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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;
Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.fr/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quand des CRS, en 1947, faisaient gr&#232;ve.</title>
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		<dc:date>2020-12-12T23:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>1943-1947</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;centes violences polici&#232;res rendent d'actualit&#233; la question de l'Etat en g&#233;n&#233;ral et de sa police en particulier. Une police qui respecterait la devise de la R&#233;publique fran&#231;aise : &#171; Libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233; &#187; est-elle possible ? Pour les militants conscients du mouvement ouvrier qui ont assimil&#233; l'ABC du marxisme, la r&#233;ponse est bien s&#251;r non, il suffit de lire et relire L'Etat et la r&#233;volution de L&#233;nine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pour ceux qui s'&#233;veillent &#224; la politique suite aux &#233;v&#233;nements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique184" rel="directory"&gt;Syst&#232;me nerveux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot129" rel="tag"&gt;1943-1947&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;centes violences polici&#232;res rendent d'actualit&#233; la question de l'Etat en g&#233;n&#233;ral et de sa police en particulier. Une police qui respecterait la devise de la R&#233;publique fran&#231;aise : &#171; Libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233; &#187; est-elle possible ? Pour les militants conscients du mouvement ouvrier qui ont assimil&#233; l'ABC du marxisme, la r&#233;ponse est bien s&#251;r non, il suffit de lire et relire &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er00t.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Etat et la r&#233;volution&lt;/a&gt; de L&#233;nine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour ceux qui s'&#233;veillent &#224; la politique suite aux &#233;v&#233;nements r&#233;cents, qui croient encore, ou se demandent s'il faut encore croire, en la R&#233;publique fran&#231;aise et n'ont pas fait le pas consistant &#224; comprendre la nature bourgeoise de cette R&#233;publique, un &#233;pisode &#224; m&#233;diter est la reconstruction de la police &#224; la &#034;Lib&#233;ration&#034; en 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les policiers avaient alors le droit de gr&#232;ve et des CRS soutinrent ouvertement les ouvriers lors des gr&#232;ves quasi insurrectionnelles de 1947-1948. Les nombreuses compagnies de CRS qui eurent cette attitude furent dissoutes par le socialiste Jules Moch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : une police, ou simplement une fraction au sein de la police, qui soit &#034;exemplaire&#034; est incompatible avec la nature bourgeoise de l'Etat m&#234;me r&#233;publicain. C'est la gauche &#034;progressiste&#034;, en fait anti-ouvri&#232;re, celle de Jules Moch de la SFIO, qui a amput&#233; la police fran&#231;aise de l'aile &#034;progressiste&#034; qui s'&#233;tait form&#233;e dans la R&#233;sistance. Encore une illustration du fait que la lutte n'avait pas lieu entre des progressistes et des r&#233;actionnaires, mais entre la classe ouvri&#232;re et la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une encyclop&#233;die consacr&#233;e &#224; la police, pr&#233;fac&#233;e par des r&#233;actionnaires pro-police N. Sarkozy et D. de Villepin, relate cet &#233;pisode.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14777 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L195xH293/police-4998c.jpg?1779682259' width='195' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... D&#232;s la fin de l'ann&#233;e 1944 s'opposent deux visions des forces de l'ordre. D'une part le courant socialiste et gaulliste con&#231;oit les forces du maintien de l'ordre comme des instruments de d&#233;fense de la R&#233;publique, dont l'usage doit &#234;tre strictement encadr&#233; et qui, pour ce faire, sont soumises au contr&#244;le du gouvernement et &#224; celui de la hi&#233;rarchie administrative qu'il a nomm&#233;e. Vis-&#224;-vis des forces de police existant en 1939 ou cr&#233;es par le r&#233;gime de Vichy (comme les groupes mobiles de r&#233;serve, ou GMR), l'objectif est de les ins&#233;rer ou de les r&#233;ins&#233;rer dans l'ordre r&#233;publicain. C'est le sens profond de l'&#233;puration, dont l'objectif est double par le fait m&#234;me qu'il s'agit d'un tri : d'une part on se s&#233;pare des individus dont les actes sont condamnables, d'autre part cette purification sert &#224; r&#233;ins&#233;rer dans la R&#233;publique cette institution ainsi &#233;pur&#233;e. Cela veut dire concr&#232;tement que la police, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; mise par Bousquet au service des occupants, retrouvera ses fonctions ant&#233;rieures, au service de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, jusqu'en 1947-1948, existe une vision des forces de l'ordre bien plus engag&#233;e. Les groupes militaro-policiers cr&#233;&#233;s par le mouvement communiste (FTP, milices patriotiques, forces r&#233;publicaines de s&#233;curit&#233;) ont cherch&#233; non seulement &#224; lib&#233;rer les territoires sur lesquels ils ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, mais aussi &#224; y installer un pouvoir &#171; populaire &#187; qui appuiera les comit&#233;s d&#233;partementaux de lib&#233;ration (CDL), afin d'instaurer un pouvoir r&#233;volutionnaire. Leur action va &#224; l'encontre des actions classiques de forces charg&#233;es du maintien de l'ordre : ainsi, l'article 14 du statut des milices patriotiques indique-t-il qu'&#171; en cas de gr&#232;ves les milices patriotiques s'efforceront d'assurer la d&#233;fense des ouvriers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit entre les deux visions de la police est patent lorsqu'on lit la circulaire aux pr&#233;fets de Jules Moch, ministre de l'Int&#233;rieur, du 24 novembre 1947. : &#171; Vous devez en premier lieu faire respecter en toutes circonstances la libert&#233; du travail. Le droit de gr&#232;ve est inscrit dans la Constitution. Mais il ne s'identifie pas avec le droit d'occuper les lieux du travail et encore moins d'emp&#234;cher de travailler ceux qui ne veulent pas faire gr&#232;ve. Le droit de gr&#232;ve, c'est pour les travailleurs le droit de cesser le travail sans encourir de sanctions p&#233;nales ou administratives. Ceux qui d&#233;tournent de son sens v&#233;ritable ce droit portent une atteinte aux institutions r&#233;publicaines et mettent en cause l'autorit&#233; de l'Etat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, la p&#233;riode 1946-1948 verra l'affrontement de ces deux visions, au travers des conflits sociaux tr&#232;s durs de 1947 et surtout de 1948. La gestion politique de ce conflit explique la g&#233;n&#232;se particuli&#232;re des CRS (Compagnies r&#233;publicaines de s&#233;curit&#233;), cr&#233;&#233;es par le d&#233;cret du 9 d&#233;cembre 1944, le m&#234;me jour que le d&#233;cret qui dissout les GMR. De fait, les CRS sont au d&#233;part une force mixte qui regroupe d'anciens membres des GMR amalgam&#233;s avec des forces issues des mouvement de r&#233;sistance d'ob&#233;dience communiste, porteurs d'une id&#233;ologie r&#233;volutionnaire. Il r&#233;sulte de cet amalgame que les CRS contiennent une proportion non n&#233;gligeable de militants communistes, dont l'action et l'id&#233;ologie sont v&#233;ritablement diff&#233;rentes de celles de la hi&#233;rarchie qui les commande. A Marseille et dans le Sud, certaines CRS sont compos&#233;es &#224; parts &#233;gales d'anciens FFI ou FTP et d'anciens GMR. Les gouvernements qui se succ&#232;dent tentent &#224; la fois de r&#233;aliser un compromis et surtout d'imposer une discipline et une hi&#233;rarchie qui permette un usage non r&#233;volutionnaire de telles forces. Mais le conflit n'est pas loin, et finit par &#233;clater, le 12 novembre 1947, lorsque des &#233;meutiers envahissent, &#224; Marseille, le palais de justice et l'h&#244;tel de ville, sans que les compagnies de CRS pr&#233;sentes aient un minimum lutt&#233; contre ce mouvement. Le gouvernement, par une des lois &#171; de d&#233;fense de la R&#233;publique &#187; du 27 d&#233;cembre 1947, sera autoris&#233; &#224; dissoudre onze des soixante cinq compagnies de CRS existantes. Le d&#233;cret du 26 mars 1948 r&#233;organisa les CRS ainsi amput&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statut sp&#233;cial des forces de police traduit le triomphe de la conception &#171; r&#233;publicaine &#187; de la police&#8212;incarn&#233;e par Jules Moch&#8212;sur la conception &#171; r&#233;volutionnaire &#187; incarn&#233;e par Raymond Aubrac, commissaire de la R&#233;publique &#224; Marseille en 1947.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Jules Moch pr&#233;sente le projet de loi relative au statut sp&#233;cial des personnels de police, vot&#233; le 28 septembre 1948, il a deux objectifs. Les premier est de &#171; restaurer l'autorit&#233; de l'Etat &#187; en lui donnant une police r&#233;publicaine sur laquelle il puisse s'appuyer. L'autre objectif est de fixer les conditions de travail de ces fonctionnaires sp&#233;cifiques que sont les policiers, d'o&#249; des droits et des devoirs particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 2 accorde aux policiers la libert&#233; de se syndiquer mais leur refuse le droit de gr&#232;ve. Cette libert&#233; syndicale &#233;tait en d&#233;bat depuis la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, lorsque plusieurs &#171; amicales &#187; s'&#233;taient fond&#233;es. La loi de 1948 est v&#233;ritablement la victoire de ce mouvement syndical qui n'&#233;tait en 1939 que partiellement reconnu et dont les pr&#233;fets de police pour la plupart n'avaient pas voulu reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233;. Paradoxalement, cette libert&#233; syndicale fut bien moins discut&#233;e que l'octroi ou le refus du droit de gr&#232;ve, alors que ses cons&#233;quences furent d&#233;terminantes pour le &#171; monde &#187; policier. En effet, la syndicalisation du corps policier se fera rapidement et d&#233;sormais, dans le concret, le syndicat fera partie int&#233;grante de la carri&#232;re et de la vie professionnelle. On ajoutera que cette libert&#233; syndicale s&#233;pare d&#233;finitivement la police de la gendarmerie : cette arme en effet ne dispose pas de ce droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au droit de gr&#232;ve, on comprend fort bien pourquoi il ne fut pas accord&#233; en 1948. Dans l'esprit du l&#233;gislateur de l'&#233;poque, qui prend en compte la situation politique quasi insurrectionnelle du moment, il est impensable que la police se voie octroyer le droit de gr&#232;ve. En effet le droit de gr&#232;ve para&#238;t incompatible avec la subordination qui est le fondement de l'activit&#233; de la police. A cet &#233;gard, il convient de souligner le r&#244;le d&#233;terminant qu'a jou&#233; la journ&#233;e d'action du 14 f&#233;vrier 1947 sur l'&#233;volution de l'&#233;tat d'esprit des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque les syndicats de policiers sont r&#233;unis au sein de la FPFUF affili&#233;e &#224; la CGT unifi&#233;e&#8212;d'avant la scission et la cr&#233;ation de la CGT-FO. Les forces de l'ordre en g&#233;n&#233;ral, qui disposent du droit de gr&#232;ve, participent activement &#224; cette journ&#233;e de revendication, centr&#233;e essentiellement sur les questions de rattrapage des salaires (c'est la th&#233;matique de la &#171; vie ch&#232;re &#187;, typique de l'&#233;poque). Cette pr&#233;sence des policiers dans la gr&#232;ve&#8212;notamment des CRS&#8212;d&#233;montra au gouvernement qu'elle pourrait &#234;tre la force d'un mouvement d'opposition (&#224; l'&#233;poque r&#233;volutionnaire) qui s'assurerait la neutralit&#233;, voire le concours, de ces forces. A partir de cette date, les ministres de l'int&#233;rieur successifs s'attachent &#224; limiter le droit de gr&#232;ve des CRS, puis &#233;tendent cette contrainte &#224; l'ensemble de la police. d&#232;s lors cette loi eut pour cons&#233;quence d'engager le corps policier dans un type d'action syndicale bien particulier. Les policiers ne prendront pas part aux grandes journ&#233;es de gr&#232;ve organis&#233;es par les centrales syndicales. Mais ils n'en seront pas pour autant d&#233;pourvus de moyens d'action. L'action et la pression syndicale se font constamment sentir dans la gestion du corps par le biais des commissions paritaires et des comit&#233;s techniques paritaires institu&#233;s entre 1948 et 1955. ... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Histoire et dictionnaire de la Police. Du Moyen &#226;ge &#224; nos jours&lt;/i&gt;. Chapitre XIII (1946-1966) par Claude CHARLOT)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;veloppement et &#233;volution du syst&#232;me nerveux</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6877</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article6877</guid>
		<dc:date>2020-07-10T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;veloppement et &#233;volution du syst&#232;me nerveux &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Alexandre Minkowski &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Alain Proschiantz &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Pascal Legendre et Andr&#233; Dautigny &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Kazuro-Broutin B. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par universit&#233; de Li&#232;ge &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Nicole Le Douarin &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire encore &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire toujours &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire enfin &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour conclure&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique184" rel="directory"&gt;Syst&#232;me nerveux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;veloppement et &#233;volution du syst&#232;me nerveux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/cerimes/le_developpement_du_systeme_nerveux_central_de_la_periode_foetale_au_terme.42911&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par Alexandre Minkowski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/developpement_et_evolution_du_systeme_nerveux.903&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par Alain Proschiantz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/biotv/l_electrophysiologie_moleculaire.1543&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par Pascal Legendre et Andr&#233; Dautigny&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/canal_u_medecine/autour_de_jean_pierre.2448&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par Kazuro-Broutin B.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=mLTtjbHBP1g&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par universit&#233; de Li&#232;ge&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=gqqD3cJoy04&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par Nicole Le Douarin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1521&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1194&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire toujours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5420&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire enfin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=RUo-BAAAQBAJ&amp;pg=PT24&amp;dq=D%C3%A9veloppement+et+%C3%A9volution+du+syst%C3%A8me+nerveux&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjqmqDEkI3oAhWMHxQKHZV-ADIQ6AEIdzAJ#v=onepage&amp;q=D%C3%A9veloppement%20et%20%C3%A9volution%20du%20syst%C3%A8me%20nerveux&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour conclure&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le chaos du coeur</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6840</link>
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		<dc:date>2020-06-11T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>
		<dc:subject>Attracteur &#233;trange</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;gularit&#233;, c'est la maladie et le chaos, c'est la sant&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le chaos n'est pas synonyme du d&#233;sordre, c'est une dialectique tr&#232;s fine de l'ordre et du d&#233;sordre imbriqu&#233;s et un ordre tr&#232;s difficile &#224; percevoir et &#224; distinguer du d&#233;sordre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est aussi difficile &#224; distinguer de l'ordre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est m&#234;me une r&#233;p&#233;tition p&#233;riodique du m&#234;me message... Mais ce n'est nullement le cas. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'ordre le plus solide car c'est l'ordre int&#233;grant des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique102" rel="directory"&gt;Le coeur, ou l'&#233;mergence de rythmes issus du d&#233;sordre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Attracteur &#233;trange&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_14018 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L218xH218/-2493-a8b9f-7117f.jpg?1779681265' width='218' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;gularit&#233;, c'est la maladie et le chaos, c'est la sant&#233; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le chaos n'est pas synonyme du d&#233;sordre, c'est une dialectique tr&#232;s fine de l'ordre et du d&#233;sordre imbriqu&#233;s et un ordre tr&#232;s difficile &#224; percevoir et &#224; distinguer du d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi difficile &#224; distinguer de l'ordre. Au premier abord, on pourrait croire que c'est m&#234;me une r&#233;p&#233;tition p&#233;riodique du m&#234;me message... Mais ce n'est nullement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'ordre le plus solide car c'est l'ordre int&#233;grant des d&#233;sordres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rythme cardiaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233;es par la th&#233;orie du chaos, de nombreuses &#233;tudes se sont pench&#233;es sur les &#233;ventuelles caract&#233;ristiques chaotiques du rythme cardiaque, tel qu'on l'observe par &#233;lectrocardiogramme. On a compar&#233; les r&#233;sultats obtenus chez des sujets sains avec ceux de sujets atteints de pathologies cardiaques. La conclusion (il y faudrait bien s&#251;r plus de nuances) est que le rythme cardiaque sain pr&#233;sente une composante chaotique alors que les rythmes tr&#232;s r&#233;guliers sont associ&#233;s &#224; des pathologies. L'explication vient de ce qu'un rythme cardiaque exactement p&#233;riodique serait peu robuste : la moindre perturbation entra&#238;nerait une d&#233;synchronisation entre le rythme cardiaque et le rythme respiratoire. Qu'en est-il pour un r&#233;gime chaotique ? La sensibilit&#233; aux conditions initiales des syst&#232;mes chaotiques, responsable de leur impr&#233;dictibilit&#233; &#224; long terme, peut aussi appara&#238;tre comme un avantage exploitable au sens o&#249; une tr&#232;s faible influence ext&#233;rieure peut suffire &#224; modifier qualitativement le comportement. Cette constatation a men&#233; &#224; l'id&#233;e du contr&#244;le d'une dynamique chaotique &#224; l'aide de perturbations ext&#233;rieures soigneusement choisies. Dans les syst&#232;mes vivants, les m&#233;canismes de r&#233;gulation r&#233;alisant ce contr&#244;le ont pu se mettre en place au cours de l'&#233;volution, par s&#233;lection naturelle. Il semble donc que le rythme cardiaque illustre cette possibilit&#233; de stabiliser un r&#233;gime chaotique sur une trajectoire approximativement p&#233;riodique, tout en gardant &#171; en r&#233;serve &#187; toute la sensibilit&#233; et la richesse de la dynamique chaotique pour mieux r&#233;agir aux perturbations et s'adapter plus rapidement aux changements ext&#233;rieurs. La diminution du caract&#232;re chaotique du rythme cardiaque est ainsi un signe clinique inqui&#233;tant, indiquant un risque de moindre adaptabilit&#233; et de moindre robustesse. Cependant, on voit l&#224; un exemple des nuances &#224; apporter quand on parle de chaos en biologie : ce seront souvent des versions plus sophistiqu&#233;es ou hybrides de dynamiques chaotiques qui seront rencontr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chaos+d%C3%A9terministe+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que que le chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chaos d&#233;terministe du rythme du coeur
