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La convergence des gilets jaunes et des salariés des entreprises, ce n’est pas se remettre derrière les bureaucraties syndicales !!! - Matière et Révolution
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La convergence des gilets jaunes et des salariés des entreprises, ce n’est pas se remettre derrière les bureaucraties syndicales !!!

dimanche 3 février 2019, par Robert Paris

Lire ici un exemple de la tentative de collusion de la fausse extrême gauche et de la bureaucratie au sein des gilets jaunes

Extrême gauche opportuniste et gauche de la gauche réformiste volent au secours… des syndicats mis hors jeu par le mouvement des gilets jaunes auto-organisé !!!

Il y a des gilets jaunes institutionnels qui prônent la modération par rapport au pouvoir, la négociation, la participation même au débat national de Macron, et récusent le caractère insurrectionnel du mouvement.

Il y a aussi ceux qui récusent son caractère auto-organisé. Bien entendu, ils arrivent à visages masqués. Ils prônent seulement le développement du mouvement et son extension aux entreprises. Ils ont pour drapeau « la grève générale » et affirment que, pour y parvenir, il est nécessaire d’en passer par les centrales syndicales qui seraient la clef qui ouvre toutes les portes pour entraîner les salariés des entreprises.

Leur action n’est pas à confondre avec les initiatives du mouvement qui ont eu lieu pour approfondir la liaison entre les gilets jaunes et les salariés des entreprises, soutien du mouvement à des entreprises en grève, diffusion de tracts aux entreprises, manifestations et rassemblements communs. Parfois, des militants syndicalistes locaux favorisent la convergence mais les directions syndicales restent plus que réservées et poussent les salariés à se méfier, à rester à l’écart, et contribuent à diffuser les calomnies du pouvoir contre le mouvement, accusant les gilets jaunes d’être violents, racistes, fascistes, homophobes, antisyndicalistes… Cependant, même les centrales syndicales ont été contraintes à manifester plusieurs fois avec les gilets jaunes, ce qui montre que leurs réticences étaient des prétextes.

Les gilets jaunes entraînent progressivement la classe ouvrière sans transformer leur mode d’action, sans s’adapter aux méthodes réformistes des bureaucraties syndicales. Celles-ci sont toujours aussi réticentes ou hostiles. On l’a vu avec Martinez ou Berger qui continuent à déclarer qu’ils ne souhaitent pas rejoindre le mouvement. Cela n’étonne que ceux qui avaient encore des illusions dans ces « corps intermédiaires », ces organisations tampons entre le monde du travail et celui du capital, ces véritables institutions de la grande bourgeoisie au sein de la classe ouvrière.

Depuis le début du mouvement, les gilets jaunes n’ont jamais été hostiles aux syndicalistes qui, en tant qu’individus, participent sans problème à la lutte des gilets jaunes. Ce dont ils ne veulent pas ce sont les méthodes des directions syndicales et leur fausse démocratie. Ce qui caractérise les gilets jaunes, ils n’ont cessé de l’affirmer : « On ne veut pas imiter le mode d’organisation de la société, de l’Etat, des partis et des syndicats ». On veut mettre en place une démocratie d’un genre nouveau, le pouvoir réel des participants sur leur propre lutte, la recherche collective de perspectives sans être enfermés par des logiques d’organisation et surtout pas par la logique des classes dominantes ! C’est la fameuse démocratie des ronds-points et des assemblées !

Bien sûr, la liaison avec les entreprises est une nécessité et un élément important dans les perspectives du mouvement mais ce n’est pas des syndicats qu’il dépend. Mais il y a aussi la nécessité de la liaison avec les banlieues, de la liaison avec les chômeurs, avec les précaires, avec tous ceux qui sont opprimés et exploités.

Certains parlent de « la convergence des gilets jaunes avec la CGT », qu’il s’agisse de Mélenchon, des Insoumis, d’une certaine extrême gauche type NPA ou LO, ou de certains dirigeants de la CGT. En fait, la CGT, dans sa direction nationale, ne converge qu’avec ses propres méthodes et appelle à nouveau à d’inutiles journées d’action, cette fois le 5 février, la dernière fois le 14 décembre. Méthode éculée, les journées d’inaction ont mené dans le mur tous les mouvements depuis des années, de la lutte pour les retraites à celle des cheminots.

