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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Sur l'inconscient freudien</title>
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		<dc:date>2023-06-06T22:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le&#231;on de Freud en 1932 L'anatomie de la personnalit&#233; mentale &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne les deux alternatives - que le moi et le surmoi soient eux-m&#234;mes inconscients, ou qu'ils puissent simplement donner lieu &#224; des effets inconscients - nous avons, pour de bonnes raisons, tranch&#233; en faveur de la premi&#232;re. Certes, de larges portions du moi et du surmoi pouvant rester inconscientes sont, en fait, normalement inconscientes. Cela veut dire que l'individu ignore tout de leur contenu et qu'il lui faut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le&#231;on de Freud en 1932
&lt;p&gt;L'anatomie de la personnalit&#233; mentale&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les deux alternatives - que le moi et le surmoi soient eux-m&#234;mes inconscients, ou qu'ils puissent simplement donner lieu &#224; des effets inconscients - nous avons, pour de bonnes raisons, tranch&#233; en faveur de la premi&#232;re. Certes, de larges portions du moi et du surmoi pouvant rester inconscientes sont, en fait, normalement inconscientes. Cela veut dire que l'individu ignore tout de leur contenu et qu'il lui faut une d&#233;pense d'efforts pour en prendre conscience. Il est donc vrai que moi et conscient, refoul&#233; et inconscient ne co&#239;ncident pas. Nous sommes oblig&#233;s de revoir fondamentalement notre attitude face au probl&#232;me du conscient et de l'inconscient. Au d&#233;but, nous pourrions &#234;tre enclins &#224; penser beaucoup moins &#224; l'importance de la conscience en tant que crit&#232;re, car elle s'est r&#233;v&#233;l&#233;e si indigne de confiance. Mais si nous le faisions, nous aurions tort. C'est pareil pour la vie : elle ne vaut pas grand-chose, mais c'est tout ce que nous avons. Sans la lumi&#232;re apport&#233;e par la qualit&#233; de la conscience, nous serions perdus dans les t&#233;n&#232;bres de la psychologie des profondeurs. N&#233;anmoins, nous devons essayer de nous orienter &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on entend par &#171; conscient &#187;, nous n'avons pas besoin d'en discuter ; c'est hors de tout doute. Le sens le plus ancien et le meilleur du mot &#171; inconscient &#187; est le sens descriptif ; nous appelons &#171; inconscient &#187; tout processus mental dont nous sommes oblig&#233;s de supposer l'existence, parce que, par exemple, nous l'inf&#233;rons d'une certaine mani&#232;re &#224; partir de ses effets, mais dont nous n'avons pas directement conscience. Nous avons la m&#234;me relation avec ce processus mental que nous avons avec un processus mental chez une autre personne, sauf qu'il nous appartient. Si nous voulons &#234;tre plus pr&#233;cis, nous devrions modifier l'&#233;nonc&#233; en disant que nous appelons un processus &#171; inconscient &#187; lorsque nous devons supposer qu'il &#233;tait actif &#224; un certain moment, bien qu'&#224; ce moment-l&#224;nous n'en savions rien. Cette restriction nous rappelle que la plupart des processus conscients ne sont conscients que pendant une courte p&#233;riode ; tr&#232;s vite ils deviennent latents,bien qu'ils puissent facilement redevenir conscients. On pourrait aussi dire qu'ils sont devenus inconscients, si l'on &#233;tait certain qu'ils &#233;taient encore quelque chose de mental lorsqu'ils &#233;taient &#224; l'&#233;tat latent. Jusqu'ici nous n'aurions rien appris, et m&#234;me pas m&#233;rit&#233; le droit d'introduire la notion d'inconscient dans la psychologie. Mais maintenant nous rencontrons un fait nouveau que nous pouvons d&#233;j&#224; observer dans le cas d'erreurs. Nous trouvons que, pour expliquer un lapsus, par exemple, nous sommes oblig&#233;s de supposer qu'une intention de dire quelque chose particuli&#232;re s'est form&#233;e dans l'esprit de la personne qui a fait le lapsus. Nous pouvons l'inf&#233;rer avec certitude de l'apparition du trouble de la parole, mais il n'a pas pu s'exprimer ; elle &#233;tait, c'est-&#224;-dire inconsciente. Si nous portons ensuite l'intention &#224; l'attention de l'orateur, il peut la reconna&#238;tre comme famili&#232;re, auquel cas elle n'&#233;tait que temporairement inconsciente, ou il peut la r&#233;pudier comme &#233;trang&#232;re, auquel cas elle &#233;tait d&#233;finitivement inconsciente. Une telle observation nous justifie de consid&#233;rer aussi ce que nous avons appel&#233; &#171; latent &#187; comme quelque chose d'&#171; inconscient &#187;. La consid&#233;ration de ces relations dynamiques nous met en mesure de distinguer deux sortes d'inconscients : l'un qui se transforme facilement en mat&#233;riel conscient et dans des conditions qui se pr&#233;sentent fr&#233;quemment, et un autre dans le cas duquel se produisent fr&#233;quemment, et un autre dans le cas duquel une telle transformation est difficile, ne peut s'effectuer qu'au prix d'une d&#233;pense d'&#233;nergie consid&#233;rable, voire ne jamais se produire. Afin d'&#233;viter toute ambigu&#239;t&#233; quant &#224; savoir si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; l'un ou &#224; l'autre inconscient, que l'on emploie le mot au sens descriptif ou dynamique, on use d'un exp&#233;dient l&#233;gitime et simple. Nous appelons l'inconscient qui n'est que latent, et donc peut facilement devenir &#171; conscient &#187;, le &#171; pr&#233;-conscient &#187;, et gardons le nom &#171; inconscient &#187; pour l'autre. Nous avons maintenant trois termes &#171; conscient &#187;, &#171; pr&#233;conscient &#187; et &#171; inconscient &#187; pour servir nos objectifs dans la description des ph&#233;nom&#232;nes mentaux. Encore une fois, d'un point de vue purement descriptif, le &#171; pr&#233;conscient &#187; est aussi inconscient, mais nous ne lui donnons pas ce nom, sauf quand nous parlons vaguement, ou quand nous devons d&#233;fendre en g&#233;n&#233;ral l'existence de processus inconscients dans le mental. vie. et ainsi peut facilement devenir &#171; conscient &#187;, le &#171; pr&#233;-conscient &#187;, et garder le nom &#171; inconscient &#187; pour l'autre. Nous avons maintenant trois termes &#171; conscient &#187;, &#171; pr&#233;conscient &#187; et &#171; inconscient &#187; pour servir nos objectifs dans la description des ph&#233;nom&#232;nes mentaux. Encore une fois, d'un point de vue purement descriptif, le &#171; pr&#233;conscient &#187; est aussi inconscient, mais nous ne lui donnons pas ce nom, sauf quand nous parlons vaguement, ou quand nous devons d&#233;fendre en g&#233;n&#233;ral l'existence de processus inconscients dans le mental. vie. et ainsi peut facilement devenir &#171; conscient &#187;, le &#171; pr&#233;-conscient &#187;, et garder le nom &#171; inconscient &#187; pour l'autre. Nous avons maintenant trois termes &#171; conscient &#187;, &#171; pr&#233;conscient &#187; et &#171; inconscient &#187; pour servir nos objectifs dans la description des ph&#233;nom&#232;nes mentaux. Encore une fois, d'un point de vue purement descriptif, le &#171; pr&#233;conscient &#187; est aussi inconscient, mais nous ne lui donnons pas ce nom, sauf quand nous parlons vaguement, ou quand nous devons d&#233;fendre en g&#233;n&#233;ral l'existence de processus inconscients dans le mental. vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous conc&#233;derez, j'esp&#232;re, que jusqu'ici les choses ne vont pas si mal et que le projet est commode. C'est tr&#232;s bien ; malheureusement, notre travail psychanalytique nous a oblig&#233;s &#224; utiliser le mot &#171; inconscient &#187; dans un troisi&#232;me sens encore ; et cela a tr&#232;s bien pu pr&#234;ter &#224; confusion. La psychanalyse nous a fortement impressionn&#233;s avec l'id&#233;e nouvelle que de vastes et importantes r&#233;gions de l'esprit sont normalement soustraites &#224; la connaissance du moi, de sorte que les processus qui s'y d&#233;roulent doivent &#234;tre reconnus comme inconscients au vrai sens dynamique de l'esprit. terme. Nous avons par cons&#233;quent aussi attribu&#233; au mot &#171; inconscient &#187; un sens topographique ou syst&#233;matique ; nous avons parl&#233; de syst&#232;mesdu pr&#233;conscient et de l'inconscient, et d'un conflit entre le