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comment le chaos peut-il envahir un organe comme le coeur ? Pourquoi un rythme qui a &#233;t&#233; r&#233;gulier pendant une vie enti&#232;re, soit plus de 2 milliards de cycles ininterrompus, se d&#233;traque-t-il soudain pour s'engager dans une fr&#233;n&#233;sie incontr&#244;l&#233;e, puis fatale ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au MIT, le physicien et cardiologue Richard COHEN a r&#233;alis&#233; sur ordinateur une simulation des rythmes cardiaques et d&#233;couvert que le doublement de p&#233;riode est la cl&#233; de l'apparition d'une crise cardiaque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un coeur normal, des impulsions &#233;lectriques se r&#233;pandent de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re dans les fibres musculaires qui forcent le ventricule du coeur &#224; se contracter et &#224; pomper le sang. Une fois contract&#233;es, les fibres musculaires sont insensibles aux signaux &#233;lectriques. Les m&#233;decins qualifient cette p&#233;riode de r&#233;fractaire. Selon la th&#233;orie, ce sont les variations de la p&#233;riode r&#233;fractaire d'une zone du ventricule du coeur &#224; une autre qui sont la cause de la fibrillation, de la contraction spasmodique d'une crise cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;prouver cette th&#233;orie, Cohen et son &#233;quipe ont fait varier les p&#233;riodes r&#233;fractaires de leur mod&#232;le et d&#233;couvert que les troubles commen&#231;aient lorsqu'un groupe de fibres musculaires du coeur avait une p&#233;riode r&#233;fractaire plus longue que l'intervalle entre les battements. A cause de leur p&#233;riode r&#233;fractaire, ces fibres cardiaques asynchrones pouvaient &#234;tre stimul&#233;es de mani&#232;re &#224; ne se contracter qu'un battement sur deux. De ce fait, des impulsions &#233;lectriques provenant du coeur contract&#233; se brisaient de part et d'autre de ces fibres d&#233;phas&#233;es telle l'eau contournant une pierre et g&#233;n&#233;rant de la turbulence. En augmentant l&#233;g&#232;rement les p&#233;riodes r&#233;fractaires de quelques fibres, il &#233;tait possible d'amener le coeur &#224; avoir un comportement de doublement de p&#233;riode jusqu'&#224; ce que, au-del&#224; d'une valeur critique de p&#233;riode r&#233;fractaire, le muscle cardiaque entre dans le chaos le plus total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'universit&#233; McGill de Montr&#233;al, le physiologiste L&#233;on GLASS, a utilis&#233; un groupe de cellules de coeur de poulet battant spontan&#233;ment qu'il a stimul&#233; de mani&#232;re p&#233;riodique en leur appliquant un choc &#233;lectrique r&#233;gulier. Le r&#233;sultat obtenu a &#233;t&#233; un doublement continu de la p&#233;riode entre battements r&#233;guliers jusqu'&#224; atteindre le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;riences sugg&#232;rent que la fibrillation dans un corps humain peut &#234;tre provoqu&#233;e par l'apparition de foyers anormaux secondaires &#224; l'int&#233;rieur du corps, lesquels donnent des impulsions qui entrent en conflit avec le rythme propre au muscle cardiaque. L'interaction entre ces impulsions secondaires et le rythme principal met le coeur dans un &#233;tat chaotique qui entra&#238;ne la fibrillation. Celle-ci est donc une maladie &#034;dynamique&#034;. Elle survient parce que le coeur est un syst&#232;me qui &#224; partir d'un battement normal, peut cesser de battre ou battre de mani&#232;re nouvelle et impr&#233;vue. La fibrillation est une forme de chaos stable, qui ne dispara&#238;t pas de lui-m&#234;me. Seule une d&#233;charge &#233;lectrique produite par un appareil de d&#233;fribrillation &#224; travers le thorax du patient peut ramener le coeur &#224; son &#233;tat normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains physiologues pensent qu'une certaine dose de chaos est n&#233;cessaire au bon fonctionnement du corps. Ainsi des chercheurs tentent de mettre au point une application &#034;chaotique&#034; qui pourrait soulager les &#233;pileptiques. Chez ces derniers, les crises sont apparemment li&#233;es &#224; de grands &#034;pics&#034; &#233;lectriques dans le cerveau, comme si un grand nombre de neurones se d&#233;chargeaient en m&#234;me temps. En &#233;vitant ces &#034;pics&#034;, c'est &#224; dire en imprimant aux neurones un comportement plus chaotique et al&#233;atoire, on pourrait peut-&#234;tre supprimer ces crises. L'id&#233;e est de &#034;chatouiller&#034; le cerveau en lui appliquant de petites impulsions &#233;lectriques de fa&#231;on &#224; d&#233;clencher un comportement plus chaotique des neurones. Le chaos remplirait alors paradoxalement une fonction de r&#233;gulation et de &#171; contr&#244;le ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'ouvrage de James Gleick &#034;La Th&#233;orie du Chaos&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1914, chercheur &#224; l'universit&#233; Mac Gill de Montr&#233;al, Georges Mines con&#231;oit un appareil capable d'envoyer dans le c&#339;ur de petites impulsions &#233;lectriques bien r&#233;gl&#233;es. On le retrouvera atteint par une crise cardiaque due au fait qu'il a essay&#233; sur lui-m&#234;me son appareil. Mais ce qui en r&#233;sulte de mani&#232;re certaine, c'est qu'une petite impulsion peut entra&#238;ner un grand effet puisque le c&#339;ur s'arr&#234;te. Dans le cas de Mines, un petit choc a entra&#238;n&#233; une fibrillation. C'est une maladie cardiaque grave puisqu'elle entra&#238;ne la mort et les cardiologues peinent &#224; la combattre. Bien s&#251;r, Mines ne jouait pas &#224; s'&#233;lectrocuter. Sa grande id&#233;e et qu'il a d&#233;velopp&#233; th&#233;oriquement &#233;tait que si une petite impulsion peut d&#233;traquer le m&#233;canisme cardiaque, une autre peut le r&#233;tablir. Sur les pas de Mines, soixante ans plus tard, des centaines de chercheurs vont &#233;tudier le petit choc &#233;lectrique permettant d'entra&#238;ner une d&#233;fibrillation, c'est-&#224;-dire de ramener le c&#339;ur par un choc brutal &#224; l'&#233;quilibre. L'&#233;tape suivante, c'est un mod&#232;le math&#233;matique du battement cardiaque. Ce sont les chercheurs Van der Pol et Van der Mark qui le trouvent en 1920. Il y a un petit point auquel personne ne pr&#234;tera attention &#224; l'&#233;poque : leur mod&#232;le entra&#238;ne le chaos &#224; certains moments. Dans les ann&#233;es 70, Bernardo Huberman travaille &#224; l'universit&#233; Santa Cruz qui &#233;tait le plus r&#233;cent campus du complexe de l'universit&#233; de Californie et un v&#233;ritable laboratoire d'id&#233;es pour physiciens anticonformistes et brillants qui ont fait le succ&#232;s technique des grandes soci&#233;t&#233;s comme Bell Telephone et IBM. Dans ses travaux sur le mouvement oculaire des schizophr&#232;nes, Huberman d&#233;veloppe la premi&#232;re &#233;tude importante sur le chaos en physiologie. C'est &#224; lui que l'on doit l'id&#233;e que &#171; le chaos c'est la sant&#233;. &#187; Ses travaux sont repris par Arnold Mandell psychiatre et dynamicien de San Diego, qui non seulement prit la d&#233;fense d'Huberman mais montra en 1977 que certaines enzymes du cerveau avaient un comportement explicable seulement par le chaos et il en d&#233;duisit qu'il ne fallait pas rejeter les math&#233;matiques non lin&#233;aires. Le principal th&#233;oricien du chaos cardiaque sera L&#233;on Glass, encore un chercheur de l'universit&#233; Mac Gill de Montr&#233;al. Glass va s'int&#233;resser aux nombres et &#224; leurs irr&#233;gularit&#233;s puis il travaille &#224; la Harvard Medical School. En 1981, il r&#233;sume dans la revue am&#233;ricaine &#171; Science &#187; ses travaux sur les agr&#233;gats de cellules cardiaques pr&#233;lev&#233;s sur des embryons de poulets &#226;g&#233;s d'une semaine. Plac&#233;s dans une coupelle puis agit&#233;s, ces agr&#233;gats trouvent spontan&#233;ment une pulsation commune sans intervention d'une vibration ext&#233;rieure. Puis il introduit une micro &#233;lectrode dans l'une des cellules et fait ainsi appara&#238;tre de nombreuses fr&#233;quences dans les agr&#233;gats. Il met ainsi en &#233;vidence un d&#233;doublement de p&#233;riode, ph&#233;nom&#232;ne caract&#233;ristique de la formation du chaos. L&#233;on Glass a montr&#233; que lorsque l'on perturbe m&#234;me de mani&#232;re p&#233;riodique des oscillateurs biologiques, on obtient du chaos. Cela signifie que le message qui commande ces ph&#233;nom&#232;nes est en fait chaotique et peut se traduire dans un grand nombre d'oscillations p&#233;riodiques avec des p&#233;riodes vari&#233;es. Un autre grand nom du chaos cardiaque est Arthur Winfree, biologiste th&#233;oricien qui commen&#231;a par &#233;tudier les horloges biologiques avant de se tourner vers les rythmes cardiaques. En 1983, Winfree &#233;tudie la fibrillation &#224; l'aide de la th&#233;orie du chaos et publie un article dans la revue &#171; Scientific American &#187;. C'est Raymond Ideker, du Duke University Medical Center, qui devait tenter exp&#233;rimentalement d'appliquer les id&#233;es de Winfree deux ans plus tard. Il a mis au point des dispositifs &#233;lectriques pour bloquer la fibrillation. En m&#234;me temps, Richard Cohen, cardiologue et physicien, dans une &#233;tude de sciences m&#233;dicales conjointe au MIT et &#224; Harvard, va montrer dans le m&#233;canisme cardiaque un spectre de d&#233;doublement de p&#233;riode lors d'exp&#233;riences sur des chiens, or on sait que c'est ce d&#233;doublement de p&#233;riode qui reproduit plusieurs fois est un chemin de la p&#233;riodicit&#233; vers le chaos. Ary Goldberger, codirecteur du laboratoire des arythmies cardiaques de l'h&#244;pital Beth Isra&#235;l de Boston, a &#233;tudi&#233; les bifurcations brutales dans le comportement cardiaque et ainsi mis en &#233;vidence que les mod&#232;les de type classique c'est-&#224;-dire lin&#233;aires ne pouvaient en rendre compte. C'est lui qui a mis en relations physiologistes et math&#233;maticiens pour les amener &#224; agir dans l'interdisciplinarit&#233;, ce que les uns et les autres &#233;taient r&#233;ticents &#224; faire. Les math&#233;maticiens du Courant Institute University de New York &#233;tudient le c&#339;ur artificiel dans les ann&#233;es 80 et s'attaquent au probl&#232;me des valvules artificielles. Celles-ci posent notamment de gros probl&#232;mes de turbulences pouvant entra&#238;ner la formation de caillots du sang, causant des attaques. C'est en observant la mani&#232;re dont le sang d&#233;formait les parois du c&#339;ur de mani&#232;re dynamique et non-lin&#233;aire qu'il ont pu comprendre ce qui emp&#234;chait cette formation de caillots dans le m&#233;canisme naturel. On a ainsi constat&#233; que, dans les appareils artificiels qui aident le c&#339;ur &#224; assurer son rythme, la non-lin&#233;arit&#233; est indispensable pour imiter les pacemakers naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques caract&#233;ristiques chaotiques du fonctionnement du coeur : 1&#176;) l'autosimilarit&#233; est, rappelons le, la ressemblance d'allure de la courbe aux diff&#233;rentes &#233;chelles. On remarque que la courbe des battements cardiaques est du m&#234;me type aux diff&#233;rentes &#233;chelles. On indique l'intervalle entre des battements cardiaques sur diverses p&#233;riodes. On s'aper&#231;oit alors, contrairement &#224; l'&#233;lectrocardiogramme qui pouvait faire croire &#224; la p&#233;riodicit&#233;, que nous avons du d&#233;sordre mais que ce d&#233;sordre est autosimilaire et fractal. Un tel graphique a &#233;t&#233; reproduit par Ary Goldberger dans la revue &#171; Pour la science &#187; et montre qu'au del&#224; de l'irr&#233;gularit&#233; il y a similarit&#233; des courbes effectu&#233;es en changeant la distance de temps entre les relev&#233;s. 2&#176;) le processus de feed-back dans le cycle de l'onde cardiaque qui passe du premier sinus au deuxi&#232;me, au faisceau de His, au r&#233;seau puis revient au premier sinus. Il y a un feed-back car il y a r&#233;introduction des donn&#233;es puisque c'est la fin du cycle qui indique au pace maker le moment pour relancer. Et il y a une fonction de contr&#244;le et de r&#233;gulation comme dans le chaos d&#233;terministe. Au contraire, un processus lin&#233;aire de feed-back, soumis &#224; un petit choc, tend &#224; modifier l&#233;g&#232;rement son &#233;volution alors qu'un processus non-lin&#233;aire tend &#224; revenir &#224; son point de d&#233;part. 3&#176;) la souplesse et l'interactivit&#233; du m&#233;canisme cardiaque qui change de rythme en cours de journ&#233;e, &#224; toute vitesse si n&#233;cessaire comme aucun m&#233;canisme p&#233;riodique n'est capable de le faire, le chaos en est capable. 4&#176;) l'effet de pointe puisqu'un petit choc entra&#238;ne une fibrillation (petite cause, grand effet) 5&#176;) la superposition de plusieurs modes ordonn&#233;s dont aucun ne pr&#233;domine ordinairement. 6&#176;) L'action conjointe d'au moins trois acteurs qui est n&#233;cessaire &#224; la production du chaos. En effet, il n'y a pas une &#233;mission mais trois. Les deux sinus et le faisceau de His sont &#224; la fois r&#233;cepteurs et &#233;metteurs de battements. On le sait car on peut interrompre l'&#233;mission du premier sinus, le deuxi&#232;me fonctionne &#224; un rythme diff&#233;rent. Et si on interrompt encore le deuxi&#232;me sinus, le faisceau de His &#233;met lui aussi avec un rythme encore diff&#233;rent. On a donc trois oscillateurs ce qui est la situation normale pour obtenir le chaos. Le premier sinus pulse &#224; 120 par minute mais il transmet de mani&#232;re beaucoup plus r&#233;duite soit une onde de contraction de 60 &#224; 80 par minute chez l'adulte au repos, le deuxi&#232;me sinus a un rythme naturel de 50 contractions par minute, le troisi&#232;me point rythmique, le faisceau de His, &#233;met de 30 &#224; 40 contractions par minute. En fait il y a donc trois horloges qui ont non seulement des rythmes internes diff&#233;rents mais en plus sont des &#233;metteurs r&#233;cepteurs qui propagent les signaux &#224; des vitesses diff&#233;rentes : le premier sinus diffuse &#224; la vitesse de un m&#232;tre par seconde, le deuxi&#232;me &#224; 5 centim&#232;tre par seconde, le faisceau de His a une vitesse qui va de 2 &#224; 4 m&#232;tres par seconde et il propage ses contractions &#224; un r&#233;seau qui diffuse aux ventricules &#224; la vitesse de 0,4 m&#232;tre par seconde. Comment fait le c&#339;ur pour faire de tout cela une contraction r&#233;guli&#232;re de l'ensemble du c&#339;ur suivie d'une d&#233;contraction ? Comment le c&#339;ur peut-il fabriquer de l'ordre &#224; l'aide d'un tel total d'informations apparemment d&#233;sordonn&#233; ? Comment cela peut-il donner cette apparence p&#233;riodique que nous connaissons ? Cette capacit&#233; de faire du signal de trois horloges &#233;changeant sans cesse des &#233;nergies un signal unique p&#233;riodique, c'est ce que l'on appelle l'autor&#233;gulation des horloges. En effet, des horloges battant &#224; des rythmes diff&#233;rents mais qui &#233;changent des vibrations donc de l'&#233;nergie peuvent se coordonner sans intervention ext&#233;rieure. Elles constituent ainsi spontan&#233;ment ce fameux rythme complexe dont on parlait. Elles trouvent des accrochages de fr&#233;quence qui leur permettent d'avoir un battement d'ensemble. Ce ph&#233;nom&#232;ne a lieu spontan&#233;ment car la synchronisation des horloges permet de minimiser les &#233;changes d'&#233;nergie et c'est donc l'&#233;tat vers lequel va tendre spontan&#233;ment le syst&#232;me. C'est ce qui explique aussi que c'est un ph&#233;nom&#232;ne stable bien que dynamique et m&#234;me agit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment le c&#339;ur peut-il avoir une telle vari&#233;t&#233; de fr&#233;quences de battement et pourquoi cette vari&#233;t&#233; se r&#233;duit elle tout &#224; coup dans le cas de la fibrillation ? L'explication vient du faisceau de His. En effet, il a une capacit&#233; de vibrer sur de nombreux modes et de passer de l'un &#224; l'autre gr&#226;ce &#224; sa forme fractale. Il a en effet une forme complexe, avec conservation des formes aux diff&#233;rentes &#233;chelles, forme qui lui permet de vibrer sur plusieurs modes. Comparons le &#224; un arbre. Chacun a d&#233;j&#224; remarqu&#233; comment lors d'un courant d'air, on constate parfois qu'une branche s'agite extraordinairement alors que le reste de l'arbre est quasi immobile. La vibration de l'air entre alors en r&#233;sonance avec cette branche car elle a la forme convenable. La constitution fractale permet non seulement au faisceau de His de vibrer sur un tr&#232;s grand nombre de fr&#233;quences mais permet aussi qu'en cas de l&#233;sion, le faisceau continue &#224; fonctionner, &#224; recevoir et transmettre les impulsions. La th&#232;se d&#233;fendue ici souligne donc la capacit&#233; du c&#339;ur de r&#233;agir de mani&#232;re dynamique &#224; tous les incidents de l'existence et cette r&#233;action consiste dans la capacit&#233; de changer son rythme. C'est cette dynamique adaptative que l'homme peut perdre avec l'&#226;ge. Il se met alors sur un rythme p&#233;riodique mais qui est beaucoup plus instable car il est incapable de r&#233;agir &#224; un changement. Les rythmes pathologiques sont plus r&#233;guliers que les rythmes d'un individu sain. Si on compare les diagrammes du rythme d'un individu proche de l'arr&#234;t cardiaque et le rythme cardiaque pathologique de type p&#233;riodique et en bas le rythme d'un individu sain, on remarque que c'est ce dernier qui, paradoxalement appara&#238;t le plus agit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/chaos_impredictibilite_hasard.1070&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une conf&#233;rence de David Ruelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=pj3BAgAAQBAJ&amp;pg=PA166&amp;dq=chaos+du+rythme+cardiaque&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=chaos%20du%20rythme%20cardiaque&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et complexit&#233; du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=_D16DQAAQBAJ&amp;pg=RA3-PA14&amp;dq=chaos+du+rythme+cardiaque&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=chaos%20du%20rythme%20cardiaque&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos et d&#233;terminisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00955873/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/science1977.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read in english : &#034;Oscillation and Chaos in Physiological Control Systems&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://reylab.bidmc.harvard.edu/pubs/1991/nps-1991-6-87.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Is the Normal Heartbeat Chaotic or Homeostatic ? by Goldberger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/jce.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Heart Rate Variability, by Leon Glass&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.nytimes.com/1989/01/17/science/in-heartbeat-predictability-is-worse-than-chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In Heartbeat, Predictability Is Worse Than Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://aip.scitation.org/doi/abs/10.1063/1.165837&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamics of Heart Rate : Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=non-linear+dynmaics+of+heart&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b&amp;gfe_rd=cr&amp;ei=1kO8WM2HMaTP8AfTqq-QCw#q=nonlinear+dynamics+of+heart&amp;*&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que l'intelligence &#233;motionnelle ?</title>
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		<dc:date>2020-04-26T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



