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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.org/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7359</link>
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		<dc:date>2021-09-16T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Coronavirus Covid-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Coronavirus Covid-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_15392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L217xH232/index-81-a5de7.jpg?1776222250' width='217' height='232' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L317xH475/collid=books_covers_0_isbn=9780262162487_type=-85822.jpg?1776222250' width='317' height='475' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source d'espoir car il y a une probabilit&#233; qu'&#224; un moment, les variations produisent un virus covid qui soit &#224; la fois tr&#232;s propagatif et tr&#232;s peu agressif, dominant ainsi tous les autres variants, rempla&#231;ant toutes les sortes de vaccins, en mieux, et donnant finalement une esp&#232;ce de grippe ou de rhume&#8230; Bel espoir mais tr&#232;s hypoth&#233;tique pour le moment&#8230; Il faut compter sur le hasard des mutations, pas sur des mesures de sant&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les lois du chaos d&#233;terministe qui d&#233;terminent les lois des populations pourraient bien &#234;tre d&#233;terminantes pour piloter la fin des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible de retrouver les &#233;quations qui gouvernent la dynamique d'un syst&#232;me environnemental, par exemple d'une &#233;pid&#233;mie, exclusivement &#224; partir de s&#233;ries de mesures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse du CNRS :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des auteurs qui pointent en effet le lien des hauts et des bas de la croissance et de la fin des &#233;pid&#233;mies avec le chaos d&#233;terministe et les attracteurs &#233;tranges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien que le chaos d&#233;termiste pilote la dynamique des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#224; l'avoir soulign&#233; est sans doute Robert May.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tape dans l'histoire de la notion de chaos a &#233;t&#233; la publication par le physicien et &#233;cologiste Robert M. May, en 1972, d'un article intitul&#233; &#8220;Simple mathematical models with very complicated dynamics&#8221; (Nature, vol. 261, p. 459). Cet article, sans doute l'un des plus cit&#233;s lorsqu'il est question de chaos, pr&#233;sente un mod&#232;le tr&#232;s simple d'&#233;volution du nombre d'individus d'une population, volontairement le plus simple qu'on puisse imaginer pour d&#233;crire la dynamique d'une population : x n + 1 = ax n (1 &#8211; x n).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mod&#232;le est appel&#233; &#171; application logistique &#187;, par r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; l'&#233;quation logistique &#187; introduite par le belge Pierre-Fran&#231;ois Verhulst en 1846. L'effectif de la population au temps t + 1 d&#233;pend bien s&#251;r de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente t. Ce mod&#232;le prend en compte par le terme 1 &#8211; xn la contrainte li&#233;e au &#171; logis &#187; : une population ne peut pas cro&#238;tre ind&#233;finiment sur un territoire donn&#233;. Le param&#232;tre a est le taux de croissance effectif. Les valeurs a &lt; 0 et a &gt; 4 du param&#232;tre sont exclues car elles conduisent &#224; des valeurs de la population relative x situ&#233;es en dehors de l'intervalle acceptable [0,1] car x repr&#233;sente le pourcentage de l'effectif maximum dans le territoire donn&#233;. May &#233;tudia donc cette &#233;volution pour a variant dans [0,4] et obtint une richesse de comportements de dynamique des populations &#224; l'&#233;poque insoup&#231;onn&#233;e, certains pr&#233;sentant une &#171; apparence erratique et impr&#233;dictible &#224; long terme &#187;, et aujourd'hui qualifi&#233;s de &#171; chaotiques &#187;. Cet article de May inspira de nombreux travaux, portant entre autres sur les variations cycliques ou chaotiques de populations de pucerons, de sauterelles, de lemmings, de sardines, ou encore de syst&#232;mes pr&#233;dateur-proie (le choix des esp&#232;ces &#233;tudi&#233;es est d&#233;termin&#233; soit par l'occurrence de ph&#233;nom&#232;nes remarquables, comme les invasions de sauterelles ou les &#171; suicides collectifs &#187; de lemmings, soit par la pr&#233;sence de donn&#233;es fiables et pr&#233;cises sur une longue dur&#233;e, typiquement plus d'un si&#232;cle, fournis par les registres des cri&#233;es aux poissons, ou ceux des peausseries pour divers couples pr&#233;dateur-proie, comme les lynx et les li&#232;vres). Mais l'&#233;tude du chaos en biologie ne se limite pas &#224; la dynamique des populations, et d'autres domaines d'investigation sont : &#8211; l'&#233;pid&#233;miologie de certaines maladies infectieuses (rougeole, grippe1) ; &#8211; le rythme cardiaque ; &#8211; les neurosciences, tant &#224; l'&#233;chelle neuronale (enregistrement de l'activit&#233; &#233;lectrique d'un neurone) qu'&#224; l'&#233;chelle c&#233;r&#233;brale (activit&#233; enregistr&#233;e par &#233;lectroenc&#233;phalogramme) ; &#8211; le m&#233;tabolisme et les rythmes intracellulaires, observ&#233;s au niveau de concentrations de certaines mol&#233;cules (glucose, hormones, ions calcium ou potassium, ...). Ils illustrent et prolongent in vivo les comportements chaotiques manifest&#233;s par certaines r&#233;actions chimiques2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source : &#171; Le chaos en biologie &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avec l'&#233;pid&#233;miologiste Roy Anderson, May a d&#233;velopp&#233; une s&#233;rie de mod&#232;les analytiques perspicaces, r&#233;sum&#233;s dans leur livre de 1991 Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Leur principale innovation consistait &#224; r&#233;duire le probl&#232;me de la compr&#233;hension du pourquoi et du moment des maladies &#224; quelques variables cl&#233;s. Si, par exemple, le nombre de nouvelles infections d'un cas primaire (le facteur de transmission, R0) d&#233;passe un, la maladie a le potentiel de devenir une &#233;pid&#233;mie. Anderson et May ont calcul&#233; le facteur de transmission efficace si une fraction de la population est immunis&#233;e, par exemple &#224; la suite de la vaccination. Cela leur a permis de pr&#233;dire la proportion de la population qui aurait besoin d'&#234;tre vaccin&#233;e pour &#233;viter la propagation d'une maladie. Ces informations constituent le fondement de notre compr&#233;hension de la pand&#233;mie de coronavirus, alors que R0 est pass&#233; de documents techniques &#224; des bulletins d'information &#224; travers le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;With the epidemiologist Roy Anderson, May developed a series of insightful analytical models, summarized in their 1991 book Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Their key innovation was reducing the problem of understanding why and when diseases spread to a few key variables. If, for example, the number of new infections from one primary case (the transmission factor, R0) exceeds one, the disease has the potential to become an epidemic. Anderson and May calculated the effective transmission factor if a fraction of the population is immune, for instance as a result of vaccination. This allowed them to predict the proportion of the population that would need to be vaccinated to prevent the spread of a disease. These insights form the foundation of our understanding of the coronavirus pandemic, as R0 has moved from technical papers into news bulletins around the world.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May and Roy Anderson, Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vale Robert May, the legendary scientist who helped us understand ecosystems, chaos theory and even pandemics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May, Chaos and the dynamics of biological populations&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. M. Bolker and B. T. Grenfell, Chaos and Biological Complexity in Measles Dynmaics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andreas Eilersen, Mogens H. Jensen &amp; Kim Sneppen, Chaos in disease outbreaks among prey, Scientific Reports&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.F.Olsen, G.L.Truty, W.M.Schaffer, Oscillations and chaos in epidemics : A nonlinear dynamic study of six childhood diseases in Copenhagen, Denmark&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hoppensteadt, F. C., Mathematical Theories of Populations : Demographics, Genetics and Epidemics (SIAM, Philadelphia, 1975)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, &#8220;Chaos versus noisy periodicity : Alternative hypotheses for childhood epidemics&#8221;, Science249(1990), 499&#8211;504&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idris Ahmed, Goni Umar Modu[&#8230;] &amp; Ibrahim Yusuf, A mathematical model of Coronavirus Disease (COVID-19) containing asymptomatic and symptomatic classes, Results in Physics (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, Chaos in Childhood Epidemics&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirk Stiefs, Ezio Venturino and Ulrike Feudel, Evidence of chaos in eco-epidemic models&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. Billings &amp; I. B. Schwartz, Journal of Mathematical Biology,Exciting chaos with noise : unexpected dynamics in epidemic outbreaks&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stability or Chaos in Discrete Epidemic Models, Kenneth L.Cooke Daniel, F.Calef Eric V.Level&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Detecting Nonlinearity and Chaos in Epidemic Data, S Ellner, AR Gallant, J Theiler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S. Mangiarotti, M. Peyre, Y. Zhang, M. Huc, F. Roger, and Y. Kerr, Chaos theory applied to the outbreak of COVID-19 : an ancillary approach to decision making in pandemic context&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autres lectures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sud Ouest&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Futura sciences&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Conversation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CNRS : La th&#233;orie du chaos appliqu&#233;e &#224; l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Math&#233;matiques et pand&#233;mie&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cirad&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youtube&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Temps&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Culture&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RCF Radio&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LCI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Science et Avenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facebook&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C News&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mati&#232;re et R&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PositivR&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arc Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ICI Qu&#233;bec&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Express&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nouvel Obs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parisien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orange&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Autobiographie d'Ilya Prigogine</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6846</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6846</guid>
		<dc:date>2020-10-02T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Irr&#233;versibilit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sonance</dc:subject>
		<dc:subject>Prigogine</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Sciences</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Autobiographie d'Ilya Prigogine &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa m&#233;morable s&#233;rie &#034;Etudes sur le temps humain&#034;, Georges Poulet consacre un volume &#224; la &#034;Mesure de l'instant&#034; 1. Il y propose une classification des auteurs selon l'importance qu'ils accordent au pass&#233;, au pr&#233;sent et au futur. Je crois que dans une telle typologie, ma position serait extr&#234;me, car je vis principalement dans le futur. Et donc ce n'est pas une t&#226;che trop facile d'&#233;crire ce r&#233;cit autobiographique, auquel je voudrais donner un ton personnel. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique120" rel="directory"&gt;Ilya Prigogine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot68" rel="tag"&gt;Irr&#233;versibilit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot77" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;R&#233;sonance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot90" rel="tag"&gt;Prigogine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot149" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot245" rel="tag"&gt;Sciences&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autobiographie d'Ilya Prigogine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans sa m&#233;morable s&#233;rie &#034;Etudes sur le temps humain&#034;, Georges Poulet consacre un volume &#224; la &#034;Mesure de l'instant&#034; 1. Il y propose une classification des auteurs selon l'importance qu'ils accordent au pass&#233;, au pr&#233;sent et au futur. Je crois que dans une telle typologie, ma position serait extr&#234;me, car je vis principalement dans le futur. Et donc ce n'est pas une t&#226;che trop facile d'&#233;crire ce r&#233;cit autobiographique, auquel je voudrais donner un ton personnel. Mais le pr&#233;sent explique le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma conf&#233;rence Nobel, je parle beaucoup des fluctuations ; ce n'est peut-&#234;tre pas sans rapport avec le fait qu'au cours de ma vie j'ai ressenti l'efficacit&#233; de co&#239;ncidences frappantes dont les effets cumulatifs sont visibles dans mon travail scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis n&#233; &#224; Moscou, le 25 janvier 1917 - quelques mois avant la r&#233;volution. Ma famille avait une relation difficile avec le nouveau r&#233;gime et nous avons donc quitt&#233; la Russie d&#232;s 1921. Pendant quelques ann&#233;es (jusqu'en 1929), nous avons v&#233;cu comme migrants en Allemagne, avant de rester d&#233;finitivement en Belgique. C'est &#224; Bruxelles que j'ai fait mes &#233;tudes secondaires et universitaires. J'ai acquis la nationalit&#233; belge en 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re, Roman Prigogine, d&#233;c&#233;d&#233; en 1974, &#233;tait ing&#233;nieur chimiste &#224; l'&#201;cole polytechnique de Moscou. Mon fr&#232;re Alexander, n&#233; quatre ans avant moi, a suivi, comme moi-m&#234;me, le cursus de chimie de l'Universit&#233; Libre de Bruxelles. Je me rappelle combien j'ai h&#233;sit&#233; avant de choisir cette direction ; en quittant la section classique (gr&#233;co-latine) d'Ixelles Athenaeum, mon int&#233;r&#234;t &#233;tait plus port&#233; sur l'histoire et l'arch&#233;ologie, sans parler de la musique, notamment du piano. Selon ma m&#232;re, j'ai pu lire des partitions musicales avant de lire des mots imprim&#233;s. Et aujourd'hui, mon passe-temps favori est toujours le piano, bien que mon temps libre pour la pratique devienne de plus en plus restreint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mon adolescence, j'ai lu de nombreux textes philosophiques, et je me souviens encore du sort &#034;L'&#233;volution cr&#233;atrice&#034; qui m'a frapp&#233;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, je sentais qu'un message essentiel &#233;tait int&#233;gr&#233;, encore &#224; rendre explicite, dans la remarque de Bergson :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Plus nous &#233;tudions en profondeur la nature du temps, mieux nous comprenons que la dur&#233;e signifie invention, cr&#233;ation de formes, &#233;laboration continue de l'absolument nouveau.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des co&#239;ncidences heureuses ont fait le choix pour mes &#233;tudes &#224; l'universit&#233;. En effet, ils m'ont conduit dans une direction presque oppos&#233;e, vers la chimie et la physique. Et donc, en 1941, on m'a conf&#233;r&#233; mon premier doctorat. Tr&#232;s vite, deux de mes professeurs devaient exercer une influence durable sur l'orientation de mon futur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je mentionnerai d'abord Th&#233;ophile De Donder (1873-1957) .2 Quel aimable personnage il &#233;tait ! N&#233; fils d'un instituteur, il d&#233;bute sa carri&#232;re de la m&#234;me mani&#232;re et obtient (en 1896) le titre de docteur en sciences physiques, sans jamais avoir suivi aucun enseignement &#224; l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en 1918 - il avait alors 45 ans - que De Donder a pu consacrer son temps &#224; l'enseignement sup&#233;rieur, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; pendant quelques ann&#233;es nomm&#233; instituteur. Il est ensuite promu professeur au D&#233;partement des sciences appliqu&#233;es et entame sans d&#233;lai la r&#233;daction d'un cours de thermodynamique th&#233;orique pour les ing&#233;nieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi de vous donner plus de d&#233;tails, car c'est dans cette circonstance m&#234;me que nous devons associer la naissance de l'&#233;cole thermodynamique de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien comprendre l'originalit&#233; de l'approche de De Donder, je dois rappeler que depuis le travail fondamental de Clausius, le deuxi&#232;me principe de la thermodynamique a &#233;t&#233; formul&#233; comme une in&#233;galit&#233; : la &#034;chaleur non compens&#233;e&#034; est positive - ou, en termes plus r&#233;cents, la production d'entropie est positive. Cette in&#233;galit&#233; renvoie bien entendu &#224; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, comme tout processus naturel. &#192; cette &#233;poque, ces derniers &#233;taient mal compris. Ils sont apparus aux ing&#233;nieurs et physico-chimistes comme des ph&#233;nom&#232;nes &#034;parasites&#034;, qui ne pouvaient qu'entraver quelque chose : ici la productivit&#233; d'un processus, l&#224; la croissance r&#233;guli&#232;re d'un cristal, sans pr&#233;senter d'int&#233;r&#234;t intrins&#232;que. Ainsi, l'approche habituelle &#233;tait de limiter l'&#233;tude de la thermodynamique &#224; la compr&#233;hension des lois d'&#233;quilibre, pour lesquelles la production d'entropie est nulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne pouvait que faire de la thermodynamique une &#034;thermostatique&#034;. Dans ce contexte, le grand m&#233;rite de De Donder est qu'il a extrait la production d'entropie de ce &#034;sfumato&#034; lorsqu'il l'a li&#233;e de mani&#232;re pr&#233;cise au rythme d'une r&#233;action chimique, gr&#226;ce &#224; l'utilisation d'une nouvelle fonction qu'il devait appeler &#034;affinit&#233;&#034; .3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile aujourd'hui de rendre compte de l'hostilit&#233; qu'une telle approche devait rencontrer. Par exemple, je me souviens que vers la fin de 1946, lors de la r&#233;union IUPAP de Bruxelles 4, apr&#232;s une pr&#233;sentation de la thermodynamique des processus irr&#233;versibles, un sp&#233;cialiste de grande renomm&#233;e m'a dit, en substance : &#034;Je suis surpris que vous accordiez plus d'attention aux ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, qui sont essentiellement transitoires, qu'au r&#233;sultat final de leur &#233;volution, l'&#233;quilibre. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, certains &#233;minents scientifiques ont d&#233;rog&#233; &#224; cette attitude n&#233;gative. J'ai re&#231;u beaucoup de soutien de personnes comme Edmond Bauer, le successeur de Jean Perrin &#224; Paris, et Hendrik Kramers &#224; Leyde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Donder, bien s&#251;r, avait des pr&#233;curseurs, notamment &#224; l'&#233;cole fran&#231;aise de thermodynamique de Pierre Duhem. Mais dans l'&#233;tude de la thermodynamique chimique, De Donder est all&#233; plus loin et a donn&#233; une nouvelle formulation du deuxi&#232;me principe, bas&#233;e sur des concepts tels que l'affinit&#233; et le degr&#233; d'&#233;volution d'une r&#233;action, consid&#233;r&#233;s comme une variable chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; mon int&#233;r&#234;t pour la notion de temps, il &#233;tait naturel que mon attention se soit concentr&#233;e sur le deuxi&#232;me principe, car j'ai senti d&#232;s le d&#233;part qu'il introduirait un nouvel &#233;l&#233;ment inattendu dans la description de l'&#233;volution du monde physique. C'&#233;tait sans doute la m&#234;me impression que des physiciens illustres tels que Boltzmann5 et Planck6 auraient ressentis avant moi. Une grande partie de ma carri&#232;re scientifique serait ensuite consacr&#233;e &#224; l'&#233;lucidation des aspects macroscopiques et microscopiques du second principe, afin d'&#233;tendre sa validit&#233; &#224; de nouvelles situations, et aux autres approches fondamentales de la physique th&#233;orique, telles que la physique classique et dynamique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'examiner ces points plus en d&#233;tail, je voudrais souligner l'influence exerc&#233;e sur mon d&#233;veloppement scientifique par le second de mes professeurs, Jean Timmermans (1882-1971). Il &#233;tait plut&#244;t un exp&#233;rimentateur, particuli&#232;rement int&#233;ress&#233; par les applications de la thermodynamique classique aux solutions liquides, et en g&#233;n&#233;ral aux syst&#232;mes complexes, conform&#233;ment &#224; l'approche de la grande &#233;cole n&#233;erlandaise de thermodynamique de van der Waals et Roozeboom7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, j'ai &#233;t&#233; confront&#233; &#224; l'application pr&#233;cise des m&#233;thodes thermodynamiques et j'ai pu comprendre leur utilit&#233;. Au cours des ann&#233;es suivantes, j'ai consacr&#233; beaucoup de temps &#224; l'approche th&#233;orique de ces probl&#232;mes, qui appelait &#224; l'utilisation de m&#233;thodes thermodynamiques ; Je veux dire la th&#233;orie des solutions, la th&#233;orie des &#233;tats correspondants et des effets isotopiques dans la phase condens&#233;e. Une recherche collective avec V. Mathot, A. Bellemans et N. Trappeniers a permis de pr&#233;dire de nouveaux effets tels que la d&#233;mixtion isotopique de l'h&#233;lium He3 + He4, qui correspondaient parfaitement aux r&#233;sultats de recherches ult&#233;rieures. Cette partie de mon travail est r&#233;sum&#233;e dans un livre &#233;crit en collaboration avec V. Mathot et A. Bellemans, The Molecular Theory of Solutions. 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail dans ce domaine de la chimie physique a toujours &#233;t&#233; pour moi un plaisir sp&#233;cifique, car le lien direct avec l'exp&#233;rimentation permet de tester l'intuition du th&#233;oricien. Les succ&#232;s que nous avons rencontr&#233;s ont fourni la confiance qui &#233;tait plus tard indispensable dans ma confrontation &#224; des probl&#232;mes plus abstraits et complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, parmi toutes ces perspectives ouvertes par la thermodynamique, celle qui devait garder mon int&#233;r&#234;t &#233;tait l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, qui rendait si manifeste la &#034;fl&#232;che du temps&#034;. D&#232;s le d&#233;but, j'ai toujours attribu&#233; &#224; ces processus un r&#244;le constructif, en opposition &#224; l'approche standard, qui ne voyait dans ces ph&#233;nom&#232;nes que d&#233;gradation et perte de travail utile. &#201;tait-ce l'influence de &#034;L'&#233;volution cr&#233;atrice&#034; de Bergson ou la pr&#233;sence &#224; Bruxelles d'une &#233;cole de biologie th&#233;orique performante ? 9 Le fait est qu'il m'est apparu que les &#234;tres vivants nous fournissaient des exemples frappants de syst&#232;mes tr&#232;s organis&#233;s et o&#249; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles ont jou&#233; un r&#244;le essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles connexions intellectuelles, bien que plut&#244;t vagues au d&#233;part, ont contribu&#233; &#224; l'&#233;laboration, en 1945, du th&#233;or&#232;me de la production d'entropie minimale, applicable aux &#233;tats stationnaires hors &#233;quilibre.10 Ce th&#233;or&#232;me donne une explication claire de l'analogie qui reliait la stabilit&#233; de les &#233;tats thermodynamiques d'&#233;quilibre et la stabilit&#233; des syst&#232;mes biologiques, comme celui exprim&#233; dans le concept d '&#034;hom&#233;ostasie&#034; propos&#233; par Claude Bernard. C'est pourquoi, en collaboration avec JM Wiame 11, j'ai appliqu&#233; ce th&#233;or&#232;me &#224; la discussion de quelques probl&#232;mes importants en biologie th&#233;orique, &#224; savoir l'&#233;nerg&#233;tique de l'&#233;volution embryologique. Comme nous le savons mieux aujourd'hui, dans ce domaine, le th&#233;or&#232;me peut au mieux donner une explication de certains ph&#233;nom&#232;nes &#034;tardifs&#034;, mais il est remarquable qu'il continue d'int&#233;resser de nombreux exp&#233;rimentateurs.12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, je savais que la production d'entropie minimale n'&#233;tait valable que pour la branche lin&#233;aire des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, celle &#224; laquelle s'appliquent les fameuses relations de r&#233;ciprocit&#233; d'Onsager.13 Et, ainsi, la question &#233;tait : qu'en est-il des &#233;tats stationnaires loin de l'&#233;quilibre, pour lequel les relations d'Onsager ne sont pas valables, mais qui rel&#232;vent encore de la description macroscopique ? Les relations lin&#233;aires sont de tr&#232;s bonnes approximations pour l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes de transport (conductivit&#233; thermique, thermodiffusion, etc.), mais ne sont g&#233;n&#233;ralement pas valables pour les conditions de cin&#233;tique chimique. En effet, l'&#233;quilibre chimique est assur&#233; par la compensation de deux processus antagonistes, alors qu'en cin&#233;tique chimique - loin de l'&#233;quilibre, hors de la branche lin&#233;aire - on est g&#233;n&#233;ralement confront&#233; &#224; la situation inverse, o&#249; l'un des processus est n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce caract&#232;re local, la thermodynamique lin&#233;aire des processus irr&#233;versibles avait d&#233;j&#224; conduit &#224; de nombreuses applications, comme l'ont montr&#233; des personnes telles que J.Meixner, 14 SR de Groot et P. Mazur, 15 et, dans le domaine de la biologie, A. Katchalsky. 16 C'&#233;tait pour moi une incitation suppl&#233;mentaire lorsque je devais faire face &#224; des situations plus g&#233;n&#233;rales. Ces probl&#232;mes nous ont confront&#233;s pendant plus de vingt ans, entre 1947 et 1967, jusqu'&#224; ce que nous arrivions enfin &#224; la notion de &#034;structure dissipative&#034;. 17&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pas que la question soit intrins&#232;quement difficile &#224; traiter ; juste que nous ne savions pas nous orienter. C'est peut-&#234;tre une caract&#233;ristique de mon travail scientifique que les probl&#232;mes m&#251;rissent lentement, puis pr&#233;sentent une &#233;volution soudaine, de telle sorte qu'un &#233;change d'id&#233;es avec mes coll&#232;gues et collaborateurs devient n&#233;cessaire. Au cours de cette phase de mon travail, l'esprit original et enthousiaste de mon coll&#232;gue Paul Glansdorff a jou&#233; un r&#244;le majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre collaboration devait donner naissance &#224; un crit&#232;re g&#233;n&#233;ral d'&#233;volution qui est loin d'&#234;tre utilis&#233; dans la branche non lin&#233;aire, hors du domaine de validit&#233; du th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimale. Les crit&#232;res de stabilit&#233; qui en ont r&#233;sult&#233; devaient conduire &#224; la d&#233;couverte d'&#233;tats critiques, avec changement de branche et apparition possible de nouvelles structures. Cette manifestation tout &#224; fait inattendue des processus de &#034;l'ordre des d&#233;sordres&#034;, loin de l'&#233;quilibre, mais conforme &#224; la seconde loi de la thermodynamique, allait changer en profondeur son interpr&#233;tation traditionnelle. En plus des structures d'&#233;quilibre classiques, nous sommes maintenant confront&#233;s &#224; des structures coh&#233;rentes dissipatives, pour des conditions suffisamment &#233;loign&#233;es de l'&#233;quilibre. Une pr&#233;sentation compl&#232;te de ce sujet peut &#234;tre trouv&#233;e dans mon livre de 1971 co-&#233;crit avec Glansdorff.18&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une premi&#232;re &#233;tape provisoire, nous avons pens&#233; principalement aux applications hydrodynamiques, en utilisant nos r&#233;sultats comme outils de calcul num&#233;rique. Ici, l'aide de R. Schechter de l'Universit&#233; du Texas &#224; Austin a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;cieuse.19 Ces questions restent largement ouvertes, mais notre centre d'int&#233;r&#234;t s'est d&#233;plac&#233; vers les syst&#232;mes de dissipation chimique, qui sont plus faciles &#224; &#233;tudier que les processus convectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, une fois que nous avons formul&#233; le concept de structure dissipative, une nouvelle voie s'est ouverte &#224; la recherche et, &#224; partir de ce moment, nos travaux ont montr&#233; une acc&#233;l&#233;ration saisissante. Cela &#233;tait d&#251; &#224; la pr&#233;sence d'une heureuse r&#233;union des circonstances ; principalement &#224; la pr&#233;sence dans notre &#233;quipe d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de jeunes scientifiques intelligents. Je ne peux pas mentionner ici toutes ces personnes, mais je tiens &#224; souligner le r&#244;le important jou&#233; par deux d'entre elles, R. Lefever et G. Nicolis. C'est avec eux que nous avons &#233;t&#233; en mesure de construire un nouveau mod&#232;le cin&#233;tique, qui se r&#233;v&#233;lerait &#224; la fois assez simple et tr&#232;s instructif - le &#034;Brusselator&#034;, comme J. Tyson l'appellera plus tard - et qui manifester l'&#233;tonnante vari&#233;t&#233; de structures g&#233;n&#233;r&#233;es par les processus de diffusion-r&#233;action.20&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le lieu de rendre hommage au travail de pionnier de feu A. Turing, 21 ans qui, depuis 1952, avait fait des commentaires int&#233;ressants sur la formation des structures li&#233;es aux instabilit&#233;s chimiques dans le domaine de la morphogen&#232;se biologique. J'avais rencontr&#233; Turing &#224; Manchester environ trois ans auparavant, &#224; une &#233;poque o&#249; MG Evans, qui devait mourir trop t&#244;t, avait construit un groupe de jeunes scientifiques, dont certains allaient devenir c&#233;l&#232;bres. Ce n'est que longtemps apr&#232;s que j'ai rappel&#233; les commentaires de Turing sur ces questions de stabilit&#233;, car, peut-&#234;tre trop pr&#233;occup&#233; par la thermodynamique lin&#233;aire, je n'&#233;tais alors pas assez r&#233;ceptif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons aux circonstances qui ont favoris&#233; le d&#233;veloppement rapide de l'&#233;tude des structures dissipatives. L'attention des scientifiques a &#233;t&#233; attir&#233;e sur les structures de non-&#233;quilibre coh&#233;rentes apr&#232;s la d&#233;couverte de r&#233;actions chimiques oscillantes exp&#233;rimentales telles que la r&#233;action de Belusov-Zhabotinsky ; 22 l'explication de son m&#233;canisme par Noyes et ses coll&#232;gues ; 23 l'&#233;tude des r&#233;actions oscillantes en biochimie (par exemple le cycle glycolytique, &#233;tudi&#233; par B. Chance24 et B. Hess25) et finalement les importantes recherches men&#233;es par M. Eigen.26 Par cons&#233;quent, depuis 1967, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; un grand nombre d'articles sur ce sujet, en contraste avec l'absence totale d'int&#233;r&#234;t qui pr&#233;valait lors des p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'introduction du concept de structure dissipative devait &#233;galement avoir d'autres cons&#233;quences inattendues. Il &#233;tait &#233;vident d&#232;s le d&#233;part que les structures sortaient des fluctuations. Ils sont apparus en fait comme des fluctuations g&#233;antes, stabilis&#233;es par des &#233;changes de mati&#232;re et d'&#233;nergie avec le monde ext&#233;rieur. Depuis la formulation du th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimale, l'&#233;tude de la fluctuation hors &#233;quilibre avait retenu toute mon attention.27 Il &#233;tait donc tout naturel que je reprenne ce travail afin de proposer une extension du cas de la chimie loin de l'&#233;quilibre r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai propos&#233; ce sujet &#224; G. Nicolis et A. Babloyantz. Nous nous attendions &#224; trouver pour les &#233;tats stationnaires une distribution de Poisson similaire &#224; celle pr&#233;dite pour les fluctuations d'&#233;quilibre par les c&#233;l&#232;bres relations d'Einstein. Nicolis et Babloyantz ont d&#233;velopp&#233; une analyse d&#233;taill&#233;e des r&#233;actions chimiques lin&#233;aires et ont pu confirmer cette pr&#233;diction.28 Ils ont ajout&#233; quelques remarques qualitatives qui sugg&#233;raient la validit&#233; de ces r&#233;sultats pour toute r&#233;action chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consid&#233;rant &#224; nouveau les calculs pour l'exemple d'une r&#233;action biomol&#233;culaire non lin&#233;aire, j'ai