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La valse lutte/négociation, affrontement/trahison, grève/compromis, des syndicats togolais - Matière et Révolution
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La valse lutte/négociation, affrontement/trahison, grève/compromis, des syndicats togolais

jeudi 9 mai 2013, par Robert Paris

La valse lutte/négociation, affrontement/trahison, grève/compromis, des syndicats togolais

Un coup je t’aime, un coup je ne t’aime pas, voilà la stratégie des centrales syndicales togolaises à l’égard du pouvoir dictatorial qui gouverne le Togo. Elles menacent de faire grève, de manifester, puis retirent leur menace, négocient, re-menacent éventuellement pour à nouveau reculer. Elles s’unissent pour mieux se diviser ensuite. C’est un véritable ballet bien ordonné dans lequel les travailleurs n’ont pas grand-chose à gagner. Quand on pourrait croire la lutte bien engagée, et lme mouvement massif, un des syndicats dénonce l’accord, trahit la lutte, les autres en profitent pour la casser, l’isoler ou la tromper… Et c’est reparti à la prochaine occasion, ils recommencent leur ballet : union/désunion, affrontement/négociation. Ils détruisent ainsi la force des travailleurs, la dispersent, l’épuisent…

Une fois ils se retrouvent avec le gouvernement, comme si on pouvait s’entendre, ensuite ils s’adressent aux travailleurs comme si on les avait trompés. Ce qui ne les empêche pas de recommencer la fois suivante, avec les mêmes gouvernants ou avec d’autres…

La classe ouvrière, véritable force sociale face à la dictature est transformée par ces bureaucraties syndicales en force supplétive de la bourgeoisie…

Depuis le 11 avril, des milliers d’élèves de collèges et lycées publics de Lomé descendent dans la rue pour soutenir leurs enseignants en grève. La semaine dernière, certains établissements privés ont été la cible des manifestants en colère qui n’ont pas hésité à utiliser la force afin que leurs camarades se joignent à eux dans leur mobilisation, plutôt que de prendre de l’avance sur les programmes.

Le secteur de l’éducation est paralysé depuis le 10 avril par une grève des enseignants déclenchée par la Synergie des travailleurs du Togo (STT), un syndicat auquel sont affiliés 60% des fonctionnaires togolais, mais qui n’est pas l’interlocuteur direct de l’État. L’organisation dénonce la lenteur des négociations entre le gouvernement et les six syndicats officiellement en discussion avec les autorités. La STT réclame notamment la révision des grilles de salaires de professeurs et la modification du régime de retraite. C’est la troisième grève lancée par les enseignants depuis le début du mois de mars.

Depuis le début de la grève, les élèves des collèges et lycées publics manifestent en solidarité avec leurs enseignants dans plusieurs villes du pays dans l’espoir de faire avancer les négociations et que les cours reprennent au plus vite. Certains en ont même profité pour investir plusieurs collèges ou lycées privés munis de bâtons et obliger les élèves à rejoindre leur mouvement.

Par crainte de nouveaux débordements, l’État togolais a fait fermer toutes les écoles publiques et privées togolaises du pays lundi matin, accusant certains enseignants du pays d’encourager les jeunes élèves à manifester, des accusations réfutées par la STT.

La grogne des élèves s’est propagée à d’autres villes. À Dapaong, dans le nord du pays, la mobilisation a tourné au drame quand un enfant de douze ans a été tué par balle par la police qui tentait de disperser un rassemblement d’écoliers. Les élèves en colère ont saccagé la mairie et le commissariat de la ville. Après ce drame, les enseignants ont suspendu leur mouvement jusqu’à mercredi.

Le Togo a été dirigé d’une main de fer par le général Gnassingbé Eyadéma de 1967 à sa mort en 2005. Porté au pouvoir par l’armée, son fils Faure Gnassingbé lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis 2010 l’élection présidentielle dont les résultats ont été contestés par l’opposition. Depuis 2006, le Togo est entré de plein pied dans le tripartisme, fausse démocratie cautionnée par les appareils syndicaux qui disent « tester la bonne foi du Gouvernement », une trêve sociale qui ne dit pas son nom, est intervenue et le dialogue social est prôné pour résoudre tous les problèmes liés au monde du travail. Mais la bonne volonté n’existe que d’un seul côté bien entendu : celui des dirigeants syndicaux, pas des gouvernants ! Ce n’est pas parce que plusieurs partis bourgeois se partagent le gâteau qu’ils en laissent plus de miettes aux travailleurs ! En 2010 et en 2013, la colère des travailleurs a donc explosé et les centrales syndicales ont plus ou moins encadré ces coups de colère.

C’est autour de la plateforme de la STT axée autour de huit principales revendications (sur l’amélioration du quotidien du travailleur togolais) que les marchandages avaient débuté entre syndicalistes et gouvernants togolais. Les efforts de concession des deux parties avaient même connu un début de matérialisation avec l’accord de la STT sur le montant des indemnités à verser aux agents de la Fonction publique, à partir du salaire du mois de mai 2013.