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&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'intelligence &#233;motionnelle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le syst&#232;me limbique, appel&#233; parfois cerveau limbique ou cerveau &#233;motionnel, est le nom donn&#233; &#224; un groupe de structures de l'enc&#233;phale jouant un r&#244;le tr&#232;s important dans le comportement et en particulier, dans diverses &#233;motions comme l'agressivit&#233;, la douleur morale, la peur, le plaisir ainsi que la formation de la m&#233;moire. &lt;br class='autobr' /&gt;
On consid&#232;re g&#233;n&#233;ralement que les principales composantes du syst&#232;me limbique sont les structures du cortex c&#233;r&#233;bral et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_13915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L250xH391/CVT_Le-cerveau-des-emotions_819-e6840.jpg?1779683791' width='250' height='391' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L357xH474/519VVFWKS8L-_SX355_BO1_204_203_200_-d9b42.jpg?1779683791' width='357' height='474' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que l'intelligence &#233;motionnelle ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me limbique, appel&#233; parfois cerveau limbique ou cerveau &#233;motionnel, est le nom donn&#233; &#224; un groupe de structures de l'enc&#233;phale jouant un r&#244;le tr&#232;s important dans le comportement et en particulier, dans diverses &#233;motions comme l'agressivit&#233;, la douleur morale, la peur, le plaisir ainsi que la formation de la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On consid&#232;re g&#233;n&#233;ralement que les principales composantes du syst&#232;me limbique sont les structures du cortex c&#233;r&#233;bral et subcorticales suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	l'hippocampe, notamment impliqu&#233; dans la formation de la m&#233;moire &#224; long terme ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	l'amygdale, notamment impliqu&#233;e dans l'agressivit&#233; et la peur ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la circonvolution (ou gyrus) cingulaire ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	le fornix ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	l'hypothalamus.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cortex associatif pr&#233;frontal est le si&#232;ge de la vie &#233;motionnelle, consciente, de la possibilit&#233; de remise en activit&#233; des informations stock&#233;es en m&#233;moire, de la m&#233;morisation de longue s&#233;quence, de la r&#233;alisation de t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le sentiment conscient d'une &#233;motion n'est certainement pas indispensable au fonctionnement des syst&#232;mes &#233;motionnels. La plupart des r&#233;actions &#233;motionnelles sont g&#233;n&#233;r&#233;es inconsciemment. Freud avait parfaitement raison de comparer la conscience avec la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg mental. &#187; Le neurologue Joseph LeDoux dans &#171; Le cerveau &#233;motionnel &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph LeDoux &#233;crit dans son article &#034;Aborder le cerveau par la porte de derri&#232;re&#034; de l'ouvrage collectif de Bear, Connors et Paraidso intitul&#233; &#034;Neurosciences, &#224; la d&#233;couverte du cerveau&#034; qui r&#233;capitule l'ensemble des d&#233;couvertes r&#233;centes de ce domaine : &#034;L'une des choses les plus int&#233;ressantes que j'ai d&#233;couverte est que l'apprentissage des &#233;motions implique des informations sensorielles se projetant sans passer par le cortex sur l'amygdale lat&#233;rale. La plupart des chercheurs pensaient que le traitement des informations au niveau cortical &#233;tait indispensable pour prendre conscience de ces processus intentionnels. J'ai pu montrer que les informations sensorielles trait&#233;es au niveau sous-cortical &#233;tait suffisant pour proposer que l'amygdale puisse &#234;tre le si&#232;ge d'une forme de m&#233;moire &#233;motionnelle de carract&#232;re inconscient. Ainsi, votre cerveau en sait probablement plus sur le monde qui nous entoure que vous ne l'imaginiez.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous avons montr&#233; que des m&#233;moires &#233;motionnelles peuvent &#234;tre supprim&#233;es en deux &#233;tapes par des m&#233;canismes neuronaux : d'abord la suppression du message par le gyrus frontal inf&#233;rieur droit agissant sur des r&#233;gions qui sont concern&#233;es par les comportements sensoriels de la repr&#233;sentation de la m&#233;moire (cortex visuel, thalamus) suivi par une deuxi&#232;me &#233;tape dans laquelle le gyrus front m&#233;dial droit contr&#244;le des r&#233;gions concernant le comportement &#233;motionnel de la repr&#233;sentation de la m&#233;moire (hippocampe, amygdale) (...)&#034; Extrait de &#034;Les r&#233;gions pr&#233;frontales orchestrent la suppression de m&#233;moires &#233;motionnelles en deux phases&#034; par Brendan, Depue, Curran et Banich&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio R. Damasio rapporte le lien entre &#233;motion et amygdale et le lien entre conscience et &#233;motion : &#171; Il y a pr&#232;s de dix ans, une jeune femme, que je d&#233;signerai par S, attira mon attention en raison de ce que faisait appara&#238;tre la tomodensitom&#233;trie de son cerveau. De mani&#232;re tout &#224; fait inattendue, son scanner r&#233;v&#233;lait que les deux amygdales &#233;taient presque enti&#232;rement calcifi&#233;es. (&#8230;) Tout autour des deux amygdales, le cerveau de S &#233;tait parfaitement normal. (&#8230;) D'un c&#244;t&#233; S n'avait aucune difficult&#233; &#224; apprendre les faits. (&#8230;) D'un autre c&#244;t&#233;, son comportement social d&#233;montrait une d&#233;viation constante par rapport &#224; sa tonalit&#233; &#233;motionnelle dominante. C'est comme si les &#233;motions n&#233;gatives telles que la peur et la col&#232;re avaient disparu de son vocabulaire affectif, laissant les &#233;motions positives dominer sa vie. (&#8230;) Toutes ces suppositions devaient se transformer en faits lorsque Ralph Adolphs me rejoignit au laboratoire. En faisant appel &#224; toute une s&#233;rie de techniques (&#8230;) fut en mesure de sugg&#233;rer que la d&#233;viation affective &#233;tait la plupart du temps caus&#233;e par la d&#233;t&#233;rioration d'une &#233;motion : la peur. En utilisant une technique d'&#233;chelle multidimensionnelle, voici ce que montra Adolphs : S est en permanence incapable de lire l'expression de la peur sur le visage d'une autre personne (&#8230;) &#187; Il est remarquable que la sant&#233; consiste en l'existence d'&#233;motions positives et n&#233;gatives, l'&#233;tat pathologique consiste &#224; l'inhibition de la moiti&#233; de ces &#233;motions, de leurs contradictions, de la diminution du nombre de param&#232;tres de l'attracteur et la trop grande r&#233;gularit&#233; qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Damasio &#233;crit dans &#171; L'erreur de Descartes &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comme vous l'avez vu, j'ai combattu dans ce livre &#224; la fois la conception dualiste de Descartes selon laquelle l'esprit est distinct du cerveau et du corps et ses variantes modernes : selon l'une de ces derni&#232;res, il existe bien un rapport entre l'esprit et le cerveau, mais seulement dans le sens o&#249; l'esprit est une esp&#232;ce de programme informatique pouvant &#234;tre mis en &#339;uvre dans une esp&#232;ce d'ordinateur appel&#233; cerveau. (&#8230;) &#171; Je pense, donc je suis &#187;, cette formule peut-&#234;tre la plus c&#233;l&#232;bre de l'histoire de la philosophie, appara&#238;t en fran&#231;ais dans la quatri&#232;me partie du &#171; Discours de la M&#233;thode &#187; (1637), et en latin (&#171; Cogito, ergo sum &#187;) dans les &#171; Principes de philosophie &#187; (1644). Prise &#224; la lettre, cette formule illustre pr&#233;cis&#233;ment le contraire de ce que je crois &#234;tre la v&#233;rit&#233; concernant l'origine de l'esprit et les rapports entre esprit et corps. Elle sugg&#232;re que penser, et la conscience de penser, sont les fondements r&#233;els de l'&#234;tre. Et puisque nous savons que Descartes estimait que la pens&#233;e &#233;tait une activit&#233; compl&#232;tement s&#233;par&#233;e du corps, sa formule consacre la s&#233;paration de l'esprit, la &#171; chose pensante &#187; et du corps non pensant qui est caract&#233;ris&#233; par une &#171; &#233;tendue &#187; et des &#171; organes m&#233;caniques &#187;. (&#8230;) Descartes pr&#233;cise sa conception sans ambigu&#239;t&#233; : &#171; Je connus de l&#224; que j'&#233;tais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser et qui, pour &#234;tre, n'a besoin d'aucun lieu ni d'aucune chose mat&#233;rielle, en sorte que ce moi, c'est-&#224;-dire l'&#226;me par laquelle je suis ce que je suis, est enti&#232;rement distincte du corps. &#187; C'est l&#224; qu'est l'erreur de Descartes : il a instaur&#233; une s&#233;paration cat&#233;gorique entre le corps, fait de mati&#232;re, dot&#233; de dimensions, m&#251; par des m&#233;canismes, d'un c&#244;t&#233;, et l'esprit, non mat&#233;riel, sans dimensions et exempt de tout m&#233;canisme, de l'autre ; il a sugg&#233;r&#233; que la raison et le jugement moral ainsi qu'un bouleversement &#233;motionnel et une souffrance provoqu&#233;e par une douleur physique pouvaient exister ind&#233;pendamment du corps. Et sp&#233;cifiquement, il a pos&#233; que les op&#233;rations de l'esprit les plus d&#233;licates n'avaient rien &#224; voir avec l'organisation et le fonctionnement d'un organisme biologique. (&#8230;) L'erreur de Descartes continue d'exercer une grande influence. (&#8230;) Il est int&#233;ressant de noter que, de fa&#231;on paradoxale, de nombreux sp&#233;cialistes des sciences cognitives qui estiment que l'on peut &#233;tudier les processus mentaux sans recourir &#224; la neurobiologie, ne se consid&#232;rent sans doute pas comme des dualistes. On peut aussi voir un certain dualisme cart&#233;sien (posant une s&#233;paration entre le cerveau et le corps) dans l'attitude des sp&#233;cialistes des neurosciences qui pensent que les processus mentaux peuvent &#234;tre expliqu&#233;s seulement en termes de ph&#233;nom&#232;nes c&#233;r&#233;braux, en laissant de c&#244;t&#233; le reste de l'organisme, ainsi que l'environnement physique et social &#8211; et en laissant aussi de c&#244;t&#233; le fait qu'une certaine partie de l'environnement est lui-m&#234;me le produit des actions ant&#233;rieures de l'organisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rita Carter explique dans &#171; Le cerveau &#187; : &#171; Dans certaines circonstances, la psychoth&#233;rapie donne de bons r&#233;sultats. Mais c'est probablement moins parce qu'elle lib&#232;re nos &#233;motions que parce qu'elle nous permet de les remonter dans le cortex o&#249; elles peuvent &#234;tre trait&#233;es de mani&#232;re consciente. (&#8230;) Parler, r&#233;fl&#233;chir sur nos &#233;motions nous permet de les contr&#244;ler, de nous d&#233;faire de leur emprise. &#187; Rita Carter examine notamment les m&#233;canismes c&#233;r&#233;braux des peurs irrationnelles : &#171; Selon Freud, ces peurs irrationnelles apparaissent parce que l'objet de phobie se substitue de mani&#232;re symbolique &#224; une entit&#233; r&#233;ellement effrayante, mais qui est, pour une raison ou une autre, trop g&#234;nante ou trop horrible pour &#234;tre reconnue. (&#8230;) Afin de mieux comprendre ce ph&#233;nom&#232;ne, nous allons examiner le parcours d'une information potentiellement effrayante lorsqu'elle p&#233;n&#232;tre dans le cerveau. (&#8230;) Toutes les information sensorielles parviennent d'abord au thalamus (&#8230;) Dans le cas des stimuli &#233;motionnels, (&#8230;) l'information est conduite &#224; l'amygdale (syst&#232;me d'alarme du cerveau et g&#233;n&#233;rateur de r&#233;ponses &#233;motionnelles). L'itin&#233;raire num&#233;ro un conduit &#224; l'arri&#232;re du cerveau, au cortex visuel qui analyse l'information et transmet ses conclusions. (&#8230;) Cet itin&#233;raire num&#233;ro un est long, sinueux et implique de nombreux arr&#234;ts. (&#8230;) C'est ici qu'intervient l'itin&#233;raire num&#233;ro deux. Le thalamus se situe pr&#232;s de l'amygdale, &#224; laquelle il est reli&#233; par un &#233;pais faisceau de neurones. L'amygdale, &#224; son tour, est &#233;troitement reli&#233;e &#224; l'hypothalamus qui contr&#244;le la r&#233;ponse corporelle &#8211; affrontement ou fuite. (&#8230;) L'information circule des yeux au corps en quelques milli&#232;mes de secondes. &#187; De ces remarques de Rita Carter, nous d&#233;duisons d'abord qu'il existe des circuits c&#233;r&#233;braux conscients qui passent pas le cortex et des circuits c&#233;r&#233;braux non conscients qui n'y passent pas. Nous remarquons ensuite que les diff&#233;rents circuits fonctionnent g&#233;n&#233;ralement en m&#234;me temps. Le conscient ne s'oppose pas au non-conscient. Enfin, nous remarquons que le circuit non-conscient est de loin le plus rapide. Enfin, une derni&#232;re remarque qui est tout aussi g&#233;n&#233;rale : le non-conscient li&#233; &#224; un m&#233;canisme de refoulement freudien implique g&#233;n&#233;ralement l'amygdale. Rita Carter rapporte ainsi : &#171; Des recherches r&#233;centes indiquent que les souvenirs inconscients seraient conserv&#233;s dans l'amygdale &#8211; une aire c&#233;r&#233;brale dont jamais, jusqu'alors, on n'avait imagin&#233; qu'elle pouvait &#234;tre un lieu de stockage de m&#233;moire. Selon LeDoux, l'amygdale enregistrerait les souvenirs inconscients de la m&#234;me mani&#232;re que l'hippocampe enregistre les souvenirs conscients. (&#8230;) Si le souvenir activ&#233; par l'amygdale est suffisamment intense, il peut devenir incontr&#244;lable et d&#233;clencher des r&#233;actions corporelles si spectaculaires que la personne revit le traumatisme r&#233;el avec toutes ses manifestations sensorielles. Cet &#233;tat psychique &#8211; un d&#233;sordre posttraumatique &#8211; est manifestement li&#233; &#224; une exp&#233;rience particuli&#232;rement terrifiante. Il arrive toutefois que ces souvenirs inconscients &#233;mergent de l'amygdale sans que surgissent simultan&#233;ment les souvenirs conscients qui pourraient les associer &#224; un &#233;v&#233;nement particulier. La peur irrationnelle alors ressentie peut rester vague &#8211; et g&#233;n&#233;rer une simple angoisse diffuse &#8211; ou exploser soudainement &#8211; et donner une crise de panique. Si le sentiment est provoqu&#233; par un stimulus conscient, il peut se r&#233;v&#233;ler &#234;tre une phobie. Les souvenirs inconscients se forment plus facilement lors d'&#233;v&#233;nements particuli&#232;rement stressants, car les hormones et les neurotransmetteurs qui se lib&#232;rent alors excitent l'amygdale &#8211; et affectent &#233;galement le traitement des souvenirs conscients. (&#8230;) LeDoux a montr&#233; &#8211; du moins, chez le rat &#8211; qu'un stimulus conditionn&#233; (g&#233;n&#233;rateur de peur) n'est pas n&#233;cessairement enregistr&#233; au niveau conscient. &#187; Rita Carter cite l'ouvrage du neurologue Joseph LeDoux intitul&#233; &#171; Le cerveau &#233;motionnel &#187; : &#171; Le sentiment conscient d'une &#233;motion n'est certainement pas indispensable au fonctionnement des syst&#232;mes &#233;motionnels. La plupart des r&#233;actions &#233;motionnelles sont g&#233;n&#233;r&#233;es inconsciemment. Freud avait parfaitement raison de comparer la conscience avec la partie immerg&#233;e de l'iceberg mental. (&#8230;) Les connexions reliant les syst&#232;mes &#233;motionnels aux syst&#232;mes cognitifs sont plus puissants que celles allant en sens inverse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Janet, dans &#171; Le Cerveau et la Pens&#233;e &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D'apr&#232;s les phr&#233;nologues (et en cela les physiologistes leur donnent raison), les affections, les &#233;motions, les passions, ont leur si&#232;ge dans le cerveau : or il ne nous arrive jamais de les localiser l&#224; ; nous n'avons pas conscience d'aimer par la t&#234;te, mais par le c&#339;ur. Ce n'est cependant pas dans le c&#339;ur qu'est le si&#232;ge de l'affection. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph LeDoux dans &#171; Le cerveau des &#233;motions &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Plusieurs notions li&#233;es &#224; la nature des &#233;motions &#233;mergeront et reviendront&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est qu'une fonction psychologique s'&#233;tudie au mieux lorsqu'elle peut &#234;tre repr&#233;sent&#233;e dans le cerveau. Ce qui conduit &#224; une conclusion qui peut para&#238;tre &#233;trange de prime abord, &#224; savoir que le mot &#171; &#233;motion &#187; est juste une &#233;tiquette, un moyen pratique de parler de certains aspects du cerveau ou de l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manuels de psychologie d&#233;composent souvent l'esprit en parties fonctionnelles telles que la perception, la m&#233;moire et l'&#233;motion. Elles sont utiles pour classer l'information en grands domaines de recherche mais ne renvoient pas &#224; des fonctions r&#233;elles. Par exemple, le cerveau n'a pas de syst&#232;me d&#233;volu &#224; la perception. Le mot &#171; perception &#187; d&#233;crit d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale ce qui arrive dans de nombreux syst&#232;mes neuronaux sp&#233;cifiques : nous voyons, entendons et sentons le monde avec nos syst&#232;mes visuel, auditif et olfactif. Chacun d'entre eux a &#233;volu&#233; pour r&#233;soudre un probl&#232;me auquel les animaux &#233;taient confront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un m&#234;me ordre d'id&#233;es, les diff&#233;rentes classes d'&#233;motions passent par des syst&#232;mes neuronaux diff&#233;rents qui ont &#233;volu&#233; pour diff&#233;rentes raisons. Celui utilis&#233; pour se d&#233;fendre contre un danger est diff&#233;rent de celui requis pour procr&#233;er, et les sentiments r&#233;sultant de l'activation de ces syst&#232;mes, la peur et le plaisir sexuel, n'ont pas une origine commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de facult&#233; de type &#171; &#233;motion &#187;, pas plus qu'il n'y a de syst&#232;me c&#233;r&#233;bral unique consacr&#233; &#224; cette fonction imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous nous int&#233;ressons &#224; la compr&#233;hension des diff&#233;rents ph&#233;nom&#232;nes auxquels se r&#233;f&#232;re le terme &#171; &#233;motion &#187;, nous devons nous concentrer sur des classes sp&#233;cifiques d'&#233;motions. Nous ne devons donc pas m&#233;langer les r&#233;sultats de l'&#233;tude d'&#233;motions dont les origines sont diff&#233;rentes. C'est malheureusement ce qu'ont fait la plupart des travaux de psychologie et de neurosciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me notion est que les syst&#232;mes c&#233;r&#233;braux &#224; l'origine des comportements &#233;motionnels ont &#233;t&#233; tr&#232;s bien conserv&#233;s au cours de l'&#233;volution. Tous les animaux, homme compris, devaient satisfaire certaines conditions pour survivre et r&#233;pondre &#224; l'exigence biologique de transmettre leurs g&#232;nes &#224; leur descendance. Il leur fallait au minimum de la nourriture, un abri, se prot&#233;ger de dommages corporels, et procr&#233;er&#8230; Et parmi les animaux dot&#233;s d'une colonne vert&#233;brale et d'un cerveau (poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammif&#232;res, dont l'homme), l'organisation nerveuse des syst&#232;mes de comportements &#233;motionnels &#8211; comme ceux de la peur, du sexe ou de la prise de nourriture &#8211; semble tr&#232;s proche d'une esp&#232;ce &#224; l'autre. Cela ne veut pas dire que toutes les esp&#232;ces ont le m&#234;me cerveau. Mais plut&#244;t que notre compr&#233;hension de l'humain passe par une appr&#233;ciation de la mani&#232;re dont nous nous rapprochons, ou diff&#233;rons, des autres animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me notion est que si ces syst&#232;mes