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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.org/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7359</link>
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		<dc:date>2021-09-16T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Coronavirus Covid-19</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Coronavirus Covid-19&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_15392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L217xH232/index-81-a5de7.jpg?1781678518' width='217' height='232' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L317xH475/collid=books_covers_0_isbn=9780262162487_type=-85822.jpg?1781678518' width='317' height='475' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment finissent les &#233;pid&#233;mies ? Le chaos d&#233;terministe donne-t-il une r&#233;ponse ? - How do epidemics end ? Does deterministic chaos give an answer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, on ne se pose pas la question pour rien : chacun se demande comment peut se terminer la pand&#233;mie actuelle, celle de covid !!! Cette question se complique par le fait que les variants de covid peuvent avoir des propri&#233;t&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes les uns des autres. En m&#234;me temps, les chercheurs ont admis que cela peut &#234;tre une source d'espoir car il y a une probabilit&#233; qu'&#224; un moment, les variations produisent un virus covid qui soit &#224; la fois tr&#232;s propagatif et tr&#232;s peu agressif, dominant ainsi tous les autres variants, rempla&#231;ant toutes les sortes de vaccins, en mieux, et donnant finalement une esp&#232;ce de grippe ou de rhume&#8230; Bel espoir mais tr&#232;s hypoth&#233;tique pour le moment&#8230; Il faut compter sur le hasard des mutations, pas sur des mesures de sant&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les lois du chaos d&#233;terministe qui d&#233;terminent les lois des populations pourraient bien &#234;tre d&#233;terminantes pour piloter la fin des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible de retrouver les &#233;quations qui gouvernent la dynamique d'un syst&#232;me environnemental, par exemple d'une &#233;pid&#233;mie, exclusivement &#224; partir de s&#233;ries de mesures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse du CNRS :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/est-il-possible-de-retrouver-les-equations-qui-gouvernent-la-dynamique-dun-systeme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des auteurs qui pointent en effet le lien des hauts et des bas de la croissance et de la fin des &#233;pid&#233;mies avec le chaos d&#233;terministe et les attracteurs &#233;tranges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien que le chaos d&#233;termiste pilote la dynamique des &#233;pid&#233;mies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#224; l'avoir soulign&#233; est sans doute Robert May.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tape dans l'histoire de la notion de chaos a &#233;t&#233; la publication par le physicien et &#233;cologiste Robert M. May, en 1972, d'un article intitul&#233; &#8220;Simple mathematical models with very complicated dynamics&#8221; (Nature, vol. 261, p. 459). Cet article, sans doute l'un des plus cit&#233;s lorsqu'il est question de chaos, pr&#233;sente un mod&#232;le tr&#232;s simple d'&#233;volution du nombre d'individus d'une population, volontairement le plus simple qu'on puisse imaginer pour d&#233;crire la dynamique d'une population : x n + 1 = ax n (1 &#8211; x n).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mod&#232;le est appel&#233; &#171; application logistique &#187;, par r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; l'&#233;quation logistique &#187; introduite par le belge Pierre-Fran&#231;ois Verhulst en 1846. L'effectif de la population au temps t + 1 d&#233;pend bien s&#251;r de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente t. Ce mod&#232;le prend en compte par le terme 1 &#8211; xn la contrainte li&#233;e au &#171; logis &#187; : une population ne peut pas cro&#238;tre ind&#233;finiment sur un territoire donn&#233;. Le param&#232;tre a est le taux de croissance effectif. Les valeurs a &lt; 0 et a &gt; 4 du param&#232;tre sont exclues car elles conduisent &#224; des valeurs de la population relative x situ&#233;es en dehors de l'intervalle acceptable [0,1] car x repr&#233;sente le pourcentage de l'effectif maximum dans le territoire donn&#233;. May &#233;tudia donc cette &#233;volution pour a variant dans [0,4] et obtint une richesse de comportements de dynamique des populations &#224; l'&#233;poque insoup&#231;onn&#233;e, certains pr&#233;sentant une &#171; apparence erratique et impr&#233;dictible &#224; long terme &#187;, et aujourd'hui qualifi&#233;s de &#171; chaotiques &#187;. Cet article de May inspira de nombreux travaux, portant entre autres sur les variations cycliques ou chaotiques de populations de pucerons, de sauterelles, de lemmings, de sardines, ou encore de syst&#232;mes pr&#233;dateur-proie (le choix des esp&#232;ces &#233;tudi&#233;es est d&#233;termin&#233; soit par l'occurrence de ph&#233;nom&#232;nes remarquables, comme les invasions de sauterelles ou les &#171; suicides collectifs &#187; de lemmings, soit par la pr&#233;sence de donn&#233;es fiables et pr&#233;cises sur une longue dur&#233;e, typiquement plus d'un si&#232;cle, fournis par les registres des cri&#233;es aux poissons, ou ceux des peausseries pour divers couples pr&#233;dateur-proie, comme les lynx et les li&#232;vres). Mais l'&#233;tude du chaos en biologie ne se limite pas &#224; la dynamique des populations, et d'autres domaines d'investigation sont : &#8211; l'&#233;pid&#233;miologie de certaines maladies infectieuses (rougeole, grippe1) ; &#8211; le rythme cardiaque ; &#8211; les neurosciences, tant &#224; l'&#233;chelle neuronale (enregistrement de l'activit&#233; &#233;lectrique d'un neurone) qu'&#224; l'&#233;chelle c&#233;r&#233;brale (activit&#233; enregistr&#233;e par &#233;lectroenc&#233;phalogramme) ; &#8211; le m&#233;tabolisme et les rythmes intracellulaires, observ&#233;s au niveau de concentrations de certaines mol&#233;cules (glucose, hormones, ions calcium ou potassium, ...). Ils illustrent et prolongent in vivo les comportements chaotiques manifest&#233;s par certaines r&#233;actions chimiques2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source : &#171; Le chaos en biologie &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avec l'&#233;pid&#233;miologiste Roy Anderson, May a d&#233;velopp&#233; une s&#233;rie de mod&#232;les analytiques perspicaces, r&#233;sum&#233;s dans leur livre de 1991 Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Leur principale innovation consistait &#224; r&#233;duire le probl&#232;me de la compr&#233;hension du pourquoi et du moment des maladies &#224; quelques variables cl&#233;s. Si, par exemple, le nombre de nouvelles infections d'un cas primaire (le facteur de transmission, R0) d&#233;passe un, la maladie a le potentiel de devenir une &#233;pid&#233;mie. Anderson et May ont calcul&#233; le facteur de transmission efficace si une fraction de la population est immunis&#233;e, par exemple &#224; la suite de la vaccination. Cela leur a permis de pr&#233;dire la proportion de la population qui aurait besoin d'&#234;tre vaccin&#233;e pour &#233;viter la propagation d'une maladie. Ces informations constituent le fondement de notre compr&#233;hension de la pand&#233;mie de coronavirus, alors que R0 est pass&#233; de documents techniques &#224; des bulletins d'information &#224; travers le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;With the epidemiologist Roy Anderson, May developed a series of insightful analytical models, summarized in their 1991 book Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control. Their key innovation was reducing the problem of understanding why and when diseases spread to a few key variables. If, for example, the number of new infections from one primary case (the transmission factor, R0) exceeds one, the disease has the potential to become an epidemic. Anderson and May calculated the effective transmission factor if a fraction of the population is immune, for instance as a result of vaccination. This allowed them to predict the proportion of the population that would need to be vaccinated to prevent the spread of a disease. These insights form the foundation of our understanding of the coronavirus pandemic, as R0 has moved from technical papers into news bulletins around the world.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/d41586-020-01364-y&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May and Roy Anderson, Infectious Diseases of Humans : Dynamics and Control&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?id=HT0--xXBguQC&amp;pg=PP9&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vale Robert May, the legendary scientist who helped us understand ecosystems, chaos theory and even pandemics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/vale-robert-may-the-legendary-scientist-who-helped-us-understand-ecosystems-chaos-theory-and-even-pandemics-137595&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert May, Chaos and the dynamics of biological populations&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/2398225?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. M. Bolker and B. T. Grenfell, Chaos and Biological Complexity in Measles Dynmaics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jstor.org/stable/49933?seq=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andreas Eilersen, Mogens H. Jensen &amp; Kim Sneppen, Chaos in disease outbreaks among prey, Scientific Reports&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/s41598-020-60945-z&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.F.Olsen, G.L.Truty, W.M.Schaffer, Oscillations and chaos in epidemics : A nonlinear dynamic study of six childhood diseases in Copenhagen, Denmark&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0040580988900196&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hoppensteadt, F. C., Mathematical Theories of Populations : Demographics, Genetics and Epidemics (SIAM, Philadelphia, 1975)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://epubs.siam.org/doi/abs/10.1137/1.9781611970487.ch3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, &#8220;Chaos versus noisy periodicity : Alternative hypotheses for childhood epidemics&#8221;, Science249(1990), 499&#8211;504&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://science.sciencemag.org/content/249/4968/499&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idris Ahmed, Goni Umar Modu[&#8230;] &amp; Ibrahim Yusuf, A mathematical model of Coronavirus Disease (COVID-19) containing asymptomatic and symptomatic classes, Results in Physics (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211379720321860?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. F. Olsen and W. M. Schaffer, Chaos in Childhood Epidemics&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4757-0623-9_22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Jones &amp; Nikolay Strigul, Is spread of COVID-19 a chaotic epidemic ? Chaos, Solitons &amp; Fractals (2021) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960077920307700?via%3Dihub&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirk Stiefs, Ezio Venturino and Ulrike Feudel, Evidence of chaos in eco-epidemic models&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.aimsciences.org/article/doi/10.3934/mbe.2009.6.855&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. Billings &amp; I. B. Schwartz, Journal of Mathematical Biology,Exciting chaos with noise : unexpected dynamics in epidemic outbreaks&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://link.springer.com/article/10.1007/s002850100110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stability or Chaos in Discrete Epidemic Models, Kenneth L.Cooke Daniel, F.Calef Eric V.Level&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780124341500500138&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Detecting Nonlinearity and Chaos in Epidemic Data, S Ellner, AR Gallant, J Theiler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=MZRkdfOBylYC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA229&amp;dq=epidemic+and+chaos&amp;ots=afeDW5XEQg&amp;sig=2EwQNFxuV_tVrU3zzWB2dmsBtd0#v=onepage&amp;q=epidemic%20and%20chaos&amp;f=false&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S. Mangiarotti, M. Peyre, Y. Zhang, M. Huc, F. Roger, and Y. Kerr, Chaos theory applied to the outbreak of COVID-19 : an ancillary approach to decision making in pandemic context&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7231667/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autres lectures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sud Ouest&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/sante/le-coronavirus-peut-il-devenir-un-jour-un-simple-rhume-1266965.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Futura sciences&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pourrait-terminer-epidemie-coronavirus-81020/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Conversation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/voici-comment-la-covid-19-pourrait-devenir-un-simple-rhume-154813&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CNRS : La th&#233;orie du chaos appliqu&#233;e &#224; l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-theorie-du-chaos-appliquee-lepidemie-de-covid-19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Math&#233;matiques et pand&#233;mie&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.florilege-maths.fr/fiche/mathematiques-et-pandemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cirad&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cirad.fr/les-actualites-du-cirad/actualites/2020/science/covid-19-quand-la-theorie-du-chaos-prevoit-l-evolution-de-l-epidemie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youtube&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Z27HG2dtgck&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Temps&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://labs.letemps.ch/interactive/2020/quiz-pandemies/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Culture&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.franceculture.fr/histoire/comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RCF Radio&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://rcf.fr/vie-quotidienne/comment-meurent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LCI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-comment-vivent-et-meurent-les-epidemies-2146851.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/sras-peste-noire-ebola-comment-meurent-les-epidemies_722095.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marianne.net/societe/covid-19-et-au-fait-comment-se-terminent-les-epidemies&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Science et Avenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/sante/comment-se-terminent-les-epidemies_146074&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facebook&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://da-dk.facebook.com/franceculture/videos/comment-se-terminent-les-%C3%A9pid%C3%A9mies/245623736594416/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C News&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cnews.fr/france/2020-07-29/coronavirus-vaccins-traitements-immunite-comment-se-terminent-les-epidemies-983094&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mati&#232;re et R&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1132&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PositivR&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://positivr.fr/comment-s-arrete-une-epidemie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arc Info&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-comment-se-terminent-les-epidemies-939470&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ICI Qu&#233;bec&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776132/pandemie-un-an-covid-19-histoire-virus-grippe-variole-cholera-peste-mortalite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-disparait-une-epidemie-7800534490&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Express&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/comment-les-pandemies-prennent-elles-fin_2126040.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nouvel Obs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200322.OBS26421/de-la-peste-au-coronavirus-7-choses-a-savoir-sur-l-histoire-des-epidemies.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parisien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-2019-ncov-comment-une-epidemie-prend-elle-fin-31-01-2020-8249091.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orange&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://actu.orange.fr/societe/videos/comment-une-pandemie-prend-elle-fin-CNT000001q9l2N.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Dialectique du chaos d&#233;terministe - Dialectical and deterministic chaos</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article7275</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article7275</guid>
		<dc:date>2021-08-09T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Dialectic - Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dialectique du chaos d&#233;terministe - Dialectical and deterministic chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
1er texte &lt;br class='autobr' /&gt;
2e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
3e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
4e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
5e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
6e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
7e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
8e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
9e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
10e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
11e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
12e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
13e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
14e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
15e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
16e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
17e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
18e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
19e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
20e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
21e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
22e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
23e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
24e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
25e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
26e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
27e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
28e texte &lt;br class='autobr' /&gt;
[29e texte -&gt; https://www.matierevolution.fr/spip.php&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Chapter 07 : Dynamical contradictions - Des contradictions dynamiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectic - Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dialectique du chaos d&#233;terministe - Dialectical and deterministic chaos&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4823&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1er texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1106/1106.4087.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;4e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxist.com/reason-in-revolt-marxist-philosophy-and-modern-science/17.-chaos-theory.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;5e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/reference/archive/hegel/txt/complexi.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;6e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://core.ac.uk/download/pdf/286442277.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;7e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.researchgate.net/publication/5208244_Aspects_of_Dialectics_and_Non-linear_Dynamics&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;8e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fuchs.uti.at/wp-content/uploads/infoso/dialecticsemergence.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;9e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://dl.acm.org/doi/abs/10.1145/581710.581719?download=true&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;10e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.osti.gov/servlets/purl/10136569&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;11e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Explorations_Beyond_the_Machine/Ag4EMgaADngC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=Dialectical+and+deterministic+chaos&amp;pg=PA62&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;12e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rdln.wordpress.com/2014/06/14/dialectical-systems-and-chaos-part-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;13e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/bjp.12107&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;14e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/bjp.12107&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;15e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.461.9109&amp;rep=rep1&amp;type=pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;16e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.scottgodwin.net/blog/chaos-order-the-dialectic-of-a-quest&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;17e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theses.gla.ac.uk/1348/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;18e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;19e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6033&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;20e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2960&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;21e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5028&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;22e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3278&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;23e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4235&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;24e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article517&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5126&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;26e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1711&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;27e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article514&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;28e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article449&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;29e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5017&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;30e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5717&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;31e texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; ASPECTS OF DIALECTICS AND NONLINEAR DYNAMICS
