Matière et Révolution
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69144La bourgeoisie européenne attirée par le fascisme ?
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https://www.matierevolution.org/spip.php?article21082013-07-22T03:05:00Ztext/htmlfrRobert ParisCrise CrisisFascisme
<p>La bourgeoisie européenne a déjà été attirée par le fascisme. Elle peut l'être à nouveau. <br class='autobr' />
Bien des gens croient à tort que le fascisme a été propre à la deuxième guerre mondiale et certains s'imaginent que c'est un phénomène purement allemand, une folie passagère pour le monde. Ils se trompent lourdement. C'est une conséquence des crises du capitalisme et des risques révolutionnaires causés par le prolétariat. En ce sens, l'avenir proche est au fascisme ou au socialisme. Il n'y a pas (…)</p>
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<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique162" rel="directory">36- Développement du terrorisme de la bourgeoisie, sous-produit de la crise du capitalisme</a>
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<div class='rss_texte'><h2 class="spip">La bourgeoisie européenne a déjà été attirée par le fascisme. Elle peut l'être à nouveau.</h2>
<p>Bien des gens croient à tort que le fascisme a été propre à la deuxième guerre mondiale et certains s'imaginent que c'est un phénomène purement allemand, une folie passagère pour le monde. Ils se trompent lourdement. C'est une conséquence des crises du capitalisme et des risques révolutionnaires causés par le prolétariat. En ce sens, l'avenir proche est au fascisme ou au socialisme. Il n'y a pas d'autre choix.</p>
<p>Si les fascismes de Mussolini en 1922, d'Hitler en 1933 et leurs semblables d'Espagne et du Portugal, sont assez connus, il est moins connu que l'Europe est restée attirée par le fascisme jusque dans les années 60, que certains pays et certaines institutions européennes ou internationales le sont restées tout ce temps, et même plus, comme le comité olympique ou la FIFA... que l'Europe a eu ses velléités de retour au fascisme en Italie et qu'en Grèce elle a connu un véritable retour avec notamment la dictature des colonels.</p>
<p>Les régimes de l'Est, taxés de communisme alors qu'ils avaient été mis en place sous l'égide des USA et de l'Angleterre (et de Staline, le plus anti-communiste au monde) contre les risques révolutionnaires prolétariens de l'après-guerre, étaient bien plus proches du fascisme que du communisme. Les syndicalistes et les socialistes, y compris les anciens communistes, y étaient emprisonnés, torturés, interdits de tout droit d'organisation, de tout droit de grève. Le communisme n'était là que pour l'étiquette. Par exemple, en Pologne l'armée russe avait commis les mêmes exactions que l'armée fasciste d'Hitler de son côté. L'occupation russe était donc de type nazie et non l'occupation d'une armée de la révolution contre l'impérialisme mondial. En 1943 (on n'était pas en 47 avec la "guerre froide"), c'était une armée alliée aux impérialismes anglais et américain qui craignaient d'abord et avant tout les risques de la vague révolutionnaire de l'après première guerre mondiale. Alors que la chape de plomb du stalinisme retombe sur les pays de l'Est arrangeait bien l'impérialisme et cela signifiait l'écrasement de toute forme d'organisation ouvrière, une destruction fasciste en somme.</p>
<p> Ce n'est pas tout. L'Europe de l'ouest était tout aussi fasciste dans bien des pays comme l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, la Grèce, … sans compter l'écrasement de tous droits démocratiques et syndicaux dans l'Irlande sous la coupe de l'occupation militaire anglaise. Les régimes qui avaient été pro-nazis étaient toujours en place partout ou les « alliés » avaient réussi à les maintenir. La papauté pro-nazie était bel et bien là, montrant que le régime italien n'était pas net malgré le soutien stalinien. Les pro-nazis étaient bien en place en Grèce sous prétexte de guerre civile anti-communiste. Les pro-nazis d'Autriche n'avaient pas été éliminés du pouvoir. Le Portugal et l'Espagne étaient restés sous la coupe des régimes fascistes avec le soutien allié !!!<br class='autobr' />
Et cela a continué très longtemps. Le dernier président autrichien pro-nazi n'est tombé que récemment. Le gouvernement a lui-même été dirigé par des pro-nazis comme Haïder. La société autrichienne a conservé tout en haut tous ses nazis avec le soutien de tous les gouvernements « socialistes » ! La Papauté est restée pro-nazie comme le montre le dernier pape, ancien jeune nazi lui-même ! La Grèce qui a connu plusieurs rechutes dans le fascisme comme le coup d'état des colonels n'a jamais épuré son appareil d'état. La police et l'armée grecques sont toujours fascistes comme l'a montré la dernière tentative de coup d'état contre le président socialiste et le retour des fascistes dans le gouvernement avec le soutien des « socialistes ». En Italie, l'épisode de la loge maçonnique P2, tentative de déstabilisation et de coup d'état fasciste dirigé par le top de la bourgeoisie et de l'appareil d'Etat, sur lequel l'Etat a toujours refusé d'enquêter et de juger, montre bien à quel point la bourgeoisie d'Europe occidentale est gangrenée elle-même par le fascisme. Quant à l'exemple yougoslave, il a montré combien l'Europe n'a jamais combattu récemment les fascismes. La guerre s'est développée en Yougoslavie avec ses génocides, ses massacres, ses horreurs fascistes sans que les puissances occidentales ne lèvent le petit doigt, plus exactement chaque puissance soutenant un des fascismes (les Français soutenant les Serbes, les Allemands les Croates, etc…)</p>
<p> A nouveau, avec l'effondrement capitaliste, la question du fascisme en Europe va redevenir d'actualité et sa menace ne se contentera pas des candidatures électorales du type de Le Pen. Le fascisme n'est pas seulement là : il est dans tous les appareils d'Etat et dans la bourgeoisie elle-même. La Hongrie actuelle montre que l'envie ne manque pas dans les classes dirigeantes de l'Europe. L'Italie aussi en a bien envie même si ce n'est pas la carte qu'elle joue dans l'immédiat. Berlusconi n'est pas loin et le Berlusconi de la catastrophe sera tout autre que celui de la prospérité. En attendant une petite cure hors du pouvoir pour se reconstituer grâce aux « démocrates »… Ainsi que la Ligue du Nord, ils ont de bons points d'appui…<br class='autobr' />
Alors la démocratie européenne ne risque-t-elle pas d'être une simple feuille de vigne vite enlevée quand les méthodes « démocratiques » de gestion du capitalisme auront atteint leurs limites vu l'effondrement des soutiens petits- bourgeois du fait de la crise ?</p>