Le 29 avril 2013, les négociations ont achoppé, selon la STT, sur les sanctions brandies par le gouvernement à l’encontre des fonctionnaires qui ont observé les mots d’ordre de grève (lancés par cette Synergie) de ces dernières semaines. Cette Synergie plaide en faveur de la non-sanction de ces fonctionnaires grévistes.

A la faveur du 1er mai 2013, cette même Synergie entend marcher dans le silence dans les rues de Lomé pour rappeler ses revendications et saluer la mémoire de deux élèves qui ont perdu la vie à Dapaong (nord-Togo), lors de la dernière grève initiée par ces syndicalistes.

Depuis le début l’année 2013, les travailleurs de la Fonction publique du Togo exigent une amélioration sensible de leurs revenus. Depuis la dévaluation du fcfa en 1994, les revenus de ces fonctionnaires n’ont pas connu de majeures revalorisations. Au niveau du gouvernement, on balaie cet argument en estimant que depuis 2007, les salaires des fonctionnaires togolais ont connu une hausse de près de 20%.

La STT avait suspendu vendredi dernier lors d’une Assemblée générale, son mot d’ordre de grève, pour "laisser la chance" aux négociations, après la signature mardi dernier d’un "accord d’étape" avec le gouvernement. Les discussions prévues lundi avec les autorités devraient porter sur la plateforme de la STT qui se résume en points, étalés dans deux commissions techniques. Ces commissions qui doivent siéger pendant 10 jours, sont composées chacune de dix membres dont cinq pour le gouvernement et cinq pour les syndicats. Rappelons que les discussions entre la STT et le gouvernement interviennent après une série de grèves déclenchées par la Synergie, mouvements qui ont fortement paralysé les secteurs de l’éducation et de la santé, entraînant des vagues de protestations des élèves dans les rues de certaines rues pour soutenir leurs enseignants, notamment à Dapaong (environ 650km au nord de Lomé) où un élève de 12 ans a été tué par balle le 15 avril. Une autre, âgé de 22 ans, est aussi décédé 72 heures plus tard des suites de ses blessures, selon des témoins cités par la presse. Pour le procureur de Dapaong, l’élève est plutôt mort par "arrêt cardiaque" en pleine intervention chirurgicale. Selon la STT, l’élève a bien "subi des violences et des coups portés au ventre, qui ont occasionné des lésions internes entraînant sa mort". FIN Le Togo est en deuil à la suite au décès de deux élèves au cours d’une manifestation à Dapaong, le 15 avril. Si le drame a accéléré la conclusion d’un accord décisif entre État et syndicats, la tension reste palpable à Lomé. « Nous voudrions qu’on présente publiquement les personnes qui ont commis les crimes à Dapaong », a déclaré Akéta Abalo, membre du syndicat d’enseignants Synpet à la sortie d’une réunion avec le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, dimanche 21 avril. Voilà un peu plus d’une semaine qu’Anselme Gouyano Sinandare, 12 ans, a été tué par le tir d’un policier de Dapaong, au nord du Togo, lors d’une mobilisation étudiante organisée le 15 avril, en solidarité avec la grève des enseignants et des fonctionnaires togolais. Deux jours plus tard, Douti Sinanléngue, 22 ans, a aussi perdu la vie des suites d’une contusion abdominale provoquée, selon les syndicats, par des coups de crosse d’un policier au cours de la même manifestation. Alors pour les représentants syndicaux des enseignants, pas question de retrouver les bancs d’école tant que « la lumière n’est pas faite sur ces crimes », malgré le communiqué du gouvernement annonçant la réouverture des établissements scolaires, lundi 22 avril. Trouver un accord définitif, revenir à un apaisement est une façon d’honorer la mémoire de cet enfant. Pour calmer les esprits, les autorités togolaises ont décidé de faire d’une pierre deux coups. D’abord, revenir sur le communiqué polémique publié par le gouvernement le jour de la mort d’Anselme, évoquant des « tirs de sommation des policiers ». « L’auteur de cet acte [le meurtre, NDLR] a été arrêté ; il doit être et va être sanctionné », assure désormais le ministre du Travail, Hamadou Yacoubou, à Jeune Afrique. Depuis son bureau, il a par ailleurs affiché son souhait « que cet enfant ne soit pas mort pour rien. Trouver un accord définitif, revenir à un apaisement est une façon d’honorer la mémoire de cet enfant. »