moi et le syst&#232;me Ucs ; de sorte que le mot &#171; inconscient &#187; a de plus en plus &#233;t&#233; utilis&#233; pour d&#233;signer une province mentale plut&#244;t qu'une qualit&#233; que poss&#232;dent les choses mentales. A ce stade, la d&#233;couverte, &#224; premi&#232;re vue g&#234;nante, que des parties du moi aussi sont inconscientes dans le moi et que le surmoi aussi sont inconscients au sens dynamique, a un effet facilitateur et nous permet de lever une complication . Nous n'avons &#233;videmment pas le droit d'appeler le syst&#232;me Ucs cette r&#233;gion de l'esprit qui n'est ni moi ni surmoi, puisque le caract&#232;re d'inconscience ne lui est pas exclusif. Tr&#232;s bien ; nous n'emploierons plus le mot &#171; inconscient &#187; dans le sens de syst&#232;me, et &#224; ce que nous avons jusqu'ici appel&#233; de ce nom nous en donnerons un meilleur, qui ne pr&#234;tera pas &#224; malentendu. Reprenant, &#224; la suggestion de G. Groddeck, un terme utilis&#233; par Nietzsche, nous l'appellerons d&#233;sormais le &#171; &#231;a &#187;. Ce pronom impersonnel semble particuli&#232;rement apte &#224; exprimer le caract&#232;re essentiel de cette province de l'esprit, le caract&#232;re d'&#234;tre &#233;tranger &#224; l'ego. Le surmoi, le moi et le &#231;a sont donc les trois domaines, r&#233;gions ou provinces en lesquels nous divisons l'appareil mental de l'individu ; et ce sont leurs relations mutuelles dont nous nous occuperons dans ce qui suit. sont les trois royaumes, r&#233;gions ou provinces dans lesquels nous divisons l'appareil mental de l'individu ; et ce sont leurs relations mutuelles dont nous nous occuperons dans ce qui suit. sont les trois royaumes, r&#233;gions ou provinces dans lesquels nous divisons l'appareil mental de l'individu ; et ce sont leurs relations mutuelles dont nous nous occuperons dans ce qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant de continuer, je dois faire une courte digression. Je ne doute pas que vous soyez m&#233;content du fait que les trois qualit&#233;s de l'esprit en ce qui concerne la conscience et les trois r&#233;gions de l'appareil mental ne tombent pas ensemble en trois paires harmonieuses, et que vous sentez que la clart&#233; de nos conclusions est par cons&#233;quent alt&#233;r&#233;e. Mon opinion personnelle est de nous dire que nous n'avions pas le droit de ne pas le d&#233;plorer, mais que nous n'avions pas le droit d'attendre un tel arrangement. ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne devez pas vous attendre &#224; ce que je vous dise grand-chose de nouveau sur l'identifiant, &#224; l'exception de son nom. C'est la partie obscure et inaccessible de notre personnalit&#233; ; le peu que nous en sachions, nous l'avons appris de l'&#233;tude du travail du r&#234;ve et de la formation des sympt&#244;mes n&#233;vrotiques, et la plus grande partie est de caract&#232;re n&#233;gatif et ne peut &#234;tre d&#233;crite que comme &#233;tant tout ce que le moi n'est pas. Nous pouvons nous rapprocher du &#231;a avec des images, et l'appeler chaos, un chaudron d'excitation bouillonnante. Nous supposons qu'elle est quelque part en contact direct avec les processus somatiques, qu'elle prend le relais des besoins pulsionnels et leur donne une expression mentale, mais nous ne pouvons pas dire dans quel substrat ce contact s'effectue. Ces instincts le remplissent d'&#233;nergie, mais il n'a aucune organisation et aucune volont&#233; unifi&#233;e, seulement une impulsion pour obtenir la satisfaction des besoins instinctifs, conform&#233;ment au principe du plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de la logique - surtout la loi de la contradiction - ne s'appliquent pas aux processus du &#231;a. Des pulsions contradictoires se c&#244;toient sans se neutraliser ni s'&#233;loigner ; tout au plus se combinent-ils en formations de compromis sous la pression &#233;conomique &#233;crasante pour d&#233;charger leur &#233;nergie. Il n'y a rien dans le &#231;a qui puisse &#234;tre compar&#233; &#224; la n&#233;gation, et nous sommes &#233;tonn&#233;s d'y trouver une exception &#224; l'affirmation des philosophes selon laquelle l'espace et le temps sont des formes n&#233;cessaires de nos actes mentaux. Dans le &#231;a, il n'y a rien correspondant &#224; l'id&#233;e de temps, aucune reconnaissance du passage du temps, et (chose tr&#232;s remarquable et qui attend une attention ad&#233;quate de la pens&#233;e philosophique) aucune alt&#233;ration des processus mentaux par le passage du temps. Des pulsions conatives qui n'ont jamais d&#233;pass&#233; le &#231;a, et m&#234;me les impressions qui ont &#233;t&#233; repouss&#233;es dans le &#231;a par le refoulement sont virtuellement immortelles et se conservent pendant des d&#233;cennies enti&#232;res comme si elles n'avaient eu lieu que r&#233;cemment. Ils ne peuvent &#234;tre reconnus comme appartenant au pass&#233;, priv&#233;s de leur signification et d&#233;pouill&#233;s de leur charge d'&#233;nergie, qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rendus conscients par le travail d'analyse, et une part non n&#233;gligeable de l'effet th&#233;rapeutique de la cure analytique repose sur cela. fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me rappelle constamment que nous avons trop peu utilis&#233; notre th&#233;orie du fait indubitable que le refoul&#233; reste inalt&#233;r&#233; par le passage du temps. Cela semble nous offrir la possibilit&#233; d'aborder des v&#233;rit&#233;s vraiment profondes. Mais je n'ai moi-m&#234;me fait aucun progr&#232;s ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, le &#231;a ne conna&#238;t pas de valeurs, pas de bien et de mal, pas de morale. Le facteur &#233;conomique, ou, si l'on pr&#233;f&#232;re, le facteur quantitatif, qui est si &#233;troitement li&#233; au plaisir, domine tous ses processus. Investissements pulsionnels en qu&#234;te de d&#233;charge, - c'est, &#224; notre sens, tout ce que contient le &#231;a. Il semble, en effet, que l'&#233;nergie de ces impulsions instinctuelles soit dans un &#233;tat diff&#233;rent de celui o&#249; elle se trouve dans les autres r&#233;gions de l'esprit. Il faut qu'il soit beaucoup plus fluide et plus apte &#224; se d&#233;charger, sinon on n'aurait pas ces d&#233;placements et ces condensations qui sont si caract&#233;ristiques du &#231;a et qui sont si compl&#232;tement ind&#233;pendantes des qualit&#233;s de ce qui est investi. (Dans l'ego, nous devrions appeler cela une id&#233;e.) Que ne donnerait-on pas pour mieux comprendre ces choses ? Vous observez, en tout cas, qu'on peut attribuer au &#231;a d'autres caract&#233;ristiques que celle d'&#234;tre inconscient, et vous savez qu'il est possible que des parties du moi et du surmoi soient inconscientes sans poss&#233;der la m&#234;me qualit&#233; primitive et irrationnelle. En ce qui concerne une caract&#233;risation du moi, en tant qu'il est &#224; distinguer du &#231;a et du surmoi, on s'en sortira mieux si l'on s'int&#233;resse au rapport entre lui et la partie la plus superficielle de l'appareil mental. ,, que nous appelons le syst&#232;me Pcpt-cs (perceptif-conscient). Ce syst&#232;me est dirig&#233; sur le monde ext&#233;rieur, il en m&#233;diatise les perceptions, et en lui s'engendre, pendant qu'il fonctionne, le ph&#233;nom&#232;ne de la conscience. C'est l'organe sensoriel de tout l'appareil, r&#233;ceptif d'ailleurs, non seulement des excitations du dehors, mais encore de celles qui proc&#232;dent de l'int&#233;rieur de l'esprit. On ne peut gu&#232;re se tromper en consid&#233;rant le moi comme cette partie du &#231;a qui a &#233;t&#233; modifi&#233;e par sa proximit&#233; avec le monde ext&#233;rieur et l'influence que celui-ci a eue sur lui, et qui sert &#224; recevoir des stimuli et &#224; prot&#233;ger l'organisme des comme la couche corticale dont s'entoure une particule de substance vivante. Ce rapport au monde ext&#233;rieur est d&#233;cisif pour le moi. L'ego a pris en charge la t&#226;che de repr&#233;senter le monde ext&#233;rieur car le &#231;a, s'effor&#231;ant aveugl&#233;ment de satisfaire ses instincts au m&#233;pris total de la force sup&#233;rieure des forces ext&#233;rieures, ne pourrait autrement &#233;chapper &#224; l'an&#233;antissement. Dans l'accomplissement de cette fonction, le moi doit observer le monde ext&#233;rieur et en conserver une image fid&#232;le dans les traces mn&#233;siques