fonctionnent chez un animal pourvu de conscience, des sentiments &#233;motionnels conscients peuvent aussi se produire. C'est ce qui se passe &#224; l'&#233;vidence chez l'homme, mais personne n'est certain que d'autres animaux aient une telle capacit&#233;&#8230; Si nous n'avons pas besoin d'invoquer des sentiments conscients pour expliquer des comportements que nous dirions &#233;motionnels chez certains animaux, alors nous n'en avons pas besoin non plus pour les expliquer chez l'homme. Les r&#233;ponses &#233;motionnelles sont, dans une large mesure, inconscientes. Freud avait parfaitement raison quand il d&#233;crivait la conscience comme le sommet de l'iceberg mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quatri&#232;me notion est une cons&#233;quence directe de la pr&#233;c&#233;dente. Les sentiments conscients qui nous permettent d'appr&#233;hender et d'aimer (ou de ha&#239;r) nos &#233;motions ne peuvent que nous tromper ou nous d&#233;tourner de leur &#233;tude. Ce sera s&#251;rement difficile &#224; admettre &#224; premi&#232;re vue. Car, apr&#232;s tout, qu'est-ce qu'une &#233;motion si ce n'est un sentiment conscient ? Supprimez le registre subjectif de la peur et il ne reste plus grand-chose de l'exp&#233;rience d'un danger. Pourtant, je commencerai par essayer de montrer que cette id&#233;e est fausse, qu'une exp&#233;rience &#233;motionnelle est beaucoup plus que ce que l'on peut imaginer &#224; premi&#232;re vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sentiments de peur, par exemple, ne repr&#233;sentent qu'une part de la r&#233;action globale au danger. Ils n'en sont pas plus centraux que les r&#233;ponses comportementales ou physiologiques, elles aussi pr&#233;sentes, telles que le tremblement, la fuite, la transpiration et les palpitations cardiaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas tant besoin d'&#233;lucider l'&#233;tat conscient de peur ou les r&#233;ponses qui l'accompagnent que le syst&#232;me &#224; l'origine de la d&#233;tection du danger. Les sensations de peur et de c&#339;ur qui cogne sont toutes deux caus&#233;es par l'activit&#233; de ce syst&#232;me qui agit &#224; notre insu, avant m&#234;me que nous nous sachions r&#233;ellement en danger. Le syst&#232;me qui d&#233;tecte le danger est le m&#233;canisme fondamental de la peur et les manifestations comportementales, physiologiques et conscientes n'en sont que les r&#233;ponses de surface. Cela ne veut pas dire que les sentiments n'ont pas d'importance, mais que si nous voulons les comprendre il nous faut creuser un peu plus profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinqui&#232;mement, si sentiments et r&#233;ponses &#233;motionnelles sont vraiment dus &#224; l'activit&#233; d'un syst&#232;me commun sous-jacent, alors nous pouvons utiliser les secondes, mesur&#233;es de fa&#231;on objective, pour explorer leur m&#233;canisme en coulisse et avoir un aper&#231;u du syst&#232;me responsable de la g&#233;n&#233;ration des sentiments conscients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me c&#233;r&#233;bral &#224; l'origine des r&#233;ponses &#233;motionnelles &#233;tant similaire chez les animaux et les hommes, les &#233;tudes chez ceux-l&#224; seront aussi une &#233;tape cruciale dans la compr&#233;hension des m&#233;canismes &#233;motionnels chez ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des bases nerveuses de l'&#233;motion est difficile, voire impossible chez l'homme pour des raisons &#224; la fois &#233;thiques et pratiques. L'exp&#233;rimentation chez l'animal est donc utile et n&#233;cessaire si nous voulons comprendre ce que sont les &#233;motions dans le cerveau humain. Cette compr&#233;hension est &#224; l'&#233;vidence importante quand on sait que la plupart des troubles mentaux sont aussi des troubles &#233;motionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixi&#232;mement, les sentiments conscients tels qu'&#234;tre effray&#233;, en col&#232;re, content, amoureux ou d&#233;go&#251;t&#233;, ne sont en un sens pas diff&#233;rents d'autres &#233;tats de conscience, comme le fait de se rendre compte que l'objet arrondi et plut&#244;t rouge devant soi est une pomme, que la phrase que l'on vient d'entendre &#233;tait une langue &#233;trang&#232;re donn&#233;e, ou que l'on vient juste de trouver la solution d'un probl&#232;me de math&#233;matiques auparavant insoluble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise de conscience se produit quand le syst&#232;me de la conscience a connaissance de l'activit&#233; qui se d&#233;roule dans les syst&#232;mes de traitement inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui diff&#232;re entre l'&#233;tat o&#249; nous sommes effray&#233;s et celui o&#249; nous percevons la couleur rouge n'est pas le syst&#232;me qui repr&#233;sente le contenu conscient (la peur ou la couleur rouge), mais celui qui fournit les signaux au syst&#232;me de la prise de conscience. Ce dernier est unique et peut &#234;tre occup&#233; par des choses aussi bien anodines qu'&#224; forte teneur &#233;motionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;motions chassent rapidement les faits insignifiants, mais ne sont pas facilement remplac&#233;s par ce qui n'est pas &#233;motionnel, comme les pens&#233;es : il ne suffit pas de souhaiter que l'anxi&#233;t&#233; ou la d&#233;pression s'en aillent pour que cela soit le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septi&#232;mement, les &#233;motions sont des ph&#233;nom&#232;nes qui nous arrivent plut&#244;t qu'ils ne d&#233;pendent de notre volont&#233;. Bien que les gens se donnent en permanence des occasions d'influer sur leurs &#233;motions &#8211; aller au cin&#233;ma ou dans un parc d'attractions, faire un bon repas, consommer de l'alcool ou d'autres substances psychotropes -, les &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs sont simplement pr&#233;vus pour assurer la pr&#233;sence des stimuli qui d&#233;clencheront automatiquement les &#233;motions. Notre contr&#244;le direct des r&#233;actions &#233;motionnelles reste faible&#8230; Si le contr&#244;le conscient de nos &#233;motions est limit&#233;, celles-ci peuvent par contre submerger notre conscience. Car notre cerveau est &#224; un point de son &#233;volution o&#249; les connexions des syst&#232;mes &#233;motionnels vers ceux de la cognition sont plus fortes que dans le sens inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, une fois les &#233;motions produites, elles deviennent de puissants motivateurs pour de futurs comportements. Elles balisent le cours de nos actions, que celles-ci soient dans l'instant ou &#224; plus long terme. Elles peuvent aussi nous poser des probl&#232;mes. Quand la peur devient de l'anxi&#233;t&#233;, que le d&#233;sir c&#232;de la place &#224; l'avidit&#233; ou l'ennui &#224; la col&#232;re, la col&#232;re &#224; la haine, l'amiti&#233; &#224; l'envie, l'amour &#224; l'obsession, ou le plaisir &#224; la d&#233;pendance, nos &#233;motions se mettent &#224; jouer contre nous. La sant&#233; mentale est maintenue par une hygi&#232;ne &#233;motionnelle et les probl&#232;mes mentaux traduisent dans une large mesure la rupture de cet &#233;quilibre &#233;motionnel. Les &#233;motions peuvent avoir des cons&#233;quences aussi utiles que pathologiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;motions sont pour nous des exp&#233;riences conscientes. Mais quand nous commen&#231;ons &#224; les &#233;tudier dans le cerveau, nous les consid&#233;rons comme une partie, pas n&#233;cessairement centrale, des syst&#232;mes qui les engendrent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'amygdale et ses connexions d'entr&#233;e et de sortie, le cerveau est pr&#233;programm&#233; pour d&#233;tecter les dangers &#8211; ceux &#233;prouv&#233;s par nos anc&#234;tres et ceux appris par chacun d'entre nous &#8211; et produire des r&#233;ponses protectrices qui sont les plus efficaces pour le corps dont nous disposons et dans les anciennes conditions o&#249; elles ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses pr&#233;conditionn&#233;es ont &#233;t&#233; model&#233;es par l'&#233;volution et se produisent automatiquement ou, comme Darwin l'a fait remarquer, involontairement. Elles ont lieu avant que le cerveau ne commence &#224; penser &#224; ce qu'il faut faire. Penser prend du temps, mais r&#233;pondre au danger exige souvent d'agir rapidement et de se d&#233;cider sans trop d'h&#233;sitation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous commencez &#224; explorer les alentours quand vous rep&#233;rez un lynx, que vous savez &#234;tre un s&#233;rieux ennemi. Imm&#233;diatement, vous cessez tout mouvement. Si figer est un cadeau de l'&#233;volution. Vous le faites sans avoir &#224; peser votre d&#233;cision. Cela se produit de soi-m&#234;me. La vue ou le son du f&#233;lin va directement &#224; votre amygdale d'o&#249; sort la r&#233;ponse d'immobilisation. Si vous aviez &#224; prendre une d&#233;cision d&#233;lib&#233;r&#233;e sur ce quil faut faire, vous devriez consid&#233;rer la probabilit&#233; de la r&#233;ussite ou de l'&#233;chec de chaque choix possible et vous pourriez vous enliser dans le processus au point d'&#234;tre mang&#233; avant d'avoir d&#233;cid&#233; quoi que ce soit&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rita Carter dans &#171; Atlas du cerveau &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Que sont exactement ces &#233;motions ? Nous confondons souvent &#233;motion et sentiment. En fait, ce dernier terme est trompeur car il ne d&#233;crit qu'une moiti&#233; du processus &#8211; la moiti&#233; qui est effectivement le sentiment. Par essence, les &#233;motions sont, non pas les sentiments, mais un ensemble de m&#233;canismes de survie enracin&#233;s dans notre corps et dont la fonction est de nous d&#233;tourner du danger pour nous orienter vers ce qui peut nous &#234;tre b&#233;n&#233;fique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composante mentale &#8211; le sentiment &#8211; n'est qu'un perfectionnement de ce m&#233;canisme de base. Pour reprendre la formule de Joseph LeDoux, sp&#233;cialiste de la recherche sur les &#233;motions &#224; l'universit&#233; de New York, cette composante est la &#171; cerise sur le g&#226;teau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;motions humaines semblent plut&#244;t fonctionner comme les couleurs : il y aurait d'un c&#244;t&#233; un petit nombre d'&#233;motions primaires, et de l'autre, une large palette d'&#233;motions plus complexes obtenues par combinaison d'&#233;motions primaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon certains chercheurs, ces &#233;motions primaires seraient le d&#233;go&#251;t, la peur, la col&#232;re et l'amour parental. Ce sont les r&#233;actions que manifestent pratiquement tous les &#234;tres vivants dot&#233;s d'une certaine complexit&#233;. Les &#233;motions primaires n'exigent aucune intervention de la conscience : elles peuvent amener une personne &#224; foncer ou battre en retraite contre son propre gr&#233;. Avec, nous le verrons, un r&#233;sultat parfois catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;motions complexes, en revanche, sont des constructions cognitives sophistiqu&#233;es qui r&#233;sultent d'un travail consid&#233;rable de l'esprit conscient et d'un &#233;change complexe d'informations entre les aires corticales conscientes et le syst&#232;me limbique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rez le plaisir m&#234;l&#233; de culpabilit&#233;, d'affection et d'irritation que vous pourriez ressentir en recevant une carte d'anniversaire d'un ami dont vous avez vous-m&#234;me oubli&#233; de f&#234;ter l'anniversaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perceptions isol&#233;es qui d&#233;clenchent les &#233;motions sont enregistr&#233;es au niveau conscient dans le cortex, o&#249; elles sont assembl&#233;es en un concept unique aux multiples facettes. Mais en lui-m&#234;me, ce concept ne garantit pas l'apparition d'une &#233;motion. Tant qu'il reste un assemblage purement cognitif, il constitue seulement de la connaissance. A ce stade du traitement &#233;motionnel, une personne regardant la carte dirait : &#171; Cela devrait produire un m&#233;lange de culpabilit&#233;, d'affection et d'irritation. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que l'&#233;motion apparaisse, il faut franchir une &#233;tape suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que l'esprit conscient per&#231;oit qu'une situation appelle une r&#233;action &#233;motionnelle, il envoie des signaux au syst&#232;me limbique &#8211; thalamus, amygdale, hippocampe, putamen, noyau caud&#233; et hypothalamus pour l'essentiel - et exige une action appropri&#233;e. Ce dernier transmet alors des messages au corps (via l'hypothalamus) afin de provoquer certains changements. Des neurotransmetteurs sont lib&#233;r&#233;s ou inhib&#233;s ; des hormones coulent &#224; flot ; des processus vitaux tels que le rythme cardiaque et la pression art&#233;rielle sont alt&#233;r&#233;s. Ces transformations sont ensuite enregistr&#233;es par l'hypothalamus, puis un message remonte au cortex : &#171; Nous avons une &#233;motion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les changements produits dans le corps ne sont pas sp&#233;cifiques de la combinaison culpabilit&#233;-affection-irritation &#233;labor&#233;e dans le cortex. Selon la situation, une pouss&#233;e d'adr&#233;naline sera associ&#233;e &#224; la col&#232;re ou &#224; la jubilation. Mais d&#232;s que le cerveau conscient enregistre les tremblements, les picotements, le trac, la respiration acc&#233;l&#233;r&#233;e et la tension des muscles, il les interpr&#232;te en fonction de ses propres pr&#233;conceptions et se dit : &#171; Je pense que je devrais ressentir de la col&#232;re &#187;, puis &#171; Oui ! Il me semble que je ressens quelque chose &#187;, enfin : &#171; Ce doit &#234;tre de la col&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me &#224; ce stade, l'&#233;motion n'est pas encore pleinement mature. Pour remplir son r&#244;le de m&#233;canisme de survie, elle doit &#234;tre exprim&#233;e &#8211; ce qui n&#233;cessite un autre cycle de traitement cognitif. L'expression d'une &#233;motion exige une action corporelle, par exemple un sanglot, un coup de poing, un mouvement de fuite ou simplement une infime inflexion de la voix dans une phrase au d&#233;bit par ailleurs parfaitement neutre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incapacit&#233; &#224; exprimer les &#233;motions ressenties r&#233;sulte probablement d'une rupture des connexions neuronales reliant les aires corticales responsables du traitement conscient des &#233;motions, aux aires c&#233;r&#233;brales contr&#244;lant l'expression faciale, la parole et les autres moyens physiques permettant d'exprimer les &#233;motions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, nos &#233;motions se doivent pr&#233;cis&#233;ment d'avoir un impact. Si les plus sommaires d'entre elles nous forcent &#224; frapper, fuir ou hurler, celles que nous ressentons la plupart du temps ont toutefois comme principal objectif de susciter des changements &#233;motionnels analogues dans notre entourage, afin de le pousser &#224; agir dans un sens qui nous est b&#233;n&#233;fique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour exercer leur influence sur autrui, les &#233;motions doivent &#234;tre exprim&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentez-vous la contraction de vos muscles faciaux ? Bien. Vous avez compos&#233; sur votre visage le sourire social, l'une des sept-mille et quelques expressions faciales du r&#233;pertoire de l'esp&#232;ce humaine. Leur combinaison nous fournit une formidable panoplie d'outils facilitant les relations sociales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le cerveau conscient peut produire sur commande un large &#233;ventail d'expressions, celles-ci ne sont toutefois jamais tout &#224; fait identiques &#224; leurs &#233;quivalents automatiques : certains muscles faciaux &#233;chappent en effet au contr&#244;le du cortex&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s leur naissance, pratiquement, les enfants r&#233;agissent de mani&#232;re appropri&#233;e aux expressions faciales. Leurs r&#233;actions s'am&#233;liorent ensuite &#224; mesure que s'op&#232;re la maturation des lobes frontaux &#8211; les aires corticales responsables des &#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expressions de peur sont collect&#233;es et identifi&#233;es par l'amygdale &#8211; un minuscule noyau de tissu enfoui dans l'aire limbique (inconsciente) du cerveau. La partie droite de l'amygdale r&#233;agit davantage aux expressions faciales, tandis que la partie gauche est plus sensible aux inflexions de la voix &#8211; aux tremblements r&#233;v&#233;lateurs, par exemple, de col&#232;re ou de peur. Il s'ensuit qu'une amygdale hypersensible g&#233;n&#232;re une personnalit&#233; plut&#244;t irritable ou facilement meurtrie, tandis qu'une amygdale lente &#224; r&#233;agir donne une personnalit&#233; effac&#233;e et indolente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le d&#233;go&#251;t s'exprime distinctement par un froncement du nez, un plissement des yeux et une moue des l&#232;vres. Une scanographie du cerveau montre que l'expression de d&#233;go&#251;t active le cortex insulaire ant&#233;rieur &#8211; une aire c&#233;r&#233;brale &#233;galement stimul&#233;e par les go&#251;ts d&#233;sagr&#233;ables. La vision d'une expression d'intense d&#233;go&#251;t active &#233;galement, dans le cerveau de l'observateur, un circuit reliant le cortex au syst&#232;me limbique. Cela sugg&#232;re que lorsque vous voyez une personne exprimer un l&#233;ger d&#233;go&#251;t, vous enregistrez cette &#233;motion dans votre seul cerveau conscient, tandis que si ce d&#233;go&#251;t est une r&#233;elle r&#233;pulsion, les aires &#233;motionnelles du cerveau entrent en sc&#232;ne et vous font &#233;prouver cette r&#233;pulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains gestes &#8211; hausser les &#233;paules en signe de m&#233;pris, avancer le bassin en signe de d&#233;fi, rel&#226;cher les &#233;paules en signe de r&#233;signation &#8211; semblent d&#233;clench&#233;s par les m&#234;mes processus c&#233;r&#233;braux qui g&#234;nent les expressions du visage et de la voix&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amygdale est le syst&#232;me d'alarme du cerveau &#8211; c'est elle qui g&#233;n&#232;re les &#233;tats mentaux qui se sont d&#233;velopp&#233;s pour favoriser notre survie face aux menaces. Stimulez une r&#233;gion de l'amygdale, vous obtenez la r&#233;action de peur typique : un sentiment de panique combin&#233; &#224; un d&#233;sir de fuite. Stimulez une autre r&#233;gion, vous g&#233;n&#233;rez ce que certaines personnes d&#233;crivent comme un comportement chaleureux, a&#233;rien et excessivement amical &#8211; la conciliation. L'activation d'une troisi&#232;me r&#233;gion provoque des acc&#232;s de fureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La localisation des m&#233;canismes d&#233;clencheurs de ces trois strat&#233;gies de survie fondamentales &#8211; la fuite, l'affrontement et la conciliation &#8211; dans un unique petit noyau tissulaire offre l'avantage de pouvoir passer rapidement de l'une &#224; l'autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contr&#244;ler les &#233;motions et en prendre conscience sont deux processus exactement inverses. L'amygdale re&#231;oit les premiers stimuli &#233;motionnels par l'interm&#233;diaire de ce que Joseph LeDoux nomme le &#171; petit raccourci d'urgence &#187;, qui permet d'obtenir une r&#233;action automatique presque instantan&#233;e &#8211; un sourire, un pas en arri&#232;re ou en avant. Un quart de seconde plus tard, toutefois, l'information atteint le cortex frontal qui la replace dans son contexte et con&#231;oit un plan d'action rationnel pour en tenir compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le bon sens affirme que l'une des trois strat&#233;gies de survie est en fait appropri&#233;e, la r&#233;action corporelle d&#233;j&#224; amorc&#233;e continue. Mais si la d&#233;cision rationnelle est de r&#233;pondre