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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Dix raisons qui font que les quanta ne sont pas des objets classiques</title>
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		<dc:date>2026-01-28T23:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
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		<dc:subject>Virtuel</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dix raisons qui font que les quanta, particules r&#233;elles et virtuelles, noyaux atomiques, atomes et mol&#233;cules ne sont pas des objets au sens de ceux du monde de notre vie quotidienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Les raisons de distinguer nettement entre, d'un c&#244;t&#233;, des rochers, des tapis, des meubles, des livres, des &#234;tres vivants, des bouteilles et, de l'autre, des mol&#233;cules, des atomes, des noyaux atomiques, des particules, des quanta, c'est que&#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
1&#176;) Les premiers sont tous des diff&#233;rents, ce sont des individus et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot222" rel="tag"&gt;Virtuel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix raisons qui font que les quanta, particules r&#233;elles et virtuelles, noyaux atomiques, atomes et mol&#233;cules ne sont pas des objets au sens de ceux du monde de notre vie quotidienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les raisons de distinguer nettement entre, d'un c&#244;t&#233;, des rochers, des tapis, des meubles, des livres, des &#234;tres vivants, des bouteilles et, de l'autre, des mol&#233;cules, des atomes, des noyaux atomiques, des particules, des quanta, c'est que&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176;) Les premiers sont tous des diff&#233;rents, ce sont des individus et il n'en existe pas deux qu'on ne puisse pas distinguer, m&#234;me s'ils sont tr&#232;s ressemblants. L'identique n'existe pas parmi les objets qui nous entourent, qu'ils soient inertes ou vivants. Il n'y a pas davantage deux billes absolument identiques que deux &#234;tres humains identiques ou que deux fils identiques ou des &#233;toiles identiques. Par contre, deux quanta de m&#234;me type dans le m&#234;me &#233;tat sont identiques. S'ils se rapprochent, on ne peut plus les distinguer. Il en va de m&#234;me de deux &#233;lectrons ou encore de deux protons, deux noyaux, deux atomes ou deux mol&#233;cules de m&#234;me type dans le m&#234;me &#233;tat. Ils ne peuvent pas &#234;tre distingu&#233;s non seulement par l'observation mais aussi par la th&#233;orie. Cela signifie que la nature elle-m&#234;me ne distingue pas les deux quanta. C'est donc exactement l'inverse de la situation de deux objets &#224; notre &#233;chelle qui, eux, ne sont jamais absolument identiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176;) Les objets &#224; notre &#233;chelle, non quantiques si l'on peut dire car nous verrons qu'en fait toute la r&#233;alit&#233; a un fondement quantique, ont une autre particularit&#233; qui les distingue des objets quantiques : les premiers suivent des trajectoires, les seconds non. Les premiers semblent passer continument d'un point &#224; un autre sans rupture alors que les seconds sautent toujours d'une position &#224; une autre, sans continuit&#233;. Le saut n'existe pas apparemment dans la r&#233;alit&#233; &#224; notre &#233;chelle et elle est la r&#232;gle pour les quanta. On peut suivre la trajectoire d'un boulet ou d'un avion comme s'ils suivaient des parcours continus sans aucun saut, de mani&#232;re compl&#232;tement oppos&#233;e au mouvement des quanta. Pire m&#234;me, quand on suit le parcours d'un quanta, on ne peut m&#234;me pas &#234;tre s&#251;rs que c'est toujours le m&#234;me ! L&#224; aussi, ce n'est pas notre observation qui ne permet pas d'&#234;tre s&#251;rs, la th&#233;orie aussi ne le permet pas ce qui signifie que la nature ne peut pas discriminer entre une particule et une autre passant &#224; proximit&#233;. Elles peuvent s'&#233;changer sans que cela change rien &#224; la dynamique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176;) En fait, les quanta ne peuvent pas passer d'une position &#224; une autre continument parce qu'ils n'ont pas une position mais une probabilit&#233; de pr&#233;sence concentr&#233;e dans une zone qui est d&#233;termin&#233;e et ils sautent d'une probabilit&#233; de pr&#233;sence dans une zone &#224; une autre&#8230; probabilit&#233; de pr&#233;sence (et pas une position) ! Ce n'est absolument pas le cas pour la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle. Les quanta sont marqu&#233;s de mani&#232;re obligatoire et permanente par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg qui ne peuvent pas &#234;tre viol&#233;es alors qu'elles n'existent absolument pas pour la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle. Ces im&#233;galit&#233;s relient des param&#232;tres d&#233;crivant l'objet, param&#232;tres dont les pr&#233;cisions sont reli&#233;es de la mani&#232;re suivante : plus l'une est pr&#233;cise, plus l'autre&#8230; ne l'est pas ! Par exemple, la position d'un quanta et sa vitesse ne peuvent pas &#234;tre pr&#233;cises en m&#234;me temps. Cette propri&#233;t&#233; n'existe absolument pas pour la mati&#232;re &#224; notre &#233;chelle. Des pr&#233;cisions sur des param&#232;tres du m&#234;me objet qui diminuent quand d'autres augmentent, on ne trouve pas cela ni pour des boulets de canon, ni pour des avions, ni pour des v&#233;hicules, ni pour des plan&#232;tes, ni pour aucun objet de notre monde quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4&#176;) A notre &#233;chelle, les objets peuvent &#234;tre mesur&#233;s, &#233;clair&#233;s, capt&#233;s, ou observ&#233;s sans modifier ni interrompre la dynamique et ce n'est pas du tout le cas &#224; l'&#233;chelle des quanta (de la particule &#224; la mol&#233;cule). Pire m&#234;me, pour les quanta, il suffit de mesurer ou de capter un &#233;l&#233;ment du quanta pour que les autres disparaissent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#176;) Les quanta sont &#224; la fois ondes et corpuscules alors que les objets de notre monde sont ou l'un ou l'autre exclusivement. Du coup, capter le corpuscule quantique supprime imm&#233;diatement l'onde ! Comme si on supprimait un canard ou un bateau en supprimant l'onde qu'il produit sur une surface d'eau !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6&#176;) La rotation est encore une source de discorde entre quantique et classique (comme on appelle le niveau macroscopique o&#249; ne se manifestent pas les effets quantiques). En effet, un objet quantique est ramen&#233; &#224; son &#233;tat de d&#233;part par une rotation de deux tours alors qu'un objet classique l'est par une rotation d'un seul tour. Et il n'existe aucun objet classique qui ait besoin de deux tours pour revenir &#224; son &#233;tat de d&#233;part !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7&#176;) Encore une discorde : quand on compte le nombre d'objets. A notre &#233;chelle, on trouve un nombre fixe qui ne peut pas changer si on ne fait pas venir un objet de l'ext&#233;rieur. Ceux qui pr&#233;tendent le contraire sont des magiciens, des mystiques, des sorciers et autres diseurs de balivernes. A l'&#233;chelle quantique, le nombre d'objet n'est pas fixe. Des objets quantiques peuvent parfaitement apparaitre et disparaitre sans que cela n'ait rien de myst&#233;rieux ou de magique. On en comprend tout &#224; fait le fonctionnement : il suffit qu'une particule du vide, dite virtuelle, re&#231;oive suffisamment d'&#233;nergie (par exemple en recevant un boson de Higgs) pour qu'elle devienne brutalement r&#233;elle (elle a doubl&#233; son &#233;nergie interne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8&#176;) La loi de la conservation de l'&#233;nergie totale d'un syst&#232;me isol&#233;, toujours v&#233;rifi&#233;e &#224; notre &#233;chelle, ne peut pas fonctionner au niveau quantique pour la simple raison qu'il n'y existe pas de syst&#232;me isol&#233; et que l'&#233;nergie du vide peut sans cesse en fournir aux quanta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9&#176;) La causalit&#233; suivant la fl&#232;che du temps est une r&#232;gle &#224; notre &#233;chelle et pas du tout &#224; l'&#233;chelle quantique. Il est tr&#232;s possible que des actions se d&#233;roulent en termes quantiques en sens contraire de la fl&#232;che du temps. Les quanta ne suivent pas une seule suite d'&#233;v&#233;nements ponctuels mais ils ob&#233;issent au passage d'un ensemble de possibles avec diverses probabilit&#233;s &#224; un autre ensemble de possibles avec diverses probabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10&#176;) De multiples notions, comme le spin, les orbitales, la r&#233;duction du paquet d'ondes, l'onde de probabilit&#233; de pr&#233;sence, l'effet tunnel, le nuage virtuel, les particules et antiparticules virtuelles et leur formation en nuage permettant notamment l'&#233;crantage de la particule et le ph&#233;nom&#232;ne des fentes de Young, les cr&#233;ations-annihilations, les nombres quantiques, les transitions quantiques et bien d'autres encore n'ont absolument pas cours &#224; notre &#233;chelle (physique classique) et sont incontiurnables au niveau quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faut-il en d&#233;duire ? Que la physique classique a tout faux et qu'on est tromp&#233;s par nos visions du monde de tous les jours ? Pas vraiment ! Que la physique quantique dit n'importe quoi ? Pas du tout ! Elle fonde toute la r&#233;alit&#233; aussi bien quantique que classique et explique les deux et aussi le passage de l'un &#224; l'autre (appel&#233; &#171; d&#233;coh&#233;rence &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est la r&#233;alit&#233; quantique qui est &#224; la base du monde, et aux fondements de cette r&#233;alit&#233; quantique, il y a les diff&#233;rents niveaux du vide quantique, appel&#233; du virtuel. Cette physique est la physique quantique des champs dscr&#232;te au sens o&#249; elle est fond&#233;e sur des quanta virtuels (particules et antiparticules d'une &#233;nergie moiti&#233; de celle des particule dites r&#233;elles). Et &#224; ce propos rappelons une onzi&#232;me opposition entre le monde quantique et classique : dans le premier le vide ne s'oppose pas diam&#233;tralement &#224; la mati&#232;re, alors que dans le second la mati&#232;re, c'est du vide !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire ensuite :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6388&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6388&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5032&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5032&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2265&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2265&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4519&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4519&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7439&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7439&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1698&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1698&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article568&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article568&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1710&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1710&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encore et &#224; nouveau sur la physique quantique, sur ce qu'on lui fait dire &#224; tort et sur qu'elle nous dit vraiment</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8507</link>
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		<dc:date>2025-04-14T22:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Vide</dc:subject>
		<dc:subject>Sciences</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Encore et &#224; nouveau sur la physique quantique, sur ce qu'on lui fait dire &#224; tort et sur qu'elle nous dit vraiment &lt;br class='autobr' /&gt;
Murray Gell-Mann dans &#171; Le quark et le jaguar &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; M&#233;canique quantique de calembredaines &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Alors que tant de questions touchant la m&#233;canique quantique attendent encore leur pleine solution, pourquoi introduire d'inutiles mystifications l&#224; o&#249; n'existe en fait aucun probl&#232;me ? Nombre d'&#233;crits r&#233;cents sur la m&#233;canique quantique n'ont pourtant pas fait autre chose. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot245" rel="tag"&gt;Sciences&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Encore et &#224; nouveau sur la physique quantique, sur ce qu'on lui fait dire &#224; tort et sur qu'elle nous dit vraiment&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Murray Gell-Mann dans &#171; Le quark et le jaguar &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M&#233;canique quantique de calembredaines&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alors que tant de questions touchant la m&#233;canique quantique attendent encore leur pleine solution, pourquoi introduire d'inutiles mystifications l&#224; o&#249; n'existe en fait aucun probl&#232;me ? Nombre d'&#233;crits r&#233;cents sur la m&#233;canique quantique n'ont pourtant pas fait autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait qu'elle n'autorise que des probabilit&#233;s, la m&#233;canique quantique a acquis dans certains milieux la r&#233;putation d'autoriser &#224; peu pr&#232;s n'importe quoi. Est-il vrai qu'en m&#233;canique quantique tout et son contraire est possible ? Cela d&#233;pend de l'inclusion ou non d'&#233;v&#233;nements de probabilit&#233; infinie&#8230;. Un &#233;v&#233;nement de probabilit&#233; tr&#232;s faible est quasiment impossible. A regarder ce qui peut r&#233;ellement se produire avec une probabilit&#233; significative, on voit que nombre de ph&#233;nom&#232;nes qui &#233;taient impossibles en physique classique le sont en fait tout autant en m&#233;canique quantique. C'est pourtant quelque chose dont la compr&#233;hension par le grand public a &#233;t&#233; entrav&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es par un d&#233;ferlement de r&#233;f&#233;rences fallacieuses, dans des livres ou des articles, &#224; de brillants travaux th&#233;oriques dus aux regrett&#233; John Bell et aux r&#233;sultats d'une exp&#233;rience s'y rapportant. Certaines relations de l'exp&#233;rience qui fait intervenir deux photons se d&#233;pla&#231;ant dans des directions oppos&#233;es, ont donn&#233; au lecteur l'impression fausse que mesurer les propri&#233;t&#233;s d'un des photons affectait instantan&#233;ment l'autre. La conclusion en a alors &#233;t&#233; tir&#233;e que la m&#233;canique quantique autorise une communication plus rapide que la vitesse de la lumi&#232;re et m&#234;me que des ph&#233;nom&#232;nes pr&#233;tendus &#171; paranormaux &#187; comme la pr&#233;cognition en avaient ainsi acquis une respectabilit&#233; ! (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale distorsion r&#233;pandue par les m&#233;dias et dans divers livres est l'affirmation, implicite ou explicitement formul&#233;e, que mesurer la polarisation, circulaire ou lin&#233;aire, de l'un des photons affecte d'une mani&#232;re ou d'une autre le second photon. En fait, la mesure ne cause aucune propagation d'un quelconque effet physique d'un photon &#224; l'autre. Que se passe-t-il alors ? Si, sur une branche particuli&#232;re de l'histoire, la polarisation lin&#233;aire de l'un des photons est mesur&#233;e et par cons&#233;quent sp&#233;cifi&#233;e avec certitude, alors, sur cette m&#234;me branche de l'histoire, la polaristion lin&#233;aire de l'autre photon est &#233;galement sp&#233;cifi&#233;e avec certitude&#8230; Il n'y a aucune action &#224; distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette all&#233;gation fausse que mesurer l'un des photons affecte imm&#233;diatement l'autre conduit &#224; toutes sortes de conclusions f&#226;cheuses. En premier lieu, le pr&#233;tendu effet, &#233;tant instantan&#233;, violerait l'exigence de la th&#233;orie de la relativit&#233; selon laquelle aucun signal &#8211; aucun effet physique &#8211; ne peut se d&#233;placer plus rapidement que la vitesse de la lumi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, certains auteurs ont pr&#233;tendu qu'&#233;taient recevables en m&#233;canique quantique des ph&#233;nom&#232;nes suppos&#233;s &#171; paranormaux &#187; comme la pr&#233;cognition, dans laquelle les r&#233;sultats de processus al&#233;atoires sont cens&#233;s &#234;tre connus &#224; l'avance de la part d'individus &#171; m&#233;diums &#187;. Inutile de dire que de tels ph&#233;nom&#232;nes seraient tout autant inqui&#233;tants en m&#233;canique quantique du'en physique classique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me forme sous laquelle se manifestent les calembredaines est la soumission, par exemple au minist&#232;re de la D&#233;fense, de projets d'utilisation de la m&#233;canique quantique pour mettre au point des communications ultraluminiques &#224; des fins militaires&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend souvent parler de physique quantique et il s'agit de pr&#233;tendre que les particularit&#233;s de celle-ci (par rapport &#224; la physique classique) vont nous permettre d'extraire une &#233;nergie infinie du vide ou encore de transmettre des informations plus vite que la lumi&#232;re ou, plus ridicule encore, de communiquer entre esprits, de retrouver les fondements du monde dans le yin et le yang, de connaitre par avance des r&#233;sultats de processus al&#233;atoires, de fabriquer des armes supraluminiques, d'influencer la mati&#232;re par la pens&#233;e, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui propagent ces bobards profitent du fait que la physique quantique est beaucoup cit&#233;e mais mal connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particularit&#233;, la compr&#233;hension des ph&#233;nom&#232;nes &#233;tranges de la physique quantique qui, au fil des nouvelles exp&#233;riences, confirme l'interpr&#233;tation quantique du monde (et le fait que le monde dit &#171; classique &#187;, la physique &#224; notre &#233;chelle, n'en est qu'un effet secondaire), n'est pas accompagn&#233;e d'une diffusion large de l'interpr&#233;tation physique des faits reconnus : non-localit&#233; des particules &#233;l&#233;mentaires, non-individualit&#233; de celles-ci, virtualit&#233; du nuage de la myriade de particules et d'antiparticules accompagnant chaque particule dite &#171; r&#233;elle &#187; (porteuse du boson de Higgs), propri&#233;t&#233;s des particules &#233;l&#233;mentaires fond&#233;es sur ce nuage (comme le spin ou moment de rotation quantique) en m&#234;me temps que r&#233;alit&#233; de ce nuage dont les particules virtuelles deviennent r&#233;elles d&#232;s qu'elles re&#231;oivent suffisamment d'&#233;nergie (par exemple en recevant un boson de Higgs). Ainsi, un de ces ph&#233;nom&#232;nes dits &#233;tranges (et ils le sont par rapport aux exp&#233;riences &#224; notre &#233;chelle et de notre vie quotidienne) du domaine quantique (les paires d'&#233;lectrons coupl&#233;s qui changent en m&#234;me temps &#224; distance) est faussement interpr&#233;t&#233;e comme la possibilit&#233; de transmettre &#224; distance des informations &#224; vitesse supraluminique. En fait, ces particules corr&#233;l&#233;es ont mis en commun leur nuage virtuel et elles se transforment en m&#234;me temps sans avoir besoin de transport d'informations entre elles puisqu'elles ont le m&#234;me nuage virtuel. Toute propri&#233;t&#233; de ces particules fond&#233;e sur le nuage (comme le spin) n'a donc pas &#224; voyager pour &#234;tre commune, y compris si les particules r&#233;elles, elles, sont distantes. C'est ce que l'on appelle l'intrication quantique et qui fait que ces deux particules ne sont pas ind&#233;pendantes, m&#234;me &#224; distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que ces particularit&#233;s quantiques sont si &#233;tranges qu'il est facile de pr&#233;tendre fonder une esp&#232;ce de magie sur elles en affirmant qu'on peut t&#233;l&#233;porter de la mati&#232;re, qu'on peut communiquer &#224; distance instantan&#233;ment, qu'on peut extraire de l'&#233;nergie &#224; l'infini, qu'on peut apparaitre et disparaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intrication, non-localit&#233;, superposition, effet tunnel, non-localit&#233;, ph&#233;nom&#232;nes virtuels, tout cela pr&#234;te &#224; croire &#224; de la magie mais c'est de la phsyique, &#224; part certains commentaires fallacieux qui circulent sur cette physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept id&#233;es fausses sur la physique quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/sept-idees-fausses-sur-la-physique-quantique-113517&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/sept-idees-fausses-sur-la-physique-quantique-113517&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles id&#233;es de la physique quantique changent fondamentalement notre vision du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6388&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6388&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Implications philosophiques de la Physique quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5032&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5032&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la mati&#232;re s'est r&#233;v&#233;l&#233;e, au niveau microscopique, tr&#232;s diff&#233;rente de celle qui nous appara&#238;t ou que nous imaginions &#224; notre &#233;chelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4915&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4915&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la physique quantique favorise le courant agnosticiste (qui nie la possibilit&#233; pour la science d'atteindre ou d'approcher la v&#233;rit&#233; objective) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3861&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3861&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contradictions des quanta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article36&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article36&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mati&#232;re et lumi&#232;re dans le vide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la dualit&#233; onde-corpuscule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4339&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4339&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actualit&#233; scientifique du vide quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6065&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6065&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'exp&#233;rience des fentes de Young et quelle en est la cons&#233;quence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2188&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2188&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'effet tunnel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3126&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3126&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intrication de deux particules corr&#233;l&#233;es &#224; distance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4347&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4347&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la non-s&#233;parabilit&#233; quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4089&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4089&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la physique quantique est si bizarre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4758&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4758&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#034;myst&#232;res&#034; de l'&#233;lectromagn&#233;tisme d&#233;couvert par Maxwell ne peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s que comme des manifestations de la discontinuit&#233; du vide quantique, milieu qui, loin d'&#234;tre vide, est le v&#233;ritable si&#232;ge de la mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2061&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2061&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que sont les fluctuations du vide quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4613&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4613&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre conception de la mati&#232;re a profond&#233;ment chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1688&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1688&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;lectricit&#233; et magn&#233;tisme s'entrem&#234;lent dialectiquement dans le vide quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3573&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3573&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mati&#232;re et lumi&#232;re dans le vide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article38&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le vide quantique est la base de toute formation et de toute compr&#233;hension de la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le vide ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article597&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article597&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re et mati&#232;re, des lois issues du vide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le virtuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1469&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1469&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6251&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6251&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel avait-il raison de dire que la mati&#232;re est vide et que le vide est mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3492&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3492&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une hypoth&#232;se sur l'origine quantique virtuelle de la gravitation entre particules de masse inerte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2632&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2632&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le spin d'une particule ou d'un atome ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article923&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article923&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la mati&#232;re s'organise spontan&#233;ment et de mani&#232;re stable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3793&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3793&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la structure de la mati&#232;re et du vide - ou comment la mati&#232;re est virtuelle et le virtuel est mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'atome ? Qu'est-ce que la particule ? Qu'est-ce que l'&#233;lectron ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article710&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article710&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nigme de la relation mati&#232;re-lumi&#232;re, expliqu&#233;e par le physicien Feynman&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4893&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4893&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique quantique nous condamne-t-elle &#224; ne pas d&#233;crire du tout la r&#233;alit&#233; sous-jacente aux lois de la physique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique quantique a-t-elle redonn&#233; vie au mythe biblique de la &#171; cr&#233;ation &#224; partir de rien &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6505&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6505&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re et mati&#232;re, des lois issues du vide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un &#233;lectron ? Une fractale !!! Un monde &#224; plusieurs niveaux hi&#233;rarchiques d'organisation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4021&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4021&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;el n'est pas la succession temporelle, lin&#233;aire, logique et graduelle des &#233;tats actuels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2761&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2761&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi il n'y a pas de trajectoire du mouvement des particules en physique quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4027&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4027&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle physique s'applique &#224; l'&#233;chelle de Planck ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7819&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7819&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;riences fondamentales de la physique (classique comme quantique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4055&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4055&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept d'&#233;tat quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://hps.master.univ-paris-diderot.fr/sites/hps.master.univ-paris-diderot.fr/files/users/fcontami/Paty%2CM-2012h-ConceptEtatQuant-MP2.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://hps.master.univ-paris-diderot.fr/sites/hps.master.univ-paris-diderot.fr/files/users/fcontami/Paty%2CM-2012h-ConceptEtatQuant-MP2.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conception purement math&#233;matique du quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://qrevolutions21.sciencesconf.org/data/pages/BricmontNancy_sept._2021.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://qrevolutions21.sciencesconf.org/data/pages/BricmontNancy_sept._2021.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;tat de la philosophie de la physique quantique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larminat.fr/les2ailes/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=420:ludovic-bot-philosophie-des-sciences-de-la-matiere&amp;catid=40&amp;Itemid=139&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.larminat.fr/les2ailes/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=420:ludovic-bot-philosophie-des-sciences-de-la-matiere&amp;catid=40&amp;Itemid=139&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la physique quantique nous pose autant de probl&#232;mes philosophiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2265&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2265&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exp&#233;riences r&#233;centes confirment le caract&#232;re universel, fondamental et g&#233;n&#233;ral de la physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lejournal.cnrs.fr/articles/ces-experiences-ont-valide-letrange-description-du-monde-donnee-par-la-mecanique-quantique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lejournal.cnrs.fr/articles/ces-experiences-ont-valide-letrange-description-du-monde-donnee-par-la-mecanique-quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/chien-shiung-wu-la-variable-cachee-de-l-intrication-quantique-25130.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/chien-shiung-wu-la-variable-cachee-de-l-intrication-quantique-25130.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gurumed.org/2023/05/17/une-exprience-quantique-prsente-la-plus-longue-sparation-entre-deux-qubits-intriqus/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.gurumed.org/2023/05/17/une-exprience-quantique-prsente-la-plus-longue-sparation-entre-deux-qubits-intriqus/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/physique/l-intrication-quantique-confirmee-par-une-experience-de-bell-sans-faille-12185.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/physique/l-intrication-quantique-confirmee-par-une-experience-de-bell-sans-faille-12185.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/quantique/un-neutron-a-deux-endroits-a-la-fois-le-phenomene-de-superposition-quantique-mesure-pour-la-premiere-de-facon-directe_163935&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/quantique/un-neutron-a-deux-endroits-a-la-fois-le-phenomene-de-superposition-quantique-mesure-pour-la-premiere-de-facon-directe_163935&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle solution face &#224; l'&#233;nigme quantique dite de la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8617</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8617</guid>
		<dc:date>2025-03-16T23:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Vide</dc:subject>
		<dc:subject>Virtuel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelle solution face &#224; l'&#233;nigme quantique dite de la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit d'ondes qui se r&#233;duisent &#224;&#8230; rien d&#232;s que l'on effectue une mesure dans une exp&#233;rience quantique&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est bien s&#251;r un ph&#233;nom&#232;ne &#233;tonnant si on raisonne de mani&#232;re classique, ou encore de mani&#232;re quantique mais sans envisager le caract&#232;re discontinu du vide quantique, peupl&#233; de quanta dits &#171; virtuels &#187; parce qu'ils apparaissent et disparaissent en un temps bref et qui n'en sont pas moins r&#233;els. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot222" rel="tag"&gt;Virtuel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_16452 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH285/probaelecmath-8f294.jpg?1777604569' width='500' height='285' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle solution face &#224; l'&#233;nigme quantique dite de la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'ondes qui se r&#233;duisent &#224;&#8230; rien d&#232;s que l'on effectue une mesure dans une exp&#233;rience quantique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien s&#251;r un ph&#233;nom&#232;ne &#233;tonnant si on raisonne de mani&#232;re classique, ou encore de mani&#232;re quantique mais sans envisager le caract&#232;re discontinu du vide quantique, peupl&#233; de quanta dits &#171; virtuels &#187; parce qu'ils apparaissent et disparaissent en un temps bref et qui n'en sont pas moins r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'ondes au sens de la physique classique mais d'ondes quantiques qui disparaissent d&#232;s que l'on capte le corpuscule correspondant de mani&#232;re instantan&#233;e, ce qui est particuli&#232;rement &#233;trange&#8230; La mesure est un saut discontinu, une disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explication r&#233;side dans le caract&#232;re de la compl&#233;mentarit&#233; onde/corpuscule qui explique que l'onde disparaisse d&#232;s qu'on capte le corpuscule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se peut-il que la compl&#233;mentarit&#233; onde/corpsucule se traduise par la disparition instantan&#233;e de l'onde d&#232;s qu'on capte le corpuscule par une observation. Certains auteurs r&#233;pondent que c'est myst&#233;rieux et qu'on ne le saura jamais, d'autres que c'est un artefact th&#233;orique et math&#233;matique et que cela ne doit pas provenir d'une explication physique, d'autres encore que c'est un effet de la conscience humaine, celle de l'observateur, ou encore l'affirmation que cela se produit parce que la mati&#232;re n'existe que quand elle est observ&#233;e et enfin les derniers disent que la Physique n'a pas &#224; se poser de telles questions qui rel&#232;veraient seulement de la m&#233;taphysique car elles posent des questions sur l'existence des choses et pas sur leur fonctionnement. Aucune de ces r&#233;ponses ne nous satisfait et nous donnons la n&#244;tre : celle des quanta &#233;ph&#233;m&#232;res du vide dits virtuels (particules et antiparticules coupl&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces mani&#232;res de contourner le probl&#232;me ne sont nullement des fa&#231;ons de le r&#233;soudre en se fondant sur une v&#233;ritable interpr&#233;tation qui soit en m&#234;me temps celle de tous les autres ph&#233;nom&#232;nes consid&#233;r&#233;s comme &#171; myst&#233;rieux &#187; en physique quantique, &#224; commencer par tous ceux li&#233;s &#224; la dualit&#233; onde/corpuscule et au principe d'incertitude quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la r&#233;duction du paquet d'ondes ne d&#233;stabilise pas la physique quantique mais celle qui inclut l'&#233;tude du vide quantique est confirm&#233;e par elle. Il faut pour cela comprendre que ce n'est pas la particule durable qui d&#233;tient une v&#233;ritable r&#233;alit&#233; car cette propri&#233;t&#233; ne fait que sauter (avec le boson de Higgs) d'une particule virtuelle &#224; une autre. Rappelons qu'une particule r&#233;elle n'est rien d'autre que la particule virtuelle dont l'&#233;nergie interne a &#233;t&#233; doubl&#233;e par la r&#233;ception du Higgs et que ce boson saute sans cesse d'une particule virtuelle &#224; une autre proche, appartenant au nuage qui entoure la particule. Rappelons aussi ce nuage est form&#233; de couples particule/antiparticule &#233;ph&#233;m&#232;res qui constituent des couches autour de la particule, couches successivement d'&#233;lectricit&#233; positive et n&#233;gative (ce qui explique l'&#233;crantage de la charge de la particule).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'incertitude quantique (dite d'Heisenberg) est un myst&#232;re li&#233; &#224; celui de la r&#233;duction du paquet d'ondes et aussi aux autres &#171; myst&#232;res &#187; quantiques comme la &#171; dualit&#233; &#187; onde/corpuscule , &#224; la &#171; probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187; de la particule, &#224; la superposition d'&#233;tats, &#224; la non-localit&#233; et autres ph&#233;nom&#232;nes purement quantiques inexplicables de mani&#232;re classique mais parfaitement explicables par l'interpr&#233;tation selon laquelle la particule r&#233;elle n'est rien d'autre qu'un nuage de particules virtuelles (et antiparticules) o&#249; circule un boson de Higgs qui saute d'une particule virtuelle &#224; une autre, virtuelle ne voulant absolument pas dire imaginaire ou inexistante r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il est vrai que ce ph&#233;nom&#232;ne d' &#171; incertitude &#187; est particuli&#232;rement &#233;tonnant. En physique classique, il n'y a pas de limite fondamentale &#224; la pr&#233;cision d'une mesure et il n'y a pas contradiction entre pr&#233;ciser la vitesse et pr&#233;ciser la position, comme c'est le cas sans cesse en Physique quantique. Quand on consid&#232;re que tout objet se d&#233;place continument sur une trajectoire, il est impensable que la pr&#233;cision sur la vitesse soit contraire &#224; celle sur la position. Par contre, d&#232;s lors que l'on consid&#232;re la particule non comme un seul objet mais comme un nuage de particules, la propri&#233;t&#233; de particules dite r&#233;elle sautant d'un point du nuage &#224; un autre, il est tr&#232;s simple de comprendre que l'observation ne peut &#224; la fois &#234;tre pr&#233;cise pour la vitesse (qui n&#233;cessite une observation sur un temps pas trop court) et pour la position (qui, pour &#234;tre pr&#233;cise n&#233;sessite une observation sur un temps pas trop long puisque la propri&#233;t&#233; de particule r&#233;elle saute&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1710&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1710&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; en physique quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du paquet d'ondes est la cassure de la dynamique quantique r&#233;alis&#233;e par l'op&#233;ration de mesure par un appareillage macroscopique. Cette interaction entre une particule quantique et un appareil macroscopique (donc classique) casse la dualit&#233; onde/corpuscule et donc la fonction d'onde (de Schr&#246;dinger) de la particule imm&#233;diatement apr&#232;s que le corpuscule soit capt&#233;. Ce ph&#233;nom&#232;ne a contraint les physiciens quantiques &#224; se poser la &#171; question de la mesure &#187;, en se demandant quelle transformation cette action de l'observateur r&#233;alisait sur la dynamique mat&#233;rielle observ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord remarquons qu'en physique quantique, &#233;tude de la mati&#232;re/lumi&#232;re au niveau microscopique, on n'a pas &#171; un &#187; &#233;tat ou &#171; une &#187; onde mais une &#171; superposition d'&#233;tats &#187; et un &#171; paquet d'ondes &#187;. Cela signifie que, tant qu'aucune observation ou interaction n'est r&#233;alis&#233;e, il n'y a pas une valeur de l'&#233;nergie, un &#233;tat, une onde mais une dispersion, un relatif d&#233;sordre. La particule, qui est &#224; la fois onde et corpuscule, est d&#233;crite alors par l'&#233;quation de Schr&#246;dinger qui comprend diff&#233;rents &#233;tats et diff&#233;rentes ondes, en superposition, sans qu'on puisse trancher sur &#171; quel est l'&#233;tat de la particule &#187; mais seulement sur &#171; quelle est la probabilit&#233; d'un tel &#233;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'interpr&#233;tation de Max Born retenue par la physique quantique, ce qui va trancher, c'est le fait d'effectuer une mesure. C'est cela &#171; la r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; car, du moment que l'on aura mesur&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre la particule, l'&#233;quation de Schr&#246;dinger (qui d&#233;crit la fonction d'onde de la particule) sera interrompue, cass&#233;, supprim&#233;e et une nouvelle fonction d'onde sera &#233;ventuellement cr&#233;&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;tection de la particule est donc une rupture, une discontinuit&#233;, un choc r&#233;el mais aussi un choc logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On montrera que ce n'est pas une limite de la connaissance humaine qui est point&#233;e ici mais un m&#233;canisme de fonctionnement de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide quantique.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, le caract&#232;re impr&#233;cis ou &#171; ind&#233;termin&#233; &#187; de la particule, marqu&#233; par la fonction d'onde qui indique seulement une probabilit&#233; de pr&#233;sence de la particule, &#233;tal&#233;e dans un espace assez large ne provient pas de l'observation mais du fonctionnement quantique. L'observation et la captation de la particule a, au contraire, un caract&#232;re plus pr&#233;cis et m&#234;me ponctuel. C'est avant d&#233;tection que la particule s'&#233;tale dans l'espace&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui impressionne dans &#171; la r&#233;duction du paquet d'ondes &#187;, c'est la rupture de continuit&#233; de la description, c'est aussi le changement brutal, instantan&#233;, et le passage d'une r&#233;alit&#233; &#233;tal&#233;e dans l'espace &#224; une r&#233;alit&#233; ponctuelle. Cela a un petit caract&#232;re de myst&#232;re, de miracle, une odeur de soufre en somme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ceux qui veulent minimiser la difficult&#233; feront comme si on d&#233;tectait un objet que l'on pourchassait, et qui, rapidement, disparaissait &#224; notre vue, puis &#233;tait &#224; nouveau capt&#233;, et ainsi de suite jusqu'&#224; &#234;tre d&#233;finitivement attrap&#233;, n'&#233;tant plus d&#232;s lors cet objet inattrappable et insaisissable autrement que par une &#171; probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette image est rassurante mais elle ne convient nullement. Tout d'abord parce que ce que nous avons cherch&#233; &#224; capter n'est pas un objet &#171; corpuscule &#187; mais r&#233;ellement un mixte de corpuscule et d'une esp&#232;ce d'onde, le corpuscule et l'onde n'&#233;tant pas tout &#224; fait ce qu'on imaginait d'un corpuscule ni d'une onde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien, notamment dans l'exp&#233;rience des fentes de Young, que la r&#233;alit&#233; qui passe dans les deux fentes proches puis parvient &#224; l'&#233;cran est un mixage d'onde et de corpuscule. Il y a les interf&#233;rences (ondulatoires) et les impacts sur l'&#233;cran (corpusculaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On remarque &#233;galement que la &#171; r&#233;alit&#233; quantique &#187; a des particularit&#233;s qu'aucun objet, que l'on aurait seulement du mal &#224; d&#233;tecter, ne pourrait avoir. Par exemple, l'effet tunnel montre que la fonction d'onde peut traverser des obstacles, des barri&#232;res, infranchissables pour un objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4690&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4690&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5606&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5606&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience des fentes de Young peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e correctement par le vide quantique qui entoure la particule dite r&#233;elle d'un nuage de particules et d'antiparticules dits virtuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4271&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4271&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4339&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4339&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#233;canique quantique, la dualit&#233; onde-particule est expliqu&#233;e comme ceci : tout syst&#232;me quantique et donc toute particule sont d&#233;crits par une fonction d'onde qui code la densit&#233; de probabilit&#233; de toute variable mesurable (nomm&#233;es aussi observable). La position d'une particule est un exemple d'une de ces variables. Donc, avant qu'une observation soit faite, la position de la particule est d&#233;crite en termes d'ondes de probabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux fentes de Young peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme deux sources secondaires pour ces ondes de probabilit&#233; : les deux ondes se propagent &#224; partir de celles-ci et interf&#232;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la plaque photographique, il se produit ce que l'on appelle une r&#233;duction du paquet d'onde, ou une d&#233;coh&#233;rence de la fonction d'onde : le photon se mat&#233;rialise, avec une probabilit&#233; donn&#233;e par la fonction d'onde : &#233;lev&#233;e &#224; certains endroits (frange brillante), faible ou nulle &#224; d'autres (franges sombres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience illustre &#233;galement une caract&#233;ristique essentielle de la m&#233;canique quantique. Jusqu'&#224; ce qu'une observation soit faite, la position d'une particule est d&#233;crite en termes d'ondes de probabilit&#233;, mais apr&#232;s que la particule est observ&#233;e (ou mesur&#233;e), elle est d&#233;crite par une valeur fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se fait-il qu'au lieu de donner une pr&#233;sence des particules de mati&#232;re et de lumi&#232;re, la physique donne seulement leur &#171; probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il faut voir que les quanta qui fondent la mati&#232;re comme la lumi&#232;re sont &#233;ph&#233;m&#232;res, se pr&#233;sentent sous la forme de couples particule-antiparticule qui se d&#233;sint&#232;grent rapidement. Ceux-l&#224;, l'observation est incapable de les d&#233;tecter directement du fait de ce caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re. Par contre, ces particules &#233;ph&#233;m&#232;res sont celles qui, lorsqu'elles vont recevoir le boson de Higgs, vont devenir, de mani&#232;re elle aussi fugitive, des particules dites &#171; &#233;l&#233;mentaires &#187; ou &#171; r&#233;elles &#187;. La pr&#233;sence des particules virtuelles est donc synonyme de la probabilit&#233; de pr&#233;sence des particules r&#233;elles&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne d&#233;tecte donc pas les particules virtuelles mais seulement leur mouvement d'ensemble, improprement appel&#233; &#171; onde de probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1688&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1688&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction d'onde, not&#233;e psy, est un nombre complexe fonction de la position et du temps. Son interpr&#233;tation ne peut pas &#234;tre &#034;r&#233;aliste&#034; mais seulement d'une probabilit&#233; de mat&#233;rialisation, comme Max Born l'a montr&#233;, puisque c'est la mesure qui cr&#233;e l'interaction (constituant &#034;l'effondrement de la fonction d'onde&#034; ou une &#034;r&#233;duction du paquet d'onde&#034;, passage de la probabilit&#233; au fait). On additionne des &#034;amplitudes&#034; dont le carr&#233; (|Y|2) donnera la probabilit&#233; de mesure. &#034;Une amplitude de probabilit&#233; est un nombre complexe, d&#233;fini par une partie r&#233;elle et une partie imaginaire, ou par un module et une phase, dont le carr&#233; du module est une probabilit&#233;, c'est-&#224;-dire un nombre r&#233;el compris entre z&#233;ro et un qui donne la probabilit&#233; de position&#034; Gilles Cohen-Tannoudji). La fonction d'onde pourrait se d&#233;duire du principe de moindre action&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de tout observateur, un vecteur d'&#233;tat est soumis &#224; une loi d'&#233;volution d&#233;finie par l'&#233;quation de Schr&#246;dinger. Cette derni&#232;re permet de tenir compte de l'influence que peut subir une particule ou un syst&#232;me, de pr&#233;voir les effets d'interactions entre entit&#233;s microscopiques, etc. Malgr&#233; la forme math&#233;matique tr&#232;s particuli&#232;re