remarqu&#233; que cette extension n'&#233;tait pas valide. Une analyse plus approfondie, o&#249; G. Nicolis a jou&#233; un r&#244;le cl&#233;, a montr&#233; qu'un ph&#233;nom&#232;ne inattendu est apparu alors que l'on consid&#233;rait le probl&#232;me de fluctuation dans les syst&#232;mes non lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre : la loi de distribution des fluctuations d&#233;pend de leur &#233;chelle, et seules les &#171; petites fluctuations &#187; suivent la loi propos&#233;e par Einstein.29 Apr&#232;s une r&#233;ception prudente, ce r&#233;sultat est d&#233;sormais largement accept&#233;, et la th&#233;orie des fluctuations hors &#233;quilibre se d&#233;veloppe pleinement maintenant, afin de nous permettre d'attendre des r&#233;sultats importants dans les ann&#233;es &#224; venir. Ce qui est d&#233;j&#224; clair aujourd'hui, c'est qu'un domaine tel que la cin&#233;tique chimique, qui &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme conceptuellement ferm&#233;e, doit &#234;tre repens&#233; en profondeur, et qu'une toute nouvelle discipline, traitant des transitions de phase hors &#233;quilibre, fait son apparition.30, 31, 32&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les progr&#232;s de la th&#233;orie des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles nous conduisent &#233;galement &#224; reconsid&#233;rer leur insertion dans la dynamique classique et quantique. Jetons un nouveau regard sur la m&#233;canique statistique d'il y a quelques ann&#233;es. D&#232;s le d&#233;but de mes recherches, j'avais eu l'occasion d'utiliser des m&#233;thodes conventionnelles de m&#233;canique statistique pour des situations d'&#233;quilibre. De telles m&#233;thodes sont tr&#232;s utiles pour l'&#233;tude des propri&#233;t&#233;s thermodynamiques des solutions de polym&#232;re ou des isotopes. Ici, nous traitons principalement de probl&#232;mes de calcul simples, car les outils conceptuels de la m&#233;canique statistique de l'&#233;quilibre sont bien &#233;tablis depuis les travaux de Gibbs et Einstein. Mon int&#233;r&#234;t pour le non-&#233;quilibre me conduirait par n&#233;cessit&#233; au probl&#232;me des fondements de la m&#233;canique statistique, et surtout &#224; l'interpr&#233;tation microscopique de l'irr&#233;versibilit&#233;33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mon premier dipl&#244;me en sciences, j'&#233;tais un lecteur enthousiaste de Boltzmann, dont la vision dynamique du devenir physique &#233;tait pour moi un mod&#232;le d'intuition et de p&#233;n&#233;tration. N&#233;anmoins, je n'ai pu que constater quelques aspects insatisfaisants. Il &#233;tait clair que Boltzmann avait introduit des hypoth&#232;ses &#233;trang&#232;res &#224; la dynamique ; sous de telles hypoth&#232;ses, parler d'une justification dynamique de la thermodynamique me paraissait pour le moins excessif. &#192; mon avis, l'identification de l'entropie avec le d&#233;sordre mol&#233;culaire ne pourrait contenir qu'une partie de la v&#233;rit&#233; si, comme je persistais &#224; penser, les processus irr&#233;versibles &#233;taient dot&#233;s de ce r&#244;le constructif que je ne cesse de leur attribuer. Pour une autre partie, les applications des m&#233;thodes de Boltzmann se limitaient aux gaz dilu&#233;s, alors que j'&#233;tais plus int&#233;ress&#233; par les syst&#232;mes condens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es quarante, un grand int&#233;r&#234;t a &#233;t&#233; suscit&#233; dans la g&#233;n&#233;ralisation de la th&#233;orie cin&#233;tique aux milieux denses. Apr&#232;s les travaux pionniers d'Yvon34, les publications de Kirkwodd35, Born and Green36, et de Bogoliubov37 ont attir&#233; beaucoup d'attention sur ce probl&#232;me, qui devait conduire &#224; la naissance de la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre. Comme je ne pouvais pas rester &#233;tranger &#224; ce mouvement, j'ai propos&#233; &#224; G. Klein, un disciple de F&#252;rth qui est venu travailler avec moi, d'essayer d'appliquer la m&#233;thode de Born and Green &#224; un exemple concret et simple, dans lequel l'approche de l'&#233;quilibre a fait pas conduire &#224; une solution exacte. Ce fut notre premi&#232;re &#233;tape provisoire dans la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre.38 Ce fut finalement un &#233;chec, avec la conclusion que le formalisme de Born et Green n'a pas conduit &#224; une extension satisfaisante de la m&#233;thode de Boltzmann aux syst&#232;mes denses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet &#233;chec n'&#233;tait pas total, car il m'a conduit, lors d'un travail ult&#233;rieur, &#224; une premi&#232;re question : &#233;tait-il possible de d&#233;velopper une th&#233;orie dynamique &#034;exacte&#034; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles ? Tout le monde sait que selon le point de vue classique, l'irr&#233;versibilit&#233; r&#233;sulte d'approximations suppl&#233;mentaires aux lois fondamentales des ph&#233;nom&#232;nes &#233;l&#233;mentaires, qui sont strictement r&#233;versibles. Ces approximations suppl&#233;mentaires ont permis &#224; Boltzmann de passer d'une description dynamique et r&#233;versible &#224; une description probabiliste, afin d'&#233;tablir son c&#233;l&#232;bre th&#233;or&#232;me H.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons encore rencontr&#233; cette attitude n&#233;gative de &#171; passivit&#233; &#187; imput&#233;e aux ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, attitude que je ne pouvais partager. Si - comme j'&#233;tais dispos&#233; &#224; le penser - des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles jouent effectivement un r&#244;le actif et constructif, leur &#233;tude ne saurait se r&#233;duire &#224; une description en termes d'approximations suppl&#233;mentaires. De plus, mon opinion &#233;tait que dans une bonne th&#233;orie, un coefficient de viscosit&#233; pr&#233;senterait autant de signification physique qu'une chaleur sp&#233;cifique, et la dur&#233;e de vie moyenne d'une particule autant que sa masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis senti confirm&#233; dans cette attitude par les publications remarquables de Chandrasekhar et von Neumann, &#233;galement parues dans les ann&#233;es 40. C'est pourquoi, toujours avec l'aide de G. Klein, j'ai d&#233;cid&#233; de jeter un regard neuf sur un exemple d&#233;j&#224; &#233;tudi&#233;. par Schr&#246;dinger, 40 concernant la description d'un syst&#232;me d'oscillateurs harmoniques. Nous avons &#233;t&#233; surpris de voir que, pour tout un mod&#232;le aussi simple qui nous a permis de conclure, cette classe de syst&#232;mes tend &#224; s'&#233;quilibrer. Mais comment g&#233;n&#233;raliser ce r&#233;sultat aux syst&#232;mes dynamiques non lin&#233;aires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la performance v&#233;ritablement historique de L&#233;on van Hove nous a ouvert la voie (1955) .41 Je me souviens, avec un plaisir toujours nouveau, du temps - trop court - pendant lequel van Hove a travaill&#233; avec notre groupe. Certains de ses travaux ont eu un effet durable sur l'ensemble du d&#233;veloppement de la physique statistique ; Je veux dire non seulement son &#233;tude de la d&#233;duction d'une &#034;&#233;quation ma&#238;tresse&#034; pour les syst&#232;mes anharmoniques, mais aussi sa contribution fondamentale sur les transitions de phase, qui devait conduire &#224; la branche de la m&#233;canique statistique qui traite des r&#233;sultats dits &#034;exacts&#034; .42&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re &#233;tude de van Hove s'est limit&#233;e aux syst&#232;mes anharmoniques faiblement coupl&#233;s. Mais de toute fa&#231;on, le chemin &#233;tait ouvert, et avec certains de mes coll&#232;gues et collaborateurs, principalement R. Balescu, R. Brout, F. H&#233;nin et P. R&#233;sibois, nous avons r&#233;alis&#233; une formulation de la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre &#224; partir d'un point purement dynamique de vue, sans aucune hypoth&#232;se probabiliste. La m&#233;thode que nous avons utilis&#233;e est r&#233;sum&#233;e dans mon livre de 196243. Elle conduit &#224; une &#171; dynamique des corr&#233;lations &#187;, car la relation entre interaction et corr&#233;lation constitue la composante essentielle de la description. Depuis lors, ces m&#233;thodes ont conduit &#224; de nombreuses applications. Sans donner plus de d&#233;tails, je me limiterai ici &#224; mentionner deux livres r&#233;cents, l'un de R. Balescu, 44 l'autre de P. R&#233;sibois et M. De Leener.45&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a conclu la premi&#232;re &#233;tape de mes recherches en m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre. La seconde se caract&#233;rise par une tr&#232;s forte analogie avec l'approche des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles qui nous a conduits de la thermodynamique lin&#233;aire &#224; la thermodynamique non lin&#233;aire. Dans cette &#233;tape provisoire &#233;galement, j'ai &#233;t&#233; pouss&#233; par un sentiment d'insatisfaction, car la relation avec la thermodynamique n'a pas &#233;t&#233; &#233;tablie par nos travaux en m&#233;canique statistique, ni par aucune autre m&#233;thode. Le th&#233;or&#232;me de Boltzmann &#233;tait toujours aussi isol&#233; que jamais, et la question de la nature des syst&#232;mes dynamiques auxquels s'applique la thermodynamique &#233;tait toujours sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tait de loin plus large et plus complexe que les consid&#233;rations plut&#244;t techniques auxquelles nous &#233;tions parvenus. Il a touch&#233; la nature m&#234;me des syst&#232;mes dynamiques et les limites de la description hamiltonienne. Je n'aurais jamais os&#233; aborder un tel sujet si je n'avais pas &#233;t&#233; stimul&#233; par des discussions avec des amis tr&#232;s comp&#233;tents comme feu L&#233;on Rosenfeld de Copenhague ou G. Wentzel de Chicago. Rosenfeld a fait plus que me donner des conseils ; il &#233;tait directement impliqu&#233; dans l'&#233;laboration progressive des concepts que nous devions explorer pour construire une nouvelle interpr&#233;tation de l'irr&#233;versibilit&#233;. Plus que toute autre &#233;tape de ma carri&#232;re scientifique, celle-ci est le fruit d'un effort collectif. Je n'aurais pas pu r&#233;ussir sans l'aide de mes coll&#232;gues M. de Haan, Cl. George, A. Grecos, F. Henin, F. Mayn&#233;, W. Schieve et M. Theodosopulu. Si l'irr&#233;versibilit&#233; ne r&#233;sulte pas d'approximations suppl&#233;mentaires, elle ne peut &#234;tre formul&#233;e que dans une th&#233;orie des transformations qui exprime en termes &#171; explicites &#187; ce que la formulation habituelle de la dynamique &#171; cache &#187;. Dans cette perspective, l'&#233;quation cin&#233;tique de Boltzmann correspond &#224; une formulation de la dynamique dans une nouvelle repr&#233;sentation.46, 47, 48, 49&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion : la dynamique et la thermodynamique deviennent deux descriptions compl&#233;mentaires de la nature, li&#233;es par une nouvelle th&#233;orie de la transformation non unitaire. J'en suis venu &#224; mes pr&#233;occupations actuelles ; et il est donc temps de mettre fin &#224; cette autobiographie intellectuelle. Alors que nous partions de probl&#232;mes sp&#233;cifiques, tels que la signification thermodynamique des &#233;tats stationnaires hors &#233;quilibre ou des ph&#233;nom&#232;nes de transport dans les syst&#232;mes denses, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s, presque contre notre volont&#233;, &#224; des probl&#232;mes de grande g&#233;n&#233;ralit&#233; et de complexit&#233;, qui appellent &#224; reconsid&#233;rer la relation des structures physico-chimiques aux structures biologiques, alors qu'elles expriment les limites de la description hamiltonienne en physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tous ces probl&#232;mes ont un &#233;l&#233;ment commun : le temps. Peut-&#234;tre que l'orientation de mon travail est venue du conflit n&#233; de ma vocation humaniste d'adolescent et de l'orientation scientifique que j'ai choisie pour ma formation universitaire. Presque par instinct, je me suis tourn&#233; plus tard vers des probl&#232;mes de complexit&#233; croissante, peut-&#234;tre dans la conviction que je pourrais y trouver une jonction en sciences physiques d'une part, et en biologie et sciences humaines d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les recherches men&#233;es avec mon ami R. Herman sur la th&#233;orie de la circulation automobile50 m'ont confirm&#233; la supposition que m&#234;me le comportement humain, avec toute sa complexit&#233;, serait &#233;ventuellement susceptible d'une formulation math&#233;matique. De cette fa&#231;on, la dichotomie des &#034;deux cultures&#034; pourrait et devrait &#234;tre supprim&#233;e. Cela correspondrait &#224; la perc&#233;e des biologistes et des anthropologues vers la description mol&#233;culaire ou les &#171; structures &#233;l&#233;mentaires &#187;, si l'on veut utiliser la formulation de L&#233;vi-Strauss, un mouvement compl&#233;mentaire du physico-chimiste vers la complexit&#233;. Le temps et la complexit&#233; sont des concepts qui pr&#233;sentent des relations mutuelles intrins&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa conf&#233;rence inaugurale, De Donder a parl&#233; en ces termes : 51 &#034;La physique math&#233;matique repr&#233;sente l'image la plus pure que la vision de la nature puisse g&#233;n&#233;rer dans l'esprit humain ; cette image pr&#233;sente tout le caract&#232;re du produit de l'art ; elle engendre une certaine unit&#233;, elle est vrai et a la qualit&#233; de la sublimit&#233; ; cette image est &#224; la nature physique ce qu'est la musique aux mille bruits dont l'air est plein ... &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Filtrer la musique hors du bruit ; l'unit&#233; de l'histoire spirituelle de l'humanit&#233;, comme l'a soulign&#233; M. Eliade, est une d&#233;couverte r&#233;cente qui doit encore &#234;tre assimil&#233;e.52 La recherche de ce qui est significatif et vrai par opposition au bruit est une &#233;tape provisoire qui semble intrins&#232;quement intrins&#232;que. li&#233; &#224; la prise de conscience de l'homme face &#224; une nature dont il fait partie et qu'il laisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai maintes fois pr&#244;n&#233; le dialogue n&#233;cessaire dans l'activit&#233; scientifique, et donc l'importance vitale de mes coll&#232;gues et collaborateurs dans le parcours que j'ai tent&#233; de d&#233;crire. Je voudrais &#233;galement souligner le soutien continu que j'ai re&#231;u des institutions qui ont rendu ce travail r&#233;alisable, en particulier l'Universit&#233; Libre de Bruxelles et l'Universit&#233; du Texas &#224; Austin. Pour tout le d&#233;veloppement de ces id&#233;es, l'Institut international de physique et de chimie fond&#233; par E. Solvay (Bruxelles, Belgique) et la Fondation Welch (Houston, Texas) m'ont apport&#233; un soutien continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'un th&#233;oricien est directement li&#233; &#224; toute sa vie. Il faut, je crois, une certaine paix int&#233;rieure pour trouver un chemin entre toutes les bifurcations successives. Cette paix que je dois &#224; ma femme, Marina. Je connais la fragilit&#233; du pr&#233;sent, mais aujourd'hui, vu l'avenir, je me sens &#234;tre un homme heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences 1. G. Poulet, Etudes sur le temps humain, Tone 4, Edition 10/18, Paris, 1949. 2. Voir la note sur De Donder dans le Floril&#232;ge (pedant le XIXe si&#232;cle et le d&#233;but du XXe), Acad. Roy. Belg., Bull. Cl. Sc., Page 169, 1968. 3. Th. De Donder (R&#233;daction nouvelle par P. Van Rysselberghe), Paris, Gauthier-Villars, 1936. Voir aussi : I. Prigogine et R. Defay : Thermodynamique Chimique conform&#233;ment aux m&#233;thodes de Gibbs et De Donder (2 Tomes), Li&#232;ge, Desoer, 1944-1946. Ou la traduction en anglais : Chemical Thermodynamics, traduite par DH Everett, Langmans 1954, 1962. 4. Voir Colloque de Thermodynamique, Union Intern. de Physique pure et appliqu&#233;e (IUPAP), 1948. 5. Bolzmann, L., Wien, Ber. 66, 2275, 1872. 6. Planck, M., Vorlesaungen &#252;ber Thermodynamik, Walter de Gruyter, Berlin, Leipzig, 1930. 7. Timmermans, J., Les Solutions Concentr&#233;es, Masson et Cie, Paris, 1936. Citons &#233;galement sa th&#232;se sur la recherche exp&#233;rimentale sur la d&#233;mixtion dans les m&#233;langes liquides 8. Prigogine, I., La th&#233;orie mol&#233;culaire des solutions, avec A. Bellemans et V. Mathot ; Hollande du Nord Publ. Company, Amsterdam, 1957. Voir aussi : Prigogine and Defay, R&#233;f. 3. 9. Citons quelques &#339;uvres remarquables de cette Ecole : Barchet, A., La Vie cr&#233;atrice des formes, Alcan, Paris, 1927. Dalcq, A., L'Oeuf et son dynamisme organisateur, Alban Michel. Paris, 1941. Barchet, J., Embryologie Chimique, Desoer, Li&#232;ge et Masson, Paris, 1946. J'ai &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s int&#233;ress&#233; par le beau livre de Marcel Florkin : L'Evolution biochimique, Desoer, Li&#232;ge, 1944. 10. Prigogine, I., Acad. Roy. Belg. Taureau. Cl. Caroline du Sud. 31, 600, 1945.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Etude thermodynamique des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles. Th&#232;se d'agr&#233;gation pr&#233;sent&#233;e en 1945 &#224; l'Universit&#233; Libre de Bruxelles. Desoer, Li&#232;ge, 1947.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduction &#224; la thermodynamique des processus irr&#233;versibles, traduit de l'anglais par J. Chanu, Dunod, Paris, 1968. 11. Prigogine, I., et Wiame, JM, Experientia, 2, 451, 1946. 12. Nicolis, G. et Prigogine, I., Self Organisation in Non-Equilibrium Systems (Chaps. III et IV), J. Wiley and Sons, New York, 1977. 13. Onsager, L., Phys. Rev., 37, 405, 1931. 14. Meixner, J., Ann. Physik, (5), 35, 701, 1939 ; 36, 103, 1939 ; 39, 333, 1941 ; 40, 165, 1941 ; Zeitsch Phys. Chim. B 53, 235, 1943. 15. de Groot, SR et Mazur, P., Thermodynamics Non-Equilibrium, North-Holland, Amsterdam, 1962. 16. Katchalsky, A. et Curran, PF, Thermodynamics Non-Equilibrium in Biophisics, Harvard Univ. Press, Cambridge, Mass., 1946. 17. Prigogine, I., Structure, Dissipation and Life. Physique th&#233;orique et biologie, Versailles, 1967. Hollande du Nord Publ. Company, Amsterdam, 1969. C'est dans cette communication que le terme &#034;structure dissipative&#034; est utilis&#233; pour la premi&#232;re fois. 18. Glansdorff, P. et Prigogine, I., Structure, Stabilit&#233; et Fluctuations, Masson, Paris, 1971.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Th&#233;orie thermodynamique de la stabilit&#233; et des fluctuations des structures, Wiley and Sons, Londres, 1971.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Traduction en langue russe : Mir, Moscou, 1973.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Traduction en langue japonaise ; Misuzu Shobo, 1977. Ce livre pr&#233;sente en d&#233;tail le travail original des deux auteurs, qui a conduit au concept de structure dissipative. Pour un bref compte rendu historique, voir aussi : Acad. Roy. Belg., Bull. des Cl. Sc., LIX, 80, 1973. 19. Schechter, RS, The Variational Method in Engineering, McGraw-Hill, New York, 1967. 20. Tyson, J., Journ. de Chem. Physique, 58, 3919, 1973. 21. Turing, A., Phil. Trans. Roy. Soc. Londres, Ser B, 237, 37, 1952. 22. Belusov, BP, Sb. R&#233;f. Radiat. Med. Moscou, 1958. Zhabotinsky, AP, Biofizika, 9, 306, 1964. Acad. Caroline du Sud. URSS Moscou (Nauka), 1967. 23. Noyes, RM et al., Ann. Rev. Phys. Chem. 25, 95, 1974. 24. Chance, B., Schonener, B. et Elsaesser, S., Proc. Nat. Acad. Sci. USA 52, 337-341, 1964. 25. Hess, B., Ann. Rev. Biochem. 40, 237, 1971. 26. Eigen, M., Naturwissenschaften, 58, 465, 1971. 27. Prigogine, I. et Mayer, G., Acad. Roy. Belg. Taureau. Cl. Sc., 41, 22, 1955 28. Nicolis, G. et Babloyantz, A., Journ. Chem. Phys., 51, 6, 2632, 1969. 29. Nicolis, G. et Prigogine, I., Proc. Nat. Acad. Sci. USA, 68, 2102, 1971. 30. Prigogine, I., Proc. 3rd Symp. Temp&#233;rature, Washington DC, 1954. Prigogine, I. et Nicolis, G., Proc. 3e. Interne. Conf&#233;rence : De la physique th&#233;orique &#224; la biologie, Versailles, France, 1971. 31. Nicolis, G. et Turner, JW, Proc. de la Conf&#233;rence sur la th&#233;orie de la bifurcation, New York, 1977. &#192; para&#238;tre. 32. Prigogine, I. et Nicolis, G., Transitions de phase hors &#233;quilibre et r&#233;actions chimiques, Scientific American. Appara&#238;tre. 33. Prigogine, I., Non-Equilibrium Stastistical Mechanics, Interscience Publ., New York, Londres, 1962-1966. (Pour un bref historique et des r&#233;f&#233;rences originales.) 34. Yvon, J., Les Corr&#233;lations et l'Entropie en M&#233;canique Statistique Classique. Dunod, Paris, 1965. 35. Kirkwood. JG, Journ, Chem. Physique, 14, 180, 1946. 36. Born, M. et Green, HS, Proc, Roy, Soc. Londres, A 188, 10, 1946 et A 190, 45, 1947. 37. Bogoliubov, sans num&#233;ro, Jour. Phys. URSS 10, 257, 265, 1949. 38. Klein, G. et Prigogine, I., Physica XIX 74-88 ; 88-100 ; 1053-1071, 1953. 39. Chandrasekhar, S., Stocastic Problems in Physics and Astronomy ; R&#233;v.de Mod. Physique, 15, no 1, 1943. 40. Shr&#246;dinger, E., Ann. der Physik, 44, 916, 1914. 41. Van Hove, L., Physica, 21, 512 (1955). 42. Van Hove, L., Physica, 16, 137 (1950). 43. Prigogine, I., cf. R&#233;f. 33. 44. Balascu, R., M&#233;canique statistique d'&#233;quilibre et de non-&#233;quilibre, Wiley, Interscience, 1957. 45. R&#233;sibois, P. et De Leener, M., Th&#233;orie cin&#233;tique classique des fluides, Wiley, Interscience, New York, 1977 46. &#8203;&#8203;Prigogine, I., George, C., Henin, F. et Rosenfeld, L., Chemica Scripta, 4, 5-32, 1973. 47. Prigogine, I., George, C., Henin, F. , Physica, 45, 418-434, 1969 48. Prigogine, I. et Grecos, AP, The Dynamic Dynamory of Irreversible Processes, Proc. Interne. Conf. sur Frontiers of Theor. Phys., New Delhi, 1976. Th&#233;orie cin&#233;tique et propri&#233;t&#233;s ergodiques en m&#233;canique quantique, Abhandlungen der Akad. der Wiss., der DDR Nr 7 n Berlin, Jahrgang 1977. 49. Grecos, AP and Prigogine, I., Treizi&#232;me Conf&#233;rence IUPAP de physique statistique, Ha&#239;fa, ao&#251;t 1977. 50. Prigogine, I. et Herman, R., Kinetic Theory of Vehicular traffic, Elsevier, 1971. 51. Pour la r&#233;f&#233;rence, voir note 2. 52. Mirc&#233;a Eliade, Historie des croyances et fies id&#233;es religieuseu Vol. I., p. 10, Payot, Paris, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Nobel Lectures, Chemistry 1971-1980, r&#233;dacteur en chef Tore Fr&#228;ngsmyr, r&#233;dacteur en chef Sture Fors&#233;n, World Scientific Publishing Co., Singapour, 1993&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autobiographie / biographie a &#233;t&#233; &#233;crite au moment de la remise du prix et publi&#233;e pour la premi&#232;re fois dans la s&#233;rie de livres Les Prix Nobel. Il a ensuite &#233;t&#233; &#233;dit&#233; et republi&#233; dans Nobel Lectures. Pour citer ce document, indiquez toujours la source comme indiqu&#233; ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine est d&#233;c&#233;d&#233; le 28 mai 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comprendre la physique du Soleil</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5970</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5970</guid>
		<dc:date>2018-07-01T22:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comprendre la physique du Soleil &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Soleil est une immense masse gazeuse (d'environ 700 millions de kilom&#232;tres de rayon), tr&#232;s massive (trois cents mille fois la masse terrestre), sans aucune partie solide et qui est en rotation sur elle-m&#234;me (p&#233;riode de rotation de 26,9 jours &#224; l'&#233;quateur). Ce n'est pas un gaz dans l'&#233;tat tel que nous le connaissons sur Terre car la pression est bien plus grande que celles terrestres. La surface solaire est &#224; deux &#224; trois millions de degr&#233;s (temp&#233;rature (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10490 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10488 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH348/-4652-c740c.jpg?1776241160' width='500' height='348' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-4651-3e549.jpg?1776241160' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L275xH183/-4650-45796.jpg?1776241160' width='275' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-4649.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH336/-4649-fb52b.jpg?1776241160' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L474xH282/-4648-3fb89.jpg?1776241160' width='474' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comprendre la physique du Soleil&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Soleil est une immense masse gazeuse (d'environ 700 millions de kilom&#232;tres de rayon), tr&#232;s massive (trois cents mille fois la masse terrestre), sans aucune partie solide et qui est en rotation sur elle-m&#234;me (p&#233;riode de rotation de 26,9 jours &#224; l'&#233;quateur). Ce n'est pas un gaz dans l'&#233;tat tel que nous le connaissons sur Terre car la pression est bien plus grande que celles terrestres. La surface solaire est &#224; deux &#224; trois millions de degr&#233;s (temp&#233;rature qui est indiqu&#233;e par la couleur de l'&#233;toile). Le c&#339;ur du Soleil atteint plus de quinze millions de degr&#233;s. Cette &#233;toile est &#226;g&#233;e de 4,5 millions d'ann&#233;es et est n&#233;e en m&#234;me temps que le syst&#232;me plan&#233;taire qui l'entoure et dont la Terre fait partie. L'&#226;ge du Soleil est d&#233;termin&#233; par la proportion entre noyaux atomiques d'Hydrog&#232;ne et d'H&#233;lium. Actuellement, le Soleil est form&#233; de 73% d'Hydrog&#232;ne, de 25% d'H&#233;lium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie du Soleil est fond&#233;e sur le fait que les noyaux atomiques en fusionnant, &#233;mettent de l'&#233;nergie nucl&#233;aire par interaction mati&#232;re-antimati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le centre du syst&#232;me autour duquel gravite la Terre et c'est aussi la source de l'essentiel de l'&#233;nergie sans laquelle la vie y serait impossible. Le fait que l'on voie le soleil ne signifie pas que l'on voit tout ce qui s'y passe. La surface rend opaque tout l'int&#233;rieur du soleil et les informations dont nous disposons sur ce qui se passe &#224; l'int&#233;rieur ne peuvent qu'&#234;tre indirectes. La lumi&#232;re elle-m&#234;me ne vient jamais directement du centre du Soleil. Il faut un grand nombre d'ann&#233;es pour que de la lumi&#232;re partant du centre atteigne la surface solaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tude du soleil est permise par l'&#233;quilibre hydrostatique, entre contraction (due &#224; la gravitation) et expansion (due &#224; la pression des radiations). Cet &#233;quilibre qui caract&#233;rise une &#233;toile permet de calculer une &#233;valuation grossi&#232;re de la temp&#233;rature moyenne interne et la pression dans le soleil. La temp&#233;rature moyenne est de l'ordre de 15 millions de degr&#233;s et la pression interne plus de deux cent milliards de fois la pression atmosph&#233;rique terrestre. Avec de telles pressions, la structure mat&#233;rielle est d&#233;compos&#233;e : les mol&#233;cules sont cass&#233;es et les noyaux ont perdu leurs &#233;lectrons p&#233;riph&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le soleil, dans ces conditions de temp&#233;rature et de pression, un photon ne parcourt en moyenne qu'un demi-centim&#232;tre avant d'entrer en collision avec une particule. Le photon est absorb&#233; et r&#233;&#233;mis, dans une direction diff&#233;rente. C'est pourquoi il faut environ un millions d'ann&#233;es &#224; un photon &#233;mis au centre du Soleil pour en atteindre la p&#233;riph&#233;rie. C'est &#233;galement la temp&#233;rature centrale du soleil qui permet aux noyaux d'hydrog&#232;ne de vaincre les forces de r&#233;pulsion nucl&#233;aire et de fusionner pour donner des noyaux d'h&#233;lium, fournissant ainsi l'&#233;nergie nucl&#233;aire du soleil. C'est cette nucl&#233;osynth&#232;se qui permet de former non seulement l'h&#233;lium mais tous les autres &#233;l&#233;ments, les autres noyaux d'atomes par ce que l'on appelle des nucl&#233;osynth&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contractions et fusions nucl&#233;aires sont les deux forces contradictoires qui fondent la dynamique et la stabilit&#233; globale du soleil, comme de toutes les &#233;toiles. Le taux de production d'&#233;nergie nucl&#233;aire contrebalance exactement la perte d'&#233;nergie due aux photons qui vont du centre vers la surface et quittent celle-ci dans l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le soleil, un cycle nucl&#233;aire est fondamental : le cycle proton-proton. Il faut atteindre plus de 1,2 fois la masse solaire pour qu'intervienne en plus, toujours au centre, le cycle CNO (celui qui permet la formation du noyau atomique de Carbone).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cycle proton-proton est fond&#233; sur dix r&#233;actions successives plus ou moins emboit&#233;es qui permettent, &#224; partir des protons de Hydrog&#232;ne, de former le deut&#233;rium, l'h&#233;lium, le B&#233;ryllium, le Lithium, ainsi qu'une grande quantit&#233; de rayonnement gamma, de neutrinos &#233;lectroniques et d'&#233;nergie. L'&#233;nergie &#233;mise est form&#233;e par la destruction entre mati&#232;re et antimati&#232;re (&#233;lectron et positrons). L'&#233;nergie perdue est transport&#233;e par les neutrinos &#233;lectroniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel de l'&#233;nergie solaire est fond&#233;e sur des r&#233;actions entre un noyau de Deut&#233;rium (form&#233; par l'accouplement de deux noyaux d'Hydrog&#232;ne) et un noyau d'Hydrog&#232;ne et des r&#233;actions entre deux noyaux d'H&#233;lium (form&#233; par l'accouplement d'un noyau d'Hydrog&#232;ne et d'un noyau de Deut&#233;rium).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Soleil est organis&#233; en couches en oignon, du centre vers la p&#233;riph&#233;rie : c&#339;ur, zone radiative, zone convective, couronne, chromosph&#232;re et photosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photosph&#232;re, zone externe du Soleil qui n'est que de 500 kilom&#232;tres, n'est pas uniforme en temp&#233;rature : l'essentiel est &#224; 5700 degr&#233;s alors que les t&#226;ches solaires sont &#224; 3500 degr&#233;s. Les t&#226;ches solaires sont li&#233;es au champ magn&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chromosph&#232;re atteint quinze mille degr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couronne est entre deux et trois millions de degr&#233;s mais d'une densit&#233; tr&#232;s faible (un milliardi&#232;me de la densit&#233; terrestre) et du type du meilleur vide produit sur Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1609&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un soleil ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3321&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'&#233;nergie du soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4411&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment naissent les soleils&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/lorigine-du-cycle-solaire-enfin-comprise-12662.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'origine du cycle solaire de 11 ans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/des-cages-et-des-cordes-magnetiques-a-lorigine-des-eruptions-solaires-13008.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le m&#233;canisme du champ magn&#233;tique solaire, &#224; l'origine des &#233;ruptions solaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/les-tresses-de-la-couronne-solaire-11566.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les tresses de la couronne solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4338&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le soleil est-il le seul &#224; r&#233;chauffer la terre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/astronomie-soleil-t-il-taches-155/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; viennent les t&#226;ches solaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.astronomes.com/le-soleil-et-les-etoiles/reaction-nucleaire-etoile/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;actions nucl&#233;aires dans le Soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_des_neutrinos_solaires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que nous apprennent les neutrinos solaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3336&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que sont les neutrinos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3238&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand le Soleil s'&#233;teindra&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Boucle_coronale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Boucle coronale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_solaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couronne solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chromosph%C3%A8re&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chromosph&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEne_proton-proton&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cha&#238;ne proton-proton&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Vent_solaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le vent solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://couleur-science.eu/?d=2015/02/19/16/55/57-comment-fonctionne-le-soleil&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le Soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore sur le Soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9609253w.r=le%20soleil?rk=450646;0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que l'on croyait sur le Soleil en 1869&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k950481.r=le%20soleil?rk=42918;4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Puis en1870&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k950439.r=le%20soleil?rk=21459;2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et en 1875&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Films :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/cerimes/flammes_du_soleil.9171&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flammes de soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/cerimes/les_enfants_du_soleil.26255&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les enfants du soleil, conf&#233;rence d'Andr&#233; Brahic&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/les_amphis_de_france_5/les_etoiles_et_le_soleil.3028&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#233;toiles et le soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/cerimes/le_soleil_sous_toutes_ses_faces_apport_des_observations_multi_satellitaires.16437&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Observations solaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/cerimes/des_etoiles_du_gaz_et_des_bulles_le_jacuzzi_interstellaire_autour_du_soleil.9125&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Autour du Soleil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/le_systeme_solaire.1041&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Soleil et syst&#232;me solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Physique des syst&#232;mes dynamiques non-lin&#233;aires, discontinus, chaotiques et dialectiquement contradictoires&#8230;</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5912</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5912</guid>
