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Il y a cinquante ans, l'Afrique passait du colonialisme au ... néo-colonialisme - Matière et Révolution
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Il y a cinquante ans, l’Afrique passait du colonialisme au ... néo-colonialisme

jeudi 17 juin 2010

L’Afrique, nous dit-on, célèbre le cinquantenaire de son indépendance. Ah bon ! On n’a pas dû informer les trusts, ni les grandes puissances, ni les chefs d’état africains… Il en sont restés à la dépendance !

Mais à quoi est-ce dû ? Est-ce parce que les indépendances africaines n’ont pas été acquises par des guerres civiles comme en Indochine et en Algérie ? Mais où est l’indépendance de l’Algérie actuelle ? Les hydrocarbures profitent-ils au peuple algérien ? C’est Boumediène, pas encore chef de l’Etat qui expliquait publiquement que les accords d’Evian, signés par un gouvernement qu’il contestait, étaient des accords néo-coloniaux. Et ensuite, arrivé au pouvoir, il n’a fait que les appliquer pour le plus grand profit de la bourgeoisie française, puis, ayant signé de nouveaux accords, pour le profit des trusts français, américains et canadiens… Pourtant, le peuple algérien avait payé de son sang cette « indépendance ». On aurait pu penser que les dirigeants du FLN algérien n’auraient rien eu de plus pressé que de rompre avec la France qui leur avait livré une guerre sans merci. Eh bien, pas du tout ! Les dirigeants petits bourgeois nationalistes n’avaient rien de plus pressé que de se vendre et de vendre « leur peuple » sur le marché des impérialismes pour en tirer eux-mêmes profit et devenir les nouveaux négriers africains.

Cela n’a rien de particulier à l’Algérie ni à tel ou tel pays d’Afrique. Ce n’est pas propre à l’Afrique. Le monde entier est dépendant des trusts et des impérialismes quelle que soit leur histoire.

Qu’est-ce que cela démontre ? Que ce ne sont pas les idées nationalistes qui l’ont emporté mais les intérêts économiques. Cela montre qu’au-dessus des nations et des intérêts nationaux il y a les classes sociales.

La richesse des pays occidentaux ne provient pas des indépendances de ces pays mais du fait qu’ils ont pillé la planète. Les pays riches ne sont pas ceux qui possèdent des richesses du sol et du sous-sol ni une activité économique. Leur richesse provient du fait qu’ils exploitent à l’intérieur comme à l’extérieur.

Chacun le sait : l’Afrique est bien plus riches en mines ou en pétrole, en produits agricoles, que d’autres continents. Ce n’en est pas moins le continent le plus pauvre.

Donner comme perspective aux peuples l’indépendance était une fausse perspective pour les peuples colonisés. Ce sont les petits bourgeois nationalistes qui l’ont fait admettre comme l’alternative à l’exploitation coloniale. Mais elle n’a fait que produire des intermédiaires nationaux, petits chefs et dictateurs locaux au service des grandes puissances et grands trusts.

La vraie perspective était celle de la lutte des classes à l’échelle internationale, celle que proposait Lénine en 1917 à tous les peuples colonisés de la terre, bien avant que les nationalistes petits bourgeois osent revendiquer l’indépendance, celle de l’union des classes ouvrières et des peuples opprimés pour en finir avec l’impérialisme et le capitalisme. C’est cette perspective révolutionnaire que rejetaient les petits bourgeois démocrates, les nationalistes et les staliniens et qu’ils ont empêché dans le monde, sauvant ainsi l’impérialisme d’une mort certaine si tous les peuples ‘étaient unis au prolétariat révolutionnaire international.

1 Message

  • Après un processus accéléré de "décolonisation" du Congo belge, les masses populaires menaçant de pratiquer leur propre décolonisation contre les classes dirigeantes belges, la Belgique a sélectionné ses propres dirigeants africains, se débarrassant de ceux qui la gênaient et continué à contrôler, à travers la Société générale de Belgique, approximativement 70 % de l’économie congolaise. La partie du pays qui a connu le plus de contestation fut la province de Katanga où l’Union minière du Haut Katanga, appartenant à cette société, avait le contrôle sur cette province riche en minéraux et ressources. Après qu’une tentative de nationaliser l’industrie minière échoua dans les années 1960, celle-ci a été rouverte à l’investissement étranger.

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