laiss&#233;es par ses perceptions, et, au moyen de l'&#233;preuve de r&#233;alit&#233;, il doit &#233;liminer tout &#233;l&#233;ment, dans cette image du monde ext&#233;rieur qui est une contribution des sources d'excitation internes. Au nom du &#231;a, le moi contr&#244;le les voies d'acc&#232;s &#224; la motricit&#233;, mais il intercale entre le d&#233;sir et l'action le facteur de procrastination de la pens&#233;e, au cours duquel il utilise les r&#233;sidus d'exp&#233;rience emmagasin&#233;s en m&#233;moire. Elle d&#233;tr&#244;ne ainsi le principe de plaisir, qui exerce une emprise incontest&#233;e sur les processus du &#231;a, et lui substitue le principe de r&#233;alit&#233;, qui promet plus de s&#233;curit&#233; et plus de succ&#232;s. dans cette image du monde ext&#233;rieur qui est une contribution des sources internes d'excitation. Au nom du &#231;a, le moi contr&#244;le les voies d'acc&#232;s &#224; la motricit&#233;, mais il intercale entre le d&#233;sir et l'action le facteur de procrastination de la pens&#233;e, au cours duquel il utilise les r&#233;sidus d'exp&#233;rience emmagasin&#233;s en m&#233;moire. Elle d&#233;tr&#244;ne ainsi le principe de plaisir, qui exerce une emprise incontest&#233;e sur les processus du &#231;a, et lui substitue le principe de r&#233;alit&#233;, qui promet plus de s&#233;curit&#233; et plus de succ&#232;s. dans cette image du monde ext&#233;rieur qui est une contribution des sources internes d'excitation. Au nom du &#231;a, le moi contr&#244;le les voies d'acc&#232;s &#224; la motricit&#233;, mais il intercale entre le d&#233;sir et l'action le facteur de procrastination de la pens&#233;e, au cours duquel il utilise les r&#233;sidus d'exp&#233;rience emmagasin&#233;s en m&#233;moire. Elle d&#233;tr&#244;ne ainsi le principe de plaisir, qui exerce une emprise incontest&#233;e sur les processus du &#231;a, et lui substitue le principe de r&#233;alit&#233;, qui promet plus de s&#233;curit&#233; et plus de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport au temps aussi, si difficile &#224; d&#233;crire, est communiqu&#233; au moi par le syst&#232;me perceptif ; en effet, on ne peut gu&#232;re douter que le mode de fonctionnement de ce syst&#232;me soit &#224; l'origine de l'id&#233;e de temps. Mais ce qui distingue surtout le moi par opposition au &#231;a, c'est une tendance &#224; synth&#233;tiser son contenu, &#224; rassembler et &#224; unifier ses processus mentaux, qui est enti&#232;rement absente du &#231;a. Lorsque nous aborderons actuellement les instincts de la vie mentale, j'esp&#232;re que nous parviendrons &#224; faire remonter cette caract&#233;ristique fondamentale du moi jusqu'&#224; sa source. C'est cela seul qui produit ce haut degr&#233; d'organisation dont l'ego a besoin pour ses r&#233;alisations les plus &#233;lev&#233;es. Le moi passe de la fonction de percevoir les instincts &#224; celle de les contr&#244;ler, mais celle-ci ne s'accomplit que par la subordination du repr&#233;sentant mental de l'instinct &#224; une organisation plus large, et trouvant sa place dans une unit&#233; coh&#233;rente. Dans le langage populaire, on peut dire que l'ego repr&#233;sente la raison et la circonspection, tandis que le &#231;a repr&#233;sente les passions indompt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici nous nous sommes permis de nous attarder sur l'&#233;num&#233;ration des m&#233;rites et des capacit&#233;s de l'ego ; il est temps maintenant de regarder l'autre c&#244;t&#233; de l'image. Le moi n'est apr&#232;s tout qu'une partie du &#231;a, une partie d&#233;lib&#233;r&#233;ment modifi&#233;e par sa proximit&#233; avec les dangers de la r&#233;alit&#233;. D'un point de vue dynamique, il est faible ; il emprunte son &#233;nergie au &#231;a, et nous n'ignorons pas tout &#224; fait les m&#233;thodes - on pourrait presque les appeler des &#171; trucs &#187; - au moyen desquelles il puise de nouvelles quantit&#233;s d'&#233;nergie du &#231;a. Une telle m&#233;thode, par exemple, est le processus d'identification, que l'objet soit conserv&#233; ou abandonn&#233;. Les investissements d'objet proc&#232;dent des exigences pulsionnelles du &#231;a. La premi&#232;re affaire de l'ego est d'en prendre note. Mais en s'identifiant &#224; l'objet, il se recommande au &#231;a &#224; la place de l'objet et cherche &#224; attirer sur lui la libido du &#231;a. Nous avons d&#233;j&#224; vu qu'au cours de la vie d'une personne, le moi absorbe un grand nombre de ces pr&#233;cipit&#233;s d'anciens investissements d'objet. Dans l'ensemble, le moi doit r&#233;aliser les intentions du &#231;a ; il remplit son devoir s'il r&#233;ussit &#224; cr&#233;er les conditions dans lesquelles ces intentions peuvent au mieux se r&#233;aliser. On pourrait comparer les relations du moi au &#231;a avec celles entre un cavalier et son cheval. Le cheval fournit l'&#233;nergie motrice, et le cavalier a la pr&#233;rogative de d&#233;terminer le but et d'orienter vers celui-ci les mouvements de sa puissante monture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moi s'est s&#233;par&#233; d'une partie du &#231;a au moyen de refoulements-r&#233;sistances. Mais la barri&#232;re du refoulement ne s'&#233;tend pas dans le &#231;a ; de sorte que le mat&#233;riel refoul&#233; se confond avec le reste du &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proverbe nous dit qu'on ne peut pas servir deux ma&#238;tres &#224; la fois. Le pauvre ego en a encore plus de mal ; il doit servir trois ma&#238;tres du hachage et doit faire de son mieux pour concilier les revendications et les exigences des trois. Ces demandes sont toujours divergentes et semblent souvent tout &#224; fait incompatibles ; il n'est pas &#233;tonnant que l'ego c&#232;de si souvent sous sa t&#226;che. Les trois tyrans sont le monde ext&#233;rieur, le surmoi et le &#231;a. Quand on observe les efforts du moi pour les satisfaire tous, ou plut&#244;t pour leur ob&#233;ir tous &#224; la fois, on ne peut regretter d'avoir personnifi&#233; le moi et l'avoir &#233;tabli comme un &#234;tre s&#233;par&#233;. Elle se sent enclav&#233;e sur trois c&#244;t&#233;s et menac&#233;e par trois sortes de dangers, face auxquels elle r&#233;agit. d&#233;velopper de l'anxi&#233;t&#233; lorsqu'il est trop press&#233;. Issue d'exp&#233;riences du syst&#232;me perceptif, il est con&#231;u pour repr&#233;senter les exigences du monde ext&#233;rieur, mais il souhaite &#233;galement &#234;tre un serviteur fid&#232;le du &#231;a, rester en bons termes avec le &#231;a, se recommander au &#231;a comme un objet et attirer la libido du &#231;a sur lui-m&#234;me. Dans sa tentative de m&#233;diation entre le &#231;a et la r&#233;alit&#233;, il est souvent oblig&#233; de rev&#234;tir les commandes Ucs du &#231;a de ses propres rationalisations PC, de passer sous silence les conflits entre le &#231;a et la r&#233;alit&#233;, et de malhonn&#234;tet&#233; diplomatique pour afficher un pr&#233;tendu respect pour r&#233;alit&#233;, m&#234;me lorsque le &#231;a persiste &#224; &#234;tre t&#234;tu et intransigeant. D'autre part, chacun de ses mouvements est surveill&#233; par le surmoi s&#233;v&#232;re, qui soutient certaines normes de comportement, sans tenir compte des &#233;ventuelles difficult&#233;s venant du &#231;a et du monde ext&#233;rieur ; et si ces normes ne sont pas respect&#233;es, il punit l'ego par des sentiments de tension qui se manifestent par un sentiment d'inf&#233;riorit&#233; et de culpabilit&#233;. De cette fa&#231;on, aiguillonn&#233; par le &#231;a, cern&#233; par le surmoi et repouss&#233; par la r&#233;alit&#233;, le moi lutte pour faire face &#224; sa t&#226;che &#233;conomique de r&#233;duire les forces et les influences qui travaillent en lui et sur lui &#224; une sorte d'harmonie. ; et nous pouvons bien comprendre comment il se fait que nous ne puissions si souvent r&#233;primer le cri : &#171; La vie n'est pas facile &#187;. Lorsque l'ego est forc&#233; de reconna&#238;tre sa faiblesse, il &#233;clate en anxi&#233;t&#233;. Angoisse de r&#233;alit&#233; face au monde ext&#233;rieur, angoisse morale face au surmoi, angoisse n&#233;vrotique face &#224; la force des passions dans le &#231;a. l'ego lutte pour faire face &#224; sa t&#226;che &#233;conomique de r&#233;duire les forces et les influences qui travaillent en lui et sur lui &#224; une sorte d'harmonie ; et nous pouvons bien comprendre comment il se