Pour qu’il y ait une vraie convergence, il faudrait que les leçons de ces échecs cuisants, malgré des participations massives des travailleurs, soient tirées. Le succès des gilets jaunes n’a pas davantage servi de leçon aux directions syndicales. Ce n’est pas une question d’idée mais de type d’organisation. Les syndicats sont intégrés en fait à l’appareil d’Etat et leur fonctionnement est largement déterminé par celui-ci, à commencer par le financement. Une lutte s’en prenant directement au pouvoir d’Etat n’est pas dans leurs capacités. L’action directe n’est plus leur conception. La lutte intercatégorielle a depuis longtemps été abandonnée par ces appareils. L’auto-organisation leur apparait sans cesse comme une remise en cause de leur rôle. Ils ne s’estiment pas comme une force de proposition aux luttes des salariés mais comme une direction de la lutte, incontestable, non élue, non révocable. Il n’y a aucune convergence possible sur de telles bases !!! Sinon, ce serait un reniement des bases mêmes du mouvement des gilets jaunes, celles qui ont fait trembler les classes possédantes depuis plus de deux mois…

Examinons le discours de ces gauches, ou gauches de la gauche, ou de ces extrêmes gauches qui se prétendent révolutionnaires et font pourtant pression sur le mouvement des gilets jaunes pour le remettre sous la coupe des bureaucraties syndicales…

Prenons l’exemple d’un éditorial de l’organisation Lutte Ouvrière de Nathalie Arthaud et d’Arlette Laguiller : celui du 9/01/19

Il s’intitule « Le 5 février et au-delà, se battre pour nos intérêts de travailleurs »…

Mais ce titre est déjà tout un programme pour un tract daté du 29 janvier. Car entretemps, il y a la manifestation du 2 février.

Est-ce que pour Lutte ouvrière, le 2 février ne compte pas et que seul compte le 5 février parce que là c’est la CGT qui appelle et que le 2 ce ne sont que les gilets jaunes !!!

Examinons maintenant le texte de cet éditorial et nous serons fixés.

Le début semble être un tract de soutien aux Gilets jaunes, ce qui serait un progrès pour une organisation qui écrivait dans revue Lutte classe : « Voilà pourquoi nous ne sommes pas des gilets jaunes » et qui le justifiait par la présence de quelques petits patrons parmi les exploités et les opprimés qui n’arrivaient pas à finir les fins de mois !!!

LO écrit en effet dans son introduction : « Ce week-end a été riche en manifestations. 70 000 gilets jaunes ont continué à faire souffler un vent de contestation, pour le 11e samedi consécutif. »

Allons directement à la conclusion : « Le 5 février, un appel à la grève est lancé par la CGT. Les travailleurs qui ont compris la nécessité de se lancer dans l’action pour défendre leurs intérêts doivent se saisir de cet appel et entraîner autour d’eux. Une journée de grève ne suffira pas, mais ce n’est qu’au travers de la mobilisation des salariés dans les entreprises que la contestation pourra franchir une nouvelle étape. »

Donc c’est sous couvert d’une nouvelle étape du mouvement des gilets jaunes que Lutte Ouvrière se fait le porte-parole de la direction de la CGT au sein du mouvement, vous savez cette direction qui affirmait que « La CGT ne peut pas défiler aux côtés de ce genre d’individus ». Son dirigeant Martinez n’avait pas pris le tournant que LO lui prête en faveur des Gilets jaunes puisqu’il déclarait : « pas possible de courir ou marcher avec eux au niveau national, car il n’y a pas d’organisation, pas de ligne... » Et Martinez d’encourager toutes les calomnies contre le mouvement, accusé d’être raciste, homophobe, fasciste, machiste et autres joyeusetés !

Il ne s’agit pas de divergences de détail : la CGT est contre l’auto-organisation, contre le refus de négocier, contre le refus des porte-paroles, contre le refus de déclarer à l’avance et de demander l’autorisation des manifestations, contre la dénonciation des impôts et des taxes que paient les salariés et les petites gens (la CGT est pour les impôts !), contre les mots d’ordre politiques développant le mot d’ordre d’une démocratie des plus démunis, contre l’action directe, contre la dénonciation de la police des milliardaires, etc.

Verra-t-on Lutte ouvrière se démarquer de la CGT sur tous ces points ? Vous n’y êtes pas ! Il n’en est nullement question ! S’il y a une légère critique parfois des politiques syndicales, c’est pour regretter que les syndicats ne soient pas portés à la direction de la lutte, ce qui aurait évité que les gilets jaunes se dirigent eux-mêmes !!!

Lutte ouvrière n’est pas seule à mener cette politique. Chacun à sa manière Mélenchon et ses Insoumis (mais soumis aux bureaucraties syndicales en particulier celle de la CGT), le Parti de Gauche, le PCF, le NPA, le POI, la CNT lancent le même type d’appel !!!

Voici comment est décrite l’action du dirigeant Besancenot du NPA pour faire converger gilets jaunes et… (non pas les salariés) mais les appareils politiciens et bureaucratiques des syndicats :

« Olivier Besancenot du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en proposant aux appareils syndicaux, dont une vaste majorité de « gilets jaunes » se méfient profondément, de récupérer le mouvement.

