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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>La nature de l'Etat v&#233;n&#233;zuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme </title>
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		<dc:creator>Alex</dc:creator>



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&lt;p&gt;La nature de l'Etat v&#233;n&#233;zuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Le V&#233;n&#233;zu&#233;la est un Etat bourgeois, c'est la premi&#232;re r&#233;ponse que peut donner le marxisme &#224; la question : quelle est la nature de classe de l'Etat v&#233;n&#233;zuelien ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais alors l'objectif des marxistes est de d&#233;truire cet Etat comme tous les Etats bourgeois, pour les remplacer par la dictature mondiale du prol&#233;tariat. Une compr&#233;hension un peu plus fine est donc n&#233;cessaire : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique151" rel="directory"&gt;34- Le Venezuela et la &#034;r&#233;volution&#034; de Chavez&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La nature de l'Etat v&#233;n&#233;zuelien : un Etat bourgeois, exemple du bonapartisme dans un pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le V&#233;n&#233;zu&#233;la est un Etat bourgeois, c'est la premi&#232;re r&#233;ponse que peut donner le marxisme &#224; la question : quelle est la nature de classe de l'Etat v&#233;n&#233;zuelien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors l'objectif des marxistes est de d&#233;truire cet Etat comme tous les Etats bourgeois, pour les remplacer par la dictature mondiale du prol&#233;tariat. Une compr&#233;hension un peu plus fine est donc n&#233;cessaire : m&#234;me si les baleines et les lapins sont tous des mammif&#232;re, partir &#224; la chasse de l'un ou l'autre ne pourra &#234;tre fait par les m&#234;mes m&#233;thodes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un concept marxiste fondamental est celui de bonapartisme. L'extr&#234;me-gauche opportuniste ayant abandonn&#233; &#224; peu pr&#232;s tous les concepts marxistes, se contente de critiquer (du bout des l&#232;vres pour ne pas perdre des postes syndicaux) le r&#233;gime de Chavez-Maduro en soulignant les &#034;limites&#034; de la &#034;bourgeoisie nationaliste&#034; (voir par exemple &lt;a href=&#034;https://www.lutte-ouvriere.org/journal/article/venezuela-limperialisme-veut-regime-ordres-190306.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lutte ouvri&#232;re&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;https://npa-revolutionnaires.org/venezuela-la-democratie-des-imperialistes-le-chavisme-et-nos-perspectives-revolutionnaires/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;NPA-R&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que Lutte Ouvri&#232;re emploie le terme de &#034;la bourgeoisie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne&#034; en parall&#232;le &#224; celui de &#034;la bourgeoisie am&#233;ricaine&#034; donne des airs de marxisme rigoureux, mais cela ne peut tromper que les militants de cette organisation. Car tout le probl&#232;me est qu'en Am&#233;rique latine, les bourgeoisies &#034;nationales&#034; ont &#233;t&#233; incapables de faire leur r&#233;volution bourgeoise (1789 en France, ou la guerre de s&#233;cession aux USA), et restent faibles &#233;conomiquement et politiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;bourgeoisie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne&#034; que d&#233;signe LO est fantomatique : beaucoup de ses repr&#233;sentants sont devenus employ&#233;s de MacDo en Colombie, ils ont d&#251; laisser les r&#234;nes du pouvoir au syndicaliste chauffeur de bus Maduro, et c'est seulement la bourgeoisie &#233;tats-unienne qui a d&#251; le renverser pour elle ! Bernard Arnault laisserait-il la conductrice de bus Selma