<h2 class="spip">Aujourd'hui, y a-t-il des risques d'extrême droite en Europe ? </h2>
<p>Demandez à Oslo !!!</p>
<p>La planète est pleine de tueurs racistes et anticommunistes que les Etats n'ont nullement cherché à combattre et qui sont prêts, à la faveur de la crise, à commettre de nouveaux forfaits.</p>
<p>Aux USA et en Europe, par exemple, leur nombre va croissant.</p>
<p>Les Etats occidentaux ont prétendu ne voir des terroristes que dans le monde musulman mais ils les couvrent chez eux !!!</p>
<p>On parle peu des groupes racistes et para-militaires qui pullulent depuis l'élection d'Obama aux États-unis. Il y a pourtant de quoi inquiéter. Obama à la Maison blanche est un prétexte de plus pour leur développement.</p>
<p>Les USA en pleine crise sociale et économique sont une véritable poudrière.</p>
<p>Il n'y a pas qu'à Oslo.</p>
<p>Ces tueurs ne sont pas des isolés comme on les présente.</p>
<p>Ceux qui comptent sur l'Etat bourgeois pour les protéger se trompent lourdement. Les fascistes ne sont pas neutres dans la lutte des classes : ils sont violemment dans le camp adverse de celui des prolétaires et les classes dirigeantes le savent bien. Elles peuvent faire appel à ces forces para-étatiques comme elles l'ont fait en Allemagne....</p>
<p>Anders Behring Breivik, le tueur présumé de l'attentat d'Oslo et de la tuerie d'Utoya, ne s'est aucunement revendiqué comme issu de la mouvance néo-nazie ou fasciste traditionnelle mais il a été membre du parti populiste norvégien, le Parti du Progrès (FrP) entre 1999 et 2006 — Siv Jensen, l'actuelle présidente l'a reconnu et regretté dans un communiqué de presse — a avoué son admiration pour Geert Wilders, le leader populiste néerlandais. Dans le texte de 1.500 pages que Breivik a publié sur Internet avant de passer à l'acte, il développe sa pensée : incompatibilité de l'Islam et de la démocratie, remise en cause des libertés par les migrants musulmans, menace sur la culture européenne, etc.</p>
<p>Cette base de pensée est le fond de commerce de Wilders. Même si ce dernier a déclaré « mépriser tout ce que (Breivik) symbolise et tout ce qu'il a fait », Breivik est probablement le premier résultat extrême (il voulait non pas tuer des immigrés mais éduquer les masses par la violence) de cette nouvelle école politique qui existe en Norvège depuis plus d'une dizaine d'années et qui aujourd'hui se développe un peu partout en Europe. Rien à voir avec l'économie</p>
<p>Le débat politique français mêle souvent l'apparition de partis politiques aux extrémités des formations traditionnelles à la dégradation de la situation économique. Si la renaissance du Front national coïncide avec l'arrivée des effets de la crise de 2008 — et la succession de Le Pen à le Pen, ce schéma n'a aucune valeur pour expliquer le poids de la droite populiste norvégienne.</p>
<p>Avec 3,4% de chômage en 2010, le 2e PIB mondial par habitant et le premier fonds d'investissements du monde, la Norvège apparaît comme un eldorado économique. A croire que les Trente Glorieuses y sont toujours une réalité.</p>
<p>Pourtant, aux législatives de 2009, 23% des électeurs norvégiens ont accordé leur voix au FrP. Formation créée en 1973, dès la fin des années 80, elle s'installe dans le paysage politique du pays et en est aujourd'hui la deuxième force. Elle domine l'ensemble de la mouvance populiste et d'extrême droite du pays.</p>
<p>Cerner sa ligne politique reste complexe. Le parti est toujours marqué par l'empreinte de son fondateur, Anders Lange, opposant farouche à l'État providence norvégien, aux impôts et à la réglementation. Il s'inscrivait directement dans la mouvance libérale de Margaret Thatcher. Le FrP continue ainsi de réclamer une baisse des impôts et de l'intervention du secteur public dans la vie quotidienne des citoyens. La mondialisation n'est en rien rejetée. Au contraire, le libre échange doit être favorisé. Comparer Hitler et l'Islam</p>
<p>Ce qui doit être contrôlé en revanche, c'est l'immigration car elle est un problème pour l'avenir de la société norvégienne. L'homme qui a forgé la vision du parti dans ce domaine est un des successeurs d'Anders Lange, décédé en 1974 : Carl I. Hagen qui a dirigé le FrP de 1978 à 2006.</p>
<p>Entre 2005 et 2009, il a assuré la Vice présidence du Parlement norvégien. En 2005, lors d'une conférence à Bergen (deuxième ville du pays), il a déclaré :</p>
<p>« Ils [les musulmans] ont, de la même manière qu'Hitler, depuis longtemps, dit les chose clairement et que sur le long terme leur but est d'islamiser le monde. Ils sont venus de loin, ils ont été jusqu'en Afrique et ils sont maintenant en Europe, et nous devons les combattre ».</p>
<p>Comme Wilders</p>
<p>Comparer Islam et nazisme ? Carl I. Hagen n'est pas le seul à le faire. Le leader populiste néerlandais Geert Wilders s'est fait connaître dans l'Europe entière grâce à cette métaphore, allant jusqu'à associer le Coran avec Mein Kampf dans une vidéo « pamphlétaire ».</p>
<p>En Norvège, cette comparaison est parfois développée par d'anciens résistants à l'Occupation nazie. Comme Erik Gjems-Onstad. Médaillé à de nombreuses reprises pour ses faits de guerre entre 1940 et 1945, il est aussi un ancien membre du Parti du Progrès (dès sa création) et de nombreux autres groupes d'extrême droite. En 1999, il déclarait, bien avant Geert Wilders :</p>
<p>« Je vois un parallèle évident entre l'invasion allemande en 1940 et la forte immigration d'aujourd'hui des musulmans. L'émigration vers la Norvège est à mon avis la plus grande menace pour la société norvégienne jamais rencontré ».</p>
<p>Défenseur des libertés</p>
<p>Ainsi, l'arrivée de musulmans en Europe représenterait une menace pour les valeurs européennes que sont la liberté d'expression, les droits de l'Homme, l'égalité homme-femme, la liberté de changer de religion. Pas question de s'attaquer aux personnes, « les musulmans ». Le discours est plus fin. Le problème est idéologique et culturel.C'est le discours tenu par le député FrP Tybring-Gjedde (vidéo en anglais)</p>
<p>Les populistes norvégiens deviennent ainsi aux yeux de l'opinion publique des défenseurs acharnés des libertés fondamentales, du mode de vie occidental. Pour contrecarrer les accusations de xénophobie, le Parti du Progrès cherche aussi à mettre en avant ses membres issus de l'immigration comme le député Mazyar Keshvari, arrivé d'Iran à l'âge de 5ans.</p>