qu'elle rev&#234;t, cette partie du formalisme quantique est presque aussi bien ma&#238;tris&#233;e que toute autre loi d'&#233;volution en physique. Le probl&#232;me appara&#238;t avec le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes. Comme nous l'avons vu, un vecteur d'&#233;tat, sauf cas particuliers, est un &#233;tat superpos&#233; qui d&#233;finit des probabilit&#233;s d'observation, c'est-&#224;-dire que pour une observable, chacune de ses valeurs propres est associ&#233;e &#224; une probabilit&#233; comprise entre 0 et 1. Cependant, lorsque le syst&#232;me sera effectivement mesur&#233;, une seule valeur pr&#233;cise pour cette observable sera obtenue. Outre l'al&#233;atoire qui caract&#233;rise cette d&#233;termination et sur lequel nous reviendrons, nous avons vu que l'impossibilit&#233; de la contrafactualit&#233; en physique quantique nous interdit d'en conclure que l'observable avait bien cette valeur avant qu'un instrument de mesure rentre en interaction avec lui. Au contraire, la th&#233;orie quantique conventionnelle, qui ne d&#233;finit un syst&#232;me que par le formalisme du vecteur d'&#233;tat car seul celui-ci s'av&#232;re efficace, ne peut tenir compte d'une op&#233;ration de mesure que par une modification soudaine du vecteur d'&#233;tat, qui cesse d'&#234;tre dans un &#233;tat superpos&#233;, et au cours de laquelle toutes les valeurs propres de l'observable tombent &#224; 0, sauf une qui prend la valeur 1. Tout le probl&#232;me r&#233;side dans le fait qu'une telle modification du vecteur d'&#233;tat ne semble pas du tout &#234;tre pr&#233;visible au moyen de l'&#233;quation de Schr&#246;dinger&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement il est particuli&#232;rement g&#234;nant en physique que deux principes d'&#233;volution soient n&#233;cessaires pour rendre compte de l'influence que peut subir un syst&#232;me, mais cela pose un grave probl&#232;me &#233;pist&#233;mologique que la s&#233;paration entre les champs d'application de ces deux principes soit aussi floue. En effet le premier principe d&#233;finit l'&#233;volution 'normale'' du syst&#232;me tandis que le second s'applique sp&#233;cifiquement &#224; toute op&#233;ration de mesure. Celle-ci se trouve alors dans en position d'exception et il est n&#233;cessaire d'&#233;tablir une d&#233;finition pr&#233;cise de ce qu'est une op&#233;ration de mesure, un instrument de mesure et un observateur. C'est un probl&#232;me qui a fait couler beaucoup d'encre et il semble impossible d'obtenir une solution qui ne soit pas fortement dualiste ou compl&#232;tement anthropocentrique. Si les plus positivistes des physiciens peuvent &#234;tre pr&#234;ts &#224; faire ce type de concessions, les scientifiques qui ont foi en une r&#233;alit&#233; ind&#233;pendante de nous ne peuvent que difficilement s'y r&#233;signer. Il y a cependant un moyen de r&#233;unifier ces deux principes d'&#233;volution pour ne garder que celui de l'&#233;quation de Schr&#246;dinger. Comme, apr&#232;s tout, l'instrument de mesure comme l'observateur lui-m&#234;me sont effectivement compos&#233;s de mol&#233;cules, d'atomes et donc de particules, il est compl&#232;tement envisageable de faire intervenir dans les calculs ces entit&#233;s macroscopiques comme des syst&#232;mes quantiques compos&#233;s d'un grand nombre de particules. L'observateur et son instrument de mesure peuvent donc en th&#233;orie &#234;tre d&#233;finis comme un syst&#232;me S ayant un vecteur d'&#233;tat qui est un &#233;tat enchev&#234;tr&#233; de toutes leurs particules. Aussi, lors d'une op&#233;ration de mesure effectu&#233;e sur le syst&#232;me &#233;tudi&#233; E, les syst&#232;me S et E entrant en interaction doivent par la suite composer un grand syst&#232;me G d&#233;crit par un seul vecteur d'&#233;tat qui est l'enchev&#234;trement de toutes les particules de l'observateur, de l'instrument de mesure et de la pr&#233;paration exp&#233;rimentale. Le premier probl&#232;me qui se pose alors est que dans ce grand syst&#232;me G, puisqu'il est dans un &#233;tat enchev&#234;tr&#233; ins&#233;parable, il n'est plus possible d'&#233;tablir une distinction rigoureuse entre l'observateur, l'instrument de mesure et le syst&#232;me &#233;tudi&#233; et cela nous interdit de d&#233;terminer ce qui, des r&#233;sultats de l'exp&#233;rience, revient en propre &#224; chaque &#233;l&#233;ment. Ce point est l'autre fondement de la contextualit&#233; de la physique quantique et explique que celle-ci ait le plus grand mal &#224; fournir un discours sur la nature des choses ind&#233;pendamment de nous. Le second probl&#232;me est qu'un tel &#233;tat enchev&#234;tr&#233; est &#233;galement &#224; coup s&#251;r un &#233;tat superpos&#233;. Comme seule la r&#233;duction du paquet d'ondes pouvait rendre compte du fait qu'un tel &#233;tat doit soudainement changer pour prendre une valeur d&#233;finie, avoir expuls&#233; ce principe nous ferme cette possibilit&#233;. Nous devons donc par exemple consid&#233;rer que, pas plus que la particule, ni l'observateur ni l'instrument de mesure n'ont de position bien d&#233;finie. Appara&#238;t un probl&#232;me r&#233;current de la physique quantique et que nous avons d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; : comment faire le lien entre les lois du monde macroscopique et celles radicalement h&#233;t&#233;rog&#232;nes du monde microscopique sachant que les deux th&#233;ories sont confirm&#233;es exp&#233;rimentalement mais que la seconde est cens&#233;e d&#233;crire le d&#233;tail des &#233;l&#233;ments de la premi&#232;re ? Pour illustrer ce point Schr&#246;dinger avait fourni un c&#233;l&#232;bre paradoxe qu'il est int&#233;ressant de r&#233;sumer ici. Il suffit d'imaginer une particule qui est dans l'&#233;tat superpos&#233; des deux &#233;tats possibles A et B. Un dispositif qu'il n'est pas n&#233;cessaire de d&#233;crire a pour cons&#233;quence d'&#233;mettre un gaz mortel si la particule est dans l'&#233;tat A. Accompagn&#233; d'un chat, tout cela est plac&#233; dans une bo&#238;te ferm&#233;e afin d'&#233;viter toute observation pour que l'&#233;tat en question reste superpos&#233;. Un raisonnement identique &#224; celui du paragraphe pr&#233;c&#233;dent doit nous faire conclure que puisque la particule est &#224; la fois en A et en B le chat doit &#224; la fois &#234;tre mort et vivant. Il ne devrait conna&#238;tre un &#233;tat d&#233;fini que lorsque nous ouvrirons la bo&#238;te et r&#233;duirons le paquet d'ondes. La question se pose alors de savoir d'un c&#244;t&#233;, si les lois quantiques sont ainsi transposables aux entit&#233;s macroscopiques, et de l'autre, puisque la conscience semble jouer un r&#244;le cl&#233; dans la r&#233;duction du paquet d'ondes, si l'observation que le chat effectue spontan&#233;ment de son propre &#233;tat peut suffire. Dans tous les cas le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes semble difficile &#224; mettre de c&#244;t&#233;. Une c&#233;l&#232;bre th&#233;orie, commun&#233;ment admise dans la communaut&#233; des physiciens, a souvent &#233;t&#233; propos&#233;e comme solution au probl&#232;me de la mesure, il s'agit de la d&#233;coh&#233;rence. Celle-ci montre que l'&#233;tat de superposition d'un syst&#232;me quantique est li&#233; &#224; sa coh&#233;rence interne. L&#224; encore nous ne rentrons pas dans les d&#233;tails math&#233;matiques d'une telle th&#233;orie mais il faut juste noter qu'elle consiste &#224; prendre en compte, outre celle de l'instrument de mesure, l'influence de l'environnement. Si dans un dispositif exp&#233;rimental de quelques particules il est possible d'isoler le syst&#232;me de l'environnement ext&#233;rieur, pour des raisons physiques li&#233;es &#224; leur niveau d'&#233;nergie et &#224; la constante de Planck, il est impossible d'isoler les syst&#232;mes macroscopiques de la sorte. Seul un syst&#232;me isol&#233; peut &#234;tre dit coh&#233;rent tandis que l'effet qui se manifeste quand on augmente d'&#233;chelle est justement la d&#233;coh&#233;rence. Celle-ci a pour cons&#233;quence d'approcher toutes les valeurs propres d'une observable aussi proche de 0 qu'on le veut, sauf une qui par cons&#233;quent s'approche de 1 de la m&#234;me mani&#232;re. Ainsi, pour les syst&#232;mes macroscopiques, l'influence de l'environnement a pour cons&#233;quence de limiter les &#233;tats de superposition car en pratique la valeur propre major&#233;e peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme &#233;gale &#224; 1 et les autres &#224; 0. Ainsi on tend &#224; expliquer pourquoi les objets macroscopiques nous apparaissent comme ayant une position et une trajectoire bien d&#233;finies. Mais, en toute rigueur, l'&#233;tat de l'objet reste superpos&#233; et aucune de ses valeurs propres n'a une probabilit&#233; d'&#234;tre observ&#233;e de 1. Donc, pour expliquer qu'au moment d'une mesure c'est bien telle ou telle valeur qui est observ&#233;e, il est n&#233;cessaire de r&#233;introduire le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes. La d&#233;coh&#233;rence est une th&#233;orie confirm&#233;e par l'exp&#233;rience qui a le grand m&#233;rite de nous aider &#224; mieux comprendre le comportement quantique des entit&#233;s macroscopiques, mais rigoureusement elle ne r&#233;sout pas cet &#233;pineux probl&#232;me que pose l'op&#233;ration de mesure en physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incertitude et ind&#233;termination Si nous avons attribu&#233; &#224; Dirac la reformulation en termes probabilistes de l'&#233;quation de Schr&#246;dinger, pour &#234;tre juste il nous faut pr&#233;ciser que l'on doit &#224; Max Born la premi&#232;re interpr&#233;tation de cette &#233;quation comme d&#233;finissant des probabilit&#233;s d'observation. Cette interpr&#233;tation eut le m&#233;rite de r&#233;soudre les probl&#232;mes que posait la repr&#233;sentation purement ondulatoire de Schr&#246;dinger mais introduisit une incertitude et une ind&#233;termination g&#234;nante dans la physique quantique. Une telle &#233;quation, d&#233;terministe concernant une onde, ne peut nous d&#233;crire une trajectoire et m&#234;me tr&#232;s difficilement une position, seules des probabilit&#233;s concernant les r&#233;sultats de mesure peuvent &#234;tre obtenues avec elle. Il faut noter qu'il ne s'agit pas l&#224; d'une simple incertitude comme on pourrait la constater dans d'autres domaines, o&#249; l'imperfection de nos instruments nous emp&#234;che de mesurer avec suffisamment de pr&#233;cision les grandeurs n&#233;cessaires &#224; une pr&#233;vision, comme Born l'affirmait, nous ne disposons pas de telles grandeurs dont la connaissance gommerait l'incertitude en question. Cette ind&#233;termination qui fait que seulement dans de rares cas il est possible de pr&#233;dire r&#233;ellement, c'est-&#224;-dire avec une probabilit&#233; de 1, la valeur d'une variable est une cons&#233;quence directe de la structure math&#233;matique du formalisme quantique. Nous avons d&#233;j&#224; rapidement remarqu&#233; qu'en raison de cette originalit&#233; du formalisme de l'espace de Hilbert, certains observables, n'&#233;tant pas compatibles math&#233;matiquement, ne le sont pas non plus exp&#233;rimentalement. On doit &#224; Werner Heisenberg d'avoir prouv&#233; ce point gr&#226;ce &#224; ses relations d'incertitude (ou d'ind&#233;termination). Ainsi la position et la quantit&#233; de mouvement d'une particule ne peuvent &#234;tre simultan&#233;ment mesur&#233;es, pas plus que l'&#233;nergie d'un syst&#232;me et sa dur&#233;e, du moins la pr&#233;cision de la mesure d'un des &#233;l&#233;ments entra&#238;ne in&#233;luctablement l'impr&#233;cision du second. Plus g&#233;n&#233;ralement, s'il est possible, lors de pr&#233;parations exp&#233;rimentales ne prenant en compte qu'une seule variable, de d&#233;terminer, une fois une exp&#233;rience effectu&#233;e, le r&#233;sultat de tout autre exp&#233;rience identique que l'on pourra tenter ult&#233;rieurement, d&#233;s qu'&#224; un vecteur d'&#233;tat sont associ&#233;es plusieurs variables conjugu&#233;es (plusieurs observables sur une m&#234;me particule ou plusieurs particules corr&#233;l&#233;es), seules des probabilit&#233;s d'observation pourront &#234;tre calcul&#233;es. Si Born &#233;tait plus circonspect, Heisenberg n'h&#233;sitait pas &#224; affirmer que &#171; la m&#233;canique quantique &#233;tablit l'&#233;chec final de la causalit&#233; &#187;. Cette conclusion a cependant subi de nombreuses et pertinentes critiques, notamment il peut &#234;tre remarqu&#233; que dans une formulation classique de la causalit&#233; : lorsque l'on conna&#238;t suffisamment les conditions, on peut en d&#233;terminer les cons&#233;quences, seule la pr&#233;misse est remise en cause par le formalisme quantique, pas la conclusion. En effet, d&#233;finie ainsi sur la pr&#233;visibilit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes, le principe de causalit&#233; n'est pas proprement remis en cause par la microphysique, il est seulement rendu inapplicable. La question de savoir s'il est inapplicable pour des raisons contingentes li&#233;es aux limites de nos facult&#233;s cognitives et/ou &#224; des attributs des choses en elles-m&#234;mes reste encore de nos jours un sujet de controverse sur lequel nous aurons l'occasion de revenir. Toutefois, si l'on peut remarquer qu'un certain ind&#233;terminisme r&#232;gne sur le fonctionnement des entit&#233;s &#224; l'&#233;chelle atomique, cela n'&#233;vacue par toute forme de d&#233;terminisme de la th&#233;orie quantique. Si en g&#233;n&#233;ral elle n'est pas en mesure de pr&#233;dire rigoureusement l'&#233;volution d'un syst&#232;me particulier, concernant des ensembles statistiques, elle permet d'obtenir des pr&#233;dictions ayant le m&#234;me degr&#233; de pr&#233;cision que ce qu'il est possible d'obtenir concernant des syst&#232;mes physiques classiques. Alors que des variables conjugu&#233;es comme la vitesse et la position d'une particule ne semblent pas satisfaire aux conditions &#233;tablies par le formalisme pour obtenir des pr&#233;visions au sens strict, les distributions statistiques de telles variables peuvent &#234;tre pr&#233;dites &#224; l'aide d'un vecteur d'&#233;tat avec le m&#234;me degr&#233; de certitude que dans la plupart des exp&#233;riences scientifiques. Le principe de succession selon une r&#232;gle, essentielle &#224; toute d&#233;marche scientifique, peut donc &#234;tre conserv&#233; dans la m&#233;canique quantique conventionnelle &#224; condition que l'on ne recherche plus des r&#232;gles d&#233;terministes concernant des corpuscules, mais concernant des ensembles statistiques. Cela pose de nouveau la question de savoir s'il est toujours n&#233;cessaire de conserver de telles notions corpusculaires ainsi qu'une nouvelle interrogation concernant la r&#233;alit&#233; qu'il faut attribuer &#224; de tels ensembles statistiques. L'article EPR et les in&#233;galit&#233;s de Bell L'article fourni en 1935 par Einstein, Podolsky et Rosen, souvent qualifi&#233; de mani&#232;re abusive de paradoxe EPR, est s&#251;rement le texte le plus cit&#233; de toute la litt&#233;rature scientifique. Il faut dire que sa formulation profond&#233;ment r&#233;aliste mais d'une structure logique difficilement contestable eut l'audace de s'attaquer &#224; une hypoth&#232;se g&#233;n&#233;ralement admise &#224; ce moment l&#224; parmi les physiciens quantiques, l'hypoth&#232;se de compl&#233;tude. Cette derni&#232;re affirme tout simplement que la th&#233;orie quantique, puisque n'ayant jamais (m&#234;me de nos jours) &#233;t&#233; remise en cause par une quelconque exp&#233;rience, doit constituer une description ad&#233;quate de la r&#233;alit&#233;. Cette hypoth&#232;se, d'inspiration fortement positiviste, n'est cependant absolument pas n&#233;cessaire &#224; l'efficacit&#233; op&#233;ratoire de la th&#233;orie quantique. Le texte EPR m&#233;rite davantage d'&#234;tre appel&#233; th&#233;or&#232;me EPR car il en a bien plus la structure logique et cette appellation correspond d'ailleurs mieux au r&#233;el dessein de ses auteurs. L'article est donc compos&#233; de pr&#233;misses et d'une conclusion et, s'il use d'un exemple particulier exprim&#233; dans le formalisme quantique, le th&#233;or&#232;me EPR ressemble plus &#224; un raisonnement philosophique et &#233;pist&#233;mologique qu'&#224; un trait&#233; de physique. Ses pr&#233;misses sont d'une grande simplicit&#233; et d'une &#233;vidence certaine quoiqu'en partie appuy&#233;es sur le sens commun. Il est possible de les r&#233;sumer en deux principes. Le premier, qui a &#233;t&#233; appel&#233; localit&#233; ou s&#233;parabilit&#233; einsteinienne bien qu'il ait &#233;galement &#233;t&#233; baptis&#233; autrement en d'autres occasions, est fortement inspir&#233; de la th&#233;orie de la Relativit&#233; et suppose juste que, si deux r&#233;gions de l'espace sont suffisamment &#233;loign&#233;es, puisque aucune influence plus rapide que la lumi&#232;re n'est admise, les &#233;v&#232;nements qui se d&#233;roulent dans l'une sont compl&#232;tement ind&#233;pendants de ce qui se passe dans l'autre. Le second principe, dit crit&#232;re de r&#233;alit&#233;, sp&#233;cifie que si l'on peut pr&#233;dire avec certitude la valeur d'une grandeur physique, c'est qu'un &#233;l&#233;ment de r&#233;alit&#233; physique doit y correspondre. On peut d'ores et d&#233;j&#224; constater comment ces deux principes ne sont gu&#232;re difficiles &#224; admettre et peuvent ais&#233;ment faire l'unanimit&#233; sauf chez les plus id&#233;alistes des &#233;pist&#233;mologues. L'exemple utilis&#233; dans l'article EPR pour son raisonnement peut &#234;tre remplac&#233; par l'exemple standard que David Bohm proposa dans la m&#234;me lign&#233;e et qui est d'une bien plus grande g&#233;n&#233;ralit&#233;. Il consiste &#224; mettre en jeu une paire de particules corr&#233;l&#233;es, c'est-&#224;-dire deux particules ayant un vecteur d'&#233;tat commun et g&#233;n&#233;r&#233;es de sorte que l'une de leurs observables ait toujours une somme commune ; si l'une a une valeur de 1 l'autre doit avoir une valeur de -1. Ces deux particules sont ensuite projet&#233;es dans deux r&#233;gions de l'espace assez &#233;loign&#233;es pour que s'applique la s&#233;parabilit&#233; einsteinienne. Les r&#232;gles de la m&#233;canique quantique pr&#233;voient alors qu'en observant cette observable sur l'une de ces particules on connaisse sa valeur mais &#233;galement celle de l'autre particule. Pour l'instant rien ne semble particuli&#232;rement probl&#233;matique mais puisque l'on ne doit pas admettre la contrafactualit&#233;, cet exemple, av&#233;r&#233; exp&#233;rimentalement, signifie que observer l'une des deux particules r&#233;duit le paquet d'ondes, modifie le vecteur d'&#233;tat commun et d&#233;termine les valeurs des deux particules. Si l'on admet &#224; la fois l'hypoth&#232;se de compl&#233;tude et le crit&#232;re de r&#233;alit&#233;, il faut en d&#233;duire qu'un &#233;l&#233;ment de r&#233;alit&#233; physique doit correspondre &#224; chacune de ces deux valeurs, donc &#224; chacune des deux particules, et que l'op&#233;ration de mesure, non seulement influence la particule observ&#233;e, mais &#233;galement celle situ&#233;e dans une r&#233;gion de l'espace s&#233;par&#233;e. Autrement dit l'hypoth&#232;se de compl&#233;tude, la localit&#233; et le crit&#232;re de r&#233;alit&#233; ne peuvent tout trois &#234;tre admis en m&#234;me temps. C'est ainsi que EPR tenta de prouver l'incompl&#233;tude de la physique quantique et ouvrit la voie aux th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires que nous aborderons ult&#233;rieurement. Bien apr&#232;s que l'article EPR ait fait couler beaucoup d'encre, c'est John Bell qui d&#233;montra en 1964 une batterie de trois th&#233;or&#232;mes qui fournit r&#233;ellement de quoi progresser sur cette question. Ces trois th&#233;or&#232;mes poss&#232;dent la m&#234;me structure, ils posent chacun une s&#233;rie de pr&#233;misses &#224; partir desquelles il est possible de d&#233;duire des in&#233;galit&#233;s dont on peut montrer qu'elles sont viol&#233;es par des pr&#233;dictions v&#233;rifi&#233;es de la m&#233;canique quantique. Ainsi il est possible d'en apprendre beaucoup car ces pr&#233;misses ne peuvent alors pas &#234;tre conserv&#233;es ensembles. Le raisonnement de Bell se place dans la m&#234;me lign&#233;e que le th&#233;or&#232;me EPR, philosophiquement en se fixant un but similaire -prouver l'incompl&#233;tude de la m&#233;canique quantique- et m&#233;thodologiquement en adoptant une structure logique sensiblement similaire. Il a &#233;t&#233; perfectionn&#233; &#224; plusieurs reprises et dans plusieurs sens par d'autres auteurs de sorte que d&#233;sormais, si son interpr&#233;tation est l'objet de discussion, sa validit&#233; logique fait l'unanimit&#233;. Les th&#233;or&#232;mes de Bell posent les m&#234;mes pr&#233;misses que celles d'Einstein, localit&#233; et r&#233;alit&#233;, ainsi que d'autres toutes aussi simples comme le libre choix de la mesure par l'exp&#233;rimentateur et la validit&#233; du raisonnement par induction. Par des raisonnements par l'absurde du m&#234;me type que celui de l'article EPR mais bien trop complexes pour &#234;tre rapport&#233;s ici, les in&#233;galit&#233;s de Bell montrent essentiellement que la m&#233;canique quantique, comme toute autre th&#233;orie visant &#224; reproduire les m&#234;mes pr&#233;visions, doit soit abandonner le crit&#232;re de r&#233;alit&#233; soit la localit&#233;. En effet, puisque le formalisme quantique est non-local dans tous ses outils &#233;pist&#233;miques, on peut consid&#233;rer que celui-ci a une validit&#233; strictement op&#233;ratoire et ne nous informe absolument en rien sur la nature d'une quelconque r&#233;alit&#233; fondamentale, dans ce cas on est encore en droit de supposer que cette derni&#232;re pourrait &#234;tre purement locale. Sinon, si l'on veut affirmer que le formalisme quantique correspond, ne serait-ce que partiellement, &#224; des &#233;l&#233;ments de r&#233;alit&#233;, il faut admettre que cette r&#233;alit&#233; doit &#234;tre non-locale, c'est-&#224;-dire que sont possibles des influences instantan&#233;es entre des &#233;l&#233;ments de deux r&#233;gions s&#233;par&#233;es de l'espace-temps. Ce point est d'une importance capitale pour la compr&#233;hension de notre monde et/ou de la nature de notre connaissance des choses, et il sera d'un grand usage pour la suite de notre &#233;tude et notamment lors de l'analyse des diverses interpr&#233;tations du formalisme quantique. Pour le moment il est d&#233;j&#224; possible de constater comment le fait d'adopter une vision positiviste ou r&#233;aliste en physique quantique a une importance dans la structure logique de la th&#233;orie alors que, dans n'importe quel autre domaine scientifique, il ne s'agit que de points de vue philosophiques qu'il n'est pas n&#233;cessaire d'introduire dans les d&#233;bats strictement scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires Il est impossible de fournir ici la moindre description exhaustive de toutes les th&#233;ories de ce type qui ont pu &#234;tre propos&#233;es, c'est pourquoi nous nous contentons d'une rapide description structurelle et d'un bref et incomplet historique de l'apparition de ces th&#233;ories. C'est &#224; partir du r&#233;sultat de l'article EPR que les partisans, comme Einstein, de l'incompl&#233;tude de la m&#233;canique quantique tent&#232;rent de construire une th&#233;orie qui devait d&#233;passer, en l'int&#233;grant, la th&#233;orie actuelle pour proposer les m&#234;mes pr&#233;dictions tout en rendant compte de mani&#232;re plus coh&#233;rente du monde. Toutes ces tentatives sont class&#233;es comme th&#233;ories &#224; variables cach&#233;es, quoique beaucoup d'auteurs pr&#233;f&#232;rent parler de th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires car si la premi&#232;re formulation est consacr&#233;e par l'usage, la seconde est moins trompeuse et plus exhaustive. Bell &#233;tant de ces physiciens soucieux de retrouver une description du monde plus proche de ce que peut nous procurer notre intuition, c'est en travaillant &#224; ce projet qu'il d&#233;couvrit ses in&#233;galit&#233;s. Ces derni&#232;res posent d'ailleurs un cadre essentiel &#224; toute entreprise de ce type, mais un cadre tr&#232;s restrictif comme nous l'avons vu car il y est &#233;tabli qu'une th&#233;orie destin&#233;e &#224; reproduire les pr&#233;visions de la m&#233;canique quantique tout en revendiquant une description compl&#232;te de la r&#233;alit&#233; doit contrevenir &#224; la localit&#233;. C'est en effet en tentant de contourner ce point que ces th&#233;ories furent consid&#233;r&#233;es comme introduisant des variables cach&#233;es. Car la localit&#233; au sens de la Relativit&#233; n'interdit pas tout &#224; fait toute forme d'influence plus rapide que la lumi&#232;re mais seulement tous les transferts de signaux plus rapides que la lumi&#232;re ; ce qui limite toutefois grandement le type d'influence non-locale permis. Le seul moyen alors de r&#233;concilier une th&#233;orie ayant ce genre de vis&#233;es ontologiques avec la th&#233;orie de la Relativit&#233; est de supposer que les influences &#224; distance qui y sont possibles doivent correspondre &#224; des variables qui nous sont compl&#232;tement inaccessibles. Cependant nombre d'autres th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires introduisent pour d'autres raisons des variables qui n'ont rien de cach&#233;, ce qui explique le choix de la pr&#233;sente formulation. Si elles sont regroup&#233;es dans la m&#234;me &#233;cole de pens&#233;e, c'est que ces th&#233;ories pr&#233;sentent un certains nombre de similitudes structurelles et conceptuelles. Elles ont toutes le m&#234;me objectif : r&#233;interpr&#233;ter le formalisme quantique pour lui donner une signification ontologique. En d'autres termes, il s'agit de construire une th&#233;orie math&#233;matiquement &#233;quivalente au formalisme conventionnel mais qui a pr&#233;tention &#224; d&#233;crire le r&#233;el tel qu'il est en soi, c'est-&#224;-dire en d&#233;finissant la nature des objets &#233;tudi&#233;s, le statut des particules et des op&#233;rateurs math&#233;matiques, etc. En g&#233;n&#233;ral d'une construction plus complexe que la th&#233;orie orthodoxe, ces alternatives r&#233;utilisent tout son bagage math&#233;matique permettant la pr&#233;diction des ph&#233;nom&#232;nes, substituent les termes du formalisme pour lui donner du sens et introduisent de nouveaux outils afin de g&#233;rer les variables ajout&#233;es. Si l'engouement pour les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires correspond plus ou moins &#224; l'article EPR, on peut remarquer que la premi&#232;re construction de ce type fut la th&#233;orie de l'onde pilote que de Broglie proposa dans les ann&#233;es vingt, avant m&#234;me que s'&#233;tablisse le point de vue conventionnel en physique quantique que nous avons &#233;voqu&#233; et que ces th&#233;ories doivent remplacer. Bohm repris cette th&#233;orie &#224; la suite de l'article EPR dans la perspective einsteinienne de compl&#233;ter la physique quantique et Bell entreprit la synth&#232;se et l'actualisation des travaux des deux physiciens dans une m&#234;me optique. On peut sans trop de risque affirmer que la th&#233;orie de l'onde pilote, ainsi augment&#233;e et raffin&#233;e, est l'arch&#233;type d'une th&#233;orie &#224; variables cach&#233;es et nous permet d'en donner un bon exemple. Cette th&#233;orie consiste &#224; supposer l'existence d'une fonction d'onde de l'Univers qui piloterait toutes les particules de l'Univers. Chacune d'entre elles poss&#232;de alors position, vitesse et donc trajectoire, ce qui nous r&#233;concilie avec des conceptions famili&#232;res. Les particules sont alors des existences fondamentales qui poss&#232;dent une persistance ontologique, de m&#234;me que cette fonction d'onde qui d&#233;finit le potentiel quantique tout aussi r&#233;el de chaque particule. C'est ce potentiel, comparable &#224; un champs de force et donc lui aussi susceptible d'une compr&#233;hension relativement intuitive, qui d&#233;termine les particules &#224; parfois adopter un comportement si particulier, comme les franges d'interf&#233;rence dans l'exp&#233;rience de Davisson et Germer. Ce qui provoque alors les nombreux probl&#232;mes &#233;pist&#233;mologiques que nous avons remarqu&#233;s, c'est le fait d&#233;j&#224; constat&#233; qu'une fonction d'onde ou un vecteur d'&#233;tat d&#233;crivant plusieurs particules enchev&#234;tr&#233;es n'est pas la somme ou le produit des vecteurs d'&#233;tat de toutes ces particules. Comme nous ne pouvons conna&#238;tre et quantifier en d&#233;tail le vecteur d'&#233;tat du syst&#232;me qu'est l'Univers, nous en sommes r&#233;duit &#224; ne consid&#233;rer que des sous-syst&#232;mes de celui-ci et leurs vecteurs d'&#233;tat respectifs qui ne contiennent par cons&#233;quent pas toutes les informations permettant de d&#233;crire le comportement des particules qui y &#233;voluent. De m&#234;me l'influence de l'observateur que l'on peut consid&#233;rer concernant le probl&#232;me de la mesure se r&#233;sout par le fait que nous aussi, observateurs, nous sommes compos&#233;s de particules pilot&#233;es par la fonction d'onde de l'Univers et donc enchev&#234;tr&#233;es avec toutes les autres. A l'instar de la th&#233;orie de l'onde pilote, on peut en g&#233;n&#233;ral remarquer que les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires, pour donner une interpr&#233;tation ontologique &#224; la physique quantique, r&#233;am&#233;nagent son formalisme pour r&#233;introduire, sauvegarder ou renforcer des concepts classiques qui avaient &#233;t&#233;s plus ou moins abandonn&#233;s et notamment des conceptions corpusculaires. C'est par l&#224; m&#234;me que de telles th&#233;ories pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t et un attrait certain, elles ont l'avantage d'offrir une description du monde quantique qui satisfasse &#224; la grille de lecture classique avec laquelle nous avons tendance &#224; raisonner. Nous allons maintenant voir qu'elles ont &#224; faire face &#224; un certain nombre de difficult&#233;s qui ne peuvent &#234;tre n&#233;glig&#233;es. Les difficult&#233;s Outre les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires qui doivent &#234;tre abandonn&#233;es car des erreurs math&#233;matiques et logiques ont pu &#234;tre d&#233;cel&#233;es dans leur formulation, des difficult&#233;s tr&#232;s particuli&#232;res d'ordre &#233;pist&#233;mologique et conceptuel sont communes &#224; toutes les th&#233;ories de ce type qui pr&#233;sentent pourtant une validit&#233; incontest&#233;e sur le plan logique. Premi&#232;rement il nous faut rappeler le commerce tr&#232;s sp&#233;cial que doit entretenir toute th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaires avec la Relativit&#233; en raison des in&#233;galit&#233;s de Bell. M&#234;me s'il est possible de trouver des astuces structurelles qui permettent de r&#233;concilier les deux par une l&#233;g&#232;re modification du formalisme quantique ou de la Relativit&#233;, il demeure qu'en poursuivant son objectif de proposer une alternative &#224; la m&#233;canique quantique conventionnelle &#224; l'aide de conceptions classiques, toute th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaire doit introduire une non-localit&#233; fortement contre intuitive. Aussi, si en effet une th&#233;orie &#224; variables cach&#233;es permet une description plus intuitive des &#233;v&#232;nements du monde microscopique dans des cas simples ou des exemples types, l'&#233;quivalence avec le formalisme orthodoxe &#224; laquelle ces th&#233;ories doivent souscrire leur fait perdre toute cette simplicit&#233; dans des cas plus complexes, notamment lorsque augmente le nombre de dimensions de l'espace abstrait dans lequel &#233;voluent les vecteurs d'&#233;tat. On est donc en droit de penser que la coh&#233;rence que semble pr&#233;senter ce type de th&#233;ories pour rendre compte du monde quantique ne tient qu'&#224; une efficacit&#233; p&#233;dagogique. La simplicit&#233; bas&#233;e sur l'usage de termes classiques comme ceux de corps, position et vitesse dont ces th&#233;ories peuvent faire preuve pour expliquer le comportement d'une particule se dissout progressivement lorsque le cas consid&#233;r&#233; se complexifie. De telles th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires pr&#233;sentent &#233;galement une difficult&#233; li&#233;e au fait m&#234;me qu'elles aient pour but de fixer la nature fondamentale des existants du monde quantique, difficult&#233; qu'elles partagent avec d'autres travaux th&#233;oriques &#224; vis&#233;e ontologique dans d'autres domaines scientifiques. En effet, une fois que la th&#233;orie a d&#233;termin&#233; et d&#233;crit les &#233;l&#233;ments de r&#233;alit&#233;s qui correspondent aux ph&#233;nom&#232;nes quantiques, une rigidit&#233; a &#233;t&#233; introduite qui peut poser un certain nombre de probl&#232;mes conceptuels d&#233;s que de nouvelles donn&#233;es exp&#233;rimentales sont apport&#233;es. De nouvelles avanc&#233;es scientifiques peuvent alors sonner le glas d'une th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaires comme la th&#233;orie de Relativit&#233; remit en cause l'existence (mais pas l'efficacit&#233;) des champs de gravit&#233; newtoniens car le type d'existants fondamentaux qui avait &#233;t&#233; postul&#233; se trouve impossible &#224; conserver dans la nouvelle th&#233;orie. Ainsi, si la th&#233;orie conventionnelle, essentiellement op&#233;ratoire, se garde de ce type de probl&#232;mes car elle s'abstient de se prononcer sur la nature des objets &#233;tudi&#233;s, une th&#233;orie qui a pr&#233;tention &#224; d&#233;crire la r&#233;alit&#233; fondamentale ne peut qu'avoir une post&#233;rit&#233; bien incertaine. Un probl&#232;me bien plus radical et plus sp&#233;cifique &#224; la physique quantique caract&#233;rise toutes les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires qui ont pu &#234;tre construite. Si toutes ces th&#233;ories, pourvu qu'elles soient correctement construites, reproduisent toutes les pr&#233;dictions permises par la m&#233;canique quantique, aucune n'a jamais fourni une pr&#233;diction v&#233;rifi&#233;e qui ne puisse &#234;tre fournie par la th&#233;orie quantique conventionnelle. Autrement dit aucune n'a pu fournir la moindre preuve exp&#233;rimentale de sa sup&#233;riorit&#233; sur le mod&#232;le orthodoxe. D'autant plus que les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires, puisque d'une construction math&#233;matique plus complexe, ont toujours plus de mal &#224; assimiler de nouvelles donn&#233;es fournies par l'exp&#233;rience. Par cons&#233;quent ces th&#233;ories ne peuvent avancer que leur clart&#233; conceptuelle et leur efficacit&#233; p&#233;dagogique pour soutenir leur sup&#233;riorit&#233;. Cela est particuli&#232;rement symptomatique si l'on consid&#232;re que parmi les multiples mod&#232;les &#224; variables suppl&#233;mentaires qui ont pu &#234;tre propos&#233;s et qui pr&#233;sentent chacun une parfaite coh&#233;rence interne, aucun n'a pu pr&#233;senter d'argument d&#233;cisif pour montrer sa sup&#233;riorit&#233; sur les autres. Ainsi, m&#234;me le physicien soucieux d'adh&#233;rer &#224; une th&#233;orie d&#233;crivant le r&#233;el fondamentalement aurait bien du mal &#224; discriminer parmi tous les mod&#232;les disponibles. Nous ne pouvons donc en toute rigueur, c'est-&#224;-dire uniquement sur la base d'arguments rationnels, adh&#233;rer &#224; aucune de ces th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires. Mais, &#224; la suite de Bernard d'Espagnat, nous pouvons tout de m&#234;me consid&#233;rer ces mod&#232;les comme de bons &#171; laboratoires th&#233;oriques &#187; permettant de mieux analyser les enjeux ontologiques et &#233;pist&#233;mologiques que pr&#233;sente le formalisme quantique. Comme exemple ou contre-exemple, de telles constructions, visant &#224; d&#233;crire avec un maximum d'objectivit&#233; le monde quantique, permettent d'&#233;viter certaines conclusions et g&#233;n&#233;ralisations h&#226;tives &#224; partir de donn&#233;es exp&#233;rimentales qui pourraient &#234;tre interpr&#233;t&#233;es de diverses mani&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit l'objectif du physicien, qu'il ait une v&#233;ritable volont&#233; th&#233;orique visant &#224; d&#233;crire les choses en soi ou qu'il se cantonne &#224; un travail op&#233;ratoire et &#224; l'&#233;tablissement de r&#232;gles de pr&#233;diction efficaces, certaines questions d'ordre ontologique ne peuvent &#234;tre ignor&#233;es car elles doivent in&#233;vitablement se poser au scientifique qu'il soit d'inspiration plut&#244;t r&#233;aliste ou plut&#244;t positiviste. Ainsi la question de savoir si le concept de corps mat&#233;riel doit &#234;tre conserv&#233; en physique quantique est in&#233;vitablement pos&#233;e car quelle que soit l'ob&#233;dience du discours, il fait invariablement r&#233;f&#233;rence &#224; des objets pr&#233;cis dont la nature doit, &#224; un moment ou &#224; un autre, &#234;tre trait&#233;e. M&#234;me si l'on estime que la nature des objets &#233;tudi&#233;s en physique quantique ne peut &#234;tre fix&#233;e, on a d'ores et d&#233;j&#224; admis que le concept de corps mat&#233;riel n'y a plus l'&#233;vidence qu'il rev&#234;t dans la physique classique. Pour reprendre le propos de l'&#233;pist&#233;mologue Michel Bitbol, en toute rigueur il n'est pas possible de retrouver en physique quantique le type d'invariants dont l'on dispose en physique classique comme dans la vie courante et qui nous permettent de faire usage en toute l&#233;gitimit&#233; du concept de corps mat&#233;riel. Si l'on d&#233;finit comme lui un corps mat&#233;riel comme &#171; un secteur d'espace tridimensionnel objectiv&#233; par la d&#233;termination d'effets locaux invariants sous un ensemble de changements r&#233;gl&#233;s &#187;, ni une localisation pr&#233;cise ni aucun effet particulier ne nous sont disponibles pour justifier l'usage en m&#233;canique quantique d'une telle notion corpusculaire. De m&#234;me, quelle que soit la th&#233;orie de la r&#233;f&#233;rence utilis&#233;e, les conditions n&#233;cessaires &#224; une objectivation ne sont pas r&#233;unis, que ce soit des proc&#233;dures de suivi ou des modalit&#233;s trans-temporelles de r&#233;identification. Mais les p&#232;res fondateurs de la microphysique ne s'y sont pas tromp&#233;s en faisant preuve d'une grande prudence, d&#233;s la naissance de la physique quantique, quand &#224; la nature des entit&#233;s &#233;tudi&#233;es. Ainsi Schr&#246;dinger abandonna tr&#232;s t&#244;t le concept de corpuscules d&#233;s lors qu'il n'&#233;tait plus possible d'avoir de position et de trajectoire clairement d&#233;finies. Ce sera Bohr qui ira le plus loin en affirmant que l'on est r&#233;duit &#224; d&#233;crire des dispositifs et des r&#233;sultats exp&#233;rimentaux et que les hypoth&#233;tiques propri&#233;t&#233;s de corps existant ind&#233;pendamment de toute observation nous sont inaccessibles et n'ont m&#234;me aucun sens. Cependant, malgr&#233; son caract&#232;re particuli&#232;rement op&#233;ratoire, la th&#233;orie quantique, dans sa formulation orthodoxe, n'est pas exempte de consid&#233;rations corpusculaires. Il y est constamment fait r&#233;f&#233;rence &#224; des particules mais dont on n'exige pas que leur description r&#233;unisse tous les &#233;l&#233;ments n&#233;cessaires &#224; une objectivation rigoureuse du type de celle d'un corps mat&#233;riel et dont on ne s'attend pas &#224; ce qu'elles reproduisent tous les comportements g&#233;n&#233;ralement associ&#233;s &#224; une entit&#233; corpusculaire. Ainsi une particule poss&#232;de une position et une vitesse bien d&#233;finies, mais uniquement lors d'une mesure et jamais simultan&#233;ment. Cet usage d'une notion tr&#232;s proche de l'id&#233;e d'un corps mat&#233;riel mais qui n'en pr&#233;sente que peu de caract&#233;ristiques est symptomatique, non seulement du flou qui caract&#233;rise les objets &#233;tudi&#233;s dans la physique quantique conventionnelle, mais &#233;galement de l'impossibilit&#233; d'y utiliser le concept intuitif de corps mat&#233;riel dont nous disposons. En g&#233;n&#233;ral les th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires s'attachent &#224; restaurer pleinement toutes les conditions n&#233;cessaires &#224; l'usage d'un tel concept. Cependant cela se paye d'un co&#251;t &#233;pist&#233;mologique tr&#232;s lourd car, outre la non-localit&#233; qui doit &#234;tre admise, des variables inobservables empiriquement doivent &#234;tre accept&#233;es pour que l'on puisse continuer &#224; parler des particules comme de petits corps mat&#233;riels disposant en permanence d'une position, d'une vitesse, d'une trajectoire, etc. Cela se rajoute aux difficult&#233;s que nous avons trait&#233;es pr&#233;c&#233;demment et nuit grandement &#224; leur cr&#233;dibilit&#233; car c'est par des invariants qui ne correspondent &#224; aucune donn&#233;e observable, donc &#224; aucune modalit&#233; r&#233;f&#233;rentielle, qu'une stabilit&#233; suffisante est trouv&#233;e pour redonner du sens au concept de corps mat&#233;riel. Pourtant, dans nombre d'exp&#233;riences, il est possible d'effectuer des observations encha&#238;n&#233;es ou des d&#233;tections coordonn&#233;es de sortes que l'on puisse constater des impressions de trajectoire concernant une particule, mais, en raison des relations d'incertitude d'Heisenberg, seule l'introduction de donn&#233;es suppl&#233;mentaires non-empiriques permettent d'en conclure logiquement &#224; la pr&#233;sence localis&#233;e, m&#234;me en l'absence de mesure, de la particule en chacun des moments de la trajectoire. Cette survie artificielle de notions corpusculaires inutiles au formalisme, pour son efficacit&#233; pr&#233;dictive, peut alors rapidement passer pour une simple astuce conceptuelle, voire un vulgaire r&#233;flexe d&#233;fensif, de la part des ultimes partisans de la r&#233;alit&#233; fondamentale des corps mat&#233;riels. Nous avons cependant d&#233;j&#224; remarqu&#233; que m&#234;me si l'on n'admet aucune th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaires, il est possible de leur trouver une grande utilit&#233; &#233;pist&#233;mologique. Quoiqu'il en soit, m&#234;me un mod&#232;le &#224; variables cach&#233;es est oblig&#233; d'admettre le comportement souvent fort contre intuitif des particules et la pr&#233;sence d'autres entit&#233;s r&#233;elles et non corpusculaire comme des potentiels ou champs quantiques pour rendre compte de ces bizarreries. Il arrive que les interpr&#233;tations de la th&#233;orie quantique dites statistiques ou stochastiques soient pr&#233;sent&#233;es comme r&#233;solvant la question de la nature des entit&#233;s du monde microscopique. Une telle interpr&#233;tation part du fait que le formalisme du vecteur d'&#233;tat et de l'espace de Hilbert est une description compl&#232;te et ad&#233;quate d'ensembles statistiques de syst&#232;mes physiques. La parfaite pr&#233;dictibilit&#233; dont fait preuve le formalisme quantique au sujet de distributions statistiques suscite en effet l'unanimit&#233;, pourtant diverses interpr&#233;tations bas&#233;es sur cette certitude sont envisageables. Ainsi on ne peut consid&#233;rer ni les vecteurs d'&#233;tat ni les ensembles statistiques comme r&#233;els tout en leur restituant la compl&#232;te validit&#233; op&#233;ratoire qui leur est due, ou consid&#233;rer le formalisme quantique comme une description compl&#232;te et ad&#233;quate de la r&#233;alit&#233; &#224; condition que ces ensembles statistiques constituent des entit&#233;s r&#233;elles. Dans le cadre de la premi&#232;re hypoth&#232;se il est alors possible, dans une optique r&#233;aliste, de construire sur cette base une th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaires qui assigne &#224; chaque syst&#232;me individuel toutes les propri&#233;t&#233;s d'un corps mat&#233;riel en consid&#233;rant qu'ils ne sont pas soumis individuellement aux &#233;tranget&#233;s de ce formalisme. Mais il est &#233;galement acceptable, sur la m&#234;me base, de tenir un discours d'inspiration positiviste o&#249; cette seule efficacit&#233; op&#233;ratoire est consid&#233;r&#233;e comme suffisante et o&#249; le concept de corps mat&#233;riel n'est plus alors n&#233;cessaire. La seconde hypoth&#232;se, si elle n'&#233;tablit pas quelle est la nature des entit&#233;s qui composent les ensembles statistiques, a cependant le m&#233;rite de sauvegarder le d&#233;terminisme, car s'il ne s'applique pas aux syst&#232;mes individuels, il reste compl&#232;tement op&#233;rant au sujet de ces ensembles. Il faut tout de m&#234;me remarquer qu'une interpr&#233;tation positiviste qui ne se prononce pas sur la nature des entit&#233;s individuelles, contrairement &#224; une th&#233;orie stochastique &#224; variables suppl&#233;mentaires, reste condamn&#233;e &#224; invoquer le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes pour rendre compte qu'&#224; chaque mesure on observe sur chaque syst&#232;me individuel des valeurs bien d&#233;finies. Dans tout les cas, si les interpr&#233;tations statistiques du formalisme quantique permettent de construire de coh&#233;rentes th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires et peuvent expliquer l'efficacit&#233; op&#233;ratoire de la physique quantique concernant des distributions statistiques, elles n'apportent pas vraiment de r&#233;ponse au probl&#232;me ontologique pos&#233; quand au maintien ou non du concept de corps mat&#233;riel pour le monde microscopique. Ainsi on peut voir clairement que pour expliquer la th&#233;orie quantique comme pour prouver son efficacit&#233;, celle-ci n'a absolument pas besoin de notions corpusculaires. Cependant, comme Bitbol le sugg&#232;re, si de telles notions sont maintenues dans le langages de la plupart des physiciens c'est peut-&#234;tre parce qu'elles sont n&#233;cessaires pour conserver un lien entre ce formalisme si particulier et l'exp&#233;rience commune qui est la n&#244;tre et dans laquelle nous pouvons en g&#233;n&#233;ral toujours compter sur des entit&#233;s spatialement bien localis&#233;es et dont le suivi ne pose gu&#232;re de probl&#232;me. Le statut de la conscience Il nous faut maintenant revenir au probl&#232;me de la mesure que nous n'avons fait que poser pr&#233;c&#233;demment et notamment sur le statut particulier que le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes semble donner &#224; l'observation et donc &#224; la conscience. Dans une perspective r&#233;aliste ce probl&#232;me du statut de la conscience est tr&#232;s grave car il devient alors tr&#232;s complexe de construire une description objective de la r&#233;alit&#233; ind&#233;pendante. Mais le physicien positiviste doit &#233;galement &#234;tre g&#234;n&#233; par ce statut tr&#232;s particulier et tr&#232;s important qui est donn&#233; &#224; l'influence de l'observateur dans toute op&#233;ration de mesure car il emp&#234;che &#224; premi&#232;re vue de trouver une &#233;quation pr&#233;dictive purement d&#233;terministe concernant les r&#233;sultats de mesures possibles sur un syst&#232;me individuel. La question est donc de savoir si la th&#233;orie quantique donne vraiment un statut exceptionnel &#224; la conscience ou s'il est possible de retrouver une description purement physicaliste du r&#233;el qui r&#233;utilise le m&#234;me formalisme. Dans un premier temps il faut remarquer que la plupart des th&#233;ories &#224; variables suppl&#233;mentaires, dans l'optique d'une description coh&#233;rente du r&#233;el, &#233;vacuent compl&#232;tement le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes, et donc toute intervention de la conscience. Pour cela elles supposent g&#233;n&#233;ralement que toutes les observables d'un syst&#232;me ont toujours des valeurs bien d&#233;finies bien qu'elles ne soient pas donn&#233;es par son vecteur d'&#233;tat. Dans ce cas l'op&#233;ration de mesure, comme dans toutes les autres sciences, ne fait que d&#233;voiler une donn&#233;e pr&#233;existante et le vecteur d'&#233;tat, qui n'est pas plus une description compl&#232;te du syst&#232;me, n'est actualis&#233; que gr&#226;ce &#224; l'apport de cette nouvelle donn&#233;e comme dans tout fonctionnement probabilistique en physique classique. Cependant nous avons d&#233;j&#224; assez pr&#233;cis&#233; les probl&#232;mes &#233;pist&#233;mologiques que soul&#232;vent les th&#233;ories &#224; variables cach&#233;es pour que nous ne nous suffisions pas des solutions qu'elles proposent et qui ne sont de toute mani&#232;re pas admissibles dans une optique positiviste. Nous devons tenter d'&#233;claircir le probl&#232;me pos&#233; par le statut de la conscience dans le strict cadre de la th&#233;orie quantique conventionnelle. Partons pour cela de la c&#233;l&#232;bre th&#233;orie des &#233;tats relatifs propos&#233;e par Hugh Everett. Celle-ci &#233;vacue compl&#232;tement le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes mais d'une mani&#232;re tr&#232;s particuli&#232;re : il n'est pas question de supposer pour cela des valeurs pr&#233;d&#233;termin&#233;es aux observables du syst&#232;me, bien au contraire, m&#234;me apr&#232;s la mesure, ces observables ne sont toujours pas consid&#233;r&#233;es comme ayant des valeurs d&#233;termin&#233;es. Pour se passer ainsi de la r&#233;duction du paquet d'ondes et r&#233;soudre le probl&#232;me de la mesure, la th&#233;orie des &#233;tats relatifs se propose de traiter la conscience comme une propri&#233;t&#233; purement physique de l'observateur, lui-m&#234;me con&#231;u comme un automate de sorte qu'il n'y ait aucune diff&#233;rence entre lui et n'importe quel autre instrument de mesure. Ainsi, apr&#232;s l'interaction, entre un observateur et un syst&#232;me &#233;tudi&#233;, que nous appelons commun&#233;ment op&#233;ration de mesure, le grand syst&#232;me compos&#233; de leur combinaison se trouve dans un &#233;tat enchev&#234;tr&#233;, et superpos&#233; car il n'y a pas eu r&#233;duction du paquet d'ondes. L'observateur, comme tout syst&#232;me quantique dans la th&#233;orie orthodoxe, est alors consid&#233;r&#233; comme &#233;tant dans plusieurs &#233;tats en m&#234;me temps. Mais comment expliquer alors l'unicit&#233; que nous observons perp&#233;tuellement &#224; propos de la valeur d'une observable mesur&#233;e aussi bien qu'au sujet de notre propre conscience ? La th&#233;orie des &#233;tats relatifs montre comment il d&#233;coule directement des r&#232;gles de la m&#233;canique quantique que les diff&#233;rentes'branches'' du vecteur d'&#233;tat du syst&#232;me total, qui correspondent chacune &#224; un &#233;tat pr&#233;cis, ne communiquent pas entre elles et sont individuellement coh&#233;rentes. En r&#233;alit&#233;, selon cette th&#233;orie, lors d'une mesure, nous observons toutes les valeurs possibles de l'observable consid&#233;r&#233;e mais dans autant d'&#233;tats de conscience qui ne communiquent pas entre eux. On comprend alors bien comment la th&#233;orie de Everett a pu &#234;tre &#224; la base de la tout aussi c&#233;l&#232;bre th&#233;orie des mondes multiples de Bryce De Witt. Toute op&#233;ration de mesure cr&#233;e plusieurs ramifications qui peuvent cohabiter sans encombre en raison du cloisonnement qui les caract&#233;rise. Etant donn&#233; le nombre de consciences et de mesures effectu&#233;es dans l'univers on peut imaginer un nombre astronomique et en augmentation constante pour ces ramifications. Le concept des mondes multiples vient tout simplement de l'id&#233;e, que l'on ne peut ni r&#233;futer ni prouver, qu'&#224; la cr&#233;ation d'une ramification doit correspondre celle d'un univers correspondant de sorte que le nombre des univers parall&#232;les doit lui aussi &#234;tre dans une augmentation constante. Aussi &#233;trange qu'elle puisse para&#238;tre, la th&#233;orie des &#233;tats relatifs est logiquement tr&#232;s coh&#233;rente et permet d'expulser efficacement le principe de r&#233;duction du paquet d'ondes sans introduire de donn&#233;es inobservables. Que l'on consid&#232;re son mod&#232;le comme valide ou non, le coup de g&#233;nie d'Everett demeure qu'il ait song&#233; &#224; faire glisser le probl&#232;me de la mesure de consid&#233;rations physiques &#224; une conception davantage psychologique, tout en admettant comme valide l'essentiel des r&#232;gles de la m&#233;canique quantique conventionnelle. Cependant, dans l'analyse que d'Espagnat a pu en proposer, il est possible de remarquer que la th&#233;orie des &#233;tats relatifs peine quelque peu &#224; donner un statut &#224; la m&#233;moire de l'observateur et qu'il est n&#233;cessaire pour r&#233;gler ce point de retomber sur un certain dualisme car l'&#233;tat de conscience de l'observateur est alors une propri&#233;t&#233; particuli&#232;re soumise &#224; un r&#233;gime sp&#233;cial. Dans ce dernier cas, si la th&#233;orie des &#233;tats relatifs a le m&#233;rite de refuser &#224; la conscience une quelconque influence lors de l'op&#233;ration de mesure, elle ne parvient pas tout &#224; fait &#224; lui enlever son statut particulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle que soit la tournure dans laquelle nous prenons le formalisme quantique orthodoxe, on doit in&#233;vitablement constater que les notions d'observation et d'observateur ne peuvent en &#234;tre expuls&#233;es. Etant donn&#233; que toute forme d'observation suppose une conscience correspondante et que toute formulation de loi en physique quantique conventionnelle ne peut manquer de faire appel &#224; ce concept d'observation, une vision mat&#233;rialiste de la th&#233;orie quantique du type de celle habituellement adopt&#233;e en physique classique, c'est-&#224;-dire &#233;jectant compl&#232;tement toute r&#233;f&#233;rence &#224; l'esprit humain, n'est tout simplement pas envisageable. Et cela est tout &#224; fait ind&#233;pendant du probl&#232;me pos&#233; par la r&#233;duction du paquet d'ondes car par exemple la r&#232;gle de Born, qui sert &#224; calculer la probabilit&#233; que telle valeur soit mesur&#233;e sur telle observable, ne peut &#234;tre transform&#233;e en une r&#232;gle nous permettant de d&#233;terminer la valeur que telle observable a avant la mesure que si l'on se place dans le cadre d'une th&#233;orie &#224; variables suppl&#233;mentaires. Donc soit on prend le formalisme dans sa mouture orthodoxe et on est alors dans l'incapacit&#233; de tenir l'habituel discours scientifique et physicaliste, soit on adh&#232;re &#224; l'une des th&#233;ories &#224; variables cach&#233;es mais, en admettant ainsi des donn&#233;es non-empiriques, on s'expose &#224; l'accusation scientiste, habituellement r&#233;serv&#233;e aux th&#233;ories les moins mat&#233;rialistes, d'accepter des hypoth&#232;ses m&#233;taphysiques. Comme le remarque Bitbol, cette irr&#233;ductible pr&#233;sence de l'exp&#233;rimentateur dans la formulation de la th&#233;orie quantique fera rappeler &#224; Bohr ce fait, pourtant d&#233;j&#224; remarqu&#233; par la tradition philosophique mais oubli&#233; dans la construction de la m&#233;thode scientifique, que &#171; nous sommes aussi bien acteurs que spectateurs dans le grand drame de l'existence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article685&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article685&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore que la r&#233;duction du paquet d'ondes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9duction_du_paquet_d%27onde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9duction_du_paquet_d%27onde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.physique-quantique.wikibis.com/reduction_du_paquet_d_onde.