Labib, porte-parole du NPA-R diriger l'Etat bourgeois en France, avec pour id&#233;ologie officielle des tirades anticapitalistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bonapartisme sud-am&#233;ricain vu par les anticapitalistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse sur la nature des r&#233;gimes comme ceux du Venezuela furent donn&#233;s dans un &lt;i&gt;Cahier&lt;/i&gt; publi&#233; par la LCR (anc&#234;tre des NPA-s) en 1987, o&#249; l'on trouve &#224; boire et &#224; manger, mais qui donne un mat&#233;riel int&#233;ressant comme base de lecture et discussion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://iire.org/sites/default/files/iire-shop/pdf_cer_6.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le populisme en Am&#233;rique latine (1987)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les NPA-s laissant, &#224; tort, les brochures de la LCR au grenier, ressortons-les pour eux, en y triant le bon grain (marxiste) et l'ivraie (centriste).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; ivraie, voici la fa&#231;on confuse dont la LCR posait le probl&#232;me, tout en ayant le m&#233;rite de le poser :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays du continent (l'Am&#233;rique centrale et le Chii sont des exceptions), les travailleurs, les ouvriers et les paysans n'ont pas atteint l'ind&#233;pendance de classe. Ce ne sont pas des forces du mouvement ouvrier &#8212;m&#234;me r&#233;formistes&#8212; qui les organisent politiquement, mais des forces bourgeoises d'un type particulier : les mouvements dits populistes. Comprendre ces mouvements et d&#233;finir une strat&#233;gie correcte envers eux est donc une condition pour avancer vers l'ind&#233;pendance de classe. Le probl&#232;me : Mille fois, les r&#233;volutionnaires ont enterr&#233; le populisme ; nous avons d&#233;cr&#233;t&#233; que le p&#233;ronisme traversait sa derni&#232;re crise, que l'aprisme s'&#233;tait effondr&#233;, etc. Nous avons expliqu&#233; que dans les conditions &#233;conomiques et politiques actuelles, il n'&#233;tait plus possible de mener une politique populiste de redistribution de la rente, et que le cycle des gouvernements populistes &#233;tait &#233;puis&#233;. Or, que se passe-t-il ? L'APRA vient de gagner une victoire spectaculaire au P&#233;rou. Au Br&#233;sil, Brizola, l'h&#233;ritier de Vargas et Goulart, appara&#238;t le plus probable gagnant dans des futures &#233;lections pr&#233;sidentielles directes. Des partis dits populistes gouvernent dans la moiti&#233; du continent : Mexique, R&#233;publique dominicaine, Costa Rica, Venezuela, P&#233;rou. Il est vrai que certains d&#233;veloppements &#8212;notamment la formation du PT (Parti des Travailleurs) et de la CUT (Centrale Unique des Travailleurs) au Br&#233;sil&#8212; montrent qu'il est possible, dans les conditions historiques actuelles, d'op&#233;rer des perc&#233;es importantes au-del&#224; du populisme, vers l'ind&#233;pendance syndicale et politique de classe. Mais cela est loin d'&#234;tre le cas actuellement dans la grande majorit&#233; des pays d'Am&#233;rique latine. Tentative de d&#233;finition Le terme &#8220;populisme&#8221; est assez confus et impr&#233;cis. Si ses origines remontent au populisme russe &#8212;les terroristes de la Narodna&#239;a Volia (Volont&#233; du Peuple) et ensuite le Parti SR (&#8220;socialiste r&#233;volutionnaire&#8221;)&#8212; on l'emploie de fa&#231;on assez vague, et il est &#233;vident que les mouvements qu'on d&#233;signe par ce nom en Am&#233;rique latine ont peu de choses en commun avec ce mod&#232;le russe du d&#233;but du si&#232;cle. Il existe une vaste litt&#233;rature, aussi bien acad&#233;mique que marxiste, sur le populisme en g&#233;n&#233;ral et latino-am&#233;ricain en particulier. Nous allons nous limiter ici &#224; l'Am&#233;rique latine. Les sociologues bourgeois sont loin d'&#234;tre