de l'&#233;nergie au profit de l'&#233;lectron. La fr&#233;quence du photon &#233;tant proportionnelle &#224; son &#233;nergie, il y a abaissement de la fr&#233;quence au moment du choc. (&#8230;) L'effet Compton a apport&#233; &#224; la th&#233;orie des photons une &#233;clatante confirmation. (&#8230;) On peut encore citer comme confirmation de la conception des photons la d&#233;couverte de l'effet Raman un peu post&#233;rieure &#224; l'effet Compton. (&#8230;) Bref, depuis trente ans, l'hypoth&#232;se d'apr&#232;s laquelle l'&#233;nergie lumineuse pr&#233;senterait une structure granulaire s'est montr&#233;e tr&#232;s f&#233;conde et il n'y a pas de doute qu'elle ne nous r&#233;v&#232;le un aspect essentiel de la r&#233;alit&#233; physique. (&#8230;) Mais comment imaginer l'existence de grains de lumi&#232;re ins&#233;cables alors que les exp&#233;riences d'interf&#233;rences montrent qu'on peut obtenir des trains d'onde coh&#233;rents de plusieurs m&#232;tres ? Si l'on suppose l'&#233;nergie lumineuse concentr&#233;e en grains bien localis&#233;s dans l'espace, comment comprendre l'existence m&#234;me des interf&#233;rences ? (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de l'effet photo&#233;lectrique indiquait la n&#233;cessit&#233; de revenir vers une conception de ce genre (granulaire), mais en m&#234;me temps, la forme m&#234;me de la relation d'Einstein montrait qu'il fallait unir la conception granulaire et celle des ondes, de mani&#232;re que les deux termes de la relation aient un sens physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut signaler une difficult&#233; plus subtile. Dans les conceptions classiques, l'&#233;nergie d'un corpuscule est une grandeur qui a une valeur parfaitement d&#233;termin&#233;e. Par contre, dans la th&#233;orie du rayonnement, on ne peut jamais consid&#233;rer un rayonnement comme strictement monochromatique : un rayonnement contient toujours des composantes dont les fr&#233;quences occupent un petit intervalle spectral, intervalle qui peut &#234;tre tr&#232;s petit, mais ne peut &#234;tre rigoureusement nul. C'est un fait sur lequel P. Planck a beaucoup insist&#233; dans ses expos&#233;s sur la th&#233;orie du rayonnement. D&#232;s lors, la relation d'Einstein qui &#233;gale l'&#233;nergie du corpuscule de lumi&#232;re au produit par h de la fr&#233;quence de l'onde classique correspondante, a quelque chose de paradoxal puisqu'elle &#233;gale une quantit&#233; bien d&#233;finie &#224; une autre qui ne l'est pas. Le d&#233;veloppement de la m&#233;canique ondulatoire a montr&#233; plus tard quel &#233;tait le sens v&#233;ritable de cette difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, l'hypoth&#232;se des photons, merveilleusement adapt&#233;e &#224; l'interpr&#233;tation de l'effet photo&#233;lectrique et de l'effet Compton, ne peut pas conduire &#224; une th&#233;orie purement corpusculaire des radiations. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas explorer directement l'int&#233;rieur de l'atome, ce microcosme inimaginablement petit o&#249; toutes les grandeurs sont des fractions infimes de celles que nous pouvons percevoir. La structure de l'atome ne peut nous &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e que par des ph&#233;nom&#232;nes observables &#224; notre &#233;chelle qui sont des cons&#233;quences de cette structure. Au nombre de ces ph&#233;nom&#232;nes, figurent les spectres de raies lumineuses qui sont &#233;mis dans certaines conditions d'excitation thermique ou &#233;lectrique par les atomes des corps simples. Ces raies lumineuses sont, en effet, caract&#233;ristiques des atomes qui les &#233;mettent : elles correspondent &#224; des &#233;v&#233;nements qui se produisent &#224; l'int&#233;rieur de ces atomes et peuvent par suite nous renseigner sur leur structure. (&#8230;) L'exploration du spectre de l'hydrog&#232;ne en dehors des limites du visible a r&#233;v&#233;l&#233; l'existence d'une s&#233;rie ultraviolette (s&#233;rie de Lyman) et de s&#233;ries infrarouges (s&#233;ries de Pashen, de Brackett, de Pfund) (&#8230;) Pour chaque atome, il est possible de trouver une suite de nombres, appel&#233;s les termes spectraux de l'atome consid&#233;r&#233;, tels que la fr&#233;quence de toute raie spectrale de cet atome soit &#233;gale &#224; la diff&#233;rence de deux de ces termes spectraux. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici donc amen&#233;s &#224; parler de cette fameuse th&#233;orie quantique de l'atome que Mr Bohr d&#233;veloppa pour la premi&#232;re fois en 1913. (&#8230;) L'id&#233;e essentielle de Bohr, c'est qu'&#224; l'int&#233;rieur de l'atome, les &#233;lectrons ne peuvent se trouver que dans certains &#233;tats stationnaires d'&#233;nergie quantifi&#233;s. (&#8230;) Elle a admis que, sur chaque niveau quantifi&#233;, il ne peut y avoir plus d'un nombre maximum d'&#233;lectrons. (&#8230;) Mr Bohr a admis que l'atome dans ses &#233;tats stationnaires ne rayonne pas, ce qui revient &#224; nier la possibilit&#233; d'appliquer la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique du rayonnement au mouvement orbital des &#233;lectrons sur leurs trajectoires stables. Ayant ainsi rompu toute relation avec la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique, la th&#233;orie quantique de l'atome paraissait bien d&#233;sarm&#233;e pour pr&#233;voir les caract&#233;ristiques des rayonnements &#233;mis sous forme de raies spectrales. Nous avons vu comment Mr Bohr a r&#233;solu la question en ce qui concerne les fr&#233;quences des raies spectrales gr&#226;ce &#224; l'hypoth&#232;se que chaque transition entre &#233;tats quantifi&#233;s s'accompagne de l'&#233;mission d'un quantum d'&#233;nergie radiante. Mais cette loi des fr&#233;quences ne pr&#233;cise que d'une mani&#232;re bien incompl&#232;te les rayonnements &#233;mis puisqu'elle ne nous dit rien sur les intensit&#233;s et les polarisations. (&#8230;) M. Bohr est parvenu en 1916 &#224; combler, au moins partiellement, cette lacune en suivant une m&#233;thode tr&#232;s originale et m&#234;me quelque peu d&#233;concertante, qui consiste essentiellement en ceci : malgr&#233; l'&#233;chec de la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique classique dans le domaine atomique, on cherche n&#233;anmoins &#224; &#233;tablir une certaine correspondance entre le ph&#233;nom&#232;nes quantiques et les formules de l'&#233;lectromagn&#233;tisme de fa&#231;on &#224; pouvoir comprendre pourquoi la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique fournit une bonne repr&#233;sentation des faits &#224; grande &#233;chelle. (&#8230;) En d'autres termes, d'apr&#232;s la th&#233;orie quantique, l'&#233;mission des raies spectrales d'un corps simple est discontinue et proc&#232;de par actes individuels isol&#233;s. Il est donc assur&#233;ment difficile de trouver deux conceptions plus diff&#233;rentes l'une de l'autre que la conception classique et celle de la th&#233;orie quantique et l'on peut au premier abord se demander l&#233;gitimement si aucun pont ne pourra &#234;tre construit pour les relier. (&#8230;) On s'aper&#231;oit que cette correspondance, si toutefois elle est r&#233;alisable, ne peut &#234;tre que de nature statistique. En effet, une correspondance avec l'image classique ne peut &#233;videmment s'&#233;tablir qu'en consid&#233;rant simultan&#233;ment l'&#233;mission de toutes les raies spectrales ; or, du point de vue quantique pour lequel l'&#233;mission de chaque quantum de radiation monochromatique est un acte individuel, cela n'est possible qu'en consid&#233;rant un ensemble d'atomes de m&#234;me nature en tr&#232;s grand nombre, ensemble o&#249; se produisent constamment des transitions de toutes sortes accompagn&#233;es de l'&#233;mission de diverses raies spectrales de l'&#233;l&#233;ment consid&#233;r&#233;. D'autre part, on ne peut introduire dans la th&#233;orie quantique la notion indispensable