Besancenot prend comme point de départ une affiche partagée par le « gilet jaune » Eric Drouet sur la page Facebook « France en colère ». Drouet propose de prendre l’occasion de la grève symbolique d’un jour annoncée par la CGT pour le 5 février pour lancer une mobilisation plus large : « Loin des sirènes gouvernementales sur la grande arnaque nationale qui taisent nos revendications, grève générale illimitée à partir du 5 février 2019. Blocage total, ne vivons plus comme des esclaves… ».

Sur la chaine d’info BFM-TV, Olivier Besancenot a trouvé que l’appel d’Eric Drouet sur Facebook pour « une grève générale » est « une bonne idée ». « On a besoin de passer ce plafond de verre qui est celui du nombre. On a besoin d’une mobilisation claire contre la répression, pour les salaires et la répartition des richesses. C’est peut-être le moment de la convergence », a-t-il argué, estimant que les « gilets jaunes »ont fait « un geste » qui « doit interpeller les organisations syndicales ».

En fait, si l’idée de mobiliser les travailleurs est excellente, la question décisive est qu’il faut pour cela rompre consciemment avec la CGT et les partis petit-bourgeois comme le NPA. Les appareils syndicaux n’organiseront pas de grèves offensives contre Macron. La CGT a étranglé les deux grandes grèves générales de France, en 1936 et 1968. A présent, ayant perdu leurs bases ouvrières à cause des attaques sociales qu’ils ont approuvées au courant des décennies depuis Mai 68, les syndicats sont des coquilles vides qui ne mènent aucune lutte sérieuse.

En appelant à la « convergence » de la CGT et des « gilets jaunes », Besancenot veut aider ces appareils, à présent financés et contrôlés par l’État et le patronat, à récupérer le mouvement. Si les « gilets jaunes » permettaient au NPA de le faire, ceci signifierait l’autodestruction de leur mouvement. Ils seraient happés par la perspective réactionnaire des syndicats de négocier un accord avec Macron dans le cadre national du « dialogue social » et du capitalisme français…

Besancenot propose que « l’ensemble des responsables politiques de gauche » se retrouvent « dans une grande rencontre unitaire lundi pour soutenir la grève générale du 5 et lutter ensemble contre la répression ». Il invite « Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Benoît Hamon, [Fabien] Roussel, Nathalie Arthaud, les Verts, la gauche syndicale ».

C’est-à-dire que Besancenot propose de rassembler le NPA avec les anciens du Parti socialiste tels que Hamon et Mélenchon, le nouvel apparatchik-en-chef du PCF Fabien Roussel, Arthaud de Lutte ouvrière et les appareils syndicaux pour essayer de mettre le grappin sur les « gilets jaunes ». Le seul résultat possible d’une telle manœuvre serait de les étrangler. » Fin de citation d’un texte du WSWS qui commente de manière tout à fait exacte les manœuvres de ces opportunistes dits d’extrême gauche !!

Par contre, aucune des organisations précédemment citées n’appelle au grand jamais à CONSTRUIRE PARTOUT DANS LES ENTREPRISES DES COMITES DE GILETS JAUNES !!!

Car ils militent non seulement pour « être plus nombreux » mais aussi pour que ce grand nombre se retrouve comme cela était le cas traditionnellement, quand tous les mouvements échouaient, sous la coupe des bureaucraties syndicales auxquels ces groupes politiques appartiennent !!!

CONCLUSION : IL FAUT DENONCER VIGOUREUSEMENT LA MANŒUVRE MASSIVE DE CES ORGANISATIONS POLITIQUES ET DE LEURS MILITANTS QUI VISENT A NOUS FAIRE RENONCER AUX BUTS MEME DE NOTRE LUTTE EN PRETENDANT AINSI LA RENFORCER ET LA FAIRE REUSSIR !!!