verbalement plut&#244;t que physiquement, le cortex envoie un ordre d'apaisement &#224; l'hypothalamus, qui &#224; son tour demande au corps de stopper ou d'inverser les r&#233;actions corporelles qu'il a amorc&#233;es. Une fois cette accalmie corporelle confirm&#233;e &#224; l'hypothalamus, celui-ci transmet des messages inhibiteurs &#224; l'amygdale, qui, &#224; son tour, r&#233;duit son activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;canisme de contr&#244;le des &#233;motions par les fonctions c&#233;r&#233;brales &#171; sup&#233;rieures &#187; s'av&#232;re g&#233;n&#233;ralement efficace chez la plupart des gens. Pourquoi, alors, une minorit&#233; d'&#234;tres humains subit-elle des explosions de col&#232;re apparemment incontr&#244;lables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le &#233;motionnel est essentiellement expos&#233; &#224; deux d&#233;faillances. Soit les signaux transmis du cortex au syst&#232;me limbique sont trop faibles ou trop diffus pour endiguer l'activit&#233; se d&#233;veloppant dans l'amygdale ; soit l'amygdale est activ&#233;e par un stimulus externe qui n'active pas &#233;galement le cortex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re d&#233;faillance est plus fr&#233;quente. C'est elle qui est &#224; l'origine des spectaculaires emportements &#233;motionnels des enfants. Cette absence de contr&#244;le des &#233;motions chez l'enfant s'explique pas le fait que les axones qui propagent les signaux du cortex au syst&#232;me limbique ne sont pas encore totalement d&#233;velopp&#233;s. En outre, les cellules du lobe pr&#233;frontal, o&#249; s'effectue le traitement rationnel des &#233;motions, n'atteignent leur pleine maturit&#233; qu'&#224; l'&#226;ge adulte. L'amygdale en revanche est plus ou moins mature d&#232;s la naissance, et donc totalement op&#233;rationnelle. Avec un cortex immature et une amygdale en pleine possession de ses moyens, le jeune cerveau souffre donc d'un d&#233;s&#233;quilibre fondamental&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une l&#233;sion de l'aire corticale responsable des &#233;motions peut &#233;galement r&#233;duire sa capacit&#233; &#224; inhiber l'activit&#233; de l'amygdale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines peurs potentielles semblent inscrites dans nos cerveaux, comme des souvenirs tr&#232;s affaiblis de dangers remontant &#224; un stade lointain de notre pass&#233; &#233;volutif&#8230; En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les objets de phobie correspondent &#224; ce qui, autrefois, a repr&#233;sent&#233; les plus grands dangers du point de vue de l'esp&#232;ce. Pour les &#234;tres humains, cela concerne les reptiles, les araign&#233;es, les gros rapaces, les chiens et l'altitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'enracinement de ces dangers dans notre pass&#233; &#233;volutif est &#233;vident &#8211; les phobies associ&#233;es aux dangers actuels (par exemple, les voitures et les armes &#224; feu) sont bien plus rares&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les informations sensorielles parviennent d'abord au thalamus o&#249; elles subissent un tri avant d'&#234;tre transmises vers les aires de traitement appropri&#233;es. Dans le cas des stimulu &#233;motionnels &#8211; la vue d'un serpent dans l'herbe, par exemple -, l'information est dupliqu&#233;e, puis emprunte deux itin&#233;raires diff&#233;rents qui la conduisent &#224; l'amygdale (syst&#232;me d'alarme du cerveau et g&#233;n&#233;rateur de r&#233;ponses &#233;motionnelles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'itin&#233;raire num&#233;ro un conduit &#224; l'arri&#232;re du cerveau, au cortex visuel qui analyse l'information et transmet ses conclusions. A ce stade, il ne s'agit que d'une information grossi&#232;re &#8211; une chose longue, fine, avec des dessins sur le dos, qui se tortille, ici et maintenant. Les aires de reconnaissance du cerveau se mettent au travail afin d'identifier cette chose qui se tortille. L'information, maintenant baptis&#233;e &#171; serpent &#187;, d&#233;clenche &#224; sont tour le rappel de toutes les informations stock&#233;es sur les serpents &#8211; animal/ diff&#233;rentes esp&#232;ces/danger ? &#8211; dans la m&#233;moire &#224; long terme. Ces informations combin&#233;es cr&#233;ent alors un message &#171; Serpent ! Attention ! &#187; imm&#233;diatement transmis &#224; l'amygdale qui initie une r&#233;action corporelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, cet itin&#233;raire num&#233;ro un est long, sinueux, et implique de nombreux arr&#234;ts. Etant donn&#233; l'urgence du danger &#8211; il faut une r&#233;action plus rapide. C'est ici qu'intervient l'itin&#233;raire num&#233;ro deux. Le thalamus se situe pr&#232;s de l'amygdale, &#224; laquelle il est reli&#233; par un &#233;pais faisceau de neurones. L'amygdale, &#224; son tour, est &#233;troitement li&#233;e &#224; l'hypothalamus, qui contr&#244;le la r&#233;ponse corporelle &#8211; affrontement ou fuite. Ces connexions forment le &#171; petit raccourci d'urgence &#187; de Joseph LeDoux : l'information y circule des yeux au corps en quelques milli&#232;mes de seconde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=lOzUy6Zt1ZYC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=le+cerveau+et+%C3%A9motions+damasio&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiEwKry-_7mAhWh3eAKHTp1AzYQ6AEIKzAA#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20et%20%C3%A9motions%20damasio&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le cerveau de la tristesse, de la joie et des &#233;motions &#187; de Antonio Damasio&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=gvss5LgdWGEC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=le+cerveau+et+%C3%A9motions+damasio&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiEwKry-_7mAhWh3eAKHTp1AzYQ6AEIQzAD#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20et%20%C3%A9motions%20damasio&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'erreur de Descartes &#8211; La raison des emotions &#187; de Antonio Damasio&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=IJD0DQAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=le+cerveau+des++%C3%A9motions+ledoux&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjctuSg-_7mAhVD4OAKHdgHCFUQ6AEIKzAA#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20des%20%20%C3%A9motions%20ledoux&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le cerveau des &#233;motions &#187; de Joseph Ledoux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=eq4C-eT1ZXQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=le+cerveau+des++%C3%A9motions+ledoux&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjctuSg-_7mAhVD4OAKHdgHCFUQ6AEISjAE#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20des%20%20%C3%A9motions%20ledoux&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#233;motions de Elisabeth Vincent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=sMTCCwAAQBAJ&amp;pg=PA93&amp;dq=le+cerveau+des++%C3%A9motions+ledoux&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjctuSg-_7mAhVD4OAKHdgHCFUQ6AEIUjAF#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20des%20%20%C3%A9motions%20ledoux&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Ph&#233;nom&#233;nologie des &#233;motions &#187; de Ond&#345;ej &#352;vec&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=3TSWDgAAQBAJ&amp;printsec=frontcover&amp;dq=le+cerveau+et+%C3%A9motions+damasio&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiEwKry-_7mAhWh3eAKHTp1AzYQ6AEISzAE#v=onepage&amp;q=le%20cerveau%20et%20%C3%A9motions%20damasio&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La face cach&#233;e des &#233;motions &#187; de Sylvie Berthod et &#8206;Silvia Krauth-Gruber&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi nous dormons</title>
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		<dc:date>2019-05-18T22:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pourquoi nous dormons ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : Les r&#233;ponses &#224; cette question sont aussi diverses que vari&#233;es et cependant nous allons en donner une nouvelle. Nous dormons parce que nous sommes vivants, le sommeil &#233;tant l'&#233;tat de base de la vie !!! Bien des travaux ont &#233;tudi&#233; la mani&#232;re dont nous entrons en sommeil en consid&#233;rant l'&#233;veil comme le fonctionnement de base du vivant. Des &#233;tudes r&#233;centes inversent ce point de vue et consid&#232;rent que le sommeil est le mode fondamental de fonctionnement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Les rythmes biologiques, un processus dynamique et des structures auto-organis&#233;es et &#233;mergentes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi nous dormons ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : Les r&#233;ponses &#224; cette question sont aussi diverses que vari&#233;es et cependant nous allons en donner une nouvelle. Nous dormons parce que nous sommes vivants, le sommeil &#233;tant l'&#233;tat de base de la vie !!! Bien des travaux ont &#233;tudi&#233; la mani&#232;re dont nous entrons en sommeil en consid&#233;rant l'&#233;veil comme le fonctionnement de base du vivant. Des &#233;tudes r&#233;centes inversent ce point de vue et consid&#232;rent que le sommeil est le mode fondamental de fonctionnement du vivant ! Un renversement de point de vue impressionnant ! Le fonctionnement du cerveau est encore loin d'avoir &#233;t&#233; d&#233;crypt&#233;, sans son mode d'&#233;veil comme dans son mode de repos. Les id&#233;es sur ces questions changent rapidement. Nous allons voir que la conception du sommeil, de son r&#244;le, ne s'en tient plus aux diverses phases du sommeil, aux types d'ondes, au r&#244;le du sommeil paradoxal et que la phase du repos est en train d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e comme le mode de fonctionnement de base sur laquelle peut se d&#233;velopper le mode en phase active et consciente.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jean-Didier Vincent, dans &#171; Voyage extraordinaire au centre du cerveau :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Deux conditions pour dormir : la s&#233;curit&#233; et la peau &#224; 27&#176;C. Ces conditions remplies, le sujet peut s'endormir, mais il ne dort pas encore&#8230; Les yeux ferm&#233;s, le sujet sur lui s'accro&#238;tre la pression du besoin de dormir&#8230; Il ne s'enfonce pas progressivement dans le sommeil ; l'&#233;veil le quitte brusquement : une v&#233;ritable chute dans la nuit de la conscience&#8230; Il s'agit d'un commutateur &#224; bascule qui lorsqu'on appuie sur un versant supprime l'inhibition venant du versant oppos&#233;. Nous verrons qu'il s'agit d'un syst&#232;me s&#233;curis&#233;, gardien aussi bien du sommeil que de la veille selon l'adage qu'il est un temps pour dormir et un temps pour &#234;tre &#233;veill&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Patrick Berque, &#171; Les sortil&#232;ges du cerveau &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le sommeil fait partie des rythmes circadiens d&#233;terminant l'alternance des phases de repos et d'&#233;veil. Il rythme nos vies quotidiennement. Il nous force &#224; dormir avec une puissance imp&#233;rative. Il est indispensable &#224; la vie. Sa privation entra&#238;ne une baisse de perspicacit&#233;, une maladresse et une impression d'&#234;tre diminu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le retrouve chez toutes les esp&#232;ces vivantes, insectes araign&#233;es, vers de terre, poissons, reptiles, oiseaux, mammif&#232;res, primates et l'homme. Nul n'y &#233;chappe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se mettre au repos est une des premi&#232;res choses qu'apprend le cerveau. D&#232;s la vingti&#232;me semaine de la grossesse, le sommeil appara&#238;t chez le f&#339;tus, avec des alternances d'immobilit&#233; et d'agitation selon une p&#233;riodicit&#233; de 50 &#224; 60 minutes, similaire &#224; celle du sommeil observ&#233; chez le nouveau-n&#233; qui dort dix-huit heures par jour. A l'&#226;ge adulte, sa dur&#233;e est d'environ 7 &#224; 8 heures chez l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-il pas &#233;trange que nous passions un tiers de notre vie inconscients, &#224; dormir et souvent &#224; r&#234;ver !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? A quoi cela sert-il ? Ce myst&#232;re a intrigu&#233; d&#232;s l'Antiquit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privation compl&#232;te de sommeil chez l'animal entra&#238;ne la mort en deux &#224; trois semaines. Chez l'homme, la plupart des gens s'effondrent apr&#232;s trois jours &#224; une semaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte du noyau c&#233;r&#233;bral du sommeil, le thalamus, a &#233;t&#233; faite par Walter Hess, prix Nobel 1949, en d&#233;clenchant un sommeil imm&#233;diat par insertion d'une &#233;lectrode dans l'hippocampe d'un chat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dean Burnett dans &#171; Le cerveau, cet imb&#233;cile &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne connaissons toujours pas le but du sommeil ! Nous l'avons observ&#233; chez presque toutes les esp&#232;ces animales, m&#234;me les plus simples comme les n&#233;matodes, des vers parasites tr&#232;s courants. Certains animaux, comme les m&#233;duses et les &#233;ponges, ne montrent aucun signe de sommeil, mais elles n'ont pas de cerveau donc on ne peut pas vraiment se fier au fait qu'elles &#171; font &#187; quoique ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins des phases de sommeil, ou disons des p&#233;riodes d'inactivit&#233; r&#233;guli&#232;res, sont observ&#233;es chez une grande vari&#233;t&#233; d'esp&#232;ces radicalement diff&#233;rentes. Il est clair que c'est une activit&#233; importante, profond&#233;ment enracin&#233;e dans l'&#233;volution. Les mammif&#232;res aquatiques ont des m&#233;thodes de sommeil n'impliquant que la moiti&#233; du cerveau parce que s'ils dormaient compl&#232;tement, ils arr&#234;teraient de nager et risqueraient de couler et de se noyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommeil est tellement important qu'il est plus fort que &#171; ne pas se noyer &#187;, et pourtant nous ne savons pas pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe de nombreuses th&#233;ories, comme celle de la gu&#233;rison. On a d&#233;couvert que les rats priv&#233;s de sommeil mettaient beaucoup plus de temps &#224; se remettre de leurs blessures et que, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, ils ne vivent pas aussi longtemps que les rats qui dorment suffisamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une autre th&#233;orie, le sommeil r&#233;duit l'importance des liaisons neurologiques faibles afin de pouvoir les supprimer plus facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d'autres, le sommeil permet d'amoindrir les &#233;motions n&#233;gatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'une des th&#233;ories les plus bizarres, le sommeil est venu de la n&#233;cessit&#233; de nous pr&#233;server des pr&#233;dateurs. Beaucoup de pr&#233;dateurs sont actifs la nuit et les hommes n'ont pas besoin d'&#234;tre actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour subvenir &#224; leurs besoins, donc le sommeil offre des p&#233;riodes prolong&#233;es d'inertie durant lesquelles le corps ne lib&#232;re pas les signaux permettant aux pr&#233;dateurs de le trouver&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommeil sert &#224; se reposer, &#224; donner au corps et au cerveau le temps de se recharger apr&#232;s une journ&#233;e &#233;puisante. Eh oui, quand nous avons fait quelque chose de particuli&#232;rement fatigant, une p&#233;riode d'inactivit&#233; prolong&#233;e aide notre organisme &#224; se remettre et &#224; refaire le plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si le sommeil n'est li&#233; qu'au repos, pourquoi dormons-nous presque toujours des dur&#233;es identiques, que nous ayons pass&#233; la journ&#233;e &#224; soulever des briques ou &#224; regarder des dessins anim&#233;s en pyjama ? Les deux activit&#233;s n'exigent pas la m&#234;me r&#233;cup&#233;ration. Et l'activit&#233; m&#233;tabolique du corps pendant le sommeil ne baisse que de 5 &#224; 10%. Ce n'est pas un ralentissement tr&#232;s fort ; &#231;a revient &#224; passer de 100 &#224; 0 kilom&#232;tres &#224; l'heure quand vous avez de la fum&#233;e qui s'&#233;chappe du moteur de la voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fatigue ne dicte pas directement notre sommeil, c'est pourquoi les gens ne s'endorment jamais pendant qu'ils courent un marathon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le d&#233;clenchement et la dur&#233;e du sommeil sont d&#233;termin&#233;s par notre rythme cardiaque, lui-m&#234;me cal&#233; sur des m&#233;canismes internes pr&#233;cis. Il y a la glande pin&#233;ale qui r&#233;gule notre sommeil en s&#233;cr&#233;tant de la m&#233;latonine, une hormone qui nous d&#233;tend et nous rend paisibles. La glande pin&#233;ale r&#233;agit aux niveaux de lumi&#232;re. Les r&#233;tines de nos yeux d&#233;tectent la lumi&#232;re et envoient des signaux &#224; la glande pin&#233;ale, et plus celle-ci re&#231;oit de signaux, moins elle lib&#232;re de m&#233;latonine (mais sans jamais s'arr&#234;ter compl&#232;tement d'en rel&#226;cher).