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.physique-quantique.wikibis.com/reduction_du_paquet_d_onde.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/210716/la-reduction-du-paquet-donde-est-elle-une-realite-objective&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/210716/la-reduction-du-paquet-donde-est-elle-une-realite-objective&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://datafranca.org/wiki/Processus_de_r%C3%A9duction_du_paquet_d%E2%80%99ondes&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://datafranca.org/wiki/Processus_de_r%C3%A9duction_du_paquet_d%E2%80%99ondes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://forums.futura-sciences.com/physique/163843-reduction-paquet-donde-decoherence.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://forums.futura-sciences.com/physique/163843-reduction-paquet-donde-decoherence.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.quora.com/La-d%C3%A9coh%C3%A9rence-et-la-r%C3%A9duction-du-paquet-donde-sont-elles-synonymes&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.quora.com/La-d%C3%A9coh%C3%A9rence-et-la-r%C3%A9duction-du-paquet-donde-sont-elles-synonymes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.phy.ulaval.ca/fileadmin/phy/documents/PDF/Pedago/Ondes_v3.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.phy.ulaval.ca/fileadmin/phy/documents/PDF/Pedago/Ondes_v3.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~faure/enseignement/meca_q/cours.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~faure/enseignement/meca_q/cours.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.quora.com/La-conscience-est-elle-n%C3%A9cessaire-pour-la-r%C3%A9duction-du-paquet-donde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.quora.com/La-conscience-est-elle-n%C3%A9cessaire-pour-la-r%C3%A9duction-du-paquet-donde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://forums.futura-sciences.com/physique/822683-quantique-mesure-reduction-paquet-donde-observateur.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://forums.futura-sciences.com/physique/822683-quantique-mesure-reduction-paquet-donde-observateur.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://scienceetonnante.com/2022/12/08/mesure-quantique-coleman/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://scienceetonnante.com/2022/12/08/mesure-quantique-coleman/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/epistemologie/l-observateur-un-defi-pour-la-physique-quantique-18875.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/epistemologie/l-observateur-un-defi-pour-la-physique-quantique-18875.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La physique quantique &#224; notre &#233;chelle</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article8253</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article8253</guid>
		<dc:date>2024-01-01T23:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La physique quantique &#224; notre &#233;chelle &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour bien des gens, quantique suppose l'&#233;chelle microscopique mais il existe bien des effets macroscopiques de la physique quantique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe aussi bien des preuves du niveau quantique au niveau macroscopique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines de ces preuves sont tr&#232;s r&#233;centes mais d'autres beaucoup plus anciennes comme le magn&#233;tisme et la supraconductivit&#233; qui ne sont interpr&#233;tables que par la physique quantique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le &#171; niveau quantique &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 1 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La physique quantique &#224; notre &#233;chelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour bien des gens, quantique suppose l'&#233;chelle microscopique mais il existe bien des effets macroscopiques de la physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe aussi bien des preuves du niveau quantique au niveau macroscopique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines de ces preuves sont tr&#232;s r&#233;centes mais d'autres beaucoup plus anciennes comme le magn&#233;tisme et la supraconductivit&#233; qui ne sont interpr&#233;tables que par la physique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5361&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le &#171; niveau quantique &#187; ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.inp.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/le-mouvement-dun-objet-macroscopique-rendu-entierement-quantique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/par_type_de_ressource/documents/balian2.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://jump-to-science.unige.ch/2014/09/25/explorer-le-monde-quantique-a-l%E2%80%99echelle-macroscopique-reve-ou-realite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/physique/vers-le-quantique-macroscopique-2481.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/physiciens-parviennent-controler-proprietes-quantiques-objet-macroscopique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cahier-de-prepa.fr/pc*-pasteur/download?id=1539&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.insp.upmc.fr/La-supraconductivite-Un-effet.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://sciencemysterieuse.com/physique-quantique/les-organismes-vivants-sont-ils-un-systeme-quantique-macroscopique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/chaines/utls/des-particules-a-l-antimatiere-la-matiere-et-son-organisation/les-tests-et-effets-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/de-la-mecanique-quantique-a-echelle-humaine_22554&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ec.europa.eu/research-and-innovation/fr/projects/success-stories/all/letrangete-quantique-se-materialise-dans-le-macromonde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtflash.fr/effet-quantique-observe-niveau-macroscopique/article&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciena.ch/fr/research/nanosphere-at-the-quantum-limit.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theses.hal.science/tel-00769454/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://actualite.housseniawriting.com/science/physique/physique-quantique/2023/01/24/rendre-les-proprietes-quantiques-des-objets-macroscopiques-plus-accessibles/36650/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://dailygeekshow.com/objet-macroscopique-proprietes-quantiques/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://courses.ipht.fr/?q=fr/node/92&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 16&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/des-chercheurs-parviennent-a-controler-letat-quantique-dun-objet-de-taille-nanometrique-66781.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 17&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=quantique+macroscopique+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle physique s'applique &#224; l'&#233;chelle de Planck ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7819</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7819</guid>
		<dc:date>2023-05-05T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Relativit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Temps</dc:subject>
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		<dc:subject>Virtuel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelle physique s'applique &#224; l'&#233;chelle de Planck, l&#224; o&#249; relativit&#233; et quantique s'appliquent en m&#234;me temps ? La r&#233;ponse n'est pas surprenante mais renversante ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux dimensions de Planck, limites inf&#233;rieures des dimensions universelles de temps, d'espace et d'&#233;nergie, l&#224; o&#249; relativit&#233; et quantique s'appliquent en m&#234;me temps, il n'y a pas de diff&#233;rence entre vide quantique et mati&#232;re : &#224; cette &#233;chelle, il faut dire adieu aux instants de temps, adieu aux points de l'espace, adieu &#224; la vari&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot63" rel="tag"&gt;Relativit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot77" rel="tag"&gt;Temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot222" rel="tag"&gt;Virtuel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle physique s'applique &#224; l'&#233;chelle de Planck, l&#224; o&#249; relativit&#233; et quantique s'appliquent en m&#234;me temps ? La r&#233;ponse n'est pas surprenante mais renversante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux dimensions de Planck, limites inf&#233;rieures des dimensions universelles de temps, d'espace et d'&#233;nergie, l&#224; o&#249; relativit&#233; et quantique s'appliquent en m&#234;me temps, il n'y a pas de diff&#233;rence entre vide quantique et mati&#232;re : &#224; cette &#233;chelle, il faut dire adieu aux instants de temps, adieu aux points de l'espace, adieu &#224; la vari&#233;t&#233; espace-temps, adieu aux observables et aux mesures, adieu &#224; la masse, adieu aux trajectoires, adieu &#224; la permanence de la mati&#232;re, adieu aux mesures, adieu aux observations, et m&#234;me adieu &#224; la s&#233;paration diam&#233;trale entre mati&#232;re et vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte qui suit est extrait de l'article de Christophe Schiller dans l'ouvrage collectif &#171; Le Vide &#187; dirig&#233; par Edger Gunzig et Simon Diner, article intitul&#233; &#171; Le vide diff&#232;re-t-il de la mati&#232;re ? &#187;. Il raisonne enti&#232;rement aux dimensions de Planck et d&#233;montre qu'&#224; cette &#233;chelle, toute la physique est boulevers&#233;e, y compris la physique quantique et la relativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le face-&#224;-facede la m&#233;canique quantique et de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale conduit &#224; des conclusions surprenantes concernant l'espace et le temps. Nous montrons que les concepts de continuit&#233; de l'espace-temps, de point d'espace, de moment de temps, de particule ponctuelle, de causalit&#233;, perdent tout fondement dans le domaine des distances inf&#233;rieures &#224; la distance de Planck, ou celui des &#233;nergies de Planck. Le vide lui-m&#234;me devient indiscernable de la mati&#232;re et du rayonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;crire le mouvement, ces deux th&#233;ories (relativit&#233; g&#233;n&#233;rale et m&#233;canique quantique) recourent &#224; des objets constitu&#233;s de particules et &#224; la notion d'espace-temps. Voyons comment ces concepts sont d&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une particule &#8211; et en g&#233;n&#233;ral tout objet &#8211; est d&#233;fini comme une entit&#233; permanente, &#224; laquelle une position peut &#234;tre attribu&#233;e et qui peut se d&#233;placer (l'&#233;tymologie du terme &#171; objet &#187; se rapporte &#224; ce dernier trait). En d'autres termes, une particule est une petite entit&#233; dont la masse, la charge, etc. se conservent. Cette particule peut changer de position avec le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, dans tous les trait&#233;s de physique, les temps est d&#233;termin&#233; &#224; l'aide d'objets en mouvement, qu'on appelle habituellement &#171; horloges &#187;, ou &#224; l'aide de particules en mouvement, comme celles qui sont &#233;mises par des sources de lumi&#232;re. De m&#234;me, l'unit&#233; de longueur se d&#233;finit &#233;galement avec des objets, par exemple les r&#232;gles comme autrefois, ou le mouvement de la lumi&#232;re qui n'est rien d'autre qu'un ensemble de particules en mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter les contradictions entre la m&#233;canique quantique et la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale&#8230; les changements conceptuels n&#233;cessaires sont si spectaculaires qu'ils devraient int&#233;resser tous ceux qui manifestent un certain int&#233;r&#234;t pour la physique&#8230; La mni&#232;re la plus efficace d'approcher ces changements sera de fixer notre regard sur les d&#233;tails du domaine o&#249; la contradiction entre les deux th&#233;ories standard prend son tour le plus saillant et o&#249; elles sont toutes deux n&#233;cessaires en m&#234;me temps&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relativit&#233; g&#233;n&#233;rale et la m&#233;canique quantique proposent chacune un crit&#232;re pour d&#233;terminer quand la physique galil&#233;enne n'est plus applicable&#8230; La relativit&#233; g&#233;n&#233;rale montre qu'il est n&#233;cessaire de prendre en compte la courbure de l'espace-temps lorsque l'on s'approche d'un objet de masse m &#224; des distances de l'ordre du rayon de Schwarzschild qui vaut deux fois la constante de gravitation universelle de Newton fois la masse et divis&#233; par le carr&#233; de la vitesse de la lumi&#232;re&#8230; Un objet plus petit que son propre rayon de Scwarzschild est un &#171; trou noir &#187;. Selon la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale, aucun signal issu de l'int&#233;rieur du rayon de Schwarschild ne peut parvenir au monde ext&#233;rieur d'o&#249; le nom &#171; trou noir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, la m&#233;canique quantique montre que la physique classique galil&#233;enne doit &#234;tre abandonn&#233;e et les effets quantiques pris en compte lorsque l'on approche d'un objet &#224; des distances qui sont de l'ordre de la longeur d'onde de Compton qui est &#233;gale &#224; la constante de Planck h barre divis&#233;e par le produit de la masse et de la vitesse de la lumi&#232;re. Naturellement, cette longueur n'a d'importance que si l'objet lui-m&#234;me est plus petit que sa longueur de Compton. A ces &#233;chelles, on observe des effets quantiques relativistes, comme les cr&#233;ations et annihilations de particules-antiparticules (th&#233;orie quantique des champs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous rassemblons ces deux r&#233;sultats, les situations qui demandent la combinaison des concepts de la th&#233;orie quantique des champs et de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale sont celles o&#249; ces deux conditions sont satisfaites simultan&#233;ment. La distance d'approche critique admise est un rayon de Schwarschild double de la longueur d'onde de Compton. On constate que c'est le cas lorsque les longueurs sont de l'ordre de la &#171; longueur d'onde de Planck &#187; et les temps de l'ordre du &#171; temps de Planck &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La longueur d'onde de Planck &#171; lP &#187; vaut 1,6 fois dix puissance moins 35 m&#232;tres et le temps de Planck &#171; tP &#187; vaut 5,4 fois dix puissance moins 44 secondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;lP vaut tP multipli&#233; par la vitesse de la lumi&#232;re c. Le carr&#233; de lP vaut la constante de Planck h barre fois la constante de gravitation universlle G divis&#233; par la puissance trois de la vitesse de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si l'on approche un objet &#224; ces &#233;chelles, la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale et la m&#233;canique quantique jouent toutes deux un r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible de construire une horloge qui soit susceptible de mesurer des intervalles de temps plus courts que le temps de Planck ? Il est remarquable que la r&#233;ponse soit non ; m&#234;me si dans la relation d'incertitude temps-&#233;nergie (produit des incertitudes de temps et d'&#233;nergie sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; h barre), il semble que qu'en donnant l'incertitude de d'&#233;nergie une valeur arbitrairement grande, l'on peut rendre l'incertitude de temps aussi petite que l'on veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une horloge est un appareillage qui comporte des pi&#232;ces mobiles qui peuvent &#234;tre des roues m&#233;caniques, des particules mat&#233;rielles en mouvement, des champs &#233;lectromagn&#233;tiques variables &#8211; des photons -, des particules radioactives en d&#233;sint&#233;gration, etc. Pour chaque composant mobile d'une horloge, par exemple les aiguilles du cadran, le principe d'incertitude s'applique&#8230; Or, &#224; propos d'une horloge quelconque, l'on doit connaitre le temps marqu&#233; et l'&#233;nergie pour chaque aiguille sans quoi ce ne serait pas un syst&#232;me classique, c'est-&#224;-dire que ce ne serait pas un syst&#232;me d'enregistrement&#8230; Il est &#233;vident que le plus petit intervalle de temps qui peut &#234;tre mesur&#233; par une horloge est toujours plus grand que la limite quantique, et donc plus grand que la pr&#233;cision temporelle qui r&#233;sulte de la relation d'incertitude pour ses parties en mouvement. On a donc la relation : plus petit intervalle de temps plus grand ou &#233;gal &#224; h barre divis&#233; par l'incertitude sur l'&#233;nergie du composant en mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette incertitude sur l'&#233;nergie est certainement plus petite que l'&#233;nergie totale du composant lui-m&#234;me qui vaut la masse fois le carr&#233; de la vitesse de la lumi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, toute horloge fournit de l'information ; il faut donc que des signaux puissent en &#233;maner. Pour permettre ceci, l'horloge ne doit pas &#234;tre un trou noir ; sa masse ne doit donc pas &#234;tre plus petite que la masse de Schwarschild pour sa taille, soit inf&#233;rieure ou &#233;gale au produit de la taille de l'horloge par le carr&#233; de la vitesse de la lumi&#232;re divis&#233;e par la constante de gravitation universelle G. Et finalement, la taille de l'horloge doit &#234;tre plus petite que le facteur vitesse de la lumi&#232;re fois le plus petit intervalle de temps lui-m&#234;me, pour permettre une mesure ad&#233;quate de l'intervalle de temps ; sinon les diverses pi&#232;ces de l'horloge ne pourraient travailler ensemble pour afficher le m&#234;me temps&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on r&#233;unit toutes ces conditions, on obtient que le plus petit intervalle de temps est plus grand ou &#233;gal au temps de Planck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, l'on obtient la conclusion g&#233;n&#233;rale que les horloges ne peuvent mesurer que des intervalles de temps plus courts que le temps de Planck, et ce &#224; partir des trois propri&#233;t&#233;s simples de toute horloge, n'avoir qu'une seule horloge (pas d'horloge avec, en paire, son antihorloge), savoir lire son cadran et qu'elle donne des informations ad&#233;quates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On observera que cet argument est ind&#233;pendant de la nature du m&#233;canisme de l'horloge. Que celle-ci soit mue par des moyens d'ordre gravitationnel, &#233;lectrique, simplement m&#233;canique, voire nucl&#233;aire, les relations ci-dessus s'appliquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on est ainsi conduit &#224; conclure qu'il existe dans la nature un intervalle de temps minimum. En d'autres termes, aux &#233;chelles de Planck, le terme &#171; instant du temps &#187; ne s'appuie ni sur la th&#233;orie ni sur l'exp&#233;rience. Utiliser ce concept n'a donc aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on peut de m&#234;me d&#233;duire qu'il n'est pas possible de construire une r&#232;gle pour mesurer la longueur ou un quelconque autre instrument de mesure qui puisse mesurer des longueurs plus courtes que la longueur de Planck. Cela d&#233;coule d&#233;j&#224; de la relation longueur de Planck &#233;gale vitesse de la lumi&#232;re c fois temps de Planck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re simple de mesurer la distance entre deux points est de mettre un objet au repos en chacun d'eux. En d'autres termes, des mesures conjointes de la position et de l'impulsion sont n&#233;cessaires pour toute mesure de longueur. Or, la longueur minimum mesurable est certainement plus grande que l'incertitude qui porte sur la position des deux objets. A partir du principe d'incertitude, l'on sait que la position de chacun ne peut &#234;tre connue avec une pr&#233;cision meilleure que celle donn&#233;e par la relation d'incertitude :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;incertitude sur la position fois incertitude sur l'impulsion &#233;gale constante dePlanck h barre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on exige qu'un seul objet figure &#224; chacune des deux extr&#233;mit&#233;s (autrement dit si l'on veut &#233;viter la production quantique de maires d'objets &#224; partir du vide), cela implique que l'incertitude sur l'impulsion soit inf&#233;rieure au produit de la masse et de l'impulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La longueur minimum mesurable &#233;tant sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; l'incertitude sur la longueur qui est sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; la constante de Planck h barre divis&#233;e par le produit de la masse et de la vitesse de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la mesure ne peut &#234;tre effectu&#233;e si des signaux ne peuvent quitter l'objet en question : il ne peut pas s'agir de trous noirs. Les masses doivent donc &#234;tre si petites que leur rayon de Schwarschild est plus petit que la distance qui les s&#233;pare. D'o&#249; il d&#233;coule que la longueur minimum mesurable est sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; la longueur de Planck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre technique pour d&#233;duire cette limite renverse le r&#244;le de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale&#8230; L'on retrouve une fois encore que la limite de mesure de longueur est la distance de Planck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut remarquer que la longueur de Planck &#233;tant la plus courte possible, il s'ensuit qu'il ne peut exister d'observations ni de cons&#233;quences d'effets quantiques pour des situations o&#249; la longueur d'onde de Compton correspondante serait plus petite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, dans son sens usuel d'entit&#233; sans extension, le concept de &#171; point de l'espace &#187; ne peut s'appuyer sur l'exp&#233;rience. De la m&#234;me fa&#231;on, le terme &#171; &#233;v&#233;nement &#187;, qui combine les &#171; points de l'espace &#187; et l' &#171; instant de temps &#187; perd &#233;galement sa signification pour la description de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats sont r&#233;sum&#233;s dans ce que l'on appelle le principe d'incertitude g&#233;n&#233;ralis&#233; selon lequel le produit des incertitudes sur la position et sur l'impulsion est sup&#233;rieur ou &#233;gal &#224; sa somme de deux termes dont l'un d&#233;rive de la physique quantique (h barre sur deux) et l'autre de la relativit&#233; (G fois le carr&#233; de l'incertitude d'impulsion divis&#233; par la vitesse de la lumi&#232;re &#224; la puissance trois).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description de l'espace-temps en termes de continuum doit donc &#234;tre abolie en faveur d'une autreplus appropri&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la nouvelle relation d'incertitude aux &#233;chelles de Plack devient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;incertitude sur la longueur fois incertitude sur le temps sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; temps de Planck fois longueur de Planck&lt;br class='autobr' /&gt;
Une mani&#232;re finale de se convaincre que les points n'ont pas de signification est qu'un point ne peut avoir qu'un volume nul ; mais le volume minimum possible dans la nature est le volume de Planck &#233;gale distance de Planck &#224; la puissance trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les cons&#233;quences des limites de Planck pour les mesures de l'espace et du temps peuvent &#234;tre pouss&#233;es beaucoup plus loin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un lieu commun que de dire qu'&#233;tant donn&#233;s deux points quelconques de l'espace ou deux instants du temps, il y en aura toujours un troisi&#232;me entre eux. Les physiciens se contentent de baptiser continuit&#233; cette propri&#233;t&#233; et les math&#233;maticiens parlent de densit&#233;. Mais aux dimensions de Planck, cette propri&#233;t&#233; ne peut plus tenir, puisque l'on ne peut avoir des intervalles plus courts que le temps de Planck : points et instants ne sont donc pas denses, et entre deux points il n'y en a pas toujours un troisi&#232;me. Mais ceci signifie que l'espace et le temps ne sont pas continus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relativit&#233; restreinte, la m&#233;canique quantique et la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale reposent toutes trois sur l'id&#233;e que le temps peut &#234;tre d&#233;fini pour tous les points d'un r&#233;f&#233;rentiel donn&#233;. Or, deux horloges &#233;loign&#233;es d'une certaine distance ne peuvent &#234;tre synchronis&#233;es avec une pr&#233;cision arbitraire. Puisque la distance qui les s&#233;pare ne peut &#234;tre mesur&#233;e avec une erreur plus petite que la longueur de Planck, et sachant que la transmission des signaux est indispensable &#224; la synchronisation, il n'est donc pas possible de synchroniser deux horloges avec une pr&#233;cision plus fine que celle que nous impose le temps de Planck. En raison de cette impossibilit&#233;, l'id&#233;e d'une coordonn&#233;e temporelle unique pour un r&#233;f&#233;rentiel global n'est qu'une approximation elle aussi et ne peut &#234;tre maintenue dans le cadre d'une description pr&#233;cise de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, puisque l'&#233;cart entre &#233;v&#233;nements ne peut se mesurer avec une pr&#233;cision plus fine que le temps de Planck, il s'ensuit que pour deux &#233;v&#233;nements &#233;loign&#233;s dans le temps de cet ordre de grandeur, il n'est pas possible de dire avec une certitude compl&#232;te lequel pr&#233;c&#232;de l'autre. Ceci constitue un r&#233;sultat important. Si les &#233;v&#233;nements ne peuvent &#234;tre ordonn&#233;s aux &#233;chelles de Planck, le concept de temps, que l'on a introduit en physique pour d&#233;crire des s&#233;quences, ne peut tout simplement pas &#234;tre d&#233;fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, une fois abandonn&#233;e l'id&#233;e de coordonn&#233;e temporelle unique pour un r&#233;f&#233;rentiel global, on se voit contraint d'abandonner &#233;galement celle du temps d'un &#233;v&#233;nement consid&#233;r&#233; comme un &#171; point &#187; unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence m&#234;me d'une longueur minimum ciontredit la relativit&#233; restreinte o&#249; l'on montre que, si l'on passe &#224; un syst&#232;me de coordonn&#233;es en mouvement, une longueur donn&#233;e subit une contraction de Lorentz. Il ne peut exister de longueur minimum en relativit&#233; restreinte ; et donc, aux dimensions de Planck, l'espace-temps n'est ni invariant de Lorentz, ni invariant par diff&#233;omorphisme, ni invariant par dilatation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Aux &#233;chelles de Planck, puisque l'ordre temporel et l'ordre spatial s'effondrent, il n'est pas possible de d&#233;cider si la distance entre deux r&#233;gions de l'espace-temps assez proches est de type spatial ou temporel. Les limites de la mesure rendent impossible la distinction entre ces deux cas. Aux &#233;chelles de Planck, le temps et l'espace ne peuvent se distinguer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, aux &#233;chelles de Planck, l'espace-temps n'est ni continu, ni ordonn&#233;, ni pourvu d'une m&#233;trique, ni quadridimensionnel, ni constitu&#233; de points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour achever cet inventaire, si l'espace et le temps ne sont pas continue, les quantit&#233;s d&#233;finies comme des d&#233;riv&#233;es spatiales ou temporelles n'ont pas de d&#233;finition pr&#233;cise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression courante pour une grandeur observable A(x,t) n'a pas de sens&#8230;Aux &#233;chelles de Planck, les champs physiques ne peuvent &#234;tre d&#233;crits par des fonctions continues&#8230; Il est impossible de d&#233;finir la multiplication des observables par des nombres continus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie quantique des champs, la diff&#233;rence entre une particule virtuelle et une particule r&#233;elle est qu'une particule r&#233;elle est &#171; sur sa couche de masse &#187;, c'est-&#224;-dire qu'elle ob&#233;it &#224; la relation &#233;nergie au carr&#233; &#233;gale masse au carr&#233; fois vitesse de la lumi&#232;re puissance quatre plus impulsion au carr&#233; fois vitesse de la lumi&#232;re au carr&#233;, alors qu'une particule virtuelle n'y ob&#233;it pas. Aux &#233;chelles de Planck, on ne peut pas d&#233;terminer si une particule est r&#233;elle ou virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. Puisque l'antimati&#232;re peut &#234;tre d&#233;crite comme de la mati&#232;re qui se d&#233;place &#224; contre-courant dans le temps, et puisque la diff&#233;rence entre mouvement et mouvement inverse ne peut &#234;tre observ&#233;e aux &#233;chelles de Planck, l'on ne peut distinguer la mati&#232;re et l'antimati&#232;re &#224; ces &#233;chelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'impr&#233;cision sur la position nous emp&#234;che de d&#233;terminer des positions distinctes pr&#233;cises pour des exp&#233;riences d'&#233;change. En bref, aux &#233;chelles de Planck, on ne peut d&#233;finir le spin, on ne peut distinguer les fermions des bosons ou, autrement dit, la mati&#232;re du rayonnement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, le vide, c'est-&#224;-dire l'espace-temps vide ne peut se distinguer de la mati&#232;re aux &#233;chelles de Planck. (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Articles scientifiques de Christophe Schiller :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&amp;as_sdt=0%2C5&amp;as_vis=1&amp;q=article+scientifique+C.+Schiller+planck&amp;btnG=&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&amp;as_sdt=0%2C5&amp;as_vis=1&amp;q=article+scientifique+C.+Schiller+planck&amp;btnG=&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Christophe Schiller, &#171; L'aventure de la Physique &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chute, flux et chaleur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume1.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume1.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Relativit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume2.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume2.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re, charges et cerveau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume3.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/MontagneMouvement-volume3.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quantification du changement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume4.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume4.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouvement au sein de la mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume5.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume5.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sp&#233;culation sur l'unification&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume6.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume6.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume7.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.motionmountain.net/motionmountain-volume7.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7352</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7352</guid>
		<dc:date>2022-02-07T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Vide</dc:subject>
		<dc:subject>Virtuel</dc:subject>
		<dc:subject>Lumi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les photons sont la forme corpusculaire de la lumi&#232;re (plus g&#233;n&#233;ralement des bosons). Mais il ne faut pas oublier que les bosons (comme les fermions qui sont les corpuscules de la mati&#232;re) sont quantiques, c'est-&#224;-dire non seulement proc&#233;dant par quantit&#233;s enti&#232;res de grains d'une quantit&#233; appel&#233;e &#034;action&#034; (quantit&#233; &#233;quivalent au produit d'une &#233;nergie et d'un temps), mais aussi &#224; la fois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Vide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot222" rel="tag"&gt;Virtuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot298" rel="tag"&gt;Lumi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont les photons virtuels et quel est leur r&#244;le fondamental dans le fonctionnement de la mati&#232;re ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les photons sont la forme corpusculaire de la lumi&#232;re (plus g&#233;n&#233;ralement des bosons). Mais il ne faut pas oublier que les bosons (comme les fermions qui sont les corpuscules de la mati&#232;re) sont quantiques, c'est-&#224;-dire non seulement proc&#233;dant par quantit&#233;s enti&#232;res de grains d'une quantit&#233; appel&#233;e &#034;action&#034; (quantit&#233; &#233;quivalent au produit d'une &#233;nergie et d'un temps), mais aussi &#224; la fois corpusculaires et ondulatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que bosons et fermions se distinguent parce que les premiers s'agglom&#232;rent en grand nombre que les seconds ne le peuvent pas. Les premiers ne cessent de se multiplier pendant que les seconds se conservent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bosons comme les fermions peuvent &#234;tre captables par un appareil &#224; notre &#233;chelle (on les dit alors &#171; r&#233;els &#187;) ou non captables mais d&#233;tectables par leurs effets (on les dit alors &#171; virtuels &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait croire avoir des dualit&#233;s r&#233;el/virtuel, onde/corpuscule, boson/fermion et on trouve finalement des unit&#233;s dialectiques des contraires !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des heurts entre des fermions donnent des bosons et des couples de bosons se transforment en fermions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bosons et fermions dits r&#233;els fonctionnent par unit&#233;s de quanta, et leurs homogues virtuels fonctionnent par demi unit&#233;s de quanta. Il en r&#233;sulte qu'il suffit de fournir un demi quanta &#224; une unit&#233; virtuelle pour qu'elle devienne r&#233;elle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans la liaison atomique la plus simple, celle qui lie le proton et l'&#233;lectron dans l'atome d'hydrog&#232;ne, on est en pr&#233;sence d'un photon virtuel de 13.6 eV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, &#224; un niveau beaucoup plus interne, on peut prendre celui du noyau de deut&#233;rium, la liaison nucl&#233;aire entre le proton et le neutron est repr&#233;sent&#233;e par un 'nuage' de particules &#233;l&#233;mentaires telles que les m&#233;sons Pi, les Kaons et d'autres aux noms plus ou moins exotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On les dit virtuelles parce qu'elles prennent naissance aussi vite qu'elles disparaissent pour respecter le principe de conservation de l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fluctuations &#233;lectromagn&#233;tiques, et donc les photons virtuels qui en sont la contrepartie dans le langage des particules, furent mises en &#233;vidence d&#232;s 1940, par la mesure du d&#233;calage des raies spectrales de l'hydrog&#232;ne (Lamb shift) d&#251; &#224; un tr&#232;s l&#233;ger changement des niveaux d'&#233;nergie de l'atome correspondant, et par la d&#233;couverte d'une minuscule attraction entre deux plaques conductrices (effet Casimir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; virtuel &#187; fait appel &#224; des seuils appel&#233;s in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. Quand on est en dessous ou proche de de ces seuils, on est dans le virtuel. Ce qui est inf&#233;rieur &#224; un quanta h est du virtuel, c'est-&#224;-dire un ph&#233;nom&#232;ne du vide quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En microphysique, les particules &#233;changent des photons lumineux pour interagir. Ce ph&#233;nom&#232;ne fondamental de la mati&#232;re/lumi&#232;re a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; pour la premi&#232;re fois par les diagrammes de Feynman de l'&#233;lectrodynamique quantique. Il s'agit du seul mode de description connu des interactions entre particules via les photons lumineux. Il a &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; par un grand nombre de calculs qui sont les plus pr&#233;cis de toute la physique. Cependant, pour bien des physiciens, la r&#233;alit&#233; des interactions r&#233;v&#233;l&#233;es par Feynman n'est pas encore reconnu unanimement. En effet, elles n&#233;cessitent de reconna&#238;tre dans le vide un nombre infini de particules, d'antiparticules et de photons &#233;ph&#233;m&#232;res, appel&#233;s &#171; virtuels &#187; parce qu'ils sont trop fugitifs pour &#234;tre mis en &#233;vidence par des mesures sup&#233;rieures au temps de Planck. Les virtuels ne peuvent donc &#234;tre mesur&#233;s par la mati&#232;re/lumi&#232;re. Au cours d'une transformation de mati&#232;re/lumi&#232;re, elles sont insensibles mais sont n&#233;cessaires au calcul et on est amen&#233; &#224; supposer qu'elles apparaissent et disparaissent. Nous allons voir qu'au contraire les diagrammes de Feynman ne montrent pas que les corpuscules virtuels apparaissent et disparaissent mais que ce sont les corpuscules mat&#233;riels dits r&#233;els qui apparaissent et disparaissent ! Ceux qui existent r&#233;ellement sont donc les particules du vide et l'aspect r&#233;el, durable, n'est qu'une apparence, effet des interactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique, dite coulombienne, est le produit d'&#233;changes de photons dits virtuels et l'interaction nucl&#233;aire suppose &#233;galement des &#233;changes virtuels. Feynman explique ainsi dans son cours de physique (chapitre M&#233;canique quantique) que &#034;on a l'habitude de dire qu'il y a &#233;change d'un &#233;lectron &#034;virtuel&#034; quand l'&#233;lectron doit sauter &#224; travers une r&#233;gion de l'espace o&#249; il y a une &#233;nergie n&#233;gative. Plus pr&#233;cis&#233;ment, un &#034;&#233;change virtuel&#034; signifie que le ph&#233;nom&#232;ne implique une interf&#233;rence quantique entre un &#233;tat avec &#233;change et un &#233;tat sans &#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photon, tout comme le corpuscule de mati&#232;re, est un ph&#233;nom&#232;ne fond&#233; sur le vide quantique. C'est un couplage d'une particule et d'une antiparticule qui a re&#231;u une &#233;nergie suffisante pour que le ph&#233;nom&#232;ne reste durable alors que les couples virtuels du vide disparaissent. Le photon est un ph&#233;nom&#232;ne p&#233;riodique dans lequel le cycle consiste dans la transformation : couple virtuel donne photon, puis redonne couple virtuel. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est durable que s'il correspond &#224; un certain rapport entre espace et temps. C'est cela qui est appel&#233; &#171; vitesse de la lumi&#232;re &#187;. La signification de ce rapport distance sur temps est qu'il faut une certaine quantit&#233; de vide autour pour effectuer la transformation du cycle entre virtuel et photon avec suffisamment d'&#233;nergie. Dans ce sens, la lumi&#232;re est, comme la mati&#232;re, une forme d'organisation du vide inorganis&#233; (ou moins organis&#233;), qui permet une transmission durable de l'&#233;nergie alors qu'&#224; la base les couples virtuels ne sont pas durables. La diff&#233;rence avec la durabilit&#233; de la mati&#232;re (des particules), c'est que l'&#233;nergie est utilis&#233;e pour s&#233;parer durablement la particule de son antiparticule &#224; laquelle elle restait attach&#233;e dans le vide. Cela se r&#233;alise par le fait que la particule r&#233;elle s'apparie avec une antiparticule proche au sein de son nuage (et devient ainsi virtuelle) et lib&#232;re ainsi une autre particule qui passe ainsi de virtuelle &#224; r&#233;elle. Le dip&#244;le a &#233;t&#233; cass&#233; par l'apport d'&#233;nergie appel&#233; boson de Higgs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les particules (virtuelles comme r&#233;elles) ne se touchent pas. En effet, elles sont entour&#233;es de particules et antiparticules (du virtuel de virtuel ou du virtuel) qui constituent des couches &#233;lectris&#233;es successivement positives et n&#233;gatives qui repoussent toute autre particule qui s'approcherait trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux photons qui couplent une particule et une antiparticule, ces nuages entourant chaque particule am&#232;nent la particule et l'antiparticule a s'attirer (&#233;lectriquement) puis &#224; se repousser du fait de la couche virtuelle &#233;lectriquement oppos&#233;e &#224; la charge de la particule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la mati&#232;re/lumi&#232;re qui fonctionne par unit&#233;s enti&#232;res de un quanta h, les fluctuations du vide ont lieu par demi quanta, h/2, en plus ou demi quanta en moins, qui correspondent &#224; des particules et antiparticules virtuelles fusionnant en un photon virtuel puis se red&#233;composant en un couples particule/antiparticule virtuels (comme &#233;lectron/positon ou quark/antiquark). Il suffit qu'une particule virtuelle re&#231;oive l'&#233;nergie n&#233;cessaire pour devenir r&#233;elle. Il suffit qu'une particule r&#233;elle perde de l'&#233;nergie pour redevenir virtuelle. Cette &#233;nergie peut &#234;tre port&#233;e par un photon lumineux. Du coup, un photon d'&#233;nergie suffisante rend r&#233;elle une particule virtuelle. Inversement, l'&#233;mission d'un photon rend virtuelle une particule r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans la liaison atomique la plus simple, celle qui lie le proton et l'&#233;lectron dans l'atome d'hydrog&#232;ne, on est en pr&#233;sence d'un photon virtuel de 13.6 eV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, &#224; un niveau beaucoup plus interne, on peut prendre celui du noyau de deut&#233;rium, la liaison nucl&#233;aire entre le proton et le neutron est repr&#233;sent&#233;e par un 'nuage' de particules &#233;l&#233;mentaires telles que les m&#233;sons Pi, les Kaons et d'autres aux noms plus ou moins exotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On les dit virtuelles parce qu'elles prennent naissance aussi vite qu'elles disparaissent pour respecter le principe de conservation de l'&#233;nergie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les diagrammes de Feynman qui d&#233;crivent ces processus et qui expliquent les apparitions et disparitions de couples particules/antiparticules dans le vide :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; couplage &#233;lectron-photon (appel&#233; vertex) : un &#233;lectron peut &#233;mettre ou absorber un photon ; ce processus a une probabilit&#233; proportionnelle &#224; la charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propagateur du photon : un photon peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; ne d&#233;pend que de la distance dans l'espace-temps entre les deux points ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propagateur de l'&#233;lectron : un &#233;lectron peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un premier &#233;lectron &#233;met un photon, le photon se propage puis se mat&#233;rialise en une paire &#233;lectron-positon qui se propagent puis s'annihilent pour se retransformer en un photon qui se propage et est finalement absorb&#233; par un deuxi&#232;me &#233;lectron. Ce processus contient huit diagrammes &#233;l&#233;mentaires : quatre font intervenir le couplage &#233;lectron-photon, deux le propagateur du photon et deux le propagateur de l'&#233;lectron. (...) Trois diagrammes suffisent pour d&#233;crire tous les processus de l'&#233;lectromagn&#233;tisme : couplage &#233;lectron-photon (appel&#233; vertex) : un &#233;lectron peut &#233;mettre ou absorber un photon ; ce processus a une probabilit&#233; proportionnelle &#224; la charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron ; propagateur du photon : un photon peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; ne d&#233;pend que de la distance dans l'espace-temps entre les deux points ; propagateur de l'&#233;lectron : un &#233;lectron peut &#234;tre &#233;mis &#224; un point donn&#233; de l'espace-temps et absorb&#233; &#224; un autre ; la probabilit&#233; est dans ce cas plus compliqu&#233;e &#224; d&#233;crire et elle d&#233;pend aussi de la masse de l'&#233;lectron. Mais le calcul pose des probl&#232;mes apparemment insurmontables : il faut additionner les diagrammes de Feynman pris &#224; tous les points de l'espace-temps. Or la somme sur toutes les paires de points de l'espace-temps de la boucle du diagramme repr&#233;sentant la propagation de la paire &#233;lectron-positon donne un r&#233;sultat infini. Il existe par ailleurs deux autres diagrammes de Feynman en boucle qui donnent des r&#233;sultats infinis. (...) Autre exemple du probl&#232;me des infinis : quelle est la force n&#233;cessaire pour mettre en mouvement un &#233;lectron initialement au repos ? Conform&#233;ment &#224; la th&#233;orie de Maxwell, toute particule charg&#233;e acc&#233;l&#233;r&#233;e &#233;met des ondes &#233;lectromagn&#233;tiques. Or, ces derni&#232;res agissent sur l'&#233;lectron en le freinant. Le calcul de cette force de freinage selon la th&#233;orie de Maxwell donne un r&#233;sultat infini. Il serait donc impossible de d&#233;placer un &#233;lectron, ce qui est bien s&#251;r contredit par l'exp&#233;rience ! Ce n'est qu'en 1949 que Julian Schwinger, Richard Feynman, Sin-Itiro Tomonaga et Freeman Dyson parviennent &#224; r&#233;soudre ce probl&#232;me des quantit&#233;s infinies des diagrammes en boucle : ils le contournent en inventant une m&#233;thode de calcul ing&#233;nieuse appel&#233;e renormalisation. Elle introduit enfin les concepts quantiques de fa&#231;on coh&#233;rente dans la th&#233;orie de Maxwell. Cette nouvelle th&#233;orie est appel&#233;e &#233;lectrodynamique quantique. (...) L'&#233;lectrodynamique quantique est valable jusqu'&#224; une certaine distance minimale qu'on choisit plus ou moins arbitrairement : l'addition des diagrammes de Feynman en boucle sur tous les points de l'espace-temps s'arr&#234;te alors &#224; cette distance. On &#233;vite ainsi les quantit&#233;s infinies mais le r&#233;sultat du calcul de ces diagrammes d&#233;pend de cette distance minimale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photons &#171; r&#233;els &#187; d&#233;finissent l'espace et les photons &#171; virtuels &#187; d&#233;finissent le temps. Pr&#232;s de la mati&#232;re, un photon rencontre sans cesse des particules et sont absorb&#233;es par elles avant qu'un nouveau photon soit r&#233;&#233;mis. Ce processus d'absorption/&#233;mission d&#233;finit une distance de libre (sans absorption) parcours moyen. Cette distance donne une &#233;chelle locale de l'espace. Lorsque l'on va du vide aux masses mat&#233;rielles, cette distance diminue sans cesse. C'est un mouvement irr&#233;versible qui d&#233;finit un sens d'&#233;coulement du temps qui n'existe que pr&#232;s des masses mat&#233;rielles. Dans le vide, il n'y a aucun sens d'&#233;coulement du temps. Plus on s'approche d'une grande masse de mati&#232;re, plus l'&#233;coulement du temps est rapide (relativit&#233; d'Einstein). Les grands espaces quasiment vides qui s&#233;parent les galaxies connaissent un &#233;coulement du temps beaucoup plus long. Conform&#233;ment au fait que les photons lumineux r&#233;els qui en mesurent la distance se d&#233;placent &#224; vitesse globalement constante, c, cela signifie que la distance mesur&#233;e est plus grande. Plus la mati&#232;re se concentre plus le vide s'&#233;tend. Plus se constituent des &#233;toiles et des galaxies et plus l'univers pris dans son ensemble d'&#233;tend. C'est le vide qui grandit et non les distances au sein de la mati&#232;re. Cela signifie que la gravitation est un effet global oppos&#233; &#224; l'expansion et non une interaction li&#233;e &#224; une structure du type onde/corpuscule. La gravitation d&#233;coule donc du processus qui construit en permanence la mesure de l'espace-temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui caract&#233;rise la mati&#232;re, c'est son existence durable. Ce qui caract&#233;rise le vide, c'est l'existence br&#232;ve de ses quantons qui sont dits virtuels mais, rappelons-le, qui sont bel et bien r&#233;els. Ils sont seulement &#233;ph&#233;m&#232;res car ils s'accouplent tr&#232;s rapidement m&#234;me si c'est en un temps al&#233;atoire. Quand ils s'accouplent ils forment un photon. Qu'est-ce qui rend la particule de mati&#232;re un peu plus &#171; durable &#187; ? C'est une particule virtuelle qui a re&#231;u un boson de Higgs. Quelle hypoth&#232;se peut permettre de comprendre ce qui rend une telle particule un peu plus durable, c'est-&#224;-dire qui retarde son accouplement avec un quanton virtuel du vide voisin ? Le fait que la mati&#232;re constitue une esp&#232;ce de trou au sein du vide quantique et retarde ainsi les accouplements possibles. D'o&#249; pourrait provenir ce &#171; trou &#187;, cet isolement de la particule de mati&#232;re, dite &#171; particule r&#233;elle &#187;, par rapport aux particules du vide qui sont ses voisines, dites particules virtuelles ? La particule qui aurait re&#231;u un boson de Higgs &#233;mettrait une onde de mati&#232;re, dite onde de Broglie, qui repousserait les quantons virtuels voisins. Ce faisant, il y aurait modification du temps d&#233;sordonn&#233; du vide. Le temps du vide est marqu&#233; par la dur&#233;e moyenne d'accouplement des quantons virtuels. Ce temps serait modifi&#233; par la pr&#233;sence de la particule de masse (particule ayant re&#231;u un boson de Higgs) du fait de l'&#233;cartement des particules virtuelles voisines. Le temps local tel que nous le connaissons (et non pas tel qu'il existe dans le vide quantique) serait d&#251; &#224; un retardement des interactions avec les quantons virtuels de l'environnement vide. Si une particule se trouve elle-m&#234;me non dans un environnement vide mais dans un environnement de particules, une moyenne d'interactions avec les quantons virtuels va s'&#233;tablir, menant &#224; un temps moyen ou temps local. Le d&#233;placement moyen d'une particule durant ce temps va &#233;galement d&#233;finir un espace. La mati&#232;re durable (dite r&#233;elle) va ainsi d&#233;finir un espace et un temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour subsister, la particule doit brutalement &#233;mettre un ou plusieurs photons par un processus qui est assimilable &#224; un choc et par lequel la particule saute d'un &#233;tat &#224; un autre. Par l'&#233;mission de certains bosons (particules d'interaction), ceux du m&#233;canisme de Higgs, la particule c&#232;de sa propri&#233;t&#233; de masse &#224; la particule virtuelle voisine. Le virtuel devient r&#233;el et inversement, par une proc&#233;dure assimilable au m&#234;me type de choc et qui fonde une nouvelle structure. C'est par ce m&#233;canisme de changement brutal que les caract&#233;ristiques de l'ancienne particule sont conserv&#233;es. La conservation structurelle a eu lieu aux d&#233;pens de la mat&#233;rialit&#233; de la particule. Cette derni&#232;re a disparu ou, plus exactement, ce n'est plus le m&#234;me grain qui en est porteur. C'est au prix de cette disparition et de cette apparition que la mati&#232;re se conserve au plan structurelle (conservation de la masse, de la charge, de l'&#233;nergie, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Cohen-Tannoudji dans &#034;La Mati&#232;re-espace-temps&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La th&#233;orie classique de l'&#233;lectromagn&#233;tisme constitue la base de toute l'exp&#233;rimentation en physique des particules : acc&#233;l&#233;ration et d&#233;tection mettent en jeu les interactions de particules charg&#233;es avec des champs &#233;lectromagn&#233;tiques. Cela signifie qu'&#224; l'origine du signal macroscopique obtenu par amplification se trouve toujours un signal microscopique de nature &#233;lectromagn&#233;tique. On s'attend donc que le discontinu et le discret apparaissent dans la description des ph&#233;nom&#232;nes &#233;lectromagn&#233;tiques mettant en jeu des actions de l'ordre de h (constante de Planck). L'effet photo&#233;lectrique est justement une premi&#232;re manifestation de ce caract&#232;re discontinu. Cet effet consiste en la production d'un courant &#233;lectrique par l'irradiation d'un m&#233;tal photo-&#233;lectrique par un faisceau lumineux. Ce courant correspond &#224; l'arrachement d'&#233;lectrons par le rayonnement. Le caract&#232;re discontinu de l'effet photo&#233;lectrique r&#233;side dans l'existence d'un seuil de fr&#233;quence. En dessous de ce seuil, l'effet photo&#233;lectrique ne se produit pas quelle que soit l'intensit&#233; du rayonnement. (&#8230;) De tels effets sont totalement incompr&#233;hensibles en th&#233;orie classique. L'interpr&#233;tation propos&#233;e par Einstein en 1905 consiste &#224; supposer que l'&#233;nergie du champ &#233;lectromagn&#233;tique est transmise aux &#233;lectrons grain par grain, par quanta. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie quantique, la force exerc&#233;e entre deux charges &#233;lectriques est due &#224; l'&#233;change de photons virtuels. Ces photons sont virtuels car leur existence est &#233;ph&#233;m&#232;re. (...) Des particules quantiques peuvent se trouver dans un &#233;tat virtuel pendant des dur&#233;es limit&#233;es par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. (...) Le nombre de photons ainsi &#233;chang&#233;s &#233;tant proportionnel au produit des deux charges, on retrouve ainsi la loi de Coulomb. Plus formellement on peut associer &#224; un diagramme de Feynman, dans lequel une seule particule virtuelle est &#233;chang&#233;e, un potentiel effectif. (...) C'est le potentiel de la th&#233;orie classique. La nature attractive ou r&#233;pulsive du potentiel d&#233;pend du signe des constantes de couplage &#224; chacun des vertex du diagramme de Feynman. (...) On dit qu'il y a une transition virtuelle si le diagramme de Feynman comporte au moins une boucle. (...) L'&#233;lectron n'est pas pensable sans son cort&#232;ge de photons potentiels. (...) Toute la mati&#232;re et toutes les interactions sont donc pr&#233;sents dans l'espace vide pourvu que l'on consid&#232;re cet espace pendant des intervalles de temps suffisamment brefs. Un &#233;lectron, vu au &#171; microscope &#187;, manifeste des structures &#224; toutes les &#233;chelles. Ces structures traduisent le caract&#232;re indissociable de l'&#233;lectron et des quanta des champs de force qu'il &#233;met puis r&#233;absorbe. On a l&#224; un processus de type fractal. On peut donner un exemple de ce type de structures fractales. (&#8230;) L'&#233;quilibre entre la phase vapeur et la phase liquide de l'eau pr&#233;sente, dans les conditions de temp&#233;rature et de pression voisines du point critique (P=221 bars, T=647&#176;K), une particularit&#233; fascinante. Si on examine un &#233;chantillon d'eau plac&#233; dans ces conditions on observe des gouttes de liquide et des bulles de gaz. Au fur et &#224; mesure que la r&#233;solution de l'appareil s'am&#233;liore, le ph&#233;nom&#232;ne se reproduit sans cesse : les phases liquides et gaz s'embo&#238;tent les unes dans les autres et sont m&#234;l&#233;es les unes dans les autres &#224; toutes les &#233;chelles de distance. La nouvelle conception de l'&#233;l&#233;mentarit&#233; repose sur un &#171; &#233;quilibre &#187; quelque peu similaire : ainsi, ce qui appara&#238;t comme un &#233;lectron lorsqu'il est &#171; vu &#187; avec une r&#233;solution modeste se r&#233;v&#232;le &#233;mettre un photon virtuel ensuite r&#233;absorb&#233;. Avec une r&#233;solution encore meilleure, ce photon virtuel peut &#233;mettre une paire &#233;lectron-positron qui se recombine ensuite ; ces paires ne peuvent &#234;tre r&#233;elles car cela violerait le principe de la conservation de l'&#233;nergie. La dur&#233;e de ces transitions virtuelles est limit&#233;e par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg. (&#8230;) L'&#233;lectron est ainsi habill&#233; d'un nuage de charges positives et n&#233;gatives. Ces paires virtuelles ont tendance &#224; se polariser, c'est-&#224;-dire &#224; s'orienter vers l'&#233;lectron, les charges positives masquant la charge nue de l'&#233;lectron. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
En &#233;lectrodynamique quantique, la force &#233;l&#233;mentaire entre deux particules de mati&#232;re est d&#233;crite par le diagramme de Feynman d'&#233;change d'un photon virtuel. Mais les transitions virtuelles introduisent des corrections radiatives (purement quantiques) qui peuvent &#234;tre &#233;valu&#233;es gr&#226;ce &#224; la th&#233;orie de la renormalisation. Ces corrections sont interpr&#233;t&#233;es physiquement comme une polarisation du vide : le photon virtuel se mat&#233;rialise en une paire &#233;lectron-positron qui s'annihile pour redonner un photon virtuel. Cette polarisation du vide produit un effet d'&#233;cran : un &#233;lectron num&#233;ro deux &#171; voit &#187; une charge &#233;lectrique de l'&#233;lectron num&#233;ro un &#171; &#233;crant&#233;e &#187; par la polarisation du vide. C'est d'ailleurs dans cet effet d'&#233;cran que r&#233;side l'essentiel de la renormalisation : la charge &#171; nue &#187; de l'&#233;lectron est infinie, c'est la polarisation du vide par les paires &#233;lectron-positron (qui vivent le temps des transitions virtuelles) qui &#233;crante, renormalise cette charge et en fait une charge physique, finie, effective, d&#233;pendant de la r&#233;solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
En &#233;lectrodynamique quantique donc, le vide est assimil&#233; &#224; un milieu di&#233;lectrique, polarisable par les fluctuations quantiques, capable d'&#233;cranter la charge &#233;lectrique. La charge renormalis&#233;e d&#233;cro&#238;t quand la distance cro&#238;t. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Une question lancinante persiste : pourquoi la charge &#233;lectrique est-elle quantifi&#233;e et non continue, et pourquoi la charge des protons qui eux sont form&#233;s de quarks (qui a priori n'ont pas grand-chose en commun avec les &#233;lectrons) est-elle juste oppos&#233;e &#224; la charge &#233;lectrique des &#233;lectrons ? (&#8230;) Une voie para&#238;t possible pour tenter d'expliquer la quantification de la charge &#233;lectrique, c'est la voie de l'unification. (&#8230;) Regrouper quarks et leptons dans une m&#234;me repr&#233;sentation signifie qu'il existe une sym&#233;trie dont d&#233;coulent &#224; la fois les interactions des quarks et celles des leptons. C'est donc qu'il existe une description unifi&#233;e des interactions fortes, faibles et &#233;lectromagn&#233;tiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'histoire du cosmos, des transitions de phase, s'accompagnant de brisures de sym&#233;tries ont diff&#233;renci&#233; les particules et leurs interactions, et produit le germe de toute la vari&#233;t&#233; des structures actuellement pr&#233;sentes dans l'univers. (&#8230;) Le vide quantique (c'est-&#224;-dire l'&#233;tat d'&#233;nergie minimale) passe par une s&#233;rie de transitions de phase : d&#233;confinement des quarks et des gluons, annulation de la masse des bosons interm&#233;diaires, annulation de la masse des leptoquarks vers dix puissance 15 giga&#233;lectronvolts. A ce niveau, les diff&#233;rentes interactions deviennent indiscernables. Les particules, qui ne peuvent &#234;tre diff&#233;renci&#233;es que par la mani&#232;re dont elles interagissent, deviennent &#224; leur tour indiscernables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Davies &#233;crit dans &#034;Les forces de la nature&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le lecteur ne doit pas s'imaginer que ce nuage de photons virtuels autour d'un &#233;lectron n'est qu'un gadget heuristique. Ces photons ont des effets r&#233;els, mesurables, bien que faibles en raison de la petitesse du couplage. (...) Toutes les particules quantiques existent sous forme virtuelle, pas seulement les photons. Par exemple, une paire virtuelle &#233;lectron-positron peut appara&#238;tre bri&#232;vement, avant de s'annihiler dans les limites permises par les relations d'incertitude. Un photon peut ainsi se convertir soudain en une telle paire au cours de son voyage. Cela implique que deux photons peuvent se diffuser mutuellement via l'interaction de telles paires virtuelles &#233;lectron-positron, processus impossible en physique classique o&#249; les faisceaux lumineux se p&#233;n&#232;trent sans se perturber. Le fait que tous les photons, r&#233;els aussi bien que virtuels, passent une partie de leur vie sous forme d'une paire &#233;lectron-positron conduit &#224; un effet int&#233;ressant appel&#233; polarisation du vide. Les photons virtuels qui entourent toute particule charg&#233;e contiennent des paires virtuelles &#233;lectron-positron. Si la particule centrale est un &#233;lectron, par exemple, sa charge &#233;lectrique aura tendance &#224; attirer les positrons virtuels et &#224; repousser les &#233;lectrons virtuels. Cette polarisation a un effet d'&#233;cran sur la charge centrale, et la charge effectivement per&#231;ue au loin est plus faible que la charge r&#233;elle de l'&#233;lectron. (...) Le champ magn&#233;tique de l'&#233;lectron est une autre confirmation importante de l'existence de photons virtuels. Le nuage virtuel modifie l&#233;g&#232;rement le moment magn&#233;tique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie quantique du champ &#233;lectromagn&#233;tique doit pouvoir d&#233;crire bien plus que la simple &#233;mission ou absorption de photons. Quand deux particules charg&#233;es interagissent &#224; distance et s'attirent ou se repoussent, les forces qui perturbent leur mouvement sont d'origine &#233;lectromagn&#233;tique. Deux particules de m&#234;me charge s'approchant l'une de l'autre, soumises &#224; une force de r&#233;pulsion mutuelle, sont d&#233;vi&#233;es (processus appel&#233; diffusion). L'explication classique de la diffusion est qu'il y a un transfert continu d'&#233;nergie et d'impulsion entre les deux particules via le champ &#233;lectromagn&#233;tique et ce transfert est cause de la d&#233;viation des trajectoires. La description quantique de ce processus ne peut pas faire appel &#224; de tels concepts, car les particules quantiques comme les &#233;lectrons ne suivent pas des trajectoires bien d&#233;finies et la propagation d'&#233;nergie et d'impulsion doit &#234;tre d&#233;crite en termes d'&#233;changes de photons. (&#8230;) Des particules de charges oppos&#233;es s'attirent &#233;galement en &#233;changeant un photon. La force de r&#233;pulsion (ou d'attraction) entre des particules charg&#233;es peut se calculer comme un effet du transfert de photons virtuels entre elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour distinguer un photon &#171; ordinaire &#187;, qui poss&#232;de une &#233;nergie et une impulsion bien d&#233;finies, des photons &#233;ph&#233;m&#232;res &#233;chang&#233;s au cours d'une diffusion, ceux-ci sont appel&#233;s virtuels. Les photons virtuels ne sont pas vus explicitement dans une diffusion. Les photons virtuels ne sont pas vus explicitement dans une diffusion : il s'agit d'un arrangement strictement priv&#233; entre les particules charg&#233;es en jeu. Nous pouvons consid&#233;rer ces photons virtuels comme des messagers, porteurs de la force &#233;lectromagn&#233;tique. En g&#233;n&#233;ral, un photon virtuel peut vivre pendant un laps de temps &#233;gal &#224; la constante de Planck divis&#233;e par l'&#233;nergie du photon, soit l'inverse de sa fr&#233;quence. Pendant ce temps, le photon virtuel parcours une distance &#233;gale &#224; la vitesse de la lumi&#232;re c divis&#233;e par la fr&#233;quence, soit une longueur d'onde. Cela diff&#232;re beaucoup d'un photon r&#233;el qui se d&#233;tache compl&#232;tement de l'&#233;lectron qui l'&#233;met et peut voyager tr&#232;s loin, jouissant d'une existence autonome. Les photons virtuels d&#233;crivent le champ &#224; proximit&#233; d'une charge &#233;lectrique, tandis que les photons r&#233;els appartiennent au champ lointain (le rayonnement). Les photons virtuels ne privent pas de fa&#231;on permanente un &#233;lectron d'&#233;nergie, des photons r&#233;els le peuvent. Nous pouvons consid&#233;rer ces photons virtuels comme des messagers, porteurs de la force &#233;lectromagn&#233;tique. En g&#233;n&#233;ral, un photon virtuel peut &#171; vivre &#187; pendant un laps de temps &#233;gal &#224; la constante de Planck h divis&#233;e par l'&#233;nergie emprunt&#233;e, ici celle d'un photon soit constante de Planck fois la fr&#233;quence, donc ce laps de temps est l'inverse de la fr&#233;quence du photon. Pendant cette dur&#233;e de vie, le photon parcourt une distance &#233;gale &#224; la vitesse de la lumi&#232;re c fois le temps, donc c divis&#233; par la fr&#233;quence &#233;gale une longueur d'onde. Cela diff&#232;re beaucoup d'un photon r&#233;el qui se d&#233;tache compl&#232;tement d'un &#233;lectron et peut voyager tr&#232;s loin, jouissant d'une existence autonome. Les photons virtuels d&#233;crivent le champ &#224; proximit&#233; d'une charge &#233;lectrique, tandis que les photons (dits r&#233;els) appartiennent au champ lointain (le rayonnement). Les photons virtuels ne privent pas de fa&#231;on permanente un &#233;lectron d'&#233;nergie, des photons r&#233;els le peuvent. Nous pouvons identifier les photons virtuels au champ &#233;lectrostatique, qui d&#233;croit comme l'inverse du carr&#233; de la distance de la particule charg&#233;e, et les photons r&#233;els au rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique qui d&#233;croit plus lentement, comme l'inverse de la distance, et voyage donc au loin. (&#8230;) En raison de la relation d'incertitude temps-&#233;nergie, il est impossible de dire quelle est la particule qui, dans une diffusion, &#233;met le photon virtuel et quelle est celle qui l'absorbe. L'ordre dans lequel se produisent ces deux &#233;v&#233;nements proches ne peut &#234;tre d&#233;termin&#233;. (&#8230;) Un photon virtuel ne peut voyager au-del&#224; d'une longueur d'onde et il est donc inutilisable pour transporter les messages. Seuls les photons r&#233;els transportent une information. (&#8230;) Un &#233;lectron isol&#233; peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#233;mettant et r&#233;absorbant continuellement des photons virtuels, dans les limites permises par les relations d'incertitude. Chaque &#233;lectron est envelopp&#233; d'un essaim de photons virtuels qui bourdonnent autour de lui de fa&#231;on &#233;ph&#233;m&#232;re. Cela est aussi vrai de toutes les particules charg&#233;es. Les photons virtuels qui enveloppent un &#233;lectron lui sont &#233;troitement li&#233;s par le principe d'incertitude, et ne s'aventurent jamais tr&#232;s loin. Si pourtant l'&#233;lectron venait &#224; disparaitre, les photons virtuels n'auraient plus rien pour les retenir et s'en iraient au loin comme les photons r&#233;els. Une disparition soudaine d'un &#233;lectron n'est pas aussi improbable qu'il le semble : nous savons que s'il venait &#224; rencontrer un positron, il s'annihilerait avec lui. Nous pouvons donc consid&#233;rer les rayons gamma produits par l'annihilation d'un &#233;lectron et d'un positron comme le r&#233;sidu des photons virtuels que ces particules emportaient toujours avec elles, et que leur soudaine disparition a lib&#233;r&#233;. (&#8230;) Le lecteur ne doit pas consid&#233;rer que ce nuage de photons virtuels autour d'un &#233;lectron n'est qu'un gadget heuristique. Ces photons ont des effets r&#233;els, mesurables bien que faibles en raison de la petitesse du couplage. L'un des plus c&#233;l&#232;bres est le l&#233;ger d&#233;calage qui appara&#238;t dans les niveaux d'&#233;nergie de tous les atomes, de l'hydrog&#232;ne en particulier et que l'on appelle le d&#233;calage de Lamb. Il est d&#251; &#224; la perturbation apport&#233;e par le noyau, charg&#233; &#233;lectriquement, au nuage de photons virtuels qui entoure l'&#233;lectron, perturbation qui change un tout petit peu l'&#233;nergie de l'&#233;lectron. Toutes les particules quantiques existent sous forme virtuelle, pas seulement les photons. Par exemple, une paire virtuelle &#233;lectron-positron peut appara&#238;tre bri&#232;vement, avant de s'annihiler dans les limites permises par les relations d'incertitude. Un photon peut ainsi se convertir soudain en une telle paire au cours de son voyage. Cela implique que deux photons peuvent se diffuser mutuellement via l'interaction de telles paires virtuelles &#233;lectron-positron, processus impossible en physique classique o&#249; les faisceaux lumineux se p&#233;n&#232;trent sans se perturber. Le fait que tous les photons, r&#233;els aussi bien que virtuels, passent une partie de leur vie sous forme d'une paire virtuelle &#233;lectron-positron conduit &#224; un effet int&#233;ressant appel&#233; la polarisation du vide. Les photons virtuels qui entourent toute particule charg&#233;e contiennent des paires virtuelles &#233;lectron-positron. Si la particule centrale est un &#233;lectron, par exemple, sa charge &#233;lectrique aura tendance &#224; attirer les positrons virtuels et &#224; repousser les &#233;lectrons virtuels. Cette polarisation a un effet d'&#233;cran sur la charge centrale, et la charge effectivement per&#231;ue au loin est plus faible que la charge r&#233;elle de l'&#233;lectron. (...) M&#234;me en l'absence de particules r&#233;elles, l'espace apparemment &#171; vide &#187; est rempli d'un ferment de particules virtuelles de toutes sortes. En fait, les jongleries des particules r&#233;elles peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme une simple &#233;cume sur un oc&#233;an d'activit&#233; fr&#233;missante du vide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le champ magn&#233;tique de l'&#233;lectron est une autre confirmation importante de l'existence de photons virtuels. Le nuage virtuel modifie l&#233;g&#232;rement le moment magn&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Pourquoi les autres forces de la nature ne seraient-elles pas d&#233;crites de la m&#234;me fa&#231;on ? Yukawa fit d&#232;s 1935 une premi&#232;re tentative ne ce sens, pour d&#233;crire la force nucl&#233;aire forte. (&#8230;) Nous avons expliqu&#233; que l'&#233;change d'un photon virtuel conduit &#224; une force entre particules charg&#233;es &#233;lectriquement. Yukawa sugg&#233;ra que tout proton ou neutron &#233;tait entour&#233; d'un nouveau type de champ, auquel il se couple via une &#171; charge nucl&#233;aire &#187;, tout comme un &#233;lectron se couple au champ &#233;lectromagn&#233;tique via une charge &#233;lectrique. Ce nouveau champ a des quanta d'excitation (des particules virtuelles) analogues aux photons, et l'&#233;change de ces particules virtuelles entre neutrons et protons engendre une force attractive. (&#8230;) Op&#233;rant par quanta virtuels, l'interaction entre deux particules ne peut avoir lieu au-del&#224; de la distance maximale que peuvent parcourir ces quanta. Ces limites sont fix&#233;es par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg qui disent qu'un quantum d'&#233;nergie E a une dur&#233;e de vie h (constante de Planck) divis&#233; par deux fois pi fois E et peut donc parcourir une distance c fois plus grande (c &#233;tant la vitesse de la lumi&#232;re) avant d'&#234;tre absorb&#233;. Dans le cas &#233;lectromagn&#233;tique, l'&#233;nergie E peut &#234;tre aussi faible que l'on veut : il suffit de consid&#233;rer des photons virtuels de tr&#232;s basse fr&#233;quence. C'est pour cela que la force &#233;lectromagn&#233;tique a une tr&#232;s grande port&#233;e, l'&#233;nergie de l'interaction diminuant comme l'inverse de la distance, et la force comme l'inverse du carr&#233; de la distance. Pour obtenir une force de courte port&#233;e, Yukawa supposa que les quanta du nouveau champ nucl&#233;aire avaient une masse m. De cette fa&#231;on, l'&#233;nergie E &#224; emprunter pour cr&#233;er un quantum virtuel est au moins &#233;gale &#224; mc&#178;, et le principe d'incertitude ne permet pas &#224; ce dernier d'exister plus d'un temps de h divis&#233; par deux pi fois mc&#178; avant d'&#234;tre r&#233;absorb&#233;. (&#8230;) La port&#233;e de la force est &#224; peu pr&#232;s h divis&#233; par deux pi fois mc. (&#8230;) La masse doit &#234;tre environ trois cent fois la masse de l'&#233;lectron. Les quanta du champ nucl&#233;aire furent appel&#233;s des m&#233;sons. Plus tard on les appel&#233; m&#233;sons pi ou pions. (&#8230;) Les particules charg&#233;es &#233;lectriquement sont entour&#233;es d'un nuage de photons virtuels. De m&#234;me, les protons et les neutrons sont entour&#233;s d'un nuage de m&#233;sons virtuels, dont certains portent une charge &#233;lectrique. La preuve directe de l'existence de ce nuage vient de la diffusion d'&#233;lectrons (insensibles &#224; la force nucl&#233;aire) sur les m&#233;sons virtuels charg&#233;s par interaction &#233;lectromagn&#233;tique. Cet essaim tourbillonnant de charges &#233;lectriques cr&#233;e un champ magn&#233;tique. La th&#233;orie de quarks compl&#232;te aujourd'hui cette explication. (&#8230;) La dur&#233;e de vie du neutron, de l'ordre du quart d'heure, est extr&#234;mement longue selon les standards nucl&#233;aires, ce qui signifie qu'elle est l'&#339;uvre d'une force tr&#232;s faible. La quatri&#232;me force connue de la nature est donc appel&#233;e l'interaction faible, par opposition &#224; l'interaction forte. (&#8230;) Un neutron et un antineutrino p&#233;n&#232;trent dans une r&#233;gion d'interaction tr&#232;s localis&#233;e et en &#233;mergent sous la forme d'un proton et d'un &#233;lectron. (&#8230;) Yukawa sugg&#232;re que cette transmutation est due &#224; l'&#233;change d'un nouveau type de particule messag&#232;re (quantum virtuel d'un champ) appel&#233; W. (&#8230;) On annon&#231;a d&#233;but 1983 la d&#233;couverte du W, avec une masse environ 80 fois sup&#233;rieure &#224; celle du proton. (&#8230;) Nous avons dit que le pion &#233;tait instable et se d&#233;sint&#233;grait. Le principal mode de d&#233;sint&#233;gration des pions est sous forme d'un muon (ou d'un antimuon) plus un neutrino ou un antineutrino. (&#8230;) En fait, le muon a &#233;t&#233; d&#233;couvert avant le pion en 1937. (&#8230;) Le muon lui-m&#234;me est instable en un &#233;lectron ou un positron plus un neutrino et un antineutrino. (&#8230;) Des particules comme le pion se d&#233;sint&#232;grent au bout d'un temps tr&#232;s court. Le pion z&#233;ro par exemple se d&#233;sint&#232;gre en moins d'un dix-millioni&#232;me de milliardi&#232;me de seconde. (&#8230;) A comparer avec le temps mis par la lumi&#232;re pour traverser un proton ou un neutron : un milliard de fois moins que cette dur&#233;e. (&#8230;) La base de la th&#233;orie des quarks est tr&#232;s simple :il faut trois quarks pour former un baryon, soit un quark s'unit &#224; un antiquark pour former un m&#233;son. (&#8230;) Il existe six sortes de quarks (on dit six saveurs) : u, s, d, c, t, et b). (&#8230;) La formation et la d&#233;sint&#233;gration des particules s'expriment en termes de quarks. Dans la d&#233;sint&#233;gration du neutron, un quark d est remplac&#233; par un quark, ce qui fait que udd donne uud, soit un neutron se transforme en un proton plus un positron et un antineutrino. (&#8230;) Si les quarks sont li&#233;s, il doit bien y avoir une force qui les attire les uns vers les autres, une force extr&#234;mement forte. L'interaction entre quarks et entre nucl&#233;ons est appel&#233;e la force forte. (&#8230;) les quarks existent sous trois formes diff&#233;rentes qu'on a appel&#233; couleurs : rouge, vert et bleu. (&#8230;) La th&#233;orie qui incorpore toutes ces caract&#233;ristiques de la force entre quarks est la Chromodynamique quantique ou QCD. (&#8230;) Nous avons expliqu&#233; que la charge d'un &#233;lectron polarise le vide en attirant les positrons virtuels et en repoussant les &#233;lectrons virtuels dans l'espace autour de lui. Cela &#233;crante sa charge, diminuant la force effective ressentie &#224; distance. Un effet semblable de polarisation se passe autour d'un quark, mais cette fois il met en jeu la couleur au lieu de la charge &#233;lectrique. La charge de couleur d'un quark attire les antiquarks virtuels de l'anticouleur appropri&#233;e. Le vide contient aussi des gluons virtuels, qui participent aussi &#224; la polarisation puisqu'ils sont color&#233;s, mais leur effet est au contraire de renforcer la charge de couleur au lieu de l'&#233;cranter. Les gluons l'emportent sur les quarks, et le r&#233;sultat net est que la charge effective de couleur augmente au lieu de diminuer. Pour deux quarks tr&#232;s proches, l'effet anti-&#233;cran est &#233;vit&#233;, expliquant le confinement des quarks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les physiciens pensent que le vide peut &#234;tre rempli de paires de particules &#171; virtuelles &#187;, comme des &#233;lectrons et des positrons, qui se cr&#233;ent et s'annihilent rapidement ensuite[78]. La combinaison de la variation d'&#233;nergie n&#233;cessit&#233;e pour cr&#233;er ces particules, et du temps pendant lequel elles existent reste en-dessous du seuil de d&#233;tectabilit&#233; exprim&#233; par le principe d'incertitude de Heisenberg. Pratiquement, l'&#233;nergie demand&#233;e pour cr&#233;er les particules, , peut &#234;tre &#171; emprunt&#233;e &#187; au vide pour une dur&#233;e, dans la mesure o&#249; le produit n'est pas plus grand que la constante de Planck r&#233;duite &#295; &#8776; 6,6&#215;10-16 eVs. Donc pour une paire &#233;lectron-positron virtuelle, est au plus de 6,6&#215;10-22 s[79].&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis qu'une paire virtuelle &#233;lectron-positron subsiste, la force coulombienne du champ &#233;lectrique ambiant entourant un &#233;lectron fait que le positron est attir&#233; par ce dernier, tandis que l'&#233;lectron de la paire est repouss&#233;. Ceci provoque ce que l'on appelle polarisation du vide. En fait, le vide se comporte comme un milieu ayant une permittivit&#233; di&#233;lectrique sup&#233;rieure &#224; l'unit&#233;. Donc la charge effective d'un &#233;lectron est plus faible que sa valeur nominale, et la charge diminue quand la distance &#224; l'&#233;lectron augmente. Cette polarisation a &#233;t&#233; confirm&#233;e exp&#233;rimentalement en 1997 en utilisant l'acc&#233;l&#233;rateur de particules japonais TRISTAN. Les particules virtuelles provoquent un effet de masquage comparable pour la masse de l'&#233;lectron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interaction avec des particules virtuelles explique aussi la l&#233;g&#232;re d&#233;viation (environ 0,1%) entre le moment magn&#233;tique intrins&#232;que de l'&#233;lectron et le magn&#233;ton de Bohr (le moment magn&#233;tique anomal). La pr&#233;cision extraordinaire de l'accord entre cette diff&#233;rence pr&#233;vue par la th&#233;orie et la valeur d&#233;termin&#233;e par l'exp&#233;rience est consid&#233;r&#233;e comme une des grandes r&#233;ussites de l'&#233;lectrodynamique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En physique classique, le moment angulaire et le moment magn&#233;tique d'un objet d&#233;pendent de ses dimensions physiques. Il para&#238;t donc incoh&#233;rent de concevoir un &#233;lectron sans dimensions poss&#233;dant ces propri&#233;t&#233;s. Le paradoxe apparent peut &#234;tre expliqu&#233; par la formation de photons virtuels dans le champ &#233;lectrique engendr&#233; par l'&#233;lectron. Ces photons font se d&#233;placer l'&#233;lectron de fa&#231;on saccad&#233;e (ce qui s'appelle Zitterbewegung en allemand, ou mouvement de tremblement) qui r&#233;sulte en un mouvement circulaire avec une pr&#233;cession. Ce mouvement produit &#224; la fois le spin et le moment magn&#233;tique de l'&#233;lectron. Dans les atomes, cette cr&#233;ation de photons virtuels explique le d&#233;calage de Lamb (Lamb shift) observ&#233; dans les raies spectrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;lectrodynamique quantique, l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique entre particules est transmise par des photons. Un &#233;lectron isol&#233;, qui ne subit pas d'acc&#233;l&#233;ration, ne peut pas &#233;mettre ni absorber un photon r&#233;el : ceci violerait la conservation de l'&#233;nergie et de la quantit&#233; de mouvement. Par contre, des photons virtuels peuvent tranf&#233;rer de la quantit&#233; de mouvement entre deux particules charg&#233;es. C'est cet &#233;change de photons virtuels qui, en particulier, engendre la force de Coulomb. Une &#233;mission d'&#233;nergie peut avoir lieu quand un &#233;lectron en mouvement est d&#233;fl&#233;chi par une particule charg&#233;e, comme un proton. L'acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;lectron r&#233;sulte en &#233;mission de rayonnement continu de freinage (Bremsstrahlung en allemand). Une courbe montre le mouvement de l'&#233;lectron ; un point rouge montre le noyau, et une ligne ondul&#233;e le photon &#233;mis Ici, le bremsstrahlung est produit par un &#233;lectron e d&#233;fl&#233;chi par le champ &#233;lectrique d'un noyau atomique. Le changement d'&#233;nergie E2 &#8212; E1 d&#233;termine la fr&#233;quence f du photon &#233;mis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Jacob, dans &#171; Au c&#339;ur de la mati&#232;re &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'interaction &#233;lectromagn&#233;tique correspond &#224; l'&#233;change de photons qui se couplent aux particules charg&#233;es en fonction de la charge &#233;lectrique, quelle que soit celle qui la porte&#8230; Prenons un &#233;lectron absorbant un photon. Nous sommes d&#233;j&#224; assez familiers avec les m&#233;canismes quantiques pour savoir que le vide est anim&#233; par la cr&#233;ation continuelle et la disparition rapide de paires &#233;lectron-positron. Ce sont des paires virtuelles mais cela va compliquer notre processus d'absorption qui ne demande qu'un temps tr&#232;s bref durant lequel ces paires virtuelles ont bien le temps de se manifester. L'&#233;lectron, de charge n&#233;gative, va ainsi attirer les positrons de ces paires virtuelles en repoussant leurs &#233;lectrons. &#171; Approchant &#187; de l'&#233;lectron, le photon va ainsi le &#171; voir &#187; entour&#233; d'un &#171; nuage &#187; de charge positive d&#251; aux positrons virtuels attir&#233;s&#8230; C'est une version quantique de l'effet d'&#233;cran&#8230; Revenons &#224; notre &#233;lectron absorbant un photon tout en s'entourant d'un nuage virtuel contenant plus de positrons que d'&#233;lectrons&#8230; Il se trouve que, dans le calcul quantique, l'effet principal peut &#234;tre con&#231;u comme la transformation du photon en une paire &#233;lectron-positron, qu'il r&#233;absorbe avant l'interaction. C'est le terme dominant de l'effet d'&#233;cran. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Physique_atomique_et_mol%C3%A9culaire/8wgRCwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel&amp;pg=PA8&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Physique atomique et mol&#233;culaire, le&#231;on inaugurale de Claude Cohen-Tannoudji&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Processus_d_interaction_entre_photons_et/VQZw75C7czQC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel+inauthor:%22Claude+Cohen-Tannoudji%22&amp;pg=PA123&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Processus d'interaction entre photons et atomes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Au_c%C5%93ur_de_la_mati%C3%A8re/1t4t-0Vk_bMC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=photon+virtuel+inauthor:%22Maurice+Jacob%22&amp;pg=PA151&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Au c&#339;ur de la mati&#232;re de Maurice Jacob&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelles id&#233;es de la physique quantique changent fondamentalement notre vision du monde ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7495</link>
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		<dc:date>2022-01-14T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectic - Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelles id&#233;es de la physique quantique changent fondamentalement notre vision du monde ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous allons, dans cet article, &#224; l'encontre non des th&#232;ses actuelles en physique quantique ou en physique tout court, ou m&#234;me simplement en philosophie des sciences, mais en termes de conception g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233;. Il importe en effet de rappeler que, dans le monde actuel, c'est-&#224;-dire dans le monde capitaliste en d&#233;liquescence et en effondrement historique, on nous dit qu'aucune compr&#233;hension (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles id&#233;es de la physique quantique changent fondamentalement notre vision du monde ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous allons, dans cet article, &#224; l'encontre non des th&#232;ses actuelles en physique quantique ou en physique tout court, ou m&#234;me simplement en philosophie des sciences, mais en termes de conception g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233;. Il importe en effet de rappeler que, dans le monde actuel, c'est-&#224;-dire dans le monde capitaliste en d&#233;liquescence et en effondrement historique, on nous dit qu'aucune compr&#233;hension th&#233;orique du monde n'a d'importance : seules compteraient, selon la th&#232;se dominante, les capacit&#233;s technologiques et financi&#232;res ! Nous ne partageons nullement ce point de vue qui est celui d'une soci&#233;t&#233; en voie de pourrissement et de disparition, et continuons, contre vents et mar&#233;es, &#224; examiner imperturbablement la raison objective qui fait fonctionner le monde&#8230; Et nous continuons donc &#224; &#233;tudier les grandes id&#233;es comme principal levier de changement du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le disait Victor Hugo, &#171; Il existe une chose plus puissante que toute les arm&#233;es du monde, c'est une id&#233;e dont l'heure est venue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, comme le disait Karl Marx, &#171; une id&#233;e devient force quand elle s'empare des masses &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venons-en au changement renversant qu'a repr&#233;sent&#233; la physique quantique et examinons si ce changement est toujours aussi renversant pour la pens&#233;e de l'homme sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de remarquer que, si la r&#233;volution des quanta en Physique est assez ancienne, ses cons&#233;quences fondamentales sont encore peu connues, peu d&#233;velopp&#233;es et encore moins diffus&#233;es dans le grand public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la mati&#232;re/lumi&#232;re et le vide soient faits de quanta n'en est qu'un bref r&#233;sum&#233; qui est loin d'exprimer tous les concepts renversants qu'a entra&#238;n&#233; cette Physique. Bien s&#251;r, c'est un point fondamental et il exprime le caract&#232;re fondamentalement discontinu de l'Univers. Mais il exprime aussi son caract&#232;re r&#233;volutionnaire, ce qui signifie que le changement brutal est le fondement de tout. En effet, quel changement plus brutal et radical que le passage d'une propri&#233;t&#233; de masse d'un quanta r&#233;el &#224; un quanta virtuel qui devient ainsi r&#233;el ? Quel changement plus brutal et radical que la transformation de mati&#232;re en vide et de vide en mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel renversement radical et brutal des anciens concepts que de dire que le vide, la lumi&#232;re et la mati&#232;re sont du m&#234;me monde. Quel autre changement tout aussi radical et brutal que de dire que la seule r&#233;alit&#233; du monde r&#233;el est dans le monde dit virtuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle image enti&#232;rement nouvelle de la particule de mati&#232;re que celle d'un centre r&#233;el qui saute sans cesse d'une particule virtuelle &#224; une autre, centre entour&#233; de particules et antiparticules virtuelles qui l'emmaillotent d'un nuage successivement &#233;lectriquement charg&#233; positivement et n&#233;gativement, par couches en pelure d'oignon ! Rien &#224; voir avec l'ancienne conception de la particule individuelle, seule dans un univers vide qui l'entoure et avec lequel elle n'&#233;changerait que de l'&#233;nergie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des cons&#233;quences philosophiques de la Physique quantique doit aussi &#234;tre appr&#233;ci&#233;e en termes de hasard et de n&#233;cessit&#233;, de d&#233;terminisme et d'ind&#233;terminisme, de capacit&#233; de connaissance par l'homme de la nature ou d'incapacit&#233;, de limites de l'univers connu, de limites des connaissances par la mesure, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement, certains ont attribu&#233; la loi de Heisenberg d'ind&#233;terminisme &#224; une limite objective de la connaissance, mais ils ont &#233;t&#233; souvent plus loin en niant l'existence de l'objet de cette connaissance, &#224; savoir une mati&#232;re objective totalement ind&#233;pendante de celui qui l'observe et certains ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; dire que l'observateur cr&#233;e l'observ&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des gens ont affirm&#233; que l'un des r&#233;sultats philosophiques de la physique quantique consisterait &#224; renoncer, de mani&#232;re agnostique, &#224; toute compr&#233;hension globale du monde, et m&#234;me &#224; tout discours philosophique sur la mati&#232;re. Nous ne partageons pas, l&#224; non plus, leur avis comme on le constatera ais&#233;ment&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gens-l&#224;, qu'ils soient scientifiques ou philosophes, ou simple commentateurs des sciences, affirment que la mati&#232;re quantique n'existe que si elle est observ&#233;e. On se souvient qu'un tel adage r&#233;voltait Einstein qui affirmait que la mati&#232;re quantique est comme la lune, elle existe m&#234;me sans qu'un observateur la regarde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut dire aussi que des &#233;coles de pens&#233;e issues de la physique quantique ont d&#233;velopp&#233; des arguments en faveur de l'ind&#233;terminisme et m&#234;me contre le mat&#233;rialisme. L&#224; non plus, nous ne suivons pas ce chemin&#8230; Les uns ont conclu que la mati&#232;re n'existait pas ou &#233;tait de l'ordre de l'inconnaissable ou devait &#234;tre abandonn&#233;e &#224; la M&#233;taphysique, toute v&#233;rit&#233; sur la mati&#232;re, autre que Math&#233;matique, quittant selon eux le champ de la Physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres ont vu dans la philosophie issue de la quantique un bouddhisme ou une autre sorte de m&#233;taphysique, indienne ou pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que la physique quantique a eu diverses &#233;tapes avant de parvenir &#224; sa version actuelle et que les philosophies li&#233;es aux premi&#232;res versions de la physique quantique sont souvent li&#233;es &#224; la conception erron&#233;e dite &#171; de l'&#233;cole de Copenhague &#187;. Celle-ci affirmait que le formalisme math&#233;matique &#233;tait le seul langage qui pouvait comprendre la physique quantique. Aucun discours en langue humaine ne pouvait, selon ses auteurs, d&#233;crire ce qui se passait au sein de la physique quantique. Cela aussi nous semble faux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quelles id&#233;es nous semblent d&#233;terminantes apr&#232;s la r&#233;volution quantique ? Est-ce l'existence des quanta (on remarquera d'ailleurs sur ce point qu'il n'existe pas seulement des quanta de Planck mais aussi des quanta de charge &#233;lectrique !) ? Est-ce le paradoxe de la mesure ? Est-ce la compl&#233;mentarit&#233; onde/corpuscule ? Ou encore la disparition brutale de l'onde quand le corpuscule est capt&#233;, encore appel&#233; r&#233;duction du paquet d'ondes ? Ou encore, est-ce l'inexistence de distinction individuelle des particules en contact appel&#233;e non-s&#233;parabilit&#233; ? Ou encore d'autres contradictions apparentes ou r&#233;elles d&#233;couvertes avec la Physique quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est tout cela &#224; la fois et aucun de ces myst&#232;res en particulier. C'est tout simplement que la Physique quantique est philosophiquement absurde si on refuse de raisonner en termes de dialectique h&#233;g&#233;lienne mais mat&#233;rialiste ! En effet, ce qui est contradictoire dans les d&#233;couvertes de la Physique quantique n'est contradictoire qu'au sens dialectique et non au sens diam&#233;tral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'immense majorit&#233; de ceux qui discutent ou ont discut&#233; du contenu en termes de concepts de la Physique quantique ignoraient la dialectique h&#233;g&#233;lienne ou en avaient retenu si peu de choses qu'ils &#233;taient bien incapables de la retrouver dans les contradictions quantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des notions anciennes en Physique ont &#233;t&#233; boulevers&#233;es par la physique quantique : la continuit&#233; des trajectoires dans les d&#233;placements d'objets physiques, la notion m&#234;me d'objet physique, la continuit&#233; en g&#233;n&#233;ral, l'existence m&#234;me de trajectoires, l'opposition diam&#233;trale entre corpuscule et onde, l'opposition diam&#233;trale entre r&#233;el et virtuel, l'opposition diam&#233;trale entre objets &#233;ph&#233;m&#232;res et durables, l'opposition diam&#233;trale entre mati&#232;re et lumi&#232;re, l'opposition diam&#233;trale entre vide et mati&#232;re, l'opposition diam&#233;trale entre mati&#232;re et &#233;nergie, l'opposition diam&#233;trale entre mati&#232;re et antimati&#232;re, l'opposition diam&#233;trale entre espace et temps, et on en passe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est r&#233;volutionnaire, renversant, bouleversant m&#234;me dans la Physique quantique, c'est bel et bien qu'elle illustre de mani&#232;re saisissante la dialectique de Hegel. Nous l'avions d&#233;j&#224; &#233;crit dans d'autres articles mais il ne nous semble pas inutile de le rappeler alors que la quantique a p&#233;n&#233;tr&#233; tous les domaines des sciences et pas la seule physique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de rappeler aussi que la Physique, ce n'est pas seulement des exp&#233;riences, des calculs et des techniques et des retomb&#233;es technologiques, ce sont des concepts philosophiques. Et pour les hommes de demain qui n'en resteront sans doute pas aux limites impos&#233;es par le syst&#232;me capitaliste, c'est tr&#232;s fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a bien entendu rien d'&#233;tonnant que la science et la philosophie officiels ne veuillent pas se rendre compte de l'importance de la dialectique h&#233;g&#233;lienne, vu que sa principale interpr&#233;tation mat&#233;rialiste a &#233;t&#233; celle de Marx et que le cauchemar des classes poss&#233;dantes reste attach&#233; &#224; ce nom et est la r&#233;volution sociale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=quantique+dialectique+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le quanta ou la mort programm&#233;e du continu en physique</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7108</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7108</guid>