La marche des étudiants de Dapaong n’était que le dernier épisode d’un mouvement social long de trois mois de tous les fonctionnaires togolais, réunis au sein de la Synergie des travailleurs du Togo (STT). Selon Atchi Walla, coordinateur adjoint de la STT, « Il n’y a pas encore eu d’accord. Les revendications de la STT – indemnité de départ à la retraite, actualisation de la grille salariale, paiement d’arriérés des allocations familiales, etc.- ont été mise de côté, car le budget 2013 a déjà été voté. Mais le gouvernement a proposé de distribuer un forfait de 30 000 francs CFA par agent de l’État cette année et d’étudier notre plateforme de revendications pour le futur budget de 2014 », explique ce jeune docteur depuis le service de traumatologie de l’hôpital de Lomé. Reste que la polémique autour de la mort de Douti Sinanléngue freine l’apaisement. Le 18 avril, le procureur de Dapaong a dénoncé les « allégations » de certains médias au Togo et à l’étranger (RFI, NDLR), selon lesquelles Sinanlengue Douti serait mort à la suite de l’intervention policière. Démenti aussi du ministre du Travail, qui assure que « si on nous donne des preuves que sa mort est liée à une maltraitance, on en prendra acte. » Pour le docteur Walla, « il est effarant d’entendre le procureur et le ministre du Travail reconnaître qu’il y a eu une contusion abdominale, sans conclure qu’il est mort des suites des coups qu’il a reçus. »

La mobilisation d’avril 2013

Fin avril 2013, le gouvernement et la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) se sont retrouvés autour de la plateforme revendicative de la Synergie. Il était prévu des travaux en commission. Mais, a peine démarrée, la séance a été renvoyée sine die ; la délégation de la STT venait de claquer la porte. En cause, une décision du gouvernement d’amputer les salaires des fonctionnaires ayant observé le mot d’ordre de grève de la Synergie. En clair, ces travailleurs devraient voir leurs salaires d’avril coupés d’une partie équivalant au nombre de jours de grève.

A partir du 15 avril 2013, des fonctionnaires de l’Education et de la Santé ont observé une grève de trois jours, à l’appel des syndicats du secteur public, regroupés au sein de la Synergie des travailleurs du Togo (STT), exigeant notamment une hausse de 100% des salaires.

On pourrait penser qu’il y a front syndical pour mener la lutte. Pas du tout ! Les Centrales syndicales ne seront pas de la parti le 10 avril 2013) — Les six centrales syndicales du Togo à savoir la Confédération générale des cadres du Togo (CGCT), la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), le Groupe des syndicats autonomes (GSA), l’Union générale des syndicats libres (UGSL) et l’Union nationale des syndicats indépendants du Togo (UNSIT) ne prendront pas part à la grève de trois jours lancée lundi par la Synergie des travailleurs du Togo (STT), même si elles « n’ont entrepris aucune action pour désavouer les actions revendicatives de la synergie ». C’est ce qu’ont indiqué mardi ces centrales syndicales au cours d’une rencontre avec la presse tenue à la bourse du travail à Lomé. Tout en rappelant à la STT qu’elles n’ont pas « déposé de mot d’ordre de grève », pour les 10, 11 et 12 avril, ces six centrales syndicales disent néanmoins qu’elles ne sauraient pas « empêcher les travailleurs de formuler des revendications qui leur sont propres et de définir la stratégie pour les faire aboutir ».

Plusieurs milliers d’élèves ont défilé jeudi et vendredi dans les rues de Lomé pour demander la reprise des cours et inviter le gouvernement à satisfaire les demandes des enseignants. "Des élèves ont tenté de rallier à leur marche leurs camarades de certains établissements privés où des dommages importants ont été causés sur des biens publics et privés", selon le communiqué.

Le gouvernement togolais a fermé lundi tous les établissements scolaires de Lomé, sauf les universités, en réponse aux manifestations d’élèves qui ont causé des dégâts matériels la semaine dernière, a-t-on appris via un communiqué lu à la radio d’Etat.

Cette fermeture, dont la durée n’a pas été déterminée, est présentée comme une réponse "face à des actes de nature à mettre en danger la vie des élèves et de leurs enseignants, le gouvernement (...) décide de la fermeture temporaire de tous les établissements scolaires (...) tant publics que privés" de Lomé "à compter de lundi 15 avril", indique un communiqué du gouvernement lu lundi à la radio nationale.

La tension sociale semble monter d’un cran depuis ce matin malgré la décision de fermeture des établissements scolaires à Lomé et dans la préfecture du Golfe décidée par le gouvernement pour « préserver la sécurité des élèves ». Les syndicats, qui avaient appelé à la grève depuis le 12, ont décidé de suspendre provisoirement le mot d’ordre de grève pour 48 heures, à partir du mardi 15 avril jusqu’au jeudi 17 à 15 heures, date de la prochaine AG. Il s’agit, selon l’un des leaders syndicaux le Dr Gilbert TSOLENYANOU, d’ « accorder une chance aux discussions » qui sont en train d’être renouées, grâce à un groupe de contacts dont il n’a pas souhaité dévoiler la composition. « Mais ils sont bien avancés et on espère que cela aboutira » a—t-il simplement confié.

