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La santé publique est gravement en danger - Matière et Révolution
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La santé publique est gravement en danger

lundi 30 avril 2012, par Robert Paris

La santé publique est gravement en danger

La santé publique se dégrade sous les coups des politiques de réforme de l’hôpital publique

Bien des gens qui voient l’hôpital se dégrader et le dénoncent comme les syndicats, les mutuelles, les associations, pensent et disent que tout est dû à Sarkozy et c’est bien vrai. Le but est clairement indiqué officiellement : "Le "plan hôpital 2008-2012", prévoit la poursuite du programme d’investissement en insistant sur la mise aux normes de sécurité des établissement et veut favoriser une meilleure performance économique des établissements de santé." Mais les mêmes, qui se scandalisent à juste titre des politiques purement comptables de la Santé de Sarkozy, oublient de dire que c’est sous les gouvernements socialistes que cela a commencé et que cela continuera.. La baisse de la couverture médicale, la baisse des effectifs d’infirmières, la rentabilisation de l’hôpital et sa version comptable avant tout, cela a commencé bien avant Sarkozy et rien ne dit que cela s’arrête si nous n’y mettons pas un coup d’arrêt. La crise aggrave considérablement les choses puisque les Etats, qui ont dépensé des milliards pour sauver les banques, sacrifient tous les services publics. Il serait urgent de cesser de se défendre entreprise par entreprise, et particulièrement dans les entreprises du service public. Les infirmières ou aides soignantes ne peuvent pas plus défendre seules l’hôpital public que les cheminots peuvent seuls défendre le service public de transport ferroviaire ni les enseignants le service public de l’école. Il faut unir les salariés du public et du privé pour mener la lutte...

Vous avez dit nosocomiale ?

Depuis 1995, il y a un programme pour lutter contre les maladies nosocomiales mais elles y sont présentes plus que jamais avec le fameux ERV, les entérobactéries résistantes aux antibiotiques, notamment. Mais comment s’étonner ? L’hôpital s’apprête à rendre payante (cher) la chambre à un seul patient alors que chacun sait qu’en cas de maladie nosocomiale la première consigne devrait être la chambre à patient unique !!! Et ne parlons pas des consignes en cas de maladie nosocomiale. Il faudrait que le tout petit nombre d’infirmières et d’aides soignantes change de blouse et de gants dans chaque chambre. Et quel intérêt si les malades restent à deux par chambre comme c’est le cas le plus souvent (voir actuellement l’épidémie ERV de l’hôpital Louis Mourier à Colombes) ?

Des regroupements ?

Au printemps 2011, avaient filtré les intentions de transférer les urgences de nuit et de week-end de Max Fourestier (Nanterre) à Louis Mourier (Colombes), établissement déjà saturé. En plus des problèmes de proximité, se rajoutait le fait que Max Fourestier, dépendant de la préfecture de Paris, accueille des personnes en grande difficulté sociale. Ce n’est que l’un des multiples cas de regroupements entraînant des conséquences catastrophiques comme de retirer toute consultation cardiologique à l’hôpital Tenon sous le prétexte de constituer un pôle Cardio-Neuro à Saint Antoine. Ce n’était pas la peine pour cela de les déménager puisque les deux étaient à Tenon !!! Ou encore le déménagement de la Maternité hautement qualifiée de Saint-Antoine à Tenon alors que celle-ci est parfaitement incapable de reprendre une part importante des activités de Saint-Antoine. Et ce ne sont que là quelques exemples... Mais surtout, il ne faut pas cacher que les déménagements visent à terme à des démantèlements d’hôpitaux, des suppressions de services et des réductions d’effectifs et de moyens. C’est le cas pour l’hôpital Béclère de Clamart, l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne qui sont prévus en voie de fermeture... Les ARS ont pour tâche la destruction et la loi HPST orchestre parfaitement cette destruction de la santé publique... Au profit de qui ? Du privé ! Le développement spectaculaire de l’hôpital privé d’Antony en est un exemple. Un deuxième est la collaboration public/privé dans le nouvel hôpital de Créteil.