La suite

13 Messages de forum

  • L extrême gauche fait des accords ou un nouveau front de gauche, mais sur le terrain de la lutte des classes elle ne veut pas plus qu’avant mener une campagne dans les entreprises ou elle est implantée depuis des années, sortir un seul tract en commun pour faire autre chose du 5 février qu’une balade syndicale , une autre journée d’inaction comme en 2010 ou en 2018 contre les lois Macron. Tous les partis d’EG savent mener la bataille quand il s’agit de défendre leurs intérêts, leur place dans les syndicats. Là ils savent même dénoncer la non démocratie à l’intérieur des syndicats. Ces groupes, qui parlent souvent d’explosion sociale, craignent fondamentalement une radicalisation du mouvement ouvrier dans les entreprises et n’ont jamais appelé à déborder les syndicats en créant des comités indépendants de travailleurs mais en liaison avec les gilets jaunes. Evidemment, il existe des nuances entre les différentes composantes de l’extrème gauche réformiste et surtout dans le fait d’assumer ou pas de tourner le dos à la révolution ... Et sur ce point, même la création de comité de grève par cette extrême gauche serait au mieux une manœuvre pour détourner l’autonomie de la classe ouvriere et casser sa volonté de s"émanciper définitivement de ses "bergers" syndicaux. Récemment certains groupes dont celui de Laguiller, ont fait mine de s’écarter des syndicats uniquement lors des élections professionnelles pour mieux raccrocher les wagons de la contestation à la locomotive à vapeur syndicale….mais justement on repasse du TGV à la vapeur avec le PC, LO le NPA et la France Insoumise. A ce sujet, si la CGT a fait un score "honorable" aux élections prof, il faut surtout remercier les RH et managers, c’est à dire la maîtrise coté patrons, qui ont forcé la main à nombre de travailleurs qui n’avaient pas envie de voter. Quand bien même, ce qui est remarquable , c’est le niveau d’abstention et de votes blancs record (plus de 50%) parmi le 1er collége des ouvriers ! La CGT et les autres syndicats n’ont plus du tout la même emprise sur la classe ouvrière et c’est cela qui fait peur à la bourgeoisie. Et bien pour les révolutionnaires communistes et pour toute la classe ouvrière c’est une bonne nouvelle !

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  • "Les syndicats, les partis politiques, sont-ils de notre côté ?
    Clairement non ! Le mouvement des gilets jaunes a révélé le vrai rôle des syndicats : accompagner gentiment le troupeau vers le précipice, en préservant les avantages et autres mannes financières qu’ils tirent de cette fonction. Aussitôt la contestation déclenchée, ils ont gardé un silence gêné quand ils ne nous ont pas traités de « fachos ». Aujourd’hui, face à notre détermination, ils appellent unanimement au calme, se pliant de ce fait aux ordres de Macron pour conspuer la « violence des casseurs ». Que leur petit cirque des élections professionnelles se passe sans accrocs, c’est l’essentiel à leurs yeux. Quelle honte ! Quant aux partis politiques, ils pédalent tous dans la semoule. Ils appartiennent au vieux monde putréfié de la représentation. "

    Extrait du Garap

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  • Ne pas confondre les journées d’action syndicales avec le mouvement des gilets jaunes !!!

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  • Les gilets jaunes ont bloqué le site de General Electric et d’Alstom de Belfort, entreprises menacées de fermeture.

    Il y a quatre ans, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait signé un contrat avec General Electric pour racheter Alstom. Le groupe devait créer 1 000 emplois, mais, pour le moment, Belfort n’a rien vu venir. La société préfère même payer des pénalités plutôt que d’embaucher. En 2018, General Electric a supprimé 12 000 emplois dans le monde, dont 5 000 Europe : principalement en Suisse, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Pour le moment, le groupe affirme ne pas avoir de plan de restructuration en France. Il s’était engagé à ne pas licencier avant 2019, mais ses obligations ne portent que jusqu’au 31 décembre 2018.

    Les syndicats avaient cautionné les mesures de Macron et s’estiment trahies !!! Une fois de plus la méthode réformiste a donné ses résultats et les syndicats continuent... de négocier !!!

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  • Les syndicats sont les principaux freins d’une liaison avec le mouvement des gilets jaunes : dans toutes les secteurs où les fédérations syndicales ont leur pion dans les entreprises, rien ne se passe...le constat est simple . Les patrons ne pourraient rien sans les syndicats réformistes pour les sauver. A bas toutes les confédérations syndicales , si demain nous voulons lutter nous même contre l’Etat et le patronat , il faut se débarrasser en premier de ces boulets qui nous font couler depuis des décennies. Pour cela , il faut créer autre chose, indépendant du patron et des anciens syndicats. Des comités, des regroupements , des collectifs, des clubs etc...il faut s’organiser seul entre salariés, car comme le proverbe le dit si bien : il vaut mieux être seul que mal accompagné. Chaque fois que les salariés prennent le temps de discuter entre eux et vont ensemble voir le patron , ils se donnent une chance de le faire reculer. Tant que le patron a un interlocuteur unique , le ou les syndicats, il peut faire semblant de reculer mais pas longtemps. Les négociations sont instituées par le patron et les délégués le sont par des règles qui ont été imposées par l’Etat & le patronat. Tout est bloqué. A une echelle nationale , cela fait longtemps que tout était pipé mais maintenant c’est au quotidien que les délégués sont vissés. Les jeunes délégués pensent qu’ils sont indépendants des appareils politiques et que c’est mieux qu’avant...mais maintenant ils sont complètement dépendant du patronat. Le patron dit aux syndicats : "surtout ne vous montrez pas car les ministres internationaux et le patronat viennent faire la parade dans l’usine, et les salariès se retrouvent seuls dans les locaux avec leur machine (à café), sans aucun délégué ou alors planqué à son établi". Et c’est vrai que la division du prolétariat fait que nous ne pouvons rien organiser du jour au lendemain . Il va falloir tout reconstruire , notre unité dans les luttes mais sur des bases de libres discussions , notre courage pour marcher la tête haute car seul nous ne sommes rien, mais tous ensemble nous pouvons nous relever.