		<dc:date>2018-05-22T22:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Dialectic - Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Discontinuit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Contradictions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Physique des syst&#232;mes dynamiques non-lin&#233;aires, discontinus, chaotiques et dialectiquement contradictoires&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Syst&#232;me dynamiques non-lin&#233;aires &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e du non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
La discontinuit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chaos d&#233;terministe en sciences &lt;br class='autobr' /&gt;
La dynamique non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la dialectique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dialectique et mati&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;el n'est pas la succession temporelle, lin&#233;aire, logique et graduelle des &#233;tats actuels &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de l'exp&#233;rience de Fermi-Pasta-Ulam (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Chapter 07 : Dynamical contradictions - Des contradictions dynamiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectic - Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;Discontinuit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Contradictions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Physique des syst&#232;mes dynamiques non-lin&#233;aires, discontinus, chaotiques et dialectiquement contradictoires&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revolutionducomplexe.fr/emergence/non-lineaires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;me dynamiques non-lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'id&#233;e du non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La discontinuit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article517&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe en sciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3954&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la dialectique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4043&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dialectique et mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3476&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#233;el n'est pas la succession temporelle, lin&#233;aire, logique et graduelle des &#233;tats actuels&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-physique-non-lineaire-fermi-voyait-juste-67042/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'histoire de l'exp&#233;rience de Fermi-Pasta-Ulam&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cdn.uclouvain.be/public/Exports%20reddot/math/documents/GLOBAL_2111.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes dynamiques non-lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La th&#233;orie du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://e2phy.in2p3.fr/2005/documents/apres_ecole/Textes/Manneville_txt.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cel.archives-ouvertes.fr/cel-00092941/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes non-lin&#233;aires et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe ob&#233;it &#224; des lois dites non lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.melsophia.org/wp-content/uploads/sciences/enseignements/physique_non_lineaire.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dynamica.phy.ulaval.ca/fileadmin/theses/saidi05_thesis.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1711&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Discontinu, d&#233;terministe et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3625&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que savons-nous des syst&#232;mes dynamiques ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2064&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique et dialectique de la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_rouen/le_chaos_du_probleme_des_trois_corps_au_cancer.18481&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il opposer diam&#233;tralement la mati&#232;re vivante et la mati&#232;re inerte ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5725</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5725</guid>
		<dc:date>2017-10-13T23:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Mat&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Jacob dans son expos&#233; pour l'Universit&#233; de tous les savoirs du 1er janvier 2000, intitul&#233;e &#171; Qu'est-ce que la vie ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Certains scientifiques consid&#232;rent que toutes les &#233;tapes impliqu&#233;es dans l'av&#232;nement d'un monde &#224; ARN, puis dans le passage &#224; un monde &#224; ADN, sont des r&#233;actions chimiques ordinaires. Elles ne peuvent donc manquer de se produire si suffisamment d'occasions, donc de temps, leur sont donn&#233;es. Pour eux, le vivant ne pouvait donc pas ne pas se former sur la Terre. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Biologie : R&#233;troaction de la vie et de la mort&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot281" rel="tag"&gt;Mat&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois Jacob dans son expos&#233; pour l'Universit&#233; de tous les savoirs du 1er janvier 2000, intitul&#233;e &#171; Qu'est-ce que la vie ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Certains scientifiques consid&#232;rent que toutes les &#233;tapes impliqu&#233;es dans l'av&#232;nement d'un monde &#224; ARN, puis dans le passage &#224; un monde &#224; ADN, sont des r&#233;actions chimiques ordinaires. Elles ne peuvent donc manquer de se produire si suffisamment d'occasions, donc de temps, leur sont donn&#233;es. Pour eux, le vivant ne pouvait donc pas ne pas se former sur la Terre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martin Olomucki dans &#171; La chimie du vivant &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Des donn&#233;es exp&#233;rimentales r&#233;centes laissent supposer que, gr&#226;ce &#224; leurs propri&#233;t&#233;s chimiques, les ARN ont rendu possible l'&#233;mergence des prot&#233;ines. (...) Rien ne s'oppose &#224; l'id&#233;e que les ARN primordiaux aient pu promouvoir la polym&#233;risation d'un autre type de monom&#232;res : les acides amin&#233;s. (...) Tel est le sch&#233;ma d'organisation des prot&#233;ines actuelles, dont les origines remontent au monde archa&#239;que des ARN. (...) En donnant naissance &#224; des prot&#233;ines, les ARN ont agi en apprentis-sorciers. (...) L'apparition des prot&#233;ines a donc, au sens propre comme au sens figur&#233;, introduit une nouvelle dimension dans le d&#233;veloppement de la chimie du vivant. Ces nouvelles macromol&#233;cules, capables de d&#233;ployer dans l'espace des outils chimiques efficaces pour constituer des sites catalytiques sp&#233;cifiques et performants, ont ouvert &#224; l'&#233;volution de vastes perspectives. Gr&#226;ce &#224; elles, l'organisation de la mati&#232;re a pu franchir un pas d&#233;cisif et r&#233;volutionnaire. De nombreuses &#233;tapes restaient &#224; franchir et de nombreuses crises d'organisation devaient encore &#234;tre surmont&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faut-il opposer diam&#233;tralement la mati&#232;re vivante et la mati&#232;re inerte ?&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Bergson :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; L'&#233;volution cr&#233;atrice &#187;, Bergson se fait le d&#233;fenseur d'une opposition diam&#233;trale entre mati&#232;re inerte et mati&#232;re vivante. Pour lui, la vie visait d'avance la conscience et l'intelligence et doit &#234;tre appr&#233;ci&#233;e &#224; cette aune. Et il affirme que conscience et intelligence vont a contrario des lois de la mati&#232;re inerte. Il estime que la vie est marqu&#233;e par l'histoire et pas la mati&#232;re inerte ! Pour lui, la vie est synonyme de changement et la mati&#232;re inerte de conservation ! L'inerte, selon Bergson, est fait d'&#233;tat identiques &#224; eux-m&#234;mes, et donc diam&#233;tralement oppos&#233;s &#224; la mati&#232;re vivante ! &#171; Le groupe d'&#233;l&#233;ments (de mati&#232;re inerte) n'a pas d'histoire &#187;, d&#233;clare Bergson !!!! Bergson n'a pas retenu de la mati&#232;re &#171; inerte &#187; ni les transitions de phase, ni l'agitation brownienne, ni l'&#233;mergence de structures, ni les annihilations-cr&#233;ations, ni la dynamique virtuel-r&#233;el, ni les divers sauts quantiques, ni les changements d'&#233;tat, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bergson n'est pas le seul m&#233;taphysicien ou religieux &#224; laisser la mati&#232;re inerte aux sciences, physique, chimique, et &#224; vouloir rendre le domaine du vivant, du conscient, de l'intelligent &#224; la religion, &#224; l'esprit, &#224; dieu !!! Et cela continue malgr&#233; les d&#233;veloppements de la th&#233;orie de l'&#233;volution, de la chimie, de la biologie, de la g&#233;n&#233;tique, du d&#233;veloppement, de l'embryologie, etc. Ce n'est pas les d&#233;couvertes scientifiques qui suffiront &#224; d&#233;molir la pens&#233;e mystique et m&#233;taphysique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l'&#233;tude des neurones, les sciences du cerveau, les connaissances sur la mise en place du syst&#232;me nerveux central de l'homme, les connaissances sur la formation de l'intelligence humaine, ni les neurosciences n'ont pas supprim&#233; les id&#233;ologies du &#171; miracle de l'intelligence &#187; pas plus que la biologie n'a supprim&#233; les croyances dans le &#171; miracle de la vie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de citer davantage Bergson, quelques remarques sur la mati&#232;re dite &#171; inerte &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3306&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le mouvement permanent de la mati&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=virtuel+et+r%C3%A9el+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La valse permanente du virtuel et du r&#233;el&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=sauts+quantiques+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;oq=sauts+quantiques+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_l=psy-ab.3...26151.28321.0.28572.17.17.0.0.0.0.149.1486.7j8.15.0....0...1.1.64.psy-ab..4.0.0....0.ZPC1mDyRPLQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les sauts quantiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=prigogine+loin+de+l%27%C3%A9quilibre+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;oq=prigogine+loin+de+l%27%C3%A9quilibre+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_l=psy-ab.3...18949.23892.0.24022.29.29.0.0.0.0.147.2328.19j6.25.0....0...1.1.64.psy-ab..7.0.0....0.Cgo11lKysdw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prigogine et l'&#233;mergence de structure de la mati&#232;re loin de l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=mati%C3%A8re+chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;oq=mati%C3%A8re+chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_l=psy-ab.3...18046.21904.0.22076.26.26.0.0.0.0.154.2354.17j8.25.0....0...1.1.64.psy-ab..5.0.0....0.KG-Vfl7wfgo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe de la mati&#232;re inerte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=mati%C3%A8re+agitation+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;oq=mati%C3%A8re+agitation+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_l=psy-ab.12...3367.3367.0.4798.1.1.0.0.0.0.92.92.1.1.0....0...1.1.64.psy-ab..0.0.0....0.QQE3t1oFzms&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re subit une agitation permanente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=discontinu+mati%C3%A8re+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re conna&#238;t sans cesse des changements discontinus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3945&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re inerte n'est pas a-historique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4229&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re n'est pas si inerte que &#231;a !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2060&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les changements internes de la mati&#232;re au niveau quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re inerte subit des r&#233;volutions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.matierevolution.org/[Les discontinuit&#233;s de la mati&#232;re inerte -&gt; https:/www.matierevolution.fr/spip.php?article531'&gt;La mati&#232;re inerte n'est pas que conservation mais transformation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3625&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re est dynamique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4619&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Que savons-nous du passage de l'inerte au vivant ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=neurone+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fonctionnement mat&#233;riel du neurone&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fonctionnement mat&#233;riel du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1856&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique mat&#233;rielle du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1521&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La fabrication mat&#233;rielle du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2338&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau est-il un syst&#232;me critique auto-organis&#233; ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fonctionnement mat&#233;riel de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4170&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La naissance de la conscience humaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bergson d&#233;bute sou ouvrage &#171; L'&#233;volution cr&#233;atrice &#187; (chapitre premier, De l'&#233;volution de la vie. &#8212; M&#233;canisme et finalit&#233;) par :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; De cette survivance du pass&#233; r&#233;sulte l'impossibilit&#233;, pour une conscience, de traverser deux fois le m&#234;me &#233;tat. Les circonstances ont beau &#234;tre les m&#234;mes, ce n'est plus sur la m&#234;me personne qu'elles agissent, puisqu'elles la prennent &#224; un nouveau moment de son histoire. Notre personnalit&#233;, qui se b&#226;tit &#224; chaque instant avec de l'exp&#233;rience accumul&#233;e, change sans cesse. En changeant, elle emp&#234;che un &#233;tat, f&#251;t-il identique &#224; lui-m&#234;me en surface, de se r&#233;p&#233;ter jamais en profondeur. C'est pourquoi notre dur&#233;e est irr&#233;versible. Nous ne saurions en revivre une parcelle, car il faudrait commencer par effacer le souvenir de tout ce qui a suivi. Nous pourrions, &#224; la rigueur, rayer ce souvenir de notre intelligence, mais non pas de notre volont&#233;.&#8230; Pour un &#234;tre conscient, exister consiste &#224; changer, changer &#224; se m&#251;rir, se m&#251;rir &#224; se cr&#233;er ind&#233;finiment soi-m&#234;me. En dirait-on autant de l'existence en g&#233;n&#233;ral ? Un objet mat&#233;riel, pris au hasard, pr&#233;sente les caract&#232;res inverses de ceux que nous venons d'&#233;num&#233;rer. Ou il reste ce qu'il est, ou, s'il change sous l'influence d'une force ext&#233;rieure, nous nous repr&#233;sentons ce changement comme un d&#233;placement de parties qui, elles, ne changent pas. Si ces parties s'avisaient de changer, nous les fragmenterions &#224; leur tour. Nous descendrons ainsi jusqu'aux mol&#233;cules dont les fragments sont faits, jusqu'aux atomes constitutifs des mol&#233;cules, jusqu'aux corpuscules g&#233;n&#233;rateurs des atomes, jusqu'&#224; l' &#171; impond&#233;rable &#187; au sein duquel le corpuscule se formerait par un simple tourbillonnement. Nous pousserons enfin la division ou l'analyse aussi loin qu'il le faudra. Mais nous ne nous arr&#234;terons que devant l'immuable. Maintenant, nous disons que l'objet compos&#233; change par le d&#233;placement de ses parties. Mais, quand une partie a quitt&#233; sa position, rien ne l'emp&#234;che de la reprendre. Un groupe d'&#233;l&#233;ments qui a pass&#233; par un &#233;tat peut donc toujours y revenir, sinon par lui-m&#234;me, au moins par l'effet d'une cause ext&#233;rieure qui remet tout en place. Cela revient &#224; dire qu'un &#233;tat du groupe pourra se r&#233;p&#233;ter aussi souvent qu'on voudra et que par cons&#233;quent le groupe ne vieillit pas. Il n'a pas d'histoire. Ainsi, rien ne s'y cr&#233;e, pas plus de la forme que de la mati&#232;re. Ce que le groupe sera est d&#233;j&#224; pr&#233;sent dans ce qu'il est, pourvu que l'on comprenne dans ce qu'il est tous les points de l'univers avec lesquels on le suppose en rapport. Une intelligence surhumaine calculerait, pour n'importe quel moment du temps, la position de n'importe quel point du syst&#232;me dans l'espace. Et comme il n'y a rien de plus, dans la forme du tout, que la disposition des parties, les formes futures du syst&#232;me sont th&#233;oriquement visibles dans sa configuration pr&#233;sente. Toute notre croyance aux objets, toutes nos op&#233;rations sur les syst&#232;mes que la science isole, reposent en effet sur l'id&#233;e que le temps ne mord pas sur eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89volution_cr%C3%A9atrice/Chapitre_I&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire &#233;galement dans le chapitre deux du m&#234;me ouvrage, Bergson affirmer que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ainsi, toutes les forces &#233;l&#233;mentaires de l'intelligence tendent &#224; transformer la mati&#232;re en instrument d'action, c'est-&#224;-dire, au sens &#233;tymologique du mot, en organe. La vie, non contente de produire des organismes, voudrait leur donner comme appendice la mati&#232;re inorganique elle-m&#234;me, convertie en un immense organe par l'industrie de l'&#234;tre vivant. Telle est la t&#226;che qu'elle assigne d'abord &#224; l'intelligence. C'est pourquoi l'intelligence se comporte invariablement encore comme si elle &#233;tait fascin&#233;e par la contemplation de la mati&#232;re inerte. Elle est la vie regardant au dehors, s'ext&#233;riorisant par rapport &#224; elle-m&#234;me, adoptant en principe, pour les diriger en fait, les d&#233;marches de la nature inorganis&#233;e. De l&#224; son &#233;tonnement quand elle se tourne vers le vivant et se trouve en face de l'organisation. Quoi qu'elle fasse alors, elle r&#233;sout l'organis&#233; en inorganis&#233;, car elle ne saurait, sans renverser sa direction naturelle et sans se tordre sur elle-m&#234;me, penser la continuit&#233; vraie, la mobilit&#233; r&#233;elle, la comp&#233;n&#233;tration r&#233;ciproque et, pour tout dire, cette &#233;volution cr&#233;atrice qui est la vie&#8230; Toutes nos analyses nous ram&#232;nent &#224; cette conclusion. Mais point n'&#233;tait besoin d'entrer dans d'aussi longs d&#233;tails sur le m&#233;canisme du travail intellectuel : il suffirait d'en consid&#233;rer les r&#233;sultats. On verrait que l'intelligence, si habile &#224; manipuler l'inerte, &#233;tale sa maladresse d&#232;s qu'elle touche au vivant. Qu'il s'agisse de traiter la vie du corps ou celle de l'esprit, elle proc&#232;de avec la rigueur, la raideur et la brutalit&#233; d'un instrument qui n'&#233;tait pas destin&#233; &#224; un pareil usage. L'histoire de l'hygi&#232;ne et de la p&#233;dagogie en dirait long &#224; cet &#233;gard. Quand on songe &#224; l'int&#233;r&#234;t capital, pressant et constant, que nous avons &#224; conserver nos corps et &#224; &#233;lever nos &#226;mes, aux facilit&#233;s sp&#233;ciales qui sont donn&#233;es ici &#224; chacun pour exp&#233;rimenter sans cesse sur lui-m&#234;me et sur autrui, au dommage palpable par lequel se manifeste et se paie la d&#233;fectuosit&#233; d'une pratique m&#233;dicale ou p&#233;dagogique, on demeure confondu de la grossi&#232;ret&#233; et surtout de la persistance des erreurs. Ais&#233;ment on en d&#233;couvrirait l'origine dans notre obstination &#224; traiter le vivant comme l'inerte et &#224; penser toute r&#233;alit&#233;, si fluide soit-elle, sous forme de solide d&#233;finitivement arr&#234;t&#233;. Nous ne sommes &#224; notre aise que dans le discontinu, dans l'immobile, dans le mort. L'intelligence est caract&#233;ris&#233;e par une incompr&#233;hension naturelle de la vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chapitre trois, intitul&#233; &#171; De la signification de la vie. L'ordre de la nature et la forme de l'intelligence. &#187;, on peut lire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au cours de notre premier chapitre, nous avons trac&#233; une ligne de d&#233;marcation entre l'inorganique et l'organis&#233;, mais nous indiquions que le sectionnement de la mati&#232;re en corps inorganis&#233;s est relatif &#224; nos sens et &#224; notre intelligence, et que la mati&#232;re, envisag&#233;e comme un tout indivis&#233;, doit &#234;tre un flux plut&#244;t qu'une chose. Par l&#224; nous pr&#233;parions les voies &#224; un rapprochement entre l'inerte et le vivant&#8230; il y a un point que tout le monde nous accordera, c'est que l'intelligence se sent surtout &#224; son aise en pr&#233;sence de la mati&#232;re inorganis&#233;e. De cette mati&#232;re elle tire de mieux en mieux parti par des inventions m&#233;caniques, et les inventions m&#233;caniques lui deviennent d'autant plus faciles qu'elle pense la mati&#232;re plus m&#233;caniquement. Elle porte en elle, sous forme de logique naturelle, un g&#233;om&#233;trisme latent qui se d&#233;gage au fur et &#224; mesure qu'elle p&#233;n&#232;tre davantage dans l'intimit&#233; de la mati&#232;re inerte. Elle est accord&#233;e sur cette mati&#232;re, et c'est pourquoi la physique et la m&#233;taphysique de la mati&#232;re brute sont si pr&#232;s l'une de l'autre. Maintenant, quand l'intelligence aborde l'&#233;tude de la vie, n&#233;cessairement elle traite le vivant comme l'inerte, appliquant &#224; ce nouvel objet les m&#234;mes formes, transportant dans ce nouveau domaine les m&#234;mes habitudes qui lui ont si bien r&#233;ussi dans l'ancien. Et elle a raison de le faire, car &#224; cette condition seulement le vivant offrira &#224; notre action la m&#234;me prise que la mati&#232;re inerte. Mais la v&#233;rit&#233; o&#249; l'on aboutit ainsi devient toute relative &#224; notre facult&#233; d'agir. Ce n'est plus qu'une v&#233;rit&#233; symbolique. Elle ne peut pas avoir la m&#234;me valeur que la v&#233;rit&#233; physique, n'&#233;tant qu'une extension de la physique &#224; un objet dont nous convenons a priori de n'envisager que l'aspect ext&#233;rieur. Le devoir de la philosophie serait donc d'intervenir ici activement, d'examiner le vivant sans arri&#232;re-pens&#233;e d'utilisation pratique, en se d&#233;gageant des formes et des habitudes proprement intellectuelles. Son objet &#224; elle est de sp&#233;culer, c'est-&#224;-dire de voir ; son attitude vis-&#224;-vis du vivant ne saurait &#234;tre celle de la science, qui ne vise qu'&#224; agir, et qui, ne pouvant agir que par l'interm&#233;diaire de la mati&#232;re inerte, envisage le reste de la r&#233;alit&#233; sous cet unique aspect. Qu'arrivera-t-il donc si elle abandonne &#224; la science positive toute seule les faits biologiques et les faits psychologiques, comme elle lui a laiss&#233;, &#224; bon droit, les faits physiques ? A priori elle acceptera une conception m&#233;canistique de la nature enti&#232;re, conception irr&#233;fl&#233;chie et m&#234;me inconsciente, issue du besoin mat&#233;riel. A priori elle acceptera la doctrine de l'unit&#233; simple de la connaissance, et de l'unit&#233; abstraite de la nature&#8230; Commen&#231;ons, au contraire, par tracer une ligne de d&#233;marcation entre l'inerte et le vivant. Nous trouverons que le premier entre naturellement dans les cadres de l'intelligence, que le second ne s'y pr&#234;te qu'artificiellement, que d&#232;s lors il faut adopter vis-&#224;-vis de celui-ci une attitude sp&#233;ciale et l'examiner avec des yeux qui ne sont pas ceux de la science positive. La philosophie envahit ainsi le domaine de l'exp&#233;rience. Elle se m&#234;le de bien des choses qui, jusqu'ici, ne la regardaient pas. Science, th&#233;orie de la connaissance et m&#233;taphysique vont se trouver port&#233;es sur le m&#234;me terrain. Il en r&#233;sultera d'abord une certaine confusion parmi elles. Toutes trois croiront d'abord y avoir perdu quelque chose. Mais toutes trois finiront par tirer profit de la rencontre. La connaissance scientifique, en effet, pouvait s'enorgueillir de ce qu'on attribuait une valeur uniforme &#224; ses affirmations dans le domaine entier de l'exp&#233;rience. Mais, pr&#233;cis&#233;ment parce que toutes se trouvaient plac&#233;es au m&#234;me rang, toutes finissaient par y &#234;tre entach&#233;es de la m&#234;me relativit&#233;. Il n'en sera plus de m&#234;me quand on aura commenc&#233; par faire la distinction qui, selon nous, s'impose. L'entendement est chez lui dans le domaine de la mati&#232;re inerte. Sur cette mati&#232;re s'exerce essentiellement l'action humaine, et l'action, comme nous le disions plus haut, ne saurait se mouvoir dans l'irr&#233;el. Ainsi, pourvu que l'on ne consid&#232;re de la physique que sa forme g&#233;n&#233;rale, et non pas le d&#233;tail de sa r&#233;alisation, on peut dire qu'elle touche &#224; l'absolu. Au contraire, c'est par accident, &#8212; chance ou convention, comme on voudra, &#8212; que la science obtient sur le vivant une prise analogue &#224; celle qu'elle a sur la mati&#232;re brute. Ici l'application des cadres de l'entendement n'est plus naturelle. Nous ne voulons pas dire qu'elle ne soit plus l&#233;gitime, au sens scientifique du mot. Si la science doit &#233;tendre notre action sur les choses, et si nous ne pouvons agir qu'avec la mati&#232;re inerte pour instrument, la science peut et doit continuer &#224; traiter le vivant comme elle traitait l'inerte. Mais il sera entendu que, plus elle s'enfonce dans les profondeurs de la vie, plus la connaissance qu'elle nous fournit devient symbolique, relative aux contingences de l'action. Sur ce nouveau terrain la philosophie devra donc suivre la science, pour superposer &#224; la v&#233;rit&#233; scientifique une connaissance d'un autre genre, qu'on pourra appeler m&#233;taphysique. D&#232;s lors toute notre connaissance, scientifique ou m&#233;taphysique, se rel&#232;ve. Dans l'absolu nous sommes, nous circulons et vivons. La connaissance que nous en avons est incompl&#232;te, sans doute, mais non pas ext&#233;rieure ou relative. C'est l'&#234;tre m&#234;me, dans ses profondeurs, que nous atteignons par le d&#233;veloppement combin&#233; et progressif de la science et de la philosophie. En renon&#231;ant ainsi &#224; l'unit&#233; factice que l'entendement impose du dehors &#224; la nature, nous en retrouverons peut-&#234;tre l'unit&#233; vraie, int&#233;rieure et vivante. Car l'effort que nous donnons pour d&#233;passer le pur entendement nous introduit dans quelque chose de plus vaste, o&#249; notre entendement se d&#233;coupe et dont il a d&#251; se d&#233;tacher. Et, comme la mati&#232;re se r&#232;gle sur l'intelligence, comme il y a entre elles un accord &#233;vident, on ne peut engendrer l'une sans faire la gen&#232;se de l'autre. Un processus identique a d&#251; tailler en m&#234;me temps mati&#232;re et intelligence dans une &#233;toffe qui les contenait toutes deux. Dans cette r&#233;alit&#233; nous nous replacerons de plus en plus compl&#232;tement, &#224; mesure que nous nous efforcerons davantage de transcender l'intelligence pure&#8230; Au fond de la &#171; spiritualit&#233; &#187; d'une part, de la &#171; mat&#233;rialit&#233; &#187; avec l'intellectualit&#233; de l'autre, il y aurait donc deux processus de direction oppos&#233;e, et l'on passerait du premier au second par voie d'inversion, peut-&#234;tre m&#234;me de simple interruption, s'il est vrai qu'inversion et interruption soient deux termes qui doivent &#234;tre tenus ici pour synonymes, comme nous le montrerons en d&#233;tail un peu plus loin&#8230; Sans doute nous ne faisons que les premiers pas dans la direction de l'&#233;tendue, m&#234;me quand nous nous laissons aller le plus que nous pouvons. Mais supposons, un instant, que la mati&#232;re consiste en ce m&#234;me mouvement pouss&#233; plus loin, et que le physique soit simplement du psychique inverti. On comprendrait alors que l'esprit se sent&#238;t si bien &#224; son aise et circul&#226;t si naturellement dans l'espace, d&#232;s que la mati&#232;re lui en sugg&#232;re la repr&#233;sentation plus distincte. Cet espace il en avait la repr&#233;sentation implicite dans le sentiment m&#234;me qu'il prenait de sa d&#233;tente &#233;ventuelle, c'est-&#224;-dire de son extension possible. Il le retrouve dans les choses, mais il l'e&#251;t obtenu sans elles s'il e&#251;t eu l'imagination assez puissante pour pousser jusqu'au bout l'inversion de son mouvement naturel. D'autre part, nous nous expliquerions ainsi que la mati&#232;re accentu&#226;t encore sa mat&#233;rialit&#233; sous le regard de l'esprit. Elle a commenc&#233; par aider celui-ci &#224; redescendre sa pente &#224; elle, elle lui a donn&#233; l'impulsion. Mais l'esprit continue, une fois lanc&#233;. La repr&#233;sentation qu'il forme de l'espace pur n'est que le sch&#233;ma du terme o&#249; ce mouvement aboutirait. Une fois en possession de la forme d'espace, il s'en sert comme d'un filet aux mailles faisables et d&#233;faisables &#224; volont&#233;, lequel, jet&#233; sur la mati&#232;re, la divise comme les besoins de notre action l'exigent. Ainsi, l'espace de notre g&#233;om&#233;trie et la spatialit&#233; des choses s'engendrent mutuellement par l'action et la r&#233;action r&#233;ciproques de deux termes qui sont de m&#234;me essence, mais qui marchent en sens inverse l'un de l'autre. Ni l'espace n'est aussi &#233;tranger &#224; notre nature que nous nous le figurons, ni la mati&#232;re n'est aussi compl&#232;tement &#233;tendue dans l'espace que notre intelligence et nos sens se la repr&#233;sentent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de citations de Bergson&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Entretien_entre_d%E2%80%99Alembert_et_Diderot/Le_R%C3%AAve_de_d%E2%80%99Alembert&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1769&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Science_exp%C3%A9rimentale/D%C3%A9finition_de_la_vie,_les_th%C3%A9ories_anciennes_et_la_science_moderne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1878&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Forme_et_la_Vie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1892&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Questions_scientifiques_-_La_Th%C3%A9ories_de_l%E2%80%99%C3%A9nergie_et_le_monde_vivant/02&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1898&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Chimie_de_la_mati%C3%A8re_vivante&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1901&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Questions_scientifiques_-_La_Vie_et_la_Mati%C3%A8re&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e en 1902&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=inerte+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La question &#171; inerte et vivant &#187;, trait&#233;e aujourd'hui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/qu_est_ce_que_la_vie.880&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la vie ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/loin_de_l_equilibre.16)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Deux mondes distincts ? -&gt; http://fetedelascience.ucly.fr/programme-2017/programme-grand-public/conference-l-inerte-et-le-vivant-deux-mondes-disctincts-pas-si-certain--202730.kjsp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La vie et les syst&#232;mes mat&#233;riels loin de l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/events/666275703432478/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re inerte et vivante : quelle fronti&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=-TJsBAAAQBAJ&amp;pg=PA83&amp;dq=les+mol%C3%A9cules+du+vivant&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjBprzyqujWAhUBUlAKHVNVAzMQ6AEIJjAA#v=onepage&amp;q=les%20mol%C3%A9cules%20du%20vivant&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les mol&#233;cules du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article35&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mati&#232;re inerte et mati&#232;re vivante : une dichotomie ou une dialectique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4064&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re inerte, comme la mati&#232;re vivante, n'est concevable que dans sa dynamique contradictoire et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2975&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les rythmes biologies auto-organis&#233;s et dynamiques</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1521</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1521</guid>
