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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Autobiographie d'Ilya Prigogine</title>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Physique quantique</dc:subject>
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&lt;p&gt;Autobiographie d'Ilya Prigogine &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa m&#233;morable s&#233;rie &#034;Etudes sur le temps humain&#034;, Georges Poulet consacre un volume &#224; la &#034;Mesure de l'instant&#034; 1. Il y propose une classification des auteurs selon l'importance qu'ils accordent au pass&#233;, au pr&#233;sent et au futur. Je crois que dans une telle typologie, ma position serait extr&#234;me, car je vis principalement dans le futur. Et donc ce n'est pas une t&#226;che trop facile d'&#233;crire ce r&#233;cit autobiographique, auquel je voudrais donner un ton personnel. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique120" rel="directory"&gt;Ilya Prigogine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot90" rel="tag"&gt;Prigogine&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autobiographie d'Ilya Prigogine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans sa m&#233;morable s&#233;rie &#034;Etudes sur le temps humain&#034;, Georges Poulet consacre un volume &#224; la &#034;Mesure de l'instant&#034; 1. Il y propose une classification des auteurs selon l'importance qu'ils accordent au pass&#233;, au pr&#233;sent et au futur. Je crois que dans une telle typologie, ma position serait extr&#234;me, car je vis principalement dans le futur. Et donc ce n'est pas une t&#226;che trop facile d'&#233;crire ce r&#233;cit autobiographique, auquel je voudrais donner un ton personnel. Mais le pr&#233;sent explique le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma conf&#233;rence Nobel, je parle beaucoup des fluctuations ; ce n'est peut-&#234;tre pas sans rapport avec le fait qu'au cours de ma vie j'ai ressenti l'efficacit&#233; de co&#239;ncidences frappantes dont les effets cumulatifs sont visibles dans mon travail scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis n&#233; &#224; Moscou, le 25 janvier 1917 - quelques mois avant la r&#233;volution. Ma famille avait une relation difficile avec le nouveau r&#233;gime et nous avons donc quitt&#233; la Russie d&#232;s 1921. Pendant quelques ann&#233;es (jusqu'en 1929), nous avons v&#233;cu comme migrants en Allemagne, avant de rester d&#233;finitivement en Belgique. C'est &#224; Bruxelles que j'ai fait mes &#233;tudes secondaires et universitaires. J'ai acquis la nationalit&#233; belge en 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re, Roman Prigogine, d&#233;c&#233;d&#233; en 1974, &#233;tait ing&#233;nieur chimiste &#224; l'&#201;cole polytechnique de Moscou. Mon fr&#232;re Alexander, n&#233; quatre ans avant moi, a suivi, comme moi-m&#234;me, le cursus de chimie de l'Universit&#233; Libre de Bruxelles. Je me rappelle combien j'ai h&#233;sit&#233; avant de choisir cette direction ; en quittant la section classique (gr&#233;co-latine) d'Ixelles Athenaeum, mon int&#233;r&#234;t &#233;tait plus port&#233; sur l'histoire et l'arch&#233;ologie, sans parler de la musique, notamment du piano. Selon ma m&#232;re, j'ai pu lire des partitions musicales avant de lire des mots imprim&#233;s. Et aujourd'hui, mon passe-temps favori est toujours le piano, bien que mon temps libre pour la pratique devienne de plus en plus restreint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mon adolescence, j'ai lu de nombreux textes philosophiques, et je me souviens encore du sort &#034;L'&#233;volution cr&#233;atrice&#034; qui m'a frapp&#233;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, je sentais qu'un message essentiel &#233;tait int&#233;gr&#233;, encore &#224; rendre explicite, dans la remarque de Bergson :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Plus nous &#233;tudions en profondeur la nature du temps, mieux nous comprenons que la dur&#233;e signifie invention, cr&#233;ation de formes, &#233;laboration continue de l'absolument nouveau.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des co&#239;ncidences heureuses ont fait le choix pour mes &#233;tudes &#224; l'universit&#233;. En effet, ils m'ont conduit dans une direction presque oppos&#233;e, vers la chimie et la physique. Et donc, en 1941, on m'a conf&#233;r&#233; mon premier doctorat. Tr&#232;s vite, deux de mes professeurs devaient exercer une influence durable sur l'orientation de mon futur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je mentionnerai d'abord Th&#233;ophile De Donder (1873-1957) .2 Quel aimable personnage il &#233;tait ! N&#233; fils d'un instituteur, il d&#233;bute sa carri&#232;re de la m&#234;me mani&#232;re et obtient (en 1896) le titre de docteur en sciences physiques, sans jamais avoir suivi aucun enseignement &#224; l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en 1918 - il avait alors 45 ans - que De Donder a pu consacrer son temps &#224; l'enseignement sup&#233;rieur, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; pendant quelques ann&#233;es nomm&#233; instituteur. Il est ensuite promu professeur au D&#233;partement des sciences appliqu&#233;es et entame sans d&#233;lai la r&#233;daction d'un cours de thermodynamique th&#233;orique pour les ing&#233;nieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi de vous donner plus de d&#233;tails, car c'est dans cette circonstance m&#234;me que nous devons associer la naissance de l'&#233;cole thermodynamique de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien comprendre l'originalit&#233; de l'approche de De Donder, je dois rappeler que depuis le travail fondamental de Clausius, le deuxi&#232;me principe de la thermodynamique a &#233;t&#233; formul&#233; comme une in&#233;galit&#233; : la &#034;chaleur non compens&#233;e&#034; est positive - ou, en termes plus r&#233;cents, la production d'entropie est positive. Cette in&#233;galit&#233; renvoie bien entendu &#224; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, comme tout processus naturel. &#192; cette &#233;poque, ces derniers &#233;taient mal compris. Ils sont apparus aux ing&#233;nieurs et physico-chimistes comme des ph&#233;nom&#232;nes &#034;parasites&#034;, qui ne pouvaient qu'entraver quelque chose : ici la productivit&#233; d'un processus, l&#224; la croissance r&#233;guli&#232;re d'un cristal, sans pr&#233;senter d'int&#233;r&#234;t intrins&#232;que. Ainsi, l'approche habituelle &#233;tait de limiter l'&#233;tude de la thermodynamique &#224; la compr&#233;hension des lois d'&#233;quilibre, pour lesquelles la production d'entropie est nulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne pouvait que faire de la thermodynamique une &#034;thermostatique&#034;. Dans ce contexte, le grand m&#233;rite de De Donder est qu'il a extrait la production d'entropie de ce &#034;sfumato&#034; lorsqu'il l'a li&#233;e de mani&#232;re pr&#233;cise au rythme d'une r&#233;action chimique, gr&#226;ce &#224; l'utilisation d'une nouvelle fonction qu'il devait appeler &#034;affinit&#233;&#034; .3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile aujourd'hui de rendre compte de l'hostilit&#233; qu'une telle approche devait rencontrer. Par exemple, je me souviens que vers la fin de 1946, lors de la r&#233;union IUPAP de Bruxelles 4, apr&#232;s une pr&#233;sentation de la thermodynamique des processus irr&#233;versibles, un sp&#233;cialiste de grande renomm&#233;e m'a dit, en substance : &#034;Je suis surpris que vous accordiez plus d'attention aux ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, qui sont essentiellement transitoires, qu'au r&#233;sultat final de leur &#233;volution, l'&#233;quilibre. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, certains &#233;minents scientifiques ont d&#233;rog&#233; &#224; cette attitude n&#233;gative. J'ai re&#231;u beaucoup de soutien de personnes comme Edmond Bauer, le successeur de Jean Perrin &#224; Paris, et Hendrik Kramers &#224; Leyde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Donder, bien s&#251;r, avait des pr&#233;curseurs, notamment &#224; l'&#233;cole fran&#231;aise de thermodynamique de Pierre Duhem. Mais dans l'&#233;tude de la thermodynamique chimique, De Donder est all&#233; plus loin et a donn&#233; une nouvelle formulation du deuxi&#232;me principe, bas&#233;e sur des concepts tels que l'affinit&#233; et le degr&#233; d'&#233;volution d'une r&#233;action, consid&#233;r&#233;s comme une variable chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; mon int&#233;r&#234;t pour la notion de temps, il &#233;tait naturel que mon attention se soit concentr&#233;e sur le deuxi&#232;me principe, car j'ai senti d&#232;s le d&#233;part qu'il introduirait un nouvel &#233;l&#233;ment inattendu dans la description de l'&#233;volution du monde physique. C'&#233;tait sans doute la m&#234;me impression que des physiciens illustres tels que Boltzmann5 et Planck6 auraient ressentis avant moi. Une grande partie de ma carri&#232;re scientifique serait ensuite consacr&#233;e &#224; l'&#233;lucidation des aspects macroscopiques et microscopiques du second principe, afin d'&#233;tendre sa validit&#233; &#224; de nouvelles situations, et aux autres approches fondamentales de la physique th&#233;orique, telles que la physique classique et dynamique quantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'examiner ces points plus en d&#233;tail, je voudrais souligner l'influence exerc&#233;e sur mon d&#233;veloppement scientifique par le second de mes professeurs, Jean Timmermans (1882-1971). Il &#233;tait plut&#244;t un exp&#233;rimentateur, particuli&#232;rement int&#233;ress&#233; par les applications de la thermodynamique classique aux solutions liquides, et en g&#233;n&#233;ral aux syst&#232;mes complexes, conform&#233;ment &#224; l'approche de la grande &#233;cole n&#233;erlandaise de thermodynamique de van der Waals et Roozeboom7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette fa&#231;on, j'ai &#233;t&#233; confront&#233; &#224; l'application pr&#233;cise des m&#233;thodes thermodynamiques et j'ai pu comprendre leur utilit&#233;. Au cours des ann&#233;es suivantes, j'ai consacr&#233; beaucoup de temps &#224; l'approche th&#233;orique de ces probl&#232;mes, qui appelait &#224; l'utilisation de m&#233;thodes thermodynamiques ; Je veux dire la th&#233;orie des solutions, la th&#233;orie des &#233;tats correspondants et des effets isotopiques dans la phase condens&#233;e. Une recherche collective avec V. Mathot, A. Bellemans et N. Trappeniers a permis de pr&#233;dire de nouveaux effets tels que la d&#233;mixtion isotopique de l'h&#233;lium He3 + He4, qui correspondaient parfaitement aux r&#233;sultats de recherches ult&#233;rieures. Cette partie de mon travail est r&#233;sum&#233;e dans un livre &#233;crit en collaboration avec V. Mathot et A. Bellemans, The Molecular Theory of Solutions. 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail dans ce domaine de la chimie physique a toujours &#233;t&#233; pour moi un plaisir sp&#233;cifique, car le lien direct avec l'exp&#233;rimentation permet de tester l'intuition du th&#233;oricien. Les succ&#232;s que nous avons rencontr&#233;s ont fourni la confiance qui &#233;tait plus tard indispensable dans ma confrontation &#224; des probl&#232;mes plus abstraits et complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, parmi toutes ces perspectives ouvertes par la thermodynamique, celle qui devait garder mon int&#233;r&#234;t &#233;tait l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, qui rendait si manifeste la &#034;fl&#232;che du temps&#034;. D&#232;s le d&#233;but, j'ai toujours attribu&#233; &#224; ces processus un r&#244;le constructif, en opposition &#224; l'approche standard, qui ne voyait dans ces ph&#233;nom&#232;nes que d&#233;gradation et perte de travail utile. &#201;tait-ce l'influence de &#034;L'&#233;volution cr&#233;atrice&#034; de Bergson ou la pr&#233;sence &#224; Bruxelles d'une &#233;cole de biologie th&#233;orique performante ? 9 Le fait est qu'il m'est apparu que les &#234;tres vivants nous fournissaient des exemples frappants de syst&#232;mes tr&#232;s organis&#233;s et o&#249; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles ont jou&#233; un r&#244;le essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles connexions intellectuelles, bien que plut&#244;t vagues au d&#233;part, ont contribu&#233; &#224; l'&#233;laboration, en 1945, du th&#233;or&#232;me de la production d'entropie minimale, applicable aux &#233;tats stationnaires hors &#233;quilibre.10 Ce th&#233;or&#232;me donne une explication claire de l'analogie qui reliait la stabilit&#233; de les &#233;tats thermodynamiques d'&#233;quilibre et la stabilit&#233; des syst&#232;mes biologiques, comme celui exprim&#233; dans le concept d '&#034;hom&#233;ostasie&#034; propos&#233; par Claude Bernard. C'est pourquoi, en collaboration avec JM Wiame 11, j'ai appliqu&#233; ce th&#233;or&#232;me &#224; la discussion de quelques probl&#232;mes importants en biologie th&#233;orique, &#224; savoir l'&#233;nerg&#233;tique de l'&#233;volution embryologique. Comme nous le savons mieux aujourd'hui, dans ce domaine, le th&#233;or&#232;me peut au mieux donner une explication de certains ph&#233;nom&#232;nes &#034;tardifs&#034;, mais il est remarquable qu'il continue d'int&#233;resser de nombreux exp&#233;rimentateurs.12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, je savais que la production d'entropie minimale n'&#233;tait valable que pour la branche lin&#233;aire des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, celle &#224; laquelle s'appliquent les fameuses relations de r&#233;ciprocit&#233; d'Onsager.13 Et, ainsi, la question &#233;tait : qu'en est-il des &#233;tats stationnaires loin de l'&#233;quilibre, pour lequel les relations d'Onsager ne sont pas valables, mais qui rel&#232;vent encore de la description macroscopique ? Les relations lin&#233;aires sont de tr&#232;s bonnes approximations pour l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes de transport (conductivit&#233; thermique, thermodiffusion, etc.), mais ne sont g&#233;n&#233;ralement pas valables pour les conditions de cin&#233;tique chimique. En effet, l'&#233;quilibre chimique est assur&#233; par la compensation de deux processus antagonistes, alors qu'en cin&#233;tique chimique - loin de l'&#233;quilibre, hors de la branche lin&#233;aire - on est g&#233;n&#233;ralement confront&#233; &#224; la situation inverse, o&#249; l'un des processus est n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce caract&#232;re local, la thermodynamique lin&#233;aire des processus irr&#233;versibles avait d&#233;j&#224; conduit &#224; de nombreuses applications, comme l'ont montr&#233; des personnes telles que J.Meixner, 14 SR de Groot et P. Mazur, 15 et, dans le domaine de la biologie, A. Katchalsky. 16 C'&#233;tait pour moi une incitation suppl&#233;mentaire lorsque je devais faire face &#224; des situations plus g&#233;n&#233;rales. Ces probl&#232;mes nous ont confront&#233;s pendant plus de vingt ans, entre 1947 et 1967, jusqu'&#224; ce que nous arrivions enfin &#224; la notion de &#034;structure dissipative&#034;. 17&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pas que la question soit intrins&#232;quement difficile &#224; traiter ; juste que nous ne savions pas nous orienter. C'est peut-&#234;tre une caract&#233;ristique de mon travail scientifique que les probl&#232;mes m&#251;rissent lentement, puis pr&#233;sentent une &#233;volution soudaine, de telle sorte qu'un &#233;change d'id&#233;es avec mes coll&#232;gues et collaborateurs devient n&#233;cessaire. Au cours de cette phase de mon travail, l'esprit original et enthousiaste de mon coll&#232;gue Paul Glansdorff a jou&#233; un r&#244;le majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre collaboration devait donner naissance &#224; un crit&#232;re g&#233;n&#233;ral d'&#233;volution qui est loin d'&#234;tre utilis&#233; dans la branche non lin&#233;aire, hors du domaine de validit&#233; du th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimale. Les crit&#232;res de stabilit&#233; qui en ont r&#233;sult&#233; devaient conduire &#224; la d&#233;couverte d'&#233;tats critiques, avec changement de branche et apparition possible de nouvelles structures. Cette manifestation tout &#224; fait inattendue des processus de &#034;l'ordre des d&#233;sordres&#034;, loin de l'&#233;quilibre, mais conforme &#224; la seconde loi de la thermodynamique, allait changer en profondeur son interpr&#233;tation traditionnelle. En plus des structures d'&#233;quilibre classiques, nous sommes maintenant confront&#233;s &#224; des structures coh&#233;rentes dissipatives, pour des conditions suffisamment &#233;loign&#233;es de l'&#233;quilibre. Une pr&#233;sentation compl&#232;te de ce sujet peut &#234;tre trouv&#233;e dans mon livre de 1971 co-&#233;crit avec Glansdorff.18&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une premi&#232;re &#233;tape provisoire, nous avons pens&#233; principalement aux applications hydrodynamiques, en utilisant nos r&#233;sultats comme outils de calcul num&#233;rique. Ici, l'aide de R. Schechter de l'Universit&#233; du Texas &#224; Austin a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;cieuse.19 Ces questions restent largement ouvertes, mais notre centre d'int&#233;r&#234;t s'est d&#233;plac&#233; vers les syst&#232;mes de dissipation chimique, qui sont plus faciles &#224; &#233;tudier que les processus convectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, une fois que nous avons formul&#233; le concept de structure dissipative, une nouvelle voie s'est ouverte &#224; la recherche et, &#224; partir de ce moment, nos travaux ont montr&#233; une acc&#233;l&#233;ration saisissante. Cela &#233;tait d&#251; &#224; la pr&#233;sence d'une heureuse r&#233;union des circonstances ; principalement &#224; la pr&#233;sence dans notre &#233;quipe d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de jeunes scientifiques intelligents. Je ne peux pas mentionner ici toutes ces personnes, mais je tiens &#224; souligner le r&#244;le important jou&#233; par deux d'entre elles, R. Lefever et G. Nicolis. C'est avec eux que nous avons &#233;t&#233; en mesure de construire un nouveau mod&#232;le cin&#233;tique, qui se r&#233;v&#233;lerait &#224; la fois assez simple et tr&#232;s instructif - le &#034;Brusselator&#034;, comme J. Tyson l'appellera plus tard - et qui manifester l'&#233;tonnante vari&#233;t&#233; de structures g&#233;n&#233;r&#233;es par les processus de