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  • La convergence avec la Psychiatrie en lutte a commencé, vive la convergence avec les enseignants ! "Stylos rouges, gilets jaunes, même Macron, même combat"... S’ils ont moins fait parler d’eux que leurs compagnons de lutte en veste fluo, les enseignants en colère qui se mobilisent depuis des mois n’ont rien lâché de leurs revendications pour une revalorisation de leurs salaires (inférieurs à la moyenne de l’OCDE) et l’amélioration de leurs conditions de travail.

    C’est dans ce climat de défiance que débarque ce lundi 11 février à l’Assemblée nationale le premier grand texte sur l’école du quinquennat Macron. Porté le ministre Jean-Michel Blanquer, ce projet de loi "pour une école de la confiance" vise précisément à "élever le niveau général des élèves" et promouvoir "la justice sociale".

    Les enseignants n’ont aucune confiance en ce projet ni en ce gouvernement et n’ont pas peur de converger avec les gilets jaunes même si les syndicats ne le souhaitent pas !!!

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    • Nous qui, fidèles à la psychanalyse, voulons nous faire entendre, nous ne sommes pas « Gilets jaunes » seulement pour apporter notre soutien : nous en sommes ! Le pouvoir actuel est l’ennemi de la découverte freudienne, partout il rejette la psychanalyse : des lieux de soins, des universités, des études de médecine, des revues scientifiques, des commissions ministérielles. La seule solution proposée devant les souffrances psychiques qui sont la première pathologie en France est celle de la camisole chimique, même pour les enfants, au seul profit de l’industrie pharmaceutique, et à un prix faramineux. Nous sommes liés à ce mouvement. La psychanalyse apporte une compréhension politique élevée au moment historique que nous partageons.

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  • Le monde psychiatrique est en train de craquer complètement. « Pas des gouttes, de l’écoute » est le slogan qui résume bien l’état d’esprit des quelque mille manifestants rassemblés ce mardi 22 janvier, place de la République, à Paris, dans le froid et la neige. Il y avait là des psychiatres, des psychologues, des infirmières et des aides-soignants, et aussi des travailleurs sociaux, des familles et des patients choqués par la manière dont ils ont été maltraités dans un hôpital psychiatrique (HP).
    Ils sont venus à l’appel du Collectif Pinel en Lutte d’Amiens, lequel a mené l’an dernier une grève de sept mois et campé devant son hôpital pendant douze semaines, jusqu’à obtenir la création de 30 postes sur les 60 demandés. Tous ceux qui protestent, souvent de manière spectaculaire « parce que la psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus », étaient là : les Perchés du Havre, demeurés des jours et des nuits sur le toit de leur HP pour exiger des moyens décents, le collectif Pédopsychiatres du 19e en Lutte, remonté contre les « graves attaques financières et idéologiques de la part des pouvoirs publics », les soignants du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, qui ont fait une grève de la faim pour être entendus.
    Il y avait mille protestataires place de la République, mais chacun en représentait bien d’autres : on ne quitte pas si facilement pour la journée un hôpital en sous-effectif : 25 % des postes sont en déshérence, selon Union syndicale de la psychiatrie (USP). Il y avait aussi dans la foule une trentaine de « gilets jaunes ».

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  • Tout en réaffirmant les prétextes de sa dénonciation initiale des « gilets jaunes », Martinez les a mis en sourdine : « Nous ne nous mélangeons pas avec des personnes qui tiennent des propos racistes, sexistes et homophobes, mais c’est une minorité. On a appris à se connaître. »

    Remis de leur panique initiale face à des manifestations en dehors de leur contrôle, les dirigeants politiques et syndicaux de l’impérialisme français tentent d’influencer le mouvement. Mais les syndicats négocient activement l’austérité, et Mélenchon le service militaire, avec Macron, leur but ne peut donc qu’être de récupérer le mouvement et de lui imposer un programme réactionnaire. La question décisive est de mobiliser plus largement les travailleurs, en France et à l’international, indépendamment des syndicats et de forces comme LFI.