La loi Bachelot continue de détruire l’hôpital public où on a donné les pouvoirs à des gestionnaires comme dans une entreprise privée à but lucratif. On a remplacé les services par des pôles et le directeur est devenu seul patron à bord. Au dessus du directeur ou pour le contrôler, il n’y a plus que des services gouvernementaux qui n’ont en tête que des buts financiers, l’ARS. La généralisation de la T2A fait de la rentabilité l’objectif premier de l’hôpital. C’est l’ « hôpital-entreprise », partiellement déjà privatisé au niveau de la propriété des locaux, des travaux, et dont les activités les plus rentables sont de plus en plus confiées au privé. La chute continuelle des effectifs, les fermetures d’hôpitaux et de lits, la baisse de la couverture médicale amènent l’hôpital à être de plus en plus débordé.

L’Etat considère qu’il n’est pas du tout au service du public quand les intérêts historiques des classes dirigeantes sont en jeu. Pour faire des économies nécessitées par le besoin de capitaux pour aider banques et trusts, il n’y a qu’à diminuer la prise en charge de la santé publique...

Tous en grève mais pourquoi pas tous ensemble ?

Comme d’habitude, un grand nombre d’hôpitaux sont en grève ou en train d’envisager la grève séparément au lieu de lutter tous ensemble. Pourtant les problèmes qu’ils posent sont tout à fait généraux : manque de personnel, conditions de travail, manque de moyens,... On peut citer les hôpitaux d’Evron (Mayenne), de Calais, de Sarlat (Sud-Ouest), de Bastia (Corse), de Chatillon-sur-seine et de Montbard, de Tarascon-sur-Ariège, d’Ajaccio, de Saint-Nazaire ou de Dijon, pour ne citer que ceux-là.

En Grèce, la santé étant abandonnée par l’Etat...

Les salariés de l’hôpital général de Kilkis ont non seulement occupé leur lieu de travail, mais ont pris la décision d’en contrôler le fonctionnement, annonçant fièrement qu’ils soigneront gratuitement ceux qui ont besoin de soins. Mais après que plusieurs assemblées générales aient confirmé cette orientation (3), l’intervention des directions syndicales — en particulier du syndicat des médecins — a divisé les occupants et leur expérience a été suspendue, la majorité des médecins s’étant opposée à la poursuite de l’occupation. Mais l’exemple donné par les salariés de Kilkis a déjà inspiré d’autres hôpitaux : des actions d’occupation de 2-3 jours ont eu lieu à l’hôpital Rethymmo en Crète (les occupants ont séquestré le directeur durant 24 h), à l’hôpital Karystos en île d’Eubée, à l’hôpital de Mitilini à Lesbos, à l’hôpital Nikaria au Pirée...

Cherche médecin désespérément

Les déserts médicaux ne touchent pas seulement les campagnes ou la province. Ils concernent aussi les banlieues des grandes villes. Ainsi, en banlieue parisienne, le département de Seine Saint-Denis a le ratio de médecins le plus faible de France.

En plus, un grand nombre de médecins travaillant dans le Conseil Général, auront 65 ans et plus ne seront pas remplacés à leur départ.

Bien sûr, plus les populations sont démunies, plus elles sont fragiles face aux accidents et aux maladies du fait de travaux durs, moins la Santé les assiste !

Et il ne faut pas oublier que cette désertification médicale a aussi un effet : supprimer la prévention des maladies, en attendant qu’elles prennent un tour grave et envoyer tous les malades vers l’hôpital public déjà complètement engorgé et notamment ses services d’urgence déjà prêts à exploser malgré le dévouement des personnels…

La santé devient un luxe

Le nombre d’hôpitaux de l’APHP qui appliquent la chambre individuelle à 45€ augmente sans cesse. La direction de la Santé compte bien généraliser cette mesure qui se rajoute bien sûr au forfait hospitalier et parfois au paiement exorbitant des spécialistes travaillant en privé sur le dos du service public en bénéficiant de ses infrastructures. L’APHP n’a de cesse d’économiser sur la santé des malades, diminuer les soins « non rentables », diminuer les services, diminuer la durée d’hospitalisation, diminuer les moyens, les lits, les personnels. Et d’augmenter les coûts pour les malades !