diffusion-r&#233;action.20&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le lieu de rendre hommage au travail de pionnier de feu A. Turing, 21 ans qui, depuis 1952, avait fait des commentaires int&#233;ressants sur la formation des structures li&#233;es aux instabilit&#233;s chimiques dans le domaine de la morphogen&#232;se biologique. J'avais rencontr&#233; Turing &#224; Manchester environ trois ans auparavant, &#224; une &#233;poque o&#249; MG Evans, qui devait mourir trop t&#244;t, avait construit un groupe de jeunes scientifiques, dont certains allaient devenir c&#233;l&#232;bres. Ce n'est que longtemps apr&#232;s que j'ai rappel&#233; les commentaires de Turing sur ces questions de stabilit&#233;, car, peut-&#234;tre trop pr&#233;occup&#233; par la thermodynamique lin&#233;aire, je n'&#233;tais alors pas assez r&#233;ceptif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons aux circonstances qui ont favoris&#233; le d&#233;veloppement rapide de l'&#233;tude des structures dissipatives. L'attention des scientifiques a &#233;t&#233; attir&#233;e sur les structures de non-&#233;quilibre coh&#233;rentes apr&#232;s la d&#233;couverte de r&#233;actions chimiques oscillantes exp&#233;rimentales telles que la r&#233;action de Belusov-Zhabotinsky ; 22 l'explication de son m&#233;canisme par Noyes et ses coll&#232;gues ; 23 l'&#233;tude des r&#233;actions oscillantes en biochimie (par exemple le cycle glycolytique, &#233;tudi&#233; par B. Chance24 et B. Hess25) et finalement les importantes recherches men&#233;es par M. Eigen.26 Par cons&#233;quent, depuis 1967, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; un grand nombre d'articles sur ce sujet, en contraste avec l'absence totale d'int&#233;r&#234;t qui pr&#233;valait lors des p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'introduction du concept de structure dissipative devait &#233;galement avoir d'autres cons&#233;quences inattendues. Il &#233;tait &#233;vident d&#232;s le d&#233;part que les structures sortaient des fluctuations. Ils sont apparus en fait comme des fluctuations g&#233;antes, stabilis&#233;es par des &#233;changes de mati&#232;re et d'&#233;nergie avec le monde ext&#233;rieur. Depuis la formulation du th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimale, l'&#233;tude de la fluctuation hors &#233;quilibre avait retenu toute mon attention.27 Il &#233;tait donc tout naturel que je reprenne ce travail afin de proposer une extension du cas de la chimie loin de l'&#233;quilibre r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai propos&#233; ce sujet &#224; G. Nicolis et A. Babloyantz. Nous nous attendions &#224; trouver pour les &#233;tats stationnaires une distribution de Poisson similaire &#224; celle pr&#233;dite pour les fluctuations d'&#233;quilibre par les c&#233;l&#232;bres relations d'Einstein. Nicolis et Babloyantz ont d&#233;velopp&#233; une analyse d&#233;taill&#233;e des r&#233;actions chimiques lin&#233;aires et ont pu confirmer cette pr&#233;diction.28 Ils ont ajout&#233; quelques remarques qualitatives qui sugg&#233;raient la validit&#233; de ces r&#233;sultats pour toute r&#233;action chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consid&#233;rant &#224; nouveau les calculs pour l'exemple d'une r&#233;action biomol&#233;culaire non lin&#233;aire, j'ai remarqu&#233; que cette extension n'&#233;tait pas valide. Une analyse plus approfondie, o&#249; G. Nicolis a jou&#233; un r&#244;le cl&#233;, a montr&#233; qu'un ph&#233;nom&#232;ne inattendu est apparu alors que l'on consid&#233;rait le probl&#232;me de fluctuation dans les syst&#232;mes non lin&#233;aires loin de l'&#233;quilibre : la loi de distribution des fluctuations d&#233;pend de leur &#233;chelle, et seules les &#171; petites fluctuations &#187; suivent la loi propos&#233;e par Einstein.29 Apr&#232;s une r&#233;ception prudente, ce r&#233;sultat est d&#233;sormais largement accept&#233;, et la th&#233;orie des fluctuations hors &#233;quilibre se d&#233;veloppe pleinement maintenant, afin de nous permettre d'attendre des r&#233;sultats importants dans les ann&#233;es &#224; venir. Ce qui est d&#233;j&#224; clair aujourd'hui, c'est qu'un domaine tel que la cin&#233;tique chimique, qui &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme conceptuellement ferm&#233;e, doit &#234;tre repens&#233; en profondeur, et qu'une toute nouvelle discipline, traitant des transitions de phase hors &#233;quilibre, fait son apparition.30, 31, 32&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les progr&#232;s de la th&#233;orie des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles nous conduisent &#233;galement &#224; reconsid&#233;rer leur insertion dans la dynamique classique et quantique. Jetons un nouveau regard sur la m&#233;canique statistique d'il y a quelques ann&#233;es. D&#232;s le d&#233;but de mes recherches, j'avais eu l'occasion d'utiliser des m&#233;thodes conventionnelles de m&#233;canique statistique pour des situations d'&#233;quilibre. De telles m&#233;thodes sont tr&#232;s utiles pour l'&#233;tude des propri&#233;t&#233;s thermodynamiques des solutions de polym&#232;re ou des isotopes. Ici, nous traitons principalement de probl&#232;mes de calcul simples, car les outils conceptuels de la m&#233;canique statistique de l'&#233;quilibre sont bien &#233;tablis depuis les travaux de Gibbs et Einstein. Mon int&#233;r&#234;t pour le non-&#233;quilibre me conduirait par n&#233;cessit&#233; au probl&#232;me des fondements de la m&#233;canique statistique, et surtout &#224; l'interpr&#233;tation microscopique de l'irr&#233;versibilit&#233;33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mon premier dipl&#244;me en sciences, j'&#233;tais un lecteur enthousiaste de Boltzmann, dont la vision dynamique du devenir physique &#233;tait pour moi un mod&#232;le d'intuition et de p&#233;n&#233;tration. N&#233;anmoins, je n'ai pu que constater quelques aspects insatisfaisants. Il &#233;tait clair que Boltzmann avait introduit des hypoth&#232;ses &#233;trang&#232;res &#224; la dynamique ; sous de telles hypoth&#232;ses, parler d'une justification dynamique de la thermodynamique me paraissait pour le moins excessif. &#192; mon avis, l'identification de l'entropie avec le d&#233;sordre mol&#233;culaire ne pourrait contenir qu'une partie de la v&#233;rit&#233; si, comme je persistais &#224; penser, les processus irr&#233;versibles &#233;taient dot&#233;s de ce r&#244;le constructif que je ne cesse de leur attribuer. Pour une autre partie, les applications des m&#233;thodes de Boltzmann se limitaient aux gaz dilu&#233;s, alors que j'&#233;tais plus int&#233;ress&#233; par les syst&#232;mes condens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es quarante, un grand int&#233;r&#234;t a &#233;t&#233; suscit&#233; dans la g&#233;n&#233;ralisation de la th&#233;orie cin&#233;tique aux milieux denses. Apr&#232;s les travaux pionniers d'Yvon34, les publications de Kirkwodd35, Born and Green36, et de Bogoliubov37 ont attir&#233; beaucoup d'attention sur ce probl&#232;me, qui devait conduire &#224; la naissance de la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre. Comme je ne pouvais pas rester &#233;tranger &#224; ce mouvement, j'ai propos&#233; &#224; G. Klein, un disciple de F&#252;rth qui est venu travailler avec moi, d'essayer d'appliquer la m&#233;thode de Born and Green &#224; un exemple concret et simple, dans lequel l'approche de l'&#233;quilibre a fait pas conduire &#224; une solution exacte. Ce fut notre premi&#232;re &#233;tape provisoire dans la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre.38 Ce fut finalement un &#233;chec, avec la conclusion que le formalisme de Born et Green n'a pas conduit &#224; une extension satisfaisante de la m&#233;thode de Boltzmann aux syst&#232;mes denses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet &#233;chec n'&#233;tait pas total, car il m'a conduit, lors d'un travail ult&#233;rieur, &#224; une premi&#232;re question : &#233;tait-il possible de d&#233;velopper une th&#233;orie dynamique &#034;exacte&#034; des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles ? Tout le monde sait que selon le point de vue classique, l'irr&#233;versibilit&#233; r&#233;sulte d'approximations suppl&#233;mentaires aux lois fondamentales des ph&#233;nom&#232;nes &#233;l&#233;mentaires, qui sont strictement r&#233;versibles. Ces approximations suppl&#233;mentaires ont permis &#224; Boltzmann de passer d'une description dynamique et r&#233;versible &#224; une description probabiliste, afin d'&#233;tablir son c&#233;l&#232;bre th&#233;or&#232;me H.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons encore rencontr&#233; cette attitude n&#233;gative de &#171; passivit&#233; &#187; imput&#233;e aux ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles, attitude que je ne pouvais partager. Si - comme j'&#233;tais dispos&#233; &#224; le penser - des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles jouent effectivement un r&#244;le actif et constructif, leur &#233;tude ne saurait se r&#233;duire &#224; une description en termes d'approximations suppl&#233;mentaires. De plus, mon opinion &#233;tait que dans une bonne th&#233;orie, un coefficient de viscosit&#233; pr&#233;senterait autant de signification physique qu'une chaleur sp&#233;cifique, et la dur&#233;e de vie moyenne d'une particule autant que sa masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis senti confirm&#233; dans cette attitude par les publications remarquables de Chandrasekhar et von Neumann, &#233;galement parues dans les ann&#233;es 40. C'est pourquoi, toujours avec l'aide de G. Klein, j'ai d&#233;cid&#233; de jeter un regard neuf sur un exemple d&#233;j&#224; &#233;tudi&#233;. par Schr&#246;dinger, 40 concernant la description d'un syst&#232;me d'oscillateurs harmoniques. Nous avons &#233;t&#233; surpris de voir que, pour tout un mod&#232;le aussi simple qui nous a permis de conclure, cette classe de syst&#232;mes tend &#224; s'&#233;quilibrer. Mais comment g&#233;n&#233;raliser ce r&#233;sultat aux syst&#232;mes dynamiques non lin&#233;aires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la performance v&#233;ritablement historique de L&#233;on van Hove nous a ouvert la voie (1955) .41 Je me souviens, avec un plaisir toujours nouveau, du temps - trop court - pendant lequel van Hove a travaill&#233; avec notre groupe. Certains de ses travaux ont eu un effet durable sur l'ensemble du d&#233;veloppement de la physique statistique ; Je veux dire non seulement son &#233;tude de la d&#233;duction d'une &#034;&#233;quation ma&#238;tresse&#034; pour les syst&#232;mes anharmoniques, mais aussi sa contribution fondamentale sur les transitions de phase, qui devait conduire &#224; la branche de la m&#233;canique statistique qui traite des r&#233;sultats dits &#034;exacts&#034; .42&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re &#233;tude de van Hove s'est limit&#233;e aux syst&#232;mes anharmoniques faiblement coupl&#233;s. Mais de toute fa&#231;on, le chemin &#233;tait ouvert, et avec certains de mes coll&#232;gues et collaborateurs, principalement R. Balescu, R. Brout, F. H&#233;nin et P. R&#233;sibois, nous avons r&#233;alis&#233; une formulation de la m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre &#224; partir d'un point purement dynamique de vue, sans aucune hypoth&#232;se probabiliste. La m&#233;thode que nous avons utilis&#233;e est r&#233;sum&#233;e dans mon livre de 196243. Elle conduit &#224; une &#171; dynamique des corr&#233;lations &#187;, car la relation entre interaction et corr&#233;lation constitue la composante essentielle de la description. Depuis lors, ces m&#233;thodes ont conduit &#224; de nombreuses applications. Sans donner plus de d&#233;tails, je me limiterai ici &#224; mentionner deux livres r&#233;cents, l'un de R. Balescu, 44 l'autre de P. R&#233;sibois et M. De Leener.45&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a conclu la premi&#232;re &#233;tape de mes recherches en m&#233;canique statistique hors &#233;quilibre. La seconde se caract&#233;rise par une tr&#232;s forte analogie avec l'approche des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles qui nous a conduits de la thermodynamique lin&#233;aire &#224; la thermodynamique non lin&#233;aire. Dans cette &#233;tape provisoire &#233;galement, j'ai &#233;t&#233; pouss&#233; par un sentiment d'insatisfaction, car la relation avec la thermodynamique n'a pas &#233;t&#233; &#233;tablie par nos travaux en m&#233;canique statistique, ni par aucune autre m&#233;thode. Le th&#233;or&#232;me de Boltzmann &#233;tait toujours aussi isol&#233; que jamais, et la question de la nature des syst&#232;mes dynamiques auxquels s'applique la thermodynamique &#233;tait toujours sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tait de loin plus large et plus complexe que les consid&#233;rations plut&#244;t techniques auxquelles nous &#233;tions parvenus. Il a touch&#233; la nature m&#234;me des syst&#232;mes dynamiques et les limites de la description hamiltonienne. Je n'aurais jamais os&#233; aborder un tel sujet si je n'avais pas &#233;t&#233; stimul&#233; par des discussions avec des amis tr&#232;s comp&#233;tents comme feu L&#233;on Rosenfeld de Copenhague ou G. Wentzel de Chicago. Rosenfeld a fait plus que me donner des conseils ; il &#233;tait directement impliqu&#233; dans l'&#233;laboration progressive des concepts que nous devions explorer pour construire une nouvelle interpr&#233;tation de l'irr&#233;versibilit&#233;. Plus que toute autre &#233;tape de ma carri&#232;re scientifique, celle-ci est le fruit d'un effort collectif. Je n'aurais pas pu r&#233;ussir sans l'aide de mes coll&#232;gues M. de Haan, Cl. George, A. Grecos, F. Henin, F. Mayn&#233;, W. Schieve et M. Theodosopulu. Si l'irr&#233;versibilit&#233; ne r&#233;sulte pas d'approximations suppl&#233;mentaires, elle ne peut &#234;tre formul&#233;e que dans une th&#233;orie des transformations qui exprime en termes &#171; explicites &#187; ce que la formulation habituelle de la dynamique &#171; cache &#187;. Dans cette perspective, l'&#233;quation cin&#233;tique de Boltzmann correspond &#224; une formulation de la dynamique dans une nouvelle repr&#233;sentation.46, 47, 48, 49&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion : la dynamique et la thermodynamique deviennent deux descriptions compl&#233;mentaires de la nature, li&#233;es par une nouvelle th&#233;orie de la transformation non unitaire. J'en suis venu &#224; mes pr&#233;occupations actuelles ; et il est donc temps de mettre fin &#224; cette autobiographie intellectuelle. Alors que nous partions de probl&#232;mes sp&#233;cifiques, tels que la signification thermodynamique des &#233;tats stationnaires hors &#233;quilibre ou des ph&#233;nom&#232;nes de transport dans les syst&#232;mes denses, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s, presque contre notre volont&#233;, &#224; des probl&#232;mes de grande g&#233;n&#233;ralit&#233; et de complexit&#233;, qui appellent &#224; reconsid&#233;rer la relation des structures physico-chimiques aux structures biologiques, alors qu'elles expriment les limites de la description hamiltonienne en physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tous ces probl&#232;mes ont un &#233;l&#233;ment commun : le temps. Peut-&#234;tre que l'orientation de mon travail est venue du conflit n&#233; de ma vocation humaniste d'adolescent et de l'orientation scientifique que j'ai choisie pour ma formation universitaire. Presque par instinct, je me suis tourn&#233; plus tard vers des probl&#232;mes de complexit&#233; croissante, peut-&#234;tre dans la conviction que je pourrais y trouver une jonction en sciences physiques d'une part, et en biologie et sciences humaines d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les recherches men&#233;es avec mon ami R. Herman sur la th&#233;orie de la circulation automobile50 m'ont confirm&#233; la supposition que m&#234;me le comportement humain, avec toute sa complexit&#233;, serait &#233;ventuellement susceptible d'une formulation math&#233;matique. De cette fa&#231;on, la dichotomie des &#034;deux cultures&#034; pourrait et devrait &#234;tre supprim&#233;e. Cela correspondrait &#224; la perc&#233;e des biologistes et des anthropologues vers la description mol&#233;culaire ou les &#171; structures &#233;l&#233;mentaires &#187;, si l'on veut utiliser la formulation de L&#233;vi-Strauss, un mouvement compl&#233;mentaire du physico-chimiste vers la complexit&#233;. Le temps et la complexit&#233; sont des concepts qui pr&#233;sentent des relations mutuelles intrins&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa conf&#233;rence inaugurale, De Donder a parl&#233; en ces termes : 51 &#034;La physique math&#233;matique repr&#233;sente l'image la plus pure que la vision de la nature puisse g&#233;n&#233;rer dans l'esprit humain ; cette image pr&#233;sente tout le caract&#232;re du produit de l'art ; elle engendre une certaine unit&#233;, elle est vrai et a la qualit&#233; de la sublimit&#233; ; cette image est &#224; la nature physique ce qu'est la musique aux mille bruits dont l'air est plein ... &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Filtrer la musique hors du bruit ; l'unit&#233; de l'histoire spirituelle de l'humanit&#233;, comme l'a soulign&#233; M. Eliade, est une d&#233;couverte r&#233;cente qui doit encore &#234;tre assimil&#233;e.52 La recherche de ce qui est significatif et vrai par opposition au bruit est une &#233;tape provisoire qui semble intrins&#232;quement intrins&#232;que. li&#233; &#224; la prise de conscience de l'homme face &#224; une nature dont il fait partie et qu'il laisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai maintes fois pr&#244;n&#233; le dialogue n&#233;cessaire dans l'activit&#233; scientifique, et donc l'importance vitale de mes coll&#232;gues et collaborateurs dans le parcours que j'ai tent&#233; de d&#233;crire. Je voudrais &#233;galement souligner le soutien continu que j'ai re&#231;u des institutions qui ont rendu ce travail r&#233;alisable, en particulier l'Universit&#233; Libre de Bruxelles et l'Universit&#233; du Texas &#224; Austin. Pour tout le d&#233;veloppement de ces id&#233;es, l'Institut international de physique et de chimie fond&#233; par E. Solvay (Bruxelles, Belgique) et la Fondation Welch (Houston, Texas) m'ont apport&#233; un soutien continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'un th&#233;oricien est directement li&#233; &#224; toute sa vie. Il faut, je crois, une certaine paix int&#233;rieure pour trouver un chemin entre toutes les bifurcations successives. Cette paix que je dois &#224; ma femme, Marina. Je connais la fragilit&#233; du pr&#233;sent, mais aujourd'hui, vu l'avenir, je me sens &#234;tre un homme heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences 1. G. Poulet, Etudes sur le temps humain, Tone 4, Edition 10/18, Paris, 1949. 