<p>Mais les scissions au sein du FrP existent et mettent en évidence les différentes tendances existantes en son sein. Dans les nouvelles formations, qui peinent toujours à survivre plus que quelques années, le discours est souvent moins maitrisé et beaucoup plus dur.</p>
<p>Par exemple, le micro parti « Demokratene », fondé en 2002 par des dissidents du Parti du Progrès propose d'arrêter l'immigration en provenance des pays musulmans.</p>
<p>Les « liens connexes » disponibles sur leur site internet renvoient au « Sverigedemokraterna », les Démocrates suédois (SD) et « Dank Folkeparti », le Parti du peuple danois, deux formations d'extrême droite scandinaves, qui siègent dans leur Parlement respectif.</p>
<p>Lors des élections législatives de septembre 2010, le SD avait diffusé ce clip de campagne, accusant ouvertement les immigrés musulmans d'être des profiteurs de l'État providence au détriment des retraités « de souche ». Stériliser les migrants</p>
<p>Entre 1990 et 2008, il y eu aussi le Parti de la Patrie. Son leader, Harald Trefall, avait quitté le Parti du Progrès en 1986, le jugeant trop laxiste. Avant de créer sa propre formation, il s'était présenté en 1989 sous les couleurs d'un mouvement au nom sans équivoque : « Stop Immigration » qui finit par être absorbé par « l'Alliance électorale blanche », dirigée par un certain Jack Erik Kjuus.</p>
<p>Ce dernier a été condamné par le justice norvégienne en 1997 à 60 jours de prison avec sursis et 20.000 couronnes norvégiennes d'amende pour avoir demandé la stérilisation forcée des migrants. Y compris des enfants adoptés ou les conjoints des couples mixtes.</p>
<p>En 1999, le Parti de la Patrie est mentionné dans un rapport du Conseil de l'Europe traitant de la situation de l'extrême droite en Europe et des menaces pesant sur la démocratie.</p>
<p>Si à l'époque l'extrême droite scandinave n'avait pas encore percé dans les Parlement nationaux, elle est aujourd'hui présente partout : Danemark, Suède, Finlande, Norvège. Les partis traditionnels norvégiens ont toujours refusé de s'allier avec le Parti du Progrès ou tout autres formations d'extrême droite ou populiste, mais ce n'est pas toujours le cas. Au Danemark en revanche, le gouvernement de centre droit ne tient que grâce à l'appui extérieur du Parti du Peuple Danois.</p>
<p>Pour le Conseil de l'Europe, ce renouveau identitaire s'expliquait par « l'arrivée de l'immigration et de réfugiés dans des sociétés qui sont traditionnellement très homogènes d'un point de vue ethnique et religieux ». Ces changements ont été utilisés par « les mouvements anti-taxes » [ndla : comme le Parti du Progrès à son origine] et qui ont dérivé vers des « mouvements populistes xénophobes ».</p>
<p>Toujours selon le même rapport, ces formations auraient assez peu de liens avec les groupes fascistes et néo-nazis traditionnels. « Ils sont plus des partis de droite avec des tendances xénophobes que des organisations extrémistes antidémocratiques ». Ces formations fascistes ou nazies existent en Norvège, mais leur visibilité est quasi nulle.</p>
<p>Nous pouvons toutefois citer le Parti de l'Unité patriotique norvégienne, qui se réclamait directement de l'héritage fasciste du pays. Durant la Seconde Guerre Mondiale, l'Allemagne a occupé le pays, aidée par une collaboration d'État, dirigée par Vidkun Quisling.</p>
<p>Autre parti à relever : l'Alliance nationale, active de 1999 à 2006, issue de la fusion de plusieurs groupes. Son logo ressemblait à s'y méprendre à celui du Front national. A l'époque, le parti de Jean-Marie Le Pen faisait déjà référence en Europe, en tant que success story politique. Changement du FN</p>
<p>Mais le FN lui-même, à l'unisson de l'émergence d'un populisme européen qui fait de plus en débat dans les cercles académiques, essaie de faire oublier son passé d'extrême droite traditionnelle pour muter vers un parti aux idées plus proches de celles du Parti du Progrès. Plus question pour sa nouvelle présidente, Marine Le Pen, d'évoquer l'Holocauste ou une quelconque nostalgie de l'Algérie française. Son créneau est la défense des principes de la République française. C'est la laïcité, valeur républicaine par excellence qu'elle évoque quand elle dénonce les prières dans les rues de Paris.</p>
<p>Il est intéressant de noter qu'en décembre 2010, Marine Le Pen, lors d'un meeting à Lyon, a comparé ces mêmes prières sur la voie publique à « l'occupation » nazie ce qui rappelle les propos d'Erik Gjems-Onstad. Elle avait refusé de revenir sur ses déclarations malgré la polémique.</p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2022" class="spip_out" rel="external">Grèce et fascisme</a></p>
<p> <a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article1927" class="spip_out" rel="external">Et la France ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2031" class="spip_out" rel="external">Et Le Pen ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article43" class="spip_out" rel="external">D'où vient la montée de l'extrême droite ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2001" class="spip_out" rel="external">Le nationalisme, la xénophobie, le racisme et l'extrême droite ont de l'avenir…pour les classes dirigeantes...</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2016" class="spip_out" rel="external">Qui favorise la vague brune ?</a></p>
<h2 class="spip">Le Pen et la bourgeoisie</h2>
<p>dans un salon très chic du Cercle de l'Union interalliée, au cœur du VIIIe arrondissement de Paris, à 100 mètres de l'Elysée. C'est là que la présidente du Front national avait rendez-vous mardi 24 janvier, pour une table ronde organisée par le mouvement patronal Ethic, de Sophie de Menthon. Devant un parterre très garni –une bonne centaine de chefs d'entreprise se sont déplacés–, au milieu des dorures et des nappes blanches, Marine Le Pen débute son opération séduction. "Je ne suis pas votre ennemie", affirme la candidate à la présidentielle. "Je suis pour la libre entreprise, pour l'économie de marché, mais avec un Etat arbitre, un Etat régulateur."</p>
<p>Sans jamais édulcorer ses propositions centrales, qui peuvent fâcher un auditoire préférant la tranquillité des affaires aux chocs politiques, Marine Le Pen tente de déminer le terrain. Le retour au franc ? "On a l'euro depuis dix ans, pas depuis cinq siècles. C'est juste une parenthèse qu'il faut refermer." Le protectionnisme national ? "Il doit s'accompagner d'un plan de réindustrialisation organisé avec le monde de l'entreprise. Je veux des droits de douane progressifs pour vous laisser le soin de vous mettre en situation de retrouver des parts de marché." L'augmentation des salaires allant jusqu'à 1,4 fois le Smic de 200 euros net ? "S'il n'y a plus de pouvoir d'achat, vous ne pourrez plus jamais vendre. Je ne crois pas à une augmentation du Smic, qui repose sur l'entreprise. C'est pourquoi l'Etat assumera cette hausse en prenant à sa charge une partie des cotisations sociales." Le public ne gronde pas, loin de là.</p>