Chacun à son tour ou tous ensemble ?

On apprend parfois avec étonnement que, dans tel ou tel hôpital, un service a été appelé par les syndicats à débrayer seul face au manque de personnel, sans en informer les autres services et, bien entendu, sans obtenir satisfaction. Et toujours, on ne le sait qu’après coup. Ainsi, on évite aux personnels de discuter de la nécessité de réagir ensemble aux mauvais coups et de revendiquer ensemble et on essaie de nous habituer à enfermer nos luttes service par service. N’écoutons pas ceux qui nous conseillent ce type de lutte qui nous divise et ne nous mènera jamais au succès. Non seulement, il faut nous battre tous services et toutes professions de l’hôpital public ensemble mais il faut lutter ensemble avec les autres hôpitaux et établissements des services publics. C’est la seule voie du succès. Rappelons-nous qu’à Tenon, les syndicats nous avaient dit qu’on pouvait gagner en renfermant la lutte dans un seul hôpital avec le slogan "Tenon bon !". Mais ils ont seulement démontré qu’il ne suffit pas de tenir... la lutte enfermée pour gagner !!!

La destruction du service public programmée et organisée

Voici, expliqués par le gouvernement, les objectifs de la dernière "réforme" catastrophique de l’hôpital public :

"Le contenu de la nouvelle réforme

Présentée comme la poursuite indispensable des réformes précédentes, la nouvelle réforme s’est traduite par la "loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires". Cette loi a été promulguée le 21 juillet 2009 et son titre 1er, intitulé " Modernisation des établissements de santé", est consacré à la réforme de l’hôpital. Les innovations se structurent autour des axes suivants :

Une collaboration accrue entre établissements de santé

La création de communautés hospitalières de territoire, qui était la proposition phare du rapport Larcher, vise à favoriser le développement de complémentarités et les rapprochements entre hôpitaux publics autour de projets pertinents en termes d’activité médicale. Ces communautés peuvent se décliner en plusieurs niveaux : plate-forme de proximité pour la prévention, les secours d’urgence et certains soins, hôpital de référence équipé d’unités de chirurgie, d’une maternité et d’une unité de réanimation ainsi que de plusieurs unités de médecine spécialisée et hôpital de recours ultra spécialisé pour la prise en charge des cas les plus complexes (les centres hospitalo-universitaires-CHU).

Des établissements publics et privés pourront mettre en commun des matériels et collaborer davantage au sein de groupements de coopération sanitaire (GCS) dont la création est simplifiée. La participation des cliniques privées aux missions de service public sera assortie de l’obligation de proposer une offre continue de soins au tarif sécurité sociale et de participer à la permanence des soins.

Les établissements de santé peuvent créer un nouveau type de fondation, la fondation hospitalière, permettant de faciliter le rapprochement entre le monde hospitalier, notamment les centres hospitaliers universitaires, et le monde de l’industrie, pour établir et travailler sur des projets de recherche communs.

A l’échelon régional les Agences régionales de santé (ARS) coordonneront l’ensemble des politiques de santé (hôpital, médecine de ville, santé publique et prévention). Elles se substituent à un certain nombre d’organismes dont les Agences régionales de l’hospitalisation (ARH), les DRASS et DDASS (direction régionale et départementale de la santé), et les caisses régionales d’assurance maladie (CRAM).

Une nouvelle "gouvernance" de l’hôpital

Le conseil d’administration de l’hôpital, traditionnellement présidé par un élu local, est supprimé. Il est remplacé par un Conseil de surveillance qui fixe les grandes orientations stratégiques de l’établissement et en contrôle l’activité. Y siègeront des élus, des représentants des usagers et des personnels de l’établissement. Ce conseil de surveillance aura accès à tous les documents concernant la gestion de l’hôpital et à toutes les décisions. Il approuvera les comptes de l’établissement et se fera présenter un rapport annuel sur l’activité de l’établissement et sur sa contribution à l’offre de santé du territoire.