2. Voir la note sur De Donder dans le Floril&#232;ge (pedant le XIXe si&#232;cle et le d&#233;but du XXe), Acad. Roy. Belg., Bull. Cl. Sc., Page 169, 1968. 3. Th. De Donder (R&#233;daction nouvelle par P. Van Rysselberghe), Paris, Gauthier-Villars, 1936. Voir aussi : I. Prigogine et R. Defay : Thermodynamique Chimique conform&#233;ment aux m&#233;thodes de Gibbs et De Donder (2 Tomes), Li&#232;ge, Desoer, 1944-1946. Ou la traduction en anglais : Chemical Thermodynamics, traduite par DH Everett, Langmans 1954, 1962. 4. Voir Colloque de Thermodynamique, Union Intern. de Physique pure et appliqu&#233;e (IUPAP), 1948. 5. Bolzmann, L., Wien, Ber. 66, 2275, 1872. 6. Planck, M., Vorlesaungen &#252;ber Thermodynamik, Walter de Gruyter, Berlin, Leipzig, 1930. 7. Timmermans, J., Les Solutions Concentr&#233;es, Masson et Cie, Paris, 1936. Citons &#233;galement sa th&#232;se sur la recherche exp&#233;rimentale sur la d&#233;mixtion dans les m&#233;langes liquides 8. Prigogine, I., La th&#233;orie mol&#233;culaire des solutions, avec A. Bellemans et V. Mathot ; Hollande du Nord Publ. Company, Amsterdam, 1957. Voir aussi : Prigogine and Defay, R&#233;f. 3. 9. Citons quelques &#339;uvres remarquables de cette Ecole : Barchet, A., La Vie cr&#233;atrice des formes, Alcan, Paris, 1927. Dalcq, A., L'Oeuf et son dynamisme organisateur, Alban Michel. Paris, 1941. Barchet, J., Embryologie Chimique, Desoer, Li&#232;ge et Masson, Paris, 1946. J'ai &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s int&#233;ress&#233; par le beau livre de Marcel Florkin : L'Evolution biochimique, Desoer, Li&#232;ge, 1944. 10. Prigogine, I., Acad. Roy. Belg. Taureau. Cl. Caroline du Sud. 31, 600, 1945.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Etude thermodynamique des ph&#233;nom&#232;nes irr&#233;versibles. Th&#232;se d'agr&#233;gation pr&#233;sent&#233;e en 1945 &#224; l'Universit&#233; Libre de Bruxelles. Desoer, Li&#232;ge, 1947.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduction &#224; la thermodynamique des processus irr&#233;versibles, traduit de l'anglais par J. Chanu, Dunod, Paris, 1968. 11. Prigogine, I., et Wiame, JM, Experientia, 2, 451, 1946. 12. Nicolis, G. et Prigogine, I., Self Organisation in Non-Equilibrium Systems (Chaps. III et IV), J. Wiley and Sons, New York, 1977. 13. Onsager, L., Phys. Rev., 37, 405, 1931. 14. Meixner, J., Ann. Physik, (5), 35, 701, 1939 ; 36, 103, 1939 ; 39, 333, 1941 ; 40, 165, 1941 ; Zeitsch Phys. Chim. B 53, 235, 1943. 15. de Groot, SR et Mazur, P., Thermodynamics Non-Equilibrium, North-Holland, Amsterdam, 1962. 16. Katchalsky, A. et Curran, PF, Thermodynamics Non-Equilibrium in Biophisics, Harvard Univ. Press, Cambridge, Mass., 1946. 17. Prigogine, I., Structure, Dissipation and Life. Physique th&#233;orique et biologie, Versailles, 1967. Hollande du Nord Publ. Company, Amsterdam, 1969. C'est dans cette communication que le terme &#034;structure dissipative&#034; est utilis&#233; pour la premi&#232;re fois. 18. Glansdorff, P. et Prigogine, I., Structure, Stabilit&#233; et Fluctuations, Masson, Paris, 1971.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Th&#233;orie thermodynamique de la stabilit&#233; et des fluctuations des structures, Wiley and Sons, Londres, 1971.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Traduction en langue russe : Mir, Moscou, 1973.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Traduction en langue japonaise ; Misuzu Shobo, 1977. Ce livre pr&#233;sente en d&#233;tail le travail original des deux auteurs, qui a conduit au concept de structure dissipative. Pour un bref compte rendu historique, voir aussi : Acad. Roy. Belg., Bull. des Cl. Sc., LIX, 80, 1973. 19. Schechter, RS, The Variational Method in Engineering, McGraw-Hill, New York, 1967. 20. Tyson, J., Journ. de Chem. Physique, 58, 3919, 1973. 21. Turing, A., Phil. Trans. Roy. Soc. Londres, Ser B, 237, 37, 1952. 22. Belusov, BP, Sb. R&#233;f. Radiat. Med. Moscou, 1958. Zhabotinsky, AP, Biofizika, 9, 306, 1964. Acad. Caroline du Sud. URSS Moscou (Nauka), 1967. 23. Noyes, RM et al., Ann. Rev. Phys. Chem. 25, 95, 1974. 24. Chance, B., Schonener, B. et Elsaesser, S., Proc. Nat. Acad. Sci. USA 52, 337-341, 1964. 25. Hess, B., Ann. Rev. Biochem. 40, 237, 1971. 26. Eigen, M., Naturwissenschaften, 58, 465, 1971. 27. Prigogine, I. et Mayer, G., Acad. Roy. Belg. Taureau. Cl. Sc., 41, 22, 1955 28. Nicolis, G. et Babloyantz, A., Journ. Chem. Phys., 51, 6, 2632, 1969. 29. Nicolis, G. et Prigogine, I., Proc. Nat. Acad. Sci. USA, 68, 2102, 1971. 30. Prigogine, I., Proc. 3rd Symp. Temp&#233;rature, Washington DC, 1954. Prigogine, I. et Nicolis, G., Proc. 3e. Interne. Conf&#233;rence : De la physique th&#233;orique &#224; la biologie, Versailles, France, 1971. 31. Nicolis, G. et Turner, JW, Proc. de la Conf&#233;rence sur la th&#233;orie de la bifurcation, New York, 1977. &#192; para&#238;tre. 32. Prigogine, I. et Nicolis, G., Transitions de phase hors &#233;quilibre et r&#233;actions chimiques, Scientific American. Appara&#238;tre. 33. Prigogine, I., Non-Equilibrium Stastistical Mechanics, Interscience Publ., New York, Londres, 1962-1966. (Pour un bref historique et des r&#233;f&#233;rences originales.) 34. Yvon, J., Les Corr&#233;lations et l'Entropie en M&#233;canique Statistique Classique. Dunod, Paris, 1965. 35. Kirkwood. JG, Journ, Chem. Physique, 14, 180, 1946. 36. Born, M. et Green, HS, Proc, Roy, Soc. Londres, A 188, 10, 1946 et A 190, 45, 1947. 37. Bogoliubov, sans num&#233;ro, Jour. Phys. URSS 10, 257, 265, 1949. 38. Klein, G. et Prigogine, I., Physica XIX 74-88 ; 88-100 ; 1053-1071, 1953. 39. Chandrasekhar, S., Stocastic Problems in Physics and Astronomy ; R&#233;v.de Mod. Physique, 15, no 1, 1943. 40. Shr&#246;dinger, E., Ann. der Physik, 44, 916, 1914. 41. Van Hove, L., Physica, 21, 512 (1955). 42. Van Hove, L., Physica, 16, 137 (1950). 43. Prigogine, I., cf. R&#233;f. 33. 44. Balascu, R., M&#233;canique statistique d'&#233;quilibre et de non-&#233;quilibre, Wiley, Interscience, 1957. 45. R&#233;sibois, P. et De Leener, M., Th&#233;orie cin&#233;tique classique des fluides, Wiley, Interscience, New York, 1977 46. &#8203;&#8203;Prigogine, I., George, C., Henin, F. et Rosenfeld, L., Chemica Scripta, 4, 5-32, 1973. 47. Prigogine, I., George, C., Henin, F. , Physica, 45, 418-434, 1969 48. Prigogine, I. et Grecos, AP, The Dynamic Dynamory of Irreversible Processes, Proc. Interne. Conf. sur Frontiers of Theor. Phys., New Delhi, 1976. Th&#233;orie cin&#233;tique et propri&#233;t&#233;s ergodiques en m&#233;canique quantique, Abhandlungen der Akad. der Wiss., der DDR Nr 7 n Berlin, Jahrgang 1977. 49. Grecos, AP and Prigogine, I., Treizi&#232;me Conf&#233;rence IUPAP de physique statistique, Ha&#239;fa, ao&#251;t 1977. 50. Prigogine, I. et Herman, R., Kinetic Theory of Vehicular traffic, Elsevier, 1971. 51. Pour la r&#233;f&#233;rence, voir note 2. 52. Mirc&#233;a Eliade, Historie des croyances et fies id&#233;es religieuseu Vol. I., p. 10, Payot, Paris, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Nobel Lectures, Chemistry 1971-1980, r&#233;dacteur en chef Tore Fr&#228;ngsmyr, r&#233;dacteur en chef Sture Fors&#233;n, World Scientific Publishing Co., Singapour, 1993&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autobiographie / biographie a &#233;t&#233; &#233;crite au moment de la remise du prix et publi&#233;e pour la premi&#232;re fois dans la s&#233;rie de livres Les Prix Nobel. Il a ensuite &#233;t&#233; &#233;dit&#233; et republi&#233; dans Nobel Lectures. Pour citer ce document, indiquez toujours la source comme indiqu&#233; ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine est d&#233;c&#233;d&#233; le 28 mai 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qu'est-ce que la percolation ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6117</link>
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		<dc:date>2018-09-24T22:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>

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&lt;p&gt;Bernard Sapoval dans &#171; Universalit&#233;s et fractales &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La percolation est des ph&#233;nom&#232;nes critiques les plus simples. Un ph&#233;nom&#232;ne est dit critique pour caract&#233;riser le fait que les propri&#233;t&#233;s d'un syst&#232;me peuvent changer brusquement en r&#233;ponse &#224; une variation m&#234;me tr&#232;s faible des conditions ext&#233;rieures. Dans les conditions critiques, le syst&#232;me h&#233;site entre deux &#233;tats diff&#233;rents, il est instable et pr&#233;sente de grandes fluctuations. (&#8230;) Percolation vient du latin &#171; percolare &#187; : couler &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10982 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L402xH502/Percolation-42326-6a530.png?1780110039' width='402' height='502' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH354/Front_de_percolation-31350-f7d0e.jpg?1780110039' width='500' height='354' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_11059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-18d8f-4603e.jpg?1780110039' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bernard Sapoval dans &#171; Universalit&#233;s et fractales &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La percolation est des ph&#233;nom&#232;nes critiques les plus simples. Un ph&#233;nom&#232;ne est dit critique pour caract&#233;riser le fait que les propri&#233;t&#233;s d'un syst&#232;me peuvent changer brusquement en r&#233;ponse &#224; une variation m&#234;me tr&#232;s faible des conditions ext&#233;rieures. Dans les conditions critiques, le syst&#232;me h&#233;site entre deux &#233;tats diff&#233;rents, il est instable et pr&#233;sente de grandes fluctuations. (&#8230;) Percolation vient du latin &#171; percolare &#187; : couler &#224; travers. Dans la pratique courante, on sait faire du caf&#233; avec un percolateur qui injecte de l'eau dans une poudre de caf&#233; comprim&#233;. (&#8230;) Pour obtenir du caf&#233;, il faut qu'il y ait suffisamment de passage entre les grains pour laisser l'eau filtrer. L'eau peut ne pas passer, soit parce que des pores sont bouch&#233;s, soit parce que les connexions entre les pores sont bloqu&#233;es. Pour avoir du caf&#233;, il faut que l'eau puisse &#171; percoler &#187;. Il n'est pas si facile de faire du bon caf&#233;. Vous pourriez penser qu'il n'y a qu'&#224; diluer les grains et avoir des pores grands ouverts. Mais si les pores sont trop grands et contiennent trop d'eau, on extraira bien les ar&#244;mes, mais le caf&#233; sera trop dilu&#233;. Au contraire, si la poudre est trop serr&#233;e, on bouchera al&#233;atoirement trop de pores et&#8230; plus de caf&#233;. (&#8230;) La r&#233;alit&#233; nous en offre des illustrations spectaculaires. Ainsi les incendies de for&#234;t en l'absence de vent. (&#8230;) La percolation a de nombreuses applications dans l'&#233;tude et la ma&#238;trise des propri&#233;t&#233;s des mat&#233;riaux h&#233;t&#233;rog&#232;nes comme les mat&#233;riaux composites. (&#8230;) Le plus souvent, le p&#233;trole se trouve dans des milieux ou des roches poreuses d'o&#249; l'on ne sait extraire que 30 &#224; 40% de cette source d'&#233;nergie pr&#233;sente. (&#8230;) On a affaire &#224; la propagation d'un fluide moins visqueux dans un milieu poreux al&#233;atoire. (&#8230;) La repr&#233;sentation la plus simple d'un milieu poreux est un assemblage de conduits de tailles variables, tailles r&#233;parties selon une certaine loi de probabilit&#233;. Les gros pores sont plus facilement envahis que les petits. (&#8230;) L'invasion qui se produit suivant ce m&#233;canisme a &#233;t&#233; baptis&#233;e &#171; percolation d'invasion &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La percolation est un processus physique critique qui d&#233;crit pour un syst&#232;me, une transition d'un &#233;tat vers un autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un ph&#233;nom&#232;ne de seuil associ&#233; &#224; la transmission d'une &#171; information &#187; par le biais d'un r&#233;seau de sites et de liens qui peuvent, selon leur &#233;tat, relayer ou non l'information aux sites voisins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; pour la premi&#232;re fois en 1957 par Hammersley qui cherchait &#224; comprendre comment les masques &#224; gaz des soldats devenaient inefficaces. Le terme de percolation vient du ph&#233;nom&#232;ne similaire qu'est le passage non plus d'un gaz, mais de l'eau &#224; travers le percolateur de la machine &#224; caf&#233; qui est un filtre au m&#234;me titre que le masque &#224; gaz. (Dans ce cas l'information est le fluide, eau ou gaz, et les sites sont les pores du filtre qui relayent l'information s'il ne sont pas bouch&#233;s)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le seuil de percolation correspond &#224; l'apparition au sein du syst&#232;me d'un amas de taille infini. Cette apparition est d&#233;crite math&#233;matiquement comme &#233;tant une &#171; transition de phase du second ordre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb003.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La percolation est cette capacit&#233; pour un fluide (une information, une rumeur, une nouveaut&#233; technologique, un revenu ou un liquide) de traverser un tas ou un syst&#232;me chaotique, par des d&#233;placements de proche en proche. Le seuil de percolation est le d&#233;but d'une transformation (de la r&#233;tention &#224; l'&#233;coulement) ou d'une &#233;mergence (un insight, une illumination, le cri d'eureka). On retrouve la diff&#233;rence entre information et connaissance. Sur un glacier, la percolation de l'eau (phase liquide) dans la neige contribue &#224; la formation du n&#233;v&#233;, puis de la glace. Dans un terrain de type sagne ou tourbi&#232;re, faute de pente, l'eau d'un ruisseau peut difficilement se frayer un chemin. Dans le cas de la Goutte de l'Oule, malgr&#233; la pente, on ne peut parler de ruisseau que dans la mesure o&#249; l'homme l'aide &#224; se montrer comme un cours (cheminement, mouvement d'&#233;coulement) d'eau et non comme un marais stagnant (qui ne coule pas). Dans l'alt&#233;ration des roches de surface, la vitesse de circulation des eaux au contact des min&#233;raux est le facteur principal. D'o&#249; l'importance de la vitesse de percolation de l'eau, &#224; travers l'horizon en cours d'alt&#233;ration. Cette vitesse est fonction du climat (pluviosit&#233; et temp&#233;rature de l'eau). Lors de la formation des roches m&#233;tamorphiques, dans la profondeur de la lithosph&#232;re, les fluides (eau, CO2, CH4, O2, N2) restent abondants, m&#234;me &#224; de grandes profondeurs. Cela implique que la percolation se prolonge assez loin dans l'int&#233;rieur de la Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formalisation. Le concept math&#233;matique de percolation a &#233;t&#233; formul&#233; par le math&#233;maticien anglais J. M. Hammersley, en 1957. Il cherchait &#224; d&#233;crire le passage d'un fluide &#224; travers un milieu poreux. Peu &#224; peu, le concept de percolation s'est r&#233;pandu dans de nombreux domaines. G&#233;n&#233;ralement, il cherche &#224; d&#233;crire un ph&#233;nom&#232;ne critique (crucial). Avant le seuil de percolation, il n'y a pas d'&#233;coulement. Au-del&#224; de ce seuil, l'&#233;coulement est tr&#232;s large. C'est pourquoi on emploie ce terme en &#233;pid&#233;miologie. Il pourrait aussi s'appliquer &#224; la mode et &#224; tout ph&#233;nom&#232;ne d'imitation ou de contagion : dans une for&#234;t en feu, un arbre ne br&#251;le que si plusieurs de ses voisins sont en flammes. On retrouve le jeu de la vie de Conway. La percolation peut &#234;tre isotrope (identique dans toutes les directions) ou anisotrope (le feu va peu contre le vent et revient difficilement sur la terre br&#251;l&#233;e). Les mod&#232;les math&#233;matiques de la percolation permettent de comprendre le passage d'un chaos vers un r&#233;seau. On r&#233;alise une multiplication al&#233;atoire de liens entre des couples de points d'un ensemble. Au-del&#224; d'un certain seuil de connexion, un &#233;coulement se r&#233;alise de part en part. L'&#233;mergence d'un v&#233;ritable r&#233;seau solidarise le fonctionnement de l'ensemble. Un chaos structurant pr&#233;c&#232;de ce qui peut appara&#238;tre, r&#233;trospectivement, comme une pens&#233;e organisatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel fran&#231;ais de Physique en 1991 (pour ses d&#233;couvertes sur les cristaux liquides et les polym&#232;res), est l'auteur de travaux sur la percolation. En 1969, P. W. Kasteleyn et C. M. Fortuin ont montr&#233; la correspondance entre les grandeurs mesurant la percolation et celles utilis&#233;es pour simuler des transitions de phase. La percolation r&#233;unit des &#233;l&#233;ments, de proche en proche, pour former des amas (mouill&#233;s, malades, conducteurs, &#224; la mode, etc, selon le domaine) de plus en plus gros. L'amas infini poss&#232;de une propri&#233;t&#233; d'auto-similitude qui en fait une fractale. On peut donc mesurer sa dimension fractale (dimension non-enti&#232;re, dimension de Hausdorff-Besicovitch). Combinant g&#233;om&#233;trie et statistiques, la physique des syst&#232;mes d&#233;sordonn&#233;s regroupe les travaux sur la percolation, sur les objets fractals et sur le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Dans tous les domaines, la percolation peut se traduire par des arr&#234;ts ou par des &#233;coulements brutaux impr&#233;visibles (choc &#233;conomique par disparition brutale et contagieuse de la confiance). Un d&#233;sordre local (Sarajevo, 1914 ; Wall Street, 1929 ; New-York, 11 septembre 2001) peut entra&#238;ner un d&#233;sordre g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb004.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur la percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://percolation.free.fr/theseweb001.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et encore sur la percolation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Percolation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/institut_fourier/vincent_beffara_percolation_of_random_nodal_lines.24214&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/espci_paristech/de_l_ocean_a_la_plage_cocktails_varies_de_sable_et_d_eau.17168&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/espci_paristech/des_grains_a_la_pate.8924&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quoi de neuf sur la turbulence ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article2651</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2651</guid>