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cambridge Journal of Economics, May 2000, vol. 24, no. 3,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J. Barkley Rosser, Jr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Department of Economics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; James Madison University&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Harrisonburg, VA 22807 USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; April, 1998&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; DIALECTICS AND NONLINEAR DYNAMICS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Abstract&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Three principles of dialectical analysis are examined in terms of nonlinear dynamics models. The three principles are the transformation of quantity into quality, the interpenetration of opposites, and the negation of the negation. The first two of these especially are interpreted within the frameworks of catastrophe, chaos, and emergent dynamics complexity theoretic models, with the concept of bifurcation playing a central role. Problems with this viewpoint are also discussed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I.	Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Among the deepest problems in political economy is that of the qualitative transformation of economic systems from one mode to another. A long tradition, based on Marx, argues that this can be explained by a materialist interpretation of the dialectical method of analysis as developed by Hegel. Although Marx can be argued to have been the first clear and rigorous mathematical economist (Mirowski, 1986), this aspect of his analysis generally eschewed mathematics. Indeed some (Georgescu-Roegen, 1971) argue that the dialectical method is in deep conflict with arithmomorphism, or a precisely quantitative mathematical approach, that its very essence involves the unavoidable invocation of a penumbral fuzziness that defies and defeats using most forms of mathematics in political economy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; However, this paper will argue that nonlinear dynamics offers a way in which a mathematical analogue to certain aspects of the dialectical approach can be modelled, in particular, that of the difficult problem of qualitative transformation alluded to above. This is not the entirety of the dialectical method, which remains extremely controversial and redolent with remaining complications. We shall not attempt to either explicate or defend the entirety of the dialectical approach, much less resolve its various contradictions, although we shall note how some of its aspects relate to this more specific argument.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In particular, we shall discuss certain elements of catastrophe theory, chaos theory, and complex emergent dynamics theory models that allow for a mathematical modelling of quantitative change leading to qualitative change,&#61504; one of the widely claimed foundational concepts of the dialectical approach, and a key to its analysis of systemic political economic transformation. These approaches are all special cases of nonlinear dynamics, and their special aspects which allow for this analogue depend on their nonlinearity. We note that there are some linear models that generate discontinuities and various exotic dynamics,e.g. models of coupled markets linked by incommensurate irrational frequencies. However, we shall not investigate these examples further. In most linear models, continuous changes in inputs do not lead to discontinuous changes in outputs, which will be our mathematical interpretation of the famous quantitative change leading to qualitative change&#61504; formulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Part II of this paper briefly reviews basic dialectical concepts. Part III discusses how catastrophe theory can imply dialectical results. Part IV considers chaos theory from a dialectical perspective. Part V examines some emergent complexity concepts along similar lines, culminating in a broader synthesis. Part VI will present conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II.	Basic Dialectical Concepts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In a famous formulation, Engels (1940, p. 26) identifies the &#61505;laws&#61504; of dialectics as being reducible to three basic concepts: 1) the transformation of quantity into quality and vice versa, 2) the interpenetration of opposites, and 3) the negation of the negation, although Engels's approach differs from that of many others on many grounds (Hegel, 1842; Georgescu-Roegen, 1971; Ilyenkov, 1977; Habermas, 1979). Whereas Marx largely used these concepts to analyze historical change, Engels drew on Kant and Hegel to extend this approach to science. Although his discussion in &#8220;The Dialectics of Nature&#8221; was reasonably current with regard to science for the time of its writing (the 1870s and early 1880s), much of its content is seen to be scientifically inaccurate by today's standards, and many of its examples thus hopelessly muddled and wrongheaded. Furthermore, the arguments of this book would later be used to justify the ideological control and deformation of science under Stalin and Khrushchev in the USSR, most notoriously with regard to the Lysenkoist controversy in genetics.1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; For both Marx and Engels (1848), the first of these was the central key to the change from one mode of production to another, their historical materialist approach seeing history unfolding in qualitatively distinct stages such as ancient slavery, feudalism, and capitalism. Engels (1954, p. 67) would later identify this with Hegel's (1842, p. 217) example of the boiling or freezing of water at specific temperatures, qualitative (discontinuous) leaps arising from quantitative (continuous) changes. In modern physics this is a phase transition and can be analyzed using spin glass or other complexity type models (Kac, 1968). In modern evolutionary theory this idea has shown up in the concept of punctuated equilibria (Eldredge and Gould, 1972), which Mokyr (1990) and Rosser (1991, Chap. 12) link with the Schumpeterian (1934) theory of discontinuous technological change. Such phenomena can arise from catastrophe theoretic, chaos theoretic, and complex emergent dynamics models.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The interpenetration of opposites leads to some of the most controversial and difficult ideas associated with dialectical analysis. Implicit in this idea are several related concepts. One is that of contradiction, and the argument that dynamics reflect the conflict of contradicting opposites that are simultaneously united in their opposition. According to Ilyenkov (1977, p. 153), We thought of a dynamic process only as one of the gradual engendering of oppositions, of determinations of one and the same thing, i.e. of nature as a whole, that mutually negated one another.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Setterfield (1996) notes that contradictions may be logical in nature or between real conflicting forces, with Marx probably favoring the latter view, although it is difficult to distinguish genuine dialectical contradictions from mere differences. For Marx and Engels (1848) these real conflicting forces were the classes in conflict over control of the social surplus and of the means of production, although they also argued, as is laid out more fully in Marx (1977), that a crucial contradiction is between the forces and relations of production, united in the mode of production. This in turn fundamentally arises from the evolution of the contradiction between use-value and exchange value within the commodity itself, yet another union of conflicting opposites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Another interpretation is that this &#61505;unity of opposites&#61504; implies a negation of the idea of the &#61505;excluded middle&#61504; in logic. Thus, both &#61505;A&#61504; and &#61505;not A&#61504; can simultaneously be true. Georgescu-Roegen (1971) makes much of this aspect in his denigration of arithmomorphism,&#61504; and interprets this as meaning that between two opposites there is &#61505;penumbra&#61504; of fuzziness in their boundary in which they coexist and interpenetrate, much as water and ice coexist in slush (Ockenden and Hodgkins, 1974). Such an approach can be dealt with using fuzzy logic (Zimmermann, 1988), which in turn ultimately relies on a probabilistic approach. Georgescu-Roegen (1971, pp. 52-59) further argues that the probabilistic nature of reality itself is evidence of the fuzzily dialectical nature of reality in that truth criteria in a probabilistic world are simply arbitrary. This leads him to argue that there is a deeper contradiction between continuous human consciousness and discontinuous physical reality, discrete at the quantum level. Rosser (1991, Chap. 1) argues that this is a matter of perspective or the level of analysis of the observer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Engels (1940, pp. 18-19) confronted the contradiction between the apparently simultaneous acceptance of discontinuity arising from the idea of qualitative leaps and of continuity arising from the &#61505;fuzziness&#61504; implied by the interpenetration of opposites in the dialectical approach. He dealt with this by following Darwin (1859) in accepting a gradualistic view of organic evolution in which species continuously change from one into another, while arguing that in human history, the role of human consciousness and choice allow for the discontinuous transformation of quantity into quality as modes of production discontinuously evolve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Finally there is the idea of wholes consisting of related parts implied by this formulation. For Levins and Lewontin (1985) this is the most important aspect of dialectics and they use it to argue against the mindless reductionism they see in much of ecological and evolutionary theory, Levins (1968) in particular identifying holistic dialectics with his &#61505;community matrix&#61504; idea. This can be seen as working down from a whole to its interrelated parts, but also working up from the parts to a higher order whole. This latter concept can be identified with more recent complex emergent dynamics ideas of self-organization (Turing, 1952; Wiener, 1961), autopoesis (Maturana and Varela, 1975), emergent order (Nicolis and Prigogine, 1977, Kauffman, 1993), anagenesis (Boulding, 1978; Jantsch, 1979), and emergent hierarchy (Rosser, Folke, G&#252;nther, Isom&#228;ki, Perrings, and Puu, 1994; Rosser, 1995). It is also consistent with the general social systems approach of the dialectically oriented post-Frankfurt School (Luhmann, 1982, 1996; Habermas, 1979, 1987; Offe, 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Indeed, even some Austrian economists have emphasized self-organization arguments, with Hayek (1952, 1967) developing an emergent complexity theory based on an early version of neural networks models and eventually (Hayek, 1988, p. 9) explicitly acknowledging his link with Prigogine and with Haken (1983). Lavoie (1989) argues that markets self-organize out of chaos. Sciabarra (1995) argues that Hayek in particular uses a fundamentally dialectical approach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Finally, the &#61505;negation of the negation&#61504; has also been a very controversial and ideologically charged concept. It represents the combining of the previous two concepts into a dynamic formulation: the dialectical conflict of the contradictory opposites driving the dynamic to experience qualitative transformations. Again, there would appear within Marx and Engels to be at least two incompletely integrated ideas. On the one hand there is the idea of a sequence of &#61505;affirmation, negation and the negation of the negation&#61504; or &#61505;thesis, antithesis, synthesis,&#61504; as described by Marx (1992, p. 79). This implies a historical sequence of alternating stages, with Engels (1954, p. 191) suggesting the alternation of communally owned property in primitive societies, followed by privately owned property later, with a forecasted return to communally owned property under socialism in the future.2 On the other hand, in Marx and Engels (1848) this takes the form of one class being the thesis, the opposed class during the same period and mode of production being the antithesis, and the new mode of production with its new class conflict being the synthesis. We shall not attempt in this paper to resolve this contradiction, nor shall we attempt to model this explicitly in our mathematical approach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III.	Catastrophe Theory and Dialectics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The key idea for analyzing discontinuities in nonlinear dynamical systems is bifurcation, and was discovered by Poincar&#233; (1880-1890) who developed the qualitative theory of differential equations to explain more-than-two-body celestial mechanics. Consider a general family of n differential equations whose behaviour is determined by a k-dimensional control parameter &#61549;, such that&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; dx/dt = f&#61549;(x); x &#61488; Rn, &#61549; &#61488; Rk, (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;with equilibrium solutions given by&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; f&#61549;(x) = 0. (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bifurcations will occur at singularities where the first derivative of f&#61549;(x) is zero and the second derivative is also zero, meaning that the function is not at an extremum, but is rather at a degeneracy. At such points structural change can occur as an equilibrium can bifurcate into two stable and one unstable equilibria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Catastrophe theory involves examining the stable singularities of a potential function of (1), assuming that there is a gradient. Thom (1975A) and Trotman and Zeeman (1976) determined the set of such stable singularities for various dimensionalities of control and state variables. Arnold, Gusein-Zade, and Varchenko (1985) generalized this analysis to higher orders of dimensionalities. These singularities can be viewed as points at which equilibria lose their stability with the possibility of a discontinuous change in a state variable(s) arising from a continuous change in a control variable(s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A catastrophe form that shows most of the phenomena occurring in catastrophe models is that of the three dimensional cusp catastrophe, shown in Figure 1. In this figure J is the state variable and C and F are the control variables. Assuming that the &#61505;splitting factor&#61504; C is sufficiently large, continuous variations in F can lead to discontinuous changes in J. The intermediate sheet in Figure 1 represents an unstable set of equilibria points. Behaviour observable in such a dynamical system can include bimodality, inaccessibility, sudden jumps, hysteresis, and divergence, the latter arising from variations of the splitting factor C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; For Ren&#233; Thom this becomes the mathematical model of morphogenesis, of qualitative transformation from one thing into something else, following the analysis of D'Arcy Thompson (1917) of the emergence of organs and structures in the development of an organism. Furthermore, Thom (1975B, p. 382) explicitly links this to dialectics, albeit of an idealist sort:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Catastrophe theory...favors a dialectical, Heraclitean view of the universe, of a world which is the continual theatre of the battle of between &#61502;logoi, between archetypes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; There is a serious criticism which can be joined of this view, although we tend to favor this view in this paper. It is the anti-arithmomorphic&#61504; dialectic position as enunciated by Georgescu-Roegen (1971) which would argue that all we are seeing in such models is discontinuous changes in variables or functions and not a true qualitative change. The latter would presumably be something beyond the ability of mathematics to describe. It would not be simply a change in function or values of existing state variables, but the emergence of a completely new variable or even a new function or set of functions and variables. But at a minimum such structural changes imply qualitatively different dynamics, even if the variables themselves are still the same, in some sense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Another variation on this latter point arises from considering the phenomenon of divergence associated with the change in the value of a splitting factor such as C in Figure 1. One goes from a system with one equilibrium to one with three equilibria, one of them unstable. The new equilibria themselves may actually represent new states or conditions, the qualitative change or emergence of new &#61505;variables&#61504; or &#61505;functions&#61504; in some sense. This is certainly the interpretation of Thom who identified such structural changes with the emergence of new organs in the development of organisms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ironically, in mainstream economics most of the criticism of catastrophe theory has come from the opposite direction, claims that it is too imprecise, too poorly specified, unable to generate forecasting models with solid theoretical foundations, too ad hoc, and so forth. Much of this criticism has probably been overdone as discussions in Rosser (1991, Chap. 2) and Guastello (1995) suggest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Another possible difficulty is that it is not at all clear that the control versus state variable idea maps meaningfully onto the dialectical taxonomy. After all, it can be argued that it is the control variables themselves that should be undergoing some kind of qualitative change as a result of their quantitative changes, rather than some state variable controlled by them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Yet another issue that cuts across all nonlinear dynamical interpretations of dialectics is that catastrophe theory analyzes equilibrium states and their destabilization. There is an old view among dialecticians that equilibrium is not a dialectical concept, indeed that dialectics is necessarily an anti-equilibrium concept. However, drawing on the work of Bogdanov (1912-1922), Bukharin (1925) argued that an equilibrium reflects a balance of conflicting dialectical forces and that the destabilization of such an equilibrium and the emergence of a new one is the qualitative shift. This view was sharply criticized by Lenin (1967) and was viewed by Stalin as constituting part of Bukharin's unacceptable ideology of allowing market elements to persist as an equilibrating force in socialist society. Stokes (1995) argues that Bogdanov's views provided the foundation for general systems theory as it developed through cybernetics (Wiener, 1961). These approaches would eventually lead to nonlinear complexity theories, some of them emphasizing disequilibrium or out-of-equilibrium phase transitions as in the Brussels School approach (Nicolis and Prigogine, 1977).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV.	Chaos Theory and Dialectics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The study of chaotic dynamics also originated with Poincar&#233;'s qualitative celestial mechanics. As argued in Rosser (1991, Chaps. 1 and 2) catastrophe theory and chaos theory represent two distinct faces of discontinuity, and hence arguably of dialectical &#61505;quantity leading to quality.&#61504; The common theme is bifurcation of equilibria of nonlinear dynamical systems at critical values.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Although there remain controversies regarding the definition of chaotic dynamics (Rosser, ibid), the most widely accepted sine qua non is that of sensitive dependence on initial conditions (SDIC), the idea that a small change in an initial value of a variable or of a parameter will lead to very large changes in the dynamical path of the system. This is also known as the &#61505;butterfly effect,&#61504; from the idea that a butterfly flapping its wings could cause hurricanes in another part of the world (Lorenz, 1963).