		<dc:date>2017-05-15T23:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt; Rythmes auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes du vivant &lt;br class='autobr' /&gt;
Coeur, cerveau et rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ? &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#232;nes et rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi et comment les rythmes biologiques r&#233;v&#232;lent une discontinuit&#233; fondamentale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes du sommeil&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Les rythmes biologiques, un processus dynamique et des structures auto-organis&#233;es et &#233;mergentes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article186&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique127&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique170&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique32&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Coeur, cerveau et rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/inria/modelisation_mathematique_en_biologie_quand_les_genes_jouent_la_montre_2eme_partie.12695&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;G&#232;nes et rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment les rythmes biologiques r&#233;v&#232;lent une discontinuit&#233; fondamentale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4007&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes du sommeil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5019</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5019</guid>
		<dc:date>2016-04-06T23:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Non-lin&#233;arit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>
		<dc:subject>Prigogine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si la nature poss&#232;de des capacit&#233;s de produire des structures nouvelles, c'est gr&#226;ce &#224; la non-lin&#233;arit&#233; des syst&#232;mes dynamiques&#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ph&#233;nom&#232;nes non-lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre &lt;br class='autobr' /&gt;
Physique non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e du non-lin&#233;aire &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dynamique non-lin&#233;aire et chaos d&#233;terministe &lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ation spontan&#233;e de nouveaut&#233; structurelle dans les syst&#232;mes dissipatifs non-lin&#233;aires &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;el n'est pas la succession (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;Non-lin&#233;arit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot90" rel="tag"&gt;Prigogine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la nature poss&#232;de des capacit&#233;s de produire des structures nouvelles, c'est gr&#226;ce &#224; la non-lin&#233;arit&#233; des syst&#232;mes dynamiques&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/loin_de_l_equilibre.16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ph&#233;nom&#232;nes non-lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lpc2e.cnrs-orleans.fr/~ddwit/enseignement/cours-nonl.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'id&#233;e du non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article446&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La cr&#233;ation spontan&#233;e de nouveaut&#233; structurelle dans les syst&#232;mes dissipatifs non-lin&#233;aires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3476&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#233;el n'est pas la succession temporelle, lin&#233;aire, logique et graduelle des &#233;tats actuels&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2625&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un exemple : le vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:ktLFTjEujTgJ:aristote.obspm.fr/CT8/Cours_turb_Chap0-6.pdf+&amp;cd=29&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=fr&amp;client=firefox-a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires et astrophysique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article555&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fonctionnement hi&#233;rarchis&#233; et non-lin&#233;aire des g&#232;nes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2608&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pas d'&#233;volution lin&#233;aire de la taille du cerveau humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/math/documents/GLOBAL_2111.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction &#224; la dynamique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://e2phy.in2p3.fr/2005/documents/apres_ecole/Textes/Manneville_txt.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=ToTVvqjfdY4C&amp;pg=PA27&amp;dq=dynamique+non-lin%C3%A9aire&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=dynamique%20non-lin%C3%A9aire&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique complexe et morphogen&#232;se&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=oY2zAAAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=%C3%A9mergence+complexit%C3%A9+et+dialectique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiqxNGQxsvKAhUENhoKHdfSBbQQ6AEIHTAA#v=onepage&amp;q=%C3%A9mergence%20complexit%C3%A9%20et%20dialectique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emergence, complexit&#233; et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=meASOhi7djYC&amp;pg=PA21&amp;dq=dynamique+non-lin%C3%A9aire&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=dynamique%20non-lin%C3%A9aire&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instabilit&#233;s, chaos et turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=physique+auto-organisation+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur l'auto-organisation des syst&#232;mes dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur le chaos d&#233;terministe, producteur de nouveaut&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/les_voies_du_chaos_1997.77&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les voies du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=TCOTMtB4IqUC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'homme devant l'incertain, Prigogine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=fwybfh-nIyEC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Non-linear Dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=JDQGAwAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics and Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=xxI93GpU29MC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics : Integrability, Chaos and Patterns&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=luAJ0iqug8cC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-linear Dynamics in Physiology and Medecine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=z2E0AAAAIAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=non-linear+dynamics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=non-linear%20dynamics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perspectives of non-linear dynamics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=-VI8093PJuUC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The End of Certainty, Ilya Prigogine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=GxClH6wQEHkC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=prigogine&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=prigogine&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos : the New Science&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?tbm=bks&amp;q=prigogine#tbm=bks&amp;q=self-organization&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Question of Self-organization&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment la physique se pr&#233;pare &#224; une nouvelle r&#233;volution conceptuelle fondamentale</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article4866</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article4866</guid>
		<dc:date>2015-10-23T23:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Discontinuit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Atome</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
		<dc:subject>Sciences</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; La subtilit&#233; de la nature est plusieurs fois sup&#233;rieure &#224; celle des sens et de l'entendement. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Francis Bacon &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous avons peut-&#234;tre besoin d'imagination plus que d'investissement en mat&#233;riel. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
David Ritz Finkelstein, dans &#171; Le vide &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'objectif des sciences naturelles est l'&#233;tude de la nature, des nombreux objets et processus, des lois qui les gouvernent. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
V. Ginzburg, &#171; Sur la physique et l'astrophysique &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La science ne concerne pas le statu quo mais la r&#233;volution. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;Discontinuit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot64" rel="tag"&gt;Atome&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot77" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot245" rel="tag"&gt;Sciences&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L304xH499/-3378-a6572.jpg?1776241160' width='304' height='499' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La subtilit&#233; de la nature est plusieurs fois sup&#233;rieure &#224; celle des sens et de l'entendement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francis Bacon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Nous avons peut-&#234;tre besoin d'imagination plus que d'investissement en mat&#233;riel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Ritz Finkelstein, dans &#171; Le vide &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'objectif des sciences naturelles est l'&#233;tude de la nature, des nombreux objets et processus, des lois qui les gouvernent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. Ginzburg, &#171; Sur la physique et l'astrophysique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La science ne concerne pas le statu quo mais la r&#233;volution. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#233;on Lederman dans &#171; Si l'Univers est la r&#233;ponse, quelle est la question ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6603 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L298xH500/-1596-12005.jpg?1776241160' width='298' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6602 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L324xH499/-1595-3ef72.jpg?1776241160' width='324' height='499' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L311xH499/-1594-c91b2.jpg?1776241160' width='311' height='499' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-1593.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH774/-1593-4571a.jpg?1776241160' width='500' height='774' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-1592.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH768/-1592-531b1.jpg?1776241160' width='500' height='768' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH499/-1591-c3a7e.jpg?1776241160' width='330' height='499' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L173xH292/-1590-6ac12.jpg?1776241160' width='173' height='292' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L210xH320/-1589-be353.jpg?1776241160' width='210' height='320' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L315xH474/-1588-01fcf.jpg?1776241160' width='315' height='474' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L330xH499/-1597-86307.jpg?1776241160' width='330' height='499' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6605 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH549/-1598-d648b.jpg?1776241160' width='350' height='549' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L294xH475/-1599-65b42.jpg?1776241160' width='294' height='475' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L324xH499/-1600-773ea.jpg?1776241160' width='324' height='499' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il convient de remarquer que les ouvrages pr&#233;c&#233;dents d&#233;fendent des points de vue parfois convergents mais souvent en d&#233;bat les uns avec les autres...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment la physique se pr&#233;pare &#224; une nouvelle r&#233;volution conceptuelle fondamentale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme on le sait, la physique a connu plusieurs grandes r&#233;volutions de ses concepts fondamentaux. Ces r&#233;volutions sont attach&#233;es &#224; des noms c&#233;l&#232;bres : Anaximandre, Anaxagore, D&#233;mocrite, Parm&#233;nide, Z&#233;non, Epicure, Lucr&#232;ce, Bacon, Bruno, Galil&#233;e, Kepler, Newton, Faraday, Hertz, Maxwell, Poincar&#233;, Lorentz, Planck, Einstein, Bohr, Heisenberg, de Broglie, Schr&#246;dinger, Pauli, Fermi, Feynman et bien d'autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A nouveau aujourd'hui, plusieurs savants estiment que la physique est au bord d'une nouvelle r&#233;volution dont nous allons essayer de faire mesurer l'ampleur, le but et la direction des recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;cole de Copenhague de la physique (Bohr, Heisenberg, Born, Jordan, von Neuman, Dirac, Pauli, Fermi, Wigner, Weisskopf, Oppenheimer,&#8230;) avait donn&#233; le &#171; la &#187; en physique pendant de longues ann&#233;es, affirmant qu'on ne pourra jamais que calculer &#224; partir des exp&#233;riences sans pouvoir dire ce qui se passe dans la mati&#232;re ni s'interroger l&#224;-dessus, il semble bien que cette affirmation p&#233;remptoire doive bient&#244;t &#234;tre battue en br&#232;che et que l'on va pouvoir, &#224; partir des quanta du vide, particules, antiparticules et bosons virtuels, d&#233;crire &#171; ce qui se passe quand&#8230; &#187;. On se souvient que la physique dite classique reposait sur de telles descriptions. Mais la d&#233;couverte du niveau quantique a amen&#233; la d&#233;couverte du quanta, l'impossibilit&#233; de descendre en dessous d'un quanta et, du coup, les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg et l'impossibilit&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;e par Bohr de faire autre chose qu'&#233;tudier des exp&#233;riences, c'est-&#224;-dire des interactions entre le niveau classique (macroscopique) et le niveau quantique (par exemple celui des particules). Cela semblait opposer un mur naturel &#224; la connaissance. L'&#233;tude du vide quantique semble devoir donner tort &#224; ce renoncement &#224; la connaissance car nos th&#233;ories du vide pourraient bien donner une description du niveau quantique sans faire appel au niveau classique, tout en unifiant toute la physique, du niveau le plus grand au niveau le plus petit. Elle pourrait expliquer aussi bien la dualit&#233; onde/corpuscule (par exemple dans l'exp&#233;rience des fentes de Young) que le principe de Pauli (qui emp&#234;che la mati&#232;re de se concentrer) ou la loi des bosons (comme le photon lumineux) qui les am&#232;ne &#224; se grouper et les emp&#234;che d'interagir entre eux. Le vide quantique y est appel&#233; &#224; appara&#238;tre pour ce qu'il est : le v&#233;ritable fondement mat&#233;riel et unitaire du monde, qui construit aussi bien la mati&#232;re, que la lumi&#232;re ainsi que l'espace et le temps. Le vide devrait &#234;tre le fondement aussi bien de la gravitation que des autres forces, devenant ainsi le principe g&#233;n&#233;ral unificateur, puisqu'il est source aussi bien des masses, des charges, des interactions, des &#233;nergies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Sheldon Glashow, dans &#171; Le charme de la Physique &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La seule question qui m'ait toujours fascin&#233;, qui a occup&#233; l'esprit d'une g&#233;n&#233;ration de savants&#8230; c'est, suivant l'inimitable mani&#232;re des scientifiques : &#171; Qu'est-ce que tout &#231;a veut dire ? &#187;&#8230;.Les questions les plus difficiles restent pos&#233;es. Comment les &#233;toiles se groupent-elles en galaxies, elles-m&#234;mes rassembl&#233;es en amas et m&#234;me en amas d'amas, le tout entourant d'immenses sph&#232;res de vide r&#233;parties comme des bulles de savon au fond d'un &#233;vier ? Nous ne savons pas ce qui constitue la v&#233;ritable mati&#232;re de l'univers, car les &#233;toiles, la poussi&#232;re et les nuages de gaz ne suffisent pas &#224; rendre compte &#224; eux seuls de sa masse. L'essentiel de la mati&#232;re est invisible &#224; nos yeux m&#234;me si nous en connaissons les effets gravitationnels&#8230; Nous ne savons pas pourquoi les particules existent, pourquoi elles ont une masse donn&#233;e, ni pourquoi elles sont soumises &#224; certaines forces. Notre mod&#232;le standard est honn&#234;te : il nous dit que, dans ce contexte, il n'existe pas de r&#233;ponse. Plus encore, notre &#171; th&#233;orie de compl&#232;te unification &#187; n'est ni compl&#232;te (la dur&#233;e de vie du proton est fausse), ni unifi&#233;e (la gravitation est laiss&#233;e de c&#244;t&#233;), ni m&#234;me vraiment une th&#233;orie (elle ne r&#233;sout aucun des probl&#232;mes expos&#233;s plus haut). La th&#233;orie des champs quantiques, qui est issue du mariage de la m&#233;canique et de la relativit&#233;, telle qu'elle a &#233;t&#233; d&#233;finie par Dirac, Schwinger, Feynman, Tomonaga et d'autres, nous a bien servi pendant plus de quarante ans, nous aidant &#224; &#233;tablir notre mod&#232;le standard de la physique des particules. Mais elle est aujourd'hui dans une impasse : cette th&#233;orie est tout simplement incapable de d&#233;crire la gravitation, et donc d'expliquer les premiers instants de la cr&#233;ation de l'univers. Elle ne parvient pas d'autre part &#224; r&#233;pondre &#224; aucune des questions qui se posent aujourd'hui en physique des particules. Manifestement, il nous faut effectuer un pas de g&#233;ant vers un cadre conceptuel beaucoup plus puissant. La th&#233;orie des supercordes est une tentative ambitieuse, et en vogue, de surmonter tous ces obstacles en supposant que les particules &#233;l&#233;mentaires sont en fait de minuscules boucles de corde, plut&#244;t que des structures ponctuelles&#8230; Pour l'instant, la th&#233;orie des supercordes n'offre m&#234;me pas un d&#233;but de r&#233;ponse &#224; une question du type : &#171; Qui a besoin du muon ? &#187;, mais cela n'a pas emp&#234;ch&#233; toute une g&#233;n&#233;ration de brillants jeunes chercheurs de s'embourber dans les calculs les plus inextricables des espaces math&#233;matiques &#224; dix dimensions. Lors du colloque de 1989 de l'universit&#233; d'&#233;t&#233; internationale de physique infranucl&#233;aire d'Erice, son fondateur et directeur Antonio Zichichi demandait &#224; l'un des conf&#233;renciers, parmi les plus jeunes et les plus abstraits : &#171; Existe-t-il une exp&#233;rience, m&#234;me imaginaire, qui pourrait permettre de prouver ce que vous avancez ? &#187; La r&#233;ponse fut n&#233;gative&#8230; Nous tentons d'appr&#233;hender la naissance, l'&#233;volution et le destin de notre Univers. Nous voulons savoir pourquoi les choses doivent &#234;tre exactement ce qu'elles sont. Nous voulons d&#233;voiler la profonde simplicit&#233; de la Nature, car il est dans la nature des physiciens des particules (et de quelques autres) d'avoir foi dans la simplicit&#233;, et de croire contre toute raison qu'en fait les lois fondamentales de la physique, de la Nature ou de la r&#233;alit&#233; sont tout &#224; fait &#233;l&#233;mentaires et compr&#233;hensibles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Lee Smolin, dans &#171; Rien ne va plus en physique ! &#187; : &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Einstein est mort &#224; la fin du quart de si&#232;cle, en 1955. Dans la m&#234;me ann&#233;e, nous avions appris comment assembler de mani&#232;re coh&#233;rente la th&#233;orie quantique et la th&#233;orie de la relativit&#233; restreinte ; telle a &#233;t&#233; la grande contribution de Freeman Dyson et de Richard Feynman. Nous avions d&#233;couvert le neutron, le neutrino et des centaines d'autres particules apparemment &#233;l&#233;mentaires. Nous avions &#233;galement compris que les myriades de ph&#233;nom&#232;nes naturels sont r&#233;gis seulement par quatre forces : l'&#233;lectromagn&#233;tisme, la gravit&#233;, les interactions nucl&#233;aires fortes (qui tiennent ensemble les noyaux atomiques) et les interactions nucl&#233;aires faibles (responsables de la d&#233;sint&#233;gration radioactive). Un quart de si&#232;cle nous conduit jusqu'&#224; 1980. A cette date, nous avions &#233;labor&#233; la th&#233;orie expliquant les r&#233;sultats de toutes les exp&#233;riences men&#233;es jusqu'&#224; ce jour avec les particules &#233;l&#233;mentaires : &#224; cette th&#233;orie, on a donn&#233; le nom de &#171; mod&#232;le standard de la physique des particules &#233;l&#233;mentaires &#187;. Pour prendre un exemple, le mod&#232;le standard a pr&#233;dit, avec pr&#233;cision, la mani&#232;re dont les protons et les neutrons sont constitu&#233;s de quarks, et que ces derniers se tiennent ensemble gr&#226;ce aux gluons, c'est-&#224;-dire gr&#226;ce aux porteurs des interactions nucl&#233;aires fortes. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de la physique fondamentale, la th&#233;orie a rattrap&#233; l'exp&#233;rimentation. Depuis, personne n'a r&#233;alis&#233; une exp&#233;rience qui ne soit pas compatible avec le mod&#232;le standard ou avec la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale. Sur le chemin de l'infiniment petit &#224; l'infiniment grand, notre connaissance de la physique s'&#233;tend aujourd'hui &#224; la nouvelle science de la cosmologie, dont la th&#233;orie du Big Bang est devenue un point consensuel&#8230; C'est ainsi qu'en 1981, la physique pouvait se r&#233;jouir de deux cent ans de croissance explosive. Chacune de ses d&#233;couvertes, suivie d'une autre et encore d'une autre, a approfondi notre compr&#233;hension de la nature, puisque, dans chaque cas, la th&#233;orie et l'exp&#233;rience se sont enrichies mutuellement. Les id&#233;es nouvelles ont &#233;t&#233; test&#233;es et confirm&#233;es, et on a toujours pu donner une explication th&#233;orique aux d&#233;couvertes exp&#233;rimentales nouvelles. Et puis, au d&#233;but des ann&#233;es 1980, tout s'est arr&#234;t&#233;&#8230; Il faut n&#233;anmoins admettre que deux d&#233;couvertes exp&#233;rimentales ont &#233;t&#233; faites ces derni&#232;res d&#233;cennies : d'une part les neutrinos ont une masse et d'autre part l'univers est domin&#233; par la myst&#233;rieuse mati&#232;re noire et semble &#234;tre en expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e. Mais nous n'avons aucune id&#233;e de la cause de la masse des neutrinos (ou de tout autre particule) et nous ne savons pas expliquer son apparition. Quant &#224; la mati&#232;re noire, elle ne s'explique avec aucune des th&#233;ories physiques existantes. Sa d&#233;couverte ne peut donc pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une r&#233;ussit, puisqu'elle sugg&#232;re qu'un fait majeur nous &#233;chappe. Et, except&#233; la mati&#232;re noire, aucune particule nouvelle n'a &#233;t&#233; d&#233;couverte, aucune nouvelle force n'a &#233;t&#233; trouv&#233;e, aucun ph&#233;nom&#232;ne nouveau n'a &#233;t&#233; rencontr&#233; que nous ne connaissions et n'appr&#233;hendions d&#233;j&#224; il y a vingt-cinq ans&#8230;. Au cours des trois derni&#232;res d&#233;cennies, les th&#233;oriciens ont propos&#233; au moins une douzaine d'approches nouvelles. Chacune a &#233;t&#233; motiv&#233;e par une hypoth&#232;se qui paraissait plausible, mais aucune n'a finalement eu de succ&#232;s. Dans le domaine de la physique des particules, parmi ces approches nouvelles, se trouvent la technicouleur, les mod&#232;les de pr&#233;ons et la supersym&#233;trie. Dans le domaine des th&#233;ories de l'espace-temps, on trouve la th&#233;orie des twisteurs, les ensembles causaux, la supergravit&#233;, les triangulations dynamiques et la gravitation quantique &#224; boucles&#8230; Une th&#233;orie particuli&#232;re a attir&#233; plus que toute les autres : il s'agit de la th&#233;orie des cordes. Les raisons ne sont pas difficiles &#224; comprendre. Elle pr&#233;tend expliquer correctement &#224; la fois le tr&#232;s grand et le tr&#232;s petit : la gravit&#233; et les particules &#233;l&#233;mentaires &#8211; et pour atteindre ce but, elle fait l'hypoth&#232;se la plus audacieuse de toutes les th&#233;ories : elle postule que le monde contient des dimensions non encore observ&#233;es et beaucoup plus de particules que nous n'en connaissons aujourd'hui. En m&#234;me temps, la th&#233;orie des cordes affirme que toutes les particules &#233;l&#233;mentaires apparaissent comme les vibrations d'une seule entit&#233;, une corde, qui ob&#233;it &#224; des lois simples et &#233;l&#233;gantes. (&#8230;) Une partie des raisons pour lesquelles la th&#233;orie des cordes ne produit pas de pr&#233;dictions nouvelles est qu'elle se d&#233;cline elle-m&#234;me dans un nombre infini de versions&#8230; Les th&#233;ories des cordes que l'on ne sait pas &#233;tudier existent en un nombre tellement grand qu'aucune exp&#233;rience concevable ne pourra jamais les contredire toutes&#8230; Jamais cette th&#233;orie n'a &#233;t&#233; couch&#233;e sur le papier. Nous ne savons pas quels sont ses principes fondamentaux&#8230; Gerard t'Hoof, prix Nobel pour son travail en physique des particules &#233;l&#233;mentaires, a ainsi d&#233;fini l'&#233;tat de la th&#233;orie des cordes : &#171; En fait, je ne serai m&#234;me pas pr&#234;t &#224; appeler la th&#233;orie des cordes une th&#233;orie, mais je dirai plut&#244;t un mod&#232;le ; ou m&#234;me pas cela : juste un pressentiment. &#187; (&#8230;) Comment est-il possible que la th&#233;orie des cordes, d&#233;velopp&#233;e par plus d'un millier des plus brillants chercheurs qui ont travaill&#233; dans les meilleures conditions, soit maintenant sur le point de s'effondrer ? (&#8230;) Ce qui est sur le point de s'effondrer n'est pas vraiment une th&#233;orie particuli&#232;re, c'est plut&#244;t un style, une fa&#231;on de pratiquer la science (&#8230;) Cette fa&#231;on est pragmatique et demande qu'on garde la t&#234;te froide, car elle favorise la virtuosit&#233; de calcul plus que la r&#233;flexion sur des probl&#232;mes conceptuels difficiles. Cela est tr&#232;s diff&#233;rent de la mani&#232;re dont Albert Einstein, Niels Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schr&#246;dinger et les autres r&#233;volutionnaires du d&#233;but du XXe si&#232;cle faisaient de la science. Leurs r&#233;ussites venaient d'une r&#233;flexion approfondie sur les questions les plus fondamentales concernant l'espace, le temps et la mati&#232;re. Ils consid&#233;raient ce qu'ils &#233;taient en train de faire comme partie int&#233;grante d'une tradition philosophique plus g&#233;n&#233;rale, avec laquelle ils se sentaient &#224; l'aise&#8230; D&#232;s l'origine de la science physique, il y eut des hommes qui crurent appartenir &#224; la derni&#232;re g&#233;n&#233;ration pour laquelle l'inconnu existait encore. La physique a toujours sembl&#233; quasiment achev&#233;e &#224; ceux qui l'ont pratiqu&#233;e. Cette autosatisfaction n'a &#233;t&#233; battue en br&#232;che qu'au moment des r&#233;volutions, lorsque des hommes honn&#234;tes devaient admettre qu'ils ne connaissaient pas les choses les plus fondamentales&#8230; La r&#233;volution actuelle a commenc&#233; en 1900 avec la d&#233;couverte par Max Planck de la formule qui d&#233;crit la distribution d'&#233;nergie dans le spectre de la radiation thermique et qui eut pour cons&#233;quence de prouver que l'&#233;nergie n'est pas continue, mais quantifi&#233;e. Cette r&#233;volution doit arriver &#224; sa conclusion. Les probl&#232;mes que les physiciens doivent r&#233;soudre aujourd'hui sont, en grande partie, des questions qui restent sans r&#233;ponse, parce que la r&#233;volution scientifique du XXe si&#232;cle reste inachev&#233;e. Au c&#339;ur de notre &#233;chec &#224; conclure la r&#233;volution scientifique actuelle se trouvent cinq probl&#232;mes, dont la solution nous &#233;chappe&#8230; Selon la th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de la relativit&#233; d'Einstein, l'espace et le temps ne constituent plus un fond fixe et absolu. L'espace est aussi dynamique que la mati&#232;re ; il bouge, il change de forme&#8230; Ces deux d&#233;couvertes, la relativit&#233; et la quantique, nous ont, chacune, demand&#233; de rompre d&#233;finitivement avec la physique de Newton. Pourtant, malgr&#233; ce tr&#232;s grand progr&#232;s accompli au cours du si&#232;cle dernier, ces deux d&#233;couvertes restent incompl&#232;tes. Chacune d'elles poss&#232;de des faiblesses et des d&#233;fauts, qui tendent &#224; prouver l'existence d'une th&#233;orie plus fondamentale. Mais la raison la plus &#233;vidente pour laquelle chacune des deux th&#233;ories est incompl&#232;te est l'existence de l'autre. Notre esprit nous incite &#224; chercher une troisi&#232;me th&#233;orie, qui unirait toute la physique, et la raison &#224; l'origine de cette incitation est simple. Il est &#233;vident que la nature, elle, est &#171; unifi&#233;e &#187;. L'univers dans lequel nous nous trouvons est interconnect&#233;, dans le sens o&#249; tout interagit avec tout le reste. Il ne peut pas y avoir de solution o&#249; nous aurions deux th&#233;ories de la nature, qui d&#233;criraient des ph&#233;nom&#232;nes diff&#233;rents, comme si l'une n'avait rien &#224; voir avec l'autre. Toute pr&#233;tendante au sacre de th&#233;orie ultime ne peut &#234;tre qu'une th&#233;orie compl&#232;te de la nature. Elle doit inclure l'ensemble de notre connaissance. La physique a surv&#233;cu pendant longtemps sans cette th&#233;orie unifi&#233;e, parce que, en ce qui concerne l'exp&#233;rience, nous avons toujours &#233;t&#233; capables de diviser le monde en deux royaumes. Dans le royaume atomique, o&#249; r&#232;gne la physique quantique, on peut le plus souvent ignorer la gravit&#233;. On peut traiter l'espace et le temps comme le faisait Newton : en tant que fond invariant. L'autre royaume est celui de la gravitation et de la cosmologie. Dans ce monde, on peut souvent ignorer les ph&#233;nom&#232;nes quantiques. Mais cette division ne peut &#234;tre qu'une solution provisoire. La d&#233;passer est le premier grand probl&#232;me non r&#233;solu de la physique th&#233;orique&#8230;. La m&#233;canique quantique, au moins dans la forme sous laquelle elle a &#233;t&#233; initialement propos&#233;e, n'&#233;tait &#224; l'aise avec le r&#233;alisme, parce qu'elle pr&#233;supposait une partition de la nature en deux parties. D'un c&#244;t&#233; se trouve le syst&#232;me &#224; observer. Nous, les observateurs, sommes de l'autre c&#244;t&#233;. De notre c&#244;t&#233;, se trouvent aussi les instruments que nous utilisons pour pr&#233;parer les exp&#233;riences et faire les mesures et les horloges qui enregistrent les instants o&#249; les &#233;v&#233;nements ont lieu. On peut d&#233;crire la th&#233;orie quantique comme un nouveau langage dans notre dialogue avec les syst&#232;mes que nous &#233;tudions &#224; l'aide de nos instruments. Ce langage quantique contient des verbes, qui se r&#233;f&#232;rent &#224; nos pr&#233;parations et &#224; nos mesures, et des noms qui se r&#233;f&#232;rent &#224; ce que nous observons &#224; la suite de ces pr&#233;parations. Il ne nous dit rien sur ce que serait le monde si nous en &#233;tions absents. D&#232;s la cr&#233;ation de la th&#233;orie quantique, un d&#233;bat a fait rage entre ceux qui acceptaient cette fa&#231;on de faire de la science et ceux qui la rejetaient. Beaucoup parmi les fondateurs de la physique quantique, y compris Albert Einstein, Erwin Schr&#246;dinger et Louis de Broglie, r&#233;pugnaient &#224; cette approche. C'&#233;taient des r&#233;alistes. Quelle que soit l'efficacit&#233; de la th&#233;orie quantique, pour eux, elle est rest&#233;e incompl&#232;te, parce qu'elle ne pouvait pas fournir une image de la r&#233;alit&#233;, en notre absence. De l'autre c&#244;t&#233;, se sont trouv&#233;s Niels Bohr, Werner Heisenberg et plusieurs autres. Au lieu d'en &#234;tre scandalis&#233;s, ils ont accueilli &#224; bras ouverts cette nouvelle fa&#231;on de faire de la science. Depuis, les r&#233;alistes ont marqu&#233; quelques points en mettant en &#233;vidence des incoh&#233;rences dans la formulation actuelle de la th&#233;orie. Certaines de ces apparentes incoh&#233;rences surgissent gr&#226;ce au fait que, si elle est universelle, la th&#233;orie quantique doit &#233;galement s'appliquer &#224; &#171; nous &#187;. Les probl&#232;mes viennent alors de la division du monde, n&#233;cessaire pour donner un sens &#224; la th&#233;orie quantique. En particulier, une difficult&#233; consiste &#224; savoir o&#249; l'on met la ligne de division, celle-ci &#233;tant d&#233;pendante de celui qui fait l'observation&#8230; Toute cette th&#233;matique est connue sous le nom de &#171; probl&#232;me des fondements de la m&#233;canique quantique &#187;. C'est le deuxi&#232;me grand probl&#232;me de la physique contemporaine&#8230; Je dois avouer que je suis un r&#233;aliste. Je me place du c&#244;t&#233; d'Einstein et des autres, qui croient que la m&#233;canique quantique est une description incompl&#232;te de la r&#233;alit&#233;. Mais alors, o&#249; devons-nous chercher ce qui manque &#224; la m&#233;canique quantique ? Il m'a toujours sembl&#233; clair que la solution demandera bien plus qu'une compr&#233;hension plus approfondie de la m&#233;canique quantique elle-m&#234;me&#8230; Il reste deux forces fondamentales dans la nature (dont nous connaissons l'existence) qui &#233;chappent &#224; l'unification avec les champs &#233;lectromagn&#233;tique et faible. Ce sont la gravit&#233; et les interactions nucl&#233;aires fortes (qui tiennent ensemble les particules appel&#233;es quarks et qui sont ainsi responsables de la formation des protons et des neutrons constituant le noyau atomique). Ces quatre forces peuvent-elles &#234;tre unifi&#233;es ? C'est notre troisi&#232;me grand probl&#232;me. J'appellerai ce probl&#232;me : &#171; probl&#232;me d'unification des particules et des forces &#187;, pour le distinguer de l'unification des lois dont nous avons parl&#233; plus haut&#8230; Malgr&#233; son efficacit&#233;, le mod&#232;le standard se trouve confront&#233; &#224; un grand probl&#232;me : il contient une longue liste de constantes &#224; ajuster. Lorsqu'on &#233;nonce les lois de la th&#233;orie, on doit sp&#233;cifier les valeurs de ces constantes. Ces valeurs pourraient &#234;tre n'importe lesquelles, car la th&#233;orie reste math&#233;matiquement coh&#233;rente quelles que soient les valeurs choisies. Celles-ci sp&#233;cifient les propri&#233;t&#233;s des particules. Certaines nous fournissent les masses des quarks et des leptons, tandis que d'autres donnent les intensit&#233;s des forces. Nous n'avons aucune id&#233;e de l'origine de ces nombres ; tout ce que nous avons &#224; faire, c'est de les d&#233;terminer au d&#233;but des exp&#233;riences et de les ins&#233;rer ensuite dans la th&#233;orie&#8230; Il existe environ vingt constantes de ce type, et la pr&#233;sence d'autant de param&#232;tres libres dans ce que l'on suppose &#234;tre la th&#233;orie fondamentale cause un grand embarras. Chacune de ces constantes repr&#233;sente un fait capital que nous ignorons : une cause ou un m&#233;canisme physique responsable de la valeur observ&#233;e de cette constante. C'est notre quatri&#232;me grand probl&#232;me&#8230;. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les astronomes ont r&#233;alis&#233; une exp&#233;rience tr&#232;s simple, au cours de laquelle ils ont mesur&#233; la distribution des masses dans une galaxie de deux fa&#231;ons diff&#233;rentes et ont compar&#233; les r&#233;sultats. Premi&#232;rement, les astronomes ont mesur&#233; la masse en observant les vitesses orbitales des &#233;toiles ; deuxi&#232;mement, ils ont fait une mesure plus directe de la masse en comptant les &#233;toiles, le gaz et la poussi&#232;re qu'ils voyaient dans la galaxie&#8230; Or les deux mesures ne sont pas d'accord&#8230;. Et la divergence entre les deux valeurs est loin d'&#234;tre petite, mais plut&#244;t de l'ordre d'un facteur dix. De plus, l'erreur va toujours dans le m&#234;me sens : on a toujours besoin de plus de masse pour expliquer le mouvement observ&#233; des &#233;toiles que ce que l'on calcule par comptage direct de toutes les &#233;toiles, du gaz et de la poussi&#232;re&#8230; On appelle cette myst&#233;rieuse mati&#232;re manquante &#171; mati&#232;re noire &#187;&#8230; Puis les choses sont devenues encore plus myst&#233;rieuses. R&#233;cemment, on a d&#233;couvert que selon des observations &#224; des &#233;chelles encore plus grandes, qui correspondent &#224; des milliards d'ann&#233;es-lumi&#232;re, les &#233;quations de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale ne sont pas satisfaisantes m&#234;me en rajoutant la mati&#232;re noire. L'expansion de l'univers, d&#233;marr&#233;e avec le Big Bang il y a quelque 13,7 milliards d'ann&#233;es, s'acc&#233;l&#232;re, tandis que, si l'on tient compte de toute la mati&#232;re observ&#233;e, plus la quantit&#233; calcul&#233;e de la mati&#232;re noire, l'univers devrait au contraire ralentir&#8230; Les myst&#232;res cosmologiques sont &#224; la source du cinqui&#232;me grand probl&#232;me&#8230; L'id&#233;e qui pr&#233;sidait &#224; la grande unification &#233;tait non seulement de mettre ensemble toutes les forces, mais aussi d'inventer une sym&#233;trie qui pourrait transformer les quarks (particules r&#233;gies par les interactions fortes) en leptons (les particules r&#233;gies par les interactions &#233;lectrofaibles) et, par cons&#233;quent, d'unifier deux principaux types de particules, en en faisant un seul type de particules et un seul champ de jauge. Le candidat le plus simple pour cette grande unification &#233;tait connu sous le nom de sym&#233;trie SU(5)&#8230; La d&#233;composition du quark en &#233;lectrons et neutrinos a des cons&#233;quences visibles. Un proton contenant ce quark n'est plus un proton ; il se d&#233;compose en particules plus simples. Ainsi, les protons ne seraient plus des particules stables &#8211; ils seraient assujettis &#224; une esp&#232;ce de d&#233;composition radioactive&#8230; Bien que cet effet soit extr&#234;mement rare, il est r&#233;alisable exp&#233;rimentalement, puisque le nombre de protons dans le monde est &#233;norme&#8230; Le monde scientifique attendait les r&#233;sultats avec impatience. Vingt-cinq ans plus tard, il les attend toujours. Aucun proton ne s'est d&#233;compos&#233;. Nous avons attendu d&#233;j&#224; assez longtemps pour nous assurer que la grande unification SU(5) est fausse. C'est une belle id&#233;e, mais une de celles que la nature n'a pas voulu r&#233;aliser&#8230; Il y a une diff&#233;rence &#233;norme entre les puissances des diff&#233;rentes forces. La r&#233;pulsion &#233;lectrique entre deux protons est plus forte que leur attraction gravitationnelle par un facteur &#233;norme, de l'ordre de dix puissance trente-huit. Il existe &#233;galement de grosses diff&#233;rences entre les masses des particules. Par exemple, la masse de l'&#233;lectron repr&#233;sente 1800 fois moins que la masse du proton&#8230; Pourquoi la nature est-elle &#224; ce point hi&#233;rarchis&#233;e ? Pourquoi la diff&#233;rence entre le plus faible et le plus fort est-elle si grande ? Pourquoi les masses du proton et de l'&#233;lectron sont-elles si minuscules compar&#233;es &#224; la masse de Planck ou &#224; l'&#233;chelle de l'unification ? On &#233;voque habituellement ce probl&#232;me en tant que &#171; probl&#232;me de la hi&#233;rarchie &#187;&#8230; Le probl&#232;me de la hi&#233;rarchie contient deux d&#233;fis. Le premier est de trouver ce qui d&#233;termine les valeurs des constantes et ce qui fait que les rapports entre elles sont si grands. Le second est de comprendre pourquoi ces valeurs restent l&#224; o&#249; elles sont. Leur stabilit&#233; est &#233;tonnante et presque miraculeuse, puisque la m&#233;canique quantique a une &#233;trange tendance &#224; tirer toutes les masses vers la masse de Planck&#8230; La le&#231;on principale de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale est que la g&#233;om&#233;trie de l'espace n'est pas fixe. Elle &#233;volue de fa&#231;on dynamique, en se modifiant dans le temps lorsque la mati&#232;re se d&#233;place. Il existe m&#234;me des ondes &#8211; les ondes gravitationnelles &#8211; qui voyagent &#224; travers la g&#233;om&#233;trie de l'espace&#8230; Cela signifie que les lois de la nature doivent s'exprimer sous une forme qui ne pr&#233;suppose pas que l'espace ait une g&#233;om&#233;trie fixe. C'est le c&#339;ur de la le&#231;on einsteinienne. Cette forme se traduit en un principe, d&#233;j&#224; d&#233;crit plus haut, celui d' &#171; ind&#233;pendance par rapport au fond &#187;. Ce principe &#233;nonce que les lois de la nature peuvent &#234;tre d&#233;crites dans leur totalit&#233; sans pr&#233;supposer la g&#233;om&#233;trie de l'espace&#8230; L'espace et le temps &#233;mergent de ces lois plut&#244;t que de faire partie de la sc&#232;ne o&#249; se joue le spectacle. Un autre aspect de l'ind&#233;pendance par rapport au fond est qu'il n'existe pas de temps privil&#233;gi&#233;. La relativit&#233; g&#233;n&#233;rale d&#233;crit l'histoire du monde au niveau fondamental en termes d'&#233;v&#233;nements et de relations entre eux. Les relations les plus importantes concernent la causalit&#233; : un &#233;v&#233;nement peut se trouver dans une cha&#238;ne causale qui m&#232;ne &#224; un autre &#233;v&#233;nement. De ce point de vue, l'espace est un concept secondaire, totalement d&#233;pendant de la notion de temps. Prenons une horloge. Nous pouvons penser &#224; tous les &#233;v&#233;nements qui se d&#233;roulent simultan&#233;ment lorsqu'elle sonne midi. Ce sont lesdits &#233;v&#233;nements qui constituent l'espace&#8230; La question fondamentale pour la th&#233;orie quantique de la gravitation est, par cons&#233;quent, celle-ci : peut-on &#233;tendre &#224; la th&#233;orie quantique le principe selon lequel l'espace n'a pas de g&#233;om&#233;trie fixe ? C'est-&#224;-dire peut-on faire de la th&#233;orie quantique ind&#233;pendante du fond, au moins en ce qui concerne la g&#233;om&#233;trie de l'espace ? Si la r&#233;ponse est oui, on aura alors automatiquement trouv&#233; la fa&#231;on de fusionner la gravit&#233; et la th&#233;orie quantique, car celle-ci a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;e comme &#233;tant un aspect de la g&#233;om&#233;trie dynamique de l'espace-temps&#8230; La premi&#232;re th&#232;se de doctorat jamais &#233;crite sur le probl&#232;me de la gravit&#233; quantique a &#233;t&#233;, selon toute vraisemblance, la dissertation soutenue en 1935 par le physicien russe Matve&#239; Petrovitch Bronstein. Ceux qui l'ont connu se souviennent de lui comme de l'un des physiciens sovi&#233;tiques les plus brillants de sa g&#233;n&#233;ration. En 1936, il a &#233;crit dans un article que &#171; l'&#233;limination des inconsistances logiques demande qu'on rejette nos concepts d'espace et de temps ordinaires, en les rempla&#231;ant par des concepts plus profonds et moins &#233;vidents &#187;&#8230; Aujourd'hui, presque tous ceux qui r&#233;fl&#233;chissent s&#233;rieusement au probl&#232;me de la gravit&#233; quantique sont d'accord avec Bronstein ; mais cela a pris soixante-dix ans&#8230; Un an apr&#232;s la publication par Bronstein de l'article que je viens de citer, il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par le NKVD et fusill&#233; le 18 f&#233;vrier 1938&#8230; Le travail de Bronstein a &#233;t&#233; oubli&#233;, et la plupart des physiciens sont retourn&#233;s &#224; l'&#233;tude de la th&#233;orie quantique des champs&#8230; Deux camps se sont form&#233;s, en opposition l'un &#224; l'autre. L'un d'eux suivit Bronstein en prenant au s&#233;rieux l'id&#233;e de l'ind&#233;pendance par rapport au fond. L'autre l'a ignor&#233;e et choisit le chemin d'Heisenberg et de Pauli, en essayant d'appliquer la th&#233;orie quantique aux ondes gravitationnelles, consid&#233;r&#233;es comme se d&#233;pla&#231;ant sur un fond fixe&#8230; Les approches les plus r&#233;ussies, &#224; ce jour, de la gravit&#233; quantique utilisent la combinaison de trois id&#233;es fondamentales : que l'espace-temps est &#171; &#233;mergent &#187;, que la description la plus fondamentale est &#171; discr&#232;te &#187; et que cette description fait intervenir la &#171; causalit&#233; &#187; de fa&#231;on cruciale&#8230; A ce jour, il est devenu clair qu'on ne pourra r&#233;soudre les cinq grands probl&#232;mes qu'&#224; condition de r&#233;fl&#233;chir v&#233;ritablement sur les fondements de notre compr&#233;hension de l'espace, du temps et du monde quantique, et de ne plus consid&#233;rer les programmes de recherche vieux de dizaines d'ann&#233;es telles la th&#233;orie des cordes et la gravit&#233; quantique &#224; boucles comme des paradigmes &#233;tablis. On a besoin de jeunes chercheurs, ayant le courage, l'imagination et la profondeur conceptuelle pour initier des directions nouvelles. Comment peut-on trouver et soutenir ce type de scientifiques, au lieu de les d&#233;courager comme on l'a fait jusqu'&#224; ce jour ? (&#8230;) Notre mission doit &#234;tre de chercher les faux pr&#233;suppos&#233;s, de poser des questions nouvelles, de trouver des r&#233;ponses nouvelles et d'&#234;tre &#224; la hauteur de la r&#233;volution&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Robert B. Laughlin, dans &#171; Un univers diff&#233;rent &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La fiabilit&#233; des rapports de cause &#224; effet dans le monde naturel nous apprend quelque chose sur nous-m&#234;mes, car elle est due &#224; des principes d'organisation, pas &#224; des r&#232;gles au niveau microscopique. Autrement dit, les lois de la nature qui sont importantes pour nous &#233;mergent par un processus collectif d'auto-organisation (&#8230;) Contrairement &#224; ce que l'on pensait, ce n'est pas les lois qui produisent les principes d'organisation, mais l'inverse. Cela n&#233;cessite une r&#233;flexion sur les concepts, sur la philosophie. Mais c'est terrible : la science s'est &#233;loign&#233;e du reste de la vie intellectuelle, alors qu'elle n'avait pas du tout commenc&#233; ainsi. (&#8230;) Nous pouvons prouver, dans des cas simples, que l'organisation peut acqu&#233;rir un sens et une vie bien &#224; elle, et commencer &#224; transcender les &#233;l&#233;ments dont elle est faite. &#171; Le tout n'est pas la somme de ses parties &#187; n'est pas seulement une id&#233;e, mais aussi un ph&#233;nom&#232;ne physique : voil&#224; le message que nous adresse la science physique. La nature n'est pas uniquement r&#233;gie par une r&#232;gle fondamentale microscopique, mais aussi par de puissants principes g&#233;n&#233;raux d'organisation. Si certains de ces principes sont connus, l'immense majorit&#233; ne l'est pas. (&#8230;) Les &#233;l&#233;ments fondamentaux de ce message sont formul&#233;s dans les tr&#232;s nombreux &#233;crits d'Ilya Prigogine, et avec plus d'originalit&#233; encore, dans un c&#233;l&#232;bre essai de P.W. Anderson publi&#233; il y a plus de trente ans sous le titre &#171; Plus signifie diff&#233;rent &#187;. (&#8230;) Je suis de plus en plus persuad&#233; que TOUTES les lois physiques que nous connaissons sont d'origine collective. La distinction entre lois fondamentales et lois qui en d&#233;coulent est un mythe, de m&#234;me que l'id&#233;e de ma&#238;triser l'univers par les seules math&#233;matiques. La loi physique ne peut pas &#234;tre anticip&#233;e par la pens&#233;e pure, il faut la d&#233;couvrir exp&#233;rimentalement, car on ne parvient &#224; contr&#244;ler la nature que lorsque la nature le permet, &#224; travers un principe d'organisation. On pourrait baptiser cette th&#232;se &#171; la fin du r&#233;ductionnisme &#187; (r&#233;ductionnisme = divisons en composantes de plus en plus petites et nous finirons forc&#233;ment par comprendre). (&#8230;) Pour d&#233;fendre ma position, il me faudra avancer franchement quelques id&#233;es choquantes : la mat&#233;rialit&#233; du vide de l'espace-temps, l'hypoth&#232;se selon laquelle la relativit&#233; n'est pas fondamentale, la nature collective de la possibilit&#233; m&#234;me du calcul informatique, les barri&#232;res &#233;pist&#233;mologiques du savoir th&#233;orique, les entraves du m&#234;me ordre &#224; la falsification de l'exp&#233;rience, et le caract&#232;re mythologique d'importantes composantes de la physique th&#233;orique moderne. (&#8230;) Le monde est riche en r&#233;gularit&#233;s complexes et en relations de causalit&#233; quantifiables, et c'est gr&#226;ce &#224; elles que nous pouvons comprendre les ph&#233;nom&#232;nes et exploiter la nature &#224; nos propres fins. Mais la d&#233;couverte de ces relations est regrettablement inattendue. (&#8230;) La th&#232;se selon laquelle toutes les lois de la nature sont connues n'est qu'une composante de ce bluff. (&#8230;) La solution de la contradiction, c'est le ph&#233;nom&#232;ne de l'&#233;mergence. (&#8230;) L'&#233;mergence, c'est un principe d'organisation. Il est clair que les soci&#233;t&#233;s humaines, par exemple, ont des r&#232;gles d'organisation qui d&#233;passent l'individu. Une compagnie automobile ne va pas cesser d'exister si l'un de ses ing&#233;nieurs est &#233;cras&#233; par un camion. Mais le monde inanim&#233; aussi a des r&#232;gles d'organisation, et elles aussi expliquent beaucoup de choses qui sont importantes pour nous, dont la plupart des lois physiques de macroniveau dont nous nous servons dans notre vie quotidienne. Des r&#233;alit&#233;s banales comme la coh&#233;sion de l'eau ou la rigidit&#233; de l'acier sont des exemples simples, mais il y en a bien d'autres, innombrables. (...) De m&#234;me, l'aptitude de certains m&#233;taux &#224; expulser totalement les champs magn&#233;tiques quand on les refroidit &#224; temp&#233;rature ultrabasse nous int&#233;resse vivement parce que les atomes dont ils sont constitu&#233;s ne peuvent pas le faire. (...) Puisque les principes d'organisation - ou plus exactement leurs cons&#233;quences - peuvent &#234;tre des lois, celles-ci peuvent elles-m&#234;mes s'organiser en lois nouvelles, et ces derni&#232;res en lois encore plus neuves, etc. Les lois du mouvement des &#233;lectrons engendrent les lois de la thermodynamique et de la chimie, qui engendrent les lois de la rigidit&#233; et de la plasticit&#233;, qui engendrent les lois des sciences de l'ing&#233;nieur. (...) Seule l'exp&#233;rience peut trancher entre des ph&#233;nom&#232;nes qu'on croyait universels et ceux qui ne le sont pas. (...) Le tout petit groupe d'exp&#233;riences qui sont d'une extr&#234;me exactitude a en physique, pour cette raison, une importance consid&#233;rablement sup&#233;rieure &#224; sa taille. (...) Ces exp&#233;riences tr&#232;s sp&#233;ciales, il y en a dix ou vingt selon la fa&#231;on dont on les compte, la plupart ne sont famili&#232;res qu'aux experts. Il y a la vitesse de la lumi&#232;re dans le vide, que l'on conna&#238;t &#224; pr&#233;sent &#224; une pr&#233;cision sup&#233;rieure &#224; un dix milli&#232;me de milliardi&#232;me. Il y a la constante de Rydberg, le nombre qui d&#233;finit la quantification des longueurs d'onde de la lumi&#232;re &#233;mise par les gaz atomiques dilu&#233;s et responsables de la fiabilit&#233; stup&#233;fiante des horloges atomiques : on la conna&#238;t au cent milli&#232;me de milliardi&#232;me pr&#232;s. Autre exemple : la constante de Josephson, le nombre qui indique le rapport entre la tension qu'on applique &#224; un type pr&#233;cis de &#034;sandwich&#034; m&#233;tallique et la fr&#233;quence des ondes radio qu'il &#233;met : on la conna&#238;t &#224; un degr&#233; d'exactitude d'un cent millioni&#232;me. Ou encore la r&#233;sistance de Von Klitzing, le nombre qui indique le rapport entre le courant &#233;lectrique qu'on fait passer &#224; travers un semi-conducteur de conception sp&#233;ciale et la tension induite perpendiculairement au moyen d'un aimant : on la conna&#238;t &#224; un degr&#233; d'exactitude d'un dix milliardi&#232;me. Paradoxalement, l'existence de ces exp&#233;riences tr&#232;s reproductibles nous inspire deux points de vue incompatibles sur ce qui est fondamental. Selon le premier cette exactitude nous fait toucher du doigt certains des &#233;l&#233;ments primitifs les plus simples dont est fait notre monde complexe et incertain. Nous disons que la vitesse de la lumi&#232;re est constante parce qu'elle l'est vraiment et parce que la lumi&#232;re n'est pas constitu&#233;e de composants plus &#233;l&#233;mentaires. Avec ce mode de pens&#233;e, nous r&#233;duisons ces exp&#233;riences pr&#233;cises &#224; une poign&#233;e de constantes dites &#034;fondamentales&#034;. L'autre point de vue, c'est que l'exactitude est un effet collectif qui se produit en raison de l'existence d'un principe d'organisation. Par exemple : le rapport entre la pression, le volume et la temp&#233;rature d'un gaz comme l'air. Le nombre universel qui d&#233;finit la loi des gaz parfaits est connu &#224; une exactitude d'un millioni&#232;me, mais d'&#233;normes erreurs apparaissent quand on le mesure dans de trop petits &#233;chantillons de gaz et il cesse compl&#232;tement d'&#234;tre mesurable au niveau de quelques atomes. La raison de cette sensibilit&#233; &#224; la taille, c'est que la temp&#233;rature est une propri&#233;t&#233; statistique. L'exactitude collective est un concept que les non-scientifiques ont souvent du mal &#224; comprendre, mais il n'est pas si difficile. On a de nombreux exemples familiers dans la vie quotidienne. Comme le comportement d'un gaz parfait, l'heure de pointe est une certitude collective. L'engorgement du trafic est un ph&#233;nom&#232;ne simple, fiable, qui na&#238;t de d&#233;cisions complexes prises par un grand nombre d'individus qui vivent leur vie. Il n'est pas n&#233;cessaire de savoir ce qu'ils ont mang&#233; au petit d&#233;jeuner, o&#249; ils travaillent combien ils ont d'enfants, comment ils s'appellent, etc, pour pr&#233;voir qu'&#224; huit heures et quart, &#231;a va &#234;tre l'enfer. Un bel exemple d'effet collectif d&#233;guis&#233; en en effet r&#233;ductionniste est la quantification des spectres atomiques. La lumi&#232;re est &#233;mise par des gaz atomiques dilu&#233;s, avec des longueurs d'onde sp&#233;ciales si insensibles aux influences ext&#233;rieures qu'on peut s'en servir pour fabriquer des horloges pr&#233;cises au cent milli&#232;me de milliardi&#232;me. Mais ces longueurs d'onde ont un d&#233;calage d&#233;tectable au dix millioni&#232;me qui n'aurait pas d&#251; exister dans un monde id&#233;al ne contenant rien d'autre que l'atome. (&#8230;) Autrement dit, l'espace apparemment vide ne l'est pas du tout, il est plein de &#171; quelque chose &#187;. Le mouvement sympathique de ce &#171; quelque chose &#187; quand la mati&#232;re passe change l&#233;g&#232;rement les propri&#233;t&#233;s de celle-ci, exactement de la m&#234;me fa&#231;on que le mouvement sympathique des &#233;lectrons et des atomes dans une vitre de fen&#234;tre modifie les propri&#233;t&#233;s de la lumi&#232;re qui la traverse, et provoque sa r&#233;fraction. (&#8230;) Donc, m&#234;me la constance du spectre atomique a en r&#233;alit&#233; des origines collectives &#8211; le ph&#233;nom&#232;ne collectif, en l'occurrence, &#233;tant l'effet de l'univers entier. Autre cas de &#171; collectivisme &#187;, bien plus imm&#233;diat et troublant : la d&#233;termination de a charge de l'&#233;lectron et de la constante de Planck par des mesures macroscopiques. La charge de l'&#233;lectron est l'unit&#233; indivisible de l'&#233;lectricit&#233;. La constante de Planck est la relation universelle entre le moment et la longueur qui d&#233;finit la nature ondulatoire de la mati&#232;re. Il s'agit de deux concepts r&#233;solument r&#233;ductionnistes et, pour d&#233;terminer leur valeur, on recourt traditionnellement &#224; de gigantesques machines (...). Or, il s'av&#232;re que la valeur la plus pr&#233;cise ne vient pas de ces machines, mais simplement d'une combinaison des constantes de Josephson et de Van Klitzing, dont la mesure n'exige rien de plus compliqu&#233; qu'un cryor&#233;frig&#233;rateur et un voltm&#232;tre. Cette d&#233;couverte a &#233;t&#233; une immense surprise, car les &#233;chantillons sur lesquels on mesure les effets Josephson et Von Klitzing sont extr&#234;mement imparfaits : ils regorgent d'impuret&#233;s chimiques, d'atomes d&#233;plac&#233;s et de structures atomiques complexes comme les fronti&#232;res de grains et les morphologies de surface, autant de facteurs qui auraient d&#251; perturber les mesures au niveau d'exactitude rapport&#233;. Le fait m&#234;me qu'ils ne le font pas PROUVE que de puissants principes d'organisation sont &#224; l'&#339;uvre. L'une des raisons pour lesquelles les physiciens parlent si rarement de la nature collective des mesures des constantes fondamentales, c'est qu'elle a des implications vraiment troublantes. En effet, puisque notre connaissance du monde physique repose sur la certitude exp&#233;rimentale, il est logique d'associer la v&#233;rit&#233; la plus forte &#224; la mesure la plus s&#251;re. Il faut donc en conclure qu'un effet collectif est plus vrai que les r&#232;gles microscopiques dont il serait cens&#233; d&#233;pendre&#8230; Dans le cas de la temp&#233;rature, quantit&#233; qui n'a jamais eu de d&#233;finition r&#233;ductionniste (une seule mol&#233;cule, un seul atome, une seule particule ou un trop petit nombre d'entre eux ne d&#233;finit aucune temp&#233;rature), cette conclusion est facile &#224; comprendre et &#224; accepter. (&#8230;) Mais, pour la charge de l'&#233;lectron, c'est une autre affaire. Nous avons pris l'habitude de la penser comme un &#233;l&#233;ment de base, un &#171; cube de construction &#187; de la nature, qui n'exigerait aucun contexte collectif pour avoir un sens. Les exp&#233;riences en question r&#233;futent cette affirmation, assur&#233;ment. Elles r&#233;v&#232;lent que la charge de l'&#233;lectron n'a de sens qu'au sein d'un contexte collectif : soit le vide de l'espace qui modifie cette charge de la m&#234;me fa&#231;on qu'il modifie les longueurs d'onde des atomes, soit une mati&#232;re dont les propres effets pr&#233;viennent ceux du vide. Ce r&#244;le pr&#233;ventif de la mati&#232;re signifie n&#233;cessairement que les principes organisationnels &#224; l'&#339;uvre sont les m&#234;mes dans son cas et dans celui du vide, sinon les effets tiendraient du miracle. L'&#233;nigme de la charge de l'&#233;lectron, en fait, n'est pas unique. TOUTES les constantes fondamentales exigent un contexte environnemental pour faire sens. Dans la pratique, la distinction entre quantit&#233;s r&#233;ductionnistes et quantit&#233;s &#171; &#233;mergentistes &#187; en physique n'existe pas. (&#8230;) La loi physique universelle est l'iceberg dont la constante physique est la pointe &#233;merg&#233;e. (&#8230;) Comme pour les mesures universelles exactes nous avons tendance &#224; distinguer lois d'origine microscopique et lois d'origine collective, tout en les qualifiant de &#171; fondamentales &#187; dans les deux cas. Et, comme pour les constantes, la diff&#233;rence entre ces deux cat&#233;gories s'&#233;vanouit lorsqu'on regarde les exp&#233;riences de pr&#232;s. Au fil des ans, tandis que s'allongeaient la liste des succ&#232;s des lois de Newton, on a commenc&#233; &#224; en faire un usage sp&#233;culatif. (&#8230;) Exemple : la th&#233;orie cin&#233;tique des gaz postule que le gaz est compos&#233; d'atomes qui ob&#233;issent aux lois de Newton, avec des forces r&#233;pulsives &#224; faible port&#233;e qui les am&#232;nent &#224; se caramboler les uns les autres comme des boules de billard. Elle calcule alors que ces atomes mythiques ont une forte tendance &#224; &#234;tre enchev&#234;tr&#233;s par leurs collisions dans des dispositions al&#233;atoires. (&#8230;) Mais ce raisonnement a un vice &#233;vident : le comportement qui sert &#224; mettre &#224; l'&#233;preuve l'hypoth&#232;se est peut-&#234;tre un ph&#233;nom&#232;ne collectif universel. Si c'est le cas, la mesure est fondamentalement insensible aux suppositions microscopiques, telle l'existence des atomes, et ne peut donc absolument pas les v&#233;rifier. (&#8230;) Les lois de Newton, en fait, sont fausses &#224; l'&#233;chelle des atomes. Au d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle, on a d&#233;couvert que les atomes, les mol&#233;cules et les particules subatomiques sont d&#233;crits par les lois de la m&#233;canique quantique &#8211; r&#232;gles si diff&#233;rentes de celles de Newton que les scientifiques ont d&#251; faire de gros efforts pour trouver les mots susceptibles de les formuler convenablement. (&#8230;) Donc il s'av&#232;re que les l&#233;gendaires lois de Newton sont &#233;mergentes. Elles n'ont rien de fondamental, mais r&#233;sultent de l'agr&#233;gation de la mati&#232;re quantique en fluides et en solides macroscopiques &#8211; un ph&#233;nom&#232;ne organisationnel collectif. (&#8230;) J'ai &#233;t&#233; &#233;clair&#233; pour la premi&#232;re fois sur la nature &#233;mergente des lois de Newton en lisant le c&#233;l&#232;bre article de P.W. Anderson &#171; More is different &#187; (Plus, c'est autre chose). Anderson avait compris (&#8230;) que le comportement supraconducteur nous r&#233;v&#232;le, par son exactitude, que la r&#233;alit&#233; quotidienne est un ph&#233;nom&#232;ne d'organisation collective. Les &#233;tats de la mati&#232;re &#8211; dont les plus connus sont le liquide, le gazeux et le solide &#8211; dont des ph&#233;nom&#232;nes organisationnels. Beaucoup sont surpris de l'apprendre puisqu'ils paraissent si fondamentaux et familiers, mais c'est la pure v&#233;rit&#233;. (&#8230;) Si l'organisation d'un solide cristallin &#8211; l'arrangement ordonn&#233; des atomes en r&#233;seau &#8211; faisait faux bond, la rigidit&#233; s'&#233;vanouirait, car sous cette structure il n'y a aucun actif physique. (&#8230;) Paradoxalement, l'extr&#234;me fiabilit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes li&#233;s aux &#233;tats de la mati&#232;re fait d'eux le pire cauchemar des r&#233;ductionnistes (&#8230;). Un ph&#233;nom&#232;ne exact tel que la rigidit&#233; ne peut pas du tout d&#233;pendre des d&#233;tails. De plus, si certains aspects des &#233;tats de la mati&#232;re sont universels, donc faciles &#224; pr&#233;voir, d'autres, comme l'&#233;tat que l'on a dans telles ou telles conditions, ne le sont pas. L'eau est un cas particuli&#232;rement embarrassant. La glace de l'eau ordinaire pr&#233;sente, au dernier d&#233;compte (le nombre continue d'augmenter avec les nouvelles d&#233;couvertes), onze &#233;tats cristallins distincts, dont aucun n'a &#233;t&#233; correctement pr&#233;dit &#224; partir des principes premiers. (&#8230;) Les &#233;tats sont un cas d'&#233;mergence &#233;l&#233;mentaire et bien &#233;tudi&#233;, qui d&#233;montre de fa&#231;on convaincante que la nature a des murs d'&#233;chelle : les r&#232;gles microscopiques peuvent &#234;tre parfaitement vraies mais sans aucune pertinence pour les ph&#233;nom&#232;nes macroscopiques car ce que nous mesurons leur est insensible ou au contraire trop sensible. Bizarrement, c'est parfois les deux &#224; la fois. Par exemple, il est actuellement trop difficile de calculer &#224; partir de rien quel &#233;tat cristallin de la glace va se former &#224; une temp&#233;rature et sous une pression donn&#233;es, mais il n'y a aucun besoin de calculer les propri&#233;t&#233;s macroscopiques d'un &#233;tat donn&#233;, parce qu'elle sont enti&#232;rement g&#233;n&#233;riques. (&#8230;) Il y a quantit&#233; d'autres exemples quotidiens de l'exactitude cr&#233;&#233;e par les &#233;tats. (&#8230;) L'exemple le plus simple d'exactitude &#233;mergente est la r&#233;gularit&#233; des r&#233;seaux cristallins, l'effet qui, en derni&#232;re analyse, assure la rigidit&#233; des solides. L'ordre atomique des cristaux peut &#234;tre parfait &#224; des &#233;chelles d'une longueur &#233;poustouflante - dans de tr&#232;s bons &#233;chantillons, jusqu'&#224; cent millions d'espacement interatomiques. (&#8230;) L'aspect le plus stup&#233;fiant du r&#233;seau cristallin, c'est qu'il reste exact quand la temp&#233;rature monte. (&#8230;) M&#234;me dans de bons cristaux, chaque atome est toujours en train de bouger , donc toujours l&#233;g&#232;rement d&#233;cal&#233; par rapport &#224; son emplacement id&#233;al dans le r&#233;seau &#224; quelque moment qu'on l'observe &#8211; c'est la signification physique de la chaleur. La preuve que ce mouvement existe, c'est qu'une fraction des rayons X diffus&#233;s sur un &#233;chantillon est renvoy&#233;e avec un l&#233;ger changement de longueur d'onde (&#8230;). Mais, surprise, cet effet ne brouille pas les angles de d&#233;viation pr&#233;cis des rayons X. (&#8230;) C'est que la localisation d'un atome continue de pr&#233;dire la localisation d'un autre &#8211; avec un peu d'incertitude &#8211; arbitrairement loin dans la structure. Les erreurs de position ne s'accumulent pas. (&#8230;) Les positions de r&#233;seau d'un solide ont manifestement un sens exact m&#234;me quand les atomes ne s'y trouvent pas exactement. L'exactitude du &#171; registre &#187; du r&#233;seau sur longue distance explique la soudainet&#233; de la fonte. L'aptitude d'un atome &#224; pr&#233;dire la position d'un autre arbitrairement loin ne peut pas &#234;tre partielle, pas plus qu'une femme ne peut &#234;tre partiellement enceinte. Quand cette pr&#233;dictibilit&#233; est l&#224;, la simple logique nous dit que les autres propri&#233;t&#233;s qu'on associ&#233; normalement aux solides, telles la forme et l'&#233;lasticit&#233;, doivent l'&#234;tre aussi. Elles ne peuvent donc &#234;tre perdues que sur le mode de la &#171; catastrophe &#187;. Il y a malheureusement, des malentendus constants quant &#224; l'importance de cette exactitude dans la nature de l'&#233;tat solide. La plupart des substances ne sont pas parfaitement r&#233;guli&#232;res &#8211; m&#234;me les m&#233;taux r&#233;els, qui doivent &#224; des imperfections structurelles et chimiques nombre de leurs propri&#233;t&#233;s utiles &#224; l'ing&#233;nieur. (&#8230;) Une fois que l'on sait ce qu'il faut chercher, il devient facile de d&#233;montrer la nature organisationnelle d'&#233;tats autres que le solide. On rep&#232;re sans ambigu&#239;t&#233; un &#233;tat collectif de la mati&#232;re lorsqu'un ou plusieurs comportements sont exacts dans un vaste