		<dc:date>2012-09-30T02:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quoi de neuf sur la turbulence ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Insaisissable turbulence &lt;br class='autobr' /&gt;
Turbulence sur Mati&#232;re et r&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &#224; la notion de turbulence &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la turbulence ? &lt;br class='autobr' /&gt; Expos&#233; sur la turbulence&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5886 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH221/-50-9f60a.jpg?1780121201' width='500' height='221' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quoi de neuf sur la turbulence ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www2.cnrs.fr/journal/1973.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Insaisissable turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article687&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence sur Mati&#232;re et r&#233;volution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www-n.oca.eu/etc7/utls/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction &#224; la notion de turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Turbulence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la turbulence ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://aristote.obspm.fr/CT8/Cours_turb_Chap0-6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Expos&#233; sur la turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires, physiques et astrophysiques : un exemple, la Turbulence</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article2562</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2562</guid>
		<dc:date>2012-08-30T02:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Non-lin&#233;arit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La turbulence appara&#238;t dans tous les ph&#233;nom&#232;nes dissipatifs non-lin&#233;aires, de la physique &#224; l'astrophysique L&#233;onard de Vinci &#233;tudiait la turbulence Gr&#226;ce au pouvoir de r&#233;solution sp&#233;cifique du t&#233;lescope Herschel, les astrophysiciens ont pu pour la premi&#232;re fois mesurer pr&#233;cis&#233;ment les dimensions des filaments interstellaires. 90 filaments dans les trois nuages IC5146, Aquila et Polaris ont ainsi &#233;t&#233; pass&#233;s au crible par les chercheurs. Chaque filament peut s'&#233;tendre sur des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;Non-lin&#233;arit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La turbulence appara&#238;t dans tous les ph&#233;nom&#232;nes dissipatifs non-lin&#233;aires, de la physique &#224; l'astrophysique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH240/vorticite-34cf0.gif?1780120968' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH334/VideoRita-6e583-b1fb2.gif?1780120968' width='400' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L&#233;onard de Vinci &#233;tudiait la turbulence&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH356/leonardo_da_vinci_drawing_figurative_water-8767f.jpg?1780120968' width='500' height='356' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH340/A-turbulent-cascade-as-seen-by-Leonardo-da-Vinci-Reproduced-from-19-5ec00.jpg?1780120968' width='500' height='340' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11144 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH311/Image5-2-38ccc.jpg?1780120968' width='500' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/35632a31e6fa3951bdbc5481e7356fd9.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH396/35632a31e6fa3951bdbc5481e7356fd9-10094.jpg?1780120968' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH200/Vortex-street-animation-b895f.gif?1780120968' width='400' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH300/waveflow_attractor-22e39.gif?1780120968' width='300' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11132 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH420/zmesh004-7cae4.jpg?1780120968' width='500' height='420' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH270/8AkA-475cc.gif?1780120968' width='480' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11138 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH250/unstable1-9c2e3.gif?1780120968' width='250' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L357xH452/strom_vid_A-11832.gif?1780120968' width='357' height='452' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/TurbulenceWindTunnel_C_560-6effb.jpg?1780120968' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/tumblr_ohburaeorA1toe0eco1_500-0008d.gif?1780120968' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH267/newfindingma-0bed6.gif?1780120968' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/gipehy-ad230.jpg?1780120968' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/tumblr_omk360ENKw1toe0eco1_500-f43d6.gif?1780120968' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/gipdhy-dcd04.jpg?1780120969' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH444/gisphy-48f9c.jpg?1780120969' width='500' height='444' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L306xH297/turbulent-laminar-90a0d.gif?1780120969' width='306' height='297' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH326/tumblr_inline_o1ikiuUUhZ1ttxcv8_540-26c0a.jpg?1780120969' width='500' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L360xH267/FaithfulBeneficialIbisbill-max-1mb-91907.gif?1780120969' width='360' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L240xH138/SeparateWickedBrahmanbull-max-1mb-558d8.gif?1780120969' width='240' height='138' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH207/turbuence-car-ansys_gcygpo-a70ee.jpg?1780120970' width='500' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce au pouvoir de r&#233;solution sp&#233;cifique du t&#233;lescope Herschel, les astrophysiciens ont pu pour la premi&#232;re fois mesurer pr&#233;cis&#233;ment les dimensions des filaments interstellaires. 90 filaments dans les trois nuages IC5146, Aquila et Polaris ont ainsi &#233;t&#233; pass&#233;s au crible par les chercheurs. Chaque filament peut s'&#233;tendre sur des dizaines d'ann&#233;es lumi&#232;re dans l'espace. La surprise est venue de la largeur uniforme de tous les filaments observ&#233;s : les chercheurs ont constat&#233; qu'ils s'&#233;talaient tous sur une bande de pr&#232;s de 0,3 ann&#233;es-lumi&#232;re (Arzoumanian, D., Ph. Andr&#233;, Ph., Didelon, P. et al. 2011, Astronomy &amp; Astrophysics). Consid&#233;r&#233;e comme petite dans le milieu interstellaire, cette largeur correspond n&#233;anmoins &#224; environ 20.000 fois la distance de la Terre au Soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;sultat surprenant sur la largeur des filaments interstellaires fournit un deuxi&#232;me indice quant &#224; leur origine. Le diam&#232;tre uniforme de 0,3 ann&#233;es-lumi&#232;re des filaments se rapproche en effet d'une autre &#233;chelle caract&#233;ristique connue depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80 dans le milieu interstellaire : l'&#233;chelle en dessous de laquelle les mouvements d&#233;sordonn&#233;s qui correspondent &#224; ce que l'on appelle la &#171; turbulence interstellaire &#187; deviennent plus lents que la vitesse du son. A partir de ce constat et d'une comparaison des observations avec plusieurs mod&#232;les th&#233;oriques, les astronomes de l'&#233;quipe du &#171; relev&#233; de la ceinture de Gould &#187; ont pu conclure que les filaments observ&#233;s avec Herschel sont probablement le r&#233;sultat direct de la &#171; turbulence interstellaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette turbulence correspond &#224; des mouvements de gaz d&#233;sordonn&#233;s se propageant dans les nuages interstellaires. Elle est observ&#233;e depuis les ann&#233;es 70 par les radioastronomes. Les chercheurs s'interrogent encore sur son origine ; elle ferait suite aux explosions d'&#233;toiles massives en fin de vie - ou supernovae - qui injectent une quantit&#233; &#233;norme d'&#233;nergie dans le milieu interstellaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements de gaz d&#233;sordonn&#233;s qui en r&#233;sultent ont lieu &#224; des vitesses supersoniques3. A l'image du &#8216;bang' d'un avion passant le mur du son, ils produiraient donc des chocs qui compriment la mati&#232;re interstellaire, jusqu'&#224; transformer celle-ci en des filaments plus denses que leur milieu environnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on observe ces nuages interstellaires &#224; grande &#233;chelle, les vitesses des turbulences interstellaires sont &#233;lev&#233;es, supersoniques. En revanche, si on cible les observations sur de petites r&#233;gions interstellaires, les vitesses sont plus faibles, jusqu'&#224; devenir inf&#233;rieures au mur du son. La largeur observ&#233;e des filaments correspond justement &#224; l'&#233;chelle interm&#233;diaire o&#249; les mouvements turbulents sont proches de la vitesse du son. Certains mod&#232;les th&#233;oriques pr&#233;disent d'ailleurs que l'&#233;paisseur caract&#233;ristique des structures - telles que des filaments - comprim&#233;es par chocs dans les nuages interstellaires doit correspondre &#224; l'&#233;chelle &#171; sonique &#187; de la turbulence. Coupl&#233; &#224; l'observation d'une profusion de filaments dans des nuages ou cirrus tr&#232;s t&#233;nus comme Polaris o&#249; les forces de gravit&#233; ne peuvent pas &#234;tre invoqu&#233;es pour former la texture filamentaire, il s'agit l&#224; d'une indication tr&#232;s forte quant &#224; la connexion entre la turbulence interstellaire et l'origine des filaments vus par Herschel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://aristote.obspm.fr/CT8/Cours_turb_Chap0-6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur la turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://luth.obspm.fr/fichiers/enseignement/poly_turbulence.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article687&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la turbulence ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le non-lin&#233;aire ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=TmFVbmwE3UMC&amp;pg=PA9&amp;lpg=PA9&amp;dq=Ph%C3%A9nom%C3%A8nes+non+lin%C3%A9aires+et+astrophysique+:+la+Turbulence&amp;source=bl&amp;ots=0LOkaZT0E6&amp;sig=2uEf3R8wem5R_ILs3os3CZsgopw&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiiofDM8e_dAhUR-YUKHTT8DKc4ChDoATACegQIBxAB#v=onepage&amp;q=Ph%C3%A9nom%C3%A8nes%20non%20lin%C3%A9aires%20et%20astrophysique%20%3A%20la%20Turbulence&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence et d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=hTLBAgAAQBAJ&amp;pg=PA11&amp;dq=la+Turbulence+en+astrophysique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiQ3tLm8e_dAhVISxoKHapBCb4Q6AEILzAB#v=onepage&amp;q=la%20Turbulence%20en%20astrophysique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence astrophysique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=II1YDwAAQBAJ&amp;pg=PT94&amp;dq=la+Turbulence+en+astrophysique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjN-rb58e_dAhVHLBoKHYtCCFEQ6AEITjAH#v=onepage&amp;q=la%20Turbulence%20en%20astrophysique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A propos de la turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3954&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe et turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des exemples de turbulence en astrophysique :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_11167 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/PWN-sim-3-1_v4_5s-12fps_640x480p-e696a.gif?1780120970' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11166 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/Brown-Dwarf-GIF-7be2b.gif?1780120970' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH160/-210-45144-d9c72.gif?1780120970' width='200' height='160' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11164 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-207-5773f-44262.gif?1780120970' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11163 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH384/-205-af581-cc226.gif?1780120970' width='480' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11162 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L280xH210/-204-e55c2-9a640.gif?1780120970' width='280' height='210' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH273/-193-0818c-6e26b.gif?1780120970' width='400' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH354/globbw_block-d3e0f.jpg?1780120970' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L384xH288/-197-cdf6f-3809c.gif?1780120970' width='384' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11158 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH687/ed0fae1b7d477143e671d03f2c84b1c6-dc241.gif?1780120970' width='500' height='687' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_turbulence.1029&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, La turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/inria/turbulence_et_stabilite.14359&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Turbulence et stabilit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/fluides_et_tourbillons.1073&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Fluides et tourbillons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/ronds_de_fumee.15089&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Ronds de fum&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/chaos_impredictibilite_hasard.1070&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Chaos, impr&#233;dictibilit&#233;, hasard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1937</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1937</guid>
		<dc:date>2011-09-03T14:33:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Faber Sperber, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mouvement chaotique et double pendule &lt;br class='autobr' /&gt;
Bifurcation de Feigenbaum &lt;br class='autobr' /&gt; Mouvement brownien &lt;br class='autobr' /&gt; Auto-organisation &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sonance sur plaque vibrante &lt;br class='autobr' /&gt;
Le moulin de Lorenz &lt;br class='autobr' /&gt;
LA &#034;SENSIBILIT&#201; AUX CONDITIONS INITIALES&#034; SIGNIFIE QUE LES LOIS NE PERMETTENT PAS DE PR&#201;DIRE PARCE QU'UN TOUT PETIT CHANGEMENT DES VALEURS DE D&#201;PART ENTRAINE UN AVENIR TR&#200;S DIFF&#201;RENT &lt;br class='autobr' /&gt;
Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Chapter 09 : The model of deterministic chaos - Le mod&#232;le du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://toutsurlescours.free.fr/ate/ATE(1).pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement chaotique et double pendule&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10960 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L241xH296/-130-cf38c-61b06.gif?1780114865' width='241' height='296' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10959 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-129-d07dc-27134.jpg?1780114865' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Bifurcation_diagram&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bifurcation de Feigenbaum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10958 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH241/-178-e54b8-4d7ee.gif?1780114865' width='300' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH263/-134-4bdfc-50468.gif?1780114865' width='300' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10956 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L392xH176/-179-e267d-01ae8.gif?1780114865' width='392' height='176' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article838&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement brownien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://web.cast.free.fr/webcast13/webcast13.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10955 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L199xH295/-165-9d894-c53fe.png?1780114865' width='199' height='295' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/relevance/search/resonance+square/video/x1rlpk_resonance-square_music&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;sonance sur plaque vibrante&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10954 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-167-afd0b-f02ac.png?1780114865' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.math.cnrs.fr/Le-moulin-a-eau-de-Lorenz.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le moulin de Lorenz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10953 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH190/chaos-9ee3a-c9ba0.jpg?1780114865' width='300' height='190' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LA &#034;SENSIBILIT&#201; AUX CONDITIONS INITIALES&#034; SIGNIFIE QUE LES LOIS NE PERMETTENT PAS DE PR&#201;DIRE PARCE QU'UN TOUT PETIT CHANGEMENT DES VALEURS DE D&#201;PART ENTRAINE UN AVENIR TR&#200;S DIFF&#201;RENT&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10952 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-0ad8d-b73c1.jpg?1780114865' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres. En cons&#233;quence, des situations initiales aussi voisines que l'on veut peuvent engendrer des &#233;volutions divergentes. La moindre diff&#233;rence, la moindre perturbation, loin d'&#234;tre rendue insignifiante par l'existence de l'attracteur, a donc des cons&#233;quences consid&#233;rables. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous arrivons ici &#224; la d&#233;finition du comportement &#171; chaotique &#187;, qui est un comportement typique des syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par un attracteur &#233;trange. Un comportement est chaotique si des trajectoires issues de points, aussi voisins que l'on veut dans l'espace des phases, s'&#233;loignent les unes des autres au cours du temps de mani&#232;re exponentielle ; la distance entre deux points quelconques appartenant &#224; de telles trajectoires croit proportionnellement &#224; une fonction exponentielle de l'inverse du temps de Lyapounov.