<p>"Il faut des règles partout"</p>
<p>La présidente du Front national attaque sans discontinuer "l'ultralibéralisme" incarnée selon elle par l'Union européenne. "Il faut des règles partout", assure-t-elle, avant de se contredire : "Cette Union européenne vous a bridés, vous a contraints comme jamais. Il n'y a jamais eu autant de règles, autant de normes". Sophie de Menthon relève le paradoxe, sans succès. Marine Le Pen embraye avec une citation de Bernanos : "l'espérance est un risque à courir"…</p>
<p>La députée européenne se plonge dans ses fiches pour lister les propositions devant amadouer les patrons de PME et PMI : création d'une banque publique d'investissement par le doublement du capital d'Oseo, progressivité de l'impôt sur les sociétés (15, 25 et 34%), simplification de la fiscalité par la fusion de l'IS et de la Contribution économique territoriale, développement des business angels, préférence nationale des PME tricolores pour les contrats de l'administration publique, autorisation de syndicats libres… Et la surprise du jour : la présidente du FN suggère la création d'un fonds de financement des petites et moyennes entreprises, abondé par les 50 plus grosses capitalisations boursières du pays (15% de leurs profits, remboursables en cinq ans). "Pas mal", approuve Sophie de Menthon.</p>
<p>Rires et applaudissements</p>
<p>Une seule fois pendant la matinée, la salle tique, sur la question des travailleurs sans-papiers, dont les entreprises ont besoin, fait remarquer un auditeur. La présidente du Front joue la fermeté : "Il s'agit surtout d'un moyen de trouver des papiers. Avec moi, il n'y aura plus de régularisation. Il y 24% des étrangers en situation légale au chômage. Et l'immigration pèse sur les salaires, qui sont devenus la variable d'ajustement." On passe à la question suivante, sans agressivité.</p>
<p>Un responsable de l'UIMM, puissante fédération de la métallurgie dans le patronat, salue les "propositions très alléchantes" de la candidate mais redoute la difficulté à les appliquer dans les entreprises. Une patronne vante "l'analyse très juste de la situation" faite par la présidente du FN mais s'inquiète de savoir s'il ne s'agit que de promesses sans lendemain. En oratrice aguerrie, l'hôte répond avec humour et éloquence. Le public rit et clôt la table ronde sous les applaudissements. Certains s'approchent de la candidate pour lui glisser une remarque ou la prendre en photo. Apparemment, le discours de Marine Le Pen ne séduit pas que les ouvriers.</p></div>
Les terroristes qui s'attaquent aux pays occidentaux ont des liens curieux avec les services spéciaux…
https://www.matierevolution.org/spip.php?article3506
https://www.matierevolution.org/spip.php?article35062013-06-19T02:48:00Ztext/htmlfrRobert Paris
<p>Les terroristes qui s'attaquent aux pays occidentaux ont des liens curieux avec les services spéciaux… <br class='autobr' />
C'est bizarre, cette attaque soi-disant "terroriste" à Londres où un soldat britannique blanc aurait été tué à coups de hachoir en plein jour par deux musulmans noirs. Ceux-là sont alors restés sur les lieux du crime jusqu'à ce que les flics arrivent, 20 minutes plus tard (bien qu'ils aient été avertis que c'était un crime commis contre un militaire – donc à traiter de toute urgence). (…)</p>
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<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique162" rel="directory">36- Développement du terrorisme de la bourgeoisie, sous-produit de la crise du capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Les terroristes qui s'attaquent aux pays occidentaux ont des liens curieux avec les services spéciaux…</h2>
<p>C'est bizarre, cette attaque soi-disant "terroriste" à Londres où un soldat britannique blanc aurait été tué à coups de hachoir en plein jour par deux musulmans noirs. <br class='autobr' />
Ceux-là sont alors restés sur les lieux du crime jusqu'à ce que les flics arrivent, 20 minutes plus tard (bien qu'ils aient été avertis que c'était un crime commis contre un militaire – donc à traiter de toute urgence).</p>
<p>Un délai qui laisse opportunément assez de temps pour passer à l'étape suivante : un des "terroristes"- un Noir avec un couteau à la main et qui dégouline de sang - s'approche d'un Blanc qui filme toute la scène avec son téléphone portable sur le trottoir d'en face – et alors, il débite un discours / coup de gueule politique, disant que c'est un acte de vengeance pour tous les musulmans victimes de l'impérialisme occidental.</p>
<p>Pire encore, le MI5 avait demandé au suspect du meurtre, Michael Adebolajo, s'il voulait travailler pour eux à peine six mois avant cela. Adebolajo 28 ans, et l'autre suspect, Michael Adebowale, 22 ans, étaient connus des services du MI5 depuis 8 ans, selon les sources gouvernementales.</p>
<p>Cela rappelle les contacts du FBI avec les auteurs présumés des attentats de Boston et, avant cela, ceux du FBI avec Lee Harvey Oswald, ainsi que le recrutement de Ben Laden et des Moudjahidines afghans (les Taliban) contre l'Union Soviétique, etc.</p>
<p><a href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/jui2013/pers-j03.shtml" class="spip_out" rel="external">Le meurtre de Woolwich et la responsabilité de l'élite dirigeante britannique</a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/wool-m30.shtml" class="spip_out" rel="external">Toujours plus de questions concernant les relations du MI5 avec les tueurs de Woolwich</a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/secr-m28.shtml" class="spip_out" rel="external">Le MI5 et les tueurs de Woolwich</a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/neon-m25.shtml" class="spip_out" rel="external">La bande néo-nazie du NSU et les services de renseignement allemands</a></p>
<p>En avril 2011, le « Guardian » révèle :</p>
<p>“Un assassin d'Al-Qaida travaillait pour le MI6, selon les dossiers classés”, titre en une The Guardian. Le quotidien de Londres révèle, d'après des informations fournies par WikiLeaks, que le responsable de plusieurs attentats au Pakistan en 2002 faisait partie des services secrets britanniques. Cette information fait partie des récentes révélations sur les prisonniers de Guantanamo, dont Wikileaks a dévoilé les rapports d'interrogatoires.</p>