En attendant l’issue de ces échanges, ce lundi a encore une fois été un jour de grève dans la fonction publique et le théâtre de manifestations des élèves dans plusieurs villes du pays ; bilan : un élève tué par les forces de l’ordre à Dapaong et un autre blessé, des bâtiments et édifices publics saccagés ou incendiés, un ministre ( celui de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique Villageoise) molesté et blessé à la tête dans la préfecture de l’OTI.

A Dapaong, les populations sont dans la rue pour exprimer leur colère après la mort d’un élève manifestant dans des circonstances encore non élucidées. Elles accusent les forces de l’ordre d’être à l’origine de ce décès tandis que celles-ci parlent d’un incident malheureux. « Le jeune élève a été piétiné dans un mouvement de panique suite aux tirs de gaz lacrymogène pour disperser une manifestation qui débordait et n’avait plus son caractère pacifique » confie une source policière.

De fait, les nerfs sont à fleur de peau dans la ville qui risque de s’embraser si rien n’est fait.

En effet, le Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique Villageoise, monsieur Bissoune NABAGOU a été agressé ce matin à Barkouassi (Préfecture de l’Oti) par des élèves qui manifestaient dans les rues.

Ils s’en sont pris à sa voiture qu’ils ont saccagée. Lui-même a été blessé, notamment à la tête et évacué d’urgence à l’hôpital de Mango pour y être soigné.

Ces deux incidents sont les plus graves enregistrés depuis le déclenchement des manifestations des élèves la semaine dernière dans certaines villes du pays, pour réclamer la reprise des cours et soutenir les enseignants, en grève comme le reste de la fonction publique à l’appel de la STT ( Synergie des Travailleurs du Togo) ; exigeant du gouvernement la satisfaction d’une plateforme revendicative, portant notamment sur l’augmentation des salaires et de meilleurs conditions de travail.

Une jeune fille étudiante a ensuite été tuée par les forces de répression ce qui a donné l’occasion au syndicat de reculer, ce qu’il voulait faire bien avant et n’a pas pu faire suite à la pression des travailleurs…

S’appuyant sur la mort de deux élèves, tués par les forces de l’ordre, la centrale STT « suspend le mot d’ordre de grève pour donner une chance aux négociations »…

Déjà en 2012

Les centrales syndicales togolaises avaient déjà lancé un mot d’ordre de grève pour janvier 2012 avant de le retirer sans avoir obtenu pourtant satisfaction. Elles déclaraient :

« Réunis en assemblée générale le 10 janvier à leur siège à Lomé, les militants de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) ont été informés et ont soutenu le préavis de grève générale adressé par les six centrales syndicales du Togo au Premier ministre à compter du 8 janvier 2013. Le préavis de grève qui annonce une grève générale d’avertissement de 48 heures les 21 et 22 janvier 2013 dénonce la non adoption du statut général de la fonction publique comme l’a promis le gouvernement. « Dans leur courrier au Premier ministre, les centrales syndicales du Togo ont rappelé toutes les promesses non tenues du gouvernement face à la détérioration des conditions de vie et de travail des travailleurs du Togo. « Le Secrétaire Général de la CSTT, M. Sébastien Ayikoué Têvi a, au cours de la séance, demandé aux militants de la sa centrale et à tous les travailleurs togolais de se tenir prêts pour les actions à venir, actions devant amener le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des travailleurs. « Les Centrales Syndicales Togolaises : Confédération Générale des Cadres du Togo (CGCT), Confédération Nationale des Travailleurs du Togo (CNTT), Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT), Groupement des Syndicats Autonomes (GSA), Union Générale des Syndicats Libres (UGSL) et Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT) ont lancé le 17 janvier lors d’une assemblée générale à la Bourse du travail à Lomé, une grève générale d’avertissement de 48 heures les lundi 21 et mardi 22 janvier 2013. « Le mouvement de grève ainsi décidé exige « le vote du nouveau statut de la Fonction Publique et l’application dès ce mois de janvier 2013 de la nouvelle grille y annexée ». Le mot d’ordre de grève appelle les travailleurs « à rester chez eux sans manifestations de rue ni sit-in dans les services ». « Dans le mot d’ordre de grève les responsables syndicaux ont rappelé les engagements et les promesses non tenus par le gouvernement depuis 2006 et la situation déplorable dans laquelle vivent les travailleurs togolais. « Les Centrales syndicales togolaises ont levé, à l’issue d’une assemblée générale tenue à la bourse du travail le matin du lundi 21 janvier, le mot d’ordre de grève d’avertissement de 48 Heures lancé jeudi pour les 21 et 22 janvier pour exiger le vote du nouveau statut général de la fonction publique. « Suite aux discussions infructueuses menées vendredi avec les centrales syndicales sur le report de mot d’ordre de grève, le gouvernement a convoqué l’Assemblée nationale le dimanche 20 janvier pour adopter le texte. » Fin de déclaration des centrales syndicales…

Mais les prétendues discussions fructueuses en question étaient du pipeau et le mouvement a démarré en avril 2013…

Déjà en 2010…

Déjà fin juin, début juillet 2010, l’Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT), un regroupement de centrales syndicales, avait levé son mot d’ordre de grève générale annoncée contre la récente hausse des prix des produits pétroliers.