d'accord entre eux pour caract&#233;riser le populisme : par exemple, pour 0mo Germani, il s'agit de la manifestation politique des masses traditionnelles et autoritaires, en d&#233;phasage avec la modernisation ; par contre, selon Torcuato di Tella (lui aussi argentin), c'est le produit de la &#8220;r&#233;volution des aspirations&#8221; de secteurs populaires urbains, gr&#226;ce &#224; la radio, la presse, etc, qui cr&#233;ent des besoins nouveaux en termes de consommation, conditions de vie, etc. Ces analyses sont assez superficielles, et ne pr&#233;sentent qu'un int&#233;r&#234;t limit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On voit que la LCR se garde bien d'employer le terme d'Etat bourgeois, regroupant sous le terme de vague &#034;populisme&#034; les r&#233;gimes sp&#233;cifiques existent en Am&#233;rique Latine. M&#234;me le terme d' &#034;ind&#233;pendance de classe&#034; reste vague pour la LCR. Or pour les marxistes, le concept de bonapartisme s'applique tr&#232;s bien &#224; ces types de r&#233;gimes. A notre avis, le terme de populisme est &#224; rejeter, il est bien trop vague et n'apporte rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compl&#233;tons notre citation, dont le contenu est typique du marchand d'un bazar centriste (&#034;m&#233;thode id&#233;ologisante abstraite&#034; etc) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressantes sont les &#233;tudes d'orientation marxiste de l'&#233;cole d&#233;pendantiste notamment au Br&#233;sil (Francisco Weffort, Octavio Janni, Fernando Henrique Cardoso, Ruy Mauro Marini). Pour ces auteurs, le populisme a &#233;t&#233; l'expression d'un cycle &#233;conomique pr&#233;cis : la p&#233;riode d'industrialisation par substitution d'importations, qui a conduit &#224; une certaine redistribution de la rente. Cette hypoth&#232;se est plus int&#233;ressante, mais trop &#233;conomiciste : elle ne permet pas de comprendre la r&#233;surgence du populisme actuellement, bien apr&#232;s la fin de la politique d'industrialisation &#8220;nationale&#8221; par substitution d'importations. Une autre tentative d'interpr&#233;tation se r&#233;clamant du marxisme est celle de l'argentin Ernesto Laclau : le populisme serait l'id&#233;ologie populaire-d&#233;mocratique, pr&#233;sente en articulation avec plusieurs formes de discours de classe (fascisme, nationalisme, socialisme). Cette analyse finit par pr&#233;senter Hitier, Per&#244;n et Mao comme des variantes du populisme... Il s'agit d'une m&#233;thode id&#233;ologisante, abstraite, qui ne rend pas compte de la sp&#233;cificit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne. Enfin, nous avons le point de vue des marxistes r&#233;volutionnaires, qui ont per&#231;u le populisme comme un mouvement poly-classiste, sous l'h&#233;g&#233;monie d'une direction bourgeoise et avec une id&#233;ologie nationaliste. Dans ce cadre, on pouffait avancer une d&#233;finition provisoire : le populisme est un mouvement politique &#8212;avec des formes diverses d'organisation (parti, syndicats, associations diverses, etc)&#8212; ayant une large base populaire (ouvri&#232;re, paysanne et des classes moyennes), sous une direction bourgeoise/petite-bourgeoise et le leadership charismatique d'un caudillo. Une fois au pouvoir, ce mouvement, qui pr&#233;tend repr&#233;senter &#8220;le peuple&#8221; dans son ensemble, m&#232;ne une politique bonapartiste pr&#233;tend&#251;ment au-dessus des classes, mais en derni&#232;re analyse au service des int&#233;r&#234;ts du capital (ce qui n'emp&#234;che pas des frictions avec des secteurs de la bourgeoisie). II peut aussi &#8212;surtout s'il y a une pression &#224; la base&#8212; faire des concessions &#233;conomiques et sociales aux classes exploit&#233;es et/ou prendre certaines mesures de type anti- imp&#233;rialiste. Comme exemples, on pourrait mentionner : le p&#233;ronisme (&#8220;justicialisme&#8221;), le varguisme (&#8220;travaillisme&#8221;), 1'APRA, le Mouvement National R&#233;volutionnaire (MNR - Bolivie), l'Action D&#233;mocratique (AD-Venezuela), le Parti R&#233;volutionnaire Institutionnel (PRI) mexicain, le Parti R&#233;vo. lutionnaire D&#233;mocratique (PRD) dominicain, le Parti Lib&#233;ral National (PLN) du Costa Rica, le Parti National Populaire (PNP) de Jama&#239;que. On pourrait ajouter, comme une variante, le populisme militaire, d'habitude &#233;ph&#233;m&#232;re : Torres en Boli vie, Velasco au P&#233;rou et Torrijos au Panama.