		<dc:date>2021-01-21T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>

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&lt;p&gt;La notion de mol&#233;cule a d&#233;j&#224; repr&#233;sent&#233; la fin de la continuit&#233; de la mati&#232;re, comme le relevait le chimiste August K&#233;kul&#233; : &#034;Dans les r&#233;actions chimiques il existe une quantit&#233; qui y entre et qui en sort en plus petite proportion et jamais dans une fraction de cette proportion. Ces quantit&#233;s sont les mol&#233;cules d&#233;finies chimiquement.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
La notion de quanta avanc&#233;e par Planck et Einstein a donn&#233; une tout autre signification &#224; la discontinuit&#233; de la mati&#232;re. Ce n'est pas la masse (ni (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La notion de mol&#233;cule a d&#233;j&#224; repr&#233;sent&#233; la fin de la continuit&#233; de la mati&#232;re, comme le relevait le chimiste August K&#233;kul&#233; : &lt;i&gt;&#034;Dans les r&#233;actions chimiques il existe une quantit&#233; qui y entre et qui en sort en plus petite proportion et jamais dans une fraction de cette proportion. Ces quantit&#233;s sont les mol&#233;cules d&#233;finies chimiquement.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de quanta avanc&#233;e par Planck et Einstein a donn&#233; une tout autre signification &#224; la discontinuit&#233; de la mati&#232;re. Ce n'est pas la masse (ni l'&#233;nergie) qui contient un nombre entier de quantit&#233;s &#233;l&#233;mentaires. C'est un produit de l'&#233;nergie et du temps qui est en un nombre entier de grains. Cette quantit&#233; s'appelle l'action. Que l'action soit quantitfi&#233;e signifie que ce n'est pas seulement la masse de mati&#232;re qui est discontinue mais aussi les interactions. On n'est pas loin d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque de consid&#233;rer que la lumi&#232;re (les grains appel&#233;s photons) mais aussi l'espace, le temps et le vide (les photons virtuels) sont eux aussi quantifi&#233;s, nouveau saut qualitatif que la physique quantique va devoir r&#233;aliser, abandonnant compl&#232;tement le vieil id&#233;al de continuit&#233;... &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#034;Contrairement &#224; ce que l'on entend souvent dire, le discontinu que Planck d&#233;couvre ici (avec les quanta) affecte non la mati&#232;re, mais les interactions. (...) Les calculs de Planck montrent que les &#233;changes d'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique sont port&#233;s par des grains, alors qu'on les croyait continus. (...) Ce que Planck d&#233;couvre, c'est que dans toute interaction il y a &#233;change et, de plus, qu'il existe un &#233;change minimum au-dessous duquel il n'y a plus d'interaction. (...) C'est &#224; Planck que revient le m&#233;rite d'avoir port&#233; le premier &#034;une-deux&#034; contre la continuit&#233;. En 1905, Einstein conclut le &#034;une-deux&#034; de Planck par un uppercut d&#233;cisif : il attribue au rayonnement lui-m&#234;me, et non plus seulement aux &#233;changes d'&#233;nergie, une structure corpusculaire. Le rayonnement, essentiellement discontinu, est, d'apr&#232;s lui, form&#233; d'une ensemble de corpuscules transportant chacun un quantum d'&#233;nergie. (...) Le rayonnement n'est pas &#233;mis d'une mani&#232;re continue.&#034;&lt;/i&gt; &#233;crit Etienne Klein dans &#034;Regards sur la mati&#232;re&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etienne Klein et Bernard D'Espagnat rajoutaient dans &#034;Regards sur la mati&#232;re&#034; : &lt;i&gt;&#034;Le quantum, nous le verrons, a une valeur minuscule, mais l'id&#233;e du quantum est devenue aussi incontournable qu'un mastodonte. C'est bien la preuve qu'on peut &#234;tre &#224; la fois fantomatique et esssentiel. V&#233;rit&#233; des paradoxes, arguait d&#233;j&#224; Z&#233;non d'El&#233;e.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Cohen-Tannoudji explique dans &#034;Le temps et sa fl&#232;che&#034; (ouvrage collectif dirig&#233; par Etienne Klein et Michel Spiro :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'in&#233;galit&#233; d'Heisenberg marque l'irruption du discontinu l&#224; o&#249; on ne l'attendait pas, dans les interactions. Alors que le discontinu &#233;tait accept&#233; dans la mati&#232;re, puisque c'est essentiellement le fondement de l'hypoth&#232;se atomique, on pensait que les interactions relevaient compl&#232;tement du continu. C'est effectivement la pens&#233;e du continu qui constitue le fondement de la th&#233;orie de la gravitation universelle de Newton, et la th&#233;orie de l'&#233;lectromagn&#233;tisme de Maxwell est une th&#233;orie ondulatoire, et quoi de plus continu qu'une onde ou un champ ? Ni la relativit&#233; restreinte ni la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale n'y changent rien : en physique classqiue, les interactions rel&#232;vent enti&#232;rement du continu. or le quantum d'action est fondamentalement un quantum d'interaction : il n'y a pas d'interaction que si est mise en jeu une action au moins &#233;gale au quantum d'action. Il faut donc admettre l'id&#233;e que, de m&#234;me qu'il y a des particules &#233;l&#233;mentaires de mati&#232;re, les fermions, il doit y avoir des particules &#233;l&#233;mentaires d'interaction. Et, de fait, il est av&#233;r&#233; que les interactions fondamentales sont bien port&#233;es, v&#233;hicul&#233;es, transmises, par d'authentiques particules &#233;l&#233;mentaires, les bosons. le photon est le boson de l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique, les bosons W+, W- et Z&#176; sont les bosons de l'interaction faible et les gluons les bosons de la chromodynamique quantique (l'interaction forte au niveau des quarks).&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique20&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mati&#232;re/lumi&#232;re et les quanta&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2005/physique/la_physique_fondamentale/la_physique_quantique_2005&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Exp&#233;riences de physique quantique, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/les_tests_et_effets_de_la_physique_quantique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique quantique, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Poincar&#233;&lt;/strong&gt; dans &#171; Derni&#232;res pens&#233;es &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On ne se demande plus seulement si les &#233;quations diff&#233;rentielles&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Dynamique doivent &#234;tre modifi&#233;es, mais si les lois du mouvement pourront encore &#234;tre exprim&#233;es par des &#233;quations diff&#233;rentielles. Et ce serait l&#224; la r&#233;volution la plus profonde que la Philosophie Naturelle ait subie depuis&lt;br class='autobr' /&gt;
Newton. Le clair g&#233;nie de Newton avait bien vu (ou cru voir, nous commen&#231;ons &#224; nous le demander) que l'&#233;tat d'un syst&#232;me mobile, ou plus g&#233;n&#233;ralement celui de l'univers, ne pouvait d&#233;pendre que de son &#233;tat imm&#233;diatement ant&#233;rieur, que toutes les variations dans la nature doivent se faire d'une mani&#232;re continue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, ce n'&#233;tait pas lui qui avait invent&#233; cette id&#233;e : elle se trouvait dans la &lt;br class='autobr' /&gt;
pens&#233;e des anciens et des scolastiques, qui proclamaient l'adage : Natura non&lt;br class='autobr' /&gt;
facit saltus ; mais elle y &#233;tait &#233;touff&#233;e par une foule de mauvaises herbes qui&lt;br class='autobr' /&gt;
l'emp&#234;chaient de se d&#233;velopper et que les grands philosophes du XVIIe si&#232;cle ont fini par &#233;laguer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien, c'est cette id&#233;e fondamentale qui est aujourd'hui en question ; on&lt;br class='autobr' /&gt;
se demande s'il ne faut pas introduire dans les lois naturelles des discontinuit&#233;s, non pas apparentes, mais essentielles (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit quel est l'&#233;tat de la question ; les anciennes th&#233;ories, qui semblaient&lt;br class='autobr' /&gt;
rendre compte jusqu'ici de tous les ph&#233;nom&#232;nes connus, se sont heurt&#233;es &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
obstacle inattendu. Il a sembl&#233; qu'une modification s'imposait. Une hypoth&#232;se &lt;br class='autobr' /&gt;
s'est d'abord pr&#233;sent&#233;e &#224; l'esprit de M. Planck, mais tellement &#233;trange qu'on &#233;tait&lt;br class='autobr' /&gt;
tent&#233; de chercher tous les moyens de s'en affranchir ; ces moyens, on les a &lt;br class='autobr' /&gt;
vainement cherch&#233;s jusqu'ici. Et cela n'emp&#234;che pas que la nouvelle th&#233;orie &lt;br class='autobr' /&gt;
soul&#232;ve une foule de difficult&#233;s, dont beaucoup sont r&#233;elles et ne sont pas de &lt;br class='autobr' /&gt;
simples illusions dues &#224; la paresse de notre esprit qui r&#233;pugne &#224; changer ses&lt;br class='autobr' /&gt;
habitudes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est impossible pour le moment, de pr&#233;voir quelle sera l'issue finale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
trouvera-t-on une autre explication enti&#232;rement diff&#233;rente ? Ou bien, au&lt;br class='autobr' /&gt;
contraire, les partisans de la nouvelle th&#233;orie parviendront-ils &#224; &#233;carter les obstacles emp&#234;chent de l'adopter sans r&#233;serve ? La discontinuit&#233; va-t-elle r&#233;gner sur l'univers physique et son triomphe est-il d&#233;finitif ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis de Broglie&lt;/strong&gt;, dans &#171; La physique nouvelle et les quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Sans quanta, il n'y aurait ni lumi&#232;re ni mati&#232;re et, s'il est permis de paraphraser un texte &#233;vang&#233;lique, on peut dire que rien de ce qui a &#233;t&#233; fait n'a &#233;t&#233; fait dans eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le physicien L&#233;on Lederman :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si l'&#233;lectron est un point, o&#249; se trouve la masse, o&#249; se trouve la charge ? Comment savons-nous que l'&#233;lectron est un point ? Peut-on me rembourser ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectron n'a pas une position fixe : sa charge tremble, sa masse saute d'un point &#224; un autre, son nuage de polarisation interagit avec le voisinage.... Cela d&#233;finit diverses &#034;dimensions&#034; de l'&#233;lectron. S'il est capt&#233;, il est ponctuel. Sa masse est ponctuelle. Sa charge est ponctuelle. S'il interagit, il est consid&#233;r&#233; par l'autre objet comme une zone de dimension non nulle. les divers es dimensions ont entre elles un rapport &#233;gal &#224; la constante de structure fine alpha. Voil&#224; les r&#233;sultats de la physique quantique sur la &#034;particule &#233;l&#233;mentaire&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'atome, l'&#233;l&#233;mentaire, l' &#171; ins&#233;cable &#187; ? Un nuage de points &#224; de nombreuses &#233;chelles ! Ces points sont les particules &#233;lectris&#233;es, dites virtuelles, qui composent le vide. La propri&#233;t&#233; de masse de l'&#233;lectron saute d'une particule virtuelle du nuage &#224; une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re est constitu&#233;e par deux (ou un nombre pair) particules virtuelles d'&#233;lectricit&#233; oppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vide, avec ses divers niveaux hi&#233;rarchiques, est donc le constituant de base de l'univers mati&#232;re/lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re probabiliste de l'&#233;lectron provient du fait qu'il n'est pas un seul objet mais un ensemble de niveaux embo&#238;t&#233;s fond&#233;s sur l'agitation du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; de dualit&#233; de la particule &#233;l&#233;mentaire (se comportant &#224; la fois comme un corpuscule et comme une onde) a &#233;t&#233; l'une des interrogations les plus difficiles de la physique quantique. L'onde et le corpuscule sont deux descriptions tr&#232;s oppos&#233;es de la r&#233;alit&#233; et pourtant la mati&#232;re comme la lumi&#232;re se sont r&#233;v&#233;l&#233;s &#234;tre &#224; la fois corpusculaires et ondulatoires. A la fois ne signifie pas que l'on peut effectuer en m&#234;me temps une exp&#233;rience qui donne les deux r&#233;sultats. Par contre, d&#232;s que l'on effectue une exp&#233;rience donnant un r&#233;sultat du type onde, on obtient une onde. Et, &#224; chaque fois que l'on effectue une exp&#233;rience du type corpuscule, on obtient un corpuscule. De l&#224; a d&#233;coul&#233; une interpr&#233;tation selon laquelle c'&#233;tait l'observation par l'homme qui d&#233;cidait de la nature du r&#233;el&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, la dualit&#233; provient du caract&#232;re fractal de la particule. Celle-ci existe &#224; plusieurs &#233;chelles. Si l'on mesure &#224; une &#233;chelle, on obtient un r&#233;sultat &#224; cette &#233;chelle. On perd, du coup, le r&#233;sultat trouv&#233; &#224; une autre &#233;chelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'exp&#233;rience effectue une mesure sur le nuage de polarisation, on obtient un r&#233;sultat ondulatoire. Si on interagit avec le point mat&#233;riel, on obtient un r&#233;sultat corpusculaire qui prouve que l'&#233;lectron est bien ponctuel et est bien un seul &#234;tre. Mais cet &#234;tre existe simultan&#233;ment aux diff&#233;rents niveaux. Par contre, d&#232;s que le corpuscule est capt&#233;, dans un temps extr&#234;mement court, le nuage dispara&#238;t. En effet, au niveau o&#249; se situent les particules virtuelles, la limite de vitesse de la lumi&#232;re n'a plus cours. C'est la &#171; r&#233;duction du paquet d'ondes &#187; qui a tellement compliqu&#233; la vie des physiciens quantiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut interpr&#233;ter ainsi l'ensemble des propri&#233;t&#233;s, souvent apparemment &#233;tranges, de la particule dite &#233;l&#233;mentaire, l'&#233;lectron.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les physiciens avaient, depuis longtemps, remarqu&#233; qu'il y avait un probl&#232;me pour en comprendre la nature. Comme le rel&#232;ve Abraham Pais dans &#171; Subtle is the lord &#187;, probablement la meilleure biographie d'Einstein, &#171; Tout ce qui reste de ceci (des travaux de Abraham, Lorentz, Poincar&#233;, Einstein,&#8230; sur l'auto-&#233;nergie de &#233;lectron), c'est que nous ne comprenons toujours pas ce probl&#232;me. &#187; Certains physiciens th&#233;orisent m&#234;me l'impossibilit&#233; de se le repr&#233;senter Margenau (1961) : &#171; Les &#233;lectrons ne sont ni des particules, ni des ondes (&#8230;) Un &#233;lectron est une abstraction, qui ne peut plus &#234;tre d&#233;crite par une image intuitive correspondant &#224; notre esp&#233;rance de tous les jours mais d&#233;termin&#233; au travers de formules math&#233;matiques. &#187; Mais, comme Einstein le disait &#224; Wheeler : &#171; Si je ne peux pas l'imaginer, je ne peux pas le comprendre. &#187; Et Einstein affirmait : &#171; Vous savez, il serait suffisant de r&#233;ellement comprendre l'&#233;lectron. &#187; En 1991, la conf&#233;rence internationale sur l'&#233;lectron de Antigonish &#233;crivait encore : &#171; Nous sommes r&#233;unis ici pour discuter de nos connaissances actuelles sur l'&#233;lectron. (&#8230;) Il est &#233;trange de constater quelle masse &#233;norme de technologie est fond&#233;e sur l'&#233;lectron sans que nous soyons capable de comprendre cette particule. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces remarques provenaient de nombreuses difficult&#233;s th&#233;oriques pour interpr&#233;ter les ph&#233;nom&#232;nes observ&#233;s. L'interpr&#233;tation qui en est donn&#233;e ici est celle du caract&#232;re fractal de l'&#233;lectron. Elle explique notamment les sauts quantiques de la particule et de l'atome. Il y a un saut &#224; chaque interaction entre niveaux de r&#233;alit&#233; de la particule. Le saut d'&#233;chelle explique le saut du ph&#233;nom&#232;ne. Par exemple, l'&#233;lectron ne suit pas une trajectoire, mais saute d'une position &#224; une autre. Cette discontinuit&#233; provient du fait que l'&#233;lectron ne se d&#233;place pas dans un espace continu, mais interagit avec les particules virtuelles du vide. Le &#171; simple &#187; d&#233;placement est d&#233;j&#224; le produit de ce caract&#232;re fractal. Il en va de m&#234;me sur les interaction entre particules de mati&#232;re, entre mati&#232;re et lumi&#232;re, et, plus g&#233;n&#233;ralement, entre mati&#232;re et vide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au caract&#232;re probabiliste de la particule, si &#233;trange que son d&#233;couvreur Einstein n'arrivait &#224; l'accepter, il n'existerait pas si on &#233;tait capable d'&#233;tudier simultan&#233;ment la r&#233;alit&#233; &#224; toutes les &#233;chelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
On a beaucoup dissert&#233; sur l' &#171; incertitude &#187; inh&#233;rente &#224; la physique quantique, limite pr&#233;tendue des capacit&#233;s de l'homme de conna&#238;tre le monde ou m&#234;me, disent certains, preuve que le r&#233;alisme mat&#233;rialiste devrait &#234;tre abandonn&#233;. En fait, c'est bien le caract&#232;re fractal du r&#233;el qui cause cette ind&#233;termination quand on mesure &#224; une &#233;chelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que les physiciens ont remarqu&#233;, c'est qu'en mesurant ou raisonnant &#224; une &#233;chelle, on ne doit pas chercher &#224; d&#233;passer une certaine pr&#233;cision. Sinon on n'am&#233;liore pas notre image, on la d&#233;t&#233;riore mais ils se demandaient pourquoi. On a dit bien souvent que c'&#233;tait contraire &#224; notre exp&#233;rience quotidienne et au bon sens. Je ne le crois pas. Quand on lit un texte, on se rapproche un peu pour lire correctement, mais si on se rapproche trop, on voit moins bien. Il y a une &#233;chelle favorable pour lire et on ne peut pas lire &#224; la fois &#224; toutes les &#233;chelles. De m&#234;me, on ne peut pas avoir une carte &#224; l'&#233;chelle qui permette &#224; la fois d'indiquer plusieurs villes &#233;loign&#233;es et les rues de ces villes. Il faut choisir. Est-ce que cela signifie que la carte choisit ce que sera la r&#233;alit&#233; ? Non, cela signifie seulement que la r&#233;alit&#233; existe &#224; plusieurs &#233;chelles suffisamment diff&#233;rentes pour ne pas pouvoir &#234;tre examin&#233;es simultan&#233;ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le nuage de polarisation qui entoure l'&#233;lectron est constitu&#233; d'&#233;l&#233;ments d'un monde inf&#233;rieur qui est le monde des particules virtuelles caract&#233;ris&#233;es par deux propri&#233;t&#233;s li&#233;es entre elles : pas de masse et pas d'espace-temps tel que nous le connaissons &#224; notre &#233;chelle macroscopique ni tel qu'il existe (localement) dans l'environnement d'une masse. Ces particules sont &#233;lectris&#233;es positivement ou n&#233;gativement et s'ordonnent dynamiquement autour de l'&#233;lectron par couches positives et n&#233;gatives alternativement, &#233;crantant ainsi le champ de la charge &#233;lectrique &#224; proximit&#233; de l'&#233;lectron. Cela explique qu'aucune charge &#233;lectrique ne peut s'approcher au point de toucher l'&#233;lectron. Il y a toujours des couches de particules virtuelles entre deux particules &#171; r&#233;elles &#187;. Rappelons une fois de plus que les particules dites virtuelles sont tout aussi r&#233;elles que celles dites r&#233;elles mais sont situ&#233;es &#224; un autre niveau de r&#233;alit&#233;. Elles ne sont pas les seules puisqu'existent &#224; un niveau encore inf&#233;rieur le &#171; virtuel de virtuel &#187;. Ainsi deux particules virtuelles sont elles-m&#234;mes entour&#233;es, &#224; un niveau hi&#233;rarchique inf&#233;rieur, de particules &#233;lectris&#233;es. Ces mondes ne sont pas seulement emboit&#233;s. Les niveaux sont interactifs. Et m&#234;me plus puisque chaque niveau &#233;merge du niveau inf&#233;rieur. Les particules &#171; r&#233;elles &#187; sont des structures port&#233;es par des particules virtuelles qui re&#231;oivent un boson de Higgs. Lorsque la particule virtuelle devient porteuse de masse, elle construit autour d'elle un champ d'espace-temps, elle structure l'espace-temps d&#233;sordonn&#233; du niveau virtuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le nuage de polarisation tourne du fait du magn&#233;tisme par l'action du mouvement de l'&#233;lectron. C'est ce que l'on appelle le spin de l'&#233;lectron. Mais les couches positives et n&#233;gatives ne tournent pas de la m&#234;me mani&#232;re car l'&#233;lectron est charg&#233; n&#233;gativement. Cela explique qu'il faille de tour pour revenir &#224; la situation de d&#233;part, ce que l'on appelle un spin &#189;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La charge de l'&#233;lectron est ponctuelle. Sa masse est ponctuelle. Pourtant, les exp&#233;riences montrent &#233;galement qu'elles ne sont jamais exactement au m&#234;me endroit, d'o&#249; des propri&#233;t&#233;s de rotations internes de la structure &#233;lectron. Cette diff&#233;rence provient du fait que le saut de l'&#233;lectron ne produit pas la m&#234;me r&#233;action aux diverses &#233;chelles d'espace-temps. La masse bouge plus lentement que les bosons. Elle met plus de temps pour se d&#233;placer. Elle va donc moins loin. Cela produit plusieurs mouvements diff&#233;rents. Le nuage de positions de la charge est beaucoup plus ample que celui de la masse : le rapport appel&#233; &#171; constante de structure fine &#187; est le rapport d'&#233;chelle des diff&#233;rents mondes hi&#233;rarchiques embo&#238;t&#233;s est donc aussi le rapport entre les temps ou les distances. C'est donc aussi le rapport entre les diff&#233;rents &#171; rayons de l'&#233;lectron &#187;. Alors que la masse tremblote autour de sa position (propri&#233;t&#233; appel&#233;e &#171; zitterbezegung &#187;), la charge s'&#233;tend sur toute une zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233; &#233;crit dans &#171; Le&#231;ons sur le rayonnement thermique &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; L'hypoth&#232;se des quanta d'action consiste &#224; supposer que ces domaines, tous &#233;gaux entre eux ne sont plus infiniment petits, mais finis et &#233;gaux &#224; h, h &#233;tant une constante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;or&#232;me de Joseph Liouville, rapport&#233; par Jean-Paul Auffray dans &#171; L'atome &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; La densit&#233; de points dans le voisinage d'un point donn&#233; dans l'extension de phase est constante dans le temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enonc&#233; de Poincar&#233;, dans &#171; l'hypoth&#232;se des quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#233;nergie est &#233;gale au produit de la fr&#233;quence par l'&#233;l&#233;ment d'action. (...) Le quantum d'action est une constante universelle, un v&#233;ritable atome. (...) Un syst&#232;me physique n'est susceptible que d'un nombre fini d'&#233;tats distincts ; et il saute d'un de ces &#233;tats &#224; l'autre sans passer par une s&#233;rie continue d'&#233;tats interm&#233;diaires. (...) l'ensemble des points repr&#233;sentatifs de l'&#233;tat du syst&#232;me est une r&#233;gion (...) dans laquelle les points sont si serr&#233;s qu'ils nous donnent l'illusion de la continuit&#233;. (...) ces points repr&#233;sentatifs isol&#233;s ne doivent pas &#234;tre distribu&#233;s dans l'espace de fa&#231;on quelconque (...) mais de telle sorte que le volume d'une portion quelconque de mati&#232;re demeure constant. (...) L'&#233;tat de la mati&#232;re pond&#233;rable pourrait varier d'une mani&#232;re discontinue, avec un nombre fini d'&#233;tats possibles seulement. (...) L'univers sauterait donc brusquement d'un &#233;tat &#224; l'autre ; mais dans l'intervalle, il demeurerait immobile, les divers instants pendant lesquels il resterait dans le m&#234;me &#233;tat ne pourraient plus &#234;tre discern&#233;s l'un de l'autre : nous arriverions ainsi &#224; la variation discontinue du temps, &#224; l'atome de temps. (...) Si plusieurs points repr&#233;sentatifs constituent un domaine &#233;l&#233;mentaire ins&#233;cable dans l'extension en phase, alors les &#233;tats du syst&#232;me que ces points repr&#233;sentent constituent n&#233;cessairement, eux aussi, un seul et m&#234;me &#233;tat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Auffray dans &#171; L'atome &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Richard Feynman demandait &#224; son fils : &#171; Lorsqu'un atome fait une transition d'un &#233;tat &#224; un autre, il &#233;met un photon. D'o&#249; vient le photon ? &#187; (&#8230;) Dans la terminologie de Feynman, le quantum est un photon virtuel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lochak, Diner et Fargue&lt;/strong&gt; dans &#171; L'objet quantique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La th&#233;orie des quanta s'est d&#233;velopp&#233;e simultan&#233;ment de deux mani&#232;res diff&#233;rentes. La premi&#232;re consiste &#224; mettre en avant l'existence d'&#233;tats discontinus dans le monde microphysique et de transitions entre ces &#233;tats. La seconde consiste plut&#244;t &#224; mettre en avant le fait que les propri&#233;t&#233;s corpusculaires et ondulatoires (&#8230;) se trouvent m&#234;l&#233;es l'une &#224; l'autre dans tous les domaines. Les deux fa&#231;ons s'imbriquent donc &#233;troitement. (&#8230;) Planck introduisit dans la physique un &#233;l&#233;ment de discontinuit&#233;, l&#224; o&#249; la continuit&#233; semblait devoir r&#233;gner. D'apr&#232;s lui, un atome ne pouvait absorber petit &#224; petit, contin&#251;ment, de l'&#233;nergie lumineuse : il ne pouvait le faire que par paquets, par quanta, dont la valeur extr&#234;mement petite, mais quand m&#234;me finie, &#233;tait d&#233;termin&#233;e par une constante qu'il d&#233;signa par h : la c&#233;l&#232;bre constante de Planck. (&#8230;) L'hypoth&#232;se des quanta voulait dire cette chose &#233;trange que le mouvement des atomes n'&#233;volue pas contin&#251;ment mais par bonds discontinus : comme si une fus&#233;e ne pouvait s'&#233;lever progressivement au dessus de la terre vers n'importe quelle orbite et ne pouvait atteindre que certaines orbites particuli&#232;res en sautant brusquement de l'une &#224; l'autre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis de Broglie&lt;/strong&gt;, dans &#171; La physique nouvelle et les quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Sans quanta, il n'y aurait ni lumi&#232;re ni mati&#232;re et, s'il est permis de paraphraser un texte &#233;vang&#233;lique, on peut dire que rien de ce qui a &#233;t&#233; fait n'a &#233;t&#233; fait dans eux. On con&#231;oit donc quelle inflexion essentielle a subi le cours du d&#233;veloppement de notre science humaine le jour o&#249; les quanta, subrepticement, s'y sont introduits. Ce jour-l&#224;, le vaste et grandiose &#233;difice de la physique classique s'est retrouv&#233; &#233;branl&#233; jusque dans ses fondements, sans, d'ailleurs, qu'on s'en soit rendu tout d'abord bien compte. (&#8230;) Fid&#232;le &#224; l'id&#233;al cart&#233;sien, la physique classique nous montrait l'univers comme analogue &#224; un immense m&#233;canisme susceptible d'&#234;tre d&#233;crit avec une enti&#232;re pr&#233;cision par la localisation de ses parties dans l'espace et leur modification au cours du temps, m&#233;canisme dont l'&#233;volution pouvait en principe &#234;tre pr&#233;vue avec une rigoureuse exactitude quand on poss&#233;dait un certain nombre de donn&#233;es sur son &#233;tat initial. Mais une telle conception reposait sur certaines hypoth&#232;ses implicites que l'on admettait presque sans s'en apercevoir. Une de ces hypoth&#232;ses &#233;tait que le cadre de l'espace et du temps dans lequel nous cherchons presque instinctivement &#224; localiser toutes nos sensations est un cadre parfaitement rigide et d&#233;termin&#233; o&#249; chaque &#233;v&#233;nement physique peut, en principe, &#234;tre rigoureusement localis&#233; ind&#233;pendamment de tous les processus dynamiques qui s'y d&#233;roulent. D&#232;s lors, toutes les &#233;volutions du monde physique sont n&#233;cessairement repr&#233;sent&#233;es par des modifications des &#233;tats locaux de l'espace au cours du temps, et c'est pourquoi dans la science classique les grandeurs dynamiques, telles que l'&#233;nergie et la quantit&#233; de mouvement, apparaissent comme des grandeurs d&#233;riv&#233;es construites &#224; l'aide du concept de vitesse, la cin&#233;matique servant ainsi de base &#224; la dynamique. Tout autre est le point de vue de la physique quantique. L'existence du quantum d'action, sur lequel nous aurons si souvent &#224; revenir dans le cours de cet ouvrage, implique en effet une sorte d'incompatibilit&#233; entre le point de vue de la localisation dans l'espace et dans le temps et le point de vue de l'&#233;volution dynamique ; chacun de ces points de vue est susceptible d'&#234;tre utilis&#233; pour la description du monde r&#233;el, mais il n'est pas possible de les adopter simultan&#233;ment dans toute leur rigueur. La localisation exacte dans l'espace et dans le temps est une sorte d'id&#233;alisation statique qui exclut toute &#233;volution et tout dynamisme ; l'id&#233;e d'&#233;tat de mouvement prise dans toute sa puret&#233; est par contre une id&#233;alisation dynamique qui est en principe contradictoire avec les concepts de position et d'instant. La description du monde physique dans les th&#233;ories quantiques ne peut se faire qu'en utilisant plus ou moins l'une ou l'autre de ces deux images contradictoires. (&#8230;) Il est n&#233;anmoins parfaitement l&#233;gitime de se servir de la cin&#233;matique quand on &#233;tudie des ph&#233;nom&#232;nes &#224; grande &#233;chelle ; mais pour les ph&#233;nom&#232;nes &#224; l'&#233;chelle atomique o&#249; les quanta jouent un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant, on peut dire que la cin&#233;matique, d&#233;finie comme l'&#233;tude du mouvement faite ind&#233;pendamment de toute consid&#233;ration dynamique, perd compl&#232;tement sa signification. (&#8230;) La m&#233;canique et la physique classiques ont &#233;t&#233; &#233;difi&#233;es pour rendre compte des ph&#233;nom&#232;nes qui se jouent &#224; notre &#233;chelle et elles sont aussi valables pour les &#233;chelles sup&#233;rieures, les &#233;chelles astronomiques. Mais, si l'on descend &#224; l'&#233;chelle atomique, l'existence des quanta vient limiter leur validit&#233;. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que la valeur du quantum d'action mesur&#233;e par la fameuse constante de Planck est extraordinairement petite par rapport &#224; nos unit&#233; usuelles, c'est-&#224;-dire par rapport aux grandeurs qui interviennent &#224; notre &#233;chelle. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quations de la dynamique classique du point mat&#233;riel expriment que le produit de la masse du point mat&#233;riel par l'une quelconque des composantes rectangulaires de son acc&#233;l&#233;ration est &#233;gale &#224; la composante correspondante de la force. (&#8230;) Ce r&#233;sultat exprime que la dynamique classique du point mat&#233;riel est enti&#232;rement en accord avec le postulat du d&#233;terminisme physique, postulat selon lequel l'&#233;tat futur du monde mat&#233;riel doit &#234;tre enti&#232;rement pr&#233;visible quand on poss&#232;de un certain nombre de donn&#233;es sur son &#233;tat pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre remarque est int&#233;ressante &#224; faire ici. Le point mat&#233;riel &#233;tant suppos&#233; ponctuel, sa trajectoire est une ligne qui n'explore dans l'espace &#224; trois dimensions qu'un continu &#224; une dimension. (&#8230;) Il n'explore le champ de force que le long de sa trajectoire. (&#8230;) En m&#233;canique classique, les accidents topologiques qui peuvent exister dans l'espace &#224; des distances finies de la trajectoire d'un point mat&#233;riel ne peuvent aucunement influer sur son mouvement. Pla&#231;ons, par exemple, sur la trajectoire d'un point mat&#233;riel, un &#233;cran perc&#233; d'un trou. Si la trajectoire passe vers le centre du trou, elle ne sera aucunement perturb&#233;e par l'accident topologique que constitue la pr&#233;sence de l'&#233;cran. (&#8230;) Il est inconcevable, en m&#233;canique classique, que le mouvement du point mat&#233;riel traversant le trou en question d&#233;pende du fait qu'il y ait ou pas d'autres trous dans l'&#233;cran. L'on comprend tout de suite l'importance de ces remarques pour une interpr&#233;tation corpusculaire de l'exp&#233;rience des trous de Young et l'on pressent que la m&#233;canique ondulatoire doit apporter de nouveau sur ce point. (&#8230;) Les ondulations lumineuses traversant sans difficult&#233; les espaces vides, ce n'est pas la mati&#232;re qui les transmet. Quel est donc le support de ces ondes, quel est le milieu dont la vibration constitue la vibration lumineuse ? Telle est la question qui se posait aux protagonistes de la th&#233;orie des ondulations. (&#8230;) L'&#233;ther envisag&#233; comme un milieu &#233;lastique doit &#234;tre un milieu infiniment plus rigide que l'acier car il ne peut transmettre que des vibrations transversales et cependant ce milieu si rigide n'exerce aucun frottement sur les corps qui le traversent et ne freine aucunement le mouvement des plan&#232;tes. (&#8230;) Apr&#232;s avoir montr&#233; que le rotationnel du champ magn&#233;tique est &#233;gal &#224; la densit&#233; du courant &#233;lectrique, donnant ainsi naissance &#224; l'&#233;lectromagn&#233;tisme, (&#8230;) Maxwell, apr&#232;s avoir &#233;crit les lois g&#233;n&#233;rales des ph&#233;nom&#232;nes &#233;lectriques, s'aper&#231;ut de la possibilit&#233; de consid&#233;rer la lumi&#232;re comme une perturbation &#233;lectromagn&#233;tique. Par l&#224;, il a fait rentrer toute la science de l'optique &#224; l'int&#233;rieur des cadres de l'&#233;lectromagn&#233;tisme, r&#233;unissant ainsi deux domaines qui semblaient enti&#232;rement distincts. (&#8230;) La th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique de Maxwell fournissait des &#233;quations repr&#233;sentant exactement &#224; notre &#233;chelle la liaison entre les champs &#233;lectromagn&#233;tiques mesurables d'une part, les charges et les courants &#233;lectriques d'autre part. Obtenues en r&#233;unissant en un seul syst&#232;me formel le r&#233;sultat des exp&#233;riences macroscopiques, leur valeur &#233;tait incontestable dans ce domaine. Mais pour d&#233;crire le d&#233;tail des ph&#233;nom&#232;nes &#233;lectriques au sein de la mati&#232;re et &#224; l'int&#233;rieur des atomes, pour pr&#233;voir les rayonnements &#233;mis ou absorb&#233;s par les particules mat&#233;rielles ultimes, il fallait extrapoler les &#233;quations de Maxwell et leur donner une forme applicable &#224; l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes de l'&#233;chelle atomique et corpusculaire. C'est ce que fit, avec plus de hardiesse qu'il ne peut para&#238;tre au premier abord, un des grands pionniers de la physique th&#233;orique moderne, H.A. Lorentz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorentz prit comme point de d&#233;part l'id&#233;e d'introduire dans les &#233;quations de l'&#233;lectromagn&#233;tisme la structure discontinue de l'&#233;lectricit&#233;. (&#8230;) En op&#233;rant des moyennes sur les ph&#233;nom&#232;nes microscopiques &#233;l&#233;mentaires, on peut repasser des &#233;quations de Lorentz aux &#233;quations de Maxwell. (&#8230;) La th&#233;orie des &#233;lectrons, &#233;difi&#233;e sur les bases que nous venons d'esquisser, a conduit &#224; d'importants succ&#232;s pour la pr&#233;vision d'un grand nombre de ph&#233;nom&#232;nes. Elle a d'abord permis de retrouver l'interpr&#233;tation des lois de la dispersion. Elle a ensuite, et cela a &#233;t&#233; sans doute son plus important succ&#232;s, permis de pr&#233;voir d'une fa&#231;on exacte l'effet Zeeman normal, c'est-&#224;-dire la fa&#231;on dont les raies spectrales &#233;mises par un atome sont affect&#233;es dans le cas le plus simple par la pr&#233;sence d'un champ magn&#233;tique uniforme. (&#8230;) La th&#233;orie des &#233;lectrons a aussi paru apporter la solution d'un probl&#232;me capital : l'origine de l'&#233;mission des rayonnements par la mati&#232;re. D'apr&#232;s les &#233;quations de Lorentz, un &#233;lectron anim&#233; d'un mouvement rectiligne et uniforme transporte avec lui globalement son champ &#233;lectromagn&#233;tique et, par suite, il n'y a dans ce cas aucune &#233;mission d'&#233;nergie dans l'espace environnant. Mais si le mouvement d'un &#233;lectron comporte une acc&#233;l&#233;ration, on peut d&#233;montrer qu'il y a &#233;mission d'une onde &#233;lectromagn&#233;tique et l'&#233;nergie ainsi perdue &#224; chaque instant par l'&#233;lectron est proportionnelle au carr&#233; de son acc&#233;l&#233;ration. (&#8230;) Si l'on veut interpr&#233;ter le rayonnement des atomes par le mouvement des &#233;lectrons intra-atomiques, il faut supposer qu'&#224; l'&#233;tat normal les &#233;lectrons int&#233;rieurs &#224; l'atome sont immobiles ; sans quoi, oblig&#233;s de se mouvoir &#224; l'int&#233;rieur du tr&#232;s petit domaine de l'atome, ils seraient forc&#233;ment anim&#233;s de mouvements tr&#232;s acc&#233;l&#233;r&#233;s et &#233;mettraient constamment de l'&#233;nergie sous forme de rayonnement, ce qui serait contraire &#224; l'id&#233;e m&#234;me de stabilit&#233; de l'atome. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la th&#233;orie des quanta est dans les recherches faites vers 1900 par M. Planck sur la th&#233;orie du rayonnement noir. (&#8230;) Si l'on consid&#232;re une enceinte maintenue &#224; temp&#233;rature uniforme, les corps maintenus dans cette enceinte &#233;mettent et absorbent du rayonnement et il finit par s'&#233;tablir un &#233;tat d'&#233;quilibre (&#8230;) Kirchoff a montr&#233; que cet &#233;tat d'&#233;quilibre est unique et correspond &#224; une composition spectrale parfaitement d&#233;termin&#233;e du rayonnement enferm&#233; dans l'enceinte. De plus, la composition de ce rayonnement d&#233;pend uniquement de la temp&#233;rature de l'enceinte. (&#8230;) Il est souvent appel&#233; du nom assez incorrect de &#171; rayonnement noir &#187; correspondant &#224; cette temp&#233;rature. (&#8230;) M. Planck avait commenc&#233; par reprendre l'&#233;tude de la question en imaginant que la mati&#232;re est form&#233;e d'oscillateurs &#233;lectroniques, c'est-&#224;-dire d'&#233;lectrons susceptibles d'osciller autour d'une position d'&#233;quilibre sous l'action d'une force proportionnelle &#224; l'&#233;longation. (&#8230;) M. Planck put apercevoir que l'inexactitude de la loi de Rayleigh provient du r&#244;le trop grand que jouent, dans l'image classique des &#233;changes d'&#233;nergie entre oscillateurs et rayonnement, les oscillateurs de haute fr&#233;quence. (&#8230;) M. Planck a eu alors l'id&#233;e g&#233;niale qu'il fallait introduire dans la th&#233;orie un &#233;l&#233;ment nouveau, enti&#232;rement &#233;tranger aux conceptions classiques, qui viendrait restreindre le r&#244;le des oscillateurs de haute fr&#233;quence, et il a pos&#233; le fameux postulat suivant : &#171; La mati&#232;re ne peut &#233;mettre l'&#233;nergie radiante que par quantit&#233;s finies proportionnelles &#224; la fr&#233;quence. &#187; Le facteur de proportionnalit&#233; est une constante universelle, ayant les dimensions d'une action m&#233;canique. C'est la c&#233;l&#232;bre constante h de Planck. Mettant en jeu cette hypoth&#232;se d'aspect paradoxal, Planck a repris la th&#233;orie de l'&#233;quilibre thermique et trouv&#233; une nouvelle loi de r&#233;partition spectrale du rayonnement noir &#224; laquelle son nom est rest&#233; attach&#233;. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu, l'importance fondamentale de l'id&#233;e de Planck apparut. Les th&#233;oriciens s'aper&#231;urent que la discontinuit&#233; traduite par l'hypoth&#232;se des quanta est incompatible avec les id&#233;es g&#233;n&#233;rales qui servaient jusqu'alors de bases &#224; la physique et exigeait une r&#233;vision compl&#232;te de ces id&#233;es. (&#8230;) Pour trouver une forme g&#233;n&#233;rale de sa th&#233;orie, Planck a d&#251; renoncer &#224; l'hypoth&#232;se primitive des quanta d'&#233;nergie et lui substituer l'hypoth&#232;se des quanta d'action (produit d'une &#233;nergie par un temps ou d'une quantit&#233; de mouvement par une longueur)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Mais la m&#233;thode de quantification de Planck ne s'appliquait qu'aux mouvements pour la description desquels une seule variable suffit. (...) D'autre part, si la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique sous la forme de Lorentz &#233;tait r&#233;ellement applicable aux particules &#233;l&#233;mentaires d'&#233;lectricit&#233;, elle permettrait de calculer sans aucune ambigu&#239;t&#233; les rayonnements &#233;mis par un atome du mod&#232;le plan&#233;taire de Rutherford-Bohr. (...) l'atome perdant constamment de l'&#233;nergie sous forme de radiation, ses &#233;lectrons viendraient tous tr&#232;s rapidement tomber sur le noyau et la fr&#233;quence des rayonnements &#233;mis varierait constamment d'une fa&#231;on continue. l'atome serait instable et il ne pourrait exister des raies spectrales &#224; fr&#233;quences bien d&#233;finies, conclusions absurdes. Pour &#233;viter cette difficult&#233; essentielle, M. Bohr a admis que l'atome dans ses &#233;tats stationnaires ne rayonne pas, ce qui revient &#224; nier la possibilit&#233; d'appliquer la th&#233;orie &#233;lectromagn&#233;tique du rayonnement au mouvement orbital des &#233;lectrons sur leurs trajectoires stables. (..) Bohr a r&#233;solu la question des fr&#233;quences des raies spectrales gr&#226;ce &#224; l'hypoth&#232;se que chaque transition entre &#233;tats quantifi&#233;s s'accompagne de l'&#233;mission d'un quantum d'&#233;nergie radiante. (...) En d'autres termes, d'apr&#232;s la th&#233;orie quantique, l'&#233;mission des raies spectrales d'un corps simple est discontinue et proc&#232;de par actes individuels isol&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis de Broglie, dans &#171; Nouvelles perspectives en Microphysique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 1927, je la consid&#233;rais (l'onde pilote, dite &#171; onde de Broglie &#187;) comme une solution avec singularit&#233; des &#233;quations lin&#233;aires admises par la M&#233;canique ondulatoire pour l'onde Phi (onde dite &#171; de probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187; par la physique quantique). Diverses consid&#233;rations, et en particulier le rapprochement avec la th&#233;orie de la Relativit&#233; g&#233;n&#233;rale, m'ont fait penser que la v&#233;ritable &#233;quation de propagation de l'onde de Broglie pourrait &#234;tre non-lin&#233;aire comme celles que l'on rencontre dans la th&#233;orie de la gravitation d'Einstein, &#233;quation non-lin&#233;aire qui admettrait comme forme approximative l'&#233;quation lin&#233;aire de la M&#233;canique ondulatoire quand les valeurs de l'onde de Broglie seraient assez faibles. (&#8230;) Malheureusement ce changement de point de vue ne facilite pas la r&#233;solution des probl&#232;mes math&#233;matiques qui se posent car, si l'&#233;tude des solutions &#224; singularit&#233;s des &#233;quations lin&#233;aires est souvent difficile, celle des solutions des &#233;quations non-lin&#233;aires est plus difficile encore. (&#8230;) Einstein a beaucoup insist&#233; sur une propri&#233;t&#233; importante des &#233;quations non-lin&#233;aires. Si les &#233;quations d'un certain champ sont lin&#233;aires, on peut toujours trouver une solution &#224; singularit&#233;s de ces &#233;quations telle que la singularit&#233; ait un mouvement prescrit &#224; l'avance. On pourra d'ailleurs ajouter &#224; la solution &#224; singularit&#233; une solution continue et cette adjonction n'aura aucune influence sur le mouvement de la singularit&#233;. Il n'en est plus du tout de m&#234;me si les &#233;quations du champ sont non lin&#233;aires car on ne peut plus alors obtenir une solution en ajoutant plusieurs solutions : la non-lin&#233;arit&#233; cr&#233;e une sorte de solidarit&#233; entre des solutions qui auraient &#233;t&#233; ind&#233;pendantes si l'approximation lin&#233;aire avait &#233;t&#233; valable partout. Cette non lin&#233;arit&#233; explique que la singularit&#233; et l'onde de Broglie ne soient pas ind&#233;pendantes comme elles le seraient s'il y avait lin&#233;arit&#233; et qu'elles restent en phase. (&#8230;) De plus, la non-lin&#233;arit&#233;, peu sensible dans le corps du train d'ondes, peut r&#233;appara&#238;tre sur leurs bords o&#249; les groupes de d&#233;riv&#233;es de l'onde de Broglie pourrait prendre de grandes valeurs ; il y a l&#224; aussi une circonstance qui peut s'opposer &#224; l'&#233;talement des trains d'ondes. Il appara&#238;t donc qu'une th&#233;orie non lin&#233;aire des ondes de Broglie pourrait permettre d'obtenir des &#171; groupes d'ondes sans &#233;talement &#187; repr&#233;sentant par exemple un corpuscule qui se d&#233;placerait d'un mouvement rectiligne et uniforme sans perdre son onde (&#8230;) Nous avons vu que dans la th&#233;orie des ondes de Broglie, comme dans l'interpr&#233;tation relativiste de la gravitation, la non-lin&#233;arit&#233; des &#233;quations de base doit jouer un r&#244;le essentiel et seul pouvoir expliquer la solidarit&#233; de l'onde et du corpuscule. Nous sommes actuellement arriv&#233;s &#224; l'image suivante. Un train d'ondes de Broglie, constituant un corpuscule au sens large du mot, serait une sorte d'unit&#233; &#233;tendue et organis&#233;e, un peu analogue &#224; une &#171; cellule &#187; dans l'acception biologique du terme. Il comprendrait en effet essentiellement les trois parties suivantes : 1&#176; une sorte de noyau, la r&#233;gion singuli&#232;re, le corpuscule au sens &#233;troit du mot, si&#232;ge de ph&#233;nom&#232;nes essentiellement non lin&#233;aires ; 2&#176; une r&#233;gion environnante &#233;tendue, si&#232;ge d'un ph&#233;nom&#232;ne sensiblement lin&#233;aire ; 3&#176; une enveloppe constituant les bords des trains d'ondes o&#249; la non-lin&#233;arit&#233; jouerait peut-&#234;tre &#224; nouveau un r&#244;le important. Or, ce me semble &#234;tre l'intervention des ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires qui donnerait &#224; cette &#171; cellule &#187; son unit&#233;, sa solidarit&#233; et sa permanence.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est vrai que la non-lin&#233;arit&#233; soit la v&#233;ritable clef de la Microphysique corpusculaire, on comprend ais&#233;ment pourquoi la Physique quantique actuelle n'est pas parvenue &#224; &#233;crire le dualisme onde-corpuscule et a d&#251; se contenter d'une description uniquement statistique et probabiliste des ph&#233;nom&#232;nes de l'&#233;chelle atomique. Prenant a priori pour base des &#233;quations lin&#233;aires et ne sortant pas du domaine de l'analyse lin&#233;aire, la th&#233;orie actuelle fait dispara&#238;tre les accidents locaux dus &#224; la non-lin&#233;arit&#233; (tels que les r&#233;gions singuli&#232;res et &#233;ventuellement les bords abrupts de trains d'ondes), elle efface ainsi les structures corpusculaires et, incapable de saisir la v&#233;ritable relation entre onde et corpuscule, elle ne peut plus aboutir qu'&#224; des images continues &#224; caract&#232;re statistique. (&#8230;) L'onde continue (&#8230;) ne comportant aucune r&#233;gion singuli&#232;re (&#8230;) ne d&#233;crit pas vraiment la r&#233;alit&#233; physique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;SITE : mati&#232;re et r&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.matierevolution.