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Figure 2 exhibits this divergent behavior from small initial changes that occurs when SDIC holds. This shows the two distinct paths over time for one variable with and without a perturbation to an initial condition equal to 0.0001 for a three equation system of atmospheric circulation due to Edward Lorenz (1963). Lorenz concluded that the butterfly effect implies the futility of long-range weather forecasting. Truly chaotic systems exhibit highly erratic, apparently random, yet deterministic and bounded dynamics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A sufficient condition for SDIC to hold is for the real parts of the Lyapunov exponents of the system to be positive. Oseledec (1968) showed that these can be estimated for a system such as (1), if ft(y) is the t-th iterate of f starting from an initial point y, D is the derivative, v&#61520; is a direction vector. The Lyapunov exponents are solutions to&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#61494;&lt;br class='autobr' /&gt; L = lim ln(&#61490;Dft(y)v&#61490;)/t. (3)&lt;br class='autobr' /&gt; t&#61494;&#61492;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Although there are systems that are everywhere chaotic, many are chaotic for certain parameter values and are not for others. In such cases there may be a &#61505;transition to chaos&#61504; as a parameter value is varied and a system experiences bifurcations of its equilibria. A pattern exhibited by many well known systems is for there to be a zone of a unique and stable equilibrium, then beyond a critical parameter value there emerges a two-period oscillation, then beyond another point emerges a four-period oscillation, an eight-period oscillation, and so forth, a sequence known as a period-doubling cascade of bifurcations (Feigenbaum, 1978). According to a special case of Sharkovsky's (1964) Theorem, the emergence of an odd-numbered orbit (&gt;1) is a sufficient condition for the existence of chaos. In some systems, as the parameter continues to change, chaos disappears and period-halving bifurcations return the system to its original condition, although in some systems there is simply an explosion or a transition to yet other kinds of complex dynamics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Probably the most intensively studied simple equation that generates chaotic dynamics in economic models is the difference logistic, given by&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; xt+1 = &#61537;xt(k - xt) (4)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;with &#61537; being the &#61505;tuning parameter&#61504; whose variations change the qualitative dynamics of the system. As &#61537; increases the period-doubling cascade of bifurcations from an initial unique equilibrium described above occurs, leading to chaotic dynamics, and culminating in explosive behaviour. May (1976) studied this equation in the context of an ecological population dynamics model, in which k has the interpretation of a carrying capacity constraint, but he also first suggested the applicability of chaos theory to economic analysis in this paper. Figure 3 shows the period-doubling transition to chaos pattern for the logistic equation, with &#61537; on the horizontal axis and the system's state variable, x, on the vertical axis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; At least two possible dialectical interpretations can be drawn from (4) and generically similar systems. One is the already mentioned idea that the cascade of bifurcations can be seen as representing qualitative changes arising from quantitative changes. A smoothly varying &#61537;, or control parameter, reaches critical points where there is a discontinuous change in the nature of the dynamics. Now, an anti-arithmomorphic dialectician can again deny that this is what is meant by qualitative change in the Hegelian sense. Yes, variables are behaving differently, but they are just the same old variables, this argument runs. But, we note that if chaotic dynamics herald a larger-scale catastrophic discontinuity, then there may be a greater chance for a deeper-level qualitative change to happen. Such instances may be chaostrophes associated with the blue-sky disappearance of an attractor after a chaotic interlude (Abraham, 1985), or lead to chaotic hysteresis&#61504; (Rosser, 1991, Chap. 17; Rosser and Rosser, 1994). Although not labeled as such, an example of such a chaotic hysteretic model is a modified Hicks-Goodwin nonlinear business cycle model due to Puu (1997) in which chaotic dynamics appear at points of discontinuous jumps in a hysteresis cycle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The second such interpretation involves the concept of the interpenetration of opposites. This interpretation can be derived from considering the dual role of the x variable in (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; It operates both in a positive way and in a negative way, both tending to push up and to push down. Now, this may seem fairly trivial, as many such equations exist. But indeed, at the heart of most chaotic dynamics is a conflict between factors pushing in opposite directions. In effect, as &#61537; increases, the strength of this conflict can be thought of as intensifying.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In the population ecology model of May (1976), &#61537; represents the intrinsic growth rate of the population, and the negative aspect represents the effect of the population crashing into the ecological carrying capacity, k. One can view this system dialectically and holistically as a population with its environment. Conflicting forces operate through the same variable, the population, hence the interpenetration of the opposites whose interaction drives the dynamics. As this conflict heightens, bifurcations occur and quantitative changes lead to qualitative changes in dynamics as the system transits to chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. Emergent Dynamics Complexity and Dialectics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In contrast to the theories of catastrophe and chaos, there is no single criterion or model of complex dynamics, but rather a steadily increasing plethora which we shall not attempt explicate in any detail here (Arthur, Durlauf, and Lane, 1997; Rosser, 1998). Indeed Horgan (1997) reports up to 45 different definitions of complexity, including some such as algorithmic complexity in which we are not interested. Almost all involve some degrees of stochasticity in their formulation, yet some are analytical equilibrium models involving such phenomena as the spin glass models that imply phase transitions and hence could be viewed as the modern versions of the Hegel-Engels boiling/freezing water example (Brock, 1993; Rosser and Rosser, 1997). Some involve non-chaotic strange attractors, fractal basin boundaries, or other complicated nonlinear phenomena, besides catastrophe and chaos, although some of these can exhibit them as well (Lorenz, 1992; Rosser and Rosser, 1996; Brock and Hommes, 1997; Feldpausch, 1997). Virtually all of these models can be seen to exhibit the sort of dialectical dynamics associated with chaotic dynamics in terms of bifurcation points generating qualitative dynamical changes and conflicts between opposing elements driving the dynamics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In contrast there are dissipative systems models that imply either fully out-of-equilibrium dynamics, as in the Brussels School models (Nicolis and Prigogine, 1977) mode-locking entrainment models (Sterman and Mosekilde, 1994), the Santa Fe adaptive stock market dynamics models (Arthur, Holland, LeBaron, Palmer, and Taylor, 1997) and &#61505;edge of chaos&#61504; models (Kauffman, 1993), or a temporary equilibrium that differs from a presumed long-run equilibrium as with the self-organized criticality approach (Bak, Chen, Scheinkman, and Woodford, 1993). Many of these models involve large-scale equations systems and simulations with self-organization phenomena emerging from the dynamics of conflicting forces. Such self-organization has long been identified by many observers as constituting exactly the kind of qualitative change that the dialecticians seek, and may represent overcoming the problem of the lack of new variables or functions emerging associated with the catastrophe and chaos models. All of these models can be united under the label emergent dynamics complexity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; However, at this point we need to step back a bit and consider how the currents involving complexity and dialectics have developed. A central point that appears is the gulf that exists between the analytic Anglo-American tradition and the Continental tradition. Urban/regional models based on the Brussels School order through fluctuations&#61504; approach (Allen and Sanglier, 1981) exhibited polarizing outcomes and multiple equilibria long before such models became popular at Santa Fe. In a survey of urban/regional modeling, Lung (1988) attributes this to the tradition of dialectical discourses of French culture&#61504; in contrast with Anglo-American approaches,&#61504; the dialectical tendency extending beyond the Germanic Hegelian base into Latin Europe as well. Indeed we have already seen this with Ren&#233; Thom's willingness to put a dialectical interpretation upon catastrophe theory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Without doubt the dialectical method/approach is in very ill repute in many Anglo-American circles, where the emphasis is upon reductionism, positivism, a narrow version of Aristotelian logic, comparative statics, and forecastibility along Newtonian-Laplacian lines. The dialectical method is viewed as unscientific, fuzzy-minded, and given to ideological mumbo-jumbo. This latter view has increased especially in economics with the increasing tendency for dialecticians in the Anglo-American economics world to be Marxists. Of course, in Continental Europe Marxist analysis tends to be more accepted, but non-Marxist dialectical approaches or interpretations are more widespread, as the discussions by Thom, Prigogine, and even the possibly dialectical element showing up in Hayek indicates. Thus, Europeans in general are more willing to admit the dialectical interpretations of emergent order and self-organization in complex dynamical systems as we have presented them above than are their American counterparts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; As a final frisson to this discussion, let us consider somewhat more closely the Stuttgart School synergetics approach of Haken (1983) that is very closely related to Prigogine's Brussels School approach. We can see in this approach the integration of several of our kinds of nonlinear dynamics with their related dialectical interpretations. As with Allen and Sanglier (1981) and the Brussels School approach, Weidlich and Haag (1987) use the synergetics approach to model multiple equilibria and polarization in urban/regional models, followed by the analytical results of Fujita (1989) and the more recent simulation modelling at Santa Fe by Krugman (1996).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unsurprisingly, Krugman completely ignores any dialectical interpretation of the self-organization phenomenon, reflecting the Anglo-American bias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Following Haken (1983, Chap. 12), there is a division between &#61505;slow dynamics, given by the vector F, and fast dynamics, given by the vector q, corresponding respectively to the control and state variables in catastrophe theory. F is said to slave q through a procedure known as adiabatic approximation,&#61504; and the variables in F are the order parameters whose gradual (quantitative change&#61504;) leads to structural change in the system.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A general model is given by&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; dq/dt = Aq + B(F)q + C(F) + &#61488;, (5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;where A, B, and C are matrices and &#61488; is a stochastic disturbance term. Adiabatic approximation allows this to be transformed into&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; dq/dt = -(A + B(F))-1C(F), (6)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;which implies that the slow variables are determined by A + B(F). Order parameters are those with the least absolute values, and ironically are dynamically unstable in the sense of possessing positive real parts of their eigenvalues in contrast to the fast &#61505;slaved variables.&#61504;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; This implies a rather curious possibility regarding structural change within the synergetics framework. Haken (ibid) identifies the emergence of chaotic dynamics with the destabilization of a previously stable &#61505;slaved variable&#61504; as the real part of its eigenvalue passes the zero value and goes positive. Such a bifurcation can lead to a complete restructuring of the system, a chaostrophic discontinuity with more substantial qualitative implications in terms of the relations between variables, if not necessarily for their &lt;br class='autobr' /&gt;
existence. The former slave can become an order parameter, and Diener and Poston (1984) call this particular phenomenon, &#61505;the revolt of the slaved variables. If this is not a dialectical outcome, then there are none in nonlinear dynamics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VI. Conclusions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; We have reviewed the three main &#61505;laws of dialectics&#61504; as presented by Engels in The Dialectics of Nature (1940, p. 26). These are the transformation of quantity into quality and vice versa, the interpenetration of opposites, and the negation of the negation. We have seen how such nonlinear dynamical models, such as those capable of generating catastrophic discontinuities, chaotic dynamics, and a variety of other complex dynamics such as self-organization can be interpreted as manifesting these laws, especially the first two. In particular the role of bifurcation is seen as central to implying the first of these concepts, although we note that we have presented at best a very superficial overview of these various nonlinear dynamical models.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; However, we must conclude with a caveat that has floated throughout this paper. Dialecticians who oppose the use of mathematical modelling at all, who identify such modelling with arithmomorphism&#61504; and a denial of essential dialectical fuzziness, will remain unconvinced by all of the above. They will see the kinds of discontinuous changes implied by the various bifurcations in these models as simply sudden changes in the values or behaviors of already existing variables, rather than the true qualitative emergence that cannot be captured mathematically. They might have a harder time maintaining such a position with regard to complexity models with self-organizing or emergent hierarchy dynamics, but even with these they can make similar arguments that one is simply seeing different behavior of already existing variables, however new and different that behavior might appear.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Of course, this hard core position is exactly that which is derided by the analytic Anglo-American tradition that sees dialecticians as hopelessly fuzzy and unscientific. The debate between these strongly held positions can itself be viewed as a dialectic that remains unresolved.&lt;/p&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6749</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6749</guid>
		<dc:date>2020-07-26T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Climat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une toute petite diff&#233;rence des conditions initiales entra&#238;ne un changement radical &#224; moyen terme ou la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; dite &#034;effet papillon&#034;... &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteur de Lorentz &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteurs Etranges et Chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz &lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie de Lorentz est valid&#233;e par les nouvelles recherches &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;ses du climatologue Lorentz (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot285" rel="tag"&gt;Climat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une toute petite diff&#233;rence des conditions initiales entra&#238;ne un changement radical &#224; moyen terme ou la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; dite &#034;effet papillon&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13900 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-129-c9980-baf85.jpg?1781678542' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorentz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13901 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L408xH251/-378-fb2b4-5da7f.gif?1781678542' width='408' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz et le chaos climatique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.unige.ch/sciences/physique/tp/tpi/Liens/Protocoles/Complements/compl_Chaos.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cax.free.fr/chaos/chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attracteurs Etranges et Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Attracteur_de_Lorenz&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que l'attracteur de Lorentz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.skyfall.fr/2016/10/24/lorenz-valide/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La th&#233;orie de Lorentz est valid&#233;e par les nouvelles recherches&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5518&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les th&#232;ses du climatologue Lorentz s'opposent &#224; la th&#233;orie du r&#233;chauffement global ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5384&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le climat est-il un ph&#233;nom&#232;ne physique du domaine du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://perso.ens-lyon.fr/ghys/articles/lorenzparadigme.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'attracteur de Lorenz, paradigme du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.math.u-psud.fr/~ruette/vulgarisation/vulgarisation.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore sur le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://iceblog.over-blog.com/article-meteo-climat-chaos-une-petite-analogie-39201474.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;t&#233;o, climat et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://webusers.imj-prg.fr/~david.aubin/publis/sous%20presses-a.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Syst&#232;mes dynamiques et chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le chaos du coeur</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6840</link>
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		<dc:date>2020-06-11T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;gularit&#233;, c'est la maladie et le chaos, c'est la sant&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le chaos n'est pas synonyme du d&#233;sordre, c'est une dialectique tr&#232;s fine de l'ordre et du d&#233;sordre imbriqu&#233;s et un ordre tr&#232;s difficile &#224; percevoir et &#224; distinguer du d&#233;sordre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est aussi difficile &#224; distinguer de l'ordre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est m&#234;me une r&#233;p&#233;tition p&#233;riodique du m&#234;me message... Mais ce n'est nullement le cas. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'ordre le plus solide car c'est l'ordre int&#233;grant des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique102" rel="directory"&gt;Le coeur, ou l'&#233;mergence de rythmes issus du d&#233;sordre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_14018 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L293xH220/-168-f8ce0-18d50.gif?1781678860' width='293' height='220' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14012 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L153xH232/-2488-1e092-adf62.jpg?1781678860' width='153' height='232' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L218xH218/-2493-a8b9f-7117f.jpg?1781678860' width='218' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;gularit&#233;, c'est la maladie et le chaos, c'est la sant&#233; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le chaos n'est pas synonyme du d&#233;sordre, c'est une dialectique tr&#232;s fine de l'ordre et du d&#233;sordre imbriqu&#233;s et un ordre tr&#232;s difficile &#224; percevoir et &#224; distinguer du d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi difficile &#224; distinguer de l'ordre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est m&#234;me une r&#233;p&#233;tition p&#233;riodique du m&#234;me message... Mais ce n'est nullement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'ordre le plus solide car c'est l'ordre int&#233;grant des d&#233;sordres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rythme cardiaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233;es par la th&#233;orie du chaos, de nombreuses &#233;tudes se sont pench&#233;es sur les &#233;ventuelles caract&#233;ristiques chaotiques du rythme cardiaque, tel qu'on l'observe par &#233;lectrocardiogramme. On a compar&#233; les r&#233;sultats obtenus chez des sujets sains avec ceux de sujets atteints de pathologies cardiaques. La conclusion (il y faudrait bien s&#251;r plus de nuances) est que le rythme cardiaque sain pr&#233;sente une composante chaotique alors que les rythmes tr&#232;s r&#233;guliers sont associ&#233;s &#224; des pathologies. L'explication vient de ce qu'un rythme cardiaque exactement p&#233;riodique serait peu robuste : la moindre perturbation entra&#238;nerait une d&#233;synchronisation entre le rythme cardiaque et le rythme respiratoire. Qu'en est-il pour un r&#233;gime chaotique ? La sensibilit&#233; aux conditions initiales des syst&#232;mes chaotiques, responsable de leur impr&#233;dictibilit&#233; &#224; long terme, peut aussi appara&#238;tre comme un avantage exploitable au sens o&#249; une tr&#232;s faible influence ext&#233;rieure peut suffire &#224; modifier qualitativement le comportement. Cette constatation a men&#233; &#224; l'id&#233;e du contr&#244;le d'une dynamique chaotique &#224; l'aide de perturbations ext&#233;rieures soigneusement choisies. Dans les syst&#232;mes vivants, les m&#233;canismes de r&#233;gulation r&#233;alisant ce contr&#244;le ont pu se mettre en place au cours de l'&#233;volution, par s&#233;lection naturelle. Il semble donc que le rythme cardiaque illustre cette possibilit&#233; de stabiliser un r&#233;gime chaotique sur une trajectoire approximativement p&#233;riodique, tout en gardant &#171; en r&#233;serve &#187; toute la sensibilit&#233; et la richesse de la dynamique chaotique pour mieux r&#233;agir aux perturbations et s'adapter plus rapidement aux changements ext&#233;rieurs. La diminution du caract&#232;re chaotique du rythme cardiaque est ainsi un signe clinique inqui&#233;tant, indiquant un risque de moindre adaptabilit&#233; et de moindre robustesse. Cependant, on voit l&#224; un exemple des nuances &#224; apporter quand on parle de chaos en biologie : ce seront souvent des versions plus sophistiqu&#233;es ou hybrides de dynamiques chaotiques qui seront rencontr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que que le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe du rythme du coeur