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La description sociologique suivante est un peu plus claire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aspects du populisme.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Examinons de plus pr&#232;s les divers aspects de cette d&#233;finition :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) &lt;strong&gt;direction petite-bourgeoise/bourgeoise&lt;/strong&gt;. G&#233;n&#233;ralement le personnel dirigeant des mouvements populistes est d'extraction petite-bourgeoise, mais sa politique sert les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie. Cela dit, des conflits entre les deux sont possibles, en fonction de la nature bonapartiste du pouvoir populiste. A cela il faut ajouter, dans une position subalterne mais importante, une bureaucratie d'origine ouvri&#232;re &#224; la t&#234;te des syndicats populistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) &lt;strong&gt;Leadership charismatique&lt;/strong&gt;. Le caudillo, le chef populaire joue un r&#244;le essentiel dans la formation et la permanence du mouvement. Au-del&#224; des diverses formes organiques que prend le populisme, il lui donne unit&#233;, visibilit&#233;, influence de masse. Peron et Vargas sont les deux exemples paradigmatiques, mais l'on peut aussi mentionner Haya de la Torre, Paz Estenssoro, B&#233;tancourt, Ctirdenas, Pepe Figures, Brizola, etc. Ce r&#244;le r&#233;sulte &#224; la fois d'une certaine tradition culturelle la (le caudillisme) qui remonte au XJX&#232;me si&#232;cle, et de la structure &#8216;verticale' et autoritaire du mouvement populiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) &lt;strong&gt;la base sociale&lt;/strong&gt;. G&#233;n&#233;ralement de pr&#233;dominance urbaine : des travailleurs, des couches petites-bourgeoises, certains secteurs de la bourgeoisie dite nationale (Argentine, Br&#233;sil, P&#233;rou) mais dans d'autres pays elle inclut aussi des larges couches paysannes (Mexique, Bolivie). L'influence politique de masse du populisme est avant tout &#233;lectorale, mais dans certains cas elle peut &#234;tre aussi militante, active et organis&#233;e (p&#233;ronisme, aprisme). Elle s'exerce, aussi &#224; travers des syndicats ouvriers et paysans, dirig&#233;s par une bureaucratie syndicale &#8220;jaune&#8221; et corrompue (&#8220;pelegos&#8221; au Br&#233;sil, &#8220;charros&#8221; au Mexique, etc) plus ou moins li&#233;e &#224; l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) &lt;strong&gt;l'id&#233;ologie&lt;/strong&gt;. Le nationalisme petit-bourgeois, &#224; la fois anti-imp&#233;rialiste et anti-communiste ; selon les p&#233;riodes c'est l'un ou l'autre aspect qui pr&#233;domine, y compris au cours de l'histoire du m&#234;me mouvement. Par exemple, 1'APRA a &#233;t&#233; d'abord &#224; dominante anti- imp&#233;rialiste (ann&#233;es vingt et trente) pour devenir fa rouchement anti-communiste et pro-US dans les ann&#233;es cinquante et soixante (un nouveau tournant est peut-&#234;tre en train d'avoir lieu actuellement). Le varguisme, au con traire, a &#233;t&#233; f&#233;rocement anti-communiste en 193542, puis passera des accords tactiques avec le PC br&#233;silien entre 1945 et 1955... L'id&#233;ologie populiste s'adresse au &#8216;peuple' dans son ensemble, ou &#224; la &#8220;nation&#8221; comme &#224; un tout, mais elle peut aussi &#233;tablir un lien privil&#233;gi&#233; avec les travailleurs (Per&#233;n, Vargas, C&#226;rdenas). Malgr&#233; le r&#244;le &#8220;homog&#233;nisateur&#8221; du caudillo, les mouvements populistes sont politiquement et id&#233;ologiquement tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes : on y trouve une aile droite fascisante (anti communiste, nationaliste de droite, parfois anti-s&#233;mite), un centre national/r&#233;formiste h&#233;g&#233;monique, et une aile gauche socialisante (influenc&#233;e par le marxisme). Cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; provoque parfois des scissions &#8212; notamment par le d&#233;part de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) &lt;strong&gt;Le pouvoir populiste&lt;/strong&gt;. Il s'agit de r&#233;gimes de type bonapartiste se pr&#233;sentant comme des arbitres au-dessus des classes, et s'appuyant tant&#244;t sur le patronat et 'arm&#233;e, tant&#244;t sur les syndicats et les mobilisations populaires. Son programme vise le d&#233;veloppement industriel, notamment par la substitution des importations, et l'expansion du march&#233; interne. Cela peut conduire &#224; des frictions et conflits avec l'oligarchie terrienne et la mise en oeuvre de r&#233;formes agraires partielles (Mexique, Bolivie, P&#233;rou, Venezuela, etc.). Des conflits et rivalit&#233;s avec l'imp&#233;rialisme sont aussi possible, avec l'expropriation de mati&#232;res premi&#232;res (p&#233;trole, mines, etc.). Pour gagner le soutien des travailleurs, des concessions importantes peuvent &#234;tre faites, sous forme d'augmentations salariales, salaire minimum garanti, stabilit&#233; de l'emploi, s&#233;curit&#233; sociale, etc., constituant parfois une r&#233;elle am&#233;lioration des conditions de vie des masses laborieuses. En m&#234;me temps toute mobilisation ind&#233;pendante des travailleurs est r&#233;prim&#233;e, et les syndicats sont rattach&#233;s, parfois de fa&#231;on organique (Br&#233;sil), &#224; l'Etat. La bureaucratie syndicale tend &#224; devenir un appendice de l'appareil d'Etat et sert &#224; neutraliser toute lutte autonome.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trotksy et le bonapartisme bourgeois des pays domin&#233;s par l'imp&#233;rialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Voici les extraits de textes de Trotsky donn&#233;s par la LCR, et qui devraient venir en tout premier :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trotsky et le bonapartisme&lt;/strong&gt; En 1932, Trotsky d&#233;finissait ainsi le bonapartisme post-r&#233;volutionnaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Le r&#233;gime bonapartiste ne peut acqu&#233;rir un caract&#232;re relativement stable et durable que s'il cl&#244;t une &#233;poque r&#233;volutionnaire ; quand le rapport de force a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mis &#224; l'&#233;preuve dans les luttes ; quand les classes r&#233;volutionnaires se sont d&#233;j&#224; d&#233;pens&#233;es, mais que les classes poss&#233;dantes ne sont pas encore lib&#233;r&#233;es de leur frayeur : demain n'am&#232;nera-t-il pas de nouvelles convulsions ? Sans cette condition fondamentale, &#224; savoir, sans l'&#233;puisement pr&#233;alable de l'&#233;nergie des masses dans la lutte, le r&#233;gime bonapartiste est incapable de se d&#233;velopper&#8221;. (Trotsky &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/trotsky/1932/septiembre/14.htm#n1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;El unico camino&lt;/a&gt;, trad. de l'espagnol)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1938, se basant pr&#233;cis&#233;ment sur l'exp&#233;rience du Mexique, il d&#233;finit ainsi le bonapartisme sui generis des pays arri&#233;r&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Dans les pays industriellement arri&#233;r&#233;s, le