Cette levée du mot d’ordre est intervenue après que l’ISTT eut obtenu, du gouvernement, une réduction de 20 francs CFA sur la hausse de 75 FCfa des prix du litre des produits pétroliers. « Nous suspendons la grève du vendredi 2 juillet et nous demandons à tous les travailleurs, à toute la population de vaquer librement à ses occupations », avait déclaré Mathias Hlomador, porte-parole de l’ISTT.

« Nous sommes arrivés, aujourd’hui, à obtenir une diminution de 20 F sur tous les produits pétroliers », a-t-il expliqué, ajoutant que les nouveaux prix qui seront communiqués seront provisoires. Selon M. Hlomador, les discussions de l’ISTT avec le gouvernement ont abouti à la mise en place prochaine d’une Commission qui regroupera le gouvernement, le patronnnat et les travailleurs pour étudier les prix à appliquer désormais dans ce pays. Cependant, l’Association togolaise des consommateurs (ATC) s’est opposée à cette position de l’ISTT pour maintenir l’appel à la grève, déplorant n’avoir pas été associée aux dernières discussions avec le gouvernement.

« Nous demandons » aux travailleurs de rester chez eux, a déclaré Aladjou Agouta, secrétaire général de l’ATC.

Au terme des dernières modifications des prix des produits pétroliers, le super sans plomb est passé de 505 francs Cfa à 580, le gasoil de 500 FCFA à 575 FCFA, tandis que le pétrole lampant est passé de 390 FCFA à 475 FCFA.Cette hausse avait provoqué le 22 juin un tumulte social marqué d’échauffourées avec les forces de l’ ordre, surtout dans la capitale togolaise où les activités ont été paralysées pendant trois jours.

L’atmosphère politique était déjà tendue depuis l’élection présidentielle du 4 mars dernier. La contestation a pris son envol depuis le 6 mars, le jour même de la proclamation des résultats provisoires. La confirmation par la Cour Constitutionnelle, la prestation de serment de l’« Heureux élu », la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement n’y ont rien pu faire. Le pouvoir pensait qu’en débauchant certains membres de l’Union des forces de changement (Ufc), il affaiblirait la contestation, mais l’entrée au gouvernement des Amis de Gilchrist Olympio (AGO) n’a pas eu d’effets.

Chaque samedi ils sont plus nombreux, les Togolais à descendre dans les rues pour protester contre le hold-up électoral, décrier la mauvaise gestion du régime en place et réclamer la victoire de Jean-Pierre Fabre, et chaque mercredi à se retrouver au Temple Salem de Hanoukopé pour prier Dieu d’intercéder pour leur cause. A ce climat politique délétère vient s’ajouter la grogne sociale. Le tout a formé un cocktail molotov qui a explosé hier, ou commencé à péter, inaugurant des lendemains surchauffés pour le Togo

Un tel spectacle remonte aux années 90 marquant l’avènement démocratique au Togo. Lomé était en ébullition. Tout d’abord c’était le procès d’Agbéyomé Kodjo. Comme lors des précédentes audiences, et à l’appel des leaders du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), des militants sont sortis nombreux pour suivre le procès qui vise la dissolution de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (Obuts). Mais ils en ont été empêchés par des escouades de forces de l’ordre déployées un peu partout aux abords du Palais de Justice, bloquant toutes les voies y menant et armées jusqu’aux dents. Et pourtant la loi dit que les audiences sont publiques et ouvertes donc à toute personne. Des échauffourées ont éclaté. Les éléments armés ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les militants déterminés à les défier. C’était la débandade générale. Dans leur repli, les manifestants ont dressé des barricades un peu partout dans les environs du Palais de Justice. Il s’en est suivi des jets de pierres. Des manifestants ont été pourchassés jusqu’au grand-marché où les éléments ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Pendant ce temps, ça grognait aussi de l’autre côté de la ville. Impossible de circuler. Des barricades étaient dressées partout, troncs d’arbres par-ci, blocs de pierres par-là. Cette manifestation visait à protester contre l’augmentation des prix du carburant décidée vendredi par le gouvernement sans aucun état d’âme. Si la manifestation était organisée par le syndicat des conducteurs de taxi qui prévoient une grève de 72 heures, et devrait juste consister en une simple cessation de travail, ce qui devrait paralyser la circulation en ville, et ainsi pousser les décideurs politiques à revenir à la raison, elle a tourné à l’émeute. C’est tout le monde qui s’est senti concerné. Les quartiers Adidogomé, Agoènyivé, Djidjolé, Nyékonakpoè, Hanoukopé, Bè étaient touchés. Des barricades furent dressées sur les avenues et routes principales pour empêcher la circulation en général. Tous les automobilistes ou motocyclistes qui tentaient le forcing rencontraient la fureur des manifestants. La plupart des passants étaient obligés de rebrousser chemin ou de continuer leur trajet à pied. La circulation était donc paralysée en cette matinée d’hier. Assoiffés de la brutalité et de la force, les gouvernants, au lieu d’écouter les manifestants et revoir leur décision, ont plutôt envoyé des contingents d’éléments des forces de l’ordre à leurs trousses, armés de matraques et autres grenades lacrymogènes. C’est ainsi qu’ils sont arrivés à enlever les barricades sur certains axes et ainsi dégager la circulation. Mais la répression ne s’est pas faite sans dommages. On signale deux décès dans les rangs des manifestants du côté d’Agoé et un autre à Bè.