fait que nous ne puissions si souvent r&#233;primer le cri : &#171; La vie n'est pas facile &#187;. Lorsque l'ego est forc&#233; de reconna&#238;tre sa faiblesse, il &#233;clate en anxi&#233;t&#233;. Angoisse de r&#233;alit&#233; face au monde ext&#233;rieur, angoisse morale face au surmoi, angoisse n&#233;vrotique face &#224; la force des passions dans le &#231;a. l'ego lutte pour faire face &#224; sa t&#226;che &#233;conomique de r&#233;duire les forces et les influences qui travaillent en lui et sur lui &#224; une sorte d'harmonie ; et nous pouvons bien comprendre comment il se fait que nous ne puissions si souvent r&#233;primer le cri : &#171; La vie n'est pas facile &#187;. Lorsque l'ego est forc&#233; de reconna&#238;tre sa faiblesse, il &#233;clate en anxi&#233;t&#233;. Angoisse de r&#233;alit&#233; face au monde ext&#233;rieur, angoisse morale face au surmoi, angoisse n&#233;vrotique face &#224; la force des passions dans le &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai repr&#233;sent&#233; les relations structurelles &#224; l'int&#233;rieur de la personnalit&#233; mentale, telles que je vous les ai expliqu&#233;es, dans un sch&#233;ma simple, que je reproduis ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#231;a, moi et surmoi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous observerez comment le surmoi descend dans le &#231;a ; en tant qu'h&#233;riti&#232;re du complexe d'&#338;dipe, elle a, apr&#232;s tout, des liens intimes avec le &#231;a. Il est plus &#233;loign&#233; du syst&#232;me perceptif que l'ego. Le &#231;a ne traite du monde ext&#233;rieur que par l'interm&#233;diaire du moi, du moins dans ce sch&#233;ma. Il est certainement encore trop t&#244;t pour dire dans quelle mesure le dessin est correct ; &#224; un &#233;gard, je sais que ce n'est pas le cas. La place occup&#233;e par le &#231;a inconscient devrait &#234;tre incomparablement plus grande que celle donn&#233;e au moi ou au pr&#233;conscient. Vous devez, s'il vous pla&#238;t, corriger cela dans votre imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et maintenant, en concluant ce r&#233;cit certainement assez &#233;puisant et peut-&#234;tre peu &#233;clairant, je dois ajouter une mise en garde. Quand on pense &#224; ce d&#233;coupage de la personnalit&#233; en moi, surmoi et &#231;a, il ne faut pas imaginer des lignes de partage nettes comme celles qu'on trace artificiellement dans le domaine de la g&#233;ographie politique. Nous ne pouvons pas rendre justice aux caract&#233;ristiques de l'esprit au moyen de contours lin&#233;aires, comme cela se produit dans un dessin ou dans une peinture primitive, mais nous avons plut&#244;t besoin des zones de couleur se fondant les unes dans les autres que l'on trouve dans les images modernes. Apr&#232;s avoir fait nos s&#233;parations, nous devons permettre &#224; ce que nous avons s&#233;par&#233; de fusionner &#224; nouveau. Ne jugez pas trop s&#233;v&#232;rement une premi&#232;re tentative de repr&#233;sentation d'une chose aussi insaisissable que l'esprit humain. Il est tr&#232;s probable que l'&#233;tendue de ces diff&#233;renciations varie tr&#232;s fortement d'une personne &#224; l'autre ; il est possible que leur fonction elle-m&#234;me puisse varier et qu'elles subissent parfois un processus d'involution. Cela semble particuli&#232;rement vrai de la plus pr&#233;caire et, du point de vue phylog&#233;n&#233;tique, la plus r&#233;cente d'entre elles, la diff&#233;renciation entre le moi et le surmoi. Il est &#233;galement incontestable que la m&#234;me chose peut se produire &#224; la suite d'une maladie mentale. On peut facilement imaginer, aussi, que certaines pratiques des mystiques puissent r&#233;ussir &#224; bouleverser les relations normales entre les diff&#233;rentes r&#233;gions de l'esprit, de sorte que, par exemple, le syst&#232;me perceptif devienne capable de saisir des relations dans les couches profondes du moi et dans l'identifiant qui lui serait autrement inaccessible. Si une telle proc&#233;dure peut mettre quelqu'un en possession de v&#233;rit&#233;s ultimes, d'o&#249; toute bonne volont&#233; d&#233;coule peut &#234;tre mise en doute en toute s&#233;curit&#233;. Tous les m&#234;mes, il faut admettre que les efforts th&#233;rapeutiques de la psychanalyse ont choisi &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me m&#233;thode d'approche. Car leur objet est de renforcer le moi, de le rendre plus ind&#233;pendant du surmoi, d'&#233;largir son champ de vision, et d'&#233;tendre ainsi son organisation pour qu'il puisse s'emparer de nouvelles portions du &#231;a. L&#224; o&#249; &#233;tait l'identit&#233;, il y aura l'ego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un travail de r&#233;habilitation, comme l'ass&#232;chement du Zuyder Zee.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qu'est-ce qui nous am&#232;ne &#224; penser que la conscience &#233;merge de l'inconscient</title>
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		<dc:date>2021-01-29T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Emergence</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'est-ce qui nous am&#232;ne &#224; penser que la conscience &#233;merge de l'inconscient &lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun sait que nous avons des activit&#233;s conscientes et d'autres inconscientes, mais les unes et les autres proviennent-elles de domaines diff&#233;rents, s&#233;par&#233;s, oppos&#233;s, ou d&#233;pendants les uns des autres ? Que signifie l'id&#233;e que la conscience &#233;merge sur une base inconsciente ? Eh bien, cela signifie que c'est une auto-organisation des messages inconscients et des circuits neuronaux qui leur correspondent qui m&#232;nent &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique119" rel="directory"&gt;Comment fonctionnent la conscience et l'inconscience ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot71" rel="tag"&gt;Emergence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Qu'est-ce qui nous am&#232;ne &#224; penser que la conscience &#233;merge de l'inconscient&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait que nous avons des activit&#233;s conscientes et d'autres inconscientes, mais les unes et les autres proviennent-elles de domaines diff&#233;rents, s&#233;par&#233;s, oppos&#233;s, ou d&#233;pendants les uns des autres ? Que signifie l'id&#233;e que la conscience &#233;merge sur une base inconsciente ? Eh bien, cela signifie que c'est une auto-organisation des messages inconscients et des circuits neuronaux qui leur correspondent qui m&#232;nent &#224; la conscience. Comment v&#233;rifier une telle hypoth&#232;se ? Eh bien, il faut examiner la mani&#232;re dont ces messages conscients apparaissent et le comparer &#224; la mani&#232;re dont les messages inconscients apparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez difficile &#224; dire bien entendu puisque nul ne peut dire qu'il est jamais dans un &#233;tat absolument inconscient. Chez un &#234;tre humain, la conscience n'est jamais tout &#224; fait &#233;teinte et l'inconscient seul ma&#238;tre &#224; bord. M&#234;me pendant le sommeil profond, la conscience existe et peut intervenir &#224; un degr&#233; ou &#224; un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; message inconscient &#187; a cependant de nombreuses caract&#233;ristiques tout &#224; fait particuli&#232;res par rapport au &#171; message conscient &#187;. Le plus souvent celui qui est inconscient est tr&#232;s rapide. Ensuite, son contenu, lorsqu'il parvient &#224; la conscience est le plus souvent &#233;cart&#233; comme irrationnel, g&#234;nant, absurde, perturbant, incompr&#233;hensible ou choquant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons d'abord le cas du sommeil. Nous allons remarquer que c'est un argument fort en faveur de l'id&#233;e d'une pens&#233;e consciente issue d'une base inconsciente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chacun sait, l'une des pires tortures que puisse subir un &#234;tre humain est d'&#234;tre emp&#234;ch&#233; de dormir. Dans ce type de situation, &#224; un certain stade d'interdiction du sommeil, le cerveau ne parvient plus &#224; int&#233;grer les informations de la journ&#233;e, durant l'&#233;veil, dans la conscience car c'est le sommeil qui permet cette int&#233;gration. Du coup, l'&#234;tre humain perd ses rep&#232;res, sa stabilit&#233;, sa