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comment le chaos peut-il envahir un organe comme le coeur ? Pourquoi un rythme qui a &#233;t&#233; r&#233;gulier pendant une vie enti&#232;re, soit plus de 2 milliards de cycles ininterrompus, se d&#233;traque-t-il soudain pour s'engager dans une fr&#233;n&#233;sie incontr&#244;l&#233;e, puis fatale ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au MIT, le physicien et cardiologue Richard COHEN a r&#233;alis&#233; sur ordinateur une simulation des rythmes cardiaques et d&#233;couvert que le doublement de p&#233;riode est la cl&#233; de l'apparition d'une crise cardiaque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un coeur normal, des impulsions &#233;lectriques se r&#233;pandent de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re dans les fibres musculaires qui forcent le ventricule du coeur &#224; se contracter et &#224; pomper le sang. Une fois contract&#233;es, les fibres musculaires sont insensibles aux signaux &#233;lectriques. Les m&#233;decins qualifient cette p&#233;riode de r&#233;fractaire. Selon la th&#233;orie, ce sont les variations de la p&#233;riode r&#233;fractaire d'une zone du ventricule du coeur &#224; une autre qui sont la cause de la fibrillation, de la contraction spasmodique d'une crise cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;prouver cette th&#233;orie, Cohen et son &#233;quipe ont fait varier les p&#233;riodes r&#233;fractaires de leur mod&#232;le et d&#233;couvert que les troubles commen&#231;aient lorsqu'un groupe de fibres musculaires du coeur avait une p&#233;riode r&#233;fractaire plus longue que l'intervalle entre les battements. A cause de leur p&#233;riode r&#233;fractaire, ces fibres cardiaques asynchrones pouvaient &#234;tre stimul&#233;es de mani&#232;re &#224; ne se contracter qu'un battement sur deux. De ce fait, des impulsions &#233;lectriques provenant du coeur contract&#233; se brisaient de part et d'autre de ces fibres d&#233;phas&#233;es telle l'eau contournant une pierre et g&#233;n&#233;rant de la turbulence. En augmentant l&#233;g&#232;rement les p&#233;riodes r&#233;fractaires de quelques fibres, il &#233;tait possible d'amener le coeur &#224; avoir un comportement de doublement de p&#233;riode jusqu'&#224; ce que, au-del&#224; d'une valeur critique de p&#233;riode r&#233;fractaire, le muscle cardiaque entre dans le chaos le plus total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'universit&#233; McGill de Montr&#233;al, le physiologiste L&#233;on GLASS, a utilis&#233; un groupe de cellules de coeur de poulet battant spontan&#233;ment qu'il a stimul&#233; de mani&#232;re p&#233;riodique en leur appliquant un choc &#233;lectrique r&#233;gulier. Le r&#233;sultat obtenu a &#233;t&#233; un doublement continu de la p&#233;riode entre battements r&#233;guliers jusqu'&#224; atteindre le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;riences sugg&#232;rent que la fibrillation dans un corps humain peut &#234;tre provoqu&#233;e par l'apparition de foyers anormaux secondaires &#224; l'int&#233;rieur du corps, lesquels donnent des impulsions qui entrent en conflit avec le rythme propre au muscle cardiaque. L'interaction entre ces impulsions secondaires et le rythme principal met le coeur dans un &#233;tat chaotique qui entra&#238;ne la fibrillation. Celle-ci est donc une maladie &#034;dynamique&#034;. Elle survient parce que le coeur est un syst&#232;me qui &#224; partir d'un battement normal, peut cesser de battre ou battre de mani&#232;re nouvelle et impr&#233;vue. La fibrillation est une forme de chaos stable, qui ne dispara&#238;t pas de lui-m&#234;me. Seule une d&#233;charge &#233;lectrique produite par un appareil de d&#233;fribrillation &#224; travers le thorax du patient peut ramener le coeur &#224; son &#233;tat normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains physiologues pensent qu'une certaine dose de chaos est n&#233;cessaire au bon fonctionnement du corps. Ainsi des chercheurs tentent de mettre au point une application &#034;chaotique&#034; qui pourrait soulager les &#233;pileptiques. Chez ces derniers, les crises sont apparemment li&#233;es &#224; de grands &#034;pics&#034; &#233;lectriques dans le cerveau, comme si un grand nombre de neurones se d&#233;chargeaient en m&#234;me temps. En &#233;vitant ces &#034;pics&#034;, c'est &#224; dire en imprimant aux neurones un comportement plus chaotique et al&#233;atoire, on pourrait peut-&#234;tre supprimer ces crises. L'id&#233;e est de &#034;chatouiller&#034; le cerveau en lui appliquant de petites impulsions &#233;lectriques de fa&#231;on &#224; d&#233;clencher un comportement plus chaotique des neurones. Le chaos remplirait alors paradoxalement une fonction de r&#233;gulation et de &#171; contr&#244;le ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'ouvrage de James Gleick &#034;La Th&#233;orie du Chaos&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1914, chercheur &#224; l'universit&#233; Mac Gill de Montr&#233;al, Georges Mines con&#231;oit un appareil capable d'envoyer dans le c&#339;ur de petites impulsions &#233;lectriques bien r&#233;gl&#233;es. On le retrouvera atteint par une crise cardiaque due au fait qu'il a essay&#233; sur lui-m&#234;me son appareil. Mais ce qui en r&#233;sulte de mani&#232;re certaine, c'est qu'une petite impulsion peut entra&#238;ner un grand effet puisque le c&#339;ur s'arr&#234;te. Dans le cas de Mines, un petit choc a entra&#238;n&#233; une fibrillation. C'est une maladie cardiaque grave puisqu'elle entra&#238;ne la mort et les cardiologues peinent &#224; la combattre. Bien s&#251;r, Mines ne jouait pas &#224; s'&#233;lectrocuter. Sa grande id&#233;e et qu'il a d&#233;velopp&#233; th&#233;oriquement &#233;tait que si une petite impulsion peut d&#233;traquer le m&#233;canisme cardiaque, une autre peut le r&#233;tablir. Sur les pas de Mines, soixante ans plus tard, des centaines de chercheurs vont &#233;tudier le petit choc &#233;lectrique permettant d'entra&#238;ner une d&#233;fibrillation, c'est-&#224;-dire de ramener le c&#339;ur par un choc brutal &#224; l'&#233;quilibre. L'&#233;tape suivante, c'est un mod&#232;le math&#233;matique du battement cardiaque. Ce sont les chercheurs Van der Pol et Van der Mark qui le trouvent en 1920. Il y a un petit point auquel personne ne pr&#234;tera attention &#224; l'&#233;poque : leur mod&#232;le entra&#238;ne le chaos &#224; certains moments. Dans les ann&#233;es 70, Bernardo Huberman travaille &#224; l'universit&#233; Santa Cruz qui &#233;tait le plus r&#233;cent campus du complexe de l'universit&#233; de Californie et un v&#233;ritable laboratoire d'id&#233;es pour physiciens anticonformistes et brillants qui ont fait le succ&#232;s technique des grandes soci&#233;t&#233;s comme Bell Telephone et IBM. Dans ses travaux sur le mouvement oculaire des schizophr&#232;nes, Huberman d&#233;veloppe la premi&#232;re &#233;tude importante sur le chaos en physiologie. C'est &#224; lui que l'on doit l'id&#233;e que &#171; le chaos c'est la sant&#233;. &#187; Ses travaux sont repris par Arnold Mandell psychiatre et dynamicien de San Diego, qui non seulement prit la d&#233;fense d'Huberman mais montra en 1977 que certaines enzymes du cerveau avaient un comportement explicable seulement par le chaos et il en d&#233;duisit qu'il ne fallait pas rejeter les math&#233;matiques non lin&#233;aires. Le principal th&#233;oricien du chaos cardiaque sera L&#233;on Glass, encore un chercheur de l'universit&#233; Mac Gill de Montr&#233;al. Glass va s'int&#233;resser aux nombres et &#224; leurs irr&#233;gularit&#233;s puis il travaille &#224; la Harvard Medical School. En 1981, il r&#233;sume dans la revue am&#233;ricaine &#171; Science &#187; ses travaux sur les agr&#233;gats de cellules cardiaques pr&#233;lev&#233;s sur des embryons de poulets &#226;g&#233;s d'une semaine. Plac&#233;s dans une coupelle puis agit&#233;s, ces agr&#233;gats trouvent spontan&#233;ment une pulsation commune sans intervention d'une vibration ext&#233;rieure. Puis il introduit une micro &#233;lectrode dans l'une des cellules et fait ainsi appara&#238;tre de nombreuses fr&#233;quences dans les agr&#233;gats. Il met ainsi en &#233;vidence un d&#233;doublement de p&#233;riode, ph&#233;nom&#232;ne caract&#233;ristique de la formation du chaos. L&#233;on Glass a montr&#233; que lorsque l'on perturbe m&#234;me de mani&#232;re p&#233;riodique des oscillateurs biologiques, on obtient du chaos. Cela signifie que le message qui commande ces ph&#233;nom&#232;nes est en fait chaotique et peut se traduire dans un grand nombre d'oscillations p&#233;riodiques avec des p&#233;riodes vari&#233;es. Un autre grand nom du chaos cardiaque est Arthur Winfree, biologiste th&#233;oricien qui commen&#231;a par &#233;tudier les horloges biologiques avant de se tourner vers les rythmes cardiaques. En 1983, Winfree &#233;tudie la fibrillation &#224; l'aide de la th&#233;orie du chaos et publie un article dans la revue &#171; Scientific American &#187;. C'est Raymond Ideker, du Duke University Medical Center, qui devait tenter exp&#233;rimentalement d'appliquer les id&#233;es de Winfree deux ans plus tard. Il a mis au point des dispositifs &#233;lectriques pour bloquer la fibrillation. En m&#234;me temps, Richard Cohen, cardiologue et physicien, dans une &#233;tude de sciences m&#233;dicales conjointe au MIT et &#224; Harvard, va montrer dans le m&#233;canisme cardiaque un spectre de d&#233;doublement de p&#233;riode lors d'exp&#233;riences sur des chiens, or on sait que c'est ce d&#233;doublement de p&#233;riode qui reproduit plusieurs fois est un chemin de la p&#233;riodicit&#233; vers le chaos. Ary Goldberger, codirecteur du laboratoire des arythmies cardiaques de l'h&#244;pital Beth Isra&#235;l de Boston, a &#233;tudi&#233; les bifurcations brutales dans le comportement cardiaque et ainsi mis en &#233;vidence que les mod&#232;les de type classique c'est-&#224;-dire lin&#233;aires ne pouvaient en rendre compte. C'est lui qui a mis en relations physiologistes et math&#233;maticiens pour les amener &#224; agir dans l'interdisciplinarit&#233;, ce que les uns et les autres &#233;taient r&#233;ticents &#224; faire. Les math&#233;maticiens du Courant Institute University de New York &#233;tudient le c&#339;ur artificiel dans les ann&#233;es 80 et s'attaquent au probl&#232;me des valvules artificielles. Celles-ci posent notamment de gros probl&#232;mes de turbulences pouvant entra&#238;ner la formation de caillots du sang, causant des attaques. C'est en observant la mani&#232;re dont le sang d&#233;formait les parois du c&#339;ur de mani&#232;re dynamique et non-lin&#233;aire qu'il ont pu comprendre ce qui emp&#234;chait cette formation de caillots dans le m&#233;canisme naturel. On a ainsi constat&#233; que, dans les appareils artificiels qui aident le c&#339;ur &#224; assurer son rythme, la non-lin&#233;arit&#233; est indispensable pour imiter les pacemakers naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques caract&#233;ristiques chaotiques du fonctionnement du coeur : 1&#176;) l'autosimilarit&#233; est, rappelons le, la ressemblance d'allure de la courbe aux diff&#233;rentes &#233;chelles. On remarque que la courbe des battements cardiaques est du m&#234;me type aux diff&#233;rentes &#233;chelles. On indique l'intervalle entre des battements cardiaques sur diverses p&#233;riodes. On s'aper&#231;oit alors, contrairement &#224; l'&#233;lectrocardiogramme qui pouvait faire croire &#224; la p&#233;riodicit&#233;, que nous avons du d&#233;sordre mais que ce d&#233;sordre est autosimilaire et fractal. Un tel graphique a &#233;t&#233; reproduit par Ary Goldberger dans la revue &#171; Pour la science &#187; et montre qu'au del&#224; de l'irr&#233;gularit&#233; il y a similarit&#233; des courbes effectu&#233;es en changeant la distance de temps entre les relev&#233;s. 2&#176;) le processus de feed-back dans le cycle de l'onde cardiaque qui passe du premier sinus au deuxi&#232;me, au faisceau de His, au r&#233;seau puis revient au premier sinus. Il y a un feed-back car il y a r&#233;introduction des donn&#233;es puisque c'est la fin du cycle qui indique au pace maker le moment pour relancer. Et il y a une fonction de contr&#244;le et de r&#233;gulation comme dans le chaos d&#233;terministe. Au contraire, un processus lin&#233;aire de feed-back, soumis &#224; un petit choc, tend &#224; modifier l&#233;g&#232;rement son &#233;volution alors qu'un processus non-lin&#233;aire tend &#224; revenir &#224; son point de d&#233;part. 3&#176;) la souplesse et l'interactivit&#233; du m&#233;canisme cardiaque qui change de rythme en cours de journ&#233;e, &#224; toute vitesse si n&#233;cessaire comme aucun m&#233;canisme p&#233;riodique n'est capable de le faire, le chaos en est capable. 4&#176;) l'effet de pointe puisqu'un petit choc entra&#238;ne une fibrillation (petite cause, grand effet) 5&#176;) la superposition de plusieurs modes ordonn&#233;s dont aucun ne pr&#233;domine ordinairement. 6&#176;) L'action conjointe d'au moins trois acteurs qui est n&#233;cessaire &#224; la production du chaos. En effet, il n'y a pas une &#233;mission mais trois. Les deux sinus et le faisceau de His sont &#224; la fois r&#233;cepteurs et &#233;metteurs de battements. On le sait car on peut interrompre l'&#233;mission du premier sinus, le deuxi&#232;me fonctionne &#224; un rythme diff&#233;rent. Et si on interrompt encore le deuxi&#232;me sinus, le faisceau de His &#233;met lui aussi avec un rythme encore diff&#233;rent. On a donc trois oscillateurs ce qui est la situation normale pour obtenir le chaos. Le premier sinus pulse &#224; 120 par minute mais il transmet de mani&#232;re beaucoup plus r&#233;duite soit une onde de contraction de 60 &#224; 80 par minute chez l'adulte au repos, le deuxi&#232;me sinus a un rythme naturel de 50 contractions par minute, le troisi&#232;me point rythmique, le faisceau de His, &#233;met de 30 &#224; 40 contractions par minute. En fait il y a donc trois horloges qui ont non seulement des rythmes internes diff&#233;rents mais en plus sont des &#233;metteurs r&#233;cepteurs qui propagent les signaux &#224; des vitesses diff&#233;rentes : le premier sinus diffuse &#224; la vitesse de un m&#232;tre par seconde, le deuxi&#232;me &#224; 5 centim&#232;tre par seconde, le faisceau de His a une vitesse qui va de 2 &#224; 4 m&#232;tres par seconde et il propage ses contractions &#224; un r&#233;seau qui diffuse aux ventricules &#224; la vitesse de 0,4 m&#232;tre par seconde. Comment fait le c&#339;ur pour faire de tout cela une contraction r&#233;guli&#232;re de l'ensemble du c&#339;ur suivie d'une d&#233;contraction ? Comment le c&#339;ur peut-il fabriquer de l'ordre &#224; l'aide d'un tel total d'informations apparemment d&#233;sordonn&#233; ? Comment cela peut-il donner cette apparence p&#233;riodique que nous connaissons ? Cette capacit&#233; de faire du signal de trois horloges &#233;changeant sans cesse des &#233;nergies un signal unique p&#233;riodique, c'est ce que l'on appelle l'autor&#233;gulation des horloges. En effet, des horloges battant &#224; des rythmes diff&#233;rents mais qui &#233;changent des vibrations donc de l'&#233;nergie peuvent se coordonner sans intervention ext&#233;rieure. Elles constituent ainsi spontan&#233;ment ce fameux rythme complexe dont on parlait. Elles trouvent des accrochages de fr&#233;quence qui leur permettent d'avoir un battement d'ensemble. Ce ph&#233;nom&#232;ne a lieu spontan&#233;ment car la synchronisation des horloges permet de minimiser les &#233;changes d'&#233;nergie et c'est donc l'&#233;tat vers lequel va tendre spontan&#233;ment le syst&#232;me. C'est ce qui explique aussi que c'est un ph&#233;nom&#232;ne stable bien que dynamique et m&#234;me agit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment le c&#339;ur peut-il avoir une telle vari&#233;t&#233; de fr&#233;quences de battement et pourquoi cette vari&#233;t&#233; se r&#233;duit elle tout &#224; coup dans le cas de la fibrillation ? L'explication vient du faisceau de His. En effet, il a une capacit&#233; de vibrer sur de nombreux modes et de passer de l'un &#224; l'autre gr&#226;ce &#224; sa forme fractale. Il a en effet une forme complexe, avec conservation des formes aux diff&#233;rentes &#233;chelles, forme qui lui permet de vibrer sur plusieurs modes. Comparons le &#224; un arbre. Chacun a d&#233;j&#224; remarqu&#233; comment lors d'un courant d'air, on constate parfois qu'une branche s'agite extraordinairement alors que le reste de l'arbre est quasi immobile. La vibration de l'air entre alors en r&#233;sonance avec cette branche car elle a la forme convenable. La constitution fractale permet non seulement au faisceau de His de vibrer sur un tr&#232;s grand nombre de fr&#233;quences mais permet aussi qu'en cas de l&#233;sion, le faisceau continue &#224; fonctionner, &#224; recevoir et transmettre les impulsions. La th&#232;se d&#233;fendue ici souligne donc la capacit&#233; du c&#339;ur de r&#233;agir de mani&#232;re dynamique &#224; tous les incidents de l'existence et cette r&#233;action consiste dans la capacit&#233; de changer son rythme. C'est cette dynamique adaptative que l'homme peut perdre avec l'&#226;ge. Il se met alors sur un rythme p&#233;riodique mais qui est beaucoup plus instable car il est incapable de r&#233;agir &#224; un changement. Les rythmes pathologiques sont plus r&#233;guliers que les rythmes d'un individu sain. Si on compare les diagrammes du rythme d'un individu proche de l'arr&#234;t cardiaque et le rythme cardiaque pathologique de type p&#233;riodique et en bas le rythme d'un individu sain, on remarque que c'est ce dernier qui, paradoxalement appara&#238;t le plus agit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/chaos_impredictibilite_hasard.1070&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une conf&#233;rence de David Ruelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=pj3BAgAAQBAJ&amp;pg=PA166&amp;dq=chaos+du+rythme+cardiaque&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=chaos%20du%20rythme%20cardiaque&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et complexit&#233; du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=_D16DQAAQBAJ&amp;pg=RA3-PA14&amp;dq=chaos+du+rythme+cardiaque&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=chaos%20du%20rythme%20cardiaque&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00955873/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/science1977.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read in english : &#034;Oscillation and Chaos in Physiological Control Systems&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://reylab.bidmc.harvard.edu/pubs/1991/nps-1991-6-87.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Is the Normal Heartbeat Chaotic or Homeostatic ? by Goldberger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/jce.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Heart Rate Variability, by Leon Glass&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.nytimes.com/1989/01/17/science/in-heartbeat-predictability-is-worse-than-chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In Heartbeat, Predictability Is Worse Than Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://aip.scitation.org/doi/abs/10.1063/1.165837&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamics of Heart Rate : Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=non-linear+dynmaics+of+heart&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b&amp;gfe_rd=cr&amp;ei=1kO8WM2HMaTP8AfTqq-QCw#q=nonlinear+dynamics+of+heart&amp;*&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6116</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6116</guid>
		<dc:date>2018-12-08T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz &lt;br class='autobr' /&gt;
Attracteur de H&#233;non &lt;br class='autobr' /&gt;
L'attracteur &#233;trange : cette courbe n'est pas celle du mouvement mais repr&#233;sente les &#233;tats du syst&#232;me et elle montre que dans des cas o&#249; on aurait l'impression du d&#233;sordre, il y a cependant un certain type d'ordre, des lois, d'o&#249; l'expression &#034;chaos d&#233;terministe&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un attracteur signifie que la dynamique a tendance &#224; &#234;tre attir&#233;e par lui. Par exemple, le fleuve est un attracteur du bassin fluvial. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etrange signifie que la forme de cet attracteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique116" rel="directory"&gt;Le chaos d&#233;terministe &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10977 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH287/-100-1dfac-f5557.gif?1781678554' width='269' height='287' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10976 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L408xH251/-378-e7ad5-2032e.gif?1781678554' width='408' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L371xH235/henon-ea3be-3850f.gif?1781678554' width='371' height='235' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de H&#233;non&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10974 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH150/-113-b39d2-e269d.gif?1781678554' width='200' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'attracteur &#233;trange : cette courbe n'est pas celle du mouvement mais repr&#233;sente les &#233;tats du syst&#232;me et elle montre que dans des cas o&#249; on aurait l'impression du d&#233;sordre, il y a cependant un certain type d'ordre, des lois, d'o&#249; l'expression &#034;chaos d&#233;terministe&#034;.