Ce même jour, le personnel de santé devrait commencer sa cessation de travail annoncée pour promesses non tenues par le gouvernement et réclamer de meilleures conditions de travail, à l’appel du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot). Mais ils en ont été dissuadés au dernier moment par les autorités compétentes. Leurs responsables étaient à la table de discussion avec les décideurs. Ce n’est là qu’une suspension du mot d’ordre car ils promettent de mettre à exécution leur menace s’il ne sort rien des discussions. Cela devrait forcément arriver, car c’est le traditionnel dilatoire fait par les autorités pour gagner du temps. Des employés de Togocellulaire et ceux licenciés de l’ex-OTP ont aussi manifesté dans la journée d’hier, de même que les transitaires.

Entre-temps, c’est le monde estudiantin qui grognait. Les étudiants des universités tant de Kara que de Lomé réclament de meilleures conditions d’études : paiement de bourses, construction d’amphithéâtres etc. Ceux de Lomé ont récemment manifesté pour entre autres, dénoncer les difficultés liées au système LMD. C’était juste après l’entrée en fonction du nouveau ministre de l’Enseignement Supérieur, François Galley.

CONCLUSIONS :

Les Centrales syndicaux, notamment la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo ( CSTT ), attendaient l’adoption du statut général de la fonction publique ils en ont même obtenu la promesse ferme auprès du Gouvernement, mais les travailleurs à la sortie ont le sentiment d’être floués.

Que de mécontentements, après la levée de la grève de 48 heures des 21 et 22 janvier 2013, par les centrales syndicales ce lundi à Lomé. Pour elles, l’adoption du statut général de la fonction publique réclamée dans le mot d’ordre de grève faite le dimanche par le parlement est satisfaisante. Cependant, pour la base, le document voté par les députés ne reflète en rien l’image du fonctionnaire. Donc, lever une grève simplement pour cette cause, est une trahison de la relation existante entre certains syndicats et les centrales syndicales. Parmi ces mécontents, figure le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) qui se dit floué par la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) à laquelle il est affilié. Par conséquent, il s’en désolidarise et ouvre un autre front avec des syndicats d’autres secteurs.

Déjà traités de corrompus pour leur laxisme, les responsables des centrales syndicaux ont le feu aux trousses depuis l’adoption de la loi de finances, le budget, par l’Assemblée nationale le 29 décembre 2012. « La base est le pied de guerre. Elle nous met la pression tous les jours, depuis le 31 décembre.

Les syndicats ont donc subi la pression des travailleurs et ont été contraints de faire semblant d’entrer en lutte.

Mais ce n’est pas parce qu’on fait pression sur eux que ces dirigeants passent dans le camp des travailleurs.

Ils sont exactement comme les politiciens bourgeois et les membres de l’appareil d’Etat : du bord adverse...

Même quand un syndicat joue un peu plus de combativité que les autres, ou encore qu’ils s’entendent dans une intersyndicale, que les intérêts des travailleurs sont réelement pris en compte par les centrales syndicales.

Les travailleurs ont besoin de se diriger eux-mêmes au travers de comités de salariés, de chômeurs et de jeunes dans lesquels les organisations peuvent prendre des positions mais nullement décider à la palce des travailleurs

6 Messages de forum

  • Les discussions entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires ont pris fin vendredi. Les autorités ont expliqué aux responsables de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) que le budget de l’Etat n’était pas sans limites. Oui à des hausses de salaires, oui aux efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail dans la fonction publique, mais dans des proportions raisonnables qui n’annihilent pas les efforts faits depuis plusieurs années pour assurer la relance.