    En effet, un gouffre sépare d’un côté les revendications des manifestants des appareils syndicaux et politiques de la classe dirigeante française.

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  • Sur la situation quelques idées. Quels mots d’ordre pourraient être les plus fédérateur, c’est à dire politiques et mobilisateur ?

    * Indépendamment de créer partout des lieux de discussion et de rencontre pour nous tous ce qui est fondamental. On a vu comment les discussions sur les ronds points et sur d’autres lieux ont fait avancer la compréhension des masses.

    Et de créer des Comités de lutte partout pour relayer notre lutte dans toutes les entreprises, les bureaux, les lycées, les universités, les villes, les banlieues, les quartiers et les villages.

    * Mots d’ordre plus politiques :

    Libérez nos camarades emprisonnés et amnistie générale de tous les condamnés. Prise en charge de nos blessés, tels doivent être nos mots d’ordre. Rappelons-nous comment en 68, le mot d’ordre de "Libérez nos camarades !" a été un extraordinaire moyen de généraliser la lutte et de l’étendre.

    Adressons-nous ensuite à l’ensemble du monde entier qui souffre comme nous et qui rencontre les mêmes désastres et catastrophes du fait d’un capitalisme omniprésent qui d’une part nous écrase et en plus sème la guerre sur tous les continents. Soyons tous solidaires de part le monde Pour être plus forts.

    Amicalement,

    O.

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  • Les retraités, les hospitaliers et les enseignants sont révoltés par les mesures gouvernementales mais les syndicats continuent de les mobiliser séparément les uns des autres, et surtout séparément des gilets jaunes. Diviser reste la stratégie principale des réformistes politiques et syndicaux.

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  • Le groupe opportuniste « Révolution permanente » du NPA ou l’attache permanente aux bureaucraties réformistes ?

    Une fois de plus, au nom de la soi-disant unité nécessaire au renforcement de la lutte des Gilets jaunes, des organisations nous appellent à converger non pas avec l’ensemble du peuple travailleurs mais avec des appareils réformistes, syndicaux, politiques et associatifs. Leur proposition d’accord au sommet est une nouvelle mouture des intersyndicales ou des unions de la gauche, voire d’une union de la « gauche de la gauche », en somme d’unités au sommet qui ne permettent nullement aux travailleurs de décider eux-mêmes, de contrôler leur propre lutte et qui ne vont pas dans le sens du combat que nous menons qui n’est pas seulement revendicatif mais aussi politique et insurrectionnel, ce qu’aucune de ces organisations réformistes ne soutient. Ils ne soutiennent ainsi rien de ce qui a fait et fait encore la force du mouvement à savoir la question de l’auto-organisation, le fait que nos revendications sont aussi politique et posent, au travers du RIC au travers de l’aspiration du « pouvoir au peuple », la question de savoir qui doit diriger la société : le peuple travailleur ou les grandes fortunes. Et de cela, Révolution permanente pas plus que le reste de l’extrême gauche n’en parle pas. Ils restent sur le terrain de la lutte purement économique sans faire le lien entre la lutte immédiate pour nos conditions de vie et la perspective communiste au sens du programme de transition.