d'intensit&#233; des diverses raies qu'en se pla&#231;ant &#233;galement du point de vue statistique. L'atome quantifi&#233;, en effet, quand il subit une transition, &#233;met un seul quantum, une seule unit&#233;, de radiation monochromatique ; pour un tel acte individuel d'&#233;mission, il ne saurait &#234;tre question de l'intensit&#233; du rayonnement. Pour pouvoir d&#233;finir une intensit&#233;, il faut donc encore consid&#233;rer un ensemble d'un grand nombre d'atomes de m&#234;me nature. (&#8230;) La nature essentiellement discontinue de la quantification, exprim&#233;e par l'apparition dans les formules de nombre entiers, les nombres quantiques, pr&#233;sentait un &#233;trange contraste avec la nature continue des mouvements envisag&#233;s par la dynamique ancienne, newtonienne ou einsteinienne. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduisons maintenant le concept de photon. Un faisceau de lumi&#232;re nous appara&#238;t comme un flot de photons et une exp&#233;rience d'interf&#233;rence ou de diffraction devient &#224; nos yeux une exp&#233;rience o&#249;, par suite du dispositif employ&#233;, les photons se retrouvent r&#233;partis d'une mani&#232;re non uniforme dans l'espace, &#233;tant concentr&#233;s dans les franges brillantes et fuyant les franges obscures. (&#8230;) dans ces exp&#233;riences, les interf&#233;rences se produisent, m&#234;me quand les photons arrivent un par un sur le dispositif interf&#233;rentiel. Force est donc d'admettre, pour expliquer dans ce cas l'obtention finale, apr&#232;s de longues poses, des figures usuelles d'interf&#233;rences, que l'intensit&#233; de l'onde associ&#233;e &#224; chaque photon repr&#233;sente en chaque point la probabilit&#233; pour que le photon se trouve en ce point. Nous sommes ainsi amen&#233;s &#224; passer d'un point de vue statistique &#224; un point de vue probabiliste, et le principe des interf&#233;rences nous appara&#238;t comme un principe r&#233;glant les probabilit&#233;s de localisation des photons. (&#8230;) Dans un atome quantifi&#233;, il existe une s&#233;rie de fr&#233;quences correspondant &#224; des &#233;tats stationnaires d'&#233;nergie quantifi&#233;e. Mais, pour un tel syst&#232;me, tout comme pour une corde vibrante, on peut tr&#232;s bien envisager un &#233;tat quelconque form&#233; par une superposition d'&#233;tats stationnaires (&#8230;) On ne peut plus dire que l'atome est dans un de ses &#233;tats stationnaires : il est en quelque sorte &#224; la fois dans plusieurs &#233;tats stationnaires, ce qui est &#233;videmment incompr&#233;hensible avec les conceptions classiques. Avec le principe de d&#233;composition spectrale, la difficult&#233; est r&#233;solue dans un sens inattendu : l'atome dans l'&#233;tat envisag&#233; peut avoir l'une quelconque des valeurs quantifi&#233;es de l'&#233;nergie repr&#233;sent&#233;es dans le d&#233;veloppement spectral de son onde et cela avec des probabilit&#233;s proportionnelles aux intensit&#233;s des composantes spectrales correspondantes. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de r&#233;fl&#233;chir &#224; certaines exp&#233;riences classiques en optique physique. Ici encore, c'est en partant de la dualit&#233; des photons et des ondes lumineuses que nous aurons le plus de chance de pouvoir d&#233;brouiller les choses. Nous allons donc envisager une exp&#233;rience bien usuelle : l'analyse spectrale d'un faisceau de lumi&#232;re complexe &#224; l'aide d'un prisme (ou d'un r&#233;seau). L'effet du dispositif employ&#233; est alors, comme on le sait depuis Newton, de s&#233;parer les diverses composantes monochromatiques contenues dans la lumi&#232;re incidente. On a beaucoup discut&#233; au 19&#232;me si&#232;cle la question de savoir si les composantes monochromatiques isol&#233;es par le prisme existaient dans la lumi&#232;re incidente ou &#233;taient cr&#233;&#233;es par l'action du prisme. Aucune r&#233;ponse bien satisfaisante n'avait &#233;t&#233; donn&#233;e &#224; cette question, mais en fin de compte l'attitude la plus prudente consistait &#224; dire : les composantes monochromatiques existent virtuellement, en quelque sorte &#224; l'&#233;tat potentiel, dans la lumi&#232;re incidente. Nous allons voir que cette opinion est confirm&#233;e par les analyses de nature quantique dont nous allons parler. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/user/cea-tv/video/x8pogi_questce-que-la-lumiere-infrarouge-y_tech&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lumi&#232;re, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.palais-decouverte.fr/index.php?id=138&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re naturelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait depuis le 17&#232;me si&#232;cle que la lumi&#232;re &#171; blanche &#187; du soleil, tout autant que celle des lampes traditionnelles, est en fait compos&#233;e et montre, apr&#232;s &#234;tre pass&#233;e par exemple dans un prisme, l'ensemble des couleurs de l'arc-en-ciel. (&#8230;) Il faut se rappeler que la lumi&#232;re n'est en fait qu'une vari&#233;t&#233; d'ondes &#233;lectromagn&#233;tiques, on sait cela depuis la fin du 19&#232;me si&#232;cle, gr&#226;ce aux travaux de Maxwell et de Hertz. Ce qui la diff&#233;rencie est sa longueur d'onde, c'est-&#224;-dire la distance qui s&#233;pare deux &#171; cr&#234;tes &#187; du champ &#233;lectrique, qui est de l'ordre du demi-micron, un demi-milli&#232;me de millim&#232;tre, alors qu'en radio on utilise des longueurs d'onde allant du m&#232;tre au kilom&#232;tre. (&#8230;) Les couleurs de l'arc-en-ciel correspondent tout simplement aux vibrations de longueurs d'onde diff&#233;rentes qui composent la lumi&#232;re naturelle. (&#8230;) Dans le domaine qui est visible pour notre oeil, les grandes longueurs d'onde correspondent au rouge, soit de 0,76 microns, les plus courtes de 0,4 microns et correspondent au bleu-violet. (&#8230;) Si on observe la lumi&#232;re jaune &#233;mise par la vapeur de sodium (&#8230;) on obtient non pas un spectre continu comme celui de la lumi&#232;re blanche, mais ce que l'on appelle un spectre de raies. Toute l'intensit&#233; lumineuse y est concentr&#233;e autour de quelques longueurs d'onde bien d&#233;finies, formant les &#171; raies spectrales &#187; du corps consid&#233;r&#233;. Ces raies sont connues depuis assez longtemps, et ce sont les savants allemands Kirchoff et Bunsen qui eurent l'id&#233;e, d&#232;s 1860, d'y voir une &#171; signature &#187; des esp&#232;ces atomiques et de s'en servir pour analyser la nature chimique des corps. (&#8230;) On a ainsi acc&#232;s &#224; une caract&#233;ristique tr&#232;s profonde des atomes. (&#8230;) Encore plus myst&#233;rieux para&#238;t le fait que non seulement ces raies apparaissent en &#233;mission, mais aussi en absorption. (&#8230;) En am&#233;liorant, le dispositif &#224; prisme de Newton, celui-ci avait en effet observ&#233; que la d&#233;composition de la lumi&#232;re du soleil en spectre continu de couleurs faisait appara&#238;tre plusieurs centaines de raies noires (&#8230;) En outre, ces raies ont la m&#234;me position que les raies d'&#233;mission (&#8230;) &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que ce spectre continu de la lumi&#232;re dite blanche est, en fait, un rayonnement thermique appel&#233; rayonnement du corps noir dont Planck et Einstein ont montr&#233; qu'il est fond&#233; sur des quanta, donc fondamentalement discontinu. Le rayonnement thermique est fond&#233; sur un &#233;quilibre thermique de la cavit&#233; qui est chauff&#233;e et qui &#233;met. Il ne d&#233;pend pas des mat&#233;riaux dont est compos&#233;e la cavit&#233;. Toutes les fr&#233;quences existent mais l'&#233;mission se fiait forc&#233;ment par nombre entier de paquets qui sont des quanta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nature de la lumi&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans wikipedia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie ondulatoire de Maxwell ne rend cependant pas compte de toutes les propri&#233;t&#233;s de la lumi&#232;re. Cette th&#233;orie pr&#233;dit que l'&#233;nergie d'une onde lumineuse d&#233;pend seulement de l'amplitude de l'onde, mais pas de sa fr&#233;quence ; or de nombreuses exp&#233;riences indiquent que l'&#233;nergie transf&#233;r&#233;e de la lumi&#232;re aux atomes d&#233;pend seulement de la fr&#233;quence et non de l'amplitude. Par exemple, certaines r&#233;actions chimiques ne sont possibles qu'en pr&#233;sence d'une onde lumineuse de fr&#233;quence suffisante : en dessous d'une fr&#233;quence seuil, quelle que soit l'intensit&#233; incidente, la lumi&#232;re ne peut amorcer la r&#233;action. De mani&#232;re similaire, dans l'effet photo&#233;lectrique, les &#233;lectrons ne sont &#233;ject&#233;s d'une plaque de m&#233;tal qu'au-dessus d'une certaine fr&#233;quence, et l'&#233;nergie des &#233;lectrons &#233;mis d&#233;pend de la fr&#233;quence de l'onde, et non de son amplitude. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, les r&#233;sultats obtenus &#224; la fin du XIXe et au d&#233;but du XXe si&#232;cle sur le rayonnement du corps noir sont reproduits th&#233;oriquement par Max Planck en 1900 en supposant que la mati&#232;re interagissant avec une onde &#233;lectromagn&#233;tique de fr&#233;quence &#957; ne peut recevoir ou &#233;mettre de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique que par paquets de valeur bien d&#233;termin&#233;e &#233;gale &#224; h&#957; &#8211; ces paquets &#233;tant appel&#233;s des quanta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque les &#233;quations de Maxwell autorisent n'importe quelle valeur de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique, la plupart des physiciens pensaient initialement que cette quantification de l'&#233;nergie &#233;chang&#233;e &#233;tait due &#224; des contraintes encore inconnues sur la mati&#232;re qui absorbe ou &#233;met la lumi&#232;re. En 1905, Einstein fut le premier &#224; proposer que la quantification de l'&#233;nergie soit une propri&#233;t&#233; de la lumi&#232;re elle-m&#234;me. Bien qu'il ne remette pas en cause la validit&#233; de la th&#233;orie de Maxwell, Einstein montre que la loi de Planck et l'effet photo&#233;lectrique pourraient &#234;tre expliqu&#233;s si l'&#233;nergie de l'onde &#233;lectromagn&#233;tique &#233;tait localis&#233;e dans des quanta ponctuels qui se d&#233;pla&#231;aient ind&#233;pendamment les uns des autres, m&#234;me si l'onde elle-m&#234;me &#233;tait &#233;tendue continument dans l'espace. Dans son article, Einstein pr&#233;dit que l'&#233;nergie des &#233;lectrons &#233;mis lors de l'effet photo&#233;lectrique d&#233;pend lin&#233;airement de la fr&#233;quence de l'onde. Cette pr&#233;diction forte sera confirm&#233;e exp&#233;rimentalement par Robert Millikan en 1916, ce qui lui vaudra &#8211; parall&#232;lement &#224; ses exp&#233;riences sur les gouttes charg&#233;es &#8211; le prix Nobel de 1923. En 1909 et en 1916, Einstein montre que, si la loi de Planck du rayonnement du corps noir est exacte, les quanta d'&#233;nergie doivent &#233;galement transporter une impulsion p = h / &#955;, ce qui en fait des particules &#224; part enti&#232;re. L'impulsion du photon a &#233;t&#233; mise en &#233;vidence exp&#233;rimentalement par Arthur Compton, ce qui lui valut le prix Nobel de 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout le d&#233;but du XXe si&#232;cle cependant, la notion de photon reste discut&#233;e, principalement en raison de l'absence d'un formalisme permettant de combiner les ph&#233;nom&#232;nes ondulatoires avec les ph&#233;nom&#232;nes corpusculaires nouvellement d&#233;couverts. Ainsi en 1913, dans une lettre de recommandation en faveur de l'admission d'Einstein &#224; l'acad&#233;mie des sciences de Prusse, Planck &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne faut pas trop lui