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps de Lyapounov permet de d&#233;finir une v&#233;ritable &#171; &#233;chelle de temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10951 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH287/-108-8ff2a-8a29d.gif?1780114865' width='269' height='287' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ATTRACTEUR DE LORENZ DU CLIMAT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yakov G. Sina&#239; explique l'attracteur &#233;trange du climat ou attracteur de Lorenz dans &#171; L'al&#233;atoire du non-al&#233;atoire &#187;, article de l'ouvrage collectif &#171; Chaos et d&#233;terminisme &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ces attracteurs &#233;tranges se manifestent dans de nombreux probl&#232;mes de la physique, de l'hydrodynamique, de la biologie, de la chimie, etc. (&#8230;) En 1963, le m&#233;t&#233;orologue am&#233;ricain E. N. Lorenz a publi&#233; un travail dans lequel il obtenait un syst&#232;me de trois &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires, nomm&#233; ult&#233;rieurement syst&#232;me de Lorenz, qu'il &#233;tudiait &#224; l'aide d'un ordinateur. (&#8230;) On peut consid&#233;rer que c'est l&#224; le syst&#232;me le plus simple d'&#233;quations diff&#233;rentielles non lin&#233;aires. Lorenz a d&#233;duit ce syst&#232;me d'&#233;quations &#224; partir du probl&#232;me bien connu de la convection d'un gaz ou d'un liquide plac&#233; entre deux plaques horizontales et chauff&#233; par le bas (convection de B&#233;nard-Rayleigh). (&#8230;) Le mod&#232;le de Lorenz fournit un exemple typique d'attracteur &#233;trange. (&#8230;) La trajectoire effectue des tours &#224; droite, puis quelques tours &#224; gauche, puis, de nouveau, quelques tours &#224; droite et ainsi de suite de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re. (&#8230;) Sur l'attracteur lui-m&#234;me, le mouvement a un caract&#232;re instable (&#8230;) en feuillets s&#233;par&#233;s, avec une topologie lacunaire, (&#8230;) ce qui a amen&#233; &#224; appeler cette structure topologique peu ordinaire &#171; attracteur &#233;trange &#187;, selon la d&#233;finition donn&#233;e dans le c&#233;l&#232;bre article de D. Ruelle et F. Takens &#171; Sur la nature de la turbulence &#187; en 1971. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L128xH128/Fractals-julia-a1449-d3721.gif?1780114865' width='128' height='128' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;NUAGES, STRUCTURE AUTO-ORGANISEE, DISSPATIVE ET INSTABLE, INTERFACE DYNAMIQUE ET FRACTALE DES PHASES GLACE, LIQUIDE ET VAPEUR D'EAU DANS L'AIR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le chaos d&#233;terministe, ni ordre, ni d&#233;sordre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un monde dynamique non-lin&#233;aire aux fronti&#232;res fractales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10949 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L252xH303/FRACLIBERTE-8260e-6e59d-2e177.jpg?1780114865' width='252' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10948 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L120xH119/120px-Fractale-e4c86-2ce5b.gif?1780114865' width='120' height='119' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRACTALES DE JULIA ET DE MANDELBROT&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-2279f-02445.jpg?1780114865' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRONTI&#200;RE FRACTALE DANS UN PROCESSUS DE DIFFUSION&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH385/Front_mouvt_brownien-bcc69-bae9f.jpg?1780114865' width='500' height='385' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;MOUVEMENT BROWNIEN&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10945 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L442xH299/Image122-bc34e-c12ba.gif?1780114865' width='442' height='299' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;UNE MONTAGNE REPR&#201;SENT&#201;E PAR UNE FONCTION FRACTALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi ce site m&#234;le r&#233;volution, sciences, philosophie et politique ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi parler de r&#233;volution en sciences ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La nature en r&#233;volution&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette expression m&#234;le des termes apparemment contradictoires : le chaos sous-entendant un d&#233;sordre et d&#233;terministe signifiant un ordre qui ob&#233;it &#224; des lois. Cette contradiction dialectique est voulue car il s'agit effectivement de d&#233;crire des ph&#233;nom&#232;nes dans lesquels il y a un ordre cach&#233; derri&#232;re un apparent d&#233;sordre, avec un d&#233;sordre &#224; un niveau et un ordre &#224; un autre niveau. Cela a donn&#233; naissance &#224; tout un domaine d'&#233;tude car les anciens moyens d'investigation n'ont pas cours dans ce cas. le r&#233;ductionnisme et la description de trajectoires ne sont plus valables dans un ph&#233;nom&#232;ne o&#249; la structure d'ensemble ne d&#233;coule pas de la somme des &#233;volutions des &#233;l&#233;ments. L'imbrication d'ordre et de d&#233;sordre n'est pas la seule caract&#233;ristique du chaos d&#233;terministe. Un point crucial est la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; qui peut &#234;tre r&#233;sum&#233;e par : petite cause, grands effets. Une autre contradiction apparente est signal&#233;e : tout en ob&#233;issant &#224; des lois, ces ph&#233;nom&#232;nes ne sont pas pr&#233;dictibles car susceptibles de bifurcations brutales &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des syst&#232;mes dynamiques non lin&#233;aires, ou simplement lin&#233;aires par morceau, peuvent faire preuve de comportements compl&#232;tement impr&#233;visibles, qui peuvent m&#234;me sembler al&#233;atoires (alors qu'il s'agit de syst&#232;mes parfaitement d&#233;terministes). Cette impr&#233;dictibilit&#233; est appel&#233;e chaos. La branche des syst&#232;mes dynamiques qui s'attache &#224; d&#233;finir clairement et &#224; &#233;tudier le chaos s'appelle la th&#233;orie du chaos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette branche des math&#233;matiques d&#233;crit qualitativement les comportements &#224; long terme des syst&#232;mes dynamiques. Dans ce cadre, on ne met pas l'accent sur la recherche de solutions pr&#233;cises aux &#233;quations du syst&#232;me dynamique (ce qui, de toute fa&#231;on, est souvent sans espoir), mais plut&#244;t sur la r&#233;ponse &#224; des questions comme &#171; Le syst&#232;me convergera-t-il vers un &#233;tat stationnaire &#224; long terme, et dans ce cas, quels sont les &#233;tats stationnaires possibles ? &#187; ou &#171; Le comportement &#224; long terme du syst&#232;me d&#233;pend-il des conditions initiales ? &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un objectif important est la description des points fixes, ou &#233;tats stationnaires, du syst&#232;me ; ce sont les valeurs de la variable pour lesquelles elle n'&#233;volue plus avec le temps. Certains de ces points fixes sont attractifs, ce qui veut dire que si le syst&#232;me parvient &#224; leur voisinage, il va converger vers le point fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ilya Prigogine et Isabelle Stengers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lire &#233;galement sur le site Mati&#232;re et R&#233;volution :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'image du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe (dynamique non-lin&#233;aire) et dialectique - en anglais -&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article57&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique chaotique de la g&#233;ophysique et de la climatologie.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climatologie et chaos d&#233;terministe.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le c&#339;ur et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article48&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos cardiaque, c&#233;r&#233;bral et cellulaire : les rythmes &#233;mergents du vivant&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article114&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe en sciences ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#224; l'ext&#233;rieur du site :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.edelo.net/chaos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;James Gleick expose le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.astrosurf.com/luxorion/chaos-inerte-vivant.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos dans les syst&#232;me inertes et vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pierre Berg&#233; et Yves Pomeau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;in Le Chaos, &#034;pour la science&#034;, janvier 1995&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments, le feu, l'air et la terre et l'eau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfonc&#233;s, entass&#233;s, ne faisaient qu'un monceau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Une contusion, une masse sans forme,&lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;sordre, un chaos, une cohue &#233;norme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Racine, Les plaideurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les scientifiques ont repris &#224; leur compte le mot &#034;chaos&#034;, autrefois employ&#233; par les po&#232;tes et dans les mythologies. Aussi le lecteur est il en droit de se poser quelques questions : Qu'est-ce que le chaos ? O&#249; trouve-t-on le chaos ? Comment le chaos appara&#238;t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sciences, le chaos est l'art de former du complexe &#224; partir du simple. Former du complexe &#224; partir du complexe ne pose aucun probl&#232;me : ainsi une particule en suspension dans l'eau est soumise &#224; des millions de chocs de la part des particules qui l'entourent et le mouvement qui en r&#233;sulte, le mouvement brownien, est compliqu&#233; ; cette complexit&#233; est inh&#233;rente au syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chaos, une cause simple, ne faisant intervenir que trois variables, entra&#238;ne des effets complexes. Prenons un pendule. C'est un syst&#232;me &#224; deux variables (la position et la vitesse angulaires), et son comportement est r&#233;gulier : il part de la gauche passe au point le plus bas, remonte &#224; droite, ralentit, repart vers la gauche, et recommence sans cesse. Quand on lui ajoute une troisi&#232;me variable, par exemple en soulevant p&#233;riodiquement son extr&#233;mit&#233; sup&#233;rieure, alors le syst&#232;me peut devenir chaotique. Aucune des trois variables en jeu n'est al&#233;atoire, et pourtant, on ne peut plus pr&#233;voir le mouvement de ce syst&#232;me, qui ne fait jamais deux fois la m&#234;me chose. Le chaos est donc un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;el que n'importe qui peut exp&#233;rimenter chez lui. Il suffit de coupler deux syst&#232;mes qui, pris ind&#233;pendamment, sont extr&#234;mement simples. Le chaos n'est pas une cohue &#233;norme ; son d&#233;sordre n'est qu'apparent. Un syst&#232;me chaotique est impr&#233;visible, mais il est parfaitement d&#233;crit par des &#233;quations simples et d&#233;terministes. Le lien entre ces deux notions paradoxales, d&#233;terminisme et impr&#233;visibilit&#233;, est la propri&#233;t&#233; de sensibilit&#233; aux conditions initiales : deux conditions initiales semblables peuvent conduire &#224; des &#233;tats tr&#232;s diff&#233;rents du syst&#232;me. Cette propri&#233;t&#233; est la principale caract&#233;ristique des syst&#232;mes chaotiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le math&#233;maticien fran&#231;ais Henri Poincar&#233; qui, d&#232;s la fin du si&#232;cle dernier, a mis en &#233;vidence l'impr&#233;visibilit&#233; d'un syst&#232;me de trois corps en interaction. Il a appliqu&#233; cette id&#233;e &#224; la question de la stabilit&#233; du Syst&#232;me solaire, question qui pr&#233;occupe encore des chercheurs comme Michel H&#233;non, de l'Observatoire de Nice, ou Jacques Laskar, au Bureau des Longitudes, &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de H&#233;non&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10961 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH150/-112-73e8f-665c4.gif?1780114865' width='200' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'observation des inversions du champ magn&#233;tique terrestre pourrait illustrer l'existence de comportements complexes dans un syst&#232;me simple. Le champ g&#233;omagn&#233;tique est un effet de dynamo : le noyau terrestre est constitu&#233; d'un liquide conducteur qui tourne sur lui m&#234;me et produit un champ magn&#233;tique. Ce syst&#232;me s'auto alimente, car le champ magn&#233;tique induit un courant dans le liquide conducteur, qui cr&#233;e lui m&#234;me un champ magn&#233;tique. Un tel syst&#232;me, mod&#233;lis&#233; par le Japonais Rikitak&#233; dans les ann&#233;es 1950, peut engendrer une s&#233;rie temporelle chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s Rikitak&#233;, le m&#233;t&#233;orologue Edward Lorenz introduisait le premier mod&#232;le d'atmosph&#232;re sensible aux conditions initiales ; pourtant son syst&#232;me ne comportait que trois variables. Les mod&#232;les d'atmosph&#232;re actuels comportent un tr&#232;s grand nombre de variables, mais ils pr&#233;sentent aussi une grande sensibilit&#233; aux conditions initiales : dix hypoth&#232;ses compatibles avec les relev&#233;s m&#233;t&#233;orologiques conduisent &#224; dix pr&#233;visions, parfois compl&#232;tement diff&#233;rentes, du temps qu'il fera la semaine suivante. Les m&#233;t&#233;orologues tentent de d&#233;finir un horizon (une &#233;ch&#233;ance) de pr&#233;visibilit&#233;. Actuellement, I'&#233;ch&#233;ance de fiabilit&#233; des pr&#233;dictions m&#233;t&#233;orologiques est d'une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche serait int&#233;ressante en &#233;conomie. Ainsi l'augmentation d'un imp&#244;t peut avoir un effet positif &#224; court terme sur les finances de l'&#201;tat, mais n&#233;gatif &#224; long terme s'il appauvrit les m&#233;nages. Peut on d&#233;finir un horizon de pr&#233;visibilit&#233; pour un tel syst&#232;me ? Les concepts introduits par les th&#233;ories math&#233;matiques du chaos permettront sans doute une approche plus objective dans des domaines aussi difficiles que l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie du chaos pourrait aussi avoir une implication en sociologie. Un changement de soci&#233;t&#233; s'op&#232;re lorsque le nombre de personnes qui interagissent d&#233;passe un certain seuil. Dans une civilisation rurale, chaque individu poss&#232;de un petit nombre d'interlocuteurs ; la situation est stable. En revanche, dans les civilisations urbaines actuelles, les rapports entre les individus sont multiples. Selon ce sch&#233;ma, la r&#233;volution industrielle serait plut&#244;t due au d&#233;veloppement de la civilisation urbaine qu'au progr&#232;s technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le concept de chaos d&#233;terministe peut s'appliquer &#224; la biologie. Les battements cardiaques d'un individu au repos pr&#233;sentent des irr&#233;gularit&#233;s. On sait aujourd'hui que ces irr&#233;gularit&#233;s ne sont pas pathologiques,alors qu'un battement r&#233;gulier l'est. Le comportement chaotique du c&#339;ur procure une meilleure adaptabilit&#233;. Ainsi lorsque vous sursautez sous l'effet de la surprise, votre c&#339;ur acc&#233;l&#232;re, puis retourne vers un battement plus lent : il est capable d'explorer un large domaine de fr&#233;quences sans d&#233;passer ses limites de fonctionnement. Toutefois les syst&#232;mes biologiques sont complexes et les lois qui les r&#233;gissent ne sont pas bien connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me lorsque l'on ne conna&#238;t pas les lois de la dynamique, il est possible de distinguer un comportement chaotique d'un comportement purement al&#233;atoire. Il faut pour cela tracer un diagramme dans un espace multidimensionnel, appel&#233; espace des phases ou espace des &#233;tats ; chaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;tat du syst&#232;me est repr&#233;sent&#233; dans cet espace par un point dont les coordonn&#233;es sont &#233;gales aux valeurs num&#233;riques des variables du syst&#232;me. Dans cette repr&#233;sentation, un mouvement r&#233;gulier correspond &#224; un diagramme simple, un attracteur. Si le mouvement est al&#233;atoire, les points repr&#233;sentatifs du syst&#232;me remplissent l'espace des phases au hasard : aucune structure n'appara&#238;t. Quand le mouvement est chaotique, les points repr&#233;sentatifs paraissent &#224; premi&#232;re vue al&#233;atoires. N&#233;anmoins, quand on observe le syst&#232;me suffisamment longtemps,on constate que les points dessinent une forme particuli&#232;re, qui pr&#233;sente une structure feuillet&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cause de cette g&#233;om&#233;trie particuli&#232;re, fractale, ces attracteurs sont qualifi&#233;s d'&#233;tranges. Ils sont la signature du chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les physiciens Peter Grassberger et Itamar Procaccia ont invent&#233; une m&#233;thode th&#233;orique pour quantifier l'ordre du chaos. Leur m&#233;thode permet de d&#233;terminer la dimension de l'attracteur, c'est &#224; dire sa capacit&#233; &#224; remplir une r&#233;gion donn&#233;e de l'espace des phases. Le groupe de Saclay a &#233;t&#233; le premier &#224; l'appliquer &#224; des donn&#233;es r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence par construire un espace des phases &#224; partir d'un petit nombre de variables : si la dimension de l'espace de construction est inf&#233;rieure &#224; celle de l'attracteur, on obtient une projection de la trajectoire, qui cache encore sa structure r&#233;elle. On augmente alors la dimension de l'espace de construction (on ajoute des variables dans notre description).