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les niveaux de m&#233;latonine dans notre corps augmentent progressivement au cours de la journ&#233;e et ils s'accroissent plus rapidement lorsque la nuit tombe, d'o&#249; le fait que notre rythme cardiaque s'adapte aux heures de la journ&#233;e et que nous soyons plus alertes le matin et fatigu&#233;s le soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce m&#233;canisme qui sous-tend le &#171; jet-lag &#187;, la fatigue due au d&#233;calage horaire. Voyager, passer d'un cr&#233;neau horaire &#224; un autre, c'est s'exposer &#224; des niveaux de lumi&#232;re compl&#232;tement diff&#233;rents, et vous avez une lumi&#232;re de 11 heures du matin alors que votre cerveau pense qu'il est 20 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos cycles de sommeil sont pr&#233;cis&#233;ment r&#233;gl&#233;s et ce bousculement des niveaux de m&#233;latonine les d&#233;traque. Et il est beaucoup plus dur de &#171; rattraper le sommeil &#187; qu'on ne peut le penser ; notre cerveau et notre corps sont li&#233;s au rythme cardiaque, de sorte qu'il est difficile de forcer le sommeil &#224; un moment o&#249; il n'est pas attendu (m&#234;me si ce n'est pas impossible). Quelques jours d'exposition au nouveau cycle de lumi&#232;re et notre rythme s'ajuste miraculeusement&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre temp&#233;rature corporelle change elle aussi en fonction de ces rythmes, variant entre 36 et 37 degr&#233;s (ce qui est une grosse variation pour un mammif&#232;re)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se selon laquelle le sommeil n'est li&#233; qu'au repos et &#224; la conservation d'&#233;nergie est encore plus mise &#224; mal par le fait qu'on a observ&#233; le sommeil chez des animaux en hibernation&#8230; L'hibernation n'est pas la m&#234;me chose que le sommeil ; le m&#233;tabolisme et la temp&#233;rature corporelle diminuent beaucoup plus ; la dur&#233;e est beaucoup plus longue ; en r&#233;alit&#233;, cela ressemble plus au coma qu'au sommeil. Mais les animaux en hibernation entrent r&#233;guli&#232;rement en &#233;tat de sommeil, de sorte qu'il leur faut d&#233;penser davantage d'&#233;nergie pour dormir. L'id&#233;e que le sommeil n'est li&#233; qu'au repos est &#224; l'&#233;vidence trop limit&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre th&#233;orie affirme que le sommeil est essentiel pour que le cerveau &#233;vacue les d&#233;chets qu'il produit. Les processus cellulaires complexes du cerveau cr&#233;ent une grande quantit&#233; de rebuts dont il faut se d&#233;barrasser, et des &#233;tudes ont montr&#233; que cela a lieu beaucoup plus souvent quand nous dormons ; pour le cerveau, le sommeil serait l'&#233;quivalent des heures de fermeture l'apr&#232;s-midi d'un restaurant, o&#249; le personnel met de l'ordre entre deux services ; il y a autant d'activit&#233; mais elle est diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle qu'en soit la vraie raison, le sommeil est essentiel pour le fonctionnement normal du cerveau. Les gens priv&#233;s de sommeil, en particulier de la phase REM, &#233;prouvent rapidement un d&#233;clin de leur attention et de leurs facult&#233;s &#224; r&#233;soudre des probl&#232;mes, une augmentation du stress et une chute g&#233;n&#233;rale de leurs performances&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous passez trop de temps sans dormir, votre cerveau commence &#224; initier des &#171; micro-siestes &#187;, o&#249; il attrape des bribes de sommeil de quelques minutes, voire secondes d'affil&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;volution a rendu n&#233;cessaires de longues p&#233;riodes d'inconscience et nous ne savons pas vraiment faire avec quelques miettes ici et l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si nous r&#233;ussissons &#224; fonctionner avec les probl&#232;mes cognitifs pos&#233;s par le manque de sommeil, il r&#233;duit l'efficacit&#233; du syst&#232;me immunitaire et est associ&#233; &#224; l'ob&#233;sit&#233;, au stress et aux probl&#232;mes cardiaques&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Stanislas Dehaene et Marcus Raichle, &#171; Pas de repos pour le cerveau &#187;, dans &#171; C3RV34U &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nos neurones sont en &#233;bullition permanente. M&#234;me lorsque nous nous reposons, nos aires c&#233;r&#233;brales communiquent et discutent entre elles. De nombreuses &#233;tudes r&#233;centes de neuro-imagerie l'ont d&#233;montr&#233; : notre cerveau a une vie int&#233;rieure&#8230; Bien que nous commencions seulement &#224; comprendre pourquoi notre cerveau d&#233;pense une telle &#233;nergie &#224; vagabonder, l'&#233;tude de l'activit&#233; intrins&#232;que pourrait fournir une des cl&#233;s pour l'explication des troubles neurologiques, et m&#234;me pour la connaissance de ce ph&#233;nom&#232;ne appel&#233; &#171; conscience &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; c&#233;r&#233;brale d'une personne qui &#171; ne fait rien &#187; est loin d'&#234;tre n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait maintenant que lorsque l'esprit est au repos &#8211; lorsqu'on r&#234;vasse tranquillement dans une chaise, qu'on est endormi dans un lit ou anesth&#233;si&#233; lors d'une op&#233;ration chirurgicale &#8211; diverses aires c&#233;r&#233;brales bavardent entre elles. Et l'&#233;nergie consomm&#233;e par cette discussion permanente, connue sous l'expression &#171; mode par d&#233;faut &#187; du cerveau, est environ vingt fois celle utilis&#233;e consciemment pour chasser une mouche avec un journal ou &#224; tout autre stimulus ext&#233;rieur. En effet, la plupart des choses que l'on fait consciemment, que ce soit de s'asseoir pour d&#238;ner ou pr&#233;parer un discours, constituent une petite d&#233;viation de l'activit&#233; de base du mode par d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;couverte cl&#233; pour la compr&#233;hension du mode par d&#233;faut du cerveau a &#233;t&#233; celle d'un syst&#232;me c&#233;r&#233;bral jusqu'ici inconnu, baptis&#233; le &#171; r&#233;seau du mode par d&#233;faut &#187;. Son r&#244;le exact dans l'organisation de l'activit&#233; c&#233;r&#233;brale fait toujours l'objet de recherches, mais on pense qu'il orchestre la fa&#231;on dont le cerveau organise les souvenirs et g&#232;re les diff&#233;rents syst&#232;mes qui ont besoin de se pr&#233;parer aux &#233;v&#233;nements futurs : le syst&#232;me moteur doit &#234;tre pr&#234;t &#224; r&#233;agir au quart de tour lorsque vous sentez le chatouillement de la mouche sur votre bras&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e que le cerveau est en constante &#233;bullition n'est pas nouvelle. Hans Berger, l'inventeur de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme fut un pionnier de cette notion. Dans un des articles fondateur sur ses d&#233;couvertes en 1929, Berger d&#233;duisait des oscillations &#233;lectriques incessantes d&#233;tect&#233;es par sa machine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons faire l'hypoth&#232;se que le syst&#232;me nerveux central est en permanence, et pas seulement durant les phases d'&#233;veil, dans un &#233;tat d'activit&#233; consid&#233;rable. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant ses id&#233;es sur le fonctionnement c&#233;r&#233;bral furent largement ignor&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines aires du cerveau sont tr&#232;s actives, &#224; la fois au repos et dans les conditions d'activit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des analyses pouss&#233;es ont montr&#233; que r&#233;aliser une t&#226;che sp&#233;cifique augmente d'au moins 5% la consommation &#233;nerg&#233;tique du cerveau par rapport &#224; sa consommation de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une large proportion de l'activit&#233; totale du cerveau &#8211; de 60 &#224; 80% de l'&#233;nergie totale qu'il utilise &#8211; provient de circuits qui ne sont pas li&#233;s au traitement des &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indices de l'existence d'une vie int&#233;rieure du cerveau &#233;tant bien &#233;tablis, il &#233;tait n&#233;cessaire de comprendre la physiologie de cette activit&#233; intrins&#232;que du cerveau &#8211; et comment elle pouvait influencer la perception et le comportement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 1990, nous avons remarqu&#233; de mani&#232;re presque accidentelle que certaines r&#233;gions du cerveau, &#224; notre grande surprise, subissent une diminution de leur niveau d'activit&#233; par rapport &#224; l'&#233;tat de repos lorsque les sujets r&#233;alisent une t&#226;che. Ces aires &#8211; en particulier une zone du cortex pari&#233;tal m&#233;dian (r&#233;gion proche du milieu du cerveau impliqu&#233;e, entre autres, dans la capacit&#233; &#224; se souvenir des &#233;v&#233;nements propre de sa vie) &#8211; montrent cette baisse d'activit&#233; lorsque d'autres r&#233;gions sont engag&#233;es dans la r&#233;alisation d'une t&#226;che particuli&#232;re, telle la lecture &#224; voix haute. D&#233;concert&#233;s, nous avons surnomm&#233; &#171; aire pari&#233;tale myst&#233;rieuse &#187; la zone montrant la diminution d'activit&#233; la plus forte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, notre &#171; aire myst&#233;rieuse &#187; reste constamment active, m&#234;me lorsqu'elle n'est pas engag&#233;e dans une t&#226;che pr&#233;cise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats ont &#233;t&#233; confirm&#233;s, tant pour le cortex pari&#233;tal m&#233;dian que pour le cortex pr&#233;frontal m&#233;dian. Ces deux aires qui permettent d'&#233;voquer des souvenirs et des images mentales personnelles, mais &#233;galement de nous repr&#233;senter ce que les autres pensent et ressentent, sont aujourd'hui consid&#233;r&#233;es comme des n&#339;uds centraux du r&#233;seau du mode par d&#233;faut&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation frappante de cette activit&#233; c&#233;r&#233;brale observ&#233;e sous anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale ou durant le sommeil sugg&#232;re qu'elle repr&#233;sente une composante fondamentale du fonctionnement c&#233;r&#233;bral et non pas seulement &#171; du bruit &#187;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Michel Jouvet, dans &#171; Les myst&#232;res du sommeil &#187; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le sommeil paradoxal serait une sorte de reprogrammeur effa&#231;ant (oubli) ou renfor&#231;ant (m&#233;moire) les acquisitions du jour en accord avec l'individuation g&#233;n&#233;tique. En bref, nous ne r&#234;verions pas mais &#171; nous serions r&#234;v&#233;s &#187;. Pendant cette reprogrammation interne, le cerveau serait coup&#233; de l'ext&#233;rieur. Des entr&#233;es stochastiques seraient assur&#233;es par des activations g&#233;n&#233;r&#233;es au niveau du pont, s&#233;lectionnant les nouveaux r&#233;cepteurs synaptiques synth&#233;tis&#233;s pendant le sommeil lent&#8230; Une &#233;norme quantit&#233; d'&#233;nergie est n&#233;cessaire pour que les cent minutes de sommeil paradoxal soient capables de remanier la circuiterie synaptique initi&#233;e pendant les 600 minutes d'&#233;veil. Le sommeil lent serait alors indispensable au sommeil paradoxal en assurant une r&#233;serve d'&#233;nergie sous forme de glycog&#232;ne dans la glie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://eugrafal.free.fr/Marcus-Raichle-Lafargue.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;ei=6Q06XKLCEsmugwe3-5HICQ&amp;q=sommeil+paradoxal+cerveau+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;oq=sommeil+paradoxal+cerveau+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;gs_l=psy-ab.3...12780.14336..14596...0.0..0.97.659.8......0....1..gws-wiz.MG2IyLiO_wo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lejournal.cnrs.fr/billets/pourquoi-dormons-nous&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Comment allons-nous comprendre le fonctionnement du cerveau ?</title>
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		<dc:date>2018-09-29T22:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comment allons-nous comprendre le fonctionnement du cerveau ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le cerveau reste un grand inconnu dans la physiologie et la psychologie humaines et m&#234;me l'un des plus grands de toutes les questions scientifiques non r&#233;solues. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet organe principal de l'&#234;tre humain a &#233;t&#233; examin&#233; sous toutes les coutures depuis des d&#233;cennies et pourtant on peut dire que ses secrets essentiels de fonctionnement restent bien gard&#233;s. On ne sait m&#234;me pas d'o&#249; viendront les r&#233;v&#233;lations nouvelles, de quelles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment allons-nous comprendre le fonctionnement du cerveau ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cerveau reste un grand inconnu dans la physiologie et la psychologie humaines et m&#234;me l'un des plus grands de toutes les questions scientifiques non r&#233;solues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet organe principal de l'&#234;tre humain a &#233;t&#233; examin&#233; sous toutes les coutures depuis des d&#233;cennies et pourtant on peut dire que ses secrets essentiels de fonctionnement restent bien gard&#233;s. On ne sait m&#234;me pas d'o&#249; viendront les r&#233;v&#233;lations nouvelles, de quelles disciplines, de quelles observations, de quelles m&#233;thodes, de quel type de recherche. On est tout &#224; fait dans le noir de ce c&#244;t&#233;-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cela proviendra de la compr&#233;hension des transmissions &#233;lectriques ou chimiques inter-neuronales, de l'&#233;tude de la structure des neurones, la visualisation des zones activ&#233;es du cerveau, de la compr&#233;hension du tissus qui couvre l'ensemble du cerveau, de la g&#233;n&#233;tique ou l'&#233;pig&#233;n&#233;tique du d&#233;veloppement du cerveau, de la mod&#233;lisation informatique des liaisons du cerveau, de l'&#233;tude des comportements des singes, de la comparaison des cerveaux de l'homo sapiens et des autres hominid&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons de rappeler ce que nous savons de fondamental ainsi que ce qui nous semble manquer dans notre compr&#233;hension du fonctionnement c&#233;r&#233;bral&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que le cerveau d'un &#234;tre humain est un outil indispensable et que l'&#234;tre humain meurt s'il est s&#233;par&#233; du cerveau. Nous savons donc qu'il y a une unit&#233; corps-cerveau qui est produite au cours du d&#233;veloppement de l'embryon. Pas d'explication du cerveau qui soit s&#233;par&#233;e de celle de la construction du corps. Les deux se sont constitu&#233;s simultan&#233;ment en liaison l'un avec l'autre. Aucune partie du corps n'est s&#233;par&#233;e du cerveau. Toutes les parties du corps sont n&#233;es en m&#234;me temps que des parties du cerveau et r&#233;ciproquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons non seulement que l'ensemble corps/cerveau est un tout mais &#233;galement que le cerveau lui-m&#234;me est un tout, ce qui signifie qu'il y a des zones sp&#233;cifiques, des h&#233;misph&#232;res, des particularit&#233;s de chacune des couches en oignon, des particularit&#233;s des trois parties successives emboit&#233;es du cerveau qui semblent repr&#233;senter des &#233;tapes de l'&#233;volution, mais que toutes ces subdivisions ne signifient nullement des parties avec des s&#233;parations &#233;tanches, ind&#233;pendantes les unes des autres. Quand une zone d'un h&#233;misph&#232;re est vou&#233;e &#224; une activit&#233;, elle utilise d'autres zones du cerveau pour &#234;tre activ&#233;e, pour fonctionner. Quand un h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral est particuli&#232;rement d&#233;di&#233; &#224; une fonction ou &#224; une capacit&#233;, cela ne veut pas dire que l'autre h&#233;misph&#232;re n'est pas concern&#233; par cette fonction ou cette capacit&#233;. Tout est connect&#233;. Le cerveau est un ensemble interconnect&#233;, interd&#233;pendant, un tout ins&#233;parable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons bien s&#251;r que l'unit&#233; de base des messages qui circulent dans le cerveau est le neurone et cependant nous savons aussi que le r&#233;ductionnisme du neurone ne fonctionne pas, et pas davantage le r&#233;ductionnisme du r&#233;seau neuronal, ni celui de la carte de relations inter-neuronales, ni encore le message &#233;lectrique seul (puisqu'existe &#233;galement le message chimique &#233;chang&#233; par les synapses).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne savons pas lire les messages &#233;lectriques des neurones et pas davantage les messages chimiques. Nous avons certes distingu&#233;s divers rythmes de ces messages mais nous ne savons pas comment le cerveau les d&#233;crypte et aucune &#233;tude du cerveau n'est parvenue &#224; nous r&#233;pondre sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image du cerveau d&#233;coup&#233; en zones n'a pas davantage r&#233;solu le probl&#232;me que celle du cerveau-ordinateur, ou que celle du cerveau &#233;metteur-r&#233;cepteur de messages &#233;lectriques, ou encore celle des cartes de relations inter-r&#233;seaux neuronales, et on en passe des hypoth&#232;ses de fonctionnement c&#233;r&#233;bral qui ont &#233;t&#233; successivement abandonn&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est contraints de reconnaitre que le cerveau existe avec des niveaux d'organisation de structures multiples, int&#233;gr&#233;s, interactifs, interd&#233;pendants et pas avec un seul niveau fondamental. Le cerveau n'est ni tout neurone, ni tout r&#233;seau de neurones, ni tout carte neuronale, ni tout synapse, ni tout zone c&#233;r&#233;brale, ni tout couche c&#233;r&#233;brale, ni tout h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral. Ces niveaux sont tous fondamentaux en un sens et le sont en m&#234;me temps. Et ces niveaux de structure sont &#233;galement reli&#233;s au niveau global. Le cerveau est lui-m&#234;me une unit&#233;, un niveau. Mais ce n'est pas non plus un niveau qui commande tout. Personne ne commande l'ensemble. Un h&#233;misph&#232;re est le plus souvent dominant mais pas toujours. Un h&#233;misph&#232;re a un r&#244;le fondamental dans telle ou telle fonction, dans telle ou telle capacit&#233;, mais pas tout le temps ni tout seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les actions, toutes les voies de celles-ci, toutes les m&#233;thodes d'action sont doubl&#233;es, tripl&#233;es, etc., le cerveau passant par plusieurs chemins pour faire la m&#234;me chose ou &#224; peu pr&#232;s. Le m&#233;canisme n'agit pas du tout &#224; l'&#233;conomie de moyens. Tout ce qui peut fonctionner, en &#233;tant nourri, en recevant de l'&#233;nergie, vivra et fonctionnera : voil&#224; le seul principe de construction et de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectricit&#233; qui parcourt les circuits neuronaux les nourrit, envoie aux neurones, ces cellules vivantes, de l'&#233;nergie, des moyens de subsistance et des messages de survie qui permettent &#224; la cellule nerveuse de ne pas s'auto-d&#233;truire par apoptose (ou suicide cellulaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capacit&#233; du corps humain de se b&#226;tir un cerveau, tout en b&#226;tissant un corps a &#233;t&#233; explicit&#233;e justement par l'apoptose. En effet, ce qu'Ameisen appelle &#171; la sculpture du corps par suicide cellulaire &#187; est le mode de construction fondamental du cerveau. En effet, la formation des liaisons neuronales n'est nullement programm&#233;e g&#233;n&#233;tiquement. Elle se constitue progressivement dans l'embryon au cours du d&#233;veloppement de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cellules nerveuses et leurs liaisons naissent et se d&#233;veloppent dans un grand d&#233;sordre et la plupart d'entre elles vont tr&#232;s rapidement dispara&#238;tre dans l'embryon parce qu'elles ne contribuent pas &#224; relier le cerveau au corps. C'est cette liaison qui va construire le plan du cerveau. Ce plan n'est pas inscrit dans les g&#232;nes, dans l'ADN, ni dans aucun niveau de structure pr&#233;existante au processus de fabrication de l'individu. Le cerveau est reconstruit pour chaque individu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation du cerveau humain est un processus auto-organis&#233; et le fonctionnement de celui-ci est un pilotage des lois du chaos d&#233;terministe !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article185&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le cerveau humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1856&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le cerveau dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique103&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1521&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment se construit un cerveau humain ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le dialogue des deux h&#233;misph&#232;res du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.books.fr/cerveau-cet-inconnu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau, cet inconnu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pratclif.com/brain/cerveau/cerveau.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous savons et ne savons pas sur le cerveau humain et son fonctionnement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3189&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cerveau et dialectique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4905&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi les hommes n'ont pas envie de reconna&#238;tre que leur cerveau est un produit al&#233;atoire de l'&#233;volution&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2608&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pas d'&#233;volution lin&#233;aire de la taille du cerveau humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1900&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain pour nous permettre de conna&#238;tre le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?tbm=bks&amp;q=conna%C3%AEtre+le+cerveau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Imaginer, une fonction c&#233;r&#233;brale spontan&#233;e et permanente</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article6024</link>