    Le rapport final des échanges sera transmis mercredi au gouvernement.

    Gilbert Tsolényanou, porte parole de la STT, a indiqué que ce rapport devait permettre aux deux parties de s’entendre sur les différents points de la plateforme revendicative.
    « Ça s’est plus ou moins bien passé dans une ambiance cordiale. Nous avons évoqué les 8 points inscrits dans la plateforme avec les deux commissions techniques. Nous attendons de finaliser les conclusions mardi et de les remettre au gouvernement pour la poursuite des véritables négociations », a-t-il déclaré.

    Le contenu du rapport de ces travaux en commission va déterminer les accords auxquels vont parvenir le gouvernement et la STT

    La STT demande un doublement de la grille indiciaire, et l’adoption d’une nouvelle grille salariale redressée sur le SMIG, notamment.

    Répondre à ce message

  • Ils ont dû se sentir bien seuls ce 1er mai 2013. Eux, ce sont les membres du gouvernement avec en tête le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé. Le traditionnel défilé des centrales syndicales suivi de la remise des cahiers de doléances aux autorités n’a pas eu lieu cette année. Les fonctionnaires togolais ont boudé les manifestations officielles. A les croire, ils en ont ras-le-bol de remettre chaque année leurs revendications à leurs ministres de tutelle, sans que leurs conditions de vie et de travail n’en sortent pour autant améliorées. Pis, celles-ci se dégradent un peu plus au fil des années. D’où leur refus de participer encore une fois à ce qu’ils considèrent comme ce qui n’est rien de plus qu’une représentation théâtrale. « Il ne sert à rien chaque année de faire un rituel, de se présenter devant les autorités et de leurs dresser un cahier de doléance et que par la suite on n’ait pas une issue favorable » a, à cet effet déclaré le Dr Atchi Walla coordinateur adjoint de la Synergie.
    Avec le bras de fer que se livre la STT et le gouvernement ces derniers temps et surtout que les discussions entamées entre les deux parties le lundi dernier, on se doutait bien que la célébration de la fête du travail de cette année aurait une saveur particulière. En effet, pour voir les fonctionnaires, en tout cas la grande majorité d’entre eux qui a confié sa destinée à la STT, il fallait être dans les rues de Lomé. La pluie battante ne les a empêchés de se rassembler en nombre devant le centre communautaire de Tokoin, point de départ de leur « marche silencieuse ».

    Avec à leur tête les responsables de la Coordination de la Synergie, Nadou Lawson, Atchi Walla, Gilbert Tsolenyanou, Aketa Abalo entre autres, une marée noire et rouge a sillonné les rues de Lomé en direction de la plage de Lomé. « Pour une justice sociale au Togo, montrons que nous sommes l’espoir du pays », c’est le message que l’on pouvait lire sur une banderole devant les manifestants. Pour ouvrir la marche, un jeune garçon tenant une fleur à la main. Ce dernier était sensé représenter les deux élèves tombés à Dapaong ; Anselme Sinandaré (12 ans) et Douti Sinalangue (21ans).

    A leur arrivée à la plage, une motte de terre à été formée au dessus de laquelle les manifestants ont posé les fleurs qu’ils tenaient en mémoire d’Anselme Sinandaré et de Douti Sinalangue. Une gerbe de fleur a été également posée par les responsables de la synergie puis s’en est suivi le mot de circonstance de la coordinatrice de la STT. Mme Nadou Lawson a dénoncé « la barbarie d’un pouvoir tyrannique » qui a conduit à la mort de deux enfants. Elle a en outre réitéré la détermination de la STT à voir leur plate forme revendicative entièrement satisfaite au risque que le front social ne s’ébouillante à nouveau.
    Une assemblée générale est prévue ce vendredi entre la STT et sa base pour déterminer la conduite à tenir suite à l’achoppement des discussions dès le premier jour. Un retard dans la mise à disposition des salaires des fonctionnaires ainsi que la volonté du gouvernement de prélever de ces salaires les jours de grève seraient à l’origine de la discorde entre les deux parties.

    Le fait notable lors de cette célébration du 1er mai est la prise de position des centrales syndicales qui selon les travailleurs, jusque là ne jouaient pas franc jeu. Si elles n’ont pas pris part à la marche silencieuse de la STT, elles ont néanmoins demandé à leurs syndicats de base de ne pas prendre part au traditionnel défilé et de ne soumettre aucune doléance aux autorités. Le gouvernement risque de se retrouver très prochainement bien seul face à des travailleurs en colère et on se demande quelle attitude il adoptera.

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  • C’est un chef d’Etat manifestement épuisé, l’air complément absent, que les togolais ont vu ce vendredi soir, devant leurs petits écrans sur la télévision nationale (TVT) livrant son traditionnel discours à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance.

    Oui, 53 ans dans la vie d’une nation, d’un peuple, c’est grand, car c’est l’âge de la maturité et de la sagesse.