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la dimension calcul&#233;e du diagramme finit par saturer &#224; une faible valeur, c'est la signature d'un chaos &#224; petit nombre de variables ; la valeur de saturation est la dimension fractale de l'attracteur. Si au contraire cette dimension cro&#238;t avec la dimension de l'espace de construction, c'est que le syst&#232;me est al&#233;atoire : le nuage de points repr&#233;sentatifs des &#233;tats successifs du syst&#232;me ne s'organise pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi identifier le chaos &#224; sa mani&#232;re d'entrer en sc&#232;ne. On conna&#238;t trois grands sc&#233;narios de transition vers le chaos : le doublement de p&#233;riode, l'intermittence, et la quasi p&#233;riodicit&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne de doublement de p&#233;riode a &#233;t&#233; d&#233;couvert en m&#234;me temps par un jeune chercheur am&#233;ricain de Los Alamos, Mitchell Feigenbaum, et par des chercheurs fran&#231;ais, Pierre Coullet, actuellement &#224; l'lnstitut non lin&#233;aire de Nice, et Charles Tresser, qui travaille chez IBM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que la contrainte augmente, la p&#233;riode d'un oscillateur forc&#233; est multipli&#233;e par deux, puis par quatre, par huit, etc. ; ces doublements de p&#233;riode sont de plus en plus rapproch&#233;s ; lorsque la p&#233;riode est infinie, le syst&#232;me est chaotique. La turbulence dans les fluides peut appara&#238;tre suivant ce sc&#233;nario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre sc&#233;nario de transition vers le chaos est l'intermittence : un mouvement p&#233;riodique stable est entrecoup&#233; par des bouff&#233;es de bruit. Lorsqu'on augmente le param&#232;tre de contr&#244;le, les bouff&#233;es de turbulence deviennent de plus en plus fr&#233;quentes, et finalement, la turbulence domine. Ce sc&#233;nario a &#233;t&#233; d&#233;crit th&#233;oriquement par l'un de nous (Yves Pomeau) et v&#233;rifi&#233; exp&#233;rimentalement par le groupe de Saclay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me sc&#233;nario, la quasip&#233;riodicit&#233;, intervient quand un deuxi&#232;me oscillateur perturbe un syst&#232;me initialement p&#233;riodique. Si le rapport des p&#233;riodes des deux oscillateurs en pr&#233;sence n'est pas rationnel, alors le syst&#232;me est dit quasip&#233;riodique. L'influence des deux oscillateurs l'un sur l'autre conduit &#224; un d&#233;r&#232;glement de leur mouvement, comme dans le cas du pendule stimul&#233; verticalement, &#233;voqu&#233; plus haut. Ce sc&#233;nario un peu compliqu&#233; est reli&#233; &#224; la th&#233;orie des nombres, notamment aux travaux de Jean Christophe Yoccoz, laur&#233;at de la M&#233;daille Fields en 1994, pour ses travaux sur les syst&#232;mes dynamiques. La contribution des math&#233;maticiens fran&#231;ais dans le domaine du chaos n'est donc pas seulement historique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous en avons d&#233;j&#224; trop dit : laissons le lecteur d&#233;couvrir le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pierre Berg&#233; est physicien au Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique, &#224; Saclay, et Yves Pomeau est directeur de recherche au CNRS, dans les laboratoires de L'&#233;cole normale sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lire &#233;galement sur le site Mati&#232;re et R&#233;volution :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'image du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe (dynamique non-lin&#233;aire) et dialectique - en anglais -&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article57&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique chaotique de la g&#233;ophysique et de la climatologie.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climatologie et chaos d&#233;terministe.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le c&#339;ur et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article48&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos cardiaque, c&#233;r&#233;bral et cellulaire : les rythmes &#233;mergents du vivant&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article114&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe en sciences ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#224; l'ext&#233;rieur du site :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.edelo.net/chaos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;James Gleick expose le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.astrosurf.com/luxorion/chaos-inerte-vivant.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos dans les syst&#232;me inertes et vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.espace-sciences.org/science/10065-sciences-ouest/20115-Annee-2002/10162-189/10518-decouvrir/14224-les-lois-du-desordre/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos en sciences ou les lois du d&#233;sordre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.edelo.net/chaos/images/planete.jpg&amp;imgrefurl=http://www.edelo.net/chaos/chap3.htm&amp;h=443&amp;w=300&amp;sz=15&amp;hl=fr&amp;start=1&amp;tbnid=OfUURAKFveeT0M:&amp;tbnh=127&amp;tbnw=86&amp;prev=/images%3Fq%3Dchaos%2Bd%25C3%25A9terministe%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La sensibilit&#233; aux conditions initiales et le chaos&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le chaos d&#233;terministe, ni ordre, ni d&#233;sordre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un monde dynamique non-lin&#233;aire aux fronti&#232;res fractales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-2279f-02445.jpg?1780114865' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRONTIERE FRACTALE DANS UN PROCESSUS DE DIFFUSION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de &#034;Entre le temps et l'&#233;ternit&#233;&#034; de Prigogine et Stengers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La raison du chaos quantique est l'apparition des r&#233;sonances. (...) Ces r&#233;sonances, qui caract&#233;risent l'ensemble des situations fondamentales de la m&#233;canique quantique, correspondent &#224; des interactions entre champs (c'est-&#224;-dire aussi aux interactions mati&#232;re-lumi&#232;re). On peut affirmer que notre acc&#232;s au monde quantique a pour condition l'existence des syst&#232;mes chaotiques quantiques. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons surtout soulign&#233; les dimensions n&#233;gatives du chaos dynamique, la n&#233;cessit&#233; qu'il implique d'abandonner les notions de trajectoire et de d&#233;terminisme. Mais l'&#233;tude des syst&#232;mes chaotiques est &#233;galement une ouverture ; elle cr&#233;e la n&#233;cessit&#233; de construire de nouveaux concepts, de nouveaux langages th&#233;oriques. Le langage classique de la dynamique implique les notions de points et de trajectoires, et, jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous-m&#234;mes y avons eu recours alors m&#234;me que nous montrions l'id&#233;alisation &#8211; dans ce cas ill&#233;gitime &#8211; dont elles proc&#232;dent. Le probl&#232;me est maintenant de transformer ce langage, de sorte qu'il int&#232;gre de mani&#232;re rigoureuse et coh&#233;rente les contraintes que nous venons de reconna&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne suffit pas, en effet, d'exprimer le caract&#232;re fini de la d&#233;finition d'un syst&#232;me dynamique en d&#233;crivant l'&#233;tat initial de ce syst&#232;me par une r&#233;gion de l'espace des phases, et non par un point. Car une telle r&#233;gion, soumise &#224; l'&#233;volution que d&#233;finit la dynamique classique, aura beau se fragmenter au cours du temps, elle conservera son volume dans l'espace des phases. C'est ce qu'exprime un th&#233;or&#232;me g&#233;n&#233;ral de la dynamique, le th&#233;or&#232;me de Liouville. Toutes les tentatives de construire une fonction entropie, d&#233;crivant l'&#233;volution d'un ensemble de trajectoires dans l'espace des phases, se sont heurt&#233;es au th&#233;or&#232;me de Liouville, au fait que l'&#233;volution d'un tel ensemble ne peut &#234;tre d&#233;crite par une fonction qui cro&#238;trait au cours du temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, un argument simple permet de montrer l'incompatibilit&#233;, dans le cas d'un syst&#232;me chaotique, entre le th&#233;or&#232;me de Liouville et la contrainte selon laquelle toute description d&#233;finit le &#171; pouvoir de r&#233;solution &#187; de nos descriptions ; il existera toujours une distance r telle que nous ne pourrons faire de diff&#233;rence entre des points plus proches l'un de l'autre (&#8230;) La nouvelle description des syst&#232;mes dynamiques chaotiques substitue au point un ensemble correspondant &#224; un fragment de fibre contractante. Il s'agit d'une description non locale, qui tient compte de la contrainte d'indiscernabilit&#233; que nous avons d&#233;finie. Mais cette description n'est pas relative &#224; notre ignorance. Elle donne un sens intrins&#232;que au caract&#232;re fini de nos descriptions : dans le cas o&#249; le syst&#232;me n'est pas chaotique, o&#249; l'exposant de Lyapounov est de valeur nulle, nous retrouvons la repr&#233;sentation classique, ponctuelle, et les limites mises &#224; la pr&#233;cision de nos mesures n'affectent plus la repr&#233;sentation du syst&#232;me dynamique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouvelle repr&#233;sentation brise &#233;galement la sym&#233;trie temporelle. (&#8230;) L&#224; o&#249; une seule &#233;quation d'&#233;volution permettait de calculer l'&#233;volution vers le pass&#233; ou vers le futur de points eux-m&#234;mes indiff&#233;rents &#224; cette distinction, nous avons maintenant deux &#233;quations d'&#233;volution diff&#233;rentes. L'une d&#233;crirait l'&#233;volution d'un syst&#232;me vers un &#233;quilibre situ&#233; dans le futur, l'autre d&#233;crirait l'&#233;volution d'un syst&#232;me vers un &#233;quilibre situ&#233; dans le pass&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des grands probl&#232;mes de l'interpr&#233;tation probabiliste de l'&#233;volution vers l'&#233;quilibre &#233;tait que la repr&#233;sentation probabiliste ne donne pas sens &#224; la distinction entre pass&#233; et futur. (&#8230;) La nouvelle description dynamique que nous avons construite incorpore, en revanche, la fl&#232;che du temps (&#8230;) Les comportements dynamiques chaotiques permettent de construire ce pont, que Boltzmann n'avait pu cr&#233;er, entre la dynamique et le monde des processus irr&#233;versibles. La nouvelle repr&#233;sentation de l'objet dynamique, non locale et &#224; sym&#233;trie temporelle bris&#233;e, n'est pas une description approximative, plus pauvre que la repr&#233;sentation classique. Elle d&#233;finit au contraire cette repr&#233;sentation classique comme relative &#224; un cas particulier. (&#8230;) Nous savons aujourd'hui que ces derniers (les syst&#232;mes non-chaotiques), qui domin&#232;rent si longtemps l'imagination des physiciens, forment en fait une classe tr&#232;s particuli&#232;re. (&#8230;) C'est en 1892, avec la d&#233;couverte d'un th&#233;or&#232;me fondamental par Poincar&#233; ( la loi des trois corps), que se brisa l'image homog&#232;ne du comportement dynamique : la plupart des syst&#232;mes dynamiques, &#224; commencer par le simple syst&#232;me &#171; &#224; trois corps &#187; ne sont pas int&#233;grables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment comprendre cet &#233;nonc&#233; ? Depuis les travaux de Hamilton, on sait qu'un m&#234;me syst&#232;me dynamique peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; de diff&#233;rentes mani&#232;res &#233;quivalentes par une transformation dite canonique (ou unitaire) (&#8230;) L'hamiltonien du syst&#232;me est la grandeur qui d&#233;termine son &#233;volution temporelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi toutes les transformations unitaires, il en existe une qui permet d'aboutir &#224; une repr&#233;sentation privil&#233;gi&#233;e du syst&#232;me. C'est celle qui fait de l'&#233;nergie, c'est-&#224;-dire de l'hamiltonien, une fonction des seuls moments, et non plus des positions. Dans une telle repr&#233;sentation, les mouvements des diff&#233;rentes particules du syst&#232;me sont d&#233;crits comme s'ils ne d&#233;pendaient plus des positions relatives des particules, c'est-&#224;-dire comme si elles n'&#233;taient plus en interaction. (&#8230;) Les mouvements possibles de tels syst&#232;mes ont donc la simplicit&#233; des mouvements libres. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, en 1892, Poincar&#233; montra qu'en g&#233;n&#233;ral il est impossible de d&#233;finir la transformation unitaire qui ferait des &#171; actions &#187; des invariants du syst&#232;me. La plupart des syst&#232;mes dynamiques n'admettent pas d'invariants en dehors de l'&#233;nergie et de la quantit&#233; de mouvement, et d&#232;s lors ne sont pas int&#233;grables.&lt;br class='autobr' /&gt;
La raison de l'impossibilit&#233; de d&#233;finir les invariants du mouvement qui correspondent &#224; la repr&#233;sentation d'un syst&#232;me dynamique int&#233;grable tient &#224; un m&#233;canisme de r&#233;sonance. (&#8230;) Le m&#233;canisme de r&#233;sonance peut &#234;tre caract&#233;ris&#233; comme un transfert d'&#233;nergie entre deux mouvements p&#233;riodiques coupl&#233;s dont les fr&#233;quences sont entre elles dans un rapport simple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont ces ph&#233;nom&#232;nes de r&#233;sonance &#8211; mais, cette fois, entre les diff&#233;rents degr&#233;s de libert&#233; qui caract&#233;risent un m&#234;me syst&#232;me dynamique &#8211; qui emp&#234;chent que ce syst&#232;me soit mis sous une forme int&#233;grable. La r&#233;sonance la plus simple entre les fr&#233;quences se produit quand ces fr&#233;quences sont &#233;gales, mais elle se produit aussi &#224; chaque fois que les fr&#233;quences sont commensurables, c'est-&#224;-dire chaque fois qu'elles ont entre elles un rapport rationnel. Le probl&#232;me se complique du fait que de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale les fr&#233;quences ne sont pas constantes. (&#8230;) Ce qui fait que, dans l'espace des phases d'un syst&#232;me dynamique, il y aura des points caract&#233;ris&#233;s par une r&#233;sonance, alors que d'autres ne le seront pas. L'existence des points de r&#233;sonance interdit en g&#233;n&#233;ral la repr&#233;sentation en termes de variables cycliques, c'est-&#224;-dire une d&#233;composition du mouvement en mouvements p&#233;riodiques ind&#233;pendants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les points de r&#233;sonance, c'est-&#224;-dire les points auxquels les fr&#233;quences ont entre elles un rapport rationnel, sont rares, comme sont rares les nombres rationnels par rapport aux nombres irrationnels. D&#232;s lors, presque partout dans l'espace des phases, nous aurons des comportements p&#233;riodiques de type habituel. N&#233;anmoins, les points de r&#233;sonance existent dans tout le volume fini de l'espace des phases. D'o&#249; le caract&#232;re effroyablement compliqu&#233; de l'image des syst&#232;mes dynamiques telle qu'elle nous a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e par la dynamique moderne initi&#233;e par Poincar&#233; et poursuivie par les travaux de Kolmogoroff, Arnold et Moser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les syst&#232;mes dynamiques &#233;taient int&#233;grables, la dynamique ne pourrait nous livrer qu'une image statique du monde, image dont le mouvement du pendule ou de la plan&#232;te sur sa trajectoire k&#233;pl&#233;rienne constituerait le prototype. Cependant l'existence des r&#233;sonances dans les syst&#232;mes dynamiques &#224; plus de deux corps ne suffit pas pour transformer cette image et la rendre coh&#233;rente avec les processus &#233;volutifs &#233;tudi&#233;s pr&#233;c&#233;demment. Lorsque le volume reste petit, ce sont toujours les comportements p&#233;riodiques qui dominent. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, pour les grands syst&#232;mes, la situation s'inverse. Les r&#233;sonances s'accumulent dans l'espace des phases, elles se produisent d&#233;sormais non plus en tout point rationnel, mais en tout point r&#233;el. (&#8230;) D&#232;s lors, les comportements non p&#233;riodiques dominent, comme c'est le cas dans les syst&#232;mes chaotiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cas d'un syst&#232;me de sph&#232;res dures en collision, Sina&#239; a pu d&#233;montrer l'identit&#233; entre comportement cin&#233;tique et chaotique, et d&#233;finir la relation entre une grandeur cin&#233;tique comme le temps de relaxation (temps moyen entre deux collisions) et le temps de Lyapounov qui caract&#233;rise l'horizon temporel des syst&#232;mes chaotiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, l'atome en interaction avec son champ constitue un &#171; grand syst&#232;me quantique &#187; auquel, nous l'avons d&#233;montr&#233;, le th&#233;or&#232;me de Poincar&#233; peut &#234;tre &#233;tendu. (&#8230;) La &#171; catastrophe &#187; de Poincar&#233; se r&#233;p&#232;te dans ce cas : contrairement &#224; ce que pr&#233;supposait la repr&#233;sentation quantique usuelle, les syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par l'existence de telles r&#233;sonances ne peuvent &#234;tre d&#233;crits en termes de superposition de fonctions propres de l'op&#233;rateur hamiltonien, c'est-&#224;-dire d'invariants du mouvement. Les syst&#232;mes quantiques caract&#233;ris&#233;s par des temps de vie moyens, ou par des comportements correspondants &#224; des &#171; collisions &#187;, constituent donc la forme quantique des syst&#232;mes dynamiques au comportement chaotique (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abandon du mod&#232;le des syst&#232;mes int&#233;grables a des cons&#233;quences aussi radicales en m&#233;canique quantique qu'en m&#233;canique classique. Dans ce dernier cas, il impliquait l'abandon de la notion de point et de loi d'&#233;volution r&#233;versible qui lui correspond. Dans le second, il implique l'abandon de la fonction d'onde et de son &#233;volution r&#233;versible dans l'espace de Hilbert. Dans les deux cas, cet abandon a la m&#234;me signification : il nous permet de d&#233;chiffrer le message de l'entropie. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