Le seul organe de décision sera le directoire présidé par un directeur nommé selon le type d’établissement par décret pris en Conseil des ministres ou par un arrêté pris par le Directeur général du centre national de gestion, sur proposition du Directeur général de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) et après avis consultatif du Président du Conseil de surveillance. Le directoire comprend sept membres, ou neuf pour les CHU. Il est composé de membres du personnel de l’établissement. En plus du directeur, président du directoire, il comprend obligatoirement le président de la Commission médicale d’établissement, vice-président, et le président de la Commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques. Les autres membres du directoire sont nommés par le directeur. Dans les CHU, le président de la Commission médicale d’établissement est premier vice-président du directoire, car il existe également un vice-président doyen, directeur de l’unité de formation et de recherche médicale ou président du comité de coordination de l’enseignement médical.

La majorité des membres du directoire sont donc nommés par le directeur qui voit par ailleurs son autorité confortée face à celle des chefs de service. C’est lui qui porte la responsabilité de la politique générale de l’établissement et qui, après avis de la Commission médicale d’établissement (assemblée représentant toutes les catégories professionnelles de l’hôpital public), met en oeuvre le projet médical.

Il se voit cependant assigner des objectifs par le directeur général de l’ARS qui servent de base à son évaluation.

Des mesures visant à renforcer l’attractivité de l’hôpital pour les médecins

Un nouveau statut contractuel doit être créé pour les médecins. Il s’agit d’offrir de nouvelles perspectives de rémunération aux praticiens désireux de s’impliquer activement dans la vie de l’hôpital. Le contrat inclut des modulations de rémunérations sur la base d’objectifs et d’engagements individuels du praticien, notamment de son volume d’activité. L’un des articles de la loi prévoit de pouvoir intéresser financièrement les praticiens et les autres personnels aux résultats de leur pôle."

la suite

18 Messages de forum

  • Clamecy, Lannemezan, Lézinian, Arcachon, Champagnole, Ruffec etc. Il y a 351 hôpitaux de proximité. Ce sont quelque 217 en province, et 18 en Ile de France (déclarés vulnérables, dans le jargon ministériel) qui seront fermés ou amputés de services. De 1992 à 2001, 120 maternités ont déjà été rayées de la carte hospitalière (1). Sont disqualifiés et déclarés vulnérables les établissements qui enregistrent moins de 4 000 séjours par an en chirurgie. Pour les maternités, le seuil sensé garantir la sécurité et une bonne qualité de soins est fixé à 300 accouchements. La maternité de Clamecy avec ses 218 accouchements disparaît. Là aussi la riposte s’est organisée. A l’appel du comité de défense, 5000 personnes se mobilisent. La ville n’avait pas connu une telle manifestation depuis… des siècles.
    Cette politique de casse et de destruction du service public de santé hospitalier s’accélère depuis les dernières élections municipales. Elle correspond aux vœux du président, émis lors de ses discours de Bordeaux et de Neufchâteau dans les Vosges. Les missions seront reconcentrées et regroupées au sein d’un même territoire sanitaire. Ce désengagement de l’Etat fait saliver les assurances et mutuelles privées. La création de ces regroupements sanitaires de territoires se fait au profit des cliniques privées, qui voient leur nombre augmenter et leurs profits s’envoler. Cette politique, qui se fait au nom de la sécurité du patient et de l’usager, comme aiment le marteler le gouvernement et sa ministre rose bonbon de la santé, entraîne une désertification locale de l’offre de soins de proximité, en excluant une frange grandissante de population fragilisée, précaire et vieillissante. L’éloignement des lieux de soins provoquera des frais supplémentaires (franchises médicales de transport…) et augmentera les risques dus à la perte de temps dans les prises en charge de « l’urgence ». Eprouvée dans d’autres services publics, cette politique s’accompagne de son lot de mobilité et de suppressions de postes de personnels soignants : 20 000 emplois seront ainsi économisés dans la fonction publique hospitalière. D’ailleurs il semblerait que, depuis 2001, les gouvernements aient infléchi certaines orientations concernant les hôpitaux de proximité. Ils ne les fermeraient plus systématiquement ; ils deviendraient des hôpitaux de petites urgences, des centres de périnatalité ou des lieux de prise en charge, longue durée, pour des personnes âgées. Côté gouvernemental : « Il ne s’agit pas de fermer les hôpitaux mais d’apporter des soins adaptés aux populations et rationaliser l’offre de soins ; car si l’on ne maîtrise pas les comptes le système va s’écrouler ». Pour la maîtrise des comptes, le gouvernement compte surtout sur ses nouvelles mesures calquées sur les entreprises privées. Transformation des hôpitaux publics en entreprises industrielles et commerciales ; mise en place d’un directeur avec des pouvoirs d’un chef d’entreprise privée ; tarification à l’activité etc. .