<p><a href="http://www.mondialisation.ca/les-terroristes-des-attentats-du-11-septembre-taient-ils-li-s-aux-services-de-renseignement-pakistanais/?print=1" class="spip_out" rel="external">Les terroristes des attentats du 11 septembre étaient-ils liés aux services de renseignement pakistanais ?</a><br class='autobr' />
<a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3340" class="spip_out" rel="external">Les questions se multiplient sur les rapports des poseurs de bombes de Boston avec les agences américaines de renseignement</a></p>
<p><a href="http://www.planetenonviolence.org/Des-corps-d-armee-secrets-de-l-OTAN-lies-au-terrorisme-Strategie-de-la-tension-et-du-tout-securitaire_a199.html" class="spip_out" rel="external">Des corps d'armée secrets de l'OTAN liés au terrorisme</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article2238" class="spip_out" rel="external">Quels liens entre Merah et les services secrets français ?</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3332" class="spip_out" rel="external">Waco (USA) : la classe dirigeante ne veut pas se débarrasser de l'extrême droite nazie car elle peut en voir besoin à l'avenir</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3336" class="spip_out" rel="external">Questions mount about Boston bombers' links to US intelligence agencies</a></p>
<p><a href="http://www.matierevolution.org/spip.php?article3356" class="spip_out" rel="external">Tragedies of a Terrorizing System</a></p></div>
September 11th and its Consequences Ten Years Later
https://www.matierevolution.org/spip.php?article1947
https://www.matierevolution.org/spip.php?article19472011-09-14T04:07:00Ztext/htmlenRobert Paris
<p>September 11th and its Consequences Ten Years Later <br class='autobr' />
September 11th, 2011 <br class='autobr' />
For the past few weeks we have been constantly reminded about the attacks on September 11, 2001. We were shown the planes crashing into buildings and told how our lifestyle was attacked on that day. This has been followed by interviews with family members who lost loved ones either in the attacks or in the wars that followed. We were told to remember how that day changed the word we lived in forever. <br class='autobr' />
Yet we are (…)</p>
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<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique162" rel="directory">36- Développement du terrorisme de la bourgeoisie, sous-produit de la crise du capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><p>September 11th and its Consequences Ten Years Later</p>
<p>September 11th, 2011</p>
<p>For the past few weeks we have been constantly reminded about the attacks on September 11, 2001. We were shown the planes crashing into buildings and told how our lifestyle was attacked on that day. This has been followed by interviews with family members who lost loved ones either in the attacks or in the wars that followed. We were told to remember how that day changed the word we lived in forever.</p>
<p>Yet we are not reminded about the two continuing wars that have killed an estimated one million Iraqis, destroyed the country, and turned millions into refugees. Or about the more than fifty thousand people who have been killed in Afghanistan and the many more who are displaced and desperate. These were not soldiers, or terrorists, just normal people like those killed on September 11. We are constantly reminded about the number of U.S. citizens killed on that day but not how six times that number of U.S. soldiers have been killed since the start of these wars. Nor about those who are suffering from PTSD, who have committed suicide, or are injured or homeless.</p>
<p>Where is the discussion of what the cost of war has done to our lives here at home? We can all see clearly that our schools are understaffed, our roads and bridges are in need of repair and millions of people are out of work, without healthcare, and living in poverty. But we are told there is no money for this and that public services have to be cut.</p>
<p>Yet the companies who make billions from the world's misery are experiencing their best years ever. War contractors like KBR and Blackwater have record profits quarter after quarter. Oil company profits have never been higher. The cost of these wars is estimated to be near the four trillion mark! But we are told, don't think about this, instead watch the planes hit the buildings and wave our flags to show that we are proud Americans.</p>
<p>During this same period, the government has been busy handing over huge sums of money to the banks. Meanwhile millions of people have lost their homes, lost their jobs and the government tells us we were supposed to be more responsible. The banks on the other hand don't need to be responsible at all. That's because if they get into financial trouble the government will bail them out. The most recent report says the federal government gave the banks – in the US and abroad – over 16 trillion dollars in loans and bailouts.</p>
<p>We have been told that the last ten years of war have made us safer. But if we can't find work or can't afford to keep our homes or send our children to school, how are we safer? The government spending of trillions on the banks and the wars give working people a message from those in charge. That is that as long as their profits and system are safe, our lives are irrelevant. Their war is making our lives and the lives of the people in Afghanistan and Iraq, a living terror.</p>
<p>What should we remember on this ten-year anniversary? We should remember that while working people have been struggling to survive, corporations and banks have been reaping billions in profits. We should remember the millions of innocent people who have been affected by the wars in Iraq and Afghanistan. We can mark this ten-year anniversary differently from what the elite want. Rather than a day used to justify their profits, we can decide that we will not live in a world where a few decide for the many. We need to fight for a safe world for all of us — where everyone has a job, a home, health care, the right to an education and a future lived in peace.</p>
<p>Bin Laden Assassinated – Who's the Real Terrorist?<br class='autobr' />
May 9th, 2011</p>
<p>The Obama administration announced last week that the U.S. military has killed Osama Bin Laden. The media and the politicians want us to feel avenged as we are forced to relive on television the devastation of the September 11th attacks. Those who lost loved ones among the 3,000 deaths will never stop mourning.</p>