agr&#233;gat mais inexacts, ou inexistants, dans un petit. Puisque le comportement est exact, il ne peut pas changer progressivement lorsqu'on fait varier des conditions ext&#233;rieures comme la pression ou la temp&#233;rature : il ne peut changer qu'abruptement, dans une transition d'&#233;tat. Une signature claire et nette du ph&#233;nom&#232;ne organisationnel, c'est donc une transition d'&#233;tat brutale. Mais la transition elle-m&#234;me n'est qu'un sympt&#244;me. L'important n'est pas la transition, c'est l'exactitude &#233;mergente qui la n&#233;cessite. Les transitions de la glace, fonte et sublimation, signalent la destruction de l'ordre cristallin et son remplacement par un autre ensemble de comportements exacts collectivement baptis&#233; &#171; hydrodynamique &#187;. (&#8230;) Comme les lois de la rigidit&#233; dans les solides, celles de l'hydrodynamique deviennent toujours plus exactes quand on les mesure &#224; une plus grande &#233;chelle de longueur et de temps, et s'&#233;vanouissent &#224; la limite oppos&#233;e.Un examen attentif r&#233;v&#232;le que le nombre d'atomes est n&#233;cessairement trop grand, car le dispositif ne fonctionnerait pas s'il &#233;tait petit. D&#233;tecter la d&#233;sint&#233;gration radioactive d'un atome au moyen d'un autre atome, par exemple, n'a pas de sens, puisque cela reviendrait &#224; substituer un minuscule objet non mesurable &#224; un autre. (&#8230;) Il y a quelque chose dans le concept humain de mesure qui exige que l'appareil soit grand. (&#8230;) Tous les d&#233;tecteurs quantiques sont faits de solides, donc tous exploitent cette caract&#233;ristique de l'&#233;tat solide qu'est la brisure de sym&#233;trie, effet qui ne se produit que dans la limite de la grande dimension. Une observation, pour se qualifier comme telle selon la d&#233;finition humaine traditionnelle, ne doit pas modifi&#233;e par l'acte d'observer. (&#8230;) Von Klitzing a d&#233;couvert quelque chose qui n'aurait pas d&#251; exister &#8211; ce qui nous rappelle brutalement que notre compr&#233;hension du monde st limit&#233;e, que nos pr&#233;jug&#233;s ne sont pas des lois (&#8230;) &#8211; une mesure qui devenait anormalement stable sur toute une gamme d'intensit&#233;s du champ magn&#233;tique. (&#8230;) La d&#233;couverte de cette constance inattendue, personne ne l'avait pr&#233;dite. (&#8230;) Lorsqu'on approche un aimant d'un fil &#233;lectrique o&#249; passe un courant, une tension perpendiculaire &#224; la direction du courant appara&#238;t. Elle fait parce que les &#233;lectrons qui passent dans le conducteur sont d&#233;vi&#233;s par l'aimant, exactement comme ils le seraient &#224; l'air libre. Ils s'accumulent donc d'un seul c&#244;t&#233; du fil, jusqu'au moment o&#249; la tension de r&#233;action qu'ils g&#233;n&#232;rent &#233;quilibre exactement la d&#233;viation magn&#233;tique. On appelle ce ph&#233;nom&#232;ne l'effet Hall. (&#8230;) Aux temp&#233;ratures ordinaires, (&#8230;) le rapport entre la r&#233;sistance de Hall et la densit&#233; est en ligne droite. Mais &#224; des temp&#233;ratures tr&#232;s basses, ce n'est plus une ligne droite mais une ligne qui fr&#233;tille. Dans le cas du type particulier de semi-conducteurs qu'&#233;tudiait Von Klitzing &#8211; des transistors &#224; effet de champ, ces fr&#233;tillements se muent en un escalier aux marches extr&#234;mement aplaties quand on baisse la temp&#233;rature. (&#8230;) Von Klitzing a pris conscience du fait que la valeur de la r&#233;sistance de Hall &#233;tait une combinaison de constantes fondamentales &#8211; la valeur indivisible de la charge &#233;lectrique e, la constante de Planck h et la vitesse de la lumi&#232;re c, autant d'&#233;l&#233;ments que nous concevons comme les composantes de base de l'univers. (&#8230;) Nous savions tous que les &#233;chantillons de Von Klitzing &#233;taient imparfaits, donc nous nous attendions &#224; des variations. Lorsqu'on fabrique des semi-conducteurs, il y a toujours des diff&#233;rences incontr&#244;lables &#8211; d&#233;fauts structurels du r&#233;seau cristallin, dopants incorpor&#233;s de fa&#231;on al&#233;atoire, oxydes amorphes &#224; la surface, bords irr&#233;guliers laiss&#233;s par la lithographie optique, petits bouts de m&#233;tal &#233;parpill&#233;s sur la surface par des fers &#224; souder d&#233;ficients quand on fixe les fils &#233;lectriques, etc. (&#8230;) L'effet Hall quantique, en fait, est un magnifique exemple de perfection &#233;mergeant de l'imperfection. L'indice crucial qui le montre, c'est que l'exactitude de la quantification &#8211; c'est-&#224;-dire l'effet lui-m&#234;me &#8211; dispara&#238;t si l'&#233;chantillon est trop r&#233;duit. Les ph&#233;nom&#232;nes collectifs sont courants dans la nature et occupent aussi une place centrale dans la physique moderne, donc, de ce point de vue, ce qui se passe ici n'est ni sans pr&#233;c&#233;dent ni difficile &#224; comprendre. Mais l'exactitude extr&#234;me de l'effet de von Klitzing rend sa nature collective incontestable, et son importance particuli&#232;re est l&#224;. (&#8230;) Si l'effet Hall quantique a lev&#233; le rideau sur l'&#232;re de l'&#233;mergence, la d&#233;couverte de l'effet Hall quantique fractionnaire a &#233;t&#233; l'ouverture de l'op&#233;ra. (&#8230;) Dan Tsui et Horst Str&#246;mer l'ont d&#233;couvert par accident en cherchant des preuves de cristallisation de l'&#233;lectron. (&#8230;) L'effet Hall quantique fractionnaire r&#233;v&#232;le que des quanta apparemment invisibles &#8211; en l'occurrence la charge de l'&#233;lectron e &#8211; peuvent &#234;tre fragment&#233;s dans le cadre de l'auto-organisation d'&#233;tats. Autrement dit, les &#233;l&#233;ments fondamentaux ne sont pas n&#233;cessairement fondamentaux. (&#8230;) L'observation des plateaux tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment quantifi&#233;s de l'effet Hall quantique fractionnaire prouvait l'existence de nouveaux &#233;tats de la mati&#232;re o&#249; des excitations &#233;l&#233;mentaires &#8211; des particules &#8211; &#233;taient porteuses d'une fraction exacte de e. (&#8230;) La grande question que pose implicitement la d&#233;couvert de Von Klitzing n'est pas : &#171; La loi physique existe-t-elle ? &#187; mais &#171; Qu'est-ce que la loi physique, d'o&#249; vient-elle et quels sont ses effets ? &#187; Du point de vue r&#233;ductionniste, la loi physique est l'impulsion causale de l'univers, elle vient de nulle part et tout est son effet. Du point de vue &#233;mergentiste, la loi physique est une r&#232;gle de comportement collectif, elle est une cons&#233;quence de r&#232;gles de comportement plus primitives &#224; l'&#233;tage en dessous (&#8230;). La vraie physique est toujours inductive, aucun ph&#233;nom&#232;ne organisationnel collectif &#8211; m&#234;me aussi &#233;l&#233;mentaire que la cristallisation et le magn&#233;tisme &#8211; n'a jamais &#233;t&#233; d&#233;duit (&#8230;). La constance des effets Meissner et Josephson en est une preuve exp&#233;rimentale : un principe d'organisation est &#224; l'&#339;uvre dans les supraconducteurs, celui que nous assimilons aujourd'hui &#224; la multiplicit&#233; de Schrieffer et que nous appelons la &#171; brisure de sym&#233;trie du superfluide &#187;. (&#8230;) Le combat sur la th&#233;orie de la supraconductivit&#233; a &#233;t&#233; l'un des plus longs et des plus &#226;pres de l'histoire de la science, essentiellement parce que le probl&#232;me central &#233;tait conceptuel. (&#8230;) C'est triste &#224; dire, mais la machinerie de la science n'est pas con&#231;ue pour traiter les concepts, mais seulement les faits et les technologies. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Gilles Cohen-Tannoudji, dans &#171; Le boson et le chapeau mexicain &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une remise en cause tr&#232;s importante, impliqu&#233;e par la m&#233;canique quantique, concerne, selon Bohr, le concept de &#171; ph&#233;nom&#232;ne &#187;. Dans la science et dans la philosophie classique, le terme de ph&#233;nom&#232;ne tend &#224; d&#233;signer un objet ou un processus, relativement stable et ind&#233;pendant des conditions selon lesquelles il est observ&#233;. Or, il semble impossible, en m&#233;canique quantique, de s&#233;parer nettement l'objet de l'appareil de mesure. L'id&#233;e essentielle de Bohr est de red&#233;finir le concept m&#234;me de ph&#233;nom&#232;ne&#8230; Avec cette nouvelle d&#233;finition du concept de ph&#233;nom&#232;ne pr&#233;sente &#224; l'esprit&#8230; les concepts ne sont pas relatifs &#224; l' &#171; objet &#187; mais seulement &#224; des &#171; ph&#233;nom&#232;nes &#187;. Cela ne veut absolument pas dire, comme de nombreux auteurs l'ont cru ou ont voulu le croire, que la m&#233;canique quantique renoncerait &#224; l'id&#233;al d'objectivit&#233; fondateur de toute d&#233;marche scientifique&#8230; Citons Louis de Broglie : &#171; D'apr&#232;s Bohr, les images d'onde et de grain sont compl&#233;mentaires en ce sens que, bien que ces images se contredisent, elles sont l'une et l'autre n&#233;cessaires pour rendre compte de l'ensemble des aspects sous lesquels peuvent se pr&#233;senter &#224; nous les particules &#233;l&#233;mentaires. Suivant les circonstances exp&#233;rimentales, c'est l'une ou l'autre des deux aspects qui pr&#233;domine et ce qui permet &#224; ces deux images contradictoires de nous servir tout &#224; tour sans jamais entrer en conflit, c'est que chacune s'estompe quand l'autre se pr&#233;cise. C'est l&#224; le sens profond des in&#233;galit&#233;s d'incertitude d'Heisenberg. &#187; (&#8230;) La th&#233;orie quantique a triomph&#233;&#8230; Cette affirmation ne signifie pas que la th&#233;orie quantique ne continue pas &#224; susciter de grandes interrogations concernant sa signification profonde, ni qu'il ait &#233;t&#233; r&#233;pondu de fa&#231;on satisfaisante aux s&#233;v&#232;res objections en particulier soulev&#233;es par Einstein&#8230; ni que le cadre fourni par la m&#233;canique quantique soit suffisant&#8230; Il va nous falloir d&#233;passer la m&#233;canique quantique dans une th&#233;orie quantique des champs&#8230; Avec l'interpr&#233;tation de Copenhague, la physique quantique n'a jamais &#233;t&#233; mise en d&#233;faut en quatre-vingt ans de confrontation avec l'exp&#233;rience. Mais cette interpr&#233;tation est limit&#233;e aux r&#232;gles d'utilisation du formalisme quantique dans les exp&#233;riences faites en laboratoire. Elle semble faire jouer &#224; la physique classique un r&#244;le n&#233;cessaire au fondement m&#234;me de la physique quantique : elle para&#238;t impliquer l'existence d'observateurs appartenant &#224; un &#171; monde classique &#187; s&#233;par&#233; du &#171; monde quantique &#187; auquel appartient le syst&#232;me &#224; l'&#233;tude&#8230; L'interpr&#233;tation moderne de la physique quantique, d&#233;velopp&#233;e entre autres par Gell-Mann et Hartle, permet de lever cette difficult&#233; &#224; l'aide du concept d'histoires d&#233;coh&#233;rentes&#8230;. On a pu r&#233;aliser des exp&#233;riences ultra pr&#233;cises, comme celles qui ont valu le prix Nobel 2012 &#224; Serge Haroche et David Wineland, montrant que la d&#233;coh&#233;rence est un authentique processus physique&#8230; Tous les progr&#232;s accomplis gr&#226;ce &#224; la m&#233;canique quantique montrent que la prudence dont avait fait preuve l'interpr&#233;tation de Copenhague n'est donc plus de mise &#224; l'heure actuelle, et d'ailleurs l'interpr&#233;tation de la th&#233;orie quantique a &#233;t&#233;, comme nous le verrons plus loin, profond&#233;ment renouvel&#233;e dans un sens plus ambitieux, sans que ses principes fondamentaux n'aient &#233;t&#233; invalid&#233;s. La th&#233;orie quantique a triomph&#233; et plus personne ne conteste qu'aucune th&#233;orie ne pourra rendre compte de la r&#233;alit&#233; physique si elle n'en int&#232;gre pas les acquis. Cette affirmation ne signifie pas que la th&#233;orie quantique ne continue pas &#224; susciter de grandes interrogations concernant sa signification profonde, ni qu'il ait &#233;t&#233; r&#233;pondu de fa&#231;on satisfaisante aux s&#233;v&#232;res objections, en particulier soulev&#233;es par Einstein (le paradoxe EPR). &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le point de vue de Edgar Gunzig dans &#171; Histoire de l'histoire des origines &#187; (article de l'ouvrage collectif &#171; L'homme devant l'incertain &#187; dirig&#233; par Ilya Prigogine) :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est la th&#233;orie quantique des champs, lien naturel des ph&#233;nom&#232;nes de cr&#233;ation et d'annihilation de la mati&#232;re, qui offre le cadre &#233;vident qui, enrichissa nt celui de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale, peut lui apporter ce qui lui fait si cruellement d&#233;faut dans sa description de la cosmogen&#232;se. Mais en quoi don le comportement d'un champ mat&#233;riel quantique, consid&#233;r&#233; dans le contexte cosmologique, se diff&#233;rencie-t-il de celui du fluide classique, au point de m&#233;tamorphoser l'&#233;volution cosmologique ? Le fluide cosmologique classique, lui, ne peut que s'&#233;tendre et se diluer, en accompagnant l'expansion de l'espace-temps. C'est la dilution classique d'un nombre invariable de particules dans un volume qui s'agrandit. Le champ quantique, par contre, devient l'acteur d'un ph&#233;nom&#232;ne extraordinaire : l'expansion de l'espace-temps induit la cr&#233;ation des particules mat&#233;rielles associ&#233;es &#224; ce champ. Dans le cadre de la th&#233;orie quantique des champs, les particules expriment les excitations quantiques du champ, et le champ quantique est excit&#233; quantiquement par l'expansion de l'espace-temps dans lequel il est plong&#233;. Cette expansion du substrat g&#233;om&#233;trique produit sur le champ quantique un effet analogue &#224; celui que produirait une source d'&#233;nergie ext&#233;rieure : elle le force &#224; produire quantiquement de la mati&#232;re. L'espace-temps produit ainsi en s'&#233;tendant son propre fluide cosmologique ! Dans son expansion, la g&#233;om&#233;trie fournit ainsi au champ quantique l'&#233;nergie qui est la source de ses excitations quantiques : les particules. En d'autres mots, c'est l'&#233;nergie lib&#233;r&#233;e par l'expansion g&#233;om&#233;trique que le champ absorbe pour produire ses particules. Tout se passe comme si la g&#233;om&#233;trie de l'espace-temps repr&#233;sentait un r&#233;servoir d'&#233;nergie interne que l'expansion permettait d'actualiser et de mettre en communication avec le champ qu'elle excite&#8230; Si le vide quantique est effectivement d&#233;pourvu de particule et ressemble en cela au vide intuitif de la th&#233;orie classique, il est n&#233;anmoins le si&#232;ge d'une f&#233;brilit&#233; inconnue en th&#233;orie classique. Le vide quantique ne repr&#233;sente en effet pas l'absence de mati&#232;re mais, bien au contraire, un &#233;tat particulier de celle-ci, celui d'&#233;nergie minimale. Si les particules sont bien les entit&#233;s fondamentales de la th&#233;orie physique classique (et de la m&#233;canique quantique non-relativiste) et, &#224; ce titre, permanentes et inamovibles, les champs quantiques, eux, sont les entit&#233;s ontologiques de la th&#233;orie quantique des champs, et ce sont eux qui sont inexpurgeables. On ne peut les &#233;liminer et le vide quantique ne correspond qu'&#224; leur configuration quantique la plus fig&#233;e compatible avec les exigences du formalisme quantique : c'est leur &#233;tat d'&#233;nergie minimale d&#233;pourvu de particules r&#233;elles, mais si&#232;ge d'une mouvance et d'une activit&#233; irr&#233;ductible par principe&#8230; Cr&#233;er des particules &#224; partir de ce vide, c'est exciter suffisamment ces fluctuations pour qu'elles ne se r&#233;annihilent pas, qu'elles ne retombent pas &#224; z&#233;ro, et puissent alors transporter r&#233;ellement de mani&#232;re durable l'&#233;quivalent &#233;nerg&#233;tique de la masse des particules produites&#8230; C'est ici que se manifeste dans toute sa richesse la non-lin&#233;arit&#233; des &#233;quations d'Einstein et les effets de r&#233;troaction qui en r&#233;sultent : la mati&#232;re qui est cr&#233;&#233;e, en r&#233;ponse &#224; l'expansion de l'espace-temps, doit en retour moduler cette expansion selon les &#233;quations d'Einstein. En d'autres termes, l'ampleur de cette expansion d&#233;termine le taux de cette cr&#233;ation et cette expansion est alors conditionn&#233;e, en retour, par cette mati&#232;re produite&#8230; qui conditionne donc en retour sa propre production&#8230; le vide de l'espace-temps renferme en lui-m&#234;me son propre r&#233;servoir &#233;nerg&#233;tique qui lui permet de s'auto-alimenter, sans recourir &#224; un monde ext&#233;rieur inexistant. Il est &#233;nerg&#233;tiquement autosuffisant parce qu'il peut puiser de l'&#233;nergie en lui-m&#234;me. Voil&#224; comment l'espace-temps peut cr&#233;er, engendrer, en se dilatant, son propre contenu ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=t5SRAwAAQBAJ&amp;pg=PR25&amp;lpg=PR25&amp;dq=lee+smolin+nouvelle+r%C3%A9volution+en+physique&amp;source=bl&amp;ots=wodPMl256r&amp;sig=xINgixpAFFMMk9PBTHNOvkdJYVI&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCAQ6AEwADgKahUKEwiIoofswfjHAhVExRQKHeQtAZM#v=onepage&amp;q=lee%20smolin%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20en%20physique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La renaissance du temps de Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/2-robert-laughlin-lois-physiques-ressemblent-a-tableau-01-02-2007-73776&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le point de vue de Laughlin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/1-quete-perduede-unification-01-09-2007-79838&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le point de vue de Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/cerimes/des_objections_d_einstein_aux_photons_jumeaux_une_nouvelle_revolution_quantique.9128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le point de vue d'Alain Aspect&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2013/10/02/nouvelle-revolution-de-la-physique-5186662.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques pistes des possibles r&#233;volutions de la Physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3085&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une hypoth&#232;se sur l'origine quantique virtuelle de la gravitation entre particules&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=EF5jZ_eev-cC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inauthor:%22Lee+Smolin%22&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CDEQ6AEwAGoVChMIsueojML4xwIVArMUCh2uZQtw#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The life of cosmos, Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=IZFEBQAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inauthor:%22Lee+Smolin%22&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CD8Q6AEwAmoVChMIsueojML4xwIVArMUCh2uZQtw#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Singular universe and the reality of time, Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=niTvAgAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inauthor:%22Lee+Smolin%22&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CEgQ6AEwA2oVChMIsueojML4xwIVArMUCh2uZQtw#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Three roads to quantum gravity, Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=UplNII_kl9wC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inauthor:%22Lee+Smolin%22&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CFgQ6AEwBWoVChMIsueojML4xwIVArMUCh2uZQtw#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The trouble with Physics, Lee Smolin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.planetastronomy.com/special/2009-special/08jul09/gicotan.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le point de vue de Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=hTFK66L0mYAC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Robert+B.+Laughlin&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCQQ6AEwAGoVChMIjorGpsb4xwIVijsUCh1z9gQ5#v=onepage&amp;q=Robert%20B.%20Laughlin&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A different universe, Robert Laughlin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=xvra538QBVAC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=cohen+tannoudji&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCAQ6AEwAGoVChMIkKiYvMf4xwIVSL4UCh0_xAgp#v=onepage&amp;q=cohen%20tannoudji&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Virtualit&#233; et r&#233;alit&#233; dans les sciences, Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=F-qe7iVyiHoC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=cohen+tannoudji&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCwQ6AEwAmoVChMIkKiYvMf4xwIVSL4UCh0_xAgp#v=onepage&amp;q=cohen%20tannoudji&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Photons et atomes, Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=VQZw75C7czQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=cohen+tannoudji&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CDQQ6AEwA2oVChMIkKiYvMf4xwIVSL4UCh0_xAgp#v=onepage&amp;q=cohen%20tannoudji&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Processus d'interaction entre photons et atomes, Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=AdggD5q7h3oC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=cohen+tannoudji&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCYQ6AEwAWoVChMIkKiYvMf4xwIVSL4UCh0_xAgp#v=onepage&amp;q=cohen%20tannoudji&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Causalit&#233; et finalit&#233;, Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=OMs-_JK-wncC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=revolution+in+physics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCEQ6AEwAGoVChMI65K0i8r4xwIVyrIUCh3UKgGq#v=onepage&amp;q=revolution%20in%20physics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Modern Revolution in Physics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=BKLuCAAAQBAJ&amp;pg=PA291&amp;dq=a+new+revolution+in+quantum+physics&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCAQ6AEwAGoVChMIqd2fysr4xwIVA7UUCh3VRAmg#v=onepage&amp;q=a%20new%20revolution%20in%20quantum%20physics&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;New Developments on Fundamental Problems in Quantum Physics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=G6jzAwAAQBAJ&amp;pg=PA120&amp;dq=une+nouvelle+r%C3%A9volution+en+physique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCAQ6AEwAGoVChMIl7fbi8v4xwIVQjoUCh2ngAf6#v=onepage&amp;q=une%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20en%20physique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Demain la physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=2CP-riY9Kg4C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=physique+quantique+des+champs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCAQ6AEwAGoVChMI-4iy7sv4xwIVyz8UCh0fLwnS#v=onepage&amp;q=physique%20quantique%20des%20champs&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Th&#233;orie quantique des champs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=JsugAgAAQBAJ&amp;pg=PA140&amp;dq=physique+quantique+des+champs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCYQ6AEwAWoVChMI-4iy7sv4xwIVyz8UCh0fLwnS#v=onepage&amp;q=physique%20quantique%20des%20champs&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=lLYvadxSCL0C&amp;pg=PA25&amp;dq=physique+quantique+des+champs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CEUQ6AEwCDgKahUKEwjtiuCfzPjHAhUGcRQKHUDXBxE#v=onepage&amp;q=physique%20quantique%20des%20champs&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique au XXe si&#232;cle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/cerimes/des_objections_d_einstein_aux_photons_jumeaux_une_nouvelle_revolution_quantique.9128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une conf&#233;rence d'Alain Aspect, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/claude_cohen_tannoudji_1996.15&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cohen-Tannoudji, le film&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://michel.bitbol.pagesperso-orange.fr/revolquant.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/les_limites_de_la_connaissance_physique.1060&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelle limite de la connaissance pose la physique quantique, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_physique_quantique_serge_haroche.1065&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique quantique et d&#233;coh&#233;rence par Serge Haroche, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/recherche/?q=Cohen-Tannoudji&amp;submitProgramSearch=Ok&amp;simpleform_submitted=searchbar-form&amp;fromSimpleForm=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Conf&#233;rences de Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.unige.ch/communication/archives/2010/wright-2010-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution quantique ne fait que de commencer&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=virtuel+vide+quantique+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et si le virtuel du vide quantique &#233;tait la r&#233;alit&#233; de la mati&#232;re ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=r%C3%A9volution+physique+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les r&#233;volutions pass&#233;es de la physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=1t4t-0Vk_bMC&amp;pg=PA334&amp;lpg=PA334&amp;dq=le+vide+et+la+mati%C3%A8re&amp;source=bl&amp;ots=ntJAMNAEsd&amp;sig=daGTjqPAlKGj8dfG5dvkHCK9558&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CDkQ6AEwBTg8ahUKEwiM1s3w-f3HAhXC1RoKHQEaCck#v=onepage&amp;q=le%20vide%20et%20la%20mati%C3%A8re&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Au c&#339;ur de la mati&#232;re, Maurice Jacob&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HrAzTmXdssQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Carlo+rovelli&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CDIQ6AEwAWoVChMImcSdofr9xwIVhdcaCh2mNQqw#v=onepage&amp;q=Carlo%20rovelli&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quantum Gravity, Carlo Rovelli&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.peiresc.org/DINER/Histoires%20de%20vide.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Croire ou pas au vide&#8230;, d'apr&#232;s Simon Diner&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment Lee Smolin montre que le temps physique est la clef de la nouvelle r&#233;volution indispensable &#224; la Physique moderne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En voici un court extrait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomasina, h&#233;ro&#239;ne de la pi&#232;ce de Tom Stoppard, &#171; Arcadia &#187;, explique &#224; son tuteur : &#171; Si tu pouvais immobiliser chaque atome dans sa position et direction, et si ton esprit pouvait appr&#233;hender toutes les actions ainsi suspendues, puis si tu &#233;tais vraiment tr&#232;s, tr&#232;s dou&#233; en alg&#233;bre, tu pourrais &#233;crire la formule pour la totalit&#233; du futur ; et bien qu'il n'y ait personne d'assez intelligent pour pouvoir r&#233;aliser &#231;a, la formule doit exister comme si quelqu'un le pouvait. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais coutume de penser que mon boulot de physicien th&#233;oricien &#233;tait de trouver cette formule ; je con&#231;ois aujourd'hui cette foi en son existence comme du mysticisme plus que comme de la science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eut-il &#233;crit pour un personnage moderne, Stoppard aurait fait dire &#224; Thomasina que l'univers est pareil &#224; un ordinateur. Les lois de la physique sont le programme. Quand vous entrez une donn&#233;e &#8211; les positions &#224; l'instant pr&#233;sent de toutes les particules &#233;l&#233;mentaires dans l'univers &#8211; l'ordinateur mouline pendant une dur&#233;e appropri&#233;e et vous pond le r&#233;sultat, qui est l'ensemble des positions des particules &#233;l&#233;ementaires &#224; un instant futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette vision de la nature, rien ne se produit hors du r&#233;arrangement des particules selon des lois &#233;ternelles. Donc, d'apr&#232;s ces lois, le futur est d&#233;j&#224; compl&#232;tement d&#233;termin&#233; par le pr&#233;sent et le pr&#233;sent par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision minimise le r&#244;le du temps de plusieurs fa&#231;ons. Il ne peut y avoir aucune surprise, aucun ph&#233;nom&#232;ne vraiment nouveau, parce que tout ce qui survient n'est que r&#233;arrangement d'atomes. Les propri&#233;t&#233;s des atomes eux-m&#234;mes sont &#233;ternelles, tout comme les lois qui les gouvernent ; elles ne changent pas. Toute propri&#233;t&#233; du monde &#224; venir est calculable &#224; partir de la configuration du pr&#233;sent. Autrement dit, on peut substituer &#224; l'&#233;coulement du temps un simple calcul, ce qui signifie que le futur est logiquement enfant&#233; par le pr&#233;sent. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit du grand principe de Leibniz qu'il ne peut pas exister de temps absolu qui fasse tic tac aveugl&#233;ment quoiqu'il arrive dans le monde. Le temps doit &#234;tre une cons&#233;quence du changement ; sans alt&#233;ration dans le monde, il ne peut y avoir de temps. Les philosophes disent que le temps est relationnel &#8211; il est un aspect des relations, par exemple la causalit&#233;, qui gouvernent le changement. Similairement, l'espace doit &#234;tre relationnel ; en effet, chaque propri&#233;t&#233; d'un objet dans la nature doit &#234;tre un reflet des relations dynamiques entre lui et d'autres objets dans le monde. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chercher &#224; unifier la physique et, particuli&#232;rement, &#224; rassembler la th&#233;orie quantique et la relativit&#233; au sein d'un unique cadre revient principalement &#224; achever la r&#233;volution relationnelle en physique. Le principal message de ce livre est que cela passe par l'adoption des id&#233;es que le temps est r&#233;el et que les lois &#233;voluent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; du temps permet une nouvelle formulation de la th&#233;orie quantique qui peut aussi nous &#233;clairer sur la fa&#231;on qu'ont les lois d'&#233;voluer avec le temps&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Einstein mit en lumi&#232;re il y a longtemps que la m&#233;canique quantique est incompl&#232;te parce qu'elle &#233;choue &#224; donner une description de ce qui se passe dans une exp&#233;rience individuelle. Que fait au juste l'&#233;lectron lorsqu'il saute d'un &#233;tat d'&#233;nergie &#224; un autre ? Comment des particules trop &#233;loign&#233;es l'une de l'autre parviennent-elles &#224; communiquer instantan&#233;ment ? Comment semblent-elles appara&#238;tre en deux endroits &#224; la fois ? La m&#233;canique quantique ne fournit pas de r&#233;ponse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;canique quantique est une th&#233;orie probl&#233;matique pour trois raisons &#233;troitement li&#233;es. La premi&#232;re est son &#233;chec &#224; donner une image physique de ce qui se passe dans un processus ou une &#233;xp&#233;rience individuels : contrairement aux th&#233;ories physiques pr&#233;c&#233;dentes, le formalisme que nous utilisons en m&#233;canique quantique ne peut pas &#234;tre lu comme nous montrant ce qui se passe &#224; chaque instant. Deuxi&#232;mement, dans la plupart des cas elle &#233;choue &#224; pr&#233;dire le r&#233;sultat pr&#233;cis d'une exp&#233;rience ; plut&#244;t que de nous dire ce qui va se passer, elle ne nouus donne que des probabilit&#233;s pour les diff&#233;rentes choses susceptibles de se produire. La troisi&#232;me et plus probl&#233;matique caract&#233;ristique de la m&#233;canique quantique est que les notions de mesure, d'observation ou d'information sont n&#233;cessaires pour exprimer la th&#233;orie. Elles peuvent &#234;tre vues comme des notions primitives ; elles ne peuvent pas &#234;tre expliqu&#233;es en termes de processus quantiques fondamentaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez d&#233;crire compl&#232;tement un syst&#232;me en physique classique, vous r&#233;pondez &#224; toutes les questions, et ceci vous donne toutes les propri&#233;t&#233;s. Mais en physique quantique, le dispositif dont vous avez besoin pour poser une question peut vous emp&#234;cher de r&#233;pondre aux autres questions. Par exemple, vous pouvez demander ce qu'est la position d'une particule, ou vous pouvez demander ce qu'est le moment, mais vous ne pouvez pas poser ces deux questions &#224; la fois. C'est ce que Niels Bohr a appel&#233; la compl&#233;mentarit&#233;, et c'est aussi ce que les physiciens signifient lorsqu'ils parlent de &#171; variables non-commutatives &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En embrassant la r&#233;alit&#233; du temps, nous ouvrons un chemin pour comprendre la th&#233;orie quantique qui &#233;claire ses myst&#232;res et pourrait bien les r&#233;soudre. Je crois que la r&#233;alit&#233; du temps rend possible une nouvelle formulation de la m&#233;canique quantique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes habitu&#233;s &#224; l'id&#233;e de lois intemporelles de la nature agissant &#224; l'int&#233;rieur du temps, et nous ne trouvons plus cela &#233;trange. Mais prenez suffisamment de recul, et vous verrez que cela repose sur de grandes suppositions m&#233;taphysiques qui sont loin d'&#234;tre &#233;videntes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une tradition &#8211; commen&#231;ant avec Niels Bohr &#8211; d'affirmer que l'&#233;chec de la th&#233;orie quantique &#224; donner une image de ce qui se passe au cours d'une exp&#233;rience individuelle est l'une de ses vertus et non pas un d&#233;faut. Bohr a argument&#233; avec talent que le but de la physique n'est pas de fournir une telle image mais plut&#244;t de cr&#233;er un langage gr&#226;ce auquel nous pouvons parler entre nous de notre pr&#233;paration des exp&#233;riences sur des syst&#232;mes atomiques et de ce que les r&#233;sultats nous ont donn&#233;. Je trouve les &#233;crits de Bohr fascinants mais peu convaincants. Je ressens la m&#234;me chose &#224; propos de certains th&#233;oriciens contemporains, qui disent que la m&#233;canique quantique ne porte pas &#171; sur &#187; le monde physique, mais sur l' &#171; information &#187; que nous avons sur le monde physique. Ces th&#233;oriciens avancent que l'&#233;tat quantique ne correspond &#224; aucune r&#233;alit&#233; physique ; il ne fait que coder l'information que nous, observateurs, avons sur un syst&#232;me&#8230; Apr&#232;s tout, quelque chose se passe lors d'une exp&#233;rience individuelle. Quelque chose, et seulement ce quelque chose, est la r&#233;alit&#233; que nous d&#233;nommons &#233;lectron ou photon. Ne devrions-nous pas &#234;tre capables de saisir l'essence de l'&#233;lectron individuel dans un langage conceptuel et un cadre math&#233;matique ? &#8230; Alors je me range aux c&#244;t&#233;s d'Einstein. Je crois qu'il existe une r&#233;alit&#233; physique objective et que quelque chose qu'on peut d&#233;crire se produit quand un &#233;lectron saute d'un &#233;tat d'&#233;nergie dans un autre. Et je cherche une th&#233;orie qui en donne cette description.