    On peut lire, par exemple, dans un article intitulé « 27 avril : pour une convergence Gilets jaunes, Gilets rouges, associatifs et politiques  ! », le groupe d’extrême gauche « Révolution permanente » écrit :
    « (…) dix structures de la CGT (les fédérations des Industries chimiques et du Commerce et services, les Unions départementales 94, 04, 59, 41, 66, 95, 18 et 13) ont pris l’initiative de lancer un appel à une manifestation nationale le samedi 27 avril à Paris… À quelques semaines du congrès de la confédération, elles ont donc pris la décision de s’adresser aux «  organisations syndicales, politiques et associatives et aux militantEs progressistes engagés dans les mobilisations en cours  : Gilets jaunes, Gilets roses (des assistantes maternelles qui s’étaient mobilisées autour du 9 mars en convergence avec les collectifs de Femmes Gilets jaunes), climat, logement  »…. Les pressions sont importantes, en particulier sur les Gilets jaunes engagés dans l’appel, des pressions amplifiées par le cadre relativement restreint des organisations prêtes à s’engager (ainsi l’absence du secteur associatif ou de syndicats issus de Solidaires ou de Force ouvrière). À peine le texte d’appel a-t-il été publié sur une page dédiée que ces Gilets jaunes signataires ont été fortement interpellés et secoués sur les réseaux sociaux. À tel point que seule Priscillia Ludosky est revenue aux réunions de préparation suivantes, accompagnée de nouveaux et nouvelles Gilets jaunes, notamment Sophie Tissier et le collectif qui déclare les manifs parisiennes depuis deux mois, ainsi que d’autres Gilets jaunes du 94 et du 77. »
    Lire ici cet article
    Notons que Révolution permanente fait appel à de soi-disant personnalités qui ne représentent nullement les Gilets jaunes puisqu’il n’existe aucune représentation de ce mouvement par des personnalités, et aussi que ce groupe compte sur des négociations entre sommets des organisations comme si les Gilets jaunes avaient accepté d’agir ainsi, ce qui n’est nullement le cas. On constate qu’au cours de ces négociations ne sont abordés que le fait de s’activer en commun sans discuter du fond : des buts, des moyens, des méthodes et des perspectives, ce qui n’est rien pour ces activistes pour lesquels seule compte la déclaration de convergence et pas son contenu !
    Des mois après le début de la lutte des Gilets jaunes, ces militants politiques qui se disent parfaitement dans le mouvement n’y ont visiblement pas compris grand-chose et font mine d’ouvrir une perspective de lutte alors qu’ils veulent nous ramener des mois en arrière, quand le mouvement n’avait pas commencé ! Ils nous proposent tout simplement de nous unir à tous les appareils réformistes que nous avons quittés, en rompant avec leurs modes d’action, avec leurs conceptions politiques et sociales et avec leurs perspectives, et de le faire non sur nos propres bases mais sur les leurs !!! Cela s’appelle une « convergence » mais ce n’en est pas une avec les travailleurs, avec les démunis, avec tous ceux qui vivent durement de leur travail, dans les entreprises et en dehors. C’est une convergence avec des syndicats, des partis et des associations qui tous ont déjà convergé dans le passé lors des prétendues « journées d’action » dont la passivité a été démasquée par la seule existence du mouvement des gilets jaunes.
    Ce qui a distingué le mouvement des Gilets jaunes de ceux initiés par les appareils syndicaux et le groupe « Révolution permanente » se garde bien de les souligner ou d’exiger quoique ce soit des dirigeants syndicaux qui voudraient « converger » avec les Gilets jaunes :

    1°) unir dans l’action les retraités, les actifs et les chômeurs, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux, les sans-logis, les sans papiers, les emplois, la défense des salariés et des petits bourgeois ruinés…

    2°) unir la défense des salariés du privé et la défense des salariés du public

    3°) unir la défense du service public, la défense des aides sociales, la défense des droits sociaux, l’utilisation des fonds publics au service exclusif du public, la défense d’une imposition des classes possédantes

    4°) unir la défense des intérêts économiques et sociaux des plus démunis à la défense politique de leurs droits démocratiques

    5°) utiliser comme moyen d’action non la supplication, non la négociation mais l’action directe dans laquelle on ne demande ni autorisation ni accord du pouvoir et on ne prévient pas nos adversaires des actions à venir.

    6°) ne pas céder aux interdictions de manifester, interdictions de se rassembler, interdictions de se réunir

    7°) ne discuter avec aucune institution, administration, autorité

    8°) n’être jamais représentés par personne, et décider par eux-mêmes de toutes les orientations de leur lutte, sans dépendre d’aucun parti, d’aucun syndicat, d’aucune association

    9°) n’accepter aucune division, catégorielle, corporative, idéologique, ethnique, religieuse, raciale, etc.

    10°) ne croire à aucun des baratins des faiseurs de solutions et n’accepter que les solutions qui viendront du peuple travailleur lui-même.

    Ces méthodes de lutte des gilets jaunes n’ayant bien sûr pas changé les bureaucraties syndicales, qui ont témoigné d’une capacité solide à continuer à calomnier le mouvement et à le dénigrer, il n’y a pas de raison pour croire en une simple « convergence » entre syndicats et gilets jaunes, même pour les syndicats les plus « à gauche », comme CGT, SUD, FO ou CNT, syndicats qui d’ailleurs convergent plutôt avec les autres appareils syndicaux plutôt qu’avec les gilets jaunes. On a remarqué aussi que les syndicats continuent à être défavorables, dans les entreprises, que les travailleurs s’organisent par eux-mêmes. Si le mouvement de grève des Urgences des hôpitaux parisiens s’est lancé de lui-même, en partant des Urgences de l’hôpital Saint Antoine, organisés de manière indépendante des syndicats, avec le seul soutien du syndicat SUD, et que la CGT et FO, y compris sur Saint Antoine ont continué à agir indépendamment… des salariés organisés, notamment pour négocier avec la direction de l’APHP, ils ont ensuite lancé un mouvement des urgences pour ne pas être débordés, puis un mouvement d’ensemble des personnels de l’APHP en se gardant d’organiser les travailleurs et de les laisser décider eux-mêmes de leur mouvement.