<p>But at the same time, the so-called war on terror waged on the people of Iraq and Afghanistan has created a much larger death toll. Besides the 7,100 US soldiers, 2.3 million Iraqis and over 100,000 Afghans have lost their lives. An average of two Afghan children were killed every day last year. Nothing justifies this loss of life.</p>
<p>In both Iraq and Afghanistan, the U.S. has relied upon the worst possible thugs and villains to run things. The ruling parties are more intolerant, more oppressive, and more brutal than the previous regimes. Life has gotten worse with people thrown out of work, starving, without access to clean water, electricity, or basic health care. No matter what the politicians say, the only thing the U.S. brings to the world with its military interventions is brutality and death.</p>
<p>So what right does the United States have to assassinate anyone in another country? No attempt was made to catch Bin Laden alive, and nothing resembling a trial, or even evidence was brought forward. His identification with the attacks of September 11th, and his support for them might be provocative, but that does not give the U.S. the right to act as the world's judge and executioner.</p>
<p>In fact the U.S. has not only carried out this assassination but many others as well. For example, on April 22nd, a U.S. drone launched a missile in Pakistan killing 25 people including families with children. And again on May 6th, a drone's missile struck near a restaurant in Pakistan killing 15 people. Supposedly these were strikes against terrorists. Ordinary people just got in the way. No wonder the reaction of people in Pakistan, Afghanistan, and the rest of the Middle East is one of outrage. How dare the U.S. government carry out assassinations in the name of justice, while brutalizing people in the Middle East.</p>
<p>In fact the assassination of Bin Laden and the so-called war on terror are part of a bigger manipulation – our feelings and fears are used to justify and carry out war and occupation in the interest of U.S. corporations.</p>
<p>The attacks of September 11th were first used as a pretext to invade Afghanistan, based on the tentative links that the Taliban government had with Osama Bin Laden. Then the politicians and media spokesmen collaborated in telling a bigger lie – that Bin Laden and his group were connected to and supported by Saddam Hussein's regime in Iraq. This claim has been shown to be false beyond a doubt. However, behind these manipulations and lies we can see the interests of U.S. corporations.</p>
<p>Afghanistan is the site of a potential pipe-line for Central Asian oil and natural gas. The Taliban regime was supported by the U.S. until 1997 when the Taliban refused conditions for Unocal to develop this pipeline. September 11th gave the U.S. a pretext to remove this political obstacle by waging war. They then installed Hamid Karzai, the current president of Afghanistan and former Unocal consultant.</p>
<p>Iraq contains the fifth largest reserves of oil in the world – oil that is absolutely necessary to the industrial and energy needs of the world economy. Left in the hands of Saddam Hussein's regime, the U.S. was sure to be cut out of any future deals to develop the oilfields of Iraq. During the 1990s Clinton and Bush Sr. used sanctions to keep Iraqi oil off the market, but hungry European corporate developers were pushing for sanctions to be lifted. The invasion of Iraq in 2003 made sure this would not happen. U.S. Oil corporations preferred to let blood flow rather than oil, if they couldn't profit.</p>
<p>We should not be fooled by the hypocrisy of Obama and his administration. They don't stand for justice. They stand for corporate profit. The biggest terrorist of the century isn't in Iraq or Afghanistan, it's right here among us – the U.S. government and its military.</p>
<p><a href="http://speakout-now.org/" class="spip_out" rel="external">Read here</a></p></div>
La politique des guerres impérialistes soi-disant anti-terroristes, loin de réduire le terrorisme, l'a développé
https://www.matierevolution.org/spip.php?article1923
https://www.matierevolution.org/spip.php?article19232011-08-16T20:22:00Ztext/htmlfrRobert ParisIrak - IraqAfghanistanImpérialisme
<p>IRAK <br class='autobr' />
L'Irak a vécu une journée d'enfer. Pas moins d'une douzaine de villes ont été frappées, Kout la plus durement, tout au long de la matinée. Le bilan est d'au moins 66 morts, et devrait s'alourdir car plus de 230 personnes ont été blessées, certaines grièvement. <br class='autobr' />
C'est un double attentat à la bombe qui a semé la mort dans le centre-ville bondé de Kout. Dans la capitale irakienne Bagdad, quatre attaques ont eu lieu. “C'est une voiture piégée qui a explosé ici, témoigne un habitant de (…)</p>
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<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot161" rel="tag">Irak - Iraq</a>,
<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot162" rel="tag">Afghanistan</a>,
<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot279" rel="tag">Impérialisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">IRAK</h2>
<p>L'Irak a vécu une journée d'enfer. Pas moins d'une douzaine de villes ont été frappées, Kout la plus durement, tout au long de la matinée. Le bilan est d'au moins 66 morts, et devrait s'alourdir car plus de 230 personnes ont été blessées, certaines grièvement.</p>
<p>C'est un double attentat à la bombe qui a semé la mort dans le centre-ville bondé de Kout. Dans la capitale irakienne Bagdad, quatre attaques ont eu lieu. “C'est une voiture piégée qui a explosé ici, témoigne un habitant de Bagdad. Je ne sais pas comment elle a pu entrer dans cette zone malgré les nombreux contrôles”.</p>
<p>Cette vague d'attaques à travers tout le pays est sans précédent depuis le début de l'année. L'armée irakienne montre du doigt des groupes liés à Al-Qaïda. “Il s'agit de miner la confiance des forces de sécurité”, estime un général. A Najaf, dans le sud, deux voitures piégées visaient effectivement un poste de police. La plupart des sept morts et des 60 blessés sont des policiers. A Tikrit, deux faux policiers kamikazes se sont fait exploser dans les locaux de la section anti-terroriste. Trois agents des forces de sécurité ont été tués. A Kirkouk en revanche, ce sont avant tout des civils qui ont été victimes des attentats.</p>
<h2 class="spip"> AFGHANISTAN</h2>