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  • « Une ambiance de mauvais polar »

    En 1997, l’hôpital de Poissy a fusionné avec celui de la ville voisine de Saint-Germain-en-Laye, formant l’une des structures hospitalières les plus importantes d’Ile-de-France : environ 4 000 personnes employées, 1 200 lits, pour un bassin de population de plus de 600 000 habitants. L’une des plus mal gérées et des plus tourmentées aussi. La première préoccupation des personnes rencontrées est d’éviter à tout prix cet établissement.

    En plus des énormes dettes et du déficit de l’établissement, un rapport de la Direction départementale des affaires sanitaires sociales (DDASS) a mis en lumière, en 2009, des malversations et des irrégularités dans l’attribution de marchés publics. Le point de départ de plusieurs enquêtes et d’un long feuilleton.

    Directeurs évincés, procédures judiciaires qui traînent, soupçons autour de politiciens locaux et, récemment, projet de déménagement de l’établissement dans la commune voisine de Chambourcy mis en suspens.

    Début 2011, Le Point décrivait un hôpital où « l’intérêt du patient passe en second », Le Parisien « une ambiance de mauvais polar » et « un gâchis ».

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  • Des malades de l’hépatite C mis dans la même chambre que d’autres qui ne l’ont pas, des malades victimes de maladies nosocomiales dans la même chambre que d’autres qui ne l’ont pas, la chambre seul devenue un luxe payant, décidément ça progresse, la santé soumise à la règle de la rentabilité !

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  • La grogne monte dans le service de psychiatrie de l’hôpital Corentin-Celton d’Issy-les-Moulineaux, et surtout dans le secteur fermé, qui accueille les malades hospitalisés sous contrainte. Surpopulation, locaux mal adaptés, manque de personnel....

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  • Il y en a qui profitent de l’hôpital public pour faire leur beurre : labos pharmaceutiques, entreprises de matière médical, spécialistes. Certains praticiens, à l’hôpital Tenon par exemple, facturent leur consultation jusqu’à 220 euros, alors qu’elle est remboursée sur la base de 23 euros.

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  • La Pneumo est partie de Saint-Antoine à Tenon mais, à Tenon, la moitié des chambres du service de pneumo n’ont pas de douches individuelles !!!

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  • La santé publique est gravement en danger 15 mai 2012 13:31, par Max

    "C’est instructif de voir les assassins de mon cœur." Comme Michel, 69 ans et originaire de Villeparisis (Seine-et-Marne), une trentaine de victimes du Mediator, ce médicament qui aurait causé la mort d’au moins 1 300 personnes, ont fait le déplacement au tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine), lundi 14 mai, pour la première audience du procès. Celle-ci était consacrée à des questions de procédure, sur lesquelles le tribunal se prononcera finalement le 21 mai.

    Les victimes ont tenu à assister au premier jour du procès pour "tromperie aggravée" de Jacques Servier et des laboratoires qu’il a fondés. Celui-ci s’est laissé photographier et filmer avant le début de l’audience, mais n’a fait aucune déclaration. Quatre ex-cadres de Servier et de Biopharma, qui a commercialisé de 1976 à 2009 le Mediator, antidiabétique prescrit par les médecins comme coupe-faim, comparaissent également.

    Dans le public, il y a aussi des témoins, comme Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, une des premières à avoir révélé l’ampleur du scandale. Avant le début de l’audience, elle se dit "combative" et "confiante" sur la tenue du procès. "Jacques Servier est à sa place face un juge", ajoute-t-elle face à la caméra de France 2.

    La suite ici.