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sommaire du site&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous &#233;crire, cliquez sur &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?page=forum&amp;id_article=16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;pondre &#224; cet article&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la discontinuit&#233;, lire aussi sur le site :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article10&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La discontinuit&#233;, une question philosophique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la continuit&#233; ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La discontinuit&#233;, une vieille question&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article13&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'illusion du continu&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Continuit&#233; du vivant ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article16&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le quanta, ou la mort programm&#233;e du continu en physique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article17&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la notion de continu fait de la r&#233;sistance ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article18&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La continuit&#233;, une propri&#233;t&#233; math&#233;matique ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article19&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Continuit&#233; et discontinuit&#233; sont incompatibles&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article20&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Discontinuit&#233; de l'univers et structures hi&#233;rarchiques&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article211&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La discontinuit&#233; de la vie : de la cr&#233;ation d'esp&#232;ces &#224; la cr&#233;ation de l'homme et &#224; la cr&#233;ation humaine&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article354&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les paradoxes de Z&#233;non, preuve de la discontinuit&#233; dialectique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article192&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychisme et discontinuit&#233;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La manifestation des ph&#233;nom&#232;nes &#233;nerg&#233;tiques, s'effectuant par sauts ou paliers, est essentiellement discontinue&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Max Planck&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gradualisme a re&#231;u des chocs majeurs, en &#233;volutionnisme avec la d&#233;couverte des explosions de biodiversit&#233; des plans d'organisation comme &#224; Burgess et &#224; Ediacara, en structure de la mati&#232;re avec la notion d'atome, d'agitation mol&#233;culaire et, en physique, avec la d&#233;couverte par &lt;strong&gt;Faraday &lt;/strong&gt;du nombre entier de lignes de flux du champ &#233;lectrique traversant une surface, et surtout, avec, en microphysique, l'invention par &lt;strong&gt;Planck &lt;/strong&gt;et&lt;strong&gt; Einstein&lt;/strong&gt; des quanta &#8211; notion discontinue par excellence -, ainsi que l'&#233;tude des &#171; transitions de phase &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Transformations qui ne peuvent &#234;tre d&#233;crites par des fonctions analytiques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en macrophysique permettant de sauter d'un &#233;tat dans un autre et, enfin, le d&#233;veloppement des connaissances sur la radioactivit&#233; naturelle montrant que les sauts de la mati&#232;re microscopique ont des cons&#233;quences &#224; notre &#233;chelle. Ces deux domaines des sciences (&#233;volution de la vie et physique) qui &#233;taient oblig&#233;s de reconsid&#233;rer leur vision continue de l'univers allaient &#234;tre suivis de nombreux autres. A chaque fois, il s'agissait de revenir &#224; des nombres entiers d'unit&#233;s, &#224; des concepts discrets, &#224; des ph&#233;nom&#232;nes d&#233;crits comme des discontinuit&#233;s. Les notions m&#234;me d'esp&#232;ce, d'ADN, de g&#232;ne, de mol&#233;cule, d'atome, de particule signalent de la m&#234;me mani&#232;re cette discontinuit&#233; fondamentale. On a une particule, un atome, une mol&#233;cule, un nombre entier de ceux-ci. Sinon rien. Un quanta ou deux quanta, pas de terme interm&#233;diaire. Un &#233;l&#233;ment chimique ou un autre sans continuit&#233; entre eux. R&#233;alisant le r&#234;ve des alchimistes, on sait aujourd'hui passer d'un &#233;l&#233;ment &#224; un autre de la classification de &lt;strong&gt;Mendele&#239;ev&lt;/strong&gt;, mais le passage est un saut : fusion ou fission nucl&#233;aire. Dans &#171; La Recherche &#187; de juillet 1970, &lt;strong&gt;Jacques Ruffi&#233; &lt;/strong&gt;exposait &#171; Le g&#232;ne, &#233;l&#233;ment discontinu &#187;. La raison de fond de cette discontinuit&#233; est somme toute tr&#232;s simple : on n'a plus affaire qu'&#224; des nombres entiers (de particules ou d'interaction). Ceux-ci ne peuvent d&#233;crire une r&#233;alit&#233; continue mais, au contraire, discr&#232;te. Ainsi, il n'y a pas toute une s&#233;rie d'&#233;tapes interm&#233;diaires, tr&#232;s petites, qui pr&#233;c&#232;dent l'&#233;mission radioactive brutale, l'explosion nucl&#233;aire ni le choc mati&#232;re/antimati&#232;re qui sont tous des discontinuit&#233;s. Il n'y en a pas non plus qui anticipent l'&#233;mission d'un photon par un atome ou par une particule de mati&#232;re. Il en va de m&#234;me lors de l'arrachage d'un &#233;lectron &#224; une mol&#233;cule par un photon suffisamment &#233;nerg&#233;tique (effet photo&#233;lectrique d&#233;couvert et analys&#233; par &lt;strong&gt;Einstein&lt;/strong&gt;). Et, l'id&#233;e m&#234;me de quanta de mati&#232;re et de lumi&#232;re a choqu&#233; par le caract&#232;re discontinu et non-lin&#233;aire de la causalit&#233; qu'ils d&#233;couvraient. Citons par exemple le rapport d'&lt;strong&gt;Einstein&lt;/strong&gt; au premier conseil de physique Solvay de 1911 : &lt;i&gt;&#171; Le r&#233;sultat du paragraphe pr&#233;c&#233;dent peut se r&#233;sumer ainsi : quand un corps &#233;change de l'&#233;nergie par un m&#233;canisme quasi p&#233;riodique de fr&#233;quence &#181;, les propri&#233;t&#233;s statistiques du ph&#233;nom&#232;ne sont les m&#234;mes que si l'&#233;nergie se d&#233;pla&#231;ait par quanta entiers de grandeur h fois &#181;. (...) Ces discontinuit&#233;s qui rendent la th&#233;orie de Planck si difficiles &#224; accepter semblent vraiment exister dans la nature. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale d&#233;couverte de la physique quantique en mati&#232;re de discontinuit&#233; n'est pas le caract&#232;re discontinu de la mati&#232;re ou de la lumi&#232;re (les quanta). L'id&#233;e atomique la contenait d&#233;j&#224;. C'est la d&#233;couverte que les ph&#233;nom&#232;nes fondamentaux de la mati&#232;re sont fond&#233;s sur des sauts. Par exemple, l'&#233;lectron saute brutalement d'un niveau &#224; un autre de l'atome. S'il n'en &#233;tait pas ainsi, l'&#233;lectron rayonnerait de l'&#233;nergie et finirait pas chuter sur le noyau de l'atome. De nombreuses exp&#233;riences comme l'&#233;mission de lumi&#232;re par l'atome ou le choc de mati&#232;re et de lumi&#232;re ne peuvent s'expliquer que par un saut quantique. La discontinuit&#233; concerne non seulement la mati&#232;re et la lumi&#232;re mais aussi l'&#233;nergie et le mouvement. Ils sont tout aussi fondamentalement discontinus. Plus l'interaction concerne une importante quantit&#233; d'&#233;nergie, plus le caract&#232;re brutal et r&#233;volutionnaire du changement appara&#238;t. Heisenberg rapporte ce dialogue dans &#171; La partie et le tout, Le monde de la physique atomique &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Bohr&lt;/strong&gt; : &#171; Nous savons d&#233;j&#224; depuis vingt-cinq ans ce que signifie la formule de Planck. Nous voyons les discontinuit&#233;s, les bonds, dans les ph&#233;nom&#232;nes atomiques de fa&#231;on tr&#232;s directe, par exemple sur un &#233;cran &#224; scintillation ou dans une chambre de Wilson. Nous voyons un &#233;clair se manifestant brusquement sur l'&#233;cran, ou encore le passage brusque d'un &#233;lectron &#224; travers la chambre de Wilson. Vous ne pouvez pas tout simplement ignorer ces ph&#233;nom&#232;nes discontinus et faire comme s'ils n'existaient pas. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Schr&#246;dinger&lt;/strong&gt; : &#171; Si ces damn&#233;s sauts quantiques devaient subsister, je regretterais de m'&#234;tre jamais occup&#233; de th&#233;orie quantique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Regards sur la mati&#232;re &#187;, le physicien &lt;strong&gt;Etienne Klein&lt;/strong&gt; rapporte le changement de point de vue qu'a repr&#233;sent&#233; cette nouvelle physique : &lt;i&gt;&#171; Les calculs de Planck montrent que les &#233;changes d'&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique sont port&#233;s par des grains, alors qu'on les croyait continus. Voil&#224; la vraie r&#233;volution, qui &#233;branle la conviction que les physiciens avaient depuis Newton, selon laquelle on peut faire tendre une force vers z&#233;ro. (...) Max Planck fut extr&#234;mement perturb&#233; par sa propre conclusion. Il mit des ann&#233;es &#224; accepter qu'il pouvait s'agir de quelque chose de plus profond qu'un simple artefact math&#233;matique. C'est &#171; dans le d&#233;sespoir &#187; (Max Planck, Physikalche Abhandlungen) qu'il v&#233;cut la perte &#8211; qui allait suivre &#8211; des instruments anciens de la raison et leur remplacement par des id&#233;es neuves. Sa constante injectait de la discontinuit&#233; dans des processus qui avaient toujours &#233;t&#233; per&#231;us comme &#233;tant fondamentalement continus. (...) Planck fut aussi choqu&#233; que si on lui avait dit, par exemple, que la temp&#233;rature d'un radiateur pouvait passer de dix &#224; vingt degr&#233;s sans passer par aucune temp&#233;rature interm&#233;diaire ! Pourtant, il fallut bien se rendre &#224; l'&#233;vidence (qui n'en &#233;tait pas un) : le concept de continuit&#233; n'est pas un absolu. C'est &#224; Planck que revient le m&#233;rite d'avoir port&#233; le premier &#171; une-deux &#187; contre la continuit&#233;. (...) En 1905, Einstein conclut le &#171; une-deux &#187; de Planck par un uppercut d&#233;cisif : il attribue au rayonnement lui-m&#234;me, et non plus seulement aux seuls &#233;changes d'&#233;nergie, une structure corpusculaire. Le rayonnement, essentiellement discontinu, est, d'apr&#232;s lui, form&#233; d'un ensemble de corpuscules transportant chacun un quantum d'&#233;nergie. (...) Comment d&#233;crire le d&#233;roulement du processus d'&#233;mission &lt;/i&gt;(d'un photon par atome qui saute d'un &#233;tat &#224; un autre) &lt;i&gt;si le champ rayonn&#233; sait d'avance ce que sera l'&#233;tat final de l'atome ? A cette question, Bohr r&#233;pondra qu'il faut renoncer &#224; d&#233;crire le processus d'&#233;mission comme une histoire qui se d&#233;roule contin&#251;ment dans le temps : il s'agit plut&#244;t d'un bond, d'un &#171; saut quantique &#187;, qu'il faut prendre comme un tout, sans chercher &#224; l'analyser en &#233;tapes successives. &#187; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
L'exemple le plus connu d'intrusion brutale des concepts discontinus est bien la physique quantique. C'est m&#234;me un probl&#232;me de discontinuit&#233; qui lui a donn&#233; naissance : &lt;strong&gt;Planck &lt;/strong&gt;avait constat&#233; que la continuit&#233; &#233;tait incompatible avec l'&#233;mission du corps noir, pourtant consid&#233;r&#233;e jusque l&#224; comme un ph&#233;nom&#232;ne ondulatoire continu.&lt;i&gt; &#171; Les ph&#233;nom&#232;nes du monde quantique ne sont pas continus mais abrupts. C'est pour cela qu'on les appelle &#171; quantiques &#187;, d'un mot qui s'oppose &#224; &#171; continu &#187;. Certains ph&#233;nom&#232;nes ont lieu d'un coup, sans transition, comme par exemple l'&#233;mission d'un photon de lumi&#232;re par l'atome.&lt;/i&gt; &#187; expliquent les physiciens &lt;strong&gt;Georges Charpak &lt;/strong&gt;et&lt;strong&gt; Roland Omn&#232;s&lt;/strong&gt; dans &#171; Soyez savants, devenez proph&#232;tes &#187;. C'est l'existence de tels changements brutaux ayant lieu de fa&#231;on discr&#232;te (unit&#233; par unit&#233;, sans fractionnement de l'unit&#233;), qui a amen&#233; la d&#233;couverte des quanta. Les ph&#233;nom&#232;nes quantiques, comme l'effet tunnel, l'effondrement du paquet d'ondes ou le saut quantique, sont inexplicables par une philosophie du continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les physiciens &lt;strong&gt;Georges Lochak&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Simon Diner &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;Daniel Fargue &lt;/strong&gt;retracent ainsi dans &#171; L'objet quantique &#187; ce changement radical : &lt;i&gt;&#171; L'hypoth&#232;se des quanta voulait dire cette chose &#233;trange que le mouvement des atomes n'&#233;volue pas contin&#251;ment mais par bonds discontinus : comme si une fus&#233;e ne pouvait s'&#233;lever progressivement au dessus de la Terre vers n'importe quelle orbite et ne pouvait atteindre que certaines orbites particuli&#232;res en sautant brusquement de l'une &#224; l'autre. (...) Einstein avait &#233;mis en 1905, &#224;, partir des travaux de Planck, une hypoth&#232;se encore plus paradoxale que la sienne : il suppose que si les atomes absorbent et &#233;mettent l'&#233;nergie lumineuse par paquets, par quanta, c'est que ces quanta se trouvent d&#233;j&#224; dans la lumi&#232;re autrement dit les ondes lumineuses continues transportent leur &#233;nergie sous forme discontinue, concentr&#233;e dans des corpuscules de lumi&#232;re, qu'on appelle photons. &#187; &lt;/i&gt;Le quanta est la quantit&#233; minimale pour tout &#234;tre physique du monde mati&#232;re/lumi&#232;re. Cela signifie que l'on ne peut passer que de un &#224; deux, trois ou quatre &#8230; quanta. Il n'y a pas de quantit&#233; interm&#233;diaire. Mais la physique quantique ne se contente pas de quantifier les objets, les particules et les ondes. Elle les m&#234;le et, du coup, unifie l'univers par la discontinuit&#233; g&#233;n&#233;rale. Ainsi, elle permet de d&#233;finir un temps minimum, le temps de Planck, et un espace minimum, la longueur de Planck. Il est impossible de rapprocher deux masses de moins de 10-33 cm et deux instants de moins de 10-43 secondes. La continuit&#233; de l'espace-temps n'est plus une image valable de l'univers. Le meilleur expos&#233; du caract&#232;re novateur de cette nouvelle physique vient sans doute de son auteur. &lt;i&gt;&#171; Les postulats primitivement consid&#233;r&#233;s comme la base &#233;vidente de toute th&#233;orie s&#233;rieuse furent remis en question plus tard (...) : le postulat de l'invariabilit&#233; des atomes, celui de l'ind&#233;pendance r&#233;ciproque du temps et de l'espace et celui de la continuit&#233; de toutes les actions dynamiques. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit le physicien &lt;strong&gt;Max Planck&lt;/strong&gt; dans &#171; Initiation &#224; la physique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la physique quantique, la discontinuit&#233; est devenue une propri&#233;t&#233; fondamentale de la mati&#232;re. &#171; L'hypoth&#232;se des quanta conduit &#224; admettre qu'il y a dans la nature des ph&#233;nom&#232;nes n'ayant pas lieu d'une mani&#232;re continue mais brusquement et, pour ainsi dire, explosivement. &#187; &#233;crit le physicien&lt;strong&gt; Max Planck&lt;/strong&gt; dans &#171; Initiation &#224; la physique &#187;. &#171; C'est pour essayer de retrouver la v&#233;rit&#233; sur des faits aussi simples mais fondamentaux que Planck introduisit dans la physique un &#233;l&#233;ment de discontinuit&#233; l&#224; o&#249; la continuit&#233; semblait devoir r&#233;gner. (...) L'hypoth&#232;se des quanta voulait dire cette chose &#233;trange que le mouvement des atomes n'&#233;volue pas contin&#251;ment mais par bonds, et par bonds discontinus. &#187; remarquent les physiciens &lt;strong&gt;Georges Lochak, Simon Diner et Daniel Fargue &lt;/strong&gt;dans &#171; L'objet quantique &#187;. Autrefois, il y avait les corpuscules, existant un par un, de mani&#232;re discontinue et les ondes, &#233;tendues et continues. En microphysique, que reste-t-il de ces images : rien. Les particules ne sont plus des objets exactement localis&#233;s et les ondes ne sont pas des ondes de type &#233;lectromagn&#233;tique mais des ondes de probabilit&#233; de pr&#233;sence de la particule discr&#232;te. R&#233;sultat, le continu n'a plus de r&#233;alit&#233; physique. L'onde &#233;lectromagn&#233;tique est elle aussi fond&#233;e sur des particules et des couples particules/antiparticules du vide, discontinus donc m&#234;me si l'onde de probabilit&#233; rend floue leur point de pr&#233;sence. Partout on rencontre ces grains que l'on appelle discrets. L'expression ne r&#233;f&#232;re pas &#224; leur timidit&#233; mais &#224; leur caract&#232;re fondamentalement discontinu, existant seulement par unit&#233;s enti&#232;res, des grains. Il n'y a pas deux grains accol&#233;s. Ils ne peuvent m&#234;me pas se toucher. Les &#233;tats de ces grains sont &#233;galement discrets. Cela signifie qu'un &#233;tat ne suit pas exactement l'&#233;tat voisin. Il y a un saut&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Georges Lochak &#233;crit ainsi dans &#171; Vers une microphysique de l'irr&#233;versible &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; entre les deux car les &#233;tats interm&#233;diaires sont impossibles. La r&#233;volution des quanta (ces grains discrets) touche aussi bien la mati&#232;re que la lumi&#232;re (sous le vocable duquel on entendra toujours l'ensemble des rayonnements &#233;lectromagn&#233;tiques). La lumi&#232;re se r&#233;v&#232;le elle-m&#234;me constitu&#233;e de nombres entiers de quanta. Ce sont des grains appel&#233;s les photons. L&#224; encore le choc est fondamental. Finies les ondes continues ! On capte la lumi&#232;re dans des appareils qui enregistrent les arriv&#233;es. Un grain puis un autre, etc&#8230; M&#234;me dans des exp&#233;riences d'interf&#233;rences, r&#233;put&#233;es caract&#233;ristiques de ph&#233;nom&#232;nes ondulatoires continus, le physicien &lt;strong&gt;Feynman &lt;/strong&gt;remarque que l'&#233;cran ne re&#231;oit les photons qu'un par un. L'interf&#233;rence n'est pas continue mais le produit collectif d'interactions individuelles. &lt;strong&gt;Alain Boutot &lt;/strong&gt;souligne cet aspect granulaire et discret d&#233;voil&#233; par la physique quantique : &#171; Dans le cadre de la physique quantique, les formes d'interaction ne se propagent pas sous forme d'ondes, mais par l'interm&#233;diaire de particules qu'on appelle les &#171; quanta de l'interaction &#187;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, un syst&#232;me interagit avec un autre en &#233;changeant avec lui une (ou plusieurs) particules d'un genre bien d&#233;fini, variable selon le type de l'interaction. (...) Les photons sont ce que l'on appelle les quanta de l'interaction &#233;lectromagn&#233;tique. (...) La f&#233;condit&#233; du concept de quantum du champ &#233;lectromagn&#233;tique a, en effet, incit&#233; les physiciens &#224; supposer que toutes les interactions &#233;taient v&#233;hicul&#233;es par des quanta appropri&#233;s. (...) C'est ainsi que le physicien japonais Yukawa a postul&#233; en 1935 l'existence d'un quantum, le m&#233;son, qui serait responsable de l'interaction forte, et donc de la coh&#233;rence des nucl&#233;ons. A la fin des ann&#233;es 1930, le physicien O Klein &#233;tendit le mod&#232;le de Yukawa aux interactions faibles. Il supposa que l'interaction faible, responsable des transitions b&#233;ta, mettait en jeu des bosons lourds charg&#233;s W- et W+ qui &#233;taient &#233;chang&#233;s par les particules en interaction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la physique relativiste, on a appris qu'aucune interaction ne peut aller plus vite que la lumi&#232;re et qu'il n'y a jamais de relation imm&#233;diate entre deux objets de type mati&#232;re ou lumi&#232;re. Il faut un temps d'interaction. La transmission instantan&#233;e d'information n'existe pas. Il y a toujours un d&#233;calage. L'interaction est donc discontinue, car il n'existe pas d'objet s'&#233;tendant dans tout l'espace. Le continu n'est qu'une illusion. Dans la nature, il ne peut y avoir une s&#233;rie de valeurs successives d'un param&#232;tre d&#233;crivant une dynamique qui soient toutes les valeurs num&#233;riques successives. Une telle situation signifierait que le param&#232;tre en question s'&#233;tablirait par une action imm&#233;diate, sans aucune m&#233;diation, et ne n&#233;cessitant aucune &#233;nergie, ce qui est impossible. Du moment que l'&#233;tablissement de la valeur du param&#232;tre provient d'une interaction, il n&#233;cessite un temps et aussi un temps de relaxation, c'est-&#224;-dire un temps pendant lequel cette action ne peut plus &#234;tre r&#233;alis&#233;e. Quelle en est la cause ? La r&#233;alisation d'une valeur d'un param&#232;tre est l'&#233;tablissement d'un ordre, d'une coh&#233;rence. Cela n&#233;cessite l'&#233;tablissement autour d'un d&#233;sordre en vertu des &#233;changes d'entropie. L'&#233;tablissement d'un param&#232;tre d'ordre ne peut donc &#234;tre continu. La physique quantique n'a fait que red&#233;couvrir &#224; son &#233;chelle cette constatation qui existe en fait &#224; toutes les &#233;chelles. La mesure en un point d'un quanta n&#233;cessite un temps inversement proportionnel &#224; l'&#233;nergie d&#233;pens&#233;e. Le quanta est donc le produit d'un temps et d'une &#233;nergie. Plus on veut d&#233;tecter un quanta dans un temps court, plus il faut d'&#233;nergie. C'est l'in&#233;galit&#233; bien connue d'Heisenberg. Elle indique qu'&#224; chaque niveau on ne peut descendre en dessous d'une valeur minimale sans changer d'univers. Si la premi&#232;re version de cette physique avait conclu &#224; un univers flou, il semble bien que l'interpr&#233;tation &#224; retenir soit plut&#244;t un univers hi&#233;rarchique, avec passage par interaction d'une &#233;chelle &#224; une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette in&#233;galit&#233;, d'une importance consid&#233;rable en physique quantique, indique le caract&#232;re fondamentalement discontinu de l'univers que le physicien &lt;strong&gt;Cohen-Tannoudji &lt;/strong&gt;appelle espace-temps-mati&#232;re. Par exemple, en exposant que le produit du temps et de l'&#233;nergie ne peut descendre en dessous d'un minimum, elle ne permet de d&#233;finir que des intervalles de temps aussi petit que l'on veut mais jamais infiniment petits. Voil&#224; de quoi d&#233;truire la notion de continuit&#233; du temps fond&#233;e sur des intervalles de plus en plus petits. Il est physiquement impossible de concevoir un temps continu. Et ce pour deux raisons. Premi&#232;rement, il n'y a pas d'intervalles de plus en plus petits en temps. Cela n&#233;cessiterait, inversement, des &#233;nergies de plus en plus grandes, du fait de l'in&#233;galit&#233; d'Heisenberg. Il n'y a pas non plus de temps ponctuel car cela n&#233;cessiterait cette fois une &#233;nergie infinie. En fait, quand on veut diminuer le temps, il faut changer de niveau d'univers. Au dessus du temps de Planck, nous sommes dans l'univers de la mati&#232;re/lumi&#232;re. En dessous, nous sommes dans le vide quantique. Et dans ce dernier, nous trouvons, plusieurs niveaux &#233;galement : virtuel, virtuel de virtuel, etc&#8230; La repr&#233;sentation lin&#233;aire de la droite du temps n'est donc plus valable, car elle laisse entendre que le petit intervalle est simplement une fraction du grand. En fait, il y a des seuils avec changement qualitatif. Quand on d&#233;passe ces limites, on entre dans un autre monde qui est plus &#8230; grand en &#233;nergie. D'o&#249; le fait que le monde des interactions tr&#232;s rapides nous soit tr&#232;s peu perceptible alors qu'il n&#233;cessite des &#233;nergies &#233;normes. Le bon sens laissait entendre que l&#8216;on per&#231;oit d'autant mieux les ph&#233;nom&#232;nes les plus &#233;nerg&#233;tiques. Il en r&#233;sulte que l'on ne peut pas agrandir l'intervalle pour aller regarder ce qui se passe aux petites &#233;chelles du temps. Au lieu de l'agrandissement, nous sommes contraints &#224; l'agraindissement, comme dans tout domaine discontinu. C'est le cas d'une photographie qui est imprim&#233;e dans un journal. On ne peut que choisir le grain mais, de toutes les mani&#232;res, on n'aura qu'une image fond&#233;e sur des points. Et encore, des points qui ne sont pas ponctuels, pas pr&#233;cis et plut&#244;t approximatifs, des esp&#232;ces de nuages de points. Tel est le r&#233;el, &#224; petite comme &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quanta n'est donc pas un objet comme on l'entendait, c'est-&#224;-dire d&#233;fini par une position, une &#233;nergie, une vitesse d&#233;finis avec une pr&#233;cision infinie. Sa caract&#233;ristique est le multiple entier d'une quantit&#233; &#233;l&#233;mentaire d'action appel&#233;e l'action ou la constante de Planck. Cela semble facile mais c'est tr&#232;s d&#233;rangeant. Au lieu de se mouvoir d'un point &#224; un autre, la nature saute d'un, de deux, de trois quanta. Au lieu de tourner gentiment sur lui-m&#234;me &#224; une certaine vitesse, le corpuscule tourne d'un quanta, de deux, de trois, par crans successifs. Comment concevoir un objet qui tournerait de la m&#234;me quantit&#233; autour de n'importe quel axe et par &#224; coups d'un nombre entier de fractions de tours&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En m&#233;canique quantique, le moment cin&#233;tique n'a pas une direction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Toute quantit&#233; qui semble &#233;voluer contin&#251;ment doit &#234;tre produite par des sauts discontinus de la quantit&#233; d'action par augmentation ou diminution d'un nombre entier de la m&#234;me quantit&#233; d'action. L'univers n'est pas le mouvement d'objets fixes. Ces &#171; objets &#187; qu'on disait &#233;l&#233;mentaires et en mouvement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Engels &#233;crivait ainsi dans &#171; Anti-D&#252;hring &#187; : &#171; La mati&#232;re sans mouvement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne sont eux-m&#234;mes que du mouvement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La meilleure preuve n'est-elle pas que le choc de deux particules produit de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il ne peut y avoir &#233;change entre onde et corpuscule, deux identit&#233;s aussi diff&#233;rentes, que si elles sont compos&#233;es d'un m&#234;me &#233;l&#233;ment et c'est le mouvement. Or tout mouvement est une rupture, un saut !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Physique quantique et repr&#233;sentation du monde &#187;, le physicien &lt;strong&gt;Erwin&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Schr&#246;dinger&lt;/strong&gt; r&#233;sumait ainsi le bouleversement conceptuel de la physique quantique : &#171; &lt;i&gt;En partant de nos exp&#233;riences &#224; grande &#233;chelle, les physiciens en &#233;taient arriv&#233;s (...) &#224; formuler le postulat de la continuit&#233; de la description. C'est ce postulat de la continuit&#233; qui appara&#238;t ne pas pouvoir &#234;tre satisfait ! (...) C'est cette habitude de penser que nous devons rejeter. (...) En 1913, Bohr fut amen&#233; &#224; supposer que l'atome passe brusquement d'un &#233;tat &#224; l'autre, et que, au cours d'une telle transition, il &#233;met un train d'ondes lumineuses (...) Les faits observ&#233;s ne peuvent donc pas &#234;tre mis en accord avec une description continue dans l'espace et le temps. (...) Nos difficult&#233;s actuelles en physique sont li&#233;es aux difficult&#233;s conceptuelles bien connues qui s'attachent &#224; l'id&#233;e du continu. (...) Si l'on consid&#232;re le d&#233;veloppement de la physique au cours du dernier demi-si&#232;cle, on a l'impression que la vision discontinue de la nature nous a &#233;t&#233; impos&#233;e en grande partie contre notre volont&#233;. Nous paraissons &#234;tre enti&#232;rement satisfaits du continu. Max Planck fut s&#233;rieusement effray&#233; par l'id&#233;e d'un &#233;change discontinu qu'il avait introduite (1900) pour expliquer la distribution de l'&#233;nergie dans le rayonnement du corps noir. Il fit de grands efforts pour affaiblir son hypoth&#232;se et pour l'&#233;liminer dans la mesure du possible mais ce fut vain. Vingt-cinq ans plus tard, les inventeurs de la m&#233;canique ondulatoire entretinrent pendant un certain temps avec la plus grande ardeur l'espoir d'avoir pr&#233;par&#233; la voie &#224; un retour de la description classique continue, mais de nouveau cet espoir fut d&#233;&#231;u. La nature elle-m&#234;me semblait rejeter une description continue (...). &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Pourquoi cette r&#233;ticence si grande et durable &#224; accepter ce que montrait l'exp&#233;rience : la discontinuit&#233; ? La raison de fond r&#233;side dans les pr&#233;jug&#233;s sociaux. La continuit&#233; est reli&#233;e &#224; celle de progr&#232;s social et de stabilit&#233; alors que celle de discontinuit&#233; est reli&#233;e &#224; celle de crise et de r&#233;volution. Prenons &#224; t&#233;moin un g&#233;ographe et un historien. &lt;i&gt;&#171; Certains consid&#232;rent la discontinuit&#233; comme l'application &#224; l'espace de la notion de crise. La discontinuit&#233; g&#233;ographique pr&#233;sente en effet dans l'espace les m&#234;mes propri&#233;t&#233;s que la crise dans le temps. Si l'on se place du point de vue d'un observateur qui se d&#233;place dans l'espace, c'est une &#171; catastrophe &#187; qui se produit en un lieu de faiblesse sous l'effet d'un catalyseur. Son apparition r&#233;sulte tr&#232;s souvent d'avantage de processus internes au syst&#232;me (discontinuit&#233;s endog&#232;nes) que de perturbations ext&#233;rieures (discontinuit&#233;s exog&#232;nes) &#187;&lt;/i&gt;explique le g&#233;ographe &lt;strong&gt;Jean-Claude Fran&#231;ois &lt;/strong&gt;dans &#171; Discontinuit&#233;s territoriales et mise en &#233;vidence de syst&#232;me spatiaux &#187;. Quant &#224; l'historien &lt;strong&gt;Eric J. Hobsbawm &lt;/strong&gt;dans &#171; L'&#226;ge des extr&#234;mes &#187;, il affirme que &#171; &lt;i&gt;Au 19&#232;me si&#232;cle, si&#232;cle d'am&#233;lioration et de progr&#232;s bourgeois, la continuit&#233; et le gradualisme avaient domin&#233; les paradigmes. Quelque soit le mode de locomotion de la nature, il ne faisait aucune place au saut. Le changement g&#233;ologique et l'&#233;volution de la vie sur terre avaient progress&#233; sans catastrophes, par infimes accroissements (incr&#233;ments) (...) La science du 20&#232;me si&#232;cle a &#233;labor&#233; une image du monde tr&#232;s diff&#233;rente. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Malgr&#233; ces obstacles intellectuels, culturels et sociaux, il a bien fallu admettre que la nature est discontinue. L'&#233;tude de la microphysique a particuli&#232;rement repr&#233;sent&#233; un changement dans le sens de la discontinuit&#233; et des sauts brutaux. En &#233;tudiant la mati&#232;re &#224; petite &#233;chelle de l'espace, on a constat&#233; les particularit&#233;s &#233;tonnantes du passage d'&#233;chelle. Le ph&#233;nom&#232;ne se produisant en un temps long n'est pas la somme de petits ph&#233;nom&#232;nes se produisant dans des fractions courtes de ce temps long. Il n'y a pas, &#224; l'&#233;chelon sup&#233;rieur, addition des propri&#233;t&#233;s de l'&#233;chelon inf&#233;rieur. Chaque &#233;chelon n'est pas non plus ind&#233;pendant. L'interaction a lieu dans les deux sens et pourtant les deux niveaux ob&#233;issent &#224; des lois diff&#233;rentes. A petite &#233;chelle, on remarque des sauts (les fameux &#171; sauts quantiques &#187;) que l'on ne constate pas &#224; grande &#233;chelle (l'&#233;chelle dite macroscopique qui correspond au monde tel que nous le voyons). A notre &#233;chelle, nous constatons d'autres types de sauts, par exemple de l'atome &#224; la mol&#233;cule, de la plan&#232;te &#224; l'&#233;toile&#8230; Il n'y a pas toute une s&#233;rie d'&#233;tapes de la plan&#232;te &#224; l'&#233;toile. Les sauts ont lieu d'un &#233;tat &#224; un autre, d'une structure &#224; une autre, d'une position &#224; une autre, d'une loi &#224; une autre. Aussi &#233;tonnant et d&#233;rangeant que cela puisse para&#238;tre, une particule ne passe pas d'une position &#224; la position voisine en transitant par toutes les positions interm&#233;diaires. La particule peut r&#233;appara&#238;tre en un point, &#8230; avant d'avoir disparu du point pr&#233;c&#233;dent ! L'&#233;coulement lin&#233;aire du temps &#233;tait une illusion. Si on examinait les choses de mani&#232;re lin&#233;aire, additive, on pourrait croire qu'&#224; un moment il y a eu deux particules&#8230; On ne peut comprendre ce qui se passe que si on renonce &#224; la continuit&#233; spatio-temporelle. Cette remarque &#233;tonnante se retrouve quand on examine l'atome. L&#224; non plus, il n'y a pas de position fixe de la particule. Un &#233;lectron ne tourne pas autour du noyau atomique mais se situe en des points du nuage atomique, en sautant brutalement d'un point &#224; un autre, dans un mouvement quasi instantan&#233;. Ces mouvements sont si rapides que la particule peut sembler en m&#234;me temps en plusieurs points et que son &#233;tat appara&#238;t comme une superposition d'&#233;tats. L'outil de description de ce type de r&#233;alit&#233; est bien le nuage de points et non le segment ou le point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la r&#233;alit&#233; (mati&#232;re, &#233;nergie et vide) est constitu&#233;e de grains discrets&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le terme &#171; discret &#187; ne se r&#233;f&#232;re pas &#224; une discr&#233;tion du grain mais au fait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'aspect ondulatoire (interf&#233;rences par exemple) n'est pas d&#251; &#224; une onde continue mais &#224; une probabilit&#233; de pr&#233;sence de corpuscules, donc de particules discr&#232;tes. La notion de trajectoire continue (entre deux points, il y en a toujours un autre tout proche) d'une particule est &#233;galement abandonn&#233;e. La continuit&#233; est la grande vaincue de la physique quantique. Toute mati&#232;re, tout mouvement n'est rien d'autre qu'une somme de bonds discontinus. L'&#233;nergie n'est elle-m&#234;me que la manifestation des sauts de la mati&#232;re. La plus importante nouveaut&#233; de la physique quantique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le produit de l'&#233;nergie et du temps est constante E x t = h&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , la d&#233;couverte de la quantit&#233; &#233;l&#233;mentaire d'action de &lt;strong&gt;Planck&lt;/strong&gt;, h, quantit&#233; qui est un produit d'une &#233;nergie par un temps, expose que les sauts les plus importants ont lieu dans un temps court. Et cependant, le physicien va travailler avec des outils math&#233;matiques continus que sont les champs qui sont &#233;tendus &#224; tout l'espace et d&#233;finis point par point. Le &#171; Dossier de La Recherche &#187; de mai 2006, &#171; Les particules &#233;l&#233;mentaires &#187;, expose ainsi : &lt;i&gt;&#171; La mati&#232;re macroscopique n'est-elle pas symbolis&#233;e par les physiciens comme un ensemble de points mat&#233;riels, de lieux o&#249; se concentre la masse ? En &#233;lectromagn&#233;tisme, les mouvements de ces points peuvent &#234;tre d&#233;crits gr&#226;ce au concept de champ introduit par Faraday au milieu du 19&#232;me si&#232;cle. Structure infinie &#233;tendue &#224; l'ensemble de l'espace et du temps, le champ est devenu au fil des ann&#233;es un concept fondamental pour comprendre la mati&#232;re. Mais il pose un probl&#232;me. Comment, en effet, concilier ce concept, fond&#233; sur des &#233;quations qui reposent sur la continuit&#233;, et la notion de particule, par essence discontinue ? &#187; &lt;/i&gt;&#233;crivent&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Sylvie Gruszow &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/strong&gt;. Il citent ensuite la th&#233;orie quantique des champs, cette derni&#232;re tentative d'accommoder continu et discontinu. Cependant, comme nous le verrons, le v&#233;ritable produit de cette th&#233;orie est celle des fluctuations quantiques du vide qui s'av&#232;rent constitu&#233;es de deux entit&#233;s discr&#232;tes, particule virtuelle et antiparticule virtuelle. Le champ a donc comme v&#233;ritable fondement la particule virtuelle, par essence discontinue. Dans cette physique, il n'y a ni segment continu ni point pr&#233;cis&#233;ment d&#233;fini, mais des nuages de points. Toutes ces images ne sont pas des id&#233;alisations de la r&#233;alit&#233;, contrairement &#224; ce qui est souvent dit. Ce sont des images fausses, m&#234;me si elles ont certainement leur efficacit&#233; dans des situations particuli&#232;res pour des probl&#232;mes pr&#233;cis. En effet, il faudrait une &#233;nergie infinie pour d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment un point. Et il faudrait &#233;galement une &#233;nergie infinie pour d&#233;finir un segment. Cela supposerait que les extr&#233;mit&#233;s soient d&#233;finies avec une pr&#233;cision infinie. Enfin, cela supposerait que ces points soient exactement align&#233;s de fa&#231;on fixe. Une fois encore, cela n&#233;cessiterait une infinit&#233; d'&#233;nergie pour qu'un m&#233;canisme produise une telle fixit&#233;. Deux particules-points mat&#233;riels pourraient se d&#233;placer l'une vers l'autre et se toucher, ce qui est physiquement impossible. Le fait que deux particules ne puissent s'approcher infiniment pr&#232;s, appel&#233; le principe de Pauli, provient de l'existence de contradictions au sein de la particule. Deux points mat&#233;riels &#233;lectris&#233;s devraient pouvoir entrer en contact, ce qui n'est pas le cas. La contradiction est li&#233;e &#224; la polarisation du vide autour de la particule. Cela signifie que l'entourage le plus proche d'une particule positive est n&#233;gative. On appelle ce ph&#233;nom&#232;ne l'&#233;crantage de la charge de la particule. Quand on s'approche, une attraction &#233;lectromagn&#233;tique se transforme donc en r&#233;pulsion et la particule d'&#233;lectricit&#233; oppos&#233;e ne peut plus approcher. Voil&#224; pourquoi l'explication physique des ph&#233;nom&#232;nes peut &#234;tre fond&#233;e sur une description contrairement &#224; ce que pensait l'&#233;cole de Copenhague mais c'est une explication dialectique par n&#233;gations combin&#233;es. Autour de la particule, on trouve sa n&#233;gation sous forme de particules fugitives du vide. L'apparence d'onde provient de ces mouvements et ces apparitions/disparitions de particules virtuelles du vide, qui fondent cette apparence ondulatoire. L'onde, elle-m&#234;me, est donc un mouvement de grains d'un univers inf&#233;rieur &#224; celui de la mati&#232;re-lumi&#232;re : le vide quantique, avec ses divers niveaux (virtuel puis virtuel de virtuel, etc). Le ph&#233;nom&#232;ne apparemment le plus continu est fond&#233; uniquement sur des discontinuit&#233;s, sur des contradictions dialectiques et sur une dynamique au lieu d'objets fixes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la physique, l&lt;strong&gt;a discontinuit&#233; est devenue une composante in&#233;vitable de toutes les actions dynamiques et de leur capacit&#233; de sauter d'une solution &#224; une autre. &lt;i&gt;&#171; Un syst&#232;me physique n'est susceptible que d'un nombre fini d&#8216;&#233;tats distincts et il saute d'un de ces &#233;tats &#224; l'autre sans passer par une s&#233;rie continue d'&#233;tats interm&#233;diaires.&lt;/i&gt; &#187; expose le physicien et math&#233;maticien &lt;strong&gt;Henri Poincar&#233;&lt;/strong&gt; dans &#171; Les m&#233;thodes nouvelles de la m&#233;canique c&#233;leste &#187;. Cette remarque, &lt;strong&gt;Poincar&#233; &lt;/strong&gt;l'a faite &#224; propos de la m&#233;canique des astres, &#224; propos de la terre, du soleil et de la lune), mais il l'a &#233;largi au probl&#232;me des trois corps, d&#233;montrant que la loi de la gravitation ne suscitait pas une seule trajectoire solution mais toute une famille de trajectoires avec possibilit&#233; de sauter de l'une &#224; l'autre. La physique de l'&#233;lectrodynamique quantique a montr&#233; que l'existence d'une multiplicit&#233; de solutions avec des sauts d'une solution &#224; une autre &#233;tait universelle. Non seulement, l'&#233;lectron saute d'une couche &#224; une autre de l'atome mais, isol&#233;, sa propri&#233;t&#233; de masse (port&#233;e par le boson de &lt;strong&gt;Higgs&lt;/strong&gt;) saute d'une position &#224; une autre de l'espace, ou plut&#244;t d'une particule fugitive du vide &#224; une autre. Il saute &#233;galement d'un &#233;tat &#224; un autre. Le saut implique que la dynamique passe d'une position &#224; une autre ou d'un &#233;tat &#224; un autre sans jamais passer par les positions ou les &#233;tats interm&#233;diaires. Cette remarque fondamentale &#8211; selon laquelle tout changement, et &#233;galement tout mouvement, est une discontinuit&#233; et une transformation qualitative &#224; un niveau de la r&#233;alit&#233; &#8211; est loin d'&#234;tre acquise dans la philosophie des sciences et dans celle de la soci&#233;t&#233;. On trouve &#224; cela plusieurs raisons. Le plus souvent, le saut n'est pas &#233;vident parce qu'il est trop rapide, beaucoup plus rapide que la dynamique dans laquelle il s'insert. La physique est partie des &#171; &#233;vidences sensibles &#187; et elle a mis du temps &#224; s'en d&#233;tacher, comme le remarque le physicien &lt;strong&gt;Max Planck &lt;/strong&gt;dans &#171; L'image du monde dans la physique moderne &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; S'il est vrai que la structure du monde de la physique s'&#233;loigne toujours (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les sens ont des&lt;/strong&gt; limites de temps de r&#233;action et sont d&#233;termin&#233;es par des modes de fonctionnement du cerveau qui reconstitue le r&#233;el. L'apparence de continuit&#233; est le produit d'illusions d'optique (continuit&#233; apparente des lignes, des couleurs, des formes, des changements, &#8230;). Des ph&#233;nom&#232;nes, pr&#233;sentant des effets cumulatifs de quantit&#233;s al&#233;atoires assez petites, ressemblent &#224; s'y m&#233;prendre &#224; de la continuit&#233;, s'ils sont observ&#233;s sur une grande &#233;chelle. La physique quantique allait m&#234;me remettre en question le continu un domaine o&#249; il r&#233;gnait : en physique ondulatoire, celle qui englobait la lumi&#232;re, l'&#233;lectricit&#233; et le magn&#233;tisme. L&#224; encore, les quanta allaient se r&#233;v&#233;ler &#224; l'&#339;uvre, agissant seulement par quantit&#233;s enti&#232;res et donc par sauts ! Non seulement, le transport d'&#233;nergie par la lumi&#232;re se r&#233;v&#233;lait, comme l'&#233;lectromagn&#233;tisme, fond&#233; sur des grains &#8211; les photons-, mais il s'av&#233;rait que chaque grain subissait des changements brutaux. Comme l'explique &lt;strong&gt;David Ritz Finkelstein &lt;/strong&gt;dans l'ouvrage collectif &#171; Le vide &#187; : &#171; &lt;i&gt;La physique quantique traite de choses, le photon par exemple, qui ne sont pas compl&#232;tement descriptibles et qui subissent des transitions spontan&#233;es. &#187; &lt;/i&gt; On ne soulignera jamais assez combien ce caract&#232;re spontan&#233; est important et &#233;tonnant si on raisonne dans l'ancienne conception fig&#233;e de la particule. Si le photon n'avait pas une structure complexe et contradictoire, il ne pourrait subir des transitions spontan&#233;es. En effet, c'est parce que le photon a une structure interne qu'il peut changer d'&#233;tat sans action externe. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le physicien et philosophe &lt;strong&gt;Eftichios Bitsakis&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;dans &#171; Physique et mat&#233;rialisme &#187;, en donne la raison : &#171; La grandeur caract&#233;ristique de la m&#233;canique quantique, la constante de Planck h, d&#233;termine le caract&#232;re discontinu des ph&#233;nom&#232;nes quantiques. (...) Dans la th&#233;orie quantique des champs, le mouvement ne peut pas &#234;tre d&#233;fini en dehors des transformations des particules. (...) C'est ainsi que, si un &#233;lectron est d&#233;vi&#233; d'une direction de mouvement dans une direction diff&#233;rente, cet &#233;v&#233;nement est d&#233;crit comme &#171; destruction &#187; de l'&#233;lectron initial, et comme &#171; cr&#233;ation &#187; d'un autre &#233;lectron, qui se met dans la nouvelle direction. (...) La physique contemporaine a mis aussi en lumi&#232;re un aspect du mouvement, pressenti par la pens&#233;e dialectique : la discontinuit&#233;. &#187; Plus qu'une discontinuit&#233; dans la mati&#232;re-objet, il a fallu admettre une discontinuit&#233; dans les transmissions entre mati&#232;res. C'est une remise en cause encore plus profonde puisqu'on se repr&#233;sentait les transmissions comme des ondes continues. &#171; On dit souvent que la constante de Planck a fait appara&#238;tre du discontinu dans la mati&#232;re (...) En r&#233;alit&#233;, le discontinu que d&#233;couvre le physicien allemand affecte non la mati&#232;re mais les interactions (...) Mais une discontinuit&#233; dans ce que nous appelons aujourd'hui les interactions, voil&#224; qui apparaissait beaucoup plus difficile &#224; admettre et provoqua une v&#233;ritable &#171; crise &#187; de la pens&#233;e physique.(...) on d&#233;couvrait que dans toute interaction il y a &#233;change et, de plus, il existe un &#233;change minimum au-dessous duquel il n'y plus d'interaction, (...) un quantum d'interaction (...). &#187; expose le physicien &lt;strong&gt;Gilles Cohen-Tannoudji&lt;/strong&gt; dans &#171; Les constantes universelles &#187;. &lt;strong&gt;Bertrand &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Russell&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Russell&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; affirme que &#171; la continuit&#233; du mouvement ne peut consister dans l'occupation par un corps de positions cons&#233;cutives &#224; des dates cons&#233;cutives. &#187; &lt;strong&gt;Planck&lt;/strong&gt; a en effet d&#233;montr&#233; que l'on ne pouvait pas concevoir d'action, de distance ni d'intervalles de temps infiniment petits et m&#234;me que, dans tous ces domaines, il y avait un minimum appel&#233; quantum d'action, distance de Planck, et temps de Planck. Du coup, la discontinuit&#233; s'est introduite partout en physique. Plusieurs niveaux de structure sont apparus et les sauts ont lieu aussi bien d'un groupe &#224; un autre que d'un &#233;tat &#224; un autre. En effet, &#224; partir du moment o&#249; les interactions ne peuvent se faire que par paquets d'une quantit&#233; minimale et non progressivement, graduellement, il n'y a plus que des sauts. Comme l'explique &lt;strong&gt;Engels &lt;/strong&gt;dans &#171; Dialectique de la nature &#187;, on ne peut plus dire qu'il y a parfois des sauts&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Quelque id&#233;e que l'on se fasse de la constitution de la mati&#232;re, elle est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; parce qu'il y en a tout le temps. Ce qui compte c'est seulement l'&#233;chelle du saut. Si elle est tr&#232;s petite, une s&#233;rie de sauts de petite taille appara&#238;t comme une continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discontinuit&#233; semble, avec la physique quantique, avoir triomph&#233; en sciences et pourtant cela n'est pas aussi simple. La physique relativiste, par exemple, continue d'employer des notions continues du temps et de l'espace. Du coup, elle pr&#234;te &#224; l'univers infiniment plus de d'espace, de temps et &#8230; moins d'&#233;nergie que la physique quantique. On sait que les deux physiques, quantique et relativiste, divergent extr&#234;mement sur l'&#233;nergie de l'univers. Pour la physique relativiste, l'existence du continuum d'espace temps courb&#233; n&#233;cessite une densit&#233; d'&#233;nergie de 2x10-29 g/cm3 de densit&#233; d'&#233;nergie totale (total de la masse gravitationnelle et des autres formes d'&#233;nergie). Pour la physique quantique, l'&#233;nergie du vide, &#224; lui seul du fait des fluctuations d'&#233;nergie des particules virtuelles, donne d&#233;j&#224; 10 92 g/cm3 de densit&#233; d'&#233;nergie de l'univers.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les ph&#233;nom&#232;nes physiques sont discontinus de mani&#232;re fondamentale et g&#233;n&#233;rale. Le temps, l'espace, la mati&#232;re, l'&#233;nergie, les interactions sont tous des ph&#233;nom&#232;nes discontinus. C'est seulement les relations math&#233;matiques entre des valeurs moyennes (qui n'ont pas d'existence physique directe) examin&#233;es &#224; une &#233;chelle largement sup&#233;rieure au ph&#233;nom&#232;ne qui peuvent donner une apparence de continuit&#233;, de r&#233;gularit&#233; ou de lin&#233;arit&#233;.