<p> « Depuis trois mois, les talibans intensifient leurs opérations dans tout le pays. Plus que jamais, ils essaient de prouver qu'eux seuls détiennent la clé de la sécurité en Afghanistan. Ce regain de violence est évidemment lié au retrait programmé de la force internationale (Isaf), et plus particulièrement au calendrier établi par le président Obama. Les troupes américaines ont déjà entamé leur retour au pays, et l'enjeu principal est celui du transfert de la compétence sécuritaire à l'armée afghane, qui doit compter 300 000 hommes à l'issue du processus, en 2014.</p>
<p>Dans ce contexte, l'objectif de l'offensive des talibans est double. D'une part, réaffirmer leur puissance et montrer qu'ils peuvent frapper n'importe quand et n'importe où. L'hélicoptère américain abattu le samedi 6 août – 38 victimes – est à ce titre un coup énorme porté à la coalition, d'autant qu'il a eu lieu dans la province du Wardak (centre) qui n'est, a priori, pas sous influence des talibans.</p>
<p>D'autre part, le but est d'exhiber l'incapacité du gouvernement : c'est le second volet de l'offensive. L'enjeu de la sécurité est central. Depuis juillet, la majorité des assauts ont d'ailleurs lieu dans les provinces dont le contrôle a été rendu au gouvernement de Kaboul, et qui sont donc sous sa responsabilité. C'est le cas de l'attaque-suicide de dimanche 14 août contre le gouverneur de la province de Parwan, à 50 km au nord de la capitale.<br class='autobr' />
Les talibans veulent forcer la coalition à négocier</p>
<p>On constate une stratégie de ciblage des personnalités censées assumer la sécurité du pays après le départ de l'Isaf, en particulier les chefs militaires issus de l'ex-Alliance du Nord du commandant Massoud, qui combattirent les talibans en 2001.</p>
<p>La signification politique est claire : les talibans disent à la coalition internationale et aux Afghans qu'une solution politique passe directement par eux et qu'il faudra négocier. Ils ont des contacts avec les États-Unis depuis un an déjà, mais la phase de transfert de la sécurité à l'armée afghane leur permet de mettre en évidence le rapport de force et la faiblesse du pouvoir actuel.</p>
<p>À ce jour, seule la province de Bamiyan (centre) n'est pas touchée, car l'homogénéité ethnique (c'est le fief de la minorité chiite des Hazaras) y agit comme une barrière à leur influence. Mais aujourd'hui, les talibans ont des points de chute partout ailleurs. »</p>
<p> Dans un communiqué préparé par l'état-major particulier de la présidence de la République et diffusé dimanche, l'Élysée annonce la mort du lieutenant Camille Levrel Dans ce document, le chef de l'État "exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement". C'est la formule consacrée copiée-collée, rien de neuf.</p>
<p>En revanche, l'Élysée innove en portant un jugement sur la nature des combats. Il considère que la recrudescence des attaques meurtrières contre les soldats français traduit "l'intensité de combats désespérés des insurgés". Dans une analyse assez proche, affichant lui aussi la conviction que les insurgés sont en train de perdre la guerre de dix années conduite par la coalition en Afghanistan, le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, a estimé le 14 juillet dernier : "Les talibans modifient leur guerre. Ils ont sans doute compris qu'ils ne pourraient pas gagner sur le terrain et ils sont passés sur le mode de la terreur aveugle, c'est-à-dire attentat-suicide." Le chef des armées et la plus haute autorité militaire du pays disposent sans doute d'informations qu'ils ne partagent pas, sur la nature des combats en Afghanistan.</p>
<p>Tactiques inhabituelles</p>
<p>Mais les forces de la coalition doivent affronter des insurgés aux stratégies sans doute disparates, et poursuivant la mise en danger des forces occidentales. Rappelons que les Français ont perdu 21 soldats en Afghanistan pour la seule année 2011, et 74 au total. Ils doivent affronter des tactiques inhabituelles, dont il est très difficile de se protéger, comme les attentats-suicides. Sauf que les derniers décès français ne sont pas seulement à mettre au compte d'opérations kamikazes, mais bien d'opérations de guerre "classique".</p>
<p>Les insurgés conduisent aussi actuellement des opérations élaborées, voire combinées, illustrant moins leur prétendu "désespoir" qu'une agressivité tactique croissante. Le 6 août dernier, ils abattaient un hélicoptère Chinook en tuant ses 38 occupants, dont 31 membres des forces spéciales américaines et 7 Afghans. Il n'est pas impossible que ces troupes d'élite aient en fait été attirées dans un piège.</p>
<p>Attaque meurtrière</p>
<p>Le mois dernier, c'est le demi-frère du président Karzai qui était assassiné. Dimanche, le gouverneur Abdul Basir Salangi, de la province de Parwan à 55 km au nord de Kaboul, a subi une attaque mêlant une phase de combat conventionnel à une opération-suicide. Cet ancien lieutenant d'Ahmed Shah Massoud, le "Lion du Panshir", est un homme en vue. Il avait réuni son entourage pour étudier les mesures à prendre dans sa province, que les troupes de l'Isaf doivent quitter en septembre pour en transférer la sécurité aux forces afghanes.</p>
<p>Alors que Salangi - qui avait été préalablement informé de l'imminence d'une attaque - tenait une réunion avec ses collaborateurs, un véhicule-suicide s'est jeté sur le portail de son "compound". Un assaillant a ensuite tiré avec un lance-grenade contre le poste de police situé en face et cinq autres sont ensuite entrés dans le bâtiment. Les combats ont duré une heure, et les insurgés sont morts, non sans avoir fait sauter, à l'issue des combats, les explosifs qu'ils portaient sur eux. Mais le bilan en face s'élève à 22 tués et 34 blessés, dont 10 policiers. Les assaillants ont-ils fait preuve de leur découragement ou de leur détermination ?</p>
<p>Avenir en préparation</p>
<p>Tout indique que ce basculement vers le "désespoir" que croient discerner les militaires conseillant la présidence est une illusion. Les insurgés répartis en différentes composantes, cherchant toutes à tirer les marrons du feu, sont de plus en plus actifs à mesure que le désengagement de l'Isaf se prépare.</p>
<p>Les Français commenceront, pour leur part, à confier en octobre à l'armée et à la police afghanes la sécurité de la province de Surobi dont ils ont la charge. Dans ce contexte, les insurgés, qu'il s'agisse des talibans ou des troupes des chefs de guerre et autres narcotrafiquants, préparent l'avenir, occupent des positions militaires, démontrent leurs capacités offensives et prennent date. Le gouvernement afghan se trouve dans un état de déliquescence avancé et ceux qui lui succéderont mènent le combat sur le terrain. Ils ont compris que le pouvoir est au bout du fusil et des bombes.</p></div>
Développement du terrorisme ou sous-produit de la crise du capitalisme ?