    Et ce n’est qu’un exemple montrant que les appareils syndicaux n’ont pas l’intention d’abandonner leurs fondamentaux qui consistent à ne pas contester le pouvoir politique des possédants, à refuser l’intervention politique des exploités, leur action directe comme leur démocratie directe, et la perspective de leur lutte, le pouvoir aux travailleurs.

    Comme l’essentiel de l’extrême gauche française (NPA, LO, POI, Alternative libertaire, CNT), le groupe « Révolution permanente » du NPA est trop lié politiquement, trop allié et mêlé aux organisations syndicales, à la gauche réformiste, aux associations réformistes pour prendre la mesure du changement vers l’auto-organisation que représente le mouvement des Gilets jaunes en France ou le mouvement de révolte en Algérie. L’un et l’autre ont rejeté en masse les anciennes formes d’organisation liées aux institutions et aux classes possédantes, qu’il s’agisse de partis, d’associations ou de syndicats. Ce n’est pas des individus ni des groupes qui les rejettent mais le mouvement de masse lui-même et « Révolution permanente » ne voit pas dans le fait que les exploités veuillent se diriger eux-mêmes de manière permanente comme un signe d’une telle…. révolution permanente.

    Pourtant, aux quatre coins du pays, les Gilets jaunes se sont auto-organisés et ont rompu avec des décennies d’obéissances aux bureaucraties réformistes, politiques, associatives et syndicales, celles qui n’ont cessé de nous demander de négocier, de demander des autorisations de manifester, de nous rassembler ou de faire grève, celles qui ont discuté avec le pouvoir tous les reculs sociaux et politiques et les ont ainsi entériné, même en protestant ou en faisant semblant. Les dernières en date des protestations platoniques des appareils syndicaux comme celles des cheminots ou de la loi travail n’ont mené qu’à des défaites complètes alors que, dès le début, le mouvement des Gilets jaunes qui s’est refusé à de telles méthodes des négociations/journées d’action alternés, ont fait plusieurs fois fait reculer sur plusieurs points le pouvoir et sont encore en train de le faire.

    Le prétexte que trouvent toutes ces prétendues « extrêmes gauches » pour mettre le mouvement des Gilets jaunes sous la coupe des bureaucraties est la nécessité d’unir dans la lutte gilets jaunes et travailleurs des entreprises, unité qu’elles appellent « unité des gilets jaunes et des gilets rouges » ou « unité des gilets jaunes et des syndicats »…

    Certes, dès le début, des militants syndicalistes ont rejoint les rassemblements des ronds-points, les assemblées et les comités de gilets jaunes et leurs manifestations et ils ont été accueillis sans difficulté aucune du moment qu’ils ne prétendaient pas mettre la lutte sous la direction d’un appareil syndical qui, comme dans les journées d’action des appareils syndicaux ou intersyndicales, dirigerait à la place des travailleurs.

    On aurait pu s’attendre que des partis ou organisations se réclamant de la révolution sociale et socialiste n’aient pas les mêmes limites que les appareils réformistes, mais c’est compter sans les calculs politiques de leurs dirigeants qui ont pensé pouvoir utiliser les organisations réformistes pour développer leur influence et qui, dans cette intervention, ont été plus influencés par les appareils réformistes qu’ils ne les ont influencé, bien entendu vu le rapport des forces…

    Le groupe « Révolution permanente » défend auprès des Gilets jaunes la nécessité de ne pas s’isoler en prenant prétexte de cela pour justifier d’accepter les directions des partis et des syndicats, que ces opportunistes intitulent « gilets rouges ». Ce sont tous les Martinez, secrétaire général de la CGT, et autres Mercier, dirigeant de la CGT et porte-parole de LO qui ont affirmé que son syndicat était celui des « gilets rouges », mais il n’est rouge qu’en paroles ! La couleur de ces bureaucrates, même repeinte en rouge par des faux extrêmes gauches, serait plutôt celle de la trahison des intérêts généraux des travailleurs auxquels ils refusent systématiquement le droit de se diriger eux-mêmes ! Et, en suivant de tels bergers de luttes, les travailleurs, pris pour des moutons, ne peuvent qu’aller… à l’abattoir !!!

    Si les travailleurs doivent mener un combat au sein des entreprises pour rejoindre les gilets jaunes, cela consiste d’abord à se donner les moyens de s’organiser de manière indépendante comme viennent de le faire les personnels des urgences de l’hôpital Saint Antoine. Remarquons d’ailleurs qu’en agissant ainsi, ils ont davantage contraints les syndicats à l’action qu’en les rejoignant sans s’auto-organiser !!!

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