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    • La santé publique est gravement en danger 17 avril 2014 07:07, par Max

      Servier , patron des labos fabricant le mediator, est mort. On ne va pas pleurer, allez cracher sur sa tombe ? gardons notre salive pour expliquer que l’Etat a fait semblant de dénoncer ce scandale, semblant de le juger. Et surtout que l’ensemble du patronat est solidaire de Servier car il a les mêmes pratiques.
      Tous les politiques et hauts fonctionnaires de l’Etat, comme avec l’amiante ou le sang contaminé, responsables aussi pour avoir couvert le système Servier, sont libres et sont même remerciès en étant au plus hautes fonctions aujourd hui !

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  • A Vire, dans le Calvados, la maternité est menacée depuis maintenant deux ans. Les accouchements ne sont plus effectués depuis juillet. Suite à deux incidents graves commis par un gynécologue-obstétricien, l’Agence Régionale de Santé (ARS) avait décidé de suspendre le service car les conditions de sécurité pour les usagers n’étaient plus réunies. Le spécialiste mis en cause dans les incidents avait démissionné. Pour le remplacer, l’ARS recherche deux personnes mais elles se font attendre. Les femmes enceintes doivent du coup effectuer de nombreux déplacements.

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  • La situation dans la santé se dégrade à toute vitesse. A Paris, fermetures des urgences de l’Hôtel Dieu, fermeture de la maternité des Bluets, fermeture de l’hôpital Bichat... C’est dans ce contexte que le NPA du 13ème arrondissement vous invite à une réunion publique sur les politiques de santé.

    Interviendront notamment un syndicaliste de la Pitié Salpêtrière et une militante du collectif de défense de l’hôpital Tenon.

    Infos pratiques :

    Date : Mercredi 5 juin - 18h30
    Lieu : Bar le Saint Marcel (53, Bd de l’Hôpital)

    Salutations anticapitalistes

    Le NPA-13ème

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  • Le NPA est en campagne électorale... donc il parle de la santé pour se faire politicien comme il l’a été depuis sa fondation, en 2009.

    Dire que « la santé se dégrade » est tout de même, il faut bien le dire, digne de ceux qui ont l’art de manier l’euphémisme : un bébé est tout de même mort cet hiver et l’AP-HP en est responsable.

    La santé se dégrade, c’était adapté à la situation d’il y a 1O ans.

    Il y a 5 ou 6 ans on pouvait se dire : « il est dangereux d’aller se soigner à l’hôpital », aujourd’hui, il suffit de dire que l’hôpital tue.

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  • La santé publique est gravement en danger 25 janvier 2014 14:06, par Max

    UMD de Cadillac : le blocage et la grève reconduits en assemblée générale

    Le mouvement se poursuit à l’Unité pour malades difficiles.

    Dès lundi matin, les agents de Cadillac seront de nouveau devant le portail de l’Unité pour malades difficiles. La poursuite de la grève et du blocage de l’UMD ont été votés cet après-midi à l’unanimité en assemblée générale. Le mouvement est donc reconduit avec la même revendication préalable à toute négociation : une confirmation par écrit que sera diligentée une enquête administrative de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le médecin chef de pôle, le docteur Gérard. A cela s’ajoute une condition sine qua none, la mise à l’écart du médecin durant cette enquête. ... En attendant, personnel soignant et syndicats, FO et CFDT, vont continuer à refuser l’admission de patients ainsi que les déplacements pour le tribunal. “Nous attendons la prochaine admission forcée.

    La suite de l’article à lire ici sur le site du Républikin

    qu’est ce qu’1 UMD : (tiré de http://www.psychologies.com/Dico-Ps...)