La collision, transfert de quantit&#233; de mouvement et d'&#233;nergie cin&#233;tique entre deux particules, constitue, du point de vue dynamique, un exemple de r&#233;sonance. Or, c'est l'existence des points de r&#233;sonance qui, on le sait depuis Poincar&#233;, emp&#234;che de d&#233;finir la plupart des syst&#232;mes dynamiques comme int&#233;grables. La th&#233;orie cin&#233;tique, qui correspond au cas d'un grand syst&#232;me dynamique ayant des points de r&#233;sonance &#171; presque partout &#187; dans l'espace des phases , marque donc la transformation de la notion de r&#233;sonance : celle-ci cesse d'&#234;tre un obstacle &#224; la description en termes de trajectoires d&#233;terministes et pr&#233;dictibles, pour devenir un nouveau principe de description, intrins&#232;quement irr&#233;versible et probabiliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est cette notion de r&#233;sonance que nous avons retrouv&#233;e au c&#339;ur de la m&#233;canique quantique, puisque c'est elle qu'utilisa Dirac pour expliquer les &#233;v&#233;nements qui ouvrent un acc&#232;s exp&#233;rimental &#224; l'atome, l'&#233;mission et l'absorption de photons d'&#233;nergie sp&#233;cifique, dont le spectre constitue la v&#233;ritable signature de chaque type d'atome. (&#8230;) Le temps de vie, qui caract&#233;rise de mani&#232;re intrins&#232;que un niveau excit&#233;, d&#233;pend, dans le formalisme actuel de la m&#233;canique quantique, d'une approximation et perd son sens si le calcul est pouss&#233; plus loin. D&#232;s lors, la m&#233;canique quantique a d&#251; reconna&#238;tre l'&#233;v&#233;nement sans pouvoir lui donner de sens objectif. C'est pourquoi elle a pu para&#238;tre mettre en question la r&#233;alit&#233; m&#234;me du monde observable qu'elle devait rendre intelligible. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour expliquer les transitions &#233;lectroniques spontan&#233;es qui conf&#232;rent &#224; tout &#233;tat excit&#233; un temps de vie fini, Dirac avait d&#251; faire l'hypoth&#232;se d'un champ induit par l'atome et entrant en r&#233;sonance avec lui. Le syst&#232;me fini que repr&#233;sente l'atome isol&#233; n'est donc qu'une abstraction. L'atome en interaction avec son champ est, lui, un &#171; grand syst&#232;me quantique &#187;, et c'est &#224; son niveau que se produit la &#171; catastrophe de Poincar&#233; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'atome en interaction avec le champ qu'il induit ne constitue pas, en effet, un syst&#232;me int&#233;grable et ne peut donc pas plus &#234;tre repr&#233;sent&#233; par l'&#233;volution de fonction d'onde qu'un syst&#232;me classique caract&#233;ris&#233; par des points de r&#233;sonance ne peut &#234;tre caract&#233;ris&#233; par une trajectoire. C'est l&#224; la faille que rec&#233;lait l'&#233;difice impressionnant de la m&#233;canique quantique. (&#8230;) Il est significatif que, partout, nous ayons rencontr&#233; la notion de &#171; brisement de sym&#233;trie &#187;. Cette notion implique une r&#233;f&#233;rence apparemment ind&#233;passable &#224; la sym&#233;trie affirm&#233;e par les lois fondamentales qui constituent l'h&#233;ritage de la physique. Et, en effet, dans un premier temps, ce sont ces lois qui ont guid&#233; notre recherche. (&#8230;) La description &#224; sym&#233;trie temporelle bris&#233;e permet de comprendre la sym&#233;trie elle-m&#234;me comme relative &#224; la particularit&#233; des objets autrefois privil&#233;gi&#233;s par la physique, c'est-&#224;-dire de situer leur particularit&#233; au sein d'une th&#233;orie plus g&#233;n&#233;rale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://eurserveur.insa-lyon.fr/LesCours/physique/AppPhysique/approphys/1historique/Poincare/pages/theorie_du_chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poincar&#233; invente le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://209.85.135.104/search?q=cache:T5Hjl2GMfdQJ:ginoux.univ-tln.fr/HDS/Le%2520chaos%2520a-t-il%2520tu%25E9%2520le%2520d%25E9terminisme.doc+la+th%C3%A9orie+du+chaos&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=222&amp;gl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le chaos et le d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/matiere_et_energie/pour_l_enseignement/loin_de_l_equilibre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loin de l'&#233;quilibre, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/themes__1/sciences_fondamentales/physique/les_voies_du_chaos_1997&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les voies du chaos, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/chaos_impredictibilite_hasard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et impr&#233;dictibilit&#233;, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hypertextbook.com/chaos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir des attracteurs &#233;tranges (courbes qui sont le signal du chaos d&#233;terministe)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/chaos_impredictibilite_hasard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hasard et chaos, David Ruelle, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/du_cote_de_la_recherche/et_si_dieu_jouait_aux_des_2000&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos dans les mouvements des fluides, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/points_de_vue/chaos_et_lasers_aux_limites_du_determinisme_2002&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Science du chaos, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les nuages, un exemple de structures fractales auto-organis&#233;es issues du d&#233;sordre</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1845</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1845</guid>
		<dc:date>2011-05-17T17:36:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bien des ph&#233;nom&#232;nes observables quotidiennement sont plus &#233;tonnants qu'il n'y para&#238;t : la condensation des nuages se fait plut&#244;t dans les montagnes o&#249; l'air est plus froid alors que l'air chaud monte. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lectromagn&#233;tisme d&#233;termine des mouvements au sein du nuage, mouvements qui sont d&#233;terminants dans l'&#233;nergie du nuage, qui pousse la masse &#224; remonter vers le haut du nuage, combattant ainsi la gravitation. C'est ce qui am&#232;ne ce ph&#233;nom&#232;ne &#233;tonnant : des masses consid&#233;rables d'eau qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique38" rel="directory"&gt;G&#233;odynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la plan&#232;te&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH207/-147-16ef8.gif?1780111393' width='500' height='207' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L432xH288/-149-d8785.gif?1780111393' width='432' height='288' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8560 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH282/-163-a6fed.gif?1780111393' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien des ph&#233;nom&#232;nes observables quotidiennement sont plus &#233;tonnants qu'il n'y para&#238;t : la condensation des nuages se fait plut&#244;t dans les montagnes o&#249; l'air est plus froid alors que l'air chaud monte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectromagn&#233;tisme d&#233;termine des mouvements au sein du nuage, mouvements qui sont d&#233;terminants dans l'&#233;nergie du nuage, qui pousse la masse &#224; remonter vers le haut du nuage, combattant ainsi la gravitation. C'est ce qui am&#232;ne ce ph&#233;nom&#232;ne &#233;tonnant : des masses consid&#233;rables d'eau qui tiennent dans l'air sans tomber&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nuages ne sont pas seulement des produits de la condensation de l'eau li&#233;e aux jeux de la chaleur et de la pression : la longueur d'onde des rayons lumineux joue aussi, par exemple pour d&#233;finir le niveau d'altitude de la base du nuage. L'&#233;lectromagn&#233;tisme d&#233;termine des mouvements au sein du nuage, mouvements qui sont d&#233;terminants dans l'&#233;nergie du nuage, qui pousse la masse &#224; remonter vers le haut du nuage, combattant la gravitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces ph&#233;nom&#232;nes sont dynamiques alors que, spontan&#233;ment nous raisonnons de mani&#232;re statique, ils produisent des contradictions et ne sont pas lin&#233;aires alors que, spontan&#233;ment, nous raisonnons de mani&#232;re non dialectique et lin&#233;aire. Ils pr&#233;sentent des discontinuit&#233;s, des sauts qualitatifs, des contradictions&#8230; Les diff&#233;rents &#233;tats de la mati&#232;re ne se comportent pas souvent comme on l'imagine et ne sont pas exactement ce qu'on imagine. La mati&#232;re n'est pas faite de choses mais de structures &#233;mergentes, ce qui est profond&#233;ment diff&#233;rent. Elle n'est pas fond&#233;e sur des &#233;quilibres stables, image qui nous est donn&#233;e par l'univers apparent &#224; notre &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nuage qui semble sur une courte dur&#233;e avoir une forme et un contenu &#224; peu pr&#232;s donn&#233; est l'objet de changements beaucoup plus brutaux et violents qu'il n'y para&#238;t, changement dans lesquels des masses de mol&#233;cules descendent et d'autres montent sans cesse au sein du nuage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela explique qu'il nous paraisse difficile &#224; comprendre comment un nuage calme, m&#234;me s'il est tr&#232;s noir, va d'un seul coup d&#233;verser une masse immense d'eau, de gr&#234;le ou de neige, ou encore provoquer un violent orage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, l'apparence calme du nuage n'est qu'illusion et cette masse est sans cesse le produit de confrontations brutales qui, en temps normale, produisent la conservation globale de la structure mais, parfois, provoquent sa rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nuages ne sont nullement des objets fixes. Il y a sans cesse des colonnes d'air montantes et d'autres descendantes. Chez certain type de nuages, le bourgeonnement violent au dessus du nuage t&#233;moigne du caract&#232;re &#233;ruptif des ph&#233;nom&#232;nes consid&#233;r&#233;s. Mais, m&#234;me dans les autres, le nuage n'est jamais une chose fixe ni ressemblant &#224; une chose fixe. Il n'existe que du fait d'un &#233;norme d&#233;sordre qui donne globalement une illusion de conservation d'ensemble. Mais le nuage a une relativement courte dur&#233;e de vie et sa structure se dissout assez rapidement dans l'air, pour former &#224; c&#244;t&#233; de nouveaux nuages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre raison de comprendre difficilement les nuages est le fait qu'on les imagine comme des masses de gouttelettes et de vapeurs d'eau alors que les petits cristaux y jouent aussi un grand r&#244;le. Le nuage est la coexistence des trois &#233;tats : gaz, liquide et solide et le jeu des sauts entre ces &#233;tats. La formation de cristaux a des effets parfois violents comme la formation de grands trous au sein des masses nuageuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la mati&#232;re, sous toutes ses formes et &#224; toutes ses &#233;chelles, est par bien des aspects du m&#234;me type que le nuage : des confrontations brutales avec des changements radicaux qui, le plus souvent, entra&#238;nent la conservation globale de la structure et, parfois, provoquent sa rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des aspects que l'on oublie souvent est que le nuage est une masse &#233;lectris&#233;e comme l'est la mati&#232;re. Mais, &#233;tant l'objet de mouvements violents, l'&#233;lectrisation prend un caract&#232;re &#224; grande &#233;chelle avec, notamment, des &#233;lectricit&#233;s oppos&#233;es sur le sommet du nuage et &#224; sa base et avec une &#233;lectrisation provoqu&#233;e sur l'air environnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le nuage (porteur d'eau plus lourde que l'air) ne tombe pas du fait de son poids ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouttes d'eau suffisamment grosses tombent du fait de leur poids mais, en tombant, elles se r&#233;chauffent. Si elles ne parviennent au sol en pluie (ou neige ou gr&#234;le), elles redeviennent du gaz, de la vapeur d'eau lorsqu'elles atteignent un seuil d'altitude du nuage (niveau marqu&#233; par la base plate du nuage). Cette vapeur remonte alors dans le nuage. Durant ce mouvement permanent, il y a &#233;change d'une &#233;nergie consid&#233;rable qui maintient un dynamisme du nuage et lui permet de se conserver dans son ensemble m&#234;me si l'&#233;tat et la position des gouttes change sans cesse. C'est cela qui emp&#234;che cette masse &#233;norme d'eau de tomber imm&#233;diatement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8567 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L276xH183/-3179-ae8ee.jpg?1780121201' width='276' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8568 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-3180.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-3180-094f2.jpg?1780121201' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L385xH248/-3181-5072c.jpg?1780121201' width='385' height='248' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8570 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-3182-6d82a.jpg?1780121201' width='259' height='194' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8571 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH273/-3183-36d12.jpg?1780121201' width='500' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH280/-164-ff084.gif?1780121201' width='500' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8562 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L475xH317/-165-49bec.gif?1780121201' width='475' height='317' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-150-aa50d.gif?1780121201' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les nuages, des structures dynamiques...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1522 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/IMG_1123.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_1123-f51ae.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les nuages proches ont des formes similaires&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1241 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L140xH140/report051-9021b.png?1780121202' width='140' height='140' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L140xH105/report052-5670c.png?1780121202' width='140' height='105' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re figure correspond &#224; une texture g&#233;n&#233;r&#233;e automatiquement par simulation fractale. La deuxi&#232;me figure repr&#233;sente celle d'un vrai ciel l&#233;g&#232;rement nuageux prise par un appareil num&#233;rique. (voir &lt;a href=&#034;http://ljk.imag.fr/membres/Damien.Rohmer/documents/publications/07_fluid_visualization/html/report.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site Damien Rohmer&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH379/Nuages-Description-Cumulus-Convection-23343.jpg?1780121202' width='500' height='379' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article599&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les nuages sont des syst&#232;mes dynamiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de l'ouvrage de Bernard Sapoval, &#034;Universalit&#233;s et fractales&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La premi&#232;re cat&#233;gorie de fractales appara&#238;t dans l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes al&#233;atoires. (...) Les mouvements browniens, les vols de L&#233;vy, la percolation, l'agr&#233;gation, les fronts de diffusion sont des exemples de cette g&#233;om&#233;trie n&#233;e du hasard. (...) La deuxi&#232;me cat&#233;gorie de ph&#233;nom&#232;nes dans lesquels nous voyons appara&#238;tre des objets fractals est l'&#233;tude des it&#233;rations, comme dans le cas des ensembles de Julia et de Mandelbrot, ou plus g&#233;n&#233;ralement des syst&#232;mes dynamiques, syst&#232;mes non lin&#233;aire, dont l'&#233;tude de la turbulence par exemple. (...) Nous avons vu que m&#234;me des syst&#232;mes d'une extr&#234;me simplicit&#233;, dont le fonctionnement est strictement causal, sont capables de poss&#233;der des &#233;tats apparemment al&#233;atoires. (...) La troisi&#232;me cat&#233;gorie de ph&#233;nom&#232;nes o&#249; interviennent des fractales est celle des ph&#233;nom&#232;nes d'interfaces naturelles ou artificielles(alv&#233;oles pulmonaires, racines des plantes, bassins fluviaux, &#233;lectrodes dans les batteries). (...) S'il est un domaine des sciences de la nature o&#249; l'irr&#233;gularit&#233; g&#233;om&#233;trique et l'irr&#233;gularit&#233; temporelle jouent un r&#244;le capital, c'est bien la g&#233;ophysique. Nous avons vu que des proc&#233;dures simples permettaient de reproduire des montagnes tout &#224; fait vraisemblables ou que des c&#244;tes &#233;taient souvent fractales. Mais il en va de m&#234;me de beaucoup de structures de notre environnement g&#233;ophysique. Il peut s'agir tout aussi bien de structures g&#233;om&#233;triques des couches g&#233;ologiques, de r&#233;seaux de failles g&#233;ologiques, ou de g&#233;om&#233;trie d'objets de la g&#233;ophysique externe, comme les nuages. (...) Les nuages aussi ob&#233;issent par leur forme aux lois de la self-similarit&#233;. Les petits et les gros nuages ont des formes comparables. Les propri&#233;t&#233;s de ces nuages vont d&#233;pendre bien s&#251;r de leur structure. Par exemple, de la fa&#231;on dont ils absorbent la lumi&#232;re. (...) Son absorption sous forme de chaleur d&#233;pendra de la taille et de l'&#233;paisseur du nuage sous forme de loi de puissance. &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH330/2459194330-518fe.jpg?1780121202' width='500' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; La nouvelle alliance &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La thermodynamique des processus irr&#233;versibles a d&#233;couvert que les flux qui traversent certains syst&#232;mes physico-chimiques et les &#233;loignent de l'&#233;quilibre, peuvent nourrir des ph&#233;nom&#232;nes d'auto-organisation spontan&#233;e, des ruptures de sym&#233;trie, des &#233;volutions vers une complexit&#233; et une diversit&#233; croissantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les m&#234;mes formes &#224; plusieurs &#233;chelles :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH557/jpg_TM_16281_apercu_012-17632-48435-b6e4f.jpg?1780121202' width='400' height='557' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article702&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont les fractales ?