&lt;p&gt;Un attracteur signifie que la dynamique a tendance &#224; &#234;tre attir&#233;e par lui. Par exemple, le fleuve est un attracteur du bassin fluvial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etrange signifie que la forme de cet attracteur n'est pas une courbe ni une surface et n'est m&#234;me pas continue mais reconstitu&#233;e point par point de mani&#232;re discontinue par la dynamique qui, bien qu'apparemment d&#233;sordonn&#233;e, reconstitue ce type sp&#233;cial d'ordre. C'est un ordre de type chaos d&#233;terministe car il ob&#233;it &#224; la sensibilit&#233; aux conditions initiales (un petit changement entra&#238;ne des possibilit&#233;s de changements consid&#233;rables par la suite). Il y a donc &#224; la fois attraction et m&#233;lange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur &#233;trange &#233;largit consid&#233;rablement le domaine de connaissance puisqu'elle permet d'&#233;tudier des ph&#233;nom&#232;nes apparemment d&#233;sordonn&#233;s et qui subissent cependant des contraintes tout &#224; fait d&#233;terministes, parviennent &#224; un certain type d'ordre dynamique qui n'est pas fond&#233; sur une autre stabilit&#233; que celle d'une structure globale. dans le monde r&#233;el, ce type de syst&#232;me est courante : du nuage &#224; l'&#233;conomie et du rythme biologique &#224; la dynamique d'une ville.&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_10973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH372/lorenz1-7144c-c4807.jpg?1781678554' width='500' height='372' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorentz du climat&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10972 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH400/image008-3e5ab-75109.png?1781678554' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;attracteur &#233;trange&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur &#233;trange signifie que la nature produit des horloges qui ne sont pas p&#233;riodiques. Loin de l'&#233;quilibre, les syst&#232;mes dynamiques dissipatifs sont capables de produire des horloges, c'est-&#224;-dire des rythmes, qui ne sont pas strictement p&#233;riodiques. L'attracteur &#233;trange signifie que le retour ne provient pas d'un passage &#224; l'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH330/damped_driven_chaotic_pendulum_-_double_period_behavior-93052-b1d2f.jpg?1781678554' width='500' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;attracteur d'un comportement &#224; deux p&#233;riodes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/du_cote_de_la_recherche/et_si_dieu_jouait_aux_des_2000&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos dans les mouvements des fluides, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres. En cons&#233;quence, des situations initiales aussi voisines que l'on veut peuvent engendrer des &#233;volutions divergentes. La moindre diff&#233;rence, la moindre perturbation, loin d'&#234;tre rendue insignifiante par l'existence de l'attracteur, a donc des cons&#233;quences consid&#233;rables. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous arrivons ici &#224; la d&#233;finition du comportement &#171; chaotique &#187;, qui est un comportement typique des syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par un attracteur &#233;trange. Un comportement est chaotique si des trajectoires issues de points, aussi voisins que l'on veut dans l'espace des phases, s'&#233;loignent les unes des autres au cours du temps de mani&#232;re exponentielle ; la distance entre deux points quelconques appartenant &#224; de telles trajectoires croit proportionnellement &#224; une fonction exponentielle de l'inverse du temps de Lyapounov.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps de Lyapounov permet de d&#233;finir une v&#233;ritable &#171; &#233;chelle de temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; La nouvelle alliance &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une notion cruciale est la notion d'attracteur. Les exemples d'attracteurs sont innombrables et bien connus de la physique. Le pendule, qui s'immobilise progressivement, rejoint son &#233;tat attracteur. Le liquide chaud dont la temp&#233;rature rejoint progressivement celle de l'environnement gagne son &#233;tat attracteur. (&#8230;) Nous avons vu que, pr&#232;s de l'&#233;quilibre, l'&#233;tat stationnaire correspond (&#8230;.) &#224; un &#233;tat attracteur essentiellement analogue &#224; l'&#233;tat d'&#233;quilibre. Mais, loin de l'&#233;quilibre, d'autres types d'attracteurs peuvent appara&#238;tre, et notamment le &#171; cycle limite &#187;, correspondant &#224; un comportement temporel p&#233;riodique adopt&#233; de mani&#232;re spontan&#233;e par le syst&#232;me. (&#8230;) Depuis, de nouveaux types d'attracteurs ont &#233;t&#233; d&#233;couverts qui enrichissent la dialectique du r&#233;gulier et de l'al&#233;atoire. (&#8230;) Ces attracteurs ne correspondent pas &#224; un point, comme l'&#233;tat d'&#233;quilibre, ou &#224; une ligne, comme le cycle limite, mais &#224; un ensemble dense de points, un ensemble assez dense pour que l'on puisse trouver de ces points dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle. Il s'agit d'un ensemble auquel peut &#234;tre attribu&#233; une dimension &#171; fractale &#187;. Les attracteurs de ce type impliquent, de la part du syst&#232;me qu'ils caract&#233;risent, un comportement de type chaotique. Attracteur et stabilit&#233; cessent ici d'aller de pair. David Ruelle a caract&#233;ris&#233; ces &#171; attracteurs &#233;tranges &#187;, qu'on a &#233;galement appel&#233;s &#171; attracteurs fractals &#187;, par leur tr&#232;s grande sensibilit&#233; aux conditions initiales. Ce qui signifie que l'&#233;tat attracteur ne se caract&#233;rise plus du tout par son insensibilit&#233; &#224; de petites variations de ses param&#232;tres. Toute petite variation est susceptible d'entra&#238;ner des effets sans mesure, de d&#233;porter le syst&#232;me d'un &#233;tat &#224; un autre tr&#232;s diff&#233;rent. (&#8230;) L'opposition entre d&#233;terminisme et al&#233;atoire est battue en br&#232;che. (&#8230;) C'est d&#233;sormais autour des th&#232;mes de la stabilit&#233; et de l'instabilit&#233; que s'organisent nos descriptions du monde, et non autour de l'opposition entre hasard et n&#233;cessit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH200/-123-40cdf-de864.gif?1781678554' width='200' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10969 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L256xH256/-126-0adbf-0ec16.gif?1781678554' width='256' height='256' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10968 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH200/-127-2fe2c-5be14.gif?1781678554' width='200' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ATTRACTEUR DE LORENZ DU CLIMAT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yakov G. Sina&#239; explique l'attracteur &#233;trange du climat ou attracteur de Lorenz dans &#171; L'al&#233;atoire du non-al&#233;atoire &#187;, article de l'ouvrage collectif &#171; Chaos et d&#233;terminisme &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ces attracteurs &#233;tranges se manifestent dans de nombreux probl&#232;mes de la physique, de l'hydrodynamique, de la biologie, de la chimie, etc. (&#8230;) En 1963, le m&#233;t&#233;orologue am&#233;ricain E. N. Lorenz a publi&#233; un travail dans lequel il obtenait un syst&#232;me de trois &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires, nomm&#233; ult&#233;rieurement syst&#232;me de Lorenz, qu'il &#233;tudiait &#224; l'aide d'un ordinateur. (&#8230;) On peut consid&#233;rer que c'est l&#224; le syst&#232;me le plus simple d'&#233;quations diff&#233;rentielles non lin&#233;aires. Lorenz a d&#233;duit ce syst&#232;me d'&#233;quations &#224; partir du probl&#232;me bien connu de la convection d'un gaz ou d'un liquide plac&#233; entre deux plaques horizontales et chauff&#233; par le bas (convection de B&#233;nard-Rayleigh). (&#8230;) Le mod&#232;le de Lorenz fournit un exemple typique d'attracteur &#233;trange. (&#8230;) La trajectoire effectue des tours &#224; droite, puis quelques tours &#224; gauche, puis, de nouveau, quelques tours &#224; droite et ainsi de suite de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re. (&#8230;) Sur l'attracteur lui-m&#234;me, le mouvement a un caract&#232;re instable (&#8230;) en feuillets s&#233;par&#233;s, avec une topologie lacunaire, (&#8230;) ce qui a amen&#233; &#224; appeler cette structure topologique peu ordinaire &#171; attracteur &#233;trange &#187;, selon la d&#233;finition donn&#233;e dans le c&#233;l&#232;bre article de D. Ruelle et F. Takens &#171; Sur la nature de la turbulence &#187; en 1971. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10967 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH311/Image1175-b3d5a-22086.jpg?1781678554' width='500' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On sera frapp&#233; de la complexit&#233; de cette figure, que je ne cherche m&#234;me pas &#224; tracer. Rien n'est plus propre &#224; nous donner une id&#233;e de la complexit&#233; du probl&#232;me des trois corps, et, en g&#233;n&#233;ral, de tous les probl&#232;mes de la dynamique o&#249; il n'y a pas d'int&#233;grale uniforme&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Poincar&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &#171; M&#233;thodes nouvelles de la m&#233;canique c&#233;leste &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10966 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L288xH288/-128-9b1f2-06cdf.gif?1781678554' width='288' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Animation repr&#233;sentant un troisi&#232;me corps en mouvement...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10965 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH443/planete-ee599-a113b.jpg?1781678554' width='300' height='443' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi des trois corps&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_10964 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-155-91cbb-d0b45.gif?1781678554' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quinodoz :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attracteur a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e &#224; partir des syst&#232;mes dynamiques afin de fournir une repr&#233;sentation de l'&#233;volution du syst&#232;me en fonction du temps. Dans les syst&#232;mes dynamiques poss&#233;dant peu de degr&#233;s de libert&#233;, il est possible de fournir une repr&#233;sentation graphique qui serve de base pour d&#233;crire tout ph&#233;nom&#232;ne d&#233;pendant du temps. Mais lorsque le nombre de degr&#233;s de libert&#233; est &#233;lev&#233;, une repr&#233;sentation graphique n'est plus possible et l'on fait appel &#224; des moyens de repr&#233;sentation plus globaux comme la dimension de l'attracteur et l'entropie m&#233;trique, dont on trouvera la description ailleurs (M. Dubois et coll., 1987). Jusqu'en 1963 on ne connaissait que trois types d'attracteurs : le point fixe, le cycle limite et le tore. Dans un syst&#232;me &#233;l&#233;mentaire, l'attracteur est repr&#233;sent&#233; par un point fixe : l'exemple en est le pendule simple qui oscille en spirale en perdant de l'&#233;nergie et qui finit pas s'arr&#234;ter sur un point final appel&#233; &#171; point fixe &#187;. Ce point constitue un attracteur ponctuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres syst&#232;mes ne s'immobilisent jamais et leur &#233;volution est cyclique et p&#233;riodique, comme le pendule d'une horloge dont les oscillations sont entretenues. Dans ce cas, l'ensemble des trajectoires ne d&#233;bute pas au centre de coordonn&#233;es (point fixe) mais tendent vers un cycle, et cet attracteur est appel&#233; cycle limite . Ce dernier s'inscrit dans ce qu'on appelle l'espace des phases, c'est-&#224;-dire dans cet espace abstrait o&#249; l'&#233;tat du syst&#232;me peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; sous forme g&#233;om&#233;trique en fonction des coordonn&#233;es du syst&#232;me &#233;tudi&#233;. L'int&#233;r&#234;t de l'espace des phases pour les dynamiciens est justement &#171; li&#233; au fait qu'il doit contenir toute l'information sur la dynamique du syst&#232;me &#233;tudi&#233; &#187; (M. Dubois et coll., 1987, p. 196). Il existe une troisi&#232;me forme d'attracteur simple, l'attracteur torique, dont la surface est en forme de chambre &#224; air et qui repr&#233;sente les mouvements r&#233;sultant de deux oscillations ind&#233;pendantes dont les trajectoires s'enroulent autour d'un tore .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres syst&#232;mes plus complexes ont plusieurs attracteurs diff&#233;rents et leurs trajectoires sont attir&#233;es par l'un ou par l'autre des attracteurs, et l'on appelle &#171; bassin d'attraction &#187; d'un attracteur l'ensemble des points de l'espace des phases qui &#233;volue vers l'attracteur consid&#233;r&#233;. En d'autres termes, on peut dire que les attracteurs attirent &#224; eux toutes les trajectoires dynamiques engendr&#233;es &#224; partir des diverses conditions de lancement possibles, &#171; si bien qu'au bout d'un temps plus ou moins long, toutes ces trajectoires se retrouvent sur l'attracteur &#187;, comme l'ont soulign&#233; M. Dubois et coll. (1987, p. 193). Pour ces auteurs, le lit d'un fleuve peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme l'&#233;quivalent d'un attracteur &#171; pour tous les ruissellements, du plus petit au plus grand, qui prennent naissance dans son propre bassin &#187; (ibid., p.193).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois formes d'attracteurs dont nous venons de parler constituent des syst&#232;mes qu'on dit &#171; pr&#233;dictibles &#187; car, bien que leurs mouvements soient complexes, ils sont n&#233;anmoins pr&#233;visibles &#224; long terme. C'est sur de telles bases que l'on peut pr&#233;dire longtemps &#224; l'avance les heures des mar&#233;es ou les &#233;clipses dont la venue d&#233;pend pourtant de plusieurs mouvements p&#233;riodiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attracteurs &#233;tranges&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les syst&#232;mes plus complexes dont l'&#233;volution est &#171; impr&#233;dictible &#187;, comme par exemple le chemin suivi par deux feuilles mortes tombant d'un m&#234;me point de d&#233;part, les trajectoires vont se s&#233;parer pour devenir totalement dissemblables. Cette caract&#233;ristique d'amplification des &#233;carts entre trajectoires de l'espace des phases a &#233;t&#233; nomm&#233;e sensibilit&#233; aux conditions initiales. Lorsque cette propri&#233;t&#233; existe, le syst&#232;me correspondant est consid&#233;r&#233; comme chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trac&#233; repr&#233;sentant l'&#233;volution d'un syst&#232;me chaotique dans l'espace des phases en fonction du temps se comporte de mani&#232;re &#171; &#233;trange &#187; par rapport aux attracteurs des syst&#232;mes simples comme nous l'avons vu plus haut, c'est pourquoi D. Ruelle l'a nomm&#233; &#171; attracteur &#233;trange &#187;, ajoutant qu'il consid&#233;rait sa propre expression comme &#171; psychanalytiquement suggestive &#187; (G. Pragier et S. Faure-Pragier, 1990, p. 1443).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'expliquent M. Dubois, P. Atten et P. Berg&#233; (1987), le caract&#232;re &#233;trange d'un tel attracteur vient du fait que &#171; sa structure doit refl&#233;ter deux tendances apparemment antagonistes : l'attraction des trajectoires vers l'attracteur et leur divergence sur ce dernier. L'attraction est li&#233;e au caract&#232;re dissipatif de tout syst&#232;me r&#233;el : sous l'effet des forces de frottement, les trajectoires tendent &#224; venir se rejoindre sur l'attracteur. La divergence vient, quant &#224; elle, de la sensibilit&#233; aux conditions initiales. La cohabitation de l'attraction et de la divergence apporte une contrainte d'autant plus forte que les trajectoires doivent &#234;tre d&#233;crites contin&#251;ment (puisqu'elles repr&#233;sentent une dynamique &#224; tout moment), dans un espace confin&#233; (puisque les valeurs des variables, vitesse, angles, etc. du syst&#232;me sont n&#233;cessairement limit&#233;es) et enfin qu'elles ne peuvent se couper (d&#233;terminisme) &#187; (p. 196).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence exponentielle des deux trajectoires reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne local, et comme les attracteurs ont des dimensions finies, il est impossible que les deux trajectoires divergent de mani&#232;re infinie, de sorte que l'attracteur doit se replier sur lui-m&#234;me &#224; un moment ou &#224; un autre. En d'autres termes l'attracteur &#233;trange est le r&#233;sultat de trois op&#233;rations simultan&#233;es - contraction, &#233;tirement et repliement - qui vont donner naissance &#224; une structure caract&#233;ristique en forme de fer &#224; cheval qui va &#234;tre &#224; son tour aplatie, &#233;tir&#233;e et repli&#233;e. L'attracteur est ainsi fabriqu&#233; d'une mani&#232;re analogue &#224; celle utilis&#233;e par le boulanger pour m&#233;langer sa p&#226;te, de sorte qu'il pr&#233;sente une structure feuillet&#233;e, &#171; la trajectoire s'embo&#238;tant &#224; l'int&#233;rieur d'elle-m&#234;me &#224; des &#233;chelles de plus en plus petites, puisqu'elle ne repasse jamais au m&#234;me endroit. On retrouve l&#224; le concept d'autosimilarit&#233; d'un objet fractal &#187; (ibid. p. 198)].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les trajectoires d'un attracteur &#233;trange poss&#232;dent &#233;galement les caract&#233;ristiques d'un objet fractal, c'est-&#224;-dire d'un objet qui pr&#233;sente une structuration qui reste du m&#234;me type quelle que soit l'&#233;chelle &#224; laquelle on la regarde. Ce caract&#232;re fractal est donc une propri&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale des attracteurs &#233;tranges. Il r&#233;sulte de ce qui pr&#233;c&#232;de que, dans un espace ayant au moins trois dimension (ou davantage), un syst&#232;me dynamique non-lin&#233;aire peut devenir chaotique. Comme le r&#233;sument M. Dubois, et coll. &#171; la propri&#233;t&#233; de sensibilit&#233; initiale est donc g&#233;n&#233;ratrice de chaos, chaos dont la signature est la pr&#233;sence d'un attracteur &#233;trange dans l'espace des phases. C'est cette signature qui permet d'authentifier un comportement chaotique et de la caract&#233;riser quantitativement &#187; (ibid. p. 197).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiples applications des attracteurs &#233;tranges&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelle que c'est en 1963, en cherchant &#224; comprendre pourquoi il est impossible de faire des pr&#233;visions m&#233;t&#233;orologiques &#224; long terme, que E. Lorenz a d&#233;couvert qu'un mod&#232;le relativement simple de la circulation atmosph&#233;rique qu'il avait &#233;labor&#233; produisait des effets inattendus, largement divergents, &#224; cause de la sensibilit&#233; du syst&#232;me aux conditions initiales. Cette caract&#233;ristique &#233;tait nouvelle, car dans les attracteurs dont nous avons parl&#233; en premier, qui sont non chaotiques, les erreurs ont des cons&#233;quences limit&#233;es et leur comportement reste pr&#233;visible. Par contre, dans les syst&#232;mes dynamiques, la sensibilit&#233; aux conditions initiales a pour effet que de faibles variations au d&#233;part se r&#233;percutent sur tout l'attracteur, et il devient impossible de pr&#233;voir quoi que ce soit, car il n'existe aucun lien proportionnel de cause &#224; effet (J. Crutchfield et coll., 1987, p. 35).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ces travaux, on a cherch&#233; &#224; trouver des attracteurs &#233;tranges dans de nombreux syst&#232;mes complexes, comme dans l'&#233;coulement des fluides, dans le laser ou dans le fonctionnement cardiaque, etc. Mais ils ne se rencontrent pas si facilement : &#171; les trouver ressemble plut&#244;t &#224; la cueillette des champignons : il faut savoir o&#249; et comment les chercher ! &#187; (M. Dubois et coll., 1987, p. 197). Tant qu'on travaille avec trois variables, il est relativement ais&#233; de &#171; visualiser &#187; le comportement chaotique et d'&#233;tudier directement la structure g&#233;om&#233;trique associ&#233;e &#224; ce type de comportement. Mais lorsque la dimension de l'espace des phases exc&#232;de trois, on ne peut plus recourir &#224; des repr&#233;sentations graphiques et l'on doit faire appel &#224; des informations comme la dimension de l'attracteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension de l'attracteur va permettre de fournir le nombre minimum de variables n&#233;cessaires pour obtenir une description simplifi&#233;e mais suffisante du fonctionnement d'un syst&#232;me. Un nombre de variables entre six et sept suffit en g&#233;n&#233;ral pour le mod&#233;liser. &#171; Le probl&#232;me sera alors de bien analyser le fonctionnement du syst&#232;me physique, d'identifier les m&#233;canismes principaux, les oscillateurs, et d'effectuer des approximations judicieuses. Autrement dit, trouver une dimension assez faible pour nous amener &#224; examiner avec un oeil nouveau le d&#233;sordre apparent, pour y d&#233;couvrir les structures organis&#233;es sous-jacentes, leurs interactions et leur &#233;volution. Confront&#233; &#224; un ph&#233;nom&#232;ne chaotique, il est donc essentiel de d&#233;terminer la dimension de l'attracteur &#233;trange qui le caract&#233;rise &#187; (ibid., p. 200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dunod.com/documents/48387/Front_annexe_B.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Attracteur et dynamique chaotique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du texte cit&#233; juste au dessus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le syst&#232;me &#233;volue vers un &#233;tat final d'&#233;quilibre, repr&#233;sent&#233; par un point&lt;br class='autobr' /&gt;
particulier de l'espace de phases, la trajectoire s'enroule autour de ce point. Le point&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;quilibre &#233;tant le m&#234;me pour toutes les trajectoires issues de points de d&#233;part non&lt;br class='autobr' /&gt;
trop &#233;loign&#233;s, ce point constitue un attracteur. Il peut cependant y avoir plusieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
attracteurs, et l'ensemble des points de d&#233;part aboutissant &#224; chaque attracteur constitue son bassin d'attraction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trajectoires peuvent d'autre part s'enrouler autour d'autre chose qu'un point,&lt;br class='autobr' /&gt;
par exemple une courbe ou une surface ferm&#233;es (cercle ou ellipse dans les cas &#224; deux&lt;br class='autobr' /&gt;
variables les plus simples ; tore ou hyper-tore s'il y a plus de deux variables). On a&lt;br class='autobr' /&gt;
alors un attracteur cyclique, ce qui signifie que, quel que soit le point de d&#233;part&lt;br class='autobr' /&gt;
situ&#233; dans le bassin d'attraction, la trajectoire finit par rejoindre une figure ferm&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
dite cycle limite, parcourue ind&#233;finiment lorsqu'elle est atteinte. Les coordonn&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
alors sont p&#233;riodiques, revenant ind&#233;finiment sur les m&#234;mes valeurs (si le point de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;part est int&#233;rieur &#224; l'attracteur cyclique, alors la trajectoire se d&#233;roule au lieu de&lt;br class='autobr' /&gt;
s'enrouler autour de ce dernier, et le r&#233;sultat est le m&#234;me). Enfin, on peut observer&lt;br class='autobr' /&gt;
des attracteurs chaotiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux bassins d'attraction contigus sont s&#233;par&#233;s par une ligne form&#233;e de points au&lt;br class='autobr' /&gt;
niveau desquels la trajectoire n'est pas d&#233;termin&#233;e, et qu'on appelle la ligne de&lt;br class='autobr' /&gt;
catastrophes. Cette ligne (parfois fractale) est&lt;br class='autobr' /&gt;
un &#171; fil du rasoir &#187; dans le voisinage duquel de petites fluctuations (par exemple&lt;br class='autobr' /&gt;