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		<dc:date>2018-08-17T22:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Imaginer, une fonction c&#233;r&#233;brale spontan&#233;e et permanente &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre cerveau est sans cesse en train d'inventer, de broder, de proposer, de cr&#233;er, d'imaginer. Il suffit que nous soyons en train de taper un texte mot &#224; mot pour qu'il sugg&#232;re des propositions de mots qui n'y sont pas pour compl&#233;ter une phrase que nous n'avons pas fini de lire ou que nous avons lue sans attention suffisante. Il suffit que nous regardions des gens d'un peu loin pour qu'il nous sugg&#232;re que ce sont des personnes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10710 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L320xH320/-4811-9a815.jpg?1779683791' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10711 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L402xH270/-4812-1319c.jpg?1779683791' width='402' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10713 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/-315.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH227/-315-c0ccf.jpg?1779683791' width='500' height='227' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10714 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH386/-4814-6767c.jpg?1779683791' width='500' height='386' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10716 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/-317.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH367/-317-f0fd3.jpg?1779683791' width='500' height='367' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10715 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.org/IMG/png/-316.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH292/-316-801e6.jpg?1779683791' width='500' height='292' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10717 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L500xH303/-318-a619f.jpg?1779683791' width='500' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imaginer, une fonction c&#233;r&#233;brale spontan&#233;e et permanente&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre cerveau est sans cesse en train d'inventer, de broder, de proposer, de cr&#233;er, d'imaginer. Il suffit que nous soyons en train de taper un texte mot &#224; mot pour qu'il sugg&#232;re des propositions de mots qui n'y sont pas pour compl&#233;ter une phrase que nous n'avons pas fini de lire ou que nous avons lue sans attention suffisante. Il suffit que nous regardions des gens d'un peu loin pour qu'il nous sugg&#232;re que ce sont des personnes de notre connaissance. Il suffit que nous soyons dans une situation inattendue pour qu'il sugg&#232;re des interpr&#233;tations diverses pouvant l'expliquer. Il suffit que nous &#233;voquions la journ&#233;e qui va venir pour qu'il brode des sc&#233;narios possibles. Il suffit que nous recevions une lettre pour qu'il tente de d&#233;crypter les envoyeurs possibles. Nous ne cessons jamais de broder, d'inventer, de donner des r&#233;ponses aux questions alors que nous ne disposons pas r&#233;ellement de la r&#233;ponse, que nous compl&#233;tions ce qui manque dans nos donn&#233;es alors que nous ne pouvons pas r&#233;ellement le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un d&#233;faut de caract&#232;re. Cela ne signifie pas que vous soyez particuli&#232;rement imaginatif, m&#234;me si cela existe. Ce sont tous les &#234;tres poss&#233;dant un cerveau qui d&#233;tiennent cette particularit&#233; imaginative, m&#234;me si son degr&#233; peut varier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'abord, ce degr&#233; varie au cours de la journ&#233;e, car l'imagination est particuli&#232;rement d&#233;brid&#233;e durant les r&#234;ves, ce qui montre bien que ce n'est pas une volont&#233; de la conscience qui provoque cette imagination, mais qu'elle agit au contraire automatiquement et spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que l'imagination soit actionn&#233;e spontan&#233;ment et m&#234;me automatiquement est d&#233;montr&#233; aussi quand elle ne l'est pas. Ainsi, d&#232;s que nous voyons un visage humain ou son image, est actionn&#233; le mode de reconnaissance des visages qui imagine qui cela pourrait &#234;tre si c'&#233;tait quelqu'un de connu. Si ce visage est vu &#224; l'envers, ce mode de reconnaissance par la comparaison et l'imagination n'est pas actionn&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous nos sens ne se contentent pas de ce qu'ils voient. Ils sont pilot&#233;s par un cerveau qui interpr&#232;te, qui compl&#232;te les informations insuffisantes, qui rajoute des &#233;l&#233;ments manquants &#224; l'information, qui d&#233;cide la transformation des images, qui cr&#233;e de la continuit&#233; et du sens l&#224; o&#249; il n'y en a pas ou l&#224; il en manque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains auteurs affirment que nos sens nous placent au niveau des faits mais aucun de nos sens ne fonctionne bien s&#251;r ind&#233;pendamment du cerveau et ce dernier ne fonctionne jamais sur la seule base des faits. Un simple regard, un simple toucher, une simple odeur, une simple sensation de temp&#233;rature, une sensation de courant d'air, un simple son, etc., ne peut &#234;tre per&#231;u sans que le cerveau propose imm&#233;diatement d'y rajouter des remarques, des options, des explications, de broder sur ce qu'il sait de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imagination n'est pas un attribut secondaire mais une fonction essentielle du cerveau. En effet, c'est elle qui nous permet de &#171; voir &#187; ce que nous ne voyons pas vraiment, de penser sur l'inconnu, de mettre un nom sur un objet, de penser sur l'inconnu, d'&#233;laborer des hypoth&#232;ses, de nous pr&#233;parer &#224; des situations &#224; venir, de r&#234;ver, de construire des sc&#233;narios, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans l'imagination, nous ne pouvons pas penser &#224; un objet ou &#224; une situation qui n'est pas directement devant nous, que nous ne pouvons pas imm&#233;diatement voir, toucher, sentir, entendre&#8230; Sans l'imagination, nous ne pouvons pas, en restant immobiles et les yeux ferm&#233;s, repenser &#224; tout ce qui nous entoure. Sans l'imagination, nous ne pouvons pas penser le monde qui nous entoure, nous ne pouvons pas b&#226;tir des concepts, des raisonnements. D&#232;s que nous racontons &#224; quelqu'un ce qui nous est arriv&#233;, notre imagination nous conduit autant que les faits r&#233;els. Sans notre imagination, cela n'aurait aucun sens de discuter de faits qui ne sont pas devant nous, tout ce qui n'est pas dans notre champ direct cessant compl&#232;tement d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut imaginer toutes sortes de choses : des formes, des couleurs, des mouvements, des gestes, des situations, des sentiments, des pens&#233;es, des sons, des mots, des sc&#233;narios, des hypoth&#232;ses, etc. On a beaucoup discut&#233; sur la place de l'imagination dans les th&#233;ories et exp&#233;riences des savants (on doit imaginer les exp&#233;riences autant que les concepts, les param&#232;tres, les particules, les lois, etc.) et on sait sa place pour tous les artistes. Mais elle est n&#233;cessaire pour tous les humains. Elle leur est n&#233;cessaire pour vivre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#234;tres humains ont d&#233;velopp&#233; de multiples moyens pour stimuler leur imagination, comme ils peuvent aussi stimuler leurs sens ou d'autres fonctions. Ainsi, le manque de sommeil, l'exc&#232;s de caf&#233; ou les drogues peuvent favoriser cette fonction c&#233;r&#233;brale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction que nous appelons &#171; imagination &#187; n'agit pas librement sur nos images c&#233;r&#233;brales car cette fonction est combattue par une autre qui lui est coupl&#233;e et que l'on pourrait appeler &#171; raison &#187;. Cette derni&#232;re nous dit que telle ou telle proposition de l'imagination est &#224; rejeter car non conforme &#224; ce que nous pensons savoir du monde, &#224; ce que nous estimons possible, &#224; ce qui nous semble raisonnablement vraisemblable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couple contradictoire imagination/raison fonctionne sans cesse de mani&#232;re dialectique, chacun combattant l'autre, au cours de la journ&#233;e consciente des &#234;tres humains. La nuit, l'imagination semble seule au pouvoir dans les r&#234;ves. En r&#233;alit&#233;, c'est la fonction dominante du couple qui s'&#233;change. Dans les r&#234;ves, l'imagination domine et dans la journ&#233;e consciente, c'est la raison qui domine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous a permis d'en savoir plus sur la fonction &#171; imagination &#187;, ce sont tous les cas de dysfonctionnements du cerveau qu'ils soient de naissance ou dus &#224; des accidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il dans un cerveau sans imagination ou &#224; faible imagination ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons&#8230; que nous en restions &#224; ce que nous savons vraiment. Il ne resterait pas grand-chose. Pour penser &#224; tel ou tel &#233;tat de nos fonctions c&#233;r&#233;brales il faut d'ailleurs une sacr&#233;e dose d'imagination ! Ce que nous sommes, nous humains, nous le devons grandement &#224; l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans l'imagination, nous ne pouvons pas, par exemple, mettre un nom sur les choses. La chosification du monde est d&#233;j&#224; un produit de l'imagination humaine. &#171; La chaise &#187;, &#171; la table &#187;, &#171; le repas &#187; ou encore &#171; le sommeil &#187; et m&#234;me &#171; le soleil &#187; e n sont des produits. Le soleil que l'on observe n'est pas le concept de soleil. D'ailleurs nous ne pouvons voir en continu le soleil et il n'existerait plus pour nous d&#232;s que nous clignons des yeux. Il y a discontinuit&#233; m&#234;me quand on croit sentir et vivre dans la continuit&#233;. C'est notre cerveau qui invente cette continuit&#233; apparente, qu'elle soit logique, spatiale ou temporelle, en fait partout o&#249; il y a discontinuit&#233; r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel m&#233;canisme c&#233;r&#233;bral est &#224; l'&#339;uvre dans cette fonction &#171; imagination &#187; ? Y a-t-il une zone c&#233;r&#233;brale ou un r&#233;seau neuronal que l'on pourrait appeler &#171; fabula &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re zone qui ait &#233;t&#233; d&#233;couverte en ce sens est le &#171; cingula &#187; ou aire cingulaire du cortex c&#233;r&#233;bral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;bat permanent &#224; l'int&#233;rieur de chaque cr&#226;ne humain. C'est m&#234;me le fondement de l'intelligence humaine. C'est de mani&#232;re automatique que notre cerveau r&#233;pond &#224; toute information par une interpr&#233;tation fournie par le cingula. Mais cette interpr&#233;tation n'a rien d'intelligente. Elle est g&#233;n&#233;ralement absurde. C'est la r&#233;ponse contradictoire du cerveau qui permet que cette interpr&#233;tation, apr&#232;s une s&#233;rie de contradictions et de confrontations avec tout ce que le cerveau croit savoir sur les circonstances.&lt;br class='autobr' /&gt;
La partie du cerveau appel&#233;e cingula proposerait sans cesse des interpr&#233;tations hurluberlus de tout ce que nous voyons et de tout ce qui nous arrive, les proposerait au cerveau qui les comparerait &#224; tout ce qu'il sait et &#224; tout ce dont il se souvient d'avoir v&#233;cu ou croit avoir compris. L'hypoth&#232;se serait rejet&#233;e si elle ne correspond pas &#224; plusieurs pr&#233;-&#233;tablis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie du cerveau appel&#233;e cingula proposerait sans cesse des interpr&#233;tations hurluberlus de tout ce que nous voyons et de tout ce qui nous arrive, les proposerait au cerveau qui les comparerait &#224; tout ce qu'il sait et &#224; tout ce dont il se souvient d'avoir v&#233;cu ou croit avoir compris. L'hypoth&#232;se serait rejet&#233;e si elle ne correspond pas &#224; plusieurs pr&#233;-&#233;tablis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; Science et vie &#187; de juin 2008, on peut lire que les fabulations sont une forme de faux souvenirs qui n'apparaissent que dans des situations pathologiques. Elles sont fr&#233;quemment observ&#233;es chez des patients amn&#233;siques mais peuvent l'&#234;tre &#233;galement chez les schizophr&#232;nes ou les malades d'Alzheimer par exemple. S'ils fabulent, c'est que ces patients ont perdu un des processus fondamentaux qui accompagne normalement la r&#233;cup&#233;ration des souvenirs. Selon Martin Conway, quand nous reconstruisons un souvenir, nous suivons deux imp&#233;ratifs : la coh&#233;rence de soi, mais aussi le principe de r&#233;alit&#233;. Ces deux principes agissent de mani&#232;re contradictoire mais aussi combin&#233;e. Ils produisent une m&#233;moire qui n'est pas une simple conservation mais une construction permanente et dynamique. Sous son action, le pass&#233; per&#231;u par notre m&#233;moire change sans cesse, est reconstruit en fonction du pr&#233;sent et du futur. Il permet de concevoir un futur. Ce dernier nous est indispensable car nous sommes un &#234;tre qui a besoin de se projeter dans l'avenir. La &#171; coh&#233;rence de soi &#187;, c'est celle des multiples r&#233;cits possibles invent&#233;s par notre imaginaire. D&#232;s qu'un fait nouveau se produit, l'automatisme de notre cerveau, en particulier le cingula, produit imm&#233;diatement un &#171; pourquoi &#187;. Ces divers &#171; pourquoi &#187; peuvent &#234;tre coh&#233;rents sans correspondre &#224; la r&#233;alit&#233; v&#233;cue. C'est l&#224; que se niche le &#171; principe de r&#233;alit&#233; &#187; qui &#233;carte les versions trop &#233;tranges. La contradiction entre logique interne et informations externes produit donc une dialectique dynamique. Ce n'est pas un simple dialogue mais une contradiction permanente dans laquelle l'essentiel des th&#232;ses produites par notre cerveau sont d&#233;truites et rejet&#233;es, ou au moins sont inhib&#233;es ou encore cach&#233;es et abandonn&#233;es momentan&#233;ment. Lorsque nous ne sommes plus capables de mener ce combat permanent, nous sommes livr&#233;s aux versions internes et &#224; leur logique ferm&#233;e. Pascale Piolino explique que &#171; les patients fabulateurs n'ont plus ce principe de r&#233;alit&#233; et acceptent tout ce qui leur vient de leur esprit. &#187; De l&#224; vient, aussi, le caract&#232;re obsessionnel de la maladie des parano&#239;aques. Ces malades sont parfaitement logiques de leur point de vue. Tous les &#233;v&#233;nements de leur vie ont une logique : on leur en veut. La r&#233;alit&#233; ne peut plus mener son combat dialectique. En effet, la contradiction n'est pas destructrice mais dialectique. Elle s&#233;lectionne parmi les multiples produits approximatifs et imaginaires du cingula ceux qui se conforment &#224; l'observation. En somme, la contradiction entre &#171; principe de r&#233;alit&#233; &#187; et &#171; coh&#233;rence de soi &#187; n'est pas pathologique. C'est son absence qui l'est. La fabulation provient du fait que l'influence externe est inhib&#233;e par la crainte. Les fabulations sont des versions invent&#233;es en interne sur des soi disant faits externes. Par contre, dans le fonctionnement normal, la coh&#233;rence interne, la conservation interne, n'est pas un objectif sens&#233; fonctionner seul mais de mani&#232;re contradictoire avec les informations li&#233;es &#224; l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, ces &#233;tudes nous apprennent que l'imaginaire, le mensonger &#233;ventuellement, n'est pas remise en cause de l'individu mais, au contraire, il vient rassurer, conforter l'individu. Il est aussi n&#233;cessaire que la r&#233;alit&#233;. Son absence serait tout aussi pathologique. L'imaginaire, la construction et m&#234;me l'invention du pass&#233;, est indispensable &#224; la construction de l'identit&#233; individuelle qui est tr&#232;s loin de ne se fonder que sur des faits r&#233;els. Nos souvenirs sont syst&#233;matiquement (par automatisme c&#233;r&#233;bral) infect&#233;s par des interpr&#233;tations et des introductions de faux souvenirs ou de fausses explications qui ont un r&#244;le, celui de donner une coh&#233;rence d'ensemble. La continuit&#233; n'a rien de r&#233;elle. Elle est un produit imaginaire. Elle rempli les trous. Non seulement ceux de la m&#233;moire des faits r&#233;els mais aussi les trous de la compr&#233;hension des &#233;v&#233;nements. Nous b&#226;tissons une logique continue du pass&#233;, l&#224; o&#249; nous ne percevons que des bribes dont les liens ne nous apparaissent pas. &#171; Notre m&#233;moire autobiographique &#8211; nos souvenirs, infid&#232;les au r&#233;el, impr&#233;gn&#233;s de fiction &#8211; est tout aussi essentielle &#224; notre &#171; moi de demain &#187;. C'est ce qu'a d&#233;montr&#233; l'utilisation de l'imagerie c&#233;r&#233;brale compl&#233;tant la psychologie cognitive. L'imagerie c&#233;r&#233;brale le montre sans appel : la m&#233;moire est le laboratoire o&#249; s'invente notre futur. Cela va &#224; l'encontre de l'image de r&#233;servoir fig&#233; que nous en avions. C'est le m&#234;me syst&#232;me neuro-cognitif qui sous-tendrait le voyage dans le temps, vers le pass&#233; et vers le futur, comme l'a montr&#233; l'&#233;quipe de Lilianne Manning. L'imagerie c&#233;r&#233;brale montre que ce sont les m&#234;mes zones qui sont activ&#233;es par des exercices d'&#233;vocation du pass&#233; et par des exercices d'imagination port&#233;e vers des actions futures. Ces exp&#233;riences montrent que &#171; sans notre r&#233;pertoire de souvenirs construits et reconstruits nous ne pouvons pas nous projeter dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous le pass&#233; n'est pas seulement du pass&#233;, quelque chose sur lequel on ne peut plus revenir, qu'on ne peut plus modifier, qui est fig&#233; et condamn&#233; &#224; se perdre progressivement. C'est une construction tourn&#233;e vers l'avenir. Il n'y pas de succession lin&#233;aire du pass&#233; vers le futur en passant par le pr&#233;sent mais une interp&#233;n&#233;tration contradictoire du pass&#233; et de l'avenir sans laquelle le pr&#233;sent n'aurait plus de sens. Le souvenir permet de r&#233;actualiser un &#233;v&#233;nement du pass&#233; que nous faisons semblant de revivre pour nous en approprier les apports. Mais il ne s'agit pas d'une simple &#233;vocation gratuite. C'est un besoin n&#233;cessit&#233; par les questions pr&#233;sentes et &#224; venir que pose notre cerveau. Le caract&#232;re dynamique du fonctionnement c&#233;r&#233;bral, fond&#233; sur le virtuel, sans cesse en construction, sans cesse en contradiction est donc g&#233;n&#233;ral. Le pass&#233; n'agit pas comme un substrat inerte, inchang&#233; et inchangeable. Nous pouvons agir sur notre pass&#233; afin de donner un sens au pr&#233;sent et de pr&#233;parer l'avenir, et nous ne cessons pas de le faire. Nos pertes de m&#233;moire li&#233;es &#224; l'&#226;ge peuvent parfaitement n'avoir rien de purement physiologique. Elles peuvent d&#233;couler du fait que l'individu ne se projette plus dans l'avenir, n'a plus de projets. Du coup, il cesse partiellement de faire appel &#224; ses souvenirs en vue d'actions futures. La m&#233;moire qui n'est plus reconstruite perd de plus d'&#233;l&#233;ments. On con&#231;oit ainsi qu'elle ne ressemble en rien &#224; une simple conservation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas d'amn&#233;sie s&#233;v&#232;re, ce n'est pas seulement le pass&#233; qui est affect&#233; : c'est le pr&#233;sent et le futur. L'individu malade ne dispose plus des r&#233;f&#233;rences indispensables Non seulement il peut ne plus reconna&#238;tre des individus, des situations mais il peut ne plus reconna&#238;tre des comportements simples et devenir indiff&#233;rent &#224; son entourage. Ce n'est pas seulement une connaissance du pass&#233; qui lui fait d&#233;faut. C'est la possibilit&#233; d'actionner le m&#233;canisme par lequel la m&#233;moire construit des fictions &#224; partir d'&#233;vocations du pass&#233; afin de r&#233;aliser des projets. Et sans cette possibilit&#233; de modifier le pass&#233; pas de possibilit&#233; de construire un avenir. Les anciens ne perdent pas le pass&#233;, ils le conservent et, en le conservant, ils se ferment la possibilit&#233; de se projeter vers le futur. C'est ce qu'a d&#233;montr&#233; notamment l'&#233;quipe de Lilianne Manning de neuropsychologie de Strasbourg, la psychologue canadienne Endel Tulving, le professeur Martin Conway de Leeds (Angleterre), Eleanore Maguire de Londres, Aikaterini Potopoulou de Londres, Pascale Piolino de Paris, le professeur Daniel Schacter de Harvard, les neuropsychologues am&#233;ricains Randy Buckner et Daniel Caroll, le professeur Martial Van Der Linden de Gen&#232;ve et le professeur Arnaud D'Argembeau de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons les :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La possibilit&#233; d'utiliser des &#233;v&#233;nements du pass&#233; pour se projeter dans l'avenir est un fonction cruciale du cerveau. &#187; dit Lilianne Manning. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tout le monde ne fabrique pas des faux souvenirs. Cela d&#233;pend notamment des capacit&#233;s d'imagerie mentale de chacun. Les individus chez qui elles sont importantes ont plus de mal &#224; faire la part des choses entre ce qu'ils ont imagin&#233; et ce qu'ils ont v&#233;cu. &#187; affirme Martial Van Der Linden. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous extrayons des &#233;l&#233;ments d'exp&#233;riences v&#233;cues et les recombinons pour simuler, imaginer notre futur. &#187; explique Arnaud d'Argembeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait dor&#233;navant que le r&#233;am&#233;nagement &#224; chaque moment de notre pass&#233;, de l'ensemble de nos connaissances et de nos exp&#233;riences m&#233;moris&#233;es (c'est-&#224;-dire qui ont &#233;t&#233; r&#233;&#233;voqu&#233;es dans un pass&#233; pas trop ancien) est un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant de notre personnalit&#233;. Une personne qui d&#233;pr&#233;cie sa propre valeur du fait d'une d&#233;pression va se souvenir de tous les faits du pass&#233; qui confirment sa mauvaise appr&#233;ciation d'elle-m&#234;me. Pascale Piolino explique que &#171; Nous compl&#233;tons nos souvenirs vagues en nous appuyant sur des choses que nous savons de nous-m&#234;mes, le but &#233;tant que le tout soit coh&#233;rent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sp&#233;cialistes ont pu utiliser l'imagerie c&#233;r&#233;brale dans les exp&#233;riences de psychologie cognitive pour mettre en &#233;vidence des circuits concern&#233;s dans ce type de fonctionnement. Ils ont montr&#233; que le m&#234;me type de circuit est concern&#233; par l'&#233;vocation du pass&#233; que par celle du futur : un circuit passant par le cortex pr&#233;frontal ant&#233;ro-m&#233;dian et l'hippocampe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cingula est-il dans une zone &#171; faite pour &#187; imaginer ? Pas du tout ! Il semblerait m&#234;me que la fonction de base de sa zone soit dans la perception subjective de la douleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le cortex cingulaire n'est pas le seul impliqu&#233; dans l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cortex pr&#233;frontal qui est reli&#233; d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale &#224; l'imagination. Cette fois, il s'agit de la fonction dialectiquement contraire. Le cortex pr&#233;frontal mod&#232;re, inhibe ou bloque notre imagination ! Le cortex pr&#233;frontal rostral (CPFR ou aire de Brodmann 10) g&#232;re particuli&#232;rement l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des scientifiques de l'universit&#233; de Dartmouth ont r&#233;alis&#233; des IRM sur des cerveaux de volontaires durant un exercice mental. Ils ont ainsi r&#233;ussi &#224; cr&#233;er une carte c&#233;r&#233;brale des r&#233;gions impliqu&#233;es lorsque ces sujets &#233;taient en plein processus imaginatif visuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de ces travaux publi&#233;s dans la revue PNAS, les chercheurs ont men&#233; des examens IRM sur les cerveaux de 16 patients. Pendant ce temps, ils ont demand&#233; aux volontaires d'effectuer des exercices mentaux, consistants &#224; analyser des images et &#224; les recomposer mentalement, soit en les d&#233;structurant, soit pour en assembler de nouvelles. L'IRM a ainsi permis de cartographier quelles zones du cerveau &#233;taient activ&#233;es par cet exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nos r&#233;sultats nous rapprochent de la compr&#233;hension de l'organisation de notre cerveau, et comment il nous s&#233;pare des autres esp&#232;ces, et nous fournit un terrain intellectuel aussi riche pour pouvoir penser librement et de fa&#231;on cr&#233;ative&#034; explique dans un communiqu&#233; Alex Shlegel, auteur de l'&#233;tude. &#034;Comprendre ces diff&#233;rences nous donnera des indices sur l'origine de la cr&#233;ativit&#233; humaine et peut-&#234;tre nous permettra de r&#233;cr&#233;er ces sch&#233;mas chez les machines&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de &#034;l'espace de travail mental&#034; n'est pas nouvelle en neurosciences, mais elle est tr&#232;s difficile &#224; prouver. L'&#233;quipe s'est donc int&#233;ress&#233;e au penchant visuel de l'imagination, qui requiert la cr&#233;ation d'une image totalement nouvelle, et donc une activit&#233; c&#233;r&#233;brale puissante. Leurs r&#233;sultats ont permis de mettre en &#233;vidence de 11 r&#233;gions impliqu&#233;es dans ce processus. Parmi ces r&#233;gions, figurent notamment le lobe occipital et le pr&#233;cuneus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lobe occipital h&#233;berge la plus grande partie du cortex visuel et permet le traitement de l'information qui arrive par nos yeux. Mais en plus de cette fonction, celui-ci joue &#233;galement un r&#244;le dans la cr&#233;ation d'images mentales, expliquent les chercheurs. Le pr&#233;cuneus est lui, une r&#233;gion qui sert entre autres &#224; la repr&#233;sentation spatiale de l'environnement, et par exemple &#224; &#034;calculer&#034; &#224; l'avance nos mouvements. C'est une des r&#233;gions les plus connect&#233;es de notre cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes ont d'ailleurs d&#233;montr&#233; que le pr&#233;cuneus &#233;tait plus gros chez l'humain que chez n'importe quel autre animal. Or, les IRM ont d&#233;montr&#233; que cette zone &#233;tait &#233;galement tr&#232;s impliqu&#233;e lors des exercices mentaux. Cette d&#233;couverte constitue ainsi une nouvelle avanc&#233;e vers la compr&#233;hension du processus complexe et unique qu'est l'imagination. Mais il faudra encore poursuivre les recherches avant de pouvoir pr&#233;ciser le r&#244;le jou&#233; par chacune de ces structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.inrees.com/articles/imaginaire-nouvelle-realite-scientifique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'imaginaire, nouvelle r&#233;alit&#233; scientifique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortex_pr%C3%A9frontal&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur le cortex pr&#233;frontal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortex_cingulaire_ant%C3%A9rieur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur le cortex cingulaire ant&#233;rieur responsable des la perception subjective de la douleur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Gyrus_cingulaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur le gyrus cingulaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortex_cingulaire_post%C3%A9rieur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi sur le cortex cingulaire post&#233;rieur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_12/i_12_cr/i_12_cr_con/i_12_cr_con.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur la cartographie c&#233;r&#233;brale des &#233;tats de conscience&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortex_insulaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici sur le cortex insulaire ou insula&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1524&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les rythmes biologies auto-organis&#233;s et dynamiques</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article1521</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article1521</guid>
		<dc:date>2017-05-15T23:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Syst&#232;me dynamique</dc:subject>
		<dc:subject>Auto-organisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt; Rythmes auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes du vivant &lt;br class='autobr' /&gt;
Coeur, cerveau et rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ? &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#232;nes et rythmes biologiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi et comment les rythmes biologiques r&#233;v&#232;lent une discontinuit&#233; fondamentale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Rythmes du sommeil&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Les rythmes biologiques, un processus dynamique et des structures auto-organis&#233;es et &#233;mergentes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Syst&#232;me dynamique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Auto-organisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article186&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique127&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique170&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique32&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Coeur, cerveau et rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un attracteur &#233;trange ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/inria/modelisation_mathematique_en_biologie_quand_les_genes_jouent_la_montre_2eme_partie.12695&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;G&#232;nes et rythmes biologiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi et comment les rythmes biologiques r&#233;v&#232;lent une discontinuit&#233; fondamentale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes non-lin&#233;aires auto-organis&#233;s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4007&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rythmes du sommeil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>For Human Heart, Deterministic Chaos is not Disorder nor Disease : It Is the Dynamical Order</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5459</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5459</guid>
		<dc:date>2017-03-07T07:41:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;For Human Heart, Deterministic Chaos is not Disorder nor Disease : It Is the Dynamical Order &lt;br class='autobr' /&gt;
Regularity is disease and chaos, it is health! &lt;br class='autobr' /&gt; Human Beings as Chaotic Systems &lt;br class='autobr' /&gt;
Oscillation and Chaos in Physiological Control Systems &lt;br class='autobr' /&gt; Is the Normal Heartbeat Chaotic or Homeostatic ? by Goldberger &lt;br class='autobr' /&gt; Chaos and Heart Rate Variability, by Leon Glass &lt;br class='autobr' /&gt;
In Heartbeat, Predictability Is Worse Than Chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Dynamics of Heart Rate : Chaos &lt;br class='autobr' /&gt;
Non-Linear Dynamics of Heart &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaos Theory, Heart Rate (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique102" rel="directory"&gt;Le coeur, ou l'&#233;mergence de rythmes issus du d&#233;sordre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Deterministic chaos - Chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L450xH600/-168-97677.gif?1779683791' width='450' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8574 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.org/local/cache-vignettes/L222xH228/-223-30bb2.png?1779683791' width='222' height='228' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;For Human Heart, Deterministic Chaos is not Disorder nor Disease : It Is the Dynamical Order&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://translate.google.fr/translate?u=http://www.matierevolution.fr%2Fspip.php?article1073&amp;sl=fr&amp;tl=en&amp;hl=fr&amp;ie=UTF-8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Regularity is disease and chaos, it is health!&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.fractal.org/Life-Science-Technology/Publications/Human-beings-as-fractal-systems.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Human Beings as Chaotic Systems&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/science1977.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oscillation and Chaos in Physiological Control Systems&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://reylab.bidmc.harvard.edu/pubs/1991/nps-1991-6-87.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Is the Normal Heartbeat Chaotic or Homeostatic ? by Goldberger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.macalester.edu/~kaplan/knoxville/jce.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and Heart Rate Variability, by Leon Glass&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.nytimes.com/1989/01/17/science/in-heartbeat-predictability-is-worse-than-chaos.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In Heartbeat, Predictability Is Worse Than Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://aip.scitation.org/doi/abs/10.1063/1.165837&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamics of Heart Rate : Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=non-linear+dynmaics+of+heart&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b&amp;gfe_rd=cr&amp;ei=1kO8WM2HMaTP8AfTqq-QCw#q=nonlinear+dynamics+of+heart&amp;*&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Non-Linear Dynamics of Heart&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://circ.ahajournals.org/content/101/1/8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos Theory, Heart Rate Variability, and Arrhythmic Mortality&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.worldscientific.com/worldscibooks/10.1142/5506&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emergence of Dynamical Order&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&#034;http://circ.ahajournals.org/content/99/21/2819&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaos and the Transition to Ventricular Fibrillation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=deterministic+chaos+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deterministic Chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Albert Einstein a-t-il raison d'affirmer que nous n'utilisons que 10% des facult&#233;s de notre cerveau ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.org/spip.php?article5116</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.org/spip.php?article5116</guid>
		<dc:date>2016-04-22T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Albert Einstein a-t-il raison d'affirmer que nous n'utilisons que 10% des facult&#233;s de notre cerveau ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait une belle gal&#233;jade puisque nous savons aujourd'hui que notre cerveau est le plus grand consommateur &#233;nerg&#233;tique de tout notre corps (environ 20% de l'&#233;nergie produite chez l'adulte et jusqu'&#224; 60% chez l'enfant). &lt;br class='autobr' /&gt;
Si 90% de l'organe n'&#233;tait pas utilis&#233;, il serait tr&#232;s surprenant qu'il puise autant d'&#233;nergie si pr&#233;cieuse au fonctionnement des autres organes. Ceci aurait constitu&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103" rel="directory"&gt;Le cerveau, ou le pilotage du chaos des interactions neuronales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Albert Einstein a-t-il raison d'affirmer que nous n'utilisons que 10% des facult&#233;s de notre cerveau ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait une belle gal&#233;jade puisque nous savons aujourd'hui que notre cerveau est le plus grand consommateur &#233;nerg&#233;tique de tout notre corps (environ 20% de l'&#233;nergie produite chez l'adulte et jusqu'&#224; 60% chez l'enfant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si 90% de l'organe n'&#233;tait pas utilis&#233;, il serait tr&#232;s surprenant qu'il puise autant d'&#233;nergie si pr&#233;cieuse au fonctionnement des autres organes. Ceci aurait constitu&#233; une perte importante &#224; laquelle l'&#233;volution aurait rem&#233;di&#233; en faisant diminuer la taille du cerveau. Avec un organe plus petit, davantage d'&#233;nergie aurait &#233;t&#233; disponible, ce qui aurait constitu&#233; selon les scientifiques, un avantage &#233;volutif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, l'observation de notre enc&#233;phale a confirm&#233; son utilisation globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux h&#233;misph&#232;res c&#233;r&#233;braux sont activ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, tout le fonctionnement du cerveau est fond&#233; sur le fait que des neurones inactiv&#233;s meurent rapidement. Ils ne sont plus nourris car c'est le passage du courant neuronal qui nourrit le neurone ! Des zones inactiv&#233;es seraient d&#233;truites ou r&#233;attribu&#233;es &#224; d'autres fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/nous-n-utilisons-10-notre-cerveau-01-10-2007-85581&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de La Recherche&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.maxisciences.com/cerveau/quel-pourcentage-de-notre-cerveau-utilisons-nous_art31935.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Maxisciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.atlantico.fr/decryptage/desole-m-einstein-utilisons-bien-plus-que-10-capacites-notre-cerveau-michel-dib-1669826.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse d'Atlantico&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_l'utilisation_incompl%C3%A8te_du_cerveau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.20minutes.fr/sciences/1426463-20140807-utilise-vraiment-10-capacites-cerveau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de 20Minutes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.podcastscience.fm/dossiers/2013/01/10/selon-einstein-lhome-nutilise-que-10-de-son-cerveau-info-ou-intox/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Podcastsciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.charlatans.info/lecerveau.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Charlatans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.allo-medecins.fr/actualite/psychologie/22072014,non-nous-n8217utilisons-pas-seulement-10-de-notre-cerveau,587.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Allo-m&#233;decins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort clairement de tout cela que les fameux 10% d'Einstein &#233;taient un boutade non scientifique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Augmenter les capacit&#233;s de notre cerveau, ce n'est nullement utiliser un plus grand pourcentage de son volume, ni de sa surface, ni de ses neurones, ni de ses r&#233;seaux. Nous les utilisons d&#233;j&#224; tous et l'homme primitif utilisait d&#233;j&#224; l'int&#233;gralit&#233; des siens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, utiliser plus efficacement notre cerveau, ce n'est pas l'uiliser plus en quantit&#233;. C'est am&#233;liorer ses performances, construire plus d'interactions entre ses h&#233;misph&#232;res, entre ses zones, m&#233;moriser nos activit&#233;s, les int&#233;grer dans l'ensemble des autres activit&#233;s c&#233;r&#233;brales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1627&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur l'intelligence humaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1900&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3387&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Imagerie c&#233;r&#233;brale et fonctionnement du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1856&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que le cerveau dynamique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4374&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Est-ce notre cerveau qui a chang&#233; depuis que nous avons abandonn&#233; le stade chasseur-cueilleur ? Non !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?rubrique103&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le cerveau ou le pilotage du chaos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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