https://www.matierevolution.org/spip.php?article1613
https://www.matierevolution.org/spip.php?article16132010-09-02T09:24:16Ztext/htmlfrRobert ParisCrise CrisisFascismeCapitalisme
<p>Le terrorisme n'est pas un adversaire extérieur à la domination de la bourgeoisie mais le produit, dans des conditions instables, de la politique de la grande et de la petite bourgeoisie comme de la bourgeoisie impérialiste. <br class='autobr' />
Le terrorisme, c'est un thème abordé tous les jours dans les média dans le sens où les gouvernants affirment que les peuples sont attaqués par des relativement petits groupes de bandits qui ne sont pas des armées d'états et qui voudraient démolir le « monde libre » qui (…)</p>
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<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot47" rel="tag">Crise Crisis</a>,
<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot136" rel="tag">Fascisme</a>,
<a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot277" rel="tag">Capitalisme</a>
<div class='rss_texte'><h2 class="spip">Le terrorisme n'est pas un adversaire extérieur à la domination de la bourgeoisie mais le produit, dans des conditions instables, de la politique de la grande et de la petite bourgeoisie comme de la bourgeoisie impérialiste.</h2>
<p>Le terrorisme, c'est un thème abordé tous les jours dans les média dans le sens où les gouvernants affirment que les peuples sont attaqués par des relativement petits groupes de bandits qui ne sont pas des armées d'états et qui voudraient démolir le « monde libre » qui serait le nôtre. Il s'agit bien entendu d'Al Qaida et autres groupes comme le Hamas ou le Hezbollah, du moins dans l'interprétation de la situation mondiale donnée par l'impérialisme qui n'est évidemment pas la nôtre.</p>
<p>L'autre point de vue consiste à penser que le développement de ce terrorisme (et aussi du contre-terrorisme d'Etat où de la terreur contre les peuples justifiée par la soi-disant lutte contre les groupes armés) est une manière pour les classes dirigeantes de gérer un monde instable.</p>
<p>Et c'est aussi cette instabilité et cette crise de la domination capitaliste sur le monde qui explique que de telles forces utilisant le terrorisme soient apparues et aient trouvé un terreau pour se développer ainsi que des idéologies pour les créditer. C'est un témoignage de la chute des illusions sur le développement démocratique du capitalisme dans certains milieux sociaux et dans certains pays. En même temps, ce développement est le produit de l'offensive idéologique des classes dirigeantes du monde contre la perspective offerte face à la crise de la société bourgeoise par les forces prolétariennes internationales.</p>
<p>Mais, tout d'abord, qu'en est-il de la menace représentée par Al Qaïda ? Il convient de constater que l'on assiste là à une explication unique de mouvements qui se déroulent dans le monde entier et qui n'ont pas nécessairement de rapport. Ainsi, parle d'Al Qaïda à propos de la guerre d'Irak est un contresens volontaire des classes dirigeantes américaines et européennes. D'autre part, s'il y a un terrorisme (et surtout un contre-terrorisme) dans la région du Caucase (Tchétchénie notamment) et le même phénomène au Xin Kiang, avec en face la Russie dans un cas et la Chine dans l'autre, cela n'a bie netendu rien à voir avec Al Qaïda. Personne ne le prétend. Par contre ces deux puissances affirment que leur intervention fait partie de la lutte mondiale contre le terrorisme, un bon prétexte pour écraser des peuples.</p>
<p>Il est à remarquer que les gouvernants et la presse accuse souvent les révolutionnaires de manichéisme et de développement d'une "thèse du complot", alors que ce sont les mêmes qui ont diffusé la thèse du complot d'Al-Qaïda au Moyen Orient, en Extrême orient, au Maghreb et en Afrique... L'explication qui en est donnée est quasi exclusivement idéologique : une prétendue dérive de l'Islam.</p>
<p>Comme par hard, ce nouvel "ennemi numéro un" du "monde libre" est apparu juste au moment où l'impérialisme a choisi d'en finir avec la politique de division en deux blocs, est et ouest, que l'on a appelé "chute du mur de Berlin". Il fallait donc édifier un nouveau mur, inventer une nouvelle division afin de camoufler la montée des tensions sociales liées à la crise du capitalisme, pour cacher la lutte des classes et les perspectives prolétariennes. Cela a été fait avec un certain succès...</p>
<p>Il faut rappeler à quel point le mythe d'un stalinisme conquérant combattant le capitalisme s'est avéré un mensonge et un épouvantail à moineaux... Et comme il a été facile à l'impérialisme de tourner la page sans résistance, dès qu'elle l'a voulu. On remarquera aussi à quel point la domination du parti unique stalinien maintenue en Chine ne gène nullement l'impérialisme qui lui reconnait une grande capacité à tromper et à combattre les masses ouvrières chinoises et qui ne rechigne nullement à y développer un nouvel impérialisme, du moment que cela donne au système un ballon d'oxygène momentané. Il faut aussi remarquer que la Chine était le pays du monde stalinien qui s'est davantage retrouvé en guerre avec les USA (guerre de Corée) et pourtant la Chine a choisi, à la fin de la guerre américaine au Vietnam de prendre le relais des USA contre les vietnamiens, peu avant d'être reconnue par les USA et voir commencer l'ère idyllique de relations avec le monde impérialiste.</p>
<p>Nous ne savons pas d'où est sortie le groupe qui a envoyé ses avions sur le world trade center en 2001. Mais il est certain que les USA n'avaient pas attendu cette attaque pour mener une guerre en Irak et pour penser qu'il fallait cela pour unir le fameux monde libre... au nom cette fois de la défense du Koweït. la deuxième attaque contre l'Irak allait, cette fois, prendre pour prétexte Al-Qaïda. Deux guerres qui se complétaient et suivaient avec des prétextes divers... Les mensonges sont d'ailleurs grossiers en la matière puisque tout le monde reconnait aujourd'hui que Saddam Hussein n'avait rien à voir avec Al-Qaïda et que les USA n'avaient pas un besoin irrépressible de renverser son régime.</p>
<p>Par contre, cette deuxième guerre d'Irak organisée par les USA a alimenté le terrorisme dans des proportions phénoménales et lui a donné aussi son crédit de soi-disant force anti-impérialiste. Ce n'est pas une erreur ou un crime du seul Bush, mais une politique de l'impérialisme. L'échec en Irak qui vient d'être reconnu à mots couverts par Obama ne signifie nullement un changement de politique de l'impérialisme US. Non seulement le retrait militaire américain est factice mais les USA renforcent leur offensive en Afghanistan. Obama utilise exactement les mêmes prétextes que Bush malgré une opposition publique américaine croissante.</p>
<p>Avant d'examiner l'histoire et la signification du "terrorisme islamiste", il convient de rappeler ce qu'est le terrorisme impérialiste et celui, plus généralement, des classes bourgeoises. Car les peuples ont davantage été victimes des forces classiques des Etats, et particulièrement des grandes puissances, que des forces particulières de groupes non étatiques exerçant le terrorisme.</p>
<p> Des peuples entiers ont en effet subi le terrorisme d'état : Irak, Afghanistan, Guatemala, Indonésie, Yougoslavie, Sri Lanka, Algérie, Rwanda, Tchétchénie, etc...</p>
<p> L'islamisme radical n'en a pas toujours été le prétexte puisque ce n'est pas la religion du Guatemala ni de la Colombie. Par contre, les Etats, pour faire un bain de sang dans la population, se sont toujours cachés derrière une position soi-disant défensive : ils étaient prétendument attaqués par des forces armées terroristes.</p>
<p>Les exemples de l'Algérie, de la Yougoslavie ou du Rwanda montre à quel point il s'agit bien d'un prétexte pour s'attaquer à un peuple travailleur qui apparaît comme une menace sociale dangereuse pour les classes dirigeantes</p>
<h2 class="spip"><a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1539" class="spip_out" rel="external">La suite ...</a></h2></div>