&lt;p&gt;Par exemple, en physique quantique, on peut citer comme ph&#233;nom&#232;nes fondamentaux qui sont &lt;strong&gt;discontinus, brutaux, qualitatifs et pas seulement quantitatifs et non graduels&lt;/strong&gt; : les collisions entre particules donnant deux photons, les sauts quantiques de l'&#233;lectron dans l'atome, les transformations entre proton et neutron, les changements de forme du nuage &#233;lectronique de l'atome, les &#233;missions et absorptions de photons par les particules, les sauts quantiques qui d&#233;placent la particule de masse au sein du nuage virtuel, les transformations d'un photon en un couple particule et antiparticule et inversement, les transformations d'un gluon, d'un m&#233;son, d'un pion en quark et antiquark, les absorptions/&#233;missions de gluons ou de couples quark/antiquark par le proton, les apparitions/disparitions de couples mati&#232;re et antimati&#232;re au sein du vide quantique, les &#233;changes de photons virtuels, de gluons virtuels entre particules de mati&#232;re, le changement de couleur des quarks, les transformations des &#233;tats des neutrinos, etc&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique20&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les lois de la physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=discontinuit%C3%A9+quanta+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Transformations qui ne peuvent &#234;tre d&#233;crites par des fonctions analytiques continues car l'&#233;nergie libre thermodynamique manifeste des discontinuit&#233;s. On peut citer les transitions des &#233;tats de la mati&#232;re macroscopique, les transitions des structures microscopiques impliqu&#233;es notamment dans l'histoire du cosmos (rupture de sym&#233;trie des interactions), le ferromagn&#233;tisme, la supraconductivit&#233;, la superfluidit&#233;, l'opalescence critique, la condensation quantique, les transitions b&#234;ta de l'interaction faible, les transitions dites virtuelles de Feynman de l'&#233;lectromagn&#233;tisme, la mat&#233;rialisation et d&#233;mat&#233;rialisation de la particule dans le vide, etc &#8230; Le caract&#232;re commun de ph&#233;nom&#232;nes aussi divers a &#233;t&#233; signal&#233;, si bien que l'on parle &#224; leur propos d' &#171; universalit&#233; &#187; et qu'on a trouv&#233; des moyens communs de les d&#233;crire, notamment la renormalisation et l'&#233;tude de la criticalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Georges Lochak &#233;crit ainsi dans &#171; Vers une microphysique de l'irr&#233;versible &#187; (revue du palais de la d&#233;couverte) : &#171; l'id&#233;e des quanta, autrement dit l'id&#233;e que l'&#233;nergie des syst&#232;mes microscopiques ne varie que par bonds instantan&#233;s (les transitions quantiques) au cours desquels les microsyst&#232;mes passent subitement d'un &#233;tat stationnaire &#224; un autre en &#233;changeant entre eux des parcelles d'&#233;nergie. &#187; Et Lochak cite Schr&#246;dinger qui &#171; reprochait aux th&#233;ories quantiques de ne s'int&#233;resser qu'aux &#233;tats stationnaires, dans lesquels disait-il, il ne se passait rien et d'&#234;tre muette au sujet des autres, qui sont ceux o&#249; il se passe quelque chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En m&#233;canique quantique, le moment cin&#233;tique n'a pas une direction quelconque, mais sa composante sur un axe donn&#233; ne peut prendre que certaines valeurs discr&#232;tes, &#233;galement espac&#233;es. Voil&#224; quelque chose de choquant et de singulier. &#187; (Cours de physique de Richard Feynman &#8211; tome &#233;lectromagn&#233;tisme).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Engels &#233;crivait ainsi dans &#171; Anti-D&#252;hring &#187; : &#171; La mati&#232;re sans mouvement est aussi inconcevable que le mouvement sans mati&#232;re. &#187; et, dans &#171; Socialisme scientifique et socialisme utopique &#187; : &#171; Parmi les propri&#233;t&#233;s inn&#233;es de la mati&#232;re, le mouvement est la premi&#232;re et la plus &#233;minente. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La meilleure preuve n'est-elle pas que le choc de deux particules produit de nouvelles particules qui n'existaient pas auparavant. C'est du mouvement transform&#233; en mati&#232;re. On en trouve de nouveaux exemples dans les r&#233;actions nucl&#233;aires. C'est ce que signifie le rapport entre mati&#232;re et mouvement de la formule fameuse d'Einstein E = mc&#178;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le terme &#171; discret &#187; ne se r&#233;f&#232;re pas &#224; une discr&#233;tion du grain mais au fait qu'il existe et agit de mani&#232;re discontinue, grain par grain.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le produit de l'&#233;nergie et du temps est constante E x t = h&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; S'il est vrai que la structure du monde de la physique s'&#233;loigne toujours plus du monde des sens pour se rapprocher du monde r&#233;el inconnaissable par principe, il est &#233;vident que l'image du monde propos&#233;e par la physique doit &#234;tre purifi&#233;e dans une mesure croissante de ses &#233;l&#233;ments anthropomorphiques. (&#8230;.) &lt;strong&gt;Dans l'acoustique, l'optique, la thermodynamique modernes, les impressions sensorielles sont tout simplement &#233;limin&#233;es. &#187; &#233;crit Max Planck.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Quelque id&#233;e que l'on se fasse de la constitution de la mati&#232;re, elle est articul&#233;e en une s&#233;rie de grands groupes bien d&#233;limit&#233;s de masse relative, en sorte que les membres de chaque groupe ont entre eux, quant &#224; la masse, des rapports finis d&#233;termin&#233;s (...). Le syst&#232;me stellaire visible, le syst&#232;me solaire, les masses terrestres, les mol&#233;cules et les atomes, enfin les particules d'&#233;ther constituent chacun de ces groupes. (...) S'il n'y a pas de bonds dans la nature, c'est pr&#233;cis&#233;ment parce que la nature ne se compose que de bonds. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La discontinuit&#233; et la physique quantique</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7087</link>
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		<dc:date>2021-01-01T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Discontinuit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le physicien Erwin Schr&#246;dinger dans &#171; Qu'est-ce que la vie ? &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La grande r&#233;volution de la th&#233;orie des quanta fut que des caract&#232;res de discontinuit&#233;s furent d&#233;couverts dans le Livre de la Nature, dans un contexte o&#249; tout autre chose que la continuit&#233; apparaissait comme absurde d'apr&#232;s les vues admises jusqu'&#224; ce moment. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Poincar&#233;, dans &#171; l'hypoth&#232;se des quanta &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'&#233;nergie est &#233;gale au produit de la fr&#233;quence par l'&#233;l&#233;ment d'action. (...) Le quantum d'action est une constante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;Discontinuit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le physicien Erwin Schr&#246;dinger dans &#171; Qu'est-ce que la vie ? &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La grande r&#233;volution de la th&#233;orie des quanta fut que des caract&#232;res de discontinuit&#233;s furent d&#233;couverts dans le Livre de la Nature, dans un contexte o&#249; tout autre chose que la continuit&#233; apparaissait comme absurde d'apr&#232;s les vues admises jusqu'&#224; ce moment. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poincar&#233;, dans &#171; l'hypoth&#232;se des quanta &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#233;nergie est &#233;gale au produit de la fr&#233;quence par l'&#233;l&#233;ment d'action. (...) Le quantum d'action est une constante universelle, un v&#233;ritable atome. (...) Un syst&#232;me physique n'est susceptible que d'un nombre fini d'&#233;tats distincts ; et il saute d'un de ces &#233;tats &#224; l'autre sans passer par une s&#233;rie continue d'&#233;tats interm&#233;diaires. (...) l'ensemble des points repr&#233;sentatifs de l'&#233;tat du syst&#232;me est une r&#233;gion (...) dans laquelle les points sont si serr&#233;s qu'ils nous donnent l'illusion de la continuit&#233;. (...) ces points repr&#233;sentatifs isol&#233;s ne doivent pas &#234;tre distribu&#233;s dans l'espace de fa&#231;on quelconque (...) mais de telle sorte que le volume d'une portion quelconque de mati&#232;re demeure constant. (...) L'&#233;tat de la mati&#232;re pond&#233;rable pourrait varier d'une mani&#232;re discontinue, avec un nombre fini d'&#233;tats possibles seulement. (...) L'univers sauterait donc brusquement d'un &#233;tat &#224; l'autre ; mais dans l'intervalle, il demeurerait immobile, les divers instants pendant lesquels il resterait dans le m&#234;me &#233;tat ne pourraient plus &#234;tre discern&#233;s l'un de l'autre : nous arriverions ainsi &#224; la variation discontinue du temps, &#224; l'atome de temps. (...) Si plusieurs points repr&#233;sentatifs constituent un domaine &#233;l&#233;mentaire ins&#233;cable dans l'extension en phase, alors les &#233;tats du syst&#232;me que ces points repr&#233;sentent constituent n&#233;cessairement, eux aussi, un seul et m&#234;me &#233;tat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233; dans &#171; Derni&#232;res pens&#233;es &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On ne se demande plus seulement si les &#233;quations diff&#233;rentielles de la Dynamique doivent &#234;tre modifi&#233;es, mais si les lois du mouvement pourront encore &#234;tre exprim&#233;es par des &#233;quations diff&#233;rentielles. Et ce serait l&#224; la r&#233;volution la plus profonde que la Philosophie Naturelle ait subie depuis Newton. Le clair g&#233;nie de Newton avait bien vu (ou cru voir, nous commen&#231;ons &#224; nous le demander) que l'&#233;tat d'un syst&#232;me mobile, ou plus g&#233;n&#233;ralement celui de l'univers, ne pouvait d&#233;pendre que de son &#233;tat imm&#233;diatement ant&#233;rieur, que toutes les variations dans la nature doivent se faire d'une mani&#232;re continue. Certes, ce n'&#233;tait pas lui qui avait invent&#233; cette id&#233;e : elle se trouvait dans la pens&#233;e des anciens et des scolastiques, qui proclamaient l'adage : Natura non facit saltus ; mais elle y &#233;tait &#233;touff&#233;e par une foule de mauvaises herbes qui l'emp&#234;chaient de se d&#233;velopper et que les grands philosophes du XVIIe si&#232;cle ont fini par &#233;laguer. Eh bien, c'est cette id&#233;e fondamentale qui est aujourd'hui en question ; on se demande s'il ne faut pas introduire dans les lois naturelles des discontinuit&#233;s, non pas apparentes, mais essentielles (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONCLUSIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit quel est l'&#233;tat de la question ; les anciennes th&#233;ories, qui semblaient rendre compte jusqu'ici de tous les ph&#233;nom&#232;nes connus, se sont heurt&#233;es &#224; un obstacle inattendu. Il a sembl&#233; qu'une modification s'imposait. Une hypoth&#232;se s'est d'abord pr&#233;sent&#233;e &#224; l'esprit de M. Planck, mais tellement &#233;trange qu'on &#233;tait tent&#233; de chercher tous les moyens de s'en affranchir ; ces moyens, on les a vainement cherch&#233;s jusqu'ici. Et cela n'emp&#234;che pas que la nouvelle th&#233;orie soul&#232;ve une foule de difficult&#233;s, dont beaucoup sont r&#233;elles et ne sont pas de simples illusions dues &#224; la paresse de notre esprit qui r&#233;pugne &#224; changer ses habitudes. Il est impossible pour le moment, de pr&#233;voir quelle sera l'issue finale ; trouvera-t-on une autre explication enti&#232;rement diff&#233;rente ? Ou bien, au contraire, les partisans de la nouvelle th&#233;orie parviendront-ils &#224; &#233;carter les obstacles emp&#234;chent de l'adopter sans r&#233;serve ? La discontinuit&#233; va-t-elle r&#233;gner sur l'univers physique et son triomphe est-il d&#233;finitif ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Max Planck :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La manifestation des ph&#233;nom&#232;nes &#233;nerg&#233;tiques, s'effectuant par sauts ou paliers, est essentiellement discontinue&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Einstein (1949) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Les physiciens contemporains sont convaincus qu'il est impossible de rendre compte des traits essentiels des ph&#233;nom&#232;nes quantiques (changements apparemment discontinus et non d&#233;termin&#233;s dans le temps de l'&#233;tat d'un syst&#232;me, propri&#233;t&#233;s &#224; la fois corpusculaires et ondulatoires des entit&#233;s &#233;nerg&#233;tiques &#233;l&#233;mentaires) &#224; l'aide d'une th&#233;orie qui d&#233;crit l'&#233;tat r&#233;el des choses au moyen de fonctions continues soumises &#224; des &#233;quations diff&#233;rentielles. [...] Surtout, ils croient que le caract&#232;re discontinu apparent des processus &#233;l&#233;mentaires ne peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; qu'au moyen d'une th&#233;orie d'essence statistique, o&#249; les modifications discontinues des syst&#232;mes seraient prises en compte par des modifications continues des probabilit&#233;s relatives aux divers &#233;tats possibles.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis de Broglie, dans &#171; Nouvelles perspectives en Microphysique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'onde continue (&#8230;) ne comportant aucune r&#233;gion singuli&#232;re (&#8230;) ne d&#233;crit pas vraiment la r&#233;alit&#233; physique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heisenberg rapporte son d&#233;bat avec Einstein qui lui dit : &lt;i&gt;&#171; Vous savez que j'ai essay&#233; de sugg&#233;rer l'id&#233;e que l'atome tombe, pour ainsi dire subitement, d'un &#233;tat d'&#233;nergie stationnaire &#224; un autre, en &#233;mettant la diff&#233;rence d'&#233;nergie sous forme d'un paquet d'&#233;nergie ou encore quantum de lumi&#232;re. Ceci serait un exemple particuli&#232;rement frappant de cette discontinuit&#233; dont j'ai parl&#233; tout &#224; l'heure. &#187; Il lui r&#233;pond ainsi : &#171; Peut-&#234;tre faudrait-il imaginer la transition d'un &#233;tat stationnaire &#224; un autre &#224; peu pr&#232;s comme le passage d'une image &#224; une autre dans certains films. &#171; Et Einstein r&#233;pondait : &#171; Si votre th&#233;orie est juste, vous devrez me dire un jour ce que fait l'atome lorsqu'il passe d'un &#233;tat &#224; un autre en &#233;mettant de la lumi&#232;re. &#187; Heisenberg reconna&#238;t ne pas conna&#238;tre la r&#233;ponse : &#171; Lorsque l'&#233;lectron (d'un atome) saute &#8211; dans le cas d'&#233;mission de rayonnement &#8211; d'une orbite &#224; l'autre, nous pr&#233;f&#233;rons ne rien dire au sujet de ce saut : est-ce un saut est-ce un saut en longueur, un saut en hauteur ou quoi d'autre ? &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heisenberg d&#233;fend l'id&#233;e que la mati&#232;re subit des sauts qualitatifs, des discontinuit&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Comme vous le savez, Planck a d&#233;couvert que l'&#233;nergie d'un syst&#232;me atomique varie de fa&#231;on discontinue, que lors de l'&#233;mission d'&#233;nergie par un tel syst&#232;me, il existe, pour ainsi dire, des positions d'arr&#234;t, correspondant &#224; des &#233;nergies d&#233;termin&#233;es, c'est ce que j'ai appel&#233; plus tard les &#233;tats stationnaires. &#187;&lt;/i&gt; Il cite l&#224; un d&#233;bat avec Albert Einstein qui lui dit : &#171; Vous savez que j'ai essay&#233; de sugg&#233;rer l'id&#233;e que l'atome tombe, pour ainsi dire subitement, d'un &#233;tat d'&#233;nergie stationnaire &#224; un autre, en &#233;mettant la diff&#233;rence d'&#233;nergie sous forme d'un paquet d'&#233;nergie ou encore quantum de lumi&#232;re. Ceci serait un exemple particuli&#232;rement frappant de cette discontinuit&#233; dont j'ai parl&#233; tout &#224; l'heure. &#187; Il lui r&#233;pond ainsi : &#171; Peut-&#234;tre faudrait-il imaginer la transition d'un &#233;tat stationnaire &#224; un autre &#224; peu pr&#232;s comme le passage d'une image &#224; une autre dans certains films. &#171; Et Einstein r&#233;pondait : &#171; Si votre th&#233;orie est juste, vous devrez me dire un jour ce que fait l'atome lorsqu'il passe d'un &#233;tat &#224; un autre en &#233;mettant de la lumi&#232;re. &#187; Heisenberg reconna&#238;t ne pas conna&#238;tre la r&#233;ponse : &#171; Lorsque l'&#233;lectron (d'un atome) saute &#8211; dans le cas d'&#233;mission de rayonnement &#8211; d'une orbite &#224; l'autre, nous pr&#233;f&#233;rons ne rien dire au sujet de ce saut : est-ce un saut est-ce un saut en longueur, un saut en hauteur ou quoi d'autre ? &#187; Et, pour souligner la difficult&#233; du probl&#232;me et, surtout, &#224; la fois la n&#233;cessit&#233; et la difficult&#233; d'admettre la discontinuit&#233; de la nature, il cite un autre grand physicien quantique Erwin Schr&#246;dinger qui d&#233;clare : &#171; Si ces damn&#233;s sauts quantiques devaient subsister, je regretterais de m'&#234;tre jamais occup&#233; de th&#233;orie quantique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis de Broglie dans &#034;la nouvelle physique et les quanta&#034; : &lt;i&gt;&#034;Bohr a r&#233;solu la question des fr&#233;quences des raies spectrales gr&#226;ce &#224; l'hypoth&#232;se que chaque transition entre &#233;tats quantifi&#233;s s'accompagne de l'&#233;mission d'un quantum d'&#233;nergie radiante. (...) En d'autres termes, d'apr&#232;s la th&#233;orie quantique, l'&#233;mission des raies spectrales d'un corps simple est discontinue et proc&#232;de par actes individuels isol&#233;s.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lochak, Diner et Fargue dans &#171; L'objet quantique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'hypoth&#232;se des quanta voulait dire cette chose &#233;trange que le mouvement des atomes n'&#233;volue pas contin&#251;ment mais par bonds discontinus : comme si une fus&#233;e ne pouvait s'&#233;lever progressivement au dessus de la terre vers n'importe quelle orbite et ne pouvait atteindre que certaines orbites particuli&#232;res en sautant brusquement de l'une &#224; l'autre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[La physique mat&#233;rielle est discontinue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut du photon entre ses deux &#233;tats (neutre et dipolaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut du proton entre ses divers &#233;tats qui diff&#232;rent par le nombre de gluons (dip&#244;les)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut de la particule qui &#233;met (ou absorbe) brusquement un boson&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut de la particule d'une position &#224; une autre et d'un &#233;tat &#224; un autre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut de l'&#233;lectron entre couches au sein de l'atome&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut entre neutron et proton au sein du noyau de l'atome&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut du neutrino entre ses &#233;tats &#233;lectronique, muonique et tauonique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut du couple particule/antiparticule au boson (par exemple &#233;lectron/positon donne un photon lumineux)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saut du quark (ou de l'antiquark) entre des &#233;tats caract&#233;ris&#233;s par une charge dite de couleur (bleu ou antibleu, vert ou antivert, rouge ou antirouge).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1860#forum592&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire la suite...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comprendre les bases de la Physique Quantique sans connaissances math&#233;matiques pr&#233;alables</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6449</link>
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		<dc:date>2019-08-02T22:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
		<dc:subject>Quanta</dc:subject>
		<dc:subject>Video</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comprendre les bases de la Physique Quantique sans connaissances math&#233;matiques pr&#233;alables &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde vous dira que la physique quantique est &#171; purement math&#233;matique &#187;. M&#234;me le physicien Feynman que nous citons largement ici a un point de vue assez proche mais son texte lui-m&#234;me d&#233;montre le contraire : c'est une description physique de &#171; ce qui se passe quand &#187;. Cependant, &#224; l'&#233;poque de Feynman, l'&#233;tude du vide quantique &#233;tant moins d&#233;velopp&#233;e qu'elle ne l'est maintenant, cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot62" rel="tag"&gt;Physique quantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;Quanta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot100" rel="tag"&gt;Video&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12827 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/fig2-2-1_shema_young.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH416/fig2-2-1_shema_young-97b29.jpg?1777612768' width='500' height='416' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comprendre les bases de la Physique Quantique sans connaissances math&#233;matiques pr&#233;alables&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde vous dira que la physique quantique est &#171; purement math&#233;matique &#187;. M&#234;me le physicien Feynman que nous citons largement ici a un point de vue assez proche mais son texte lui-m&#234;me d&#233;montre le contraire : c'est une description physique de &#171; ce qui se passe quand &#187;. Cependant, &#224; l'&#233;poque de Feynman, l'&#233;tude du vide quantique &#233;tant moins d&#233;velopp&#233;e qu'elle ne l'est maintenant, cette description reste limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pour d&#233;crire r&#233;ellement les ph&#233;nom&#232;nes physiques quantiques, il est indispensable de faire appel &#224; &#171; ce qui se passe &#187; dans le vide quantique, le domaine de ce qui est appel&#233; &#171; particules virtuelles &#187;, expression malheureuse puisque ces particules sont justement le fondement &#171; r&#233;el &#187; du monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exposons donc, sans formules math&#233;matiques, ce qui caract&#233;rise le fonctionnement quantique (et non classique) du monde (c'est-&#224;-dire de la mati&#232;re-lumi&#232;re-interactions-&#233;nergie-vide-espace-temps). Nous ne voulons nullement nier que les math&#233;matiques jouent un r&#244;le crucial dans la physique quantique mais nous pensons que la physique ce n'est pas que des math&#233;matiques. C'est une &#233;tude du monde r&#233;el qui n&#233;cessite de comprendre ce que fait la r&#233;alit&#233; et comment elle le fait. Cela parle donc sans cesse du r&#233;el et on peut le faire avec notre langage habituel comme on le verra&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous ne nions pas que les images classiques du monde doivent &#234;tre abandonn&#233;es comme, par exemple, les images des ondes et des corpuscules puisque la seule exp&#233;rience des fentes de Young, pour la lumi&#232;re comme pour la mati&#232;re, d&#233;montre que l'un comme l'autre ont &#224; la fois des propri&#233;t&#233;s ondulatoire et d'autres propri&#233;t&#233;s corpusculaires, bien que les deux types de propri&#233;t&#233;s soient parfaitement contradictoires. Ce n'est pas tant&#244;t ondulatoire et tant&#244;t corpusculaire, c'est-&#224;-dire diff&#233;rent selon les exp&#233;riences, car il y a tout le temps &#224; la fois les deux sortes qui sont constat&#233;s. C'est donc une nouvelle image de la r&#233;alit&#233; qui repr&#233;sente un ph&#233;nom&#232;ne contentant &#224; la fois et de mani&#232;re interactive des propri&#233;t&#233;s ondulatoires et d'autres corpusculaires. Et ce n'est qu'un des aspects contradictoires de la physique quantique mais non le seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce texte, pour le lire et le comprendre, vous n'aurez besoin d'aucune &#233;tude des math&#233;matiques ni de physique puisque tout est expliqu&#233; au fur et &#224; mesure, et chacun peut appr&#233;cier le sens de cette r&#233;volution scientifique sans aucune pr&#233;paration ni connaissance pr&#233;alable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que la physique classique a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e, de Galil&#233;e et Newton &#224; Einstein, &#224; propos des ph&#233;nom&#232;nes &#224; notre &#233;chelle, dite macroscopique, et que la physique classique l'a &#233;t&#233; &#224; propos des ph&#233;nom&#232;nes microscopiques (en fait, l'atome et tout ce qui est plus petit). Mais, en r&#233;alit&#233;, le monde entier, &#224; toutes les &#233;chelles, est quantique et le &#171; classique &#187; n'est pas un domaine du monde. Ce n'est qu'une apparence et une approximation produite &#224; grande &#233;chelle par un grand nombre d'objets quantiques de petite &#233;chelle en interaction permanente. C'est l'illusion classique qui &#233;merge du monde quantique r&#233;el et non l'inverse. Quand on parle m&#234;me de &#171; virtuel quantique &#187;, il faut bien comprendre qu'il n'est virtuel que pour nous mais tout &#224; fait r&#233;el pour le monde mat&#233;riel. Nous, humains, ne sommes donc plus les seuls crit&#232;res de v&#233;rit&#233; sur le monde. Au-del&#224; de l'observateur humain, la mati&#232;re est juge de ce qui existe ou pas et de comment il existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique classique n'est absolument pas abandonn&#233;e en ce qui concerne les ph&#233;nom&#232;nes concernant un tr&#232;s grand nombre de quanta. Elle est indispensable parce que les observateurs du niveau quantique, en ce qui nous concerne, sont toujours &#224; l'&#233;chelle macroscopique et parce que nos outils scientifiques et conceptuels ont &#233;t&#233; b&#226;tis &#224; l'&#233;poque de la physique classique et que nous ne savons pas comment raisonner directement au niveau quantique que nous ne percevons d'ailleurs pas directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En physique quantique, on n'a jamais affaire &#224; un seul objet simple, toujours le m&#234;me et dans un &#233;tat donn&#233; &#224; un instant donn&#233;, mais &#224; une superposition d'&#233;tats qui se transforme en une autre superposition d'&#233;tats et cesse d'exister entre les deux. L'existence de l'objet fixe est remise en cause. Son histoire con&#231;ue comme une continuit&#233; n'est plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les param&#232;tres classiques peuvent prendre n'importe quelle valeur entre deux valeurs possibles. Les param&#232;tres quantiques ne peuvent pas prendre toutes les valeurs interm&#233;diaires entre deux valeurs possibles. En physique classique, il n'y a jamais de sauts d'une valeur &#224; une autre et pas de ph&#233;nom&#232;nes de discr&#233;tion non plus (apparence ponctu&#233; de la r&#233;alit&#233;). Les transitions sont possibles en classique mais, alors, elles ne sont pas une rupture logique de causalit&#233; tandis que c'est le cas des transitions quantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En classique, pas d'apparition et de disparition, pas d'&#233;mergence de structures mat&#233;rielles ou lumineuses, pas de rupture de continuit&#233; de la mati&#232;re et de l'&#233;nergie, pas de rupture logique non plus. Les particules classiques suivent des trajectoires. On peut les distinguer individuellement. En quantique, c'est tout le contraire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il n'y a pas d'effet quantique, on peut diviser autant qu'on veut un effet mesur&#233;, on peut le diminuer autant qu'on veut, car il n'y a pas de minimum. Il n'y a pas d'effet par quantit&#233;s enti&#232;res non divisibles en fractions. Dans un ph&#233;nom&#232;ne quantique, c'est exactement l'inverse. Quand il y a des effets quantiques, certaines quantit&#233;s ne peuvent qu'&#234;tre des multiples entiers des quanta et quantit&#233;s quantiques. On ne peut pas diviser ces quantit&#233;s ou les r&#233;duire en dessous d'un nombre entier de fois. En dessous d'un minimum, il ne se passe rien. Pour ce qui n'est pas un nombre entier de fois ce minimum, la partie inf&#233;rieure &#224; un entier est comme&#8230; rien. Ce minimum est appel&#233; &#171; un quantum &#187;. Il ne peut y avoir qu'un quantum ou un nombre entier de quanta et pas de valeurs interm&#233;diaires. La continuit&#233; n'est plus possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quanta ne sont ni des masses, ni des &#233;nergies, ni des charges, mais des quantit&#233;s &#233;l&#233;mentaires d'action &#8211; action qui est un produit d'une &#233;nergie et d'un temps -, que l'on rencontre au niveau microscopique, par exemple le moment cin&#233;tique ou le moment magn&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui caract&#233;rise les quanta, quels que soient les &#233;tats, les conditions, les circonstances, les ph&#233;nom&#232;nes o&#249; on les rencontre ? Eh bien, c'est le fait que les quanta de m&#234;me &#233;tat ne sont pas distinguables entre eux s'ils sont dans le m&#234;me &#233;tat, ni s&#233;cables en parties, ni s&#233;parables, ni suivables de mani&#232;re continue, ni suivant eux-m&#234;mes des trajectoires continues, ni marquables, toutes propri&#233;t&#233;s qui les distinguent totalement du comportement de la mati&#232;re ou de la lumi&#232;re, de l'&#233;nergie ou de l'espace-temps, quand on les observe &#224; grande &#233;chelle. Ce qui distingue la physique quantique, c'est que le tout n'est plus identique &#224; la somme des parties, que les ph&#233;nom&#232;nes apparemment oppos&#233;s (comme onde et corpuscule, localis&#233; et d&#233;localis&#233;, mati&#232;re et &#233;nergie, mati&#232;re et interaction, mati&#232;re et lumi&#232;re, etc.) sont en fait un m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne, que la mati&#232;re et le vide eux-m&#234;mes forment un ensemble ins&#233;parable, que la notion d'objet fixe est remise en cause. En somme, tout ce qui fait la mani&#232;re de voir la mati&#232;re et la lumi&#232;re &#224; notre &#233;chelle est remis en cause et d'abord ils sont tous deux quantiques et de la m&#234;me mani&#232;re. Tous deux ob&#233;issent &#224; la m&#234;me logique probabiliste et de structures &#233;mergentes issues du vide quantique. Ou plus exactement, la mati&#232;re est en m&#234;me temps lumi&#232;re et la lumi&#232;re en m&#234;me temps mati&#232;re. L'&#233;nergie et les interactions sont ins&#233;parables de cette mati&#232;re-lumi&#232;re. Toutes conceptions compl&#232;tement inconcevables en physique classique. Et pourtant, avec la physique quantique, on peut concevoir pourquoi la mati&#232;re-lumi&#232;re se comporte de mani&#232;re apparemment classique &#224; notre &#233;chelle. C'est le ph&#233;nom&#232;ne nomm&#233; la d&#233;coh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point essentiel est le fait que le fondement de la lumi&#232;re et de la mati&#232;re est le m&#234;me : ce sont les quanta du vide, dits quanta virtuels, qui ont la propri&#233;t&#233; d'appara&#238;tre et de dispara&#238;tre, apparitions et disparitions qui donnent un fondement permanent &#224; une agitation et au caract&#232;re fondamentalement al&#233;atoire de l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voici ce qu'en dit Richard Feynman, l'un des plus grands physiciens contemporains et des plus grands professeurs de Physique, dans son cours &#171; M&#233;canique quantique &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Epilogue du cours de Feynman :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230; Eh bien, je vous ai parl&#233; pendant deux ans et maintenant je m'appr&#234;te &#224; m'en aller&#8230; Puis-je vous dire que le but essentiel de mon enseignement n'a pas &#233;t&#233; de vous pr&#233;parer &#224; un certain examen &#8211; ni m&#234;me de vous pr&#233;parer &#224; servir l'industrie ou l'arm&#233;e. Je voulais surtout vous faire prendre conscience de ce monde merveilleux et de la vision qu'un physicien peut en avoir, ce qui est &#224; mon sens une partie essentielle de la vraie culture des temps modernes&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;canique atomique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La &#171; m&#233;canique quantique &#187; est la description de la mati&#232;re et de la lumi&#232;re dans tous leurs d&#233;tails et, en particulier, de tout ce qui se passe &#224; l'&#233;chelle atomique. A tr&#232;s petite &#233;chelle, les choses ne se comportent en rien comme ce dont vous avez l'exp&#233;rience directe. Elles ne se comportent pas comme des ondes, elles ne se comportent pas comme des particules, elles ne se comportent pas comme des nuages, ni comme des boules de billard, ni comme des poids sur une corde, ni comme rien que vous ayez jamais vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Newton pensait que la lumi&#232;re &#233;tait faite de particules, mais on d&#233;couvrit ensuite qu'elle se comportait comme une onde. Plus tard, cependant (au d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle), on trouvera que la lumi&#232;re se comportait quelquefois comme une particule. Historiquement, l'&#233;lectron, par exemple, fut d'abord suppos&#233; se comporter comme une particule, puis on trouva qu'il se comportait en plusieurs points comme une onde. Il ne se comporte donc r&#233;ellement ni comme l'une, ni comme l'autre. A l'heure actuelle, nous avons abandonn&#233; ce dilemme et nous disons : &#171; il n'est ni l'une ni l'autre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a heureusement une issue : les &#233;lectrons se comportent exactement comme la lumi&#232;re. Le comportement quantique des objets atomiques (&#233;lectrons, protons, neutrons, photons, etc.) est le m&#234;me pour tous, ce sont tous des &#171; ondes-particules &#187; ou comme vous voudrez les appeler. Ainsi, ce que nous apprenons sur les propri&#233;t&#233;s de l'&#233;lectron (et que nous utiliserons pour nos exemples) s'appliquera &#233;galement &#224; toutes les &#171; particules &#187;, y compris les photons de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accumulation progressive d'information sur le comportement microscopique et atomique, durant le premier quart de ce si&#232;cle (XXe si&#232;cle) donna quelques indications sur la fa&#231;on dont les petits objets se comportent, mais produisit une confusion croissante qui fut finalement r&#233;solue en 1926 et 1927 par Schr&#246;dinger, Heisenberg et Born. Ils obtinrent finalement une description coh&#233;rente du comportement de la mati&#232;re &#224; petite &#233;chelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comportement atomique est tout &#224; fait diff&#233;rent de notre exp&#233;rience quotidienne, il est tr&#232;s difficile de s'y habituer et il appara&#238;t singulier et myst&#233;rieux &#224; tout le monde &#8211; aussi bien au physicien exp&#233;riment&#233; qu'au novice. M&#234;me les experts ne le comprennent pas de la fa&#231;on dont ils le voudraient et c'est parfaitement normal qu'il en soit ainsi, puisque toute exp&#233;rience humaine directe, et toute intuition humaine, s'appliquent &#224; de grands objets. Nous savons ce que font les grands objets mais &#224; petite &#233;chelle les choses ne font rien de la m&#234;me fa&#231;on. C'est pourquoi nous ne pouvons plus rien apprendre d'elles par notre exp&#233;rience imm&#233;diate, mais seulement en faisant appel &#224; l'abstraction et &#224; l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce chapitre, nous allons aborder imm&#233;diatement le point fondamental de ce comportement myst&#233;rieux sous son aspect le plus &#233;trange. Nous avons choisi d'examiner un ph&#233;nom&#232;ne qui est impossible, absolument impossible, &#224; expliquer de fa&#231;on classique et qui contient le c&#339;ur de la m&#233;canique quantique. En r&#233;alit&#233;, il en contient m&#234;me l'unique myst&#232;re. Nous ne pouvons pas faire dispara&#238;tre le myst&#232;re en &#171; expliquant &#187; pourquoi les choses en sont ainsi. Nous vous diront seulement &#171; comment &#187; les choses se passent. Et, en vous le disant, nous vous aurons donn&#233; les particularit&#233;s fondamentales de toute la m&#233;canique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour essayer de comprendre le comportement quantique des &#233;lectrons, nous allons, gr&#226;ce &#224; un dispositif exp&#233;rimental particulier, comparer et opposer leur comportement avec celui, plus familier, de particules telles que des balles de fusil et avec le comportement d'ondes telles que des ondes &#224; la surface de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rons d'abord le comportement de balles de fusil dans un montage exp&#233;rimental. Le fusil tire en direction de deux fentes qui sont en face du fusil dans une paroi, avec un &#233;cran situ&#233; en peu en arri&#232;re des fentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons un fusil qui tire une s&#233;rie de coups. Ce n'est pas une tr&#232;s bonne arme du fait qu'elle disperse les balles (al&#233;atoirement) avec une tr&#232;s large dispersion angulaire. En face du fusil, nous avons dispos&#233; une paroi (faite d'une plaque de blindage) qui est perc&#233;e de deux trous juste assez grand pour laisser passer une balle. Au-del&#224; de cette paroi, il y a une plaque d'arr&#234;t (disons une &#233;paisse plaque de bois) qui doit &#171; absorber &#187; les balles qui l'atteignent. Devant ce mur, nous pla&#231;ons un objet que nous appellerons un &#171; d&#233;tecteur &#187; de balles. Cela pourrait &#234;tre une bo&#238;te contenant du sable. Toute balle qui entre dans le d&#233;tecteur y est stopp&#233;e et reste dans la bo&#238;te. Quand nous le souhaitons, nous pouvons vider la bo&#238;te et compter le nombre de balles qui ont &#233;t&#233; attrap&#233;es. Le d&#233;tecteur peut &#234;tre d&#233;plac&#233; d'avant en arri&#232;re le long de ce que nous appellerons l'axe x.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cet appareil, nous pouvons trouver exp&#233;rimentalement la r&#233;ponse &#224; la question : &#171; quelle est la probabilit&#233; pour qu'une balle qui est pass&#233;e &#224; travers un trou de la paroi puisse arriver sur la plaque d'arr&#234;t &#224; la distance x du centre ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, vous devez bien comprendre qu'il nous faut parler en termes de probabilit&#233; &#8211; parce que nous ne pouvons pas dire o&#249; exactement ira un projectile particulier. Une balle qui atteint un trou peut tr&#232;s bien rebondir sur les bords du trou et achever sa course n'importe o&#249;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous entendons par &#171; probabilit&#233; &#187; la chance qu'a une balle d'atteindre le d&#233;tecteur, ce que nous pouvons mesurer en comptant le nombre de balles qui arrivent dans le d&#233;tecteur pendant un certain intervalle de temps et en prenant le rapport de ce nombre au nombre total de balles qui ont atteint la plaque d'arr&#234;t dans un temps donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien, si nous supposons que le fusil tire toujours &#224; la m&#234;me cadence pendant les mesures, la probabilit&#233; que nous cherchons est exactement proportionnelle au nombre de balles qui atteignent le d&#233;tecteur pendant une unit&#233; de temps conventionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les besoins de notre d&#233;monstration, nous allons imaginer une exp&#233;rience quelque peu id&#233;alis&#233;e dans laquelle les balles ne sont pas de vraies balles, mais des balles indestructibles qui ne peuvent se couper en deux. Dans cette exp&#233;rience, nous constatons que les balles arrivent toujours d'un seul coup et, quand nous trouvons quelque chose dans le d&#233;tecteur c'est toujours une balle tout enti&#232;re. Si nous diminuons de beaucoup la cadence de tir de l'arme, nous constatons qu'&#224; un moment donn&#233; ou bien rien n'arrive, ou bien une balle &#8211; et exactement une seule &#8211; atteint la plaque d'arr&#234;t. Et, de m&#234;me, les dimensions de ce qui arrive ne d&#233;pendent &#233;videmment pas de la cadence de tir. Nous dirons que &#171; les balles arrivent toujours comme des projectiles identiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous mesurons avec notre d&#233;tecteur est la probabilit&#233; d'arriv&#233;e d'un projectile. Et nous mesurons la probabilit&#233; comme une fonction de x (x repr&#233;sente, rappelons-le, la direction sur l'&#233;cran d'arr&#234;t, parall&#232;le &#224; la ligne des fentes et perpendiculaire &#224; la direction principale de tir). Le r&#233;sultat de telles mesures avec cet appareil est un graphique indiquant la probabilit&#233; du nombre d'impacts de balles sur l'&#233;cran d'arr&#234;t&#8230; Vous ne serez pas surpris du fait que la probabilit&#233;, si les deux fentes sont ouvertes, est maximale &#224; &#233;gale distance des deux fentes et baisse de part et d'autre de ce point. Nous pouvons refaire la m&#234;me exp&#233;rience en fermant l'une des fentes, puis encore en fermant l'autre fente. Nous obtenons le r&#233;sultat important : la probabilit&#233; deux fentes ouvertes &#233;gale la probabilit&#233; premi&#232;re fente ouvert plus la probabilit&#233; deuxi&#232;me fente ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probabilit&#233;s fente ouverte s'additionnent tout simplement. L'effet obtenu avec les deux trous ouverts est &#233;gal &#224; la somme des effets obtenus s&#233;par&#233;ment avec un seul trou ouvert. Pour une raison que vous verrez plus tard, nous interpr&#233;tons ce r&#233;sultat comme l'observation du fait qu' &#171; il n'y a pas d'interf&#233;rence &#187;. (Rappelons que, lorsqu'il y a interf&#233;rence, les effets peuvent s'additionner mais aussi se soustraire, y compris au point de s'annuler, de mani&#232;re p&#233;riodique. On parle alors d'effet &#171; particulaire &#187;, les balles se comportant comme des particules, par opposition &#224; un effet &#171; ondulatoire &#187;, les ondes &#233;tant ce que l'on per&#231;oit &#224; l'arriv&#233;e.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui suffit pour les balles de fusil. Elles arrivent d'un seul coup, et leur probabilit&#233; d'arriv&#233;e montre qu'il n'y a pas d'interf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons maintenant consid&#233;rer une exp&#233;rience avec des ondes dans l'eau&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons une cuve peu profonde remplie d'eau. Un petit objet que nous appelons &#171; source d'ondes &#187; est agit&#233; de haut en bas par un moteur et produit des ondes circulaires (la perturbation qui augmente et diminue se propage en cercles autour de la source).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la droite de la source, nous avons &#224; nouveau un mur avec deux trous, et, au-del&#224;, un deuxi&#232;me mur. Pour simplifier, nous supposons que ce dernier est &#171; absorbeur &#187;, de sorte que les ondes qui arrivent &#224; ce mur ne sont pas r&#233;fl&#233;chies (et donc disparaissent)&#8230; En fait, nous y pla&#231;ons un d&#233;tecteur qui peut &#234;tre d&#233;plac&#233; d'avant en arri&#232;re dans la direction x, la m&#234;me qu'auparavant. Le d&#233;tecteur est maintenant un syst&#232;me qui mesure &#171; l'intensit&#233; &#187; du mouvement de l'onde. Vous pouvez imaginer quelque chose qui mesure la hauteur de la vague, mais dont l'&#233;chelle est gradu&#233;e proportionnellement au carr&#233; de la hauteur r&#233;elle de fa&#231;on que la mesure soit proportionnelle &#224; l'intensit&#233; de l'onde. Notre d&#233;tecteur est donc proportionnel &#224; l'&#233;nergie qui est transport&#233;e par l'onde &#8211; ou plut&#244;t &#224; la quantit&#233; d'&#233;nergie qui est apport&#233;e au d&#233;tecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec notre appareil &#224; ondes, la premi&#232;re chose &#224; remarquer est que l'intensit&#233; peut prendre n'importe quelle valeur. Si la source vibre un tout petit peu, le d&#233;tecteur recueille juste une toute petite vague. Si le mouvement de la source est plus important, l'intensit&#233; d&#233;tect&#233;e est plus grande. L'intensit&#233; de l'onde peut avoir n'importe quelle valeur. Nous ne pouvons pas dire qu'il y ait la moindre apparence de &#171; ph&#233;nom&#232;ne discret &#187; dans l'intensit&#233; de l'onde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesurons maintenant l'intensit&#233; de l'onde pour diff&#233;rentes valeur de x, (c'est-&#224;-dire en s'&#233;loignant progressivement de la position centrale sur le deuxi&#232;me mur, en s'approchant plus d'un trou que de l'autre) en gardant les m&#234;mes conditions de fonctionnement de la source. Nous indiquons les r&#233;sultats des arriv&#233;es sur le deuxi&#232;me mur, avec les deux trous ouverts, sur une courbe qui ne pr&#233;sente pas seulement un maximum au centre mais aussi d'autres minimums et maximums successifs. Si nous effectuons l'exp&#233;rience successivement avec le premier trou seul ouvert, puis avec le deuxi&#232;me trou seul ouvert, nous obtenons deux courbes avec un seul maximum, au niveau correspondant au trou qui est ouvert. Mais, contrairement au cas expos&#233; pr&#233;c&#233;demment, celui des balles qui passent par deux fentes, la courbe des arriv&#233;es avec deux trous ouverts n'est absolument pas la somme des deux courbes avec un seul trou ouvert. Les probabilit&#233;s d'arriv&#233;es ne s'additionnent pas. L'addition des deux courbes &#224; un seu trou ouvert donne une courbe &#224; deux maximas et pas une courbe avec une s&#233;rie de maximum et de minimum successifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que la courbe observ&#233;e, avec deux fentes ouvertes, pr&#233;sente des interf&#233;rences. Dans notre cas, nous observons que l'onde initiale est diffract&#233;e par les trous et que de nouvelles ondes circulaires sont &#233;mises par chaque trou. Si nous fermons un seul trou &#224; la fois et si nous mesurons la distribution d'intensit&#233; &#224; l'absorbeur, nous trouvons une courbe d'intensit&#233; tr&#232;s simple qui n'est pas la somme mais l'interf&#233;rence entre les deux ondes provenant d'un trou. A certains endroits (l&#224; o&#249; la courbe finale a ses maximums) les ondes sont dites &#171; en phase &#187; et les valeurs des pointes des amplitudes (des courbes avec un seul trou) s'ajoutent pour donner l'amplitude totale. A ces endroits, nous dirons que les ondes &#171; interf&#232;rent constructivement &#187;. Il y aura une telle interf&#233;rence constructive chaque fois que la distance du d&#233;tecteur &#224; un trou est plus grande (ou plus courte) que la distance &#224; l'autre trou d'un nombre entier de longueurs d'onde (la longueur d'onde &#233;tant la distance entre deux maximums de l'onde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux endroits o&#249; les deux ondes atteignent le d&#233;tecteur avec une diff&#233;rence de phase d'un demi tour (valeur pi), on dit alors qu'elles sont &#171; en opposition de phase &#187; (l'une &#224; un maxi quand l'autre est &#224; un mini et inversement), le mouvement de l'onde r&#233;sultant (celui avec les deux trous ouverts) est la diff&#233;rence des deux amplitudes (alors que pr&#233;c&#233;demment, c'&#233;tait la somme). Les ondes &#171; interf&#232;rent alors destructivement &#187;&#8230; Nous trouvons de telles valeurs minimales lorsque la distance entre le premier trou et le d&#233;tecteur diff&#232;re de la distance entre le deuxi&#232;me trou et le d&#233;tecteur d'un nombre impair de demi-longueurs d'onde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons maintenant une exp&#233;rience semblable avec des &#233;lectrons. Nous construisons un canon &#224; &#233;lectrons avec un fil de tungst&#232;ne chauff&#233; par un courant &#233;lectrique et entour&#233; d'une bo&#238;te de m&#233;tal perc&#233;e d'un trou. Si le fil est &#224; un voltage n&#233;gatif par rapport &#224; la bo&#238;te, les &#233;lectrons &#233;mis par le fil seront acc&#233;l&#233;r&#233;s vers les parois et quelques-uns d'entre eux passeront &#224; travers le trou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les &#233;lectrons qui sortiront du canon auront (&#224; peu pr&#232;s) la m&#234;me &#233;nergie. En face du canon, il y a &#224; nouveau une paroi (juste une mince feuille de m&#233;tal) perc&#233;e de deux trous. Au-del&#224; de cette paroi, une autre plaque servira de &#171; plaque d'arr&#234;t &#187;. En face de cette plaque nous pla&#231;ons un d&#233;tecteur mobile. Le d&#233;tecteur peut &#234;tre un compteur Geiger, ou, encore mieux, un multiplicateur d'&#233;lectrons connect&#233; &#224; un haut-parleur&#8230; C'est une exp&#233;rience &#171; de pens&#233;e &#187; car l'appareil devrait &#234;tre r&#233;alis&#233; &#224; une &#233;chelle extraordinairement petite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re chose que nous remarquons avec notre exp&#233;rience sur les &#233;lectrons est que nous entendons des &#171; clics &#187; provenant du d&#233;tecteur (c'est-&#224;-dire du haut-parleur). Et tous les clics sont semblables. Il n'y a pas de &#171; demi-clic &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons aussi remarquer que les clics arrivent de fa&#231;on compl&#232;tement erratique. Quelque chose comme : clic&#8230; clic-clic&#8230; clic&#8230; clic-clic&#8230;clic&#8230; etc, exactement comme un compteur Geiger, ce que vous avez sans doute d&#233;j&#224; entendu. Si nous comptons tous les &#171; clic &#187; qui se produisent pendant un temps suffisant &#8211; disons quelques minutes &#8211; et si nous comptons de nouveau pendant un autre intervalle de temps &#233;gal, nous trouvons que les deux nombres sont tr&#232;s proches l'un de l'autre. Nous devons donc parler du &#171; rythme moyen &#187; auquel les &#171; clic &#187; sont entendus (en moyenne tant et tant de clic par minute).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque nous d&#233;pla&#231;ons le d&#233;tecteur, le &#171; rythme &#187; avec lequel les &#171; clic &#187; se produisent est plus rapide ou plus lent, mais la grandeur (l'intensit&#233; du bruit) de chaque &#171; clic &#187; est toujours la m&#234;me. Si nous abaissons la temp&#233;rature du fil dans le canon, le rythme des &#171; clic &#187; diminue, mais chaque &#171; clic &#187; a encore le m&#234;me son. De plus, si nous placions deux d&#233;tecteurs diff&#233;rents devant la plaque d'arr&#234;t, nous constaterions que l'un OU l'autre &#233;mettrait des &#171; clic &#187;, mais jamais les deux &#224; la fois (sauf si par hasard les deux &#171; clic &#187; &#233;taient &#233;mis si peu de temps l'un apr&#232;s l'autre que notre oreille ne p&#251;t percevoir la diff&#233;rence). Nous concluons donc que tout ce qui arrive sur la plaque d'arr&#234;t y arrive &#171; en paquet &#187;. Tous les &#171; paquets &#187; ont la m&#234;me taille : ce sont seulement des &#171; paquets &#187; entiers qui arrivent, et ils arrivent d'un seul coup sur la plaque d'arr&#234;t. Nous dirons : &#171; Les &#233;lectrons arrivent toujours en paquets identiques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons fait pour notre exp&#233;rience avec des balles de fusil, nous pouvons maintenant nous mettre &#224; chercher exp&#233;rimentalement la r&#233;ponse &#224; la question : &#171; quelle est la probabilit&#233; relative pour qu'un &#171; paquet &#187; &#233;lectronique arrive sur la plaque d'arr&#234;t &#224; diff&#233;rentes distances du centre ? &#187; Comme auparavant nous obtenons la probabilit&#233; relative en observant le rythme des &#171; clic &#187;, tout en maintenant le canon dans les m&#234;mes conditions de fonctionnement. La probabilit&#233; pour qu'un paquet arrive en un point particulier (mesur&#233; par la distance x du centre) est proportionnelle au rythme moyen des &#171; clic &#187; en x. Voil&#224; ce que nous donnent les &#233;lectrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons maintenant d'analyser la courbe d'interf&#233;rence des &#233;lectrons (avec un plus grand maximum au centre mais aussi plusieurs maximums successifs s&#233;par&#233;s par des minimums) pour voir si nous pouvons comprendre le comportement des &#233;lectrons. La premi&#232;re chose que nous pouvons dire est que, comme ils viennent en paquet, chaque paquet, que nous pouvons tout aussi bien appeler un &#233;lectron, est pass&#233; soit &#224; travers le trou 1, soit &#224; travers le trou 2&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons de v&#233;rifier cette id&#233;e : les &#233;lectrons sont pass&#233;s soit &#224; travers le trou 1 soit &#224; travers le trou 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La courbe que nous observons devrait alors &#234;tre la somme des effets des &#233;lectrons qui sont pass&#233;s &#224; travers le trou 1 et de celui des &#233;lectrons qui sont pass&#233;s &#224; travers le trou 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons de v&#233;rifier cette id&#233;e par une exp&#233;rience. Tout d'abord, nous ferons une mesure pour les &#233;lectrons qui passent par le trou 1. Nous obturons le trou 2 et nous faisons notre compte des &#171; clic &#187; du d&#233;tecteur. Du rythme de ces &#171; clic &#187;, nous d&#233;duisons une Probabilit&#233; 1. Le r&#233;sultat de la mesure est indiqu&#233; dans une courbe avec un maximum qui n'est pas au centre mais en face du trou 1. Ce r&#233;sultat semble tout &#224; fait raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on semblable, nous mesurons la Probabilit&#233; 2, soit la distribution de probabilit&#233;s des &#233;lectrons qui passent par le trou 2. Le r&#233;sultat de cette mesure est trac&#233; sur une figure. C'est une courbe avec un seul maximum situ&#233; non au centre mais en face du trou 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que le r&#233;sultat obtenu avec les deux trous ouverts (la probabilit&#233; pour les &#233;lectrons qui passent &#224; travers des trous 1 et 2) n'est pas la somme de Probabilit&#233; 1 plus Probabilit&#233; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par analogie directe avec notre exp&#233;rience d'ondes dans l'eau nous disons : &#171; il y a interf&#233;rence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment une telle interf&#233;rence peut-elle se produire ? Nous pourrions peut-&#234;tre dire : &#171; bien, cela signifie probablement qu'il n'est pas vrai que les paquets passent soit &#224; travers le trou 1, soit &#224; travers le trou 2, parce que, s'ils faisaient cela, les probabilit&#233;s s'ajouteraient. Peut-&#234;tre passent-ils d'une fa&#231;on plus compliqu&#233;e. Ils se coupent en deux et&#8230; Mais non ! Ils ne le peuvent pas, ils arrivent toujours par paquets&#8230; Bien, peut-&#234;tre encore quelques fois, ou encore ils passent par un chemin plus compliqu&#233;&#8230; ainsi, en obturant le trou 2, nous modifions les chances pour qu'un &#233;lectron qui a &#171; d&#233;marr&#233; &#187; par le trou 1 atteigne finalement la plaque d'arr&#234;t&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais attention ! Il y a certains points o&#249; tr&#232;s peu d'&#233;lectrons arrivent lorsque les deux trous sont ouverts, mais qui en re&#231;oivent beaucoup si nous fermons un trou, par cons&#233;quent c'est comme si le fait de &#171; fermer &#187; un trou &#171; augmentait &#187; le nombre des &#233;lectrons venant de l'autre trou. Par contre, remarquez qu'au centre de la figure des probabilit&#233;s &#224; deux trous ouverts, la probabilit&#233; est deux fois plus grande que le total : Probabilit&#233; 1 (probabilit&#233; d'arriv&#233;es d'&#233;lectrons &#224; travers du trou 1 seul ouvert) additionn&#233;e &#224; Probabilit&#233; 2 (probabilit&#233; d'arriv&#233;es d'&#233;lectrons &#224; travers du trou 2 seul ouvert). Tout se passe comme si, en fermant un trou, on diminuait le nombre d'&#233;lectrons qui passe par l'autre trou. Il semble difficile d'expliquer les deux effets par l'hypoth&#232;se que les &#233;lectrons suivent des chemins compliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est tout &#224; fait myst&#233;rieux. Et plus on y pense et plus cela para&#238;t myst&#233;rieux. Beaucoup d'id&#233;es ont &#233;t&#233; &#233;lucubr&#233;es pour essayer d'expliquer la courbe des probabilit&#233;s &#224; deux trous ouverts en termes de chemins compliqu&#233;s qu'emprunteraient les &#233;lectrons pour passer &#224; travers les trous. Aucune de ces id&#233;es n'a pleinement r&#233;ussi. Aucune ne peut expliquer la bonne courbe &#224; deux trous ouverts en fonction des Probabilit&#233;s 1 et 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, et c'est assez surprenant, les math&#233;matiques reliant la probabilit&#233; &#224; deux trous aux deux probabilit&#233;s &#224; un trou sont extr&#234;mement simples&#8230; Les math&#233;matiques sont donc les m&#234;mes que celles que nous avions pour des interf&#233;rences : celles dans l'eau !