    Et le volume du discours, l’un des plus longs du locataire du palais de la Marina, 25minutes, en dit long sur son engagement et sa détermination à donner un rayonnement à cette fête nationale qui, bon gré mal gré, ne suscite pas grand intérêt auprès des togolais.

    Alors, sur la forme comme sur le fond, pas de grandes annonces ! Les bruits qui avaient circulé ces derniers jours que son demi-frère Kpatcha Gnassingbé devrait recouvrer sa liberté ont été tout simplement ormis de cette longue péroraison faite de vœux pieux et d’engagement de pacotilles.

    L’hommage rendu aux pères de l’indépendance, surtout au premier président du Togo, Sylvanus Olympio, assassiné trois ans seulement après sa prise de pouvoir et la sagesse dont il a fait l’apologie n’apportent rien de convainquant à ce message long, creux, vide, ennuyeux aux yeux de la plupart des togolais qui sont plutôt restés sur leur soif.

    Même son vrai-faux amour à la justice togolaise, en laquelle il a semblé faire, confiance pour conduire les enquêtes sur les incendies des marchés du Togo et l’assassinat lâche des élèves à Dapaong, n’assure en rien les togolais, quand on sait que dans l’affaire Pascal Bodjona et dans celle aussi de ces incendies, cette même justice a été manipulée, instrumentalisée pour nuire à un adversaire politique très gênant.

    « Rien ne peut justifier les incendies criminelles de Kara et de Lomé, Non, aucun agenda politique. Il n’est pas tolérable de détruire ce que nous avons construit ensemble aux prix de multiples efforts. Le travail de la Justice doit aller jusqu’au bout quoi qu’il nous en coûte », a déclaré Faure Gnassingbé

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  • Les deux élèves tués par les forces de l’ordre ont permis au syndicat de se retirer de la lutte sans trop faire remarquer leur trahison.... Les autres syndicats n’y avaient même pas participé...

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  • Les discussions entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires ont pris fin vendredi. Les autorités ont expliqué aux responsables de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) que le budget de l’Etat n’était pas sans limites. Oui à des hausses de salaires, oui aux efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail dans la fonction publique, mais dans des proportions raisonnables qui n’annihilent pas les efforts faits depuis plusieurs années pour assurer la relance.

    Le rapport final des échanges sera transmis mercredi au gouvernement.

    Gilbert Tsolényanou, porte parole de la STT, a indiqué que ce rapport devait permettre aux deux parties de s’entendre sur les différents points de la plateforme revendicative.

    « Ça s’est plus ou moins bien passé dans une ambiance cordiale. Nous avons évoqué les 8 points inscrits dans la plateforme avec les deux commissions techniques. Nous attendons de finaliser les conclusions mardi et de les remettre au gouvernement pour la poursuite des véritables négociations », a-t-il déclaré.

    Bien passé avec le gouvernement ! disent les syndicats alors que ce gouvernement ne reconnaît même pas sa responsabilité dans les deux morts !

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  • Au Togo, le pays est en grève depuis ce mercredi pour 72 heures. Un mouvement apparemment suivi sur tout le territoire. Les travailleurs du secteur public sont en colère parce que, disent-ils, le gouvernement les a assez « enfarinés ».

    Des écoles perturbées, des élèves en vadrouillent dans les rues, des malades sans soin dans les hôpitaux, le quartier administratif de Lomé à peine animé contrairement aux habitudes, ce premier jour de grève a été, semble-t-il, bien suivi. Les travailleurs répondaient à l’appel de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) pour une grève de 72 heures.

    Au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio, un ingénieur en biologie a bien du mal à cacher sa colère : « Ils ont traîné toute l’année 2013. On s’est tus, on n’a rien dit. Ils ont promis que non, ils sont en train de tout faire pour avoir notre cas. A notre grand étonnement, on est en 2015. Mais notre plateforme est devenue quoi ? Le gouvernement proposait encore d’aller en commission. On va en commission, en commission on travaille. Il y a un document qui en est ressorti. On le dépose sur la table du gouvernement. Un mois, deux mois, trois mois, le gouvernement ne dit rien. Et c’est ce qui nous a conduits à la grève. »

    Cette situation des travailleurs remonte à 2013. Après plusieurs discussions avec le gouvernement, le 20 janvier 2013, les parlementaires ont été convoqués un dimanche pour voter le statut de la fonction publique. Depuis, les décrets d’application tardent. Ca en est trop pour le docteur Gilbert Tsolenyanu, porte-parole de la Synergie des travailleurs du Togo : « Nous demandons qu’on respecte les écarts que la grille au niveau du Togo a consacrés elle-même. C’est en cela que la revendication porte, sur le redressement de la grille sur l’augmentation des SMIG 2008 et 2011 ».

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