tenir rigueur de ce que, dans ses sp&#233;culations, il ait occasionnellement pu d&#233;passer sa cible, comme par exemple avec son hypoth&#232;se des quanta de lumi&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux effets mettant en &#233;vidence la nature quantifi&#233;e de la lumi&#232;re peuvent en fait &#234;tre &#233;galement expliqu&#233;s par une th&#233;orie semiclassique, dans laquelle la mati&#232;re est quantifi&#233;e mais la lumi&#232;re est consid&#233;r&#233;e comme un champ &#233;lectromagn&#233;tique classique. Parmi les ph&#233;nom&#232;nes ainsi explicables, on peut par exemple citer l'existence d'un seuil dans l'effet photo&#233;lectrique, la relation entre l'&#233;nergie de l'&#233;lectron &#233;mis et la fr&#233;quence de l'onde, le regroupement des photo&#233;lectrons dans un interf&#233;rom&#232;tre Hanbury Brown et Twiss, ainsi que la statistique poissonienne des comptes. Contrairement &#224; une id&#233;e r&#233;pandue, l'effet photo&#233;lectrique n'est donc pas la preuve absolue de l'existence du photon (bien que certaines exp&#233;riences sur l'effet photo&#233;lectrique ne puissent cependant pas &#234;tre expliqu&#233;es par une th&#233;orie semiclassique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de Compton donne une existence plus tangible au photon, puisque ce dernier montre que la diffusion des &#233;lectrons par les rayons X s'explique bien en attribuant au photon le moment cin&#233;tique pr&#233;dit par Einstein. Cette exp&#233;rience marque une &#233;tape d&#233;cisive, apr&#232;s laquelle l'hypoth&#232;se des quanta de lumi&#232;re emporte l'adh&#233;sion de la majorit&#233; des physiciens. Dans une derni&#232;re tentative de sauver la variation continue de l'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique et de la rendre compatible avec les exp&#233;riences, Bohr, Kramers et Slater d&#233;veloppent un mod&#232;le bas&#233; sur deux hypoth&#232;ses drastiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	L'&#233;nergie et l'impulsion ne sont conserv&#233;es qu'en moyenne, mais pas lors des processus &#233;l&#233;mentaires tels que l'absorption et l'&#233;mission de lumi&#232;re. Cela permet de r&#233;concilier le changement discontinu de l'&#233;nergie de l'atome avec les variations continues de l'&#233;nergie de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La causalit&#233; est abandonn&#233;e. Par exemple, l'&#233;mission spontan&#233;e est simplement une &#233;mission induite par un champ &#233;lectromagn&#233;tique &#034;virtuel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, des exp&#233;riences de diffusion Compton plus pr&#233;cises montrent que l'&#233;nergie et l'impulsion sont conserv&#233;es extraordinairement bien lors des processus &#233;l&#233;mentaires, et &#233;galement que le recul de l'&#233;lectron et la g&#233;n&#233;ration d'un nouveau photon lors de la diffusion Compton ob&#233;issent &#224; la causalit&#233; &#224; moins de 10ps pr&#232;s. En cons&#233;quence, Bohr et ses collaborateurs donnent &#224; leur mod&#232;le &#034;des fun&#233;railles aussi honorables que possible&#034;. Sur le front th&#233;orique, l'&#233;lectrodynamique quantique invent&#233;e par P.A.M. Dirac parvient &#224; donner une th&#233;orie compl&#232;te du rayonnement &#8211; et des &#233;lectrons &#8211; expliquant la dualit&#233; onde-corpuscule. Depuis cette &#233;poque, et notamment gr&#226;ce &#224; l'invention du laser, les exp&#233;riences confirment de mani&#232;re de plus en plus directe l'existence du photon et l'&#233;chec des th&#233;ories semi classiques. Il est notamment devenu possible de mesurer la pr&#233;sence d'un photon sans l'absorber, d&#233;montrant ainsi de mani&#232;re directe la quantification du champ &#233;lectromagn&#233;tique, de sorte que la pr&#233;diction d'Einstein est consid&#233;r&#233;e comme prouv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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