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous conclurons ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lectrons arrivent en paquets, comme des particules, et la probabilit&#233; d'arriv&#233;e de ces paquets est distribu&#233;e comme l'intensit&#233; d'une onde. C'est dans ce sens que les &#233;lectrons se comportent &#171; quelquefois comme des particules et quelquefois comme des ondes &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est donc pas vrai, lorsque les deux trous sont ouverts, que les &#233;lectrons passent &#171; soit &#187; par le trou 1, &#171; soit &#187; par le trou 2. Cette conclusion peut &#234;tre v&#233;rifi&#233;e par une autre exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ajoutons &#224; notre appareil &#224; &#233;lectrons une forte source de lumi&#232;re, plac&#233;e apr&#232;s la paroi et juste entre les deux trous. Nous savons que les charges &#233;lectriques diffusent la lumi&#232;re. Ainsi, lorsqu'un &#233;lectron traverse la paroi, de quelque fa&#231;on que ce soit, et qu'il se dirige vers le d&#233;tecteur, il diffuse de la lumi&#232;re vers notre &#339;il et nous pouvons &#171; voir &#187; o&#249; l'&#233;lectron va. Si, par exemple, un &#233;lectron passait &#224; travers le trou 2, suivant le chemin, canon &#224; &#233;lectron puis trou 2 puis passage devant la source de lumi&#232;re au point A avant d'aller vers la plaque d'arr&#234;t, nous verrions un &#233;clair lumineux provenant du voisinage du point A, pr&#232;s du trou 2. Si un &#233;lectron passait &#224; travers le trou 1, nous nous attendrions &#224; voir un &#233;clair en provenance du voisinage du trou 1. S'l arrivait que nous apercevions de la lumi&#232;re des deux endroits &#224; la fois, l'&#233;lectron s'&#233;tant coup&#233; en deux&#8230; Mais faisons plut&#244;t l'exp&#233;rience !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que nous voyons : chaque fois que nous entendons un &#171; clic &#187; provenant de notre d&#233;tecteur d'&#233;lectrons (devant la plaque d'arr&#234;t), nous voyons aussi un &#233;clair de lumi&#232;re provenant &#171; soit &#187; du trou 1, &#171; soit &#187; du trou 2, mais jamais des deux &#224; la fois ! Et nous obtenons le m&#234;me r&#233;sultat quelle que soit la fa&#231;on dont nous pla&#231;ons le d&#233;tecteur. De cette observation, nous concluons que, lorsque nous observons les &#233;lectrons, nous trouvons qu'ils passent &#224; travers l'un ou l'autre trou. Exp&#233;rimentalement, la proposition &#171; Les &#233;lectrons ne passent pas &#224; la fois par les deux trous &#187; est n&#233;cessairement vraie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; l'exp&#233;rience ! Suivons les &#233;lectrons et essayons de trouver ce que font les &#233;lectrons. Pour chaque position du d&#233;tecteur (en x) nous compterons les &#233;lectrons qui arrivent et nous noterons aussi par quel trou ils sont pass&#233;s en observant les &#233;clairs. Nous noterons les faits de la fa&#231;on suivante : chaque fois que nous entendrons un &#171; clic &#187;, nous compterons 1 dans la colonne 1 si nous voyons un &#233;clair pr&#232;s du trou 1, et nous compterons 1 dans la colonne 2 si nous voyons un &#233;clair pr&#232;s du trou 2. Chaque &#233;lectron qui arrive est enregistr&#233; dans l'une des deux classes : ceux qui passent par le trou 1 et ceux qui passent par le trou 2. Du nombre enregistr&#233; dans la colonne 1 nous d&#233;duisons la Probabilit&#233; 1 pour qu'un &#233;lectron atteigne le d&#233;tecteur en &#233;tant pass&#233; &#224; travers le trou 1 et du nombre enregistr&#233; dans la colonne 2 nous d&#233;duisons la Probabilit&#233; 2 pour qu'un &#233;lectron atteigne le d&#233;tecteur en &#233;tant pass&#233; &#224; travers le trou 2. Si maintenant nous r&#233;p&#233;tons une telle mesure pour de nombreuses valeurs de x, c'est-&#224;-dire de la position du d&#233;tecteur sur la plaque d'arr&#234;t, nous obtenons les courbes des Probabilit&#233;s 1 et 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien. Ce r&#233;sultat n'est pas trop surprenant ! Nous obtenons pour la Probabilit&#233; 1 quelque chose de tr&#232;s similaire &#224; la Probabilit&#233; 1 que nous avions obtenu en fermant le trou 2. Et pour la Probabilit&#233; 2 quelque chose de tr&#232;s semblable que lorsque nous mesurions la Probabilit&#233; 2 en fermant le trou 1. Il ne se passe donc rien de compliqu&#233; du type de passer par les deux trous &#224; la fois. Lorsque nous les observons, les &#233;lectrons traversent la paroi exactement comme nous nous y attendions. Que les trous soient ouverts ou ferm&#233;s, tous ceux que nous voyons venir par le trou 1 sont distribu&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on que le trou 2 soit ouvert ou ferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais attendez ! Qu'obtenons-nous maintenant pour la probabilit&#233; TOTALE, c'est-&#224;-dire la probabilit&#233; pour qu'un &#233;lectron atteigne le d&#233;tecteur par n'importe quel chemin ? Nous avons d&#233;j&#224; cette information. Faisons comme si nous n'avions jamais regard&#233; les &#233;clairs lumineux et mettons ensemble les &#171; clics &#187; du d&#233;tecteur que nous avions s&#233;par&#233;s en deux colonnes. Nous n'avons qu'&#224; additionner les deux nombres. Nous trouvons alors la probabilit&#233; pour qu'un &#233;lectron atteigne la plaque d'arr&#234;t en passant par l'un ou l'autre trou &#233;gale &#224; la somme des Probabilit&#233; 1 et 2. Cela signifie que depuis que nous avons r&#233;ussi &#224; observer par quel trou chaque &#233;lectron passait, nous n'obtenons plus l'ancienne courbe d'interf&#233;rence (avec de nombreux maximums et minimums) mais une nouvelle courbe o&#249; n'appara&#238;t aucune interf&#233;rence (un seul maximum au niveau du centre et pas de minimum) ! Si nous &#233;teignons la lumi&#232;re, la courbe avec interf&#233;rences est restaur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut conclure que la r&#233;partition des &#233;lectrons sur l'&#233;cran est diff&#233;rente lorsque nous les observons et lorsque nous ne les observons pas. C'est peut-&#234;tre en allumant notre source de lumi&#232;re que nous changeons tout. Les &#233;lectrons doivent &#234;tre tr&#232;s d&#233;licats et, en diffusant les &#233;lectrons, la lumi&#232;re leur donne sans doute un choc qui modifie leur mouvement. Nous savons qu'appliqu&#233; &#224; une charge le champ &#233;lectrique de la lumi&#232;re exerce une force sur elle. Nous devrions peut-&#234;tre nous attendre &#224; ce que le mouvement soit modifi&#233;. Quoiqu'il en soit la lumi&#232;re exerce une grande influence sur les &#233;lectrons. En essayant d' &#171; observer &#187; les &#233;lectrons, nous avons modifi&#233; leur mouvement. Autrement dit, le choc donn&#233; &#224; l'&#233;lectron lorsqu'il diffuse un photon est suffisant pour modifier son mouvement et le faire atterrir l&#224; o&#249; la probabilit&#233; totale (avec interf&#233;rences) est minimale alors que, sans ce choc, il aurait &#233;t&#233; l&#224; o&#249; la probabilit&#233; totale est maximale. C'est pourquoi nous ne voyons plus d'effet du genre d'une interf&#233;rence de deux ondes quand nous &#233;clairons les trous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pourriez r&#233;torquer : &#171; n'utilisez pas une source si brillante ! Diminuez la brillance ! Les ondes lumineuses seront alors plus faibles et ne perturberont plus autant les &#233;lectrons. S&#251;rement, en diminuant de plus en plus la lumi&#232;re, les ondes deviendront si faibles qu'elles ne donneront plus qu'un effet n&#233;gligeable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'accord. Essayons. La premi&#232;re chose que nous observons est que les &#233;clairs lumineux diffus&#233;s par les &#233;lectrons ne deviennent pas plus faibles. Ce sont toujours les m&#234;mes &#233;clairs. La seule chose qui se produit lorsque l'on diminue la lumi&#232;re est que, quelquefois, nous entendons un &#171; clic &#187; provenant du d&#233;tecteur mais nous ne voyons pas d'&#233;clair du tout. Les &#233;lectrons sont pass&#233;s sans &#234;tre vus. Ce que nous sommes en train d'observer c'est que la lumi&#232;re se comporte aussi comme les &#233;lectrons ; nous savions qu'elle &#233;tait &#171; ondulatoire &#187; et maintenant nous trouvons qu'elle est aussi &#171; corpusculaire &#187;. Elle arrive toujours &#8211; ou elle est toujours diffus&#233;e &#8211; par paquets que nous appelons &#171; photons &#187;. Lorsque nous diminuons l'intensit&#233; de la source, nous ne changeons pas la taille des photons, mais seulement le rythme auquel ils sont &#233;mis. Ceci explique pourquoi quelques &#233;lectrons passent sans &#234;tre vus lorsque notre source est faible. C'est qu'il n'y avait pas de photons dans le voisinage lorsque l'&#233;lectron est pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est un petit peu d&#233;rangeant. S'il est vrai que, lorsque nous &#171; voyons &#187; un &#233;lectron, nous voyons toujours le m&#234;me &#233;clair, alors les &#233;lectrons que nous voyons sont toujours des &#233;lectrons perturb&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; l'exp&#233;rience avec une source faible. Maintenant, lorsque nous entendons un &#171; clic &#187; dans le d&#233;tecteur, nous l'inscrirons dans l'une des trois colonnes suivantes : dans la colonne (1) les &#233;lectrons vus pr&#232;s du trou 1, dans la colonne (2) les &#233;lectrons vus pr&#232;s du trou 2 et dans la colonne (3) les &#233;lectrons que nous n'aurons pas vus. Quand nous faisons le bilan de nos donn&#233;es (en calculant les probabilit&#233;s) nous trouvons les r&#233;sultats suivants : les &#233;lectrons &#171; vus pr&#232;s du trou 1 &#187; ont une distribution comme la probabilit&#233; que nous avions trouv&#233; pour les &#233;lectrons passant au travers du trou 1 en &#233;clairant les deux trous ouverts tous les deux : &#171; ceux vus pr&#232;s du trou 2 &#187; ont une distribution comme la probabilit&#233; que nous avions trouv&#233; pour les &#233;lectrons passant au travers du trou 2 en &#233;clairant les deux trous ouverts tous les deux. Si bien que &#171; les &#233;lectrons vus soit pr&#232;s du trou 1, sot pr&#232;s du trou 2 &#187; ont une distribution comme la probabilit&#233; totale sans interf&#233;rence (pas ondulatoire) et &#171; ceux qui n'ont pas &#233;t&#233; vus du tout &#187; ont une distribution &#171; ondulatoire &#187; exactement comme la probabilit&#233; totale avec interf&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#233;lectrons ne sont pas vus, nous avons des interf&#233;rences !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est compr&#233;hensible. Lorsque nous ne voyons pas l'&#233;lectron, aucun photon ne le perturbe, et quand nous le voyons, c'est qu'un photon l'a perturb&#233;. La perturbation a toujours la m&#234;me grandeur car les photons de la lumi&#232;re produisent tous des effets de m&#234;me grandeur et l'effet de la diffusion des photons est suffisant pour emp&#234;cher tout effet d'interf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas quelque moyen de voir les &#233;lectrons sans les perturber ? Nous avons appris dans un pr&#233;c&#233;dent chapitre que l'impulsion transport&#233;e par un &#171; photon &#187; est inversement proportionnelle &#224; la longueur d'onde (c'est-&#224;-dire qu'elle est proportionnelle &#224; sa fr&#233;quence). Il est certain que le choc donn&#233; &#224; l'&#233;lectron lorsque le photon est diffus&#233; vers notre &#339;il d&#233;pend de l'impulsion du photon. Ah ! Ah ! Mais alors, si nous voulions ne perturber l'&#233;lectron que l&#233;g&#232;rement nous n'aurions pas d&#251; diminuer l'intensit&#233; de la lumi&#232;re, mais nous aurions d&#251; diminuer sa fr&#233;quence (c'est-&#224;-dire augmenter sa longueur d'onde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilisons de la lumi&#232;re de couleur plus rouge. Nous pourrions m&#234;me employer de l'infrarouge ou des ondes radio&#233;lectriques (comme celles du radar), et &#171; voir &#187; o&#249; l'&#233;lectron va &#224; l'aide d'un appareil qui peut &#171; voir &#187; de la lumi&#232;re ayant ces grandes longueurs d'onde. Si nous utilisons de la lumi&#232;re plus douce, nous pouvons peut-&#234;tre &#233;viter de perturber autant les &#233;lectrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons l'exp&#233;rience avec de plus grandes longueurs d'onde. Nous allons nous contenter de r&#233;p&#233;ter notre exp&#233;rience avec, chaque fois, une lumi&#232;re ayant une plus grande longueur d'onde. Au d&#233;but, rien ne semble changer. Les r&#233;sultats sont les m&#234;mes. Puis quelque chose de terrible se produit. Vous vous rappelez que lorsque nous avons discut&#233; le microscope, nous avons remarqu&#233; que la nature ondulatoire entra&#238;nait une limitation de la distance minimum qu'il peut y avoir entre deux points pour qu'ils soient per&#231;us comme deux points s&#233;par&#233;s. Cette distance est de l'ordre de la longueur d'onde de la lumi&#232;re. De m&#234;me maintenant, lorsque nous prenons une longueur d'onde plus grande que la distance entre nos deux trous, nous voyons un grand &#233;clair indistinct lorsque la lumi&#232;re est diffus&#233;e par les &#233;lectrons. Nous ne pouvons plus dire par quel trou l'&#233;lectron est pass&#233; ! Nous savons seulement qu'il est pass&#233; quelque part ! Et c'est juste avec de la lumi&#232;re de cette couleur que nous trouvons que les chocs donn&#233;s &#224; l'&#233;lectron sont assez petits pour que nous commencions &#224; obtenir quelques effets d'interf&#233;rences, et que la courbe de probabilit&#233; commence &#224; ressembler &#224; la probabilit&#233; totale avec interf&#233;rences (obtenue avec deux trous ouverts sans &#233;clairer les trous). Et c'est seulement pour des longueurs d'onde beaucoup plus grandes que la distance entre les trous (et, par cons&#233;quent, lorsque nous n'avons aucune chance de pouvoir dire par o&#249; un &#233;lectron est pass&#233;), que la perturbation due &#224; la lumi&#232;re devient suffisamment petite pour que nous obtenions &#224; nouveau la courbe avec interf&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec notre exp&#233;rience, nous trouvons qu'il est impossible de r&#233;gler une source de lumi&#232;re de telle fa&#231;on que l'on puisse dire par quel trou un &#233;lectron est pass&#233; et, en m&#234;me temps, pour qu'elle ne perturbe pas la source d'interf&#233;rence. Heisenberg a sugg&#233;r&#233; que ces lois de la nature, nouvelles, ne pouvaient &#234;tre coh&#233;rentes que s'il existait une limitation fondamentale de nos capacit&#233;s d'observation, limitation qui n'avait pas &#233;t&#233; reconnue jusque l&#224;. Il proposa comme un principe g&#233;n&#233;ral son &#171; principe d'incertitude &#187; que nous pouvons &#233;noncer de la mani&#232;re suivante, dans les termes de l'exp&#233;rience pr&#233;c&#233;dente : &#171; il est impossible de construire un appareil pour d&#233;terminer par quel trou un &#233;lectron est pass&#233;, sans que cet appareil ne perturbe suffisamment les &#233;lectrons pour d&#233;truire la figure d'interf&#233;rence &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'a jamais trouv&#233; (ni m&#234;me esquiss&#233;) un moyen d'&#233;viter le principe d'incertitude. C'est pourquoi nous devons admettre qu'il d&#233;crit une caract&#233;ristique fondamentale de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie compl&#232;te de la m&#233;canique quantique, que nous employons maintenant pour d&#233;crire les atomes et, en fait, toute mati&#232;re, repose sur l'exactitude du principe d'incertitude&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons maintenant r&#233;sumer les conclusions principales de nos exp&#233;riences. Nous mettrons toutefois les r&#233;sultats sous une forme telle qu'ils seront encore vrais pour une classe plus g&#233;n&#233;rale d'exp&#233;riences. Nous pouvons &#233;crire ce r&#233;sum&#233; plus simplement si nous d&#233;finissons d'abord une &#171; exp&#233;rience id&#233;ale &#187; dans laquelle il n'y a aucune influence al&#233;atoire externe, telle qu'une agitation, que nous ne puissions prendre en compte exactement. Nous serions tout &#224; fait pr&#233;cis si nous disions : &#171; une exp&#233;rience id&#233;ale est une exp&#233;rience dans laquelle toutes les conditions initiales et finales sont compl&#232;tement sp&#233;cifi&#233;es &#187;. Ce que nous appellerons &#171; un &#233;v&#233;nement &#187; est, en g&#233;n&#233;ral, un ensemble particulier de conditions initiales et finales. Par exemple : &#171; un &#233;lectron, quittant le canon &#224; &#233;lectrons, arrive au d&#233;tecteur et rien d'autre ne se passe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venons-en maintenant &#224; notre r&#233;sum&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La probabilit&#233; d'un &#233;v&#233;nement dans une exp&#233;rience id&#233;ale est obtenue en multipliant par lui-m&#234;me un nombre appel&#233; amplitude de probabilit&#233;. Lorsqu'un &#233;v&#233;nement peut se produire suivant l'une ou l'autre de plusieurs voies, l'amplitude de probabilit&#233; pour l'&#233;v&#233;nement est donn&#233;e par la somme des amplitudes de probabilit&#233; correspondant &#224; chaque voie, consid&#233;r&#233;e isol&#233;ment. Il y a interf&#233;rence. La probabilit&#233; est le carr&#233; de la somme des amplitudes de probabilit&#233; des diff&#233;rentes voies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on r&#233;alise une exp&#233;rience capable de d&#233;terminer la voie suivant laquelle l'&#233;v&#233;nement s'est effectivement produit, la probabilit&#233; de l'&#233;v&#233;nement est la somme des probabilit&#233;s pour chacune des voies. L'interf&#233;rence est d&#233;truite. La probabilit&#233; est la somme des probabilit&#233;s des diff&#233;rentes voies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aimerait encore demander &#171; comment cela marche-t-il ? Quel m&#233;canisme y a-t-il derri&#232;re cette loi ? &#187; Personne n'a jamais trouv&#233; de m&#233;canisme derri&#232;re la loi. Personne ne peut &#171; expliquer &#187; plus que nous n'avons &#171; expliqu&#233; &#187;. Personne ne vous donnera une description plus profonde de la situation. Nous n'avons pas la moindre id&#233;e d'un m&#233;canisme plus fondamental dont on pourrait d&#233;duire les r&#233;sultats pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voudrions souligner une diff&#233;rence tr&#232;s importante entre les m&#233;caniques classique et quantique. Nous avons parl&#233; de la probabilit&#233; pour qu'un &#233;lectron arrive &#224; un certain endroit, dans des circonstances donn&#233;es. Nous avons implicitement suppos&#233; qu'avec notre dispositif exp&#233;rimental (ou m&#234;me avec le meilleur dispositif possible) il est impossible de pr&#233;dire exactement ce qui allait arriver. Nous pouvons seulement pr&#233;voir des probabilit&#233;s ! Si cela &#233;tait vrai, cela signifierait que la physique a renonc&#233; de pr&#233;dire exactement ce qui se passe dans des conditions donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui ! La physique y a renonc&#233;. Nous ne savons pas comment pr&#233;dire ce qui arrive dans des conditions donn&#233;es, et nous croyons en fait que c'est impossible et que la seule chose qui peut &#234;tre pr&#233;dite est la probabilit&#233; des diff&#233;rents &#233;v&#233;nements. Il faut admettre que ceci est une restriction &#224; notre ancien id&#233;al de compr&#233;hension de la nature. C'est peut-&#234;tre un pas en arri&#232;re mais personne n'a trouv&#233; le moyen de l'&#233;viter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Implications philosophiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons bri&#232;vement quelques implications philosophiques de la m&#233;canique quantique. Comme toujours, il y a deux aspects du probl&#232;me : l'un concerne les implications philosophiques pour la physique, et l'autre l'extrapolation de cette philosophie &#224; d'autres domaines. Lorsque les id&#233;es philosophiques associ&#233;es &#224; la science sont habituellement compl&#232;tement d&#233;form&#233;es. Aussi nous limiterons nos remarques &#224; la physique elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aspect le plus int&#233;ressant est d'abord l'id&#233;e principale d'incertitude ; faire une observation affecte le ph&#233;nom&#232;ne. On sait depuis toujours que lorsqu'on observe, on affecte le ph&#233;nom&#232;ne, mais l'important ici est que l'effet ne peut pas &#234;tre n&#233;glig&#233; ou &#233;cart&#233; ou diminu&#233; arbitrairement en transformant l'appareil. Lorsque nous cherchons un certain ph&#233;nom&#232;ne, nous ne pouvons pas nous emp&#234;cher de le perturber d'une certaine mani&#232;re minimum, et la perturbation est n&#233;cessaire &#224; la coh&#233;rence du point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observateur &#233;tait quelquefois important en physique pr&#233;quantique, mais seulement dans un sens plut&#244;t &#233;vident. Le probl&#232;me a &#233;t&#233; pos&#233; : si un arbre tombe dans une for&#234;t et qu'il n'y ait personne pour l'entendre, fait-il du bruit ? Un arbre &#171; r&#233;el &#187; tombant dans une for&#234;t &#171; r&#233;elle &#187; fait un bruit, bien s&#251;r, m&#234;me si personne n'est l&#224;. M&#234;me si personne n'est pr&#233;sent pour l'entendre, d'autres traces restent. Le son agitera certaines feuilles, et si nous sommes suffisamment attentifs nous pouvons trouver quelque part qu'une &#233;pine a frott&#233; contre une feuille et y a laiss&#233; une petite trace qui ne peut &#234;tre expliqu&#233;e que si nous supposons que la feuille a vibr&#233;. Ainsi, dans un certain sens, nous devons admettre qu'un son est produit. Non, les sensations sont en relation, probablement, avec la conscience. Que les fourmis soient conscientes et qu'il y ait des fourmis dans la for&#234;t, ou que les arbres soient conscients, nous n'en savons rien. Laissons le probl&#232;me sous cette forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre chose sur laquelle les gens ont insist&#233; depuis que la m&#233;canique quantique s'est d&#233;velopp&#233;e est l'id&#233;e que nous ne devrions pas parler de ces choses que nous ne pouvons pas mesurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la th&#233;orie de la relativit&#233; nous le dit &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant qu'une chose ne peut &#234;tre d&#233;finie par la mesure, elle n'a pas de place dans une th&#233;orie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisqu'une valeur pr&#233;cise de la quantit&#233; de mouvement d'une particule localis&#233;e ne peut &#234;tre d&#233;finie par la mesure, elle n'a pas lieu de figurer dans la th&#233;orie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e que c'est cela qui n'allait pas dans la th&#233;orie classique est une position fausse. C'est une analyse peu soigneuse de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas simplement parce que nous ne pouvons pas mesurer la position et la quantit&#233; de mouvement pr&#233;cis&#233;ment que cela signifie a priori que nous ne puissions pas en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie simplement que nous ne sommes pas oblig&#233;s d'en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation dans les sciences est celle-ci : un concept ou une id&#233;e qui ne peuvent pas &#234;tre mesur&#233;s ou qu'on ne peut relier directement &#224; l'exp&#233;rience peuvent ou peuvent ne pas &#234;tre utiles. Il n'est pas n&#233;cessaire qu'ils existent dans une th&#233;orie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, supposez que nous comparions la th&#233;orie classique du monde avec la th&#233;orie quantique, et supposez qu'il soit vrai exp&#233;rimentalement que nous ne puissions mesurer la position et la quantit&#233; de mouvement qu'avec une certaine impr&#233;cision. La question est de savoir si les notions de position exacte d'une particule et de quantit&#233; de mouvement exacte d'une particule sont valides ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie classique admet ces id&#233;es ; la th&#233;orie quantique ne les admet pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas en soi que la physique classique soit fausse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la nouvelle m&#233;canique quantique fut d&#233;couverte, les gens d'ob&#233;dience classique &#8211; ce qui comprenait tout le monde &#224; l'exception de Heisenberg, Schr&#246;dinger et Born &#8211; disaient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Regardez, votre nouvelle th&#233;orie n'est pas bonne parce que vous ne pouvez pas r&#233;pondre &#224; certaines questions telles que : quelle est la position d'une particule ?, par quel trou passe-t-elle ? et d'autres encore. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse d'Heisenberg &#233;tait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je n'ai pas besoin de r&#233;pondre &#224; de telles questions, parce que vous ne pouvez pas vous poser de telles question exp&#233;rimentalement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas besoin de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rez deux th&#233;ories (a) et (b) ; (a) contient une id&#233;e qui ne peut &#234;tre v&#233;rifi&#233;e directement mais qui est utilis&#233;e dans le calcul, et l'autre, (b), ne contient pas l'id&#233;e. Si elles sont en d&#233;saccord dans leurs pr&#233;dictions, on ne peut pas dire que (b) est fausse parce qu'elle ne peut pas expliquer l'id&#233;e qui se trouve en (a), parce que cette id&#233;e correspond &#224; une des choses qui ne peut pas &#234;tre v&#233;rifi&#233;e directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours bon de savoir quelles id&#233;es ne peuvent pas &#234;tre v&#233;rifi&#233;es directement, mais il n'est n&#233;cessaire de les &#233;liminer toutes. Il n'est pas vrai que nous puissions avancer jusqu'au bout dans la connaissance scientifique en utilisant seulement ces concepts qui sont directement soumis &#224; l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#233;canique quantique elle-m&#234;me, il y a une amplitude de fonction d'onde, il y a un potentiel, il y a de nombreux autres concepts que nous ne pouvons mesurer directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base d'une science est sa capacit&#233; &#224; pr&#233;dire. Pr&#233;dire signifie dire ce qui va se passer dans une exp&#233;rience qui n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment pouvons-nous le faire ? En supposant que nous savons ce qui se passe, ind&#233;pendamment de l'exp&#233;rience. Nous devons extrapoler les exp&#233;riences dans une r&#233;gion o&#249; elles n'ont pas encore &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es. Nous devons prendre nos concepts et les &#233;tendre &#224; des r&#233;gions o&#249; ils n'ont pas encore &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous ne le faisons pas, nous n'avons pas de pr&#233;dictions. Ainsi, pour un physicien classique, il &#233;tait parfaitement raisonnable d'aller de l'avant tranquillement et de supposer que la position &#8211; qui manifestement signifie quelque chose pour un ballon de football &#8211; signifie quelque chose &#233;galement pour un &#233;lectron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas une stupidit&#233;. C'&#233;tait une proc&#233;dure sens&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; fait quelques remarques sur l'ind&#233;termination de la m&#233;canique quantique. C'est-&#224;-dire que nous sommes incapables maintenant de pr&#233;dire ce qui va se passer en physique dans une circonstance physique donn&#233;e qui est pr&#233;par&#233;e aussi pr&#233;cis&#233;ment que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avons un atome dans un &#233;tat excit&#233; qui va donc &#233;mettre un photon, nous ne pouvons pas dire quand il va &#233;mettre ce photon. Il a une certaine amplitude d'&#233;mettre le photon &#224; n'importe quel moment, et nous ne pouvons que pr&#233;dire une probabilit&#233; d'&#233;mission ; nous ne pouvons pas pr&#233;dire le futur exactement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, nous devons insister sur le fait que la physique classique est &#233;galement, en un sens, ind&#233;termin&#233;e. On pense habituellement que cette ind&#233;termination, cette incapacit&#233; de pr&#233;dire le futur, est une caract&#233;ristique importante de la m&#233;canique quantique, et on dit que cela explique le comportement de l'esprit, les sentiments de libre volont&#233;, etc. Mais si le monde &#233;tait classique &#8211; si les lois de la m&#233;canique &#233;taient classiques &#8211; il n'est pas du tout &#233;vident que l'esprit ne sentirait pas plus ou moins la m&#234;me chose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai classiquement que si nous connaissions la position et la vitesse de chaque particule dans le monde, ou dans un r&#233;cipient de gaz, nous pourrions dire exactement ce qui va se passer. Et de ce fait le monde classique est d&#233;terministe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposez, cependant, que notre pr&#233;cision soit limit&#233;e et que nous ne sachions &#171; exactement &#187; o&#249; se trouve un atome, &#224; un milliardi&#232;me pr&#232;s par exemple. Lorsque celui-ci se d&#233;place, il frappe un autre atome et du fait que nous ne connaissions pas la position mieux qu'&#224; un milliardi&#232;me pr&#232;s, nous trouvons une erreur encore plus grande sur la position apr&#232;s la collision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ceci est amplifi&#233;, bien s&#251;r, dans la collision suivante, de telle sorte que si nous partons avec simplement une petite erreur, elle est rapidement amplifi&#233;e pour devenir une tr&#232;s grande incertitude&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlant plus pr&#233;cis&#233;ment, &#233;tant donn&#233; une pr&#233;cision arbitraire, quelle que soit cette pr&#233;cision, on peut trouver un temps suffisamment long pour que nous ne puissions plus faire de pr&#233;dictions valables sur ce qui doit se passer au bout de ce temps long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point important maintenant est que cet intervalle de temps n'est pas tr&#232;s grand&#8230; Dans un tout petit laps de temps nous perdons toute notre information&#8230; Ce n'est donc pas juste de dire, en nous fondant sur l'apparente libert&#233; et l'ind&#233;terminisme de l'esprit humain, que nous aurions d&#251; r&#233;aliser que la physique &#171; d&#233;terministe &#187; classique ne pouvait en rendre compte et accueillir la m&#233;canique quantique comme la lib&#233;ration d'un univers &#171; compl&#232;tement m&#233;canique &#187;. Car d&#233;j&#224; en m&#233;canique classique, l'ind&#233;termination existe d'un point de vue pratique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Amplitudes de probabilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand Schr&#246;dinger d&#233;couvrit le premier les lois correctes de la m&#233;canique quantique, il &#233;crivit une &#233;quation qui donnait l'amplitude pour trouver une particule en diff&#233;rents endroits. Cette &#233;quation &#233;tait tr&#232;s similaire de celles qui &#233;taient d&#233;j&#224; connues des physiciens de l'&#233;poque classique et que ceux-ci avaient utilis&#233;s pour d&#233;crire le mouvement de l'air dans une onde sonore, pour la transmission de la lumi&#232;re, etc. si bien que, pendant les d&#233;buts de la m&#233;canique quantique on passa beaucoup de temps &#224; r&#233;soudre cette &#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en m&#234;me temps, on commen&#231;ait &#224; comprendre, avec Born et Dirac en particulier, les id&#233;es physiques fonci&#232;rement nouvelles de la m&#233;canique quantique. Tandis que celle-ci continuait &#224; se d&#233;velopper, il apparut qu'il y avait un grand nombre de choses qui n'&#233;taient pas directement impliqu&#233;es par l'&#233;quation de Schr&#246;dinger, telles que le spin de l'&#233;lectron et diff&#233;rents ph&#233;nom&#232;nes relativistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous cherchons l'amplitude de probabilit&#233; pour qu'une particule, qui arrive en x, reparte en s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous suffira de calculer l'amplitude de probabilit&#233; pour qu'une telle particule passe par le trou 1. Le m&#234;me type de calcul nous donnera l'amplitude de probabilit&#233; pour qu'elle passe par le trou 2. Puis on additionnera les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le calcul est extr&#234;mement simple. En effet, l'amplitude de probabilit&#233; pour qu'une particule passe par le trou 1 pour aller de la position x &#224; la position s est simplement le produit de l'amplitude de probabilit&#233; pour aller de x au trou 1 avec l'amplitude de probabilit&#233; pour aller du trou 1 &#224; s. On fait de m&#234;me pour le trou puis on additionne les deux. Vous avez l&#224; l'essentiel de ce calcul de probabilit&#233;s d&#233;velopp&#233; par Dirac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quels sont les comportements de base du monde ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;couvert que n'importe quel &#233;tat du monde peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; comme une superposition &#8211; une combinaison lin&#233;aire avec des coefficients convenables &#8211; d'&#233;tat de base. Vous pouvez vous demander d'abord, quels &#233;tats de base ? Eh bien, il y a de nombreuses possibilit&#233;s diff&#233;rentes. Vous pouvez, par exemple, projeter un spin sur la direction z, ou sur une autre direction. Il y a beaucoup, beaucoup de repr&#233;sentations diff&#233;rentes, qui sont les analogues des diff&#233;rents syst&#232;mes de coordonn&#233;es que l'on peut employer pour repr&#233;senter des vecteurs ordinaires. Ensuite, quels coefficients ? Eh bien, ceci d&#233;pend des conditions physiques. Des ensembles de coefficients diff&#233;rents correspondent &#224; des conditions physiques diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Rappel : le spin est le moment angulaire quantifi&#233; de la particule.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chose importante &#224; conna&#238;tre est &#171; l'espace &#187; dans lequel vous travaillez &#8211; en d'autres termes, quelle est la signification physique des &#233;tats de base ? La premi&#232;re chose qu'il faut donc savoir est, en g&#233;n&#233;ral, &#224; quoi ressemblent les &#233;tats de base ? Vous pouvez alors comprendre comment d&#233;crire une situation donn&#233;e en fonction de ces &#233;tats de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voudrions anticiper un peu et parler un petit peu de ce que va &#234;tre la description quantique g&#233;n&#233;rale de la nature &#8211; en termes d'id&#233;es courantes dans la physique d'aujourd'hui. Tout d'abord, on choisit une repr&#233;sentation particuli&#232;re pour les &#233;tats de base &#8211; diff&#233;rentes repr&#233;sentations sont toujours possibles. Par exemple, pour une particule de spin un demi (comme l'&#233;lectron), nous pouvons utiliser les &#233;tats &#171; plus &#187; ou &#171; moins &#187; par rapport &#224; l'axe z. Mais l'axe z n'a rien de sp&#233;cial &#8211; vous pouvez toujours prendre n'importe quel autre axe si vous le pr&#233;f&#233;rez. Cependant, par souci de coh&#233;rence, nous prendrons toujours l'axe z.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons que nous commencions avec une situation &#224; un &#233;lectron. En plus des deux possibilit&#233;s de spin (&#171; en haut &#187; et &#171; en bas &#187; le long de l'axe z), il y aussi diff&#233;rentes possibilit&#233;s pour l'impulsion de l'&#233;lectron. Nous choisissons un ensemble d'&#233;tats de base, chacun correspondant &#224; une valeur de l'impulsion. Mais que faire si l'&#233;lectron n'a pas une impulsion d&#233;finie ? Cela va encore, nous ne faisons que dire que ce sont des &#233;tats de base. Si l'&#233;lectron n'a pas d'impulsion d&#233;finie, il a une certaine amplitude pour avoir une impulsion donn&#233;e et une autre amplitude pour avoir une autre impulsion, et ainsi de suite. Et il n'est pas n&#233;cessairement en train de tourner spin en haut, il a une certaine amplitude pour &#234;tre spin en bas avec la m&#234;me impulsion, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description compl&#232;te d'un &#233;lectron, pour autant que nous le sachions, ne requiert que l'impulsion et le spin pour d&#233;crire les &#233;tats de base. Un ensemble d'&#233;tats de base acceptable pour un seul &#233;lectron est donc d&#233;crit par les diff&#233;rentes valeurs de l'impulsion et les positions, en haut et en bas, du spin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire des syst&#232;mes &#224; plus d'un &#233;lectron ? Les &#233;tats de base deviennent alors plus compliqu&#233;s. Supposons que nous ayons deux &#233;lectrons. Tout d'abord, nous avons quatre &#233;tats de spin possibles : les deux &#233;lectrons spin en haut, le premier en bas et le deuxi&#232;me en haut, le premier en haut et le deuxi&#232;me en bas, les deux en bas. Nous avons aussi &#224; pr&#233;ciser que le premier &#233;lectron a l'impulsion p1, et le deuxi&#232;me &#233;lectron a l'impulsion p2. Les &#233;tats de base requi&#232;rent que l'on sp&#233;cifie deux impulsons et deux spins. Avec sept &#233;lectrons, nous avons &#224; sp&#233;cifier sept de chaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avons un proton et un &#233;lectron, il nous faut sp&#233;cifier la direction du spin du proton et son impulsion, la direction du spin de l'&#233;lectron et son impulsion. Du moins, ceci est approximativement vrai&#8230; Dans un atome d'hydrog&#232;ne qui a un proton et un &#233;lectron, nous avons beaucoup d'&#233;tats de base diff&#233;rents &#224; d&#233;crire &#8211; les spins du proton et de l'&#233;lectron en haut ou en bas et les diff&#233;rentes valeurs possibles des impulsions du proton et de l'&#233;lectron&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question se pose alors : le proton a-t-il des constituants internes ? Devons-nous d&#233;crire un proton en donnant tous les &#233;tats possibles des protons, des m&#233;sons et des particules &#233;tranges ?... Peut-&#234;tre allons-nous d&#233;couvrir demain qu'&#233;lectron a aussi toute une m&#233;canique interne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, nous nous contentons de deviner que pour l'&#233;lectron, il suffit de sp&#233;cifier l'impulsion et le spin. Nous pensons aussi qu'il y a un proton id&#233;al entour&#233; de m&#233;sons pi, de m&#233;sons k, etc. qui doivent tous &#234;tre d&#233;crits&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#233;canique quantique non relativiste &#8211; si les &#233;nergies ne sont pas trop &#233;lev&#233;es de fa&#231;on que vous ne d&#233;rangiez pas le jeu interne des particules, &#233;tranges et autres &#8211; vous pouvez faire du tr&#232;s bon travail sans vous soucier de ces d&#233;tails. Vous pouvez d&#233;cider de ne sp&#233;cifier que les impulsions et les spins des &#233;lectrons et des noyaux ; tout se passera tr&#232;s bien&#8230; Nous ferons souvent l'approximation selon laquelle nous ne tenons pas compte de la possibilit&#233; d'un mouvement interne, diminuant ainsi le nombre de d&#233;tails que nous devons inclure dans nos &#233;tats de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, nous oublions alors certains ph&#233;nom&#232;nes qui appara&#238;traient (en g&#233;n&#233;ral) &#224; des &#233;nergies plus &#233;lev&#233;es, mais en faisant de telles approximations nous pouvons simplifier &#233;norm&#233;ment l'analyse des probl&#232;mes. Par exemple, nous pouvons discuter la collision de deux atomes d'hydrog&#232;ne &#224; basse &#233;nergie &#8211; ou n'importe quelle r&#233;action chimique &#8211; sans nous inqui&#233;ter du fait que les noyaux atomiques pourraient &#234;tre excit&#233;s. En r&#233;sum&#233;, quand nous pouvons n&#233;gliger les effets des &#233;tats excit&#233;s d'une particule, nous pouvons choisir un ensemble d'&#233;tats de base constitu&#233; des &#233;tats dont l'impulsion et le composante z du moment angulaire sont d&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre probl&#232;me, alors, pour d&#233;crire la nature est de trouver une repr&#233;sentation ad&#233;quate des &#233;tats de base. Cela n'est que le commencement. Nous voulons de plus &#234;tre capables de dire ce qui &#171; arrive &#187;. Si nous connaissons l'&#233;tat du monde &#224; un moment donn&#233;, nous voulons conna&#238;tre son &#233;tat un peu plus tard. Nous avons donc aussi &#224; trouver les lois qui d&#233;terminent comment les choses changent dans le temps&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Structure d'un atome et couches &#233;lectroniques &#8211; amplitude et fonction d'onde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour analyser la structure d'un atome, nous pouvons consid&#233;rer que les &#233;lectrons remplissent des couches successives. La th&#233;orie de Schr&#246;dinger sur le mouvement des &#233;lectrons ne peut &#234;tre ais&#233;ment mise en &#339;uvre que s'il s'agit d'&#171; un seul &#233;lectron &#187; se d&#233;pla&#231;ant dans un champ &#171; central &#187; - un champ ne variant qu'en fonction de la distance par rapport &#224; un point. Alors, comment peut-on analyser ce qui se passe dans un atome &#224; 22 &#233;lectrons ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re consiste &#224; utiliser une sorte d'approximation de particules ind&#233;pendantes. Vous calculez d'abord ce qui se passe avec un &#233;lectron. Vous obtenez un certain nombre de niveaux d'&#233;nergie. Vous placez un &#233;lectron dans l'&#233;tat d'&#233;nergie le plus bas. Pour un mod&#232;le grossier, vous pouvez continuer d'ignorer les interactions entre &#233;lectrons et vous pouvez continuer &#224; remplir les couches successives, mais il existe un moyen d'obtenir de meilleures r&#233;ponses en tenant compte &#8211; au moins d'une mani&#232;re approch&#233;e &#8211; de l'effet de la charge &#233;lectrique port&#233;e par l'&#233;lectron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois que vous ajoutez un &#233;lectron, vous calculez l'amplitude pour qu'il se trouve aux divers emplacements, et vous utilisez ensuite cette amplitude pour faire une certaine estimation d'une esp&#232;ce de distribution de charge &#224; sym&#233;trie sph&#233;rique&#8230; De cette mani&#232;re vous pouvez obtenir des corrections raisonnables pour l'&#233;nergie de l'atome neutre et des &#233;tats ionis&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une couche partiellement remplie, l'atome montrera une tendance &#224; se saisir d'un ou plusieurs &#233;lectrons suppl&#233;mentaires, ou bien &#224; perdre quelques &#233;lectrons, de mani&#232;re &#224; passer &#224; l'&#233;tat plus stable d'une couche remplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#233;orie explique le m&#233;canisme qui gouverne les propri&#233;t&#233;s chimiques fondamentales tout au long de la table p&#233;riodique des &#233;l&#233;ments&#8230; Un atome ayant un &#233;lectron de plus ou de moins qu'un gaz inerte perdra ou prendra facilement un &#233;lectron pour passer &#224; la situation particuli&#232;rement stable (&#233;tat de basse &#233;nergie) associ&#233;e au fait d'avoir une couche compl&#232;tement remplie &#8211; ce sont ces &#233;l&#233;ments chimiques tr&#232;s actifs dont la valence est +1 ou -1&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;quation de Schr&#246;dinger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le but est de voir comment les &#233;tats peuvent varier en fonction du temps. Cette transformation est indiqu&#233;e par ce que l'on appelle &#171; une fonction d'onde &#187;, qui est en fonction du temps et d&#233;crit les &#233;tats successifs qui se produisent au cours du temps. C'est une &#171; repr&#233;sentation d'espace &#187; qui donne les valeurs des projections d'&#233;tats sur les &#233;tats de base&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle donne la variation de l'amplitude d'un &#233;lectron pour se d&#233;placer dans un potentiel et exprime cette variation en fonction du potentiel et de son acc&#233;l&#233;ration de variation (appel&#233;e d&#233;riv&#233;e seconde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut la premi&#232;re &#233;quation de m&#233;canique quantique jamais &#233;crite. Elle a &#233;t&#233; &#233;crite avant qu'aucune des &#233;quations quantiques n'ait &#233;t&#233; d&#233;couverte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que nous ayons abord&#233; le sujet selon une voie compl&#232;tement diff&#233;rente, le grand moment historique de la naissance de la description quantique de la mati&#232;re s'est produit lorsque Schr&#246;dinger en 1926 a &#233;crit pour la premi&#232;re fois son &#233;quation. Pendant de longues ann&#233;es, la structure atomique interne de la mati&#232;re &#233;tait rest&#233;e un grand myst&#232;re. Personne n'avait &#233;t&#233; capable de comprendre ce qui maintient la mati&#232;re ensemble, pourquoi il y a des forces de liaisons chimiques et surtout comment il peut se faire que des atomes puissent &#234;tre stables. Si Bohr avait su donner une description du mouvement interne d'un &#233;lectron dans un atome d'hydrog&#232;ne, description qui paraissait expliquer le spectre de la lumi&#232;re &#233;mise par cet atome, la raison pour laquelle les &#233;lectrons se d&#233;placent de cette mani&#232;re restait un myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte par Schr&#246;dinger des &#233;quations propres du mouvement des &#233;lectrons &#224; l'&#233;chelle atomique a fourni une th&#233;orie &#224; partir de laquelle on peut calculer des ph&#233;nom&#232;nes atomiques de fa&#231;on quantitative, pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e. En principe, l'&#233;quation de Schr&#246;dinger permet d'expliquer tous les ph&#233;nom&#232;nes atomiques sauf ceux qui font intervenir le magn&#233;tisme et la relativit&#233;. Elle permet d'expliquer les niveaux d'&#233;nergie d'un atome ainsi que tous les faits qui concernent les liaisons chimiques. Cependant, ceci n'est vrai qu'en principe : pour r&#233;soudre exactement n'importe quel probl&#232;me sauf les plus simples, les calculs deviennent rapidement trop compliqu&#233;s. Seuls les atomes d'hydrog&#232;ne et d'h&#233;lium ont pu &#234;tre calcul&#233;s avec une grande pr&#233;cision&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tats qui satisfont &#224; l'&#233;quation de Schr&#246;dinger pour un &#233;lectron dans un champ coulombien sont caract&#233;ris&#233;s par les trois nombres quantiques m, l et n, tous entiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m : nombre quantique magn&#233;tique, entre &#8211;l et +l&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l : nombre quantique du moment cin&#233;tique total, entre 0 et n-1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;n : nombre quantique principal, entier 1, 2, 3&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie de l'&#233;tat ne d&#233;pend que de n et croit avec n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution angulaire de l'&#233;lectron correspondant &#224; l'amplitude de l'&#233;lectron est caract&#233;ris&#233;e par les valeurs de l et m.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque configuration angulaire, plusieurs distributions radiales sont possibles et la distribution radiale ne d&#233;pend que de n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On obtient ainsi les diverses couches atomiques des &#233;lectrons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2s et 2p&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3s 3p et 3d&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4s 4p 4d et 4f&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat s est l = 0, m = 0 et n = 0&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat p est l = 1, n = 2 ou plus, m = +1, 0 ou -1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, 2s signifie couche 2, &#233;tat s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela donne le diagramme des niveaux d'&#233;nergie de l'atome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela permet d'interpr&#233;ter les propri&#233;t&#233;s chimiques des atomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat fondamental de l'hydrog&#232;ne est dans la configuration 1s (l=m=0 et n=1)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion sur le point de vue de Feynman :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il nous faut conclure que la r&#233;partition des &#233;lectrons sur l'&#233;cran est diff&#233;rente lorsque nous les observons et lorsque nous ne les observons pas. &#187; &#233;crit Feynman dans sa discussion sur l'exp&#233;rience des fentes de Young qui d&#233;but ce texte. En r&#233;alit&#233;, que &#171; nous &#187; les observions ou pas ne compte pas. Ce qui compte, c'est qu'ils se heurtent &#224; des photons &#233;mis par une source de lumi&#232;re ou pas. Si une lumi&#232;re &#233;claire les trous et que nous n'observons pas ce qui se passe et par quel trou ils passent, cela suffit &#224; supprimer les interf&#233;rences. On a donc, &#224; tort, d&#233;velopp&#233; une argumentation sur le r&#244;le de l'observateur humain !!!! La r&#233;alit&#233;, c'est que la lumi&#232;re &#233;mise en direction des deux trous et qui heurte le passage des &#233;lectrons perturbe les interf&#233;rences. Elle remet les deux chemins au m&#234;me rythme et supprime le d&#233;calage de phase entre les ondes pass&#233;es par les deux trous. Bien s&#251;r, s'il n'y a qu'un trou d'ouvert, il ne peut pas y avoir d'interf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le raisonnement de Feynman reste valable pour l'essentiel et il d&#233;montre que l'onde est pass&#233;e par les deux trous et que le corpuscule n'est pass&#233; que par un trou et que, dans l'&#233;lectron, il y a &#224; la fois l'onde et le corpuscule !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que d&#233;montrent les exp&#233;riences de Young, dans les divers cas, trous &#233;clair&#233;s ou pas, trous ouverts ou pas, c'est que ce qui passe par les trous n'est pas un objet ind&#233;pendant sur lequel on peut raisonner comme un seul objet. Le ph&#233;nom&#232;ne &#171; &#233;lectron &#187; n'est pas un objet mais un effet qui d&#233;pend de l'&#233;tat du vide quantique qui l'entoure. La lumi&#232;re modifie l'&#233;tat du vide qui entoure le corpuscule, l'&#233;tat du nuage de polarisation de l'&#233;lectron et donc le pilotage du mouvement de l'&#233;lectron qui d&#233;pend compl&#232;tement de ce nuage. Les trous aussi modifient ce nuage au sens o&#249; le corpuscule ne peut passer que par Un trou et que le nuage de polarisation ne peut que passer par les DEUX trous !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour &#233;tudier cette question plus avant, lire ici :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=zPolTp0ddRg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Expos&#233; sur les fentes de Young&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/science_en_cours/quelques_experiences_d_initiation_a_la_microscopie_electronique.3436&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Expos&#233; sur la microscopie &#233;lectronique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/l_experience_des_fentes_d_young.43507&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deuxi&#232;me expos&#233; sur les fentes de Young&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous apprend l'exp&#233;rience des fentes de Young&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4339&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'exp&#233;rience des fentes de Young et la dualit&#233; onde/corpuscule&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2188&#034;&gt;Qu'est-ce que l'exp&#233;rience des fentes de Young et quelle en est la cons&#233;quence ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5223&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Physique sans &#233;quations&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4482&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique qui n'est pas pure math&#233;matique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1828&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qui fait que la physique fondamentale contemporaine est purement math&#233;matique et n'est plus conceptuelle ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1710&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mille et une interpr&#233;tations des in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg de la physique quantique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4174&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La physique n'est pas seulement un calcul mais une pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article46&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lumi&#232;re et mati&#232;re, des lois issues du vide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2233&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi la physique quantique nous pose autant de probl&#232;mes philosophiques ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article5499&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la dualit&#233; onde-corpuscule&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3607&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les paradoxes de la physique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4424&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Einstein expose lui-m&#234;me pourquoi il critiquait les limites de la physique quantique qu'il avait largement contribu&#233; &#224; fonder&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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