confiance, sa m&#233;moire, son sens de la continuit&#233; de l'existence et tr&#232;s rapidement peut sombrer carr&#233;ment dans la folie. La peur s'empare de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons les cons&#233;quences que l'on peut tirer de telles remarques pour la question qui nous occupe : le caract&#232;re &#233;mergent de la conscience au sein de l'inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;montre d&#233;j&#224; que la conscience qui se manifeste le jour est construite la nuit quand l'individu ne peut pas agir ou penser seulement &#171; consciemment &#187;. C'est donc le travail de l'inconscient de nuit qui produit la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, on peut remarquer que la pens&#233;e &#171; de jour &#187; &#233;carte le plus souvent les pens&#233;es de la nuit. Le plus souvent mais pas toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pens&#233;e inconsciente produit donc des fictions qui peuvent se r&#233;v&#233;ler tr&#232;s int&#233;ressantes et productives. Les artistes et d&#233;couvreurs de sciences et techniques produisent l'essentiel de leurs inventions par la pens&#233;e inconsciente, la nuit. Nombre d'entre eux l'ont remarqu&#233; et ont transmis par &#233;crit leur &#233;tonnement de ce ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une nouvelle raison de croire &#224; une &#233;mergence de la conscience qui se produit tous les jours et non une fois pour toutes. Cela signifie que notre conscience n'est pas seulement un produit de notre cerveau &#224; la naissance mais aussi une construction journali&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pens&#233;es inconscientes, le cerveau ne retient que ce qui convient &#224; un ensemble de structures raisonnables mais cela ne signifie pas que les autres soient &#233;cart&#233;es d&#233;finitivement de notre inconscient. Au contraire, la plupart de ces pens&#233;es inconscientes rejet&#233;es par la raison semble subsister dans l'inconscient et continuer &#224; se pr&#233;senter &#224; notre conscience qui peut encore l'&#233;carter ou la retenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut donc pas opposer diam&#233;tralement conscient et inconscient. Le mat&#233;riel du &#171; conscient &#187; est donc une partie du mat&#233;riel produit par notre inconscient et tri&#233; par des m&#233;canismes de certaines zones du cerveau, en particulier du cingula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pens&#233;e, m&#234;me celle qui nous para&#238;t la plus raisonnable, provient donc de pens&#233;es inconscientes qui ne se pr&#233;occupent nullement d'&#234;tre raisonnables, comme le montrent par exemples les r&#234;ves, les hallucinations, le somnambulisme, les fascinations ou les n&#233;vroses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'&#233;mergence et d'auto-organisation construisant progressivement le niveau conscient sur une base inconsciente semble donc s'imposer par rapport &#224; toute id&#233;e de deux domaines qui naitraient et se d&#233;velopperaient s&#233;par&#233;ment l'un de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux extr&#234;mes de la vie semblent conforter ce point de vue : les premiers mois du b&#233;b&#233; d'un c&#244;t&#233;, les derni&#232;res ann&#233;es de la personne &#226;g&#233;e, de l'autre. Ces deux extr&#234;mes d&#233;montrent que la conscience n'existe pas de mani&#232;re directe mais se construit, ou, dans le cas de la personne &#226;g&#233;e, peut cesser de se construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience ne se construit pas imm&#233;diatement sur la base des exp&#233;riences r&#233;alis&#233;es par l'individu. Il y faut notamment le passage par le sommeil, c'est-&#224;-dire par l'inconscient. La m&#233;moire, par exemple, se construit ainsi, progressivement et en permanence. Si elle se construit correctement, ce qui n'est pas le cas d&#232;s le d&#233;but pour le nouveau-n&#233; et parfois pas bien pour la personne &#226;g&#233;e. Ces difficult&#233;s, mieux que le fonctionnement normal, soulignent le mode de construction de la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des gens pensent que l'inconscient est plus barbare par rapport au conscient qui serait plus spirituel, plus intellectuel, plus raffin&#233;, qu'il n'est pas pens&#233;, pas cognitif, pas abstrait ou pas cortical. Tout cela est faux ! Les pens&#233;es conscientes peuvent parfaitement devenir inconscientes (inhibition) et certaines pens&#233;es inconscientes parviennent &#224; la conscience (&#233;mergence).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans ces nombreux passages entre conscient et inconscient, aucune analyse et aucun traitement psychanalytique ou hypnotique ne serait possible. Et pas non plus la conscience des r&#234;ves&#8230; En fait, la conscience elle-m&#234;me serait impossible sans les pens&#233;es inconscientes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5377&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Peut-on distinguer le conscient de l'inconscient ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article357&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Conscience et inconscience&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique92&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inconscience, conscience : Freud et les derni&#232;res d&#233;couvertes en neurosciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2745&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Travaux de Freud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1626&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que la conscience ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5791&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous ne savons pas que nous savons...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4170&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient la conscience humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article192&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Discontinuit&#233;s de la conscience&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1507&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La perte de r&#233;alit&#233; dans la conscience&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/educationdidactique/224&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La conscience auto-organisatrice : une alternative au mod&#232;le dominant de la psychologie cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://leadserv.u-bourgogne.fr/files/publications/000378-la-conscience-auto-organisatrice.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La conscience auto-organisatrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/notre-inconscient-controle-nos-comportements-7786.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La puissance de l'inconscient&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01449568/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une dialectique du freudisme et des neurosciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article193&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalyse et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3189&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cerveau et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Imagination et r&#234;ve</title>