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6809 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L312xH425/-1779-6f572.jpg?1776241160' width='312' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6811 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L150xH239/-1781-30f13.jpg?1776241160' width='150' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6812 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH542/-1782-f8731.jpg?1776241160' width='350' height='542' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6813 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L350xH575/-1783-fa116.jpg?1776241160' width='350' height='575' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=nvUk1E37bu8C&amp;pg=PA44&amp;lpg=PA44&amp;dq=Comment+la+physique+se+pr%C3%A9pare+%C3%A0+une+nouvelle+r%C3%A9volution+conceptuelle+fondamentale&amp;source=bl&amp;ots=ULhboLmg1O&amp;sig=wbFrh1aHylw1Qp0jw7bLgyHG50Q&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CD4Q6AEwBmoVChMIpPmJmsvbyAIVAbwaCh3C6g_V#v=onepage&amp;q=Comment%20la%20physique%20se%20pr%C3%A9pare%20%C3%A0%20une%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20conceptuelle%20fondamentale&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Einstein aujourd'hui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=VJgRhwIryTIC&amp;pg=RA2-PT38&amp;lpg=RA2-PT38&amp;dq=Comment+la+physique+se+pr%C3%A9pare+%C3%A0+une+nouvelle+r%C3%A9volution+conceptuelle+fondamentale&amp;source=bl&amp;ots=ynlXLVO6Vo&amp;sig=41NTtJ591AddHQ4_BNXN0Krzdqs&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CEMQ6AEwB2oVChMIpPmJmsvbyAIVAbwaCh3C6g_V#v=onepage&amp;q=Comment%20la%20physique%20se%20pr%C3%A9pare%20%C3%A0%20une%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20conceptuelle%20fondamentale&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bref r&#233;cit du futur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20111120.OBS4933/mecanique-quantique-nouvelle-definition-de-la-fonction-d-onde.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La fonction d'onde serait un objet physique r&#233;el&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-etudes-2005-2-page-197.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vers une nouvelle cosmologie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=JTyLBAAAQBAJ&amp;pg=PT90&amp;lpg=PT90&amp;dq=Comment+la+physique+se+pr%C3%A9pare+%C3%A0+une+nouvelle+r%C3%A9volution+conceptuelle+fondamentale&amp;source=bl&amp;ots=yU66aZcllI&amp;sig=0Y3jbT2kX8l23z1H7qG13JFDnBM&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CCoQ6AEwAjgKahUKEwia4p2WzNvIAhWBRBoKHTnLCT8#v=onepage&amp;q=Comment%20la%20physique%20se%20pr%C3%A9pare%20%C3%A0%20une%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20conceptuelle%20fondamentale&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et si le temps n'existait pas&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=kIVxCQAAQBAJ&amp;pg=PT85&amp;lpg=PT85&amp;dq=Comment+la+physique+se+pr%C3%A9pare+%C3%A0+une+nouvelle+r%C3%A9volution+conceptuelle+fondamentale&amp;source=bl&amp;ots=txca23H89Y&amp;sig=jG_wE-8F-t6OrApKQpEBAatAE0A&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0CDQQ6AEwBDgKahUKEwia4p2WzNvIAhWBRBoKHTnLCT8#v=onepage&amp;q=Comment%20la%20physique%20se%20pr%C3%A9pare%20%C3%A0%20une%20nouvelle%20r%C3%A9volution%20conceptuelle%20fondamentale&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nous, la particule et le monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://preprod.freud-lacan.com/images/Documents_PDF/ARTICLES/TP1991DESPAGNAT.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une r&#233;volution conceptuelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=Comment+la+physique+se+pr%C3%A9pare+%C3%A0+une+nouvelle+r%C3%A9volution+conceptuelle+fondamentale&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;gws_rd=cr&amp;ei=w7krVumEAYT_afbUgdgG#q=la+physique+du+XXIe+si%C3%A8cle&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Auto-organisation, auto-r&#233;gulation, auto-activation, auto-rythmicit&#233;, auto-mouvement, auto-structuration, ou la dialectique de la dynamique</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article2976</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2976</guid>
		<dc:date>2015-03-14T01:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le terme en &#034;auto&#034; que nous connaissons le mieux est l'automobile, objet dans lequel la production humaine a mis en place un m&#233;canisme de mise en marche qui d&#233;pend de l'homme et n'est pas vraiment &#034;auto&#034;, ce dernier terme d&#233;crivant des syst&#232;me qui, seuls, spontan&#233;ment, vont connaitre des transformations remarquables et qualitativement int&#233;ressantes. Les termes en &#034;auto&#034; ont surtout &#233;t&#233; utilis&#233;s pour d&#233;crire le vivant mais c'est &#224; tort que cela s'est r&#233;duit &#224; ce domaine car le pr&#233;tendu inerte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Chapter 03 : Revolution : the great organizer - La r&#233;volution ou le grand organisateur&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le terme en &#034;auto&#034; que nous connaissons le mieux est l'automobile, objet dans lequel la production humaine a mis en place un m&#233;canisme de mise en marche qui d&#233;pend de l'homme et n'est pas vraiment &#034;auto&#034;, ce dernier terme d&#233;crivant des syst&#232;me qui, seuls, spontan&#233;ment, vont connaitre des transformations remarquables et qualitativement int&#233;ressantes. Les termes en &#034;auto&#034; ont surtout &#233;t&#233; utilis&#233;s pour d&#233;crire le vivant mais c'est &#224; tort que cela s'est r&#233;duit &#224; ce domaine car le pr&#233;tendu inerte de la mati&#232;re n'est pas identique &#224; l'immobilit&#233; et &#224; l'absence de changement, &#224; l'absence de structuration spontan&#233;e. C'est parfaitement spontan&#233;ment que l'univers a lib&#233;r&#233; la lumi&#232;re alors qu'elle ne l'&#233;tait pas, qu'il a produit les particules de masse, qu'il a produit les noyaux, les atomes, les mol&#233;cules, la mati&#232;re telle que nous la connaissons, les plan&#232;tes, les &#233;toiles, les galaxies, etc... L'Univers mat&#233;riel s'est structur&#233; spontan&#233;ment et encore aujourd'hui l'univers mat&#233;riel continue &#224; se structurer spontan&#233;ment, c'est-&#224;-dire &#224; sauter d'un &#233;tat &#224; un autre, d'une forme &#224; une autre, de mani&#232;re brutale et sans action venue de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me terme utilis&#233; couramment en &#034;auto&#034; est automatisme (et automate) qui nous ram&#232;ne aux robots, aux ordinateurs et autres machines du m&#234;me type. L&#224; encore, c'est un tr&#232;s mauvais paradigme pour comprendre les ph&#233;nom&#232;nes r&#233;ellement auto. L'informatique ou le robot ne sont nullement autonomes, ne se sont nullement produits eux-m&#234;mes en fonction de leur propre interaction avec leur environnement ni de leurs n&#233;cessit&#233;s propres, ce qui est une des premi&#232;res caract&#233;ristiques des ph&#233;nom&#232;nes &#034;auto&#034; que nous &#233;tudieront. Ils ne sont pas le produit d'une structuration spontan&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de l'automobile et des automates, nous allons parler d'auto-mouvement interne de la mati&#232;re inerte comme vivante, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;, cela comporte l'auto-organisation (passage du d&#233;sordre &#224; l'ordre), l'autopo&#239;&#232;se (auto-cr&#233;ation), l'auto-oscillation, auto-inhibition, auto-activation, auto-r&#233;gulation, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelle que dans la th&#232;se dite &#171; auto &#187; les propri&#233;t&#233;s du vivant qui sont soulign&#233;es d&#233;butent par le suffixe auto comme autonomie, auto-organisation, auto-&#233;volution (ou variation), auto-reconnaissance (encore appel&#233;e immunologie), auto-structuration (appel&#233;e encore &#233;mergence), autopo&#239;ese (auto-cr&#233;ation, c'est-&#224;-dire capacit&#233; de constituer une unit&#233; fond&#233;e sur une s&#233;paration du milieu ainsi que la relation avec le milieu et de les reproduire), auto-r&#233;action c'est-&#224;-dire auto-acc&#233;l&#233;ration et auto-inhibition (autrement appel&#233;e boucle de r&#233;troaction) et auto-r&#233;gulation (ou hom&#233;ostasie) ainsi qu'auto-reproduction (ou g&#233;n&#233;tique). On trouve &#233;galement des syst&#232;mes qui produisent spontan&#233;ment des rythmes qui sont auto-oscillants, comme le c&#339;ur, le cerveau, etc... Il s'agit bien d'une m&#234;me famille de conception de la vie : celle que j'appellerai par l'abr&#233;viation auto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que, sur cette question, il y a actuellement trois grandes familles de conceptions qui sont les th&#232;ses r&#233;ductionnistes, les th&#232;ses vitalistes et les th&#232;ses auto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question pos&#233;e est : comment se fait-il que la mati&#232;re vivante poss&#232;de ses propri&#233;t&#233;s dynamiques que l'on ne trouve pas dans la mati&#232;re inerte ? Il y a trois types de r&#233;ponses. La th&#232;se vitaliste suppose l'existence d'une force ou d'une &#233;nergie vitale apportant &#224; la mati&#232;re inerte des propri&#233;t&#233;s qu'elle ne poss&#233;dait pas. La th&#232;se r&#233;ductionniste suppose au contraire que la mati&#232;re inerte poss&#232;de toutes les propri&#233;t&#233;s n&#233;cessaires pour produire le vivant. Elle &#233;tudie ainsi les propri&#233;t&#233;s des mol&#233;cules comme l'ADN pour expliquer la cellule vivante et les propri&#233;t&#233;s de la cellule pour expliquer l'organisme. Elle r&#233;duit le vivant aux propri&#233;t&#233;s de ses &#233;l&#233;ments, par exemple le cerveau est r&#233;duit aux neurones et aux connections neuronales. La th&#232;se r&#233;ductionniste est le projet, jamais r&#233;alis&#233;, de r&#233;duire la physique aux particules, la biologie &#224; la physique, l'homme &#224; la biologie et la pens&#233;e &#224; l'homme physique. Contrairement aux th&#232;ses vitalistes et r&#233;ductionnistes, la th&#232;se auto ne consid&#232;re pas que le mat&#233;riau biochimique suffise &#224; expliquer le vivant, pas plus que le vivant suffirait &#224; expliquer l'homme, ni que l'homme physique suffirait &#224; expliquer l'homme pensant. Cependant, contrairement aux vitalistes elle ne suppose pas de propri&#233;t&#233; venue de l'ext&#233;rieur. La th&#232;se auto suppose que chaque niveau a produit, de fa&#231;on autonome, c'est-&#224;-dire sans action externe, le niveau sup&#233;rieur. Les particules ont produit la mati&#232;re. La mati&#232;re inerte a produit le niveau du vivant. Le vivant a produit le niveau de structure de l'homme. Et l'homme la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette structure n'est pas d&#233;j&#224; pr&#233;sente au niveau inf&#233;rieur ni dans ses propri&#233;t&#233;s comme le pensent les r&#233;ductionnistes. Elle n'est pas non plus venue de l'ext&#233;rieur comme les vitalistes l'affirment. Ce n'est pas seulement la question du caract&#232;re exog&#232;ne ou endog&#232;ne du vivant qui est pos&#233;e. C'est carr&#233;ment trois philosophies diff&#233;rentes et divergentes qui soutendent les trois th&#232;ses. Les r&#233;ductionnistes sont des mat&#233;rialistes dits m&#233;canistes. Les vitalistes sont des dualistes puisqu'il supposent deux domaines ind&#233;pendants, l'inerte et le vivant, le corps et l'esprit. Les adeptes de la th&#232;se &#171; auto &#187; sont des &#233;mergentistes. Cela signifie qu'ils reconnaissent que la vie appartient &#224; un niveau de structure plus &#233;lev&#233; que la mati&#232;re inerte mais ils consid&#232;rent que ce niveau sup&#233;rieur peut &#234;tre spontan&#233;ment produit par la dynamique des niveaux inf&#233;rieurs. C'est ce que l'on appelle l'&#233;mergence de structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;fixe &#034;auto&#034; souligne qu'il peut appara&#238;tre des ph&#233;nom&#232;nes collectifs robustes dans un ensemble d'&#233;l&#233;ments en interaction, sans qu'il y ait besoin ni d'un chef d'orchestre, ni d'une pr&#233;paration initiale inhomog&#232;ne, ni de conditions ext&#233;rieures biaisant les interactions ou la dynamique individuelle. Le terme central d'&#034;organisation&#034; sugg&#232;re une apparition d'ordre et renvoie aux notions d'entropie et d'information. Par exemple, une structure spatiale va &#233;merger d'un m&#233;lange homog&#232;ne de composants. En termes techniques, on parle d'une diminution (locale) de l'entropie. Il n'y a en cela nulle violation du second principe de la thermodynamique puisque le syst&#232;me est ouvert : la diminution d'entropie se fait aux d&#233;pens d'une consommation d'&#233;nergie. Une partie de l'&#233;nergie absorb&#233;e par les organismes vivants sert ainsi &#224; maintenir leur organisation dynamique. Les structures auto-organis&#233;es sont hors d'&#233;quilibre, car parcourues de flux de mati&#232;re et d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Automouvement, auto-organisation, autopo&#239;&#232;se, auto-oscillation, les ph&#233;nom&#232;nes &#171; auto &#187; mais plut&#244;t de auto-immune, auto-d&#233;termination, auto-structuration, autor&#233;plication (par exemple g&#233;n&#233;tique ou cristallisation), autocr&#233;ation, autoconstruction, autotransformation, auto-similarit&#233;, autocontr&#244;le, autor&#233;gulation (par exemple hom&#233;ostasie), autolyse (apoptose ou autodestruction), auto-entra&#238;nement, auto-apprentissage, auto-complexification, auto-induction, auto-adaptation, autocritique, auto-n&#233;gation, autopropulsion, etc. C'est seulement cette derni&#232;re propri&#233;t&#233; qui a emport&#233; le terme &#171; auto &#187; et le cas le plus fr&#233;quent en est devenu l'automobile et l'auto-motion dans le cas de l'automate ou robot. Pourtant, ces deux exemples sont tr&#232;s loin de d&#233;crire les propri&#233;t&#233;s &#171; auto &#187; en question qui ne sont nullement cantonn&#233;es &#224; des technologies du transport et de la robotisation mais &#224; un ph&#233;nom&#232;ne fondamentale de la nature : sa capacit&#233; d'action spontan&#233;e, interne &#224; chaque structure et sa capacit&#233; de reproduire cette action en produisant de multiple fois la m&#234;me et en r&#233;troagissant sur lui-m&#234;me pour la r&#233;guler. Une propri&#233;t&#233; &#171; auto &#187; signifie une propri&#233;t&#233; interne &#224; la structure qui n'a pas besoin d'&#234;tre activ&#233;e de l'ext&#233;rieur et se produit spontan&#233;ment entra&#238;nant une &#233;volution structurelle naturelle qui am&#232;ne la structure &#224; se d&#233;velopper, &#224; se multiplier, &#224; se contr&#244;ler toute seule. Cette capacit&#233; n'est pas souvent mise en avant parce qu'elle souligne une action interne de la mati&#232;re alors que la physique a plut&#244;t soulign&#233; au d&#233;but une action externe &#224; l'objet ou en tout cas a s&#233;par&#233; interne et externe, opposant en particulier mati&#232;re et mouvement. Le d&#233;placement comme le changement ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme produits de l'ext&#233;rieur par d'autres syst&#232;mes, d'autres objets, des forces agissant sans &#234;tre dirig&#233;es par le syst&#232;me lui-m&#234;me. Du coup, on a consid&#233;r&#233; que les objets et les syst&#232;mes &#233;taient spontan&#233;ment inertes, immobiles ou en inertie, stables en tout cas si on ne les avait pas d&#233;stabilis&#233;s de l'ext&#233;rieur. Ils n'&#233;taient nullement dans une dynamique capable de changements brutaux et radicaux, de transformations structurelles spontan&#233;es. C'est cette vision qui a chang&#233; dans la physique contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique du pass&#233; a en effet r&#233;alis&#233; des progr&#232;s consid&#233;rables mais en s&#233;parant les concepts qui sont dialectiquement imbriqu&#233;s et ne devaient nullement &#234;tre s&#233;par&#233;s : objet et environnement, mati&#232;re et vide, lumi&#232;re et mati&#232;re, mati&#232;re/lumi&#232;re et mouvement, onde et corpuscule, structure et contenu, etc, et a, du coup, implant&#233; des notions fausses, non dynamiques, mortes, qui rendent beaucoup plus difficile de concevoir la mati&#232;re d'une mani&#232;re dynamique.&lt;br class='autobr' /&gt;
En particulier, elle s'est trop longtemps accroch&#233; &#224; une conception m&#233;caniste, et m&#234;me cin&#233;matique, de toute la physique pour ne pas dire de l'ensemble des sciences. Ce qui caract&#233;rise cette vision h&#233;rit&#233;e notamment de Newton c'est que le mouvement y est d'abord con&#231;u comme d&#233;placement, c'est-&#224;-dire un simple changement de position sans aucun changement pour l'objet qui bouge ni environnement dans lequel il bouge. Donc s&#233;paration compl&#232;te entre l'objet et le milieu, entre &#233;volution interne et externe, milieu consid&#233;r&#233; comme le rien, le vide sans propri&#233;t&#233;s. La r&#233;alit&#233; peut alors &#234;tre id&#233;alis&#233;e sous forme de simple &#233;volution num&#233;rique et &#233;tude de courbes g&#233;om&#233;triques et non comme interactions. La cin&#233;matique est la partie de la m&#233;canique qui &#233;tudie les mouvements des corps par rapport au temps, ind&#233;pendamment de leurs sources. Placer toute la physique dans ce cadre, c'&#233;tait supprimer le lien entre le mouvement interne et le mouvement externe. Cela a pu marcher au niveau macroscopique parce que l'&#233;chelle d'observation permettait que les interactions entre objet et environnement soient moyennis&#233;es et donc les &#233;carts effac&#233;s globalement, le milieu apparaissant comme neutre pour le mouvement. D&#232;s qu'on allait quitter le mouvement macroscopique, ce qui n'&#233;tait qu'une approximation commode pour le mouvement-d&#233;placement macroscopique n'allait plus fonctionner du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mais le mouvement de la mati&#232;re n'est pas seulement le grossier mouvement m&#233;canique, le simple changement de lieu ; c'est la chaleur et la lumi&#232;re, la tension &#233;lectrique et magn&#233;tique, la combinaison et la dissociation chimiques, la vie et finalement la conscience. &#187;&lt;/i&gt; dira Engels dans l'Antid&#252;hring.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'autre part, il allait y avoir la physique du niveau inf&#233;rieur au macroscopique pour laquelle Max Planck &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La m&#233;canique et la physique classiques ont &#233;t&#233; &#233;difi&#233;es pour rendre compte des ph&#233;nom&#232;nes qui se jouent &#224; notre &#233;chelle et elles sont aussi valables pour les &#233;chelles sup&#233;rieures, les &#233;chelles astronomiques. Mais, si l'on descend &#224; l'&#233;chelle atomique, l'existence des quanta vient limiter leur validit&#233;. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que la valeur du quantum d'action mesur&#233;e par la fameuse constante de Planck est extraordinairement petite par rapport &#224; nos unit&#233; usuelles, c'est-&#224;-dire par rapport aux grandeurs qui interviennent &#224; notre &#233;chelle. (&#8230;)En m&#233;canique classique, les accidents topologiques qui peuvent exister dans l'espace &#224; des distances finies de la trajectoire d'un point mat&#233;riel ne peuvent aucunement influer sur son mouvement. Pla&#231;ons, par exemple, sur la trajectoire d'un point mat&#233;riel, un &#233;cran perc&#233; d'un trou. Si la trajectoire passe vers le centre du trou, elle ne sera aucunement perturb&#233;e par l'accident topologique que constitue la pr&#233;sence de l'&#233;cran. (&#8230;) Il est inconcevable, en m&#233;canique classique, que le mouvement du point mat&#233;riel traversant le trou en question d&#233;pende du fait qu'il y ait ou pas d'autres trous dans l'&#233;cran. L'on comprend tout de suite l'importance de ces remarques pour une interpr&#233;tation corpusculaire de l'exp&#233;rience des trous de Young et l'on pressent que la m&#233;canique ondulatoire doit apporter de nouveau sur ce point. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Broglie rajoutait dans &#171; La physique nouvelle et les quanta &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Dans la m&#233;canique classique, il &#233;tait permis d'&#233;tudier pour eux-m&#234;mes les d&#233;placements dans l'espace et de d&#233;finir ainsi les vitesses, les acc&#233;l&#233;rations sans s'occuper de la fa&#231;on dont sont mat&#233;riellement r&#233;alis&#233;s ces d&#233;placements : de cette &#233;tude abstraite des mouvements, on s'&#233;levait ensuite &#224; la dynamique en introduisant quelques principes physiques nouveaux. Dans la m&#233;canique quantique, une semblable division de l'expos&#233; n'est plus en principe admissible puisque la localisation spatio-temporelle qui est &#224; la base de la cin&#233;matique est acceptable seulement dans une mesure qui d&#233;pend des conditions dynamiques du mouvement. Nous verrons plus loin pourquoi il est n&#233;anmoins parfaitement l&#233;gitime de se servir de la cin&#233;matique quand on &#233;tudie des ph&#233;nom&#232;nes &#224; grande &#233;chelle ; mais pour les ph&#233;nom&#232;nes de l'&#233;chelle atomique o&#249; les quanta jouent un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant, on peut dire que la cin&#233;matique, d&#233;finie comme l'&#233;tude du mouvement faite ind&#233;pendamment de toute consid&#233;ration dynamique, perd compl&#232;tement sa signification. Une autre hypoth&#232;se implicite sous-jacente &#224; la physique classique est la possibilit&#233; de rendre n&#233;gligeable par des pr&#233;cautions appropri&#233;es la perturbation qu'exerce sur le cours des ph&#233;nom&#232;nes naturels le savant qui, pour les &#233;tudier avec pr&#233;cision, les observe et les mesure. (&#8230; ) Il r&#233;sulte en effet, de l'existence du quantum d'action, ainsi que l'ont montr&#233; les fines et profondes analyses de Mrs Heisenberg et Bohr, que toute tentative pour mesurer une grandeur caract&#233;ristique d'un syst&#232;me donn&#233; a pour effet de perturber d'une fa&#231;on inconnue d'autres grandeurs attach&#233;es &#224; ce syst&#232;me. D'une mani&#232;re plus pr&#233;cise, toute mesure d'une grandeur qui permet de pr&#233;ciser la localisation d'un syst&#232;me dans l'espace et dans le temps a pour effet de perturber d'une fa&#231;on inconnue une grandeur conjugu&#233;e de la premi&#232;re qui sert &#224; sp&#233;cifier l'&#233;tat dynamique du syst&#232;me. En particulier, il est impossible de mesurer en m&#234;me temps avec pr&#233;cision deux grandeurs conjugu&#233;es. On comprend alors dans quel sens on peut dire que l'existence du quantum d'action rend incompatible la localisation spatio-temporelle des parties d'un syst&#232;me et l'attribution &#224; ce syst&#232;me d'un &#233;tat dynamique bien d&#233;fini puisque, pour localiser les parties du syst&#232;me, il faut conna&#238;tre exactement une s&#233;rie de grandeurs dont la connaissance exclut celle des grandeurs conjugu&#233;es. Relatives &#224; l'&#233;tat dynamique, et inversement. (&#8230;) Le lien entre les r&#233;sultats successifs des mesures, qui traduisent pour le physicien l'aspect quantitatif des ph&#233;nom&#232;nes, n'est plus un lien causal conforme au sch&#233;ma d&#233;terministe classique, mais bien un lien de probabilit&#233;, seul compatible avec les incertitudes qui d&#233;rivent, comme nous l'avons expliqu&#233; plus haut, de l'existence m&#234;me du quantum d'action. Et c'est l&#224; une modification essentielle de notre conception des lois physiques, modification dont on est loin, croyons-nous, d'avoir encore nettement aper&#231;u toutes les cons&#233;quences philosophiques. (&#8230;) Dans le nouvelle physique quantique, sous la forme que lui a imprim&#233;e le d&#233;veloppement de la m&#233;canique ondulatoire, les id&#233;es de corpuscules et d'ondes, de localisation dans l'espace et le temps et d'&#233;tats dynamiques bien d&#233;finis sont &#171; compl&#233;mentaires &#187; ; il entend par l&#224; que la description compl&#232;te des ph&#233;nom&#232;nes observables exige que l'on emploie tour &#224; tour ces conceptions, mais qu'en un sens ces conceptions sont n&#233;anmoins inconciliables, les images qu'elles fournissent n'&#233;tant jamais simultan&#233;ment applicables d'une fa&#231;on compl&#232;te &#224; la description de la r&#233;alit&#233;. Par exemple, un grand nombre de faits observ&#233;s en physique atomique ne peuvent se traduire simplement qu'en invoquant l'id&#233;e de corpuscules de sorte que l'emploi de cette id&#233;e peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme indispensable au physicien ; de m&#234;me l'id&#233;e des ondes est &#233;galement indispensable pour la description d'un grand nombre de ph&#233;nom&#232;nes. Si l'une de ces deux id&#233;es &#233;tait rigoureusement adapt&#233;e &#224; la r&#233;alit&#233;, elle exclurait compl&#232;tement l'autre, mais il se trouve qu'en fait, elles sont toutes les deux utiles dans une certaine mesure pour la description des ph&#233;nom&#232;nes et que, malgr&#233; leur caract&#232;re contradictoire, elles doivent &#234;tre alternativement employ&#233;es suivant les cas. Il en est de m&#234;me des id&#233;es de localisation dans l'espace et le temps et d'&#233;tat dynamique bien d&#233;termin&#233; : elles sont aussi &#171; compl&#233;mentaires &#187; comme les id&#233;es de corpuscules et d'ondes auxquelles, elles sont d'ailleurs, nous le verrons, &#233;troitement rattach&#233;es. On peut se demander comment ces images contradictoires n'arrivent jamais &#224; se heurter de front parce qu'il est impossible de d&#233;terminer simultan&#233;ment tous les d&#233;tails qui permettraient de pr&#233;ciser enti&#232;rement ces deux images et cette impossibilit&#233; qui est exprim&#233;e en langage analytique par les relations d'incertitude d'Heisenberg repose en d&#233;finitive sur l'existence du quantum d'action. (&#8230;) Ainsi, on peut dire que les corpuscules existent puisqu'un grand nombre de ph&#233;nom&#232;nes peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s en invoquant leur existence. N&#233;anmoins, dans d'autres ph&#233;nom&#232;nes, l'aspect corpusculaire est plus ou moins voil&#233; et c'est un aspect ondulatoire qui se manifeste. (&#8230;) Il est inconcevable en m&#233;canique classique que le mouvement du point mat&#233;riel traversant un trou d&#233;pende du fait qu'il y ait ou pas d'autres trous dans l'&#233;cran &#224; distance finie du premier (exp&#233;rience des fentes de Young). &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dernier domaine, la notion de boson de Higgs donne consistance &#224; la propri&#233;t&#233; de mati&#232;re qui saute d'une particule virtuelle du vide &#224; une autre. Ainsi, sur une distance tr&#232;s courte et de mani&#232;re quasi instantan&#233;e, la r&#233;alit&#233; de la particule saute et le mouvement n'est donc pas tout &#224; fait le d&#233;placement du m&#234;me objet mais celui de la m&#234;me propri&#233;t&#233; qui se conserve en changeant sans cesse de porteur. Le mouvement n'est pas un simple d&#233;placement mais une interaction entre le vide et la mati&#232;re, ce qui est tr&#232;s diff&#233;rent. Elle a sa propre inertie et donc cette interaction est sujette &#224; d&#233;placement mais celui-ci ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un continuum puisqu'il y a conjointement saut d'une distance de Planck de la propri&#233;t&#233; de masse. La mati&#232;re ne peut pas se d&#233;placer dans le vide quantique sans interagir avec ses particules virtuelles en &#233;changeant avec elles sa propri&#233;t&#233; de masse. La notion d'objet fixe, donn&#233;, n'a plus cours. Celle de s&#233;paration entre mati&#232;re et mouvement non plus. Pas plus que celle entre mati&#232;re et lumi&#232;re puisque c'est en interagissant avec des couples particules-antiparticules du vide que la propri&#233;t&#233; de masse saute. Or ces couples sont justement ce que l'on appelle des photons virtuels.&lt;br class='autobr' /&gt;