capital &#233;tranger joue un r&#244;le d&#233;cisif. D'o&#249; la faiblesse relative de la bourgeoisie nationale par rapport au prol&#233;tariat national. Ceci cr&#233;e des conditions particuli&#232;res du pouvoir d'Etat. Le gouvernement louvoie entre le capital &#233;tranger et le capital indig&#232;ne, entre la faible bourgeoisie nationale et le prol&#233;tariat relativement puissant. Cela conf&#232;re au gouvernement un caract&#232;re bonapartiste sui generis particulier. Il s'&#233;l&#232;ve pour ainsi dire au-dessus des classes. En r&#233;alit&#233;, il peut gouverner, soit en se faisant l'instrument du capital &#233;tranger et en maintenant le prol&#233;tariat dans les cha&#238;nes d'une dictature polici&#232;re, soit en manoeuvrant avec le prol&#233;tariat et en allant m&#234;me jusqu'&#224; lui faire des concessions et conqu&#233;rir ainsi la possibilit&#233; de jouir d'une certaine libert&#233; &#224; l'&#233;gard des capitalistes &#233;trangers. La politique actuelle du gouvernement en est au second stade : ses plus grandes conqu&#234;tes sont les expropriations des chemins de fer et de l'industrie p&#233;troli&#232;re. Ces mesures sont int&#233;gralement du domaine du capitalisme d'Etat. Toutefois, dans un pays semi colonial, le capitalisme d'Etat se trouve sous la lourde pression du capital priv&#233; &#233;tranger et de ses gouvernements, et il ne peut se maintenir sans l'appui actif des travailleurs. C'est pourquoi il s'efforce, sans laisser glisser de ses mains le pouvoir r&#233;el, de placer sur les organisations ouvri&#232;res une partie importante de la responsabilit&#233; pour la marche de la production dans les branches nationalis&#233;es de l'industrie.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8220;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/06/lt_19380600.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'industrie nationalis&#233;e et la gestion ouvri&#232;re&lt;/a&gt;&#8221; juin 1938, Oeuvres tome 18, pp. 118-119.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, il ajoute : &#8220;Les gouvernements des pays arri&#233;r&#233;s, c'est-&#224;-dire coloniaux ou semi-coloniaux, prennent un caract&#232;re bonapartiste et diff&#232;rent les uns des autres en ceci que les uns essayent de s'orienter dans une direction d&#233;mocratique en cherchant un appui chez les ouvriers et les paysans, pendant que d'autres installent une forme de dictature militaire et polici&#232;re. Ceci &#233;galement d&#233; termine le sort des syndicats. Ou bien ils se trouvent sous le patronage de l'Etat ou bien ils sont soumis &#224; une cruelle pers&#233;cution. Le patronage de l'Etat est dict&#233; par deux t&#226;ches qui s'affrontent : premi&#232;rement se rapprocher de la classe travailleuse tout enti&#232;re et gagner ainsi un appui pour r&#233;sister aux pr&#233;tentions excessives de l'imp&#233;rialisme ; deuxi&#232;mement, discipliner les travailleurs en les pla&#231;ant sous le contr&#244;le d'une bureaucratie&#8221;. (Sur les syndicats, Montr&#233;al : Editions d'Avant-Garde, 1976, pp. 10-11.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;volution de Chavez</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article4561</link>
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		<dc:date>2013-12-21T06:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique du sud America del sur</dc:subject>
		<dc:subject>Venezuela</dc:subject>

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&lt;p&gt;Lire ici&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique151" rel="directory"&gt;34- Le Venezuela et la &#034;r&#233;volution&#034; de Chavez&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Am&#233;rique du sud America del sur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique151&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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