al&#233;atoires) peuvent entra&#238;ner le syst&#232;me soit vers un des attracteurs, soit vers l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque l'espace d'&#233;tats est de dimension sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 3, la repr&#233;sentation des trajectoires est difficile et on a recours, pour les caract&#233;riser, aux sections de&lt;br class='autobr' /&gt;
Poincar&#233;. On coupe l'ensemble des trajectoires par un plan, et chaque fois qu'une&lt;br class='autobr' /&gt;
trajectoire traverse ce plan, elle y marque un point. La suite temporelle de points&lt;br class='autobr' /&gt;
obtenus marque le comportement du syst&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, si la suite temporelle de points converge vers un point d'accumulation,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est que la coupe passe par l'attracteur ponctuel, qui est ce point. Si&lt;br class='autobr' /&gt;
l'attracteur est cyclique, le plan intersecte le cycle limite en deux points d'accumulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &#171; Catastrophe &#187; ne doit pas &#234;tre entendue au sens de &#171; d&#233;sastre &#187; ... m&#234;me en &#233;cologie ! Il s'agit&lt;br class='autobr' /&gt;
(au sens de la th&#233;orie des catastrophes de Ren&#233; Thom) du basculement&lt;br class='autobr' /&gt;
qualitatif du syst&#232;me en direction d'un nouvel attracteur &#8211; changement brusque (et souvent&lt;br class='autobr' /&gt;
impr&#233;vu) de sa dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pagesperso-orange.fr/pascale.et.vincent.bourges/fractales%20et%20chaos1/Chapitre%207.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oscillateurs chaotiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;D&#232;s 1985, Walter Freeman et ses coll&#232;gues, de l'Universit&#233; de Berkeley, se sont int&#233;ress&#233;s au processus de reconnaissance d'odeurs dans le bulbe olfactif du lapin. En se fondant sur leurs observations, ils ont propos&#233; un m&#233;canisme o&#249; la dynamique des signaux observ&#233;s est chaotique et o&#249; la reconnaissance d'une odeur particuli&#232;re se mat&#233;rialise par un changement drastique de dynamique que l'on nomme bifurcation : on passe d'un attracteur &#233;trange &#224; un attracteur d'un autre type sp&#233;cifique de l'odeur reconnue. dans ce mod&#232;le, on associe &#224; chaque odeur un attracteur et c'est l'identification de cet attracteur qui permet la reconnaissance de l'odeur.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hughes Berry et Bruno Cessac dans &#034;Du chaos dans les neurones&#034;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10963 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH241/-125-a836d-bf264.gif?1781678554' width='300' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bifurcations du type Feigenbaum&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10962 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L201xH201/-124-67591-9b3fa.gif?1781678554' width='201' height='201' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autosimilarit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ph&#233;nom&#232;nes non lin&#233;aires, physiques et astrophysiques : un exemple, la Turbulence</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article2562</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article2562</guid>
		<dc:date>2012-08-30T02:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Non-lin&#233;arit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La turbulence appara&#238;t dans tous les ph&#233;nom&#232;nes dissipatifs non-lin&#233;aires, de la physique &#224; l'astrophysique L&#233;onard de Vinci &#233;tudiait la turbulence Gr&#226;ce au pouvoir de r&#233;solution sp&#233;cifique du t&#233;lescope Herschel, les astrophysiciens ont pu pour la premi&#232;re fois mesurer pr&#233;cis&#233;ment les dimensions des filaments interstellaires. 90 filaments dans les trois nuages IC5146, Aquila et Polaris ont ainsi &#233;t&#233; pass&#233;s au crible par les chercheurs. Chaque filament peut s'&#233;tendre sur des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Atome : La r&#233;troaction de la mati&#232;re/lumi&#232;re et du vide (de la microphysique &#224; l'astrophysique) - Atom : laws of physics or the feedback of matter/light/ void (from microphysics to astrophysics)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;Non-lin&#233;arit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La turbulence appara&#238;t dans tous les ph&#233;nom&#232;nes dissipatifs non-lin&#233;aires, de la physique &#224; l'astrophysique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH240/vorticite-34cf0.gif?1781670892' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH334/VideoRita-6e583-b1fb2.gif?1781670892' width='400' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L&#233;onard de Vinci &#233;tudiait la turbulence&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH356/leonardo_da_vinci_drawing_figurative_water-8767f.jpg?1781670892' width='500' height='356' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH340/A-turbulent-cascade-as-seen-by-Leonardo-da-Vinci-Reproduced-from-19-5ec00.jpg?1781670892' width='500' height='340' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11144 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH311/Image5-2-38ccc.jpg?1781670892' width='500' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/jpg/35632a31e6fa3951bdbc5481e7356fd9.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH396/35632a31e6fa3951bdbc5481e7356fd9-10094.jpg?1781670892' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH200/Vortex-street-animation-b895f.gif?1781670892' width='400' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH300/waveflow_attractor-22e39.gif?1781670892' width='300' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11132 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH420/zmesh004-7cae4.jpg?1781670892' width='500' height='420' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH270/8AkA-475cc.gif?1781670892' width='480' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11138 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH250/unstable1-9c2e3.gif?1781670892' width='250' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L357xH452/strom_vid_A-11832.gif?1781670892' width='357' height='452' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/TurbulenceWindTunnel_C_560-6effb.jpg?1781670892' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/tumblr_ohburaeorA1toe0eco1_500-0008d.gif?1781670892' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH267/newfindingma-0bed6.gif?1781670892' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH500/gipehy-ad230.jpg?1781670893' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/tumblr_omk360ENKw1toe0eco1_500-f43d6.gif?1781670893' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/gipdhy-dcd04.jpg?1781670893' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH444/gisphy-48f9c.jpg?1781670894' width='500' height='444' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L306xH297/turbulent-laminar-90a0d.gif?1781670894' width='306' height='297' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_11148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH326/tumblr_inline_o1ikiuUUhZ1ttxcv8_540-26c0a.jpg?1781670894' width='500' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L360xH267/FaithfulBeneficialIbisbill-max-1mb-91907.gif?1781670894' width='360' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L240xH138/SeparateWickedBrahmanbull-max-1mb-558d8.gif?1781670894' width='240' height='138' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH207/turbuence-car-ansys_gcygpo-a70ee.jpg?1781670894' width='500' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce au pouvoir de r&#233;solution sp&#233;cifique du t&#233;lescope Herschel, les astrophysiciens ont pu pour la premi&#232;re fois mesurer pr&#233;cis&#233;ment les dimensions des filaments interstellaires. 90 filaments dans les trois nuages IC5146, Aquila et Polaris ont ainsi &#233;t&#233; pass&#233;s au crible par les chercheurs. Chaque filament peut s'&#233;tendre sur des dizaines d'ann&#233;es lumi&#232;re dans l'espace. La surprise est venue de la largeur uniforme de tous les filaments observ&#233;s : les chercheurs ont constat&#233; qu'ils s'&#233;talaient tous sur une bande de pr&#232;s de 0,3 ann&#233;es-lumi&#232;re (Arzoumanian, D., Ph. Andr&#233;, Ph., Didelon, P. et al. 2011, Astronomy &amp; Astrophysics). Consid&#233;r&#233;e comme petite dans le milieu interstellaire, cette largeur correspond n&#233;anmoins &#224; environ 20.000 fois la distance de la Terre au Soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;sultat surprenant sur la largeur des filaments interstellaires fournit un deuxi&#232;me indice quant &#224; leur origine. Le diam&#232;tre uniforme de 0,3 ann&#233;es-lumi&#232;re des filaments se rapproche en effet d'une autre &#233;chelle caract&#233;ristique connue depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80 dans le milieu interstellaire : l'&#233;chelle en dessous de laquelle les mouvements d&#233;sordonn&#233;s qui correspondent &#224; ce que l'on appelle la &#171; turbulence interstellaire &#187; deviennent plus lents que la vitesse du son. A partir de ce constat et d'une comparaison des observations avec plusieurs mod&#232;les th&#233;oriques, les astronomes de l'&#233;quipe du &#171; relev&#233; de la ceinture de Gould &#187; ont pu conclure que les filaments observ&#233;s avec Herschel sont probablement le r&#233;sultat direct de la &#171; turbulence interstellaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette turbulence correspond &#224; des mouvements de gaz d&#233;sordonn&#233;s se propageant dans les nuages interstellaires. Elle est observ&#233;e depuis les ann&#233;es 70 par les radioastronomes. Les chercheurs s'interrogent encore sur son origine ; elle ferait suite aux explosions d'&#233;toiles massives en fin de vie - ou supernovae - qui injectent une quantit&#233; &#233;norme d'&#233;nergie dans le milieu interstellaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements de gaz d&#233;sordonn&#233;s qui en r&#233;sultent ont lieu &#224; des vitesses supersoniques3. A l'image du &#8216;bang' d'un avion passant le mur du son, ils produiraient donc des chocs qui compriment la mati&#232;re interstellaire, jusqu'&#224; transformer celle-ci en des filaments plus denses que leur milieu environnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on observe ces nuages interstellaires &#224; grande &#233;chelle, les vitesses des turbulences interstellaires sont &#233;lev&#233;es, supersoniques. En revanche, si on cible les observations sur de petites r&#233;gions interstellaires, les vitesses sont plus faibles, jusqu'&#224; devenir inf&#233;rieures au mur du son. La largeur observ&#233;e des filaments correspond justement &#224; l'&#233;chelle interm&#233;diaire o&#249; les mouvements turbulents sont proches de la vitesse du son. Certains mod&#232;les th&#233;oriques pr&#233;disent d'ailleurs que l'&#233;paisseur caract&#233;ristique des structures - telles que des filaments - comprim&#233;es par chocs dans les nuages interstellaires doit correspondre &#224; l'&#233;chelle &#171; sonique &#187; de la turbulence. Coupl&#233; &#224; l'observation d'une profusion de filaments dans des nuages ou cirrus tr&#232;s t&#233;nus comme Polaris o&#249; les forces de gravit&#233; ne peuvent pas &#234;tre invoqu&#233;es pour former la texture filamentaire, il s'agit l&#224; d'une indication tr&#232;s forte quant &#224; la connexion entre la turbulence interstellaire et l'origine des filaments vus par Herschel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://aristote.obspm.fr/CT8/Cours_turb_Chap0-6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur la turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://luth.obspm.fr/fichiers/enseignement/poly_turbulence.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article687&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la turbulence ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le non-lin&#233;aire ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=TmFVbmwE3UMC&amp;pg=PA9&amp;lpg=PA9&amp;dq=Ph%C3%A9nom%C3%A8nes+non+lin%C3%A9aires+et+astrophysique+:+la+Turbulence&amp;source=bl&amp;ots=0LOkaZT0E6&amp;sig=2uEf3R8wem5R_ILs3os3CZsgopw&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiiofDM8e_dAhUR-YUKHTT8DKc4ChDoATACegQIBxAB#v=onepage&amp;q=Ph%C3%A9nom%C3%A8nes%20non%20lin%C3%A9aires%20et%20astrophysique%20%3A%20la%20Turbulence&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence et d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=hTLBAgAAQBAJ&amp;pg=PA11&amp;dq=la+Turbulence+en+astrophysique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiQ3tLm8e_dAhVISxoKHapBCb4Q6AEILzAB#v=onepage&amp;q=la%20Turbulence%20en%20astrophysique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Turbulence astrophysique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=II1YDwAAQBAJ&amp;pg=PT94&amp;dq=la+Turbulence+en+astrophysique&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjN-rb58e_dAhVHLBoKHYtCCFEQ6AEITjAH#v=onepage&amp;q=la%20Turbulence%20en%20astrophysique&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A propos de la turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3954&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique non-lin&#233;aire, cr&#233;atrice de nouveaut&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe et turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des exemples de turbulence en astrophysique :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_11167 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/PWN-sim-3-1_v4_5s-12fps_640x480p-e696a.gif?1781670894' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11166 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH360/Brown-Dwarf-GIF-7be2b.gif?1781670894' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH160/-210-45144-d9c72.gif?1781670894' width='200' height='160' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11164 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-207-5773f-44262.gif?1781670894' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11163 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L480xH384/-205-af581-cc226.gif?1781670894' width='480' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11162 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L280xH210/-204-e55c2-9a640.gif?1781670894' width='280' height='210' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L400xH273/-193-0818c-6e26b.gif?1781670894' width='400' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH354/globbw_block-d3e0f.jpg?1781670894' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L384xH288/-197-cdf6f-3809c.gif?1781670894' width='384' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11158 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH687/ed0fae1b7d477143e671d03f2c84b1c6-dc241.gif?1781670894' width='500' height='687' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_turbulence.1029&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, La turbulence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/inria/turbulence_et_stabilite.14359&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Turbulence et stabilit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/fluides_et_tourbillons.1073&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Fluides et tourbillons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/ronds_de_fumee.15089&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Ronds de fum&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/chaos_impredictibilite_hasard.1070&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film, Chaos, impr&#233;dictibilit&#233;, hasard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1937</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1937</guid>
		<dc:date>2011-09-03T14:33:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Faber Sperber, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Turbulence</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mouvement chaotique et double pendule &lt;br class='autobr' /&gt;
Bifurcation de Feigenbaum &lt;br class='autobr' /&gt; Mouvement brownien &lt;br class='autobr' /&gt; Auto-organisation &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sonance sur plaque vibrante &lt;br class='autobr' /&gt;
Le moulin de Lorenz &lt;br class='autobr' /&gt;
LA &#034;SENSIBILIT&#201; AUX CONDITIONS INITIALES&#034; SIGNIFIE QUE LES LOIS NE PERMETTENT PAS DE PR&#201;DIRE PARCE QU'UN TOUT PETIT CHANGEMENT DES VALEURS DE D&#201;PART ENTRAINE UN AVENIR TR&#200;S DIFF&#201;RENT &lt;br class='autobr' /&gt;
Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Chapter 09 : The model of deterministic chaos - Le mod&#232;le du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Turbulence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://toutsurlescours.free.fr/ate/ATE(1).pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement chaotique et double pendule&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10960 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L241xH296/-130-cf38c-61b06.gif?1781677171' width='241' height='296' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10959 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH375/-129-d07dc-27134.jpg?1781677171' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Bifurcation_diagram&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bifurcation de Feigenbaum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10958 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH241/-178-e54b8-4d7ee.gif?1781677171' width='300' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH263/-134-4bdfc-50468.gif?1781677171' width='300' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10956 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L392xH176/-179-e267d-01ae8.gif?1781677171' width='392' height='176' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article838&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvement brownien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://web.cast.free.fr/webcast13/webcast13.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10955 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L199xH295/-165-9d894-c53fe.png?1781677171' width='199' height='295' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/relevance/search/resonance+square/video/x1rlpk_resonance-square_music&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;sonance sur plaque vibrante&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10954 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-167-afd0b-f02ac.png?1781677171' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.math.cnrs.fr/Le-moulin-a-eau-de-Lorenz.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le moulin de Lorenz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10953 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L300xH190/chaos-9ee3a-c9ba0.jpg?1781677171' width='300' height='190' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LA &#034;SENSIBILIT&#201; AUX CONDITIONS INITIALES&#034; SIGNIFIE QUE LES LOIS NE PERMETTENT PAS DE PR&#201;DIRE PARCE QU'UN TOUT PETIT CHANGEMENT DES VALEURS DE D&#201;PART ENTRAINE UN AVENIR TR&#200;S DIFF&#201;RENT&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10952 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-0ad8d-b73c1.jpg?1781677171' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ilya Prigogine et Isabelle Stengers dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres. En cons&#233;quence, des situations initiales aussi voisines que l'on veut peuvent engendrer des &#233;volutions divergentes. La moindre diff&#233;rence, la moindre perturbation, loin d'&#234;tre rendue insignifiante par l'existence de l'attracteur, a donc des cons&#233;quences consid&#233;rables. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous arrivons ici &#224; la d&#233;finition du comportement &#171; chaotique &#187;, qui est un comportement typique des syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par un attracteur &#233;trange. Un comportement est chaotique si des trajectoires issues de points, aussi voisins que l'on veut dans l'espace des phases, s'&#233;loignent les unes des autres au cours du temps de mani&#232;re exponentielle ; la distance entre deux points quelconques appartenant &#224; de telles trajectoires croit proportionnellement &#224; une fonction exponentielle de l'inverse du temps de Lyapounov.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps de Lyapounov permet de d&#233;finir une v&#233;ritable &#171; &#233;chelle de temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de Lorenz&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10951 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L269xH287/-108-8ff2a-8a29d.gif?1781677171' width='269' height='287' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ATTRACTEUR DE LORENZ DU CLIMAT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yakov G. Sina&#239; explique l'attracteur &#233;trange du climat ou attracteur de Lorenz dans &#171; L'al&#233;atoire du non-al&#233;atoire &#187;, article de l'ouvrage collectif &#171; Chaos et d&#233;terminisme &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ces attracteurs &#233;tranges se manifestent dans de nombreux probl&#232;mes de la physique, de l'hydrodynamique, de la biologie, de la chimie, etc. (&#8230;) En 1963, le m&#233;t&#233;orologue am&#233;ricain E. N. Lorenz a publi&#233; un travail dans lequel il obtenait un syst&#232;me de trois &#233;quations diff&#233;rentielles ordinaires, nomm&#233; ult&#233;rieurement syst&#232;me de Lorenz, qu'il &#233;tudiait &#224; l'aide d'un ordinateur. (&#8230;) On peut consid&#233;rer que c'est l&#224; le syst&#232;me le plus simple d'&#233;quations diff&#233;rentielles non lin&#233;aires. Lorenz a d&#233;duit ce syst&#232;me d'&#233;quations &#224; partir du probl&#232;me bien connu de la convection d'un gaz ou d'un liquide plac&#233; entre deux plaques horizontales et chauff&#233; par le bas (convection de B&#233;nard-Rayleigh). (&#8230;) Le mod&#232;le de Lorenz fournit un exemple typique d'attracteur &#233;trange. (&#8230;) La trajectoire effectue des tours &#224; droite, puis quelques tours &#224; gauche, puis, de nouveau, quelques tours &#224; droite et ainsi de suite de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re. (&#8230;) Sur l'attracteur lui-m&#234;me, le mouvement a un caract&#232;re instable (&#8230;) en feuillets s&#233;par&#233;s, avec une topologie lacunaire, (&#8230;) ce qui a amen&#233; &#224; appeler cette structure topologique peu ordinaire &#171; attracteur &#233;trange &#187;, selon la d&#233;finition donn&#233;e dans le c&#233;l&#232;bre article de D. Ruelle et F. Takens &#171; Sur la nature de la turbulence &#187; en 1971. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L128xH128/Fractals-julia-a1449-d3721.gif?1781677171' width='128' height='128' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;NUAGES, STRUCTURE AUTO-ORGANISEE, DISSPATIVE ET INSTABLE, INTERFACE DYNAMIQUE ET FRACTALE DES PHASES GLACE, LIQUIDE ET VAPEUR D'EAU DANS L'AIR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le chaos d&#233;terministe, ni ordre, ni d&#233;sordre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un monde dynamique non-lin&#233;aire aux fronti&#232;res fractales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10949 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L252xH303/FRACLIBERTE-8260e-6e59d-2e177.jpg?1781677171' width='252' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10948 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L120xH119/120px-Fractale-e4c86-2ce5b.gif?1781677171' width='120' height='119' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRACTALES DE JULIA ET DE MANDELBROT&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-2279f-02445.jpg?1781677171' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRONTI&#200;RE FRACTALE DANS UN PROCESSUS DE DIFFUSION&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH385/Front_mouvt_brownien-bcc69-bae9f.jpg?1781677171' width='500' height='385' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;MOUVEMENT BROWNIEN&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10945 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L442xH299/Image122-bc34e-c12ba.gif?1781677171' width='442' height='299' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;UNE MONTAGNE REPR&#201;SENT&#201;E PAR UNE FONCTION FRACTALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi ce site m&#234;le r&#233;volution, sciences, philosophie et politique ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi parler de r&#233;volution en sciences ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La nature en r&#233;volution&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette expression m&#234;le des termes apparemment contradictoires : le chaos sous-entendant un d&#233;sordre et d&#233;terministe signifiant un ordre qui ob&#233;it &#224; des lois. Cette contradiction dialectique est voulue car il s'agit effectivement de d&#233;crire des ph&#233;nom&#232;nes dans lesquels il y a un ordre cach&#233; derri&#232;re un apparent d&#233;sordre, avec un d&#233;sordre &#224; un niveau et un ordre &#224; un autre niveau. Cela a donn&#233; naissance &#224; tout un domaine d'&#233;tude car les anciens moyens d'investigation n'ont pas cours dans ce cas. le r&#233;ductionnisme et la description de trajectoires ne sont plus valables dans un ph&#233;nom&#232;ne o&#249; la structure d'ensemble ne d&#233;coule pas de la somme des &#233;volutions des &#233;l&#233;ments. L'imbrication d'ordre et de d&#233;sordre n'est pas la seule caract&#233;ristique du chaos d&#233;terministe. Un point crucial est la &#034;sensibilit&#233; aux conditions initiales&#034; qui peut &#234;tre r&#233;sum&#233;e par : petite cause, grands effets. Une autre contradiction apparente est signal&#233;e : tout en ob&#233;issant &#224; des lois, ces ph&#233;nom&#232;nes ne sont pas pr&#233;dictibles car susceptibles de bifurcations brutales &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des syst&#232;mes dynamiques non lin&#233;aires, ou simplement lin&#233;aires par morceau, peuvent faire preuve de comportements compl&#232;tement impr&#233;visibles, qui peuvent m&#234;me sembler al&#233;atoires (alors qu'il s'agit de syst&#232;mes parfaitement d&#233;terministes). Cette impr&#233;dictibilit&#233; est appel&#233;e chaos. La branche des syst&#232;mes dynamiques qui s'attache &#224; d&#233;finir clairement et &#224; &#233;tudier le chaos s'appelle la th&#233;orie du chaos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette branche des math&#233;matiques d&#233;crit qualitativement les comportements &#224; long terme des syst&#232;mes dynamiques. Dans ce cadre, on ne met pas l'accent sur la recherche de solutions pr&#233;cises aux &#233;quations du syst&#232;me dynamique (ce qui, de toute fa&#231;on, est souvent sans espoir), mais plut&#244;t sur la r&#233;ponse &#224; des questions comme &#171; Le syst&#232;me convergera-t-il vers un &#233;tat stationnaire &#224; long terme, et dans ce cas, quels sont les &#233;tats stationnaires possibles ? &#187; ou &#171; Le comportement &#224; long terme du syst&#232;me d&#233;pend-il des conditions initiales ? &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un objectif important est la description des points fixes, ou &#233;tats stationnaires, du syst&#232;me ; ce sont les valeurs de la variable pour lesquelles elle n'&#233;volue plus avec le temps. Certains de ces points fixes sont attractifs, ce qui veut dire que si le syst&#232;me parvient &#224; leur voisinage, il va converger vers le point fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ilya Prigogine et Isabelle Stengers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le pass&#233;, (&#8230;) tous les syst&#232;mes soumis &#224; un attracteur semblaient devoir &#171; se ressembler &#187;. Aujourd'hui, la notion d'attracteur symbolise au contraire la diversit&#233; qualitative des syst&#232;mes dissipatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La notion d'&#233;tat attracteur renvoie en effet &#224; celle de syst&#232;me dissipatif, producteur d'entropie. Un pendule id&#233;al, sans frottement, n'a pas d'&#233;tat attracteur, mais poursuit ind&#233;finiment son mouvement d'oscillation. En revanche, le mouvement d'un pendule r&#233;el s'amortit progressivement. Dans le cas du pendule simple, l'existence de l'attracteur que constitue son &#233;tat d'&#233;quilibre (au sens m&#233;canique) permet de caract&#233;riser tout mouvement pendulaire r&#233;el en toute g&#233;n&#233;ralit&#233;, sans avoir besoin de le conna&#238;tre dans sa particularit&#233;. Quelles que soient la vitesse et la position initiale du pendule, nous savons en effet comment nous pourrons le d&#233;crire si nous attendons assez longtemps : il finira par se trouver au repos dans sa position d'&#233;quilibre. De m&#234;me, l'existence de l'attracteur que constitue l'&#233;tat d'&#233;quilibre thermodynamique permet d'affirmer qu'une population de milliards de milliards de particules dans une enceinte isol&#233;e &#233;voluera vers un &#233;tat dont la description ne d&#233;pend plus que d'un petit nombre de param&#232;tres observables, tels que temp&#233;rature et pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous repr&#233;senter l'attracteur, introduisons un espace dans lequel cet attracteur est plong&#233;. Cet espace poss&#232;dera autant de dimensions qu'il faut de variables pour d&#233;crire l'&#233;volution temporelle du syst&#232;me. Les &#233;tats d'&#233;quilibre des syst&#232;mes dissipatifs correspondent par d&#233;finition &#224; des attracteurs ponctuels, repr&#233;sent&#233;s par un point de cet espace. C'est &#233;galement le cas pour les syst&#232;mes proches de l'&#233;quilibre thermodynamique et soumis au th&#233;or&#232;me de production d'entropie minimum. Dans tous les cas, quelle que soit la pr&#233;paration initiale du syst&#232;me, l'&#233;volution de celui-ci sous des conditions aux limites donn&#233;es &#8211; pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233; par une trajectoire menant du point repr&#233;sentant l'&#233;tat initial vers le point attracteur. Celui-ci domine donc la totalit&#233; de l'espace. Tous les syst&#232;mes repr&#233;sent&#233;s par les m&#234;mes variables ind&#233;pendantes aux m&#234;mes conditions aux limites &#171; reviennent au m&#234;me &#187;, connaissent le m&#234;me destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;couverte loin de l'&#233;quilibre des comportements coh&#233;rents, telle l' &#171; horloge chimique &#187;, avec sa p&#233;riode temporelle bien d&#233;termin&#233;e, implique un premier &#233;largissement de la notion d'attracteur. Ici, il ne s'agit plus d'un point mais d'une ligne. Cette fois, quelle que soit la situation initiale, le syst&#232;me &#233;volue vers un &#171; cycle limite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me caract&#233;ris&#233; par un cycle limite reste un syst&#232;me pr&#233;visible, que l'on peut d&#233;crire de mani&#232;re simple. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, on croyait que les seuls attracteurs possibles correspondaient &#224; des vari&#233;t&#233;s continues, telles que lignes, surfaces et volumes. Mais la d&#233;couverte des &#171; attracteurs &#233;tranges &#187; a ouvert des nouvelles. Les attracteurs &#233;tranges ne sont pas caract&#233;ris&#233;s par des dimensions enti&#232;res, comme une ligne ou une surface, mais par des dimensions fractionnaires. Ce sont ce que, depuis Mandelbrot, on appelle des vari&#233;t&#233;s fractales. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; il y a peu, l'existence d'un attracteur avait &#233;t&#233; synonyme de stabilit&#233; et de reproductibilit&#233; : retour au &#171; m&#234;me &#187; malgr&#233; les perturbations, quelles que soient les particularit&#233;s initiales. Aux nouveaux types d'attracteurs correspondent des comportements &#171; sensibles aux conditions initiales &#187; qui font perdre son sens &#224; la notion de &#171; m&#234;me &#187;. Dans toute r&#233;gion, aussi petite soit-elle, occup&#233;e par l'attracteur fractal, passent autant de trajectoires que l'on veut, et chacune de ces trajectoires conna&#238;t un destin diff&#233;rent des autres.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lire &#233;galement sur le site Mati&#232;re et R&#233;volution :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'image du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe (dynamique non-lin&#233;aire) et dialectique - en anglais -&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article57&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique chaotique de la g&#233;ophysique et de la climatologie.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climatologie et chaos d&#233;terministe.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le c&#339;ur et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article48&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos cardiaque, c&#233;r&#233;bral et cellulaire : les rythmes &#233;mergents du vivant&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article114&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe en sciences ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#224; l'ext&#233;rieur du site :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.edelo.net/chaos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;James Gleick expose le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.astrosurf.com/luxorion/chaos-inerte-vivant.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos dans les syst&#232;me inertes et vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pierre Berg&#233; et Yves Pomeau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;in Le Chaos, &#034;pour la science&#034;, janvier 1995&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments, le feu, l'air et la terre et l'eau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfonc&#233;s, entass&#233;s, ne faisaient qu'un monceau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Une contusion, une masse sans forme,&lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;sordre, un chaos, une cohue &#233;norme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Racine, Les plaideurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les scientifiques ont repris &#224; leur compte le mot &#034;chaos&#034;, autrefois employ&#233; par les po&#232;tes et dans les mythologies. Aussi le lecteur est il en droit de se poser quelques questions : Qu'est-ce que le chaos ? O&#249; trouve-t-on le chaos ? Comment le chaos appara&#238;t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sciences, le chaos est l'art de former du complexe &#224; partir du simple. Former du complexe &#224; partir du complexe ne pose aucun probl&#232;me : ainsi une particule en suspension dans l'eau est soumise &#224; des millions de chocs de la part des particules qui l'entourent et le mouvement qui en r&#233;sulte, le mouvement brownien, est compliqu&#233; ; cette complexit&#233; est inh&#233;rente au syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chaos, une cause simple, ne faisant intervenir que trois variables, entra&#238;ne des effets complexes. Prenons un pendule. C'est un syst&#232;me &#224; deux variables (la position et la vitesse angulaires), et son comportement est r&#233;gulier : il part de la gauche passe au point le plus bas, remonte &#224; droite, ralentit, repart vers la gauche, et recommence sans cesse. Quand on lui ajoute une troisi&#232;me variable, par exemple en soulevant p&#233;riodiquement son extr&#233;mit&#233; sup&#233;rieure, alors le syst&#232;me peut devenir chaotique. Aucune des trois variables en jeu n'est al&#233;atoire, et pourtant, on ne peut plus pr&#233;voir le mouvement de ce syst&#232;me, qui ne fait jamais deux fois la m&#234;me chose. Le chaos est donc un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;el que n'importe qui peut exp&#233;rimenter chez lui. Il suffit de coupler deux syst&#232;mes qui, pris ind&#233;pendamment, sont extr&#234;mement simples. Le chaos n'est pas une cohue &#233;norme ; son d&#233;sordre n'est qu'apparent. Un syst&#232;me chaotique est impr&#233;visible, mais il est parfaitement d&#233;crit par des &#233;quations simples et d&#233;terministes. Le lien entre ces deux notions paradoxales, d&#233;terminisme et impr&#233;visibilit&#233;, est la propri&#233;t&#233; de sensibilit&#233; aux conditions initiales : deux conditions initiales semblables peuvent conduire &#224; des &#233;tats tr&#232;s diff&#233;rents du syst&#232;me. Cette propri&#233;t&#233; est la principale caract&#233;ristique des syst&#232;mes chaotiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le math&#233;maticien fran&#231;ais Henri Poincar&#233; qui, d&#232;s la fin du si&#232;cle dernier, a mis en &#233;vidence l'impr&#233;visibilit&#233; d'un syst&#232;me de trois corps en interaction. Il a appliqu&#233; cette id&#233;e &#224; la question de la stabilit&#233; du Syst&#232;me solaire, question qui pr&#233;occupe encore des chercheurs comme Michel H&#233;non, de l'Observatoire de Nice, ou Jacques Laskar, au Bureau des Longitudes, &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attracteur de H&#233;non&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10961 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L200xH150/-112-73e8f-665c4.gif?1781677171' width='200' height='150' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'observation des inversions du champ magn&#233;tique terrestre pourrait illustrer l'existence de comportements complexes dans un syst&#232;me simple. Le champ g&#233;omagn&#233;tique est un effet de dynamo : le noyau terrestre est constitu&#233; d'un liquide conducteur qui tourne sur lui m&#234;me et produit un champ magn&#233;tique. Ce syst&#232;me s'auto alimente, car le champ magn&#233;tique induit un courant dans le liquide conducteur, qui cr&#233;e lui m&#234;me un champ magn&#233;tique. Un tel syst&#232;me, mod&#233;lis&#233; par le Japonais Rikitak&#233; dans les ann&#233;es 1950, peut engendrer une s&#233;rie temporelle chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s Rikitak&#233;, le m&#233;t&#233;orologue Edward Lorenz introduisait le premier mod&#232;le d'atmosph&#232;re sensible aux conditions initiales ; pourtant son syst&#232;me ne comportait que trois variables. Les mod&#232;les d'atmosph&#232;re actuels comportent un tr&#232;s grand nombre de variables, mais ils pr&#233;sentent aussi une grande sensibilit&#233; aux conditions initiales : dix hypoth&#232;ses compatibles avec les relev&#233;s m&#233;t&#233;orologiques conduisent &#224; dix pr&#233;visions, parfois compl&#232;tement diff&#233;rentes, du temps qu'il fera la semaine suivante. Les m&#233;t&#233;orologues tentent de d&#233;finir un horizon (une &#233;ch&#233;ance) de pr&#233;visibilit&#233;. Actuellement, I'&#233;ch&#233;ance de fiabilit&#233; des pr&#233;dictions m&#233;t&#233;orologiques est d'une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche serait int&#233;ressante en &#233;conomie. Ainsi l'augmentation d'un imp&#244;t peut avoir un effet positif &#224; court terme sur les finances de l'&#201;tat, mais n&#233;gatif &#224; long terme s'il appauvrit les m&#233;nages. Peut on d&#233;finir un horizon de pr&#233;visibilit&#233; pour un tel syst&#232;me ? Les concepts introduits par les th&#233;ories math&#233;matiques du chaos permettront sans doute une approche plus objective dans des domaines aussi difficiles que l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie du chaos pourrait aussi avoir une implication en sociologie. Un changement de soci&#233;t&#233; s'op&#232;re lorsque le nombre de personnes qui interagissent d&#233;passe un certain seuil. Dans une civilisation rurale, chaque individu poss&#232;de un petit nombre d'interlocuteurs ; la situation est stable. En revanche, dans les civilisations urbaines actuelles, les rapports entre les individus sont multiples. Selon ce sch&#233;ma, la r&#233;volution industrielle serait plut&#244;t due au d&#233;veloppement de la civilisation urbaine qu'au progr&#232;s technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le concept de chaos d&#233;terministe peut s'appliquer &#224; la biologie. Les battements cardiaques d'un individu au repos pr&#233;sentent des irr&#233;gularit&#233;s. On sait aujourd'hui que ces irr&#233;gularit&#233;s ne sont pas pathologiques,alors qu'un battement r&#233;gulier l'est. Le comportement chaotique du c&#339;ur procure une meilleure adaptabilit&#233;. Ainsi lorsque vous sursautez sous l'effet de la surprise, votre c&#339;ur acc&#233;l&#232;re, puis retourne vers un battement plus lent : il est capable d'explorer un large domaine de fr&#233;quences sans d&#233;passer ses limites de fonctionnement. Toutefois les syst&#232;mes biologiques sont complexes et les lois qui les r&#233;gissent ne sont pas bien connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me lorsque l'on ne conna&#238;t pas les lois de la dynamique, il est possible de distinguer un comportement chaotique d'un comportement purement al&#233;atoire. Il faut pour cela tracer un diagramme dans un espace multidimensionnel, appel&#233; espace des phases ou espace des &#233;tats ; chaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;tat du syst&#232;me est repr&#233;sent&#233; dans cet espace par un point dont les coordonn&#233;es sont &#233;gales aux valeurs num&#233;riques des variables du syst&#232;me. Dans cette repr&#233;sentation, un mouvement r&#233;gulier correspond &#224; un diagramme simple, un attracteur. Si le mouvement est al&#233;atoire, les points repr&#233;sentatifs du syst&#232;me remplissent l'espace des phases au hasard : aucune structure n'appara&#238;t. Quand le mouvement est chaotique, les points repr&#233;sentatifs paraissent &#224; premi&#232;re vue al&#233;atoires. N&#233;anmoins, quand on observe le syst&#232;me suffisamment longtemps,on constate que les points dessinent une forme particuli&#232;re, qui pr&#233;sente une structure feuillet&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cause de cette g&#233;om&#233;trie particuli&#232;re, fractale, ces attracteurs sont qualifi&#233;s d'&#233;tranges. Ils sont la signature du chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les physiciens Peter Grassberger et Itamar Procaccia ont invent&#233; une m&#233;thode th&#233;orique pour quantifier l'ordre du chaos. Leur m&#233;thode permet de d&#233;terminer la dimension de l'attracteur, c'est &#224; dire sa capacit&#233; &#224; remplir une r&#233;gion donn&#233;e de l'espace des phases. Le groupe de Saclay a &#233;t&#233; le premier &#224; l'appliquer &#224; des donn&#233;es r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence par construire un espace des phases &#224; partir d'un petit nombre de variables : si la dimension de l'espace de construction est inf&#233;rieure &#224; celle de l'attracteur, on obtient une projection de la trajectoire, qui cache encore sa structure r&#233;elle. On augmente alors la dimension de l'espace de construction (on ajoute des variables dans notre description).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la dimension calcul&#233;e du diagramme finit par saturer &#224; une faible valeur, c'est la signature d'un chaos &#224; petit nombre de variables ; la valeur de saturation est la dimension fractale de l'attracteur. Si au contraire cette dimension cro&#238;t avec la dimension de l'espace de construction, c'est que le syst&#232;me est al&#233;atoire : le nuage de points repr&#233;sentatifs des &#233;tats successifs du syst&#232;me ne s'organise pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi identifier le chaos &#224; sa mani&#232;re d'entrer en sc&#232;ne. On conna&#238;t trois grands sc&#233;narios de transition vers le chaos : le doublement de p&#233;riode, l'intermittence, et la quasi p&#233;riodicit&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne de doublement de p&#233;riode a &#233;t&#233; d&#233;couvert en m&#234;me temps par un jeune chercheur am&#233;ricain de Los Alamos, Mitchell Feigenbaum, et par des chercheurs fran&#231;ais, Pierre Coullet, actuellement &#224; l'lnstitut non lin&#233;aire de Nice, et Charles Tresser, qui travaille chez IBM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que la contrainte augmente, la p&#233;riode d'un oscillateur forc&#233; est multipli&#233;e par deux, puis par quatre, par huit, etc. ; ces doublements de p&#233;riode sont de plus en plus rapproch&#233;s ; lorsque la p&#233;riode est infinie, le syst&#232;me est chaotique. La turbulence dans les fluides peut appara&#238;tre suivant ce sc&#233;nario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre sc&#233;nario de transition vers le chaos est l'intermittence : un mouvement p&#233;riodique stable est entrecoup&#233; par des bouff&#233;es de bruit. Lorsqu'on augmente le param&#232;tre de contr&#244;le, les bouff&#233;es de turbulence deviennent de plus en plus fr&#233;quentes, et finalement, la turbulence domine. Ce sc&#233;nario a &#233;t&#233; d&#233;crit th&#233;oriquement par l'un de nous (Yves Pomeau) et v&#233;rifi&#233; exp&#233;rimentalement par le groupe de Saclay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me sc&#233;nario, la quasip&#233;riodicit&#233;, intervient quand un deuxi&#232;me oscillateur perturbe un syst&#232;me initialement p&#233;riodique. Si le rapport des p&#233;riodes des deux oscillateurs en pr&#233;sence n'est pas rationnel, alors le syst&#232;me est dit quasip&#233;riodique. L'influence des deux oscillateurs l'un sur l'autre conduit &#224; un d&#233;r&#232;glement de leur mouvement, comme dans le cas du pendule stimul&#233; verticalement, &#233;voqu&#233; plus haut. Ce sc&#233;nario un peu compliqu&#233; est reli&#233; &#224; la th&#233;orie des nombres, notamment aux travaux de Jean Christophe Yoccoz, laur&#233;at de la M&#233;daille Fields en 1994, pour ses travaux sur les syst&#232;mes dynamiques. La contribution des math&#233;maticiens fran&#231;ais dans le domaine du chaos n'est donc pas seulement historique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous en avons d&#233;j&#224; trop dit : laissons le lecteur d&#233;couvrir le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pierre Berg&#233; est physicien au Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique, &#224; Saclay, et Yves Pomeau est directeur de recherche au CNRS, dans les laboratoires de L'&#233;cole normale sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lire &#233;galement sur le site Mati&#232;re et R&#233;volution :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique14&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'image du chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article28&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article349&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos d&#233;terministe (dynamique non-lin&#233;aire) et dialectique - en anglais -&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article57&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dynamique chaotique de la g&#233;ophysique et de la climatologie.