&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Les fractales sont des formes qu'on retrouve &#224; plusieurs &#233;chelles successives emboit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un objet non fractal a une dimension enti&#232;re : un pour la droite, deux pour la surface et trois pour le volume. La dimension d'un objet r&#233;el peut &#234;tre obtenue par rapport entre volume et surface. Celle d'un nuage avoisine 1,36, nombre qui correspond &#224; celui obtenu en th&#233;orie de la diffusion turbulente relative. C'est une fraction d'o&#249; le nom de fractale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH349/orage1-8dd9b.jpg?1780121202' width='500' height='349' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont les nuages ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les nuages ont des formes sans cesse changeantes qui nous interp&#232;lent d&#232;s notre enfance. Ces formes sont &#224; la fois impr&#233;dictibles et &#233;tudiables. Elles semblent compl&#232;tement au hasard. Ce n'est pas le cas puisque les nuages ont des formes caract&#233;ristiques en fonction des conditions de leur formation. Cependant, ils sont &#034;sensibles aux conditions initiales&#034;, ce qui fait que tout changement dans un niveau d'&#233;chelle en entra&#238;ne d'autres aux autres niveaux, d'o&#249; cet apparent hasard qui semble guider les modifications permanentes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1238 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/nuagesa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH613/nuagesa-c0f81.jpg?1780121202' width='500' height='613' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les nuages proviennent de la convection. H.B&#233;nard d&#233;couvrit en 1900 qu'un fluide chauff&#233; par le bas se mettait en mouvement et s'organisait pour former des &#034;cellules de B&#233;nard&#034;. Ces structures hydrodynamiques expliquent bon nombre de ph&#233;nom&#232;nes convectifs, comme les nuages cumuliformes, les champignons atomiques ou la granulation solaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la turbulence provient de lois et non du hasard pur. Ce sont des ph&#233;nom&#232;nes d&#233;terministes mais al&#233;atoires du fait de la sensibilit&#233; aux conditions initiales.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L341xH295/Tornadeforma1-12a91.jpg?1780121202' width='341' height='295' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LA CONVECTION&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1236 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/univ_zchap08_081.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH248/univ_zchap08_081-14413.jpg?1780121202' width='500' height='248' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le nuage est un milieu h&#233;t&#233;rog&#232;ne dans lequel on trouve :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - de l'air sec et de la vapeur d'eau saturante,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - de l'eau liquide &#224; temp&#233;rature positive ou n&#233;gative surfondue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - des cristaux de glace associ&#233;s &#224; l'eau ou seuls,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - des particules solides : sable, suie, poussi&#232;res, sel marin, etc. ,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - des particules liquides non aqueuses acides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ensemble est maintenu en suspension dans l'air par les forces d'agitation permanente au sein m&#234;me des particules synoptiques ou a&#233;rologiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1239 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/Courants-ascendants.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH750/Courants-ascendants-31c57.jpg?1780121202' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les gouttelettes d'eau sont form&#233;es en atmosph&#232;re satur&#233;e par condensation de la vapeur d'eau (toujours pr&#233;sente dans l'atmosph&#232;re) en pr&#233;sence de particules solides en suspension appel&#233;es noyaux de condensation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noyaux de condensation jouent le r&#244;le de catalyseur de condensation et sont de plusieurs origines :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - min&#233;rale : suie volcanique, cristaux de sable,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - marine : cristaux de sel marin NaCl que le vent arrache aux embruns,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - humaine : combustions industrielles, pollution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont de 2 sortes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - les gros noyaux : (diam&#232;tre de plusieurs microns, jusqu'&#224; 40 pour les noyaux g&#233;ants) actifs d&#232;s le d&#233;but de la saturation, tr&#232;s nombreux dans les basses couches o&#249; la sursaturation est rare (100 &#224; 1000/cm&#179;),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - les petits noyaux : (diam&#232;tre inf&#233;rieur &#224; 0,2 micron) ou noyaux d'AITKEN (physicien scandinave) actifs uniquement lorsque l'atmosph&#232;re se trouve en sursaturation, les tra&#238;n&#233;es de condensation illustrent bien cet &#233;tat pr&#233;existant. Leur nombre varie entre 1000 et 10000/cm&#179; avec une humidit&#233; pouvant atteindre les 150%.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/nuages_700-2e3ed.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1228 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/fond-ecran-ciel-et-voile-de-nuages-891e4.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L448xH336/nuages-52b63.jpg?1780121202' width='448' height='336' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1225 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/6a00d8341d292153ef00e54f5ccc5b8833-500wi-8045f.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/dans-l-avion-vers-agadir-nuages.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/dans-l-avion-vers-agadir-nuages-c7d0f.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH398/nuage-lecture-4126f.jpg?1780121202' width='500' height='398' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/10genres_nuages_asma_mpo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/10genres_nuages_asma_mpo-1bb2f.jpg?1780121202' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L499xH362/800px-Nuages_schema-98ba3.jpg?1780121202' width='499' height='362' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Benoit Mandelbrot dans &#034;La g&#233;om&#233;trie fractale de la nature&#034; : &lt;i&gt;&#034;Les nuages ne sont pas des sph&#232;res, les montagnes ne sont pas des c&#244;nes, les c&#244;tes ne sont pas des cercles, l'&#233;corce n'est pas lisse et l'&#233;clair ne se d&#233;place pas en ligne droite&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;om&#233;trie euclidienne ne correspond pas aux ph&#233;nom&#232;nes naturels ; ceux-ci pr&#233;sentent de multiples d&#233;tails &#224; toutes les &#233;chelles, tout en &#233;tant souvent structur&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on sur plusieurs &#233;chelles de dimension, c'est le cas des arbres, des nuages, des montagnes ou du bassin d'un fleuve ; la g&#233;om&#233;trie de la nature est fractale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/XML/db/csphysique/metadata/LOM_CSP_QSnuagesSol.xml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi les nuages ne tombent pas ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nuages se forment selon deux processus : la convection et le soul&#232;vement progressif de la masse d'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement convectif est d&#251; &#224; l'instabilit&#233; de l'air. Il est souvent vigoureux et au d&#233;clenchement abrupt. Il produit des nuages caract&#233;ris&#233;s par une extension verticale &#233;lev&#233;e, mais une extension horizontale limit&#233;e. Ces nuages sont d&#233;sign&#233;s g&#233;n&#233;riquement par le terme &#171; cumulus &#187;. Ils peuvent se d&#233;velopper &#224; diff&#233;rents niveaux de la troposph&#232;re, l&#224; o&#249; l'instabilit&#233; existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement dit synoptique est le r&#233;sultat des processus de la dynamique en atmosph&#232;re stable, dans un &#233;coulement stratifi&#233;. Ce soul&#232;vement est graduel, produisant des syst&#232;mes nuageux d'une texture uniforme, pouvant couvrir des milliers de kilom&#232;tres carr&#233;s. Ces nuages sont d&#233;sign&#233;s g&#233;n&#233;riquement par le terme &#171; stratus &#187;. Il arrive parfois que ce soul&#232;vement graduel d&#233;stabilise la couche atmosph&#233;rique, donnant lieu &#224; des nuages convectifs imbriqu&#233;s dans le nuage stratiforme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature intermittente des fluctuations des nuages peut &#234;tre caract&#233;ris&#233;e par des distributions hyperboliques (&#945;&#8771;5/3) ; dans ce cas, le champ de pluie est compos&#233; d'un grand nombre de discontinuit&#233;s (fronts) dont on n'aper&#231;oit que les plus importantes (c'est l'effet No&#233; qui exprime qu'une fluctuation l'emporte tr&#232;s nettement sur les autres) ; 2) des fluctuations existent &#224; toutes les &#233;chelles (au moins entre 200 et 1200 km) et sont r&#233;gies par une loi d'invariance d'&#233;chelle ; la forme des aires de pluie est donc de g&#233;om&#233;trie fractale ; 3) il est possible de simuler num&#233;riquement des champs al&#233;atoires qui reproduisent assez facilement plusieurs des caract&#233;ristiques des champs de pluie r&#233;els : intermittence, loi d'invariance d'&#233;chelle, structures en lignes droites, complexit&#233; des formes (dimension fractale des p&#233;rim&#232;tres) etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Recherche (novembre 2002) &#233;tablit la m&#234;me propri&#233;t&#233; fractale des nuages intergalactiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les groupes de nuages peuvent-ils se former dans le milieu interstellaire, avoir &#224; la fois un aspect chaotique et d&#233;sordonn&#233;, tout en v&#233;rifiant des lois tr&#232;s pr&#233;cises, reflet d'un ordre sous-jacent ? La solution doit sans doute &#234;tre trouv&#233;e dans la physique du milieu qui est domin&#233;e par la gravit&#233; et la turbulence. Auto-gravit&#233; d'abord : les structures ont tendance &#224; se concentrer sur elles-m&#234;mes, et si elles ne s'effondrent pas compl&#232;tement c'est parce que les forces de pression s'y opposent. Les &#233;l&#233;ments gazeux sont en effet anim&#233;s de mouvements d&#233;sordonn&#233;s et turbulents, d'une intensit&#233; telle que leur &#233;nergie cin&#233;tique compense l'&#233;nergie gravitationnelle de l'ensemble. La turbulence est aussi tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e &#224; cause des conditions extr&#234;mes du milieu : densit&#233;s et viscosit&#233;s tr&#232;s faibles d'une part, agitation supersonique des nuages interstellaires d'autre part. Le nombre de Reynolds*, un param&#232;tre physique qui caract&#233;rise l'amplitude de la turbulence, y est consid&#233;rable : de l'ordre de 105 voire plus, alors que la valeur critique qui s&#233;pare le r&#233;gime non turbulent du r&#233;gime turbulent est voisine de 300.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivons maintenant un nuage particulier, de grande taille, soumis &#224; sa propre gravitation : il tend &#224; s'effondrer sous l'effet de son auto-gravit&#233;, et ce faisant il s'&#233;chauffe, car l'&#233;nergie gravitationnelle de l'effondrement se transforme en chaleur. Toutefois cette chaleur ne s'accumule pas car elle est tr&#232;s vite rayonn&#233;e, et le nuage peut continuer &#224; s'effondrer. Le temps d'effondrement est beaucoup plus rapide au centre. Cons&#233;quence : le nuage devient de plus en plus dense des bords vers le centre. D'un point de vue th&#233;orique, il est possible de montrer que cette situation peut devenir instable. En fait, d&#232;s que le contraste en densit&#233; entre les bords et le centre atteint la valeur de 30, le nuage se fragmente en une dizaine de morceaux plus petits, et en moyenne plus denses que le nuage initial. Ensuite chacun des morceaux va avoir tendance &#224; s'effondrer sous l'effet de sa propre gravit&#233;, et le raisonnement pr&#233;c&#233;dent va &#224; nouveau s'appliquer, les m&#234;mes causes produisant les m&#234;mes effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PETITS ET GROS NUAGES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les structures les plus petites qui peuvent ainsi se former par fragmentation ? Les nuages, on l'a vu, sont de plus en plus denses &#224; chaque fragmentation. Au bout d'un moment, la structure form&#233;e est si dense qu'elle devient opaque et ne peut donc plus &#233;vacuer, par rayonnement, l'&#233;nergie li&#233;e &#224; l'effondrement gravitationnel. Les plus petits fragments vont se trouver en &#233;quilibre relatif entre les forces de pression et de gravitation, sans pouvoir se fragmenter plus avant. Ceci survient pour des tailles de l'ordre de 10 fois la distance Terre-Soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, des fragments peuvent entrer en collision ; leur masse cro&#238;t alors par accr&#233;tion de mati&#232;re, ou coalescence. Quelles sont les plus grandes structures qui peuvent se former ainsi ? Ce sont des nuages mol&#233;culaires g&#233;ants, de masse environ &#233;gale &#224; un million de masses solaires, et de taille avoisinant une centaine d'ann&#233;es-lumi&#232;re : au-del&#224; de ce seuil, les forces de gravit&#233; de la Galaxie produisent des forces de mar&#233;e qui tendent &#224; d&#233;truire et disperser les nuages. &lt;br class='autobr' /&gt;
Changeons maintenant d'&#233;chelle d'observation : que se passe-t-il au niveau des galaxies ou des &#233;toiles ? Leur distribution suit-elle aussi un ordre fractal ? R&#233;ponse positive pour les galaxies et les &#233;toiles jeunes, qui viennent de se former &#224; partir des nuages, elles conservent leur structure hi&#233;rarchique pendant un certain temps avant de diffuser et se diluer dans les galaxies. D'autre part on a montr&#233; que, dans les zones o&#249; elles se forment, le nombre d'&#233;toiles d'une masse donn&#233;e suit une loi de puissance qui para&#238;t universelle, et ce quelle que soit la galaxie ! Qui plus est, cette loi peut se d&#233;duire de fa&#231;on logique de celle des nuages interstellaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;chelle des galaxies et des amas de galaxies, l'ordre fractal est encore pr&#233;sent. Des lois ind&#233;pendantes d'&#233;chelle sont observ&#233;es comme c'est le cas pour le milieu interstellaire. Ainsi la masse totale M de galaxies comprises dans un rayon R v&#233;rifie une loi de puissance avec une dimension fractale D tr&#232;s proche de la valeur d&#233;j&#224; observ&#233;e pour les nuages interstellaires (entre 1.7 et 1.8).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE NUAGE, STRUCTURE AUTO-ORGANIS&#201;E, DISSIPATIVE ET INSTABLE, INTERFACE DYNAMIQUE ET FRACTALE DES PHASES GLACE, LIQUIDE ET VAPEUR D'EAU DANS L'AIR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le type de nuages convectifs connus sous le nom de cumulus sont produits par les vents verticaux qui ont lieu dans des r&#233;gions d'air chaud et humide, par le principe d'Archim&#232;de. Ce soul&#232;vement rapide a comme cons&#233;quence l'expansion adiabatique et le refroidissement de l'air, et la formation cons&#233;quente de gouttelettes d'eau. Leur distribution irr&#233;guli&#232;re disperse la lumi&#232;re du soleil g&#233;ometriquement dans toutes les directions, produisant l'aspect blanc lumineux typique de la neige, &#233;voluant en nuances de gris de par leur &#233;paisseur optique. Chaque nuage est de vie courte, durant environ 15 minutes en moyenne. &#187; Tir&#233; de : 1. H. R. Pruppacher, J. D. Klett, &#8220;Microphysics of clouds and precipitation&#8220;, Springer (1997) ; R. A. Houze, &#8220;Cloud Dynamics&#8220;, Academic Press (1994) 2. Sarah Robinson, Flow Visualization Course, University of Colorado&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le nuage est une structure &#233;mergente, dissipative au sens de Prigogine, pr&#233;sentant un ordre fractal interface entre eau et air qui est un ordre loin de l'&#233;quilibre, fond&#233; sur sa dynamique et sur l'apport &#233;nerg&#233;tique du soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les nuages ont des formes changeantes aussi fascinantes, c'est qu'elles sont loin d'&#234;tre stables et peuvent sans cesse se transformer. Ce sont les fractales dynamiques les plus faciles &#224; observer. Leur formation r&#233;pond aux crit&#232;res de Prigogine de formation de structures &#224; partir du d&#233;sordre : l'apport permanent d'&#233;nergie (soleil), la catalyse (poussi&#232;res), lois non-lin&#233;aires (passage de l'eau solide &#224; liquide et gaz) produisant une thermodynamique loin de l'&#233;quilibre, celle de la turbulence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine : &lt;i&gt;&#034;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, une nouvelle science est n&#233;e, la physique des processus de non-&#233;quilibre. Cette science a conduit &#224; des concepts nouveaux tels que l'auto-organisation et les structures dissipatives qui sont aujourd'hui largement utilis&#233;s dans des domaines qui vont de la cosmologie jusqu'&#224; l'&#233;cologie et aux sciences sociales, en passant par chimie et la biologie. La physique de non-&#233;quilibre &#233;tudie les processus dissipatifs, caract&#233;ris&#233;s par un temps unidirectionnel, et ce faisant elle conf&#232;re une nouvelle signification &#224; l'irr&#233;versibilit&#233;. (...) Loin de l'&#233;quilibre, la mati&#232;re acquiert de nouvelles propri&#233;t&#233;s o&#249; les fluctuations, les instabilit&#233;s jouent un r&#244;le essentiel : la mati&#232;re devient active. &#034;&lt;/i&gt; (extrait de &#034;La fin des certitudes&#034;)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8565 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH557/-3178-8c6bd.jpg?1780121202' width='400' height='557' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9887 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/-4164.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH313/-4164-e96f8.jpg?1780121202' width='500' height='313' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH329/-4165-662c3.jpg?1780121202' width='500' height='329' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_9889 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L276xH183/-4166-8f90f.jpg?1780121202' width='276' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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