    Service psychiatrique qui "assure l’hospitalisation à temps complet des patients présentant pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne puissent être mis en œuvre que dans une unité spécifique" (décret 86.602 du 14 mars 1986, art. 12).
    Au nombre de quatre en France, ces UMD à vocation interrégionale appliquent "des protocoles thérapeutiques intensifs" à des patients perturbateurs des services de psychiatrie générale, refusant un traitement en milieu spécialisé carcéral, ou jugés non responsables pénalement.
    Il s’agit surtout de schizophrènes, sinon de personnalités psychopathiques, mais la proportion de débiles pourtant peu accessibles à ce type de structure atteindrait aujourd’hui plus d’un quart.
    Alors que les lits des UMD ont diminué, les demandes accrues d’admission semblent liées principalement à l’ouverture des portes en psychiatrie, à la diminution et à la féminisation (?? qu’est que cela veut dire) du personnel des secteurs et des hôpitaux généraux. La création de structures intermédiaires a été proposée. (par qui ? l’Etat en faillite ? encore 1 arnaque.)

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  • La santé publique est gravement en danger 2 avril 2014 20:20, par Robert Paris

    Le ministère des affaires sociales et de la santé est devenu ministère des affaires sociales donc la santé est devenue une simple affaire...

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  • Alors que les urgentistes ont, le 23 juillet dernier, obtenu gain de cause grâce à une réduction de leur temps de travail (désormais limitée à 48 heures hebdomadaires maximum dont 39 heures de travail clinique), des voix s’élèvent pour dénoncer une mesure qui exclut le reste des praticiens hospitaliers.

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  • L’AP-HP prévoirait « la création de 26 postes aux urgences » pour un coût total de « 3 millions d’euros ».

    Or, « plus de 4 millions d’euros d’économies » sont, dans le même temps, demandées sur le personnel pour l’année 2015, dont « 600.000 » au sein de son groupement hospitalier (GH), regrette-t-il. « S’il manque des effectifs aux urgences, il faut les mettre, mais pas en déshabillant les autres services (…) sans concertation. ».

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  • La santé publique est gravement en danger 9 janvier 2016 06:26, par F. Kletz

    Je pense que vous allez aimer ce clip :

    https://www.youtube.com/watch?v=MIS...

    L’assurance maladie prétend souhaiter ses voeux en nous endormant !!!

    Qui s’engage contre les inégalités d’accès aux soins ? Mais bien sûr, l’assurance maladie !
    Elle n’a pas arrêté de dérembourser des médicaments dont la liste s’allonge chaque année depuis au moins 20 ans et ça s’accélère !
    Le magnésium si nécessaire n’est plus remboursé
    Les analyses de sang sont de moins en moins bien remboursé : analyse de la vitamine D si nécessaire à maintenir les cartilages et éviter l’arrivée de l’arthrose !!!!

    La pression sur les médecins qui prescrivent des arrêts trop longs, alors qu’on l’a vu : un médecin de l’hôpital pompidou s’est suicidé en reprenant le travail, juste quelques jours après sa reprise !!!!

    L’assurance maladie s’engage ? OUI POUR VOUS TUER DE PLUS EN PLUS ET POUR LONGTEMPS !!!!!

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  • Des signes alertaient déjà sur cette triste tendance, qui ne fait que se confirmer avec le baromètre santé Ipsos/Secours Populaire : les personnes les plus pauvres font l’impasse sur leur santé, qui leur sert de variable d’ajustement budgétaire. En effet, parmi les Français dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.200 euros, la moitié ont repoussé, voire même annulé, une consultation chez le dentiste (+22 points par rapport à 2008 !), et 4 sur 10 en ont fait de même avec l’ophtalmologiste. Et 64% avouent avoir eu du mal à payer des actes médicaux, même quand ils sont d’ailleurs remboursés par la Sécurité sociale.

    Et les difficultés s’accumulent, 48% des ménages les plus modestes admettent avoir du mal à avoir une alimentation saine, et 53% à se doter d’une mutuelle. Pire encore, ce report de soins médicaux indispensables touche également les enfants : 12% des ménages français ont déjà renoncé et/ou retardé des soins dentaires pour leurs enfants et 10% des soins optiques.

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  • Et la situation, lentement mais sûrement continue à se diffuser à des catégories de la population qui, sans en être totalement préservées, pouvaient jusque-là échapper à la tendance : les personnes ayant un emploi. "Le travail n’apporte plus forcément la garantie d’une autonomie financière : certains salariés ne sont plus à l’abri des privations et peinent également à se soigner", confirme Julien Lauprêtre.

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