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article353&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Climatologie et chaos d&#233;terministe.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le c&#339;ur et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau et le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article191&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article48&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos cardiaque, c&#233;r&#233;bral et cellulaire : les rythmes &#233;mergents du vivant&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article114&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le chaos d&#233;terministe en sciences ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire &#224; l'ext&#233;rieur du site :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.edelo.net/chaos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;James Gleick expose le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.astrosurf.com/luxorion/chaos-inerte-vivant.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le chaos dans les syst&#232;me inertes et vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.espace-sciences.org/science/10065-sciences-ouest/20115-Annee-2002/10162-189/10518-decouvrir/14224-les-lois-du-desordre/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos en sciences ou les lois du d&#233;sordre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.edelo.net/chaos/images/planete.jpg&amp;imgrefurl=http://www.edelo.net/chaos/chap3.htm&amp;h=443&amp;w=300&amp;sz=15&amp;hl=fr&amp;start=1&amp;tbnid=OfUURAKFveeT0M:&amp;tbnh=127&amp;tbnw=86&amp;prev=/images%3Fq%3Dchaos%2Bd%25C3%25A9terministe%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La sensibilit&#233; aux conditions initiales et le chaos&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le chaos d&#233;terministe, ni ordre, ni d&#233;sordre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un monde dynamique non-lin&#233;aire aux fronti&#232;res fractales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH369/image-2-2279f-02445.jpg?1781677171' width='500' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;FRONTIERE FRACTALE DANS UN PROCESSUS DE DIFFUSION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de &#034;Entre le temps et l'&#233;ternit&#233;&#034; de Prigogine et Stengers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La raison du chaos quantique est l'apparition des r&#233;sonances. (...) Ces r&#233;sonances, qui caract&#233;risent l'ensemble des situations fondamentales de la m&#233;canique quantique, correspondent &#224; des interactions entre champs (c'est-&#224;-dire aussi aux interactions mati&#232;re-lumi&#232;re). On peut affirmer que notre acc&#232;s au monde quantique a pour condition l'existence des syst&#232;mes chaotiques quantiques. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons surtout soulign&#233; les dimensions n&#233;gatives du chaos dynamique, la n&#233;cessit&#233; qu'il implique d'abandonner les notions de trajectoire et de d&#233;terminisme. Mais l'&#233;tude des syst&#232;mes chaotiques est &#233;galement une ouverture ; elle cr&#233;e la n&#233;cessit&#233; de construire de nouveaux concepts, de nouveaux langages th&#233;oriques. Le langage classique de la dynamique implique les notions de points et de trajectoires, et, jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous-m&#234;mes y avons eu recours alors m&#234;me que nous montrions l'id&#233;alisation &#8211; dans ce cas ill&#233;gitime &#8211; dont elles proc&#232;dent. Le probl&#232;me est maintenant de transformer ce langage, de sorte qu'il int&#232;gre de mani&#232;re rigoureuse et coh&#233;rente les contraintes que nous venons de reconna&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne suffit pas, en effet, d'exprimer le caract&#232;re fini de la d&#233;finition d'un syst&#232;me dynamique en d&#233;crivant l'&#233;tat initial de ce syst&#232;me par une r&#233;gion de l'espace des phases, et non par un point. Car une telle r&#233;gion, soumise &#224; l'&#233;volution que d&#233;finit la dynamique classique, aura beau se fragmenter au cours du temps, elle conservera son volume dans l'espace des phases. C'est ce qu'exprime un th&#233;or&#232;me g&#233;n&#233;ral de la dynamique, le th&#233;or&#232;me de Liouville. Toutes les tentatives de construire une fonction entropie, d&#233;crivant l'&#233;volution d'un ensemble de trajectoires dans l'espace des phases, se sont heurt&#233;es au th&#233;or&#232;me de Liouville, au fait que l'&#233;volution d'un tel ensemble ne peut &#234;tre d&#233;crite par une fonction qui cro&#238;trait au cours du temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, un argument simple permet de montrer l'incompatibilit&#233;, dans le cas d'un syst&#232;me chaotique, entre le th&#233;or&#232;me de Liouville et la contrainte selon laquelle toute description d&#233;finit le &#171; pouvoir de r&#233;solution &#187; de nos descriptions ; il existera toujours une distance r telle que nous ne pourrons faire de diff&#233;rence entre des points plus proches l'un de l'autre (&#8230;) La nouvelle description des syst&#232;mes dynamiques chaotiques substitue au point un ensemble correspondant &#224; un fragment de fibre contractante. Il s'agit d'une description non locale, qui tient compte de la contrainte d'indiscernabilit&#233; que nous avons d&#233;finie. Mais cette description n'est pas relative &#224; notre ignorance. Elle donne un sens intrins&#232;que au caract&#232;re fini de nos descriptions : dans le cas o&#249; le syst&#232;me n'est pas chaotique, o&#249; l'exposant de Lyapounov est de valeur nulle, nous retrouvons la repr&#233;sentation classique, ponctuelle, et les limites mises &#224; la pr&#233;cision de nos mesures n'affectent plus la repr&#233;sentation du syst&#232;me dynamique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouvelle repr&#233;sentation brise &#233;galement la sym&#233;trie temporelle. (&#8230;) L&#224; o&#249; une seule &#233;quation d'&#233;volution permettait de calculer l'&#233;volution vers le pass&#233; ou vers le futur de points eux-m&#234;mes indiff&#233;rents &#224; cette distinction, nous avons maintenant deux &#233;quations d'&#233;volution diff&#233;rentes. L'une d&#233;crirait l'&#233;volution d'un syst&#232;me vers un &#233;quilibre situ&#233; dans le futur, l'autre d&#233;crirait l'&#233;volution d'un syst&#232;me vers un &#233;quilibre situ&#233; dans le pass&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des grands probl&#232;mes de l'interpr&#233;tation probabiliste de l'&#233;volution vers l'&#233;quilibre &#233;tait que la repr&#233;sentation probabiliste ne donne pas sens &#224; la distinction entre pass&#233; et futur. (&#8230;) La nouvelle description dynamique que nous avons construite incorpore, en revanche, la fl&#232;che du temps (&#8230;) Les comportements dynamiques chaotiques permettent de construire ce pont, que Boltzmann n'avait pu cr&#233;er, entre la dynamique et le monde des processus irr&#233;versibles. La nouvelle repr&#233;sentation de l'objet dynamique, non locale et &#224; sym&#233;trie temporelle bris&#233;e, n'est pas une description approximative, plus pauvre que la repr&#233;sentation classique. Elle d&#233;finit au contraire cette repr&#233;sentation classique comme relative &#224; un cas particulier. (&#8230;) Nous savons aujourd'hui que ces derniers (les syst&#232;mes non-chaotiques), qui domin&#232;rent si longtemps l'imagination des physiciens, forment en fait une classe tr&#232;s particuli&#232;re. (&#8230;) C'est en 1892, avec la d&#233;couverte d'un th&#233;or&#232;me fondamental par Poincar&#233; ( la loi des trois corps), que se brisa l'image homog&#232;ne du comportement dynamique : la plupart des syst&#232;mes dynamiques, &#224; commencer par le simple syst&#232;me &#171; &#224; trois corps &#187; ne sont pas int&#233;grables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment comprendre cet &#233;nonc&#233; ? Depuis les travaux de Hamilton, on sait qu'un m&#234;me syst&#232;me dynamique peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; de diff&#233;rentes mani&#232;res &#233;quivalentes par une transformation dite canonique (ou unitaire) (&#8230;) L'hamiltonien du syst&#232;me est la grandeur qui d&#233;termine son &#233;volution temporelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi toutes les transformations unitaires, il en existe une qui permet d'aboutir &#224; une repr&#233;sentation privil&#233;gi&#233;e du syst&#232;me. C'est celle qui fait de l'&#233;nergie, c'est-&#224;-dire de l'hamiltonien, une fonction des seuls moments, et non plus des positions. Dans une telle repr&#233;sentation, les mouvements des diff&#233;rentes particules du syst&#232;me sont d&#233;crits comme s'ils ne d&#233;pendaient plus des positions relatives des particules, c'est-&#224;-dire comme si elles n'&#233;taient plus en interaction. (&#8230;) Les mouvements possibles de tels syst&#232;mes ont donc la simplicit&#233; des mouvements libres. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, en 1892, Poincar&#233; montra qu'en g&#233;n&#233;ral il est impossible de d&#233;finir la transformation unitaire qui ferait des &#171; actions &#187; des invariants du syst&#232;me. La plupart des syst&#232;mes dynamiques n'admettent pas d'invariants en dehors de l'&#233;nergie et de la quantit&#233; de mouvement, et d&#232;s lors ne sont pas int&#233;grables.&lt;br class='autobr' /&gt;
La raison de l'impossibilit&#233; de d&#233;finir les invariants du mouvement qui correspondent &#224; la repr&#233;sentation d'un syst&#232;me dynamique int&#233;grable tient &#224; un m&#233;canisme de r&#233;sonance. (&#8230;) Le m&#233;canisme de r&#233;sonance peut &#234;tre caract&#233;ris&#233; comme un transfert d'&#233;nergie entre deux mouvements p&#233;riodiques coupl&#233;s dont les fr&#233;quences sont entre elles dans un rapport simple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont ces ph&#233;nom&#232;nes de r&#233;sonance &#8211; mais, cette fois, entre les diff&#233;rents degr&#233;s de libert&#233; qui caract&#233;risent un m&#234;me syst&#232;me dynamique &#8211; qui emp&#234;chent que ce syst&#232;me soit mis sous une forme int&#233;grable. La r&#233;sonance la plus simple entre les fr&#233;quences se produit quand ces fr&#233;quences sont &#233;gales, mais elle se produit aussi &#224; chaque fois que les fr&#233;quences sont commensurables, c'est-&#224;-dire chaque fois qu'elles ont entre elles un rapport rationnel. Le probl&#232;me se complique du fait que de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale les fr&#233;quences ne sont pas constantes. (&#8230;) Ce qui fait que, dans l'espace des phases d'un syst&#232;me dynamique, il y aura des points caract&#233;ris&#233;s par une r&#233;sonance, alors que d'autres ne le seront pas. L'existence des points de r&#233;sonance interdit en g&#233;n&#233;ral la repr&#233;sentation en termes de variables cycliques, c'est-&#224;-dire une d&#233;composition du mouvement en mouvements p&#233;riodiques ind&#233;pendants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les points de r&#233;sonance, c'est-&#224;-dire les points auxquels les fr&#233;quences ont entre elles un rapport rationnel, sont rares, comme sont rares les nombres rationnels par rapport aux nombres irrationnels. D&#232;s lors, presque partout dans l'espace des phases, nous aurons des comportements p&#233;riodiques de type habituel. N&#233;anmoins, les points de r&#233;sonance existent dans tout le volume fini de l'espace des phases. D'o&#249; le caract&#232;re effroyablement compliqu&#233; de l'image des syst&#232;mes dynamiques telle qu'elle nous a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e par la dynamique moderne initi&#233;e par Poincar&#233; et poursuivie par les travaux de Kolmogoroff, Arnold et Moser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les syst&#232;mes dynamiques &#233;taient int&#233;grables, la dynamique ne pourrait nous livrer qu'une image statique du monde, image dont le mouvement du pendule ou de la plan&#232;te sur sa trajectoire k&#233;pl&#233;rienne constituerait le prototype. Cependant l'existence des r&#233;sonances dans les syst&#232;mes dynamiques &#224; plus de deux corps ne suffit pas pour transformer cette image et la rendre coh&#233;rente avec les processus &#233;volutifs &#233;tudi&#233;s pr&#233;c&#233;demment. Lorsque le volume reste petit, ce sont toujours les comportements p&#233;riodiques qui dominent. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, pour les grands syst&#232;mes, la situation s'inverse. Les r&#233;sonances s'accumulent dans l'espace des phases, elles se produisent d&#233;sormais non plus en tout point rationnel, mais en tout point r&#233;el. (&#8230;) D&#232;s lors, les comportements non p&#233;riodiques dominent, comme c'est le cas dans les syst&#232;mes chaotiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cas d'un syst&#232;me de sph&#232;res dures en collision, Sina&#239; a pu d&#233;montrer l'identit&#233; entre comportement cin&#233;tique et chaotique, et d&#233;finir la relation entre une grandeur cin&#233;tique comme le temps de relaxation (temps moyen entre deux collisions) et le temps de Lyapounov qui caract&#233;rise l'horizon temporel des syst&#232;mes chaotiques. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, l'atome en interaction avec son champ constitue un &#171; grand syst&#232;me quantique &#187; auquel, nous l'avons d&#233;montr&#233;, le th&#233;or&#232;me de Poincar&#233; peut &#234;tre &#233;tendu. (&#8230;) La &#171; catastrophe &#187; de Poincar&#233; se r&#233;p&#232;te dans ce cas : contrairement &#224; ce que pr&#233;supposait la repr&#233;sentation quantique usuelle, les syst&#232;mes caract&#233;ris&#233;s par l'existence de telles r&#233;sonances ne peuvent &#234;tre d&#233;crits en termes de superposition de fonctions propres de l'op&#233;rateur hamiltonien, c'est-&#224;-dire d'invariants du mouvement. Les syst&#232;mes quantiques caract&#233;ris&#233;s par des temps de vie moyens, ou par des comportements correspondants &#224; des &#171; collisions &#187;, constituent donc la forme quantique des syst&#232;mes dynamiques au comportement chaotique (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abandon du mod&#232;le des syst&#232;mes int&#233;grables a des cons&#233;quences aussi radicales en m&#233;canique quantique qu'en m&#233;canique classique. Dans ce dernier cas, il impliquait l'abandon de la notion de point et de loi d'&#233;volution r&#233;versible qui lui correspond. Dans le second, il implique l'abandon de la fonction d'onde et de son &#233;volution r&#233;versible dans l'espace de Hilbert. Dans les deux cas, cet abandon a la m&#234;me signification : il nous permet de d&#233;chiffrer le message de l'entropie. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
La collision, transfert de quantit&#233; de mouvement et d'&#233;nergie cin&#233;tique entre deux particules, constitue, du point de vue dynamique, un exemple de r&#233;sonance. Or, c'est l'existence des points de r&#233;sonance qui, on le sait depuis Poincar&#233;, emp&#234;che de d&#233;finir la plupart des syst&#232;mes dynamiques comme int&#233;grables. La th&#233;orie cin&#233;tique, qui correspond au cas d'un grand syst&#232;me dynamique ayant des points de r&#233;sonance &#171; presque partout &#187; dans l'espace des phases , marque donc la transformation de la notion de r&#233;sonance : celle-ci cesse d'&#234;tre un obstacle &#224; la description en termes de trajectoires d&#233;terministes et pr&#233;dictibles, pour devenir un nouveau principe de description, intrins&#232;quement irr&#233;versible et probabiliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est cette notion de r&#233;sonance que nous avons retrouv&#233;e au c&#339;ur de la m&#233;canique quantique, puisque c'est elle qu'utilisa Dirac pour expliquer les &#233;v&#233;nements qui ouvrent un acc&#232;s exp&#233;rimental &#224; l'atome, l'&#233;mission et l'absorption de photons d'&#233;nergie sp&#233;cifique, dont le spectre constitue la v&#233;ritable signature de chaque type d'atome. (&#8230;) Le temps de vie, qui caract&#233;rise de mani&#232;re intrins&#232;que un niveau excit&#233;, d&#233;pend, dans le formalisme actuel de la m&#233;canique quantique, d'une approximation et perd son sens si le calcul est pouss&#233; plus loin. D&#232;s lors, la m&#233;canique quantique a d&#251; reconna&#238;tre l'&#233;v&#233;nement sans pouvoir lui donner de sens objectif. C'est pourquoi elle a pu para&#238;tre mettre en question la r&#233;alit&#233; m&#234;me du monde observable qu'elle devait rendre intelligible. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour expliquer les transitions &#233;lectroniques spontan&#233;es qui conf&#232;rent &#224; tout &#233;tat excit&#233; un temps de vie fini, Dirac avait d&#251; faire l'hypoth&#232;se d'un champ induit par l'atome et entrant en r&#233;sonance avec lui. Le syst&#232;me fini que repr&#233;sente l'atome isol&#233; n'est donc qu'une abstraction. L'atome en interaction avec son champ est, lui, un &#171; grand syst&#232;me quantique &#187;, et c'est &#224; son niveau que se produit la &#171; catastrophe de Poincar&#233; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'atome en interaction avec le champ qu'il induit ne constitue pas, en effet, un syst&#232;me int&#233;grable et ne peut donc pas plus &#234;tre repr&#233;sent&#233; par l'&#233;volution de fonction d'onde qu'un syst&#232;me classique caract&#233;ris&#233; par des points de r&#233;sonance ne peut &#234;tre caract&#233;ris&#233; par une trajectoire. C'est l&#224; la faille que rec&#233;lait l'&#233;difice impressionnant de la m&#233;canique quantique. (&#8230;) Il est significatif que, partout, nous ayons rencontr&#233; la notion de &#171; brisement de sym&#233;trie &#187;. Cette notion implique une r&#233;f&#233;rence apparemment ind&#233;passable &#224; la sym&#233;trie affirm&#233;e par les lois fondamentales qui constituent l'h&#233;ritage de la physique. Et, en effet, dans un premier temps, ce sont ces lois qui ont guid&#233; notre recherche. (&#8230;) La description &#224; sym&#233;trie temporelle bris&#233;e permet de comprendre la sym&#233;trie elle-m&#234;me comme relative &#224; la particularit&#233; des objets autrefois privil&#233;gi&#233;s par la physique, c'est-&#224;-dire de situer leur particularit&#233; au sein d'une th&#233;orie plus g&#233;n&#233;rale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://eurserveur.insa-lyon.fr/LesCours/physique/AppPhysique/approphys/1historique/Poincare/pages/theorie_du_chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poincar&#233; invente le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://209.85.135.104/search?q=cache:T5Hjl2GMfdQJ:ginoux.univ-tln.fr/HDS/Le%2520chaos%2520a-t-il%2520tu%25E9%2520le%2520d%25E9terminisme.doc+la+th%C3%A9orie+du+chaos&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=222&amp;gl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le chaos et le d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/matiere_et_energie/pour_l_enseignement/loin_de_l_equilibre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loin de l'&#233;quilibre, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canal-u.tv/themes__1/sciences_fondamentales/physique/les_voies_du_chaos_1997&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les voies du chaos, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/chaos_impredictibilite_hasard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et impr&#233;dictibilit&#233;, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hypertextbook.com/chaos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir des attracteurs &#233;tranges (courbes qui sont le signal du chaos d&#233;terministe)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/des_particules_a_l_antimatiere_la_matiere_et_son_organisation/chaos_impredictibilite_hasard&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hasard et chaos, David Ruelle, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/du_cote_de_la_recherche/et_si_dieu_jouait_aux_des_2000&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos dans les mouvements des fluides, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.canalu.tv/canalu/producteurs/science_en_cours/dossier_programmes/ordre_et_desordre/points_de_vue/chaos_et_lasers_aux_limites_du_determinisme_2002&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Science du chaos, le film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le cerveau, ou le pilotage par le chaos d&#233;terministe</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1550</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1550</guid>
		<dc:date>2010-08-07T16:25:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire ici - read here&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique103&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici - read here&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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