La lumi&#232;re et la mati&#232;re sont des contradictoires dialectiques qui ne peuvent pas &#234;tre s&#233;par&#233;s si l'on veut comprendre les deux ph&#233;nom&#232;nes car, dans la dynamique, ils sont ins&#233;parables. M&#234;me un simple mouvement mat&#233;riel est li&#233; au fonctionnement de la mati&#232;re/lumi&#232;re et non seulement de la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re et la mati&#232;re sont &#233;galement ins&#233;parables du vide quantique. Sans le vide quantique, la propri&#233;t&#233; mati&#232;re n'a plus de porteurs. Sans les quanta virtuels du vide, pas de couples durables de particule et antiparticule et pas d'oscillation se propageant successivement d'un couple &#224; un autre, c'est-&#224;-dire pas de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la philosophie la plus courante cr&#233;e ce type d'oppositions diam&#233;trales qui emp&#234;chent de penser les ph&#233;nom&#232;nes dynamiques du type &#171; auto &#187; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photon est auto-oscillant, a un rythme auto-reproductif. On dit que le ph&#233;nom&#232;ne se d&#233;place alors qu'il se d&#233;truit et se reconstruit. Le ph&#233;nom&#232;ne mati&#232;re est l'auto-reproduction des propri&#233;t&#233;s de masse. Le ph&#233;nom&#232;ne mati&#232;re saute. On dit qu'il se d&#233;place alors que la mati&#232;re est d&#233;truite puis reconstruite par le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;tendue stabilit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes mati&#232;re/lumi&#232;re provient de la tr&#232;s grande vitesse &#224; laquelle ses ph&#233;nom&#232;nes sautent. Ces sauts tr&#232;s courts donnent une apparence &#224; la pr&#233;tendue continuit&#233; du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement la mati&#232;re, ce n'est pas seulement l'&#233;change d'&#233;nergie qui sont discontinus, quantiques, c'est le mouvement et l'automouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2169&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'auto-organisation, fondement de l'univers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1887&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'auto-organisation du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2424&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la notion d'&#233;mergence d'organisation nous semble indispensable pour comprendre celle de structure en sciences ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philosophie de l'autonomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'&#034;auto&#034; est tr&#232;s loin de celle qu'a d&#233;velopp&#233; la physique &#224; ses d&#233;buts avec la conception m&#233;caniste et cela a amen&#233; au d&#233;veloppement de concepts et de m&#233;thodes qui ont ensuite entrav&#233; la compr&#233;hension des ph&#233;nom&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de prendre la notion de mouvement. Celle-ci a &#233;t&#233; s&#233;par&#233;e de celle de changement. Cela signifie qu'en bougeant la mati&#232;re ne change pas et ne change pas non plus son milieu de d&#233;placement qui ne sert que de toile de fond inerte. C'est cela qui a permis la math&#233;matisation sous forme cin&#233;matique dans laquelle il n'y a plus ni objet ni syst&#232;me mais un point en d&#233;placement dans un espace sans consistance....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;oriciens scientifiques ont con&#231;u la mati&#232;re comme des choses inertes, pouvant certes se d&#233;placer et m&#234;me se transformer mais pas destin&#233;es &#224; se transformer sans cesse et pas non plus transform&#233;es par leur d&#233;placement. Ils ont s&#233;par&#233; d'un c&#244;t&#233; l'objet et de l'autre son environnement, quitte ensuite parfois &#224; retrouver quelques interactions, oubliant que l'objet ne pouvait na&#238;tre que dans un environnement, qu'il devait n&#233;cessairement interagir en permanence avec cet environnement, ne pouvant donc &#234;tre d&#233;fini sans cet environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie a a d'abord domin&#233; le d&#233;veloppement de la physique a &#233;t&#233; celle de la continuit&#233;, de la stabilit&#233;, de l'ordre, de l'&#233;quilibre, de la fixit&#233;, fond&#233;e sur les notions de conservation, de r&#233;gularit&#233;, de non changement. Le substrat mat&#233;riel y est d&#233;clar&#233; inchang&#233; et inchangeable : il se transformerait sans changer ses propri&#233;t&#233;s. Rien ne se perd, rien ne se cr&#233;e, dit cette conception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le substrat mat&#233;riel peut rester inchang&#233; et que ses interactions changent du tout au tout, brutalement, structurellement, qualitativement, simplement par un changement de forme des interactions. Changez la forme de la mol&#233;cule, de la disposition de la mati&#232;re et vous changez toutes ses propri&#233;t&#233;s et ses capacit&#233;s d'interagir avec son environnement. Or chaque mol&#233;cule a plusieurs dispositions possibles dans l'espace et peut passer brutalement d'une forme &#224; une autre par le simple d&#233;placement d'un atome dans la structure. La mati&#232;re dite inerte est donc le si&#232;ge de changements radicaux. La m&#234;me mati&#232;re (en termes de contenus) peut compl&#232;tement et radicalement changer de propri&#233;t&#233;s de mani&#232;re rapide et radicale. Ce changement est autonome, c'est-&#224;-dire qu'il ne n&#233;cessite pas d'action ext&#233;rieure. Cela signifie que la nature n'est pas naturellement stable, &#224; l'&#233;quilibre, inchang&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui rend difficile la compr&#233;hension scientifique est le fait que la d&#233;marche dominante des scientifiques a consist&#233;, pour progresser dans l'&#233;tude, &#224; interrompre par la pens&#233;e le lien dialectique des contraires. Ils ont ainsi d&#233;velopp&#233; s&#233;par&#233;ment les concepts des deux parties ins&#233;parables, rendant tr&#232;s difficile le travail consistant &#224; renouer les morceaux de la dynamique. Ils ont produit, pour d&#233;crire les m&#233;canismes naturels, des concepts non dialectiques, non dynamiques dont il est ensuite tr&#232;s difficile de s'extraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de mouvement entra&#238;nant une interaction avec l'espace-temps a &#233;t&#233; ramen&#233;e &#224; une interaction math&#233;matique sans interaction physique. Ce qui allait se r&#233;v&#233;ler faux au niveau quantique. Il faut dire d&#233;j&#224; que cette conception montrait d&#232;s le d&#233;but ses limites, puisque physiquement le mouvement rectiligne et uniforme est comme rien alors qu'il ne l'est pas d'un point de vue math&#233;matique. La notion m&#234;me d'inertie n'a aucune interpr&#233;tation math&#233;matique particuli&#232;re. Celle de mouvement d'un corpuscule de lumi&#232;re (rayonnement) pose le m&#234;me type de probl&#232;me car la vitesse de la lumi&#232;re ne se comporte pas tout &#224; fait comme une &#171; vitesse &#187;, comme un simple d&#233;placement sans interaction avec le vide. C'est ce qui a donn&#233; naissance &#224; la relativit&#233;. La notion de changement interne d'un syst&#232;me a &#233;galement &#233;t&#233; appauvrie par l'opposition diam&#233;trale et la s&#233;paration artificielle entre changement interne et venu de l'ext&#233;rieur. L'option d'abord m&#233;caniste de toute la physique a suppos&#233; qu'il n'y avait aucun changement interne. La chimie et la biologie ont suivi la m&#234;me philosophie. Avant la physique relativiste et quantique, c'est la thermodynamique qui a remis en question cette conception. C'est d'ailleurs &#224; partir de la thermodynamique qu'Einstein et Planck ont invent&#233; la physique quantique. L'auto-oscillation a &#233;t&#233; le mod&#232;le &#224; partir duquel ils ont commenc&#233; &#224; interpr&#233;ter les bizarreries de la physique de l'&#233;mission du corps noir &#224; l'effet photo&#233;lectrique. Il faut rappeler que l'atome est capable spontan&#233;ment d'&#233;mettre de son sein un photon sans m&#234;me avoir &#233;t&#233; excit&#233; de l'ext&#233;rieur. Or le photon est du type &#233;nergie et la conception qui dominait pr&#233;c&#233;demment s&#233;parait les deux contraires dialectiques mati&#232;re et &#233;nergie ou mati&#232;re et lumi&#232;re. La physique quantique a &#233;t&#233; contrainte de r&#233;unifier mati&#232;re et &#233;nergie, mati&#232;re et mouvement, onde et corpuscule, etc&#8230; Mais surtout, la physique quantique a donn&#233; une interpr&#233;tation interne &#224; l'atome de l'&#233;mission lumineuse qui permet d'en comprendre le caract&#232;re discontinu (les sauts entre fr&#233;quences d'&#233;mission de l'atome).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel est le th&#233;oricien du mouvement-changement autonome interne et spontan&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Le mouvement lui-m&#234;me est une contradiction ; d&#233;j&#224;, le simple changement m&#233;canique de lieu lui-m&#234;me ne peut s'accomplir que parce qu'&#224; un seul et m&#234;me moment, un corps est &#224; la fois dans un lieu et dans un autre lieu, en un seul et m&#234;me lieu et non en lui. Et c'est dans la fa&#231;on que cette contradiction a de se poser continuellement et de se r&#233;soudre en m&#234;me temps, que r&#233;side pr&#233;cis&#233;ment le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons donc ici une contradiction qui se rencontre objectivement pr&#233;sente et pour ainsi dire en chair et en os dans les choses et les processus eux-m&#234;mes (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le simple changement m&#233;canique de lieu contient d&#233;j&#224; en lui-m&#234;me une contradiction, &#224; plus forte raison les formes sup&#233;rieures de mouvement de la mati&#232;re et tout particuli&#232;rement la vie organique et son d&#233;veloppement. Nous avons vu plus haut que la vie consiste au premier chef pr&#233;cis&#233;ment en ce qu'un &#234;tre est &#224; chaque instant le m&#234;me et pourtant un autre. La vie est donc &#233;galement une contradiction qui, pr&#233;sente dans les choses et les processus eux-m&#234;mes, se pose et se r&#233;sout constamment. Et d&#232;s que la contradiction cesse, la vie cesse aussi, la mort intervient. De m&#234;me, nous avons vu que dans le domaine de la pens&#233;e &#233;galement, nous ne pouvons pas &#233;chapper aux contradictions et que, par exemple, la contradiction entre l'humaine facult&#233; de conna&#238;tre int&#233;rieurement infinie et son existence r&#233;elle dans des hommes qui sont tous limit&#233;s ext&#233;rieurement et dont la connaissance est limit&#233;e, se r&#233;sout dans la s&#233;rie des g&#233;n&#233;rations, s&#233;rie qui, pour. nous, n'a pratiquement pas de fin, - tout au moins dans le progr&#232;s sans fin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine dans ses Cahiers philosophiques : &#171; P&#233;n&#233;trant et intelligent, Hegel analyse des concepts qui d'habitude semblent morts et montre qu'il y a du mouvement en eux. Le mouvement, et l'automouvement, c'est-&#224;-dire le mouvement autonome (ind&#233;pendant), spontan&#233; (int&#233;rieurement n&#233;cessaire), ce fond qui fait l'h&#233;g&#233;lianisme, il fallait le d&#233;couvrir, le comprendre, le transmettre, le d&#233;cortiquer, l'&#233;purer et c'est ce que Marx et Engels ont fait. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Hegel il y a un automouvement de la pens&#233;e, du concept comme il y a un automouvement de la r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle, vivante, humaine et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tr&#232;s souvent dans les sciences, surtout dans les sciences physiques, on explique la raison d'&#234;tre d'une fa&#231;on tautologique : le mouvement de la terre s'explique par la ''force d'attraction'' du soleil. Mais qu'est-ce que la ''force d'attraction'' ? Un mouvement aussi !! Il arrive aussi que dans la science on commence &#224; pr&#233;senter comme ''raison d'&#234;tre'' les mol&#233;cules, l'&#233;ther, l'&#233;lectricit&#233;, etc, et puis il se r&#233;v&#232;le que ces concepts sont &#224; vrai dire des d&#233;terminations d&#233;duites de ce qu'ils doivent fonder, des hypoth&#232;ses et des inventions d'une r&#233;flexion non critique. Ou bien on dit que nous ignorons l'essence interne de ces forces et mati&#232;res elles-m&#234;mes, alors ce n'est pas la peine d'expliquer, il suffit de se limiter aux faits. &#187; souligne L&#233;nine citant Hegel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La contradiction est la racine de tout mouvement et de toute vie. C'est seulement en tant qu'une chose a une contradiction en elle-m&#234;me qu'elle peut se mouvoir, qu'elle a une impulsion et une activit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne faut pas consid&#233;rer la contradiction comme une anomalie qui appara&#238;t &#231;a et l&#224;. La contradiction est le principe de tout mouvement interne. Le mouvement ext&#233;rieur sensible lui-m&#234;me est son existence imm&#233;diate. Une chose ne se meut seulement en tant qu'elle est dans une place &#224; un certain moment, et dans une autre &#224; un autre, mais aussi en tant qu'elle est et n'est pas dans la m&#234;me place et dans le m&#234;me instant. Il faut reconna&#238;tre avec les dialecticiens de l'antiquit&#233; (Z&#233;non, Parm&#233;nide, &#8230;.) les contradictions qu'ils ont montr&#233;es dans le mouvement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est dans la contradiction qu'ils acuqi&#232;rent cette n&#233;gativit&#233; qui est la pulsation interne du mouvement spontan&#233; et de la vie &#187; Hegel dans sa grande Logique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Hegel, le mouvement n'est pas le chemin pr&#233;existant et que l'on suit mais le chemin qui se construit de lui-m&#234;me en cours de route en interaction avec le syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sciences ont donn&#233; consistance &#224; la notion d'automouvement dans tous les domaines :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; auto-organisation des zones de convection, des structures &#233;mergentes de vortex, d'anticyclones et d&#233;pression, des galaxies, des atomes, des mol&#233;cules, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chaos d&#233;terministe, les structures dissipatives de Prigogine par exemple ont donn&#233; des d&#233;veloppements extraordinaires &#224; a notion d'auto-organisation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; auto-oscillations des photons, des cellules, du c&#339;ur, du cerveau, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autor&#233;gulation en rythmologie, en &#233;cologie, en hom&#233;ostasie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autopo&#239;&#232;se du vivant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autodestruction de la cellule, de la particule, du nuage, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autodestruction de la cellule, de la particule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'auto-organisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle d'auto-organisation lorsqu'un syst&#232;me abandonn&#233; &#224; lui m&#234;me, hormis des interactions peu sp&#233;cifiques avec l'environnement, tend &#224; devenir plus organis&#233;. C'est l&#224; une propri&#233;t&#233; inattendue et contre intuitive, si l'on cro&#238;t qu'un syst&#232;me abandonn&#233; &#224; lui m&#234;me tend &#224; se d&#233;sorganiser, et que l'ordre provient d'une intervention ext&#233;rieure, une intelligence humaine ou divine. Les doctrines de l'auto-organisation reposent sur l'exploitation des propri&#233;t&#233;s des syst&#232;mes non lin&#233;aires, tout en utilisant souvent des id&#233;es assez vagues sur l'organisation, la forme ou l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut consid&#233;rer l'auto-organisation comme une adaptation &#224; des contraintes ext&#233;rieures peu sp&#233;cifiques et d&#233;sordonn&#233;es (al&#233;atoires m&#234;me), fond&#233;e sur les propri&#233;t&#233;s intrins&#232;ques du syst&#232;me. Cette adaptation munit la forme de propri&#233;t&#233;s de stabilit&#233; particuli&#232;res. La forme constitue une stabilit&#233; des choses face &#224; la contingence du r&#233;el. La production de formes par la morphogen&#232;se biologique est le signe indubitable de la stabilit&#233; des organismes vivants. Mais il ne s'agit sans doute pas de n'importe quelle stabilit&#233;. Aux yeux du grand math&#233;maticien Ren&#233; Thom, il s'agit de la stabilit&#233; structurelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme auto-organisation fait r&#233;f&#233;rence &#224; un processus dans lequel l'organisation interne d'un syst&#232;me, habituellement un syst&#232;me hors &#233;quilibre, augmente automatiquement sans &#234;tre dirig&#233;e par une source ext&#233;rieure. Typiquement, les syst&#232;mes auto-organis&#233;es ont des propri&#233;t&#233;s &#233;mergentes (bien que cela ne soit pas toujours le cas).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les exemples les plus &#233;vidents de syst&#232;mes auto-organis&#233;s sont issus de la physique. C'est d'ailleurs dans ce domaine que le terme est apparu pour la premi&#232;re fois. L'auto-organisation est aussi pr&#233;sente en chimie o&#249; elle a souvent &#233;t&#233; synonyme d'auto-assemblage. Le concept d'auto-organisation est aussi central dans les syst&#232;mes biologiques, que ce soit au niveau cellulaire ou social. On trouve encore de nombreux exemples de ph&#233;nom&#232;nes auto-organis&#233;s dans d'autres disciplines dont les sciences sociales, l'&#233;conomie ou encore l'anthropologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe nombre de processus g&#233;n&#233;riques dont on peut dire qu'ils sont auto-organisationnels. Par exemple en physique :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En thermodynamique &#224; l'&#233;quilibre : (on peut se demander s'il est l&#233;gitime de dire d'un syst&#232;me &#224; l'&#233;quilibre qu'il est &#034;auto-organis&#233;&#034;) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le ph&#233;nom&#232;ne de transition de phase du premier ordre, et celui de brisure spontan&#233;e de sym&#233;trie comme par exemple : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ferromagn&#233;tisme spontan&#233;, cristallisation (cf. cristallogen&#232;se, cristaux liquides)en physique classique,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le laser, la supraconductivit&#233; et la condensation de Bose-Einstein en physique quantique, qui ont des effets macroscopiques.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le ph&#233;nom&#232;ne de transition de phase du second ordre, li&#233; &#224; la notion de point critique o&#249; le syst&#232;me poss&#232;de des propri&#233;t&#233;s invariantes par changement d'&#233;chelle (cf. fractales). On peut citer : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'opalescence critique des fluides au point critique,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la percolation dans un milieu al&#233;atoire.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En thermodynamique des syst&#232;mes hors &#233;quilibre, l'apparition d'une structure d&#233;crite par la th&#233;orie des syst&#232;mes dissipatifs (cf. syst&#232;me dissipatif : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la turbulence, et la convection (l'exemple classique &#233;tant les Cellules de B&#233;nard) en m&#233;canique des fluides,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; en cosmologie, la formation des structures (&#233;toiles, galaxies),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la croissance de l'univers de de Sitter,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la percolation,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les syst&#232;mes &#224; r&#233;action-diffusion comme la r&#233;action de Belousov-Zhabotinsky,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les syst&#232;mes dynamiques, syst&#232;mes constitu&#233;s d'entit&#233;s identiques li&#233;es les unes aux autres, poss&#232;dent souvent des propri&#233;t&#233;s d'auto-organisation : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La criticalit&#233; auto-organis&#233;e (SOC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;etc, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que des structures issues du non-&#233;quilibre ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article672&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur la criticalit&#233; auto-organis&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=auto-organisation+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire davantage sur l'auto-organisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article492&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cascades de structures dissipatives&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autopo&#239;&#232;se&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autopo&#239;&#232;se est la propri&#233;t&#233; d'un syst&#232;me de se produire lui-m&#234;me, en permanence et en interaction avec son environnement, et ainsi de maintenir sa structure malgr&#233; le changement de composants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept d'autopo&#239;&#232;se est invent&#233; par Humberto Maturana et Francisco Varela dans l'article Autopoietic Systems, pr&#233;sent&#233; dans un s&#233;minaire de recherche de l'Universit&#233; de Santiago en 1972. Il vise notamment &#224; d&#233;finir l'&#234;tre vivant, et depuis rencontre un succ&#232;s th&#233;orique dans des domaines aussi divers que l'intelligence artificielle, les neurosciences, et la sociologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francisco Varela propose la d&#233;finition suivante de l'autopo&#239;&#232;se dans son livre Autonomie et connaissance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Un syst&#232;me autopoi&#233;tique est organis&#233; comme un r&#233;seau de processus de production de composants qui (a) r&#233;g&#233;n&#232;rent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le r&#233;seau qui les a produits, et qui (b) constituent le syst&#232;me en tant qu'unit&#233; concr&#232;te dans l'espace o&#249; il existe, en sp&#233;cifiant le domaine topologique o&#249; il se r&#233;alise comme r&#233;seau. Il s'ensuit qu'une machine autopoi&#233;tique engendre et sp&#233;cifie continuellement sa propre organisation. Elle accomplit ce processus incessant de remplacement de ses composants, parce qu'elle est continuellement soumise &#224; des perturbations externes, et constamment forc&#233;e de compenser ces perturbations. Ainsi, une machine autopoi&#233;tique est un syst&#232;me &#224; relations stables dont l'invariant fondamental est sa propre organisation (le r&#233;seau de relations qui la d&#233;finit). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de syst&#232;me autopo&#239;&#233;tique peut &#234;tre rapproch&#233; de celui des structures dissipatives (&#233;tudi&#233; par Ilya Prigogine) qui se maintiennent loin de l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique, gr&#226;ce au flux de mati&#232;re et d'&#233;nergie qui les traversent. Un syst&#232;me autopo&#239;&#233;tique est &#224; opposer &#224; un syst&#232;me &#171; allopo&#239;&#233;tique &#187; comme une usine de voitures, qui utilise des composants bruts pour fabriquer une structure organis&#233;e (une voiture) qui est autre chose qu'elle-m&#234;me (une usine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple canonique d'un syst&#232;me autopo&#239;&#233;tique fourni par Francisco Varela et Humberto Maturana est la cellule biologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cellule eucaryote par exemple est faite de composants biochimiques vari&#233;s, comme les acides nucl&#233;iques et les prot&#233;ines, et est organis&#233;e dans des structures limit&#233;es comme le noyau de la cellule, diverses organites, une membrane de cellule et le cytosquelette. Ces structures bas&#233;es sur un flux externe de mol&#233;cules et d'&#233;nergie &#171; produisent &#187; les composants qui, &#224; leur tour, continuent de maintenir la structure contenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le minimal d'un syst&#232;me autopo&#239;&#233;tique est une cellule dont la membrane est compos&#233; d'un constituant C se d&#233;gradant en D et baignant dans un milieu riche en mol&#233;cules A. Ces mol&#233;cules A peuvent franchir la membrane et &#234;tre transform&#233;es au sein de la cellule en mol&#233;cules B pour lesquelles la membrane est imperm&#233;able. B peut s'int&#233;grer &#224; la membrane pour se transformer en C. Si le d&#233;bit d'entr&#233;e de A et sa conversion en B sont suffisamment grands devant le coefficient de d&#233;gradation de C en D alors la cellule se maintient au cours du temps. Ce mod&#232;le montre l'importance de la fronti&#232;re du syst&#232;me (ici la membrane) si celle-ci dispara&#238;t le m&#233;tabolisme et le syst&#232;me entier s'effondre. Il s'agit d'un cercle vicieux : si B s'&#233;chappe, sa concentration diminue de telle sorte que la membrane se d&#233;grade de plus en plus vite et que la perte en B augmente. Le m&#233;tabolisme et la membrane d&#233;pendent l'un de l'autre, la structure ne peut se maintenir sans le flux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auto-oscillants, auto-rythmologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article186&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique104&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les rythmes biologiques, un processus dynamique et des structures auto-organis&#233;es et &#233;mergentes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Auto-synchronisation des rythmes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique32&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Coeur, cerveau et rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autor&#233;gulation, hom&#233;ostasie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un syst&#232;me qui ne pourrait r&#233;gler son propre fonctionnement dans le contexte de son autonomie propre pourrait &#234;tre expos&#233; &#224; des risques d'emballement ou au contraire d'&#233;touffement. C'est pourquoi dans de nombreux syst&#232;mes on observe un ou plusieurs m&#233;canismes, parfois spontan&#233;s, d'autor&#233;gulation, c'est-&#224;-dire de r&#233;gulation assur&#233;e par le syst&#232;me lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans certains cas le fait qu'ils poss&#232;dent cette autor&#233;gulation qui leur donne une stabilit&#233; suffisante pour qu'on ait l'occasion de les observer. C'est le cas par exemple des ph&#233;nom&#232;nes de trombe, tornade, cyclone, et vraisemblablement de la grande tache rouge de Jupiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'hom&#233;ostasie est apparue en biologie dans les ann&#233;es quarante du XXe si&#232;cle, relativement &#224; l'&#233;quilibre chimique des organismes vivants, mais s'est r&#233;v&#233;l&#233;e utile &#224; la d&#233;finition de toutes formes d'organismes en sociologie, en politique et plus g&#233;n&#233;ralement dans les sciences des syst&#232;mes. Elle &#233;tait abondamment utilis&#233;e par William Ross Ashby, l'un des p&#232;res de la cybern&#233;tique qui en a fait une d&#233;monstration purement exp&#233;rimentale par la construction d'un appareil qu'il appelle hom&#233;ostat. Cet appareil permet une d&#233;monstration d'&#233;quilibrage permanent entre quatre composantes repr&#233;sent&#233;es par des plaquettes mobiles dans des bains acidul&#233;s que des impulsions &#233;lectriques contradictoires administr&#233;es volontairement par un exp&#233;rimentateur font varier de positions, mais sans pouvoir emp&#234;cher qu'elles se stabilisent toutes dans une position centrale d'&#233;quilibre, du fait de l'interaction des &#233;l&#233;ments entre eux sans intervention ext&#233;rieure. La d&#233;monstration de cet appareil se trouve dans le film la Cybern&#233;tique de Jean-Marie Piquint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le feedback est un processus d'autor&#233;gulation. La r&#233;troaction (on utilise aussi couramment le terme anglais feedback), est, au sens large, l'action en retour d'un effet sur le dispositif qui lui a donn&#233; naissance, et donc, ainsi, sur elle-m&#234;me. C'est-&#224;-dire que la valeur de sortie (&#224; une date ant&#233;rieure) fait partie des &#233;l&#233;ments de la commande du dispositif. La r&#233;troaction diff&#232;re de l'hypoth&#232;se de la causalit&#233; invers&#233;e, dans laquelle l'effet pr&#233;c&#232;de sa cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe deux types de r&#233;troaction dans le domaine biologique : la r&#233;troaction positive (ou r&#233;troactivation) et la r&#233;troaction n&#233;gative (appel&#233;e &#233;galement r&#233;tro-inhibition). Respectivement, la premi&#232;re augmente l'activit&#233; de ou des enzymes impliqu&#233;es dans les processus concern&#233;s et la deuxi&#232;me diminue l'activit&#233; de ou des enzymes. Il ne faut toutefois pas confondre le r&#233;trocontr&#244;le/feed-back (r&#233;gule l'activit&#233; des enzymes) avec l'induction ou la (co)r&#233;pression enzymatique (r&#233;gule respectivement l'activation et l'inhibition de la synth&#232;se des enzymes). Cette premi&#232;re d&#233;finition convient lors de diverses r&#233;gulations de l'activit&#233; g&#233;nique (cf la r&#233;pression catabolique ou encore la r&#233;gulation du tryptophane). N&#233;anmoins, ces termes sont &#233;galement utilis&#233;s en endocrinologie. Dans ce cas-ci, une boucle de r&#233;troaction positive va amplifier (c'est-&#224;-dire augmenter et non cr&#233;er) une r&#233;ponse physiologique d&#251; &#224; une perturbation de l'hom&#233;ostasie du corps. Tandis qu'une boucle de r&#233;tro-inhibition va r&#233;duire voire stopper une r&#233;ponse physiologique (toujours d&#251; &#224; une perturbation de l'hom&#233;ostasie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article555&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Auto-r&#233;gulation des g&#232;nes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Syst&#232;mes autodestructifs apoptose, autolyse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme autolyse d&#233;signe l'autodestruction. Le terme est utilis&#233; en m&#233;decine pour d&#233;signer le suicide, et en biologie pour d&#233;signer l'autodestruction de cellules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nomme apoptose (ou mort cellulaire programm&#233;e) le processus par lequel des cellules d&#233;clenchent leur auto-destruction en r&#233;ponse &#224; un signal. C'est l'une des voies possibles de la mort cellulaire, qui est physiologique, g&#233;n&#233;tiquement programm&#233;e, n&#233;cessaire &#224; la survie des organismes multicellulaires. Elle est en &#233;quilibre constant avec la prolif&#233;ration cellulaire. Contrairement &#224; la n&#233;crose, elle ne provoque pas d'inflammation : les membranes plasmiques ne sont pas d&#233;truites, du moins dans un premier temps, et la cellule &#233;met des signaux (en particulier, elle expose sur le feuillet externe de sa membrane plasmique de la phosphatidyls&#233;rine, un phospholipide normalement constitutif de son feuillet interne) qui permettront sa phagocytose par des globules blancs, notamment des macrophages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple l'apparition des doigts. Au d&#233;but de sa formation, la main ressemble &#224; une moufle (ou une palme), puis les cellules se trouvant entre les futurs doigts disparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, la disparition de l'appendice caudal, chez le f&#339;tus humain, est due &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne d'apoptose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle joue un r&#244;le dans la formation du cerveau : tr&#232;s t&#244;t dans l'embryogen&#232;se, le cerveau subit une vague apoptotique qui le remod&#232;le. Ensuite, les neurones forment entre eux des liaisons synaptiques au hasard, et une deuxi&#232;me vague apoptotique &#233;limine ceux qui n'ont pas &#233;tabli de liaisons utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut &#233;galement avoir un r&#244;le moteur, la r&#233;traction des cellules mortes entra&#238;nant la mobilisation des tissus voisins. Ce m&#233;canisme a notamment &#233;t&#233; d&#233;crit chez l'embryon de la drosophile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=apoptose+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A lire aussi sur l'apoptose&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auto-oscillation, autor&#233;gulation et rythmicit&#233; produite spontan&#233;ment et reproduite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur les rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article21&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes interactifs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Que savons-nous des syst&#232;mes dynamiques ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article4662</link>
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		<dc:date>2015-01-04T01:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Figure d&#233;crivant la dynamique des plan&#232;tes Que savons-nous des syst&#232;mes dynamiques ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Des syst&#232;mes qui ne vont pas vers l'&#233;quilibre &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaos et syst&#232;mes dynamiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Poincar&#233; et la dynamique &lt;br class='autobr' /&gt;
Les id&#233;es d'Ilya Prigogine sur les syst&#232;me dynamiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Les syst&#232;mes dynamiques selon wikipedia &lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie des syst&#232;mes dynamiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Un monde mat&#233;riel sans cesse en transition &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le cerveau dynamique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dynamique des rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Le c&#339;ur et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Chapter 04 : Is material a revolutionary matter ? La mati&#232;re est-elle r&#233;volutionnaire ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Figure d&#233;crivant la dynamique des plan&#232;tes&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5890 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH435/-1036-60cc0.jpg?1776222927' width='500' height='435' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que savons-nous des syst&#232;mes dynamiques ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2028&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des syst&#232;mes qui ne vont pas vers l'&#233;quilibre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un syst&#232;me dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/les_voies_du_chaos_1997.77&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et syst&#232;mes dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/cerimes/poincare_et_la_nouvelle_mecanique_de_la_dynamique_de_l_electron_1905_aux_dernieres_pensees_1912.10002&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poincar&#233; et la dynamique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article446&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les id&#233;es d'Ilya Prigogine sur les syst&#232;me dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_dynamique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les syst&#232;mes dynamiques selon wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_syst%C3%A8mes_dynamiques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La th&#233;orie des syst&#232;mes dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3028&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un monde mat&#233;riel sans cesse en transition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1856&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le cerveau dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique104)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Dynamique et attracteur &#233;trange -&gt; http://www.matierevolution.fr/spip.php?article706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique des rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le c&#339;ur et son fonctionnement dynamique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe et comportements dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les contradictions dialectiques sont la source de la dynamique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article45&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique de l'espace-temps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article615&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique non-lin&#233;aire du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article687&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence et dynamique des fluides&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article565&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique des transitions de phase&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8fwDG2vVq74&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes dynamiques gravitationnels&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article43&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique du vide quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/video/cerimes/dynamique_a_long_terme_du_systeme_solaire_implications_sur_les_paleoclimats_de_la_terre_et_de_mars.9138&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique du syst&#232;me solaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3315&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique capitaliste en panne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3250&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte &#224; ses propres limites&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article24&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#244;le de la violence dans la dynamique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2615#forum19290&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ordre et d&#233;sordre de la mati&#232;re, deux r&#233;alit&#233;s compl&#232;tement et dialectiquement imbriqu&#233;es qui fondent la dynamique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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