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		<dc:date>2020-10-09T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Imagination et r&#234;ve &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Marie Blas de Robl&#232;s : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est &#233;trange la mani&#232;re dont l'imagination fonctionne, et comme elle s'apparente au r&#234;ve. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les points ressemblants de l'imagination et du r&#234;ve ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, il y a le caract&#232;re partiellement irrationnel, en tout cas apparemment, et en partie fond&#233; sur des &#233;l&#233;ments r&#233;els m&#233;moris&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, il y a le caract&#232;re de nouveaut&#233; : il semble que jamais de telles images, de telles situation et de telles id&#233;es n'ont parcouru (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique119" rel="directory"&gt;Comment fonctionnent la conscience et l'inconscience ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imagination et r&#234;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Blas de Robl&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est &#233;trange la mani&#232;re dont l'imagination fonctionne, et comme elle s'apparente au r&#234;ve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les points ressemblants de l'imagination et du r&#234;ve ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il y a le caract&#232;re partiellement irrationnel, en tout cas apparemment, et en partie fond&#233; sur des &#233;l&#233;ments r&#233;els m&#233;moris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a le caract&#232;re de nouveaut&#233; : il semble que jamais de telles images, de telles situation et de telles id&#233;es n'ont parcouru notre cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, il y a la forme et le fond m&#234;me de l'imaginaire, qui est d&#233;sordonn&#233;, irrationnel, confus, m&#234;lant r&#233;el et irr&#233;el, illogique en apparence ou en r&#233;alit&#233;, compl&#232;tement et &#233;tonnamment cr&#233;atif, comme l'est le r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations imaginaires du jour comme celles des r&#234;ves nous semblent parfois d&#233;j&#224; vues sans qu'on sache comment, nous semblent g&#233;n&#233;ralement absurdes tout en &#233;tant saisissantes et frappantes. Cela signifie que cet imaginaire, qui pourrait &#234;tre compl&#232;tement d&#233;connect&#233; du r&#233;el, n'a pas aucune influence psychologique sur notre monde pens&#233;, et en a m&#234;me une assez forte. Ses images sont difficiles &#224; n&#233;gliger, &#224; supprimer, &#224; effacer&#8230; Ces deux sortes d'imaginaires sont m&#234;me quasi obsessionnelles ! Elles ressemblent toutes deux &#224; des pens&#233;es hallucinatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il semble que les m&#233;canismes c&#233;r&#233;braux des deux ph&#233;nom&#232;nes soient apparent&#233;s, soit que les cheminements neuronaux soient communs, soient que, dans les deux cas, des organes d&#233;terminants du cerveau soient activ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, pour le r&#234;ve comme pour l'imagination, les m&#233;canismes ne consistent-ils pas dans les deux cas, aux m&#234;mes m&#233;canismes que pour l'entendement rationnel, mais sans contr&#244;le du rationnel ? L'expression &#171; laisser libre cours &#224; l'imagination &#187; ne signifie-t-elle pas que, dans les deux cas, le contr&#244;le rationnel est inhib&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De jour comme de nuit, en dormant comme en &#233;tant &#233;veill&#233;, on peut laisser divaguer notre cerveau, volontairement ou non, en inhibant les circuits de v&#233;rification c&#233;r&#233;braux de la validit&#233; des hypoth&#232;ses, de leur cr&#233;dibilit&#233;, de leur rationalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rationnel et Irrationnel ne s'opposent pas diam&#233;tralement car l'un est indispensable &#224; l'autre au sein du fonctionnement c&#233;r&#233;bral&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4929&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Imaginer, une fonction c&#233;r&#233;brale spontan&#233;e et permanente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2001-1-page-15.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Imaginaire et inconscient&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://sos.philosophie.free.fr/imaginat.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'imagination&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain pour nous permettre de conna&#238;tre le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034;&gt;Ce que nous ne savons pas que nous savons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1524&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'homme, esp&#232;ce fabulatrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5146&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le peuple du r&#234;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peut-on distinguer le conscient de l'inconscient ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6468</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6468</guid>
		<dc:date>2019-08-12T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le moi n'est pas ma&#238;tre dans sa propre maison&#8230; Il en est r&#233;duit &#224; se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. &#187; (Introduction &#224; la psychanalyse, Freud) &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves est, en r&#233;alit&#233;, la voie royale de la connaissance de l'inconscient, la base la plus s&#251;re de nos recherches, et c'est l'&#233;tude des r&#234;ves, plus qu'aucune autre, qui vous convaincra de la valeur de la psychanalyse et vous formera &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique119" rel="directory"&gt;Comment fonctionnent la conscience et l'inconscience ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le moi n'est pas ma&#238;tre dans sa propre maison&#8230; Il en est r&#233;duit &#224; se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. &#187; (Introduction &#224; la psychanalyse, Freud)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves est, en r&#233;alit&#233;, la voie royale de la connaissance de l'inconscient, la base la plus s&#251;re de nos recherches, et c'est l'&#233;tude des r&#234;ves, plus qu'aucune autre, qui vous convaincra de la valeur de la psychanalyse et vous formera &#224; sa pratique. Quand on me demande comment on peut devenir psychanalyste, je r&#233;ponds : par l'&#233;tude de ses propres r&#234;ves. &#187; (Cinq le&#231;ons sur la psychanalyse, Freud)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH355/ob_046c0c_inconscient-preconscient-94655596-8b9c3.jpg?1781509709' width='500' height='355' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Notre premi&#232;re connaissance consciente de l'inconscient, c'est le r&#234;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Peut-on distinguer le conscient de l'inconscient ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question peut sembler une &#233;vidence, de m&#234;me qu'elle peut, en m&#234;me temps, sembler une gageure impossible. Evidence parce qu'il est certain que notre conscience ne sait pas piloter notre corps et qu'elle ne le fait d&#233;j&#224; pas la nuit quand on dort. Gageure impossible puisqu'on demande &#224; la conscience de savoir reconna&#238;tre l'inconscient alors qu'on affirme justement, par d&#233;finition, que l'inconscient serait ce domaine que la conscience ne peut pas conna&#238;tre ! Comment voulons-nous demander &#224; notre intelligence de d&#233;terminer une fronti&#232;re, si elle existe, entre conscience et inconscience, alors que l'inconscient parviendrait &#224; atteindre et donc &#224; influencer la conscience ? Il y a l&#224; un entrelac impossible &#224; d&#233;m&#234;ler apparemment&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, s'il s'agissait de domaines non seulement diff&#233;rents mais non interconnect&#233;s (ou connect&#233;s en sens unique), on ne voit pas comment il serait possible de r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; se situe l'inconscient et en quoi diff&#232;re-t-il du conscient ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier point qui nous semble d&#233;terminant dans cette distinction entre conscient et inconscient est celui de la dur&#233;e du ph&#233;nom&#232;ne c&#233;r&#233;bral concern&#233;. En somme, il s'agit d'affirmer qu'en dessous d'un seuil de dur&#233;e, un ph&#233;nom&#232;ne serait toujours n&#233;cessairement inconscient, ce qui signifie qu'il n'aurait pas le temps d'acc&#233;der au cortex et d'y susciter une r&#233;action capable d'agir sur la cause. Cela ne veut pas dire qu'un tel ph&#233;nom&#232;ne n'aura jamais de cons&#233;quence dans le cortex et ne m&#232;nera jamais une r&#233;action finale du cortex mais que le cortex n'aura pas le temps d'agir avant l'extinction du ph&#233;nom&#232;ne. Et rien n'emp&#234;che d&#232;s lors l'existence de ph&#233;nom&#232;nes qui soient proches du seuil et sont donc &#224; la fois conscients et inconscients, avec des implications communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes donc amen&#233;s, dans un premier temps, a donner comme d&#233;finition du ph&#233;nom&#232;ne conscient celui qui a une action dans le cortex et celle du ph&#233;nom&#232;ne inconscient celui qui n'en a pas. Et nous fondons cette distinction non dans une nature particuli&#232;re du message neuronal mais dans la dur&#233;e de son action, avec un seuil de s&#233;paration entre conscient et inconscient, en se fondant sur le fait qu'il faut un certain temps &#224; la conscience pour &#234;tre appel&#233;e et pour r&#233;agir, toute perception trop rapide &#233;tant d&#233;s lors n&#233;cessairement inconsciente. Cette derni&#232;re inconscience n'&#233;tant pas un domaine inatteignable par la conscience, mais signifiant seulement que la conscience n'a pas &#233;t&#233; directement impliqu&#233;e dans l'action du ph&#233;nom&#232;ne et la r&#233;action du cerveau &#224; celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se fonde donc pour &#233;tablir cette distinction sur le fait que la jonction entre le cortex et l'ensemble du corps n'est pas la liaison la plus rapide et que d'autres zones du cerveau r&#233;agissent syst&#233;matiquement de mani&#232;re beaucoup plus rapide. Des exemples de ce type de situations sont bien connus : c'est l'arc r&#233;flexe, c'est encore la r&#233;gulation m&#233;tabolique ou encore les images subliminales. Dans les r&#233;actions r&#233;flexes, notre corps peut r&#233;agir bien avant que notre cortex ne soit m&#234;me inform&#233; qu'il y a eu simulation ou sollicitation. Le circuit neuronal dit r&#233;flexe ne passe pas par le cortex. Les images subliminales sont tellement rapides que nous ne les voyons que de mani&#232;re inconsciente. Cela ne veut pas dire que notre conscience ne peut pas s'en aviser mais elle n'en a pas &#233;t&#233; avis&#233;e d'elle-m&#234;me. Il y a donc des &#233;v&#233;nements que nous pouvons conna&#238;tre sans en &#234;tre conscients. Ces &#233;v&#233;nements peuvent acc&#233;der &#224; notre conscience mais uniquement si nous les sollicitons, si nous nous posons la question : savons-nous que&#8230; Tout ce qui n'a pas r&#233;ussi &#224; solliciter notre attention peut cependant avoir &#233;t&#233; per&#231;u sans que nous (notre conscience) le sachions. Il suffit d'une vision, d'une audition, d'un toucher, d'une pens&#233;e trop fugitive pour que notre conscience n'en soit pas avis&#233;e mais cela ne signifie pas qu'elle ne puisse pas &#234;tre avis&#233;e si nous cherchons dans notre m&#233;moire la trace de cette sensation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles zones du cerveau peuvent contr&#244;ler des actions c&#233;r&#233;brales inconscientes comme respirer, contr&#244;ler nos battements cardiaques, &#233;quilibrer notre m&#233;tabolisme, rechercher de la nourriture et un abri, &#233;viter les pr&#233;dateurs, et nous reproduire ? Ce sont le tronc c&#233;r&#233;bral, l'hypothalamus, la base du t&#233;lenc&#233;phale, l'amygdale et le cortex cingulaire. Damasio rappelle, dans &#171; L'erreur de Descartes &#187; que ces zones &#171; ont pour r&#244;le principal de contr&#244;ler les processus vitaux fondamentaux, sans faire appel au fonctionnement mental et &#224; la raison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les &#233;motions primaires (c'est-&#224;-dire inn&#233;es, pr&#233;programm&#233;es, jamesiennes) d&#233;pendent de circuits neuronaux appartenant au syst&#232;me limbique, au sein duquel l'amygdale et le cortex cingulaire ant&#233;rieur jouent le r&#244;le le plus important&#8230; Non conscientes, automatiques et involontaires, les r&#233;ponses &#233;manant des repr&#233;sentations potentielles pr&#233;frontales sont signal&#233;es &#224; l'amygdale et au cortex cingulaire ant&#233;rieur envoyant des messages au corps. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Le sentiment m&#234;me de soi &#187;, Damasio &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On peut se retrouver dans un &#233;tat triste ou heureux, tout en &#233;tant absolument incapable de dire pourquoi on se retrouve dans cet &#233;tat&#8230; Un sourire spontan&#233; procur&#233; par un r&#233;el plaisir, ou les sanglots spontan&#233;s provoqu&#233;s par l'angoisse sont ex&#233;cut&#233;s par des structures c&#233;r&#233;brales enfouies dans le tronc c&#233;r&#233;bral, sous le contr&#244;le de la r&#233;gion cingulaire. Nous n'avons aucun moyen d'exercer un contr&#244;le volontaire direct sur les processus neuraux situ&#233;s dans ces r&#233;gions. (&#8230;) Nous sommes presque aussi peu efficaces &#224; mettre un terme &#224; une &#233;motion qu'&#224; emp&#234;cher un &#233;ternuement. (&#8230;) Le cerveau induit des &#233;motions &#224; partir d'un nombre relativement limit&#233; de sites c&#233;r&#233;braux. La plupart d'entre eux sont localis&#233;s au-dessous du cortex c&#233;r&#233;bral et sont appel&#233;s sous-corticaux. Les principaux sites sous-corticaux se trouvent dans la r&#233;gion du tronc c&#233;r&#233;bral, de l'hypothalamus et du t&#233;lenc&#233;phale basal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons cependant que les actions conscientes n&#233;cessitent les bases c&#233;r&#233;brales de l'inconscient. Damasio rappelle, dans &#171; L'erreur de Descartes &#187;, que &#171; Le n&#233;o-cortex ne peut pas engendrer d'images si le vieux cerveau sous-jacent (hypothalamus, tronc c&#233;r&#233;bral) n'est pas intact et ne coop&#232;re pas avec lui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, les m&#233;canismes dits inconscients sont g&#233;n&#233;ralement eux-m&#234;mes influenc&#233;s par des actions des zones de la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit donc rejeter l'id&#233;e de deux m&#233;canismes ind&#233;pendants, de deux cerveaux ind&#233;pendants, l'un cortical et l'autre sous-cortical, le point de vue dichotomique conscient/inconscient. La relation entre conscient et inconscient est &#224; consid&#233;rer bien plus de la mani&#232;re d'une contradiction dialectique que d'une opposition diam&#233;trale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit Damasio, &#171; L'opposition parait si flagrante entre les types de traitement de l'information effectu&#233;s par ces deux parties du cerveau &#8211; les structures &#171; inf&#233;rieures et anciennes &#187; et celles &#171; sup&#233;rieures et nouvelles &#187; - que cela a pouss&#233; &#224; envisager leurs fonctions respectives selon une dichotomie apparemment sens&#233;e : dit de fa&#231;on la plus simple possible, les anciennes parties du cerveau, en bas s'occupant de la r&#233;gulation biologique fondamentale, tandis qu'en haut le n&#233;o-cortex r&#233;fl&#233;chit, avec sagesse et subtilit&#233;. Dans les &#233;tages sup&#233;rieurs, au sein du n&#233;o-cortex, il y a la raison et la volont&#233;, tandis qu'en bas, il y a les &#233;motions et tout ce qui, banalement, concerne le corps. Cette conception, cependant, ne rend pas compte des m&#233;canismes neuraux qui sous-tendent les processus rationnels de prise de d&#233;cision, tels que je les vois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Certains m&#233;canismes r&#233;gulateurs fondamentaux fonctionnent sans que les individus chez lesquels ils s'effectuent s'en rendent compte. Vous ignorez quel taux d'hormones vous avez dans le sang, de m&#234;me que la concentration en ions potassium ou la proportion de globules rouges qui y r&#232;gne, &#224; moins que vous ne d&#233;cidiez de les mesurer. Mais des m&#233;canismes r&#233;gulateurs l&#233;g&#232;rement plus complexes, d&#233;terminant des r&#233;actions manifestes, vous informent directement de leur existence lorsqu'ils vous poussent &#224; mettre en &#339;uvre un comportement (ou &#224; vous en abstenir) (&#8230;) en incitant une repr&#233;sentation potentielle &#224; d&#233;terminer certains types de changements dans le corps, lesquels peuvent conduire &#224; un &#233;tat corporel ayant une certaine signification (faim, naus&#233;e), ou &#224; une &#233;motion reconnaissable (peur, col&#232;re), ou &#224; quelque combinaison des deux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question temporelle semble bel et bien d&#233;terminante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#171; La conscience normale n&#233;cessite une br&#232;ve m&#233;moire, de l'ordre d'une fraction de seconde. (&#8230;) Dans la &#171; fugue &#233;pileptique &#187;, (&#8230;) le patient a brutalement l'air &#233;trange et confus, mais il peut fort bien s&#8216;en sortir sans encombre (&#8230;) En l'espace de quelques secondes (&#8230;), l'&#233;pisode d'automatisme se termine (&#8230;) La conscience s'en est revenue aussi brusquement qu'elle s'en &#233;tait all&#233;e. (&#8230;) Dans l'intervalle, le patient n'a aucune esp&#232;ce de souvenir. Le patient ne sait pas alors et ne saura jamais ce que son organisme &#233;tait en train de faire durant l'&#233;pisode. (&#8230;) Les &#233;v&#233;nements qui se sont produits durant la p&#233;riode de crise n'ont pas eu maille &#224; partit avec la m&#233;moire (&#8230;) La suspension de l'&#233;motion est un signe important dans les crises d'absence et dans les automatismes d'absence. (&#8230;) L'absence d'&#233;motions est surprenante si l'on songe au fait, comme nous l'avons vu, que les &#233;motions peuvent &#234;tre d&#233;clench&#233;es de fa&#231;on non consciente, &#224; partir de pens&#233;es auxquelles on ne pr&#234;te pas attention, ou &#224; partir de dispositions inconnues, aussi bien &#224; partir d'aspects de nos &#233;tats corporels qui sont impossibles &#224; percevoir. (&#8230;) La conscience-noyau est engendr&#233;e comme sur le mode d'une pulsation pour chacun des contenus dont nous sommes conscients. (&#8230;) Le temps est par essence ce qui permet d'&#233;tablir le lien causal entre l'image d'un objet et sa possession par vous. Le temps &#233;coul&#233; est infime si on le mesure avec un bon chronom&#232;tre, mais il est en v&#233;rit&#233; extr&#234;mement long si vous y pensez en vous pla&#231;ant du point de vue des neurones qui rendent tout cela possible, et dont les unit&#233; des temps sont bien plus petites que celles de votre esprit conscient &#8211; les neurones sont excit&#233;s et se d&#233;clenchent eux-m&#234;mes en quelques millisecondes seulement, alors que les &#233;v&#233;nements dont nous sommes conscients dans notre esprit se produisent en l'espace de nombreuses dizaines, centaines et milliers de millisecondes. (&#8230;) L'id&#233;e selon laquelle la conscience est en retard relativement &#224; l'entit&#233; qui est &#224; l'origine du processus de conscience, se voit renforc&#233;e par les exp&#233;riences pionni&#232;res men&#233;es par Benjamin Libet sur le temps que met un stimulus &#224; &#234;tre rendu conscient. Nous sommes probablement en retard pour la conscience de pr&#232;s de cinq cent millisecondes. (&#8230;.) Dans &#171; L'erreur de Descartes &#187;, j'ai avanc&#233; l'hypoth&#232;se selon laquelle la partie de l'esprit que nous appelons Soi serait, biologiquement parlant, fond&#233;e sur un ensemble de configurations neuronales non conscientes ( &#8230;) Le monde de l'inconscient psychanalytique s'enracine donc au sein des syst&#232;mes neuronaux qui forment le support de la m&#233;moire autobiographique ; on consid&#232;re d'ailleurs g&#233;n&#233;ralement que la psychanalyse est une mani&#232;re de retrouver un r&#233;seau de connexions psychologiques entrelac&#233;es au sein de la m&#233;moire autobiographique. Or ces derni&#232;res sont in&#233;vitablement en rapport avec le r&#233;seau de connexions neuronales dont je viens de parler. L'inconscient, dans le sens &#233;troit du mot que notre culture lui a conf&#233;r&#233;, n'est qu'une partie d'un vaste ensemble de processus qui demeurent non conscients, c'est-&#224;-dire absents de la conscience-noyau ou &#233;tendue. A vrai dire, la liste de ce que nous ne connaissons pas est stup&#233;fiante. Elle inclut ainsi toutes les images compl&#232;tement form&#233;es dont nous ne nous pr&#233;occupons pas, toutes les configurations neuronales qui ne deviennent jamais des images, toutes les dispositions que nous avons acquises au fil de l'exp&#233;rience, qui restent inactives et ne se transformeront peut-&#234;tre jamais en un sch&#232;me neuronal explicite, le remodelage discret de ces dispositions et le travail de remise en r&#233;seau, qui ne sera jamais explicitement connu, toute la sagesse et le savoir-faire cach&#233; que la nature a consign&#233; dans des dispositions hom&#233;ostatiques inn&#233;es. (&#8230;) Les preuves de l'existence de l'inconscient n'ont cess&#233; de s'accumuler durant ce si&#232;cle, y compris &#224; travers des travaux qui ne se r&#233;clament ni de Freud ni de Jung. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concluons, provisoirement, avec &#171; Le moi et le &#231;a &#187; de Sigmund Freud :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#202;tre conscient &#187; est avant tout une expression purement descriptive et se rapporte &#224; la perception la plus imm&#233;diate et la plus certaine. Mais l'exp&#233;rience nous montre qu'un &#233;l&#233;ment psychique, une repr&#233;sentation par exemple, n'est jamais conscient d'une fa&#231;on permanente. Ce qui caract&#233;rise plut&#244;t les &#233;l&#233;ments psychiques, c'est la disparition rapide de leur &#233;tat conscient. Une repr&#233;sentation, consciente &#224; un moment donn&#233;, ne l'est plus au moment suivant, mais peut le redevenir dans certaines conditions, faciles &#224; r&#233;aliser. Dans l'intervalle, nous ignorons ce qu'elle est ; nous pouvons dire qu'elle est latente, entendant par l&#224; qu'elle est capable &#224; tout instant de devenir consciente. En disant qu'une repr&#233;sentation est rest&#233;e, dans l'intervalle, inconsciente, nous formulons encore une d&#233;finition correcte, cet &#233;tat inconscient co&#239;ncidant avec l'&#233;tat latent et l'aptitude &#224; revenir &#224; la conscience. Les philosophes nous adresseraient ici l'objection suivante : le terme inconscient ne se laisse pas appliquer dans le cas particulier, car aussi longtemps qu'une repr&#233;sentation se trouve &#224; l'&#233;tat latent, elle ne repr&#233;sente rien de psychique. Nous nous garderons bien de r&#233;pondre quoi que ce soit &#224; cette objection, car cela nous entra&#238;nerait dans une pol&#233;mique purement verbale, &#224; laquelle nous n'avons rien &#224; gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous avons obtenu le terme ou la notion de l'inconscient en suivant une autre voie, et notamment en utilisant des exp&#233;riences dans lesquelles intervient le dynamisme psychique. Nous avons appris ou, plut&#244;t, nous avons &#233;t&#233; oblig&#233;s d'admettre, qu'il existe d'intenses processus psychiques, ou repr&#233;sentations (nous tenons ici compte principalement du facteur quantitatif, c'est-&#224;-dire &#233;conomique), capables de se manifester par des effets semblables &#224; ceux produits par d'autres repr&#233;sentations, voire par des effets qui, prenant &#224; leur tour la forme de repr&#233;sentations, sont susceptibles de devenir conscients, sans que les processus eux-m&#234;mes qui les ont produits le deviennent. Inutile de r&#233;p&#233;ter ici en d&#233;tail ce qui a &#233;t&#233; dit tant de fois. Qu'il nous suffise de rappeler que c'est en ce point qu'intervient la th&#233;orie psychanalytique, pour d&#233;clarer que si certaines repr&#233;sentations sont incapables de devenir conscientes, c'est &#224; cause d'une certaine force qui s'y oppose ; que sans cette force elles pourraient bien devenir conscientes, ce qui nous permettrait de constater combien peu elles diff&#232;rent d'autres &#233;l&#233;ments psychiques, officiellement reconnus comme tels. Ce qui rend cette th&#233;orie irr&#233;futable, c'est qu'elle a trou&#172;v&#233; dans la technique psychanalytique un moyen qui permet de vaincre la force d'opposition et d'amener &#224; la conscience ces repr&#233;sentations inconscientes. &#192; l'&#233;tat dans lequel se trouvent ces repr&#233;sentations, avant qu'elles soient amen&#233;es &#224; la conscience, nous avons donn&#233; le nom de refoulement ; et quant &#224; la force qui produit et maintient le refoulement, nous disons que nous la ressentons, pendant le travail analytique, sous la forme d'une r&#233;sistance. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Inconscience, conscience</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1570</link>
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		<dc:date>2010-08-13T19:57:20Z</dc:date>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>

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&lt;p&gt;Lire ici - read here&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique119" rel="directory"&gt;Comment fonctionnent la conscience et l'inconscience ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;

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